La presse, 17 janvier 2005, Cahier A
[" CHANTAL PETITCLERC ROMÉO DALLAIRE EXCELLENCE CHANTAL PETITCLERC ET ROMÉO DALLAIRE PERSONNALITÉS DE L'ANNÉE 2004 CAHIER EXCELLENCE SARA CHAMPAGNE Exceptionnellement, deux nouvelles étoiles viennent d'entrer dans le firmament des personnalités de l'année du Gala Excellence La Presse \u2014Radio-Canada.Le général Roméo Dallaire et l'athlète Chantal Petitclerc ont reçu ce prestigieux honneur hier au Studio 42 de la Maison de Radio-Canada.«Tous les humains sont humains», a rappelé le général Roméo Dallaire en recevant son prix aux côtés de Chantal Petitclerc.«Oui, il y a les victimes du tsunami, c'est terrible, mais il ne faut pas oublier les autres, celles du Darfour, notamment», a-t-il ajouté en parlant de la crise qui secoue l'Afrique.Un peu plus tôt en soirée, le chanteur Corneille, survivant du génocide au Rwanda, a tenu à remercier le général Roméo Dallaire, 53 ans, au nom des tous les siens.En direct de Paris, où il est en répétition pour une série de spectacles, l'artiste a interprété la pièce Parce qu'on vient de loin, accompagné par une troupe de danseurs et de chanteurs du Rwanda, Isangano.Chantal Petitclerc a pour sa part remercié tous ceux «qui ont cru en son rêve, un peu fou, de remporter cinq médailles aux Jeux olympiques d'Athènes.» Deux nouvelles étoiles > Voir GALA page A10 Montréal lundi 17 janvier 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 86 66 pages 5 cahiers Nuageux, Max.-9 Min.-25 PHUKET et COLOMBO \u2014 C'est le dernier film de la très longue série de ce vol de 20 heures entre Ottawa et la station balnéaire de Phuket.À bord du Taj Mahal, cet Airbus gris du gouvernement qui n'a rien de l'extravagance du célèbre mausolée de marbre blanc d'Agra, plus personne ne prête attention au petit écran.Jusqu'à ce qu'un tsunami y balaie les rues de New York.La scène, tirée du film catastrophe The Day After Tomorrow, annonce la journée de façon indélicate.La bande s'interrompt brusquement à l'atterrissage, de la même manière qu'une vague monstre a fauché 260 vies et fait disparaître 636 personnes dans cette île du sud de la Thaïlande.À bord de l'avion, tous les journalistes se posent la même question : que fait le premier ministre du Canada en Thaïlande et au Sri Lanka, alors que tous les autres chefs du gouvernement ont évité jusqu'à maintenant de se rendre dans cette région asiatique dévastée pour ne pas nuire aux opérations de secours et de reconstruction ?La réponse dépend du pays dont il est question.>Voir COUSINEAU en page A6 AUTRE TEXTE Les GI en mission humanitaire, de notre envoyé spécial en Indonésie Marc Thibodeau, page A11 Visite officielle de Paul Martin en Asie RIEN N'ABAT LES POLITICIENS SOPHIE COUSINEAU CHRONIQUE THAÏLANDE ET SRI LANKA NFL Les Patriots réduisent les gros canons des Colts au silence CONFLIT À LA SAQ Les membres du syndicat s'affilient à la CSN LAURA-JULIE PERREAULT C'est à trois contre un hier soir que les membres du Syndicat des employés de magasins et de bureau de la SAQ, en grève depuis deux mois, ont voté en faveur d'une affiliation à la CSN.Ce choix, qui permet aux grévistes de continuer leur combat, les a néanmoins profondément divisés hier.« Nous sommes contents d'accueillir ce syndicat dans nos rangs.Il est temps de travailler ensemble pour contrer les pratiques de privatisation du gouvernement Charest », a lancé Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, quelques minutes après l'annonce des résultats.Plus de 76 % des syndiqués qui étaient encore présents à l'assemblée générale lors du vote ont donné leur accord aux dirigeants du SEMB-SAQ hier soir.>Voir SAQ en page A6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Si Mohamed Cherfi prenait des cours de danseur nu, il augmenterait peut-être ses chances d'être accepté par Immigration Canada.PHOTOHARRY HOW, GETTY IMAGES Tom Brady (12), quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, lance le ballon au sol après avoir marqué lui-même un touché au quatrième quart et permis aux siens de remporter la demi-finale de l'Association américaine de la NFL aux dépens des Colts d'Indianapolis par la marque de 20 à 3.Les détails en pages 2 à 4 du cahier Sports.Météo Nuageux avec percées de soleil , maximum -9, minimum -25, plus de détails en page SPORTS 16 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 9 Bandes dessinées AFFAIRES 7 Bridge AFFAIRES 9 Décès AFFAIRES 10 Feuilleton AFFAIRES 7 Forum A 12 et 13 Horaire télévision ARTS 8 Loteries A 8 Mots croisés AFFAIRES 7 et SPORTS 12 Mot mystère AFFAIRES 7 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 et AFFAIRES 2 La police de Montréal s'associe à un groupe mêlé au scandale Cinar FRANCIS VAILLES Pour venir en aide aux jeunes délinquants, la police de Montréal vient de former un partenariat avec le groupe financier qui est derrière le transfert de fonds de Cinar aux Bahamas.Depuis le 7 décembre, la Fondation de développement Norshield et la police offrent dans certaines écoles de Montréal le programme d'arts martiaux Jeunesse envol.Or, la Fondation Norshield a été mise sur pied par le Groupe financier Norshield et par son PDG, John Xanthoudakis, poursuivi par Cinar pour avoir été l'entremetteur des fonds transférés aux Bahamas par le couple Charest- Weinberg.Au total, quelque 121,4 millions de dollars américains ont été transférés vers les Caraïbes entre 1998 et l'an 2000 ; des fonds adm i n i s t r és n o t a m m e n t par Norshield International et les entreprises Globe-X, des Bahamas.>Voir GROUPE en page A10 présente le en collaboration avec JUMP RHYTHM JAZZ PROJECT DE CHICAGO, NOTRE VILLE INVITÉE En collaboration avec RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 www.montrealjazzfest.com ACHETEZ VOS BILLETS 15, 17 ET 18 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE OUTREMONT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest FILL23 KYOTO OTTAWA ASSOUPLIRAIT SA POLITIQUE PAGE A4 MARIE-CLAUDE MALBOEUF Né à Buffalo de parents congolais, SP a grandi au Québec, où il a habité partout : de Sherbrooke à La Salle en passant par Saint-Henri.En 1999, il lance le premier disque de Sans Pression, 514-50 dans mon réseau, qui s'envole à près de 40 000 exemplaires.En décembre, le groupe Loco Locass s'indigne donc que le champion du rap québécois n'ait même pas été mis en nomination par l'Adisq et lui refile son Félix.Néanmoins boudé par la radio, SP s'apprête à faire circuler une pétition réclamant une station «urbaine 24 heures».SP, rappeur de Sans Pression.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© ILYADEUX SEMAINES, TROIS JEUNES D'ORIGINE HAÏTIENNE ONT POIGNARDÉ UNE SEXAGÉNAIRE QUI S'AGRIPPAIT À SA MARCHETTE, DANS LE STATIONNEMENT DE SON IMMEUBLE DE MONTRÉAL-NORD.UNANIMESÀ CONDAMNER LEUR GESTE \u2014 ET TOUS LES RACISTES QUI LUI ONT ATTRIBUÉ UNE COULEUR \u2014, TROIS ARTISTES NOIRS ONT ACCEPTÉ DE RACONTER À LA PRESSE COMMENT ILS ONT EUX-MÊMES FLIRTÉ AVEC LA RUE ET SES GANGS.MAIS SURTOUT, COMMENT ILS L'ONT VITE QUITTÉE ET CE QU'IL FAUDRAIT FAIRE POUR AIDER PLUS DE JEUNES À FAIRE COMME EUX.NOIRS ET CHÔMEURS > Au Québec, les jeunes Noirs âgés entre 15 et 24 ans sont aux prises avec un taux de chômage deux fois plus important que les Blancs de leur âge : soit 37 % contre 17 %.TOUS LES CITOYENS NOIRS NÉS NOIRS NÉS À NÉS AU CANADA AU CANADA L'ÉTRANGER Diplômés du collégial 20% 23% 24% Diplômés universitaires 21% 21% 20 % Taux de chômage 6% 7,9% 9,6% Revenu moyen 37 200$ 32 000 $ 29200 $ normalisé selon l'âge Sources : L'évolution de la communauté noire à Montréal : mutations et défis, 2001, James Torczyner, Université Mc Gill, École de travail social, Statistique Canada, Les Noirs au Canada, une longue tradition, 2005.stéréotypes.«La société a fait un moule pour les jeunes Noirs, et c'est facile de fitter là-dedans.Les gens pensent qu'ils sont supposés être d'une telle façon.» Lorsque sa maison de disques l'a trouvé, il squattait lui-même aux quatre coins de Montréal.Ce qui l'a empêché de sombrer?Son père, qui a réussi à devenir pharmacien et biochimiste, répond le rappeur.«C'est ma plus grosse inspiration.Il est parti de chez lui à 10 ans, sans rien d'autre qu'une paire de shorts.Depuis qu'on est petits, il nous menace de retourner en Afrique si on déconne.Il est venu pour qu'on réussisse, rien d'autre.» «Grâce à lui, je sais que c'est important d'être un leader, pas un suiveux.Il faut que tu t'écoutes avant d'écouter n'importequi.Quetu saches qui tu es et qui tu représentes.» Chez les démunis, trop de jeunes ne voient au contraire que le vide.«Ça devient attirant de faire partie de quelque chose.De savoir qu'on vit tous dans la même misère, de marcher ensemble en étant sûr que, si quelque chose arrive à quelqu'un, tout le monde va réagir.À cause de l'intimidation, certains se sentent comme s'ils avaient toujours besoin de back-up», explique SP, qui a luimême déjà collectionné les fractures.«Tout ça n'a rien à voir avec la couleur de la peau, précise bien le jeune père de famille.J'ai déjà habité Hochelaga-Maisonneuve, entouré de Blancs, et c'était la même affaire! Mes fans me le disent: quand tu es pauvre, que tu cherches des solutions et que tu n'en trouves pas, la tentation est la même partout.» Depuis, les chansons du jeune Black sont comme autant de cris d'alarme.«Il faut parler des choses mauvaises d'une façon vraiment crue.Les jeunes comprennent le message.Ce que je dis, ils le voient mieux quemoi.» Ses fans le voient, et ils veulent apparemment l'entendre puisqu'ils sont 40 000 à avoir acheté le premier album de Sans Pression.Même si ses disques ne tournent jamais à la radio.Une injustice dont le groupe s'indigne dans sa récente chanson C.K.O.I., Star system québécois : «J'm'affirme/ chu pas juste des grosses babines.Y'ont peur de la vérité/c'est trop rue/trop cru/comme si on était tous des junkies.» À Saint-Bruno, où il a brièvement suivi sa famille, SP se sentait déjà comme un animal de cirque.«Je ne pouvais pas marcher quatre coins de rue sans voir apparaître un char de police», se souvient-il.Le problème, avance le musicien, c'est que sa communauté finit par se laisser contaminer par les Ilatoute lapanoplie : le lourdmédaillon qui valse sur son ventre, les pantalons qui tombent, le bandeau barrant son large front.Il est aussi d'une parfaite gentillesse et sourit jusqu'aux oreilles.Mais les passants ont rarement le temps de s'en apercevoir.«Quand je marche à côté d'une voiture, j'entends souvent toc!.C'est quelqu'unqui vient de barrer sa porte.» SP, rappeur dugroupe Sans Pression, est pourtant le dernier jeune Montréalais susceptible de traîner un gang de rue à sa suite.Son grand frère, son allié, y a déjà laissé sa peau.«Il en était sorti, mais il a quand même choisi de disparaître.Je pense qu'il avait vu trop de choses», murmure-t-il.NOIRÀ MONTRÉAL SP, RAPPEUR DE SANS PRESSION Un moule pour les Blacks Unmoine hindouconduit son vélo sur une plage de l'île Sagar, située à 150 km au sud de Calcutta, en Inde.La région attend quelque 200 000 moines et pèlerins hindous pour le festival de Makar Sankranti, où ils s'immergeront au confluent du Gange et du golfe du Bengale.SOURCE : JAYANTA SHAW, REUTERS AUJOURD'HUI Mission impossible Patron colérique, exigeant, paranoïaque.Il y a des façons de répondre à un boss difficile afin de ménager sa santé mentale.Dans la chronique Vie au travail, Sylvain Robillard donne sept bons trucs pour survivre à un patron impossible.>Àlire dans LA PRESSE AFFAIRES Jacques Villeneuve découvre sa nouvelle monture C'est hier, sur le circuit de Valence, en Espagne, que Jacques Villeneuve a découvert la nouvelle Sauber C24 qu'il pilotera cette saison au championnat du monde de F1.Notre chroniqueur Jean-François Bégin est sur place.> Lisez sa chronique dans le cahier SPORTS.INSOLITE Pas de pub pour Zhang Yichi La famille du petit garçon proclamé unmilliard trois millionième Chinois a décliné les nombreuses offres faites par les fabricants de produits pour bébés.Les parents se sont fait offrir de tout, des couches au lait maternisé en passant par des vêtements et des meubles en échange de publicité.Le père du petit Zhang Yichi croit que le seul fait d'être né citoyen n° 1,3 milliard place son fils sous le signe de la chance.«Ce n'est pas nécessaire d'en rajouter en le forçant à représenter tous ces produits.Ces activités commerciales auront un impact négatif sur sa vie», croit Zhang Tong.Le seul compromis qu'il a fait auprès des nombreux donateurs a été d'accepter une police d'assurance.SOURCE: REUTERS CHIFFRE DU JOUR 50% Une étude canadienne montre que l'exercice physique après l'âge de 65 ans augmente de 50% les chances des personnes âgées de rester autonomes et alertes, allégeant d'autant le fardeau des familles et du système public de soins de santé.Les aînés se mettent à l'entraînement en masse, du moins aux États- Unis, où la pratique du tapis roulant, le plus typique des exercices à faible effort, a décuplé en 15 ans et attire une personne sur cinq à partir de l'âge de 45 ans.Le vieillissement de la population rend l'exercice physique plus «mollo» avec l'utilisation d'appareils d'exercice peu exigeants.\u2014 FRANÇOIS BERGER SOURCES: STATISTIQUE CANADA; AMERICAN SPORTS DATA INC.; US CENSUS BUREAU PHOTOAFP PHOTOREUTERS COUP D'OEIL > Même les instruits écopent : un diplômé universitaire Noir a autant de chances de se trouver un emploi qu'un Blanc n'ayant pas terminé ses études secondaires.TERRITOIRE HOSTILE Le côté sombre de Montréal.514 you know what I'm saying.Hostile sauf quand le buzz est allumé.Je l'ai vu, tu l'as vu, on l'a vu.Le bizness illégal c'est ça qui contrôle la rue.La violence, le sexe, la drogue et tout ça pour l'argent.Dans le territoire hostile tout s'achète et tout se vend. Luck Mervil.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© J-Kyll, chanteuse du groupe Muzion.PHOTO PIERRE CÔTÉ, LA PRESSE© On n'a qu'à regarder les photos des Hells Angelspour comprendre que les agressions gratuites - ou initiatiques - n'ont rien à voir avec la couleur de la peau.Et c'est vrai même à l'adolescence.En 1995, trois garçons bien blancs de 13, 14 et 15 ans ont assassiné un pasteur et sa femme de Beaconsfiled, en les frappant à coups de bâton de baseball dans leur lit.Arrêtés après s'être vantés de leur crime, ils n'ont jamais manifesté de remords.En 1999, un autre garçon de 15 ans a poignardé une octogénaire 47 fois dans sa maison de Chambly.Les psychiatres ont dit qu'il était aveuglé de colère et qu'il se vengeait de sa relation difficile avec son père.L'automne dernier, un jeune de 18 ans, d'origine asiatique celuilà, fracassait le crâne d'un avocat octo-génaire en le poussant sur le sol dumétro Villa-Maria.Sa victime avait tenté d'intervenir dans une dispute.L'adolescent a suivi une thérapie et bénéficié d'un sursis.MARIE-CLAUDE MALBOEUF C'était le cours de soudure.Un ami de basket est entré en l'implorant de lui refiler une barre de fer.Las d'enfiler chandail par-dessus chandail pour survivre à l'hiver, il voulait dévaliser le casier d'un autre élève.