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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-02-07, Collections de BAnQ.

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[" JULIE PERREAULT ISABELLE MASSÉ C'est une manie ! Ou, plutôt, un drôle de hasard : chaque fois que Julie Perreault foule en grand un plateau de télévision ou de cinéma, c'est en compagnie de trois hommes.Sa Caro de 3 x rien, à TQS, est entourée des mecs Louis Morissette, Alex Perron et Jean- François Baril.Sa Fanny, propriétaire de bars dans Minuit, le soir, à Radio-Canada, des gros bras de Claude Legault, Julien Poulin et Louis Champagne.Jamais deux sans trois.On la verra bientôt avec trois futurs et présents pères de famille dans le film L'horloge biologique, de Ricardo Trogi.« Je n'ai jamais vraiment travaillé avec des filles, dit-elle.Au Conservatoire (d'art dramatique de Montréal), j'étudiais aussi avec une gang de gars (Patrice Robitaille, Maxime Denommée, etc.).» Tant de testostérone autour de soi n'a pas attaqué la féminité de la comédienne et mère.d'un garçon de 3 ans.Au contraire ! Sur le plateau de la télésérie Minuit, le soir (diffusée le mercredi, à 21 h 30 à Radio-Canada), Julie Perreault ne s'est jamais sentie aussi femme.Elle, qu'on confond fréquemment, à ses dires, avec une fille de 19 ans, et qui a souvent joué, à l'école de théâtre et sur les planches, les ingénues, les naïves.Celles qui ont la larme facile.«À 28 ans, je suis en train de devenir une femme, constate-t-elle.Fanny sent le sexe.Je suis contente d'avoir décroché des rôles plus matures.» Fanny, c'est aussi la femme de tête de Minuit, le soir.Celle qui doit tenir son bout (mais qui le lâche parfois) devant des gars trois fois plus costauds qu'elle.Qui n'a pas la langue dans sa poche.Qui sait exactement où elle s'en va.« Elle est ambitieuse et a beaucoup de caractère.C'est une fille de coeur, sensible, mais le milieu qu'elle a choisi fait qu'elle doit avoir une certaine carapace.» Paraîtrait que cette fille d'Italien immigré (Dino Tavarone) sera plus fragile, les prochaines semaines.« Elle a un secret de famille.» Julie Perreault n'en dévoilera pas plus sur ce que dissimule son personnage.Elle nous apprendra toutefois que Fanny est loin d'elle, contrairement à Caro de 3 x rien.« C'est très apeurant d'avoir un rôle loin de soi, mais j'en apprends sur moi-même en même temps.Car pour que le travail soit le plus honnête possible, je dois partir de ce que je suis.» Première règle apprise au conservatoire.« La première année d'études, on ne fait qu'apprendre à se connaître.» Combien d'années aura-t-elle mis, par la suite, à se faire connaître du grand public?Il lui en a fallu, du temps, contrairement à certains anciens copains de classe, pour se montrer à la télévision ! D'abord parce que cette native de Québec a choisi la voie des planches, à temps plein, une fois le diplôme décroché.Trois ans à multiplier les rôles au théâtre, jusqu'à ce qu'elle en ait assez.« Lors du dernier spectacle, je n'étais pas heureuse.J'ai répété longtemps et ça a plus ou moins marché.J'ai alors dit à mon chum : ce n'est pas vrai que j'ai fait trois ans de conservatoire pour être malheureuse.« On sort de l'école et on est tout content de jouer, poursuit-elle.On le ferait gratuitement.Mais rapidement, on se rend compte qu'il faut gagner sa vie.Et pour ce faire, il faut jouer dans quatre pièces par année.Je ne pouvais me permettre de ne pas être payée pendant deux mois, en répétition.Cela dit, je ne snobe pas le théâtre.J'aimerais y retourner.Ça me manque.Mais pour jouer au théâtre, je dois faire de la télé.» Plutôt que de courir les auditions, Julie Perreault a alors décidé de faire un bébé \u2014« La vraie affaire ! Le travail ne doit pas prendre toute la place »\u2014 puis de redonner signe de vie à son agent six mois après son accouchement (le 11 septembre 2001 !).Trois mois plus tard, elle décrochait le rôle de Caro dans 3 x rien.Bouleversement! Mais pas parce qu'elle avait à nous convaincre que la blonde du Louis de 3 x rien n'est pas une copie de la Véronique (Cloutier) de Morissette qui, elle, n'est inconnue de personne.« Ma peur était ailleurs.La dernière chose que j'avais faite au théâtre était une pièce au TNM.Et là, je m'en allais jouer avec les Mecs comiques, à TQS.Je ne connaissais ni les gars ni la télé.Mais ce rôle est finalement la plus belle chose qui me soit arrivée.J'ai une telle liberté sur le plateau.Mon opinion compte.C'est valorisant.» Pendant que Caro reste avec son copain pas toujours fin, Julie Perreault se dévoile au public.En tâtonnant.La comédienne, plutôt cachottière, s'est demandé récemment ce qu'elle laisserait échapper en entrevue sur elle, sur sa vie privée.C'est que les tournants de carrière n'arrivent pas toujours sans heurt.« Oui, les choses changent pour moi, mais je me suis bien promis de rester qui je suis.J'y ai pensé, à ce que je dis ou non en entrevue.Être en tête d'affiche ne m'intéresse pas.Je préfère parler de mes personnages.Et je veux, avant tout, de bons projets avec de bonnes personnes.« Quand on sort de l'école, on veut être reconnue, ajoute-t-elle.Il n'y a qu'un ou deux diplômés sur 10 qui risquent de percer rapidement et on souhaite que ce soit nous.Mais on ne sait pas comment on va réagir à toute cette attention soudaine.» Julie Perreault avoue avoir vécu des frustrations devant la réussite des autres.C'était avant de conclure qu'il n'y avait pas que le jeu dans la vie.« J'ai eu des inquiétudes.On a tendance à choisir des gens connus à la télé et il y a moins de rôles pour les femmes.Mais je dois faire avec.» Jamais, donc, elle ne regrettera d'avoir choisi ce métier et d'avoir quitté Québec à 18 ans, avant et non après ses études au conservatoire, contrairement à d'autres étudiants québécois en théâtre.« Si je n'étais pas sortie de Québec à 18 ans, je ne serais jamais partie.J'étais certaine qu'à 25 ans, j'allais avoir la chienne d'aller dans la grosse ville.» Et puis, la possibilité de trouver d'autres trios masculins semble tellement plus élevée à Montréal ! Qui côtoiera-t-elle sur le prochain plateau ?«J'aimerais bien jouer avec Emmanuel Bilodeau, Sébastien Ricard et Luc Picard.» À condition que ses mecs comiques et ses portiers de Minuit, le soir ne soient pas trop jaloux.Trois fois trois gars PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Drôle de hasard vraiment.Après 3 x rien, la comédienne Julie Perreault se retrouve encore entourée de trois hommes dans la télésérie Minuit, le soir, qu'on peut voir actuellement à Radio-Canada.Et elle le sera une autre fois dans le prochain film de Ricardo Trogi.60e ANNIVERSAIRE DE BOB MARLEY C'est hier que s'amorçaient les célébrations entourant le 60e anniversaire de naissance de Bob Marley, mort au sommet de sa gloire en 1981, à l'âge de 38 ans.En Éthiopie, un mois d'activités spéciales sont au programme ; en Jamaïque, le gouvernement a annoncé un investissement de 285 000 $ CAN pour organiser une année complète d'activités à la mémoire du « héros ».Cependant, Rita Marley a jeté de l'ombre sur ces célébrations en réitérant son intention de déménager les restes de son mari en Éthiopie, semant ainsi une controverse que ni la Jamaïque ni l'Éthiopie ne sont prêtes à oublier.En Jamaïque, la nouvelle a fait bondir la population.« Il y a eu une levée de boucliers à l'échelle nationale devant l'annonce qu'a faite Rita Marley », confirme Dionne Rose, journaliste du Jamaica Gleaner, le plus important quotidien du pays.« Nous avons reçu énormément de courrier de lecteurs inquiets et outrés par cette décision.C'est devenu une véritable question nationale : Bob Marley doit demeurer à Nine Mile », le lieu de sa sépulture.Ironiquement, Rita Marley, qui se trouve présentement en Éthiopie dans le cadre de ces célébrations, a également froissé les Éthiopiens avec son annonce : « Les gens étaient fâchés de réaliser que Mme Marley n'a pas tenu sa promesse », confirme Eskinder Michael, journaliste au quotidien Daily Monitor, établi à Addis-Abeba.« Tous s'attendaient à ce que Rita Marley arrive en Éthiopie avec le corps de Bob Marley ! » « C'est totalement injustifié » Rita Marley justifie sa décision en avançant que son mari désirait être enterré en Éthiopie, « la terre de ses ancêtres » et patrie du Ras Tafari, Hailé Selassié, que les rastas considèrent comme un Dieu.Pourtant, le « marleyologue » Roger Steffens affirme qu'il n'y a aucune raison de croire que c'était la volonté du musicien.« Il n'y a pas de traces historiques ou bibliographiques fournissant une quelconque indication voulant que Bob Marley ait souhaité être enterré en Afrique, assure-t-il.Premièrement, Marley était rasta et refusait donc de reconnaître la mort comme telle \u2014c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il n'a pas laissé d'héritage.» Mais selon Steffens, l'argument le plus important allant à l'encontre de ce qu'affirme Rita Marley est qu'à la mort de Bob, celui-ci s'est rapproché de la Jamaïque.« Il avait été traité (pour le cancer) en Allemagne, explique-t-il.Mais il n'a pas eu le temps de se rendre en Jamaïque puisqu'il est finalement décédé en chemin, à Miami.» >Voir MARLEY en page 3 Entre célébrations et colère à votre écoute Par André-Philippe Côté Désastrologie ENVIRONNEMENT : LE RETOUR DU COUGUAR PAGE 8 PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES ADISQ: nouvelle campagne de séduction ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK Une fois de plus, à l'approche de la Saint-Valentin, l'ADISQ entreprend une campagne de séduction auprès des consommateurs.L'association, qui regroupe les producteurs de disques québécois, donne une boîte-cadeau décorée de petits coeurs à tous ceux qui, au lieu d'acheter du chocolat, offriront un album d'un artiste d'ici.La proposition n'est pas désintéressée.Au verso de la petite boîte, on peut lire : « Quand on aime la musique pour de vrai, la copie, non merci.» L'offensive boîte-cadeau, en vigueur jusqu'à la Saint-Valentin, fait partie d'une campagne de valorisation de la musique menée par l'ADISQ.Bien que la bataille se joue actuellement sur le terrain du droit et de la technologie, plusieurs personnes dans l'industrie du disque croient que ce qui est en jeu, c'est la valeur qu'on accorde à la musique.D'où, sans doute, cette opération de renforcement positif.On peut toutefois se demander si cette opération menée chez les disquaires touche vraiment les gens qui n'y vont déjà plus ou, à plus forte raison, ceux qui ne connaissent que la mégadiscothèque qu'est devenu Internet.L'an dernier, cette promotion aurait contribué à augmenter de façon significative les ventes de disques au cours des 10 jours précédant la Saint-Valentin.