La presse, 17 avril 2005, B. Actuel: santé
[" Pour tout renseignement, visitez www.cbcf.org.Faites vite, le concours se termine le 29 avril 2005.Nous voulons courýr votre illustration avec Le dimanche 2 octobre 2005, votre illustration originale pourrait figurer sur des milliers de t-shirts dans tout le pays.Nous vous invitons à faire toute la différence\u2026 Participez au premier concours national d'illustration de t-shirt Course à la vie CIBC de la Fondation canadienne du cancer du sein.Le logo CIBC et « CIBC Pour ce qui compte dans votre vie » sont des marques déposées de la Banque CIBC.3306512A \u203a Voir MICROBES en page 4 PROPRE, PROPRE, PROPRE Donald Trump refuse de serrer les mains de peur de contracter des virus.Michael Jackson fait du masque de chirurgien un accessoire vestimentaire.Et c'est sans parler de Howard Hugues, qui a créé le prototype du microbiophobe extrême.Entourés d'un impressionnant arsenal de produits conçus pour combattre les microbes et les germes, nous vivons dans un monde de plus en plus aseptisé.Mais face à ces êtres microscopiques, devrons-nous déclarer forfait ?LA VIE MARIO GIRARD otre inquiétante obsession des germes et des microbes a suscité au cours des dernières années la mise sur pied d'un solide marché de produits désinfectants.Les mots «antibactérien », «antiseptique» et «antibactériologique » ornent aujour-d'hui une foule d'étiquettes.Non satisfaits de «purelliser » notre corps, nous adoptons toutes sortes de comportements maniaques.Combien d'entre nous tournons les poignées de porte des toilettes publiques avec la manche du chandail ou désinfectons les appareils des centres de conditionnement physique après le passage d'un utilisateur en sueur?Et que dire de la méfiance à propos des bâtonnets à café ou barres d'appui des autobus et du métro?Symbole de cette guerre sans merci, le gant de caoutchouc donne aux bagagistes, gardiens de sécurité et employés de restaurant des airs de chirurgiens en action.Au Japon, pays obsédé par la propreté, on trouve depuis peu des téléphones, des stylos et des volants d'auto antiseptiques.Les acariens ont particulièrement la cote, car ces microscopiques araignées qui choisissent nos matelas et oreillers pour se nourrir de nos peaux mortes ont fait naître une florissante industrie de produits antiacariens.« La science est la nouvelle religion, et le désinfectant, son eau bénite.» \u2014 GEORGE BERNARD SHAW À TIRE D'AILE UN CAROUGE À L'HONNEUR PAGE 8 ACTUEL SANTÉ NUTRITION LES TROUBLES ALIMENTAIRES DE TERRY SCHIAVO PAGE 2 ACTUEL SANTÉ Qu'est-ce qui a vraiment causé la mort de Terri Schiavo?JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Dans l'affaire Schiavo, il est intéressant de noter que les médias québécois se sont peu intéressés à ce qui a provoqué l'état végétatif de cette pauvre femme récemment décédée.Savez-vous quelle est la cause de sa première mort, la mort neurologique ?En lisant un article signé Ann Hull dans le Washington Post du 1er avril, on apprend que, adolescente, Terri Schiavo mesurait 1,6 mètre (5 pi 3'') et pesait 90,7 kg (200 lb).En adoptant Nutri System au début de l'âge adulte, elle a perdu 22,6 kg (50 lb).Elle a continué à perdre du poids en buvant quotidiennement de 10 à 15 verres de thé glacé, malgré le fait que ses assiettes étaient toujours bien garnies.Ce n'est que plus tard, après l'arrêt cardiaque qui a marqué le début de son état neurovégétatif, qu'on a découvert qu'elle souffrait de boulimie.Ce trouble alimentaire est caractérisé par un besoin compulsif de manger, suivi d'une période purgative au cours de laquelle la personne se fait vomir, utilise des médicaments diurétiques ou jeûne.Ce type de comportement alimentaire peut malheureusement avoir de graves conséquences.Dans le cas de Terri Schiavo, on soupçonne qu'un épisode de purgation particulièrement efficace aurait entraîné une dangereuse baisse de son taux de potassium sanguin.C'est ce qui aurait provoqué sa crise cardiaque.Les troubles alimentaires Malheureusement, la boulimie n'est pas le seul trouble alimentaire reconnu.Il existe aussi l'anorexie, caractérisée par une restriction de la consommation d'énergie.Celle-ci se fait de façon progressive, mais devient presque immanquablement chronique et sévère.L'anorexie est souvent combinée à la pratique excessive d'une activité sportive.D'autres comportements alimentaires, apparemment moins extrêmes mais tout aussi dommageables à long terme pour la santé, sont reconnus comme étant des troubles alimentaires.Dans cette catégorie, on trouve les régimes qui restreignent la consommation de certains macronutriments (matières grasses ou glucides), les jeûnes répétitifs, les repas sautés, etc.Ces habitudes alimentaires peuvent ralentir la croissance, nuire à la solidité des os, causer l'arrêt des menstruations et même l'infertilité.Ils peuvent aussi entraîner la constipation, la dépression, la faiblesse, l'irritabilité et des troubles du sommeil, ainsi qu'affecter la capacité de concentration.L'inévitable malnutrition qui en découle s'accompagne de symptômes variés : bradycardie, hypotension, hypothermie, extrême maigreur, cheveux malades, peau sèche, etc.Chez les personnes boulimiques, on observe souvent une hypertrophie des glandes salivaires, une érosion de l'émail des dents et des écorchures des jointures des doigts.Distorsion de l'image Plusieurs adolescents sont tourmentés par des considérations esthétiques et, bien que l'écart semble s'atténuer, les filles le sont généralement plus que les garçons.Sous la pression des exigences de la société occidentale, les jeunes se sentent inadéquats.Obsédés par la beauté, la télévision, les magazines et Internet ne projettent que des images de belles grandes filles et de beaux garçons très musclés.Difficile de se conformer quand son corps est constamment en changement.Bien que la majorité des jeunes Canadiens réussissent à maintenir un poids santé, ils demeurent tout de même insatisfaits de leur apparence physique.Selon les données de 2000-2001 de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, il existe une grande distorsion entre la perception des adolescents et l'évaluation objective de leur état pondéral avec l'indice de masse corporelle (poids en kilogrammes divisé par la taille élevée au carré).En effet, près de la moitié des filles qui croyaient faire de l'embonpoint n'avaient, d'après leur indice de masse corporelle, ni obésité ni embonpoint.Au Québec, plus de 50% des adolescentes disent vouloir perdre du poids.L'amélioration de leur silhouette est la raison invoquée par 90 % d'entre elles.Aux grands maux les grands moyens C'est ce qui expliquerait pourquoi les jeunes filles ont souvent recours à la restriction alimentaire et adoptent fréquemment des régimes amaigrissants populaires.Une étude américaine a d'ailleurs révélé que les jeunes avaient recours à divers types de restriction alimentaire pour perdre du poids.Parmi les adolescentes interrogées, 26% disaient réduire leur consommation de matières grasses, 25 % éliminaient les collations et 22% diminuaient leur consommation de calories.Cependant, 12% sautaient des repas, 8 % jeûnaient, 5 % utilisaient des médicaments amaigrissants et 4 % se faisaient vomir.Une autre étude américaine a montré que les adolescentes végétariennes sont deux fois plus nombreuses à suivre un régime amaigrissant.Comparées aux nonvégétariennes, elles seraient également quatre fois plus nombreuses à se faire vomir pour contrôler leur poids et huit fois plus nombreuses à utiliser des laxatifs.Un problème à surveiller Afin de prévenir les troubles alimentaires, il est important de changer nos comportements envers les jeunes.D'après Niva Piran, docteure en psychologie comportementale, les parents et les enseignants doivent « examiner leurs préjugés concernant l'apparence et le poids idéal, être attentifs aux signes et être conscients des risques que peuvent comporter les régimes amaigrissants, particulièrement chez les adolescentes ».Les membres de la famille doivent savoir que, par leurs commentaires désobligeants, ils peuvent renforcer le sentiment d'insatisfaction corporelle et favoriser l'apparition de troubles alimentaires.Les jeunes ont besoin de conseils, de savoir qu'ils peuvent s'adresser à leur entourage en cas de problèmes.En le leur rappelant souvent, il est possible d'éviter des décès comme celui de Terri Schiavo.