La presse, 10 mai 2005, Cahier A
[" THÉÂTRE MOUAWAD REFUSE LE MOLIÈRE DE SES PAIRS ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 NATATION PHELPS DE PASSAGE À MONTRÉAL SPORTS PAGES 2 ET 3 MICHAEL PHELPS WAJDI MOUAWAD Montréal mardi 10mai 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 197 62 pages 5 cahiers Ciel variable, Max.26 Min.13 Le Bloc et le PC demanderont sa démission ce soir aux Communes LE GOUVERNEMENT NE TIENT PLUS QU'À UN FIL JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le Parti conservateur et le Bloc québécois demanderont officiellement ce soir au gouvernement Martin de démissionner sur-lechamp et de tenir des élections générales le 20 juin.Les conservateurs ont en effet profité d'un léger moment d'inattention des libéraux hier aprèsmidi aux Communes pour déposer une motion réclamant la démission du gouvernement Martin à cause du scandale des commandites.>Voir GOUVERNEMENT en page A6 Benoît Corbeil accuse Gagliano d'avoir tenté de l'intimider COMMANDITES De l'argent détourné pour la campagne de Charest en 1998 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 De l'argent du programme de commandites a été détourné pour la campagne électorale de Jean Charest en 1998, a appris La Presse.Dans son témoignage devant la commission Gomery, le 17 mars dernier, Bernard Thiboutot, fondateur de Commando Communications, avait souligné avoir embauché quelques firmes de consultants en 1998 pour une stratégie de mise en valeur des plaines d'Abraham.La seule firme identifiée alors par M.Thiboutot était Contrefort, une boîte de consultants de Québec dirigée pendant des années par Luc Bastien, libéral de longue date et travailleur bénévole aux campagnes électorales du Parti libéral du Québec.Or, a révélé M.Bastien il y a quelques jours, le mandat de 10 000 $ accordé par M.Thiboutot n'avait rien à voir avec les plaines d'Abraham.>Voir CHAREST en page A6 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE L'ex-directeur général du PLC-Québec, Benoît Corbeil, a montré hier au commissaire Gomery le format utilisé quand il remettait des enveloppes contenant de petites sommes d'argent comptant à certains militants libéraux.59 000$ en argent comptant remis en mains propres à des militants libéraux KARIM BENESSAIEH Les révélations et les menaces se sont disputé la vedette hier à la commission Gomery.L'ex-directeur général de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada, Benoît Corbeil, a finalement lancé les noms de 11 militants libéraux qui ont reçu, selon lui, au total 59 000 $ en argent comptant de ses mains en 1997 et en 2000.Le choc a aussitôt été ressenti à Québec et Ottawa, où plusieurs de ces militants sont aujourd'hui attachés politiques.La réplique n'a pas tardé: M.Corbeil a reçu en début d'après-midi une mise en demeure de trois des personnes visées, Irène Marcheterre, directrice des communications du ministre Jean Lapierre, Luc Desbiens, conseiller politique de Lucienne Robillard, et Richard Mimeau, directeur général du PLC jusqu'en février 2004.Les trois libéraux ont qualifié les propos de M.Corbeil de «faux, vexatoires et diffamatoires» et nié avoir reçu de l'argent comptant du PLC.>Voir CORBEIL en page A6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Harper ! Duceppe ! Layton ! Vos passeports ne sont plus valides.Vous ne pouvez pas entrer au pays.» \u2014L'agent de Douanes Canada Des milliers de profs demandent de stopper la réforme de l'enseignement Météo Ensoleillé en après-midi, maximum 26, minimum 13, plus de détails en page SPORTS 12 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 13 Feuilleton ACTUEL 6 Forum A 20 et 21 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 18 Mots croisés ACTUEL 6 et SPORTS 9 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur AFFAIRES 10 Petites annonces AFFAIRES 10 et AFFAIRES 2 MARIE ALLARD Constatant les nombreux ratés de la réforme, sept syndicats représentant 20 000 enseignants demandent au ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, de faire marche arrière.Alors que la version finale du nouveau régime pédagogique est sur le point d'être adoptée par le gouvernement, ils réclament une révision des programmes et un moratoire sur leur implantation au secondaire.« Après six années d'essais de la réforme au primaire, se taire serait manquer à nos responsabilités », a dit hier Christian St-Louis, président du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval.Avec ses collèges de Montréal, des Basses-Laurentides, de la Haute-Yamaska, de l'Outaouais, des Seigneuries et de la Seigneuriedes- Mille-Îles, il invite les parents à www.stopponslareforme.qc.ca qui sera déposée à l'Assemblée nationale.France Racine, professeure de 5e année à l'école Père-Vimont de Laval, a témoigné des difficultés qu'elle vit.« Je considère que le tiers de mes 27 élèves fonctionne bien avec la réforme, a-t-elle indiqué.Un autre tiers a des difficultés d'apprentissage, tandis que le dernier tiers a du potentiel, mais se repose sur ses lauriers.Je suis découragée.Enseigner clandestinement! Constatant le manque de connaissances de sa classe, Mme Racine triche en donnant des dictées et des leçons à mémoriser, même si ce n'est pas prescrit par la réforme.« Les élèves doivent être compétents à écrire, mais l'importance de connaître les règles de grammaire et de les appliquer ne fait jamais partie de l'évaluation », at- elle dénoncé.>Voir RÉFORME en page A6 3311881A LEMAROCATTEND ADIL CHARKAOUI DE PIEDFERME PAGE A18 JEAN-MARC BARD Un homme d'influence DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 L'ancien directeur du Parti libéral du Canada, Benoît Corbeil, a finalement identifié celui qui avait mis l'organisateur du PLC, fauché, en contact avec l'homme d'affaires Jean Brault.C'est Jean-Marc Bard, ancien chef de cabinet d'Alfonso Gagliano, qui avait aiguillé M.Corbeil vers le patron de Groupaction pour obtenir du financement.Périodiquement, le nom de Jean- Marc Bard a été évoqué depuis le début des travaux de la commission Gomery.Organisateur de longue date des libéraux provinciaux, M.Bard a été pendant des années un acteur influent dans les gouvernements libéraux, tant à Québec qu'à Ottawa.« Qui est l'homme le plus puissant au cabinet de Robert Bourassa ?» Lors d'un party de Noël au début des années 90, quelques députés libéraux faisaient ironiquement défiler les noms de John Parisella et Clément Patenaude, officiellement employés au cabinet du regretté premier ministre.La réponse ?Jean-Marc Bard.Tout le monde s'était esclaffé, sachant qu'en identifiant le sous-ministre des Transports, on n'était pas loin de la vérité.Dès le début de la controverse entourant l'ancien ministre des Travaux publics, M.Gagliano, le nom de M.Bard était apparu.Au milieu de la soixantaine, constamment soucieux de sa santé, M.Bard est vite décrit comme « le portier », le passage obligé pour quiconque désire atteindre le très occupé Alfonso Gagliano, lieutenant de Jean Chrétien pour le Québec.Dans les premières heures de la tourmente à Ottawa, un haut fonctionnaire, John Grant, responsable de la Société immobilière du Canada, montre du doigt Jean-Marc Bard.« Le Canada, on vous le laisse, mais le Québec nous appartient », avait prévenu M.Bard, menaçant le haut fonctionnaire offusqué.Avec les entrepreneurs touchés par le dossier des commandites, M.Bard ne faisait pas davantage dans la dentelle.« Tes adversaires t'ont cassé la gueule.Si tu continues, c'est la mâchoire qu'ils vont t'arracher », avait-il lancé, selon un témoignage entendu à la commission Gomery, à Gilles-André Gosselin qui ne comprenait pas pourquoi il n'obtenait plus de contrats d'Ottawa.Bien des gens voient deux Jean-Marc Bard ; serviable et affable avec ses alliés, il devient vite vindicatif avec ses adversaires.Émule de Paul Desrochers Dans les milieux libéraux, on a mille fois entendu M.Bard souligner qu'il « était de l'école des Paul Desrochers », le conseiller toutpuissant de Robert Bourassa lors des deux mandats des années 70, un régime qui avait été éclaboussé par des histoires de favoritisme.À cette époque, M.Bard est chef de cabinet de Raymond Mailloux, alors responsable des Transports à Québec.Ami de Tommy D'Errico, M.Bard travaillera au financement du PLQ durant les années péquistes.Quand René Lévesque règne à Québec, on le retrouve en Afrique, au service de Lavalin International.Puis avec le retour au pouvoir du PLQ, il réapparaît rapidement dans plusieurs fonctions stratégiques : sous-ministre pendant trois ans au ministère des Approvisionnements \u2014 sous Gilles Rocheleau \u2014 puis brièvement à la Régie des installations olympiques, avant de revenir comme sous-ministre, au poste névralgique des Transports.Des gens proches de Robert Bourassa se souviennent qu'il était expert dans les méthodes d'adjudication des contrats à Québec.M.Bard sera toujours perçu aussi comme étant d'une loyauté sans faille à M.Bourassa.Mais il sera toujours vu comme plus « fédéraliste » que bien des libéraux provinciaux plus « nationalistes ».« C'est un vrai rouge », confiera un vétéran du PLQ.Jamais non plus on ne verra M.Bard occuper une place officielle dans les structures du PLQ, mais il sera une cheville ouvrière du retour de Robert Bourassa en politique en 1983.On le retrouve plus tard à la Société d'assurance automobile, puis à la Régie d'assurance maladie, un organisme qui accueille froidement ce patron passablement cassant \u2014 des années après son départ en 1994, M.Bard sera le seul ancien président à ne pas être invité à des retrouvailles à la RAMQ.Dans les milieux politiques libéraux à Ottawa, Jean-Marc Bard est depuis le début vu comme étant proche de Jean Pelletier, le chef de cabinet de l'ex-premier ministre Chrétien.Ses liens avec Claude Boulay du Groupe Everest sont aussi connus \u2014 les deux hommes ont fait pendant quelques années des parties de chasse au canard au lac Memphrémagog.C'est le même Claude Boulay, mis sur la sellette à la commission Gomery, qui avait aidé M.Bard à se trouver un condo de luxe à l'Îledes- Soeurs.Visitez GIRARD-PERREGAUX a www.girard-perregaux-usa.com ´ RICHEVILLE BIJOUX POUR DAME AUTOMATIQUE PHOTO FRED CHARTRAND, PRESSE CANADIENNE Entre autres ancien chef de cabinet d'Alfonso Gagliano, Jean-Marc Bard a été pendant des années un acteur influent dans les gouvernements libéraux, tant à Québec qu'à Ottawa.COMMISSION GOMERY Benoît Corbeil, ex-directeur général de la section québécoise du Parti libéral du Canada (PLC-Québec), a affirmé hier devant la commission Gomery avoir reçu du président de Groupaction, Jean Brault, deux enveloppes contenant au total 50 000 $ en liquide.Selon son témoignage, la transaction, qui se serait déroulée au début d'octobre 2000, a servi à payer neuf membres du personnel électoral.Il a en outre affirmé avoir reçu en avril 1997 des mains du directeur général du parti de l'époque, Michel Béliveau, une enveloppe contenant 9000$qu'il a remiseàdeux organisateurs libéraux, Joe Barbieri et Marcel Aucoin.Voici la liste des 11 « bénéficiaires ».Benoît Corbeil PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE © L'ARGENT « POLITIQUE » DES COMMANDITES NOM TITRE AUJOURD'HUI SOMME REÇUE TITRE AU MOMENT DU VERSEMENT Joe Barbieri Adjoint Denis Coderre Président de l'association libérale de Bourassa Marcel Aucoin Organisateur Yvon Charbonneau Inconnu Daniel Dezainde Directeur général adjoint du Parti libéral du Canada Attaché politique du ministre Jacques Saada Irène Marcheterre Responsable des communications au Parti libéral du Canada Directrice des communications du ministre Jean Lapierre Luc Desbiens Permanent du parti (« prêté pour la campagne » ) Conseiller politique de Lucienne Robillard Amie de Daniel Dezainde Inconnue Inconnue Claude Lemieux Directeur des communications au PLC-Québec Directeur de la députation au cabinet de Jean Charest Richard Mimeau Directeur général adjoint du PLC-Québec Directeur général du PLC-Québec jusqu'en février 2004 Michel Joncas « Responsable de la sortie du vote » et du vote par correspondance Président de la commission de l'organisation du PLC national Bruno Lortie 5 000 $ 4000 $ 3000 $ 5 000 $ 5 000 $ 2000 $ Pierre Lesieur Adjoint au cabinet d'Alfonso Gagliano, candidat libéral battu dans Champlain en 1997 Administrateur principal de Développement économique Canada (DEC) 6000 $ 6000 $ 6000 $ 2000 $ 15 000 $ Directeur général adjoint Parti libéral du Canada Chef de cabinet de la ministre provinciale des Affaires municipales Nathalie Normandeau «Tes adversaires t'ont cassé la gueule.Si tu continues, c'est la mâchoire qu'ils vont t'arracher», avait dit Jean- Marc Bard, selon le témoignage de Gilles- André Gosselin qui ne comprenait pas pourquoi il n'obtenait plus de contrats d'Ottawa.«Le Canada, on vous le laisse, mais le Québec nous appartient», avait prévenu M.Bard, menaçant un haut fonctionnaire de la Société immobilière du Canada. Éclaboussés par le témoignage de Benoît Corbeil Les adjoints politiques nient avoir reçu de «l'argent sale» NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Les adjoints politiques éclaboussés par le témoignage de Benoît Corbeil devant la commission Gomery nient avec véhémence avoir reçu de « l'argent sale» provenant du programme de commandites.Lors de sa comparution hier, l'ancien directeur du Parti libéral du Canada, section Québec, Benoît Corbeil a affirmé que plusieurs attachés politiques, dont Daniel Dezainde, attaché de presse du ministre Jacques Saada, Irène Marcheterre, directrice des communications du ministre Jean Lapierre, Luc Desbiens, conseiller politique de la ministre Lucienne Robillard, et Richard Mimeau, adjoint spécial au bureau du lieutenant du Québec, Jean Lapierre, ont reçu de l'argent comptant à titre de travailleurs pour les élections de 2000, à même une enveloppe de 50 000 $ provenant de Jean Brault, dirigeant de Groupaction.« Ces allégations faites à mon endroit ne sont pas vraies et c'est pourquoi j'ai fait parvenir une mise en demeure à M.Corbeil pour qu'il se rétracte », a affirmé à La Presse Irène Marcheterre, jointe au téléphone.Les propos de Benoît Corbeil ont également eu l'effet d'une bombe sur la colline parlementaire à Ottawa, où Jean Lapierre s'est porté à la défense des adjoints politiques qui ont été montrés du doigt.Le ministre des Transports croit dur comme fer les propos tenus par Irène Marcheterre et par tous les autres adjoints politiques accusés.Pour le moment, il n'a donc aucunement l'intention de demander à sa directrice des communic a t i o ns d e q u i t t e r temporairement son poste.« Je ne pense pas qu'à chaque fois qu'il y a une allégation de fait les gens devraient être punis, surtout quand ils donnent des explications logiques et crédibles, a-t-il affirmé à la sortie de la Chambre.Moi, je les crois.» « Dans le cas de Mme Marcheterre, elle travaillait pour une firme, a-t-il poursuivi, et ses services ont été prêtés au parti.Elle était payée par sa firme sans problème.La ministre des Affaires intergouvernementales, Lucienne Robillard, a également pris la défense des gens attaqués dans cette affaire.« Luc Desbiens a nié catégoriquement avoir reçu de l'argent comptant, a-t-elle dit.