La presse, 2 mai 2005, D. La Presse Affaires
[" TOXICOMANIE La parole est d'or Face à l'alcool et aux drogues, l'intervention précoce et le soutien de pairs dament le pion aux programmes d'aide aux employés.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Tout le monde connaît un Alain.Deux ou trois fois par semaine, ce comptable \u2014 il pourrait être ingénieur, conseiller en communication ou avocat \u2014, prend une pause repas prolongée et ferme la porte de son bureau au retour.Il émerge vers 15h et reprend lentement ses activités.« Alain est un bon professionnel.Si seulement il ne buvait pas.» déplore son supérieur sans rien lui dire.« Quel bon gars.mais il a un problème d'alcool », commentent ses collègues en camouflant ses faiblesses.Tous gardent le silence.Ils ont peur de provoquer la colère d'Alain, ils craignent de se tromper.Jusqu'au jour où, exaspérés, ils le forcent Alain à choisir entre la porte ou la désintoxication.>Voir TOXICOMANIE en page 2 PHOTO MARK WILSON/GETTY IMAGES © Jusqu'ici, un seul projet de train à haute vitesse a vu le jour en Amérique du Nord, l'Acela, une réalisation de Bombardier et d'Alstom, qui reliait Washington, New York et Boston.Or, il y a deux semaines, Amtrak a retiré les 20 trains Acela qui effectuait cette liaison après avoir découvert des fissures sur des disques de frein.Sombres perspectives pour les TGV en Amérique du Nord AUJOURD'HUI Sirop et danse La société nippone Kéfir Club, qui vend des produits naturels par correspondance, a fait du Québec un élément clé de son plan d'affaires.PAGE 3 Numéro 3 du PC La firme chinoise Lenovo a annoncé hier avoir acquis la branche PC de l'américain IBM, donnant ainsi naissance au troisième fabricant mondial de PC.PAGE 3 SAQ: des conseillers de plus Grâce à une nouvelle technologie, la SAQ pourra dégager presque 1000 de ses employés et les former pour conseiller les clients sur le vin et mieux les servir.PAGE 4 Une idée «lumineuse» Un projet qui commence sur le coin d'une table peut mener bien loin ! C'est, tout au moins, le cas pour Sistemalux, fabricant désormais reconnu en dispositifs d'éclairage architectural.Derrière ce succès, une famille unie et une bonne maîtrise de la croissance rapide.PAGE 5 La chance au coureur Compte tenu de toute la controverse qui a entouré la fusion de Molson et de Coors, on ne peut s'empêcher de se demander si l'avenir ne donnera pas raison à ceux qui dénonçaient cette transaction, écrit Michèle Boisvert dans Forum La Presse Affaires.PAGE 7 MARIE TISON Le marché du transport ferroviaire à haute vitesse est au point mort en Amérique du Nord, ce qui force Bombardier à se concentrer sur l'Europe et l'Asie.«À court terme, Bombardier ne voit aucune occasion d'affaires dans le domaine de la haute vitesse en Amérique du Nord », laisse tomber la directrice des communications de Bombardier Transport, Hélène Gagnon.Il y a bien quelques projets de liaisons à haute vitesse qui sont étudiés aux États-Unis et au Canada, notamment pour le corridor Calgary-Edmonton, mais il s'agit de projets encore très préliminaires.Le projet le plus avancé, le Jet Train, qui devait relier Tampa et Orlando, a subi un coup de frein brutal en novembre dernier lorsque les électeurs de la Floride ont rejeté un amendement constitutionnel qui prévoyait la mise en place de ce réseau ferroviaire à haute vitesse.La Florida High Speed Train Authority avait choisi Bombardier et son partenaire, Fluor Corporation, comme soumissionnaires privilégiés pour le projet.Si celui-ci était allé de l'avant, Bombardier aurait fait fabriquer les voitures à La Pocatière avant de les faire assembler à Plattsburgh, dans l'État de New York.Le moteur du Jet Train, le ST40, aurait été fabriqué par Pratt & Whitney Canada à Longueuil.Jusqu'ici, un seul projet de train à haute vitesse a vu le jour en Amérique du Nord, l'Acela, une réalisation de Bombardier et d'Alstom, qui reliait Washington, New York et Boston.Or, il y a deux semaines, Amtrak a retiré les 20 trains Acela qui effectuaient cette liaison après avoir découvert des fissures sur des disques de frein.Bombardier, Alstom et les fournisseurs du système de freinage, Knorr Braking Corporation et Wabco Transit Division, ont entrepris de collaborer avec Amtrak pour résoudre le problème, mais Amtrak ne s'attend pas à remettre l'Acela en service avant cet été.Il s'agit d'un important recul pour les partisans des services ferroviaires à haute vitesse.Mme Gagnon tient toutefois à faire valoir qu'en temps normal, l'Acela est très populaire auprès des usagers.« C'est un service très compétitif qui rivalise avec d'autres modes de transport, que ce soit l'avion ou l'autobus, dans le corridor du nordest, affirme-t-elle.Il a eu des effets réels sur les habitudes de transport des passagers.» Le problème, c'est qu'il ne roule plus.David Johnson, le directeur adjoint de la National Association of Railroad Passengers, une organisation américaine qui fait la promotion du transport passager ferroviaire, admet que les perspectives à court terme sont plutôt décourageantes pour la haute vitesse en Amérique du Nord.