La presse, 4 mai 2005, C. Arts et spectacles
[" Les critiques envers les nouvelles émissions estivales de Radio-Canadaneproviennent pasquedel'extérieur.Certaines salves contre En attendant ben Laden et Tout le monde tout nu ont été également tirées sur les ondes de la radio de Radio- Canada (95,1 FM), ce qui n'a pas plu aux patrons de la télévision.C'est un segment de l'émission radiophonique Désautels du 20 avril qui a mis le feu aux poudres, a-t-on appris.Cette journée-là, vers 16h45, l'animateur Michel Désautels a annoncé son prochain sujet : le rôle et les orientations de la télévision publique.Ses deux invités étaient Paul Cauchon du Devoir et Michelle Coudé-Lord du Journalde Montréal, qui couvrent tous les deux la télévision pour leurs quotidiens respectifs.L'échange à trois, qui a duré une dizaine de minutes, a surtout tourné autour des ratés des émissions comme En attendant ben Laden et Tout le monde tout nu.Michel Désautels a précisé en ondes que des invitations ont été lancées aux dirigeants de la télévision de Radio-Canada, mais qu'ils ont refusé de venir débattre de leurs choix en studio.Il est encore possible d'écouter ce segment sur le site Web de la radio de Radio- Canada.Michel Désautels a relevé que Radio-Canada a reçu plusieurs plaintes concernant Ben Laden.L'animateur a aussi souligné une grosse faute d'orthographe dans un communiqué de Tout le monde tout nu et a nommé la relationniste qui l'a rédigé.«Heureusement que vous n'êtespasdanslapresseécrite», a-t-il glissé.Bref, la télé de la SRC en a pris pour son grade, comme les journaux le rapportaient depuis quelques jours.Sauf que tout cela se passait sur les ondes de Radio-Canada.Dansun journal interne qu'il expédie régulièrement à ses cadres, Daniel Gourd, le viceprésident de la télévision française de Radio-Canada, a mentionné ne pas être très content de ce segment radiophonique.HUGO DUMAS TÉLÉVISION Bisbille entre la radio et la télévision de Radio-Canada DÉPART DE DUTRIZAC DES MUSULMANS SE RÉJOUISSENT PAGE 2 BENOÎT DUTRIZAC > Voir SRC en page 6 PHOTOREUTERS © L'émission sur Céline Dion parle abondamment du succès de son spectacle à Las Vegas, mais on ne glisse pas un mot sur son triomphe au Stade de France devant 90 000 personnes.La biographie américaine de Céline oublie son succès français LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Les célinophiles n'apprendront pas grand-chose de neuf quand ils regarderont vendredi à 20 h la biographie consacrée à Céline Dion à la chaîne américaine A&E.Mais comme les enfants redemandent toujours le même conte le soir, voilà un documentaire qui se laisse regarder avec plaisir.Quand on aime, on a toujours le goût de retrouver mille fois la même histoire.Et de réentendre cette voix qui donne le frisson.Cela m'arrive chaque fois qu'elle chante Ce n'était qu'un rêve, sa toute première chanson composée par Maman Dion.Et quand arrive la chanson de Titanic, je m'écroule.Je n'étais pas la seule à verser une larme hier.Le grand coach de hockey Michel Bergeron, assis devant moi, s'essuyait aussi les yeux.Une biographie léchée, de deux heures comme il sied aux grands de ce monde, qui retrace la carrière éclatante de cette enfant de Charlemagne qui a conquis la planète.Une oeuvre bien faite, pleine de témoignages admiratifs de gens comme Carole King, Sir George Martin \u2014 le cinquième Beatle\u2014 Franco Dragone, David Foster.Sans oublier son frère Michel, son directeur de plateau à Las Vegas.Mais ses admirateurs remarqueront une absence de taille dans cette histoire à l'américaine de Céline: sa période française, les merveilleuses chansons de Jean- Jacques Goldman, son triomphe au Stade de France devant 90 000 personnes.Zéro.Les Américains sontils chauvins au point d'ignorer ce moment important dans une carrière ?Rappelez-vous qu'au moment où la France a décidé de ne pas participer à la guerre en Irak, des Américains ont jeté du vin français dans les rivières et rebaptisé les french fries freedom fries.Si une telle attitude déteint à ce point sur une biographie américaine, il y a de quoi s'inquiéter.Si ses triomphes français ont été volontairement écartés parce que jugés non intéressants, c'est une biographie tronquée.Mais Céline n'a fait aucune critique négative sur l'oeuvre, ce qui est rare, nous a dit son mari René Angélil dans une présentation filmée lors du visionnement de presse hier matin à Ex-Centris.Vous verrez donc beaucoup sa période américaine et son triomphe à Las Vegas.Vous verrez ses changements de look à travers les âges, y compris les courts cheveux blonds qui la vieillissaient tellement.Et, pour une fois, vous reverrez ses affreuses dents d'adolescente.Bonne idée : on l'a aimée malgré ses crocs tout croches.Et aujourd'hui, cette belle fille démontre comment on peut triompher d'une nature cruelle.Céline expliquera pourquoi elle est si gentille avec ses fans.« Ces gens-là achètent mes disques, viennent voir mes spectacles, c'est normal que je ne me sauve pas quand ils veulent me voir de près.» Vous verrez aussi une parodie de Céline et René à l'émission humoristique Saturday Night Live.Assez cruelle, mais René l'a prise comme un hommage.Le côté quétaine de Céline sera abordé à la fin du documentaire.Elle ne le refuse pas.>Voir CÉLINE en page 3 Une biographie léchée, de deux heures comme il sied aux grands de ce monde, qui retrace la carrière éclatante de cette enfant de Charlemagne qui a conquis la planète.Les nouvelles vont vite La Boxster 2005 à partir de 62 400 $ Frais de transport et de préparation en sus.Photo à titre indicatif seulement.Visitez votre concessionnaire Lauzon pour tous les détails.Automobiles Lauzon Laval 2455, boulevard Chomedey (450) 688-1144 lauzon.qc.ca 3289487A ARTS ET SPECTACLES Des associations musulmanes se réjouissent du congédiement de Benoît Dutrizac HUGO DUMAS TÉLÉVISION Deux associations musulmanes de Montréal ont applaudi et félicité Télé- Québec d'avoir congédié le coanimateur des Francs-Tireurs, Benoît Dutrizac.Dans une émission diffusée à la mimars, Benoît Dutrizac parlait des enfants devant jeûner du lever au coucher du soleil pendant le ramadan et avait lâché la phrase : « L'islam est une religion stupide.» Ces propos ont été très mal reçus dans la communauté musulmane montréalaise.Hier, l'Association des projets charitables islamiques, qui se définit comme un organisme d'accueil aux nouveaux immigrants, félicitait Télé- Québec d'avoir mis Benoît Dutrizac à la porte.« Ce qu'il a dit, c'est de la diffusion de la haine contre les musulmans de Montréal », soutient Maher Bissany, porte-parole de l'Association des projets charitables islamiques.Même type de réaction du président du Conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi.« Il était temps, enchaîne-t-il.Ses affirmations démontraient un manque de connaissances et de sensibilité à l'égard des musulmans.» Selon Salam Elmenyawi, les problèmes de Benoît Dutrizac ne « feraient que commencer ».« Il pourrait maintenant être poursuivi sur une base personnelle », ajoute-t-il.Invité à répliquer aux associations musulmanes, Benoît Dutrizac a rappelé : « à la différence des islamistes, moi, je considère qu'ils ont droit à leur opinion », dit-il.Benoît Dutrizac croit-il que ses propos sur l'islam lui ont coûté son emploi à Télé-Québec ?« Ça, il faudrait le demander à Télé-Québec », répond- il.À Télé-Québec, on refuse toujours de commenter sur les motifs du renvoi de Benoît Dutrizac.« On ne fera aucun commentaire et Paule Beaugrand- Champagne (la PDG de Télé- Québec) ne commentera pas non plus », tranche le porte-parole de la télé publique, Pierre Sheridan.Il semble toutefois que la bisbille entre Télé-Québec et Benoît Dutrizac remonte à bien plus loin.Dans une réplique envoyée hier aux médias et mise en ligne sur son blogue personnel de Voir, le coanimateur des Francs- Tireurs, Richard Martineau, écrit que le congédiement de Benoît Dutrizac n'a surpris aucun membre de l'équipe.Le torchon brûlait, l'abcès grossissait et le renvoi n'est pas arrivé « out of the blue », note-t-il.« Afin d'améliorer la situation, plusieurs rencontres ont eu lieu entre Benoît et la direction de Télé-Québec, entre Benoît et la maison de production Zone 3 et entre Benoît et quelques membres de l'équipe.La situation était telle que certains membresclé de l'équipe (dont un réalisateur) ont même quitté le navire, incapables de travailler dans ces conditions », détaille Richard Martineau dans sa missive.Richard Martineau dit connaître les raisons du congédiement de son collègue.« Je ne vous les dirai pas.Ce n'est pas de vos affaires.De toute façon, je ne suis pas le genre à laver mon linge sale en public.Ni devant cinq personnes le samedi soir chez moi.Ni devant deux millions de personnes le dimanche soir à la télé », écrit-il.Ni Richard Martineau ni Benoît Dutrizac ne l'affirment ouvertement, mais on sent que ce n'est pas l'harmonie entre eux.Pourtant, les deux journalistes risquent de se croiser tout l'été dans les studios du 98,5 FM.Tous les samedis et dimanches matin, Richard Martineau remplacera Benoît Dutrizac et Renée- Claude Brazeau, qui prennent congé de leurs émissions pour l'été.Ce qui ne veut pas dire qu'ils partent en vacances.Benoît Dutrizac ira relever Gilles Proulx le midi ainsi que Michel Barrette au retour à la maison.Quant à Renée-Claude Brazeau, elle tiendra les rênes du Showbiz chaud au cours de la pause estivale d'Érick Rémy.Le directeur des programmes du 98,5 FM, Yvon Vadnais, précisait hier que Benoît Dutrizac et Richard Martineau n'allaient pas travailler ensemble.« Nous n'avons aucun problème avec Benoît Dutrizac.Il a une personnalité très forte et on est capable de vivre avec », dit-il.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Lors de son passage à Tout le monde en parle au cours de l'hiver, Benoît Dutrizac n'a pas été tendre envers Télé-Québec.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les Denis Drolet s'associent à PFK D'une épouvantable clarté Le 1984 mis en scène par Robert Lepage trouve CHANTAL GUY une nouvelle résonance à l'opéra Le Colonel Sanders pourra compter sur la popularité des Denis Drolet pour sa prochaine campagne de pub qui commence lundi prochain.En effet, les deux Denis sont les nouveaux porte-parole québécois de la chaîne de restaurants PFK, qui a décidé de rajeunir son image et de cibler directement sa clientèle d'ici.L'idée vient de l'agence St-Jacques, Vallée Young and Rubicam, qui a suggéré le duo d'humoristes à l'entreprise.Les Denis Drolet ont donc été engagés pour un an.« Notre client nous a fait entièrement confiance, quasi aveuglément, explique Pierre Ladouceur, vice-président exécutif de l'agence.Parce que, honnêtement, les Denis Drolet, pour quelqu'un qui habite Toronto, ça ne lui dit pas grandchose ! » C'est la première fois que PFK tente de séduire le Québec par des pubs « maison », alors qu'auparavant, comme bien des entreprises implantées au Canada, on préférait tourner une seule pub pour toutes les provinces et les traduire pour les francophones.On le sait, l'humour est vendeur au Québec.Pepsi l'a démontré avec Claude Meunier.Alors, dans notre grand bassin d'humoristes, pourquoi les Denis Drolet ?« Pourquoi pas?répond Pierre Ladouceur.C'est le spectacle de l'année, ce sont des étoiles montantes, et ils plaisent aux jeunes.» Étrange changement d'image pour PFK, quand on pense au look « brun » des Denis Drolet \u2014amateurs de viande brune, peut-être ?Ce qui est évident, c'est que cette nouvelle campagne de pub, conçue par Marc-André Rivard, mise sur l'humour absurde qui a fait leur renommée, et, pour cela, les Denis Drolet on participé de très près à l'élaboration du concept et des textes, autant pour la télé que pour la radio.Les quatre clips télé ont été tournés par nul autre que Yves Pelletier, l'ex-RBO qui a réalisé le film Les Aimants.« C'était une première pour les Denis, pour Yves Pelletier et pour PFK, raconte Pierre Ladouceur.Ça a été du bonbon pour tout le monde.» Ces pubs serviront aussi à lancer le nouveau produit de PFK : les côtes levées.Et l'on verra les Denis Drolet franchement surpris de cet ajout au menu de la chaîne reconnue pour sa spécialisation dans le poulet frit.Qui ne sera cependant pas en reste, car on verra aussi les Denis Drolet donner un cours à un classe de vraies poules, et demander notamment à l'une d'elle : « Jacqueline, as-tu mangé toutes tes graines ?» Ben quoi?C'est bien meilleur le poulet nourri au grain.RICHARD BOISVERT LE SOLEIL LONDRES \u2014 Un visionnaire, George Orwell ?On frémit en pensant que 1984, son plus célèbre roman, trouve de plus en plus de résonance dans le monde qui nous entoure.Hier soir, l'opéra composé par Lorin Maazel et mis en scène par Robert Lepage s'est ajouté au concert ambiant.Une nouvelle voix s'élève et elle n'annonce rien de bien rassurant pour l'humanité.Le spectacle qu'accueille pour six représentations le très prestigieux Royal Opera House de Londres s'appuie sur un solide travail de transposition.Les critiques les plus exigeants ne pourront lui nier cette première qualité.Fidèle à l'essence de 1984, il en propose une relecture parfaitement cohérente qui cherche à constamment coller au propos du roman, à sa logique absurde et fondamentalement déshumanisée.Pour autant qu'on puisse en juger après une seule audition, la musique possède également un véritable intérêt.Le fait est qu'elle cherche d'abord à mettre en valeur la voix des interprètes.Dominée par le baryton Simon Keenlyside (Winston), Nancy Gustafson (Julia) et Richard Margison (O'Brien), la distribution se révèle d'une haute