La presse, 10 octobre 2004, Cahier A
[" L'AUTO ELLE, LUI ET LA PRIUS : AUCUN COMPLEXE PAGE 1 ACTUEL SANTÉ LES ADULTES RITALIN PLUS PAGE 9 À VOS AFFAIRES L'ÎLE AUX TRÉSORS PAGE 1 DEMAIN, JOUR DE L'ACTION DE GRÂCE, LA PRESSE NE PARAÎT PAS.DOSSIER LES RAVAGES DU P OT > Adieu Peace & Pot PLUS PAGE 1 Montréal dimanche 10octobre 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 347 84 pages 6 cahiers Ciel variable, Max.13 Min.5 Afghanistan Les adversaires d'Hamid Karzaï crient à la fraude ÉLECTIONHISTORIQUE SUR FONDDE CONTROVERSE DANIEL COONEY ASSOCIATED PRESS KABOUL \u2014 Quelques heures après le début du premier scrutin présidentiel de l'histoire de l'Afghanistan, les 15 candidats en lice contre le président sortant, Hamid Karzaï, ont annoncé hier qu'ils refuseraient de reconnaître les résultats, dénonçant une possibilité de fraude.Donné favori de cette première présidentielle au suffrage universel direct, Hamid Karzaï a maintenu que l'élection était « libre et juste ».La commission électorale mixte ONU-Afghanistan a refusé pour sa part de suspendre les opérations de vote et annoncé qu'elle se prononcerait ultérieurement sur la validité du scrutin.Les premiers résultats n'étaient pas attendus avant ce soir ou demain matin, mais un dépouillement complet pourrait prendre jusqu'à deux semaines.>Voir AFGHANISTAN en page A2 PHOTO BARBARA DAVIDSON, AP Des femmes vêtues de la burqa attendaient hier, en file, devant l'école secondaire pour filles Lamae Shaheed, à Kaboul, dans le but de voter à la première élection présidentielle libre de l'histoire de l'Afghanistan.Àl'école des terroristes ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE EN INDONÉSIE NGRUKI \u2014À première vue, c'est une école comme les autres.Sur un tableau noir, un prof barbu griffonne à la craie des formules mathématiques devant une classe ensommeillée.Quand la cloche sonnera (enfin !) l'heure de la récréation, les élèves iront se dégourdir les jambes sur le terrain de basket-ball.Ils ont baptisé leur équipe les « Moudjahidin ».On comprend vite qu'en fait, l'école islamique al-Mukmin, située dans le village javanais de Ngruki, est loin d'être comme les autres.D'abord, il y a cette enseigne, à l'entrée, qui oblige les femmes à porter le foulard, une pratique plutôt rare en Indonésie, le plus grand (et sans doute le plus tolérant) pays musulman du monde.Non loin, une autre affiche proclame : « Le djihad ?Pourquoi pas.» Il y a aussi ce livre invraisemblable, posé sur une table de la salle de réception, intitulé L'héritage et les mots sages d'Oussama ben Laden et agrémenté des tours jumelles en flammes.Et puis, dans un couloir, il y a ce tableau d'affichage couvert des photos du dernier carnage en date, celui de l'attentat du 9 septembre contre l'ambassade australienne à Djakarta, qui a fait neuf morts et 180 blessés.Pas ordinaire Non, l'école de Ngruki n'est vraiment pas ordinaire.En fait, selon diverses agences de renseignement, elle est au coeur même du réseau terroriste le plus meurtrier d'Asie du Sud-Est.>Voir TERRORISTES en page A4 AUTRE TEXTE Apprendre à vivre avec les bombes, page PLUS 6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Il y avait plus de stars à la marche contre la peine de mort qu'au FFM.Météo Ciel variable, maximum 13, minimum 5, plus de détails en page SPORTS 7 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 11 Àtire-d'aile PLUS 16 Bandes dessinées PLUS 15 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 13 Feuilleton PLUS 15 Forum A 13 à 15 Génies en herbe ARTS 5 Grille thématique SPORTS 7 Horaire télévision ARTS 2 et 4 La presse d'ailleurs PLUS 8 Loteries A 11 Mots croisés PLUS 15 Mot mystère AFFAIRES 13 Observateur AFFAIRES 10 Petites annonces AFFAIRES 10 AFFAIRES 13 Le président qui crie RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE À NEW YORK Les présidents des États-Unis ont tous eu leurs défauts, mais ils n'ont jamais senti le besoin de crier pour se faire comprendre.Jusqu'à George W.Bush.C'est arrivé vendredi soir à St.Louis (Missouri), lors du deuxième débat présidentiel.Tout le monde était d'accord sur un point: Bush ne pouvait se permettre une autre performance médiocre face à son adversaire, John Kerry.À Miami, huit jours plus tôt, ses grimaces l'avaient trahi.Vendredi soir, vers le début du débat, Bush est devenu rouge comme le tapis du plateau, où une centaine d'électeurs « indécis» formaient un demi-cercle autour des candidats.Comme un boxeur au début d'un round, le président a bondi de son tabouret pour répondre à une attaque cinglante de Kerry sur son incapacité de nouer des alliances.« Nous devons bâtir des alliances », a dit Kerry, glissant sur le tapis rouge comme un patineur artistique.« Nous ne devons plus partir en guerre de façon unilatérale.Nous ne devons plus y aller seuls comme ce président l'a fait.» Ce débat était encore plus fascinant que le premier.Libérés de leur pupitre, les candidats allaient et venaient sur le tapis rouge, répondant avec vigueur aux questions pointues des électeurs.Charlie Gibson, sympathique coanimateur de l'émission Good Morning America de la chaîne ABC, était le modérateur.Après le commentaire de Kerry sur les alliances, il a voulu poser une question sur le même sujet à Bush.Mais celui-ci lui a impoliment coupé la parole pour répliquer à son adversaire.>Voir PRÉSIDENT en page A2 Au creux de l'oreille, elle contribue à un meilleur confort et à une grande qualité acoustique.Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Adaptée avec précision à vos besoins! 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commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca Élection historique sur fond de controverse AFGHANISTAN suite de la page A1 La confusion a compromis l'optimisme qui prévalait à l'ouverture de ce scrutin organisé sous l'égide des Nations unies et jugé crucial pour rétablir paix et prospérité dans un pays ruiné par plus de deux décennies de guerre.La communauté internationale avait consacré près de 200 millions de dollars à la tenue du scrutin.Bravant la menace de violences des talibans, les électeurs afghans ont afflué dans les bureaux de vote, installés dans les écoles portant les stigmates de bombardements, les mosquées aux dômes bleus, les hôpitaux aux façades criblées de balles.Plus de 100 000 militaires, policiers et soldats étrangers étaient déployés pour prévenir tout attentat.Au moins 12 membres du personnel électoral et des dizaines de membres des forces de sécurité afghanes avaient trouvé la mort dans les mois précédant l'élection.Ce jour de vote a été marqué par de nouvelles violences en Afghanistan : fusillades, explosions et raids aériens américains ont fait 38 morts, dont trois policiers qui escortaient des urnes après le scrutin, selon des responsables afghans.Les policiers sont morts dans la province d'Uruzgan, un fief taliban où des affrontements entre soldats américains et insurgés avaient tué 25 militaires et un civil.Dans la province de Kandahar, huit autres policiers sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, tandis qu'un soldat afghan a également été tué par une mine.Le vote s'est lui déroulé sans problèmes de sécurité.Mais peu après l'ouverture du scrutin, les candidats de l'opposition, réunis dans la demeure du candidat ouzbek Abdul Satar Sirat, ont signé une pétition annonçant qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats du scrutin.Ils ont expliqué que des problèmes avec l'encre utilisée pour marquer l'empreinte du pouce de chaque électeur après le vote ouvraient la voie à une fraude massive.« L'élection d'aujourd'hui n'est pas un scrutin légitime.Elle doit être arrêtée et nous ne reconnaîtrons pas les résultats », a fait savoir Abdul Satar Sirat, ancien conseiller du dernier roi afghan Mohammed Zaher Shah.Il a assuré que les 15 adversaires d'Hamid Karzaï avaient décidé de boycotter le scrutin.Massooda Jalal, la seule femme candidate, a expliqué avoir signé la pétition après avoir reçu des plaintes de ses électeurs.« L'encre qui est utilisée peut être effacée en une minute.Les électeurs peuvent voter 10 fois ! » De son côté, Hamid Karzaï a assuré que le scrutin était « libre et équitable ».« Qui est plus important, ces 15 candidats, ou bien les millions de personnes qui se sont déplacées aujourd'hui pour aller voter ?» a demandé le chef de l'État sortant par intérim lors d'une conférence de presse.Mais même si le vote est finalement validé, une victoire d'Hamid Karzaï n'aurait que peu de poids si ses adversaires ne la reconnaissent pas.Sa capacité de réunifier le pays, de lutter contre l'influence persistante des chefs de guerre et de combattre l'insurrection des talibans serait fortement entamée.Si des responsables électoraux ont confirmé que dans certains bureaux de vote, l'encre indélébile utilisée pour prendre l'empreinte des électeurs avait par erreur été changée pour une encre normale, ils ont assuré que le problème avait rapidement été réglé.« Il y a eu certains problèmes techniques mais dans l'ensemble, tout se passe de façon sûre et organisée », a assuré Ray Kennedy, vice-président de la Commission électorale, qui a jugé « injustifié » de suspendre le vote.Aux États-Unis, le président sortant George W.Bush, en déplacement de campagne dans le Missouri, a déclaré qu'une « chose merveilleuse se passe en Afghanistan », sans mentionner la décision de l'opposition.Une petite équipe américaine de 13 personnes envoyée par l'Institut international républicain, bipartisan, parlait elle de « triomphe pour le peuple afghan ».L'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient envoyé des observateurs mais n'ont pas annoncé qu'elles se prononceraient sur la régularité du scrutin.Environ 10,5 millions de cartes d'électeur ont été distribuées avant l'élection, un chiffre qui, d'après les responsables onusiens et afghans, aurait été gonflé par des inscriptions multiples.PHOTO EMILIO MORENATTI, AP Massooda Jalal, la seule femme candidate, a expliqué hier en conférence de presse avoir signé la pétition après avoir reçu des plaintes de ses électeurs.« L'encre qui est utilisée peut être effacée en une minute.Les électeurs peuvent voter 10 fois ! » Le président qui crie PRÉSIDENT suite de la page A1 Le président était visiblement en colère.« Dites à Tony Blair que nous sommes partis seuls, dites à Sergio (sic) Berlusconi que nous sommes partis seuls, dites au président polonais Aleksander Kwasnieswski que nous sommes partis seuls », a dit Bush sur un ton criard.« Il y a 30 pays avec nous » en Irak, a-t-il insisté.Kerry a répliqué à Bush d'une voix calme et posée: « Monsieur le président, des pays quittent la coalition, aucun ne s'y joint.Si le Missouri participait à la coalition en tant que tel, ce serait la troisième force de la coalition derrière les États-Unis et la Grande Bretagne.« Ce n'est pas une grande coalition : 90% des pertes sont américaines, 90% du coût (de la guerre) sortent de nos poches, et c'est pourquoi je pourrais faire mieux, et c'est pourquoi je serais un meilleur commandant en chef.» Ce n'était qu'un moment dans un débat de 90 minutes.Bush a baissé le ton par la suite, tout en demeurant énergique, voire agressif.Après le débat, les républicains étaient soulagés.Même si les sondages instantanés ont donné Kerry vainqueur par une faible marge, leur candidat ne s'était pas effondré comme à Miami.Au contraire, il a martelé avec aplomb les idées chères à la base du parti.Mais il y a des moments qui restent.Et ceux où Bush est sorti de ses gonds marqueront peut-être le deuxième débat.Pendant et après le duel, plusieurs commentateurs ont noté l'attitude colérique du président.« Pourquoi le président donne-t-il l'impression d'être fâché contre le gars qui veut des médicaments à meilleur prix?» s'est interrogé le commentateur conservateur Jonah Goldberg, pendant le débat, sur le blogue du National Review.« Trois mots pour le président: gestion de colère.Il a passé une partie du débat en criant quasiment à l'audience », a pour sa part déclaré un ancien conseiller de Bill Clinton, Paul Begala, sur la chaîne CNN.À l'opposé, Kerry a conservé son calme et son assurance, tout en plaçant son adversaire sur la défensive à de nombreuses reprises.Même les commentateurs de la chaîne Fox News ont salué la performance du champion débatteur.« Je pense que John Kerry a remporté ce débat comme il a remporté le premier débat », a déclaré Mort Kondracke.Contraste Comment les « indécis» réagiront- ils au contraste frappant offert par Bush et Kerry au cours de leurs deux premiers débats (le troisième et dernier aura lieu mercredi en Arizona)?Le stratège en chef de Bush, Karl Rove, répondrait à cette question en haussant les épaule.Selon lui, les « indécis» ne constituent qu'une faible tranche de l'électorat.Et il n'est même pas certain que cette minorité aille voter le 2 novembre.Ce qui compte, toujours selon Rove, c'est de motiver la base du parti, inciter les républicains à aller voter.Mais le stratège républicain se trompe peut-être.Depuis le premier débat présidentiel, la course à la présidence s'est transformée.Dans les sondages, Kerry a effectué une remontée, talonnant, rejoignant ou même devançant légèrement Bush.À trois semaines du scrutin, le démocrate suit une trajectoire ascendante.On dit souvent que l'élection d'un président américain ne se décide pas sur des idées ou des programmes, mais sur des impressions.À cet égard, il est intéressant de noter que Kerry est désormais jugé plus sympathique par les Américains que Bush, selon un sondage du magazine Time publié vendredi.Kerry a notamment fait des gains importants auprès de l'électorat féminin, qui n'a vraiment pas été impressionné par l'attitude du président lors du premier débat télévisé.Vendredi soir à St.Louis, le candidat démocrate a de nouveau projeté l'image d'un président, alors que Bush a montré de la colère, un sentiment inquiétant chez l'homme le plus puissant de la planète.Hydro-Québec a un plan B, en Abitibi, pour sa centrale au gaz PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le controversé projet de centrale au gaz du Suroît est peutêtre enterré à Beauharnois, en Montérégie, mais il pourrait bien renaître de ses cendres quelque part en Abitibi, a indiqué hier Le Soleil.C'est du moins l'une des options qu'envisage sérieusement Hydro- Québec, qui vient de confier à ses employés le mandat de plancher sur un scénario de centrale de 800 mégawatts (MW) en sol abitibien.Selon Le Soleil, des ingénieurs de la société d'État ont reçu le feu vert de la haute direction pour pousser plus à fond des études de faisabilité sur les coûts globaux d'un tel projet.Hydro veut surtout savoir quelles seraient les sommes nécessaires à investir pour la construction de lignes de transport à haute tension dans la région de Rouyn-Noranda, où le réseau de gaz naturel de Gaz Métropolitain se rend déjà.Pour la société d'État, l'implantation d'une centrale au gaz naturel près de son réseau de lignes de 735 kilovolts (kV) en provenance de la Baie-James vaudrait son pesant d'or.D'autant plus que les interconnexions avec l'Ontario à proximité lui permettraient de profiter des occasions de marché \u2014voire des exportations\u2014 en temps et lieu.C'est connu, l'Ontario aura des besoins énormes en énergie au cours des prochaines années.Une centrale au gaz naturel de 800 MW pourrait ainsi permettre à Hydro d'engranger des revenus importants tout en offrant aux Ontariens une source d'énergie beaucoup moins polluante que leurs centrales au charbon.Il y aurait donc un «gain» potentiel quant aux émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'échelle continentale.L'idée est d'ailleurs loin de déplaire au député libéral de Rouyn-Noranda- Témiscamingue, Daniel Bernard, qui ne ferme pas la porte à un projet de centrale thermique dans sa circonscription.« C'est certainement quelque chose d'envisageable, et si cela devait arriver, nous allons être prêts », a-t-il prévenu.La mise en service d'une telle centrale fournirait également à Hydro- Québec « une marge de manoeuvre » supplémentaire pour affronter notamment les risques de faible hydraulicité.De cette façon, la société d'État pourrait mieux gérer les réservoirs de ses grands ouvrages hydroélectriques, toutefois pleins à ras bord par les temps qui courent.Sans crier victoire trop rapidement, Daniel Bernard entend toutefois laisser toute la place à la commission parlementaire qui se penchera prochainement sur l'avenir énergétique du Québec.« Si la commission arrivait à la conclusion que le thermique est nécessaire pour répondre à la demande, je veux que ma région soit bien positionnée pour accueillir de tels projets », a-t-il dit.La direction d'Hydro-Québec entend d'ailleurs se présenter en commission parlementaire avec la ferme intention de démontrer les bienfaits d'une telle centrale thermique dans son portefeuille énergétique.Devenu invendable politiquement, le projet du Suroît pourrait prendre la route de l'Abitibi après les audiences de la commission parlementaire.Au gouvernement de Jean Charest, on n'attend plus que cette consultation de la mi-novembre \u2014Hydro rendra d'ailleurs publics ses chiffres sur les niveaux d'eau de ses réservoirs\u2014 pour procéder à l'enterrement du Suroît.Et contrairement à Beauharnois, la venue d'une centrale au gaz naturel en Abitibi serait loin de déplaire à la population locale.