La presse, 14 novembre 2004, B. Actuel santé
[" Savourez le magazine Ricardo EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT MENUS INSPIRANTS FILL147 À TIRE D'AILE TOUI, TOUI.PAGE 8 ACTUEL SANTÉ NUTRITION MONBÉBÉ BOIT-IL TROPD'EAU?PAGE 4 PHOTO SÉBASTIEN LAROSE, COLLABORATION SPÉCIALE© \u203a Voir COEUR en page 2 AUTRES TEXTES EN PAGES 2 ET 3 homme a le souffle court.Son visage fouetté par la poudreuse, il lutte contre la fatigue, des larmes coulent sur ses joues à cause de la morsure du froid.Tout en haut, le vent fend l'air et s'abat sur une arête, un couloir étroit dans lequel il lui faut marcher, où seul son piolet enfoncé dans la glace lui permet de ne pas glisser dans le vide.Puis le soleil dissipe le brouillard et apparaît un ciel azur.Enfin le sommet, cette cime enneigée, le toit de l'Europe, le mont Blanc, son rêve.Nous sommes le 22 juin 2003, à l'aube.Sylvain Bédard se laisse tomber sur les genoux et embrasse la neige.Pas à pas, souvent avec douleur, il vient de vaincre cette montagne de 4808 mètres d'altitude.Son coeur encore tout neuf, battant fort dans sa poitrine, lui rappelle que trois ans plutôt il était à l'article de la mort, sur une table d'opération à subir une transplantation cardiaque.Tout au long de son ascension, il gardait sur lui une photographie, son ange gardien, son inspiration en quelque sorte.La photo de sa soeur Céline, morte subitement à l'âge de 18 ans alors qu'elle rentrait de faire son jogging.L'autopsie a démontré qu'elle souffrait de cardiomyopathie, une maladie héréditaire.Quelques semaines plus tard, après une série de tests auxquels s'étaient soumis également ses cinq frères et soeurs, Sylvain, le petit dernier de la famille, apprenait qu'il était lui aussi atteint de la maladie.Il avait 12 ans.Aujourd'hui, le petit Bédard est un grand gaillard de 36 ans.Dans sa maison nouvellement construite à Longueuil, les enfants ont enfilé leur pyjama.Léonard, Ulysse, Salomon, Auguste et Isaac sont dans le haut de l'escalier.Leur mère, Marie Portelance, fait les présentations.Les cinq têtes aux cheveux châtains, qui ont entre 2 et 12 ans, affichent un sourire tendre.Leur père explique qu'il a poncé les marches de l'escalier lui-même, qu'il reste encore à appliquer une couche de vernis.Il dit aux petits de faire attention de ne pas glisser.Parcours de survivant Pour les enfants, l'ascension de leur père n'a rien d'un exploit.Pourtant, Sylvain a un parcours de survivant.Pendant 20 ans, de 12 à 32 ans, il a combattu sa maladie, repoussant les limites et les pronostics des médecins.Accro du sport, il a dû faire une croix sur le hockey et le soccer durant cette période afin d'économiser ses forces.Sauf que c'était mal le connaître.Dans sa tête, il courait, grimpait, pédalait et se disait constamment qu'un jour il pourrait se rattraper.Il s'était retroussé les manches en se disant qu'il n'aurait pas le même destin que sa soeur.«Après m'avoir expliqué que le seul moyen de me guérir était une greffe, mon médecin m'a dit qu'on allait faire des essais, qu'on reparlerait de tout ça, année après année.Ce jour-là, j'ai compris que je venais de signer un contrat avec mon médecin mais aussi avec la vie.À partir de ce moment, je suis devenu un opportuniste de la vie.Depuis ce jour, je tire profit de chaque occasion», explique-t-il, soulignant qu'il n'a surtout rien d'un motivateur prônant une recette de vie gagnante.Sylvain Bédard a 36 ans, cinq enfants et un coeur neuf.Frappé par une maladie héréditaire diagnostiquée quand il avait 12 ans, il vit depuis quatre ans avec le coeur d'un autre et il lui rend honneur en faisant de l'escalade.Après le mont Blanc, il s'attaque cette année à un volcan bolivien.Voici son histoire.SARA CHAMPAGNE GRIMPÉEDU COEUR L' Sylvain Bédard, 36 ans, est un greffé du coeur qui grimpe des montagnes.Après le mont Blanc, il se prépare maintenant avec une équipe commanditée par la société pharmaceutique Merck Frosst (dont trois cardiologues qui vont faire de la recherche durant l'expédition) à gravir la plus haute montagne de Bolivie.La semaine dernière, il est allé s'entraîner au New Hampshire, où on le voit ici. ACTUEL SANTÉ Une escalade de 1700 mètres avec un coeur neuf SARA CHAMPAGNE Greffé du coeur il y a quatre ans, Sylvain Bédard va tenter d'établir un record mondial au cours des prochaines semaines.Le Québécois de 36 ans se lancera à l'assaut du plus haut sommet de la Bolivie, le volcan Sajama, d'une hauteur de 6522 mètres.Ce père de cinq enfants, qui n'en est pas à son premier exploit, a déjà gravi le mont Blanc dans les Alpes françaises, couru le 100 mètres au Jeux mondiaux des greffés et gagné huit médailles aux Jeux canadiens des greffés.Le 18 novembre prochain, avec Dave Smith, un greffé du rein d'Edmonton, il quittera Montréal afin d'accomplir l'expédition baptisée Merck Frosst Bolivia 6000.La Presse suivra les deux greffés, pas à pas, et vous racontera toutes les étapes de cette aventure en bordure de la frontière chilienne, qui prendra fin le 8 décembre.Les deux compagnons seront accompagnés d'une équipe médicale multidisciplinaire formée de trois cardiologues, dont le Dr Michel White de l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), le Dr Yves Tessier de l'hôpital Saint-Sacrement de Québec, la Dre Heather Ross, présidente de l'Association canadienne de transplantation, et un pharmacien de chez Merck Frosst, Sébastien Morin.Quatre guides, trois photographes et un cameraman seront également de l'expédition, ce qui permettra la retransmission de certaines images sur Cyberpresse.Au delà du grand défi que représente le volcan Sajama, en raison de son sol capricieux, de son dénivelé de 1700 mètres et de son altitude, les deux hommes espèrent démontrer qu'il est possible d'avoir une vie remplie après une transplantation et donner espoir aux gens en attente d'une greffe.L'équipe médicale désire sensibiliser la population à l'importance de la signature de la carte de don d'organes.Ami de longue date de Sylvain Bédard, le cardiologue de l'ICM Michel White profitera de l'expédition pour mener une recherche médicale descriptive sur les effets de l'altitude sur un greffé.Pour ce faire, il effectuera un monitorage constant de l'état de santé de son ami, qui devra se soumettre régulièrement à divers tests et à deux prises de sang par jour.Grâce à un moniteur polaire ressemblant à s'y méprendre à une montre-bracelet, le cardiologue pourra mesurer le taux de saturation, (quantité d'oxygène dans le sang), les fréquences cardiaques et vérifier constamment la tension artérielle du greffé.Son système thermogénique (système d'adaptation au froid) sera aussi surveillé de près.« Personne à ce jour n'a documenté les effets de l'altitude sur un greffé du coeur.Sur certains points, Sylvain Bédard est peut-être avantagé en altitude.Il est un cas particulier parce que son coeur est dénervuré, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de nerfs qui y sont rattachés.Dans son cas, ce sont donc des hormones de stress, les cathécolamines, qui, lorsque sécrétées, font accélérer les battements de son coeur », explique le Dr White.Concrètement, cela veut dire que lorsque Sylvain Bédard est soumis à l'effort, son rythme cardiaque prend parfois plus de 10 minutes avant d'accélérer.Le phénomène inverse se produit lorsqu'il se met au repos.Le greffé devra donc gravir le volcan Sajama très lentement, en prenant des pauses fréquentes mais de courte durée.« Je suis tout un numéro », concède le principal intéressé.Sylvain Bédard ne pense jamais à se plaindre, même quand il parle des 18 pilules qu'il doit avaler quotidiennement pour affaiblir son système immunitaire afin d'éviter le rejet de son coeur.Il souligne qu'au début d'une ascension, la forme physique est importante à 75 %.Mais qu'une fois en haute altitude, la volonté devient le facteur de réussite à 75%.« Pour moi c'est assez simple : quand c'est difficile, je me dis que ça ne peut pas être pire qu'une salle d'urgence, et je repars », lance-t-il.À moins de quatre jours du départ, toute l'équipe dit avoir bon espoir d'atteindre le sommet.Et comme le souligne Sylvain Bédard, « être en vie constitue déjà une victoire ».PHOTO SÉBASTIEN LAROSE, COLLABORATION SPÉCIALE L'équipe qui va gravir le volcan Sajama en Bolivie.De gauche à droite : Dave Smith, un greffé du rein d'Edmonton, Sylvain Bédard, greffé du coeur, le D r Michel White, cardiologue à l'Institut de cardiologie de Montréal, la Dre Heather Ross, cardiologue au Toronto General Hospital, le Dr Yves Tessier, cardiologue à l'Hôpital Saint-Sacrement de Québec.Sébastien Morin, pharmacien et associé en sciences de la santé chez Merck Frosst sera aussi de la partie mais n'était pas à l'entraînement (donc pas sur cette photo), le week-end dernier, au New Hampshire.Beaucoup de candidats à la Le volcan Sajama greffe meurent en attendant SARA CHAMPAGNE Sylvain Bédard et son équipe vont emprunter la route normale pour atteindre le sommet du volcan Sajama, c'est-à-dire l'arête nord-ouest.Jusqu'au campement qui se trouve à environ 4650 mètres d'altitude, ils marcheront sur un sentier assez bien balisé.Après avoir séjourné au camp de base, l'expédition va se corser.L'équipe va s'engager sur une épaule rocheuse, puis traverser des champs de roche pour aboutir sur une pente très instable (environ 40 degrés d'inclinaison).Ils arriveront alors à un camp de base situé à environ 5650 mètres, exposé à des vents violents et possiblement à de la poudreuse.Finalement, et c'est ce qu'on appelle la partie technique de l'ascension, les marcheurs parviendront à la dernière section, la portion glacier du mont Sajama.Ils devront passer sur une arête exposée à un vide d'environ 150 mètres.Ensuite viendra la pente la plus raide de l'ascension : 60 mètres avec une inclinaison maximale de 50 à 55 degrés.Les aventuriers vont installer des cordées pour la dernière portion, une crête exposée à des rafales.Si tout va bien, l'équipe devrait franchir cette étape en 12 heures et atteindre le sommet tant convoité.LE VOLCAN SAJAMA Dénivelé : 1700 m Coordonnées : 18.1 S, 68.9 O Élévation : 21 391 pieds (6522 mètres) SARA CHAMPAGNE Sylvain Bédard le sait et se le répète chaque jour, il fait partie des chanceux qui ont pu recevoir un coeur à temps, malgré une attente d'un an et demi.Si le taux de survie des patients à la suite d'une première transplantation cardiaque a grimpé en flèche depuis le milieu des années 90 (de 72%à 78 %), la pilule est plus difficile à avaler quand on examine le nombre de personnes qui meurent en attente d'une greffe au Canada.Triste constat.Depuis 10 ans, entre 30 et 50 personnes meurent chaque année avant même de pouvoir espérer survivre à une transplantation cardiaque.De ce nombre, une personne sur cinq est un enfant.En 2003, 157 Canadiens ont reçu un nouveau coeur, mais 131 patients étaient toujours en attente à la fin de l'année et 30 personnes sont décédées avant de subir une transplantation.De ce nombre, 11 patients étaient québécois, selon des données fournies pas l'Institut canadien d'information sur la santé, (ICIS).Toujours au Québec, on apprend que 47 patients ont reçu une transplantation cardiaque en 2003, contre 27 personnes qui étaient toujours sur une liste d'attente à la fin de l'année.La province arrive au deuxième rang pour le nombre de greffés du coeur, après l'Ontario.La pénurie de donneurs et leur vieillissement expliquent ce taux de décès qui reste sensiblement le même, année après année, estime un chirurgien cardiaque et conseiller à l'ICIS, le Dr Vivek Rao.