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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-11-18, Collections de BAnQ.

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[" SALON DU LIVRE DESSINE-MOI UN POLITICIEN ACTUEL PAGE 1 JOHNNY DEPP DÉMASQUÉ LP2 FINDING NEVERLAND Montréal jeudi 18 novembre 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 30 96 pages 5 cahiers Faible pluie, Max.10Min.-1 Agressions sexuelles sur deux enfants GUY CLOUTIER AVOUE SA CULPABILITÉ CHRISTIANE DESJARDINS « Je me battrai pas à la cour, y'en aura pas de procès », avait dit Guy Cloutier à l'une de ses victimes, en mars dernier.L'imprésario et homme d'affaires de 64 ans a tenu parole.Hier, dans une salle bondée du palais de justice de Montréal, il a renoncé à son enquête préliminaire et a plaidé coupable à quatre accusations à caractère sexuel pour des gestes commis à l'endroit de deux enfants, et à une tentative d'entrave à la justice.Il connaîtra sa sentence le 20 décembre.« Je regrette profondément tout le mal que j'ai fait.Je reconnais mes torts.J'ai plaidé coupable.Et puis, comme vous le savez, maintenant mon sort est entre les mains du juge.>Voir CLOUTIER en page A6 AUTRES TEXTES > Une atmosphère lourde > La Couronne réclame cinq ans de prison >Un imprésario à succès pages A2 à A4 L'écrasement YVES BOISVERT Revenons un peu en arrière, les choses s'étant précipitées hier.Elle avait donc 12 ans.Il est allé dans sa chambre.Elle pleurait.Il lui a mis la main sur la bouche.Il ne fallait pas faire trop de bruit, vu que la femme de Guy Cloutier dormait dans la pièce à côté.C'était la première fois.Sa première fois.La première «relation complète », comme on dit au palais.Il faut revenir à ça avant de parler de réhabilitation, de remords et de spectacles-bénéfice.Il faut revenir au viol.À l'abus de pouvoir.L'abus de confiance.La main sur la bouche d'un enfant qui pleure.\u2014 Chut.C'est un secret entre Guy et toi.Il faut dire le viol comme il faut dire que cela a duré des années.Le dire très lentement : 1980.1981.1982.1983.1984.1985.1986.1987.À Sainte-Adèle.À Montréal.À Saint-Lambert.Ailleurs au Québec.L'enfant a 11 ans aux premiers attouchements.L'enfant a eu 12 ans.Toute l'année, cela a duré.Combien de fois ?On ne sait plus.L'autre année après aussi.L'autre également.Sept ans.On dira que je m'appesantis.On n'aime pas insister sur ce genre de choses.Aussi bien régler l'affaire le plus vite et le plus proprement possible.L'homme n'est-il pas suffisamment détruit ?Je ne m'appesantis pas.Je veux simplement qu'on n'oublie pas le sujet principal : l'écrasement d'un enfant.Et d'un deuxième.Pendant des années.L'abus d'autorité.Je m'oppose simplement à l'écrasement des faits.Je ne joue pas non plus au juge ce matin.Il n'y a pas de raison de le faire.Le juge Robert Sansfaçon connaît son métier.Infligera-t-il cinq ans, comme le demande la poursuite, ou bien quatre, ou bien trois, ou bien deux « dans la collectivité » ?>Voir BOISVERT en page A6 PHOTO IVANOHDEMERS, LA PRESSE C'est sous bonne escorte que Guy Cloutier a fait son entrée dans une salle bondée du palais de justice de Montréal, hier.L'UQAM annule la conférence de l'ambassadeur des É.-U.L'Université invoque des motifs de sécurité pour justifier sa décision MARIE ALLARD L'UQAM a annulé la conférence que devait donner hier l'ambassadeur américain Paul Cellucci « pour des raisons de sécurité », une première dans son histoire.Les manifestations violentes ayant entouré la visite de l'ex-premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à l'Université Concordia, en septembre 2002, ont visiblement rendu prudente l'institution du centre-ville de Montréal.« Les forces de sécurité ont préféré recommander de ne pas tenir la conférence », a indiqué hier à La Presse André Valiquette, des relations publiques de l'UQAM.La décision a été prise par le service de sécurité de l'Université en collaboration avec la Gendarmerie royale et l'ambassade américaine à Ottawa, a-t-il indiqué.Au contraire, le consulat américain de Montréal a affirmé que M.Cellucci était toujours disposé à rencontrer les étudiants montréalais.>Voir UQAM en page A6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Avec Air Canada, si tu perds ta valise à Gaspé, il faut que tu appelles en Inde pour la retrouver.Jacques Cartier avait raison ! La chaîne Dollarama vendue à des Américains LAURIER CLOUTIER La chaîne de magasins Dollarama, qui a vu le jour au Québec il y a un peu plus de 10 ans, est sur le point d'être vendue à la firme financière Bain Capital, de Boston.La transaction, qui sera annoncée incessamment, porte sur les quelque 360 magasins de la société dont le siège social est établi à Montréal.« La transaction n'est pas conclue encore, mais on n'en est pas loin », ont confirmé à La Presse Affaires des sources proches de Bain Capital, à New York et à Boston.Au cabinet d'avocats Stikeman Elliott, de Montréal, on travaille effectivement sur une transaction impliquant Dollarama, mais les porteparole refusent de commenter les affaires de leurs clients.Les personnes impliquées dans le dossier étaient en réunion, hier soir.Dollarama a été fondée en 1992 par Larry Rossy, aujourd'hui âgé de 61 ans.Il a souvent raconté avoir ouvert sa première succursale à Matane avec une certaine gêne.Depuis, le succès ne s'est jamais démenti et Dollarama est désormais présent partout au Québec, en Ontario et dans les Maritimes.Dans ses magasins, rien n'est vendu à plus d'un dollar, si bien qu'aucun produit n'est étiqueté.Un magasin peut offrir jusqu'à 10 000 articles différents, dont le prix a été âprement négocié auprès de fournisseurs étrangers.Aucune succursale n'offre le paiement électronique (carte de débit ou carte de crédit), question de minimiser les coûts.La chaîne Dollarama est une société privée détenue par le groupe S.Rossy, dont le fondateur Larry Rossy est président.C'est la même grande famille qui a donné naissance aux grands magasins Rossy, qui visent une clientèle à revenus modestes.Hier en début de soirée, Larry Rossy n'était pas à son bureau de la rue Ferrier, ni à sa résidence.Sa conjointe n'a pas voulu faire de commentaires.>Voir DOLLARAMA en page A6 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 18 Bandes dessinées ACTUEL 8 Bridge AFFAIRES 18 Décès AFFAIRES 16 à 18 Feuilleton ACTUEL 8 Forum A 21 à 23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 19 Mots croisés ACTUEL 8 et SPORTS 12 Mot mystère ACTUEL 8 Observateur AFFAIRES 14 Petites annonces AFFAIRES 14 et AFFAIRES 2 Trait d'union LP2 22 et 23 Vin ACTUEL 12 Météo Faible pluie en après-midi, maximum 10, minimum -1, plus de détails en page SPORTS 16 Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 San s f ra i s 1 877 667-2020 Achetez maintenant et payez en 12 versements sans intérêt Sur approbation de crédit.DE RABAIS sur présentation de ce coupon 112255$ applicable à l'achat d'une paire de lunettes complète de prescription à prix régulier (verres et monture).Voir détails en succursale.Un coupon par client.Ne peut-être jumelé à toute autre promotion.Offre valide juqu'au 30 novembre 2004.DANIEL LAVOIE AU CORONA: SURTOUT POUR LA VOIX ARTS ET SPECTACLES PAGE 5 Une atmosphère lourde HUGO DUMAS L'ambiance était lourde hier quand Guy Cloutier entrait et sortait de cour.À part les appareils photo qui se déclenchaient comme des mitraillettes, pas un seul bruit.Personne dans le public n'apostrophait ou n'invectivait l'imprésario, comme c'est souvent le cas dans les causes judiciaires très médiatisées.À l'heure du midi, un curieux a cependant serré la main de Cloutier, mais a rapidement été écarté du chemin par un de nombreux gardiens de sécurité du palais de justice.Sinon, rien : Guy Cloutier n'en menait pas large et n'a émis aucun commentaire de la journée.Tout ça avant hier soir.Vers 18 h 40, quand les procédures ont pris fin, l'avocate de l'imprésario, Sophie Bourque, s'est pointée au micro de la petite zone aménagée pour les journalistes, près d'une porte de sortie.« Tout ce que j'avais à dire, moi, je l'ai dit devant la salle de cour.Maintenant, M.Cloutier voudrait vous dire deux mots », a-t-elle annoncé.La mine basse, Guy Cloutier s'est alors avancé devant une rangée de caméras.« Je regrette profondément tout le mal que j'ai fait.Je reconnais mes torts.J'ai plaidé coupable.Et puis, comme vous savez, maintenant mon sort est entre les mains du juge.Je le regrette de tout mon coeur », a-til dit d'une voix cassée.Merci, c'est tout, a tranché Me Bourque.Guy Cloutier est ensuite sorti par une autre porte que celle où il était entré.Pas de famille immédiate Aucun membre de la famille immédiate de Guy Cloutier ne l'accompagnait hier.Sa fille aînée, Véronique Cloutier, 29 ans, est présentement en congé de maternité.Elle doit accoucher à la fin du mois.La cadette, Stéphanie, qui est la copine de José Théodore, n'y était pas non plus.Véronique Cloutier a terminé les enregistrements de Ça va être ta fête à Radio-Canada, il y a deux semaines.Elle a mis fin à son émission de radio quotidienne à Rythme-FM vendredi dernier en prévision de son accouchement.L'animatrice dirige aussi l'ancienne entreprise de son père, Guy Cloutier Communications, qu'elle a rachetée en juillet 2004 et rebaptisée Novem.Chez Novem hier, la consigne du « pas de commentaires» prévalait pour tous les employés.Tous les appels étaient dirigés au porte-parole embauché par l'entreprise, Gilles Corriveau.« Sur le plan personnel, c'est un choc émotif, a dit M.Corriveau.Vous comprendrez que ce n'est pas la meilleure des journées.Je n'ai pas parlé à Mme Cloutier, mais on peut présumer que sa réaction en est une de peine.Ce n'est pas très agréable, ce qui se passe.» L'attaché de presse de Véronique Cloutier, Hervé Gaillard, a indiqué hier que l'animatrice ne ferait aucun autre commentaire.René Angélil, ami de Guy Cloutier, a adopté la même ligne : pas de commentaires, a-t-on appris auprès du bureau qui gère ses relations de presse à Montréal.Des curieux depuis 7h30 La présence en cour de Guy Cloutier a évidemment attiré de nombreux curieux hier.À 7 h 30, plusieurs d'entre eux attendaient déjà devant la salle 3.05 pour le début de l'enquête préliminaire de l'imprésario, qui ne commençait pourtant que deux heures plus tard.Vers midi, la foule était extrêmement dense.Du jamais vu, selon la faune d'habitués de l'endroit.Prises de bec Toute la journée d'hier a été marquée par des prises de bec entre les photographes de presse et les responsables de la sécurité du palais de justice.Plusieurs photographes se sont plaints d'avoir été bousculés par des gardiens un peu trop zélés.Au retour de la pause du dîner, une douzaine de photographes n'ont pu entrer dans le palais de justice.C'était la première fois que les autorités du palais de justice encadraient le travail des photographes et cameramans aussi rigoureusement.Ils devaient absolument se trouver dans une zone spécifique pour capter des images.Ailleurs, c'était interdit.En matinée, la présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Anne-Marie Dussault, était présente dans les couloirs pour s'assurer qu'il n'y ait aucune atteinte à la liberté de la presse.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Photographes et caméramans étaient confinés à une zone spécifique, hier au palais de justice de Montréal.Dépositaire Cartier À partir de 3 950 $ De 2 à 10 ans de pénitencier ANDRÉ DUCHESNE L'affaire Guy Cloutier a déboulé à une vitesse folle hier au palais de justice de Montréal.Voici quelques explications sur l'ensemble du processus judiciaire.QQue s'est-il passé ?RGuy Cloutier a renoncé à son enquête préliminaire, procédure servant à déterminer s'il y a suffisamment de preuves pour tenir un procès.Il a plaidé coupable à cinq des neuf chefs d'accusation portés contre lui.QComment en est-on venu à cela ?RL'enregistrement de plaidoyers de culpabilité est un phénomène fréquent.Il est précédé de négociations entre les procureurs de la Couronne et les avocats de la défense, où certaines accusations sont abandonnées en échange d'une accélération du processus.C'est aussi avantageux pour un accusé qui souhaite éviter un long procès, médiatisé ou non.QEst-ce aussi imputable à une preuve très solide ?RDans plusieurs cas, oui.Dans la cause de Guy Cloutier, la preuve comprenait des enregistrements audiovisuels.De plus, des policiers étaient cachés à l'endroit où Cloutier a reconnu ses actes en présence de la victime.QQue risque Guy Cloutier ?RDe deux à 10 ans de prison, selon les chefs d'accusation.Les peines pourraient être consécutives puisqu'il y a deux victimes dans cette affaire.QPourquoi ne peut-on identifier les victimes ?RParce qu'elles étaient mineures au moment des faits, mais aussi en raison de la nature de l'accusation la plus grave, l'agression sexuelle.Adoptée au début des années 80, une réforme du Code criminel interdit de révéler l'identité des victimes d'agression sexuelle, qu'elles soient mineures ou majeures, afin de faciliter la dénonciation.QConnaîtra-t-on un jour l'identité des victimes ?REn principe, non.À moins qu'elles décident de témoigner publiquement de ce qui leur est arrivé, comme l'ont fait les soeurs Hilton par exemple.Mais elles devraient d'abord obtenir de la Cour supérieure la levée de l'ordonnance de non-publication.QA-t-on accès à une partie de la preuve ?ROui, mais seulement aux parties de la preuve qui ne permettent pas d'identifier les victimes.P ar e xemp l e, l e s enregistrements audiovisuels réalisés en mars 2004 chez une des victimes, le rapport psychiatrique de celle-ci ainsi que sa déclaration écrite demeurent sous scellés.QL'enregistrement audiovisuel est-il souvent utilisé ?RC'est un instrument utilisé assez fréquemment en matière criminelle afin de recueillir et présenter des éléments de preuve.Il faut obtenir le feu vert d'un juge avant d'utiliser ce procédé.QQu'en est-il de la seconde victime ?RTrès peu de renseignements peuvent être divulgués à son sujet, puisque la Couronne a obtenu un huis clos de la Cour.Cette mesure va beaucoup plus loin que l'ordonnance de non-publication, puisqu'elle exclut les médias et le public de la salle d'audience.Cette victime estime que la publication du moindre détail révélerait son identité.En dépit des protestations des médias, le juge lui a donné raison.1.De Guy Cloutier à la victime «Je te supplie de me laisser vivre.» «C'est une bombe comme y'en aura jamais eu au Québec.» «J'ai 64 ans.Il me reste pas gros à vivre (\u2026) J'achève un peu.» GUY CLOUTIER PLAIDE COUPABLE PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © L'avocate de Guy Cloutier ne nie pas que son client ait voulu acheter le silence de sa première victime.La Couronne demande cinq ans de prison CHRISTIANE DESJARDINS L'important pour Guy Cloutier est le « je, me, moi », estime la procureure de la Couronne, Josée Grandchamp, qui demande au juge d'imposer à l'imprésario cinq ans de pénitencier.Me Grandchamp croit que les regrets exprimés par Cloutier à l'une des victimes le 17 mars, ainsi que les 300 000 $ qu'il lui a offerts pour acheter son silence, démontrent qu'il voulait sauver son entreprise, et éviter toute publicité tapageuse.« Moé, tu me fais arrêter, je me suicide.Il transfère tout le poids sur elle.Il lui a donné de l'argent pour qu'elle se taise.Il sent qu'elle lui échappe », a-t-elle lancé, hier.En 2001, la victime demandait un emploi à Guy Cloutier.Il en a profité pour se masturber devant elle, a dit Me Grandchamps en se référant à une accusation qui a toutefois été retirée.Le fait que cet incident soit survenu longtemps après les agressions reprochées, et dans une période pas très éloignée d'aujourd'hui, démontre selon la procureure, que Cloutier n'a rien compris.Cela laisse entendre qu'il n'a jamais eu de remords jusqu'à ce que ça lui explose à la figure.Me Grandchamp se montre également sceptique face aux rapports psychologiques effectués par deux experts.Ils ne lui ont trouvé aucun complexe sexuel, ni aucune perversion.« On ne sait pas ce qu'il a, Guy Cloutier, a-t-elle dit, en signalant que c'était inquiétant pour l'avenir.On n'a pas de garantie qu'il n'y aura pas de récidive.» « Facteurs atténuants » L'avocate de Cloutier, Sophie Bourque, a ouvert sa plaidoirie en réitérant les excuses de son client.« Il fait un acte de contrition publique », a-t-elle lancé.Elle demande au juge d'imposer à Cloutier une peine de deux ans moins un jour à purger dans la société.Ceci en raison de « l'ampleur des facteurs atténuants ».Outre les excuses présentées par son client, elle a parlé de son âge, de son apport à la société et de l'hypermédiatisation de cette affaire.Celle-ci, a-t-elle souligné, dépasse tout ce qui s'est vu au Québec jusqu'à maintenant.Depuis la mise en accusation de Cloutier, pas une journée ne s'est passée sans qu'un média ou un autre ne fasse allusion à l'affaire.Il ne peut plus sortir de chez lui, ni même faire le marché, ce qui était sa tâche auparavant.Il se dit suivi par les médias jusque dans sa vie privée.Il a dû vendre son chalet de Sainte-Adèle parce qu'il était sur le bord de la route, près d'un arrêt d'autobus, et que c'était devenu intenable.Selon Me Bourque, tout l'argent que Cloutier a versé à la victime doit en outre être pris en considération.C'est déjà une reconnaissance de sa culpabilité.Et il ne faut pas oublier, a-t-elle dit, que c'est la jeune femme qui a demandé l'argent.Selon elle, sur l'acte d'accusation, il aurait plutôt fallu lire que Cloutier avait fait une « contre-offre » de 300 000$ à la victime, plutôt qu'une « offre.» « Pour avoir un acheteur, il faut qu'il y ait un vendeur, » a-t-elle dit.