« Ici, ça se jase beaucoup et la réponse est très positive », a souligné hier le directeur général du Centre local de développement (CLD) de Rouyn- Noranda, André Rouleau.Selon ce dernier, la venue d'une telle centrale pourrait permettre notamment la réalisation de projets de serres agricoles dans le coin.Des promoteurs souhaiteraient utiliser l'eau chaude rejetée par la centrale pour chauffer leurs installations.Cela pourrait ainsi faire épargner de 70 à 75% des coûts de chauffage aux serriculteurs et créer des centaines d'emplois dans la région.Dans ses conclusions sur le projet du Suroît à Beauharnois, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) recommandait d'ailleurs à Hydro de financer une étude de faisabilité indépendante sur les possibilités d'une mise en valeur durable de l'énergie résiduelle des rejets thermiques de la centrale. ACTUALITÉS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © L'actrice française Catherine Deneuve, le député européen Ari Vatanen, l'avocate Hawa Ibrahim et le chanteur Dan Bigras écoutent le discours de Bianca Jagger, au cours de la marche contre la peine de mort qui a eu lieu à Montréal hier après-midi.Marche contre la peine de mort ÉMILIE CÔTÉ Le 18 novembre, le mari de Dolores Pangilinen sera exécuté.Depuis 1994, il croupit dans une prison des Philippines.Ce père de deux enfants est accusé d'enlèvement et de rançonnement.Dolores implore le ciel que l'exécution de son mari soit reportée.Hier après-midi, elle distribuait sans relâche des dépliants aux centaines de manifestants qui participaient à la marche clôturant le second Congrès mondial contre la peine de mort.Depuis 10 ans, elle vient en aide aux familles qui ont un proche dans les couloirs de la mort.« J'ai décidé de me battre », dit-elle avec aplomb, dans un anglais approximatif.Elle devait hausser le ton, car les cris des militants, ajoutés à la chanson The Hurricane, de Bob Dylan, projetée par des haut-parleurs, enterraient sa voix.Des manifestants traînaient des squelettes alors que d'autres avaient répondu à l'appel de se vêtir de noir.« C'est absurde de punir le meurtre par le meurtre », a indiqué Louise Fecteau, accompagnée de ses deux garçons.Plusieurs personnalités publiques étaient présentes.L'actrice Catherine Deneuve, la militante Bianca Jagger, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, menaient la marche, ainsi que Dan Bigras, Claudette Carbonneau, de la CSN, et le sculpteur Armand Vaillancourt.Les manifestants scandaient les noms des pays où la peine de mort est en vigueur, dont la Chine, l'Iran, le Tchad, et les États- Unis, fortement montrés du doigt par les intervenants.« La peine de mort dans un pays de vieille démocratie doit cesser », a indiqué Michel Taube, président de l'organisme Ensemble contre la peine de mort et l'un des organisateurs du congrès.« Le congrès avait lieu à Montréal, car la ville constitue une passerelle entre les États-Unis et la communauté internationale », a-t-il rappelé.Dans son discours, Bianca Jagger a lancé un appel à nos voisins du Sud : « La peine de mort est biaisée, a-t-elle soutenu.En général, les gens qui sont dans les couloirs de la mort sont pauvres ou issus des minorités.En quoi cela peutil être une application juste de la loi ?» L'ambassadrice itinérante pour le Conseil de l'Europe a rappelé que la Cour suprême des États-Unis doit se prononcer, dans les prochains jours, sur la question de savoir si la peine de mort doit s'appliquer aux jeunes de moins de 18 ans.De son côté, Gilles Duceppe a déploré que le Canada extrade des gens vers des pays qui imposent la peine de mort.Il compte intervenir en ce sens à la Chambre des communes, a-t-il souligné.« Au Canada, il ne faut rien tenir pour acquis, a indiqué Me Lucie Joncas, vêtue de sa toge.Au Canada, la peine de mort n'est abolie que depuis 1976.Et en 1987, 148 députés de la Chambre des communes ont rejeté la proposition en faveur du rétablissement de la peine capitale, contre 127 députés », a signalé la vice-présidente de l'Association québécoise des avocats de la défense.En mémoire des personnes exécutées, tous les manifestants se sont allongés sur le sol en fin de parcours, ce qui a mis fin officiellement au congrès.La conférence préparatoire du troisième Congrès contre la peine de mort aura lieu à Istanbul, au mois de juin prochain.FINANCEMENT DU TRANSPORT EN COMMUN Les intentions de Québec restent nébuleuses Les transporteurs publics, eux, réclament des mesures immédiates BRUNO BISSON Les transporteurs publics du Québec sont bien prêts à suivre le gouvernement de Jean Charest dans sa démarche de partenariat avec le secteur privé, mais ils réclament d'abord des mesures immédiates pour sortir du bourbier financier où s'enlise, depuis trois ans, tout le dossier du transport en commun.Le président de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ), Lawrence Cannon, a réagi avec amertume, jeudi, au discours du ministre des Transports, Yvon Marcoux, qui n'avait rien de concret à proposer aux neuf plus grandes sociétés de transport en commun du Québec à la veille de la préparation de leur budget pour 2005.« Partout au Canada, ça se réveille, a déclaré M.Cannon.Ici, on étudie.À Ottawa, ils vont prolonger leur tram, le O-Train, un projet de 600 millions financé avec le fédéral.Toronto investit 2 milliards dans son métro et dans les trains de Go Transit.» « Le gouvernement Mc Guinty a imposé une nouvelle taxe de 2 cents sur l'essence qui va fournir 261 millions de dollars pour les immobilisations en transport, en Ontario.Ici, la contribution des automobilistes par la taxe sur l'essence et les droits d'immatriculation n'a pas bougé en 10 ans.C'est la seule de toutes les contributions au transport en commun qui n'a pas augmenté.Les usagers et les villes paient toujours plus cher.» « Ailleurs on agit, conclut-il.Ici, on ne fait rien.On étudie encore.Nous sommes en train de nous enliser dans une complaisance qui va finir par nous coûter très, très cher plus tard », avertit M.Cannon, en rappelant le cas de la Ville reine.« Si on investit aujourd'hui 2 milliards dans les réseaux du métro et de trains, c'est pour réparer des plaies laissées par des années de négligence et de sous-financement des gouvernements précédents.Nous allons tout droit dans la même direction », soutient-il, en annonçant qu'aux prochains déséquilibres budgétaires, c'est dans les services à la population qu'il va falloir sabrer.Depuis février, quand le ministre Marcoux a rencontré les dirigeants de l'ATUQ et des sociétés de transport pour engager une « réflexion » (qui n'a pas eu la moindre suite), les intentions du ministre quant au transport en commun demeurent, au mieux, nébuleuses.Et son discours pointe constamment vers la même direction : le partenariat avec le secteur privé, les municipalités et leurs responsabilités, un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes.M.Cannon n'en revient pas.« On est prêts à participer à la démarche du gouvernement sur les PPP (les partenariats avec le secteur privé).Québec veut des indicateurs de performance uniformes dans l'industrie pour pouvoir nous évaluer ?Il va en avoir, des indicateurs de performance ! » « Mais nous, en revanche, nous avons besoin qu'il reconnaisse l'urgence d'agir en transport en commun.Il nous faut des options, de nouvelles sources de financement immédiates pour pouvoir équilibrer nos budgets.On ne peut plus arriver sans ces ressources.Si le gouvernement n'a pas d'argent pour nous, qu'il nous donne les moyens d'aller le trouver.Mais qu'il fasse quelque chose tout de suite.» «À Montréal, on le répète depuis un an, et le maire l'a encore confirmé la semaine dernière, enchaîne Claude Dauphin, vice- président de l'ATUQ et président de la Société de transport de Montréal (STM).Si Québec n'ose pas imposer de nouvelles taxes pour le transport en commun, qu'il nous donne le moyen légal de le faire, et nous allons le faire tout de suite, à commencer par les stationnements.« Je dînais tantôt avec le maire de Surrey, en Colombie-Britannique.La municipalité est sur le point d'adopter un règlement qui va imposer une taxe de 30 $ par espace de stationnement commercial.Le maire pense que la Ville ira chercher 10 millions par année avec ça, qui vont être réinvestis dans le transport en commun, mais aussi dans l'amélioration des rues et des routes.» Tout comme son collègue de la Société de transport de l'Outaouais, M.Dauphin souligne que plusieurs villes canadiennes songent présentement à des solutions semblables.« Nous aussi, dit-il, sauf que nous ne pouvons pas, nous n'en avons pas le droit.Si Québec ne veut pas imposer de nouveaux frais aux contribuables par idéologie, ou pour ne froisser personne, qu'il nous donne les outils et nous allons le faire à sa place.» À pareille date l'an dernier, les sociétés de transport estimaient que le manque à gagner entre leurs recettes et leurs dépenses atteindrait de 70 à 90 millions pour 2004.Toutes les sociétés de transport ont résorbé leurs déficits par les seuls moyens à leur disposition, soit par des hausses de tarifs ou des augmentations des subventions municipales.La STM n'a pas encore réglé un différentiel de 16 millions et attend toujours un signe de Québec.MM.Cannon et Dauphin n'ont toutefois pas voulu évaluer l'ampleur globale que pourraient prendre ces déficits d'exploitation en 2005.« Partout au Canada, ça se réveille.Ici, on étudie », a déploré Lawrence Cannon, président de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ). SUITE DE LA UNE Àl'école des terroristes TERRORISTES suite de la page A1 Fondée en 1972 par Abu Bakar Bachir, le leader spirituel du groupe intégriste Jamaah Islamiyah (JI), elle a produit une bonne part des terroristes qui ont frappé en Indonésie depuis cinq ans, y compris les responsables des attentats de l'île de Bali, où 202 touristes occidentaux ont péri en 2002.Depuis le drame de Bali, plus de 200 membres de la JI, groupe régional lié au réseau Al-Qaeda, ont été jetés en prison.« La majorité sont diplômés de l'école de Ngruki », dit Sydney Jones, directrice de la section asiatique de l'International Crisis Group (ICG).M.Bachir lui-même devrait bientôt être accusé d'implication dans l'attentat de l'hôtel Marriott, qui a fait 12 morts l'an dernier à Djakarta.Selon l'ICG, l'école de Ngruki est un terrain de recrutement fertile pour la JI.Cette école islamique, comme une poignée d'autres à travers le vaste archipel indonésien, adhère aux principes du djihad, prêche un message radical à des enfants de 10 à 17 ans et leur fournirait même un entraînement de type militaire.Plusieurs élèves seraient d'ailleurs des rejetons de membres de la JI.Le directeur de l'école de Ngruki, Ustad Wahyuddin, nie tout en bloc.Ce n'est pas de sa faute si certains diplômés finissent par poser des bombes dans les boîtes de nuit, affirme-til en substance.« Si des soldats désertent l'armée pour devenir des criminels, allez-vous montrer du doigt l'académie militaire ?Notre école est ouverte, son programme a été accepté par le gouvernement.Nous n'avons pas de plan caché d'entraînement au djihad », s'impatiente le vieil homme à la barbe grise.Mme Jones souligne que des 14 000 écoles islamiques que compte l'Indonésie, moins d'une vingtaine posent problème \u2014celle de Ngruki en tête.« Le cinquième des enfants musulmans du pays sont formés dans des pesantren, des écoles islamiques.La très grande majorité de ces écoles offrent un enseignement tout à fait respectable.Elles n'ont rien à voir avec les madrassas radicales du Pakistan.Ce n'est qu'un tout petit nombre qui produit les terroristes.» Si les autorités indonésiennes n'ont pas lésiné pour combattre le terrorisme, du moins depuis les attentats de Bali, elles se refusent toujours à fermer l'école de Ngruki malgré sa sombre feuille de route.En fait, l'école secondaire, qui compte 1700 élèves, prend de l'expansion.Des ouvriers s'affairent à construire un nouveau dortoir.Une grande mosquée sera érigée au coût de 700 000 $.« Si les autorités ne bougent pas, c'est qu'elles craignent de se mettre à dos les groupes conservateurs musulmans légitimes et les organisations de défense des droits de la personne, explique Mme Jones.Ces groupes estiment que si le gouvernement commence à fermer des écoles sous prétexte que la matière enseignée ne fait pas son affaire, ce sera un retour aux abus de l'ère Suharto (le dictateur indonésien forcé à la démission en 1998), aux violations des libertés d'expression et de religion.C'est la répression du régime Suharto qui a donné naissance à la JI, dans les années 1980.C'est cette répression qui a donné un lustre de martyr aux dirigeants du groupe, dont Abu Bakar Bachir, emprisonné pendant quatre ans sous la dictature.Le gouvernement indonésien risquerait la catastrophe s'il cédait aux pressions internationales pour « casser» le réseau en répétant les pratiques arbitraires auxquelles la chute de Suharto devait justement mettre fin.Greg Barton, auteur d'un nouveau livre sur la JI et professeur à l'Université Deakin de Melbourne, en Australie, reconnaît que le gouvernement indonésien marche sur le fil du rasoir.Mais il juge « intenable » de permette à l'école de Ngruki de survivre tout en sachant la nature horrifiante de ses activités parascolaires.« Fermer une école qui enseigne aux élèves à tuer des civils occidentaux et des compatriotes indonésiens ordinaires est, à mon avis, la seule chose sensée à faire.» Indonésie Combattre la corruption « Notre école est ouverte, son programme a été accepté par le gouvernement.Nous n'avons pas de plan caché d'entraînement au djihad.» PHOTO DITA ALANGKARA, AP Appelant à l'union des Indonésiens derrière son nom, le président élu d'Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono, a promis hier de combattre la corruption et de résoudre les conflits régionaux, dans son discours de victoire à l'issue de la première élection présidentielle du pays organisée au suffrage universel direct, le 20 septembre dernier.ISABELLE HACHEY DJAKARTA, Indonésie \u2014 Une explosion ressentie à 15 kilomètres à la ronde.Une colonne de fumée blanche qui s'élève au-dessus de la mégapole.Des morceaux de chair parmi les millions d'éclats de verre.Le 9 septembre, les habitants de Djakarta ont vécu l'horreur, une fois de plus.La cible de l'attentat suicide, revendiqué par le groupe terroriste Jama ah I s l amy i a h, é t a i t l'ambassade australienne.En plus du kamikaze, huit personnes ont péri, toutes indonésiennes, toutes musulmanes, toutes innocentes.Pourquoi cibler l'Australie ?Sans doute parce que le gouvernement conservateur de John Howard, réélu hier au terme d'une chaude lutte électorale (à lire en page A12), est l'un des plus fidèles alliés du président George W.Bush.Il est possible que les terroristes aient tenté, en vain, de répéter le scénario de Madrid et d'influer sur le résultat de l'élection.Le leader travailliste, Mark Latham, qui talonnait M.Howard dans les sondages, promettait en effet de retirer les 850 soldats australiens basés en Irak s'il était porté au pouvoir.Au lendemain des attentats qui ont dévasté Madrid, en mars, les électeurs espagnols ont infligé une défaite inattendue au premier ministre José Maria Aznar en choisissant d'élire son opposant socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, qui s'est dépêché de retirer les troupes espagnoles d'Irak.Plusieurs y ont vu une victoire des terroristes.Mais le revirement des électeurs espagnols avait surtout reflété la colère provoquée par les tentatives de M.Aznar de blâmer les séparatistes basques plutôt que les islamistes pour le carnage.En fait, l'attentat de Djakarta \u2014après celui de Bali, en 2002, qui avait tué 88 touristes australiens\u2014 n'était pas une bonne nouvelle pour les travaillistes d'Australie puisqu'il risquait surtout d'inciter les électeurs à opter pour la ligne dure du gouvernement conservateur.M.Howard a d'ailleurs fait campagne en promettant aux Australiens de les protéger de la menace terroriste.L'effet Madrid?PLUS Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour la SONATA GL 2004 à partir de 209 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 16 135 $.Comptant de 3 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 72 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour le SANTA FE GL 4 cylindres à traction avant 2004 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 14 935 $.Comptant de 2 995 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 48 mois.Un report de paiement d'un an (365 jours) est offert pour tous les véhicules neufs 2004.Aucuns frais d'intérêt ne s'appliquent aux 335 premiers jours suivant la prise de possession d'un véhicule participant par son propriétaire.Après ces 335 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer mensuellement le capital et les intérêts au taux de 7,89 % par année jusqu'à la fin du contrat.Le premier paiement est dû le 366e jour après la livraison du véhicule.La durée de contrat maximum est de 48 mois, sans compter le report de paiement de 12 mois.Un versement initial ou un échange peuvent être requis.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2004.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Option d'achat au terme de la location.Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à une mensualité de 138,39 $ par mois pour 72 mois.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 31 octobre 2004.0% FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE DISPONIBLE JUSQU'À 72 MOIS POUR LA SONATA GL SONATA GL par mois/ 60 mois 209$ EN LOCATION à partir de FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 72 MOIS 0% PLUS DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ PLUS SANTA FE GL 199$ EN LOCATION à partir de L'ÉVÉNEMENT PLUS, PLUS, PLUS! DERNIÈRE CHANCE! AUSSI DISPONIBLE SANTA FE GLS 3,5 L par mois/ 60 mois FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 48 MOIS 0% PLUS DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ PLUS ACHETEZ ET ROULEZ SANS PAYER PENDANT 1 AN (AUCUN COMPTANT, AUCUN PAIEMENT MENSUEL PENDANT 12 MOIS) 3262727A Canadian Tire au secours de l'armée canadienne STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com MONSIEUR CANADIAN TIRE : Bonjour, c'est moi le mari dans les pubs de Canadian Tire.MADAME CANADIAN TIRE : Bonjour ! C'est moi l'épouse dans les pubs de Canadian Tire.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Aujourd'hui, nous sommes venus prodiguer nos conseils aux soldats de l'armée canadienne, car ils en ont bien besoin.MADAME CANADIAN TIRE : Pauvres gars, vous êtes tellement mal équipés, ça n'a pas de bon sens ! On dirait notre voisin nono.