« Nous constatons une augmentation des ventes de 30 % (top 15 francophone) pour la période visée », affirme l'ADISQ, dans un communiqué diffusé jeudi dernier.Ironie du sort, le nombre de personnes branchées simultanément aux réseaux d'échanges peerto- peer a aussi connu une augmentation de 30% entre 2003 et 2004, atteignant les 10 millions d'usagers.Même si l'écart entre sa petite réussite et le gouffre du téléchargement illégal de fichiers musicaux est considérable, l'ADISQ continue de privilégier la promotion au détriment de la répression.Après tout, ce n'est pas si fou puisque bien des internautes québécois ont encore une petite gêne à télécharger les oeuvres des artistes d'ici.Ram: une autre musique de film Après avoir « scoré » avec Camping sauvage, comme le dirait Guy A.Lepage, Ramachandra Borcar, alias Ramasutra et DJ Ram, voit une autre de ses musiques de film paraître sur disque compact.Steel And Glass, bande originale du documentaire Regular or Super, sera distribué par Fusion 3 et en magasin le 22 février.Ram a enregistré ce disque avec un ensemble baptisé The Stacked Deck, où se retrouvent notamment le batteur Thom Gossage, le saxophoniste Frank Lozano et le pianiste Jeff Johnston.CETTE SEMAINE SUR DISQUE >Michael Bublé : It's Time > IMA : Pardonne-moi si je t'aime > The Pogues : Remastered & Expanded > Ian Tyson : Songs From the Gravel Road > Sylvie Desgroseilliers : Sylvie Desgroseilliers > Florent Pagny : Baryton > Danko Jones : The Magical World Of the Rock > 3 Doors Down : Seventeen Days > Louis XIV : Illegal Tender SUR SCÈNE > Dumas, lundi, au Cabaret Music Hall > Cowboys Fringants, lundi à jeudi, à La Tulipe > Jean-Pierre Ferland, de mercredi à dimanche, au Casino > Bettie Serveert, mercredi, au Main Hall > Gregory Charles, de jeudi à dimanche, au Centre Bell > Neko Case, vendredi, au Club Soda > Dobacaracol, vendredi, au Cabaret Music Hall > Patrick Prévost, vendredi, au Studio- Théâtre de la PDA > Pagliaro, vendredi, à La Tulipe > Urbain Desbois, samedi, au Studio- Théâtre de la PDA > Afrodizz, samedi, au Swimming > Keane, samedi, au Métropolis > The Waking Eyes, samedi, au Main Hall TQc CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 20 h 59 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Ramdam LA NOUVELLE ÈVE (4) Macaroni M'as-tu lu?tout garni Voyagegrandeur Les diamants de la guerre Maux d'amour Cultivé et bien.Qui dit vin.nature Points chauds Brillantes armes de guerre 3249242A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 K FLASH Rencontre avec Céline et René à Las Vegas.19H30 a RUMEURS Esther, monoparentale, s'essouffle entre le boulot et la maison.19H30 TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE Benjamin Castaldi, petit-fils de Simone Signoret et Yves Montand, la chanteuse Lio et Jean-François Carmet parlent de leurs secrets de famille.20H ARTV GRANDS SPECTACLES : LE BOURGEOIS GENTILHOMME Cette relecture du Bourgeois Gentilhomme de Molière, enregistrée en novembre 2004 à Paris, nous replonge dans l'atmosphère de sa création le 14 octobre 1670.21H CD ENQUÊTES SUR LES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES En plaidant coupables, les criminels ont accès plus vite à une libération conditionnelle.Ce soir : les cas de Karla Homolka et du motard « Apache » Trudeau analysés par les journalistes Yves Boisvert, André Cédilot, le procureur Jean Lortie et Claude Poirier.21H r LE NÉGOCIATEUR Sly devra marcher sur son orgueil : il a besoin de Mac Cloutier ! 22H a LE TÉLÉJOURNAL / LE POINT Premier d'une série de trois reportages sur ceux qui sont prêts à tout pour conserver jeunesse et beauté.SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Palmarès des ventes au Québec Ashlee Simpson Jean-Marie et Jean Lapointe PHOTO: LA PRESSE © PHOTO AFP SD CS 1 Green Day American Idiot 2 Simple Plan Still Not Getting Any 3 Game Documentary 4 Gwen Stefani Love.Angel.Music.Baby 5 Shania Twain Greatest Hits 6 Eminem Encore 7 Ashlee Simpson Autobiography 8 Usher Confessions 9 Sum41 Chuck 10 U2 How To Dismantle an Atomic Bomb 1 Annie Villeneuve Quand je ferme les yeux 2 Variés PS.Tendresse Vol.2 3 Cowboys Fringants La Grand-Messe 4 Les Trois Accords Gros Mammouth Album 5 Dany Bédar Écoute-moi donc 6 Pascale Bussières Ma Vie en cinémascope 7 Corneille Parce qu'on vient de loin 8 Les Choristes Bande originale 9 Jeanet J.-M.Lapointe Lapointe avec un s 10 Boom Desjardins Boom Desjardins Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Détect.Inc.Le Téléjournal/Le Point / La Fièvre du Botox C'est dans l'air! Le TVA 18 heures Vingt et un Les Auditions de Star Académie Annie et ses hommes Le Négociateur Le TVA Devine qui vient ce soir Michel Jasmin (23:17) Macaroni tout garni Ramdam M'as-tu lu?Voyage grandeur.Grands Documentaires / Les Diamants de la guerre Points chauds / Congo: le malheur africain Maux d'amour Cultivé et bien élevé Qui dit vin.LA NOUVELLE ÈVE (4) Le Grand Journal (16:30) Flash / Céline Dion Casting Rire et Délire POUR L'HONNEUR DE MON PÈRE avec Keegan Connor Tracy, Bruce Ramsay Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily Corner Gas Degrassi: Next Generation Medium CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now .Air Farce Coronation.Rick Mercer's The Tournament The Passionate Eye The National The National ZeD (23:25) The Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Extreme Makeover The Bachelorette Supernanny King of the Hill Nightline News CBS News E.T.Standing Listen up .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas Medium Tonight (23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / Omaha, Nebraska (3/3) Vermont Deer Debate American Experience Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour American Experience 2004 Sphinx Competition BBC News City Confidential / Nashville American Justice Airline Growing up Gotti Caesars 24/7 Crossing Jordan Le Garage Bouscotte Les Fous.Grands Spectacles / Le Bourgeois gentilhomme Videos Road to Avonlea Circus School Dance, Dance, Who ever.THAT MIDNIGHT KISS (5) avec Mario Lanza, Kathryn Grayson Law& Order Excès de stars Biographies Vie en action Enquêtes sur les libérations.Experts en crime / Camouflage Célèbres et.coupables?.entreprises touristiques Cette énergie que nous.Des livres.Galerie d'art .des arts Bilan.Einblicke Le Monde.Planète Terre Myth Busters Daily Planet Monster House / Dog House Monster Garage Biker Build-off Daily Planet Évasion.neige La Ruée vers.Fous.Italie Vins du monde Odysseus Évasion.Top des stars Asslama Une journée That's so.Stevens Brotherly.Radio Free.Boy Meets.Radio Free.F/X (4) avec Bryan Brown, Brian Dennehy Boy Meets.My So-Called Life Malcolm.That '70s Friends Seinfeld Trading Spouses 24 7th Heaven Everwood Global News National Train 48 E.T.Fear Factor Las Vegas Zoe Busiek:Wild Card Global News Sports Les deux font la loi Trouvailles./ Montréal Série noire / Sault-au-Cochon JAG WILDE (5) avec Stephen Fry, Jude Law Great Train Stories / Cities.JAG Tactical to Practical Betrayal / Ames: A Spy Like us The Murder of Emmitt Till JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Homes Buy me Extra Matchmaker Manhunt Search for Male.Trading Places Sex Toys.Matchmaker Made in.Smack.Juke-box.d.Musicographie / Liberace Hollywood Fantaisies Benezra .le monde?Musicographie / Liberace Top5M+.Top5M+.le monde?M.Net Décompte.VJ Nabi Top Rockdebabu Viva la Bam Jackass Pimp mon char Banzai Terra Speranza The Insider Will & Grace Noir de monde 24 Rabin2 Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour The National Gloriously Free CBC News:The Hour Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.Jouer sa vie / Musulmans aux USA Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 Boxe / Arturo Gatti - Jesse James Leija Les Combats ultimes TKO Sports 30 Chasse.Vacances.Le Caméléon Miss Match Balko Témoins silencieux Six pieds sous terre L'Oeil du crime Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Slings and Arrows Queer as Folk CSI.(23:10) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 MutantX Earth 2 Dark Angel Sportsnetnews Hockeycentral NBA XL NBA Basketball / Warriors - Heat Sportsnetnews Hockeycentral Amandine.Volt Panorama La Frontière blanche L'IMMEUBLE (4) avec Mai Thanh, Hong Anh Panorama Clean Sweep In a Fix Amazing Medical Stories Plastic Surgery Beverly Hills Diets from Hell Amazing Medical Stories Off the Record Sportscentre NFL Monday Night.2004.In this Corner WWE Raw Sportscentre Atomic Betty Les Tofou Sourire.Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Henri, gang Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Double Mixte Vie privée, vie publique / Secrets de famille de stars Coeurs.(21:35) Phôtos Le Journal Actuel / Vivre avec le tsunami Madeline Jackers Chiefs Studio 2 Rosemary and Thyme Citizen King (1/2) Imprint Studio 2 Oui, je le veux! Nicolas et.Décore ta vie Métamorphose Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Pour la vie! Doc Lapointe Conne Xion Le Monde de l'auto Génération.Louise à votre service Musique urbaine avec.Le Monde de l'auto .vidanges A+ Anormal Une grenade Degrassi.Radio Free.Une grenade .galaxie Spongebob All Grown up 15/Love Yu-Gi-Oh Dragon Ball Inuyasha .Hunters Dark Oracle Radio Active Fries with that Ready or not My Family Les Chroniques du paranormal .Nerdz .c'est fait Farscape Star Trek: Enterprise Robot Wars La Porte des étoiles CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC NATHALIE PETROWSKI De l'autre côté dumur Àquelques reprises, depuis que je suis journaliste, j'ai sauté le mur.Pas le mur des lamentations ni le mur de Berlin.Le mur qui sépare les journalistes et les critiques des créateurs.L'espace d'un livre ou d'un film, j'ai quitté le confort de ma tribune et le supposé pouvoir qu'on lui associe pour plonger dans l'inconnu et l'inconfort de la création.J'ai toujours su que l'exercice n'était pas sans périls.Surtout avec la réputation pas toujours enviable qui me précède.Mais cela a toujours été plus fort que moi.De temps à autre, il me prend cette envie folle d'aller voir de l'autre côté du miroir si j'y suis.Comme aujourd'hui.Parfois, je me demande ce qui m'a pris.Pourquoi ai-je osé ?Par goût du risque ?Par envie de casser la routine ?Par excès de témérité ou simple insouciance ?Je l'ignore.Tout ce que je sais, c'est que l'appel a toujours été là, timide mais tenace, renforcé à l'occasion par les réflexions de grands critiques que j'admirais et qui, dans des livres ou des entrevues, ont osé se remettre en cause.La philosophe et critique américaine Susan Sontag, par exemple, dans une entrevue accordée peu de temps avant sa mort à Charlie Rose, avouait que son plus grand regret était de s'être enlisée dans le discours critique et de ne pas avoir embrassé plus tôt le champ littéraire et romanesque.Et puis je n'ai jamais oublié cette fascinante rencontre avec François Truffaut, critique défroqué des Cahiers du Cinéma qui, après 24 films, se révéla sans pitié pour cette fonction de non-participation et de non-expression qu'était devenue à ses yeux la critique.Mais le jour de notre rencontre, il y a plus de 20 ans, Truffaut m'a aussi dit qu'on ne pouvait expliquer ce qui poussait quelqu'un à créer.La seule motivation, c'est le désir, et rien d'autre, disait-il.C'est sans doute ce désir qui m'a poussée à sauter le mur et à me retrouver aujourd'hui, fragile, fébrile et vulnérable, à quelques heures de la première de mon film qui n'est pas tant mon film que celui d'une petite cellule (de crise) qui se dissoudra éventuellement, mais qui pour l'instant est unie par l'espoir et l'anticipation.C'est la grande différence entre la critique et la création.Le critique est seul.Seul avec ses opinions et ses idées.Le créateur, sauf s'il est écrivain, est entouré.Il