À un certain moment, Guy Cloutier a augmenté les paiements à sa victime, à la demande d'un des proches de celle-ci.Il l'a aussi couchée sur son testament.Le nom de la jeune femme a toutefois été rayé du testament après l'arrestation de Cloutier.Acheter le silence Me Bourque ne nie pas que Cloutier ait voulu acheter le silence de sa première victime.Selon elle, il s'agit d'une réaction humaine de peur, ce qui est très compréhensible.Il savait que sa vie serait anéantie et qu'il ferait beaucoup de peine à ses proches.Sa seule façon de réparer sa faute était d'offrir de l'argent.La victime a reçu un million de dollars jusqu'ici, c'est beaucoup plus que ce que les tribunaux civils accordent en pareille matière.« Lui, il n'a pas eu besoin des tribunaux pour reconnaître ses torts.» Cloutier a par ailleurs entrepris une thérapie pour comprendre ce qui est arrivé.Ce qui est un autre facteur atténuant, plaide Me Bourque.Enfin, il se dit prêt à organiser trois spectacles-bénéfice par année au profit d'un organisme communautaire qui doit ouvrir un centre pour enfants agressés sexuellement.À ce sujet, elle a rappelé que Keith Richards, l'un des Rolling Stones, avait bénéficié d'une peine semblable pour possession d'héroïne, dans les années 70.Il avait dû donner deux spectacles au bénéfice d'un organisme pour aveugles.Le juge Robert Sansfaçon rendra sa décision le 20 décembre.1.Attentat à la pudeur de 1980 à 1983 ; 2.Agression sexuelle sur un enfant de moins de 14 ans ; 3.Agression sexuelle de 1983 à 1987 ; 4.Tentative d'entrave à la justice en offrant 300 000$ à la victime pour acheter son silence, en 2004 ; 5.Attentat à la pudeur sur une autre victime sur une période de six ans (accusation ajoutée à l'enquête préliminaire) CHEFS D'ACCUSATION AUXQUELS GUY CLOUTIER A PLAIDÉ COUPABLE «J'ai fait une erreur, la plus grosse au monde, je l'avoue.» «Si tu le fais, chus fini, c'est sûr (\u2026) j'ai fait un acte criminel.» «Je pourrai jamais te pardonner.» 2.De la victime à Guy Cloutier GUY CLOUTIER PLAIDE COUPABLE GUY CLOUTIER PCLOAUIDPEABCLOEUPABLE PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © En 2003, lors du dévoilement de la programmation de la SRC, Guy Cloutier était entouré de Sébastien Benoit et Élyse Marquis (La Fureur), ainsi que de Virginie Coossa.PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVESLA PRESSE © En 1988, l'imprésario était accompagné de Nathalie et René Simard, qu'il a lancé à 9 ans et qui a été son plus grand succès, ainsi que de Normand Beauchamp, de Radio-Mutuel.Un imprésario à succès STÉPHANIE BÉRUBÉ L'image de Guy Cloutier vue et revue à la télévision hier contrastait avec celle à laquelle l'imprésario nous avait habitués depuis des années.Celle d'un homme coloré qui parlait fort, riait fort et aimait faire les choses démesurément grandes.Une de ses dernières productions avant de se retrouver devant la justice en mars, a été la comédie musicale Don Juan.« Au niveau du spectacle, c'est le plus gros show de ma carrière ! » avait-il confié à la journaliste de La Presse le soir de la grande première, en février.Cloutier avait fait fermer une rue et dérouler un tapis rouge.Il festoyait avec les danseurs et chanteurs de la troupe et ses nombreux amis du monde du spectacle qui étaient venus voir sa dernière création.Guy Cloutier a une longue feuille de route.Il a commencé à faire de la promotion de spectacles, il y a plus de 40 ans, au Lac-Saint-Jean.Il s'est occupé de la promotion des spectacles du groupe les Baronets dont faisait partie René Angélil, un grand ami depuis.Dans les années 60, Guy Cloutier fonde la maison de disques Nobel qui a représenté des artistes tels Johnny Farago et Patrick Zabé.La mode était à la reprise de grands succès américains, version québécoise.Une mode que Cloutier a beaucoup suivie, notamment avec son artiste le plus populaire, un petit garçon de 9 ans nommé René Simard.Leur collaboration sera fructueuse : en octobre 2003, René Simard lancera son 48e album, Hier.encore ! toujours en tandem avec Guy Cloutier.Entre-temps, il y aura eu un succès monstre au Japon, l'arrivée de la petite soeur de René, Nathalie, dans le monde du spectacle et quelques émissions de télévision, dont la populaire Star d'un soir.Parmi les artistes qui ont aussi travaillé avec Guy Cloutier, notons Renée Martel, amie de longue date du producteur, et Johanne Blouin qui a fait un grand succès en 1988 avec son album Merci Félix qui s'est vendu à 200 000 exemplaires.Au début des années 90, le producteur achète et rénove le Capitole de Québec et y présente Elvis Story (il vend ses actions du théâtre en 2002).Cloutier continue de faire de la production télé et réussit son meilleur coup en 1997 lorsqu'il adapte ici un concept français, La Fureur, animé par sa fille Véronique, qui fait grimper les cotes d'écoute de Radio-Canada le vendredi soir.Cloutier produira également l'émission Les Saisons de Clodine à TVA, qui deviendra aussi une série de fascicules pratiques.Il convaincra aussi Clodine de donner dans la chanson pour enfants.Son dernier grand coup à la télévision a été Loft Story, cette émission de téléréalité présentée à TQS l'année dernière.Le chiffre d'affaires de sa maison de disques, de production de télévision, d'édition et de gérance d'artistes, en 2002, était estimé à 20 millions de dollars.Au mois de juillet dernier, Véronique Cloutier a repris les rênes de l'entreprise de son père.Guy Cloutier Communications disparaissait pour faire place à Novem.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © En décembre 2003, Véronique Cloutier a fait la promotion de son émission du jour de l'An, accompagnée de son père et producteur, ainsi que du scripteur Louis Morissette.Une onde de choc dans les centres d'aide SARA CHAMPAGNE L'affaire Guy Cloutier risque de créer une onde de choc dans les centres d'aide aux victimes d'agression sexuelle qui se préparent déjà à devoir répondre à une demande accrue.De l'avis de plusieurs intervenants interrogés par La Presse, un événement aussi médiatisé ouvre la porte aux victimes d'agressions sexuelles qui se terrent dans l'ombre depuis de nombreuses années.Au Centre de prévention et d'intervention pour les victimes d'agression sexuelle de Laval (CPIVAS), où la liste d'attente est déjà de quelques mois pour recevoir de l'aide, on s'attend à un impact majeur.« L'étape la plus difficile à franchir pour les victimes, c'est de briser le silence.Je pense qu'un cas comme celui-là va donner de l'espoir aux gens qui souffrent, du courage pour dénoncer les agresseurs et un sentiment de justice », affirme la directrice du CPIVAS, Francine Doré.Même son de cloche au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l'Ouestde- l'île de Montréal, où déjà on a remarqué que les victimes ont commencé à parler du cas Cloutier entre elles.« Cela démontre aux victimes que c'est possible, mais il faut apporter un bémol.Les agressions sexuelles demeurent encore aujourd'hui le crime le moins dénoncé », a tenu à nuancer l'intervenante Sophie Bellefeuille.Selon la plus récente enquête de Statistique Canada, seulement 10% des agressions sexuelles commises sur des femmes sont signalées à la police.« Et celles qui dénoncent doivent se soumettre à des interrogatoires difficiles, elles doivent souvent apporter de nombreuses preuves, avoir des témoins, etc.En général, les sentences sont ridicules », note-t-elle.Chez Tel-Jeunes, les intervenants estiment qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact qu'aura l'affaire Cloutier chez les adolescents, mais la problématique reste très présente.En 2002, les enfants et les adolescents de moins de 18 ans représentaient 23% de la population canadienne, et ils constituaient environ 24 % de toutes les victimes d'agressions signalées à 94 services de police, selon Statistique Canada.Sur le forum Internet du centre d'aide, des dizaines de jeunes dénoncent des cas d'agressions sexuelles et demandent de l'aide : « J'ai subi l'inceste et je me demande s'il est possible d'oublier, ne serait- ce qu'un instant ?Je veux dire que le fait de vivre sous le même toit ne me fait pas du bien », raconte un jeune de 14 ans.Depuis l'automne, Tel-Jeunes offre des ateliers sur l'aspect relationnel de la sexualité dans les écoles secondaires.« Les jeunes ne sont pas nécessairement conscients qu'ils sont victimes d'une agression sexuelle.Ils ne savent pas quand il faut dire oui ou non », remarque une responsable du centre, Lynda Primeau.Tel-Jeunes 1-(800)-263-2266 CALACS (514) 620-4333 CPIVAS (450) 669-9053 Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Destinations canadiennes: le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs pour les vols au pays.Les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 16 décembre 2004.L'achat à l'avance peut être requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les assurances, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 6$, ne sont pas inclus.Destinations américaines: les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.L'achat à l'avance peut être requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant lorsque applicable, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 12$, ne sont pas inclus.Destinations canadiennes et américaines: les billets sont non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.Séjour minimal et maximal.D'autres conditions s'appliquent.Àmoins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada ou de Jazz Air inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC).MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.TORONTO WINNIPEG HALIFAX CALGARY VANCOUVER Tarifs Tango, ALLER SIMPLE de Montréal à partir de : Réservez sur aircanada.com et obtenez un mille AéroplanMD pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour vos voyages au Canada et aux États-Unis.Téléphonez à votre agent de voyages, ou à Air Canada au 1 888 247-2262.Gagnez du temps avec le service d'enregistrement aircanada.com: pour tous vos voyages au Canada, vous pouvez vous enregistrer en ligne et imprimer votre carte d'accès à bord.Économisez avec les bas tarifs Tango d'Air Canada pour les grandes villes nord-américaines.NEW YORK PHILADELPHIE RALEIGH-DURHAM LOS ANGELES LAS VEGAS Tarifs Tango, ALLER SIMPLE de Montréal à partir de : ÊTRE LÀ POUR CE QUI COMPTE VRAIMENT 3259083A . PIERRE FOGLIA Lemodèle canadien Il y a un peu plus d'un an, une étudiante qui insistait pour porter le voile à l'école était expulsée d'un collège privé de Pierrefonds où le règlement interdit d'afficher tout signe ostentatoire de religion.La famille de l'élève, qui avait d'abord porté plainte devant la Commission des droits de la personne, vient tout juste de retirer sa plainte.C'est-à-dire que le collège a littéralement racheté la plainte de la famille.En 1995, la Commission des droits avait interdit d'interdire le voile dans les écoles publiques.Les groupes de pression religieux (tant musulmans que juifs) espéraient que la Commission saisirait l'occasion de cette plainte pour étendre son interdiction d'interdire au secteur des écoles privées.La Commission s'est contentée d'informer qu'elle donnera, éventuellement, un avis global sur toute cette question.En attendant, d'abord un mot des parents qui déposent une plainte au nom d'un principe et la retirent 15 mois plus tard pour quelques milliers de dollars.On nous dit qu'entre-temps leur fille a quitté le secondaire.Reste que ça fait pas cher du principe, surtout du principe religieux, je ne sais ce qu'Allah en pense, mais mon Dieu à moi, il trouve que cette histoire-là fait un peu marchand de tapis.On ne félicitera pas non plus l'école d'avoir proposé ce marché ratoureux aux parents.Il me semble que l'école n'est pas qu'un lieu de transmission des savoirs, mais aussi de transmission des valeurs.On vient de donner aux enfants une bien curieuse leçon de choses, on vient de leur dire, les valeurs mes petits amis, comme leur nom l'indique, c'est ce qui s'achète.Quant à la Commission des droits de la personne, la voilà sauvée par la cloche bien temporairement, le problème va forcément resurgir dans d'autres écoles privées.Et elle sera forcée alors de se brancher.Je la sens prête à distinguer entre le privé et le public, prête à concéder aux écoles privées le droit d'interdire le voile comme si le fait de payer donnait le privilège de se soustraire au modèle public.En fait la Commission est bien embêtée, si vous voulez mon avis.Elle aurait dû faire le contraire.Interdire le voile dans les écoles publiques.Elle ne le pouvait pas, bien sûr.C'est pour cela que je dis qu'elle est bien embêtée.Elle ne le pouvait pas parce qu'on est au Canada, et que le Canada se prend pour LE modèle mondial d'intégration des immigrants.Le modèle canadien se trouve généreux, inclusif, alors qu'il est seulement mou comme peut l'être un compromis fourre-tout.J'ai parfois l'impression que le pays est mené par les minorités religieuses.En tout cas on les sent près de s'étouffer chaque fois qu'on touche à leur chapeau, leur turban, leur voile, leur poignard.J'en entendais un ce matin, je ne sais plus s'il était juif ou musulman, dire oui ! quand les immigrants sont arrivés au Canada, on ne les a pas avertis qu'ils n'auraient pas le droit de porter le voile.On ne le leur a pas dit parce que ce n'est pas le cas.Ils ont le droit de porter ce qu'ils veulent, quand ils veulent, où ils veulent, SAUF à l'école.Enfin même pas.À l'école aussi.Mais justement, ça ne devrait pas, ce devrait être partout sauf à l'école, surtout à l'école publique.Dans une société d'immigrants comme la nôtre où se frottent toutes les races, toutes les cultures, toutes les religions, la laïcité des institutions (l'école, la justice, etc.) est la seule garantie d'intégration au modèle commun de société, à condition évidemment d'en avoir un modèle commun de société.LA NOUVELLE DU JOUR \u2014 Guy Cloutier, imprésario et producteur de spectacles, un des grands manitous du showbiz québécois, a plaidé coupable hier à cinq des neuf chefs d'accusation qui pesaient sur lui, attentat à la pudeur, grossière indécence, agression sexuelle, j'oublie quelque chose ?La nouvelle est tombée vers 10 h.Je déteste ce genre de nouvelles qui colle à la semelle, comme lorsqu'on marche dans la merde, on a beau s'essuyer les pieds, ça reste collé.Une nouvelle qui bouche l'horizon et frappe d'inanité tout autre sujet.Pas le choix d'en parler.Je m'y mets donc.J'avais presque terminé quand le doute me pogna.Allo, boss, je parle de Cloutier demain.Et je me mets à lui lire mon truc.Holà, holà, on ne peut pas publier ça.Pourquoi ?Parce que ton propos permet d'identifier la victime et on va se retrouver avec un outrage au tribunal.Ce n'était pas complètement faux.Mais c'était surtout ridicule.Pas mon boss.La justice parfois.Je traitais d'un « pattern sportif » qui à mon sens illustrait ce genre de déviance, mais c'est vrai qu'en coupant les virgules en quatre, on aurait pu faire des liens qui, que.bon ben tant pis.J'ai planché sur autre chose.Sauf que je viens d'entendre à la télé le récit de la première relation sexuelle entre la victime qui avait 12 ans à l'époque et Cloutier qui avait la main sur sa bouche pour l'empêcher de crier.Ça, on peut l'écrire.Ça, c'est d'intérêt public.Combien on parie que la victime va demander elle-même, et ce ne sera pas long, la levée de cette interdiction de publication à des fins littéraires ?Et que cet interdit de justice aura surtout servi à protéger ses droits d'auteur ?Un mot pour finir.Sans vouloir l'accabler plus qu'il ne l'est, je trouve que M.Cloutier vient de faire un tort immense au beau métier d'imprésario et je me permets de mettre en garde mes lecteurs contre toute généralisation intempestive.AVEC MES EXCUSES\u2014Dans une récente chronique, pour faire image avec le nombre de morts américains en Irak (autour de 1200), je disais que durant le seul congé de la Thanksgiving 2002, la route avait fait 4019 morts aux États- Unis, dont 1561 à cause de l'alcool.Je donnais mes sources, sauf que j'ai mal lu mes sources.Ces statistiques valent du congé de la Thanksgiving à la fin de l'année.Un mois et quelques jours donc.Vous auriez dû lire le courriel courroucé de cet étudiant en transport de l'Université de Montréal qui m'accuse de.désinformation ! Au plaisir donc de vous désinformer samedi prochain, cette fois ce sera sur les souris.La souris sylvestre, dit mon dictionnaire des mammifères, est une jolie petite souris qui pèse entre 12 et 32 grammes.Mais quand on en a des millions, ça finit par faire des tonnes de souris.Mes chats?Mes chats, y dansent, les tôtons.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Cotler propose AIDE SOCIALE un débat sur le suicide assisté Le Québec a le tiers des prestataires PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, Irwin Cotler, estime que le Parlement devrait à nouveau reconsidérer la question du suicide assisté, à la suite de cas célèbres survenus en Colombie-Britannique et au Québec.« Pour moi, c'est une question difficile et complexe, a déclaré le ministre hier lors d'une réunion du Comité de la justice des Communes.Nous pourrions grandement profiter d'un débat informé sur le sujet.» L'un des cas les plus célèbres de suicide assisté est celui de Sue Rodriguez, de Colombie- Britannique.La femme qui souffrait de la maladie de Lou Gehrig, une maladie douloureuse et incurable, n'a jamais pu faire accepter par la cour sa requête pour un suicide assisté.Elle s'est quand même enlevé la vie en 1994, quelques mois seulement après que son ultime recours en Cours suprême du Canada eut été rejeté.