tenue, surtout Keenlyside, un baryton anglais au timbre raffiné dont on entendra certainement de plus en plus parler.Maazel parvient par ailleurs à varier ses textures, de la musique de chambre jusqu'aux grands tutti orchestraux, et à les ajuster à la couleur de chaque scène, en se lançant parfois dans des tableaux complexes où se superposent plusieurs ambiances différentes.Ce travail très précis a été rendu avec soin par le compositeur qui, faut-il le préciser, agissait aussi à titre de chef d'orchestre.Cela dit, c'est dans les transitions que le compositeur fait preuve de la plus grande créativité.Il aurait été presque trop facile pour un esprit fécond comme Robert Lepage d'ajouter sa propre voix à celle de George Orwell.Or, le metteur en scène s'en est bien gardé.Du coup, l'opéra a sans doute trouvé plus facilement le chemin de l'unité.Le message est on ne peut plus clair.Un monde où penser par soimême est devenu un crime qui mérite la mort, et où vivre n'est permis que si l'on nie sa propre existence.Winston a trahi Julia.Brisé par la torture, la mémoire en lambeaux, il se retrouve face au néant.Son coeur bat toujours, mais jamais plus il ne palpitera.Le livret de J.D.Mc Clatchy et de Thomas Meehan, deux poètes formés à l'école du « musical », se révèle d'une grande efficacité.Évidemment, en passant du livre à la scène, le texte a été adapté et, surtout, raccourci.La transposition de l'oeuvre, sa compression en un format d'environ deux heures et quart, apporte toutefois un éclaircissement que la seule lecture du roman, même répétée, ne saurait donner.Placées à la fin de chaque scène, les annonces triomphalistes du régime de Big Brother ponctuent le drame et établissent un rythme avec lequel le spectateur devient vite familier.Ces changements de décors, très « lepagiens », mettent en évidence la souplesse de l'imposant appareil scénographique rotatif conçu par Carl Fillion.Cela n'enlève rien à la froideur métallique et post-soviétique de leur apparence.Le nouvel opéra ne prétend en aucune manière à actualiser 1984.Cela n'empêche pas le spectateur de faire les liens qui s'imposent et de tirer ses propres conclusions.En cela, les concepteurs ont réussi, sans l'interpréter plus que nécessaire, à montrer à quel point l'oeuvre nous parle aujourd'hui.TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 1 2Q QU'EST DEVENUE CARRIE FISHER ?L'interprète de la princesse Leia, dans Star Wars, n'a plus les cheveux en brioches de carême.En contrepartie, oui, elle tourne encore des films.L'oeil averti l'aura d'ailleurs reconnue en mère supérieure dans Charlie's Angels : Full Throttle ainsi qu'en soeur (remarquez le casting) dans Jay and Silent Bob Strike Back.Et donnezvous deux morceaux de robot si vous vous souveniez de son rôle de soutien (Marie) dans When Harry Met Sally.3 DANS LECOURRIER DE SONIA SARFATI Dans ma jeunesse, j'adorais lire les aventures d'Alice Roy détective.Malheureusement je ne peux pas retrouver les livres en librairie.Je sais que l'auteur est décédée, mais que les aventures continuent.Est-ce qu'il s'agit bien de livres appartenant à la Bibliothèque Rose?- Luc Roussel Ah, cette chère Alice ! Je l'ai moi aussi beaucoup fréquentée! Mais ses aventures se destinaient aux «grandes» filles, elles sont donc publiées dans la Bibliothèque Verte et non dans la Rose.Et elles sont encore disponibles.Je dois par contre vous avouer, pour en avoir relu il y a quelque temps, que j'ai été un peu déçue.Sonia Sarfati est journaliste aux Arts COMBIEN VAUT LE PREMIER NUMÉRO DE STAR WARS ?A.35 ¢ B.5$ C.100$ D.9500$ Réponse : D.9500$.Considéré comme l'objet le plus convoité par les collectionneurs de Star Wars, ce premier numéro (variation 35¢ coté 9,4 sur 10pour la qualité de sa conservation) a trouvé preneur pour 9500$ US sur e Bay la semaine dernière.Ça vous intéresse ?Il y en a un coté 9,2 à 2200$ US en vente présentement.Pour fans seulement.Carrie Fisher PHOTO EBAY PHOTO LIONEL HAHN, ABACA NATHALIE PETROWSKI Le problème avec Claude.Le communiqué ne faisait pas une page, mais ses deux paragraphes étaient aussi pesants qu'une bombe.Après 33 années de fidèles et loyaux services, nous apprenait-il, Claude Chamberlan, directeur et fondateur du Festival du nouveau cinéma, quitte ses fonctions.Aucune explication.Aucun commentaire.Aucun faux prétexte.Rien.Il est parti.C'est fini.Merci, bonsoir.La nouvelle a stupéfait tous ceux qui, depuis des mois suivent la guerre qui fait rage entre le nouveau festival de films piloté par le groupe Spectra et les deux festivals existants.Ceux-là étaient d'autant plus stupéfaits que la démission du fondateur du Festival du nouveau cinéma n'était absolument pas prévue au programme.Celle de Serge Losique, oui, peut-être un jour.Mais celle de Chamberlan, l'enfant terrible, bordélique et désorganisé à qui le Québec doit une large part de son émancipation cinématographique ?Jamais en 100 ans.Aujourd'hui, ce qui est encore plus stupéfiant, c'est le silence qui entoure l'affaire.Jusqu'à ce jour, aucun cinéaste, acteur ou artisan du monde du cinéma et des festivals, ne s'est levé pour déplorer le départ inattendu de Chamberlan ni pour demander des explications ou exiger son retour.À croire que Claude Chamberlan est mort et qu'il n'y a même plus lieu de constater son décès.Pourtant, il y a à peine deux mois, un bataillon de cinéastes québécois, des noms comme Robert Lepage, Jean-Pierre Lefebvre, André Forcier et Francis Leclerc, est monté au front pour défendre la souveraineté du Festival du nouveau cinéma et par extension, celle de son flamboyant fondateur.Leur lettre, écrite au nom de la diversité culturelle, protestait vivement contre la décision de Spectra de tenir son festival aux mêmes dates que celles du FNC.« Peut-être l'avenir offrira-t-il des occasions d'envisager une collaboration étroite entre David et Goliath.En attendant, nous demandons à l'équipe Spectra de revoir sa décision.Il en va de la santé de notre patrimoine cinématographique et culturel », concluaient- ils.Une semaine plus tard, c'était au tour du cinéaste François Girard de réagir publiquement.Comment a-t-on pu en arriver là ?demandait-il dans une lettre ouverte et ardente.Comment le FNC a-t-il pu se retrouver dans la ligne de mire assassine des institutions alors que non seulement il n'était aucunement visé par le rapport Secor, mais que sa performance des dernières années est irréprochable ?Comment peut-on mettre en péril un festival de 33 ans avec autant d'indifférence pour son intégrité artistique et la qualité indéniable de sa programmation À cette deuxième lettre s'est ajoutée celle d'un regroupement de cinéastes canadiens, dont le cinéaste Atom Egoyan, avec exactement le même parti pris.Aujourd'hui, pourtant, tous ces gens dont les pressions ont fini par porter fruit demeurent étrangement silencieux.Sont-ils passés à un autre appel ?Savent-ils quelque chose que nous ne savons pas ?Ont-ils été achetés ou sont-ils à ce point sonnés qu'ils en ont perdu leurs anciens réflexes d'indignation ?Tout cela semble bien mystérieux, pour ne pas dire suspect.En attendant, la question demeure entière.Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour qu'un homme aussi tenace et entêté, qui tenait à son festival comme à la prunelle de ses yeux, puisse, après 33 années d'acharnement, lâcher prise aussi soudainement ?Et surtout, pourquoi le faire au moment où il venait d'obtenir gain de cause du groupe Spectra, qui a finalement accepté de changer ses dates et de tenir le nouveau festival du 18 au 25 septembre Officiellement, Claude Chamberlan aurait été congédié par André Lamy, le président du conseil d'administration du FNC.C'est du moins ce que le président a affirmé à mon collègue Marc Cassivi.Sous prétexte qu'ils n'avaient plus la même vision des choses, le président aurait montré la porte.à celui qui l'avait nommé président.Si on était chez Bombardier, j'achèterais peut-être l'histoire, mais dans ce cas-ci, je n'en crois pas un mot.Je ne crois pas que Lamy, vieux monsieur en fin carrière qui est allé au FNC par amitié pour son fondateur, ait fait un geste aussi hostile.Je crois plutôt qu'il a accepté de porter le blâme du départ de Chamberlan même si, dans les faits, il n'y est pour rien.Pour comprendre pourquoi ce diable de Chamberlan a foutu le camp, il faut regarder ailleurs.Peut-être dans les coupures de presse qui s'accumulent depuis le début de la guerre.En les parcourant, je suis tombée sur une toute petite phrase de Moritz De Hadeln, le délégué général de la programmation du nouveau festival.Pour bien la comprendre, il faut savoir que Chamberlan ne portait pas l'ancien directeur des festivals de Berlin et de Venise dans son coeur.Alors que toute la ville se réjouissait de la nomination de ce candidat de prestige, Chamberlan était le seul à ne pas applaudir.Chamberlan ne voyait pas chez le nouveau venu un sauveur qui, grâce à la profondeur de sa culture cinématographique et à la force de ses contacts internationaux, allait remettre Montréal sur la carte des festivals.En lui, il voyait un dictateur au style impérial, mais surtout, il voyait un rival.Chamberlan n'avait pas entièrement tort, comme le démontre cette petite phrase volée au Devoir à qui Moritz De Hadeln déclarait en mars: « Le problème avec Claude, c'est qu'on a les mêmes goûts, lui et moi.» À mon avis, tout est là.Car aussi différents et opposés soient-ils, Chamberlan et De Hadeln ont souvent découvert et programmé les mêmes films.Tant que l'un était à Montréal et l'autre à Berlin ou Venise, ça allait.Mais dans la même ville, ils étaient condamnés à se disputer les mêmes titres en faisant jouer les mêmes cordes et les mêmes contacts.Peut-être que c'était déjà commencé.Peut-être que la semaine dernière, alors que tout baignait et que Chamberlan se sentait souverain, il a reçu un coup de fil d'un cinéaste ou d'un distributeur lui annonçant, désolé mon vieux, mais j'ai promis le film à Moritz.Et peut-être que ce jour-là, Chamberlan a compris qu'il était moins bien armé et surtout moins souverain qu'il le croyait.Qu'est-cequiabienpu sepasser pour qu'un homme aussi tenaceet entêté, qui tenaitàson festival commeàlaprunellede ses yeux, puisse, après 33années d'acharnement, lâcher prise aussi soudainement?La Tribu se dissocie de la lettre d'appui aux Francos L'étiquette de disques approuve malgré tout le transfert de l'événement en juin pour une période d'essai de deux ans La biographie américaine de Céline oublie son succès français CÉLINE suite de la page 1 Elle est comme ça et n'a pas l'intention de changer.J'ignorais un détail savoureux : quand le compositeur James Horner lui a chanté \u2014 il a une vilaine voix \u2014 My Heart Will Go On la première fois, Céline ne voulait rien savoir et a dit à René Angélil qu'elle ne chanterait jamais ça.Le reste de l'histoire est connu.Elle a fait un démo, une seule fois, et cette interprétation parfaite a été enregistrée.C'est devenu LA chanson phare de sa carrière, que vous verrez Céline interpréter dans différentes robes.Un petit chef-d'oeuvre de montage.Il y avait parmi les journalistes et la famille Dion des patrons de chaînes de télé d'ici.Ceux de TQS et de Musi Max notamment.Cela veut dire que la version française s'en vient.Qui nous la montrera ?Ben Laden s'écroule Le quatrième épisode de la plate série En attendant ben Laden a vu l'auditoire dégringoler sérieusement.À son lancement le 11 avril, la soi-disant émission humoristique avait attiré 679 000 personnes.La semaine dernière, c'était 568 999.Voilà qu'avant-hier, l'émission était rendue à 396 000.Les spectateurs qui étaient encore là auront remarqué que Pierre Brassard fait plein d'allusions au manque d'enthousiasme du public.L'émission la plus regardée de Radio- Canada lundi a été le jeu L'union fait la force, avec 649 000 rieurs.Par ailleurs, les deux émissions de TVA lundi ont vu leur auditoire remonter.Ma maison Rona a eu 1 309 000 fidèles et Nos étés 1 518 000.Les deux seule émissions millionnaires de la soirée.ÉMILIE CÔTÉ Claude Larivée et des artistes de La Tribu se sont retrouvés malgré eux signataires de la lettre approuvant le changement de dates des Franco- Folies, publiée hier matin dans La Presse.Une lettre que le patron de l'étiquette de disques a refusé de soutenir, a-t-il affirmé dans un message envoyé aux médias en fin d'après-midi hier.M.Larivée n'a voulu accorder aucune entrevue, sa collègue Marie- Christine Champagne nous référant au message adressé au départ à Alain Simard de l'Équipe Spectra, mais réadressé par la suite à Laurent Saulnier, vice-président de la programmation des Franco Folies et du Festival de jazz, deux événements chapeautés par Spectra.« Je vous l'avais mentionné lors des dernières semaines et nous le répétons ici, nous ne pouvons approuver les différentes interprétations que cette lettre contient.Dans une lettre que je vous ai fait parvenir la semaine dernière, j'appuyais par contre l'idée d'un transfert en juin des Franco Folies pour une période d'essai surveillée de deux ans, précise M.Larivée.