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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-11-18, Collections de BAnQ.

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[" Lemilieu du livre craint la concentration JOCELYNE LEPAGE Une vingtaine d'écrivains, parmi les plus connus au Québec, dont Michel Tremblay, Marie Laberge, Guillaume Vigneault, Jean-Jacques Pelletier, David Homel et même Alberto Manguel, se sont joints aux éditeurs et libraires québécois indépendants pour lancer un cri d'alarme à la veille de l'ouverture du 27e Salon du livre de Montréal qui se déroule du 18 au 22 novembre à la Place Bonaventure.Ils craignent les effets dévastateurs de la concentration des librairies sur la diversité des livres offerts aux lecteurs et sur la place qui sera réservée à l'avenir aux ouvrages moins populaires, donc aux éditeurs de ces ouvrages.Dans un communiqué envoyé hier, en fin d'après-midi, intitulé Cri d'alarme face à la concentation dans la librairie, les signataires demandent à la ministre de la Culture, Line Beauchamp, de « prendre des mesures concrètes» pour éviter que « le réseau de librairies dont le Québec s'enorgueillit ne devienne un beau souvenir ».« C'est l'ouverture prochaine d'une autre librairie Renaud-Bray, la 27e, sur la Plaza Saint-Hubert et l'ouverture du Salon du livre, jeudi, qui nous ont poussés à agir », a dit hier le porte-parole du regroupement, Yvon Lachance, de la librairie Olivieri.Ajoutez à cela l'annonce qu'Archambault \u2014 qui appartient à Quebecor, entreprise qui fait aussi dans l'édition et la distribution\u2014 s'apprête à ouvrir six nouvelles librairies de son côté et le projet de Renaud-Bray de se rendre à 40 librairies.« Les libraires indépendants vont se retrouver dans une situation de plus en plus délicate, dit M.Lachance.Les chaînes de librairies ont des exigences financières que n'ont pas les indépendantes, elles doivent être très rentables.En bout de ligne, on n'y trouvera plus que les livres très vendeurs.» Il ne fut pas difficile pour les libraires de convaincre les éditeurs (Boréal, Leméac, Écosociété, Fides, Hurtubise.) et les auteurs de se joindre à eux.« Ils sont sensibles à ce qui se passe aux États-Unis, explique M.Lachance.Quand l'acheteur, pour une grande chaîne, décide de ne pas prendre le livre d'un tel pour sa chaîne, la maison d'édition peut en mourir.Si la chaîne décide d'acheter le livre, l'éditeur survit.Et de plus en plus, ces grandes chaînes se substituent aux éditeurs.Quand un livre se vend bien, la chaîne édite un autre livre dans la même veine.» Plus la concentration est grande, plus le lecteur perd, au bout du compte, selon lui.La diversité de l'offre est de plus en plus réduite.La regroupement demande au gouvernement d'intervenir en proposant des mesures pour limiter la concentration.« Par exemple, une loi comme la loi 51, qui laisserait aux librairies indépendantes la vente de livres aux bibliothèques, ou encore une mesure qui limiterait la concentration à 30 %, ou la création d'un comité spécial qui se penche sur la question, mais alors il faudra faire vite parce que la concentration avance à toute vitesse.» PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © L'année 2004, pour les caricaturistes André-Philippe Côté, du Soleil, et Serge Chapleau, de La Presse, a aussi été une année de réalisation de projets personnels.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Dessine-moi un politicien CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE Avec la guerre en Irak, les élections américaines et canadiennes, les défusions, Jeff Fillion et le sein de Janet Jackson, est-ce qu'on peut dire que 2004 fut une année bénie pour les caricaturistes ?Voilà une question que se font poser bon an, mal an Serge Chapleau, et André-Philippe Côté, caricaturistes à La Presse et au Soleil, qui seront tous deux au Salon du livre de Montréal en fin de semaine pour griffonner quelques dédicaces à leurs admirateurs.Le Salon, qui ouvre ses portes aujourd'hui à la Place Bonaventure, se déroule jusqu'au 22 novembre.Pour nos caricaturistes, novembre signifie, bon an mal an, la sortie des recueils de leurs meilleures créations, soit L'Année Chapleau chez Boréal \u2014 le douzième en carrière ! \u2014 et De tous les.Côté 2004, le septième d'André-Philippe Côté, publié pour la première fois aux Éditions La Presse.« Je dis toujours la même affaire, explique Chapleau.Honnêtement, je pense que quand tu fais notre job, c'est rare, une mauvaise année.Par exemple, quand Bush est réélu, tout le monde dit « Ah shit ! », tandis que nous, on se frotte les mains.» Pour sa part, André-Philippe Côté remarque que dans la Vieille Capitale, certains débats ont été un peu plus émotifs que d'habitude: la prostitution juvénile, CHOI-FM, les défusions.Le caricaturiste a même été l'une des cibles d'André Arthur et de Jeff Fillion, les tristes personnages d'une de ses cinglantes caricatures, où l'on voit Arthur en conducteur de charrette menée par un cheval aveugle, avec à ses côtés Fillion sous les traits d'un petit chien jappeur, suivi par une foule enragée.« Depuis l'arrivée de la trash radio à Québec, l'ancien clivage entre la haute ville et la basse ville est revenu dans un grand climat d'intolérance », déplore Côté.Aussi aimet- il calmer les ardeurs médiatiques par quelques coups de crayon, comme celles des défusionnistes qui ont parlé de « génocide» des banlieues.» «À un moment donné, il faut prendre du recul ! » Le succès appelle le succès S'il ne s'agissait que de l'actualité riche en anecdotes de toutes sortes, on pourrait déjà dire qu'ils ont fait du sacré bon boulot.Mais 2004 représente aussi une année pendant laquelle leurs projets personnels ont abouti, et pas des moindres.>Voir POLITICIEN en page 2 .Autres textes en page 2 Vous entendez mais ne comprenez pas toujours ! 3202081 Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 800 422-6181 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Le modèle illustré n'est pas couvert Nouvelle technologie 100% numérique Adaptée avec précision (5ww1w.l4afl)am8me4eta9ss-oc4ies5.co0m0 à vos besoins! ARTS SPECTACLES GRAYDON MONSIEUR VANITY FAIR PAGE 9 CARTER ARTS ET SPECTACLES SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Michel Tremblay chez Mado MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE C'est au cabaret Chez Mado, en plein village gai, que Michel Tremblay et son éditeur ont lancé Le Cahier rouge, suite très attendue des Cahiers de Céline.Dans ce célèbre bar de « drag queens », on avait demandé à la non moins célèbre Mado Lamotte de lire devant un public composé essentiellement de gens de théâtre (« personne du milieu littéraire ne fréquente mes lancements ! »), un extrait du Cahier rouge où la duchesse de Langeais, personnage mythique de l'univers de Tremblay, monte sur la scène du Boudoir et décide d'échauffer un public un peu trop endormi à son goût.D'Hosanna à La Duchesse de Langeais, l'univers des travestis a toujours fasciné Michel Tremblay.C'est d'ailleurs à ses amis travestis que l'auteur des Vues animées dédicace ce nouveau roman.« Le premier show de travestis que j'ai vu mettait en vedette une drag queen qui se faisait appeler Belinda Lee, comme l'actrice, se rappelle- t-il.Ce qui m'avait beaucoup frappé, c'était cet te insolence que permet le déguisement.On accepte des travestis des choses qu'on n'accepterait jamais d'autres personnes, parce qu'ils sont déguisés.Et on accepte leur impertinence, parce qu'elle n'a souvent d'égale que la pertinence de leurs propos.Leur capacité de devenir quelqu'un d'autre en se mettant une perruque, fut-elle laide, sur la tête, m'éblouit, tout comme leur côté non pas cynique, mais ironique.» Le Cahier rouge est une pièce de plus à l'édifice que Michel Tremblay bâtit pierre par pierre depuis près de 40 ans.Une oeuvre qui se promène entre le théâtre, les romans et les récits autobiographiques, avec un égal bonheur.Et qui héberge une formidable galerie de personnages que l'auteur dessine à petites touches sans jamais perdre de vue l'ensemble.« J'ai commencé par le théâtre, raconte-t-il.De 1965 à 1977, j'ai écrit une douzaine de pièces regroupées sous le titre du Cycle des Belles-Soeurs.Ensuite, pour comprendre comment ces personnages- là étaient devenus les monstres qu'ils étaient au théâtre, j'ai écrit les Chroniques du Plateau Mont-Royal, où je les ai tous rajeunis de 25 ans.Avec ce deuxième cycle des Chroniques, j'ai voulu, après avoir créé des personnages de femmes enragées, qui voulaient se sortir de leurs conditions mais qui n'en avaient pas les moyens, inventer une héroïne à qui je donnerais la clé que moi j'ai reçue : la liberté, ou plutôt la libération, par l'écriture.» À ce petit bout de femme désormais indissociable de l'univers de Tremblay, l'auteur a aussi légué son sens de l'humour, de la répartie vive.Sous la plume de Céline Poulin, les dialogues sont plus vrais que nature.La langue parlée s'écrit avec un naturel fou.« On ne parle pas comme on écrit, et je ne crois pas que dans un roman, les personnages doivent s'exprimer exactement comme le narrateur s'exprime.Quand j'écris, les dialogues sont tout le temps au plus près possible de la façon dont ils seraient dits dans la vie.C'est une transposition dans l'émotion, et non pas dans le style.Même dans les descriptions, c'est toujours l'émotion qui va primer.Le style est à la remorque, au service de l'émotion.» Et l'auteur de rappeler cette scène du Coeur éclaté où un vieux poète emmène son « chum » aveugle voir le coucher de soleil, à Key West.« J'étais très content de ce passage, car c'était très près, je crois, de ce que peut imaginer un aveugle quand on lui parle de couchers de soleil.Or pour moi, un lecteur, c'est un aveugle.Ce sont des mots, qu'il voit.La charge émotionnelle doit être là.Et je trouve ça plus important, dans ma vision de ce que je veux faire, que d'avoir une belle phrase.» Après le Salon du livre, Michel Tremblay retournera à Key West, où il écrit sept jours sur sept.Il s'en ira retrouver Céline et ses amis travestis, en deuil du Boudoir, qui fermera ses portes au lendemain de l'Expo 1967.Dans Le Cahier bleu, troisième tome de cette série, il sera question d'amour et d'acceptation de l'amour.Il y aura en toile de fond l'effervescence extraordinaire de l'année 1968, cette année charnière dans l'histoire de Michel Tremblay et dans celle du Québec, où au cours du même été, on a pu assister à l'Osstidcho, à la création de deux pièces de théâtre de Réjean Ducharme, Ines Pérée et Inat Tendu et Le Cid Maghané, et à celle des Belles-soeurs, de Michel Tremblay.Aujourd'hui, l'auteur reconnaît avoir eu une veine extraordinaire.« Il y avait une chance sur un million qu'un fils d'ouvrier qui n'était pas passé par l'université finisse dans le Larousse ! J'ai vraiment été au bon moment, au bon endroit.» .MICHEL TREMBLAY sera au Salon du livre demain, samedi, et dimanche, de 19 h à 22 h au stand 871 de Leméac.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Pour lancer son nouveau roman, Le Cahier rouge, qui se déroule dans l'univers des travestis, Michel Tremblay a choisi la cabaret Chez Mado.