La presse, 16 avril 2005, C. Arts et spectacles
[" Vous entendez mais ne comprenez pas toujours ! Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Le modèle illustré n'est pas couvert Nouvelle technologie 100% numérique (514) 849-4500 Adaptée avec précision www.laflammeetassocies.com à vos besoins! ROCK LA BELLEMORT DE GROOVY AARDVARK PAGE 8 LES RESPECTABLES ROCKEURS VERTS PAGE 11 La vie n'est pas qu'une salope.Suffit de la chevaucher.Suffit de s'y atteler.Suffit de ne jamais oublier sa part de beauté.Yann Perreau chante \u2014 et fait \u2014 tout ça sur son deuxième disque.Nucléaire n'est pas aussi radioactif que son titre le laisse croire.Et ce n'est pas la mort, mais la vie, la vraie, celle qui palpite, qui attend au détour de ses histoires de filles.ALEXANDRE VIGNEAULT amour est une bombe, scandait Yann Perreau danssachansondumême nom.Pas besoin d'être devin pour savoir qu'il avait raison.Et la vie le lui a prouvé.L'amour a fini par lui sauter à la figure.Nucléaire, son deuxième disque solo, a été nourri par une rupture amoureuse.Mais il n'a pas transformé sa douleur en vendetta et traité son ex de tous les noms, comme Eminem.Il ne l'a pas non plus noyée dans un océan de larmes.comme tous ces chanteurs de variétés omniprésents sur les ondes.«J'en avais une super ballade, une chanson à se couper les veines, mais elle ne cadrait pas avec le reste», précise Yann Perreau.Sans entrer dans le détail, il dit avoir vécuune séparation empreinte de maturité.Pas sans douleur, mais sans grande dépression, sans déchirements épiques et sans coups bas, comprend-on.«Ça sort encore mieux quand il n'y a plus d'amertume, dit-il, parlant de son travail d'écriture.Jevoulais qu'une fleur sorte de la tristesse, parce que c'est comme ça que je me sentais.» L'oeil pâle \u2014 sa nuit a été courte puisque c'était l'anniversaire d'un de ses guitaristes, la veille \u2014, le ton posé, Yann Perreau a presque l'air d'un grand timide en ce lundi matin.Rien à voir avec le gars qui se défonce en spectacle, qui danse et crie dans un porte-voix sous les flashes épileptiques des stroboscopes.PHOTOMONTAGE, LA PRESSE©\u2014PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les nouveaux contes DE PERREAU L' > Voir PERREAU en 2 ARTS ET SPECTACLES PHOTOMONTAGE, LA PRESSE©\u2014PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les nouveaux contes Brûler toutes les DE PERREAU PLANCHES L'automne dernier, Yann Perreau a collaboré au spectacle de la troupe Les 7 Doigts de la main, qui inaugurait la TOHU (la cité des arts du cirque).Dans le passé, il a suivi des ateliers donnés par Pol Pelletier, femme de théâtre à qui l'on doit notamment la trilogie Joie, Océan et Or.Le goût des planches, l'auteur de Fille d'automne l'a dans le sang.Et il ne veut pas les brûler qu'en chantant puisqu'il a passé une audition pour jouer dans un Shakespeare qui serait éventuellement monté par Lewis Furey au Théâtre du Nouveau Monde.Envie de faire le comédien?«C'est sûr que j'aimerais ça, mais je suis novice làdedans, reconnaît-il.J'aimerais jouer au cinéma, j'aimerais faire unemusique de film, mais en même temps, je ne suis qu'unauteurcompositeur.Ma force, c'est surtout d'être bien sur une scène et d'aimer communiquer.Je n'ai pas de prétention théâtrale.» Lewis Furey a aimé ce qu'il a fait lors de son audition, raconte Yann Perreau, «mais il a bien vu que je n'avais pas d'expérience de théâtre.C'est sûr que j'arrive super brut.» Le chanteur, qui a déjà étudié pour être marionnettiste, considère toutefois que sa participation au spectacle des 7 Doigts de la main était plus naturelle.«Ce show-là me ressemblait tellement, c'était un rêve! s'enthousiasme-t-il.Il y avait de la musique, des affaires un peu rock star, j'y ai chanté Temptation de Tom Waits \u2014 la plus grande icône, selonmoi\u2014, de l'humour, de la poésie.» Sa participation au spectacle («J'avais un petit rôle», préciset- il) lui a par ailleurs permis de revoir un amour d'enfance.Petit, il a vu le Cirque du Soleil à Sherbrooke et avait craqué pour une jeune acrobate.C'était Faon Shane, aujourd'hui avec Les 7 Doigts de la main.«Elle a été mon premier coup de foudre!» Yann Perreau entend se consacrer à la musique, bien sûr.Il craint l'éparpillement.«Reste que (le théâtre et le cinéma) sont des choses qui m'intéresseraient et m'allumeraient, ajoute-t-il.Après trois ou quatre disques, s'il m'arrivait un projet qui me permettait de prendre une sabbatique de la musique ou si je pouvais faire une musique de film, comme c'est arrivéà Dumas (pour Les Aimants), j'aimeraisbien.Çaraviverait la flamme d'une autre façon.» PERREAU suite de la page 1 Et c'est en partie ce qui explique que Nucléaire soit un albumassez intime, alors qu'on pouvait s'attendre, après l'avoir vu sur scène, a une déflagration percutante.«Je suis une personne assez calme dans la vie et j'ai une voix.Je ne suis pas un criard.En show, c'est le fun quand ça bouge, mais c'estpeut-êtreunefaçondemedéfendre, réfléchitil.L'autre jour, j'écoutais les White Stripes en faisant du ménage.Crisse que j'aimerais ça faireça!Mais je ne suis pas guitariste, je compose au piano.Je ne suis pas comme ça et, dans la vie, il faut s'assumer.Il faut être honnête.\u2014Tu aurais peur que ça sonne faux?\u2014Pas nécessairement, mais là où je suis en ce moment, à 29 ans, c'est ça.Peut-être qu'un jour, ça va être très guitare, que je vais jouer avec un power trio et que je vais me transformer en Iggy Pop.C'est aussi une partie de moi.Western romance était une carte de visite.Avec Nucléaire, je continue à me présenter avec mon côté effronté et mon côté vulnérable.Je trouve ça cool que mon deuxième disque ne soit pas trop loin du premier.Je ne me répète pas même si l'univers est proche.» Disparuà Paris Yann Perreau avait créé Western romance en étroite collaboration avec Gilles Brisebois, réalisateur qui fut bassiste pour Les Taches, Les Frères à Ch'val, Leloup et Voïvod.Pour Nucléaire, il a fait appel à Éric Goulet (Les Chiens, Monsieur Mono) et à un petit bataillon de collaborateurs au sein duquel on retrouve la plupart des musiciens qui l'ont accompagné sur scène ces dernières années.«Je ne voulais pas partir dans un trip de machines.Je voulais vraiment jouer de la musique», dit le chanteur.Et il voulait faire vite.Dès juin dernier, alors qu'il participait à des ateliers d'écriture à Paris, il s'était mis en tête de lancer son disque ce printemps.«On ne pouvait gosser trop longtemps.On a tapé sur le clou et on a sorti 17 chansons.Ensuite, il a fallu choisir.Ça prend de l'honnêteté et de la sagesse pour faire ça, si tu veux faire un album qui se tient et où on ne perd pas le fil.» En plus de sa «super ballade» à se couper les veines, il a laissé tomber deux chansons écrites par Dédé Traké et une autre, sur un texte de Bukowski.Se pourrait-il que, derrière son air rebelle, Yann Perreau soit un bon élève?Matthieu Ballet, l'un de ses maîtres de stage à Paris l'an dernier, estime justement que Western romance manquait de «cohérence» et de «précision».«Il n'allait pas aubout, certaines choses n'étaient qu'effleurées, esquissées», juge-t-il.Reste qu'il aeuun«coupdecoeur»pour cejeune Québécois «déterminé» et qui a «le goût du risque».Joseph Racaille, un autre maître de stage, et lui, ont d'ailleurs collaboré à Nucléaire.«Ça m'arrive très rarement de travailler avec des gens que j'ai suivis en atelier», assure Matthieu Ballet.«Yann sait être précis dans ses choix, mais ilapeut-êtreencoredesdoutessur sapersonnalité d'artiste, estime le musicien, qui a travaillé avec plusieurs grands noms de la chanson française.Bashung, c'est quelqu'un qui travaille avec plusieurs personnes, rassemble leurs énergies et se les approprie.Fersen, lui, fait ce qu'il veut.Tous deux sont précis dans ce qu'ils veulent et ce qu'ils ne veulent pas.Ils ont une grande confiance \u2014 souvent inconsciente \u2014 dans leur personnage d'artiste.Yann a encore cette confiance à acquérir pour mieux se nourrir de ce qui vient de l'extérieur.» «Quand je suis parti faire cet atelier-là, je voulais apprendre, aller voir des shows, rentrer dans le milieu, là-bas, mais de l'intérieur, précise Yann Perreau, qui trouve une grande satisfaction à faire son cheminsans être pistonné par une grosse compagnie.Jeme suis impliqué dans le stage, j'ai travaillé fort.Et les gars m'ont fait confiance.» Matthieu Ballet estime d'ailleurs que Nucléaire est «l'undes plus beaux» disques auxquels il a participé.Histoires de filles Longtemps, le deuxième disque de Yann Perreau s'est appelé Nymphée.Référence assez nébuleuse aux femmes et à la nudité.Des histoires de filles, il y en a pas mal sur ce disque.Grande Brune, bien sûr, chanson pop dotée d'un bon groove et dont le texte est signé Arthur H, J'ai une île au coeur, Guerrière, Triste Poupée et la superbe Elle préfère les voyous.Goûte-moi se démarque toutefois du lot tant par ses sonorités arabisantes que par un texte d'une sensualité presque crue: Mon gun est chargé à l'eau de rose / J'te jure que ça va donner un beau grand coup / Reine de mon pétrole, vas-y explose / Couvrons-nous d'or et de bijoux! «Ç'a été tough en estie de l'assumer audébut», reconnaît le chanteur.Il l'a d'abord fait écouter à des gars.Leur réaction ne faisait aucun doute: ils trouvaient la toune très.chaude.«C'est grâce à Murat et Arthur Hque j'ai osé la faire.Je trouve que ce sont des gars très masculins, mais qui assument leur féminité.En même temps, la toune est drôle et sexy, dit-il d'un ton coquin.Et les filles aiment ça.» Conscientden'avoirpasréinventésonunivers, Yann Perreau estime toutefois \u2014 et il insiste \u2014 ne pas avoir refait le même disque.Ne pas se répéter et prendre des risques, seraient d'ailleurs deux importants moteurs pour lui.«J'aime déstabiliser, au risque de déranger», commence-t-il.Puis il sourit et lâche: «C'est comme faire l'amour à une femme.Si tu le fais toujours de la même façon, il n'y a plus de surprise.Alors une petite tape sur la fesse.ça dérange, mais ça fait du bien!» Atomes crochus Parler d'album «solo» est souvent un gentil mensonge.Très peu d'artistes font tout, tout seul.Yann Perreau n'en fait pas partie et insiste souvent sur la qualité de sa précieuse équipe de collaborateurs.«Je l'ai bien choisie», dit-il.Pendant toutes la durée de la création de Nucléaire, Éric Goulet (Les Chiens, Monsieur Mono) était «un bonmiroir», selon lui.«J'arrivais avec le noyau de ma chanson et il me disait tout de suite ce qui n'allait pas.» Son équipe, c'est aussi Dan Thouin (claviers), Maxime Lepage (basse), François Chauvette (batterie), Alexandre Dumas (guitare) et surtout son guitariste David Brunet.Déjà présent au sein du groupe Doc et les Chirurgiens, groupe avec qui l'auteurcompositeur a remporté Cégeps Rock en 1994 et enregistré un disque, David Brunet demeure un pilier de l'univers musical de Yann Perreau à ce jour.Il signe d'ailleurs la musique de La Cage en or et 3 Sacs.«J'ai une totale confiance en lui et je sais que, quand il me fait des commentaires, ce n'est pas son ego qui parle.Ce n'est ni pour me plaire ni pour me déplaire.Dans tout ce que j'ai fait depuis Doc, s'il y a un héros de l'ombre, c'est bien lui.Ce gars-là m'a appris à faire des chansons.» Perreau à Paris ?Yann Perreau n'est pas fou, il aimerait bien que ses disques soient publiés en France.«Mais c'est ici que ça passe», tranche-t-il, pour couper court à toute spéculation sur une éventuelle entente avec tel ou tel label indépendant établi dans l'Hexagone.Matthieu Ballet croit qu'il pourrait s'y faire une place dans le coeur d'un public averti, à l'instar de l'auteur-compositeur belge Arno.Du même souffle, il affirme que la France, c'est très compliqué.«C'est très américain, Yann Perreau, dans la manière d'interpréter et dans la direction musicale.C'est un peu éloigné de la manière française et, en même temps, la langue est commune, concède-t-il.Yann a une démarche plus anglo-saxonne, en raison de son travail de recherche musicale, alors que les Fersen et Delermsont proches d'une certaine tradition, leurs chansons sont très écrites.» Joseph Racaille abonde : «Il se situe dans un créneau assez différent des chanteurs français de son âge, un peu dans le sillage d'Arthur H, mais plus.moderne, plus rock, juge-t-il.Maintenant, personne ne peut dire actuellement ce qui va marcher ou pas, ici.Il faudrait qu'il vienne faire des concerts en France.» ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Caroline Marcoux Gendron ne pensait pas lancer un album si rapidement : « Ce n'était pas prévu, ce n'était pas attendu, alors c'est encore plus beau.» CAROLINE MARCOUX GENDRON L'aventure solo CHANTAL GUY Un an avant la déferlante Star Académie, Caroline Marcoux Gendron a connu l'ivresse de la célébrité spontanée avec Mix Mania.Un tas d'ados avait craqué pour les huit jeunes de cette émission-documentaire diffusée en 2002 à VRAK.TV.Elle n'avait que 13 ans.Trois ans plus tard \u2014et bien des albums d'académiciens depuis\u2014 elle lance son premier disque éponyme dans un marché déjà saturé d'aspirantes à la carrière pop.Dans un star-system qui roule à toute vapeur, trois ans, c'est une éternité.Mais Caroline Marcoux Gendron ne s'est pas pour autant cachée stratégiquement, comme un papillon dans son cocon pour reparaître transformée, même si, physiquement, elle est devenue une belle jeune fille.Elle est restée dans le quotidien des ados avec ses chroniques à la défunte émission Tête@Kat à Radio-Canada.N'empêche, elle voulait chanter.« Je dirais que non seulement Mix Mania a été une école, mais c'est ce qui m'a donné la piqûre et m'a révélé à quel point la musique a une grande place dans ma vie, à quel point ça me rend heureuse.C'est sûr que j'ai acquis de la maturité.Il y a encore plein de questions que je me pose, mais dans ma tête, c'est plus clair, maintenant, où je veux aller et ce que je veux, même s'il me reste encore plein de choses à découvrir et à apprendre.» Elle est la première de la bande des Mix à faire le grand saut dans l'aventure solo, alors que Marie-Mai, appuyée par la solide machine des Productions J, est déjà dans le décor et qu'une certaine Marilou, protégée de René Angélil, sortira son album dans deux semaines.C'est sans compter les Gabrielle Destroismaisons, Audrey de Montigny, Jacynthe, Ève, etc.Comme on dit dans les sports, il n'y en aura pas de facile.Est-ce le recul de ces trois années ou son expérience télé, on ne sait, mais Caroline Marcoux Gendron se montre étonnamment mature pour son âge et s'exprime avec aisance.«Moi, je ne vois pas du tout ça comme une compétition, explique-t-elle.Je pense qu'il y a de la place pour plus d'une personne dans ce milieu-là.Honnêtement, je sors cet album sans trop d'attentes.J'ai eu beaucoup de plaisir à le faire, je l'ai fait avec toute ma sincérité, toute ma passion pour la musique.Pour ce que les gens en penseront, je laisse aller les choses.C'est en créant des attentes qu'on risque d'avoir certaines déceptions.J'essaie de faire abstraction du fait qu'il y a peut-être plein de chanteuses dans le même créneau, parce que pour moi, le but de cet album, ce n'est surtout pas de jouer du coude.» Que chante-t-on à 16 ans ?C'est le directeur artistique de Mix- Mania, Louis St-André, qui l'a prise sous son aile.Au départ, la jeune fille ne voulait que des conseils pour sa carrière.Jamais, elle n'aurait espéré sortir un album dès cette année.C'est son agent qui l'a convaincue qu'il lui fallait son propre matériel pour commencer.