>Voir TGV en page 2 «À court terme, Bombardier ne voit aucune occasion d'affaires dans le domaine de la haute vitesse en Amérique du Nord.» LE CHIFFRE DU JOUR 3% Le prix des ordinateurs personnels a diminué de 3%en février dernier comparativement au mois précédent.Les ordinateurs personnels représentent les marques et les modèles habituellement achetés par les consommateurs et les petites entreprises.Pour sa part, le prix des ordinateurs commerciaux a diminué de 2,2%en février par rapport à janvier 2005.Source: Statistique Canada Québec veut protéger les brevets DENIS ARCAND Une mesure peu coûteuse pour l'État, passée inaperçue lors du dépôt du budget québécois, va aider les petites compagnies qui mettent au point des technologies innovatrices à protéger leurs découvertes par des brevets.« Déposer et obtenir un brevet coûte quelques dizaines de milliers de dollars par pays et les petites firmes qui terminent étirent souvent leurs derniers dollars quand vient le temps de protéger leur nouvelle propriété intellectuelle », dit Bertrand Bolduc, président de Bio Québec, l'association des entreprises des sciences de la vie.« Elles ont souvent dépensé presque tout leur capital, mais attendent encore leurs premières ventes.« Ce qui est souvent arrivé, par conséquent, c'est que les entreprises ont rogné sur les demandes de brevets dans des marchés importants, dit M.Bolduc.Typiquement, on déposait des brevets en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, et tant pis pour le reste du monde.Or, il y a des marchés comme le Japon qui sont déjà très importants, et d'autres pays d'Asie comme la Corée du Sud, qui vont croître exponentiellement d'ici peu.» >Voir BREVETS en page 2 3291453A 3310495 Supérieure aux éléments.La toute nouvelle A4 2006 de 255 ch.Suivre, jamais.audicanada.ca/A4 « Audi », « quattro », « A4 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de AUDI AG.Modèle européen montré.3286693A LA PRESSE AFFAIRES REPÈRES DOLLAR CANADIEN 79,46¢ US VARIATION 61,74¢¤ SOMME REQUISE POUR ACHETER UN DOLLAR US: 1,2585$ UN EURO: 1,6196$ TAUX PRÉFÉRENTIEL 4,25% TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 2,5% OR (NY gold) 435,00$ US PÉTROLE (North sea brent) 50,77$ US DILBERT ÇA DÉPASSE TOUTES LES BORNES.JE ME BATTRAI CONTRE ÇA JUSQUE DEVANT LE CONSEIL D'ADMINISTRATION.DILBERT, NOUS MANQUONS D'ESPACE.TU VAS DEVOIR PARTAGER TON CUBICULE.ALLO ! JE M'APPELLE LOLA.OH, JE VIENS DE ME SOUVENIR DE L'IMPORTANCE DU TRAVAIL D'ÉQUIPE.Sombres perspectives pour les TGV en Amérique du Nord TGV suite de la page 1 Il se montre toutefois plutôt optimiste à long terme.« Les aéroports sont de plus en plus bondés, les autoroutes sont de plus en plus fréquentées, il faudra une troisième voie, soutient- il en entrevue téléphonique depuis Washington.Je pense qu'avec la hausse des prix de l'essence et du transport aérien, les gens vont commencer à réclamer du transport ferroviaire à grande vitesse et les élus devront écouter.Il affirme que les problèmes de l'Acela, un train électrique, sont en fait des difficultés de croissance, comme en ont connu le TGV en France et le Bullet Train au Japon lors de leur mise en service.« Lorsque ces problèmes auront été réglés, nous aurons d'excellents trains, estime-t-il.Les futurs exploitants n'auront pas toutes ces difficultés.» Le Jet Train Il défend également le Jet Train, un train qu'on peut mettre en service sans avoir à dépenser des fortunes en infrastructures parce qu'il ne nécessite pas de voies électrifiées.« À terme, nous aurons davantage de trains à haute vitesse », croit-il.En attendant, Bombardier garde l'oeil sur l'Europe et l'Asie.« On voit que le marché de la haute vitesse se développe très lentement en Amérique du Nord, mais ce n'est pas du tout le cas dans le reste du monde », affirme Hélène Gagnon, de Bombardier Transport.Bombardier, qui a participé à 95 % des trains à haute vitesse actuellement en exploitation en Europe, se concentre notamment sur la Chine et sur l'Italie.L'entreprise a d'ailleurs profité du plus important salon de design au monde, le Salone del Mobile de Milan, il y a deux semaines, pour dévoiler ses nouveaux concepts de design intérieur et extérieur pour ses trains à haute vitesse.Bombardier entend proposer ces nouveaux concepts à l'occasion de l'appel d'offre que la Chine devrait lancer bientôt au sujet de la liaison ferroviaire de 1400 kilomètres entre Pékin et Shanghai.« Le marché se développe très bien en Europe et en Asie, on voit qu'il y a de la demande, affirme Mme Gagnon.Bombardier se positionne avec, entre autres choses, un nouveau design.» L'état du marché de la haute vitesse en Amérique du Nord ne préoccupe pas trop les analystes financiers qui suivent Bombardier.« C'est sûr que ce serait bien que ce marché puisse se matérialiser, mais comparativement à l'Europe, le marché ferroviaire de l'Amérique du Nord, qu'il s'agisse de haute vitesse ou de train conventionnel, ce n'est pas très important », déclare Cameron Doerksen, de la firme Dlouhy Merchant.