«On se disait quecegars-là, il n'auraitpasdeproblème à se faire racheter un manteau neuf, alors je lui aidonné labarre», sesouvient le chanteur Luck Mervil.Mais la future vedette n'a jamais fini son cours: la police est venue le chercher.«Au poste, j'ai tout nié, mais ça a été le déclic.Ils m'ont sorti un album de photos et tous mes chums étaient dedans.J'ai décidé que je ne voulais jamais y figurer.» Peu après, Luck Mervil s'est mis à faire une heure et demie d'autobus par jour pour fréquenter une nouvelle école, à Saint-Léonard.Aujourd'hui, il file plutôt au volant d'une luxueuse voiture, mais il ne roulera jamais assez loin pour oublier d'où il vient.«Tous les ans, la policem'arrête une ou deux fois sans raison, juste parce que je suis un Noir qui conduit un beau char, raconte-t-il.Et mon frère, qui n'est pas connu, se fait encore suivre dans les magasins: pas parce qu'on veut le servir, mais parce qu'on le voit automatiquement comme un voleur.» À Rosemont, où il ressort souvent son ballon de basket, la police continue de rôder autour de la relève.«Un des jeunes avec qui je joue a reçu huit contraventions pour avoir roulé dans le mauvais sens en vélo.Ça a déjà créé unattroupement.Ons'est retrouvés au milieu de quatre autos de police pour une niaiserie pareille!» Bref, Luck Mervil comprendpourquoi certains démunis ne quittent jamais la rue.«Je dis aux jeunes: Amène-moi pas d'excuse, il y en aura tout le temps.C'est un état de fait.Va plutôt au bout de tes gestes.Mais ce n'est pas évident pour eux», précise-t-il.«Ceux de la génération d'avant moi, tu pouvais leur faire croire qu'il fallait être patient.Ils acceptaient le racisme.Pour ceux d'aujourd'hui, c'est : No way.Ils ont vécu ici toute leur vie.Ils trouvent ça trop injuste alors ils découvrent un autre style de vie.» «Le jeune de 16 ans qui roule en Mercedes, pour moi, c'est un looser.C'est sûr qu'il vend de la drogue ou qu'il fait le pimp.Mais il va te répondre: «Ça sert à rien de retourner à l'école, mon frère a une maîtrise et il n'a pas de job! Moi, l'argent que tu gagnes en un an, je le fais en un mois.» Que faire pour les aider?Cibler leurs parents, répond le chanteur.«Comme société, quand on fait venir des gens de culture différente, qui apportent un bagage lourd de peine et de douleur, il faut être prêt à les rééduquer, à leur apprendre les règles.Parce qu'ils ne viennent pas juste en visite deux minutes.Ils viennent vivre avec nous, boire la même eau, faire des enfants avec nous.» «Les familles haïtiennes qui s'établissent ici sont un microcosme du macrocosme qu'est leur pays.Si ces gens ont vécu l'oppression et l'humiliation, c'est évident qu'ils risquent de reproduire ce qu'ils ont toujours vu dans leur demeure», continue Luck Mervil.«Ce n'est pas parce qu'ils sont noirs que certains jeunes font des crimes, c'est parce qu'ils vivent des choses.Quand tu survis, tu n'es plus un enfant.» NOIRÀ MONTRÉAL LUCK MERVIL Le racisme: «No way!» Né en Haïti en 1967, Luck Mervil a passé son enfance à Montréal et son adolescence à New York, qu'il a quitté à 17 ans pour revenir vivre à Rosemont.Son père travaillait les métaux et sa mère, couturière, les tissus.Lui travaille les mots.Après avoir gagné le concours l'Empire des futures stars avec le groupe Rude Luck, il participe au spectacle Notre-Dame-de-Paris.Entre ses albums, il fait ses débuts au cinéma tout en s'engageant pour Haïti, contre la mondialisation et pour la souveraineté du Québec.Un choix qui lui a valu le titre de Patriote de l'année 2004-2005.MARIE-CLAUDE MALBOEUF Entrer dans un gang?La rappeuse J-Kyll l'a toujours évité.Mais c'est quand même grâce à la rue qu'elle a pu se procurer une arme et atteindre son but avoué de «faire du cash et vite», avec d'autres élèves de son école privée.«J'étais écoeurée d'être pauvre.Mes parents se démenaient pour moi, mais tout était super-cher : les livres, les sacs, les souliers, même les bas! C'était impossible de suivre.C'est avec le cash que j'ai pu faire que j'ai payé mes études.Je voulais sortir d'où j'étais.» Sans jamais déraper, la résidante du quartier Saint-Michel a tout vu.Des crackhouses jusqu'aux poings des skinheads.«J'ai été en contact avec la déchéance totale.Je n'ai pas porté une arme pour rien», raconte la jeune femme, qui noircissait déjà ses cahiers de chansons et de poèmes.Aujourd'hui, ses mots disent sa colère d'être sans cesse repoussée dans ce monde, bien que sa rage ne s'exprime plus qu'en musique.Bien qu'elle ait jeté son arme depuis longtemps, fréquenté l'université, produit deux albums fort applaudis et été ovationnée aux spectacles de Diane Dufresne et de Daniel Boucher.«Les proprios vont te dire: Écoute, c'est pas moi.Moi, je suis pas raciste, mais les voisins, ça les dérange.» «Dès que je suis arrivée à l'école, mon accent, c'était une blague.Les petites barrettes que ma mère me mettait dans les cheveux, c'était une blague.Même mon lunch était une blague!» «C'est là que ça commence, le fait que tu n'aies pas d'attachement.Ce qui te ressemble, on te l'offre seulement dans le ghetto.Certains se disent : OK, si je suis condamné à vivre et à mourir ici, je vais en profiter un max, je vais devenir le top ici.» «Un jeune qui se sent respecté n'a pas à chercher le respect ailleurs, dans des gangs ou dans la rue», conclut l'artiste.Il y a bien des vedettes noires, admet-elle, mais ce n'est pas assez.«Quand le Noir n'est pas une caricature de criminel à la télé, il est assimilé.Le message qui passe, c'est t'as pas le droit de garder ta culture, ton identité et de réussir.C'est pour ça qu'après nos shows, beaucoup de jeunes me disent : Tu as changé ma vie! Ils voient qu'ils ne sont pas seuls, pas des bibittes fuckées.Ils voient qu'on se bat, et voir quelqu'un se battre, ça donne envie de le faire aussi.» En attendant, on en fait trop peu pour alimenter leurs passions, s'indigne J-Kyll.«Ils ont enlevé les paniers de basket dans Saint- Michel parce que les gens se plaignaient de voir trop de Blacks ensemble.Mais qu'est-ce qu'on pense améliorer?Ces jeunes n'ont plus rien à faire de leurs mains!» «Certains vivent un tel découragement qu'ils switchent, ils partent dans une autre planète.À force de voir des choses, tu réa-gis», dit-elle.Après un deuxième disque fâché (J'révolutionne), J-Kyll travaille aujourd'hui des chansons d'espoir, des chansons qui parlent de garder le cap et de foncer.«C'est ça, la culture hip hop : partir de rien au-delà de ton destin et aller au top, dit-elle.Mais beaucoup de gens n'ont pas la chance ou le temps de comprendre par eux-mêmes : on leur tire dessus ou on les met en dedans avant.» J-KYLL, CHANTEUSE DU GROUPE MUZION LA VIOLENCE N'A PAS DE COULEUR «Àl'école, même mon lunch était une blague!» Après avoir passé ses premières années en Haïti, la chanteuse J-Kyll a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, puis à Saint-Michel, dont elle ne s'est plus jamais éloignée.Au milieu des années 90, elle lance le groupe Muzion.Portés par d'excellentes critiques, les deux premiers disques du groupe décrochent coup sur coup le Félix du meilleur disque hip hop de l'année.L'ADISQ met aussi Muzion en nomination dans la catégorie meilleur auteurcompositeur.Malgré tout, comme celles de SP, ses chansons restent boudées par la radio.Je ne prône pas la violence mais la violence me prône.Je cultive la parole pourtant le silence me «stone».Je vis pour apprendre à mourir.Mais je sais bien que certains préfèrent mourir que d'apprendre à vivre.Get up stand up, stand up for your rights.Get up stand up, don't give up the fight.Révolution, de la raison.Pour l'évolution, de la nation.RÉVOLUTION C'EST PAS UN HASARD Brûlez les lignes de mes paumes, J'vous jure, j'vais trouver l'exit! C'pas un hasard si j'suis bloquée, si j'suis poquée.J'suis choquée.Quand j'step dans ton quartier, tu trouves qu'on a l'air crotté?Hein?À chaque fois que quelqu'un meurt, on prend la bière, on laisse couler.On est tous morts! C'pas un hasard si j'suis saoulée. POLITIQUE Martin préoccupé par l'enrôlement des enfants Visitez notre site internet : www.encandirect.com Sortie 14 de l'autoroute 640 Ouest 625 Dubois, St-Eustache (450) 472-7272 1 888 222-3133 Sortie Curé-Labelle sudautoroute440 2470, Curé-Labelle, Laval (450) 978-8878 1 866 978-8878 Sortie Cousineau Sud autoroute 30 1840, Ch.Chambly, Carignan (450) 658-5858 1 866 505-5858 Tous nos véhicules sont: Garantis Kilométrage certifié Non-accidentés GMC Yukon SLE \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique 43 950 BMW X5 4.4L Sport \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, toit ouvrant, cuir Hummer H2 \u201803 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir 19 950 Jeep Grand Cherokee Limited \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir 14 990 Land Rover Discovery \u201899 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir Lexus RX300 \u201899 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir 29500 Mercedes ML320 \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir BMW X5 Sport \u201802 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, toit ouvrant, mags, cuir 29500 Mercedes ML320 \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir Cadillac Escalade \u201802 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, toit ouvrant, mags, cuir 20 900 Land Rover Discovery \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir 27 900 Land Rover Range Rover \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir N o uvel a rri v a ge ux de de l uxe ! Camions BMW X5 3.0L \u201801 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, toit ouvrant, cuir 49 990 Lincoln Navigator \u201804 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, groupe électrique, cuir GMC Envoy 4 \u201803 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique 21 950 Ford Expedition EB \u201800 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique 19 950 Ford Explorer \u201802 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique Chevrolet Avalanche \u201803 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique, mags, cuir Ford Expedition \u201803 Tout équipé, automatique, climatiseur, lecteur CD, gr.électrique Illustraions à titre de référence 3286294A PHOTO TOM HANSON, PRESSE CANADIENNE Arrivé hier au Sri Lanka, où il vient se rendre compte des désastreux effets du tsunami qui a balayé cette région, le premier ministre Paul Martin a fait part de son intention de vérifier les informations sur le recrutement d'enfants par la rébellion tamoule à la faveur de la catastrophe.« Je veux voir avec eux si c'est le cas.J'espère que non, mais si c'est le cas, c'est le genre de chose qui exige une condamnation universelle », a-t-il dit à la presse.On le voit ici en compagnie d'un moine boudhiste rencontré pendant la visite d'un temple.Ottawa pourrait réduire les objectifs des gros pollueurs PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le cabinet fédéral envisage de réduire considérablement les cibles de réduction d'émissions de gaz à effet de serre imposées aux grands pollueurs industriels du pays en vertu du protocole de Kyoto sur les changements climatiques, a appris la Presse Canadienne.Ottawa travaille actuellement à tracer un plan d'action pour l'atteinte des objectifs de l'accord de Kyoto avant que le traité international n'entre officiellement en vigueur, le 16 février.Selon ces objectifs, le Canada doit, d'ici 2010, réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6% par rapport aux niveaux de 1990.Un mémoire du ministère des Ressources naturelles, marqué « secret », ramènerait les réductions d'émissions requises des plus gros pollueurs, appelés « grands émetteurs finaux », à une fraction de ce qu'elles étaient dans un plan rendu public en 2002.Certains disent que, si elle était acceptée, cette proposition des Ressources naturelles équivaudrait à un aveu d'échec puisqu'il serait extrêmement difficile de trouver des mesures compensatrices permettant de combler l'écart.« Je dirais que si le gouvernement va de l'avant avec cela, c'est clair qu'il envisage d'échouer délibérément dans l'atteinte de l'objectif de Kyoto, a réagi Dale Marshall, de la Fondation David Suzuki, lorsqu'on lui a présenté le document.C'est une telle érosion de la cible dévolue à l'industrie que cela rend le reste des objectifs de Kyoto pratiquement impossibles à atteindre.» Àunmois du protocole de Kyoto, les écologistes sont sur les dents CAROLINE TOUZIN « Grands parleurs, petits faiseurs.» À un mois de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, c'est ainsi que les écologistes qualifient les gouvernements canadien et québécois en ce qui concerne leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 6% par rapport à 1990, pour la moyenne des années 2008 à 2012.« Outre leurs campagnes de communication, non, je ne vois pas de bons coups à attribuer aux gouvernements canadien et québécois », a dit Daniel Breton, porte-parole du Parti vert et leader de la coalition Québec-Vert-Kyoto, en entrevue avec La Presse.Les écologistes attendent toujours un « véritable » plan de lutte contre les changements climatiques tant en provenance de Québec que d'Ottawa.« Le dernier plan d'Ottawa qu'on a reçu remonte à plus de deux ans.Il est incomplet et ne permet pas d'atteindre la cible fixée, déplore Steven Guilbeault, responsable de la campagne Climat et énergie à Greenpeace Canada.Au Québec, c'est pire.C'est le désert total.» La solution réside dans la réglementation et la fiscalité, affirment les écologistes.Selon eux, l'approche volontaire et des mesures incitatives limitées ne seront pas suffisantes pour atteindre la cible fixée par le protocole de Kyoto.Un document marqué « secret » qui semble avoir été rédigé par des hauts fonctionnaires pour le cabinet fédéral, divulgué par le Globe and Mail la semaine dernière, abonde dans le même sens.Les industries pétrolière et automobile Si Ottawa n'a toujours pas mis en place de mesures musclées, ce serait beaucoup en raison des puissants lobbys des industries pétrolière et automobile, qui se démènent dans les bureaux des ministères et les couloirs du parlement depuis la ratification du protocole de Kyoto, en 1997, dénoncent les écologistes.« On se bat contre les lobbys avec des tirepois.Pour eux, le bien commun n'est pas une priorité », affirme Daniel Breton.Les écologistes ne sont pas plus tendres envers le gouvernement québécois.