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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-03-01, Collections de BAnQ.

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[" SOBRE ANNÉE S U R H O LLYWOOD O S C A R S 2 0 0 5 CAROLINE NÉRON EN QUESTIONS PAGE 3 METROPOLIS : LE VILLAGE S'ÉTEND À L'EST PAGE 4 JULIETTE RUER COLLABORATION SPÉCIALE À gala sans grand éclat, tenues sans falbalas.Rarement une cérémonie des Oscars avait-elle été aussi lisse et sans panache que celle de cette année et il semblerait que la mode ait suivi cet état d'esprit.Or, ce qui est peut-être un défaut pour une soirée aussi médiatisée devient un chic certain dans le monde de la mode.Less is more.Comme si elles s'étaient toutes téléphonés dans l'après-midi, les stars se sont avancées sur le tapis rouge dans un même élan : finis les folies de jeune fille et les délires importables de Bob Mackie, allons-y dans le vrai glamour, quitte à se cloner, quitte à se vieillir (un peu).Soyons 100%stars ! En un clin d'oeil sont revenues les robes bustiers corsetées, les silhouettes de sirène entravées aux genoux avec une traîne plus ou moins gigantesque, les bijoux très classiques savamment dosés, les boucles d'oreilles, une chevelure domptée et remontée et un maquillage discret.Le port altier était de rigueur.Ce fut zéro faux pas, mais zéro coup d'éclat.En mélangeant le style «âge d'or d'Hollywood» \u2014 The Aviator a peutêtre contribué à ce retour aux années de grand chic vestimentaire \u2014 aux tendances qui lui ont succédé, on s'est retrouvé avec une nouvelle élégance qui a emprunté les broches des années 30 clipées sur les robes (Kate Winslet, Cate Blanchett), les silhouettes hyper ajustées très 1950 où la robe empêche toute ingurgitation de nourriture (Charlize Theron, Beyoncé, Emmy Rossum, Sandra Oh, Maggie Gyllenhaal, etc.) et les chignons plutôt lourds comme ceux que portait Faye Dunaway dans les années 70 (Drew Barrymore, Penélope Cruz, Salma Hayek, Hilary Swank, etc.).Toutes les influences ont été sobrement mélangées, sans cou de cygne à la Björk.Seuls quelques messieurs, dont le chanteur des Counting Crowes et Robin Williams, ont joué les rebelles avec des chemises de couleurs pétantes.Le meilleur indice de ce vernis polissant passé sur Hollywood dimanche soir était sans contredit Drew Barrymore en robe de sirène noire Versace et en sage chignon, qui a pris d'un coup 10 ans de maturité.Même constat pour Renée Zellwegger, si pimpante en blonde et qui portait le cheveu de jais et une robe à la traîne imposante de soie framboise signée Carolina Herrera.Dramatique.Même les couleurs vibraient à l'unisson : le noir est devenu bleu nuit (Hilary Swank, Salma Hayek, Virginia Madsen), le jaune pinson n'a pas fait peur (Cate Blanchett, Penélope Cruz) et les tons clairs, du blanc au taupe en passant par le rose fané ont endormi toutes les peaux (Gwyneth Paltrow, Laura Linney, Maggie Gyllenhaal, etc).Même celles qui voulaient se démarquer n'y sont pas arrivées : Nathalie Portman s'est imaginée en Hélène de Troie, toute drapée de chez Lanvin avec un diadème, mais pas de chance, le plissé grec était aussi sur Halle Berry en Atelier Versace et sur Gisele Bundchen en Dior.Et il y avait un autre diadème \u2014 fin 19e s'il vous plaît \u2014 dans les cheveux de Scarlett Johansson.Dans cette belle uniformité, les styles les plus réussis reviennent à Hilary Swank dans une robe de jersey drapée bleu nuit de Guy Laroche.Outre une seconde statuette, celle-ci gagne l'Oscar du plus joli dos, aussi profondément nu que celui de Mireille Darc dans Le Grand