« On accepte des travestis des choses qu'on n'accepterait jamais d'autres personnes, parce qu'ils sont déguisés.NOS SUGGESTIONS Kenneth Oppel 11h30.Seule occasion pour les jeunes de rencontrer Kenneth Oppel.Auteur célébré pour sa série Silverwing, il vient de remporter le prix du Gouverneur général en littérature jeunesse \u2014langue anglaise \u2014pour Airborn, premier tome d'une nouvelle série, qui vient d'être publié en français sous le titre Fils du ciel.Chez Scholastic (stand 765).Littérature de l'imaginaire 13h.La littérature fantastique estelle devenue une mode ?Et pourquoi ce besoin de merveilleux dans nos vies ?Bryan Perro, auteur de la série Amos Daragon, l'auteur Gilles Pellerin et Pierre Chastenay, directeur du Planétarium de Montréal, en discutent avec l'animateur Laurent Laplante.Au Carrefour SAQ.Marie Laberge 19 h 30.Nathalie Petrowski rencontre Marie Laberge au Carrefour SAQ.Le résultat de cette entrevue publique deviendra un de ces portraits dont la journaliste a le secret et sera publié dans le cahier Lectures de La Presse, ce dimanche.La caricature qui a valu à André-Philippe Côté les foudres d'André Arthur et de Jeff Fillion.Dessine-moi un politicien POLITICIEN suite de la page 1 André-Philippe Côté a été recruté par la prestigieuse maison Casterman, qui distribuera en février une série d'albums mettant en vedette son Docteur Smog, dont certaines planches seront publiées dans le magazine français Marie France.De son côté, Serge Chapleau connaît un vif succès avec son émission d'animation Et Dieu créa.Laflaque (741 000 de cote d'écoute la semaine dernière) diffusée à Radio- Canada tous les dimanches avant Tout le monde en parle, là même où le caricaturiste s'est fait remarquer pour un mémorable « crêpage de chignon » avec Raël.Sans rien renier de son geste, il a trouvé les conséquences un peu pesantes.« J'ai reçu 400 courriels le lendemain, dit-il en riant.Eh bien, justement, faire partie de l'actualité lui a-t-il donné envie de s'inclure dans une caricature ?« J'en ai commencé une et puis j'ai abandonné, avoue-t-il.Je voulais que ça s'éteigne.Ça ne me tentait pas de donner de l'importance à ce twit.En même temps, je ne pouvais pas aller m'asseoir à côté de ce gars-là et ne rien dire, parce que je ne trouve pas ça drôle.En sortant de là, j'ai refusé de faire des entrevues sauf à l'émission de Franco Nuovo, parce que je le lui avais promis.» Caricaturer au Québec Serge Chapleau a été nommé en juin meilleur caricaturiste au Canada par le Concours canadien de journalisme, un honneur qu'il remportait pour la cinquième fois ! \u2014 et pour lequel André-Philippe Côté était aussi en nomination cette année.« C'est sûr que ça fait plaisir, mais j'étais un peu gêné, parce que ça fait huit ou neuf fois que je suis en nomination », confie Chapleau.Bien sûr, on a envie de leur demander si le milieu des caricaturistes est compétitif au Québec.« Nous avons chacun notre territoire, explique Côté.Aux États-Unis, ils choisissent dans des catalogues des caricaturistes qui sont en forte concurrence les uns les autres pour que leurs dessins soient choisis.» « Ce qui fait que les dessins bien wild ne passent plus, poursuit Chapleau.C'est ce qui nous protège le plus ici, au Canada, et c'est ce qui nous permet d'être de bons chums.Aux États-Unis, ils sont une quinzaine de caricaturistes et tous les autres copient.Souvent, un dessin fait à Washington est publié dans un journal à l'autre bout du pays.Ils ne savent pas toujours à qui ils s'adressent tandis que nous, on connaît notre public.Et les caricaturistes américains nous envient ça.» « On peut même créer des running-gags avec nos lecteurs, parce qu'on a une relation avec eux », renchérit Côté.Cet esprit de clocher que d'aucuns reprochent au Québec et qui fait de la Belle Province un gros village où le lancer du Félix de Guy A.Lepage semble aussi important que l'élection de Bush, c'est un travers qui ravit en fait nos caricaturistes.« Nous autres, on en profite, ricane Chapleau.Moi, j'aime bien passer de Jeff Fillion à Paul Martin puis à Bush.Ailleurs, il faut s'en tenir toujours aux mêmes têtes pour rejoindre le public.» Justement, cette année, de nouvelles têtes de Turc sont apparues dans le journal.La disparition de Jean Chrétien de la scène fédérale ne chagrine nullement les deux hommes, qui voient en Paul Martin un digne successeur dans leurs galeries de faces à claques.« Avec tout ce qui lui est arrivé depuis un an, il s'est un peu humanisé », dit Côté.Un homme comme un autre, en somme, d'où peut-être cette envie de le crucifier, comme l'a fait Chapleau dans La Passion de Paul Martin, sur la couverture de son recueil.Aussi dans leurs coups de coeur, Jean Charest et Yves Séguin, ce dernier offrant à leurs yeux un faciès de rêve pour la caricature.« Il a une maudite tête, tranche Chapleau, approuvé par Côté.Des fois, on voit des backbenchers à l'Assemblée nationale qui nous donnent vraiment envie de les dessiner, et dès que l'un d'eux dit une connerie, on se fait plaisir de le faire.» D'ici la prochaine bourde d'un député, Serge Chapleau et André- Philippe Côté dédicaceront avec plaisir leurs recueils au Salon du livre, même s'ils se feront encore poser les mêmes questions, comme « Que faites-vous pour gagner votre vie ?» (entendre : le dessin, ce n'est pas sérieux) ou « Comment passez-vous le reste de la journée après avoir fait votre dessin ?» (entendre : une caricature, ça prend deux minutes) ou encore « Pouvez-vous dessiner ma fille, s'il vous plaît ?» (entendre : les autres dans la file peuvent attendre).Sachez que pour arriver à leur niveau, il faut avoir en avoir passé du temps sur la planche ! .SERGE CHAPLEAU sera au stand Boréal (512) samedi et dimanche de 13h30 à 15h; ANDRÉ-PHILIPPE CÔ- TÉ sera au stand La Presse (354) vendredi et dimanche de 17h à 18h30.C'est le premier ministre du Canada, Paul Martin, qui a l'honneur de faire la page couverture du recueil de Serge Chapleau.PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Marie Laberge ARTS ET SPECTACLES Deuxième lancement pour Éric Lapointe NATHALIE PETROWSKI Sur la marquise du Spectrum hier soir, deux mots en grosses lettres noires : Lapointe Coupable.Deux mots qui résonnaient avec d'autant plus d'ironie qu'au moment où Éric Lapointe s'apprêtait à célébrer son innocence retrouvée avec ses fans et amis au Spectrum, à quelques coins de rue, Guy Cloutier plaidait coupable à cinq chefs d'accusation.Mais qu'importe si le parfum de scandale avant changé de lieu et de camp, qu'importe si ce lancement tant attendu serait éclipsé dans les manchettes par l'affaire Cloutier, Éric Lapointe avait le coeur à la fête.« À soir, c'est un party.À soir, on le lance pour vrai ! Vous avez même le droit de fumer des joints dans la salle, s'est-il écrié d'une voix enrouée à la foule massée à ses pieds avant d'entamer une version vigoureuse de Entre deux joints, une des chansons phare du nouveau CD.Pour Lapointe comme pour les médias et les fans, il s'agissait hier soir de la prise deux d'un même événement \u2014le lancement du disque Coupable\u2014 mais pas tout à fait dans les mêmes circonstances.Il y a deux semaines, au moment du premier lancement, un nuage noir et toxique planait sur le Métropolis.Quand Lapointe s'était avancé sur scène, il n'en menait pas large.À peine remis du choc de son arrestation, quelques jours plus tôt, sous des fausses accusations de voies de fait portées par une inconnue, Lapointe avait l'air d'un condamné dont la vie est depuis trop longtemps unmauvais roman.« C'est sûr que j'ai senti un grand malaise dans la salle le soir de mon premier lancement, a-t-il confié dans sa loge hier soir.Je ne pouvais pas parler aux journalistes, je ne pouvais rien dire, et en même temps, le fait de ne pas annuler l'événement, c'était un statement en soi.J'y tenais parce que je savais que je n'avais rien à me reprocher.Mais bon, je n'étais pas au sommet de ma forme.Il y avait beaucoup de tristesse, beaucoup de rage en moi aussi, mais au moins, chanter m'a fait du bien et m'a aidé à me défouler.Hier soir, il n'y avait ni rage ni tristesse chez Lapointe.Au plus, il y avait une vilaine pharyngite qu'il tentait en vain de soigner.Pour le reste, Lapointe a répété à tous ceux qui lui posaient la question qu'il n'avait aucune intention de déposer une plainte contre les policiers qui l'ont arrêté et qui, par la suite, ne l'ont pas appelé pour s'excuser de leur erreur.« J'ai pas eu d'excuses ni rien mais quelque part, je comprends et j'endosse complètement la démarche qui consiste, dans des cas de violence conjugale, à d'abord arrêter le danger potentiel et à vérifier son alibi après.Je suis complètement d'accord avec cette façon de procéder, même si j'en ai fait les frais.» Compte tenue des circonstances, impossible de ne pas faire de lien entre cette arrestation et une autre survenue il y a deux ans en République dominicaine.Lapointe avait été emprisonné pendant une semaine pour avoir tenté d'acheter de la drogue à la sortie d'un bar.Laquelle des expériences carcérales fut la plus traumatisante « La République dominicaine, répond- il sans hésiter.D'abord, question hygiène, disons que nos prisons sont nettement supérieures.Et puis, ce qui était traumatisant là-bas, c'est que j'étais enfermé dans un système dans lequel je n'avais aucune confiance et qui aurait pu faire n'importe quoi avec moi.Alors qu'ici, j'ai confiance dans notre système.Même s'il n'est pas parfait, je savais que tôt ou tard, la vérité allait sortir et moi aussi.Lapointe concède toutefois qu'à sa sortie de prison, après une nuit complète d'interrogatoire, il a trouvé très difficile d'affronter le regard et le jugement des autres.« Je sais très bien que les gens qui ne me connaissent pas ont douté de moi et cru que j'étais coupable.Pour ma mère, ma blonde, mon entourage, qui eux n'ont jamais douté, c'est ce qui a été le plus rough à prendre.» Lorsque celle qui a inventé cette histoire abracadabrante a été accusée à son tour, Lapointe n'a pas cherché à savoir qui elle était ni pourquoi elle lui en voulait.« Cette fille-là, je ne le connais pas et je m'en câlice.Elle ne mérite pas la moindre seconde de mon attention.Tout ce que je sais, c'est qu'elle fait pitié.» Même si l'ambiance au Spectrum hier soir était décidément plus festive qu'au Métropolis il y a deux semaines, le sujet qui était sur toutes les lèvres, surtout celle des médias, ce n'était pas l'innocence d'Eric Lapointe.C'était bien sûr l'aveu de culpabilité de Guy Cloutier.À ce sujet, Lapointe a répété à plusieurs reprises qu'il ne voulait pas faire de commentaires.Ceux qui ont insisté ont toutefois réussi à lui soutirer des propos qui feront sans doute le bonheur de l'avocate du producteur.« Cloutier a toujours été correct avec moi.C'est un bon gars que je respecte énormément.Ce qu'il a fait dans son passé, je le sais pas.Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours eu du fun avec lui et que personne n'aimerait être dans ses souliers en ce moment.Quant aux souliers d'Éric Lapointe, ils se portent plutôt bien ces jours-ci.La tempête est passée.Les accusations sont tombées.Les ventes de disques vont bien.Et de toute cette affaire qui a fait les manchettes, il ne reste plus qu'un disque et un titre de chanson qui a abandonné les feux de l'actualité pour réintégrer sagement le domaine de la fiction.PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE © Éric Lapointe dans sa loge, soulagé, après le vrai lancement de son disque Coupable, hier soir au Spectrum.Le piratage de films: un fléauà Montréal STÉPHANIE BÉRUBÉ Mercredi 3 novembre, soir de première montréalaise du film d'animation The Incredibles.À la porte, les invités doivent se soumettre au détecteur de métal et ouvrir leurs sacs, qui seront minutieusement fouillés.La scène, de plus en plus courante à l'entrée des cinémas, a pour but de stopper un phénomène qui fait des ravages au Québec, particulièrementà Montréal : le piratage.« Un film est projeté le vendredi à Montréal, il se retrouve en DVD dans les marchés aux puces du Québec le mardi suivant et à Paris avant la fin de la semaine », affirme Ré Jean Séguin, directeur de l'Association des propriétaires de cinémas et cinéparcs du Québec.La situation est critique, soutiennent des professionnels du milieu.«Montréal est la capitale du piratage de cinéma », soutient le directeur du cinéma Beaubien, Mario Fortin.Pourquoi le Québec particulièrement ?Parce que c'est ici qu'on présente souvent en primeur mondiale les versions françaises des grosses productions hollywoodiennes, ce qui est très alléchant pour le marché francophone.On peut facilement savoir, en visionnant un enregistrement pirate, où la copie a été filmée, explique Gary Osmond, spécialiste des cas de piratage pour l'Association canadienne de distributeurs de films.