« Si on avait mis en place le programme d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles comme le prévoyait le p l an d' a c t i on québé c o i s 2000-2002 sur les changements climatiques du ministre de l'Environnement de l'époque, Paul Bégin, on aurait réduit d'un million de tonnes les gaz à effet de serre de la province par année pendant deux ans », explique André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.Le Québec traîne la patte alors que l'Ontario s'est doté d'un tel plan il y a au moins cinq ans, ajoute Daniel Breton, de la coalition Québec-Vert-Kyoto.« Des grossistes de voitures d'occasion en Ontario me disent qu'ils envoient au Québec leurs véhicules qui ne passent pas l'inspection chez eux.On se retrouve avec leurs voitures les plus polluantes », dénonce-t-il.Les écologistes fondent tout de même de minces espoirs sur les consultations publiques qui s'en viennent à propos du plan de développement durable du Québec, du 17 février au 21 avril prochains, ainsi que sur la commission parlementaire sur l'avenir de l'énergie, le 25 janvier prochain.Selon eux, ce sera l'occasion de mesurer à quel point le gouvernement québécois est prêt à faire sa part dans la mise en oeuvre du protocole.Tous les jours dans S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026. Juges et politique YVES BOISVERT YVES BOISVERT Les juges, dit John Gomery, ne sont plus des sphinx impassibles et silencieux.Ils sont maintenant des meneurs de débats judiciaires.Ils parlent.Ils s'expriment publiquement.Ils ne se cachent plus.Absolument d'accord.Ce qu'on appelle le « devoir de réserve » a évolué énormément depuis 25 ans.Le métier de juge aussi.Il faut s'en réjouir.Mais il y a une chose qui n'a pas changé : un juge ne devrait pas dire quelque chose qui soit susceptible de nuire à la cause qu'il entend.Il ne devrait pas laisser croire qu'il s'est fait une idée avant la fin d'une affaire.Même en privé, il doit faire preuve de retenue.Plus on s'avance, plus il devient difficile de changer d'idée.Un juge qui se fait des idées trop vite sur les témoins ou sur une cause ne fait pas bien son travail.Avant Noël, le juge Gomery est allé dire à des journalistes qu'il avait le meilleur siège pour le meilleur spectacle en ville \u2014 la commission d'enquête sur le scandale des commandites, qu'il préside.Il a émis des commentaires sur Chuck Guité.Il a dit que le plus « juteux » était à venir pour les audiences à Montréal.Il a dit qu'il était d'accord avec les conclusions de la vérificatrice générale.Rien de tout cela n'est déraisonnable ou extravagant.Il n'y a pas là de quoi conclure que le juge a tiré ses conclusions.Ni de quoi demander à un juge de se récuser.Encore moins à un président de commission d'enquête.Une commission fonctionne en effet avec des règles beaucoup plus souples qu'un procès.Mais parler ainsi en plein milieu d'une commission d'enquête hyper- politique était une erreur.C'était à tout le moins inutile et imprudent.Il n'y a pas de raison de donner ses impressions et états d'âme, même temporaires, au milieu du processus.Plusieurs personnes jouent leur nom et leur avenir dans cette commission, sur laquelle tout le monde a son opinion.Il faut qu'ils aient la conviction de pouvoir être entendus sereinement.Est-ce que Jean Chrétien et son chef de cabinet, Jean Pelletier, qu'on entendra témoigner d'ici un mois, pourraient faire récuser le juge- commissaire Gomery?Non.D'abord parce qu'il n'y a pas de quoi.Ses propos étaient déplacés, mais loin d'être fatals.Ensuite, politiquement, une attaque frontale de la commission par deux hommes qui sont censés être impatients de s'expliquer pourrait donner une étrange impression.Michaud et la cour Même si je pense qu'Yves Michaud a eu tort dans plusieurs de ses propos tenus il y a quatre ans, je pense aussi que l'Assemblée nationale n'avait pas à le réprimander en le blâmant à l'unanimité pour cause d'antisémitisme supposé.Si on veut condamner quelqu'un dans une institution publique, on doit au moins lui donner la chance de se faire entendre.Mais c'est à l'Assemblée nationale de corriger ses erreurs.Pas aux tribunaux.Les tribunaux sont très jaloux de leurs prérogatives.Tout comme les élus le sont.Quand les journalistes se sont adressés à la cour pour demander la permission de filmer de la tribune de presse avec leurs propres caméras les débats de l'Assemblée législative de la Nouvelle Écosse, au lieu de se contenter des caméras fixes, la Cour suprême a dit qu'il s'agissait d'une question qui relevait des élus.Autrement dit, les juges ne voulaient pas s'en mêler.Ne nous étonnons pas du jugement de la Cour supérieure, rendu jeudi dernier, qui rejetait la requête de M.Michaud.Et n'allons pas croire que la Cour d'appel voudra davantage se mêler des règles internes de l'Assemblée nationale.Grundman et Dussault Au sujet des conseillers municipaux corrompus Irving Grundman et René Dussault, condamnés lundi dernier à une amende et à 23 mois de prison avec sursis, certains lecteurs me demandent pourquoi les entrepreneurs, eux, ont bénéficié d'une libération qui leur évitera un casier judiciaire.Pourquoi ?Parce que le geste des politiciens municipaux est plus grave.La demande de pot-de-vin est venu des conseillers, deux hommes élus pour l'intérêt général, pas pour abuser de leur pouvoir et escroquer des gens.Bien sûr, c'est un crime que de verser un pot-de-vin.Mais c'en est un bien plus sérieux que d'exiger un potde- vin pour permettre la réalisation d'un projet.Ils abusent de la confiance des citoyens et ils abusent de leur pouvoir réglementaire en fixant des conditions illégales.D'autres lecteurs m'ont reproché de faire lourdement référence à l'âge de Grundman (76 ans), que j'ai traité de « vieux crook ».Je réponds qu'on n'a pas affaire ici à un homme qui a fait une gaffe dans sa jeunesse et qui se fait pincer 50 ans plus tard après une vie exemplaire.On a affaire à un homme qui, de son propre aveu, avait érigé en système la corruption (« Je l'ai fait tellement souvent ! »).Quand on commet des crimes à 74 ans, on a des problèmes de gars de 74 ans.Je n'accepte pas qu'on vienne ensuite implorer la clémence de la cour à cause d'ennuis de santé dus à l'âge.C'est totalement disgracieux.Quant au ton et à la « vulgarité » que certains lecteurs me reprochent dans ce texte, je dis que la vulgarité est d'avoir conservé son siège de conseiller municipal jusqu'à son aveu de culpabilité, après plus d'un an et demi de procédure.Elle est aussi dans ces excuses tardives et murmurées à tous ceux dont Grundman a trahi la confiance.Elle est enfin dans cette supplique pathétique : j'espère que les citoyens se souviendront aussi de mes bonnes actions.On se souviendra surtout que c'est de justesse qu'on a vu officiellement le vrai visage du « conseiller dévoué ».La Sûreté du Québec, ce n'est pas tous les jours qu'on le dit, a fait ici un travail impeccable.Sea King: des mécaniciens surmenés et inexpérimentés DEAN BEEBY PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Selon un document obtenu tout récemment, les techniciens qui entretiennent la flotte agonisante d'hélicoptères Sea King commettent des douzaines d'erreurs chaque année, dont certaines compromettent dangereusement la sécurité.Ces bévues résulteraient selon toute vraisemblance de l'arrivée de nombreuses recrues qui manquent d'expérience sur ces appareils capricieux.Surchargés, les techniciens aguerris qui sont leurs instructeurs en viennent eux-mêmes à être distraits et à commettre des impairs.Plus de 75 rapports de sécurité aérienne rédigés pour l'année se terminant en septembre 2004 font état de pièces installées à l'envers, de chiffons sales oubliés dans des équipements délicats, de boyaux branchés aux mauvaises embouchures, de réservoirs laissés vides avant un vol, d'installations de pièces inappropriées et d'usage de lubrifiant non conforme.Le 13 janvier 2003, les techniciens ont raccordé le tuyau d'alimentation en carburant au système de lubrification du moteur et la conduite d'huile au système d'alimentation en carburant.Le 9 septembre 2003, une torpille est tombée accidentellement sur le pont du NCSM Calgary dans le golfe Persique parce qu'un technicien avait oublié d'installer une goupille de sûreté.Les rapports largement censurés obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information font fréquemment mention de la menace que représentent les techniciens surmenés et l'inexpérience des apprentis.Offre basée sur un contrat de location de 48 mois d'une 9-3 berline sport Linear, 9-2X Linear et d'une 9-5 berline Arc avec un acompte ou un échange de 4 800 $/4 300 $/4 600 $.Saab annule le dépôt de sécurité.L'option d'achat au terme de la location est de 15 792 $/12 497 $/19 019 $, taxes en sus.Le taux d'intérêt annuel sur la location est de 2,9 %/2,9 %/1,9 %.Limite annuelle de kilométrage de 20 000 km, chaque kilomètre excédentaire étant facturé 0,12 $.D'autres options de locations sont offertes.\u2020 Financement sujet à l'approbation du crédit par GMAC.L'obligation totale sera de 21 863 $/17 491 $/26 153 $.\u2020 Le transport (1 130 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la TPS, la TVQ, les frais d'immatriculation, la préparation à la route, les frais d'administration, d'enregistrement, les frais associés à l'inscription au RDPRM, les droits, l'assurance et l'équipement optionnel sont en sus.Les détaillants peuvent fixer leur propre prix.Les offres s'appliquent uniquement aux modèles Saab 9-3 berline sport Linear/9-2X Linear et 9-5 berline Arc 2005 neufs ou de démonstration faisant partie des stocks du détaillant et sont réservées aux clients au détail admissibles.Ces offres sont d'une durée limitée et ne peuvent, dans certains cas, être combinées avec d'autres offres.Pour plus d'information sur les conditions et détails de ces offres, voyez votre détaillant, visitez saabcanada.com ou composez le 1 888 888-SAAB._ Les essais de collision de l'IIHS sont basés sur un test de collision frontale décalée à 64 km/h et un test de collision latérale à 50 km/h.Voyez votre détaillant, visitez saabcanada.com ou faites le 1 888 888-SAAB pour les conditions et détails.t L'étude Euro NCAP évalue des variantes européennes des modèles, auxquelles elle attribue des notes allant de une à cinq étoiles, la cote cinq étoiles représentant les meilleures performances aux essais.Les Saab 9-3, 9-5 et 9-3 cabriolet 2004 ont obtenu la plus haute distinction en matière de protection contre les impacts frontal et latéral, avec une note de cinq étoiles aux essais de collision Euro NCAP.Date des évaluations : novembre 2002 (Saab 9-3), juin 2003 (Saab 9-5), juin 2004 (Saab 9-3 cabriolet).Les modèles Saab vendus en Europe et ceux vendus ailleurs dans le monde peuvent présenter des différences.Pour plus de renseignements, visitez www.euroncap.Saab reçoit une note parfaite en matière de sécurité.Date d'évaluation : novembre 2002 Les Saab 9-3, 9-5 et 9-3 cabriolet ont obtenu la cote de sécurité maximale, soit cinq étoiles, pour les impacts frontaux et latéraux lors des rigoureux essais de collision menés par l'EuroNCAP.Saab berline 2005 Saab berline sport 2005 « La Saab 9-3 berline sport est la première voiture à obtenir la double cote \u201c Meilleur choix \u201d dans les essais de collision de l'IIHS » - Insurance Institute for Highway Safety, 2004 « Dans l'ensemble, la 9-2X d'allure sportive offre une excellente tenue de route et est bien équilibrée en plus d'être confortable » - Norm Mort, Toronto Sun « La Saab 9-5 domine la catégorie des intermédiaires de luxe en ce qui concerne la fréquence relative des demandes d'indemnité pour blessures.» Saab 2005 à traction intégrale Groupe Premium sans frais inclus (valeur de 2 000 $) Louez à 449$ /mois/48 mois 4 600 $ comptant 39 250$ Prix d'achat comptant Louez à 355$ /mois/48 mois 4 800 $ comptant 34 995$ SAAB ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ Prix d'achat comptant SAAB ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ Louez à 275$ /mois/48 mois 4 300 $ comptant 26 900$ Prix d'achat comptant SAAB ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ Gravel Saturn Saab 1, Place Ville-Marie, # 11 180 Montréal 1 800 724-7457 www.gravelauto.com Saturn Saab de Laval 2800, boul.Chomedey Laval (450) 681-0028 www.bourassaauto.com Mondial Saturn Saab 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondialsaturn.com Saturn Saab de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard 1 866 662-3333 www.gravelauto.com Décarie Saturn Saab 6100, boul.Décarie Montréal 1 866 750-2222 www.gravelauto.com West Island Saturn Saab 9775, route Transcanadienne Ville Saint-Laurent (514) 332-4424 www.westislandsaturn.com - Highway Loss Data Institute, 2004 Les experts vous donnent 3 moyens pour se rendre du pointA au point B.3280419A SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Rien n'abat les politiciens COUSINEAU suite de la page A1 Au Sri Lanka, le premier ministre doit rendre visite aujourd'hui aux quelque 200 membres de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe qui tiennent une clinique médicale pour réfugiés à Kalmunai, dans la région d'Ampara, sur la côte est.Le gouvernement canadien a eu toutes les misères du monde à trouver deux hélicoptères, indique le personnel du bureau du premier ministre.C'est finalement le gouvernement du Sri Lanka qui lui en a prêté deux pour la journée, retirés d'on ne sait trop quelle mission.En Thaïlande, la vie semble avoir repris son cours, chez les survivants du moins.Dans le temple bouddhiste du village de Kamala, où Paul Martin est venu brûler de l'encens et discuter avec un moine qui a perdu trois camarades, les coups de marteau résonnent, tandis que des religieux du village voisin aident à reconstruire le toit de tuiles du temple et la tour au sommet duquel trône la cloche.Quant aux disparus, le filet d'espoir qui subsistait s'est évanoui depuis plusieurs jours.Tous les Canadiens qui recherchaient un proche en Thaïlande sont repartis : il est clair qu'on ne trouvera plus personne en vie, indique un responsable du gouvernement canadien.Même l'équipe de 10 médecins légistes de la Gendarmerie royale du Canada, qui a examiné le tiers des 320 corps exhumés dans la région de Krabi, vient de plier bagage.En clair, Paul Martin ne gêne plus personne.Au square municipal de Phuket, où était situé le centre de crise, les tentes où les touristes malades d'inquiétude cherchaient des nouvelles et du réconfort ont été démontées.Avec son stand de bière Leo désaffecté, l'endroit a un vague air de lendemain de veille.Mais les seuls sourires festifs qui se voient ici se trouvent sur les photos des touristes disparus.La gorge se noue à la vue du premier cliché : une petite Maja, blondinette bouclée de 5 ans, se baigne nue avec son père, Andreas, de Berlin.Les avis de recherche épinglés à des tableaux d'affichage battent au vent.Ici, les noms ont des visages.Il y a une photocopie du passeport d'Anne Nicole Cox, de Darthmouth, en Nouvelle- Écosse ; des photos de Michele Lang et d'Alan Tin Lap Lai, un couple de Canadiens d'origine chinoise âgés de 37 ans ; une autre de John et Jackie Knill; une dernière enfin de Rubina Wong, dont le cadavre a été identifié par son copain grâce à ses tatouages.Un tableau fait le décompte macabre: 5321 morts en Thaïlande, dont 2173 étrangers, plus 3170 disparus.