Blond ; et à Annette Bening, en Armani Couture, si sobre qu'elle frisait presque le look douairière.Sobre année sur Hollywood.ANNETTE BENING Pour l'éclat, on a déjà vu mieux.Noire comme le deuil, sa robe Armani lui donnait des airs de vieille dame austère.On repassera pour le glamour.PHOTO GETTY IMAGES HILARY SWANK Pas de peignoir de boxeuse pour Hilary Swank.La vedette de Million Dollar Baby a préféré, avec justesse, cette longue robe bleue qui découvrait son dos jusqu'aux hanches.PHOTO REUTERS à votre écoute Par André-Philippe Côté Sortilège ACTUEL CHARLIZE THERON Charlize Theron a procuré du chic à la soirée des Oscars et nous a tout droit conduits au coeur des années 50avec cette robe diaphane bleu pâle de Dior imaginée par John Galliano.PHOTO AP KATE WINSLET La nouvelle élégance.inspirée de l«'âge d'or hollywoodien».PHOTO REUTERS GWYNETH PALTROW ET CATE BLANCHETT Tons pâles pour beautés blondes.Gwyneth Paltrow en Stella Mc Cartney, Cate Blanchett en Valentino.PHOTOS GETTY IMAGES, REUTERS SALMA HAYEK ET PENÉLOPE CRUZ Tendance rétro.Le chignon plutôt lourd, comme ceux que portait Faye Dunaway dans les années 70.PHOTOS AFP, REUTERS NATHALIE PORTMAN Nathalie Portman s'est imaginée en Hélène de Troie, toute drapée de chez Lanvin avec diadème.PHOTO REUTERS SCARLETT JOHANSSON Un autre diadème \u2014 fin 19e celuilà - brillait dans les cheveux de Scarlett Johansson.PHOTO GETTY IMAGES RENÉE ZELLWEGER Beaucoup plus svelte que la Bridget Jones qu'elle incarne, Renée Zellweger a volé la vedette sur le tapis rouge grâce à cette flamboyante robe rouge et blanche à longue traîne.PHOTO REUTERS STARS ET PAILLETTES ACTUEL Est-ce que le rose est démodé?LOUISE LABRECQUE COURRIER CAROLINE NÉRON EN 10QUESTIONS COLLABORATION SPÉCIALE Louise Labrecque est styliste-costumière depuis près de 20 ans.Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou Louise Labrecque, Mode Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y 1K9.MARYSE : Dans un article paru récemment, vous abordiez les bons achats à faire en vue de la prochaine saison estivale.Vous disiez préférer les nuances de mauve ou de bronze au lieu du rose.Pour quelles raisons ?Nous voyons beaucoup de rose dans les boutiques actuellement, et j'hésite à faire l'achat de certains vêtements de couleur rose suite à votre article.LOUISE : Depuis deux ans, les manufacturiers surexploitent le rose.Avec raison car, cette couleur douce et agréable à regarder est une valeur sûre.Elle avantage le teint, illumine les autres couleurs, se marie facilement et se vend bien.Quoi de mieux ?Nous sommes présentement dans une aire de couleur qui, soit dit en passant, se poursuivra encore quelques saisons, si l'on en juge par les présentations des prochaines collections.Par conséquent, toutes les couleurs du prisme se mélangent.Pour le printemps, on voit des teintes pastel côtoyer le turquoise, l'orange, le jaune, le vert, ainsi que certains roses, des couleurs qu'on n'aurait jamais osé porter il y a quelques saisons à peine.Mais aujourd'hui, la consommatrice est enfin prête à les assumer et à les marier comme bon lui semble.Question d'habitude ! Pour quelles raisons devez-vous éviter le rose ?Pour progresser.Non pas qu'il est démodé ; il ne le sera jamais.Toutefois, vous voilà prête à faire un pas de plus dans votre démarche vestimentaire en osant de nouvelles couleurs.Le rose tendre est devenu, au fil des saisons, une couleur de base.Il adoucit le noir, égaye le beige, enjolive le gris.Il n'a donc plus de secret pour vous.Pourquoi ne pas faire changement?Troquez le rose contre le corail.Ou, laissezvous