À l'époque, il était salarié.Il était permanent au Parti libéral du Canada, section Québec ; alors il va prendre les recours légaux nécessaires.M.Desbiens ne sera d'ailleurs pas le seul : Irène Marcheterre et Richard Mimeau ont aussi fait parvenir une mise en demeure à M.Corbeil afin qu'il se rétracte.Sans quoi, ils réclameront des dommages et intérêts.Réactions de l'opposition À la suite des révélations fracassantes de M.Corbeil, les partis de l'opposition n'ont pas manqué d'attaquer les libéraux.Le Parti conservateur a d'ailleurs réclamé la tête des adjoints politiques éclaboussés.« L'an dernier, le premier ministre a dit que ceux qui savaient devraient être punis, a déclaré le député conservateur Jason Kenney.Maintenant nous savons que des employés politiques ont reçu de l'argent sale.Est-ce que le premier ministre va tenir parole en punissant ceux qui connaissaient l'existence de ce scandale ?» Le Bloc québécois a pour sa part exhorté le Parti libéral à placer l'argent des commandites dans une fiducie.« Je pense que le minimum que le gouvernement devrait faire, c'est d'abord de demander à ces gens-là leur avis et de mettre cet argent-là en fiducie, estime le leader du Bloc en Chambre, Michel Gauthier.C'est nettement de l'argent des commandites qui a servi à de l'organisation politique.M.Gauthier a également profité de l'occasion pour lancer des flèches à l'endroit du ministre Lapierre.« Comment pouvait-il, devant toutes les caméras, l'année passée, nous dire que c'était un petit groupe parallèle, que ce n'était pas au coeur du Parti libéral ?Sa propre directrice des communications était dans le lot », at- il souligné.« Mme Marcheterre travaillait pour une firme et ses services ont été prêtés au parti.Elle était payée par sa firme sans problème.» PHOTO FRED CHARTRAND, PRESSE CANADIENNE Le témoignage de Benoît Corbeil a suscité de vifs échanges \u2014 une fois de plus \u2014 à la Chambre des communes hier.Le bloquiste Michel Gauthier s'est indigné de voir que « la propre directrice des communications de Jean Lapierre était dans le lot ».Les ministres à la défense de leurs attachés BRUNO LORTIE M.Lortie aurait reçu 15 000$ de Benoît Corbeil en rémunération en tant que travailleur d'élection pour le Parti libéral du Canada.M.Corbeil a raconté avoir remis l'argent à deux personnes agissant comme messagers pour M.Lortie.Ce dernier est, depuis avril 2003, le chef de cabinet de la ministre québécoise des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau.Dans les années 80, il avait travaillé au cabinet de l'exministre Marc-Yvan Côté.La ministre Normandeau a pris sa défense hier.«À partir de sa version des faits, il n'y a rien qui me laisse croire que M.Lortie ait commis des gestes qui pourraient remettre en doute son intégrité », a-t-elle déclaré.DANIEL DEZAINDE Directeur général adjoint au PLCQuébec en 2000, M.Dezainde aurait reçu 3000 $, alors qu'une de ses « amies », que Benoît Corbeil n'a pu identifier, aurait eu droit à 2000 $.M.Dezainde est aujourd'hui attaché politique du ministre fédéral Jacques Saada.C'est ce dernier qui s'est porté à sa défense hier : « J'inviterais tout le monde à ne pas confondre allégation et preuve, je réitère de façon non équivoque mon soutien et ma confiance en M.Dezainde.» CLAUDE LEMIEUX Claude Lemieux, responsable des communications au PLC-Québec et aujourd'hui conseiller au cabinet de Jean Charest, a soutenu par la voix de son avocate, Me Josée Dorais, « n'avoir jamais demandé ni reçu d'argent » contrairement aux allégations de M.Corbeil.Il envisage même d'aller témoigner devant la commission Gomery pour « rectifier les faits ».MICHEL JONCAS Président de la commission de l'organisation au PLC-Québec et avocat associé chez Fontaine, Désy et Associés depuis 1986, M.Joncas était responsable du vote par correspondance au PLC en 2000.Il aurait reçu 2000 $, selon Benoît Corbeil.Il a indiqué hier qu'il entendait prendre connaissance des propos exacts tenus par l'ex-directeur général devant la commission avant de réagir.« Je n'essaie pas de me défiler.Je vais vous rappeler quand le témoignage de M.Corbeil sera complété », a-t-il dit.Propos recueillis par Sébastien Rodrigue, Denis Lessard, Karim Benessaieh et Nicolas Bérubé.COMMISSION GOMERY BENOÎTCORBEIL ALFONSO GAGLIANO Cet appel n'était pas une mise en garde, mais une conversation amicale entre deux vieilles connaissances.Il n'était pas question de faire des menaces.À ce moment-là, je parlais à quelqu'un que je considérais un ami.Peut-être que je me suis trompé.\u2014Alfonso Gagliano me dit : Je viens d'apprendre que tu vas faire des révélations qui sont fausses.Écoute, les gens vont sortir contre toi, unanimement, et tu vas perdre ta réputation, tu vas perdre des amitiés.PHOTO REUTERS PHOTO PC La fin de ladomination québécoise «Political correctness» oblige, John Manley s'est rapidement inscrit au club des mal cités, il y a quelques mois, après avoir laissé entendre que le prochain chef du Parti libéral du Canada devrait venir d'ailleurs que le Québec.La remarque, en effet, n'était pas très délicate, mais les événements qui se déroulent ces jours-ci devant la commission Gomery donneront vraisemblablement raison à l'ancien ministre des Finances.Si Paul Martin devait perdre les prochaines élections et son poste de chef par le fait même, il risque de couler beaucoup d'eau sous les ponts d'Ottawa avant qu'un autre Québécois ne prenne la tête du parti des Laurier, Trudeau et Chrétien.La première raison est fort simple : les quelques rares candidats québécois au poste de chef se sont autodisqualifiés ces derniers mois.D'abord, Martin Cauchon, exétoile montante des gouvernements de Jean Chrétien, qui a occupé les fonctions de ministre du Développement économique du Canada (pour le Québec), de ministre de la Justice et de lieutenant politique québécois.Le nom du jeune protégé de Jean Chrétien est revenu à plusieurs reprises au cours des travaux de la commission d'enquête, devant laquelle il a aussi témoigné.Ce qui fait particulièrement mal à Martin Cauchon, ce sont ses liens amicaux avec Jean Lafleur, un des amnésiques propriétaires d'agence qui s'en est mis plein les poches grâce au programme de commandites.Advenant une course à la direction du PLC, les adversaires de M.Cauchon ne manqueraient pas de rappeler les excursions de pêche au saumon de l'ancien ministre avec M.Lafleur.Ils ne se priveraient pas non plus de parler du Club des cigares, dont MM.Cauchon et Lafleur étaient des membres assidus.Si Martin Cauchon caresse toujours les ambitions politiques les plus hautes, cette proximité avec un acteur du scandale des commandites aussi connu que Jean Lafleur est déjà compromettante.Mais ce qui n'aidera pas sa cause non plus, c'est que le principal organisateur et collecteur de fonds de la course fantôme de Martin Cauchon au Québec n'était, jusqu'à tout récemment, nul autre que Benoît Corbeil, l'ancien directeur général du PLCQuébec, qui a décidé de vider son sac après être devenu paria au sein de son propre parti.Quelques semaines avant d'être écorché vif par Jean Brault, Benoît Corbeil « donnait un coup de main» (selon l'expression consacrée dans les milieux libéraux) à l'ancien ministre de la Justice.Il organisait des rencontres et faisait aussi du recrutement pour monter l'équipe Cauchon.Les deux hommes se connaissent bien puisque Martin Cauchon était un des ministres les plus en vue de Jean Chrétien au Québec à l'époque où M.Corbeil était directeur général du PLC-Qc.L'autre nom qui vient tout de suite en tête quand on pense à une éventuelle course à la direction, c'est celui de Denis Coderre, autre protégé de Jean Chrétien, lui aussi mû par une ambition dévorante.L'ancien ministre des Sports, puis ministre de l'Immigration, n'a jamais caché son rêve de devenir un jour premier ministre, mais il est beaucoup plus discret depuis qu'il a été évincé du cabinet Martin, en juillet.En le dégommant, Paul Martin l'avait en quelque sorte mis en quarantaine : si tu sors « propre » de la commission Gomery, tu reviens par la grande porte, sinon.Le problème de Denis Coderre, c'est que son nom revient régulièrement à la commission Gomery, dont hier, dans l'incriminant témoignage de Benoît Corbeil.Ajoutez à cela que M.Coderre a déjà nié « on the record » à un journaliste avoir été hébergé chez Claude Boulay, le président d'Everest, une agence qui a obtenu des contrats du secrétariat d'État au Sport amateur.Ajoutez aussi à cela que M.Coderre, avant d'être élu en 1997, travaillait chez Polygone, autre agence choyée par les libéraux.On dit que M.Coderre est profondément dépité par les temps qui courent et qu'il songe même à quitter la politique.En attendant, vaut mieux se ménager quelques portes de sortie, alors il poursuit ses études (MBA) à l'Université d'Ottawa.Alors, si on biffe le nom des deux jeunes loups de l'ère Chrétien de la liste des candidats à la direction du PLC, il ne reste plus grand monde au Québec.Sans compter que le scandale des commandites rendra le recrutement encore plus difficile pour une ou deux décennies.Et même si un nouveau Trudeau émergeait, les libéraux des autres provinces, surtout ceux de l'Ontario, ne voudront rien savoir d'un autre Quebecker à la tête de leur parti.Déjà que, depuis les dernières élections, les députés libéraux ontariens, ont une attitude très F.Quebec.Déjà qu'ils affirment haut et fort que c'est l'Ontario et non le Québec qui a permis au Parti libéral de garder le pouvoir.Déjà qu'ils en ont marre de faire des concessions et de la gymnastique asymétrique pour le Québec pour la santé, pour les congés parentaux, pour les garderies.En plus, ils doivent éponger les éclaboussures d'un scandale digne des années Duplessis.Le prochain Québécois qui aspire à devenir chef de ce parti devra être très doué.Et très convaincant.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Les rares candidats québécois aupostedechef du Parti libéral du Canadase sont tous autodisqualifiés aucours des derniers mois.Le Bloc accuse les libéraux d'acheter des votes NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois accuse le premier ministre Paul Martin d'acheter le vote des électeurs en concluant des ententes de dernière minute et en multipliant les annonces « à saveur électoraliste ».Les troupes de Gilles Duceppe dénoncent entre autres l'entente conclue samedi entre le gouvernement ontarien de Dalton Mc Guinty et Ottawa.C'est qu'après huit heures d'intenses négociations derrière des portes closes, Paul Martin a accordé 5,75 milliards de dollars à l'Ontario afin de combler l'écart fiscal dont la province se dit victime.Cette somme, répartie sur cinq ans, sera principalement investie dans les domaines de l'immigration, de la formation de la main-d'oeuvre et de l'éducation postsecondaire.« Le premier ministre Dalton Mc Guinty et moi avons l'intention de travailler ensemble pour améliorer les services des habitants de l'Ontario », a déclaré M.Martin à l'issue de la rencontre.Il a toutefois refusé de parler de l'existence d'un déséquilibre fiscal.« Je pense que mon opinion là-dessus est assez claire.Je comprends très bien les pressions fiscales que subissent les provinces, mais je pense qu'on a fait beaucoup de progrès lorsqu'on a eu l'entente sur la santé.» Le Bloc en colère En total désaccord avec cette entente, le Bloc québécois a profité de la période de questions hier pour critiquer l'attitude du premier ministre et l'accuser de conclure des ententes à la hâte pour « acheter des votes ».« Au lieu de discuter de façon responsable avec l'ensemble des gouvernements des provinces de la question du déséquilibre fiscal, le premier ministre continue d'apporter des modifications à la pièce pour régler un problème complexe, a lancé aux Communes le député bloquiste Yvan Loubier.En plein scandale des commandites où l'argent sale a été utilisé pour fausser la démocratie, comment le premier ministre peut-il justifier qu'une fois de plus, il ait négocié une entente à la pièce avec l'Ontario, une entente qui ressemble beaucoup plus à une tentative d'acheter des votes ?» En ce sens, le Bloc n'a pas manqué de critiquer l'annonce faite hier par le ministre des Transports Jean Lapierre concernant la réduction de 60% des loyers des aéroports qui appartiennent au gouvernement fédéral.Le parti souverainiste déplore le fait que les libéraux aient mis tant de temps avant de présenter une politique qui n'aura pas d'effet tangible avant 2010.En l'absence du premier ministre, qui s'est rendu aux Pays-Bas pour participer à des événements soulignant le 60e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le ministre des Finances, Ralph Goodale, a indiqué que M.Martin était toujours prêt à s'asseoir avec les provinces pour discuter de leurs préoccupations et trouver des solutions.Il a farouchement nié qu'il s'agissait d'une façon de séduire les électeurs.Paul Martin a accordé 5,75 milliards de dollars à l'Ontario afin de combler l'écart fiscal dont la province se dit victime.PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Le député bloquiste Yvan Loubier s'est indigné, hier aux Communes, des agissements du Parti libéral.Saab berline sport À partir de 34 995 $ Prix d'achat Saab cabriolet À partir de 55 950 $ Prix d'achat saabcanada.com Le transport (1 130 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la TPS, la TVQ, les frais d'immatriculation, la préparation à la route, les frais d'administration, d'enregistrement, les frais associés à l'inscription au RDPRM, les droits, le dépôt de sécurité (le cas échéant), l'assurance et l'équipement optionnel sont en sus.Les prix indiqués s'appliquent aux modèles de base.L'offre s'applique aux modèles neufs ou de démonstration et est 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les Turcs et les Hutus qui en ont anéanti cinq millions durant la Deuxième Guerre mondiale.C'est nous.Devoir de mémoire, absolument.Et pour commencer, qu'il devienne devoir d'Histoire obligatoire à l'école, comme les maths et les humanités, si j'ose dire.Pour commencer, j'ai dit.Pour continuer, qu'il s'imprime dans les consciences, qu'on y pense ne serait-ce qu'une seconde quand on croise notre voisin dans l'escalier.Bonjour M.David Applebaum, beau temps pour promener son chien, n'est-ce pas ?Devoir de mémoire, absolument, tout en faisant bien attention qu'il ne devienne ni petite politique, ni grande culpabilité, ni élection divine du peuple hier exterminé.Mais ce n'est pas ce dont je voulais parler.Je voulais parler des commémorations qui ont déferlé toute la fin de semaine.De ce cirque, de ces médailles qui font le trottoir (Ferré), de ces discours, de ces monuments aux morts, de ces musées de la guerre, de ce sens de l'Histoire ou plutôt de ce sens qu'on essaie de donner à l'Histoire en célébrant ses guerres.En célébrant, oui.Comme on célèbre au festival de la patate de Dunham.Cela faisait 60 ans.Vous m'en direz tant.Cela faisait 59 ans l'an dernier, cela en fera 61 l'an prochain.Et quoi ?Ces millions de jeunes soldats : canadiens, allemands, français, anglais, américains, japonais, italiens, russes, sont-ils moins cocus de l'Histoire les années paires ?Ne vous y trompez pas, ce n'est pas la fin de la guerre que célèbrent ces sonneries, ces sornettes, ces musées, ces reportages, c'est la guerre elle-même qu'ils célèbrent et non sa fin.La guerre combien de fois recommencée depuis celle-là, mes salauds ?En Indochine, en Corée, en Indochine encore devenu le Vietnam, au Liban, Sarajevo, Vukovar, Beyrouth, le Kosovo, et je ne parlerai pas des guerres oubliées d'Afrique, je veux qu'on reste entre nous, blancs et chrétiens ou presque, qui faisons la guerre au nom de Dieu et de la civilisation, qui s'épelle aujourd'hui démocratie.Dieu tout-puissant a créé notre nation.Nous défendons Son oeuvre en défendant Son existence même.Qui a dit ça?Mais non, ce n'est monsieur Bush.C'est monsieur Hitler dans son discours du 30 janvier 1945 (cité par Hannah Arendt dans L'Impérialisme).