La presse, 28 février 2005, Cahier A
[" LES 7es OLIVIER MARTIN PETIT GRAND GAGNANT ARTS ET SPECTACLES PAGE 3 EMILY BRYDON SURPRISE : UNE TROISIÈME PLACE AU COMBINÉ SPORTS PAGE 3 OSCARS ET PAILLETTES ARTS ET SPECTACLES PAGES 1 ET 2 Montréal lundi 28 février 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 128 64 pages 6 cahiers Nuageux, Max.-6 Min.-8 Les trois Palestiniens réfugiés dans une église depuis 13 mois peuvent enfin sortir LE DÉBUT D'UNE NOUVELLE VIE POUR LA FAMILLE AYOUB ÉMILIE CÔTÉ « Après 56 ans dans des camps de réfugiés au Liban, après quatre ans d'attente au pays, et après 13 mois dans le sous-sol de l'église de Notre- Dame-de-Grâce, nos amis Palestiniens sont acceptés pour des raisons humanitaires.Thérèse, Khalil et Nabih sont libres ! » a proclamé hier avec joie Maurice Sauvé, membre du comité d'appui aux trois réfugiés âgés respectivement de 63, 68 et 70 ans.Sous les chauds applaudissements de la foule, les Ayoub se sont levés, ont parcouru l'allée centrale de l'église jusqu'au choeur.Émus et soulagés de voir que plus de 60 ans d'incertitude sont maintenant derrière eux, ils ont salué les gens de la communauté réunis pour l'occasion.Les paroissiens ont répondu à leur « merci » par un vibrant « bienvenue » en entonnant Gens du pays, de Gilles Vigneault.>Voir RÉFUGIÉS en page A6 Oscars Million Dollar Baby sacré meilleur film TÉLÉSÉRIE SUR Apparition FÉLIX LECLERC surprise de Jean-Paul II «C'est une horreur», dit sa fille ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE ITALIE ROME \u2014 Comme un fantôme, Jean-Paul II est apparu sans s'annoncer, hier, à la fenêtre de sa chambre d'hôpital.L'homme de 84 ans semblait affaibli, blafard, plus rigide que jamais.Tout près de la mort.Il a fait le signe de la croix puis a pointé sa gorge sans dire un mot avant d'être poussé à l'écart, dans son fauteuil roulant.L'apparition surprise \u2014 celle d'un ange céleste pour les uns, celle d'un vieillard à l'agonie pour les autres \u2014 n'a duré que deux minutes.Deux minutes qui ont fait pleurer les fidèles réunis à l'extérieur de la polyclinique Gemelli de Rome, mais qui en ont rassuré des millions d'autres ailleurs dans le monde.Car depuis son hospitalisation d'urgence, jeudi, Jean-Paul II ne s'était pas montré.Les médias internationaux devaient se fier aux brefs communiqués du Vatican, qui n'a jamais été réputé pour sa transparence.Pour calmer les inquiétudes, le pape de l'ère cathodique n'a pas eu besoin de s'éterniser : des dizaines de caméras sont tournées en permanence vers la fenêtre de sa chambre.>Voir PAPE en page A6 RICHARD THERRIEN LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 « Une série inutile.C'est une horreur.» Nathalie Leclerc, fille de Félix, s'emporte lorsqu'elle parle de la minisérie sur la vie de son père, qui prend l'antenne de Radio-Canada aujourd'hui à 21 h.Et elle n'est pas la seule de l'entourage du grand poète à avoir été ébranlée ; toute la famille a profondément détesté l'oeuvre de Claude Fournier, qui met en vedette Daniel Lavoie dans le rôle-titre.Interrogés par Le Soleil sur ce qu'ils pensent de la série, Nathalie et son frère Francis, grand gagnant des Jutra avec son film Mémoires affectives, se font en quelque sorte les porte-parole de la famille Leclerc, fortement irritée par la façon dont on dépeint Félix à l'écran.« Je veux dire aux gens de ne pas regarder la série et d'aller plutôt voir Le Négociateur à TVA », suggère même Francis Leclerc, ajoutant que l'oeuvre sur son père est tout à fait comparable à la série très critiquée René Lévesque, rien de moins.« Je capote de savoir que les jeunes de 20 ans qui ne le connaissaient pas vont garder cette image-là de mon père.C'est triste.» Par moments très onirique, la série montre un Félix rêveur, qui voit apparaître un cheval blanc lumineux et des esprits ressemblant à des morts-vivants sortant du fleuve.>Voir FÉLIX en page A6 PHOTOGARY HERSHORN, REUTERS Le réalisateur et acteur Clint Eastwood ne pouvait espérer mieux.Son film Million Dollar Baby a remporté quatre prix dont celui du meilleur réalisateur, hier, lors de la 77e soirée des Oscars.Par ailleurs, le Canadien Chris Landreth a gagné le prix du meilleur court métrage d'animation pour Ryan, un film portant sur le Montréalais Ryan Larkin.Les détails dans le cahier Arts et Spectacles.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Denys Arcand a autant parlé à la cérémonie des Oscars de cette année qu'à celle de l'année dernière.GRÈVE ÉTUDIANTE GÉNÉRALE ILLIMITÉE Beaucoup d'action en vue SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 9 Bandes dessinées ACTUEL 5 Bridge AFFAIRES 11 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton ACTUEL 5 Forum A 10 et 11 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 4 Mots croisés ACTUEL 5 et SPORTS 8 Mot mystère ACTUEL 5 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 et 4 Météo Nuageux avec percées de soleil, maximum -6, minimum -8, plus de détails en page SPORTS 12 CAROLINE TOUZIN QUÉBEC \u2014 Les quelque 40 000 cégépiens et étudiants en grève générale illimitée auront une « semaine de relâche » bien remplie.Réunis en congrès toute la fin de semaine à Québec, leurs représentants ont élaboré un plan d'action qui prévoit une série de manifestations et d'occupations dans les deux prochaines semaines dans toute la province.Regroupés sous la bannière de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), les grévistes revendiquent l'abolition de la réforme des prêts et bourses et l'arrêt du processus de décentralisation et d'arrimage au marché du réseau collégial, le tout dans une perspective de gratuité scolaire et d'éradication de l'endettement étudiant.« On a deux principaux buts dans cette grève : instaurer un rapport de force vis-à-vis de l'État pour obtenir nos revendications et éviter de se faire récupérer par les autres fédérations étudiantes.» C'est le message qu'a répété le porte-parole de la CASSEE, Xavier Lafrance, durant toute la fin de semaine devant les représentants des 30 associations étudiantes présentes au congrès.La CASSEE est la branche radicale du mouvement étudiant qui prône un syndicalisme de combat.La CASSEE demandera une rencontre avec le nouveau ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, dès le début de la semaine.« On veut une grève forte, la plus courte possible, mais on ne l'arrêtera pas tant que le ministre n'aura pas répondu à toutes nos revendications », a expliqué à La Presse, M.Lafrance, très motivé.>Voir ACTIONS en page A12 3291750A LE DEMI-FRÈRE DE SADDAM HUSSEIN ARRÊTÉ PAGE A9 CHUM LE CHOIX PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © À droite, la gare de triage d'Outremont ; au centre, les édifices susceptibles d'être expropriés advenant le choix de cet emplacement pour la construction du futur CHUM.La commission parlementaire sur l'emplacement du nouveau centre hospitalier universitaire s'amorce aujourd'hui à Québec.C'est dans ce contexte que La Presse présente un tour d'horizon des avantages et inconvénients de chacun des deux sites proposés.OUTREMONT Voir loin pour l'avenir PASCALE BRETON Au printemps dernier, le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, a jugé que la décision de la commission Mulroney-Johnson en faveur du site de l'hôpital Saint- Luc pour la construction du nouveau CHUM était précipitée.En effet, le recteur travaillait à un nouveau projet d'envergure et il souhaitait que la commission puisse l'étudier.La technopole du savoir et de la santé imaginée par le recteur réunirait le futur CHUM et les facultés des sciences de la santé à la gare de triage d'Outremont, à un jet de pierre du campus de l'Université de Montréal.Il faut voir loin pour l'avenir, a justifié à plusieurs reprises M.Lacroix pour faire valoir son projet.Il a d'ailleurs rallié à sa cause plusieurs personnalités influentes du monde des affaires, dont Jean Coutu et Paul Desmarais.« Ce pourrait être le plus beau campus hospitalo-universitaire du Canada et l'un des plus beaux en Amérique du Nord », avait lancé M.Lacroix au mois de novembre en présentant son projet sur la place publique.Après des mois de travail en coulisses, il avait réussi à susciter suffisamment d'intérêt de la part du gouvernement Charest pour qu'il accepte d'étudier son projet.La synergie qui serait créée entre l'hôpital et l'université suscite beaucoup d'enthousiasme, mais des inquiétudes subsistent.La gare de triage est traversée par deux voies ferrées sur lesquelles roulent chaque année 5000 wagons transportant des matières dangereuses.Le recteur assure avoir en main une étude démontrant que l'endroit est plus sûr que le projet du 6000, rue Saint-Denis, rejeté par la commission Mulroney-Johnson en raison, notamment, des risques liés au passage à proximité de trains de matières dangereuses.L'engagement écrit du CP de détourner 15% de ces wagons est suffisant pour aller de l'avant avec le site de la gare de triage, a affirmé M.Lacroix.« Il n'y aura pas de matières dangereuses au sens de mettre la sécurité des patients en danger sur ou près du site.C'est la garantie dont on a besoin.» Une partie de l'axe nord-sud de la voie ferrée devra aussi être déplacée, mais le recteur ne peut préciser à quel endroit et affirme qu'il s'agit d'une décision du CP.D'autres questions demeurent.Le coût de plusieurs travaux d'envergure n'a pas été comptabilisé, a déclaré le directeur adjoint du CHUM, Sylvain Villiard.C'est le cas, notamment, du déplacement de la voie ferrée, de la construction de viaducs, des expropriations, des infrastructures urbaines et d'une partie de la décontamination des terrains expropriés.La technopole du savoir et de la santé est-elle réalisable ?> Circulation automobile: La présence du CHUM et des facultés des sciences de la santé va générer 17 000 déplacements par jour.Matin et soir, ce sont 1800 véhicules de plus qui, aux heures de pointe, envahiront le secteur de la gare de triage, indique une étude de CIMA+.La firme estime que les conditions de circulation seront acceptables le matin mais problématiques le soir.> Situation géographique: La gare de triage est située au coeur d'une zone industrielle.Des travaux importants sont nécessaires pour prolonger certaines rues, en élargir d'autres et construire les égouts et les conduites d'eau.Le futur CHUM serait desservi par la station de métro L'Acadie, sur la ligne bleue.Il faudra ajouter au moins six wagons, ce qui représente une facture supplémentaire de 18 millions, estime le directeur adjoint du CHUM, Sylvain Villiard.Le rapport Couture-Saint-Pierre estime par ailleurs que les coûts relatifs au transport en commun ne doivent pas être pris en compte dans le projet.> Possibilité d'expansion: L'Université de Montréal estime que, d'ici cinq ans, il lui faudra au moins 110000 mètres carrés de plus pour répondre aux normes du ministère de l'Éducation du Québec \u2014 et 290000 mètres carrés pour être à parité avec les autres grandes universités canadiennes.Le campus situé sur la montagne est saturé.Avec ses 227 000 mètres carrés, le terrain de la gare de triage \u2014 six fois plus grand que celui du 1000, rue Saint-Denis \u2014 représente la planche de salut de l'Université, a dit M.Lacroix.> Clientèle: Une étude de CIMA+ précise que 60%des usagers du CHUM (personnel, patients et visiteurs) proviennent de l'est et du sud-est de Montréal.L'Agence de développement de la santé et des services sociaux de Montréal estime qu'un CHUM à Outremont créerait un déficit de 125 lits au centre-ville, une conclusion que ne partage pas le rapport d'Armand Couture et de Guy Saint-Pierre.Les deux experts sont plutôt d'avis que le projet d'Outremont répond adéquatement aux besoins.> Expropriations: Plusieurs expropriations sont à prévoir, dont celle d'une école juive, avenue Durocher, et de plusieurs petites entreprises totalisant 300 emplois, situées dans le secteur des rues Atlantic, Durocher, Hutchison et de l'avenue du Parc.Le garage municipal de Mont-Royal devra aussi être déplacé pour faire place à une nouvelle rue.La compagnie Les Chemins de fer Québec- Gatineau, dont le siège social est situé dans la gare de triage, devra déménager ses installations et déplacer une cinquantaine d'employés.Ces expropriations vont coûter des dizaines de millions de dollars.> Chantier de construction: Selon les experts, il est plus facile de construire un bâtiment neuf dans un secteur vaste comme la gare de triage, où la circulation risque d'être moins perturbée par les travaux, qu'au centre-ville.Le rapport Couture-Saint-Pierre juge d'ailleurs que cet emplacement comporte moins de risques liés aux imprévus pendant la construction.Par contre, il présente des «difficultés particulières lors de l'assemblage du site et son zonage».À elle seule, la décontamination coûtera 25millions.> Les partisans: Le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, la famille Desmarais (propriétaire de Power Corporation), Jean Coutu, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, Pauline Marois, députée péquiste de Taillon, de nombreux hommes d'affaires, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, et 439 médecins et chercheurs du CHUM, notamment.> Synergie de la santé et du savoir: La proximité des facultés des sciences de la santé, du centre hospitalier, des centres de recherches et du bâtiment principal de l'Université de Montréal représente un atout.À plusieurs reprises, le recteur de l'Université a souligné que les plus grandes universités américaines sont toutes construites à proximité d'un hôpital.L'idée d'une synergie entre les milieux universitaire et hospitalier séduit d'ailleurs une majorité de médecins, de chercheurs et de professeurs.> Sécurité: La gare de triage est traversée par deux voies ferrées.L'une se rend au port de Montréal et l'autre, qui bifurque vers le nord, est utilisée par le train de banlieue de Blainville et par les trains de marchandises qui se rendent vers les usines de papier.Chaque année, 4400 wagons de matières dangereuses passeraient à proximité du CHUM.Un récent rapport de SNC-Lavalin, présenté par l'Université de Montréal, conclut que les risques sont moins élevés que pour l'ancien projet du 6000, rue Saint-Denis.Cependant, une étude de Dessau- Soprin considère que le risque est élevé.Les industries situées à proximité de la gare de triage et le poste de transformation électrique Beaumont représentent aussi des risques. CHUM LE CHOIX SAINT-LUC Un hôpital rafraîchi ISABELLE HACHEY Il y a quelques années à peine, des liftiers manoeuvraient encore des ascenseurs à l'hôpital Saint-Luc, érigé en 1963 à l'angle de la rue Saint-Denis et du boulevard René- Lévesque.Pour bien des critiques, il est difficile de croire que c'est dans ce vétuste bâtiment, coincé au centre-ville de Montréal, que le gouvernement du Québec envisage d'établir un centre hospitalier universitaire digne du 21e siècle.Les ascenseurs étaient si lents que Gaétan Lemay, directeur de la planification stratégique et des services techniques du CHUM, a pris l'habitude d'emprunter les escaliers, même si les liftiers ont peu à peu cédé leur place à des ascenseurs rapides et modernes \u2014 une opération de 4 millions, pas encore terminée, qui permettra une meilleure circulation des civières.Depuis une décennie, l'hôpital Saint-Luc s'offre une cure de jouvence.Ses urgences ont été entièrement rénovées.Son centre de recherche compte maintenant trois étages supplémentaires.Son centre des naissances a été modernisé de fond en comble.Une nouvelle unité d'hémodialyse est en construction.