dépend d'un tas de créateurs comme lui.Son échec ou son succès est collectif.Avez-vous peur de ce que les critiques vont dire de votre film?ne cesse-t-on de me demander, avec une pointe de jubilation qui sousentend que, lorsque je vais y goûter, je vais enfin comprendre toute l'horreur et la cruauté du métier que j'exerce.Je comprends parfaitement pourquoi on me pose la question.Elle va de soi, surtout face à quelqu'un qui, comme moi, n'a jamais mâché ses mots ni freiné ses opinions.Mais la réponse aussi va de soi.Comment puis-je avoir peur de mon métier ?Et puis peur de quoi, au juste ?D'un jugement qui ne sera en fin de compte que l'expression d'une seule personne?D'une opinion dont la seule différence avec les milliers d'opinions qui naissent au contact d'une oeuvre, c'est qu'elle est publique Pour le reste, tous ceux qui achètent un livre, qui paient un billet au cinéma, qui prennent une place au théâtre ont une opinion sur ce qu'ils viennent de voir, de lire et de vivre.Tous, y compris les artistes.Surtout les artistes, devrais-je dire.Car s'il existe des êtres sur terre plus critiques que les critiques eux-mêmes, ce sont les artistes.Pas face à leurs propres oeuvres.Face à toutes celles auxquelles ils n'ont pas participé.Les débats les plus musclés mais aussi les plus palpitants que j'ai eus au sujet d'une oeuvre, je les ai eus avec des acteurs, des cinéastes, des metteurs en scène, des scénaristes.Patauger dans la création à longueur d'année ne les rend pas toujours plus indulgents.Que non ! Ils sont les premiers à repérer la faille dans le jeu d'un acteur, le creux dans un scénario, la mollesse d'une mise en scène.Les premiers aussi à reconnaître le moment de vérité dans une scène, la parfaite adéquation d'une musique et d'une lumière, l'infinie subtilité d'un regard ou d'une réplique.C'est pourquoi je n'ai jamais compris cette haine viscérale que certains artistes entretiennent à l'endroit de la critique.À croire que c'est une partie d'eux-mêmes qu'ils haïssent à travers la critique.Et que leur refus obstiné de la critique est d'abord le refus de cette petite voix qu'ils cherchent à faire taire en eux.S'ils venaient faire un tour de l'autre côté du miroir, ils découvriraient que, contrairement à ce qu'ils pensent, la position de critique n'est pas plus confortable que celle de créateur.Même que, par moments, l'avantage est nettement du côté du créateur.Parce que peu importe ce qu'on dit sur sa création, aucune parole, aucune opinion ne pourra enlever le plaisir de créer ni le bonheur de voir exister l'objet qu'on a créé.J'ai le sentiment que c'est précisément ce bonheur-là, aussi furtif soitil, qui m'a poussée à sauter le mur.Lorsque je rentrerai au bercail, je le ramènerai avec moi comme une pierre précieuse que je placerai dans un écrin, juste à côté du petit fragment de roche colorée que ma mère m'a rapporté après la chute du mur de Berlin.Aujourd'hui, les Berlinois de l'Est et de l'Ouest circulent librement dans leur ville.Leur cohabitation n'est pas toujours aisée.Parfois, elle est plus douloureuse qu'autre chose, mais au moins, chacun fait l'effort de s'ouvrir au monde de l'autre.C'est ce qui fait de Berlin la ville culturelle par excellence.Les créateurs et les critiques d'ici devraient plus souvent s'inspirer de son exemple.Entre célébrations et colère Cesoir Télé-Québec ça change de la télé 19h M'as-tu lu?L'écrivain Martin Winckler.Et les beaux métiers du livre.20 h Les diamants de la guerre Comment le trafic des diamants est-il lié aux conflits africains comme ceux du Congo et de la Sierra Leone ?20h59 Points chauds La guerre civile au Congo a fait trois millions de morts en cinq ans.Recommencera-t-elle?Réalisation-coordination : Simon Girard 3249340A MARLEY suite de la page 1 « Toutefois, son intention était clairement de mourir en Jamaïque, poursuit Steffens.L'Éthiopie est beaucoup moins loin de l'Allemagne que de la Jamaïque, n'est-ce pas?S'il avait vraiment voulu mourir en Éthiopie.» Les rêves brisés de l'Éthiopie Roger Steffens rappelle également que les rêves de Bob Marley avaient été fameusement écorchés lorsqu'il a effectué une visite en Éthiopie, le pays où les rastas doivent retourner pour vivre.« Il avait été complètement désillusionné.Même à cette époque, on pouvait être assassiné si on se faisait prendre avec une photo du Ras affichée dans sa maison.L'Église orthodoxe éthiopienne ne reconnaît même pas le caractère divin de Hailé Sélassié.» Si, selon Eskinder Michael, le gouvernement n'est pas hostile à la communauté rasta de Shashemene (250 km au sud de la capitale), il en va autrement des autorités municipales, qui ont progressivement repris les terres offertes en 1948 aux rastas.« Le peu qu'il reste de cette communauté est miné par les divisions, ajoute Steffens.Elle est divisée en petites sectes de rastas.Or, qui prendra en charge le corps de Bob une fois à Shashemene ?C'est vraiment ouvrir un panier de crabes.» Bonne cohabitation Eskinder Michael assure néanmoins que la population cohabite bien avec les rastas et que tous les Éthiopiens sont des fans de l'oeuvre de Marley.« Même mon père écoute du Bob ! » rigole le journaliste.Au dire de la journaliste du Jamaica Gleaner, « à Nine Mile, la population est prête à s'opposer physiquement au déménagement si Rita Marley met son plan en oeuvre.Nos journalistes basés à Ocho Rios et Montego Bay croient également que la population est prête à s'organiser pour empêcher un tel sacrilège ».Même la mère de Bob Marley, qui réside toujours en Jamaïque, s'est publiquement opposée à ce déménagement.PHOTOGIANLUIGI GUERCIG, AFP Des milliers d'Éthiopiens se sont rassemblés hier, sur la principale place d'Addis Abeba, pour le plus grand concert de l'histoire éthiopienne, à l'occasion du 60e anniversaire de la naissance de Bob Marley.Avant le spectacle, c'est sa veuve, Rita Marley, qui a souhaité la bienvenue au premier ministre éthiopien, Melesse Zenawi.Quelques questions à un grandmarleyophile PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Chroniqueur au magazine The Beat, Roger Steffens se spécialise, depuis 32 ans, dans la musique reggae, et dans le dossier Bob Marley en particulier.Sa collection d'enregistrements et d'objets se rapportant à la vie de la star jamaïcaine occupe six pièces de sa maison de Los Angeles ; elle constituera bientôt la collection permanente du nouveau Musée national de la musique de la Jamaïque.Joint à Porto Rico, le plus grand des marleyophiles a gentiment répondu à nos questions.QPourquoi Bob Marley est-il encore aujourd'hui aussi vénéré par les mélomanes ?RD'abord, comme certaines autres icônes pop, Marley a eu la « grâce » de mourir jeune.Cela dit, avec le recul, je crois que son influence est supérieure à celle de Dylan ou Lennon parce que le but de sa musique était de changer le monde, rien de moins.Je crois aussi que sa musique est inspirée par quelque chose de plus grand que nous.Son directeur artistique, Neville Garrick, a déjà dit que Bob chantait de nouveaux psaumes.Marley a adapté le message de la Bible en des termes que tous comprennent aisément, dans un langage moderne et avec une verve encore plus belle que la version de la Bible que les Anglais connaissent.QLes rastafariens le considèrent comme un prophète ; qu'en pensezvous RJe ne veux pas dire ça de façon superficielle mais je crois en effet qu'il est un de ces prophètes divinement inspirés, une de ces personnes exceptionnelles dont le rôle consiste à nous révéler quelque chose sur nous-mêmes et sur notre époque.Voyez-vous, un prophète n'est pas forcément un saint, peutêtre que cette personne ne sait même pas elle-même qu'elle est un prophète.Un prophète écoute ce qui l'entoure et en capte l'essence, ce qui lui permet de comprendre son monde et de nous aider par le fait même à le comprendre à notre tour.Il nous fait prendre conscience de notre situation.Cependant, dans le cas de Marley, il était pleinement conscient de son rôle de messager.QN'est-il pas navrant que, dans le registre de la musique jamaïcaine, Bob Marley soit, en quelque sorte, l'arbre qui cache une forêt de talents ?RC'est une bonne façon de voir la chose.Une autre façon serait de dire qu'il a placé la barre si haut que personne n'a pu l'atteindre.Il a transcendé le reggae comme aucun autre artiste jamaïcain n'a pu le faire.Ce qu'il a enregistré dans les années 70 a toujours eu un sens, surtout dans la période pendant laquelle il a travaillé avec Island Records.Enfin, il a mené sa vie de la même manière qu'il l'a chantée.Il a vécu une vie généreuse \u2014 il est mort très jeune peut-être d'avoir tout donné : son temps, sa personne et son argent, pour tout le monde, oserais-je dire.Corneille à l'Expo 2005 PRESSE CANADIENNE VANCOUVER \u2014 Alanis Morissette et Corneille figurent au nombre des créateurs des arts de la scène, visuels et littéraires devant représenter le Canada à l'Exposition internationale de 2005, qui se tiendra dès le mois prochain à Aichi, au Japon, a annoncé vendredi la ministre du Patrimoine canadien et ministre responsable de la Condition féminine, Liza Frulla.Morissette, originaire d'Ottawa, et Corneille, Montréalais d'origine rwandaise, se joindront aux artistes qui prendront part à une programmation spéciale prévue le 5 avril, à l'occasion de la célébration de la journée du Canada à Expo 2005.Dans une vidéo diffusée vendredi, Morissette a affirmé avoir hâte de se rendre au Japon, où elle jouit d'une très grande popularité.« Je suis tellement fière de représenter le Canada, et la créativité et l'innovation qui sont issues du Canada », a-t-elle dit.Quant à Corneille, qui a fui le Rwanda durant les années 90 et vit aujourd'hui à Montréal, il a indiqué, dans la même vidéo, avoir besoin de parler de son pays d'adoption au monde entier.«Je me souviens d'avoir lu quand j'étais enfant que le Canada était le meilleur endroit au monde où vivre.Et me voilà ici, 10 ans plus tard, représentant ce beau pays et ses valeurs, dont une est très spéciale à mes yeux : le respect des autres et de leurs différences », a déclaré le chanteur devenu vedette internationale.Tous les dimanches dans AUX P'TITS SOINS\u2026 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SPECTACLES ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Pascal Contamine est un auteur casse-gueule, intègre, brouillon, clownesque, brillant, tripeux et ado attardé.Sous de multiples pseudonymes, il signe des shows éclatés, foisonnants, imparfaits, mais toujours intéressants.Dans Ze Bouddha's Show, un Terrien qui venait de mourir était la vedette d'un talk-show « céleste » ; Five Wolf Deavtov Circus gravitait autour du foetus Sans-Nom qui hésitait à naître ; et Opportet, dont le propos se rapproche au plus près du spectacle actuel, présentait la science comme la religion des temps modernes.Dossier Prométhée : depuis le début des temps.tranche sur ses productions précédentes.Le projet est plus sérieux.Plus ambitieux.En quelques mots : on revisite le mythe de Prométhée et on l'adapte au monde d'ici et d'aujourd'hui.Le ton a changé, aussi.Moins de clowneries, de jeux de mots débiles (il en reste : « Elle Minerve ! » s'exclame un dieu de l'Olympe, Minerve étant la version romaine de la déesse Athéna), moins de bédé, plus d'urgence dans le propos.L'auteur a consacré deux ans à l'élaboration de cette histoire, déclenchée au départ par la photo d'un prisonnier de Guantanamo.Enchaîné à une cage, un détenu est secoué de décharges électriques.C'est Prométhée, le Titan, celui qui a osé voler la Science aux dieux pour la donner aux hommes.Avec le soutien de la Raison, suspendue dans les airs dans une sorte d'alvéole de tissu, il se remémore les étapes qui l'ont mené à cette ultime impasse.Elles sont nombreuses.Les dieux pullulent aussi, dans cette Olympe de béton et de chaînes: Zeus, Hermès, Héphaïstos, Océan, Athéna, Aphrodite.Sans oublier le petit lieutenant de Zeus qui prône la guerre, à l'opposé de Prométhée, convaincu que « tout se vend ».