À la radio samedi, M.Le Bigot a fait jouer ce grand hymne à la boucherie qu'est Le Chant des partisans\u2014ami, entends- tu le vol noir des corbeaux sur la plaine.et plus loin ceci : sortez de la paille la mitraille, les grenades, écoutez bien la version de Germaine Sablon que M.Le Bigot a fait jouer samedi, écoutez les effets de voix, notamment sur mitraille qui devient gentiment canaille et rime avec épousailles plutôt qu'avec tripailles à l'air.Entendez aussi comme grenade rime délicatement avec boutade comme si c'était une bonne blague, hein Fritz, qu'estce que je viens de mettre dans ta culotte ?Et tout de suite après ceci : ohé ! les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite.Sept ans, c'est pas si vite que ça.Cela faisait 60 ans, pis quoi ?Avant, c'était en tranches de 10, 20, 50, 100 ans.Voilà maintenant 60.Devoir de mémoire, mon oeil.Tourisme de cimetières.Et surtout, surtout, préparation de la prochaine, Syrie, Liban, Corée, vous avez le choix.Écoutez bien ce que disent les discours, ils disent que la démocratie est au bout du fusil, ce qui n'est pas toujours faux, bien sûr, mais cela n'est pas dit dans le sens évident du tragique de l'Histoire, cela est dit dans le prolongement de la rhétorique de l'empire du Mal de vous savez qui.Vous aimez les anniversaires de guerre ?Allez, je vous en raconte un.C'était le 26 août 1944 à Paris.La garnison allemande avait capitulé la veille.Autrement dit, ce jour-là, à Paris, la guerre était finie depuis la veille.C'était le tout premier anniversaire.Le plus court qu'on puisse imaginer.Pas le temps d'oublier.Un jour ! Le premier jour de paix après des millions de morts.Le premier jour de paix après des années de tueries.Et que font les Parisiens en ce premier jour de paix ?Ils descendent dans la rue.Ils chantent Viens Poupoule.Ils boivent, ils hurlent.Les FTP (pour francs-tireurs et partisans), qu'on appelait aussi la Résistance, défilent dans leurs camionnettes et klaxonnent, comme si la France venait de gagner la Coupe du monde de foot, mais c'est pas le foot, c'est la guerre qui est finie depuis hier.La scène qui suit est racontée par Louis Calaferte dans un livre qui s'appelle C'est la guerre (Folio), un livre que vous devriez lire plutôt que d'aller au Musée de la guerre.Dans la camionnette des FTP il y a un homme qui saigne/Il a le genou fracassé par une balle/ C'est un salaud de collabo/le chef des FTP passe lentement le canon d'un long pistolet sur le front de l'homme qui saigne/Il lui crie pour que la foule entende : ce soir mon salaud tu seras crevé/Si je veux t'es crevé tout de suite/Les gens applaudissent/Un vieux grimpe dans la camionnette et donne un coup de poing à l'homme qui saigne.Voilà, la guerre était finie depuis un jour et ils la recommençaient déjà, ces cons.Alors ditesmoi, anniversaire de quoi ?La guerre ne s'est jamais arrêtée.Même pas une journée.Cen'est pas lafin de laguerre quecélèbrent ces sonneries, ces sornettes, cesmusées, ces reportages, c'est laguerre elle-mêmequ'ils célèbrent et nonsafin.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Rapport d'enquête sur la Gaspésia DÉSÉQUILIBRE FISCAL CAROLINE TOUZIN Le premier ministre Jean Charest n'a pas l'impression de s'être fait doubler par l'Ontario dans le dossier du déséquilibre fiscal.Samedi, son homologue ontarien, Dalton Mc Guinty, a obtenu du gouvernement fédéral, 5,75 $ milliards en cinq ans pour combler l'écart fiscal dont la province se dit victime.« L'approche bilatérale n'exclut en rien l'approche du Conseil de la Fédération.Les deux se font en parallèle, ça a toujours été comme ça.Mais dans le cas du Québec, les résultats sont là », a-t-il affirmé à sa sortie de l'inauguration de logements destinés à des sansabri à Montréal.Il faisait ainsi référence aux récentes ententes entre le Québec et le gouvernement fédéral sur des investissements en santé et dans le dossier des congés parentaux.M.Charest est à l'origine du Conseil de la Fédération créé il y a un peu moins de deux ans.Cet instrument de négociation avec Ottawa, notamment sur le déséquilibre fiscal, regroupe l'ensemble des provinces.Le juge Lesage Charest ne s'en fait pas répond à Landry et défend son intégrité TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Le président de la Commission d'enquête sur la société Papiers Gaspésia, Robert Lesage, accuse le chef du Parti québécois, Bernard Landry, de lancer des « affirmations gratuites» en prétendant qu'il a répondu à une commande politique du gouvernement Charest.« On n'avait pas un mandat du parti au pouvoir pour exécuter ses basses oeuvres.On était complètement indépendant », a affirmé le juge à la retraite, hier.En entrevue téléphonique, Robert Lesage a tenu à répondre aux attaques du chef péquiste qui, blâmé pour le fiasco de la Gaspésia dans le rapport d'enquête, s'en est pris à l'intégrité de l'ancien juge.« Je ne veux pas partir une guerre avec lui, mais il n'y a eu aucune commande politique.Ce sont des inventions », a lancé M.Lesage.Preuve de l'absence de toute collusion avec le gouvernement Charest, la commission a dû « se battre » avec Québec pour obtenir une prolongation de son mandat d'enquête afin de mener à bien son travail, a-t-il ajouté.Alors que Bernard Landry déplore que la commission l'ait « condamné » sans même avoir accepté de l'entendre, Robert Lesage nie de son côté que le chef péquiste lui ait demandé formellement de témoigner.« S'il l'avait fait selon nos règles de procédure, on lui aurait demandé de nous remettre sa déposition par écrit.À tous les témoins, on a envoyé des questionnaires écrits.Mais il ne l'a pas demandé », a-t-il expliqué.Robert Lesage n'a pas jugé « à propos» de convoquer lui-même Bernard Landry devant la commission, même si l'ancien premier ministre a joué un rôle déterminant dans cette affaire.« Cela aurait été pour dire quoi?On n'avait pas d'intérêt à le demander », a-t-il lancé.Si Bernard Landry conclut que le rapport est « bâclé », Robert Lesage rappelle, lui, que la Commission a révisé 468 caisses de documents non indexés, tenu 41 jours d'audiences et entendu 55 témoins.Dans le rapport d'enquête de 300 pages rendu public vendredi, la Commission révèle que le projet de relance de l'usine de Chandler, en Gaspésie, a tourné au fiasco notamment en raison des pressions exercées par l'ancien premier ministre Bernard Landry.Charest réplique à Landry Le premier ministre Jean Charest considère que Bernard Landry se « couvre de ridicule » en rejetant le blâme sur le Parti libéral pour l'échec du projet de relance de la Gaspésia.À la sortie de l'inauguration de logements destinés à des sans-abri à Montréal, M.Charest a accusé le chef péquiste de faire de « fausses affirmations » en tentant de se défendre au lieu de « prendre ses responsabilités » dans le fiasco.Dimanche, M.Landry expliquait qu'il n'y avait pas eu de dépassement de coûts à l'époque où son parti était au pouvoir.Dans les faits, lorsque le projet est lancé en décembre 2001, il est évalué à 465 millions.Or, le 14 avril 2002, alors que Bernard Landry était premier ministre, le budget total est passé à 493,5 millions, une augmentation de près de 30 millions.Puis, avant les élections générales d'avril 2003, d'autres signaux ont laissé présager une hausse des coûts.Le 30 janvier 2004, sous le gouvernement Charest cette fois, la facture a bondi de 200 millions, ce qui a amené les trois partenaires \u2014 le Fonds de solidarité de la FTQ, la SGF et Tembec\u2014 à se retirer du projet.« La Commission d'enquête a dit très clairement que Bernard Landry avait suscité des espoirs auprès de la population gaspésienne qu'il a déçus.Il l'a fait en sachant très bien que ce projet-là ne pouvait pas fonctionner », a affirmé M.Charest.Investissement Québec et la SGF, tous deux montrés du doigt par Robert Lesage, ont refusé de commenter.Au bas mot, 300 millions en fonds publics ont été engloutis dans le naufrage de la Gaspésia.Avec Carol i n e Touzin QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE COUSSIN DÉHOUSSABLE COULEUR ACCENT 9.L'item déco couleur accent par excellence à prix clé.Recouvrement 50% coton 50% viscose lavable, coloris de lime, bleu denim, orange, fuchsia, rouge qui conserveront leur belle apparence.Format 17x17 pouces.ENSEMBLE DE DRAPS BORDÉS DENTELLE 29.Jumeau 1 taie Des prix vraiment imbattables pour des draps distinctifs.le drap plat et les taies sont joliment ornés d'une large bordure en dentelle anglaise.Mélange 50% coton 50% polyester facile 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Jumeau 1 taie 3315639A Robert Lesage n'a pas jugé « à propos » de convoquer lui-même Bernard Landry devant la commission, même si l'ex-premier ministre a joué un rôle déterminant dans cette affaire.« Cela aurait été pour dire quoi ?» SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Le gouvernement ne tient plus qu'à un fil GOUVERNEMENT suite de la page A1 Cette motion \u2014 qui est en fait un amendement au rapport du comité des comptes publics portant sur le scandale \u2014 a été rédigée de concert avec le Bloc québécois et a été déposée sans le moindre avertissement.Le président de la Chambre des communes, Peter Milliken, a jugé cette motion recevable, compte tenu qu'elle est calquée sur une autre motion, déposée le 22 avril par le chef conservateur Stephen Harper et autorisée par M.Milliken la semaine dernière, qui réclame aussi la démission du gouvernement libéral.La motion de M.Harper sera toutefois mise aux voix plus tard, soit le 18 mai.La motion d'hier a été concoctée au moment même où le premier ministre Paul Martin, son adversaire Stephen Harper, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le leader du NPD, Jack Layton, se trouvaient aux Pays-Bas afin de participer aux cérémonies marquant le 60e anniversaire de la libération de ce pays grâce aux efforts des soldats canadiens.« Je vous annonce que le temps est venu.Le gouvernement Martin (mardi) fera face à un vote de confiance de la Chambre (sic) », a déclaré le leader parlementaire du Bloc québécois, Michel Gauthier, quelques minutes après le dépôt de la motion.Les députés ont passé trois heures à débattre cette motion hier.Cadman absent Le Parti conservateur assure que ses 99 députés seront présents ce soir pour voter.Le Bloc québécois affirme aussi que ses 54 députés répondront à l'appel.Résultat : les deux partis auront vraisemblablement assez d'appuis aux Communes pour adopter cette motion même si les libéraux (131 députés) ont l'appui du NPD (19 députés).C'est qu'il faudrait que les trois députés indépendants, Carolyn Parrish, David Kilgour et Chuck Cadman, se rangent du côté du gouvernement Martin pour provoquer une égalité des voix et empêcher sa chute.Or, le député Chuck Cadman, qui représente une circonscription de la Colombie-Britannique, lutte contre un cancer et devait subir hier des traitements de chimiothérapie.Il est donc hautement improbable qu'il soit aux Communes aujourd'hui.Mais le gouvernement Martin a déjà fait savoir qu'il a l'intention d'ignorer cette motion exigeant sa démission, même si elle est adoptée par une majorité de députés.Il risque ainsi de provoquer une crise constitutionnelle.Le leader du gouvernement en Chambre, le ministre Tony Valeri, avait fait savoir la semaine dernière que les libéraux, minoritaires depuis le 28 juin 2004, considéraient la motion de M.Harper comme des directives qui sont données à un comité des Communes, rien de plus.Selon M.Valeri, si la motion est adoptée, le comité sera saisi des instructions recommandant la démission du gouvernement.Les membres du comité devront débattre la motion et voter sur cette question avant de soumettre leur rapport aux Communes, ce qui pourrait prendre un certain temps.Hier, M.Valeri a maintenu sa position en affirmant que les libéraux continueront à diriger le pays quel que soit le résultat du vote de ce soir.« Ce n'est pas un vote de défiance », a répété hier le ministre.Chez la gouverneure générale Le Parti conservateur et le Bloc québécois envisagent de demander l'intervention de la gouverneure générale Adrienne Clarkson dans l'éventualité où le gouvernement Martin décide de passer outre à la motion, même si elle est adoptée, et de s'accrocher au pouvoir.Hier, le député bloquiste Michel Gauthier a soutenu que le gouvernement libéral, au pouvoir depuis 1993, ne pourra faire autrement que de remettre sa démission si une majorité de députés aux Communes lui retire sa confiance.« Ce n'est pas compliqué.Quand la Chambre se prononce majoritairement et dit à un comité d'inscrire dans son rapport que ce gouvernement doit être congédié pour incompétence, c'est clair.C'est une question de confiance », a déclaré M.Gauthier, se disant confiant que l'opposition va remporter son pari de renverser le gouvernement.« Pensez-vous sérieusement que j'aurais participé à une stratégie comme celle-là si je pensais qu'il me manquait trois ou quatre députés pour voter ?(.) C'est attaché assez solide », a affirmé M.Gauthier.Le bouillant député a ajouté que si Paul Martin est « un homme d'honneur », il demandera à la gouverneure générale de dissoudre le Parlement si les libéraux subissent une défaite ce soir.Le leader parlementaire du Parti conservateur, Jay Hill, qui a déposé la motion, a abondé dans le sens de M.Gauthier en affirmant que le gouvernement Martin n'aura plus la légitimité de gouverner le pays si la motion est adoptée.« J'ai discuté de cette affaire avec M.Gauthier pour nous assurer que nous avions assez de députés pour adopter cette motion », a précisé M.Hill.Au cours des derniers jours, les stratèges libéraux ont fait savoir qu'ils préféraient être renversés à la suite d'un vote portant sur le budget plutôt que sur un vote de défiance les tenant responsables du scandale des commandites.Voilà pourquoi le gouvernement Martin a décidé d'entreprendre le débat en deuxième lecture du projet de loi mettant en oeuvre le budget mardi et mercredi et de tenir un vote d'ici deux semaines.Congrès du Bloc reporté Signe de l'imminence des élections fédérales, le Bloc québécois a décidé de reporter à une date indéterminée son congrès national qui devait avoir lieu à Montréal du 27 au 29 mai.Les dirigeants du parti ont décidé de convoquer un conseil général électoral qui aura lieu le premier samedi suivant le déclenchement des élections.De l'argent détourné pour la campagne de Charest en 1998 CHAREST suite de la page A1 Il s'agissait plutôt de réaliser une recherche sur les enjeux régionaux au Québec à la toute veille de la campagne électorale de Jean Charest.