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Vous êtes la Minardi des armées ! Une vraie honte ! MADAME CANADIAN TIRE : Pourtant, votre commandant n'a qu'à venir chez Canadian Tire, et on va tout lui arranger ça.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Un pays qui a la chance d'avoir des Canadian Tire dans son voisinage devrait avoir une armée à la fine pointe de la technologie moderne et pas chère.MADAME CANADIAN TIRE : Au lieu d'acheter à grands frais des sous-marins dangereux et désuets, procurez-vous le bateau gonflable Seahawk pour seulement 249,99 $.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Chérie, mon amour, je sais bien que le bateau gonflable Seahawk est un bon achat, mais comment notre armée va faire pour voir en dessous de l'eau ?Car ça doit être un peu pour ça qu'elle tient à se promener en sous-marins.MADAME CANADIAN TIRE : Mon grand nerd adoré à la sexualité louche, tu sais bien que j'y avais pensé.Pour voir en dessous de l'eau, il suffit de se procurer un échosondeur à caméra sous-marine MONSIEUR CANADIAN TIRE : Tu as bien raison, belle épouse à l'allure martiale.Le système Drop Cam comporte une caméra étanche à l'eau, un moniteur de 5 pouces et demi, deux prises de caméra, 60 pieds de câble en filet d'acier et une pile rechargeable cinq heures.Tout ça pour seulement 349,99 $.MADAME CANADIAN TIRE : Si jamais Al-Qaeda projette d'envahir le Canada en passant sous l'eau, vous le verrez grâce à votre échosondeur MONSIEUR CANADIAN TIRE : Et en attendant que cela se produise, vous allez pouvoir repérer des beaux gros poissons ! MADAME CANADIAN TIRE : Quoique vous n'arriverez jamais à trouver des plus gros poissons que vous-même ! MONSIEUR CANADIAN TIRE : Ça c'est vrai ! Pour acheter des vieux sous-marins britanniques datant de la guerre de Cent Ans, fallait être pas mal poisson ! MADAME CANADIAN TIRE : Ou il fallait être un marin saoul ! La pognes-tu, mon grand tarla ?Sous-marin, marin saoul ! MONSIEUR CANADIAN TIRE : Elle est délicieuse, ma belle truite ! MADAME CANADIAN TIRE : Mais il n'y a pas que la marine qui marine dans son vieux jus.L'armée de terre aussi est pas mal à terre.MONSIEUR CANADIAN TIRE : D'abord, vos uniformes ! MADAME CANADIAN TIRE : Au lieu de vous promener dans le désert d'Afghanistan habillés en vert fluo, procurez-vous la cache de camouflage Xland'r Max 4 pour seulement 349,99 $.Peut-être que vous pognerez pas ben Laden, mais vous risquez de pogner ben de la perdrix ! MONSIEUR CANADIAN TIRE : J'ai entendu dire aussi que vos jeeps sont toujours en panne.Ça vous prend le chargeur de batterie manuel 200/35/12 A Motomaster, pour seulement 169,99 $ ! MADAME CANADIAN TIRE : Comprenant une batterie au plomb-acide de 12 volts.Il est muni de roues pour un déplacement facile.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Oui parce que quand t'es pris dans le désert entouré de talibans, tu veux que ta bagnole redémarre au plus sacrant ! MADAME CANADIAN TIRE : Qu'est-ce qui te prend de parler comme ça, mon mari ! ?MONSIEUR CANADIAN TIRE : Je m'excuse, j'ai eu comme une montée de vulgarité.Ça m'arrivera plus, promis ! MADAME CANADIAN TIRE : Fais attention parce que, sinon, je vais faire un échange de couples avec Tim Horton.MONSIEUR CANADIAN TIRE : J'haïrais pas ça ! MADAME CANADIAN TIRE : Veux-tu que je t'électrocute avec mon bloc Motomaster Eliminator 600 ?MONSIEUR CANADIAN TIRE : Non ! Non ! Pitié ! MADAME CANADIAN TIRE : On n'est pas ici pour se chicaner, on est ici pour aider l'armée ! MONSIEUR CANADIAN TIRE : Oui, ma louve des SS, et il nous reste l'armée de l'air, qui a des problèmes avec ses hélicoptères.MADAME CANADIAN TIRE : Au lieu de risquer vos vies à bord d'hélicoptères déréglés, procurezvous le trampoline Hedstrom 12 pieds avec filet protecteur ! Seulement 399,99 $ ! MONSIEUR CANADIAN TIRE : C'est sûr que tu vas un peu moins haut qu'en hélicoptère.Quoique la grosse voisine d'à côté, un soir qu'elle avait un peu exagéré sur le vinier, elle avait pris un gros élan sur le trampoline et elle était montée au moins à 2000 pieds.MADAME CANADIAN TIRE : D'ailleurs, elle rebondit encore.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Ça va faire deux ans ! MADAME CANADIAN TIRE : On vous aime bien, mais on veut installer un spa dans notre camionnette avant de se coucher.MONSIEUR CANADIAN TIRE : Alors, soldats canadiens, soyez maintenant rassurés, Canadian Tire va vous équiper ! MADAME CANADIAN TIRE : En passant toi, l'armée, ça t'a jamais tenté ?MONSIEUR CANADIAN TIRE : Quoi, essaies-tu de te débarrasser de moi ?MADAME CANADIAN TIRE : Peut-être.Que veux-tu, je suis une Canadienne fatiguée.Canadian tired.La pognes-tu ?MONSIEUR CANADIAN TIRE : C'est où qu'on signe pour entrer dans l'armée ?Bavures médicales: difficile de savoir ce qui s'est passé LOUISE LEMIEUX LE SOLEIL En dépit de l'entrée en vigueur, en 2002, de la Loi sur la prestation sécuritaire de services de santé, les patients doivent encore se démener pour obtenir des explications lorsque surviennent des incidents indésirables à l'hôpital.Katy Gagnon a eu un accouchement difficile.Le bébé se présentait le nez en l'air plutôt que face à terre.Manipulations, forceps.Rien n'y fit, impossible de tourner le bébé.Le médecin a finalement opté pour une césarienne d'urgence.La mère s'est bien remise de l'intervention.Le bébé, moins.Il a été transporté d'urgence au CHUL le lendemain de sa naissance et hospitalisé durant 12 jours.Le neurologue pédiatrique a posé un diagnostic inquiétant : deux fissures du crâne, une hémorragie à l'enveloppe du cerveau, des lésions au cerveau, dont l'une plus importante au lobe pariétal postérieur droit.Les séquelles seront-elles permanentes ?On le saura dans quelques mois, a dit le neurologue.Katy Gagnon est inquiète pour son bébé.Certains jours plus que d'autres.Pour le moment, bébé Thomas prend des médicaments, qui le font dormir presque toute la journée.Il est né le 9 septembre à l'hôpital Saint-François d'Assise.« Je suis convaincue que quelque chose de pas normal s'est passé durant l'accouchement », dit sa maman.Les forceps utilisés lors de l'accouchement ont-ils causé des lésions au cerveau de Thomas ?Les trois heures d'attente entre la dilatation complète du col et la décision de procéder à la césarienne ont-elles causé le manque d'oxygène dont a souffert le bébé ?La résidente, à l'hôpital depuis près de 24 heures, était-elle trop fatiguée ?L'anesthésie qui a gelé la jeune mère « jusqu'au bout des doigts » a-t-elle été trop forte ?Compte tenu de la grosseur du bébé, a-t-on trop attendu avant de procéder à la césarienne ?Katy Gagnon et son conjoint se posent beaucoup de questions.Ils n'ont pas eu de réponses.Le couple n'a pas l'intention d'intenter des poursuites judiciaires.Katy et son conjoint savent que l'entreprise est coûteuse et les chances de succès, minimes.« Par contre, je veux savoir ce qui est arrivé.Et dénoncer la situation, si quelque chose n'a pas été fait correctement.Mon bébé a des fractures du crâne, des lésions au cerveau, une hémorragie de l'enveloppe cérébrale.Il ne peut pas avoir eu ça juste comme ça », déplore la jeune femme.Nouvelle loi Depuis décembre 2002, une nouvelle loi sur la prestation de services de santé et de services sociaux s'applique dans tout le réseau socio- sanitaire.Cette loi sans égard à la responsabilité vise à prévenir les erreurs médicales, et non à punir qui que ce soit.Pour cela, les incidents et accidents qui surviennent dans un établissement du réseau (hôpital, CLSC, CHSLD, centre de réadaptation) doivent être divulgués et consignés afin d'éviter leur répétition et d'apporter des corrections.Fini les cachotteries, les demi- vérités, les efforts pour protéger les collègues.« Il s'agit d'un changement de culture.Divulguer les incidents ne faisait pas partie des habitudes jusqu'à maintenant.Ça demande aux médecins et au reste du personnel de faire un tour de 180 degrés.Cela ne peut se faire du jour au lendemain », admet Micheline Sainte- Marie, présidente du Groupe vigilance pour la sécurité des soins, qui voit à l'implantation de la loi dans le réseau hospitalier.Depuis l'adoption de la loi, des séances de formation sont données à tout le personnel.« Je sens de plus en plus d'enthousiasme et moins de résistance », constate Micheline Sainte-Marie, qui a formé des médecins partout au Québec.Une étude récente révèle que 5,6% des hospitalisations au Québec sont associées à des « événements indésirables » causés par les soins donnés au patient, un taux inférieur au taux canadien (7,5%).Ces événements seraient évitables dans 27% des cas, et 10% de ces événements ont mené au décès du patient.La loi s'applique, mais.Katy Dion, elle, n'a pas l'impression d'avoir bénéficié de la transparence prévue dans la loi.Le médecin accoucheur est venu la voir après l'accouchement, « comme s'il me faisait une visite de courtoisie.Il a insisté sur le fait qu'il n'avait pas touché la tête du bébé avec les forceps.Est-ce qu'il tentait de se disculper ?J'ai l'impression qu'on nous cache des choses.Moi, je ne connais pas ça.Mais toutes ces manipulations pendant le travail, toute cette attente avant de procéder à la césarienne, je ne comprends pas ».Katy Gagnon s'est plainte, par écrit, à la commissaire locale à la qualité des services de l'hôpital Saint-François d'Assise.« C'est malheureux que cette patiente soit obligée de courir après les explications », constate Mme Dolorès Lepage-Savary, responsable de la qualité des services au CHUQ.La commissaire locale fera enquête, assure Mme Lepage-Savary, et Mme Gagnon aura des explications.3261563A Il se dit victime de son passé d'agresseur sexuel Vous cherchez une alternative pour votre Rosacée?Un nouveau traitement expérimental, combinant un médicament déjà commercialisé et un traitement au laser, est présentement étudié par une équipe de dermatologues à leurs cliniques de Montréal et Laval.Exigences requises Rosacée au visage Ne pas avoir reçu de traitement avec un antibiotique dans les trois derniers mois 18 ans ou plus Ne pas avoir été au salon de bronzage dans le dernier mois Pour plus de renseignements, 521-3111 Le traitement sera offert gratuitement et vous recevrez une compensation financière pour vos frais de déplacement.ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Déjà considéré comme suspect dans le meurtre non résolu de Julie Surprenant, Richard Bouillon estime que le juge s'est laissé influencer par son passé d'agresseur sexuel quand il l'a de nouveau condamné, en mars 2002.C'est ce qui ressort du mémoire que son avocat, Alexandre Boucher, a déposé en Cour d'appel, à l'encontre des sept verdicts de culpabilité rendus contre son client pour des agressions commises entre 1973 et 1996.Bouillon purge 10 ans de pénitencier pour ces crimes.Déclaré « délinquant à contrôler », il sera longtemps soumis à une surveillance serrée.Bouillon, qui a maintenant 50 ans, a été reconnu coupable d'avoir, en 1973, violé une amie de coeur qu'il aurait droguée.La même année, lors d'un séjour en Gaspésie, il aurait fait des attouchements à une fillette.Au cours d'une longue période, dans les années 80, il aurait aussi commis des agressions sur une autre femme et sa fille.Lors du procès, Bouillon a tout nié en bloc.Il soutenait notamment que la femme était consentante et sous l'effet de speed.Même si elle était mariée, ils avaient des relations sexuelles régulièrement.Selon lui, la plaignante et son entourage lui avaient subitement tourné le dos quand il a été désigné suspect no 1 dans l'affaire de la disparition de Julie Surprenant, en novembre 2001.Âgée de 16 ans, celle-ci n'a toujours pas été retrouvée.L'adolescente habitait avec son père, voisin de la maison de Bouillon, à l'île Saint-Jean, près de Terrebonne.Bouillon a également nié les deux autres agressions.Selon lui, toutes ces plaintes ont été faites après la publication de son nom dans l'affaire Julie Surprenant.Du fond de sa cellule, l'ancien vendeur de voitures clame toujours son innocence.Il se dit victime de son passé et « guéri de ses déviances sexuelles » depuis son incarcération au pénitencier de La Macaza, au milieu des années 90.Dans sa requête en appel, Me Boucher soutient que le juge Jean Sirois, de la Cour du Québec, n'a pas suffisamment tenu compte du délai écoulé depuis les plaintes des victimes.Étant peut-être un peu trop impressionné par les antécédents judiciaires de son client, il aurait écarté trop vite sa version.De son point de vue, les témoignages des victimes et de leurs proches sont remplis d'incohérences et de contradictions.Le jeune criminaliste montréalais appuie ses propos en demandant, par exemple, s'il est normal que l'adolescente qui dit avoir subi à répétition les attouchements de Bouillon n'en ait jamais parlé à sa mère.Me Boucher met également en doute la fréquence et les circonstances des agressions.Il s'étonne par ailleurs que la victime n'en ait conservé aucune séquelle.Dans le document de cour, Me Boucher soutient que tout cela est d'autant plus intrigant que la mère accusait aussi Bouillon de l'avoir déjà agressée après lui avoir administré une drogue.Cette déposition n'ayant pas été retenue par le juge Sirois, Me Boucher estime, compte tenu de la possibilité de collusion, qu'il aurait dû en être de même du témoignage de la jeune fille.La Cour d'appel a été saisie du dossier de Bouillon à la fin du mois de juillet.Pour sa part, le ministère public a porté la sentence en appel.Elle croit que Bouillon aurait dû être déclaré délinquant dangereux \u2014 plutôt que délinquant « à contrôler » \u2014, de façon qu'il reste derrière les barreaux jusqu'à la fin de ses jours.Déjà considéré comme suspect dans le meurtre non résolu de Julie Surprenant, Richard Bouillon se dit « guéri de ses déviances sexuelles » et clame son innocence.Ile-Perrôt 1, Don Quichotte Mtl 875-1925 (514) 453-3333 Dollard-des-Ormeaux 3800, boul.des Sources Mtl 335-6331 (514) 685-5555 VENEZ RÉSERVER LA VÔTRE! 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911 pour signaler la présence de l'homme, qui semblait agressif.Il aurait menacé des citoyens avec son arme et serait entré dans deux commerces avant d'entrer dans un édifice à logements, d'où il est ressorti, toujours armé de son couteau, pour se diriger vers le café Viroli, au 1835, rue Jean-Talon Est, où plusieurs clients étaient attablés.C'est là que les policiers l'ont rejoint.Les clients ont réussi à prendre la fuite par l'arrière du restaurant et n'ont pas été blessés par l'individu, d'origine algérienne et que les gens du quartier qui semblent bien le connaître appellent Moustafa.De nombreux témoins ont d'ailleurs assisté à l'intervention policière et ont déclaré ne pas comprendre pourquoi les agents ont ouvert le feu sur lui au lieu de tenter de le maîtriser avec du gaz poivre ou avec un bâton.Certains ont même affirmé que les agents lui ont tiré dans le dos.Trois projectiles auraient été tirés.L'homme a été emmené à l'hôpital, où l'on ne craint pas pour sa vie.Omar Abe, qui connaît bien Moustafa, a expliqué qu'il était très corpulent et qu'il ne pouvait pas courir à cause de sa mauvaise forme physique.« Les policiers auraient dû le maîtriser au lieu de lui tirer dessus », a précisé M.Abe.Selon des témoins, Moustafa ne semblait pas dans son était normal.Des gens qui le connaissent ont affirmé qu'il était dépressif mais qu'il n'avait jamais fait de mal à personne.Toutefois, la Sûreté du Québec, qui a été chargée de l'enquête puisque le SPVM est impliqué, a expliqué que l'homme possédait un casier judiciaire pour violence et voies de fait.Hier après-midi, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont rencontré de nombreuses personnes et le service d'identité judiciaire a fait plusieurs prélèvements.Selon la porte-parole de la SQ, Chantale Mackels, l'enquête prendra plusieurs jours compte tenu du grand nombre de témoins à rencontrer.Les enquêteurs tenteront de déterminer notamment si les policiers de Montréal étaient fondés à ouvrir le feu et si le suspect représentait une menace pour eux ou pour les citoyens.Une femme de 71 ans détenue pour délit de fuite Un cadavre près de RAYMOND GERVAIS l'autoroute La Sûreté du Québec interrogeait hier une Montréalaise âgée de 71 ans à la suite d'un délit de fuite survenu vendredi soir à Saint-Sauveur.Un adolescent de 16 ans, qui traversait la route 364 en compagnie de deux amis à l'intersection de la rue Principale, a été heurté violemment vers 21 h 10 par l'automobile de la septuagénaire, qui avait brûlé le feu rouge.L'impact a été très violent et le jeune homme a été projeté à plusieurs mètres du lieu de l'accident.Plusieurs témoins de la scène ont fourni une excellente description du véhicule ainsi que le numéro de la plaque d'immatriculation.Lorsque les agents se sont rendus au domicile de la propriétaire, vendredi soir, cette dernière était absente.Ce n'est que vers 11h hier que la femme a communiqué avec les policiers pour se livrer.En après-midi, les enquêteurs de la SQont saisi le véhicule suspect, une Pontiac Sunfire 2002 de couleur jaune.Le véhicule était endommagé sur le côté gauche et sur le capot.La SQ va procéder à des expertises sur la Sunfire et à des prélèvements d'empreintes sur le volant.En fin de journée hier, la SQtentait toujours de déterminer ce qui s'était passé.PRESSE CANADIENNE Un cadavre a été découvert le long de l'autoroute 20, près de l'échangeur Woodland, à l'ouest de Montréal.Selon la Sûreté du Québec, ce sont des gens qui promenaient leur chien qui ont fait la découverte.Le corps était dans un état de putréfaction avancée.Une autopsie sera pratiquée cette semaine sur le cadavre afin de déterminer la cause du décès alors que l'on procédera également à son identification.3262070A ACTUALITÉS La marine défend ses sous-marins PRESSE CANADIENNE HALIFAX \u2014 La marine canadienne est passée à la contre-attaque, hier, défendant la sûreté de ses sous-marins usagés, en dépit de la tragédie ayant frappé le NCSM Chicoutimi.Les questions se font de plus en plus nombreuses au sujet de la sûreté des sous-marins acquis de la marine britannique par le Canada, mettant les autorités sur la défensive.