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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-04-04, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO RODRIGO ABD, ASSOCIATED PRESS Entre deux clients, les prostitués de la Linea à Guatemala City tapent dans le ballon.Elles en sont venues à la conclusion que le meilleur moyen d'obtenir l'attention du public sur leurs conditions de vie serait de viser son point faible : le football.Le foot au secours de prostituées HUGO LAVOIE COLLABORATION SPÉCIALE GUATEMALA CITY, Guatemala \u2014 Les 12 membres de l'équipe travaillent dans l'un des quartiers les plus durs et les plus pauvres du Guatemala : la Linea (la Ligne).C'est une voie ferrée désaffectée, bordée de cases bleues, vertes et roses.Dans la poussière et les détritus, des hommes déambulent devant les portes entrouvertes.De temps à autre, l'un s'y engouffre, un autre en ressort.En août dernier, les ouvrières du sexe ont décidé de s'organiser pour crier leur détresse.Le groupe de femmes s'est réuni et a voté.Elles ont convenu que le meilleur moyen d'obtenir l'attention du public guatémaltèque (et, pourquoi pas, étranger), serait de viser son point faible : le football.Les Étoiles sont ainsi nées.Depuis, le club a joué contre des policières et d'autres équipes féminines du Guatemala.Mais elles sont particulièrement fières de leur triomphe au Salvador voisin : 7 à 1 contre une équipe locale.Leur véritable lutte, pour le respect et la dignité, par contre, est loin d'être gagnée.Elles ont joué leur première partie dans un quartier riche de la capitale du Guatemala, en Amérique centrale.Leurs adversaires étaient des filles d'hommes d'affaires influents.« Nous avons dû cacher notre profession pour être admises au tournoi, se rappelle Kim, l'entraîneuse de l'équipe.Quand ils ont su que nous étions des prostituées, vous n'imaginez pas le scandale ! » Les papas, craignant apparemment que leur progéniture n'attrape le sida en jouant au foot, ont demandé et obtenu l'expulsion de Las Estrellas.« On lutte contre la discrimination, fait remarquer Kim, et ils nous ont craché à la figure dès le premier match.En fait, je pense que ça nous a fait une bonne publicité.» >Voir FOOT en page 2 Au Guatemala, des prostituées troquent le talon haut pour la chaussure à crampons.Si Las Estrellas (les Étoiles) ont formé une équipe de soccer, ce n'est pas par pur amour du sport, mais bien pour attirer l'attention sur leurs drames quotidiens.Samedi prochain dans MONTOITA TENDANCES LE CONDO CONVIVIAL LAMAISON UNIFAMILIALE PIÈCE PAR PIÈCE LE CARREAU AU NATUREL DIOR AURAIT 100 ANS CETTE ANNÉE PAGE 2 IPOD OU IDÉCHET NON RECYCLABLE ?PAGE 3 ACTUEL Le foot au secours de prostitués FOOT suite de la page 1 Trois dollars par client « Tout le monde nous prend pour les déchets de la société, dénonce Kim.On veut leur montrer qu'on est des femmes comme les autres, avec des sentiments et des droits.» Un quart d'heure en leur compagnie coûte en principe un peu plus de 3 $ CAN.Mais les clients ne se gênent pas pour négocier, et il n'est pas rare qu'elles les laissent entrer pour moins de 2,50 $.La location de leur chambrette sur la Linea, elle, leur coûte près de 7 $ par jour.Ajoutez le coût du logement et de la nourriture pour elles et leurs enfants (l'une des joueuses en a 10) et vous comprendrez pourquoi elles n'ont pas le temps de chômer.« Le foot a permis de diminuer le harcèlement policier », fait remarquer Kim, puisqu'elles sont sorties un peu de l'anonymat.Mais il reste du chemin à faire.En novembre dernier, leur collègue Caroline a été assassinée par un client.Les filles racontent que les policiers venus sur les lieux sont repartis avec l'argent et le téléphone cellulaire de la victime, avant de clore rapidement l'enquête.D'autre filles, immigrantes illégales, seraient souvent menacées de dénonciation et d'expulsion.Elles sont alors réduites à acheter le silence des agents, parfois avec des faveurs sexuelles.Elle n'ont aucun recours, déplore Mercy, capitaine de l'équipe : « Si on se plaint, c'est pire.Mieux vaut se la fermer.» Le rêve de l'équipe « On veut que quelqu'un nous aide à sortir d'ici », lance Mercy.Elle venait de recevoir un client quand elle nous a invités, en compagnie de Kim et d'autres filles de la troupe, dans sa chambrette d'environ trois mètres sur trois.Autour du lit, elle a collé des affiches religieuses, dont l'une parle de « présence divine ».Le chemin qui l'a menée jusqu'à cette pièce où elle travaille depuis 15 ans, par contre, tient plutôt de l'enfer.Elle a fui son Salvador natal et son fiancé, qui voulait, dit-elle, vendre leur fils aux États-Unis.L'adolescente enceinte est donc venue seule au Guatemala, sans le sou.Jamais elle ne pensait être condamnée à assouvir les désirs d'étrangers.La jeune femme s'est pourtant retrouvée un jour, dans une case de la Linea, où elle raconte avoir été prise de panique.Après près de huit jours d'hésitation, elle a fait entrer son premier client parce qu'il lui fallait bien nourrir son fils.« Quand l'homme est monté sur moi, je me suis mise à pleurer, pleurer et pleurer.Il m'a demandé ce qui m'arrivait.Je lui ai répondu que je ne voulais pas être ici.» Quinze ans plus tard, Mercy n'a pas changé d'avis.Quitter la Linea Elle rêve de travailler comme esthéticienne et d'ouvrir un salon de beauté.Avant d'enfiler un jean pour la photo, elle montre fièrement le déshabillé de travail, transparent, confectionné à la main par l'entraîneuse Kim.Cette dernière, qui joue les couturières pour plusieurs filles du quartier, souhaite démarrer sa propre entreprise de création de vêtements.D'autres membres de l'équipe se voient déjà qui boulangère, qui épicière.Chacune des 12 joueuses espère changer de vie et quitter la Linea.Chaque fois qu'un journaliste s'est intéressé à leur équipe de foot, les joueuses ont passé le même message : elles réclament l'appui du gouvernement guatémaltèque ou d'organisations non gouvernementales pour ouvrir une garderie afin que leurs enfants connaissent autre chose que la rue.Elles demandent surtout l'accès à des formations spécialisées qui leurs permettraient justement de se recycler.