(Leur allure vestimentaire Olympe post-nucléaire est très réussie.) Même si on sent la volonté de l'auteur de moins s'éparpiller, de maintenir le cap sur son thème principal \u2014l'équilibre entre les dieux et les hommes et les méfaits de l'hégémonie américaine \u2014, il ne gagne pas en clarté pour autant.Mon dieu (lequel ?), que d'allusions, de métaphores et de symboles pas clairs ! L'ONU, George Bush, la bombe, l'aigle et allez donc ! Certains se noient dans les propos, il faut le dire, parfois ronflants.Ou simplistes: « Vérités et mensonges n'existent pas, tout est élaboré en termes de stratégies.» On fait dans la théorie lourde.Mais ces accrocs-là ne sont pas la marque de Contamine.Ils sont transitoires, mèneront vers autre chose.Le passage d'une écriture ado à une écriture adulte, peut-être.Sa mise en scène témoigne cependant d'une maîtrise plus nette.La procession des hommes, tenant leurs enfants contre leur coeur (troublantes marionnettes), est empreinte d'une gravité prenante.Certaines chorégraphies, inspirées de danses africaines, saisissent.Pour ce qui est de l'interprétation, s'il faut en parler, le moins qu'on puisse dire est qu'elle est inégale.Et pour cause.Dans un site Internet sérieux consacré au théâtre (Théâtre Québec), l'auteur-metteur en scène explique qu'il a « rencontré des acteurs autour d'un café.Pour la plupart, je ne les avais même pas vus jouer.Sans être ésotérique, j'ai choisi ceux qui avaient une lumière dans les yeux et dont j'aimais la façon de parler.» Il me semble pour le moins navrant que, sous couvert d'expérimentation, on sacrifie au professionnalisme \u2014dans ce cas, à la qualité de jeu\u2014d'un spectacle.Sans compter qu'une telle démarche se tire dans le pied et sabote le travail de l'auteur.L'étincelle dans les yeux, vraiment?Si la critique souscrivait à des critères équivalents \u2014et les avouait en plus!\u2014, j'en connais deux ou trois qui trouveraient à redire et qui auraient raison.DOSSIER PROMÉTHÉE : DEPUIS LE DÉBUT DES TEMPS., de Pascal Contamine.Interprétation: Martin Choquette, Julie Carrier-Prévost, Jacinthe Denis, Sharon Ibgui, Ariel Ifergan, Justin Laramée, Pierre-Antoine Lasnier, Ève Pressault- Chalifoux, Milane Ricard et Marc Mauduit.Scénographie et costumes: Maryse Pressault-Chalifoux.Musique : Jean-Sébastien Roux.Éclairages : Suzanne Richard.À Espace Libre jusqu'au 12 février.Prométhée 2005 CINÉMAS INDÉPENDANTS BAD EDUCATION Cinéma du Parc (1) : 14h50, 17h00, 19h10, 21h20.CAPACITÉ 11 PERSONNES, suivi de LE GOÛT DES JEUNES FILLES Cinéma Beaubien : 12h, 15h50.Ex-Centris\u2014Cinéma Parallèle : 17h, 19h05.DOCU-MONDAYS ONF : 20h.LA MALA EDUCACION (LA MAUVAISE ÉDUCATION) Cinéma Beaubien : 11h15, 13h30, 15h45, 19h30, 21h40.Ex-Centris : 15h, 17h10, 19h15, 21h20.LES NAVIRES DE LA HONTE (TURBULENT WATERS) Ex Centris : 15h30, 21h.LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES (UN) (A VERY LONG ENGAGEMENT) Cinéma Beaubien : 13h, 15h40, 18h20, 21h.Ex-Centris : 14h, 16h30, 19h, 21h30.MA VIE EN CINÉMASCOPE Cinéma Beaubien : 11h, 14h.MON FILS SERA ARMÉNIEN, précédé par SOUS UN CIEL BURLESQUE Cinéma Beaubien : 19h.TARNATION Cinéma du Parc (2) : 15h15, 17h10, 19h05, 21h.THE WOODSMAN Cinéma du Parc (3) : 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.MUSIQUE SALLE PIERRE-MERCURE Pierre Jasmin, pianiste, et Catherine Sénart, lectrice.Mozart : 20h.POLLACK HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Orchestre de chambre Mc Gill et Mc Gill Singers.Dir.Boris Brott et Julian Wachner.Nelsonmesse (Haydn), Sérénade op.44 (Dvorak, arr.Ingman), Menuet et Canon (Beethoven, arr.Brott) : 19h30.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Série Début : auditions publiques : de 9h à 17h.VARIÉTÉS LA TULIPE (4530, Papineau) Les Cowboys Fringants : 20h.Tous les matins dès 8h45 Votre Rythme au travail\u2026 encore plus musical ! 3291962A L'albumDALIDA FOREVER VERS IONS ORIGINALES Ses 20 plus grands succès remasterisés A V E C J O AN BL U T E A U Dans une mise en scène de René Simard Conception artistique Mouffe Assistante à la mise en scène Marie-Claude Boilard Direction musicale Jimmy Tanaka Chorégraphies Geneviève Dorion-Coupal Maquillage et coiffure Jean Bégin Costumes Jean Blanchette Décors Pierre Labonté Éclairages Bruno Rafie D ' O R L A N DO PR O D U C T I O N S D a l i d a LES DROITS POUR L 'UTILISATION DU NOM ET DE L 'IMAGE DE DALIDA DANS CE SPECTACLE SONT SOUS LICENCE DE ORLANDO PRODUCTIONS.PHOTO : ÉRICK LABBÉ AU THÉÂTRE ST-DENIS JUSQU'AU 13 FÉVRIER (514) 790-1111 F 1 800 848-1594 F WWW.TEL-SPEC.COM 3291737A Tous les mercredis et samedis dans LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Le Claudel et Raymond: un sommet CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le Quatuor Claudel, tout comme le Molinari la veille dans le même Redpath, avait attiré quelque 250 personnes samedi soir.Cette ville compte donc un bon public non seulement pour la musique de chambre mais encore pour nos quatuors locaux.Ce résultat est d'autant plus significatif que, dans les deux cas, le programme ne comportait aucune oeuvre familière.Le Claudel nous présente d'abord une pièce qu'il a commandée au Montréalais Stewart Grant et créée à Joliette en 2002.L'unique mouvement tripartite de 11 minutes s'articule autour d'un sujet de fugue.Sans être révolutionnaire, cette musique bien faite a sa place, même aujourd'hui, et mérite d'être réentendue.Le compositeur l'a brièvement commentée.Le pianiste Richard Raymond se joignait ensuite aux quatre musiciennes du Claudel pour deux considérables quintettes rarement joués et faisant chacun plus d'une demi-heure : l'op.8 de Josef Suk et le deuxième de Fauré.Menée avec une passion dévorante par Raymond et le premier-violon Élaine Marcil, l'exécution du Suk atteignit des proportions quasi orchestrales où le détail était toujours soigné.Ainsi, les quatre archets rendirent presque palpable le « misterioso » indiqué à la fin du mouvement lent et, tout de suite après, le piano réalisa avec humour les appoggiatures qui émaillent le scherzo.Le Claudel est visiblement attiré par la musique de ce Tchèque, gendre de Dvorak.Il avait joué le même op.8 l'été dernier à Lanaudière, le Quatuor op.11 en 2003, et Élaine Marcil avait inscrit les Quatre Pièces op.17 en récital dès 1983.Nouvelle « rencontre au sommet » après l'entracte, avec Fauré.J'ose trouver vaseuse et soporifique cette musique pourtant bien structurée.Mais je reconnais aussi le soin, l'inspiration et le phrasé généreux avec lesquels Raymond et mesdames Claudel l'ont défendue.Le Fauré appartient à ce répertoire très particulier qui procure plus de plaisir à ceux qui le jouent qu'à ceux qui l'écoutent.J'y inclus aussi le très pesant Trio à cordes op.77b de Reger que les Pasquier programmaient hier après-midi au LMMC (l'op.77a étant une Sérénade pour flûte, violon et alto).Pendant ces 24 minutes, on écoute, on attend, et le miracle ne se produit jamais.Il faut dire qu'au départ la formule du trio à cordes, en raison d'instruments aux sonorités trop voisines, finit par générer une certaine monotonie.Un autre problème s'y ajoutait hier : dans le Beethoven et le Mozart, comme dans le Reger, les Pasquier se contentèrent de lectures routinières, imparfaites même, principalement chez le violon.Les Pasquier sont actuellement en tournée en Amérique avec leur partenaire habituel, le pianiste Jean-Claude Pennetier, présent hier au concert.QUATUORÀ CORDES CLAUDEL - Élaine Marcil et Marie-Josée Arpin (violons), Annie Parent (alto) et Jeanne de Chantal Marcil (violoncelle) - et RICHARD RAYMOND, pianiste.Samedi soir, Redpath Hall de l'Université Mc Gill.Programme : Quatuor no 1, op.45 (2002) - Grant Quintette avec piano en sol mineur, op.8 (1893) - Suk Quintette avec piano no 2, en do mineur, op.115 (1919-1921) - Fauré TRIOÀ CORDES PASQUIER - Régis Pasquier (violon), Bruno Pasquier (alto) et Roland Pidoux (violoncelle).Hier après-midi, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Présentation : Ladies' Morning Musical Club.Programme : Sérénade en ré majeur, op.8 (1795-1796) - Beethoven Trio en la mineur, op.77b (1904) - Reger Divertimento en mi bémol majeur, K.563 (1788) - Mozart PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Les membres du Quatuor Claudel : les deux soeurs Marcil (à gauche), Marie- Josée Arpin et Annie Parent.Régulier 30$ Aîné 26$ Étudiant 11$ Renseignements: 514.982.6038 www.imusici.com La série Concerts CENTRE-VILLE présentée par Commanditaire de la saison 2004-2005 Allison Angelo, soprano Michelle Sutton, mezzo-soprano Nils Brown, ténor Phillip Addis, baryton Marc Belleau, basse Yuli Turovsky, Chef d'orchestre Une nuit à l'opéra LE MERCREDI 9 FÉVRIER 2005, 20 H Théâtre Maisonneuve Place des Arts Concert présenté par 3291123A DANSE Soirée déconcertante à Tangente ALINE APOSTOLSKA CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Alors que la programmation de Tangente est toujours structurée autour de séries, on a pu voir cette fin de semaine deux artistes inattendus, dans un hors-série au titre aussi déconcertant que le contenu.Deux pièces dont on ne sait trop quoi penser, mais dont on garde en définitive des traces d'impressions et d'émotions, preuve que «quelque chose » a bien eu lieu et s'est transmis du corps des interprètes à celui des spectateurs.Les deux interprètes, George Stamos et Antonija Livingstone, ont en commun d'être de remarquables interprètes, connus et reconnus ici et en Europe.Ils sont recherchés par des chorégraphes aussi dissemblables qu'exigeants, de New York à Londres, de Berlin à Bruxelles, et de Paris à Montréal.Originaire de Vancouver, Antonija Livingstone n'était pas revenue au Canada depuis un bon bout de temps.Monday, la pièce de Stamos, ouvre la soirée avec une vidéo gaie « sexuellement explicite », comme l'indique le programme, dans laquelle les marques de médicaments et autres préservatifs deviennent les « sponsors» des scènes que l'on voit.En effet, la pièce parle de l'amour au temps du VIH, amour sous haute protection et médication, particulièrement dans le milieu homosexuel.Stamos est un danseur saisissant, d'une force et d'une intensité stupéfiantes, d'une intensité qui passe de la tension à l'absurde et à l'humour, du jeu de voix à la gestuelle parfaitement maîtrisée et inventive, et tout cela fait de sa pièce un moment fort aux images et aux références dérangeantes.Le jeu de lumière et la musique, elle-même sous haute tension, offrent un écrin parfait à la démonstration