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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-03-05, Collections de BAnQ.

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[" CINÉMA L'ART DE ROBOTS PAGE 1 PHOTO MARTIN TREMBLAY LA PRESSE© LES FEMMES QUI MONTENT SUR LE RING, LES HOMMES QUI FRÔLENT LA CRISE DE NERFS, LES GARÇONS QUI S'ENTÊTENTÀ TUER DES DRAGONS ET LE CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME QUI NE SAIT PLUS À QUEL SAINT SE VOUER: DÉCIDÉMENT, ON N'A PLUS LES 8 MARS QU'ON AVAIT! VOICI LE PREMIER DES DEUX VOLETS DE NOTRE DOSSIER SOULIGNANT LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES.SPORTS LA PRESSEAU CHAMPIONNATIRL LES DÉBUTS OFFICIELS DE CARPENTIER PAGES 1 ET 2 Nathalie Forget Montréal samedi 5 mars 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2 $ taxes en sus - Édition provinciale 2,10 $ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 133 190 pages 11 cahiers Ciel variable, Max.-2 Min.-13 Ottawa garde le cap malgré la mort de quatre agents de la GRC LA DÉPÉNALISATION DU POT SUIVRA SONCOURS PHOTOS CP Les quatre agents de la GRC qui ont trouvé la mort dans une fusillade survenue jeudi en Alberta.Dans l'ordre habituel: Peter Christopher Schiemann, 25 ans, Brock Warren Myrol, 29 ans, Lionide Nicholas Johnston, 34 ans, et Anthony Fitzgerald Orion Gordon, 28 ans.Les trafiquants pourraient encourir des peines plus sévères NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Ébranlé par l'assassinat de quatre agents de la GRC, le gouvernement Martin maintient néanmoins son intention de décriminaliser la marijuana mais promet une lutte sans merci contre le trafic de drogue.Depuis hier, les drapeaux canadiens sont en berne devant les bureaux régionaux de la Gendarmerie royale du Canada, où les agents sont en état de choc.Lors d'un discours prononcé à l'occasion du congrès libéral, le premier ministre Paul Martin a observé une minute de silence à la mémoire des quatre jeunes policiers.Ces agents ont été abattus jeudi par James Roszko, 46 ans, dont le corps a ensuite été retrouvé sans vie, alors qu'ils effectuaient une perquisition reliée à la culture du cannabis sur une ferme de Rochfort Bridge, à Mayerthorpe, un village situé dans le nord-ouest de l'Alberta.À la suite de cette tuerie, le ministre de la Justice, Irwin Cotler, et la ministre de la Sécurité publique, Anne Mc Lellan, envisagent la possibilité de rendre la loi plus dure à l'égard des trafiquants.Ainsi, à l'occasion du congrès libéral qui se déroule à Ottawa, M.Cotler a longuement été interrogé sur l'efficacité du projet de loi C-17, déposé l'automne dernier.>Voir POT en page A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « On va pouvoir recommencer à faire du bruit en mangeant.» \u2014 les codétenues de Martha Stewart SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 22 Avis et encans AFFAIRES 7 et 11 Bridge VACANCES 23 Décès P.ANNONCES 12 à 14 Échecs VACANCES 23 Feuilleton VACANCES 22 Forum A 23 à 25 Grille des mordus VACANCES 17 Horaire cinés CINÉMA 10 et 11 Horaire télévision ARTS 12 Jardiner MONTOIT 19 Loteries A 19 Mots croisés VACANCES 22 Mot mystère VACANCES 22 Observateur VACANCES 22 Petites annonces CAHIERPETITES ANNONCES et AFFAIRES 2 Restaurants ACTUEL 8 Trait d'union VACANCES 21 Vin ACTUEL 8 Météo Passages nuageux., maximum -2, minimum -13, plus de détails en page SPORTS 8 Roszko, un détraqué qui détestait les policiers LOUISE LEDUC ENVOYÉE SPÉCIALE ALBERTA MAYERTHORPE \u2014 Des rubans blancs accrochés aux arbres, aux édifices.Il y aura des rubans blancs partout en signe de deuil.Mayerthorpe, où travaillaient trois des quatre agents de la Gendarmerie royale du Canada tirés à bout portant jeudi, pleure ses fils.« Le tueur, c'est mon voisin immédiat.Le drame est arrivé dans la ferme d'à côté et je n'ai rien entendu du tout, raconte Kim Moscher.J'étais à la maison, en train de m'occuper de mes trois enfants, et la première nouvelle que j'en ai eue, c'est par une équipe de reporters venue sonner à ma porte.» Il faut dire que, dans cette région rurale de l'Alberta \u2014 on est ici à 130 kilomètres au nord-est d'Edmonton \u2014, les voisins ne sont jamais très près.Jim Roszko, le meurtrier, qui a apparemment retourné son arme contre lui, habitait à environ un demi-kilomètre de chez Mme Moscher.qui ne l'avait pas croisé depuis des années.« Ça fait au moins six ans que nous sommes voisins, et je ne l'ai vu qu'une seule fois, un jour où il cherchait son chien, dit-elle.>Voir DÉTRAQUÉ en page A6 Vancouver 179$ Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.Moins cher.Plus souvent.VOLS GRATUITS ! DÉTAILS SUR Edmonton 124$ Calgary 124$ Kelowna 219$ .Plus de bas prix vers plus de destinations comme Winnipeg, Régina, Saskatoon et Victoria sur jetsgo.net.3271986A BÉRUBÉCOUPABLE DU MEURTRE DE TANYA BUSCHMAN PAGE A8 MAYERTHORPE LE CANADA SOUS LE CHOC Les gendarmes ont été surpris par le meurtrier RAYMOND GERVAIS La Gendarmerie royale du Canada a fait hier la chronologie des événements qui ont précédé le meurtre de quatre de ses agents, jeudi matin à Mayerthorpe, une municipalité rurale située à quelque 130 km au nord d'Edmonton, en Alberta.En conférence de presse, le caporal Wayne A.Oakes, porte-parole de la GRC à Mayerthorpe, a expliqué que, mercredi, deux policiers s'étaient rendus dans une ferme située près de Mayerthorpe en vue de procéder à une saisie de biens à la suite d'une ordonnance de la cour.Sur place, ils ont constaté qu'il y avait des installations destinées à la culture de marijuana.Ils ont donc recueilli des éléments de preuve leur permettant d'obtenir un mandat de perquisition.Jeudi matin, vers 4 h 40, tous les policiers qui participaient à la perquisition ont quitté les lieux, sauf deux gendarmes en uniforme, qui sont demeurés sur les lieux pour surveiller la résidence.Ces agents devaient attendre l'arrivée de policiers du détachement d'Edmonton afin d'effectuer une seconde perquisition relativement à des biens volés.Des coups de feu Peu avant 9 h, deux policiers se sont rendus sur les lieux, puis deux autres vers 9 h 15.En descendant de voiture, ils ont entendu des coups de feu provenant d'un bâtiment à toiture ronde.Un homme est alors sorti de l'édifice et a ouvert le feu à l'aide d'une carabine automatique de fort calibre en direction des deux enquêteurs, qui ont riposté.Le suspect est alors retourné dans le bâtiment.Les enquêteurs ont demandé de l'aide, précisant qu'ils se faisaient tirer dessus par un homme lourdement armé.À ce moment, les deux enquêteurs de la GRC ne savaient pas ce qu'il était advenu de leurs quatre collègues.La GRC a alors dépêché sur les lieux ses groupes tactiques d'intervention à partir d'Edmonton et de Red Deer, ainsi que d'autres unités de soutien opérationnel.À 14 h 18, après qu'un périmètre de sécurité eut été défini autour du bâtiment, les policiers ont découvert à l'intérieur les corps de leurs quatre confrères abattus par balles.Tout indique pour le moment que les gendarmes ont été surpris par leur meurtrier et qu'ils n'ont pas eu le temps de réagir.Le meurtrier, identifié comme étant James Roszko, 46 ans, a été trouvé mort dans le même bâtiment.Les techniciens en scènes de crime vont devoir déterminer si l'homme a été atteint par les tirs de défense des policiers ou s'il a retourné son arme contre lui.« Présentement, il nous est impossible de déterminer comment Roszko est mort.Ce n'est qu'à la suite de l'autopsie qui sera pratiquée sur son corps que nous saurons à coup sûr ce qui s'est passé », a précisé le caporal Oakes.La GRC a confirmé hier que les agents avaient été tués à l'intérieur du bâtiment et que ce sont des membres du groupe d'intervention qui ont sorti les quatre policiers afin de les mettre à l'abri, ne sachant pas s'ils étaient blessés ou morts ni s'il y avait plus d'un tireur.La GRC a démenti l'information voulant que Roszko ait été arrêté, puis relâché mercredi soir.Roszko était connu par la police pour des histoires de stupéfiants et de vol.Les arrangements funéraires ne sont pas encore établis, mais il est fort probable que des funérailles protocolaires soient organisées pour les quatre policiers.PHOTO REUTERS Bonnie Gibbs est venue déposer des fleurs devant un monument improvisé devant le poste de la GRC, à Mayerthorpe.La dépénalisation du pot suivra son cours POT suite de la page A1 Ce projet de loi, actuellement à l'étape de la deuxième lecture, vise notamment à rendre toute possession de moins de 15 grammes de cannabis punissable d'une amende plutôt que d'une sanction criminelle.En revanche, il permet d'accroître les pénalités pour les producteurs de mari à grande échelle, qui pourraient voir leur peine doubler.Attristé par ce terrible événement, M.Cotler a réitéré sa volonté de décriminaliser la marijuana, tout en soulignant que son projet de loi était essentiel pour contrer le phénomène de la culture à grande échelle.« Si nous voulons lutter contre la culture de la marijuana, il est nécessaire d'adopter un projet de loi qui peut nous donner les ressources pour le faire, a-t-il déclaré lors d'un point de presse.Tout cela demande une approche stratégique, complète, juridique, éducative, qui engage la ministre de la Sécurité publique, Anne Mc Lellan, et la GRC.» Le ministre de la Justice a également ouvert la porte à la possibilité de consacrer davantage d'argent à la lutte contre les trafiquants.« Peutêtre que nous devons améliorer notre appui financier à la GRC », a-t-il dit.Visiblement secouée par les événements survenus dans sa province, la ministre Mc Lellan a qualifié la culture du cannabis de véritable « fléau ».Tout en restant prudente sur les modifications qu'elle souhaiterait apporter au projet de loi, elle a affirmé que le système judiciaire devrait faire preuve de plus de sévérité envers les trafiquants: « Je crois qu'il est temps que le système judiciaire réfléchisse aux conséquences de la dure réalité de la culture intensive (de mari) sur les communautés et sur la société », a-t-elle déclaré lors d'un point de presse.À ce sujet, le président de l'Association canadienne de la police professionnelle, Tony Cannavino, a vertement critiqué la légèreté des peines imposées aux contrevenants.Il a d'ailleurs exhorté le gouvernement à augmenter les ressources financières destinées à lutter contre ce crime.Pour sa part, le chef du parti conservateur, Stephen Harper, qui a offert ses condoléances aux familles dans le deuil, a refusé de faire un lien entre l'intervention policière qui a tourné au vinaigre et les lois présentement en vigueur.Il a souligné que l'individu qui a abattu les quatre agents était un homme dangereux et perturbé.Les bloquistes et les néo-démocrates ont eux aussi témoigné de leur sympathie.Le débat fait rage La mort des quatre policiers a suscité de nombreuses réactions lors du congrès libéral et a contribué à ranimer le débat entre les partisans de la légalisation du cannabis et ceux qui demandent un durcissement de la loi.Ainsi, deux visions s'affrontent.Alors que les libéraux fédéraux de la Colombie-Britannique présenteront aujourd'hui une résolution «dans le but de faire passer à deux ans plus un jour la peine minimum imposée aux personnes reconnues coupables de culture illégale de marijuana », l'aile albertaine du parti demande la légalisation du pot.Déterminés à appuyer cette dernière résolution, les jeunes libéraux du Canada n'ont pas l'intention de faire marche arrière malgré les événements de jeudi.«Le débat devra être très respectueux en raison des circonstances », a toutefois souligné Richard Diamond, président des jeunes libéraux du Canada.L'aile jeunesse croit qu'elle réussira à rallier plusieurs militants à la cause de la légalisation de la marijuana.« Les gens sont capables de faire la part des choses », ajoute la présidente de l'aile québécoise des jeunes libéraux, Brigitte Legault.Mais l'ancien chef du Parti marijuana, Marc-Boris Saint-Maurice, qui vient tout juste de se joindre aux libéraux, trouve regrettable de voir que l'on associe la mari à la mort de ces policiers et estime que le moment est peut-être mal choisi pour débattre de cette question.« Je suis un peu réticent à militer pour la légalisation (de la mari) quand on a une situation si tragique.» LA LOI ACTUELLE Possession simple : possession de 30 g ou moins de marijuana ou 1 g ou moins de résine de cannabis.Peine maximale : amende de 1000 $ et 12 mois de prison.Culture : quel que soit le nombre de plants.Peine maximale : sept ans de prison.PROJET DE LOI C-17 Possession simple : possession de 15 g ou moins de marijuana.Peine : amende de 150$ pour un adulte et 100 $ pour un adolescent.Culture : plus de 50plants.Peine maximale : 14 ans de prison.Économisez avec les bas tarifs d'Air Canada pour les grandes villes nord-américaines.Canada - Tarifs Tango, ALLER SIMPLE de Montréal à partir de : TORONTO 73$ SYDNEY (N.-É.)/DEER LAKE SERVICE SANS ESCALE ! 1er JUIN-29 OCTOBRE 2005 99$ CALGARY 124$ WINNIPEG 129$ VANCOUVER 179$ NEW YORK 134$ MIAMI/WEST PALM BEACH FORT LAUDERDALE 161$ BOSTON 167$ ATLANTA 188$ SEATTLE 251$ États-Unis - Tarifs ALLER SIMPLE de Montréal à partir de : Réservez sur aircanada.com et obtenez un mille AéroplanMD pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour vos voyages au Canada et aux États-Unis.Vous pouvez téléphoner à votre agent de voyages, ou à Air Canada au 1 888 247-2262.Gagnez du temps! 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carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs.Les tarifs sont basés sur un aller simple.L'achat à l'avance peut être requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les frais d'aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 12$, ne sont pas inclus.Destinations canadiennes et américaines : les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.Un séjour minimal ou maximal et d'autres conditions peuvent s'appliquer.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, de la société en commandite Jazz Air (faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC), de United Airlines, de Sky West ou d'Air Wisconsin (faisant affaire sous le nom de United Express).MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.ADIEU SINUS ET COSINUS.3284175A MAYERTHORPE LE CANADA SOUS LE CHOC PHOTO PRESSE CANADIENNE Ces cadets étaient à l'entraînement, hier, aux quartiers généraux de la GRC à Regina, en Saskatchewan.Les policiers en deuil MATHIEU PERREAULT Les policiers du Canada sont en deuil, aujourd'hui, après l'assassinat de quatre de leurs collègues en Alberta.Mêlés aux expressions de tristesse, on pouvait toutefois entendre des appels au resserrement des lois antidrogue.L'Association canadienne de police professionnelle a affirmé que les lois sont trop permissives envers les trafiquants de drogue, qui reçoivent des peines trop légères.Tony Cannavino, le président de l'ACPP, a répété aux médias que les ressources des corps policiers doivent être augmentées.Du côté de la GRC, l'atmosphère était au deuil et les drapeaux en berne.Le commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli, a décrit la tragédie comme une « perte sans précédent et indicible ».Il a expliqué que les quatre policiersétaient allés au travail jeudi matin « en sachant qu'ils devraient faire le sacrifice ultime », faisant référence à la conscience qu'ont les policiers des risques de leur métier.La GRC s'attend à ce que de nombreux policiers de partout au pays, et même des États-Unis, assistent aux funérailles la semaine prochaine.Au Service de police de la Ville de Montréal, le relationniste Miguël Allston a indiqué que si les policiers d'autres villes sont invités aux funérailles, 10 membres de la direction, dont le directeur Michel Sarrazin, s'y rendront.Le SPVM a transmis ses condoléances à la direction de la GRC et a mis ses drapeaux en berne.Une bombe à retardement Par ailleurs, l'homme de 46 ans qui a tué quatre agents de la GRC en Alberta, Jim Roszko, n'était pas un ange, a reconnu son propre père, Bill Roszko.« Il n'a pas été élevé comme il faut », a expliqué aux médias M.Roszko, qui s'est occupé seul de ses huit enfants quand sa femme l'a quitté.Jim avait 12 ans au moment de la séparation.Les voisins de Jim Roszko, qui est mort lui aussi dans la fusillade, l'ont décrit comme un homme dangereux qui vivait en marge de la société et était passionné par les armes à feu.« C'était une bombe à retardement », a expliqué une voisine au Globe and Mail.Son mari livrait du carburant à M.Roszko, qui devait chaque fois retenir des chiens de garde menaçants.« Il avait coupé les arbres pour voir de loin quiconque s'approchait », a expliqué la voisine.« Les juges auraient dû être plus sévères avec lui.La police faisait ce qu'elle pouvait, mais elle ne pouvait pas le garder en prison contre l'avis des juges.» Jim Roszko a commencé à se frotter à la police à l'adolescence, quand il s'est mis à fréquenter des milieux liés à la drogue.Il a fait quelques séjours en prison, pour de petites infractions.En décembre 1993, à 32 ans, il a notamment été accusé d'avoir tenté de se faire passer pour un policier, d'avoir pointé son arme sur quelqu'un, de l'avoir enlevé, d'avoir comploté avec d'autres bandits pour commettre des crimes, d'avoir violé les conditions de sa libération sous caution et de conduite dangereuse d'une voiture.Les policiers locaux avaient confisqué certaines de ses armes ces dernières années, mais il avait réussi à en cacher d'autres.Homme d'un gabarit moyen \u2014 1,75 mètre et 65 kilos \u2014, Roszko louait ses pâturages aux éleveurs voisins.Sa mère et son beau-père vivaient sur sa ferme dans une maison mobile.Au début des années 90, se souvient Bill Roszko, son fils Jim avait tenté de se remettre sur le droit chemin.Il avait demandé à son père de lui enseigner le métier d'éleveur et d'agriculteur.Mais en 1994, une mauvaise année de récoltes avait eu raison de ses efforts.Depuis, père et fils ne se sont plus parlé.« Sa vie n'aurait pas dû se terminer ainsi », a néanmoins confié M.Roszko aux journalistes.La GRC s'attend à ce que de nombreux policiers de partout au pays, et même des États-Unis, assistent aux funérailles la semaine prochaine.PHOTO PRESSE CANADIENNE L'agente Annette Bernardon a signé une carte de condoléances, hier, au détachement de la GRC à Windsor (Ontario).Au Canada, 40 policiers sont morts en service depuis 2000 MATHIEU PERREAULT Il faut remonter à 1985 pour trouver une autre fusillade où plusieurs agents de police canadiens sont morts.De tels événements sont rares : avant la fusillade de 1985, une autre s'était produite en 1962.En 1985, deux agents de la police de Québec ont été abattus par un policier de Sainte-Foy, surpris en train de voler.En 1962, trois agents de la GRC sont morts dans une fusillade en Colombie-Britannique, en essayant d'arrêter un braconnier.Depuis 2000, 40 policiers canadiens sont morts en service, dont sept l'an dernier.C'est beaucoup moins qu'aux États-Unis, où environ 150 policiers meurent chaque année dans l'exercice de leurs fonctions.Si on fait une analyse plus poussée, on voit que, au Canada il meurt en moyenne trois policiers par 10 millions d'habitants, contre cinq aux États-Unis.Les morts de policiers étaient un peu plus fréquentes au Canada dans les années 70, avec une douzaine par année.Maintenant, il meurt habituellement moins de 10 policiers par année.Au Québec, six policiers ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis 2000. INFORMEZ-VOUS EN LIGNE! 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ILLUSTRATION PEUT DIFFÉRER 50$ É PARGNEZ Rég.: 37888 Écran couleur 320 x 320 Mémoire 32 Mo Processeur 126 MHz Palm OS® 5.2.1 90$ É PARGNEZ Rég.: 57888 Ensemble cinéma maison Récepteur de 5 x 100 watts \"Digital Cinema Sound\" Décodeurs DTS, Dolby®Digital, Dolby®Prologic II 4 haut-parleurs satellites 1 haut-parleur central Extrêmes-graves amplifié de100 watts 46\u201d RCD025 550$ É PARGNEZ Rég.: 139888 Téléviseur ACL de 20\u201d Résolution de 640 x 480 pixels Rapport de contraste 500:1 Angle de visonnement 170º horizontal/vertical Entrée(s) à composants Système de haut-parleurs au bas LC20SH1U 20\u201d Moins de 4\u201d de profondeur 50$ É PA RGNEZ Rég.: 34888 Micro-chaîne avec changeur 5 DC 140 watts de puissance audio totale Système bi-ampli, bifilaire Magnétocassette Compatible CD-R/RW, MP3/WMA, HighMAT Syntoniseur numérique AM/FM Télécommande 50$ É PA RGNEZ Rég.: 14888 Lecteur numérique MP3 personnel Gère MP3/WMA/ASF 128 Mo de mémoire Jusqu'à 60 chansons en stockage Syntoniseur FM Caméra numérique Cyber-shot® DSCP73 4.1 mégapixels Zoom optique 3 x Zoom numérique 3.4 x Écran ACL 1.5\" Mode vidéo Viseur optique Média Memory Stick® Chargeur de piles inclus Mise au point automatique (AF) Flash multi-modes 50$ É PA RGNEZ Rég.: 39888 COMPATIBLE COMPATIBLE 200$ É PA RGNEZ Rég.: 198888 Projection panoramique 46\" Compatibilité d'affichage TVHD (1080i) Aspect d'écran 16:9 Image sur image Entrée(s) numérique HDMI Convergence Magic Focus® Sortie audio fixe 6 modes de visionnement Entrée vidéo à composants, S-Vidéo et composites Caméra numérique Power Shot SD300 4.0 mégapixels Zoom optique 3 x Zoom numérique 3.6 x Écran ACL 2.0\" Mode vidéo avec audio Viseur optique Média SD Fonction Macro Ultra mince! 50$ É PARGNEZ Rég.: 49888 Caméra numérique Cyber-shot® DSCV3-Pro 7.2 mégapixels Zoom optique 4 x Zoom numérique 8 x Écran ACL 2.5\" Objectifs additionnels disponible Mode vidéo haute qualité 640x480 à 30 images/sec Média Memory Stick® Pro, Duo, Pro Duo & CF1 Fonction Macro Mise au point multi-mode AF 150$ É PA RGNEZ Rég.: 89888 Piles et chargeur inclus! 