La presse, 5 février 2005, C. Arts et spectacles
[" THÉÂTRE ST-DENIS P R É S E N T E www.tel-spec.com 514.790.1111 11P MARC FAVREAU SEUL À SOL PAGE 8 JEAN-PIERRE FERLAND CE N'EST PAS QU'UN AU REVOIR PAGE 20 AUTRES TEXTES EN PAGES 2 ET 3 LES PREMIÈRES PARTIES Le job le plus ingrat du show-business ALEXANDRE VIGNEAULT e mercredi le 26 janvier à La Tulipe, avenue Papineau.Embauchée pour réchauffer la foule avant l'entrée en scène de Jorane, l'Ontarienne Sarah Slean pousse ses chansons lyriques en s'accompagnant au piano électrique.Sa jolie voix parvient tant bien que mal à capter l'attention des spectateurs, dont la majorité n'avait sans doute jamais entendu parler d'elle avant de voir sa frêle silhouette se glisser derrière son instrument.Mais dans les moments les plus doux, les murmures incessants des gens qui fraternisent près du bar lui font une sacrée concurrence.Le cas de Sarah Slean n'a rien d'unique.Nombre d'artistes invités à se produire «en vedette américaine» doivent composer avec un public peuattentif, voire très jasant.Le colosse qui grattait sa guitare en chantant «même les grands garçons pleurent» en première partie de Sigur Ros, il y a deux ans au Métropolis, a prêché dans le vide.Lone Justice, qui a chanté avant U2 au Forum, en 1985, a été copieusement hué.Réchauffer une salle vendue à quelqu'un d'autre semble une tâche bien ingrate.Mais faire face à un public plus ou moins réceptif n'est pas le seul défi à relever pour l'artiste qui se produit en première partie.Il doit souvent faire ses tests de son de son à la va-vite et parfois déguerpir de l'arrière-scène avant que la tête d'affiche n'ait terminé son tour de piste.L'invité doit par ailleurs jouer dans un espace restreint et bien défini.«Ça fait partie de l'entente», dit le rockeur Jonas, quiaassuré lapremière partie de Van Halen à Montréal et quelques autres villes d'Amérique du Nord, l'automne dernier.Des tonnes d'artistes vendraient leur mère pour voir leur nom en minuscules sur la marquise du Spectrum, juste en dessous de celui du groupe de l'heure.Réchauffer une foule qui attend quelqu'un d'autre a beau être le job le moins glamour de la planète, ça demeure l'une des bonnes façons de se faire connaître.et de faire vendre quelques bières de plus au propriétaire de la salle.Coup d'oeil sur ces premières parties.qui parfois volent le show ! > Voir PREMIÈRES en 4 ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE© JEM'VOYAIS DÉJÀ EN HAUT DE L'AFFICHE.TEXTES MARIE-CHRISTINE BLAIS GRAPHISME GENEVIÈVE DINEL Et dire qu'il y a à peine 40 ans, les spectateurs n'auraient jamais imaginé \u2014 ni sans doute voulu \u2014 payer pour ne voir qu'un seul artiste! Dans la grande tradition du music-hall et des variétés, puis des cabarets et boîtes à chansons, la coutume était au contraire de présenter plusieurs premières parties \u2014 plus on était au bas de l'affiche, moins on avait de chansons au programme, et voilà tout.Le tout culminait par le spectacle de la grande vedette, qui durait une demi-heure, parfois un peu plus.Pendant ce temps, les «premières parties» couraient d'une salle à l'autre et se produisaient ainsi plusieurs fois, chaque soir, en lever de rideau (deux ou trois chansons, pas plus) ou en vedette américaine (juste avant la «vraie» vedette).Et puis, dans les années 60 et 70, les choses ont peu à peu changé.Sous l'influence conjuguée du yéyé et du rock, de la télévision et du disque, les spectateurs se sont mis à réclamer les vedettes, uniquement et seulement les vedettes.Aujourd'hui, les premières parties génèrent habituellement deux réactions: au mieux, un haussement d'épaules résigné, au pire, des soupirs exaspérés, quand ce n'est pas une demande de remboursement («c'était pas annoncé !»).Et pourtant, des premières parties mémorables, déterminantes, peut-être même fondamentales, il y en a eu.On espère un peu qu'il y en aura toujours.Ils ont été, à leurs débuts, les premières parties de vedettes établies.et sont devenus à leur tour des vedettes de premier plan au Québec.Une preuve comme une autre qu'une première partie, ça vaut souvent la peine.Ne serait-ce que pour pouvoir dire, au cours d'une soirée: «Je me souviens d'avoir vu Untel en première partie d'Untel \u2014 j'ai su tout de suite que ça allait devenir gros.» Eux aussi s'en souviennent.JORANE PREMIÈRE PARTIE DEM(MATHIEU CHÉDID) 5 novembre 1998, au Lion d'or «EN DÉCEMBRE 2000, explique Shock, j'avais participé à un show privé au Diable vert; il me semble que c'était pour l'anniversaire d'un technicien.En tout cas, le show était donné par Leloup, Mononc'Serge et moi (NDLR: la journaliste aimerait beaucoup qu'on note ces trois noms pour son prochain party d'anniversaire.).Ça a été notre première collaboration.Ça devait lui avoir plu puisqu'il a accepté quand on lui a proposé de monter un show dont je ferais la première partie.» Le tandem débute par quelques spectacles dans les festivals d'été en juillet 2001.«Déjà, Jean avait pris l'habitude de m'inviter sur scène, au rappel, à la fin de sa partie à lui, pour chanter une de ses tounes.Je pense qu'il tenais pour acquis que je connaissais par coeur et au complet tout son répertoire (rires), ce qui n'était pas tout à fait le cas.Mais disons que ça a bien tombé, les chansons qu'il m'a proposées, je les connaissais : Cookie, Je joue de la guitare, 1990.» C'est justement 1990 que Stefie Shock a interprétée, avec Leloup à la guitare, à la fin des deux spectacles au Métropolis \u2014 c'était pendant les Franco Folies de Montréal et le public survolté a hurlé longtemps.Àla demande générale, le spectacle devient minitournée dans quelques villes du Québec, au mois de novembre suivant.«C'était quelque chose, jouer sur la même scène que Leloup, lui qui n'a peur de rien, qui est pour moi un modèle d'intégrité.Bon, il y a des journalistes qui ont pensé qu'il me désignait un peu comme son dauphin, mais franchement, Leloup n'a pas à désigner qui que ce soit, alors.Ce qui est vrai, c'est qu'il m'a donné un break et que ça a été déterminant pour moi.» LYNDA LEMAY PREMIÈRE PARTIE DE DANIEL LANOIS le 6 juin 1993, à la salle Albert- Rousseau à Québec LES PREMIÈRES PARTIES VEDETTES À L'ÉPOQUE, Lynda Lemay n'avait qu'un album, Nos rêves, reçu assez tièdement, et s'apprêtait à entrer en studio pour enregistrer Y (avec notamment la chanson Le plus fort, c'est mon père).«Je ne savais pas tropquel accueil me réserveraient Daniel Lanois (qui venait de sortir son splendide album Acadie) et son public.Mais surprise, ça a été un public très attentif et très respectueux.Le fait de recevoir un tel accueil par des spectateurs qui ne m'avaient pas «choisie» et ce, en début de carrière, a sûrement contribué à me rassurer et à me donner confiance pour la suite.Et puis, j'ai réalisé que mon public pouvait être plus large que je ne l'imaginais.» Quant à Lanois, il a été sympathique, pas du tout intimidant, et a invité Lynda à l'accompagner dans le hall de la salle pour y rencontrer le public, après le spectacle.L'auteure-compositriceinterprète se souvient avoir reçu le même chaleureux «traitement» de Serge Lama, qui l'a présentée en première partie de son spectacle au Festival Chorus des Hautes-Seines, en 1996.C'ÉTAIT LE premier passage de M à Montréal, dans le cadre de Coup de coeur francophone, où il donnait deux représentations en formule solo.Le premier soir, en première partie, se produit, avec son violoncelle, une toute jeune fille, sous le nom de Jorane Peltier.«À l'époque, je n'avais pas encore signé de contrat de disques, se souvient Jorane, et je savais qu'il y avait du monde dans la salle qui avait reçu ma maquette et qui était venu voir de quoi j'avais l'air.» Jorane croit même se souvenir que Donald Tarlton était présent, ce soir-là \u2014 c'est lui qui va prendre Jorane sur son étiquette de disques.Les premières parties, Jorane connaît bien, elle en a fait plusieurs et pas des moindres, au fil des ans: premières parties d'Arthur H, de Met de Yann Fersen en France, mais aussi du Brésilien Lenine: «On se fait découvrir dans une première partie, mais on découvre nous aussi des artistes, des univers, comme celui de Lenine que j'ai trouvé extraordinaire», dit-elle.Au pays, elle a également «ouvert» pour quelques artistes et conserve un souvenir particulièrement heureux de la grande tournée canadienne avec Chantal Kreviazuk: «Je faisais sa première partie et elle me faisait également une place à la fin de son propre spectacle, où j'allais chanter quelques chansons avec elle.En plus, on s'est retrouvées dans les provinces de l'Ouest au temps des cerises, c'était génial!» Depuis, Jorane rend la politesse: il y a presque toujours une première partie à son spectacle, que ce soit Simon Wilcox, Polly-Esther, Dumas, Sarah Slean.«Il le faut.Peut-être les artistes ont-ils peur que la première partie soit trop bonne.Moi, je crois que ça fait un meilleur spectacle dans l'ensemble.Ça n'enlève rien, ça ajoute.» STEFIE SHOCK PREMIÈRE PARTIE DE JEAN LELOUP les 26 et 27 juillet 2001, au Métropolis JORANE DES COMMENTAIRES?marie-christine.blais@lapresse.ca ARTS ET SPECTACLES LES PREMIÈRES PARTIES MÉMORABLES CE SONT TOUTES CES PREMIÈRES PARTIES TELLEMENT FORTES QU'ELLES ONT ÉCLIPSÉ LES «VEDETTES» DONT ELLES ASSURAIENT L'OUVERTURE.À MONTRÉAL, AU COURS DES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES SEULEMENT, IL Y EN A EU DES MÉMORABLES \u2014 D'AILLEURS, MÊME LES JOURNALISTESDELA SECTIONARTS ET SPECTACLESSESONTSOUVENUS SPONTANÉMENTDEQUELQUES-UNES! AVANT PIERRE BERTRAND, dans une petite salle du Vieux-Montréal «C'était l'hiver», dit la chanson de Francis Cabrel.Ça l'était ce soir-là, soir de sortie pour quelques dizaines de personnes venues voir Pierre Bertrand dans une petite salle du Vieux-Montréal.Dans l'assistance, trois personnes \u2014 guère plus \u2014 se trouvaient là pour l'homme qui le précédait: alors que s'amorçaient les années 80, Francis Cabrel avait décidé de venir tâter le terrain au Québec, seul avec sa guitare.Il lui faudrait revenir pour faire sa percée ici.Mais pour les trois heureux qui ont passé la seconde partie du spectacle dans les coulisses avec lui, une étoile était née.Et ce n'était pas Pierre Bertrand.\u2014Sonia Sarfati AVANT CROWDED HOUSE le 27 avril 1994, au théâtre Saint-Denis Le très bon groupe Crowded House était en cours de séparation houleuse, on allait l'apprendre peu de temps après.Est-ce pour cette raison que Sheryl Crowa volé la vedette ce soir-là?Ou était-ce la force de sa prestation, son aisance sur scène, ses chansons (tirées de son premier album Tuesday Night Music Club)?Quoi qu'il en soit, le lendemain, la plupart des critiques consacraient près de la moitié de leurs articles au spectacle de Crow(dans La Presse: «Prenez Joni Mitchell, les Beatles, les Rolling Stones, Rickie Lee Jones (.), tirez-en le meilleur et vous aurez une idée de ce qu'est Sheryl Crow»!).Miss Crow est toujours parmi nous, Crowded House n'est plus qu'un excellent souvenir.AVANT GUNS'N'ROSES le 8 août 1992, Stade olympique Célèbre parce qu'il s'est terminé en émeute, le spectacle présenté devant 55 000 fans de heavy metal regroupait Faith No More, Metallica et Guns'n'Roses.Mais Metallica avait dû brutalement interrompre son spectacle en raison d'un accident pyrotechnique qui avait brûlé le chanteur James Hetfield au troisième degré.Après deux heures d'attente, les fans ont finalement eut droit à Guns'n'Roses sur scène.pendant moins d'une heure, le chanteur Axel Rose ayant décidé de quitter le Stade! L'émeute n'a pas tardé.Pour se faire pardonner, Metallica est revenu donné deux spectacles à ses fans et n'a cessé depuis de revenir ici \u2014 par exemple en 2004, où il s'est produit au Centre Bell deux soirs, devant 38 751 fans.Et Guns'n'Roses?Envolé.en fumée.AVANT TINA TURNER le 11 juin 2000, au Centre Molson Bon, c'est vrai, la nostalgie était au rendez-vous.N'empêche que Lionel Richie a mis tout le Centre Molson dans sa petite poche d'en arrière en 45 minutes top chrono, avec la salle chantant en choeur Hello, is it you I'm looking f r ?, All Night Long et autres chansons soul disco efficaces.Et Tina Turner là-dedans, dont c'était le énième spectacle d'adieu?Eh bien, Tina semble l'avoir pris un peu mal et elle est revenue à Montréal le 23 septembre 2000, en tournée d'adieu encore, avec, en première partie, Joe Cocker.Qui a mis tout le Centre Molson dans sa petite poche d'en arrière.AVANT STING le 13 juillet 2004, au Centre Bell C'est bien simple, La Presse titrait le lendemain: «Annie Lennox éclipse Sting», tant l'ex-membre des Eurythmics, à l'aube de ses 50ans, avait fait un tabac.Zen\u2014c'est le mot poli pour dire sans énergie.\u2014, Sting a plutôt bercé les 12 369 spectateurs du Centre Bell.Annie, elle, les a fait danser et chanter, notamment sur Missionary Man! Tiens, à qui le titre de cette chanson nous fait-il penser?AVANT STYX le 20 juin 1997, à l'amphithéâtre du Centre Molson Ah, Gowan, sa coupe Longueuil, son clip Criminal Mind, sa musique tellement 1980.et ses fans extatiques en ce soir de juin 1997.«J'ai été très surpris, expliquait Lawrence Gowan quelques mois plus tard.On m'a offert de jouer avec Styx à la dernière minute.J'ai accepté, parce que j'avais joué avec Paul Young il y a 10 ans et je voulais jouer dans le nouvel immeuble.J'ai été estomaqué par la réaction des spectateurs !» Spectateurs qui ont ovationné Gowan si longtemps qu'il a dû donner un rappel, fait rarissime pour une première partie.Et plus fort, toujours plus fort, Gowan fait maintenant partie de la formation Styx ! utomne 2000, Jim Corcoran reçoit un appel de son copain Mathieu Chédid, alias M: «Dis, Jim, tu ne voudrais pas venir faire la tournée avec moi en France?J'ai une quinzaine de dates, on commence par Paris.» «Euh, oui, répond Jim, pas de problème, Mathieu, c'est quoi, la première salle ?» «L'Olympia!» «Quand je suis arrivé à l'Olympia, se remémore en riant Jim, les sièges avaient été enlevés et la moyenne d'âge des spectateurs était d'environ 19 ans et demi.Je me suis dit: «Qu'est-ce que mon oncle Jim va faire là?» Jim allait faire là la première partie de M, tant à Paris qu'à Lyon ou Nantes, du 23 novembre au 16 décembre 2000.Dans chaque ville, M s'assurait que Jim soit de la conférence de presse tenue pour les médias.Chaque soir, M entrait sur scène avant Jim pour le présenter à la foule comme étant son copain.Keren Ann et Thierry Stremler étaient eux aussi de l'affiche.Bref, des premières parties comme c'était la tradition avant.Mais pourquoi Jim, pourtant à des annéeslumière musicales de la pop-rock-disco-funk de M?«J'étais allé voir Mathieu au Coup de coeur francophone en 1998 \u2014 ce soir-là, Jorane faisait sa première partie, c'était vraiment bien.J'avais beaucoup aimé le premier disque de Mathieu, Le Baptême, et je suis allé le voir en coulisses après le spectacle.Il était là tout seul, on a sympathisé et je l'ai invité à venir le lendemain à mon émission (Àpropos, émission sur la chanson francophone animée par Corcoran au réseau radio anglais CBC).Il est arrivé avec sa guitare, il a chanté, il parle plutôt bien l'anglais, Mathieu, ça s'est bien passé.Ensuite, chaque fois qu'il passait par Montréal, il m'appelait et on allait manger ensemble ; je faisais pareil quand j'allais en France.» C'est ainsi qu'est arrivé l'appel de M en 2000, alors quecedernier venait de remporter deux Victoires et que tous se l'arrachaient.