(.) Connaissant le respect mutuel qui unit nos deux équipes, il s'agit certainement d'un malentendu.» Du côté de Spectra, on indique en effet qu'il y a eu malentendu.M.Larivée avait signalé à M.Saulnier qu'il appuyait l'essai de déménager des Franco Folies en juin, sans toutefois entériner tous les détails et sans accepter de se prononcer sur la place publique, a expliqué l'attachée de presse de Spectra, Marie Ève Boisvert.Des artistes de La Tribu ont également signé la lettre parue dans La Presse sans l'avoir lue, dont les Cowboys fringants et Michel Faubert, alors que Louise Forestier, Daniel Lavoie, Zachary Richard et Michel Sabourin des Disques Atlantis s'y sont ajoutés.Intitulé « Un changement de date bénéfique », le texte faisait référence au conflit opposant les organisateurs des Franco Folies à ceux des Festival d'été de Québec, de Présence autochtone et de la Fête nationale.Pour plusieurs raisons, dont la vitalité financière des Franco Folies, Spectra souhaite tenir l'événement à la mi-juin pour une période d'essai de deux ans, sous la supervision de la SODEC.Cream refait surface ASSOCIATED PRESS LONDRES \u2014 Les critiques ont salué le retour du supergroupe rock Cream, mais ils n'ont pas pu résister à l'envie de faire des blagues sur l'âge vénérable des trois musiciens et de leur public.Eric Clapton, 60 ans, Jack Bruce, 61 ans, et Ginger Baker, 65 ans ont empli le Royal Albert Hall de Londres lundi soir.Les billets les plus chers se vendaient officiellement 236 $ US, mais les revendeurs en demandaient jusqu'à 3220 $ US.Le groupe s'est pointé sur scène sans présentation aucune et a plongé dans I'm so Glad.Après deux autres chansons, toutes deux saluées par des ovations, Clapton a dit: «Merci d'avoir patienté toutes ces années.» « Nous allons probablement jouer tout ce que nous connaissons \u2014nous jouerons aussi longtemps que nous le pouvons », a-t-il dit au public.L'accueil enthousiaste s'est poursuivi dans les journaux d'hier.« Ils n'ont jamais été moins que bons, souvent brillants, parfois inspirés », a écrit David Cheal dans The Daily Telegraph.« Et plus la soirée avançait, meilleurs ils étaient.» Le groupe avait donné son concert d'adieu au Albert Hall le 26 novembre 1968 et la plupart des spectateurs de lundi étaient de cette époque.En fait, le trio ne s'était réuni depuis que lors de son intronisation au Rock'n'Roll Hall of Fame, à Los Angeles, en 1993.Malgré les rumeurs épisodiques de retrouvailles en près de 40 ans, jamais Baker, Bruce et Clapton n'avaient donné de spectacle ensemble, Clapton refusant plus souvent qu'autrement les propositions des deux autres.« L'atmosphère faisait moins penser à un concert rock qu'à une tente corporative à Wimbledon.Des hommes ventripotents dans leurs vestons sports faisant tinter les glaçons dans leur gin and tonic, et des mamans s'éventant avec des programmes souvenirs coûteux », a écrit Alex Petridis dans The Guardian.Selon Petridis, la performance n'était pas à la hauteur des brèves années de gloire de Cream.« Il y a eu un bref aperçu de ce que c'était à l'époque pendant Rollin' and Tumblin', quand Bruce délaisse sa basse et prend son harmonica, pendant que Clapton et Baker produisent un riff effréné avec fracas », écrit Petridis.Cette chanson a aussi ébloui Cheal.« Rollin' and Tumblin' fut sensationnelle, un véritable express avançant à toute vitesse, résolument, avec puissance et un momentum irrésistible.Pour la première de nombreuses occasions au cours de la soirée, j'ai dû m'asseoir, cligner des yeux, regarder la scène et me rappeler que je voyais Cream au Albert Hall \u2014et qu'ils étaient très très bons », a écrit Cheal.« Inévitablement, c'était une pâle copie de ce qu'ils étaient jadis.Ils ne sont plus de jeunes hommes, et ils ne jouaient pas, contrairement à l'époque, comme si leur vie en dépendait », d'ajouter Cheal.David Sinclair, du Times, a lui aussi trouvé que le groupe avait moins d'entrain.Creamse produisait encore hier soir au Albert Hall et il y jouera également demain et vendredi.PHOTOAP © Jack Bruce, Ginger Baker et Eric Clapton font revivre Cream pour quatre jours. GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE On les a appelées « les voix de l'espoir ».Véritables ambassadrices de la Fondation Kaibigan qui vient en aide aux enfants de la rue et des bidonvilles aux Philippines, les 10 jeunes et pétillantes chanteuses de Manille reviennent en sol canadien pour leur deuxième tournée en quatre ans dans le cadre de l'International des choeurs du monde de Montréal.Quand l'art peut être au service de la vie.À première vue, l'image tranche avec la réalité.Rencontrées au Centre Saint-Pierre où elles faisaient un petit tour de chant pour les administrateurs des Oeuvres du cardinal Léger (qui amasse des fonds depuis près de 20 ans pour la Fondation Kaibigan), les chanteuses de Manille rayonnaient.Âgées de 16 à 22 ans, elles étaient fort jolies dans les couleurs de leurs costumes traditionnels.Mais une fois les mélodies et les chansons, les harmonies vocales et les chorégraphies passées, la réalité jure avec le lustre du moment.« Quand on va rentrer aux Philippines, les filles retourneront chez leurs parents, dans les bidonvilles, explique Alain Pronovost, travailleur communautaire, un « missionnaire laïque » qui a mis sur pied en 1986 la Fondation Kaibigan aux Philippines, et qui les accompagne durant leur tournée québécoise.Ça fait 30 ans que je travaille en Asie pour aider le tiers-monde ; j'ai oeuvré notamment en Inde, en Thaïlande, et dans les camps de réfugiés durant la guerre au Cambodge.Mais c'est aux Philippines que je suis finalement resté pour créer la fondation et aider tous ces jeunes que vivent et dorment sur le trottoir.À Manille, il y a 15 millions d'habitants qui vivent à 90% dans des bidonvilles.» Une dure réalité Les chiffres, en effet, sont affolants.Dans la seule région métropolitaine, 700 000 enfants vivent présentement dans la rue, et selon l'UNICEF, plus de 20 000 jeunes Philippins et Philippines se prostituent.« La fondation offre une aide tangible à seulement près de 400 personnes car les ressources humaines et matérielles sont limitées.Mais on a mis sur pied plusieurs programmes et services en éducation, en santé, en plus des activités d'apprentissage et de renforcement pour assurer graduellement l'autonomie des jeunes.En cela, la chorale Kaibigan est notre plus vibrant porte-parole.» Alain Pronovost connaissait les talents et aptitudes des Philippins pour les arts et la musique, un goût hérité des Espagnols, il y a trois siècles.« On a donc créé une chorale, aujourd'hui formée de 10 jeunes filles.Il s'agit d'une chorale amateur mais d'un très bon niveau et d'une grande qualité.Elles chantent en français, anglais, allemand, espagnol et tagalog, la langue des Philippines.Saviez-vous que le mot Kaibigan veut dire ami ?» Les voix de l'espoir Après 20 ans passés aux Philippines, quel constat fait-il ?« Même si on a aidé quelques milliers de jeunes, globalement, ça ne s'améliore pas beaucoup.En fait, c'est pire encore qu'avant.Parce que je ne vous parle pas des fléaux qui sont bien enracinés : la prostitution, la corruption et la drogue.Et comme rien n'est fait pour exercer un contrôle sur la limitation des naissances.» Mais il y a de l'espoir.Pour ces jeunes filles, les gains sont petits, mais les victoires sont grandes.