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com Doigt trouvé dans un plat de chili COMPRIMÉS Lemystère épaissit Don d'organes Le nombre de Canadiens ayant reçu un don d'organe a augmenté de 22% ces dernières années, indique l'Institut canadien d'information sur la santé.L'organisme révèle que 1795 Canadiens ont reçu une transplantation d'organe en 2003, comparativement à 1473 en 1994.Trois facteurs expliquent cela : on prélève davantage d'organes chez les donneurs décédés ; il y a plus de donneurs vivants et on a davantage recours aux organes offerts par les organismes certifiés des États-Unis.Mort de Maurice Hilleman Le scientifique américain Maurice Hilleman, pionnier de la recherche sur de nombreux vaccins, notamment ceux de la méningite et de la varicelle, est décédé lundi dernier, à 85 ans, dans un hôpital de Philadelphie.Il restera dans l'histoire comme LE spécialiste des vaccins du 20e siècle.Souffrances inutiles Faute de coordination, d'organisation et de leadership en matière de lutte contre le cancer, des Québécois souffrent inutilement ou meurent à cause des délais.Voilà ce qu'a soutenu, plus tôt cette semaine, la Coalition priorité cancer au Québec, qui regroupe des organismes comme Leucan, l'Association des radio-oncologues du Québec, l'Association québécoise des infirmières en oncologie, la Société canadienne du cancer et la Fondation québécoise du cancer.Parmi les problèmes : délais d'attente, pénurie de personnel qualifié, manque de formation, accessibilité limitée dans certaines régions aux traitements contre la maladie.AGENCE FRANCE-PRESSE SAN FRANCISCO \u2014 Le mystère autour d'un doigt trouvé le mois dernier dans un plat de chili servi dans un établissement de restauration rapide de Californie s'épaissit après les déclarations d'une femme assurant qu'un jaguar le lui avait arraché.Sandy Allman, 59 ans, a appelé la police pour revendiquer la propriété de ce bout de doigt, long de près de 4 centimètres, en expliquant l'avoir vu pour la dernière fois en février aux urgences de l'hôpital de Las Vegas où elle s'était rendue après avoir été mordue par son propre jaguar, et reconnu à la télévision récemment.Le doigt avait été placé dans un sachet de glace, les médecins lui ayant dit qu'il n'était pas possible de le lui greffer.Comment ce bout de chair serait arrivé dans un plat de chili con carne servi dans un établissement de restauration rapide Wendy's, à San Jose, demeure un mystère pour la police, qui continue d'enquêter.Ça gâte la sauce L'affaire remonte au mois dernier lorsqu'une jeune femme qui déjeunait a eu la sinistre surprise de mordre dans un doigt.La cliente « était en train de déjeuner lorsqu'elle a croqué dans quelque chose.Après avoir regardé de plus près, elle a découvert un doigt avec un bout d'ongle.Quand elle a réalisé dans quoi elle avait mordu, elle a immédiatement vomi », avait indiqué la police.Le restaurant était resté fermé quelques heures, le temps d'analyser les ingrédients livrés au restaurant, ainsi que les cuisines.Le fait divers a été largement rapporté par la presse, permettant à Mme Allman de « reconnaître » son doigt.PHOTOASSOCIATED PRESS Sandy Allman, alors qu'elle avait encore tous ses doigts.DR Yves Boivin Spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale Membre actif au CHUM Hôpital Notre-Dame (514) 735-0324 (514) 735-6963 DR Josef Bartos Prosthodontiste clinicien Université de Montréal Offrent des soins complets de réhabilitation par implants dentaires AMAIGRISSEMENT MAIGRIR: Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 HÉMORROÏDES TRAITEMENT DES HÉMORROÏDES: Nouvelle méthode de traitement (photocoagulation) sans chirurgie, sans anesthésie fait par médecin spécialiste.(450) 372-8127.MASSOTHERAPEUTES SPÉCIALITÉS: Fibromialgie, migraine chronique, drainage lymphatique, massages détente, de maternité, pierres énergétiques, traitements aux algues, d'amincissement et raffermissement, réflexologie, sportif.Reçu disponible.514-932-7578, 450-692-9588.vous invite à une CONFÉRENCE D'INFORMATION sur Le syndrome de l'intestin irritable « Nos intestins: une longue histoire à travers les siècles.mais toujours d'actualité! » Conférencier : Dr Pierre Poitras, M.D., gastro-entérologue Endroit : Auditorium du Pavillon Édouard-Asselin Hôpital Saint-Luc du CHUM 1112, rue Sanguinet (coin boul.René-Lévesque) Montréal (Québec) Le lundi 25 avril 2005 à 19 heures Renseignements: (514) 990-3355 www.amgif.qc.ca AVRIL: MOIS DU SYNDROME DE L'INTESTIN IRRITABLE Entrée libre Cette conférence est commanditée par : Étude : Évaluation d'un médicament expérimental dans le traitement de l'ostéoporose Profil des candidates : - Être ménopausée depuis au moins 10 ans; - Ne pas avoir eu de cancer depuis 5 ans; - Prendre du Fosamax ou de l'Actonel depuis 2 ans.Durée de l'étude : 1 an Communiquez au : (514) 890-8383 (et laissez un message dans la boîte vocale) Équipe du Dr Louis-Georges Ste-Marie OSTÉOPOROSE Centre de recherche du CHUM Hôpital Saint-Luc Recrute Femmes de 55 ans et plus ACTUEL SANTÉ PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Une séance de pilates au studio Lyne St-Roch.Sorties santé SYLVIE ST-JACQUES Courez, c'est le printemps Dimanche prochain, le 24 avril, les sportifs sur deux pattes sont invités au Demi-marathon de Montréal, dont le départ se fera au Parc Jean-Drapeau de l'île Sainte-Hélène, au Quartier des Athlètes.Ceux qui s'inscriront d'ici le 19 avril devront payer 50 $ pour prendre part à la course.Au-delà de cette date, les coûts d'inscription seront de 60 $.Pour obtenir de plus amples informations sur cette course, on téléphone à la boutique Endurance (6579 Saint-Denis à Montréal) au (514) 272-9267.Donnez-moi de l'oxygène À partir du mois de mai, les Studios Lyne St-Roch lancent Oxygène, un tout nouveau programme d'initiation à la mise en forme, échelonné sur huit semaines.Dans l'esprit du yoga (activité principale des Studios Lyne St-Roch), Oxygène mettra l'accent sur le processus de conditionnement et les sensations que procurent les exercices proposés, sans nourrir d'attentes à l'égard de la performance ni outrepasser les limites de chacune.En d'autres termes, ce programme s'adresse à toutes celles qui ont déjà déclaré quelque chose comme « les gyms, c'est seulement pour les jeunes filles minces et en forme.» Oxygène débutera le lundi 2 mai, à raison de deux séances par semaine (les lundis et mercredis, de 9 h 30 à 11 h).Les Studios Lyne St-Roch (4416 boulevard Saint-Laurent) offriront par ailleurs une session d'information à ce sujet le samedi 23 avril.Pour plus d'infos, (514) 277-1586.L'histoire à vélo Inspirée par les succès de ses précédents rallyes, l'équipe de Bougex, en collaboration avec l'Association pulmonaire du Québec, remet ça avec son Rallye historique à vélo, sur les pistes cyclables du Canal Lachine.De nombreux défis historiques feront l'objet de 10 épreuves et le départ est prévu à la station de métro Angrignon.Cet événement, qui se tiendra le 30 avril prochain, débutera à 9 h 15 pour se terminer à 15 h.Pour informations supplémentaires, consultez www.bougex.com.À vos marques C'est aujourd'hui 17 avril qu'a lieu la 13e édition de la Course Saint-Laurent.La ligne de départ des épreuves de 2 km, 5 km et 10 km est au cégep Saint-Laurent, 625 avenue Sainte-Croix.Les retardataires qui ont omis de s'inscrire peuvent le faire sur place à partir de 7 h 30.Le signal de départ pour le 10 km est prévu pour 9 h 30 et les coûts de participation varient entre 3$ et 25 $.Informations : (514) 337-7255.COMPRIMÉS Alzheimer et spiritualité Une vie spirituelle épanouie peut contribuer à ralentir le processus de la maladie d'Alzheimer.C'est l'étonnante conclusion à laquelle en arrive un neurologue de Jérusalem qui a suivi 68 personnes présentant les symptômes de la maladie.Le spécialiste a observé attentivement son évolution chez ceux qui étaient croyants ou qui avaient une démarche spirituelle.