« En premier lieu, il y a un nombre insuffisant de petits coeurspour les enfants qui ont besoin d'une transplantation.Puis, il existe moins de coeurs répondant aux critères médicaux des adultes en attente d'un nouveau coeur », explique M.Rao.Au Canada, on compte entre 13 et 15 donneurs d'organes par million d'habitants.C'est peu comparativement aux États-Unis, où le taux est de 18 à 22 donneurs par million d'habitants.Résultat : 33 transplantations du coeur pratiquées entre 2002 et 2003 ont été effectuées avec des coeurs américains, ce qui veut dire 10% de toutes les transplantations effectuées au pays.Selon le dernier sondage mené par Environics, pour Santé Canada, 90 % des Canadiens se disent favorables au don d'organes mais seulement 46 % d'entre eux signent leur carte de consentement.« On n'insistera jamais assez sur l'importance du don d'organes, mais aussi sur la prévention, croit le Dr White de l'Institut de cardiologie de Montréal, qui prendra part à l'expédition d'alpinisme de Sylvain Bédard, en Bolivie.Nous voulons montrer l'exemple en allant en Bolivie, et sensibiliser les gens à l'importance de l'exercice physique pour prévenir les maladies cardiaques.COEUR suite de la page 1 « Certains commentaires m'ont piqué au vif.Comme le jour où un médecin a dit à mon père de m'éduquer, mais de ne pas se faire d'idée, que je ne pourrais probablement jamais travailler.» Sylvain Bédard s'est fait un point d'honneur de vivre chaque jour comme si c'était le dernier, de ne jamais oublier le passé.« Si j'oublie, battez-moi », dit-il dans un éclat de rire.Une boutade qui fait sourire sa conjointe, Marie, qui l'accompagne depuis plus de 12 ans et partage sa fougue.Le couple s'est rencontré à l'École nationale de théâtre du Canada où tous les deux étaient étudiants.À peine quelques semaines plus tard, la jeune femme est devenue enceinte de leur premier enfant.«On peut parler d'une rencontre d'âme à âme », souligne-t-elle.Jamais elle n'a voulu douter, jamais elle n'a reculé devant la maladie de son compagnon, même si lui avait des craintes à l'idée de fonder une famille.« La famille, c'était mon rêve, un incontournable, mon.mont Blanc.Quand je suis devenue enceinte, je lui ai expliqué que nous allions traverser le pont une fois rendus.Je n'ai jamais voulu m'arrêter et penser à la mort », dit-elle en regardant tendrement Sylvain.« Il y a des choses comme ça que même la médecine ne comprend pas », dit-il.Attente d'un an et demi Le couple a vécu des moments difficiles : l'attente de la greffe, qui a duré un an et demi, la transplantation et la réadaptation.Sylvain était directeur technique au Monument- National, un théâtre du centre- ville de Montréal, quand sa santé s'est détériorée.C'était en 1998.Il était également directeur technique du Théâtre sans fil pour la tournée mondiale d'un spectacle qui le mena en Irlande, au Japon et en France.« C'est à ce moment qu'est né mon rêve du mont Blanc, en l'admirant d'en bas sans être capable de le gravir.J'avais constamment mal dans la poitrine, mais je pensais que j'étais victime de crises d'angoisse.À mon retour, le médecin m'a expliqué que j'avais eu des crises d'angine à répétition, que j'aurais pu y laisser ma peau.» Selon lui, rien ne peut préparer quelqu'un à vivre la psychose de l'attente d'une transplantation.« Je comprends mieux les mots patient et survie », dit-il.À l'été 2000, alors qu'il est hospitalisé depuis plusieurs semaines et que des appareils le gardent en vie tant bien que mal, un infirmier vient le voir et lui annonce qu'un coeur est enfin disponible pour lui.« Je n'ai pas eu le temps d'avoir peur.En moins d'une heure et demie, j'étais sur la table d'opération.J'ai eu à peine le temps de téléphoner à Marie pour lui dire que nous aussi, nous avions le droit d'être heureux.» La suite est une formidable histoire de détermination.Six mois après son opération, il était sur pied, son système immunitaire luttant pour empêcher un rejet.Depuis, il fait de l'exercice régulièrement, parfois une quinzaine d'heures par semaine.« Je veux montrer que c'est possible, dit-il, en parlant du volcan Sajama.(Voir autre texte) J'ai de la difficulté à comprendre les gens qui ne trouvent pas le temps de réaliser leurs rêves, qui remettent tout au lendemain.» Sylvain se voit déjà à l'assaut de son nouveau rêve.Durant toute l'expédition, l'homme aura sur son coeur trois photographies : celle de sa soeur Céline, bien sûr, mais aussi celles d'un petit garçon et d'une petite fille morts en attente d'une greffe du coeur.Des photos qu'il brandira dans le vent, en signe d'espoir, pour se rappeler que ça vaut la peine de lutter.Grimpée du coeur ACTUEL SANTÉ Cinquante ans de cardiologie au Canada ANDRÉ DUCHESNE Il y a 50 ans, une personne foudroyée par une crise cardiaque en avait pour des semaines à demeurer en convalescence, quasiment clouée au lit ou dans un fauteuil.Les enfants atteints de malformations cardiaques à la naissance ne pouvaient espérer une opération avant deux ou trois ans et le mot cholestérol ne faisait pas partie du vocabulaire populaire.Aujourd'hui, le mot cholestérol figure sur presque tous les emballages de produits alimentaires, les enfants sont opérés dans les jours suivants la naissance et des milliers de personnes, se remettant d'une crise cardiaque, rentrent à la maison au bout de quelques jours avec ordre de rester actives, un tonique infaillible pour la santé.Ce n'est là que quelques exemples parmi bien d'autres illustrant les progrès de la cardiologie au Canada.Pourquoi en parler maintenant ?Parce que 2004 marque le 50e anniversaire de l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), un établissement dont le développement a tantôt suivi en parallèle et souvent été le fer de lance de l'évolution de la cardiologie au Canada.S'il y a de quoi plastronner, l'établissement de la rue Bélanger est aussi conscient du boulot qui l'attend pour les prochaines années.« Malgré les traitements, la recherche et tous les efforts de prévention, les maladies cardiovasculaires demeurent la cause première des décès au Québec et au Canada, indique en entrevue Robert Busilacchi, directeur général de l'ICM.Prenez l'obésité chez les jeunes.De la façon dont elle progresse, elle nous mènera à une épidémie dans 40 ans.Ajoutez à cela l'effet combiné du vieillissement de la population et on voit comment la pression va se poursuivre sur les services de cardiologie.À sa création en 1954, l'ICM était seulement le deuxième hôpital du genre au monde après celui de Mexico.Ça ne veut pas dire que la cardiologie n'existait pas avant à Montréal.Les premières interventions furent réalisées par le Dr Jean-Louis Gagnon à l'hôpital Notre-Dame en 1950.Un congrès, un choc À l'automne 1950, l'Université de la Sorbonne à Paris accueille le premier congrès mondial de cardiologie.Y assiste le Dr Paul David, jeune cardiologue du Canada français qui agit à titre d'interprète lors de la première commissurotomie mitrale en France.Plusieurs autres médecins, des Américains notamment, font part des plus récentes avancées.Le Dr David revient au Canada convaincu que la cardiologie est un des prochains secteurs de pointe en médecine.« Paul David était un visionnaire, raconte le Dr Martial G.Bourassa, cardiologue et chercheur associé à l'ICM depuis plus de 40 ans.Il voulait doter la population de Montréal, du Québec et jusqu'à un certain point du Canada, d'une institution autonome, à la fine pointe des progrès qu'il voyait se profiler à l'horizon dans le domaine de la cardiologie.» David réussit à convaincre les Soeurs Grises, chargées de la construction d'un nouvel hôpital (Maisonneuve-Rosemont) dans l'est de la ville d'y créer l'ICM, qui occupera les deux derniers étages.Les premières s'accumulent.La cardiologie devient effectivement un domaine médical de pointe.En 1966 (12 ans après sa fondation), l'ICM s'installe dans l'édifice actuel de la rue Bélanger.D'autres premières, percées et importants travaux de recherche sont réalisés comme cette étude de 1972-1974 où des cardiologues montréalais décrivent les blocages survenant dans les greffons à la suite de pontages, un travail qui contribue à modifier les techniques de chirurgie coronarienne.Pendant ce temps, d'autres hôpitaux spécialisés en cardiologie ouvrent leurs portes tels l'Institut de cardiologie d'Ottawa et l'Institut de cardiologie et pneumologie de Québec.La cardiologie pédiatrique progresse aussi ; ses travaux sont concentrés à l'hôpital Sainte-Justine, à l'Hôpital de Montréal pour enfants et au CHUL à Québec.« Il y a une cinquantaine d'années, l'incidence des malformations cardiaques chez les enfants était de un sur 100.Ça n'a pas beaucoup changé mais aujourd'hui, on peut opérer les cas les plus graves dans les jours suivants la naissance.Chez nous, on opère chaque année entre 75 et 100 enfants âgés de moins de 1 mois », dit la Dre Christine Houde, chef de la cardiologie pédiatrique au Centre hospitalier universitaire de Québec.La cardiologie a aussi accompli des percées importantes dans d'autres provinces.Plusieurs recherches contribuent aussi aux avancées.Tout récemment, par exemple, des chercheurs de l'Université Mc Master, en Ontario, publiaient dans la revue médicale The Lancet une étude mondiale dont ils étaient les coordonnateurs et qui concluait que les crises cardiaques étaient prévisibles à 90 %.Au fil des ans, des batailles importantes ont été remportées.Un bon exemple, le recul du tabagisme, important vecteur des maladies cardiovasculaires.Reste que, ailleurs, tout est encore à faire.Ainsi, selon la Fondation des maladies du coeur, le taux de personnes obèses est passé de 10 à 15% (une hausse de 50 %) chez les 20-64 ans entre 1970 et 2000.Autre constat : les progrès de la médecine font que le taux de réussite des transplantions cardiaques est en hausse.Mais le nombre de donneurs est en baisse.Encore du travail, vous dites?Robert Busilacchi n'est pas dupe.