« On a investi 60 millions en 10 ans », dit M.Lemay.Pas pour préparer le terrain au futur CHUM, mais parce que l'hôpital Saint-Luc était devenu « vétuste et non fonctionnel ».Reste que le futur CHUM bénéficierait de ces investissements, dit l'ingénieur : « On a fait tellement de rénovations que les ajustements qui resteraient à faire seraient mineurs par rapport aux coûts du projet.» Plusieurs sont sceptiques.« Comment croire que le recyclage partiel des bâtiments de Saint- Luc permettra une diminution des coûts de construction ?Ceux qui ont déjà eu la malencontreuse idée de tenter de faire du neuf avec du vieux ont appris à leurs dépens la déconvenue budgétaire que leur réservait la fin des travaux », a souligné dans une lettre à La Presse l'ex-premier ministre Lucien Bouchard.M.Lemay assure cependant que l'hôpital Saint-Luc ne constituera que 20 % du futur CHUM au centre- ville.Dans les 80 % de bâtiments neufs, érigés au sud de l'édifice actuel, seront concentrées les activités de pointe telles que le bloc opératoire, les urgences et l'unité des soins intensifs.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Le site de l'hôpital Saint-Luc.À gauche, on aperçoit une partie de l'édifice actuel.La plus grande partie du projet serait toutefois constituée d'édifices neufs qui seraient érigés au sud de l'hôpital, sur les terrains que l'on voit sur la photo.Faut-il construire le CHUM au 1000, rue Saint-Denis ?> Circulation automobile: La construction du CHUM au 1000, rue Saint-Denis générerait 12 346 déplacements par jour, que le réseau routier absorberait facilement, selon un avis technique publié par la firme CIMA+ en juin 2004.Des mesures simples (comme une meilleure synchronisation des feux de circulation) permettraient «d'offrir des conditions de circulation adéquates sur l'ensemble du réseau tant autoroutier que local, et même d'offrir des améliorations par rapport à la situation actuelle».> Situation géographique: Au coeur de Montréal, le CHUM au 1000, rue Saint-Denis serait desservi par une dizaine de circuits d'autobus et deux stations de métro (Berri-UQAM et Champ-de- Mars), situées à moins de 500 mètres.L'hôpital est aussi à proximité de grandes voies urbaines, dont le boulevard René- Lévesque, la rue Saint-Denis et l'autoroute Ville-Marie.Des urbanistes jugent que, pour un établissement d'une telle envergure, le meilleur milieu d'accueil est le centre-ville puisqu'il profite de ses infrastructures et services tout en contribuant à son dynamisme.> Possibilité d'expansion: Le 1000, Saint-Denis ne dispose que d'un périmètre limité, sans réelle possibilité d'expansion \u2014 sauf à la verticale, ce qui n'est pas idéal pour un hôpital moderne, disent les critiques du projet.Quoi qu'il en soit, la superficie du CHUM au centre-ville (250 000 mètres carrés) est jugée suffisante.En outre, des possibilités d'expansion sont déjà envisagées, dont le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie, qui permettrait d'accroître la superficie de 353 000 mètres carrés.> Clientèle: Le CHUM doit soigner les gens là où ils sont le plus malades, selon le chef des urgences de l'hôpital Saint-Luc, Alain Brisset, qui traite les patients défavorisés du centre-ville.«Si on construit le CHUM à Outremont, c'est comme si on allait l'installer dans un ghetto social», a-t-il confié à La Presse.C'est aussi l'avis de l'Agence de développement (ex-régie régionale) de Montréal.D'autres ne voient aucune corrélation entre la santé des pauvres et l'emplacement du futur hôpital.«La santé des personnes dépend davantage des conditions de vie, du revenu et de l'éducation», selon Marie-France Raynault, de l'Observatoire des inégalités sociales de la santé.> Expropriations: Le projet du 1000, rue Saint-Denis prévoit peu d'expropriations : un café, un petit hôtel, l'édifice Vidéotron ainsi que l'église Saint-Sauveur et son presbytère.Cette église décrépite, rue Viger, a été vendue en 2000 à un groupe de gens d'affaires (dont Mitsou) qui envisageait d'y construire un restaurant, un bar, un spa et une salle de spectacles.Le projet a été abandonné, et l'église tombe en ruine.> Chantier de construction: Si le projet du 1000, rue Saint-Denis est retenu, l'hôpital Saint-Luc côtoiera un immense chantier de construction pendant des années.Selon une étude de SNC-Lavalin, «l'interruption des opérations médicales pourrait être nécessaire pour certains travaux comme le dynamitage».Diverses mesures d'atténuation sont proposées, mais elles entraîneraient délais et augmentations de coûts.Quant aux travaux d'excavation, ils ne seront pas problématiques malgré la proximité de deux lignes de métro, selon une autre étude réalisée par SNC-Lavalin.> Les partisans: Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, l'exministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, le représentant de la population au CA du CHUM, Marc Laviolette, le directeur adjoint du CHUM, Sylvain Villiard, le président du Comité des usagers du CHUM, Jean-Marie Dumesnil et l'ancien premier ministre Daniel Johnson, notamment.> Coûts: La comparaison des coûts varie selon les études publiées sur les projets.Un rapport interministériel publié à l'automne estimait que le projet Outremont serait de 700 à 800 millions plus cher.Mais le récent rapport Couture-Saint-Pierre juge les coûts des projets comparables, puisqu'il y aurait eu sous-estimation des coûts de rénovation à Saint-Luc.Ainsi, le projet coûterait 1,4milliard au centreville et 1,3 milliard à Outremont.> Synergie de la santé et du savoir: Plusieurs opposants au projet du 1000, rue Saint-Denis affirment que l'emplacement, trop étriqué et trop loin de l'Université de Montréal, ne favoriserait pas l'établissement d'une «technopole de la santé et du savoir».Mais selon le rapport Johnson- Mulroney, le site «se trouve déjà dans un milieu stimulant, structuré pour accueillir une institution de haut savoir».> Sécurité: Les évaluations varient selon les études.Selon le rapport rédigé par Daniel Johnson et Brian Mulroney au printemps 2004, le site du 1000, rue Saint-Denis «ne soulève pas de questions majeures de sécurité».Mais le récent rapport Couture-Saint-Pierre juge que le site du centre-ville serait exposé aux matières dangereuses qui transitent par la gare de triage de Pointe-Saint-Charles, située à trois kilomètres. ACTUALITÉS Grippe aviaire: le budget alloué EN BREF ne satisfait pas les chercheurs Le ministre Ujjal Dosanjh indique que les 34millions sur cinq ans déjà alloués n'étaient qu'un «premier paiement» Étude sur la polygamie Le gouvernement fédéral a ordonné la tenue de toute urgence d'une étude sur la polygamie, le mois dernier, en partie afin de dissiper les craintes entourant l'impact que pourrait avoir sa loi sur les mariages entre conjoints de même sexe, révèle un document nouvellement rendu public.La formulation du projet de recherche d'origine va à l'encontre des suggestions du ministre de la Justice et d'autres personnes voulant que ce projet sur la polygamie, doté de 150 000 $, n'ait rien à voir avec le débat entourant les mariages homosexuels.« La question de la polygamie a également été soulevée ces derniers temps en relation avec le présent débat public sur le mariage civil et la reconnaissance légale des mariages de personnes de même sexe », estil écrit dans le document de trois pages de l'organisme fédéral Condition féminine Canada (CFC).Presse Canadienne Louer ou acheter des navires américains ?Les planificateurs militaires canadiens envisagent d'acheter ou de louer des navires américains pour transporter des troupes ou du matériel en divers points chauds du globe.Ils pourraient aussi opter pour apporter des modifications à la conception de nouveaux navires de ravitaillement.Ces mesures destinées à rendre l'armée canadienne plus mobile font partie d'une stratégie de dépenses exposée dans une révision de la politique de défense qui n'a pas encore été rendue publique.Les planificateurs souhaitent aussi acheter des hélicoptères de moyen tonnage pour acheminer troupes et matériel sur les théâtres d'opérations, mais ils ont pu constater que leurs options sont limitées à certains choix politiquement délicats.L'un consiste en une version remise à neuf des mêmes hélicoptères Chinook, de Boeing, dont le Canada s'était défait en les remettant aux Néerlandais, au début des années 90.Presse Canadienne Quatre morts sur les routes Au moins quatre personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme de 46 ans, Jean-Denis Brousseau, de Charlesbourg, à Québec, a péri en perdant le contrôle de sa voiture à la sortie d'une courbe du boulevard Laurentien, dans le secteur de Charlesbourg.La vitesse serait à l'origine de l'accident.Samedi, deux jeunes sont morts sur la 138, sur la Côte-Nord.Vers 10h30, Trycia Tremblay-Bilodeau, âgée de 9 ans, de Portneuf-sur- Mer, a été happée par un véhicule en tranversant la rue.Plus tard, peu avant 16h, une adolescente de 15 ans, dont la SQne peut dévoiler l'identité, est morte lorsque la voiture qu'elle conduisait a heurté un véhicule roulant en sens inverse, à Port-Cartier.Enfin, samedi matin, vers 5h, un policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en visite dans sa famille, Hubert Chauret, âgé de 25 ans, est mort quand l'automobile à bord de laquelle il était passager a fait une embardée dans une bretelle de l'autoroute 50 du secteur Masson-Angers, à Gatineau.Il semble que le conducteur, qui a été blessé, se serait endormi au volant, mais la police ne pouvait confirmer si l'alcool était en cause, en dépit de certains indices.Presse Canadienne PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Malgré tous les avertissements à l'effet que l'influenza aviaire en Asie représente un énorme risque pour l'humanité, le budget fédéral n'a offert que la moitié des fonds exigés par les scientifiques pour se préparer à affronter l'éventuelle pandémie.La semaine dernière encore, la directrice des Centres américains de contrôle des maladies, la Dre Julie Gerberding, allait même jusqu'à affirmer que le risque de pandémie était le plus grand danger auquel faisait face actuellement le monde.Et alors que les scientifiques se retrouvent avec la moitié des fonds nécessaires pour se préparer à une épidémie mortelle, le budget a mis de côté 300 millions pour convaincre les Canadiens de manger mieux et de faire de l'exercice pour réduire les risques de maladies chroniques.Malgré la menace qu'il représente, les experts ne peuvent dire avec assurance si le virus aviaire H5N1 évoluera éventuellement en désastre planétaire.Mais comme il s'est déjà avéré fatal dans 75% des cas d'infection humaine jusqu'ici, on ne peut pas prendre le risque à la légère.Au ministère de la Santé, le ministre Ujjal Dosanjh a indiqué que les 34 millions sur cinq ans déjà alloués pour faire face à une éventuelle pandémie n'étaient qu'un «premier paiement » et que d'autres suivraient.« Je peux vous dire qu'on retournera au Conseil du Trésor et devant les comités parlementaires pour demander plus d'argent », a-t-il déclaré.La majeure partie des fonds iront à la production de milliers de vaccins prototypes, qui serviront le cas échéant pour déterminer lequel ou lesquels d'entre eux seront efficaces contre la future souche d'influenza.La souche actuelle de H5N1 a causé la mort de millions d'oiseaux en Asie du Sud-Est depuis 14 mois et la majorité des gens qui ont contracté le virus en sont morts.Le virus s'est montré si puissant que même des chats, des tigres et des mouches y ont succombé.Pour le moment, le virus ne possède pas les caractéristiques génétiques nécessaires pour se propager facilement aux humains.Mais le virus continue à évoluer et pourrait inclure ces caractéristiques dans le futur.Alors que les scientifiques ont la moitié des fonds nécessaires pour se préparer à une épidémie mortelle, le budget a mis de côté 300 millions pour convaincre les gens d'adopter un mode de vie plus sain.Le Mouvement Pro Chrysotile exige une rectification de Radio-Canada RAYMOND GERVAIS Un reportage de l'émission Zone Libre portant sur la production de la fibre chrysotile et sur ses dangers pour la santé suscite une vive réaction chez les travailleurs de l'amiante, qui le qualifient de tendancieux et d'inexact.Hier, une délégation formée de députés, de maires, de syndicats, de chambres de commerce et d'autres organismes socioéconomiques de la région de l'amiante se sont déplacés à Montréal afin de faire le point sur la situation.Le Mouvement Pro Chrysotile soutient que le reportage, diffusé sur les ondes de Radio- Canada le 18 février dernier, porte sur des pratiques interdites depuis plus de 20 ans tout en laissant entendre qu'elles ont toujours cours.Selon Raynald Paré, porte-parole du groupe, de nouvelles études démontrent que les fibres d'amiante diffèrent autant par leur dangerosité que par leur composition.Ainsi, certaines fibres, comme les amphiboles, qui ne sont plus utilisées de nos jours, seraient plus dangereuses que le chrysotile.Ces études traitent aussi de produits de remplacement comme la céramique réfractaire, le kevlar ou la cellulose.« Les fibres de ces produits de remplacement demeurent plus longtemps dans le poumon que le chrysotile », a affirmé M.Paré.Les travailleurs soutiennent également que la salubrité est acceptable dans les mines et que l'incidence des maladies est à la baisse.Ces conditions s'appliqueraient aussi aux autres milieux de travail de l'industrie du chrysotile.Selon l'organisme, il faut promouvoir l'usage responsable de la fibre chrysotile.