« C'était une belle journée comme celle-ci », raconte Greg Jones, qui n'arrive pas à chasser l'image que lui montrait son rétroviseur de la vague bouillonnante poursuivant sa voiture.Ce Torontois d'origine qui construit des centres commerciaux en Thaïlande a organisé hier soir un grand match de hockey à Bangkok en vue de recueillir des fonds pour les sinistrés.Des expatriés de plusieurs pays ont affronté l'équipe canadienne, les Flying Farangs, les « goyaves volantes » (goyave est le mot employé en Thaïlande pour désigner un étranger, farangs est proche de « français ») ! Diane Therrien, une Québécoise originaire de Trois-Rivières qui vit depuis 15 ans en Thaïlande, où elle travaille comme bibliothécaire, s'est elle aussi portée volontaire.Le jour où le tsunami a frappé, elle recevait sa mère, venue la voir en Thaïlande pour la première fois.« Nous avons été sauvées parce que nous sommes allées au temple plutôt qu'à la plage », raconte- t-elle.Diane Therrien a fait la tournée de tous les hôtels de la région qui étaient accessibles pour retracer les noms des Canadiens qui y séjournaient et transmettre cette liste aux services consulaires.Greg Baytalam, de Kelowna, en Colombie- Britannique, était en vacances à Phuket.Au lieu de poursuivre son voyage, il est resté pour aider les Thaïlandais à ramasser des cadavres.« C'était une expérience surréaliste qui transforme une vie », résume-t-il.Ce vacancier devait partir en Australie pour aller voir des kangourous, un vieux rêve.« L'Australie ne bougera pas », philosophe-t-il.Ces bénévoles ont raconté leur expérience au premier ministre lors d'une séance à huis clos, comme le sont la majorité des événements de cette mission étroitement planifiée.« Je me suis senti fier d'être Canadien, je me suis senti fier d'être un humain », a dit Paul Martin après les avoir rencontrés.Impossible de lire quelque émotion que ce soit sur son visage puisque les journalistes sont presque toujours gardés à distance ; seuls les caméramans et les photographes peuvent l'approcher en des occasions toutes scénarisées.Ce ne sont pas tellement les images de désolation du petit village de Kamala qui ont marqué Paul Martin.« C'est tout ce qu'on n'a pas vu », dit-il, en affirmant que 4500 bateaux se sont échoués ou ont coulé en mer.L'économie de la Thaïlande repose sur l'industrie de la pêche, a rappelé le premier ministre.« Lorsque cette industrie est dévastée, il n'y a rien qui reste.» Paul Martin, vêtu de son ensemble de brousse, s'est promené seul sur la plage de Kamala avec sa femme, Sheila.Le front de mer de ce village de 5000 habitants situé hors des sentiers touristiques a été rasé.Deux édifices de l'école ont été pulvérisés, seule une dalle de béton délimite la cour.Une entreprise s'était engagée à reconstruire l'école à temps pour la rentrée des classes mais, visiblement, rien n'est prêt.Il n'y a que les photos toutes pimpantes des candidats aux élections générales qui se tiennent debout, toutes droites.Rien, pas même un tsunami, n'abat les politiciens en mal de popularité.« Je me suis senti fier d'être Canadien, je me suis senti fier d'être un humain.» PHOTO PORNCHAI KITTIWONGSAKUL, AFP Le premier ministre Paul Martin a passé quelques instants, hier, devant un tableau d'affichage à l'hôtel de ville de Phuket sur lequel des avis de recherche épinglés battent au vent.CONFLIT À LA SAQ Les membres du syndicat s'affilient à la CSN SAQ suite de la page A1 Mais les résultats, rendus publics vers 23 h 45, traduisaient peu l'atmosphère de discorde qui avait régné durant les quelque huit heures qu'a duré l'assemblée, à laquelle plus de 1800 des 3800 syndiqués de la province ont assisté.Ils étaient très nombreux à exprimer leur déception à leur sortie de la réunion : « Dégueulasse, antidémocratique », criaient plusieurs grévistes en passant devant le président du syndicat, Martin Charron.« Nous ne demandions qu'une chose.Entendre la proposition d'affiliation de la CSN et celle de la FTQ.Toute la journée, l'exécutif du syndicat a tout manipulé pour que nous n'ayons qu'un seul choix.Je suis profondément déçue », déplorait Annick Brunet, de Blainville, hier soir.Même les syndiqués qui ont voté en faveur de la proposition se disaient perplexes.« Moi, j'ai voté pour la proposition de mon syndicat.Ils ont fait les choses maladroitement, mais je ne pense pas que c'était par mauvaise foi.Mais c'est clair que ça va laisser des cicatrices », a témoigné Pierre Millette, de Montréal.Le président du syndicat, Martin Charron en a convenu : « Les débats ont été très houleux, mais c'était un débat démocratique.» L'offre de la CSN comprend un prêt de 4 millions de dollars, une collecte de fonds auprès de ses 285 000 membres et une grande campagne nationale de solidarité.Cependant, les employés à temps plein verront leur allocation de grève passer de 200 $ à 150 $ par semaine ; celle des employés à temps partiel sera de 30 à 120 $.Les grévistes ne recevront rien pour les deux premières semaines de janvier.Le président du SEMB-SAQ, Martin Charron, dès le début de l'assemblée, à 15 h 30, n'a pas caché son vif intérêt pour la proposition de la CSN.La position arrêtée de M.Charron et du comité de direction a fait grincer des dents bien du monde, notamment les responsables du Syndicat canadien de la fonction publique, lié à la FTQ, qui espéraient présenter une proposition concurrente à celle de la CSN.Selon eux, leur offre était supérieure à celle de la CSN.Les grévistes auraient continué à recevoir 200 $ par semaine, sans délai de carence, exposait hier Alexandre Boulerice, responsable des communications du SCFP.Mais cette offre n'a jamais été présentée officiellement à l'assemblée.Colère palpable La colère était palpable hier dans les rangs des grévistes.Plusieurs voulaient comprendre pourquoi, après seulement huit semaines de grève, les caisses de leur syndicat, qui n'a pas connu de débrayage depuis 15 ans, sont vides.« On a beau faire tous les calculs qu'on veut, ça semble impossible.Notre président nous avait dit que nous avions un fonds en béton », a déploré Roger Bernier, de Québec.Hier, ils étaient nombreux à mettre en doute la crédibilité du chef syndical, élu il y a un an et demi.D'ailleurs, pendant l'assemblée, Martin Charron, qui a été hué à quelques reprises, a avoué avoir fait de mauvais calculs au sujet du fonds de grève.Afin de calmer les esprits, il a aussi dû expliquer pendant plus de deux heures comment le comité de direction avait choisi l'offre de la CSN.Le syndicat espère que le vote d'affiliation lui permettra de rétablir le rapport de force avec la partie patronale.Les négociations sont rompues depuis la mi-décembre.MODÈLE ANNÉE COULEUR NO D'INVENTAIRE 325i 2004 argent 4381 330i 2004 argent 5186 330xi 2004 argent 4218 530i 2004 argent 5041 645ci 2004 noir 5141 745i 2004 noir 4399 M3 2004 noir 4998 M3 2004 noir 4575 M3 2004 argent 4951 X3 3.0 2004 argent 5190 X3 3.0 2004 rouge 4791 X3 3.0 2004 argent 5085 X5 4.4 2004 noir 5075 X5 4.4 2004 argent 5175 Z4 2.5 2004 noir 4266 BMWLaval Le plaisir commence ici.Détails chez votre concessionnaire BMW Laval.2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Une fois qu'elles ont goûté la route, on ne peut plus les garder enfermées.SOLDE DE VÉHICULES DE DEMONSTRATION BMW LAVAL Faites vite ! Elles vont toutes quitter le nid avant le 31 janvier 2005.3286340A 3284816A Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 ford.ca Conduite en milieu urbain ; modèle à traction avant.Selon le Guide de consommation de carburant 2005 de Ressources naturelles Canada.Véhicule illustré avec équipement en option.Le nouvel Escape hybride 2005.Acclamé camion nord-américain de l'année.Tout un exploit pour un véhicule hybride.Les juges ont sûrement été conquis par sa conduite aussi remarquable sur route qu'hors route et par sa consommation de carburant de 6,6 L par 100 km.Mais peut-être ont-ils simplement vu que de préserver la planète ne diminue en rien la capacité d'explorer le monde.Voyez par vous-même.On pense environnement pour que vous pensiez à Ford.Moins polluant.Plus silencieux.Une bonne raison de faire du bruit.3286062A . ACTUALITÉS La réunion du cabinet fédéral à Kelowna a coûté 2 $ JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 En convoquant ses ministres à une réunion du cabinet à Kelowna plutôt qu'à Ottawa, en septembre dernier, Paul Martin voulait démontrer aux gens de l'Ouest que son gouvernement est sensible à leurs préoccupations et veut s'attaquer au sentiment d'aliénation qui subsiste dans ce coin du pays.Mais cette décision a coûté cher aux contribuables canadiens.Une compilation des dépenses de voyage, d'hébergement et de repas des ministres et de leurs adjoints, effectuée par La Presse , révèle que la facture dépasse en effet 180 000 $.Mais les dépenses totales frisent vraisemblablement les 200 000$ puisqu'elles ne tiennent pas compte du fait que M.Martin a utilisé le Challenger pour se rendre à destination.La majeure partie de cette facture est constituée des billets d'avion de la trentaine de ministres et de leurs adjoints (chaque ministre en avait au moins un), qui ont dû franchir des centaines de kilomètres pour se rendre à Kelowna.Le prix des billets variait de 1000 $ à 6000 $.En général, les ministres voyagent toujours en première classe et les employés du gouvernement jouissent du même privilège si le voyage doit durer plus de six heures.À lui seul, le bureau du premier ministre a dépêché une douzaine d'adjoints de tout acabit à cette réunion de deux jours, qui visait à préparer la rentrée parlementaire du 4 octobre dernier.Le photographe officiel de M.Martin, qui suit le premier ministre à la trace en tout temps, s'est rendu à Kelowna, bien que la réunion se soit déroulée à huis clos.Après cette retraite du cabinet, plusieurs ministres se sont rendus dans certaines villes de la Colombie-Britannique afin de rencontrer les maires, les gens d'affaires et les décideurs du coin.Certains y ont vu là une tentative dissimulée des libéraux de courtiser les électeurs de la province aux frais des contribuables, quelques mois seulement après les élections à l'issue desquelles le Parti libéral avait perdu sa majorité à la Chambre des communes.Depuis qu'il est aux commandes du gouvernement, M.Martin a affirmé vouloir tenir à l'occasion des réunions du cabinet dans différentes régions du pays, afin de rapprocher le pouvoir des gens ordinaires.Jusqu'ici, il ne l'a fait qu'à Kelowna.Le directeur de la Fédération canadienne des contribuables (FCC), John Williamson, a vertement critiqué cette utilisation des fonds publics, d'autant plus que la réunion avait lieu derrière des portes closes.Il estime que M.Martin aurait pu accomplir le même travail à Ottawa sans engager de telles dépenses.« Gardez tout ce beau monde à Ottawa.C'est beaucoup trop d'argent, a lancé M.Williamson.Je sais que le premier ministre veut montrer qu'il tend la main aux gens de toutes les régions du pays.C'est important, mais je crois que ce que les gens des provinces de l'Ouest veulent, ce n'est pas des réunions du cabinet chez eux, mais des mesures adoptées ici, à Ottawa, qui reflètent leurs valeurs », a soutenu M.Williamson.« La raison pour laquelle nous avons une capitale nationale, c'est justement pour que les élus se rencontrent ici et décident ici de mesures nationales.En plus, nous ne saurons ce qui s'est passé à cette réunion que dans 20 ans, quand les archives du gouvernement seront rendues publiques, puisqu'elle a eu lieu derrière des portes closes », a ajouté le directeur de la FCC.Mais le porte-parole du premier ministre, Marc Roy, a soutenu que cette dépense était totalement justifiée et que M.Martin entend réunir ses ministres dans une autre ville qu'Ottawa dès que l'occasion se présentera.« Il y a aussi des frais pour tenir une retraite du cabinet à Ottawa.Les ministres ne viennent pas tous d'Ottawa et ils doivent voyager pour s'y rendre.Mais le premier ministre tenait à avoir une réunion du cabinet dans l'Ouest du pays.Cela fait partie de la philosophie du premier ministre de faire en sorte que les décideurs sortent de la ville d'Ottawa », a dit M.Roy.Au moment de la réunion, certains ministres, dont le ministre des Finances, Ralph Goodale, avaient défendu cette idée malgré ses coûts.« En tant que Canadien venant de l'Ouest, je crois qu'il est extrêmement important que le cabinet fédéral se rende dans les provinces de l'Ouest, de travailler ici pour montrer que nous pouvons faire du travail au nom de ce pays ailleurs que dans la capitale nationale », avait affirmé le ministre Goodale, qui représente une circonscription de la Saskatchewan aux Communes.Le PC a refusé de lancer la pierre au gouvernement libéral, affirmant appuyer ce genre de démarche même si cela entraîne des dépenses importantes.EN BREF Voyez ces offres et ces véhicules à saturncanada.com Les composants du groupe propulseur du véhicule sont couverts par une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km, selon la première éventualité.Dans les 30 jours ou les 2 500 km suivant la livraison, selon la première éventualité.Voyez votre détaillant ou visitez saturncanada.com pour les conditions, restrictions et garanties.Ce que vous devez savoir : offre basée sur un contrat de location de 48 mois d'une berline ION.1 2005 de Saturn/d'un VUE 1SA 2005 de Saturn/d'un Relay.2 de Saturn.Un acompte ou un échange minimum de 1 575 $/3 820/5 300 $ est requis pour des mensualités de 149 $/199 $/279 $.Aucun dépôt de sécurité n'est exigé.Le taux d'intérêt annuel sur la location est de 0,5 %/2,25 %/2,9 %.L'obligation totale est de 9 025 $/13 673 $/20 163 $.L'option d'achat au terme de la location est de 5 779 $/9 730 $/10 147 $, taxes en sus.Limite annuelle de kilométrage de 20 000 km, chaque kilomètre excédentaire étant facturé 0,12 $.D'autres options de locations sont offertes.Les mensualités ne comprennent pas le transport (975 $) et la taxe sur la climatisation (100 $), s'il y a lieu.Le transport 1000 $ / 1000 $ /1120 $ et la taxe sur la climatisation (100 $), s'il y a lieu, sont en sus.\u2020\u2020u L'immatriculation, les taxes, l'assurance, l'enregistrement, les frais d'administration, les frais associés à la publication/l'inscription au RDPRM, les droits et les équipements optionnels sont en sus.\u2020\u2020 Le financement est sujet à l'approbation du crédit par GMAC.Un acompte ou un échange peuvent être nécessaires.Les mensualités et le coût de l'emprunt varieront selon le montant de l'emprunt et la valeur de l'acompte/de l'échange.Les détaillants peuvent vendre à prix moindre.