« C'est le rêve de toute l'équipe », dit Kim.Match nul Le club de football existe depuis huit mois.Cette « nouvelle inusitée » a attiré, comme prévu, l'attention des journaux nationaux et internationaux.Mais l'aide, elle, se fait toujours attendre.« Rien ! s'exclame Mercy.Aucune réponse du gouvernement ni de personne.C'est vrai que des gens viennent parfois nous encourager, nous dire de ne pas lâcher.Des entrepreneurs nous ont même donné des ballons et des maillots, mais c'est tout ! » Et les églises catholiques et évangélistes, omniprésentes dans le pays ?« Elles ne veulent peut-être pas être associées à notre cause.Elles viennent volontiers nous raconter la bonne nouvelle, mais nous aider, jamais.Pas de larmes.Pas de regrets.Elles sont persuadées que le foot reste leur meilleure et peut-être unique chance d'être entendues.Leur prochain match aura lieu dans quelques jours.D'ici là, elles retournent au boulot.PHOTO RODRIGO ABD, AP C'est dans ces maisonnettes du quartier La Linea, près du chemin de fer, que les prostituées reçoivent leurs clients.«Tout le monde nous prend pour les déchets de la société, dénonce Kim.On veut leur montrer qu'on est des femmes comme les autres, avec des sentiments et des droits.» Dior aurait 100 ans MICHELINE LORTIE COLLABORATION SPÉCIALE Christian Dior se trouvait petit et grassouillet mais nul n'eut de carrière plus étincelante que ce fils de bourgeois, né en 1905.Dès son premier défilé, en 1947, Dior dame le pion aux industriels américains qui convoitent le marché européen de l'après-guerre.Son secret : une mode d'une froufroutante futilité, où la femme émerge d'extravagantes corolles de tissu.« These dresses have such a new look », s'extasie la rédactrice du Harper's Bazaar.En trois lignes et quelques robes, le New Look est ainsi lancé et, après la guerre et ses restrictions, « on parle de la bombe Dior avec le même sérieux qu'on parle de la bombe atomique », constate Cocteau.Certes, plusieurs honnissent le nouveau « couturier du siècle ».« Avec lui, les femmes ressemblent à des fauteuils, il leur met des housses », tranche Chanel, qui déteste la façon Dior de stranguler la taille féminine.En Europe se tiennent d'ailleurs des manifs anti-Dior.En Amérique, les autorités pensent censurer les articles de presse concernant Dior le décadent.Mais Hollywood a beau pester contre l'empereur qui démode ses films, les stars adorent celui dont « les robes sont les chimères ».Fort de l'appui de Marcel Boussac, ce « roi du coton » qui lui a permis de démarrer ses ateliers, Dior ne s'arrêtera pas en si bon chemin.En bon fils d'industriel (son père avait fait fortune dans les engrais chimiques), Dior invente un lucratif système de licences permettant la vente d'objets griffés (bas, gants, etc.).Inutile de dire que la chose fera école.Le flair de Dior Celui qui dit avoir « restauré l'art de plaire » a tout autant de flair avec les parfums.Avec Eau sauvage, il fait jaillir la première fragrance androgyne dès 1966.En hommage au muguet, sa fleur fétiche, il lance le génial Diorissimo, ensuite assorti d'une kyrielle de Dior féminins (Dioressence, Diorella, etc.) et de Poison (Hypnonic, Pure, etc.).Au final, 20 parfums sans compter le tout nouveau Miss Dior Chérie.Différent de Miss Dior, dédié à sa soeur en 1947, Miss Dior Chérie est un chypre doux, inspiré d'un refrain de Stevie Wonder.« Pour créer ce parfum juvénile, je me suis demandé à quoi ressemblait la jeune fille Dior d'aujourd'hui, explique John Galliano, l'actuel directeur de la maison Dior.Je l'ai alors imaginée dévalisant la garde-robe de sa mère, en se demandant quels trésors elle pourrait y piquer pour sortir.« De mère en fille, on aime les classiques.Mais c'est dans la façon de les porter que tout change.Pareillement, Miss Dior Chérie évoque les gestes (féminins) que la jeune fille connaît sans les avoir appris.Il la reflète, elle, et non la panoplie de sa mère.» C'est la petite-fille d'Elvis Presley qui incarne Miss Dior Chérie.Dior lui-même approuverait-il ?Difficile de conclure : le maître a été foudroyé par une crise cardiaque en 1957, après 10 brèves années de carrière.Chose certaine, Dior a eu tort de se lancer en couture à l'âge tardif de 42 ans pour ne pas froisser une mère qui méprisait les commerçants.La cartomancienne et l'ami Dali avaient pourtant raison: Dior était taillé pour la couture, pas pour la diplomatie.Ce qui ne l'empêcha guère de rafler la Légion d'honneur et, à sa mort, d'être hissé au rang des célébrités mondiales, aux côtés de Gandhi.LE LEGS DIOR > Le New Look à la taille étranglée > La robe diorama déboulant 20 centimètres d'ourlet > Le tailleur bar cintré > L'alliage du gris et du rose, couleurs de la maison natale de Granville > Les imprimés panthère et toile de Jouy > Les tissus d'homme féminisés (flanelle tennis, pied- depoule) > Les lignes Haricot, A, Y et Fuseau > Le premier soin aux liposomes PHOTO REMY DE LA MAUNIVIÈRE Un modèle de la collection du prochain automne nous montre qu'on est loin du New Look aux tailles finissimes et ultra-accentuées par l'ampleur des jupes, même si le style actuel, avec ses