« Nous le faisons pour conserver les emplois, bien sûr, mais pas aux dépens de la santé et de l'environnement.Nous sommes convaincus que la technologie moderne permet de concilier les emplois, la santé et l'environnement.De plus, l'utilisation de la chrysotile dans des produits à haute densité et non friables ajoute à la qualité de vie », a soutenu M.Paré.Le mouvement s'est adressé à l'ombudsman de la société d'État en vue de pouvoir donner sa version des faits aux téléspectateurs en ce qui concerne le chrysotile.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20h, et les samedis de février, de 10h à 16h.Pour plus tard, c'est maintenant : 1 800 463-5229 1% BONI DE la première année pour les nouveaux Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.fonds REER.2,00 2,50 3,20 3,50 4,00 4,50 5,00 5,25 5,50 7,50 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année Si vous désirez rencontrer un agent d'investissement, passez au 2000, av.Mc Gill College, du lundi au vendredi, de 8h à 17h, et les samedis de février, de 10h à 16h.www.epq.gouv.qc.ca Plus vous investissez tôt et longtemps, plus c'est payant.Capital garanti.REERObligations à taux progressif 3289902A Femme de 90ans attaquée dans le métro RAYMOND GERVAIS Une femme âgée de 90 ans a été blessée grièvement hier soir, au cours d'un vol à la tire survenu dans un escalier de la station de métro Berri-UQAM à Montréal.Un homme âgé de 18 à 20 ans s'est approché de la femme, qui montait l'escalier, pour lui voler son sac à main.Il a réussi à lui arracher son sac et à s'enfuir.À la suite de la bousculade, la femme a perdu l'équilibre et est tombée, se fracturant le bassin, la hanche et l'épaule.Elle s'est aussi blessée à la tête.La police de la Ville de Montréal demande l'aide du public afin de retrouver le voleur.Il s'agit d'un homme de race blanche âgé de 18 à 20 ans, mesurant de 1,76m à 1,79 m.Il a les cheveux bruns et courts.Il était vêtu d'un chandail de couleur claire avec une inscription dans le dos.À la suite de cette agression, trois ou quatre passants se sont portés aux secours de la victime et ont même tenté de d'arrêter le suspect, qui a réussi à s'enfuir.Toute information sur le suspect peut être communiquée au poste de quartier 21 en composant le (514) 280-0121.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2005-02-26 Tirage du 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ Complémentaire : (08) GAGNANTS LOTS 33 164 858 $ 4 000 000 $ Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : 2005-02-26 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire : (47) GAGNANTS LOTS Ventes totales : 678 048,50 $ 2005-02-27 Tirage du Tirage du Tirage du 2005-02-26 2005-02-27 NUMÉRO 724065 NUMÉRO 066681 Tirage du 2005-02-27 DES GROS LOTS PLUS GROS, PLUS SOUVENT 8 320 346,00 $ 83 755,80 $ 2 027,50 $ 68,00 $ 10,00 $ 5,00 $ YVES BOISVERT Une femme dans toutes ses parties Le prochain qui compare Montréal à une femme, Dieu seul sait ce que je pourrais faire, je ne réponds pas de mes actes.Je sais, je sais, j'en ai écrit des chroniques, j'en ai sacrifié des épinettes sur l'autel de la liberté d'expression.Néanmoins.Passé un certain point, la mauvaise poésie, en particulier celle des politiciens, n'est plus une affaire de liberté d'expression mais carrément de salubrité publique.S'il y a des règlements concernant les musiciens de rue et la pollution atmosphérique, il devrait y en avoir sur l'abus de métaphores.Si j'étais maire, il serait formellement interdit aux politiciens de proférer des métaphores féminines sur la place publique sans excuse légitime.On éviterait ainsi des scènes gênantes comme celle de la semaine dernière, où Pierre Bourque nous a ressorti le vieux cliché lors d'une soirée-bénéfice pour son parti.« J'ai souvent comparé Montréal à une femme », dit-il.Aïe, aïe, aïe, comment cette phrase va-t-elle finir, me suis-je demandé en freinant brusquement tandis que la radio faisait entendre un extrait de son discours.Cette femme, il faut l'aimer avec passion, a-t-il ajouté, il faut l'aimer « dans toutes ses parties ».Oh, misère.Déjà, le flash du « Montréal est une femme » avait inspiré à Jean-Pierre Ferland une de ses pires chansons, mais au moins a-t-il l'excuse de plusieurs autres qui rachètent cette faute de goût plutôt lourde.Mais franchement, monsieur Bourque, Montréal est une femme.L'aimer dans toutes ses parties.Qu'est-ce qui se passe ?On comprend que vous voulez des votes à Rosemont comme à Pierrefonds, mais tout de même, monsieur Bourque.Ce n'est pas seulement un cliché éculé, archaïque et sexiste.Même s'il était encore utilisable, il faut bien le dire, il est faux.Si Montréal est une femme, c'est une femme à barbe.Où est la féminité dans cette ville pleine d'angles droits?À quand un maire, un maire gai je suppose, qui déclarera enfin : Montréal est un mec ?J'ai testé le concept chez moi, vendredi.Je me suis approché de ma métropole industrieuse à moi, et je lui ai déclaré : « Chérie, je t'aime dans tous tes arrondissements.\u2014 De quoi tu parles, au juste ?» Elle n'a manifestement pas saisi l'intensité de la passion que j'essayais de lui communiquer et j'en tiens Pierre Bourque personnellement responsable.Si Montréal est une femme, ce n'est pas celle-là.« Quels arrondissements ?» Je parlais géographie, pas anatomie.Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse, ce n'est pas tout le monde qui aime se faire comparer à un grand centre urbain cosmopolite doté d'infrastructures nombreuses et performantes quoique vieillissantes, en particulier dans le domaine de la canalisation.Montréal a ses susceptibilités.Cette comparaison déplorable n'est donc porteuse que de malentendus et de détournements de sens.Je supplie Pierre Bourque, pendant qu'il en est encore temps, de trouver autre chose.Puis-je faire une suggestion ?C'est gratuit.Essayons avec un animal.«Montréal est une poule ; Gérald Tremblay vous a donné les nids, nous vous offrons les oeufs ! » Loterie vidéo L'émission Enjeux, qui en est malheureusement à ses derniers kilomètres sous sa forme actuelle, présentait vendredi un reportage d'Anne Panasuk sur les joueurs compulsifs.Deux statistiques : les joueurs pathologiques représentent 8 % des utilisateurs de loteries vidéo de Loto- Québec.Ils contribuent néanmoins à 60% des revenus de ces appareils.Revenus qui dépassent le milliard annuellement.On en enlèvera, mais uniquement chez les commerçants qui en possèdent moins de cinq.Pourquoi ce chiffre ?Parce qu'il faut tracer la ligne quelque part, dit Loto-Québec.On en retirera pour en remettre dans des salons de jeu qui iront grossir les installations des hippodromes, selon ce qu'a décidé le gouvernement.On n'en retirera pas trop, parce que, nous dit-on, il ne faudrait pas que ces machines appartenant à l'État soient remplacées par des machines illégales.Argument séduisant mais en partie fallacieux.La légalisation de ces machines a rendu leur accès infiniment plus facile.Ce qui était illégal était plus ou moins caché et relativement limité.La SQ faisait des descentes de temps en temps et les commerçants devaient se surveiller.Autrement dit, l'offre de jeu était forcément plus contrôlée.Chaque machine enlevée ne serait pas forcément remplacée par une machine illégale.Je ne suggère pas de retourner en arrière et que Loto-Québec abandonne totalement ce secteur.Je dis qu'on a largement dépassé la décence, quand on voit qui se ruine dans ces appareils.Oh, oui, bien sûr, quelques médecins, avocats, professeurs.Mais surtout des assistés sociaux, des pensionnés de l'État, en un mot, des pauvres.Demandez aux gens de Schefferville.Règle-t-on vraiment le problème en retirant des appareils chez certains petits commerçants pour les réinstaller dans des « salons de jeu » ?N'est-on pas clairement mieux d'en éliminer carrément un grand nombre, quitte à risquer la réapparition d'un certain nombre de machines illégales Ça demande bien sûr de renoncer à des revenus.Or, nos finances publiques aussi sont accros à ces machines.La chronique d'Yves Boisvert sera de retour lundi prochain.Si Montréal est une femme, c'est une femmeà barbe.Oùest laféminitédans cetteville pleine d'angles droits ?Selon l'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis Le Canada suscite peu d'intérêt au sud de la frontière PRESSE CANADIENNE WASHINGTON \u2014 Le Canada est important mais pas prépondérant aux États-Unis: attirer l'attention de l'opinion publique au sud de la frontière s'est avéré quasi impossible, affirme l'ambassadeur sortant du Canada aux États-Unis, Michael Kergin.M.Kergin, qui prend sa retraite après plus de quatre ans à Washington et 38 ans au sein de la fonction publique, commentait, au cours d'une récente entrevue, le contraste entre son travail diplomatique discret et le rôle plus marqué joué par son homologue américain, l'ambassadeur Paul Cellucci, au Canada.« Son auditoire est différent.On est incroyablement sensible à ce qu'il dit », note M.Kergin, âgé de 62 ans.Pour sa part, M.Kergin dit avoir véhiculé les intérêts canadiens auprès des législateurs américains, un à la fois, surtout ceux qui ne connaissent pas bien le pays, et ceux des États du nord qui craignent la concurrence commerciale du Canada.Il affirme avoir eu facilement accès aux législateurs.Beaucoup de gens sont conscients de l'importance de nos relations commerciales, déclare-t-il.Le mandat de M.Kergin a inclus les lendemains tumultueux des attentats terroristes du 11 septembre, un refroidissement majeur des relations, lié à la guerre en Irak, l'interdiction de l'importation du boeuf canadien en mai 2003 et le fait de devoir composer avec un président américain très impopulaire au Canada.Malgré la brouille engendrée par la décision d'Ottawa de ne pas participer à la guerre en Irak, M.Kergin est d'avis que le président George W.Bush et le premier ministre de l'époque, Jean Chrétien, s'entendaient très bien sur le plan personnel.Le diplomate a pris part à une dizaine de rencontres avec M.Bush, y compris celle où il a activement incité le Canada à jouer un rôle dans le projet de bouclier antimissiles, au cours de sa visite au Canada en décembre.Le premier ministre, Paul Martin, a finalement rejeté cette participation, suscitant des rumeurs sur les dommages que sa décision pourrait avoir causés aux relations entre les deux pays, qui venaient à peine de se replacer après le conflit au sujet de la guerre en Irak.Selon l'ambassadeur sortant, M.Bush est conscient que ce dossier est politiquement malaisé pour le gouvernement minoritaire de M.Martin, mais il ne comprend pas la vive opposition que son projet suscite chez les Canadiens.PHOTOHARAZ GNABARI, AP Michael Kergin a passé les quatre dernières années à Washington, comme ambassadeur du Canada.NE RATEZ PAS CETTE OFFRE EXCEPTIONNELLE! Les taux de location sont ceux offerts par Services Financiers BMW sur approbation de crédit uniquement quant au modèle BMW 325i édition Exécutive 2005 en inventaire.Le PDSF pour le modèle 325i édition Exécutive 2005 BMW de base est de 43 100 $.Pour une location de 39 mois comportant une mensualité de : (i) 395 $, un montant de 6606$ est exigé à la signature du contrat de location, (ii) 449$, un montant de 4723$ est exigé à la signature du contrat de location, (ii) 499$, un montant de 2886$ est exigé à la signature du contrat de location (ces montants incluent le dépôt requis, les frais de transport et de préparation, un dépôt de sécurité, l'enregistrement d'une hypothèque mobilière ainsi que la première mensualité).Le taux de location applicable est de 3,5%.Les frais d'administration du concessionnaire sont facturés selon le concessionnaire et s'ajoutent aux sommes dues à la signature du contrat.Le coût de l'enregistrement du véhicule, les frais d'immatriculation, les options, l'assurance, les taxes applicables sur le dépôt et sur les mensualités sont en sus.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 26 722 $.La mensualité varie selon le montant emprunté et le dépôt/la valeur de la reprise.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000km; 0,15$ du kilomètre excédentaire.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre sujette à disponibilité.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 mars 2005.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16 710, autoroute Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park Avenue BMW 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com www.bmwmontreal.ca BMW 325i édition Exécutive Le plaisir de conduire.MC 395$ À partir de seulement /mois pendant 39 mois 3,5% Taux de location Pour un temps limité voici laBMW325i édition Exécutive (aussi offerte avec traction intégrale).3289596A SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Le début d'une nouvelle vie pour la famille Ayoub RÉFUGIÉS suite de la page A1 En sortant de l'église après la cérémonie, Nabih a levé les yeux et les bras vers le ciel ensoleillé.Sa femme et son frère étaient impatients de marcher dans les rues, de redécouvrir le quartier et de se trouver un appartement.Dépassée par les événements, Thérèse n'a pu s'empêcher de verser des larmes en répondant aux questions des journalistes.Nouvelle vie Depuis vendredi dernier, c'est pour les Ayoub le début d'une nouvelle vie.Ils bénéficient du dernier recours \u2014pour des considérations humanitaires\u2014 auquel ils avaient droit avant d'être expulsés vers des camps palestiniens au Liban.Sans devoir quitter le pays, les Ayoub pourront ainsi faire leur demande de résidence permanente.Une question de formalité qui devrait prendre «quelques semaines» avant d'être acceptée, a indiqué Richard Saint-Louis, directeur régional des communications du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.Mais ce n'est pas à Ottawa que l'on attribuait cet heureux dénouement hier.C'est plutôt aux paroissiens de Notre-Dame-de-Grâce, qui, dès le 30 janvier 2004, ont accueilli les Ayoub parmi eux.Depuis 391 jours, ils défendaient bec et ongles la cause des réfugiés palestiniens, qui se terraient dans le sous-sol de leur église.«Merci à toutes les paroissiennes et à tous les paroissiens de Notre-Dame- de-Grâce qui ont organisé et soutenu cet accueil », a tenu à dire Claire Doran, du comité de soutien, lors d'une conférence de presse organisée après la messe, hier midi.Le sénateur Pierre De Bané, lui-même né en Palestine, a également rendu hommage aux paroissiens.Il a souligné que les camps vers lesquels les réfugiés sont expulsés sont comme des « prisons en plein air ».Ayant fui la Palestine en 1948, les Ayoub ont vécu dans des camps libanais pendant plus de 50 ans.Selon la Coalition contre la déportation des réfugiés palestiniens, dont des membres assistaient à la conférence de presse, des dizaines de Palestiniens sont menacés d'être expulsés à l'heure actuelle, à Montréal.La Coalition, le comité de soutien de la famille Ayoub et la députée du Bloc québécois Francine Lalonde \u2014également présente hier\u2014 pressent le gouvernement de mettre sur pied une section d'appel à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR).Son implantation a été reportée à plusieurs reprises depuis juin 2002.