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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-03-26, Collections de BAnQ.

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[" Montréal samedi 26 mars 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2 $ taxes en sus - Édition provinciale 2,10 $ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 153 194 pages 12 cahiers Ensoleillé, Max.3 Min.-6 LE TEXTESHOW STÉPHANE LAPORTE RENCONTRE LE MAIRE TREMBLAY ACTUEL PAGE 1 GUY A.LEPAGE CELUI DONT TOUT LE MONDE PARLE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 RELIGIONS AU QUOTIDIEN DE TOUTES LES FÊTES CHRÉTIENNES, PÂQUES EST LA PLUS IMPORTANTE, MAISELLEN'EST PAS CÉLÉBRÉE PAR TOUS LES MONTRÉALAIS.UNE SÉRIE À LIRE AUJOURD'HUI ET DEMAIN PAGES A33 À A37 CINQ NOMINATIONS POUR LA PRESSE AU CONCOURS CANADIEN DE JOURNALISME PAGE A2 SÉRIE Gérald Tremblay TERRI SCHIAVO À L'ARTICLE DE LA MORT ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Malgré leurs échecs répétés, les parents de Terri Schiavo ont continué hier leurs démarches devant les tribunaux avec l'énergie du désespoir, convaincus qu'il ne reste que quelques heures pour sauver leur fille.« Terri est en train de faiblir.Elle en est à ses dernières heures », a déclaré le père de la patiente, Bob Schindler, après avoir passé quelque 15 minutes à ses côtés en matinée.>Voir SCHIAVO en page A12 Grève des étudiants 103 croix plantées au square Berri Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Maintenant que nous savons où sera le CHUM, il faut décider de la couleur des murs.» \u2014Un ami du Parti libéral qui aimerait bien faire un rapport sur le choix de la couleur des murs du CHUM.PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le Vendredi saint a inspiré quelques dizaines d'étudiants qui ont planté 103 croix au square Berri (notre photo) et autant devant le parlement, à Québec, dans le cadre de manifestations organisées hier en marge de la grève.Le point sur la situation en pages A2 et A3.SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 18 Avis et encans AFFAIRES 12 Bridge VACANCES 19 Décès P.ANNONCES 9 à 11 Feuilleton VACANCES 18 Forum A 27 à 29 Grille des mordus CARRIÈRES 7 Horaire cinéma CINÉMA 10 et 11 Horaire télévision ARTS 14 Loteries A 5, 7 et 10 Mots croisés VACANCES 18 Mot mystère VACANCES 18 Observateur VACANCES 18 Petites annonces CAHIERPETITESANNONCES et AFFAIRES 2 Restaurants ACTUEL 4 Trait d'union VACANCES 17 Jardiner MONTOIT 12 Météo Ensoleillé.Vents légers, maximum 3, minimum -6, plus de détails en page CARRIÈRES 7 La revanche du centre-ville Avec l'arrivée du CHUM, la valeur des projets y atteint 3 milliards STÉPHANE PAQUET Les baby-boomers rentrent en ville, les Américains veulent leur pied-à-terre et les universités investissent le secteur.Résultat : en trois ans, le centre-ville a accueilli pour 3 milliards de dollars de projets, même si la demande de tours à bureaux demeure anémique.L'annonce de la venue du CHUM au centre-ville est la cerise sur le gâteau de Robert Laramée, conseiller responsable de l'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie, le centre-ville de Montréal.Un projet de 1,1 milliard, qui s'ajoute aux quelque deux autres milliards qu'il a dû analyser et autoriser ces trois dernières années.« En une semaine, on a eu un milliard et demi ! » lance-t-il, pas peu fier, en ajoutant au CHUM le projet que l'UQAM et des partenaires privés veulent réaliser à l'îlot Berri, où se trouve la gare d'autocars.En tout, son comité d'urbanisme a analysé 400 projets en trois ans.Presque trois par semaine ! « J'y consacre 50 % de toute mon énergie politique », dit-il.Une courte liste : le nouveau complexe des sciences biologiques de l'UQAM, à l'angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain (96 millions) ; des projets résidentiels comme les Terrasses Windsor (55 millions) ou l'édifice Southam (33 millions).Il y a aussi le nouveau siège social de la Caisse de dépôt et la revitalisation du Quartier international, qui, globalement, ont reçu des investissements de 860 millions.Selon Clément Demers, directeur général du Quartier international, d'autres travaux, d'une valeur de 240 millions, qui datent d'avant les trois ans compilés par le conseiller Laramée, ont été annoncés ou sont en voie d'être achevés.« De janvier 2000 à décembre 2004, un million de dollars a été investi par jour ouvrable dans le Quartier International », souligne M.Demers.>Voir CENTRE-VILLE en page A6 1En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star AllianceMD.2En collaboration avec British Midland, membre du réseau Star AllianceMD.Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071.Les tarifs sont basés sur un aller simple et ne sont accessibles qu'à l'occasion de l'achat d'un billet aller-retour.Les billets doivent être achetés au plus tard le 29 mars 2005.Dernière date de départ tel qu'indiqué.Les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant, les frais d'aménagement aéroportuaire et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 20 $, ne sont pas inclus.L'achat à l'avance peut être requis.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.Un séjour minimal ou maximal peut être requis et d'autres conditions peuvent s'appliquer.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada ou de la société en commandite Jazz Air (faisant affaire sous le nom d'Air Canada Jazz MC).MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.Célébrez le printemps! 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ALLER SIMPLE DE MONTRÉAL, À PARTIR DE: Réservez sur aircanada.com.Vous pouvez téléphoner à votre agent de voyages, ou à Air Canada au 1 888 247-2262.LONDRES/MANCHESTER2/GLASGOW2 224$ FRANCFORT1/MUNICH1/BERLIN1/STUTTGART1 309$ LIMA 329$ BUENOS AIRES/SANTIAGO 529$ BEIJING/SHANGHAI 669$ Départ du 2 au 30 avril 2005 Départ du 2 avril au 12 mai 2005 Départ du 2 avril au 17 juin 2005 Départ du 2 avril au 17 juin 2005 Départ du 2 avril au 16 juin 2005 3302337A GRÈVE ÉTUDIANTE CAROLINE TOUZIN ET HUGO MEUNIER Après avoir proposé au gouvernement Charest d'étaler sur cinq ans les baisses d'impôt promises aux contribuables, les étudiants ont fait hier au ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, une nouvelle suggestion qui pourrait lui permettre de bonifier son offre, disent-ils.M.Fournier bénéficierait d'une marge de manoeuvre dont il n'a pas tenu compte en préparant sa « proposition finale ».Les deux principales fédérations étudiantes ont eu la confirmation hier que, dans le cadre du régime canadien de prêts et bourses, de 20 à 30 millions de dollars par année seront versés au gouvernement québécois dès la prochaine année scolaire.En effet, la Presse Canadienne a révélé hier que le cabinet du ministre n'avait pas calculé cette somme, qui s'ajouterait aux quelque 150 millions que le gouvernement fédéral verse déjà chaque année à Québec pour son régime de prêts et bourses.Cette somme provient de la hausse du financement du régime canadien de prêts et bourses, prévue dans le dernier budget Goodale.Comme le gouvernement du Québec dispose de son propre système, il recevra un paiement compensatoire de 20 à 30 millions de dollars par année.« Quelle en sera l'utilisation ?Il faudra voir.Est-ce qu'il faut qu'elle soit utilisée de façon particulière ?Je ne peux pas répondre à ça aujourd'hui.Mais je pense qu'on n'aura pas le choix de le mettre dans le programme des prêts et bourses », a dit l'attaché de presse du ministre, Stéphane Gosselin, à la Presse Canadienne.Pour le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Pier-André Bouchard, ce serait une « insulte impardonnable si cet argent allait ailleurs que dans l'abaissement du plafond de prêts ».Avant d'obtenir cette confirmation d'argent frais, les étudiants avaient proposé au ministre Fournier jeudi d'étaler sur cinq ans une partie de la promesse de baisses d'impôt afin de récupérer les 103 millions à compter de 2005-2006.Une proposition que le ministre s'est empressé de rejeter quelques heures plus tard.« Il ne s'agit pas d'une véritable proposition puisqu'ils demandent encore la même chose qu'hier et avant-hier, soit 103 millions », a-t-il dit.Étudiante crucifiée Le mouvement de grève s'est donné un peu de répit, hier.Une cinquantaine d'étudiants en théologie et sciences de la religion de l'Université de Montréal et de l'UQAM ont profité du Vendredi saint pour reproduire le chemin de croix, rebaptisé chemin de l'endettement étudiant pour l'occasion.De la condamnation à la crucifixion, cette action inusitée respectait le dernier parcours du Christ, à la différence que les organisateurs l'avait réaménagé à la sauce manifestante.Ainsi, Jésus était remplacé par une jeune étudiante criblée de dettes, condamnée à l'endettement par le gouvernement libéral dans le rôle de Ponce Pilate.L'étudiante devait porter la croix, symbole du poids de l'endettement.« Je voulais juste étudier ! » se lamentait- elle durant le trajet, parsemé de nombreux coups de fouet donnés par des légionnaires.« L'histoire de Jésus parle d'un homme exclu, les étudiants se sentent aussi exclus par la transformation de 103 millions de bourses en prêts », a expliqué Michaël Séguin, président de l'Association de théologie et sciences des religions à l'Université de Montréal.À l'initiative de la FECQ et de la FEUQ, des centaines de croix noires avaient été plantées au square Berri pour symboliser le deuil vécu par les étudiants qui ont perdu leur bourse.Les deux fédérations organisent un rassemblement au parc La Fontaine le 30 mars, pour souligner le premier anniversaire de la mutation des 103 millions.Les membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) tiendront un congrès aujourd'hui à l'UQAM pour faire le point et établir de nouveaux plans d'action.Quelque 5000 étudiants ont pris part à leur manifestation, jeudi, devant l'assemblée nationale et dans les rues de Québec.Avec la Presse Canadienne Le ministre Fournier jouirait d'une marge de manoeuvre PHOTO LE SOLEIL © À l'initiative de la FECQ et de la FEUQ, des croix noires ont été plantées hier au square Berri, à Montréal, et devant le parlement, à Québec (ci-dessus), pour symboliser le deuil vécu par les étudiants qui ont perdu leur bourse.NOS PRIX SONT IMBAT TABLES ! 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REPORTAGE Également en lice: Chris Lambie, Halifax Daily News Allan Thompson, Toronto Star Également en lice: Phil King, The Globe and Mail Graphics Staff, Toronto Star Les artisans de La Presse ont connu une belle journée, jeudi, lorsque le Concours canadien de journalisme a annoncé les noms des finalistes en vue de sa remise annuelle de prix le 4 juin, à Ottawa.Avec cinq nominations, La Presse se classe au troisième rang de tous les journaux canadiens.Seuls The Globe and Mail, de Toronto, et The Toronto Star, avec dix nominations chacun, ont devancé La Presse.De tous les quotidiens montréalais, The Gazette est le seul autre à s'inscrire parmi les finalistes avec une nomination.Nos collègues du Soleil, de Québec, en ont également reçuune.Le Concours canadien de journalisme salue chaque année l'excellence dans les médias écrits au pays.Ses récompenses représentent l'équivalent des prix Pulitzer aux États-Unis.La récolte significative de La Presse confirme notre rôle de grand quotidien national.Elle illustre à quel point notre décision de relever le pari de la qualité, en investissant massivement en information, retient l'attention.Aujourd'hui plus que jamais, La Presse se distingue par ses nouvelles exclusives percutantes, ses analyses et dossiers approfondis, ses photos saisissantes et sa présentation originale.Je salue ce matin le travail de tous les membres de notre salle de rédaction sans qui rien de tout cela ne serait possible.J'adresse aussi des félicitations particulières à nos finalistes Bob Skinner (photographie de reportage), Michèle Ouimet (reportage à caractère international), Geneviève Dinel (présentation graphique) et Yves Boisvert (reportage bref).La Presse est également en lice dans la catégorie «projet spécial».Le jury a ainsi retenu notre grand dossier «Le week-end américain» publié durant trois jours, en octobre dernier, peu avant l'élection présidentielle aux États- Unis.Au bas mot, une cinquantaine d'artisans de La Presse ont collaboré à ce projet colossal qui comportait un grand sondage mondial, une tournée de plusieurs pays d'Europe, d'Asie et du Moyen-Orient, et un cahier de 20 pages intitulé «L'Amérique dans tous ses États».L'exceptionnel travail d'équipe qui a animé ce projet démontre combien nous prenons plaisir, chers lecteurs, à tout mettre en oeuvre pour vous offrir, jour après jour, un grand quotidien répondant à vos attentes.Au nom de tous les membres de notre salle de rédaction, je vous remercie de votre appui.PHILIPPE CANTIN Vice-président à l'information et éditeur adjoint UN GRAND JOUR POUR LA PRESSE ACTUALITÉS PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Une cinquantaine d'étudiants en théologie et sciences de la religion de l'Université de Montréal et de l'UQAM ont profité du Vendredi saint pour reproduire le chemin de croix, rebaptisé chemin de l'endettement étudiant pour l'occasion.Le rassemblement a eu lieu sur le campus de l'Université de Montréal.La machine de la grève À VENIR FECQ et FEUQ : Grande manifestation au parc La Fontaine le 30 mars prochain à 18 h, pour souligner le premier anniversaire de la décision du gouvernement libéral de transformer 103 millions de bourses en prêts.Toute la population est invitée.Apportez vos lampions.CASSEE : un congrès aura lieu aujourd'hui à l'UQAM pour faire le point sur la grève et établir un nouveau plan d'action pour les prochains jours.Après plus d'unmois de grève dans les cégeps et les universités du Québec, La Presse est allée passer une journée dans les quartiers généraux des deux principales fédérations étudiantes.CAROLINE TOUZIN Dès 8 h du matin, parfois même plus tôt, le bureau de Farouk Karim, véritable centre de crise depuis le début de la grève étudiante, s'active.L'attaché politique de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a déjà feuilleté la plupart des grands journaux québécois quand le président, Pier-André Bouchard, et son attachée de presse, Catherine Bourgault, entrent pour leur séance d'information de la journée.Dans un coin, la télévision est allumée à LCN.Dans un autre, la radio diffuse les émissions de Radio- Canada.L'un des murs est tapissé de caricatures peu flatteuses du ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, publiées dans les quotidiens.C'est dans cette pièce du troisième étage d'un édifice situé à un jet de pierre de l'UQAM, rue Sainte-Catherine, que les stratégies de ce que la FEUQ appelle maintenant une « guerre d'usure » sont mises au point.Si l'opinion publique est de son côté, la FEUQ est convaincue que le gouvernement de Jean Charest finira par renoncer à sa décision de convertir 103 millions de dollars de bourses en prêts, tout comme il a reculé dans le dossier des écoles juives.La Fédération, qui représente 170 000 étudiants, met donc beaucoup d'énergie à préserver son image d'un mouvement fort ayant réussi à faire entrer en grève, pour la première fois dans l'histoire du mouvement étudiant québécois, tant les futurs médecins que les futurs gestionnaires.« Cette semaine, quand j'ai passé à l'émission La Part des choses (à la télévision de Radio-Canada), l'animateur a repris le discours du ministre Fournier, nous accusant d'être jusqu'au-boutistes.Là, on a su qu'on devait faire une proposition parce qu'il fallait remettre l'opinion publique de notre bord », a expliqué à La Presse Pier-André Bouchard.Conseil de guerre Après cette émission, le président et son attaché politique ont réuni leur « conseil de guerre », un comité stratégique formé de six représentants d'associations étudiantes membres de la FEUQ.C'est à ce moment-là que la Fédération a décidé de proposer au gouvernement d'étaler sur cinq ans une partie des baisses d'impôt prévues pour combler l'écart entre la proposition « finale » du ministre de l'Éducation faite la semaine d'avant (41,5 millions) et leur revendication (103 millions).Dans une telle bataille, la FEUQ n'a pas droit à l'erreur, reconnaît M.Bouchard.En a-t-il fait depuis le début de la grève ?Après une longue hésitation, il dit regretter d'avoir montré une ouverture à une proposition plus basse que les 103 millions lors d'un point de presse, le jeudi 17 mars, à Québec.« J'ai répondu à un journaliste que si le gouvernement nous faisait une offre, on allait la considérer.Ça a été perçu comme si on mettait de l'eau dans notre vin.J'aurais dû dire que c'était aux assemblées générales de décider », affirme le président, qui a essuyé plusieurs réprimandes de ses membres après cette sortie publique.Son homologue de la FECQ, Julie Bouchard, n'est pas du même avis.Selon elle, le mouvement étudiant n'a pas encore fait d'erreur.Même la manifestation organisée par la FECQ à Montebello durant un caucus libéral, il y a plus d'un mois, et qui a dégénéré, n'était pas une gaffe.« On a juste montré qu'il existe beaucoup d'émotivité chez les étudiants quand on touche à leur pain et à leur beurre », explique-t-elle, assise dans son quartier général, beaucoup plus petit et plus bordélique que celui de la FEUQ.Jusqu'à l'année dernière, la FECQ et la FEUQ partageaient les mêmes locaux.La FECQ a déménagé depuis, rue Saint-Denis près du square Saint- Louis.Elle continue tout de même de marcher main dans la main avec sa grande soeur universitaire.« On est en symbiose.On partage la même analyse », confirme le président de la FEUQ.Du lobbyisme Les deux fédérations étudiantes partagent également les mêmes moyens d'action.Elles privilégient le lobbyisme pour faire valoir leurs revendications.Par exemple, le vice- président aux affaires internationales et fédérales de la FEUQ, Guillaume Lavoie, assiste aux congrès de tous les partis politiques.« La semaine dernière, j'étais au congrès des conservateurs, à Montréal, durant lequel ils ont adopté, à la suite de judicieux conseils, une résolution sur une exemption complète d'impôt sur les bourses accordées aux étudiants.» La FEUQ et la FECQ n'ont toutefois pas le même budget.Toutes les deux prélèvent 2,50 $ par étudiant par trimestre depuis leur création, il y a 15 ans.Sauf que la FECQ a moins de membres \u2014 environ 60 000 \u2014, ce qui lui fait un budget moins impressionnant que celui de la FEUQ, qui gère environ 1 million de dollars par an.Ni la FEUQ ni la FECQ ne paient leurs représentants élus.Tous étudiants, les 11 dirigeants de la FEUQ reçoivent une « allocation de subsistance » d'environ 15 000$ par an, alors que les sept élus de la FECQ reçoivent quelque 8000 $.Seuls leurs employés (une douzaine pour la FEUQ et quatre pour la FECQ) sont rémunérés à l'heure.« Notre masse salariale constitue 30% de notre budget.Le reste, c'est pour écoeurer le gouvernement », dit à la blague M.Bouchard.Et le gouvernement n'a rien vu, si l'on en croit l'attaché politique de la FEUQ, Farouk Karim.« On a dû retarder une bataille avec la coupe de 103 millions.Quand ce sera réglé, on va s'attaquer au financement du réseau universitaire.Il manque 375 millions dans les coffres des universités », plaide-t-il.Les quartiers généraux des fédérations étudiantes ne semblent pas près de se transformer en lieux de détente.« J'ai répondu à un journaliste que si le gouvernement nous faisait une offre, on allait la considérer.Ça a été perçu comme si on mettait de l'eau dans notre vin.J'aurais dû dire que c'était aux assemblées générales de décider.» Voici les portraits des leaders étudiants Julie Bouchard et Pier-André Bouchard, respectivement présidente de la FECQ et président de la FEUQ.Contrer les «menaces néolibérales» Le matheux devenu militant CAROLINE TOUZIN Avant son entrée à l'université, Pier-André Bouchard ne connaissait rien à la politique.En cinq ans, l'étudiant en mathématiques est devenu le leader du plus important mouvement de grève étudiante depuis 1968, et on peut le voir sur toutes les tribunes défendre le droit à l'éducation.L'actuel président de la Fédération étudiante universitaire du Québec n'en avait que pour la musique jusqu'à la fin de son cégep.Il jouait de la batterie, sauf que, comme il le dit lui-même, il avait une « grande gueule ».C'est de famille, dit-il.Sa mère, Pierrette Bouchard, chercheuse à l'Université Laval, est une militante féministe bien connue.Son père, aussi chercheur, est président de.l'Association des propriétaires de terrains de camping du Québec.