La presse, 15 décembre 2004, Cahier A
[" llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS ET SPECTACLES DÉTECT.INC.NOUVEAUX ANTIHÉROS PAGE 2 ACTUEL CADEAUX DE NOËL: QUAND LA LISTE S\u2019ALLONGE PAGE 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll JEAN-FRANÇOIS BÉGIN TORONTO \u2014 Les probabilités de revoir duhockeyde laLigue nationale cette saison ont pris une volée de plomb dans l\u2019aile, hier quand les dirigeants du circuit et ceux de l\u2019Association des joueurs ont rejeté mutuellement leurs plus récentes propositions de règlement du conflit, qui entre aujourd\u2019hui dans son quatrième mois.Lors d\u2019une présentation d\u2019environ une heure à Toronto, la Ligue a écarté l\u2019offre faite par les joueurs jeudi dernier, qui comprenait notamment une diminution volontaire de salaire de 24%, et est revenue àlacharge avecuneproposition de son cru.> Voir NÉGOS en A8 LNH: ÉCHEC DES NÉGOS > Les chroniques de Jean-François Bégin et Réjean Tremblay > Les réactions des joueurs > Les deux offres détaillées > Paul Martin propose l\u2019aide du fédéral SPORTS PAGES 2 À 5 Les négos dans un cul-de-sac HOCKEY Montréal mercredi 15décembre 2004 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 57 70pages 5 cahiers Ensoleillé, Max.-10Min.-10 Crise dans le textile et le vêtement MOINS QUE LEMINIMUM Des entreprises refusent de payer à leurs employés les 8$ l\u2019heure prévus par les normes TRISTAN PÉLOQUIN La crise que traverse l\u2019industrie du textile et du vêtement, de plus en plus confrontée à la concurrence internationale, commence à avoir un impact considérable sur les acquis des travailleurs.Près d\u2019une dizaine d\u2019entreprises refusent actuellement de payer à leurs employés le salaire minimum de 8 $ l\u2019heure fixé par les normes du travail pour les salariés de ce secteur.Selon ce qu\u2019a appris La Presse, le syndicat UNITE, qui représente quelque 240 000 employés du vêtement, du textile, de la restauration et de l\u2019hôtellerie au pays, a en effet déposé des griefs collectifs à cet effet contre huit entreprises de vêtement de la région montréalaises.Le syndicat a catégoriquement refusé, hier, d\u2019indiquer le nom des entreprises visées par la plainte.>Voir MINIMUM en page A2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Ottawa lance une bouée à l\u2019industrie Le gouvernement souhaite convaincre les propriétaires d\u2019usines à Huntingdon de revoir leurs plans JOËL-DENIS BELLAVANCE ET LAURIER CLOUTIER OTTAWA \u2014 Pris de court par l\u2019annonce de la fermeture de six usines de textile à Huntingdon, le gouvernement Martin a tenté hier de convaincre les propriétaires de revenir sur leur décision en annonçant un train de mesures visant à venir en aide à cette industrie malmenée par les géants du textile, telle la Chine.Pendant que l\u2019émotion était à son comble dans cette petite ville de la Montérégie, le ministre des Finances, Ralph Goodale, puisait ainsi dans ses surplus plantureux afin de donner un coup de pouce à l\u2019ensemble de l\u2019industrie canadienne du textile et du vêtement pour la rendre plus « concurrentielle ».Résultat : Ottawa triplera son aide au cours des cinq prochaines années, la faisant passer de 41 millions par année à quelque 120 millions.Ainsi, à compter du 1er janvier, le gouvernement Martin éliminera les droits de douane sur les importations de textiles utilisés dans la fabrication de vêtements et sur les importations de fibres et de fils.Cette mesure devrait réduire de quelque 90 millions de dollars par année les coûts pour les fabricants.>Voir BOUÉE en page A4 AUTRES TEXTES Huntingdon, le textile en crise pages A2 à A4 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © À quelques jours de Noël, Jean Barr (à gauche), sa conjointe Lise et son collègue Roger Soulières ne savent trop ce qu\u2019ils deviendront.Tous les trois résidants d\u2019Huntingdon, ils font partie des travailleurs du textile qui ont perdu leur emploi.Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Le couvre-feu à Huntingdon risque d\u2019être en vigueur 24 heures sur 24.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LE NOUVEAU CHUM Un comité interministériel recommande le 1000, Saint-Denis Un fossé de 700 à 800 millions de dollars sépare les deux projets SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 15 Bandes dessinées AFFAIRES 18 Bridge AFFAIRES 15 Carrières AFFAIRES 8 Décès AFFAIRES 16, 17 Feuilleton ACTUEL 18 Forum A 20, 21 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 25 Mots croisés AFFAIRES 18 et SPORTS 8 Mot mystère AFFAIRES 18 Observateur AFFAIRES 13 Petites annonces AFFAIRES 13 et AFFAIRES 2 Vacances ACTUEL 6 et 7 Météo Généralement ensoleillé, maximum -10, minimum -10, plus de détails en page SPORTS 12 6 21924 98765 1 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Que la décision sur le site du nouveau CHUM tombe aujourd\u2019hui ou plus tard, le verdict sera le même : le gouvernement Charest devrait opter pour le 1000, Saint-Denis, où se trouve l\u2019hôpital Saint-Luc, en dépit des pressions de l\u2019Université de Montréal en faveur d\u2019Outremont.La Presse a obtenu hier les détails des recommandations du comité interministériel constitué cet automne pour statuer sur les deux projets.Le rapport du groupe formé par les hauts fonctionnaires de la Santé, de l\u2019Éducation, du Conseil du Trésor, du Développement économique ainsi que des Transports et de la Sécurité publique sera déposé aujourd\u2019hui à la réunion du Conseil des ministres.Le « jury » est unanime : le projet d\u2019un hôpital universitaire sur les terrains de la gare de triage du CP à Outremont serait beaucoup plus coûteux que celui de Saint- Luc ; un fossé de 700 à 800 millions de dollars sépare les deux projets.>Voir CHUM en page A8 449,99$ - Camera vidéo format Mini-DV - Zoom 10x optique - Écran 3.5 pouces - Mode Super Night Shot Plus - Mode photo 1 million de pixels RECEVEZ 15$ D\u2019 IMPRESSION 114999$ PHOTO NUMÉRIQUE BEAUBIEN Val i d e j u s q u\u2019 a u 23 décembre 2004 Les photos peuvent d i f f é r e r - Résolution 5 millions de pixels - Zoom optique 3x (équivalent 38-114mm) - Mode vidéo -Choix de différentes couleurs 204999$ - Caméra vidéo numérique Mini-DV à 3 CCD - Zoom optique 12x - Prise en main ajustable Incluant : sac de transport et cassette Sony DSC-P100 DCRHC 85 DCRHC 1000 3278516A SOIR DE FÊTE DANS UNE CABANE AU CANADA ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E DI 1 5 D É C E M B RE 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .HUNTINGDON LE TEXTILE EN CRISE SOPHIE COUSINEAU Le cratère nucléaire Tout le monde s\u2019est moqué du maire Stéphane Gendron lorsqu\u2019il a imposé un couvre- feu aux ados de Huntingdon dans le vain espoir de nettoyer son village des graffitis et de la casse.Mais aujourd\u2019hui, le « clown » est triste.Stéphane Gendron est tellement down qu\u2019il accueillerait à bras ouverts tous les petits bums de la province.À la condition que leurs parents aient un boulot et une maison.À la condition qu\u2019il y ait encore des usines à vandaliser.C\u2019est que Huntingdon, cette bourgade de 180 ans à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Montréal, est menacée d\u2019extinction.Six usines textiles fermeront leurs portes d\u2019ici le printemps.Réunies, elles emploient entre 750 et 850 salariés.Pour ce village de 2600 habitants, c\u2019est un cratère nucléaire.Les responsables de cet immense malheur, ils sont faciles à montrer du doigt.Le dollar canadien qui s\u2019est apprécié trop vite.Les « maudits Chinois » qui besognent pour 50 cents l\u2019heure.Et les pays riches, dont le Canada, qui ont accepté d\u2019abolir les quotas d\u2019importation sur les textiles et les vêtements dès le 1er janvier.Identifier des coupables procure toujours une certaine consolation.Mais ce ne sont que des boucs émissaires, puisque la réalité est, ici comme ailleurs, infiniment moins simpliste.À entendre la détresse de certains travailleurs, qui évoquent leur « panique totale », on comprend que le ciel vient de leur tomber sur la tête.Cela fait pourtant 10 ans que l\u2019on sait que ces quotas vont tomber.Dix années de transition, c\u2019était d\u2019ailleurs trop long pour les pays pauvres, qui jugent qu\u2019ils ont été floués lors des négociations multilatérales de l\u2019Uruguay Round, conclues en 1994.C\u2019est pourquoi ils ont été aussi vindicatifs et combatifs à Seattle en 1999 et que les négociations n\u2019ont jamais pu reprendre \u2014n\u2019en déplaise aux détracteurs de l\u2019Organisation mondiale du commerce qui attribuent ce fiasco aux manifs de la rue.Les pays du Sud se sont toujours fait rouler en vendant leur sucre, leur café et leurs bananes à des prix dérisoires, alors qu\u2019ils achètent au gros prix les logiciels et les médicaments des pays du Nord.Leur seule richesse, si l\u2019on peut dire, c\u2019est leur main-d\u2019oeuvre à bas salaire.Ce n\u2019est que justice qu\u2019ils puissent aujourd\u2019hui lutter contre nos entreprises à armes égales et espérer enfin se sortir de la misère.Le problème se situe ailleurs.Comment se fait-il que les entreprises aient attendu 10 ans avant de revoir leurs plans d\u2019affaires ?Comment se fait-il qu\u2019elles se trouvent aujourd\u2019hui acculées au mur, n\u2019ayant d\u2019autre sortie que de vendre leur machinerie ?Tous les textiles ne sont pourtant pas condamnés.C\u2019est le cas des textiles dits techniques, utilisés en industrie pour filtrer des liquides ou absorber des bruits.Comment se fait-il que les gouvernements n\u2019aient pas aidé les entreprises menacées à se convertir ?Il fallait voir hier le ministre des Finances, Ralph Goodale, le ministre de l\u2019Industrie, David Emerson, et le ministre des Transports, Jean Lapierre, se porter à la rescousse des industries textiles au cours d\u2019une conférence de presse improvisée.Au cours des cinq prochaines années, l\u2019aide grimpera de 40 à 136 millions par an, soit une bouée de secours de 480 millions.Ce n\u2019est pas peu, mais c\u2019est certainement trop tard.De 1998 à 2002, l\u2019industrie québécoise a déjà perdu 20 000 emplois, le quart de sa main-d\u2019oeuvre, d\u2019après Statistique Canada.Hier, Jean Lapierre disait espérer que les industriels de Huntingdon reviennent sur leur décision, mais lui-même n\u2019avait pas trop l\u2019air d\u2019y croire.Le drame de Huntingdon a frappé les esprits.Mais il y a eu une foule de fermetures ces derniers mois dans des bleds en Montérégie, en Beauce et en Estrie.Elles ne surviennent pas que dans les textiles et le vêtement.Le meuble n\u2019est pas épargné.En fait, toutes les industries manufacturières sont vulnérables.Il ne faut pas céder à la panique, même si cette nouvelle concurrence se fait brutalement sentir.« Quand la vague asiatique va frapper, elle va frapper très fort.Ce n\u2019est pas une menace pour dans 10 ans.En l\u2019espace d\u2019un an, tout pourrait basculer », me confiait l\u2019an dernier Anson Ho, jeune chef d\u2019entreprise de Shanghai.Le Canada a toujours gagné à ouvrir ses frontières.Les 10 ans de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain l\u2019ont encore prouvé.Même si le déficit commercial avec le Mexique a triplé à près de 10 milliards de dollars, le surplus commercial avec les États- Unis s\u2019est multiplié par cinq, à 86 milliards.Mais la couturière de 45 ans qui a 30 bonnes années devant elle, elle n\u2019en a rien à cirer du grand portrait macro et de la loi des avantages comparatifs de l\u2019économiste David Ricardo.Ce qu\u2019elle veut, c\u2019est trouver un autre emploi et travailler.Or, le plus souvent, ses qualifications sont dépassées.Voilà pourquoi les gouvernements doivent réformer leurs programmes d\u2019assurance emploi et d\u2019aide sociale pour que les travailleurs laissés sur le carreau puissent se recycler.Une société ne se juge pas seulement à la façon par laquelle elle aide les travailleurs de Bombardier.Elle se juge aussi à la façon dont elle porte secours aux employés de la Huntingdon Mills.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse sophie.cousineau@lapresse.ca Comment se fait-il que les gouvernements n\u2019aient pas aidé les entreprisesmenacéesàse convertir ?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le Fonds FTQ détient 24% de Cleyn & Tinker LAURIER CLOUTIER Après avoir investi « près de 10 millions, en avril 2001 », le Fonds FTQ détient 24% des actions du fabricant de tissus Cleyn & Tinker, de Huntingdon, qui va fermer ses cinq usines et mettre à pied près de 600 travailleurs, en avril et mai prochains.C\u2019est ce qu\u2019a révélé hier à La Presse Gaétan Morin, vice-président aux ressources naturelles et à la consommation du Fonds FTQ.Le président de Cleyn & Tinker, Jonathan Myers, détient de son côté 25% des actions de la compagnie en débandade.Les 10 millions du Fonds FTQ ont permis de moderniser la machinerie et d\u2019augmenter le fonds de roulement de la compagnie, qui connaissait une forte croissance grâce notamment aux exportations aux États-Unis, a expliqué Gaétan Morin.Le vent a cependant tourné car les importations en provenance de la Chine ont grimpé et les États-Unis ont adopté des mesures protectionnistes.«Les marges de profits de Cleyn & Tinker ont fondu et le Fonds FTQ a dû radier une grande partie de ses 10 millions.» Comme sa mission « est de créer et de maintenir des emplois », le Fonds FTQ a tenté l\u2019été dernier une relance de Cleyn & Tinker, un des grands fabricants de textiles du Canada.Les spécialistes de RSM Richter ont scruté la compagnie sous toutes ses coutures.Sans succès.Gaétan Morin a par la suite fait signe à un autre fabricant, dans l\u2019espoir d\u2019un rapprochement avec Cleyn & Tinker.Sans succès.Le Fonds FTQ a dû se contenter de la vente des stocks de Cleyn & Tinker au concurrent Burlington, de la Caroline du Nord.Les fabricants de tissus locaux doivent se différencier de ceux de la Chine, miser sur des produits techniques et livrer dans des délais très courts, selon Gaétan Morin.« Il est minuit et cinq» pour l\u2019aide gouvernementale, selon Louis Bolduc, vice-président de la FTQ et du syndicat TUAC auquel sont affiliés des syndiqués de Huntingdon.« Ottawa a autorisé 48 pays à vendre leurs textiles et vêtements au Canada sans tarif douanier, il y a eu un impact dès 2003 et les derniers quotas vont tomber en janvier.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll K&K © Modèle déposé 3275594 Appel sans frais 1 888 883 8283 Moins que leminimum MINIMUM suite de la page A1 Les griefs, qui touchent « quelques centaines de travailleurs », selon le syndicat, se trouvent présentement entre les mains de l\u2019arbitre Jean-Pierre Lussier.Selon nos informations, il faudra toutefois attendre qu\u2019un recours intenté en Cour supérieure par le fabricant de vêtements montréalais Peerless, qui compte 3000 employés, soit entendu.Par ce recours, Peerless, qui confectionne sous licence les vêtements de marque Ralph Lauren et Calvin Klein, tente de faire invalider le Règlement sur des normes particulières à certains secteurs de l\u2019industrie du vêtement, qui fixe à 8 $ l\u2019heure (plutôt qu\u2019à 7,45 $) le salaire minimum dans ce secteur.Soulignons qu\u2019avant l\u2019adoption de ce règlement, le salaire minimum dans le vêtement était fixé par décret gouvernemental à des niveaux encore plus élevés, se situant dans une fourchette allant de 9 à 13 $ de l\u2019heure.« Lors de l\u2019entrée en vigueur du règlement, l\u2019année dernière, presque tous les grands employeurs du secteur du vêtement ont agi collectivement pour ne pas respecter les 8 $ l\u2019heure, affirme Lina Aristéo, du syndicat UNITE.Nous avons réglé le problème avec une quinzaine d\u2019entreprises, mais les huit qui font toujours l\u2019objet de griefs ne veulent rien entendre.On ne peut pas accepter cela, le respect intégral du salaire est fondamental pour les travailleurs.» Parallèlement à cette situation, en raison de la concurrence internationale de plus en plus féroce et de l\u2019abolition des quotas d\u2019importation le 1er janvier prochain, les reculs salariaux importants dans le secteur du textile sont de plus en plus fréquents.À titre exemple, les salariés de l\u2019usine de textiles de Consoltex, à Montmagny, ont dû accepter des baisses de salaires de 1 $ l\u2019heure lors de la signature de leur dernière convention collective, il y a quelques mois.Un scénario semblable s\u2019est produit à Huntingdon, où la compagnie Cleyn & Tinker vient d\u2019annoncer la fermeture de ses six usines de fabrication de textiles : cet été, alors que s\u2019est terminée la convention collective, les quelque 500 employés de l\u2019entreprise s\u2019étaient fait demander par l\u2019employeur d\u2019accepter que leurs salaires soient réduits de 10% afin de permettre à l\u2019usine de survivre.« Nous sommes conscients que nous demandons des concessions énormes à nos travailleurs, mais nous n\u2019avons pas le choix d\u2019agir ainsi si nous voulons survivre, affirme Lucie Brassard, directrice des relations gouvernementales chez Consoltex.Et même si c\u2019est difficile pour eux, les travailleurs comprennent les complications que nous vivons actuellement », poursuit Mme Brassard.En fait, que ce soit pour les employés ou pour les patrons, la conjoncture actuelle dans le secteur du textile et du vêtement est loin d\u2019être favorable.Au Québec, pas moins de 40 000 emplois ont été perdus dans ces deux domaines depuis 1998, et près de la moitié des 75 000 emplois restants, qui représentent grosso modo 55% de l\u2019ensemble des emplois du secteur au Canada, seraient menacés par l\u2019abolition des quotas d\u2019importation, selon diverses analyses.Établis depuis 1974, ces quotas limitent actuellement les volumes d\u2019importation de vêtement et de textiles en provenance de pays du Sud et de l\u2019Asie, qui sont capables de produire pour beaucoup moins cher.Cette barrière non tarifaire, qui protège en partie l\u2019industrie nord-américaine, sera cependant complètement abolie le 1er janvier.« L\u2019abolition de ces quotas représente un énorme défi pour l\u2019industrie, il faut le reconnaître, affirme Guy Lévesque, de la direction des bien de consommation au ministère du Développement économique et régional du Québec.C\u2019est un point de passage obligé que seules les entreprises les plus innovatrices parviendront à franchir.Celles qui n\u2019ont pas suffisamment investi ou qui n\u2019ont pas revu leurs façons de faire disparaîtront probablement », affirme-t-il.Le Ministère refuse cependant de chiffrer le nombre de fermetures d\u2019usines qui risquent de se survenir au cours des prochaines semaines.« Au début des années 90, avec l\u2019implantation des traités de libre échange, le textile et le vêtement ont vécu un scénario très semblable.On disait que tous les emplois disparaîtraient, mais ça ne s\u2019est pas produit.Les entreprises qui se sont tournées vers les technologies de pointe ont très bien tiré leur épingle du jeu.» « Nous sommes conscients que nous demandons des concessions énormes à nos travailleurs, mais nous n\u2019avons pas le choix.» .Source : Recensement 2001 Les emplois dans l\u2019industrie du vêtement, où les salaires sont généralement moins élevés que ceux consentis par l\u2019industrie du textile, plus spécialisée, ont depuis des années mauvaise réputation.Niveau de scolaritémoyen des travailleurs canadiens de l\u2019industrie du vêtement Université 13% Diplôme en commerce et autre formation non universitaire 20% Moins qu\u2019une cinquième secondaire 67% 75% 43% de ces emplois sont occupés par des femmes de la main-d\u2019oeuvre est âgée de plus de 45 ans.Seulement 9% a moins de 25 ans.En dépit d\u2019améliorations notables des conditions de travail des travailleurs du vêtement et du textile dans les pays en développement au cours des dernières années, les salaires consentis par les entreprises établies à l\u2019étranger demeurent largement inférieurs à ceux payés en Occident.SALAIRE HORAIRE MOYEN(taux horaire) Source : Annuaire des statistiques de travail, 2001, tenant compte des taux de change en vigueur depuis juillet 2003 Inde 0,22$ Pakistan 0,41$ Chine 0,48$ Thaïlande 1,09$ Guatemala 1,55$ Mexique 2,88$ Corée du Sud 10,33$ Canada 16,60$ États-Unis 20,13$ L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 3 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .HUNTINGDON LE TEXTILE EN CRISE PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, photographié hier devant une usine qui doit fermer vendredi.Huntingdon sous le choc KARIM BENESSAIEH ET LAURIER CLOUTIER Âgés en moyenne de 50 ans, ils n\u2019ont pour la plupart jamais terminé leurs études secondaires et vivent dans un village qui se dépeuple tranquillement depuis des décennies.Et où les emplois, en conséquence, sont de plus en plus rares.Difficile d\u2019imaginer une situation plus critique que celle des ouvriers de Huntingdon qui ont appris lundi soir qu\u2019ils perdraient leur emploi dans les prochains mois.La plupart admettaient hier être encore sous le choc de cette annonce qui pourrait signifier leur départ de la municipalité de 2666 âmes.Sans colère, presque avec résignation.« Je me sens très mal, très triste, ça faisait 39 ans que je travaillais là, dit Larry Dear, croisé rue Principale.Je suis arrivé ici en 1966, je me suis marié, ai acheté une maison, eu deux enfants.Et là, j\u2019apprends que mon usine va fermer en avril.Je vais tenter de trouver un autre emploi, mais j\u2019ai 57 ans.Qui va engager un homme de 57 ans ?» Optimiste, M.Dear s\u2019estime tout de même « parmi les plus chanceux », puisqu\u2019il a eu la bonne idée de souscrire il y a 38 ans au régime de retraite proposé par Cleyn and Tinker.« Et ma maison est payée, mais il y en a qui viennent à peine de s\u2019en acheter une », précise-t-il.André Thériault, lui, est loin de s\u2019estimer chanceux : il en est rendu à sa deuxième fermeture d\u2019usine.En sept ans.« En 1997, la compagnie pour laquelle je travaillais depuis 30 ans, Fortier Québec, à Châteauguay, a fait faillite.La première fois, j\u2019avais 50 ans ; j\u2019en ai 57 aujourd\u2019hui.Où je vais aller me placer à cet âge-là ?Dis-le moi, si t\u2019as une job, je la prends tout de suite.» Les employés ont pu se rencontrer hier au centre communautaire de Huntingdon, à l\u2019occasion de deux réunions.Ces « séances d\u2019information », précise-t-on au syndicat, étaient initialement prévues pour présenter les résultats des négociations de convention collective.Elles ont plutôt servi à atténuer le choc des quelque 800 pertes d\u2019emplois.« Aujourd\u2019hui, tout le monde a le moral à terre, rapporte François Guyonnet, un travailleur.Moi, j\u2019ai appris la nouvelle à la télévision, à 18h hier soir, juste avant mon shift de nuit.Dire que ça va faire 19 ans et demi que je travaille là, j\u2019ai 42 ans.» Les délégués syndicaux, qui perdront eux-mêmes leur emploi, avaient la délicate tâche de rassurer leurs collègues.Pierre Poirier, par exemple, cumulait le double chapeau de vice-président du syndicat et de maire du village voisin, Godmanchester.« J\u2019ai 20 ans d\u2019ancienneté et moi-même, je vais aller chercher de la formation : je suis électricien, je vais continuer dans cette voie-là.Il faut sortir les travailleurs de cette passe sombre.Quant aux bâtiments, on est tous des travaillants ici, on a du coeur au ventre.S\u2019il y a des promoteurs qui viennent, ça nous fera plaisir de travailler avec eux pour relever la ville.» Le président du syndicat, Yves Nadeau, était la parfaite illustration du coup encaissé par ces centaines de travailleurs.« Mon grand-père a travaillé à Cleyn and Tinker, mon père, moi-même, mon fils et ma fille ont tous travaillé là.Ça fait 37 ans que j\u2019y travaille.Où je vais aller m\u2019établir maintenant ?Je n\u2019en ai aucune idée, avec mon âge et mon expérience dans le textile.» Commerces touchés L\u2019impact de la fermeture des six usines de textiles sera par ailleurs « terrible» sur les détaillants de Huntingdon, a reconnu le maire, Stéphane Gendron.Le supermarché IGA a investi « plus de quatre millions» en 2003, après la fermeture du Métro, sans savoir, bien sûr, ce que mijotaient Huntingdon Mills et Cleyn & Tinker, a déclaré le directeur, Alain Fournier.Caroline et Nicole Plouffe, sa femme et sa belle-mère, sont propriétaires du IGA où la demande de la clientèle a déjà commencé à baisser, a déclaré Alain Fournier.« On vend moins de filet mignon, mais on demeure optimiste, car les clients doivent manger.» Le IGA est le plus important employeur de Huntingdon, avec 62 travailleurs, après les usines de textiles.«Une partie des employés travaillent au IGA depuis 20 ans.Il faut les rassurer.» La perte de 850 emplois « affecte tout le monde », a renchéri le propriétaire du restaurant Mlle Huntingdon, Nick Moraitakis.«Les gens surveillent leur budget.L\u2019horizon est bloqué.Certains risquent de remettre les clés de leur maison à la banque.» « Qu\u2019est-ce que je peux faire, l\u2019avenir vient de disparaître, même si je travaille sept jours sur sept depuis quatre ans », déclare M.Moraitakis.Sa famille a le commerce depuis 30 ans.Philippe D\u2019Amour est le petit-fils du fondateur du Rona Rénovateur d\u2019Ormstown, la municipalité voisine, et « va sûrement être touché » lui aussi.Il connaît plus de 600 clients de Huntingdon « par leur nom.Ce n\u2019est pas comme à Montréal ».lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Audet ne veut pas laisser d\u2019espoir « Il y a des problèmes de fond dont il faut prendre acte », dit le ministre NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Rien ne se dessine à l\u2019horizon pour l\u2019avenir du textile à Huntingdon, reconnaît le ministre du Développement économique du Québec, Michel Audet, au lendemain de l\u2019annonce de la fermeture prochaine des entreprises locales de textile, ce qui causera 800 mises à pied.« Il y a des problèmes de fond dont il faut prendre acte.On va travailler pour trouver des solutions s\u2019il y en a, mais actuellement il ne faut pas laisser d\u2019espoir.Il n\u2019y a rien qui se dessine à l\u2019horizon de l\u2019avis des présidents de l\u2019entreprise », a soutenu le ministre Audet alors qu\u2019il était invité à commenter le coup dur qui frappe l\u2019économie de cette municipalité.M.Audet a rappelé que 70 000 personnes vivent de l\u2019industrie du textile et du vêtement au Québec.En dépit de certains succès comme les Entreprises Peerless de Montréal, qui emploient 3000 travailleurs, l\u2019industrie du textile connaît des difficultés, note le ministre Audet.Il les attribue à la remontée du dollar canadien et à l\u2019abolition des tarifs protectionnistes qui cesseront de protéger les fabricants de textiles au Canada à compter de janvier 2005.M.Audet indique que des programmes seront mis en place pour aider les travailleurs touchés par les fermetures à Huntingdon.Le ministre a déjà discuté de la situation avec son homologue fédéral, David Emerson, ainsi qu\u2019avec le président de la firme Cleyn and Tinker, Jonathan Humsfield Mayer, et avec le président de la FTQ, Henri Massé.Le Fonds de solidarité de la FTQ avait contribué au financement de l\u2019entreprise.À l\u2019Assemblée nationale, le chef de l\u2019opposition péquiste, Bernard Landry, a dénoncé le gouvernement Charest pour être devenu « le chantre du laisser-faire et du néo-libéralisme » en matière économique.