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Je parle de cette première impression que laissent les contacts superficiels, médiatiques en particulier ; qu'il dise n'importe quoi, le québécois est d'abord un accent, une musique avant que d'être un discours.Et, à l'inverse, il en est ainsi de l'accent français pour les Québécois ; et américain pour les Anglais ; et chilien pour les Espagnols.L'autre jour, dans un café de la Petite Italie, le serveur me racontait je ne sais quoi avec un épouvantable accent napolitain ; il s'arrête soudain et me dit : tu m'écoutes pas, hein ?Non, je n'écoute pas ce que tu racontes.J'écoute ton accent pourri.Tout cela pour vous dire que Patrick Huard serait plus subtil que Sol, cela n'empêcherait pas M.Ardisson de l'interpeller sur son accent.Tout cela pour vous dire aussi que je n'ai pas remarqué que les humoristes parlaient plus mal que la moyenne des ours.Ni n'étaient plus vulgaires.Pour rester deux secondes dans le « normatif », les humoristes ne sont pas pires, par exemple, que Mme Louise Lantagne, directrice des émissions culturelles de Radio-Canada, qui disait l'autre matin à Homier- Roy que Félix Leclerc était un des plus grands icônes du Québec.Une icône, tatane.Les humoristes ne sont pas pires que moi, qui entamais ainsi ma chronique papale de la semaine dernière : Il ne reste plus un garde-robe à louer à Rome.Une garde-robe, épais.Quant à la vulgarité, c'est surtout affaire de ton, de contexte, d'appréciation.Il est par exemple des « qu'a mange d'la marde» résolument vulgaires, mais il en est aussi des jubilatoires, des libérateurs qui participent moins de la correction de la langue que de l'élan du coeur.Vous me suivez, madame ?Pour en finir avec les humoristes, je ne comprends pas cet acharnement des médias à leur endroit.Certes, je les trouve nuls pour la plupart, mais contrairement à mes collègues, je ne les trouve pas si envahissants.Patrick Huard ne me dérange pas du tout, je ne le vois jamais, je ne l'entends jamais.Ni les François Massicotte, Peter Mc Leod et autres François Morency.Faitesvous exprès d'écouter les radios ou les émissions de télé où ils sévissent?Il m'arrive de les croiser quelques très courts instants dans les publicités de leur spectacle, et ce que je trouve alors affligeant, c'est le petit couple hilare qu'on nous montre à la première table en avant, elle surtout, qui rit à gorge si déployée qu'on voit le fond de sa petite culotte.J'ai dit affligeant ?Plutôt attristant.C'est que j'ai alors l'impression de deux planètes, deux humanités qui dérivent dans des directions opposées et bien sûr, madame Bombardier, vous êtes sur ma planète à moi.Rien vraiment pour me consoler.Qu'est-ce que je disais ?Ah oui, que je ne comprends pas l'entêtement des critiques, chroniqueurs, voire éditorialistes, à vilipender des gens si facilement évitables.Alors que les chanteurs ! Ou les chanteuses ! Essayez donc de passer toute une semaine sans entendre Lynda Lemay ou Isabelle Boulay, ou les deux « en boucle », ou en grappe avec Boom Desjardins et Dany Bédar.L'ennui que distillent les neuf dixièmes des chansons québécoises ne vous fait pas honte, madame ?C'est sûr, si vous écoutez Michel Drucker.Pour revenir à l'essentiel, la langue française a de bien plus redoutables ennemis que les humoristes.À commencer par ces intellectuels bien pensants accrochés aux poils du cul de la norme, comme des morpions au pubis d'une vieille linguiste.Et à l'autre extrême, des linguistes encore, mais ceux-là attachés à faire sauter la norme, particulièrement la norme orthographique.Des gens qui prétendent nous faire écrire ognon et nénufar, sous prétexte que tout change, alors pourquoi pas l'orthographe.Il paraît que cela faciliterait grandement la tâche des élèves.Comme si le problème était dans l'orthographe.N'importe quel prof de secondaire ou de cégep vous dira qu'il s'agit d'un problème d'organisation syntaxique.Les élèves sont souvent incapables d'écrire une phrase qui tient debout.Et ce n'est sûrement pas la faute des humoristes.C'est la faute à qui, alors ?Je sais pas.Bon.AGENCE FRANCE-PRESSE Michael Jackson fait face à un endettement « écrasant » de plus de 275 millions de dollars américains qu'il doit rembourser à la fin de cette année, selon des documents de l'accusation dévoilés hier au procès de la star.L'importance de cette dette personnelle et le risque que représentait pour ses activités la diffus i o n d 'un do cument a i r e britannique compromettant ont poussé Michael Jackson à retenir, début 2003, sa victime présumée et sa famille dans la propriété de Neverland, selon le procureur Gordon Auchincloss.« Michael Jackson était déjà aux prises avec une grave crise financière » lorsque les accusations ont été portées contre lui, écrit M.Auchincloss dans une requête demandant que les documents financiers de la star soient rendus publics durant le procès.Jackson endetté de 275 millions US?Accusé d'avoir blessé une nonagénaire L'homme accusé d'avoir volé et blessé une nonagénaire dans le métro a comparu hier, au palais de justice de Montréal.Emrys Brooks Djierdjian, 18 ans, passera au moins le weekend dernière les barreaux, puisque l'enquête sur sa mise en liberté a été reportée à lundi.Le jeune homme a été arrêté dans Lanaudière avanthier, grâce aux images captées à l'entrée de la station Berri et diffusées par les médias.Aucune caméra ne filmait toutefois le pied des escaliers, où la vieille dame aurait été poussée et se serait fait arracher son sac à main.Il s'agit de la deuxième agression sauvage contre une vieille femme depuis le début de l'année, la première étant survenue dans le stationnement d'un immeuble de Montréal- Nord.La Presse Carole Théberge Ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine C'est un grand honneur pour moi d'assumer la responsabilité de la Condition féminine au sein du gouvernement.De toute l'histoire du Québec, notre gouvernement a le cabinet le plus féminin.Nous savons à quel point il est important que les Québécoises occupent des postes décisionnels et notre objectif est de faciliter leur accès à toutes les sphères de la société, en les soutenant de façon tangible.La pleine égalité entre les femmes et les hommes constitue un objectif primordial, et nous avons entrepris à ce sujet une vaste consultation en commission parlementaire.Celle-ci nous permettra de proposer un nouveau contrat social fondé sur les valeurs de respect, de justice et de liberté chères à la société québécoise.Je profite de cette occasion pour souhaiter à toutes les Québécoises une Journée internationale des femmes remplie de solidarité, d'échanges et de partage! 3297186A VOTRE MEILLEURE CHANCE DE GAGNER 1 MILLION$ À LA LOTERIE 3295411A SUITE DE LA UNE Roszko, un détraqué qui détestait les policiers DÉTRAQUÉ suite de la page A1 Il vivait en reclus, on ne le voyait jamais en ville.Une chose est sûre : autant j'ai de la sympathie pour sa famille, qui n'avait pas choisi d'avoir un proche pareil, autant lui, Jim Roszko, ne sera pas regretté par cette communauté.Il aurait dû être mis hors d'état de nuire il y a très longtemps.» Car le meurtrier n'était pas cet habituel « voisin ordinaire et sans histoire » des nouvelles télévisées, dont parle tout un quartier médusé quand un meurtre survient.Non, Jim Roszko était ce type de délinquant de longue date que personne ne fréquente et qui ne fréquente personne.Un ermite qui ne parlait à peu près plus à ses sept frères et soeurs depuis des années.Il vivait dans une roulotte installée sur une grande propriété pleine de pancartes « Interdit d'entrer », gardée par de vicieux chiens aux crocs acérés.« Un démon détraqué », résume son père, Bill Roszko.Entre deux chansons western, la radio albertaine crachait hier aux nouvelles de chaque heure la voix chevrotante de ce vieil homme de 80 ans, un catholique pratiquant qui regardait depuis des années son fils prendre une pente de plus en plus dangereuse.« Combien de fois, à 2 h du matin, a-t-on entendu la police frapper à notre porte pour venir l'arrêter.» a relevé M.Roszko.George, le frère du meurtrier, a quant à lui évoqué toute la haine qu'éprouvait Jim Roszko pour les policiers « qui surveillaient de près sa propriété ».Selon lui, les policiers auraient dû être plus prudents, eux qui savaient très bien à quel genre de personnage ils avaient affaire.Un délinquant de longue date De fait, Roszko avait déjà fait quelques séjours en prison et traînait un dossier judiciaire épais comme cela, fait notamment de 12 accusations portées contre lui en 1993.Cette année-là, on lui avait reproché entre autres choses d'avoir pointé une arme à feu contre autrui, d'avoir violé ses conditions de probation et de s'être déguisé pour se faire passer pour un policier.En dépêchant chez lui quatre jeunes policiers ne comptant chacun que très peu d'années d'expérience, la Gendarmerie royale du Canada a-t-elle été imprudente ?Colette Mc Killopp, présidente de la chambre de commerce, qui organise la campagne de rubans blancs dans la ville et une collecte pour les familles des victimes, refuse de réfléchir à toute cela.« Je sais que mille questions surgiront, que les gens se perdront en conjectures et multiplieront les critiques, dit-elle.Pour l'instant, nous sommes trop en état de choc pour chercher à tirer déjà des leçons de tout cela.Tout ce que nous avons à faire, c'est de nous tenir unis derrière notre service de police.» Dans ce coin de l'Alberta, les policiers ne font pas que figure d'autorité.« Ils sont très présents dans nos vies quotidiennes, fait remarquer Donna Allred, propriétaire d'une fermette à Mayerthorpe.Ils organisent des tournois de golf, ils sont instructeurs d'équipes de sport.Il y a quelques semaines à peine, ils avaient organisé une collecte de fonds pour venir en aide à un garçon de 9 ans atteint d'un cancer des os.» Dorénavant, plus rien ne sera pareil dans la région, croit Jesse Sutherland, âgé de 17 ans.« Avec la mort de ces quatre agents, la police va vraiment faire un gros ménage ici, et c'est une bonne chose.Il y a vraiment trop de vendeurs de drogue dans les rues, et pas seulement de marijuana, mais aussi de drogues dures.La police n'en avait que pour nous, les jeunes : elle aurait dû aller voir ailleurs et s'en prendre aux vrais gros trafiquants.Il est tout de même ironique que ce massacre, le plus meurtrier pour la GRC depuis 1885, soit survenu en Alberta, si attachée à ses fusils et si farouchement opposée à tout enregistrement des armes à feu.« Comment un homme au si lourd passé criminel pouvait-il avoir un revolver chez lui ?» se demande aujourd'hui Malcolm Cook, originaire d'Edmonton.Cette tragédie fera-t-elle réaliser aux Albertains qu'un contrôle des armes est finalement souhaitable ou, au contraire, que ce qui est arrivé prouve bien que ça ne donne rien ?« Les Albertains diront que ce n'est qu'un cas isolé, qu'un fou furieux marginal contre lequel on ne peut pas vraiment grand-chose », croit Jillian Wood, citoyenne d'Edmonton.Lori Hunt est bien de cet avis.Pour elle, le problème est ailleurs, dans ce très lucratif trafic de la marijuana.Et toute conservatrice soitelle, cette authentique Albertaine, voilà qu'elle pense maintenant que, après tout, « ce n'est peut-être pas une mauvaise chose que de décriminaliser la marijuana.Sa culture enrichit décidément trop de bandits ».PHOTO PC© Colleen Myrol, la mère de Brock Myrol, l'un des agents assassinés, a lu une brève déclaration à la presse, hier, à Red Deer (Alberta).POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 le jeans 260 $ Des marques à votre image! www.le s a i l e s.com Un 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problèmes de sommeil et d'alimentation depuis qu'il sait qu'il a une petite fille».Après le rejet de sa plainte par un premier tribunal, la cour d'appel de Chicago a finalement jugé que si l'histoire de Richard Phillips est vraie, Sharon Irons «s'est engagée dans des actes sexuels de manière trompeuse.avec l'utilisation du sperme du plaignant d'une façon non orthodoxe qui a provoqué des conséquences extrêmes».Ce que Irons nie.Elle maintient que l'enfant a été conçu de façon «traditionnelle».Peu importe, les juges ont affirmé que Sharon Irons n'avait pas volé le sperme.«Le plaignant a donné son sperme, c'était un don», ont-il fait savoir dans leur jugement.Les deux antagonistes sont médecins.DIGNE D'UN ROMAN SAVON CHIFFRE DU JOUR La dépense moyenne par habitant consacrée à l'achat de livres neufs au Québec, l'an dernier.Au total, les Québécois ont investi plus de 665 millions de dollars dans le savoir livresque, en 2004.Les deux tiers des ventes sont réalisées par les librairies.Le mois d'août est de loin la période la plus fébrile pour l'achat de livres, prélude à la rentrée des classes en septembre, qui arrive au deuxième rang parmis les mois les plus occupés chez les libraires.88,20 $ Textes: Marie-Andrée Amiot et François Berger Pour joindre notre coordonnatrice: marie-andree.amiot@lapresse.ca Sources: AFP, AP, Institut de la statistique du Québec Monsieur Patate a rejoint le côté obscur du monde.Le fabricant de jouets Hasbro a mis en marché un nouveau Monsieur Patate qui a les traits de Darth Vader ou plutôt Darth Tater, en hommage à son passé de tubercule.Le petit guerrier devrait être en magasin en mars, à temps pour le lancement de Star Wars : Épisode 3, la revanche des Sith.Le film prendra l'affiche le 19 mai. ACTUALITÉS QUALITÉ DE L'ALIMENTATION Le Québec bon premier au pays La province partage le titre avec la Colombie-Britannique ARIANE KROL S'il fallait attribuer une note aux grandes régions canadiennes pour la qualité de l'alimentation de leurs habitants, le Québec arriverait bon premier, ex aequo avec la Colombie-Britannique.Mais les deux provinces se qualifient pour des raisons diamétralement opposées, a constaté la nutritionniste Brigitte Bédard.« Les Québécois ont tendance à consommer plus d'aliments favorables à la santé, alors qu'en Colombie-Britannique on a tendance à consommer moins d'aliments défavorables à la santé.Au Québec, c'est la notion de plaisir qui semble ressortir, par opposition au sens de la restriction chez les anglophones de l'Ouest », explique- t-elle.La chercheuse a découvert ces particularités régionales en décortiquant les données de la dernière enquête nationale sur les dépenses des ménages, réalisée par Statistique Canada en 1992.Les Québécois et les Britanno-Colombiens ont en commun une consommation de fruits et de légumes plus importante que celle des résidants des Prairies, de l'Ontario et des Maritimes.Distinction Par contre, les Québécois se distinguent du reste du pays en mangeant plus de yogourt, de fromage, de pain et de pâtes, alors que les habitants de la région du Pacifique se démarquent par leur consommation moindre de charcuteries et de boissons gazeuses.« C'est très cohérent avec d'autres comportements qui ont été observés en Colombie-Britannique, comme la prévalence moins élevée de tabagisme, la proportion plus élevée de personnes végétariennes et le port du casque à vélo », note Brigitte Bédard.La consommation de viande rouge des Québécois joue également en leur faveur car, même si cette protéine contient des gras saturés, c'est une source de fer importante.« On peut difficilement la classer dans les aliments défavorables à la santé », fait valoir la nutritionniste.Les Ontariens arrivent bons deuxièmes grâce à leur consommation de lait, de yogourt, de légumes et de jus de fruits.Leur faible pour les grignotines salées et les boissons gazeuses leur font cependant perdre des points face au Québec et à la Colombie-Britannique.Interventions L'étude des disparités régionales ouvre la porte à des interventions plus ciblées en matière d'alimentation.« La population québécoise pourrait être plus sensible à des messages orientés vers la notion de plaisir d'une saine alimentation, alors que les résidants de la région du Pacifique pourraient davantage répondre à des messages mettant en valeur les bienfaits de certains aliments sur le plan de la santé », écrit la nutritionniste dans sa thèse de doctorat.Brigitte Bédard étudiera avec intérêt les résultats de la nouvelle enquête nationale sur les dépenses des ménages, réalisée par Statistique Canada l'an dernier.Ces données ne devraient cependant pas être rendues publiques avant l'an prochain, prévoit-elle.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE © Au Québec, c'est la notion de plaisir qui semble ressortir, par opposition au sens de la restriction chez les anglophones de l'Ouest.À LA BOUFFE Ce sont les résidants des Maritimes qui affichent le pire bilan alimentaire.Ils consomment davantage de charcuteries et de boissons gazeuses que le reste des Canadiens et moins de fruits et de légumes (à l'exception des pommes de terre), de produits laitiers, de riz et de pâtes.Les résidants des Prairies se classent avant-derniers, à cause de leur penchant pour les boissons gazeuses et les pâtisseries et de leur goût moins développé pour la volaille, les poissons, les crustacés, les légumes, les jus de fruits, le yogourt et le pain.« Les Québécois ont tendance à consommer plus d'aliments favorables à la santé.» Que vous souhaitiez propulser votre carrière ou perfectionner vos compétences, nos cours vous permettront de vous tailler une place de choix dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui.Que vous optiez pour le temps plein ou à temps partiel, nos cours de langues vous aideront à progresser dans le contexte dynamique du travail d'aujourd'hui.Renseignez-vous également sur notre programme de perfectionnement professionnel.Pour toute autre information, contactez-nous au (514) 848-3600, www.concordia.ca/conted ou par courriel : celi@alcor.concordia.ca PROGRAMME DE LANGUES TEMPS PLEIN : Anglais intensif, langue seconde TEMPS PARTIEL : Anglais, langue seconde Français, langue seconde Espagnol, langue seconde INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Inscription par télécopieur ou par la poste : jusqu'au 11 mars 2005 Anglais temps plein, inscription en personne : 29 mars 2005, 13 h - 16 h Temps partiel, inscription en personne : 16 mars 2005, 17 h - 20 h Temps partiel, inscription tardive : du 18 mars 2005 jusqu'au début des cours.Heures d'ouverture : du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30.Le Centre de l'éducation permanente est situé au 1600, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Guy.En avril, apprenez une langue utile P r i xspéc i a lpo ur les personnes de 60 a n s e t plus Xi Chen Anglais langue seconde 3299077A Tapis des 4 coins du monde dans tous les styles, mesures, formes et couleurs en megasolde depuis Apportez cette annonce et obtenez un rabais additionnel de 20% sur nos prix de mégasolde.Valide jusqu'au 31 mars 2005 CHOISI LE MAGASIN DU TAPIS NO 1 AU QUÉBEC LA PLUS VASTE SÉLECTION DE TAPIS AU CANADA Services de nettoyage, de restauration et d'évaluation TAPIS ESSGO Square Décarie, 6900, boul.Décarie (514) 731-6131 www.essgohome.com MÉGASOLDE TAPIS ESSGO à 70% de réduction 30% SALON de l'ARME de 9 h à 15 h Armes antiques et modernes, militaria, épées, cartouches, etc.Achat, vente ou échange.PLACE DESAULNIERS 1023, boul.Taschereau, Longueuil Organisé par l'Association des collectionneurs d'armes du Bas-Canada.Adm.6 $ I Rens.: (450) 445-5801 Prochaine exposition 7 septembre 2003 7 septembre 3167571 17 novembre 2003 16 novembre 2003 exposition 11 janvier 2004 11 janvier 2004 7 mars 2004 2 mai 2004 Prochaine 12 sept.2004 12 septembre 2004 14 nov.14 novembre 2004 16 janv.2005 DIMANCHE 6 mars 2005 9h 15h 1er mai 2005 SALON de L'ARME et DU MILITARIA 436, rue Victoria, St-Lambert (450) 465-8647 1269, rue Van Horne, Outremont (514) 277-5772 Reproduction de meubles d'époque (sur mesure) Armoire audio-vidéo Mobiliers de salle à manger et de chambre.Lampes et accessoires Ouvert 7 jours VENTE D ' INVENTAIRE sur i t emssélect ionnés Le Chic de l'ouest au prix de l'est Trois étages d'idées à parcourir.3960, rue Bélanger Est, Mtl.Fermé le dimanche Tél.: 514-725-5245 Meubles du Québec Ça change de la télé Les francs-tireurs Ce soir 19 h Unhommequi comprend les hommes.Guy Corneau parle de la difficulté des hommes à gérer leurs émotions.Et les enfants abandonnés au Québec.3298961A . ACTUALITÉS L'AFFAIRE BÉRUBÉ Le verdict MARIE-CLAUDE MALBOEUF Comme une île, debout au centre de la salle d'audience, les proches de Tanya Buschman sont restés un siècle immobiles, enlacés et en pleurs.Tout près, l'autre famille \u2014 celle du meurtrier, celle qu'ils n'appelleront plus jamais la « belle-famille » \u2014 sanglotait elle aussi, prostrée sur les bancs.Hier, après trois jours de délibérations, le verdict venait de tomber : Michel Bérubé, 38 ans, a été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme, Tanya, trouvée pendue dans leur maison de Sainte-Anne-de-Bellevue.Pour les jurés, la jolie coiffeuse ne s'est pas suicidée, mais a bel et bien été attachée au bout d'une corde par son conjoint, rendu fou à l'idée qu'elle le quitte.Sans attendre, dégoûté par ce « crime répugnant », le juge Réjean Paul a condamné l'homme à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Figé dans un costume aussi noir que ses cheveux, Bérubé s'est tourné vers sa famille avec un geste d'impuissance tandis que les proches de sa victime, tous anglophones, se regardaient sans trop comprendre le sens du verdict.« Nous sommes très soulagés que ce cauchemar soit fini, a finalement déclaré Nell Buschman, aussi blonde et frisée que sa fille morte.Nous sommes aussi très tristes pour la famille de Michel.Nous les gardons dans nos prières.L'héritage de Tanya va nous habiter pour le reste de nos vies.Il faut continuer de sourire parce que c'est contagieux.» « L'accusé a tenté de jeter un écran de fumée devant la preuve et les jurés ont vu la vérité, a ajouté peu après le procureur de la Couronne, Pierre Poulin.Imaginez l'épreuve, pour une famille, que de se faire dire que sa fille s'est suicidée alors qu'elle a été assassinée.La vérité a été dite, j'espère que cela va l'aider à faire son deuil.» Pour sa part, l'avocat de la défense, Éric Downs, a annoncé qu'il porterait l'affaire en appel.« Mon client maintient son innocence.Nous allons faire valoir différents points de droit », a-t-il dit, réitérant qu'il s'agissait d'un suicide.Tanya Buschman avait 35 ans.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Michel Bérubé a été reconnu coupable du meurtre de sa femme, Tanya Buschman.Il portera sa cause en appel.L'automne meurtrier C'est l'histoire d'un couple où les mots doux ont été remplacés par les coups.L'amoureuse a été trouvée pendue.Son mari a été accusé du meurtre.Michel Bérubé a-t-il attaché Tanya Buschman au bout de sa corde ?Après trois jours de délibérations, 12 jurés ont conclu que oui, hier, au palais de justice de Montréal.Voici l'histoire étrange que les témoins leur ont racontée.CHRISTIANE DESJARDINS Pendant longtemps, les amies de Tanya Buschman ont envié son bonheur.Celui de filer le parfait amour avec l'homme qu'elle avait épousé en 1996, Michel Bérubé.Mais voilà que, à partir de 2001, les petits mots d'amour qu'ils s'écrivaient et se laissaient aux endroits les plus inattendus ont fait place aux lourds silences et aux querelles.Leur histoire est celle d'un couple idéal qui finit mal.Le 20 novembre 2002, les nombreuses clientes qui se rendent chez Tanya Buschman pour se faire coiffer, dans le salon qu'elle tient au sous-sol de sa maison de Sainte- Anne-de-Bellevue, se butent à une porte close et des rideaux tirés.Étrange pour une femme reconnue pour sa fiabilité, sa ponctualité et son goût pour la lumière du jour.Tanya ne répond pas non plus aux clientes et amies qui lui téléphonent ce jour-là.Elle ne rappelle pas sa mère comme elle devait le faire, ni Roberto Manago, l'homme qui est entré dans sa vie trois semaines auparavant, et dont elle est éperdument amoureuse.En fait, Tanya Buschman passe la journée du 20 novembre 2002 pendue, entre la cuisine et le salon.Agrippé au cadavre Son mari prétend l'avoir découverte en rentrant, vers 17 h 30.Il n'appelle pas le 911.Au procès, il dira qu'il a d'abord tenté de défaire la corde qui entourait le cou de sa femme mais n'a pas réussi.Il serait alors monté à l'étage pour défaire le noeud qui retenait la corde à la balustrade, mais n'y est pas parvenu pas non plus.Il ne faut donc pas s'étonner qu'on ait trouvé son ADN sur les extrémités de la corde, fera-t-on valoir au procès.Bérubé finit par couper la corde.Il prend le corps de sa femme, qui a toujours un bout de corde serré autour du cou, le met sur le siège arrière de la voiture, et s'en va à l'hôpital du Lakeshore.Il entre dans l'hôpital avec le cadavre dans les bras et tombe dans la salle de tri, devant plusieurs témoins.Au procès, il dira qu'il est aussi tombé avec le cadavre dans son garage, pour justifier les nombreuses blessures qu'il affichait au visage.Après avoir défait la corde et effectué les premières manoeuvres de réanimation, l'urgentologue de service, le Dr Patrick Kilmartin, se rend vite compte qu'il n'y a rien à faire.Le cadavre, dira-t-il au procès, a un certain état de rigidité.Ce phénomène s'installe progressivement de deux à quatre heures après le décès, pour atteindre le maximum après 12 à 24 heures, puis disparaître graduellement par la suite.Le médecin remarque aussi les nombreuses ecchymoses sur le corps de Mme Buschman.Du sang sort de son nez, de sa bouche, de son rectum.Il pense tout de suite à une femme battue.L'attitude de Bérubé fait sourciller le médecin.L'homme s'accroche au cadavre de sa femme, ce qui nuit au personnel.Il crie, il pleure.