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Québec veut protéger les brevets La parole est d'or BREVETS suite de la page 1 Dans son récent budget, le gouvernement du Québec a inscrit un poste budgétaire de 15 millions, sous forme de crédits d'impôt, qui vont aider les PME manufacturières à financer une macédoine de démarches assez disparates, qui requièrent des services-conseils spécialisés.Les crédits d'impôt se traduisent par un remboursement de 40 % des dépenses admissibles, mais il y a un plafond de 50 000 $.« Pour une biotech ou n'importe quelle firme de haute technologie, la principale application est le financement des demandes de brevets, dit M.Bolduc.Pour une biotech, 50 000 $, c'est une personne de plus dans ton labo, ou une protection de ton invention dans un gros marché supplémentaire.» L'obtention d'un brevet passe nécessairement par certains cabinets de droit commercial spécialisés dans la protection de la propriété intellectuelle.Pour ce qui est du reste du premier budget Audet, M.Bolduc y trouve du bon pour l'industrie biotechnologique, mais aussi une grande occasion ratée.« Il faut saluer la décision du gouvernement de remonter le niveau admissible des crédits d'impôt à la recherche et au développement, de 35 % à 37,5 % de la masse salariale, dit-il.Le gouvernement les avait abaissés de 40 % à 35 % il y a deux ans ; le fait qu'il rajuste le tir montre qu'il y a une écoute à Québec.Le retour du Régime d'épargne-actions est un autre signe encourageant.» « Mais on regrette de ne pas avoir convaincu le gouvernement d'adopter la mesure fiscale qui aurait eu le plus d'impact sur le financement de l'industrie biotech : détaxer le gain de capital dans le secteur biotech, pour reconnaître le risque particulièrement élevé du secteur », dit M.Bolduc.M.Bolduc affirme que la mesure n'impliquerait aucun débours pour le Trésor public et qu'elle serait cohérente avec la volonté du gouvernement de se retirer du capital-risque, et de laisser la place au secteur privé.« Les décideurs qui gèrent le capital et le risque sont très rapides à réagir aux facteurs qui améliorent la probabilité d'un profit.Cela amènerait nombre d'entre eux à ajuster leur diversification vers la biotech.Si juste une fraction du capital-risque total investi chaque année était redirigée vers la biotech, cela améliorerait énormément la donne dans notre secteur.Son appréciation globale du budget pour la biotech ?« Il y a quelques mesures qui donnent un coup de main, mais il n'y a rien qui va transfigurer l'environnement de la biotech, qui demeure donc très difficile.Le secteur de la biotech québécoise va continuer d'être généralement sous-capitalisé et plusieurs compagnies risquent de fermer d'ici un an », a dit le président de Bio Québec.TOXICOMANIE suite de la page 1 « Les gens arrivent souvent chez nous le fusil sur la tempe.Dans neuf cas sur 10, ils effectuent une démarche provoquée par leur employeur, leur famille ou un médecin », constate Rodrigue Paré, directeur général de la Maison Jean-Lapointe.Une intervention précoce de l'entourage aurait pourtant pu éviter le gâchis.« Quand les gens constatent un problème, la première forme d'aide consiste à aborder directement et simplement la situation avec l'individu.Sinon, elle dégénère », rappelle-t-il.M.Paré constate également que les personnes aux prises avec la toxicomanie prennent plus rapidement des mesures pour y faire face lorsqu'ils sont soutenus par leur employeur, notamment par un Programme d'aide aux employés (PAE).« Les PAE qui garantissent la confidentialité de la démarche fonctionnent beaucoup mieux.Même si la toxicomanie est moins un tabou qu'il y a 20 ans, plusieurs personnes craignent encore d'être stigmatisées après une cure ou une thérapie et d'être ignorées lors des promotions », dit M.Paré.Cette confidentialité a toutefois des effets pervers.« Au moment du retour au travail, le soutien de l'employeur et des collègues est essentiel.Pour le donner, ils doivent être au courant du problème », précise-t-il.Selon Denis Yelle, de l'Association internationale des machinistes de la FTQ, les PAE institutionnels ont d'autres limites.« Les gens les utilisent souvent très tard, quand ils sont menacés de congédiement.Ils composent un numéro de téléphone, parlent avec quelqu'un qui ne les connaît pas, qui ne peut pas toujours agir rapidement et qui ne peut, après son intervention, faire un suivi quotidien », dit-il.Pour pallier ces lacunes, la FTQ a mis en place, il y a plus de 10 ans, son réseau de délégués sociaux.Ces syndiqués sont formés pour interpeller sans détour et écouter leurs collègues aux prises avec différents problèmes et les diriger, selon les cas, vers des ressources spécialisées ou des groupes d'entraide.« La proximité des délégués sociaux ainsi que leur connaissance du contexte de travail les rend plus aptes à voir venir les rechutes et à les prévenir », ajoute Denis Yelle.Plusieurs syndicats de la CSQ possèdent également leurs « pairs aidants ».« Les membres de ces réseaux ne sont pas vus comme des menaces par les travailleurs.La confiance qu'ils inspirent favorise la démarche et la rend plus efficace », confirme Rodrigue Paré.La parent pauvre Francine Burnonville, coordonnatrice du réseau des délégués sociaux du Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain, observe que les organisations font maintenant preuve d'une certaine compréhension face à la toxicomanie.