« En coupant les mesures d\u2019aide aux entreprises et en dénigrant nos principaux outils de développement économique, le gouvernement a démoli au lieu de bâtir », a dit M.Landry.Quant au député péquiste de Blainville, Richard Legendre, il a mis en relief le fait que la ville de Huntingdon perdrait 600 000$ en impôt foncier, soit le quart de son budget de 2,4 millions, à la suite de la fermeture des usines de textile sur son territoire.Un projet est dans l\u2019air toutefois pour cette municipalité : une prison, née d\u2019un partenariat public-privé, pourrait être construite à Huntingdon.Quelque 500 travailleurs y trouveraient un emploi.Source : Recensement 2001 Les emplois dans l\u2019industrie du vêtement, où les salaires sont généralement moins élevés que ceux consentis par l\u2019industrie du textile, plus spécialisée, ont depuis des années mauvaise réputation.Niveau de scolaritémoyen des travailleurs canadiens de l\u2019industrie du vêtement Université 13% Diplôme en commerce et autre formation non universitaire 20% Moins qu\u2019une cinquième secondaire 67% 75% 43% de ces emplois sont occupés par des femmes de la main-d\u2019oeuvre est âgée de plus de 45 ans.Seulement 9% a moins de 25 ans.En dépit d\u2019améliorations notables des conditions de travail des travailleurs du vêtement et du textile dans les pays en développement au cours des dernières années, les salaires consentis par les entreprises établies à l\u2019étranger demeurent largement inférieurs à ceux payés en Occident.SALAIRE HORAIRE MOYEN(taux horaire) Source : Annuaire des statistiques de travail, 2001, tenant compte des taux de change en vigueur depuis juillet 2003 Inde 0,22$ Pakistan 0,41$ Chine 0,48$ Thaïlande 1,09$ Guatemala 1,55$ Mexique 2,88$ Corée du Sud 10,33$ Canada 16,60$ États-Unis 20,13$ A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E DI 1 5 D É C E M B RE 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .HUNTINGDON LE TEXTILE EN CRISE PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © La paisible petite ville d\u2019Huntingdon a été secouée hier par l\u2019annonce de la fermeture de six usines textiles, ce qui va lui faire perdre près de 900 emplois.Des lendemains incertains ANDRÉ DUCHESNE Depuis septembre, Carmel Blais et sept autres anciens camarades de l\u2019usine Gaspésia partent pour des séjours de 5, 10 ou 12 jours dans des usines de pâtes et papier à Lebel- sur-Quévillon, en Abitibi, ou Windsor, dans les Cantons-de-l\u2019Est, avant de revenir auprès des leurs à Chandler, en Gaspésie.Pour ces hommes, l\u2019exode est le prix à payer pour maintenir un revenu décent et ne pas dilapider ce qu\u2019ils ont mis une vie à bâtir.« Avec deux enfants aux études, si ça n\u2019avait pas été cette offre trouvée sur Internet, j\u2019allais tout perdre.Mais je ne suis pas prêt à déménager, ni à quitter la Gaspésie que j\u2019aime », raconte M.Blais, mécanicien de 48 ans.S\u2019il a de la chance, le sort de centaines d\u2019autres résidants de Chandler est beaucoup plus incertain.La ville tarde à se remettre des secousses de la fermeture de l\u2019usine de papier, en 1999, puis de la suspension des travaux destinés à sa relance, en janvier 2004.« Pour le moment, on toffe, mais ce n\u2019est pas facile », raconte le maire de Chandler, Claude Cyr.Non seulement des centaines de citoyens et de travailleurs sont directement touchés par les ratés de la relance, dit-il, mais en plus, en 2004, l\u2019usine n\u2019a pas payé l\u2019impôt foncier évalué à 1,5 million de dollars.« C\u2019est 30% de notre budget, dit M.Cyr.Nous avons inscrit la somme dans nos comptes à recevoir, mais on reste dans le rouge.» Chandler est l\u2019exemple type d\u2019une ville mono-industrielle qui, à l\u2019image d\u2019Huntingdon cette semaine, doit se relever d\u2019une ou de plusieurs fermetures.Pour celles-ci, la route est bien longue avant de se refaire une santé économique.Sorel est un autre exemple.Dans les années 80, ce fut l\u2019hécatombe : Marine Industries, Tioxide, Beloit et d\u2019autres ont fermé.Entre 5000 et 10 000 emplois perdus.La population de la MRC (Sorel forme 70 % de celle-ci) est passée de 59 000 à 52 000 habitants.«Trop longtemps, on nous a associés aux fermetures d\u2019usines, à la pollution et aux Hells Angels, raconte le maire Marcel Robert.En 1999, tous les acteurs du développement économique se sont entendus sur une politique commune de relance, orientée vers le développement durable.On commence à en récolter les fruits », dit-il.Le maire affirme que de nouvelles familles commencent à s\u2019installer.« On est en mode développement », dit-il avec enthousiasme.Le taux de chômage demeure cependant élevé, autour de 11 %.Murdochville sur la bonne voie Murdochville, que d\u2019aucuns voyaient devenir une ville-fantôme à la suite de la fermeture de la fonderie Noranda en 2002, profite du boom de la construction d\u2019éoliennes.« On a presque une pénurie de maisons à louer.Les commerces fonctionnent bien.Il faudra trouver autre chose lorsque la construction d\u2019éoliennes sera terminée, mais ce projet nous donne du temps pour travailler à d\u2019autres créneaux de relance », explique le directeur général de la Ville, Jean-Marie Chrétien.À Princeville, dans le Centre-du- Québec, la municipalité digère la fermeture survenue il y a quelques mois de l\u2019abattoir Olymel, où travaillaient 330 personnes.La raison : la municipalité de quelque 6000 habitants comptait sur plusieurs autres PME.Et le tiers des anciens employés ont accepté un reclassement dans deux autres usines de l\u2019entreprise avec les inconvénients qui s\u2019y greffent : faire le quart de soir et travailler à plus d\u2019une heure de route de la maison.« Ça dérange un peu les gens, dit le directeur général adjoint de la municipalité, Jean-Marie Bédard.C\u2019étaient de bons emplois.Certains ont trouvé du travail ailleurs.D\u2019autres sont retournés aux études.Mais il y a aussi un espoir de voir l\u2019usine rouvrir.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les origines de la crise TRISTAN PÉLOQUIN La perte de 900 emplois dans les usines textiles de la petite municipalité de Huntingdon, en Montérégie, a eu l\u2019effet d\u2019une bombe.Et pourtant, elle n\u2019a rien de surprenant.Depuis le début de l\u2019année, dans l\u2019ensemble des pays occidentaux, l\u2019industrie du textile et du vêtement file un très mauvais coton.QPourquoi autant d\u2019usines textiles et de confection de vêtements ferment-elles leurs portes ces jours-ci ?RLa montée du dollar canadien, qui joue fortement contre les entreprises exportatrices, explique en partie les difficultés vécues par ces deux industries.Mais le principal problème provient de la concurrence internationale, notamment de la Chine, où le salaire moyen dans ces industries atteint à peine 0,50 $ l\u2019heure.Les difficultés vécues par les entreprises des pays occidentaux décupleront à partir du 1er janvier, lorsque les quotas d\u2019importation disparaîtront complètement.QQue sont ces quotas d\u2019importation et pourquoi disparaissent-ils ?REn 1974, afin de protéger leurs propres entreprises de confection face à celles des pays en développement, capables de produire des vêtements et du textile à des prix considérablement moindres, les pays occidentaux ont conclu un accord appelé Arrangement multifibres.Cet accord, en plus de rendre les démarches d\u2019importation fort complexes pour les entreprises occidentales, limitait considérablement les volumes de vêtements et de textiles en provenance d\u2019une cinquantaine de pays ciblés.Il y a 10 ans, dans le cadre des négociations de l\u2019« Uruguay Round », les pays membres de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) ont cependant décidé, dans le cadre de l\u2019Accord sur le textile et le vêtement (AVT), d\u2019abolir graduellement ces quotas.En date du 1er janvier prochain, ils n\u2019existeront plus, ce qui permettra aux commerçants occidentaux d\u2019importer des quantités illimitées de vêtements et de textiles en provenance de pays du Sud et de l\u2019Asie.QQu\u2019avaient à gagner les pays occidentaux en abolissant les quotas ?RLa signature de l\u2019Accord sur le textile et le vêtement ne s\u2019est pas faite sans négociations de coulisses.Conscients que leurs propres entreprises seraient lourdement affectées par la disparition des quotas d\u2019importation, les pays occidentaux ont lié la signature de l\u2019AVT à l\u2019adoption d\u2019une entente internationale sur la propriété intellectuelle (TRIPS, Trade-Related Intellectual Property), qui force les pays en développement à reconnaître les lois du copyright et la propriété industrielle (brevets valables pour 20 ans, reconnaissance des marques de commerce protégées, etc.).Cela comprenait aussi un accord sur les investissements en relation avec le commerce (TRIMS, Trade-Related Investment Measures), permettant aux entreprises d\u2019investir partout dans le monde dans des secteurs traditionnellement fermés aux investisseurs étrangers.QLes entreprises canadiennes ont-elles la moindre chance de survie ?RDepuis 1998, pas moins de 40 000 emplois ont été perdus au Québec dans les secteurs du textile, du cuir et du vêtement.Presque toutes les entreprises contactées par La Presse ont affirmé avoir récemment perdu des contrats importants et s\u2019attendent au pire pour le début de 2005, ce qui n\u2019augure rien de bon pour les 75 000 emplois restants.Néanmoins, plusieurs entreprises canadiennes continuent de décrocher de nouveaux contrats en exploitant les faiblesses des pays qui exportent à rabais : pour faire venir une commande de vêtements de la Chine par bateau, il faut actuellement compter au minimum trois mois de délai, et les risques de ne pas recevoir la marchandise à temps sont assez élevés.Les entreprises comme Peerless, à Montréal, qui emploient environ 3000 personnes, affirment être capables de livrer la même marchandise n\u2019importe où en Amérique du Nord en moins d\u2019une semaine.Les entreprises qui se démarqueront par leur rapidité survivront.Les autres disparaîtront.QLe gouvernement canadien at- il l\u2019intention de faire quelque chose pour limiter les dégâts ?RL\u2019industrie du textile et du vêtement, de concert avec les partis d\u2019opposition, réclame à cor et à cri l\u2019implantation de mesures transitoires.Mais les besoins des deux industries sont parfois contradictoires.Par exemple, pour baisser ses coûts de production, l\u2019industrie du vêtement réclame l\u2019abolition de tarifs douaniers sur l\u2019importation de textile, sa matière première.Mais l\u2019industrie du textile s\u2019oppose vigoureusement à cette idée, qui l\u2019exposerait encore plus aux bas prix des matériaux importés des pays en développement.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Ottawa lance une bouée à l\u2019industrie BOUÉE suite de la page A1 Ottawa investira aussi 50 millions de plus au cours des cinq prochaines années dans le programme CANtex du ministère de l\u2019Industrie, afin d\u2019encourager les entreprises à moderniser leurs installations pour améliorer leur productivité et trouver de nouveaux débouchés.Enfin, le gouvernement Martin compte prolonger de cinq ans l\u2019application des décrets qui favorisent les fabricants de textiles et de vêtements.Toutefois, les décrets seront progressivement éliminés au cours des trois dernières années de cette période.1er janvier « Les entreprises des secteurs du textile et du vêtement évoluent dans un contexte commercial international difficile.Et les défis seront encore plus grands à compter du 1er janvier 2005 », a déclaré le ministre Goodale, qui était accompagné du ministre de l\u2019Industrie, David Emerson, du ministre des Transports, Jean Lapierre, et de plusieurs députés libéraux.C\u2019est qu\u2019à partir de cette date, les membres de l\u2019Organisation mondiale du commerce devront éliminer les quotas d\u2019importation imposés aux pays où les salaires sont peu élevés, notamment la Chine.Hier, le ministre Lapierre a soutenu que le train de mesures annoncé par Ottawa devrait convaincre les propriétaires des usines de Huntingdon de revenir sur leur décision et de sauver près de 900 emplois dans cette municipalité de 2600 personnes.Le Bloc québécois a réagi aux mesures du gouvernement fédéral en affirmant que c\u2019était « trop peu, trop tard », du moins dans le cas de Huntingdon.D\u2019autant plus que Cleyn & Tinker a confirmé aux 600 employés de ses cinq usines avoir vendu sa machinerie à une compagnie de Burlington, en Caroline du Nord.Le transfert de l\u2019équipement doit commencer en avril.Bloquer les routes Pendant qu\u2019à Ottawa le gouvernement tentait de sauver les meubles, à Huntingdon même on faisait les comptes, évaluant qu\u2019avec les six fermetures, c\u2019est une masse salariale de 25 millions qui disparaît d\u2019un coup.« Des familles sont en pleurs », a reconnu hier le maire, Stéphane Gendron.« Les gens font leur deuil et ils ont le droit de pleurer.C\u2019est épouvantable avant Noël », dit-il.« Quelle catastrophe », s\u2019est exclamé pour sa part Louis Bolduc, vice-président de la FTQ.Cette municipalité située au sud de Valleyfield risque d\u2019être mise en tutelle, craint le maire.La Ville perd en effet 600 000$ de revenus en impôts fonciers venant des six usines, sur un budget de 2,4 millions.En outre, de 30%à 40% de sa population active va se retrouver au chômage, alors que déjà 30% vivent sous le seuil de pauvreté.Le maire Gendron a pris la direction d\u2019Ottawa hier matin pour demander de l\u2019aide.Il espère également rencontrer le ministre du Développement économique du Québec, Michel Audet.S\u2019il ne reçoit pas les appuis qu\u2019il réclame, M.Gendron n\u2019écarte pas la possibilité de bloquer des routes, comme l\u2019ont fait des agriculteurs.Le maire entend retrousser ses manches, car il veut « la renaissance de la ville d\u2019ici un an », grâce à l\u2019arrivée de nouvelles entreprises (environnement) et de la prochaine prison privée (500 emplois) du Québec.Samedi matin, M.Gendron va rencontrer la population, complètement atterrée, pour se serrer les coudes.« Le bateau coule, il faut sécuriser les gens ».Pour janvier, il convoque un sommet « de toutes les forces vives ».Il réclame la création de l\u2019équivalent d\u2019un PATA (programme d\u2019aide aux travailleurs âgés), car les employés licenciés ont souvent des cheveux gris, mais pas de caisses de retraite.TEXTILE ET VÊTEMENTS LACRISE ÉCLATE Un dossier à lire samedi dans La Presse Affaires L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .ACTUALITÉS Les pauvres de Montréal sont moins nombreux mais plus démunis NATHAËLLE MORISSETTE Bonne nouvelle, le nombre de gens pauvres a diminué à Montréal depuis 1996.Par contre, parmi toutes les grandes villes canadiennes, la métropole affiche la plus grande proportion de gens démunis, et ces personnes vivent davantage dans le besoin qu\u2019auparavant.C\u2019est du moins ce que conclut le Rapport sur la pauvreté à Montréal présenté hier par le Forum régional sur le développement social de l\u2019île de Montréal, regroupement d\u2019élus et d\u2019organismes socioéconomiques.D\u2019après Statistiques Canada, une personne est considérée comme étant à faible revenu lorsqu\u2019elle dépense au moins 54,7% de ses revenus pour subvenir à ses besoins essentiels comme le logement et la nourriture.Selon l\u2019étude, 514 925 personnes vivent sous le seuil de la pauvreté dans la métropole \u2014 ce qui équivaut à la population totale de la nouvelle ville de Québec \u2014 alors qu\u2019elles étaient 604 315 en 1996.Toutefois, la proportion de gens à faibles revenus est plus élevée à Montréal (29 %) que dans les autres grandes villes du pays comme Vancouver (27 %), Toronto (22,6 %), Winnipeg (20,2 %) et Calgary (14,1%).Pourquoi la métropole québécoise fait-elle si piètre figure ?Difficile à dire, répond Alice Herscovitch, l\u2019une des membres du Forum.« Chose certaine, c\u2019est que Montréal a encore un taux de chômage plus élevé que la moyenne canadienne », dit-elle.Donc, même si le nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté diminue, Micheline Dubé, présidente du Forum régional, ne veut pas crier victoire, car le rapport conclut également que « les personnes pauvres restent dans une situation de précarité financière importante plus longtemps qu\u2019avant ».« La pauvreté touche 29% de la population montréalaise, soulignait hier Mme Dubé lors d\u2019une conférence de presse.En termes de pourcentage, il y a eu une petite baisse, par contre la différence entre la richesse et la pauvreté s\u2019agrandit », dit-elle.La crise du logement et les coupes effectuées dans différents programmes sociaux ont contribué à rendre la condition de vie des démunis encore plus difficiles.Si la situation de la pauvreté n\u2019est guère reluisante dans l\u2019ensemble du Québec, Mme Dubé constate qu\u2019elle est particulièrement alarmante à Montréal, car la proportion de prestataires d\u2019aide sociale est de 12,8% alors qu\u2019elle est de 7%dans le reste de la province.De plus, le nombre de personnes qui dépendent de l\u2019aide sociale pendant une longue période augmente.Les plus touchés Les immigrants, les mères seules et les enfants sont plus durement affectés par la pauvreté que les autres groupes de la population.Selon l\u2019étude, une grande proportion des immigrants vit sous le seuil de la pauvreté en raison de la difficulté de s\u2019intégrer au marché du travail.« Ce long délai trouverait son explication dans la discrimination raciale, le manque de reconnaissance de l\u2019éducation acquise ailleurs ou encore la sous-estimation des compétences et des diplômes issus de l\u2019étranger », écrit-on.Les femmes pour leur part gagnent en général un revenu inférieur aux hommes.En raison de cette inégalité, « les femmes cheffes de familles monoparentales doivent consacrer une portion plus significative de leur revenu au logement, à l\u2019alimentation et aux autres besoins essentiels ».Conséquemment, les enfants qui grandissent au sein d\u2019une famille défavorisée n\u2019échappent pas à ce fléau.Près de 37,8% des jeunes âgés entre 0 et 5 ans vivent dans le besoin, proportion qui inquiète le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Lessard.« Le problème, c\u2019est que pauvreté est associée à maladie, dit-il.On n\u2019a pas encore très bien expliqué scientifiquement comment la pauvreté rend nos corps plus vulnérables à la maladie, mais c\u2019est pourtant bien le cas.Pour les enfants, vivre en situation de pauvreté économique, signifie des taux de retard du développement plus élevés, plus de troubles du comportement, plus d\u2019hospitalisations pour maladies infectieuses.».Ainsi, devant ce constant inquiétant pour la santé publique, les organismes socioéconomiques et la Ville de Montréal veulent travailler ensemble pour interpeller les deux ordres de gouvernement afin qu\u2019ils mettent en place « un système d\u2019aide sociale qui assure la sécurité et la dignité aux personnes pauvres ».PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE © Dans la métropole, 514 925 personnes vivent sous le seuil de la pauvreté, ce qui équivaut à la population totale de la nouvelle ville de Québec.LA PAUVRETÉ PAR ARRONDISSEMENT Villeray\u2014Saint-Michel\u2014 Parc- Extension : 34,3% Montréal-Nord : 33,2% Sud-Ouest : 32,8 % Côte-des-Neiges\u2014Notre- Damede- Grâce : 30,6% Mercier-Hochelaga- Maisonneuve : 25,4 % Verdun 25,2% Source : Rapport sur la pauvreté à Montréal llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Une mauvaise surprise guette 200 000 familles \u2022 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC \u2022 MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO \u2022 LAVAL CARREFOUR LAVAL \u2022 SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE Un cadeau pour vos cadeaux 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SAINT-ARNAUD PRESSE CANADIENNE C\u2019est aujourd\u2019hui que seront envoyés les premiers chèques de soutien à environ un million de familles québécoises.Mais, après ce cadeau de Noël, environ 200 000 d\u2019entre elles risquent d\u2019avoir une mauvaise surprise à compter du premier janvier alors que leurs chèques de paie seront amputés en conséquence.Le « Soutien aux familles » vient en effet remplacer trois mesures existantes, soit l\u2019allocation familiale, la réduction d\u2019impôt à l\u2019égard de la famille et le crédit d\u2019impôt pour enfants à charge.Or, selon Revenu Québec, environ 200 000 ménages font inclure le calcul du crédit dans leurs retenues à la source afin de réduire la ponction du fisc sur leur paie.Cela représente environ 10 $ par enfant par semaine.Une personne avec deux enfants qui inclut le crédit correspondant dans le calcul de ses retenues à la source se retrouvera donc avec environ 80 $ de moins par mois sur sa paie nette.Les employeurs s\u2019occupent habituellement des changements requis dans le calcul des retenues à la source, mais la responsabilité en incombe ultimement à l\u2019employé.Si la modification n\u2019est pas faite au service de paie et que les crédits en question sont toujours calculés dans la retenue à la source, la totalité de la somme, soit plus de 500 $ par enfant, sera due au gouvernement à la fin de l\u2019année 2005.« C\u2019est l\u2019impact direct que les gens vont avoir dans leurs chèques de paye, car ce montant-là réduisait les retenues d\u2019impôt à la source », a dit Sylvie Poitras, comptable agréée au Mouvement Desjardins.« Désormais, les 561 $ ne seront plus disponibles comme réduction de leur impôt retenu à la source », a-t-elle ajouté.Par ailleurs, plusieurs autres familles font déduire à la source le crédit d\u2019impôt pour frais de garde d\u2019enfant.Cette déduction à la source sera remplacée par un versement anticipé du crédit d\u2019impôt, mais seulement si le contribuable en fait la demande express.Dans ce cas, la surprise de janvier risque d\u2019être brutale puisque le crédit vise les frais de garde à l\u2019extérieur du réseau public, frais qui peuvent atteindre près de 500 $ par mois par enfant.« Souvent, ce crédit pour frais de garde d\u2019enfants pour se traduire par des montants importants », a souligné Mme Poitras.Tous les dimanches dans AUX P\u2019TITS SOINS\u2026 A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E DI 1 5 D É C E M B RE 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .ACTUALITÉS PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Les esprits se sont échauffés, hier, aux abords de la succursale du Marché central de la SAQ.Unis derrière Martin Charron Les grévistes de la SAQ appuient largement leur président MAXIME BERGERON Accusé d\u2019être un peu trop vite sur la détente par la direction de la SAQ, le président du syndicat des employés de magasin et de bureau (SEMB), Martin Charron, défend ses méthodes de négociation.Et les 3800 employés qu\u2019il représente sont largement derrière lui.L\u2019homme de 33 ans, à la barre du SEMB depuis avril 2003, vit la plus importante négociation de sa jeune carrière de syndicaliste.Hier aprèsmidi, pendant que 150 grévistes manifestaient bruyamment devant la SAQ-dépôt du Marché central, Martin Charron était enfermé avec des représentants de la partie patronale et le négociateur en chef de la SAQ, Lucien Bouchard, notamment.Des moments d\u2019une grande intensité.Surtout que les syndiqués, si gonflés à bloc soient-ils, commencent à avoir hâte qu\u2019un règlement intervienne dans le conflit qui les oppose à leur employeur depuis le 19 novembre.Mais malgré la lenteur des négociations, tous ceux rencontrés hier par La Presse disent avoir entièrement confiance en leur président.Un président qui sait se faire convaincant avec ses membres.Capter leur attention.Faire passer son message.« Quand Martin parle, Martin parle », résume Lisa Courtemanche, déléguée régionale de la Rive-Sud pour le SEMB.Elle travaille étroitement avec lui depuis plus d\u2019un an.Avant de commencer à agir comme adjoint au président de l\u2019époque, en 2000, M.Charron n\u2019avait jamais été un militant syndical.Comme plusieurs des employés en grève depuis le 19 novembre, il est entré à la SAQ à titre d\u2019étudiant en 1990.Il a eu le temps de faire deux baccalauréats à l\u2019UQAM \u2014 en sciences politiques et en sciences juridiques, ce dernier n\u2019étant pas tout à fait terminé \u2014 avant d\u2019obtenir un poste permanent de caissier en 1999.Il a été nommé conseiller en vins l\u2019année suivante.Martin Charron est fort en gueule, revendicateur, souligne Lisa Courtemanche.« Mais devant la partie patronale, il ne s\u2019emporte pas, il est très mesuré dans ses propos, alors son attitude les a probablement surpris.À la limite, ils ne s\u2019attendaient pas à ce que Martin soit comme ça.Ils se disaient que c\u2019est un jeune de 33 ans, qui manque d\u2019expérience, qui ne sait pas où il va.» Grande surprise, donc.Amplifiée mercredi dernier, quand les grévistes ont rejeté à 88% les dernières offres patronales, longuement expliquées par le bureau syndical.Une gifle pour la direction de la SAQ.Vendredi dernier, en entrevue à La Presse, le vice-président aux ressources humaines de la SAQ, Philippe Duval, s\u2019est sérieusement interrogé sur la façon dont le bureau syndical, et Martin Charron en particulier, informait très régulièrement ses membres de l\u2019avancée des pourparlers.Une « nouvelle manière de négocier » qui semble gêner la direction au plus haut point.« Martin est un excellent communicateur et un gars logique, avec une bonne image, mais il est bloqué dans ses positions, il ne voit plus clair », a alors dit M.Duval.Charron défend son mode de fonctionnement.«C\u2019est un droit démocratique que les membres soient informés.On fonctionne en pyramide inversée : le grand boss, c\u2019est l\u2019assemblée générale, et non pas le président du syndicat.J\u2019ai des comptes à leur rendre et c\u2019est eux qui ont toujours le dernier mot.» Grabuge à Montréal Au Marché central, environ 150 grévistes se sont réunis pour décourager les clients d\u2019entrer dans la succursale rouverte hier midi.Les cris, chants de solidarité et insultes fusaient de partout, ce qui a intimidé bon nombre de consommateurs.Une vingtaine de policiers ont été appelés sur les lieux pour éloigner les grévistes de la porte.Aucune arrestation n\u2019a eu lieu.La direction de la Société des alcools n\u2019a pas tardé à demander \u2014 et obtenir \u2014 une injonction pour limiter à 10 le nombre de grévistes à l\u2019extérieur du magasin.Les négociations se poursuivaient toujours activement en début de soirée.Aucune des parties n\u2019a voulu commenter l\u2019avancée des pourparlers.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Peindre des fermetures éclair est-il un crime?Peter Gibson, alias Roadsworth, pourrait écoper de plus de 100 000 $ d\u2019amendes NICOLAS BÉRUBÉ Peindre des hiboux, des barbelés et des fermetures éclair dans les rues de Montréal est sans contredit un geste artistique insolite.Mais est-ce un acte criminel ?La question est tout sauf théorique pour Peter Gibson, alias Roadsworth, un artiste montréalais qui fait face à 50 chefs d\u2019accusation qui pourraient lui valoir un casier judiciaire et plus de 100 000 $ d\u2019amendes.Son crime ?Avoir peint, avec différents pochoirs, des illustrations sur la chaussée et les trottoirs de Montréal.M.Gibson a peint des hiboux, des lianes, des fermetures éclair, des prises électriques et quantité d\u2019autres sujets hétéroclites sur les rues du Plateau et du Mile End.Avec quelques stencils, il a transformé une place de stationnement en commutateur ouvert à la position « ON ».Il a également décidé de « protéger » les passages cloutés du quartier en y peignant, de part et d\u2019autre, des fils barbelés.Les interventions sont toujours réalisées sur le trottoir ou dans la rue, jamais sur une propriété privée ou un bâtiment.Les pérégrinations de Roadsworth ont connu une fin abrupte en novembre, quand des agents du SPVM l\u2019ont arrêté et ont saisi son matériel.L\u2019artiste comparaissait lundi au palais de justice, où une cinquantaine de chefs d\u2019accusation pour méfaits ont été portés contre lui.Son avocat, Jean-Philippe Desmarais, croit qu\u2019une trentaine d\u2019autres accusations pourraient s\u2019ajouter au lot.Selon Me Desmarais, qui agit comme porte-parole de Roadsworth auprès des médias, il importe de faire une distinction entre son client et un graffiteur qui s\u2019attaque à la propriété d\u2019autrui.