« Ce n'était pas naturel, ça avait l'air forcé », dira le médecin au procès.La mort est suspecte, les policiers sont appelés.Ils doivent emmener Bérubé de force, puisqu'il s'accroche toujours au cadavre en disant : « Pourquoi tu as fait ça ?» Pendant ce temps, Deborah Saikaïtis, qui s'inquiète de l'absence de son amie, téléphone à l'hôpital à tout hasard.Tanya est là, lui dit-on, en lui demandant de venir.Dès son arrivée, Deborah répète au médecin : « Est-ce qu'il l'a fait, est-ce qu'il l'a fait ?» suggérant ainsi que Bérubé a tué sa femme.Bérubé est arrêté dans la soirée, interrogé puis relâché.Il sera arrêté de nouveau sept mois plus tard et accusé du meurtre de sa femme.Les versions Les proches de Mme Buschman ont présenté la jeune femme comme une personne extrêmement dynamique, aimant la vie et toujours de bonne humeur.Pour eux, la thèse du suicide ne tenait absolument pas.Tous savaient que son mariage battait de l'aile depuis un an, et qu'une thérapie de couple n'avait rien donné.Elle se plaignait que son mari ne s'occupait pas d'elle, qu'il était froid et refusait toute relation sexuelle.Seulement, sa meilleure amie, Deborah Saikaïtis, savait qu'elle avait rencontré un autre homme, Roberto Manago, dans les semaines précédant sa mort, et qu'elle était emballée.Mme Buschman avait d'ailleurs dit à M.Manago qu'il était l'homme dont elle avait toujours rêvé.Il éprouvait les mêmes sentiments à son égard, comme il l'a dit lors de son témoignage.Ils projetaient déjà de vivre ensemble et d'avoir des enfants.Depuis des mois, Tanya Buschman et son mari avaient prévu de s'installer à Calgary à la fin novembre 2002.La maison était vendue, le déménagement était planifié, mais dans les jours précédant sa mort, elle ne voulait plus y aller.Selon Mme Saikaïtis, elle l'aurait annoncé à son mari le dimanche 17 novembre et lui aurait aussi dit qu'elle le quittait.Il l'a mal pris.« Il m'a dit que ça lui causait une douleur aussi intense que celle qu'il avait ressentie au suicide de son père », a-t-elle confié à Mme Saikaïtis, deux ou trois jours avant de mourir.Le couple se querellait depuis et ne dormait plus la nuit.Au procès, Bérubé a nié tout cela.Il a affirmé que sa femme ne lui avait jamais annoncé qu'elle le quittait.« Elle m'a dit qu'elle ne viendrait pas tout de suite à Calgary, car elle voulait se faire réopérer les seins.» L'opération qu'elle avait subie un mois auparavant ne la satisfaisait pas, a soutenu le meurtrier, présentant sa femme comme une personne jalouse et angoissée par son image physique.Le soir du 19 novembre 2002, il a tenté de joindre une femme qu'il avait rencontrée pendant l'été, ditil.Comme il n'a pas réussi, il est allé à la Cage aux sports, où travaillait une vieille amie, puis est revenu à la maison un peu avant 23 h.Lorsqu'il est rentré à la maison ce soir là, sa femme lui a fait une scène de jalousie.Elle s'est agrippée à lui, l'a touché au visage, a-t-il dit.Il a dû la retenir, lui prendre les poignets.Dans la courte lutte, ils sont tombés par terre.Il a fait chambre à part pour la nuit.Quand il est parti travailler comme serveur au restaurant Tutti Frutti, le matin du 20, Tanya Buschman dormait dans la chambre, a-t-il assuré au procès.Ses collègues l'ont raillé parce qu'il avait des marques au visage (à cause de la lutte avec Tanya).Après, il est allé chez le dentiste, est passé au Loblaws, où il a acheté un plant de poinsettia et des petits plats congelés pour sa femme, avant de rentrer à la maison et de la trouver pendue.Le Dr Claude Pothel, pathologiste à la retraite, a témoigné pour la défense, en disant que la mort était probablement due à un suicide.Pour expliquer les blessures relevées sur la victime, il a suggéré qu'elle pouvait se les être infligées elle-même dans son agonie, en convulsant et se frappant sur le mur.Cela contredisait les conclusions du pathologiste de la Couronne, Michelle Houde, qui estimait qu'il s'agissait d'un meurtre par pendaison.Hier, le jury a annoncé qu'il croyait l'entourage de la jeune femme.Et pas le meurtrier, ni son médecin expert.Le 20 novembre, à l'hôpital Lakeshore, l'attitude de Bérubé fait sourciller le médecin.L'homme s'accroche au cadavre de sa femme, ce qui nuit au personnel.Il crie, il pleure.« Ce n'était pas naturel, ça avait l'air forcé », dira le médecin au procès. SENTRA nissan.ca 1 800 387-0122 OUVERT JUSQU'À 21H LES SOIRS DE SEMAINE NISSAN SIGNEZ LE SOLDE \u2020Location de 60 mois à 189 $ par mois pour la Sentra 1.8 2005 avec boîte de vitesses manuelle (C4LG55 AA00) ou à 211 $ par mois pour la Sentra édition spéciale avec boîte de vitesse manuelle (C4CG55 AA00) avec acompte ou échange équivalent de 995 $, frais de transport et de pré-livraison compris.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Sur approbation du crédit.Les 4 premières mensualités, toutes taxes incluses, sont acquittés pour vous par Nissan Canada et/ou le concessionnaire pour les modèles neufs et de démonstration de la Sentra 1.8 2005 et Sentra édition spéciale 2005 seulement.Le premier versement client est exigible 120 jours après la date de signature du contrat de location.Cette offre ne peut s'appliquer aux locations pré-acquittées.Pour un temps limité, 0 $ de dépôt de sécurité sur toute Sentra neuve.\u2020\u2020Prix d'achat de la Sentra 1.8 2005 avec boîte de 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est le symbole des femmes qui souhaitent diriger leur propre vie.» Hier matin, la mère de Milia, Nabun Nahar, pleurait quand je l'ai rencontrée dans son appartement du quartier Côte-des-Neiges.«Milia était au centre de notre bonheur.C'est elle qui amenait la joie dans la famille», dit la dame drapée dans un sari rose, en se tenant la tête entre les mains.Il n'y a aucune photo de Milia sur les murs.Sa mère les a cachées.Les voir lui fait trop mal.Mais hier, le frère de Milia, Milky, a dû quand même les sortir pour préparer l'hommage qu'on doit rendre à sa soeur cet après-midi, à l'UQAM.Sur la table de cuisine recouverte d'une nappe de plastique transparente, le sourire de Milia la belle est partout.Et la douleur de ses proches n'en est que plus vive.Née au Bangladesh, Milia a déménagé ici avec sa famille en 1990.Une jeune femme déterminée, qui n'avait peur de rien, dit son frère.Elle aimait rire, sortir, s'amuser, dessiner.Elle s'était mariée à 18 ans, ce qui est plutôt commun pour les jeunes filles de la communauté bangladaise.Malheureuse dans sa relation, elle avait divorcé peu de temps après, ce qui est beaucoup plus rare.«Il y a toujoursunpréjugédéfavorable rattaché au divorce dans la communauté, souligne Sadeqa Siddiqui, du Centre communautaire des femmes sudasiatiques.Même quand la femme subit de mauvais traitements, c'est toujours considéré comme sa faute.» Milia avait décidé de donner à sa vie un nouvel élan.À la fin de l'été 1998, elle était retournée aux études.Elle s'était inscrite en sciences sociales au collège Dawson.Elle souhaitait devenir esthéticienne un jour.Elle adorait dessiner au henné sur les mains.Elle s'était dit que, l'été suivant, elle installerait son propre stand aux Tam-tam du mont Royal et tatouerait d'arabesques les mains des passants.Mais l'été suivant ne vint pas.Le 20 octobre 1998, les parents de Milia étaient en vacances à New York.Deux de ses frères étaient au travail.Seul son autre frère, Milky, était à la maisonavecelle.Vers midi, ilaentendu le tintement des bracelets de sa soeur et le bruit de la porte qui se refermait.Peu de temps après, Milky quittait aussi l'appartement pour aller à l'université.De retour à la maison vers 20h, Milky a bien vu que sa soeur n'y était pas.Il a commencé à s'inquiéter.Il a appelé des amies de Milia.«As-tu vu ma soeur?» Non, elle n'était pas à ses cours aujourd'hui, lui a dit l'une d'elles.«Elle devait m'aider en français, mais elle n'est jamais venue», lui a dit une autre.À minuit, Milky a appelé la police.À 4 h du matin, le téléphone a sonné.«M.Milky Faruq?» C'était un détective de la police de Montréal qui demandait à le rencontrer.«Nous avons trouvé un corps au parc Angrignon.Mais rien ne nous permet de l'identifier.Peut-on vous montrer les photos?» Milky a dit oui, convaincu que ce ne pouvait être sa soeur.Le détective lui a tendu une photo Polaroïd.Milky est demeuré bouche bée.Il reconnaissant le chandail bleu de sa soeur.Sauf qu'avec le sang, il était devenu bordeaux.Il reconnaissait ses cheveux, qu'elle venait de teindre en roux.Il reconnaissait tout ça, mais il ne voulait pas y croire.Il a montré la photo à ses deux frères.L'un a perdu connaissance.L'autre s'est mis à vomir.Deux jours plus tard, Milky est allé identifier le cadavre de sa soeur à la morgue.Un drap blanc recouvrait son corps poignardé.Il a remarqué que son visage avait l'air brûlé.À cause des produits chimiques que son meurtrier lui aurait envoyés au visage pour la défigurer.Une pratique malheureusement assez commune en Asie du Sud-Est, souligne Sadeqa Siddiqui.«L'idée, c'est de détruire le visage de la personne.De dire: «Tu es belle?Eh! bien, maintenant, ta beauté n'est plus.» Sadeqa Siddiqui tient à ce que l'histoire de Milia soit connue et que justice soit rendue.Elle déplore le fait qu'on n'ait pu arrêter aucun suspect.Elle déplore aussi le fait que des gens dans la communauté bangladaise en viennent presque à cautionner cette sordide affaire.«Parce que Milia était jeune et qu'elle était divorcée.Pour une partie de la communauté, cela veut dire qu'elle méritait son sort.C'est là une façon de penser que nous essayons de combattre», dit-elle.Tant que le coupable n'est pas arrêté, le message envoyé à la communauté est très mauvais, renchérit Dolores Chew, du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques.«Des gens continuent de direàleurs filles :Regarde ce qui est arrivé à Milia.Si tu ne te comportes pas bien, voilà ce qui peut t'arriver.» La mère de Milia dit avoir foi en la justice canadienne.Après tout, ce pays est celui des droits de la personne, observe-t-elle.Mais elle a aussi l'impression que, au nom du respect de ces droits, trop de criminels s'en sortent.«Le corps a été retrouvé peu de temps après l'assassinat.Il aurait dû être facile de résoudre l'affaire, dans un pays si avancé.Je ne comprends pas.» dit-elle, le visage défait par la douleur.Cet après-midi, on rendra donc hommageà Milia.Son frère prononcera un discours.Il montrera des photos et des vidéos de sa soeur.Ceux qui l'ont connue et aimée la pleureront, en sachant que quelqu'un, quelque part, vit en toute liberté avec cemeurtre ignoble sur la conscience.APARTÉ À la mémoire de Milia 16décembre 1976 naissance de Milia Abrar 20 octobre 1998 mort de Milia Abrar.Son corps inerte a été retrouvé à 16h45 dans l'édifice abritant les toilettes publiques du parc Angrignon, à Montréal.Aucun suspect n'a été arrêté.Un hommage sera rendu à Milia Abrar cet après-midi à 14h à l'UQAM (pavillon Hubert- Aquin, salleAM-050,400, rue Sainte-Catherine Est).Au programme: tables rondes sur différents thèmes (femmes contre les fondamentalismes, violence chez les femmes immigrantes, etc.), souper communautaire et spectacles à partir de 19h (musicienne iranienne Homa et le choeur Maha, danse indienne d'Aparna Sindhoor et plusieurs autres).Le tout est organisé par le Comité de coordination et d'action des femmes d'origines diverses, pour souligner la Journée internationale des femmes.Information: 514- 342-2111 ou 514-364-4916. POLITIQUE Paul Martin promet une majorité aux siens JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Au moment où les libéraux ont les yeux résolument rivés sur les prochaines élections, Paul Martin s'est décrit hier comme un homme qui tient parole en énumérant les dossiers que son gouvernement a réglés depuis qu'il est au pouvoir.Devant quelque 2500 militants réunis en congrès, il a soutenu que le bilan de son gouvernement permettra aux libéraux de reprendre la majorité au prochain scrutin.Signature d'un accord sur la santé avec les provinces, réforme du programme de péréquation, conclusion d'une entente avec le Québec dans le dossier des congés parentaux, investissement de 5 milliards de dollars dans un programme national de garderies, augmentation de 13 milliards du budget des Forces armées canadiennes: Paul Martin a voulu profiter d'un auditoire conquis d'avance pour souligner les réalisations de son gouvernement.D'autant plus que les critiques à son endroit se font de plus en plus acerbes, non seulement de la part des trois partis d'opposition, mais aussi à l'étranger, notamment aux États- Unis, à la suite du cafouillage dans le dossier du bouclier antimissile.Récemment, le prestigieux magazine The Economist a surnommé M.Martin «M.Tergiversation » pour illustrer sa lenteur légendaire à prendre des décisions.« Si l'on songe à tout ce que représentent ces actions, c'est clair, notre gouvernement fait bien plus que simplement tenir parole.Les priorités que nous choisissons, les choix que nous faisons le démontrent.Notre volonté de préparer, pour le Canada, un avenir plein de promesses ne faiblira pas.C'est une déclaration que notre gouvernement sera infatigable dans sa détermination à faire des progrès véritables et tangibles pour les Canadiens et Canadiennes », a lancé M.Martin.Dans son discours, le chef libéral s'en est aussi pris au Parti conservateur, affirmant que la formation de Stephen Harper s'attaque au pilier de la démocratie canadienne, la Charte des droits et libertés, en s'opposant à la reconnaissance des mariages entre conjoints de même sexe.Il a affirmé que cela constitue la principale distinction entre les libéraux et les conservateurs.«Nous avons défendu la Charte tout au long de la dernière campagne électorale.Nous l'avons défendue au cours de cette session parlementaire.(.) Ce soir, je réitère devant vous notre engagement, mon engagement.Nous défendrons toujours la Charte canadienne des droits et libertés », a dit M.Martin.« Aujourd'hui, il y a des gens d'un autre parti politique qui ne partagent pas ces valeurs.Ils vont se réunir ce mois-ci en congrès (à Montréal).Les Canadiens constateront une fois encore, comme ce fut le cas pendant la dernière campagne électorale, que le gouvernement et l'opposition, que le premier ministre et le chef de l'opposition, ont des idées bien différentes de ce que peut accomplir ce pays », a-t-il ajouté.M.Martin et ses ministres participeront aujourd'hui à une séance de questions et réponses avec les militants libéraux.Demain, le chef libéral connaîtra le degré de confiance que lui accordent ses militants.Un historien accuse Ottawa de plier devant l'antiaméricanisme québécois PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La faiblesse du leadership au fédéral a laissé trop de place à l'antiaméricanisme et à l'antimilitarisme québécois quand est venu le temps pour le gouvernement canadien d'établir ses politiques, a déclaré l'un des historiens les plus réputés au pays, hier.Il y a deux sujets que les Canadiens n'abordent jamais : un antiaméricanisme profond, surtout au Québec, et le rôle de la province dans la mise sur pied des politiques de défense au moyen d'une succession de premiers ministres, a affirmé Jack Granatstein.Le premier ministre Paul Martin n'a rien fait pour s'opposer à de tels sentiments ou pour éduquer les Canadiens au sujet de la défense ou d'autres dossiers mettant aux prises le Canada et les États-Unis, a dit M.Granatstein à l'occasion de l'assemblée annuelle de la Conférence des associations de la défense.« Les libéraux, en fait, comptent plus que leur part d'antiaméricains.C'est avant tout à cause de la politique québécoise qu'on a laissé les forces armées canadiennes décliner au cours des 20 dernières années, qu'Ottawa a refusé de prendre part au projet américain de bouclier antimissile, et que les promesses de dépenses militaires accrues ne se concrétiseront jamais, a-t-il déclaré au cours de son allocution.« Quand la guerre en Irak a été déclenchée en 2003, l'opinion québécoise était la plus hostile aux États-Unis et au président (GeorgeW.Bush au Canada », a déclaré l'auteur et professeur à la retraite.« Les soupçons et la peur des États-Unis ont eu et ont toujours un effet désastreux sur la défense canadienne et les forces armées canadiennes.M.Granatstein a fait remarquer que ses opinions ne sont pas motivées par des sentiments antiquébécois.Il dit plutôt se baser sur les résultats de sondages et l'histoire, citant notamment la crise de la conscription.NOUS PAYONS LA TPS ET LA TVQ sur tous les articles à étiquettes bleues LAVAL 2400, boul.Le Corbusier (450) 687-5221 SAINT-LÉONARD 5860, boul.Métropolitain est (514) 257-6001 (sortie Lacordaire) voir détails en magasin PAYEZ EN 36 MOIS sans frais, sans intérêts ou Sectionnel sensationnel 3299028A 3298659A Source : NADbank printemps 2004 - rapport supplémentaire.Montréal RMR.3279881A 3284639A ACTUALITÉS Louise Arbour veut secouer le Canada Si la charité permet d'avoir bonne conscience, elle ne garantit en rien les droits sociaux élémentaires JEAN-SIMON GAGNÉ LE SOLEIL « Au Canada, les plus démunis sont souvent accusés d'être responsables de leur malheur.Cela nous permet d'avoir bonne conscience en leur faisant la charité.Il faut sortir de ce modèle », plaide la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour.Dans un texte sur la démocratie au Canada, publié aujourd'hui, l'ancienne juge de la Cour suprême apostrophe sévèrement le gouvernement canadien.Elle s'indigne notamment de la réticence du pays à garantir des droits aussi élémentaires que celui d'avoir un logement ou de bénéficier de soins médicaux.Pour elle, le Canada demeure prisonnier d'un modèle basé sur la charité, conçu pour valoriser davantage celui qui donne que celui qui reçoit.« Au cours des années 90, nous nous sommes réjouis de notre première place comme nation dans l'Index de développement humain, écrit-elle.(.) Malgré notre rang à l'échelle internationale, (.) il était évident que la pauvreté et de grossières inégalités continuaient à exister dans notre arrière cour.(.) Comment des inégalités aussi frappantes peuvent exister dans un pays comme celui-ci, un pays riche, culturellement diversifié, une démocratie cosmopolite ?» Mme Arbour rappelle que dans l'Index de la pauvreté, le Canada s'est retrouvé l'an dernier au 12e rang parmi les 17 pays de l'OCDE.Elle constate que «les Premières Nations, les familles monoparentales dirigées par une femme, les personnes handicapées et bien d'autres groupes continuent à être confrontés dans notre pays à des conditions qui portent atteinte à leurs droits fondamentaux aux niveaux économique, social, civil, politique et culturel ».« En droit international, se désole-t-elle, ces droits sont pourtant reconnus à tous les êtres humains dès leur naissance.» En entrevue, hier, Louise Arbour n'a pas atténué ses critiques, même si elle a reconnu le côté avant-gardiste du Canada dans plusieurs domaines.À l'entendre, il est dommage que le pays n'affiche pas la même détermination dès qu'il s'agit des droits sociaux.« On constate un décalage entre nos valeurs nationales et notre vision sociale.(.) On oublie que la reconnaissance des droits sociaux, (éducation, logement, santé), est d'abord une affaire de dignité humaine, explique-t-elle.Il existe une grande différence entre recevoir une chose à laquelle on a droit et recevoir ce qui vient de la bonté des autres.» Mme Arbour reconnaît que ses idées plairont davantage aux gens de gauche.Mais elle estime que toutes les familles politiques\u2014sauf les extrémistes\u2014 devraient y trouver leur compte.« Il n'y a aucune raison de penser que la droite va résister davantage à l'instauration de libertés fondamentales.Tout comme il est faux d'affirmer que les libertés civiles ne coûtent rien tandis que les droits sociaux vont nous ruiner.Alors qu'est-ce qui nous empêche de faire le premier pas ?» La haute-commissaire aux droits de l'homme concède que la capacité de payer des différents États constitue un puissant obstacle.Même avec toute la bonne volonté du monde.Elle cite cependant en exemple l'Afrique du Sud, où la Cour constitutionnelle a imposé au gouvernement de rendre les médicament s ant i rét rovi raux disponibles pour les femmes enceintes atteintes du VIH/ sida.Il s'agissait alors de prévenir la transmission du virus de la femme à l'enfant.En soirée, hier, Mme Harbour devait présenter son texte lors d'une conférence tenue dans le cadre du sixième symposium Lafontaine-Baldwin sur la démocratie au Canada.«À titre de Québécoise et de Canadienne, a-t-elle précisé.Pas de haute-commissaire aux droits de l'homme.» «Je pense que nous avons une image un peu trop romantique de notre pays, résume-telle.En ce qui concerne les droits sociaux, le Canada n'a guère évolué depuis la fin des années 40, alors qu'il rechignait à voir inclure une notion aussi fondamentale que le droit à l'éducation dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.» « Inévitablement, les tribunaux auront un rôle à jouer dans l'avancement des droits sociaux », constate Mme Arbour.Mais elle ajoute que les tribunaux ne pourront pas tout faire à eux seuls.Et elle conclut en levant les yeux au ciel, en signe d'exaspération : « S'il faut attendre une modification de la Charte des droits, ça n'arrivera pas demain matin, je vous l'assure.» AUTRE TEXTE Des extraits du texte de Louise Arbour dans nos pages Forum, p.A24 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © « Je pense que nous avons une image un peu trop romantique de notre pays », estime la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf 2005 de la Wave (2TD48/R7A).Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 60 mois avec versement initial ou échange équivalent voir ci-dessus.