« On a des bons débats à table, parce que mon père défend parfois des intérêts patronaux », dit le jeune homme de 25 ans.Pier-André Bouchard a vite gravi les échelons du mouvement étudiant.De vice-président de son association modulaire, il est devenu président de son association facultaire pour ensuite être élu à la tête du principal regroupement d'étudiants à l'Université Laval.L'année suivante, il faisait son entrée à la FEUQ, où il travaille depuis deux ans.Contrairement à plusieurs de ses prédécesseurs, il ne compte pas se servir de son expérience pour faire le saut en politique.Il veut d'abord finir son baccalauréat, puis travailler en économie pour « expliquer aux Québécois que les baisses d'impôt ne sont pas synonymes de croissance économique, mais de déficit public ».CAROLINE TOUZIN Comme nombre de cégépiens, Julie Bouchard a changé plusieurs fois de programme avant d'arrêter son choix.Elle a essayé les sciences humaines, les sciences pures, puis une technique administrative pour finalement terminer son DEC en sciences humaines.Au fil de ses expériences, elle est devenue convaincue d'une chose : le réseau collégial mérite d'être préservé de l'arrimage aux lois du marché.Pour le défendre face aux «menaces néolibérales », elle est d'abord devenue coordonnatrice de l'association étudiante du collège de Rosemont.L'année suivante, la jeune femme de 20 ans est élue à la tête de la Fédération étudiante collégiale du Québec.Sa fibre militante n'est pas un héritage de ses parents, dit-elle.Son père est psychoéducateur dans un centre jeunesse de Montréal et sa mère est commis principale dans un CHSLD, à Laval.La leader étudiante a plutôt commencé à s'intéresser d'elle-même aux problèmes liés à la mondialisation néolibérale après avoir participé à une manifestation contre la Zone de libreéchange des Amériques en 2002.La jeune femme mince aux longs cheveux brun foncé n'a qu'un seul objectif pour l'instant : gagner le bras de fer contre le gouvernement sur la question de la transformation en prêts de 103 millions de dollars de bourses.Après, elle prendra une décision sur la poursuite de ses études à l'université.L'économie, le droit, les relations industrielles, l'enseignement, plusieurs domaines l'intéressent.PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © PHOTO ROBERTMAILLOUX, LA PRESSE © INFORMEZ-VOUS EN LIGNE! WWW.DUMOULIN.COM 1-877 DUMOULIN MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud Métropolitaine) 2050, boul.St-Laurent (Près Sherbrooke) 368, rue Ste-Catherine O.(coin Bleury) 8990, boul.l'Acadie (Nord Métropolitaine) 5485, rue des Jockeys (Décarie/Blue Bonnets) ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon E.(Langelier/Galeries d'Anjou) LASALLE 7197, boul.Newman (Près Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 2315, Transcanadienne (des Sources) FAIRVIEW POINTE-CLAIRE LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Voie service sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL CENTROPOLIS (avenue Pierre-Péladeau) PLACE ROSEMÈRE (entrée face à rue Le Bouthillier) BOUCHERVILLE 582, chemin De Touraine (près du IKEA) BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO GATINEAU 195, Bellehumeur DRUMMONDVILLE 740, boul.St-Joseph GRANBY 633, rue Dufferin GRAND-MÈRE 2601, 6e Avenue HAWKESBURY 1404, rue Principale E.(ON) JOLIETTE 404, rue St-Viateur LA SARRE 31, 5e Avenue E.LA TUQUE 544, rue Commerciale MANIWAKI 149, boul.Desjardins ROUYN-NORANDA 463, Larivière SHAWINIGAN 4370, boul.Royale SHERBROOKE 1112, rue du Conseil / 2222, rue King O./ Carrefour de l'Estrie (Mail central) SOREL-TRACY 1815, boul.Fiset ST-HYACINTHE 2487, av.Ste-Anne ST-JEAN 391, du Séminaire STE-MARTINE 789, St-Jean-Baptiste VAL-D'OR 1817, 3e Avenue VALLEYFIELD 1045, Mgr Langlois VICTORIAVILLE 525, boul.Bois-Francs Sud TROIS-RIVIÈRES 2255, boul.des Récollets \u2020Aucuns frais ni intérêt pendant 12, 24 ou 36 mois.Le prix de vente est payé par le biais de 12, 24 ou 36 versements mensuels égaux à un taux d'intérêt de 0%.Toute somme non payée à la date prévue sera sujette aux termes et taux d'intérêts de 28.9% avec HFC, 28.75% avec Citi Finance et 17.9% avec Visa Desjardins.Taxes payables en magasin lors de l'achat.Sujet à l'approbation de HFC, Citi Finance ou Visa Desjardins.Détails en magasin.±Aucun paiement, frais ni intérêt si le prix de vente est payé en totalité en février 2006, à défaut de quoi des frais d'intérêts de 28.9% avec HFC, 28.75% avec Citi Finance et 17.9% avec Visa Desjardins.Taxes payables en magasin lors de l'achat.Sujet à l'approbation de HFC, Citi Finance ou Visa Desjardins seront exigés.Détails en magasin.Certains produits sont en quantités limitées et ne sont pas disponibles dans toutes les succursales.Offre pour un temps limité.Les illustrations peuvent différer.Détails en magasin.Malgré le soin apporté lors de l'impression de cette annonce, certaines erreurs ont pu s'y glisser.Si tel est le cas, nous vous en ferons part dans nos succursales.Projection écran panoramique 47\" Compatibilité d'affichage TVHD (1080i) Aspect d'écran 16:9 Filtre en peigne 3D Y/C s'adaptant au mouvement Entrée(s) numérique HDMI Convergence dynamique sur 9 points Sortie audio fixe/variable 47\u201d + GRATUIT Trousse MP3 RD2010 Ensemble DVD cinéma maison Puissance de sortie totale 1000 watts Décodeurs DTS, Dolby® Digital, Dolby® Pro Logic II Lecteur DVD/DC 5 disques 5 enceintes satellites Caisson d'extrêmes-graves amplifié Télécommande multimarques THM505 ÉPARGNEZ 70$ Rég.: 54888 ÉPARGNEZ 10$ Rég.: 12888 Caméra photo numérique Cyber-shot DSCP100S 5.0 mégapixels Zoom optique 3 x Zoom numérique 6 x Écran ACL 1.8\" Mode vidéo avec audio Viseur optique Adaptateur et piles inclus ! 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La commission n'en a pas le goût, et on la comprend.Nous non plus.Mais est-ce si dramatique ?Serait-ce naïf de penser que, peut-être, la Cour fédérale ferait ce que le juge Gomery devrait faire : appliquer le droit constitutionnel canadien, rejeter cette demande et laisser continuer l'enquête en public ?Pourquoi violer le droit constitutionnel du public de savoir ce qui se passe par crainte qu'un juge de la Cour fédérale vienne suspendre la commission.pour des motifs inconstitutionnels ?Car il y a une charte constitutionnelle dans ce pays, et pas seulement pour les accusés.Le public canadien a le droit fondamental de savoir sans délai ce qui se dit devant cette commission d'enquête, une des plus importantes de l'histoire.Depuis 1994, la Cour suprême a dit qu'il n'y a pas de hiérarchie entre le droit d'un accusé à un procès juste et la liberté de la presse ; il faut faire cohabiter les deux.Et c'est à celui qui demande une ordonnance de non-publication d'en démontrer la nécessité.Un fardeau très lourd lui incombe.Cette décision (Dagenais), limpide, est bafouée régulièrement devant nos tribunaux.Pour des raisons de commodité.Et parce qu'un très grand nombre de juges et d'avocats n'ont pas accepté véritablement les nouvelles règles.Oh ! Oui, bien sûr, la transparence, tout le monde est parfaitement d'accord avec ça.Mais on la passe rapidement à la moulinette à la première occasion, sous prétexte de protéger les jurés, ces pauvres innocents.Les témoignages à venir, parmi les plus importants de la commission, doivent être publics.Entièrement.Et en direct.Les procès sont trop près ?Qu'on les reporte à l'automne si on est si frileux.Le commissaire Gomery a fait des colères écarlates quand il a vu certains témoins admettre avoir violé les lois ou les simples règlements de leur propre ministère.Osera-t-il, quant à lui, appliquer la Constitution de son pays ?Les circonstances le commandent.La Cour suprême le lui ordonne.L'intérêt public, je dirais même l'hygiène démocratique, l'exigent.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Pourquoi violer le droit constitutionnel dupublic de savoir ce qui sepassepar crainte qu'un juge de la Cour fédérale viennesuspendre lacommission.pour des motifs inconstitutionnels ?Grande liquidation PRIX RÉDUITS EN RAISON DE LA FIN DE L'EMBARGO AMÉRICAIN CONTRE L'IRAN Tapis persans Prix : de 100 $ à 1 800 $ chacun Vendredi 25 mars 2005 de 11 h à 19 h Samedi 26 mars 2005 de 11 h à 19 h Dimanche 27 mars 2005 de 11 h à 19 h Lundi 28 mars 2005 de 11 h à 19 h HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 chèque et comptant acceptés Depuis que le commerce direct de tapis entre les États-Unis et l'Iran est rétabli, un important lot de tapis qui aurait été normalement destiné aux collectionneurs de New York et Los Angeles via le Canada ont été confiés à la firme Heriz pour une liquidation publique.Il y en a de toutes les sortes : pure soie de Qum, Nain, Tabriz, Kashan, Meshad, Jaipur, Bidjar, Sarough, Chubi, Zigler et des pièces d'origine tribale.Formats : de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et des tapis d'allée de 22 pi de long.tapis persans et orientaux 100 % tissés à la main 3304745A QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, 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années dans le réseau de la santé, et d'une injection massive de fonds pour Montréal.LE CHUM, UN PAS EN AVANT > Québec nommera sous peu un directeur qui sera chargé de la gestion des travaux.Il supervisera non seulement la construction du CHUM, mais également les travaux au CUSM et à Sainte- Justine.> La date du début des travaux au CHUM n'est pas officielle, mais ce pourrait être dès l'automne.La construction se fera en deux phases ; d'abord les nouveaux bâtiments, puis le transfert des patients et la rénovation de Saint- Luc.C'est donc dire que l'hôpital restera ouvert pendant toute la durée des travaux.> Dès juin 2009, les nouvelles constructions seront en mesure d'accueillir les premiers patients.La partie rénovée de l'hôpital Saint-Luc devrait ouvrir ses portes à l'été 2010.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © En attendant que s'amorce la construction du futur CHUM, la vie continue à l'hôpital Saint-Luc.Ici, une infirmière au département de néonatalité, Marjolaine Huot, dispense des soins à un bébé prématuré.2,6 milliards pour la métropole PASCALE BRETON L'implantation du CHUM au centre- ville aura un impact considérable sur l'économie montréalaise.Mais en plus, elle ramène à l'avant-scène deux autres projets majeurs en santé, soit la construction du Centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM) et l'agrandissement de l'hôpital Sainte-Justine.Ces trois projets, qui totalisent des investissements de 2,6 milliards, dont 1,8 milliard puisé dans les coffres de l'État québécois, contribueront à rehausser la médecine universitaire à Montréal, a affirmé le premier ministre, Jean Charest.« Ce n'est pas seulement mon gouvernement qui investit dans une meilleure médecine, c'est le Québec qui investit dans son essor.Ensemble, nous réaliserons le plus gros investissement dans le réseau de la santé depuis sa création il y a 40 ans », a-t-il déclaré jeudi.Tout le gratin du milieu universitaire et du réseau de la santé avait été convié à la conférence de presse qui mettait un terme à des mois de valse-hésitation au sujet de l'hôpital universitaire.Entre le projet du recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, à la gare de triage d'Outremont, et celui d'un CHUM au centre-ville, c'est donc finalement le second qui l'a emporté.« Ce que l'on retrouvera dans quelques années au centre-ville, ce n'est pas un simple bâtiment, mais un véritable complexe hospitalier.Et soyons clairs : il n'est pas question de faire du neuf avec du vieux », a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Reprenant l'une des recommandations du rapport produit par Armand Couture et Guy Saint-Pierre, le gouvernement a aussi annoncé son intention de procéder rapidement à la nomination d'un directeur qui sera chargé de la gestion des travaux, et ce, non seulement pour le CHUM, mais aussi pour le CUSM et pour l'hôpital Sainte-Justine.Québec espère ainsi éviter de s'embourber dans des dépassements de coûts comme dans le cas du métro de Laval.Bien que la formule n'ait pas encore été retenue, le recours aux PPP est aussi dans l'air.«Les partenariats public-privé constituent des outils très utiles pour un gouvernement dans la construction de nouvelles infrastructures », a affirmé le ministre Couillard.Il a précisé du même souffle que ce sera au directeur de suggérer un mode de gestion du projet basé sur deux principes stricts : le respect de l'enveloppe budgétaire, d'une part, et celui de l'échéancier, fixé à 2010-2011, d'autre part.La décision en faveur du centre-ville a fait bien des heureux, mais elle a aussi mis en relief l'amertume des tenants de la gare de triage, à commencer par le recteur Lacroix, qui a gardé la tête baissée pendant la majeure partie de la conférence de presse.Le temps de la réconciliation est néanmoins venu.Le premier ministre a ainsi vanté le concept de technopôle mis de l'avant par l'Université pour tenter d'amener tout le monde à travailler dans la même direction.« C'est une idée qui nous semble fondée, un projet qui est emballant.Ce que nous voulons faire, c'est travailler avec l'Université de Montréal pour pousser plus loin cette idée de technopôle », a affirmé M.Charest.Même la communauté des affaires, dont plusieurs grands noms appuyaient ouvertement le projet à Outremont, y trouvera son compte, selon le premier ministre.« Nous avons mesuré les projets en fonction de plusieurs critères, notamment les questions de coûts, de sécurité, d'accès, et nous sommes arrivés à la conclusion que le centreville était le meilleur choix.» « Ce que l'on retrouvera dans quelques années au centre-ville, ce n'est pas un simple bâtiment, mais un véritable complexe hospitalier.Et soyons clairs : il n'est pas question de faire du neuf avec du vieux.» La revanche du centre-ville CENTRE-VILLE suite de la page A1 À elle seule, la cure de rajeunissement du Palais des congrès a nécessité des investissements de 240 millions.Il y a bien sûr les faibles taux d'intérêt qui ont donné du muscle à l'immobilier et le phénomène des baby-boomers qui rentrent en ville après avoir élevé leurs enfants.Mais l'attrait du centreville dépasse les frontières, souligne M.Laramée.« On me dit que, dans le haut de gamme, 50 % des acheteurs sont des étrangers.» Il a d'ailleurs trouvé le thème de sa prochaine campagne électorale : un centre-ville habité.Manque de sièges sociaux Son collègue le maire de l'arrondissement, Martin Lemay, trouve lui aussi «extraordinaire » la croissance des dernières années.Il met toutefois deux bémols importants.Le premier : il y a eu « très, très, très peu de demandes de permis pour le locatif.Ce sont tous des condos ».Second bémol : en trois ans, les conseillers de l'arrondissement ont étudié un seul projet de tour à bureaux.« Est-ce qu'il faut faire des efforts supplémentaires pour aller chercher des sièges sociaux ?» demande le maire Lemay.« Notre rôle, poursuit-il, c'est aussi de résoudre ce qui ne fonctionne peut-être pas.» Un élément qui ne fonctionne certainement pas, selon son collègue Laramée, c'est le partage entre l'arrondissement et la Ville de Montréal des revenus générés par les nouveaux investissements.Selon lui, l'arrondissement aurait dû recevoir la moitié des quelque 12 millions de nouvelles taxes depuis 2003.Or, déplore-til, « la ville-centre a décidé, de façon unilatérale, de nous verser seulement 2,4 millions ».Un écart de près de 4 millions.« En matière de déneigement et de propreté, ça fait toute la différence.LISTE DES PROJETS RÉCENTS > CHUM : 1,1 milliard > Quartier international : 1,1 milliard > UQAM : 320 millions > UQAM, sciences biologiques : 96 millions > Cité du commerce électronique : 112 millions > École de technologie supérieure : 50 millions > Terrasses Windsor : 55 millions > Édifice Southam: 33 millions la robe 325 $ Des marques à votre image! www.le s a i l e s.com Un look remarquable signé Andy Thê-Anh, offert au rayon femme chez Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 Place Ste-Foy (418) 652-4537 3302692A LE CHUM ACTUALITÉS Le recteur Lacroix se résigne PASCALE BRETON L'implantation du CHUM au centre- ville constitue une défaite amère pour le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, qui y voit la fin d'un rêve.Malgré tout, l'Université offrira toute sa collaboration à la concrétisation du projet.Pendant la majeure partie de la conférence de presse organisée jeudi pour annoncer la construction du CHUM sur les terrains de l'actuel hôpital Saint-Luc, le recteur avait la mine basse à la table d'honneur, jetant parfois un regard résigné sur l'assistance.Prenant la parole à son tour, il s'est toutefois montré beau joueur, même si le technopôle du savoir et de la santé ne verra pas le jour à la gare de triage d'Outremont.« On comprendra, et on excusera peut-être dans certains cas, la déception de l'Université de Montréal et de tous ceux et celles \u2014 ils étaient nombreux, je crois\u2014 qui ont appuyé ce projet de société que nous avons mis de l'avant », a-t-il lancé.« Le gouvernement a pris une décision, nous devons l'accepter.Le CHUM sera au 1000, Saint-Denis et le 1000, Saint-Denis sera le Centre hospitalier de l'Université de Montréal », a aussi ajouté M.Lacroix, qui dit maintenant se tourner vers l'avenir.Au cours de la dernière année, le recteur a fait valoir sur tous les fronts le projet du CHUM à la gare de triage d'Outremont.Il a réussi à convaincre plusieurs médecins et chercheurs de l'Université de Montréal, de même que des personnalités du monde des affaires et de puissants lobbys, de se rallier à sa cause.Aujourd'hui, il est temps pour l'institution de se ranger à la décision du gouvernement.« L'Université de Montréal assumera pleinement son rôle et collaborera dans les années qui viennent à faire du CHUM un centre hospitalier universitaire à la hauteur des talents et des rêves de nos professeurs, de nos chercheurs et de nos étudiants, pour le plus grand bien des patients d'aujourd'hui, mais aussi de demain.» S'il a perdu la bataille du CHUM à Outremont, le recteur refuse toutefois de baisser les bras concernant la gare de triage, espérant y voir un jour pousser des facultés.Le campus de la montagne est saturé, a-t-il réitéré.L'entente de principe qui avait été conclue avec le Canadien Pacifique concernant l'acquisition de la gare de triage prévoit d'ailleurs que l'Université puisse s'y installer sans le centre hospitalier.L'institution a jusqu'en avril 2006 pour rendre sa décision à ce sujet.« Pour nous, pour l'expansion du campus dans les 30, 40, 50 prochaines années, il est clair que le site de la gare d'Outremont reste un site à privilégier, et nous allons examiner dans les mois à venir les possibilités de réalisation d'acquisition de ces terrains », a affirmé le recteur, qui termine son mandat le 31 mai.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Le ministre Philippe Couillard estime que la commission parlementaire qui a porté sur l'emplacement du futur CHUM, a été un exercice très salutaire.Le poids lourd du feuilleton Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, répond à nos questions Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, s'est imposé comme un poids lourd dans le feuilleton qui a entouré le choix d'un site pour le futur CHUM.La Presse s'est entretenue avec lui.QOutre la commission parlementaire, dont on a beaucoup parlé, quel aura été l'élément marquant des derniers mois dans le dossier du CHUM ?RC'est le fait que l'Université de Montréal est arrivée avec un projet intéressant, un concept intéressant, dont on ne nie pas la pertinence et la validité.D'autre part, effectivement, la commission parlementaire a été un élément assez net dans la prise de décision puisqu'elle a permis aux citoyens et à l'ensemble de la communauté de voir tous les arguments sur tous les critères.On a beaucoup parlé des coûts, des délais, de l'accessibilité, de la sécurité, et je pense que ç'a été un exercice très salutaire.QOn a parlé d'un rapport de force, même au sein du gouvernement.Avez-vous eu l'impression à un certain moment que le projet allait se faire à Outremont ?RTout le monde a évolué dans ses opinions et, bien sûr, on regardait les avantages et les inconvénients des deux projets.Il n'est pas inhabituel ni surprenant qu'un projet de cette taille-là fasse l'objet d'un débat assez sérieux, même au sein du gouvernement.Le contraire serait anormal.L'important est que la décision a été prise de façon collégiale.Tout le gouvernement, sous la direction du premier ministre, l'ensemble de la députation libérale et les collègues ministres s'y rallient et l'appuient avec enthousiasme.QAu terme d'années d'attente et de tergiversations, comment sera-t-il possible d'obtenir le ralliement de tous, nécessaire à la réalisation du CHUM ?ROn avait eu l'indice déjà, pendant la commission parlementaire, qu'un tel ralliement se produirait, et ce que j'ai entendu jeudi me rassure également.Prenez la présentation de M.Lacroix, qui est bien sûr déçu que son projet ne soit pas retenu, mais qui dit cependant qu'une fois la décision du gouvernement annoncée, il faut l'accepter et se mobiliser, y compris l'Université de Montréal, pour en faire un succès.QMaintenant que la décision est prise, comment vous assurer que les délais seront respectés ?En nommant un directeur ?ROn veut le nommer assez rapidement.Si on regarde ce qui s'est produit dans certains grands projets du passé, où il y a eu des dépassements et des problèmes, souvent on se rend compte qu'il n'y a pas eu d'encadrement très serré de ces projets à partir des phases préliminaires.C'est souvent ce qui explique qu'on se retrouve deux, trois, quatre ans plus tard en plein milieu du projet ou presque à sa fin, comme on l'a vu avec le métro de Laval, avec la réalisation soudaine qu'on est devant un problème majeur.Ce genre de projet (le CHUM), il est essentiel de l'encadrer de très près dès le début.QEn ce qui a trait au concept de technopôle, approuvé par une large part de la population, pourrait-il se réaliser dans un avenir rapproché ?RCe que M.(Robert) Lacroix a dit lui-même, après qu'on eut souligné la pertinence et la validité de son concept, c'est que ça devait être étudié et précisé davantage.Ce qu'il faut d'abord noter, c'est que nous avons déjà à Montréal un technopôle au centre-ville.Est-ce qu'il est possible et souhaitable d'ajouter plus de synergie sur un site, celui du CHUM?C'est ce qu'on va regarder avec l'Université de Montréal.QCette fois, peut-on être sûr que le projet du CHUM va véritablement aller de l'avant ?RLe débat sur le site est terminé, on commence la phase de la réalisation.Propos recuei l l is par Pascal e Breton .Voir notre dossier sur cyberpresse.ca/chum LE CHUM AU CENTRE-VILLE > 700 lits dans des chambres individuelles.> 90%de constructions neuves, notamment pour les plateaux techniques : les laboratoires, les salles de traitement et les salles d'opération.