« Il est évident que les gens qui nourrissent une spiritualité, qui pratiquent la méditation ou le yoga, ont une paix intérieure qui a un effet sur la longévité », a déclaré un prêtre, non surpris de ces résultats.Top chrono! Une étude sur le phénomène de l'éjaculation précoce, la première à être menée avec un chronomètre, a permis d'établir que la durée moyenne du coït chez les éjaculateurs précoces est de 1,8 minute alors qu'elle est de 7,3 minutes chez les autres.L'étude a également permis de découvrir que les éjaculateurs précoces et leurs partenaires féminines ont un taux élevé de stress, des difficultés interpersonnelles et une insatisfaction sexuelle lors de la pénétration.L'étude ne dit pas, cependant, qui tenait le chronomètre.Claviers et microbes Une étude américaine vient de démontrer que les claviers d'ordinateurs d'hôpitaux sont de véritables incubateurs pour les microbes et les bactéries.Les employés qui les utilisent peuvent transmettre ces microbes aux patients avec lesquels ils sont en contact.Il est recommandé de se laver les mains après chaque utilisation.L'ibuprofène contre le parkinson?L'ibuprofène, l'un des anti-inflammatoires les plus populaires sur le marché, pourrait contribuer à prévenir la maladie de Parkinson, selon une récente étude.Bien que prometteuse, cette découverte devra être validée par des études plus poussées, ont toutefois averti les chercheurs.Avant de tirer ces conclusions, les auteurs de l'étude ont suivi près de 147 000 personnes qui ont participé à une étude de la Société américaine du cancer.Pendant une période d'observation de plus de huit ans, 413 des participants ont développé le parkinson.Les chercheurs ont observé que ceux qui utilisaient régulièrement l'ibuprofène avaient des risques de 35 % inférieurs de souffrir de cette maladie, en comparaison avec ceux qui ne prenaient pas ce médicament.BULLETIN DE SANTÉ LA SANTÉ DANS LES MÉDIAS Des jambes pour danser, un regard perçant, des boucles plein les cheveux, un nez qui a du caractère, une poitrine d'enfer.Il y a certains traits physiques hérités de notre maman qui sont plus faciles à assumer que d'autres.Le magazine Coup de pouce, dans son numéro de mai, rend hommage à l'héritage physique légué de mères en filles dans un reportage émouvant et joliment illustré.Dans ce texte signé Josée Larivée et intitulé Ce que j'ai hérité de ma mère, mères et filles se confient sur ces particularités corporelles qui ne laissent aucun doute quant à leur origine maternelle.CITATION POTIN DE LA SEMAINE « Le moment est enfin arrivé de partager cette merveilleuse nouvelle : nous attendons notre premier enfant.» \u2014La pop star BRITNEY SPEARs, par voie de communiqué, mettant (finalement) un terme aux spéculations de la presse spécialisée.HYGIÈNE DE LUXE C'est le printemps, on a envie de se gâter sous la douche et devant son miroir.Pourquoi pas ?Voici trois coups de coeur pour vous inspirer.DOUCHE ROSE Ce «gommage cristallisé à la rose pour le corps» est signé Stella Mc Cartney, la super designer de mode végétalienne, fille de l'ex-Beatle et tutti quanti.Ce gommage, qui permet de se laver le corps avec une légère exfoliation, sent bon comme un jardin anglais lors de l'éclosion des premiers boutons de rose, ce qui rend déjà l'expérience beaucoup plus agréable qu'une douche au savon ordinaire.Le beurre de karité et l'huile de tournesol confèrent ensuite au produit un certain pouvoir adoucissant, si bien qu'on sort de la douche avec une peau douce et soyeuse.Du plaisir en pot.44 $ pour 200 ml (La Baie, Holt Renfrew, Ailes de la mode, Ogilvy) TEINT D'ENFER Si vous voulez avoir l'air bronzé sans vous exposer aux rayons UV très puissants et dangereux du mois d'avril (demandez à ceux qui ont pris des coups de soleil durant le ski de printemps!), pourquoi ne pas essayer l'Eau lactée auto-bronzante de Clarins.Le produit est si léger et liquide qu'on peut l'étendre avec un coton et ne pas craindre d'en mettre trop ici, pas assez là.L'effet bronzage est aussi très léger et donc d'aspect naturel.Venduaux comptoirs Clarins, 35ml.FAITS ET ZESTE Encore une fois, Origins nous propose une crème hydratante pour le corps qui sent tellement bon qu'on a envie d'en mettre sur nos tartines le matin.Cette-ci, Crème «rafraîchissante» est épicée au gingembre et citronnée.Mais si son parfum est puissant dans le pot, il ne fait que laisser des effluves discrets une fois sur la peau.La crème, d'une très grande onctuosité sans être grasse, est en outre enrichie de micro-pigments dorés qui donnent de la luminosité à notre épiderme.Une bonne idée pour nos jambes laiteuses d'avril.39 $ pour 200ml.(Aux magasins du centre-ville de La Baie et des Ailes de la mode et vendu sur origins.com) SITE INTERNET DE LA SEMAINE Le site du Service d'information en contraception et sexualité de Québec constitue une mine de renseignements dans ces domaines.On y traite de ménopause, du SPM, de fertilité et de bien d'autres sujets : www.sicsq.org.PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE © L'équipe d'Actuel ACTUEL SANTÉ La vie propre propre propre?MICROBES suite de la page 1 « Ces produits, on n'en a pas besoin, dit Carl Weiss, microbiologiste à l'Hôpital Maisonneuve- Rosemont.Quelqu'un qui est en bonne santé n'a pas à avoir peur de ce type de microbes.» Apprendre à vivre avec les microbes Nous cohabitons avec des milliards de bactéries et de microbes.Il faut plus que du savon et quelques détergents pour les anéantir.« On n'a jamais vu de résultats cliniques sur l'efficacité de ces produits.On n'a jamais démontré qu'ils étaient plus efficaces que du savon ordinaire », dit Carl Weiss, qui pense qu'on devrait surtout se concentrer sur la manipulation des aliments et le lavage des mains.Si 80% des infections sont transmises par les mains, beaucoup de microbes, toxines et matières fécales entrent dans nos maisons par les chaussures.C'est en observant sa fille, encore bébé, s'amuser à plat ventre sur le plancher, que l'Américaine Debbie Estis Greenspan a eu l'idée de créer un tapis antibactérien.Installé à l'entrée de la maison, les visiteurs sont invités à s'y essuyer les pieds.Une manière de montrer.patte blanche.L'industrie des produits antibactériens semble satisfaire les besoins d'une grande majorité de consommateurs.Aux États-Unis, 75 % des Américains utilisent ces produits.« Tout ça, c'est du marketing, dit Carl Weiss.S'il y a une psychose autour des microbes, c'est que les médias rapportent une foule de choses et que le public mélange tout.Il faut savoir que nous avons besoin de certains microbes pour vivre.» Cette hantise de la contamination va-t-elle trop loin ?Quand on apprend qu'une réglementation municipale de Phoenix interdit maintenant aux serveuses de découper et de servir les pointes de pizza aux clients afin d'éviter un contact avec la nourriture, on est porté à le croire.Effet post-11 septembre Il ne se passe plus un jour sans que l'actualité rapporte une nouvelle concernant la propagation d'un virus.Tous les citoyens du monde ont appris en même temps les origines des mots SRAS, C.difficile et E.coli.Parce que ces bactéries s'offrent la liberté de frapper n'importe où et n'importe qui, toutes les cultures, sans distinction, souffrent de paranoïa.« Dans la phobie des microbes se cache une peur de l'autre, dit Diane Pacom, professeur de sociologie à l'Université d'Ottawa.Cette peur est une contre-réaction au métissage culturel auquel nous assistons.Ces produits nous donnent l'impression d'une protection, d'une barrière.» Tout en se disant que ces virus et ces microbes viennent d'ailleurs, on continue à se javelliser à qui mieux mieux en visant la pureté.