«C'est grâce à l'humanité de Mathieu si cette tournée a été si agréable, précise Jim.Par exemple, rendu au cinquième spectacle, il m'a dit: «Pourquoi tu prends pas tes rappels ?Allez, vas-y, c'est ton show, va chanter encore un peu!» «En plus, ajoute Corcoran en riant, cette tournée m'a permis de réaliser un fantasme: je rêvais depuis toujours d'être dans un vrai tour bus !» L'HOMME DES PREMIÈRES PARTIES IMPROBABLES AVANT BRUCE HORNSBY le 12 septembre 1988, au théâtre Saint-Denis Même Melissa s'en souvient! «C'était la première fois que j'avais une telle réponse pour mes chansons, c'était fantastique, évoquait-elle en entrevue en 2004.Je suis allée en coulisses après mon numéro et Bruce m'a dit: «Il faut que tu retournes sur scène, ils en veulent encore.» J'ai fait mon premier rappel à ce moment-là.» En fait, elle a dû faire deux rappels, tant la réponse des Montréalais était enthousiaste, et revenait en vedette l'année suivante.La Presse titrait sa critique, le lendemain: «Bruce Hornsby: comment survivre à la bombe Melissa Etheridge?» Il n'a pas survécu: Hornsby a, peu de temps après, sombré dans l'anonymat.A Mais ce n'est pas là la première partie la plus improbable de l'ami Jim.Dans les années 70, à Sherbrooke, Jim et Bertrand (Gosselin) forment un duo qui connaît un succès grandissant.Justement, la salle Maurice-O'Bready a un urgent besoin d'une première partie pour.le groupe de rock progressif Gentle Giant, une formation de Grande-Bretagne qui fait un malheur au Québec.Pourquoi pas Jim et Bertrand?Seulement, Jim et Bertrand ne font pas dans le progressif.Et pire, Bertrand est absent, en vacances au Mexique.«Alors, j'ai appelé une amie de Montréal et un de mes copains de Sherbrooke, explique un Corcoran hilaire, et on a monté une espèce de programme de vieux blues et de folk country à la Ramblin'Jack Elliot.Le soir du spectacle, on était complètement terrorisé.En plus, on réalise que Bertrand est revenu du Mexique, justement pour pouvoir voir Gentle Giant, et qu'il est dans la salle !!! On est finalement monté sur scène, on a joué, les gens nous ont écoutés poliment et, un moment donné, un des trois frères Shulman (membres fondateurs de Gentle Giant) nous a rejoints sur scène et s'est mis à faire.un solo de xylophone ! Personne dans la salle n'a réalisé que c'était Shulman parce que personne ne savait vraiment à quoi ressemblait les gars de Gentle Giant \u2014 leurs pochettes de disques étaient toujours illustrées par des dessins.Mais moi, j'étais comblé !» ENCORE PLUS IMPROBABLE PHOTOMONTAGE LA PRESSE© PHOTOS PC ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Le job le plus ingrat du show-business PREMIÈRES suite de la page 1 « On se fichait bien de la manière dont la tête d'affiche allait nous traiter, du genre d'accueil qu'on allait recevoir ou de ce qu'on allait bouffer, poursuit-il.On était là pour jouer notre musique.Ce qui comptait, c'était notre show.» Il admet d'ailleurs qu'il imposerait lui aussi des contraintes à ses premières parties.« Si on arrive avec un gros kit d'éclairage, la première partie ne peut pas tout l'utiliser.Il faut se garder des surprises », fait valoir Jonas.Le temps d'aller au bar Mettre la table pour une vedette consacrée, c'est bien sûr une chance d'élargir son public pour un groupe en début de carrière.« Tout le monde en profite », juge le guitariste Jean- Sébastien Boies, du groupe Projet Orange, qui tente actuellement de percer le marché canadien avec un disque en anglais.C'est en faisant des premières parties qu'Isabelle Boulay s'est bâti un auditoire en France.N'oublions pas non plus que le populaire Francis Cabrel a débuté au Québec en réchauffant le public de.Pierre Bertrand.La formule est efficace.tant qu'il y a des oreilles attentives dans la salle.« Il y a bien des gens qui ne veulent pas voir la première partie », assure Nancy Ross, responsable du booking et du marketing chez Greenland.Plusieurs d'entre eux se contentent d'arriver plus tard.Les autres écoutent, poireautent en sirotant une bière ou font le pied de grue et s'impatientent.Ceux qui tuent le temps en s'offrant un petit détour au bar font le bonheur des propriétaires de salles.C'est justement pour donner l'occasion aux spectateurs de prendre un verre que les propriétaires de salles exigent un entracte.La vente d'alcool constitue une source de revenus significative pour eux.« Le coût de location des salles n'est pas très élevé à Montréal, explique Michèle Neveu, chez Spectra.Quand on a ouvert le Spectrum, en 1982, le prix de location par jour était de 950$ en semaine et de 1250 $ la fin de semaine.Ça n'a pas augmenté de 50% depuis 20 ans.» L'augmentation tourne plutôt autour de 30%, puisque les tarifs actuels sont de 1250$ en semaine et de 1500 $ les vendredis et samedis.Les revenus découlant de la vente de boissons représentent des sommes si importantes pour les propriétaires de salle qu'ils font l'objet d'une clause contractuelle particulière.Un artiste qui désire présenter un spectacle sans entracte ou demande l'interruption du service de bar pendant qu'il chante doit payer un supplément : 750$ au Spectrum et 1500$ au Métropolis, ce qui équivaut à faire grimper la facture de 50% à 75% selon la salle et le jour de la semaine.Bien que cette pratique soit courante dans le milieu, Myriam Vallée, responsable des relations de presse du Centre Bell et du Groupe Spectacles Gillet, affirme que ces clauses sont négociables.« On exige un entracte, confirme-t-elle, mais si U2 refuse de présenter une première partie, on ne va pas leur dire non.» À qui la chance ?Le supplément pour « spectacle sans entracte » ne doit pas être facturé souvent.Peu d'artistes tiennent à suer pendant trois heures sans arrêt comme Bruce Springsteen.La plupart d'entre eux semblent se faire un plaisir d'inviter un groupe qu'ils apprécient.ou qui les fera bien paraître.Myriam Vallée et Nancy Ross affirment que Montréal a rarement son mot à dire en ce qui a trait au programme des tournées internationales.« On demande toujours si on peut mettre un groupe local en première partie, mais on réussit de moins en moins à le faire », regrette Nancy Ross.Myriam Vallée rappelle tout de même que les contacts personnels de Donald Tarlton, qui fut un puissant producteur de spectacles sous le nom de Donald K.Donald, ont permis aux Respectables de faire la première partie des Rolling Stones au Centre Bell en 2003 et à Jonas de décrocher quelques dates avec Van Halen.Vu de l'extérieur, le monde des premières parties semble être le paradis du copinage.Nancy Ross affirme que les producteurs locaux ont de moins en moins de latitude.« Des fois, même le prix des billets est déterminé d'avance », dit-elle.Qui choisit l'artiste invité ?La tête d'affiche, son agent ou sa compagnie de disques.Il n'est pas rare que deux artistes partageant le même programme soient sous contrat avec les mêmes compagnies.L'amitié joue aussi un rôle : Yann Perreau a déjà présenté un ami à lui qui faisait un hommage à Johnny Cash et Les Cowboys fringants ont donné sa chance à leur ex-roadie.Peu importe qui propose, une fois que le rideau est levé, ces sont les spectateurs qui disposent.Ce sont leurs applaudissements qui créent les stars et leurs sifflets qui les font descendre de leur piédestal.Bryan Adams a déjà fait la première partie de.Foreigner.Sheryl Crow a déjà volé la vedette à Crowded House à une époque où le groupe australien était encore très populaire.Dumas continue de récolter les fruits de sa prestation devant 20 000 fans des Cowboys fringants, un certain 30 décembre 2003 au Centre Bell.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Dumas a certainement bénéficié de sa prestation en première partie du concert des Cowboys fringants, le 30 décembre 2003 au Centre Bell.29_31 JANVIER ET 3_5_9 FÉVRIER 2005 À 20 H § KEVIN GLAVIN DON PASQUALE § NATHALIE PAULIN NORINA § SHAWN MATHEY ERNESTO § STEPHEN POWELL DOCTEUR MALATESTA § ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARIE ZEITOUNI § MISE EN SCÈNE DE DAVID GATELY § ODM 514 985 2258 § PDA 514 842 2112 § EXTRAITS 514 282 OPERA § BILLETS À PARTIR DE 41 $ § PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS § ABONNEMENTS À 3 OPÉRAS DISPONIBLES s a i s o n 2 0 0 4 - 2 0 0 5 www.operademontreal.com 3283734A \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles ENTRACTE Une rubrique aussi gonflée que la poitrine de Criquette Marc Messier dans Broue Paris Hilton PHOTO PC Gérald Tremblay SÉPARÉS À LANAISSANCE Lorsque les amateurs de cette rubrique voient notre brave maire Tremblay avec sa tuque, son foulard et ses mitaines, photographié dans ce journal pour la fête des Neiges, se disent-ils: «Ah ! Que voilà un maire sympathique et proche des gens»?Non, messieurs-dames, ils disent: «Tiens, ça me rappelle quelqu'un.Marc Messier dans Broue !» C'est en tout cas ce qui est arrivé à Guy Mercier, qui nous soumet à la tentation dans son courriel: «Allez-y, à vous de jouer.J'en ris déjà! » Merci, monsieur Mercier.Nous aussi.ILS, ELLES ONT DIT.«On veut respecter le lecteur.Pas lui faire manger un repas de force et le lui pousser au fond de la gorge.» \u2014CLAUDE J.CHARRON, éditeur du nouveau magazine La Semaine, à propos de la convergence, à Paul Arcand au 98,5 FM.«C'est horrible.Je n'ai que des hommes chauves et sûrs d'eux depuis que ce commentaire circule.Les jeunes hommes peuvent se sentir libres de me séduire.» \u2014SCARLETT JOHANSSON, qui regrette d'avoir déjà dit qu'elle ne s'intéressait qu'aux hommes de plus de 30 ans.«J'ai aussi des amies de fille, mais, pour la plupart, je suis amie avec des gars, parce que les filles sont du genre à poignarder dans le dos.» \u2014PARIS HILTON, l'amie (?) de Nicole Richie.LES FANS SONT FOUS Vous avez vu ce reportage de Frédérica Dupuis à Radio-Canada, sur les fans qui appuient Michael Jackson pendant son procès ?«Même si je dois dormir dans ma voiture, je serai ici jusqu'à la fin.Il n'y a rien de plus important», a dit une enseignante qui a laissé tomber son emploi pour appuyer le King de la pop.«Les fans, ils ne sont pas là bêtement.Il y en a qui sont intelligents», a dit une autre.Permettez-nous d'en douter.ON RETIENT CE QU'ON VEUT DE LA SEMAINE «Je n'ai rien vu venir jusqu'au 25 mars 2004.Pas l'ombre d'un soupçon, absolument rien !» \u2014VÉRONIQUE CLOUTIER, en entrevue super exclusive.«Ce n'est qu'une moitié d'entrevue, ce n'est pas chic de la part de l'éditeur.» \u2014LE DOC MAILLOUX, au débat de TQS, à propos de l'entrevue super exclusive de Véronique Cloutier.«J'ai toujours dit que j'étais une bonne suiveuse, une bonne copieuse.» \u2014 PATRICIA PAQUIN, qui confie son terrible secret dans le même magazine.«Je mange du pablum.» \u2014CHANTAL LACROIX HÉROS ET ZÉRO >HÉROS : RINGO STARR C'est un héros spécial cette semaine, puisqu'on parle de superhéros.Ringo Starr?Mais oui ! Stan Lee, le créateur des Spider-Man et X-Men, fera de l'ancien batteur des Beatles un superhéros avec des tas de produits dérivés.Ringo prêtera sa voix au personnage qui aura, paraît-il, un grand sens du rythme.On n'a rien contre mais.Pourquoi ?Les superhéros sont en lock-out ?> ZÉRO: LA GUERRE DES MAGAZINESÀ POTINS QUÉBÉCOIS Malgré un bassin de vedettes vraiment petit, deux nouveaux magazines viennent de faire leur apparition: Sensass ! de l'empire Quebecor et La Semaine, un indépendant, qui se font évidemment concurrence, dans un marché qui compte déjà Échos Vedettes, 7 Jours, Le Lundi, Dernière Heure, etc.Le Québec a-t-il vraiment besoin d'encore plus d'entrevues complaisantes, d'affiches quétaines, de reportages sur le courage d'affronter la maladie, et des pensées fleur bleue en cadeau?Lamentable.On veut de l'originalité ou bien un vrai magazine de potins hyper bitch avec des photos de paparazzis, des polices de la mode et un palmarès des meilleurs et pires liftings.Parce que nous ici, nous lisons le Star, le In Touch et US Weekly, pour obtenir de l'information sérieuse.PHOTO PC ARTS ET SPECTACLES L'union fait la force: pas de congé à Noël et c'est enfin le triomphe LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Patrice L'Ecuyer est bien content de L'union fait la force.« Imaginez : il est possible de rendre un show sur la langue française aussi enjoué que La Fureur ! » Le jeu, à l'affiche de Radio-Canada du lundi au vendredi à 18 h 30, a commencé plutôt doucement la saison dernière.Pas facile de trouver l'équilibre parfait pour rejoindre les téléspectateurs.Mais voilà que maintenant, les artistes téléphonent pour être invités, confirme le producteur Michel Chamberland.Mais ils ont souvent très peur du jeu La Petite École où les concurrents qui répondent correctement à la question font monter l'équipe d'une année.Idéalement jusqu'à la fin du cégep, même si les joueurs n'ont jamais réussi à franchir le secondaire 3 ou 4, rigole l'animateur.Personne ne veut rater une question de première année.M.L'Ecuyer raconte l'angoisse du comédien Louis-Georges Girard avant l'enregistrement.« Je parie que je ne me rappellerai même plus comment épeler lapin ! » Cette semaine, Lynda Johnson, l'héroïne de Rumeurs, qui paniquait à l'idée de tomber sur une question de géométrie, a hérité de la colle suivante : « Combien donne l'addition des trois angles d'un triangle équilatéral ?» Un cauchemar de 180 degrés qui a empêché son équipe de se rendre au secondaire.Et les concepteurs se rappellent un comptable qui a raté la multiplication 7 fois 6.« Le calcul mental, il n'y a rien de pire pour figer », raconte Patrice L'Ecuyer qui dit tenir le renseignement d'une psychologue.Depuis septembre, on a remarqué que l'auditoire augmentait, battant souvent le concurrent 21 à TVA.Un concept américain adapté ici.Mais c'est la saison des Fêtes cette année qui a vraiment donné son élan à L'union fait la force.On a gardé l'émission en ondes en y invitant des enfants.Gros succès d'écoute.Et depuis, l'auditoire tourne autour des 750 000 à 850 000 téléspectateurs.Patrice L'Ecuyer raconte qu'il était persuadé que les jeunes joueurs ne reconnaîtraient pas l'image d'un hérisson, qu'il a plutôt appelé un porcépic.Révolte dans les deux équipes : les joueurs avaient repéré le hérisson et étaient insultés qu'on leur fasse un traitement de faveur.Et le producteur Michel Chamberland est bien content de ne pas avoir donné de congé des Fêtes à l'émission, même si tout le monde est persuadé qu'il n'y a rien de bon à la télé à l'époque de Noël.« Il n'y a pas de mauvais moment en télévision, juste des mauvais programmes », dit M.Chamberland, qui a été grand patron à TVA et directeur des Variétés à Radio-Canada avant de devenir producteur indépendant.L'union fait la force n'est pas un concept venu d'ailleurs, mais une invention de chez nous.Le producteur Jean-Claude Lespérance rêvait d'un nouveau jeu pour Patrice L'Ecuyer qui avait si bien défendu à l'époque Les Détecteurs de mensonges, un autre jeu conçu ici par Yves Taschereau.Il a demandé à l'humoriste Dominique Lévesque, grand amateur de jeux et de langue française, de trouver un concept pour Patrice.Avec un autre humoriste, Pierre Huet, diplômé du magazine Croc, et Patrice L'Ecuyer, on a réunionné pendant un an.Le jeu a pris l'antenne en septembre 2003.Depuis, MM.Lévesque et Huet ont concocté plus de 50 petits jeux différents.Quelques-uns ont été relégués aux oubliettes, mais pas jetés.Celui de la carte postale signée Gérard, peu utilisé depuis quelque temps, reviendra bientôt.Et on nous promet des nouveautés pour le printemps, notamment un dessin que les spectateurs seront appelés à soumettre par le site Internet de l'émission.Et Dominique Lévesque planche sur des jeux en trois dimensions.Il tient mordicus à ce que les deux côtés du cerveau soient sollicités par L'union fait la force.D'où les jeux visuels, terriblement difficiles pour des gens comme moi, comme À quelle heure tu veux ta photo ?Ou des jeux sonores d'identification de chansons jouées très lentement ou très vite.L'atmosphère en studio est électrique.Les deux équipes, qui représentent chacune un organisme et se présentent par groupes de 60, font beaucoup de bruit.Si vous zappez pour aller voir comment se porte 21 à TVA, vous aurez l'impression d'atterrir dans un cimetière.Mais à 21, les joueurs peuvent en principe gagner beaucoup d'argent.