convaincante de cet artiste décidément éclectique.Antonija Livinsgtone, superbe danseuse aux allures de Jean Seberg, nous présente ensuite The Part.Entre théâtre, performance et danse, sa création est un bric-à-brac plus savant et plus maîtrisé qu'il n'y paraît, qui permet une démonstration de ses talents multiples, dont surtout la voix, le jeu, le drame, l'absurde proche de l'hystérie, la dérision, l'humour.Un univers d'une poésie poignante.pour qui veut bien attendre la fin de cette installation débridée qui joue sur les états limites, à cheval entre poésie et folie.Hélas, pour s'engager sur un terrain aussi périlleux que celui-là, il faut du courage mais aussi de l'expérience.Aussi la pièce de Livingstone oscille-t-elle sans arrêt entre le ratage et le sublime, tandis que le spectateur navigue, un peu perdu, entre une extrême irritation et un extrême ravissement.La poésie, la beauté et l'authenticité de l'interprète l'emportent finalement, mais il reste que cette première pièce est vraiment l'enfance de l'art.Le concours débute le 6 février 2005 pour se terminer le 10 février 2005.Les fac-similés du coupon de participation faits à la main ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez CHRISTAL FILMS.La valeur des prix offerts est d'environ 500 $.Nom: Adresse: Ville: Code postal: Tél.: Courriel: Faites parvenir votre coupon de participation à : Concours « L'exécution » Montréal -La Presse, A/S: Christal Films, C.P.817, succursale H, Montréal, Québec H3G 2M8.Le jeudi 17 février, Cinéma IMPÉRIAL ( 1430, rue Bleury ) ont le plaisir d'inviter 30 personnes à la première des Rendez-vous du cinéma québécois Film d'ouverture de la 23e édition « LES RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS » 3288415A 3284898A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE POUR ENFANTS / Panda panda CHRISTIAN GEISER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Pas de doute.Avec Panda panda, on ne tombe pas dans le théâtre pour enfants moralisateur.Pas de paraboles sur la découverte de ses émotions ou sur les relations familiales.Dès les premières minutes, on est fixé : on est là pour rire.Aux éclats, de préférence.Dans cette troisième pièce du Théâtre en l'air, une humoriste ratée et ses deux assistants maladroits sont les gangsters du rire.Ils ont kidnappé et remplacé les acteurs d'une pièce de théâtre pour enfants.Prenant leur public en otage, ils sont bien décidés à lui prouver qu'il court un danger.À l'aide de preuves scientifiques, notamment une expérience avec une mouche à laquelle ils ont inoculé le gène du rire, les imposteurs font leur démonstration : le rire est mortel.Leur plan est bouleversé quand une de leurs victimes réussit à se libérer et vient semer la zizanie.Panda panda utilise une recette éprouvée pour faire réagir son public : l'art clownesque.Les grimaces, les situations grotesques, les grands coups de pied au derrière, les coups de « bonnobong » sur la tête sont donc servis à profusion.Le texte passe d'ailleurs parfois au second plan tant le jeu des acteurs est physique.En fait, chaque instant est destiné à la rigolade.Même les projections et les jeux d'ombres chinoises, habilement intégrés dans le décor, ont cet objectif.Et c'est efficace.On a rarement vu une salle aussi conquise et ravie de ce qu'on lui présentait.Les adultes blasés le nieront peutêtre, mais il n'y a pas à dire : un homme déguisé en lapin qui donne des coups de carotte géante sur son collègue panda, ça a de l'impact ! Il faut d'ailleurs croire que l'équipe du Théâtre en l'air n'entend pas à rire quand il s'agit d'humour clownesque.Ils ont même prévu un petit Cahier d'accompagnement du spectacle à l'intention des enseignants et intervenants accompagnant les enfants au théâtre.On y trouve des exercices destinés à préparer les petits à leur sortie au théâtre et, surtout, à en faire des clowns.À quoi vous attendiez-vous d'autre ?À écouter les rires spontanés qui ont ponctué toute la pièce et les applaudissements nourris qui ont salué la fin, on se dit que, en fin de compte, il y a bien une morale dans Panda panda : au théâtre aussi, on s'amuse.PANDA PANDA, une création du Théâtre en l'air.Texte de Larry Tremblay, mise en scène de Robert Drouin.Avec Sophie Caron, David-Alexandre Després, Patrick Fleurant et Rénald Laurin.Àla Maison-Théâtre jusqu'au 13 février.Âge : 8 à 12 ans.Durée : environ 1 heure.Objectif rire PHOTO ROBERT ETCHEVERRY, FOURNIE PAR LAMAISON THÉÂTRE Dans Panda panda, les comédiens du Théâtre en l'air utilisent une recette éprouvée pour faire réagir leur public : l'art clownesque.QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES Les Palestiniens sous l'occupation israélienne, avec Rezeq Faraj, le mercredi 9 février à 19h, Entraide missionnaire, 15, rue de Castelnau Ouest / métro Castelnau.Coût : contribution volontaire.Organisée par la Coalition justice et paix en Palestine.Coût : Rens.: 514 270-6089.L'Inde : richesse et pauvreté, splendeur et misère, avec Jacques Leclerc, le mercredi 9 février à 19h30, bibliothèque de Saint-Léonard, 8420, boul.Lacordaire.Avec diapositives.Entrée libre.Rens.: 514 328-8400.Les Rives du canal de Lachine : de la campagne à la banlieue ouvrière, avec Daniel Massicotte, le mercredi 9 février à 19h30, Maison du Brasseur, centre culturel Guy-Descary, 2901, boul.Saint-Joseph, Lachine.Coût : 2 $.Rens.: 514 634-9508.Les Oiseaux et l'amour, avec Jean Léveillé, le mercredi 9 février à 19h30, centre d'art La Petite Église, 271, rue Saint-Eustache, à Saint- Eustache.Organisée par le Club d'ornithologie de Mirabel.Coût : 4 $.Rens.: 450 974-5166.L'Immigration protestante au Canada avant 1760, avec Robert Larin, le samedi 12 février à 15h, église Saint-Luc, 5790, 17e av., Montréal.Organisée par la Société d'histoire du protestantisme français au Québec.Entrée libre.Rens.: 514 722-3872.La Répression du mouvement patriote, avec Catherine Barbe, Jean-Marie Fecteau et François Sauvé, le dimanche 13 février à 13h, au centre d'exposition La Prisons-des-Patriotes, 903, av.de Lorimier, Montréal.Gratuit.Réservation : 450 787-9980.L'Origine de l'homme, avec Cyrille Barrette, le dimanche 13 février à 19h, Centre St-Pierre, 1212, rue Panet / métro Beaudry.Organisée par les Sceptiques du Québec.Coût : 10 $.Rens.: 514 990-8099.COURS, ATELIERS Le Centre d'écologie urbaine présente compte rendu et discussions avec la délégation du Centre au 5e Forumsocial mondial, le mardi 8 février à 19h, au 3516, av.du Parc, Montréal.Bilingue sans traduction.Coût : contribution volontaire.Rens.: 514 282-8378.Le cégep de Saint-Laurent tient une soirée portes ouvertes pour le élèves du secondaire 5 et leurs parents, le mercredi 9 février de 19h à 21h, au 625, av.Sainte-Croix / métro Du Collège.Informations sur les programmes et les critères d'admission, rencontres avec les profs, etc.Rens.: 514 747-6521.Le collège Édouard-Montpetit offre aux élèves de secondaire 5 de faire évaluer leur dossier scolaire en prévision de leur demande d'admission à la session d'automne, le jeudi 10 février de 16h30 à 21h, local B-105 (180, rue De Gentilly, Longueuil).Soirée portes ouvertes à 18h.Flûte à bec.La Société de flûte à bec de Montréal offre un atelier pour ceux qui sont à l'aise en lecture à vue et en musique d'ensemble, dirigé par Francis Colpron, le jeudi 10 février à 19h, au 1323, boul.René- Lévesque Est, métro Beaudry.Coût : 10 $.Rens.: p.koch@sympatico.ca.FEMMES Ano-Sep tient des café-rencontres sur différents thèmes, les mercredis de 13h à 15h30, du 9 février au 13 avril, au 911, rue Jean-Talon Est, local 132, Montréal.Coût : carte de membre 12 $.Rens.: 514 277-9870.Recherche d'emploi.Le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal offre des services d'orientation scolaire et professionnelle.Rencontre d'information, le mercredi 9 février à 14h, au 1022, boul Saint-Joseph Est, Montréal.Prochaine formation du 18 avril au 23 juin.Rens.: 514 521-6882.Plantes médicinales.Concertation femmes offre l'atelier Plantes médicinales, herboristerie et phytothérapie, animé par Nicole Ouellette, le vendredi 11 février à 13h (2005, rue Victor-Doré, Montréal).Activité gratuite.Inscription nécessaire : 514 336-3733.EN PLEIN AIR Amitié-Sport du Québec, organisme pour personnes seules ou célibataires, organise une journée plein air à Saint-Faustin-Lac-Carré, le samedi 12 février.Départ à 10h, au 1938, chemin M.-J.-M, Saint-Faustin- Lac-Carré.Ski de fond, raquette, patinage, etc.Coût : 5 $.Covoiturage : 3 $/heure.Inscription nécessaire : 514 723-0404.Journée Plaisirs d'hiver au parc-nature du Cap-Saint-Jacques, le dimanche 13 février de 12h à 16h.Rendez-vous au Château Gohier, 20 099, boul.Gouin Ouest, arr.Pierrefonds.Démonstration de camping d'hiver, pêche blanche, animation, etc.Activité gratuite.Stationnement : 5 $.Rens.: 514 280-7272.Festi-Vent sur glace, festival de cerfs-volants, se tient les samedi 12 et dimanche 13 février à Saint-Placide (entrée par la rue de l'Église).Plus de 200 cerfs-volistes du monde entier feront tournoyer leurs engins dans le ciel.Aussi, glissade, ateliers, animation, etc.Coût : 5 $, gratuit 18 ans et moins.Rens.: 450 258-2305.Observation des oiseaux.La Société de biologie de Montréal organise une excursion dans la région de l'aéroport de l'arr.Saint-Hubert, le dimanche 13 février.Rendez-vous à 9h, à la station de métro Radisson, sortie Nord.Coût : 3 $.Rens.: 514 868-3278.SANTÉ La Ménopause : prochain défi des baby-boomers, conférence présentée par Dre Michèle Moreau, le mardi 8 février à 19h, auditorium Rousselot de l'hôpital Notre-Dame du CHUM, 1560, rue Sherbrooke Est.Coût : 5 $.Stationnement rue Plessis, 3 $.Rens.: 514 890-8227.Le Diabète.Information sur le diabète et dépistage, le vendredi 11 février de 11h à 20h, au centre commercial Les Galeries Normande (2620, boul.de Salaberry).Parrainée par l'Association des diabétiques du Nord de Montréal.Rens.: 514 338-2222, poste 2220.VIH/sida.Le Projet africain organise une table ronde sur le thème VIH/ sida, la prévention dans toutes ses dimensions, animée par Katia Sénéchal, le samedi 12 février à 18h, au Centre Afrika (164, rue Saint-Hubert / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 855-8991.SUR LES CAMPUS Le Centre d'écoute et de référence de l'UQAM présente une semaine sur la prévention du suicide, du lundi 7 au jeudi 10 février, de 9h à 18h, niveau métro du pavillon Judith- Jasmin (405, rue Sainte-Catherine Est).Un stand offrira écoute, documentation et informations.Rens.: 514 987-8509.Le Département de musique de l'UQAM et le Centre Pierre-Péladeau présentent un récital commenté, avec Pierre Jasmin, piano, aujourd'hui le 7 février à 20h, au 300, boul.de Maisonneuve Est / métro Berri-UQAM.Oeuvres de Mozart.Entrée : 15 $, gratuit aux étudiants.Réservation : 514 987-6919.Colloque.Le programme de maîtrise en études des arts de l'UQAM présente les communications notamment d'Anite de Carvalo, Mylène Cabana et Florentina Lungu, le 11 février de 9h30 à 16h30, salle des Boiseries du pavillon Judith Jasmin (405, rue Sainte-Catherine Est / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-4169.Concert II du Cercle des étudiants compositeurs de la faculté de musique de l'Université de Montréal, le 11 février à 20h (200, av.Vincentd'Indy, salle B-484.Oeuvres instrumentales et électroacoustiques.Entrée libre.Rens.: 514 343-6427.Le Centre de design de l'UQAM présente l'exposition Main Design 04, diversité du design contemporain québécois, du mercredi au dimanche de 12h à 18h, jusqu'au 13 février (1440, rue Sanguinet / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-3395.GROUPES D'ENTRAIDE Planifier sa retraite.L'ACEF de l'Est de Montréal présente une conférence sur la planification financière de la retraite, animée par Serge Bujold, le mardi 8 février à 19h, bibliothèque Langelier (6473, rue Sherbrooke Est).Pour les personnes qui n'ont pas de fonds de pension.Activité gratuite.Réservation nécessaire : 514 257-6622.La Fondation Roger Roy présente une conférence pour les parents d'une personne ayant une déficience intellectuelle, sur le thème Vieillir avec et dans la communauté, le 9 février à 19h30, Centre St-Pierre (1212, rue Panet / métro Beaudry).Entrée libre.Rens.: 514 484-3254.Le Carrefour Mousseau présente une conférence sur le thème Les arrangements funéraires, avec Lucette Bujold, le jeudi 10 février de 9h à 11h, au 230, boul.des Ormeaux, Longueuil.Coût : 3 $.Inscription requise : 450 468-4926.