« On ne parle pas ici d\u2019un jeune rebelle qui fait des graffitis sur les murs, dit-il.Lui, il utilise la chaussée comme support pour son art.» Me Desmarais estime que la très grande quantité de méfaits reprochés peut faire grimper l\u2019amende très rapidement.L\u2019amende minimum pour un tel méfait est de 200 $, ce qui équivaudrait à une facture totale de 16 000 $.La pénalité maximale serait 10 fois plus élevée, soit 160 000 $, assortie d\u2019un casier judiciaire.Melissa Carroll, chargée des communications au SPVM, n\u2019était pas au courant de cette histoire hier.« À première vue, il semblerait qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cas de graffitis sur des biens publics.C\u2019est clair qu\u2019il est interdit de faire cela si on ne possède pas l\u2019autorisation nécessaire.» L\u2019annonce de l\u2019arrestation de l\u2019artiste dans le journal Mirror, jeudi dernier, a soulevé une vague de sympathie chez les Montréalais proches du milieu des arts.Un ami de Roadsworth, le galeriste Zeke, incite d\u2019ailleurs les gens à écrire au maire de Montréal pour lui demander que la Ville laisse tomber les accusations.« Montréal est une ville d\u2019art, pas une ville où l\u2019ont fait de la répression, dit-il.Il faut que le maire comprenne que ce sont des gens comme Roadsworth qui rendent la ville intéressante.» PHOTO FOURNIE PAR ZEKE\u2019S GALLERY Hibou sur asphalte, une des oeuvres de Roadsworth.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Montréal aura ses premiers répondants SÉBASTIEN RODRIGUE Le directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, a déclaré devant le conseil municipal hier soir qu\u2019une entente était intervenue cette semaine avec Québec pour implanter un service de premiers répondants sur tout le territoire de la métropole.M.Abdallah avait été mandaté par le conseil municipal pour négocier une entente avec le gouvernement pour financer ce projet.Interrogé par le chef de l\u2019opposition, Pierre Bourque, il a affirmé que le conseil sera saisi cette semaine d\u2019une recommandation portant sur cette entente.L\u2019implantation des premiers répondants avait d\u2019ailleurs été négociée dans la nouvelle convention collective des pompiers.L\u2019entente prévoyait aussi une date butoir, le 31 décembre prochain, pour la mise en place de ce service.M.Abdallah a toutefois précisé hier soir qu\u2019il devait renégocier cette entente avec le syndicat des pompiers, mais que rien n\u2019empêchait la Ville de signer un protocole avec Québec.Il a ajouté qu\u2019il était près d\u2019une entente avec le syndicat à ce sujet.Selon M.Abdallah, Québec souhaite que les pompiers de Montréal répondent aux appels de niveau 1, soit les cas les plus urgents, comme les hémorragies, les malaises cardiaques et les allergies graves.Lors d\u2019une séance d\u2019information portant sur le budget 2005, M.Abdallah a mentionné qu\u2019un écart important séparait la ville du gouvernement il y a trois semaines, mais qu\u2019un rapprochement s\u2019est effectué cette semaine.Le service de premiers répondants est actuellement offert dans sept arrondissements sur 27.Ce service, autrefois réservé aux résidants d\u2019anciennes villes de banlieue, sera donc étendu à toute la ville de Montréal une fois la formation des pompiers terminée.M.Abdallah a ajouté qu\u2019il restait encore à déterminer si l\u2019ensemble des pompiers seront formés pour offrir ce service.Selon des estimations datant de l\u2019été dernier, l\u2019implantation du service coûterait au moins 8,5 millions pour former la moitié des pompiers comme premiers répondants.Il faudrait ensuite débourser entre 5 et 6 millions chaque année pour le maintenir.Avec le service des premiers répondants, les appels transitant par le 911 seront transmis simultanément aux pompiers et aux ambulanciers.En raison de la disposition géographique des casernes, les pompiers peuvent arriver plus rapidement que les ambulanciers à certains endroits. .L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 7 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ACTUALITÉS D\u2019autres sentiers de motoneige pourraient fermer La MRC des Laurentides demande une protection contre toute nouvelle poursuite BRUNO BISSON La MRC des Laurentides a décidé de ne pas contester le jugement ordonnant le bannissement des motoneiges du parc linéaire du Petit Train du Nord.Elle menace même de leur interdire le passage dans trois autres sentiers si Québec ne lui accorde pas une protection contre toute nouvelle poursuite.Dans une résolution adoptée lundi soir, et expédiée sur-le-champ à cinq ministres du gouvernement Charest, le conseil des élus de la MRC « demande au gouvernement du Québec, par un geste législatif ou par décret, de couvrir la MRC Les Laurentides contre toute réclamation pour l\u2019exploitation passée, présente, ou future », des parcs linéaires comme sentiers de motoneige.À défaut de cette protection judiciaire, « la circulation de la motoneige sera formellement interdite par règlement », dans « tous les tronçons de parcs linéaires aménagés sur d\u2019anciennes emprises ferroviaires désaffectées », ce qui inclut le parc du corridor aérobique, qui traverse la MRC d\u2019est en ouest, sur une distance de 40 kilomètres, et qui fait partie d\u2019un sentier transquébécois de motoneige.La MRC, qui rassemble 12 municipalités des Hautes-Laurentides, dont Mont-Tremblant, Lac-Supérieur et Amherst, estime de plus qu\u2019elle n\u2019est pas en mesure de faire face à la facture de 10 millions de dollars que sa défaite récente en Cour supérieure pourrait lui coûter, dans le dossier du parc linéaire du Petit Train du Nord.Elle demande donc au gouvernement « de mettre en place, dans les plus brefs délais, un fonds d\u2019urgence destiné à rembourser à la MRC Les Laurentides toute somme qu\u2019elle sera dans l\u2019obligation de verser à la suite de ce jugement, ou, à défaut, que le gouvernement du Québec entreprenne à ses frais les démarches nécessaires pour invalider ledit jugement ».La décision de la MRC de ne pas en appeler de la décision rendue le 30 novembre par le juge Hélène Langlois, de la Cour supérieure, ne met pas fin au débat judiciaire sur le parc du Petit Train du Nord.Mais elle signifie que, dans cette affaire, où des centaines de personnes ont enduré durant sept ans le vacarme incessant des motoneiges, jusque tard dans la nuit, c\u2019est Québec, désormais, qui portera seul l\u2019odieux du dernier mot.Les appels laissés au bureau du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, sont restés sans réponse hier.Le gouvernement, qui a lui aussi été condamné à verser des compensations dans cette affaire, « solidairement » avec la MRC, doit décider s\u2019il en appelle ou pas du jugement Langlois d\u2019ici le 30 décembre.Il y a deux semaines, la juge Langlois ordonnait à la MRC de fermer le parc linéaire aux motoneiges sur une distance de 38 kilomètres, et de verser à plusieurs centaines de riverains du parc des compensations, s\u2019étalant sur sept ans, qui pourraient atteindre 10 millions selon certaines évaluations.La décision a provoqué une commotion dans le monde de la motoneige et du tourisme hivernal, qui pourrait voir fondre son chiffre d\u2019affaires annuel de 100 millions.Puis, dans les jours qui ont suivi, plusieurs autres MRC ayant des baux avec des clubs de motoneige pour l\u2019utilisation hivernale d\u2019un parc linéaire se sont inquiétées des conséquences potentielles du jugement dans leur territoire respectif, notamment en Outaouais et dans les Laurentides.La ministre déléguée au Tourisme, Nathalie Normandeau, a depuis lancé un appel au calme, et tous les yeux se sont dès lors tournés vers Québec, dont on espère un signe avant Noël.t Les rabais ne s\u2019appliquent pas sur les patins, les bâtons et sur la marchandise déjà escomptée.Dès aujourd\u2019hui! 10 jours seulement! SUR L\u2019ÉQUIPEMENT DE HOCKEY GANTS, SACS, ÉPAULETTES, PROTÈGE-COUDES, JAMBIÈRES, CHANDAILS, PANTALONS, CASQUES, VISIÈRES \u2026 20% de rabaist Offre de base : 1 mille de récompense AIR MILESmd pour chaque tranche d\u2019achat de 20 $* (avant taxes).Rabais applicables sur la marchandise à prix régulier.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités achetées.Les prix sont en vigueur jusqu\u2019à épuisement de la marchandise ou jusqu\u2019à la fermeture, le vendredi 24 décembre 2004, dans les magasins Sports Experts participants.md *Les milles de récompense ne s\u2019appliquent pas sur les achats de certificats-cadeaux, les locations et les services.Valide dans les magasins Sports Experts participants.md/mc Marque déposée/de commerce d\u2019AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d\u2019une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et par Le Groupe Forzani Ltée.3279659A . .A 8 \u2022 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Un comité interministériel recommande le 1000, Saint-Denis CHUM suite de la page A1 Les hauts fonctionnaires étaient conscients de marcher sur une corde raide, conscients que le cabinet du premier ministre Charest avait demandé un réexamen du dossier parce qu\u2019il jugeait digne d\u2019intérêt le projet du recteur de l\u2019Université de Montréal, Robert Lacroix.Comme le sous-ministre à la Santé, Juan Roberto Iglesias, a approuvé jeudi dernier ce rapport interministériel, il est acquis que le mémoire que déposera le ministre de la Santé, Philippe Couillard, aujourd\u2019hui au Conseil des ministres ira dans le même sens.Jouant les mystérieux, M.Couillard a refusé de mettre un projet de mémoire dans la machine administrative.Il compte déposer ses recommandations séance tenante aujourd\u2019hui, avec « l\u2019avis» produit par l\u2019ancien premier ministre Daniel Johnson.La semaine dernière, son cabinet prédisait une décision dès aujourd\u2019hui, mais on était plus évasif hier.Selon nos sources, M.Couillard a toujours préféré le projet du 1000, Saint-Denis.Lors de la dernière rencontre du comité, jeudi dernier, tous les mandarins présents ont mis un point final à leur rapport, disqualifiant le projet d\u2019Outremont.L\u2019UdeMs\u2019entend avec le CP Soit dit en passant, l\u2019Université de Montréal a annoncé hier qu\u2019elle avait conclu une entente de principe avec le Canadien Pacifique sur l\u2019acquisition des terrains de la gare de triage, entente conditionnelle toutefois à la décision de Québec, selon l\u2019attachée de presse Sophie Langlois.Pour le comité des mandarins, un écart de 300 à 400 millions subsisterait entre les deux projets si on faisait de Saint-Luc une technopole comparable à celle projetée par le recteur Lacroix à Outremont.À cet avantage pour l\u2019emplacement du centre-ville s\u2019ajoute la facture, du même ordre, autour de 400 millions, selon les chiffres évoqués par le sous-ministre des Transports Florent Gagné, souligne-ton.Ces factures sont liées aux nécessaires travaux de réaménagement routiers et ferroviaires pour rendre acceptable le choix de l\u2019ancienne gare de triage.La possibilité d\u2019extension au 1000, Saint-Denis a été un élément important, car le sous-ministre au Développement économique, Jean Pronovost, a fait valoir que le site d\u2019Outremont pourrait, par sa puissance symbolique, présenter l\u2019avantage de dynamiser le milieu de la recherche.Or un regroupement identique est possible à Saint-Luc.«Il y a moyen d\u2019avoir aussi un projet à long terme à Saint- Luc », résume-t-on.Le Trésor, représenté par Luc Meunier, approuvait cette analyse.L\u2019emplacement d\u2019Outremont présente des problèmes majeurs : l\u2019absence d\u2019un lien autoroutier, une faille soulignée aussi dans un rapport de la firme d\u2019urbanistes Gauthier Biancamano Bolduc préparé pour la Ville de Montréal, et que La Presse a obtenu.Montréal Ce document de 16 pages, produit en novembre, relève une longue liste d\u2019inconvénients à l\u2019emplacement Outremont, projet évalué à 1,46 milliard de dollars par rapport à celui du 1000, Saint-Denis (estimé à 1,2 milliard).Décrivant les « enjeux» en matière d\u2019accessibilité, l\u2019urbaniste relève qu\u2019Outremont n\u2019a pas d\u2019accès au réseau autoroutier, ne peut compter que sur une station de métro «à faible capacité de desserte ».Il faut aussi prévoir « des délais de transport pour les services ambulanciers et la clientèle en raison des contraintes », les ambulances devraient traverser des secteurs résidentiels.En revanche, l\u2019accès pour les citoyens de la couronne nord serait plus facile.Sous d\u2019autres aspects, le projet à Outremont se retrouverait isolé, il aurait à desservir un territoire anglophone à 51% sans être désigné pour offrir des services en anglais.La liaison avec l\u2019hôpital universitaire anglophone prendrait, en dehors des heures de pointe, moins de 10 minutes pour le 1000, Saint-Denis et moins de 30 minutes pour le CHUM Outremont.On souligne longuement les avantages à la « redynamisation » du centre- ville, que promet le projet Saint- Luc, et la perte d\u2019un potentiel de 2000 logements si la gare de triage est choisie pour le nouvel hôpital.Produits toxiques De plus, a conclu le comité interministériel, un hôpital construit à la gare de triage du CP serait à proximité de la ligne de chemin de fer desservant le port de Montréal, ce qui avait déjà disqualifié le projet du 6000, Saint-Denis le printemps dernier.Pour le Canadien Pacifique, Denyse Nepveu, directrice des communications, a indiqué hier qu\u2019une entente était intervenue entre CP et l\u2019Université de Montréal pour l\u2019acquisition du terrain de la gare de triage, mais il n\u2019est pas question de déplacer la voie où circulent les produits chimiques, qui ne constituent toutefois que moins de 5% du trafic.« Cette ligne va demeurer telle qu\u2019elle est, au même endroit », a souligné Mme Nepveu.La facture de 20 millions, évoquée par le recteur Lacroix, représente «un bon ordre de grandeur ».Selon Sophie Langlois, de l\u2019Université de Montréal, si Québec disait non au projet de technopole à Outremont, l\u2019UdeMne serait pas forcée d\u2019acheter le terrain du CP.Au comité interministériel, le sous-ministre Luc Crépeault a fait valoir, a-t-on appris, qu\u2019un hôpital ne peut se construire en «zone trois », soit un secteur qui présente un risque aussi élevé.En cas de séisme, l\u2019institution pourrait difficilement être évacuée.À l\u2019Éducation, le sous-ministre Pierre Lucier était absent, mais un collègue a soulevé les objections du Ministère quant aux prévisions de clientèles « optimistes» de l\u2019UdM présentées par le recteur Lacroix.PHOTO BOB SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE© Le projet d\u2019un hôpital universitaire à l\u2019emplacement de Saint-Luc coûterait de 700 à 800 millions de moins qu\u2019un hôpital construit sur les terrains de la gare de triage du CP à Outremont.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3264763 3278937 Les négos dans un cul-de-sac NÉGOS suite de la page A1 Comme la plupart des observateurs s\u2019y attendaient, l\u2019offre de la LNH comprenait un plafond salarial, qui donnerait aux joueurs 54% des revenus de la Ligue et maintiendrait la masse salariale de chaque équipe entre 34,6 et 38,6 millions.Après s\u2019être consultés pendant deux heures et demie, les représentants de l\u2019Association des joueurs ont annoncé qu\u2019il était hors de question d\u2019accepter une telle limitation.« La Ligue a pris ce qu\u2019elle aimait dans notre proposition, y a fait des changements majeurs et a ajouté un plafond salarial », a dit le directeur de l\u2019Association des joueurs, Bob Goodenow, lors d\u2019une conférence de presse en début de soirée.« Pour dire les choses simplement, notre proposition fournit les bases d\u2019un accord négocié.Pas celle de la Ligue nationale.» Aucune nouvelle séance de négo n\u2019est prévue entre les parties, qui semblent aujourd\u2019hui encore plus loin d\u2019un accord qu\u2019elles l\u2019étaient avant que les joueurs ne réactivent les pourparlers la semaine dernière.« La Ligue reste fixée sur un plafond salarial et tant que ça continuera, nous aurons des problèmes », a dit Goodenow, accompagné des membres du comité de négociation de l\u2019Association des joueurs, qui comprend notamment Trevor Linden, Vincent Damphousse, Bill Guerin et Daniel Alfredsson.Devant les médias, le commissaire de la Ligue, Gary Bettman, a soutenu que la diminution de salaire de 24% proposée par les joueurs constituait « la reconnaissance par le syndicat de l\u2019ampleur» des pertes encourues par les propriétaires, qui ont déclenché un lock-out le 15 septembre.La Ligue affirme que ses 30 équipes ont accumulé des pertes globales d\u2019un demimilliard de dollars au cours des deux dernières saisons.«En dépit de la rhétorique syndicale qui prétend le contraire, l\u2019Association a confirmé l\u2019exactitude de nos bilans financiers, a ajouté Bettman.Il n\u2019y a pas d\u2019autre explication rationnelle à la réduction de salaire de 269 millions que les joueurs proposent pour cette saison.» Mais cette coupe de salaire spectaculaire ne règle rien, a fait valoir M.Bettman, car elle n\u2019empêchera pas la reprise de la spirale inflationniste qui a entraîné des augmentations salariales annuelles moyennes de 12,1% depuis l\u2019entrée en vigueur de la convention collective actuelle, il y a 10 ans.« Nous avons examiné la proposition des joueurs en détail et nous avons discuté avec nos 30 équipes.La conclusion unanime a été que cette proposition ne fonctionne pas.Elle est spectaculaire en raison de son impact immédiat et à court terme, mais elle est fondamentalement viciée comme base d\u2019un nouveau système.» Selon M.Bettman, la proposition des joueurs aurait pour conséquence de leur octroyer 56,6% des revenus des équipes, tandis que celle de la Ligue leur en donne 54 %.« Si nous ne pouvons pas en venir à un accord avec un aussi modeste écart à combler, ça doit être parce que le syndicat ne croit pas que le système va réduire les coûts à 56,6% et les garder là.Et le résultat \u2014ce qu\u2019espère peut-être le syndicat\u2014sera la relance de la spirale inflationniste.» La proposition de la LNH rejetée hier prévoyait aussi notamment l\u2019abolition de l\u2019arbitrage salarial et de tous les bonis de performance versés aux joueurs recrues.De plus, elle écartait la taxe de luxe suggérée par les joueurs et suggérait une modulation de la coupe de salaire de 24% que les joueurs se disent prêts à accepter, afin de moins pénaliser les joueurs les moins rémunérés.La Ligue propose ainsi une échelle graduée qui laisserait intact le salaire des joueurs gagnant moins de 800 000 $, mais qui, à l\u2019autre extrémité du spectre, imposerait une diminution salariale de 35% à ceux qui gagnent plus de cinq millions par année.Les joueurs y ont vu une tentative pas très subtile de diviser pour régner.« C\u2019est facile de deviner ce qu\u2019ils essaient d\u2019accomplir, a dit Bill Guerin.Je pense que c\u2019est plutôt insultant de redonner un demi-milliard et de se faire dire qu\u2019en fin de compte, on ne le fait pas de la bonne façon.» Avec les deux parties plus retranchées que jamais sur leurs positions, un dénouement positif prochain apparaît hautement improbable.« J\u2019espère que le leadership du syndicat se rendra compte que la détermination des propriétaires est grande », a dit M.Bettman.« Nous ne connaissons qu\u2019une seule approche pour résoudre adéquatement nos problèmes.Et à moins que quelqu\u2019un puisse miraculeusement trouver une autre approche \u2014 et je suis très sceptique là-dessus, même si je suis toujours prêt à écouter \u2014nous allons régler ça de la bonne façon.» 3266851A . L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 9 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .ACTUALITÉS PÉNURIE D\u2019INFIRMIÈRES APPRÉHENDÉE Les domaines spécialisés seraient plus touchés PASCALE BRETON Alors qu\u2019une infirmière sur trois est âgée de plus de 50 ans et avec le départ prévisible de 4000 d\u2019entre elles d\u2019ici deux ans, au Québec, la pénurie dans le milieu infirmier menace de frapper plus sévèrement les domaines les plus spécialisés.Le dernier portrait brossé par l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé (ICIS) sur la profession d\u2019infirmière n\u2019est pas rose.En 2003 au pays, il y avait davantage d\u2019infirmières âgées de 55 à 59 ans qu\u2019il n\u2019y en avait dans la tranche d\u2019âge des 30 à 34 ans.« C\u2019est toujours surprenant de voir que même si nous avons sonné l\u2019alarme il y a déjà quelques années, il y a eu si peu d\u2019amélioration », a déclaré la directrice générale de l\u2019Association des infirmières du Canada (AIIC), Lucille Auffrey.Ces nouvelles données de l\u2019ICIS mettent en relief les difficultés qui attendent les secteurs spécialisés où travaillent majoritairement des infirmières plus âgées.Il est urgent d\u2019agir, a ajouté Mme Auffrey.Près de 40% des infirmières spécialisées en chirurgie prendront leur retraite d\u2019ici trois à cinq ans.Du côté de l\u2019oncologie, c\u2019est le tiers.Nous devons travailler à garder les infirmières seniors sur place et faciliter leur travail afin qu\u2019elles restent le temps d\u2019aider les plus jeunes, a dit Mme Auffrey.Les prévisions de l\u2019ICIS révèlent qu\u2019au cours des deux prochaines années, 12 000 infirmières prendront leur retraite au Canada, dont près du tiers au Québec.Légère amélioration Petite lueur d\u2019espoir s\u2019il en est une, c\u2019est toutefois au Québec que les infirmières sont les plus jeunes, avec une moyenne d\u2019âge de 43,5 ans comparativement à 44,5 ans chez leurs consoeurs canadiennes.La prise de conscience concernant la pénurie est également faite depuis longtemps, soulignent les principaux intéressés.Dès 1999, au lendemain des départs massifs à la retraite de milliers d\u2019infirmières, tant le réseau que le gouvernement se sont concertés sur la question.Un rapport produit en 2001 à la suite du forum national sur la planification de la main-d\u2019oeuvre infirmière a permis de dégager des solutions.Certaines, comme l\u2019augmentation des admissions dans les facultés des sciences infirmières, ont été mises en place, mais d\u2019autres tardent.« Nous sommes en train de renverser la tendance, mais ce n\u2019est pas suffisant », a indiqué la directrice d\u2019exploitation des données corporatives à l\u2019Ordre des infirmières du Québec (OIIQ), Marie Valois.L\u2019an dernier, 2800 infirmières ont reçu leur diplôme, ce qui a entraîné une augmentation nette de 1118 infirmières dans le réseau.«Nous vivons une période d\u2019accalmie depuis deux ou trois ans, mais en 2007-2008, nous prévoyons une autre vague de mises à la retraite », a ajouté Mme Valois.Beaucoup de travail reste aussi à faire du côté de la formation.Selon le rapport de l\u2019ICIS, près de 40% des infirmières canadiennes détiennent un baccalauréat, comparativement à seulement 11,4%au Québec.Les données révèlent aussi que seulement une infirmière sur 10 est âgée de moins de 30 ans.Les conditions de travail exigeantes, qui poussent souvent plusieurs d\u2019entre elles à abandonner la profession après trois ans sur le marché du travail, n\u2019y seraient pas étrangères.Encore cette année, ce n\u2019est pas des promesses en l\u2019air que nous a faites monsieur le Maire.«Point besoin de chercher de midi à quatorze heures, des cadeaux pour toute la maisonnée, c\u2019est chez Bell que vous allez les trouver!», s\u2019est-il exclamé, pas peu fier, avant de s\u2019en retourner à d\u2019autres dossiers.Monsieur le Maire tient ses promesses «ON EN A POUR LES FINS PIS POUR LES FOUS!» Les offres prennent fin le 31 décembre 2004 et sont réservées aux nouvelles activations.Services offerts aux clients résidentiels, là où la technologie le permet.Prix/offres sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Des frais de résiliation anticipée s\u2019appliquent pour chaque engagement.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent, y compris des exigences techniques minimales.Photos à titre indicatif.\u2021Prix net basé sur le prix de détail suggéré du récepteur 3120 (129,99$) moins les crédits d\u2019équipement de 50$ et de télé à la carte de 30$ avec un engagement de 2 ans.Les crédits sont appliqués sur le compte, avant les taxes; prévoir de 6 à 8 semaines.Le système doit être activé avant le 16 janvier 2005.Le crédit de télé à la carte n\u2019est valide que pendant 90 jours après l\u2019activation et s\u2019applique à tous les films ou événements sur Vénus ou Vu! jusqu\u2019à un max.de 15$ par commande.Une pièce d\u2019identité avec photo valide et une autorisation doit être donnée sur une carte de crédit ou par prélèvement bancaire pour ouvrir un compte.\u2021\u2021Sujet à un engagement de 2 ans.Visitez bell.ca/installationincluse pour savoir si vous êtes admissible.\u20201Le tarif mensuel courant (maintenant 12,90$) s\u2019applique par la suite.Les services doivent être activés dans les 90 jours suivant l\u2019abonnement sans quoi ils seront automatiquement retirés du compte.Fournis avec Zero-Knowledge Systems, Inc.aux abonnés Sympatico.Aucun service n\u2019offre une protection absolue.\u20202Sujet à un engagement de 12 mois.Le tarif de 25,95$/mois s\u2019applique pour les mois 7 à 12.Le tarif mensuel courant (maintenant 29,95$) s\u2019applique par la suite.2 Go de téléchargement par mois, frais pour téléchargements en sus.*1Tarif mensuel du forfait, d\u2019une valeur max.de 35$, remis sous forme de crédits appliqués sur le compte.Sujet à un engagement de 3 ans.Le tarif alors courant s\u2019applique par la suite.Frais d\u2019interurbain en sus.*2Sujet à un engagement de 3 ans.^1Offert avec les services et forfaits de Bell sélectionnés.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Pour être admissible, vous devez avoir Bell Canada comme fournisseur de service interurbain, mais il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être abonné au service local ou à d\u2019autres services tarifés de Bell Canada.Des frais pour l\u2019équipement et l\u2019installation professionnelle peuvent s\u2019appliquer.Pour les détails, appelez au 1 866 880-5076 ou visitez bell.ca/forfait.^2S\u2019applique aux appels interurbains résidentiels automatiques ou faits avec le service Contact familleMC au Canada et aux États-Unis.Sympatico et Contact famille sont des marques de commerce de Bell Canada.ExpressVu est une marque de commerce de Bell ExpressVu, s.e.c.Offre ExpressVu disponible aussi: Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue duManège Place J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville Domaine du Parc (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollarddes- Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l\u2019Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 LaSalle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 9280, boul.de l\u2019Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Mont-Tremblant 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 Pointe-aux- Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberryde- Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de- Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathedes- Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur- Richelieu 391, boul.du Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Centre Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 Aussi offert dans les magasins Bell Mobilité et les détaillants autorisés: (Excluant Mobilité) bell.ca/cadeaux \u2022 1866 880-5076 \u2022 Magasins Espace Bell et Bell Mobilité 49$\u2021 À partir de après crédits installation incluse\u2021\u2021 À chacun sa machine-à-images! \u2022 Plus de 400 canaux et 16 forfaits thématiques \u2022 Image et son d\u2019une clarté remarquable \u2022 Service horaire variable gratuit sur les réseaux canadiens Vous en aurez plein la vue! 0$*2 Téléphone pliable à écran couleur à partir de \u2022 3 premiers mois de service gratuits*1 \u2022 Pas de frais d\u2019activation ni de frais mensuels cachés avec les forfaits Tout-en-un La mobilité sans tracas.Seulement chez Bell.5$ pour 1000 min d\u2019interurbain Canada, É.