« Certaines ont accédé aux études ; l'une est au conservatoire, l'autre au collège en soins infirmiers, par exemple.Et le but est aussi que ces jeunes redonnent, par leur expertise, à la fondation qui les a aidées.» Après les trois concerts au ICMM dans des églises de Montréal, elles se produiront à l'oratoire Saint-Joseph, au Lion d'or, et à l'ouverture des Midis du monde sur l'esplanade de la Place des Arts.Consultez le site de l'ICMM au http : membres.lycos.fr/kaibigan/ pour connaître leur calendrier de quelque 30 concerts au Québec puisqu'elles seront ici jusqu'au 6 juin.L'ENSEMBLE VOCAL KAIBIGAN en concert à 20h au ICMM, ce soir à l'église Saint-Pierre-Apôtre, demain à l'église Saint-Jean-Baptiste, et le 6 mai à l'église Saint-Viateur d'Outremont.ARTS ET SPECTACLES LA CHORALE KAIBIGAN DES PHILIPPINES Chanter pour la liberté PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Jean Pronovost et trois membres de la chorale Kaibigan, composée de 10 jeunes filles des Philippines, toutes issues des bidonvilles.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉ- CIALE 18H30 K FLASH Patrick Marsolais rencontre Claudine Mercier, vedette du film Idole instantanée.19H30 a L'ÉPICERIE L'émission passe en mode estival : un guide d'achat du BBQ, tout sur le concombre libanais et une visite au Grenier des saveurs à Val-d'Or.19H30 10N CÔTÉ COURS, CÔTÉ JARDINS Nouveau magazine horticole animé par Anick Dumontet, Rock Giguère et Didier Girol.Au menu : ailes de poulet au miel sur le BBQ et cocktail Téquilamel.20H MMAX MUSICOGRAPHIE : MARIO PELCHAT Son histoire a commencé à Dolbeau en 1964 dans une famille qui connaît la musique ! Appuyé par les témoignages de Josélito Michaud, Yves P.Pelletier, Garou, Jamil Azzaoui et Alain Brunet, Mario Pelchat évoque les bons et les moins bons moments de sa carrière.21H EV PLANET FOOD Àla découverte de la gastronomie des Caraïbes, née de la fusion de cuisines d'Espagne, de France, d'Angleterre, de Chine et d'Afrique.21H30 a TOUT LE MONDE EN PARLE AVEC DOMINIQUE MICHEL L'intégrale de l'entrevue de notre Dodo nationale à la populaire émission du dimanche.22H D A SPECIAL EDITION OF PRIMETIME LIVE : FALLEN IDOL Une émission d'une heure qui analyse le succès phénoménal d'American Idol et révèle quelques jeux de coulisses pas très catholiques ! 22H32 r DEVINE QUI VIENT CE SOIR Josélito reçoit la nouvelle Lara Fabian.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force Des vertes et des pas mûres L'Épicerie Tout le monde tout nu! Les Bougon Tout le monde en parle Le Téléjournal/Le Point Des kiwis et des hommes / Chantal Fontaine Le TVA 18 heures Vingt et un La Poule aux oeufs d'or Côté cours.côté jardins LIENS DE SANG (5) avec Mary Tyler Moore, Gabriel Olds Le TVA Devine qui vient ce soir (22:32) Michel Jasmin (23:20) Macaroni tout garni Ramdam Phylactère Cola La Vie sauvage Les Francs-tireurs / Louis-José Houde Les Grands Documentaires / Le Lien cosmique Maux d'amour Vidéaste recherché.e Phylactère Cola La Période de questions Le Grand Journal (16:30) Flash / Claudine Mercier Casting.Rire et Délire ANTITRUST (5) avec Ryan Phillippe, Tim Robbins Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access H.e Talk Daily Lost American Idol Simple Life: Interns CSI:New York CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Coronation Street The Queen's Castle Liberation of Holland The National The National HAPPY TIMES Simpsons ABC News The Insider Who Wants.Lost:The Journey Alias Primetime Live King of the Hill Nightline News CBS News E.T.Dr.Phil Sp.: Behind the Headlines Without a Trace CSI:New York News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Special Revelations Law& Order Tonight (23:35) The Newshour BBC News Vital Signs Antiques.Cooking.SOMETIMES IN APRIL (4) BBC News Nightly Bus.The Newshour Art Express Mountain.avec Idris Elba, Debra Winger City Confidential / Great Falls American Justice Jon Benét Kingdom of Heaven Crossing Jordan .de scène Moi et l'autre Quelle famille! QUITTING (4) avec Jia Hongsheng, Jia Fengsen .(21:25) Portraits: Stanley Cosgrove 360° GEO Videos Fact.Street Legal The Singular Series MEN OF MEANS (6) avec Michael Paré, Austin Pendleton Law& Order Samedi de rire encore plus Biographies / F.Porsche Dans les coulisses du hockey Forces de frappe Autopsie Stars sur le vif .entreprises touristiques Le Monde des affaires .la croissance d'une PME Enseigner.Bilan.Centre de formation.Le Monde des affaires Howit's Made Daily Planet Discovery Presents / Explosion at Sea - Graveyard of Ships Myth Busters Daily Planet À vélo .Voyageur .du monde Routes.à l'art .la France Planet Food / Caraïbes .pratique Échappades Rose .Stones Darcy's Wild That's so.Stevens Radio free.Boy Meets.Brotherly.CELESTE IN THE CITY (5) avec Nicholas Brendon Boy Meets.My So-Called Life Malcolm.That '70s Friends Seinfeld That '70s Show That '70s American Idol Stacked Smallville Jack & Bobby Global News National Rona Dream E.T.Will & Grace Gilmore Girls Queer Eye for the Straight Guy Global News Sports États-Unis Avions Sexe et Pouvoir / Maîtresses Pensacola VOTEZ MCKAY (4) avec Robert Redford, Peter Boyle Disaster of.Masterminds JAG The Colour of War: Adolf Hitler The Colour of War.For King and Country JAG Room.House.Extra Matchmaker Taking it off Skin Deep Birth Stories Little Miracles Taking it off Salut.Jukebox.Benezra Musicographie / Mario Pelchat Artistes au sommet .nos idoles .le monde?Musicographie / Mario Pelchat Top5M+.Top5M+.qui fait courir le monde?M.Net Décompte.Cool, la soif! VJ Babu Toprockdebabu L'Gros Show Fou raide! Jackass Under.Terra Speranza The Insider Will & Grace Luso Montreal Le Pont Bulgarski.NCIS Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour The National Final Flight CBC News:The Hour .de la Victoire Capital Actions Le Monde La Part.Tornades, au coeur du danger Le Téléjournal/Le Point Comm.Gomery Le Monde Le Téléjournal/Le Point .(16:30) Sports 30 Baseball / Red Sox - Tigers Sports 30 RDS Motorisé Amy Simplement Zoé Le Protecteur Secrets d'État Les Ex Sexe à N.Y.La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Paradise Falls Shameless CSI.(23:01) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Mutant X Beyond Tripping.F/X:The Series Sportsnetnews Baseball / Red Sox - Tigers Sportsnetnews Soccercent.Tékitoi Volt Panorama Guggenheim: rêve américain LOIN DU VIETNAM(4) Film d'essai Panorama Clean Sweep In a Fix While you were out Lightning Strikes Back America's Volcanoes.While you were out World Hockey (17:00) Sportscentre UEFA Soccer / PSV - AC Milan Sportscentre .Hockey Atomic Betty Les Tofou Sourire.6teen Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Delta State Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 Sang d'encre Envoyé spécial / Portrait de Michèle Alliot-Marie Arte reportage Le Journal Temps présent Backyard.Swap-TV More to Life @ Class Studio 2 The Commander Flatly Stacked Planet.Studio 2 .miracles 2e Peau L'espace.