À deux mains, organisme à vocation sociale pour les jeunes, présente une soirée alternative de la Saint- Valentin, le 11 février à 21h, au El Salon, 4388, boul.Saint-Laurent, Montréal.Entrée : 10 $, 9 $ avec un don alimentaire ou un costume.Rens.: 514 481-0277.Le club Démosthène offre l'atelier Comment parler en public pour acquérir la confiance en soi et vaincre la timidité, tous les lundis à 19h, au local de Monovie, 10 007, rue Parthenais, Montréal.Première rencontre gratuite.Cotisation annuelle : 10 $.Rens.: 514 388-9664.Recherche et textes : André Clouti er 3283827A PHOTO REUTERS Un passager chinois fouille dans ses bagages, dans le train surpeuplé partant de Hangzhou, dans la province de Zheijang (est de la Chine), à destination de Guiyang, dans la province de Guizhou (sud-ouest).Le grand exode du Nouvel An chinois Le 9 février, les Chinois célébreront en famille l'arrivée de l'année du Coq en faisant éclater pétards et feux d'artifice.Mais le retour à la maison de 145 millions de gens cause tout un casse-tête pour le réseau ferroviaire.FRANCIS WU COLLABORATION SPÉCIALE PÉKIN \u2014 Devant la gare centrale de Pékin, on entend piao, piao (« billet » en chinois) à tous les 10 mètres.Dans la masse grouillante de Chinois, de valises sur roulettes et de boîtes, les revendeurs attendent le voyageur désespéré, qui n'aura pu trouver de billet pour rentrer dans sa province natale.Car à une semaine du Nouvel An chinois, trouver une place dans un train tient du miracle.En Chine, la réunion de famille du Nouvel An donne lieu à la plus grande migration humaine de la planète.Ils seront près de 145 millions à prendre le train entre la fin janvier et la fin février, estime le ministère chinois des Chemins de fer.Parmi eux, cinq millions d'étudiants et plus de 100 millions de travailleurs migrants \u2014ces paysans venus offrir leurs bras dans les chantiers de construction et les manufactures des grandes villes.C'est sans compter les centaines de millions de gens qui voyageront sur les routes pendant la semaine de vacances et les 12,6 millions d'autres qui se paieront le luxe de l'avion pour éviter la cohue des gares.Le réseau ferroviaire chinois, qui n'est pas des plus modernes, aura bien du mal à transporter l'équivalent de cinq fois la population canadienne en quatre semaines.D'autant plus que les voies sont déjà surchargées par les longs trains de charbon, qui doivent alimenter les centrales thermiques fonctionnant à plein régime durant l'hiver.Le gouvernement a donc décidé de hausser le prix des billets de 15 à 20 %, affirmant qu'il s'agit là d'une mesure destinée à réduire le flot de passagers.« Les billets sont trop chers pour des gens pauvres comme nous.Mais nous n'avons pas le choix », dit Song Xueweng, ouvrier du Henan qui retourne avec sa femme et son fils dans sa ville natale, Harbin, à quelque 1800 km de son lieu de travail.C'est un long et épuisant retour à la maison, que Song entreprend pour la première fois depuis la naissance de son fils, il y a six ans.Avant de faire escale à Pékin, la petite famille a enduré 26 heures de train, assise sur une banquette dans un wagon rempli à craquer, faute de pouvoir se payer des places dans un wagon-lit.Mais le pire reste à venir : durant les 14 dernières heures du voyage, ils devront rester debout, les places assises étant déjà toutes attribuées ! « C'est un voyage fatigant, mais nous sommes heureux car nous allons revoir nos proches.Et nous leur apportons le plus beau cadeau du monde », dit la femme de Song en souriant à son garçon.La famille Song n'est pas seule dans cette situation.La salle d'attente de la gare est remplie de centaines de travailleurs migrants, que l'on reconnaît à leurs habits modestes et aux grands sacs de plastique qui leur servent de valises.Durant la semaine précédant le Nouvel An, la capitale chinoise se vide de ses employés à bas salaires venus des campagnes : travailleurs de la construction, livreurs, domestiques, serveuses, coiffeuses et caissières de supermarché.C'est alors que les Pékinois constatent l'importance de ces travailleurs, les patrons offrant même des primes alléchantes à ceux qui restent.« Les restaurants sont toujours pleins pendant la semaine de vacances, mais il manque beaucoup de personnel, dit Bo Yiqun, résidant de Pékin.Le service est très lent.» PHOTO PETER PARKS, AFP La gare de Pékin : un océan de voyageurs et de valises.3282287A .ACTUEL Le retour du couguar CHARLES CÔTÉ Il est discret et mystérieux, mais il est bien réel.Le couguar est de retour au Québec.Et les preuves sont irréfutables.Le couguar a été identifié un peu comme on pince un criminel : on a fait l'analyse génétique de son poil.« On a deux présences confirmées », dit Hélène Jolicoeur, biologiste à la direction du développement de la faune, au ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec.Cela fait trois, avec un couguar gaspésien en 2002, et même quatre, avec le spécimen confirmé cette semaine en Estrie par l'organisme Corridor Appalachien.L'histoire de la traque du couguar a tout du roman policier.Elle est pleine de pièges, de leurres, d'indices, de fausses pistes et de coups de chance.Et même si les témoins à charge sont de bonne foi, ils ne sont pas toujours crédibles.« Depuis 1990, on distribue un questionnaire standardisé pour vérifier les observations rapportées par les gens, dit Mme Jolicoeur.Parfois, on nous envoie des photos ou plus récemment des vidéos, mais c'est toujours un peu flou.» Comme dans toute enquête, il a fallu un limier ayant du flair : Jean Tanguay, biologiste au service de la faune du Québec au Saguenay.« On s'est aperçu que les déclarations étaient crédibles et que les gens ne se connaissaient pas entre eux, dit-il.Les observations se trouvaient souvent dans les mêmes secteurs.» La traque s'est donc intensifiée en 2002.Il y avait eu quelques signalements, dans les monts Valin, au nord du fjord du Saguenay.Les biologistes y ont posé quatre leurres appâtés, couverts d'une matière semblable au velcro et entourés de barbelés.Le but : attirer un couguar pour qu'il y laisse quelques poils.Les appâts, contenant notamment de l'urine de couguar, ont coûté 4000$ pour la saison.Et ils ont fonctionné.Des poils ont été trouvés.Mais il a fallu attendre décembre 2004 pour les identifier formellement.Pour cela, les chercheurs en biologie de l'Université de Montréal sont entrés en action, après des tentatives moins probantes à l'Université Bishop.« On reçoit des enveloppes avec des échantillons d'un peu partout, dit François-Joseph Lapointe, professeur de biologie à l'Université de Montréal.On extrait une section bien précise de l'ADN qui nous permettra de le distinguer d'autres espèces, comme les ours ou les chevreuils.Ensuite, on fait un deuxième test pour distinguer entre les lynx, les couguars et les chats domestiques.Puis, dans une troisième étape, on fait un séquençage de l'ADN pour en savoir plus sur les individus.» L'autre volet de l'enquête commence au kilomètre 88 de la route 175, qui relie Québec à la région du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean.Le 27 septembre 2002, un vendredi, au coucher du soleil, une voiture roulant vers le nord vient d'entrer dans la réserve faunique des Laurentides.Sur la route, dans une courbe, surgit un « gros chat ».En voyant l'auto approcher, l'animal s'accroupit pour tenter de se protéger.Le pare-chocs heurte sa tête et la bête roule sous la voiture.Le conducteur s'arrête pour constater les dégâts.Il ramasse un bout de plastique qui s'est détaché de sa voiture et le met dans son coffre.Voyant l'animal étendu et immobile sur l'asphalte, il reprend la route vers Saguenay.Les réparations coûteront 2000 $.Par le plus grand des hasards, une femme qui se trouvait à bord de la voiture était la collègue de la conjointe d'un employé de Faune et Parcs à Saguenay.Mais il a fallu 12 jours pour que la rumeur de l'incident se rende aux oreilles de notre limier.« J'ai téléphoné aussitôt au garage, raconte M.Tanguay.Mais toutes les pièces étaient déjà à la ferraille.J'ai appelé le propriétaire de l'auto.Il s'est rappelé qu'une partie de la jupette s'était séparée et qu'il l'avait mise dans son coffre.C'est là-dessus qu'on a trouvé un amas de poils et de chair.On a été très chanceux.» M.Tanguay se rend au kilomètre 88 de la 175 : aucune trace de l'accident.Le nouvel échantillon prend lui aussi le chemin de Bishop's, puis de l'Université de Montréal.En décembre 2004, même résultat : c'est un autre couguar.Le simple fait d'avoir confirmé sans l'ombre d'un doute la présence de couguars au Québec a tranché un débat intense entre spécialistes.« On est encore sous le choc de la nouvelle, dit Mme Jolicoeur.Il y avait la moitié des gens qui croyaient en sa présence et l'autre moitié qui n'y croyaient pas.Les sceptiques disaient : pourquoi on n'en attrape pas?Pourquoi les chasseurs n'en voient jamais ?» Un couguar a bien été tué en Abitibi en 1992, mais la preuve génétique avait démontré qu'il était d'origine.chilienne, donc probablement élevé en captivité.C'était le premier depuis 1938, quand un chasseur en a abattu un près de la frontière du Maine.« Entre 1938 et 1992, il y a eu quelques mentions, mais aucune vérifiable, dit Mme Jolicoeur.C'est vraiment un animal très discret.» Le couguar est aussi connu sous les noms de lion de montagne, panthère ou puma.C'est le plus grand félin du continent après le jaguar.Le mâle pèse de 60 à 100 kilos, la femelle, de 35 à 60 kg.Chaque individu peut occuper un territoire pouvant dépasser les 400 kilomètres carrés.Dans les Amériques, c'est un des animaux dont l'aire de distribution est la plus répandue.On le retrouve de la Patagonie jusqu'en Alaska.Mais plus on s'éloigne des Rocheuses, plus il se fait rare.Dans l'est du continent, la sous-espèce connue sous le nom scientifique felis concolor couguar a été chassée intensément, pour sa fourrure et aussi pour protéger les élevages.Au Québec, le couguar est une espèce susceptible d'être déclarée vulnérable.Au fédéral, on considère les données comme insuffisantes, mais cela pourrait changer.Marco Festa-Bianchet, professeur de biologie à l'Université de Sherbrooke, est président du COSEPAC, le comité scientifique du gouvernement fédéral sur les espèces menacées.