« Lors du développement, au laboratoire, les techniciens mettent des petites pellicules sur le film.Sur chaque copie, les pellicules sont placées à des endroits différents », dit-il.Ainsi, en visionnant une copie pirate, le distributeur sait que c'est le film présenté à Boucherville, par exemple, qui a été copié.Ce qui permet de calculer qu'au Canada, depuis le mois de mai, 42 films différents ont été copiés dans des salles de cinéma, selon l'Association canadienne des distributeurs de films.Ces copies se sont retrouvées partout dans le monde, en vente dans la rue et sur Internet.« L'année dernière, le film Stuck on You (une comédie avec Matt Damon et Greg Kinnear) a été copié au Canada le 12 décembre, raconte Gary Osmond.Le 14 décembre, on l'a retrouvé à New York.Le 18 décembre, des copies sont saisies aux douanes britanniques.Le film s'en allait à Bangkok.La plupart des pirates sont des Québécois qui vendent leurs enregistrements à des réseaux bien organisés, par Internet, soutient Ré Jean Séguin.« Ils arrivent au cinéma en groupe de quatre ou cinq, explique-t-il.La personne qui filme, avec une caméra sur trépied dissimulée dans un manteau ou une petite caméra dans la paume de sa main, est entourée de ses collègues.C'est très difficile de les voir.» Les propriétaires de cinémas du Québec ont reçu des formations leur permettant de mieux surveiller leurs salles.On demande au projectionniste, durant les bandes-annonces, de jeter un coup d'oeil dans la salle.« On essaie aussi d'exercer plus de contrôle à l'entrée des salles », dit Ré Jean Séguin.Surtout les soirs de première.De plus, depuis trois semaines, l'Association canadienne de distributeurs de films envoie des « enquêteurs maisons» dans certaines salles de cinéma pour accroître la surveillance.Le hic, c'est que leur pouvoir est très limité.« Rien dans la loi ne nous permet de saisir le matériel, raconte Gary Osmond.Il faudrait prouver que cette personne-là veut vendre ce qu'elle a tourné.Comment peut-on prouver ça ?C'est très difficile.» Évidemment, les films les plus copiés sont les grands titres américains.« C'est sûr que chez nous, le problème du piratage se pose moins, à cause de notre programmation, dit le directeur du cinéma Beaubien.Mais je demande quand même aux employés d'être vigilants durant les projections.La très puissante Motion Picture Association of America estime que les studios de cinéma perdent 3,5 milliards de dollars par année à cause du piratage de film.[ 200 000 billets vendus à une vitesse record ] MARIO JEAN VENEZ VOIR UN EXTRAIT DE SPECTACLE SUR RIEZENCORE.COM 2 au 5 mars 2005 Théâtre St-Denis - [514] 790.1111 19-20 NOVEMBRE Québec [418] 659.6710 3 DÉCEMBRE Joliette [450] 759.6202 4 DÉCEMBRE Granby [1.800] 387.2262 17 DÉCEMBRE Donnacona [418] 285.0059 18 DÉCEMBRE Drummondville [1.800] 265.5412 13-14 JANVIER L'Assomption [450] 589.9198 21 JANVIER Trois-Rivières [819] 380.9797 22-23 JANVIER Mont-Tremblant [514] 425-3240 29-30 JANVIER Sainte-Thérèse [450] 434.4006 4 FÉVRIER Sainte-Hyacinthe [450] 778.3388 5 FÉVRIER Sainte-Marie-de-Beauce [418] 387.2200 10-11 FÉVRIER Sainte-Geneviève [514] 626.1616 12 FÉVRIER Sherbrooke [819] 820.1000 17-18 FÉVRIER Saint-Jérôme [450] 432.0660 19 FÉVRIER Beloeil [450] 464.4772 2 AU 5 MARS Montréal [514] 790.1111 10 MARS Saint-Hyacinthe [450] 778.3388 11 MARS Valleyfield [450] 373.5794 12 MARS Laprairie [450] 635.4460 16-17 MARS Laval [450] 667.2040 19 MARS Saint-Jean-sur-Richelieu [450] 358.3949 24 MARS Terrebonne [450] 492.4777 31 MARS Joliette [450] 759.6202 1 AVRIL Victoriaville [819] 752.9912 8 AVRIL Ottawa [613] 755.1111 29 AVRIL Sorel [1.877] 224.3625 30 AVRIL Deux-Montagnes [450] 473.1005 4 MAI Edmunston, N-B [506] 735.2008 5 MAI Fredericton, N-B [506] 453.2731 6 MAI Moncton, N-B [506] 856.4379 7 MAI Caraquet, N-B [506] 453.2731 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES CET ÉTÉ AU CHAPITEAU BROMONT 25 JUIN AU 3 SEPTEMBRE 2005 [450] 227.0433 / [1.866] 727.0433 TOURNÉE 2004-2005 3271688A . ARTS ET SPECTACLES TVA et TQS sautent sur l'affaire Cloutier LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION L'affaire Guy Cloutier a poussé nos deux réseaux privés à devancer d'une demi- heure leur bulletin d'information de fin d'après-midi hier.Jean-Luc Mongrain a commencé à 16 h.TVA a envoyé Top Modèles dans le cyberespace et Pierre Bruneau est entré en ondes à 16 h 29.La dernière fois que TVA a devancé son bulletin de l'heure du souper, c'était le 11 septembre 2001, lors des attentats terroristes aux États-Unis.On se souvient qu'après, TVA n'est jamais revenu en arrière, a tué son émission Trafic et a désormais commencé son bulletin à 17 h.Pour mieux contrer TQS.Selon Serge Fortin, vp information à TVA, la journée d'hier était exceptionnelle au point de vue de l'importance de la nouvelle, mais son réseau ne répétera pas l'expérience aujourd'hui, « puisque ce n'est tout de même pas le World Trade Center », a dit M.Fortin.Le bulletin commencera donc à 17 h comme d'habitude.À Radio-Canada, Pascale Nadeau est entrée en ondes à 17h30 comme d'habitude.La manchette a été consacrée à l'affaire Cloutier et l'excellente Isabelle Richer a été la seule, à ma connaissance, à citer quelques extraits de l'enregistrement secret qui a scellé le sort de Guy Cloutier.Il y était question de la brusquerie de Guy Cloutier qui a sidéré la fillette lors de ses premières expériences sexuelles.Radio-Canada ne s'est pas attardé sur l'affaire Cloutier en première partie du bulletin et a vite passé à Éric Lapointe qui relançait son album.On y est revenu plus longuement à 18 h.À TQS, où les deux premières heures ont été presque entièrement consacrées à l'affaire Cloutier, Jean-Luc Mongrain a reçu plusieurs analystes, notamment le Dr Pierre Mailloux, qui a côtoyé Guy Cloutier lors de la production de la série Loft Story.M.Mongrain a demandé au psychiatre s'il pensait que le producteur avait éprouvé un malaise lors de ses agissements sur la fillette.« On ne peut pas ressentir un malaise et bander », a répondu carrément le doc.Il était 17 h 15.À TVA, Claude Poirier a prédit qu'à cause de l'arrivée surprise d'une deuxième victime dans l'affaire, M.Cloutier s'en tirerait encore plus difficilement.TVA nous a montré des badauds qui se sont pointés au palais de justice avec leur caméscope, histoire d'immortaliser le moment.TVA a aussi souligné que bien des gens du public étaient allés en cour hier matin pour voir qui était la victime.Claude Charron a donné des indices sur le sexe de la deuxième victime, ce qui semblait quelque peu téméraire étant donné l'interdiction de la cour.Quand on a autant de temps d'antenne à remplir, la prudence prend parfois le large.Les représentations sur sentence se prolongeant au palais de justice de Montréal, les trois réseaux ont finalement parlé d'autre chose un peu passé 18 h 07.En annonçant toutefois que M.Cloutier ferait une déclaration plus tard.Sous-entendu : restez à l'écoute.Cette histoire sordide a laissé presque tout le monde pantois.À part Danielle Ouimet qui a témoigné qu'elle avait du mal à y croire, personne du vedettariat ne s'est pointé à la télé en fin d'après-midi.À Radio-Canada, on a laissé savoir, sans le dire à la caméra, que La Fureur et Demandes spéciales, les émissions produites par Véronique Cloutier, qui a succédé à son père, resteraient à l'affiche.On se demande d'ailleurs pourquoi le journaliste a même posé la question.Manon : une mort douce après une vie terrible On vous en a parlé la semaine dernière, mais rappelez-vous que c'est ce soir, à 21 h, que Télé-Québec diffuse un documentaire exceptionnel sur Manon Brunelle, une Montréalaise atteinte de la sclérose en plaques qui a décidé d'aller mourir à Zurich, en Suisse, où le suicide assisté est permis.Chaque mouvement lui cause une douleur et cette femme pourtant courageuse en a assez de souffrir depuis 30 ans.Ses jambes sont complètement paralysées et son médecin prédit qu'éventuellement, les bras le seront aussi.Ce qui m'a le plus émue dans ce reportage, ce n'est pas tant que Manon souhaite mourir, un choix qu'elle a le droit de faire, mais qu'on lui ait rendu la vie si difficile.Elle raconte qu'elle a voulu faire installer un climatiseur dans sa fenêtre à l'hôpital.Les autorités ont refusé « parce que ça allait déguiser l'édifice !» De sa fenêtre, elle voyait un climatiseur dans la fenêtre de la pharmacie de l'hôpital.« Pour que les pilules ne collent pas ensemble », ajoute-t-elle révoltée.Elle parle de sa douleur lorsqu'on la touche, préférant dormir dans sa merde plutôt que de réclamer un changement de couche.Et les « bains » administrés par du personnel masculin qui tourne les coins ronds, elle n'a jamais pu s'y habituer.Elle parle des syndicats qui travaillent comme des deux de pique.Elle a le droit de parler : c'est son testament qu'elle nous livre.Benoit Dutrizac, qui l'a accompagnée jusqu'à la fin, a fait une entrevue remarquable.Un document qui devrait gagner des prix, si la justice existe.Et, espérons-le, qui fera changer d'idée nos autorités si frileuses devant le suicide assisté.Cela serait encore plus de justice.Détail : lorsqu'elle a demandé à son médecin de signer sa demande de passeport pour aller en Suisse, l'hôpital s'y est opposé.Il ne fallait surtout pas que le médecin puisse être entraîné ainsi dans une affaire de suicide assisté.Chez Guy A.dimanche Tout le monde en parle reçoit dimanche Gregory Charles, Éric Lapointe, Marie-Josée Croze, Natasha St- Pier, Françoise David et Éric Laurent.Benoit Dutrizac y sera aussi pour parler de son documentaire sur le suicide assisté.Parions que le voyage de Richard Desjardins à Paris pour aller chercher son prix Charles Cros fera l'objet de quelques réflexions de Guy A.Lepage.M.Desjardins a séjourné quatre jours à Paris et l'Académie Charles Cros a devancé sa remise de prix pour que le chanteur puisse être à Winnipeg demain.À la télé, le patron français de l'événement a déclaré qu'il ne fallait jamais empêcher un artiste d'aller donner un spectacle.COURRIEL Pour joindre Louise Cousineau louise.cousineau@lapresse.ca TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Macaroni Ramdam Yin Yang tout garni Les artisans du rebut global Les groupes parlementaires Manon\u2014Le dernier droit?Écran libre Émission spéciale Écran libre .s'en aller quand on veut.-Manon 3249176A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19h K NOUVELLE-FRANCE, L'AVENTURE D'UN FILM Voyage dans les coulisses du film dont tout le monde parle, Nouvelle-France de Jean Beaudin.Entrevues avec les acteurs et scènes tournées avec Céline Dion.19h30 Z PROJET TUNING Dernière entrée dans le garage : qui de Québec ou Gatineau repartira avec son bolide ?20h r OCCUPATION DOUBLE Grande finale : Hugo choisit ce soir celle qui partagera, sinon sa vie, au moins son prix ! 20h A LES GRANDS DOCUMENTAIRES : YIN YANG Populaire, la séduction par Internet ! Deux films de 30 minutes réalisés par Lyne Charlebois et Ricardo Trogi donnent la parole à des gars et des filles, amateurs de rencontres virtuelles.Révélateur ! 21h A MANON \u2014 LE DERNIER DROIT ?Un documentaire-choc qui raconte l'histoire bouleversante de Manon Brunelle, une Québécoise qui est allée mourir en Suisse l'été dernier, accompagnée de Benoit Dutrizac et du réalisateur André St-Pierre.Une histoire qui ébranle et laisse sans voix.Restez pour la discussion qui suit sur le suicide assisté.21h a CIAO BELLA Sofia et Eduardo prennent conscience du « mode de vie » de Catherine et décident que c'en est assez ! 21h30 ARTV PORTRAITS : TENNESSEE WILLIAMS L'oeuvre du dramaturge américain illustré par des extraits de films avec Ava Gardner, Marlon Brando.