« Si le droit d'appel avait existé, la demande des Ayoub aurait été acceptée depuis au moins un an, a fait valoir Maurice Sauvé, avocat de formation et membre du comité de soutien.C'est l'outil qui permettrait d'éviter que des injustices soient faites.Actuellement, une seule personne décide de la vie ou de la persécution d'une personne réfugiée si elle est déportée.« Le recours à l'asile religieux serait beaucoup plus exceptionnel », a-t-il ajouté, rappelant que la mise en place d'une section d'appel prendrait un an et coûterait deux millions de dollars, et son fonctionnement annuel huit millions.Il espère également que la « priorité » du nouveau ministre fédéral de l'Immigration, Joe Volpe, qui est de régulariser la situation des 200 000 sans-statut qui résident au Canada, « ne sera pas des paroles en l'air ».Le comité de soutien aux Ayoub entend poursuivre ses actions pour améliorer le sort des réfugiés.« Notre travail ne fait que commencer », a souligné Mme Doran.Le verdict d'Immigration Canada à l'égard des Ayoub représente pour eux une première victoire.« Un grand merci aux paroissiens », a insisté Thérèse.PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Khalil Ayoub est l'un des trois Palestiniens qui s'étaient réfugiés dans le sous-sol de l'église de Notre- Dame-de-Grâce.Apparition surprise de Jean-Paul II PAPE suite de la page A1 Un peu plus tôt, le cardinal Leonardo Sandri a prononcé l'Angélus dominical sur le parvis de Saint-Pierre, où des centaines de pèlerins étaient réunis.C'était la première fois en 26 ans de pontificat que Jean-Paul II ne dirigeait pas cette prière, ce qui en dit long sur la gravité de son état.Même après avoir été grièvement blessé dans l'attentat de 1981, il avait trouvé la force de bénir ses fidèles depuis la fenêtre de sa chambre d'hôpital.Cette fois, la fenêtre était close.Place Saint-Pierre, il n'y avait qu'une photo du pape, prise en des temps moins ingrats.« Je vous demande de continuer à m'accompagner, avant tout par vos prières », a déclaré Jean-Paul II dans un message lu par le cardinal Sandri.Derrière lui s'élevait la basilique Saint-Pierre, coeur magistral du Vatican, cette puissante cité qui commande à un milliard de catholiques du monde entier.À l'intérieur, une vaste bureaucratie continue de tourner malgré l'absence du pape, malade depuis plusieurs années.Certains parlent même d'un gouvernement « autopiloté » ou d'un «intérim de facto » : ce qui est, pour l'instant, une façon temporaire de gérer les affaires du Vatican deviendra inévitablement la façon dont l'Église sera dirigée jusqu'à la mort d'un pape de plus en plus impotent.Une mort à laquelle on ne finit plus de se préparer.Depuis des années, les grands réseaux de télé louent à des prix astronomiques les toits des immeubles et des hôtels voisins du Vatican, question d'avoir une vue imprenable le jour des funérailles.Vaticanistes et experts de tous poils ont signé de lucratifs contrats pour fournir des heures de commentaires en direct.Et comme il est difficile d'avoir l'heure juste auprès du Saint- Siège, les médias s'attardent aux moindres signes qui pourraient leur en apprendre davantage sur l'état de santé du pape.L'un de ces signes pourrait bien être la présence à Rome, cette semaine, de deux des trois cardinaux canadiens censés élire le futur pape.Mais les archevêques de Québec et de Montréal, Marc Ouellet et Jean-Claude Turcotte, assurent qu'il faut n'y voir qu'une coïncidence.Mgr Ouellet participera à une rencontre prévue depuis plusieurs mois.De son côté, Mgr Turcotte prend part au 50e anniversaire de la paroisse romaine des Saints-Martyrs- Canadiens.« Je vous avoue que toutes les élucubrations sur la démission (du pape), sur sa succession, me laissent complètement indifférent, a déclaré Mgr Turcotte à des journalistes canadiens hier matin.Vous savez, ça fait sept ou huit ans que les médias font mourir le brave pape.Ce n'est pas quelques mois ou même une année de plus qui changeraient quoi que ce soit.Alors pour le moment, je pense qu'on est beaucoup mieux de respecter le courage et le symbole que cet homme veut donner, et je suis convaincu que lui-même connaît très bien les risques, les avantages et les inconvénients de cette situation.» Des avantages à une situation aussi pathétique que celle de Karol Wojtyla, il y en a beaucoup, malgré les apparences.Et le souverain pontife ne le sait que trop bien, lui qui ne cesse de faire des comparaisons entre ses propres souffrances et des éléments fondamentaux du catholicisme, comme la crucifixion de Jésus.Hier encore, dans le message lu par son collaborateur, le Saint-Père a affirmé que, en marchant dans les pas du Christ, il avait compris que «toute forme humaine de souffrance s'accompagne d'une promesse de salut et de joie ».Cette glorification de la souffrance fonctionne à merveille auprès des fidèles.« Cet homme, on l'aime encore plus dans sa faiblesse que dans sa force ! » s'est exclamé Gérard Devautibault, jeune pèlerin français venu entendre l'Angélus dominical.« Il encourage toutes les personnes souffrantes du monde, a poursuivi sa soeur, Mireille.L'essentiel, c'est qu'il garde cette foi en Dieu dont nous avons besoin, nous aussi, dans la souffrance, la maladie et la vie de tous les jours.» Ce genre de propos était courant hier, place Saint-Pierre.Mais du côté des nombreuses boutiques de souvenirs aux abords du Vatican, les Italiens ordinaires tenaient un tout autre discours.«Il devrait prendre sa retraite, mais il est trop obstiné, confie Regina, une vendeuse accoudée à son comptoir de babioles religieuses.C'est un pape, mais c'est aussi un humain, comme tout le monde.Un humain vieux et malade.«C'est une horreur», dit sa fille FÉLIX suite de la page A1 Durant toute la série, le poète est aussi poursuivi par une mystérieuse tzigane.Une vision tout à fait grotesque de Félix, pensent les Leclerc.Lui-même réalisateur, Francis parle d'acteurs complètement laissés à euxmêmes et qualifie les textes de poésie de quatrième année.L'homme que montre la série n'a rien à voir avec le vrai Félix, affirme Francis Leclerc.« Il a l'air d'un grand fendant, il est prétentieux.Mon père n'était pas comme ça.C'est de rire de nous que de faire une série comme celle-là.» De plus, le fils de Félix a relevé plusieurs erreurs dans le scénario de Claude Fournier, coécrit avec le Français François Migeat.«C'est aberrant, ils montrent mon père à Paris durant les événements de mai 68.C'est ridicule, il n'était pas là du tout ! Et ma mère a l'air d'avoir passé sa vie à attendre le beau grand Félix.C'est une image fausse de la réalité.» Francis Leclerc déplore également que les auteurs aient mis dans la bouche de leurs personnages des répliques sorties tout droit des recueils de son père.« Ça sonne faux, et aucun droit d'auteur n'est payé.» Nathalie Leclerc n'en veut pas à Daniel Lavoie, qui est allé la rencontrer durant le tournage dans l'île d'Orléans et « qui a fait son gros possible », dit-elle.Comme Francis, elle aime beaucoup la façon dont il interprète les chansons de son père et affirme qu'il s'agit du seul point positif de la série.« S'il voulait faire un disque des chansons de mon père, j'en serais même très heureuse.» Le projet est d'ailleurs en cours.Au départ, la veuve de Félix Leclerc, Gaëtane Morin, avait pourtant donné son accord à la réalisation de cette série.Claude Fournier a rencontré la famille à quelques reprises pour connaître son avis sur le scénario.Au cours de ces entretiens, Mme Morin a suggéré des modifications.«Mais étant donné qu'il s'agissait d'une coproduction avec la France, nous n'avions pas le dernier mot », affirme Nathalie Leclerc.Quand la série a été terminée, Claude Fournier en a expédié une copie à la famille.Les uns après les autres, ils ont tous eu un choc en visionnant l'oeuvre.« J'ai crié tout au long de la série.Je ne l'ai écoutée qu'une seule fois et je ne la réécouterai pas.J'ai beaucoup de peine, j'ai honte.Mon père, ce n'est pas ça », poursuit Mme Leclerc.Incarnée à l'écran par Catherine Sénart, Gaëtane Morin, qui vit toujours dans l'île d'Orléans, n'a pas voulu répondre aux questions du Soleil, préférant laisser la parole à ses enfants, Francis et Nathalie.« C'est trop dur pour elle », nous a dit cette dernière.Lettre à Claude Fournier La fille de Félix, qui est aussi directrice générale de l'Espace Félix-Leclerc dans l'île d'Orléans, a envoyé une lettre à Claude Fournier, dans laquelle elle exprime son désaccord.Son demi-frère Martin, le fils aîné de Félix, a aussi informé le réalisateur par courriel qu'il avait détesté la série.De son côté, Claude Fournier est bien sûr déçu que sa série n'ait pas obtenu la faveur des enfants de Félix, mais il prétend que la femme du poète lui aurait confié avoir été touchée en visionnant la série, même si elle n'était pas d'accord avec tout ce qu'on y montre.Sur un ton parfaitement calme, il attribue l'amertume de Martin, notamment, au fait qu'il n'a pas connu son père autant qu'il l'aurait voulu, étant issu du premier mariage du poète.« Quand ça tombe dans les affaires familiales, il faut savoir nuancer », pense-t-il.M.Fournier affirme que son oeuvre a reçu un accueil très chaleureux l'été dernier lors de deux projections publiques, l'une au Festival du film de Québec, où elle a reçu le Prix du public, et l'autre au Festival des films du monde à Montréal.« Il y avait de 500 à 600 personnes et nous avons été ovationnés durant 10 minutes à Québec », affirme le réalisateur.À Francis Leclerc, qui l'accuse d'avoir inventé que Félix ait été présent lors des événements de mai 68, Fournier répond qu'il n'était pas né à cette époque.Il affirme avec certitude que Félix a effectivement pris part à cet épisode historique.Depuis déjà plusieurs mois, des rumeurs circulaient autour de la mauvaise la qualité de la série Félix Leclerc, qu'on a programmée pour ce soir à la toute dernière minute.Et Radio-Canada n'a pas organisé de rencontre de presse ni même envoyé de cassettes aux journalistes, à moins que ceux-ci n'en fassent la demande.Quand la famille Leclerc a lu dans La Presse l'automne dernier que les patrons de Radio-Canada n'aimaient pas la série, elle a espéré un moment qu'elle ne soit jamais diffusée.« Mais ils sont obligés de la présenter pour obtenir les crédits d'impôt.C'est plate, un télédiffuseur devrait avoir le droit de ne pas diffuser une série qu'il n'aime pas », considère Francis Leclerc.La famille a renoncé à entreprendre des démarches judiciaires pour en interdire la diffusion.En France, Félix Leclerc vient tout juste d'être diffusée sur la chaîne payante Festival, mais France 3, qui l'a financée en grande partie, ne l'a toujours pas programmée.3297228A POLITIQUE COMMISSION GOMERY De «juteuses» révélations en perspective GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 La commission d'enquête sur l'affaire des commandites reprend ses audiences ce matin à Montréal.Au menu : la promesse de révélations « juteuses » sur le rôle joué, entre 1996 et 2003, par une poignée d'agences de communication dans la gestion de plus de 1 milliard de dollars de deniers publics.Après avoir passé six mois dans la capitale fédérale, période au cours de laquelle la commission Gomery a interrogée 64 témoins et s'est intéressée à la question de la responsabilité politique du scandale, la Commission déménage à Montréal jusqu'à la mi-mai afin de découvrir ce qu'il est advenu de tous ces dollars tirés du Trésor public.Selon le rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, sur la gestion « catastrophique » du programme de commandites par le gouvernement Chrétien, environ 100 millions de dollars ont été versés en commissions et en coûts de production à des agences proches des libéraux.Du côté des activités de publicité, les travaux confiés à ces agences de communication, affirmait Mme Fraser, ont totalisé environ 793 millions de dollars entre 1998 et 2003.Ces multiples transactions avec des entreprises, a signalé Mme Fraser dans son fameux rapport, ont été réalisées sur la base de fausses factures et de faux contrats, voire sans contrat du tout, et semblent avoir été conçues « de manière à verser des commissions à des agences de communication, tout en cachant la source des fonds et la vraie nature des opérations ».En raison des limites de son mandat, Sheila Fraser n'a pu scruter les livres comptables et les bilans financiers de ces agences de communication.La commission Gomery a reçu ces pouvoirs.Depuis un an, près de 40 enquêteurs à temps plein ont passé au peigne fin ces documents ainsi que les comptes bancaires des entreprises et de leurs dirigeants.Rien n'a été laissé au hasard, assure-t-on dans les coulisses de la Commission, et les révélations des prochains jours pourraient jeter un éclairage spectaculaire sur les dessous du scandale.Rappelons que les agences qui ont profité du programme de commandites ont versé des milliers de dollars au Parti libéral du Canada entre 1993 et 2002.Le commissaire Gomery n'aura certes pas la tâche facile dans les jours qui viennent.Il devra entendre un cortège de témoins qui risquent non seulement leur fortune et leur carrière, mais aussi leur réputation.De plus, certains de ces témoins ont déjà des démêlés avec les tribunaux et feront tout pour ne pas se compromettre davantage.Pour ses audiences montréalaises, la commission Gomery a installé ses quartiers au Complexe Guy-Favreau, et les dispositifs de sécurité qui entoureront ses travaux seront beaucoup plus rigides qu'à Ottawa.Les audiences d'Ottawa, qui ont pris fin le 10 février dernier avec le témoignage du premier ministre, Paul Martin, ont permis de comprendre que Jean Pelletier, chef de cabinet de l'ancien premier ministre Jean Chrétien, et Alfonso Gagliano, ministre des Travaux publics de l'époque, fournissaient l'essentiel des renseignements politiques dont avaient besoin les fonctionnaires fédéraux pour déterminer quels événements au Québec devaient recevoir les très convoitées commandites fédérales.Aussi bien M.Pelletier que M.Gagliano ont nié cependant avoir joué un rôle dans le choix des organismes, qui ont reçu la manne fédérale, ou dans le choix des agences de communication, qui ont servi d'intermédiaires entre Ottawa et les organisateurs d'événements culturels et sportifs.MM.Pelletier et Gagliano ont affirmé que les décisions finales sur ces questions étaient prises par le directeur du programme de commandites à Travaux publics, Chuck Guité.M.Guité, qui sera encore une fois l'un des témoins vedettes à Montréal, a cependant affirmé le contraire lorsqu'il a comparu devant le commissaire Gomery à Ottawa.Les audiences débutent ce matin à 9 h 30 avec une petite parenthèse de quelques heures afin d'entendre le deuxième témoignage du greffier du Conseil privé, Alex Himelfarb.La Commission souhaite éclaircir les contradictions entre les déclarations de certains témoins et le témoignage du plus haut fonctionnaire de l'État, en septembre dernier.C'est Jean Lafleur, de Lafleur Communication Marketing, qui ouvrira ensuite le bal des témoins liés aux agences de communication.Au seul chapitre des commandites, Lafleur Communication a reçu 38,4 millions de dollars en contrats du gouvernement fédéral entre 1996 et 2003.Ce volet montréalais des audiences de la commission Gomery insistera davantage qu'à Ottawa sur les activités de publicité du gouvernement fédéral, commentées au chapitre 4 du rapport de la vérificatrice générale.Distinctes des activités de commandites, les activités de publicité, chiffrées à 793 millions, ont également profité aux agences de communication proches des libéraux.Mme Fraser avait dénoncé dans son rapport le peu de cas qu'avait fait le gouvernement fédéral de son obligation « de donner aux fournisseurs un accès équitable aux affaires du gouvernement et de choisir les agences de publicité de façon à optimiser les fonds ».PHOTO TOMHANSON, PC À compter d'aujourd'hui, la commission Gomery déménage à Montréal.Les audiences d'Ottawa ont pris fin le 10 février avec le témoignage du premier ministre, Paul Martin.