« La tolérance s'explique en partie par le fait que ce problème touche autant les patrons que les employés.C'est aussi une tolérance par défaut.Les gestionnaires sont démunis.Ils ne savent pas quoi faire.Ils manquent de temps et d'outils », dit-elle.Selon Mme Brunonville, les milieux de travail sont les parents pauvres des approches d'intervention en toxicomanie, même si 70 % des personnes qui en souffrent on un emploi.Année après année, elle déplore que les campagnes élaborées par les organismes publics et parapublics soient uniquement dirigées vers les jeunes.« Les adultes travailleurs ne se reconnaissent pas dans les images d'ados des affiches et des dépliants », dit-elle.Autre exemple : lors du forum Rond-Point 2005 qui réunissait en avril dernier, à Montréal, plus de 750 chercheurs et professionnels du domaine de la toxicomanie, un seul des 36 ateliers était consacré aux interventions en milieu de travail : celui de Mme Brunonville.« Beaucoup d'efforts sont déployés pour assurer l'insertion des toxicomanes sur le marché du travail.C'est bien.Mais il faut aussi se donner les moyens pour empêcher la désinsertion professionnelle de ceux qui y sont déjà.Ce n'est pas que la faute du pétrole FRÉDÉRIC WAGNIÈRE ANALYSE La crainte de l'inflation a récemment fait baisser les marchés boursiers.En fait, les marchés ont baissé en moyenne de 3 % en Europe, de 5 % en Amérique du Nord et de 7% au Japon, depuis le début de l'année.Le prix du pétrole, qui se maintient à près de 50 $US le baril, et la demande croissante de matières premières en Chine, en Inde et dans d'autres pays émergents alimentent cette crainte.Cette crainte n'est pas sans fondement, mais pas à cause de la hausse des prix des matières premières.S'il y a un danger d'inflation, c'est surtout à cause des pol i t i ques f i n anc i è r es d es principaux pays industrialisés, en dépit des efforts des banques centrales.Il y a aussi la tendance de nombreuses grandes entreprises de placer leurs liquidités dans les marchés financiers, plutôt que de les utiliser pour financer leurs propres immobilisations.Tout cela ne signifie toutefois pas qu'on est proche d'une situation semblable à celle des années 70, quand la hausse des prix des matières premières renforçait les anticipations inflationnistes répandues dans la population.Il faut, en effet, distinguer entre la crainte de l'inflation et les anticipations inflationnistes.La crainte peut très bien encourager le public à se comporter d'une manière qui tend à freiner l'inflation.S'il croit, par exemple, que ses revenus futurs seront insuffisants pour maintenir son niveau de vie, il peut épargner davantage, ce qui réduit la pression à la hausse de prix.L'anticipation, au contraire, tend à encourager les agents économiques à se comporter comme si l'inflation avait déjà eu lieu.Les syndicats exigent des hausses de salaires en vertu de l'inflation qu'ils craignent à l'avenir et les entreprises augmentent leurs prix de vente parce qu'ils craignent devoir payer plus cher leurs matières premières et leurs employés.C'est pourquoi on parle de spirale inflationniste, parce qu'au début tout semble aller bien et il y a même un boom économique, mais cela ne peut pas durer, parce que l'inflation des prix et des salaires, ainsi que des taux d'intérêt, crée un monde financier qui est de plus en plus éloigné de la réalité économique.Tant les particuliers et les entreprises, que les gouvernements ne savent plus comment gérer leurs affaires autrement qu'en fonction d'une hausse irréaliste des prix et des salaires.Ce sont les banques centrales qui se préoccupent des anticipations inflationnistes.Elles sont censées garantir la stabilité de la monnaie et, par conséquent, des prix.Elles ne se soucient pas vraiment des variations des prix et des salaires qui ont lieu aujourd'hui.Ce qui les intéresse est l'impact que ces changements peuvent avoir sur le comportement futur du public.Les banques centrales cherchent à ajuster les taux d'intérêt à très court terme dans un sens qui garantit la stabilité de la monnaie et des taux d'intérêt à long terme.Elle ne peut pas agir avec efficacité sur les marchés à long terme, dont les conditions sont déterminées par les sentiments du public.La banque centrale doit donc surtout rassurer le public quant à l'inflation au cours des 10 ou 20 prochaines années.Le prix actuel du pétrole ne devrait pas inquiéter les banques centrales.Même à plus de 50 $ il est encore bien inférieur au niveau atteint il y 25 ans, si l'on tient compte de la dépréciation du dollar.Il faut aussi prendre en considération le fait que la croissance économique des pays industrialisés dépend beaucoup moins de l'énergie que dans les années 70.La production industrielle et la construction ont été remplacées par les services dans le dynamisme économique.Il est donc faux de penser que les prix des matières premières pourraient attiser les anticipations inflationnistes au point où les banques centrales doivent augmenter les taux d'intérêt suffisamment pour faire baisser les