À L'union, l'équipe gagnante part quotidiennement avec 1000$ pour ses oeuvres.Une équipe qui ne gagne pas de la semaine repart quand même avec 1000 $ comme prix de participation.C'est quoi le secret du bon quiz ?Patrice L'Ecuyer répond qu'il faut que le téléspectateur puisse jouer chez lui, que ce soit simple à comprendre et à expliquer.Michel Chamberland ajoute qu'il faut un animateur empathique, vite, intelligent et drôle.Et un gars populaire, champion des trophées Metro Star, ça ne nuit pas.Qui l'eût cru! et Le Bleu du ciel ne reviennent pas Malgré des auditoires record, l'émission Qui l'eût cru ! animée tous les jeudis soirs par Patrice L'Ecuyer ne reviendra pas la saison prochaine.Une décision commune de l'animateur et de Radio-Canada, a confirmé Patrice L'Ecuyer.« Après deux ans, nous avons fait le tour des aventures rocambolesques des artistes.Même que Michel Barrette est venu deux fois.Et certains invités demandent une grosse préparation : les histoires italiennes de Marie-Josée Taillefer jeudi soir ont demandé trois mois de recherches intensives, jusqu'en Italie.» La disparition du téléroman Le Bleu du ciel a été confirmée à son auteur Victor-Lévy Beaulieu cette semaine.L'oeuvre, en ondes pour sa deuxième saison, devait en connaître une troisième.Radio- Canada a confirmé que cette annulation était causée par des auditoires trop petits, soit en bas de 300 000 spectateurs qui ne connaîtront jamais le dénouement de l'histoire.L'auteur sera payé pour la troisième saison qu'il a écrite.Radio-Canada a relancé Le Bleu du ciel en haute définition en janvier.Cette coûteuse nouveauté technologique n'a pas attiré plus de monde.Infoman et L'union fait la force reconduits La directrice des Variétés à Radio- Canada, Dominique Chaloult, a confirmé la reconduction pour la saison prochaine de l'émission Infoman de Jean-René Dufort et du jeu L'union fait la force.« Les deux performent de mieux en mieux depuis les Fêtes.Le spécial de fin d'année de Jean-René a relancé son auditoire hebdomadaire », ditelle.Laflaque dit oui à Mitsou Alors que Nathalie Petrowski et Richard Martineau ont refusé de participer à la nouvelle émission Au courant parce qu'elle est animée par Mitsou, Gérard D.Laflaque a dit un gros oui.La marionnette créée par le caricaturiste de La Presse Serge Chapleau fera une apparition presque chaque semaine à ce magazine qui veut expliquer le Canada français au public anglophone.Au courant entre en ondes ce soir à 19h à Newsworld, avec reprise demain midi.Laflaque se retrouvera presque à son époque Radio-Québec, puisque son segment, repris de l'émission de Radio-Canada, durera deux minutes.En français, pour ne pas perdre la saveur originale, avec sous-titres anglais pour que les spectateurs ne ratent rien des subtilités du personnage.L'émission ne comprendra qu'un chroniqueur régulier, a dit la porte-parole de la CBC.Il s'agit du journaliste Bernard St-Laurent, qui parlera de politique québécoise.Chaque semaine, on pigera dans une banque de chroniqueurs.Ceux de ce week-end sont Patrick Lagacé du Journal de Montréal et Mariana Simeone de la chaîne ethnique CH.Parmi les sujets abordés, le star system au Québec.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse louise.cousineau@lapresse.ca C'est la saison des Fêtes qui a vraiment donné son élan à L'union fait la force.PERSONNAGES VIRTUELS : ÉRIC BERNIER +VINCENT BILODEAU +PIERRE CURZI + JACQUES GIRARD +PATRICE ROBITAILLE +ROBERT TOUPIN ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE MANON BOUCHARD CONCEPT MULTIMÉDIA MICHEL LEMIEUX + VICTOR PILON DÉCOR ANICK LA BISSONNIÈRE COSTUMES MICHEL ROBIDAS ÉCLAIRAGES ALAIN LORTIE MUSIQUE MICHEL SMITH ACCESSOIRES CHARLES-ANTOINE ROY MAQUILLAGES FLORENCE CORNET COORDINATION DE CRÉATION NORMAND VINCENT EN COPRODUCTION AVEC 4D art 3289716A www.du ceppe.com DU 16F VRIER AU 26 MARS en collaboration avec 3289733A ARTS ET SPECTACLES Sam.4 juin dim.5 juin PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Guillaume Lemay-Thivierge, Patrick Groulx, Marie-Mai et Guy Jodoin sont hot, selon les ados.KARV 2005 Un anti-gala dans le métro Une création du DU 18 JANVIER AU 12 FÉVRIER 2005 Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal H2W 2M2 ( métro Sherbrooke) Informations et réservations (514) www.theatredaujourdhui.qc.ca 282-3900 En partenariat avec Texte NICOLAS BILLON Mise en scène RENÉ RICHARD CYR assisté de Pierre Pirozzi Avec VINCENT-GUILLAUME OTIS, JEAN-FRANÇOIS PICHETTE et JASMINE DUBÉ Collaborateurs : Réal Benoit, Mérédith Caron, Etienne Boucher, Alain Dauphinais, François Cyr, Pierre Guy Lapointe, Francis Laporte et Shelley Dupasquier « \u2026des moments fabuleux.Il yadetout :dudrame, de l'humour, delatension, du mystère.» \u2014Désautels, SRC « \u2026captivant et divertissant, tel un -bon -roman policier.(\u2026)un dénouement aussi surprenant qu'émouvant.» \u2014Le Journal de Montréal « Un thriller psychologique qui se tient bien.René Richard Cyr aeuraison de lui [Nicolas Billon] donner une place.» \u2014C'est bien meilleur le matin, SRC « Certains auteurs dramatiques (\u2026) sont qualifiés de prometteurs.Nicolas Billon est déjà auteur.» \u2014La Presse « René Richard Cyr \u2026adirigé d'une main sure une bonne équipe de comédiens.» \u2014Le Devoir « \u2026des allures de thriller psychologique.\u2026et le plaisir du spectateur (\u2026) augmente d'un cran.» \u2014VOIR « Newsuccess at Théâtre d'Aujourd'hui.Powerfullyrealized.» \u2014The Gazette DERNIÈRE SEMAINE 3280180A CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE L'an dernier, pour le premier « anti.gala Karv » de VRAK.TV visant à couronner les préférences culturelles des jeunes, Louis-José Houde et la poutine avaient remporté les honneurs.En 2005, Patrick Groulx sera encore l'animateur de cet anti-gala et, s'il n'a rien gagné en 2004, il est cette fois-ci en nomination dans cinq catégories.« S'il ne gagne rien encore, il ne sera pas l'animateur l'an prochain », a plaisanté Denis Dubois, vice-président à la programmation de VRAK.TV, lors de la conférence de presse qui avait lieu à l'Usine C jeudi.Le premier « anti.gala Karv » avait connu un franc succès, rejoignant 450 000 téléspectateurs pour le cumul des diffusions.Plus de 40 000 jeunes avaient voté dans des catégories aux titres loufoques, et les prix avaient été remis aux gagnants un peu partout dans la province.Car, puisqu'il s'agit d'un anti- gala, on ne veut pas faire comme tout le monde, pas question d'une grande salle et des gens assis ; aussi, cette année, a-t-on choisi le métro de Montréal pour l'enregistrement de l'anti-cérémonie.« Je suis très content d'animer ce gala, parce que, l'année passée, je me suis découvert un public jeune, explique Patrick Groulx, qui reconnaît rejoindre ce public grâce au Groulx Luxe à Musique Plus.Les jeunes, ce sont les gens les plus honnêtes.Un jour, il y en a un qui m'a félicité pour mon travail, mais qui m'a aussi dit que mes cheveux étaient vraiment laids.» L'animateur a dû comprendre le message, puisqu'il est de la catégorie « look le plus cool » cette année.Parmi les personnalités québécoises qui se démarquent chez les finalistes, outre Patrick Groulx (qui récolte le plus de nominations), mentionnons Corneille (quatre nominations), Les Trois Accords (trois nominations, ça va de soi !), Louis- José Houde, Jean-Michel Anctil, Andrée Watters et Guy Jodoin, qui récoltent aussi trois nominations chacun.Dans les catégories qui nous intriguent le plus, sachez que Jean-Michel Anctil, Corneille, Patrick Groulx, Louis-José Houde et Guy Jodoin sont en lice pour « l'artiste québécois que vous voudriez comme père ».Ce sont les mêmes personnalités que les ados voudraient avoir comme premier ministre, auxquels s'ajoute Guy A.Lepage (notez l'absence de femmes pour cette fonction).Comme maman de rêve, ils ont sélectionné Céline Dion, Sylvie Moreau (la gagnante de l'an dernier), Marie-Chantal Toupin et.Marie-Mai ! La très jeune chanteuse est plutôt étonnée de cette nomination (et non, être mère n'est pas dans ses plans pour le moment), mais elle se distingue aussi dans la catégorie « look le plus cool ».Bref, les teens veulent une jeune maman qui sait s'habiller, passez le message.« C'est tant mieux, parce que je me suis toujours bien entendue avec les jeunes, quand je gardais des enfants par exemple », confie Marie-Mai.Elle est d'autant plus contente de faire partie des préférences des ados que Star Académie, qui l'a lancée, se retrouve dans la catégorie des émissions les plus détestées (avec Caillou, Virginie et les bulletins d'information en général).« C'est cool, je me considère chanceuse d'avoir pu continuer ma carrière ; ça prouve que je me démarque un petit peu, à ma façon.» Du côté des émissions pour lesquelles vos ados seraient prêts à laisser la maison brûler pour ne pas la rater (c'est le titre de la catégorie, excusez-nous !), deux sur six sont québécoises : Ramdam (à Télé- Québec) et \u2014surprise ! \u2014 Les Bougon.François Avard s'était déplacé pour l'occasion.Disons que l'écrivain et scénariste a une plume qui plaît aux jeunes, puisqu'il a coécrit 88 épisodes de Ramdam et « script-édité » 1120 capsules Réal-IT à VRAK.TV.« C'est surprenant de voir que Les Bougon rejoint les jeunes et les moins jeunes, note l'auteur.J'imagine que ces publics aiment des choses différentes (des autres).» Avec un petit sourire, il s'est dit déçu que Junior ne soit pas en nomination et que Dolorès ne soit pas désirée comme maman.Mais, au fait, Les Bougon, c'est diffusé à 21 h, justement pour épargner les petites oreilles, non ?« Ah, ça, ce n'est pas notre responsabilité ! » Comme l'an dernier, les téléspectateurs du Méchant Canal devront choisir la Révélation Karv parmi cinq ados du public sélectionnés par un jury et qu'ils découvriront sur la chaîne dans des capsules vidéo.Ils ont jusqu'au 3 mars pour voter sur le site www.vrak.tv et ils connaîtront les résultats le 6 mai à 19 h, sur les ondes de VRAK.TV.Puisqu'il s'agit d'un antigala, on a choisi le métro et non une grande salle pour l'enregistrement de la « cérémonie ».8 et 10 février, 20h Franz-Paul Decker, chef d'orchestre Billets en vente 514.842.9951 osm.ca Alain Lefèvre Concerto pour piano de Grieg présente « Je tente toujours de livrer l'essence la plus pure des grands compositeurs.» L'Orchestre symphonique de Montréal reçoit et La Symphonie alpestre de R.Strauss 3289612A \u2039\u2039 FA BULEUX !.rien de moins qu'une formidable réussite.\u203a\u203a Dominique Lachance, Journal de Montréal \u2039\u2039 Aucun temps mort.un montage cinématographique.\u203a\u203a Johanne Despins, Première chaîne, Radio-Canada \u2039\u2039 Un plaisir immense qui se répand comme une traînée de poudre chez les spectateurs! \u203a\u203a André Ducharme, Première chaîne, Radio-Canada Une seule supplémentaire le vendredi 18 février à20h RÉSERVEZ TÔT ! FLASH CL AIRE GUIMOND VINGT-QUATRIÈME SAISON les vendredi et samedi 11 et 12 février 2005 à 20h le dimanche 13 février 2005 à 14h Salle Redpath, Université Mc Gill alto masculin et les musiciens de l'ensemble Il Seminario Musicale CHEF INVITÉ : Patrick Cohën-Akénine, violon baroque Renseignements et billetterie : (514) 355-1825 ou arion@early-music.com Commanditaire principal Tarifs (taxes incluses) : régulier 30$ | aîné 23$ | étudiant 15$ Gérard Lesne, SOLISTES INVITÉS: à la lumière Des ténèbres 3286200A Pete Doherty libéré sous caution Pete Doherty, ex-leader des Libertines et petit ami du mannequin Kate Moss, a été libéré sous caution hier par la justice londonienne après avoir été inculpé pour vol et chantage.Pete Doherty avait été arrêté mercredi soir et était initialement accusé de coups et blessures et vol.Pete Doherty, 25 ans, actuel compagnon du mannequin britannique Kate Moss, avait été arrêté dans un hôtel londonien après avoir agressé Max Carlish, un documentariste en train de travailler sur un projet avec les Babyshambles, le nouveau groupe du chanteur.Associated Press 3291315A 8 et 9 avril 2005 www.phaneuf.ca 3289269A L'albumDALIDA FOREVER VERS IONS ORIGINALES Ses 20 plus grands succès remasterisés A V E C J O AN BL U T E A U Dans une mise en scène de René Simard Conception artistique Mouffe Assistante à la mise en scène Marie-Claude Boilard Direction musicale Jimmy Tanaka Chorégraphies Geneviève Dorion-Coupal Maquillage et coiffure Jean Bégin Costumes Jean Blanchette Décors Pierre Labonté Éclairages Bruno Rafie D ' O R L A N DO PR O D U C T I O N S D a l i d a LES DROITS POUR L 'UTILISATION DU NOM ET DE L 'IMAGE DE DALIDA DANS CE SPECTACLE SONT SOUS LICENCE DE ORLANDO PRODUCTIONS.PHOTO : ÉRICK LABBÉ AU THÉÂTRE ST-DENIS JUSQU'AU 13 FÉVRIER (514) 790-1111 F 1 800 848-1594 F WWW.TEL-SPEC.COM 3291737A 3289436A ARTS ET SPECTACLES MARC FAVREAU Seul à Sol JEAN BEAUNOYER Déjà le dixième spectacle de Sol, avec un titre tout aussi loufoque que les précédents, Prêtez-moi une oreille à tentative, présenté au Gesù, du 8 au 19 février.Sol n'a pas vraiment changé depuis le jour où Marc Favreau a revêtu pour la première fois son grand manteau, il y a 47 ans.C'était à l'époque de l'émission Bim et Sol, créée en 1958 pour la télévision de Radio-Canada.Par la suite, il y a eu Sol et Gobelet qui ont fait la joie de toute une génération jusqu'en 1972.Puis, Sol s'est présenté seul sur la scène du Patriote en 1973 dans un spectacle intitulé Enfin Sol.Et ça ne s'est jamais arrêté depuis ou si peu.À peine quelques infidélités de Marc Favreau qui a joué Ubu d'Alfred Jarry à la NCT, le Fou dans La Mort accidentelle d'un anarchiste de Dario Fo chez Duceppe, et Anton ainsi qu'Auguste dans des pièces de Paval Kohout à la NCT, dans les années 80.Tout le reste du temps, Marc Favreau a eu Sol dans la peau.De quoi se demander s'il n'a pas vécu la frustration de Doris Lussier (le père Gédéon) ou de Jean-Pierre Masson (Séraphin), comédiens qui ont été identifiés à un seul rôle durant leur carrière.« Bien sûr que j'aurais aimé retoucher différents personnages au théâtre, mais Sol me rend indisponible, croit Marc Favreau.Il m'accapare, me prend mes énergies, mais je ne peux pas m'en plaindre parce qu'il m'a permis de bien gagner ma vie, de travailler en toute liberté et d'exercer un certain contrôle sur mon métier.«À mes débuts, j'étais comédien et je me souviens que c'était une vie en dents de scie.Depuis que j'interprète le personnage de Sol, je n'ai plus besoin de faire de la publicité pour la nourriture de chien, comme ç'a été le cas à mes débuts.Sol m'a aussi permis de vivre sur scène et c'est là que je suis heureux, à cause des échanges avec le public.» De plus, Sol n'a pas l'accent du pays, n'a pas de frontières, n'a pas d'âge et cet illettré n'a jamais eu de complexe face au public français.Au milieu des années 70, il était déjà adopté dans les petites et grandes villes de France.Je me souviens avoir vu Sol au Théâtre de la Ville (de Paris) dans les années 80, dans une salle de 1000 spectateurs ravis, amusés, charmés.Bon nombre d'entre eux faisaient la queue pour se procurer les textes de ses monologues après le spectacle.Et souvent je me suis demandé s'il n'était pas mieux compris, mieux apprécié, par nos cousins qu'ici au Québec.