« Il y a aussi une peur de soi-même là-dedans.C'est quand même nous qui générons tout cela », ajoute Diane Pacom.Obsession maladive Si l'obsession des microbes est maîtrisée par la majorité de la population, elle peut constituer un trouble obsessionnel compulsif grave que les psychologues voient régulièrement dans leur cabinet.« La personne qui souffre de ce problème a une idée obsédante contre laquelle elle ne peut rien », explique le psychologue Claude Bélanger.Pour cette personne, la façon d'absorber le problème est d'avoir un rituel.Se laver les mains à répétion, par exemple.» Il y a deux types de patients obsessifs compulsifs de la propreté : ceux qui ont peur d'être contaminés et ceux qui craignent de contaminer.Entourées d'un nombre impressionnant de produits désinfectants, ces personnes sontelles rassurées pour autant ?« Même en se désinfectant les mains plusieurs fois par jour avec du Purell, le patient n'est pas soulagé car il ne fait tout simplement pas confiance à ces produits », dit Claude Bélanger, en songeant à une patiente qu'il voit régulièrement et qui se lave les mains jusqu'à 300 fois par jour.Les microbes sont les plus forts Pour les spécialistes, il est absurde de vouloir mener une guerre absolue contre les microbes.Advenant une réelle élimination, le résultat ne ferait que semer d'autres problèmes.« À force de vouloir les combattre, on les oblige à développer des résistances », dit Carl Weiss.De notre côté, plus nous tenterons de nous débarrasser des microbes, plus nous perdrons des couches protectrices.Des recherches ont démontré que l'asepsie dans laquelle nous vivons empêche les bébés de développer un système immunitaire adéquat pour lutter contre les allergies.Il est clair que les Goliath inquiets que nous sommes devraient laisser tranquille certains David microscopiques qui nous entourent.« Malheureusement, on aura toujours la phobie de ce qu'on ne voit pas », dit Carl Weiss.La raison de cette lutte obstinée se cache peut être dans notre peur de la finalité.« Il y a dans ce combat une confrontation avec la mort.Avec des populations vieillissantes, j'ai l'impression que nous serons de plus en plus touchés par cette hypocondrie culturelle », dit Diane Pacom.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Les meilleures mesures protectrices : se laver les mains et manipuler les aliments avec soin.Oui, je désire offrir La Presse du lundi au dimanche en cadeau, pour une période de 13 semaines, à compter du 2005 incluant les trois numéros du magazine Ricardo ou les quatre numéros du magazine Golf AGP.Je joins mon chèque de 57,72 $ (50,18 $ plus taxes).Oui, je désire offrir La Presse du lundi au dimanche seulement, en cadeau pour une période de 13 semaines, à compter du 2005.Je joins mon chèque de 47,70 $ (41,47 $ plus taxes).Je désire effectuer le paiement par carte de crédit American Express Visa Master Card No de carte : Date d'expiration : Signature : L'abonnement n'est pas remboursable mais peut être suspendu en tout temps.Un mois avant la fin de l'abonnement, l'abonné recevra un avis de renouvellement d'une durée de 13 semaines au tarif régulier.Hâtez-vous, cette offre se termine le 14 mai 2005 et s'adresse aux lecteurs non abonnés qui résident dans les limites du réseau de distribution.Je désire offrir La Presse à : (Veuillez écrire en lettres majuscules) Nom : Prénom : Adresse: App.: Ville: Code postal : Téléphone : ( ) En payant à l'avance le montant de 57,72 $ (taxes incluses), pour un abonnement, du lundi au dimanche, de 13 semaines, cette personne recevra ÉGALEMENT trois numéros du magazine Ricardo ou quatre numéros du magazine Golf AGP Une lettre mentionnera que cet abonnement à La Presse est un cadeau de: (Veuillez écrire en lettres majuscules) Nom : Prénom : Adresse: App.: Ville: Code postal : Téléphone : ( ) COUPON-CADEAU ou retournez ce coupon dûment rempli à : La Presse, ltée, C.P.11048, Succursale Centre ville, Montréal H3C 9Z9 Vous pouvez offrir La Presse en cadeau en communiquant avec nous : cyberpresse.ca/abonnement Interurbain sans frais : 1 800 361-7453 Interurbain sans frais : 1 888 254-7272 Téléphone : (514) 285-6911 Télécopieur : (514) 285-7039 Pour la fête des mères, offrez La Presse, tous les jours de la semaine, pour les 13 prochaines semaines, + trois ( 3 ) numéros du magazine Ricardo ou quatre ( 4 ) numéros du magazine GOLF AGP.3308652A Alcan - Pratt & Whitney - Banque Nationale du Canada - Fonds de l'environnement Shell - American Apparel - Cimetière Notre-Dame-des-Neiges - Canon - Mouvement des caisses Desjardins JOIGNEZ-VOUS À NOUS ET PROFITEZ DE L'OCCASION POUR DEVENIR MEMBRE DES AMIS DE LA MONTAGNE EN GESTES OU EN DONS ! RENSEIGNEMENTS : (514) 843-8240 WWW.LEMONTROYAL.QC.CA LA MONTAGNE EST DANS L' AIR! 1 mai La Corvée du mont Royal 7, 14 et 21 mai Randonnées « Le printemps au mont Royal » 8 mai Rencontre avec la Patrouille de conservation 12 et 17 mai Colloque « Le mont Royal, un site recherché » 24 mai Prix du mont Royal CARNET DE MAI 3310149A Tous les mercredis et samedis dans LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 L'exercice fait baisser la pression! RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE C'est bien connu : pour faire bouger les choses, on met de la pression.Mais lorsqu'il s'agit de la pression artérielle, ce n'est plus vrai.Une pression trop forte peut même tout arrêter ! Aujourd'hui, plus de 20% des gens, parfois à leur insu, ont une tension artérielle trop élevée.Même certains ados, aux prises avec des taux d'embonpoint et d'obésité historiques ! Qu'en est-il de ce mal silencieux mais potentiellement dangereux pour la santé ?Et l'exercice peut-il aider à prévenir l'hypertension, voire à la traiter?Voici les réponses à ces questions et à quelques autres, qui retracent l'ABC de l'hypertension.QQu'est-ce d'abord qu'une pression artérielle normale ?RLes normes les plus récentes parlent de pression artérielle optimale (souhaitable) à 115/75 et normale à 120/80.Entre 120/80 et 139/89, on est dans un état de préhypertension.Rappelons que le nombre le plus élevé, ou pression systolique, reflète la pression dans les artères lorsque le coeur se contracte (systole) ; le plus bas, ou pression diastolique, indique la tension résiduelle entre deux contractions cardiaques ou diastole.QQuand commence l'hypertension ?RÀ partir de 140/90.Entre 140/90 et 160/100, on souffre d'hypertension légère à modérée (stade 1) ; ce serait le cas de 75 % des hypertendus.Entre 160/100 et 180/110, l'hypertension devient sévère (stade 2), et à plus de 180/110, très sévère (stade 3).QEst-ce vrai que ce sont surtout les personnes tendues ou anxieuses qui souffrent d'hypertension ?RNon.Il ne faut pas confondre artère et caractère.Il arrive que des personnes calmes souffrent d'hypertension alors que de « grands nerveux» ont une pression sanguine normale.L'hypertension dépend davantage du mode de vie (alimentation, inactivité physique, tabac, abus d'alcool), des antécédents familiaux et de l'hérédité.Il reste qu'un état de stress ou d'anxiété qui perdure accroît à la longue les risques d'hypertension.QQuels sont les risques ?RUne pression sanguine élevée double le risque d'un accident cardiaque et quadruple celui d'un accident vasculaire cérébral (hémorragie cérébrale), sans compter qu'elle cause l'usure prématurée de certains organes comme les yeux et les reins (l'hypertension est la première cause d'insuffisance rénale).QPourquoi dit-on que c'est un mal silencieux ?RC'est qu'on peut en souffrir et l'ignorer.Il existe bien des symptômes de l'hypertension comme les maux de tête, la nausée et la fatigue, mais ils ne sont pas toujours présents.En cas de doute, la meilleure façon de savoir si votre pression est normale ou élevée est de la faire prendre par un médecin, et cela même à 20 ans ! QEst-ce qu'une seule lecture suffit pour diagnostiquer l'hypertension ?RNon, car il y a de faux hypertendus qui sont victimes du « syndrome de la blouse blanche » (dès que le médecin s'apprête à prendre la pression, elle grimpe).Plusieurs lectures sont nécessaires pour confirmer un diagnostic d'hypertension.De plus, avant chaque lecture, vous devez avoir été au repos depuis au moins cinq à 10 minutes.QQue signifie l'« hypertension essentielle » ?ROn l'appelle ainsi parce qu'on croyait jadis qu'en vieillissant il était essentiel que la pression s'élève pour pousser le sang dans des artères durcies par le temps.La plupart des hypertendus font de l ' hyper tension essent i e l l e .Lorsqu'il y a une cause apparente (affections rénales, problèmes glandulaires ou hormonaux, etc.), il s'agit d'hypertension secondaire.QLes hommes souffrent-ils plus d'hypertension que les femmes ?ROui, avant la mi-soixantaine, mais après il y a autant de femmes que d'hommes hypertendus.Mais, grâce à des visites plus fréquentes chez le médecin, l'hypertension est détectée plus tôt chez les femmes, ce qui en facilite le traitement.QSi l'hypertension est légère, est-il nécessaire de la traiter ?ROui, car l'hypertension légère non traitée peut progresser éventuellement vers une hypertension plus sévère.S'il n'y a pas d'autres facteurs de risque (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, etc.) en jeu, on peut traiter ce type d'hypertension en contrôlant son poids, en modifiant ses habitudes alimentaires (moins de sel et de gras saturés), en faisant plus d'exercices, en cessant de fumer et en prenant moins d'alcool.En fait, la seule modification de ses habitudes de vie peut ramener la pression artérielle proche des valeurs normales de 120/80 (voir l'encadré).QLa basse pression est-elle plus dangereuse que la haute pression ?REn général, non.Des études ont démontré que des personnes ayant une pression aussi basse que 90/60 vivent une longue vie sans connaître de problèmes particuliers.Par contre, si on ressent des étourdissements dès qu'on change de position (se lever debout rapidement), il peut s'agir d'une chute de pression appelée hypotension posturale.Celle-ci est généralement inoffensive et se produit surtout chez les personnes âgées.Néanmoins, toute chute de pression inexpliquée et fréquente doit vous amener à consulter un médecin.QL'exercice physique peut-il prévenir ou aider au traitement de l'hypertension ?ROui.D'abord, l'exercice agit immédiatement pour réduire la pression artérielle.Ainsi, un exercice aérobique d'une trentaine de minutes diminue la pression artérielle de repos de cinq à sept mm, et ce jusqu'à 22 heures après la fin de l'exercice.Cette baisse est encore plus marquée chez les personnes ayant déjà une pression artérielle élevée au repos.À plus long terme, le message des chercheurs est sans équivoque : si vous n'êtes pas hypertendu, faites de l'exercice pour éviter de le devenir et si vous l'êtes faites-en aussi ! La recherche a démontré que six mois d'exercices réguliers diminuent de 10 mm à 20 mm la pression artérielle comme ils réduisent la fréquence cardiaque à l'effort.Or, ces deux facteurs, pouls et pression, déterminent la charge de travail du coeur et des artères.Ces bénéfices peuvent éviter aux hypertendus légers l'option médicament et valoir aux autres, qui ne peuvent l'éviter, une diminution du dosage des médicaments.QQuels sont les meilleurs exercices pour combattre l'hypertension ?RLes activités de type aérobique pratiquées régulièrement s'avèrent les plus efficaces pour réduire la pression artérielle tant à l'effort qu'au repos.Voici quelques exemples d'activités aérobiques : marche rapide, jogging, patins à roulettes, natation (longueurs de piscine par exemple), vélo sur le plat, monter et descendre une ou deux marches.Toutefois, dépendant de votre degré d'hypertension artérielle, certains exercices ou activités physiques peuvent être déconseillés.Ainsi, les activités nécessitant des efforts statiques intenses comme, par exemple, le pelletage (neige, terre ou gravier) ou le transport d'un colis lourd, peuvent être contre- indiquées dans les cas d'hypertension sévère.Pour connaître ces restrictions, consultez le tableau.PHOTO ROBERT E.KLEIN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Pour baisser sa tension artérielle, pas besoin de courir le marathon, comme tous ces gens qui participent au marathon de Boston.Cet événement annuel plus que centenaire aura lieu demain.Du jogging très amateur suffit ! QM.Dupuis : J'ai aimé votre chronique qui portait sur les exercices avec bandes élastiques.Pourriez-vous me donner des références (livres, revues, etc.) où l'on trouve des suggestions d'exercices à faire avec ce matériel ?RIl existe plusieurs livres (en anglais pour la plupart), de même que des DVD qui présentent des programmes d'exercices complets avec des bandes élastiques.Si vous allez dans une grande librairie ou un magasin de DVD, vous en trouverez sûrement quelques-uns.Sur Internet, vous pouvez aussi taper les mots « exercices avec bandes élastiques» ou « exercise with bands » dans un moteur de recherche comme Google.Cliquez ensuite sur images et vous aurez plein d'idées d'exercices avec ces bandes.Il importe, de travailler à vitesse lente et de toujours conserver une tension dans la bande élastique.QGhislaine Bibeau : Mon fils de 15 ans a commencé un entraînement dans le cadre de son cours d'éducation physique lors de la première session.Il continue à la maison depuis.Il lève des haltères de 15 lbs, fait des redressements et environ 150 pompes, et ce, chaque soir.Je considère que c'est trop, car il ne laisse pas le temps à ses muscles de se reposer.Je lui suggère de le faire une fois tous les deux jours.Qu'en pensez-vous ?RVotre fils semble vraiment avoir pris goût à l'exercice et ça, c'est une bonne nouvelle pour lui comme pour vous.Cela dit, vous avez raison de lui suggérer un jour de repos entre ses entraînements.Cette pause permet aux milliers de fibres qui constituent le muscle de refaire le plein d'énergie, mais aussi de se réparer.Il n'est pas rare, en effet, que des microdéchirures se développent dans les fibres musculaires soumises à un entraînement vigoureux.Votre fils fera donc en alternance une semaine de quatre entraînements suivie d'une semaine de trois entraînements et ainsi de suite.S'il tient, malgré tout, à s'entraîner plus souvent, il pourrait remplacer, de temps à autre, un jour de repos total par un entraînement léger, c'est-à-dire dont l'intensité (dans ce cas-ci le nombre de répétitions) est réduite d'au moins 50 %.QClaude Pelletier : Bonjour M.Chevalier.La FADOQ, mouvement des aînés de l'île de Montréal, organise les Jeux des 50 ans et plus, du 25 mai au 3 juin.On peut s'inscrire dans plusieurs catégories : marche, natation, jogging, badminton, tennis, etc.Je pense que cela peut intéresser vos lecteurs, en particulier le NAGETON- ÂGE (50mdans le temps de l'âge du participant) et le Défi santé regroupant des épreuves de marche, de patins à roues alignées et de natation (ces activités sont gratuites).Pour plus de renseignements, on peut me rejoindre au club l'APADOR en téléphonant au (514) 389-3640 ou par courriel à apador@cam.org.RC'est, en effet, une belle initiative que ce Défi santé pour les 50 ans et plus, une initiative qui démontre une fois de plus que la pratique régulière de l'activité physique nous permet de faire un pied de nez au vieillissement.COURRIER Vous voulez poser une question à Richard Chevalier ?Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou à Richard Chevalier, Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y 1K9.Modification des Diminution moyenne (mm Hg) Diminution moyenne (mm Hg) habitudes de vie de la pression systolique de la pression diastolique Diète pauvre en gras saturés et riche en fruits et légumes frais -11.4 -5.5 30 à 45 minutes d'activité physique, trois fois par semaine -10.4 -7.5 Perte de poids de 4,5 kg (~10 lb) -7.2 -5.9 Réduction de la consommation -4.6 -2.3 d'alcool de 2,7 consommations/jour MODIFICATION DES HABITUDES DE VIE ET TENSION ARTÉRIELLE Source : Fondation des maladies du coeur Source : Fondation des maladies du coeur Une consommation = 1 bouteille (350 ml) de bière (à5%d'alcool), 150 ml (5 oz) de vin (à 12%d'alcool) ou 50 ml ( 1 oz) de spiritueux (40%d'alcool) Degré : hypertension légère à modérée (stade 1) Tension artérielle (mm hg) entre 140/90 et 160/100 Recommandation d'exercices FEU VERT: pour toutes les activités physiques, qu'il y ait ou non des efforts statiques, pourvu que vous ne souffriez pas d'autres maladies cardiovasculaires, notamment de maladie coronarienne.FEU JAUNE: vous devez avoir au départ une bonne condition physique si vous pratiquez des sports ou des activités physiques intenses.Degré : hypertension modérée à sévère (stade 2) Tension artérielle (mm hg) entre 160/100 et 180/ 110 Recommandation d'exercices FEU VERT: pour les exercices rythmiques comme la marche, la randonnée pédestre, le jogging, le patin à roulettes, le cyclisme, la natation, l'aquaforme, le ski de fond ou le volleyball.FEU ROUGE: pour la musculation et les exercices ou sports impliquant des efforts statiques intenses ou une intensité d'effort élevée comme l'aviron, le tennis, le squash, le racquetball, les sports collectifs pratiqués à un niveau compétitif (basketball, hockey, soccer, etc.) et le conditionnement physique intense (à plus de 80%de sa fréquence cardiaque cible).FEU JAUNE: vérifiez votre pression artérielle tous les deux mois pour vous assurer qu'elle se maintient dans les limites habituelles.Degré : hypertension très élevée (stade 3) Tension artérielle (mm hg) 80 / 110 et plus Recommandation d'exercices FEU ROUGE: aucun exercice (surtout ceux impliquant des efforts statiques) tant et aussi longtemps que votre pression diastolique sera supérieure à 110-115.Vous devez d'abord réduire votre tension artérielle.FEU JAUNE: dès que la pression diastolique descend en bas de 110, vous pouvez renouer avec l'exercice léger ou modéré en suivant le recommandations du médecin.HYPERTENSION ET EXERCICE : FEU VERT, JAUNE OU ROUGE ! ACTUEL SANTÉ OXYGÈNE PHOTO FOURNIE PAR YEGOR DYACHKOV Le violoncelliste de réputation internationale, Yégor Dyachkov, n'hésite pas à amener son fils de 4 ans, Wolf-Antonen, au camp Tutti.Musique et plein air y font bon ménage.Musique et nature Le camp musical Tutti cet été à l'Université Bishop's RICHARD CHARTIER Il y a une dizaine d'années, Esfir Dyachkov et son fils Yégor sont allés donner un concert dans l'église de Lac-Nominingue, à la demande d'amis résidant dans ce village des Laurentides.La pianiste, associée depuis longtemps aux événements musicaux les plus prestigieux, et le violoncelliste, jeune prodige déjà acclamé sur la scène internationale, ont alors découvert une salle dotée d'une acoustique exceptionnelle, un secret jusque-là bien gardé.On les avait invités justement pour combler un vide\u2014Lac-Nominingue est une localité très paisible sur la route de Mont-Laurier\u2014 et l'église était bien l'unique salle de l'endroit où donner un spectacle.« J'ai d'abord pensé offrir des musiques populaires, explique la musicienne, pour ne pas trop perdre les gens, mais mon fils a refusé cette idée, il tenait à présenter les oeuvres classiques qui font partie de notre répertoire.J'ai élevé ce garçon, j'ai encadré sa formation musicale, je l'ai dirigé, j'ai décidé ce qui était le mieux pour lui, mais depuis ses 13-14 ans, il est devenu un musicien accompli et il m'a imposé son choix.Il a interprété une sonate de Chostakovitch, c'est vous dire ! Et ma foi, c'est lui qui a eu raison.» L'expérience a été tellement concluante que les hôtes ont demandé aux musiciens de revenir.chaque semaine.« Cela n'était pas possible, car Lac-Nominingue est assez loin de Montréal.Alors nous avons proposé d'y tenir annuellement un camp intensif de 10 jours.» Sous les étoiles Revoici le temps de l'année où on pense aux camps de vacances pour les jeunes ou pour la famille.Les camps musicaux y occupent une place de choix car la nature est une alliée.naturelle de la musique.Un soir d'été, quoi de plus merveilleux qu'un concert à la belle étoile ?Un coussin sous les fesses, bébé qui dort dans sa poussette, la compagnie d'un public mélomane, l'accompagnement inopiné d'un merle perché sur une branche tout à côté, celui obligé des grillons ou des grenouilles de l'étang voisin, l'air tiède qui caresse nos visages et transporte la délicate vibration des instruments jusqu'à nos oreilles enchantées.Ceux qui ont vécu l'expérience vous le diront, il n'est plus belle salle de concert que celle qui n'a pas de mur et qui a, pour veilleuse, la voûte étoilée d'un doux soir d'été.Bon.La porte de l'église de Lac-Nominingue s'est donc ouverte sur le camp musical Tutti auquel, en cet été de 1996, ont participé 11 élèves.La nature \u2014puisque c'est bien là l'équation que représente une église de campagne\u2014 étant aussi inspirante pour les musiciens qu'elle est accueillante pour l'auditoire, le camp Tutti a obtenu du succès et est revenu l'année suivante.Il s'est plus tard déplacé à Val Saint-Côme et, après sept années dans le voisinage du Festival international de Lanaudière, le voici qui déménage cet été sur la pelouse tendre de l'Université Bishop's, à Lennoxville, dans les Cantons-del'Est.Excellent.Car en plus de son décor champêtre, Bishop's abrite la plus ancienne faculté de musique au Québec et met à la disposition du camp Tutti un parterre d'instruments \u2014cordes, cuivres et le reste \u2014 répondant aux exigences les plus pointues.La salle Bandeen Hall, où Radio-Canada enregistre des concerts, vient avec deux pianos à queue Steinway, l'orgueil de la faculté.À voir briller les yeux de Mme Dyachkov lorsqu'elle parle de cette nouvelle association, on ne doute pas que le camp Tutti soit en train de s'installer à l'Université Bishop's pour longtemps.« Deux pianos à queue Steinway, souligne-t-elle, c'est très rare.Et ici, au Québec, c'est unique.Avant, nous avions à notre disposition un piano acoustique et deux pianos électriques.Il sera dorénavant plus facile d'attirer les professeurs que nous convoitons.» La fondatrice et directrice du camp Tutti continue de compter sur la complicité de son fils, Yegor, et de professeurs et artistes comme Jean Mac Rae, Caroline Malo, Kazo, Maurice Perez, Serge Mandeville, Mark Simons et Catherine Villeneuve.Andrew Mc Donald, chef du département de musique à Bishop's, y donnera en outre des classes de maître.La fondation Tutti, placée sous la présidence de Me Julius Grey, présentait la semaine dernière à l'école Vincent-d'Indy un concert-bénéfice destiné à payer le séjour de jeunes musiciens talentueux mais privés de moyens financiers.Le président d'honneur de l'événement était l'astronaute Marc Garneau.Le camp ne s'adresse pas uniquement aux élèves les plus prometteurs ou aux musiciens accomplis, il s'ouvre également aux parents des enfants plus jeunes et à ceux qui aimeraient vivre une semaine dans un environnement musical sans pour autant être obligés de suivre quelque leçon ou activité musicale.« On peut s'inscrire au camp pour le seul plaisir de se reposer, de prendre des repas à l'extérieur et de profiter de la nature et du confort des lieux, explique encore Mme Dyachkov.J'ai vu des gens, parfois à la tête blanche, se manifester après deux ou trois jours de camp et me demander s'ils pouvaient s'immiscer dans une activité, être initiés à un instrument de musique, au chant ou à la chorale.Évidemment, une telle chose est possible car le camp s'adresse à ceux qui aiment la musique, tout simplement.Exigences posturales Le camp musical est l'occasion, il va sans dire, de leçons dans la verdure et de récitals à la belle étoile.Mais il permet aussi au musicien de baigner dans un environnement physique qui lui est favorable et de s'adonner à des activités sportives ou à des loisirs qui lui sont bénéfiques dans la pratique de son art.Danse, théâtre, arts plastiques et yoga sont également au menu du séjour.Tous vivront l'expérience d'un concert, le 3 juillet, à la fin du camp.Esfir Dyachkov estime que la forme physique \u2014et surtout posturale\u2014 est de première importance dans le rapport qui existe entre le musicien et l'instrument.