« On attend beaucoup de nous.» Il croit que l'avenir passera notamment par une augmentation substantielle de la prévention.Résultat: l'ICM a créé une Direction de la prévention pas plus tard qu'en juillet dernier.Une autre innovation.PHOTO FOURNIE PAR L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DEMONTRÉAL En 1957, quelques années après sa fondation, l'Institut de cardiologie de Montréal recevait la visite du ministre fédéral Paul Martin père (à gauche).On l'aperçoit ici en compagnie du fondateur de l'ICM, le Dr Paul David.Bientôt, trois nouvelles salles d'opération ANDRÉ DUCHESNE À moins d'un virage à 180 degrés, l'Institut de cardiologie de Montréal comptera avant longtemps trois nouvelles salles d'opération, pour un total de sept.Les ficelles de ce projet de 32 millions sont presque toutes attachées.Pour le directeur général Robert Busilacchi, la concrétisation de ce projet permettra à l'ICM de répondre adéquatement aux besoins, tant en termes de soins que de recherche, auxquels elle devra faire face au cours des prochaines années.« Si on ne le fait pas, qui va le faire ?» demande-t-il, soucieux de préserver les acquis.Une de ses salles permettra de faire face à un nombre additionnel d'opérations, indique ce dernier en entrevue.Une seconde sera en quelque sorte en réserve (back-up) pour les urgences, notamment les cas provenant d'autres hôpitaux n'ayant pas de services en cardiologie tertiaire.La dernière servira davantage à la recherche, comme l'application de la robotique en chirurgie, par exemple.Selon le directeur général, presque toutes les étapes de ce projet ont été franchies.Dans un document faisant sa présentation générale, l'ICM indique même avoir reçu l'autorisation des instances gouvernementales de construire les trois salles.Il ne manque que le déblocage des fonds publics.C'est le premier de plusieurs autres projets que l'ICM souhaite réaliser dans un horizon de 10 ans.On veut notamment doubler la taille du centre de recherche, agrandir le centre de prévention, construire un centre ambulatoire et un nouveau service des urgences.« Notre ambition n'est pas d'être gros mais d'être excellents », explique le directeur général.PHOTO FOURNIE PAR L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DEMONTRÉAL Fondé en 1954, l'Institut de cardiologie de Montréal porte une attention particulière aux syndromes coronaires aigus.Les syndromes coronaires aigus dans la mire des chercheurs Premières et réalisations ANDRÉ DUCHESNE Complications de l'athérosclérose pouvant parfois entraîner la mort, les syndromes coronaires aigus constituent l'un des champs d'expertise de l'ICM.Un de ses cardiologues, le Dr Pierre Théroux, a récemment dirigé et édité un ouvrage de 700 pages faisant le point sur cette question.« Les syndromes coronariens aigus surviennent en raison de la présence de plaques instables dans les artères.En raison de cette instabilité, il arrive qu'elles subissent une rupture.C'est comme une sorte de coupure.Et à cet endroit, le sang s'accumule, forme un caillot et mène à des crises cardiaques ou à des accidents vasculaires cérébraux », explique le médecin.L'athérosclérose est l'accumulation de plaques de gras (ou de cholestérol) de quelques millimètres de long dans les artères.Lorsque ces plaques s'accumulent et obstruent partiellement le passage du sang, la personne atteinte peut ressentir des douleurs, mieux connues sous le nom d'angine.Ce sont les plaques instables, celles qui bougent, qui sont les plus dangereuses.« Jusqu'à maintenant, on ne peut prédire quand ou comment il y a rupture.C'est pour cette raison que des gens font des attaques aussi subites, sans avertissement », fait remarquer le Dr Théroux.Les recherches qu'il mène avec d'autres spécialistes dans le monde visent justement à détecter les plaques instables et à agir en conséquence.Comment les détecter maintenant ?En prenant leur température « Ces plaques provoquent une maladie inflammatoire.Elles sont donc plus chaudes que les autres.Le sang contient des marqueurs (des protéines) qui signalent cette inflammation », dit le cardiologue, qui enseigne aussi à l'Université de Montréal.On connaît déjà certains traitements efficaces contre l'athérosclérose, l'angioplastie notamment, soit la dilation des artères avec un ballon.Les chercheurs ont aussi noté que des médicaments prescrits pour diminuer le taux de cholestérol dans le sang ont des propriétés anti-inflammatoires.En 50 ans d'histoire, l'Institut de cardiologie de Montréal a signé quelques premières, certaines internationales, et réalisations qui auront marqué l'histoire de la cardiologie tertiaire au Canada.En voici quelques-unes.1955 : première implantation intramyocardique de l'artère mammaire interne (une première mondiale qui précédait le développement des pontages aortocoronariens).1957 : première intervention cardiaque au Québec avec l'intervention d'un système coeur-poumon artificiel.1968 : première greffe cardiaque au Canada.1980 : première angioplastie coronarienne (dilatation d'une artère à l'aide d'un ballonnet) au Canada.1987 : première dilatation de la valve mitrale au Canada.1987 : première dilatation coronarienne au laser par voie percutanée au monde.2003 : premier traitement combiné de fermeture de communication interventriculaire (fermer à l'aide d'une prothèse une perforation entre deux ventricules découlant d'un infarctus) et de pontage coronarien au Canada.Source : Inst itut de cardi ol o g ie de Montréal ACTUEL SANTÉ JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Nadine Vaillant se demande si son enfant âgé de 1 an ne consomme pas trop d'eau.Celui-ci boit au moins cinq à six tasses (1250 à 1500 ml) d'eau quotidiennement et c'est sans compter le lait ! Cela ne devrait pas lui causer de problème, car le corps réagit très rapidement à un surplus d'eau.Dans le temps de le dire, l'excédent d'eau consommé est éliminé par les reins.C'est pourquoi il est très difficile de s'hyperhydrater.Les besoins quotidiens en eau d'un bébé sont d'environ 75 à 100 ml par kilogramme.Cependant, à cause des pertes hydriques obligatoirement plus élevées au niveau des reins, des poumons et de la peau, les bébés sont plus à risque de déshydratation que d'hyperhydratation.Cela est d'autant plus vrai quand bébé vomit, qu'il a la diarrhée ou qu'il consomme du lait de vache (une boisson trop concentrée pour les reins des nourrissons).Pour toutes ces raisons, il est déconseillé de donner du lait de vache à un enfant âgé de moins de 9 mois.Une consommation de liquide de 150 ml par kilogramme par jour est recommandée.En pratique, toutefois, on estime qu'un enfant allaité ou nourri à la bouteille d'une préparation lactée consomme habituellement plus que cela Les fibres solubles cancérigènes?Chantal Lamirande est enseignante.En effectuant des recherches pour un travail sur la nutrition, une de ses élèves a trouvé de l'information sur le site de Santé Canada où l'on dit que les légumes, les fruits et les céréales solubles peuvent être dommageables pour certains types de cancers.Cette information était sûrement erronée, car la plupart des études épidémiologiques menées auprès de différentes populations suggèrent le contraire.Une alimentation composée d'aliments riches en fibres (produits céréaliers entiers, légumes, fruits) serait plutôt associée à une diminution de certains types de cancer (pancréas, côlon, rectum, sein).On ne comprend pas encore très bien les mécanismes d'action de l'ensemble des fibres alimentaires (cellulose, hémicellulose, pectine, gomme et lignine) et des autres composés chimiques présents dans ces groupes d'aliments.Cependant, leur consommation semble être tellement bénéfique que depuis janvier 2003, les fabricants agroalimentaires peuvent mentionner que la consommation de fruits et de légumes frais, congelés, séchés ou en conserve, peut réduire le risque de développer certains types de cancers.Il est important de retenir que le terme cancer désigne un regroupement de plus de 100 maladies différentes, chacune caractérisée par une croissance désordonnée et la propagation de cellules anormales.Attribué à différentes causes (génétiques et environnementales), son évolution se fait en différentes étapes.L'alimentation, mais aussi d'autres facteurs (prédisposition familiale à un type de cancer, tabagisme, embonpoint et obésité, surconsommation d'alcool, rayons UV, exposition à des contaminants cancérigènes) peuvent modifier les risques de cancer.Une approche efficace de prévention doit donc être globale.Manger ou chanter ?Jacques Bélanger, chanteur, souffre de pharyngites chroniques.En consultant un oto-rhino-laryngologiste, il a appris que celles-ci étaient causées par des reflux gastro- oesophagiens, soit des renvois de jus gastriques très acides dans l'oesophage non protégé, d'où l'irritation.Depuis, il a changé radicalement son alimentation : plus de café, d'alcool, de chocolat et d'aliments gras (pâtisseries, viandes grasses).Il évite les repas trop copieux, prend le temps de mastiquer avant d'avaler et ne mange jamais pendant les deux heures précédant le dodo.Sa santé en général s'en porte mieux, mais son problème d'irritation oesophagienne n'est toujours pas réglé.Il aimerait avoir d'autres trucs.Tout d'abord, il est important de souligner que les changements que vous avez déjà apportés à vos habitudes alimentaires contribuent à réduire les reflux gastro-oesophagiens.Vous pouvez aussi éviter la menthe et ses produits dérivés, car ils peuvent nuire à la fermeture du sphincter situé entre l'oesophage et l'estomac et ainsi favoriser les reflux.Les viandes et les poissons maigres, ainsi que les produits laitiers écrémés, riches en protéines, ont l'effet contraire.Ils favorisent la fermeture de ce même sphincter.Leur consommation peut donc aider à réduire les reflux.Si vous avez un surplus de poids, le fait d'en perdre peut aider à réduire la pression à l'intérieur de la cavité abdominale pouvant être responsable des reflux.Il faut aussi éviter de porter des vêtements trop serrés.Pour éviter de faire entrer de l'air dans l'estomac, il est également recommandé de mâcher la bouche fermée, de ne pas parler en mangeant et de ne pas mâcher de la gomme.Il est aussi préférable de boire seulement 30 minutes avant et après les repas et d'éviter les boissons gazeuses.Ces facteurs tendent à favoriser une forte pression gastrique, soit un trop-plein de l'estomac, pouvant entraîner les reflux.Si, malgré tout, vous avez toujours des reflux, il est possible de minimiser l'irritation de la paroi de l'oesophage en évitant la consommation des aliments qui peuvent causer des brûlures : tomates et produits dérivés, agrumes et produits dérivés, mets épicés et boissons gazeuses.