« Il n'y a pas de différence, précise Marc Favreau.J'ai obtenu les mêmes réactions en France, en Belgique et en Suisse qu'au Québec.Beaucoup d'étudiants qui sont plus expressifs et des gens plus âgés qui sont réservés.Il fut un temps où je faisais constamment la navette entre l'Europe et le Québec.J'avais alors un appartement à Paris.Je l'ai vendu et j'y vais moins souvent maintenant parce que j'ai fêté mes 75 ans récemment.J'ai fait une tournée en Suisse l'an dernier, mais je préfère rester près des miens maintenant et profiter de ma maison de campagne dans les Cantons- de-l'Est.« En fait, il n'y a pas de différence entre les pays et les époques parce que le monde ne change pas.Les monologues que je faisais en 1973, à mes débuts (sur scène) avec Sol, sont toujours d'actualité aujourd'hui.En politique au Québec, on n'a qu'à changer les noms et c'est toujours la même histoire.Il y a toujours des « premiers sinistres » et des « dépités » qui nous racontent les mêmes histoires.Je pourrais refaire mon vieux monologue Les Oeufs limpides pour parler des Jeux olympiques avec notre « serpent de mer» et ce serait encore d'actualité sauf qu'il faudrait que j'y ajoute le problème de la drogue.En somme, le monde ne change pas : ce sont les mêmes bêtises, les mêmes prétentions, les mêmes violences que Sol dénonce.C'est un naïf qui ne sait ni lire ni écrire et qui me permet de dire tout ce que je pense.» Dans ce nouveau spectacle élaboré par Marc Favreau depuis six mois, Sol se cherche un ami.Il parle également de l'environnement, de l'électricité et reprend l'un des meilleurs monologues de sa longue carrière : l'arbre qui devient papier et qui finira dictionnaire.Il sera aussi question d'une nouvelle version de l'histoire par le Dispendieu à la Grande Noire Soeur, du plessinisme à la Révélation tranquille.Et puis après ?« Il n'y a pas de retraite pour les comédiens, souligne Marc Favreau.C'est l'actrice Bette Davis qui payait une annonce dans le célèbre magazine Variety en annonçant : Je suis disponible.J'ai 75 ans et je vais bien, c'est Sol qui me tient en forme.Et sur la corde raide, sans filet.de Sol évidemment.PRÊTEZ-MOI UNE OREILLEÀ TENTATIVE, spectacle solo de Sol, imaginé et interprété par Marc Favreau, au Gesù du 8 au 19 février.« Les monologues que je faisais en 1973 sont toujours d'actualité.Au Québec, on n'a qu'à changer les noms et c'est toujours la même histoire.» PHOTO MAILLOUX, LA PRESSE © Marc Favreau tend une oreille attentive aux maux de notre société pour en reparler dans la langue poétique de Sol.Photo : Laurence Labat dans une mise en scène de Yves Desgagnés (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca (514) 790-1245 www.admission.com Sylvie Léonard extraordinaire! Incroyablement sexy, touchante et hilarante.- Jessica Nadeau, JOURNAL DE MONTRÉAL DE RETOUR du 22 au 26 mars Billets en vente aujourd'hui dès midi Une comédie de Louise Royet Louis Saia avec la collaboration de Michel Rivard Scénographie Magalie Amyot Costumes Judy Jonker Musique Catherine Gadouas Accessoires Michèle Magnan Éclairages Etienne Boucher Assistant à la mise en scène Nicolas Rollin avec Sylvie Léonard 3291316A Régulier 30$ Aîné 26$ Étudiant 11$ Renseignements: 514.982.6038 www.imusici.com La série Concerts CENTRE-VILLE présentée par Commanditaire de la saison 2004-2005 Allison Angelo, soprano Michelle Sutton, mezzo-soprano Nils Brown, ténor Phillip Addis, baryton Marc Belleau, basse Yuli Turovsky, Chef d'orchestre Une nuit à l'opéra LE MERCREDI 9 FÉVRIER 2005, 20 H Théâtre Maisonneuve Place des Arts Concert présenté par 3291119A Les 7sommets présenté par Réservez vos sièges : 514 521-1002 1 800 558-1002 MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 9 février à 19h supplémentaire SHERBROOKE Salle Maurice-O'Bready 13 février à 16h LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 6 février à 19h . En accord avec Lévon Sayan Charles AZNAVOUR ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL MMoonntrrééal du 8 au 17 juin 2005 GX Productions - YFB Diffusion CONCERTS EXCEPTIONNELS SUPPLÉMENTAIRE 17 JUIN 2005 : EN VENTE MAINTENANT 3290322A 3290728A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS / Égypte éternelle Un petit British Museumde 144 oeuvres JÉRÔME DELGADO CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE C'est un petit British Museum, plutôt une parcelle de sa section d'art ancien, qui circule en Amérique du Nord depuis quatre ans et qui vient de débarquer à Montréal, au Musée des beaux-arts.L'ensemble offre un survol complet de la civilisation égyptienne, qui plaira sûrement à un grand nombre de visiteurs.Les mystères anciens fascinent toujours.On se demande seulement si ce n'est pas l'aura de l'établissement londonien qui aura primé cette vaste entreprise de 144 objets (tirées d'une collection riche de 100 000 objets) sous le titre d'Égypte éternelle : chefs-d'oeuvre d'art ancien du British Museum.Il ne faut pas s'attendre à revisiter l'égyptologie, surtout pas l'art de collectionner ces trésors, alors que l'on sait que ça s'est fait au bénéfice, et à la gloire, de quelques scientifiques et chercheurs britanniques.Mise en place grosso modo chronologique (il y a des interludes consacrés à l'or et à la pierre de Rosette, dont une reconstitution de la stèle fétiche a fait le voyage), présentation très générale (tout de même agrémentée d'un design soigné, propre à Montréal) et peu de recul critique, on a vraiment l'impression de déambuler dans les salles permanentes d'un grand musée.Autant c'est l'art qui à l'honneur, autant c'est une collection et le collectionneur (ici le British Museum) qui sont mis en valeur.Traverser cette Égypte éternelle, c'est suivre, l'une après l'autre, les grandes lignes d'une civilisation.L'expo, sans décortiquer dans tous ses détails ces 3000 ans de vie autour du Nil, permet de savoir que cette « première civilisation connue de l'Afrique et une des première grandes cultures de l'humanité » se divise en plusieurs dynasties et empires, intercalés de périodes dites « intermédiaires ».La première salle est consacrée à la période thinite et à celle dite de l'Ancien Empire, soit les ères les plus reculées d'où proviennent des objets.Puis, la visite nous fait avancer dans le temps, jusqu'à arriver à une salle moins définie, celle de la troisième période intermédiaire, une salle en tout cas très hétéroclite par le type d'objets exposés.À Montréal, on connaissait Ramsès II.Il faudra maintenant se familiariser avec Tjeti et son corps élancé, avec l'angoissé Sésostris, puis avec Mentouhotep et autres Akhenaton, tous ces rois et pharaons pour qui tant de bustes, masques, statues et figurines, en bois, en granit ou en calcaire, ont été façonnés.Et entre les nus inusités datant des premières dynasties et l'immense et détaillé fragment d'un chapiteau exposé vers la fin du parcours (il ne reste que la partie d'un visage), il y a partout des pièces fortes.Lion d'Aménophis III regravé pour Toutankhamon, d'un granit rouge presque lustré, est de celles-là.Le réalisme de cette sculpture gardienne de temple, rescapée du Nouvel Empire (vers 1550-1295 av.J.-C.), force un arrêt.Sa présence tout comme celle des nus plus anciens sont exemplaires de l'éclatement de l'iconographie égyptienne.et du peu d'explications données.C'est la salle intitulée La Momie comme statue qui semble plus fascinante.Non, il n'y a pas de momies exposées.Mais trois échantillons fort colorés, tirés des derniers siècles qui disent beaucoup sur le mort honoré : un couvercle de cercueil, un cercueil, exposés debout, puis un panneau de bois représentant une femme.Puis, Le Livre des morts, une série de papyrus destinée à protéger et à guider dans l'au-delà, qui est la pièce de résistance.Toute l'Égypte se retrouve dans ces scènes et hiéroglyphes.Égypte éternelle est l'oeuvre de l'American Federation of the Arts, organisme new-yorkais qui se spécialise dans la mise en place de blockbusters.Indéniablement, le type d'expos attire les foules et celle-ci, avant d'atterrir au MBA, comptait déjà 200 000 visiteurs après 10 arrêts aux États-Unis et au Canada.ÉGYPTE ÉTERNELLE : CHEFSD'OEUVRE D'ART ANCIEN DU BRITISH MUSEUM, Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 22 mai.PHOTO FOURNIE PAR LEMUSÉE DES BEAUX-ARTS Deux des 144 objets et oeuvres d'art ancien du British Museum présentés au Musée des beaux-arts jusqu'au 22 mai.MASSICOTTE CRAQUE LES CONSEILLERS DU PRÉSENTENT MISE EN SCÈNE : SYLVAIN MARCEL 1er AU 5 FÉVRIER AU GESÙ Photo : Guy Tessier POUR CHAQUE BILLET VENDU LORS DES REPRÉSENTATIONS À MONTRÉAL, 1 $ SERA VERSÉ À LA FONDATION LE PHARE, ENFANTS ET FAMILLES.COMPLET SUPPLÉMENTAIRES 19-20-21 MAI THÉÂTRE ST-DENIS 514-790-1111 TEL-SPEC.COM EN VENTE MAINTENANT ! SAMEDI 23 AV RIL SALLE ANDRÉ-MATHIEU DE LAVAL 450-667-2040 MISE EN SCÈNE : SYLVAIN MARCEL « JOUER PROFITE À FRANÇOIS MASSICOTTE ! » -ISABELLE MASSÉ, LA PRESSE « [.] J'AI CRAQUÉ POUR FRANÇOIS MASSICOTTE [.] UN PUNCH ATTEND PA SL'AUTRE.» -CAFEINE, TQS « [.] LA SALLE RÉAGISSAIT AU QUARTDETOUR [.] C'EST QUELQU'UN DE TRÈS SYMPAT HIQUE.» -C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, SRC RADIO 3291652A Du 21 avril au 19 juin 2005 au Vieux-Port de Montréal Réseau Admission (514) 790-1245 ou1800 361-4595 cirquedusoleil.com Photo: Al Seib © 2002 Cirque du Soleil Inc.Commanditaire principal Commanditaires officiels Partenaires médias Ventes de groupe et \": 1 800 450-1480 Forfaits VIP TAPIS ROUGE™ disponibles Le tout nouveau spectacle de tournée en première mondiale à Montréal.3278982A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE « Hallucinant ! » a titré The Sun; « Fascinant voyage dans l'esprit de Siegfried » a écrit The Globe and Mail.La presse de Toronto fut unanime à encenser Siegfried mis en scène par François Girard, troisième partie de L'Anneau du Nibelung, la tétralogie de Richard Wagner.L'entreprise du Canadian Opera Company, présentée depuis la fin janvier et jusqu'au 11 février au Hummingbird Centre for the Performing Arts est aussi rare et audacieuse que titanesque.« L'an dernier, le cinéaste Atom Egoyan mettait en scène La Walkyrie, deuxième opéra du cycle, indique François Girard.Après Siegfried, et le quatrième, Le Crépuscule des dieux (Tim Alberry, metteur en scène), on inaugurera la nouvelle maison d'opéra de Toronto, le Four Seasons Centre for the Performing Arts en 2006 par la création du premier opéra de la tétralogie, L'Or du Rhin, qui sera suivi des trois autres, complétant le cycle.» Précisons que c'est Michael Levine, designer attitré aux quatre productions, qui fera la mise en scène de L'Or du Rhin.Il faut savoir que chacun des opéras de cet éléphantesque projet dure entre trois et six heures incluant les entractes, et que la création de l'oeuvre en 1876 à Bayreuth, au Festspielhaus, théâtre conçu par Wagner lui-même et construit exprès pour la présentation du cycle, s'est étalée sur trois jours ! Et raconter l'histoire mythologique des plus complexes de l'affrontement de trois races ennemies (les dieux, les Nibelungen et les géants) pour s'emparer de l'anneau d'or qui confère le pouvoir, risquerait de prendre aussi longtemps ! « Des quatre opéras, j'ai choisi Siegfried, le plus difficile dit-on, mais pour moi, le plus abstrait, donc potentiellement le plus riche », explique Girard.« On a été soulagé de voir la réponse favorable du public et l'ovation lors de la première, après autant d'investissement de toute la production, où tout s'est déroulé comme prévu », exprime celui qui ne voulait sûrement pas que l'histoire de la difficile première de Lost Objects, à New York en décembre dernier, se répète.Et ce Siegfried, il est comment ?« Wagner a été à l'opéra ce que Beethoven a été à la musique symphonique, poursuit Girard.Il a tourné les regards vers l'intérieur ; les émotions et les pensées secrètes des personnages constituent le paysage de son oeuvre.On a donc adopté une approche très introspective, plutôt inusitée.On est littéralement dans les pensées de Siegfried, avec tout un dispositif scénique (objets, décors, personnages, morts ou vifs) au-dessus de sa tête.C'est un Siegfried freudien ! » Mais bien que l'opéra l'occupe presque à temps plein, François Girard a hâte de revenir à sa première passion.« Ma priorité, c'est le retour au film.Mais depuis que j'ai fait la mise en scène d'Oedipus rex (Stravinsky), j'ai la piqûre, et après le succès à Édimbourg, j'ai eu beaucoup de propositions, dont à l'Opéra de Lyon où je ferai Les Sept Péchés capitaux de Kurt Weill en 2006, et Le Vol de Lindbergh (Weill-Brecht), un projet que j'ai dans ma mire depuis longtemps.Et d'autres propositions sont venues du English National Opera, même du Met de New York.» Et à l'Opéra de Montréal ?« Il est déjà prévu de reprendre, en février 2006, Oedipus rex et la Symphonie de Psaumes, dans le programme double sans entracte présenté à Toronto en 2002.Et au théâtre, on va reprendre Le Procès de Kafka, mais en anglais à Toronto.» On savait que François Girard travaillait à l'adaptation cinématographique de Soie, le superbe roman d'Alessandro Baricco.À quand Soie sur les écrans?