« Le maniement de l'archet et du violon, par exemple, induisent des tensions qui ne se limitent pas à la région scapulaire ou à la nuque, explique-t-elle.Au-delà du travail physique, il y a la tension émotive et contrairement à d'autres types de tâches de la vie quotidienne \u2014 le travail à l'ordinateur, par exemple\u2014 l'exécution d'une oeuvre et plus encore la présentation d'un concert ne permettent pas de prendre des pauses ou des petits instants de relâchement.Chaque instrument a ses exigences et la santé posturale est une nécessité pour le musicien.» Le camp Tutti est l'occasion de rafraîchir cet aspect de la pratique musicale et c'est à Nancy Golberg, professeure de piano et ex-monitrice de camp de vacances, qu'a été confiée la programmation des loisirs et du séjour.Soccer, randonnée à la montagne, baignade, canoë-kayak s'ajoutent aux activités proposées tout au long de la semaine.Les installations et les différents plateaux de l'Université Bishop's sont à la disposition des campeurs musiciens.On y verra d'ailleurs la directrice chausser elle aussi les espadrilles et battre la marche.Ce n'est évidemment pas à elle qu'on devra expliquer les bienfaits d'une bonne santé dans la pratique de l'art ; on la voit régulièrement faire son conditionnement physique sur le mont Royal.Elle y croit.CAMP MUSICAL TUTTI Du 26 juin au 3 juillet à l'Université Bishop's, à Lennoxville, 514-486-8727 www.geocities.com/campmusical/ campmusicaltutti@yahoo.ca Inscription : 35 $ avant le 1er mai, 50$ ensuite.Programme éducatif : 450$, repas et hébergement seulement : 320 $.Remise de 10%pour le frère ou la soeur d'un participant.Camp de jour disponible.ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC 514-252-3113, 1-800-361-3586 www.camps.qc.ca, info@camps.qc.ca COURRIEL Pour joindre notre journaliste : richard.chartier@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR JEAN-PIERRE VU Le camp musical Tutti permet aux jeunes talents de progresser et de s'exprimer dans un environnement champêtre. Morin pointe un index réprobateur vers son jeune prodige.- Mais de grâce, mon garçon, appliquez-vous en littérature.Vos travaux nous feront honneur à Paris.- Irez-vous à Paris pour l'occasion?- Je compte aller faire ma licence ès sciences à la Sorbonne avec Branly.Derome hoche la tête.- Dépêchez-vous, vous allez être en retard pour la retraite spirituelle.- Merci, père Morin.Il sort de la chambre, euphorique.Les yeux tout englués de sommeil, Wilfrid tire sur la cloche qui réveille tout le collège.Le précédent sonneur, dont la vue faiblissait, a trop souvent annoncé les matines une heure à l'avance.Il a fallu le remplacer.Derome a pris une chambre dans «la tour à deux dollars».S'il écoutait ses compagnons, il ne la ferait jamais sonner, la cloche.Il peut y exercer le chant, réfléchir et lire en toute quiétude.Il est fourbu et un peu de mauvaise humeur.La veille, ses coéquipiers des Invincibles et lui ont baissé pavillon en neuvième manche contre les Never Sweats («Ceux qui ne suent jamais»).Un match disputé pouce par pouce, au dire du scribe de L'Étoile du Nord.Le premier but Derome et le receveur Mireault se sont promis une revanche mémorable.Il s'étire en bâillant.Il regarde sa main, qui lui fait encore mal.La colère est mauvaise conseillère.Il n'aurait pas dû fracasser cette porte et cette lampe, qu'il lui faudra remplacer à ses frais.Les Clercs de Saint-Viateur lui ont ouvert un compte à cette fin.WILFRID DEROME exper t en homici d e s Grand prix LA PRESSE de la biographie - 44 - - Pourquoi il s'afficherait?- Moi, je ne toucherai pas la potence, dit Ducharme.- C'est juste du bois, répond Mireault.- Ça porte malheur.- Pourquoi les frères veulent nous montrer ça?s'exclame Pelletier.- Parce qu'ils sont sadiques, répond Wilfrid, qui fait s'esclaffer ses amis.- L'idée doit venir du père qui a exposé dans le musée la photo d'une chaise électrique, dit Lavoie.Les oiseaux chantent la migration du printemps, ce qui contraste avec le climat lourd et malsain qui prévaut lorsque les élèves cheminent à la queue leu leu vers la prison.- Escortés par tous ces pères, on dirait que c'est nous qui marchons vers l'échafaud, ironise Derome.- Si je ne réussis pas mon bac, c'est ce qui risque de m'arriver, concède Pelletier, qui se destine aussi à la médecine.- Qui est le bourreau?demande Mireault.- Un Anglais, répond Pelletier.- Y font faire le boulot par un protestant! conclut Derome.- Ils n'ont pas hissé le drapeau noir?s'interroge Ducharme.- Uniquement après l'exécution, répond un père.- Imagine si je hissais un drapeau noir à la tour, demain, lance Derome.Mais le printemps ramène la bonne humeur et laisse entrevoir la fin des classes.Les clercs organisent une activité pédagogique hors de l'ordinaire.Pourquoi ne pas utiliser le cas de Nulty pour incarner dans l'esprit des collégiens le pire des péchés, se disent les pères.Le 19 mai, ils obtiennent des autorités de la prison de Joliette la permission d'aller voir, avec leurs ouailles, l'échafaud érigé sous la geôle, là où Nulty égrène ses dernières heures.Dans ce monde où la peur sert d'engrais à la morale, il existe toutes sortes de manières de professer des leçons! La nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans la cour de récréation que réchauffe le soleil.Derome et ses amis cessent de jouer à la balle, estomaqués.- S'ils pouvaient organiser un tour guidé de l'enfer, ils le feraient, affirme Derome.- Toi, Wilf, tu crois qu'on va voir Nulty du haut de sa cellule?demande Mireault.À S U I V R E © 2003 Les Éditions du Boréal ROMAN17AL LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC17ALM ACTUEL À TIRE D'AILE Àla poursuite du carouge PIERRE GINGRAS Nous sommes le 11 mai.Il est presque 20h, le soleil hésite à se coucher.Dans le marais de quenouilles, les carouges à épaulettes s'agitent soudainement devant un étrange animal, un grand bipède qui avance lentement en faisant clic, clic, clic.Voilà 20 minutes que dure ce manège.La partie de cache-cache n'est pas appréciée.En période de nidification, point d'intrus! Le concert d'invectives prend de l'ampleur.Réponse: clic, clic, clic.Drôle de cri ! Le photographe se retire, le marais devient plus silencieux.Simon Filiatrault n'aura pris que 40 photos, mais le leader de la manifestation aura été immortalisé, fougueux, vociférant.Nous vous le présentons aujourd'hui dans son domaine.La photo de M.Filiatrault a décroché le grand prix toutes catégories du concours Le Biodôme-La Presse.« Les carouges m'ont toujours impressionné, dit-il.Par leurs coloris contrastants, leur comportement territorial, leurs cris puissants comme chez ce mâle qui s'époumonait sans cesse.Et ce soir-là, la lumière était très particulière, comme l'atmosphère des lieux d'ailleurs.» Employé d'une compagnie d'informatique, ce résidant des Mille-Îles, près de Saint-Jérôme, en est à sa deuxième participation.L'an dernier, il avait gagné le premier prix dans la catégorie « oiseaux de ville et de banlieue » avec un geai bleu.Simon Filiatrault, 40 ans, aime prendre des photos d'oiseaux, mais aussi de paysages et d'animaux en général.Son passe-temps depuis une vingtaine d'années.En voiture, son appareil est toujours à ses côtés.Son plus grand défi?La poursuite d'un grand pic durant quatre heures d'affilée.« Et le plus étonnant, dit-il, c'est que quelques semaines plus tard, à deux mètres de ma mangeoire près de la maison, un magnifique grand pic est venu s'installer durant une trentaine de secondes.Le spectacle était exceptionnel, mais je n'avais pas mon appareil entre les mains.» Tout récemment, les chouettes lapones l'ont comblé.Un oiseau qu'il n'avait encore jamais observé.En quelques heures, au cours d'une tournée à l'Île-Bizard, il a pu en photographier une dizaine, parfois à trois mètres de distance.