« Ce n'était pas prévu, ce n'était pas attendu, alors c'est encore plus beau.Si je l'avais imaginé, je n'aurais pas cru que ce serait arrivé comme ça.» C'est aussi un cadeau d'anniversaire, car aujourd'hui, au moment où vous lisez ces lignes, Caroline Marcoux Gendron fête ses 16 ans.Mardi, elle lancera son album (réalisé par Michel F.April et auquel ont collaboré Benoît Martel, Christian Morrisset, Patrick Lafleur et Béatrice Richet) à la Place des Arts.Que chante-t-on à 16 ans?Presque toujours les paroles des autres, elle ne s'en cache pas.« Je voudrais bien écrire mes propres chansons, mais je ne suis pas pressée.Quand j'en serai capable, j'en serai très fière et très heureuse, mais j'attends d'avoir plus d'expérience de vie pour avoir plus de choses à dire.J'en ai quand même coécrit une, L'Horizon, mais le mien.C'est pour ça que j'ai rencontré des auteurs.Car pour moi, les paroles, c'est aussi important qu'une belle mélodie.Je voulais des paroles qui me ressemblent, qui ont un lien avec mes préoccupations et ce que je vis.J'ai d'ailleurs une préférence pour les textes qui ont une conscience sociale.» Quant à la musique, il fallait qu'elle lui ressemble aussi.En plus de jouer du violon et du piano, elle est très curieuse de ce qui se passe actuellement sur la scène musicale et ses préférences vont à Stefie Shock, Andrée Watters, Dumas, Norah Jones.et le vieux rock que son frère écoute.« Je suis influencée par plusieurs styles.Je pense que mon albumreste populaire, avec des influences d'autres genres musicaux.» Le premier extrait, Une page chaque jour, tourne présentement à la radio.Si sa carrière musicale ne décolle pas, elle sera bien sûr déçue, mais pas démunie.C'est ce que l'on constate rapidement, après cette conversation où l'on réussit à lui faire admettre qu'elle a un petit côté workaholic.On a beau lui suggérer la perspective d'une grande destinée internationale, elle tient mordicus à faire le cégep et l'université.« Je trouve ça dangereux d'arrêter complètement.Je ne serais pas prête à laisser tomber, je ferais ça à temps partiel.Pour le moment, j'aimerais aller en musique, le programme théâtre et musique du cégep Lionel-Groulx m'attire beaucoup.J'aimerais peut-être aller en communication, ou en arts et lettres.À l'opposé, il y a les sciences de la santé aussi qui m'intéressent.Mais je pense que si on fait trop de choses en même temps, on ne peut pas se concentrer sur une seule et, en ce moment, je me concentre sur l'album.» « Non seulement Mix Mania a été une école, mais c'est ce qui m'a donné la piqûre.» EN RAFALE Ton dernier spectacle ?« Lise Dion.C'est le premier spectacle d'humour que je voyais de ma vie.J'ai bien aimé.» Ton dernier disque ?« Vincent Vallières.J'aime l'ambiance de ses chansons.» Ton dernier livre ?« Je suis en train de lire L'Alchimiste de Paulo Coelho.» Ton dernier film ?« Le Terminal avec Tom Hanks.C'est le fun parce que c'est tourné au Québec.» Qu'est-ce qui te fait peur dans la vie ?« Je n'ai jamais fait face à la mort d'un proche.Il y a la mort, mais aussi perdre quelqu'un, couper les ponts avec une personne qui m'est chère.» Ce qui te rend heureuse ?« La vie en général.Les petites surprises, les choses toutes simples qui font que la journée est belle.» \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles SÉPARÉS À LANAISSANCE Ouille ! Ayoye ! Pardonnez-la, l'équipe fantôme souffre d'une petite crampe abdominale après avoir passé en revue vos très nombreuses suggestions.Depuis la grande inauguration de notre adresse de courriel la semaine dernière, vous avez été plus d'une cinquantaine à nous faire rire.Du modeste « mes félicitations » à « il était temps que vous vous mettiez aux nouvelles technologies », en passant par « vous êtes ma chronique préférée », vous, les fans de cette rubrique, étiez manifestement en liesse.Et totalement déchaînés.On ne sait plus trop que choisir, c'est déchirant ! Mais on a penché pour l'idée de Lyna, qui propose la star de la commission Gomery, Jean Brault, et le comédien Jean Benguigui dans le film Ripoux contre Ripoux.Il ne manque plus qu'un policier aux méthodes peu orthodoxes comme celui incarné par Philippe Noiret pour leur faire cracher le morceau à tous.Une rubrique qui fait moins de blagues cochonnes que Tout le monde en parle Jean Brault Jean Benguigui ENCORE DE LA CHICANE «Je suis marginal par rapport à Binamé, qui est un tâcheron.» \u2014Le cinéaste ANDRÉ FORCIER à Tout le monde en parle.« N'a-t-on pas déjà, comme confrérie culturelle, assez d'obstacles à surmonter pour parvenir à faire nos films (.) sans avoir à créer de faux problèmes, en voulant par exemple diviser l'art en catégories et créer des camps et schismes artificiels : ceux des auteurs (nobles) et ceux des autres (les tâcherons, dixit Forcier), ceux des succès (à proscrire) et ceux des oeuvres moins populaires (à porter aux nues)» \u2014CHARLES BINAMÉ, dans sa réponse à André Forcier envoyée à La Presse.«C'est plate, mais il a fait très beau en fin de semaine.» \u2014CHRISTIAN LAROUCHE, distributeur du film d'André Forcier, Les États- Unis d'Albert , qui n'a fait que 10 000 $ aux guichets à son premier week-end.PHOTO : ROBERT SKINNER, LA PRESSE © PHOTO, GETTY ILS, ELLES ONT DIT\u2026 « Quand elle était jeune, elle avait un stroboscope comme veilleuse.» \u2014DANIEL LEMIRE, expliquant l'hyperactivité de Marie-Chantal Perron.« T'as porté une robe de gala dans un gala et ça, c'est rare au Québec.» \u2014GUY A.LEPAGE, à Lucie Laurier.« Pourquoi vous ne me faites pas confiance?» \u2014Ce que MICHAEL JACKSON aurait dit à la mère d'une victime, inquiète de voir son fils coucher dans la même chambre que Jackson.(Pourquoi tu penses ?!?) « On avait déjà dit que Hawaïenne était notre Ginette des années 2000, mais en plus poche.» \u2014ALEXANDRE, le guitariste des Trois Accords, qui reprennent la chanson Ginette sur l'album hommage à Beau Dommage.LE DOPAGE.DANS LA VIE SEXUELLE « Je l'ai essayé, mais je ne suis pas dépendant.Je n'ai pas de problème d'érection maintenant ! J'en ai pris quelques fois de façon récréative.Quand j'étais un peu plus sexuel.Quand vous êtes engagé avec plusieurs personnes, ça aide.» \u2014ASHTON KUTCHER, qui admet avoir essayé le Viagra.entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE > LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE Qui a dit que les Québécois ne s'intéressaient pas à la lecture, hein ?Cette semaine, ils étaient prêts à faire la queue au stand du métro Berri-UQAM pour obtenir à l'avance leur carte d'abonnés à la Grande Bibliothèque, qui ouvrira officiellement ses portes le 30 avril.C'est Lise Bissonnette qui doit être contente ! > LA SAISON ESTIVALE DE RADIO-CANADA.On veut bien croire que l'été, c'est léger, mais il ne faudrait pas prendre les téléspectateurs pour des crapets-soleils agonisants sur la plage.Ça commence bien mal pour la saison estivale de Radio- Canada, dont les nouvelles émissions présentées cette semaine ont reçu des critiques bien tièdes, voire carrément froides.Pour l'instant, En attendant ben Laden (clin d'oeil au chien des Bougon ?), Tout le monde tout nu (clin d'oeil à Tout le monde en parle ?), On ne ment que deux fois (clin d'oeil aux Détecteurs de mensonges ?) déçoivent.Au-delà des titres comiques, il faut du contenu.Remarquez, on n'en est qu'à la première semaine.et il commence à faire très beau.Lucie Laurier Ashton Kutcher ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION La crise existentielle de miss Météo ISABELLE MASSÉ Elle n'a pas volé la vedette dans Maman Last Call, mais elle a fait rire bien des gens.Sous les tuques et dans les bottes poilues de la chroniqueuse météo, Myriam Monette, Anne-Marie Cadieux a notamment émerveillé les producteurs Pierre Gendron et Christian Larouche, de Christal Films, à un point tel qu'ils ont décidé d'en faire la vedette d'un autre film.Pour la télé, cette fois.Le téléfilm Miss Météo sera diffusé à Super Écran à compter du 9 octobre 2005 (puis sur les ondes de Séries +, en 2007).Une première pour la chaîne payante aux 460 000 abonnés.« C'est notre première production maison en français, dit Denyse Gagnon, directrice des communications d'Astral Télé Réseaux, qui a investi un million de dollars dans la production de 1,7 million.On sait que les productions québécoises sont très appréciées des téléspectateurs.Le 2 janvier, 253 000 abonnés ont regardé La Grande Séduction.» Il y a des projets qui voient le jour plus rapidement que d'autres ! Après avoir écrit le roman Maman Last Call, Nathalie Petrowski a attendu neuf ans avant de voir son adaptation cinématographique portée sur grand écran, à cause des refus répétés des organismes de financement Téléfilm Canada et la SODEC.« Je suis passée d'un extrême à l'autre car, pour Miss Météo, je n'ai pas eu à attendre l'argent des institutions, dit Nathalie Petrowski.On l'avait déjà ! » Dans Miss Météo, comédie romantique légère, Myriam Monette est en crise existentielle.La quarantaine approche à grands pas et mademoiselle angoisse, car elle n'a toujours pas de chum.Elle tentera donc de trouver l'âme soeur dans Internet.« Elle va tomber sur des rigolos », explique Anne-Marie Cadieux, de plus en plus pressentie pour des rôles comiques ou fantaisistes (Cover Girl, Annie et ses hommes).« J'ai pourtant toujours aimé jouer dans des comédies.Je veux des rôles croustillants.» L'action de Miss Météo se déroulant aussi au travail, on verra Myriam à couteaux tirés avec sa patronne, qui a le même âge qu'elle, mais qui est de loin plus mature.« Myriam est une ado.Elle se laisse porter par la vie », décrit Anne-Marie Cadieux.Un peu plus et.Dire que son personnage, qui a d'abord été une recherchiste de télévision dans l'imagination de Nathalie Petrowski, a failli passer inaperçue dans Maman Last Call ! C'est qu'à deux semaines du tournage du film de François Bouvier, au début de 2004, les producteurs ont téléphoné à la journaliste et scénariste pour lui annoncer que Myriam n'avait plus de décors, le budget étant moins gros que prévu.« Ils m'ont alors dit : Mets-là dans un bureau avec un téléphone ! Non, elle pourrait être miss Météo ! se rappelle Nathalie Petrowski.Mais ni Anne-Marie ni moi n'aimions l'idée, au départ.Puis, je me suis rendu compte qu'en miss Météo, ce personnage dynamisait l'histoire.Résultat : l'idée du téléfilm Miss Météo (également financé par le Fonds canadien de la télévision \u2014 500 000 $) a germé avant même que Maman Last Call n'arrive en salle ! « J'étais en voiture et j'ai presque eu un accident en entendant la proposition des producteurs, raconte Nathalie Petrowski.Je n'avais pas prévu de suite au roman.Mais c'est un cadeau qui tombait du ciel, car je ne me voyais pas passer 10 autres années à écrire un film.» Depuis la fin de mars, Anne- Marie Cadieux fait donc la pluie et le beau temps devant la caméra de François Bouvier.Le réalisateur, qui tourne cette fois en vidéo et non en film, bénéficie de 15 jours pour raconter les aventures de Myriam Monette, soit deux fois moins que pour celles d'Alice Malenfant, vedette de Maman Last Call.« On entre, cette fois, dans l'intimité de ce personnage énergique, coloré et pétillant, mais aussi vulnérable », dit Bouvier, qui n'en est pas à son premier spin-off.Dans la série Tribu.com, il a assuré en effet la suite des aventures de Stella, personnage d'abord incarné par Caroline Néron dans la télésérie Diva.« Je ne sens pas qu'on a moins de temps pour tourner, dit Anne-Marie Cadieux, car François est détendu.» Aux côtés de la comédienne, on retrouvera Sophie Prégent (patronne de Myriam), Mahée Paiement (jeune collègue de travail et amie de Myriam), Patrice Robitaille, Frédéric Pierre et Geneviève Brouillette, notamment.Ne comptez pas sur la présence de Sophie Lorain et Patrick Huard dans Miss Météo pour pimenter le quotidien de Myriam.Au mieux, ils feront une courte apparition à l'écran.« Pour essayer de prendre mes distances avec Maman Last Call, je me suis débarrassée de ces personnages en les envoyant au Mexique !» dit Nathalie Petrowski.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Anne-Marie Cadieux incarne miss Météo, dans un téléfilm dérivé de Maman Last Call.« J'ai pourtant toujours aimé jouer dans des comédies.Je veux des rôles croustillants.» Festival de musique chorale 514.842.9951 osm.ca présente Carmina burana Mardi 3 et mercredi 4 mai, 20 h Jacques Lacombe, chef d'orchestre 4 solistes Choeur de l'OSM Choeurs du Nouveau Monde Britten, Spring Symphony Orff, Carmina burana 19h : Causerie avant concert Kelly Rice, animateur à CBC Radio 2 reçoit Edgar Fruitier Perlman : deux générations Mardi 19 et mercredi 20 avril, 20 h Itzhak Perlman, chef d'orchestre Navah Perlman, pianiste OEuvres de Verdi, Chopin et Tchaïkovski Soirée du 19 : Également : Les débuts de Philippe Jordan Mercredi 27 et vendredi 29 avril, 20 h Philippe Jordan, chef d'orchestre Cho-Liang Lin, violoniste OEuvre de Bartók, Mozart, et Beethoven Soirée du 27 : Ne manquez pas notre nouvelle brochure de saison encartée dans ce journal.Causeries avant les concerts au Piano nobile La Neuvième de Beethoven Mardi 24 et mercredi 25 mai, 20 h Michel Plasson, chef d'orchestre 4 solistes Choeur de l'OSM Beethoven, Ouverture Leonore III Beethoven, Symphonie no 9 Soirée du 24 : Soirée du 25 : 3309938A DU 5 AU 30 AVRIL 2005 Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal H2W 2M2 ( métro Sherbrooke) Informations et réservations (514) www.theatredaujourdhui.qc.ca 282-3900 En partenariat avec Texte MARIE-CHRISTINE LÊ-HUU Mise en scène ROBERT BELLEFEUILLE assisté de Diane Fortin.Avec MARIE-CHRISTINE LÊ-HUU, SUZANNE CLÉMENT, CATHERINE BÉGIN, PATRICK GOYETTE, AUBERT PALLASCIO et GUILLAUME CHAMPOUX Collaborateurs : Jean Bard, Sarah Balleux, Etienne Boucher, Louise Beaudoin, Suzanne Trépanier, Karine Desmarais et Annick Généreux.Jouliks Une création du COMPLET \u201413, 14 et 17 avril «Courez-y.C'est un texte magnifique, d'une grande beauté.Marie-Christine Lê-Huu est extraordinaire.» \u2014Jel'ai vu àlaradio, SRC «Des Jouliks qui vont droit au coeur.(\u2026) risque même de provoquer quelques déluges lacr ymaux.» \u2014La Presse «\u2026onycroit complètement.Une histoire d'amour et des relations mère-fille (\u2026) on pleurait dans la salle.»\u2014Desautels, SRC «Une touchante histoire d'amour, brillamment racontée.(\u2026) par d'excellents comédiens.»\u2014Josée Bilodeau, Radio-Canada.ca «\u2026unvoyageaupaysdel'émotion pure.\u2026ce drame psychologique qui émeut jusqu'au trognon.» \u2014Journal de Montréal 3295754A ARTS ET SPECTACLES 3305218A SPECTACLES DANSE CENTRE PIERRE-CHARBONNEAU (3000, rue Viau) Concordia 2005 : 9h à minuit.CINQUIÈME SALLE DE LA PLACE DES ARTS Lumière : 20h.MAI (3680, rue Jeanne-Mance) Appartement témoin : 20h.MOYSE HALL, UNIVERSITÉ MCGILL (853, rue Sherbrooke O.) Danse Performance 2005 : 20h.