jupes à volumes, se rapproche des racines du style Dior. ÉCHOS Une robe de bal écolo et équitable Pourquoi faire sa robe?BELGIQUE Crédit pour voitures propres La Belgique accorde depuis le 1er janvier 2005 une réduction d'impôts à l'achat de voitures « propres » émettant moins de gaz à effet de serre.Concrètement, il est possible de déduire des impôts 15 % du prix d'achat de la voiture si elle produit moins de 105 grammes de gaz carbonique (CO2) par kilomètre et 3 % si elle produit entre 105 et 115g de CO2/km.Après seulement trois mois, ce crédit d'impôts a suscité un engouement sans précédent pour les véhicules respectueux de l'environnement.Fédération française des clubs automobiles ÉNERGIE Un pollueur passe à la caisse Un des plus grands pollueurs du continent, la compagnie Ohio Edison, s'est engagé à dépenser un milliard pour réduire la pollution atmosphérique causée par ses centrales thermiques au charbon.C'était le prix pour régler une poursuite du gouvernement américain et de trois États du Nord-Est.L'Ohio Edison était accusée d'avoir contrevenu au Clean Air Act pour avoir augmenté la puissance de sa centrale de Sammis, le long de la rivière Ohio, sans y avoir installé de dispositif antipollution.En 2003, cette centrale, l'une des plus polluantes d'Amérique du Nord, a émis 205 000 tonnes d'anhydride sulfureux et d'oxydes d'azote, deux ingrédients du smog.Une entente qui a réjoui le procureur général de l'État de New York, Eliot Spitzer, l'un des trois à poursuivre Ohio Edison.ENS MERCURE L'EPA poursuivi Dans un autre dossier états-unien, qui concerne de près la santé des gens et des écosystèmes au Québec, neuf États américains ont intenté une poursuite contre l'agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) pour faire tomber sa nouvelle réglementation sur le mercure.Les neuf États, dont sept du Nord-Est mais aussi la Californie et le Nouveau- Mexique, affirment que le nouveau règlement, imposé par l'administration Bush, ne permet pas de protéger le public des effets néfastes des émissions de mercure en provenance des centrales au charbon.En effet, cette nouvelle réglementation permet aux centrales de s'échanger des droits de polluer, ce qui risque de concentrer la pollution à certains endroits.ENS .CHARLES CÔTÉ Pour joindre notre journaliste : ccote@lapresse.ca JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Faire son vêtement de bal à 80% de matières récupérées et avec moins de 100 $ de budget, tel est le défi que lance cette année aux diplômés de cinquième secondaire le nouveau concours « Je m'em- BALle autrement.» Organisé par Environnement jeunesse, le Club 2/3, le réseau des Établissements verts Brundtland de la Centrale des syndicats du Québec (dont sont membres nombre d'écoles secondaires) et la friperie La Gaillarde, son objectif est simple.On veut faire réfléchir les jeunes sur leur consommation.Quels sont ses effets du point de vue de la solidarité internationale et de l'environnement « Le bal, c'est un événement de passage à l'âge adulte qui est très important », explique François Desgroseilliers, animateur à la vie spirituelle et communautaire à l'école secondaire Henri-Bourassa, à Montréal-Nord, et coordonnateur du concours.« Mais, demande-t-il, doit-on laisser les jeunes débuter dans l'âge adulte avec ce genre de consommation ou avec une consommation davantage avertie et solidaire ?» Car en matière de bal de fin d'études, on devrait parler non pas de consommation, mais de surconsommation.Combien dépense un élève ?« Environ 1000 $, répond M.Desgroseilliers.J'inclus tout : ça va de la limousine à la coiffure, de la robe à l'album photo, la bague, l'après-bal, le billet du bal.» On se payerait même des séances au salon de bronzage, a-t-on indiqué par ailleurs à La Presse.La mode est sans aucun doute, par sa publicité féroce et ses rêves clinquants, un secteur-clé de l'univers de la consommation.La production textile dont elle dépend a des impacts importants, ne serait-ce qu'en matière d'agriculture.Le coton par exemple est l'une des cultures les plus lourdes du point de vue environnemental.Elle exige l'emploi de quantités phénoménales de pesticides, d'engrais et d'eau.L'assèchement et la pollution de la mer d'Aral, au sud-ouest de l'ancienne Union soviétique, en est l'une des conséquences les plus désastreuses.Mais le monde du vêtement est aussi celui de l'iniquité, rappelle Éloïse Simoncelli-Bourque, membre du jury du concours et auteur d'un didacticiel sur la problématique du vêtement publié par la chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement de l'UQAM.« Dans une ère de mondialisation où on devrait être ouvert sur le monde, on se leurre, note-t-elle.En réalité, il y a de l'esclavage : une moitié du monde travaille pour l'autre.» En fripes à la télé « L'urgence, c'est de développer sa créativité et d'arrêter de porter du made in China, Taiwan ou Bangladesh fait dans des sweatshops », lance K, porte-parole du concours.La jeune femme a fait la preuve qu'on peut faire carrière à la télévision en s'habillant de fripes et de nippes revalorisées.« On est dans des automatismes de consommation et il faut changer », reprendelle.Et à en croire Éloïse Simoncelli- Bourque, participer au concours n'a rien de kétaine.