cours de bourse.Cependant, les anticipations inflationnistes existent à présent.Elles sont reliées non pas au prix du pétrole, mais à la tendance croissante des gouvernements de se servir des déficits pour financer leurs activités et leurs responsabilités.Dans le cas des États-Unis, il s'agit surtout de l'incapacité du gouvernement fédéral de financer la sécurité sociale dans les prochains 20 ou 30 ans, sans recourir à des augmentations d'impôts ou à des emprunts massifs.Le gouvernement japonais est dans la dèche depuis une quinzaine d'années, sans pour autant parvenir à faire démarrer l'économie.Quant à l'Europe, on ne serait pas surpris qu'elle prenne le même chemin que le Japon.Ses principales économies ont une croissance piteuse en dépit des déficits qui dépassent les normes admises par l'UE.On pense même que l'Allemagne pourrait bientôt retomber en récession.Cette perspective de déficit massifs qui mettront à contribution l'épargne mondiale pendant des décennies, au détriment du développement économique, agit comme une douche froide sur les marchés financiers.Le prix des matières premières et le développement économique de l'Asie n'y sont pour rien.Et les banques centrales sont incapables de remédier au malaise grandissant.Le prix actuel du pétrole ne devrait pas inquiéter les banques centrales.Même à plus de 50 $ il est encore bien inférieur au niveau atteint il y 25 ans, si l'on tient compte de la dépréciation du dollar. LA PRESSE AFFAIRES Du sirop d'érable et de la danse! Kéfir Club mise sur la culture d'ici pour vendre nos produits au Japon ARIANE KROL La société nippone Kéfir Club, qui vend des produits naturels par correspondance, a fait du Québec un élément clé de son plan d'affaires.Pour promouvoir son sirop d'érable et de kéfir, l'entreprise offre des centaines de billets de spectacles québécois présentés au Japon.« De nos jours, les gens sont très stressés, ils travaillent beaucoup.Notre concept est de leur offrir des aliments savoureux et bons pour la santé à consommer tous les jours à la maison.Et nous voulons leur faire connaître la culture québécoise pour leur apporter de la joie, une vie agréable et la santé », explique en souriant la responsable du Kéfir Club, Yukiko Sato.La dirigeante japonaise était de passage au Québec il y a quelques jours pour rencontrer des fournisseurs et des artistes et trouver de nouveaux produits québécois à offrir à ses membres.Le Kéfir Club, qui est une division de la société Kéfir Group, compte plus de 360 000 membres au Japon.L'entreprise s'est lancée en affaires il y a neuf ans en vendant des bactéries lactiques pour fabriquer son kéfir, une boisson de lait fermentée réputée bénéfique pour la digestion et la flore intestinale.Deux ans plus tard, l'entreprise a rajouté le sirop d'érable à son catalogue en faisant valoir que ce sucre naturel qui contient des minéraux constitue une garniture idéale pour le kéfir.Le Kéfir Club, qui est une entreprise à capital fermé, tout comme sa société mère Kéfir Group, compte 100 employées, toutes des femmes.Les ventes par correspondance, qui englobent aussi des produits de soins pour la peau et d'autres aliments, atteignent 200 millions de yens (environ 2,3 millions de dollars) par mois, dit Mme Sato.L'entreprise demeure discrète sur la valeur de ses ventes et de ses achats de produits québécois, mais chose certaine, ses fournisseurs sont ravis de l'avoir comme cliente.« On a commencé avec de petites quantités avec eux et ça s'est accru progressivement.C'est un client important pour nous », témoigne le copropriétaire d'Érablières des Alleghanys, une usine de transformation de La Pocatière qui exporte toute sa production.Le Kéfir Club achète aussi du sirop de La Coulée d'Abbotsford, à Saint-Paul-d'Abbotsford.« Ce sont des gens qui ont eu une croissance très importante au cours des dernières années », confirme Céline St-Pierre, présidente de Lyo-San, à Lachute.Le club achète ses bactéries lactiques en vrac \u2014 environ 2000 kilos par mois \u2014 et les emballe en portions au Japon.Pour répondre à la demande croissante de ce client, Lyo-San a dû investir 700 000 $ en équipement l'an dernier.Kéfir Club a fourni du financement sans même exiger une participation dans l'entreprise.« On a une entente pour les rembourser sur les commandes », explique Céline St-Pierre.Une entente doublement intéressante pour Lyo-San, car elle lui évite de contracter d'autres prêts bancaires tout en fidélisant un client important.« On aime beaucoup travailler avec les Japonais, ce sont des gens sincères, qui savent ce qu'ils veulent et qui sont très respectueux de leur parole.Avec eux, ce n'est pas seulement une histoire de prix, mais de climat de confiance », souligne la dirigeante.Pour renforcer son association avec la Belle Province, l'entreprise nippone commandite maintenant des spectacles québécois au Japon.Elle a ainsi acheté et fait tirer plusieurs centaines de billets pour Les 24 préludes de Chopin, une production de la Compagnie Marie Chouinard présentée à Tokyo en mars dernier.Un coup de pouce déterminant pour cette troupe de danse contemporaine montréalaise.