« Je n'ai jamais fait de contrat pour les plaines d'Abraham.M.Thiboutot m'avait appelé pour avoir des fiches d'information sur les régions du Québec », a précisé M.Bastien, qui est actuellement chef de cabinet du ministre de la Justice Yvon Marcoux.À chaque campagne électorale du PLQ, M.Bastien joue un rôle important dans la préparation du contenu nécessaire aux discours des candidats en région, un travail identique à ce que lui avait demandé M.Thiboutot contre rétribution.M.Thiboutot était le représentant de Gosselin Communication à Québec.Il a fondé une société, Commando, dont le principal rôle était de servir de paravent pour payer \u2014 à même les fonds versés par Jean Brault, de Groupaction \u2014, le personnel électoral pour la campagne des libéraux fédéraux en 2000.« J'avais l'impression que c'était une contribution indirecte qu'il faisait.J'ai pris ça comme les contributions en nature que parfois les gens font.J'ai toujours été bénévole aux élections », a ajouté M.Bastien.« Un problème » Quand on lui demande s'il voit un problème à ce que des fonds fédéraux viennent appuyer, indirectement, le contenu de la campagne provinciale de M.Charest, il réplique sans hésiter.« Là, je vois qu'il y a un problème, mais à l'époque, cela n'avait pas été présenté comme ça.Quand j'ai vu ce Thiboutot témoigner devant la commission Gomery et que j'ai vu sa photo dans le journal, je me suis dit : C.j'espère que ce n'est pas ça.! » a lancé M.Bastien, qui ne savait pas que M.Thiboutot avait nommément identifié son ancienne firme dans son témoignage.«Moi, je ne savais rien de tout ça, je suis le col bleu là-dedans », insiste M.Bastien.Des argumentaires de campagne « M.Bastien l'avoue en toute transparence, il a fait ce contrat.Mais il n'y a eu aucune commande du Parti libéral du Québec pour faire ce travail.Ces fiches, si elles existent, n'ont pas été utilisées par nous », réplique Benoît Savard, l'organisateur en chef du Parti libéral du Québec.Mais à cause des fonctions de M.Bastien dans l'équipe du contenu du PLQ, il est certain, convient-il, que les connaissances acquises durant le mandat de Commando ont pu resservir à la campagne de M.Charest.« C'est certain que le lendemain du déclenchement de la campagne provinciale, les classeurs de Contrefort n'étaient pas verrouillés.C'est comme si M.Bastien avait travaillé à la chambre de commerce de Québec, cela l'aurait mis à jour sur tous les enjeux régionaux », convient M.Savard.Joint par La Presse, M.Thiboutot, actuellement, directeur de la station CHOI FM à Québec, a souligné ne pas vouloir ajouter à son témoignage à la commission Gomery.Il souligne ne pas avoir joué de rôle dans la campagne provinciale de 1998.« Je ne me souviens pas.c'est loin tout ça, je ne me souviens pas de la nature des mandats.» Benoît Corbeil accuse Gagliano d'avoir tenté de l'intimider CORBEIL suite de la page A1 Leur démarche est d'autant plus étonnante que les témoins disposent de l'immunité judiciaire à l'occasion de leur comparution devant la commission.« Les personnes concernées peuvent venir ici et dire leur version des faits », a précisé le juge John Gomery.Cette mise en demeure constitue, selon Benoît Corbeil, le troisième acte «d'intimidation » qu'il a subi depuis un mois, alors qu'il s'apprêtait à lever le voile sur les activités illégales de financement dont il dit avoir été témoin lors de son passage au Parti libéral du Canada.Le premier est survenu il y a trois semaines, a-t-il affirmé à la commission, alors qu'il a reçu un appel « inquiétant » de l'ex-ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano.« Il me dit : Je viens d'apprendre que tu vas faire des révélations à la commission qui sont fausses.Les gens vont sortir contre toi unanimement, tu vas perdre ta réputation, des amitiés.Je savais qu'en disant tout, il y aurait de l'impact », a raconté Benoît Corbeil.Joint hier, Alfonso Gagliano a confirmé avoir contacté Benoît Corbeil peu avant son passage devant la commission Gomery.Son intention était de lui donner sa version des faits.« Il n'était pas question de faire des menaces.À ce moment-là, je parlais à quelqu'un que je considérais un ami.Peut-être que je me suis trompé », dit M.Gagliano.Puis, quelques jours après cette conversation, Benoît Corbeil affirme avoir reçu un appel anonyme d'un homme qui lui conseille : « Fais bien attention, parce que ta réputation va être atteinte.» Jacques Corriveau à la rescousse M.Corbeil avait donné un aperçu de son témoignage devant la commission Gomery en multipliant les entrevues dans les médias, il y a trois semaines.Par crainte de poursuites judiciaires, il avait alors tu les noms des bénéficiaires présumés de l'argent comptant qu'il aurait distribué en deux occasions, à l'époque où il était adjoint puis directeur général du PLC.Le voile a été levé hier.Fin avril 1997, quelques jours après le déclenchement des élections, il dit avoir reçu des mains de son directeur général, Michel Béliveau, deux enveloppes blanches contenant 5000$ et 4000 $, « en billets de 100 », a-t-il précisé.La première somme est destinée à la campagne de Denis Coderre dans la circonscription de Bourassa, la seconde à celle d'Yvon Charbonneau dans Anjou, a soutenu hier M.Corbeil, qui aurait remis lui-même les enveloppes aux adjoints des deux candidats, Joe Barbieri et Marcel Aucoin.Cet épisode corrobore une partie du témoignage de Michel Béliveau, qui avait affirmé la semaine dernière avoir reçu cet argent comptant de l'organisateur libéral Jacques Corriveau, proche de Jean Chrétien.La différence, et elle est de taille, c'est que M.Béliveau avait affirmé avoir donné « entre 75 et 100 000 $ » à son adjoint Benoît Corbeil.«Aidez-moi, ça n'a pas de bon sens» Ce sont surtout les révélations de M.Corbeil entourant les élections de 2000 qui ont provoqué une onde de choc hier.À cette époque, a raconté l'ex-directeur général, la situation financière du PLC était « particulièrement difficile » et les travailleurs du parti commençaient à s'impatienter.« Les gens viennent me voir, ils veulent être payés, sinon ils ne travailleront plus, raconte M.Corbeil.Je prends le téléphone, j'étais tanné, et j'appelle Jean-Marc Bard (chef de cabinet du ministre Gagliano).Aidezmoi, ça n'a pas de bon sens », lui ai-je dit.Quelques jours plus tard, M.Bard rappelle Benoît Corbeil et lui dit d'aller voir le président de Groupaction, Jean Brault.Selon son témoignage, la rencontre a lieu dans les bureaux de Groupaction, et M.Brault propose une contribution cachée de 100 000 $ divisée en deux tranches.La moitié de la somme transitera par une firme de Québec, Commando, qui paiera par chèque cinq travailleurs libéraux de cette région.Les autres 50 000 $, M.Corbeil les recevra comptant quelques jours plus tard.« C'est assez spécial, a reconnu hier l'ex-directeur général.Mais M.Brault m'a dit que c'était à prendre ou à laisser.» C'est Benoît Corbeil qui recevra l'argent, toujours en billets de 100 $ « enserrés dans des élastiques» et entassés dans de grandes enveloppes jaunes.«Non, ça ne se glissait pas bien dans le veston », a-t-il précisé en réponse à une question ironique de l'avocat de la commission.Il divise le tout en plus petits paquets de quelques milliers de dollars.En octobre 2000, selon le témoignage de M.Corbeil, il donne cet argent à neuf travailleurs libéraux.Il a hésité quelques secondes hier avant de donner leur nom.« J'ai perdu mon emploi avec tout ça », a-t-il expliqué avec émotion, lui qui a été congédié de la Fondation de l'UQAM le mois dernier, dans la foulée du témoignage incriminant de Jean Brault.Méthodique, M.Corbeil a lu les noms des neuf « bénéficiaires» ainsi que les sommes qu'ils auraient reçues.Ils ont farouchement nié hier avoir reçu cet argent.Selon M.Corbeil, Daniel Dezainde (3000 $), « une amie» de M.Dezainde (2000 $), Irène Marcheterre (5000 $), Luc Desbiens (5000 $), Pierre Lesieur (6000 $), Claude Lemieux (6000 $), Richard Mimeau (6000 $), Michel Joncas (2000 $) auraient reçu leur enveloppe cachetée.Le directeur général adjoint du PLC, Bruno Lortie, aurait quant à lui envoyé « deux jeunes » récupérer son enveloppe de 15 000 $.Ce sont ces travailleurs, a soutenu M.Corbeil, qui souhaitaient être payés comptant.Et personne n'a posé de question?a demandé l'avocat de la commission, Guy Cournoyer.« Non, au contraire, ils m'ont dit merci », a répondu M.Corbeil.Il a pris soin à l'époque d'aviser tous les membres de l'instance la plus importante du parti, la commission électorale, que « tous les gens avaient été payés ».Il n'a pas précisé comment.« Mais il n'y a pas juste Benoît Corbeil làdedans, il y a beaucoup de gens à l'intérieur de nos murs.» Le PLC-Québec a connu des problèmes chroniques de financement à partir de 1993, alors que la vague bloquiste a emporté presque toutes les circonscriptions en région.Le parti s'est ainsi aperçu en 1996 qu'il devait près de 400 000 $ en taxes fédérales et provinciales.À la fin des années 90, la situation s'est aggravée, notamment à cause des luttes intestines.« Il y avait une chicane entre les clans Martin et Chrétien, c'était quotidien », se rappelle-t-il.Des milliers de profs demandent de stopper la réforme de l'enseignement RÉFORME suite de la page A1 « Les professeurs se remettent clandestinement à enseigner, a dit M.St-Louis.Ils nous disent carrément : le nouveau programme, je le tasse et je reviens à un enseignement systématique des connaissances.» À Laval, 90% des écoles n'évaluent plus les controversées compétences transversales, selon le syndicat.Et à peine 25 % des établissements utilisent encore le bulletin préconisé par la réforme.Une école pilote délaisse la réforme Au secondaire, où la réforme commencera à s'appliquer en septembre, 15 écoles pilotes testent offic i e l l e m e nt l es nouve aux programmes.L'une d'entre elles, l'école Sacré-Coeur de Granby, a toutefois mis un frein au processus.Après avoir expérimenté la réforme pendant deux ans, ses enseignants de 1re secondaire sont revenus cette année aux anciennes méthodes.« Je n'expérimente plus la réforme, parce que je me suis aperçu que les élèves de 12 ou 13 ans ne peuvent pas prendre une aussi grande responsabilité dans leur apprentissage, surtout dans des classes de 34, a dit François Bolduc, prof de sciences et de maths à Sacré- Coeur.Il faut vraiment prendre un temps d'arrêt pour s'assurer qu'on est sur la bonne route.Actuellement, pas grand-chose n'est prêt, les laboratoires n'ont pas été aménagés et on n'a pas de matériel.Fournier ne recule pas Des moyens de pression, tels que le boycott de l'évaluation des compétences transversales, doivent être adoptés au conseil fédéral de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), qui commence vendredi.Déjà, le ministre de l'Éducation a accepté en avril que les parents et enseignants prennent part à la Table de pilotage de la réforme, l'une de leurs requêtes.M.Fournier ne semble pas avoir l'intention de reculer davantage.« On ne peut pas reporter la réforme de nouveau, elle sera implantée en septembre au secondaire, a indiqué Stéphane Gosselin, son attaché de presse.La Fédération des comités de parents nous l'a d'ailleurs demandé.» Selon lui, les revendications actuelles sont liées aux négociations en cours, ce que réfutent les syndicats.« Monsieur le ministre, sachez qu'il n'est pas si grave de se tromper, a plaidé Pierre St- Germain, président de l'Alliance des professeurs de Montréal.Ce qui l'est, c'est de ne pas le reconnaître et de ne pas corriger ses erreurs, surtout quand celles-ci vont hypothéquer l'avenir de milliers d'élèves.» ACTUALITÉS Mont Royal Un pavillon rénové et une patinoire réfrigérée en chantier ILLUSTRATION FOURNIE PAR LA VILLE DEMONTRÉAL Des travaux sont entrepris ces jours-ci pour rénover le pavillon du lac aux Castors sur le mont Royal et pour construire une patinoire réfrigérée au coût de huit millions de dollars.La Ville de Montréal a présenté hier la reconfiguration des environs du lac aux Castors où se trouvera une esplanade redessinée et une patinoire trois fois plus grande que celle que l'on connait.Les habitués du mont Royal doivent toutefois s'attendre à quelques perturbations au cours des prochains mois puisque les travaux nécessiteront du dynamitage.La patinoire sera prête en décembre 2005 et elle pourra être utilisée tout l'hiver sans interruption.Il s'agira des premières rénovations du pavillon depuis sa construction en 1958.Les travaux seront complètement terminés au printemps 2006.ADM soutient que la sécurité des passagers a été améliorée JEAN-PAUL CHARBONNEAU Selon l'Administration des aéroports de Montréal (ADM), la sécurité des passagers des avions est pleinement assurée et les pompiers sous sa direction continueront à agir à titre de premiers répondants en situation d'urgence.ADM a apporté cette précision hier en réaction à une déclaration du président du syndicat de la section locale des pompiers des aéroports de Mirabel et de Dorval, Pierre Marineau, qui soutient que le nombre de pompiers a diminué significativement dans les deux aéroports à la suite de 14 congédiements.Le chef syndical a précisé que c'est la rapidité d'intervention et, en fin de compte, la sécurité des passagers qui souffriront de ces coupes puisque les pompiers ne seront plus en mesure d'assurer un service de secours dans les avions.Ce syndicat, qui relève de l'Alliance de la fonction publique du Canada, a déposé une plainte aux autorités fédérales.Le vice-président exploitation d'ADM, Normand Boivin, a indiqué à La Presse que la présence de pompiers dans les aéroports est plus élevée que les normes requis e s.« Les exi genc es de Transports Canada sont d'avoir quatre équipes de quatre pompiers et nous avons quatre équipes de sept pompiers.Ils sont appelés à intervenir auprès des passagers des avions lorsque nécessaire.Auparavant, dans l'aérogare, il y avait deux pompiers en permanence aux heures d'ouverture pour assurer les premiers soins aux voyageurs en cas d'urgence, selon M.Boivin.Il a expliqué qu'ils avaient été remplacés par deux agents de sécurité formés pour donner les premiers soins.« Nous avons également en permanence maintenant six policiers de Montréal à l'aéroport Trudeau (Dorval) en plus de 22 agents de sécurité (des anciens policiers de Montréal, de la Sûreté du Québec et d'ailleurs) qui assurent la protection des personnes présentes dans l'aérogare.Donc, pour nous la sécurité des personnes dans l'aérogare et dans l'air s'est améliorée », a fait remarquer M.Boivin.ADM, toujours selon M.Boivin, a 28 pompiers en poste à Dorval et 12 à Mirabel.Ce sont eux qui sont appelés à intervenir quand la sécurité des passagers des avions est menacée.À Mirabel, les avions cargos sont toujours présents.Il a précisé que lorsque le transport de passagers a cessé à Mirabel, le nombre de pompiers y est passé de 52 à 40.« Il n'y a pas eu 14 congédiements, mais un.Dans les autres cas, il y a eu attrition et départs à la retraite », a-t-il précisé.PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Pour ADM, il revient aux pompiers d'intervenir en premier lieu quand la sécurité des passagers est menacée, tel qu'on l'a vu la semaine dernière lors d'une alerte au produit chimique.L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf CTS 2005 (6DM69/1SA).Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial, voir ci-dessus, ou échange équivalent.Transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.La première mensualité est exigible à la livraison.À l'achat, préparation incluse.Transport (1 100 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.Taux de financement à l'achat de 2,5% pour un terme de 48 mois sur approbation du crédit GMAC.Exemple de financement: basé sur un financement de 20 000 $, le paiement mensuel est de 438$ et les frais de crédit totaux de 1 024$ pour une obligation totale de 21 024 $.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à moindre prix.Une échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 888 446-2000.Un prix pour vous mettre derrière le volant.Et pas n'importe lequel.442$/mois 34 999$ Taux de financement à l'achat de 2,5% sur 48 mois à l'achat Location 48 mois MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 319 $ 379 $ 5624 $ 2880 $ Moteur V6 VVT de 2,8L Boîte manuelle AISIN 6 vitesses Sièges avant chauffants Freins ABS avec fonction d'assistance au freinage d'urgence Traction asservie à toutes les vitesses à commande électronique Systèmes antivol Privilèges Cadillac : Garantie limitée et programme d'entretien prescrit sans frais de 4 ans ou 80 000 km, et service On Star intégré au véhicule avec abonnement au plan Sain et sauf pendant un an.Location 48 mois 0$ comptant dépôt de sécurité 3316411A ACTUALITÉS Ce printemps partez à deux en Europe et obtenez une location gratuite ! Souriez, la voiture est GRATUITE ! NANTES TOULOUSE LYON MARSEILLE à partir de 549$ 599$ 599$ 799$ 599$ 699$ 699$ 699$ 799$ DU 11 AU 31 MAI DU 1 AU 15 JUIN Départs de Montréal.Prix par personne «à partir de» pour le vol aller-retour en classe économique.Valides pour les nouvelles réservations à compter du 10 mai 2005.Taxes et frais de dossier du grossiste inclus.Prix sujets à changements et à la disponibilité au moment de la réservation.Suppléments applicables pour certains départs.Les places sont limitées.Voiture gratuite: Valide à l'achat de deux billets d'avion pour les dates de départ indiquées.Location gratuite pour un maximum de 7 jours.Journées additionnelles en supplément.France et Belgique: voiture de catégorieA (économique) sans assurance.Grande-Bretagne: voiture de catégorie A (mini) sans assurance.Aucun crédit accordé en remplacement d'une location gratuite.L'offre prend fin le 14 mai 2005.Peut être retirée en tout temps.\u2020Payez vos vacances en 6 versements égaux.Aucun intérêt courra durant cette période.Les versements impayés porteront toutefois intérêts aux taux de la carte de crédit émise par la Banque Nationale.À titre indicatif, le taux d'intérêt de la carte Master Card Régulière de la Banque Nationale est de 18.9% en date du 13 avril 2005.Certaines conditions s'appliquent.Carte émise et financement octroyé sous réserve de l'approbation de crédit de la Banque Nationale.Le prix mensuel exclu le dépôt de 250$ à effectuer lors de la réservation.Pour tous les détails et conditions générales, veuillez consulter la brochure Europe 2005-2006 de Vacances Transat.Vols opérés par Air Transat.Air Transat, Vacances Transat et Club Voyages sont membres de Transat A.T.inc.Détenteurs d'un permis du Québec.Prix excluant la TPS et TVQ (si applicables) et 3,50$/1000$ de services touristiques pour la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages.VOL ALLER-RETOUR AU DÉPART DE MONTRÉAL-TRUDEAU VOITURE GRATUITE EN BONI Jusqu'au 14 mai, Vacances Transat vous fait une offre exceptionnelle ! Réservez 2 billets d'avion pour un départ entre le 11 mai et le 15 juin et obtenez jusqu'à 7 jours de location de voiture gratuitement.BRUXELLES à partir de PARIS à partir de LONDRES à partir de NICE à partir de Payez-vous l'Europe en 6 versements égaux!\u2020 1-877-7ETOILE www.clubvoyages.com 3315885A PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Les permis pourraient révéler l'identité des propriétaires des ordures qui s'amoncellent.RUELLES DU PLATEAU Les propriétaires de conteneurs devront payer STÉPHANE PAQUET Les commerçants du Plateau Mont-Royal ne le savent pas encore, mais ceux qui placent un conteneur à ordures sur le territoire public vont devoir payer un loyer annuel.Une façon de connaître les propriétaires de conteneurs et de mettre à l'amende ceux qui sont négligents.Dans un avis déposé au conseil d'arrondissement du 2 mai dernier, le conseil annonce ses couleurs : 500$ par année pour les conteneurs placés sur le territoire public, c'est-à-dire les ruelles passablement encombrées du Plateau.« L'utilisation du territoire public doit se payer », lance la mairesse de l'arrondissement, Helen Fotopulos.Son nouveau règlement sera soumis au vote des conseillers le 6 juin et, s'il est adopté, entrera en vigueur dès le 12 juin.Mais il y a plus.Elle espère que les permis, qui seront nécessaires seulement pour les commerçants dont le conteneur se trouve sur le terrain de la Ville, révéleront l'identité des propriétaires des ordures qui s'amoncellent.Elle estime que les gens ont droit à une certaine qualité de vie et que les conteneurs qui débordent de déchets sont une nuisance.La nouvelle proposition du conseil d'arrondissement s'inscrit dans la logique d'un règlement adopté le mois dernier.En avril, l'arrondissement du Plateau Mont-Royal a émis des règles plus strictes sur les conteneurs en précisant que les boîtes à ordures devraient désormais être étanches, ininflammables et avoir une capacité de un à trois mètres cubes.De plus, leur couvercle doit être maintenu fermé sous peine d'amendes.Il y a deux semaines, la mairesse a pu constater que le règlement n'est pas respecté par tous : « On arrive dans la ruelle de la rue Rivard, puis c'est empilé, empilé.On ouvre le couvercle et \u2014 je ne dis pas que c'est vide\u2014mais il y a de la place là-dedans.» La semaine dernière seulement, l'arrondissement a remis pas moins de 30 constats d'infraction, souligne le porte-parole de l'arrondissement, Pierre-Antoine Ferron.Les commerçants surpris « On n'a pas été consultés », a dit hier matin Michel Despaties, directeur général de la Société de développement de l'avenue du Mont- Royal quand La Presse lui a appris les intentions de l'arrondissement.Même situation du côté de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent, qui fait aussi partie de l'arrondissement du Plateau.« On est surpris », dit Ghislain Dufour.Et après avoir vérifié le projet de règlement, il a demandé une rencontre avec la mairesse.« Les commerçants paient déjà beaucoup de taxes, poursuit-il.Il y a des limites à ce qu'on peut leur imposer.» Ce à quoi la mairesse réplique que les automobilistes paient leurs vignettes de stationnement sur la voie publique.Les commerçants devront donc eux aussi payer pour « garer » leurs conteneurs.32995$ P.D.S.F.1,8% FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE Traction intégrale symétrique à prise constante Subaru Moteur boxer 2,5 L - 168 ch Transmission manuelle à 5 rapports Climatiseur Stéreo AM/FM/CD ABS aux 4 roues Jantes en alliage d'aluminium 16 po Meilleur choix en matière de sécurité routière selon l'Institute d'assurance pour la sécurité routière (États-Unis, IIHS) LEGACY 2.5i BERLINE 2005 299$ PAR MOIS / 48 MOIS 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ LOUEZ À PARTIR DE 1,8% OU FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE Traction intégrale symétrique à prise constante Subaru Moteur boxer 2,5 L - 168 ch Transmission manuelle à 5 rapports Climatiseur Stéreo AM/FM/CD ABS aux 4 roues Jantes en alliage d'aluminium 16 po Sécurité cinq étoiles de la Direction Nationale de la Sécurité Routière (États-Unis, NHTSA) lors de tests de collisions frontales et latérales OUTBACK 2.5i FAMILIALE 2005 LEGACY 2.5i BERLINE 2005 OUTBACK 2.5i FAMILIALE 2005 SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY LACHUTE SUBARU BROWNSBURG SUBARU DES SOURCES DOLLARD DES ORMEAUX SUBARU DE LAVAL ADM AUTOMOBILES CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU RIVE-SUD GREENFIELD PARK JOHN SCOTTI SUBARU SAINT-LÉONARD JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE DES-MONTS CARREFOUR SUBARU AUTO SAINTE-ROSE, LAVAL SUBARU AUTO CENTRE MONTRÉAL SUBARU SAINT-JÉRÔME SAINT-JÉRÔME www.subaru.ca Classement cinq étoiles basé sur des tests de collisions portant sur les quatre positions de passagers de la Subaru Outback 2005 (www.safercar.gov).« Meilleur choix » basé sur une évaluation globale notée « bonne » de la Subaru Legacy par l'Insurance Institute of Highway Safety (IIHS) (www.iihs.org).Pour le modèle Outback 2.5i Familiale 2005 5 vitesses (5D1UL) : prix détail suggéré du fabricant.Transport et préparation (1295 $) en sus.Taxes en sus.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Immatriculation (prix varie selon le client), assurance, taxes sur les pneus neufs (15 $) et autres taxes en sus.Possibilité de financement à l'achat à partir de 1.8 % sur les modèles annoncés.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.Pour le modèle Legacy 2.5i Berline 2005 5 vitesses (5A1UL) : paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.0 $ dépôt de sécurité.Comptant 4 800 $ ou échange équivalent.Le montant total exigé avant le début de la période de location est de 5 943,33 $ taxes incluses.20 000 km par année, 12¢ du km excédentaire.Transport et préparation inclus.Immatriculation (prix varie selon le client) et assurances en sus.Taxes sur les pneus neufs et autres taxes inclus.Frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers inclus.Sujet à l'approbation de crédit par GMAC.Offre valable jusqu'au 31 mai 2005.Photos à titre indicatif seulement.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire Subaru.Le printemps se termine bientôt LA VENTE DU PRINTEMPS SE TERMINE LE 31 MAI 3314260A Pour en savoir plus sur ces super offres, passez nous voir dans une boutique TELUS Mobilité ou chez un détaillant autorisé.Tous les détails à telusmobilite.com Offres valables avec nouvelles mises en service seulement dans le cadre de certains forfaits.L'offre des appels en itinérance gratuits aux É.-U.s'applique seulement au temps d'antenne utilisé pour les appels vocaux et non à la transmission de données.Frais d'interurbain en sus.© 2005 TELUS Mobilité.Montréal Complexe Desjardins Centre-ville 950, rue Sainte-Catherine Ouest 4202, rue Saint-Denis Action Télécom Inc.1531, rue Notre-Dame Ouest (514) 989-9952 Communications Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 (514) 384-4447 Communications Mobilenet 5165, ch.Queen-Mary (514) 788-5080 Direct.Com 2553, boul.Henri-Bourassa (514) 381-3490 Solutions Affaires TELUS Mobilité 1 800 505-3355 Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources (514) 421-9889 PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu (514) 339-1130 Laval Digital Radiocommunication 2770, boul.de la Concorde Est (450) 781-1212 Saint-Eustache Contact Com.D.L.Communications 465A, boul.Arthur-Sauvé (514) 990-1875 Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon (450) 492-1748 RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise (450) 773-6621 Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier (450) 446-8895 Candiac D2 Technologie Inc.89, ch.Saint-Francois-Xavier (450) 635-6111 Greenfield Park Proxi Telecom Inc.3814, boul.Taschereau (450) 671-0605 Saint-Jean-sur-Richelieu Majestech 855, ch.du Grand-Bernier Nord (514) 990-0547 Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval (450) 649-2525 Appels entrants gratuits et aucuns frais d'itinérance aux É.-U.Voilà une bonne affaire pour vos affaires.MD Profitez de ces deux offres d'affaires exceptionnelles 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bateau équipé d'un échosondeur.Les endroits stratégiques en eaux un peu plus profondes indiquant la présence de toute forme suspecte seront clairement identifiés à l'aide de bouées.Et les plongeurs du SPVM devraient normalement être de retour vendredi prochain pour achever leurs recherches qui, espèrent-ils, pourraient lever le voile sur cette mystérieuse disparition.Ces recherches font suite à des informations parvenues dernièrement aux policiers de la Division des crimes majeurs du SPVM et voulant que l'enfant ait été attaquée et assassinée par un prédateur sexuel.Pour faire disparaître toute trace de son crime, le tueur se serait débarrassé du corps de sa petite victime en le plaçant dans un sac lesté pour ensuite le jeter dans le canal.L'assassin, qui serait présentement emprisonné pour d'autres crimes à caractère sexuel, se serait vanté à un compagnon de cellule d'avoir enlevé et tué Jolène Riendeau.La fillette âgée à l'époque de 10 ans a disparu mystérieusement de son domicile familial du quartier Pointe-Saint-Charles depuis le 12 avril 1999.Lucie Laurier souligne les 15 ans de L'Envol LA PRESSE L'Envol, un organisme communautaire de Longueuil qui vient en aide aux jeunes mères, fêtera ses 15 ans d'existence dimanche avec Lucie Laurier, qui a elle-même eu un bébé à l'âge de 17 ans.«Une naissance à l'adolescence peut aussi être quelque chose de salvateur.Ça peut être une belle chose », dit-elle.L'Envol soutient des mères de 14 à 25 ans qui galèrent avec leurs enfants de moins de 5 ans.L'organisme dispose à Longueuil d'un centre de jour pour les accueillir et leur transmettre certaines habiletés parentales.L'organisme fait aussi du dépannage alimentaire et se rend au domicile des jeunes mères.u'en penses-tu, Réal?C'est quoi, le problème?» Attablée au Resto Plateau, je disais à Réal, un des habitués de ce restaurant populaire de la rue Saint- Hubert, que 7% des Canadiens ont déjà manqué de nourriture, selon une récente enquête de Statistique Canada.«Je ne suis pas canadien!» a riposté l'homme de 66 ans, fier souverainiste qui a tout de suite vu un piège dans ma question.J'ai eu beau lui expliquer que je ne disais «canadien» ni par conviction politique ni pour l'enrôler dans le Parti libéral, mais bien parce que l'étude en était une pancanadienne, il n'y avait rien à faire.Réal était sur la défensive.En fait, j'aurais pu d'emblée ne faire référence qu'à la situation du Québec.Parce qu'en matière «d'insécurité alimentaire»\u2014c'est la façon politiquement correcte d'éviter de parler de la faim \u2014 le Québec n'est malheureusement pas une société distincte.Ici comme à Saskatoon ou Regina, la proportion de frigos vides est la même: 7%.Et quand on ajoute à cela les gens quiont craint demanquer de nourriture, la proportion monte à 14%, à peine un peu moins que la moyenne canadienne (15%).«C'est ben plus que ça!» lance Réal.Lui qui vient manger au Resto Plateau tous les jours voit bien que les statistiques ne disent pas tout.«Le problème, c'est le système, dit-il.Il est pourri ! La pauvreté, c'est à cause des Wal-Mart et des Mc Do !» «C'est ben plus que ça !» C'est aussi ce qu'a lancé Marcelle, 57 ans, autre habituée du restaurant populaire, à propos des mêmes statistiques sur la faim.Elle qui a longtemps tutoyé la misère confie, les larmes aux yeux, que le Resto Plateau lui a sauvé la vie.«Je viens toutes les semaines pour le monde et pour la bouffe, dit-elle.C'est très humain ici.» Hier midi, au Resto Plateau, Réal, Marcelle et les autres pouvaientmanger du chili ou du steak, une salade verte, un dessert et un café.Tout ça pour trois dollars (ou 5$ si on veut payer le prix «solidaire»).