-U., 24/7 Combinez 2 ou 3 services \u2022 Mobilité \u2022 Sympatico¥ 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Du dimanche 12 au samedi 18 décembre: Val-d\u2019Or est ouverte.SAQ Sélection, 45, rue Dallaire, Rouyn-Noranda Du dimanche 19 au vendredi 24 décembre: Rouyn-Noranda est ouverte.Ces deux succursales sont ouvertes en alternance une semaine sur deux.BAS-SAINT-LAURENT SAQ Sélection, 333, boul.René-Lepage Est, Rimouski SAQ Sélection, 235 B, rue de l\u2019Hôtel-de-Ville, Rivière-du-Loup CHARLEVOIX SAQ Sélection, Place-Charlevoix, 375, boul.De Comporté, bureau 115, La Malbaie CHAUDIÈRE-APPALACHES SAQ Sélection, 8984, boul.Lacroix, Saint-Georges, Beauce CÔTE-NORD SAQ Sélection, 649, boul.Laure, Sept-Îles SAQ Classique, Centre commercial Laflèche, 625, boul.Laflèche, Baie-Comeau ESTRIE SAQ Sélection, 790, rue Principale Ouest, Magog SAQ Sélection, 30, rue King Ouest, Sherbrooke GASPÉSIE ET ÎLES-DE-LA-MADELEINE SAQ Classique, 167, rue de la Reine, Gaspé SAQ Classique, 569, boul.Perron, Carleton\u2013Fermée le dimanche SAQ Classique, 305, chemin Principal, Cap-aux-Meules À partir du jeudi 16 décembre LANAUDIÈRE SAQ Sélection, Plaza des Seigneurs, 1100, boul.des Seigneurs Est, Terrebonne SAQ Sélection, 319, rue Notre-Dame, Repentigny LAURENTIDES SAQ Sélection, Galeries des Monts, 75, ave de la Gare, Bloc N, Saint-Sauveur SAQ Sélection, 431, boul.Arthur-Sauvé, Saint-Eustache LAVAL SAQ Sélection, Centropolis, 2040, ave Pierre-Péladeau, Laval MAURICIE ET CENTRE-DU-QUÉBEC SAQ Classique, 362, 6e Avenue, Grand-Mère SAQ Sélection, 695, boul.Saint-Joseph, Drummondville SAQ Sélection, Des Récollets, 3650, rue Jacques-De Labadie, Trois-Rivières MONTÉRÉGIE/RIVE-SUD SAQ Sélection, Mail Montenach, 522, boul.Laurier, Beloeil SAQ Sélection, 8300, boul.Taschereau, Brossard SAQ Classique, Promenades Saint-Bruno, 195, boul.des Promenades, Saint-Bruno SAQ Sélection, 1611 boul.Roland-Therrien, Longueuil OUTAOUAIS SAQ Sélection, 31, boul.du Plateau, Gatineau GRANDE RÉGION DE MONTRÉAL SAQ Sélection, Newman, 7955, boul.Newman, LaSalle SAQ Sélection, 155, ave Atwater, Montréal SAQ Sélection, 440, boul.De Maisonneuve Ouest, Montréal SAQ Sélection, 900, rue Beaubien Est, Montréal SAQ Sélection, 7550, rue Sherbrooke Est, Montréal SAQ Sélection, Centre Rockland, 2305, chemin Rockland, bureau 502.1, Montréal SAQ Sélection, Centre commercial Fairview, 6815, route Transcanadienne, Pointe-Claire GRANDE RÉGION DE QUÉBEC SAQ Sélection, Place Jean-Lesage, 400, boul.Jean-Lesage, (boul.Charest), bureau 49, Québec SAQ Sélection, Promenades des 4 Maisons, 9115, boul.Henri-Bourassa, Charlesbourg SAQ Sélection, 85, route du Président-Kennedy, Lévis SAQ Sélection, 205, ave Joseph-Casavant (sortie Seigneuriale), Beauport SAQ Sélection, Les Saules, 5015, boul.de l\u2019Ormière, Québec HEURES D\u2019OUVERTURE: Lundi au jeudi: 12 h à 18 h Vendredi: 12 h à 20 h Samedi: 10 h à 17 h Dimanche : 12 h à 17 h Veuillez nous excuser des ennuis que cette situation peut vous causer.Pour obtenir plus d\u2019information, communiquez avec le Service à la clientèle de la SAQ au (514) 873-2020 et en région au 1 866 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HEURES D\u2019OUVERTURE: Lundi au jeudi: 12 h à 18 h Vendredi: 12 h à 20 h Samedi : 10 h à 17 h Dimanche: 12 h à 17 h SAQ Dépôt MONTRÉAL, Marché Central,1001, rue du Marché Central, Unité A-1 SAQ Dépôt QUÉBEC, 2900, rue Einstein, Québec SAQ Dépôt SAGUENAY, 1898, boul.Talbot, Chicoutimi Profitez-en pour faire l'achat de vos produits préférés à la caisse.À noter toutefois que les produits des sections vrac et dépôt (emballages multiples/DUOPAQ/TRIPAQ) ne sont pas disponibles.Aucun rabais ne sera offert durant le conflit.3279383A . L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 11 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .Encore Bum-bar-dier Dans l\u2019Ouest canadien, en particulier en Alberta, il suffit qu\u2019un politicien prononce le nom de Bombardier (prononcez Bum-bar-dier, en appuyant longuement sur la première syllabe) dans un discours pour déclencher une avalanche de sarcasmes sur les « entreprises assistées sociales» et sur les « enfants gâtés pourris du Québec ».Dans bien des coins du pays, Bum-bar-dier est devenu synonyme de gaspillage de fonds publics et de largesses d\u2019Ottawa envers le Québec.Est-il nécessaire de rappeler que le défunt Reform Party est né, en grande partie, de la frustration des gens de l\u2019Ouest de voir le contrat d\u2019entretien des CF-18 de l\u2019armée canadienne échapper à Bristol Aerospace de Winnipeg au profit de Canadair de Montréal.La comparaison peut paraître boiteuse, certes, mais cet incident des années 80 a eu autant d\u2019impact sur la fameuse aliénation de l\u2019Ouest que le rapatriement de la Constitution en a eu sur le mouvement souverainiste au Québec.Encore aujourd\u2019hui, 20 ans plus tard, Bombardier est un instrument privilégié d\u2019une certaine droite adepte de Québec-bashing.Au moment où Bombardier frappe \u2014 encore une fois \u2014 à la porte du gouvernement fédéral, le moulin à sarcasmes va se remettre à tourner joyeusement, c\u2019est écrit dans le ciel.Venant de quelques politiciens démagogues, ce genre de discours ne surprend pas, mais on serait en droit de s\u2019attendre à un peu plus de nuances de la part des grands journaux de Toronto, dont The Globe and Mail, qui a joint sa voix au choeur contre l\u2019aide du gouvernement à Bombardier.Selon les collègues du Globe, Bombardier est le chouchou d\u2019Ottawa et l\u2019entreprise bénéficie d\u2019un traitement de faveur unique au Canada pour la seule et unique raison qu\u2019elle est établie au Québec.C\u2019est plus finement écrit que ce que l\u2019on peut entendre à Winnipeg, Calgary ou Vancouver, mais sur le fond, c\u2019est la même conclusion: Ottawa couvre Bombardier de ses largesses pour ne pas déplaire aux bébés gâtés du Québec.C\u2019est vrai que Bombardier est un membre assidu du club de l\u2019aide gouvernementale.Le gouvernement Martin accordera en février 350 millions (c\u2019est une affaire réglée, dit-on à Ottawa), à quoi il faut ajouter 1,2 milliard d\u2019aide consentie à Air Canada en novembre pour acheter des nouveaux avions et la « ligne de crédit » de 1,2 milliard offerte à d\u2019autres transporteurs aériens en 2003.Total : 2,75 milliards d\u2019aide gouvernementale en moins de deux ans.Ce que les critiques de Bombardier oublient de dire, cependant, c\u2019est que l\u2019entreprise québécoise est un des principaux pivots de l\u2019industrie aéronautique canadienne, industrie dont environ la moitié de la maind\u2019oeuvre se trouve dans d\u2019autres provinces.Si Bombardier devait crasher au Québec, les victimes seraient nombreuses aussi ailleurs au pays.Par comparaison, plus de 90%des emplois de l\u2019industrie automobile canadienne sont concentrés en Ontario.Pourtant, personne ne s\u2019est offusqué en juin dernier quand les géants américains et japonais de l\u2019auto ont arraché, en pleine campagne électorale fédérale, 500 millions de subventions (en plus des 500 millions déjà consentis par le gouvernement ontarien).Dans un geste électoraliste désespéré, les libéraux avaient même promis 100 millions pour la modernisation de l\u2019usine de General Motors à Oshawa.(Le plus ironique de l\u2019affaire, c\u2019est que les libéraux ont perdu la circonscription d\u2019Oshawa aux mains des conservateurs.) Personne ne relève que les arguments des GM, Ford, Toyota et autres étaient les mêmes que ceux de Bombardier : sans aide, nous ne pourrons tenir le coup, nous devrons déménager notre production ailleurs et bye-bye les bons jobs au Canada.Ceux qui accusent Bombardier d\u2019être branchée en permanence aux mamelles de l\u2019État canadien semblent aussi nier le fait que l\u2019entreprise soit devenue un des fleurons industriels du pays.Quand Bombardier vole paisiblement en haute altitude, c\u2019est un symbole de fierté nationale.Quand elle plante, ce n\u2019est qu\u2019une vulgaire sangsue québécoise.En 1995, peu avant le référendum sur la souveraineté, Laurent Beaudoin s\u2019était fait crucifier au Québec pour avoir dit, essentiellement, que le Québec seul serait trop petit pour soutenir un géant international comme Bombardier.Politiquement parlant, le moment était mal choisi pour tenir de tels propos au Québec, mais le reste du Canada était bien d\u2019accord alors avec Laurent Beaudoin.Soutenir financièrement Bombardier aujourd\u2019hui comporte des risques pour le gouvernement, c\u2019est une évidence.Le ministre des Transports, Jean Lapierre, parle même d\u2019un « acte de foi» D\u2019autant que si Bombardier va de l\u2019avant avec une nouvelle flotte d\u2019avions (la Série C), le gouvernement sait déjà qu\u2019il devra aussi financer les acheteurs quand les premiers appareils sortiront de l\u2019atelier.Pour le gouvernement Martin, il y a un risque, mais c\u2019est le prix à payer pour maintenir une industrie aussi importante ici.S\u2019il y a déjà eu de fortes réticences autour de la table du cabinet et du caucus libéral (venant des rares députés libéraux de l\u2019Ouest), l\u2019aide à Bombardier semble maintenant faire l\u2019unanimité.Même le chef conservateur Stephen Harper, qui a fait campagne en juin en promettant de mettre la hache dans le programme Partenariat technologique Canada, rentre aujourd\u2019hui dans le rang.Une des dernières missions de Paul Tellier à la tête de Bombardier aura été de rencontrer M.Harper pour lui expliquer la situation de l\u2019aéronautique au Canada.M.Tellier a trouvé le chef conservateur très ouvert, dit-on.Évidemment, les liens politiques et personnels entre Bombardier et le gouvernement Martin alimenteront les critiques ces prochains mois.Après tout, Bombardier a versé 27 000$ en 2003 à la campagne au leadership de Paul Martin.Laurent Beaudoin connaît très bien Paul Martin et son lieutenant québécois, Jean Lapierre.Ce dernier ne cache d\u2019ailleurs pas son enthousiasme de voir M.Beaudoin revenir à la tête de Bombardier.Et pour cause.Les deux hommes se connaissent depuis les années 70, quand Jean Lapierre était jeune député de Shefford, qui englobait Valcourt.Dans ses archives, Jean Lapierre compte plusieurs photos prises à l\u2019usine de motoneiges de Valcourt en compagnie de M.Beaudoin.«À l\u2019époque, Bombardier était une petite shop de motoneiges, dit M.Lapierre.Laurent l\u2019a fait grossir, il a toujours livré.Pour moi, sa parole vaut de l\u2019or.» Visiblement, l\u2019enthousiasme de Jean Lapierre n\u2019est pas contagieux partout au Canada.Au contraire, cela rendra la relation Bombardier-Ottawa encore plus louche aux yeux de ses détracteurs.Être à la pointe.Prendre le volant et voir le monde se retourner.Jouer dans le trafic.Avoir sa Wave.Et en manger.PONTIAC WAVE Moteur 1,6L à DACT, 4 cylindres de 103 HP \u2022 Habitacle pour 5 passagers \u2022 Boîte manuelle à 5 vitesses \u2022 Sacs gonflables avant côtés conducteur et passager \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 rabattable \u2022 Phares antibrouillard \u2022 Chauffe-moteur \u2022 Direction et freins assistés \u2022 Pneus P185/60R/14 toutes-saisons \u2022 Garantie limitée 5 ans ou 100000km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise PONTIAC G6 259$/ mois* Moteur 3,5L V6 à ISC de 200 HP \u2022 Boîte automatique à 4 vitesses avec surmultipliée \u2022 Climatiseur \u2022 Rétroviseurs, glaces et ouvre-coffre à commandes électriques \u2022 Télédéverrouillage \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 rabattable \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD et 6 hautparleurs \u2022 Centralisateur informatique de bord \u2022 Colonne de direction télescopique, inclinable et réglable \u2022 Sacs gonflables avant à déploiement adapté \u2022 Roues de 16 po en aluminium \u2022 Phares antibrouillard \u2022 Phares à halogènes automatique PONTIAC VIBE Moteur VVT-I, 4 cylindres de 1,8 L de 130HP \u2022 Climatiseur \u2022 Rétroviseurs à réglage électrique \u2022 Phares antibrouillard \u2022 Prise de courant de 115 volts AC dans le tableau de bord \u2022 Lecteur CD et 4 haut-parleurs \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 rabattable à plat \u2022 Écran cache-bagages \u2022 Longeron de porte-bagages \u2022Volant inclinable \u2022 Roues de 16 po \u2022 Garantie limitée 5 ans ou 100000km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise PONTIAC PURSUIT Moteur 2,2L 4 cylindres ECOTEC à DACT de 145 HP \u2022 Boîte manuelle Getrag à 5 vitesses avec surmultipliée \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 rabattable \u2022Tachymètre \u2022 Sacs gonflables à déploiement adapté \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD \u2022 Phares à halogènes automatiques \u2022 Roues de 15 po \u2022 Sièges baquets avant sport, côté conducteur, réglable en hauteur \u2022 Centralisateur informatique de bord \u2022 Colonne de direction réglable \u2022 Garantie de 5 ans ou 100000 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise OU FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 0$ 0% DÉPÔT DE SÉCURITÉ PLUS CRÉDIT DE L\u2019ÉVÉNEMENT ON GAGNE Terme de 48 mois à la location.Transport et préparation inclus.239$/ mois* OU FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 0$ 0% DÉPÔT DE SÉCURITÉ PLUS CRÉDIT DE L\u2019ÉVÉNEMENT ON GAGNE Terme de 48 mois à la location.Transport et préparation inclus.PLUS CRÉDIT DE L\u2019ÉVÉNEMENT ON GAGNE L\u2019\u2019ÉVÉNEMENT GAGNE¥ 150 GAGNEZ UN DES VÉHICULES 10 000 $ OU JUSQU\u2019À DE CRÉDIT À l\u2019achat ou à la location sur la plupart des modèles 2004 et 2005 Terme de 48 mois à la location.Transport et préparation inclus.Modèle SE illustré OU FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 0$ 0% DÉPÔT DE SÉCURITÉ 149$/ mois* L\u2019Association des concessionnaires Pontiac\u2022Buick\u2022GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers, s\u2019appliquant aux modèles neufs de base 2005 en stock suivants:Wave (2TD28/R7A), G6 (2ZG69/R7B), Vibe (2SL26/R7A) et Pursuit (2AJ69/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l\u2019approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.*À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent de:Wave : 2217 $, G6: 3873$ et Vibe: 3203 $.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l\u2019achat de 0% pour un terme de 36 mois sur approbation de crédit de GMAC.**À l\u2019achat, préparation incluse.Transport (930 $), immatriculation, assurances et taxes en sus.Prix de détail suggéré par le fabricant.¥Aucun achat requis.Le concours s\u2019adresse aux résidents canadiens admissibles ayant atteint l\u2019âge de la majorité dans leur province de résidence.Le concours prend fin le 3 janvier 2005.Les grands prix excluent les véhicules de marque HUMMER et Cadillac ainsi que certains autres véhicules, et peuvent varier selon les marques vendues par le concessionnaire chez qui se sera rendu le participant.Les crédits offerts en prix sont valables durant une période limitée et, comme les crédits de base, s\u2019appliquent uniquement à l\u2019achat ou à la location de modèles 2004 (en stock) ou 2005 admissibles (à l\u2019exclusion des véhicules HUMMER 2004-2005 notamment).Les crédits de base ne s\u2019appliquent pas à l\u2019achat ou à la location des véhicules suivants : fourgonnettes G (de tourisme, utilitaires et tronquées) 2004-2005, HUMMER H2 2004-2005, GMT 560 famille 2 et 3 et série W à cabine basculante 2004-2005 et Corvette 2005.Les véhicules doivent être livrés au plus tard le 3 janvier 2005.Les chances de gagner varient d\u2019un prix à l\u2019autre.La plupart des prix sont répartis sur une base régionale.Les personnes choisies au hasard pour un prix doivent répondre correctement à une question d\u2019ordre mathématique pour en être déclarées gagnantes.Au Canada, il y a un total de 150 véhicules à gagner, dont 27 pour la province de Québec.Tous les participants admissibles recevront un crédit d\u2019achat/location d\u2019une valeur de 1000$ sur la plupart des modèles 2004 et sur une sélection de modèles 2005, ou un crédit d\u2019achat/location d\u2019une valeur de 500$ sur la plupart des modèles 2005.Les crédits offerts en prix sont répartis ainsi au Canada : 100 crédits de 10 000 $, dont 20 au Québec, 100 crédits de 5000 $, dont 20 au Québec, 400 crédits de 3000 $, dont 80 au Québec, 5 400 crédits de 2000 $, dont 1 080 au Québec.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat ou de location à l\u2019exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.PLUS CRÉDIT DE L\u2019ÉVÉNEMENT ON GAGNE 15 925$** À partir de FINANCEMENT À L\u2019ACHAT\u2020 0% 3275250A 3275253 .VINCENT MARISSAL .A 12 L A P R E S S E M E R C R E DI 1 5 D É C E M B R E lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ford.ca LA NOUVELLE GÉNÉRATION FORD 2005 On pense à tout pour que vous pensiez à Ford.Meilleure voiture sport et performance 2005 3277127A L A P R E S S E M E R C R E DI 1 5 D É C E M B R E A 13 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll POLITIQUE POLITIQUE Bouclier antimissile La participation GOMERY canadienne conditionnelle au rejet du volet spatial Scully a été sollicité pour contribuer à la caisse du PLC Martin exigera un engagement écrit de Bush GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 L\u2019animateur et producteur de télévision Robert Guy Scully a témoigné hier devant la Commission d\u2019enquête sur le programme de commandites qu\u2019il avait commencé, comme par hasard, à être sollicité pour faire des contributions à la caisse du Parti libéral du Canada (PLC) à partir du moment où il est devenu un important fournisseur du gouvernement.Télémission, une des compagnies de M.Scully, a notamment versé 4598,20$ au PLC en 2000.De plus, une collaboratrice de M.Scully, Claudette Théorêt, a donné au PLC 8012 $ en 2001 et 10 000 $ en 2002.Robert Guy Scully a expliqué hier à la commission Gomery que la contribution de 4598,20$ avait été faite à la demande de Diane Deslauriers, une des dirigeantes du Groupe Everest et femme du président de cette compagnie, Claude Boulay.Le Groupe Everest est l\u2019une des agences de communication proches des libéraux mises en cause dans le scandale des commandites.La somme versée par Télémission a servi, selon M.Scully, à louer une table lors d\u2019un dîner politique dans la circonscription du ministre Alfonso Gagliano.M.Scully a assisté à l\u2019événement.Quant aux contributions de Mme Théorêt, M.Scully a rejeté la suggestion du procureur principal de la commission, Bernard Roy, qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une façon de camoufler ses propres contributions au PLC.M.Scully a expliqué qu\u2019il avait été sollicité à l\u2019époque par un organisateur libéral, Paul Massicotte, aujourd\u2019hui sénateur, mais qu\u2019il avait refusé de contribuer à la campagne de souscription du PLC.Il a affirmé avoir reçu au cours des années plusieurs demandes de contributions financières du PLC, mais qu\u2019il avait presque toujours refusé.« Nous avons accepté la demande de Mme Deslauriers parce que son insistance était beaucoup plus grande, a-t-il dit ; elle était plus persévérante.Nous avons accepté une autre demande durant toutes ces années- là.» « Nous avions la conviction, parce que les appels étaient fréquents et qu\u2019ils sont venus de plusieurs sources, a ajouté M.Scully, que nous étions sur une liste parce que nous étions des fournisseurs du gouvernement.C\u2019est évident.Nous nous sommes dit que nous devions appliquer une règle très stricte : si quelqu\u2019un nous appelle et fait une allusion de quelque façon que ce soit entre les deux (NDLR : la contribution financière au PLC et les contrats au gouvernement), nous raccrochons.(.) On s\u2019était dit que peut-être on dirait oui quand ce serait un événement, pas un don.Parce qu\u2019un don, ça me paraissait, pour moi et pour la compagnie, quelque chose de plus idéologique.Il n\u2019y a pas de différence en nature, mais il peut y avoir une différence d\u2019interprétation.Un don, non.Un événement, une table, oui, peutêtre.Et on a dit oui deux fois.C\u2019est pas beaucoup.» M.Scully a donc informé Paul Massicotte qu\u2019il refusait de faire une contribution au PLC.Il a cependant autorisé M.Massicotte à solliciter son personnel, ce qui explique, selon lui, les deux importantes contributions de Claudette Théorêt.L\u2019animateur a réitéré par la suite aux journalistes qu\u2019il était convaincu que le nom de ses entreprises se trouvait sur des listes du PLC.« Le nom de notre compagnie n\u2019est pas abouti là sur un flocon de neige », a-t-il avancé.Commissions aux agences Par ailleurs, M.Scully a étoffé hier son témoignage de la veille, alors qu\u2019il avait affirmé que cinq agences de communication proches des libéraux ont retiré des commissions importantes (665 000 $) sur divers contrats réalisés par sa compagnie pour le gouvernement du Canada, répétant dans chacun des exemples mis en preuve par la commission que ces agences n\u2019avaient réalisé aucun travail en échange des sommes reçues de Travaux publics.Par exemple, pour un projet de télévision intitulé Le Canada moderne, Lafleur Communication a perçu 78 000$ en commissions, sans compter 21 862,50$ uniquement pour la facturation personnelle de Jean Lafleur \u2014soit 79,5 heures de travail à 275 $ de l\u2019heure.M.Scully a affirmé au procureur Bernard Roy que Lafleur Communication n\u2019avait pas fait de travail pour ce paiement.Le même scénario s\u2019est produit avec Groupe Everest pour un projet de M.Scully intitulé Le Monde de Gabrielle Roy et avec Lafleur Communication pour la série Métropoles et capitales.Une autre série télévisée, intitulée Les entrepreneurs du Canada, a rapporté en commissions à Groupaction/Gosselin 18 000 $.Encore là, M.Scully a assuré que Groupaction/Gosselin n\u2019a eu rien à voir avec son projet.Il a confié aux journalistes après son interrogatoire qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019impression d\u2019avoir été manipulé dans cette affaire, même s\u2019il ne savait rien des commissions versées aux agences de communication.« C\u2019est toujours le contribuable qui est floué, a-t-il estimé.Mon impression est celle de tous ceux qui lisent les journaux ; c\u2019est un système qui a été très intéressant pour certaines personnes.» JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Paul Martin exigera par écrit des États- Unis l\u2019engagement que le fameux bouclier antimissile préconisé par l\u2019administration de George W.Bush ne comportera aucun volet spatial avant d\u2019accepter la participation du Canada à ce projet controversé.Toutefois, M.Martin rejette du revers de la main l\u2019idée de tenir un référendum sur cette question qui soulève les passions au sein de son propre parti, estimant qu\u2019il incombe à son gouvernement de prendre une décision de cette importance.Le premier ministre a fait ces commentaires dans le cadre d\u2019une série d\u2019entrevues de fin d\u2019année accordées à neuf réseaux de télévisions du pays afin de faire le bilan de ses 12 premiers mois de pouvoir et d\u2019expliquer ses intentions sur une foule de sujets, dont le bouclier antimissile, le mariage entre conjoints de même sexe, la réduction du fardeau fiscal des contribuables et le scandale des commandites.Dans le dossier du bouclier antimissile, M.Martin a dit croire que les États-Unis donneront le coup d\u2019envoi à une nouvelle course aux armements s\u2019ils décident d\u2019installer des missiles dans l\u2019espace dans le cadre de ce projet qui coûtera des milliards de dollars.Voilà pourquoi son gouvernement souhaite obtenir par écrit l\u2019engagement que le bouclier antimissile ne comprendra pas de volet spatial.Dans l\u2019entrevue qu\u2019il a accordée à CPAC, M.Martin y est allé aussi d\u2019une étonnante déclaration en affirmant que les États-Unis n\u2019avaient pas formellement demandé au Canada de participer au bouclier.Pourtant, le président Bush a profité de sa première visite officielle, au début du mois, pour exhorter le Canada à embarquer dans cette aventure.En outre, Ottawa et Washington ont entrepris des pourparlers au sujet du bouclier il y a 18 mois, soit en mai 2003.« Nous n\u2019allons participer d\u2019aucune façon à la militarisation de l\u2019espace.Mais nous voulons avoir une voix au chapitre si nous participons à ce projet.Tant et aussi longtemps que nous n\u2019aurons pas de réponses à nos questions, nous n\u2019allons pas nous embarquer dans les négociations », a déclaré M.Martin à l\u2019animateur de CPAC, Peter Van Dusen.Le premier ministre a répété qu\u2019il annoncera ses couleurs « quand ce sera dans l\u2019intérêt du Canada de le faire » et qu\u2019il prendra une décision « qui sera dans l\u2019intérêt du Canada et non pas parce qu\u2019un autre pays nous le dicte ».« Je ne vais pas mettre de l\u2019argent dans ce projet quand nous avons tant d\u2019autres priorités », a ajouté le premier ministre, qui a semblé souffler le chaud et le froid sur cette question durant les entrevues accordées aux divers réseaux.Malgré les nombreuses questions de ses hôtes, M.Martin n\u2019a pas voulu dire quand son gouvernement annoncera sa décision.« Nous annoncerons notre décision en temps opportun », s\u2019est-il borné à dire.Mariages homosexuels Dans le dossier de la reconnaissance des mariages entre conjoints de même sexe, M.Martin a indiqué au réseau CPAC qu\u2019il ne pouvait accepter la demande du premier ministre de l\u2019Alberta, Ralph Klein, affirmant qu\u2019il est inacceptable dans une démocratie d\u2019assujettir les droits de la minorité à la volonté de la majorité.Il a admis avoir eu beaucoup de difficulté à accepter de modifier la définition traditionnelle du mariage, compte tenu qu\u2019il est un catholique pratiquant.Mais il a dit s\u2019être rallié à cette idée après la décision des tribunaux dans six provinces qui ont déclaré la définition actuelle contraire à la Charte des droits et libertés et après avoir discuté de cette question avec des amis ayant des enfants qui sont gais.« C\u2019est le rôle des parlementaires de prendre des décisions.C\u2019est pour cela que nous avons des élections.Si on a des référendums sur chaque sujet, pourquoi aurions-nous besoin d\u2019élections ?» a demandé M.Martin.Durant les entrevues, le premier ministre a aussi indiqué qu\u2019il : > Compte nommer de nouveaux sénateurs « très bientôt» et selon les «méthodes habituelles» afin de combler les 15 vacances.; > Entend financer toutes les promesses du gouvernement avant d\u2019accorder de nouvelles baisses d\u2019impôts aux contribuables ; > Ne veut pas tenir des élections rapidement même si les sondages sont favorables aux libéraux à l\u2019automne 2005.> Se félicite des relations d\u2019amitié qu\u2019il entretient déjà avec le président américain George W.Bush, même si cette amitié n\u2019a pas permis de régler les nombreux différends commerciaux avec Washington ; > Continue de rejeter l\u2019idée qu\u2019il existe un déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces ; > Se défend bien d\u2019être un homme indécis.