séduire par un mauve tendre ou un lilas, un vert tilleul, un bleu ciel ou toute la famille des teintes métallisées.Ils moderniseront votre garde-robe et deviendront vos nouvelles couleurs de base pour la saison et celles à venir.ANNA SUI LOUISE LABRECQUE COLLABORATION SPÉCIALE LES BOTTES DE COWBOY Il fallait s'y attendre, les bottes de cowboy sont de nouveau à la mode.N'hésitez plus et ressortez celles qui dorment au fond de votre placard.La designer new-yorkaise Anna Sui part à la conquête de l'Ouest et joue aux cowboys et aux Indiens.La botte du printemps se porte non seulement avec un jeans, mais surtout bien à la vue, avec une jupe ou unbermuda.Très hot ! PHOTO BROWNS PHOTO REUTERS/STEFANO RELLANDINI PHOTO ALAIN ROBERGE.LA PRESE © Botte de cuir ajouré : 298$ Browns et B2 : dans tous ses magasins.TROUVAILLE MICHELINE LORTIE COLLABORATION SPÉCIALE Un béguin pour les designers québécois, une loyauté totale envers le parfum Amarige de Givenchy et deux collections de bijoux en cristal Swarovski dessinées par Estelle Richer et Nathalie Duranceau.Décidément, Caroline Néron aime briller sous les feux de la rampe.Cette fille de mode et de moto est pourtant capable de vivre sans fard ni reproche.Zoom.En quoi le cristal te reflète-t-il ?Tout comme cette pierre, je ne cache rien.On peut lire mes états d'âme sur mon visage aussi facilement qu'on peut voir à travers le cristal.Je suis spontanée, incapable d'hypocrisie.Un vrai livre ouvert! Tes designers demode préférés sont.Andy Thê Anh pour le souci du détail et pour ses robes et ses chemises, sexy mais très classe.J'aime aussi les vestes et les tailleurs de Dubuc, ils n'ont pas cette froideur propre aux tailleurs à la Chanel.Les compliments sur tasilhouette t'exaspèrent, te ravissent ou t'indiffèrent?J'apprécie car c'est de la pure gentillesse.De plus, je pense que n'est pas seulement une affaire de formes.La beauté est un tout.Si j'étais terne ou si je me pavanais avec prétention, je ne crois pas que les gens me complimenteraient.Pour toi, le comble de la misère c'est.Avoir peur de la peur et passer à côté de sa vie.Je préfère affronter les difficultés plutôt que de survivre aux regrets.C'est la raison pour laquelle j'adore My Way de Frank Sinatra.On m'avait prédit que je ne deviendrais jamais comédienne, faute d'avoir fait l'école de théâtre.Or «I did it my way, » comme dans la chanson.Entre l'eau, l'air, le feu et la terre, tu choisis.L'eau.Pour sa couleur, ses clapotis, le silence des profondeurs quand on y fait de la plongée sous-marine.L'eau m'apaise à un point tel que je prends deux bains d'eau pure chaque jour, rien que pour l'entendre, la regarder et la sentir.Vieillir, cela signifie.Plus de bonheur, de découvertes et d'expériences, plus de bien-être, de maturité et d'intelligence.Bref, plus on apprend, plus on sait ce qu'on veut.Tu as tourné dans un film à tendance gothique.Entre Marilyn Manson, Tommy Lee et Ozzy Osbourne, tu choisirais.Marilyn Manson.C'est un créatif, ses clips sont magnifiques, chaque image est d'une puissance artistique à couper le souffle.Complètement jouissif! Pour tout oublier, tu préfères.Rouler durant des heures nonstop en écoutant Cabrel, Beyoncé, Britney Spears (oui, je suis pro-Britney!) et en pensant à mille et une choses.Pour moi, toutes les routes sont belles, je suis une vraie «fille de char».J'adore les Porsche, j'ai une grosse Harley-Davidson, je participerai d'ailleurs bientôt au Salon de la moto.La qualité que tu apprécies le plus des autres femmes.La franchise.Quand les femmes ne sont pas envieuses et qu'elle ne voient