« J'ai entendu dire qu'il y a une fille qui a fait une robe avec des CD ! Revaloriser ne veut pas juste dire vieux tissus ou veston à carreaux de mononc'.Il y a mille possibilités.Et quand tu fais quelque chose de tes propres mains, tu es pas mal plus fier ! » À l'occasion de la marche du Club 2/3, le 13 mai, un défilé de mode servira à déterminer la grande gagnante (des filles surtout participent) parmi les finalistes choisies dans les écoles.Une dizaine d'entre elles, d'un peu partout au Québec et pour environ 250 élèves, sont inscrites à ce premier concours.Il est qualifié « d'expérience pilote » par ses organisateurs, mais tout porte à croire qu'il est là pour rester.Il répond bien à l'esprit de la réforme de l'éducation puisque environnement et consommation font partie de ses domaines de formation.JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Audrey Boisvert, 17 ans, termine son cours secondaire à l'école Polybel de Beloeil.Elle participe au concours « Je m'emBALle autrement », à l'instar d'une dizaine d'autres élèves de son école.Elle a bien voulu parler à La Presse de sa robe et expliquer pourquoi elle la fait.QQu'est-ce qui t'a amenée à participer ?RUne amie m'a parlé du concours.Je suis très intéressée par la mode, j'adore ça.C'était l'occasion pour moi d'expérimenter la couture et la création.Avec 100 $ de budget, on n'a pas le choix.QComment vas-tu faire ?RJe suis assez chanceuse parce qu'on avait beaucoup de vieux tissus à la maison.Ma mère m'aide pour la couture.Les dépenses iront plus pour les accessoires, les boutons, les détails.QTu sais coudre ?RJ'ai très peu d'expérience.J'ai mon cours de deuxième secondaire où on a cousu une petite paire de boxer.Mais je suis quand même habile de mes mains.QDe quoi aura l'air cette robe ?RElle sera faite de papier, de feuilles multicolores collées sur le tissu pour le bas, pour faire les frous-frous.Le haut sera noir, avec des bretelles assez larges.Je veux un haut « princesse ».Le papier va commencer à partir de la taille.Les retailles que j'ai découpées, ce sont des couleurs vives, du turquoise, du jaune, du rose, du violet.QEst-ce qu'on te juge, te trouve bizarre ?RNon.Mes amis n'étaient pas prêts à participer mais ils m'aident dans ma démarche.Ils m'approuvent.C'est important d'être différent.Je n'ai pas les mêmes idées que tout le monde.Je trouve qu'on consomme beaucoup, beaucoup, dans la robe, dans le bal, le billet.Je ne vois pas l'utilité de mettre 500 $ dans une robe qu'on ne porte qu'une seule fois.QOn peut être chic autrement ?ROui, je pense qu'il y a des façons de ne pas trop consommer.Toute la publicité qui nous entoure nous pousse à la consommation.Mes trois paires de pantalons me permettent d'aller à l'école, mais ce n'est pas ça qui va me faire réussir en maths ! PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE « L'urgence, c'est de développer sa créativité et d'arrêter de porter du made in China, Taiwan ou Bangladesh fait dans des sweatshops », lance K, militante de l'univers de la récupération, communicatrice et porte-parole du concours.TERRE À TERRE iPod = i Waste JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Le i Pod est dans la mire des environnementalistes américains.Le Green Guide Institute de New York a lancé, il y a deux semaines, une campagne contre le populaire baladeur d'Apple.Déjà, en janvier, la Computer Take Back Campaign, un regroupement d'une quinzaine d'organismes qui s'occupent du problème des déchets des technologies de l'information et de la communication (TIC) l'avait pris pour cible.Il faut dire qu'avec plus de 4,5 millions d'appareils vendus à ce jour, le i Pod a tout pour symboliser le consumérisme et l'obsolescence rapide associés à ces technologies.« Alors qu'Apple prétend être soucieuse de réduire les impacts environnementaux des produits qu'elle crée, le i Pod n'est pas conçu pour que sa pile soit remplacée ou enlevée », l i t-on dans le communiqué du Green Guide Institute.La pile n'a qu'une espérance de vie d'au plus trois ans.Pour la remplacer, il faut envoyer le baladeur dans un centre de service.En plus de nous priver de musique pendant quelques semaines, la facture serait suffisamment salée pour qu'on préfère le jeter et s'en acheter un nouveau, dénoncent les environnementalistes.Fait à noter, certains modèles d'i Pod fabriqués par des marques concurrentes ont des piles rechargeables aisément remplaçables.Les piles rechargeables et le reste du i Pod contiennent des métaux lourds, comme tout appareil de TIC, des produits toxiques susceptibles de polluer l'environnement et de nuire à la santé.Par exemple, selon le Computer Take Back Campaign, la totalité des produits Apple aux États- Unis contient plus de 36 millions de livres de plomb.La campagne du Green Guide Institute invite les citoyens à envoyer un courrier électronique ou un fax au grand patron d'Apple, Steve Jobs, ou encore lui téléphoner et, bien entendu, lui laisser un message.Elle bénéficie de l'appui de nombreux groupes, notamment celui de Greenpeace et de Global exchange.On souhaite voir la sainte pomme produire des i Pod plus verts et mettre en place des services de collecte et de recyclage de ses produits.Internet : www.fixitapple.com Questions ?Commentaires ?Écrivez-nous : actuel@lapresse.ca PHOTO JUSTIN SULLIVAN, GETTY IMAGES Le plus récent volet de la technologie iPOD VIVRE BIEN BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC04ALM enfermé neuf mois par année, y compris les fins de semaine.Mais, ce matin, il boitille en transportant les denrées.La veille, il s'est foulé une cheville en sautant du garage.«Tant pis pour toi!» s'est exclamé son père.Une réaction typique du paternel.Léon, qui ne le voit pas souvent, sait qu'il faut marcher droit avec lui et ne pas faire de «farces plates».Son père est un homme froid: une fois par année, après la bénédiction paternelle, il l'embrasse sur le front.C'est tout.Mais jamais il ne lève la main sur lui ni sur Gabrielle.Parfois il l'emmène en voyage.Léon a bien aimé ses deux séjours avec son père à Québec, où ils s'étaient rendus chaque fois en train.Il a été impressionné lorsqu'il a vu le premier ministre Taschereau saluer son père.