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, rue Cherrier) Étude #5 pour grand groupe : 20h.THÉÂTRE MIRELLA ET LINO SAPUTO - CENTRE LEONARDO DA VINCI (8370, boul.Lacordaire, Saint-Léonard) La Belle au bois dormant : 14h et 20h.USINE C (1345, avenue Lalonde) 5 heures du matin : 20h.MUSIQUE SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Gilles Ouellet.Robert Charlebois, chanteur : à 20h.Week-ends Pop.ÉGLISE ST.GEORGE (1101, Stanley) Choeur des Enfants de Montréal.Dir.Iwan Edwards : à 15h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Les Violons du Roy et la Chapelle de Québec.Dir.Bernard Labadie Bach : 20h.VARIÉTÉS CABARET MUSIC-HALL (2111, rue Saint-Laurent) Stars : 21h30.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, rue Saint-Charles- Borromée S.) Mes Aïeux : 20h.SALLE JEAN-GRIMALDI (1111, rue Lapierre, La Salle) Marie-Denise Pelletier : 20h.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Sylvie Tremblay : 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.L'Ange-Gardien, l'Assomption) Michel Pagliaro : 20h.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, rue Duquet, Sainte-Thérèse) Claire Pelletier : 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594, rue Saint-Denis) Les Duplicatas : 20h.(514) 725-2653 1 877 725-7725 www.sla-quebec.ca info@sla-quebec.ca LA MALADIE DE LOU GEHRIG SLA SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC UNE BATAILLE POUR LAVIE BTSLA7 UNE PRÉSENTATION ASSISTANCE À LAMISE EN SCÈNE ET RÉGIE CLAUDE LEMELIN DÉCOR DANIÈLE LÉVESQUE COSTUMES MARC SENÉCAL ÉCLAIRAGES AXEL MORGENTHALER MUSIQUE ORIGINALE ROBERTNORMANDEAU PROJECTIONS PIERREDESJARDINS ACCESSOIRES PATRICIA RUEL CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER A VEC : EMMANUEL BILODEAU +MACHA LIMONCHIK MARIE TIFO+LOUISE TURCOT+PIERRE COLLIN +BENOÎT McGINNIS +DANY MICHAUD MARIE-ÈVE PELLETIER +CHARLES-ÉTIENNE MARCHAND 3304179A www.duceppe.com en collaboration avec de Claude Meunier et Louis Saia mise en scène de Denis Bouchard Normand Chouinard Edith Cochrane Pascale Desrochers Martin Drainville Luc Guérin Diane Lavallée concepteurs Pierre Labonté Suzanne Harel Luc Prairie Michel Smith Normand Blais Appelez-moi Stéphane À L'AFFICHE DU 13 avril AU 21 mai SUPPLÉMENTAIRES 15 24 29 MAI 3306315A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / Téléroman Les dangers du prêt-à-penser ÈVE DUMAS Si Larry Tremblay avait écrit sa pièce Téléroman en 2005 plutôt qu'en 1997, elle aurait porté le titre Téléréalité.Intuitivement, Frédéric Dubois, qui a recréé la pièce avec le Théâtre des Fonds de tiroirs en 2003, à Québec, a tenu compte de la nouvelle réalité télévisuelle dans sa reprise.L'auteur et le jeune metteur en scène nous mettent en garde contre le «prêt-à-penser ».« Le débat s'est transformé depuis deux ans.Pour moi, c'était impératif de changer un peu ma mise en scène pour qu'elle se colle le plus possible à la réalité présente du débat sur la télévision.Il s'est passé plein de choses en deux ans.Évidemment, le pullulement des émissions de téléréalité, mais aussi la venue de Tout le monde en parle.On dirait que tout ce qui se passe à cette émission devient tout d'un coup LA référence, LA vérité.Les gens auraient-ils perdu leur discernement et leur esprit critique ?» demande Frédéric Dubois.Larry Tremblay se réjouit pour sa part de voir que sa pièce gagne en actualité à mesure que les aberrations télévisuelles se multiplient.« Au moment de l'écriture d'une pièce ou d'un livre, on a parfois l'impression que c'est caricatural, puis quelques années plus tard, c'est plus réel que la réalité ! » Dans Téléroman, un groupe de danseurs amateurs « choisis pour leur beauté, leur vitalité, leur jeunesse et leur manque d'équilibre affectif », répète une chorégraphie du tyrannique Christophe, intitulée Cheval.En parallèle de cette activité prétendument expérimentale et visionnaire, les jeunes se retrouvent pour vénérer Piscine municipale, un téléroman dans lequel ils s'investissent au point de confondre le vrai et le faux.Téléroman poursuit la réflexion que Larry Tremblay amorçait avec Ogre.Ce solo écrit en 1995, mais créé en 1998 au Théâtre d'Aujourd'hui, donnait la parole à un personnage narcissique qui mordait dans le vide à pleines dents.L'homme en venait même à s'imaginer que de minuscules caméras captaient chacun de ses gestes et chacune de ses paroles pour les retransmettre à tous les téléspectateurs de la planète.Les deux pièces participent de la même intention, à savoir la dénonciation parodique des effets pervers de la médiatisation à outrance.Téléroman était destiné aux finissants (cuvée 1997) de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, où Larry Tremblay enseigne.« Je l'ai donc écrite avec un souci pédagogique.Il fallait que chaque étudiant ait un temps de scène égal.La pièce durait deux heures et demie.Après la création, je l'ai laissée reposer puis je l'ai retravaillée un an et demi plus tard, dans une optique purement artistique.J'ai vraiment fait un nettoyage avant la publication (chez Lansmann).La pièce a ensuite été montée en Écosse et elle est sur le point d'être produite au Mexique.» Lorsqu'il a reçu l'appel de Frédéric Dubois, directeur artistique du Théâtre des Fonds de tiroirs à Québec (dont on a pu voir les mises en scène de Zazie dans le métro et du Cid maghané), le dramaturge aux nombreuses casquettes était un peu surpris.« Ma première réaction a été de lui demander s'il était fou.Et comme il a dit oui, j'ai dit pourquoi pas.Ça prend un brin de folie pour monter une pièce comme Téléroman.C'est une audace tant artistique que financière, vu le grand nombre de personnages.Frédéric Dubois avait été happé par la plume de Larry Tremblay en voyant Le Ventriloque.« J'aime bien ce théâtre qui soulève des questions par l'état dans lequel il te met.» Puis, il souhaitait monter un spectacle sur la télévision avec sa compagnie.« J'avais d'abord pensé reprendre des épisodes de Dynastie sur scène.Puis, je suis tombé sur Téléroman.L'ironie est déjà tellement présente dans le texte qu'on n'a pas à en remettre.Puis, en même temps, il y a ce ton très appuyé du téléroman et ces émotions de base.» Depuis 1997, les vues de Larry Tremblay sur la télévision et la médiatisation se sont radicalisées.« Ces temps-ci, j'ai toute une réflexion sur le rapport de l'acteur et de la télé.L'acteur n'existe pas s'il n'est pas à la télévision.Les jeunes que je forme à l'UQAM pensent tout de suite télévision et ils sont déçus s'ils ne décrochent pas immédiatement un rôle au petit écran.J'ai des nièces de 10 ans qui vivent beaucoup dans les médias.Je les ai amenées au théâtre le weekend dernier, à Québec (le Théâtre des Gros Becs présentait sa pièce Panda, panda).Ce qui était important pour elles c'était de savoir si les acteurs jouaient à la télévision.Les jeunes accordent vraiment de la valeur à ça.De plus en plus, la télévision nous place dans un consensus assez dangereux, ennemi de la pensée critique.Et progressivement, on sombre dans l'insignifiance et on devient bête.» Vite au théâtre, cet « art de la résistance », (dixit Frédéric Dubois), ce « lieu privilégié de la parole » (dixit Larry Tremblay) ! Après un bref passage à Ottawa la semaine dernière, Téléroman s'installe à La Licorne du 19 avril au 14 mai.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Larry Tremblay et Frédéric Dubois ont remis la pièce Téléroman au goût du jour, question de tenir compte de l'arrivée de la téléréalité.« Au moment de l'écriture d'une pièce ou d'un livre, on a parfois l'impression que c'est caricatural, puis quelques années plus tard, c'est plus réel que la réalité ! » photographe : clay stang interprète : Amanda Walsh « .sensuel, intense\u2026 une expérience théâtrale puissante.» - DANCE EUROPE, LONDRES Le 28 avril 2005, 20 h Salle Pierre-Mercure, Centre Pierre-Péladeau Billets : 987-6919 www.albertaballet.com Directeur artistique, Jean Grand-Maître Dangerous Liaisons CHORÉGRAPHIE Jean Grand-Maître CONCEPTION SONORE Claude Lemelin 3308161A 3294671A ENGELBERT HUMPERDINCK en spectacle DE RETOUR À LA DEMANDE GÉNÉRALE www.engelbert.com CE VENDREDI 3309271A ARTS ET SPECTACLES FLASHES Finale des Francouvertes Le public pourra découvrir des espoirs de la scène musicale francophone, le jeudi 21 avril, à l'occasion de la finale du concours Les Francouvertes.Cette finale se tiendra au Lion d'or.Les demi-finales, qui ont eu lieu les 11 et 12 avril, ont permis de sélectionner les finalistes.La finale débutera à 20h et permettra d'entendre dans l'ordre : Masse Poésie, Damien Robitaille et Caniche Hara-Kiri.Le gagnant de la finale se verra offrir de nombreux prix pour la production, la diffusion et la distribution d'un minialbum multimédia, un soutien promotionnel dans les médias et par des diffuseurs reconnus.Nomination à l'OSTR L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a annoncé la nomination de son nouveau directeur général, à la suite d'une crise qui a secoué l'organisation l'automne dernier.Le président du conseil d'administration, Louis Vanasse, a présenté Réjean Bernard, originaire de Lévis, qui arrive à Trois-Rivières avec la ferme intention d'élever l'OSTR au rang de meilleur orchestre symphonique en région au Québec d'ici trois ans.Pour relever cet imposant défi, l'homme de 52 ans peut compter sur une feuille de route assez bien remplie.Il a notamment oeuvré au sein de l'Association canadienne française de l'Ontario (1987 à 1992), à la direction du développement international pour la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (1993 à 1995) et à titre d'expert-conseil en gestion culturelle (1995 à 1999).Il a par la suite assumé la direction générale de deux sites historiques et patrimoniaux du Québec, le Domaine Cataraqui à Québec et la Villa Bagatelle à Sillery.L'Auxiliaire de l'Hôpital Mont Sinaï présente la première de Nous honorons 15 médecins qui se sont dévoués, durant 15 ans, au service du bien-être de nos patients.Tous les bénéfices seront consacrés aux aménagements de soins palliatifs et de longue durée.Réservations au (514) 369-2222, poste 1337 Télécopieur : (514) 369-3378 Courriel : auxiliary@sinaimontreal.ca \u201cMAMMA MIA !\u201d à la Place des Arts le mardi 12 juillet 2005 Soirée éblouissante 3309486A Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE. ARTS ET SPECTACLES ROCK La belle mort de Groovy Aardvark PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Un chapitre marquant de l'histoire du rock alternatif québécois se termine.Sans regrets et la tête bien haute, Groovy Aardvark tire sa révérence après 19 ans de carrière.Le groupe-culte montréalais a entamé lundi une tournée d'adieu en lançant son dernier album, Sévices rendus.La compilation condense la vie du groupe en 19 chansons.Il y a les débuts rapides et agressifs en 1986, où « on comprend rien à ce que je gueule », admet Vincent Peake, bassiste, chanteur et seul survivant de la formation originelle.Puis le rock progressif plus complexe des années 90.Le virage francophone avec Y'a tu kelk'un.Le premier succès, Dérangeant, en 1996.Les flirts avec la musique folklorique.Et, en guise de testament, trois nouvelles pièces à se mettre sous la dent.Groovy Aardvark parcourra les quatre coins de la province pour assourdir une dernière fois ses irréductibles fans.La grande finale aura lieu le 6 août au Métropolis.L'esprit Groovy Vincent Peake se souvient de jours moins glorieux.«À nos débuts, peu de gens osaient produire un spectacle de rock alternatif.Il a donc fallu défricher un réseau de producteurs.Des élèves qui trippaient sur nous organisaient même nos spectacles.Le lendemain, ils demandaient parfois à leur père de les dépanner financièrement.« C'est ça, l'esprit Groovy : partir le samedi matin en camion et rouler 12 000 km pour gagner 250 $ », blague Vincent Peake.Boudé par la radio commerciale, le groupe s'est fait connaître par sa réputation de bête de scène.Comme au festival Polliwog, où seule une discrète guitare séparait chaque musicien de la nudité.Et comme aux Franco Folies, le visage peint en bleu, en faisant vibrer la rue Sainte- Catherine.Après s'être taillé une place indéracinable dans l'underground québécois, le quatuor tente une carrière européenne.Une tournée de deux mois les conduira notamment au Danemark, en France et en Allemagne.« Sans le moindre sou, on a parcouru 24 000 km en Allemagne seulement, explique Vincent Peake.Les conditions étaient exécrables.On jouait sept soirs par semaine.Mais ça a soudé le groupe.» Après Dérangeant, le premier succès commercial, l'industrie s'est montrée intéressée.Brièvement.« La radio a ouvert la porte puis l'a refermée aussitôt », lance Vincent Peake.Sony leur a même offert un lucratif contrat.Une seule condition: écrire deux ou trois autres tubes.« Sony nous promettait la lune, mais on voyait le piège.Écrire des tounes pour la radio, c'est pas dans nos gènes.On a donc refusé.» Le début de la fin Ce refus du compromis anime encore Vincent Peake.Par crainte de voir sa musique dépérir, il a décidé de mettre fin à l'aventure.« Les gars ne trouvaient plus le temps pour pratiquer ensemble, indique-t-il.On vieillit.Martin Dupuis, le guitariste, a même deux filles.On préfère arrêter maintenant plutôt que de faire de mauvais disques.Si tu tires l'élastique trop longtemps, il te pète dans la face.» Sans amertume, Vincent Peake et ses complices quittent un projet qui les a rendus célèbres sans jamais pour autant assurer leur survie financière.Tous ont dû occuper d'autres boulots.Le soir, ils ont été rockeurs.Le jour, c'était des cuisiniers, des aides techniciens ou des paysagistes.Adieu à Groovy Aardvark, donc, mais pas à la musique.Au contraire, Vincent Peake promet d'être plus actif que jamais.Bassiste pour Grimskunk et pour le retour d'Aut'chose, batteur pour Floating Widget, il participe aussi à Karma Doza et Sabbath Café.Lisez notre critique de Sévices rendus en page 10.PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE « Je n'ai pas travaillé juste sur un disque, j'ai travaillé sur moi-même ! » raconte René Lussier.RENÉ LUSSIER Chanteur.à 47 ans! ALAIN BRUNET René Lussier l'annonçait déjà lors de la parution de Grand Vent, son album précédent : le suivant en serait un de chansons.Voici donc Le Prix du bonheur.« Ça fait du bien que ça sorte ! » lance-t-il d'emblée, visiblement soulagé d'avoir mené à terme cette gestation.Car Lussier est d'abord guitariste, compositeur et improvisateur émérite, expérimental devant l'Éternel, vous imaginez le défi de devenir chanteur.à 47 ans ! « Quand tu mets le doigt dans le tordeur, soulève-t-il, tu finis par y passer au complet.J'ai donc passé beaucoup de temps là-dessus.J'ai suivi un cours de chant avec Mme Cardinal, elle m'a donné des exercices.J'ai eu aussi pour coach Robert Langlois, le preneur de son, qui m'a donné de bons conseils.Le métier devait rentrer vite.Ce couplà, en tout cas, je me suis mis dans le trouble ! » blague le musicien devenu interprète.Et fier de l'être devenu.