«J'y travaille constamment et avec Baricco lui-même, et on devrait commencer le tournage l'hiver prochain.Et comme on tourne aussi en été, et qu'il faut tenir compte des saisons au Japon et en France, ça nous mènerait, si tout va bien, dans les 18 mois.» Le Siegfried de François Girard bien accueilli à Toronto 3291281A présente Soirée du 21 présentée par Après l'immense succès obtenu àMontréal et à Paris Paroles : Luc Plamondon Musique : Michel Berger Chef d'orchestre et arrangeur : Simon Leclerc Mise en scène : Robert Marien Avec les plus grandes voix lyriques du Québec 514.842.9951 osm.ca ans présente 15 ans après sa création! Avec une distribution exceptionnelle Daniel Lavoie, Dominique Côté, Kathleen Fortin, Pierre Flynn, Richard Séguin, Sylvie Tremblay et Daniel Bélanger Narrateur : Maxime Denommée Également dans la série Les Week-ends Pop de l'OSM Robert Charlebois et l'OSM, 15 et 16 avril 514.842.9951 osm.ca 18 et 19 février Nelligan Billets en vente! présente les Week-ends Pop de l'OSM en collaboration avec Drame musical Livret de Michel Tremblay et musique d'André Gagnon Orchestration : Gilles Ouellet Dans le cadre du 3291781A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Conformisme inoxydable Connus pour avoir contribue a faire de Celine Dion la superdiva de categorie adulte contemporain , David Foster et Umberto Gatica ont pris en charge cette reincarnation de Bobby Darin, mort d'un souffle au coeur en 1973.C'etait une paire d'annees avant la naissance de Michael Buble en Colombie-Britannique et quelques autres avant que le gamin ne soit profondement seduit par la musique de son grand-papa .ce dernier a ete determinant pour de vrai, c'est dire l'alignement des etoiles.Puisque le jeune crooner remplit ses salles depuis sa lancee en 2003 et qu'il jouit d'une surenchere mediatique pas possible, force est de deduire que ce jeune animal de la pop classique n'a pas fini de surfer sur ce tsunami de nostalgie.A l'ere du retour aux vraies valeurs , pour reprendre une expression courante a l'interieur des terres americaines, voici donc le deuxieme album de Michael Buble.Bien entendu, il ne differe en rien du premier.Conservateur comme la famille Mulroney qui l'appuie depuis ses debuts.Conformiste jusqu'au bout des ongles.Pas la moindre reformette n'est reperable sur It's Time.Copie carbone des crooners blancs d'il y a un demisiecle (particulierement Bobby Darin, j'insiste), arrangements calques sur l'art remarquable de Nelson Riddle et autres Gordon Jenkins, gracieusete de l'inoxydable David Foster.Aucune contribution artistique, donc.Zero creativite.Que de la rigueur, que des decalques realises avec soin, que du divertissement betement reproduit pour nous rappeler cette glorieuse epoque que l'on resume desormais par l'expression classic pop.A cote de Michael Buble, Harry Connick Jr fait figure de grand reformateur ! Tommy Li Puma, j'allais l'oublier, a aussi signe la production de l'elegante The More I See You ; il l'a fait a la maniere des titres les plus ronflants de Diana Krall.pour qui il se devoue comme on le sait.Le jeune homme nous refait donc le meme coup que sur son premier album (et l'on ne compte pas son mini album de Noel), entrainant meme la petillante Nelly Furtado a alimenter sa caisse de retraite en entonnant Quando Quando Quando.Les efforts de modernite de notre jeune vieillard se resument aux titres suivants : Can't Buy Me Love des Beatles, You Don't Know Me de Kenny Loggins ou How Sweet It Is, popularisee naguere par Marvin Gaye et James Taylor.Voyez l'ouverture d'esprit ! Pour le reste, on ne cesse de tanguer sur une mer de classic pop de I've Got You Under My Skin (d'une facon plus sinatresque) a Mack The Knife.Lorsque le repli identitaire inonde les scenes et les studios d'Amerique, il y a toujours des Michael Buble pour en tirer partie.(En magasin le 8 fevrier) Le professionnalisme Conformisme navrant Alai n Brunet Jazz-pop Michael Buble It's Time FF1.2 Reprise / Warner Music Pop Sylvie Desgroseilliers Sylvie Desgroseilliers FFF LCQ Musique Quelle voix ! Sylvie Desgroseilliers a une voix exceptionnelle qui donne la chair de poule.Le public a decouvert sa fougue sur scene, que ce soit a Belle et Bum ou dans Motown.Normand Brathwaite, Gregory Charles et Luck Mervil ont la chance de cotoyer son talent, et collaborent une fois de plus avec l'interprete sur son premier album eponyme.L'ex-chanteuse de club se balade dans le repertoire francais (L'Esclave de Serge Lama), le repertoire quebecois, mais c'est dans les pieces blues, funk et gospel que sa voix est plus personnelle et mise en valeur.Alors que d'autres solistes auraient pu interpreter Ta chanson ou Une femme a toi, elle seule peut nous faire autant groover sur Funkysation, nous toucher avec Amazing Grace ou nous donner envie de l'accompagner a l'harmonica sur How I Got Over.Les choeurs qui l'accompagnent apportent beaucoup de chaleur aux chansons, mais la realisation et les arrangements sont a d'autres moments trop propres.On voudrait que ca sonne moins studio, plus intimiste, pour oublier du debut a la fin que cette voix envoutante provient du lecteur CD.(Enmagasin le 8 fevrier) Cette voix unique Propres, les arrangements Em i l ie Cote co l laborat ion speciale Rock Kasabian Kasabian FFF1.2 BMG Groove et panache L'arrogance des jeunes groupes britanniques est parfois risible.Le dernier venu peut debarquer avec ses gros sabots et declarer que son disque est le meilleur depuis que l'homme a appris a maitriser le feu.Le cote positif de tout ca, c'est qu'on a l'impression que les Anglais osent avoir de l'ambition.Les gars de Kasabian sont peut-etre arrogants, mais leurs chansons ont du panache.On reconnait ici et la des traits empruntes a Stone Roses, a Franz Ferdinand, a Happy Mondays et a The Verve.Il y a pire comme references.En plus, Kasabian fait partie de ces groupes rock qui ont sans doute ecoute pas mal de musique electronique roulant sur une basse bien ronde et un nuage de THC et qui n'ont pas peur de jouer avec les ordinateurs.Au fil d'arrivee, ca donne un album rock confiant (c'est ca qu'on veut entendre), colore par des bidouillages electroniques jamais envahissants et porte par des riffs accrocheurs.L'art de faire simple tout en ayant l'air de faire complique.Kasabian a tout ce qu'il faut pour nous faire danser en fixant le bout de nos souliers.et pour voler la vedette a The Music, le 24 fevrier, a La Tulipe.L'influence electronique Personnalite a affiner Al exandre Vigneaul t Indie-pop Kings of Convenience Riot on an Empty Street FFFF Source / Astralwerks / Universal Neo-Simon&Garfunkel C'est Simon & Garfunkel ! se dit-on en ecoutant Homesick, la toute premiere chanson du dernier disque de Kings of Convenience.Le doux melange des voix de Eirik Glambek Roe et Erlend Oye n'est pas sans rappeler le duo emblematique du folk newyorkais des annees 60, en effet.Mais le tandem originaire de Bergen, en Norvege, a aussi des accointances avec l'orchestre folk pop ecossais Belle & Sebastien.Le maitre mot, ici, c'est finesse.La moindre corde de guitare, le plus discret accord de piano, la plus modeste intervention de la trompettiste, du violoncelliste ou du bassiste invite teinte avec nuance l'univers sonore.L'equilibre est parfait, les couleurs sont tamisees, sans que l'ensemble n'evoque une aquarelle palotte et frisquette.Riot on an Empty Street, a l'image de son titre, ne bouscule rien ni personne.Mais il colle a un dimanche apres-midi hivernal.Les melomanes branches auront remarque qu'on parle bien tard de ce disque paru au mois d'octobre, mais on a une bonne raison: Kings of Convenience sera a Montreal le 15 fevrier, au El Salon (4388, boul.Saint-Laurent).Fin, melodieux, coussine Un tantinet uniforme Al exandre Vigneaul t Indie-rock Betty Serveert Attagirl FFF Minty Fresh / Palomine / Fusion Attaboy ! Bettie Serveert a vu le jour a Amsterdam en 1990.Contrairement a ce que ce nom laisse entendre, il ne s'agit pas d'une artiste solo, mais bien d'un groupe.Un trio (a la base), qui a connu un certain succes entre 1992 et 1995 dans le circuit independant aux Etats-Unis.Associe au label Matador, son album Palomine avait recu un accueil enthousiaste des radios etudiantes americaines.Que reste-t-il de tout ca, une decennie plus tard ?Une esthetique indie-rock proche de ce qui se faisait il y a 10 ans, justement.Paradoxalement, Attagirl possede aussi une certaine fraicheur.Peut-etre parce que la voix de Carol Van Dyk a l'air si jeune et que ses complices s'amusent a faire derailler leur rock.Ici, les chansons sont carrement mises en scene par des effets varies : des notes de claviers etirees comme un vieux chewing-gum trop mache, des guitares baignant dans plus de friture qu'un appel satellite d'outre-mer, etc.Et au milieu de tout ca, des chansons d'une touchante simplicite comme You've Changed, qui evoque ce moment ou l'on se rend compte que la vie nous separe.Bettie Serveert sera a Montreal mercredi prochain, au Main Hall (5390, boul.Saint-Laurent).La mise en scene sonore Convenu, a la base Al exandre Vigneaul t Chanson Leopold Z La Joie FFF1.2 Local Distribution Trois Quarts Putains 2 Une generation apres avoir fonde les Trois Quarts Putains, quelques douzaines de mois apres avoir enterre ce groupe enlise dans la marge depuis des lustres, Bisaillon a fonde Leopold Z avec ses proches collaborateurs (le guitariste Eric Rathe, le bassiste Joel Prenovault, le batteur Simon Meilleur, la choriste Sonia Chenier) et poursuit son oeuvre en empruntant differentes avenues musicales : folk americain ou latino, bluegrass deglingue, swing a la Brassens, on en passe.A la barre de cette nouvelle formation, Bisaillon fait preuve de maturite.Sa voix ne charrie plus de desagrements (malgre ses defauts encore apparents), l'homme a acquis une culture au-dessus de la moyenne.Peu d'auteurs de chanson quebecoise, en fait, peuvent user d'un tel lexique, peu de paroliers peuvent soumettre des textes de cette qualite.Imaginaire foisonnant que celui de Bisaillon, imaginaire vaste et fertile.Quant a la palette des emotions, je la trouve personnellement un peu reduite : ironie, cynisme, humour goguenard, esprit critique, quelques soupcons de tendresse et de vulnerabilite.Du beau travail.La langue et les references musicales L'austerite de la production Alai n Brunet Chanson Romane Serda Romane Serda FFF Virgin / EMI La flamme de Renaud La nouvelle flamme de Renaud n'est pas la parce qu'elle est la nouvelle flamme de Renaud.Enfin.elle n'aurait certes pas eu ce disque et cette lancee si elle n'avait pu compter sur les relations de son amoureux.Cela etant dit, il ne faut pas en conclure qu'elle est a Renaud ce qu'Arielle Dombasle est a Bernard-Henri Levy.Sa voix comporte de singulieres brisures et un timbre identifiable des la premiere mesure, Romane Serda charrie des textes de grande qualite et en exprime correctement toutes les subtilites.Si cela n'avait pas ete le cas, Renaud n'aurait pas pris le risque d'exposer sa douce aux mauvaises langues, et des auteurs aussi talentueux que Jean Fauque, Brice Homs, Christian Bouclier, Jean Max Riviere et Thierry Sechan (ce dernier signe sous le pseudonyme de Pierre Calvin) n'auraient pas daigne lui proposer des textes aussi fins.Cela dit, cette production ne pete rien de particulier, voila de la bonne chanson francaise emballee dans les regles de l'art.C'est tout pour l'instant.La voix singuliere, les textes La production trop timide Alai n Brunet Chanson / Electro Lapointe avec un S Musicor FFF1.2 Select Du beau travail Lapointe avec un S est d'abord et avant tout une histoire de famille.Les mots, la musique, la voix du pere, Jean Lapointe ; les arrangements, le remixage et le synthetiseur du fils, Jean-Marie.L'album comprend deux disques : l'un regroupe 13 succes de Jean Lapointe, en version originale, et l'autre propose les memes chansons remixees, rafraichies, tonifiees par Jean-Marie, qui n'a pas hesite a bousculer, egratigner et mettre au gout du jour la musique de son pere.Le resultat est etonnant.Jean Lapointe n'est pas un grand chanteur .il l'avoue lui-meme.mais il a ecrit des chansons interessantes, dont certaines sont moins connues.Jean-Marie a su creer un nouvel environnement qui permet de redecouvrir la musicalite des chansons, le rythme et la sensibilite de son pere.J'ai ete surpris par la vigueur et la modernite de Apres l'orage, Chanson breve, Demain mon fils, Cyrano et meme Tu jongles avec ma vie.Avec l'aide de Michel F.April, Jean-Marie Lapointe a realise un album qu'on n'attendait pas.Les rythmes sont varies, le montage est original, soigne, et l'ecoute, fort agreable.Decidement, les Lapointe avec ou sans S, ont plusieurs vies.Les arrangements inspires La voix de Jean Lapointe Jean Beaunoyer Hip-hop Sage Francis AHealthy Distrust FFFF Epitaph / Outside Une nouvelle voix Pas besoin d'ecouter longtemps A Healthy Distrust pour constater qu'on a affaire a un poids lourd.Sage Francis, autrefois du tandem hip-hop alternatif Non-Phixion, lance son deuxieme album solo avec fracas sur Epitaph.Ouvrant le bal avec des rythmiques aux echos de cataclysmes .The Buzz Kill, Sea Lion, Gunz Yo.Francis balance une poesie verbeuse avec l'agilite de l'escrimeur hongrois : le emcee se place clairement audessus de la masse, tant sur le plan de la prosodie que sur celui de ses textes, percutants.S'en prenant a l'imperialisme de son peuple, aux rappeurs vendus, aux fanatiques religieux et a Clear Channel, Francis propose des chansons aussi denonciatrices que personnelles.Sa voix, sa facon de nous parler, ne ressemblent a celles d'aucun autre ; on croit presque a un acteur sur une scene de theatre, s'appliquant a insuffler a chacun de ses mots le poids de sa signification.Soutenant a merveille cette prose habile, les rythmiques de Dangermouse, du Montrealais Sixtoo, de Reanimator, de Controller 7, d'Alias et de quelques autres collegues.L'albumhip- hop de l'annee ?Tout Rien Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Electro David Kristian Sweet Bits FFF1.2 Monochrome Chuchotements electroniques Presente comme le successeur de Sawdust, Sinedust, Squaredust, ce Sweet Bits presente 13 compositions de l'infatigable musicien montrealais David Kristian, que l'on sait toujours aussi friand des chaudes sonorites des appareils electroniques analogues.Cet aspect de son oeuvre a le bonheur d'etre son plus accessible, et c'est ainsi qu'on plonge dans Sweet Bits comme dans un songe.On souligne son sens melodique et la delicatesse avec laquelle le bidouilleur assemble les sons et les rythmes.Electro minimale mais pas au sens branche du terme, parlons plutot d'electro confidentielle et artisanale, bricolee avec des instruments d'une autre epoque, mais qui semble figee dans le temps, et qui nous fige avec elle.D'une ponction de basse sourde a l'autre, une intrigante melodie indique la direction que prennent ces constructions ou un souci est apporte autant au choix du materiau qu'au resultat final.Joli et savant Un peu long, au bout du compte Ph i lippe Renaud co l laboration speciale Classique Il Canzoniere di Messer Francesco Petrarca Ensemble Huelgas FFFF1.2 Harmonia Mundi Une inspirante reussite De la premiere note a la derniere, l'univers dans lequel nous plonge ici l'Ensemble Huelgas, dir.Paul Van Nevel, nous donne l'envie irresistible de ne plus jamais en sortir.La grande elevation qui resulte de cette production quasi parfaite de la musique polyphonique du madrigaliste Orlando di Lasso (1532-1594) chantant des poesies de Francesco Petrarca (1304-1374) parle a l'ame et au coeur de la plus profonde facon.Dans son recueil Il Canzoniere, Petrarca aurait ecrit 366 textes poetiques qui sont essentiellement l'expression des sentiments humains et des affetti de l'ame.Orlando di Lasso aurait mis plus de 60 de ces poesies en musique, transcendant les emotions contenues dans la grande richesse de cette langue imagee (imitar le parole).Ce disque Harmonia Mundi ne fait entendre (helas !) que 10 d'entre elles, seul bemol ici, puisque les voix riches et chatoyantes du Huelgas et le liant de la direction de Paul Van Nevel, aiguillant les nombreux plans sonores harmoniques avec beaucoup de subtilite, font de ce disque rien de moins qu'une inspirante reussite.La qualite des voix Le minutage chiche Guy Marceau co l laboration speciale L'HUMOUR LIBRE DE MARTIN 16 AU 19 MARS 2005 Theatre St-Denis 790-1111 tel-spec.com NOUVELLES SUPPLEMENTAIRES RIEZENCORE.COM FILL15 . ARTS ET SPECTACLES PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Sylvie Desgroseilliers est parvenue à prendre le lead avec aisance après des années passées à l'arrière-scène.SYLVIE DESGROSEILLIERS ÉMILIE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Depuis l'an dernier, sa voix fait frissonner les (télé)spectateurs de Belle et Bum, et elle tient le haut de l'affiche de Motown avec Luck Mervil.Le public découvre la fougue, la chaleur et l'euphorie qu'elle déploie sur scène.Une nouvelle venue, Sylvie Desgroseilliers ?Non.Son talent s'est plutôt révélé « sur le tard ».Il s'est d'abord manifesté dans une église gospel, puis dans les bars enfumés de Montréal.À 35 ans, Sylvie Desgroseilliers était secrétaire de jour, « chanteuse de club» le soir, et une maman à temps plein comblée de bonheur, enceinte d'un second garçon.Mais la nouvelle diva du Québec s'est tôt fait remarquer : elle a obtenu un rôle dans la production Du rock à l'opéra, dans Cinémashow, puis dans Génération Motown, en plus de chanter comme choriste aux côtés de Bob Walsh et de Mario Pelchat.