pas les autres comme des rivales, c'est merveilleux.Tu préférerais jouer Lara Croft, Alys Robi, l'héroïne de Cold Mountain ou de Million Dollar Baby ?Million Dollar Baby, à 100 milles à l'heure! J'ai pleuré à chaudes larmes en le voyant, j'ai été renversée par Hilary Swank.Son personnage incarne ce que je pense de la vie, à savoir qu'il peut être ardu d'atteindre ses rêves mais que les regrets ne riment à rien.Les bijoux Ice Crystal&Vintage de Caroline Néron sont vendus aux Ailes de la mode et aux boutiques mentionnées sur le site www.carolineneron.com PHOTO REUTERS Byblos AGENCE FRANCE-PRESSE TOKYO \u2014 Cinéma d'animation, manga, musique pop, arts martiaux, la culture populaire nippone suscite aujourd'hui un tel engouement dans le monde que le Japon veut l'exploiter comme nouvel outil de politique étrangère afin de véhiculer une image positive de lui-même.Le premier ministre Junichiro Koizumi a notamment déclaré en janvier que l'Archipel ne devait pas seulement être un leader technologique mais qu'il lui fallait aussi affirmer sa présence sur la scène internationale grâce à son soft power \u2014 la diplomatie culturelle\u2014 dans la mode, la cuisine ou l'industrie du divertissement.À cette fin, il a mis en place un groupe d'experts pour réfléchir aux moyens d'y parvenir.« La guerre froide est finie, la carte géopolitique, en Asie notamment, a changé, et le soft power est devenu essentiel », explique à l'AFP Tamotsu Aoki, professeur à l'Institut national d'études politiques, qui dirige ce groupe d'experts.« Pour le Japon, l'expression cool power est préférable à celle de soft power, qui, elle, s'oppose à hard power », estime M.Aoki, en précisant que le pays a renoncé à la puissance militaire par sa Constitution pacifique de 1947 et « n'a pas d'arme nucléaire ».Cool Japan a surtout des idoles et des emblèmes : du réalisateur Hayao Miyazaki \u2014 dont le dernier dessin animé, le Château ambulant, séduit la planète \u2014 à la console de jeux Playstation en passant par les sushis et les films de Takeshi Kitano, sa culture populaire déclenche un véritable enthousiasme dans le monde entier.Quoique difficilement comparable, le phénomène dépasse la vogue du « japonisme » qui a conquis l'Europe à partir de la fin du 19e siècle.« C'est le développement logique du pacifisme d'après-guerre », souligne M.Aoki en s'empressant d'ajouter que « ce n'est pas une idéologie ».Selon lui, le Japon doit utiliser ce rayonnement comme outil de politique étrangère dans ses relations avec d'autres pays.« Les échanges culturels sont importants pour le Japon, notamment en Asie », argue-t-il, en précisant qu'« ils pallient les difficultés économiques et politiques ».Les pays d'Asie du Sud-Est ont longtemps été critiques vis-à-vis du passé militariste nippon et se sentaient menacés par sa puissance économique, mais ses produits culturels ont progressivement atténué leur ressentiment.« L'économie japonaise a faibli dans les années 1990 et le sentiment des pays du Sud-Est asiatique, comme le Vietnam ou l'Indonésie, s'est adouci à l'égard du Japon, notamment grâce à toute une génération de jeunes qui ont grandi avec les dessins animés nippons », témoigne- t-il.« Face à la Chine, il vaut mieux préférer l'usage du soft power », ajoute M.Aoki, alors que les relations politico- diplomatiques entre les deux géants asiatiques n'ont cessé de se dégrader ces derniers mois à cause d'une série de contentieux historiques et territoriaux.