« Que les choses soient claires : nous n'accepterions jamais n'importe quel sous-marin », a déclaré hier le vice-amiral Bruce Mac Lean, chef d'état-major des forces navales.« Lorsque la Royal Navy nous a proposé ces sous-marins, notre marine a conclu avec justesse qu'ils pouvaient répondre à nos exigences.Nous ne nous sommes jamais écartés de cette optique », a-t-il ajouté.Les Forces canadiennes ont annoncé hier la tenue d'une enquête interne afin de faire la lumière sur les circonstances de cette affaire.Chers d'utilisation, ces Cormorant Vagues de questions Les nouveaux hélicoptères de l'armée nécessitent plus d'entretien que prévu DEAN BEEBY PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les nouveaux hélicoptères des Forces armées canadiennes nécessitent davantage d'entretien que prévu, ce qui a eu pour effet de gonfler les dépenses de l'aviation de plusieurs millions de dollars, selon des documents rendus publics.La flotte de 15 Cormorant, appareils commandés en 1998 et destinés aux opérations de recherche et de sauvetage, devaient au départ nécessiter environ sept heures d'entretien pour chaque heure de vol, selon les informations fournies par le constructeur, EH Industries (EHI).Cependant, la complexité des mécaniques s'est révélée un défi technique, de sorte que les travaux d'entretien ont plutôt atteint jusqu'à 22 heures pour chaque heure de vol.Les heures additionnelles se sont traduites par une hausse des coûts d'entretien d'au moins 3 millions de dollars par année, et elles ont contraint la société IMP Aerospace, à laquelle les Forces canadiennes ont confié en sous-traitance le contrat d'entretien, à procéder à l'embauche et à la formation de 48 techniciens supplémentaires.L'entreprise a obtenu en 2000 le contrat de sept ans, d'une valeur de 42 millions de dollars, afin d'assurer l'entretien quotidien de la flotte d'hélicoptères.« Le Cormorant réclame plus d'entretien que ce qu'avait annoncé EHI », est-il possible de lire dans un courriel militaire interne, obtenu par la Loi d'accès à l'information.« IMP, qui avait volontairement prévu peu de techniciens pour le (.) contrat, éprouve maintenant considérablement de peine à respecter les normes prévues en terme de disponibilité et de maintenance (.) La cause en est clairement le nombre insuffisant des techniciens » Avec ses 48 techniciens supplémentaires, IMP Aerospace a néanmoins besoin de 16 à 18 heures pour maintenir en état, le temps d'une heure de vol, chaque hélicoptère.DANIEL LEMAY ANALYSE Le NCSM Chicoutimi (pour Navire canadien de Sa Majesté) a retrouvé son gouvernail.Bonne nouvelle.Ça peut rendre un peu moins pénible l'opération de remorquage qui ramène le malheureux bâtiment « en eaux protégées ».Question: un sous-marin peut-il avoir la queue entre les jambes ?Hier, un câble a lâché.Un bateau de la US Navy, plus puissant, a pris la relève des remorqueurs britanniques.On apprenait aussi du ministère de la Défense que la frégate NCSM St.John's allait rejoindre la flottille, demain probablement, pour apporter à l'équipage du Chicoutimi un « appui moral et logistique ».Pendant ce temps, les restes du lieutenant de vaisseau Saunders seront ramenés à Halifax aujourd'hui.Il y aura une garde d'honneur quand le cercueil descendra la rampe arrière du C 130 Hercules.Le premier ministre du Canada y sera, dit-on, qui a retardé son premier voyage officiel à l'étranger.M.Martin, fils d'armateur, père d'armateurs aussi, s'y connaît en bateaux et pavillons (étrangers surtout).Mais connaît-il la croyance des vieux loups de mer, qui disent que changer le nom d'un bateau porte malchance ?Si c'est vrai, imaginez quatre.Mercredi, ce sera les funérailles militaires du LtV Saunders.Le silence, les marins aux quatre coins du cercueil, la tête baissée sur leur arme renversée.Les ordres du commandant de la garde : « Slowmarch ! » le bruit des bottes qui touchent le sol 60 fois à la minute : un pas à la seconde, la cadence des morts.Puis il y aura la salve : combien de coups pour un lieutenant de vaisseau, déjà ?Il y aura des amiraux, vice- et contre-, des commodores, des capitaines de frégate et de corvette, des marins de toutes classes.Des padres aussi, qui feront l'homélie.Des ministres et des députés, qui vont dire que le LtV Saunders est mort pour son pays, « l'ultime sacrifice ».Deux enquêtes militaires sont déjà en cours.L'une sur la mort de l'officier ; l'autre sur les causes de l'incendie qui l'a provoquée.En Chambre, les conservateurs ont accusé le gouvernement libéral d'être responsable de la mort du LtV Saunders et réclament une enquête au niveau parlementaire sur l'achat des quatre sousmarins d'occasion, etc.La chasse au bouc émissaire est ouverte.C'est la faute de la Marine, a déjà dit l'ancienne ministre Sheila Copps : les amiraux ont réussi à convaincre trois ministres de la Défense successifs \u2014ils passent vite.\u2014 que les quatre anciens sous-marins de la Royal Navy constituaient un bon achat.Les amiraux vont dire que, devant les ressources budgétaires et les renseignements dont ils disposaient dans le temps, oui.Pendant ce temps, on crie au vol ou au « citron » : « Quelle idée d'acheter des sous-marins usagés ! » « Le gouvernement n'est pas capable.» Mais qu'aurait dit la même opinion publique si le Canada avait acheté quatre sous-marins nucléaires flambant neufs pour, disons, cinq milliards et demi, taxes en sus?Tout le monde aurait crié : « Ç'a-tu du bon sens ! » « Nous prennent pour qui ?» « Les urgences sont pleines.» « N'avait pas, des usagés ?» Les gouvernements, dont la mission première est d'être réélus, ont l'oreille fine.Une enquête, une autre, pourrait se tenir auprès du peuple souverain pour essayer d'expliquer cette ambivalence, cette ignorance ou ce manque total d'intérêt vis-à-vis des questions de défense.Exemples de questions: quand vous êtes-vous étonné, comme électeur, de l'absence d'une plate-forme de défense réaliste dans le programme de l'un ou l'autre des grands partis?Comme citoyen, vous intéressez-vous à la capacité de nos armées de remplir le rôle que leur donne le gouvernement?Trouvez- vous inquiétant que le Canada n'ait pas pu envoyer un avion de reconnaissance quand, en 2002, le Danemark a envoyé un peloton de fusiliers marins planter son drapeau dans l'île de Hans, entre le Groenland et l'île d'Ellesmere ?Entre-temps, le réseau Global présente aujourd'hui, à son émission Global Sunday, un débat sous forme de « cour martiale ».Au banc des « accusés » : le gouvernement fédéral.Pour la Couronne : David Bercuson et Mercedes Stephenson, du Centre d'études militaires et stratégiques de l'Université de Calgary ; pour la défense : Steven Staples, de l'Institut Polaris, à Ottawa; témoin- expert : le capitaine Jay Plante, ancien commandant de sousmarin.Les téléspectateurs pourront faire part de leur « verdict» par courriel.« Comment c'est, un sous-marin usagé ?» a demandé hier quelqu'un de la Première chaîne de Radio-Canada au maire Jean Tremblay, de Saguenay.Le maire a dit : « Comme un neuf ; si on ne m'avait pas dit qu'il était usagé, je ne l'aurais pas su.» En voilà un qui ne joue pas à l'expert.M.Tremblay, on le rappelle, a présidé au baptême du Chicoutimi, samedi dernier au Royaume-Uni.Bien qu'il soit le seul des quatre sous-marins canadiens à avoir reçu le nom d'une ville francophone, le Chicoutimi n'est pas pour autant une unité francophone de la Marine royale canadienne.Selon le capitaine de corvette Laviolette, de Halifax, seule la frégate Ville de Québec utilise à son bord le français comme langue de travail.Par ailleurs, M.le maire Tremblay nous apprenait hier à RC qu'un des cuisiniers du Chicoutimi était « un Tremblay de Saint-Aimé » et qu'il avait choisi les sous-marins parce que les bateaux de surface lui donnaient le mal de mer.Pas chanceux, le cook du Chicoutimi.PHOTOAGENCE FRANCE-PRESSE © Remorqué par un puissant navire de la marine américaine, le submersible Chicoutimi, s'est approché des eaux britanniques, hier.Il devrait atteindre le port d'Écosse ce soir.JUSQU'À LUNDI SEULEMENT ÉCONOMISEZ 10 % SUR LES VINS DE 20$ ET PLUS Du 7 au 11 octobre 2004.18 ans et plus.Cette offre est valable pour les vins rouges, blancs, rosés, les vins apéritifs, les vins de dessert, les vins des terroirs d'ici, les vins mousseux ainsi que les champagnes et s'applique exclusivement aux bouteilles de vin de 20$ et plus après tout autre escompte.Les produits de quatre litres et plus et les colis-cadeaux ne sont pas inclus dans cette promotion.Achats non cumulatifs.Offre également disponible dans SAQ.com.Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.3258218A CÉLÉBRITÉS.ACTUALITÉS tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?celeb_041010 JOYEUX 60e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE MARCELLE BEAUDRY ET CLAUDE OUELLETTE (7 octobre 1944) Avec toutes les félicitations de la famille et amis.MME DOLORÈS THOUIN-DESROCHES (8 octobre 1924 - 2004) JOYEUX 80e! Ton époux, tes enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et amis.60e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE HUGUETTE LEGAULT ET ADOLPHE MARTIN (26 octobre 1944) Félicitations à ce couple remarquable Vos enfants, parents et amis.BONNE FÊTE À UNE MERVEILLEUSE MAMAN ET UNE SUPER MAMIE JACQUELINE PRUD'HOMME 80 ANS Agente de libération conditionnelle tuée par un ex-détenu ÉMILIE CÔTÉ Revenant tout juste d'un congé de maternité, une agente de libération conditionnelle a été trouvée morte dans l'appartement d'un ex-détenu qu'elle devait rendre visite, à Yellowknife.Eli Ulayuk, coupable en 1990 d'homicide involontaire, est cette fois-ci accusé de meurtre au premier degré.Mercredi dernier, un employé du Service correctionnel a alerté la Gendarmerie royale du Canada, car sa collègue, Louise Pargeter, tardait à revenir d'une rencontre.Les policiers se sont rendus au domicile de l'ex-prisonnier qu'elle visite, où ils ont constaté la mort tragique de la femme de 34 ans.L'homme de 36 ans a pris la fuite à bord du camion du Service correctionnel.Quelques heures plus tard, les policiers l'ont aperçu au volant du véhicule sur l'Autoroute 3, à l'ouest de Yellowknife.Ils ont tenté de lui barrer la route, mais le suspect a pris la fuite dans les bois.Les policiers ont fermé l'autoroute à la circulation et n'ont procédé à son arrestation qu'après plusieurs heures de recherche.Selon le Service correctionnel du Canada, le dossier d'Eli Ulayuk était traité avec vigilance et l'ex-détenu s'entretenait régulièrement avec un psychologue.Pour éviter que cet événement ne se reproduise, « il y aura une enquête nationale.Nos politiques et nos méthodes seront examinées », a néanmoins indiqué Jan Fox du Service correctionnel, à la télévision régionale de Radio-Canada.Par voie de communiqué, Anne Mc Lellan, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, a transmis ses condoléances à la famille, aux amis et aux collègues de Mme Pargeter.« Ce triste événement nous rappelle les risques que les agents de correction et d'application de la loi de première ligne courent chaque jour dans leur engagement à protéger les Canadiennes et les Canadiens.» La communauté de Yellowknife et les employés des Services correctionnels sont sous le choc.Louise Pargeter, mère d'un bébé de 1 an, était active et très appréciée dans son milieu.Il y a deux ans, Let's Talk, le magazine d'entreprise du Service correctionnel du Canada, lui avait consacré un reportage vantant ses qualités.Les circonstances entourant sa mort font l'objet d'une enquête.EN BREF La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) invite tous ses citoyens à se prononcer sur le projet de Plan de développement économique.consultation publique HORAIRE DES ASSEMBLÉES PUBLIQUES SECTEUR DATE ET HEURE LIEU Laval Mercredi 27 octobre Pavillon du Bois Papineau 19h 3235, boul.Saint-Martin Est, Laval Couronne nord Jeudi 28 octobre Centre culturel Louis-Saint-Laurent 19h 10, Place Dabo (angle boul.De Gaulle et Montbéliard) Lorraine Montréal Lundi 8 novembre Conseil scolaire de l'île de Montréal 19h 500, Crémazie Est, Montréal jeudi 18 novembre Centre communautaire Marcel Morin 19h30 14 068 boul.Gouin Ouest, Pierrefonds Longueuil Mercredi 10 novembre Centre socioculturel de Brossard et couronne sud 19h 7905, San Francisco, Brossard Cap sur le monde : pour une région métropolitaine de Montréal compétitive La CMM est un organisme de planification, de coordination et de financement, pour les 63 municipalités de son territoire où résident plus de 3,4millions d'habitants.CONSULTEZ LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Au siège de la Communauté ou sur son site Internet, dans les hôtels de ville des 63 municipalités de la CMM, aux 27 bureaux d'arrondissements de la Ville de Montréal, aux 7 bureaux d'arrondissements de la Villle de Longueuil, dans toutes les bibliothèques municipales et des arrondissements sur le territoire de la CMM.Communauté métropolitaine de Montréal 1002, Sherbrooke ouest, bureau 2400, Montréal (Québec) H3A 3L6 tél.: 514.350.3550 / téléc.: 514.350.2599 www.cmm.qc.ca/pde vous avez des questions?Présentez-vous à l'assemblée publique de votre choix.vous avez des commentaires?Faites parvenir parvenir vos commentaires par courriel ou répondez au questionnaire sur le site Internet de la CMM.www.cmm.qc.ca vous avez unmémoire?Faites parvenir votre texte en 10 exemplaires à la CMM et par courriel à pde@cmm.qc.ca d'ici le 20 octobre 3262252A Entente chez Urgel Bourgie Après plus de 10 mois de conflit, les quelque 300 employés des salons funéraires Urgel Bourgie de la grande région de Montréal pourraient revenir au travail dès la semaine prochaine.Le syndicat CSN, qui les représente, a accepté une entente de principe, après avoir peaufiné la nuit dernière les termes du protocole de retour au travail.Les syndiqués seront appelés à se prononcer sur cette ententemardi.Presse Canadienne Longueuil: attention à l'eau Depuis vendredi après-midi, la Ville de Longueuil demande à des résidants du Vieux-Longueuil de faire bouillir l'eau durant une minute avant de la consommer, par mesure préventive.« Un seul échantillon a posé problème », insiste le directeur des communications de la Ville, François Laramée.D'autres analyses seront effectuées ce matin.L'avis s'adresse aux citoyens demeurant dans le quadrilatère formé par la rue Tiffin, le boulevard Sainte-Foy, le chemin de Chambly, la rue de Gentilly Est, le boulevard Rolland-Therrien et la route 132.Émilie Côté 15 morts en Arkansas Un car de touristes de la région de Chicago faisant route en direction d'un casino du Mississippi a quitté la route et s'est renversé, hier, coûtant la vie à au moins 15 personnes.L'accident est survenu sur l'Autoroute 55, dans le nord-est de l'Arkansas.L'autobus se dirigeait vers Tunica, au Mississippi, lorsqu'il s'est renversé, vers 5 h.Un nombre indéterminé de passagers ont été blessés et ont été transportés dans différents hôpitaux des environs.Agence France-Presse ERRATUM Veuillez prendre note que quelques erreurs se sont glissées dans la parution de l'annonce Ford Focus du samedi 9 octobre 2004.Seul le modèle ZX5 2005 inclut l'ensemble hiver plus.Le modèle ZXW SE inclut l'ensemble hiver, lequel comprend uniquement les rétroviseurs chauffants à réglage électrique et les sièges avant chauffants.Seul l'ensemble hiver est offert en option pour le modèle ZX4 SE 2005.3263864 3261634A 40%derabais additionnel mode griffée et lingerie à prix de liquidation pour femme.Exceptions : I.N.C.et Alfani.Sur nos derniers prix étiquetés 30%derabais additionnel mode à prix de liquidation pour homme, femme et enfant.Sur nos derniers prix étiquetés.bijoux à prix déjà réduit.Sur nos derniers prix étiquetés.labour day 10% rabais additionnel de articles à prix de solde et de liquidation Exceptions : produits cosmétiques et parfumés, appareils électroniques, gros électros, meubles, duos-sommeil, articles « Nouvellement réduit », et ceux des rayons concédés.Précisions et liste complète des exceptions en magasin.recevez une carte-cadeau Hbc à l'achat de meubles Achat de 1 000 $ à 1 499 $ : carte-cadeaude 75 $; achat de 1 500 $ à 1 999 $ : carte-cadeaude 150 $; achat de 2 000 $ à 2 499 $ : carte-cadeaude 250 $; achat de 2 500 $ ou plus : carte-cadeaude 300 $.Avant taxes.Une carte-cadeau par achat.Exception : articles à prix de liquidation.Stationnement gratuit au Parkade rue Aylmer.