À l'occasion, le samedi, il l'accompagne au laboratoire et s'amuse avec les balances, les appareils, les pipettes.Mais la vue des cadavres lui WILFRID DEROME exper t en homici d e s Grand prix LA PRESSE de la biographie - 31 - Sa vie ne sera plus la même après l'affaire Delorme.Sa réputation s'est étendue comme des actions boursières.Cette fascination du public pour les sciences judiciaires et la médecine légale, qui faisait de ses professeurs parisiens des célébrités, l'a rejoint à Montréal.Mais le prestige, comme tout indice financier, fluctue à la moindre erreur.Pour l'instant, la vie grouille autour de lui.Ses enfants Gabrielle et Léon sont de retour à la maison après une année de pensionnat.CHAPITRE 4 Un dimanche à la campagne Pendant que Sophie-Catherine et son mari achèvent les préparatifs en vue de leur fin de semaine à la campagne, Gabrielle ne cesse de faire la moue.Elle déteste aller à Saint-Cyprien.Il n'y a pas d'électricité, et elle doit pomper l'eau après être allée aux toilettes, ce qui l'exaspère.Elle est une fille de la ville.Assise dans la cuisine, elle prend un temps fou à s'activer.- J'aime pas la campagne, il n'y a rien à faire! En plus, il faut marcher trois milles pour aller au village.J'haïs ça! Ça pue la bouse de vache! - C'est toujours un sacrifice pour elle d'aller à Saint-Cyprien, grogne Léon, qui n'a pas d'atomes crochus avec sa soeur aînée.- Gabrielle, tu vas aider ta mère! lui dit son père d'un ton sec.Elle se lève en boudant.Elle aurait préféré rester à Montréal avec ses amies.Ses cousins et cousines de la campagne ne l'intéressent pas.Son frère Léon, lui, adore ces étés passés loin du collège où il est laisse toujours une aussi forte impression.Sacs de provisions à la main, Wilfrid et Léon descendent dans le stationnement et remplissent le coffre de la Chandler.À l'extérieur, le berger allemand ne cesse de japper.- Qu'est-ce qu'il a, lui, à japper comme ça?Arrivé dans le stationnement, Derome étouffe un juron: le chien a complètement déchiré la housse qui recouvre le pneu de rechange situé à l'arrière de la voiture.La toile repose en lambeaux.Le chien achève de ses crocs une longue bande de tissu.- En plus de mordre les passants, il démantibule ma voiture! Léon, je vais le faire tuer.- Non, papa, s'il te plaît, dit l'enfant qui se met à pleurer.C'est pas un criminel.- Non! C'est assez! Léon sait que la sentence est sans appel.Le chien vient de signer son arrêt de mort.En attendant, il bénéficiera d'une fin de semaine de grâce au chalet.Mais en ce trop court congé d'août, le travail rattrape Wilfrid à Napierville.Le chef Lorrain et l'assistant du procureur général lui demandent d'exhumer le corps du jeune Louis Babu.L'enquête a été confiée au détective Nolet, six jours plus tôt.De nouveaux éléments révélés par l'enquête et la négligence d'un coroner laissent penser que le jeune homme a été tué.Les soupçons pèsent sur l'idiot du village.À S U I V R E © 2003 Les Éditions du Boréal ROMAN04AL TÊTES D'AFFICHE Jean Vanier, homme d'unité Véritable ange gardien des personnes handicapées mentales, le fondateur de L'Arche, cet organisme international d'intégration d'handicapés mentaux et de gens ordinaires dans une même demeure, Jean Vanier, vient de recevoir le prestigieux prix Gaudium et Spes, assorti d'une bourse de 100 000 $ et remis par les Chevaliers de Colomb à un catholique ayant éloquemment témoigné de l'esprit du Christ.C'est samedi, que le chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, Carl Anderson a remis le prix à Jean Vanier, premier laïc à mériter cette récompense octroyée à seulement six personnes à ce jour, dont feu mère Teresa de Calcutta, le cardinal John O'Connor, de New York, les cardinaux James Hickey et William Baum, de Washington et l'archevêque Michael Sabbah, patriarche de Jérusalem.Le fils de l'ancien gouverneur général du Canada Georges Vanier (1959 à 1967), après avoir été officier de marine, vécu comme une vocation sa création des communautés de L'Arche, en France d'abord, L'Arche se présentant comme un milieu de vie partagée entre gens ordinaires et personnes affectées d'un handicap mental Ces communautés ce sont multipliées aux quatre coins du monde.Jean Vanier, philosophe, auteur et conférencier est surtout réputé pour axer sa vie sur le message de l'Évangile et l'amour fraternel.Jean Béliveau grand donateur Très généreux et fidèle donateur en faveur des organismes d'aide à l'enfance et tout particulièrement à l'endroit de la Société pour les enfants handicapés du Québec à laquelle il a donné 710 000 $ par le biais de sa fondation éponyme, Jean Béliveau a bien mérité d'être choisi, avec la lieutenant- gouverneur Lise Thibault, comme bénévoles émérites et le porte-parole de l'organisme, Marc-André Coallier, comme l'un des premiers gouverneurs de l'organisme, titre honorifique créé à l'occasion du lancement des célébrations du 75e anniversaire de la Société pour les enfants handicapés du Québec.D'émouvants témoignages, dont celui du tout premier bénéficiaire de l'organisme d'abord connu sous l'appellation de Société de secours aux enfants infirmes, Tony Shorgun, ont marqué le lancement de cette année-anniversaire qui sera l'occasion de souligner de nombreuses réalisations, dont une entente avec la Société des timbres de Pâques (organisme fournissant des équipements pour les enfants handicapés), la réouverture du camp situé à Otterburn Park, la colonie Les bosquets Albert Hudon, qui a