> Une superficie totalisant 250000 mètres carrés.> Un terrain de 3,6 hectares.> Un centre de recherche deux fois plus grand que la superficie actuelle.www.lacordee.com 2159, rue Ste-Catherine E.2777, boul.St-Martin O.514.524.1106 Souliers Expert Low et Extempo Low Salomon Chaussures multi-activités.Semelle Mountain Contagrip.Expert Low pour hommes.Extempo Low pour hommes et femmes.Modèles automne 2004.Rég: 119,99 $ Promotion en vigueur jusqu'au 3 avril 2005 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles il 3303601A . ACTUALITÉS Brian Mulroney souffre d'une pancréatite Mise aux enchères d'une Rolls-Royce de Jean Paul Riopelle PRESSE CANADIENNE L'ancien premier ministre Brian Mulroney était toujours à l'hôpital Saint-Luc hier, souffrant de complications survenues à la suite d'une opération au poumon.M.Mulroney, qui est âgé de 66 ans, a développé une pancréatite qui nécessite un prolongement de son séjour hospitalier.Dans un bref communiqué, l'hôpital Saint-Luc a fait savoir que M.Mulroney était dans un état stable et qu'il continuait « d'évoluer favorablement ».Luc Lavoie, porte-parole de longue date de M.Mulroney, a indiqué que l'ancien premier ministre est hospitalisé depuis le 15 mars, date de l'intervention chirurgicale initiale.Il a toutefois affirmé, après avoir consulté l'équipe médicale, qu'il « n'y a aucune raison de s'inquiéter ».Le pancréas est une glande qui se trouve derrière l'estomac et qui sécrète des enzymes de digestion.Les enzymes se retrouvent dans l'intestin grêle et contribuent à la digestion de matières grasses, de protéines et de glucides.PRESSE CANADIENNE Une Rolls-Royce ayant appartenu à Jean Paul Riopelle sera mise aux enchères, à Montréal ce printemps.Il s'agit d'un modèle Silver Spur de 1988, avec 54 000 km au compteur, dont le peintre se servait, contrairement aux autres voitures de sa collection, qui étaient entreposées, a indiqué, hier, Iegor de Saint-Hippolyte, de l'Hôtel des encans de Montréal, qui organise la vente avec la société française, Drouot Holding.Riopelle, qui avait une passion pour les voitures, l'avait acquise d'occasion en 1994 ou 1993 d'un homme d'affaires québécois, a raconté à la Presse Canadienne le restaurateur Champlain Charest, qui a été un ami proche du peintre décédé en mars 2002.Iegor de Saint-Hippolyte a affirmé qu'il ne pouvait dévoiler l'identité du propriétaire actuel du véhicule pour des raisons d'éthique, mais selon des sources, la dernière compagne du peintre, Huguette Vachon, en avait hérité.Rolls-Royce a construit au total un peu plus de 6000 Silver Spur entre 1980 et 1989.M.de Saint Hippolyte n'a pu dire combien la vente pourrait rapporter, mais une recherche sommaire dans Internet a permis de découvrir deux Silver Spur de 1988 offertes à 39 900 $ US et 47 000 $ US dans un État du sud des États-Unis.Aussi beau que vous l'imaginez.moins cher que vous le croyez.Montréal : 2020, University (514) 845-7296 Laval : 2300, Le Corbusier (514) 382-6870 Promotion valable uniquement sur les articles sélectionnés à prix courant / Détails en magasin www.marietteclermont.com VB VOTRE CADEAU BILLETS BONIS Échangez autant de billets-bonis que vous voulez à l'un des deux magasins Mariette Clermont.EN 6570, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 276-3701 Depuis 1910 Fourrure Entreposez vos manteaux chez Valide jusqu'au 30 juin 2005 FAITES DE LA PLACE.Entreposez : Fourrures, mouton rasé, cuir, vestes, étoles, chapeaux, manteaux tissus Notre service d'entreposage comprend : Service de livraison gratuit Entreposage sur 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du PAAC, au moment de son décès ou de son admission dans un établissement de soins de longue durée et si vous étiez le principal dispensateur de soins de l'ancien combattant.POUR OBTENIR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS OU POUR FAIRE UNE DEMANDE, composez sans frais le 1 800 443-0382.Anciens Combattants Veterans Affairs Canada Canada 2005 - Année de l'ancien combattant Nouvelles importantes concernant le Programme pour l'autonomie des anciens combattants (PAAC) Photo: John Sylvester 3303028A ACTUALITÉS PONT JACQUES-CARTIER Plus de tentatives mais moins de suicides HUGO MEUNIER La barrière anti-saut et la sécurité accrue sur le pont Jacques-Cartier ont réduit le nombre de suicides de 62 %, même si le nombre de tentatives a bondi de 38 %, l'an dernier.Bien que les derniers boulons de la barrière anti-saut aient été posés en décembre dernier, l'ensemble des nouvelles dispositions du pont portent déjà leurs fruits.Près d'un an après le début des travaux visant à empêcher les désespérés de plonger vers la mort, le nombre de suicides commis du haut du pont a diminué.En 2004, cinq personnes ont perdu la vie en se jetant en bas du pont Jacques-Cartier.L'année précédente, 13 personnes avaient fait la même chose.Si le nombre de suicides a diminué, celui des tentatives a quant à lui augmenté.En 2004, 65 personnes ont fait la route jusqu'au pont dans le but d'en finir, contre 47 l'année d'avant.Des caméras de surveillance de haute technologie, un centre de surveillance fonctionnel 24 heures sur 24 ainsi qu'une présence policière accrue peuvent expliquer les progrès observés.« Les nombreux travailleurs affectés aux travaux de la barrière anti-saut ont peut-être aussi eu un effet dissuasif », a ajouté le porte-parole de la Société des ponts fédéraux, André Giard.Le renforcement de la surveillance pourrait expliquer la hausse du nombre de tentatives recensées, croit pour sa part le coroner Paul G.Dionne, à l'origine du groupe de travail qui avait recommandé la construction de la barrière anti-saut à la Société des ponts fédéraux l'an dernier.«On a peut-être les moyens de repérer davantage de candidats au suicide qu'avant », estime le coroner.Selon la Sûreté du Québec, les nouvelles caméras perchées des deux côtés de la structure offrent d'indéniables résultats.« On est capable d'aller chercher les yeux de ces personnes », a illustré Ronald Mc Innis, porte-parole de la Sûreté du Québec.Le système de surveillance fourni par la Société des ponts fédéraux est aménagé dans un poste de police situé à proximité des lieux observés.Battage médiatique Le battage médiatique entourant l'érection de la barrière anti-saut constitue un autre facteur expliquant la hausse des tentatives de suicide, estime pour sa part Brian Mishara, directeur général du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) de l'Université du Québec à Montréal.M.Mishara refuse de se réjouir trop vite de la baisse du nombre de suicides sur le pont.« Le fait qu'il y ait une barrière diminue les morts, mais pas le désespoir des gens », at- il nuancé.À son avis, la barrière permet avant tout de gagner du temps.Les risques de récidive sont élevés durant les six mois suivant une tentative de suicide.En plus de la barrière anti-saut, le coroner Dionne avait exigé un meilleur encadrement des personnes suicidaires de la part du réseau de santé.Le directeur du CRISE ne voit aucun progrès pour l'instant dans les suivis.« Je n'ai pas entendu grandchose au plan des ressources et des services offerts ensuite aux désespérés.Le gouvernement avait l'intention de réinvestir dans la prévention du suicide l'an dernier ; on attend toujours », a résumé Brian Mishara.Nombre de tentatives de suicide et de suicides répertoriés sur le pont Jacques-Cartier au cours des dernières années : 2000 : 27 tentatives, 7 suicides; 2001 : 35 tentatives, 9 suicides; 2002 : 44 tentatives, 10suicides; 2003 : 47 tentatives, 13 suicides; 2004 : 65 tentatives, 5 suicides; Budget alloué à la construction de la barrière anti-saut : 1,3 million.(Source : Société des ponts fédéraux) Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2005-03-23 Tirage du 4 032 499,00 $ 288 035,60 $ 2 866,70 $ 83,30 $ 10,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ Complémentaire : (07) GAGNANTS LOTS 13 922 150 $ 4 000 000 $ Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : 2005-03-23 Tirage du 2005-03-24 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire : (29) 17 56 61 71 Compl.(27) GAGNANTS LOTS Ventes totales : 459 514,50 $ 2005-03-24 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2005-03-24 2005-03-23 2005-03-24 3 769 4 1396 NUMÉRO 805398 NUMÉRO 643895 VOTRE MEILLEURE CHANCE DE GAGNER 1 000 000 $ À LA LOTERIE AVEZ-VOUS PERDU VOS CLEFS?La solution : la serrure à empreintes digitales Capacité de 138 empreintes digitales Trois façons d'ouvrir la serrure : 1.Empreinte digitale 2.Code numérique 3.Clef d'urgence Structure intégrée en acier Fini en acier inoxydable Utilise 4 piles AA VOTRE EMPREINTE DIGITALE EST LA CLEF DU FUTUR CORPORATION FUTURE LOCK INC.(514) 388-3007 1 877 488-3007 Courriel : info@futurelock.com www.futurelock.com Visitez notre site Web pour voir tous nos produits à empreintes Modèle FL-9-3 Prix spécial Future LockTM 399$ CAN Modèle Le LockTM Prix spécial Future LockTM 69995$ CAN Rang de perles d'eau douce de couleur naturelle, exclusif à Birks, d'une longueur de 45,7 cm, 295 $.Magasinez avec nous en ligne ou en vous rendant au Birks le plus près de chez vous.Visitez le www.birks.com ou composez le 1 800 682.2622.Les roses du printemps.Inspirées par Birks.Pour toi\u2026 mon petit lapin ! 3303959A Agence du revenu du Canada Canada Revenue Agency 3301873A Tél.: (514) 272-5271 Aussi en Estrie, Mauricie, Outaouais, région de Lanaudière, région de Québec, Gaspésie, Abitibi.Siège social régional : 5271, rue Saint-Hubert, Montréal www.taichitaoiste.org montreal@ttcs.org ESSAI GRATUIT Essayez, sans obligation, une classe pour débutants.NOUVELLES CLASSES À TOUS LES MOIS CLASSES SPÉCIALES POUR LES AINÉS Le tai chi taoïste est un art de santé agréable à pratiquer, aux bienfaits multiples et à la portée de tous.Venez l'apprendre sous supervision compétente, dans l'entourage amical du plus grand organisme de tai chi au monde.MONTRÉAL Mardi 18h00-20h00 5271 St-Hubert Jeudi 10h00-12h00 Siège social régional Lun-Mer 18h00-19h00 Plateau Mercredi 20h00-22h00 979 Côté, 2e étage Mardi 18h00-20h00 Quartier chinois 2890 Honoré-Beaugrand Mardi 19h00-21h00 Mardi 9h30-11h30 NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Mardi 19h00-21h00 4455 West Broadway Vendredi 9h30-11h00 Début 05/04 07/04 02/05 01/06 05/04 05/04 05/04 05/04 06/05 05/04 07/04 04/04 07/04 07/04 06/04 05/04 07/04 07/04 08/04 06/04 05/04 06/04 07/04 02/04 05/04 06/04 06/04 05/04 06/04 07/04 09/04 11/04 06/04 09/04 07/04 05/04 07/04 05/04 06/04 05/04 02/04 07/04 07/04 07/04 05/04 01/04 05/04 AUSSI CLASSES ADAPTÉES POUR PERSONNES À MOBILITÉ RESTREINTE POINTE-AUX-TREMBLES Mardi 19h00-21h00 11385 Dorchester Jeudi 19h00-21h00 DORVAL, 865 Lakeshore Dr.Lundi 19h30-21h30 310, avenue Brookhaven Jeudi 19h30-21h30 BOUCHERVILLE Jeudi 19h30-21h30 220 Claude Dauzat BROSSARD, 2550 Asselin Mercredi 19h30-21h30 3300 Bernard Mardi 19h30-21h30 Jeudi 9h30-11h30 ST-LAMBERT Jeudi 19h30-21h30 415 A Mercille Vendredi 9h30-11h30 CHÂTEAUGUAY Mercredi 19h30-21h30 35 boul.d'Anjou LASALLE Mardi 19h00-21h00 55 Dupras # 510-511 LAVAL, 1000 boul.de l'Avenir Mercredi 19h00-21h00 1950 boul.de la Concorde Jeudi 9h30-11h30 LONGUEUIL Samedi 10h00-12h00 2330 Ch.de Chambly Mardi 17h30-19h30 Mercredi 19h30-21h30 Mercredi 10h00-11h30 REPENTIGNY Mardi 19h00-21h00 50 Thouin, Centre à nous Mercredi 9h30-11h30 Jeudi 19h30-21h30 Samedi 12h30-14h30 Lundi 9h30-11h30 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Mercredi 19h30-21h30 125 Jacques-Cartier N.Samedi 9h30-11h30 Jeudi 10h00-12h00 BLAINVILLE Mardi 19h30-21h30 421 boul.Curé-Labelle Jeudi 13h00-15h00 VILLE LEMOYNE Mardi 19h30-21h30 173 rue René-Philippe Mercredi 9h30-11h30 GREENFIELD PARK Mardi 9h30-11h30 335 rue Springfield BEACONSFIELD Samedi 9h00-11h00 202 chemin Woodside Jeudi 19h30-21h30 VERDUN, 655 Willibrord Jeudi 19h00-21h00 ROSEMONT, 5095 9e Avenue Jeudi 18h30-20h30 RICHELIEU (CHAMBLY) 205, 8e Avenue Mardi 19h30-21h30 110, 7e Avenue Vendredi 10h00-12h00 DELSON, 35 rue Boardman Mardi 19h30-21h30 3296287A ACTUALITÉS Des menaces à l'école John-Rennie MATHIEU PERREAULT Une adolescente de 14 ans de l'école secondaire John-Rennie, à Pointe- Claire, a été arrêtée hier midi par le Service de police de la ville de Montréal parce qu'elle a proféré des menaces de mort sur Internet contre 11 camarades de classe.« Nous n'avons aucun indice disant qu'elle avait les moyens de mettre ses menaces à exécution », a tempéré l'agent Yves Morrissette, du service des communications du SPVM.L'affaire a suscité beaucoup d'inquiétude dans l'Ouestde- l'Île parce qu'elle est survenue la même semaine que la tuerie dans une école secondaire du Minnesota, où 10 personnes ont perdu la vie.Tout a commencé mercredi, quand une liste de 11 noms a été trouvée dans la salle de bain des filles.La même liste a été trouvée dans le casier de l'une des personnes visées \u2014surtout des filles de troisième secondaire.La feuille avait été imprimée à partir d'un site Web, maintenant hors service, qui portait le titre : People I Want Dead, ou Des personnes dont je souhaite la mort.La liste mentionnait en outre : « J'ai déjà tenté de tuer deux d'entre vous.» L'école a immédiatement appelé la police, qui a fait enquête.La direction de l'école n'a toutefois pas jugé bon d'annuler les cours jeudi : la police a rapidement soupçonné qu'il s'agissait d'une bravade de mauvais goût.Une bravade qui coûtera cher à son auteure.« La jeune fille restera emprisonnée jusqu'à sa comparution au Tribunal de la jeunesse, a dit l'agent Morrissette.Elle sera accusée d'avoir proféré des menaces.» Les motifs de la jeune accusée n'ont pas été formellement établis.EN BREF 1950 Pierre-Péladeau, Centropolis Laval, Autoroute 15, sortie St-Martin Ouest Veste nouée Tél.: (450) 978-3030 PSF 500 $ Solde 395 $ (taxes incluses) Y compris les nouvelles collections de printemps, vestes légères en cuir, vêtements sport et accessoires.En plus de grandes réductions sur les meubles en cuir de surface.Conggéé deeTAXESeenmaarrss NOUS PAYONS LA TPS ET LA TVQ SUR TOUT EN MAGASIN Canapé Globo PSF 4 080 $ Solde 2 699 $ (taxes incluses) Deux syndicats du collégial obtiennent des mandats de grève Après leurs collègues professeurs, les professionnels et le personnel de soutien des cégeps affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont voté en faveur de deux journées de grève qui devraient avoir lieu d'ici la mi-mai.Réunis en assemblées générales au cours des derniers jours, les 4300 membres de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC) et de la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur (FPSES) se sont dotés d'un mandat de grève pour presser le gouvernement dans la négociation de leur convention collective.Comme plus de 500 000 fonctionnaires, leur contrat de travail est échu depuis juin 2003.Les deux syndicats réclament également l'amélioration de l'accessibilité et de la qualité des services aux étudiants.« Le ras-le-bol des membres est à son paroxysme », indiquent les présidents des deux syndicats, Robert Tardif et Marie Racine.Au cours des deux dernières semaines, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ), qui représente les deux tiers des professeurs du réseau collégial, a également obtenu un mandat pour la tenue de trois demi-journées de grève, prévues en avril.Quant à leurs 5800 collègues de la Fédération autonome du collégial (FAC) et de la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ), ils ont voté en faveur de trois journées et demie de grève.Émilie Côté Une gare rue Chabanel d'ici la fin de l'année Il y aura un nouvel arrêt sur la ligne de train de banlieue Montréal- Blainville dans le secteur de la rue Chabanel, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville.La Ville de Montréal a accepté de financer les coûts d'exploitation de près de 560 000 $ annuellement.L'Agence métropolitaine de transport paiera pour sa part 1,1 million pour construire la gare.Selon l'échéancier prévu, les premiers voyageurs débarqueront au coin des rues Chabanel et Meilleur l'automne prochain.La Ville a du même coup annoncé quelques initiatives pour revitaliser l'économie de ce secteur, dominé par l'industrie du vêtement.Les entreprises emploient environ 20 000 personnes, mais plusieurs ont fermé leurs portes au cours des dernières années.Explosion dans l'atelier d'ébénisterie L'explosion survenue avant-hier dans l'école secondaire Cavelierde- La Salle serait due au dépoussiéreur d'un atelier d'ébénisterie, a révélé l'enquête, qui se poursuivra au cours des prochains jours.Les deux élèves et les quatre membres du personnel de l'école secondaire Cavelier-de-La Salle qui ont été incommodés ou légèrement blessés étaient tous de retour à la maison hier.La commission scolaire Marguerite- Bourgeoys a publié un communiqué pour signaler qu'elle a la situation en main.L'école sera ouverte au retour du congé pascal, mardi prochain.Seul le secteur comprenant cinq ateliers de technologie et d'arts plastiques sera inaccessible.Des intervenants seront sur place pour offrir des services de soutien aux élèves ou aux employés.Émilie Côté Voiture sport à l'intérieur.FX à partir 53 000$\u2020 POUR UNE DURÉE LIMITÉE, TAUX DE LOCATION DE 4,5 % SUR TOUTES LES BERLINES G35, G35 COUPÉ, ET FX 2005 .Le FX d'Infiniti.Moitié VUS de luxe, moitié voiture sport.Sa longue liste d'équipement vous en mettra plein les sens : moteur V6 de 280 chevaux ou V8 de 315 chevaux traction intégrale ATTESA E-TS™ sonorisation BoseMD de 300 watts sièges avant chauffants en cuir systèmes de navigation et de divertissement mobile DVD et premier système de détection de sortie de voie en Amérique du Nord aussi offerts Faites un essai routier aujourd'hui.Infiniti.ca - JJuussqquu''aauu 3311maarrss - LL''ÉÉVVÉÉNNEEMEENNTT SSPPORRTT dd''IInnffiinniittii LOCATION DE 39 MOIS.24 000 km alloués annuellement.Aucun dépôt de sécurité.Faibles frais de kilométrage additionnel.Offre de Location Privilège Location à4,5% TAUX DE FINANCEMENT À LA LOCATION POUR UN TEMPS LIMITÉ offert sur tous les modèles berline G35, G35 coupé et FX 2005 et uniquement auprès des Services financiers Infiniti, sujet à l'approbation de crédit.Exemple de location d'une berline G35 2005 (G4TG75 AA00)/G35 coupé 2005 (G2TG75 AA00)/FX35 2005 (F6SG75 AA00): mensualités de 369 $/469 $/569 $ pour une location de 39 mois à un taux de location de 4,5 %.Comptant de 7858 $/7858 $/7858 $ ou échange équivalent et première mensualité requis à la livraison.Aucun dépôt de sécurité.Total des frais de location : 22 249 $/26 149 $/30 049 $ comprenant les frais de transport et de préparation (1267 $/1274 $/1280 $).78 000 km alloués, kilométrage additionnel à 0,15 $ du km (0,10 $ du km si une entente est conclue au début de la location).Des offres ne requérant aucune mise de fonds initiale sont aussi disponibles.Taxes, immatriculation, assurance, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM en sus.\u2020PDSF pour la berline G35 2005/ la G35 coupé 2005/ le FX35 2005 à partir de 39 900 $/45 900 $/53 000 $.Taxes, immatriculation, assurance, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM, frais de transport et de pré-livraison en sus.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Voyez votre concessionnaire Infiniti le plus près pour connaître tous les détails.Infiniti de Brossard 9005, boul.Taschereau Brossard (Québec) (450) 445-5799 Infiniti Laval 305, boul.Saint-Martin Est Laval (Québec) (514) 382-8550 Meridien Infiniti 4000, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) (514) 731-7977 Spinelli Infiniti 345, boul.Brunswick Pointe-Claire (Québec) (514) 697-5222 3297153A TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 2005-03-25 TTiirraaggee dduu 2005-03-25 TTiirraaggee dduu 2005-03-25 TTiirraaggee dduu 2005-03-25 2005-03-25 Complémentaire: (3344) 110000 $$ 11 $$ 225500 $$ 5500 $$ 1100 $$ 22 $$ NNUUMMÉÉRROOSS LLOOTTSS NNUUMMÉÉRROOSS LLOOTTSS 5500 $$ 55 $$ 225500 $$ 2255 $$ 55 $$ 11 $$ 110000 $$ 1100 $$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.VOTRE MEILLEURE CHANCE DE GAGNER 1 000 000 $ À LA LOTERIE Que vous souhaitiez propulser votre carrière ou perfectionner vos compétences, nos cours vous permettront de vous tailler une place de choix dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui.Que vous optiez pour le temps plein ou à temps partiel, nos cours de langues vous aideront à progresser dans le contexte dynamique du travail d'aujourd'hui.Renseignez-vous 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Bourque doit apprendre à vivre avec une nouvelle garde rapprochée.Comme une dizaine de conseillers municipaux, ses vétérans organisateurs ont quitté son navire.« Je ne m'occuperai certainement pas de Bourque ou de ses conseillers », lance Claude Bouchart d'Orval, un des pionniers de Vision Montréal que Pierre Bourque présente encore comme « un ami » en entrevue.M.Bouchart d'Orval était responsable de la logistique lors de la campagne en 2001.Celui qui a passé « quatre ou cinq ans » à Vision Montréal a aussi suivi Pierre Bourque quand il a rejoint l'Action démocratique de Mario Dumont il y a deux ans.Cette fois-ci, il a décidé de passer son tour, invoquant de nouvelles fonctions \u2014 il a été délégué en Ukraine par le gouvernement fédéral pour superviser l'organisation des élections\u2014 et des divergences de vue avec le nouveau directeur général du parti.Un autre gros nom de l'organisation de Bourque en 2001, Serge Paquette, a indiqué à La Presse qu'il entend se « consacrer à (ses) nouvelles fonctions de vice-président aux affaires publiques chez National ».Lui non plus n'a donc pas l'intention de venir prêter mainforte à son ancien chef.Idem pour Irène Marcheterre, qui s'occupait des communications de Pierre Bourque.Elle travaille aujourd'hui pour le ministre fédéral Jean Lapierre.