à l'achat de 25 $ ou plus Demandez votre bon au Service à la clientèle.recevez une carte-cadeau Hbc de 10 $ à l'achat de 50 $ ou plus de produits cosmétiques ou parfumés.Une carte-cadeau par achat.Magasinez tôt et soyez parmi les 1 000 premières personnes qui recevront une carte-cadeau Hbc de 15 $ (Distribution à l'entrée à l'angle des rues Sainte-Catherine et Union seulement.) La carte-cadeau est valide le lundi 11 octobre seulement.Une carte-cadeau par personne.et 10 %derabais articles à prix ordinaire La Baie, rue Sainte-Catherine O., le lundi 11 octobre seulement, de 8 h à 19 h solde de l'Action de grâce maison solde1999 tous formats ensembles-édredons Ord.39 $ à 69,99 $.60 % à 70 % de rabais choix de literie mode, linge et accessoires de salle de bains 50 % de rabais duos-sommeil plus une carte-cadeau de 50 $ et la livraison en prime Nous accordons un rabais équivalant au coût de la livraison locale standard.15 % de rabais meubles à prix ordinaire 30 % à 50 % de rabais accessoires décoratifs Sia 25 % de rabais plat ovale Anchor Hocking en verre, pour la dinde.Comprend la saucière.Ord.24,99 $.Solde 18,74 $.25 % de rabais articles de service Emile Henry 7 % de rabais gros électros, appareils électroniques, micro-ondes et aspirateurs femme 25 % à 40 % de rabais sélection mode griffée pour femme.Liz Claiborne, Jones New York, Tommy Hilfiger, AK Anne Klein, Calvin Klein, Nine West, Lauren Ralph Lauren, Peter Nygård Signature et Mexx 30 % de rabais mode et jeans pour homme et femme.Polo Jeans, Guess Jeans, DKNY Jeans et Sean John PROMO MODE IZOD POUR FEMME 3 articles ou plus : 35 % de rabais 2 articles : 30%de rabais; un article : 25%de rabais mode Izod à prix ordinaire pour femme.Jusqu'au dimanche 17 octobre.accessoires 55 % de rabais bijoux Charter Collection® en or à 14 ct 50 % de rabais bagages 45 % de rabais soutiens-gorge et slips Warner's en boîte 20 % de rabais chaussures et bottes pour homme, femme et enfant Exceptions : articles Nine West, Ecco, UGGS et Easy Spirit.homme 40 % de rabais vêtements de sport pour homme Nike, Reebok et Adidas 30 % de rabais vêtements d'extérieur pour homme.Weatherman, London Fog, R.F.T., To GoMC, MantlesMC, Dockers, Nike et Pacific Trail enfant 30 % de rabais mode pour enfant.Nautica, Fila, Osh Kosh, Tommy Hilfiger et autres vêtements d'extérieur et de nuit, chaussettes et sous-vêtements Garçon et fille, tailles 2 à 16 et bébé.Exception : articles Jockey.Le programme « ne payez rien avant un an » ou « payez en 12 mensualités égales » est offert sur approbation du crédit aux titulaires de la carte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers à l'achat de certains articles et services.En vigueur durant la journée de l'Action de grâce (11 octobre 2004).Achat minimal de 750 $ avant les taxes.Pour le programme « ne payez rien avant un an », les frais de sursis de paiement (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse) sont de 59,95 $; le solde sera porté au compte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers et ce montant ne sera payable qu'à l'émission du relevé de compte d'octobre 2005.Pour le programme « payez en 12 mensualités égales », les frais de sursis de paiement (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse) sont de 39,95 $; le solde sera réparti en 12 versements égaux et porté au compte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers.Veuillez consulter un conseiller à la vente de la Baie pour obtenir une copie des conditions et modalités.Ne payez rien avant octobre 2005! Aucun acompte Aucune taxe et aucuns frais de livraison payables à l'avance En vigueur le lundi 11 octobre seulement.MEUBLES, GROS ÉLECTROS, APPAREILS ÉLECTRONIQUES ET DUOS-SOMMEIL Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : Home Studio, Gluckstein Home, Liz Claiborne Home, offres de la direction, articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Prenez note que la mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.encore plus Courez la chance de gagner une séance de magasinage de 1 000 $ à la Baie Amenez les enfants! De 13 h à 17 h, il y aura de l'animation au rayon des vêtements pour enfant Déjeuner : menu spécial dans nos restos! 3262907A MONDE Un Casque bleu brésilien blessé en Haïti De violents combats ont éclaté à Port-au-Prince FRANCE Le philosophe Derrida meurt Le philosophe français Jacques Derrida, inventeur du concept de « déconstruction », est mort des suites d'un cancer, a appris l'Associated Press hier.Il était âgé de 74 ans.Auteur notamment de L'Écriture et la différence, paru au Seuil en 1967, et de Spectres de Marx, édité par Galilée en 1993, Jacques Derrida figurait parmi les philosophes français les plus lus et traduits au monde.Né le 15 juillet 1930 à El- Biar, en Algérie, dans une famille juive, Jacques Derrida avait vu son nom fréquemment cité parmi les possibles lauréats du prix Nobel de littérature, qui est revenu cette semaine à l'Autrichienne Elfriede Jelinek.AP ASSOCIATED PRESS PORT-AU-PRINCE \u2014 De violents combats ont éclaté hier à Port-au-Prince, lorsque les soldats de la MINUSTAH (Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti) sont à nouveau entrés dans le bidonville de Bel Air, aux mains des partisans du président déchu Jean-Bertrand Aristide.Un soldat de la paix brésilien au moins a été blessé, touché au pied.C'est la première fois depuis quatre mois que la MINUSTAH est déployée qu'un de ses 3000 hommes est blessé.Les troupes brésiliennes, secondées par la police haïtienne, sont entrées dans Bel Air, où les Haïtiens exigeant le retour d'Aristide avaient bloqué les rues avec des barricades, voitures calcinées et autres débris ces derniers jours, a expliqué le porte-parole de l'ONU, Toussaint Kongo-Doudou, précisant que plusieurs militants pro-Aristide semblaient blessés également.Selon la police, un de ses hommes a également été blessé à la jambe lors d'échanges de tirs dans le quartier voisin de Sans Fil.Plus de 60 personnes y ont été arrêtées, alors que dans le bidonville voisin de Cité Soleil, les habitants faisaient également état de fusillades.Au moins 26 personnes ont été tuées à Port-au-Prince depuis le 30 septembre, date à laquelle les pro- Aristide ont commencé de hausser le ton, réclamant le retour d'exil du président déchu et la fin de « l'invasion », référence aux forces américaines arrivées en février et à celles de l'ONU qui ont pris le relais en juin.Vendredi, la police a découvert les cadavres décapités d'un père et de son fils à La Saline, un des quartiers de la capitale, alors qu'une vingtaine de cadavres, dont certains démembrés, s'entassent à la morgue de Port-au-Prince.Dans le nord du pays, pendant une messe à la mémoire des victimes de l'ouragan Jeanne qui a fait au moins 1870 morts dans l'île et plus de 800 disparus, des manifestants se sont rassemblés, accusant le gouvernement provisoire et l'ONU de ne pas aider assez les survivants de la catastrophe.La foule a hué le premier ministre, Gérard Latortue, et le président, Boniface Alexandre, venus se recueillir dans une des villes les plus touchées par l'ouragan.CANCER DU SEIN Conférences le 14 octobre 2004 2075, rue De Champlain, Montréal (une rue à l'est de l'hôpital Notre-Dame) Salle de conférence de la Fondation québécoise du cancer 13 h : Le dépistage génétique des cancers du sein.Pour qui, quand, comment et ses implications.Dr Guy Leblanc, chirurgien oncologue 14 h 30: La magie de la méditation consciente Stéphane Bensoussan, psychologue Prière de réserver au : 252-3400, poste 4636 Maximum de 25 places Entrée gratuite Transport en commun recommandé.Stationnements payants disponibles à proximité mode à prix de liquidation pour homme, femme et enfant accessoires mode et sacsàmain àprix déjà réduit pour femme bijoux à prix déjà réduit Sur nos derniers prix étiquetés.30 % de rabais additionnel Rue Sainte-Catherine O.: 8 h à 19 h; Rosemère, la Place Vertu, Saint-Bruno, Galeries d'Anjou, Carrefour Laval, Fairview Pointe-Claire, Centre Boulevard, Brossard, Centre Laval et Jardins Dorval : 9 h 30 à 21 h solde de l'Action de grâce Le lundi 11 octobre Une récolte d'aubaines que vous ne voudrez pas manquer! femme achetez-en un, obtenez le 2e à 5 $ soutiens-gorge et slips Wonder Bra à prix ordinaire Le deuxième article doit être de valeur égale ou inférieure.45 % de rabais soutiens-gorge et slips Warner's en boîte 30 % de rabais vêtements d'extérieur pour femme 30 % de rabais mode et jeans pour homme et femme Tommy Jeans et Global Mind mode pour femme.To GoMC, Melrose, MantlesMC, Nygård Collection, mac & jac et Alia 25 %à 40 % de rabais sélection mode griffée pour femme Tailles courantes et petites.homme 40 % de rabais pantalons sport en sergé et chemises Haggar 30 % de rabais vêtements d'extérieur pour homme.To GoMC, London Fog et Pacific Trail enfant 30 % de rabais mode pour enfant Adidas, Nike, Point Zero, Osh Kosh et autres vêtements d'extérieur et de nuit, chaussettes et sous-vêtements Garçon et fille, tailles 2 à 16 et bébé.Exception : articles Jockey.bijoux, chaussures et accessoires 55 % de rabais bijoux Charter CollectionMC en or à 14 ct 50 % de rabais bagages 25 % de rabais sélection de montres 20 % de rabais chaussures et bottes pour homme, femme et enfant Exceptions : articles Nine West, Ecco, UGGS et Easy Spirit.40 % de rabais additionnel mode griffée et lingerie à prix de liquidation pour femme Exceptions : articles Alfani et I.N.C.Sur nos derniers prix étiquetés Le programme « ne payez rien avant un an » ou « payez en 12 mensualités égales » est offert sur approbation du crédit aux titulaires de la carte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers à l'achat de certains articles et services.En vigueur durant la journée de l'Action de grâce (le 11 octobre 2004).Achat minimal de 750 $ avant les taxes.Pour le programme « ne payez rien avant un an », les frais de sursis de paiement (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse) sont de 59,95 $; le solde sera porté au compte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers et ce montant ne sera payable qu'à l'émission du relevé de compte d'octobre 2005.Pour le programme « payez en 12 mensualités égales », les frais de sursis de paiement (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse) sont de 39,95 $; le solde sera réparti en 12 versements égaux et porté au compte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers.Veuillez consulter un conseiller à la vente de la Baie pour obtenir une copie des conditions et modalités.Ne payez rien avant octobre 2005! Aucun acompte Aucune taxe et aucuns frais de livraison payables MEUBLES, GROS ÉLECTROS, APPAREILS ÉLECTRONIQUES ET DUOS-SOMMEIL à l'avance En vigueur le lundi 11 octobre seulement.encore plus Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : Home Studio, Gluckstein Home, Liz Claiborne Home, offres de la direction, articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Prenez note que la mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.maison 50 % de rabais batteries de cuisine et articles suivis assortis.Lagostina, Anolon, Kitchen Aid, Circulon et T-Fal 50 % de rabais plus la livraison en prime duos-sommeil.Nous accordons un rabais équivalant au coût de la livraison locale standard.25 % de rabais Plat ovale Anchor Hocking, 46 cm Ord.19,99 $.Solde 14,99 $.15 % de rabais meubles à prix ordinaire 10 % de rabais gros électros Beaumark® 7 % de rabais micro-ondes, aspirateurs, télés à écran plat, appareils audio domestiques, appareils photos classiques et numériques et appareils audio portatifs 3262902A tapis persans et orientaux 100 % tissés à la main Grande liquidation PRIX RÉDUITS EN RAISON DE LA FIN DE L'EMBARGO AMÉRICAIN CONTRE L'IRAN Depuis que le commerce direct de tapis entre les États- Unis et l'Iran est rétabli, un important lot de tapis qui aurait été normalement destiné aux collectionneurs de New York et Los Angeles via le Canada ont été confiés à la firme Heriz pour une liquidation publique.Il y en a de toutes les sortes : pure soie de Qum, Nain, Tabriz, Kashan, Meshad et des pièces d'origine tribale.Formats : de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et des tapis d'allée de 22 pi de long.Prix : de 100 $ à 1 800 $ chacun Samedi 9 octobre : 11 h à 19 h Dimanche 10 octobre : 11 h à 18 h Lundi 11 octobre : 11 h à 18 h HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 chèque et comptant acceptés Tapis persans JUSQU'À 80 % DE RABAIS DES MILLIERS DE TAPIS DOIVENT ÊTRE LIQUIDÉS.Les encans Richard ont été mandatés par différents syndics à liquider, par voie de vente publique, différentes faillites de magasins de tapis persans et orientaux à des prix plus bas que faillite.Une énorme sélection de tapis neufs, semi-antiques et antiques d'une variété de couleurs et de grandeurs (2 pi x 3 pi à 15 pi x 20 pi, tapis de couloir jusqu'à 22 pied de long, ainsi que des tapis ronds et carrés).Bidjar, Kazak, Qum soie pure, Bokhara, Tabriz, Nain, Mood, Hereke, Kashan, Agra, Chubi, Bakhtiar, Sarough, Kerman, Mashad, Jaipur lavés au thé, Obusson, Savonnerie et plusieurs pièces tribales.LIQUIDATION DE FAILLITE Organisé par: Encans Richard 2855, rue Duchesne, Saint-Laurent QC (Angle Henri-Bourassa) Rens.: (514) 832-0009 PRIX PLUS BAS QUE FAILLITE (CECI N'EST PAS UN ENCAN.) Encans Richards autoroute 13 Henri-Bourassa Marcel Laurin Duchesne Autoroute 15 Du 10 au 11 octobre 2004 2 jours restants À ne pas manquer! 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constante avec divers organismes internationaux, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui, d'ici une semaine, doit lui remettre un rapport d'évaluation à la suite de son étude épidémiologique aux Gonaïves.On s'attend à ce que ce rapport comporte des conclusions dramatiques en raison du manque d'hygiène, de vaccination, de soins appropriés et de prévention contre les maladies qui guettent la population.Trois semaines après le cataclysme, l'image qu'on garde des Gonaïves demeure toujours aussi apocalyptique.Non seulement les observateurs cherchent en vain à voir des résultats tangibles des opérations de nettoyage, mais la boue est encore omniprésente dans le centre-ville, où les rues transversales sont toujours impraticables et encombrées de détritus hétéroclites.Des gens doivent, trois semaines plus tard, continuer d'escalader de multiples tas de boue pour circuler.Laissés à eux-mêmes, les sinistrés luttent d'abord et avant tout pour leur survie.Obtenir à boire et à manger une journée sur deux constitue déjà un exploit.« Ce qui me chagrine le plus, poursuit M.Jouteh, c'est de voir les citoyens se laver avec cette eau boueuse et répugnante, porteuse de diverses maladies comme la gastro-entérite, la dermatite, la grattelle, le tétanos, la dysenterie, la malaria.D'autant plus, précise-t-il, que l'ensemble de la population a été plus ou moins grièvement blessée en voulant désespérément sortir vivante des griffes de Jeanne.Certains ont posé le pied sur des morceaux de tôle, de vitre, ou des cailloux pointus, d'autres se sont agrippés à des murs, à des arbres ou à des toitures de maison, subissant des coupures sur l'une ou l'autre partie de leur corps déjà infecté.» Hôpital fermé À chaque pluie intense, les rues des Gonaïves se remplissent d'eau.Entre-temps, l'hôpital La Providence doit être aseptisé de fond en comble, et la salle d'opération est lentement remise en état par des médecins cubains.« Cette institution ne pourra accueillir ses premiers patients avant un minimum d'un mois », déplore M.Jouteh.CARE a réactivé un ancien hôpital de campagne, un hôpital de transition qui, au lieu de compter 170 lits selon le plan original, n'en dispose que d'une centaine.« Les cas de chirurgie comme les césariennes sont acheminés dans trois hôpitaux situés dans un rayon d'environ 70 kilomètres.Les ambulanciers de la Croix-Rouge internationale font en moyenne cinq transports par jour.» M.Jouteh évoque ensuite le programme de vaccination établi dans les 33 centres d'hébergement temporaire.Une centaine de familles ont reçu des tentes \u2014 semblables à des abris Tempo \u2014 qu'elles installent sur le toit de leur maison, dont l'intérieur demeure toujours inhabitable.« On peut facilement évaluer à 200 000 le nombre de personnes privées de logement », constate-t-il.Et le plan d'évacuation proposé par le gouvernement haïtien?«Le plan se bute à un problème de contingence », rétorque aussitôt M.Jouteh, sans compter que les familles tiennent à protéger jalousement le peu de biens qu'elles ont pu sauver, quitte à vivre dans des conditions misérables.De son côté, Marc-André Gagné, affilié à Médecins du monde Canada, organisme que préside le Dr Réjean Thomas, est d'avis lui aussi que la population est appelée éventuellement à être décimée par la maladie.« Ils sont déjà en déficit de nutrition.La malaria et la gastro- entérite, par exemple, provoquent un bouillonnement de bactéries dans leur organisme.Un jour ou l'autre, le couvercle de la marmite va sauter si des mesures énergiques ne sont pas prises immédiatement », tranche M.Gagné.« J'ai d'ailleurs observé un nombre impressionnant de larves dans les marécages qui sont restés dans la ville après le départ de Jeanne.À leur éclosion, ces insectes propageront des maladies partout dans la région, en s'attaquant en premier lieu aux êtres humains les plus vulnérables », a-t-il résumé avant d'aller au dispensaire des Poteaux, à quatre kilomètres au nord des Gonaïves, où l'ouragan a écrasé comme des mouches les huttes en terre des paysans, dont les récoltes ont été entièrement anéanties.AUTRE TEXTE La déforestation d'Haïti à la page 7 du cahier Plus.La police canadienne à Haïti RAYMOND GERVAIS Dans le cadre de l'aide canadienne à Haïti, 46 policiers du service de police de la Ville de Montréal, de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada se sont envolés hier matin vers Portau- Prince.Les agents seront en poste durant neuf mois.À la demande des Nations unies, ils travailleront à réorganiser et à assister la police nationale haïtienne et tenteront de calmer les esprits qui s'échauffent.Pour plusieurs d'entre eux, il s'agira d'un second séjour en Haïti.Hier matin, à l'aéroport Pierre- Elliott-Trudeau, l'émotion était vive chez les familles venues dire au revoir à un mari ou à un papa.Neuf mois, c'est long, loin du foyer, mais ces policiers ont le sens du devoir et croient fermement que leur présence dans ce pays contribuera à soulager la misère et à rétablir une certaine forme d'ordre.Les policiers ont quitté Montréal en compagnie de 11 professionnels du réseau de la santé du Québec.L'équipe médicale part pour une durée d'un mois aux Gonaïves.Les médecins et les infirmières travailleront de concert avec les sections canadienne et norvégienne de la Croix-Rouge à mettre sur pied un hôpital de campagne d'une capacité de 100 lits.Le seul hôpital de la région a été lourdement endommagé lors du passage de la tempête tropicale Jeanne.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO NUMÉRO Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (04) 2004-10-09 2004-10-09 Tirage du 2004-10-09 Tirage du 2004-10-08 Tirage du 2004-10-08 (06) 2004-10-09 2004-10-09 (07) 16 319 032 $ 10 000 000 $ 7 500 000,00 $ 58 585,10 $ 2 847,90 $ 142,80 $ 10,00 $ 10,00 $ PROCHAIN GROS LOT LE 15 OCTOBRE 2004 10 000 000 $ PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© L'agent Michel Castonguay, du SPVM, a quitté Montréal hier en compagnie de 20 collègues montréalais et de 25 membres d'autres corps policiers.3261552A 682-4050 (450) www.acuralaval.com 2500, boul.Chomedey, Laval Location de 48 mois taxes en sus, transport et préparation en sus, 24 000 km par année, comptant ou échange équivalent EL 05 (2 895$).MDX 05 (5 955$).TL 05 (6 995$).RSX 05 (4 195$).Valeur résiduelle garantie.Détails sur place.