À Montréal, une femme a été accusée en septembre d'avoir aidé son fils de 36 ans, qui souffrait de sclérose en plaques, à se suicider.Le Sénat s'était penché en long et en large sur la question en 1995 et s'était finalement prononcé contre un adoucissement de la loi.Malgré tout, le temps est venu de revoir la question, estimeM.Cotler.Selon le plus récent sondage Télé- Québec/Léger Marketing sur l'euthanasie, deux Québécois sur trois souhaiteraient qu'on les aide à mourir s'ils étaient atteints d'une maladie incurable, et près de huit sur 10 considèrent qu'une personne qui aurait aidé un proche atteint d'une maladie incurable à mourir ne devrait pas être poursuivie.ANDRÉ DUCHESNE En dépit d'un recul de 27 % du nombre de prestataires de l'aide sociale en 10 ans, le Québec vient maintenant au deuxième rang du plus haut taux de prestataires au pays.En fait, les quelque 544 200 Québécois recevant des prestations en 2003 représentaient près du tiers de tous les prestataires du Canada alors qu'ils n'en formaient que le quart en 1993.Ce constat, mis en lumière par Statistique Canada hier, doit cependant être remis dans son contexte puisque durant cette période, la gestion des critères d'admissibilité des personnes et l'amélioration de l'économie étaient différentes d'une province à l'autre.« Le nombre de gens fluctue selon la générosité d'un système.Certaines provinces ont peut-être éliminé un nombre important d'assistés sociaux parce qu'elles les ont sortis du programme.Mais ça ne veut pas dire qu'elles ont éliminé la pauvreté pour autant », indique Paul Bernard, professeur de sociologie à l'Université de Montréal.La période 1993-2003 équivaut grosso modo à la mise en place d'importants « tours de vis » dans les provinces conservatrices de l'Ontario et de l'Alberta, ditil, alors qu'au Québec, le gouvernement plus socialdémocrate du Parti québécois reprenait le pouvoir et le conservait pour neuf ans.Des propos qui recoupent ceux d'Éric Bondo, coordonnateur du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ).Selon lui, les problèmes de nomadisme ont augmenté dans les provinces les plus généreuses.Mais il se garde de dire que le Québec est devenu le Pérou en la matière.« Les personnes jugées aptes au travail n'ont pas vu leurs prestations (533 $/mois) augmenter depuis 1985 », arguet- il.C'est effectivement en Ontario et en Alberta, là où les critères d'admissibilité ont été les plus resserrés, mais aussi où l'économie a connu la meilleure reprise durant la décennie étudiée, que le nombre de prestataires a le plus diminué, selon les chercheurs de Statistique Canada.L'Alberta a vu son nombre de prestataires baisser de 70,5 %, passant de 7,4 % à 1,8 % de la population.C'est dans cette province où la situation de l'emploi s'est le plus améliorée avec une croissance du tiers.Les auteurs de l'étude affirment que la baisse du montant des prestations n'a pas diminué plus qu'ailleurs.« C'est bien avant 1993 que le montant des prestations a baissé dans cette province, notamment pour les personnes seules », écrivent-ils.En Ontario, le nombre de prestataires a chuté de moitié, notamment grâce à l'amélioration du marché du travail, dit-on.Mais les prestations d'aide sociale ont aussi été considérablement réduites, jusqu'à 45 % pour les couples avec deux enfants.Le Québec deuxième Dans l'ensemble du pays, le taux de prestataires d'aide sociale est passé de 10,4 à 5,5 % entre 1993 et 2003.Pendant ce temps au Québec, ce taux passait de 10,4 % à 7,3 %.La courbe du taux des prestataires québécois a suivi celle du Canada, avec des augmentations de 1993 à 1996 afin d'amorcer une descente qui se poursuit année après année.D'ailleurs, sur le site Internet du ministère québécois de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, on indique que le taux de prestataires a encore chuté de 11 119 personnes entre août 2003 et août 2004.« C'est le reflet du changement de gouvernement », soutient Pierre Choquette, attaché de presse du ministre Claude Béchard.Nous avons mis en place de nouvelles façons de faire comme adresser les demandeurs d'aide sociale à Emploi-Québec et l'adoption d'un plan de lutte contre la pauvreté de 2,5 milliards sur cinq ans.» Éric Bondo n'a pas la même lecture.« Le système maintient les gens sur l'aide sociale.On crée des emplois avec des programmes de six mois, souvent dans des secteurs précaires, pour sortir les gens de l'aide sociale.Ça donne de bonnes statistiques, mais ça ne diminue pas la pauvreté.Le certificat-cadeau Simons.C'est le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.D'une valeur de votre choix, disponible à toutes nos caisses.LE CHEMISIER STRETCH IRISÉ 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ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3266282A SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Guy Cloutier avoue sa culpabilité CLOUTIER suite de la page A1 Je le regrette de tout mon coeur », a dit Cloutier, manifestement contrit, dans un point de presse qu'il a accordé au terme de la journée.La Couronne a requis une peine de cinq ans de pénitencier pour ses crimes à l'endroit des deux victimes.La première victime, une femme maintenant âgée dans la trentaine, est celle qui l'a dénoncé au début de l'année.L'accusation concernant la deuxième victime a été ajoutée hier matin, mais tout ce qui entoure son identité et même son sexe, a été tenu secret.On sait seulement qu'il s'agit d'une « personne » qui avait 12 ans au début des actes reprochés (attentats à la pudeur), et que cela a duré six ans.On a aussi volontairement tu l'époque des agressions.Cette «personne » a pardonné à Guy Cloutier, a-t-on fait valoir devant la cour, hier.Mais elle a tout de même porté plainte.La première victime, elle, n'a pas pardonné.« Je pourrai jamais te pardonner », a-t-elle dit en mars à Cloutier, alors qu'il l'implorait de ne pas le dénoncer.Depuis quelque temps, Cloutier était nerveux, parce qu'il n'avait plus de nouvelles de la jeune femme, et qu'il craignait qu'elle aille voir la police.Le 17 mars, il s'est rendu chez elle.Ils ont parlé du passé.Ce que Cloutier ignorait, c'est que des policiers de la Sûreté du Québec étaient cachés dans le domicile, et qu'un système audio-vidéo enregistrait leur conversation et leurs faits et gestes.La femme lui rappelait toutes les agressions sexuelles dont elle avait été victime à partir de l'âge de 11 ans.Cloutier acquiesçait à tout ce qu'elle disait.« Je le sais, pis t'étais trop jeune pour dire rien.Je le sais.Je le sais.Penses-tu que j'y pense pas aux conséquences ?Je te dois une vie.» Elle lui parlait notamment que la première fois où il s'en était pris sexuellement à elle.C'était à Saint- Lambert, dans une voiture.À la radio, une émission parlait de sexe.Cloutier a demandé à l'enfant de 11 ans si ça l'excitait d'entendre ça.Il lui a ensuite demandé si elle avait déjà vu un pénis.La procureure de la Couronne, Josée Grandchamp a expliqué hier que Cloutier avait baissé sa fermeture éclair, sorti son pénis et lui avait demandé de le toucher.La fillette avait dit non, mais elle avait fini par le faire.« Comment ça se fait que tu sais ça, toi, s'était écrié Cloutier.Tabarnak, j'ai déchargé, j'en ai plein les mains.Passe-moi un kleenex.» Cette première agression allait être suivie de beaucoup d'autres (cunnilingus, pénétration avec les doigts, masturbation), et ce en différents lieux, même dans son chalet de Sainte-Adèle, quand la femme de Cloutier dormait.La première relation sexuelle complète est survenue avant que la jeune fille ait ses règles.L'expérience a été douloureuse pour elle : « Chaque coup était comme un choc électrique.» Selon la victime, il y a eu au moins huit relations sexuelles complètes.Cloutier ne mettait jamais de condom, et s'arrangeait pour ne pas éjaculer dans sa victime.Il ne fallait pas laisser de trace, et il lui disait de ne parler de cela à personne.Les agressions auraient à peu près cessé quand elle a atteint 17-18 ans.Vers l'âge de 15-16 ans, la jeune fille est tombée amoureuse de Guy Cloutier.Elle lui a écrit deux lettres enflammées.Il lui a répondu qu'il ne pouvait pas garder ces lettres.Des aveux complets Tout cela, Cloutier l'a admis le 17 mars, ignorant qu'il était enregistré.« Je le regrette tellement », lui disaitil, en la suppliant souvent de ne pas le dénoncer.Cloutier versait des sommes d'argent importantes à la jeune femme depuis quelques années.En 2002, il lui a acheté une maison de 450 000 $.En fait, entre 1994 et 2002, il lui aurait donné un million de dollars.Mais l'argent ne pouvait plus acheter son silence, lui faisait-elle valoir le 17 mars.Elle songeait à écrire un livre pour raconter son histoire.Cloutier tentait de l'en dissuader et disait qu'il ne pouvait pas lui donner les deux millions de dollars qu'elle demandait, parce qu'il ne les avait pas.La jeune femme soutient qu'elle n'a jamais demandé deux millions de dollars et qu'elle parlait alors des recettes que le livre pourrait lui rapporter.« Je te donne 121 000$ par année depuis deux ans et demi, lui rétorquait Guy Cloutier.Je prends les moyens que je peux.J'essaie au moins de te sécuriser un peu.Ton livre ça va être un hit, d'accord.Tu vas faire quoi : 120 000 $ ou 150 000$ ?Il va t'en rester 75 000 après impôt.Après ça, tu vas faire quoi?Je t'en supplie, fais-moi pas arrêter, je te le demande.Moi en dedans, en prison, tu vas feeler mieux après ça ?Tous les journaux vont en profiter.Penses-tu que je vais endurer ça avec des menottes?Moi qui a toujours eu une image clean avec le monde.» Il ajoute qu'il se suicidera si elle le dénonce.« Je te supplie de me laisser vivre, argumente Cloutier.Tu seras pas plus heureuse après.C'est une bombe comme y'en a jamais eu au Québec.J'ai 64 ans, 70 dans quatre, cinq ans.Il me reste pas gros à vivre, j'achève un peu.Je le jure sur mes enfants, je demande pardon au bon Dieu.C'est la pire erreur de ma vie.L'erreur la plus grave au monde, je l'avoue.J'essaie d'avoir du coeur.J'essaie de réparer ce que j'ai fait.J'aide Sainte- Justine.Je te demande pardon, mais tu veux pas me pardonner.Si tu le fais, chus fini, c'est sûr.J'ai fait un acte criminel.» Huit jours plus tard, Cloutier était arrêté à son appartement de l'Île-des-Soeurs.L'écrasement BOISVERT suite de la page A1 Nous verrons bien.On n'en est pas là.On en est, au moins aujourd'hui, au sujet de ce procès qui n'a pas eu lieu.Je reconnais le mérite d'un aveu de culpabilité.Guy Cloutier évite à sa victime la pénible tâche de témoigner deux fois : à l'enquête préliminaire, puis au procès.Encore eût-il fallu qu'il ait la moindre chance de s'en sortir, me direz- vous.Avec des aveux répétés, enregistrés et corroborés, il n'y a pas grand-chose d'autre à faire que d'avouer.Mais enfin, il l'a fait, et il l'a bien fait.En faisant cela, il se trouve cependant à télescoper toutes les procédures judiciaires : plus d'enquête préliminaire, pas de témoignage, pas de larmes, qu'un résumé bien droit des faits sur lequel se sont entendues les avocates.Mais une lecture n'est pas un témoignage direct.Il y a une distance supplémentaire.Le tout devant une salle aussi bondée que digne.La victime à gauche, qui ne laisse rien paraître.Le coupable à droite, tout aussi impavide.Pas trop d'émotions, pas de déchaînement, rien qu'un débat fort civilisé entre deux avocates bien préparées, bien convaincues, bien compétentes.Voilà comment on écrase habilement les faits.Les sales faits.Pour vite en arriver aux considérations de droit, à la jurisprudence qui a déjà dit qu'il faut un an pour tel genre de crime, quatre ans pour tel autre crime.Pour en arriver à rediriger l'attention sur le condamné.Que va-t-on faire avec Guy Cloutier ?A-t-il des remords ?N'a-t-il pas perdu sa société, ébranlé sa famille ?Est-il possible qu'il récidive ?Que disent les psys ?L'envoie-t-on en prison pour longtemps, ou simplement chez lui ?De toute manière, nous dit son avocate, il est « emprisonné socialement ».On est déjà très, très loin devant.On a déjà oublié le point de départ.On a déjà oublié les victimes.Il n'y a rien d'irrégulier là-dedans.Mais, c'est un objectif stratégique évident, inévitablement, on passe rapidement au rouleau compresseur les souffrances, les meurtrissures, plein de détails.On ignore la « prison sociale » de la victime.Le crime s'en trouve plus lisse, presque nettoyé.Il est question, nous dit son avocate, de spectacles- bénéfice, car Guy Cloutier veut réparer.Il reconnaît ses torts.Il est question d'une fondation pour les victimes d'agression sexuelle.L'homme est-il assez pénitent, monsieur le juge ?Non ?Attendez, on va en mettre encore.On va en organiser, des spectacles, on va en ramasser de l'argent, on va faire ci, on va faire ça.Wô ! Minute ! Pas si vite ! Oh, oui, moi comme vous, je crois au pardon, à la réhabilitation.Mais pas au pardon téléguidé, à la réhabilitation instantanée.Chaque chose en son temps.Tout ça est un peu trop vite, un peu trop réglé, un peu trop classé.Un peu trop écrasé.Un peu trop récupéré.Plus tard, les concerts- bénéfice, O.K.?Je suggère qu'on commence par le commencement.Qui consiste à regarder en face ces actes très graves qu'il a reconnus.Qu'on les regarde pour ce qu'ils sont, une des pires choses qu'on puisse faire : le viol d'enfants par un homme très riche et très puissant.Un autre jour, quand le passé sera dit, nous parlerons de l'avenir.COURRIEL Pour joindre Yves Boisvert yves.boisvert@lapresse.ca L'UQAM annule la conférence de l'ambassadeur des É.-U.UQAM suite de la page A1 C'est l'Université qui a décidé d'annuler la conférence, a dit Alison Grunder, attachée de presse du consulat.M.Cellucci était quant à lui préparé pour cette rencontre.» Craignait-il pour sa sécurité ?« Il était préparé », a répété Mme Grunder.L'ambassadeur a passé la journée d'hier dans la métropole québécoise, participant à d'autres événements privés.L'UQAM a refusé de dire si elle avait reçu des menaces précises.« La conférence posait problème en raison de la conjoncture actuelle, a dit M.Valiquette.Certaines politiques du gouvernement des États-Unis ont été moins populaires de ce côté-ci de la frontière, il y a un certain ressentiment dans une partie de la population, et nos étudiants reflètent ça.Comme la conférence était ouverte au public, il aurait aussi pu y avoir des minorités agissantes qui se promènent à Montréal, qui auraient investi la salle.» Un courriel, transmis notamment par un membre du Parti communiste du Québec, invitait depuis quelques jours les internautes à se rendre à la conférence, qui devait avoir lieu dans une salle de 250 places au sous-sol du pavillon Hubert-Aquin.« Afin de se préparer à empêcher Bush d'entrer au Canada, empêchons Paul Cellucci de parler à Montréal », disait le message.Il y était conseillé de se vêtir proprement pour entrer dans la salle et de poser des questions à l'ambassadeur sur les morts de civils en Irak, l'utilisation d'armes chimiques à Fallouja et la présence d'agents de la CIA au sein du gouvernement canadien.L'UQAM ne peut rien promettre pour l'avenir Les associations étudiantes ont quant à elles nié être derrière une contestation organisée.« Je ne sais pas ce qui a pu se passer, je ne savais même pas que M.Cellucci donnait une conférence », a dit Julie Lachance, secrétaire à la coordination de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui regroupe les étudiants de sciences politiques et de la faculté des sciences humaines de l'UQAM.« De l'avis de plusieurs étudiants qui s'opposent notamment au bouclier antimissile, M.Cellucci n'était pas le bienvenu, mais il n'y avait pas de manifestation prévue », a ajouté Éric Martin, responsable à l'externe de l'Association des étudiants en lettres, langues et communications.Luimême avait décidé de se rendre à la conférence pour contester les politiques du gouvernement Bush, avant d'apprendre que l'événement était annulé.«Je pense que l'UQAM a peut-être exagéré la menace et agi de manière plus préventive qu'autre chose », a-t-il dit.Même à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, qui organisait la conférence, on ne semblait pouvoir expliquer la décision de l'Université.« Ce n'est vraiment pas nous qui avons choisi d'annuler la conférence, a indiqué Katia Gagné, adjointe de recherche à la chaire.La décision a été prise par les autorités de l'UQAM.» N'ayant été avisée de l'annulation que mardi soir, la chaire a dû annuler les invitations en catastrophe.L'UQAM n'a pu s'engager à ce que cela ne se reproduise pas.