« Vous ne me verrez pas dans aucune activité politique partisane » sur la scène municipale, a-t-elle fait savoir.Jean-François Thibault, qui était responsable de l'organisation dans l'est de l'île (où M.Bourque a obtenu plus de 60% des voix en 2001), a lui aussi pris le chemin d'Ottawa.Il est aujourd'hui conseiller principal en politiques du ministre John Godfrey.Il restera neutre cette fois-ci, parce que son ministre a la responsabilité de dossiers liés aux villes au cabinet fédéral.« Je travaille beaucoup avec M.Tremblay à cause de la taxe sur l'essence, dit-il, et Benoît Labonté au centre-ville (candidat de Gérald Tremblay) est un bon ami depuis une vingtaine d'années.La garde rapprochée de M.Bourque « a beaucoup changé », note-til aussi.Même deux des anciens attachés de presse de Pierre Bourque, Éric Côté et Cécile Gladel, ont jugé bon d'assister au lancement de la campagne d'André Lavallée sous la bannière de Gérald Tremblay dans Rosemont dimanche dernier.« J'étais là en tant qu'observatrice », de dire Mme Gladel, aujourd'hui journaliste pigiste à Canal Vox, tout en ajoutant qu'elle n'avait pas produit de reportage sur l'événement.Éric Côté, qui a travaillé au cabinet de Bernard Landry avant d'aller rejoindre Pierre Bourque, soutient avoir mis les pieds à l'événement parce que sa conjointe a travaillé avec M.Lavallée aux Affaires municipales, quand le PQ était encore au pouvoir.« Ce n'est pas un reniement de M.Bourque ni un appui à M.Lavallée », a précisé M.Côté.Un autre militant du Parti québécois, qui a été pressenti pour se présenter sous la bannière de Gérald Tremblay, souligne que le parti du maire a « une stratégie claire » pour attirer dans ses rangs les péquistes qui ont été choqués par le passage de Bourque à l'ADQ de Mario Dumont.« Normal », dit Bourque « C'est normal qu'un parti se renouvelle », lance Pierre Bourque quand La Presse lui mentionne qu'il devra faire sans les piliers de sa dernière campagne.« Après les élections, les gens s'épanouissent ailleurs.» Il souligne que la compagnie qui sera responsable des communications de sa campagne est embauchée, mais que l'annonce sera faite plus tard.Côté financier, il estime que son parti « n'a jamais été aussi fort financièrement ».En ce qui concerne les trois directeurs généraux que Vision Montréal a connus en un an et à l'attaché de presse qui vient de le quitter, Pierre Bourque a ce commentaire : « Ceux qui étaient là n'auraient pas livré la marchandise comme je m'y attendais.» Il cherche des gens qui ont plus « de synergie, de symbiose avec le reste de l'équipe ».Et il fait un pari : que les 10 conseillers qui l'ont aussi quitté depuis l'élection de 2001 seront défaits l'automne prochain.«Pendant le premier mandat, de 1994 à 1998, 17 conseillers étaient partis.Aux élections de 1998, 16 sur 17 ont été battus.5690, rue Sherbrooke Est :::: Près du Stade olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca QUAND FILLION LIQUIDE, LES RABAIS SORTENT DE LEUR COQUILLE ! 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Sur certains produits et démonstrateurs.GRANDE VENTE DE PRINTEMPS 3302970A SUITE DE LA UNE Terri Schiavo à l'article de la mort SCHIAVO suite de la page A1 « Il faut faire quelque chose, et vite », a ajouté M.Schindler, qui s'est adressé aux journalistes à l'extérieur de l'établissement de santé floridien où se trouve sa fille.Il avait le regard sombre et le ton las.C'est que, depuis vendredi dernier, la famille de Mme Schiavo a essuyé revers par-dessus revers devant les tribunaux.Hier, elle était de retour devant la Cour d'appel qui, mercredi, a refusé à deux reprises d'intervenir pour ordonner que la patiente soit alimentée.Les parents de Mme Schiavo soutiennent notamment que ses droits religieux ont été violés car, en tant que catholique, si elle était en mesure de s'exprimer, elle refuserait que l'on mette fin à sa vie de cette façon.Son mari, Michael, a toujours affirmé le contraire.En début de soirée hier, l'avocat des parents a aussi été entendu une nouvelle fois par le juge du tribunal de la Floride qui avait ordonné, il y a moins de 10 jours, que l'alimentation de la patiente soit interrompue.Cet avocat, David Gibbs, a soutenu lors des audiences que Mme Schiavo aurait de véritables interactions avec les autres.Selon lui, elle a même récemment tenté de prononcer les mots : « Je veux vivre.La veille, devant un juge fédéral, il avait fait le lien entre la mort de Mme Schiavo et le meurtre.Ce juge l'avait réprimandé avant de rejeter la requête pour la seconde fois.En fait, les arguments de la famille de la patiente ont semblé peu convaincants à presque tous les juges interpellés au cours des derniers jours.La cause s'est rendue jusqu'à la Cour suprême des États- Unis, qui, jeudi, a refusé de l'examiner.Septième jour Mme Schiavo, qui se trouve dans un état végétatif permanent depuis 15 ans, a franchi hier le cap de son septième jour complet sans cathéter d'alimentation.On le lui avait retiré pendant six jours en 2003.Les spécialistes affirment qu'elle pourrait survivre ainsi jusqu'à deux semaines.Des proches de la famille ont dit qu'il est maintenant apparent que cette Floridienne de 41 ans est en train de se déshydrater.Sa langue et ses lèvres seraient sèches et sa peau s'écaillerait.Son frère, Bobby Schindler, a dit hier qu'elle ressemble aux « photos des prisonniers dans les camps de concentration ».« C'est très frustrant », a-t-il déclaré, affirmant que chaque minute compte.Les esprits s'échauffent L'affaire continuait hier de captiver les Américains au plus haut point, et commençait de plus en plus à déchaîner les passions alors qu'on disait Mme Schiavo à l'article de la mort.Les esprits s'échauffaient tout particulièrement parmi les militants pro-vie, qui manifestent sans relâche leur colère à plusieurs endroits en Floride, y compris devant l'établissement de santé où s'éteint tranquillement Mme Schiavo.Non seulement a-t-on encore assisté à des arrestations à cet endroit hier, mais on rapportait aussi que des menaces de mort ont été proférées à l'endroit d'une sénatrice démocrate de l'État, Frederica Wilson, qui a récemment voté contre l'adoption d'une nouvelle loi visant à empêcher la mort de la patiente.Dans les rues de la capitale, Tallahassee, on aperçoit par ailleurs la photo de neuf républicains ayant eux aussi refusé de donner le feu vert à cette loi, avec la mention « recherchés ».Certains d'entre eux sont l'objet de la protection policière.Un homme a même été arrêté après avoir tenté de voler une arme à feu pour « sauver Terri Schiavo ».Des manifestants exprimaient aussi hier leur colère devant la résidence du gouverneur de la Floride, Jeb Bush.La veille, un tribunal avait refusé que les autorités de l'État obtiennent la garde de Mme Schiavo afin de pouvoir rebrancher son cathéter d'alimentation.M.Bush, qui était à la source de cette requête, en a conclu que ses « pouvoirs ne sont pas aussi étendus que les gens voudraient qu'ils le soient ».Les gens semblaient aussi déçus par l'attitude de son frère, George W.Bush.Sa cote de popularité vient de baisser à 45 %, ce que certains attribuent à son attitude dans cette affaire.Avec AP et AFP.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2005 suivants: Rendezvous (4BK26/R7A), Terraza (4U12216/1SA), Rainier (4T15506/1SA) et Allure (4WF19/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent, tel qu'indiqué ci-dessus.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80000km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour un terme de 36 mois (Rendezvous: 48 mois) sur approbation de crédit de GMAC.\"Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts latéraux.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur les modèles Rainier 2005.¥Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts frontaux.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur les modèles Allure 2005.Contrat de service requis.Pour obtenir plus de détails et de renseignements au sujet d'On Star, appelez au 1 800 667-8277, informez-vous auprès de votre concessionnaire ou consultez le site www.onstarcanada.com.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire 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miroirs et glaces à commandes électriques, climatisation et système de filtration de l'air, sièges baquets avant et dispositif de réglage électrique du siège conducteur en 6 sens.269$/mois Avec comptant de3994$ 0$dépôt de sécurité Transport et préparation inclus Terme de 48 mois à la location «Calme, silencieuse et confortable » Philippe Crowe, L'Annuel de l'automobile 2005 À la hauteur de vos rêves.Àpartir de Àpartir de ou 0 % de financement à l'achat\u2020 de financement à l'achat\u2020 3294298A Précision M.Michel Maheux Dans une dépêche publiée dans le numéro de La Presse Affaires du samedi 23 mars 2005, Presse Canadienne rapportait que le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec avait condamné M.Michel Maheux, de la Coopérative de producteurs de bois précieux Québec Forestales, à une peine d'emprisonnement de 10 jours et à une amende de 4500$.Toutefois, cette dépêche mentionnait erronément qu'une enquête avait démontré qu'une plantation costaricaine dans laquelle l'entreprise Québec Forestales prétendait investir n'existait pas.La Presse Canadienne regrette cette erreur et s'excuse auprès des personnes concernées.POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur. 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Un chercheur fumiste à l'Université de Montréal MATHIEU PERREAULT Un chercheur américain spécialiste de l'obésité a travaillé à l'Université de Montréal pendant plus de deux ans, décrochant même l'une des prestigieuses chaires de recherche du Canada, alors même qu'il faisait l'objet d'une enquête à l'Université du Vermont pour fraude scientifique.Cette semaine, le Bureau de l'intégrité de la recherche des États-Unis a annoncé une entente avec le chercheur, Eric T.Poehlman, qui reconnaît avoir falsifié les données de plusieurs recherches sur la ménopause.Il a notamment inventé les données concernant 32 des 35 patientes de son étude la plus importante, publiée en 1995.M.Poehlman, qui a 49 ans, a accepté de payer des amendes de 180 000 $US, de plaider coupable à une accusation criminelle de fraude qui pourrait l'envoyer en prison et de demander à des journaux universitaires de rétracter 10 articles qu'il a publiés.Il sera également privé de tout financement à la recherche du gouvernement fédéral américain.L'Université de Montréal a engagé M.Poehlman en 2002, et il a quitté son poste au début de cette année.Or, l'Université du Vermont, son employeur précédent, enquêtait à son sujet depuis la fin de 2000.L'enquête a abouti en 2003 sur la rétractation d'un article.En entrevue dans des journaux montréalais et américains, les porte-parole de l'Université de Montréal et des chaires de recherche du Canada, un programme fédéral, ont indiqué qu'ils n'avaient aucune manière d'apprendre que M.Poehlman était l'objet d'une enquête, notamment à cause des lois sur la protection de la vie privée.C'est un étudiant engagé par M.Poehlman en 1997, Walter De Nino, qui a causé sa perte.En 2000, M.Poehlman lui a demandé d'analyser des données sur le métabolisme de femmes à la ménopause ; l'analyse a montré que leur métabolisme ne faiblissait pas comme le supposait M.Poehlman.En entrevue au Boston Globe, l'étudiant a expliqué que M.Poehlman a eu l'air indisposé au vu des résultats et qu'il a emporté les données chez lui pour refaire l'analyse.Le lendemain matin, l'analyse montrait que l'état des patientes empirait avec la ménopause, suivant l'hypothèse de M.Poehlman.M.De Nino a pensé qu'il avait fait une erreur, mais il s'est rendu compte que son patron avait inversé l'ordre chronologique des données de certaines patientes.Il s'est ensuite confronté avec M.Poehlman et l'a dénoncé à la direction de l'université.Selon le Bureau de l'intégrité de la recherche, il s'agit du pire cas de fraude scientifique depuis 20 ans.Des manuels devront être réécrits, notamment au chapitre de l'ampleur des pertes musculaires à la ménopause.L'Université du Vermont a mis en place une ligne téléphonique pour les patientes qui ont participé aux études de M.Poehlman.Les médias du Vermont rapportent déjà que certaines d'entre elles ont eu beaucoup d'inquiétudes à cause des résultats de M.Poehlman, qui montraient que leur état de santé diminuait rapidement, alors qu'elles se sentaient en pleine forme.ACTUALITÉS Condominiums tout équipés à proximité du village piétonnier Condo une chambre À partir de Condo deux chambres À partir de Prix par personne, par nuit en occupation double pour les condos à une chambre et en occupation quadruple pour les condos à deux chambres.Séjour minimum de 2 nuits.Valide du 28 mars au 30 avril 2005.Les prix sont sujets aux disponibilités et peuvent changer sans avis.Redevances et taxes en sus.49$ 39$ 1 800 603-0764 www.tremblantsunstar.com Tremblant plus abordable que jamais ! 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ACTUALITÉS 313, boul.Cartier, Laval 450-663-5543 2 km à l'est de la sortie 7, aut.Kitesurf Wet suit Planche à voile Wakeboard Ski nautique LE PRINTEMPS, C'EST TOUJOURS CE WEEK-END, VOYEZ LES NOUVELLES COLLECTIONS ET PROFITEZ DE RABAIS INCROYABLES ! Entente de principe au CN DONALD MCKENZIE PRESSE CANADIENNE La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada a conclu une entente de principe avec la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, a indiqué le CN, hier.Le syndicat qui représente 644 membres du personnel affectés à l'entretien et à la réparation des systèmes de signalisation et de communication du CN menaçait de déclencher la grève à minuit hier soir.Les dispositions de la nouvelle entente, rétroactive au 1er janvier 2004, ne seront pas divulguées avant la ratification de l'accord par les travailleurs.Mais elle prévoit, en général, des améliorations aux salaires et aux avantages sociaux, selon un communiqué diffusé par le CN.« Je suis très heureux que nous ayons pu en arriver à cette entente de principe et d'avoir pu éviter un arrêt de travail, a déclaré le président du CN Hunter Harrison par voie de communiqué.Il s'agit du meilleur dénouement possible pour nous tous : les employés, la compagnie et nos clients.» Plus tôt cette semaine, le ministre fédéral du Travail Joe Fontana avait demandé à deux médiateurs de s'impliquer dans le dossier afin d'accélérer le processus de négociations.Jim Feeny, un porte-parole du CN, a déclaré que la présence des médiateurs a assurément eu une influence positive.« Une entente est toujours le résultat optimal et nous sommes très heureux d'avoir pu en conclure une », a dit M.Feeny lors d'une entrevue à partir d'Edmonton.Le porte-parole du syndicat Kevin Kearns a déclaré que l'entente permettait de combler les attentes des membres.Station Mont-Orford : urgence d'agir JEAN-FRANÇOIS GAGNON LA TRIBUNE MAGOG \u2014 Le projet de construction immobilière à la station touristique Mont-Orford a du plomb dans l'aile.Mais son actionnaire principal, André L'Espérance, n'a « pas l'intention de prendre une décision émotive.Je vais écouter les propositions du ministre de l'Environnement.S'il a une idée de génie, je suis tout à fait ouvert », indique M.L'Espérance, en précisant que son équipe et lui n'ont pas trouvé d'autre façon de rentabiliser leurs installations de ski que de construire un projet immobilier au pied des pentes.L'actionnaire majoritaire de la station Mont-Orford n'a pas beaucoup de commentaires à émettre sur le rapport de la commission du BAPE, rendu public cette semaine et qui remet sérieusement en question le projet immobilier.André L'Espérance admet avoir eu une drôle d'impression en lisant les avis émis dans le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.« Ce que j'avais compris au départ, c'était que le BAPE considérait que l'échange de terrains prévu n'entraînerait ni perte ni gain pour le parc », indique André L'Espérance, qui ne comprend pas comment à la toute fin du rapport on réussit à déterminer que l'intégrité du Parc national du mont Orford serait affectée par l'échange de terrains.À la loterie 3298544A 29, 30 et 31 mars Vous étudiez à Concordia ?Nous avons voté à notre époque.À vous de le faire maintenant ! Union des étudiants et étudiantes de Concordia Élections au 1er cycle Publicité d'un donateur anonyme 3302946A ACTUALITÉS Chemin de croix rajeuni dans le Vieux-Montréal De jeunes Montréalais ont célébré le Vendredi saint tout en priant pour le pape ÉRIC CLÉMENT C'est à un chemin de croix rafraîchissant qu'ont eu droit les passants du Vieux-Montréal, hier matin, alors que les 70 membres de la section montréalaise du mouvement ecclésial Communion & Libération ont célébré le Vendredi saint lors d'une procession rituelle.Rafraîchissant à cause du vent glacial qui balayait les rues pavées, mais aussi en raison de la grande jeunesse de ses participants.Le mouvement catholique romain Communion & Libération, présent dans quelque 70 pays, a été créé par le père Luigi Giussani il y a 50 ans dans une école secondaire milanaise.Des intentions pour le pape Très ouvert à la vie contemporaine et à la culture en général, le mouvement, établi à Montréal depuis 20 ans, a perdu son fondateur le 22 février dernier.De la chapelle Notre-Dame-de- Bonsecours à la basilique Notre- Dame, via la place d'Youville et la rue de la Commune, les fidèles du mouvement ont refait symboliquement le trajet que fit Jésus-Christ chargé de sa croix quand il se rendit du tribunal de Pilate jusqu'au Calvaire.À chacune des huit stations choisies, Emanuela Ferretti, médecin de profession, dirigeait la chorale qui chantait des textes sacrés, notamment le Crux Fidelis et le Laudario di Cortina, qui date du XIIIe siècle.Le groupe avait une pensée pour le pape Jean-Paul II, dont la santé chancelle.« Nous prions pour lui et pour l'église au complet », a dit Marc Beauchamp, chirurgien à Montréal, qui a lu Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, de Charles Péguy, lors des arrêts de la procession.Étudiant en littérature au collège Marie-de-France, Giacomo Zucchi fait le chemin de croix chaque année : « C'est important pour moi, car cela me permet de réaffirmer ma foi et de me souvenir de la passion du Christ, dit-il.Et cette année, nous avons des intentions spéciales pour le pape.» Pour son collègue Guillaume Manuel, qui étudie en sciences économiques et sociales, il s'agissait de son premier chemin de croix.« C'était très bien, dans une sérénité et un calme qui permettaient le recueillement, dit-il.J'ai découvert cette communauté grâce à Giacomo.J'ai décidé d'y rester parce qu'on y est bien, il y a quelque chose qui est vrai.» Plus âgée, Véronique Codjo, qui passait par là, s'est jointe au groupe spontanément.Même si elle se dit « parfois en grève avec Dieu », elle a eu hier beaucoup de plaisir à suivre son premier chemin de croix « de plein gré », sans ses parents, et a trouvé intéressants les textes récités à chaque station.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca PHOTO CTV VATICAN/AP © Pendant que se déroulait à Montréal la procession rituelle du Vendredi saint, les fidèles participant au chemin de croix du Colisée, à Rome, ont pu voir le pape Jean-Paul II grâce à une liaison vidéo établie avec sa chapelle privée du Vatican.Le Saint-Père, que les écrans géants installés au Colisée ont montré à plusieurs reprises, était filmé de dos.Assis dans son fauteuil, il portait une étole autour du cou, signifiant ainsi qu'il participait d'une manière liturgique à la cérémonie.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs de base 2005 suivants : G6 (2ZG69/R7B) et Pursuit (2AJ69/R7A).Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement et peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent; voir ci-dessus.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour un terme de 36 mois sur approbation du crédit de GMAC.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, Mérite Étudiant et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.Moteur 3,5L V6 à ISC de 200 HP Boîte automatique à 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Rétroviseurs, glaces et ouvre-coffre à commandes électriques Télédéverrouillage Régulateur de vitesse Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD et 6 haut-parleurs Centralisateur informatique de bord Colonne de direction télescopique, inclinable et réglable Sacs gonflables avant à déploiement adapté Roues de 16 po en aluminium Phares antibrouillard Phares à halogène Terme de 48 mois à la location.Transport et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 289$ 329$ 1874$ 0 $ 0 $ 0 $ 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 249$/ mois OU Avec comptant de 3747$ 0$ dépôt de sécurité Moteur 2,2L 4 cylindres ECOTEC à DACT de 145 HP Boîte manuelle Getrag à 5 vitesses avec surmultipliée Direction électrique, assistée à crémaillère Banquette arrière divisée 60/40 rabattable Sacs gonflables avant à déploiement adapté Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD Contrôle automatique des phares à halogène Roues de 15 po Sièges baquets avant sport côté conducteur, réglable en hauteur Centralisateur informatique de bord Garantie de 5 ans ou 100 000km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 189 $ 229$ 1833$ 0 $ 0 $ 0 $ 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 169$/ mois OU Avec comptant de 2749 $ 0$ dépôt de sécurité « Orientation sportive qui place le conducteur au centre de l'action » Benoît Charrette, L'Annuel de l'automobile 2005 « Une berline aussi agréable à conduire qu'à regarder » Jacques Bienvenue, Journal de Montréal PONTIAC G6 PONTIAC PURSUIT Modèle SE illustré Terme de 48 mois à la location.Transport et préparation inclus.3291867A ACTUALITÉS On fume de moins en moins dans l'armée ANDRÉ DUCHESNE Le vieux cliché du soldat grillant sa clope, assis sur une roche, son casque rabattu vers l'arrière et sa carabine posée à ses côtés, s'envole de plus en plus en fumée.Selon le plus récent sondage de la Défense nationale, 23,3%des membres des Forces canadiennes étaient des fumeurs réguliers ou occasionnels en 2004.C'est presque six points de moins que les résultats du sondage réalisé en 2000, où 29 % des répondants affirmaient être des fumeurs réguliers (une cigarette et plus par jour) ou occasionnels.Lorsque l'on compare ces données avec celles de la population civile, les militaires demeurent de plus gros fumeurs.L'enquête de surveillance de l'usage du tabac réalisée par Santé Canada en 2004 indiquait un taux de 20% de fumeurs chez les 15 ans et plus.Par contre, la chute du taux de tabagisme durant ces quatre années a été plus importante chez les soldats que les civils.