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com Mon bébé boit-il trop d'eau?COMPRIMÉS Gros problème! Dans le monde, l'obésité ou la surcharge pondérale touche plus de 22 millions d'enfants de moins de 5 ans, dont plus de 17 millions dans les pays en développement.Ces enfants présentent un risque accru de diabète de type 2, également appelé diabète de l'adulte.Alors que la malnutrition continue d'être très préoccupante, notamment dans les pays en développement, de nombreux enfants, dans toutes les régions du monde, ont pris de mauvaises habitudes alimentaires et ne font pas assez d'exercice physique.On estime que 10%des enfants de 5 à 17 ans dans le monde ont une surcharge pondérale ou sont obèses.Et la situation va en empirant.Aux États-Unis, les statistiques sont passées de 15 à 25% entre 1970 et 1990, mais en Chine, on a également observé une augmentation de 8 à 12% entre 1991 et 1997.Au Brésil, ces proportions ont triplé, passant de 4% au milieu des années 70 à 13% en 1997.d'après l'OMS Petit fabricant de réseaux sanguins La nétrine, une molécule qui contribue à la formation du système nerveux, joue un rôle-clé dans le développement et l'organisation des réseaux vasculaires, dont la longueur totale, chez l'humain, atteint 100 000 km.Travaillant en collaboration avec des chercheurs belges, chinois et américains, des scientifiques de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont mis en évidence l'action de ce facteur de croissance, qui pourrait contribuer à des percées thérapeutiques contre certaines affections de nature cardiovasculaire ou cancéreuse.Sur le plan cardiovasculaire, on pourrait notamment favoriser la formation de nouveaux vaisseaux sanguins ou améliorer le réseau existant.Dans le cas des affections cancéreuses, la création d'un réseau de nouveaux vaisseaux pourrait contribuer à « étouffer » les tumeurs.Selon les spécialistes de l'INSERM, les premiers traitements fondés sur ce principe sont sur le point d'apparaître sur le marché.d'après Le Monde Modération! Des doses très fortes de vitamine E, un antioxidant, pourraient augmenter les risques de décès, ont découvert les chercheurs de l'Université Johns Hopkins.En analysant les données de 19 études sur la vitamine E, les chercheurs ont réalisé qu'une dose quotidienne de 400 IU et plus était liée à une augmentation de 6% des risques de décès.« Les gens prennent d'immenses doses de vitamine E parce qu'ils ont l'impression que ça va améliorer leur santé et prolonger leur vie mais en cas d'excès, ça pourrait bien être le contraire », a déclaré le Dr Edgar R.Miller, professeur adjoint de médecine à l'université américaine.d'après Health Day Dangereux béryllium Chaque jour, plusieurs centaines de milliers de travailleurs québécois sont potentiellement exposés au béryllium, un métal toxique qui peut provoquer une maladie pulmonaire appelée bérylliose.Cette maladie entraîne des difficultés respiratoires, la toux, une douleur thoracique et une faiblesse généralisée.La bérylliose s'installe toutefois lentement et le temps écoulé entre la première exposition et l'apparition des symptômes est généralement de 10 à 15 ans et peut même atteindre 25 ans.Les travailleurs d'entreprises spécialisées utilisant le béryllium sont les plus à risque : fonderies non ferreuses, alumineries, usines de soudure et de fabrication de céramique semi-conductrice, usines de pièces destinées aux secteurs de l'aéronautique, de l'armement et de l'énergie nucléaire.Un projet de recherche sous la direction du professeur Joseph Zayed, du département de santé environnementale et de santé au travail de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, veut faire la lumière sur les poussières microscopiques qui seraient à l'origine de la maladie.On espère ainsi obtenir plus d'information sur le déclenchement et l'évolution de la maladie, et peut-être en arriver à une révision des normes internationales qui tiendrait compte de la toxicité des formes chimiques du métal.d'après le journal Forum, de l'Université de Montréal La MPOC en hausse Un Canadien décède d'une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) toutes les heures.La MPOC regroupe deux maladies respiratoires, la bronchite chronique et l'emphysème.Quelque 500 000 Canadiens souffrent de cette maladie mais des centaines de milliers d'autres en sont atteints sans connaître le nom de leur mal.Chez les femmes, le taux augmente sans cesse en raison de la hausse du tabagisme.Entre 80 à 90% des personnes souffrant d'une MPOC sont des fumeurs ou d'ex-fumeurs.C'est au Québec et dans la plupart des provinces de l'Est que les taux de mortalité attribuable à la MPOC sont les plus élevés.Allez hop! Si vous avez besoin d'une autre raison pour faire de l'exercice, des chercheurs américains pourraient bien vous en fournir une.Ils ont en effet découvert que les « patates de sofa » risquent non seulement plus de souffrir de maladies cardiaques mais aussi de démences comme l'Alzheimer.Les risques d'atteintes cognitives seraient 20% plus élevés chez les personnes inactives.L'étude a été réalisée auprès de 2632 personnes de 70 à 79 ans par les chercheurs américains du National Institute on Aging, de l'Université de Californie à San Francisco, de l'École de médecine de l'Université de Pittsburgh et de l'Université du Tennesseeà Memphis.d'après Health Day PHOTO GUANG NIU, REUTERS Ce garçon chinois atteint de surpoids est dans une classe de réduction de poids, à Pékin.VIVIZ 4135 A, rue Jean-Talon Ouest, Montréal entre Côte-des-Neiges et Décarie Tél.: (514) 737-2998 Ouvert : lun., mardi : de 10 h à 18 h Mer., jeudi, ven.: de 10 h à 21 h samedi : de 10 h à 17 h Exceptionnellement ouvert les dimanches 14 et 21 novembre de 12 h à 17 h Solde40 de à % L'éléga n c e à son meilleur Luxueux manteaux Vêtements prestigieux Accessoires de qualité Les Britanniques contre le tabac dans les lieux publics ASSOCIATED PRESS LONDRES \u2014 Après avoir traversé l'Atlantique, la vague antitabac prend de l'ampleur en Grande-Bretagne.Une majorité d'Anglais soutiennent en effet l'interdiction du tabac dans les lieux publics, si l'on en croit un sondage publié jeudi.Un pourcentage de 58% des personnes interrogées estime qu'il faudrait interdire de fumer dans les lieux publics clos, comme les restaurants et les cafés, selon cette enquête publiée par le Daily Mirror, l'un des principaux quotidiens tabloïds de Grande-Bretagne.La mesure serait moins populaire pour les pubs, ces établissements emblématiques de la vie sociale britannique, avec seulement 49 % d'opinions favorables, tandis que 77% se déclarent favorables à une interdiction plus limitée, qui ne s'appliquerait qu'aux restaurants.Ce sondage, effectué par téléphone auprès de 1000 adultes au pays, arrive au lendemain de l'annonce par Jack Mc Connell, premier ministre régional écossais, d'une prochaine interdiction de fumer dans les lieux publics en Écosse.« Fumer est la première cause de morts prématurées évitables », a fait valoir M.Mc Connell, qui espère instaurer l'interdiction dès Noël.Visiblement inspiré par le succès de l'éviction du tabac des lieux publics en Irlande au printemps dernier, Jack Mc Connell a programmé une application complète de la mesure d'ici le printemps 2006.En Irlande, le bannissement du tabac date de mars dernier.Cette mesure, qui suivait l'exemple des grandes villes américaines, dont New York, s'est avéré un succès, selon les autorités.Impopulaire au moment de son introduction, l'interdiction est à présent respectée à 97% par la population, d'après le Bureau irlandais de contrôle du tabac.Par ailleurs, le parlement régional du Pays de Galles et la ville de Liverpool ont aussi annoncé récemment vouloir chasser cigarettes, pipes et cigares des lieux publics.Le sondage du Daily Mirror est publié alors que le ministre britannique de la Santé, John Reid, s'apprête à rendre public à la fin du mois un « livre blanc » sur les problèmes sanitaires liés au tabac.Les associations contre le tabagisme se félicitent des résultats de l'enquête.« Cela confirme nos études précédentes, a déclaré Ian Willmore, porte-parole de l'association ASH.Une vaste majorité de la population soutient l'interdiction de fumer sur le lieu de travail.» ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-6171.PHYSIOTHERAPEUTES ÉPINE DE LENOIR/PEYRONIE/LYMPHOEDÈME: Traitements sans douleur, couverts par vos assurances.Physio Extra Montréal 514-383-8389, Laval 450-681-3621, Lachenaie 450-964-5222 ACTUEL SANTÉ Note de passage RICHARD CHARTIER OXYGÈNE rchartie@lapresse.ca À Montréal, il faisait un temps à ne pas mettre un pitbull dehors.Mais il n'était pas question d'annuler, de remettre à une autre fois ou d'y aller pour quelque plan B bien au chaud, à l'intérieur.Avec Pierre Gougoux, n'importe quel projet sous-entend : « On y va, beau temps, mauvais temps.» En montant vers le nord, la pluie froide s'était transformée en neige pâteuse, collante, épaisse.Dressant ma tente entre chien et loup dans la belle neige neuve de l'alpage, dans les hauteurs de chez Gougoux, à Sainte-Agathe, je me disais que la vingtaine d'étudiants qui s'amenaient en autobus devaient être terrorisés.Cette sortie s'inscrivait dans leur cours de plein air, au cégep André-Laurendeau, et pour eux, il y avait une note rattachée à cette sortie.Camping sous la tente pour le weekend agrémenté de deux excursions dans le parc du Mont-Tremblant : randonnée pédestre jusqu'au Toit des Laurentides par le sentier du Pic Johannsen le samedi, randonnée dans le sentier du Centenaire, sur la montagne de la Vache Noire le dimanche.Début novembre, on pensait que ce serait l'automne et que ces deux randonnées de difficulté moyenne allaient être suffisamment compliquées par les feuilles mortes et glissantes.Pourtant, en ce vendredi, l'hiver s'était amené par surprise, de bon matin, tellement à l'improviste que Gougoux n'avait pas eu le temps d'aller faire glisser ses skis sur les verts, au seul jour de l'année où on peut le voir au club de golf.