« On trouve regrettable que cette décision ait dû être prise, mais on ne peut rien garantir, a dit M.Valiquette.Ce qui est sûr, c'est qu'il faut réfléchir là-dessus.» La chaîne Dollarama vendue à des Américains DOLLARAMA suite de la page A1 « L'acquisition pourrait ne pas être annoncée dès demain (aujourd'hui), a indiqué une source impliquée dans le dossier.Si la transaction se réalise, le président de Dollarama et son équipe vont continuer à diriger la chaîne de magasins.Larry Rossy va en outre demeurer copropriétaire et conserver une part significative, mais minoritaire, des actions de Dollarama.La compagnie ne changera pas de direction.» Par ailleurs, lorsque l'acquisition sera conclue, Bain Capital et le groupe S.Rossy ne dévoileront pas le prix d'achat, ni les termes de la transaction, font savoir des informateurs américains.Tout laisse croire que les négociateurs ont déjà terminé leur travail et que c'est au tour des avocats de rédiger les documents juridiques.Au cours des deux dernières semaines, et particulièrement ces derniers jours, les avocats de Stikeman Elliott ont créé une dizaine d'entreprises portant différents noms afin de minimiser l'impact fiscal d'une transaction.Selon des documents officiels, le fonds de capital-risque Bain Capital est l'actionnaire d'au moins une de ces compagnies.Dollarama conservera toutefois sa raison sociale après la vente et les clients ne devraient voir aucune différence.La firme de Boston devient une habituée des transactions canadiennes.Il y a près d'un an, elle s'unissait à la famille Bombardier- Beaudoin et à la Caisse de dépôt et placement du Québec pour acheter de Bombardier la filiale des Produits récréatifs, à Valcourt, qui fabrique notamment les motoneiges Ski-Doo et les motomarines Sea-Doo.Bain Capital a aussi acquis Super Pages, concurrent du groupe Pages Jaunes, au prix de 1 milliard de dollars.Si Dollarama a commencé très modestement, la chaîne est devenue le leader de son secteur, avec notamment plus de 60 magasins à Montréal, plus de 50 dans les Maritimes et au moins une centaine en Ontario.Le groupe a aussi essaimé dans les régions québécoises.L'expansion dans l'Ouest canadien était qualifiée de plus difficile par Larry Rossy, au cours d'une entrevue à La Presse Affaires, l'an dernier, mais le président venait pourtant d'ouvrir son premier Dollarama à Winnipeg.Aux États-Unis, la clientèle redécouvre les chaînes de magasins vendant des milliers de produits à seulement 1 $ ; ces magasins affrontent souvent avec succès des géants comme Wal- Mart.Au Canada anglais, la compagnie à capital ouvert Denninghouse exploite aussi un réseau de quelque 350 magasins, mais il s'agit de franchises, contrairement aux Dollarama, qui sont propriété exclusive du groupe S.Rossy.Avec la collaboration de Francis Vailles 3246443A L'ESSENTIEL.Tous les jours dans JOALLIERS EXCLUSIFS DEPUIS 1954 www.kaufmanndesuisse.com MONTRÉAL 2195 CRESCENT (514) 848-0595 NEW YORK, NY 785, MADISON AVE, (212)-249-5700 PALM BEACH, FL 210 WORTH AVE (800) 832-2808 par KAUFMANN de Suisse Bague en diamants pour partager votre plaisir.Différents modèles disponibles à partir de 1 600 $.Qualité et sélection pour elle et lui Les plus beaux manteaux «Shearling» au monde DIRECTEMENT DU FABRICANT Clifford Michael D E S I G N NEW YORK Agneau Renversé Peaux légères de merinos espagnol Lundi au vendredi de 12 h 30 à 16 h 30 Sam.de 9 h 30 à 15 h 30 9250, av.du Parc (angle Chabanel) Local 450 Tél.: (514) 387-5495 ;+D1&)0\"00 5 :NKIKPFKJ AJ RFDQAQN GQOMQB=Q (& JKRAI>NA KQ GQOMQB +LQFOAIAJP @A H= I=N?E=J@FOA$ 7A LNK@QFP LAQP @FCC+NAN @Q IK@-HA FHHQOPN+$ \".11&0 %')2&/ 4S?HQOFRFP+ 7= 3KN@+A$ 8AI>N=JA 3HFI=@NT FILANI+=>HA$ 6KIIAO AP CAIIAO$ 3273595A .RIMA ELKOURI > LA VIE LA VILLE rima.elkouri@lapresse.ca t le statut de l'homme, lui?demandait la semaine dernière mon collègue Yves Boisvert, commentant le dernier avis du Conseil du statut de la femme sur l'égalité des sexes.Jeme suis presque étouffée dans mon café en lisant sa tirade sur les «âneries» du CSF dont il réclame l'abolition.Quelle mouche a donc piqué mon ami Yves?me suis-je demandé.Puis, j'ai vu et lu la mouche en question.C'est une mouche féministe qui met parfois de gros sabots.Elle fait 174 pages.Elle s'appelle Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes.Pour ceux qui ont du mal avec la conciliation lecturefamille, je me permets de résumer brièvement la chose.Le CSF s'est vu confier lemandat de définir unconcept d'égalité applicable à la société québécoise et de proposer au gouvernement des orientations qui serviraient de base à une nouvelle politique d'égalité.Le tout devra être discuté en commission parlementaire au mois de janvier.Après 40 ans de luttes féministes qui ont fait du Québec l'une des sociétés les plus égalitaires, que peuvent bien encore vouloir les femmes?Le défi consiste à passer de l'égalité de droit à l'égalité de fait, dit le CSF.Comment y arriver?Une des réponses, dit-on, consiste à «interpeller les hommes et à partager ce projet avec eux».L'idée est bonne.Elle est même essentielle si le CSF veut demeurer pertinent et intéresser non seulement les hommes, mais aussi les jeunes femmes qui ne se reconnaissent pas toujours dans le discours de leurs aînées.L'idée est bonne, donc.Mais il y a la manière.Et sur ce point, je suis d'accord avec mon collègue piqué par la mouche féministe.Même si le CSF a tenté de faire un effort, le résultat est loin d'être convaincant.L'avis, dont le pointdemireestpourtant l'égalité, est rédigécommesilesfemmes avaient le monopole de la vertu.La soidisant «main tendue» aux hommes est quelque peu condescendante.On propose, par exemple, d'encourager les jeunes hommes à une sexualité responsable.Et les jeunes femmes, alors?On n'en souffle pas unmot.Je suis d'accord aussi pour dire que l'avis est truffé de quelques insignifiances.Quand le CSF propose par exemple d'offrir aux garçons des programmes leur permettant d'apprendre à s'acquitter des tâches domestiques, moi aussi, je sursaute.À quand les cours pour inciter les filles à sortir les poubelles?De toute évidence, on confond ici le rôle des parents et celui de l'État.On confond les combats collectifs et les combats individuels.Je suis encore d'accord avec toi, Yves, pour dire que l'avis excelle dans le voeu pieux.On s'entend tous sur le fait que l'objectif à atteindre est l'égalité.Mais encore?On aurait souhaité que le CSF aille plus loin dans ses recommandations.Qu'on compare, par exemple, le Québec aux sociétés scandinaves qui, dit-on, font mieux en matière d'égalité.Qu'on compare et qu'on s'en inspire.Mais pour le reste, c'est-à-dire pour l'essentiel, non, je ne suis pas d'accord.«Je ne suis pas un anti-féministe revanchardet ne ressens pas le moindre inconfort face au patriarcat.Quel patriarcat, au fait?» demandes-tu, étonné qu'on puisse encore parler en ces termes poussiéreux en 2004.C'est vrai, il est loin le temps où les femmes n'avaient pas le droit de vote.Il est loin aussi le temps où il leur était impossible de demander la séparation pour cause d'adultère à moins que le mari fasse vivre sa maîtresse sous son toit.Depuis un demi-siècle, c'est une évidence, le statut de la femme dans la société a radicalement changé.On observe des percées féminines importantes dans bien des secteurs.Tout cela est vrai.Mais il est aussi vrai que 40 ans de féminisme, c'est bien peu pour renverser des siècles de patriarcat\u2014désolée pour le terme poussiéreux.L'égalité de droit n'est pas garante d'une égalité de fait, souligne, avec raison, le CSF.Oui, les femmes ont fait des pas de géant en éducation.Oui, elles ont massivement investi le marché du travail.Il reste qu'elles sont encore sousreprésentées dans les cercles du pouvoir.Il reste que des écarts de salaire persistent entre hommes et femmes.Il reste que c'est à elles que revient le plus souvent le fardeau de la conciliation travailfamille.Il reste que la pauvreté les touche encore plus que les hommes.Et les hommes en détresse, alors?C'est vrai, il y a aussi des pères en difficulté, des hommes pauvres et des papas fatigués.Je connais même un excellent chroniqueur, père de trois garçons, qui, à cause de la dure conciliation chroniquefamille, pique parfois un petit somme improvisé le vendredi aprèsmidi, devant son bureau.On ne saurait nier ces problèmes sous prétexte que seules les femmes sont de «vraies» victimes.Tu trouves dangereux la victimisation à outrance et le discours souvent dogmatique de la vieille garde féministe.Moi aussi.Mais je trouve encore plus dangereuse cette illusion qu'enmatière de lutte pour l'égalité, tout est réglé.Je trouve dangereuse cette analyse symétriquedesproblèmesdeshommes et des femmes qui nous fait oublier que notre société, malgré ses avancées, reste marquée par une discrimination systémique et l'empreinte des rôles traditionnels.Je trouve encore plus dangereux ce nouveau mythe voulant que les femmes soient aujourd'hui les privilégiées de la société.Cela dit, c'est promis, Yves, le jour où l'État, dans sa bienveillante lutte pour l'égalité, voudra enrôler nos garçons dans des programmes d'époussetage obligatoire, je sors ma tapette à mouches.APARTÉ La mouche F.LÉVEILLÉE 0,9% Proportion de femmes élues à l'Assemblée nationale du Québec en 1970(en fait, une seule femme se retrouvait à l'époque à la fois députée et ministre).30% Proportion de femmes élues à l'Assemblée nationale du Québec en 2003.71% Des employés rémunérés au salaire minimum étaient, en 2001, des femmes.Source : Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes.Conseil du statut de la femme, 2004. ACTUALITÉS En colère, les remorqueurs manifestent NICOLAS BÉRUBÉ Après qu'un cortège d'environ 150 remorqueuses eut perturbé la circulation hier matin de l'autoroute Décarie et du Vieux-Montréal, le comité exécutif de la Ville de Montréal a décidé de reporter de deux semaines sa décision sur la déréglementation de l'industrie du remorquage.Le président de l'Association des professionnels du dépannage du Québec, Réjean Breton, a tenu à s'excuser hier pour les bouchons de circulations causés par les remorqueuses qui se rendaient à l'hôtel de ville.« On voulait sensibiliser les élus, mais malheureusement, il y a eu un impact sur la circulation », a-t-il dit.Les remorqueurs demandent aux élus de ne pas modifier le règlement actuellement en vigueur, qui interdit aux chauffeurs de taxi de faire le survoltage d'une voiture.La Ville songe à modifier le règlement afin de faire une distinction entre « dépannage» et « remorquage », ce qui pourrait permettre aux chauffeurs de taxi de pratiquer le survoltage.Hier, la Ville a préféré reporter sa décision, conviant les représentants de l'industrie du dépannage et du Bureau du taxi à une autre rencontre dans deux semaines.Georges Bossé, responsable du dossier du remorquage et de la sécurité publique au comité exécutif, a affirmé que toutes les options étaient sur la table.« La décision n'est pas encore prise », a-t-il dit.Selon M.Breton, la déréglementation entraînerait une perte de revenus considérable pour les remorqueurs.« L'hiver, un remorqueur fait 40% de son chiffre d'affaires avec des survoltages.De plus, nos membres émettent des reçus, ce qui n'est pas toujours le cas avec les chauffeurs de taxi.Si le survoltage devait briser votre ordinateur de bord, nous n'auriez pas de recours contre un chauffeur de taxi, que vous ne pourriez pas retracer.» Adopté l'an dernier, le règlement sur le remorquage avait fait rager bien des automobilistes lors des grands froids de l'hiver, quand les batteries gèlent et les dépanneuses se font rares.La Ville avait d'ailleurs décidé de suspendre l'application du règlement pour les mois de février et mars.PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Les remorqueurs demandent aux élus de ne pas modifier le règlement actuellement en vigueur, qui interdit aux chauffeurs de taxi de faire le survoltage d'une voiture.Les élus des villes défusionnées «frustrés» par Québec KARIM BENESSAIEH La nouvelle créature du gouvernement Charest, le conseil d'agglomération qui regroupera les 16 villes de l'île de Montréal, est « antidémocratique », « exagérément compliquée » et engendrera des disputes sans fin.C'est du moins l'avertissement lancé hier par des élus des villes défusionnées, celles qui ont quitté Montréal le 20 juin dernier et se sont vues intégrées dans une structure dont le contrôle leur échappe complètement.En vertu de la loi 75 déposée la semaine dernière, c'est la Ville de Montréal qui aura la mainmise sur le conseil d'agglomération, dont elle contrôle 87,5 % des voix.Les 15 autres municipalités se partagent le reste, soit 12,5 %, en fonction de leur population.« Nous avons été surpris et très déçus qu'aucune de nos recommandations n'ait été incorporée, a déclaré Karin Marks, mairesse de Westmount et présidente du Comité des villes à reconstituer.Le modèle (du conseil d'agglomération) ne marchera pas, ni pour la villecentre ni pour les villes autour.» Réunis dans un superbe édifice centenaire de Westmount, le Victoria Hall, les élus ont tiré à boulets rouges pendant près d'une heure sur le projet de loi 75, qui devrait être adopté d'ici la fin de session parlementaire.Même si Mme Marks a reconnu que les villes reconstituées auront plus de pouvoirs que les arrondissements actuels, elle a soutenu que le gouvernement Charest n'avait pas respecté ses promesses.« On perd complètement le droit de gérance.Il n'y aura pas un seul succès, c'est invivable pour nous et pour Montréal.Il y aura une bureaucratie énorme.» Une centaine de recommandations Le comité présidé par Mme Marks a élaboré près d'une centaine de recommandations de décentralisation, contenues dans un document de 20 pages remis aux journalistes et touchant pratiquement tous les domaines de la vie municipale, des cours de justice au déneigement en passant par les réseaux d'eau.De vive voix, les politiciens ont insisté sur quatre points : la tenue d'élections au printemps 2005, l'ajout des maires d'arrondissement sur le conseil d'agglomération, un partage plus équitable de diverses responsabilités comme les incendies, la voirie et les routes, et l'accès à des sources de financement comme les contraventions et les amendes.Même une des nouveautés censées être favorable aux villes reconstituées, la possibilité d'en appeler auprès du ministre, n'a pas trouvé grâce aux yeux du comité.« Cela supplante le rôle des élus, alourdit le processus et déclenchera plusieurs chicanes, prévient la mairesse de Westmount.Il vaudrait mieux créer des structures démocratiques dès le début.» Toutes ces demandes ont un point commun : retirer des mains du conseil d'agglomération contrôlé par Montréal un large éventail de responsabilités jugées locales.« Nous sommes frustrés, laisse tomber Bill Mc Murchie, maire de Pointe-Claire.Les gouvernements précédent et actuel sont convaincus que la solution réside en une ville de Montréal plus grande et bureaucratique.Nos citoyens ne sont pas contents de la manière dont les libéraux ont traité ce dossier.» Le conseil d'agglomération jugé «invivable» © 2004 BMW Canada inc.« BMW », le logo BMW et « Le plaisir de conduire » sont des marques déposées.www.bmw.ca/x Drive 1 800 667-6679 Le BMWX3 avec x Drive Le plaisir de conduire.MC Le BMW X3 avec x Drive.Une traction intégrale comme jamais vous ne l'auriez cru possible.3262554A 3271443A ACTUALITÉS Motion pour souligner les 35 ans de l'UQAM Fermetures d'écoles à Laval Les parents aux aguets, la Commission scolaire à ses calculs MARIE ALLARD Après avoir annoncé la fermeture de 12 écoles, la Commission scolaire de Laval (CSDL) est prête à en garder quelquesunes ouvertes, quitte à faire des jaloux.« Nous envisageons de ne pas agir dans les milieux où la fermeture prévue de certaines écoles ne fait pas consensus », a indiqué hier en conférence de presse Francine Charbonneau, présidente de la CSDL.Le nombre d'établissements qui échapperont au couperet ne sera connu que le 8 décembre.« Nous ne croyons pas qu'il est possible de tous les garder ouverts, à moins de recevoir demain matin un chèque du ministère de l'Éducation (MEQ) », a averti Mme Charbonneau.Aux prises avec une baisse de 730 élèves au primaire cette année, la CSDL dit être dans une situation financière précaire.Cette position va à l'encontre du mot d'ordre donné par la Fédération des commissions scolaires (FCSQ), qui recommande de stopper toutes les fermetures d'écoles.« Il nous apparaît sage d'arrêter tous les processus pour attendre de voir ce que le prochain budget gouvernemental nous réserve et pour mener des réflexions élargies avec les communautés », a expliqué André Caron, président de la FCSQ.Les cinq députés de l'île Jésus, ainsi que le Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL), ont également exprimé leur désaccord.« Nous sommes sceptiques, a dit Christian St-Louis, président du SERL.Il y a déjà de 600 à 1000 groupes en dépassement du nombre maximum d'élèves permis par classe à Laval et nous craignons que la situation ne soit pire avec les fermetures d'écoles.» Déçus de ne pas avoir obtenu le moratoire qu'ils espéraient, les parents des 12 écoles visées se sont réunis hier soir dans le but de former un front commun.« Nous sommes inquiets, a indiqué Pascale Desrochers, vice-présidente du conseil d'établissement de l'école Saint-Julien, de Pont-Viau.Nous avons peur qu'on ne ferme pas les écoles spéciales parce que c'est plus touchy, mais qu'on s'attaque aux écoles de quartier.Nous allons être aux aguets.» Gérald Gauthier, président du conseil d'établissement de l'école alternative l'Envol, était lui aussi fâché.« La CSDL ne nous éclaire en rien, c'est la confusion dans l'anarchie, s'estil plaint.Une chose est sûre : nous avons un mégaconsensus contre la fermeture de nos écoles.» Au total, la CSDL a reçu 200 avis sur les fermetures et changements de vocation d'écoles lavalloises.Une motion soulignant le 35e anniversaire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a été adoptée hier à l'Assemblée nationale, en présence du recteur Roch Denis.La contribution importante de l'institution « au développement non seulement de Montréal, mais de l'ensemble du Québec » a été soulignée par les députés Jacques Chagnon et André Boulerice, qui comptent tous deux des pavillons dans leur circonscription.Créée le 9 avril 1969 par le gouvernement québécois, à la suite du rapport Parent, l'UQAM accueillait 3000 étudiants lors de son ouverture et louait des locaux dans une douzaine d'édifices.Trente-cinq ans plus tard, l'université du centre-ville est fréquentée par 42 300 étudiants et est propriétaire de 24 pavillons.Mar i e Al lar d 3269296A Vive contestation des professeurs et élèves de l'école Pierre-Dupuy MARIE ALLARD Résolus à sauver leur établissement de la fermeture, les professeurs de l'école secondaire Pierre-Dupuy vont manifester contre le projet de pensionnat public proposé par la Commission scolaire de Montréal (CSDM).