À bout de.le masque 2e Peau C'est pourtant vrai Décore ta vie .Ménage Dre Nadia.Métamorphose Sur la colline À l'heure de Montréal 100% écolo Doc Lapointe Louise à votre service Le Monde de l'auto Vos droits .vidanges A+ Les Frères Scott Charmed Une grenade .galaxie Spongebob Odd Parents Martin.Yu-Gi-Oh Dragonball Inu Yasha .Hunters 15 Love Guinevere.Fries with that Ready or not My Family Poltergeist .Nerdz Z=MC2 Buffy contre les vampires Poltergeist Métal hurlant Les Chemins de l'étrange CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES Percutant Carmina, SPECTACLES difficile Britten CINÉMAS INDÉPENDANTS CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien : 16h50.538 FOIS LA VIE Cinéma Beaubien : 13h10.10E CHAMBRE - INSTANTS D'AUDIENCES Ex-Centris (salle 3 - Parallèle) : 15h15, 19h30.ÉTATS-UNIS D'ALBERT (LES) Cinéma Beaubien : 11h15, 19h20.EXILS Ex-Centris - (salle 3 - Cassavetes) : 14h30, 16h30, 19h, 21h30.GENESIS Cinéma Beaubien : 13h30, 17h30.GRAND VOYAGE (LE) Ex-Centris (salle 2 - Fellini) : 12h45, 15h, 21h40.HISTOIRE DÊTRE HUMAIN Cinéma Beaubien : 15h.KUNG FU HUSTLE Cinéma du Parc (1) : 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.LA VIE AVEC MON PÈRE Cinéma Beaubien : 17h10, 21h15.MÉMOIRES D'UN SACCAGE - L'ARGENTINE, LE HOLD-UP DU SIÈCLE Ex-Centris: 13h, 17h20, 21h35.MON AMI MACHUCA Cinéma Beaubien: 11h10, 15h10, 19h10, 21h30.MONTREAL JEWISH MEMORIES - STORIES OF THE WAR YEARS, 1939-1945 SUIVI DE MOTHER TONGUE Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra: 20h30.NOBODY KNOWS Cinéma du Parc (2) : 13h40, 16h20, 19h, 21h40.OLDBOY Cinéma du Parc (3) : 15h, 17h20, 19h40, 22h.Ex-Centris - (salle 2 - Fellini) : 17h05, 19h25.SOUS-SOL Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra : 18h30.SURVENANT (LE) Cinéma Beaubien : 11h, 14h, 18h30, 21h30.WAY TO THE WEST (THE) Cinémathèque québécoise - salle Fernand-Seguin: 19h.GUY MARCEAU CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le constat est clair au sortir de la salle Wilfrid-Pelletier.La percutante interprétation qu'a livrée l'OSM en fin de concert du Carmina Burana de Carl Orff, choeurs et solistes à l'appui, est éloquente.L'écrasante ovation aussi.L'oeuvre est populaire, plaît visiblement, et quand 264 musiciens et chanteurs se donnent à fond, il faut parler de grande réussite.Tout y était.Le rythme, la puissance, la vivacité, l'élan, la danse, tout.Jacques Lacombe a su faire donner à toutes les sections (les cuivres et les vents furent excellents toute la soirée) le meilleur d'eux-mêmes.Toutefois, le Britten aurait du être une bonne nouvelle pour tous.Mais force est d'admettre qu'elle n'a pas fait l'unanimité auprès du public.Programmée en première à l'OSM, la Spring Symphony offrait la nouveauté pour les oreilles avisées.L'oeuvre est non seulement plus difficile d'écoute, mais il fallait lire entre les lignes et se laisser gagner par la lente progression de sa structure presque mahlérienne.Le problème, c'est que la progression s'est nettement fait attendre, comme s'il manquait ce liant qui permet, même dans la lenteur, d'avoir prise sur ce réel musical.Et d'y croire.Plusieurs parentés unissent les deux pièces au programme.Elles nécessitent pratiquement les mêmes effectifs orchestraux et choraux (choeur mixte et choeur d'enfants), sauf qu'on demande chez les solistes, en plus des voix de soprano et ténor, celle de l'alto (ou contralto) pour le Britten et celle de baryton pour le Orff.Carmina Burana se déploie en trois parties segmentées en 25 sections sur des textes sacrés et profanes du XIIIe siècle, dont la première s'intitule justement « premier printemps ».Mais là s'arrêtent les principales similitudes.L'oeuvre de Carl Orff, composée en 1935-1936, débordante et festive, et parfois même tapageuse, ne se départit jamais d'un germanisme dans la structure orchestrale, avec des cellules rythmiques récurrentes, des groupes vocaux à l'avenant.Tandis que la Spring Symphony, composée en 1949, plus contemplative, intellectuelle et moderne à l'oreille aussi, dévoile avec une plus grande retenue la maîtrise de Britten à l'écriture vocale et de la diversité des accompagnements ; plus riche, avec ce souci de dynamiser les plans sonores, et de conférer aux solistes des rôles au-delà du caractère atmosphérique du thème.On aurait aimé plus de contrastes dans les différentes sections du Britten, un ténor moins léger aux aigus moins serrés, et une prononciation de l'anglais plus audible du choeur notamment mais aussi des solistes.La voix de la mezzo-soprano Michelle Sutton est juste et bien timbrée mais la puissance n'y est pas.Même le Out on the lawn I lie in bed de la Spring Symphony en fin de deuxième partie, moment intense entre tous, est passé presque inaperçu.Tous ont été bien meilleurs dans le Orff, à commencer par le baryton Detlef Roth, de tout premier ordre.Aux premières notes, la musicalité ressort illico et l'on est sous le charme.Le Dulcissime de la soprano colorature Tracy Dahl était comme un oiseau de lumière.Et les choeurs, préparés par Iwan Edwards et Gregory Charles, ont brillé par leur conduite exemplaire.L'OSM a mis toute la gomme, il n'avait pas le choix, la partition le commande! Et Lacombe n'a pas dormi sur son podium.Salle comble, donc hier soir salle W-P, et reprise ce soir où l'on affiche aussi complet.Les autres pourront se rabattre sur la diffusion en direct du concert sur la chaîne Espace Musique de Radio-Canada à 20 h.Peutêtre entendront-ils l'appel du printemps diffus en filigrane dans l'oeuvre de Benjamin Britten?Sinon, c'est comme chez nous : le printemps se fait attendre.L'OSM reprend ce concert ce soir à 20 h à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.Info : (514) 842-2112.Vivez l'eau et l'émotion Voyez des athlètes d'élite aux La plus grande compétition de sports aquatiques au monde Du 16 au 31 juillet 2005 aux îles Ste-Hélène et Notre-Dame NATATION PLONGEON NAGE SYNCHRONISÉE WATER-POLO NAGE EN EAU LIBRE ACHETEZ VITE VOS BILLETS ! 