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2005 suivants: Vibe (2SL26/R7A) et Montana SV6 (2U11416/R7D).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent, voir ci-dessus.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour un terme de 36 mois sur approbation de crédit de GMAC.¥Pour un véhicule à essence.Lauréat ex æquo dans sa catégorie.Basé sur les données publiées par Ressources naturelles du Canada dans le Guide de consommation de carburant 2003, 2004 et 2005 pour la Pontiac Vibe 1,8L avec une boîte manuelle à 5 vitesses.Contrat de service requis.Pour obtenir plus de détails et de renseignements au sujet d'On Star, appelez au 1 800 667-8277, informez-vous auprès de votre concessionnaire ou consultez le site www.onstarcanada.com.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.Lauréat du prix Éner Guide 2005: Véhicule le plus Éconergétique de sa catégorie durant 3 années consécutives¥ Moteur VVT-I, 4 cylindres de 1,8L de 130 HP Climatiseur Rétroviseurs à réglage électrique Phares antibrouillard Prise de courant de 115 volts AC sur le tableau de bord Lecteur CD et 4 haut-parleurs Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable à plat Écran cache-bagages Longeron de portebagages Volant inclinable Roues de 16 po Garantie limitée 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 269$ 299$ 1298$ 0 $ 0 $ 0 $ 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 239$/ mois OU Avec comptant de 2596$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 48 mois à la location.Système de communication et d'assistance On Star avec abonnement gratuit d'un an au plan Sain et sauf Moteur V6 3,5L à ISC de 200HP Boîte automatique à 4 vitesses avec surmultipliée Sacs gonflables avant à déploiement adapté Freins à disque aux 4 roues avec système ABSChaîne stéréo AM/FM avec lecteur CD et MP3 Télédéverrouillage des portes, glaces et rétroviseurs chauffants à commandes électriques Climatisation avant avec filtre à particules Contrôle automatique des phares à halogène Glaces arrière teintées foncé Tapis protecteurs avant et arrière Garantie limitée 5 ans ou 100 000km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 299$ 347$ 2264$ 0 $ 0 $ 0 $ 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 209$/ mois OU Avec comptant de 6509$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 48 mois à la location.L'aspect d'un VUS et la commodité d'une minifourgonnette « Compacte spacieuse, originale et pratique » L'auto 2005 - Les Éditions La Presse PONTIAC VIBE PONTIAC MONTANA SV6 Transport de 1040 $ et préparation inclus.Transport de 1120 $ et préparation inclus.3287248A 3287268 MONDE Bras de fer entre le pouvoir pro-syrien et l'opposition au Liban ASSOCIATED PRESS BEYROUTH \u2014 En visite au Liban, un haut responsable du département d'État américain a de nouveau réclamé hier un départ des troupes syriennes « le plus vite possible ».Un déplacement intervenu à la veille d'un bras de fer annoncé entre le pouvoir pro-syrien de Beyrouth et l'opposition.Signe de l'inquiétude du pouvoir et de la tension croissante alors que le Parlement doit se prononcer aujourd'hui sur une motion de censure du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Soleiman Frangié, a interdit tout rassemblement par crainte d'affrontements entre les manifestants pro et anti-syriens.Néanmoins, 10 000 Libanais se sont rassemblés cette nuit dans le centre de Beyrouth criant « La Syrie dehors », « Le Liban est notre religion », « Indépendance, liberté, souveraineté » et dénonçant cette interdiction.Mettant en avant « l'intérêt supérieur de la nation et le maintien de la paix nationale », Suleiman Frangié a également ordonné aux forces de sécurité de « prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de l'ordre et de la sécurité et à l'interdiction de toute manifestation ou rassemblement » aujourd'hui.David Satterfield, sous-secrétaire d'État adjoint, doit rencontrer le chef de la diplomatie libanaise Mahmoud Hammoud.Arrivé samedi à Beyrouth, il a déclaré à des journalistes que Washington voulait le retrait syrien « le plus vite possible ».LE TOUR DU GLOBE Voyez ces offres et ces véhicules à saturncanada.com Les composants du groupe propulseur du véhicule sont couverts par une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km, selon la première éventualité.Dans les 30 jours ou les 2 500 km suivant la livraison, selon la première éventualité.Voyez votre détaillant ou visitez saturncanada.com pour les conditions, 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les frais d'administration, les frais associés à la publication/l'inscription au RDPRM, les droits et les équipements optionnels sont en sus.\u2020\u2020 Le financement est sujet à l'approbation du crédit par GMAC.Un acompte ou un échange peuvent être nécessaires.Les mensualités et le coût de l'emprunt varieront selon le montant de l'emprunt et la valeur de l'acompte/de l'échange.Les détaillants peuvent vendre à prix moindre.\u2020\u2020 Les offres s'appliquent uniquement aux berlines ION.1 1SA 2005 de Saturn/VUE 4 cylindres 1SA 2005 de Saturn/Relay.2 1SA 2005 de Saturn neufs ou de démonstration provenant des stocks du détaillant et sont réservées aux clients au détail admissibles.Les offres sont d'une durée limitée et ne peuvent, dans certains cas, être combinées avec d'autres offres.Pour informations sur le Système On Star® veuillez appeler au 1-888-4ONSTAR (1-888-466-7827) ou visitez www.onstar.com pour obtenir des informations sur les limitations du système et les détails.Voyez un détaillant, visitez saturncanada.com ou faites le 1 888 4SATURN pour les conditions et les détails.Essais menés par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des États-Unis sur le VUE 2005 TI 4 cylindres pour les collisions frontales côté conducteur et passager avant et les collisions latérales aux places avant et arrière.La cotation à l'aide d'étoiles fait partie du programme d'évaluation des nouveaux véhicules de la NHTSA.Segment des fourgonnettes intermédiaires 2005 selon Polk Canada.Données basées sur la capacité du réservoir telle que publiée par les concurrents et l'efficacité énergétique maximale sur autoroute pour chaque véhicule d'après le guide sur la consommation de carburant Énerguide.Si plusieurs motorisations étaient disponibles, celle offrant la meilleure efficacité énergétique a été retenue aux fins de comparaison.À l'exclusion des autres divisions GM.149$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 1 600 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 12 995$ PRIX D'ACHAT BERLINE ION.1 20 995$ PRIX D'ACHAT VUE 4 CYLINDRES La VUE se mérite la plus haute cote de sécurité NHTSA : La nouvelle RELAY est équipée du système de base et possède la meilleure autonomie d'essence sur autoroute de la catégorie des fourgonnettes intermédiaires.La toute nouvelle Saturn RELAY à sept passagers : style, simplicité, rangement et divertissement que toute votre famille appréciera.La berline Ion a le volume utilitaire le plus important de sa catégorie.« Le Vue.est le plus amusant des utilitaires sport actuels et surclasse facilement tous ses concurrents dans une catégorie très solide et très sensée.» \u2014Alex Law, journaliste automobile «LA ION DE SATURN EST LA VOITURE LA PLUS SPACIEUSE, LA PLUS PUISSANTE ET LA MIEUX ÉQUIPÉE DU GROUPE DES MOINS DE 15 000 $.» - TED LATURNUS, JOURNALISTE AUTOMOBILE Berline ION 2005 VUE 2005 Nouvelle RELAY 2005 7 passagers 199$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 3 820 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 249$ /MOIS/48 MOIS EN LOCATION 5 100 $ COMPTANT TRANSPORT EN SUS 0% DE FINANCEMENT POUR 36 MOIS On fête les bonnes nouvelles chez Saturn SATURN VUE HYUNDAI SANTA FE FORD ESCAPE Moteur V6 en option 250hp 173hp 200hp Siège du passager avant rabattable De base Non-disponible Non-disponible Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA pour collision frontale - conducteur/passager 5 étoiles/5 étoiles 5 étoiles/4 étoiles 4 étoiles/4 étoiles Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA pour collision latérale 5 étoiles/5 étoiles 5 étoiles/non-testé 5 étoiles/5 étoiles Panneaux en polymère résistant aux bosses De base Non-disponible Non-disponible SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ SATURN ION HONDA CIVIC TOYOTA COROLLA HP de base 140hp 115hp 130hp Volume de rangement 416L 365L 385L Panneaux en polymère résistant De base Non-disponible Non-disponible aux bosses RELAY DE SATURN DODGE GRAND CARAVAN TOYOTA SIENNA Consommation très 1 075 km 890 km 964 km réduite (moins de pleins requis) Plan « Sain et sauf» Non-disponible Non-disponible (abonnement d'un an) Roues de base Roues de 17\u201d Roues de 15\u201d Roues de 16\u201d Système sonore 8 haut-parleurs 4 haut-parleurs 6 haut-parleurs de série Freins À disque aux 4 roues Disques à l'avant/ Disques à l'avant/ tambours à l'arrière tambours à l'arrière LOCATION RELAY.2 Modèle illustré ION.3 Modèle illustré VUE V6 à traction intégrale Modèle illustré RELAY.3 Saturn de Terrebonne 1295, Carré Masson Lachenaie (450) 964-1374 www.saturnterrebonne.com West Island Saturn Saab 9775, route Transcanadienne Ville Saint-Laurent (514) 332-4424 www.westislandsaturn.com Gravel Saturn Saab 1, Place Ville-Marie, # 11 180 Montréal 1 800 724-7457 www.gravelauto.com Saturn de Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 www.saturndeblainville.saturncanada.com Décarie Saturn Saab 6100, boul.Décarie Montréal 1 866 750-2222 www.gravelauto.com Saturn Saab de Laval 2800, boul.Chomedey Laval (450) 681-0028 www.bourassaauto.com Mondial Saturn Saab 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondialsaturn.com Saturn Saab de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard 1 866 662-3333 www.gravelauto.com AVIATION Le nouveau défi de Steve Fossett Steve Fossett a établi des records autour du monde en voilier et en ballon.Dans les prochains jours, si le vent le permet, il entend rééditer l'exploit en moins de 80 heures à bord d'un avion ultra-léger révolutionnaire.Si il réussit, le milliardaire américain deviendra, à 60 ans, le premier homme à voler autour du monde en solitaire, sans escale ni ravitaillement.« Ce vol va être l'un des plus difficiles que j'aie jamais tentés en raison de la charge de travail et de l'endurance que réclame un vol en solitaire durant trois jours », a expliqué Steve Fossett à l'AFP.Son avion ultra- léger, Global Flyer Virgin Atlantic, devrait s'envoler aujourd'hui de Salinas, au Kansas, si les conditions météorologiques demeurent satisfaisantes.Le départ est prévu entre 14 h et 20 h, heure locale.AFP KIRGHIZSTAN Scrutin frauduleux ?Les Kirghizs ont voté hier au cours d'élections législatives tendues dans ce pays d'Asie centrale, où l'opposition a dénoncé des fraudes et menacé de manifester, tandis que le gouvernement critiquait « l'ingérence » américaine.Quelque 2,6 millions d'électeurs étaient appelés à élire les 75 députés du nouveau parlement monocaméral, le Jogorku Kenesh, en remplacement des deux chambres existantes.La participation s'établissait à 59,91 %, selon des résultats quasiment définitifs donnés à la télévision nationale par le chef de la commission électorale, Souleiman Imanbaïev.Les premiers résultats préliminaires devaient être annoncés cette nuit.Mais dans les rangs de l'opposition, divisée en cinq différentes coalitions, les dénonciations de fraudes se multipliaient.Rosa Otounbaïeva, coprésidente de la coalition de l'opposition de centre gauche Ata-Jourt (La Patrie) et l'une des personnalités de l'opposition interdites de candidature à ces législatives, a indiqué que de multiples violations du code électoral avaient été recensées.AFP TADJIKISTAN Emprise du pouvoir Le Tadjikistan, pays le plus pauvre d'Asie centrale, renouvelait hier son parlement lors d'élections législatives sous forte emprise du pouvoir, où le Parti populaire démocratique du président Emomali Rakhmonov était assuré de l'emporter.La commission électorale, annonçant la fermeture des bureaux de vote au terme d'un scrutin qui s'est déroulé « dans le calme », donnait un très fort taux de participation : de plus de 84 % des 3,1 millions d'électeurs inscrits sur 6,6 millions d'habitants.Les premiers résultats sur la répartition des 63 sièges de la chambre basse du parlement, le Madjilis, étaient attendus pour ce matin.Mais l'opposition était d'ores et déjà pessimiste sur ses chances de succès, alors que le parti de M.Rakhmonov dominait le parlement sortant, où deux sièges seulement appartenaient au Parti islamique de la renaissance.