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie L'Épicerie Qui l'eût cru! / Michel Côté, Clémence Des Rochers Ciao Bella! La Petite Vie Le Téléjournal/Le Point / Entrevue avec Tarik Ramadan UN 32 AOÛT SUR TERRE (4) avec Pascale Bussières Le TVA 18 heures Vingt et un Dans ma caméra Star Système Occupation double / Dernière Hommes en quarantaine Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:33) Macaroni tout garni Ramdam Les Artisans du rebut global Écran libre Les Grands Documentaires / Yin Yang - Séduction via Internet Manon - Le Dernier Droit?/ Suivi d'une discussion Écran libre Les Groupes parlementaires Le Grand Journal (16:30) Flash / Corneille Nouvelle France, l'aventure d'un film DOUBLE PEINE (5) avec Alec Baldwin, Powers Boothe Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily The O.C.CSI: Crime Scene Investigation ER (21:59) CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now The Nature of Things Opening Night / Popcorn with Maple Syrup The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Extreme Makeover The Clinton Legacy Primetime Live King of the Hill Night.(23:35) News CBS News E.T.Survivor:Vanuatu CSI: Crime Scene Investigation Without a Trace News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Joey Will & Grace The Apprentice 2 ER Tonight (23:35) The Newshour BBC News Find! The New This Old House Hour Secrets of the Dead Globe Trekker / Spain Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Windy Acres The Long Journey Home Soundstage BBC News City Confidential American Justice Cold Case Files The First 48 Crossing Jordan Bibliotheca .musique Montréal, P.Q.country Paroles et Musique Portraits:Tennessee Williams Le plaisir croît avec l'usage Videos Jack London's Call of the Wild Richler, Ink JANE EYRE (4) avec William Hurt, Charlotte Gainsbourg Law& Order La violence dans le sport Biographies / Times Square Dossiers FBI Matière à enquête Justice américaine Stars sur le vif Einblicke Des enfants.médias Le Cégep.La politique Les Durs à.Physiologie et Vieillissement Affaires.des arts Activités physiques.Ultimate Ten Specials Daily Planet Ultimate Survival: Everest Frontiers of Construction Extreme Engineering Daily Planet Évasion.Alaska VR .l'aventure .motoneige .la France Saveurs.Soleil.Bleu II Évasion.Itinéraires de rêve Pub That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.ALL THE PRESIDENT'S MEN (3) avec Dustin Hoffman, Robert Redford .(23:18) Malcolm.That '70s Show Friends Seinfeld The O.C.North Shore THE WHOLE NINE YARDS (5) avec Matthew Perry, Bruce Willis Global News National E.T.Joey Survivor:Vanuatu The Apprentice Without a Trace Global News Sports Les deux font la loi Tournants de l'Histoire Trouvailles et Trésors JAG LES CADETTES DE WEST POINT (5) avec Linda Purl Manhunt Bordertown JAG SAS - Are you Tough Enough Running the Gauntlet Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Adoption.Gourmet Extra Matchmaker Campus Vets Dogs, Jobs Animal Miracles Sex Toys.Matchmaker Juke-box.Top DVD .qui fait courir le monde?d.Musicographie Miami Vice M.Richard Benezra Musicoraphie Top5.anglo Top5 franco M.Net Décompte.Vidéo Clips Toprockdebabu Le Mike.Pimp mon char SPAM Banzai Garibaldi, Eroe Dei Due Mondi The Insider Will & Grace Ciao Mtl Arte Mondo Sino Mtl Ni Hao Teleritmo Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News Greatest Canadian The National Rough Cuts / Pleasant Street Greatest Canadian Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.Les Fantômes du Rwanda (2/2) Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30.Sports 30 Hockey / Match des étoiles (1980) Sports 30 Championnat du monde de.Le Caméléon Newport Beach Agents doubles Les Soprano UN DOUX PARFUM DE MEURTRE avec Iris Berben, Michael Mendl Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Trailer Park Boys .(22:01) .(22:31) CSI.(23:03) Andromeda Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 MutantX Stargate SG-1 V Sportsnetnews Snapshots NBA Basketball / Cavaliers - Bobcats Sportsnetnews Soccercentral Degrassi.Volt Panorama Francophonies d'Amérique LA BASTON (5) avec Robin Renucci, Véronique Genest Panorama Clean Sweep In a Fix Overhaulin' Area 51: Fact or Fiction Pact with the Devil Overhaulin' Off the Record Sportscentre 2004 Poker Million CFL Live.CFL Awards Sportscentre CFL Live.Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Griffin La Clique South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Sur la piste.DOCTEUR SYLVESTRE: LE PRIX DE L'EXCELLENCE Les Yeux.Les Acadiens de l'île Le Journal Panorama Les Inédits G.Shrinks Tracey.Superstructure Studio 2 The Royal (21:10) The Private Life.(22:05) .(23:05) Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Ménage Dre Nadia.Interventions miracles Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose C'est pourtant vrai .(17:30) Mosaïque Planifiez.Ma première Top plus .l'humour Louise à votre service À l'heure de Montréal Musique urbaine.Astro Boy Jackie Chan Gilmore Girls Smallville .vidanges Martin.(16:00) Jacob Two.Martin.Yu-Gi-Oh Dragon Ball Inuyasha .Hunters Fries with that Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz Projet.MutantX Les Chemins de l'étrange Futur extrême Alias CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES Daniel Lavoie: pour la voix forte et tranquille ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Combien d'années se sont écoulées depuis le dernier spectacle de Daniel Lavoie ?Six ?Sept ?Huit années, peut-être ?On l'a entendu camper un prêtre dévoré par le désir dans Notre-Dame de Paris, bien sûr, certains l'ont sans doute vu à Paris interpréter l'aviateur dans le spectacle musical tiré du Petit Prince de Saint- Exupéry.Mais il y a bien longtemps que ce chanteur à la voix si singulière n'était pas monté sur les planches à Montréal pour jouer son propre rôle et ses chansons.« J'ai attendu presque dix ans pour reprendre les commandes de ce vaisseau, et je suis bien content que vous soyez là pour m'accueillir », a-t-il confié à un public attentif, hier soir, lors du premier de quatre concerts donné au Théâtre Corona.Daniel Lavoie y retourne ce soir, demain et samedi, en compagnie du multiinstrumentiste et magnifique coloriste Francis Covan.Le passé étant le passé, Daniel Lavoie a articulé son spectacle autour des chansons de son plus récent album, Comédies humaines, lancé l'hiver dernier.Il en a joué quatre d'entrée de jeu : Chasseur de mouches, La moitié de moi, Hé l'amor et Y'a la manière.Côté voix, aucune inquiétude : c'était, comme toujours, impeccable.Habité.Côté musique, on a en partie regretté les arrangements texturés du disque.Francis Covan a fait un boulot remarquable, passant de la guitare à l'accordéon et ensuite au violon, mais on n'aurait pas détesté qu'un troisième musicien vienne se mêler au dialogue.Comédies humaines n'étant pas un album pressé \u2014 il serait plutôt hors du temps, en fait \u2014, il faut s'attendre à un spectacle lent et tamisé.Après une demi-heure à voguer à ce rythme lent, à écouter les fines observations transformées en chanson par les paroliers de Daniel Lavoie (Brice Homs et Patrice Guirao, surtout), on craignait de se lasser.Mais à la dixième pièce, Qui sait, on s'était acclimaté.Est-ce parce que le chanteur avait réussi à imposer son rythme que la deuxième partie du spectacle nous a semblé meilleure ?Peut-être.Mais il faut dire qu'il avait gardé les chansons les plus fortes de Comédies humaines pour la fin : Les paravents chinois, Les Loups, La Fille aux seins supplices (inédite et superbement charnelle), Bénie soit les femmes, L'amour est juste et la très belle Violoncelle.Daniel Lavoie faisait un peu prof de poésie en feignant de puiser dans des bouquins les textes qu'il a écrits pour tisser des liens entre ses chansons.Mais ça colle avec son univers chansonnier bâti à l'aide d'une langue soutenue et élégante, un peu détachée parfois, mais toujours habitée avec beaucoup d'humanité par le chanteur.Un seul aspect de ce spectacle fuyant le spectaculaire est difficilement justifiable au plan esthétique : pourquoi Daniel Lavoie n'utilise- t-il pas un vrai piano au lieu de ce piano électrique et/ou synthétiseur ?Un son plus organique ne conviendrait-il pas mieux à ses chansons souvent hantées par des désirs charnels ?Les nappes sonores rêveuses qu'il tire de son clavier sonnent vraiment trop « années 80 » pour servir adéquatement un univers qui se veut atemporel.Ceux qui suivent Daniel Lavoie depuis longtemps ne s'en formaliseront pas outre mesure et seront heureux d'entendre Où la route mène, Je n'ai jamais vu New York, Qui sait et Ils s'aiment.Ceux qui ne le connaissent « que pour un couplet » et qui auront le « courage » d'aller le voir quand même, comme le dit le chanteur au rappel, auront le bonheur de l'entendre chanter a cappella « son» couplet de Belle, chanson locomotive de Notre-Dame de Paris.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Daniel Lavoie présentait hier soir au Corona son premier spectacle créé autour de ses propres chansons depuis 10 ans.Il le reprend ce soir, demain et samedi, au même endroit.Billets : 30 $, 25 $ 12 $(étudiants), taxes et redevance en sus, en vente à la Place des Arts : 842-2112 Renseignements Pro Musica, 514-845-0532 www.promusica.qc.ca Lundi, 22 novembre, 20 h Programme Debussy, Fauré et Ravel 3267829A Ça change de la télé Ce soir 21h Atteinte de sclérose en plaques, une Québécoise est morte dignement le 11 juin dernier à Zurich.Benoit Dutrizac l'a accompagnée.Manon, un documentaire-choc inédit suivi d'une discussion sur le suicide assisté avec Joane Prince et ses invités.Manon\u2014Le dernier droit?3249291A Le livre est servi ! Adultes 6$ Aînés 4$ Étudiants 3$ Heures d'ouverture : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h Lundi 9 h à 18 h La lecture en cadeau Offrez un livre neuf à un enfant Garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 à 10 ans jeudi, vendredi, samedi et dimanche.Tarif horaire : 3$ par enfant Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site Internet salondulivredemontreal.com Ouverture aujourd'hui 3269417A ARTS ET SPECTACLES Like a Rolling Stone, meilleure chanson de tous les temps RETOUR ATTENDU DU ROI DU GROTESQUE AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 Le tube de Bob Dylan Like a Rolling Stone a été choisi « plus grande chanson de tous les temps » par des artistes sondés par le magazine Rolling Stone.Le titre créé en 1965 par Dylan, alors âgé de 24 ans, a pris la première place du classement des 500 plus grandes chansons, à paraître demain dans un numéro spécial.Il a été élu par 172 artistes, dont Joni Mitchell, Elvis Costello et k.d.lang.Les turbulentes années 60 apparaissent comme l'âge d'or du rock et de la pop puisque plus de 200 des 500 meilleures chansons ont été lancées durant cette décennies.144 autres datent des années 70 tandis que la décennie 80 n'en a produit que 55.Les Beatles sont en tête, plaçant 23 morceaux, devant les Rolling Stones, avec 14, et Dylan, 12.Like a Rolling Stone devance (I can't get no) Satisfaction des Rolling Stones (1965) et Imagine de John Lennon (1971).Viennent ensuite le tube créé en 1971 par Marvin Gaye What's Going On, devant Respect d'Aretha Franklin (1967), Good Vibrations des Beach Boys (1966) et Johnny B.Goode de Chuck Berry (1958).En huitième position, se retrouve un classique des Beatles, Hey Jude (1968), avant Smells Like Teen Spirit de Nirvana (1991) et What'd I Say, de Ray Charles (1959).3262910A PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Voulaient-ils voir ou être vus ?Freddy Gehin, Jonathan Forester et Marie-Lyne Viau Saint-Laurent se sont pointés au Métropolis à 2 h 30 dans la nuit de mardi à hier, afin d'avoir une bonne place pour le concert de Marilyn Manson.En plus de braver le froid, ils ont fait preuve d'une patience toute dévote : le roi du grotesque n'a foulé la scène que vers 22 h hier, soit près de 20 heures après l'arrivée de ces mordus.Notre critique du spectacle sera publiée demain.Dans le cadre des Fêtes du 175e anniversaire de la Basilique Notre-Dame de Montréal En collaboration avec l'Alliance des chorales du Québec le 6e festival choral de musique religieuse aura lieu le dimanche 21 novembre 2004 11 h : Grande messe solennelle présidée par Mgr Charles Valois.Oeuvres musicales de Händel, Bach, Grandmaison.Grand choeur de 600 voix et orchestre.Direction : Jean-Pierre Guidon.14 h : Concert donné par 14 choeurs - 5 oeuvres chantées par 700 choristes.Billets disponibles à l'entrée : 20 $ 19 h 30 : Le Requiem de Mozart avec l'Orchestre du Nouveau-Monde, le choeur du Nouveau-Monde et les Chanteurs de Sainte-Thérèse sous la direction de Michel Brousseau.Billets disponibles à l'entrée : 35 $, 25 $ et 15 $ Pour information : (514) 842-2925 110, rue notre-Dame Ouest Montréal Lefèvre et Mathieu en Arizona CLAUDE GINGRAS Alain Lefèvre est actuellement en Arizona mais son coeur est au Québec.Coup de téléphone de Tucson mardi soir (on prononce « tiou-sonn »).Il est 21 h 30 là-bas, 23 h 30 ici.