«Est-ce qu'il y a des couguars au Québec ?La réponse est oui, dit-il.Est-ce qu'on peut appeler ça une population ?Pas encore.Il faudrait des preuves de reproduction.Comment reconnaître un couguar?Son corps mesure environ un mètre et sa queue, presque autant.Son pelage va du brun au gris, mais il est plus souvent beige, un peu comme le cerf de Virginie.Il a la taille d'un berger allemand.« Le signe distinctif, c'est la queue qui est grande avec le bout plus pâle, dit Mme Jolicoeur.Mais il arrive que les gens se trompent.Souvent, il a été confondu avec des lynx ou des coyotes.» L'hiver, le couguar ne laisse pas de grandes empreintes.Le lynx est plus petit, mais il a des pattes plus larges, mieux adaptées à la neige.Par contre, s'il y a assez de neige, la queue du couguar peut traîner et y laisser des traces.Un des grands mystères du couguar au Québec, c'est son alimentation.« Les monts Valin, ce n'est pas un secteur très productif pour la nourriture, dit M.Tanguay.Les endroits où on a vu des couguars ne sont pas les endroits où il y a le plus de cerfs, qui est sa proie habituelle.On a deux ou trois mentions de couguars qui couraient après un lièvre.Il y a le castor qui est peutêtre intéressant.Et aussi le porcépic.Ça ne me surprendrait pas non plus qu'ils s'attaquent à un lynx ou un renard.» Mais s'attaquent-ils aux humains ?Il y a eu quelques cas très médiatisés d'attaques mortelles de couguars ces dernières années, aux États-Unis et en Colombie-Britannique.Toutefois, selon Mme Jolicoeur, le grand félin ne montre aucun signe d'agressivité au Québec.« Quand les gens ont rencontré cet animal, sa réaction a toujours été la fuite ou un éloignement très calme, dit-elle.On n'a jamais signalé de comportement agressif, de grognement ou quoi que ce soit, alors je ne pense pas qu'on peut dire que c'est menaçant.» Qu'est-ce qu'il faut faire si on croit en avoir vu un ?« C'est un animal à déclaration obligatoire, dit Mme Jolicoeur.On recommande aux gens de le signaler au ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste : charles.cote@lapresse.ca PHOTO PC Couguar photographié dans un arbre en Colombie-Britannique.On en a vu au Québec, mais on ignore s'il s'y reproduit.Le couguar mâle pèse de 60 à 100 kilos, la femelle de 35 à 60 kilos.Chaque animal peut occuper un territoire pouvant dépasser les 400 kilomètres carrés.TERRE À TERRE Les ours ont de quoi se faire de la bile JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE En matière de contrebande, la vésicule biliaire de l'ours noir est un marché lucratif.Un braconnier peut obtenir de ces sept ou huit grammes facilement de 150 à 200 $.Sur le marché asiatique, où on lui prête des vertus curatives et aphrodisiaques, elle vaut jusqu'à 3000 $ et « quand un apothicaire la recoupe, la transforme, cela peut aller jusqu'à 10 000 $ », indique Jean-Pierre Caron, directeur de la Protection de la faune de la région de Chaudières-Appalaches.Celui-ci sait de quoi il parle : en 2002, l'opération América démantelait un réseau de plus de 100 braconniers, des trappeurs principalement, qui en faisait le trafic dans sept régions du Québec.Le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs (MRNFP) présentait un bilan provisoire aux médias mercredi : 21 des personnes condamnées sur 56 vivent dans la région de Chaudières-Appalaches et elles ont reçu le gros des amendes, soit 167 000 $ sur 267 000 $.L'opération, la plus importante jamais menée, soulève la question de la légalisation du commerce de la vésicule biliaire.Sa vente est interdite au Québec depuis 1998, mais le MRNFP prépare le nouveau plan de gestion de l'ours noir.« En ce moment, la légalisation est à l'étude, il faut peser le pour et le contre, car ça a des répercussions sur le commerce, la chasse et le piégeage ici et dans d'autres provinces comme aux États- Unis », dit Marie-France Boulay, porte-parole du Ministère.Selon Gilles Lamontagne, responsable de la gestion de la grande faune au MRNFP, la question est difficile à trancher.« C'est un peu comme pour la prohibition de l'alcool : est-ce que ça contribue ou non au commerce illicite ?» La Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ) est favorable.« Le commerce de la vésicule est un gros problème, il faut le légaliser et l'encadrer », explique Philippe Tambourgi, biologiste à la FTGQ.« Il y a probablement des vésicules d'ours qui ont été récoltées légalement », note-t-il à propos de celles saisies lors de l'opération América.De plus, la légalisation amènerait un revenu appréciable, d'autant plus qu'une peau d'ours ne vaut que 50 $.Jean-Pierre Caron, de la Protection de la faune, s'oppose personnellement à la légalisation, estimant qu'on risque de voir beaucoup d'abattages d'ours pour la seule vésicule.C'était le cas avant l'interdiction de 1998, selon lui.De plus, il rappelle que le commerce de la vésicule renvoie à la Loi canadienne sur la protection d'espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial (WRAPPRIITA).Le commerce de la vésicule biliaire cause du tort à certaines espèces d'ours menacées à l'étranger et cette loi contribue à les protéger.On estime à 70 000 la population d'ours québécois.Chasseurs et trappeurs en abattent en moyenne 4700 par année, a indiqué à La Presse Gilles Lamontagne.Selon lui, on peut espérer le nouveau plan de gestion de l'ours noir pour le printemps.Questions ?Commentaires ?Écrivez-nous : actuel@lapresse.ca . TÊTES D'AFFICHE Société de recherche sur le cancer Gilles Léveillé (à gauche), directeur général de la Société de recherche sur le cancer a remis une oeuvre du photographe André Germain à Erik Moisan (Scotia Mc Leod), en reconnaissance de ses années d'engagement indéfectible dans l'organisation du tournoi de golf Rita Steinberg Goldfarb dont il cède la présidence cette année à Guy Crevier (à droite), président et éditeur de La Presse et président de Gesca.Ernst & Young :100 % pour Centraide Les membres du personnel d'Ernst & Young ont remis 220 766$ en dons à Centraide dans le cadre de sa campagne de souscription 2004.Le taux de participation a été de 80 % (près de 100% pour les associés et directeurs).Guy Fréchette (notre photo), vice-président et associé directeur pour le Québec, s'est transformé en serveur lors d'un dîner gastronomique offert par tirage au sort en guise de remerciement aux donateurs, dont ici Évelyne Demers.Bombardier : 1,2 million à Centraide Les employés de Bombardier de la région de Montréal ont donné plus de 620 000 $ à la campagne Centraide 2004.La Fondation J.Armand Bombardier et les membres de la famille Bombardier ayant ajouté 590 000 $, c'est donc un chèque de 1 212 921 $ qui a été présenté à la PDG de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibodeau-De Guire (à gauche) , par Piers Cumberlege, responsable de la campagne Centraide chez Bombardier, Claude Cadieux (Bombardier) et Janine Bombardier (Fondation J.A.Bombardier).Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme Belle amorce de la campagne majeure de financement de la Fondation Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, avec la présentation d'un don de 326 500 $ (dont 166 500$ en dons planifiés) des caisses Desjardins de la région.Ont participé à la présentation du chèque symbolique au nom des différentes caisses : Michel Dubé (Ste-Scholastique), Pierre Durocher (Pays-d'en-Haut), Patrice Mainville (St-Jérôme), Guylaine Legault (vice-présidente régionale), Marcel Lauzon (président du conseil des représentants), Johanne Roy (St-Sauveur), Sylvie Robert (St-Antoine), et Daniel Dupuis (Thérèse de Blainville).Don de 100 000 $ de la BN La Banque Nationale se devait d'offrir une généreuse contribution à la campagne majeure de financement 2004-2009 de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, car c'est l'un de ses vice-présidents, Raymond Keroack, qui préside cette campagne de souscription.Il s'est donc réservé le soin de présenter le chèque de 100 000 $ de la BN, à une autre employée de cette banque membre du comité de la campagne, Marie- Claude Faulkner et au vice-président de la campagne, Mario Leclerc, ainsi qu'à la directrice générale et à la présidente de la fondation hospitalière, respectivement Aline Desjardins et Sylvie Chartrand.Les engagements de dons s'élèvent maintenant à 3,7 millions.La campagne de souscription aurait donc atteint 80% de son objectif (4,5 millions), auquel s'ajoute des dons planifiés (assurances- vie) à recevoir ultérieurement.Ultramar : don de 245 356 $ Impressionnante participation de 88 % des employés d'Ultramar à la campagne de souscription de Centraide du Grand Montréal, ce qui a permis au président de la pétrolière, Jean Bernier, de présenter un don total (comprenant la participation de l'employeur) de 245 356 $.La campagne dans l'entreprise était coprésidée par Christian Houle et Bella Starnino.Médaille de la bravoure Quatre Québécois ont reçu la Médaille de la bravoure lors d'une cérémonie présidée par la gouverneure générale Adrienne Clarkson.Ont été ainsi honorés pour avoir accompli un acte de bravoure dans des circonstances dangereuses : Serge Bachand, de Marieville, pour avoir secouru une femme d'un véhicule en flammes ; le caporal Joseph Paul Herbert Bolmer, de Dollard-des-Ormeaux, pour avoir porté secours à sa voisine qui se trouvait dans un appartement en flammes ; Germain Couture de Rouyn-Noranda, pour avoir secouru un collègue à la suite d'une explosion dans une mine ; et Nadia Vracotas, de Saint-Laurent, qui a sauvé cinq personnes de la noyade, à Corfou, en Grèce.Il court.pour l'arthrite Claude Clément, 62 ans, de Terrebonne, était le seul Québécois à participer cette année au marathon Carlstad à San Diego, activité de financement pour la lutte contre l'arthrite.C'est par amour de la course et parce que sa mère souffre d'arthrite depuis longtemps, que le Québécois qui a déjà complété plus d'une douzaine de marathons s'est engagé dans cette course contre cette maladie, ayant amassé à lui seul 6600$ des 234 000 recueillis au Canada pour la Société d'arthrire.Alzheimer : répit familial Janine Sutto nous convie à une Journée spaghetti et ailes de poulet à volonté, le dimanche 20 février, de 11h30 à 21h, au restaurant et taverne Magnan, au profit du Baluchon Alzheimer, un organisme offrant des services de répit aux familles de personnes affectées par cette maladie.Coût : 25 $ (10 $ pour les enfants).Renseignements : 514-935-9647 ou 514-762-2667.Généreux clients de Pharmaprix Une activité de financement menée auprès des clients de Pharmaprix a permis d'amasser 109 643 $ pour la Société canadienne de la sclérose en plaques afin de financer des activités de recherche et d'offrir des services aux quelque 12 000 Québécois atteints de cette maladie du système nerveux central.Renseignements : 514-849-7591, ou 1-800-268-7582, ou encore sur Internet : www.cleroseenplaques.ca/ qc .Pour les victimes du tsunami Un concert-bénéfice avec choeur et orchestre, présenté à l'église St.Andrew et St.Paul de l'Église Presbyterian du Canada, a