« Depuis les années 90, il y a une prise de conscience des pouvoirs publics de l'impact (de la culture japonaise) à l'étranger », commente Ilan Nguyên, chercheur sur le cinéma d'animation nippon.M.Nguyên note cependant que « ce sont d'abord des phénomènes commerciaux.C'est le cas pour la plupart des productions (nippones) qui ont traversé les océans depuis les années 70 ».« Les productions japonaises répondent à des attentes qui n'étaient pas comblées dans les pays de réception », dit-il pour expliquer leur succès.Selon M.Aoki, le « cool power » n'est pas une réaction à la mondialisation, car selon lui tout pays perd le contrôle de sa culture quand d'autres se l'approprient.« Il peut certes s'agir d'affirmer une identité culturelle.Mais la culture populaire dépasse les frontières », dit le professeur Aoki.« Beethoven appartient-il seulement à l'Allemagne ?» Cool Japan a surtout des idoles et des emblèmes : du réalisateur de cinéma d'animation Hayao Miyazaki à la console de jeux Play Station en passant par les sushis et les films de Takeshi Kitano, sa culture populaire déclenche un véritable enthousiasme dans le monde entier.LIQUIDATION FINDE SAISON JUSQU'À 75% DE RABAIS 4451 ST-DENIS T 514 282 1465 www.dubucstyle.com 3297781A ACTUEL Cool Japan, le nouvel atout diplomatique de Tokyo PHOTO D'ARCHIVES AFP Des enfants japonais posent devant une maquette du Château ambulant, le dernier dessin animé du réalisateur Hayao Miyazaki qui a séduit la planète.L'Amant de Lady Chatterley inspiré par une histoire vraie 3296517A AGENCE FRANCE-PRESSE LONDRES \u2014 La liaison passionnée au coeur du roman L'Amant de Lady Chatterley de D.H.Lawrence a été inspirée par l'histoire vraie d'une relation entre la femme de l'auteur et un officier italien, selon une nouvelle biographie de l'écrivain britannique publiée hier.Le romancier, frappé par la tuberculose et incapable d'avoir des relations sexuelles, a écrit ce livre alors même que sa femme Frieda le trompait.Selon John Worthen, le biographe, l'affaire aurait profondément affecté David Herbert Lawrence (1885-1930) et l'aurait inspiré pour décrire la relation passionnée entre Lady Chatterley et son garde-chasse.La nouvelle biographie intitulée The Life of an Outsider (La Vie d'un marginal) décrit la frustration de l'auteur face à sa propre maladie, un aspect qui serait reflété dans le roman par le personnage du mari de Lady Chatterley, rendu impuissant par une blessure de guerre.M.Worthen, spécialiste de D.H.Lawrence, est parvenu à ses conclusions après avoir étudié les lettres de Frieda, conservées à l'Université du Texas.présente la Collection Automne/Hiver 2005 Linda Lundström Vendredi 4 mars ~ 10h à 18h Samedi 5 mars ~ 10h à 17h grande première Collection Automne/Hiver 2005 Commandez votre garde-robe d'automne/hiver tailles 2 à 24 Cadeau avec tout achat Une représentante Linda Lundström sera sur place pour vous conseiller sur les teintes, les modèles et les tailles Rafraîchissements Prix de présence www.ritsiplus.com 4863, rue Sherbrooke O.514-481-8600 Voyez les nouveautésdu printemps 2005! 3288731A MÉTROPOLIS PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Ouvert depuis trois mois, le restaurant Cabotins, où on retrouve Bertrand Lacour et Yves Robillard (à droite), est à l'image du « nouveau » Hochelaga-Maisonneuve.Trendy, arty, original.