À leurs côtés, se pressaient des étudiants, des petits travailleurs, des assistés sociaux, des artistes, des personnes âgées.«Environ 70% des gens qui viennent manger ici gagnent moins de 10 000$ par année», soulignait Ahmed Benbouzid, coordonnateur du Resto Plateau qui, plus qu'unsimple restaurant populaire, est une entreprise d'insertion qui combat la pauvreté.Une pauvreté qui a de plus en plus un visage qu'on ne lui connaît pas.Auriez-vous pensé, par exemple, que plus du tiers des clients du Resto Plateau ont fait des études universitaires?Trois dollars pour un bon repas, donc.Une aubaine?Oui sans doute.D'autant plus que le Resto Plateau n'a rien d'une soupe populaire déprimante.Mais pour un nombre croissant de gens, surtout à la fin du mois, trois dollars, c'est trop.En 2003, le Resto Plateau a dû offrir quelque 2000 repas gratuits.En 2004, ce nombre a bondi à près de 2800.Si bien que parfois, l'intervenante à l'accueil, Marie Briard, doit aussi direnon.Elle tentedetrouver des façons de racler les fonds de tiroirs.«J'essaie d'encouragerlesgensàacheter au début du mois des carnets de 10 billets qui leur donnent le droit à 11 repas, explique-t-elle.Ça revient à 2,74$ le repas.» Les prix des loyers augmentent, le prixdutransportencommunaugmente, la facture d'Hydro-Québec augmente.Tout ça vient gruger les salaires des petits travailleurs, note Ahmed.«Et ne parlons même pas du bien-être social.Quand on gagne 550$ par mois et qu'on a 400$ de loyer, qu'est-ce qui reste?Pas grand-chose!» Dans le Plateau Mont-Royal, quartier réputé «riche» d'où proviennent 45% desclientsdu Resto Plateau, leproblème du manque de logements à prix abordable est particulièrement criant.En fait, sous ses allures branchées, le quartier est beaucoupmoins riche qu'on ne le croit.Près du tiers des ménages yvivent sous le seuil de faibles revenus.«C'est une vraie orgie!» lance Réal à propos de la flambée des prix dans le Plateau.Il se rappelle le temps pas si lointain où un 41/2 à l'angle de l'avenue du Mont-Royal et de la rue des Érables lui coûtait 78$ par mois.«Maintenant, c'est 700$, 800$.» Pourquoi s'entêter à vivre dans le Plateauquandonn'enapaslesmoyens?demanderont certains.Ce n'est pas si simple.Les gens qui ont toujours habité le quartier n'ont pas envie d'être déracinés, note Marie.Il y a l'école des enfants, leurs amis, le milieu de vie.Il y a aussi le fait qu'un déménagement coûte cher pour qui peine à payer son loyer.De toute façon, le problème va bien au-delà des limites du Plateau.Les quartiers adjacents ont aussi connu une flambée des prix.Dans Rosemont, Hochelaga-Maisonneuve et ailleurs, les logements à prix abordable sont rares.Bref, croire qu'on peut éliminer la misère en la déménageant, c'est bien illusoire.Aussi illusoire que de penser qu'il suffit de parler pudiquement «d'insécurité alimentaire» pour que les gens aient moins faim.Pour en finir avec «l'insécurité alimentaire» rima.elkouri@lapresse.ca RIMA ELKOURI > LA VIE LA VILLE APARTÉ nombre de Québécois touchés par «l'insécurité alimentaire» 7% proportion de Québécois ayant manqué de nourriture (entre septembre 1999 et octobre 2000) 29% proportion de la population montréalaise vivant sous le seuil de faibles revenus (32%dans le Plateau Mont-Royal) Sources : Statistique Canada et Ville de Montréal ACTUALITÉS La CASSEE est dans le rouge MARIE ALLARD La longue grève étudiante de cet hiver a coûté cher à la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie, mieux connue sous l'acronyme CASSEE.Selon des états financiers datés du 20 avril, que La Presse a obtenus, la coalition termine l'année scolaire avec un déficit de 14 000 $ sur un budget de 136 000 $.Ce bilan comprend des entrées d'argent toujours hypothétiques, telles que 20 500 $ de « contributions au fonds de grève CASSEE à recevoir » et 19 000 $ de « dons à recevoir ».Afin de renflouer ses coffres, l'association étudiante doit puiser dans ses surplus accumulés et tenter de recruter de nouveaux membres.La semaine dernière, le cégep François- Xavier-Garneau, de Sainte-Foy, s'est joint à l'ASSE, l'association à la base de la CASSEE.Seuls 120 des 5409 élèves du collège se sont prononcés sur l'affiliation, qui a tout de même été jugée valide.Les cégeps de Saint-Jérôme et de Saint-Jeansur- Richelieu ont aussi récemment décidé de s'affilier à l'ASSE.Cette semaine, c'est au tour des cégeps de Lanaudière (campus de Joliette) et du Vieux Montréal de décider de leur avenir.Cela ne devrait pas être la fin, puisque les deux scénarios de financement évoqués pour 2005-2006 sont aussi déficitaires.Un scénario pessimiste (sans nouvelles contributions au fonds de grève ni règlement des comptes à recevoir) ne prévoit que 49 000$ de revenus l'an prochain.Un second scénario, qualifié d'optimiste, prévoit 76 000 $ de revenus, ce qui ne serait tout de même pas suffisant.« Ainsi, pour ne pas avoir à hypothéquer dramatiquement les capacités de l'ASSE pour les années subséquentes, l'année prochaine devra servir au développement et à l'expansion, est-il précisé dans le document.Autrement, de déficit en déficit, nous aurons tôt fait de tarir nos réserves.» Xavier Lafrance, le porte-parole de l'ASSE, n'a pas rappelé La Presse hier.EN BREF Les écoles d'infirmières sont contraintes de réduire le nombre d'inscriptions Cité du savoir à Longueuil L'Université de Sherbrooke entend élargir ses activités d'enseignement sur la Rive-Sud en érigeant un nouveau campus à Longueuil.Le complexe, comprenant deux tours, sera construit à côté de la station de métro Longueuil- Université de Sherbrooke.Les travaux de la première tour de 17 étages devraient être achevés en 2008.La construction d'une autre tour, de 12 étages, pourrait commencer dans cinq ans.Les coûts de ce projet de complexe universitaire sont évalués à 120 millions de dollars.L'Université de Sherbrooke prévoit une hausse de 38 % de sa clientèle étudiante avec la construction de ce complexe.Sara Champagne PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les écoles d'infirmières du pays sont contraintes de réduire le nombre d'inscriptions en dépit du manque crucial d'infirmières dans tous les secteurs de la santé, selon un rapport du gouvernement fédéral.Cette pénurie affecte la qualité des soins offerts, en particulier les soins à long terme, est-il précisé dans le document, présenté comme le plus complet jamais rédigé sur la main-d'oeuvre infirmière canadienne.Il y est en outre expliqué que de nombreuses écoles d'infirmières ne reçoivent pas assez d'argent des provinces afin de former de façon adéquate leurs élèves.Des représentants des milieux infirmiers affirment que les conditions de travail ne se sont guère améliorées malgré l'entente de 41 milliards en matière de soins de santé annoncée par les premiers ministres du pays, l'an dernier.Les provinces, auxquelles revient l'administration des services de soins de santé, se sont montrées peu enthousiastes à adopter la stratégie nationale sur les ressources infirmières.Selon l'étude fédérale, les provinces les plus riches peuvent attirer chez elles des infirmières en recrutant ces dernières dans les provinces et les pays plus pauvres, mais cette pratique est contraire à l'éthique tout en n'étant pas viable.LOUEZ À PARTIR DE 469$ /MOIS\u2020 MURANO VERSEMENT PAYÉ 1 Le VUS de 6 cylindres à traction intégrale /4 roues motrices offrant la meilleure consommation d'essence au Canada Pour un temps limité, 0$dedépôt de sécurité sur tout véhicule Nissan neuf 2005 et X-Terra 2004.De 1à2mensualités, toutestaxes incluses, sont acquittées pour vous par Nissan Canada et/ou le concessionnaire àlalocation de certains modèles neufs et de démonstration de voiture Nissan soit a) les 2premières mensualités d'un terme de 48 mois sont acquittées pour la Quest 2005 b) la première mensualité d'un terme de 48 mois est acquittée pour la Maxima 2005 et le Murano 2005.Respectivement au modèle choisi, un rabais équivalent au coût d'une mensualité basé sur les termes ci-dessus mentionnés (taxes incluses) sera accordé au client désirant un terme moindre.Le premier versement client est exigible a) 60 jours b) 30 jours après la date de signature du contrat de location.Cette offre ne peut s'appliquer aux locations pré-acquittées.\u2020Location de 48 mois pour :la Quest S2005(V6RG75AA00)/Quest 3.5 SE (V6SG75AA00) telle qu'illustrée mensualité de 359 $/579 $avec acompte ou 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les modèles Xterra 2004 et Sentra, Altima et X-Trail 2005 sont admissibles au Programme pour diplômés.Basé sur une comparaison de tous les modèles concurrentiels 2004/2005utilisant les estimations 2004 de consommation de carburant selon Energyguide.Lesnoms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques et slogans de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co Ltd.et/ou ses filiales nord-américaines.LOUEZ À PARTIR DE 359$ /MOIS\u2020 QUEST DÉPÔT DE SÉCURITÉ SUR TOUS NOS VÉHICULES 0$ LOUEZ À PARTIR DE 399$ /MOIS\u2020 MAXIMA VERSEMENT PAYÉ nissan.ca 1 800 387-0122 OUVERT JUSQU'À 21H LES SOIRS DE SEMAINE 40e VE N E Z CÉLÉB R E R L E S 4 0 ANS DE NI SSAN AU QUÉB E C LES FESTIVITÉS DU VERSEMENTS PAYÉS 2 Modèle 3.5S illustré Le moteur VQ V6 de 3,5 litres du Murano, de la Maxima et de la Quest est le seul à faire partie des 10 meilleurs moteurs selon Ward's Auto World pendant 10 années consécutives.3313957A Tous les mercredis et samedis dans LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 ACTUALITÉS La CSNfranchit le cap des 3 membres PRESSE CANADIENNE Alors que commence son 61e congrès à Montréal, la CSN annonce qu'elle a franchi le « cap historique » des 300 000 membres.La Confédération des syndicats nationaux avait effectivement 300 727 membres enregistrés, le 31 mars dernier, a précisé la présidente Claudette Carbonneau en conférence de presse lors de l'ouverture du congrès.Il s'agit d'une augmentation de 30 000 membres depuis 2002.Ces nouveaux syndicats viennent majoritairement du secteur privé, a affirmé la présidente, bien que plus de 3000 nouveaux membres soient issus des fusions de syndicats dans les établissements de santé, imposées par le gouvernement Charest.Sont également arrivés à la CSN les 3800 membres du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec, lors du conflit de travail de l'hiver dernier.Mme Carbonneau a dit voir dans cet accroissement de son effectif « un signe de santé, de vitalité de l'organisation », malgré plusieurs lois du gouvernement Charest qui ont heurté de front le mouvement syndical depuis deux ans.Les délégués du congrès se pencheront sur la lutte contre les partenariats public-privé, la conciliation travail-famille et le travail à statut précaire.Des thèmes on ne peut plus d'actualité comme les licenciements collectifs et le développement régional sont également à l'ordre du jour.Plusieurs régions du Québec viennent de vivre des licenciements collectifs ou fermetures d'entreprises, comme dans le textile à Huntingdon, dans la transformation de la viande chez Olymel ou au Wal- Mart de Jonquière.L'industrie de l'amiante vit aussi des jours difficiles sans compter, bien sûr, le bois d'oeuvre.Mme Carbonneau se dit « préoccupée par l'avenir des régions » dans ce contexte et plaide pour que les licenciements collectifs soient mieux encadrés.Elle aimerait que l'on s'inspire de ce qui existe dans certains pays d'Europe, où les entreprises ont une obligation de fournir des raisons pour ces licenciements collectifs et où elles sont soumises à des contraintes plus serrées en matière de transparence de l'information et d'avis à émettre.« L'Europe a une approche plus complète, plus civilisée.Il y a des limites à vouloir jeter les gens par la fenêtre comme des Kleenex usagés », a déploré la dirigeante syndicale.Les entreprises ont des responsabilités à l'égard des communautés, a-t-elle ajouté.Mme Carbonneau, qui a été élue à la présidence de la CSN en mai 2002, sollicite un renouvellement de son mandat.Jusqu'à maintenant, elle n'a pas d'opposition.Le congrès de la CSN se déroule à Montréal jusqu'à samedi.Claudette Carbonneau considère cet effectif comme « un signe de santé », malgré les lois qui ont heurté de front le mouvement syndical depuis deux ans.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Claudette Carbonneau, qui sollicite un nouveau mandat à la tête de la CSN, ne fait face à aucune opposition.PONTIAC WAVE «Lignes racées et performances énergiques » Sylvain Raymond, Autonet.ca Sécurité 5 étoiles # Moteur 1,6 L DACT 4 cyl.de 103HP Habitacle pour 5 passagers Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable Direction et freins assistés Chauffe-moteur Roues de 14 po Phares antibrouillard Garantie limitée 5 ans ou 1 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise PONTIAC G6 «Une berline aussi agréable à conduire qu'à regarder » Jacques Bienvenue, Journal de Montréal Moteur 3,5L V6 à ISC de 200 HP Boîte automatique à 4 vitesses Climatiseur Rétroviseurs, glaces et ouvre-coffre à commandes électriques Télédéverrouillage Régulateur de vitesse Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable Lecteur CD Roues de 16 po en aluminium Phares antibrouillard 249$/ mois Avec comptant de 3982$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 48 mois à la location.Transport de 1000 $ et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 289$ 334$ 2108$ 0 $ 0 $ 0 $ OU 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT SUR 48 MOIS\u2020 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électrique Phares antibrouillard Lecteur CD Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable à plat Écran cache-bagages Roues de 16 po Garantie limitée 5 ans ou 1 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise 239$/ mois Avec comptant de 2597$ 0$ dépôt de sécurité Terme de 48 mois à la location.Transport de 1040 $ et préparation inclus.Mensualité Comptant Dépôt de sécurité 269$ 299$ 1298$ 0 $ 0 $ 0 $ OU 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2005 suivants: Vibe (2SL26/R7A), Wave (2TD48/R7A), Pursuit (2AJ69/R7A) et G6 (2ZG69/R7B).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois (Wave : 60 mois) avec ou sans versement initial ou échange équivalent (voir ci-contre).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km (Wave : 100 000 km).Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour un terme de 36 mois (Wave : 60 mois, G6 : 48 mois) sur approbation de crédit de GMAC.¥Lauréat du prix Éner Guide 2005: Véhicule le plus Éconergétique de sa catégorie durant 3 années consécutives, pour un véhicule à essence.Lauréat ex æquo dans sa catégorie.Basé sur les données publiées par Ressources naturelles Canada dans le Guide de consommation de carburant 2003, 2004 et 2005 pour la Pontiac Vibe 1,8L avec une boîte manuelle à 5 vitesses.#Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts frontaux.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur un modèle 2004.\"Selon l'information disponible sur les modèles concurrents au moment de la publication.Comparaison basée sur les berlines Civic DX et Mazda3 GX.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, du mérite étudiant et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1 800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.