\u2020\u2020 Les offres s'appliquent uniquement aux berlines ION.1 2005 de Saturn/VUE 1SA 2005 de Saturn neufs ou de démonstration provenant des stocks du détaillant et sont réservées aux clients au détail admissibles.Les offres sont d'une durée limitée et ne peuvent, dans certains cas, être combinées avec d'autres offres.Voyez un détaillant, visitez saturncanada.com ou faites le 1 888 4SATURN pour les conditions et les détails.Essais menés par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des États-Unis sur le VUE 2005 TI 4 cylindres pour les collisions frontales côté conducteur et passager avant et les collisions latérales aux places avant et arrière.La cotation à l'aide d'étoiles fait partie du programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la NHTSA.149$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 1 575 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 12 995$ PRIX D'ACHAT COMPTANT 20 995$ PRIX D'ACHAT COMPTANT La VUE se mérite la plus haute cote de sécurité NHTSA : La nouvelle RELAY est équipée du système de base La toute nouvelle Saturn RELAY à sept passagers : style, simplicité, rangement et divertissement que toute votre famille appréciera.La berline Ion a le volume utilitaire le plus important de sa catégorie.« Le Vue.est le plus amusant des utilitaires sport actuels et surclasse facilement tous ses concurrents dans une catégorie très solide et très sensée.» \u2014Alex Law, journaliste automobile «LA ION DE SATURN EST LA VOITURE LA PLUS SPACIEUSE, LA PLUS PUISSANTE ET LA MIEUX ÉQUIPÉE DU GROUPE DES MOINS DE 15 000 $.» - TED LATURNUS, JOURNALISTE AUTOMOBILE Berline Ion 2005 VUE 2005 Nouvelle RELAY 2005 7 passagers 199$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 3 820 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 279$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 5 300 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 0% DE FINANCEMENT POUR 36 MOIS On fête les bonnes nouvelles chez Saturn SATURN VUE HYUNDAI SANTA FE FORD ESCAPE Moteur V6 en option 250hp 173hp 200hp Siège du passager avant rabattable De base Non-disponible Non-disponible Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA pour collision frontale - conducteur/passager 5 étoiles/5 étoiles 5 étoiles/4 étoiles 4 étoiles/4 étoiles Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA pour collision latérale 5 étoiles/5 étoiles 5 étoiles/non-testé 5étoiles/5 étoiles Panneaux en polymère résistant aux bosses De base Non-disponible Non-disponible SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ION HONDA CIVIC TOYOTA COROLLA HP de base 140hp 115hp 130hp Volume de rangement 416L 365L 385L Panneaux en polymère résistant De base Non-disponible Non-disponible aux bosses SATURN RELAY DODGE GRAND CARAVAN TOYOTA SIENNA Consommation très réduite (moins de pleins requis) 1 076 km 894 km 975 km On Star Plan « Sain et sauf » Non-disponible Non-disponible pendant un an Roues de base Roues de 17\u201d Roues de 15\u201d Roues de 16\u201d Saturn de Terrebonne 1295, Carré Masson Lachenaie (450) 964-1374 www.saturnterrebonne.com West Island Saturn Saab 9775, route Transcanadienne Ville Saint-Laurent (514) 332-4424 www.westislandsaturn.com Saturn de Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 www.saturndeblainville.saturncanada.com Gravel Saturn Saab 1, Place Ville-Marie, # 11 180 Montréal 1 800 724-7457 www.gravelauto.com Décarie Saturn Saab 6100, boul.Décarie Montréal 1 866 750-2222 www.gravelauto.com Saturn Saab de Laval 2800, boul.Chomedey Laval (450) 681-0028 www.bourassaauto.com Mondial Saturn Saab 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondialsaturn.com Saturn Saab de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard 1 866 662-3333 www.gravelauto.com 3283301A Le timbre à 50 cents Le prix de base d'un timbre au Canada augmente aujourd'hui d'un cent, atteingnant ainsi le plateau des 50 cents.Postes Canada souligne que cette hausse respecte l'augmentation des prix à la consommation, qui a été de 2,5 % au pays, entre mai 2003 et mai 2004.Par ailleurs, le prix d'un timbre pour une lettre à destination des États-Unis sera dorénavant de 85 cents, en hausse de cinq cents.Presse Canadienne Hôpital en quarantaine Le Centre d'hébergement en soins de longue durée de l'hôpital Saint-Joseph de Rivière-du-Loup est en quarantaine depuis lundi dernier.Deux cas d'influenza ont été signalés et une trentaine des 141 résidants présentent des symptômes du virus de la grippe.La direction a décidé de réagir rapidement pour éviter une propagation.Aucune visite extérieure n'est permise, au moins jusqu'à mardi ou mercredi.Le personnel doit porter des masques et des gants.Presse Canadienne Des Américains en Alberta Neuf éleveurs membres de la plus importante organisation d'éleveurs de bétail des États-Unis, la National Cattleman's Beef Association (NCBA), sont attendus en Alberta cette semaine, où ils visiteront des parcs d'engraissement, des abattoirs et des transformateurs de viande.Le groupe veut voir et s'informer directement des efforts déployés par le Canada pour empêcher la propagation de la maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), alors qu'on s'apprête aux États-Unis à lever l'embargo imposé sur les importations de boeuf canadien.L'embargo avait été instauré le 20 mai 2003.Presse Canadienne Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000055-0011-1155 TTiirraaggee dduu 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((2211)) GAGNANTS LOTS 15 174 754 $ 99 $$ Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : 22000055-0011-1155 TTiirraaggee dduu 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree :: ((1144)) GAGNANTS LOTS Ventes totales : 490 303,50 $ 22000055-0011-1166 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000055-0011-1155 22000055-0011-1166 NNUUMMÉÉRROO 336600998866 NNUUMMÉÉRROO 996699664444 TTiirraaggee dduu 22000055-0011-1166 PROCHAIN GROS LOT LE 19 JANVIER 2005 9 000 000 $ 44 331188 110055, ,0000 $$ 330088 443366, ,0000 $$ 22 000066, ,2200 $$ 7722, ,2200 $$ 1100, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ Source : NADbank printemps 2004 - rapport supplémentaire.Montréal RMR.3279882A L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2005 mentionnés ci-après.Période de location 48 mois.Premièremensualité exigible.Pour chaque véhicule, sont identifiés: a) le paiement mensuel, b) lemontant initial requis ou échange équivalent, c) lemontant total au terme de la location.Odyssey LX 2005 (modèle RL3825E): a) 358 $, b) 6 926 $, c) 24110 $; Pilot LX (modèle YF1815E): a) 468$, b) 4165$, c) 26 629$; CR-V LX (modèle RD7755E): a) 298 $, b) 4911 $, c) 19 215 $.Programme 0 $ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photos à titre indicatif.Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Nous avons réuni la famille pour la nouvelle année.Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus Odyssey Touring illustrée Pilot EX illustré Odyssey LX 2005 CR-V LX 2005 Pilot LX 2005 0d épôt de sécurité 468 Prix de location par mois/48 mois Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus 358 Prix de location par mois/48 mois 0d épôt de sécurité 298 Prix de location par mois/48 mois Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus CR-V EX illustré $ $ A 3283972A SUITES DE LA UNE Deux nouvelles étoiles GALA suite de la page A1 L'athlète a récolté non pas cinq, mais six médailles d'or : une aux Olympiques et cinq aux Paralympiques.Chaque dimanche, depuis 21 ans, La Presse consacre une personnalité de la semaine pour rendre hommage, notamment, à son courage et à sa ténacité.Le Gala consacre parmi tous les élus la personnalité de l'année et cinq lauréats dans autant de catégories.C'est la championne olympique Marie-Hélène Prémont qui a gravi la première les marches de la scène, hier soir, afin de se voir décerner le prix de la personnalité de l'année dans la catégorie Sports et loisirs.La cycliste de 27 ans a remporté une médaille d'argent au Jeux d'Athènes, en vélo de montagne.Dans la catégorie Arts, lettres et spectacles, c'est le chanteur Corneille qui a remporté les honneurs.Le Gala a tenu à souligner le courage de l'artiste, qui sait transmettre sa foi inébranlable à travers ses chansons.Dans la catégorie Courage, humanisme et accomplissement personnel, le prix a été décerné à Carolle Anne Bilodeau, enseignante à la polyvalente Le Carrefour, de Vald'Or, pour son projet français-journalisme, offert à des élèves de quatrième et cinquième secondaire.Le pédiatre Gilles Julien a obtenu le titre de personnalité de l'année dans la catégorie Sciences humaines, sciences pures et technologie pour sa pratique sociale à l'écoute des enfants.Enfin, dans la catégorie Affaires, administration et institution, les honneurs sont allés à Gaétan Morency et Charles-Mathieu Brunelle, les deux créateurs de la Tohu \u2014 la Cité des arts du cirque.Animé pour la première fois par le comédien Christian Bégin, ce 21e Gala Excellence La Presse-Radio-Canada a rassemblé plusieurs artistes, dont l'auteur-compositeur-interprète Rufus Wainwright, les soeurs Mc Garrigle, Pierre Lapointe, Luce Dufault et Coral Egan.Les artistes Benoît Charest et Béatrice Bonifassi ont réchauffé la soirée avec la chanson-thème du film d'animation Les Triplettes de Belleville.La chanteuse France D'Amour a pour sa part interprété Bravo, monsieur le Monde, de Michel Fugain, avec en arrière-plan une émouvante revue de l'année 2004 faite de pages d'actualité du quotidien La Presse.Après la thématique du cinéma et de la chanson, la conceptrice du Gala, Ève Déziel, a eu cette fois l'idée d'honorer les lauréats sur le thème de la télévision.Le jury mandaté pour choisir la personnalité de l'année a eu cette année « une tâche à la fois facile et ardue », a souligné avant la cérémonie son président, le recteur de l'Université du Québec à Montréal, Roch Denis.Comme le veut maintenant la tradition, la soirée s'est clôturée de belle façon avec la chanson J'ai planté un chêne, de Gilles Vigneault, qui rappelle qu'un arbre sera planté au parc La Fontaine en l'honneur de la personnalité de l'année.La police de Montréal s'associe à un groupe mêlé au scandale Cinar Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes 12 $ Étudiants et 65 ans et plus (avec carte) 10 $ Groupes (20 personnes et plus) 10 $ Carte «Accès Montréal » 10 $ Enfants 6 à 12 ans (accompagnés d'un adulte) 4 $ Enfants moins de 6 ans Gratuit Heures d'ouverture Du vendredi 14 janvier au samedi 22 janvier 10h00 à 22h00 Le dimanche 23 janvier 10h00 à 20h00 Tous les jours, la billetterie fermera deux heures avant la clôture du Salon.Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d'Automobiles de Montréal Inc.Place-d'Armes www.salonautomontreal.com Bertrand Godin porte-parole des luxueuses, sportives, compactes, berlines, utilitaires et familiales.Plus de 650 nouveaux modèles et 27 primeurs! Préparez-vous à en voir de toutes les couleurs\u2026 Attractions spéciales! Le Salon carrières automobiles.Tout sur la formation et les métiers liés au domaine de l'auto.Évolution Mustang.Les modèles mythiques qui illustrent l'évolution de 1964 1/2 à la 2005! En collaboration avec Illustration : Patrick Charpentier Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans DU 14 AU 23 JANVIER 2005 Palais des congrès de Montréal Présenté par MAINTENANT OUVERT 3281044A GROUPE suite de la page A1 Depuis que les administrateurs indépendants de Cinar ont découvert l'affaire, en l'an 2000, environ 80 millions ont été rendus, mais il manquerait toujours 41,6 millions, selon Cinar.La carrière de John Xanthoudakis dans le monde de la finance a commencé dans les années 80.Or, en 1985, l'entreprise qu'il dirigeait, Ultron, a été sanctionnée par la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) pour avoir obtenu du financement de petits investisseurs sans avoir émis de prospectus.Réplique de la police Au Service de police de la Ville de Montréal, on affirme n'être au courant d'aucun événement particulier au sujet de John Xanthoudakis ou de Norshield.Comme pour tout partenariat semblable, la police a fait les vérifications d'usage sur John Xanthoudakis et Norshield concernant les antécédents criminels.«Rien n'en est ressorti », a expliqué Yvan Delorme, directeur adjoint au service à la communauté, région Nord, de la police de Montréal.Toutefois, la police n'a fait aucune vérification du côté des poursuites civiles, a dit M.Delorme.Elle n'a pas davantage vérifié les archives des journaux canadiens, où les liens possibles entre Norshield et Cinar ont été mentionnés dans plusieurs dizaines d'articles depuis cinq ans.La police a commencé à discuter avec Norshield en septembre 2003, dans le cadre d'un projet pilote.Le projet Jeunesse envol a pour but d'aider certains adolescents à risque à ne pas tomber dans la criminalité.Pour justifier ce partenariat, la police de Montréal explique qu'elle veut s'associer « à des organismes susceptibles d'aider les jeunes à développer leur estime de soi pour qu'ils puissent faire face aux influences négatives ».À cette fin, des écoles de la commission scolaire English Montreal, du nord de l'île, travaillent en collaboration avec la Fondation Norshield et la police pour offrir gratuitement à certains jeunes des cours de kickboxing à l'école Angelo Di Bella.Yvan Delorme, de la police de Montréal, convient que Norshield pourrait avoir intérêt à s'associer à la police pour embellir sa réputation.Le Service de police envisage maintenant de revoir son partenariat.