À peine avait-il eu le temps de zigzaguer un peu autour de l'érablière.Premier camping L'obscurité était déjà installée lorsque je suis redescendu chez Gougoux.Il émanait de la neige nouvelle une lueur douce et c'est sans lampe frontale que je progressais dans ce sentier que je connais bien, absorbé par l'euphorie que procure la première bordée.J'essayais d'imaginer la tête des jeunes \u2014 des ados de 17 à 19 ans\u2014 qui regardaient par la fenêtre l'état du paysage.Plusieurs d'entre eux étaient en route pour leur première expérience de camping.Tandis que l'autobus grimpait dans le rang Brunet et les rapprochait de cette stressante expérience, ils devaient penser « nuit blanche ».Vers 20 heures, l'alpage \u2014un beau point de vue en sommet de colline consciencieusement tondu par les moutons de Gougoux \u2014 était devenu une ruche bourdonnante.À la lueur des lampes frontales, les étudiants s'activaient à monter eux-mêmes les tentes empruntées au département d'éducation physique du cégep.Il n'y avait plus de place pour la timidité, l'heure était à l'action.Ils leur fallait agir sans aide puisqu'ils avaient déjà bien répété l'exercice sur la pelouse de l'institution.Gougoux et les accompagnateurs installaient leurs matelas de sol et leurs réchauds dans l'abri de type lean-to (trois murs et un toit).Le vieux prof\u2014maintenant âgé de 61 ans ! \u2014 regardait tout cela en confiant, à voix basse : « Ç'aurait été un cas de refuge.» Le refuge, conçu pour les sorties hivernales, domine du haut de ses deux étages le petit domaine de l'alpage.Il était déjà plein comme un oeuf.Robert Londéi y logeait avec quatre de ses étudiantes de l'école secondaire Dalbé-Viau.« Où sont les gars ?» leur ai-je demandé.« Ce sont des moumounes », ont lancé les demoiselles qui avaient répondu à une suggestion du programme Trait d'union, une initiative visant à favoriser l'intégration des jeunes de niveau secondaire aux activités collégiales.Et il y avait Réjean, un des 25 000 anciens élèves de Gougoux\u2014avec son fils de 12 ans, Félix, déjà rompu aux grandes sorties de plein air.Bref, au premier soir de cet hiver qui n'a pas encore atteint Montréal, l'alpage de chez Gougoux était un petit village grouillant campé dans la mauvaise saison.Chacun a soupé dans son élément, qui sur une table de pique-nique glacée, qui assis sur le rebord du plancher du lean-to, qui bien au chaud dans le refuge.La vaisselle lavée \u2014 faut le dire vite \u2014 deux guitares ont fait leur apparition, tout le monde s'est engouffré dans le refuge, la table est devenue un gros tam-tam et 20 voix ont explosé de joie pour un bruyant party sans alcool ni fumée qui s'est éteint vers les 11 heures.« Beau temps, mauvais temps ».Au petit matin, quand le cocorico est sorti de la gorge de Gougoux, plusieurs n'avaient pas réussi à fermer l'oeil de la nuit : anxiété, manque d'habitude, confort raté, froid.D'autres avaient ronflé et roupillé paisiblement.Y'a pas de justice.Dans le coton du petit jour, les réchauds cuisaient le tapioca des uns, le bacon des autres, la bécosse au bran de scie ne dérougissait pas et il fallait se magner car le bus devait s'amener au bas de la côte pour 7 h 30.Tout le monde a déboulé à l'heure mais l'autobus d'écoliers est arrivé en retard après avoir patiné de reculons dans une pente glacée du chemin Brunet.Le chauffeur a fait le plein de passagers mais a refusé de prendre la direction du parc du Mont-Tremblant, craignant d'y embourber son véhicule.Sans doute ne savait-il pas que la route du parc est bien plate jusqu'à l'accès du sentier.Mais il devait savoir aussi qu'il était chaussé de pneus d'été ; un autobus qui transporte des écoliers, imaginez ! Alors voilà, on s'est retrouvé au pied du chic village de Tremblant et, le temps de le dire, dans le sentier du Grand Brûlé, un parcours de 6,5 km qui mène au sommet de la station de ski alpin.Ce sentier commence sous la ligne des télécabines panoramiques et grimpe sans histoire, mais non sans beauté, à travers les étagements de la montagne.Aucune difficulté spéciale, peut-être était-ce même plus facile d'appuyer ses pas dans la neige que de combattre le dérapage dans les feuilles mortes.Certes, les sentiers du Pic Johannsen et du Centenaire, initialement au menu de ce week-end de plein air 101, sont très beaux et réputés, mais je ne crois pas me tromper en affirmant que cette pente du Grand Brûlé \u2014 qui passe justement par un secteur de forêt incendié\u2014 est plus belle encore car elle est jalonnée de plusieurs points de vue spectaculaires.Sauf qu'en termes de longueur, nous n'avions qu'une douzaine de kilomètres à faire plutôt que 18-20.Trois groupes se sont formés : le A, rapide, avec à sa tête Éric, un accompagnateur qui a été des plus sérieuses aventures de Gougoux, du Val d'Aoste au Népal en passant par le Chimborazo ; le B, progressant à vitesse moyenne ; et le C, regroupant les randonneuses (eh !) les plus timides derrière François, un autre accompagnateur.En admirateur impénitent du paysage et par la lenteur due à mon.expérience, je ne me suis pas étonné d'être, après les premières mesures et au-delà des escaliers de bois, bon dernier des dernières, tout à coup utile dans une fonction qui me va comme un gant : fermeur.Et conseiller en matière de vêtements : « Ôtez-en une couche ou deux, les filles.Le pire, en hiver, c'est de crever de chaleur ! » Quelques minutes après le départ, abandon de W., une fumeuse souffrant d'une légère surcharge pondérale.Conciliabule, François confie le lead à Myriam et redescend avec la pauvre en larmes.Je reste vigilant à l'arrière car K.est, à son tour, de plus en plus hésitante.Pierre Gougoux, qui a laissé filer le groupe B, sent la soupe chaude et s'intègre au C.« C'est la première fois cette année qu'un étudiant abandonne en cours de route.C'était son choix de venir.C'est dommage, mais son abandon lui fait échouer le cours.Il faut finir la randonnée pour obtenir au moins la note de passage.» Peu de temps après, c'était au tour de K.de n'en plus pouvoir de grimper encore et encore.Cette fois, c'est Pierre lui-même qui a fait l'escorte d'abandon.François et Pierre ont fait leur aller- retour à une vitesse prodigieuse et nous ont rattrapés sur le sommet.Des gazelles ! C'est dans la lumière laiteuse du couvert nuageux que nous avons atteint la cime de Tremblant, à peine 10 minutes derrière le groupe B qui avait lui-même rattrapé le A.Malgré les apparences, nous n'étions donc pas si loin.Le vent du sommet était intimidant mais le vrai danger, c'était la visibilité qui ne dépassait guère huit ou 10 mètres.Nous nous sommes regroupés dans le réduit d'un des bâtiments du sommet de la mégastation pour avaler nos lunches.Il n'y avait pas lieu de s'attarder dans ce domaine autrement désert.Nous avons pourtant croisé quelques ombres de randonneurs solitaires, des pas peureux.Et nous somme repartis.Tandis que le groupe A, ambitieux, se dirigeait vers le Edge pour tenter sa chance en direction du Pic Johannsen, le B et le C restaient unis pour descendre la montagne par la route de desserte, large et sécuritaire.Le jeune Félix n'avait pas encore faibli et j'en étais vraiment impressionné car cette sortie, les pieds dans la neige mouillée et le corps arrosé d'ondées froides, ne s'adressait pas à son groupe d'âge.« Fatigué, Félix ?- Oui, mais ça va ! » Adieu, les scouts ! De retour dans l'autobus d'écoliers, au pied du luxueux Village, plusieurs ont sombré dans un lourd sommeil.Il fallait attendre les braves du groupe A.Ceux-ci sont arrivés une bonne heure et demie plus tard, épuisés mais contents.Parmi eux, Patricia, 16 ans, venait de découvrir la différence entre une promenade scout et une rando à Gougoux.Elle s'est effondrée sur la banquette en déclarant : « Je suis faite ! » Mais la journée n'était pas terminée.De retour chez Gougoux, il a fallu remonter à l'alpage et cuisiner les repas à la belle étoile.Quand le party a pogné dans le refuge chauffé à bloc, des bas, des gants, des tuques et de anoraks séchaient au-dessus des têtes.Bien repu, je suis redescendu avec mon gros sac à dos en compagnie de Myriam, qui avait consciencieusement guidé le groupe C jusqu'au sommet.Et tandis qu'elle me demandait si des ours pouvaient nous attaquer pendant notre descente dans l'obscurité, je m'inquiétais un peu pour cette jeunesse qui, le lendemain matin, allait s'attaquer au sentier du Centenaire.Parce que Pierre Gougoux, cet irréductible Gaulois, tenait à donner son cours jusqu'à la fin.« T'as pas peur, Pierre, des fois qu'il y en ait qui soient à tout jamais dégoûtés du plein air.- Oui, ça arrive.Mais le plus souvent, ils y prennent goût.Ma philosophie, c'est de leur inculquer le sens de l'autonomie et la fierté d'avoir surmonté une difficulté.» (Rapport sur la journée de dimanche : ambiance énergique et joyeuse, tout le monde chantait en faisant son chemin dans le sentier du Centenaire.La veille avait servi d'entraînement, chacun était plus fort.ainsi que l'avait prédit le prof Gougoux.) Les jeunes sont rentrés à la maison comme au retour d'une épreuve initiatique.Ils sont revenus de l'autre côté de la clôture.Désormais, avant qu'une randonnée leur paraisse difficile, ça va en prendre pas mal, comme qu'on dit.PHOTO COQUELICOT AYOTTE, COLLABORATION SPÉCIALE Le jeune Félix, 12 ans, a bravement suivi la randonnée conçue pour des ados plus âgés.BULLETIN DE SANTÉ LA SANTÉ DANS LES MÉDIAS Pour mieux diriger les universitaires qui aiment les délices gastronomiques en boîte, le dernier numéro du magazine Macleans a comparé et testé six variétés de macaroni au fromage vendues dans les épiceries.Surprise : la marque Annie's, qui fait du macaroni au fromage bio, a surpassé Kraft, comme choix préféré des juges.