« On travaille avec la délégation québécoise là-bas, qui a fait le contact avec l'entreprise.Sans la commandite, le producteur japonais n'aurait pas pu nous inviter », indique le directeur général Paul Tanguay.Cette promotion, annoncée à pleines pages dans les journaux avec des photos de sirop d'érable, du Château Frontenac et du Bonhomme Carnaval à l'appui, a permis au Kéfir Club de recruter de nouveaux membres.La formule sera reprise en juillet avec le spectacle Victoria, de la Montréalaise Dulcinée Langfelder.Le Club aimerait aussi s'associer au lancement de La Grande Séduction et acheter une représentation \u2014 environ 2800 billets \u2014 du Cirque du Soleil l'automne prochain.« On nous a dit qu'on y retournerait avec le même commanditaire pour un nouveau spectacle en 2006 », ajoute Paul Tanguay.La responsable du Kéfir Club, qui a profité de son passage ici pour visiter quelques cabanes à sucre, veut établir une relation à long terme avec le Québec.« Nous avons déjà ciblé des aliments intéressants, comme l'eau, les confitures et la pomme de glace, dit Yukiko Sato.Nous voudrions faire connaître beaucoup d'autres aspects de la culture québécoise au Japon et même amener des membres du club ici.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Yukiko Sato était de passage au Québec il y a quelques jours pour rencontrer des fournisseurs et des artistes et trouver de nouveaux produits québécois à offrir à ses membres.Exemple de la promotion des produits québécois comme le sirop d'érable au Japon.Le Chinois Lenovo achète la division PC d'IBM ALEXA OLESEN ASSOCIATED PRESS PÉKIN \u2014 La firme informatique chinoise Lenovo a annoncé dimanche avoir acheté pour 1,75 milliard de dollars US la branche PC de l'américain IBM, donnant ainsi naissance au troisième fabricant mondial de PC.Il s'agit de l'une des plus grosses acquisitions jamais faites à l'étranger par une société chinoise.Elle devrait permettre au groupe Lenovo, déjà premier constructeur informatique en Asie, de quadrupler ses ventes, selon un communiqué du groupe.Nouveaux produits « D'ici quelques semaines, nous présenterons de nouveaux produits », a annoncé Stephen Ward, directeur général de Lenovo, dans un communiqué.Pour le PDG Yang Yuanqing, ce rachat de la branche PC d'IBM est un « événement historique » pour Lenovo.Trois fonds d'investissement (Texas Pacific Group, General Atlantic Group et Newbridge Capital Group) ont convenu de prendre une participation de 350 millions dans Lenovo.Une assemblée générale des actionnaires est prévue à ce sujet le 13 mai prochain, précise Lenovo.Le gouvernement chinois détient une partie du capital de Lenovo, dont les actions sont cotées à la bourse de Hong Kong.Après les inquiétudes soulevées par trois membres du Congrès américain, la commission parlementaire sur les investissements étrangers a enquêté pour s'assurer que le rachat de la branche PC d'IBM par Lenovo n'avait aucune conséquence sur la sécurité nationale.Un rapport rendu en mars a conclu que cette acquisition par la firme chinoise ne posait pas de problème.Lenovo a été fondée en 1984 par des universitaires de l'Académie chinoise des sciences d'abord pour distribuer des équipements informatiques construits par IBM et d'autres sociétés.En 1990, elle a commencé à vendre des PC sous sa propre marque.Après avoir cédé sa branche PC, qui ne représentait qu'une petite part de ses ventes et de ses bénéfices, IBM concentre maintenant son activité sur le conseil et les logiciels.En 2004, IBM avait vendu 6,8 millions d'ordinateurs personnels, ce qui représentait 5 % du marché mondial du PC, contre 16,4 % pour Dell et 13,9 % pour Hewlett-Packard.Lenovo occupait la cinquième place des ventes mondiales de PC.PHOTO NG HAN GUAN, AP Lenovo a été fondée en 1984 par des universitaires de l'Académie chinoise des sciences d'abord pour distribuer des équipements informatiques construits par IBM et d'autres sociétés.Avant la transaction, Lenovo occupait la cinquième place des ventes mondiales de PC.Un cahier spécial mercredi dans 3313446B CARRIÈRES PROFESSIONS 10 CONDITIONS GAGNANTES POUR ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL 3313446A . LA PRESSE AFFAIRES COMMERCE DE DÉTAIL EN BREF Metro veut des cuisiniers La chaîne de supermarchés Metro veut des cuisiniers qui utilisent des produits régionaux, pour se démarquer de ses concurrents.Metro a ainsi remis un chèque de 25 000$ à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), dans le cadre d'une entente de 125 000$ échelonnée sur cinq ans.L'ITHQ peut ainsi mieux former ses élèves avec des chefs renommés à titre de professeurs invités et de l'équipement de pointe.L'entente contribue à la formation d'une relève culinaire de haut niveau pour l'hôtellerie, la restauration et le tourisme.Des consommateurs se plaignent de ne pas toujours trouver facilement des bouchers et des cuisiniers dans les marchés d'alimentation.Transaction de l'année Le courtier spécialisé Jones Lang La- Salle vient de gagner, avec TD Securities Realty, le « très convoité » prix de l'Institut de développement urbain pour la vente du Marché central métropolitain au prix record de 303 millions de dollars.La transaction du Marché central a été la vente immobilière la plus importante du Québec l'an dernier.