«Compacte spacieuse, originale et pratique » L'auto 2005 - Les Éditions La Presse 3310230A ACTUALITÉS Projet de loi pour créer une direction des poursuites publiques Mise en liberté refusée à un chauffard JEAN-PAUL CHARBONNEAU La juge Michèle Toupin a rejeté, hier, une nouvelle requête de mise en liberté de Jean-Guy Lafleur, dont elle préside le procès sur trois chefs d'accusation de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, de négligence criminelle et refus de subir l'alcootest.Lafleur, récidiviste de l'alcool au volant, a été appréhendé peu de temps après la tragédie survenue, le 14 septembre dernier, devant sa résidence de la route 148 à Brownsburg-Chatam.La mort de Richard Michaud, motocycliste de 19 ans, a été instantanée.Après une mise en liberté le 1er octobre, Lafleur a été de nouveau écroué le 26 octobre à la suite d'une demande de révision de la Couronne.Le 16 février suivant, la défense a échoué dans une nouvelle demande de mise en liberté.Dans le cas de la demande déposée devant la juge Toupin, de la Cour du Québec, au palais de justice de Saint- Jérôme, la défense a allégué que les délais peuvent causer préjudice à l'accusé.Après quatre jours de procès la semaine dernière, le procès de cet homme de 70 ans a été ajourné au 12 août.Dans sa décision, le tribunal indique que l'argument du délai est le plus sérieux présenté par la défense.« Nul doute, indique la juge, que la détention provisoire est une période difficile pour le prévenu, qui est toujours présumé innocent et doit vivre avec l'angoisse de l'inconnu sur son sort et supporter des conditions précaires de détention, mais les tribunaux ont reconnu cet état en acceptant que cette période puisse valoir le double du temps d'incarcération venant en soustraction de la peine réelle.La possibilité qu'un procès ne se termine pas dans un temps accordé est une réalité quotidienne et ce fait seul ne constitue par un motif justificatif donnant ouverture à la requête pour remise en liberté.» JEAN-PAUL CHARBONNEAU L'Assemblée nationale sera saisie au cours des prochains jours d'un projet de loi déposé par le ministre de la Justice, Yvon Marcoux, visant à créer une direction des poursuites publiques pour que les procureurs de la Couronne ne relèvent plus d'un élu membre du parti au pouvoir.C'est dans le but d'accroître l'indépendance des substituts du procureur général que l'ex-ministre de la Justice, Jacques Dupuis, maintenant titulaire du portefeuille de la Sécurité publique, a voulu mettre sur pied un nouvel organisme qui sera connu sous le nom de direction des poursuites publiques.Le projet a été repris par son successeur.Il avait donné le mandat de préparer le projet à Me Pierre Lapointe, procureur-chef du bureau des affaires criminelles à Québec.Et une porte-parole du ministre Marcoux a indiqué hier que le travail de préparation était terminé et que le projet de loi sera déposé incessamment.Elle a ajouté que d'autres provinces canadiennes ont une direction des poursuites publiques et que Me Lapointe avait pris connaissance de ce qui se fait ailleurs.Le patron de la direction des poursuites publiques sera une personne apolitique nommée par l'Assemblée nationale.Actuellement, c'est le ministre de la Justice qui porte également la casquette de Procureur général, avec le concours d'un sous-ministre associé, qui a la main haute sur les procureurs de la poursuite.Actuellement, ce sous-ministre associé est Me Paul Monty et il se pourrait fort bien qu'il devienne le premier directeur du futur organisme.Seules les causes criminelles relèveront du directeur des poursuites publiques, ce qui signifie que les poursuites au civil demeureront sous l'autorité du ministère de la Justice.Le gouvernement veut que ce projet ait force de loi rapidement.HIGHLANDER 2005 SEQUOIA 2005 SIENNA 2005 4RUNNER 2005 TUNDRA 2005 Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\" Première et deuxième mensualités de 0 $ pour tous les modèles Sienna, RAV4, 4Runner, Highlander, Sequoia et Tundra 2005 neufs en stock, pour des termes de location de 48 mois.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût de deux mensualités basées sur un terme de 48 mois sera accordé (taxes incluses).Offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2005 neufs en stock à la location.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Un montant comprenant l'acompte (s'il y a lieu), le droit sur les pneus, la taxe sur le climatiseur (si applicable) et les taxes sera exigé avant le début de la période de location.\"\" Crédit à l'achat équivalant à deux mensualités de location basées sur un terme de 48 mois (taxes incluses), applicable au financement à l'achat des modèles Sienna, RAV4, 4Runner, Highlander, Sequoia et Tundra 2005 neufs en stock.\u2020 Offre de financement à l'achat à partir de 1,9 % pour les modèles Sienna, RAV4, 4Runner, Highlander, Sequoia et Tundra 2005 neufs en stock.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut louer ou vendre à prix moindre.Photos à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 31 mai 2005 et sont établies par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la grande région de 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ACTUALITÉS Le paintball lui a presque coûté un oeil PASCALE BRETON Le paintball est dangereux et violent, affirme le jeune Daniel Romagnolo qui, à 10 ans, a failli y laisser un oeil.Aussi déconseille-til à ses amis d'y jouer.Le 15 janvier dernier, le plaisir était pourtant au rendez-vous.Pour souligner l'anniversaire de son meilleur ami, Daniel se trouvait avec d'autres copains de son âge dans une entreprise de Montréal spécialisée en paintball, ce jeu de guerre où les adversaires s'affrontent en se tirant des balles de peinture à l'aide d'un fusil à air comprimé.Une première balle lui a explosé en pleine mâchoire.Mal ajusté à son visage encore frêle, le masque qui devait le protéger a glissé sous la force de l'impact.La peinture lui a coulé dans la bouche.Au moment où le jeune garçon l'essuyait, une seconde salve l'a atteint à l'oeil droit, déclenchant une hémorragie.Quatre mois plus tard, le regard camouflé derrière des verres fumés pour se protéger, il relate sa pénible expérience afin de prévenir d'autres drames.« Non, je ne recommanderais pas le paintball.Ce n'est pas un bon sport.Ce n'est pas un jeu, c'est de la violence et ça fait très mal.» Daniel a passé 11 jours cloué à son lit d'hôpital, incapable de bouger.Il a subi une chirurgie de la cataracte, une intervention qui dure habituellement une quinzaine de minutes mais qui, dans son cas, s'est éternisée pendant plus de deux heures.Il peut tout de même se compter chanceux.Son oeil a été sauvé, même si certaines séquelles persistent.Le jeune garçon doit éviter les sports violents.Il ressent encore des nausées et éprouve des maux de tête fréquents.« Je ne vois pas bien.Je vois toutes les choses en double », dit-il.Le risque restera toujours présent, estime son médecin, le Dr Rosanne Superstein, ophtalmologiste pédiatrique à l'Hôpital de Montréal pour enfants.« Daniel a vraiment été chanceux malgré la gravité de ce qui est arrivé.On ne sait jamais ce qui peut arriver avec un traumatisme comme celui-là et les premières semaines sont cruciales.Quand je suis sortie de sa chambre la première fois, je n'avais aucune idée du pronostic que j'allais annoncer aux parents.» Au cours des cinq dernières années, l'Hôpital de Montréal pour enfants a reçu une dizaine d'enfants blessés gravement aux yeux.« Il y a assurément une augmentation des traumatismes à cause du paintball.Le plus impressionnant est la gravité des cas, alors qu'on pense, à tort, que c'est un jeu qui ne cause pas de problème », fait remarquer le Dr Superstein, qui déconseille de telles activités aux jeunes de moins de 18 ans.Les incidents ne sont pas systématiquement compilés au Canada.Aux États-Unis, en revanche, une récente étude a démontré que les blessures causées par les jeux de paintball sont passées de 545 en 1998 à plus de 1200 moins de deux ans plus tard.« Non, je ne recommanderais pas le paintball.Ce n'est pas un bon sport.Ce n'est pas un jeu, c'est de la violence et ça fait très mal.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Daniel Romagnolo considère maintenant que le paintball n'est pas conçu pour les enfants.AUCUN PAIEMENT AVANT 90 JOURS au financement à l'achat \u2020\u2020 Obtenez un financement à l'achat à partir de \u20200% de financement à l'achat aux particuliers jusqu'à 24 mois sur les Mazda6 2005 neuves.Financement consenti par la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Exemple de financement: Mazda6: 10000$ pour un terme de 24 mois: 416,67 $/mois.\u2020\u2020 L'offre aux particuliers de « aucun paiement avant 90 jours» s'applique au financement à l'achat ci-dessus de toutes les Mazda6 2005 neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 3 mois.Après cette période, le montant du capital devra être payé en fonction du terme prévu au contrat.Taux de location personnalisée Mazda: offre portant uniquement sur la location au détail des Mazda6 berline GS 4 cyl.(modèle G4SD55AA00) neuves de base.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés.Aucun dépôt de sécurité requis.Offre soumise à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 20 000 km par année.Frais de 8¢ le km additionnel à la fin du terme.Location avec limite de 25 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.Les modèles illustrés le sont à titre indicatif seulement en ce qu'ils peuvent comporter des équipements optionnels non-inclus dans les prix mentionnés.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Un échange peut être nécessaire entre concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 10 mai 2005.vroum- vroum SPORT -5 PORTES 2005 FAMILIALE SPORT 2005 LOUEZ À PARTIR DE 259$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2595$ 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ GAGNANTE de plus de 100 prix internationaux BERLINE 2005 3316248A . ACTUALITÉS Les Canadiens qui ont de bonnes habitudes de vie vieilliront en bonne santé UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré Montréal (514) 737-6666 www.uptownvolvo.com C'EST L'ÉVÉNEMENT \u2039\u2039 CUIR SANS FRAIS \u203a\u203a LE PRINTEMPS EST ARRIVÉ ! 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de bonnes habitudes de vie sont plus susceptibles de vieillir en bonne santé, selon une nouvelle étude de Statistique Canada.L'agence indique que les mauvaises habitudes de vie n'ont peut-être pas de conséquences immédiates sur la santé des adultes d'âge mûr, mais qu'elles rattrapent en général les aînés au fil du temps.Selon cette nouvelle étude qui a suivi les mêmes Canadiens depuis huit ans, les comportements qui nuisent à la bonne santé comme le tabagisme, l'inactivité physique et un poids non santé sont négativement associés aux chances de vieillir en santé pour les aînés âgés de 65 ans et plus.Chez les adultes âgés de 45 à 64 ans, les caractéristiques socio-économiques comme le niveau de scolarité et le revenu du ménage sont des éléments déterminants plus importants du vieillissement en bonne santé que les bonnes habitudes de vie.L'étude a suivi les personnes qui étaient en bonne santé en 1994-1995 pendant cinq cycles de l'Enquête nationale sur la santé de la population.Évidemment, lorsque les gens vieillissent, les chances qu'ils demeurent en bonne santé diminuent.Environ un adulte d'âge mûr sur cinq a perdu sa bonne santé ou est décédé d'un cycle d'enquête à l'autre.Chez les aînés, cette proportion était plus élevée, soit environ un sur trois.Une attitude positive augmentait significativement les chances de vieillir en bonne santé tandis que les problèmes de santé chroniques comme l'arthrite, le diabète et les maladies cardiaques les réduisaient.Les hommes aussi souffrent d'incontinence urinaire ASSOCIATED PRESS PARIS \u2014 Si elle touche plus fréquemment les femmes (une sur trois), l'incontinence urinaire n'épargne pas les hommes, qui sont un sur 10 à en souffrir.En dépit de sa très grande fréquence, elle reste encore taboue.L'incontinence est une perte involontaire des urines qui n'est pas une pathologie exclusive de la femme âgée : 20% des femmes concernées ont moins de 30 ans.Chez les hommes, l'incontinence est souvent liée à une hyperactivité de la vessie provoquée par une hypertrophie de la prostate.En vieillissant, la prostate, qui a tendance à grossir, bloque la vessie et gêne l'évacuation de l'urine.C'est le syndrome d'obstruction prostatique qui provoque des envies fréquentes d'uriner, de faibles jets d'urine répétés ou des gouttes retardataires.Quant aux enfants, ils sont un sur 10 à en souffrir, le plus souvent du fait d'une vessie immature.De nombreux « petits moyens » existent pour ménager sa vessie : boire raisonnablement dans la journée (de 1 à 1,5 litre d'eau par jour suffit), ne pas abuser de boissons avant de se coucher (éviter ainsi de se lever la nuit), faire des exercices de contraction du périnée, penser à faire pipi avant de ne plus avoir le choix (rendez- vous important, voyage.).Choisissez votre mise.Choisissez vos numéros.Faites vos choix.www.loto-quebec.com 3306347A 3306347A De larges portions du lac Memphrémagog vieillissent prématurément PRESSE CANADIENNE MAGOG \u2014 L'important bilan de santé du lac Memphrémagog, effectué au cours des derniers mois, prouve qu'un phénomène de vieillissement prématuré affecte de larges portions de ce cours d'eau.Les conclusions de cette étude ont été dévoilées hier au cours d'une conférence de presse à Magog, dans les Cantons-de-l'Est.Une équipe de plongeurs sous-marins a fait l'été dernier des centaines de prélèvements en eaux peu profondes, tout autour du lac Memphrémagog, et a ainsi accumulé de nombreuses données.Cette étude conduite par le Memphrémagog conservation en collaboration avec le RAPPEL et l'Université de Sherbrooke révèle que l'extrémité nord du Memphrémagog vieillit rapidement.La baie Fitch, qu'on a divisée en deux parties pour les fins de l'étude, est également dans un état inquiétant.En contrepartie, la zone centrale du lac, soit celle à proximité du mont Owl's Head, est dans un meilleur état.Toutefois, même dans ce secteur, des signes de dégradation apparaissent.L'envasement a par exemple commencé.Un peu plus du tiers du littoral étudié est recouvert de vase.À certains endroits plus critiques, soit dans 8% de la zone analysée, les sédiments sont d'une épaisseur de plus d'un mètre.Cette réalité nuit entre autres à la reproduction des poissons.Par contre, constatation plus encourageante, la roche est visible au fond sur presque la moitié de la zone où l'équipe de plongeurs s'est concentrée, l'été dernier, en réalisant sa cueillette de données et en effectuant ses prélèvements.Outre la question de la sédimentation, la flore aquatique du lac Memphrémagog a intéressé le groupe chargé de la réalisation de l'étude, qui était sous la supervision de la biologiste Camille Rivard-Sirois.Dans le document de plus de 400 pages, on apprend que les plantes aquatiques recouvrent entre 25 et 50% du fond du lac dans la zone visée par le projet.Par ailleurs, Camille Rivard-Sirois souligne qu'on trouve une diversité impressionnante de plantes aquatiques dans le plan d'eau, ce qui, en soi, constitue une bonne nouvelle.Mais elle déplore que la myriophile à épi, une « espèce exotique reconnue très envahissante par Environnement Canada », soit si répandue.Enfin, l'équipe de recherche a constaté que 34% des rives situées en territoire canadien sont dans un état quasi naturel.