«Il a bon goût et ne contient pas de couleur orange ''radioactive''», indique cet article hautement scientifique signé Jeff Harris.SITE INTERNETDE LA SEMAINE Le site www.oeuf.ca, conçu par la Fédération des producteurs d'oeufs de consommation du Québec, procure une foule d'informations sur les qualités nutritives des oeufs.Nous aimons surtout leur section «recettes» où toutes sortes d'idées de repas faciles à préparer sont répertoriées en ordre alphabétique.CITATION DE LA SEMAINE «Ce n'est pas inhabituel pour des acteurs de modifier leur apparence pour jouer un rôle.Mais je pense que si je le faisais, cela ne provoquerait pas le même intérêt.» \u2014L'acteur Colin Firth, à propos de la transformation corporelle de Renée Zellweger, sa covedette dans le film Bridget Jones, l'âge de raison.J'AI TESTÉ Tonique pour le visage Une note parfaite pour ce produit tonifiant de marque Kiss my Face, à utiliser après le nettoyage du visage.Il sent bon les agrumes et les plantes (normal, il contient des extraits de mélisse, gingembre, pamplemousse, orange et thé blanc.) et rafraîchit tout doucement la peau.Contrairement à d'autres produits de ce type qui contiennent de l'alcool ou dessèchent l'épiderme, ce produit hydrate bien tout en absorbant les résidus de saletés et de maquillage.Et comme tous les produits Kiss my Face, il est entièrement naturel et ne contient aucun agent de conservation.(En vente dans les magasins de produits naturels, environ 18$) Coffret pour le bain Que du bien à dire de ce joli coffret d'huiles pour le bain conçu par le spa Dr Hauschka.Des élixirs pour le bain au citron, à la lavande, au romarin, à la sauge et au pin sont contenus dans cinq flacons miniatures présentés dans une boîte métallique.Selon notre humeur, état d'esprit ou forme physique, il ne reste qu'à choisir la fragrance appropriée.Le bain au citron, par exemple, a des vertus rafraîchissantes tandis que le bain au romarin tonifie et réchauffe.Un joli cadeau à se faire ou à offrir à un être qui aime mariner dans un bain bien chaud.(En vente au spa Dr Hauschka, 23,95$.Pour obtenir des infos concernant les points de vente, composez le 1-800-663-6226.) Déodorant Le problème, avec plusieurs déodorants «naturels», c'est leur odeur exotique trop prononcée et leur efficacité inférieure aux concurrents de marques commerciales.On espérait que celui-ci, de marque Nature's Gate, renverse la vapeur.Contenant de l'huile de théier et de cyprès bleu, en plus d'être certifié biologique, il a au moins la qualité de sentir plutôt bon.Mais malheureusement, il déçoit un peu en matière de contrôle de la transpiration et ne neutralise pas les odeurs comme il le promet.Dommage.(En vente dans les magasins d'aliments naturels, 7,80$) Sylvie St-Jacques ELAN JEAN-PIERRE CHAMPAGNE: Je m'entraîne beaucoup dans un gym et je me pose certaines questions: Quelles sont les étapes à suivre lors d'une séance d'exercice?Dans mon cas, je commence par 20 minutes de course sur tapis, suivie de 30 minutes environ d'étirements et ensuite, je choisis des machines un peu au hasard.Idéalement, devrais-je faire travailler certaines parties du corps une journée et d'autres le lendemain pour les reposer ?Quand on termine ses exercices, doit-on finir avec du cardio ?Merci.J'ai abrégé quelque peu votre lettre, mais je réponds à vos principales questions.Les étapes à suivre quand on fait une séance d'exercices comme la vôtre, c'est-à-dire incluant à la fois du cardio et de la musculation, sont, dans l'ordre, les suivantes : 1) Une période de réchauffement d'au moins cinq minutes à base d'étirements concentrés principalement dans les membres inférieurs (à cause du jogging sur tapis qui va suivre) ; 2) une période cardio, ce que vous faites déjà ; 3) la période de musculation comme telle ; 4) la période d'étirements post-musculation (donc vos 30 minutes d'étirements devraient être faites après la muscu et non pas avant).De plus, en terminant avec la période d'étirements, vous faites un retour au calme puisque les étirements sont, par définition, des exercices légers qui ne sollicitent pratiquement pas l'appareil cardio-respiratoire.Idéalement, devriez-vous faire travailler certaines parties du corps une journée et d'autres le lendemain pour les reposer?La réponse est oui si vous pouvez faire quatre séances de musculation par semaine.Ainsi, le lundi, par exemple, vous faites les exercices qui sollicitent le haut du corps, le mardi ceux qui sollicitent le bas du corps, ainsi de suite.Et doit-on finir la séance avec du cardio?On peut finir avec du cardio pour autant que celui-ci soit d'une intensité légère, question de terminer en douce.MARTIN P.J'ai lu votre article de dimanche dernier (Ecto, méso ou endormorphe) et je crois bien que je suis de type ectomorphe, car j'ai de petits os et peu de muscles.Voici ma question.Des amis m'ont suggéré dernièrement de prendredes suppléments deprotéinespour augmenter ma masse musculaire, mais j'ai des doutes que cela fonctionne.Qu'en pensez-vous ?J'ai 19 ans et je ne suis pas très sportif.Vous avez raison de douter, car les suppléments de protéines ne font pas, à eux seuls, grossir les muscles.La musculation, si.Par conséquent, si vous désirez augmenter votre masse musculaire, je vous suggère de faire de la musculation à raison de trois fois par semaine.Mais si votre type physique est celui de l'ectomorphe, il faudra, comme je l'ai mentionné dans le texte, un peu de patience car le gain de muscle sera plus lent que dans le cas des deux autres types physiques (endo et mésomorphe).Advenant le cas où vous décideriez de faire beaucoup de musculation (cinq heures et plus par semaine), un apport supplémentaire en protéines serait alors une bonne idée à cause de la hausse du métabolisme protéinique.Cet apport peut cependant provenir de l'alimentation quotidienne.Il suffit de manger un peu d'aliments riches en protéines.Les suppléments ne sont donc pas nécessaires même à ce stade.Q Q R R COURRIER Vous voulez poser une question à Richard Chevalier ?Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou à Richard Chevalier, Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y 1K9.RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE L'épilepsie n'est pas un obstacle à l'exercice G Fatigue excessive Manque de sommeil Hypoxie associée aux activités en altitude Hyponatrémie (faible concentration d'ions sodium dans le plasma) associée à une perte d'électrolytes ou à la déshydratation Hyperthermie associée à l'épuisement physique ou à la chaleur Hypoglycémie associée à une mauvaise alimentation avant une activité physique Stress élevé Oubli de médicaments ou non-respect de la posologie Stimulation lumineuse intermittente (par exemple reflet du soleil sur l'eau ou sur la neige) Émotions comme la colère, l'anxiété, la peur, etc.Pour toutes les personnes souffrant d'épilepsie Certains sports de combat (boxe, lutte gréco-romaine, karaté avec contact) Plongée en apnée sans surveillance Plongée sous-marine Parachutisme en solo Escalade et randonnée pédestre en montagne sans surveillance Pour les personnes ayant des crises nonmaîtrisées (en plus des sports ci-dessus) Gymnastique sportive (barre fixe, barres parallèles, barres asymétriques) Équitation Hockey, patin Sports motorisés Escalade, alpinisme Ski alpin non accompagné Sports nautiques (voile, ski nautique, pêche) et natation sans surveillance Sports extrêmes de tous genres.RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE râce à la recherche, on sait aujourd'hui que l'exercice est bénéfique pour les personnes atteintes d'affections comme l'asthme ou le diabète (type 1 ou 2).En est-il de même pour les quelque 120 000 Québécois atteints d'épilepsie?Avant de répondre à la question, expliquons d'abord ce qu'est l'épilepsie.Vous avez sûrement entendu parler des tempêtes solaires qui perturbent le champ magnétique terrestre au point de provoquer des pannes de courant majeures.Eh bien! l'épilepsie, trouble neurologique, ressemble aussi à une tempête, qui survient cette fois dans le cerveau, la plupart du temps à l'improviste, et dure habituellement moins de deux minutes.Cette «tempête» est le résultat de brèves perturbations des fonctions électriques normales du cerveau.Saisie par des convulsions (ou spasmes) parfois assez violentes, la personne épileptique perd alors connaissance (mais pas toujours) et tombe sur le sol, les muscles raidis et la bouche écumante, résultat d'une hypersécrétion de salive.C'est la forme la plus connue de la crise d'épilepsie, appelée autrefois le «haut mal», mais pas la plus fréquente.En fait, les deux tiers des crises d'épilepsie se présentent sous ces formes : une brève fixité du regard, un mouvement inhabituel du corps ou une modification de la conscience.Si la décharge électrique excessive est limitée à une région donnée du cerveau, on parle de crise partielle.Si c'est l'ensemble du cerveau qui est touché, on parle alors de crise généralisée.Existe-t-il des signes annonciateurs d'une crise?Habituellement non, mais certaines personnes en ont.Celles-ci éprouvent une sensation appelée aura ou indice annonciateur d'une convulsion imminente.L'aura peut se produire assez longtemps d'avance pour que la personne ait le temps de s'allonger afin de prévenir une chute.Les caractéristiques de l'aura diffèrent d'une personne à l'autre.Certaines constatent que la température de leur corps a changé, d'autres éprouvent de la tension ou un sentiment d'anxiété.Dans certains cas, l'aura se manifeste par un son, un goût étrange ou une odeur pénétrante.L'effet de l'exercice Revenons à la question du début : l'exercice, est-il bénéfique pour les épileptiques?La réponse est oui et voici pourquoi.D'abord, pendant l'exercice les crises sont très rares, ce qui devrait rassurer les personnes épileptiques qui évitent d'en faire pour cette raison.En effet, la recherche montreque les décharges épileptiformes (décharges électriques qui déclenchent la crise d'épilepsie) diminuent pendant l'exercice.Les études révèlent aussi que les épileptiques, qui mènent une vie physiquement active ont moins de crises que ceux qui ne font aucun exercice.Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses pour expliquer cet effet positif de l'exercice.En voici quelques-unes : 1.L'hyperventilation causée par l'exercice en réponse à une demande accrue de l'organisme en oxygène prévient l'hypercapnie, c'est-à-dire la baisse critique de la concentration de gaz carbonique dans le sang.Or, l'hypercapnie est un facteur déclencheur de la crise d'épilepsie.2.L'effet relaxant des endorphines libérées pendant l'exercice pourrait améliorer l'électroencéphalogramme.3.L'augmentation du degré d'attention et de l'état de veille des fonctions physiologiques engendrée par l'exercice peut également avoir un effet anti-épileptique, les crises survenant plus fréquemment chez le sujet au repos, endormi ou peu occupé.4.Enfin, la sensation de bien-être produite par l'exercice et l'amélioration de la condition physique font en sorte que les épileptiques se sentent mieux, ce qui leur permet de mieux maîtriser les crises.Les contre-indications à l'exercice Avant de décider si une personne épileptique peut faire telle ou telle activité physique, il importe, selon Épilepsie Canada (www.epilepsy.ca), de bien connaître les facteurs de risque qui favorisent l'apparition d'une crise (tableau 1).On remarquera que parmi ces facteurs, plusieurs (fatigue excessive, déshydratation, hyperthermie associée à l'épuisement physique ou à la chaleur) sont associés aux activités physiques intenses et prolongées.Donc, feu rouge pour ce type d'effort.Il importe aussi de connaître la liste des sports qui ne sont pas recommandés pour les personnes épileptiques ou qui doivent être pratiqués en présence d'une autre personne (tableau 2).En dehors de cette liste, tous les autres sports peuvent être pratiqués sans restriction particulière.Enfin, Épilepsie Canada recommande à toute personne épileptique qui veut faire de l'exercice ou pratiquer un sport d'en discuter d'abord avec son médecin.En prenant ces précautions, la personne épileptique peut mener une vie physiquement active comme toute autre personne.D'ailleurs, 60 % des personnes épileptiques pratiquent un sport et parmi elles, plusieurs pratiquent un sport de compétition.La plongée sous-marine: déconseillée en tout temps aux personnes épileptiques.PHOTO BRAIN CASSEY, AP SPORTS CONTRE-INDIQUÉS OUÀ RISQUE Source: Épilepsie Canada et Physical Activity and Epilepsy , The Physician and Sportmedicine, vol 27, nº 3, mars 1999.LES FACTEURS DÉCLENCHEURS DE LA CRISE D'ÉPILEPSIE 1.On peut avaler sa langue durant une crise.Il est physiquement impossible d'avaler sa langue.2.On doit mettre quelque chose entre les mâchoires d'un épileptique qui a une crise.Surtout pas! On risquerait ainsi d'ébrécher les dents, de fendre les gencives ou même de fracturer la mâchoire de la personne.Les premiers soins adéquats sont simples.Il suffit de tourner doucement la personne sur le côté et de mettre un coussin ou un vêtement replié sous sa tête afin de l'empêcher de se blesser.3.On doit maîtriser un épileptique en crise.Il ne faut jamais tenter de maîtriser la personne! La crise suit son cours et on ne peut l'arrêter.4.L'épilepsie survient surtout chez les enfants.L'épilepsie frappe les plus de 65 ans presque aussi souvent que les enfants de moins de 10 ans.Dans le cas du troisième âge, les crises sont souvent la conséquence d'autres problèmes de santé tels qu'un accident vasculaire cérébral ou un trouble cardiaque.Source : Épilepsie Canada MYTHES ET IDÉES FAUSSES SUR L'ÉPILEPSIE Étude : Évaluation d'un médicament expérimental dans le traitement de l'ostéoporose Profil des candidates : - Être ménopausée depuis au moins 5 ans; - Ne pas avoir eu de cancer depuis 5 ans; - Ne pas prendre d'hormones, de cortisone, de Didrocal, de Fosamax, d'Evista, ni de Miacalcin Durée de l'étude : 2 ans Communiquez au : (514) 890-8383 (et laissez un message dans la boîte vocale) Équipe du Dr Louis-Georges Ste-Marie OSTÉOPOROSE Centre de recherche du CHUM Hôpital Saint-Luc Recrute Femmes de 50 ans et plus Dre Lucie Poitras et Mme Sylvie Talbot, Hôpital Sainte-Justine, M.Marc Rochette, IBM, M.Daniel Adam, AHQ.Les Prix d'excellence Informatique-Santé 2004 de l'Association des hôpitaux du Québec Mme Hélène Labrie, M.Jean Fratelli, Mme Yolaine Lapointe et Dr Claude Saucier, CSSS de Laval.POUR PLUS D'INFORMATION : WWW.AHQ.ORG Le projet Arc-en-ciel - Dossier patient partageable CHU Sainte-Justine, le Centre hospitalier universitaire mère-enfant VOLET TECHNOLOGIES CLINIQUES DE L'INFORMATION Système d'information du réseau intégré de Laval Centre de santé et de services sociaux de Laval Intégration des données cliniques en téléconsultation Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) M.Normand Giroux, CHAntoine-Labelle, M.Guy Laverdure, Agence de développement des réseaux locaux des Laurentides, M.Jean-François Talbot, CHUM, M.Francis Grefford, Bell.VOLET TECHNOLOGIES DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ET DE L'INTERNET 3272615A HÔPITAL NOTRE-DAME MÉDECINE DENTAIRE Dr Yves Boivin Dr Mireille Faucher Dr Jean-François Gravel Spécialistes en chirurgie buccale et maxillo-faciale et leurs collègues du service de médecine dentaire offrent des soins complets de traitements pour les IMPLANTS DENTAIRES Pour consultation (514) 890-8000 poste 26686 Courez-vous un risque cardiovasculaire?La clinique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal vous propose un bilan de santé cardiovasculaire gratuit.Cet examen pourrait vous permettre de participer à une étude non-rémunérée portant sur la diminution des risques de maladies cardiaques.Cette offre s'adresse aux personnes âgées de 35 à 70 ans qui n'ont jamais eu de maladies cardiovasculaires mais qui présentent certaines des caractéristiques suivantes : Tabagisme Taux de cholestérol élevé Hypertension Diabète Histoire familiale de maladie cardiaque Si vous souhaitez obtenir plus d'informations, veuillez composer le 514-987-5650.3271551A Savez-vousplanterdes choux, des courges\u2026 Çachangede latélé Cultivé et bien élevé Deux frères.Deux entreprises maraîchères.Demain 19 h 3249737A COUPS DE FATIGUE, ONGLES CASSANTS\u2026 VOUS SOUFFREZ PEUTÊTRE D'UNE CARENCE EN VITAMINES SANS LE SAVOIR! MANQUEZ-VOUS DE VITAMINE B2?CONSOMMEZVOUS SUFfiSAMMENT DE FRUITS RICHES EN VITAMINE C?VOICI UN TEST SUR VOS ÉVENTUELS DÉfiCITS EN VITAMINES A, B, C, D ET K ET DES CONSEILS POUR MIEUX COMBLER VOS BESOINS.SECTION A Au sujet de votre équilibre en vitamines B Question 1 > J'ai souvent des fissures aux commissures des lèvres, je suis sujet aux infections cutanées.p Oui p Non Question 2 > Mon bébé semble très irritable nerveusement ; il a parfois des crises de convulsion et est très pâle.p Oui p Non Question 3 > J'ai souvent des lésions de la peau, de nature grasse, autour des yeux et de la bouche.p Oui p Non Question 4 > Je suis enceinte, je me sens fatiguée et j'ai le teint pâle en général.p Oui p Non Question 5 > J'ai déjà eu un enfant présentant une anomalie neurologique.p Oui p Non Question 6 > Je suis pâle, j'ai des troubles de l'appétit et je suis souvent essoufflé.p Oui p Non Question 7 > Je suis végétarien.p Oui p Non Question 8 > Je ne bois jamais de lait et consomme peu de produits laitiers.p Oui p Non Question 9 > Je déteste les légumes verts crus.p Oui p Non SECTION B Au sujet de l'équilibre en vitamines A, C, D et K Question 1 > J'ai des troubles de la vision la nuit uniquement.p Oui p Non Question 2 > J'ai la peau et les cheveux secs.p Oui p Non Question 3 > J'ai les os fragiles.p Oui p Non Question 4 > J'ai souvent des bleus, même pour des chocs minimes.p Oui p Non Question 5 > J'ai souvent des douleurs dans les articulations.p Oui p Non Question 6 > Je cicatrise difficilement.p Oui p Non Question 7 > Je tombe facilement malade.p Oui p Non Question 8 > Je saigne facilement.p Oui p Non RÉSULTATS SECTION A Si vous avez répondu OUI à une question, inscrivez un point.Si vous avez répondu NON, n'inscrivez pas de point.Par exemple, si vous avez répondu OUI à six questions sur neuf, cela vous donne six points.SECTION B Même principe.Si vous avez répondu OUI à une question, inscrivez un point.Si vous avez répondu NON, n'inscrivez pas de point.Par exemple, si vous avez répondu OUI à trois questions sur huit, cela vous donne trois points.SI LE SCORE DE LA SECTION A EST SUPÉRIEUR À 4 Vous ne semblez pas avoir de carence dans l'un des différents types de vitamines B.SI LE SCORE DE LA SECTION A EST DE 4 OU MOINS Il se peut que vous présentiez un déficit en un ou plusieurs types de vitamines B.Les informations suivantes vous aideront à conserver un régime alimentaire équilibré en vitamines B.La vitamine B2 (riboflavine) joue un rôle important dans la transformation des protéines, des graisses et des glucides en énergie.Une carence en vitamine B2 se manifeste par des problèmes de peau et parfois par une vision brouillée ou une hypersensibilité à la lumière.C'est l'une des carences vitaminiques les plus courantes.On trouve cette vitamine principalement dans le lait, les légumes verts, la viande, le poisson, les grains entiers, le fromage et les oeufs.La vitamine B6 (pyridoxine) est nécessaire à la synthèse de certaines protéines.Elle contribue au bon fonctionnement du système nerveux et à la santé du coeur.Sa présence est essentielle aux défenses de l'organisme.Sa carence se manifeste par des problèmes de peau, qui est alors souvent plus grasse autour des yeux et de la bouche.Chez le nourrisson, cette carence se révèle par des convulsions, une nervosité anormale, et des signes d'anémie (pâleur).On trouve la vitamine B6 dans les viandes, les volailles et le poisson.La vitamine B9 (acide folique) joue un rôle dans la synthèse de l'ADN et dans la fabrication des globules rouges.Durant la grossesse, elle joue un rôle important dans le développement du foetus, particulièrement dans les premières semaines de gestation.La carence en acide folique est reconnue comme une des causes de malformation congénitale au niveau de la colonne vertébrale (le spina bifida).L'acide folique permet également aux vaisseaux de se dilater.Il joue donc un rôle particulièrement important pour les personnes souffrant d'hypertension, de diabète ou d'hypercholestérolémie.Une carence en vitamine B9 se manifeste par des signes d'anémie (fatigue, pâleur), des troubles nerveux, psychiques et digestifs.On la trouve dans le foie, les légumes verts crus, les levures, les oeufs, le fromage.La vitamine B12 est, avec l'acide folique, essentielle à la formation de l'ADN et des globules rouges.Elle participe également au maintien du système nerveux.Une carence en vitamine B12 entraîne l'anémie pernicieuse (pâleur, perte de l'appétit, essoufflement, perte de poids et parfois troubles neurologiques).On trouve la vitamine B12 dans les rognons, le foie, les fruits de mer, les sardines, le saumon, le hareng et le jaune d'oeuf.SI LE SCORE DE LA SECTION B EST SUPÉRIEUR À 4 Vous ne semblez pas avoir de carence en vitamines A, D, K et C.SI LE SCORE DE LA SECTION B EST DE 4 OU MOINS Il se peut que vous présentiez un déficit en un ou plusieurs types de vitamines.Les informations suivantes vous aideront à conserver un régime alimentaire équilibré.La vitamine A est essentielle à une bonne vision nocturne.Elle joue un rôle important dans le maintien de la santé de la peau, des yeux et aide l'organisme à résister aux infections.La vitamine A est aussi importante