À 40 ans, Sylvie Desgroseilliers lance son premier album éponyme.« J'avais mis une croix dessus.En tant qu'interprète, je n'écris pas et je ne compose pas, donc je dois attendre que les gens me donnent des chansons.Mais un jour, je me suis dit que je faisais tellement de belles choses que je n'avais pas besoin d'album pour chanter : je le fais depuis 10 ans », explique l'artiste qui ne fait manifestement pas son âge.Il y a près d'un an, sans démo ni imprésario, Sylvie Desgroseilliers disait en entrevue qu'elle n'était pas du genre à se créer des attentes, et qu'elle n'avait jamais été pressentie pour un disque.« Je prends ce qui passe.» avait-elle déclaré, une phrase qui illustre à merveille l'attitude easygoing de l'interprète, mais tout aussi passionnée.« Je n'ai pas couru après la musique.Oui, j'étais née pour chanter.Mais ce n'est pas moi qui ai choisi la musique, la musique m'a choisie, explique-t-elle.Tout est arrivé par la force des choses.» Après tout, signale-t-elle, qui aurait pu prévoir que Gregory Charles lui demanderait de chanter Amazing Grace avec lui au dernier gala Metro Star, à la dernière minute, sans vraiment la connaître, puis sur Gospel live en noir et blanc ?Comment aurait-elle pu prévoir se défoncer sur scène avec Luck Mervil à la Saint-Jean, sous la pluie battante, devant un public survolté ?« Je suis tellement chanceuse de chanter ! » s'exclame-t-elle.En plus de Gregory Charles et de Luck Mervil, beaucoup de gens « cliquent » avec Sylvie Desgroseilliers, pour reprendre une expression qu'elle emploie inconsciemment à maintes reprises lors de l'entrevue.Il suffit de jeter un coup d'oeil aux collaborateurs de son album pour le constater : Luck « rappe » sur Aimer d'amour, Élage Diouf et Serge Lama introduisent L'Esclave, Normand Brathwaite joue de l'harmonica sur How I Got Over, elle interprète Amazing Grace en duo avec Gregory Charles, et des musiciens de Motown et de Belle et Bum l'accompagnent.« L'album me ressemble du début à la fin.C'est axé sur les voix, l'énergie et le rythme.» Le choix des chansons reflète également la « mixité » de son enfance et de ses origines.Fille d'une mère gaspésienne et d'un père haïtien qu'elle n'a pas connu, elle a grandi en écoutant Nicole Martin, Chantal Pary, mais également The Supremes et Stevie Wonder.« Il y avait mon petit côté noir.Mon côté givré ! » Les 12 titres de l'album sont d'ailleurs tous azimuts : une pièce de Jean-Pierre Ferland interprétée avec des choeurs a capella, une autre de Serge Lama (L'Esclave), la chanson Lumière qu'elle avait déjà interprétée avec Mario Pelchat, mais également du gospel, du blues (How I Got Over) et du funk (Funkysation), en plus des compositions originales (Maman vient chercher ta fille, Cela vaut mieux).Malgré sa voix impressionnante, Sylvie Desgroseilliers a longtemps préféré se fondre dans la masse d'une chorale, plutôt que de prendre le devant d'une scène.Aujourd'hui, elle est parvenue à prendre le lead avec aisance, mais elle reste une fille de band et sans contredit une fille de scène.« Les gens viennent te voir et tu dois leur donner tout ce que t'as.C'est comme ça que je suis.» En dehors des projecteurs, what you see is what you get.Sylvie Desgroseilliers est animée, ricaneuse, vraie, et parle de son album avec ses tripes.La prochaine étape?«Je laisse les choses aller, car, jusqu'à maintenant, elles vont très bien ! » Par la force des choses « Ce n'est pas moi qui ai choisi la musique, la musique m'a choisie.» COLONNE DE SONS ALEXANDRE VIGNEAULT PHOTO AP PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© PHOTO AP PHOTO PIERRE CÔTÉ LA PRESSE © Yann Perrreau Une rubrique commanditée cette semaine par Pollstar.com.MAROON 5 EN VOITURE.HYBRIDE! Tous les artistes ne se méfient pas autant de la commandite que Jean Leloup.Maroon 5, succès-surprise de 2004, sera la tête d'affiche du Honda Civic Tour qui s'amorcera le 11 mars à Los Angeles.Soucieux de la protection de l'environnement, le groupe aurait toutefois choisi de faire la promotion de véhicules moins polluants, notamment d'un modèle hybride.Maroon 5 passera par Montréal le 11 avril au Centre Bell avec The Donnas en première partie.The Thrills et Phantom Planet accompagneront aussi à tour les auteurs de Songs About Jane au cours de cette tournée d'une trentaine de concerts.COACHELLA.ALLÉCHANT La liste d'invités du sixième Coachella Valley Music Festival a été dévoilée au début de la semaine.Et elle donne le goût d'aller accueillir le mois de mai en Californie.L'orgie musicale de deux jours donnera notamment l'occasion de voir Bauhaus et Cocteau Twins, deux groupes-cultes qu'on n'a pas vus depuis un sacré bail.Ce sera aussi l'occasion de revoir plusieurs autres artistes qui ont marqué la scène alternative du dernier quart de siècle tels Nine Inch Nails, New Order, Gang Of Four, Chemical Brothers, Coldplay et des tonnes d'autres qui suscitent actuellement beaucoup d'intérêt: Bright Eyes, Kasabian, Keane, Snow Patrol, ainsi que les Montréalais The Arcade Fire, Sixtoo, Buck 65 et Tiga.Coachella se déroulera les 30 avril et 1er mai, à Indio en Californie et les billets seront en vente aujourd'hui à midi (heure du Pacifique; 15h, heure de Montréal) sur Ticketmaster.UNE ANTHOLOGIE DE L'INSPIRATION N'avez-vous jamais rêvé de voir ce qu'il y a dans la tête de Björk?Looking for a Thrill: an Anthology of Inspiration lève le voile sur les concerts, les artistes et les oeuvres qui ont inspiré des créateurs comme Björk, Thurston Moore de Sonic Youth, Tortoise, Steve Albini (Garbage), Mike Watt et des dizaines d'autres.Les profits de ce documentaire essentiellement constitué d'entrevues avec les artistes seront versés à l'organisation écologiste Greenpeace.Looking for a Thrill sera en magasin le 22 février.SIMPLE PLAN, DU MEXIQUE À LATHAÏLANDE Après avoir lancé sa tournée mondiale à Mexico la semaine dernière, Simple Plan se trouvait jeudi à Bangkok afin de participer à un concert mis sur pied par MTV Asie pour les victimes du tsunami du mois de décembre.Moby, 50 Cent, Alicia Keys et Sting figurent au programme de ce spectacle qui sera rediffusé le 9 février par Much Music.Maroon 5 Membres du groupe Coldplay. ARTS ET SPECTACLES DISQUES Lapointe et fils JEAN BEAUNOYER Le père était veuf de Cécile ; le fils, séparé de sa femme.Ils se sont retrouvés.Ils sont devenus colocs et ont réalisé le mélange de deux générations \u2014Jean a 69 ans, Jean-Marie, 39 \u2014 sur un album intitulé Lapointe avec un S.Jean Lapointe n'est plus seul dans la vie : il est accompagné de son fils sur disque, bientôt sur scène, en entrevue et bien souvent à la maison.Jean Lapointe a perdu deux épouses, deux frères, beaucoup d'argent m'a-t-on dit, mais il a trouvé son fils.« Si cet album peut rapprocher les pères et les fils, je serai content », me dit Jean Lapointe en allumant une autre cigarette.Il regarde son fils qui ne fume jamais, qui mange bio, qui médite, et se dit fier du musicien et de l'arrangeur qui se révèle subitement au grand jour.Le père n'a pas oublié les longues années où le petit Jean-Marie étudiait le piano classique.Parce que Lapointe fils est d'abord musicien et humaniste avant d'être comédien et animateur.Physiquement, il ressemble à son père du temps de sa jeunesse.Mais en ce qui concerne le métier, l'approche est totalement différente.« Mon trip, c'est de mettre les autres en valeur.Mon père c'est le showman, moi je suis le straightman », tranche Jean-Marie.Du Lapointe techno-pop Pendant plus de deux ans, Jean- Marie a récupéré toutes les bandes originales des chansons de son père datant de 1976 à 1989, les a transposées sur DVD et les a remixées en y insérant sa participation à titre de musicien.Le résultat en surprendra plusieurs.Du techno-pop avec du Jean Lapointe, imaginez.Un long travail qui a permis à deux adultes écorchés, qui avaient partagé le même appartement pendant deux années, d'échanger sur la production de cet album.Jean avait composé Demain mon fils pour Jean-Marie alors que celui-ci n'était âgé que de 7 ans.Trente-deux ans plus tard, la chanson tient encore la route, rajeunie par le fils qui lui a donné encore plus de mordant.On retrouve sur cet album double \u2014 un CD comprenant les versions remixées par Jean-Marie et l'autre, les grands succès de Jean Lapointe \u2014 des pièces telles C'est dans les chansons, Tu jongles avec ma vie, Cyrano, Mon oncle Edmond, Chante-la ta chanson, mais aussi d'autres moins connues, comme Après l'orage, La Complainte à mon frère, Le Fleuve, Chanson brève.« Si cet album est bien accueilli, j'aimerais qu'on fasse un show ensemble l'automne prochain, annonce monsieur le sénateur.Je crois que c'est le meilleur album que j'ai jamais fait.Habituellement, je n'aime pas m'écouter, mais celui-là, je le fais jouer continuellement à la maison et dans mon auto.Sur scène, Jean-Marie pourrait m'accompagner au piano et participer à des sketches.» Comme si, sans le savoir, Jean Lapointe bouclait la boucle en reformant un duo sur scène, comme à ses débuts, mais avec son propre fils.Et à vrai dire, il ne pourrait trouver meilleur allié que Jean-Marie.On retrouvera d'ailleurs les deux hommes dans une série documentaire de cinq émissions d'une heure, toujours à l'automne, intitulée Les Sentiers de ma vie.C'est Jean-Marie qui animera et interrogera son père, qui a promis de tout dire sur sa vie.À l'origine, c'est Yvon Deschamps qui devait faire l'objet de ce documentaire présenté à TVA, mais l'humoriste a bien voulu céder sa place parce que Jean Lapointe célèbre ses 50 ans de vie artistique cette année.Et l'occasion était trop belle pour ne pas le souligner.En somme, monsieur le sénateur a le vent dans les voiles.Il n'a pas chanté sa dernière chanson.PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © « Si cet album peut rapprocher les pères et les fils, je serai content », affirme Jean Lapointe, qui a bénéficié des lumières artistiques de son fils, Jean-Marie, sur l'albumdouble Lapointe avec un S.3291525A 3286638A LA FONDATION MOSSMAN PRÉSENTE LA CONFÉRENCE ELIZABETH B.MCNAB SUR L'HISTOIRE DES SCIENCES.Conférencière : Donna Haraway, History of Consciousness Department, University of California, Santa Cruz Titre : We have never been human: Companion Species in Naturecultures (en anglais) Endroit : Moot Court New Chancellor Day Hall 3644, rue Peel Date et heure : le jeudi 17 février 2005 à 17 h 30 Renseignements : (514) 398-4681 Entrée Libre Jim Corcoran pages blanches Vendredi 18 et samedi 19mars au Théâtre Outremont en vente aujourd'hui dès midi ! Nouveau spectacle ! En première à Montréal Album en vente le 22 février RÉSERVATIONS : (514) 908-9090 / ticketpro.ca CRÉDIT PHOTO :TSHI 3291568A 3291754A ARTS ET SPECTACLES Dany Turcotte se joint à l'émission tous les lundis et jeudis à 8h10 Les Matins de Montréal en semaine dès 5h30 avec Paul Houde, Marie-Élaine Proulx et Jacques Moisan 3290932A SPECTACLES MUSIQUE SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Don Pasquale (Donizetti) Opéra de Montréal.Mise en scène : David Gately.Kevin Glavin, basse, Nathalie Paulin, soprano, Shawn Mathey, ténor, Stephen Powell, baryton.Choeur de l'Od Met Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jean-Marie Zeitouni : 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Luc Beauséjour et Olivier Fortin, clavecinistes.Bach, Krebs : 20h.SALLE PIERRE-MERCURE Isabelle Lapierre, saxophoniste : 17h.REDPATH HALL DE L'UNIVERSITÉ MCGILL Quatuor à cordes Claudel et Richard Raymond, pianiste Quintette no 2 (Fauré), Quintette (Suk), Quatuor (Grant) : 20h.DANSE AGORA DE LA DANSE (840, rue Cherrier) Danse-Cité : 20h.TANGENTE (840, Cherrier) Ding Dong Donkey Bong : 20h30.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.de l'Ange-Gardien, L'Assomption) Ballet flamenco arte de Espana : 20h.Agnus Dei, traiteur Air France Alegria Design Bières Boréale Boulangerie Première Moisson Compagnie Pétrolière Impériale ltée Imprimerie l'Empreinte Laminatek Photomax TROPHÉE « LES MASQUES » : CHARLES DAUDELIN CONCEPTION GRAPHIQUE : ALEGRIA DESIGN INTERPRÉTATION FÉMININE DANS UN RÔLE DE SOUTIEN > Louison Danis Avec Norm de Serge Boucher Théâtre d'Aujourd'hui (Montréal) TEXTE ORIGINAL > Francis Monty Romances et karaoké Théâtre Le Clou (Montréal) PRODUCTION QUÉBEC > HA ha !\u2026 de Réjean Ducharme Théâtre du Trident MASQUE DU PUBLIC LOTO-QUÉBEC > Gros et Détail d'Anne-Marie Olivier Théâtre « Bienvenue aux Dames ! » (Québec) MISE EN SCÈNE > Benoît Vermeulen Romances et karaoké de Francis Monty Théâtre Le Clou (Montréal) PRODUCTION MONTRÉAL > Everybody's WELLES pour tous de Patrice Dubois et Martin Labrecque Théâtre PàP INTERPRÉTATION FÉMININE > Muriel Dutil Grace et Gloria de Tom Ziegler Théâtre du Tandem (Rouyn-Noranda) INTERPRÉTATION MASCULINE > Marc Béland L'Asile de la pureté de Claude Gauvreau Théâtre du Nouveau Monde (Montréal) PRODUCTION FRANCO-CANADIENNE > Jean et Béatrice de Carole Fréchette Théâtre du Trillium (Ottawa, Ontario) LANGUE ANGLAISE > Blue/Orange de Joe Penhall Centaur Theatre Company (Montréal) TRADUCTION ou ADAPTATION > Yvan Bienvenue (traduction) Gagarin Way de Gregory Burke Théâtre de La Manufacture et Trans-Théâtre (Montréal) CONTRIBUTION SPÉCIALE > Zoé Laporte et Pierre Robitaille - la conception des marionnettes dans Les Survivants : L'Autre, une adaptation de Martin Genest d'après le roman d'Andrée Chedid, et Gretchen de Stéphan Allard Théâtre Pupulus Mordicus (Québec) PRIX HOMMAGE > Le Théâtre de Quat'Sous, qui a cinquante ans cette année présentée le dimanche 30 janvier 2005 Direction artistique : Claude Poissant > LA SOIRÉEDES MASQUES Loto-Québec et l'Académie québécoise du théâtre félicitent les LAURÉATS de la onzième édition de MASQUE DES ENFANTS TERRIBLES > T'as aucune chance d'Ariel Ifergan La Fondation de la Tolérance (Montréal) PRODUCTION ÉTRANGÈRE > W-Munkáscirkusz, d'après Woyzeck de Georg Büchner et des poèmes d'Attila József Krétakör Szinház (Hongrie), Sophiensaele de Berlin, Berliner Festspiele GmbH, Theater Remscheid, Forteresse de Monostor GmbH - Komárom, Les Samedis de Zsámbék, MC93 Bobigny Carrefour international de théâtre (Québec) PRODUCTION RÉGIONS > Le Gros Homme et la Mère de Louis Champagne Les Productions À Tour de rôle (Carleton-sur-mer) CONCEPTION DU DÉCOR > Émilie Prenoveau Les Apatrides de Marilyn Perreault Théâtre I.N.K.(Montréal) CONCEPTION DES COSTUMES > Marie Chantale Vaillancourt L'Asile de la pureté de Claude Gauvreau Théâtre du Nouveau Monde (Montréal) CONCEPTION DES ÉCLAIRAGES > Martin Labrecque Le Peintre des madones ou la naissance d'un tableau de Michel Marc Bouchard Espace GO (Montréal) CONCEPTION SONORE EX AEQUO > Walter Boudreau L'Asile de la pureté de Claude Gauvreau Théâtre du Nouveau Monde (Montréal) > Larsen Lupin Everybody's WELLES pour tous de Patrice Dubois et Martin Labrecque Théâtre PàP (Montréal) PRODUCTION THÉÂTRE PRIVÉ > Le Mystère d'Irma Vep de Charles Ludlam Traduction : Geneviève Lefebvre Les Productions Juste pour rire (Montréal) PRODUCTION JEUNES PUBLICS > Romances et karaoké de Francis Monty Théâtre Le Clou (Montréal) RÉVÉLATION > Théâtre I.N.K.