« Nous allons nous rendre au conseil des commissaires mercredi prochain pour dénoncer ce projet farfelu, a dit à La Presse Catherine Renaud, déléguée syndicale de Pierre-Dupuy.Il va y avoir des parents, des élèves, la fanfare de l'école et les cheerleaders pour s'assurer qu'on fasse du bruit.» Le plan triennal de la CSDM, qui doit être adopté le 22 décembre, prévoit la transformation de l'école de la rue Ontario en gros centre de formation professionnelle, en juillet 2006.Les élèves de Pierre-Dupuy seront alors dirigés soit vers un nouveau pensionnat public réservé aux 10 à 15 ans, soit vers l'école Jeanne-Mance, du Plateau Mont- Royal.« Nous sommes clairement en désaccord avec ces suggestions, qui vont aggraver un taux de décrochage qui est déjà de 15 à 20% en secondaire quatre et cinq, a dénoncé Mme Renaud.Nous croyons qu'au lieu de dépenser pour ouvrir un pensionnat, il vaudrait mieux investir pour que Pierre-Dupuy devienne une école modèle pour les quartiers défavorisés.» Paul Trottier, vice-président de la CSDM et commissaire des Faubourgs, a pris note de l'opposition des enseignants.« Nous ne sommes pas des gens fermés, at- il indiqué.Il reste qu'on ne peut pas faire comme si les problèmes n'existaient pas.Quand on dit que les écoles du quartier sont à moitié vides, on ne plaisante pas.Quand on dit que la majorité des jeunes vont vers d'autres écoles que Pierre-Dupuy, ce n'est pas pour rire.On s'attend à autre chose des enseignants que de la dénonciation.LES VOLVO 2005 SONT ARRIVÉES.LES ROUTES N'ONT QU'À BIEN SE TENIR.CHAQUE VOLVO 2005 PEUT ÊTRE ÉQUIPÉE DU SYSTÈME DE TRACTION INTÉGRALE CONTRÔLÉE ÉLECTRONIQUEMENT LE PLUS INTELLIGENT SUR LE MARCHÉ.QUE VOUS SOYEZ AU VOLANT DU VUS XC90, DÉJÀ PRIMÉ, DE LA ROBUSTE XC70 CROSS COUNTRY OU ENCORE DES TOUTES NOUVELLES BERLINE SPORT S40 ET FAMILIALE V50 EN PASSANT PAR LA PUISSANTE S60 ET LA LUXUEUSE S80, LES ROUTES N'ONT QU'À BIEN SE TENIR AVEC LES VOLVO 2005.MAINTENANT VOUS POUVEZ ROULER EN VOLVO AWD À PARTIR DE SEULEMENT 498 $ PAR MOIS.RENDEZ VISITE À UN CONCESSIONNAIRE DU GRAND MONTRÉAL POUR UN ESSAI ROUTIER.AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 www.volvochicoine.com VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 www.volvobrossard.net VOLVO LAVAL 2350, boul.Chomedey Laval (450) 682-3336 www.volvodelaval.com FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 www.frankevolvo.com VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 www.volvo-pointeclaire.com JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 www.johnscottivolvo.com UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré, Montréal (514) 737-6666 www.uptown-volvo.com Le PDSF pour une Volvo S40 T5 AWD/V50 T5 AWD/S60 AWD/V70 2.5T AWD/XC70/XC90/S80 AWD 2005 est de 37 495 $/38 995 $/43 495 $/44 995 $/46 495 $/49 995 $/54 995 $.Offre temporaire faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit.Exemple de crédit-bail pour une S40 T5 AWD/V50 T5 AWD/S60 AWD/V70 2.5T AWD/XC70/XC90/S80 AWD 2005 (Frais de transport et de livraison de 1 275 $ inclus) : 497,82 $/517,91 $/497,78 $/$497,89/597,75 $/647,97 $/697,90 $ par mois, terme de 39 mois, acompte de 1 820 $/1 500 $/4 120 $/4 860 $/2 220 $/1 700 $/7 410 $.Le coût total de location est de 19 414,98 $/20 198,49 $/19 413,42 $/19 417,71 $/23 312,25 $/25 270,83 $/27 218,10 $.Prix d'achat à l'échéance du bail 21 103,50 $/22 327,20 $/25 290,90 $/26 145,90 $/27 948,30 $/30 522,00 $/ 26 258,90 $.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Pour la S40 T5 AWD/V50 T5 AWD, le premier paiement mensuel est dû au début à la livraison.Pour une durée limitée, le dépôt de garantie n'est pas requis.Pour la S60 AWD/V70 2.5T AWD/XC70/XC90/S80 AWD, le premier paiement mensuel et le dépôt de garantie de 600 $/600 $/700 $/750 $/800 $ sont dus au début à la livraison.Kilométrage limité à 60 000 km pour la durée du crédit-bail (frais de 0,16 $ par kilomètre excédentaire).Taux annuel : 3,8 %/3,8 %/3,8 %/3,8 %/4,8 %/4,8 %/3,8 %.Taxes, immatriculation, assurance, inscription au RDPRM et frais d'administration en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à prix moindre.L'offre setermine le 31 décembre 2004.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.©2004 Automobiles Volvo du Canada Ltée.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par Automobiles Volvo du Canada Ltée.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site www.volvocanada.com.LA VOLVO V70 AWD LA VOLVO XC90 AWD LA VOLVO S80 AWD LA VOLVO XC70 AWD LA VOLVO S60 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en sus, si applicables Couverture numérique 3271447A ACTUALITÉS Le CHUM souhaite réunir l'hôpital universitaire et les sciences de la santé PASCALE BRETON Le CHUM voit d'un bon oeil que des facultés des sciences de la santé de l'Université de Montréal s'installent sur le même emplacement que le futur hôpital universitaire.C'est ce qu'a indiqué hier le président du conseil d'administration du CHUM, Me Patrick Molinari, qui prenait la parole publiquement pour la première fois sur le dossier du CHUM 2010 depuis qu'un nouveau lieu de construction est envisagé, dans la gare de triage du Canadien Pacifique, à Outremont.« Le conseil d'administration a résolument reconnu qu'il existait un avantage réel à mettre en commun d'une part les facultés de l'université dédiées à l'enseignement et, de l'autre, les nôtres dédiées en premier lieu à la prestation de soins, et qu'il y avait là des avantages », a-t-il déclaré.M.Molinari refuse toutefois de prendre position en faveur de l'un ou l'autre des emplacements tant que les études de faisabilité en cours concernant la gare de triage ne sont pas achevées.Au total, elles devraient coûter 350 000$ au comité de planification du CHUM 2010.Inquiète du nouveau projet qui vient brouiller les cartes et, surtout, des délais potentiels qu'il encourt, une coalition regroupant une quarantaine d'organismes de Montréal s'était mobilisée publiquement quelques heures plus tôt, pressant le ministre Philippe Couillard de confirmer la construction du CHUM 2010 sur les terrains actuels de l'hôpital Saint-Luc, comme c'était prévu.En juin dernier, le gouvernement a en effet donné son aval à la construction du nouvel hôpital au 1000, Saint-Denis, se rangeant derrière les recommandations de la commission Mulroney-Johnson.Les études préliminaires menées par le comité de planification du CHUM 2010 viennent d'ailleurs d'être terminées pour l'emplacement de l'hôpital Saint-Luc, a fait savoir M.Molinari hier.« Il est tout à fait possible d'aménager, sur le site qui à l'origine avait été choisi par le gouvernement, un établissement hospitalo-universitaire de la taille que nous souhaitons depuis le début (700 lits) et que tous nos partenaires souhaitent aussi.» Soutenu par des donateurs et hommes d'affaires influents, le projet piloté par le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, suscite cependant suffisamment d'intérêt pour que le gouvernement donne le mandat à l'ancien premier ministre Daniel Johnson de se pencher sur le dossier.Il doit rendre ses recommandations d'ici quelques semaines.En plus de la construction du nouveau CHUM, le projet du recteur prévoit aussi le déménagement de certaines facultés des sciences de la santé, dont celle de médecine, afin d'y créer une véritable technopole.M.Lacroix a présenté son projet au conseil d'administration du CHUM lors d'une séance à huis clos le 29 juin dernier, mais son existence commence à peine à être connue dans la population.Les tractations en cours suscitent les craintes de la coalition d'organismes qui vient d'être mise sur pied et qui réunit notamment la Corporation de développement urbain du Faubourg Saint-Laurent, la Table pour l'aménagement du Centre-Sud, le Conseil central du Montréal métropolitain (CSN) ainsi que le conseiller municipal Robert Laramée.La coalition craint que la construction du CHUM à Outremont ne réponde plus adéquatement aux besoins de la population actuellement desservie par l'établissement de santé et qu'il soit difficile d'y avoir accès.« Il y a une apparence de magouille politique et financière », a indiqué hier le porte-parole de la CSN, Arthur Sandborn, s'interrogeant sur ce nouveau projet.En outre, il risque d'y avoir encore de nouveaux délais.Tant que le lieu de construction n'est pas choisi, le directeur général du CHUM, le Dr Denis Roy, a d'ailleurs reconnu qu'il pourrait y avoir certains délais, particulièrement en ce qui a trait aux travaux que le CHUM et le Centre universitaire de santé Mc Gill doivent mener en complémentarité.« Il n'y a pas de travaux significatifs qui vont commencer tant que des progrès significatifs et sérieux ne seront pas évidents aux yeux du ministre Couillard et du gouvernement pour que le terme modernisation de la médecine académique ait la valeur qu'on veut lui donner.» Transport en commun : hausse des tarifs à Laval BRUNO BISSON Les Lavallois vont devoir payer 2 $ de plus pour leur carte d'autobus mensuelle en vertu du budget 2005 adopté hier par la Société de transport de Laval (STL), et qui prévoit une augmentation des tarifs de 2,6 %, en moyenne, à partir de janvier prochain.La carte mensuelle (CAL) de la STL passera ainsi de 64 $ à 66 $, tandis que le prix d'un billet unique augmentera de 2,85 $ à 2,95 $.Les titres de transport à tarif réduit pour les personnes âgées et pour les étudiants de moins de 18 ans subiront aussi des hausses de 1 $ pour la carte mensuelle, qui passera ainsi à 39,50 $, et de 5 cents pour un ticket unique, qui coûtera 1,75 $, à partir du 1er janvier 2005.Après l'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui a augmenté de plus de 4 % les tarifs de ses trains de banlieue, la semaine dernière, la STL est la première des grandes sociétés de transport public du Québec à présenter son budget d'exploitation ainsi qu'une nouvelle grille tarifaire pour 2005.Au cours des prochaines semaines, plusieurs sociétés de transport devraient imiter la STL et annoncer des hausses de tarifs pour l'an prochain, après une année difficile pour le transport collectif.Pour la première fois en neuf ans, les réseaux combinés de transport en commun de la métropole vont enregistrer une baisse de fréquentation de 1,8 million de déplacements en métro, en autobus et en train de banlieue, cette année, au moment même où sévit une crise financière majeure qui menace de plus en plus les services aux usagers.Le président de la STL, Jean-Jacques Beldié, n'a d'ailleurs pas manqué de prendre le gouvernement du Québec à partie, hier, pour son immobilisme absolu dans le dossier du cadre de financement des sociétés de transport, qui ne disposent d'aucune autre source de revenus que les usagers et les municipalités.« Pendant que le gouvernement du Québec continue de fuir ses responsabilités, a-t-il déclaré, les élus de Laval ont bien compris le rôle majeur que doit jouer une société de transport dans la grande région métropolitaine », en acceptant d'augmenter encore une fois la contribution financière de la Ville de Laval au budget de la STL.Ainsi, l'an prochain, le budget de la STL s'élèvera à un peu plus de 81 millions de dollars, en hausse de 1,4 % par rapport à cette année.De cette somme, 45 millions proviendront de la Ville de Laval.La municipalité financera donc directement les services de transport collectif sur son territoire à hauteur de 55 %, ce qui représente, de loin, la plus importante contribution municipale aux services de transport collectif locaux au Québec.Selon des données de fréquentation rendues publiques la semaine dernière, la STL devrait subir en 2004 une perte de 58 000 déplacements, par rapport à l'an dernier, ce qui représente une baisse de fréquentation de 0,3% pour la société.Il s'agit d'une perte nette de clientèle beaucoup moins importante que celle qui était prévue en septembre, alors qu'on estimait que la STL perdrait 1,7% de sa clientèle totale, soit 319 000 déplacements de moins qu'en 2003.Selon le directeur communications et marketing de la société, Marc Laforge, cette baisse de la clientèle devrait s'avérer beaucoup moins importante que prévue en raison de la vigueur de l'affluence depuis septembre.M.Laforge a même émis l'hypothèse que le « déficit » actuel de 58 000 déplacements se résorbe d'ici la fin de 2004, permettant à la société de conclure l'année par une « croissance zéro ».La STL souhaite, l'an prochain, augmenter sa fréquentation d'environ 2 %, ce qui pourrait s'avérer difficile dans un contexte d'augmentation de tarifs et de stagnation de la clientèle, observée cette année dans la métropole pour la première fois en presque 10 ans.Échangeur des Pins : les travaux débuteront d'ici unmois Tricots en soie et cachemire Mélange 85 % soie et 15 % cachemire.Tailles courantes et petites.Prix de comparaison 98 $.Grandes tailles 54,99 $.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : Liz Claiborne Home, Home Studio, offres spéciales de la direction, articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Prenez note que la mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.3272566A Les travaux préparatoires pour la démolition de l'échangeur des Pins commenceront d'ici un mois dans l'arrondissement du Plateau Mont-Royal.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé hier une dépense de 1,2 million pour réaliser des aménagements pour le réseau électrique en vue de la démolition.La Ville prévoit raser l'échangeur au printemps 2005 et terminer la construction d'un nouveau carrefour en 2006.L'actuel enchevêtrement autoroutier sera donc remplacé par trois intersections distinctes, ce qui rétablira une continuité entre les quartiers et le parc du Mont-Royal.Envoyez-le en toute sécurité! 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l'information.Des messages transmis par télex échangés entre le sous-marin et le quartier général de la marine canadienne font état d'une pléthore de problèmes à bord du submersible.Ainsi, le schnorkel, un appareil utilisé pour pomper de l'air dans le sous-marin lorsqu'il est en plongée, ne fonctionne pas correctement quand le navire avance à toute vitesse, une manoeuvre essentielle lors d'une plongée d'urgence, notamment.En outre, le navire ne peut pas plonger à sa profondeur maximale, à cause de la rouille dans sa coque qui réduit sa résistance à la pression de l'eau.Enfin, le système de pilotage automatique informatisé ne fonctionne pas en raison de bogues dans le logiciel.Ces révélations soulèvent de nombreuses questions sur la capacité du navire à effectuer sans danger la traversée vers le Canada, au début d'octobre.Le 5 octobre, un incendie à bord du sousmarin a fait un mort et plusieurs blessés.Malgré tout, la marine canadienne continue d'affirmer que le sous-marin, l'un des quatre acquis de la Grande-Bretagne par le Canada, était en état de prendre la mer au début d'octobre.Selon le major Tony White, porte- parole du vice-amiral Bruce Mac Lean, commandant en chef des forces navales canadiennes, il ne restait plus que quelques problèmes à régler à bord du Chicoutimi lorsqu'il a quitté sa base en Écosse pour le Canada, le 2 octobre dernier.« Nous ne faisons pas les choses à la légère et nous n'aurions jamais risqué la vie de l'équipage pour respecter une échéance », at- il ajouté, précisant qu'aucun des problèmes rapportés à bord n'était à l'origine de l'incendie.Ottawa sommé d'aider l'industrie aérospatiale Le gouvernement fédéral devrait déménager d'Ottawa à la région montréalaise son Institut de recherche aérospatiale, a proposé hier le Bloc québécois.Ottawa doit annoncer, d'ici les prochains mois, sa politique pour ce secteur.C'est le projet de Bombardier de développer une nouvelle gamme d'appareils de plus de cent sièges qui a incité le gouvernement de Paul Martin à réformer ses programmes d'aide aux entreprises aérospatiales, mais le Bloc trouve que les choses ne vont pas assez vite.Presse Canadienne Projet pour un nouvel aéroport à Toronto PRESSE CANADIENNE La régie des aéroports de Toronto a dévoilé mercredi un projet de nouvel aéroport dans l'est de la ville afin de désengorger Pearson, la plus importante aérogare au pays.L'ébauche présentée mercredi par la Greater Toronto Airport Authority (Autorité aéroportuaire du Grand Toronto) prévoit, échelonnée sur 30 ans, la construction en plusieurs étapes de nouvelles installations qui pourraient accueillir 11 millions de passagers par année et amener des retombées économiques régionales annuelles de cinq milliards de dollars.Pearson restera le pôle principal « (L'aéroport international) Pearson restera toujours notre pôle principal, a déclaré le vice-président de la régie, Steve Shaw.Mais de toute évidence, nous avons besoin d'une autre aérogare régionale.Nous devons accommoder nos installations aux besoins de l'aviation générale (activités aériennes qui ne correspondent pas aux services réguliers) et Pearson ne convient pas.» Situé au nord-ouest de Toronto, l'aéroport international Pearson subit actuellement de vastes travaux de rénovation.Il accueille environ 50 millions de passagers par année.Son éventuel auxiliaire, bâti à Pickering, à 30 km à l'est de Toronto, coûterait 2 milliards de dollars et serait notamment financé avec l'émission d'obligations.Pickering hériterait entre autres des avions de loisir et d'affaires, ainsi que des hélicoptères et des écoles de pilotage.La conception pourrait débuter dès 2007 et la construction en 2010, tandis que les premiers passagers pourraient franchir les guérites en 2012, a expliqué M.Shaw.Mais c'est le fédéral qui aura le dernier mot quant à l'opportunité du projet.Il devra en effet tenir des audiences publiques ainsi qu'une évaluation environnementale, des procédures qui pourraient prendre au moins deux ans.Pickering, a détaillé M.Shaw, serait intégré à un dispositif qui comprendrait non seulement Pearson, mais aussi l'aéroport international de Hamilton, à 100 km à l'ouest de Toronto, dont l'affluence annuelle s'élève à 9 millions de passagers.Le premier ministre de l'Ontario, Dalton Mc Guinty, veut connaître les détails de la proposition avant de se prononcer.