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 100 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour un terme de 36 mois sur approbation du crédit de GMAC.Cette offre est exclusive et ne peut être combinée avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.PONTIAC WAVE « Lignes racées et performances énergiques » Sylvain Raymond, Autonet.ca 139$/ mois Avec comptant de 2263$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 60 mois à la location.Transport et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 159 $ 179 $ 1131$ 0 $ 0 $ 0 $ 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 OU Moteur 1,6L à DACT, 4 cylindres de 103HP Habitacle pour 5 passagers Boîte manuelle à 5 vitesses Sacs gonflables avant côtés conducteur et passager Banquette arrière à dossier divisé 60/40 et rabattable Phares antibrouillard Volant inclinable Essuie-glace et lave-glace de lunette arrière Tachymètre Verrouillage de sécurité pour les enfants aux portes arrière Radio AM/FM avec 4 haut-parleurs Sièges baquets avant, côté conducteur réglable en hauteur Rétroviseurs extérieurs à télécommande manuelle Chauffe-moteur Direction et freins assistés Pneus P185/60R/14 toutes-saisons Garantie limitée 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise 3282646A « En ce qui concerne les droits sociaux, le Canada n'a guère évolué depuis la fin des années 40, alors qu'il rechignait à voir inclure une notion aussi fondamentale que le droit à l'éducation dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.» La promotion sur le billet de remontée s'applique au premier jour de ski et est seulement offert aux invités enregistrés chez Tremblant Sunstar.Maximum de 2 billets par condo.Jours additionnels disponibles à prix régulier.Le billet sera disponible lors de votre enregistrement chez Tremblant Sunstar.Certaines conditions s'appliquent.Valide du 2 janvier au 17 février 2005 et du 27 février au 10 avril 2005.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre promotion.Vous devez mentionner cette offre lors de la réservation.Prix par personne, par nuit en occupation quadruple dans un condo tout équipé de 2 chambres en bord de pistes, Le Plateau.Tarif en dollars canadiens valide du 2 janvier au 17 février 2005 et du 28 mars à la fermeture de la saison, redevances et taxes en sus.Séjour minimum de 2 nuits.Certaines conditions s'appliquent.Cette offre ne peut être combinée aux autres offres.Condo de 2 chambres tout équipé sur le bord des pentes.65$par personne par nuit Réservez chez Tremblant Sunstar et faites l'expérience des magnifiques pentes de Tremblant pour seulement 19$.Découvrez le village animé de Tremblant ! Avec ses condos aux bords des pentes, Sunstar s'avère votre meilleur choix.En fait, avec une offre aussi fabuleuse sur les billets de remontées, n'est-ce pas votre seul choix ?1 800 603 0764 www.tremblantsunstar.com 19$ Skiez à Tremblant pour seulement Lorsque vous séjournez avec Tremblant Sunstar « In c lu a n t la s e m a in e d e r e lâ c h e ! » 3290920A Surveillez la circulaire à l'intérieur En vigueur du 25 février au 24 mars 2005, région métropolitaine seulement.Des rabais à ne pas manquer ! 3282332A . POLITIQUE Les militants libéraux votent contre le bouclier antimissile JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014Même si la grande majorité des militants libéraux s'opposent farouchement au bouclier antimissile américain, le ministre de la Défense, Bill Graham, n'a pas hésité à rappeler hier qu'il était un chaud partisan de ce projet de l'administration Bush.« J'ai perdu la guerre.On ne peut pas toutes les gagner.Vous avez gagné la guerre », a laissé tomber le ministre Graham, qui avait déjà affirmé que le Canada pourrait « regretter » un jour son refus de participer au projet de bouclier antimissile.M.Graham a ainsi soutenu que la pression des militants libéraux et de la population en général avait convaincu le premier ministre Paul Martin de ne pas s'associer à ce projet, même s'il s'était clairement prononcé en faveur durant la course à la direction du Parti libéral en 2003.M.Graham a tenu ces propos au deuxième jour du congrès national du Part libéral quelques minutes avant que quelque 250 militants libéraux adoptent en atelier une résolution pressant justement le gouvernement canadien de ne pas participer au bouclier antimissile.Même si le gouvernement Martin a déjà pris sa décision dans ce dossier, cette résolution vise à donner un « appui solide» au premier ministre qui doit affronter la colère des États- Unis.Le président américain George W.Bush, qui avait invité le Canada à deux reprises en moins de 24 heures à participer à son projet au cours de sa première visite officielle au pays en décembre, digère mal la décision de Paul Martin et la manière dont celui- ci a annoncé ses intentions.À preuve, M.Bush n'a guère l'intention de donner suite à l'appel de M.Martin de la semaine dernière pour lui expliquer les raisons de cette décision.Cela dit, le ministre Grahama invité les militants libéraux hier à faire preuve de retenue et de respect dans leurs commentaires au sujet du projet de bouclier antimissile afin de ne pas froisser davantage les Américains.Il a aussi soutenu que le Canada demeure un allié important des États- Unis et qu'il entend faire sa part d'une autre manière pour assurer la sécurité du continent nord-américain.« Quand nous discutons avec nos amis américains, nous allons toujours suivre notre propre voie.Mais ils n'auront jamais un meilleur allié que le Canada, qui prendra ses propres décisions sur une foule de sujets.En ce qui a trait à la défense du continent nord-américain et à l'amitié qui nous unit, nous serons toujours là à leurs côtés.» Mais cet appel à la retenue a été ignoré par plusieurs délégués.Marsha Akman, de la région de Montréal, a soutenu que les Américains « ne sont plus les amis que le Canada a déjà eus ».« Je ne veux vraiment pas que nous aidions des conducteurs ivres à se glisser derrière le volant d'une voiture.Et je ne dis pas cela pour dénigrer les États-Unis, parce que ce pays me tient à coeur.» Un autre délégué du Québec a dénoncé « l'approche égoïste et égocentrique des États-Unis en matière de défense ».«J'ai perdu la guerre», dit Bill Graham Offre en vigueur du1er février au 31 mars 2005 avec location d'un nouveau système.Offert aux clients résidentiels là où l'accès et la visibilité directe le permettent.Jusqu'à épuisement des stocks.Une pièce d'identité avec photo valide et une préautorisation sur une carte de crédit ou par prélèvement bancaire sont requises pour acheter et activer un système.Prix/offre sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.D'autres conditions et frais peuvent s'appliquer.L'offre inclut un système 3120 et un récepteur 3100.Frais de programmation en sus.Sujet à un engagement min.d'un an pour la location et la programmation.Frais d'installation initiaux de 49,99$ en sus.Un crédit de 49,99$ pour les frais d'installation initiaux s'applique à votre compte avant les taxes; prévoir 6 à 8 semaines après l'activation.L'ensemble de l'équipement doit être installé et activé le même jour, à l'intérieur des 60 jours suivant l'achat, ou des frais additionnels s'appliqueront.Limite de 4 récepteurs par compte.Sujet à un engagement de 2 ans.L'installation professionnelle de base inclut l'installation du récepteur principal et du récepteur secondaire.Pour savoir si vous êtes admissible, visitez www.bell.ca/installationincluse.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.bell.ca/offre 187 SOUCOUPE Magasins Espace Bell, Bell Mobilité et détaillants participants 2machines-à-images Express VuMC Un plus grand choix de canaux numériques et haute définition que celui des câblos au Québec Image et son d'une clarté remarquable à partir de5$ /mois en location 3294592A M.Dithers 2 Paul Martin s'expose cette fin de semaine à Ottawa au premier vote de confiance des membres de son parti, une épreuve qu'il réussira vraisemblablement haut la main.Même si le premier ministre a fortement déçu les militants libéraux depuis qu'il a pris le pouvoir, le 12 décembre 2003, sa cote a remonté ces dernières semaines grâce à ses décisions \u2014 enfin, des décisions ! \u2014 en faveur du mariage gai et contre le bouclier antimissile américain.Évidemment, on entendra bien quelques blagues à propos de M.Dithers (M.Tergiversation), le surnom que lui a donné la prestigieuse revue The Economist, mais les libéraux ne vont pas lui couper l'herbe sous le pied.Il est d'ores et déjà acquis que M.Martin conduira ses troupes aux prochaines élections, aussi bien alors lui donner un appui sans équivoque.Peut-on en dire autant de Jean Charest ?Passerait-il avec succès le test du vote de confiance devant les militants du Parti libéral du Québec ?Pas si sûr.De toute façon, la question ne se pose pas puisque la constitution du PLQ prévoit un vote de confiance en congrès seulement après une défaite électorale (pour être plus précis : quand le parti ne récolte pas la majorité des sièges).Autrement dit : si on est au pouvoir, pas de problème.Pragmatiques libéraux.Quand on pense que les péquistes ont giflé Lucien Bouchard à son premier vote de confiance en 1996, lui accordant seulement 76% des voix alors qu'il venait de remplacer Jacques Parizeau au pied levé et, comble de l'insulte, qu'il n'avait même pas encore eu la chance de mener ses troupes en campagne électorale.Donc, pas de vote de confiance en vue pour Jean Charest, et c'est aussi bien comme ça.Lui qui a obtenu un percutant 95% des voix en octobre 2000 perdrait certainement des plumes s'il devait repasser le test.À moins que les militants et les députés libéraux ne soient complètement déconnectés de la réalité, ils doivent eux aussi constater le très fort taux d'insatisfaction de leurs concitoyens envers leur chef et le gouvernement.Ils constatent surtout, avec une anxiété grandissante chez les députés, qu'il n'y a aucune éclaircie à l'horizon.Selon les témoignages recueillis ces derniers jours, l'ambiance est morose au caucus et le chef, qui n'a jamais beaucoup inspiré ses députés, les inquiète maintenant franchement.Le remaniement de la mi-février, un exercice délicat qui visait à relancer le gouvernement, a eu plutôt l'effet contraire.« Tout ce dont on parle, ce n'est pas de renouveau mais du renvoi d'Yves Séguin.Le caucus est abattu et inquiet et le chef continue à nous faire le même discours comme si tout allait bien », résume un député.Jean Charest avait réussi in extremis à sauver les meubles, en janvier, en revenant sur sa décision de financer à 100 % les écoles privées juives, mais le doute s'est installé dans l'esprit de ses députés.Pas besoin d'avoir un doctorat en mathématiques pour comprendre qu'avec des intentions de vote à moins de 20% chez les électeurs francophones, la majorité d'entre eux perdraient leur siège s'il y avait des élections maintenant.Rien ne rend un député plus nerveux que la perspective de perdre sa circonscription.Passe encore quand les députés font confiance au chef, mais dans le cas contraire, la solidarité et la discipline prennent le bord.On n'en est pas encore là, disent les libéraux, mais il en faudrait peu pour que la jauge de la confiance passe de l'orange au rouge.Pas étonnant, dans ces circonstances, que Philippe Couillard retienne tant l'attention de ses collègues ces temps-ci.Sa performance sans faille dans le dossier casse-gueule du CHUM a encore fait monter sa valeur.À Québec, on raconte même que Jean Charest fait des blagues mifigue mi-raisin sur les ambitions de son jeune ministre de la Santé.Quand un politicien est aussi mal pris que peut l'être Jean Charest, la question de sa succession se pose tôt ou tard.Supposons que Jean Charest décide de démissionner ou que son caucus en révolte le pousse dehors : qui le remplacerait ?Le nom qui revient sur toutes les lèvres est effectivement celui de Philippe Couillard.Dans les régions, on reproche à Philippe Couillard de ne pas avoir tenu ses promesses (engorgement des urgences et listes d'attente).Dans le parti, on note le peu d'expérience politique du ministre et le fait qu'il n'a pas de véritable réseau politique sur le terrain.Si tous s'entendent sur « l'intelligence supérieure » du neurochirurgien, plusieurs le trouvent cassant et hautain.Chose certaine, en naviguant habilement dans les eaux troubles du CHUM, M.Couillard a démontré une habileté politique hors du commun pour un débutant.Affirmer, au premier jour de la commission parlementaire sur le futur hôpital, qu'il n'y a aucun désaccord entre lui et le premier ministre tout en laissant entendre clairement dans les jours suivants qu'il privilégie le site de Saint- Luc était une stratégie particulièrement fine.Si le gouvernement opte finalement pour Outremont, on saura que Jean Charest a brisé l'harmonie au cabinet en passant par-dessus la tête de son populaire ministre.Si c'est Saint-Luc, on dira que M.Couillard a gagné sur toute la ligne.On dira même que c'est lui qui a lancé une bouée de sauvetage à son chef, même si, dans les faits, il l'aura coulé encore un peu plus.Quoi qu'il advienne, Philippe Couillard a déjà beaucoup gagné.En cette période de leadership mou, il passe pour un politicien droit, déterminé et décidé alors que son chef ressemble de plus en plus à M.Dithers 2.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Le PQ appuie plusieurs mesures du nouveau régime pédagogique KARINE FORTIN PRESSE CANADIENNE Le Parti québécois s'oppose au projet des libéraux d'autoriser l'enseignement de l'anglais dès la première année, mais ses porte-parole en matière d'éducation ont dû reconnaître, hier, que les autres mesures comprises dans le nouveau régime pédagogique étaient « prometteuses ».Ce plan, présenté le mois dernier par les libéraux, prévoit notamment un rehaussement des exigences pour l'obtention du diplôme d'études secondaires (DES) de même qu'une augmentation du nombre d'heures consacrées aux arts et à l'éducation physique.Les programmes de formation professionnelle et technique seront en outre revus.L'objectif est de les rendre plus attrayants pour les jeunes qui ne constituent actuellement que 30%de leur clientèle.Pour l'ancienne ministre péquiste Pauline Marois, la réforme « s'inscrit dans la perspective de ce qu'avait entrepris (son) parti ».Elle dit toutefois craindre que l'adoption du nouveau programme ne s'accompagne pas des budgets nécessaires.« Pour que cela réussisse, il faut qu'il y ait de nouvelles ressources investies en éducation et, en particulier, du côté de l'accompagnement, des professeurs, des enseignants et des ressources techniques », a-t-elle martelé lors d'un point de presse auquel assistaient aussi les députés Noëlla Champagne et Camil Bouchard.Mme Marois a refusé d'accoler une somme d'argent aux besoins qu'elle perçoit.Le demi-milliard que réclament les professeurs constitue une somme « intéressante » mais « particulièrement importante », a-t-elle dit.À son avis toutefois, le réseau se contenterait probablement d'un signal clair du ministre, doublé d'un financement réparti sur quelques années.Cet engagement est essentiel, a renchérit Camil Bouchard, parce que « s'il n'y a pas de complicité entre le ministre de l'Éducation, la présidente du Conseil du Trésor et le ministre des Finances, ce qu'on a dans ce nouveau régime ne vaudra même pas ce que valent les mots sur le papier ».FAITES BIEN VOS BAGAGES\u2026 ET PROFITEZ DE VOTRE VOL ! 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Pendant la durée de cette offre spéciale, remplissez le questionnaire et obtenez, en prime, un bon échangeable contre deux fluorescents compacts gratuits.DEUX FAÇONS DE REMPLIR LE QUESTIONNAIRE Assurez-vous d'avoir votre dernière facture d'Hydro-Québec sous la main.Par Internet - rapide et interactif.Rendez-vous auwww.hydroquebec.com/residentiel/mieuxconsommer Par la poste - pour recevoir votre questionnaire version papier, vous pouvez composer 7 jours sur 7, 24 h sur 24, le (514) ÉNERGIE (363-7443) à Montréal ou le 1800 ÉNERGIE ailleurs au Québec.Pour participer, il faut : Être client d'Hydro-Québec et habiter à l'adresse actuelle depuis au moins douzemois.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Cette offre spéciale est en vigueur jusqu'au 15 juin 2005 et s'adresse à ceux qui remplissent le questionnaire pour la première fois.On a de bons trucs à vous donner, êtes-vous au courant ?3291746A La crédibilité des libéraux mise à mal PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 L'opposition péquiste estime que le gouvernement Charest continue de miner sa propre crédibilité, en renonçant encore à la baisse des impôts d'un milliard promise durant campagne électorale de 2003.En entrevue à la Presse Canadienne, le ministre des Finances, Michel Audet, avait prévenu que la diminution d'un milliard ne figurerait pas dans son budget.Cette promesse n'avait pu être tenue non plus dans le budget 2004 de son prédécesseur Yves Séguin.Selon la leader péquiste à l'Assemblée nationale, Diane Lemieux, on assiste à la répétition d'un mauvais film. www.clubpiscine.ca POUR LES ADRESSES DES MAGASINS, CONSULTEZ LES PAGES JAUNES OU VISITEZ NOTRE SITE INTERNET À ddee rraabbaaiiss ssuurr lleess aacccceessssooiirreess sséélleeccttiioonnnnééss loorsqquuee vvoouus aachheeteez uunnee ppiscinnee ééqquuippééee de rabais sur les accessoires sélectionnés lorsque vous achetez une piscine équipée JJuussqquu''aauu 2277 mmaarrss, , àà lll''aacchhaattt dd'''uunnee pppiisscciinneee ccrrreeuusséééeee, , ooobbtteenneeezz uunn ssuurr lleess aacccceessssooiirreess sséélleeccttiioonnnnééss lloorrssqquuee vvoouuss aacchheetteezz uunn ssppaa.sur les accessoires sélectionnés lorsque vous achetez un spa.dd''uunnee vvaalleeuurr ddee PPiisscciinnee éééqqquuiipppéééeee àà pppaaarrttiiirr dddee mmooiiss mmooiiss PPiisscciinnee ééqqquuiippéééee, , iinnssttaalllléééee eett ttrroottttooiirr iinncclluuss àà pppaaarrttiirr ddee Photos à titre d'illustration seulement.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l'autre.Jusqu'à épuisement des stocks.Applicable dans les magasins participants seulement.Cette promotion n'est pas applicable dans les centres de liquidation.Cette promotion ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Sujet à l'approbation de crédit.Le prix par mois indiqué se rapporte au modèle Delta 12 pieds de Cornelius et n'inclut pas l'installation.Voir détails en magasin.Lorsque vous achetez une piscine équipée, vous obtenez 50% de rabais sur les accessoires sélectionnés seulement.Sujet à l'approbation de crédit.Le prix par mois indiqué se rapporte au modèle Liberty 14 x 26 pi.Voir détails en magasin.À l'achat d'une piscine creusée, vous obtenez un chauffe-eau Teledyne 250 000 BTU d'une valeur de 1600$.À l'achat d'un spa, vous obtenez 50% de rabais sur les accessoires sélectionnés seulement.+ Règlements disponibles chez les détaillants Club Piscine Super Fitness.Aucun achat requis.Certaines conditions s'appliquent.Voir tous les détails en magasin.gagner votre spa avec la Banque Laurentienne À l'achat d'une piscine hors-terre, creusée ou d'un spa, une Jusqu'au 27 mars seulement.3296491A ACTUALITÉS Bourses: les étudiants jurent que Québec devra vivre avec sa décision PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Les étudiants pénalisés par la compression de 103 millions dans le système de bourses en 2004-2005 peuvent dire adieu à cet argent.Ni la FEUQ ni la FECQ ne demandent à en revoir la couleur.« Ils sont victimes de la « coupure » du gouvernement, a constaté le président de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), Pier-André Bouchard.Ce sera au gouvernement de vivre avec cette décision.S'il décide de pénaliser une année entière, ce sera à lui de l'expliquer.» Les deux associations, qui regroupent 230 000 étudiants des niveaux collégial et universitaire, exigent que les 103 millions $ réintègrent la colonne des bourses dès le prochain budget.Toutefois, elles jugent irréalistes de demander que les jeunes présentement pénalisés par cette mesure soient dédommagés.« Si le gouvernement décide de mettre 103 millions mais que l'argent n'est pas récurrent, on n'a rien gagné, a affirmé M.Bouchard.On a seulement reporté le problème d'un an.L'enjeu fondamental est la réintégration complète des sommes de manière récurrente.La question du remboursement des 103 millions pour 2004-2005 a semblé ennuyer les deux regroupements étudiants hier.En avant-midi, à la FEUQ, on a assuré au quotidien Le Soleil que la somme serait réclamée.À la FECQ, après une valse-hésitation, la réponse était négative: aucun dédommagement exigé.En après-midi, la FEUQ s'est ravisée et a indiqué qu'il n'a jamais été question d'autre chose que d'une correction dans le prochain budget.« Si le gouvernement veut redonner l'argent aux étudiants, c'est officiel qu'on ne dira pas non, a souligné Julie Bouchard, présidente de la FECQ.Mais on a vraiment misé uniquement sur la réduction du plafond de prêts pour avoir une seule revendication qui allait être bonne pour les années qui vont suivre.» Le président de la FEUQ n'a pas exclu, hier, un appel à la grève générale illimitée dans les universités.La FECQ et la FEUQ ne réclament pas le remboursement des 103 millions de dollars.ACCENT GS 2005 Moteur 1,6 litre à DACT | Boîte manuelle à 5 rapports | Deux coussins gonflables | Radio AM/FM/CD SANTA FE GL 2005 à traction avant Moteur 2,4 litres à DACT | Deux coussins gonflables | Glaces et verrouillage à commandes électriques | Radio AM/FM/CD/MP3 hyundaicanada.com TUCSON GL 2005 à traction avant Moteur 4 cyl.de 2,0 litres à DACT et CVCS | Freins antiblocage ABS | Contrôle électronique de la stabilité ESP et antipatinage | Deux coussins gonflables ELANTRA GL 2005 Moteur 2,0 litres de 16 soupapes à DACT et CVCS | Deux coussins gonflables| Boîte manuelle à 5 rapports | Suspension indépendante aux quatre roues| Radio AM/FM/CD/MP3 Moteur 2,4 litres à DACT | Boîte automatique à 4 rapports | Deux coussins gonflables | Climatiseur | Télédéverrouillage | Système d'alarme | Glaces et verrouillage à commandes électriques | Radio AM/FM/CD/MP3 La Sonata de Hyundai : « La berline intermédiaire d'entrée de gamme s'étant classée au plus haut rang aux États-Unis pour la qualité initiale.» PDSF : 19 995 $ PDSF : 12 995 $ PDSF : 14 995 $ PDSF : 22 395 $ SONATA GL 2005 0%F inancement à l'achat\u2020 jusqu'à 36 mois OU 189$ par mois/60 mois 2995 $ de comptant.0 $ de dépôt de sécurité.Transport et préparation en sus.Louez à partir de 0%F inancement à l'achat\u2020 jusqu'à 72 mois OU 139$ par mois/60 mois 1595 $ de comptant.0 $ de dépôt de sécurité.Transport et préparation inclus.Louez à partir de OU 189$ Louez à partir de 0%F inancement à l'achat\u2020 jusqu'à 60 mois OU 159$ par mois/60 mois 2295 $ de comptant.0 $ de dépôt de sécurité.Transport et préparation inclus.Louez à partir de PDSF : 20 995 $ Pour connaître l'adresse du concessionnaire le plus près, composez le 1 800 461-5695.0%F inancement à l'achat\u2020 jusqu'à 48 mois LOUEZ À PARTIR DE J.D.Power and Associates, sondage 2004 sur la qualité initiale (2004 U.S.Initial Quality StudyMS) réalisé auprès d'un total de 51 208 répondants aux États-Unis ayant rapporté un problème durant les 90 premiers jours depuis la prise de possession de leur véhicule.www.jdpower.com.Programme de location des Services financiers Hyundai pour les véhicules 2005 neufs suivants : Sonata GL/Tucson GL 4 cyl.à traction avant/Accent GS/Elantra GL/Santa Fe GL 4 cyl.