- sa première production Les Apatrides de Marilyn Perreault (Montréal) INTERPRÉTATION MASCULINE DANS UN RÔLE DE SOUTIEN > Albert Millaire Oreste : the reality show de Luce Pelletier et Serge Denoncourt, d'après la traduction de Luce Pelletier de l'Oreste d'Euripide Théâtre de l'Opsis (Montréal) 3291687A ÉCOLE Organismes communautaires d'hébergement pour jeunes Info : 514.523.8559 en difficulté et sans abri Les Auberges du coeur du Québec LES JEUNES QUI Y EN T RENT, S'EN SOR T EN T ! 3289795A ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Trois pianistes, un mauvais jour CLAUDE GINGRAS Les disques de piano occupent encore une grande place dans les nouvelles parutions.Sur une vingtaine qui tombent sur ma table, je choisis de commencer par les trois pianistes les plus connus: Maurizio Pollini, Mikhaïl Pletnev, Evgeny Kissin.Trois grands pianistes aussi.Et pourtant, les trois disques sont décevants et n'ajoutent strictement rien à la discographie.De Pollini, c'est un autre programme de sonates de Beethoven.Cette fois, les trois de l'opus 10 et la Pathétique, op.13.À 63 ans déjà, le célèbre pianiste italien favorise un jeu trop souvent brutal ou bien se laisse tout simplement aller à l'indifférence.Et même marqué « prestissimo », le finale de l'op.10 no 1 est inutilement précipité.Malgré ici et là quelques vrais moments de musique et une prodigieuse plastique pianistique, un disque qu'on ne veut pas réentendre.En grande forme technique lui aussi, à travers une importante activité de chef d'orchestre, le Russe Mikhaïl Pletnev joue Schumann et, tout d'abord, les Études symphoniques dans ce que j'appellerais sa propre édition, c'est-à-dire qu'il fait un curieux choix entre : a) jouer uniquement les 12 études traditionnelles et b) y ajouter les cinq études « posthumes » que le compositeur avait éliminées de son édition finale.Pletnev n'inclut que deux des « posthumes» (dans l'ordre suivant : no 5, no 1), les place après la huitième étude et, fort curieusement, omet la dixième étude.On note aussi qu'il reprend la première partie de la première étude (huit mesures), alors que ni Henle ni Lea n'indiquent de reprise à cet endroit.Aux réserves concernant le texte présenté s'ajoute une exécution laborieuse et affectée, qui marque aussi la grande Fantaisie op.17 et empêche de suivre avec plaisir le discours du pianiste.Des Bunte Blätter op.99, on n'entend que cinq pièces.En complément : une Arabeske op.18 bien tournée.Plus encore que son aîné et compatriote, Evgeny Kissin se complaît dans des maniérismes\u2014abus de rubato, petits ritardandos à tout instant\u2014 qui affectent les deux premiers mouvements de la grande Sonate en si bémol D.960 de Schubert, soit plus de 30 minutes d'une oeuvre qui en fait 45.Le très bref Scherzo se porte mieux mais ne rachète pas ce qui précède.Ni ce qui suit : quatre lieder de Schubert dans des transcriptions de Liszt dont le colossal Kissin sait pourtant traduire toute la richesse sonore et harmonique.Vices et vertus du pianiste de 33 ans sont bien résumés, en fin de disque, dans une première Méphisto- Valse de Liszt où alternent traits fulgurants et phrasés capricieux.FF MAURIZIO POLLINI : Beethoven Deutsche Grammophon, 474 810-2 FF MIKHAÏL PLETNEV : Schumann Deutsche Grammophon, 474 813-2 FF EVGENY KISSIN : Schubert, Liszt RCA, 82876-58420-2 3291350A Vous vous exclamerez \u201cMAMMA MIA !\u201d Venez voir la comédie musicale ou offrez un certificat-cadeau POUR : LA SAINT-VALENTIN LA FÊTE DES MÈRES UN ANNIVERSAIRE TOUTE AUTRE OCCASION L'auxiliaire de l'Hôpital Mont Sinaï présente Mamma Mia! Suivie d'une réception (514) 369-2222, poste 1337 Place des Arts, le mardi 12 juillet 2005 Courriel : auxiliary@sinaimontreal.ca présenté par Caraïbes Fabuleuses Réservezvos sièges : 514 521-1002 1 800 558-1002 LAVAL Salle André-Mathieu 5 au 10 février ST-JEAN Auditoriumdu Fort St-Jean 12 février LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 14 au 20 février ST-HYACINTHE Collège St-Maurice 21 février MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 25 février LASALLE Salle Jean-Grimaldi 28 février et 1er mars ST-JÉRÔME Polyvalente 2 mars 3267691A www.fetedesneiges.com SAMEDI 5 FÉVRIER DIMANCHE 6 FÉVRIER Spectacle d'Andrée Watters Gagnante du Félix du meilleur album rock de l'année au gala de l'ADISQ 2004 Représentation gratuite à 13 h 30 sur la scène Hydro-Québec Challenge Énergie / Rock Détente Une confrontation amicale de ballon-balai entre les artistes, les animateurs et le public.À 14 h sur la patinoire Tim Hortons Spectacle de clôture Spectacle enjoué et coloré Rien n'est trop beau pour Boule de Neige et ses amis lorsqu'il est temps de se quitter.À 16 h sur la scène Hydro-Québec HYPERdanse en ligne Une première dans un décor hivernal! Entrez dans la danse avec les Hyperboréens! À 12 h et à 14 h devant la scène Hydro-Québec Le Grand rendez-vous sucré! Gourmet ou gourmand, venez goûter et voter! Dès midi près de la scène Hydro-Québec Camporee polaire Les Scouts du Montréal métropolitain installent leur campement polaire à la plaine des Jeux.3283022A ARTS ET SPECTACLES DALIDA.UNE VIE Une époustouflante Dalida JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Quelle performance époustouflante.Joan Bluteau incarne Dalida de façon magistrale dans Dalida.Une vie, la revue musicale mise en scène par René Simard.C'est sur cette interprète, déjà remarquée pour sa prestation dans Alegria, que repose tout le spectacle.Pendant deux heures, Joan Bluteau ne quitte la scène que pour changer de costume et la chanteuse- comédienne parvient à ne faire qu'un avec le personnage éblouissant de Dalida.L'effet est souvent magique.Ce spectacle produit par Jean Pilote, qui a déjà présenté Elvis Story et Génération Motown au Capitole de Québec (avant Montréal), ne ressemble en rien à l'hommage rendu à Elvis Presley ou aux vedettes de l'étiquette Motown.Dalida.Une vie est plus sobre, plus intime ; il cache une vie tourmentée par plusieurs tragédies.Trois des amoureux de Dalida se sont suicidés avant qu'elle- même ne s'enlève la vie en mai 1987.Les paillettes, le glamour, les costumes extravagants cachaient bien une vie désespérée.René Simard n'a pas voulu occulter la vie privée de la célèbre chanteuse et nous fait voir sur écran les drames de sa vie et les funérailles.Hantée par la mort, Dalida n'a pas choisi de naître, mais elle a choisi de mourir et aussi de vivre.Et c'est sur la scène que Dalida vivait le plus intensément.Surtout à la fin de sa vie, alors qu'elle s'entourait de danseuses et danseurs flamboyants, qu'elle adaptait les grands classiques de la chanson française à la mode disco, comme J'attendrai et Comme disait Mistinguett.En début de carrière, dans les années 50 et début 60, Dalida \u2014 Yolanda Gigliotti, de son vrai nom \u2014 était cependant beaucoup plus sobre et baignait dans les chansons romantiques telles Gondolier, Les Enfants du Pirée, Bambino, Ciao ciao bambina et Come prima.On en profite pour découvrir Joan Bluteau, la comparer à Dalida.Puis on oublie, on y croit.Surtout avec Paroles, paroles, Darla Dirladada, Pour ne pas vivre seul, Il venait d'avoir 18 ans et son fameux Gigi l'amoroso.Le rythme s'accentue ensuite.On apprend que Dalida a été la première chanteuse à interpréter de la musique disco en Europe \u2014 Laissez-moi danser, c'est du pur disco à l'américaine.Des rythmes sud-américains aussi avec Rio Do Brasil, Alabama Song, Le Lambeth Walk, Romantica, Besame mucho.J'ai souvent pensé à Alys Robi pendant le spectacle.Elle aussi a connu une vie dramatique et nous a fait connaître des mélodies sud-américaines.Alys chantait Laissez-moi encore chanter ; Dalida, Laissez-moi danser.Dalida a eu plus de veine en vendant 120 millions de disques et en enregistrant 1000 chansons en sept langues.Joan Bluteau colle à la peau de son personnage jusqu'à la toute fin du spectacle avec un pot-pourri des plus grands succès de Dalida.Un spectacle somme toute fort réussi, bien monté par René Simard.Mais j'aurais aimé encore plus d'audace, de glamour.Dalida, c'était la démesure, l'extravagance dans le nombre de danseurs, dans les costumes, les couleurs et les jets lumineux.La vie de Dalida est trop sombre pour ne pas se permettre de saisissants contrastes avec des numéros éclatés, somptueux, renversants et ce n'est pas le cas dans Dalida.Une vie.J'imagine certaines contraintes budgétaires ou un choix artistique.J'aurais aimé aussi une approche plus théâtrale.Avec son expérience et sa sensibilité, René Simard pourrait oser davantage, créer des situations dramatiques, donner sa vision de la vie et l'oeuvre artistique de Dalida, qui a tout de même connu une vie hors de l'ordinaire.Il y a sûrement matière à présenter la vie et la mort autrement que par des documentaires.Ce serait à mon avis dans cette voie que devraient se diriger les productions de Jean Pilote, qui doit faire oublier Elvis Story aux habitués du Capitole de Québec.En attendant, longue vie à Joan Bluteau et Dalida.Une vie.DALIDA.UNE VIE avec Joan Bluteau dans le rôle de Dalida.Mise en scène : de René Simard.Conception artistique : Mouffe.Direction musicale : Jimmy Tanaka.Décors : Pierre Labonté.Costumes : Jean Blanchette.Spectacle sans entracte présenté jusqu'au 13 février au théâtre Saint-Denis.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Joan Bluteau ne quitte la scène que pour changer de costume et la chanteuse-comédienne parvient à ne faire qu'un avec le personnage éblouissant de Dalida.TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21h 00 21h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Méchant contraste! Cultivé et bien élevé Les francs-tireurs Les merveilles de l'Amazone Belle et Bum CARNAGES (4) de Delphine Gleize Ça va faire boum! 3269659A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 a LA FUREUR De la visite rare sur le plateau : Michel Pagliaro ! Avec Catherine Durand et Dumas.18h30 K LE DÉFILÉ DE NUIT DU CARNAVAL DE QUÉBEC Jean Pagé, Alex Perron, Manon Roy et Josée Turmel animent le défilé de nuit du 51e Carnaval.Y aura-t-il quelqu'un dans le Bonhomme ?18h30 r CINÉ-EXTRA : LES REMPLAÇANTS Àla veille du Super Bowl, une comédie sur le football avec Keanu Reeves et Gene Hackman en entraîneur qui doit rapidement recruter des joueurs pour remplacer des pros en grève.21h r CINÉMAX : JUGÉ COUPABLE Un reporter veut prouver en quelques heures l'innocence d'un condamné à mort.Pour Clint Eastwood et James Woods.21h A BELLE ET BUM Invités : Boom Desjardins, Hugo Lapointe, Sarah Rénélik, Spaïcy, le duo Jitterbug Swing et l'une des chouchous de l'émission qui excelle dans le blues, Andrée Dupré.22h MP ARTISTE DU MOIS Dany Bédar propose des chansons tirées des albums Écoute-moi donc et Fruit de ma récente nuit blanche et parle de rumeurs de fiançailles.23h30 NW AU COURANT C'est ce soir que commence la nouvelle émission de Mitsou qui a fait couler de l'encre ces dernières semaines quand des membres de son équipe ont démissionné.Trente minutes pour dire aux anglos ce qui se passe chez les francos.Le Téléjournal La Fureur / Catherine Durand, Dumas, Michel Pagliaro SIX JOURS, SEPT NUITS (5) avec Harrison Ford, Anne Heche Les Leçons de Josh Le Téléjournal Le Garage / Ludger MEURTRE PARFAIT (5) avec Michael Douglas Le TVA 18 heures LES REMPLAÇANTS (5) avec Keanu Reeves, Gene Hackman JUGÉ COUPABLE (4) avec Clint Eastwood, Isaiah Washington Le TVA (23:45) Cultivé et bien élevé Méchant Contraste! Les Francs-tireurs / Irshad Manji, Daniel Pinard Les Grands Documentaires / Les Merveilles de l'Amazone Belle et Bum/ Boom Desjardins, Hugo Lapointe, Andrée Dupré CARNAGES (4) avec Chiara Mastroianni, Lucia Sanchez Mélanie Renaud au Bal de Neige Le Défilé de nuit du carnaval de Québec BANDITS (4) avec Billy Bob Thornton, Bruce Willis LE JOURNAL INTIME (23:45) News Sportsnight W-Five / Multiple Sclerosis Sue Thomas: F.B.Eye CSI:Miami The Eleventh Hour CTV News News Reg.Contact Sat.Report Red Green BABE (3) avec James Cromwell, Magda Szubanski MINORITY REPORT (3) avec Tom Cruise, Colin Farrell ABC News À comm.The Insider Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Desperate Housewives Raceline Pub News CBS News Entertainment Tonight Wickedly Perfect CSI:Miami 48 Hours Mystery News King of.NBC News Stargate SG-1 Law& Order Law& Order: Criminal Intent Law& Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.May to Dec.Keeping up The Vicar.Sister Wendy at the Norton.Austin City Limits IN THE HEAT OF THE NIGHT (3) BBC News Journal.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen Barbara Yes, Minister Two Thousand Acres of Sky BBC News HUNT FOR RED.Caesars 24/7 (15:00) City Confidential Cold Case Files MI-5 American Justice Silence, on court! Moi et l'autre .country Viens voir les comédiens Thema:Depardieu VIDOCQ (5) avec Gérard Depardieu (22:20) Arts&Minds StarTV Classical.Women of.Abysse Quartet Cher:The Farewell Tour Sex and the City .pour rire Samedi de rire Québec en humour La vraie nature de Claudine Mercier Excès de stars Stars sur le vif Culture du X Mondialisation .abysses Le Folklore Capharnaüm Les Conférences de.Information internationale 2/3 monde Les Durs à.Une carrière dans l'industrie.Howit's Made The Ultimate Ten American Chopper Biker Build-off Myth Busters American Hotrod .des restos Maeva Vins du monde Balade en.la France Rome et le Vatican Pilot Guides Airport .plongée Disney (18:06) Mentors (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) MR.JONES (4) avec Richard Gere, Lena Olin GET SHORTY (4) avec John Travolta (22:36) Pub (17:30) That '70s Friends Seinfeld Cops America's most Wanted The Ultimate Poker Challenge Mad TV Global.Inside Ent.Age Quake Zoe Busiek:Wild Card Blue Murder Andromeda Driving TV.Sat.Night Tournants de l'Histoire Passion Maison Focus / Terrorisme (3/4) JAG DONNIE BRASCO (4) avec Johnny Depp, Al Pacino Masterminds Disaster of.Marine Machines They Built the Railway DEVIL IN A BLUE DRESS (4) avec Denzel Washington, Tom Sizemore Masterminds Extra Exchanging Vows Say yes.Weddings Manhunt Search for Male.Boys do the Monty Sexual Secrets Benezra L'amour à.Les Séducteurs / Gino Vannelli Musicographie /Whitney Houston et Bobby Brown THE FIVE HEARTBEATS (5) avec Michael Wright Box Office Pimp mon char Exposé.Marilyn Manson Pauvres.Les Jeunes.Les pourris.Le Mike.Artiste du mois: Dany Bédar Live à M+ Vidéo Clips La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Wickedly Perfect Parsvision Polonia Le Pont Russki Chas Mad TV BBC News Fashion File Au courant The Desk CBC News: Correspondent Sat.Report Mansbridge The Passionate Eye Showcase / Journey with George La Semaine verte Le Journal La Facture Enjeux / Les Décrocheurs Le Téléjournal Zone libre / Control Room Enquête.Le Téléjournal .artistes Hors-jeu Sports 30 Hockey / Coupe Stanley 1993: Canadiens - Nordiques Sports 30 Golf PGA / L'OmniumFBR - 3e ronde Coeurs rebelles Doc La Loi & l'Ordre L'Heure de vérité Témoins silencieux Six pieds sous terre Footballers Wives SAMURAI COWBOY (5) avec Hiromi Go, Catherine Mary Stewart Paradise Falls The Playmakers CHASING AMY (4) avec B.Affleck Sea Quest DSV The Dead Zone Battlestar Galactica SATURDAY THE 14TH (6) avec Richard Benjamin, Paula Prentiss CURSED (7) (22:45) Sportsnetnews Soccer / Barclays Premiership WWE Afterburn Sportsnetnews WWE.Degrassi.T'as faim Panorama À la une! L'Oeil du fils GOOD MORNING BABILONIA (3) avec Vincent Spano Fran Coeur While you were out What not to Wear Moving up Trading Spaces Town Haul Moving up Sportscentre Canadian Strongman Series Sportscentre .