« C'était l'euphorie ! » On peut voir d'autres photos du lauréat sur son site Internet : http://photos.iservio.ca.Quant à notre carouge, il n'apprécie guère les visiteurs qui s'approchent près de son nid et n'hésite pas à les attaquer.Plusieurs amateurs de vélo l'ont appris à leurs dépens.Présent presque partout au Québec en territoire agricole, le carouge à épaulettes affectionne les milieux humides et les pâturages, mais évite les grandes forêts.Il niche rarement près des habitations ou des bâtiments agricoles et son nid est toujours très difficile à localiser.Il s'agit d'un des premiers migrateurs à arriver au printemps, seulement des mâles.Rayées, brunâtres et beaucoup plus discrètes, les femelles, elles, attendront deux ou trois semaines avant de les suivre.Les mâles dominants peuvent en séduire deux ou trois qui s'établiront sur son territoire.Mais c'est habituellement les petits du premier lit qui auront droit aux égards paternels, surtout pour la nourriture.Les trois ou quatre petits grandiront rapidement et iront rejoindre leurs congénères en fin de saison.En soirée, ils se regroupent dans des « dortoirs» qui comptent parfois plus de 200 000 oiseaux dont plusieurs vachers et étourneaux.Même s'il bouffe beaucoup d'insectes (les oisillons sont nourris uniquement de ces bestioles), le carouge est considéré comme une peste par les producteurs agricoles notamment dans les cultures de maïs, d'autant plus qu'il s'agirait de l'espèce la plus abondante sur le continent.Les carouges nous quittent l'automne pour passer l'hiver au sud de la frontière, au sud de la Nouvelle-Angleterre, mais aussi loin parfois qu'en Amérique centrale en passant par les Antilles.En période de nidification, point d'intrus ! Le concert d'invectives prend de l'ampleur.Réponse : clic, clic, clic.PHOTO PRISE PAR MICHEL FILIATRAULT Ce carouge à épaulettes de Michel Filiatrault a remporté le premier prix toute catégorie au concours le Biodôme- La Presse.Vient de paraître La plume alerte, le verbe ciselé, le Dr Jean Léveillée, appareil photo et jumelles au cou, nous emmène une fois plus à la découverte de son univers ornithologique.Un monde personnel, souvent anecdotique, celui qu'il a observé et photographié au cours de ses nombreux voyages intercontinentaux.Après Les oiseaux et l'amour, voici donc Les oiseaux gourmands.Malgré le thème, certains chapitres laissent parfois le lecteur sur sa faim.Heureusement, les photographies de l'auteur assouvissent en bonne partie notre appétit.Le volume présente plusieurs espèces exotiques comme le guit-guit émeraude (ci-contre), le flamant rose, le rollier d'Abyssinie ou encore le guêpier à gorge rouge.Plusieurs des oiseaux qui nous sont familiers figurent aussi dans le livre, comme le moineau domestique, le merle d'Amérique ou encore l'urubu à tête rouge.Dans un tout autre registre, la maison ERPI vient de publier une adaptation québécoise de Birds of Canada, un ouvrage fortement inspiré de Birds of North America, tous deux de l'auteur Fred J.Alsop III.Il s'agit d'un nouveau guide d'identification avec photos couleurs détourées.L'ouvrage va bien au-delà des guides ordinaires en donnant de nombreux détails sur le comportement, la nidification ou même sur l'abondance de l'espèce et les mesures de conservation à son endroit.L'adaptation française est de Normand David, directeur générale de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.Le hic, c'est que le volume a les défauts de ses qualités.Il doit être considéré avant tout comme un ouvrage de référence.Lourd et volumineux \u2014 un peu trop à mon avis \u2014, il est difficile de l'emporter en excursion.Les oiseaux gourmands, de Jean Léveillée, Éditions de l'Homme,108 pages.Les oiseaux du Québec et de l'est du Canada, de Fred J.Alsop III, ERPI, 480 pages.PHOTO PRISE PAR JEAN LÉVEILLÉE, tirée de Les oiseaux gourmands.Guit-guit émeraude, une espèce de l'Amérique tropicale.LE CARNET D'OBSERVATION Le roitelet huppé Surprise cette semaine en voyant ce roitelet à couronne rubis s'attarder durant un long moment dans les bouleaux en face des fenêtres de ma grange.Mignon comme tout, ce petit oiseau verdâtre est hyperactif.Il volette de branche en branche, d'arbre en arbre, en quête d'insectes ou de larves.Mais cette fois, il voyait son reflet dans la vitre, ce qui l'irritait profondément.Si bien qu'il s'élançait régulièrement dans les fenêtres pour chasser l'intrus, sa petite huppe orange bien dressée.Cette petite touffe de plumes est habituellement moins évidente.Signalons par ailleurs que plusieurs oiseaux ont aussi le même comportement, notamment le cardinal rouge.Cher dindon ! Alors que la chasse au dindon sauvage suscite la polémique entre la Fédération québécoise de la faune, le gouvernement Charest et l'Association québécoise des groupes d'ornithologues (AQGO), les amateurs, eux, semblent plutôt indifférents.Cette chasse expérimentale d'une durée de deux semaines aura lieu du 25 au 30 avril et du 9 au 14 mai.Mais les chasseurs se font presque prier pour y participer.On a donc prolongé la période d'inscription.Il était question d'offrir 300 permis par tirage au sort, mais à peine 120 chasseurs étaient inscrits au milieu de la semaine dernière.Il faut dire que chaque participant doit payer des frais d'au moins 125 $, ce qui comprend un cours obligatoire.Même s'ils dénoncent cette chasse parce que le nombre de dindons est trop faible selon eux, les ornithologues amateurs n'ont pas montré un grand enthousiasme pour soutenir leur cause.La pétition de l'AQGO demandant à Québec de surseoir à la chasse n'avait recueilli qu'environ 2000 signatures mercredi dernier, comprenant celles du grand public.Or, on compte 30 clubs d'ornithologie dans la province qui regroupent 6000 membres.On peut difficilement parler de mobilisation.Souper pour les rapaces L'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) est aux prises avec d'importantes difficultés financières.Aussi vous convie-t-elle à son second souperbénéfice qui aura lieu vendredi soir prochain, 22 avril, au centre communautaire Saint-Jude, près de Saint-Hyacinthe.La soirée sera animée par l'humoriste Pierre Verville.Le repas préparé par un traiteur renommé sera suivi d'un encan silencieux et de la remise en liberté d'un rapace nocturne.Il y aura aussi plusieurs pensionnaires de l'UQROP sur place.Les frais sont de 60$ par personne.L'Union, qui travaille en étroite collaboration avec la Clinique des oiseaux de proie de la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, recueille environ 350 rapaces par année (27 espèces) et ne reçoit aucune subvention.Une partie de ses revenus provient de l'activité Chouette à voir.On se renseigne au 450-773-8521, poste 18545.Les canards des îles Venez découvrir nos canards en participant à des excursions en canot rabaska dans les canaux des îles de Boucherville qui auront lieu de 9 h 30 à 12h, le 23 avril, de même que tous les samedis et dimanches de mai.Chaque excursion compte un maximum de 24 personnes et coûte 9,50$ par adulte (5,75 $ pour les 17 ans et moins).Il faut réserver sa place: 450- 928-5088.PHOTO PRISE PAR SYLVAIN LAQUERRE Comme d'autres oiseaux, le cardinal rouge tente souvent d'éliminer son reflet dans les fenêtres, qu'il considère comme un intrus.C'est l'effet miroir.Le spécialiste au Québec! 6229, rue St-Hubert Montréal, QC Beaubien 514.274.6577 Incluant : étui, courroie et capuchons Valide jusqu'au 1ermai 2005 22999$ Monarch II 10x42 DCF WP - Idéales pour les sports et le plein air - Grossissement de 10x - Étanches et gainées de caoutchouc Incluant : étui, courroie et capuchons 39999$ Action EX 10x50CF - Jumelles performantes - Grossissement de 10x - Idéales pour l'observation des oiseaux - Champ de vision large - Lentilles asphériques 3286676A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.