(1) Détails sur place.Les modèles offerts peuvent différer de la photographie.ACURA RSX 2005 ACURA EL 2005 NOS 2005 SONT ARRIVÉS ! 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LE TOUR DU GLOBE IRAK Hans Blix fustige Bush et Blair Hans Blix, l'ancien chef des inspecteurs en armements de l'ONU en Irak, accuse George W.Bush et Tony Blair d'avoir aggravé l'insécurité dans le monde et de vouloir justifier leur guerre en Irak « en se raccrochant à n'importe quoi ».Selon M.Blix, qui s'exprime dans un article publié aujourd'hui dans l'Independent on Sunday, MM.Bush et Blair se « cramponnent à n'importe quoi» pour justifier leur guerre contre l'Irak.Les inspecteurs dépêchés en Irak par M.Bush pour confirmer les assertions du président américain à propos des armements interdits « ont dû reconnaître que la réalité sur le terrain était totalement différente de la réalité virtuelle qui avait été répandue », écrit M.Blix.AFP JAPON Candidature à l'ONU contestée Le Japon a admis hier que sa volonté de devenir membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies n'avait pas recueilli l'unanimité de ses partenaires du sommet Asie-Europe (Asem), qui s'est achevé hier à Hanoï.« Parmi les membres de l'Asem, certains ne nous soutiennent pas forcément », a reconnu devant les journalistes le premier ministre japonais, Junichiro Koizumi.Le chef du gouvernement nippon n'a pas précisé qui était contre.La Chine a auparavant déjà exprimé son opposition tant que le Japon ne s'excuserait pas pour les atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale.L'Allemagne a été plus efficace.Le chancelier Gerhard Schroeder a indiqué lors d'une conférence de presse distincte avoir reçu « beaucoup de soutiens à la volonté allemande d'obtenir un siège » si la réforme du Conseil de sécurité est menée à son terme.Tokyo veut faire passer le nombre de permanents de cinq à 10, en ajoutant, outre luimême, l'Allemagne, l'Inde et le Brésil.Les quatre ont indiqué qu'une nation africaine devrait les rejoindre.L'Égypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont témoigné de leur intérêt.AFP SINAÏ Recherches dans les ruines Les secouristes israéliens et égyptiens travaillaient hier côte à côte dans les décombres de l'hôtel Hilton de Taba et les enquêteurs progressaient, alors que le dernier bilan des attentats ayant visé jeudi soir l'établissement et un autre lieu de villégiature du Sinaï s'élevait à 34 morts.De sources officielles égyptiennes, à Taba, à la frontière israélo-égyptienne, les cadavres d'au moins neuf Égyptiens et cinq Israéliens, plus nombre de corps encore non identifiés, ont été retrouvés dans les décombres.Pour l'autre cible visée, des camps de vacances de Ras Shitan, à 55 km plus au sud, on parlait de quatre morts, deux Égyptiens et deux Israéliens.Les responsables de l'État hébreu parlaient quant à eux toujours de 33 victimes.Selon Vladimir Bondarenko, de l'ambassade russe au Caire, au moins une femme russe figure parmi les victimes, et 11 autres Russes restent portés disparus.Deux Italiennes sont aussi portées disparues.AP IRAK Juteux pétrole Des sociétés et des individus américains ont aussi bénéficié des largesses pétrolières de Saddam Hussein, indiquait hier le New York Times, qui a eu accès à des documents en annexe du rapport du chef des inspecteurs américains en Irak, Charles Duelfer, publié mercredi à Washington.Les compagnies pétrolières Chevron, Mobil, Texaco et Bay Oil ainsi que trois personnes désignées nommément, dont le magnat du pétrole texan Oscar S.Wyatt Jr., ont reçu quelque 111 millions de barils de pétrole de l'Irak, selon le journal.AFP PHOTO MARK HEALY, AGENCE FRANCE-PRESSE Les habitants de l'Antartique australien avaient aussi leur bureau de scrutin lors des élections d'hier, remportées par la coalition conservatrice de John Howard.Australie: l'Irak n'a pas nui à John Howard MIKE CORDER ASSOCIATED PRESS SYDNEY \u2014 Le premier ministre conservateur John Howard a décroché hier un historique quatrième mandat consécutif lors des législatives australiennes, un vote qui clôt le débat sur le maintien des troupes du pays en Irak.Treize millions d'Australiens étaient appelés à renouveler les 150 sièges de la Chambre des représentants, au sein de laquelle le parti majoritaire nomme le chef du gouvernement, et 40 des 76 sièges du Sénat.Après le dépouillement de plus de 77% des votes, la coalition conservatrice de John Howard paraissait susceptible d'étendre sa majorité au Parlement, avec 52,4 % des voix contre 47,6% pour les travaillistes, contre les attentes de la plupart des observateurs qui prédisaient un score très serré.Devant ses partisans réunis à Sydney, le chef du gouvernement, âgé de 65 ans, a remercié ses compatriotes de « cette extraordinaire preuve de confiance ».Le patron du Parti travailliste Mark Latham avait auparavant concédé sa défaite devant les militants de sa formation dans l'ouest de Sydney.« Ce n'était pas notre soir », a lancé le parlementaire de 43 ans.Le Parti travailliste avait promis de rapatrier les quelque 900 soldats déployés en Irak et dans les pays voisins avant Noël, mais John Howard a maintenu qu'ils resteraient jusqu'à ce que les autorités irakiennes leur demandent de partir.De l'étranger, le scrutin australien était perçu comme un référendum sur l'impopulaire envoi de forces en Irak.C'est le premier des tests électoraux pour les dirigeants de la coalition qui avait lancé l'intervention militaire en mars 2003.George W.Bush affrontera lui le verdict des urnes lors de la présidentielle américaine du 2 novembre tandis que le premier ministre britannique Tony Blair se retrouvera face aux électeurs l'an prochain.« Je veux féliciter mon bon ami, le premier ministre John Howard qui a remporté une grande victoire », a déclaré George W.Bush, lors d'un déplacement de campagne à St.Louis dans le Missouri.John Howard avait envoyé 2000 soldats en Irak l'an dernier, malgré les manifestations anti-guerre massive dans le pays qui le présentaient comme un laquet du président américain.L'effectif a été réduit à 900 militaires, qui ne sont pas engagés dans des opérations de combat.Aucun d'entre eux n'a péri en Irak.Mais les électeurs australiens étaient davantage préoccupés par l'économie, la santé et l'éducation que par la décision de John Howard de rejoindre la coalition de George W.Bush, une décision dénoncée à l'époque par des centaines de milliers d'Australiens descendus dans la rue lors des plus grandes manifestations contre la guerre depuis la période du Vietnam.La campagne avait donné lieu à un conflit de personnalités, entre un John Howard sans charisme mais perçu comme un guide fiable de l'économie australienne et l'énergique Mark Latham, qui apparaissait moins expérimenté et parfois même indiscipliné.Un «souffleur» dans le débat Bush-Kerry?ASSOCIATED PRESS CHANHASSEN, Minnesota \u2014 La rumeur va bon train ces derniers jours sur Internet.Et l'équipe de campagne de George W.Bush a tenu à la démentir hier : non, le président n'était pas équipé d'un petit « mouchard » lui permettant d'être conseillé en direct pendant son premier débat avec John Kerry.« Ce n'est pas vrai.C'est ridicule », a déclaré le porte-parole de campagne de Bush, Scott Stanzel.À l'origine de la rumeur, une photo du candidat républicain pendant le débat du 30 septembre en Floride : on semble y deviner un petit renflement en forme de boîte carrée entre les omoplates présidentielles.Les responsables de campagne ont refusé de discuter la rumeur plus avant, ne voulant pas avoir l'air de prendre au sérieux ce qu'ils qualifient d' « accusation extravagante ».Les auteurs de blogues, ces journaux d'opinions personnelles en ligne, et d'autres intervenants, ont commencé à se poser des questions sur plusieurs sites Internet au sujet de ce fameux petit renflement.S'agirait-il d'un petit récepteur radio permettant aux conseillers du président de lui souffler les réponses pendant le débat?Un site, www.isbushwired.com, y est même entièrement consacré.« Il y a beaucoup de gens qui ont passé bien trop de temps sur les sites conspirationnistes gauchistes », a ironisé Scott Stanzel.« Avez-vous entendu celle sur Elvis (Presley) qui devrait arbitrer le troisième débat ?» a-t-il ajouté.Al-Zarqaoui revendique l'attentat d'Ana La Grande-Bretagne sous le choc de la mort de Kenneth Bigley AGENCE FRANCE-PRESSE DUBAI \u2014 Le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui a revendiqué l'attentat qui a fait mercredi 10 morts parmi les recrues de la Garde nationale irakienne à Ana, à 260 km à l'ouest de Bagdad, tandis que la Grande-Bretagne était sous le choc hier de l'annonce de la mort de Kenneth Bigley, décapité par ses ravisseurs en Irak.« Un des lionceaux de la Brigade des candidats au martyre, relevant du groupe Tawhid wal jihad (Unicité et guerre sainte) a réussi à s'infiltrer parmi les membres de la prétendue défense civile mécréante (.), tuant plus de 40 d'entre eux à Ana », lit-on dans le communiqué attribué à l'islamiste jordanien, dont l'authenticité n'a pu être vérifiée.Al-Zarqaoui est considéré par les Américains comme le suspect no un dans une longue liste d'attentats meurtriers en Irak depuis la capture par les forces américaines de l'ancien président irakien Saddam Hussein en 2003.Mercredi, 10 recrues de la Garde nationale irakienne ont été tuées et 24 autres blessées dans un attentat suicide à la voiture piégée perpétré à Ana, avait indiqué la police irakienne.Au terme de trois semaines d'une attente éprouvante, la nouvelle de la mort de l'ingénieur britannique Kenneth Bigley, d'abord annoncée par la télévision Abu Dhabi TV puis confirmée par son frère Phil, a plongé ses proches et le pays tout entier dans l'affliction.« Aucun mot ne peut exprimer le martyre que je souffre depuis la mort de mon mari Ken », a déclaré Sombat Bigley à Bangkok, où elle vit.Kenneth Bigley, enlevé le 16 septembre à son domicile à Bagdad, était aux mains du groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui.Selon une vidéo reçue par Abu Dhabi TV et dont la presse britannique a donné hier une description, il a été décapité, comme l'avaient été ses deux collègues américains kidnappés en même temps que lui, après avoir été «condamné à la peine de mort » par un groupe d'hommes armés au visage masqué.Liverpool, sa ville natale du nordouest de l'Angleterre, a observé deux minutes de silence et les cloches de ses églises ont sonné 62 fois, pour marquer ses 62 ans.Ailleurs en Angleterre, des responsables musulmans de Birmingham (centre) ont ouvert un registre de condoléances et même la Fédération anglaise de football a fait un geste, en annonçant qu'une minute de silence serait observée hier à Manchester avant le début du match de qualifications au Mondial 2006 opposant l'Angleterre au Pays de Galles.Unanime pour rejeter les accusations selon lesquelles Tony Blair n'a pas fait assez pour sauver Kenneth Bigley, la presse britannique a toutefois relevé que sa mort constituait une nouvelle source d'embarras pour le premier ministre.Le gouvernement irakien pouvait faire valoir hier l'entente conclue avec le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr : en échange de la promesse d'une libération des détenus et d'une amnistie pour ses membres, le courant Sadr a accepté de rendre ses armes et de cesser ses attaques contre les forces américaines.Cet accord, dont les termes ont été confirmés à la presse par un responsable du courant à Sadr City, le grand quartier chiite de la capitale, doit encore être testé sur le terrain, a souligné un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sabah Kadhim.Pour empêcher que des violences ne compromettent la tenue des élections prévues en janvier 2005, les États-Unis essaient de trouver des États susceptibles d'envoyer des soldats en Irak, a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, à Bahreïn.Interrogé pour savoir si les États- Unis enverront des soldats supplémentaires, comme ils l'ont fait pour le scrutin en Afghanistan, il a répondu : « Si c'est approprié et que l'on en a besoin, évidemment, (une telle décision) serait sensée.» « Mais si d'autres pays viennent et prennent une partie de cette responsabilité, alors (l'envoi de troupes américaines supplémentaires) ne sera pas nécessaire », a-t-il dit.Sur le plan des violences, trois civils irakiens ont été tués et trois autres personnes blessées, dont un soldat de la Force multinationale, dans un tir de mortier à Bagdad.MONDE Qui est le plus grand président de l'histoire des États-Unis ?Àl'approche de l'élection présidentielle du 2 novembre, La Presse a demandé à quelques observateurs attentifs de choisir leur président préféré.Ces textes sont publiés dans cette page chaque dimanche.Thomas Jefferson «J'ai juré sur l'autel de Dieu une éternelle hostilité à toute forme de tyrannie exercée sur l'esprit humain.»\u2014Thomas Jefferson LE PLUSGRAND PRÉSIDENT FORUM STÉPHANE KELLY L'auteur est professeur de sociologie aucégep de Saint-Jérome et auteur de l'essai « Les Fins du Canada » (Boréal, 2001).Thomas Jefferson est, à mon avis, le plus grand président américain pour la raison suivante.Sans lui, il n'y aurait peut-être jamais eu la renaissance d'un idéal républicain à la fin du XVIIIe siècle.Avant la révolution américaine, la république était une idée un peu abstraite, associée à l'Antiquité.Elle semblait condamnée à tenir une place obscure et marginale dans les traités politiques.L'héritage légué par cet homme politique est impressionnant : la Déclaration d'indépendance, le statut de la liberté religieuse et le système d'instruction publique de l'État de la Virginie, l'Université de Virginie, le Parti démocrate.Cet apport à la vie civique américaine fut livré avant même qu'il accède à la présidence.En rédigeant la Déclaration, début juillet 1776, il n'avait pas le sentiment de produire un document exceptionnel.Il se contentait, humblement, de résumer la pensée de ses compatriotes.« Nous tenons ces vérités pour évidentes », spécifiait la Déclaration.À ce moment, Jefferson n'était pas encore républicain.Durant la Guerre d'indépendance, toutefois, il en vint à penser qu'une société égalitaire ne pouvait reposer sur un fondement monarchique.Il ne fallait pas seulement se débarrasser du roi, mais aussi des institutions d'inspiration monarchiques.Jefferson distinguait deux tâches primordiales : d'abord la libération, puis l'institution de la liberté.La première pouvait à la limite se faire dans un cadre monarchique ; la seconde exigeait la constitution d'une nouvelle forme de gouvernement, la république.Il conseilla néanmoins la prudence à ses amis français lors de son séjour dans la France prérévolutionnaire.Vantant souvent la France, « sa supériorité et son caractère parmi les nations du globe », il pensait qu'elle n'était pas mûre pour une révolution politique.« Notre liberté a été conquise par le sang ; pour que la Liberté puisse prendre racine dans l'ancien monde, il faudra bien d'autres torrents.sur vingt millions de gens.il en est dix-neuf plus misérables, moins avantagés dans toutes les circonstances de la vie humaine que l'individu le plus visiblement infortuné des États-Unis entiers ».En dépit de ces réserves, il se révéla néanmoins un allié fidèle de la république française.Selon lui, l'échec des patriotes français entraînerait une réaction contre l'idéal républicain partout, y compris aux États-Unis.« Dans une république, écrit Machiavel, il y a deux partis : celui des grands et celui du peuple.Toutes les lois favorables à la liberté ne naissent que de leur opposition.» Après l'adoption de la Constitution, en 1787, ces deux partis apparaissent aux États-Unis : les fédéralistes, menés par John Adams et Alexander Hamilton; les démocrates, dirigés par Jefferson et James Madison.Entre 1787 et 1800, les fédéralistes s'assurent le contrôle de la présidence.Le parti du peuple ne semble pas voué à un bel avenir.La présidence de Jefferson, entre 1800 et 1808, change cependant la donne.Sa défense tenace des libertés populaires inaugure la domination des démocrates pour un demi-siècle.Sa présidence confirme un retour au populisme démocratique de l'ère révolutionnaire.Jefferson tolère les excès de la presse américaine, en cessant d'appliquer les Aliens and Sedition Acts.Adoptées par le président Adams, ces lois autorisaient le gouvernement à expulser « les individus dangereux pour la paix et la sécurité des États-Unis ».En matière économique, il se montre moins dépensier que ses prédécesseurs.Un gouvernement endetté, disait-il, devient esclave de ses créanciers.Par ailleurs, il adresse sous son règne de sévères critiques à la Cour suprême.Bien qu'il ait été l'inspirateur du Bill of Rights, ratifié en 1791, le président démocrate pense que le pouvoir judiciaire ne doit pas jouir d'une prépondérance à l'égard des pouvoirs exécutif et législatif.Sur la scène internationale, le président démocrate met fin à la position pro-britannique des fédéralistes dans le conflit opposant l'Angleterre à la France.Jefferson n'oublia jamais l'appui de cette dernière lors de la Guerre d'indépendance.Plus qu'aucun autre président, Jefferson jeta un regard lucide sur la démocratie américaine.Une crainte le hanta jusqu'à la fin de sa vie : l'esprit républicain de la nation survivra-t-il ?