« Les choses vont très bien », se réjouit Donald Déry, responsable du tabagisme dans le cadre du programme de réduction des dépendances mis sur pied en 2002 dans les Forces.Selon lui, une des raisons expliquant cette réduction du tabagisme est la création du programme « J'arrête », dans lequel les militaires essaient d'arrêter de fumer à une date fixe, en l'occurrence le 1er mars.Le programme, qui en est à sa troisième année, est assorti de prix pour ceux qui tiennent le coup durant un mois.Le taux de rechute est toutefois en moyenne de 75 % au bout d'un an, une situation normale, estime M.Déry.Les resserrements imposés par l'armée sur l'usage du tabac expliquent aussi cette diminution.Les militaires ne peuvent plus en griller une dans les endroits clos, ce qui comprend tous les bâtiments et les véhicules.Les résultats de l'enquête de 2004 sont préliminaires et M.Déry ne pouvait préciser combien de personnes ont répondu au questionnaire ni la marge d'erreur.Aux États-Unis, il semble que la situation soit davantage préoccupante, selon un récent article du St.Petersburg Times.On y indiquait que, certes, le taux de fumeurs de cigarettes a chuté de 51 % en 1980 à 30% en 1998, mais qu'il demeure significativement bien au-dessus de l'objectif de 20 %.Et on a noté une recrudescence du nombre de fumeurs de cigares et de pipe depuis quelques années.PHOTO REUTERS Même s'ils fument moins qu'avant, les militaires demeurent de gros fumeurs si on compare leur consommation à la population civile.Remplissez le questionnaire du Diagnostic résidentiel MIEUX CONSOMMER.Il vous permettra de bien comprendre votre consommation et d'obtenir : un rapport personnalisé incluant trucs, conseils ainsi que les économies en kilowattheures et en dollars réalisables chez vous; des bons de réduction offerts par nos partenaires, applicables à l'achat de produits économiseurs d'énergie.Hâtez-vous de profiter de cette offre spéciale ! Pendant la durée de cette offre spéciale, remplissez le questionnaire et obtenez, en prime, un bon échangeable contre deux fluorescents compacts gratuits.DEUX FAÇONS DE REMPLIR LE QUESTIONNAIRE Assurez-vous d'avoir votre dernière facture d'Hydro-Québec sous la main.Par Internet - rapide et interactif.Rendez-vous auwww.hydroquebec.com/residentiel/mieuxconsommer Par la poste - pour recevoir votre questionnaire version papier, vous pouvez composer 7 jours sur 7, 24 h sur 24, le (514) ÉNERGIE (363-7443) à Montréal ou le 1800 ÉNERGIE ailleurs au Québec.Pour participer, il faut : Être client d'Hydro-Québec et habiter à l'adresse actuelle depuis au moins douzemois.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Cette offre spéciale est en vigueur jusqu'au 15 juin 2005 et s'adresse à ceux qui remplissent le questionnaire pour la première fois.On a de bons trucs à vous donner, êtes-vous au courant ?3291746A EN BREF Saisie de 5000 plants de cannabis Des policiers du Service de police de Montréal (SPVM) ont saisi 5000 plants de cannabis avanthier soir dans un immeuble situé rue L'Espérance, dans le quartier Centre-Sud.La drogue est évaluée à 5 millions de dollars sur le marché noir et l'équipement saisi, à des centaines de milliers de dollars.Quatre hommes ont été arrêtés.Ils seront accusés de culture et de possession de drogue en vue d'en faire le trafic.Émilie Côté École en état d'alerte à Winnipeg Des policiers ont patrouillé les couloirs d'une école élémentaire de Winnipeg et les portes des salles de classe ont été verrouillées, jeudi, après la découverte de graffitis inquiétants.Un porte-parole de la police de Winnipeg, l'agent Pat Chabidon, a indiqué que la décision de fermer l'école Victory a été prise après qu'on a constaté, mercredi, qu'un graffiti à message violent se trouvait sur le terrain de l'institution scolaire.M.Chabidon n'a pas voulu révéler le contenu du message ni les raisons qui ont motivé la direction de l'école à fermer ses portes.Il a déclaré que la réaction de la police avait sans doute un lien avec l'incident de lundi dernier à Red Lake, au Minnesota.Presse Canadienne . ACTUALITÉS Les piqueries en voie de disparition Mais la drogue et les junkies sont toujours présents au centre-ville NICOLAS BÉRUBÉ Il y a quatre ans, on comptait plus d'une quinzaine de piqueries illégales dans l'arrondissement de Ville- Marie.Aujourd'hui, les travailleurs de rue sont incapables d'en désigner une avec certitude.La qualité de vie des résidants ne s'est pas améliorée pour autant : les junkies se piquent maintenant dans les ruelles, sous les balcons, dans l'entrée des édifices à logements.Et les livraisons de drogue se poursuivent toujours dans des appartements privés.Avec la hausse des loyers et la pénurie de logements, les immeubles qui abritaient des piqueries ont été rachetés, démolis ou rénovés.Les piqueries illégales établies dans des appartements délabrés ou abandonnés ont donc, en pratique, disparu du quartier.« Des piqueries ?Oubliez ça, il n'y en a presque plus dans le coin », lance Gilles Beauregard, directeur de Spectre de rue.Avant, les travailleurs de cet organisme faisaient régulièrement la tournée des piqueries du quartier pour rencontrer les toxicomanes.Ils connaissaient leurs habitudes de consommation, assuraient un suivi et pouvaient les conseiller et les aider s'ils en ressentaient le besoin.« Une à une, les piqueries ont disparu, et nos visites ont cessé, explique M.Beauregard.Un des effets de cette fermeture des piqueries est que les toxicomanes sont plus difficiles à rejoindre.Promoteurs à l'affût Ces dernières années, les promoteurs sont à l'affût : ils cherchent les immeubles à rénover et à revendre en copropriété.Même les bâtisses abandonnées depuis plusieurs années trouvent preneurs.M.Beauregard est bien placé pour parler de spéculation immobilière : situé rue Ontario, l'immeuble abritant Spectre de rue vaut aujourd'hui 800 000 $, alors qu'il a été acquis pour 520 000 $ il y a à peine deux ans.« C'est fou de voir l'augmentation de la valeur des logements dans le coin ! » dit-il.Il y a six ans, les policiers ont fait une perquisition dans une piquerie située au 1759, rue Saint-André.Ils y ont trouvé des roches de crack, 1000 $ en argent et des cartes de crédit volées.Cinq personnes avaient été arrêtées.Selon les voisins, le vaet- vient était incessant dans ce logement, situé en face d'un parc et d'une garderie.En 2001, un incendie a ravagé une partie du bâtiment.Aujourd'hui, le seul va-et-vient qu'on observe dans l'immeuble en rénovation est celui des travailleurs de la construction.Six des 10 appartements qu'il abrite sont déjà loués.Pierre Lefebvre, gestionnaire de l'immeuble, a vu changer sa clientèle ces derniers temps.« Avant, le propriétaire louait à n'importe qui.Aujourd'hui, on peut choisir à qui on loue parce que le coin est plus en demande.» Selon lui, la consommation de drogue et la prostitution existent toujours dans le quartier.« Ce n'est pas rare de voir des filles faire le trottoir tout près d'ici.Et il ne faut rien laisser traîner sans surveillance parce qu'il y a des vols.Mais au moins, les appartements sont tranquilles et les gens sont plus stables.» Où vont les junkies ?Personne ne le sait vraiment.« Le déplacement des toxicomanes à la suite de la fermeture des piqueries est très peu documenté, explique M.Beauregard.Ce qu'on peut dire, c'est que ça éloigne les toxicomanes et qu'on a plus de difficulté à les rejoindre.Les gens vont consommer à droite ou à gauche, chez des amis, dans la rue, etc.» Les résidants du quartier, eux, vivent toujours avec les problèmes liés à la prostitution et à la consommation de drogue, indique François Robillard, président de l'Association des résidants et résidantes des Faubourgs de Montréal.« Il y a peut-être une légère baisse de la consommation, mais on trouve toujours des seringues devant chez nous.Et il y a encore de la prostitution et des livraisons de drogue dans certains appartements.Le quartier change, mais la drogue est encore là.» « Des piqueries ?Oubliez ça, il n'y en a presque plus dans le coin.» RAV4 2005 HIGHLANDER 2005 SEQUOIA 2005 SIENNA 2005 4RUNNER 2005 TUNDRA 2005 Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\" Offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2005 neufs en stock à la location.\u2020 Un chèque de 1 000 $ sera remis par le concessionnaire à la livraison du véhicule, applicable à la location ou à l'achat des modèles Sienna, RAV4, Highlander, 4Runner, Sequoia et Tundra 2005 neufs en stock.\"\" Offre de financement à l'achat à partir de 1,9 % pour les modèles Sienna, RAV4, Highlander, 4Runner, Sequoia et Tundra 2005 neufs en stock.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photos à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 31 mars 2005 et sont établies par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la grande région de Montréal.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre nouvelle Toyota part toujours avec le plein d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca Une expérience d'achat tellement plus sympa.TOYOTA VOUS FAIT UNE FLEUR.À PARTIR DE 1,9% FINANCEMENT À L'ACHAT\"\" 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ\" À LA LOCATION OU OFFRES DE PÂQUES RECEVEZ UN CHÈQUE DE 1000$ À LA LOCATION OU À L'ACHAT D'UN DE CES VÉHICULES.\u2020 3296751A . ACTUALITÉS PROCÈS JACKSON Les empreintes du garçon relevées sur des revues érotiques du chanteur AGENCE FRANCE-PRESSE SANTA MARIA \u2014 Cinq empreintes de la victime présumée de Michael Jackson, jugé pour agressions sexuelles sur un mineur, ont été trouvées sur des revues érotiques saisies chez la star, a indiqué hier un policier à la barre du tribunal de Santa Maria (Californie).Robert Spinner a précisé que deux empreintes du frère cadet du garçon ont également été relevées dans un autre magazine saisi en novembre 2003 dans le chambre de la star à Neverland, son ranch californien.Sur les 19 empreintes identifiées en tout, 12 appartiennent au chanteur, a précisé M.Spinner.Seule une revue contenait en même temps les empreintes de Jackson et celle de sa victime présumée, même si leurs empreintes n'ont pas été relevées sur les mêmes pages, a encore noté le policier.La thèse de l'accusation veut que la star ait présenté ce type de revues à sa victime présumée, un garçon de 13 ans, pour le désinhiber avant de le soumettre à des attouchements entre février et mars 2003.Une demi-douzaine de policiers s'étaient succédé dans la matinée pour approfondir leurs explications, entamées la veille, des techniques destinées à relever et analyser des empreintes.Les avocats de la défense estiment que la victime a pu laisser des empreintes sur des magazines lorsqu'il a été convoqué à témoigner en 2004 devant une chambre d'accusation préalable au procès.Ils assurent aussi que le garçon et son frère ont pu feuilleter les revues en l'absence de la star et que la présence de leurs empreintes ne prouve pas que Michael Jackson leur ait présenté ce type de lectures.50% DE RABAIS ET PLUS SUR DES CELLULAIRES DERNIER CRI ET DES FORFAITS L'offre prend fin le 31 mars 2005.Disponible avec nouvelle activation et un engagement de 3 ans de tout forfait Tout-en-un ou forfait voix et données.Service disponible dans la zone de couverture de Bell Mobilité.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Prix/offres sujets à changement sans préavis.Frais d'itinérance, d'interurbain et taxes en sus.Photo à titre indicatif.Jusqu'à épuisement des stocks.D'autres conditions s'appliquent.Le tarif alors courant, soit en forfait mensuel ou à l'utilisation, s'applique par la suite.Black Berry, RIM et les marques qui y sont rattachées, images, symboles, et les marques de commerce ou marques déposées sont la propriété exclusive de Research In Motion Limited - utilisé avec autorisation.Auteuil Entreprise Yaco enrg.5330, boul.des Laurentides (450) 628-9366 Dorval J.D.Mobilité 10925, chemin Côte-de-Liesse (514) 422-0511 Granby Bell Mobilité 590, boul.Boivin (450) 378-3618 Hull Action Solutions Radio Inc.73, rue Jean-Proulx (819) 777-0999 Joliette Boutique du téléphone 127, boul.St-Charles-Borromée N.(450) 752-5030 Lachine CBCI Telecom inc.2409, 46e Avenue (514) 422-3334 Lafontaine Cosat 2121, boul.Labelle (450) 431-5122 Laval Metro Com Canada 800, boul.Chomedey (120) (450) 687-4000 Longueuil Cellcom 650, place Trans-Canada (450) 463-7777 Triacom 2771, boul.Jacques-Cartier Est (450) 928-2244 Montréal ABCO Telecom inc.8900, rue Lajeunesse (514) 389-8900 CelluMTL Complexe Desjardins (514) 282-3388 Citécell 5450, rue Saint-Patrick Suite 101 (514) 762-2000 Télécentre Québec 6855, rue St-Jacques Ouest (514) 485-5222 Salaberry-de-Valleyfield Librairies Boyer ltée 10, rue Nicholson (450) 373-6211 Sherbrooke Gobeil et Filles 4505, boul.Industriel (819) 563-0406 St-Eustache Communications J.D.66, rue Dubois (107) (450) 974-7444 Terrebonne Her-Comm 1729, chemin Gascon (450) 964-7777 Profitez de forfaits Tout-en-un à partir de 15$/mois pour 3 mois.En prime! 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ACTUALITÉS Le garçon qui avait blessé une nonagénaire plaide coupable Emrys Brooks Djierdjian, 18 ans, qui a gravement blessé une nonagénaire dans le métro le 27 février dernier, a plaidé coupable à une accusation de vol qualifié, cette semaine au palais de justice de Montréal.Il reviendra devant le tribunal le 11 avril prochain pour tenter d'obtenir sa liberté sous cautionnement, en attendant le prononcé de sa peine.L'accusé avait poussé une dame de 90 ans dans un escalier de la station Berri-UQAM pour lui arracher son sac à main et s'enfuir.La femme a perdu l'équilibre, a déboulé les escaliers et s'est fait plusieurs fractures.Elle se trouve toujours à l'hôpital.La procureure de la Couronne, Me Nathalie Brissette, qui s'oppose à la remise en liberté du jeune homme, a indiqué qu'elle comptait demander une peine de prison ferme.Djierdjian n'avait pas d'antécédent judiciaire avant de commettre ce crime.Au départ, il faisait aussi face à une accusation de voies de fait graves, mais cette accusation a été retirée lorsqu'il a plaidé coupable.L'accusé avait été épinglé quelques jours après l'incident à Saint-Alphonse- de-Rodriguez, son lieu de résidence.Au moment de l'agression, il se trouvaità Montréal depuis peu.3304790A 500 000 $ confisqués Robitaille heureux de s'en tirer à si bon compte CHRISTIANE DESJARDINS La ponction d'une valeur de 500 000$ en argent et en biens que le Ministère public pourra réaliser dans les avoirs du Nomad Normand Robitaille ne fait manifestement pas trop mal au principal intéressé.Après avoir entendu la décision du juge Réjean Paul, jeudi, Robitaille était tout sourire et a donné de chaudes poignées de main à son avocat avant de reprendre le chemin des cellules.Il faut dire que, selon l'évaluation du Ministère public, cette somme représente la moitié du patrimoine « clandestin » qu'il espérait saisir en entier.Mais la preuve présentée dans le cadre des requêtes pour confiscation n'a pas convaincu le juge que tous les biens de Robitaille lui appartenaient.C'est ainsi que la femme de ce dernier, l'avocate criminaliste Anne-Sophie Bédard, pourra conserver la maison de La Prairie, que son conjoint lui a vendue en 1995.Sont également exclus des immeubles situés à Longueuil (2289 à 2295, rue Lafayette) et à Montréal (2821 à 3849, rue Sainte-Catherine.) Le juge Paul a toutefois ordonné la confiscation des biens suivants : \u2014 Une somme de 199 980$ dissimulée dans un sac de sport et trouvée dans le garage de la résidence de Robitaille à Candiac lors de son arrestation, le 27 mars 2001.\u2014Tous les bijoux trouvés dans cette même résidence.\u2014 Toutes les sommes accumulées dans des comptes de la Banque de Montréal, de la Caisse populaire Saint-Edmond, de la compagnie d'assurance-vie London Life et d'Investpro.Robitaille avait fondé une compagnie de « gestion » nommée Cogesma, qui a investi dans la discothèque Red Lite, ainsi que dans des compagnies à numéros.Le juge conclut que cette entreprise a été un véhicule de choix pour blanchir l'argent provenant de la criminalité, et il ordonne la confiscation de ces investissements.Mais ces sommes, au total 208 000$ en incluant la valeur d'une moto Harley Davidson introuvable, sont impossibles à saisir pour différentes raisons, si bien que le juge, en vertu d'un article du Code criminel, peut imposer une amende équivalente en lieu et place.Comme Robitaille est en prison pour fort longtemps, le juge a réduit l'amende à 49 000 $.À défaut de payer cette amende, Robitaille devra purger un an de prison supplémentaire.Normand Robitaille, un des grands patrons de l'organisation des Hells Angels de Montréal, a été condamné à 20 ans de prison en septembre 2003 pour son implication dans le trafic de stupéfiants et la guerre des motards, qui a fait de nombreux morts.Comme huit de ses collègues qui subissaient leur procès au Centre des services judiciaires Gouin, il avait coupé court au procès entrepris plusieurs mois plus tôt en s'avouant coupable de complots de meurtres, de trafic de stupéfiants et de gangstérisme.La procureure du Ministère public, Me Francine Chartrand, a déclaré en sortant de la salle d'audience, jeudi, que « le jugement était conforme à la preuve ».Alexander, le Grand NOUS PAYONS LA TPS ET LA TVQ sur tous les articles à étiquettes bleues PAYEZ EN 36 MOIS sans frais, sans intérêts ou en exclusivité chez Venez voir la toute nouvelle collection de meubles d'Alexander Julian, le Grand designer international.LAVAL 2400, boul.le Corbusier (450) 687-5221 SAINT-LÉONARD 5860, boul.Métropolitain est sortie Lacordaire (côté sud du Métropolitain) (514) 257-6001 voir détails en magasin 3303972A ford focus ZX3 S 2005 ford focus ZX4 SE 2005 14 995$ 0 %de financement à l'achat jusqu'à 36 mois 15 995$ 0 %de financement à l'achat jusqu'à 36 mois Moteur Duratec de 2 L développant 136 chevaux Verrouillage des portes à commande électrique Entrée sans clé à télécommande Climatisation Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser Nouvelle planche de bord Sacs gonflables adaptatifs Ensemble édition hiver offert en option Moteur Duratec de 2 L développant 136 chevaux Boîte manuelle 5 vitesses Antidémarrage Securi Lock® Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser Protection antidécharge de la batterie Sacs gonflables adaptatifs Siège conducteur réglable en hauteur nord-américaine européenne Avec son moteur nerveux, sa suspension précise et directe, sa conception raffinée et son excellente tenue de route, la Focus 2005 est une européenne à part entière\u2026 \u2026 une véritable nord-américaine qui allie confort et sécurité, en plus d'offrir différents modèles pour différents styles de vie.Sans oublier son prix abordable, totalement nord-américain.ford.ca Photos à titre indicatif seulement.Les prix annoncés incluent un rabais taxable de 2 000 $.Les taxes doivent donc être calculées sur le plein prix d'achat avant déduction du rabais.Transport (ZX4 SE : 950 $; ZX3 S : 950 $) et taxes applicables en sus.L'offre de 0 % de financement à l'achat s'applique à l'achat des modèles Focus ZX4 SE et ZX3 S neufs pour un terme maximal de 36 mois.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de crédit de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Ces offres d'une durée limitée peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Une commande ou un échange entre conseillers Ford peut être requis.Votre conseiller Ford peut vendre moins cher.Consultez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.La Focus 2005 s'est classée parmi les trois premières dans le segment des voitures compactes selon LE GUIDE DE L'AUTO 2005.3296645A ACTUALITÉS COLOMBIE / 322 021,1113 ?2;1A2&9 603 &/'A/43 %& , &52 6& - @03 &/'A/43 0/4 &/42& 5 VC?=?>EL AF: D5 4O=1CAF5 @1C 61>ED C5E:C5C?>E 45 35 DO;?FC F>5 5H@OC:5>35 :>?F25 4:D3:@5 AF: EOC5DD5 E?FE 5> 4O3?FGC1>E 45 >?FG51FH 1=:DT '=18:>5 VC?=?