(17:00) .le meilleur Zéroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Portrait Journal FR2 Passepart À quoi ça.Music-hall et Compagnie / Spéciale Dany Boon .clip (22:15) Le Journal Passepart CEUX QUI.Animal.Great Rivers National Geographic / Gorilla GILDA (4) avec Rita Hayworth, Glenn Ford BODY HEAT (3) avec William Hurt (22:15) Vice caché Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Plasticiens riches et célèbres LA JUSTICE DU TEXAS (5) avec Peter Strauss, Heather Locklear 100% écolo .des arts Clips Hip.Génération.City Life Top Plus Esprit libre Boxe Rock Musique urbaine avec Vibe Plus Les Frères Scott Charmed Smallville Caitlin Montana Spy.Timeblazers .Hunters Dark Oracle THE WITCHES (4) avec Jasen Fisher, Anjelica Huston YTV's Hit List Funpak Dark Oracle Gamerz Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist Le Grand Journal (23:15) Au courant Boxing / Cory Spinks - Zab Judah CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 21h Belle et Bum Boom Desjardins, Hugo Lapointe, Sara Rénélik, Andrée Dupré, Jitterbug Swing et Spaïcy.19h Les francs-tireurs 18h30 Méchant contraste! L'immigration au Québec.Animation : Matthieu Dugal Réalisation-coordination : Erik Tremblay La détermination de l'auteure Irshad Manji malgré les menaces de mort.3269749A THÉÂTRE Nuits polaires ÈVE DUMAS Lorsque le théâtre Les Deux Mondes invite la presse dans son laboratoire de la rue Chabot, c'est presque comme si Pfizer conviait la communauté scientifique au dévoilement d'une nouvelle pilule miracle.Voilà maintenant presque quatre ans que la compagnie théâtrale n'a pas sorti de nouveau « produit ».Conte multimédia pour adultes, 2191 Nuits interroge notre relation à la mort dans un monde obsédé par l'immortalité.La pièce sera créée le 9 février, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.L'équipe des Deux Mondes a commencé la rencontre par une « démonstration », question de ne laisser aucun doute sur l'efficacité de la chose.L'extrait nous permettait de faire connaissance avec les personnages de la pièce.Le principal est un jeune scientifique, père de famille.Lorsque son avion s'écrase dans les glaces du détroit de Béring, tuant sa bien-aimée et son fils de 6 ans, le survivant tente de trouver un nouveau sens à sa vie.Toute l'expertise technique, poétique et musicale des Deux Mondes était contenue dans ces 20 minutes.La vidéo d'Yves Dubé annonce des moments d'une grande intimité.Les inventions de Guy Fortin (dont une magnifique qu'on ne vous dévoilera pas, mais qui obligera la production à voyager avec deux congélateurs !) sont efficaces et surprenantes.Le texte de Philippe Ducros, qui collabore pour la première fois avec Les Deux Mondes, fait dans l'évocation.La musique de Michel Robidoux, à la frontière du western et du chant inuit, crée des ambiances étranges et envoûtantes.Fascinés par la génétique Le travail sur 2191 Nuits a commencé il y a trois ans.Le codirecteur artistique des Deux Mondes, Daniel Meilleur, a d'abord travaillé avec l'auteur Jacques Languirand autour du thème « le clown et le clone ».« Les recherches en génétique nous fascinaient, explique l'idéateur, concepteur visuel et metteur en scène du spectacle.On dit que Dieu a créé l'homme à son image.Maintenant que l'homme peut créer l'homme, est-il devenu un dieu ?demande-t-il.Puis le thème s'est épuré.On a dépassé le principe du clonage pour se demander quel était le rapport de l'homme occidental avec la mort.» C'est ici que le jeune auteur Philippe Ducros entre en scène.Après un an de recherche visuelle, on lui demande de mettre des mots sur certaines images.« C'est sûr que le visuel, la musique et la mise en scène sont très forts dans le théâtre que fait Les Deux Mondes.Alors moi, je me trouve à avoir à dire moins.Ça me pousse à aller vers une écriture plus poétique.Lorsqu'il se met à explorer un sujet, Philippe Ducros y va à fond.Il a la fibre militante.On pouvait le constater déjà à la création de sa pièce 2025, l'année du serpent, qui posait un regard critique sur les conflits mondiaux.Son engagement et sa passion sont encore une fois manifestes lorsqu'il parle de 2191 Nuits et de son sujet, qui a poussé toute l'équipe à lire des pages et des pages de journaux et de magazines sur le clonage, la mort, le rituel, les poussières d'étoiles, le dégel de la calotte polaire et quoi encore.Mais pour l'instant, la principale préoccupation de l'artiste dans la jeune trentaine est la finitude de l'être humain et notre manque de repères spirituels.« Nous n'avons plus de rituels pour faire face à la mort.En plus, aujourd'hui, non seulement Dieu est mort, mais les étoiles aussi.On sait que le soleil meurt à petit feu.On n'a même plus la garantie d'un univers éternel.» Lorsque je lui suggère de songer à se faire façonner un diamant avec ses cendres chez Gemlife, il ne trouve pas l'idée si bête que ça : « J'aime mieux être un diamant que rien du tout ! Dans notre laïcité, ce sont les vers qui nous attendent.» L'image réjouissante que voilà.Mais, et je peux en témoigner, « ce sera un spectacle extrêmement beau et envoûtant, pas morbide du tout », déclare Daniel Meilleur.« On parle de nos idées, mais elles ne sont pas appuyées dans le spectacle.C'est onirique, fantasmagorique », ajoute Philippe Ducros.Et l'acteur dans tout ça ?A-t-il une place au sein de la machine ?« Ce n'est pas toujours évident », avoue Isabelle Lamontagne, qui travaille avec Les Deux Mondes depuis qu'elle a participé à une tournée de Leitmotiv, en 1999.Dans 2191 nuits, elle partage la scène avec Michel Mongeau et Martin Rouleau.« La technologie est tellement présente que l'acteur peut se sentir très secondaire.Mais une fois que le terrain de jeu est clair et que tout est bien placé, on commence à avoir du plaisir.On peut même proposer des choses qui auront un impact sur le déroulement du spectacle.» « Aux Deux Mondes, on ne fait pas de la création collective, mais c'est quand même un travail collectif, précise Daniel Meilleur.Il faut respecter l'ensemble et faire preuve de beaucoup d'humilité.» De l'humilité, on en a encore beaucoup aux Deux Mondes, même si les membres pourraient facilement avoir la tête enflée.L'Histoire de l'oie de Michel Marc Bouchard, créé en 1991, fête sa 500e représentation ce soir au Centre national des Arts à Ottawa.Mémoire vive et Leitmotiv repartent en tournée cet hiver et 2191 Nuits, qui sera créé la semaine prochaine à la Cinquième Salle de la Place des Arts et présenté au Festival annuel d'innovation théâtrale, à L'Assomption, du 11 au 15 mai, est déjà en demande en Corée, aux États-Unis, en France et en Belgique.2191 NUITS est présentée à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 9 au 19 février.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Le rapport de l'homme avec la mort est au centre de 2191 Nuits, la nouvelle invention du toujours créatif théâtre Les Deux Mondes.Une pièce écrite par Phillipe Ducros (à droite) et mise en scène par Daniel Meilleur.L'ENVERS DU DÉCOR Une rubrique dotée de pouvoirs très spéciaux, comme celui de faire disparaître les lecteurs ! ALEKSI K.LEPAGE, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO AP Jessica Simpson Orlando Bloom PHOTO REUTERS PHOTO REUTERS Britney Spears LA FEMME PSYCHOTRONIQUE C'est l'heure de notre segment T'es-tu sérieux ?!, pioché à même les volumineuses archives du magazine In Touch et consacré à la recherche de la vérité vraie.Tenez-vous bien : Britney Spears est dotée de grands pouvoirs mentaux.Et on ne parle pas nécessairement de QI, mais d'une sorte de «force spirituelle obscure».C'est ce que pense le guérisseur Allan Wicombe, qui a eu la chance de tâter un peu la chanteuse lors d'une séance de massage : «Ses pouvoirs sont extraordinaires, dit-il.En massant sa tête, mes doigts ont gelé et sont restés paralysés pendant des heures après son départ, ce qui n'arrive pas souvent».On ignore si Britney peut faire bouger des objets par la seule force de son esprit, mais elle sait certainement faire lever les foules et, quand elle s'énerve à gigoter, stimuler certaines régions du corps viril (le poil des jambes, mettons.) Y'ADE LACASSE ! Rien de tel qu'une bonne grosse rupture de vedettes pour égayer nos tristes pages de février.Sans doute sommes-nous un peu sadiques, mais il y a un étrange plaisir à tirer des conflits conjugaux de nos multimillionnaires préférés.Après les frasques de Brad et Jennifer, voilà qu'Orlando Bloom se débarrasse de sa jolie Kate Bosworth, sous prétexte qu'il ne la voit plus assez souvent.Là, il ne la verra plus du tout, le vilain.«Orlando annonce qu'il regagne le marché des célibataires», révélait récemment une source mystérieuseauxenquêteurs de Internet Movie Database.Ces jeunes dames de Hollywoodn'aurontqu'àprendreunnuméro, comme on dit chez nous.ELIZABETH FOND.C'est à dire qu'elle maigrit, bien sûr.Depuis l'accouchement, Elizabeth Hurley ne veut plus manger sasoupe, en vue de se débarrasser de quelques gênants kilos superflus.Elle ne prend qu'un repas par jour et s'endort complètement affamée, un régime amaigrissant malsain qui ne plaît pas du tout au bon Dr Stewart, directeur de la London's Women's Nutrition Clinic : «Liz doit augmenter son apport en calories, confirme-t-il.Si elle poursuit ce régime pendant plus de deux ans, elle risque de voir sa masse musculaire réduite et d'avoir de graves problèmes aux os.» Une petite poutine italienne, de temps en temps, ne pourrait certainement pas lui faire de mal.Elizabeth Hurley PHOTO AP LA FEMME PSYCHOTRONIQUE II Voici, pour votre bon plaisir, une autre étrange affaire relevant du monde de l'insolite et de l'inexpliqué.Jessica Simpson aussi est douée de pouvoirs bizarres.Elle peut parler en éructant, c'est à dire faire des mots avec ses rots, un truc habituellement réservé aux jeunes ados à casquette ordinaires et boutonneux.La blondasse sexy est capable, raconte sa soeur Ashlee, de vous roter tout l'alphabet, de A à Z, une lettre après l'autre s'entend.Ce qui en soi constitue un exploit extraordinaire (essayez donc d'éructer les lettres F ou S pour voir.) Nous, à L'Envers du décor, on en fait moins, mais on est capable de roter par écrit : burp ! ARTS ET SPECTACLES JEAN-PIERRE FERLAND Ce n'est pas qu'un au revoir ALEXANDRE VIGNEAULT Petit matin de janvier.Calé dans un fauteuil stratégiquement placé devant un oriel \u2014 bay window en bon français\u2014 Jean-Pierre Ferland affiche une bonne humeur contagieuse.Nous avons tous deux été pris dans le trafic, nous sommes tous deux arrivés honteusement en retard au lieu du rendez-vous.mais en avons franchi le seuil à quelques secondes d'intervalle.Le hasard fait parfois bien les choses.Mais c'est justement parce qu'il ne veut rien laisser au hasard qu'on prend le café avec lui ce matin.Ferland le dit et le répète depuis une dizaine de jours : il quitte la scène.La longue tournée qu'il entreprend mercredi au Casino de Montréal est sa dernière.« Je me suis piégé consciemment, explique-t-il.J'ai 70 ans et 40 ans de métier.J'ai fait l'inventaire de ma vie et mon spectacle est comme une biographie.« Je veux partir avant de n'être plus montrable, poursuit-il.À la fin, Félix (Leclerc) me disait qu'il ne voulait plus faire de télé.Il ne se trouvait plus beau.J'insistais, mais il ne voulait pas.Il m'a montré comment on sort élégamment.» Ferland trouve que le moment est bien choisi.Ses disques se vendent bien, ses salles sont pleines, les gens l'aiment.« Quand tu as commencé à baisser, dit-il, c'est douloureux et gênant de dire adieu.» L'auteur du Petit Roi ne file pas à l'anglaise.Il va faire le tour de la province, aller en Abitibi et au Lac- Saint-Jean, deux régions qu'il a peu visitées ces derniers temps.« Là, je vais dire bonjour à tout le monde », soutient-il.Par simple politesse, pour les remercier de l'avoir aimé, connu et reconnu.« C'est un métier de jeune, aussi, s'exclame-t-il.Je ne dis pas ça parce que je ne suis pas en forme ; je suis très en forme.Mais comme disait Aznavour, il faut savoir quitter la scène.\u2014 Mais les adieux d'Aznavour durent depuis au moins trois ans, réponds- je.\u2014Moi, je ne ferai pas ça.Fini, c'est fini », jure-t-il.Que fera-t-il après?De la radio, peut-être.Il dit aimer comme un fou faire son émission dominicale, à la Première Chaîne de Radio-Canada, à l'heure de l'apéro.Et puis, il veut s'amuser avec ses petits-enfants et faire tout ce dont il a envie sans avoir peur de se casser un membre et sans craindre de devoir annuler des spectacles.« Il n'y a rien de pire que d'être obligé de dire aux gens : Excusez-moi, je me suis cassé la gueule.» La vengeance de Ferland ! Après s'être retiré, le chansonnier retournera quand même à son écritoire.Il veut peaufiner sa comédie musicale Madame Simpson, basée sur la vie de Wallis Simpson, la femme divorcée pour laquelle le roi Édouard VIII a renoncé au trône d'Angleterre en 1936.«C'est une histoire d'amour extraordinaire : un roi qui abdique son trône pour une femme, c'est rare en maudit ! » De nos jours, les monarques qui épousent des roturières ne sont plus reniés par leur famille.Ferland assure que son spectacle musical est tout écrit.« Mais si Nanette Workman acceptait de jouer dedans, il faudrait que je réécrive une partie des musiques, expose-t-il.Si c'était plutôt Laurence Jalbert, il faudrait aussi que j'adapte la musique.Les paroles resteraient les mêmes, mais les atmosphères changeraient.Sa Madame Simpson sera assurément un personnage fort, si on se fie aux interprètes auxquelles il a songé.«Pourquoi l'a-t-il aimé, Édouard ?Parce qu'elle avait vécu plus que lui.Elle avait vécu en Chine, elle connaissait les bordels et les fumeries d'opium », s'enthousiasme le chansonnier, qui a rencontré le duc et la duchesse de Windsor en exil à Paris, dans les années 60.Son sujet le passionne, c'est clair.Mais son désir de mener ce projet à terme en cache un autre : Ferland n'a jamais totalement digéré l'échec de son spectacle musical Gala, assassiné par la critique en 1989.« J'ai eu un échec grandiose dans ma vie et je ne peux pas partir là-dessus, reconnaîtil.Je veux réparer l'injustice qu'on m'a faite.C'est ma vengeance personnelle, une vengeance de petit garçon.» Il ne veut pas rater son coup, cette fois.C'est pourquoi il prend son temps.Quelques-uns de ses proches \u2014«son jury », comme il dit\u2014 ont déjà entendu l'oeuvre en question.Qu'en disent les jurés?«Il y en a qui ont aimé, d'autres pas, lance-t-il d'un ton convaincu et un sourire aux lèvres.C'est partagé et je ne veux pas que ce soit partagé.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © « Le pire qui peut t'arriver quand tu fais ce métier, c'est de regarder à travers un petit trou du rideau et de ne voir que des gens de ton âge, dit Jean-Pierre Ferland.Je suis chanceux, j'ai encore les filles, les femmes et leurs grands-mères ! » BILLETS EN VENTE AU MUSÉE OU WWW.MBAM.QC.CA OUVERT 7 JOURS SUR 7 \u2014 (514) 285-2000 FORD MOTOR COMPANY FUND 27 JANVI ER - 22 MAI 2005 CETTE EXPOSITION EST ORGANISÉE PAR L'AMERICAN FEDERATION OF ARTS ET LE BRITISH MUSEUM CHEFS-D'OEUVRE DE L'ART ANCIEN DU BRITISH MUSEUM É G Y P TE É T E R N E L L E CETTE EXPOSITION ET SA TOURNÉE NORD-AMÉRICAINE ONT REÇU L'APPUI DU FORD MOTOR COMPANY FUND.UNE AIDE ADDITIONNELLE A ÉTÉ FOURNIE PAR LE BENEFACTORS CIRCLE DE L'AFA.MASQUE FUNÉRAIRE DE SATDJÉHOUTY, NOUVEL EMPIRE, DÉBUT DE LA XVIIIE DYNASTIE (VERS 1500 AV.J.-C.).© TRUSTEES OF THE BRITISH MUSEUM.COURTESY OF THE AFA.Présentée par la Fondation American Express 3286217A "]
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