« Quand j'ai eu fini, je me suis dit ben coudon, ça doit me ressembler.Je suis très content de tout ce que j'ai appris.J'ai appris à chanter, c'est déjà pas pire ! Auparavant, je chantais de temps à autre, mais c'était de façon parodique, satirique, à fond la caisse.Or, cette fois, il n'y avait pas de chansons de mononcles au menu.Les mots exigeaient une sincérité et une vulnérabilité qui m'ont forcé à ouvrir d'autres portes.» Le thème central est la quête du bonheur, une question qu'il avait envie d'aborder.« La quarantaine, c'est le temps des bilans, je peux dire après coup que j'ai créé ce disque par nécessité.Le Prix du bonheur est un titre ouvert qui me parle à toutes sortes de niveaux.Avec comme question centrale : quels choix fait-on pour être heureux ?Il m'a fallu fouiller en dedans.» René Lussier n'est pas devenu parolier pour autant.Paule Marier, auteure d'émissions de télé destinées aux tout-petits (Cornemuse, Pacha et les chats, Pin Pon, etc.), de surcroît sa bien-aimée, a signé les textes.«Puisqu'elle est douée, c'était bien d'avoir un projet commun », résume-t-il.Avec la satisfaction du travail accompli.Notre interviewé croit d'ailleurs que son premier disque de chansons « parle à pas mal de monde ».« Il tient la route.Il y a des tours de magie un peu partout, mais jamais au détriment de cette idée que la chanson doit d'abord passer.» L'idée de faire Le Prix du bonheur remonte à quelques années alors que Lussier créait la musique d'un film d'animation.La réalisatrice lui avait alors fourni une compilation de chanteurs hawaiiens enregistrés depuis les années 20, 30 et 40.Le coup de foudre.« J'avais été totalement charmé par la beauté des mélodies et le lyrisme de leurs chants traditionnels dont les racines autochtones étaient encore perceptibles », se rappelle Lussier.La coloration hawaïenne du Prix du bonheur n'est peut-être pas aussi évidente qu'elle l'est pour le principal intéressé (bien que sept des 12 chansons soient des reprises adaptées à la sauce Lussier), les Trois Accords pourraient néanmoins inviter Lussier à assurer leurs premières parties ! Devenu accro à ce style à peu près disparu de l'imaginaire populaire, mais frustré de pas saisir un traître mot de leur expression vocale, René Lussier finit par demander à Paule Marier de lui écrire des textes afin qu'il puisse en chanter les versions.Les chemises à fleurs s'ensuivirent, les vérandas du voisinage furent investies \u2014région de Saint-Fortunat, comté Chaudière- Appalaches, là où le couple habite à temps complet depuis deux ans.En marge de sa vraie carrière, ce loisir devint progressivement sa préoccupation principale.Bien qu'il fut accompagné par des musiciens tels la violoniste Liette Remon, le batteur Claude Lavergne ou le contrebassiste Pierre Cartier, René Lussier a fait un travail essentiellement soliloque.« Ne serait-ce que pour solidifier cette nouvelle identité, précise-t-il.Chanter en m'accompagnant est un travail d'artisanat que j'ai poussé à la limite.Bien sûr, j'ai frappé quelques noeuds ; impossible de les éviter lorsque tu te retrouves face à toimême pendant de longs mois.Et quand tu chantes, tu ne peux t'asseoir sur tes lauriers.Tu voyages léger en tournée, mais quand t'es tout seul à faire lever le Boeing, ce n'est pas tout à fait évident ! « Chanter, c'est emprunter une ligne directe.Tu ne peux vraiment pas faire de détour avec l'intention.Tu ne peux pas t'écouter chanter quand tu t'adresses à l'âme.Ça a eu un impact sur mon jeu de guitare.Je n'ai pas travaillé juste sur un disque, j'ai travaillé sur moi-même ! Un projet de communication qui doit maintenant être partagé.» Quoi qu'il advienne, René Lussier assume pleinement sa démarche.« C'est mon chemin, je suis rendu là.Je ne sais pas où ça va me mener, mais j'y vais.» .René Lussier se produit en solo au Vaet- Vient (3706, rue Notre-Dame Ouest) le 29 avril.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Groovy Aardvark, dernière mouture: Vincent Peake (chant, guitare basse), François Legendre (guitare), Martin Dupuis (guitare) et Pierre Koch (batteur).« Si tu tires l'élastique trop longtemps, il te pète dans la face.» « Je peux dire après coup que j'ai créé ce disque par nécessité.» DISCOGRAPHIE Kitsh en squatt (démo), 1989 Eater's Digest, 1994 Vacuum, 1996 Oryctérope, 1998 Exit Stage Dive, 1999 Fast times at Longueuil High, 2000 Masothérapie, 2002 Sévices rendus, 2005-04-13 DVD Aasphalte, meusique et crucifixion 3309475A À LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest À LAPLACE DES ARTS www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 RÉSEAU ADMISSION www.admission.com (514) 790-1245 RENSEIGNEMENTS : ACHETEZ VOS BILLETS MAINTENANT 30 JUIN AU 10 JUILLET 2005 - 26e ÉDITION WWW.MONTREALJAZZFEST.COM CONCERTS EN PRÉVENTE PLEINS FEUX Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 1er juillet, 20 h 30 CESARIA EVORA ENVOÛTEMENT ET DÉPAYSEMENT AVEC LA DIVAAUX PIEDS NUS ! Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 2 juillet, 20 h 30 MARK KNOPFLER LA VOIX ET LA GUITARE DE DIRE STRAITS ! PROGRAMME DOUBLE 2 juillet, 21 h MEDESKI, MARTIN & WOOD Première partie : YOUNG PHILADELPHIANS avec MARC RIBOT, GRANT CALVIN WESTON ET JAMAALADEEN TACUMA 3 juillet, 21 h HERBALISER, BONOBO et DJ FOOD 8 juillet, 18 h et 21 h 30 DANIEL LANOIS RENDEZ-VOUS DANS UN MONDE À PART ! UNE SOIRÉE À CASSER LA BARAQUE ! RYTHMES AU MÉTROPOLIS LE RETOUR DU PARTY DU FESTIVAL ! SOIRÉE NINJA TUNE :SIX HEURES DE MUSIQUE ININTERROMPUE ! LES GRANDS CONCERTS Théâtre Maisonneuve, PdA, 1er juillet, 18 h DAVE HOLLAND BIG BAND LE BIG BAND DE L'HEURE ! Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 7 juillet, 20 h 30 UN VÉRITABLE HAPPENING ! AL JARREAU et ROBERTA FLACK PROGRAMME DOUBLE BLIND BOYS OF ALABAMA et MAVISSTAPLES DEUX LÉGENDES SUR SCÈNE ! 1er juillet, 21 h Théâtre Jean-Duceppe, PdA 29 juin au 4 juillet 20 h 30 TANGO FLAMENCO PAR LE TALENT DANZABALLET ESPAÑOL DEMADRID UN SPECTACLE ÉPOUSTOUFLANT AVEC 25 DANSEURS ET MUSICIENS DE TRÈS HAUT NIVEAU ! Formule Cabaret : places assises ACHETEZ VOS BILLETS AVANT TOUT LE MONDE LORS DE LA MISE EN VENTE DE TOUS LES CONCERTS EN SALLE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL, EN VOUS INSCRIVANT MAINTENANT À L'INFOTICKETPRO.CA ! 6SOIRS À L'AFFICHE 3309827A CENTRE DES ARTS VISUELS www.centredesartsvisuels.ca brochure gratuite 350 av.Victoria 488-9558 Métro Vendôme Créez.et libérez votre esprit COURS D'ART INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Cours débutant fin avril.Débutant, intermédiaire, avancé peinture dessin aquarelle joaillerie vitrail céramique poterie sculpture et plus encore Aussi, programme pour jeunesse et ados après l'école et le samedi FLASH Paris et Britney à l'écran Paris Hilton, 24 ans, fait partie de la distribution du thriller House of Wax, remake d'un film de 1953 qui mettait en vedette Vincent Price et Charles Bronson.House of Wax prendra l'affiche au grand écran le 6 mai.Distribué par le studio Warner Bros, le film a été tourné en Australie et met aussi en vedette l'actrice canadienne Elisha Cuthbert, que l'on peut voir dans l'émission 24 Heures chrono.Quant à Britney Spears, elle et son amoureux Kevin Federline suivront l'exemple Jessica Simpson et Nick Lachey, et seront au coeur d'une nouvelle émission de téléréalité présentée sur UPN à compter du 17 mai.La série se terminera avec le mariage des deux tourtereaux.Lors des épisodes précédents, on aura l'occasion de suivre le couple, de leur première rencontre à Los Angeles jusqu'à l'échange de leurs voeux.La chanteuse n'a toutefois pas l'intention de se pavaner avec son bedon de grossesse.3289355A 3309174A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Àéviter Perreau palpite Nucléaire n'est pas une bombe.Ce n'est pas le genre de disque qui nous éclate en plein visage dès la première écoute.Ce n'est pas qu'il demande un effort, juste un peu de temps, quatre ou cinq écoutes, pour se détacher de son prédécesseur.N'y voyez aucune réticence cachée, Western romance ne dévoilait pas non plus tous les secrets de sa beauté après une seule écoute, même attentive.Et il n'a pas fané depuis.Yann Perreau a écrit l'essentiel de ces 11 nouvelles chansons après une rupture amoureuse.Mais il n'a pas fait un disque pleurnichard.Bon point pour lui.Encore mieux, il a fabriqué un disque vibrant, comme un dernier.ou un premier baiser.Dans la tristesse (J'ai une île au coeur), dans les nuits chaudes (Goûte-moi), dans les entrechats des vers, dans le choc des timbres et des mélodies, ce disque palpite « avec clash », comme il le dit dans une chanson.Encore une fois, l'auteur-compositeur (entouré d'une solide équipe) a tout mélangé : pop, rock, chanson, musique électronique, guitare abrasives, violons gracieux, boucles rythmiques, poésie brute et moelleuse.Nul n'a mieux réussi la synthèse de tous ces éléments dans un cadre chansonnier.L'amalgame n'a rien d'un exercice de style, cérébral et technique.Nucléaire est même un disque très physique : il prend au corps, aux hanches, au ventre, il fouette le sang.Sûr qu'il fera pas mal d'effet aux filles.à qui Yann Perreau fait déjà pas mal d'effet lorsqu'il monte sur scène ! Grande Brune, sur un texte d'Arthur H, figure parmi les grandes réussites.Elle préfère les voyous, avec cette guitare qui lacère l'espace et ce rythme lent, pesant comme le désir, s'incruste facilement dans l'oreille.Clin d'oeil sympathique, La vie n'est pas qu'une salope est un bijou de pop mal léchée.Goûte-moi sent le sexe à plein nez, sans vulgarité.Des imperfections subsistent, ici et là.La candeur des premiers vers de 3 Sacs (À l'orée / D'une grande expérience / La ville lumière s'ouvre à moi ») détonne au milieu des autres chansons qui, elles, marinent dans les doubles sens, frôlent le conte urbain et évitent de tout dire trop clairement.Nucléaire donne aussi parfois une impression de retenue (la faute au mixage ?), alors qu'on aurait voulu que Yann Perreau se lâche et rue dans les brancards.Avec ce deuxième album, l'artiste de 29 ans confirme cependant qu'il a une forte personnalité et une identité musicale unique.Et si Nucléaire ne fait pas péter votre chaîne stéréo, nul doute qu'il va briller de mille feux lors de sa transposition scénique.Posologie : plusieurs fois par jour, les jours suivant l'achat.À consommer à volume élevé.Beaucoup de profondeur 3 Sacs Alexandre Vigneault FFFF POP-ROCK Yann Perreau Nucléaire Full Spin / Fusion 3 ROCK Garbage Bleed Like Me FFF Geffen / Universal Un peu comme en 1995 Ils ont bien failli se saborder, les gens de Garbage.On dit que le batteur et réalisateur Butch Vig a même quitté le groupe pendant quelques mois, avant de réaliser qu'il y a encore du fric à faire avec ça.Aujourd'hui, les membres de Garbage ne songent plus à s'égorger, et ils se pointent avec Bleed Like Me, leur quatrième et leur premier en quatre ans.La bonne nouvelle, c'est que le Garbage des premiers jours (1995) est de retour.Surtout en début de compact: les mélodies sont fortes, la guitare vous rentre dedans, et Miss Shirley Manson chante comme la déesse qu'elle a toujours été.C'est déjà mieux que leur précédent, paru en 2001, tellement nul qu'on en oublie le titre.Par bouts, les pièces de Bleed Like Me rappellent fortement l'énergie du premier compact, ce qui est une bonne chose.La mauvaise nouvelle ?Ça se gâte par moments.Il y a quelques pièces très ordinaires, et il y a It's All Over But The Crying, une ballade qui aurait dû se retrouver aux ordures.Bleed Like Me n'est pas un grand album, mais c'est le meilleur de Garbage depuis.trop longtemps.Ça démarre en trombe It's All Over But The Crying Richard Labbé ROCK Groovy Aardvark Sévices rendus FFFF Diffusion YFB / Dep Quelques pièces d'adieu On va clore un grand chapitre de notre histoire rock lorsque les gars de Groovy Aardvark vont nous quitter pour de bon cette année.Des groupes du genre, qui ont fait les grandes salles sans l'appui du milieu, qui ont ramé dans leur coin pendant 19 ans, vous en connaissez beaucoup?Nous non plus.En attendant la retraite, voici Sévices rendus.Ça, c'est 19 titres de Groovy.Des classiques du groupe, des inédits et quelques vieilleries, comme ces deux pièces en anglais puisées sur un vieux démo paru en 1989.En écoutant les inédites, plus particulièrement les trois nouveautés qui datent de l'an dernier, on se dit que Groovy avait encore de l'essence dans le réservoir, que l'aventure aurait pu continuer sans problème.Mais on imagine qu'après 19 ans, les gars commençaient à en avoir leur claque.On comprend ça, et bonne chance dans vos nouveaux projets, comme on dit.Nous, on va continuer à écouter Y'a tu kelkun, Boisson d'avril ou cette relecture du P'tit Bonheur de Félix, en se rappelant les bons coups d'un groupe qui aura marqué son époque.Aucun temps mort à signaler Pourquoi pas encore 19 ans ?Richard Labbé ROCK Les Respectables Le Monde à l'envers FFF Sphere / Dep Du déjà-vu entraînant Ils écoutent de la bonne musique rock, les Respectables, et ils ne nous ont jamais caché leurs références.Un passage beatlesque par-ci, des riffs nous rappelant The Black Crowes par-là, et une introduction fortement inspirée de Wild Horses des Stones (La seule chose que tu me dois).On se dit souvent « j'ai déjà entendu ça quelque part », mais les Respectables ont le don de pondre des tubes accrocheurs (Vivre, Highway) et des ballades efficaces (Pourquoi).Sans doute grâce au réalisateur Toby Gendron, le son est moins barbouillé que sur le précédent Quadrasonic.Les mélodies et les arrangements du Monde à l'envers coulent.La basse est moins lourde, et la guitare plus soignée.Les textes se veulent engagés, mais reste qu'ils ne s'éloignent pas trop de la surface des choses : À quoi ça sert / D'être sur la terre / Si on peut même pas / Virer l'monde à l'envers (Virer le monde à l'envers).Cela dit, on est loin de s'ennuyer.Du bon matériel pour les bêtes de scène que sont les Respectables.Entraînant Une impression de déjà-vu Émilie Côté, coll.spéciale ROCK Yesterday's Ring El Rancho FFF1/2 Dare to Care Records / LOCAL Sur la route On dirait Rancid perdu dans les plaines de l'Arkansas avec pour seuls instruments un banjo, un accordéon et une guitare sèche.Ou les Pogues ayant pris racine à Nashville.Il s'agit bien de Yesterday's Ring, formation d'ici regroupant des membres du groupe punk The Sainte-Catherines, qui débranchement périodiquement les amplis pour enregistrer des torch songs en mémoire de Montréal qui ont été composées en tournée.C'est en tout cas ce que nous laisse croire El Rancho, le successeur du savoureux Onze chansons pour faire pleurer les mortsvivants.Encore, c'est la voix de Hugo Mundie qui nous visse à nos sièges, crue et rauque et tellement évocatrice, surtout lorsqu'on change l'eau de son bain punk pour la baigner dans ces arrangements country-folk.Pendant que d'autres musiciens américains tentent de réanimer le folk en lui insérant un tube alimentaire psychédélique, Yesterday's Ring reprend les guitares acoustiques pour le simple plaisir de décompresser entre deux tournées et visiter d'autres lieux inspirants.Un album fait avec les tripes, ça s'entend.L'ambiance road-trip Quelques pièces plus ordinaires Philippe Renaud, collé spéciale POP Nouvelle Vague Nouvelle Vague FFF1/2 Justin Time / Fusion 3 Nouvelle nostalgie Le vieillissement se manifeste par l'usure du corps, bien sûr, mais toutes sortes d'autres signes extérieurs donnent des coups de vieux.Comme d'entendre la chanson fétiche de notre première peine d'amour dans une pub de char.La compilation Nouvelle Vague s'ajoute à la liste.Pourquoi?Parce qu'elle est constituée de reprises de classique du punk ou du rock alternatif des années 80 servies à la sauce easy listening.Exit le tourment dans Love Will Tear Us Apart de Joy Division.Noyée, la rythmique mécanique de I Just Can't Get Enough de Depeche Mode.