>E C58C?F@5 Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Annan et son plan Nous publions aujourd'hui le premier de deux éditoriaux sur laréforme proposée de l'Organisation des Nations unies.mroy@lapresse.ca MARIO ROY Aux yeux de l'homme de la rue, l'ONU est surtout connue pour l'acharnement qu'elle montre à remuer de la paperasse.Pour la facilité avec laquelle elle engloutit des budgets colossaux \u2014 les dépenses annuelles de fonctionnement sont supérieures à 3,5 milliards (CAN), dont 22% sont assumés par les États- Unis.Et pour la magnanimité dont elle use à l'endroit de sa nomenklatura politique et de son haut fonctionnariat.Depuis quelques années, il y a eu pire encore.Car l'organisation regroupant 191 États s'est aussi signalée > par sa rigoureuse immobilité devant des conflits sanglants, le premier de ceux-là étant évidemment le génocide rwandais d'il y a dix ans ; > par l'incapacité d'une de ses principales constituantes, le Conseil de sécurité, à traiter adéquatement le dossier irakien ; > par des affaires où se sont unies la corruption et l'inefficacité pour torpiller des programmes de secours \u2014 sans parler de scandales de nature sexuelle en Afrique ; > par ses bizarreries politiques, telle la nomination de la Libye à la présidence de la Commission des droits de l'homme.Une instance devenue, selon Human Rights Watch, un «caucus de bourreaux » ; > par ses forums surréalistes, telle la tristement célèbre « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée » de Durban, en 2001.Celle-là même qui avait tourné à la foire raciste, à la mêlée xénophobe et à la démonstration d'intolérance.Bref, plus personne ne doute, et depuis longtemps, que l'ONU a besoin d'une réforme en profondeur.L'organisation aura 60 ans en juin.Et elle a mal vieilli.Cette réforme est nécessaire, en effet, parce que, à strictement parler, l'ONU ne fonctionne plus \u2014 ou alors très mal.Parce qu'il n'existe rien d'autre à mettre à la place.Et parce que, en ce début de XXIe siècle, la planète a plus que jamais besoin d'une administration supranationale droite et forte.La seule question est de savoir s'il sera possible de modifier le cap d'un aussi gigantesque navire.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déposé cette semaine un plan de réforme de l'organisation, dont les 72 pages sont coiffées du titre ambitieux (et très légèrement pompeux) : « Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l'homme pour tous ».Le plan sera présenté et débattu lors du sommet mondial de New York, en septembre prochain.Il prévoit une réforme majeure du Conseil de sécurité, définit le terrorisme et propose une convention globale à son sujet, s'intéresse à la dissémination des matières fissiles, remplace la Commission des droits de l'homme par un Conseil.Et il avalise le principe de la guerre préventive, ce qui représente un changement important de la doctrine onusienne.Le libellé du rapport est parfois tortueux et laisse de grande zones d'ombre.comme si, justement, Kofi Annan craignait déjà de bousculer les intérêts considérables et divergents qui, dans le passé, ont si souvent paralysé l'organisation.C'est un peu décevant.Mais il faudra faire avec.DEMAIN : Guerre et paix, façon onusienne L'ONU aura60 ans en juin prochain et elleamal vieilli.Il est impérieux de larebâtir.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Le vrai problème Il va falloir que les étudiants pensent au vrai problème du Québec, soit le vieillissement de la population.Actuellement, il y a cinq travailleurs pour un retraité.Dans 20 ou 25 ans, il y aura deux travailleurs pour un retraité.Comment va-t-on pouvoir assurer les dépenses de l'État.Il faut couper et changer les façons d'administrer.Paul Lachance .Un blâme J'aimerais ici exprimer ma déception envers les médias montréalais.Vous ne faites pas votre travail ! Dans le dossier de la grève étudiante, vous ne centrez vos nouvelles que sur les coups d'éclat et les manifs attirant l'anti-émeute.Ce qui est beau du mouvement étudiant présent, c'est la multiplicité des moyens employés par la grande diversité de facultés et de programmes en grève pour faire passer un même message.Le public alors ne voit en ce mouvement que des jeunes agressifs et entêtés.Vous manquez le côté créatif et solidaire de ce mouvement qui défend les fondements même de la société québécoise qui sont parfois mis de côté, voire même oubliés.Que serait le Québec d'aujourd'hui sans l'éducation pour tous ?Où seriez-vous vousmême, journalistes et annonceurs de nouvelles, sans personne pour vous lire et vous écouter ?S'ilvous- plaît, accordez tribunes aux divers groupes étudiants.vous verrez alors qu'il y a 103 millions de façons de dire un même message.Marie-Ève Bascaron Université de Montréal Des jeunes cyniques Les leaders étudiants sont allés à la bonne école ! Ils parlent du cynisme des politiciens, de la manipulation de l'opinion par les politiciens.Comme ils n'ont pas de leçons à donner ! Quand je les vois venir dire que leur demande ne représente que 25 sous par contribuable.je les trouve cyniques.En effet pourquoi ne pas dire ce que ça représenterait réellement pour les contribuables qui paient de l'impôt.pas la moyenne par contribuable.C'est vraiment charrier ! Tant qu'à y aller, pourquoi ne pas avoir dit 3 sous de l'heure ?Quand je vois les leaders étudiants faire leur démonstration, je les vois manipuler l'opinion publique.Quand je les vois dire qu'ils ont l'appui de la population parce que les automobilistes klaxonnent lorsqu'ils les voient faire la grève, ça me fait rire.C'est ça l'appui de la population ?Et ils ont beaucoup de courriels d'appui ?Combien viennent des étudiants ?Combien viennent de la population.Ils sont passés maîtres de la manipulation.Je parle des leaders, pas des étudiants euxmêmes.Russel Gilbert Donnacona La réductionde ladette devrait êtreunobjectif tout aussi impérieux que l'équilibrebudgétaire.PHOTO PATRICE LA ROCHE, LE SOLEIL© ACTUALITÉS Huntingdon: le maire déçu de la 8:&;16I>QAFNB\" ABO 4>QNBIPFABO BP AB G> 5JIP)N)EFB$ =IB @JGG>?JN>PFJI 3297460A PRESSE CANADIENNE HUNTINGDON \u2014 Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, semble déçu de la rencontre qu'il a eue vendredi matin, dans sa ville, avec la ministre québécoise de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne.Le maire tentait d'obtenir une protection financière accrue pour les 800 travailleurs du textile de Huntigndon qui vont perdre leur emploi d'ici la fin mai.Il soutient que la ministre n'a offert qu'un «supplément» à l'aide sociale, ce qu'il ne trouve pas satisfaisant.La ministre Courchesne rétorque qu'au contraire, le but de son gouvernement est justement d'éviter que ces travailleurs ne deviennent assistés sociaux.Récemment, le maire Stéphane Gendron a reçu une fin de nonrecevoir du gouvernement fédéral lorsqu'il a demandé que les travailleurs mis à pied de plus de 50 ans soient considérés comme retraités, et non comme chômeurs.Bell n'effacera pas les minutes inutilisées PRESSE CANADIENNE Bell Mobilité a décidé de revenir sur sa décision d'effacer des banques de minutes inutilisées d'un grand nombre de ses abonnés.Selon ce que rapporte Radio-Canada, l'entreprise, qui fait face à ce sujet à une demande de recours collectif, mettrait plutôt en place un nouveau service de téléphonie cellulaire prépayé avec réapprovisionnement automatique à 10 $, qui entrera en vigueur le 1er juin.Les clients qui payaient par prélèvement bancaire ou paiement préautorisé recevront sous peu des informations sur ce nouveau programme.Néanmoins, la demande de recours collectif est toujours pendante.Les clients concernés sont invités à conserver un relevé indiquant le solde des minutes inutilisées, un relevé démontrant que le solde de minutes inutilisées a été effacé par Bell Mobilité et les factures, en cas d'achat de cartes prépayées, pour conserver la banque de minutes inutilisées.Les pirouettes d'un cirque avant-gardiste.Savoureux.LES 7 DOIGTS DE LA MAIN Dimanche 19h EN PRIMEUR CIRQUEÉLOIZE - NOMADE Samedi 20 h Les prouesses d'artistes polyvalents au pays des rêves.Enchanteur.EN PRIMEUR CIRQUES MAGIQUES 3304547A FAITES VITE, VOUS AVEZ JUSQU'À LUNDI! CORBEIL PAYE L'ÉQUIVALENT DES TAXES SUR LES APPAREILS DE MARQUES: OUVERT 7 JOURS SUR 7.JUSQU'À 21H DU LUNDI AU VENDREDI SAMEDI : 9H À 17H DIMANCHE : 11H À 17H LA PLUS GRANDE SÉLECTION 27 MAGASINS MONTRÉAL > 7566, rue Saint-Hubert (514) 271-1118 9570, boul.L'Acadie (514) 383-1141, face au Costco, marché Central 4646-A Avenue du Parc (514) 270-7811, voisin de Le Père du meuble SAINT-LÉONARD > 9355, boul.Lacordaire (514) 326-7710, voisin de Le Père du meuble 6725, rue Jean-Talon Est (514) 259-2800 LASALLE > 7401, boul.Newman (514) 363-6789, Carrefour Super C DOLLARD-DES-ORMEAUX > 3163, boul.des Sources (514) 421-5395 DRUMMONDVILLE > 565, boul.St-Joseph (819) 472-1950 LAVAL > 3675 boul.St-Martin Ouest (450) 682-6609, voisin de Le Père du meuble 3607, autoroute 440 O.(450) 682-4090 STE-DOROTHÉE > 1092, de la Desserte O.Aut.13, (450) 689-0844 LONGUEUIL > 3595, chemin de Chambly (450) 646-7512 BROSSARD > 7535, boul.Taschereau (450) 443-2163 SAINT-JÉRÔME > 1147, boul.J.-Baptiste Rolland (450) 432-3008 MASCOUCHE > 285 Montée Masson (450) 474-5995 JOLIETTE > 95, rue Baby (450) 759-5229 ST-HUBERT > 1563, boul.des Promenades, près des Promenades Saint-Bruno (450) 676-8861 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU > Décocentre Bouvreuil, 100, rue Moreau (450) 349-0066 CENTRE DE LIQUIDATION SAINT-LÉONARD > 5100, boul.des Grandes-Prairies (514) 322-8595 AUSSI À GRANBY, GATINEAU, TROIS-RIVIÈRES, SHERBROOKE, QUÉBEC (2) et OTTAWA (2).MAINTENANT OUVERT AU 294, MONTÉE DES PIONNIERS À LACHENAIE Rabais équivalent à la TPS et à la TVQ sur tous les appareils de marques Maytag (sauf le lave-vaisselle), Amana, Whirlpool, Inglis, Kitchen Aid, Frigidaire, Gallery, Pro Gallery, GE, GE Profile d'une valeur de 500$ et plus.Zéro dépôt, zéro intérêt avant 2008, si payé en totalité avant le 12 janvier 2008 sur tous les appareils de marques Frigidaire, Gallery, Pro Gallery, GE, GE Profile, Inglis, Whirlpool, Kitchen Aid, Bosch, Huebsh, Miele, Maytag, Jenn-Air, Amana et en autant que chaque mensualité ait été payée à échéance, à défaut de quoi des frais d'intérêt seront exigibles.Les taxes de vente sont payables lors de l'achat.\u2020 Si vous trouvez le même article annoncé à plus bas prix ailleurs, nous vous rembourserons la différence, et ce, jusqu'à 4 mois après votre achat, sur présentation d'une publicité concurrente en vigueur à ce moment, par un détaillant autorisé, et uniquement sur le même modèle.Ces offres ne peuvent être combinées à aucune autre promotion.Détails en magasin.Offres valables jusqu'au 28 mars 2005.Non valable au Centre de liquidation.OU 33022388A ACTUALITÉS ÉTATS-UNIS Les 10commandements à la Cour suprême MATHIEU PERREAULT En 1961, le cinéaste Cecil B.De Mille a eu une idée originale pour promouvoir son film Les Dix Commandements, qui mettait en vedette Charlton Heston dans le rôle de Moïse.De concert avec une chaîne de cinémas locale, il a commandé un monument de granite de deux mètres de hauteur où étaient gravés les 10 commandements et l'a fait installer dans le parc séparant le capitole et la Cour suprême du Texas.Par égard pour les sensibilités religieuses, le monument arbore une étoile de David, un drapeau américain et le mot « Christ » écrit en grec ancien.Le parc abritait déjà une dizaine d'autres monuments, dont l'un célébrait les « héros d'Alamo », ce fort qui a été assiégé en 1836 par l'armée mexicaine; aujourd'hui, il en compte 18 \u2014le dernier a été érigé en 1999 par une association de policiers.Au début du mois, la stèle de M.De Mille s'est retrouvée devant la Cour suprême des États-Unis.La question que la plus haute cour doit trancher est la suivante : les 10 commandements ont-ils leur place devant un tribunal, ou constituent-ils une intrusion intolérable de la religion dans le processus judiciaire ?« Pour le moment, la Cour suprême va certainement réaffirmer que les documents et symboles religieux ne sont acceptables dans un établissement gouvernemental ou une place publique que s'ils ont d'abord une dimension historique, explique Jeffrey Rosen, professeur de droit à l'Université Georgetown, qui est aussi éditeur du magazine de gauche New Republic.Mais ce qui est intéressant, dans la cause actuelle, c'est qu'on ne sait pas si les deux monuments en cause seront acceptés ou rejetés ; et même si un seul est accepté, il est difficile de savoir lequel ».L'autre monument que la Cour suprême doit examiner se trouve à la Cour suprême du Kentucky.Il tire son origine dans la croisade de l'exjuge en chef de la Cour suprême de l'Alabama Roy Moore, qui, en 2003, a perdu son poste parce qu'il avait ordonné que les 10 commandements soient exposés à l'entrée de son tribunal (depuis, le monument de l'Alabama fait la tournée des congrès évangélistes aux quatre coins des États- Unis).En 1999, un groupe d'évangélistes du Kentucky a convaincu deux comtés de cet État d'exposer les 10 commandements dans les cours municipales, en réaction à l'affaire Roy Moore, afin de montrer le « lien inséparable » entre les lois du Kentucky et les principes chrétiens.Un jugement a déclaré inconstitutionnelle la décision de ces deux comtés.Mais ces derniers n'ont pas jeté l'éponge, exposant à côté des 10 commandements des documents historiques faisant référence à Dieu, comme la déclaration d'indépendance des États-Unis.Après une nouvelle poursuite, ils ont ajouté des documents patriotiques américains.« Au plan de l'intention, il est clair que le monument du Texas est plus neutre que celui du Kentucky, qui constitue un effort évident de démontrer l'importance de la religion dans le système judiciaire américain, explique Me Rosen.Mais on peut aussi considérer qu'il y a eu un effort raisonnable de rendre le monument plus neutre, plus historique.D'ailleurs, le fait que le monument du Kentucky soit très kitsch joue en sa faveur : en général, plus un symbole religieux est entouré de kitsch, plus il est considéré comme une expression du mode de vie américain, sans référence à la religion.» PHOTOALEX WONG, AFP © Des manifestants se sont rassemblés, le 2 mars dernier, devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, pour prôner la séparation de l'Église et de l'État.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS MONTRÉAL Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Domaine Centre Eaton Centre Rockland Complexe Desjardins Fairview Pointe-Claire Galeries d'Anjou Galeries Lachine Mail Cavendish Place Alexis Nihon Place Lasalle Place Versailles Place Vertu Westmount Mall Centre-ville 950, rue Sainte-Catherine Ouest 4202, rue Saint-Denis Action Télécom Inc.1531, rue Notre-Dame Ouest Communications Métropolitaine 10223, boul.Pie-IX Communications Mobilenet 5165, ch.Queen-Mary La Zone SCP 6321, route Transcanadienne, local 1470 Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu LAVAL ET RIVE-NORD Blainville Digital Radiocommunication 9, boul.de la Seigneurie, local 7 Laval Carrefour Laval Centre Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Digital Radiocommunication Inc.2304, Desserte Ouest autoroute 13 Proxi Telecom Inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest SRAD Communications Inc.2995, boul.Dagenais, local D Mascouche Terrasses Mascouche Repentigny Galeries Rive-Nord Technicomm 346, rue Notre-Dame, local C Rosemère Place Rosemère Contact Com.D.L.Communications 259, boul.Labelle, local 102 Saint-Jérôme Carrefour du Nord Terrebonne Galeries de Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise RIVE-SUD Mail Champlain Place Longueuil Promenades Saint-Bruno Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Candiac D2 Technologie Inc.89, ch.Saint-François-Xavier Greenfield Park Proxi Telecom Inc.3814, boul.Taschereau Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval Pour en savoir plus sur ces super offres, passez nous voir dans une boutique TELUS Mobilité, chez un détaillant autorisé ou chez l'un de nos marchands.Tous les détails à telusmobilite.com Samsung A670 99,99$ LG 6190 FastapTM 79,99$ Samsung A650 29,99$ Une offre à tout casser.Des prix incroyables pour Pâques, du 10 au 26 mars.LG 4600 49,99$ LG 6070 0$ MD le futur est simpleMD Le choix et la disponibilité des téléphones peuvent varier d'un emplacement à l'autre.Le prix des téléphones peut varier.Offre valable avec nouvelles mises en service seulement.Offre valable jusqu'au 26 mars 2005 au Québec seulement.Prix net en vigueur avec un contrat de 3 ans après rabais obtenu en magasin ou crédit porté au compte sur un prochain relevé mensuel de TELUS Mobilité.Certaines conditions s'appliquent.Tous les détails à telusmobilite.com.Fastap est une marque de commerce de Digit Wireless, LLC.© 2005 TELUS Mobilité.3297747A EN BREF La cote de Bush baisse George W.Bush voit sa cote de popularité baisser dans les derniers sondages publiés cette semaine aux États-Unis.Le président des États- Unis perd des points chez les hommes, les conservateurs et les chrétiens pratiquants, ses traditionnels partisans.Le taux d'approbation de Bush est passé à 45% selon un sondage CNN-USA Today-Gallup publié jeudi contre 52% lors du week-end.Un sondage CBS News publié en début de semaine le voyait enregister une baisse de six points, à 43 %.Ces sondages ont été réalisés après l'intervention de la Maison-Blanche et du Congrès pour soutenir les parents de Terri Schiavo, qui se battent pour que leur fille, âgée 41 ans et dans un état végétatif depuis 15 ans, soit maintenue en vie alors que son mari a obtenu que soit débranché le cathéter qui lui permettait d'être alimentée.Cette intervention de l'État fédéral dans ce conflit familial s'est révélée très impopulaire, même chez les conservateurs et les évangélistes.AP . ACTUALITÉS Le cacao peut créer une dépendance, mais il est bon pour le coeur ARIANE KROL Pâques est, avec l'Halloween et la Saint-Valentin, l'une des périodes de l'année où il se consomme le plus de chocolat.Faut-il craindre la tentation ?Le cacao peut créer une dépendance chez certaines personnes, mais il protégerait aussi des crises cardiaques, répondent les chercheurs invités à se prononcer sur la question par l'Université Mc Gill.« On parle de dépendance quand un individu est incapable de mettre fin à un comportement ou de cesser de consommer une substance.Mais comme le chocolat n'est pas vraiment nuisible, les gens n'essaient pas d'arrêter.C'est comme le thé : il crée une dépendance, mais personne n'est jamais forcé d'arrêter ni placé dans une situation qui permettrait de savoir si c'est une dépendance ou non », explique Alain Dagher, neurologue à l'Institut et à l'hôpital neurologique de l'Université Mc Gill.Le chocolat agit sur le cerveau de deux façons.C'est un stimulant qui contient de la caféine et comme son goût est bon, celui qui en mange est porté à vouloir répéter l'expérience.Mais nous ne sommes pas tous égaux devant la tentation.« Les femmes sont plus susceptibles d'avoir envie de chocolat que les hommes et de manière générale, le cerveau de certaines personnes les rend plus vulnérables aux dépendances.Il y a une théorie intéressante selon laquelle ce serait la même chose avec la nourriture pour les gens qui ont plus tendance à devenir obèses », dit Alain Dagher.Mais les effets secondaires sont minimes.«Je pense que le chocolat peut seulement être nuisible parce qu'il contient beaucoup de calories.Je n'ai jamais entendu parler d'intoxication, c'est un stimulant beaucoup plus faible que le café ou le thé.» Cette sombre friandise pourrait même avoir un effet protecteur contre les crises cardiaques, car elle contient en effet des flavonols, des antioxydants qui réduisent la pression artérielle et empêchent la formation de caillots.« Boire du cacao dégraissé tous les jours a le même effet que de prendre une petite aspirine », note le directeur du Bureau pour la science et la société de l'Université Mc Gill, Joe Schwarcz.Sucre et gras trans.L'ennui, c'est que les chocolats offerts à Pâques contiennent aussi du sucre, des gras saturés et souvent même des gras trans.Les flavonols, qui ont un goût amer, sont présents en plus grande quantité dans les chocolats à forte teneur en cacao.« Il se fait beaucoup de recherches pour en conserver les effets tout en diminuant l'amertume », précise Joe Schwarcz.Inspiré par les plus récentes découvertes sur les vertus du chocolat, le géant Mars a lancé l'automne dernier une tablette nouveau genre contenant des flavonols et des phytostérols, des substances d'origine végétale qui diminuent le taux de «mauvais» cholestérol (LDL).Les barres Cocoa Via sont vendues uniquement par commande téléphonique ou Internet ou par téléphone.Les fabricants de chocolat réalisent environ 60% de leurs ventes lors d'occasions spéciales comme Pâques, la Saint-Valentin, l'Halloween et Noël.Mais cette tendance s'essouffle, souligne Jordan Le Bel, professeur à l'école de gestion de l'Université Concordia.«Le volume des ventes pour les occasions spéciales a diminué de 4,3% en 2003 et les ventes de tous les jours ont augmenté au même rythme.Il se passe quelque chose », dit-il.Ce changement devrait inciter les fabricants à offrir de meilleurs produits.« Il y a des artisans locaux qui font découvrir des choses aux consommateurs et ça fait boule de neige.Même Kit Kat a une variété au chocolat noir », dit Jordan Le Bel.Il croit même que cela pourrait convaincre les manufacturiers de renoncer aux gras trans.« Les gens de l'industrie ne bougent pas très vite parce que c'est encore un marché de chocolat au lait bas de gamme.Mais j'ai l'impression que ça va se faire à brève échéance, surtout quand ils vont voir que les ventes de la Saint-Valentin et de Pâques tardent à se faire sentir.» PHOTOTHÈQUE LA PRESSE Le cacao pourrait avoir un effet protecteur contre les crises cardiaques.PLUS QU'UNE GARANTIE GARANTIE SANS SOUCI DE 5 ANS/100 000 KM GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 ANS/100 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE AVANTAGE PLUS DE 5 ANS/100 000 KM Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada et sont applicables aux modèles présentés : Spectra LX 2005 (ST5455).Durée de location-bail de 60 mois, avec taux de financement annuels respectifs de 0,03 % et versement initial ou équivalent d'échange de 1 995 $.Versement du premier mois de 179 $ plus frais de livraison et destination de 0 $, et frais d'acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L'obligation totale de location-bail pour les modèles présentés est basée sur un prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de 15 995 $ et se chiffre respectivement à 12 735 $ l'option d'achat à la fin de la location-bail est évaluée à 4 417,40 $ taxes en sus.Le kilométrage alloué pour la location-bail est de 20 000 km/an (d'autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètre excédentaire.E 2 versements gratuits à la location auprès de KCFS d'un modèle Rio, Spectra, Sedona ou Sorento 2005 sélectionné.Versements mensuels maximums respectifs, incluant les taxes applicables : 250 $, 350 $, 475 $ et 500 $.PDSF : Spectra5 2005 à partir de 17 395 $ et Spectra LX 2005 (ST5515) à partir de 15 995 $.Les plaques, immatriculation, assurances, frais de livraison et destination, et taxes sont en sus, à moins d'indication contraire.Le PDSF des modèles présentés figure ci-dessus.