été réaménagé (don d'un autre organisme), l'ouverture d'un centre universitaire de stimulation et d'une nouvelle garderie.Troubles d'apprentissage.Martin Lajeunesse, président de Persuation Communications, parlera de son expérience vécue avec des troubles d'apprentissage, des stratégies qu'il a développées et aussi des personnes qui l'ont soutenu et aidé, à la conférence publique offerte par l'AQETA (Association québécoise des troubles d'apprentissage) à l'occasion de son congrès annuel (7, 8 et 9 avril), mercredi, à l'hôtel Reine Elizabeth.Enfant hyperactif et dyslexique, Martin Lajeunesse est devenu consultant en ventes et en communications.Il a surtout bien réussi dans la vie personnelle et professionnelle, malgré ses « handicaps ».Coût : 5 $.Renseignements : www.aqeta.qc.ca L'UQTR honore Bernard Lemaire L'Université du Québec à Trois- Rivières (UQTR) a décerné un doctorat honoris causa à Bernard Lemaire, président du conseil d'administration de Cascades, pour souligner ses succès à la tête de cette entreprise tout en manifestant une profonde conscience sociale, qui lui vaut un très grand respect de la part de la collectivité.M.Lemaire a aussi joué un rôle important dans la campagne de la Fondation de l'UQTR, son engagement envers l'université de sa région d'origine (il est natif de Drummondville), tenant pour beaucoup à ce que l'UQTR soit « devenue un partenaire de premier ordre pour l'industrie des pâtes et papiers », a-t-il rappelé.Héros de la lutte contre le sida La Fondation Farha vient d'honorer, comme à chaque année, une dizaine de Québécois et Québécoises qui combattent le VIH-sida et les préjugés qui s'y rattachent.Les lauréats de cette année sont : François Blais, fondateur de Ruban en Route ;Renée Carrier, membre fondateur de Sida-Vie Laval ; Dr Jean Robert, spécialiste en microbiologie infectieuse, chef de département en médecine préventive, CHUM ; Joseph Jean Gilles, coordonnateur- directeur, de GAP-Vies ; Suzanne Dubé, bénévole et membre du C.A., Sida-Vie Laval ; Dr Mark A.Wainberg, du Mc Gill AIDS Centre ; Claire Thiboutot, directrice générale de Stella ; Me David Thompson, avocat ; Simon Tooley, prix Ron Farha, bénévole de la Fondation Farha ; Douglas Buckley Couvrette (hommage posthume), militant des droits de la communauté gaie-lesbienne, membre fondateur d'ACT UP Montréal, et membre fondateur de Dire enfin la violence.Journée du travail invisible : 5 avril Histoire de nous sensibiliser au « travail » accompli bénévolement, travail non rémunéré accompli majoritairement par des femmes, l'Afeas a décrété le premier mardi d'avril, la Journée du travail invisible.L'Afeas (Association féminine d'éducation et d'action sociale) convie donc toutes les personnes concernées par la conciliation travail-famille et le travail des « aidants naturels », à des séances de discussions offertes par l'organisme.Renseignements : www.afeas.qc.ca Charles-Le Moyne : 105 000 $ La vente de billet de « Tirage-voyages » a permis à ses organisateurs de remettre 105 000 $ à la Fondation hôpital Charles Le Moyne, ces fonds étant spécifiquement destinés à l'achat d'équipement en endoscopie.Mon rêve d'école L'interprète du rôle-titre de Virginie, Chantal Fontaine, a procédé récemment à la distribution de 100 000 $ en prix à 10 projets sélectionnés dans le cadre du concours organisé par Aetion Productions en collaboration avec la Banque Nationale et Radio-Canada.Les prix varient de 450 $ à 26 420 $.Parmi les lauréats on retrouve : l'école Arsaniq de Kangigsujuaq (un village inuit de 600 habitants) pour un projet de collations santé destinées aux élèves du secondaire et à la population du village ; le Mc Donald High School de Sainte-Anne-de-Bellevue, pour l'organisation d'un événement de trois jours au profit de l'organisme M.A.D.D.(Mères contre l'alcool au volant) ; l'école secondaire Mgr Richard de Verdun qui accueille des jeunes filles enceintes et jeunes mères de 12 à 18 ans poursuivant leurs études en bénéficiant d'un service de garde, etc.Fondation de la faune La première activité-bénéfice de la Fondation de la fane du Québec, qui s'est tenue à Québec sous la présidence d'honneur de Laurent Pellerin (Union des producteurs agricoles) a permis d'amasser 100 000 $.Ces fonds seront consacrés à des projets de conservation de la biodiversité des cours d'eau et l'amélioration de la qualité des habitats en milieu agricole.Fondation de la mode Bon an mal an, la Fondation de la mode de Montréal distribue, chaque année depuis plus d'une douzaine d'années, plus de 100 000 $ en bourses.À sa prochaine soiréebénéfice, le 9 mai au Palais des congrès, ce sont 113 000 $ que se partageront 12 étudiants.C'est un pionnier du commerce de détail qui sera l'invité d'honneur cette année, Herschel Segal, fondateur des magasins Le Château, qui a ouvert son premier magasin, rue Sainte-Catherine, il y a 45 ans.Renseignements : 514-939-4403.Epmandok Au moment de célébrer son dixième anniversaire, le 12 avril, l'organisme Epmandok (Association d'aide aux femmes analphabètes et démunies de Docajou, Ed pou malerez lan Dokajou, en Haïti) s'enorgueillit d'avoir instauré, en collaboration avec la population de Docajou en Haïti, un Centre d'alphabétisation qui loge une clinique de premiers soins.Un spectacle-bénéfice sera présenté en juin, pour célébrer l'anniversaire et recueillir des fondes pour poursuivre l'aide aux femmes de Do c a j o u.Re n s e i g n ement s : 514-270-2299.Cancer C'est sous la présidence d'honneur de Micheline Bouchard (ART Recherches et technologies avancées), que se tiendra le déjeuner- causerie de la Fondation québécoise du cancer, le lundi 