Évaporée, la peur tapie au fond de A Forest des Cure.Le pire, c'est qu'on n'a même pas envie de crier au scandale.On ose même préparer à souper en écoutant une voix fluette chanter Marian de Sisters Of Mercy, une chanson jadis hantée par la voix sépulcrale et incroyablement basse d'Andrew Eldritch.Avec un verre de rouge plutôt qu'un joint.Répertoire original Démarche convenue Alexandre Vigneault FOLK Christian Legault Pas du monde FFF Digi Musik / Dep Du folk qui vise juste Le Québec regorge de jeunes hommes \u2014romanciers, chansonniers, cinéastes\u2014 qui sculptent leurs oeuvres dans une grosse de peine d'amour.Souvent, ça sent la recette : untel sort sa grosse voix et chante comme s'il allait mourir, tel autre traîne son air penaud dans le même étui que sa guitare acoustique.Christian Legault, issu du groupe La Chicane, pourrait être casé vite fait dans la deuxième catégorie.Mais ce serait faire abstraction d'une chose capitale : sa sincérité.Pas du monde possède ce petit rien qui fait la différence entre une chanson bien tournée et une autre qui vise en plein dans le mille.L'émotion sort de partout sur cet album : dans cette voix imparfaite, dans ces guitares qui pleurent presque sans vouloir attirer l'attention et ces mots déshabillés de toute prétention poétique.C'est comme ça lorsqu'il dissèque une peine d'amour et quand il évoque la fermeture d'une mine en Gaspésie.Christian Legault n'a pas commis un disque sans maladresse (L'Éléphant, en duo avec sa fille, aurait peut-être dû demeurer du domaine privé), mais il n'a rien d'un tâcheron.La charge émotive Manque de concision Alexandre Vigneault INSTRUMENTAL Jaga Jazzist What We Must FFFF Ninja Tune La grande digestion Dirigé par les frères Lars et Martin Hornveth, Jaga Jazzist m'impressionne au plus au point.Voilà une des rares, voire très rares formations, sur cette terre en mesure de témoigner de la plupart des mouvances sonores d'une postmodernité qui ne cesse de nous secouer.Mouvances acoustiques, électriques, numériques, chant choral, mouvances pop ou sérieuses, intellect aiguisé et hypersensibilité, tonalité et atonalité, extrême densité, légèreté insoupçonnée, chaos organisé.Ces Norvégiens sont-ils capables de tout absorber?Et que dire de la digestion ! Devenus virtuoses (collectivement, à tout le moins), ces 10 multi-instrumentistes autodidactes qui se fréquentent depuis l'adolescence nous ont d'ores et déjà livré de puissants amalgames jazzo-technoïdes (ce qui résume mal l'étendue de leur expression), ils défient encore toutes les catégories en évoquant cette fois la résurgence rock qui se manifeste par les temps qui courent, sans trop s'y coller.Nous retrouvons ici le langage foisonnant de Jaga Jazzist, nous reconnaissons ses couleurs auxquelles s'ajoutent des guitares plus rugueuses, des rythmes plus virils.What We Must, en avez-vous déjà conclu, est un must.Le travail collectif Franchement, rien ! Alain Brunet JAZZ Jason Moran Same Mother FFFF Blue Note / EMI Blues.contemporain Considéré parmi les beaux iconoclastes du jazz nouveau, le New-Yorkais Jason Moran martèle, pioche, joue aussi lourdement qu'Ethan Iverson (The Bad Plus), déroge gracieusement sans jamais occulter la riche tradition afro-américaine.Le blues rejaillit sur son septième disque, question de rappeler une des principales sources du jazz.que les Noirs ont abandonnée massivement comme mode d'expression depuis un demisiècle \u2014sauf pour épater les publics blancs.Avec pour renfort le guitariste Jason Sewell, question de faire ressortir davantage l'argument blues (ce qui n'est pas toujours réussi à mon sens), Moran et son ensemble ont créé un amalgame singulier, en ce sens qu'un blues bien rugueux y jaillit des fissures d'un jazz contemporain, souvent déglingué, qui peut toutefois se ressaisir dans un swing étonnamment rigoureux.Difficile de conclure que Jason Moran est un technicien de la trempe des Bill Charlap, Brad Mehldau ou Baptiste Trotignon, tant son jeu est déconstruit.Chose certaine, il affirme une fois de plus un discours des plus originaux, discours que les vieux jazzophiles digèrent lentement et qui séduit les jeunes mélomanes.Foisonnement d'idées Idées parfois mal soudées Alain Brunet JAZZ Marianne Trudel Espaces libres FFF1/2 Trud Riche intériorité De prime abord, le disque solo de la pianiste Marianne Trudel peut être comparé à celui de Gonzales pour la délicatesse qui s'en dégage, pour la richesse de l'intériorité.Si Gonzales fait dans un impressionnisme un peu trop proche d'Érik Satie, impressionnisme auquel il injecte des éléments de jazz primitif et de pop classique, la jeune pianiste montréalaise s'inspire aussi d'oeuvres pianistiques créées au tournant du siècle précédent.Or, dans le cas de Marianne Trudel, le tournant musical du siècle précédent est (parfois) mis au service du jazz, et ce jazz solitaire est à la fois accessible et moderne.Les harmonies et le contrepoint ne s'y limitent certes pas au primitivisme du genre ou encore aux concepts de Broadway reconstruits par les jazzmen au fil des années 30, 40 et 50.La pianiste se permet même des incursions contemporaines dans les miniatures En amont et En aval qui émaillent ces 42 minutes et 40 secondes.Qui plus est, la musicienne a eu la sagesse de ne pas relever des défis techniques hors de sa portée, d'où l'impeccable livraison d'une musique relativement simple (dans un contexte jazzistique, entendons-nous bien), mais assez substantielle pour nourrir bien des âmes.Le goût La complexité Alain Brunet CLASSIQUE Marc-Antoine Charpentier SMAM, dir.Christopher Jackson FFF1/2 ATMA Siècle des lumières ?Présentées en concert en juin dernier au Festival Montréal Baroque, les oeuvres de ce programme enregistrées en première mondiale ont été préparées expressément pour le festival par le Centre de musique baroque de Versailles.ATMA a recréé avec succès, par l'enregistrement SACD Surround, la spatialisation chorale des trois grands motets et de la Messe à 16 voix en quatre choeurs de Marc-Antoine Charpentier, comme on le faisait au XVIIe siècle.Le SMAM, l'ensemble français Stradivarius et quatre solistes complètent la distribution dans un rendu acceptable sans toutefois véhiculer la ferveur du concert, et malgré quelques flottements des sections qui ramollissent la structure, et des attaques moins franches du choeur.Le premier plan sonore demeure souvent assourdi par le continuo (positif) que la réverbération du lieu n'aide pas, en assombrissant la luminosité musicale du maître.Et on ne s'explique pas comment on a pu laisser la soprano Sarah Barnes fausser aussi grossièrement pour un enregistrement où les reprises sont permises (dans les motets In te Domine Speravi et Conserva me Domine).Du Charpentier moins lumineux mais richement rendu.La spatialisation chorale Quand Sarah Barnes fausse Guy Marceau, coll.spéciale P R É S E N T E LES 29 ET 30 AVRIL 2005 AUSSI DU 16 AU 19 NOVEMBRE 2005 Théâtre St-Denis 790-1111 tel-spec.com SUPPLÉMENTAIRES PARTICIPEZ À NOTRE CONCOURS AU WWW.MARTINPETIT.COM/CONCOURS DISQUES ARTS ET SPECTACLES PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Stéphane Beaudin, Sébastien Plante et Stéphane Dussault, des Respectables, ont bien hâte de présenter leur dernier album, Monde à l'envers, sur scène.LES RESPECTABLES Rockeurs verts ÉMILIE CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Six années ont passé depuis que les Respectables suggéraient la décadence.Trois depuis qu'ils ont remis leur vie à l'heure.Aujourd'hui, les gars s'éloignent de cette attitude « je-m'en-foutiste ».Ils regardent plus loin que le moment présent, et s'inquiètent pour l'avenir de la planète.Sur Quadrasonic, on hésitait entre Fumer ou travailler.Sur leur nouvel album, Le Monde à l'envers, on se soucie de l'environnement et on veut faire bouger les choses : Dismoi ce qui faut faire / Pendant qu'on est sur la terre / Pour être un peu moins fonctionnaire et un peu plus humanitaire, dit la chanson-titre.« Pour les textes, on a poussé la chose un peu plus loin, indique le chanteur Sébastien Plante.On dit davantage ce qu'on pense.On a approfondi nos textes.Le fait qu'on soit devenu porte-parole de la Journée sans voiture nous a conscientisés à l'environnement.On a la chance de s'impliquer en tant qu'artistes, donc on le fait humblement.Mais on n'est pas des gourous de l'environnement.» Ses acolytes, les deux Stéphane \u2014Dussault, le bassiste, et Beaudin, le batteur\u2014 acquiescent, comme l'aurait fait le guitariste Pascal Dufour, qui n'a pu assister à l'entrevue.Mais le troisième album en français des Respectables (en magasin mardi) ne se démarque pas que par les thèmes abordés.Les membres soulignent qu'il est plus rock'n'roll et plus naturel.Il est vrai que le premier, $=Bonheur, était propret et plus convenu, histoire de se faire accepter au sein de la planète pop francophone du Québec.Le deuxième, Quadrasonic, sonnait comme une tonne de briques.Le son était à l'image du rock que les Respectables traînaient jadis en anglais sur la route des bars enfumés : sale et lourd.mais également un peu barbouillé.En concevant Le Monde à l'envers, le mot d'ordre était rock'n'roll.Pas de sonorités latines ou de rythmes reggae comme dans Quadrasonic.Un son plus propre et authentique.L'homme chargé de réaliser le tout : Toby Gendron, qui a déjà travaillé avec Éric Lapointe, Florent Vollant et Jean Leloup.Sébastien Plante dit d'ailleurs s'être référé à l'opus L'amour est sans pitié, réalisé par Gendron.« C'est un des disques de la francophonie qui nous ont le plus marqués dans la musique populaire et le rock.» Gendron a su saisir ce que les Respectables voulaient.« Le Monde à l'envers est plus focussé, plus rock que les autres, indique Plante.Le gros du changement, c'est vraiment la réalisation de Toby.Il a compris que c'est un band de quatre gars, qui, sur disque, veulent la même énergie qu'en show.Un album coloré, vivant et up beat.C'est ce qu'il a pu reproduire en studio : un son plus naturel, car t'entends vraiment les quatre gars qui jouent.Même si c'est très rock, il y a quelque chose d'acoustique et de chaleureux.une proximité.» « Toby nous a mis sur la même longueur d'onde », poursuit Beaudin.« Il est paternel, encadrant, mais aussi relaxant et smooth.Tout de suite, il a gagné notre confiance.On avait besoin de quelqu'un de très stable.Car quand les quatre gars ne s'entendent pas, ça peut être explosif », ajoute Dussault, qui signe sa première chanson de l'album, À la vie, à la mort.Les Respectables ne chamboulent pas leur musique pour autant.Les références aux Beatles, aux Rolling Stones et aux années 70 sont encore bien présentes.Et bien que La Planète des singes et Un p'tit geste pour changer le monde traitent de l'environnement, les textes du Monde à l'envers ne sont pas cérébraux et 100 % écologiques.Le disque comporte également des chansons à faire revenir en courant l'être cher, C'est toi que j'aime et La seule chose que tu me dois, respectivement cosignées par Yves Laramée et Marie-Jo Morin, ainsi que de futures tounes de char donnant soif de liberté, Vivre, et Highway, à laquelle a collaboré Jamil.Plante a moins recours à l'anglais que dans les deux albums précédents.« On s'est concentrés sur le français, quitte à en faire un tout en anglais plus tard.\u2014Pardon ?\u2014 On va en reparler.On a des projets pour le Québec, mais aussi pour ailleurs.Il y a toutes sortes d'affaires.On a tout ce qui faut pour bosser très longtemps.» Les membres des Respectables se font aussi discrets sur la célébration de leurs 14 ans de vie commune, mais ils soulignent qu'il « vont fêter ça en grand » l'été prochain.«À Montréal, à Québec (leur ville natale) ?\u2014Un peu partout.» Cachottiers, les gars qui sont « tous âgés dans la trentaine, mais qui ne font pas de bedaine », dit Sébastien Plante.On peut toutefois annoncer que la première montréalaise de la tournée du Monde à l'envers aura lieu le 10 octobre, au Métropolis.D'ici là, les Respectables visiteront plusieurs villes de la province et seront à l'affiche de plusieurs festivals.« On a hâte de monter sur scène.L'album sera bon live », souligne Stéphane Dussault.Peut-être plus verts, mais certainement encore rockeurs ! .Lisez notre critique en page 10.« Même si c'est très rock, il y a quelque chose d'acoustique et de chaleureux.une proximité.» DOCUMENTAIRE The Ramones End of the Century FFFF1/2 Rhino / Sire Quelle famille.Alors là, on a probablement affaire à l'un des meilleurs documentaires rock de tous les temps.End of the Century, c'est l'histoire des Ramones au grand complet.Tout est là, des vidéos de piètre qualité tournées lors des débuts du groupe, au milieu des années 70, aux confidences souvent étonnantes des membres devant la caméra.Ainsi, on y apprend que les gars se détestaient, que le guitariste Johnny s'est permis de partir avec la copine du chanteur Joey, que le bassiste Dee Dee a un sombre passé de prostitué.C'est peut-être la plus grande force de End of the Century : zéro censure et zéro mensonges pour la caméra.On nous dit et on nous montre les vraies affaires, point.Il y a les histoires drôles, les histoires un peu moins drôles, et des tonnes et des tonnes d'extraits vidéo pour appuyer tout ce qui est raconté.Et quand tout ça se termine, on se pose une seule question, la question qui a tracassé les membres du groupe pendant tant d'années: mais pourquoi diable le grand public américain n'a-t-il jamais embarqué ?Mystère.Au moins, Joey, Johnny et Dee Dee peuvent reposer en paix.Gros travail de recherche Euh.on cherche encore Richard Labbé PORTE-PAROLE : DUMAS ENTRÉE LIBRE ! VENDREDI 29 AVRIL AU MÉTROPOLIS, 21 H Pour tout savoir sur le concours, visitez : LA compétition musicale pour les groupes francophones du Québec !!! GRANDE FINALE Animation : Charles Lafortune NSF (Rive-Sud) MAHARAJAH (Montréal) Invités spéciaux :Nouzôte gagnants de la 1 ere édition Les portes ouvrent à20h.C'est un rendez-vous ! En prestation : Dumas 3306326A COLONNE DE SONS ALEXANDREVIGNEAULT COLLABORATION SPÉCIALE Une rubrique qui cite Freud sans l'avoir lu et pratique la psychanalyse sans conviction\u2026 SOURCES : BILLBOARD, NEW YORK TIMES DANS LE iPODDE BUSH Le baladeur i Pod a des adeptes jusque dans les hautes sphères du pouvoir.George W.Bush ne peut se passer de son joujou lorsqu'il fait du vélo de montagne à son ranch du Texas.Un reporter du New York Times a même dévoilé la liste de chansons qui l'aide à élever ses pulsations cardiaques à 170 battements par minute.Bush aime le country.Il aime aussi Van Morrison, l'ex- CCR John Fogerty et Joni Mitchell.Joe Levy, du magazine Rolling Stone, résumait ainsi les goûts du président : « En gros, c'est du rock 'n' roll de babyboomer et de la musique plus récente faite à Nashville pour les boomers.» Des valeurs sûres, quoi.