514 790-1245 1 800 361-4595 www.admission.com www.montreal2005.org PARTENAIRES OFFICIELS FOURNISSEUR OFFICIEL PARTENAIRES INSTITUTIONNELS 3315337A Bisbille entre la radio et la télévision de Radio-Canada SRC suite de la page 1 Il a été impossible de lui parler hier.Au service de presse de la télévision de Radio-Canada, on répond qu'aucun commentaire ne sera émis à ce sujet.Sylvain Lafrance, vice-président de la radio française de Radio-Canada, se perfectionne présentement à la Harvard Business School et n'était pas joignable hier.Questionné au sujet de cette portion de l'émission Désautels, la directrice générale des communications de la radio de Radio- Canada, Guylaine Bergeron, a expliqué : « Je ne pense pas qu'ils ont été très contents d'entendre ça, c'est certain.Guylaine Bergeron rappelle que la télévision ne peut pas donner de directives sur les sujets à traiter ou non pour les artisans de la radio.Et viceversa.La porte-parole tient à préciser qu'en deux ans, il n'y a jamais eu autant de collaboration entre la télévision et la radio de Radio-Canada.De son côté, le journaliste Michel Désautels dit ne pas être au courant des conséquences de son émission du 20 avril « Je n'en sais absolument rien », indique-t-il.Feu vert à Casino Radio-Canada a donné hier midi le feu vert à la série Casino, scénarisée par Réjean Tremblay.Elle comportera 10 épisodes d'une heure, qui coûteront environ 750 000 $ chacun, et devrait être incluse dans la grille d'hiver 2006 de la SRC.Comme nous l'avions déjà écrit, c'est François Gingras (Détect.Inc., Fortier) qui s'installera derrière la caméra pour ce projet.Le personnage principal de Casino s'appelle Stéphane Dumas et son père s'est suicidé, victime du jeu.Aucun rôle n'a encore été distribué officiellement, mais Réjean Tremblay avançait hier le nom de Patrick Hivon, qui jouait le joueur étoile Danny Bouchard dans la dernière saison de Lance et Compte à TVA.Réjean Tremblay avait aussi écrit un rôle d'agent de sécurité pour son ami Paul Buisson, qui est mort subitement à la mi-avril.Le tout devra évidemment être modifié.« Trouver le ton que voulait Radio- Canada a été difficile », raconte Réjean Tremblay, qui a bénéficié de l'aide de Myrianne Pavlovic, l'ancienne directrice des dramatiques de la SRC, comme consultante au contenu.Avant d'atterrir à Radio-Canada, le projet de Casino a également été présenté à TVA et TQS, note le producteur Luc Wiseman de chez Avanti.Le tournage doit s'enclencher en août.Michael Jackson était très endetté, selon l'accusation AGENCE FRANCE-PRESSE SANTA MARIA (États-Unis) \u2014 Michael Jackson était très endetté, vivant largement au-dessus de ses moyens, à l'époque des agressions sexuelles présumées contre un mineur en 2003 pour lesquels il est jugé devant le tribunal de Santa Maria, a affirmé hier l'accusation qui a obtenu un nouveau délai pour boucler son dossier.Une demi-heure avant la clôture de l'audience, l'accusation a en effet appelé un nouveau témoin, Rudy Provencio.Il continuera son témoignage aujourd'hui.Ancien assistant artistique de la star, embauché par Jackson en 2001 et ayant travaillé à ses côtés jusqu'à la fin février 2003, il est reconnu par les médias comme étant celui qui en sait beaucoup.Dans l'ensemble, l'accusation a plutôt marqué des points hier.L'expert comptable John Duross O'Bryan, qui a épluché les comptes de la vedette, a affirmé qu'il s'était endetté de quelque 70 millions de dollars entre 1999 et 2003 et qu'il dépensait, sur cette période, « entre 20 et 30 millions de plus par an qu'il n'en gagnait ».Par ailleurs, le témoignage favorable la semaine dernière de l'ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe, a été largement mis en question par les affirmations d'un policier appelé à la barre.« Elle a menti », a affirmé le sergent Steve Robel. BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC04MIM - Si vous sortez, les omnibus fonctionnent au ralenti.Si vous le pouvez, prenez le métropolitain, lancet- elle.- Je n'ai pas de cours aujourd'hui.C'est la veille du nouvel an.Derome ouvre la porte.Il n'en croit pas ses yeux.L'Odéon, au bout de la rue, est voilé par la neige, à peine visible.Les rues sont déjà impraticables.Il lève la tête.Les toits en arête sont couverts d'un suaire blanc.Sur la chaussée, la neige s'accumule rapidement, la circulation est chaotique.Les chevaux non ferrés pour l'hiver glissent et tombent sur le pavé, épuisés, morveux, la croupe en sueur.Ils ne parviennent pas à se relever.Les voitures de livraison, les omnibus et les fiacres sont arrêtés en désordre.Les piétons avancent avec difficulté, mais certains semblent apprécier.La joie se lit parfois sur un visage.Derome est tout excité.C'est une vraie tempête.Le pays revit en lui.Une vague d'émotions très fortes l'étreint.Il songe à Médard.L'ambiance du temps des fêtes est recréée.C'est Montréal à Paris.Le rang de la Petite-Rivière-de-Montréal est devenu la rue Casimir-Delavigne.Il ne manque que les tourtières, le violon et les rigodons.CHAPITRE 9 Sherlock sort de l'ombre Tout se précipite depuis son retour de Paris.Le 16 août 1909, à Shelburne au Vermont, Derome a passé la bague au doigt de Sophie-Catherine.John Dubuc a vu en lui un bon parti et lui a donné la main de sa fille.Dès son retour à Montréal, le couple Derome s'est installé au WILFRID DEROME exper t en homici d e s Grand prix LA PRESSE de la biographie - 61 - - Vous êtes le mieux placé pour savoir qu'un réaménagement de nos laboratoires est nécessaire.Il y a des réformes urgentes à réaliser.J'aimerais vous confier cette tâche importante: soit la réorganisation et la direction des laboratoires de pathologie.Derome reste flegmatique, la tête haute, prêt à relever le défi.- Il faut moderniser nos laboratoires, établir un contrôle plus scientifique des maladies.Augmenter le nombre de tests.Derome acquiesce de la tête.- N'est-ce pas un pari stimulant, docteur Derome?- En effet, docteur.Je suis honoré de votre confiance et je mènerai à bien la tâche qui m'attend.- Je vous demanderais aussi d'amorcer la collection de spécimens pathologiques, que nous pourrions utiliser autant pour l'enseignement qu'à des fins scientifiques.- Comptez sur moi, docteur Lotbinière- Harwood.- Vous aurez, bien sûr, un assistant.Derome a déjà plein d'idées en tête pour améliorer les labos du vieil hôpital.De la poche de son veston, le gynécologue sort une montre.- Je dois y aller, j'ai une patiente qui m'attend à la maternité.Le jeune docteur se lève et serre la main de son ex-professeur.411, rue de Montigny, près de la rue Saint-Denis.Sur le plan professionnel, tout se bouscule également.Devant le miroir du vestibule du vieil hôpital Notre-Dame, le nouveau diplômé de l'Université de Paris se peigne et ajuste le noeud de sa cravate.Il s'est mis sur son trente et un pour cette entrevue déterminante: le docteur Louis de Lotbinière-Harwood l'a convoqué dans son bureau.Il frappe à la porte du surintendant général.Le médecin apparaît dans l'embrasure.Avec son élégance et ses manières d'aristocrate, il en impose.On ne peut le manquer, avec son nez crochu, sa moustache bien fournie et ses yeux d'oiseau.Il tend une main cérémonieuse au docteur Derome.- Le nouveau marié! s'exclamet- il en l'apercevant.Le voyage de noces a été agréable?Lotbinière-Harwood l'invite à s'asseoir.À S U I V R E © 2003 Les Éditions du Boréal ROMAN04MI "]
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