25 avril, à l'hôtel Bonaventure.On y entendra le témoignage d'une victime du cancer, Serge Saucier, président du conseil de Raymond Chabot Grant Thornton.L'animateur Jean-Luc Mongrain agira comme présentateur, alors que la porte-parole de l'organisme, la chanteuse Natalie Choquette, sera également de la partie.Coût : 175 $.Renseignements : 514-527-2194.Vins et maladies du coeur Soirées de dégustations de vins de Californie, dont une agrémentée d'un dîner gastronomique le 14 avril et l'autre, le 21 avril, réservée uniquement aux vins, organisées en collaboration avec la Fondation des maladies du coeur« /b » qui en est la bénéficiaire.Coûts : 300 $ et 75 $.Renseignements : 514-871-1551, poste 235.Power donne 1500 00 $ et honore Bernard Voyer PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DU PRÊT D'HONNEUR Pour souligner son don de 150 000 $ à la Fondation du prêt d'honneur, Power Corporation a voulu rendre hommage à l'explorateur Bernard Voyer en donnant son nom à l'un des étages de la Maison du prêt d'honneur (résidence étudiante).Ont dévoilé la plaque commémorative (dans l'ordre habituel) : Jean Campeau, de la Fondation du prêt d'honneur ; l'explorateur Bernard Voyer et Gérard Veilleux, président de Power communications.BMO 563 074 $ à Centraide PHOTO FOURNIE PAR BMO BMO groupe financier a remis un don de 500 000 $ à Centraide du Grand Montréal et la fondation des employés de la société financière a ajouté un don de 63 074 $.Le don a été remis par le président de BMO groupe financier au Québec, Jacques Ménard (à droite) à la PDG de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibodeau-Deguire, avec la participation de Francine Girard (don des employés), René Bélanger (qui a récolté des contribution de plus de 100 000 $ des PME clientes de BMO) et François Hudon (premier vice-président BMO).Prix du premier ministre PHOTO FOURNIE PAR LE GOUVERNEMENT DU CANADA Rachel Mc Cabe, enseignante à la Trafalgar School for Girls à Montréal, et Francine Lavoie Ouellette (notre photo), éducatrice au Centre de la petite enfance La Montgolfière à Laval, sont les seules lauréates québécoises des 92 prix du Premier ministre pour l'excellence dans l'enseignement et en éducation de la petite enfance, remis personnellement par le premier ministre Paul Martin. ACTUEL Libeskind: le père du nouveau World Trade Center se raconte KATIA CHAPOUTIER PARIS \u2014 Daniel Libeskind, l'architecte qui donnera une nouvelle vie au World Trade Center, raconte sa vie et ses créations dans un livre passionnant : Construire le futur, d'une enfance polonaise à la Freedom Tower.C'est l'occasion de découvrir un citoyen du monde hors pair et sans frontière.Sur le papier, Daniel Libeskind est américain, mais son coeur est celui d'un nomade, d'un citoyen du monde.« J'ai vu le jour à Lodz, en Pologne, en 1946, j'avais 11 ans quand j'ai immigré en Israël et j'en avais 13 lorsque nous sommes arrivés à New York.Depuis avec ma femme et nos enfants, j'ai déménagé 14 fois en l'espace de 35 ans.Plusieurs mondes coexistent dans mon esprit et tous participent aux projets que j'entreprends », écrit-il en préambule.Il parle anglais bien sûr mais aussi yiddish et polonais.Sûrement plus allemand qu'il ne le reconnaît, puisqu'il a passé une dizaine d'années à Berlin pour la construction de sa première réalisation.« J'ai dû attendre l'âge de 52 ans pour assister à la réalisation d'un de mes projets.(.) Six ans plus tard, j'ai à mon actif trois musées achevés, dont le Musée juif de Berlin, et 35 projets parvenus à des stades divers de leur construction.Des musées à Toronto, San Francisco, Dresde, Copenhague et Denver, une université à Hong Kong, un centre commercial et de remise en forme en Suisse, deux cités universitaires, à Tel- Aviv et dans le nord de Londres, et un projet pharaonique à Milan.» D'abord la musique Au départ, Libeskind rêve de musique.Enfant, en Pologne il se révèle virtuose de l'accordéon.Sauf que l'accordéon est un instrument « populaire et sans prestige », au répertoire bien pauvre, et le petit Libeskind se retrouve à devoir retranscrire lui-même nombre des morceaux qu'il interprète.Jeune prodige, on lui accorde une bourse.Isaac Stern, qui fait alors partie du jury, lui déclare : « Quel dommage, M.Libeskind, que vous ne jouiez pas du piano.Vous avez épuisé toutes les possibilités de l'accordéon.L'instrument lui montre toutefois le chemin vers le dessin.« J'avais toujours aimé dessiner et, à mesure que se précisaient les limites de l'accordéon, j'en vins à consacrer de plus en plus de temps au dessin.Je dessinais des bâtiments, des paysages, des caricatures politiques.Des crampes dans les doigts Une fois à New York, il s'inscrit à un cours de dessin.Chaque soir après les cours, il continue de travailler pour améliorer sa technique jusqu'à en avoir des crampes dans les doigts.Un soir, sa mère s'assied face à sa table à dessin et lui demande s'il compte véritablement devenir artiste.« Deviens architecte, lui dit-elle.L'architecture est un métier et une discipline artistique.Tu peux toujours faire de l'art à travers l'architecture, mais pas de l'architecture en faisant de l'art.Tu feras d'une pierre deux coups », lui conseille-t-elle.Mère influente « Brillante et impavide, ma mère a exercé sur ma vie une influence déterminante, dit-il.Nous sommes tous les enfants de nos parents et mon histoire de fils de rescapés de l'Holocauste, né dans le monde de l'après- Holocauste rejaillit indéniablement sur mon travail.» Ce n'est donc pas un hasard si sa première réalisation fut le Musée juif de Berlin.Un bâtiment qui, une fois terminé, resta vide pendant deux ans, mais reçut néanmoins 350 000 visiteurs, émus pour la grande majorité par la force émotionnelle du bâtiment.