« L'élément intéressant, c'est que le président aime des artistes qui ne l'aiment pas », souligne par ailleurs M.Levy, donnant l'exemple de Fogerty, qui a participé à la tournée anti-Bush, Vote For Change, l'automne dernier.AUF DER MAUR JASE AVEC SONINSTINCT Melissa Auf der Maur a terminé l'écriture de son prochain disque.Elle dit qu'elle vient de sortir d'hibernation.La musicienne s'était réfugiée à Cape Cod pour écrire.Elle est rendue à l'étape de jaser avec son instinct.« Maintenant, je veux m'assurer que toutes les chansons sont bien écrites et vraiment commencer à comprendre le message et le thème du disque.Melissa Auf der Maur entend commencer l'enregistrement de son disque au début du mois de juin et le sortir l'an prochain.« Je suis sûre que je vais jouer à l'automne, précise-t-elle cependant.Ce serait très triste si je ne jouais pas live en 2005.» LU « Physiquement, émotionnellement et financièrement, je trouve de plus en plus difficile de mettre autant d'énergie et de temps dans un projet qui n'a jamais obtenu l'attention ou le respect qu'il méritait selon moi.Je me trahirais et je trahirais aussi tous les fans des Delgados si je continuais à puncher (en rentrant et en sortant du studio), à donner des entrevues à moitié sentie et à jouer avec le groupe alors que mon coeur n'y est plus.» - STEWART HENDERSON, bassiste des Delgados, dont le départ a forcé la dissolution du groupe.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© SHAKIRAAU STADE ORAL On se doutait que Shakira allait enregistrer en anglais et en espagnol en vue de son prochain disque.On pensait qu'elle allait proposer les mêmes chansons dans les deux langues, comme elle l'a fait sur Laundry Service.La réalité sera tout autre.La superstar colombienne va lancer deux disques en 2005 : Fijacion Oral 1 (en juin) et Oral Fixation 2 (en novembre).« Le stade (oral) est le premier de notre vie et c'est le plus élémentaire, le plus instinctif et le plus primitif, explique la chanteuse.Je crois que je suis encore à ce stade, surtout en ce moment parce que je me sens particulièrement en contact avec mon côté animal.» Faudrait lui filer le téléphone de France D'Amour ; elle est passée par là, il y a 10ans.PHOTO REUTERS ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Deux fois Corigliano CLAUDE GINGRAS Bien qu'il se soit juré de ne jamais aborder la symphonie, John Corigliano en composa une inspirée par la mort d'amis victimes du sida et une deuxième, pour cordes, créée par l'Orchestre Symphonique de Boston en 2000.Deux enregistrements de l'oeuvre viennent de paraître : par l'Orchestre Philharmonique de Helsinki, dir.John Storgards, chez Ondine, et par les Musici de Yuli Turovsky, chez Chandos.Ils furent réalisés à l'automne 2003 : le Chandos en septembre, le Ondine en novembre.Mais le Ondine a paru d'abord, ce qui justifie le «World Première Recording » inscrit sur le disque.Différence plus importante à signaler, le Ondine utilise les 50 cordes du Philharmonique de Helsinki, alors que nos Musici totalisent ici 17 cordes.La deuxième Symphonie du compositeur italo- américain est un agrandissement de son Quatuor à cordes de 1995.Le Quatuor fut joué ici par le Molinari en mai 2004, à la fin d'un petit « Festival Corigliano » où l'on avait entendu la première Symphonie à l'OSM trois mois plus tôt et la deuxième Symphonie chez les Musici l'année précédente.Cette 2e Symphonie exige des exécutants un travail extrêmement complexe de synchronisation.Tantôt, les groupes en divisi commencent à jouer et finissent de jouer une fraction de seconde les uns après les autres, tantôt ils scandent tous ensemble de puissants forte dont se détachent occasionnellement les premiers-pupitres en quatuor.De plus, ils doivent jouer en quarts de ton, en cordes à vide, avec deux types de sourdines, etc.Les deux enregistrements diffèrent par la durée.Dans la préface de sa partition, Corigliano parle d'une oeuvre de 35 minutes, alors que la page-titre en indique 40.Turovsky trouve un juste milieu à 37'20, mais Storgards s'en éloigne carrément à 45'.Storgards étire chacun des cinq mouvements au point que l'ennui s'installe à plusieurs reprises, ce qui ne se produit pas chez Turovsky.Et si Storgards nous donne la sonorité originale avec sa phalange de 50 cordes, immense et parfois terrifiante, Turovsky, avec des moyens moins spectaculaires, atteint une expression aussi forte, d'un autre ordre.En effet, 17 cordes plutôt que 50 permettent d'entendre plus distinctement les contrepoints, les subtilités rythmiques, les dissonances, glissandos et harmoniques dont Corigliano a parsemé sa partition.Concernant les compléments de disque, de deux maux on choisira le moindre : la sentimentale suite du film The Red Violin plutôt que le tapageur et énervant Mannheim Rocket.CORIGLIANO : Symphonie no 2, pour cordes.Deux enregistrements : FFF Orchestre Philharmonique de Helsinki.Dir.John Storgards.+ The Mannheim Rocket Ondine, ODE 1039-2 FFFF I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.+ Suite de The Red Violin : Eleonora Turovsky, violoniste Chandos, CHSA 5035 NOUVELLES DU DISQUE 3309289A Les Musici en russe Yuli Turovsky et ses Musici vont porter au disque \u2014chez Chandos, comme toujours\u2014 la transcription pour cordes et bois, signée Rudolf Barchaï, du troisième Quatuor de Chostakovitch qu'ils donnaient en concert il y a quelques jours.Autre projet de disque : les Concertos pour piano de German Galinine et Galina Ustvolskaya, avec comme soliste Sergueï Salov, premier prix au Concours international de Montréal le printemps dernier.Lemieux dans les «Top Ten» Le récital Brahms de la mezzo Marie- Nicole Lemieux, chez Analekta, figure parmi les « Top Ten» du Gramophone de mars et l'enregistrement Naïve / Opus 111 de l'opéra Orlando Furioso de Vivaldi où elle tient le rôle-titre se retrouve également dans les « Top Ten » d'avril.Par le fait même, un extrait de chaque enregistrement partage le CD « Editor's Choice » accompagnant chaque exemplaire du magazine britannique, avec Boulez, Brendel et autres.Palexa primé Après un « Choc » du magazine Le Monde de la musique (février), le live inédit de Palexa consacré à Karajan reçoit un « Diapason d'or » du magazine Diapason (mars).Le disque, rappelons-le, réunit des exécutions en concert, de 1978, de la 7e Symphonie de Beethoven et du Sacre du printemps de Stravinsky par Karajan et l'Orchestre Philharmonique de Berlin.Jehan Alain vocal L'obscure marque française Sisyphe publie l'intégrale de la musique vocale de l'organiste et compositeur Jehan Alain.On y entend l'Ensemble Sequenza dirigé par Catherine Simonpietri et l'organiste Marie-Claire Alain, soeur de Jehan.Mahler: 4 et 8 La discographie des Symphonies de Mahler s'augmente de nouvelles versions de la 4e et de la 8e.Pour la 4e: Daniel Harding et le Mahler Chamber Orchestra, chez Virgin.Pour la 8e : Simon Rattle et le City of Birmingham Symphony Orchestra, chez EMI, et Kent Nagano et le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, chez Harmonia Mundi.Rares Donizetti Opera Rara sort des enregistrements de deux autres opéras très obscurs de Donizetti : Francesca di Foix et Elvida.Les mêmes chanteurs dans les deux opéras : Jennifer Larmore, Annick Massis, Pietro Spagnoli et Bruce Ford.Même chef aussi dans les deux : Antonello Allemandi, au pupitre du London Philharmonic.Furtwängler compositeur Il existe déjà plusieurs enregistrements des Symphonies de Wilhelm Furtwängler, célèbre comme chef d'orchestre mais peu connu comme compositeur.Lui-même enregistra deux fois sa 2e Symphonie.Une autre version vient de sortir : par Georg Alexander Albrecht et la Staatskapelle de Weimar, chez Arte Nova.La Banque CIBC présente Illustrations: Robert Massicotte Commanditaires officiels Partenaires médias Ventes de groupe et \": 1 800 450-1480 Forfaits VIP TAPIS ROUGE™ disponibles Billets en vente maintenant ! Réseau Admission (514) 790-1245 ou1 800 361-4595 cirquedusoleil.com Du 21 avril au 19 juin sous le Grand Chapiteau au Vieux-Port de Montréal 3293080A présenté par Chili Réservez vos sièges : 514 521-1002 1 800 558-1002 LAVAL Salle André-Mathieu 16 au 21 avril MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 6mai à 18h et 20h30 L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 9mai à 19h30 ST-HYACINTHE Collège St-Maurice 13 mai à 19h30 3267710A 21_26_28_30 MAI 1 ERJUIN 2005 À 20 H ET 4 JUIN 2005 À 14 H RINAT SHAHAM CARMEN § GORDON GIETZ DON JOSÉ § RICHARD BERNSTEIN ESCAMILLO § FRÉDÉRIQUE VÉZINA MICAËLA § NICOLAS TESTÉ ZUNIGA § DÉCORS MICHAEL YEARGAN § COSTUMES FRANÇOIS ST-AUBIN § ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE BERNARD LABADIE § MISE EN SCÈNE DE MARK LAMOS § NOUVELLE PRODUCTION § ODM 514 985 2258 § PDA 514 842 2112 § EXTRAITS 514 282 OPERA § SUPPLÉMENTAIRE 6 JUIN 3308128A REGARDEZ-MOI CES GRANDS AIRS \"\"\" NORMA BELLINI j L'ÉTOILE CHABRIER j oeDIPUS REX&SYMPHONIE DE PSAUMES STRAVINSKY j LA CLÉMENCE DETITUS MOZART j AïDA VERDI j THETURN OFTHE SCREWBRITTEN ABONNEMENT 514.985.2258 3300082A « [.] il faudrait déclarer cette comédie musicale \u201cspectacle obligatoire pour mieux vivre\u201d.» - Marie-Christine Blais, La Presse « Fabuleux spectacle musical [.] magnifiquement raconté à voir ! » - Salut Bonjour, TVA « Une grande ode à la vie, à l'espoir et au rêve.» - Montréal Express, Radio-Canada « Un grand événement théâtral [\u2026] une production qui fera époque.» - Jean Beaunoyer, La Presse À LADEMANDE GÉNÉRALE Masques du public et de la meilleure production Théâtre privé 2003 26, 27, 28 mai 2005 àL'Olympia LIVRET DE DALE WASSERMAN MUSIQUE DE MITCH LEIGH PAROLES DE JOE DARION ADAPTAT ION FRANÇAISE DE JACQUES BREL AVEC JEAN MAHEUX, ÉVELINE GÉLINAS, SYLVAIN SCOTT, STÉPHANE BRULOTTE, STÉPHAN CÔTÉ, MICHELLE LABONTÉ, ROGER LA RUE, SYLVA IN MASSÉ ET CATHERINE VIDAL MISE EN SCÈNE RENÉ RICHARD CYR ASSISTANCE À LAMISE EN SCÈNE ET RÉGIE LOU ARTEAU DIRECTION MUSICALE BENOÎT SARRASIN SCÉNOGRAPHIE RÉAL BENOÎT COSTUMES FRANÇOIS ST-AUBIN ÉCLAIRAGES ÉTIENNE BOUCHER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS PRODUCTEUR CHARLES F.JORON RÊVER UN IMPOSSIBLE RÊVE.POUR ATTEINDRE L'INACCESSIBLE ÉTOILE.Billets en vente maintenant au (514) 908-9090 3DERNIÈRES REPRÉSENTAT IONS V ENEZ VOIR OU REVOIR LE SPECTACLE DONT TOUT LE MONDE PARLE DEPUIS SA CRÉATION EN JUIN 2002 ! WWW.THEATREOLYMPIA.CA 3309149A Tous les jeudis dans ARTS ET SPECTACLES Papillons enliberté La vie en kaléidoscope Jusqu'au 1er mai 2005 dans la grande serre du Jardin botanique Du mardi au dimanche, de 9 h à 17 h.Renseignements: 514 872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/insectarium www.ville.montreal.qc.ca/jardin 3302243A PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© Fredric Gary Comeau, Kristin Molnar, Lousnak et Birlyant participeront à une série de concerts pour rappeler que des peuples souffrent encore sur terre.PARLONS GÉNOCIDES La musique contre la tragédie PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Pour ne rien oublier des crimes commis envers le peuple arménien, pour rappeler qu'aujourd'hui des peuples souffrent toujours, la chanteuse d'origine arménienne Lousnak rassemblera ses collègues musiciens autour de cinq soirées thématiques, du 18 au 30 avril.Une partie des recettes générées par le premier Parlons génocides, un événement qui commémore les génocides du monde, sera versée à des organismes communautaires.Le 18 avril au Lion d'Or, on soulignera en musique les génocides du Rwanda et du Soudan.Dobacaracol, Musa Dieng Kala, Nathalie Cora, Zal, Sisters Soul et plusieurs autres invités participeront à cette première soirée musicale thématique.Toujours au Lion d'Or, le lendemain, Syncop et Loco Locass évoqueront la cause palestinienne.Le 22 avril, la salle de la rue Ontario sera l'hôte d'une soirée dédiée aux peuples autochtones et tziganes.En musique, les Blues Gitan, Florant Vollant, Claude Mc Kenzie, Alain Auger de Taïma, Térez Montcalm, Paul Kunigis.Parlons génocides se déplacera au Kola Note le samedi 23 avril pour accueillir Intakto, Zuruba, Juan José Carranza Trio et plusieurs autres pour un spectacle sudaméricain.Enfin, le dimanche 24 avril, l'Arménie et la Tchétchénie seront à l'honneur.Au milieu de cette riche affiche réunissant sur une même scène Lousnak, Jérôme Minière, Roger Tabra, Fredric Gary Comeau et Patrick Watson, une musicienne nommée Birlyant, époustouflante.Réfugiée tchétchène, elle s'accompagne d'un accordéon et chante des airs de ses chères montagnes avec intensité.À l'image de la plupart des musiciens qui participeront à Parlons génocides, son oeuvre porte l'empreinte de la tragédie qui a marqué son peuple.C'est d'une voix puissante et vibrante que la dame nous sert des airs inouïs, très près de la tradition musicale tzigane.Une belle découverte à faire.À ces cinq concerts s'ajoutent une programmation cinéma appropriée (Ararat d'Atom Egoyan, Si le temps le permet d'Élisapie Isaac, Ce qu'il reste de nous de François Prévost et Hugo Latulippe.).Les projections sont présentées tous les jours au cinéma de l'ONF, à compter de 16h (18h, le 18 avril).Enfin, des expositions de photos ainsi que des débats-rencontres auront lieu au Café de l'Usine C (1345, avenue Lalonde) et au Bistro-Bar Be-Bop (1738, rue Saint-Denis).Une table ronde sur le thème de la banalisation et de la responsabilisation face aux génocides aura lieu le 30 avril au Café de l'Usine ; Patrick Robitaille de Médecins sans frontières et notre collègue Laura-Julie Perreault sont au nombre des intervenants.3308449A MASSIVECHANGE l'avenir du design global 11 mars - 29mai 2005 $/\"0(,1\"( .&/ #-++&, ')1&)/(0 '( 0-21)(, %-21)(, &'')1)-, , ( Musée des beaux-arts de l'Ontario 317 Dundas Street West, Toronto www.ago.net The Sparrow (Myers Motors).Massive Change, vue de l'installation Mobilité, Vancouver Art Gallery.Photo: Tim Bonham 3292352A 3309898A ARTS ET SPECTACLES LA CHANGO FAMILY Un miracle collectif PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE La bande à Lundo fait un fameux pied de nez à tous ceux qui ont douté de ses ambitions : la semaine dernière, la Chango Family a lancé un ambitieux album double, Babylon Bypass, complètement autoproduit.Elle s'engagera bientôt dans une tournée du Québec, du Canada, jusqu'en Colombie-Britannique, puis de l'Europe, jusqu'à la fin de l'été.Disons quatre mois sur la route, avec une quinzaine de membres du clan, musiciens, nounous, directeur de tournée.« L'indépendance donne des ailes », commente doucement Matéo, tromboniste de la Chango.« Aide-toi et le ciel t'aidera », dit l'adage.On ne saurait dire à l'autel de quel orisha ces jeunes gens ont prié pour que tout leur réussisse, mais on peut vous confirmer que ces musiciens ont bossé fort pour arriver à leurs fins.Et qu'ils ont pris des risques, qu'ils se sont parfois plantés, qu'ils ont beaucoup appris en chemin.