« L'optimisme s'est volatilisé lorsque les observateurs du Parti islamique ont été chassés de plusieurs bureaux de vote », a déclaré à l'AFP Chamsiddine Saïdov, le directeur de campagne de ce parti d'opposition.AFP VIETNAM Nouvelle victime de la grippe aviaire Un homme de 69 ans est mort de la grippe aviaire au Vietnam, le 14e tué dans ce pays par le virus depuis le début de l'année, a annoncé hier un responsable des services de santé.L'homme est mort le 23 février, a déclaré à l'AFP le directeur de l'hôpital de la province de Thai Binh, située au sud-est de Hanoï, Pham Van Diu.Il avait été hospitalisé le 19 février et des examens avaient révélé le 22 qu'il était porteur du virus.Trente-quatre personnes au total sont mortes au Vietnam de la grippe aviaire et 12 en Thaïlande depuis la fin 2003.Un homme de 45 ans était mort dans la même région du Vietnam le 9 janvier après avoir contracté le virus H5N1 de la grippe aviaire.Un autre malade, âgé de 21 ans, originaire lui aussi de la province de Thai Binh, est soigné depuis mardi dernier dans un hôpital de Hanoi.Trente- cinq des 64 villes et provinces du Vietnam ont identifié cette année des foyers de grippe aviaire et plus de 1,5 million de volailles ont été détruites pour lutter contre la maladie.AFP 3287208A Sharon accroît la pression sur Abbas et met en garde la Syrie NUCLÉAIRE Moscou attend la critique de Washington RAVI NESSMAN AGENCE FRANCE-PRESSE JÉRUSALEM \u2014 Ariel Sharon a menacé hier de geler les efforts de paix si l'Autorité palestinienne ne mène pas une « campagne déterminée » contre «les groupes terroristes ».Le premier ministre israélien a réclamé des actions immédiates contre le Djihad islamique, qui a revendiqué l'attentat de Tel-Aviv, mais Israël met aussi en garde la Syrie, accusée d'être responsable.La police israélienne restait hier en état d'alerte renforcée sur tout le territoire.Après deux semaines de relative accalmie, l'attentat-suicide qui a tué quatre Israéliens vendredi soir devant une discothèque risque de compromettre le processus d'apaisement scellé par Ariel Sharon et Mahmoud Abbas avec la trêve déclarée lors du sommet de Charm el-Cheikh le 8 février dernier.Les groupes palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont d'abord nié toute implication dans l'attentat, avant que le Djihad islamique, dont des responsables sont installés au Liban et en Syrie, ne finisse par revendiquer samedi l'opération sur Internet et par la voix d'un responsable sur le sol libanais.L'attentat de Tel-Aviv accroît la pression sur le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui résistait jusqu'ici aux demandes israéliennes d'une répression des groupes palestiniens, préférant convaincre les factions de cesser les attaques.Les dirigeants israéliens avaient dit qu'ils n'insisteraient pas si les choses restaient calmes.Mais hier, Ariel Sharon a exigé une action immédiate contre le Djihad, disant avoir acquis la « certitude » que des militants du groupe avaient perpétré l'attentat sur ordre de dirigeants basés en Syrie.« L'État d'Israël souhaite avancer vers un accord avec les Palestiniens, mais il n'y aura pas de progrès politique, je répète, aucun progrès politique, tant que les Palestiniens ne mèneront pas une campagne déterminée pour éliminer les groupes terroristes et leurs infrastructures dans les territoires », a-t-il déclaré lors du conseil des ministres hebdomadaire.Déjà, Israël a suspendu ses plans de retrait de cinq villes de Cisjordanie, estimant que les forces de sécurité palestiniennes n'étaient pas capables d'en assurer le contrôle.Une décision jugée « mauvaise et inacceptable » par le premier ministre palestinien Ahmed Qoreï.« Si Israël veut couper les contacts avec les Palestiniens, ce sera sa propre décision et nous ne pleurerons pas », a-t-il commenté devant la presse.« Mais nous disons qu'il y a une opportunité qui a commencé à Charm el-Cheikh et nous voulons développer cet effort.» Mahmoud Abbas a réuni samedi ses chefs de la sécurité et plusieurs ministres pour discuter des suites à donner à l'attentat.Il a renouvelé son soutien à la trêve et dit échanger des informations avec Israël, les États-Unis et l'Europe.La police palestinienne a arrêté samedi deux suspects liés au Djihad islamique.Les forces israéliennes ont également appréhendé deux des frères du kamikaze et quatre voisins dans son village, dont l'imam de la mosquée locale, de même que le conducteur présumé du véhicule qui aurait transporté l'auteur de l'attentat.Après l'attentat, Israël a aussi menacé la Syrie, déjà pointée du doigt au Liban après l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février.Damas avait rejeté samedi les accusations d'Israël, démentant être derrière l'attentat de Tel-Aviv.Mais pour le vice-ministre israélien de la Défense, Zeev Boim, « il ne fait aucun doute que la Syrie est un centre d'activités terroristes, cette fois contre Israël, mais également de façon régionale ».L'État hébreu n'hésiterait pas à frapper son ennemi de longue date pour prévenir toute attaque de groupes basés à Damas, at- il prévenu.« Nous l'avons fait par le passé », a rappelé M.Boim.AGENCE FRANCE-PRESSE MOSCOU \u2014 La Russie, qui a remporté un succès en parvenant hier à un accord avec Téhéran qui lui ouvre la voie à la mise en activité de la première centrale iranienne, à Bouchehr, se préparait aux critiques de la part de Washington, fortement opposé à ce projet.Peu après la signature de l'accord relatif à la livraison par les Russes du combustible de la centrale \u2014 qui porte notamment sur le rapatriement de l'uranium usagé \u2014, Moscou s'est montré prudent et a insisté sur le fait que cet accord n'entraînait pas « dans l'immédiat » de livraison à l'Iran.« La signature entre la Russie et l'Iran d'un accord sur le rapatriement du combustible usagé ne signifie pas la livraison immédiate de combustible nucléaire à ce pays », a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Iakovenko, cité par l'agence Interfax.Il s'est voulu rassurant en indiquant que le combustible nucléaire ne serait livré à l'Iran qu'une fois que Bouchehr serait « prête ».Soit pas avant la mi-2006, selon le chef de l'agence russe de l'énergie atomique, Alexandre Roumiantsev, évoquant hier en Iran le démarrage de la centrale pour « fin 2006 » et la livraison de combustible six mois plus tôt.Ces précautions russes sont adressées en premier lieu à Washington, alors que la coopération nucléaire russo-iranienne est l'un des principaux sujets de désaccord entre Moscou, convaincu que l'Iran n'a pas l'intention de fabriquer l'arme atomique, et Washington, qui accuse Téhéran de chercher à s'en doter sous le couvert d'un programme nucléaire civil.M.Poutine avait pourtant laissé entendre vendredi dernier à Bratislava, à l'issue du sommet RussieÉ.- U., qu'il partageait des « positions proches » de son homologue américain George W.Bush sur l'Iran.Malgré les apparences, « à Bratislava, Poutine et Bush sont chacun restés sur leurs positions.Rien n'a changé et la signature ne fait que le confirmer », relève Viktor Kremeniouk, de l'institut USACanada de Moscou.PHOTO HAÏMAZOULAY, REUTERS Les parents israéliens d'une des victimes de l'attentat de vendredi à Tel Aviv, Yitzhak Buzagio, le pleuraient hier.Un demi-frère de Saddamcapturé en Irak ASSOCIATED PRESS BAGDAD \u2014 Le gouvernement irakien a annoncé la capture d'un demi-frère de Saddam Hussein, Sabaoui Ibrahim al-Hassan, ancien conseiller présidentiel soupçonné de financer l'insurrection, laquelle a perpétré de nouveaux attentats meurtriers à Hammam Alil et Mossoul dans le nord du pays.Al-Hassan figurait en 36e position sur la liste des 55 dignitaires irakiens les plus recherchés par les forces américaines.Le gouvernement irakien par intérim n'a fourni aucune précision sur le lieu et les circonstances de son arrestation, intervenue tôt hier matin selon un responsable du renseignement au ministère de l'Intérieur.L'ancien conseiller présidentiel, selon un communiqué du gouvernement, a été arrêté par les forces de sécurité irakiennes.D'après des responsables irakiens, Al-Hassan a été arrêté par les autorités syriennes qui l'ont remis à l'Irak en signe de bonne volonté.Son arrestation a fait suite à l'assassinat le 14 février de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, ont ajouté ces responsables sous le couvert de l'anonymat.Al- Hassan, disent-ils, a été livré aux autorités irakiennes avec 29 membres de l'ex-parti Baas de Saddam Hussein, dont la branche syrienne est au pouvoir à Damas depuis 1963.Ils n'ont pas fourni d'autres précisions.Fuite de l'industrie de la santé vers l'Asie?Le drame socioéconomique que représente l'annonce de la fermeture de deux usines d'électronique de Viasystems à Montréal la semaine dernière, essentiellement pour cause de transfert dans un monde en développement moins coûteux, n'est pas le premier et certainement pas le dernier.On nous avise, depuis les États-Unis, que l'énorme économie dite des sciences de la vie apparaît comme un secteur de prédilection pour l'outsourcing dans un avenir rapproché : diverses fonctions économiques gravitant autour de la vie comme les fonctions paramédicales, la pharmacie et la jeune industrie de la biotechnologie pourraient prendre le chemin de l'Asie.C'est aussi un secteur où, comme l'électronique, une ville comme Montréal a beaucoup à perdre.Le journaliste Andrew Pollack, dans le New York Times de vendredi dernier, sonne l'alarme : « Il y a d'abord eu la fabrication de jouets, de vêtements, ce genre de produits, puis le matériel électronique et les ordinateurs, et nous en sommes finalement à l'industrie pharmaceutique et à la biotechnologie », constate en entrevue Jimmy Wei, banquier d'affaires de San Francisco, qui a lui-même pris part à la création de Bridge Pharmaceuticals, une entreprise qui explore le marché du travail de l'Asie pour le compte de l'industrie pharmaceutique américaine et européenne.Secteur menacé Le mouvement de transfert dans ce secteur n'a pas eu de conséquences graves jusqu'ici pour l'Amérique du Nord, mais il paraît promis à un bel avenir.Les plus récentes données du département du Commerce des États-Unis indiquent que moins de 6% de l'emploi dans l'industrie liée à la biotechnologie s'est manifesté sous forme de soustraitance lointaine en 2002, mais les spécialistes constatent que le mouvement a pris de l'ampleur ces trois dernières années.« C'est une tendance de plus en plus prononcée à l'heure où les entrepreneurs surveillent de plus en plus leurs dépenses », explique Riccardo Pigliucci, de la maison Discovery Partners International, de San Diego, elle-même sous-traitante en chimie.M.Pigliucci est fasciné par le fait qu'un chimiste ne gagne que de 20 000 à 40 000 $ US par an en Inde, contre un traitement variant entre 80 000 et 100 000$ aux États-Unis.Discovery Partners a déjà « consolidé» ses activités à San Diego et à San Franciso-Sud et fermé son usine de Tucson, en Arizona.Déjà, les entreprises spécialisées dans les tests sur les nouveaux médicaments ont commencé à transférer massivement leurs activités du côté de l'Asie, de l'Europe de l'Est et de l'Amérique latine, où l'expertise coûte moins cher, comme d'ailleurs la participation de candidats aux tests, sans compter que la disponibilité de ces candidats est considérable.L'industrie pharmaceutique comme telle devrait normalement lui emboîter le pas.Un pays comme l'Inde s'est déjà taillé un créneau d'envergure dans l'industrie du médicament générique et s'intéresse maintenant à la biotechnologie.L'entreprise indienne Biocon, cotée en Bourse depuis un an, est dirigée par Kiran Mazumdar-Shaw, que la presse nationale décrit déjà comme la femme la plus riche de l'Inde.Ce qui, aux États-Unis, accentue la crainte de transfert massif vers l'Asie, c'est le fait que nombre de scientifiques chinois et indiens formés et initiés à la vie industrielle aux États-Unis et en Europe reprennent désormais le chemin de l'Asie pour y faire leur vie.Et ça rapporte.Un journaliste du Times cite le cas de Ge Li, qui a créé Wu Xi Pharmatech à Shanghai après avoir passé 12 ans aux États- Unis, où il a obtenu un doctorat en chimie organique à l'Université Columbia et participé à la fondation de la société Pharmacopeia, dans le New Jersey.Wu Xi emploie déjà 570 personnes et a fait des profits de 21,5 millions l'an dernier.Dans certains cas, ce sont les multinationales elles-mêmes qui vont directement s'installer en Asie.Roche, de Suisse, vient d'ouvrir un centre de recherche à Shanghai et sollicite les Asiatiques formés en Occident.Jonathan Knowles, responsable du recrutement international chez Roche, constate que ce type de personnel est abondant : « Le monde universitaire américain de niveau post-doctoral est dominé par les Chinois depuis 10, sinon 15 ans.» Autre avantage offert par les pays asiatiques : ils sont plus permissifs que l'Occident dans des domaines à teneur morale comme la recherche sur les cellules souches, champ d'activité encadré par les lois aux États-Unis.Les sciences de la vie (paramédicales, pharmaceutiques et les fonctions agricoles et chimiques pertinentes) représentent 885 000 emplois aux États- Unis, selon le Battelle Memorial Institute.Les bons côtés de la situation : les entreprises pharmaceutiques font tellement d'argent qu'elles sentent moins le besoin de s'expatrier.Ensuite, l'industrie des sciences de la santé se sent plus à l'aise à proximité des grands centres universitaires, champ que les États-Unis dominent encore largement , grassement financé qu'il est par les National Institutes of Health.On ne boira plus son café \u2014 en lisant l'info sur le CHUM\u2014 de la même manière.Après le transfert en Asie de la chaussure, du vêtement et de l'électronique (Viasystems la semaine dernière), l'industrie des sciences de la vie pourrait emboîter le pas et Montréal est menacé.LA PRESSE D'AILLEURS RÉAL PELLETIER MONDE FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Plongeondans un bain bouillant kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Le nouveau ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, fait ses classes à la dure : les dossiers coupe-gorge s'accumulent sur son bureau.En conséquence, pourquoi donc accepteraitil de plonger dans un bain linguistique bouillant en remettant en question la décision de son prédécesseur d'imposer une heure d'anglais dès la première année du primaire ?Tout simplement parce que cette décision ne répond absolument pas à l'objectif, pourtant capital, qui est de rendre les petits Québécois plus bilingues.Un critère primordial devrait guider la réflexion du ministre Fournier, si tant est qu'il accepte de revenir sur cet engagement électoral de son parti : l'efficacité.Car les jeunes Québécois sont loin d'être assez bilingues à leur sortie de l'école secondaire.Les deux tiers des 15-24 ans se disent bilingues, contre, tout près de nous, 85% des Anglo-Québécois du même âge.Cette situation doit changer.La connaissance de l'anglais, dans le monde où nous vivons, est absolument essentielle.Il est d'ailleurs consternant que certains en doutent encore.Or, dans cette optique d'efficacité, une heure hebdomadaire consacrée à l'anglais ne servira strictement à rien.Tous les spécialistes, qu'ils soient partisans ou non de l'apprentissage d'une langue en bas âge, s'entendent sur une chose : le saupoudrage d'heures ne produit aucun résultat.Après avoir « appris » l'anglais pendant six ans, les petits Québécois seront toujours incapables de le parler.Considérons maintenant, justement parce qu'elle est tout près de nous, l'expérience des anglophones.Dès la maternelle, le petit Anglo- Québécois aura droit, au minimum, à 90 minutes par jour de français.Il pourra faire la moitié de sa scolarité dans l'autre langue, parfois même des années scolaires complètes.Question : les élèves anglophones maîtrisent-ils moins leur langue maternelle pour autant ?Sûrement pas.Les petits francophones, placés dans une semblable situation, y perdraient-ils, eux, leur français ?Disons que ce serait plus risqué.La condition de la langue française est plus délicate.Et il y a la problématique immigrante: le danger de confusion et d'assimilation, pour un enfant d'ailleurs qui arrive à la maternelle en sachant à peine parler le français, serait réel.Il n'est pas question, pour toutes ces raisons, de copier aveuglément la manière anglophone.Mais il faut l'adapter, vite et bien.Les expériences internationales montrent qu'il n'est pas impératif de commencer tôt l'apprentissage d'une langue seconde.Aux Pays- Bas, par exemple, un pays où la quasi-totalité des citoyens sont bilingues, on ne commence l'apprentissage de l'anglais à l'école qu'à 9 ou 10 ans.Cependant, en plus de baigner tôt dans l'anglais, les petits Néerlandais font en deux ans le même nombre d'heures que les petits Québécois en quatre.Le facteur numéro un facilitant l'apprentissage d'une langue c'est cela : la concentration, idéalement sous forme d'immersion.Il faut tenter de reproduire cela dans le système scolaire québécois.Comment?En généralisant le plus possible le principe de l'anglais intensif en sixième année, quitte à adapter la formule pour les élèves moins doués.