«Je ne suis probablement pas le meilleur politicien au monde.Mais je peux vous dire une chose : nous accomplissons notre travail » ; > Est prêt à intervenir dans le conflit qui paralyse la LNH seulement si les deux parties en cause réclament une intervention d\u2019Ottawa.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les adversaires du Bloc verraient bien Gilles Duceppe au PQ.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le Chicoutimi toujours dans les plans de la marine JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les libéraux, les conservateurs et, dans une moindre mesure, les néo-démocrates se frottent les mains à l\u2019idée de voir le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, faire éventuellement le saut en politique provinciale afin de diriger le Parti québécois.Un départ éventuel de M.Duceppe, qui dirige le Bloc québécois depuis 1997, pourrait leur permettre de faire une percée dans quelques circonscriptions actuellement détenues par la formation souverainiste à Ottawa, calcule-t-on dans les rangs de ces partis fédéralistes.Les stratèges de ces partis se rappellent que le Bloc québécois avait vécu une période difficile lorsque Lucien Bouchard avait quitté la scène fédérale, en 1996, pour diriger le Parti québécois et le Québec après le référendum de 1995 sur la souveraineté.Ils estiment que le départ de M.Duceppe pourrait plonger le parti dans la même tourmente à quelque 12 ou 18 mois des prochaines élections fédérales.C\u2019est que M.Duceppe est devenu au fil des ans une figure importante du mouvement souverainiste et sa popularité ne cesse de croître au Québec, notamment grâce à ses solides performances aux deux dernières élections fédérales et durant les débats des chefs.Actuellement, M.Duceppe est vu comme le candidat le plus populaire pour remplacer l\u2019actuel chef du Parti québécois, Bernard Landry, si ce dernier, dont le leadership est contesté, décide de tirer sa révérence.Le départ de M.Duceppe changerait la dynamique au Québec, a convenu le ministre des Transports, Jean Lapierre, en affichant un large sourire.Au Parti conservateur, qui tente de faire une percée au Québec depuis 10 ans, on croit que le départ éventuel de M.Duceppe pourrait même lui permettre de convaincre certains députés bloquistes de quitter leur parti pour rejoindre les troupes de Stephen Harper.Du côté du NPD, le stratège Karl Bélanger se montre plus circonspect, expliquant que la donne politique pourrait changer au Québec selon le successeur qui est choisi.« Tout va dépendre du nouveau chef.M.Duceppe a expulsé les éléments plus à droite de son parti.Donc il a transformé son parti qui est en apparence plus à gauche.Le nouveau chef va-til continuer dans le même sens ?C\u2019est la clé de toute cette question », a indiqué M.Bélanger, l\u2019attaché de presse du chef néo-démocrate Jack Layton.Même si, dans la capitale fédérale, les rumeurs persistent à envoyer M.Duceppe à Québec d\u2019ici quelques mois, on soutient dans les rangs bloquistes ne pas croire à une telle éventualité, estimant que les Québécois accepteraient mal de le voir quitter la Chambre des communes dans une période aussi importante pour le Bloc québécois, qui n\u2019a jamais eu autant d\u2019influence et de pouvoir que durant les derniers mois de gouvernement libéral minoritaire.ANDRÉ DUCHESNE En annonçant hier qu\u2019elle avait accordé un contrat pour le rapatriement du sous-marin Chicoutimi, sérieusement endommagé par un incendie survenu le 5 octobre, la marine canadienne a aussi clairement signifié son intention d\u2019intégrer ce bâtiment à sa flotte.« En effectuant les réparations au Canada, la marine peut combiner les travaux de réparation et les activités de mise à niveau déjà prévues, de manière à ce que le NCSM Chicoutimi puisse reprendre la mer là où on en a besoin », lit-on dans un communiqué diffusé hier.Du coup, la Marine semble vouloir balayer toute forme de spéculations quant à l\u2019avenir du programme des sous-marins que d\u2019aucuns ont remis en question à la suite de l\u2019incendie ayant coûté la vie au lieutenant de vaisseau Chris Saunders et fait huit autres blessés dans les heures suivant le début de sa traversée inaugurale vers le Canada.Dans la foulée des événements, le ministre de la Défense, Bill Graham, avait dit qu\u2019il n\u2019écartait aucun scénario, pas même une mise au rancart des quatre navires achetés de la Grande-Bretagne.Certains analystes, évaluant l\u2019étendue des dommages, avaient quant à eux émis l\u2019hypothèse que la Défense pourrait laisser tomber ce sous-marin pour se concentrer sur l\u2019opération des trois autres, les NCSM Victoria, Corner Brook et Windsor.L\u2019achat et la modernisation (la canadianisation dans le jargon militaire) des quatre vaisseaux entraînent une dépense de plus de 800 millions de dollars.EN BREF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Mariages gais et juges de paix Des fonctionnaires municipaux, comme les juges de paix, ne pourront être forcés de célébrer des mariages gais si cela va à l\u2019encontre de leurs convictions religieuses, a affirmé hier le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler.Celui-ci a souligné que la récente décision de la Cour suprême sur le mariage de conjoints de même sexe reconnaît que le droit à l\u2019égalité ne doit pas porter atteinte aux droits religieux.Le ministre n\u2019a pas expliqué de quelle façon le gouvernement s\u2019assurera que les homosexuels pourront se marier si certains fonctionnaires, comme les juges de paix, refusent de coopérer.PC 3277928 . A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .POLITIQUE Opposé au bâillon, Dupuis se dit contraint de l\u2019imposer Le gouvernement veut faire adopter cinq projets de loi GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Profitant de sa majorité, le gouvernement Charest a présenté hier une motion de suspension des règles de procédures pour faire adopter, avant l\u2019ajournement de la session à la fin de la semaine, cinq projets de loi pour l\u2019application desquels il voit une urgence.Il s\u2019agit des projets de loi suivants : 55, modifiant la Loi sur la Société de l\u2019assurance automobile du Québec ; 61, créant l\u2019Agence des partenariats public-privé; 63, sur Services Québec; 75, sur l\u2019exercice de certaines compétences municipales dans quelques agglomérations ; et 78, modifiant la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec.Le ministre Jacques Dupuis se voit ainsi placé dans une situation délicate, étant celui qui présente la motion de suspension des règles de procédures, comme le veut son rôle de leader parlementaire du gouvernement.M.Dupuis est aussi ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques et, à ce titre, il a réclamé, dans son projet de réforme déposé en mai, que «cesse le sprint des fins de session ».Il proposait alors un recours à d\u2019autres procédés.« Un changement de mentalité s\u2019impose », disait-il alors.« Tant au gouvernement que dans l\u2019opposition que chez les médias, on doit se convaincre que rien n\u2019est plus normal, au moment d\u2019ajourner en juin ou en décembre, que de laisser au feuilleton, en vue de la reprise des travaux, des projets de loi que l\u2019Assemblée n\u2019a pas eu le loisir d\u2019étudier en profondeur, surtout s\u2019ils sont importants.« Les ministères doivent reconnaître que le processus législatif n\u2019est pas qu\u2019un inévitable supplice que le leader du gouvernement peut abréger au moyen de procédures prévues à cette fin.Les projets de loi cesseront alors d\u2019être présentés à la dernière minute ou leur adoption sera reportée à la reprise des travaux de l\u2019Assemblée », pouvait-on lire dans le cahier de propositions articulant son projet de réforme.Hier, il a fait appel à l\u2019urgence de la situation pour présenter sa motion imposant le bâillon aux parlementaires, ce qu\u2019a dénoncé l\u2019opposition.« Il n\u2019y a aucune urgence », a clamé la leader parlementaire de l\u2019opposition péquiste, Diane Lemieux.« Pourquoi adopter ces projets de loi à toute vapeur ?Est-ce que le ministre de la Réforme parlementaire peut convaincre le leader du gouvernement qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019urgence et que bâillonner les députés, c\u2019est aussi bâillonner la population ?» a poursuivi la députée de Bourget.« Ça ressemble plus à un caucus du PQ qu\u2019à une période des questions », a raillé Jacques Dupuis, aussitôt rappelé à l\u2019ordre par le président de l\u2019Assemblée nationale, Michel Bissonnet.Puis M.Dupuis a rappelé que le Parti québécois, durant ses années de pouvoir, avait imposé 14 bâillons pour faire adopter 58 projets de loi.« Sans compter leurs agissements dans tout le dossier des fusions municipales.» En point de presse, Diane Lemieux a expliqué que le gouvernement péquiste, profitant de sa majorité parlementaire, avait, avec l\u2019appui de l\u2019opposition, adopté une façon moins rouleau compresseur d\u2019imposer une suspension des règles.Ainsi, si on suspendait les règles, c\u2019était pour un projet de loi à la fois et non pas pour un bloc de projets.On a procédé ainsi durant trois sessions.« Au retour des libéraux au pouvoir, on est revenu aux anciennes pratiques », a-t-elle déploré.« Cela illustre la contradiction flagrante des deux personnages qu\u2019il (Jacques Dupuis) a à jouer : le leader du gouvernement et le ministre responsable de la Réforme parlementaire.C\u2019est dur de défendre le fait que, dans un document, on propose quelque chose, mais, à la première occasion, on ne va pas du tout dans le sens de ce qu\u2019on propose.C\u2019est pas mal dur à défendre », a conclu Mme Lemieux.PHOTO JACQUES BOISSINOT, PRESSE CANADIENNE Le ministre Jacques Dupuis, à titre de leader parlementaire, a présenté une motion de suspension des règles de procédure, hier.C\u2019est le même homme, mais avec une casquette de ministre délégué à la Réforme des institutions, qui avait réclamé en mai que « cesse le sprint des fins de session ».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 15 ans pour renflouer les coffres de la SAAQ QUÉBEC PLACE STE-FOY \u2022 GALERIES DE LA CAPITALE \u2022 VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE UN CADEAU DISTINCTIF SIGNÉ LE 31 Offrez-lui le chic éternel des rayures tissées en couleurs vibrantes de rouge vermillon, bleu améthyste, vert chartreuse.Offrez-lui une chemise classe affaires raffinée, en pur coton satiné, avec un col en pointes évasées à l\u2019italienne, un poignet mousquetaire qui joue la couleur complémentaire sur son envers.Tailles 14 1/2 à 17 1/2 manches régulières et longues.La cravate en soie 49.95, les boutons de manchettes 39.95 LA CHEMISE RAYURES BINAIRES 69.95 3266357A GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Le projet de loi 55 modifiant la Loi sur la Société de l\u2019assurance automobile du Québec, que le gouvernement Charest a choisi de faire adopter en catastrophe à la faveur du bâillon, à quelques heures de l\u2019ajournement des Fêtes, accorde 15 ans aux automobilistes pour renflouer les coffres de la SAAQ.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué à La Presse, hier, le ministre des Transports, Yvon Marcoux, qui soutient cependant que les hausses tarifaires qui seront imposées aux automobilistes québécois n\u2019ont rien en commun avec « les projections apocalyptiques présentées la semaine dernière par l\u2019ADQ ».« Nous avons voulu respecter la capacité de payer et des automobilistes et des propriétaires de flottes », a assuré M.Marcoux.L\u2019ADQ, par la voix du député Marc Picard, évaluait que les hausses annuelles de ces frais pouvaient atteindre 165 $ selon que les tarifs des droits d\u2019immatriculation et des permis de conduire augmentaient, ou 189 $ ou 228 $, selon qu\u2019on aurait augmenté que le coût des droits d\u2019immatriculation ou que ceux du permis de conduire.Vendredi dernier, en Chambre, le ministre Marcoux avait déploré les augmentations de 30 $ successives, en septembre 2003 et en 2004, ce qu\u2019il avait qualifié de « chocs tarifaires ».« C\u2019est ce que nous allons éviter en prévoyant que ce soit réparti sur plusieurs années, pour rétablir la situation financière saine de la SAAQ », a-t-il indiqué.Le déficit de la SAAQ s\u2019élevait à près de 350 millions en 2003, et on prévoit qu\u2019il aura atteint 450 millions en 2004.« Le sous-financement, reconnu depuis plusieurs années, a été accentué par une perte de 1,7 milliard de la valeur des fonds qui sont déposés à la Caisse de dépôt, de sorte que les actifs sont passés de 7,6 milliards à 5,9 milliards », a expliqué M.Marcoux.Le projet de loi prévoit aussi la création d\u2019une fiducie dans laquelle seront versées toutes les contributions des assurés québécois, de telle manière que ces sommes puissent être utilisées uniquement pour verser des indemnités aux assurés.Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE .Luxe.Performance.Maniabilité.Tout ceque vous pourriez attendred\u2019une berline ou d\u2019un coupé sport haut de gamme.Mais dans une minifourgonnette ?C\u2019est pourtant le défi que nous avons relevéenprenant laHondaOdyssey, déjàentêtede sacatégorie,pour la reconstruiredepuis lacase départ.UnmoteurV6 de 255 chevaux.Une maniabilité inspirée de la course.Des caractéristiques desécurité à l\u2019avant-gardedel\u2019industrie.Et plusderaffinements dans l\u2019habitacle que vousnepourrez jamais en exiger.Résultat ?LeprixAJAC 2005de la meilleure fourgonnette.Pour un véhicule qui se conduit, agit et réagit comme un véhicule pas du tout comparable à une minifourgonnette.Elle aurait pu être en nomination dans presque toutes les autres catégories.Ce qui rend cette victoire d\u2019autant plus remarquable.ODYSSEY 2005 LAURÉATE AJAC DU PRIX « MEILLEURE FOURGONNETTE » honda.ca 3275988A . .A 16 \u2022 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll POLITIQUE PIERRE PELCHAT LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Le chantier de l\u2019usine Gaspésia donne de plus en plus l\u2019impression d\u2019avoir été un véritable nid à chicanes.Après les problèmes de relations de travail, de productivité, de discrimination syndicale, de relations avec les entrepreneurs et de gestion déficiente des coûts, les audiences de la commission d\u2019enquête Lesage sur les dépassements de coûts ont mis en lumière, hier, une autre source de conflit qui a affecté le projet de 500 millions de dollars.À trois mois du début des travaux en mai 2002, les gestionnaires du projet, avec en tête la société papetière Tembec, ont mis à la porte la firme d\u2019ingénierie BPR, de Québec, qui avait été associée au projet depuis ses débuts.«On n\u2019en croyait pas nos yeux », a dit hier le vice-président de BPR, Jacques Bédard, qui témoignait devant la commission Lesage.BPR a été renvoyée après avoir présenté une nouvelle évaluation des coûts de construction du projet qui passaient de 350 à 410 millions de dollars en mars 2002.Ce dépassement de coûts important faisait suite à l\u2019obtention de soumissions précises de fournisseurs pour l\u2019achat d\u2019équipements et de fournitures.Or, les gens nommés par Tembec ont contesté la conclusion de BPR mettant même en doute les compétences de la firme à bien évaluer les coûts de construction.Selon le témoignage de M.Bédard, Tembec a fait pression pour que sa firme revoie à la baisse les augmentations de coûts dans le but de ne pas dépasser le budget initial de 350 millions.Mais voilà, BPR a refusé de se plier à cette demande, se disant convaincue que sa nouvelle estimation des coûts reposait sur la réalité.Selon M.Bédard, c\u2019est ce refus d\u2019obtempérer aux pressions de Tembec qui a conduit à son expulsion et non une question d\u2019incompétence.Depuis ce temps, BPR a intenté un recours en justice pour réclamer près de 8 millions à Papiers Gaspésia pour la propriété intellectuelle de droits d\u2019auteur et de secrets commerciaux ainsi que pour des honoraires professionnels et des dommages-intérêts.Dans son contre-interrogatoire, le procureur représentant Tembec a laissé entendre par ses questions qu\u2019un différend concernant la rémunération de la firme d\u2019ingénierie pour réaliser les plans détaillés du projet de modernisation de l\u2019usine de Chandler aurait pu être une des causes du congédiement de BPR.Au cours d\u2019une réunion en décembre 2001 en présence du président de la FTQ, Henri Massé, du président de la SGF, Claude Blanchet, du président de BPR, Paul Lafleur, et du représentant du premier ministre Landry, le sous-ministre Michel Boivin, le président de Tembec, Frank Dottori, a informé les personnes présentes que la proposition de service d\u2019ingénierie de BPR était de 4 à 5 millions supérieure à celles de firmes concurrentes.D\u2019autres motifs sont aussi évoqués dans la lettre du 6 mars 2002 de Papiers Gaspésia qui mettait officiellement fin aux relations d\u2019affaires avec BPR.«Malgré les rencontres et les réunions de travail tenues entre les parties, de nombreuses demandes n\u2019ont pas reçu de réponses ou n\u2019ont pas reçu de réponses adéquates compte tenu des exigences techniques du projet de cette ampleur et de son échéancier.Papiers Gaspésia a de plus constaté des désaccords importants avec Génivel-BPR touchant des éléments administratifs, organisationnels, techniques et monétaires proposés pour le projet », écrit l\u2019avocat de Papiers Gaspésia.Pour le vice-président de BPR, ces derniers propos reviennent à dire que le renvoi de sa firme est dû à son refus de réduire son évaluation des coûts.Par ailleurs, une lettre adressée quelques jours avant le renvoi de BPR à la représentante du Fonds de solidarité chez Papiers Gaspésia, Élaine Zakaïb, montre que le torchon brûlait depuis un certain temps entre les professionnels de la firme d\u2019ingénierie et les responsables du projet.M.Bédard a même pris la peine de demander formellement « d\u2019exiger que les représentants du gérant de projet, MM.Emilio Rigato et Al Duff, adoptent un comportement respectueux des gens et conformes à l\u2019éthique qui doit être associé à la fonction de gérant de projet et du titre professionnel d\u2019ingénieur qu\u2019ils ont ».LA GASPÉSIA Une firme d\u2019ingénierie mise à la porte après avoir signalé un dépassement des coûts 12995$ Programmes de location au détail et de financement à l\u2019achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\" Offre de location au détail valable sur les 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lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ACTUALITÉS BRUNO BISSON La petite municipalité de Chertsey, dans la région de Lanaudière, a remporté une autre manche dans la longue bataille judiciaire qui l\u2019oppose au ministère de l\u2019Environnement du Québec (MENV), pour faire lever le secret entourant l\u2019implantation d\u2019une sablière sur son territoire.Le 22 novembre, la Cour supérieure a refusé d\u2019invalider une décision de la Cour du Québec, ordonnant au Ministère de transmettre à la municipalité une série de documents relatifs à l\u2019exploitation de cette sablière, autorisée en janvier 2002 par le MENV, malgré l\u2019opposition historique de la municipalité à un tel projet.Les documents réclamés par la municipalité font « partie intégrante » du certificat d\u2019autorisation du ministère.Le certificat lui-même est un document public.Mais les conditions d\u2019exploitation particulières imposées à la sablière Baumir, de même que les « engagements, ou les clarifications » fournies par l\u2019entreprise en réponse aux questions du MENV à propos de la sablière, sont toujours restés confidentiels, à la demande de la compagnie.Un des documents réclamés par la municipalité est une lettre, adressée au MENV, « concernant un engagement daté du 20 janvier 2002 et signée par M.Clément Miron », le président de Baumir.Deux jours après l\u2019envoi de cette lettre à une fonctionnaire du MENV, Baumir obtenait son certificat du ministère.Et depuis, le ministère a refusé de fournir à la municipalité tout document justifiant sa décision d\u2019autoriser le projet.Mais d\u2019ici janvier, en vertu de la décision de la Cour du Québec, qui a été maintenue par la Cour supérieure, le MENV pourrait enfin être forcé de lever le voile sur ces « engagements » de l\u2019entreprise, qui restent secrets, trois ans après la délivrance du certificat.À moins que Québec n\u2019interjette appel au rejet de sa demande de révision judiciaire.Le délai d\u2019appel expirera le 22 décembre.Pour la petite municipalité de 4300 habitants, cette bataille de trois ans pour obtenir l\u2019accès à des documents du gouvernement sur des activités qui se déroulent dans son propre territoire n\u2019est qu\u2019un épisode plus éprouvant que les autres d\u2019un interminable feuilleton qui dure depuis presque 20 ans, autour du même emplacement, situé sur des terres du gouvernement, à huit kilomètres du centre villageois de Chertsey.Joint par La Presse, le maire de Chertsey, Daniel Brazeau, affirme que les documents du MENV permettront à la municipalité de mieux comprendre comment le Ministère a négocié l\u2019implantation de cette sablière avec Baumir, et surtout quels engagements cette compagnie a pris, en retour, pour amener le MENV à approuver son projet.« Je ne vous cacherai pas non plus, affirme le maire, que lorsque nous aurons copie de ces documents, nous allons donner des instructions aux avocats de la municipalité pour demander que le certificat d\u2019autorisation délivré pour la sablière de Baumir soit annulé, le plus rapidement possible.» « La municipalité n\u2019a jamais caché ses intentions quant à l\u2019exploitation de cette sablière, renchérit le directeur général, Pierre Mercier.Nous sommes contre.Le projet déroge à notre règlement d\u2019urbanisme.De plus, les camions vont et viennent en grand nombre dans ce type d\u2019entreprises, et le seul accès possible à la carrière passerait par la rue de l\u2019Église, qui traverse tout le coeur du village de Chertsey.Les gens ne veulent pas de cela.» Mine ou sablière ?Le terrain convoité par Baumir pour sa sablière est situé dans la partie non aménagée du territoire de Chertsey, sur des terres publiques en bordure de la rivière Ouareau.Le secteur est zoné résidentiel par la municipalité, et la petite montagne au pied de laquelle doit s\u2019implanter cette sablière aurait un potentiel récréatif intéressant, à long terme.Sans la sablière, évidemment.Selon le maire Brazeau, le débat juridique entourant les documents du ministère de l\u2019Environnement a repoussé à l\u2019arrière-plan un débat beaucoup plus vaste, qui touche à la fois au pouvoir des entreprises minières dans tout le territoire du Québec et au respect des lois québécoises sur l\u2019aménagement par le gouvernement lui-même.« C\u2019est une sablière, dit le maire, et selon le règlement québécois sur les carrières et les sablières, ces entreprises doivent se conformer aux règlements de zonage des municipalités.Pour contourner cela, le Ministère utilise la Loi sur les mines, qui n\u2019impose pas cette obligation-là aux promoteurs.» « Mais en fin de compte, est-ce une mine, ou une sablière ?Le Ministère joue sur les deux tableaux.Il y a un flou juridique entre la Loi sur la qualité de l\u2019environnement et la Loi sur les mines, et il y a d\u2019autres municipalités aux prises avec les mêmes problèmes que Chertsey.Nous avons gagné une bataille importante sur l\u2019accès à l\u2019information, mais il reste un long bout de chemin à faire pour corriger les problèmes en profondeur.» PROJET DE SABLIÈRE La Ville de Chertsey veut forcer l\u2019Environnement à révéler ses secrets llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 313, boul.Cartier, Laval \u2022 450-663-5543 \u2022 2 km à l\u2019est de la sortie 7, aut.INFORMEZ-VOUS SUR NOS COURS DE CERF-VOLANT D\u2019HIVER.TOUT POUR L\u2019HIVER ET TOUJOURS LE MEILLEUR SERVICE.S N O W B O A R D \u2022 W A K E B O A R D \u2022 P A R A S K I HIVER-ÉTÉ 30% à 70% STOCK 2003-2004 30% à 50% SUR STOCK D\u2019ÉTÉ HYPERLITE HO O\u2019BRIEN HO 3279165 Ouvert jusqu\u2019à 21 h tous les soirs 3279166 CONSULTATION GÉNÉRALE PROJET DE LOI N° 83, LOI MODIFIANT LA LOI SUR LES SERVICES DE SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX ET D\u2019AUTRES DISPOSITIONS LÉGISLATIVES La Commission des affaires sociales est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 9 février 2005 dans le cadre d\u2019une consultation générale sur le projet de loi n° 83, Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et d\u2019autres dispositions législatives.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus tard le 21 janvier 2005.La Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu\u2019elle entendra.Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre.Ils doivent être accompagnés d\u2019autant d\u2019exemplaires d\u2019un résumé de leur contenu.Les personnes et les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 20 exemplaires supplémentaires.Vous êtes également invités à transmettre par courriel le fichier de votre mémoire.Toutefois, cela ne vous dispense pas de produire une version papier de celui-ci.Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressés à: Mme Denise Lamontagne, avocate, secrétaire de la Commission des affaires sociales, Édifice Pamphile-Le May, 1035, rue des Parlementaires, 3e étage, Québec (Québec), G1A 1A3.Téléphone : (418) 643-2722 Télécopieur : (418) 643-0248 Courriel : cas@assnat.qc.ca 3279477A La levée du moratoire sur le porc suscite l\u2019inquiétude ANNE-LOUISE CHAMPAGNE LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Québec lève aujourd\u2019hui le dernier pan du moratoire sur la production porcine.Une nouvelle qui devrait réjouir les producteurs, mais qui au contraire, les fait déchanter.Zonage de production, contingentement, distances séparatrices : la Fédération des producteurs de porcs (FPPQ) a pris connaissance, au début de décembre, du contenu des orientations gouvernementales en matière de production porcine.Depuis, elle multiplie les représentations auprès des ministères concernés.«On attend des réponses », a confié hier au Soleil le président de la FPPQ, Claude Corbeil.Ces règles confineront la production dans des zones restreintes, estime M.Corbeil.Quant à la façon dont seront déterminées les distances séparatrices, qui gèrent l\u2019épandage des lisiers, « tout reste à voir », dit-il.« La loi 54 (qui encadre la levée du moratoire) était pour nous une boîte, et nous ne savions pas ce qu\u2019il y avait dedans », a comparé M.Corbeil.Maintenant qu\u2019il en a une idée, il estime que rien là-dedans ne favorise une meilleure cohabitation entre les producteurs et la population.« Avec ce qui s\u2019enligne pour être déposé, l\u2019atteinte d\u2019une meilleure cohabitation n\u2019est pas assurée », dit-il.Il s\u2019attend à ce que les producteurs rencontrent beaucoup de résistance lorsqu\u2019ils se présenteront à leur municipalité pour défendre un projet d\u2019agrandissement, ou une nouvelle porcherie.Du côté gouvernemental, on répond que les orientations seront adoptées dans les jours qui viennent, et qu\u2019il est trop tôt pour les commenter.Le moratoire imposé à la production porcine remonte à juin 2002.3276295A 3268710 Confectionné à partir d\u2019un matériau unique, TEMPUR est un produit suédois approuvé par la NASA.L\u2019un des 18 produits admis au Temple de la renommée de la technologie spatiale américaine Procure un sommeil plus profond, plus récupérateur en soulageant les points de pression.Idéal pour personnes stressées ou ayant des problèmes physiques (maux, articulaires, douleurs musculaires, etc.) 8025, boul.Taschereau Brossard QC Tél.: (450) 445-1216 Sans frais : 1 877 NAHTAJO C o m m e s i v o u s f l o t t i e z d a n s l \u2019e s p a c e ! 