«Nos équipes ont travaillé jusqu'au bout de leurs forces et ne pouvaient espérer un meilleur résultat », a déclaré Paul-André Lazure, vice-président des marchés de capitaux chez Jones Lang La Salle.La transaction a remporté le prix grâce à la qualité exceptionnelle de la mise en marché internationale.Au nom des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec, la Fiducie MCM et ses mandataires ont vendu le Marché central à la caisse de retraite BC Investment Management, par l'intermédiaire de Bentall Investment.Meilleurs gîtes Les meilleurs gîtes du passant primés au Québec cette année comprennent Les matins de Victoria, de Waterloo, et le Manoir de la rue Merry, à Magog, selon la Fédération des agricotours qui vient de leur décerner des prix.La fédération compte plus de 530 établissements certifiés au Québec.Croissance de i-hotel Isabelle Tremblay vient d'être nommée directrice des comptes majeurs chez i-hotel International, de Montréal, « chef de file canadien des solutions d'accès Internet sans fil ».En Amérique du Nord, i-hotel a déjà installé l'Internet sans fil dans plus de 12 150 chambres de 125 hôtels.Quatre autres Banana Republic Banana Republic met le cap sur le Québec et ouvrira quatre magasins dans la région de Montréal en août prochain, aux centres Fairview Pointe- Claire, Promenades Saint-Bruno, Carrefour Laval et Centre Rockland.Banana Republic dénombre 450 magasins qui réalisent des ventes de deux milliards de dollars en Amérique du Nord grâce à des vêtements d'allure moderne et classique, à prix abordables, pour hommes et femmes.Banana Republic appartient au géant américain Gap qui possède aussi la chaîne Old Navy et compte plus de 3000 magasins dans le monde, avec des ventes de 16,3 milliards.Sainte-Anne: 100 millions Après avoir refusé de participer à des investissements de 350 millions à la station Mont-Sainte-Anne dès son arrivée au pouvoir, il y a deux ans, le gouvernement Charest envisage maintenant de devenir le partenaire d'un nouveau projet de plus de 100 millions, par l'intermédiaire de la Société générale de financement.Selon Le Soleil, de Québec, Mont-Sainte-Anne veut ajouter des centaines de chambres d'hôtel, un centre de congrès, des magasins, des terrains de golf et de tennis, un centre aquatique, des salons de santé, des sentiers pédestres et des pistes cyclables.Laur ier Cl outi er PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE © Le lecteur portable de la SAQ, mis au point avec IBM et Symbol Technologies, lit le code à barres de 14 chiffres de la bouteille de vin et livre en un instant toute l'information pertinente à son sujet, dont sa disponibilité dans l'entrepôt et le réseau de 403 magasins, a expliqué l'employé de la SAQ, Robert Curotte.Des heures et des heures de travail peuvent ainsi être consacrées au service à la clientèle.Une nouvelle technologie permet à la SAQ d'ajouter 1000conseillers en vin LAURIER CLOUTIER Grâce à une nouvelle technologie, la SAQ pourra dégager presque 1000 de ses employés et les former pour conseiller les clients sur le vin et mieux les servir.Le président-directeur général de la Société des alcools du Québec, Sylvain Toutant, a dévoilé à La Presse Affaires que les dernières innovations technologiques réalisés dans les 403 succursales permettent aux employés de gagner beaucoup de temps.C'est ainsi que la SAQ pourra libérer de leur tâche habituelle 25 % des 3800 employés de succursales et les consacrer au service à la clientèle, « de plus en plus éduquée » et exigeante.« De nouveaux vignobles lancent d'autres produits » régulièrement.Bien conseillé, le client trouvera le meilleur vin à agencer avec le plat dégusté entre amis.Quand elle est bien servie, la clientèle ne consomme pas plus, mais mieux, a souligné Sylvain Toutant.La valeur moyenne de son panier d'achats peut augmenter de 30 % à 65 %.Déjà un des plus grands détaillants au Québec, la SAQ pourra ainsi se rapprocher de son objectif d'en devenir le meilleur, tout en faisant croître son chiffre d'affaires, de 2,3 à 3,1 milliards d'ici 2009, et ses profits, de 571 à 900 millions.L'expertise-conseil représente donc la pierre angulaire du virage clientèle de la SAQ, selon le PDG, mais l'outil technologique qui lui permet de miser sur cette stratégie, c'est la reconnaissance des produits par la radiofréquence.Sans la radiofréquence, les employés devraient consacrer une bonne partie de leur temps à la réception, au stockage et à la manutention de caisses de bouteilles, à partir de l'entrepôt jusqu'aux tablettes des 403 succursales.Quand les tablettes se vident, l'employé prend en main un lecteur portable qui, en un clin d'oeil et à distance, trouve dans l'entrepôt le bon code à barres de 14 chiffres sur les bouteilles de vin recherchées.L'employé ne travaille pas à tâtons, au milieu des caisses empilées, car le lecteur émet une sonnerie quand il est braqué dans l'entrepôt, un peu comme un GPS.Si le vin n'est plus dans sa succursale, l'employé trouve la plus rapprochée où le client le trouvera.La radiofréquence