« L'Europe a tellement soudé le groupe.tout a changé entre nous », avance Didace, guitariste de la Chango.Attablés dans un café de la rue Saint-Denis, Matéo, Didace et ce manitou de Lundo, véritable et incontestable chef de tribu, remettent en place les pièces du puzzle de la Chango.Ils replongent dans l'expérience éprouvante, mais hautement stimulante de cette tournée européenne de l'été 2004 qui leur a permis de s'illustrer aux Francos de Spa et de remporter le Prix du public du prestigieux Festival de jazz Montreux en Suisse \u2014 ils y sont programmés en salle cet été.« Et personne, pas un subventionnaire, pas même notre label (de l'époque, Audiogram) ne voulait nous aider pour monter cette tournée », siffle Lundo, qui n'oublie ni ses amis.ni les autres.Lorsque Lundo a quelque chose en tête, il ne l'a pas dans les pieds, c'est le moins qu'on puisse dire.« Cette tournée, nous l'avions montée nous-mêmes.Nous avons emprunté de l'argent à nos parents, nous avons financé avec notre propre argent le coût des billets d'avion.» Et ils ont joué un tour à Audiogram en produisant en catimini un disque live, proprement nommé Bootleg, tiré à 800 exemplaires.La Chango vendait l'album autopiraté aux spectateurs européens : « Si on n'avait pas eu Bootleg, nous aurions perdu notre chemise, admet Lundo.C'est ça qui nous a permis de boucler notre budget, dit Lundo.C'était un geste de survie ! » Au retour de cette tournée, l'atmosphère à l'intérieur du groupe s'est transformée.« Nous avions alors tous immensément confiance en Lundo, dit Matéo.En Europe, on a vraiment compris tout ce qu'on pouvait accomplir.En arrivant, c'était l'inconnu, c'était risqué.Mais ça a marché ! » L'indépendance donne des ailes, dit-il.Après l'Europe, il était clair que cette voie seule leur convenait (et de toute façon, qui aurait les nerfs pour bosser Lundo ?) L'automne dernier, ils ont négocié en bons termes leur départ de chez Audiogram.« Denis Wolff, notre mentor chez Audiogram, le premier producteur à venir à nos concerts, un vrai fan, nous a beaucoup aidés.De notre premier album jusqu'à notre départ.Ce qu'on doit reconnaître d'Audiogram, c'est l'élégance avec laquelle ils nous ont remerciés.» Babylon Bypass paraît sur leur propre structure de disque, Zion Zone Recordz, distribué par Outside.Aucune concession Quiconque est familier avec le son de la Chango Family aura la drôle d'impression que Babylon Bypass ressemble davantage à la Chango que le premier album.« François Chauvette ! interrompt Lundo.C'est une partie de la réponse.Le réalisateur de Babylon Bypass y a été pour beaucoup, donc, dans ce modelage sonore réussi, fidèle à l'esprit du groupe tout en faisant converger les influences autour du reggae, du ska, du rock et des envolées latinos.À propos de l'importance du reggae, Lundo avouera s'être replongé dans le London Calling de The Clash.un autre audacieux album double.« La disparition de Joe Strummer m'a fait redécouvrir son répertoire.Un répertoire hautement politique, mais avec un certain humour.Une folie totale », qui caractérise également l'attitude de la Chango.Alors qu'à son premier effort discographique, le groupe tentait d'entrer dans des formats plus pop, ou plus radiophoniques disons, Babylon Bypass ne fait aucune concession.« L'arrivée d'une guitare électrique dans le groupe a aussi changé beaucoup de choses.» Pas de concessions, ni dans le fond \u2014 chaleureux, authentique \u2014, ni dans la forme : ça prend une dose « d'insolence », jugent les musiciens, pour lancer un double album indépendant.Que les fans prennent ça comme un cadeau.Les 14 premières chansons ont été enregistrées en studio.Le deuxième album est live, enregistré au Va-et-Vient, au Lion d'or et au Club Soda.En tout, 22 nouvelles chansons.Et toujours cet indéfectible ensoleillement dans la vibe changolo.Enfin, la famille Chango s'offre le monde dans la lorgnette de ce nouvel album.Les textes sont chantés autant en espagnol qu'en français et qu'en anglais, « sans complexe même si j'ai un accent », commente Lundo, qui, comme ses collègues, pense déjà à la prochaine aventure sur les routes canadienne et européenne.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© L'indépendance a donné des ailes à la Chango Family, qui est revenue transformée d'une tournée européenne, l'été dernier.« Cette tournée, nous l'avions montée nous-mêmes.Nous avons emprunté de l'argent à nos parents, nous avons financé avec notre propre argent le coût des billets d'avion.» VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 15h a 1-888-OISEAUX L'émission par excellence des ornithologues amateurs ! La cinquième saison promet encore une foule d'informations sur la gent ailée, leurs sites d'observation, les mangeoires.De quoi être aux oiseaux ! 19h ARTV MÉLOMANIAQUES La musique trad est plus populaire que jamais.Gregory Charles nous convie à une « soirée canadienne » jazzée avec des accordéonistes, un pianiste et un fascinant joueur de côtes de boeuf qui gagnent à être connus ! 20h CD MON OEIL! \u2014 JE VEUX DEVENIR ESQUIMAU Un documentaire plein d'humour et de tendresse d'Yves P.Pelletier qui réalise son rêve à 44 ans ! Parti à la découverte des Inuits, il atterri à Kimmirut dans le Grand Nord pour se familiariser avec la communauté, la chasse aux phoques, la pêche à la morue, le chant de gorge.Un beau voyage initiatique au coeur de la société inuite.20h RDI SOUPÇONS Jean-Xavier de Lestrade (Un coupable idéal) excelle dans le documentaire.Cette fois, il fouine dans les coulisses du système judiciaire américain et met le doigt sur les bobos ! Premier épisode de huit, à suivre.21h S+ LES EX Alex soupçonne sa blonde Marie-Hélène de courir plusieurs lièvres à la fois.21h K CINÉMA: BLADE 2 Une histoire tordue de guerrier mi-humain mivampire en pleine mutation.Avec Wesley Snipes et Kris Kristofferson.Le Téléjournal L'HOMME QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX (4) avec Robert Redford, Kristin Scott Thomas Le Téléjournal Perdus Le Garage Le TVA 18 heures LE TOUT POUR LE TOUT (5) avec Kirsten Dunst, Eliza Dushku TREIZE FANTÔMES (5) avec Tony Shalhoub, Matthew Lillard Le TVA / Loteries ALIEN - LA RÉSURRECTION (4) avec S.Weaver (22:58) Cultivé et bien élevé Méchant Contraste! Les Francs-tireurs / Josée Blanchette Jean Duceppe Belle et Bum/ Ginette Reno, Pascalin, Bob Walsh, Guy Bélanger FAST FOOD, FAST WOMEN (4) avec Anna Thomson, Jamie Harris .Monsieur Ripley DÉCISION AU SOMMET (5) avec Kurt Russell, David Suchet BLADE 2 (4) avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson (21:15) Le Grand Journal (23:44) News Sportsnight W-Five / Insulation Sue Thomas: F.B.Eye CSI: Crime Scene Investigation Law& Order CTV News News Reg.Contact Sat.Report ICC Cricket.LITTLE HOUSE ON THE PRAIRIE - PART 2 avec Erin Cottrell RUSH HOUR (4) avec Jackie Chan, Chris Tucker THE PLAYER (2) ABC News New.The Insider Ebert &.Little House on the Prairie SKY KIDS 2: ISLAND OF LOST DREAMS (5) avec Alexa Vega Raceline Pub News CBS News Entertainment this Week The Price is Right Million Dollar CSI: Crime Scene Investigation 48 Hours Mystery News E.T.NBC News Billy Graham Crusade LAX Law& Order: SVU Law& Order Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.May to Dec.Keeping up The Vicar.Rosemary and Thyme (3/6) Austin City Limits / The Pixies HOW TO SUCCEED.BBC News Journal.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen Arts Auction Preview Two Thousand Acres of Sky BBC News ROYALWEDDING The Terri Schiavo Story City Confidential Cold Case Files American Justice Silence, on court! Mélomaniaques Viens voir les comédiens Jean XXIII (1/2) Portraits: la griffe magique Arts&Minds StarTV Come into.Whole Notes.Joss Stone:Mind, Body and.The Maestro Perry Como / Singing at his Best Sex and the City .pour rire Samedi de rire Y sont pas plus fous que.Mon oeil! / Yves P.Pelletier Excès de stars Stars sur le vif Culture du X / Québec UQAR.Mondialisation Langagier Capharnaüm .des arts In Focus Entre l'arbre et l'école .collections Les Durs à.NASA Educational File Howit's Made Monster Machines Myth Busters American Chopper / Caterpillar Bike 1 - Leno Bike 2 American Hotrod Prenez le volant Vins du monde Balade en.plongée Les Grands Aventuriers Itinéraires de rêve / Virginie Documentaires européens Disney (18:06) Mentors (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) COPS AND ROBBERSONS (5) avec Chevy Chase, Jack Palance .(23:32) Pub That '70s Friends Seinfeld Cops America's most Wanted The Ultimate Poker Challenge Mad TV Inside Ent.National .Chance Going.Zoe Busiek:Wild Card Andromeda The Perfect Divorce Driving TV.Sat.Night Tournants de l'Histoire Passion Maisons Focus / Or noir JAG SERPICO (3) avec Al Pacino, John Randolph Masterminds Disaster of.Marine Machines Disappearance of the PX-15 TIGERLAND (4) avec Colin Farrell, Matthew Davis The Man who Found.Extra Specials Exchanging Vows Say yes.Weddings The Call Punch.Girl Singles Matchmaker Benezra Salut.Nostalgia / The Cars Musicographie STAYING ALIVE (5) avec John Travolta, Cynthia Rhodes Musicographie Box Office Pimp mon char Exposé / Eminem Pauvres.Les Jeunes.Les Pourris.Le Mike.Concert Plus.Le Grand Spectak des Pourris.de talent La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Mabuhay.Parsvision Montreali.Teleritmo Mad TV BBC News Fashion File Au courant The Desk CBC News: Correspondent Sat.Report Mansbridge The Passionate Eye Showcase Au courant La Semaine verte Le Journal La Facture Soupçons / Crime ou accident?Téléjournal Enjeux / Des autistes chez les scouts Enquête.Le Téléjournal .artistes Hors-jeu Sports 30 Les Expos (2/3) La Série Baseball Sports 30 Les Expos (2/3) Coeurs rebelles Doc La Loi & l'Ordre Les Ex Sexe à N.Y.Témoins silencieux Au nom de l'amour Footballers Wives THE INHERITANCE (5) avec Cari Shayne, Thomas Gibson Showme.Naked Josh THE NINTH GATE (4) avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner Sea Quest Cruise Trek Charlie Jade Charlie Jade MEGAVILLE avec Billy Zane, J.C.Quinn Sportsnetnews WWE Afterburn Baseball / Blue Jays - Rangers Sportsnetnews Nos cousins Sakados Panorama Dans la nature avec Stéphane Africa Trek SOIGNE TA DROITE (4) avec Jean-Luc Goddard, Jacques Villeret Fran Coeur La Passion.While you were out What not to Wear Moving up Trading Spaces Sheer Dallas Moving up Sportscentre Classic Night at the Fights Boxing / Antwun Echols - Kingsley Ikeke Sportscentre Hockey .(17:00) .le meilleur Les Tofou Zéroman Les Simpson Futurama Duck.Polyvalente La Clique Décalés.Les Simpson Futurama Portrait Journal FR2 Passepart Paris-Montréal Le plus grand Français de tous les temps (2/2) Le Journal Passepart Into the Wild .the Wild National Geographic AN UNMARRIED WOMAN (3) avec Jill Clayburgh, Alan Bates BLUME IN LOVE (4) avec George Segal Le Cri d'alarme Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne L'espace.À bout de.MASQUERADE (4) avec Rob Lowe, Meg Tilly 100% écolo Génération.Clips hip hop .des arts City Life Top plus Esprit libre Boxe Rock Musique urbaine avec.Les Frères Scott Charmed Smallville Caitlin Montana Spy.Timeblazers .Hunters Dark Oracle HACKERS (5) avec Johnny Lee Miller, Angelina Jolie YTV's Hit List Gamerz Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Le meilleur est à venir JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE À peine quelques gestes concrets, dont l'abolition d'un poste cadre, puis des projets encore bien utopiques, comme celui d'agrandir le Musée d'art contemporain (MAC), entourent les sept premiers mois de l'ère Marc Mayer.Mais en apparence, le MAC n'a pas changé d'un iota.À entendre parler le nouveau directeur qui veut « surprendre » et donner du « plaisir » aux visiteurs du musée, le meilleur est à venir.Lentement, mais sûrement, pourrait-on dire, l'effet Mayer prend place.Le premier à en bénéficier, c'est Pascal Grandmaison, artiste québécois en vogue dont la première expo au MAC devait avoir lieu cette saison.Quand le photographe-vidéaste a su que son solo était reporté à 2006, il a été rassuré.C'est qu'il ne sera plus tenu au petit espace jadis connu comme « la salle projets ».« C'était un peu serré, dit-il.Là, je peux aller au bout de mes idées et préparer un projet sans compromis.Ce changement à la programmation à peine perceptible en dit pourtant beaucoup sur le style Mayer.Le nouveau venu misera à fond sur la création québécoise.« Il faut offrir des expos plus importantes, avec catalogue, aux jeunes artistes québécois », dit celui qui veut faire du musée de la rue Sainte-Catherine une source de fierté pour les Montréalais.« C'est notre rôle de lancer nos artistes, ceux qu'on estime parmi les plus intéressants.C'est parce qu'on l'aime, Pascal Grandmaison, que l'expo a été reportée.» Pour Marc Mayer, ce « changement de politique » n'implique pas que le mandat du MAC est à revoir.« On ne doit pas faire le travail du centre d'artistes.On n'est ni un laboratoire ni un atelier.On est là pour confirmer, pas pour découvrir.» L'international ne sera pas pour autant négligé, assure le directeur.Mais il va de soi que cette priorité locale est un parti pris fort, chose qui manquait terriblement dans le passé.Grande rétrospective en 2008 Les rétrospectives ne sont pas non plus mises de côté et Marc Mayer en prépare une si grande qu'elle occupera « tout le musée » en 2008.Bon joueur, il se réserve de dévoiler le nom, disant tout au plus que « c'est un artiste, une artiste, qui peut investir le musée de façon importante et merveilleuse ».C'est un peu ce genre de surprises qu'il défendra.Il tient à ce qu'on arrête de voir le MAC comme quelque chose de rigide, « la collection permanente à gauche, les expositions temporaires à droite ».Il rêve que le Tout-Montréal regrette de louper une expo ou « un événement le mercredi soir ».Bref, il veut que son musée soit un rendez-vous quotidien.Il a ainsi dans l'idée d'accélérer dès 2006 le rythme des expos.Elles seront plus courtes pour que à chaque saison il y ait un renouvellement, faisant passer la programmation de trois à quatre plages par année.D'autres mesures sont déjà en place.La minuscule salle à côté des guichets est désormais réservée aux récentes acquisitions.Dans la salle multimédia du sous-sol, la priorité est à la vidéo sur grand écran.Pour mieux desservir le public, les secteurs conservation et éducation ont fusionné, amenant la suppression d'un poste cadre, alors que les communications et le marketing ont été rebaptisés Direction des services au public.Le nouveau directeur a aussi mis fin aux résidences de création, qui ont amené, dans leurs meilleures années, les François Girard et Denis Marleau à créer des oeuvres fortes.«Ça a fait son temps », dit-il simplement.Côté financement, il voit plus grand.Mais il ne demandera pas à l'État plus que les 8 millions annuels qu'il donne pour le budget de fonctionnement.