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(iii) 499$ un montant de 2885$ est exigé à la signature du contrat de location (ces montants incluent le dépôt requis, les frais de transport et de préparation, un dépôt de sécurité, l\u2019enregistrement d\u2019une hypothèque mobilière ainsi que la première mensualité).Le taux de location applicable sur le modèle X3 2.5/X5 3.0 est de 2,5%/4,4%.Les frais d\u2019administration du concessionnaire sont facturés selon le concessionnaire et s\u2019ajoutent aux sommes dues à la signature du contrat.Le coût de l\u2019enregistrement du véhicule, les frais d\u2019immatriculation, les options, l\u2019assurance, les taxes applicables sur le dépôt et sur les mensualités sont en sus.La valeur résiduelle du véhicule X3 2.5/X5 3.0 à l\u2019échéance du terme est de 27206$/35868$.La mensualité varie selon le montant emprunté et le dépôt/la valeur de la reprise.Le kilométrage annuel alloué est de 20000 km; 0,15$ du kilomètre excédentaire pour les modèles X3 2.5; 0,25$ du kilomètre pour le modèle X5 3.0.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre sujette à disponibilité.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16 710, autoroute Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park Avenue BMW 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com 2,5% taux de location 629$X5 * mois pendant 36 mois 395$X3 * mois pendant 39 mois 3275508A 3275516 . .A 18 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Pour Noël découvrez le vin sous un autrejour Ensemble à dégustation Carafe + 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ont présenté à Queen\u2019s Park le projet de loi qui amendera la législation qui a créé la municipalité fusionnée d\u2019Ottawa.Ce projet de loi, qui est en fait un amendement à la Loi de 1999 sur la Ville d\u2019Ottawa, ordonne à la municipalité de se doter d\u2019une politique qui offre des services bilingues, ce qu\u2019elle a déjà fait en 2001 avec sa politique sur les services en français.La modification n\u2019impose pas de seuil minimum pour la prestation des services en français et ne fige pas dans la loi la politique actuelle de la Ville, ce qui a provoqué un tollé dans la communauté franco-ontarienne.« Nous avons travaillé avec le maire Bob Chiarelli pour préparer cet amendement et nous avons obtenu son approbation pour aller de l\u2019avant avec le projet de loi, a expliqué la ministre aux Affaires francophones de l\u2019Ontario, Madeleine Meilleur.Aux dernières élections, nous avons dit que nous répondrions à la demande de la Ville et nous respectons notre promesse.En même temps, nous n\u2019imposons rien à la municipalité, comme nous le faisons depuis notre arrivée au pouvoir avec les autres villes.» Le ministre des Affaires municipales et du Logement de l\u2019Ontario, John Gerretsen, a présenté la modification en début d\u2019après-midi, pour une première lecture, en lisant un document d\u2019une page en anglais et en français.L\u2019opposition conservatrice a répliqué au dépôt de l\u2019amendement en indiquant que le projet de loi était vide.« Le projet ne dépasse pas une page et ne contient même pas le mot bilinguisme, a indiqué le critique conservateur aux affaires francophones, John Baird.L\u2019amendement n\u2019identifie même pas la politique sur les services en français de la Ville.Le gouvernement a encore brisé une de ses promesses.Nous au moins, quand nous étions au pouvoir, nous disions clairement que nous étions contre cette reconnaissance du caractère bilingue.Les libéraux se cachent derrière un amendement bidon pour dire la même chose.» Le porte-parole du NPD aux affaires francophones, Gilles Bisson, aurait également souhaité que l\u2019amendement souligne la politique sur les services en français déjà dispensée à la Ville d\u2019Ottawa et qu\u2019elle soit inscrite dans le projet de loi comme un minimum, pour empêcher un prochain conseil de sabrer les services offerts aux francophones.Il reste maintenant à savoir quand l\u2019amendement recevra la sanction royale.VENTE DE LIQUIDATION Nous sommes maintenant ouvert au 6768, rue St-Hubert Vous nous retrouverez bientôt à GRANDE LIQUIDATION JUSQU\u2019À ÉPUISEMENT DES STOCKS 8211, 17e avenue, Montréal (514) 728-6200 Heures d\u2019ouvertures : lun.- mer.: 10 h à 18 h jeu.- ven.: 10 h à 20 h Samedi : 10 h à 17 h Dimanche fermé Neuf et usagé Smokings (veston et pantalon) à partir de60$ Chaussures à partir de 5$ Chemises à partir de 250$ Gilets à partir de 250$ Premiers arrivés Premiers servis Ne tardez pas ! 3278390 Coffret-cadeau de boutons de manchettes à partir de 7 $ ! Stock de bijoux neufs.JUSQU\u2019À 75 % DE RABAIS ! 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la station Mont-Orford.Le comité en était plutôt venu à émettre cinq avis individuels que le ministre avait jugés « globalement favorables » Mme Hone avait, pour sa part, remis en question tout l\u2019aspect juridique de l\u2019échange de terrains que veulent conclure le gouvernement du Québec et la station de ski.Elle est venue préciser sa position aux audiences du BAPE hier, dans une intervention d\u2019une quinzaine de minutes.Le BAPE doit se limiter à étudier ce qu\u2019il adviendrait de l\u2019intégrité écologique et de la biodiversité, à l\u2019intérieur du parc national du Mont-Orford, si l\u2019échange de terrains prévu entre la station touristique et le parc était conclu.À ce propos, un spécialiste du ministère de l\u2019Environnement du Québec, Vincent Girardin, a laissé entendre hier que les projets de Mont- Orford pourraient représenter un certain danger pour la section du Parc du Mont-Orford clairement destinée à la protection du milieu naturel.« Plus les activités sont proches d\u2019une aire protégée, plus il est possible de craindre pour celle-ci », a expliqué M.Girardin, en soulignant toutefois que les projets de la station Mont-Orford ne causeraient pas assurément des torts à l\u2019intérieur de la zone de protection du parc.* Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada et sont applicables aux modèles présentés : Spectra LX 2005 (ST5415) et Rio S 2005 (R054X5).Durée de location-bail de 60 mois, avec taux de financement annuels respectifs de 0,68 % et 0,02 %; et versement initial ou équivalent d\u2019échange de 1 995 $ et 0 $.Versement du premier mois de 179 $ et 159 $, et frais d\u2019acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L\u2019obligation totale de location-bail pour les modèles présentés est basée sur un prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de 15 995 $ et 12 995 $, et se chiffre respectivement à 12 735 $ et 9 540 $; l\u2019option d\u2019achat à la fin de la location-bail est évaluée à 4 587 $ et 4 057 $, taxes en sus.Le kilométrage alloué pour la location-bail est de 20 000 km/an (d\u2019autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètre excédentaire.** PDSF : Spectra LX 2005 à partir de 15 995 $ et Rio S 2005 à partir de 12 995 $.Les plaques, immatriculation, assurances, frais de livraison et destination, et taxes sont en sus, à moins d\u2019indication contraire.Le PDSF des modèles présentés figure ci-dessus.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer les véhicules à prix inférieur.§ Un taux de financement à l\u2019achat de 0 % s\u2019applique pour une période maximale de 48 mois, en fonction du modèle du véhicule et de l\u2019année.Toutes les options de financement à l\u2019achat excluent les frais de livraison et destination, plaques, assurances, frais d\u2019administration et taxes applicables.Exemple de financement à l\u2019achat : un montant de 10 000 $, à un taux de financement à l\u2019achat de 0,0 %, donne des versements mensuels de 277,78 $ pour une durée de 36 mois; le coût d\u2019emprunt est de 0 $ pour un engagement de 10 000 $.L\u2019offre varie selon le modèle du véhicule.Le versement mensuel et le coût d\u2019emprunt varient selon le montant de l\u2019emprunt, la durée du prêt et le versement initial/équivalent d\u2019échange.Certaines restrictions peuvent s\u2019appliquer.D\u2019autres options de location et de financement sont offertes.\u2020 Les modèles décrits sont légèrement différents des modèles illustrés.Les images incluent des accessoires offerts en option.KIA est une marque de commerce de Kia Motors Corporation.¶ L\u2019offre « changements d\u2019huile et de filtre à vie » correspond à un maximum de 3 changements d\u2019huile à moteur et de filtre à huile et au coût de main-d\u2019oeuvre relatif par année (12 mois) de propriété.S\u2019applique au premier acheteur seulement.% La garantie pare-chocs à pare-chocs couvre la plupart des composants du véhicule contre les défectuosités, dans des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.Offre en vigueur pour une durée limitée.SPECTRA LX 2005 Prix Meilleure voiture économique de l\u2019AJAC \u2022 Moteur de 2,0 L, DACT \u2022 AM/FM/CD/MP3 stéréo \u2022 Six haut-parleurs \u2022 Roues de 15 po \u2022 Banquette arrière rabattable, partagée 60/40 \u2022 Système anti-démarrage \u2022 Suspensions avant et arrière indépendantes PREMIÈRE DE SA CATÉGORIE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ RIO S 2005 Équipement incomparable \u2022 Moteur de 1,6 L, DACT \u2022 Freins ABS aux quatre roues \u2022 Deux coussins gonflables \u2022 Servodirection \u2022 AM/FM/CD stéréo \u2022 Roues de 14 po avec enjoliveurs complets \u2022 Deux miroirs avec rabat dans les pare-soleil Modèle EX illustré\u2020 PDSF : 15 995 $** Modèle LS illustré\u2020 PDSF : 12 995 $** PLUS QU\u2019UNE GARANTIE GARANTIE PARE-CHOCS À PARE-CHOCS DE 5 ANS/100 000 KM% GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 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lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ACTUALITÉS Procès pour pornographie infantile Nouveau médicament contre l\u2019Alzheimer MATHIEU PERREAULT Santé Canada vient d\u2019approuver un nouveau médicament contre l\u2019Alzheimer.Ce médicament, la mémantine, est le premier à traiter les stades modérés et avancés de la maladie.« Jusqu\u2019à maintenant, les médicaments que nous avions permettaient de stopper la progression de la maladie pendant un an ou deux », a expliqué, hier, Serge Gauthier, neurologue à l\u2019Université McGill, au cours d\u2019une conférence organisée par le fabricant du médicament, Lundbeck.« Après, ils n\u2019agissaient plus.La mémantine permet de stopper la progression pendant six mois à deux ans de plus.» Entre le diagnostic d\u2019Alzheimer et la mort, il s\u2019écoule en général de huit à 10 ans ; les premières années, la détérioration neurocognitive du patient est faible.Selon le Dr Gauthier, les médicaments ne prolongent pas la durée de la maladie, ce qui signifie que sa phase sévère, quand la détérioration est rapide et le placement en centre de soins est inévitable, dure de moins en moins longtemps.« Nous pouvons maintenant assurer de cinq à sept ans d\u2019autonomie relative au patient, qui peut habituellement rester chez lui s\u2019il a de l\u2019aide appropriée », dit le Dr Gauthier, qui réalise une étude clinique sur 600 Canadiens avec la mémantine.Le Dr Gauthier pense qu\u2019il y aura bientôt un débat sur l\u2019approche à suivre durant la phase finale de la maladie, quand le patient reconnaît rarement ses proches : puisque cette phase est de plus en plus brève, n\u2019y a-t-il pas lieu de suspendre les traitements pour l\u2019abréger encore plus ?« Est-ce qu\u2019on arrête le traitement, s\u2019il ne fonctionne de toute façon presque plus?demande le Dr Gauthier.Est-ce qu\u2019on arrête les médicaments pour les problèmes cardiovasculaires ?Contre le diabète ?Pour le moment, les décisions se prennent au cas par cas, avec la famille.Mais je crois que les associations médicales vont faire des recommandations.» La mémantine, qui cible une molécule différente des autres médicaments anti-Alzheimer, est utilisée en Europe depuis deux ans.Elle n\u2019a été approuvée aux États-Unis qu\u2019au début de 2004, ce qui a incité certains groupes de pression à accuser les autorités américaines de snober les médicaments conçus ailleurs qu\u2019aux États-Unis.Le Dr Gauthier est d\u2019avis qu\u2019il était parfaitement normal d\u2019exiger des essais cliniques américains.Environ un Canadien sur 1000 souffre d\u2019Alzheimer avant 65 ans, un sur 100 entre 65 et 74 ans, un sur 14 entre 75 et 84 ans et un sur quatre après 85 ans.Selon le Dr Gauthier, le gouvernement du Québec décidera d\u2019ici la fin du printemps si le régime d\u2019assurance médicaments remboursera la mémantine, qui sera disponible en pharmacie dès la semaine prochaine, et pourrait être inscrite aux régimes d\u2019assurance médicaments dès juillet.Contreexpertise aux frais des contribuables CHRISTIANE DESJARDINS Monsieur X, l\u2019homme accusé d\u2019agression sexuelle sur sa fillette de 4 ans, ainsi que de fabrication et de distribution de pornographie infantile, pourra faire contre- expertiser ses ordinateurs aux frais de l\u2019Aide juridique.L\u2019organisme gouvernemental, qui fournit les services juridiques aux personnes à faible revenu, a accepté de payer les coûts de l\u2019expert.Si ce dernier doit refaire tout le travail déjà exécuté par la Sûreté du Québec, il lui faudra travailler cinq jours par semaine pendant un mois, a fait valoir le procureur de la Couronne, Louis Miville-Deschenes.Si l\u2019expertise est plus ciblée, cela pourrait être plus court.La juge Dominique Wilhelmy a donc reporté la suite du procès au 7 février.Cette contre-expertise sera effectuée parce que l\u2019accusé multiplie les allusions au sujet de celle réalisée par la Sûreté du Québec.Les policiers ont découvert dans les ordinateurs de monsieur X, réparateur d\u2019ordinateurs âgé de 31 ans, une quantité phénoménale de photos de pornographie infantile, dont certaines de sa propre fille de 4 ans.Monsieur X se demande pourquoi certaines photos ont disparu, pourquoi d\u2019autres sont encore là.Bref, il insinue presque qu\u2019il y a eu du « plantage » ou du « tripotage » de preuves.Pourtant, les policiers ont bien précisé lors de leur témoignage qu\u2019ils n\u2019avaient conservé pour les besoins du procès que les photos montrant des enfants de moins de 12 ans.L\u2019accusé n\u2019en est pas à une insinuation près.Au cours d\u2019une audience précédente, il a accusé un certain Léon Desbois, qui venait souvent chez lui, d\u2019être celui qui aurait agressé sa fille.Le malheureux Desbois, condamné à quatre ans de prison pour des vols en 2002, était en liberté conditionnelle quand monsieur X a lâché le morceau, il y a deux semaines.Apprenant cela par les médias, la Commission des libertés conditionnelles a immédiatement révoqué sa liberté conditionnelle, et a offert à la Sûreté du Québec de venir l\u2019interroger.Ce que les policiers ont fait.Desbois a fourni une déclaration de sept pages, et il a pu recouvrer la liberté par la suite.Ce qui laisse supposer qu\u2019il n\u2019avait pas grand-chose à voir dans l\u2019histoire de la pornographie et des agressions sexuelles sur l\u2019enfant.D\u2019ailleurs, Me Miville- Deschenes a signalé qu\u2019il n\u2019avait aucune intention de porter des accusations contre Desbois.On ne sait pas si la défense le fera témoigner, puisque Me Gilles Fontaine n\u2019a reçu la déclaration de Desbois qu\u2019hier matin.Comment obtenir des subventions pour améliorer l\u2019efficacité énergétique de votre maison?Pour les maisons existantes Les propriétaires occupant une maison unifamiliale, ou encore un duplex ou un triplex doté d\u2019une seule entrée principale, peuvent obtenir une aide financière pour en améliorer l\u2019efficacité énergétique.Pour obtenir les différentes subventions possibles, voici la marche à suivre : 1) Faire une évaluation ÉnerGuide pour les maisons Le programme de Ressources naturelles Canada offre une évaluation ÉnerGuide qui sert à conseiller les propriétaires sur les améliorations à apporter à leur maison afin d\u2019en accroître l\u2019efficacité énergétique.Tous les travaux touchant l\u2019isolation,l\u2019étanchéité,la fenestration et la performancedes systèmes de chauffage et de ventilation sont admissibles à la subvention de Ressources naturelles Canada.Pour faire votre demande d\u2019évaluation, remplissez le formulaire en ligne sur le site de l\u2019Agence de l\u2019efficacité énergétique du Québec: www.aee.gouv.qc.ca, ou encore, composez le (418) 627-6379 ou, sans frais, le 1 877 727-6655.Pour seulement 149,95$ (avant taxes),un agent livreur fera une première évaluation de votre maison et en établira la cote énergétique.Du coup, vous saurez quels travaux effectuer pour améliorer cette cote.2) Obtenir une subvention auprès de Ressources naturelles Canada À compter de la date d\u2019évaluation, vous avez 18 mois pour réaliser vous-même les travaux ou les faire réaliser par un entrepreneur qualifié.Une fois les travaux terminés, l\u2019agent livreur réévaluera gratuitement votre maison.Il établira une nouvelle cote, qui permettra de savoir s\u2019il y a eu amélioration du rendement énergétique.En vertu du programme ÉnerGuide pour les maisons, l\u2019écart entre les deux cotes déterminera lemontant de la subvention fédérale qui vous sera allouée, laquelle pourra atteindre un montant maximal de 3348$.3) Obtenir une subvention additionnelle d\u2019Hydro-Québec Sous réserve de l\u2019approbation de la Régie de l\u2019énergie prévue pour le printemps 2005,Hydro-Québec donnera le double du montant de la subvention accordée par Ressources naturelles Canada, jusqu\u2019à un maximum de 6696$, pour toute résidence chauffée à l\u2019électricité ou utilisant un système bi-énergie.La subvention d\u2019Hydro-Québec ne couvre toutefois pas les conversions d\u2019une source d\u2019énergie à une autre.Pour que vous soyez admissible à la subvention d\u2019Hydro-Québec, votre deuxième évaluation (effectuée après les travaux d\u2019amélioration) doit avoir été faite le 21 octobre 2004 ou après cette date.Pour les maisons neuves Sous réserve de l\u2019approbation de la Régie de l\u2019énergie prévue pour le printemps 2005, les propriétaires qui auront choisi d\u2019acheter une maison neuve certifiée Novoclimat par l\u2019Agence de l\u2019efficacité énergétique du Québec le 21 octobre 2004 ou après cette date, auront aussi droit à une subvention d\u2019Hydro-Québec.Cette subvention pourra atteindre 50% \u2013jusqu\u2019à un maximum d\u2019environ 2000$\u2013des surcoûts occasionnés pour améliorer la performance énergétique de leur maison neuve.Que votre maison soit existante ou en construction, nul besoin de remplir d\u2019autres formulaires pour obtenir la subvention d\u2019Hydro-Québec.Ressources naturelles Canada et l\u2019Agence de l\u2019efficacité énergétique du Québec se chargeront de nous transmettre les renseignements nécessaires.Ainsi,dans un délai de deux mois après l\u2019approbation de la Régie de l\u2019énergie, Hydro-Québec sera en mesure de faire parvenir directement aux propriétaires qualifiés la subvention à laquelle ils ont droit.3279150A 3278219 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF La prison pour l\u2019abbé Noreau L\u2019abbé Gilles Noreau, ancien curé de Val-Bélair et ex-enseignant au Petit Séminaire de Québec, a été condamné hier à une peine d\u2019un an de prison.Il avait avoué en avril dernier avoir fait des gestes à connotation sexuelle contre sept jeunes élèves durant une période de 23 ans.Le juge Pierre Rousseau a refusé au prêtre de 66 ans la possibilité de purger sa peine dans la collectivité.PC Une trafiquante sévit encore De toute évidence, la prison n\u2019a pas eu un grand effet sur la trafiquante colombienne Inès Barbosa.Décrite un temps comme la « marraine du cartel de Cali» à Montréal, elle était encore, vendredi, au rôle la Cour du Québec pour une affaire de stupéfiants remontant à 2003.Mme Barbosa, 57 ans, s\u2019est reconnue coupable devant la juge Isabelle Rheault de possession d\u2019une petite quantité de cocaïne et de benzodiazédrine, un antidépresseur.Elle s\u2019en est tirée avec une amende de 682 $.Elle est en liberté depuis 2000 après avoir passé une bonne partie des années 90 derrière les barreaux pour trafic de cocaïne.André Cédilot . A 20 L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .FORUM André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Brouillard sur le CHUM apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La confusion règne sur le dossier du CHUM.Pressé de se débarrasser de cette patate chaude, le gouvernement Charest s\u2019apprête à prendre une décision alors qu\u2019il ne semble pas disposer de toute l\u2019information pertinente.Dans les circonstances, il serait plus sage qu\u2019il se donne encore un peu de temps.Plusieurs aspects du débat restent difficiles à débroussailler.C\u2019est le cas, en particulier, des coûts des deux projets qui sont sur la table.L\u2019Université de Montréal soutient que sa « technopole du savoir et de la santé » coûtera 1,7 milliard.Cependant, certains estiment que la facture dépassera 2 milliards.La direction du CHUM prétend que son projet du 1000 St- Denis ne coûtera pas plus de 1,1 milliard.Plusieurs sont sceptiques, et croient qu\u2019au lieu de permettre des économies, la rénovation de bâtiments existants fera exploser les coûts.Aucun de ceux qui ont présenté ces estimations ne peut prétendre à l\u2019objectivité.Pour justifier les 300 millions de plus qu\u2019entraînerait le déménagement des facultés de la santé sur le site Outremont, le recteur de l\u2019Université, Robert Lacroix, explique que le gouvernement devra dépenser ces sommes de toute façon.La croissance de la clientèle de l\u2019établissement au cours des prochaines années exigerait, en effet, la construction de nouveaux édifices hors du campus principal.Le ministère de l\u2019Éducation conteste les prévisions de clientèles de l\u2019Université.Mais dans le passé, les projections du ministère se sont révélées beaucoup trop conservatrices.Sur quelles données le conseil des ministres fondera-t-il sa décision ?L\u2019ancien premier ministre Daniel Johnson et l\u2019ex-haut fonctionnaire Marcel Villeneuve ont produit à toute vitesse un rapport portant notamment sur ces questions.Ce document est confidentiel, de même que toutes les études faites pour comparer les deux sites.Le fait que le gouvernement prenne une décision d\u2019une telle envergure dans la clandestinité n\u2019est pas sain ; c\u2019est même dangereux.La publication de ces documents après coup n\u2019y changera pas grand-chose.À une époque où le moindre bout de route fait l\u2019objet d\u2019une étude exhaustive du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement, où on multiplie les commissions d\u2019enquête, les forums, les sommets et les états généraux, il serait paradoxal qu\u2019un projet de plus d\u2019un milliard, dont l\u2019impact sur l\u2019enseignement, la recherche et les soins de santé sera déterminant, ne fasse l\u2019objet d\u2019aucune expertise indépendante.Il est vrai que le temps presse.La population ne doit pas pour autant être tenue à l\u2019écart.C\u2019est pourquoi le gouvernement devrait publier le rapport Johnson-Villeneuve, de même que toutes les études pertinentes, avant de prendre sa décision.Sur les questions litigieuses, en particulier celle des coûts de construction, le gouvernement devrait commander une expertise indépendante, et en publier les résultats.Comme le monde de la construction est bien petit au Québec, il serait souhaitable que des experts étrangers participent à cette évaluation.Par le biais de leurs élus, les citoyens du Québec sont sur le point de consentir un investissement colossal.Le gouvernement a tout à gagner à les rassurer d\u2019abord, puis à les mettre dans le coup.Cela exigera peut-être deux ou trois mois de plus.Mais dans des projets d\u2019une telle envergure, rien n\u2019est plus néfaste que la précipitation.Dans des projets d\u2019envergure comme celui duCHUM, rienn\u2019est plus néfaste que la précipitation.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Une réforme pour rien?Élargir et renforcer le Conseil de sécurité de l\u2019ONU ne changera rien au comportement des États JOCELYN COULON jcoulon@peaceoperations.org L\u2019ONU a été créée pour répondre à un rêve : celui de la paix universelle.Les individus comme les États recherchent la paix, et cette quête s\u2019inscrit dans l\u2019Histoire depuis toujours.Au lendemain de la Première Guerre mondiale, on avait cru y parvenir avec la création de la Société des Nations.La Seconde Guerre mondiale en sonna le glas.Mais, tel le Phénix de la mythologie grecque, la victoire des Alliés a fait renaître de ses cendres cette espérance sous la forme d\u2019une organisation, les Nations unies, dotée cette fois de véritables pouvoirs.Au coeur du nouveau système, le Conseil de sécurité, investi de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales.Le mépris des États Pour les pères fondateurs de l\u2019ONU, le Conseil de sécurité était le pivot central d\u2019un système de sécurité collective où les États accepteraient de voir réguler leur droit à l\u2019usage de la force pour se défendre ou pour prévenir et écarter une menace à la paix dans le monde.Le Conseil adopterait des décisions obligatoires pour l\u2019ensemble de la communauté internationale et coercitives contre les États délinquants.Le système devait s\u2019appliquer à tous comme le soulignait Harry Truman, alors président des États-Unis, dans son discours à la dernière séance de la conférence fondatrice de l\u2019ONU en 1945.« Il nous faut tous, quelle que soit notre puissance, admettre que nous ne devons pas nous autoriser à toujours faire ce que nous voulons », disait-il.Selon Truman, l\u2019ONU encadrerait, baliserait, briderait le comportement des États.L\u2019Histoire a démenti Truman, et ce, pour deux raisons fondamentales.La première tient au fait que la composition et le fonctionnement du Conseil de sécurité sont injustes.Cinq grandes puissances \u2014 États- Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne \u2014 disposent d\u2019un siège permanent et d\u2019un droit de veto.Les Grands ont tous les pouvoirs et ils se sont assurés que le système ne se retourne pas contre eux.Ainsi, l\u2019Union soviétique peut envahir l\u2019Afghanistan, les États-Unis, l\u2019Irak, sans subir de véritables sanctions.La deuxième raison, corollaire de la première, tient à l\u2019impuissance du Conseil à punir sérieusement les États délinquants, ceux qui utilisent la violence sans autorisation de l\u2019ONU.Depuis 1945, le Conseil n\u2019a pu dissuader des États déterminés à déclencher des guerres.Cette règle a toutefois connu deux exceptions : la Corée, en 1950-1953, et l\u2019Irak, en 1990-1991.Dans ces cas, le Conseil a autorisé avec succès des actions coercitives contre les agresseurs.Face à ce constat, deux questions viennent à l\u2019esprit.Le Conseil de sécurité a-t-il toujours la crédibilité nécessaire pour traiter des questions de paix et de sécurité internationales ?Si oui, a-t-il la légitimité pour le faire ?Il y a quelques jours, le Groupe d\u2019éminentes personnalités, créé l\u2019an dernier par le secrétaire général pour examiner les nouvelles menaces et les nouveaux défis auxquels est confronté le monde, a publié un rapport visant à réformer l\u2019ONU.Les recommandations les plus importantes ont trait au fonctionnement et à l\u2019action du Conseil de sécurité.Une réforme pour rien ?Le Groupe d\u2019éminentes personnalités croit toujours au caractère central du Conseil de sécurité dans le règlement des conflits malgré ses dysfonctionnements, sa lâcheté face aux drames bosniaque ou rwandais et la concentration du droit de veto aux mains des cinq Grands.Il n\u2019a pas tort.Depuis la fin de la guerre froide, le Conseil a effectivement gagné en efficacité et permis, à travers les opérations de paix et les missions de médiation, de sauver des millions de vies.Ce n\u2019est pas rien, et on oublie un peu trop souvent cet aspect des actions de l\u2019ONU.Toutefois, le système international a bien changé depuis 1945 et il est temps pour le Conseil de sécurité de refléter ce changement pour en tirer une nouvelle source de légitimité et d\u2019efficacité.Le Groupe propose donc d\u2019élargir la composition du Conseil et de définir exactement les menaces et défis auxquels il est confronté pour en baliser les réponses.D\u2019une part, le Groupe suggère deux formules visant à accueillir les nouvelles puissances comme l\u2019Inde, le Brésil, le Japon et l\u2019Allemagne et à accorder plus de place aux pays en développement.Il recommande toutefois que le droit de veto ne soit pas élargi.D\u2019autre part, le Groupe constate l\u2019existence d\u2019un fossé grandissant entre les États à propos de la définition à donner aux menaces à la sécurité collective.Il en distingue six types.Le Groupe engage fortement les États membres à réfléchir à ses suggestions, car, pour lui, seule une entente internationale sur la nature des menaces actuelles permettra de déterminer comment le Conseil de sécurité utilisera l\u2019action préventive ou répondra à la question de savoir quand et pour quels motifs il doit autoriser le recours à la force.Réformer la structure du Conseil de sécurité et renforcer ses fonctions et attributions ne sont pas des exercices futiles.Ils incitent l\u2019ensemble des États à atteindre un consensus sur leurs relations et à se doter de règles communes pour affronter les menaces présentes et futures.Ils ne peuvent, toutefois, réconcilier le respect des règles de la sécurité collective et les réalités d\u2019un monde d\u2019États souverains.Nous vivons toujours dans un environnement profondément anarchique où les États déterminent leurs actions en fonction de leurs seuls intérêts.