« Il n'y a pas de drapeau multicolore dans la vitrine, mais on ne se cache pas qu'on est gais, lance Yves Robillard.Si on avait voulu s'afficher, on serait allés dans le Village.» «Hochelagai»-Maisonneuve, .le nouveau Village ?JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE On savait que le quartier Hochelaga- Maisonneuve prenait du mieux.Qu'il s'embourgeoisait lentement mais sûrement.Ce qu'on savait moins, c'est que ce renouveau était en partie attribuable à la communauté gaie, qui se déplace de plus en plus vers l'est.Dans le milieu « rose », à la blague, on parle maintenant d'« Hochelagai-Maisonneuve » ! « L'expression vient de nous et date de quelques années, observe Yves Lafontaine, rédacteur en chef du magazine homosexuel Fugues.Il est vrai que le Village s'étend vers l'est.C'est une tendance.Mais ce n'est pas encore un phénomène accentué.Les chiffres parlent, malgré tout.Il y a une dizaine d'années, Fugues a fait un sondage auprès de sa clientèle.Une des questions portait sur le lieu de résidence.À l'époque, 1% de la clientèle gaie affirmait vivre dans Hochelaga-Maisonneuve.« Aujourd'hui, cette population a grimpé à 5%», précise M.Lafontaine.Un mouvement confirmé par Michel Groleau, agent immobilier chez la Capitale.« Beaucoup de gens du milieu gai achètent dans le secteur.Avant, Ils ne voulaient rien savoir ; ils regardaient surtout du côté de Rosemont.Mais aujourd'hui.» Certes, le phénomène n'est pas spectaculaire.Hormis de rares exceptions, les boutiques ouvertement gaies sont encore rares.Mais selon Serge Paiement, directeur du CAUHM (Collectif en aménagement urbain Hochelaga- Maisonneuve), la présence homosexuelle commence en effet à se faire sentir : « Il n'y a pas de documentation sur le phénomène, mais on s'aperçoit qu'il y a de plus en plus de drapeaux multicolores collés dans les vitres, surtout sur notre portion de la rue Sainte-Catherine.» Ho.Ma ! Déplacement logique, direz-vous.Primo, Hochelaga est un prolongement naturel du Village.mais sans ses inconvénients.Avec une maison dans le quartier, on peut profiter de la quiétude d'un secteur résidentiel, mais aussi de la vie nocturne du ghetto voisin.Le métro n'est pas loin, toutes les commodités sont à un jet de pierre.Bref, on veut vivre proche du Village, mais pas forcément au coeur de l'action.« Une bonne option pour ceux qui veulent quelque chose de moins frenzy », résume Michel Groleau.Deuzio, le Village est devenu cher.Avec l'augmentation du prix des loyers et des habitations, plusieurs se rabattent sur le quartier voisin, beaucoup plus abordable.« Il y a cinq ans, les prix du Village étaient moitié moins élevés que ceux du Plateau, souligne Yves Lafontaine.Aujourd'hui, ils sont seulement de 20 à 25% moins élevés que sur le Plateau.On ajoutera qu'Hochelaga vit depuis le milieu des années 90 une intense phase de revitalisation.Dans les dernières années, on ne compte plus les projets de lofts, d'usines ou de maisons rénovées dans le secteur.Qu'on pense aux condos de la rue Aird, au projet Pierre de Coubertin ou aux anciennes usines du 2055, Pie-IX.Et plus récemment aux lofts Ho.Ma, rue Letourneaux.« Ho.Ma » pour Hochelaga-Maisonneuve, bien sûr.Selon Serge Paiement, de la CAUHM, il n'y a pratiquement plus d'immeubles et de terrains vagues dans le quartier.C'était loin d'être le cas, il y a 10 ans.« Tout a été développé », dit-il.Ce boom immobilier a pour effet d'attirer une clientèle nouvelle \u2014 qui compte sa part d'homosexuels\u2014attirés par les prix et le potentiel du quartier.« Le mot se passe.Certains découvrent le quartier en visitant des amis qui ont déménagé dans le coin.Beaucoup sont attirés par la grandeur des terrains et la solidité des maisons », explique Michel Groleau.Le revers de la médaille Pour le quartier, la nouvelle a du bon.Il est évident que «l'argent rose » aidera à la relance du secteur \u2014 qui reste malgré tout un des plus pauvresà Montréal.