« Je ne peux pas contenir mon émotion ! Il faut que je parle à quelqu'un de chez nous.Je viens de répéter le Concerto de Québec de Mathieu avec l'orchestre.Jamais je n'aurais imaginé un tel accueil, surtout à une telle distance.un accueil mieux qu'en certains endroits, chez nous, en passant.Les musiciens ont vibré à cette musique et ont donné leur maximum.Avant la répétition, je les avais préparés en leur parlant d'André Mathieu et de son concerto.Je trouve émouvant que Mathieu soit rendu là.» Lefèvre devait jouer le Mathieu deux fois, ce soir et demain soir, avec l'Orchestre de Tucson dirigé par George Hanson, « le dernier élève de Leonard Bernstein », rappelle-t-il.« Il a fallu ajouter un troisième concert, dimanche après-midi.Plein les trois fois : 2300 personnes.» Au même programme, le pianiste joue le Concerto en fa de Gershwin.Une oeuvre connue aux États-Unis, alors que le Mathieu est une nouveauté.Les trois concerts sont enregistrés pour diffusion sur National Public Radio.« J'ai hâte de rentrer chez moi.Je m'ennuie de mon chat.Johanne (sa femme et secrétaire) est restée à la salle.J'avais envie de fumer, alors je suis revenu à l'hôtel.Je fais du room service.Parce qu'on ne peut fumer nulle part ici, même aux terrasses ! Je reprends l'avion dimanche pour Québec où je joue le Troisième de Rachmaninov mercredi soir.» À L'AFFICHE DÈS LE 17 DÉCEMBRE Pour participer, faites parvenir le coupon-réponse à: Concours UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES a/s Les Films Séville, 147 St-Paul Ouest, 2ième étage, Montréal, H2Y 1Z5 Nom: Adresse: App.: Ville: Code Postal: Tél.:() Âge: Ce coupon de participation sera publié dans La Presse du 18 au 20 novembre 2004.Le concours se termine le 30 novembre et le tirage aura lieu le 30 novembre à midi.Les facs-similés ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix offerts est de 2800$.DU RÉALISATEUR DE \u201cLE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN\u201d Région NNEE RREENNOONNCCEEZZ JJAAMMAAIISS en collaboration avec et invitent 300 personnes à un visionnement spécial le mercredi 8 décembre à 19h au Cinéplex Odéon Ste-Foy.3273028A FLASHES ADAPTATION D'UBU ROI D'ALFRED JARRY PAR OLIVIER DUCAS ET FRANCIS MONTY UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DE LA PIRE ESPÈCE PRÉSENTÉ PAR LA MAISON THÉÂTRE 245, rue Ontario Est, Montréal Métro Berri-UQAM www.maisontheatre.qc.ca DU 17 AU 28 NOVEMBRE 2004 BILLETS EN VENTE (514) 288-7211 POSTE 1 ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 ÂGE MINIMUM 14 et + 3238897A Mort de Michel Colombier Le compositeur hollywoodien d'origine française Michel Colombier, auteur d'une centaine de musiques de films, est mort à l'âge de 65 ans.Michel Colombier souffrait d'un cancer, précise son site Internet.Il avait notamment composé les thèmes de Soleil de minuit, Purple Rain, et de la comédie musicale Y at- il quelqu'un pour tuer ma femme ?.Raymond Bouchard aux Rendez-vous Le comédien Raymond Bouchard sera le porte-parole des Rendezvous du cinéma québécois.L'acteur invite donc les amateurs du cinéma d'ici à célébrer avec ses artistes et ses artisans à l'occasion des 23es Rendez-vous, qui se dérouleront du 17 au 27 février à Montréal et du 8 au 13 mars à Québec.Plus de 50000 patients sont traités chaque année à l'Institut de Cardiologie de Montréal.Appuyez sa Fondation, pour que la vie continue.Laissez parler votre coeur.(514) 593-2525 www.fondationicm.org Aidez-nous à éviter les mauvaises nouvelles.293P ARTS ET SPECTACLES LES COUPS DE THÉÂTRE Des trains et des clowns EVE DUMAS CRITIQUE Imaginez l'impatience d'un petit de 7 ans confiné à son siège de théâtre tandis que sur scène, deux grands enfants s'amusent avec un rutilant train électrique.Lords of the Railway, du Theater Handgemenge d'Allemagne, est une ode au jeu, à l'imagination enfantine et à l'amitié masculine.C'est bien joli, mais un peu longuet.Pendant le premier tiers du spectacle, les deux acteurs se contentent de monter, morceau par morceau, leur superbe joujou, suscitant parfois des « ohhh ! » et des « ahhh ! ».Ils suivent un rituel qui tient presque de la maniaquerie.Chaque pièce est soigneusement déballée, examinée, époussetée, placée, testée.Une fois tout mis en place, Dirk et Uwe se réchauffent en faisant quelques tours de piste.Puis, ils se mettent à jouer « pour de vrai ».Ils jouent à la famille et inventent une histoire toute simple.Le petit Thomas a oublié son toutou favori dans le train.Depuis, il ne dort plus.Papa doit aller à Berlin pour en trouver un neuf.Il y arrivera de peine et de misère.Et ainsi de suite.Lords of the Railway est une pièce toute délicate qui chemine vers une fin heureuse.Les enjeux un peu plus sérieux de la pièce (il est à un moment question d'un homme qui lève la main sur son fils) sont traités de manière tellement allusive que les enfants de 7 ans et plus, à qui la pièce s'adresse, ne s'en rendront probablement même pas compte.Cette subtilité, si elle a pu plaire aux adultes qui étaient dans la salle mardi matin, semblait un peu ennuyer les petits.Duo Dynamo C'était tout le contraire hier après-midi au Théâtre Prospero, pour Faux Départs (spectacle pour clowns de théâtre), qui a drôlement diverti le public, principalement composé de jeunes spectateurs de huit ans et plus.La pièce est une suite d'actions qui, jeu clownesque oblige, sont portées principalement par le corps.Morgon, notre hôte et maître de cérémonie qui estropie la belle langue italienne, est pris au dépourvu lorsque la vedette du spectacle, Mister Jerry, se volatilise.C'est la panique.Mais pas pour longtemps.À la suggestion de l'étourdie H.Da, qui baragouine un faux allemand, Morgon décide de remplacer le disparu et de prendre la maladroite accessoiriste comme assistante.En une succession de « faux départs », le spectacle tentera de prendre forme.H.Da, d'une totale inefficacité dans son rôle de subalterne, volera la vedette bien malgré elle.Dans ce rôle, Marilyn Perreault ne ménage pas son talent comique.Plus sobre, Yves Simard apporte un contrepoids aux bouffonneries de sa partenaire.Malheureusement, les trois représentations de cette nouvelle production de la compagnie québécoise Dynamo Théâtre ont déjà eu lieu.Le spectacle sera de retour dans les maisons de la culture de Montréal et des environs cet hiver et au printemps.Aujourd'hui Une seule représentation de Romances & Karaoké sera donnée pendant les Coups de théâtre et ça a lieu aujourd'hui, à 17 h, au Théâtre Prospero.La pièce de Francis Monty, mise en scène par Benoît Vermeulen, s'adresse aux adolescents et traite entre autres de l'image de soi, qui généralement n'est pas très reluisante pendant cette période ingrate de la vie.LORDS OF THE RAILWAY, une idée originale de Peter Müller d'après l'histoire de Hans Fallada.Avec Peter Müller et Pierre Schäfer.Mise en scène: Markus Joss.Scénographie : Christian Werdin.Environnement sonore : Peter Müller.Une production du Theater Handgemenge présentée à l'Usine Cencore aujourd'hui (13 h) et demain (10h).FAUX DÉPARTS, de Jacqueline Gosselin, en collaboration avec Marilyn Perreault et Yves Simard.Mise en scène : Jacqueline Gosselin.Avec : Marilyn Perreault et Yves Simard.Costumes: Marie- Soleil Lavoie.Éclairages : Richard Paquet.Une production de Dynamo Théâtre.PHOTO FOURNIE PAR LES COUPS DE THÉÂTRE Marilyn Perreault et Yves Simard dans Faux Départs.Singin' in the Rain L'Opéra Royal de Wallonie, Centre lyrique de la Communauté française de Belgique, présente Représentations à 20 h jusqu'à samedi / Matinée samedi et dimanche à 14 h Théâtre Maisonneuve, Place des Arts, Montréal Achetez vos billets maintenant ! Réservations : à la Place des Arts (514) 842-2112, sur Ticketpro à www.ticketpro.ca ou au (514) 908-9090 Chorégraphie originale de Gene Kelly et Stanley Donen Scénario et adaptation de Betty Comden et Adolphe Green Chansons de Nacio Herb Brown et Arthur Freed Basé sur le )lm Singin' in the Rain produit par les studios MGM Chansons en anglais Adaptation française et mise en scène : Jean-Louis Grinda Chorégraphie : Barry Collins Direction musicale : Didier Benetti Plus de 30 artistes sur scène accompagnés par un orchestre de 20 musiciens ! CHANSONS ORIGINALES INTERPRÉTÉES EN ANGLAIS ! À L'AFFICHE JUSQU'À DIMANCHE ! SPECTACLES ÉGALEMENT EN MATINÉE SAMEDI ET DIMANCHE « La troupe belge offre une performance brillante du tant aimé Chantons sous la pluie » The Gazette « Bravo à cette équipe belge qui nous a apporté un peu de fraîcheur dans la grisaille de novembre » « C'est un spectacle à ne pas manquer » « une comédie musicale qui passe étonnamment vite » Lecteurs du Voir POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANÇAIS EN AMÉRIQUE DU NORD ! 3273231A UN JOYAU DE L'ART LYRIQUE D I M A N C H E 5 DÉ C E M B R E 2 0 0 4 À 14 H Une grande fête qui réunit sur scène près d'une trentaine d'artistes réputés.Cette célébration est également l'occasion d'introniser, à titre posthume, au Panthéon canadien de l'art lyrique le ténor Pierre Duval et Yvonne Goudreau, fondatrice de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.Les profits amassés assureront l'excellence artistique de l'Opéra de Montréal ainsi que le développement de l'Atelier lyrique et de programmes communautaires et éducatifs.On entendra entre autres :: Frédéric Antoun, Lyne Fortin, Bradley Garvin, Brenda Harris, Stephen Kechulius, Young-Bok Kim, Maria Knapik, Jeffrey Kneebone, Aline Kutan, Gaetan Laperrière, Kurt Lehmann, Lise Lindstrom, Marie-Josée Lord, Nancy Maultsby, David Adam Moore, Antonio Nagore, Aaron St.Clair Nicholson, Monique Pagé, Susan Patterson, David Pittsinger, Gerard Powers, Carolyn Sebron, Mikhail Svetlov, John Tessier, Larissa Tetuev et les membres de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal :: en date du 08/11/04 Avec le Choeur de l'Opéra de Montréal l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal sous la direction de Yannick Nézet-Séguin 40$, 65$, 150$ :: ODM 514 985 2258 - PDA 514 842 2112 un reçu de charité de 50$ vous sera remis Wasserman Stotland MARBILOSU Bratt Grossbaum 3271903A VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS AU STAND DES ÉDITIONS LA PRESSE DU SALONDU LIVRE DE MONTRÉAL 3272338A BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC18NEM - 207 - À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN18NE L'animateur avait de la difficulté à garder son sérieux.Quand les applaudissements et les cris du public se furent atténués, il se tourna vers son invité.- Monsieur Dracul.Je peux vous appeler monsieur Dracul?- Pien sour.- Monsieur Dracul, je vais vous poser la question à laquelle tous nos spectateurs pensent.Êtesvous réellement un vampire?- Pien sour qué y'é souis ounn' fampire.Zinon, fous né m'auriez pas infité.La foule applaudit.L'animateur laissa passer la vague.- Expliquez-moi.À quoi reconnaît- on les vampires?Au fait qu'ils ne sortent pas le jour?qu'ils dorment dans des cercueils?qu'ils se nourrissent de sang?.Prenons vos dents, par exemple.Êtes-vous né avec?