à traction avant; PDSF à partir de 22 395 $/19 995 $/12 995 $/14 995 $/20 995 $.Taux d'intérêt annuel de 2,13 %/4,57 %/0,82 %/2,72 %/3,13 %, mensualités de 215 $/189 $/139 $/159 $/189 $ pour 60 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 16 495 $/14 335 $/9935 $/11 835 $/14 335 $.Option d'achat de 7287 $/8592 $/4149 $/5185 $/8752 $.Toutes taxes applicables, frais d'administration du concessionnaire, d'immatriculation et d'acquisition de location de 350 $ en sus.Comptant de 3595 $/2995 $/1595 $/2295 $/2995 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Frais de transport et de préparation inclus pour les Accent et Elantra; en sus pour les Sonata, Tucson et Santa Fe (730 $).Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.\u2020\u2020\u2020PRIX D'ACHAT AU COMPTANT DE 18 395 $ POUR LA SONATA GL 2005.Rabais du fabricant au détaillant de 4000 $ inclus dans le prix au comptant indiqué dans cette annonce.PDSF des Sonata GL/Tucson GL 4 cyl.à traction avant/Accent GS/Elantra GL/Santa Fe GL 4 cyl.à traction avant 2005 à partir de 22 395 $/19 995 $/12 995 $/14 995 $/20 995 $.Frais de transport (555 $/555 $/555 $/730 $/730 $), d'administration du concessionnaire, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Le concessionnaire peut devoir commander le Tucson GL 4 cyl.à traction avant.\u2020Taux annuel de financement à l'achat de 0 % sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai sur certains modèles Sonata et Accent 2005 sélectionnés jusqu'à 72/72 mois et sur tous les modèles Tucson, Elantra et Santa Fe 2005 jusqu'à 36/60/48 mois.Frais d'inscription au RDPRM (50 $) du Québec en sus.Exemple de financement : 15 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 208,33 $/250,00 $/312,50 $/416,67 $ pour 72/60/48/36 mois.Coût de prêt de 0 $ pour une obligation totale de 15 000 $.Toutes les offres de financement à l'achat et de location sont pour une durée limitée et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Voir le concessionnaire pour les détails.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Offre en vigueur jusqu'au 31 mars 2005.%La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous des conditions normales d'utilisation et d'entretien.En vigueur pour les véhicules vendus le ou après le 22 mars 2004.Meilleur nouveau véhicule hybride selon l'AJAC.par mois/60 mois 2995 $ de comptant.0 $ de dépôt de sécurité.Transport et préparation en sus.18395$\u2020\u2020\u2020 Offre d'une durée limitée! PRIX D'ACHAT AU COMPTANT 3299211A . Matelas ferme recouvert d'un tissu piqué sur de la mousse Sommier offert.5 ans de garantie.Livraison et ramassage gratuits.1 place/360 ressorts 279$ Rég.: 559$ Grand lit/608 ressorts 399$ Rég.: 799$ Très grand lit/800 ressorts 16,64$/mois ou 599$ Rég.: 1199$ Caresse Plus Rabais de 350$$ 50% DE RABAIS 349$ Rég.: 699$ Matelas 2 places/510 ressorts Perfect Sleeper Rabais de 380$$ 50% DE RABAIS 379$ Rég.: 759$ Matelas 2 places/442 ressorts Matelas ferme avec supports latéraux Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.1 place/360 ressorts 369$ Rég.: 739$ Grand lit/608 ressorts 13,86$/mois ou 499$ Rég.: 999$ Brasier Rabais de 400$$ 50% DE RABAIS 399$ Rég.: 799$ Matelas 2 places/510 ressorts Matelas ferme antibactérien avec supports latéraux doubles Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.1 place/360 ressorts 399$ Rég.: 799$ Grand lit/608 ressorts 13,86$/mois ou 499$ Rég.: 999$ Très grand lit/768 ressorts 20,81$/mois ou 749$ Rég.: 1499$ Cheverny Rabais de 450$$ 50% DE RABAIS 449$ Rég.: 899$ Matelas 2 places/510 ressorts Matelas ferme sans rotation Sommier offert.10 ans de garantie.Livraison et ramassage gratuits.1 place/312 ressorts 349$ Rég.: 699$ Grand lit/532 ressorts 13,86$/mois ou 499$ Rég.: 999$ Très grand lit/672 ressorts 19,42$/mois ou 699$ Rég.: 1399$ Hortensia HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h DESJARDINS PARTENAIRE OFFICIEL DE BRAULT & MARTINEAU Prix en vigueur jusqu'au dimanche 6 mars 2005.Quantité limitée sur certains articles.\u2020Conditions en magasin.Achat minimum requis de 299$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais, ni intérêt débutant le mois suivant votre achat.Conditions en magasin.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Une entreprise de chez nous, pour vous ! 10 GRANDS MAGASINS BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades Saint-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) AUCUN INTÉRÊT À PAYER JUSQU'EN FÉVRIER 2008 36 AVEC VERSEMENTS ÉGAUX SANS FRAIS NI INTÉRÊT SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES DE RABAIS\u2020 50%SUR TOUS LES MATELAS ET SOMMIERS Livraison gratuite dans un rayon de 200 km Conditions en magasin.HÂTEZ-VOUS! CETTEPROMOTION SE TERMINE DEMAIN.3296167A . ACTUALITÉS «Si j'avais su que le bébé n'était pas normal, je ne l'aurais pas mené à terme» Solde d'inventaire d'une gamme de produits sélectionnés 18 ans et plus.Quantités limitées.Promotion également offerte dans SAQ.com.Agences de la SAQ, titulaires de permis et Comptoirs Vin en vrac exclus.Offre valable uniquement sur les produits sélectionnés.Le choix des produits varie selon les succursales.3296424A Une mère poursuit un radiologiste pour avoir mal interprété une échographie DÉFINITION > Que sont les actions pour wrongful life ?Elles sont intentées par ou pour un enfant, à la suite de sa venue au monde à l'encontre de la volonté de ses parents.Il n'y a pas de traduction française pour cette expression.Lorsque l'action est intentée par les parents, elle est appelée wrongful birth.JUDITH LACHAPELLE Bien qu'elle ait été bouleversée d'apprendre qu'elle était enceinte d'un quatrième enfant, Audrey Mc Donald s'attendait à mettre au monde un garçon en santé.Mais lorsqu'elle a regardé pour la première fois ce fils né le jour de Noël 2000, elle y a vu « la plus laide, la plus horrible chose que j'ai jamais vue ».Une partie du cerveau du bébé s'était développée à l'extérieur de son crâne.Une grosse boule de chair pointait entre les deux yeux du bébé.Une opération a permis de redonner au visage de Beau Mc Donald-Wright un aspect plus normal.Mais l'enfant souffre de graves problèmes de développement et de vision.Mme Mc Donald, Torontoise de 42 ans, a poursuivi le radiologiste et son assistant qui ont mené l'échographie en septembre 2000.Selon un compte-rendu du procès paru dans The Globe and Mail, Mme Mc Donald affirme que si la malformation avait été détectée à 22 semaines de gestation, elle aurait interrompu sa grossesse.« D'aucune façon je n'aurais porté ce bébé si j'avais su qu'il avait cette malformation », a déclaré la mère en cour.Lors du procès, certains experts ont estimé, d'après les images de l'échographie, qu'il était impossible de détecter la malformation.D'autres ont émis un autre avis.Selon Dan Farine, de l'hôpital Mount Sinai de Toronto, il y a quelque chose «de nettement anormal » sur les images de l'échographie.Mais le tribunal ontarien a récemment débouté Mme Mc Donald.Le radiologiste et son assistant, a conclu la cour, n'ont pas commis de faute professionnelle.Le devoir du médecin La bataille se poursuit aujourd'hui sur un autre front.Au nom de Beau Mc Donald-Wright, une action pour wrongful life a été déposée.Le médecin serait tenu financièrement responsable envers la mère et son foetus.Si les Mc Donald obtiennent gain de cause, il s'agira d'une première au Canada.Dans le cas d'actions pour wrongful birth, des compensations ont déjà été accordées aux parents.En 1986, la Cour supérieure du Québec a accordé plus de 230 000 $ à des parents à la suite de la naissance d'un enfant non désiré.Le père, qui souffre d'une maladie visuelle héréditaire, s'était fait vasectomiser.L'opération avait été mal exécutée, la mère est tombée enceinte, et l'enfant qui est né souffre de la même maladie que son père.Au nom des parents L'avocat Jean-Pierre Ménard, spécialisé dans les causes médicales, a présentement trois causes du type wrongful birth devant la cour.Dans deux cas, il s'agit de trisomie 21 qui n'a pas été détectée par l'obstétricien ou le radiologiste qui a mené l'échographie.Dans le troisième cas, il s'agit d'une importante malformation cardiaque qui aurait également dû être détectée lors d'une échographie.L'action est intentée au nom des parents, et non de l'enfant handicapé.« Jusqu'à maintenant, les tribunaux au Canada ont toujours rejeté les actions pour wrongful life, dit Jean-Pierre Ménard.On a considéré que le fait d'exister ne constituait pas un dommage.» Aurait-il été préférable, pour l'enfant, de ne pas venir au monde, plutôt que de venir au monde avec un handicap ?Impossible à déterminer, ont conclu jusqu'ici les tribunaux.Cependant, Beau Mc Donald- Wright « ne réclame pas des dommages parce qu'il est en vie », déclarent ses avocats.Il réclame des dommages pour des dépenses extraordinaires liées à son état. ACTUALITÉS Vers le vaccin antigrippal pour tous au Québec En moyenne, environ 20%de la population attrape la grippe chaque année MATHIEU PERREAULT Cette année, le ministère de la Santé du Québec a étendu la vaccination antigrippale aux bébés de 6 à 23 mois.Cette mesure, qui a fait des vagues dans les milieux opposés à la vaccination, vient d'être critiquée dans le journal médical britannique The Lancet.Mais la vaccination antigrippale des bébés fait partie d'une tendance lourde : on vaccine de plus en plus de gens contre un nombre toujours plus étendu de maladies.Pour le moment, la vaccination antigrippale vise surtout les couches les plus vulnérables de la population.Mais les responsables de la santé publique n'écartent pas une vaccination antigrippale généralisée.« Nous commençons par cibler les portions de la population qui sont plus touchées par la grippe », explique Maryse Guay, responsable du dossier de l'immunisation à l'Institut national de santé publique du Québec.Les enfants de 6 à 23 mois « Tout d'abord, ç'a été les gens qui ont des maladies chroniques et les personnes âgées ; maintenant, nous visons les enfants de 6 à 23 mois.Mais quand la vaccination est très ciblée, souvent nous avons de la difficulté à rejoindre la clientèle visée.Par exemple, nous avons dû abaisser à 60 ans l'âge de la vaccination pour les personnes âgées, afin de mieux rejoindre les malades chroniques.Aussi, pour l'hépatite B, nous avons commencé par cibler les usagers de drogues injectables et les gens qui avaient un comportement sexuel à risque ; mais comme il était difficile de les rejoindre, nous avons instauré la vaccination universelle contre l'hépatite B chez les enfants de la quatrième année du primaire.» En moyenne, environ 20 % de la population attrape la grippe chaque année.Mais chez les enfants du préscolaire, cette proportion double à 40 %.Une étude au Tennessee a évalué que le taux des hospitalisations liées à la grippe était huit fois plus élevé, 800 par 100 000 habitants contre 92 par 100 000 habitants, chez les enfants âgés de 1 et 2 ans, comparé aux enfants de 5 à 14 ans.Une autre étude américaine montre que ce taux chez les plus de 65 ans dépasse 400 par 100 000 habitants, alors qu'il oscille entre 50 et 100 par 100 000 habitants chez les 15-44 ans.Selon le Dr Guay, la stratégie de vaccination antigrippale ciblée ne fonctionne pas encore parfaitement.« Même en visant les plus de 60 ans, on ne rejoint pas bien ceux qu'on veut vacciner.Nous pensons qu'avec de meilleures stratégies et plus de ressources pour vacciner la population ciblée, nous y arriverons.Mais nous réfléchissons tout de même à une vaccination universelle.» 3298953A Apprenez l'anglais cet été! Venez à Niagara pour avoir bien du plaisir dans notre programme d'anglais intensif en juillet et août 2005.Choix de 4, 5 ou 6 semaines + 20 heures par semaine de cours d'anglais + Habitez avec une famille anglophone + Activités organisées, sports, visites guidées + Faites vous des amis de différentes origines + Excursions à Toronto, Niagara Falls, Ottawa, etc.International Program Co-ordinator Tél.: (905) 682-3360, poste 204 Courriel : fred.wilson@ncdsb.com www.eslniagara.com Niagara Catholic District School Board 145 Niagara Street, St.Catharines, Ontario L2R 4L7 Chair : D.Whipple, Director : A.Di Ianni, Principal : D.Pihach www.hec.ca/programmes/certificats Admission - dates limites Trimestre d'été : 15 mars Trimestre d'automne: 15 mai HEC Montréal est la seule école de gestion en Amérique du Nord à détenir cette triple reconnaissance internationale hautement convoitée.Administration Analyse des processus organisationnels Commerce de détail et distribution Commerce électronique Commerce international Gestion comptable des organisations Comptabilité professionnelle Création d'entreprise Gestion et environnement Gestion de projets Gestion d'entreprise Gestion des opérations et de la production Gestion des ressources humaines Gestion du marketing Gestion #nancière Leadership organisationnel Supervision Technologies de l'information 4 campus: Montréal, Laval, Longueuil et Terrebonne L'o)re de cours varie d'un campus à l'autre.Nouveau Donnez de l'élan à votre carrière 19 certificats Nouvelle date 3298664A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 2005-03-04 TTiirraaggee dduu 2005-03-04 TTiirraaggee dduu 2005-03-04 TTiirraaggee dduu 2005-03-04 2005-03-04 Complémentaire: (1144) 110000 $$ 11 $$ 225500 $$ 5500 $$ 1100 $$ 22 $$ NNUUMMÉÉRROOSS LLOOTTSS NNUUMMÉÉRROOSS LLOOTTSS 5500 $$ 55 $$ 225500 $$ 2255 $$ 55 $$ 11 $$ 110000 $$ 1100 $$ PROCHAIN GROS LOT CE SOIR 9 000 000 $ ACTUALITÉS Mère coupable de sévices sur ses enfants MARIE-CLAUDE MALBOEUF L'histoire évoque celle d'Aurore l'enfant martyre.L'histoire de trois frères et soeur (aujourd'hui dans la vingtaine) et d'une mère capable d'exercer sa cruauté pendant près de deux décennies, des années 70 jusqu'aux années 90.Coups de marteau, frictions perverses à la brosse à dents ou à la lime à ongles, séjours dans le gardemanger, repas avariés.La terne femme de 55 ans n'a reculé devant aucuns sévices, confirme la Cour supérieure, qui l'a déclarée coupable, hier, de 24 des 43 chefs d'accusation déposés contre elle.Assis à l'avant de la salle, soudain au bord des larmes, ses souffre-douleur se sont aussitôt donné la main.Avant d'être placés par la DPJ, en 1993, les deux aînés s'étaient confiés à une travailleuse sociale et au directeur de leur école montréalaise, las que leur mère les pourchasse pour les ridiculiser devant les autres élèves.À la maison, où elle gardait d'autres enfants, elle les empêchait de pleurer en s'asseyant à califourchon sur leur poitrine, les bâillonnant d'une main et leur pinçant le nez de l'autre pour les faire suffoquer.Elle pouvait aussi les abandonner dans n'importe quel endroit public, affamés et à demi dévêtus.Resté seul avec sa mère, le benjamin a mis deux ans pour trouver le moyen de s'enfuir.Elle l'enfermait et partait avec le téléphone.Quant à son père, il était déjà parti, disant craindre pour sa propre vie.Pendant des années, sa femme l'a battu lui aussi, redoublant de méchanceté s'il prenait la défense des enfants.Pour qu'il reste, elle menaçait de mettre le feu à la maison, ou d'emmener les petits en voiture pour foncer dans un mur de ciment ou plonger dans le fleuve.À plusieurs reprises, elle a mêlé les cartes en appelant les policiers pour se plaindre de violence conjugale.Au procès, la défense a produit devant la juge Rolande Matte les photos de l'album de famille : des photos devant prouver que les enfants avaient été heureux et que leur père avait tout orchestré.Mais la Cour n'en a rien cru.Car la mère (dont nous ne pouvons dévoiler l'identité pour protéger celle de ses enfants) s'est contredite de façon éhontée.Elle feignait parfois de sangloter, mais « le tribunal a souvent constaté que madame épongeait des yeux secs », écrit la juge Matte.Les jeunes, eux, ont livré un témoignage sans faille.« Faudrait-il considérer avec méfiance le récit qu'ils ont livré à la Cour parce que trop horrifiant?Pas quand on sait d'expérience qu'en droit criminel la réalité dépasse parfois la fiction », tranche Mme Matte.Faute de preuve suffisante, la Cour a toutefois rejeté les accusations de nature sexuelle de même que celles relatives à un bambin gardé par la Montréalaise.Les témoins disent que le petit a dû avaler des craies de cire, des morceaux d'éponge et du vinaigre.Mais celui-ci était trop jeune pour s'en souvenir.C'est toutefois pour empêcher l'accusée de garder plus longtemps des enfants que l'aîné a décidé de porter plainte, en 2001.L'affaire reprendra le 17 mars, lorsque les avocats débattront de la peine appropriée.EN BREF L'ÉVÉNEMENT SPORT d'Infiniti Berline G35 à partir de 39 900 $\u2020 G35 coupé à partir de 45 900 $\u2020 FX à partir de 53 000 $\u2020 POUR UNE DURÉE LIMITÉE, TAUX DE LOCATION DE 4,5 % SUR TOUTES LES BERLINES G35, G35 COUPÉ, ET FX 2005.Glissez-vous derrière le volant d'une Infiniti et accrochez-vous! 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POUR UN TEMPS LIMITÉ offert sur tous les modèles berline G35, G35 coupé et FX et uniquement auprès des Services financiers Infiniti, sujets à l'approbation de crédit.Exemple de location d'une berline G35 2005 (G4TG75 AA00)/G35 coupé 2005 (G2TG75 AA00)/FX35 2005 (F6SG75 AA00) : mensualités de 369 $/469 $/569 $ pour une location de 39 mois à un taux de location de 4,5 %.Comptant de 7858 $/7858 $/7858 $ ou échange équivalent et première mensualité requis à la livraison.Aucun dépôt de sécurité.Total des frais de location : 22 249 $/26 149 $/30 049 $ comprenant les frais de transport et de préparation (1267 $/1274 $/1280 $).78 000 km alloués, kilométrage additionnel à 0,15 $ du km (0,10 $ du km si une entente est conclue au début de la location).Des offres ne requérant aucune mise de fonds initiale sont aussi disponibles.Taxes, immatriculation, assurance, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM en sus.\u2020PDSF pour la berline G35 2005/ la G35 coupé 2005/ le FX35 2005 à partir de 39 900 $/45 900 $/53 000 $.Taxes, immatriculation, assurance, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM, frais de transport et de pré-livraison en sus.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Voyez votre concessionnaire Infiniti le plus près pour connaître tous les détails.3297149A Double meurtre dans le Bas-Saint-Laurent La Sûreté du Québec fait enquête à la suite de la découverte des corps de deux hommes, hier après-midi, dans un immeuble de Saint-Luc-de-Matane, dans le Bas-Saint-Laurent.C'est un appel d'un avocat de la région de Québec qui a conduit les policiers à cet endroit.Les cadavres ont été trouvés dans deux logements différents.Les victimes étaient deux hommes dans la soixantaine.Un homme dans la cinquantaine, qui aurait appelé l'avocat, devait être interrogé par la Sûreté du Québec.Presse Canadienne Après l'incendie, les licenciements Les 230 travailleurs de deux usines du Groupe Cabico, incendiées plus tôt cette semaine, ont appris officiellement hier après-midi, à l'occasion d'une assemblée extraordinaire à Coaticook, qu'ils étaient licenciés.« Il s'agit d'une décision très difficile pour le Groupe Cabico, mais qui est essentielle au maintien de la viabilité financière de l'entreprise.Nous regrettons vivement les conséquences que cette situation peut avoir sur nos employés et leurs familles », a fait savoir hier dans un communiqué le président de l'entreprise, Alain Ouzilleau.Le Groupe Cabico fabrique des portes et armoires de cuisine.Plusieurs employés seront prochainement réembauchés par Cabico pour travailler dans une de ses trois usines de Coaticook.Les travailleurs du siège social de l'entreprise, également incendié mardi, ont déjà recommencé à travailler dans de nouveaux locaux.Presse Canadienne Mort suspecte Un homme de 47 ans a été trouvé mort hier après-midi dans un petit logement de la rue Saint-Denis, près du boulevard de Maisonneuve, à Montréal.C'est une femme qui a signalé la présence du corps vers 14h30 en appelant au 911.Des enquêteurs de la section des crimes majeurs ont été chargés de faire la lumière sur l'affaire.Une autopsie sera pratiquée.La Presse Manque de jugement?La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) n'a pas l'intention de revoir la sécurité du parc des Grands-Jardins, dans Charlevoix, à la suite de la mort d'unmarcheur dans une zone interdite.Elle attribue plutôt le drame à un manque de jugement, lequel a coûté la vie, jeudi, à Sébastien Philippe, de Charlesbourg, venu faire de la raquette et camper avec trois amis.Le parc des Grands-Jardins est ouvert durant l'hiver.Il est fréquenté par 3000 personnes.«Si les quatre jeunes s'étaient inscrits, nous leur aurions indiqué un endroit pour le camping d'hiver et conseillé des sentiers bien balisés pour la raquette », a indiqué Daniel Leboeuf, directeur des communications à la SEPAQ.Presse Canadienne besoin d'un nouveau matelas ?Économisez jusqu'à 55% de rabais PLUS 50% de rabais sur tous nos modèles de plancher discontinués Centre Rockland (Montréal) 514.341.7810 Promenades de La Cathédrale (centre-ville) Galeries Laval (Laval) Place Portobello (Brossard) Ne payez pas les taxes base de lit gratuite livraison gratuite garantie de 30 jours Linen Chest paiera l'équivalent de la TPS et de la TVQ.Cette offre se termine le dimanche 20 mars 2005.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre et elle ne s'applique pas aux produits vendus ou achetés antérieurement ni aux produits Tempur.Voir valeur comparative en magasin pour détails.Consultez nos experts en MATELAS Sealy, Simmons et Tempur! 3287438A Des centaines de Libanais défient chaque soir la tutelle de Damas L'Intifada pacifique de Beyrouth ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE AU LIBAN BEYROUTH \u2014À Beyrouth, la place des Martyrs, coeur de l'extraordinaire révolution libanaise en cours, a changé de nom.On l'appelle désormais la place de la Liberté.C'est là que des milliers de Libanais ont obtenu, lundi, la démission de leur gouvernement fantoche.C'est là qu'ils continuent à se réunir par centaines tous les soirs, défiant ouvertement la tutelle imposée depuis 30 ans par le régime de Damas.« Nous y resterons jusqu'à ce que le dernier soldat syrien ait quitté le pays ! » promet Mahad Shaya, un étudiant de 22 ans.Comme lui, ce sont surtout des jeunes qui se réunissent pour manifester au centre de Beyrouth.Leurs parents se sont entredéchirés pendant 15 ans dans une guerre civile qu'ils n'ont, eux, presque pas connue.Ensemble, ils agitent le drapeau libanais, distribuent des roses aux soldats décontenancés, chantent des airs patriotiques en choeur.Ensemble, ils forment une jeunesse oubliée, révoltée, qui reprend possession de son pays.En barbouillant de graffitis le socle de la statue des Martyrs \u2014 « Liban libre ! », « Syrie dehors ! » \u2014, ils savent bien qu'ils écrivent aussi une page de l'histoire du Moyen-Orient.La « révolution rouge et blanc » a étonné tout le monde, à commencer par les Libanais eux-mêmes.Il y a d'abord eu le choc de l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février.Puis la colère.Une énorme colère dirigée contre le régime syrien, accusé à tort ou à raison d'avoir commandité l'attentat.Et enfin, l'intense jubilation procurée par la capitulation-surprise du gouvernement pro-syrien d'Omar Karamé.Pour la première fois, un peuple arabe a réussi, par des manifestations entièrement pacifiques, à provoquer la chute de ses maîtres politiques.Mais ce n'est qu'un début.La démission du gouvernement Karamé a donné un nouveau souffle aux membres du mouvement d'opposition libanais.Le monde prête enfin attention à leur petit pays, et ils sont déterminés à ne pas laisser passer cette chance.Ils exigent le retrait des 15 000 soldats syriens toujours déployés au Liban ainsi que le départ des agents de Damas infiltrés dans toutes les sphères de la vie publique libanaise.Depuis 30 ans, ils n'avaient jamais osé dénoncer la Syrie.C'était tabou.Plus maintenant.