pour la croissance des dents, des ongles, des cheveux, des os et des glandes.On la trouve dans les huiles de poisson, le jaune d'oeuf, le foie et la margarine.La vitamine D est nécessaire pour aider l'organisme à maintenir et à utiliser des taux suffisants de calcium et de phosphore assurant la formation de dents et d'os bien solides.Une carence en vitamine D peut causer le rachitisme, maladie caractérisée par une incurvation et une déformation des os.Avec le calcium, la vitamine D joue un rôle dans la prévention de l'ostéoporose.On la trouve dans le foie, le lait enrichi, la margarine, l'huile de foie de poisson et autres matières grasses.La vitamine D peut être synthétisée sous la peau par l'action des rayons solaires.La vitamine K est essentielle à la coagulation du sang.Les bactéries présentes dans l'intestin fournissent normalement une quantité importante de vitamine K.Une carence peut survenir chez les nouveau-nés et les personnes soumises à un traitement prolongé aux antibiotiques.On donne souvent à ces personnes des suppléments vitaminiques K, sous surveillance médicale.On la trouve dans les légumes à feuilles vertes, le brocoli, le chou, les choux-fleurs.La vitamine C (ou acide ascorbique) participe à la formation du collagène, substance qui assure la structure des muscles, des tissus vasculaires, des os et du cartilage.La vitamine C contribue également à la santé des dents et des gencives, et aide à l'absorption du fer.On étudie actuellement les fonctions antioxydantes de la vitamine C, ainsi que son action sur le système immunitaire.La vitamine C pourrait aussi jouer un rôle dans la régulation du cholestérol et de la tension artérielle, ainsi que la protection contre le cancer et les cataractes.On la trouve dans les agrumes, les fraises, les tomates et les légumes verts feuillus.Ce questionnaire de dépistage est donné à titre indicatif et ne saurait remplacer une consultation ou un avis médical.Source : Questionnaire réalisé par Zip Communications Santé en collaboration avec Doctissimo QUIZ SANTÉ > Manquez-vous de vitamines? ACTUEL À TIRE D'AILE Le toui, un mini-perroquet affectueux et charmeur PIERRE GINGRAS Le toui tient au creux d'une main.Tellement minuscule qu'il faut faire attention de ne pas l'écraser lorsqu'il est en liberté dans la maison.Il figure parmi les plus petits perroquets au monde, une quinzaine de centimètres tout au plus, du bout de la queue au bout du bec.À ses côtés, une perruche ondulée fait presque figure de géante.Comme sa cousine d'Australie, il s'agit d'un oiseau de compagnie exceptionnel, un petit paquet de plumes affectueux, charmeur, parleur à ses heures, mais presque inconnu, du moins au Québec.En les voyant, j'avoue avoir craqué, oubliant mon perroquet Gri-Gri durant quelques instants.Son nom, qui sonne comme une onomatopée ou un cri, est originaire d'un dialecte brésilien non écrit.Une trentaine d'espèces de mini-perroquets répondent au nom de touis, mais seulement quatre d'entre elles sont habituellement vendues par les éleveurs ou dans les animaleries.Toutes vivent dans les Tropiques, du Mexique au Pérou.Éleveurs de calopsittes élégantes (souvent mieux connues sous le terme anglais de cockatiel), Gaétan Labrie et sa compagne Lena Dunne, de Greenfield Park, sont tombés amoureux des touis il y a une dizaine d'années et en font l'élevage depuis.« J'ai été attirée par leur beauté et leur petite taille, vite séduite, dit-elle.Ils évoluent sans problème en présence de mes tout jeunes enfants.Ces oiseaux crient rarement, jouent avec tout ce qui leur tombe entre les pattes et sont faciles d'entretien.En un mot, ils sont adorables.S'ils sont petits, les touis ont néanmoins une forte personnalité, comme celle d'un grand perroquet.Frondeurs, ils n'hésitent pas à braver, sinon provoquer d'autres oiseaux et même des animaux beaucoup plus gros, comme le chien de la maison.On conseille d'ailleurs d'acheter un seul toui pour qu'il s'attache à tous les membres de la famille, du moins à ceux qui s'en occuperont le plus souvent.Deux oiseaux élevés dans une même cage vont devenir agressifs envers leurs maîtres.Ces perroquets sont affectueux et cherchent à attirer l'attention par leurs cabrioles ou encore en émettant un petit cri pas désagréable.Ils jasent souvent mais jamais bruyamment, comme les inséparables, ce qui en fait un compagnon parfait pour ceux qui vivent dans un immeuble à logements.Ils s'amusent durant des heures avec des jouets qu'ils peuvent gruger à volonté et sont capables de passer toute la journée seuls, mais manifesteront leur présence dès que vous entrerez à la maison.Comme c'est le cas des autres perroquets petits ou grands, il est conseillé de les laisser hors de leur cage le plus souvent possible.Prenez soin toutefois de tailler leurs rémiges (un service offert par l'animalerie ou le vétérinaire) pour éviter qu'ils ne volent librement, ce qui peut entraîner des incidents mortels.Comme c'est le cas de tout oiseau de compagnie qui découvre son environnement, les touis exigent une surveillance constante car ils grugent tout sur leur passage, notamment les fils électriques.Ils aiment se cacher un peu partout, que ce soit dans la poche d'un manteau ou une chevelure abondante.La situation peut devenir plus problématique si l'oiseau disparaît dans la fente d'un sofa ou derrière le frigo.Côté hygiène, ils aiment se baigner souvent et exigent 12 heures de sommeil dans un endroit tranquille.Ils n'éprouvent pas de problèmes de santé particuliers, mais certains sont très sensibles aux courants d'air.Si vous êtes grippés, on conseille aussi de vous laver les mains avant de les manipuler.Un régime alimentaire varié conviendra car ils mangent un peu de tout.Certains éleveurs déconseillent d'ailleurs les moulées surtout chez les oiseaux issus de mutations qui éprouveraient des difficultés à métaboliser ce type de nourriture.Hyperactifs, ils mangent beaucoup plus que les calopsittes, les perruches ou les inséparables.Bien sûr, ils ne doivent pas consommer de sucre, de produits contenant de la caféine, du chocolat, de l'alcool, des avocats et autres légumes ou plantes réputés toxiques.Les touis ont une longévité surprenante : une quinzaine d'années, sinon plus.La plupart peuvent éventuellement dire quelques mots et même des phrases ; les très, très talentueux réussissent à prononcer plus de 100 mots.Les mâles seraient plus doués à cet égard, mais par contre, les femelles seraient plus affectueuses.Lena Dunne conseille de parler à l'oiseau sans qu'il ne puisse voir son interlocuteur.Il imitera alors les sons pour attirer l'attention.Le monde de l'aviculture ne s'étant pas adapté à la terminologie française officielle, aussi bien en France qu'au Québec, il peut être parfois très difficile de s'y retrouver dans ce domaine, particulièrement en ce qui concerne les touis.En anglais, la plupart sont regroupés sous le terme parrotlet.L'espèce la plus répandue en animalerie est le toui céleste, parfois appelé toui du Pacifique.Il est de couleur verte, mais le mâle présente des teintes de bleu cobalt sur les ailes et le dos.Il se laisse manipuler facilement.Le toui à lunettes a un tempérament encore plus doux.Vert foncé, il a cependant le bec et les pattes roses.Les mâles ont les ailes, le dos et le pourtour des yeux violacé, d'où son nom.Le toui à tête jaune (habituellement appelé toui à face jaune), a effectivement la face, la tête et la poitrine jaunes, mais le reste du plumage est d'un bleu plus ou moins foncé selon qu'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle.Le toui catherine fait partie d'un genre à part dans cette grande famille.Il est légèrement plus gros que ses congénères.Il s'agit d'une espèce plus rare en élevage et les oiseaux mutants sont nombreux, si bien que les coloris sont plutôt diversifiés.Ils sont habituellement plus coûteux, soit autour de 200 $ à 400 $ pièce, selon la coloration.Les autres touis se vendent un peu plus de 100$ mais parfois jusqu'à 200 $, toujours selon les espèces et les coloris.Pour plus d'information, vous pouvez communiquer avec Gaétan Labrie et Lena Dunne (courriel : lgl@aei.ca).Malheureusement, la documentation en français sur les touis est presque inexistante.En anglais, je vous conseille de consulter le site Internet www.parrotletranch.com.Àla une du cahier Actuel, dans l'ordre habituel, un toui catherine, un toui catherine jaune et un toui céleste.PHOTOS MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Un toui à lunettes mâle.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Lena Dunne est tombée amoureuse des touis il y a une dizaine d'années.On la voit ici avec un toui catherine et deux touis célestes.LE CARNET D'OBSERVATION De la visite intéressante au bois Papineau De la visite intéressante au bois Papineau, cette semaine, nous indique le site Internet Les oiseaux nicheurs du Québec.Mercredi, dans ce bout de forêt de Laval, on signalait la présence d'une petite nyctale (au sud de la voie ferrée) alors que la veille, on avait vu un autour des palombes immatureprès des mangeoires.Plusieurs autres oiseaux inusités ont aussi été observés dans la région métropolitaine ces derniers jours dont un garrot d'Islande, sur le canal de Chambly, dans le secteur de l'île Sainte-Thérèse ; une oie cendrée blanche domestiquée au parc Charbonneau, à Rosemère ; de même qu'une oie rieuse, sur le Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu.Le site dont s'occupe Louise Simard est illustré de plusieurs photos couleur ces derniers temps.Il suffit de cliquer : http : p a g e s .i n f i n i t .n e t / s i m a r d l / lesoiseauxraresduquebec.htm .La chasse à la corneille Pierre Strand souligne que, contrairement à ce qui était écrit dans la chronique sur les oiseaux mal-aimés, il est permis d'utiliser le fusil 12 pour abattre corneilles, pigeons, quiscales bronzés, moineaux domestiques et vachers à tête brune, au Québec.M.Strand a raison.Par contre, la presque totalité des gens qui possèdent des mangeoires d'oiseaux vivent en milieu urbanisé ou dans les villages, des endroits où il est interdit de se servir des armes à feu pour régler ses comptes avec la gent ailée.Par ailleurs, la réglementation mentionne que là où la chasse est permise, ces oiseaux sont néanmoins protégés durant une bonne partie de la période de nidification, soit du 1er mai au 30 juin.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© La chasse à la corneille est autorisée."]
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