« Je me pose entre autres une question: qu'arrivera-t-il avec l'aéroport de Hamilton, a-t-il soulevé.Les défis qu'a dû relever l'aéroport de Hamilton récemment me préoccupent et j'aimerais voir comment le projet de Pickering y répond.» Des habitants de la région concernée ont déjà exprimé leur opposition.Une vingtaine de personnes manifestaient d'ailleurs à l'extérieur du lieu de la conférence de presse.« Le système aéroportuaire du sud de l'Ontario fonctionne à 35 pour cent de son potentiel total, a lancé un des protestataires, Steve Fredericks, sur les ondes de la station CTFO.Nous n'aurons pas besoin d'un autre aéroport avant au moins 20 ans.» M.Shaw a répliqué que les séances de consultations prévues serviraient à dissiper les craintes.JUSQU'À 80 % DE RABAIS DES MILLIERS DE TAPIS DOIVENT ÊTRE LIQUIDÉS.Les encans Richard ont été mandatés par différents syndics à liquider, par voie de vente publique, différentes faillites de magasins de tapis persans et orientaux à des prix plus bas que faillite.Une énorme sélection de tapis neufs, semi-antiques et antiques d'une variété de couleurs et de grandeurs (2 pi x 3 pi à 15 pi x 20 pi, tapis de couloir jusqu'à 22 pied de long, ainsi que des tapis ronds et carrés).Bidjar, Kazak, Qum soie pure, Bokhara, Tabriz, Nain, Mood, Hereke, Kashan, Agra, Chubi, Bakhtiar, Sarough, Kerman, Mashad, Jaipur lavés au thé, Obusson, Savonnerie et plusieurs pièces tribales.LIQUIDATION DE FAILLITE BUFFET ANTIQUE 6086 Sherbrooke Est, Montréal (angle Langelier) Rens.: (514) 832-0009 Organisé par: Encans Richard PRIX PLUS BAS QUE FAILLITE (CECI N'EST PAS UN ENCAN.) Chaque tapis de 50 $ à 1 900 $ AUTOROUTE 40 PIE-IX LACORDAIRE LANGELIER Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Les dures images de Fallouja serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Les riches mieux servis ?Dans l'affaire Guy Cloutier, nous sommes encore en présence d'une justice qui s'exerce d'une façon pour les couches supérieures et d'une autre pour les couches inférieures.Monsieur Guy Cloutier doit faire face à la justice à cause d'accusations qui sont portées contre lui.Jusque-là, il n'y a rien d'anormal en soi qu'un individu subisse le regard et la sanction de la Justice pour avoir enfreint une loi.Généralement, le citoyen ordinaire n'a qu'à consulter les médias et il obtient un minimum d'information sur une cause particulière et il peut se rassurer ainsi d'apprendre que notre système judiciaire fait son travail.Cependant, il n'en va pas de même lorsque des individus riches, des individus connus et reconnus dans le public, des individus puissants, font face à la justice pour y être accusés, défendus ou jugés par des magistrats au service de la justice de ce pays.Les règles changent et le public a toujours l'impression que la justice, aussi transparente soit-elle, devient de plus en plus opaque dans ce genre de circonstances.Encore une fois, dans la cause de Guy Cloutier, le public sera privé d'une quantité d'information, pour le bien de la justice paraît-il et pour la protection de la vie privée de certaines personnes et bla bla bla et bla bla bla bla.Pouvons-nous croire qu'il soit possible de faire changer ces procédures judiciaires étagées ?Oui, il serait possible de convaincre le ministre de la Justice du Québec d'apporter toutes sortes d'améliorations, mais il faudrait commencer immédiatement à se lever aux aurores et être un bataillon fortifié qui se comporterait comme un bulldozer sans relâche.En attendant, les riches seront toujours mieux servis par la justice qui lui servira toujours les petits fours et la tasse de thé pendant que les autres se feront bouffonner dans ce concert de toges.Gilles Pelletier Québec .Un phénomène universel J'en ai que faire de l'affaire Guy Cloutier ! L'assassinat en Irak de Margaret Hassan, ancienne directrice de l'organisation humanitaire CARE, me paraît nettement plus important comme nouvelle.Un peu de discernement, gens des médias ! Mais une affaire à caractère sexuel, impliquant un gros poisson bien de chez nous, ça excite beaucoup le peuple et ça se vend très bien.Le phénomène est universel.Le Québec n'est pas une société distincte à cet égard.Michel Lebel .Une belle enquête Il faut constater à la lumière du plaidoyer de culpabilité de Guy Cloutier que les policiers ont fait une belle enquête pour monter une preuve hors de tout doute raisonnable sur les événements dans lesquels il a été impliqué.Ce qu'il faut espérer maintenant, c'est que sa condamnation saura faire réfléchir tous ceux qui seraient tentés d'abuser de la faiblesse et de la fragilité d'un enfant.Émile Bisaillon .Se sortir de cet enfer Je souhaite que les victimes de Guy Cloutier seront en mesure de se sortir de cet enfer et qu'elles bénéficieront d'un suivi psychologique adéquat afin de continuer leur vie dans la paix.Je trouve courageuse la première victime d'avoir porté plainte contre un homme adulé de tous.Je lui souhaite bonne chance.Marie Blais Trois-Rivières .Difficilement explicable Comment peut-on expliquer qu'un homme jouissant d'une vie professionnelle et intellectuelle aussi riche puisse commettre de tels actes.C'est incompréhensible et surtout plus qu'idiot.Parfois le pouvoir monte à la tête, mais la testostérone aussi ! Je n'arrive pas à croire qu'un tel homme ne soit pas en mesure de contrôler ses instincts.C'est vraiment dommage ! Diane Chassé L'éthique des pharmaciens mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Le principal rôle d'un ordre professionnel est de veiller à la protection du public.C'est ce que fait valoir l'Office des professions du Québec qui précise d'ailleurs que c'est ce qui différencie un ordre professionnel d'une association de professionnels.Alors qu'un ordre doit protéger le public, l'association défend les intérêts de ses membres.À voir les changements qu'aimerait apporter l'Ordre des pharmaciens du Québec à son code de déontologie, il y a lieu de se demander si cet ordre ne devrait pas se transformer en association.Il est en effet difficile de discerner quels intérêts on cherche véritablement à protéger avec les modifications souhaitées.Actuellement, le code de déontologie de l'Ordre des pharmaciens stipule que «le pharmacien doit s'abstenir de recevoir, en plus de la rémunération à laquelle il a droit, tout avantage, ristourne ou commission relatif à l'exercice de sa profession.» L'amendement proposé mentionne plutôt que « le pharmacien doit s'abstenir d'accepter (.) tout avantage, ristourne ou commission mettant en péril son indépendance professionnelle ».D'un énoncé qui était clair, voilà que l'on rajoute un élément de subjectivité.Comment réussira-t-on à démontrer qu'un avantage accordé à un pharmacien aura nui à son indépendance ?La tâche ne sera pas facile, d'autant plus que, même avec un code de déontologie très clair, l'Ordre semble avoir de la difficulté à le faire respecter.Une enquête menée par le journaliste André Noël, de La Presse, publiée en février 2003, révélait en effet que les fabricants de médicaments génériques versaient chaque année environ 500 millions de dollars en ristournes, primes et rabais à 85 % des pharmaciens du Québec et d'autres provinces canadiennes plutôt que de baisser le prix de leurs médicaments.Cette pratique est illégale au Québec et la Régie de l'assurance-maladie a d'ailleurs intenté des poursuites judiciaires contre un certain nombre de fabricants s'y étant livré.S'il est illégal pour les fabricants de médicaments génériques d'offrir de telles remises, le fait de les accepter va à l'encontre du code d'éthique actuel des pharmaciens.Pourtant, bien que l'Ordre des pharmaciens savait que cette pratique avait cours au Québec, cette corporation professionnelle n'a, jusqu'à maintenant, pris aucune sanction contre ses membres qui acceptaient, et qui acceptent peutêtre toujours, les ristournes.À l'Ordre, on nous dit que le syndic poursuit ses enquêtes, mais que, pour l'instant, rien ne permet encore de conclure que des pharmaciens ont contrevenu à leur code de déontologie.Imaginez les difficultés que rencontrera le syndic si l'assouplissement des règles souhaitées étaient entérinées par le gouvernement ! Voilà pourquoi il y a lieu de se demander si cette modification contribuera vraiment à améliorer la protection du public ou celle des pharmaciens contre d'éventuelles sanctions ?Si l'Ordre des pharmaciens veut modifier son code pour le rendre plus conforme à des réalités bien précises que rencontrent ses membres, il faudra que cette corporation identifie clairement les pratiques qu'elle souhaite dorénavant permettre, plutôt que d'ouvrir la porte à toutes sortes d'interprétations vagues.Si ces précisions ne sont pas apportées, le gouvernement devra refuser de sanctionner les modifications désirées.Ignoble individu?Mon avis est qu'Arafat fut un ignoble individu sans aucun respect pour l'humain, un frein à toute paix, peu importe ses simagrées.Cependant, ça n'est que mon avis et, puisque vous recherchez une vérité objective, il faut être patient : si le futur immédiat apporte une amélioration du climat dans le conflit, si les relations entre Israël et Palestiniens deviennent plus civiles, si la condition des Palestiniens s'améliore, si les perspectives de paix s'avèrent jour après jour meilleures, il sera raisonnable pour tous de croire qu'Arafat aurait dû être mis hors d'état de nuire plus tôt.Et si tel n'est pas le cas, on pourra continuer à épiloguer longtemps sur la haine insidieuse qu'Arafat aura su instiller dans le peuple palestinien, à travers l'éducation raciste et l'appel au meurtre.J'admets que nombreux sont ceux qui, éblouis par l'image historique du chef historique, en habit de guerre historique, se refuseront à conclure.Pour ma part, je suis certain de ne pas changer d'avis à son sujet ; suffisamment de paroles, faits et gestes avérés m'ont édifié en ce sens, plus que des images.William Krief Saint-Laurent PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Yasser Arafat . Une visite problématique BravoM.Bush! Àla différence des Européens, des Canadiens et des Québécois, les Américains, eux, savent et comprennent qu'ils sont en guerre LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Deux jours après la victoire de George Bush, l'ambassadeur américain Paul Celluci téléphonait au cabinet du premier ministre Martin pour suggérer une visite officielle de son président.MM.Martin et Bush se parlaient au téléphone le même jour, et voilà, M.Bush sera à Ottawa les 30 novembre et 1er décembre.Ce sera la première visite officielle du président à l'étranger depuis sa réélection.En termes protocolaires, c'est un honneur qui indique que M.Bush entend rebâtir les ponts brisés sous le régime Chrétien, et qu'il a décidé de commencer par le Canada dans sa quête d'appuis internationaux.Or, il se trouve que ce rapprochement est également l'une des priorités de Paul Martin.Pas de problème, donc, au niveau des deux hommes, encore que l'ambassadeur Celluci, qui rencontrait hier un groupe de commentateurs montréalais, n'a pas oublié la petite vexation qu'a fait subir à son patron le premier ministre à la veille de la campagne électorale canadienne.M.Bush lui avait donné le choix : voulait-il venir à son ranch (témoignage d'amitié), ou se contenter d'une visite formelle à la Maison- Blanche ?M.Martin avait choisi la deuxième option, histoire de ne pas apparaître trop proche du président.Mais bon, les élections sont passées, et la vie continue.Il est clair, à entendre M.Celluci, que les États-Unis accordent beaucoup d'importance à l'image qui se dégagera de la visite de M.Bush.On s'inquiète en particulier de la façon dont le président sera reçu au parlement si, comme c'est probable, il est invité à s'adresser à une session conjointe des Communes et du Sénat.Si M.Bush devait être hué au parlement d'un pays aussi proche allié que le Canada, cela n'aidera pas les États-Unis, dit en substance M.Celluci.Ce dernier, ancien gouverneur du Massachusetts, n'est pas un diplomate de carrière et il a son franc-parler.Hier encore, il n'esquivait aucune question.À 14h, il était encore en verve bien que la rencontre devait se terminer à 13h30.Il semblait avoir du temps devant lui.et pour cause ! L'Université du Québec à Montréal venait d'annuler, « pour des raisons de sécurité », la conférence qu'il devait y présenter à 14h.Cela devient décidément une habitude, dans notre petit monde universitaire, que de céder aux fauteurs de troubles.En septembre, Concordia interdisait une conférence de l'ancien premier ministre israélien Ehud Barak sur son campus.L'an dernier, l'UQAM était venue à un cheveu d'annuler la conférence d'un journaliste israélien.Cette fois, c'est au tour de l'ambassadeur américain de se voir privé de sa liberté d'expression par l'institution même qui devrait la favoriser, car si l'on ne peut s'exprimer librement sur un campus universitaire, où donc pourra-t-on le faire ?M.Celluci n'a pas l'air de s'inquiéter des manifestations de rue que provoquera probablement la visite de M.Bush.C'est l'accueil du Parlement qui lui importe.Or, cette partie de la visite est incontournable.Le président mexicain Vicente Fox s'adressait au Parlement canadien il n'y a pas deux semaines.Le même honneur ne peut être refusé à celui des États- Unis.Selon l'ambassadeur, M.Bush compte éviter tout ce qui pourrait jeter de l'huile sur le feu.Il évitera les reproches sur l'abstention canadienne en Irak, pour faire plutôt l'éloge de la participation canadienne en Afghanistan.Il n'ira pas à Ottawa pour faire la promotion du bouclier antimissile \u2014 cette question lancinante, et que les États-Unis voudraient voir réglée par un traité en bonne et due forme, sera abordée ailleurs et autrement.En fait, M.Bush n'a probablement pas de raisons de s'inquiéter.Il peut s'attendre à un accueil chaleureux de la part de l'opposition conservatrice, et à un accueil sobre et poli de la part du Bloc québécois, qui a tout intérêt à apparaître comme un interlocuteur sérieux pour les chefs d'État étrangers.On dit que Jack Layton, le chef du NPD, a enjoint à ses députés de réserver un accueil civilisé au président américain, ce qui sera plus facile maintenant que Svend Robinson ne siège plus au parlement (en 1987, il avait copieusement hué, de sa banquette, le président Reagan).C'est du côté libéral que pourrait venir le trouble, certains députés, tels Carolyn Parrish, étant incapables de retenir leur langue dès qu'il est question des Américains.Mais Paul Martin devrait normalement être capable de les convaincre de se taire (ou de s'absenter ce jour-là du Parlement).à moins qu'il ait la colonne vertébrale encore plus molle qu'on ne l'imaginait.Chose certaine, politiquement, aucun parti n'a intérêt à ce que ses députés se comportent comme des ados mal élevés : les électeurs le leur reprocheraient.La civilité, c'est de recevoir poliment ses invités, même quand on est en désaccord avec eux.JACQUES BRASSARD L'auteur est unancien député et ministredu Parti québécois.Il signe une chroniquedans le Quotidien de Chicoutimi.Il y avait quelque chose de comique à voir, une fois la victoire de Bush confirmée, la mine déconfite, la larme à l'oeil et le fiel en bouche de tous les commentateurs (surtout radio-canadiens), de tous les penseurs patentés, de tous les « chroniqueux » experts, de tous les suppôts du cabotin clownesque Michael Moore.Toute cette fine fleur de l'antiaméricanisme militant était profondément dépitée, toute cette élite gauche-caviar avait bien du mal à contenir sa hargne et son mépris pour le président réélu.Quel réjouissant spectacle ! Quoi?Non ! Mais c'est pas vrai ?Les Américains ont eu le mauvais goût de reconduire à la Maison-Blanche George W.Bush, ce va-t-en-guerre grossier et ce triste bigot plutôt que John Kerry, cet aristo de gôche si bien coté dans les salons parisiens et les chaumières québécoises.Je ne veux pas m'attribuer des dons de clairvoyance, mais il me plaît de rappeler que j'avais prédit le printemps dernier la réélection de Bush.Je l'avais aussi souhaitée.Ce faisant, j'avais indigné bien du monde car j'étais un des rares scribouillards de la presse québécoise (scribouillard amateur et à temps partiel, il est vrai, et pour un journal de province) à ne pas considérer M.Bush comme un crétin dégénéré.Je me sens moins seul maintenant qu'une majorité d'Américains (ce ramassis d'abrutis, n'est-ce pas ?) ont confié un second mandat à G.W.Bush.Pearl Harbor À la différence des Européens, des Canadiens et des Québécois, les Américains, eux, savent et comprennent qu'ils sont en guerre.Ils assument dans leur majorité cette réalité et ils sont disposés non seulement à mener cette guerre, mais à la gagner.Et la tragédie du 11 septembre 2001 est le Pearl Harbor de cette guerre.Il y avait eu avant cette date de terribles attentats terroristes contre les États-Unis, mais le président Clinton ne les avait pas perçus comme une déclaration de guerre de la part de la mouvance islamo-fasciste contre l'Occident et ses valeurs.L'effondrement des deux tours de New York a causé un tel traumatisme dans l'âme de la nation américaine, que le président en exercice de ce pays et les citoyens qui l'habitent ont eu la fulgurante révélation de se retrouver au coeur d'une guerre déclarée par des ennemis aussi implacables et aussi fanatiques que les nazis et les communistes auparavant.