« Souveraineté, liberté, indépendance ! » scandent les jeunes réunis au centre de Beyrouth.Plusieurs y passeront la nuit.De protestataire, l'ambiance est devenue festive ; une sorte de lieu de rencontre, après les cours, pour les étudiants.« Tant que le peuple libanais lutte avec nous, nous n'aurons rien à craindre », assure Zihad Raheb, 19 ans.Pour la première fois, ils n'ont plus peur.Un acte fondateur Des dizaines de cierges chrétiens brûlent autour de la tombe de Rafic Hariri, enterré devant la gigantesque mosquée que le richissime homme d'affaires musulman a fait construire près de la place de la Liberté.Il y a là des femmes qui prient Dieu, les mains jointes, à côté d'autres qui prient Allah, mains ouvertes vers le ciel.« La tombe de M.Hariri est devenue un lieu de recueillement et de rencontre », explique Samir Frangié, l'un des intellectuels les plus respectés du pays.« Les Libanais de toutes confessions, de tous âges et de toutes classes sociales se sont finalement réconciliés autour de cette tombe.» Ce sont les obsèques de M.Hariri qui ont déclenché le soulèvement populaire, permettant aux partis de l'opposition chrétiens et musulmans d'oublier leurs divergences et de réclamer d'une même voix la souveraineté du Liban.M.Hariri est devenu un symbole.Sa photo tapisse tous les murs de Beyrouth.« Sa mort est l'acte fondateur du nouveau Liban, dit M.Frangié.Elle a mis fin au régime de dictature imposé par la Syrie.Un pas a été franchi, et il n'est plus possible de reculer.Les Syriens n'ont plus le choix.» « Ils ont eu peur de toi et ils t'ont tué », lit-on sur une banderole installée près de la sépulture de l'ancien premier ministre.Y figurent aussi une croix et un croissant, symboles respectifs du christianisme et de l'islam.Ensemble, les deux communautés, qui regroupent 17 confessions distinctes au Liban, crient leur colère.Pour la première fois, ils sont unis.Devant l'inconnu Malgré le sentiment grisant de vivre un moment historique, malgré les klaxons qui retentissent tard dans la nuit, Beyrouth se retrouve devant l'inconnu.Et s'inquiète.Les manifs, c'est bien, mais qui sait où elles mèneront le pays ?Le régime syrien, redoutant la contamination démocratique, ne retirera pas ses troupes sans semer la zizanie, chuchotent les pessimistes.Bon nombre de musulmans chiites, menés par le Hezbollah (financé par Damas), craignent que le retrait des soldats syriens ne replonge le pays dans la guerre civile.« Les manifestations sont la preuve que la guerre est loin derrière nous et que les Libanais sont assez mûrs pour prendre leur avenir en main sans cette influence étrangère », assure pourtant Henri Hélou, député de l'opposition.Pour le moment, son groupe réclame la création d'un gouvernement provisoire neutre, qui serait chargé d'établir la vérité sur l'assassinat de M.Hariri, d'ouvrir la voie à des élections législatives au printemps et de négocier le retrait des troupes syriennes.La balle est maintenant dans le camp de Damas.Pressé par la communauté internationale de retirer ses troupes, le président syrien, Bachar Al-Assad, annoncera aujourd'hui ses intentions.« Nous avons posé des conditions et nous attendons de voir comment les pouvoirs libanais et syriens vont réagir, dit M.Frangié.Les choses vont très vite et il est difficile de prévoir, mais nous sommes sûrs d'une chose : le mouvement va se poursuivre, il n'est pas question de revenir en arrière.Le train est en marche et rien, en effet, ne semble pouvoir le freiner.Alors que les Libanais ont si longtemps été forcés de se taire, voilà que tout devient prétexte à exiger le départ de la Syrie.Comme les pluvieuses funérailles, jeudi, d'Abdel-Hamid Ghalayini, 19e victime de l'attentat à la bombe du 14 février.Son corps a été retrouvé mercredi par sa propre famille.Seize jours après la tragédie ! Excédés par la « désinvolture » des autorités, ses proches ont forcé les cordons de sécurité pour fouiller eux-mêmes les décombres.« Tout ça montre avec quelle légèreté les organisations de l'État traitent cette affaire », s'est insurgé le député Atef Majdalani, qui prenait part au cortège funèbre de M.Ghalayini.« Nous n'allons plus nous taire.Nous n'accepterons plus », a déclaré une belle-soeur éplorée.Sur le cercueil du pauvre homme, la famille avait placé le drapeau du Liban, comme pour marquer son soutien à la révolution blanc et rouge.PHOTOADNANHAJJ ALI, AP Les troupes syriennes présentes au Liban sont demeurées en position la semaine dernière, au lendemain de l'annonce par Damas d'un redéploiement de ses forces dans le pays.Le président syrien Bachar Al-Assad, sous forte pression internationale, doit préciser ses intentions à ce sujet aujourd'hui.Le président américain George W.Bush a prévenu hier qu'il souhaitait un retrait syrien « complet » du Liban et non un redéploiement.Les Libanais ne savent pas de quoi leurs lendemains seront faits.Mais pour la première fois, ils ont l'espoir.Les demandes d'asile à leur plus bas en 16ans Le Canada reste au 5e rang des pays les plus accueillants, mais sa performance a baissé de 20%depuis 2003 LAURA-JULIE PERREAULT De moins en moins de revendicateurs du statut de réfugié frappent à la porte des pays industrialisés.Cette tendance, qu'observe depuis plusieurs années le Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a été confirmée cette semaine.Dans un nouveau rapport, l'agence onusienne note qu'en 2004, le nombre de demandeurs d'asile auprès des pays les plus riches du monde a atteint un plancher historique.Quelque 368 000 personnes se sont prévalues du droit, protégé par la convention de Genève de 1951, de demander l'asile dans un des 50 pays industrialisés du monde l'an dernier.Ce nombre est le plus bas enregistré depuis 1988.La chute dans les statistiques du HCR est particulièrement prononcée depuis 2001, année marquée par les attentats du 11 septembre, qui ont amené plusieurs pays occidentaux à revoir leurs politiques d'immigration et les mesures de contrôle de leurs frontières.En trois ans, le nombre de demandes a diminué de plus de 40 %.Mais, contrairement aux années passées, les pays européens ne sont pas les seuls montrés du doigt par l'agence onusienne qui supervise l'application de la convention au sein des pays signataires et ce, même si l'Europe des 25 a reçu 19% moins de demandeurs d'asile cette année que l'an dernier.L'ONU regarde plutôt du côté des « pays traditionnels d'immigration », soit le Canada, les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle- Zélande, pour expliquer la diminution progressive du nombre de demandeurs qui réussissent à se frayer un chemin jusque dans les pays occidentaux.En Amérique du Nord seulement, les demandes ont diminué de 25 % l'an dernier.Les États-Unis, qui recevaient le plus grand nombre de demandeurs, sont maintenant deuxièmes derrière la France et devant le Royaume-Uni, qui a aussi connu une baisse de 33 %.En Océanie, c'est un véritable plongeon qu'ont fait les statistiques depuis 2000.Alors que l'Australie recevait 13 000 revendicateurs en 2000, il n'en restait plus que 3100 l'an dernier, soit un plongeon de 77 % en cinq ans.Le Canada, de mal en pis Comme en 2003, le Canada est resté au cinquième rang des pays les plus accueillants du monde industrialisé, mais a néanmoins connu un recul de 20 % par rapport à 2003 : 25 500 personnes ont revendiqué le statut de réfugié au pays l'an dernier, par rapport à 39 350 en 2002 et 32 360 en 2003.« Ça montre que l'interception des demandeurs potentiels d'asile dans les aéroports étrangers fonctionne à merveille », disait hier Richard Goldman, du Comité d'aide aux réfugiés, situé à Montréal.Depuis le 11 septembre 2001, le gouvernement canadien a doublé le nombre de ses agents chargés d'intercepter les voyageurs utilisant de faux papiers.« Le problème est que plusieurs de ces personnes sont de véritables réfugiés.Les agents à l'étranger ne posent pas de question sur le mérite de la revendication de chaque individu et nous ignorons ce qui arrive à ces derniers une fois qu'ils ont été interceptés », note M.Goldman.Janet Dench, du Conseil canadien des réfugiés, croit que le Canada est loin d'avoir atteint son plancher.Avec l'entrée en vigueur à la fin de décembre 2004 de l'entente sur les tiers pays sûrs, qui oblige le Canada à retourner aux États-Unis les demandeurs d'asile qui ont transité par ce pays, le nombre de revendicateurs devrait diminuer davantage l'an prochain.Le nombre de demandes d'asile a diminué de plus de 40 %depuis les attentats au World Trade Center et au Pentagone.MONDE MONDE LE TOUR DU GLOBE MARC THIBODEAU L'Italienne Giuliana Sgrena, qui avait été prise en otage à Bagdad au début du mois de février, a été blessée accidentellement hier par des tirs américains peu de temps après avoir été relâchée par ses ravisseurs.Le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a indiqué en conférence de presse à Rome qu'un des agents des services secrets italiens accompagnant la journaliste de 58 ans avait été tué en cherchant à la protéger des balles.Deux autres agents ont aussi été blessés.Le dirigeant italien a précisé que les tirs étaient survenus vers 21 h à un point de passage américain situé non loin de l'aéroport de la capitale, d'où Mme Sgrena devait quitter l'Irak en soirée.Elle a plutôt été transportée dans un hôpital militaire pour subir une opération mineure au poumon.« Un agent italien a été tué par une balle américaine.C'est une démonstration tragique que l'on n'a jamais voulue du fait que tout ce qui se passe en Irak est complètement fou et insensé », a indiqué à une chaîne italienne Gabriele Polo, éditeur du journal Il Manifesto.L'armée américaine s'est contentée d'indiquer dans un premier temps que «les forces de la coalition » avaient ouvert le feu sur un véhicule arrivant à grande vitesse vers un barrage à Bagdad.Lisant un communiqué officiel, le lieutenant-colonel Mike Caldwell a indiqué que les circonstances ayant mené les soldats à ouvrir le feu n'étaient « pas claires ».Dans un communiqué émanant de Washington, l'armée a précisé par la suite que les soldats avaient tenté, en vain, de faire arrêter le véhicule en agitant les bras, en faisant clignoter des lumières et en tirant des coups de semonce avant de finalement ouvrir le feu sur la voiture en visant le moteur.Tard hier soir, le président américain George W.Bush a appelé Silvio Berlusconi pour exprimer ses regrets.Le président a assuré au président du Conseil Berlusconi que l'incident ferait l'objet d'une enquête complète, a commenté le porte-parole de la Maison-Blanche Scott Mc Clellan.M.Berlusconi, l'un des plus fidèles alliés de la Maison-Blanche en Irak, a indiqué qu'il avait « immédiatement » convoqué l'ambassadeur américain en Italie pour obtenir des explications sur l'incident.« Quelqu'un devra assumer la responsabilité de ce qui s'est passé », a-t-il indiqué.L'annonce plus tôt dans la journée par la chaîne Al-Jazira de la libération de Mme Sgrena, dans des circonstances nébuleuses, avait été accueillie avec joie et soulagement en Italie, tant par sa famille que par ses collègues.Plusieurs politiciens ont salué ce dénouement avant que ne tombe la nouvelle des tirs survenus près de l'aéroport.Jusqu'à maintenant, huit Italiens ont été pris en otages en Irak.Dans la plupart des cas, les ravisseurs ont tenté d'utiliser leur victime pour convaincre Rome de retirer ses soldats, sans résultat.Deux ont été tués, dont le journaliste Enzo Baldini, enlevé en août et décapité quelques jours plus tard.La libération de Giuliana Sgrena survient deux semaines après la diffusion d'une vidéo dans laquelle elle suppliait l'Italie et les autres pays membres de la coalition de quitter l'Irak pour lui sauver la vie.Le film avait été diffusé quelques heures avant que le Sénat italien n'approuve le prolongement de la mission italienne.Une importante manifestation regroupant environ 500 000 personnes avait eu lieu à Rome il y a une dizaine de jours pour réclamer la libération de la journaliste ainsi que celle de sa collègue française Florence Aubenas, du quotidien Libération, et de son guide-interprète Hussein Hanoun Al-Saadi.Un message de Mme Aubenas, enlevée le 5 janvier Plus tôt cette semaine, les médias ont diffusé une vidéo où Mme Aubenas, livide et les traits tirés, souligne qu'elle est « en mauvaise santé physique et psychologique » et supplie qu'on lui vienne en aide.Le président de Reporters sans frontières (RSF), Robert Ménard, a indiqué hier dans un communiqué diffusé avant l'annonce des tirs américains sur le véhicule transportant Mme Sgrena que l'organisation était « profondément heureuse » de la libération de la journaliste italienne.« Les efforts de chacun, en particulier de la presse et du gouvernement italien, ont finalement payé.Après tout le tohu-bohu qui a suivi la diffusion de la vidéo de Florence, enfin une bonne nouvelle ! Nous voulons voir dans cette libération un signe d'espoir pour Florence et Hussein », a-t-il affirmé.Dans son bilan de 2004, RSF décrit l'Irak comme le pays le plus dangereux du monde pour les journalistes.Pas moins de 19 représentants des médias et 12 de leurs collaborateurs ont été tués durant l'année, la plupart par les insurgés irakiens et les attentats terroristes.Quatre d'entre eux ont succombé à des tirs américains accidentels.Avec AFP, AP et BBC IRAK L'otage italienne libérée et blessée accidentellement par des tirs américains AVORTEMENT Amendement controversé retiré Les États-Unis ont renoncé hier à leur tentative très controversée d'introduire un amendement restrictif sur le droit à l'avortement dans la déclaration politique de la réunion « Pékin + 10» qui se tient actuellement à l'ONU.La représentante américaine à cette conférence, Ellen Sauerbrey, a annoncé à la presse que l'amendement était retiré et que les États-Unis se joindraient aux autres délégations pour adopter la déclaration réaffirmant la validité du programme d'action issu de la Conférence mondiale sur les femmes de Pékin en 1995.Mme Sauerbrey a affirmé que les États-Unis « avaient obtenu ce qu'ils cherchaient en introduisant cet amendement », c'est-à-dire de nombreux soutiens de la part des délégations.AFP LIBAN La Syrie s'engage à se retirer La Russie a obtenu hier un engagement de la Syrie à respecter la résolution de l'ONU demandant le retrait de ses troupes du Liban, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, sans toutefois donner de calendrier précis de retrait militaire.Après s'être entretenu avec le vice- ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, Sergueï Lavrov a affirmé que les troupes syriennes devraient quitter le Liban en conformité avec la résolution onusienne adoptée en septembre dernier.« La résolution de l'ONU appelle au retrait des troupes (syriennes), mais ne donne pas de calendrier spécifique », a souligné hier Sergueï Lavrov, dont le ministère insiste sur la nécessité d'un retrait en douceur qui ne déstabilise pas la région.AFP DARFOUR Kofi Annan ranime le dossier Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, rencontrera lundi les membres du Conseil de sécurité pour discuter de la situation au Soudan, notamment au Darfour, compte tenu de l'urgence de la situation sur place, a annoncé hier son porte-parole, Fred Eckhard.Ces discussions ne figuraient pas initialement sur le calendrier d'activité du Conseil pour le mois de mars diffusé cette semaine par la mission du Brésil, qui en assume la présidence tournante.« Je pense que tout le monde sera d'accord pour dire qu'on ne fait pas assez pour rétablir la situation sur le plan de la sécurité au Darfour », a déclaré M.Eckhard, lors de son point de presse.AFP Un ex-ministre d'Ukraine trouvé mort AGENCE FRANCE-PRESSE KIEV \u2014 L'ex-ministre de l'Intérieur Iouri Kravtchenko, soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat d'un journaliste d'opposition survenu il y a cinq ans, a été trouvé mort hier, apparemment à la suite d'un suicide, et des députés appellent maintenant à l'arrestation de l'ex-président Léonid Koutchma, dont il était un fidèle.M.Koutchma s'est exprimé hier pour la première fois depuis l'annonce mardi par son successeur, Viktor Iouchtchenko, de « l'élucidation» du meurtre.Il s'est dit innocent « devant Dieu, devant les gens et devant sa conscience ».Il a annoncé qu'il écourtait ses vacances en République tchèque pour rentrer aujourd'hui à Kiev, conscient d'y devoir être interrogé par la justice.Iouri Kravtchenko, qui devait être entendu par le Parquet en matinée dans le cadre de l'enquête sur le meurtre en septembre 2000 du journaliste Gueorgui Gongadzé, a été trouvé mort dans sa maison de campagne de Kontcha Zaspa, un quartier chic du sud de Kiev.Les autorités ont assuré qu'il s'agissait d'un suicide.« Cela s'est passé dans la matinée.Il est mort après s'être tiré une balle dans la tête avec une arme enregistrée officiellement », a déclaré le viceministre de l'Intérieur, Petro Koliada.Le procureur adjoint, Viktor Chokine, a indiqué ensuite qu'il y avait eu en fait deux impacts, mais a maintenu la thèse du suicide.« D'abord il s'est tiré une balle dans le menton, la balle est ressortie près du nez.Ensuite il s'est tiré une balle dans la tempe droite », a indiqué M.Chokine, cité par le journal en ligne Ukraïnska Pravda.Selon l'agence Interfax-Ukraine citant des sources policières, Kravtchenko a laissé une lettre posthume imputant son suicide à l'ancien président « Léonid Koutchma et à son entourage ».Le président Viktor Iouchtchenko a estimé que Kravtchenko s'était « condamné » lui-même : « Chacun a le choix.Soit coopérer avec le tribunal, le Parquet, témoigner (.), défendre ses droits et son honneur.Il y a une seconde possibilité: se condamner soi-même.» Iouri Kravtchenko, 53 ans, avait été ministre de l'Intérieur de 1995 à 2001 sous la présidence de Léonid Koutchma.Il avait été limogé alors que le scandale politique lié au meurtre de Gongadzé battait son plein en Ukraine, l'opposition d'alors, aujourd'hui au pouvoir, accusant Koutchma d'avoir commandité l'assassinat.L'interrogatoire de Kravtchenko était très attendu depuis l'accélération ces derniers jours de l'enquête sur cette affaire, symbole aux yeux du nouveau pouvoir des dérives criminelles du régime Koutchma.Le Parquet avait annoncé cette semaine l'arrestation de deux colonels des services de renseignement du ministère de l'Intérieur, meurtriers « directs » présumés, levé une partie du voile sur les circonstances de la mort du journaliste \u2014étranglé, aspergé d'essence puis brûlé\u2014 et assuré connaître l'identité du commanditaire de l'assassinat.Depuis, observateurs et parlementaires s'interrogeaient sur ce commanditaire et étaient d'accord pour dire que M.Kravtchenko, s'il n'était peut-être pas lui-même l'organisateur du meurtre, pourrait fournir suffisamment d'éléments pour remonter aux responsables.« Il est sûr que la mort de Kravtchenko est un coup dur pour Iouchtchenko.Elle sert les hauts responsables du ministère de l'Intérieur impliqués dans l'affaire Gongadzé, et l'ancien président Léonid Koutchma », relève le politologue Olexandre Dergatchov.Dans des enregistrements audio réalisés par un ancien officier de la garde présidentielle réfugié désormais aux États-Unis, rendus publics en 2000 mais que l'ancien pouvoir jugeait truqués, un homme identifié comme étant M.Koutchma donnait l'ordre à M.Kravtchenko de le débarrasser de Gongadzé.Plusieurs députés ont demandé l'arrestation immédiate de Léonid Koutchma, notamment l'ensemble du groupe communiste qui l'a accusé d'être la « principale figure de la politique criminelle de la dernière décennie ».3291785A . FORUM 4)La santé en France: unmodèle?PLANÈTE Commerce des armes: stop! Un traité international doit être signé pour empêcher le ALAIN commerce des armes dans le monde DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Si le ministre français de la Santé, Philippe Douste-Blazy, était un politicien québécois ou canadien, sa carrière serait déjà compromise de façon irréversible, parce qu'il a cautionné, comme ses prédécesseurs, tant de gauche que de droite, des pratiques qui, ici, seraient inacceptables.En fait, les sacro-saintes conditions de la loi canadienne de la santé, que le Canada a érigées en rempart contre l'américanisation et la médecine à deux vitesses, sont allègrement bafouées en France, à l'exception, bien sûr, de celle qui prévoit la couverture d'une province à l'autre.Le régime de santé français repose beaucoup plus que le nôtre sur ce qu'on pourrait appeler, sans jeu de mots, des partenariats entre le secteur privé et le secteur public.Et pourtant, malgré cette coexistence, le système français réussit à bien respecter ses objectifs de solidarité, assez pour que l'on puisse en conclure qu'il est plus équitable que le nôtre.La première différence, c'est qu'en France, la médecine n'est pas gratuite.Pas de carte-soleil.Les patients français doivent payer en entier leur visite chez le médecin, 20 euros pour un généraliste, de 23 à 25 euros pour un spécialiste.Ils seront remboursés à 70% par l'assurance- maladie.Et le 6 euros qui reste pourra lui aussi être remboursé, s'ils ont des assurances privées supplémentaires.Ce ticket modérateur est illégal au Canada.Deuxième différence, qui illustre la complexité du système, c'est que plusieurs médecins spécialistes, dits du secteur 2, ont le droit de facturer plus que les tarifs prévus, un privilège réservé à des médecins plus âgés, ou à d'anciens chefs de clinique, que l'on retrouve surtout dans les grandes villes.Ces primes peuvent être remboursées, mais pas toujours intégralement, par les assurances supplémentaires.Cette surfacturation est interdite dans notre système.Troisième différence, les hôpitaux.Sur les quelque 550 000 lits hospitaliers que compte la France, environ 64 000 se retrouvent dans des hôpitaux à but non lucratif, comme des fondations ou la Croix-Rouge, et 170 000 autres, soit le tiers du total, sont dans des hôpitaux privés à but lucratif.Ces 2139 hôpitaux privés, de taille plus petite, en moyenne 80 lits par établissement, souvent détenus par des médecins, jouent un rôle plus spécialisé : maternités, cliniques de chirurgie.Mais même privés, ils sont complémentaires du réseau public, leurs tarifs font l'objet de conventions, et les dépenses des patients sont en gros remboursées par l'État.C'est l'un des facteurs qui donne au régime français la souplesse et la capacité d'adaptation qui permettent à la France de bien répondre aux besoins de ses citoyens.Et cela permet de rappeler que le concept même de privé en santé peut prêter à confusion.De quoi parle-t-on au juste ?D'un système où les décisions sont prises par les forces du marché, comme aux États-Unis.D'un système où de nombreux acteurs sont privés, mais où les règles et les priorités sont définies par l'État, comme en France.Ou d'un système où la part des dépenses privées en santé est importante, comme au Canada ?