À l'heure actuelle, à peine 10% des élèves québécois ont accès à de tels programmes, qui leur permettent de consacrer six mois de l'année scolaire à l'apprentissage de l'anglais.D'ailleurs, une fois engagé dans cette voie, le nouveau ministre de l'Éducation ne devrait pas hésiter à sortir des sentiers battus, au risque de réchauffer encore la température de son bain.Pourquoi ne pas étendre la formule de l'anglais intensif à la cinquième année?Pourquoi ne pas donner le feu vert \u2014 la loi l'interdit actuellement \u2014 à certaines formes bien circonscrites d'immersion ?Mais le départ, pour le gouvernement libéral, c'est un mea-culpa.Parce que les petits francophones méritent eux aussi d'avoir en poche leur passeport pour le monde.serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS Après avoir« appris » l'anglais pendant six ans, les petits Québécois seront toujours incapables de le parler.DIALOGUE Les mérites de monsieur Séguin En réponse à l'éditorial d'André Pratte intitulé « Saint Yves », publié le 22 février dernier.M.Pratte, Dans le premier paragraphe de votre éditorial, vous affirmez que M.Séguin n'a pas été congédié.C'est tout comme, car on lui a offert un ministère pour lequel il n'avait aucune compétence.Connaissant l'honnêteté de M.Séguin, il a refusé.Dans le second paragraphe, vous affirmez que M.Séguin a perdu son poste en raison de son comportement déloyal, incohérent, individualiste.Je vois la chose différemment.M.Séguin a été honnête envers tous les Québécois en prêchant la transparence gouvernementale, ce qu'on n'est pas près de revoir avec son départ.Étant plus populaire que son chef, et ayant son franc-parler, Yves Séguin a tout simplement été limogé pour ces raisons.Rien à voir avec un comportement déloyal ; d'ailleurs il est toujours un député libéral.Bernard Lavallée Berthierville Drôle de conception de la politique Monsieur Pratte, Vous trouvez anormal que monsieur Séguin ait refusé le ministère de la Justice.Ignorezvous que Yves Séguin est revenu à la politique pour le ministère des Finances uniquement ?Si demain, on propose ce ministère au docteur Couillard (ministre de la Santé), pensezvous que cela ferait son bonheur et qu'il accepterait ?Si je vous comprends bien, on entre en politique n'importe comment, pour n'importe quoi.Drôle de conception ! Gaston Viallet Val-David Forte personnalité Eussé-je employé vos termes dans un mot pour la Boîte aux lettres qu'on ne l'aurait certainement pas publié.Un petit détour par les faits, ditesvous ?Déloyal, incohérent, individualiste.bavard, fantasque, égoïste ! Un dictionnaire avec ça ?On attend mieux du journaliste chevronné que vous êtes.Et puis, disons-le, il est vrai que Monsieur Séguin dérange.Il a au moins le mérite de dire les choses comme elles sont, par exemple de s'opposer aux 10 millions promis aux écoles juives, de s'élever vigoureusement contre le déséquilibre fiscal et l'ingérence du fédéral dans les domaines de compétence du provincial.Quand Monsieur Charest le dit, il devrait lui aussi délaisser les gants blancs de dentelle pour des gants.un peu plus de boxe ! Il serait plus crédible.Dans le fond, Monsieur Charest est trop faible pour soutenir l'ombre d'une forte personnalité aux Finances.et ailleurs.Raymond Parent Le choix des mots Cet éditorial m'a attiré les foudres de nombreux lecteurs.Chaque fois qu'une telle chose se produit, comme n'importe quel autre journaliste je m'interroge sur le bien-fondé de ce que j'ai écrit.Me suis-je mis le doigt dans l'oeil ?J'ai su aussi que M.Séguin lui-même avait été profondément blessé par cet éditorial, notamment par le recours à une citation de Mario Dumont.Cela m'a amené à m'interroger sur la pertinence de ce passage, de même que sur certains des qualificatifs utilisés, que ne manque pas de me reprocher M.Parent dans la lettre publiée plus haut.Réflexion faite, je continue de croire que l'ancien ministre des Finances a commis plusieurs fautes inadmissibles dans notre système de gouvernement, système dont l'efficacité repose sur la solidarité ministérielle.M.Séguin a beau être populaire auprès des Québécois, cela n'excuse pas son attitude à l'endroit du premier ministre et de ses collègues du conseil des ministres.Il reste le choix des mots.Les commentateurs politiques doivent-ils, lorsqu'ils écrivent, tenir compte de l'être humain qui vit sous le masque du politicien ?« On a beau avoir le cuir épais, on a quand même des sentiments », lançait cette semaine l'ancien premier ministre français Alain Juppé au sujet de la controverse qui a éclaté au Québec à la suite de son embauche par l'ENAP.En écrivant au sujet d'Yves Séguin, aurais-je dû tenir compte de ses sentiments, du fait que par ailleurs, l'homme est on ne peut plus aimable ?La réponse est non.La balise en cette matière, c'est le respect de la personne.Dans les pages éditoriales de La Presse, nous nous tenons loin des insultes et de la médisance.Les critiques que nous exprimons ne sont pas gratuites : elles s'appuient sur des faits et sur un raisonnement.Si nous nous abstenions de critiquer un homme ou une femme publique par crainte de le (la) blesser, notre sens critique s'émousserait rapidement, et nous abdiquerions la responsabilité qui est la nôtre.J'ai été dur à l'endroit de M.Séguin, mais je ne crois pas avoir été injuste.En relisant le texte en question, je me dis que j'aurais pu ici employer un mot un peu moins fort, là changer une formulation.Mais cela n'aurait rien changé à l'essentiel de l'opinion exprimée.ou à son impact sur les sentiments de M.Séguin et de ses nombreux admirateurs.M.Viallet soulève une question abordée par plusieurs lecteurs : M.Séguin étant revenu en politique pour le poste de ministre des Finances, il était évident qu'il n'allait pas accepter un autre portefeuille.Cette opinion fait fi du fait que M.Séguin a toujours nié avoir exigé le portefeuille des Finances.En outre, les remaniements ministériels font partie de la vie politique ; revenir en politique pour un seul ministère, c'est s'exposer à avoir une carrière gouvernementale fort courte.André Pratte Éditorialiste en chef Le projet Lepage mroy@lapresse.ca MARIO ROY Robert Lepage présentait, il y a trois jours, la première de sa nouvelle création, Le Projet Andersen, qu'il a conçue, mise en scène et dont il est le seul interprète, dans une des salles du Grand théâtre de Québec.À peine sorti de KÀ, à Las Vegas, probablement la plus complexe et coûteuse aventure scénique jamais imaginée en ce bas monde, Lepage retourne donc chez lui pour retrouver une scène infiniment plus modeste, celle du Trident.Il y donne une performance de 150 minutes, sans entracte, évidemment à l'état de work in progress \u2014 lequel, incidemment, a besoin de quelques progrès encore.Et ce, avant de repartir pour le Royal Opera House, à Londres, où il gère une adaptation du mythique 1984 de George Orwell, dont le lever de rideau est prévu pour mai.Ou pour Copenhague, où Le Projet Andersen sera aussi à l'affiche cette année.C'est peu de dire que, après déjà 20 ans d'une fulgurante carrière, l'homme demeure versatile, boulimique, agité, monomaniaque, imaginatif, imprévisible, effronté.Pour tout dire : génial.À Québec, Lepage n'est en aucune façon handicapé par des moyens forcément limités par rapport au pactole lasvegassien que lui a offert le Cirque du Soleil.Et il parvient à monter une nouvelle version de son univers personnel qui, comme à l'habitude, se révèle pleine de surprises, de beauté et d'invention.Évidemment, on y rencontrera quelques-unes de ses obsessions.De son exploration de la sexualité marginale à sa façon d'occuper l'espace scénique, en passant par sa fascination pour la science-technologie et le type particulier d'humour qui est le sien.Surtout, le créateur prend prétexte de l'oeuvre de Hans Christian Andersen pour traiter, en fait, de détournement de culture.Détournement par la politique, par l'affairisme d'État, par l'ambition personnelle, par le poids de l'immobilisme planifié et organisé.Tel Andersen qui, en 1867, se heurtait au machinisme moderne de l'Exposition universelle de Paris, le héros de Lepage, un parolier québécois \u2014 sorte de dernier amant romantique \u2014 entre aujourd'hui en collision frontale avec une autre machine parisienne.C'est celle de la culture.Et elle s'incarne en la personne d'un fonctionnaire de l'Opéra Garnier régnant sur un univers artistique que taillent en pièces sa propre fourberie vide et orgueilleuse, les basses intrigues de la haute politique européenne, et même les égoïsmes collectifs des éboueurs ou des concierges portant pancartes.On parle beaucoup d'« instrumentalisation » de la culture, mais rarement de celle-là.Or, c'est précisément la force de Robert Lepage, tant en ce qui concerne le fond que la forme de ce qu'il crée, d'appréhender le monde différemment.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Yves Séguin Oùon voit laculture détournée par lapolitique, par l'affairismed'État, par l'immobilisme, par l'ambition. Pilleurs de vies pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ D'une « affaire » à l'autre à l'intérieur d'une même semaine, quand on passe de la fermeture d'un Wal-Mart à la possibilité d'une hécatombe en raison du manque de surveillance autour de nos grands barrages, il y a place pour beaucoup d'humour et, parfois, beaucoup d'indignation.Le reportage de Radio-Canada sur l'absence de surveillance aux barrages Daniel-Johnson et Robert-Bourassa aura fait prendre conscience que l'on vit dans une société où la sécurité n'est pas une priorité.Peut-être parce que le Québec ne s'est jamais vraiment senti menacé, nous vivons dans un climat de confiance.Trop confiants ?Probablement.Et c'est ce qui explique que nous sommes tous tombés en bas de notre chaise en voyant le reporter Christian Latreille entrer dans les centrales comme dans un moulin.Faut-il resserrer les normes ?Cela semble désormais aller de soi.Mais jusqu'où ?Des cadenas et des caméras de surveillance, avec en prime quelques Pinkerton pour faire des rondes, suffiraient-ils ?Il ne semble pas puisque bon nombre de nos lecteurs, emportés par le climat survolté (sans jeu de mot) qui a suivi la diffusion du reportage, se sont mis à réclamer l'embauche d'une armada de gardes de sécurité et la mise en place de mesures d'urgence ressemblant à ce qu'on a vu aux USA dans les semaines qui ont suivi le 11 septembre 2001.À l'opposé, d'autres lecteurs, n'ont pas manqué d'humour pour s'amuser de la situation > « Bravo pour notre journalisme d'enquête ! Le « scandale » étant, M.Caillé va donc faire barrer les portes.