« L'enjeu fondamental de l'élection présidentielle américaine du 2 novembre, écrit Laurent Murawiec, directeur de recherche de l'Institut Hudson, c'est celui qui oppose « le candidat du 10 septembre », Kerry, cramponné aux béatitudes de l'avant 2001 et qui ne veut pas être en guerre, à Bush, « candidat du 12 septembre » qui, lui, sait l'être.En appeler au multilatéralisme émasculé que représente l'ONU est une faribole : demandez aux Rwandais.et aux Irakiens.» Bush, c'est là son mérite, a regardé l'ennemi en face et il a mis en oeuvre avec détermination une stratégie offensive vis-à-vis le terrorisme islamiste.Aujourd'hui, les Afghans n'ont plus à subir la folie Taliban et, lors d'une élection, ils ont fait le choix démocratique d'un président pleinement légitime.Et le renversement du régime sanguinaire de Saddam Hussein est un bienfait pour le peuple irakien.Il est vrai que la violence est toujours présente dans le fameux Triangle sunnite et que le terrorisme islamiste y multiplie les attentats meurtriers contre les civils en vue de faire dérailler le processus de démocratisation en cours, mais le président américain de même que le gouvernement irakien maintiennent le cap vers une élection en janvier 2005.Bush a-t-il menti sur les armes de destruction massive ?Les Américains ont répondu non.On n'en a pas trouvé, mais la clique de Saddam en a déjà fabriquées et utilisées contre les Kurdes et les Iraniens.Et puis les commissions d'enquête ont démontré que le dictateur avait l'intention bien arrêtée d'en produire de nouveau et il gardait intact le potentiel technologique pour ce faire.Bush s'est-il trompé sur les liens entre le régime de Saddam et le terrorisme?Les Américains ont répondu non.Les relations du despote irakien avec les réseaux terroristes sont maintenant connues.C'était, par exemple, l'agent-payeur des indemnités aux familles des terroristes palestiniens.Bush s'est il fourvoyé en renversant le régime monstrueux de Saddam Hussein ?Les Américains ont répondu non.Il serait temps que nous, les Occidentaux, comprenions le sens et les enjeux du grand combat planétaire qui se joue présentement (et pour longtemps encore).Il y a d'un côté, le fascisme islamiste et tous ceux qui le tolèrent par lâcheté ou par idéologie ; et de l'autre, il y a, comme tout au long du XXe siècle, le camp de la liberté avec, heureusement, l'Amérique à sa tête.La civilité, c'est de recevoir poliment ses invités, même quand on est en désaccord avec eux.FORUM PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Jacques Brassard PHOTO AFP© Un jeune Ivoirien lit une inscription peinte sur le socle d'une statue près d'un hôtel d'Abidjan.La France en Côte-d'Ivoire: une armée d'occupation?MICHEL GAUDETTE L'auteur est historien.Les médias français nous auront habitué à des chefs-d'oeuvre de manipulation médiatique sur le dos des Américains, en présentant ceux-ci comme une armée d'occupation en sol irakien.Or qu'en est-il de la France en Afrique avec ses forces armées au Gabon, en Côte-d'Ivoire, au Sénégal, en République centrafrique et à Djibouti ?Pour justifier cette présence militaire française en Côte-d'Ivoire, le gouvernement français rappelle que le Conseil de sécurité des Nations unies a fait sien l'accord de Marcoussis.En avril 2004, l'opération des Nations unies en Côte-d'Ivoire (ONUCI, 6240 hommes) a pris le relais des contingents de la CEDEAO, aux côtés de la force Licorne qui reste sous commandement français (4000 hommes).Faut-il voir ici une manipulation des Nations unies par la France qui, sous l'égide des Nations unies, maintient une emprise sur la Côte-d'Ivoire qui ne rime qu'à la défense égoïste des intérêts capitalistes français ?Pour les Ivoiriens, il semble clair que la France est prête à toute manipulation pour garder son emprise sur le pays.D'où l'exaspération des Ivoiriens militants ! Le comportement des forces armées françaises en Côte-d'Ivoire donne à réfléchir.La force militaire française n'est pas différente d'une armée d'occupation en Côte d'Ivoire.Elle a détruit sans ménagement l'aviation ivoirienne et se comporte en force d'intimidation dans les rues d'Abidjan.Malheureusement, le gouvernement français bénéficie d'une malsaine complicité avec la désinformation de la désolante presse française.Cette désinformation des médias français atteint son comble lorsque la presse française parle de « partisans de Laurent Gbagbo », comme si celui-ci ne comptait que sur une infime partie de la population ivoirienne.Or Gbagbo a l'appui de la majorité de la population, parce qu'il veut une Côte-d'Ivoire pour les Ivoiriens ! De son côté, la France justifie aussi son action militaire au nom de la sécurité des milliers de ressortissants français qui vivent et travaillent en Côte-d'Ivoire.Cela n'explique aucunement toute la haine accumulée contre la France dans le coeur des Ivoiriens.Cette haine a un fondement à la mesure de l'emprise française sur la vie ivoirienne, ce que la France se refuse à reconnaître.Mais on sent bien que les Ivoiriens veulent une Côte-d'Ivoire pour les Ivoiriens, ce que la France ne veut nullement ! . Chirac revient à la charge sur l'Irak Le président français doute que le renversement de Saddam Hussein ait rendu le monde plus sûr D'APRÈS AP ET AFP LONDRES \u2014 Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision britannique BBC, le président français Jacques Chirac est revenu à la charge hier sur le dossier irakien en affirmant qu'il est « loin d'être certain» que le renversement de Saddam Hussein en avril 2003 par la coalition dirigée par les États-Unis ait rendu le monde plus sûr.« Dans une certaine mesure, le départ de Saddam Hussein a été positif », explique Chirac lorsque on lui demande son avis sur l'affirmation de George W.Bush selon laquelle le monde est devenu plus sûr.« Mais ça a aussi provoqué des réactions, comme la mobilisation des hommes et femmes de l'islam dans un certain nombre de pays, qui a rendu le monde plus dangereux », ajoute-t-il.Le président français, qui effectue une visite de 48 heures à Londres à partir d'aujourd'hui, poursuit en affirmant qu'il était « évident qu'il y avait eu une augmentation du terrorisme, dont l'une des origines est la situation en Irak ».Réaffirmant à la BBC que l'invasion de l'Irak aurait dû se faire sous mandat de l'ONU, Chirac rappellait ainsi au public anglais qu'il est l'un des fers de lance du camp qui conteste la politique étrangère belliciste de l'administration Bush.Il avait déjà expliqué mardi au quotidien The Times qu'il doutait que le gouvernement britannique ait retiré un bénéfice de son soutien à la politique de George W.Bush.Le chancelier allemand Gerhard Schröder, autre adversaire de la guerre, a appelé les États-Unis à tirer les conséquences de leurs difficultés en Irak en discutant davantage avec leurs partenaires, dans un entretien à l'hebdomadaire Die Zeit.De nombreuses réactions exprimant horreur et dégoût continuaient par ailleurs d'affluer hier au lendemain de l'annonce de l'assassinat, non confirmé, d'une Britannique par ses ravisseurs en Irak où la rébellion à Fallouja s'est étendue à d'autres villes sunnites.Après l'annonce mardi de l'assassinat probable de Margaret Hassan, responsable de l'organisation caritative CARE en Irak enlevée le 19 octobre, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un «crime abominable » qui, s'il était confirmé, ferait de l'otage, qui possédait les nationalités irlandaise, britannique et irakienne, la première femme étrangère suppliciée en Irak.« Cet acte est un acte criminel et terroriste, (.) et inadmissible par tout Arabe ou musulman quels que soient les prétextes », a déclaré hier Hossam Zaki, porte-parole de la Ligue arabe.Un policier qui a réussi à s'échapper et à gagner Kerbala, dans le centre du pays, a par ailleurs affirmé que plus de 60 policiers irakiens avaient été enlevés dimanche dans un hôtel près de la frontière avec la Jordanie.Parallèlement, la presse arabe a dénoncé l'exécution par un marine américain d'un Irakien blessé dans une mosquée à Fallouja.La Ligue arabe a demandé l'ouverture d'une enquête « immédiate ».Sur le terrain, au dixième jour d'une offensive d'envergure, les forces américaines sont toujours en butte à la résistance farouche mais résiduelle de la rébellion à Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad.« La bataille est terminée, nous avons encore quelques poches de résistance mais elles s'affaiblissent », a affirmé le lieutenant-colonel Leonard Di Francisci.D'autres villes à majorité sunnite, comme Ramadi, Mossoul ou Baïji, étaient toujours en effervescence hier.Quatorze personnes ont été tuées, dont six enfants, et 26 blessées dans l'explosion d'une bombe et des accrochages à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, a-ton appris de source policière.Trois soldats américains ont été blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée qui a visé leur convoi près de la ville.Au sud de la capitale, la police irakienne, épaulée par des marines, a libéré un routier irakien détenu par des rebelles qui l'accusaient de travailler pour la Force multinationale.Deux camionneurs turcs ont en revanche été assassinés par des inconnus près de Balad, selon des sources policières et hospitalières.Un ingénieur a également été retrouvé assassiné près de Tikrit, plus au nord, portant à quarante le nombre d'Irakiens, travaillant avec les Américains, tués ces deux derniers mois dans cette région.Cachemire: un «nouveau départ»?JOONEED KHAN REGARD SUR LE MONDE Le premier ministre indien Manmohan Singh a annoncé, hier à Srinagar, un « nouveau départ » pour le Cachemire indien : il a dévoilé un prêt de 5,3 milliards de dollars US à la reprise économique de l'État ravagé par 14 années de guerre, et les premiers soldats ont commencé à se retirer du seul État à majorité musulmane de l'Inde.Ces initiatives de la nouvelle coalition indienne dirigée par le Parti du congrès arrivent dans la foulée de l'appel-choc lancé le mois dernier par le président Pervez Musharraf, du Pakistan, pour que les médias et l'opinion pakistanais revoient la question du Cachemire sous une lumière fraîche.Le Cachemire, comparable à la Grande-Bretagne en superficie, est divisée depuis 1947 entre l'Inde et le Pakistan.La Chine occupe depuis 1962 la partie nord de cette contrée stratégique de l'Himalaya.L'Inde et le Pakistan se sont livré trois guerres en 57 ans pour changer la « ligne de contrôle » établie par l'ONU après la guerre de 1947.Puissances nucléaires depuis peu, les deux héritiers ennemis de l'Empire britannique des Indes ont failli s'affronter à nouveau en 2002.Dans un entretien avec des éditeurs pakistanais fin octobre, Musharraf a demandé « une nouvelle approche de la question du Cachemire ».Sinon, a-t-il dit, l'impasse explosive qui y sévit depuis 57 ans « pourrait persister encore 100 ans », à moins que les deux parties prennent des risques pour arriver à un règlement.Le général président pakistanais a été aussitôt accusé de trahison par les partis islamistes de son pays.Pour ces islamistes, le « Cachemire occupé » (indien) doit être libéré comme l'a été l'Afghanistan de l'occupation soviétique.D'où les incursions de militants armés du Cachemire pakistanais (appelé « libre ») vers le Cachemire indien depuis 1989, ce qui a amené l'Inde à y déployer près d'un million d'hommes, soldats, paramilitaires et policiers compris.L'Inde considère la « ligne de contrôle » de 1947 comme une frontière de facto avec le Pakistan.Elle qualifie de « terrorisme transfrontalier» les incursions des militants armés.Le Pakistan, lui, appuie la demande de la majorité musulmane des deux côtés de la « ligne de contrôle » pour qu'un référendum, prévu par l'ONU en 1948, soit organisé pour décider si le peuple cachemiri (12 millions aujourd'hui, 4 millions côté pakistanais et 8 millions côté indien) veut adhérer à l'Inde ou au Pakistan.Mais les pressions américaines après le 11 septembre 2001 ont contraint Musharraf à freiner les incursions \u2014 surtout que l'Inde, alors sous le contrôle du parti hindouiste BJP, épaulait les États-Unis dans la « guerre contre le terrorisme ».Élaborant sur ses intentions à propos du Cachemire, Musharraf a soulevé devant les éditeurs de journaux pakistanais une série d'options allant d'une tutelle de l'ONU à une administration indo-pakistanaise, et même à l'indépendance totale.« Je n'ai jamais parlé à personne comme ça auparavant.Je suggérerais que vous lanciez le débat sur ces lignes », a-t-il dit.Les modérés cachemiris de l'Alliance Hurriyat ont accueilli avec un optimisme prudent les propos de Mu - sharraf.« C'est un développement très positif », a déclaré le mirwaïz Umar Farooq, président du Hurriyat et jeune chef spirituel du Cachemire indien.« La priorité doit être la démilitarisation du Cachemire » \u2014 où 14 années de guerre ont fait quelque 50 000 morts et entraîné des violations massives de droits humains.L'Inde, pourtant engagée par le précédent gouvernement hindouiste à multiplier les «mesures de confiance » avec le Pakistan, a réagi plus froidement.«Nous ne pensons pas que le Cachemire est un sujet à être débattu dans les médias », a dit Navtej Sarna, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Delhi.Des analystes indiens accusaient Musharraf de chercher à présenter l'Inde comme l'obstacle à un règlement.À Srinagar hier, Manmohan Singh a réitéré l'engagement de l'Inde à un dialogue sérieux avec le Pakistan pour résoudre les problèmes et accélérer le rythme du développement.Mais il a estimé que les idées de Musharraf « ne sont pas encore claires ».Et il a refusé « tout redécoupage des frontières selon les critères de la religion ».Le Pakistan, de son côté, saluait comme « un bon début » le premier retrait militaire indien du Cachemire \u2014 un bataillon d'un millier de parachutistes qui a quitté Anantnag en convoi pour regagner la ville indienne d'Agra.Selon des analystes, ce retrait devrait donner un élan aux pourparlers que le premier ministre pakistanais Shaukat Aziz doit avoir à Delhi la semaine prochaine, et aux discussions techniques entre les deux pays prévues à la fin du mois.PHOTO REUTERS Un policier à l'intérieur d'un bunker monte la garde à Jammu en prévision de la visite du premier ministre indien Manmohan Singh, qui a adressé hier un message de paix aux résidants du Cachemire.L'Inde a commencé hier à réduire son contingent militaire dans cette région déchirée.MONDE MONDE LE TOUR DU GLOBE Crise humanitaire «hors de contrôle» dans le nord de l'Ouganda IRAN Enquête réclamée Washington compte sur l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour déterminer la crédibilité des affirmations de l'opposition iranienne selon laquelle l'Iran poursuit des activités de nature militaire, y compris de l'enrichissement d'uranium, sur un site secret à Téhéran.Un responsable du Conseil national de la résistance iranienne, ou Moudjahidine du Peuple, Farid Soleimani, avait fait ces déclarations plus tôt à Vienne.L'AIEA a annoncé lundi que l'Iran s'engageait à suspendre toutes ses activités d'enrichissement d'uranium à partir du 22 novembre, en échange de promesses de coopération de trois pays de l'Union européenne (Allemagne, France, Grande- Bretagne), juste trois jours avant une importante réunion des États membres de l'AIEA à Vienne.d'après AFP PROCHE-ORIENT Jérusalem-Est doit voter Le premier ministre palestinien a souligné hier sur la chaîne satellitaire Al-Jazira que l'élection présidentielle qui doit se tenir le 9 janvier dans les territoires palestiniens devrait inclure le secteur oriental de Jérusalem, annexé par Israël, à l'instar du scrutin de 1996.