« Si jamais notre peuple devient inattentif aux affaires publiques, vous et moi, le Congrès, les Assemblées, juges et gouverneurs, seront changés en loups ».Cette inquiétude le portait à tenir des propos étonnants : « L'arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps, du sang des patriotes et des tyrans.C'est son engrais naturel.» Jugeant que c'était une « vanité de vouloir gouverner outre-tombe », il accordait à chaque génération le privilège de réévaluer les institutions.Il proposait même la révision périodique de la Constitution, aux périodes d'entrée en scène et de sortie des générations.Pourquoi s'avançait-il sur cette pente radicale?La Révolution, écrivait-il avec regrets, n'avait pas réussi à instituer un lieu où la liberté du peuple pouvait s'exercer.Les institutions nées de l'ère révolutionnaire étaient dirigées par les représentants du peuple.Pour se perpétuer, la grande république devait certes s'appuyer sur les États, mais aussi sur des « républiques élémentaires », plus sensibles aux aspirations populaires.Les hôtels de ville avaient joué un tel rôle durant la révolution.Mais les pères n'avaient pas intégré cette institution à la constitution de 1787.La tension créatrice entre le «parti des grands» et le « parti du peuple» se relâcha suite à la Seconde Guerre mondiale.De nombreux intellectuels américains, même chez les libéraux, tolèrent maintenant l'idée que les États-Unis doivent être un empire, plutôt qu'une république.Alexander Hamilton, pour qui le peuple était une « bête sauvage », avait cyniquement souhaité ce triste destin.Il reste que les inquiétudes de Jefferson, lucides et généreuses, sont toujours utiles à ceux qui sont restés fidèles au « parti du peuple ».Les inquiétudes de Jefferson sont toujours utilesàceux qui sont restés fidèles au« parti du peuple ».Les Canadiens votent Kerry Le Canada semble avoir toujours eu de meilleures relations avec les présidents démocrates Nous vous présentons ici un extrait du livre de Donald Cuccioletta et John Parisella, intitulé Élections Made in USA, publié la semaine dernière par Les Éditions La Presse.Bush ou Kerry, quel sera le choix de l'électorat américain ?Les conséquences du choix de l'un ou de l'autre comme président s'étendent bien au-delà des frontières des États-Unis.Plus que jamais, l'ensemble des nations de la planète, à la lumière des résultats de l'élection du 2 novembre 2004, pourra juger de la nature des liens que souhaitent entretenir les États-Unis avec la communauté internationale.N'oublions pas que ce sont les premières élections présidentielles depuis les événements du 11 septembre 2001 et depuis que les États- Unis sont en guerre en Afghanistan et en Irak.Nous ne pouvons demeurer des spectateurs indifférents.Le prochain président des États-Unis et notre nouveau premier ministre, Paul Martin, devront bâtir une relation harmonieuse, tout en ayant à discuter de sujets épineux comme les échanges commerciaux (le boeuf, le bois d'oeuvre, etc.), la sécurité et la guerre contre le terrorisme, la défense et le bouclier antimissiles, etc.Au fil des années, nos relations bilatérales, bien qu'elles furent généralement heureuses, n'ont cependant pas évolué de manière constante.Au tout début de la Confédération, les présidents américains démontrèrent de l'indifférence à notre endroit ou bien manifestèrent le désir d'annexer le Canada.Au XXe siècle, les deux pays se sont imposés sur le plan international, chacun à sa manière, avec sa propre « personnalité ».Au cours de la Seconde Guerre mondiale et par la suite, le Canada et les États-Unis furent des acteurs clés dans la reconstruction du monde et sur le plan diplomatique dans le contexte de la Guerre froide.L'histoire nous enseigne que le Canada semble avoir toujours eu de meilleures relations avec les présidents démocrates.Franklin D.Roosevelt (1933- 1945), Jimmy Carter (1977-1981) et Bill Clinton (1993-2001) avaient tous une relation étroite avec leurs homologues canadiens.Par contre, il faut être honnête et reconnaître aussi le caractère exceptionnel de la relation entre le premier ministre Brian Mulroney et les présidents républ i c a i ns Rona l d Re a g an (1981-1989) et George Bush père (1989-1993), ce qui a permis au Canada de conclure le très important Accord de libre-échange (ALE) qui a lancé la négociation sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Bill Clinton, un démocrate, et Jean Chrétien ont complété le processus par la suite.Nos relations bilatérales sont plus étroites lorsque les présidents américains sont intéressés par leur voisin du Nord, ont une certaine connaissance du Canada et réussissent à développer une relation personnelle amicale avec notre premier ministre.En contrepartie, nos dirigeants connaissent très bien les États-Unis et leurs intérêts.La relation entre Franklin D.Roosevelt et Mackenzie King représente la meilleure illustration de relations bilatérales bénéfiques et fructueuses.Comme exemples plus récents de relations bilatérales plus difficiles, il y a celles qui se sont établies entre J.F.Kennedy (1961-1963) et John Diefenbaker, entre Lyndon B.Johnson (1963-1969) et Lester B.Pearson ainsi qu'entre Richard Nixon (1969-1974) et Pierre Elliott Trudeau.Les relations, quoique bonnes au départ, entre George W.Bush et Jean Chrétien se sont terminées sur une fausse note en raison surtout de la guerre en Irak.Un sondage effectué par Léger Marketing en août 2004 révèle une forte préférence au Canada pour l'élection du sénateur John Kerry (61 % pour Kerry, 16% pour Bush et 23% sans opinion).L'impopularité de George W.Bush est demeurée constante au Canada, tout comme dans plusieurs pays d'Europe.Pourquoi les Canadiens préfèrentils John Kerry ?Il y a plusieurs raisons.Premièrement, depuis Franklin D.Roosevelt, l'héritage démocrate et les programmes sociaux à l'américaine touchent davantage les Canadiens.Les programmes sociaux forts, les gouvernements actifs sur le plan social et les enjeux relatifs aux chartes des droits trouvent un bon écho chez nous.Deuxièmement, la perception que George W.Bush a une vision unilatérale des relations internationales et qu'il considère avec peu d'égards ce que le reste du monde pense nuit à son capital de sympathie auprès des Canadiens.(.) .ÉTATS-UNIS ÉLECTIONS THOMAS JEFFERSON > Né en 1743, en Virginie.>Àl'âge de 33 ans, rédige la Déclaration d'indépendance.> Ambassadeur des États-Unis en France en 1785 à 1789.> Secrétaire d'État dans le cabinet de George Washington.Il démissionne en 1793.> Prend la tête du Parti républicain.Il défend l'autonomie des États contre les tendances centralisatrices.> Vice-président des États-Unis en 1797.> Président de 1801 à 1809.C'est sous son autorité que les États-Unis achètent la Louisiane à la France en 1803.> La même année, il charge le capitaine Meriwether Lewis et William Clark d'explorer le continent jusqu'à l'Océan Pacifique.> Thomas Jefferon meurt en 1826. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Prudence! mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT La vigueur du marché de l'emploi au Canada en septembre aura pris tous les experts de court.Personne n'avait prévu une création aussi forte : l'économie canadienne a ajouté un total de 43 200 emplois le mois dernier, tous à temps plein.Même si cette excellente performance s'explique essentiellement par une poussée de l'embauche dans le secteur public, notamment du côté de l'éducation, il n'en demeure pas moins que le marché de l'emploi au Canada vient d'afficher une robuste croissance.Il y a véritablement lieu de se réjouir, mais sans vouloir jouer les trouble-fêtes, il ne faudrait pas non plus s'imaginer que l'économie canadienne va continuer encore longtemps sur cette lancée.Plusieurs nuages se profilent en effet à l'horizon.D'abord, malgré les déclarations d'Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, l'économie de nos voisins du Sud traverse actuellement une période creuse.L'emploi tarde toujours à prendre son envol.Les chiffres de septembre, publiés également vendredi, ont déçu.Seulement 96 000 emplois se sont ajoutés le mois dernier, en dessous des 150 000 anticipés.L'emploi dans le secteur du commerce de détail a reculé pour le troisième mois d'affilée.De toute évidence, les consommateurs américains font montre d'une plus grande retenue.Une tendance qui devrait se poursuivre dans les mois à venir compte tenu de la faiblesse du marché de l'emploi et de la forte poussée des prix du pétrole.Comme les dépenses de consommation représentent près des trois quart du PIB, on peut s'attendre à ce que la croissance de l'économie américaine ralentisse au quatrième trimestre.Comme l'économie canadienne est largement tributaire de la santé de l'économie de sa voisine américaine, il faut s'attendre à subir les contrecoups de ce ralentissement appréhendé.La flambée récente du prix du brut et l'incertitude entourant son évolution future est un autre des facteurs qui risquent d'assombrir notre horizon économique.Si les prix du pétrole se maintiennent à un niveau élevé, il est évident que la croissance de l'économie mondiale va en souffrir.Et le Canada, important exportateur de matières premières, bénéficie actuellement d'une robustesse de l'économie mondiale \u2014 le FMI prévoit un taux de croissance de 5% en 2004 \u2014 que l'on n'avait pas connue depuis 1976.Enfin, la hausse de notre dollar face au billet vert pourrait redevenir une source de préoccupation.Le huard a touché les 80 cents US vendredi et certains économistes estiment que sa remontée ne s'arrêtera pas là.Si notre secteur extérieur n'a pas véritablement souffert de la progression de notre devise, il pourrait en être autrement dans les mois à venir, d'autant plus si le rythme de croissance de l'économie mondiale descend d'un cran.Il ne s'agit pas ici de brosser un scénario-catastrophe, mais bien de rappeler que, malgré l'excellente performance de l'emploi au pays en septembre, la prudence demeure de mise.La Banque du Canada devra prendre note de ces facteurs de risque dans l'établissement de sa politique monétaire.Si tout indique qu'elle procédera à une deuxième hausse de taux à sa rencontre du 19 octobre prochain, rien ne l'obligera à faire de même en décembre.Selon le contexte, une pause pourrait s'avérer salutaire.Il ne faudrait pas s'imaginer que l'économie canadienne vacontinuer encore longtemps sur cette lancée.serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE La toute-puissance Les juges Charron et Abella auront plus d'influence sur la société canadienne que n'importe lequel politicien JEFFREY SIMPSON L'auteur est chroniqueur aux affaires nationales au journal The Globe and Mail.Deux nouvelles juges ont commencé à siéger à la Cour suprême du Canada la semaine dernière.Elles auront plus d'influence sur la société canadienne que presque chaque politicien aujourd'hui.Elles seront en poste jusqu'à ce qu'elles atteignent 75 ans, soit bien après que la plupart des politiciens d'aujourd'hui auront quitté la vie publique.Les deux nouvelles venues sont de l'Ontario : Louise Charron et Rosalie Abella.Leur nomination signifie que quatre des neuf juges de la Cour suprême sont des femmes.Les médias se sont particulièrement attardés sur ce fait au moment de leur nomination.(C'est une nomination qui s'est faite malgré les absurdes consultations inventées par Irwin Cotler, ministre de la Justice, qui avait mis sur pied un comité ad hoc de parlementaires.) Plus important que la question de sexe cependant, ces nominations illustrent à quel point la cour est devenue très, très libérale.La Cour suprême et la plupart des cours supérieures provinciales regorgent de chauds partisans d'interprétations libérales de la Charte canadienne des droits et libertés.Partout au Canada, les juges sont confortés par les sondages de l'opinion publique qui démontrent qu'on leur voue plus de respect qu'aux politiciens, que les tribunaux sont plus respectés que les législatures, et que la Charte est l'institution la plus populaire au pays.L'idée selon laquelle on devrait manifester une certaine déférence à l'égard du Parlement fédéral ou des législatures est une vue distinctement minoritaire parmi les juges.Les juges font une profession de foi factice envers cette idée, mais ils n'y croient pas vraiment.La nomination de Mme Charron était prévisible.Elle est intelligente, bilingue, solide, une juge qui a la réputation d'appliquer la loi sans inventer de nouvelles théories.Tous les acteurs dans les cercles juridiques ontariens s'attendaient à sa nomination.Toutefois, la nomination de Mme Abella a pris de court de nombreux observateurs de la scène juridique.Je connais de nombreux membres influents du barreau ontarien, en particulier à Toronto.Très peu d'entre eux avaient prévu sa nomination.Il y a au moins quatre juges de la Cour suprême de l'Ontario que les observateurs plaçaient avant elle.« Rosie », comme tout le monde surnomme la juge Abella, est une personne délicieuse, charmante, intelligente, drôle, aux solides connaissances.Elle a sans doute plus d'amis que tout autre citoyen de Toronto.Impossible de ne pas l'aimer.Mais elle a une forte philosophie qu'elle a exposée dans de nombreux discours et dans certaines décisions judiciaires.Sa philosophie est très, très libérale.Si elle était en politique, elle serait membre du NPD ou à l'extrême gauche du Parti libéral.Elle est, par exemple, l'auteure d'un rapport sur l'égalité de rémunération pour travail d'une valeur égale qui est subséquemment devenu loi fédérale, un concept d'une extrême complexité qui va bien au-delà de l'idée de salaire égal pour travail égal.On pense souvent que les nominations des juges ne comportent rien de politique.C'est une absurdité, comme le démontre la nomination de la juge Abella.Elle a fait campagne pour une nomination à la Cour suprême (ou plutôt, ses amis ont fait campagne pour elle) trois fois.Elle a perdu une campagne aux mains de Frank Iacobucci lorsque Brian Mulroney était premier ministre.Elle a perdu une autre campagne aux mains de Ian Binnie lorsque Jean Chrétien était premier ministre.Mais elle a gagné cette fois pour une foule de raisons.D'abord, c'est une amie de longue date du ministre de la Justice, Irwin Cotler.Ils ont été tous les deux actifs dans des organisations juives et sont des partisans convaincus des droits de la personne.Au lendemain des élections, les femmes du caucus libéral étaient mécontentes.Le premier ministre Martin avait nommé moins de femmes dans son cabinet que Jean Chrétien.La nomination de deux femmes juges était destinée à apaiser leur mécontentement.Par conséquent, la combinaison de l'amitié de M.Cutler, le mécontentement des femmes du caucus libéral et la détermination du Parti libéral de gouverner depuis la gauche dans un Parlement minoritaire ont créé les conditions propices à la nomination de Mme Abella.Mariage homosexuel Cette dernière et Mme Charron font leur entrée à la Cour au moment où se débat l'affaire du mariage homosexuel.Cette affaire, qui a donné lieu à des représentations la semaine dernière, a été renvoyée à la Cour par le gouvernement Martin.On peut prédire sans se tromper comment la Cour va trancher : les mariages homosexuels sont conformes à la Charte.Cinq tribunaux provinciaux se sont déjà prononcés en ce sens.Il est inconcevable que la Cour suprême n'aille pas dans la même direction.Bien sûr, le Parlement n'a rien à voir dans ce débat.Les tribunaux provinciaux ont déjà fait la loi, et non pas le Parlement.La seule façon dont le Parlement pourrait intervenir serait d'utiliser la clause nonobstant pour renverser une décision de la cour.Aucun parti n'a proposé d'avoir recours à cette clause.Alors, lorsque Stephen Harper, leader des conservateurs, qui s'oppose au mariage homosexuel, soutient que le Parlement, et non pas les tribunaux, devrait décider en la matière, il se trompe.En vertu de la Charte, les tribunaux, et non pas le Parlement, décident de ce qui est constitutionnel.Le Parlement n'a son mot à dire que s'il utilise la clause nonobstant.En d'autres mots, le Parlement pourrait voter à 308 à 0 contre le mariage homosexuel, si les tribunaux ont émis un avis contraire, ce sont les décisions des tribunaux, et non pas le vote parlementaire, qui deviendraient loi.Disposant de ce genre de pouvoir, la Cour suprême est devenue dans de nombreux aspects de la vie canadienne plus importante que le Parlement ou les législatures.C'est pourquoi Mmes Charron et Abella joueront un rôle beaucoup plus important dans l'orientation de l'avenir du Canada que la grande majorité des députés d'aujourd'hui ou même des ministres.La prière délocalisée mroy@lapresse.ca MARIO ROY La curiosité humaine est sans limite.L'imagination également, l'impact de ces deux qualités sur l'innovation étant considérable, comme nous l'ont appris des siècles de découvertes et de progrès.La semaine dernière, un certain nombre de prix Nobel ont été décernés à des personnalités choisies dans le monde de l'action en faveur de la paix, des sciences et des Lettres.Cependant, d'autres prix moins prestigieux ont été attribués à des personnalités moins prestigieuses elles aussi, mais dont on reconnaîtra peutêtre un jour la pleine contribution à la construction d'un avenir radieux et souriant pour le genre humain.Ce sont les prix « Ig Nobel », le préfixe faisant référence au fait que les génies récompensés sont malheureusement ignorés, remis annuellement depuis 1991.L'an 2003 avait été particulier en ce qu'un prix, décerné à titre posthume, avait honoré l'ensemble de l'oeuvre du maître-penseur ayant formulé en 1949 la loi portant son nom, Edward A.Murphy.Celui-ci avait alors dégagé une des règles les plus scrupuleusement respectées par l'Homme depuis la création.À savoir que, « s'il existe plusieurs méthodes pour faire quelque chose, et si l'une de ces méthodes peut conduire à la catastrophe, il se trouvera invariablement quelqu'un pour l'adopter ».