facilite la planification des achats et améliore l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement, a souligné Sylvain Toutant.La SAQ vient de terminer avec succès, en 12 mois, l'implantation d'une partie importante de la radiofréquence.Plus tard, d'autres étapes pourraient faciliter notamment la reconnaissance informatique des clients à l'entrée, de leurs goûts spécifiques et des promotions qui les feraient craquer.Leurs achats pourraient même être débités automatiquement de leur compte bancaire, sans attente à la caisse de la succursale.Toronto prime la SAQ Déjà, la SAQ devient un chef de file de la radiofréquence au Québec et se classe à l'avant-garde au Canada, a déclaré Alain Dumouchel, associé responsable de l'industrie de la distribution chez IBM Canada.La SAQ a en effet gagné, jeudi soir dernier, à Toronto, le prix du prestigieux Bay3000 Corporate Education, un organisme de formation et de développement de la gestion et du leadership, pour sa technologie en succursale.Tous les grands détaillants canadiens et québécois sont en train d'expérimenter la radiofréquence, dans le plus grand secret.Notamment un grand quincaillier, une chaîne d'alimentation et un transformateur alimentaire, a déclaré Alain Dumouchel.« Pour IBM, la SAQ est un partenaire stratégique qui a beaucoup de vision sur l'orientation que prend le commerce de détail et la clientèle ».Dans le monde, c'est la chaîne de supermarchés Metro AG, d'Allemagne, qui a été la pionnière de la radiofréquence, l'an dernier, avec son Extra Future Store et sa décision d'implanter cette technologie dans 250 supermarchés.Aux États-Unis, c'est Wal-Mart qui a pris la tête de la radiofréquence, implantée déjà dans 100 de ses magasins, chiffre qui atteindra 600 à la fin de l'année.Le lecteur portable permet aux employés de la SAQ d'économiser bien des pas, a déclaré la porte-parole, Linda Bouchard.Cela signifie des heures de travail, le quart du temps des employés, a confirmé Robert Curotte, directeur de la succursale du Complexe Desjardins.C'est grâce à la contribution des bureaux montréalais d'IBMet de Symbol Technologies, de New York, que la SAQ a implanté la radiofréquence et gagné son prix canadien.C'est la première fois qu'une société d'État du Québec gagne un prix de Bay3000, a souligné la directrice de projet d'IBM à la SAQ, Andrée Bouchard.La SAQ a battu à la ligne d'arrivée une centaine de compagnies, de Toronto et de Vancouver, et des ministères fédéraux.Chaque succursale de la SAQ ne disposait jusqu'ici que d'un seul terminal pour renseigner les clients sur le vin.Il fallait un outil plus convivial, notamment pour les nombreux employés à temps partiel de la SAQ, a souligné Andrée Bouchard.« En seulement 30 minutes, les employés ont compris le fonctionnement du lecteur portable.Ils épargnent 50% de temps.Ils font l'inventaire en une seule journée, plutôt qu'en une fin de semaine », selon Andrée Bouchard.L'expertise-conseil représente la pierre angulaire du virage clientèle de la SAQ, selon son PDG, mais l'outil technologique qui lui permet de miser sur cette stratégie, c'est la reconnaissance des produits par la radiofréquence.Affaires Avis Shell Canada Limitée Avis de dividende Avis est donné par la présente qu'un dividende de vingt-cinq cents (0,25 $) par action a été déclaré sur les actions ordinaires en circulation, payable le 15 juin 2005 aux actionnaires de la société inscrits aux régistres à la fermeture des bureaux le 16 mai 2005.Par ordre du Conseil S.A.Fish Vice-président et secrétaire Calgary, Alberta 29 avril 2005 3313342A Adrien Gagnon propriété d'un 710 OCCASIONS D'AFFAIRES groupe chinois A MONTRÉAL, résidence 20 lits, const.1985, rev.brut annuel 160 000 $/an, prix 599 000 $ nég.Appeler John Auger, Sutton Accès, 514-256-9006.INVESTISSEURS ET GESTIONNAIRES de carrière cherchent entreprises manufacturières /services ou techno.514-495-1441 PRÊTS et subventions des gouvernements pour votre petite entreprise existante ou nouvelle.Appelez 514-866-5757.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENTS DE NOM HPRENEZ AVIS que Johanne GirardinI, domiciliée au 2456 Schulz, Saint-Jérôme, Qc, J7Y 5B4, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de JOHANNE TREMBLAY.JR 850 K HPRENEZ AVIS que la compagnie I 9021-2028 QUÉBEC INC., demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 28 avril 2005 Les procureurs de la compagnie, Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L., s.r.l.JR 850 K HPRENEZ AVIS que la compagnie PELLI TELECOM (ROGER TURCOTTE) ayant son siège social à Montréal, 460 St-Paul est suite 306, a l'intention de demander sa dissolution au Registraire des entreprises.JR 850 K PRESSE CANADIENNE Les produits naturels Adrien Gagnon passent aux mains d'un groupe chinois.Le PDG de l'entreprise québécoise, André Gagnon, confirme que la transaction sera conclue au cours du prochain mois.Le groupe chinois CK Life Sciences International va acquérir les produits Adrien Gagnon pour 54 millions.Adrien Gagnon a fondé son entreprise en 1946.L'enteprise compte 70 employés au Québec.12 A378G=>7@J
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