Élargir et renforcer le Conseil de sécurité de l\u2019ONU ne changera rien à cet état des choses.L\u2019auteur est professeur invité au Groupe d\u2019étude et de recherche sur la sécurité internationale du Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal.Improvisation impardonnable mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT La population de Huntingdon est sous le choc.On le serait à moins.Son gagne-pain vient de se volatiliser d\u2019un seul coup.Six usines de textile, appartenant à deux entreprises différentes, ont annoncé lundi qu\u2019elles fermeraient leurs portes dans un avenir rapproché.Plus de 70% de la population active de cette municipalité de 2600 habitants travaillaient dans ces usines.Des 800 travailleurs qui perdront leur emploi, près de la moitié n\u2019ont pas terminé leur secondaire.Pour cette ville où déjà 30% de la population vit sous le seuil de la pauvreté, il s\u2019agit d\u2019une véritable hécatombe.Les propriétaires de la compagnie Les usines Huntingdon ainsi que ceux de la Cleyn and Tinker expliquent que cette décision était inévitable en raison notamment du démantèlement de l\u2019accord Multifibres qui sera effectif à compter du 1er janvier prochain.Cet accord permettait de limiter les importations de textiles en provenance de pays où les salaires sont peu élevés, notamment la Chine.La fin des quotas d\u2019importation conjuguée à l\u2019importante hausse du dollar canadien face à la devise américaine rendra l\u2019exploitation des usines textiles de Huntingdon difficilement rentable.Si la hausse aussi rapide que radicale de notre dollar pouvait difficilement être prévue, on ne peut en dire autant du démantèlement de l\u2019accord Multifibres, une décision entérinée en 1994 par le gouvernement fédéral avec l\u2019appui de toutes les provinces.Tant les gouvernements que les entreprises ont eu 10 ans pour se préparer au choc inévitable qu\u2019allait entraîner l\u2019abandon des quotas d\u2019importation.Le drame qui frappe Huntingdon met en lumière l\u2019absence de mesures mises de l\u2019avant pour diversifier l\u2019économie de cette ville beaucoup trop dépendante d\u2019une industrie dont on pouvait prévoir le déclin.Plutôt que d\u2019agir de façon préventive, on a attendu qu\u2019éclate la crise.Québec parle aujourd\u2019hui de la mise sur pied de programmes pour aider les travailleurs touchés par les fermetures à Huntingdon, alors qu\u2019Ottawa a débloqué hier un budget d\u2019urgence pour venir en aide à l\u2019industrie du textile.Le ministre des Finances, Ralph Goodale, a en effet décidé de bonifier les mesures d\u2019aide à cette industrie et d\u2019éliminer les tarifs qui étaient imposés aux entreprises canadiennes qui importaient des tissus de l\u2019étranger, accédant ainsi à une demande des entrepreneurs de ce secteur.llllllllllllllllllllllllllllll Ce branle-bas de combat pour trouver des solutions à une crise prévisible témoigne cependant d\u2019une improvisation impardonnable.Pourquoi avoir attendu qu\u2019un village au complet soit menacé de fermeture pour faire des gestes qui, s\u2019ils avaient été mieux planifiés, auraient peut-être pu éviter à toute une population d\u2019être plongée dans le désarroi ?Est-ce que ces mesures annoncées hier par Ottawa seront suffisantes pour atténuer les effets de la crise qui menace l\u2019industrie canadienne du textile, dont les activités sont essentiellement concentrées au Québec ?Peut-être.Mieux vaut quand même prévoir tout de suite d\u2019importants programmes de formation spécifique à ce secteur, pour aider ceux qui perdront leur emploi à se réinsérer sur le marché du travail et leur éviter l\u2019angoisse que vit la population de Huntingdon.Nous vivons toujours dans un environnement profondément anarchiqueoùles États déterminent leurs actions en fonctionde leurs seuls intérêts. L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 21 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .FORUM L\u2019aide à Bombardier: unmal nécessaire Vers la gestion écosystémique Le développement durable des forêts doit reconnaître la primauté des écosystèmes ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Il est difficile de sauter de joie à l\u2019idée que les gouvernements de Québec et Ottawa consentiront à Bombardier les 800 millions que l\u2019entreprise réclame pour se lancer dans le développement d\u2019une nouvelle classe d\u2019appareils de 100 à 135 places.Encore moins quand les rumeurs sur l\u2019imminence de cette intervention étatique arrivent au moment même où, dans un timing abominable, la compagnie est secouée par une crise de direction.Mais les gouvernements n\u2019ont tout simplement pas le choix.Leur aide à Bombardier ne sera pas l\u2019expression d\u2019une stratégie visionnaire qui incarne nos valeurs, mais plutôt l\u2019illustration du fait qu\u2019ils ont un couteau sur la gorge.Idéalement, l\u2019aide publique aux entreprises doit être l\u2019exception, plutôt que la règle : elle n\u2019est acceptable que si elle est absolument essentielle et si elle est clairement bénéfique à la collectivité.Pourquoi dire oui à Bombardier après avoir dit non à tant d\u2019autres entreprises, ne serait-ce que les alumineries qui réclamaient de l\u2019électricité à rabais ?À cet égard, le dossier de Bombardier est solide.L\u2019apport de l\u2019industrie aérospatiale au Canada, et surtout au Québec, où elle est concentrée, est majeur.C\u2019est une industrie de pointe, qui crée des emplois, soutient une grappe de fournisseurs, permet la recherche, modifie la structure de nos exportations.Le Québec compte peu de secteurs où il exerce un leadership mondial, et l\u2019aérospatiale en est un, en bonne partie grâce aux succès de Bombardier.Il est clairement dans l\u2019intérêt public que cette industrie poursuive son développement.Mais cette industrie, très concurrentielle, est largement subventionnée, que ce soit au Brésil, où règne le concurrent direct de Bombardier, Embraer, en Europe ou même aux États- Unis.Les pays, les régions, les États se battent pour les attirer.La compagnie estime maintenant que, pour garder sa capacité concurrentielle, elle doit développer une nouvelle gamme d\u2019appareils, la série C, dont la mise au point coûtera, en gros, deux milliards et demi, dont le tiers devrait être supporté par l\u2019État.Tant et si bien que si le Québec et le Canada tiennent à l\u2019aérospatiale, il doivent accepter les règles du jeu et soutenir cet effort.Sinon, Bombardier ira ailleurs.llllllllllllllllllllllllllllll Voilà pour la logique.Mais la décision dépendra bien plus de considérations politiques, ce qu\u2019ont compris les poids lourds de Québec Inc, tant syndicaux que patronaux, qui ont choisi d\u2019exercer de vives pressions sur Ottawa.Les calculs d\u2019un gouvernement minoritaire soucieux d\u2019être en meilleure posture au Québec pèseront plus dans la balance qu\u2019une analyse sans compromis du dossier.Cette politisation n\u2019a rien de réjouissant.Elle ouvre la porte à l\u2019arbitraire.Dans les faits, nos gouvernements n\u2019ont pas de cadre qui pourrait les guider, tant et si bien qu\u2019Ottawa devra s\u2019inventer une politique d\u2019aide à l\u2019aérospatiale pour créer une certaine respectabilité au coup de pouce à Bombardier.C\u2019est ce genre d\u2019arbitraire qui a permis au cadavre économique qu\u2019est le chantier naval de Davie, à Lévis, de survivre.Ou qui encourage les sursauts de chauvinisme régional.Il est amusant de voir, à l\u2019heure actuelle, l\u2019Ontario, si silencieuse quand il s\u2019agit d\u2019automobile, s\u2019indigner de l\u2019aide à Bombardier.Et vice-versa.La politisation du dossier est d\u2019autant moins souhaitable qu\u2019il n\u2019est pas possible de donner le bon dieu sans confession à Bombardier.On ne connaît pas les dessous de la crise qui a mené au départ de celui qui était perçu comme un sauveur, M.Paul Tellier, et le retour de son ancien pdg, M.Laurent Beaudoin, à la tête d\u2019un triumvirat proche de la famille.Mais les résultats financiers de Bombardier, tout comme ses conflits internes, illustrent un manifeste désarroi.Il est donc normal que ceux qui engageront des fonds publics dans le développement de la série C puissent être capables de questionner la stratégie de l\u2019avionneur et d\u2019en mesurer le potentiel.Enfin, l\u2019attitude de Bombardier dans ce dossier laisse un goût amer.L\u2019entreprise québécoise, en affirmant ne pas avoir de préférence pour le lieu où elle développera sa série C, et en laissant entendre qu\u2019elle pourrait aller ailleurs, a exercé une forme de chantage et encouragé la surenchère.Cette compagnie a réussi de grandes choses.Mais elle n\u2019existerait pas dans sa forme actuelle sans l\u2019aide massive des gouvernements et donc le soutien des contribuables.Bombardier peut difficilement manger à tous les râteliers, profiter en fait d\u2019un statut d\u2019entreprise nationale dans un État interventionniste, et jouer quand ça lui plaît la pure logique du marché.Bombardier a des devoirs envers ses actionnaires, mais elle a aussi une dette considérable envers l\u2019État et la collectivité qui l\u2019ont soutenue.Voilà pourquoi s\u2019il faut accepter le fait que l\u2019aide à Bombardier est incontournable, on peut le faire sans enthousiasme, en la voyant en quelque sorte comme un mal nécessaire.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Voici un extrait du rapport qu\u2019apublié hier laCommission d\u2019étude sur lagestion de laforêt publique québécoise.Beaucoup de progrès ont été accomplis dans des secteurs précis de la gestion forestière.Ainsi, les inventaires ligneux sont de plus en plus sophistiqués, les calculs de la possibilité ligneuse intègrent davantage de nouvelles connaissances, dont celles issues de la recherche de base, les travaux sylvicoles font de plus en plus l\u2019objet d\u2019un examen critique, qui remet en cause certaines certitudes historiques sur leurs effets réels, la disponibilité de banques de données facilite la gestion et les contrôles de gestion, etc.La majorité de ces avancées de gestion sont toutefois liées à la transformation de la matière ligneuse, qui ne représente pourtant qu\u2019une des dimensions de la réalité forestière.La flore, la faune et les paysages, qui forment les milieux naturels à la base des activités de villégiature, de récréotourisme et de plein air, peuvent être considérés comme les parents pauvres de ces développements.De plus, malgré cette concentration des progrès dans les domaines liés à la gestion de la matière ligneuse, les travaux de la Commission ont mis en lumière que de grandes lacunes demeurent et que des changements sont requis.Instruments sophistiqués Ainsi, les inventaires et les estimations de la possibilité ligneuse ne rendent pas compte, de façon suffisamment claire, de la situation et de l\u2019avenir de la matière ligneuse au Québec.Ces instruments sophistiqués et complexes, compris et contrôlés par un nombre restreint de spécialistes, peuvent prédire, bien que sujets à d\u2019importantes marges d\u2019erreur, les volumes de bois disponibles à la récolte dans 50 ou 100 ans.Par contre, ces mêmes instruments ne peuvent ni prédire la qualité des bois, de façon satisfaisante, ni préciser leur accessibilité.Les travaux sylvicoles ont aussi fait l\u2019objet d\u2019analyses.Après avoir investi 2,76 milliards$ en forêts publiques depuis le début des années 1970, en dollars constants de 2002, les effets réels de ces travaux, du point de vue biophysique, et leur rentabilité économique ne sont pas clairement démontrés.Ceci n\u2019empêche pas que les retombées économiques en terme d\u2019emploi aient été considérables et favorables à plusieurs communautés locales.Malgré des améliorations apportées au fil des ans, des modifications significatives sont aujourd\u2019hui requises.L\u2019un des constats de base de la Commission est à l\u2019effet que la plupart de ces faits sont connus, à des degrés divers, par les partenaires du secteur forestier.Non seulement ces faits sont-ils connus, mais, pour plusieurs, ils le sont depuis longtemps et, plus souvent qu\u2019autrement, diverses pistes de solutions ont même été proposées.C\u2019est le cas notamment de la gestion intégrée des ressources, du maintien de la biodiversité, du rôle des bassins versants pour la prise en compte globale de l\u2019eau, des écosystèmes et des usages du milieu naturel, des impacts du développement forestier sur les communautés autochtones et des problèmes associés à une normalisation et une centralisation excessives de la gestion forestière.La Commission estime que le fil directeur du développement durable des forêts du Québec doit être la gestion écosystémique, laquelle doit se traduire par des actions concrètes qui reconnaissent la primauté des écosystèmes.Cette dernière constitue en effet la reconnaissance même de la nature de la forêt et implique de la gérer comme un tout, en considérant chacune de ses dimensions.Ce virage vers la gestion écosystémique, pour qu\u2019il soit significatif, suppose la réalisation de deux conditions : > une volonté politique réelle et officielle que ce virage soit pris rapidement ; > la mise en place de mesures concrètes pour donner une réalité et une masse critique à ce changement.La Commission ne peut que recommander fermement que le gouvernement assume la première condition.Cette décision lui appartient.La deuxième condition nécessite une mise en situation plus complexe.La Commission est consciente que réaliser tous les changements en même temps comporte des risques.Toutefois, avec une bonne planification et une bonne coordination, ces risques peuvent être gérés.Par contre, si une prudence exagérée s\u2019installe face à ces risques, il y a de très fortes possibilités que s\u2019incruste aussi l\u2019inertie bureaucratique, tant au gouvernement que chez les autres intervenants, et qu\u2019alors, la prudence se transforme en résistance aux changements.La Commission estime que la conjoncture actuelle se prête à la mise en place des virages proposés.La nature de ces changements a été expliquée tout au long du rapport.Au cours des deux ou trois prochaines années, il devient essentiel d\u2019ouvrir largement les fenêtres de la « maison forêt », pour créer un courant d\u2019air frais favorisant les virages requis, dans une période où, de toute façon, des changements sont inévitables.(.) PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Il faut gérer la forêt comme un tout, en considérant chacune de ses dimensions.Il est essentiel d\u2019ouvrir largement les fenêtres de la «maison forêt », pour créerun courant d\u2019air frais favorisant les virages requis.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Télémarketing, enfin ! Enfin on a le courage de tenir tête à tout ce beau monde du télémarketing.Il est plus que temps que les citoyens cessent de se faire embêter à tout moment du jour et de la soirée, même très tard parfois.Il semble que ces emplois de sollicitation téléphonique comptent parmi les plus nombreux créés au Québec.Permettez que je m\u2019interroge sur la pertinence de ce type de travail qui permet tout juste à ses détenteurs de gagner leur vie en permettant encore de fournir de la main d\u2019oeuvre à très bon marché à l\u2019industrie des petits amis du pouvoir.Ce sera une grande délivrance que d\u2019être enfin débarrassés de ces em.bêtants individus.Pierre Richard Saint-Lambert .Inverser la démarche Plutôt que d\u2019interdire le télémarketing à ceux qui s\u2019inscrivent sur une liste, il me semble qu\u2019on devrait plutôt aller à l\u2019inverse et l\u2019autoriser uniquement à ceux qui s\u2019inscrivent, donc qui l\u2019acceptent.Marc-André Laberge .Encore un registre « Ceux qui veulent être harcelés au téléphone, levez la main ?» Voilà la simple question qui devrait être posée en Chambre.Je ne connais absolument personne qui veut recevoir des appels commerciaux à la maison, et vous ?On pourrait faire une exception pour les sociétés caritatives selon des paramètres très restrictifs.Est-ce que ça tient debout de faire signer un registre à tous les gens qui tiennent à éviter ce genre d\u2019appels ?Seraitce plus économique et surtout plus intelligent de faire signer seulement ceux qui en veulent (s\u2019il y en a) ?Solution trop simple pour nos députés et fonctionnaires peut-être ?Il me semblait qu\u2019on avait eu une leçon avec les registres, il faut croire que non ! Robert Vallée Brossard .Le bac bleu à la rescousse Quelle nouvelle désastreuse ! M.Michel St- Laurent (La Presse, 13 décembre) aura probablement à porter son problème en cour.Il ne veut plus recevoir de Publisac.Pour ce faire, il va dépenser temps et argent pour faire valoir son droit.J\u2019aurais une suggestion beaucoup moins dispendieuse pour M.St-Laurent : le bac bleu (offert gratuitement par la ville de Laval).Vous prenez le Publisac dans vos mains (mettez des gants si cela vous irrite), puis sans l\u2019ouvrir (très important pour éviter l\u2019intrusion dans votre vie privée !) vous le balancez dans le bac bleu.Ouf ! Martin Gagnon Laval Au secours des fôrets Notre résolution familiale pour 2005 est de réduire de façon significative nos déchets et le contenu de notre bac de recyclage en consommant autrement et en réutilisant.L\u2019élément numéro un sur ma liste d\u2019actions à prendre était de contacter Publisac pour leur demander de ne plus me livrer leur sac dont je n\u2019ai ni le temps ni l\u2019intérêt de lire le contenu et qui va directement au recyclage.L\u2019article d\u2019Émilie Côté sur les efforts de Michel St-Laurent pour ne plus recevoir le Publisac tombe donc à pic ! Je l\u2019ai lu avec grand intérêt et pense que M.St-Laurent ne devrait pas faire ce combat seul.Nous sommes nombreux à vivre la même exaspération et à considérer que ce sac est une offense à nos efforts environnementaux.On annonce aujourd\u2019hui qu\u2019Industrie Canada prépare un registre où les résidents pourront s\u2019inscrire afin de ne plus recevoir d\u2019appels publicitaires (télémarketing).Je suggère qu\u2019Industrie Canada fasse un registre où les résidents QUI DÉSIRENT recevoir leur publisac pourraient s\u2019inscrire ; la liste serait ainsi très courte et nous sauverions des dizaines de milliers d\u2019arbres chaque année.Au fait, est-ce que quelqu\u2019un sait combien de tonnes de papier sont utilisées au Canada pour les publisac et combien d\u2019arbres cela représente ?Il devient impératif que les publicités papier non sollicitées soient réglementées afin de préserver nos forêts et notre santé mentale ! Marie-Claude Pelletier Gatineau . A 22 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E DI 1 5 D É C E M B RE 2 0 0 4 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .Abbas appelle à mettre fin à l\u2019Intifada D\u2019APRÈS AP ET AFP JÉRUSALEM \u2014 Le soulèvement armé contre Israël est une erreur et doit prendre fin, a déclaré hier le patron de l\u2019OLP Mahmoud Abbas dans une interview, marquant ainsi fermement sa détermination à tourner la page Yasser Arafat.Après quatre années de lutte, l\u2019Intifada reste très populaire dans la population palestinienne.Cette déclaration d\u2019« Abou Mazen » intervient en plein coeur de sa campagne pour la présidentielle palestinienne du 9 janvier, dont il est le favori.Du vivant d\u2019Arafat, Abbas le pragmatique ne cachait pas, en privé, qu\u2019il considérait l\u2019Intifada comme une erreur, mais le disait rarement à haute voix.Les quelques fois où il l\u2019a fait, il a été vivement condamné par les Palestiniens.Mais hier, dans un entretien accordé au quotidien arabe établi à Londres, Asharq al-Awsat, il estime que les Palestiniens devraient résister à l\u2019occupation sans avoir recours à la violence.Il juge important d\u2019« éloigner le soulèvement des armes, parce que le soulèvement est un droit légitime du peuple, pour qu\u2019il exprime son rejet de l\u2019occupation par des moyens populaires et sociaux ».« Faire usage des armes était nuisible et doit arrêter », ajoute-t-il, en référence aux attentats et fusillades par les extrémistes palestiniens.Israël a réclamé un arrêt de la violence avant toute reprise des pourparlers.Lundi, le ministre de la Défense Shaul Mofaz n\u2019excluait pas de coordonner avec les Palestiniens le retrait annoncé de Gaza et de quatre colonies de Cisjordanie, si l\u2019Autorité palestinienne reprend le contrôle des groupes violents.Mahmoud Abbas a également constaté que les forces de sécurité palestiniennes, éclatées en différents organes rivaux, avaient « besoin de discipline.C\u2019est le chaos sécuritaire, c\u2019est pourquoi nous cherchons à unifier l\u2019appareil sécuritaire ».M.Abbas a affirmé hier que le dialogue avec les mouvements palestiniens était « entré dans sa dernière phase » et qu\u2019il espérait parvenir prochainement à « un accord palestinien global ».Le dialogue avec les différents mouvements « a pris une tournure sérieuse.Je peux dire que nous sommes proches d\u2019un accord palestinien global pour mettre de l\u2019ordre dans la situation palestinienne », a déclaré M.Abbas à Riyad, deuxième étape d\u2019une tournée dans le Golfe, qui l\u2019a déjà conduit au Koweït.Il a indiqué « oeuvrer pour un accord avec les organisations palestiniennes pour calmer la situation en vue de parvenir à un accord palestino-israélien pour un cessezle- feu global ».M.Abbas a par ailleurs affirmé qu\u2019une entrée des mouvements radicaux Hamas et Jihad islamique dans l\u2019OLP était parmi les possibilités envisagées pour former une direction palestinienne collégiale.Le premier ministre a toutefois souligné qu\u2019un tel accord « nécessite un retrait israélien des villes palestiniennes, d\u2019arrêter les perquisitions et la politique d\u2019aplanir les terrains ».La Maison-Blanche a salué hier l\u2019appel du chef de l\u2019OLP de cesser l\u2019Intifida.« Combattre le terrorisme et mettre fin à la violence est décisif pour aller de l\u2019avant dans la construction d\u2019institutions permettant à un État (palestinien) viable d\u2019émerger », a indiqué le porte-parole de laMaison-Blanche Scott McClellan.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Un cauchemar américain RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Scott Peterson voulait retrouver sa liberté de célibataire.Plutôt que de divorcer d\u2019avec sa femme Laci, il l\u2019a tuée la veille de Noël, il y a deux ans, interrompant du même coup la vie du foetus de huit mois qu\u2019elle portait.Pour ce double meurtre, l\u2019ancien vendeur de fertilisants a écopé lundi la peine de mort, un verdict rendu par un jury de Redwood City, dans le nord de la Californie, après deux jours et demi de délibérations.Ainsi prenait fin un procès de cinq mois qui a suscité aux États-Unis autant d\u2019intérêt, sinon plus, que celui d\u2019O.J.Simpson.Dans les heures qui ont suivi l\u2019annonce de la sentence, les chaînes d\u2019information continue n\u2019en avaient que pour cette affaire, oubliant les dernières violences en Irak.Pendant ce temps, une atmosphère de cirque régnait à l\u2019extérieur du tribunal, où des gens s\u2019étaient rassemblés pour applaudir le verdict.À l\u2019heure de la téléréalité, l\u2019histoire de Scott et Laci Peterson réunissait tous les éléments pour passionner les médias et le public américains.En apparence, les deux jeunes mariés, âgés respectivement de 30 et 27 ans, formaient un couple parfait.Ils vivaient à Modesto, au centre de la Californie, dans une maison coquette encadrée par des géraniums, des azalées et des camélias, un décor sorti tout droit de Martha Stewart Living, l\u2019émission de télévision préférée de Laci, botaniste de formation.Ils avaient un Land Rover dans la cour, un bateau, une piscine, un abonnement dans un club de golf privé et un faible pour les bons vins.Et ils attendaient leur premier enfant, un garçon qu\u2019il voulait appeler Connor.Le couple n\u2019aurait pu être plus représentatif d\u2019un certain rêve américain.Mais la vie de Laci a tourné au cauchemar le 24 décembre 2002, le jour où elle a été portée disparue.Dans les semaines qui ont suivi, le sort de l\u2019enseignante suppléante a captivé les médias, qui ont diffusé à satiété des photos montrant cette beauté brune au sourire irrésistible.Pendant un certain temps, son mari à l\u2019allure sportive a participé activement aux recherches.Mais son alibi était plus que suspect.Quand les policiers lui ont demandé où il avait passé la journée du 24 décembre, il a répondu : à la pêche, dans la baie de Berkeley.Il se trouve que la baie en question est située à 4,5 kilomètres de la plage où, le 14 avril 2003, le corps décomposé de Laci a refait surface.La veille, non loin de là, un homme qui promenait son chien était tombé sur le corps de Connor, auquel était encore rattaché le cordon ombilical.Quelques jours plus tard, la police arrêtait Scott Peterson dans la région de San Diego, l\u2019accusant d\u2019avoir tué sa femme et l\u2019enfant qu\u2019elle attendait.Au moment de son arrestation, le suspect transportait près de 15 000 dollars.Il s\u2019était fait teindre les cheveux et la barbe en blond.Plaidant l\u2019innocence, le mari a retenu les services d\u2019un célèbre avocat de Los Angeles, Mark Geragos, qui représentait alors Michael Jackson dans l\u2019affaire que l\u2019on sait.Pendant le procès, la poursuite n\u2019a présenté aucune preuve reliant directement Scott Peterson au meurtre de sa femme.Mais elle a marqué des points auprès des membres du jury \u2014 six hommes et six femmes \u2014 en révélant que l\u2019accusé entretenait une liaison avec une autre femme, une blonde répondant au nom d\u2019Amber Frey.À la barre des témoins, la masseuse de Fresno a fondu en larmes en avouant qu\u2019elle ignorait que son amant était marié.Leur liaison avait commencé quelques semaines avant la disparition de Laci.