permis de recueillir 32000 $, qu'on a aussitôt remis au représentant de la Croix-Rouge au Québec, Conrad Sauvé, qui a donné l'assurance que ce don sera entièrement affecté à l'aide à apporter aux victime du tsumani de décembre 2004.Centre canadien d'architecture Les entreprises montréalaises ont contribué à amasser plus de 200 000 $ en faveur du Centre canadien d'architecture, un succès attribuable au comité de financement composé de: Pierre Brien, Philip O'Brien.Sudershan Khosla.François Lefebvre, Norman Glouberman, Phyllis Lambert (âme dirigeante du CCA), Daniel Bigras (coprésident), Leo Kolber (président d'honneur), Gabriel Chiniara et Marc Desjardins (coprésident).Accessibilité aux handicapés Kéroul, organisme de représentation, d'information et de promotion de l'accessibilité des lieux touristiques et culturels pour les personnes à capacité physique restreinte, a pu amasser 74 000 $ avec la tenue d'une soirée-bénéfice placée sous la présidence d'honneur de Sophie Thibault, chef d'antenne au réseau TVA.Bell donne 80 000 $ « Chez Bell nous croyons que l'avancement de la médecine et l'établissement d'un système de santé plus performant dépendront de l'utilisation des technologies de communication », devait déclarer Jean-Clément Drolet, lors de l'inauguration de la salle de vidéoconférence de l'hôpital Charles Le- Moyne réalisée grâce à un don de 80 000 $ de Bell Canada.Don de la Légion La Légion canadienne royale, filiale 45, a fait un don de 2000$ à la Fondation de l'hôpital Charles Le- Moyne.Prix Martin Luther King Jr.La chanteuse de jazz Jeri Brown, professeure à l'Université Concordia, vient de rejoindre les Oscar Peterson et Oliver Jones, à titre de lauréate du Prix Martin Luther King jr, décerné à des artistes canadiens de race noire qui ont mené une carrière exceptionnelle.La BN : 50 000 $ pour l'alphabétisation La Banque Nationale, par l'entremise de l'un de ses vice-président, Luc Papineau, vient de remettre un don de 50 000 $ à la Fondation pour l'alphabétisation.Pour une saine nutrition Le Dr Eugenio Rasio, professeur de médecine et endocrinologie au département de nutrition de l'Université de Montréal et au CHUM, a été honoré pour son travail par l'Institut Danone Canada qui lui a décerné son Prix d'excellence pour l'avancement de la saine nutrition.Par ailleurs, Laurette Dubé, de l'Université Mc Gill, a reçu une subvention de recherche de l'ordre de 35000$ de ce même institut qui finance les recherches favorisant l'acquisition de meilleurs habitudes alimentaires.Blues alimentaire Le 14e spectacle de blues Urgence Noël, créé à l'instigation de Bob Walsh, a permis d'amasser plus de 4000$ pour Moisson Montréal.Le spectacle avait été préparé par Richard Chartrand et bénéficiait du concours de Bombardier aéronautique.Gestionnaires des services de santé Conçu par et pour les cadres, professionnels et autres intervenants des secteurs de la santé et des services sociaux, dont certains en sont des rédacteurs bénévoles, un nouveau magazine d'opinion, Le Point en administration de la santé et des services sociaux, vient de voir le jour.Ce tout premier numéro présente différents points de vue sur la réforme des services de santé et des services sociaux.Le prochain numéro abordera lui le thème de « l'approche populationnelle », a précisé le président d'honneur du lancement de ce magazine de débats, Michel Clair, un partisan de la participation du privé dans les services de soins de santé.Renseignements : 514-277-4544 ou 1-888-832-3031, poste 237.Hôpital Pierre-Legardeur Les dirigeantes de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, Mmes Micheline Charpentier et Jocelyne Ribot, respectivement présidente et directrice générale intérimaire, n'étaient pas peu fières de remettre en début d'année 400 000 $ à la direction de l'hôpital situé à Lachenais.Ces fonds recueillis auprès de la population du secteur de Repentigny devront servir à l'aménagement d'une salle multifonctionnnelle à l'intérieur du plus moderne hôpital au Québec.Grands Frères L'Association des administrateurs d'études juridiques du Québec a fait un don de 3258 $ à l'association des Grands frères et Grandes soeurs du Québec.Chapeau les filles ! Appel de candidatures au concours Chapeau les filles, à l'intention des filles et femmes inscrites à un programme de formation professionnelle ou technique menant à l'exercice d'un métier traditionnellement masculin, ou inscrites dans certains domaines des sciences pures, en informatique ou en génie.www.meq.gouv.qc.ca/chapeau Prix innovation L'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ) a remis son Prix carrière institutionnelle 2004 à Jean Nicolas, professeur à la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke, « pour son apport à la recherche appliquée, sa vision rassembleuse, son leadership national et son engagement soutenu dans le développement d'une industrie québécoise innovante et compétitive ».Hommage bénévolat Québec Bénévoles et organismes communautaires « remarquables» peuvent poser leur candidature aux prix Hommage bénévolat Québec, qualifié de « récompense au dévouement ».Renseignements : 4 1 8 - 6 4 6 - 9 2 7 0, s a c a @ s a - ca.gouv.qc.ca, Internet : www.benevolat.gouv.qc.ca Concours de droit Trois étudiants du Centre de formation du Barreau de Québec, Vincent de L'Étoile, Marie-Hélène Dufour et Philippe Vaillancourt, sont du nombre de la vingtaine de jeunes plaideurs choisis pour participer au concours de droit international humanitaire Jean-Pictet.Comme ce concours se tiendra en France, ils sont en quête d'une aide financière.Renseignements : 418-686-3167.Collège Montmorency Le collège Montmorency a été l'un des premiers collèges à se doter d'une fondation, signale le bulletin d'information de la Fondation du collège Montmorency de Laval, à l'occasion de la remise du titre de Montmorencien distingué à Clément Joly (Raymond Chabot Grant Thornton), président fondateur de la fondation du cégep lavalois.Alain Bouchard (Alimentation Couche-tard), qui s'est consacré pendant 12 ans au développement de la fondation collégiale a reçu le titre de Montmorencien émérite.Femmes et environnement Le Réseau québécois des femmes en environnement à profiter de la tenue d'un colloque international sur la santé des femmes et l'environnement, le 20 janvier à Montréal, pour rendre hommage à une douzaine de femmes qui ont fait leur marque en environnement.Il s'agit de : Ann Jarnet, Claire Bolduc, Claire Morissette, Denise Gouin, Donna Mergler, Edith Smeesters, Estelle Lacoursière, Laurie Waridel, Louise Beaudoin Lepage, Louise Vandelac, Lucie Sauvé, Monique Fitz-Back.Renseignements : www.rqfe.org Mercuriades C'est sous la présidence d'honneur du grand patron de la Caisse de dépôt et de placement Henri-Paul Rousseau, que se tiendra le vingtcinquième concours Les Mercuriades, le 27 avril 2005, au Palais des congrès de Montréal.Instauré en 1981 par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), il s'agit du plus ancien concours visant à reconnaître l'excellence et la réussite des entreprises québécoises.PHOTO FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ DE RECHERCHE SUR LE CANCER Guy Crevier (à droite), président et éditeur de La Presse, est le nouveau président de la Société de recherche sur le cancer.PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉRÔME Michel Dubé, Pierre Durocher, Patrice Mainville, Guylaine Legault, Marcel Lauzon, Johanne Roy, Sylvie Robert et Daniel Dupuis, des caisses Desjardins, ont fait un don de 326 500 $ à l'Hôtel-Dieu Saint-Jérôme. ACTUEL PHOTOMIKE CLARKE, AGENCE FRANCE-PRESSE Dans les allées de Harbour City, vaste centre commercial sur les quais de Hong Kong, des visiteurs regardent les nombreux volatiles gardés dans des cages empilées, un décor d'ambiance pour marquer l'année du Coq.Une année «veuve», malchanceuse pour les mariages FRANCIS WU COLLABORATION SPÉCIALE PÉKIN \u2014 Si on en croit les Chinois, l'année du Coq sera malchanceuse pour les couples.Le Nouvel An chinois, une fête mobile dont la date est calculée d'après le mouvement de la Lune, tombe le 9 février cette année, c'est-àdire cinq jours après le lichun, jour marquant le début du printemps selon le calendrier lunaire.Que signifie ce charabia?En gros, cela veut dire que 2004, l'année du Singe, aura eu deux lichun, en début et en fin d'année, et que 2005, l'année du Coq, n'en aura pas.« C'est ce qu'on appelle une année veuve », dit Hao Zheng, Pékinois dans la jeune trentaine.La croyance populaire veut qu'une telle année soit de mauvais augure pour la réussite des mariages.Les journaux chinois rapportent que les couples se précipitent pour se marier avant la date fatidique du 9 février.Des mariages de groupe s'organisent ça et là, réunissant jusqu'à 50 couples.«La plupart des jeunes se fichent de ces superstitions, dit Hao.Mais ça inquiète nos parents, qui font pression sur nous.» À voir les gens, chargés de sacs, courir de boutique en boutique avenue Wangfujing, la principale artère commerciale de Pékin, on peut penser que les prédictions astrologiques sont loin des préoccupations du moment.L'enrichissement des Chinois au cours des dernières années a donné à la fête du Nouvel An un air commercial.Plusieurs parents préfèrent maintenant acheter des cadeaux à leur progéniture plutôt que d'offrir la traditionnelle enveloppe rouge contenant quelques billets de banque.« J'ai acheté des livres et des vêtements pour mon fils, des fruits et des sucreries pour mes neveux et nièces et du ginseng pour mes parents », dit Zhao Yuling, une comptable qui fait ses dernières courses sur la grande avenue décorée de lanternes rouges et d'effigies de coq.Elle indique avoir dépensé cette année près de 2000 yuans (298 $ CAN) en cadeaux et en nourriture.Mais le Chunjie \u2014festival du printemps en mandarin\u2014 reste avant tout un long souper de famille, qui se termine au petit matin.Dans la nuit du 8 au 9 février, le quart de la population terrestre, en Chine, Taiwan, à Hong-Kong et dans les quartiers chinois du monde entier, fera exploser des pétards, pour faire peur aux méchants esprits qui voudraient venir gâcher l'année à venir.La table sera garnie de plats de poisson, de crevettes, de porc, de canard, de riz et de légumes, de bouteilles de bière et d'alcool de riz.« Il y a tellement de nourriture que l'on pourrait doubler le nombre d'invités et on ne finirait pas tout », dit Lu Xuehua, une étudiante de 23 ans.Chaque région de la Chine a son repas traditionnel et sa façon de célébrer.À Pékin et dans le nord du pays, on mange à minuit les jiaoze, des raviolis farcis de porc haché et de chou, parfumés au gingembre, à la coriandre et à l'ail.Il faut habituellement plusieurs jours pour préparer le repas.Devant l'ampleur de la tâche, certaines mères, qui partagent leur vie entre le bureau et la maison, abdiquent.Les établissements rivalisent d'extravagances pour attirer les clients fortunés.Un restaurant de Guangzhou (Canton) a fait les manchettes en offrant un repas du Nouvel An à 88 000 yuans (13 000 $).Au menu : ailerons de requin arrosés du plus vieux vin du monde, qui daterait de la dynastie des Qing, il y a 160 ans ! 3291693A ."]
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