- Pien sour qué non.Fous safez, on né naît pas fampire: on lé défient.Nous afons touz en chakun dé nous cé qu'il faut pour lé défénir.C'est ounn' questionn' dé défeloppement.- Vous, comment vous êtes-vous développé?- J'ai rencontré des aînés qui m'ont indiqué la voie, répondit Dracul d'une voix subitement normale.- Oups.Je sens que vous venez de changer de personnalité, là.- Vous avez raison.Lorsque je suis dans ma personnalité de vampire, je retrouve malgré moi l'accent de mes ancêtres.- D'après ce que vous dites, il y aurait d'autres vampires?- Bien sûr! Avec le changement d'accent et le ton subitement protocolaire de son invité, l'animateur avait de plus en plus de difficulté à garder son sérieux.- Voulez-vous dire qu'elle est un véritable vampire?- C'est certain.Les choses qu'elle révèle.il y a seulement un vampire qui pouvait savoir cela.C'est une ruse remarquable: avec ses livres, elle se cache en se montrant en plein jour.Elle fé comme Leztat avec zon groupe dé mousiciens Heffy Métal Pounk.- Et comme vous?reprit l'animateur avec un large sourire qu'il conserva en se tournant vers la caméra.- Et comme moi, bien sûr.La preuve que ça fonctionne, c'est que vous êtes totalement incapable de croire que cela puisse être vrai.Il se tourna vers la salle avant de conclure.- N'est-ze pas?Une salve d'applaudissements lui répondit.- Bon, bon.Disons que vous êtes un vrai vampire.Est-ce que c'est dangereux pour moi d'être assis près de vous?- Pour fous répondre, il faut qué ché fous esplique cé qui fait dou fampire ounn' forme soupérieure dé fie.Une vague de protestations amusée parcourut l'assistance.- Attendez, attendez, fit Dracul en se tournant vers le public.Puis il revint à l'animateur.- Chez un vampire, dit-il.- Comme vous?- Combien peut-il y en avoir, par exemple, dans la région de Montréal?- Des centaines.- Des centaines.Et vous vous réunissez?- Comme tous les groupes ostracisés, nous éprouvons le besoin de nous retrouver entre semblables.L'animateur était maintenant à plat ventre sur son bureau, essayant de maîtriser son fou rire.Dracul s'avança vers lui.- Fous né fous zentez pas pien?Pouis-je fous aider?- Non, non.Ça va aller.Mais dites- moi, pour le sang, comment estce que vous vous débrouillez?- Les réponses à toutes ces questions techniques se trouvent avec force détails dans les livres de ma collègue, Anne Rice.- Vous parlez de Interview avec un vampire?- De celui-là et des autres. ACTUEL GRAYDON CARTER Les vins nouveaux sont arrivés.TOUT N'EST PAS PERDU En 1992, lorsque le Canadien Graydon Carter a pris la direction du réputé magazine Vanity Fair, on lui donnait à peine six mois avant d'être viré.Douze ans plus tard, il trône toujours au sommet de la tour de Condé Nast, où il refuse de cesser de fumer et plus encore d'appuyer GeorgeW.Bush, le sujet de son dernier livre Ce que nous avons perdu, qui paraît chez nous cette semaine.JACQUES BENOIT La SAQ met en vente ce matin 15 000 caisses de beaujolais nouveaux et de vins nouveaux d'Italie, soit beaucoup moins qu'en 2003 et en 2002.La raison de cette diminution : 2004 aura été un millésime de qualité bien moyenne, et il n'a pas été facile de dénicher des vins du niveau de qualité souhaitable, expliquait hier Denis Marsan, directeur de la sélection des produits et de la publication de la SAQ Le Courrier vinicole.« L'objectif était de trouver les perles rares », a-t-il dit en présentant les cinq vins retenus.Chose agréablement étonnante, les vins sont fort acceptables, malgré la grêle, la pluie et le temps frais qui ont marqué ce millésime en Europe.Mais, ajoutait-il, il a fallu pour cela aux trois dégustateurs de la SAQ mandatés à cette fin déguster à l'aveugle (en ignorant quels vins étaient dans quels verres) 117 échantillons.Ont été retenus deux beaujolais (4500 caisses de chacun), plus un vin blanc d'Italie et deux rouges du même pays (6000 caisses pour les trois).Autre bonne nouvelle : les prix jouent cette année entre 9,75 $ et 14,45 $ pour les deux beaujolais, et ont donc diminué par rapport aux prix auxquels furent vendus les 23 500 caisses de vin commercialisées en novembre 2003 (9,95 $ à 15,95 $).À quoi ressemblent les vins ?Lesquels acheter ?Voici de courtes descriptions de ces vins, en allant des moins chers aux plus chers, que la presse spécialisée a eu l'occasion de goûter hier.Très peu coloré, le Pinot Bianco delle Venezie Sartori, au fruité insistant, plutôt léger, est un vin malgré tout bien goûteux, et bien fait.Et très correct pour le prix (code 10372545, 9,75 $).Vendu au même prix, le Merlot Novello delle Venezie Sartori, plus coloré que les beaujolais, au bouquet de fruits rouges relevé par une note acidulée, est un vin assez charnu, légèrement tannique.Et correct lui aussi pour le prix (10372570, 9,75 $).Un peu plus cher, le Vigneti delle Dolomiti IGT Mezzacorona, pourpre foncé, a plus de tout (couleur, corps, générosité) que les autres, et il est tannique sans l'être beaucoup.Pour amateurs de vins nouveaux corpulents (10372236, 11,95 $).Le Beaujolais Mommessin est à l'inverse un vin peu coloré, facile et velouté, à boire bien frais (12-13 degrés Celsius environ), sans le côté herbacé, et désagréable, fréquent dans les beaujolais (10373257, 14,45 $).Enfin, le Beaujolais Duboeuf est un vin plus coloré, plus généreux, avec des tannins un peu astringents (10373812, 14,45 $).C'est « un millésime de vigneron » signale au sujet de 2004 le site officiel du vignoble du Beaujolais (www.beaujolais.com).Traduction : c'est un millésime de qualité moyenne, et les viticulteurs ont dû faire des pieds et des mains pour élaborer des vins de qualité correcte.Or, à peu près sur tous les marchés, les ventes de beaujolais nouveaux reculent, de toute évidence parce que les consommateurs, règle générale, connaissent mieux le vin et sont devenus plus exigeants.>Voir VINS en page 10 NATHALIE PETROWSKI Le bureau de Graydon Carter avec vue imprenable sur Times Square est entièrement vitré.Pour ajouter au vertige, il est nu, exception faite d'une table en bois blond ondulant, de quelques chaises de la même couleur, d'une immense photo laminée de ses quatre enfants et d'un cendrier.Ce cendrier, Graydon Carter, 55 ans, s'est âprement battu pour le conserver, non seulement dans son bureau mais sur la photo officielle qui accompagne chaque mois son éditorial dans le magazine Vanity Fair.Au plus fort de la lutte contre le tabagisme, les amis du maire Bloomberg, artisans d'une loi musclée prohibant même les cendriers, ont fait pression pour que l'influent rédacteur en chef retire l'objet sacrilège de la photo.Rien à faire.Encore aujourd'hui, le cendrier, plus visible que jamais, nargue les lecteurs comme les visiteurs admis dans le bureau de Graydon Carter.Rencontrer le célèbre et controversé rédacteur en chef a été plus facile que prévu.Quelques courriels, un ou deux coups de téléphone et un des hommes les plus influents de Manhattan et de Hollywood, dont le magazine rejoint environ un million de lecteurs aux États-Unis, comme au Canada et en Europe, était disponible.Mieux encore : il connaissait La Presse.Il faut dire qu'au moment de notre rencontre, trois semaines avant les élections, Graydon Carter avait une mission : sauver les États-Unis de George W.Bush.Il avait aussi un livre à vendre : Ce que nous avons perdu, un rapport accablant de 378 pages qui documente de manière méthodique et clinique tous les avatars du premier mandat Bush.À peine la porte refermée, il s'est allumé une cigarette, avouant qu'il avait écopé jusqu'à maintenant de trois amendes, toutes les trois payées par la compagnie.Né à Toronto d'un père pilote et d'une mère peintre, élevé à Ottawa, qu'il a quitté après avoir été mis à la porte de l'Université Carleton, Carter est arrivé à New York à 28 ans.À l'époque, il rêvait de devenir dramaturge ou peintre.En lieu et place, il a dégoté un emploi au magazine Time avant de cofonder, en 1986, le magazine Spy, dont la tête de Turc préférée était Donald Trump.Au début des années 90, il est nommé rédacteur en chef du New York Observer et en 1992, on l'invite à remplacer nulle autre que la reine Tina Brown, architecte de la renaissance de Vanity Fair et de son succès phénoménal auprès des ménagères du Connecticut comme des élites intellectuelles des grands centres.La tangente politique Le règne de Carter à Vanity Fair ne fut pas exempt de tempêtes.Tout dernièrement, le cachet de 100 000$ qu'il a empoché pour avoir fait connaître à des amis producteurs le livre sur la vie de John Nash, dont ils ont par la suite tiré le film A Beautiful Mind, a jeté un doute sur sa trop grande complicité, voire sa complaisance à l'égard d'Hollywood.En prenant les commandes de Vanity Fair, Carter n'a pas fait de grands changements, bonifiant plutôt la formule mise au point par Tina Brown, un savant mélange d'enquêtes de fond, de faits divers sur les riches et de portraits de stars.Mais depuis le 11 septembre, le rédacteur en chef a pris une tangente plus politique et multiplié les éditoriaux anti-Bush avec, de toute évidence, la bénédiction de l'empire Condé Nast, le holding privé des frères Si et Don Newhouse, dont la fortune est estimée à 7 ou 8 milliards.La même liberté fut accordée au magazine New Yorker qui s'est prononcé ouvertement pour Kerry.Idem pour les 26 journaux publiés par Don Newhouse, perçu comme un juif de tendance libérale et démocrate.Mais encore.Pourquoi publier un livre factuel de 378 pages qui est assuré de ne jamais rejoindre autant de lecteurs qu'un seul numéro de Vanity Fair ?« Au début, répond-il, je voulais seulement publier une petite plaquette, mais à mesure qu'on s'est mis à fouiller la feuille de route de l'administration Bush dans divers domaines \u2014 l'économie, l'écologie, la santé \u2014 et à en mesurer les ravages, la nécessité de produire un rapport vaste et détaillé nous est apparue comme une évidence.» L'homme est affable, accueillant, à des années-lumière du monstre d'ambition qu'en trace l'ex-employé Toby Young dans le roman How to Lose Friends and Alienate People.Viré d'un magazine où il gagnait 85 000$ US pour écrire moins de 3000 mots par année, Toby Young s'est à nouveau vengé cette année en rédigeant une critique du livre de Graydon Carter.Son verdict ?Sans vie, bureaucratique et impersonnel.Mais peu importe les critiques, l'éditeur de Vanity Fair n'en démord pas.« Mon livre est celui d'un citoyen concerné qui n'est pas un habitué de Washington, un ami du pouvoir ou un analyste politique.Seulement un citoyen ordinaire qui est aussi l'éditeur d'un magazine.Ce que j'ai fait, c'est de mettre à la portée des gens une sorte de résumé pour les aider à voir clair avant d'aller voter.Mais mon livre ne s'adresse pas qu'aux Américains.En Europe et en Australie, il marche très bien, signe que l'animosité que la moitié des Américains éprouvent pour cette administration, est partagée.» >Voir GRAYDON en page 10 PHOTO MARK SELIGER © Graydon Carter, rédacteur en chef du magazine Vanity Fair : « Pour moi, la guerre en Irak et Bush, c'est l'histoire majeure de notre époque.Je ne pouvais pas ne pas en parler.» AUJOURD'HUI au Carrefour du Salon du livre à 19h30 Nathalie Petrowski de La Presse rencontre l'auteure Marie Laberge.C'EST UN RENDEZ-VOUS! 3272340A ACTUEL Graydon Carter Tout n'est pas perdu GRAYDON suite de la page 9 Enquêtes et flatteries Graydon Carter l'a dit et le répète : il n'a rien contre le peuple américain.C'est un peuple dont il admire l'esprit.Le seul problème pour lui, c'est Bush et sa bande.Pas question donc de retourner vivre au Canada.« Ma vie est ici.Je suis New- Yorkais avant tout et pour moi, la guerre en Irak et Bush, c'est l'histoire majeure de notre époque.Je ne pouvais pas ne pas en parler.» Carter est particulièrement fier de trois enquêtes-fleuves publiées dans VF, sur la guerre, les élections volées en Floride en 2000 et le chemin menant aux événements du 11 septembre.Fier aussi qu'un de ses journalistes ait réussi à soutirer de Paul Wolfowitz sa célèbre citation sur les armes de destruction massive, une expression qui, de l'aveu du faucon, a été lancée pour des raisons purement bureaucratiques.Carter pavane un peu moins lorsqu'il est question d'un portrait affreusement flatteur d'Ahmed Chalabi, aujourd'hui répudié en Irak comme aux États- Unis.