« Lorsque nous évoquons les événements historiques, ce sont des monuments qui apparaissent devant nos yeux.Quand on nous parle de la révolution française, ce n'est pas à Danton que nous pensons mais au château de Versailles.Si nous nous reportons à la Rome antique, ce sont le Colisée et le Forum qui se dessinent en premier devant nous.(.) En revanche, un ouvrage d'architecture médiocre et prosaïque, dénué de puissance et de créativité, ne communique qu'une seule histoire, celle de sa propre édification.» Mais peut on parler de Daniel Libeskind sans mentionner sa femme Nina ?En effet, non seulement le livre lui est dédié, mais elle est présente à chaque page.Par ses réactions, ses commentaires, ses idées, ses attitudes.« Ma femme Nina, mon amour, mon inspiratrice, ma confidente, ma partenaire et la mère de nos trois enfants.» Ses victoires sont les leurs, leurs rêves et leurs projets sont communs.Ils travaillent ensemble et plus qu'un parcours professionnel, Construire le futur raconte la force de leur amour et leur relation.Sans le soutien de Nina, Libeskind serait-il venu à bout de toutes les embûches rencontrées sur le chemin du Musée juif de Berlin ?Le lecteur ne peut faire autrement qu'en douter.Puis, le 11 septembre Ironie du sort, ce projet a été inauguré le 8 septembre 2001.Juste avant l'attentat du World Trade Center.« Le chagrin que j'ai éprouvé alors va au-delà des mots.Je me sentais un lien personnel avec ces immeubles, j'avais assisté à leur construction.Mon beau-frère avait travaillé des années dans une des tours et mon père était employé dans une imprimerie des environs.» Au départ, Daniel Libeskind devait se trouver dans le comité de sélection du projet.Mais à la demande du public, déçu par les projets, le gouverneur Pataki et le maire de New York, Michael Bloomberg, optent pour un concours.C'est ainsi que Libeskind entre véritablement dans la danse.Au magazine français L'Express, il raconte : « J'ai réagi en immigrant.En descendant dans les entrailles boueuses de ce cratère de huit hectares sur 20 mètres de profondeur, je souhaitais toucher le mur d'étanchéité des fondations.Un rempart concret et métaphorique qui s'oppose au chaos et à la destruction.Arrivé au fond de ce puits, j'ai levé les yeux pour voir le ciel, la lumière.Je me suis revu à 13 ans, débarquant du Constitution, lorsque ma mère me montrait du doigt la statue de la Liberté.Tous mes plans sont partis de là.» Le résultat est un projet qui, contrairement aux autres, refuse le gigantisme.Cinq tours hautes placées par ordre croissant de façon à former une spirale rappelant la flamme de la statue de la liberté.La plus grande mesurant 1776 pieds en hommage à la Déclaration de l'indépendance.La fameuse Freedom Tower.Si ce projet a séduit les New-Yorkais, ce fut une autre paire de manches avec le promoteur Larry Silverstein et son architecte.À tel point que le gouverneur et le maire de la ville décidèrent d'imposer leur avis à l'encontre de la commission qu'ils avaient eux-mêmes nommée.Aujourd'hui, la situation semble enfin se calmer.« Avant, on se disputait au sujet d'hectares.Maintenant, c'est plus de l'ordre de centimètres », déclare Libeskind.Toutes les étapes des négociations sont retracées dans le livre.L'architecte souligne combien il était important pour lui de ne pas perdre de vue les désirs des familles des victimes.À tel point qu'il a décidé de leur reverser tous les bénéfices de son livre.En attendant, il espère que la Freedom Tower sera terminée d'ici cinq ans.« Je sais qu'un architecte ne peut pas être pessimiste », conclut-il.CONSTRUIRE LE FUTUR de Daniel Libeskind aux Éditions Albin Michel.PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Maquette du projet de l'architecte Robert Libeskin pour remplacer le World Trade Center.À L'AFFICHE! NOS PLUS BAS PRIX DE LA SAISON NOTRE PLUS GROS SOLDE DE LA SAISON 25 %à40% de rabais sélection mode griffée pour elle et lui Tailles courantes, petites et grandes dans le lot pour elle 35 % de rabais blouses Alia pour elle Ord.38 $.Solde 24,99 $.25 % de rabais sélection mode printanière pour elle JM Collections, Style&co.et Nine & Company 40 % de rabais tenues d'extérieur tout-aller pour lui To GoMC et Weatherman trios de slips Elita en coton et lycra pour elle Prix de comparaison 7,50 $ ch.40%de rabais : 3 articles ou plus 35 % de rabais : 2 articles 30 % de rabais : un article sélection de sousvêtements et chaussettes pour lui.Joe Boxer, Nike et autres.Les paquets multiples comptent pour un article.33 % de rabais sacs à main pour elle Derek Alexander, Liz Claiborne, Cornell, KGB et Relic.Exception : articles dont le prix se termine par 99 ¢.montresbagues Casio Prix de comparaison 129,99 $.Liquidation par le fabricant! 55 % de rabais bijoux fins en or à 10 ct sertis de gemmes et de diamants Prix étiquetés.65 % de rabais service de vaisselle Old Country Roses de Royal Albert, 20 pièces 50 % de rabais serviettes Nautica Modèles unis et jacquard dans le lot.50 % de rabais batterie de cuisine et articles suivis assortis Lagostina, Cuisinart, Kitchen Aid, Anolon et T-Fal 40 % à 50 % de rabais oreillers, couettes et duos-sommeil Healthy Living solde 34999 lave-vaisselle Beaumark® N° 40481.Ord.429,99 $.55 % de rabais sélection de duos-sommeil Sealy et Simmons 110 $ de rabais Exemple.Télé 69 cm (27 po) Filtre-peigne numérique.Ord.579,99$.Solde 469,99 $.40 % de rabais pulls, tricots et chemises tout-aller MantlesMC pour lui solde électrisant Sony! 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