À l'avenir, il faudra sonner pour entrer.Je vois un commando d'al Qaeda faire demi-tour avec ses cinq camions-remorques d'explosifs (de quoi faire peut-être un trou dans le barrage), tout en passant inaperçu dans le désert blanc de la Manic, et le chef du commando intrépide s'en retourner au Pakistan pour dire à Ti-Ben : « On n'a pas pu faire sauter le barrage, parce que les portes étaient barrées ! »» (Gabriel Hudon, La Salle) > « Peut-on décemment imaginer un convoi de camions de méchants kamikazes al-qaediens, coréens du nord ou khmers rouges, bourrés de dynamite (c'est probablement ce que cela prendrait pour faire du dégât réel à LG2), montant à la queue leu leu la route de la baie James pour aller priver les Québécois d'électricité et semer la terreur dans notre coin de pays ?Oui ! la sérieuse Radio-Canada l'a fait.» (Jean-Louis Fleury, Saint-Valentin) > «Le reportage de TVA montrant des clés laissées sur le contact des véhicules d'Hydro-Québec était ridicule.Qui va oser voler un camion perdu dans le nord ?Le voleur va être repéré bien avant d'être rendu à Montréal.SVP, ne faites pas comme les Américains en créant un faux environnement de peur ! » (Julie Turcotte) > « Qu'est-ce que toute cette affaire va donner ?Plusieurs millions de dollars plus tard, et sans la moindre assurance quant à une protection plus efficace, cela va permettre à Hydro de pleurer pour une nouvelle augmentation de tarifs ! (Christian Girouard) Et Wal-Mart ?Là, on tombe dans l'indignation.Il va de soi que la décision de la compagnie de fermer son magasin de Jonquière n'allait pas passer comme lettre à la poste.C'est à un véritable raz-demarée de courriels réprobateurs auquel nous avons été confrontés.Et, il faut bien le dire, il n'y avait pas grand monde pour venir à la rescousse de la compagnie américaine.Au contraire, comme c'est souvent le cas au Québec lorsque nous sentons notre impuissance face à un géant étranger, l'indignation monte d'un cran et les appels au boycott sont lancés.On se souvient tous, dans les années 70, du plus célèbre cas d'appel au boycott, celui contre la compagnie Cadbury qui avait décidé de fermer son usine de Montréal.Plus récemment, c'est d'un boycott des grandes pétrolières dont il a été question lorsque le prix de l'essence s'est mis à grimper en flèche.Il n'a donc pas été étonnant que des dizaines de nos lecteurs se lancent dans le même type d'appel face à Wal-Mart.Il faut dire que le mot d'ordre avait été précédemment donné par un des plus « fidèles » clients (?!?) de la chaîne, l'ancien premier ministre Bernard Landry qui, jusqu'à ces jours derniers, cherchait toujours la succursale de l'avenue Bernard, à Outremont.MATHIEU TREMBLAY L'auteur est Montréalais.Vendredi soir dernier.Vingt heures précises.J'insère ma clef dans la serrure.Je ne peux me douter un seul instant que, derrière la porte, ma vie privée a été vilement bafouée.Je rentre.Au milieu du couloir, sur le plancher, il y a mes lunettes fumées.Bizarre.Inhabituel en tout cas.Nos premières pensées, en de telles circonstances, vont aux conjectures faciles, aux solutions probables : elles ont dû glisser du meuble et tomber au sol, ou encore j'ai sûrement dû les accrocher avec un pan de mon manteau quand j'ai enfilé ce dernier tout à l'heure, juste avant de sortir.Ensuite, on cherche instinctivement d'autres indices pour embrasser la vérité, confirmer la banalité et rire de nous-mêmes.Oups.quelle est cette boîte renversée sur mon lit ?La lumière se fait dans mon esprit.Ah ! non.pas encore ! Je file vers la cuisine où j'avais laissé mon ordinateur portable, qui contenait la première mouture de mon roman.Pitié ! Tout, mais pas ça ! Sur la table, plus rien.Des mois de travail, des centaines d'heures de labeur évanouies.Autant dire perdues.Et c'est là qu'on finit par se désillusionner et se rappeler que la nature humaine est mauvaise, et qu'il y a des malotrus qui rôdent partout autour.Des personnes désagréables et malhonnêtes qui sont prêtes à voler n'importe quoi là où il fait noir pour quelques heures.Des professionnels qui n'hésitent pas à piller des vies et qui rigolent en emportant leur butin.À leurs yeux, ce qu'ils emportent n'est rien que du vulgaire matériel susceptible de leur rapporter de l'argent.Mais pourtant, qu'y at- il dans un portable ?N'y ont-ils jamais pensé ?Des chansons, des photos mémorables, peut-être une liste de téléphone, des dossiers essentiels, je ne sais quoi d'autre, ou plutôt oui, je ne le sais que trop : en ce qui me concerne, il y avait de nombreux chapitres d'un roman qui m'exaltait, qui constituait tout ce que j'avais fait de mieux dans ma vie, avec lequel je me battais avec enthousiasme, dans lequel j'avais investi mes tripes et mon intelligence, et que je voulais partager un jour ou l'autre avec des lecteurs potentiels : ma mère, mon père, mon frère, ma famille, mes amis, mes amies, mes collègues, et tous les autres pour qui la littérature est un art qu'il faut respecter.J'ose espérer que les ravisseurs sauront comprendre mon désarroi et, qui sait ?me remettre une disquette qui me redonnerait le sourire.Mais, pour être honnête, je n'y crois pas trop.Ainsi je vous le dis, à vous tous et plus particulièrement aux gens de Petite-Patrie : soyez vigilants.FORUM D'humour et d'indignation PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Mathieu Tremblay commence à désespérer de plusieurs de ses semblables qui n'ont que faire du bien d'autrui.SERGE TURMEL L'auteur est unrésidant de Morin-Heights.Récemment, le gouvernement québécois, par la bouche du premier ministre Jean Charest, a dit vouloir résolument mettre le cap sur le développement durable dans l'ensemble de ses politiques publiques.Dans cette optique, et à l'heure de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, les tergiversations et l'attentisme caractérisés du gouvernement québécois et des autres acteurs dans le dossier du train de banlieue vers Saint-Jérôme sont difficilement explicables.Une gare intermodale ultramoderne, un parc de stationnement incitatif à Saint-Jérôme et l'aménagement de l'emprise ferroviaire attendent l'action des responsables politiques pour que débute l'exploitation du train de banlieue vers Saint-Jérôme, qui se rend déjà jusqu'à Blainville.On annonce un investissement majeur dans le prolongement de l'autoroute 25, dans la couronne nord-est de Montréal, des travaux de réfection de la rue Notre- Dame dans l'est, et le parachèvement de l'autoroute 50.Tous ces travaux se traduiront par un surcroît de trafic routier et une émission accrue de gaz à effet de serre.Un choix logique Le train de banlieue de Saint- Jérôme serait l'occasion idéale pour le gouvernement québécois d'accorder les gestes aux paroles et d'agir véritablement dans le sens du développement durable.Ce serait un choix hautement écologique, économique, intelligent et.logique.J'ai communiqué avec la conseillère responsable du dossier au conseil municipal de Saint-Jérôme.Selon cette dernière, la balle serait dans le camp du ministère des Transports, qui ne bouge pas dans le dossier.Les rails reposeraient dans un quelconque hangar.dans l'attente du déblocage des fonds pour le parachèvement du lien ferroviaire jusqu'à Saint-Jérôme.Un grand nombre de citoyens des basses Laurentides et des localités proches des Laurentides font la navette soir et matin pour se rendre à Montréal.Ils apprécieraient grandement disposer enfin de ce lien ferroviaire, dont on parle depuis des années.On ne fait d'ailleurs que cela, parler.À l'heure de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, et eu égard aux problèmes de congestion sur les grands axes d'accès routier de l'île de Montréal, le mise en service du train de banlieue jusqu'à Saint-Jérôme s'impose logiquement comme une solution d'avenir, réalisable immédiatement.Qu'attend-t-on, bordel ?Je ne vois qu'une seule explication à cette symptomatique tendance à se traîner les pattes observée dans la classe politique : ce n'est sans doute pas très rentable politiquement.Si les hommes et femmes politiques des gouvernements provincial et municipal ont vraiment à coeur le développement durable et le mieux-être de leurs concitoyens, ils se doivent d'agir enfin et de mettre à exécution ce projet dont la population n'en peut plus d'attendre la réalisation.Développement durable, des paroles aux gestes.Hydroet Wal-Mart ont poussénos lecteursàleurs claviers.LA BOÎTE AUX LETTRES Une alternative au plastique Nous sommes en 2005 et les sacs de plastique font la manchette.encore.Ça fait au moins 30 ans que j'utilise des filets ou des sacs de coton pour faire mes courses.J'en ai toujours un dans ma voiture ou dans mon sac à main.Inutile de dire que c'est souvent une bataille rangée quand je passe à la caisse car on insiste pour tout de même déposer mes achats dans des sacs de plastique pour « ne pas salir mes sacs de coton », dixit les emballeurs.Ce à quoi je réponds invariablement : le coton c'est comme les pieds, ça se lave.Et, le plus étrange, ce sont les jeunes femmes et jeunes hommes aux caisses qui n'ont pas l'air de comprendre.Je passe encore une fois pour une illuminée mais bon, j'en ai l'habitude.C'est simple à régler comme problème.Il suffirait que les sacs de plastique ne soient plus offerts et les consommateurs seraient forcés d'agir en conséquence.Hélène Des-Cheneaux .Une drogue sournoise et dangereuse Les recours collectifs permis contre les cigarettiers constituent une très bonne nouvelle même si la bataille ne fait que commencer.Je suis moi-même un ex-fumeur.J'ai fumé la cigarette (25/jour) pendant plus de 35 ans et j'ai mis un terme non sans difficulté à cette habitude depuis plus de cinq ans.Je crois maintenant que je ne refumerai plus, mais sait-on jamais ! Je connais trop d'ex-fumeurs qui avaient pourtant bel et bien promis qu'ils ne recommenceraient jamais plus et qui sont retombés dans le piège.C'est une drogue sournoise et dangereuse.Les producteurs de cigarettes savaient depuis plus de cinquante ans les dangers reliés à la cigarette.Ils sont d'après moi les meurtriers en série les plus ignobles.Ils ont commis leurs crimes en toute impunité avec la bénédiction des gouvernements pendant de longues années.Ils ont réussi à se payer une respectabilité auprès du public.J'espère que c'est le début de la fin pour eux.J'aimerais savoir comment m'inscrire moi et mes proches qui sont aussi victimes du tabac à ce recours collectif.Je connais parmi mes proches parents et amis des personnes atteintes de cancers pulmonaires et d'autres pathologies associées au tabac.Raymond Durand .Le recyclage dans le métro Je demeure à Montréal et je prends toujours le métro l'hiver pour aller travailler (l'été, c'est le vélo).Une grande proportion des usagers du métro passent le temps d'attente et de transport en lisant les journaux distribués à l'entrée des stations ou leur propre quotidien.Je suis les incitations de la Ville en matière de recyclage et j'utilise mon bac vert pour tout ce que je peux recycler.Quand je vois tous ces journaux jetés par terre ou dans les poubelles du métro, je me dis qu'il y a des tonnes de papier qui pourraient être récupérées avec un minimum d'effort en fournissant des bacs à recyclage dans chaque station de métro.Les résidants de Montréal sont maintenant habitués au recyclage et accepteraient volontiers de jeter leur journal dans un endroit réservé à cet effet plutôt que de le mettre dans les poubelles du métro.La Ville nous incite à recycler, faudrait peut-être qu'elle fasse sa part aussi.Michel Vincelette .Des propos de riches Plusieurs leaders d'opinion ont crié au scandale devant la décision de Wal-Mart de fermer son magasin de Jonquière.Certains comme Bernard Landry et Guy A.Lepage ont les propos faciles.Il est toujours facile de dire qu'on ne fera jamais quelque chose comme magasiner chez Wal-Mart quand on ne l'a jamais fait ou qu'on baigne dans l'argent.Il est facile d'avoir des principes, de l'éthique ou de la morale lorsqu'on n'arrive même pas à savoir le contenu de notre compte de banque.Alors que d'autres n'ont même pas de compte de banque, si ce n'est dans le rouge.Certains, ils sont nombreux au Québec, trouvent le moyen de satisfaire leurs besoins essentiels en vêtements ou autres produits de base parce qu'ils achètent dans des magasins bon marché.Ces familles sont de plus en plus nombreuses au Québec.Il serait sans doute plus pertinent de chercher les moyens de leur trouver des emplois.Aurélien Leclerc PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE © SUITE DE LA UNE Beaucoup d'action en vue ACTIONS suite de la page A1 Aucune proposition du gouvernement ne sera acceptée tant que toutes les associations étudiantes en grève ne les auront pas approuvées en assemblée générale, promet le leader étudiant.«Pour nous, c'est primordial d'appliquer le principe de démocratie directe qui a disparu avec l'arrivée de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) (les deux principales fédérations étudiantes au Québec) il y a 15 ans », a dit le porte-parole de la CASSEE.Toute la fin de semaine, plusieurs représentants étudiants ont tenu ce genre de propos très durs envers la FECQ et la FEUQ, notamment en montrant du doigt la campagne de publicité télévisée de la FEUQ dont La Presse a révélé l'existence hier.Plusieurs y ont perçu une forme de « récupération» de leur mouvement de grève.La CASSEE se dit tout de même ouverte à élargir le mouvement de grève aux associations étudiantes membres des deux principales fédérations étudiantes (270 000 personnes), mais sans être prête à « ramollir » leurs revendications.« C'est dangereux de demander seulement un réinvestissement de 103 millions de dollars comme le fait la FEUQ, car le ministre peut accorder un montant X sans abolir la réforme de l'aide financière qui nuit aux étudiants les plus pauvres », a expliqué à La Presse, Philippe Gauvin de l'Association des étudiants en sciences humaines de l'UQAM, en grève et membre de la CASSEE.Cet élargissement du mouvement est déjà commencé.L'Association des étudiants et étudiantes du secteur de l'éducation de l'UQAM (ADEESE), membre de la FEUQ, a voté la première grève de son histoire mercredi dernier.« On n'est pas des radicales, mais là les filles d'éducation se sentent obligées de rappeler au gouvernement l'importance de l'accessibilité aux études.On espère que les autres associations membres de la FEUQ vont emboîter le pas », a affirmé à La Presse la présidente de l'ADEESE, Catherine Cache-Hébert.Son association qui compte 5000 membres prévoit une manifestation aujourd'hui devant les bureaux du ministère de l'Éducation, à Montréal.Congrès de la FEUQ La FEUQ a tenu son propre congrès en fin de semaine en Abitibi- Témiscamingue.Le ton de cette fédération nationale a monté depuis la semaine dernière.Son président, Pier-André Bouchard, se positionne plus clairement en faveur de la grève.« On est solidaire et on encourage les étudiants à prendre des mandats de grève en assemblée générale », a-t-il dit à La Presse en entrevue téléphonique.Quant à la CASSEE, instigatrice du mouvement de grève générale illimitée, elle planifie une manifestation nationale à Sherbrooke jeudi, une action surprise à Québec, lundi prochain, une journée d'actions régionales le 9 mars, une nuit de création culturelle à Montréal le lendemain et finalement une journée nationale d'occupation le 14 mars.D'autres votes de grève sont prévus dans différents cégeps et universités de la province jusqu'au 15 mars, ce qui pourrait continuer à grossir le mouvement.Dès aujourd'hui, les étudiants en grève porteront un «carré rouge» sur une pièce de leurs vêtements pour symboliser qu'ils sont « dans le rouge » à cause du coût de leurs études.LA CASSEE PASSE À L'ACTION > Manifestation nationale à Sherbrooke jeudi.> Action surprise à Québec le 7 mars.> Journée d'actions régionales le 9 mars.> Nuit de création culturelle à Montréal le 10mars.> Journée nationale d'occupation le 14 mars.Offert avec les services et forfaits sélectionnés de Bell aux clients résidentiels, là où l'accès et la technologie le permettent.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Vous devez avoir Bell Canada comme fournisseur de service interurbain, mais il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Prix/offres sujets à changements sans préavis.Taxes en sus.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Pour savoir si vous êtes admissible et pour les détails, appelez au 1 866 338-6575, visitez bell.ca/forfait4 ou un magasin Espace Bell.\u2020Économies comparées au plein tarif courant de ces mêmes 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