« Ecoutez, dit-il.Chalabi a berné tout le monde, même le New York Times.Quand nous avons publié l'article, il y a trois ans, personne ne pouvait aller en Irak, on était dans le noir le plus complet.Il était notre seule source.C'est vrai que j'ai publié un article fondé sur de fausses informations, mais au bout du compte, je n'ai fait qu'abattre quelques arbres pour imprimer l'article.Je n'ai pas entraîné tout un pays en guerre.» La réponse est un peu courte dans la mesure où Carter n'avait pas le pouvoir de déclarer la guerre.Seulement celui de ne pas désinformer les lecteurs.À cela il rétorque : « Compte tenu des millions de mots qu'on a publiés au fil des ans, aidés en cela par la cinquantaine de recherchistes et de vérificateurs de faits, notre feuille de route est plutôt bonne.Il y a trois semaines, Graydon Carter était convaincu que John Kerry gagnerait l'élection avec une écrasante majorité.Depuis j'ai essayé, en vain, d'obtenir ses réactions postélectorales.Manque de chance, Carter s'est poussé à Miami pour jouer au golf avec des amis canadiens, preuve que même si ses écrits n'ont pas réussi à faire fléchir l'électorat américain, tout n'est pas perdu.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Denis Marsan, directeur de la sélection des produits, et les cinq vins retenus, dont deux beaujolais.Graydon Carter dirige Vanity Fair depuis 12 ans.Les vins nouveaux sont arrivés.VINS suite de la page 9 C'est toutefois l'inverse au Japon, devenu le premier marché à l'export pour le beaujolais nouveau, devant les États-Unis.Des quelque 55 ou 56 millions de bouteilles qui seront vendues dans les jours qui viennent, environ 10 millions, en effet, le seront au Japon.« Je suis arrivé tout à l'heure pour fêter le beaujolais nouveau avec nos amis japonais, disait hier Philippe Bardet, président-directeur général de Mommessin, joint à son hôtel de Tokyo.Ils ont préparé une grande fête à Tokyo pour demain.» Ainsi, ajoute-t-il, les Japonais en ont commandé cette année dans les 800 000 caisses de 12 bouteilles, comparativement à 680 000 l'année dernière.« C'est assez impressionnant », dit-il.Enfin, à son avis, 2004 est « beaucoup plus classique comme millésime que 2003 », avec des arômes de fruits rouges plutôt que de fruits noirs ou « un peu confiturés comme en 2003 ».de rabais Robes de soirée Manteaux Vestons Ensembles Vêtements sport (514) 487-3010 5800, Cavendish (Cavendish Mall) La GRANDE VENTE 30% 50% Du plaisir pour toute la famille ! Place Bonaventure les 26, 27 et 28 novembre Concours canin toute race et concours d'obéissance UNITED KENNEL CLUB Commandité par Plus de 1 500 chiens inscrits, plus de 100 races Tous les profits seront versés à des organisations de charité LE SALON INTERNATIONAL CANIN DE MONTRÉAL INFO.: (514) 3 9 7-4807 ou www.u k c .ca Expositions spécialisées 30 stands de souvenirs et articles de chiens Concours des Biscuits présenté par la SPCA Démonstrations d'agilité Concours d'obéissance Coin d'enfants Séminaires quotidiens sur la santé des chiens Prix d'entrée: Adultes 1000$ Gens de l'age d'or et étudiants 750$ Enfants de 6 à 12 ans 500$ Vendredi 26 nov.12h à 20h Samedi 27 nov.8h à 21 Dimanche 28 nov.8h à18h P o ur l a p r emièr efois à Montré a l le \u201c S how of S hows \u201d C ompét i t ion entre t o us le s g a gna n ts à tra v e rs le Can a d a MONTOIT LE SAMEDI CE SAMEDI DANS Quand Le Plateau FAIT BOOM! 3272352A Allez! Économisez.Trouvez votre catalogue de Noël 2004 Espace Bell dans ce journal et économisez en magasin.3266753A .Tous les dimanches dans AUX P'TITS SOINS\u2026 Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 FAMILLE EN BREF CHRISTIAN GEISER COLLABORATION SPÉCIALE SORTIE DE LA SEMAINE Amis de tous poils Tout ce qui vole, nage, rampe, miaule, jappe et perd du poil s'est donné rendez-vous à Montréal ce week-end pour le Salon national des animaux de compagnie.En plus des rongeurs qu'il compte habituellement, le Stade olympique reçoit des milliers d'animaux de compagnie, un mini zoo, une ferme et des compétitions de dressage.Cette fois c'est sûr : on prépare ses arguments et on se dit prêt à faire des compromis.Ils sont mignons les petits saint-bernard, mais une fois adultes, ils risquent de semer le désordre dans notre petit appartement.Vous pourrez aussi profiter de l'occasion pour faire peur à la belle-mère en lui présentant (sans avertissement) une tarentule.Le samedi 20 novembre de 10 à 22 h et dimanche 21 novembre de 10 à 18 h.PETITES VITES Les droits de l'enfant sur scène Pour souligner le 15e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant, le théâtre Les Clefs magiques présente la comédie musicale Le Secret d'Olivier.Cette pièce qui dénonce l'exploitation des enfants raconte l'histoire d'Olivier, qui veut aider d'autres enfants en allant chercher de l'assistance à Londres.Malgré l'aspect sombre et tragique de l'histoire, les dialogues sont colorés et teintés d'humour.À partir de 5 ans.Le samedi 20 novembre à 19h et le dimanche 21 à 14 h à la salle Jean-Deslauriers de l'école Le Plateau, 3700, avenue Calixa-Lavallée.Le père Noël en 3D Un bonhomme de neige est jaloux du père Noël.C'est vrai que celuici fait l'objet de toutes les attentions durant cette période de l'année ! Il lui déclare donc la guerre.Découvrez les proportions que prendra cette mésentente au cinéma IMAX.Le père Noël et le bonhomme de neige en 3D.Renseignements au (514) 496-IMAX ou www.centre dessciencesdemontreal.com Citations > La voisine de Sandrine, bientôt 4 ans, est enceinte de quelques mois.Remarquant que la voiture de la future maman n'est plus là, Sandrine lance : « Est-ce qu'Annie est allée chercher son bébé ?» Envoyé par maman Dominique > Après de longues négociations, Guy, 4 ans, a finalement reçu la paire de patins qu'il convoitait.La première fois qu'il les utilise, il va partout sauf sur la patinoire.Il monte sur les bancs de neige et les escaliers, parcourt les vestiaires.Son père lui demande donc d'aller sur la glace.Guy lui répond alors : « Non, c'est bien trop glissant.» Envoyé par tante Jacqueline .La Presse se réserve le droit de publier dans un livre les citations d'enfant qu'elle fait paraître sous cette rubrique.En transmettant à La Presse ces citations, vous autorisez une telle publication et renoncez à tout droit d'auteur.Des mots d'enfants ?Des suggestions ?Écrivez-nous à La Presse, a/s section Famille, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 ou à actuel@lapresse.ca PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© La marâtre la plus célèbre du Québec : celle d'Aurore l'enfant martyre, dans son adaptation des années 50.Une nouvelle version du film est en production.«La blonde de papa» Plus le temps passe, et plus les chances de rencontrer un homme qui a déjà un passé, une femme et des enfants, augmentent.D'amante, on devient du coup belle-mère.Portrait d'un titre parfois bien lourd à porter.SILVIA GALIPEAU Imaginez la scène.Vous vivez l'idylle avec votre nouvel amant.Il est parfait et vous vous entendez à merveille.Seul hic : vous ne pouvez pas le voir trop souvent, car monsieur a la garde de ses enfants.Un jour ou l'autre, vous devrez pourtant rencontrer ses petits mousses, peut-être même vivre sous le même toit, leur faire à manger, laver leurs chaussettes, et faire preuve d'autorité.D'amante, vous vous transformerez du coup en belle- mère.Par belle-mère, on entend ici le titre que les enfants attribuent à la nouvelle femme de leur père (et non celui que l'on donne à la mère du conjoint, alias belle-maman).La blonde de papa, quoi.Et le titre n'a pas la connotation la plus positive qui soit.Car cette belle-mère n'est pas toujours accueillie à bras ouverts.D'abord, parce qu'aux yeux des enfants, elle prend bien souvent la place de maman.Parce que, depuis que maman est partie, des liens exclusifs ont parfois pu se tisser entre papa et les enfants, et que la nouvelle femme dans le décor vient ici tout chambouler.Et puis, tout simplement, parce que cette inconnue n'est après tout qu'une intruse.C'est qui celle-là ?Les enfants lui collent du coup le titre de marâtre.Et ce titre n'est pas tout faux.D'après le Robert de la langue française, une marâtre est aussi la « femme du père, par rapport aux enfants qu'il a eus d'un premier mariage.Voir belle-mère.» Ce n'est qu'ensuite que vient la définition aujourd'hui communément acquise : « mère dénaturée, mauvaise mère ».De nos jours, taux de divorce oblige, la garde des enfants n'étant plus systématiquement attribuée aux mères, mais aussi aux pères, en garde partagée ou non, de plus en plus de femmes se retrouvent dans cette situation : à jouer les bellesmères.À porter le chapeau de la marâtre.C'est aussi pour jeter un peu de lumière sur ce statut tout particulier des femmes à qui l'on impose une maternité malgré elles, sur leur quotidien, leur place dans la famille recomposée, dans l'ombre de l'autre, la vraie mère, que la psychologue et psychanalyste française Catherine Audibert a écrit Le Complexe de la marâtre, être belle-mère dans une famille recomposée.Mais pourquoi associe-t-on la belle-mère à la méchante, la vilaine, et la teigne ?Cette image négative est due, croit l'auteur, « aux contes et mythes de notre enfance qui persistent toujours ».Bref, à la méchante belle-mère de Cendrillon, ou à la jalouse marâtre de Blanche-Neige, ces femmes qui ont coloré notre enfance, et qui colorent toujours celle des enfants aujourd'hui.« Nous sommes encore, à notre époque, imprégnés de ces mythes.» Mais alors que dans les contes, le père est généralement un veuf, la belle-mère remplaçant une mère décédée, alors que les deux, la bonne mère et la méchante belle-mère, ne se côtoient pas, « aujourd'hui, ces deux femmes sont là, sur le terrain du maternel, en même temps, indique Catherine Audibert.On a donc l'incarnation de la bonne et de la mauvaise mère en même temps.» Ayant elle-même eu à porter le chapeau de la belle-mère (de même que celui de la mère qui partage ses enfants avec une autre), elle s'est tout naturellement intéressée à cette question.« Je me suis rendu compte que cela bouleversait les repères par rapport à la maternité et l'éducation des enfants.J'ai recherché des écrits psychanalytiques, mais j'en ai trouvé très peu.» D'où ce livre.Car si bien des choses ont été dites sur le rôle des beaux-pères, plus nombreux, il était temps d'en faire de même avec les belles-mères, dit-elle.À l'aide de témoignages, recueillis ici et là dans sa pratique, Catherine Audibert présente donc un tableau à la fois anecdotique (on suit les récits de cinq familles, dont les arbres généalogiques ne sont pas toujours évidents à saisir !) et analytique de ce qu'elle nomme joliment la « belle- maternité »: l'apprivoisement des enfants (qui se fait rarement sans heurt), la vie dans l'ombre de l'autre (la mère, la vraie, qui a peut-être renoncé à son mari, mais ne laisse pas facilement ses enfants entre les mains d'une autre), les enfants tiraillés de part et d'autre (entre l'amour qu'ils portent naturellement à leur mère, et l'attachement naissant qu'ils ressentent pour leur nouvelle belle-mère).Le rôle du père, dans tout ce casse- tête familial, est évidemment central.L'auteur lui consacre aussi tout un chapitre, insistant tout particulièrement sur l'importance de définir une place à la nouvelle femme (« cette femme, vous n'êtes pas obligés de l'aimer, mais c'est celle que j'ai choisie alors vous devez la respecter », faudrait-il, en bref, signifier aux enfants, dit-elle).Elle souligne enfin l'importance fondamentale pour le couple, l'homme et la femme, de se réserver du temps, pour eux, en amoureux.Des petits moments privilégiés, essentiels pour un couple, mais peut-être plus encore ici, dans le cas des familles recomposées.Car si dans les amours plus traditionnels, on a eu le temps de se découvrir à deux, avant de penser aux enfants ; ici, la vie de famille est en quelque sorte imposée d'avance.D'où l'importance d'attiser la flamme plus régulièrement.