« Si cette tendance est bien réelle, on ne va pas se plaindre, confirme Roger Gallagher de la Société de développement commercial de la Promenade Ontario.Quand je regarde le Village, je vois tout ce qui a été investi.Or, des gens qui investissent et dépensent, c'est ce qu'on attendait.Pour une fois qu'on parle de nous dans ce sens-là ! » Mais toute médaille a son revers.L'apport de la communauté gaie ne fera rien pour freiner l'embourgeoisement qui prend de l'ampleur dans le quartier.En janvier 2004, le Comité anti-gentrification avait d'ailleurs protesté contre le phénomène, en provoquant six alertes à la bombe.On craignait que l'arrivée d'une population nantie chasse les plus faibles revenus du secteur.Mais on en n'est pas encore là.Les « symptômes gentrificateurs» sont bien réels.L'appellation Ho Ma (so very So Ho !) en est un exemple.Les bars à sushi et les restos branchés commencent à pousser.Mais le secteur est loin de ressembler au Plateau.Et plusieurs organismes, comme le comité Bail et le CAUHM, veillent à ce que le logement social reste une priorité dans le secteur.« La qualité de vie s'améliore, le parc immobilier aussi, observe Serge Paiement.Forcément, la valeur immobilière est à la hausse.Mais actuellement, dans le quartier, on parle surtout de retrouver une mixité sociale.De toute façon, on ne peut pas oublier que Ho Ma est le quartier montréalais qui a la plus grande concentration d'associations communautaires.Cela représente un filet social important.» Village un jour.Sur un point, tout le monde est d'accord : il est encore trop tôt pour parler d'un « nouveau Village ».Et il faudra plus que quelques taches multicolores pour qu'Hochelaga-Maisonneuve prenne le virage rose.Il faut dire que le pont Jacques- Cartier demeure une barrière psychologique que tous n'ont pas envie de franchir.Et puis, le Village est loin d'être arrivé à saturation.Beaucoup de locaux commerciaux sont à louer et avec la flambée des prix, la colocation prend de l'ampleur dans le quartier.Le Village risque donc de s'intensifier où il est, avant de s'étendre plus sérieusement.« Ho Ma n'aura jamais autant d'attraits que le Village, croit Yves Lafontaine de Fugues, ne serait-ce qu'à cause de sa position géographique.Alors personnellement, j'ai l'impression que ça va se déplacer dans les rues perpendiculaires, comme Amherst, avant de se déplacer vers l'est.» Histoire à suivre ?MOCHETÉ DE LA SEMAINE Graffitis : du calme.NICOLAS BÉRUBÉ Jamais l'auteur de cette rubrique n'aurait pensé devoir écrire sur les graffitis.Ces murales de lettres incompréhensibles l'ont toujours fasciné, de même que le côté illicite de l'affaire.À vélo, le soir, sur la piste cyclable qui longe l'ancien incinérateur des Carrières, vous avez de bonnes chances de croiser une bande de jeunes plantés devant un mur qui font semblant de ne rien faire, mais qui ressortent les canettes aérosol de sous leur manteaux dès que vous êtes rendu plus loin.Un des plus beaux « spots » à graffitis en ville est sûrement la minuscule rue Cloutier, près de Saint-Laurent et Van Horne, où les vieux édifices décrépits sont recouverts d'inscriptions éclatées.Mais là où ça devient moche, c'est quand les graffitis quittent les ruelles et les vieilles usines pour aller s'étendre sur la devanture des duplex.Ou, comme en témoigne cette photo, dans les fenêtres des gens.O.K., on comprend que vous voulez vous exprimer, qu'il est tard et que le mur est tentant.Mais gardez-vous une petite gêne comme on dit.C'est ce type de graffitis qui fait que les gens appellent la police, et que la police patrouille, et qu'un paquet de jeunes « qui n'ont rien fait » reçoivent des contraventions pour avoir « écrasé un mégot sur le trottoir ».Bref, un cercle vicieux plate qui pourrait être facilement évité et qui rendrait tout le monde heureux.Prochaine étape : aider les vieilles dames à traverser la rue.Vous avez une mocheté à nous signaler ?