À certains égards, le système canadien est donc plus ouvert au privé que le système français.On n'a pas d'hôpitaux privés, pas de tickets modérateurs, mais la part de l'État dans les dépenses de santé est assez basse, à 69,9 % ; 12,7% des dépenses sont payés par des assurances et 16% sort de la poche des patients.C'est l'un des régimes occidentaux les moins publics.En France, par contre, la part des dépenses publiques est de 76 %, un autre 14,2% provient des assurances, tandis que les dépenses des citoyens ne comptent que pour 10 %.Cela explique une quatrième différence, la définition que chaque pays se fait de la générosité.Au Canada, on a choisi de couvrir à 100% une gamme relativement restreinte de services de santé, essentiellement les hôpitaux et les médecins.En France, l'État ne rembourse que 70% des dépenses, mais propose une couverture beaucoup plus large, médicaments, lunettes, dentistes, tests, cures.Quelle est l'approche la plus juste ?Le système canadien est foncièrement hypocrite en négligeant des pans entiers de la réalité.Le système français, dans les faits, protège mieux les citoyens.Ce souci d'équité du régime français se retrouve dans sa façon de mettre le secteur privé au service de la justice sociale.Le réseau d'assurances supplémentaires n'est pas un privilège pour les riches.92% des Français disposent d'une telle protection, ce qui en fait un mécanisme presque universel.L'État a même prévu des crédits d'impôt pour aider les citoyens dans le besoin à s'assurer.Est-ce que ces aménagements typiquement français peuvent nous servir de modèle ?Certainement.Parce qu'ils permettent d'aller chercher ce qui est bon dans le privé, la souplesse, l'initiative, l'émulation, la capacité d'adaptation, sans compromettre l'essentiel et sans affaiblir le rôle de l'État comme régulateur et gardien de la solidarité.C'est le meilleur des deux mondes.\u2014FIN \u2014 COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca P IERRE VÉRONNEAU L'auteur est directeur général d'Oxfam-Québec.Chaque jour, des millions d'hommes, de femmes et d'enfants vivent dans la peur de la violence armée.Chaque minute, l'un d'entre eux est tué.Depuis les « gangs » qui sévissent dans les grandes villes du monde aux guerres civiles qui frappent plusieurs pays, les armes circulent sans contrôle.Elles alimentent la pauvreté et la souffrance.La prolifération anarchique des armes et leur usage irresponsable par des forces gouvernementales et des groupes armés font payer un lourd tribut à l'humanité : perte de vies humaines, perte de moyens de subsistance, perte d'occasions de sortir de la pauvreté.Les pays d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie et du Moyen-Orient dépensent en moyenne 22 milliards de dollars US par année en achat d'armes.Imaginez ce que l'on pourrait faire avec cette somme énorme : on pourrait vraiment se mettre sur le chemin de l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (accès à l'éducation, réduction de la mortalité maternelle et infantile, santé.) L'accès facile aux armes alimente les conflits, augmente la pauvreté, contribue considérablement aux violations des droits humains.Le conflit qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1998 a fait plus de 3 millions de morts.C'est un conflit marqué par des meurtres, la torture et les viols de civils commis par les forces de tous bords.Malgré toute cette misère humaine, le pays n'a jamais manqué d'armes grâce aux bons soins de nombreux pays parmi lesquels l'Allemagne, la Belgique, la Chine, l'Espagne, les États- Unis, la France, Israël et le Royaume-Uni.Les autres pays de la région ne sont pas en reste.L'Ouganda, le Rwanda et le Zimbabwe reçoivent des armes légères et autre équipement militaire d'Afrique du Sud, d'Albanie, de Chine, d'Égypte, d'Israël, de Roumanie, de Slovaquie et de bien d'autres pays.Selon l'édition 2004 du Small Arms Survey (programme de recherche indépendant sur la question des armes légères), plus de 1249 compagnies sont impliquées dans la production d'armes légères dans quelque 90 pays.Les États-Unis et la Russie dominent le marché.À eux deux, ils concentrent plus de 70% de la production mondiale.Lorsque l'on ajoute la production de la Chine, de la France et Royaume-Uni, on note que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies produisent 88% de l'armement mondial ! 11 septembre La « guerre au terrorisme » lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis aurait pu marquer la volonté politique d'empêcher que des armes tombent entre de mauvaises mains.Au contraire : plusieurs pays fournisseurs ont relâché les contrôles afin d'armer de nouveaux alliés contre le «terrorisme », au mépris des droits humains et des lois humanitaires internationales.De plus, dans de nombreuses parties du monde, le fusil d'assaut devient partie intégrante de la vie quotidienne : des tribus nomades du nord de l'Ouganda aux « gangs » de Rio de Janeiro, le port et l'usage de ces engins de mort deviennent la norme.À la sortie des écoles, les enfants parlent d'armes.Ils ne parlent plus de se battre, mais de tuer.Et comme pour n'importe quel produit, l'abondance réduit les prix.Au Kenya, un fusil valait en 1967 l'équivalent de 60 vaches, en 1986, 15 vaches et en 2001, 5 vaches.Je crois qu'il est plus que temps d'agir.La circulation incontrôlée des armes doit cesser.Il est étonnant, qu'en dépit de la nature mortelle de ce commerce, il n'existe pas de loi internationale qui contraigne et régule l'industrie de l'armement.La responsabilité du contrôle du commerce des armes incombe à tous les pays, exportateurs et importateurs.En tant qu'acteurs principaux dans ce marché, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU doivent reconnaître et assumer leur responsabilité dans l'alimentation des conflits qui détruisent la vie de populations entières et qui enferment les pays dans des cycles de violence et de pauvreté.Fort de son expérience antérieure sur la question de l'interdiction des mines antipersonnel, le Canada, qui depuis 2001 plaide aux Nations unies pour un programme d'action afin de contrôler les armes légères, pourrait jouer un rôle de leader pour l'adoption d'un traité international sur le commerce des armes.Ce traité devrait être conclu avant la tenue, en 2006, de la conférence des Nations unies sur les armes légères.Cet outil législatif international devrait pouvoir empêcher que des armes soient exportées vers des destinations où elles seraient utilisées pour commettre de graves violations des droits humains et des lois humanitaires internationales.(.) PHOTO PETER PARKS, AFP© L'accès facile aux armes alimente les conflits, augmente la pauvreté, contribue considérablement aux violations des droits humains, note l'auteur.HUMEUR JEAN TREMBLAY au sujet de la saga du CHUM Une occasion de refaire notre image L'auteur estmairede Saguenay.Nous publions depuis quelques semaines cette nouvelle rubrique oùnous demandonsà des personnalités de différents milieux de commenter des sujets d'actualité.Toutes les fois que les contribuables du Québec entendent parler d'un projet piloté par les gens du gouvernement, ils manifestent avec raison une certaine inquiétude.Le projet du CHUM est justifié, intéressant et fort approprié mais a mal démarré.Ainsi, comment expliquer, qu'après tant d'études, les autorités gouvernementales n'aient pas été en mesure de déterminer plus rapidement le lieu le plus propice à son implantation ?On craint l'opposition mais, en politique, celui qui défend l'intérêt des citoyens, a toujours raison et l'opposition finit toujours par se rallier.Mais, il y a encore plus inquiétant.Sans doute oubliera-t-on rapidement cette bataille pour l'emplacement géographique mais jamais l'ampleur des coûts du projet.Bien que le Stade olympique soit mal situé, ce sont les déboires financiers qui nous restent en mémoire.Le dossier du CHUM a déjà dérapé.Le coût des études est démesuré et il risque de donner le ton à sa réalisation avant de se terminer, comme c'est souvent le cas, par une commission d'enquête qui coûte cher et tourne souvent en queue de poisson.C'est maintenant qu'il faut identifier les responsables du projet en leur indiquant clairement leur imputabilité en ce qui concerne les dépassements de coûts.Ensuite il faut procéder selon la formule « clé en main » avec des conditions fermes qui précisent que les citoyens n'auront pas à assumer l'excédent des coûts.Nous avons une occasion de refaire notre image de gestionnaire, ternie par les aventures du Stade olympique, du métro de Laval et de la Gaspésia, de la Caisse de dépôt et de la SGF avant le changement de gouvernance.Je suis certain que nous avons la capacité de le faire et j'envie le responsable de ce projet qui tient là une occasion exceptionnelle de prouver au reste du Canada que le Québec sait compter et qu'il a suffisamment acquis de maturité pour entamer les grands projets d'avenir dont il rêve depuis si longtemps.PHOTO JEANNOT LÉVESQUE© Jean Tremblay FORUM Le temple de l'inculture De la charité à la justice La pauvreté et de grossières inégalités continuent d'exister dans notre arrière-cour LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca J'en ai rien à foutre de Claude Fournier et de son opinion ! », lançait l'autre jour Mario Clément, le directeur des programmes de la télévision de Radio- Canada.C'était bien dans la ligne des « Mange d'la marde » et des « Crisse-moi patience » dont son animateur-vedette, Guy A.Lepage, gratifie ses critiques.Il faudra s'y faire : c'est ainsi que l'on s'exprime, dans cette boîte qui est en train de devenir le temple de l'inculture.M.Clément nous a donné cette semaine un spectacle ahurissant : celui d'un diffuseur attaquant sauvagement une série qu'il diffuse ! Voyant que la série sur Félix Leclerc était impopulaire, M.Clément s'est précipité derrière le corbillard et en a rajouté.Au passage, il a décrété, avec une incroyable désinvolture, que Radio-Canada ne s'engagerait plus dans des coproductions avec la France, comme si le Québec n'avait plus rien à faire avec la francophonie internationale.Mais pourquoi s'étonner ?Sous la houlette de Mario Clément et de son patron Daniel Gourd, la SRC a jeté aux poubelles Les Beaux Dimanches, le seul refuge qui restait à la culture à la télévision d'État, pour donner ce magnifique créneau à un talk-show animé par des goujats.Pendant qu'on bourre la grille-horaire d'émissions soi-disant comiques, il n'y a plus, à Radio-Canada, l'ombre d'une émission littéraire, et l'on rogne chaque année sur les quelques émissions d'affaires publiques qui restent à l'antenne.Il n'y a qu'un endroit où romanciers, intellectuels et personnalités étrangères peuvent être accueillis : à Tout le monde en parle.Le rabaissement des standards n'est pas un phénomène unique à la télé québécoise.Aux heures de grande écoute, les chaînes françaises diffusent elles aussi des émissions insignifiantes ou carrément débiles.Mais au moins elles offrent, tard en soirée, des émissions où l'on parle de livres et d'idées, et que l'on peut enregistrer.Le problème, c'est qu'à Radio-Canada, la programmation est à sens unique.L'une des premières décisions de M.Clément fut de signifier leur congé à Denise Bombardier et Christiane Charest \u2014 deux femmes qui incarnaient la meilleure tradition de la société d'État.Après trente ans au service de Radio-Canada, c'est par un simple courriel, signé par un cadre intermédiaire, que Mme Bombardier a appris qu'on ne voulait plus acheter ses émissions.Comble de la goujaterie, elle n'a même pas reçu de retour d'appel quand elle a tenté d'obtenir un rendez- vous avec Mario Clément.Mme Bombardier était-elle « passé date » ?Certainement pas, car TVA, une chaîne qui a le sens des affaires et qui s'y connaît drôlement en cotes d'écoute, s'est empressée d'aller la chercher.Venant après l'insulte gratuite et disgracieuse faite à Richard Desjardins, les dernières sorties de Guy A.Lepage, ce petit potentat des ondes à qui le succès a enflé la tête au-delà de toute mesure, ont fait déborder le vase.Hélas, cette série d'incidents dépasse de beaucoup le problème (bien réel) de l'extrême vulgarité des comiques qui inondent la scène québécoise.Comment se fait-il que toute une salle de professionnels du spectacle ait applaudi aux attaques vicieuses par lesquelles ceux-là ont répondu aux commentaires de Mme Bombardier ?Cette dernière avait fort judicieusement déploré que « trop d'humoristes parlent comme des demeurés et des ignares » et s'était interrogée sur l'image que le gala des Jutra donnerait du Québec, une fois diffusé sur TV5.Au fait, pourquoi tous ces galas honorant les cinéastes, les chanteurs et les artisans de la télé devraient-ils être animées par des comiques ?Les Québécois sont-ils devenus incapables de regarder un spectacle sans s'attendre à ce qu'on les fasse rire à toutes les deux secondes ?Comment se fait-il que les Québécois, qui se disent fiers de leur culture et attachés à leur langue, acceptent de se regarder, soir après soir, dans un miroir aussi déformant ?On a comparé les écarts de langage des nouvelles vedettes radio-canadiennes à celles de CHOI-FM à Québec.Le parallèle ne tient pas.CHOI est une petite station privée qui n'a jamais prétendu être autre chose qu'une entreprise de divertissement.La SRC est une institution publique financée par les contribuables.Il y aura bientôt, dans une programmation désormais exclusivement consacrée aux variétés, trois nouveaux talk-shows de comiques, sans compter une nouvelle émission intitulée Tout l'monde tout nu qui sera consacrée au corps, des bourrelets à l'épilation en passant par des réflexions sur des questions comme : « Tout le plaisir est-il pour les blondes ?».Et ce n'est pas fini.Le bruit court que Mario Clément rêve de transformer Le Point en talk-show.Lorsque les patrons de la télévision de Radio- Canada auront fini de dénaturer la grande institution dont ils avaient hérité, le public sera en droit de se demander pourquoi il devrait continuer à financer ce qui ne sera devenu qu'un banal concurrent de TVA et de TQS.LOUISE ARBOUR L'auteure est Haut Commissairedes Nations unies aux Droits de l'homme.Ce texte est extrait d'une allocution qu'elle aprononcée hier soir, à Québec, àl'occasion de la6e conférence annuelle La- Fontaine-Baldwin.Au cours des années 1990, nous nous sommes réjouis en tant que nation de notre première place dans l'Index de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement.L'Index \u2014 dont les indicateurs incluent l'espérance de vie à la naissance, le taux d'alphabétisation et le produit intérieur brut \u2014 donne un instantané du bien-être global.Mais il est bien loin de refléter l'expérience personnelle des membres les plus vulnérables d'une société.Malgré notre rang à l'échelle internationale, cependant, il était évident que la pauvreté et de grossières inégalités continuaient d'exister dans notre arrière-cour.Tant et si bien que « l'Index de pauvreté humaine » (IPH) dépeint une image très différente puisque le Canada, l'an dernier, s'est retrouvé tout juste en 12e position parmi les 17 pays de l'OCDE y figurant, un état de chose regrettablement constant depuis que le PNUD a commencé à publier cet Index.D'autres rapports, études, et indicateurs, tant au pays qu'à l'étranger, révèlent que les Premières nations, les familles monoparentales dirigées par une femme, les personnes handicapées et bien d'autres groupes continuent d'être confrontés, dans notre pays, à des conditions où ils se voient refuser des droits aux niveaux économique, social, civil, politique et culturel, droits qui, en droit international, sont reconnus à tous les êtres humains dès leur naissance.Inégalités flagrantes Comment des inégalités aussi flagrantes peuvent-elles exister dans un pays comme celui-ci, un pays riche, culturellement diversifié, une démocratie cosmopolite ?En ce qui le concerne, le Canada s'est constamment défini lui-même comme promoteur et défenseur actif des droits de la personne au niveau international, et il ne fait aucun doute qu'il a fortement soutenu une approche multilatérale aux problèmes globaux.C'est d'ailleurs un engagement qui a fini par devenir une affaire d'identité nationale.Mais chez nous, au Canada, qu'en est-il donc des droits de la personne ?Je veux vous demander aujourd'hui \u2014 sans doute de manière un peu provocatrice \u2014 si nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour accorder à ces valeurs et à ces engagements légaux internationaux une présence effective dans notre vie quotidienne en tant que nation.(.) L'adoption en 1982 de la Charte canadienne des droits et libertés offrait la possibilité de changer de manière fondamentale la relation entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire telle qu'elle existait, laissant apparaître la possibilité d'ancrer les décisions de politique publique dans l'articulation des droits.L'article 7 de la Charte qui garantit le droit de chacun à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne, est particulièrement pertinent dans le contexte de « l'affranchissement du besoin ».Les politologues et les juristes spécialisés ont observé les tribunaux avec grand intérêt afin de voir quel serait l'impact de la révision judiciaire sur les décisions de politique publique.Les deux premières décennies de litige sous la Charte attestent une certaine timidité \u2014 autant de la part des plaideurs que des tribunaux \u2014 quand il s'agit de s'attaquer de front aux revendications touchant l'affranchissement du besoin.Les tribunaux canadiens ont défendu les libertés et les droits politiques, et ont défini, pour euxmêmes, une sphère de contrôle judiciaire à la portée assez vaste quand l'État invoque l'usage de pouvoirs répressifs en matière de droit pénal.Mais une réticence considérablement plus grande a été exprimée quand il s'est agi de droits sociaux, économiques et culturels et de la protection des secteurs vulnérables de la population, pour d'autres raisons que la discrimination.Les tribunaux du monde entier ont joué un rôle de plus en plus vital dans l'application des droits socio-économiques, à l'intérieur du cadre de leur justiciabilité, les faisant passer du domaine de la charité à celui de la justice.Les allégations, quant à la nature uniformément et singulièrement onéreuse des droits socio-économiques, paraissent, pour dire le moins, étranges ou mal informées, ou, au pire, de mauvaise foi, quand on les confronte à ces réalités.De plus, la légalité du contrôle judiciaire de tous les droits de la personne ne peut être remise en question dans le système constitutionnel canadien.Les tribunaux sont bien capables d'exprimer les fermes attentes des Canadiens et des Canadiennes qui veulent que la distribution des richesses collectives produites par cette terre généreuse se fasse de façon équitable et ne soit plus un simple geste de charité.Dans le champ des affaires sociales, les Canadiens et les Canadiennes affirment vigoureusement et publiquement leurs valeurs \u2014 de fait, même la récente Commission royale d'enquête sur le futur des soins de santé au Canada a intitulé son rapport « Construire à partir de valeurs» \u2014 mais curieusement, il subsiste une réticence à donner à ces valeurs force de loi et une protection constitutionnelle complète.Un tel développement offrirait cependant une immense opportunité d'affirmer nos valeurs canadiennes fondamentales et, en sus, d'honorer les engagements pris par les législatures canadiennes quand elles ont ratifié les instruments juridiques internationaux des droits de la personne.La possibilité pour les individus de réclamer leurs propres droits par l'intermédiaire du processus judiciaire est essentielle pour que les droits de la personne aient un sens pour ceux et celles qui sont en marge de la société.Il y aura toujours une place pour la charité, mais les réactions caritatives ne constituent pas de substitut efficace, durable et fondé sur des principes aux garanties contraignantes des droits de la personne.Au Canada, le débat sur ces questions va sûrement se poursuivre.Toutefois, ceux qui craignent ou s'objectent à la vision des droits de la personne que j'ai ébauchée devraient manifester ouvertement la vraie nature de leurs appréhensions, les soustraire de l'ombre des hommes de paille et des calculs opaques.Grâce à un engagement de bonne foi, dans les années qui viennent, sur les questions de substance, je crois que nous aurons toutes les chances d'établir au Canada une démocratie plus juste, plus inclusive et plus respectueuse des droits.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Louise Arbour Il y auratoujours une placepour lacharité, mais les réactions caritatives ne constituent pas de substitut efficace, durable et fondé sur des principes aux garanties contraignantes des droits de lapersonne.LA BOÎTE AUX LETTRES Une méthode inefficace J'ai fait la dernière grève étudiante, à la fin des années 90, pour freiner le dégel des frais de scolarité.Cela a duré trois semaines et j'ai perdu près d'un mois de salaire estival par la suite.Cette grève a davantage contribué à mon endettement que les frais de scolarité eux-mêmes.Tout ce qu'on a gagné, c'est le statu quo.Depuis que je suis à l'école, j'ai vu des grèves étudiantes se déclarer à tous les trois ans, le temps que d'ex-grévistes désenchantés finissent leurs études et laissent leur place à de nouveaux « visionnaires ».Toujours le statu quo.La grève étudiante a maintes fois prouvé son inefficacité à faire changer les choses.Ceux qui ont été en tête de ces mouvements le savent.Comment espérez-vous faire autrement ?Réussir où tous les autres ont échoué en demandant au gouvernement de défaire ce qui a DÉ- JÀ été fait ?Comment allez-vous vous assurer que ce ne soient pas les étudiants qui deviennent victimes de la grève ?Et finalement, avez-vous consulté vos prédécesseurs qui ont vécu l'expérience avant de décider de nous mener au bord du gouffre une fois de plus ?Philippe Gaboury étudiant en administration, UQAM Une richesse nationale Étant moi-même étudiant à l'université, je suis bien placé pour comprendre la réalité des fins de mois des étudiants.Il faut être bien naïf ou envieux pour penser qu'un étudiant moyen passe son temps libre à ingurgiter de la bière et à fêter aux dépens des contribuables.Au risque de vous décevoir, ce n'est malheureusement pas le cas de la majorité des étudiants sérieux.Car si une fois de plus, la réticence envers la grève étudiante vient des mieux nantis, de ceux qui restent et vivent aux dépends de leurs parents et, le plus dérisoire, de cette génération qui s'est ellemême battue pour leur droit et leur liberté, les baby-boomers, sachez que l'éducation n'est pas un luxe au service de l'égoïsme mais plutôt une richesse pour la nation dans son entier.En augmentant l'endettement étudiant, le gouvernement encourage les disparités sociales et diminue ainsi le niveau d'éducation global de la nation en décourageant les plus pauvres de persister dans l'enrichissement de leur savoir.Aller contre cela, c'est faire preuve de naïveté, de jalousie excessive et d'égoïsme.C'est refuser d'être solidaire avec les étudiants.Jasmin Braën étudiant de sciences économiques, UdeM . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Tout près de chez vous kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Un père est accusé d'avoir poignardé sa fille parce qu'elle fréquentait, en secret, un homme d'une autre religion.Une autre jeune fille est violée par six hommes parce que son frère a eu une liaison avec une voisine mariée.Deux faits divers affreux, deux exemples de femmes traitées comme de véritables esclaves.Quelle différence entre les deux histoires?La première est survenue ici.Au Canada.À quelques jours du 8 mars, l'histoire d'Amandeep Atwal, une jeune fille de Kitimat, en Colombie- Britannique, bouleverse et fait réfléchir.Il faut voir cette photo où la jeune fille, belle comme un ange, arbore un sourire éclatant.À l'époque, elle était heureuse, amoureuse d'un copain de classe, Todd Mc Isaac.Mais l'histoire d'amour, que les deux tourtereaux ont tout fait pour cacher, s'est transformée en cauchemar quand les parents d'Amandeep, des sikhs, ont appris que leur fille leur avait fait l'affront de fréquenter un non-sikh.Son père est maintenant accusé de l'avoir poignardée à quatre reprises dans sa voiture.Trois coups de couteau dans les poumons, l'abdomen, puis la gorge.Un dernier coup de poignard l'a défigurée après son décès.Son père affirme qu'elle s'est poignardée elle-même.Qu'une telle abomination survienne en Afghanistan serait inacceptable, bien sûr, mais pas surprenant.Mais dans une petite ville de Colombie-Britannique ?Qu'il soit permis d'exprimer notre plus profond désarroi.Un des éléments extrêmement dérangeants de cette histoire a été évoqué par le copain d'Amandeep.Non seulement les deux amoureux devaient-ils se cacher des parents de la jeune fille, mais également de tous les membres de la communauté indo-pakistanaise de leur ville, qui auraient unanimement réprouvé leur histoire.Bref, la jeune sikhe vivait dans un microcosme culturel et religieux, une bulle étanche aux traditions occidentales.Elle vivait dans une société, au Canada, où les femmes ont tous les droits, mais elle- même n'en avait aucun.Pas même celui de tomber amoureuse.C'est à ces femmes que nous devrions penser à l'approche du 8 mars.Au Canada, les femmes vivent en général dans une société très ouverte.Elles peuvent travailler, aimer, élever leurs enfants comme bon leur semble.Elles réclament l'équité salariale et un meilleur partage des tâches.Mais tout près d'elles vivent d'autres femmes, sanglées dans un corset si étouffant qu'on ne peut l'accepter sous un quelconque prétexte de diversité culturelle.Ces femmes ont droit, elles aussi, de vivre en liberté en sol canadien.Lorsqu'elles immigrent ici, elles ne doivent pas traîner avec elles, comme un boulet, leur petite part d'une contrée où le mot femme est encore synonyme d'esclave.Oui, la société canadienne doit concéder des accommodements.Pour faire image, le port du voile à l'école n'est pas une hérésie.En revanche, la burqa le serait.Car elle envoie un message qui nie une valeur essentielle de la société, l'égalité entre les hommes et les femmes.C'est justement pour protéger ces valeurs essentielles qu'il faut s'opposer sans réserve, de toutes nos forces, à un projet de tribunal islamique.En apparence, les protestations semblent avoir triomphé de ces projets.Mais ils ne sont pas morts.Il faut, à tout prix, que les femmes restent vigilantes.Pour toutes les Amandeep Atwal qui vivent près de chez nous.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Qui l'eût cru ?Pourquoi ne pas suggérer à Patrice Lécuyer de céder pour un soir sa place au juge Gomery à l'émission Qui l'eût cru ?L'invité serait Jean Chrétien avec Jean Lafleur comme vis-à-vis, (ou tout autre car le choix est abondant), et le jeu consisterait à trouver les liens qui pourraient exister entre les deux personnages ?André Defoy Gatineau .L'hiver passe plus vite Complètement inutile, cette commission.Pourquoi continuer ?tout n'est que mensonge et parjure.Tant d'argent à l'eau pour rien.C'est en justice que ceci devrait se passer et non en commission.La commission Gomery devrait être renommée « Commission Alzheimer ».Si M.Chrétien n'a rien à se reprocher pourquoi vouloir récuser le juge Gomery ?J'ai regardé le témoignage de M.Jean Lafleur (meilleur « show » en ville).C'est tellement drôle qu'il faut en rire aux larmes.J'ai hâte de voir le témoignage de son fiston.Merci pour le spectacle : au moins l'hiver passe plus vite.Monique Goyer .Triste fin de carrière ! M.Chrétien, semble-t-il, tient à protéger sa réputation.C'est trop tard ! Nous savons à qui nous avons affaire depuis bien longtemps avant l'affaire des commandites et ses manoeuvres devant les tribunaux et son petit spectacle lors de sa comparution devant la commission ne sont venus que le confirmer.Pour lui, seul son image compte.Après lui le déluge.Et que le diable emporte les contribuables avec le registre des armes à feu, les carences du programme aux ressources humaines et les commandites.Triste fin de carrière ! Il n'aura la distinction que d'avoir été fidèle à lui-même jusqu'à la fin.Louis Lefebvre Sainte-Adèle La santé.par la fiscalité Au moment où les différents ordres de gouvernement présentent leurs budgets et où les contribuables s'affairent à compléter leurs rapports d'impôt, voici une idée qui pourrait contribuer à améliorer la santé des Québécois, à réduire les coûts de la santé et, de surcroît, à réduire nos impôts ! Concrètement, tous ceux et celles qui pratiquent des activités physiques reconnues pourraient avoir droit à une déduction fiscale pour leurs frais d'abonnement à un « gym » ou leurs frais d'inscription à une ligue de tennis ou de hockey.Si le gouvernement actuel est prêt à tout mettre en oeuvre pour l'amélioration de la condition physique des Québécois et de leur santé, il devrait analyser sérieusement la faisabilité d'une telle initiative.Il faut voir cette proposition comme une mesure « pro-active » dans l'amélioration de notre état de santé et une suggestion qui pourrait faire rougir d'envie le bonhomme « Vas-y » ! Normand Morin .Plus facile de blâmer les autres Il est tellement plus facile de blâmer les autres que de faire face à notre réalité ! Quand Ottawa affichait un déficit de 40 milliards, personne ne mentionnait qu'il y avait un déséquilibre fiscal ! Il est temps que les Québécois se rendent compte que nous vivons au-dessus de nos moyens.Un ménage s'impose ; une fiscalité moins élevée, des programmes sociaux moins riches et une diminution de notre dette à long terme.Nos politiciens provinciaux sont tellement habiles à incruster cette idée dans la tête de la population au lieu de faire le travail de redressement financier ! Redresser les finances n'est certes pas populaire à court terme mais drôlement rentable à long terme puisque cela a permis aux libéraux fédéraux d'être au pouvoir depuis plus de 15 ans ! Je suggère que La Presse fasse un concours : Comment pouvons-nous réduire les dépenses gouvernementales de 2 milliards par année ?Le gagnant deviendra ministre des Finances pour implanter sa solution ! Pierre Chamberland Le « buycott » fcardina@lapresse.ca FRANÇOIS CARDINAL «Acheter, c'est voter.» La formule, titre d'un essai récemment publié, semble tout droit sortie d'une agence de pub.Pourtant, ce slogan ne sert pas à vendre des boîtes de lessive ; il tente plutôt de responsabiliser le consommateur trop souvent soumis à la dictature des bas prix.Au-delà de la pertinente réflexion sur le parcours d'un grain de café, du petit producteur du Sud jusqu'à la tasse de café du Nord, le livre de la militante Laure Waridel jette la lumière sur un phénomène qui gagne lentement en popularité : le consumérisme politique.L'idée de base est simple : le consommateur n'est pas qu'un consommateur.Il est également un acteur politique.Rien de nouveau sous le soleil.Déjà, dans les années 70, les associations de consommateurs s'étaient transformées en groupes de pression.Depuis, cependant, le mouvement altermondialiste a fait évoluer ce type de militantisme vers des actions plus ciblées, plus concrètes.Ces dernières années, deux grandes tendances se sont ainsi démarquées : le consumérisme politique négatif et positif.Fait intéressant, leur popularité croissante est due à deux femmes qui symbolisent à elles seules les deux approches : Naomi Klein et Laure Waridel.La première, une journaliste torontoise qui s'est fait connaître par son livre No Logo, véritable manifeste de l'antimondialisation, incarne ce que les spécialistes appellent (sans jugement de valeur) le consumérisme politique négatif.Cette approche vise la contestation de la toute-puissance des marques.On invite les citoyens, entre autres, à refuser d'arborer tel ou tel logo.Bien que l'on rejette souvent le mot, il s'agit d'un militantisme basé sur le boycott.Cette action, en plus d'avoir une portée extrêmement limitée, fait peur à une importante frange de la population qui se cantonne ainsi dans la passivité.En revanche, le consumérisme politique positif, qu'incarne la cofondatrice de l'organisme Équiterre, se fonde sur le buycott (néologisme anglais formé des mots « acheter » et « boycott »).Les militants misent sur la promotion de certains produits caractérisés par leur valeur éthique, comme le café équitable, en espérant que le marché leur fera graduellement une place.Cette approche est à la fois plus rassembleuse et plus efficace que tout ce à quoi le mouvement altermondialiste nous a habitué à ce jour.Il ne s'agit pas là de renverser le système capitaliste, évidemment.Mais il ne s'agit pas non plus de réduire la démocratie à l'achat de quelques grains de café.Le consumérisme politique ne prétend pas remplacer le vote, pas plus que l'implication citoyenne.Il les complète, plutôt, en faisant de chaque consommateur un militant potentiel.Qualifier cela de mirage, c'est faire fi des progrès réalisés par le commerce équitable au Québec ces dernières années.De négligeables qu'elles étaient en 1996, les ventes de café dépassaient en effet les 20 millions $ en 2003 et ont augmenté de façon exponentielle depuis.Le nombre de points de vente est passé de 2 à 1500.Il serait intéressant de demander aux membres des 800 000 familles du Sud qui profitent justement de cette consommation responsable s'ils trouvent que ce geste ne tient que de la morale à la petite semaine.La répartition des revenus est de plus en plus inéquitable sur la planète.Même The Economist en convient.Plutôt que d'attendre les bras croisés l'utopique panacée qui chamboulera les structures du système, il importe donc d'agir et de s'informer, seules façons de comprendre que les bas prix d'un Wal-Mart, par exemple, ont un prix social et environnemental que l'on ignore trop souvent.Le buycott a le mérite de nous faire réfléchir à cela en plus de transformer un geste quotidien et banal en une action qui aide à réduire l'exploitation des populations du Sud.Il s'agit en soi d'une révolution, à la portée de tous.Vos questions à.Pier-André Bouchard St-Amant, président de la FEUQ Les étudiants du Québec protestent contre les compressions dans le programme de prêts et bourses, et plusieurs milliers d'entre eux sont en grève.Vous vous interrogez sur les demandes des étudiants?Vous voulez commenter la stratégie des associations étudiantes?Par l'entremise de La Presse, vous pouvez adresser vos questions et opinions au président de la Fédération étudiante universitaire du Québec.Nous ferons parvenir vos courriels à Pier-André Bouchard St-Amant et publierons vos questions et ses réponses dans le courant de la semaine prochaine.Notre adresse : forum@lapresse.ca ACTUALITÉS L'ostéoporose vous préoccupe ?Êtes-vous une femme ménopausée qui répond aux critères suivants?\" Vous avez plus de 40 ans.\" Vous n'avez pas été menstruée depuis au moins 6 mois.\" Vous n'utilisez pas d'hormonothérapie de remplacement ou un autre traitement pour l'ostéoporose.Si oui, vous pourriez être admissible à une étude clinique de 12 semaines utilisant un médicament approuvé par Santé Canada pour le traitement de l'ostéoporose.Les participantes à l'étude recevront gratuitement : \" Analyses liées à l'étude et médicament pour l'ostéoporose pour la durée de l'étude.\" Suivi médical.\" Ostéodensitométrie.Les participantes admissibles pourront recevoir une indemnité de déplacement.Si vous êtes intéressée à participer à l'étude ou à obtenir plus d'information, appelez : Nancy Boucher à l'Institut de Rhumatologie de Montréal au 514-523-8603 OU Tasnim Daginawala au Centre Médical Acadie au 514-336-6655 ext #6 OU Sofia Olivares au Mediclub au 514-739-5646 ext 259 OU Kiran Wani à Ottawa au 613-233-7426 OU Lisa Letouzel à la Clinique Source Unique au 613-632-4185 OU Katharine Yonge au Meadowlands Family Health Centre au 613-747-3600 3296275A 30 jours de prison pour cruauté envers deux chiens JEAN-FRANÇOIS PLANTE LE DROIT OTTAWA \u2014 Fait rare, un homme d'Ottawa a été condamné à 30 jours de prison, plus tôt cette semaine, après avoir plaidé coupable à une accusation de cruauté envers les animaux.Steve Valley a été accusé, le 27 janvier, d'avoir délibérément failli à la tâche de fournir de la nourriture, de l'eau et un abri à ses deux chiens rottweiler alors qu'ils avaient été abandonnés à eux-mêmes par des températures avoisinant les - 40 Celsius, en plein mois de décembre.Au cours d'une visite de la Société protectrice des animaux d'Ottawa (SPAO), les deux chiens étaient attachés à l'extérieur de la maison de M.Valley sans nourriture, ni eau ni abri.Les bêtes auraient été seules depuis plusieurs jours lorsque la SPAO a décidé de s'en charger.En raison de leur agressivité les deux chiens ont finalement été euthanasiés.En plus de passer 30 jours en prison, Steve Valley devra se soumettre à une probation de trois ans durant lesquels il ne pourra devenir propriétaire d'animal.Pendant sa probation, les agents de la SPAO auront le droit de vérifier si l'accusé en respecte les règles.Le juge a également ordonné à Steve Valley de rembourser 720 $ à la SPAO.Le directeur de la SPAO, Bruce Roney, s'est dit satisfait du dénouement de l'affaire.Selon lui, la peine reflète le caractère sérieux du crime.« Malheureusement, a-t-il dit, il n'y pas assez de nos enquêtes qui aboutissent à des peines de prison.» Les frais cachés nous puent au nez Seule Bell vous offre des forfaits Mobilité Tout-en-un sans aucuns frais cachés.En plus de vous offrir un réseau fiable, nous ne cachons pas les frais mensuels d'accès au réseau de 6,95$, ni ceux du service 9-1-1 de 25¢ et il n'y a pas de frais d'activation de 35$.Alors, quand vous allez flairer les offres de nos concurrents, rappelez-vous que sous leurs alléchantes apparences, ça ne sent pas toujours bon.3294997A ACTUALITÉS MONTRÉAL 375, rue Crémazie Ouest (Coin avenue Du Parc) (514) 381-1260 SAINT-LÉONARD 6711, rue Jean-Talon Est (Près de Corbeil électro.) (514) 254-2922 WESTMOUNT 5338, rue Sherbrooke Ouest (Est autoroute Décarie) (514) 483-0040 LAVAL 1950, boul.Saint-Martin Ouest (Coin Le Corbusier) (450) 688-6111 www.aumondedumatelas.com 1 888 MATELAS Financement disponible Commandes téléphoniques acceptées Fabricant détaillant no.1 au Québec Une entreprise de LITERIE LAURIER Maître Matelassier depuis 1938 TAXES INCLUSES LIVRAISON INCLUSE NOTRE MATELAS A UNE MÉMOIRE D'ÉLÉPHANT Mousse mémoire Notre matelas viscoélastique, appelé mousse mémoire Lauriflex, moulera parfaitement les formes de votre corps, éliminant du même coup tous les points de pression.En vente maintenant.Matelas simple, ord.2 197 $ Matelas double, ord.2 599 $ Matelas queen, ord.2 899 $ Matelas king, ord.3 299 $ En solde à 975 $ En solde à1 550 $ En solde à 1 299 $ En solde à1 875 $ 3297945A EN BREF Un skieur meurt au mont Sutton Les pentes de ski ont fait une troisième victime en l'espace d'un mois, hier après-midi.Vers 14 h, René Giguère aurait perdu la maîtrise de ses skis sur une pente du mont Sutton avant d'aller percuter un arbre de plein fouet.Le résidant de 45 ans de Verchères était accompagné de membres de sa famille au moment de l'accident.C'est un patrouilleur qui aurait composé le 911 pour appeler les secours.M.Giguère a été conduit à l'hôpital Brome-Missisquoi Perkins de Cowansville, où son décès a été constaté, a rapporté la Sûreté du Québec.La SQ n'ouvrira pas d'enquête, étant donné les circonstances évidentes de la mort de M.Giguère.Selon le directeur de la station de ski du mont Sutton, Benoit Boulanger, il est très rare qu'un skieur perde la vie après avoir heurté un arbre.« Ce genre d'accident est fréquent, mais ça n'arrive jamais que les gens en meurent.Habituellement, les skieurs repartent avec un traumatisme ou des fractures aux jambes.» Presse Canadienne Navire polluant détenu à Halifax Transports Canada a décidé de détenir un navire qui appartient à l'un des organismes environnementaux les plus réputés au monde parce qu'on le soupçonne d'être polluant.On a ordonné à la Sea Shepherd Conservation Society de réparer son vaisseau, le Farley Mowat, qui est amarré à Halifax depuis le début de la semaine.Selon Transports Canada, le navire, qui se dirigeait vers le golfe du Saint-Laurent afin de filmer la naissance de phoques, ne répond pas aux normes de prévention de la pollution par le pétrole.On ne le laissera quitter le port qu'une fois réparé.Presse Canadienne Queen's Park s'entend avec ses médecins Au terme de mois de négociations acrimonieuses, les médecins de l'Ontario ont signé hier avec le gouvernement provincial, vendredi, une entente de principe sur un contrat de quatre ans devant leur valoir au moins 2,4 milliards de plus.L'entente représente une amélioration de 120 millions par rapport à l'offre rejetée par les médecins l'automne dernier.Elle comporte également une mesure prévoyant la fin des plafonds de facturation.Le ministre provincial de la Santé et des Soins de longue durée, George Smitherman, a nié que le gouvernement ait cédé aux exigences des médecins, ajoutant qu'il ne tentait pas d'apaiser ces derniers en les couvrant de dollars.Presse Canadienne Retour à la normale à VIA Rail VIA Rail prévoit le retour à la normale de son service de transport de passagers entre Toronto et Ottawa et entre Toronto et Montréal tôt ce matin, lorsque le Canadien National rouvrira la voie principale fermée en raison d'un déraillement.Vers 4 h 30 hier matin, près d'une quarantaine de wagons d'un train de marchandises du CN ont déraillé près de Brighton, en Ontario.Personne n'a été blessé et aucun des wagons affectés ne transportait des produits dangereux, a indiqué un porte-parole du CN, Marc Hallman.La voie a par contre dû être fermée et ne devrait être rouverte que tôt ce matin, a laissé savoir VIA Rail.En raison de ce déraillement, les passagers qui voyageaient entre Toronto et Montréal et entre Toronto et Ottawa hier ont dû faire une partie du trajet en autocars nolisés.Presse Canadienne Des infirmières furieuses contre Virgin Mobile La nouvelle campagne de publicité de Virgin Mobile Canada a mis les infirmières ontariennes en colère.Celles-ci affirment qu'on y dresse un portrait dégradant de leur profession en présentant des infirmières en jupes courtes et en talons aiguilles.Virgin Mobile a lancé son service de téléphonie mobile au Canada cette semaine avec le coup de pouce du grand patron, le milliardaire Sir Richard Branson.L'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario exige des excuses publiques de M.Branson, fondateur de Virgin Group, une entreprise britannique.L'association de 21 000 membres veut aussi que la compagnie mette fin immédiatement à sa campagne de publicité.Presse Canadienne Forfait ski Le Château Mont Sainte-Anne est l'un des rares hôtels du Québec vraiment situé au pied des pentes! Profitez d'une nuit dans une chambre deluxe, 1 déjeuner champêtre, 1 billet de remontée d'un jour au Mont- Sainte-Anne, 1 cocktail et 1 fondue suisse ainsi qu'un souper.En fin de journée, détendez-vous au nouveau tourbillon extérieur 4 saisons.par personne en occupation double Château Mont Sainte-Anne 1 888 8CHATEAU www.chateaumontsainteanne.com À partir de 169$ Petit déjeuner pour deux Situé à Place D'Youville à deux pas du Vieux-Québec, votre forfait comprend l'hébergement, le petit déjeuner buffet américain et les frais de service et l'accès à notre centre de conditionnement.Forfait ski aussi disponible.par personne par nuit en occupation double Courtyard Marriott Québec 1 866 694-4004 info@marriott-quebec.com www.marriott-quebec.com À partir de 69$ par nuit pour deux adultes et deux enfants de moins de 18 ans Loews Le Concorde 1 877 521-1591 loewsleconcordeinfo@loewshotels.com www.loewshotels.com À partir de 136$ Forfait Gastronomique Nuit dans une chambre de luxe, souper dans l'un des 5 restaurants participants du Vieux-Québec : La Bastille chez Bahuaud, Le Conti-Caffe, Le Rivoli, Le 47e Parallèle et Le Bonaparte.Petit déjeuner continental.Certaines conditions s'appliquent.Forfait non valide pour quelques dates.par nuit en occupation double Hôtel Acadia 1 800 463-0280 info@hotelacadia.com www.hotelacadia.com À partir de 169$ Une publicité de l'Office du tourisme et des congrès de Québec.1 877 BONJOUR, poste 713 Yves Tessier par personne par nuit Mont-Sainte-Anne À partir de 84$ 1 888 827-3434 info@mont-sainte-anne.com www.mont-sainte-anne.com pour les Hôtels Château Bellevue et Manoir Lafayette par personne pour 2 nuits en occupation double Manoir & Châteaux Vieux-Québec Les Grandes Tables Manoir & Châteaux Vieux-Québec Bien placé pour découvrir ! Le Vieux-Québec à votre porte.Hébergement pour 2 nuits, petit déjeuner chaque matin, souper gastronomique chaque soir dans l'un des meilleurs restaurants du Vieux-Québec.Au choix: La Closerie, Le Louis-Hébert, Le Paris Brest, Les Anciens Canadiens ou Le Café Sirocco, service sur les repas.Valide jusqu'au 30 avril 2005.Certaines conditions s'appliquent.Autres forfaits disponibles.1 877 999-9624 www.vieuxquebec.com laurier@vieuxquebec.com bellevue@vieuxquebec.com lafayette@vieuxquebec.com À partir de 149$ pour l'Hôtel Château Laurier À partir de 179$ Spécial de mars En mars, les meilleures conditions de glisse vous attendent sur la plus belle montagne de ski du Québec.Comprend : l'hébergement en condominium 3 étoiles à proximité des pentes et le billet de remontée.Excluant les taxes, séjour minimum de 2 nuits, tarif en occupation quadruple.Forfait famille Réservez le forfait famille au Loews Le Concorde.Glissez sur les Plaines d'Abraham, patinez à la Place D'Youville et regardez un film en famille dans le confort douillet de votre chambre, popcorn inclus! Voilà de quoi vous amuser sans vous ruiner! Profitez-en également pour vous offrir une vue panoramique de la ville au restaurant rotatif L'Astral.3281414A LE NOUVEL ESPRIT DE LEXUS.3297343A ."]
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