(Des milliers de corollaires ont été déduits de la loi de Murphy, dont celui dit de la « tartine beurrée », laquelle, lorsque échappée, tombe toujours côté beurre sur le sol.) La cuvée 2004 est peut-être moins éclatante.Mais elle n'en contient pas moins quelques avancées appréciables.Un Canadien figure dans la liste des lauréats, puisqu'il a reçu le Ig Nobel de physique.Il s'agit de Ramesh Balasubramaniam, professeur à l'Université d'Ottawa.En compagnie d'un collègue américain, il a planché sur la mathématique impliquée dans les mouvements du hulahoop pour en dégager une série d'équations pouvant être utiles, semble- t-il, pour en connaître plus sur le fonctionnement du cerveau.Cependant, le Ig Nobel d'économie, attribué au Vatican, est certainement le prix signalant la plus audacieuse initiative qu'a connue la société au cours de l'année écoulée.Le Vatican a en effet élaboré un réseau d'échange permettant de.délocaliser la prière à partir d'un pays riche vers un pays en voie de développement, comme pour la fabrication d'objets de consommation ou les services de téléphonie.Le système apporte une solution au problème du manque de prêtres catholiques aux États-Unis, ainsi qu'au Canada et en Europe.Il détourne en effet vers l'Inde les demandes particulières de prière \u2014 pour un disparu, un malade, un pécheur ou autre.Moyennant finance, un prêtre indien célèbre une messe dédiée à la cause qu'on lui a soumise.Dans le seul diocèse d'Emakulam-Angamaly, 350 demandes de prière par mois sont ainsi honorées.Cela ouvre des perspectives qu'on ne peut certainement pas encore appréhender dans leur totalité.C'est en effet le monde de la spiritualité globale qui s'ouvre ainsi, près d'un demi- siècle après le village global imaginé par Mc Luhan.L'un étant peutêtre appelé à donner à l'autre une place boursière universelle de l'indulgence, de la miséricorde et du pardon.Ce qui est sans doute la chose dont l'humanité a le plus besoin en ces temps incertains.La Cour suprêmeest devenuedans de nombreux aspects de lavie canadienneplus importante que Lemonde de la spiritualité le Parlement ou les législatures.globale s'ouvre, 40ans après le village global de Marshall Mc Luhan. PATR ICK RYAN L'auteur demeureà Montréal.Vous êtes dans la vingtaine.Vous cherchez un endroit cool en ville pour sortir ou vous amuser avec votre gang.Soudain, vous tombez sur une publicité qui se lit comme suit: « le centre d'amusement ABC, 90 000 pieds carrés de pur plaisir! Amène ta gang ! ».Et vlan ! Le jupon dépasse : les promoteurs sont des vieux qui font semblant de parler le langage des jeunes.Comment ça se voit ?Eh, bien parce que, depuis 1971, tous les jeunes qui fréquentent l'école au Québec apprennent le système métrique au lieu du système impérial.Et que « 90 000 pieds carrés », ça sonne comme quand matante Gertrude nous dit qu'« elle a acheté son vin à la Commission des liqueurs » et non à la SAQ.Autre exemple : vous recherchez une poubelle parce que vous en avez assez que le chat du voisin défonce vos sacs verts sur votre balcon.Vous prenez une circulaire de Réno-Dépôt pour connaître les promotions et.surprise ! On vous propose des poubelles qui ont une capacité de 15, 27 ou 35.pintes ! Pardon?27 pintes, comme dans l'expression « passe-moi la pinte de lait » ?Il y a peu de temps, j'ai magasiné un cours de natation pour mon bébé.Au téléphone, la responsable d'un cours Aquabambin m'annonce fièrement que l'eau de la piscine est à 90 degrés.Spontanément, l'image qui me vient en tête, c'est une piscine où l'on ébouillante les bébés.Vision d'horreur?Non, simplement un problème de conversion spontanée qui ne se fait pas toujours.En fait, j'ignore ce qui se passe avec nous les Québécois.C'est comme si nous n'avions que la moitié de la capacité intellectuelle pour procéder à un quelconque changement.Sur la question constitutionnelle, on veut un Québec fort, avec pleins de pouvoirs, mais on se refuse à quitter le Canada.Dans le cas du système de mesure, on annonce la température extérieure en Celcius, mais celle des piscines en Farenheit.Est-ce si difficile de continuer dans le sens du métrique ?J'ai compris qu'une planche de 2 par 4 (qui ne mesure pas 2 pouces par 4 pouces par ailleurs !) tient à la fois du folklore que de notre marché commun avec les États- Unis avec qui nous voulons continuer de transiger notre bois, même si eux n'en veulent pas (mais ça, c'est une autre histoire).Mais de là à annoncer une poubelle qui se vend sur le marché québécois en pintes et non en litres, ça me dépasse.Je n'ai peut-être simplement pas compris que les producteurs de la circulaire de Réno-Dépôt s'adressent à la clientèle moyenne de cet établissement et que le client moyen de Réno-Dépôt a 82 ans, n'a qu'une troisième année B et qu'il ne sait pas ce que veut dire 1 litre.33 ans après que le métrique est devenu la mesure officielle au Canada.Que fait-on ?On revient aux mesures impériales, on change pour de bon en faveur des mesures métriques.ou on poursuit le ministre de l'Éducation parce qu'il persiste à enseigner un langage de mesure aussi utile au Québec que le japonais ! À VOTRE TOUR Défouloir collectif LETTREDE LA SEMAINE GUY FERLAND L'auteur habiteà Boucherville.Depuis plus de 15 ans, j'observe la façon de conduire de mes concitoyens et je ne peux m'empêcher de penser que celle-ci traduit assez fidèlement le comportement des conducteurs dans leur vie personnelle.Et si respecter les règles de la conduite automobile, le Code de la route et les autres automobilistes qui partagent une même voie publique révèlent la capacité des conducteurs à respecter les lois dans la vie quotidienne, les codes de politesse ainsi que les autres contraintes qui font partie de la vie, nous sommes dans un cul-de-sac.Palmarès peu enviable ! Pour illustrer ce constat simple, voici un petit palmarès personnel des violations au Code de la route les plus communément observables, qui traduisent peut-être des aspects de la personnalité profonde des Québécois.Premièrement, la limite de vitesse ! Qui respecte encore ces indications saugrenues du maximum de 100 km/h sur les autoroutes ?Presque personne.C'est devenu une blague.Seuls les mononcles, les peureux et les vieux observent cette loi affichée à la grandeur de la province.Pour presque tout le monde, il s'agit d'un minimum.On dirait que tous les citoyens veulent transgresser au moins une loi dans leur vie sans se faire punir nécessairement.Et les limites de vitesse servent justement de défouloir collectif, car on sait d'avance qu'on ne se fera pas prendre en flagrant délit, pour peu qu'on prenne garde aux autos de police.Comme disait un juge célèbre à propos des lois : les limites de vitesse sont là pour être transgressées, tant qu'on ne se fait pas arrêter ! Deuxièmement, pour la majorité des conducteurs, les clignotants semblent une option d'urgence à utiliser seulement quand on veut changer de voie subitement en coupant le chemin de celui qui conserve la sienne.Les clignotants indiquent alors clairement aux autres conducteurs que celui qui les a miraculeusement utilisés va entreprendre une manoeuvre dangereuse.Tant pis pour l'imprudent ! Est-ce que, dans la vie quotidienne, on communique mieux ?Est-ce que, dans la vie professionnelle et familiale, on se soucie de ceux qu'on écarte de la route ?Tasse-toi mononcle, disait si bien une publicité.Tant pis pour les autres, si on peut accéder aux premières places ! Troisièmement, comment garder ses distances et éviter les accrochages multiples quand on colle les autres aux fesses ?Comme Charlebois le chantait si bien, ici au Québec tout commence par un Q et finit par un bec.Sauf que, à force de vouloir frotter l'arrière-train des voitures qui précèdent, tout commence par un Q sur les routes du Québec pour finir par une collision assurée.Quatrièmement, suivre une voie unique, sans dépasser et zigzaguer, cela semble au-dessus des forces de tout un chacun.C'est comme si les autres automobilistes représentaient des obstacles à franchir sur la route.Il faut absolument déjouer les adversaires de la voie publique Seraient-ce les montées à l'emporte- pièce de Maurice Richard qui inspirent la conduite automobile des Québécois ?Ou est-ce que cela traduit plutôt une impatience généralisée ?Un désir profond de changements continuels dans la vie quotidienne ?Ou encore une incapacité à trouver sa voie, son orientation dans la vie et à respecter celle des autres ?Je sais bien qu'ailleurs, en France ou en Italie par exemple, la conduite automobile est aussi approximative et provoque encore plus de catastrophes.Cela ne justifie rien ici.Mais qu'est-ce qui pousse les citoyens ordinaires à devenir de véritables dangers publics au volant ?Serions-nous tous des Docteur Jekyll et Mister Hyde ?Les voitures serviraient-elles de révélatrices de la personnalité profonde des conducteurs qui se défoulent au volant de tous les compromis qu'ils doivent faire dans leur vie professionnelle et familiale ?D'ailleurs, faites un test parmi votre entourage.Combien y a-t-il de personnes qui conduisent depuis plus de dix ans quotidiennement et qui n'ont jamais eu d'accrochage ou de contravention ?Le résultat devrait vous indiquer assez clairement le nombre de personnes de votre entourage qui respectent les lois et les autres, les téméraires.et aussi quelques chanceux.Ainsi, lorsqu'on se promène sur les routes au Québec, on s'expose à tous les dangers et on ne peut que se demander : à quand des cours de civisme sur les routes, et dans la société en général ?.Àtitre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Ferland recevra une copie laminée de cette page.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Guy Ferland n'en revient tout simplement pas du comportement des automobilistes québécois.Poursuivons le ministère de l'Éducation! «90000 pieds carrés de pur plaisir».Trouvez l'erreur dans cet énoncé llllll En vacances, mais pas con! La bourde de Loto-Québec MAURICE NANTEL L'auteur est Montréalais.Un p'tit deux sur le match de hockey de votre junior, un cinq sur la volonté de maigrir de ma perruche, un gros dix sur les résultats de la course en fauteuils roulants des gens âgés du voisinage, tant qu'à y être.Vraiment n'importe quoi, n'importe quelle activité susceptible d'être squattée jusqu'au trognon pourvu qu'il ait une piastre à faire là.Loto- Québec ne sent même pas le besoin, encore moins le devoir, de demander la permission à une ligue de juniors pour parier sur ses matchs.C'est dire toute l'arrogance et la façon dont ces gens-là pensent et se comportent derrière les portes closes.Déjà qu'il n'y a plus de programme national pour prévenir la dépendance aux jeux de hasard et d'argent dans nos écoles, que des gamins se taxent les uns les autres dans les cours de récré pour s'approprier les gratteux des plus faibles, qu'on sait que l'incidence pour le jeu compulsif est doublé chez les ados ; fallait-il en plus ouvrir les paris sur des matchs de hockey d'enfants ?Allo ?Loto-Québec a battu en retraite à toute vitesse sur sa dernière bourde, mais seulement à cause de la grogne des citoyens.En entrevue, le relationniste de Loto-Québec s'est même permis la perle suivante : « De toute façon, quand Loto-Québec choisit d'intégrer un sport à sa grille, elle n'a pas de permission à demander à qui que ce soit.» Rassurant, n'est-ce pas ?Et les listes d'attente pour les chirurgies, vous y avez pensé à ce marché- là, monsieur Roy ?Un p'tit deux sur le temps que ça prend pour les remplacements de hanches c.les greffes de poumons, voyez le topo ?La preuve est maintenant faite par A+B que notre société d'État se fiche éperdument de toute considération autre que le sacro-saint cash-flow.C'est la seule et unique donne qui stimule leur créativité.On a compris que le principal mandat de la société d'État était de renflouer les coffres de la province, mais jusqu'où et à quel prix ?Vous conviendrez avec moi, monsieur le ministre des Finances, qu'on est en droit de se poser de sérieuses questions.À moins que, oui oui, c'est ça, je viens d'allumer.Ce que je peux être bête des fois.Ça doit faire parti du plan stratégique Briller parmi les meilleurs.Doutez-vous encore, monsieur Séguin, qu'un grand ménage s'impose parmi vos amis ?SOLANGE CHALVIN L'auteure habiteà Montréal.Il y a de plus en plus de retraités, de randonneurs, de jeunes professionnels qui choisissent septembre et octobre pour prendre des vacances, sans compter les touristes français et étrangers avides des belles couleurs automnales du Québec.Il y a longtemps que les aubergistes l'ont compris ainsi que les propriétaires de tables champêtres.Les établissements sont ouverts et nécessitent même des réservations.Il en va de même de l'agroalimentaire.Nous pouvons trouver et déguster autant de vins, fromages, confitures que nous le désirons.Les produits rivalisent de qualité et les fournisseurs sont de plus en plus fiers et renseignés sur la valeur de leurs produits.Lors d'un séjour récent dans la région de Kamouraska, de Charlevoix et de la Beauce, nous nous sommes butés partout à des portes closes quand nous avons voulu connaître la petite histoire de tel manoir, telle église, telle seigneurie.Les gens du pays nous répondaient inlassablement que le manque de personnel était la cause principale de la fermeture de ces établissements patrimoniaux dès la fête du Travail.Les jeunes étaient retournés à l'école ou à l'université et il n'y avait plus personne pour expliquer aux visiteurs la petite histoire du manoir Taschereau, de la maison Lacroix ou des belles églises qui sillonnaient notre route.Pourquoi ne pas offrir la formation nécessaire à des retraités de ces villages qui prendraient la relève des jeunes, l'automne venu ?Le comédien Paul Hébert rappelait récemment « qu'il n'y a pas que le produit qui compte : la continuité est une valeur autrement plus importante.Nos racines sont peu profondes, il faut les nourrir ».Il en est ainsi du tourisme.Pour continuer à sillonner le Québec, il ne nous suffit plus de bien dormir dans des maisons de villages transformées en « gîtes du passant » et de goûter aux spécialités régionales, nous exigeons maintenant la transmission de la culture, la redécouverte de notre patrimoine, et de ceux et celles qui l'ont bâti. 3244848A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN «Il n'est jamais revenu de forêt.De vivre avec les arbres, il en est devenu un.» \u2014Félix Leclerc, Le Calepin d'un flâneur, 1961 «Notre succès individuel dépend de notre succès collectif.On fonctionne avec des règles strictes de déontologie.La forêt appartient à tout le monde, mais on ne doit pas oublier ceux qui en vivent: une centaine de villages au Québec, un million de personnes au Canada.» ANNE RICHER aymond Royer, lui, vit comme nous dans un pays de 9 millions d'hectares de forêts.Des arbres à perte de vue! Même si le siège social de Domtar est situé en plein coeur de Montréal, son président et chef de la direction survole régulièrement les 400 000 hectares exploités par Domtar, il prend la mesure de l'entreprise, rencontre son monde.Plus que tout, sans doute, nanti d'un leadership «catalyseur», comme il se décrit lui-même, il écoute les besoins exprimés.Cela aussi fait partie de la politique de l'entreprise.C'est ainsi que, le 5 août dernier, on annonçait la cession d'une propriété de la société, 4000 hectares situés danslemassifdesmonts Sutton, au groupe Con-servation de la nature, ce qui en fait désormais la plus grande aire naturelle protégée privée à l'estdupays.«Cegestenovateur est unmodèle de responsabilité sociale et environnementale dont d'autres entreprises pourraient s'inspirer», a déclaré à cette occasion Jean Paré, président du conseil d'administration de Conservation de la nature.Pour cette action concrète visant la protection de nos forêts, de la faune et de la flore pour les générations futures, La Presse accorde à Raymond Royer le titre de Personnalité de la semaine.Le pin blanc Lorsqu'ilestarrivéà Domtar, le3septembre 1996, on lui a remis des pousses de pin blanc, qu'il s'est empressé de planter sur son terrain, chez lui.«Le plus haut mesure au moins cinq pieds, aujourd'hui», dit-il en illustrant la hauteur de l'arbre avec la main.Il s'anime et devient intarissable lorsqu'il s'agit d'expliquer la philosophie de l'entreprise qu'il préside, de l'orientation qu'il souhaite conséquente et de sa vision à long terme.«En six ans, on a triplé notre chiffre d'affaires.» Ce ne serait toutefois pas tant en coupant plus d'arbres qu'en exportant davantage afin, dit-il, d'assurer notre qualité de vie en biens et services.«Un quart de 1% de la forêt au pays est coupé chaque année.La perte de la forêt à cause des insectes et des incendies est de l'ordre de un demi de 1%.» On sent qu'il veut que l'on comprenne bien que Domtar est une entreprisede 11000 employés consciente de ses responsabilités: «Notre succès individuel dépend de notre succès collectif.On fonctionne avec des règles strictes de déontologie.La forêt appartient à tout le monde, mais on ne doit pas oublier ceux qui en vivent: une centaine de villages au Québec, unmillion de personnes au Canada.» Des outils Legestionnaireestnéetavécuà Sherbrooke, ausein d'une population égale d'anglophones et de francophones.Son père, plombier, du coeur à l'ouvrage, avait 10 bouches à nourrir.Le jeune Raymond Royer se rend compte que si les francophones veulent réussir en affaires il leur faut des outils semblables, sinon supérieurs.Alors il étudie.Maîtriseencommerce, licenceendroit, maîtrise en sciences comptables.Les résultats ne se font pasattendre.«J'ai toujourseudesemplois qui m'ont fait grandir», reconnaît-il.Et ce rêve que les francophones pouvaient aussi bien réussir l'a animé toute sa vie.Maurice Richarda été son héros d'enfance.Plus tard, Gandhi l'a remplacé.«Sa détermination m'a beaucoup inspiré.Sa vision, le courage d'aller là où il faut aller même si on sort des sentiers battus.» Raymond Royer est un bon ami; il n'en attend pas moins des siens, de qui il espère la franchise, «l'heure juste, même si de temps en temps ils doivent m'écraser le nez», dit-il en riant.Sa famille, ses trois enfants, est un lieu sacré d'intimité et de ressourcement.C'est surtout le sport qui les réunit.Quand on sait que Raymond Royer a été champion de tennis, on ne peut pas s'étonner qu'il y ait un court chez lui.De temps à autre, l'homme, qui n'est pas un contemplatif, a besoin de se retrouver dans un endroit propice, seul avec lui-même, pour réfléchir.La forêt est-elle d'un grand secours?Oui et non, semble-t-il.«Quand on arrive en forêt, c'est le calme, la solitude?Si on écoute bien, on se retrouve dans un lieu de batailles infernales, où chacun des prédateurs attend l'autre.» Et il ne parlait pas des autres lieux en ce monde.PHOTO CP PHOTO ROBERT NADON, LA PRESSE© Raymond Royer "]
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