« Il faut agrandir (la part) du secteur privé, créer une structure d'abonnement au musée.» Pour une plus grande autonomie, du moins au moment d'acheter des oeuvres, il veut que le fonds de dotation pour les acquisitions, actuellement de 2 millions de dollars, atteigne 25 millions.Une attitude de retenue \u2014 on ne touche pas aux intérêts\u2014 et une campagne auprès du privé sont pour l'instant les principales démarches envisagées.Les forces du MAC Recruté à New York, Marc Mayer s'est installé à Montréal avec la ferme intention de faire de la ville un pôle important sur la scène internationale de l'art contemporain.Pour y parvenir, il compte exploiter deux caractéristiques du MAC : l'importance de l'abstraction au Québec et sa collection «inusitée» d'oeuvres d'installation.Mayer, qui se justifie en pensant aux oeuvres de Gary Hill, Bill Viola et autre Louise Bourgeois, évoque même l'idée d'en faire « le musée de l'installation.au monde, pourquoi pas ».Le hic, c'est que le MAC ne peut présenter sa collection « de façon cohérente ».Et pas juste en ce qui concerne les installations, si nombreuses et démesurées que seul le Palais des congrès, croit Mayer, pourrait les accueillir.Il déplore que le musée ne puisse répondre à sa mission pleinement et démontrer, par exemple, l'importance de l'abstraction québécoise.« C'est à Montréal qu'il faut raconter cette histoire, dit ce Franco- Ontarien.Avec Borduas, c'est le début d'une belle tradition qui continue quand on voit François Lacasse ou Guy Pellerin.C'est une de nos forces.» L'avenir passe par un inévitable agrandissement.« C'est absurde de ne pas s'y préparer », dit Marc Mayer.Comme il sait que la mode n'est pas à ce type de dépenses, il parle d'un projet à long terme.Pour l'instant, rassure-t-il, il ne fait que lancer l'idée.« Le conseil d'administration m'a autorisé à commencer à réfléchir là-dessus.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Le nouveau directeur du Musée d'art contemporain de Montréal, Marc Mayer, voit grand.Pour rendre justice à la collection permanente du MBA, il parle même d'un agrandissement de l'institution de la rue Sainte-Catherine.La création locale, l'abstraction au Québec et l'installation dans la mire du nouveau directeur.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE PARIS NEWYORK Chaque samedi, à tour de rôle, les correspondants de La Presse à New York et à Paris, Richard Hétu et Louis-Bernard Robitaille, nous livrent des nouvelles en provenance de ces deux métropoles culturelles.À compter d'aujourd'hui, la chronique L'Envers du décor est publiée dans notre cahier Cinéma.LENNON SUR BROADWAY Abba a fait un malheur sur Broadway avec Mamma Mia!, la comédie musicale tissée autour des tubes du groupe suédois.Billy Joel a connu au même endroit un succès enviable avec Movin' Out, spectacle inspiré de ses chansons.Et voilà que la musique de John Lennon aura bientôt sa place parmi les Beauty and the Beast et autres Chitty Chitty Bang Bang.Écrite et mise en scène par Don Scardino, la comédie musicale Lennon racontera la vie de l'ex-Beatle dans ses propres mots et pas moins de 27 de ses chansons, dont deux inédites.Le spectacle sera rodé ce printemps à San Francisco et à Boston avant d'aboutir sur Broadway, plus précisément au Broadhurst Theater.La premièreest prévuepour le 28 juillet.Scardino a remporté son plus grand succès sur Broadway en assurant la mise en scène de la pièce A Few Good Men, qui a plus tard été portée au grand écran.FAN DE NAGANO À New York, Kent Nagano ne doit pas avoir de plus grand fan qu'Anthony Tommasini.En fait, s'il n'en tenait qu'au critique musical du New York Times, Nagano ne serait pas le nouveau chef de l'Orchestre Symphonique de Montréal mais celui de l'Orchestre Philharmonique de New York.En2002, Tommasini n'avait pas caché sa déception lorsque la direction de l'orchestre new-yorkais avait choisi Lori Maazel, maestro septuagénaire, pour remplacer Kurt Masur.Le critique rêvait à un chef plus jeune, plus aventureux, plus hip.comme Nagano.«L'idée d'un chef comme Nagano à la tête de l'Orchestre Philharmonique de New York est séduisante», avait-il déjà écrit en 2000.Le moins qu'on puisse dire, c'est que Tommasini a de la suite dans les idées.Selon lui, la direction de l'Orchestre Philharmonique de New York a voulu préparer l'après-Maazel de «grande façon» en invitant Nagano à diriger son ensemble le mois dernier.BLUTEAU AVEC BUJOLD Au milieu de la semaine, l'acteur québécois Lothaire Bluteau a quitté New York, sa ville d'adoption, pour se rendre au Vermont, où il participera au tournage d'un film indépendant mettant en vedette Kris Kristofferson et Geneviève Bujold.«Je joue le père de Kris et de Geneviève.Ça donne une idée du genre de film, dit Bluteau.Ça sera ma première expérience avec Geneviève.Ça fait partie du plaisir.» Intitulé Disappearances, le film complétera une trilogie écrite et réalisée par Jay Craven, dont l'univers est fortement influencé par l'écrivain Howard Frank Mosher.L'action sedéroulera à l'époque de la prohibition.À son retour du Vermont, Bluteau devra décider s'il restera à New York ou s'il déménagera à Los Angeles, où il est en demande pour des petits rôles à la télévision.«J'ai toujours suivi mon travail», a déclaré l'acteur de, qui a également vécu à Paris et à Londres.«Mais New York, comme ville, c'est dur à battre.» PHOTO LA PRESSE© Geneviève Bujold PHOTO AP John Lennon DE TOCQUEVILLE À BHL L'anecdote remonte à 2002.Le philosophe français Bernard-Henri Lévy vient de publier Qui a tué Daniel Pearl?Il se retrouve à New York avec sa femme.Et voilà que le directeur de la revue The Atlantic Monthly.Cullen Murphy, qu'il ne connaît pas, vient le trouver pour lui dire : «Je cherche quelqu'un, un Français, qui sillonne les États-Unis pendant un an et qui refasse, en quelque sorte, le périple de Tocqueville.Nous lui ouvrirons toutes les portes; nous mettrons toutes les forces du journal à sa disposition; soyez ce Français!» BHL a accepté d'être ce Français, comme il l'a raconté la semaine dernière lors d'une conférence à guichets fermés à la New York Public Library.Il a ainsi visité des centaines de villes et multiplié les rencontres, donnant la chasse aux idées reçues.The Atlantic Monthly publiera jusqu'en novembre des extraits du livre retraçant ce voyage.Le bouquin sera mis en vente au début de 2006 par PHOTO REUTERS la maison d'édition Random House.Kent Nagano ARTS ET SPECTACLES HIP HOP Diasporap PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Trente ans après sa création dans les rues du Bronx, le hip hop est devenu une puissance culturelle \u2014 et commerciale \u2014 dont les ramifications atteignent les milieux de la mode, du cinéma, de la télévision et de l'humour.Musicalement, le hip hop demeure l'un des genres les plus évolutifs.Comme une éponge, il absorbe plein d'autres styles musicaux \u2014 le rock, le r&b, le jazz, la musique électronique, le dancehall jamaïcain, etc.\u2014 et le recrache avec fraîcheur et pertinence.Après avoir tant pillé les autres, c'est un juste retour du balancier que de voir d'autres styles musicaux émerger là où le hip hop a pris racine : dans la rue des grandes cités de ce monde.Partant de l'équation (popularisée par les Beastie Boys) 1 MC + 1 micro + 2 tables tournantes, d'autres foyers culturels se sont approprié le hip hop pour inventer de nouveaux genres incroyablement frais, irrésistiblement dansables.Nous vous offrons une radioscopie de quatre nouveaux genres urbains : le crunk, le grime, le reggaeton et le baile funk.Crunk Origine : Atlanta, Houston, le Mississippi, le sud des États-Unis, joliment appelé Dirty South Formule : hip hop + gros beat sale + plus grosse voix crasseuse + textes peu édifiants Étymologiquement parlant, le mot crunk est une contraction des mots crazy et drunk \u2014 fou et saoul en français (une autre savante théorie y verrait plutôt la contraction des mots crazy et funk).Dans l'argot hip hop, il est devenu un mot à la mode, utilisé dans plusieurs chansons pour évoquer une sensation bien connue lorsque prend la fête.On prête à Outkast d'avoir créé le genre par inadvertance sur ses premiers albums.Le crunk a cependant été consacré comme genre grâce au succès des Lil'Jon & The Eastside Boyz, au tournant du millénaire.Voyons-le surtout comme un moyen pour les rappeurs du sud des États-Unis de se démarquer des scènes caractérisées de la côte Ouest et de la côte Est.Franchement, il s'agit d'un genre assez débile, donc tout à fait approprié pour faire la fête.La voix est rauque et sourde, la rythmique généralement bruyante, très percussive, répétitive, mais indéniablement funky, et les textes sont généralement grotesques.Le crunk a même son drink, le crunk juice popularisé par Lil'Jon : versez dans un verre highball une certaine quantité de Red Bull et une autre de Hennessy \u2014 la proportion est laissée à la discrétion du barman.Les représentants : Lil'Jon, David Banner, Outkast (premiers albums), Ciara, Ying Yang Twins À écouter : Crunk Juice de Lil'Jon, n'importe quoi de David Banner, le meilleur crunk rapper de cette scène.Sur le Web : liljononline.com Grime Origine : Londres, Angleterre Formule : hip hop + garage (forme de house saccadé) + drum & bass/breakbeats + dancehall La scène hip hop britannique a toujours souffert d'un complexe d'infériorité par rapport à l'omnipotente scène américaine.Même les Français avaient pu s'affirmer devant l'hégémonie des Eminem et 50 Cent ! Alors qu'en Angleterre.entre le succès rapide des Stereo MC et l'estime underground de Roots Manuva, on compte presque 10 années de désert créatif.Plus maintenant.Popularisé par le succès de The Streets (qui se distance du genre) et surtout de Dizzee Rascal, le grime est aujourd'hui le genre musical le plus hot de Londres.Le grime \u2014 dont le mot se traduit par « cru » \u2014 tire ses origines de la scène jungle/drum & bass anglaise du milieu des années 90.Des MC, souvent d'origine antillaise, agrémentaient les sets des DJ avec leurs lyrics durant les soirées.Musicalement, le genre doit autant au UK Garage\u2014un mélange de house et de breakbeats qui a rapidement séduit l'Angleterre à la fin des années 90.Du point de vue de la voix, l'accent londonien emprunte plusieurs tonalités à l'accent jamaïcain, d'où la connivence avec le genre dancehall.Au cours des dernières années, les radios pirates de Londres ont fait du grime le plus important genre musical à émerger de l'underground britannique.La scène grime anglaise est comparable à la scène hip hop américaine : même propension à se former autour de soirée de battles \u2014 des combats au micro, comme dans 8 Miles \u2014, à générer des dissensions entre les crews et les artistes, à provoquer les défis artistiques entre les acteurs de la scène.Celle-ci a récemment rapidement évolué, donnant naissance à un autre sous-genre, le sublow (ou dubstep), caractérisé par de profondes lignes de basse.Les représentants : Dizzee Rascal, Wiley, Lady Sovereign, Kano, Double D, Kode 9 À écouter : n'importe quoi de Lady Sovereign et Kano, les étoiles montantes du genre ; l'album Boy in da Corner de Dizzee Rascal.Sur le Web :resonnancefm.com, l'une des plus importantes stations de radio indépendantes anglaises : une programmation éclectique avec beaucoup de grime.Reggaeton Origine: New York, Porto Rico, Panama, République dominicaine, Floride, Cuba Formule : hip hop + salsa + dancehall + textes en espagnol Le reggaeton est en passe de devenir un genre crossover aux États-Unis\u2014c'est-à-dire qu'il devient de plus en plus populaire, surtout grâce à l'importante communauté latinoaméricaine de New York, qui propulse cette déclinaison urbaine dans les clubs et les radios de la ville.Le genre existerait depuis au moins une dizaine d'années à Porto Rico, où le reggae a toujours été populaire.Idem pour le Panama.Le reggaeton est un genre très malléable ; la production des chansons tire quelque part entre les couleurs hip hop et dancehall du spectre musical urbain, incorporant au passage plusieurs éléments de musique latinoaméricaine.La samba et la bomba sont particulièrement récupérées par les artistes reggaeton.Signe de la popularité grandissante du genre, plusieurs stars du rap et du dancehall commandent des remix reggaeton de leurs succès, ou apparaissent sur des enregistrements à saveur reggaeton.50 Cent, Sean Paul, Cypress Hill, Wyclef Jean, Nas et Beenie Man ont tous trempé dans le genre.Les représentants: Tego Calderon, Don Omar, Zion y Lennox, Ivy Queen Àécouter : Oye Mi Canto \u2014 N.O.R.E.Sur le Web : www.mundoreggaeton.com (en espagnol) Baile funk Origine : Rio de Janeiro Formule : hip hop + électro/ghetto funk + rythmes brésiliens + textes en portugais Ex aequo avec le grime, le baile funk remporte la palme des nouveaux genres les plus excitants du monde musical urbain.Il y a quelque chose de totalement libre dans cette récupération à outrance de la pop et du hip hop parsemée d'épices typiquement brésiliennes, furieusement rappée dans une langue différente de l'anglais et du français.Le baile funk est la musique des favelas de Rio.Avec les moyens du bord, de jeunes musiciens créatifs issus des quartiers pauvres, animés par un sens de la fête à toute épreuve, distillent un mélange unique de hip hop, de Miami bass \u2014le son électro balourd de 2 Live Crew\u2014, de techno, de dancehall et de références à la pop brésilienne.Leurs compositions échantillonnent sans vergogne des succès pop mondiaux.Des voix féminines insufflent de la mélodie, des refrains, à leurs compositions.Irrésistible.Les textes sont généralement assez durs.Les rappeurs racontent les réalités des favelas, où drogue, sexe et violence forment un mélange explosif qui se répercute dans la frénésie caractéristique du baile funk.Cependant, le style de production de ces chansons est très novateur, en dépit des limites de leurs outils d'enregistrement.Le genre connaît de plus en plus d'adeptes aux États-Unis et en Angleterre.Les représentants : Diplo (DJ), DJMalboro À écouter : Favela Beats, un excellent mixtape de Diplo ; l'album Rio Baile Funk : Favela Booty Beats, sur le label allemand Essay, distribué par Fusion III.Sur le Web : evil-wire.org/ampere/mp3/ funky PHOTO SCOTT GRIES, GETTY IMAGES Le succès de Lil'Jon & The East Side Boys a permi de consacrer le genre crunk, contraction des mot crazy et drunk.Photos à titre indicatif seulement.Dépôt de sécurité de 425 $, mise de fonds de 3 995 $ et première mensualité exigés à la livraison.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 60 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Cette offre s'applique à des particuliers sur approbation de Crédit Ford.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Frais de transport inclus.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre en vigueur, à l'exception de la remise aux diplômés à laquelle certaines conditions s'appliquent.Cette offre d'une durée limitée s'applique uniquement aux véhicules neufs en stock et peut être annulée en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut louer moins cher.Consultez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.ford.ca Un véhicule prêt à tout.Boîte de vitesses à variation continue Multiples configurations intérieures Espace pour 6 personnes \u2014 un 7e siège est offert en option Traction intégrale Haldex® en option Peu importe votre style\u2026 Ford Freestyle 2005 369 $ /mois, location 36 mois Mise de fonds de 3 995 $ 3307503A PHOTO JIMCOOPER, AP Andre Benjamin et Antwan Patton, de Outkast.PHOTO SCOTT GRIES, GETTY IMAGES Tego Calderon "]
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