« Selon la nature des faits qui vont être publiés, oui, évidemment, on remettra en question notre collaboration avec Norshield », a déclaré M.Delorme.Les entreprises Globe-X, des Bahamas, ont été mises en liquidation en 2002 parce qu'elles étaient incapables de rembourser leur dû à Cinar.Les liquidateurs des Bahamas réclament aujourd'hui de rencontrer une dizaine d'homme d'affaires, dont John Xanthoudakis, pour faire la lumière sur les fonds manquants.L'un de ces hommes d'affaires, Robert Daviault, a déjà été interrogé, en décembre, mais John Xanthoudakis a demandé une injonction en Cour supérieure, mercredi dernier, pour interdire aux médias de publier le contenu de l'interrogatoire.Robert Daviault était le chef de la direction financière de Globe-XManagement et de Norshield International, des Bahamas.Selon un document juridique des liquidateurs, M.Xanthoudakis aurait reçu des sommes substantielles, directement ou par compagnie interposée, de la part des entreprises Globe-X.Il est question d'au moins 2,2 millions de dollars américains.Les liquidateurs veulent également rencontrer le vice-président principal de Norshield, Dale Smith.Ce comptable aurait reçu des paiements des entreprises Globe-X.Il serait également l'un des administrateurs de Univest, entreprise dans laquelle les sociétés Globe-X ont transféré plus de 20 millions de dollars américains, à l'automne 2000.John Xanthoudakis a tenu à expliquer à La Presse les raisons qui l'ont poussé à demander une injonction pour interdire aux médias de publier l'interrogatoire de Robert Daviault.Lors d'une rencontre dans nos locaux, jeudi dernier, il a soutenu que l'interrogatoire contenait des renseignements erronés ou confidentiels sur ses entreprises qui pouvaient lui porter préjudice.Dans une précédente entrevue, à l'automne, Dale Smith avait affirmé que toutes les sommes touchées par Norshield en rapport avec les entreprises Globe-X concernent des frais de gestion, basés sur des ententes en bonne et due forme dont Norshield a toujours copie.OPÉRATION 1mars ER Découvre des valeurs sûres de la formation et de l'emploi Ne manquez pas notre cahier spécial Le mercredi 19 janvier 2005 dans Reportage publicitaire ton As-tu fait choix ?3278385A . LE TOUR DU GLOBE RUSSIE Attentat évité L'intervention musclée des forces russes contre un groupe de rebelles pro-tchétchènes a permis hier d'éviter un «autre Beslan », du nom de la ville caucasienne théâtre en septembre d'une gigantesque et très sanglante prise d'otages dans une école, a annoncé une télévision.Les forces spéciales ont, en effet, mis hors d'état de nuire un groupe de cinq personnes près de Makhatchkala, capitale du Daguestan, une république russe du Caucase du Nord, comme la Tchétchénie et l'Ossétie du Nord, où le massacre de Beslan avait provoqué la mort d'au moins 344 personnes, selon la chaîne russe NTV.Les combats, notamment à l'arme lourde, contre ces rebelles pro-tchétchènes soupçonnés de préparer une opération du type de celle de Beslan ont duré plusieurs heures, a-telle précisé.AFP IRAN Ebadi refuse d'obéir à la justice La lauréate du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a déclaré hier à un tribunal révolutionnaire iranien qu'elle n'obéira pas à la convocation de la cour qui souhaite l'interroger, malgré le risque d'emprisonnement qu'elle court en défiant ainsi la justice iranienne.Shirin Ebadi, première Iranienne et musulmane à remporter le prix Nobel de la paix, a expliqué dans un entretien exclusif à l'Associated Press qu'elle ne cédera pas à l'intimidation.« Je continue à recevoir des menaces de mort anonymes dans des formes variées comme des lettres ou des appels de menaces, at- elle souligné.J'en suis arrivée à croire que les gens qui envoient des menaces de menaces sont liées à certaines personnes qui les provoquent.» AP KOWEÏT Alerte maximum Les forces de sécurité koweïtiennes étaient en état d'alerte maximum hier, au lendemain d'une nouvelle fusillade au cours de laquelle un militant islamiste saoudien a été tué, alors que plusieurs autres suspects étaient recherchés.Le soussecrétaire général au ministère koweïtien de l'Intérieur, Nasser al- Othman, a ordonné un état d'alerte maximum, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire, précisant qu'au moins deux des activistes en fuite sont Saoudiens.AFP AFGHANISTAN Détenus libérés Quatre-vingts prisonniers afghans qui étaient détenus par les forces américaines en Afghanistan ont été libérés hier, à quelques jours de la fête musulmane de l'Aid El Kebir et alors que les autorités afghanes tentent de lancer un processus de réconciliation avec les talibans.Les 80 prisonniers, venant de la base américaine de Bagram, au nord de la capitale, sont arrivés à Kaboul à la mi-journée à bord de deux bus, pour être entendus par la Cour suprême afghane.« Je veux vous féliciter pour votre libération pendant ces journées saintes de l'Aid (traditionnelle période de pèlerinage à La Mecque, NDLR) », a dit le président de la Cour suprême, Fazel Hadi Shinwari, aux prisonniers, avant de réciter des versets du Coran.AFP ISRAËL Tsahal veille Ariel Sharon a autorisé hier l'armée israélienne à intensifier ses opérations pour faire cesser les activités des groupes armés palestiniens, notamment dans la bande de Gaza.De son côté, le comité exécutif de l'OLP a appelé ces mêmes factions radicales à ne plus perpétrer d'attentats contre Israël, faisant valoir que ces violences donnent à l'État hébreu un prétexte pour mener des incursions dans les Territoires.Cet appel fait suite à la rupture des contacts entre Israël et l'Autorité palestinienne, décidée par Ariel Sharon à la suite de l'attentatsuicide qui a coûté la vie à six civils israéliens jeudi soir.AP PHOTO JEWEL SAMAD, AFP Cette fillette indonésienne victime du tsunami déguste ce qu'elle aurait pu ne jamais revoir de sa vie, une tablette de chocolat, à Suak Beka, sur la côte occidentale de la province d'Aceh.La friandise fait partie des denrées et services apportés aux sinistrés de la région par les forces armées de divers pays, dont les États-Unis, l'Australie, la Malaysia, Singapour et le Japon.Les GI en mission humanitaire Réclamés par les sinistrés indonésiens, boudés par les élus MARC THIBODEAU ENVOYÉ SPÉCIAL MEULABOH, Aceh \u2014 Les survivants de Krueng Mane, près de la ville de Meulaboh, ont été pratiquement laissés à eux-mêmes depuis que le tsunami a frappé de plein fouet l'Indonésie, le 26 décembre dernier.Pas étonnant, dans les circonstances, que l'arrivée hier d'un hélicoptère de la US Navy, chargé d'eau potable, ait entraîné une réaction frénétique dans ce hameau situé sur la côte ouest de la province d'Aceh, au coeur d'une région dévastée.Immédiatement, des centaines de personnes se sont précipitées jusqu'aux portes de l'appareil, passant outre aux appels énergiques des soldats à maintenir une bonne distance alors que les hélices continuaient de tourner.Le lancement pêle-mêle au sol de plusieurs boîtes a entraîné une ruée générale.L'appareil a repris les airs et a tenté en vain de s'éloigner pour ramener le calme avant de finalement se rendre dans un autre endroit dégagé pour tenter de reprendre la distribution.Une nouvelle mêlée s'en est suivie, poussant finalement un des GI à évacuer les dernières boîtes discrètement par la porte opposée à la foule, tandis que ses collègues pressaient la foule de reculer.Le soldat Ray Evans, qui venait quelques minutes plus tôt de souligner fièrement à La Presse ses expériences passées en matière d'aide humanitaire avec la US Navy en Afrique et aux Philippines, s'est épongé le front avec soulagement en voyant que personne n'avait été blessé.« Ce n'est pas vraiment notre mandat premier mais nous le faisons lorsque les besoins sont là », dit-il.Comme son collègue Jason Shireman, ce secouriste, marin de formation, vient d'apprendre qu'il continuera au moins encore deux semaines à prendre part à l'intervention humanitaire américaine.Douze heures par jour depuis le début de janvier, il sillonne la côte à bord d'un hélicoptère, transportant nourriture, eau potable et tentes destinées aux survivants les plus isolés, en coordination avec les Nations unies et le gouvernement indonésien.L'importance du déploiement militaire américain à de quoi rendre jalouses les organisations humanitaires.Tous les jours, plus d'une dizaine de navires et une trentaine d'hélicoptères de la US Navy et des marines sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés, souvent coupés du monde par la destruction de la route reliant Meulaboh et Banda Aceh, située 150 kilomètres plus au nord.Les allées et venues constatées hier lors d'un arrêt de ravitaillement sur le pont du porte-avions Abraham Lincoln, véritable bout d'autoroute posé sur l'océan Indien, témoignent de l'effort en cours.Même activité frénétique sur le destroyer USS Bonhomme Richard, qui met à profit, en plus de ses hélicoptères, un énorme hydroglisseur permettant d'accoster sans difficulté avec beaucoup de matériel.Un porte-parole de la US Navy, John Bernard, a indiqué hier avant le départ en hélicoptère de Banda Aceh que les appareils américains avaient permis, depuis le 1er janvier, d'acheminer plus d'un million de kilos de nourriture aux sinistrés et des dizaines de milliers de litres d'eau.Le coût, a-t-il souligné, n'est pas un enjeu, même s'il apparaît clairement que l'entretien d'un seul des hélicoptères aurait rapidement raison de l'aide financière du Québec aux victimes du tsunami.« Personne chez nous ne s'occupe de cette question-là en ce moment, a noté M.Bernard.Le patron (le président George W.Bush) nous a dit d'aider les Indonésiens et c'est ce que nous faisons.» L'effort américain est reçu avec scepticisme par certains critiques de l'administration Bush, qui y voient une tentative de séduction du monde musulman, échaudé par le bourbier irakien.Pour sa part, le gouvernement indonésien se montre soucieux d'éviter toute atteinte à sa souveraineté.Le vice-président a jeté un véritable pavé dans la mare, il y a quelques jours, en soulignant qu'il souhaitait que les forces étrangères actives dans le pays partent au plus tard d'ici trois mois, ajoutant que «le plus tôt sera le mieux ».Le secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, Paul Wolfovitz, qui est venu constater de visu samedi les dommages causés par le tsunami, a assuré lors d'une conférence de presse que les États-Unis n'avaient aucune arrière-pensée dans cette affaire et cherchaient simplement à se montrer solidaires des victimes.Il a assuré que les troupes cesseraient leurs activités dès que d'autres instances seraient en mesure de prendre la relève, sans pour autant évoquer d'échéancier précis.« C'est vraiment une question délicate, ici, alors il faut le dire clairement: Nous ne sommes pas une force occupante.Nous partirons dès que le gouvernement indonésien nous demandera de le faire », a souligné hier M.Bernard.Les soldats américains venant en aide aux victimes du tsunami n'apprécient pas les critiques du régime de Jakarta.« Le gouvernement veut que l'on s'en aille, mais les Indonésiens ont besoin de nous », tranche Ray Evans.Difficile de ne pas lui donner raison en survolant la côte ouest de la province d'Aceh, située non loin de l'épicentre du tremblement de terre à l'origine de la catastrophe.Le spectacle de désolation qui s'étend sur des dizaines de kilomètres glace le sang.Les fondations mises à nu forment, vues de l'hélicoptère, une multitude de carrés blancs qui constituent autant de rappels du nombre effarant de foyers engloutis.Dans plusieurs localités d'envergure, on ne voit pas âme qui vive même si les débris témoignent du fait que des milliers de personnes allaient et venaient là quelques semaines auparavant.Comme le disait avec justesse le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, on a l'impression à bien des endroits que la population a tout simplement disparu.Les débats sur l'aide humanitaire apparaissent, à l'aune de ce constat, profondément dérisoires.Bush juge que les Américains ont pébliscité sa politique irakienne Zhao Ziyang est mort PÉKIN \u2014 Le gouvernement chinois a confirmé ce matin la mort de l'ancien dirigeant déchu Zhao Ziyang, limogé en 1989 et placé en résidence surveillée depuis.« Le camarade Zhao Ziyang est mort de maladie dans un hôpital de Pékin lundi, à l'âge de 85 ans », a indiqué l'agence Chine Nouvelle, en anglais et en chinois.« Le camarade Zhao Ziyang souffrait depuis longtemps de multiples infections respiratoires et du système cardio-vasculaire.Sa condition s'est dégradée récemment et il est décédé malgré les traitements d'urgence qui lui ont été prodigués », a ajouté l'agence officielle.AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014À la veille d'entamer un nouveau mandat de quatre ans à la Maison-Blanche, le président américain, George W.Bush, a estimé hier que l'élection présidentielle de novembre lui a accordé un blanc-seing pour sa politique en Irak.« Nous avons eu un moment pour faire les comptes, c'était l'élection de 2004 (.) Les Américains ont écouté divers points de vue sur ce qui se passait en Irak, ils ont regardé les deux candidats, et ils m'ont choisi », a affirmé M.Bush dans un entretien publié par le Washington Post.Invité de la chaîne CBS, le sénateur Ted Kennedy a jugé « ridicule » cette position et estimé que « l'Irak est le Vietnam de George Bush ».Ni la violence généralisée en Irak à moins de deux semaines des élections générales, ni les pertes américaines ou l'arrêt des recherches d'armes de destruction massive, jamais trouvées, n'ont entamé les certitudes du président américain sur la justesse de la guerre en Irak.Le président, qui avait proclamé la « fin des combats majeurs » en mai 2003, affirme en janvier 2005 qu'« en temps de guerre, les choses ne vont pas exactement comme elles étaient prévues ».« Sur un sujet aussi compliqué que chasser du pouvoir un dictateur et essayer d'établir une démocratie, l'inattendu arrive parfois, mal ou bien », a-t-il dit.M.Bush a assuré qu'il savait se montrer « réaliste sur la rapidité avec laquelle une société qui a été dominée par un tyran peut devenir une démocratie ».« Je suis donc plus patient que certains », a-t-il déclaré en se basant sur la propre histoire américaine pour expliquer qu'il fallait du temps pour bâtir une démocratie.MONDE apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La décision du gouvernement Charest de porter les subventions versées à certaines écoles privées juives au niveau du financement des écoles publiques laisse pantois.Elle est incompréhensible ; d'ailleurs, le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, n'arrive pas à l'expliquer.Cela part d'une excellente intention : créer des liens entre les enseignants et les élèves des écoles privées juives et ceux des écoles publiques.La mise sur pied de divers projets conjoints favoriserait une meilleure connaissance et une meilleure compréhension entre les deux milieux.Cela aurait pu se faire par des initiatives spécifiques, que Québec aurait financées au cas par cas.Le gouvernement a plutôt choisi de satisfaire une vieille demande de l'Association des écoles juives.Il accorde aux écoles qui concluront une entente en ce sens avec une commission scolaire le statut d'« écoles associées », ce qui leur donnera droit au même montant par élève que les écoles publiques.Si les 15 écoles membres de l'Association signaient une telle entente, leur niveau de financement passerait de 21,3 millions à 30,3 millions, les commissions scolaires impliquées se partageant un million pour la mise en oeuvre du projet.En procédant de cette façon, le gouvernement a choisi la pire voie possible pour parvenir à ses fins.Comment ne s'en est-on pas aperçu à Québec ?Une telle décision allait nécessairement réveiller trois controverses, et un vieux démon.Un : la controverse liée au financement de l'école privée.Deux : la controverse sur le financement des écoles ethniques.Trois : la controverse sur la place de la religion dans les établissements scolaires financés par l'État.Et quelle communauté le gouvernement Charest a-t-il choisi de plonger au coeur de ces controverses, sans prendre quelque précaution que ce soit ?La communauté juive, avec laquelle, comme le rappelait samedi Gérard Bouchard dans nos pages, « les Franco-Québécois ont entretenu un rapport parfois difficile dans le passé ».En de telles matières, il faut procéder prudemment.Il faut tâter le terrain, préparer l'opinion publique, s'assurer qu'on emploie les outils appropriés à une opération aussi délicate.Le gouvernement Charest n'a rien fait de cela.Le ministre Reid a annoncé la nouvelle le 7 décembre, lors de l'inauguration de la nouvelle bibliothèque de l'école Talmud Torah Unis, qui remplace celle incendiée par deux jeunes hommes le printemps dernier.Le ministère n'a pas publié de communiqué, et la chose est passée inaperçue.