« Scott Peterson est la pire sorte de monstre, un manipulateur qui inspire la confiance », a déclaré l\u2019avocat de la poursuite, Dave Harris, à la fin du procès.Lundi, Peterson n\u2019a pas bronché à l\u2019annonce du verdict du jury, qui sera automatiquement porté en appel.Le juge au procès, Alfred Delucchi, annoncera formellement la sentence de Peterson le 25 février.Il pourrait décider de réduire celle-ci à la prison à vie, mais les observateurs estiment cela peu probable.Si la peine de mort est confirmée, Peterson sera interné dans l\u2019aile des condamnés à mort à la prison d\u2019État de San Quentin, près de San Francisco.Malgré tout, il est possible qu\u2019il ne soit jamais exécuté.La prison de San Quentin compte 650 condamnés à mort.Depuis 1978, seulement 10 condamnés à mort ont été exécutés en Californie.PHOTO JUSTIN SULLIVAN, AP Des résidants de Redwood City, en Californie, ont accueilli avec frénésie lundi la décision du jury de recommander la peine de mort pour Scott Peterson, reconnu coupable du meurtre de sa femme enceinte et de leur enfant à naître.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La peine demort en perte de vitesse aux États-Unis MARC THIBODEAU Bien que les scènes d\u2019hystérie ayant accompagné lundi la décision du jury de réclamer la peine de mort pour le Californien Scott Peterson suggèrent le contraire, la peine de mort est en net recul aux États-Unis depuis cinq ans.Le rapport annuel du Centre d\u2019information sur la peine de mort (DPIC), groupe de sensibilisation de Washington, indique que le nombre de condamnations à mort ainsi que le nombre d\u2019exécutions ont chuté de près de moitié depuis 1999 dans le pays.Selon le DPIC, 144 condamnations à mort ont été prononcées en 2003, ce qui représente le plus bas niveau en 30 ans, et le nombre projeté pour 2004 devrait être encore plus faible, soit d\u2019environ 130.Le nombre d\u2019exécutions a chuté depuis l\u2019année dernière de 65 à 59, les États du Sud étant responsables de 85% de ce total.Le nombre de condamnés patientant dans les « couloirs de la mort » a reculé légèrement de 3504 à 3471.Selon le directeur du DPIC, Richard Dieter, ces statistiques « vont toutes dans un sens » et indiquent que la « confiance du public dans la peine de mort a été sérieusement érodée au cours des dernières années », tendance favorisée par la multiplication des erreurs judiciaires.De 1981 à 1988, 19 personnes ont vu leur condamnation à mort renversée après avoir obtenu une révision judiciaire.Ce nombre est passé à 32 pour la période allant de 1989 à 1996 avant d\u2019atteindre 49 pour la période de 1997 à 2004.Du coup, le pourcentage de la population favorisant, pour les crimes graves, l\u2019emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle plutôt que la peine de mort, a augmenté pour atteindre près de 50 %, soit 20 points de plus qu\u2019au milieu des années 90.« Lorsque la population pense au crime et à la punition, elle ne voit plus seulement le visage menaçant d\u2019un dangereux criminel condamné pour un crime crapuleux ; elle se rappelle aussi le visage rayonnant d\u2019un accusé innocent qui quitte les couloirs de la mort pour recouvrer la liberté », souligne l\u2019organisme dans un rapport paru en septembre sur la crise déclenchée par les ratés du système pénal américain relativement à la peine de mort.Plusieurs études menées au cours des dernières années par des médias ou des universitaires américains ont mis en relief les risques de dérive découlant du manque de services juridiques adéquats pour les accusés, des préjugés raciaux des jurés ou encore d\u2019enquêtes policières bâclées.Bien que l\u2019Illinois, secoué par l\u2019acquittement in extremis d\u2019une série de condamnés, eut frappé un coup d\u2019éclat en 2003 en commuant toutes les condamnations à mort en peines d\u2019emprisonnement à vie et que plusieurs autorités en la matière aient exprimé leur inquiétude, les autorités gouvernementales ne semblent guère pressées de revoir leurs façons de faire, souligne le DPIC.À défaut d\u2019abolir carrément la peine de mort, les États disposent de plusieurs pistes pour éviter les condamnations erronées, note l\u2019organisme, qui évoque notamment les conclusions d\u2019un groupe de travail de l\u2019université Georgetown.Celuici suggérait notamment aux États qui autorisent la peine de mort de former un organisme chargé de superviser la formation des avocats appelés à défendre des accusés susceptibles d\u2019être condamnés à la peine maximale.Il recommandait par ailleurs d\u2019offrir, comme peine de remplacement, la condamnation à la prison à vie dans toutes les causes où la peine de mort est applicable en plus de généraliser le recours aux tests d\u2019ADN.À l\u2019échelle de la planète, 118 pays et territoires ont aboli la peine de mort ou évitent de l\u2019appliquer depuis plusieurs années alors que 78 continuent d\u2019avoir recours à cette pratique, souligne Amnistie internationale (AI) dans un récent bilan.L\u2019organisation de défense des droits de l\u2019homme souligne que les États-Unis, la Chine, l\u2019Iran et le Vietnam étaient responsables de 84 % des 1146 exécutions recensées en 2003.Selon des « informations fragmentaires » recueillies par AI, la Chine a procédé à 726 exécutions, un chiffre « vraisemblablement très en deçà de la réalité » si l\u2019on en juge par les propos d\u2019un membre du Parlement qui parlait, en mars dernier, de « près de 10 000 » mises à mort par an.Selon le directeur du DPIC, Richard Dieter, la « confiance du public dans la peine de mort a été sérieusement érodée au cours des dernières années », une tendance favorisée par la multiplication des erreurs judiciaires.MONDE L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 23 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .MONDE LE TOUR DU GLOBE Deuxième attentat au coeur de Bagdad en 24 heures Bush décore trois des architectes de l\u2019invasion et de l\u2019occupation de l\u2019Irak ÉTATS-UNIS Nouveaux sévices Des documents officiels de la marine américaine obtenus par l\u2019organisation de défense des libertés individuelles ACLU font état de nouveaux cas de sévices contre des prisonniers en Irak dont une parodie d\u2019exécution commise par des marines contre quatre mineurs irakiens.Quatre marines ont notamment été impliqués dans une parodie d\u2019exécution visant quatre jeunes pillards irakiens entre le 1er juin et le 6 juillet 2003.Dans un autre cas, cinq marines ont été accusés d\u2019avoir en avril 2004 soumis un prisonnier à des chocs électriques.Un des marines a été condamné à un an de prison, un autre à huit mois de détention, le cas des trois autres soldats étant toujours en cours d\u2019examen par une cour martiale.HAÏTI Cité-Soleil ciblé Des Casques bleus et des policiers de l\u2019ONU, dotés de blindés, ont mené une vaste opération hier pour reprendre le contrôle de Cité-Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince considéré comme un fief des partisans de l\u2019ex-président Jean-Bertrand Aristide.Il s\u2019agissait pour l\u2019ONU de « sa plus importante opération militaro-policière » depuis l\u2019activation de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), en juin, a fait valoir un porte-parole.Cité-Soleil est considéré comme une des bases dans la capitale haïtienne des « chimères », à la solde du régime déchu d\u2019Aristide, formés pour moitié de militants politiques et pour moitié de membres de gangs locaux faisant régner la terreur.d\u2019après AFP NATIONS UNIES « Chasse aux sorcières » Kojo Annan, fils du secrétaire général de l\u2019ONU Kofi Annan, a dénoncé hier « une chasse aux sorcières » contre son père mené par le Parti républicain du président George W.Bush, dans un communiqué transmis à la chaîne de télévision CNN.« Toute l\u2019affaire relève depuis le premier jour d\u2019une chasse aux sorcières du Parti républicain pour satisfaire son programme de politique étrangère », affirme Kojo Annan, qui se dit confiant d\u2019être reconnu innocent des soupçons de corruption qui pèsent sur lui.Le fils du secrétaire général de l\u2019ONU a été rétribué jusqu\u2019en février 2004 par un ancien employeur, la société suisse Cotecna, qui avait participé au programme « pétrole contre nourriture » de l\u2019ONU en Irak, même s\u2019il avait cessé de travailler pour cette société fin 1998.d\u2019après AFP AFGHANISTAN Mollahs arrêtés Le mollah Nakibullah Khan, commandant taliban présumé proche du leader spirituel du mouvement, le mollah Mohammad Omar, toujours en fuite, a été interpellé dans la province de Kandahar, dans le sud de l\u2019Afghanistan, a indiqué hier un responsable de la police local.Il aurait été, par le passé, le chef de la sécurité du mollah Omar.Le mollah Qayoom Ahanger, dont l\u2019arrestation a aussi été annoncé hier, est pour sa part soupçonné de l\u2019assassinat de plusieurs responsables électoraux.Les deux hommes ont été interpellés par les services de renseignements de la province, dans le district d\u2019Argandab, proche de la ville de Kandahar.d\u2019après AFP CONGO Guerre avec le Rwanda Les autorités de Kinshasa ont affirmé pour la première fois hier mener une « guerre contre le Rwanda » dans l\u2019est de la République démocratique du Congo (RDC), ce qu\u2019a immédiatement démenti Kigali malgré de nombreux témoignages faisant état de la présence de ses soldats dans l\u2019ex-Zaïre.Jamais depuis le début de ces nouvelles tensions entre les deux pays, il y a environ trois semaines, Kinshasa n\u2019avait évoqué un affrontement direct avec son voisin rwandais qui, lors des deux dernières guerres (1996-1997 et 1998-2003), avait envoyé des troupes en RDC.Kinshasa avait annoncé le 2 décembre l\u2019envoi de 10 000 soldats en renfort dans l\u2019est, pour « sécuriser » les frontières et « assurer l\u2019intégrité territoriale ».d\u2019après AFP JOONEED KHAN Marquant pour la deuxième fois en 24 heures l\u2019anniversaire de la capture de SaddamHussein, des insurgés ont lancé hier une voiture piégée contre une entrée de la Zone verte surprotégée au coeur de Bagdad, faisant au moins sept morts et 19 blessés, et les dirigeants du régime intérimaire ont prédit l\u2019intensification des violences avant et après les élections prévues le 30 janvier, mais le président George W.Bush marquait, lui, la journée en décorant trois des architectes du gâchis irakien.Lors d\u2019une cérémonie à la Maison- Blanche, le président américain a remis la médaille présidentielle de la Liberté au général Tommy Franks, qui dirigea l\u2019invasion de l\u2019Irak, à Paul Bremer, ex-administrateur du pays, et à George Tenet, ex-directeur de la CIA dont les rapports controversés servirent à justifier l\u2019invasion.« Cet honneur va à trois hommes qui ont joué un rôle pivot dans de grands événements et dont les efforts ont permis de rendre notre pays plus sûr et de faire avancer la cause des droits de l\u2019homme », a affirmé Bush.En Irak, où l\u2019attentat de la veille contre une autre entrée de la Zone verte avait fait 13 morts et 15 blessés, le premier ministre Iyad Allaoui et le président Ghazi al-Yaouar prédisaient une recrudescence de l\u2019insurrection, et le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari se résignait à ce que les élections du 30 janvier soient en partie boycottées et étalées sur plusieurs jours.Après d\u2019importants partis sunnites et quelques partis kurdes, le courant chiite de Moqtada Al-Sadr a lié hier sa participation aux élections au départ des forces étrangères d\u2019Irak.« Je demande à nos Marjaas (chefs religieux) et à nos leaders d\u2019obtenir de l\u2019occupant et de ses agents injustes la garantie du départ immédiat de leur troupes après les élections ou celle d\u2019un calendrier de départ », a indiqué le bureau d\u2019Al-Sadr dans un communiqué publié à Najaf.La mort de deux marines tués lundi dans la province de Bagdad portait à 11 le nombre de pertes américaines en Irak depuis samedi.Outre les attentats divers, les insurgés mènent des actions contre les troupes américaines dans la ville de Fallouja, soidisant « libérée» depuis plusieurs semaines.Le chef d\u2019état-major interarmées américain, le général Richard Myers, en visite hier en Irak, a reconnu l\u2019existence de «poches de résistance » à Fallouja.Mais selon un officier américain à Fallouja, les marines font face à des combattants irakiens et étrangers déterminés à mourir pour leur foi, et qui s\u2019inflitrent dans la ville à la nuit tombée.Chaque famille revenant à Fallouja recevra 500 dollars des marines à titre de «paiement de consolation » pour la destruction de la ville, a indiqué par ailleurs le capitaine Batty.« C\u2019est pour leur dire : nous sommes désolés », a-t-il dit.À Washington, le général John Jumper, chef d\u2019état-major de l\u2019US Air Force, annonçait que l\u2019armée de l\u2019air en Irak va faire appel aux avions cargo C-130 pour remplacer des convois routiers qui sont la cible régulière des attaques d\u2019insurgés.« Nous avons parlé d\u2019une centaine de morts et blessés par mois, victimes de ces attaques », a-t-il dit.Un groupe de militaires a été suspendu pour avoir refusé d\u2019acheminer un convoi routier en Irak.Un proche du général a confié que l\u2019objectif était de transporter par voie aérienne l\u2019équivalent du chargement de 1500 à 2000 convois routiers par jour, qui selon lui, reste encore loin des besoins logistiques de l\u2019armée américaine en Irak.En Irak, les corps de 14 gardes irakiens étaient découverts dans un cimetière de Mossoul, deux officiers supérieurs de la police étaient assassinés et un capitaine était blessé à Bagdad, le chef de la Garde nationale de la province de Salaheddine démissionnait en invoquant des « raisons personnelles », et un Irakien était tué par des soldats américains à Samarra, et le corps d\u2019un autre était retrouvé au nord de Bagdad.Enfin, Iyad Allaoui a déclaré devant le Conseil national (Parlement provisoire) : « La semaine prochaine verra le début du jugement des symboles de l\u2019ancien régime.» À Amman, le collectif de défense de l\u2019ancien président Saddam Hussein a jugé « invalides » les procès annoncés.« L\u2019interrogatoire (des détenus) en l\u2019absence de leurs avocats est invalide et les accusations qui sont portées contre eux sont invalides », a déclaré Ziad Khassaouneh, porte-parole du collectif.Avec AFP, AP, Reuters, Daily Star, Kansas City Star, The Guardian et Al- Jazira « Cet honneur va à trois hommes qui ont joué un rôle pivot dans de grands événements et dont les efforts ont permis de rendre notre pays plus sûr et de faire avancer la cause des droits de l\u2019homme », a affirmé Bush en leur remettant la médaille présidentielle de la Liberté.Offre en vigueur jusqu\u2019au 31 décembre 2004.\u2020Avec le E316, le deuxième téléphone doit être d\u2019une valeur moindre.L\u2019offre de téléphone à 0$ s\u2019applique dans le cadre d\u2019un nouvel abonnement de trois ans à un forfait Couple et Famille.Des frais initiaux de mise en service, des frais mensuels d\u2019accès au système de 6,95$ et des frais d\u2019accès au service d\u2019urgence 911 s\u2019appliquent à chaque téléphone.Les frais d\u2019interurbain et de déplacement, les frais liés aux services additionnels en option et les taxes sont en sus et seront facturés mensuellement.*Les forfaits Couple et Famille sont offerts dans le cadre d\u2019un abonnement de un an, de deux ans ou de trois ans.Des frais de résiliation anticipée s\u2019appliquent.Jusqu\u2019à 2500 minutes d\u2019appels locaux, 500 minutes d\u2019appels interurbains au Canada et 500 messages texte sortants par mois et par ligne à utiliser entre les membres d\u2019un même forfait Couple et Famille sur le réseau Rogers Sans-fil.**L\u2019offre d\u2019utilisation illimitée s\u2019applique aux nouveaux abonnements de deux ans ou de trois ans pour les forfaits de 20$ et plus par mois et comprend le temps d\u2019antenne local illimité.\u2020\u2020Le lecteur MP3 sans fil est offert à l\u2019achat d\u2019un téléphone sans fil sélectionné d\u2019une valeur de 49,99$ ou plus dans le cadre d\u2019un abonnement de trois ans et n\u2019est pas offert à l\u2019achat d\u2019un téléphone secondaire ou avec un téléphone à 0$.Offre en vigueur jusqu\u2019au 31 décembre 2004 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks et disponible uniquement dans les magasins participants.Le lecteur MP3 peut différer du modèle illustré.Les appareils illustrés peuvent ne pas être disponibles dans tous les magasins.©2004 Rogers Sans-fil inc.Tous droits réservés.MCRogers, Rogers Sans-fil, le ruban de Möbius et «VOTRE MONDE.MAINTENANT.» sont des marques de commerce de Rogers Communications inc.Utilisés sous licence.CONSULTEZ ROGERS.COM, COMPOSEZ LE 1 800 462-4463 OU RENDEZ-VOUS CHEZ NOS DISTRIBUTEURS ROGERS SANS-FIL, ROGERS PLUS OU ROGERS VIDEO.MONTRÉAL 1104, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 Place-Ville-Marie (514) 394-0000 8984, boul.de l\u2019Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Centre Rockland (514) 735-4086 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Bourassa (514) 324-3180 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d\u2019Anjou (514) 356-0356 997, rue St-Antoine O.(514) 866-3326 505, boul.De Maisonneuve O.(514) 845-8353 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 740, boul.de la Côte-Vertu (514) 789-0101 Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 Complexe Desjardins (514) 842-0288 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin (450) 444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 Centre Régional Châteauguay (450) 692-5136 DRUMMONDVILLE 965, boul.St-Joseph (819) 478-9977 Promenades Drummondville (819) 475-5024 GATINEAU 442, boul.St-Joseph (secteur Hull) (819) 776-4377 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l\u2019Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 Galeries Granby (450) 375-4355 GREENFIELD PARK Mail Carnaval (450) 672-7522 HULL Les Galeries de Hull (819) 775-3687 ÎLE PERROT 15, boul.Don-Quichotte (514) 425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 Galeries Joliette (450) 760-3000 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 1888, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 1273, boul.Curé-Labelle (450) 680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 657-3666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE Place Rosemère (450) 971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360E, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord (450) 436-5895 60, rue Bélanger (450) 431-2355 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l\u2019Estrie (819) 822-4650 SOREL Promenades de Sorel (450) 746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 Centre Les Rivières (819) 694-6812 VALLEYFIELD Centre Valleyfield (450) 373-0519 ACHETEZ UN SANS-FIL NOËL, C\u2019EST L\u2019AMOUR OBTENEZ-EN UN AUTRE POUR \"#\"#\"#\"#\"#\"#\"#\"#\"#\"##\"#\"##\" \"#\"#\"#\"#\"#\"# 35$ /MOIS* + 6 MOIS D\u2019APPELS LOCAUX ILLIMITÉS** \u2022 2 SANS-FIL, BEAUCOUP DE MINUTES, UNE SEULE FACTURE 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L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 4 A 25 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll .MONDE Le viaduc de Millau, «nouveau symbole de la France moderne» La lamelle du DC10 a provoqué l\u2019écrasement ASSOCIATED PRESS du Concorde MILLAU \u2014 Tournant une page dans l\u2019histoire de l\u2019architecture industrielle du fait du record de hauteur et des technologies utilisées, le viaduc de Millau, en France, a été inauguré hier par le président de la République, qui l\u2019a vu comme « un atout pour l\u2019image d\u2019une France moderne et conquérante ».L\u2019inauguration a été marquée par le dévoilement d\u2019une plaque commémorative par Jacques Chirac, sur le tablier du viaduc, en présence de plusieurs centaines d\u2019employés du groupe Eiffage, constructeur et exploitant du viaduc, ainsi que d\u2019autres personnalités et élus locaux.Quelques minutes après, les avions de la Patrouille de France sont passés au-dessus du viaduc en laissant derrière eux un panache tricolore.Ce viaduc, « un prodige d\u2019art et d\u2019architecture, nouvel emblème du génie civil français », est le « nouveau symbole de la capacité à innover» de la France, a lancé M.Chirac, lors d\u2019un discours prononcé peu après à Millau.Le président a rendu hommage à tous les ouvriers ayant participé à la construction de l\u2019ouvrage.« Nos hommes ont marqué le respect », a confirmé Jean-François Roverato, le président d\u2019Eiffage, en soulignant qu\u2019« aucun accident grave n\u2019avait eu lieu» durant le chantier, et que celui-ci avait été achevé « dans les délais, et dans les budgets ».Dessiné par l\u2019architecte anglais Norman Foster et conçu par l\u2019ingénieur des Ponts et Chaussées Michel Virlogeux, tous deux présents à la cérémonie, le viaduc «multihaubanné » (à haubans) se distingue par ses lignes épurées.Il est plus léger et plus fin pour affronter les vents, grâce à un tablier en acier soutenu par des piles en béton.D\u2019une longueur de 2,4 km sur 32m de large, il est un peu courbé vers l\u2019est et incliné dans une montée à 3% dans le sens nordsud.Ouvrant une nouvelle ère dans l\u2019architecture industrielle, le viaduc le plus haut du monde (343m pour le pylône le plus haut) a été construit avec des matériaux de grande performance, associés à des instruments de haute technologie.Enjambant le Tarn, le viaduc, portion payante de l\u2019A75, permet le contournement de la ville de Millau, auparavantembouteillée durant les périodes de vacances, et participe au désenclavement du Massif central.ASSOCIATED PRESS CERGY-PONTOISE, France \u2014 Les experts judiciaires sont formels : l\u2019accident du Concorde d\u2019Air France en juillet 2000 à Gonesse a été provoqué par l\u2019éclatement d\u2019un pneu qui a roulé sur une pièce en titane, perdue sur le tarmac par un DC10 de la compagnie américaine Continental Airlines, a indiqué hier le parquet de Pontoise.Ce rapport, qui confirme en grande partie les conclusions du Bureau d\u2019enquêtes et d\u2019analyses (BEA) de l\u2019Aviation civile, a été remis hier après-midi aux parties civiles par le juge d\u2019instruction Christophe Régnard.« Les expertises techniques ont mis en évidence un lien de causalité directe entre la rupture du pneumatique de la roue numéro 2 du train gauche lors de son passage sur la lamelle métallique en alliage de titane perdue » par le DC10 qui avait décollé quatre minutes avant le Concorde, a précisé hier le procureur de la République de Pontoise, Xavier Salvat.Les débris ont ensuite perforé le réservoir \u2014 insuffisament protégé des chocs, ont noté les experts\u2014avant que le kérosène ne s\u2019enflamme et que l\u2019avion ne s\u2019écrase sur un hôtel de Gonesse (Val d\u2019Oise), provoquant la mort de 113 personnes, dont quatre au sol.L\u2019enquête judiciaire a montré que le remplacement de cette lamelle en titane, alliage moins malléable que l\u2019aluminium d\u2019origine, n\u2019était pas autorisé par la Direction de l\u2019aviation civile américaine (FAA).« Les règles de chaudronnerie aéronautique n\u2019ont pas été respectées par les préposés de la société Continental Airlines », a souligné le représentant du parquet.Dès lors, la responsabilité pénale de la compagnie américaine pourrait être engagée.Le juge d\u2019instruction a convoqué pour la mi-février trois responsables techniques et pour la mi-mars, le PDG et le DG de Continental Airlines.Ski de fond Touring \u2022 Course \u2022 Hors piste \u2022 Cliniques de fartage \u2022 Rabais sur équipement complet \u2022 Grand choix de vêtements et accessoires 5520, boul.des Laurentides,Laval (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 3268297 Le spécialiste 3279896 PHOTOÉRIC CABANIS, AFP Construit à Millau, le viaduc à haubans se distingue par ses lignes épurées.Il est plus léger et plus fin pour affronter les vents, grâce à un tablier en acier soutenu par des piles en béton.D\u2019une longueur de 2,4 km sur 32mde large, c\u2019est le viaduc le plus haut du monde.Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ou procurer d\u2019autres services essentiels, en cette période de Noël, aux personnes démunies, sans-abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 2,29 $, vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S\u2019il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.Pour porter votre don sur votre carte de crédit, veuillez composer le (514) 523-5288.o 22,90$pour aider 10 pers.o 57,25$ pour aider 25 pers.o 114,50$ pour aider 50 pers.o 229,00$ pour aider 100 pers.o ______ $ pour aider autant de personnes que possible Repas complet pour Noël - 2,29 $ Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d\u2019impôt sera émis pour tout don de 10 $ et plus.Le numéro d\u2019enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.Nom Adresse Ville/Prov./Code postal Téléphone( ) Courriel Veuillez faire votre chèque payable à : LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, succursale St-Jacques, dép.404115 Montréal QC H3C 2V8 Situé au : 1490, rue Saint-Antoine Ouest www.missionbonaccueil.com 3256000 VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT NOTRE 113E ANNÉE AU SERVICE DES DÉMUNIS Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.265 3023 Tirage du 2004-12-14 Tirage du 2004-12-14 Tirage du 2004-12-14 NUMÉRO 544526 3 4 03 05 06 11 12 14 15 23 27 30 31 35 36 37 39 45 51 52 53 59 SOYEZ TOUJOURS GENTILS AVEC CEUX QUI JOUENT AU 484B114 Tirage du 2004-12-14 (non décomposable) Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 Grand Cherokee Laredo (ou 50 000 $) 2004-12-01 094B898 2004-12-02 822C125 2004-12-03 316B210 2004-12-08 241B070 2004-12-09 712C567 2004-12-10 723C012 2004-12-04 547D218 2004-12-05 807A264 2004-12-06 278D217 2004-12-07 289A080 2004-12-11 524B879 2004-12-12 169B502 2004-12-13 118A736 1 Grand Cherokee Laredo chaque jour du 1er au 31 déc.2004 Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Destinations canadiennes : le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs.Les tarifs sont basés sur un aller simple.Les billets doivent être achetés au plus tard le 21 décembre 2004.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2005.L\u2019achat à l\u2019avance peut être requis.Les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, les frais d\u2019aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu\u2019à 6$, ne sont pas inclus.Destinations américaines : le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs.Les tarifs sont basés sur un aller simple.L\u2019achat à l\u2019avance peut être requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les frais d\u2019aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu\u2019à 12$, ne sont pas inclus.Floride: les tarifs publiés ne sont pas offerts pour les voyages entre le 17 décembre 2004 et le 3 janvier 2005.Destinations canadiennes et américaines : les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s\u2019appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.Un séjour maximal et d\u2019autres conditions peuvent s\u2019appliquer.À moins d\u2019avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d\u2019Air Canada, de la société en commandite Jazz Air (faisant affaire sous le nom d\u2019Air Canada JazzMC), de United Airlines, de SkyWest ou d\u2019Air Wisconsin (faisant affaire sous le nom de United Express).MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d\u2019Air Canada.MDAéroplan est une marque déposée d\u2019Air Canada.Tarifs Tango, ALLER SIMPLE de Montréal à partir de : TORONTO 76$ HALIFAX 109$ VANCOUVER 159$ EDMONTON 173$ CALGARY 183$ FORT MYERS WEST PALM BEACH 137$ PHILADELPHIE 165$ WASHINGTON, D.C.176$ CHICAGO 188$ SEATTLE 239$ Économisez avec 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