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Quand les graffiteurs débordent. BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC01MSM À la mention d'État international, plusieurs des regards s'étaient durcis.Fogg sourit.C'était quand même étonnant que des gens aussi importants puissent être aussi prévisibles.Ils l'étaient même plus que la majorité des gens, d'une certaine manière, car la vision claire de leurs intérêts les aidait à tenir en échec l'irrationalité de leurs réactions subjectives.Sur l'écran, Xaviera Heldreth avait fait une légère pause.Sans doute pour vérifier, elle aussi, l'effet de ses paroles.Elle reprit.- Pour vos affaires autant que pour celles des multinationales, ces deux issues sont indésirables: vous avez besoin d'ordre, mais pas de gendarmes.Il ne reste donc qu'une solution: vous unir pour gérer l'apocalypse.L'expression est de notre président, que vous avez entendu tout à l'heure.Tous ensemble, nous allons devenir les gestionnaires de l'apocalypse.Quand je vous disais précédemment que nous sommes des spécialistes de l'organisation, ce que je voulais dire, c'est que nous avons le savoir-faire pour prendre en main l'ordre du monde.Avec votre aide, bien entendu.- Vous envisagez la chose sur un horizon de combien d'années?demanda le Sicilien.- Vingt ou vingt-cinq ans.- Il est clair que nous n'en sommes pas encore là.- En effet.Pour l'instant, il faut d'abord que vous réalisiez votre propre intégration.Et que vous le fassiez de manière que chacun y trouve des avantages.C'est une condition indispensable de stabilité.- Et nos rapports avec les multinationales, entre-temps?- Quelle garantie pouvez-vous nous donner de votre bonne foi?Le représentant des Américains était celui dont le langage corporel avait trahi le plus d'agacement au cours de la réunion.Fogg ne fut pas surpris que ce soit lui qui pose la question de la confiance.- Si cela peut être un indice de la façon dont nous entendons faire des affaires, je vous promets que chacune des équipes d'intervention.PARIS, 13H54 - .je vous promets que chacune des équipes d'intervention que nous avons interceptées vous sera rendue demain et qu'aucun de leurs membres n'aura subi le moindre préjudice.- Vous les avez.?- Chacune des équipes a été neutralisée et conduite dans un endroit sûr.Bien entendu, nous avons veillé à ce que personne ne soit blessé.Nous vous indiquerons ce soir, par courrier électronique, à quel endroit et comment les récupérer.- 306 - - Le Consortium mettra à votre disposition un lieu de négociation où vous pourrez aplanir vos éventuels différends et amorcer des collaborations ciblées.- Pouvez-vous nous donner des indications sur les multinationales susceptibles de faire partie de votre.association?- Le but est de couvrir en priorité les secteurs de pointe - télécommunication, informatique, recherche pharmaceutique - ainsi que l'agroalimentaire, l'armement et le secteur financier.Nous accorderons également une haute considération aux médias et à l'industrie de la sécurité.Les matières stratégiques ont aussi une importance indéniable.En fait, il faudrait en arriver à une entreprise dominante par secteur.À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN01MS "]
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