Était-ce ce qu'espérait le gouvernement?Pourtant, il était inévitable qu'une affaire aussi controversée vienne aux oreilles des journalistes.Le Devoir a dévoilé le tout en manchette la semaine dernière.Et les trois controverses ont éclaté, comme c'était prévisible.Le vieux démon, lui, souffle sur la braise.M.Reid a lié sa décision à l'incendie de la bibliothèque.On comprend mal le rapport.Bien sûr, cet acte criminel confirme la nécessité de rapports plus étroits entre la communauté juive et les autres groupes de la société québécoise.Mais il n'explique en rien pourquoi le gouvernement a décidé de procéder comme il l'a fait.Est-ce à dire qu'une école privée souhaitant obtenir un financement accru devrait mettre le feu à sa bibliothèque Le gouvernement assure que les écoles et les commissions scolaires devront rendre compte des activités interculturelles entreprises grâce au nouveau financement.Comment déterminerat- on si la valeur de ces activités atteint bel et bien 10 millions ?Combien de journées pédagogiques et de classes neige conjointes faut-il pour qu'on arrive à dépenser une telle somme ?Chose certaine, une fois que les écoles privées auront obtenu le statut d'écoles associées, quelle que soit l'évaluation qu'il fait de la valeur des projets mis sur pied, le gouvernement aura bien du mal à leur retirer leurs subventions.Le pire, c'est que cette histoire ne cessera pas de ressurgir.Quand il manquera d'argent dans les commissions scolaires, que pensez-vous qu'on entendra ?« Si le gouvernement n'avait pas versé 10 millions aux écoles juives.» Comme projet de rapprochement interculturel, on aura rarement vu pire.JEAN-MARIE DUMESNIL L'auteur est président du Comitédes usagers du CHUM.Madame Lysiane Gagnon, Je me dois de répondre à la première partie de votre chronique du 8 janvier 2005 dans laquelle vous mettez en doute ma légitimité comme président du Comité des usagers du CHUM et celle de l'existence même du Comité des usagers.Qui suis-je ?Je suis né à l'hôpital Saint-Luc et ma mère est décédée à l'hôpital Notre-Dame.J'ai subi une opération à coeur ouvert (changement de l'aorte) à l'hôpital Notre-Dame, en 1991.Dès ma retraite, en 1995, j'ai choisi de consacrer mon temps au service des malades.Pendant plus de cinq ans, j'ai fait de l'accompagnement auprès de personnes atteintes de cancer et de patients hospitalisés aux unités de soins prolongés.Permettez-moi de vous dire qu'il est abusif de votre part de prétendre que le Comité des usagers du CHUM est une fiction destinée à propager l'illusion que les patients forment un groupe homogène, dont l'opinion est représentée au sein du conseil d'administration.Les comités des usagers sont des organismes prévus dans la Loi sur les services de santé et des services sociaux pour défendre les intérêts des usagers.Notre rôle au sein du CHUM se veut à la fois consultatif et proactif, plus particulièrement lorsque la qualité des soins et des services donnés est mise en cause.Nous travaillons en complémentarité avec les commissaires à la qualité des services qui ont la responsabilité de la gestion des plaintes.Je vous invite à lire notre rapport annuel 2003-2004 pour avoir une idée de nos activités et par la même occasion connaître nos membres qui sont pour la plupart des patients du CHUM.Élection Venons-en à mon élection comme président.Notre comité tient une assemblée générale à tous les mois de novembre alors que 3 postes sur 9 sont ouverts.La convocation à ladite assemblée est affichée dans les trois hôpitaux du CHUM aux endroits stratégiques.Comme vous pouvez le constater, il ne s'agit pas d'une assemblée confidentielle.L'exécutif, dont le président, est élu par et parmi les membres du Comité des usagers.Le poste de président est celui qui est le moins convoité et laissez-moi vous dire qu'il faut avoir la vocation pour exercer ce rôle au sein d'une si importante organisation que le CHUM.La population ne se bouscule pas aux portes pour devenir un membre bénévole du Comité des usagers.Le même phénomène se produit pour la majorité des comités d'usagers du Québec.Le comité des usagers est un organisme qui représente l'ensemble des patients et qui peut parler en son nom.Aucune instance démocratique ne peut prétendre parler au nom de tous ses commettants, mais personne ne devrait remettre en cause sa représentativité.Sans faire l'unanimité, la plupart des commentaires des patients, du personnel et de professionnels que je côtoie régulièrement favorisent la construction du futur CHUMsur le site Saint-Luc.Je pense que notre comité a toute la légitimité pour représenter les quelque 600 000 patients qui visitent annuellement le CHUM.Sinon, qui le ferait ?Je le fais bénévolement avec conviction et transparence.Quelle représentativité ?Loin de moi l'intention de remettre en cause le dévouement de ceux qui, comme M.Dumesnil, travaillent bénévolement au sein des comités d'usagers.Je ne doute pas non plus que ces comités rendent service aux patients.Le problème est la représentativité réelle de ces comités, lorsqu'ils prétendent parler au nom de tous les patients d'une institution sur des enjeux d'intérêt public.Or, M.Dumesnil ne répond à aucune de mes questions : combien de gens ont participé aux élections de novembre ?Comment peut-il, sur la foi de témoignages épars entendus autour de lui, affirmer que « la quasi-totalité » des 600 000 usagers du CHUM favorisent le site Saint-Luc ?Le rapport annuel du comité des usagers du CHUM est également silencieux sur la question de la représentativité.L.G.Incompréhensible! Est-ceàdirequ'une école privée souhaitant obtenir un financement accru devraitmettre le feuàsa bibliothèque ?LA BOÎTE AUX LETTRES Le retour du canasson Les médias évoquaient récemment les sommes énormes engouffrées dans un projet discutable de dictionnaire du « français standard en usage au Québec ».Le ministère de la Culture aurait dépensé ainsi beaucoup d'argent dans cette aventure appelée « FRANQUS ».Diane Lamonde, Lionel Meney, feu Georges Dor, parmi d'autres observateurs, l'ont dit et répété : de telles initiatives ne peuvent être que hasardeuses, car elles isolent le Québec, le séparent de la francophonie en accentuant son insularité, par l'intermédiaire de définitions de « normes linguistiques québécoises ».Nous pensons immanquablement à la situation qui prévalait ici durant les années 70.Souvenons-nous des quolibets dont étaient victimes les personnes qui voulaient simplement s'exprimer en utilisant un français normatif, qui fût compréhensible à un interlocuteur de Rimouski, de Dakar ou de Rouen.On désignait ces personnes comme étant des « colonisées ».Nous connaissons la suite : une langue « invertébrée », un nombre infini de calques de l'anglais qui la déstructure davantage, l'utilisation et la maîtrise d'un seul niveau de langage par beaucoup de nos concitoyens, etc.Et voilà que des linguistes reçoivent la bénédiction de l'État et continuent le travail de sape.Pathétique.En ce beau pays de Québec, le provincialisme persiste et signe.Sylvain Lévesque Montréal .Le cabaret du toit qui penche ! La RIO lançait récemment un appel de candidatures pour le toit du Stade olympique et son maintien durant 25 ans.Tout en entretenant à coup d'études des scénarios non moins exotiques de démolition.Vu son coût très élevé (plus de 500 millions $), la RIO semblerait encore loin d'une solution biodégradable pour le toit ou pour elle-même ?Vivement une Régie des idées originales où l'on pourrait imaginer des scénarios à la hauteur du génie et de l'audace technologique québécois ! Pourquoi ne pas investir dans un concours international visant un PPP multidisciplinaire du savoir à l'intérieur même du stade ?Ce qui le préserverait tout en solidifiant sa structure.Si l'on en croit la légende urbaine, le stade risquerait de s'écrouler à tout moment.Ce serait une première mondiale de recyclage olympique et une lueur d'espoir, en parade à la folie répétée des méga-installations.Sinon, dans un élan de survie, la RIO pourrait plancher sur des olympiades de la santé.Qui risque aussi de décevoir si l'objectif est de trouver rapidement des vaccins contre la stupidité et la médiocrité.À l'instar des Jeux olympiques, un cadeau des dieux grecs, la cession du stade à la Ville de Montréal, en 2006, pourrait-elle passer à l'Histoire avec brio ?Pierre G.Blanchard Outremont FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS RÉPLIQUES Toute la légitimité nécessaire Unmot erroné et inapproprié KATIA CYR L'auteure est directricedes communications aux Restaurants Mc Donald's du Canada.Nous avons été étonnés et grandement déçus des propos tenus par Ronald King dans sa chronique \u2018Du revers\u201d du 9 décembre dernier concernant la qualité de notre nourriture.M.King a droit à son opinion que nous respectons sans évidemment la partager.Nous sommes d'autant plus déçus que M.King, qui fait généralement preuve d'une plus grande rigueur professionnelle, ne nous a pas habitués, dans ses écrits, à des jugements faciles et sans nuance tombant dans les clichés et les lieux communs.Car c'est ce qu'il fait quand il écrit à propos de l'initiative de Joël Bouchard de créer la Caravane Mc Donald's : « Dommage que le commanditaire soit un restaurant qui peut vous empoisonner si vous abusez de ses produits.» Ce n'est pas à M.King que nous apprendrons l'importance et le poids des mots ni la valeur leur utilisation judicieuse.Ses nombreux articles ont maintes fois démontré sa grande maîtrise de la langue française.Dans ce contexte, l'utilisation du mot « empoisonner » nous apparaît tout aussi farfelue qu'erronée et inappropriée, voire diffamatoire.Et ce même, si M.King a la prudence d'utiliser le conditionnel.Nos produits de base \u2014 boeuf, pommes de terre, poisson, poulet, oeufs, petits pains, légumes et produits laitiers\u2014sont les mêmes aliments que ceux que nos clients consomment à la maison.Pour en savoir plus, on retrouvera les détails concernant nos produits dans le guide Tout sur nos aliments disponible dans nos restaurants.Les experts en nutrition affirment d'ailleurs que les produits de Mc Donald's peuvent faire partie d'un régime alimentaire sain et équilibré.Nous offrons aussi de nombreux choix allégés à nos clients.La discipline personnelle et la consommation responsable sont des facteurs dont les consommateurs doivent être conscients.Il est extrêmement dommage que des gens considérés à juste titre comme des leaders d'opinion dans notre société participent à la diffusion d'informations gratuites, voire mensongères, au sujet de notre entreprise qui s'est toujours fait un point d'honneur d'adopter un comportement responsable dans toutes ses activités.Nos 77 000 employés et les 3 millions de clients que Mc Donald's sert chaque jour au pays n'ont pas besoin d'être insultés par ceux qui les informent et qui participent à l'entretien de certaines légendes urbaines. FORUM Pingre ou malhabile?pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Depuis l'élection d'avril 2003, on ne compte plus les occasions où le gouvernement de Jean Charest, après avoir pris des décisions qui pouvaient parfois fort bien s'expliquer, s'est tellement mal défendu qu'il s'est mis l'ensemble de l'opinion publique à dos.Il suffit de se souvenir des dossiers de la hausse des frais de garde, des amendements au Code du travail, de Kanesatake ou encore du Suroît, par exemple.Dans tous ces cas, le gouvernement possédait de bons arguments pour défendre son point de vue, mais il l'a tellement mal fait que cela a grandement contribué à faire chuter au plus bas sa cote de popularité.Dans le dossier de l'aide aux pays asiatiques victimes du tsunami, pendant le temps des Fêtes, le premier ministre Charest s'est-il montré pingre ou tout simplement malhabile ?La somme de 100 000 $ en aide directe aux sinistrés était-elle justifiable à partir du moment où on apprenait que la contribution du Québec allait être largement supérieure une fois comptabilisée l'aide sous différentes formes qui serait offerte aux pays sinistrés ?Alors que des travailleurs humanitaires eux-mêmes commençaient à affirmer que l'aide immédiate avait atteint ses objectifs et que ce qu'il fallait rechercher, c'était de l'aide à long terme, comment se fait-il que personne au gouvernement n'ait été capable de venir expliquer clairement que c'est justement ce que le Québec entendait faire ?Comment se fait-il qu'une fois de plus, le message gouvernemental n'ait pas passé ?Mystère et boule de gomme.Pourtant, le point de vue gouvernemental était bel et bien défendable et plusieurs de nos lecteurs l'ont d'ailleurs fort bien compris : > « Je comprends mal l'acharnement de vos journalistes et caricaturistes soulignant la supposée pingrerie du gouvernement Charest dans l'affaire du tsunami.Nous devrions tous savoir que, très souvent, l'argent promis par les m'as-tu-vu n'arrive jamais, et/ou est détourné par des bandits sans aucun scrupule (Haïti, ça vous dit quelque chose ?).Je veux bien croire qu'il faut faire notre part, mais certains semblent penser que nous sommes riches à craquer, alors que nous ne pouvons même pas nous payer des médecins et des infirmières.» (Richard Pelletier, Montréal) > « Il faut saluer la décision de M.Charest qui a été très clair.De l'argent oui, mais aussi de l'aide humanitaire et de l'aide technique.Tant qu'à moi, c'est le meilleur moyen d'aider et de savoir où va l'argent et comment il est dépensé.» (Michel Lemay, Longueuil) Le problème du gouvernement Charest ne réside pas dans le fait qu'il prend toujours et nécessairement de mauvaises décisions.C'est plutôt d'insensibilité et d'absence de sens politique dont il faut l'accuser.Dans ce cas-ci, comment l'entourage du premier ministre n'a-t-il pas compris, dès les premières heures qui ont suivi le tsunami, alors que le nombre de victimes augmentait par tranches de 10 000 à la fois, qu'il s'agissait là d'une cause qu'il fallait embrasser avec empressement, que la population, surtout en cette période des Fêtes, allait être extrêmement sensible au sort des victimes.Donc, en définitive, que cela allait être une cause extrêmement « populaire » ?Les opposants au gouvernement, les mêmes qui viendront se plaindre dans quelques mois que le nouveau budget du ministre Séguin n'est pas assez généreux pour eux, l'ont bien compris, eux, qui se sont précipités à la télévision pour pourfendre ce «Séraphin» des temps modernes qui n'éprouve aucune compassion.Ce qui a fait dire à M.Claude Marc Gagné, de Saint-Sauveur : « Je suis toujours frappé d'étonnement devant l'absence d'instinct politique de Jean Charest.Il réussit toujours à prendre la mauvaise décision.» Dans quelques mois, le gouvernement libéral sera rendu à mi-mandat.On a toujours dit que Jean Charest excellait quand surviennent les campagnes électorales.Réussira-t-il à retrouver cet instinct politique qui lui a toujours permis de survivre ?Souvenons-nous de la dernière campagne électorale alors qu'il traînait de la patte en début de course pour terminer à un rythme d'enfer et coiffer Bernard Landry au fil d'arrivée.La même chose se reproduira-t-elle la prochaine fois ?Entre-temps, il est amusant de regarder aller le gouvernement dans le dossier du mégahôpital, qui divise déjà la population alors que la décision n'est même pas encore annoncée.