«Il faut pouvoir préserver le nouveau couple, qui n'a jamais vraiment goûté la véritable insouciance », écrit-elle.Un conseil à suivre.LE COMPLEXE DE LA MARÂTRE, ÊTRE UNE BELLEMÈRE DANS UNE FAMILLE RECOMPOSÉE Catherine Audibert, Payot, 154 p.BAMBINS Les animaux Vous n'arrivez pas à distinguer un koala d'un panda et vous trouvez ça terriblement gênant.Vous pourrez résoudre ce problème en regardant (avec Junior de préférence) Bébé Noé : À la découverte des animaux, le dernier DVD de la série Baby Einstein.Les animaux de la campagne australienne, des régions polaires, de l'océan, de la savane et des tropiques y sont présentés.Alternant les scènes amusantes de marionnettes, les mises en scène avec des jouets et les séquences filmées, on y retrouve les principales vedettes animales (lion, dauphin, kangourou, éléphant, etc.) qui font le bonheur des tout-petits.Notre «testeuse » a d'ailleurs donné la plus haute note possible : cinq sucettes.BÉBÉ NOÉ : À LA DÉCOUVERTE DES ANIMAUX Enmagasin, 17,99 $.ENFANTS Séparation : épargner les petits « Un livre à lire quand on veut s'assurer du bonheur de notre enfant mais qu'on remet en question le nôtre.» Voilà comment Stéphane Clerget présente d'emblée son livre : Séparons- nous.mais protégeons nos enfants.Car si une rupture n'est jamais joyeuse, il y a quand même des façons de rendre les choses moins difficiles pour tous.Avec des exemples concrets, ce psychiatre pour enfants et adolescents donne aux parents des conseils sur la façon d'annoncer aux enfants la séparation, les modes de garde à envisager ou encore sur les moyens de détecter les réactions négatives de l'enfant.SÉPARONS-NOUS.MAIS PROTÉGEONS LES ENFANTS Stéphane Clerget, Albin Michel, 2004, 272 pages, 23,95 $.ADOS Range ta chambre ! La chambre de l'adolescent est un endroit sacré.Gare au parent qui s'y aventure même (ou surtout) pour y faire un peu d'ordre.Et comme l'occupant des lieux n'est pas toujours porté sur le ménage, c'est souvent un joyeux désordre qui y règne, au grand dam des parents.La dispute n'est alors jamais loin.Il est possible d'atténuer les tensions en élaborant en commun les règles liées au ménage.Cela permet de conscientiser l'adolescent et de clarifier les demandes des parents.Par ailleurs, les jeunes ont plus tendance à respecter les règles s'ils ont participé à leur élaboration.Finalement, avoir un cadre clair permet d'éviter le sentiment d'arbitraire (« tu me demandes de faire du ménage pour me punir »).Source : Petitmonde.com . ACTUEL Français, réduisez vos prix ! JACQUES BENOIT LE VIN «Beaucoup de viticulteurs français sont traumatisés devant la très vive concurrence que leur font les vins du Nouveau Monde, notamment d'Australie, mais également d'Espagne.Et ceci, sur tous les marchés de la planète, quoique particulièrement dans les pays anglo-saxons, dont l'Angleterre et les États-Unis.« Que faire ?» se demandentils.Pour certains, l'une des solutions est de faire figurer sur les étiquettes le ou les cépages entrant dans l'élaboration des vins, du moins des vins les plus modestes ou de milieu de gamme, comme c'est le cas pour les vins du Nouveau Monde.Chose, soit dit en passant, que font déjà certains grands producteurs ou négociants français \u2014 pour les vins de pays et les appellations moins prestigieuses telles que Bordeaux ou Bourgogne.Un remède tout simple.auquel très peu de viticulteurs semblent penser, est, bêtement, de réduire leurs prix.Car aux prix qu'ils demandent, beaucoup de producteurs français se trouvent à travailler, hardiment, à la promotion des vins d'Australie ! Un exemple percutant : avant qu'elle ne hausse ses prix à un rythme bien supérieur à l'inflation, la Champagne vendait au Québec quelque 55 00 caisses par année de son vin.Aujourd'hui, c'est 35 000 caisses, soit une glissade de plus de 36 % les prix étant de toute évidence la cause de ce recul.Néanmoins, timidement, quelques fournisseurs français, décidés à faire face à la musique, semble-til, commencent à réduire leur prix.Exemple, le Bordeaux 2002 Château Cluzan, commercialisé par le négociant Maison Sichel, dont le prix vient d'être ramené à 13,55 $, contre 15,95 $ encore récemment.Pourpre foncé, bien coloré, son bouquet de fruits rouges, de bon volume, a quelque chose d'un peu rustique, ce qu'on retrouve en bouche en raison de ses tannins qui sont assez rudes.Rien de vraiment élégant, donc, mais il a de la chair, du corps, un certain caractère, et on se dit qu'on en a pour ses sous.C, 608547, 13,55 $, FF(F) $( $), à boire, 3-4 ans.Autre exemple, et il s'agit d'un vin représenté au Québec par la même agence que le précédent, agence qui est de toute évidence consciente du problème : le Vin de pays d'Aude 2002 Domaine Bousquet, plutôt léger, très légèrement tannique, au bouquet unidimensionnel et même un brin bizarre, qui est, lui, un petit vin bien humble, élaboré avec principalement du Carignan (85 %).Mais son prix a été réduit de 11,40 $ à 9,85 $.Et, sous la barre des 10 $, il en vaut bien d'autres, d'Espagne, d'Argentine et d'ailleurs.C, 573410, 9,85 $, F $, à boire.La Californie mais surtout l'Australie ont une très large gamme de vins vendus à prix doux, appelés les fighting varietals (vins de cépage d'entrée de gamme, diraiton en France) du fait qu'ils sont avant tout connus par le nom de leur cépage : Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay, etc.Et c'est avec ces vins, avant tout, qu'ils s'imposent.La France, entre autres par une politique de prix plus dynamique, à la baisse, peut riposter.Elle cesserait ainsi, tout l'indique, de perdre du terrain.DÉGUSTÉS POURVOUS > Tokaji 2002 Furmint Antaloczy Cellars.Vin blanc de Hongrie, élaboré avec du Furmint, qui est un cépage local.Peu coloré, son bouquet, de fruits bien mûrs, rappelle les Chardonnays non boisés.Tout en fruit, plus généreux que fin, ses saveurs évoquent les fruits exotiques.S, 860668, 14,20 $, FF $( $), à boire, 1 an.> Marlborough 2002 Chardonnay Stoneleigh.Vin de Chardonnay de Nouvelle-Zélande, au boisé discret, moyennement corsé, aux arômes boisés bien présents sur le plan gustatif sans que ce soit excessif.Bien fait, mais on ne reconnaît pas vraiment le Chardonnay.S, 288795, 17,05 $, FF(F) $$, à boire, 1 an.> Okanagan Valley 2002 Merlot Jackson-Triggs.De Colombie-Britannique.Vin rouge de Merlot, fortement épicé-boisé, de corps moyen, très marqué par le bois en bouche, ce qui donne des notes de sciure de bois dans l'après-goût et rend les tannins un peu secs.Trop de bois.C, 10302467, 15,55 $, F(F) $( $), à boire, 1-2 ans ?> Valle de Lontue 2002 Merlot Santa Rita.Vin de Merlot également, mais du Chili.Le bouquet, de fruits rouges, est d'ampleur au plus moyenne, avec aussi la note de feuilles de plant de tomates fréquente dans les rouges chiliens.Moyennement corsé, des tannins assez serrés.Mieux que le précédent, et moins cher.C, 304701, 12,65 $, FF $( $), à boire, 1-2 ans.Le livre est servi ! Adultes 6$ Aînés 4$ Étudiants 3 $ Le Prix du grand public 2004 Faites votre choix Écrire en lettres majuscules Nom : Prénom : Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (rés.) : Téléphone (trav.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Déposez ce bulletin déjà complété au guichet du Salon du livre de Montréal et obtenez une entrée à mi-tarif (soit 3$ taxes incluses), le jeudi 18 novembre ou le vendredi 19 novembre de 9 h à 21 h à la Place Bonaventure.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.au Salon du livre de Montréal Faites votre choix! Participez au 22e concours LE PRIX DU GRAND PUBLIC Salon du livre de Montréal et La Presse et votez pour le plus apprécié des best-sellers de l'année.Vous pouvez gagner un des quatre certificats-cadeaux d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon, en choisissant le livre d'un auteur québécois parmi les best-sellers de la dernière année, tel que recensés par l'Association des libraires du Québec.L'auteur du livre le plus populaireméritera une bourse de 2500$ offerte par La Presse, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises le lundi 22 novembre à 17 h.Les noms des gagnants des certificats-cadeaux seront dévoilés à ce moment et annoncés dans La Presse.Faites votre choix parmi les noms suivants.Indiquez celui-ci sur le couponréponse et échangez votre bulletin aux guichets du Salon du livre de Montréal contre une entrée à mi-tarif, soit 3 $ (taxes incluses), les jeudi 18 ou vendredi 19 novembre de 9 h à 21 h, à la Place Bonaventure.1.Et quoi encore ! - Denise Bombardier (Albin Michel) 2.Les filles de Caleb (tome 3) - Arlette Cousture (Libre Expression) 3.J'ai serré la main du diable - Roméo Dallaire (Libre Expression) 4.Bien commun recherché - Françoise David (Écosociété) 5.Léonis (tomes 1 et 2) - Mario Francis (les Intouchables) 6.Le bien des autres (tomes 1 et 2) - Jean-Jacques Pelletier (Alire) 7.Amos Daragon (tomes 1-2-4-5-6) - Bryan Perro (les Intouchables) 8.Les chevaliers d'Émeraude (tomes 1-2-4) - Anne Robillard (De Mortagne) 9.Le cahier noir - Michel Tremblay (Leméac) salondulivredemontreal.com Le Prix du grand public 3271834A La plus grosse bouteille de vin au monde La plus grosse bouteille de vin au monde \u2014 d'une capacité équivalente à 173 bouteilles standard \u2014 sera mise en vente samedi à New York, a indiqué la maison de ventes Sotheby's.Baptisée « Maximus » et conçue à l'initiative d'une chaîne de restaurants américaine, elle contient un cabernet sauvignon Beringer (Napa Valley, Californie), Private Reserve 2001, et est estimée entre 25 000 et 75 000 dollars.Certifié par le Guinness des records, l'objet, qui a la forme d'une bouteille de Bordeaux, mesure 138 cm de haut et autant de circonférence, et peut remplir 1200 verres.Les bénéfices de la vente seront reversés à une association humanitaire américaine.Agence France-Presse PHOTO MIKE SEGAR, REUTERS Jamie Ritchie, le chef des ventes de la maison Sotheby's, s'affaire à enlever de son «coffre de sécurité» la plus grosse bouteille de vin au monde (130 litres).Le grilled cheese miraculeux fait des émules AGENCE FRANCE-PRESSE MIAMI \u2014 La mise aux enchères sur eBay d'un croque-monsieur « miracle » vieux de 10 ans frappé de l'effigie de la Vierge Marie a suscité toute une série d'émules plus loufoques les uns que les autres sur le site du numéro un des enchères par Internet.Au cours des dernières 24 heures, des dizaines de plaisantins proposent sur e Bay leurs propres versions de sandwiches miraculeux qui vont de George W.Bush sur une tortilla à Elvis Presley en passant par Yasser Arafat sur un falafel, Ariel Sharon sur une côtelette de porc ou la chanteuse Madonna sur un panini, ou même parfois un croque-monsieur grillé ordinaire.Les prix de mise aux enchères vont de 1 cent à quelques dizaines de dollars.Par contre, le croque-monsieur « miracle » original à la Vierge Marie, placé sur e Bay par une habitante de Fort Lauderdale (Floride, sud-est), Diana Duyser, sous le numéro 5535890757, poursuit sa carrière miraculeuse.Mis à prix 3000 dollars, il a attiré hier à la mijournée une offre vertigineuse dépassant 15 millions de dollars.Selon le compteur d'e Bay, il a fait l'objet d'un demi-million de visites depuis sa mise en vente lundi.Diana Duyser affirme avoir été bénie par la chance depuis que la Vierge Marie est apparue il y a 10 ans sur son croque-monsieur.DANS À VOS AFFAIRES TOUS LES DIMANCHES 3262522A Pour lui, çacompte! Çachangede latélé Qui dit vin.Stéphane Quintal.Cépages, accords mets et vins.Animation : Chrystine Brouillet Demain 19h30 3269874A .Tous les dimanches dans AUX P'TITS SOINS\u2026 "]
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