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer les véhicules à prix inférieur.§ Un taux de financement à l'achat de 0 % s'applique pour une période maximale de 48 mois, en fonction du modèle du véhicule.Toutes les options de financement à l'achat excluent les frais de livraison et destination, plaques, assurances, frais d'administration et taxes applicables.Exemple de financement à l'achat : un montant de 10 000 $, à un taux de financement à l'achat de 0,0 %, donne des versements mensuels de 208,33 $ pour une durée de 48 mois; le coût d'empr unt est de 0 $ pour un engagement de 10 000 $.L'offre varie selon le modèle du véhicule.Le versement mensuel et le coût d'emprunt varient selon le montant de l'emprunt, la durée du prêt et le versement initial/équivalent d'échange.Certaines restrictions peuvent s'appliquer.D'autres options de location et de financement sont offertes.\u2020 Les modèles décrits sont légèrement différents des modèles illustrés.Les images incluent des accessoires offerts en option.KIA est une marque de commerce de Kia Motors Corporation.La Garantie sans souci couvre la plupart des composants du véhicule contre les défectuosités, dans des conditions normales d'utilisation et d'entretien.Prix, disponibilité et caractéristiques sous réserve de modifications sans préavis.Les renseignements contenus dans cette 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Sièges recouverts de tissu sport 6 COUSSINS GONFLABLES LA SPECTRA5 2005 3300889A L'AUTO LE LUNDI CE DIMANCHE DANS Elle, lui et une KIA AMANTI.EXCEPTIONNELLEMENT 3300500A .JUDITH LACHAPELLE Quand il était petit, Nguyen Tien fréquentait une pagode bouddhique de Saigon, au Vietnam, avec ses parents et ses sept frères et soeurs.Et puis un jour, les communistes sont arrivés, et le temple a été déserté.Aujourd'hui, à Montréal, Nguyen Tien n'oublie jamais le Canada dans ses prières.«Parce que c'est le pays qui nous permet d'exercer notre religion.» Nguyen Tien est arrivé au Canada en 1982, à l'âge de 21 ans.Alors qu'il étudiait à Saint-Jeansur- Richelieu, il a commencé à fréquenter la pagode Tam Baodel'avenue Van Horne, à Montréal.«Je priais pour mon père qui était mort au pays.Je lui demandais de me donner le courage de poursuivre mes études et ma carrière au Canada.» La photo de son père trône à côté de celle de sa mère, morte au Canada il y a quelques années, sur le petit autel installé dans une pièce de sa maison, en banlieue de Montréal.Sur la table, des bougies et des bâtons d'encens plantés dans le sable.SÉRIE RELIGIONS AU QUOTIDIEN DE TOUTES LES FÊTES CHRÉTIENNES, PÂQUES EST LA PLUS IMPORTANTE.MAIS CE NE SONT PAS TOUS LES MONTRÉALAIS QUI LA CÉLÉBRERONT.LA PRESSE A RENCONTRÉ SIX FAMILLES AUXCROYANCES DIFFÉRENTES : DES CATHOLIQUES, DES PROTESTANTS, DES MUSULMANS, DES JUIFS, DES BOUDDHISTES ET DES HINDOUS.DES RELIGIONS AUXQUELLES S'IDENTIFIENT 91%DES MONTRÉALAIS.PLONGEON DANS LEURS VALEURS ET LEURS RITES.À LIRE AUJOURD'HUI ET DEMAIN.> Voir BOUDDHA en page A34 PHOTO : ANDRÉ TREMBLAY/ LA PRESSE AIDE-TOI ET BOUDDHA T'AIDERA Près de 40000 Montréalais, soit environ 1% de la population, adhèrent au bouddhisme.Vietnamiens, Chinois, Cambodgiens, Thaïlandais, Indiens, Sri- Lankais, Japonais, Tibétains.Dans leurs pagodes feutrées qui embaument l'encens, ils demandent à Bouddha de les aider à mener une bonne vie pour, peut-être un jour, atteindre le nirvana. Montréal prie demoins en moins ÉRIC CLÉMENT Est-ce la fin des croyances ?Si neuf Montréalais sur 10 affirment être rattachés à une religion, seulement 20% la pratiquent, ce qui confère à Montréal le titre de la ville la moins pratiquante au Canada.Le culte a aussi perdu du terrain d'un océan à l'autre.Selon Statistique Canada, en 2001, 43% des Canadiens n'avaient assisté à aucun office religieux au cours des 12 mois précédents, au lieu de 26 % en 1986.Sur une échelle historique, c'est une chute majeure.« Il y a une baisse de popularité des grandes Églises.Cela fait partie de ce qu'on appelle la crise des institutions, qui existe depuis les années 70 », dit Louis Rousseau, professeur au département des sciences religieuses de l'UQAM.Selon les sondages, les Québécois ne sont pas différents des Canadiens : la majorité d'entre eux ont épousé « l'idéalisme, l'individualisme et l'autonomie personnelle », ce qui ne favorise pas la dévotion à un culte.Au dire de M.Rousseau, la « haine antithéologique » du Québec moderne se poursuit et la révolution culturelle des années 60-70 a introduit une vision du monde libérale, hédoniste.« La tradition n'a plus de sens, dit-il.On refait le monde à zéro chaque jour.Notre civilisation du commerce et de la publicité triomphe.Le recensement de 2001 montre que les Canadiens se définissent généralement comme appartenant à une croyance religieuse.Mais est-ce culturel ou spirituel ?Se dire membre d'une religion en remplissant un questionnaire est une chose.La pratiquer en est une autre.La majorité des Montréalais affirment être catholiques ou protestants (sept personnes sur 10 au Canada, huit sur 10 à Montréal et presque neuf sur 10 au Québec).Mais le portrait confessionnel se diversifie et la modernité occidentale met les croyances à rude épreuve.À Montréal, l'appartenance aux religions musulmane, bouddhiste, hindoue, sikhe et chrétienne orthodoxe augmente, tout comme le nombre de ceux qui se disent sans religion, mais le nombre de juifs a diminué de 8 % entre 1991 et 2001.Crise chrétienne Le pourcentage de Montréalais se disant catholiques est passé de 78 % en 1991 à 74,3 % en 2001.Ce pourcentage serait encore plus faible sans l'apport des immigrants, dont le tiers est catholique.La santé de l'Église n'est pas bonne.« Quand on considère la pratique et le manque de personnel, c'est une catastrophe appréhendée, dit M.Rousseau.Les prêtres ont en moyenne 65, 70 ans.Le catholicisme n'a pas accepté de se doter de ressources pastorales différentes et, dans 10 ans, les prêtres seront presque tous dans des foyers pour personnes âgées.Rome pense qu'en important des pasteurs philippins ou africains, on résoudra le problème.Ce n'est pas sûr.» Il y a aussi une chute du nombre de protestants à Montréal : 22 000 personnes de moins entre 1991 et 2001.La communauté vieillit.L'étude du Groupe de recherche sur le Montréal ethno-religieux montre que les anglicans, qui étaient 180 000 au Québec en 1971, sont 85 000 aujourd'hui.La moyenne d'âge des luthériens (à peine 7000 à Montréal) est de plus de 60 ans : dans 20 ans, cette confession religieuse sera réduite à presque rien.Musulmans en croissance À moins que les lois de l'immigration changent, les musulmans seront de plus en plus nombreux.En 10 ans, leur nombre a augmenté de 142 %.Il s'agit de plus en plus de francophones du Maghreb, jeunes, instruits et ouverts.Mais tous ne pratiquent pas.En ce qui concerne les juifs, l'immigration de séfarades depuis 1955 n'a pas ralenti l'affaiblissement numérique de la communauté.Le référendum de 1980 n'explique pas tout.L'immigration en provenance d'Israël ne suffit pas.« À part les séfarades, le reste de la communauté vieillit, dit Sydney Benudiz, directeur de l'école Herzliah.Mais il n'y a pas de crainte quant à sa survie.» Les bouddhistes (38 000 personnes en 2001) ont en général immigré dans les années 70, notamment des Vietnamiens et des Cambodgiens, qui représentent 60% des bouddhistes québécois.Les hindous, moins nombreux (24 000 personnes), ont augmenté de 75 % entre 1991 et 2001 : 55 % ont des racines en Inde du Nord mais, depuis les années 80, la communa u té t amoul e grandit avec l'arrivée d'immigrants du sud de l'Inde et du Sri Lanka.COURRIEL Pour joindre notre journaliste eric.clement@lapresse.ca PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, rue Saint-Paul, à Montréal.Aide-toi et Bouddha t'aidera BOUDDHA suite de la page 1 Au mur, sur une tablette, une statuette et un cadre nacré de Bouddha.«Je l'ai rapporté du Vietnam », dit-il fièrement.« Le Vietnam est un pays assez pauvre.Quand on ne peut pas subvenir comme on le voudrait aux besoins de sa famille, qu'est-ce qu'on fait ?On va au temple et on demande à Bouddha de nous aider à avoir une meilleure vie », dit l'homme.« Bouddha dit : écoutez, ouvrez les yeux.Apprenez mon enseignement, je vous montre le chemin.Et si vous croyez que c'est le bon chemin, suivez-le.» Les quatre nobles vérités du bouddhisme ne s'appliquent pas seulement à la vie spirituelle, dit Nguyen Tien.« Si on regarde bien, ce n'est pas tellement loin des modèles de gestion de risque », dit-il.Lorsqu'il est témoin d'une dispute au bureau, Nguyen Tien dit agir un peu de la même façon : il constate le différend, en cherche la cause, trouve une solution et l'applique.Sa spiritualité lui a donné le courage de surmonter les difficultés.« Mais je pense qu'avec les religions, il faut se dire : aide-toi et le ciel t'aidera.Si vous y mettez les efforts nécessaires, vous obtiendrez ce que vous espérez.» À chacun son bouddha Dans la pagode Tam Bao, la révérende Pho Tinh accueille les fidèles.Toute menue, lunettes, tête rasée, vêtue de la traditionnelle robe orangée, elle marche à pas feutrés dans l'ancienne synagogue devenue un temple bouddhiste.« Dans le bouddhique, il faut d'abord comprendre avant de croire », dit la révérende.Les visiteurs doivent laisser leurs chaussures à l'entrée.Dans la grande salle, plusieurs représentations de Bouddha, toutes accompagnées de bougies, de fleurs et de fruits laissés en offrande.L'autel central représente les bouddhas du passé, du présent et de l'avenir.« Ça c'est pour les Vietnamiens, dit la nonne.Les Cambodgiens et les Thaïlandais n'ont que le bouddha du présent.» Sur un mur, on peut voir l'autel des morts.Les funérailles sont d'ailleurs la principale cérémonie individuelle à être célébrée dans un temple bouddhique.Les enfants ne doivent pas obligatoirement être « baptisés », et le mariage n'y est pas célébré.Un mariage, dans le bouddhisme, est considéré davantage comme un contrat civil que comme un sacrement.À la mort d'une personne, un moine est appelé sur les lieux.« Six heures après le décès, on touche le corps à différents endroits pour sentir la chaleur, pour savoir par où la mort est passée », dit la révérende Pho Tinh.Si le front est chaud, c'est le nirvana.Si c'est l'abdomen, c'est la réincarnation en être humain.Si c'est le genou, c'est la réincarnation en animal.Et si ce sont les pieds, c'est l'enfer.Le bouddha de l'enfer se trouve d'ailleurs à gauche de l'autel central.« Mais l'enfer, ce n'est pas nécessairement mal, dit la nonne.Il nous aide à comprendre, à ouvrir les yeux.» À droite, le bouddha de la compassion.« Très populaire ! » dit la révérende.Pour connaître l'avenir, les fidèles prient en agitant un gobelet rempli de bâtonnets.Ils tirent l'un d'eux, orné d'inscriptions chinoises, puis jettent par terre deux galets colorés.Selon le bâton choisi et la couleur des galets, ils consultent un feuillet qui en explique la signification.« C'est très compliqué, dit la révérende Pho Tinh en riant.Il faut être moine depuis plus de 20 ans pour pouvoir les interpréter.» Et quel âge a-t-elle ?« Cinquantesept ans.Et j'avais 7 ans quand je suis entrée chez les moines.» Où sont les enfants ?Originaire de Nha Trang, dans le sud du Vietnam, la révérende Pho Tinh et son oncle, également moine, ont quitté le pays à l'arrivée des communistes en 1979.D'un camp de réfugiés, en Malaisie, ils ont demandé l'asile aux États-Unis.« Le Canada, c'était trop froid ! » dit-elle en riant.Refusés par les États-Unis, ils sont arrivés à Montréal en 1981.« J'ai acheté l'immeuble avec mon oncle, lorsque nous sommes arrivés à Montréal, raconte-t-elle.Au début, nous n'étions que deux moines, mon oncle et moi.Maintenant, nous sommes 12, de trois générations.Celle de mon oncle, la mienne, et celle des plus jeunes.» Elle lance un appel dans le couloir.Une jeune adolescente à la tête rasée, portant des lunettes et une robe jaune, apparaît en souriant.C'est Nhuan Tri.« Ça veut dire sagesse dans la langue bouddhiste », dit la révérende.L'engagement de Nhuan Tri est précieux pour sa communauté.Car les bouddhistes vietnamiens de Montréal font face à un phénomène déroutant : le désintéressement de leurs enfants pour la tradition religieuse.Pourquoi ?La révérende Pho Tinh hausse les épaules.«Les parents sont très occupés, dit-elle.Et leurs enfants parlent français et anglais, mais pas vietnamien.» Nguyen Tien approuve.Sa fille de 9 ans n'aime pas tellement aller au temple, admet-il.« Elle ne parle pas très bien vietnamien, alors elle s'ennuie.Pourtant, dit la révérende, la tradition familiale est très importante au Vietnam.Mais elle semble se perdre ici.« Les Chinois, par exemple, vont obliger leurs enfants à venir au temple.Mais pas les parents vietnamiens.Alors les enfants oublient.C'est très triste.» L'espoir de la nonne est que ceux qui avaient délaissé la pratique finissent par y revenir avec le temps.«Les parents devraient obliger les enfants à venir pendant un certain temps.Quand ils sont au cégep ou à l'université, ils ne viendront peut-être pas.Mais après, ils pourraient revenir.J'en vois d'ailleurs qui reviennent avec leurs enfants.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste judith.lachapelle@lapresse.ca LES CINQ PRÉCEPTES DU BOUDDHISME Dès l'âge de 12ans, les enfants peuvent adhérer aux cinq préceptes du Bouddha.1.Abstention de faire dumal aux êtres vivants (meurtre ou violence) 2.Abstention de prendre ce qui n'est pas donné (vol, malhonnêteté, exploitation) 3.Abstention deméconduite sexuelle (viol, adultère) 4.Abstention de parole fausse (mensonge) 5.Abstention de boissons et de drogues, dont la consommation résulte en une perte de la conscience Source : Centre bouddhiste de l'Île de France, à Paris.LES QUATRE NOBLES VÉRITÉS Le prince indien Siddhartha Gautama est né dans ce qui est actuellement le Népal en 560, avant Jésus-Christ.Même après avoir renoncé aux palais somptueux et avoir vécu en ascète, il n'avait toujours pas trouvé de solution à la souffrance.Il s'est alors assis, en posture deméditation, sous un arbre de la ville de Bodh Gaya, en Inde.Au bout de49 jours, Siddhartha Gautama a obtenu sa réponse : c'est l'illumination.Il devient « Bouddha », soit « l'éveillé, l'illuminé » en sanskrit, une langue indienne.Son enseignement débute par les quatre nobles vérités : 1.Lemonde est souffrance 2.La cause de la souffrance réside dans le désir 3.La suppression de la souffrance s'obtient par le renoncement et le détachement 4.Pour se libérer du«moi », il faut pratiquer une éthique de vie : bonne philosophie, bon usage des mots, bonnemanière de se comporter, bonne manière de gagner sa vie.Le respect de ces principes conduit l'homme à se libérer de toute attache et à atteindre le nirvana.Il ne s'agit pas d'un lieu où on va après la mort, comme le paradis des chrétiens, mais plutôt d'un état d'esprit, le bonheur parfait.« Mais je pense qu'avec les religions, il faut se dire : aide-toi et le ciel t'aidera.Si vous y mettez les efforts nécessaires, vous obtiendrez ce que vous espérez.» Vous voulez réagir à notre série ?Écrivez-nous à commentaires@lapresse.ca RELIGIONS AU QUOTIDIEN Pour lire tous les articles et l'ensemble des tableaux, cliquez www.cyberpresse.ca/religions À LIRE DEMAIN : > Catholiques et protestants SÉRIE RELIGIONS AUQUOTIDIEN> BOUDDHISME ) Siddârtha Gautama méditait sous un arbre lorsqu'il a reçu l'illumination.Depuis ce jour, il est devenu «BOUDDHA», qui signifie «l'éveillé, l'illuminé».LES REPRÉSENTATIONS DEBOUDDHAPEUVENT PRENDRE DES FORMES MULTIPLES ; CELLE-CI EST LA PLUS CONNUE.) RELIGION % DELA POPULATION (dans l'aglomération montréalaise) Catholique 74,36% Protestante 6,15% Musulmane 2,96% Orthodoxe chrétienne 2,95% Juive 2,63% Bouddhiste 1,10% Hindoue 0,70% Sikhe 0,25% Aucune appartenance religieuse 7,65% Autres 1,25% 83,28% 4,71% 1,52% 1,49% 1,26% 0,46% 0,34% 0,12% 5,80% 0,90% Source Statistique Canada, recensement 2001 % DE LA POPULATION (dans l'ensemble du Québec) PRÉSENCE DES RELIGIONS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Yasmeen, huit ans et demi, fréquente l'Académie Ibn Sina, dans le quartier Rosemont à Montréal.Cette école permet à 215 enfants du primaire et du secondaire de suivre les mêmes cours qu'au public, mais avec en plus de l'arabe et des études musulmanes.Avoir l'islamdans son coeur Selon le dernier recensement, 110000 musulmans vivaientà Montréal en 2001, dont 90000 originaires du Maghreb.Leur nombre atteindrait aujourd'hui 200 000, selon l'imam Saïd Jaziri, de la mosquée Al Qods.Il y a aujourd'hui une cinquantaine de mosquées dans la région métropolitaine et l'imamappelle de ses voeux l'édification d'une « grande mosquée », comme à Londres et à Paris.Mais parmi ces musulmans nouvellement montréalais, le plus souvent jeunes et instruits, plusieurs ont du mal à composer avec les rigueurs de la foi.ÉRIC CLÉMENT Treize heures quinze.C'est la prière du vendredi à la mosquée Al Qods, rue Bélanger, à Montréal.Des hommes de tous âges arrivent les uns après les autres.Par respect pour Allah, ces musulmans se déchaussent, puis montent au premier étage et entrent dans une pièce pouvant contenir plusieurs centaines de personnes.En 20 minutes, l'espace est rempli.Tout le monde est assis en rangées sur la moquette.L'imam Saïd Jaziri répond en arabe aux questions des fidèles, des questions sur la foi et la vie courante.« La mosquée, c'est plus qu'un lieu de prière, c'est le coeur de la communauté », expliquera-t-il plus tard.Puis c'est le prêche du haut du minbar (la chaire), d'abord en français puis en arabe.Ce jour-là, l'imam aborde l'importance pour les musulmans de s'intéresser aux questions internationales et à la vie sociale québécoise, notamment en parlant sans crainte aux médias.« Car, depuis le 11 septembre 2001, l'affaire Charkaoui et les certificats de sécurité, la communauté est secouée par une surveillance policière qui dérange », regrette l'imamâgé de 30 ans.Ensuite, c'est la prière : tous se mettent debout, légèrement courbés, leurs pieds écartés touchant ceux des voisins en signe d'unité.Puis, agenouillé, chacun se prosterne en direction de La Mecque.Un étage en dessous, les paroles de l'imam résonnent dans une pièce où des femmes voilées suivent la même prière.À la fin de l'office, on discute avec l'imam ou entre amis puis, après s'être rechaussé, chacun retourne vaquer à ses occupations.Seul le père prie Ce rituel, dans la famille Zniber, d'origine marocaine, Hafid, le père, est le seul à s'y tenir.Il fait ses cinq prières quotidiennes sur son tapis, déroulé dans son salon bleu et or aux divans superbes et aux coussins rembourrés.Cette quête de sens dans la spiritualité, il l'a embrassée il y a 15 ans, à la mort de son père.« Il faut croire en quelque chose.En priant, je me sens bien, j'oublie tous mes soucis.Si je rate l'heure de la prière, j'ai comme une dette.Et c'est bon pour la forme physique, se courber cinq fois par jour ! » dit-il en se resservant du thé à la menthe.Sa femme, Anissa, et leurs deux fils, Reda, 21 ans, et Omar, 24 ans, ne sont pas pratiquants.M.Zniber espère qu'ils changeront.Il ne veut pas les forcer.«Ça doit venir d'eux », dit-il.« Dans ma famille, au Maroc, tout le monde est pratiquant.Mon père, ma mère, mes six frères, mais pas moi ni ma soeur, dit Mme Zniber, son regard noisette luisant d'intelligence.C'est comme ça.Mais je crois en Dieu ! Ma mère me demande parfois si je vais faire la prière chaque jour.Je lui dis que ça va venir.» La famille Zniber célèbre deux fêtes religieuses.D'abord l'Aïd el Kebir, mais elle ne sacrifie pas de mouton.«À la place, j'envoie de l'argent au Maroc, à ma famille », dit M.Zniber.Et puis le ramadan, un jeûne qu'elle fait avec sérieux.C'est d'ailleurs seulement lors du jeûne qu'Anissa se voile pour prier.Omar avoue avoir déjà triché, mais, depuis quatre ans, il fait le ramadan avec conviction.« Pour accomplir quelque chose, dit-il, pour me sentir bien.Cette année, on dirait même que ça m'a ouvert des portes.» Omar n'écarte pas l'idée de faire comme son père un jour et d'emprunter la voie du Salut.Jamais d'alcool M.Zniber, restaurateur avec sa femme depuis 25 ans à Montréal, n'a jamais bu d'alcool, même s'il a créé un digestif à base de thé à la menthe, de brandy et de liqueur de banane.qu'il n'a jamais goûté.« La vérité ! » jure-t-il.Hafid Zniber remercie le ciel.Homme de raison, il est attaché à la religion musulmane, à sa tradition, à son esprit.À sa retraite, il espère faire le hadj (pèlerinage à La Mecque).Quand il sera prêt, dit-il.Même si l'amour avant le mariage n'est pas permis, il comprend les transgressions.«On est des êtres humains », dit-il.Son coeur n'accepte pas que ses fils sortent avec des filles non musulmanes et surtout non marocaines, mais il veut leur bonheur.Il dit que les musulmans doivent s'adapter à la vie québécoise.C'est pour ça qu'il ne souhaite pas que la loi islamique y soit appliquée.