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Pierre Bourget et sa compagne Diane Gagnon.Environnement 101 Quelques trucs simples pour protéger l'environnement P IERRE BOURGET L'auteur demeure àSainte-Julie.Je suis convaincu qu'il appartient à chaque Québécois et à chaque Canadien d'agir, maintenant, dans ses activités personnelles et professionnelles pour préserver son environnement.Chacun peut et doit faire de petits efforts pour changer ses comportements générant des gaz à effet de serre.À titre d'exemple, voici quelques actions que mon épouse et moi prenons.Nous avons du plaisir à les faire et elles auraient un impact positif majeur si tous nos concitoyens en faisaient de semblables.> Nous prenons notre vélo ou nous marchons pour faire nos courses.> Nous apportons souvent un sac et nous refusons très souvent l'emballage avec des sacs de plastique.> Nous utilisons ces sacs pour notre poubelle de cuisine et recyclons les autres.> Nous avons vendu notre deuxième voiture (et elle ne nous manque pas).> Je conduis en essayant de minimiser ma consommation, je réussis à faire 8,1 l/100 km avec ma Volvo S70 2000, tel qu'indiqué par l'ordinateur de bord.(Départs moins rapides, ralentir au neutre à l'approche d'un arrêt, arrêter le moteur à un feu si je juge que l'arrêt dépassera 30 secondes., respecter les limites de vitesse et utiliser le régulateur.Nous ne réchauffons pas le moteur au ralenti les jours froids, nous utilisons le chauffemoteur.) > Nous regroupons nos achats et activités pour diminuer l'utilisation la voiture.> Nous avons diminué de moitié nos déplacements à notre chalet des Laurentides.> Mon épouse utilise les transports en commun pour se rendre à son travail à Saint-Laurent.> Nous achetons le plus possible de produits qui ont moins voyagé pour se rendre ici (vins canadiens, fruits et légumes locaux, viande et oeufs d'un éleveur local).En général, la nourriture voyage 1800 km pour arriver à votre table.> Je fais livrer par la poste certains vêtements achetés chez Tilley.> Nous faisons très peu de voyages de vacances en avion.Nous redécouvrons les plaisirs de fréquenter le parc du Mont Saint-Bruno, pour des marches et des promenades en vélo.> Je fais mon compost plutôt que de faire transporter les rejets verts et d'acheter du compost commercial.> Nous utilisons une tondeuse électrique.> Le matin, nous faisons souvent une crème Budwig composée de graines et aromatisée avec des fraises/ framboises dégelées, au lieu d'acheter des céréales industrielles doublement emballées et transportées de l'Ontario.> Nous buvons principalement du jus de pommes/canneberges.> Nous cultivons un jardin potager avec notre voisin.Tomates, concombres, courges, betteraves, oignons, laitue, fines herbes, autant de produits qui ne seront pas transportés.Compost et engrais naturels seulement.> Nous recyclons tout ce qui est possible, avec le bac de recyclage.> Nous donnons nos vêtements et articles inutilisés à la Maison d'entraide, qui les recycle.> Nous réduisons au minimum l'éclairage non nécessaire dans notre maison.> Nous donnons les restes de table carnés et de pain à notre chien, pour diminuer la fabrication industrielle de nourriture et son transport.> Nous avons fait remanufacturer, sur place, nos fenêtres plutôt qu'en acheter de nouvelles.> J'ai posé de très bons coupe froid à toutes les portes.> Nous baissons le chauffage la nuit et durant nos absences.> Nous utilisons des économiseurs d'eau à nos robinets et douche.> Nous utilisons de ampoules longue durée.> J'ai remplacé quelques fenêtres simples de portes par des Thermos scellés.> J'utilise une imprimante au laser, j'imprime recto verso et j'utilise du papier recyclé.> Nous achetons des papiers mouchoirs, papier hygiénique et chiffons de papier faits produits 100%recyclé.> Autant que possible nous achetons des produits fabriqués avec des ressources renouvelables qui ne sont pas en péril.> J'essaie de convaincre les élus municipaux de prendre action localement pour diminuer les impacts sur l'environnement.Voici par ailleurs d'autres actions à la portée de chacun de nous : > Faire du covoiturage.Utiliser le site de Transport Québec pour offrir de prendre des passagers ou pour rechercher un transporteur (http : www.mtq.gouv.qc.ca/fr/ information/covoiturage).> Acheter des véhicules moins polluants et fabriqués au Canada.> Laisser les enfants marcher ou utiliser leur vélo pour se rendre à l'école ou aux activités sportives, plutôt que de les y conduire en auto.En conclusion, je crois fermement qu'il appartient à chaque citoyen de trouver et de mettre en pratique les actions personnelles qui lui permettront de contribuer à réduire les gaz à effets de serre.Ces actions diminueront aussi les agressions sur les ressources essentielles à la santé de nos enfants et à la survie de notre espèce.Je suis convaincu que chacun peut y arriver assez facilement et qu'il aura une grande satisfaction à le faire.« Il appartientàchaquecitoyen de mettreen pratique les actions personnelles qui lui permettront de contribueràréduire les gazà effets de serre.» Publisac, Super Pages et recyclage LOUISE FECTEAU L'auteuredemeureà Saint-Jean-sur-Richelieu.Avez-vous déjà pesé un annuaire téléphonique ?Le mien, qui me sert de repose-pied, atteint la limite de mon pèse-aliment : deux kilogrammes.J'en ai reçu deux cette année, Bell et Télus.Le même test avec un Publisac standard nous donne 900 grammes.Distribué chaque semaine ! Rapidement, à vue de nez, il y en a pour environ 230 000 tonnes de papier par année à l'échelle du Québec ! À titre de repère pour la même échelle, le dernier bilan de Recyc-Québec nous informe qu'en 2002, la collecte sélective auprès des ménages a permis de récupérer 301 000 tonnes pour toutes les catégories de papiers et cartons.Le taux de récupération du secteur municipal est évalué à 17% des matières totales générées pour cette même année.Est-ce suffisant de nous soulager la conscience en remplissant à ras bord le bac à recyclage ?Sur le plan des performances attendues des institutions, qu'elles soient municipales ou d'État, la réponse est : Oui.Une progression dans les résultats de quantités de matières récupérées satisfait tout le monde, incluant le citoyen préoccupé par l'environnement.Cette évaluation du secteur du recyclage se limite pourtant à sa seule vertu de détournement des matières de l'enfouissement.Sur le plan environnemental toutefois, en regard des émissions produites par tous ces camions qui parcourent nos rues et des demandes en énergie pour la fabrication et la transformation de ces produits, la réponse devient : Non.Que faire ?Que faire ?Trouver des solutions se situant le plus en amont possible du processus.D'abord examinons les faits.Une très grande majorité des ménages sont aujourd'hui branchés sur Internet.Une proportion importante n'ouvre même pas son Publisac.Les circulaires, apothéoses de l'éphémère, devraient être mises en ligne plutôt que distribuées à tout vent.Les ménages non branchés s'inscriraient sur une liste de distribution et eux seuls recevraient le sac blanc jusqu'à avis contraire.Même principe pour les annuaires téléphoniques.On pourrait recevoir à la limite un mini annuaire pour les informations générales et les commerces (convenons qu'il est peut être plus facile de parcourir la liste des restos sur papier que sur un écran).Les marchands vont hurler car cette option est beaucoup moins envahissante que l'actuelle mais tout est question de perspective.Les circulaires n'existaient même pas il y a à peine vingt ans ! Super Pages ferme ses portes et des centaines d'emplois sont perdus.Mauvaise nouvelle pour les travailleurs, excellente nouvelle pour l'environnement.Une leçon à retenir : dorénavant, que vous soyez concepteur de projet, fabricant, publicitaire ou consommateur, posez-vous deux questions avant de vous décider à poser un geste : ce produit est-il utile ?Ce produit est-il durable ?Si la réponse à une de ces deux questions est non, passez au suivant ! . ACTUALITÉS EN BREF La GRC quitte Granby C'est aujourd'hui que le détachement de la Gendarmerie royale du Canada à Granby ferme officiellement ses portes.L'automne dernier, la direction de la police fédérale a pris la décision de fermer neuf de ses 23 détachements au Québec, qui étaient dans les faits presque fermés, leurs effectifs ayant été considérablement réduits au cours de la dernière année.La GRC affirme que la fermeture de ces détachements ne compromettra pas son travail dans les régions.Les postes visés par cette décision sont ceux de Granby, Coaticook, Lac-Mégantic, Saint-Hyacinthe, Joliette, Roberval, Baie-Comeau, Rivière-du- Loup et des Îles-de-la-Madeleine.Raymond Gervais Enlèvement à Valleyfield Un homme de 52 ans, qui avait été enlevé samedi après-midi par trois hommes armés alors qu'il déambulait rue du Marché, à Valleyfield, a été délivré par le groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec et de la police de Montréal vers minuit samedi à Montréal.Des citoyens qui avaient vu la victime forcée de monter dans une fourgonnette avaient alerté les policiers.L'enquête a permis de retrouver l'homme et ses trois ravisseurs dans un motel de Notre- Dame-de-Grâce.Le quinquagénaire a été légèrement blessé à un oeil en tentant de résister à ses ravisseurs.Les trois ravisseurs, âgés de 20, 35 et 39 ans, n'ont pas résisté à leur arrestation.Ils doivent répondre aujourd'hui à Valleyfield à des accusations d'enlèvement, de séquestration, de voies de fait et de possession d'arme.Le motif de l'enlèvement n'a pas été dévoilé.Raymond Gervais Agression à l'essence Une agression pour le moins inusitée s'est produite samedi soir vers 19h à Sainte-Marthe, près de Rigaud.Un homme a frappé à la porte d'un couple et demandé à voir l'homme de la maison.Lorsque ce dernier s'est présenté, l'inconnu l'a aspergé d'un liquide inflammable, a mis le feu à ses vêtements et s'est enfui en auto.La victime, qui s'est jetée dans la neige pour éteindre les flammes, a néanmoins subi des brûlures sur près de 70% de son corps et a été transportée au Centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Sa femme a subi des brûlures aux mains en tentant de l'aider.Le suspect, dans la jeune vingtaine, a une moustache et un grain de beauté bien visible au visage.Au moment de l'attentat, il portait une tuque noire, un manteau foncé et des bottes.Raymond Gervais Incendie de cuisine Un homme de 49 ans reposait hier dans un état critique à l'hôpital à la suite d'un incendie qui s'est déclaré dans la nuit de samedi à hier dans un immeuble commercial et résidentiel de quatre étages du 1260, rue Saint- Hubert, à Montréal.Un feu de cuisson semble être à l'origine du sinistre.L'homme a été retrouvé dans sa baignoire par les pompiers.Les flammes ne se sont pas propagées aux autres logements, mais les pompiers ont quand même fait évacuer l'immeuble par mesure de sécurité.Raymond Gervais Deuxième meurtre cette année Un jeune homme de 18 ans, connu des policiers, a été trouvé mort samedi soir vers 22 h 45 dans un immeuble à logements situé rue Walkely, à Montréal.C'est une locataire qui se rendait faire sa lessive au sous-sol qui a découvert l'homme, qui avait de graves blessures à la tête.Le décès a été constaté sur place.Une autopsie sera pratiquée aujourd'hui.Aucun suspect n'a été arrêté.Raymond Gervais HYPERACTIVITÉ Un nouvel outil PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 À l'école ou au travail, ils ont du mal à se concentrer, à demeurer longtemps immobiles et à contrôler leurs émotions.« Ils s'éparpillent, papillonnent.Ils sont aussi dans la lune et ils oublient.Ils ont la patte qui bouge tout le temps, les mains qui brassent, ils ont du mal à rester assis.Ils parlent tout le temps et sont très impulsifs », décrit la psychiatre Annick Vincent.Côté positif, ce sont des gens souvent inventifs ! Ces gens sont des « TDAH » ou personnes atteintes du trouble du déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité.Bonne nouvelle pour certains d'entre eux.Les médecins québécois et canadiens disposeront bientôt d'un « outil » nouveau pour traiter les enfants et les adultes atteints de ce problème neurologique sur lesquels la médication connue reste sans effet.Le TDAH touche près de cinq pour cent de la population.Les problèmes d'inattention surgissent entre l'âge de trois et six ans et, dans la moitié des cas, les problèmes persistent à l'âge adulte.Cela ne fait pas longtemps que les spécialistes ont réalisé que le TDAH continuait de toucher les adultes.On constate aussi que les gars sont plus touchés que les filles, dans une proportion de six ou sept garçons pour une fille.Depuis 50 ans, les seuls médicaments pour traiter ce trouble sont des psycho-stimulants, dont le plus connu est le ritalin, qui traîne une bien mauvaise réputation.sauf chez les psychiatres.Vers la fin mars, un médicament tout à fait différent, l'atomoxetine, pourra aussi être prescrit au Canada.Défini comme non stimulant par comparaison avec l'arsenal pharmacologique disponible, ce médicament pourrait venir en aide aux 30% de malades qui ne répondent pas à la médication actuelle.Cette molécule est déjà utilisée dans une demi-douzaine de pays depuis deux ans.Plutôt que de stimuler la production de neurotransmetteurs, ce médicament empêche ou ralentit la dégradation des neurotransmetteurs qui, dans le cerveau, agissent comme des feux de signalisation qui gèrent la circulation de l'information entre les cellules.3285777A ."]
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