« Nous n'accepterons pas d'élection n'incluant pas Jérusalem et ses habitants », a dit Ahmed Qoreï en référence à Jérusalem-Est, lors d'un entretien avec la chaîne qatariote.Le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, avait déclaré lundi à Washington qu'il n'y avait pas eu de scrutin organisé à Jérusalem-Est lors des élections palestiniennes de 1996 et ajouté « croire qu'il devrait en être de même » pour le prochain vote.d'après AFP OTAN Un chef canadien Le chef d'état-major de l'armée canadienne, le général Ray Henault, a été élu hier par ses pairs nouveau président du Comité militaire de l'OTAN, la plus haute instance militaire de l'Alliance atlantique, a-ton confirmé de source officielle.Le général Henault a été préféré à son homologue danois, le général Hans Jesper Helsoe, également candidat, lors d'une réunion à Bruxelles.Le président du Comité militaire est le plus haut responsable militaire de l'OTAN et représente les chefs militaires alliés auprès du Conseil de l'Atlantique Nord, l'instance politique de l'organisation.Ce poste revient traditionnellement à un Européen ou un Canadien, alors que des officiers américains sont toujours à la tête des deux « commandements stratégiques » de l'OTAN.d'après AFP RUSSIE Nouvelles armes ?Le président russe Vladimir Poutine a annoncé hier que son pays allait bientôt se munir de nouveaux systèmes d'armes nucléaires, révélant du même coup que, à l'heure du terrorisme et des conflits régionaux, la doctrine de dissuasion nucléaire n'était pas complètement abandonnée.Ces armes « n'existent pas et n'existeront pas dans les prochaines années chez les autres puissances nucléaires », a déclaré M.Poutine, lors d'une grande réunion des cadres dirigeants des forces armées russes.Il s'agit, selon l'agence Itar-Tass, de nouveaux missiles mobiles Topol-M, dont les derniers essais sont prévus fin décembre, et dont la production est inscrite aux prévisions des commandes d'État pour 2005.Le discours du chef de l'État a été accueilli avec scepticisme par des analystes qui y ont vu une tentative de compenser les insuffisances de la Russie.d'après AFP ARGENTINE Attentats Des attentats à la bombe ont visé hier trois banques à Buenos Aires, faisant un mort et un blessé, a annoncé la police, qui ne dispose pour le moment d'aucune revendication.Les attentats, qui se sont produits dans des avenues très fréquentées de la capitale argentine, ont provoqué des scènes de panique parmi les passants et des embouteillages.Selon la police, aucune revendication n'a été adressée et aucun tract laissé sur les lieux des explosions, toutes provoquées par des engins explosifs de fabrication artisanale et de faible puissance.Le maire de Buenos Aires, Anibal Ibarra, a manifesté son « indignation », affirmant que «la violence ne peut pas s'installer en Argentine ».d'après AFP MARC THIBODEAU Le conflit qui oppose depuis près de 20 ans les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (ARS) aux forces armées du gouvernement de Yoweri Museveni a un impact « dévastateur » sur les conditions de vie de la population acholie du nord de l'Ouganda et nécessite une réponse « urgente » de la communauté internationale, souligne Médecins sans frontières.Dans une étude publiée il y a quelques jours, l'organisme humanitaire souligne que le taux de mortalité quotidien atteint 2,8 par 10 000 personnes dans six camps de personnes déplacées des districts de Pader et de Lira.Un chiffre consternant à la lumière du fait qu'un taux de mortalité supérieur à deux indique une « urgence hors de contrôle », souligne MSF, qui a relevé un taux de 5,4 chez les enfants de moins de 5 ans.« L'ampleur de la souffrance est bouleversante », a indiqué dans un communiqué la cheffe de mission de MSF en Ouganda, Monica de Castellarnau.L'ARS, menée par Joseph Kony, affirme vouloir établir à Kampala un gouvernement fidèle aux 10 commandements.Elle multiplie les exactions contre la population locale, qui est regroupée dans des camps insalubres pour échapper aux attaques et aux rapts de femmes et d'enfants.Au total, plus d'un million et demi de personnes sont regroupées dans les camps, qui dépendent presque entièrement de l'aide fournie par des organismes internationaux.Selon MSF, les difficiles conditions de vie et le manque d'assistance poussent nombre de citoyens à la dépression.Bien que le suicide soit généralement tabou dans la culture acholie, 13% des hommes et 62% des femmes ont avoué dans un questionnaire distribué en octobre qu'ils y avaient pensé dans les sept jours précédents.Les femmes et les adolescentes sont particulièrement à risque parce qu'elles constituent l'un des cibles principales de l'ARS, qui les utilisent comme esclaves sexuelles ou comme porteuses.Elles sont aussi souvent victimes de violence domestique et d'agressions sexuelles dans les camps.La majeure partie de la population a été confrontée à des événements traumatiques qui laisseront des séquelles psychologiques à long terme : 40% ont assisté à des tueries, 58% ont perdu un membre de leur famille, 5% ont été contraints de battre ou de tuer quelqu'un, etc.Le bilan de MSF survient alors qu'un mince espoir de règlement se manifeste sur le plan politique.Le gouvernement de M.Museveni, qui dit avoir été contacté par les rebelles de l'ARS pour entamer des pourparlers de paix, a annoncé dimanche une trêve d'une semaine des opérations militaires dans le nord du pays.Le but, a expliqué le secrétaire de presse du président, est de « permettre aux dirigeants du groupe de Kony de se réunir et de confirmer s'ils acceptent son offre de sortir du maquis ».Kampala répète depuis des années que la rébellion, longtemps soutenue par le Soudan, est à bout de souffle et sur le point d'être vaincue.L'affirmation est reçue avec scepticisme par la population du Nord.Les autorités ougandaises affirment avoir mis de côté une somme de 100 millions de dollars américains pour relancer la région à la lumière du fait que le conflit est « en train de se terminer ».Dans un rapport paru en avril, des analystes du International Crisis Group relevaient que le gouvernement devait s'engager « de bonne foi » dans des discussions avec les rebelles tout en maintenant une pression militaire sur les troupes de Kony, un interlocuteur « sans objectif politique clair ».Le groupe de recherche pressait aussi la communauté internationale d'accroître la pression sur le gouvernement en conditionnant l'aide, dont dépend largement Kampala, aux progrès enregistrés en matière de sécurité.Oxfam a souligné mardi qu'elle notait « sévèrement » le Conseil de sécurité de l'ONU pour ses efforts limités en faveur de la paix dans des conflits africains meurtriers comme celui de l'Ouganda.mc Marques de commerce de la Banque Royale du Canada.® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.Tous les produits de financement sont offerts par la Banque Royale du Canada sous réserve de ses critères de prêts pour les hypothèques résidentielles.1.TAP de 4,17 % pour un terme fermé de 6 mois, convertilble.TAP de 4,98 % pour une hypothèque de 4 ans.TAP de 5,27 % pour une hypothèque de 5 ans.TAP de 5,71 % pour une hypothèque de 7 ans.Le taux annuel en pourcentage (TAP) est établi d'après une hypothèque de 100 000 $ en supposant certains coûts d'emprunt (frais d'évaluation).S'il n'y a aucun coût d'emprunt, le TAP et le taux d'intérêt sont identiques.Les taux peuvent changer sans préavis.Les meilleures offres représentent les taux les plus avantageux de RBC, établis selon les promotions présentement offertes au grand public, et ne constituent pas les taux affichés.Cette offre ne peut être jumelée à d'autres réductions de taux, offres ou promotions.Règlement : 1.Pour participer et être admissible au concours, le participant doit être un client de la Banque Royale du Canada (« RBC ») résidant au Canada et ayant atteint l'âge de lamajorité au plus tard le 28 février 2005.Les employés (ainsi que les personnes habitant sous le même toit que les employés) de RBC, de ses filiales, sociétés affiliées, agents ou de l'organisme indépendant chargé de la gestion du concours ne sont pas admissibles.2.Tous les clients principaux emprunteurs d'une nouvelle hypothèque ou d'une hypothèque existante de RBC en date du 28 février 2005 sont inscrits automatiquement au concours.Les garants ne peuvent participer automatiquement au concours.S'il y a plus d'un emprunteur, l'emprunteur principal désigne celui dont la signature apparaît en premier sur le contrat hypothécaire.AUCUN ACHAT REQUIS.Vous pouvez également participer au concours (a) en envoyant vos nom, date de naissance, adresse, ville, province, code postal et numéro de téléphone (jour), ainsi qu'un essai de 100 mots ayant pour thème « Comment je prévois utiliser mes 25 000 $ en rénovations si je gagne à ce concours », dans une enveloppe suffisamment affranchie à : Concours « Rénovez grâce à RBC », C.P.4008, Paris (Ontario) N3L 3W9 ; OU (b) en remplissant et en soumettant le bulletin de participation en ligne au www.rbcbanqueroyale.com/margeproprio.Limite de un bulletin de participation par personne, par adresse électronique ou par ménage, quelle que soit la méthode utilisée.Tous les bulletins de participation doivent être reçus au plus tard à 23 h 59 (HNE) le 28 février 2005.Un (1) grand prix de 25 000 $CAN sera remis.Les chances de gagner dépendent du nombre de bulletins admissibles (tous formats) reçus.Le règlement complet du concours peut être obtenu en envoyant, avant le 10 février 2005, une enveloppe préaffranchie et préadressée à : Règlement du concours « Rénovez grâce à RBC », C.P.4008, Paris (Ontario) N3L 3W9.Il est également possible d'obtenir ce règlement en consultant le www.rbcbanqueroyale.com/margeproprio ou en passant à une succursale de RBC.Un tirage au sort aura lieu le 21 mars 2005.Avant d'être déclaré gagnant, le participant sélectionné devra répondre correctement à une question réglementaire d'arithmétique.Le gagnant devra également signer un formulaire standard d'exonération de responsabilité.« Grâce à notre Marge Proprio RBC, on peut se servir de la valeur nette de notre maison pour faire des rénos\u2026 ou réaliser n'importe quel autre projet.Ça nous donne en même temps la liberté d'une marge de crédit et la sécurité des taux hypothécaires.Et les taux offerts sont vraiment intéressants ! Il y a juste une demande à remplir.Alors, si nos tuiles italiennes en terre cuite coûtent plus cher que prévu, on a l'argent, donc on peut les prendre quand même.C'est à nous de décider ce qu'on fait avec la valeur nette de notre maison.Et ça, ça nous simplifie la vie.» Passez à votre succursale, composez le 1-877-ROYALmc 7-0 ou rendez-vous au www.rbcbanqueroyale.com/margeproprio.TAUX FERMÉ DE 6 MOIS, CONVERTIBLE 3,84 % 5 ANS 5,24 % 7 ANS 5,69 % 4 ANS 4,94 % > Vous pourriez gagner 25 000 $ pour rénover votre maison.Notre clé, c'était notre hypothèque.Notre solution rénos, c'est la Marge Proprio RBCmc.3263938A MONDE Progrès réels dans la bataille contre les mines antipersonnel AGENCE FRANCE-PRESSE BRUXELLES \u2014 La bataille pour l'élimination des mines antipersonnel dans le monde connaît d'« impressionnants » succès mais elle n'est pas encore gagnée, un nombre «effrayant » de personnes continuant à être tuées par ces engins, estiment les auteurs d'un rapport international dévoilé hier à Bruxelles.« Nous sommes en train de gagner la guerre contre les mines antipersonnel, mais d'énormes défis sont devant nous », a déclaré Stephen Goose, de l'ONG Human Rights Watch, lors d'une conférence de presse organisée au siège de l'OTAN pour la présentation du rapport 2004 de l'Observatoire des mines.Selon ce rapport, parrainé conjointement par la Campagne internationale pour l'interdiction des mines (ICBL) et Handicap International, l'utilisation des mines antipersonnel dans le monde est en « chute libre » depuis l'entrée en vigueur en 1999 du traité qui interdit ce type d'armes.« La norme internationale interdisant les mines antipersonnel s'impose rapidement de par le monde, mais de grands défis subsistent encore pour rallier certains gouvernements au traité et déminer dans le délai de 10 ans imposé par le traité », a affirmé à Bruxelles Jody Williams, Prix Nobel de la paix 1997 avec l'ICBL.Le rapport 2004 fait notamment ressortir une baisse mondiale de 3,2% des victimes en 2003, à 8 065 morts ou blessés (contre 8 333 en 2002).Toutefois, ce chiffre tient uniquement compte des cas répertoriés et le nombre réel de victimes doit plutôt osciller entre 15 000 et 20 000, selon les auteurs.« Nous savons que nous ne pouvons pas connaître toutes les victimes », a expliqué M.Goose, pour qui «ce chiffre de 15 à 20 000 n'en représente pas moins une baisse significative » par rapport au début des années 90.En outre, constate le rapport, il y a entre 300 000 et 400 000 survivants de mines dans au moins 121 pays à ce jour.« La réduction du taux d'accident est encourageante, mais il y a encore un nombre effrayant de personnes, en particulier des enfants, qui sont tuées et blessées par les mines chaque année dans toutes les régions du monde », a déploré de son côté Stan Brabant, de Handicap international.En tout, 143 États sont parties au traité sur les mines antipersonnel, signé à Ottawa en 1997, qui interdit l'utilisation, la production, le stockage et les transferts de mines antipersonnel et qui requiert le déminage des zones minées dans un délai de 10 ans.Mais, souligne le rapport, 42 États restent en dehors de la convention d'Ottawa, dont les États-Unis, la Chine et la Russie.Par ailleurs, au moins quatre États (Géorgie, Birmanie, Népal et Russie) ont utilisé des mines antipersonnel depuis mai 2003, selon la même source.Côté victimes, le rapport constate que leur nombre a baissé de manière significative, notamment dans les pays les plus touchés comme l'Afghanistan, la Bosnie, le Cambodge, le Liban et le Sri Lanka.La publication de ce rapport intervient avant le « sommet de Nairobi pour un monde sans mine », qui se tiendra du 29 novembre au 3 décembre.Au lendemain de l'intrusion de malfrats dans l'ordinateur de plusieurs villageois, ceux-ci ont employé les grands moyens pour se défendre.Notre bon Joseph-Aimé témoigne: «Avec l'attirail de Bell, j'ai le ciboulot tranquille.Pour les festivités, y a rien de mieux qu'une parenté bien protégée!» Le calme revient au village «ON PEUT ENFIN DORMIR SUR NOS DEUX OREILLES» 1495$ par mois les 6 premiers mois\u20201 Service Internet plus pratique et sécuritaire que jamais Gratuit : 6 mois de notre gamme complète de services de sécurité\u20202 mis à jour automatiquement Antivirus Coupe-feu Anti-logiciels espions Les offres prennent fin le 31 décembre 2004 et sont réservées aux nouvelles activations.Services offerts aux clients résidentiels, là où la technologie le permet.Prix/offres sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.Jusqu'à épuisement des stocks.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent pour chaque engagement.D'autres conditions s'appliquent, y compris des exigences techniques minimales.Photos à titre indicatif.\u2020 1Sujet à un engagement de 12 mois.Le tarif de 25,95$/mois s'applique pour les mois 7 à 12.Le tarif mensuel courant (maintenant 29,95$) s'applique par la suite.2 Go de téléchargement par mois, frais pour téléchargements en sus.\u20202Le tarif mensuel courant (maintenant 12,90$) s'applique par la suite.Les services doivent être activés dans les 90 jours suivant l'abonnement sans quoi ils seront automatiquement retirés du compte.Fournis avec Zero-Knowledge Systems, Inc.aux abonnés Sympatico.Aucun service n'offre une protection absolue.1Tarif mensuel du forfait, d'une valeur max.de 35$, remis sous forme de crédits appliqués sur le compte.Sujet à un engagement de 3 ans.Le tarif alors courant s'applique par la suite.Frais d'interurbain en sus.2Sujet à un engagement de 3 ans.Prix net basé sur le prix de détail suggéré du récepteur 3120 (129,99$) moins les crédits d'équipement de 50$ et de télé à la carte de 30$ avec un engagement de 2 ans.Les crédits sont appliqués sur le compte, avant les taxes; prévoir de 6 à 8 semaines.Le système doit être activé avant le 16 janvier 2005.Le crédit de télé à la carte n'est valide que pendant 90 jours après l'activation et s'applique à tous les films ou événements sur Vénus ou Vu! jusqu'à un max.de 15$ par commande.Une pièce d'identité avec photo valide et une autorisation doit être donnée sur une carte de crédit ou par prélèvement bancaire pour ouvrir un compte.Sujet à un engagement de 2 ans.Visitez bell.ca/installationincluse pour savoir si vous êtes admissible.^1Offert avec les services et forfaits de Bell sélectionnés.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Pour être admissible, vous devez avoir Bell Canada comme fournisseur de service interurbain, mais il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Pour les détails, appelez au 1 866 880-5076 ou visitez bell.ca/forfait.^2S'applique aux appels interurbains résidentiels automatiques ou faits avec le service Contact familleMC au Canada et aux États-Unis.Sympatico et Contact famille sont des marques de commerce de Bell Canada.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.bell.ca/cadeaux 1866 880-5076 Magasins Espace Bell et Bell Mobilité C'est le temps de brancher toute la maisonnée! Offre Express Vu disponible aussi: Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville Domaine du Parc (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollarddes- Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 La Salle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Mont-Tremblant 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 Pointe-aux- Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberryde- Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de- Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathedes- Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur- Richelieu 391, boul.du Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Centre Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 Aussi offert dans les magasins Bell Mobilité et les détaillants autorisés: (Excluant Mobilité) 19$2 Téléphone pliable à écran couleur à partir de 3 premiers mois de service gratuits1 Pas de frais d'activation ni de frais mensuels cachés avec les forfaits Tout-en-un La mobilité sans tracas.Seulement chez Bell.Offrez-vous une meilleure télé ! 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