« Quand on immigre, on doit s'intégrer dans le cadre des lois du pays, dit-il.L'intégration se passe bien ici.J'habite entre deux synagogues et ma mosquée.» Dans sa mosquée, la plupart des musulmans pratiquent un peu, d'autres font leurs cinq prières « religieusement » et certains appliquent le Coran intégralement.L'imam Jaziri dit que 15% des musulmans seulement vont à la prière du vendredi.Le pourcentage monte à 50% pendant le ramadan, observé par 95% des musulmans, dont un grand nombre préfèrent prier chez eux.« Et beaucoup de gens ont l'islam dans leur coeur », dit l'imam Jaziri.Sunnites : Représentant l'orthodoxie musulmane, ils forment 80%de la communauté au Québec.La sunna est l'ensemble des paroles et des actions de Mahomet et la tradition qui les rapporte (hadiths).Chiites : Ils forment 20%de la communauté au Québec.Le chiisme est né d'un schisme lors de la succession de Mahomet.Les chiites ont une interprétation différente du Coran et leurs propres lieux saints.Aïd al-Adha ou Aïd el-Kebir : la fête du Sacrifice rappelle aux musulmans la grande soumission du prophète Abraham, qui a failli sacrifier à Dieu son fils unique, Ismaïl.Les pèlerins la célèbrent dans les lieux saints.Il est recommandé aux musulmans de manger le tiers d'un mouton, d'en offrir un tiers aux pauvres et d'en consacrer un autre tiers aux invités.Le ramadan : Lors de ce mois sacré, le musulman doit s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles entre le lever et le coucher du soleil.« La mosquée, c'est plus qu'un lieu de prière, c'est le coeur de la communauté.» LES CINQ PILIERS DE L'ISLAM > La chaada (profession de foi) > Les cinq prières quotidiennes > Le zakât (aumône) > Le jeûne du ramadan > Le hadj (pèlerinage à La Mecque).Vivre en suivant les lois d'Allah ÉRIC CLÉMENT Vêtue d'une longue robe noire et coiffée d'un voile de soie blanche qui encadre son visage, Mouna Hage Omar a décidé « de suivre les lois de Dieu ».Palestinienne née dans une famille réfugiée au Liban, mère de trois enfants, elle est mariée à un Québécois converti à l'islam.Elle ne conduit jamais son auto à côté d'un homme étranger et suit les préceptes de sa religion du plus proche qu'elle le peut.Très pieuse, elle dit « qu'on ne doit pas mouler notre religion à notre vie », mais elle sait que tous les musulmans ne vivent pas l'islam de la même façon.Et elle loue le Québec pour son ouverture aux autres.« Les Québécois sont des gens qui veulent comprendre, dit-elle.Ils comprennent la diversité.On est très chanceux d'être ici.C'est ici que j'ai connu pour la première fois une vie de citoyenne et que j'ai eu mon premier passeport.» Elle veut que ses enfants connaissent la tradition, la culture arabe, l'islam et, bien sûr, les matières que tout enfant québécois apprend à l'école.Ses enfants fréquentent l'Académie Ibn Sina, dans le quartier Rosemont.Ibn Sina est connu en Occident sous le nom d'Avicenne.C'était un savant musulman du Moyen-Âge, philosophe et médecin, dont la pensée se situait à la confluence de l'Orient et de l'Occident.« Le canard a regardé la grenouille », lit en arabe Yasmeen, âgée de 8 ans et demi, l'aînée de Mme Hage Omar.Puis, la professeure, Mme Sawsan, qui enseigne la langue arabe à des élèves de troisième année, passe à un autre élève.Aujourd'hui, on étudie des fables, notamment celles de Jean de La Fontaine.Dans la classe d'une vingtaine d'élèves, moitié garçons moitié filles, six petites filles ont un hidjab et cinq n'en ont pas.« C'est facultatif jusqu'à environ 12 ans », explique Mme Hage Omar.Après, c'est obligatoire.L'Académie Ibn Sina permet à 215 enfants du primaire et du secondaire de suivre les mêmes cours qu'au public, mais avec en plus de l'arabe et des études musulmanes.« Je ne veux pas que mes filles soient bourrées de religion, dit Mme Hage Omar.Il faut qu'elles vivent leur enfance : on va voir Bob l'éponge au cinéma, mais elles doivent aussi être encadrées, car il y a des lois et une discipline.Si votre enfant n'a pas peur de vous, il n'aura pas peur de Dieu.» L'islam est représenté par la lune en forme de croissant et l'étoile SÉRIE RELIGIONS AUQUOTIDIEN> ISLAM L'ÉTOILE À CINQBRANCHES SYMBOLISE LES «CINQ PILIERS DE L'ISLAM». Shabbat shalom! Herzliah: une école religieuse juive et multiethnique Dans la Bible, le jour du sabbat (septième jour), Dieu se reposa.La tradition d'arrêter durant 24 heures le moteur de la vie pour prier et étudier permet à de nombreux juifs pratiquants de se rassembler, de se retrouver sans être dérangés.Ce jour-là, on ne travaille pas, on ne répond pas au téléphone, on n'ouvre pas le courrier, on n'allume ni les lumières ni la télévision et on ne conduit pas son auto.Les juifs de la diaspora montréalaise, qu'ils soient athées ou croyants, demeurent très attachés à l'histoire de leur peuple.ÉRIC CLÉMENT Tout doucement, Sigal Derkson, professeure d'hébreu à l'école Herzliah depuis 27 ans, se met à pleurer.Elle a fait écouter à ses élèves de quatrième secondaire une chanson qui évoque la guerre des Six Jours, au cours de laquelle de nombreux soldats, tant jordaniens qu'israéliens, sont morts.« C'est très émotif comme sujet, dit-elle.Je veux qu'ils comprennent la valeur de la vie et que, dans une guerre, tout le monde perd.» Mélange de tradition et de modernité, les élèves, vêtus de gris et de blanc, portent tous des chaussures de sport.Selon Mme Derkson, la plupart d'entre eux croient que les Palestiniens devraient avoir un pays.« Ils veulent la paix », dit-elle.L'école Herzliah est une école privée du quartier Snowdon qui accueille 450 élèves du primaire et du secondaire.Des enfants ashkénazes et séfarades la fréquentent ; certains sont originaires de Russie, d'Israël et même d'Éthiopie.« Notre école est multiethnique juive, dit son directeur, Sydney Benudiz.On a même quatre enfants asiatiques issus de mariages mixtes.» « Le Québec est aussi notre patrie » Le vendredi matin, les toutpetits célèbrent le sabbat.Chaque enfant met son obole dans une tirelire pour apprendre la charité.Puis, à 10 h 30, on allume les chandelles, même si le sabbat ne débute qu'au coucher du soleil.Les élèves étudient en français, en anglais et en hébreu.« On essaie de renforcer leur identité, leurs racines et leur héritage, dit M.Benudiz.Quand ils auront fini leur secondaire, ils seront libres de pratiquer ou non leur religion.Le Dr Joseph Fima, responsable du département d'études juives, dit que l'école insiste sur l'intégration des jeunes juifs dans la société québécoise.« Cela nécessite une préparation, notamment avant le cégep, dit-il.On a, par exemple, une activité sur les fêtes non juives.Le Québec est aussi notre patrie.On essaie de les ouvrir au monde.» La jeune Vanessa Barcessat s'intéresse à la biologie, au droit, à la danse.Elle aimerait peut-être faire de la politique.Une femme juive en politique, ça ne court pas les rues au Québec.« Je le sais, c'est difficile, dit-elle.J'espère y parvenir.» ÉRIC CLÉMENT Sur la nappe brodée, Rachel Wolf a posé une salière, deux pains tressés (hallot) recouverts d'un napperon et deux petits bougeoirs.Comme chaque vendredi à la tombée du jour, elle consulte son calendrier pour connaître l'heure du début du sabbat.À l'heure prescrite, elle appelle sa fille Yaël.Toutes deux allument les bougies, se couvrent les yeux de leurs mains et prononcent une prière en hébreu : c'est le début du jour de repos hebdomadaire, dont l'observance est un des préceptes du judaïsme.Le calendrier juif étant lunaire, le sabbat débute au coucher du soleil le vendredi soir et prend fin le samedi à la tombée de la nuit.Mme Wolf utilise quand même le téléphone le jour du sabbat et se permet un trajet en auto pour visiter une amie malade ou prier à la synagogue du quartier Snowdon, à Montréal.Mais jamais elle ne cuisine.Son souper en famille du vendredi soir, elle le prépare dès mercredi.Ensuite, le four laissé à feu « doux, doux, doux » fait le reste jusqu'à l'allumage des bougies.Communauté diversifiée La communauté juive est très diversifiée.Il y a des juifs athées, des juifs qui suivent quelques règles du sabbat et d'autres, notamment les hassidim, qui respectent à la lettre tous les préceptes de la loi de Moïse.« Notre famille est représentative de 80% du peuple juif, dit Mme Wolf.On a conservé ce qui est important dans la pratique religieuse.Quand les fraises arrivent au marché, on commence à en manger le jour du sabbat.Quand on a de nouveaux vêtements, on les garde pour le sabbat, pour honorer cette journée centrale.» Dans la famille, le père, Marc- Alain, psychiatre et philosophe, est juif ashkénaze d'origine française.Il a rencontré sa femme, séfarade née au Maroc, à Strasbourg.Ils ont immigré il y a 20 ans.Ils ont trois enfants : Yaël, 18 ans, étudie en médecine à Mc Gill ; Arnaud, 12 ans, et David-Alexandre, 14 ans, qui a sa majorité religieuse (bar mitzvah), vont au collège privé français Marie de France.Les paroles du prophète Moïse sont insérées dans une mezouza, petit étui cloué dans le chambranle de leur porte d'entrée.À la maison ou à la synagogue, on effleure la mezouza en entrant ou en sortant.Comme chez tous les Juifs religieux, il y a deux types de vaisselle rangés séparément : la vaisselle de lait (réservée aux produits laitiers) et la vaisselle de viande.Il y a même des éponges et des chiffons pour chaque vaisselle.« On doit séparer le lait et la viande, car, dans notre livre sacré, il est écrit que tu ne cuiras pas l'agneau dans le lait de sa mère », dit Mme Wolf.Orthodoxe et libérale Après l'allumage des bougies, la famille va à la synagogue Spanish & Portuguese.Les hommes et les femmes y sont séparés.Au début de l'office, les fidèles se tournent vers la porte du sanctuaire.« On dit qu'on reçoit le sabbat comme une mariée », dit Rachel Wolf.Cette synagogue est plus orthodoxe que le Temple Emanu-El-Beth Sholom, rue Sherbrooke Ouest, où les femmes peuvent présenter l'office et où l'on a déjà célébré des mariages homosexuels, une ouverture d'esprit unique à Montréal.« C'est notre réponse à la modernité », dit son rabbin, Leigh Lerner.Justement, par souci d'atténuer les préjugés qui existent sur les juifs, pour apporter sa contribution à la lutte contre l'antisémitisme et aussi par générosité, la famille Wolf invite régulièrement des non-juifs dans sa maison pour le repas du sabbat.La Presse a participé à une de ces soirées communautaires.Les hommes sont invités à mettre une kippa sur leur tête.On commence par se dire «shabbat shalom » ! (« vivez votre sabbat en paix »).Puis le kiddouch, la sanctification par le vin, marque la séparation du sabbat du reste de la semaine : M.Wolf lit une prière et tout le monde avale une gorgée.Ensuite, il se lave les mains, bénit le pain, le sale puis le rompt.Le repas casher, servi par Mme Wolf, commence par une soupe de poulet aux boulettes de farine de matzoh.« C'est bon, la cuisine ashkénaze », lance M.Wolf.« Oui, quand une séfarade la fait ! » rétorque sa femme.Des entrées de légumes ont précédé le saumon à l'orientale servi avec du couscous, puis le poulet aux aubergines farcies.Avant la salade de fruits et les trois tartes ( !), la famille a chanté des zmiroth ashkénazes en hébreu.Des amis musulmans Le repas est propice à la découverte.Mme Wolf explique que les juifs ne sont pas différents des autres.« Nous avons des femmes battues, de l'alcoolisme, de la pédophilie, des très riches et des très pauvres, dit-elle.Nous ne sommes ni mieux ni pire que vous.» Les meilleurs amis de David- Alexandre sont musulmans.Quand l'un d'eux reste à coucher, il sort son tapis et fait sa prière tandis que David- Alexandre fait la sienne dans son lit.Les trois enfants aiment la lecture et l'étude.Leur père leur a appris l'hébreu.Yaël tient à se marier avec un juif : « J'ai du mal à concevoir d'éduquer mes enfants dans une maison juive si leur père ne l'est pas, dit-elle.C'est religieux et lié à l'histoire du peuple juif.» Chez les juifs, c'est la mère qui transmet la religion juive.Si seul le père est juif, la mère doit se convertir pour que ses enfants le deviennent, ce qui n'est pas aisé.« Si mon fils se mariait avec une non-juive, je ne peux pas dire que ça me ferait plaisir et je ferais tout pour la convertir, car, pour moi, ce serait la cassure d'un maillon », dit Rachel Wolf.« Nous avons des femmes battues, de l'alcoolisme, de la pédophilie, des très riches et des très pauvres.Nous ne sommes ni mieux ni pire que vous.» Ashkénazes >Juifs originaires des pays d'Europe.Les plus touchés par la Shoah.À Montréal, les juifs ashkénazes sont généralement anglophones.Séfarades > Juifs originaires du pourtour méditerranéen.Descendants des juifs qui ont dû quitter l'Espagne à la fin du 15e siècle.Leur proportion par rapport aux ashkénazes tend à augmenter, car leur taux de natalité est plus fort.Casher > L'alimentation doit être « propre à la consommation ».Les juifs ne mangent pas de porc, de cheval ni d'animaux se nourrissant de chair morte.Pas de gibier ni de fruits de mer.Les animaux doivent être tués par des rabbins.On reconnaît les produits casher grâce à l'inscription MK (Montréal), U (États-Unis) et COR (Ontario).Torah > Livre sacré des juifs correspondant au Pentateuque, soit les cinq premiers livres de la Bible, qui contiennent l'essentiel de la loi de Moïse.PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © À la maternelle de l'école privée juive Herzliah, à Snowdon, Simon Dayan et Daniel Moshe Haziza font des dessins à l'occasion du shabbat.Au Québec, 50% des 14 000 élèves juifs étudient dans une école publique.La proportion est de 80%dans la France laïque.) C'EST UNE ÉTOILE À SIX BRANCHES ENCORE APPELÉE LE MAGEN DAVID, SOIT LE BOUCLIER EN HÉBREU.ELLE REPRÉSENTE, ENTRE AUTRES, LES SIX JOURS DE LA SEMAINE AVEC LE SHABBAT EN SON CENTRE.SÉRIE RELIGIONS AU QUOTIDIEN > JUDAISME Le symbole des juifs est l'étoile de David PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Un prêtre hindou du temple du dieu Murugan, à Dollard-des-Ormeaux, mène la prière pendant la Maha Shiva Ratri, une des plus grandes célébrations du calendrier hindou qui a eu lieu au début du mois de mars.Shiva sous la neige La communauté hindoue, qui compte 24 000 membres au Québec, a réussi à faire sa placeà Montréal depuis 20 ans.Ses temples, répartis entre le centre-ville, Dollard-des- Ormeaux et Parc-Extension, accueillent chaque année de nouveaux adeptes en provenance de l'Inde, du Sri Lanka et des Caraïbes.Rapidement, cette communauté a su adapter les rites spectaculaires de l'Asie du Sud-Est aux normes de son pays d'adoption.LAURA-JULIE PERREAULT Il fait 20 au-dessous de zéro en cette grande nuit de Shiva, l'une des plus importantes célébrations de l'année pour les hindous.Les fidèles du dieu Murugan courent dans le stationnement enneigé pour se réfugier à l'intérieur du temple.Les légères robes punjabis et les saris soyeux offrent une bien mauvaise protection contre une froide nuit de mars.« Dans notre pays d'origine, la plupart de nos grandes célébrations ont lieu dehors.Il a fallu oublier ça ici.Nous avons même déplacé certaines fêtes pour qu'elles aient lieu pendant les mois cléments, explique, un grand sourire aux lèvres, Mohan Kumar Chitravelu.Vous vous imaginez nos pauvres dieux dehors en janvier ! » La communauté hindoue à laquelle appartiennent M.Chitravelu, sa femme, Lalitha, leur fille de 14 ans, Nishanty, et leur fils de 19 ans, Crishanth, n'en est pas à un compromis près pour s'adapter aux circonstances particulières du pays d'adoption.Le soir de notre première rencontre, pendant la grande nuit de Shiva, le 8 mars dernier, la famille a dû interrompre ses dévotions vers 1 h du matin au lieu de passer toute la nuit au temple comme le veut la tradition : le lendemain, chacun devait se rendre au travail ou à l'école.Dans le pays natal des parents Chitravelu, le Sri Lanka, comme en Inde, pays de naissance de l'hindouisme, les morts sont brûlés sur la place publique.Ce rituel est central dans cette religion, basée sur une croyance profonde dans la réincarnation de l'âme.« Ici, on se contente de la crémation », souligne l'analyste financier de culture tamoule.« C'est le petit coût à payer pour vivre en paix, en sécurité », ajoute M.Chitravelu, qui est arrivé à Montréal en 1983.Un long chemin C'est ici qu'il a rencontré sa femme.« Dans les années 80, nous avons été le premier couple de la communauté à nous marier ici, raconte Lalitha.À l'époque, nous n'avions pas nos propres temples.» Mais les temps ont changé.On compte aujourd'hui une demi-douzaine de temples hindous à Montréal, dont trois liés à la communauté tamoule.La famille Chitravelu fréquente le temple du dieu Murugan à Dollard-des-Ormeaux, à moins de deux kilomètres de leur résidence.Ils viennent y prier et faire des offrandes aux dieux au moins deux fois par semaine, le mardi et le vendredi.Ce temple est d'ailleurs en pleine expansion : depuis plusieurs mois, des artisans venus de l'Inde préparent un tout nouveau lieu de culte connexe à l'ancien.Les statues aux traits fins prennent forme de jour en jour sous les yeux des dévots qui financent les travaux.Mais de tout leur chemin parcouru en terre québécoise, c'est l'attitude de leurs deux enfants, nés ici, qui rend les Chitravelu le plus heureux.« J'ai craint qu'ils ne s'intéressent pas tellement à leur religion et à leur culture, mais je me suis trompé », dit le papa fier comme un paon (l'animal préféré du dieu Murugan).En effet, leurs enfants consacrent beaucoup de temps à leur religion.Après une semaine bien remplie à l'école, les adolescents se préparent pour leurs leçons de la fin de semaine.Le samedi, ils fréquentent une école spécialisée où ils font du théâtre, chantent et préparent des concours oratoires en langue tamoule.Le dimanche, ils prennent des cours de langue et de religion au temple de Dollard-des-Ormeaux.Pas question de dot Ces deux jeunes ont des horaires de ministre.Alors que Nishanty perfectionne l'art de la danse traditionnelle depuis l'âge de 5 ans et joue du veena, un instrument à cordes à connotation religieuse, son grand frère aide bénévolement les artisans qui travaillent à l'agrandissement du temple.« Nous sommes plus religieux que la majorité des autres jeunes de la communauté tamoule.La plupart d'entre eux sont nés là-bas.Pour nous, qui sommes nés ici, la religion et l'apprentissage de la langue nous permettent de nous connecter avec nos origines », note Nishanty.Malgré leur fidélité à la culture tamoule et à la religion hindoue \u2014deux choses indissociables, selon eux\u2014, les deux jeunes Québécois n'embrassent pas toutes les traditions du pays de leurs parents pour autant.L'idée du mariage arrangé, qui est la règle parmi les hindous, les met mal à l'aise.« Et pas question que ma famille donne une dot quand je me marierai ! Je veux qu'on m'épouse pour moi, pas pour l'argent que j'apporterais », plaide Nishanty.Crishanth avoue pour sa part être déchiré entre ses deux identités quand il est question de mariage.« Une partie de moi rejette les traditions, une autre hésite.» Il reste intraitable sur un seul point : les castes.«Je suis complètement contre ! » tonne le jeune homme, qui étudie l'informatique au cégep Dawson.D'ailleurs, ces divisions sociales ne tiennent pas la route au Canada, ajoute-t-il, sauf pour les prêtres, qui sont en général issus de la caste des brahmanes.Même s'ils fréquentent assidûment le temple, les Chitravelu vivent leur religion la plupart du temps à la maison.Comme la majorité des familles hindoues, ils ont un petit autel qui sert à la prière trois fois par jour.Faute de place, les Chitravelu ont transformé un placard en lieu de culte.Les divinités préférées des quatre membres de la famille s'y trouvent : Shiva dansant pour Nishanty, Ganesh, le dieu à tête d'éléphant, pour Crishant et son père, et la déesse Durga, épouse de Shiva, pour Lalitha.Signe additionnel de l'adaptation de leur religion au pays d'adoption, une statue de la Vierge Marie et une image de Jésus ont trouvé place dans leur mini-sanctuaire.«Dans notre pays d'origine, la plupart de nos grandes célébrations ont lieu dehors.Il a fallu oublier ça ici.» L'hindouisme québécois : une communauté à deux têtes LAURA-JULIE PERREAULT La communauté hindoue québécoise a deux têtes.« Les Indiens du Nord sont ici depuis plus longtemps et ils ont construit le premier temple hindou du Canada, la Mission hindoue, rue Bellechasse, dans les années 80.C'est une communauté très à l'aise.Plus récemment, les Tamouls, qui vivent un conflit ethnique au Sri Lanka, se sont installés au Québec.Il reste beaucoup de ponts à bâtir entre les Québécois et ces nouveaux venus, qui ne demandent qu'à s'intégrer », explique Mark Bradley, spécialiste de l'hindouisme au Québec.La principale division entre les deux groupes tient à la langue.Les rites utilisés et les dieux préférés de chacune des communautés ne sont pas exactement les mêmes.Les Indiens du Sud et les Tamouls vénèrent particulièrement Shiva, dieu à la fois créateur et destructeur, ses différentes manifestations ainsi que sa famille.Les Indiens du Nord préfèrent Vishnu, dieu de la préservation, et ses deux principales incarnations humaines, Rama et Krishna.«Mais il reste que le coeur des croyances est le même pour tous les Hindous », note Arvind Sharma, professeur en études religieuses à l'Université Mc Gill et auteur de plusieurs ouvrages sur l'hindouisme.SÉRIE RELIGIONSAUQUOTIDIEN>HINDOUISME LE AUM EST UN DES PRINCIPAUX SYMBOLES DE L'HINDOUISME.ILDÉSIGNE LE SONÉMIS PAR LE CÉLÉBRANTAUDÉBUT ET À LA FIN D'UNE CÉRÉMONIE POUR APPELER LES FIDÈLES À LARÉFLEXION. 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