«Il faut réduire l'apport en nutriments et en sédiments pour renverser la tendance, ce qui reste possible, remarque Camille Rivard-Sirois.Et agir dans l'ensemble du bassin versant du lac.Pour réussir cela, nous interpellons les gouvernements, les municipalités et toutes les personnes concernées.» . ACTUALITÉS L'exercice est le meilleur moyen pour soigner un coeur malade 588 $ À PARTIR DE PAR MOIS.36 MOIS.0 $ D'ACOMPTE INTÉRIEUR EN CUIR SANS FRAIS Le PDSF d'une XC70 Cross Country 2005 commence à 47 120 $.L'habitacle du véhicule peut différer de l'illustration.Intérieur en cuir de la XC70 Cross Country d'une valeur de 1 950 $.Promotion d'une durée limitée offerte aux clients admissibles seulement par les concessionnaires Volvo participants et les Services financiers d'Automobiles Volvo du Canada, sur approbation du crédit.Exemple de crédit-bail pour une XC70 Cross Country 2005 (Frais de transport et livraison de 1 275 $ inclus) : 587,93 $ par mois, bail de 36 mois, acompte de 0 $.(Les prix peuvent être différents en fonction des promotions d'Automobiles Volvo du Canada Ltée/des réductions accordées par le concessionnaire) Total des mensualités : 21 165,48 $.Valeur de rachat en fin de bail : 28 468,65 $.Les mensualités peuvent varier selon les équipements optionnels choisis.Première mensualité incluant les taxes et dépôt de garantie (équivalent à la première mensualité, arrondie à la tranche de 50 $ supérieure) dus à la signature du bail.Allocation de 60 000 km pour la période de 36 mois (0,16 $ par km supplémentaire).Taux d'intérêt annuel : 1,88 %.Taxes, immatriculation, assurance, inscription au RDPRM et frais d'administration en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à un prix inférieur.Cette promotion prend fin le 31 mai 2005.© 2005 Automobiles Volvo du Canada Ltée.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par Automobiles Volvo du Canada Ltée.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com.LA VOLVO XC70 2005 LA ROBUSTE VOLVO XC70 CROSS COUNTRY 2005 VOUS EMMÈNERA EN GRAND PARTOUT OÙ VOUS DÉSIREZ ALLER AVEC SON INTÉRIEUR EN CUIR SANS FRAIS, POUR SEULEMENT 588 $ PAR MOIS.SANS DONNER AUCUN ACOMPTE, VOUS POURREZ PROFITER DU SYSTÈME DE TRACTION INTÉGRALE CONTRÔLÉE ÉLECTRONIQUEMENT LE PLUS INTELLIGENT DE L'INDUSTRIE ET DU CONTRÔLE STABILISATEUR DE SÉRIE.PRENEZ LE CHEMIN QUI VOUS TENTE ET ALLEZ JUSQU'AUBOUT AVECUNE VOLVOXC70.TOUS LESDÉTAILS CHEZ LESCONCESSIONNAIRES VOLVO.COMMENT RENDRE ENCORE PLUS EXCEPTIONNEL UN VÉHICULE QUI L'EST DÉJÀ ?FACILE : AVEC L'INTÉRIEUR EN CUIR SANS FRAIS.AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 www.volvochicoine.com VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 www.volvobrossard.net VOLVO LAVAL 2350, boul.Chomedey Laval (450) 682-3336 www.volvodelaval.com FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 www.frankevolvo.com VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 www.volvo-pointeclaire.com JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 www.johnscottivolvo.com UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré, Montréal (514) 737-6666 www.uptown-volvo.com XC70 PLUS 3313225A MARIE CAOUETTE LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Inutile de greffer un coeur d'athlète de 18 ans à un sexagénaire cardiaque et en mauvaise forme physique.Une musculation affaiblie empêchera le nouveau coeur de donner un rendement optimal.« Cela fait quelques années qu'on en a des preuves », dit Jean Jobin, docteur en éducation physique et chercheur en prévention et réadaptation à l'hôpital Laval à Québec.L'exercice produit le même effet, sinon un effet plus grand, sur les gens malades du coeur ou des poumons, que la prise de pilules, précise le Dr Jobin.Le spécialiste est l'organisateur du 4e symposium international sur la prévention et la réadaptation cardiorespiratoire qui se termine aujourd'hui à Québec.L'exercice agit sur l'ensemble de l'organisme et sur tous les systèmes corporels, dit-il.« Trouvez-moi une pilule qui fait ça ! » Le spécialiste constate que, malgré cela, bon nombre de médecins n'encouragent pas encore suffisamment leurs patients à bouger.«Il suffit de les faire bouger pour qu'ils utilisent leurs muscles.On ne les protège pas en leur conseillant le repos, au contraire.» Le pavillon de prévention des maladies cardiaques (PPMC), rattaché à l'hôpital Laval, accueille 2000 clients, dont la moitié seulement sont des patients cardiaques qui veulent se remettre en forme.À Québec, moins de la moitié des gens qui souffrent de maladies cardiaques ou respiratoires font de l'exercice sur recommandation de leur médecin.En dehors de Québec et de Montréal, ce pourcentage baisse à moins de 3 %.Or, tout le monde devrait avoir accès à des services de réadaptation, dit-il.Le Dr Jobin résume ainsi la mécanique qui lie les muscles au coeur et aux poumons : « Le corps est une machine faite pour fonctionner.Quand elle s'arrête, elle s'autodétruit.» Les muscles sont les pistons du moteur de la «machine» corporelle qu'il compare à une voiture ; le coeur et les poumons en sont les pompes à huile et à air.Le coeur et les poumons servent à faire fonctionner le corps, poursuit-il.« Ils ne vont nulle part tout seuls.» La détérioration des muscles d'un patient cardiaque peut même prédire avec certitude la mortalité, avance-t-il encore, car des muscles atrophiés deviennent une surcharge pour le coeur fatigué.Il y a une espèce de cercle vicieux puisque les maladies cardiaques et respiratoires ont des conséquences nocives sur la musculature.Le spécialiste constate qu'une intervention thérapeutique qui se limite aux organes malades (le coeur ou les poumons) ne produit que des effets limités.Il faut traiter l'ensemble du corps (dont les muscles) pour redonner une qualité de vie aux patients.Nous sommes tous liés par notre désir de voir nos enfants grandir en santé et réaliser leur plein potentiel.C'est pourquoi Bell a choisi de renforcer son soutien aux hôpitaux pour enfants partout au pays.Pour rester près des communautés et forger celles de demain.bell.ca/communaute 3310883A . ACTUALITÉS Dangereux gangster libéré ANDRÉ CÉDILOT « Il est difficile de comprendre en quoi vous avez changé depuis le début de votre incarcération et, en conséquence, en quoi le risque est maintenant diminué.» Cette phrase résume bien l'inquiétude qu'entretient la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) à l'endroit de Gilles Pinsonneault, cerveau d'un vol raté de 46,7 millions contre un blindé de Secur, en 1993 à Saint-Laurent.Toutefois, les règles de la CNLC les obligeant à élargir les détenus aux deux tiers de leur peine \u2014 sauf les cas d'exception comme Karla Homolka \u2014, les commissaires Marielle Hétu et Michel Pallascio ont donné le feu vert à la mise en liberté de Pinsonneault, emprisonné depuis 10 ans.Même s'il n'a eu aucune mauvaise note à son dossier disciplinaire, Pinsonneault n'a pas changé d'un iota.L'homme continue de clamer son innocence et les programmes de réhabilitation n'auraient nullement modifié son schème de valeurs : il reste un criminel dans l'âme.Dans les rapports, les psychologues évaluent son risque de récidive de modéré à élevé.Âgé de 57 ans, Pinsonneault a été condamné à 15 ans de pénitencier pour son rôle dans l'attaque d'un camion de Secur qui a tourné à la fusillade avec la police.Quatre autres criminels connus, dont son ancien acolyte Marcel Talon, ont été envoyés à l'ombre.Les cinq lascars avaient fait sauter la porte du blindé à l'aide de dynamite.Ils allaient s'enfuir avec un magot de 46,7 millions quand ils se sont trouvés par hasard sur le chemin de policiers de la Sûreté du Québec.Deux des suspects avaient été arrêtés sur-le-champ.Les enquêteurs avaient mis plus d'un an avant d'épingler les trois autres, dont Pinsonneault.En février 2004, estimant qu'il constituait « un risque inacceptable pour la société », la CNLC a refusé d'envoyer Pinsonneault dans une maison de transition.Même libéré, Pinsonneault demeurera encadré par un agent de libération.Pendant les cinq années qui restent à sa peine, il risque, à la moindre incartade, le retour immédiat en prison.Meurtre de Manon L'Écuyer Giroux voulait «relancer l'enquête» CHRISTIANE DESJARDINS Emprisonné en attendant son procès pour le meurtre de Manon L'Écuyer, Pascal Giroux s'est mis à éplucher la preuve retenue contre lui.Il a trouvé l'enquête si mal faite qu'il a décidé d'inventer un scénario pour expliquer ce meurtre, et l'a fait parvenir à Télévision Quatre Saisons en septembre 2003, dans l'espoir que l'enquête soit relancée et qu'on le disculpe.C'est ce qu'a raconté Pascal Giroux, hier, alors qu'il témoignait pour sa défense à son procès, au palais de justice de Montréal.« Oui, l'histoire, je l'ai inventée.Mon but, c'était pas que l'histoire se tienne, mais de rediriger l'enquête », a-t-il lancé à la procureure de la Couronne, Geneviève Gratton, qui le contre-interrogeait sur sa lettre de 20 pages.Cette lettre, censée le disculper, est devenue une preuve supplémentaire contre lui.Hier, Giroux avouait qu'il avait inventé le scénario en s'inspirant des éléments de preuve, comme les photos de la scène de crime et les déclarations des témoins.Il trouvait que la police s'était trop fiée aux dires de l'ex-petit ami de la victime, Simon Tassé, pour faire son enquête.Giroux a donc écrit la lettre anonyme en se faisant passer pour un type qui savait exactement comment et pourquoi Manon était morte, parce qu'il était présent lors du drame, même si ce n'était pas lui qui l'avait tuée.En fait, la lettre raconte que Manon L'Écuyer, une employée de bureau, gardait de la drogue chez elle pour un gang.Tassé, son ex-petit ami de coeur, avait besoin d'argent et a décidé de voler la drogue.Pour ce faire, il s'est acoquiné avec l'auteur anonyme de la lettre, et deux autres personnes, dont Serge Brazeau.Mais voilà, le vol a mal tourné, et Brazeau a tué Manon.Tassé a ensuite coordonné la suite des choses, pour cacher le corps et faire passer le meurtre sur le dos de Pascal Giroux.Dans la lettre, on peut lire que Pascal Giroux est en prison pour rien.Hier, Giroux avouait qu'il avait pris le nom de Serge Brazeau au hasard, dans le Journal de Montréal.On rapportait que le type s'était suicidé.Giroux a décidé de lui faire porter le chapeau de meurtrier de L'Écuyer.Me Gratton lui a fait remarquer que la lettre expliquait des éléments du meurtre qui ne se trouvaient pas dans la preuve.De fait, pour démontrer qu'il était bien sur les lieux du crime, l'auteur donnait des indices, comme le fait que l'on trouverait le sac à dos de Manon dans le placard, et que sa carte de Célibataires en fête ne se trouvait plus dans son sac à main.Tout cela est vrai, mais on n'en parle nulle part dans la preuve.Comment Giroux pouvait- il le savoir ?lui a demandé Me Gratton.L'accusé a répondu qu'il y était allé par déduction.Il affirme qu'il a connu L'Écuyer en avril 2001 à Célibataires en fête, qu'ils se sont vus pendant un certain temps pour avoir des relations sexuelles.Mais il ne l'a pas vue dans les jours précédant sa mort, et il n'est jamais allé chez elle, à La Salle, dit-il.Son contre-interrogatoire se poursuit aujourd'hui.RESTRICTIONS: Le tarif indiqué dans chaque direction est basé sur un voyage aller-retour avec American Eagle et est non remboursable et non transférable.Les sièges sont limités.Le tarif peut ne pas être offert sur tous les vols et peut être modifié sans préavis.Les billets peuvent également être obtenus par téléphone au service de réservations de American Airlines moyennant 5 $ US additionnels ou à un centre de voyages American Airlines ou à la billetterie de l'aéroport moyennant 10 $ US additionnels.Pour acheter un billet sur AA.com, vous devez utiliser une carte de crédit comportant une adresse aux États-Unis, à Porto Rico, aux îles Vierges américaines, au Canada, au Royaume-Uni ou sélectionner un pays en Amérique latine ou dans les Caraïbes.Le tarif n'inclut pas (a) la taxe d'accise fédérale de 3,20 $ US par segment de vol domestique américain, comportant pour chaque itinéraire un décollage et un atterrissage, (b) jusqu'à 18 $ US par voyage aller-retour pour les frais d'aéroport local et (c) 2,50 $ US de frais de sécurité suite au 11 septembre par provenance d'un aéroport aux États-Unis, jusqu'à 5 $ US par vol ou 10 $ US pour un voyage aller-retour.Des changements peuvent être apportés à votre billet si vous répondez aux restrictions du nouveau tarif et payez plus de 22 $ US/30 $ CAN de frais, plus toute différence de tarif.Les changements doivent être effectués avant le moment de votre départ.Lorsque les vols sont annulés avant l'heure du départ, le billet sera valide pour une année à partir de la date d'émission d'un billet non utilisé ou pour une année pour un billet partiellement utilisé.Si vous n'annulez pas votre vol avant l'heure de départ, le billet n'aura aucune valeur.Le tarif annoncé est en vigueur seulement sur American Eagle.Les billets doivent être achetés au moins 21 jours avant le départ et dans les 24 heures suivant la réservation, selon la première éventualité, mais pas plus tard que le 22 mai 2005 à minuit.Le tarif annoncé est en vigueur pour les voyages effectués entre le 1er mai 2005 et le 15 juin 2005.Le voyage doit être complété avant minuit le 15 juin 2005.Offre de double milles AAdvantage: L'offre est en vigueur pour les vols sans escale entre Montréal et Boston avec American Eagle entre le 1er mai 2005 et le 31 juillet 2005.L'offre s'applique seulement aux membres AAdvantage ayant acheté leur billet et voyageant avec un billet au tarif annoncé.L'enregistrement avant l'embarquement est requis.Les milles bonis ne sont pas comptabilisés pour la qualification élite.American Airlines se réserve le droit de changer le règlement du programme AAdvantage, les bonifications de voyage et les offres spéciales à n'importe quel moment sans préavis et la fin du programme AAdvantage avec un avis six mois.Pour tous les détails concernant le programme AAdvantage, visitez www.aa.com.\"Offre de 1 000 milles bonis sur AA.com: Obtenez 1 000 milles AAdvantage pour chaque billet aller-retour réservé et acheté sur AA.com.L'offre de bonis est en vigueur pour les voyages effectués sur American Airlines, American Eagle ou American Connection.Les milles bonis ne sont pas comptabilisés pour la qualification élite.Les milles bonis seront portés au compte du voyageur dans un délai de 3 à 4 semaines après le vol et apparaîteront sur le relevé de compte du membre AAdvantage.Aucun enregistrement requis.American se réserve le droit de modifier ou de mettre fin à la bonification à n'importe quel moment.American Eagle est opéré par American Eagle Airlines, Inc., ou Executive Airlines, Inc., qui sont détenus entièrement par des compagnies affiliées de American Airlines.Le service American Connection est opéré par Trans States Airlines, Inc., Chautauqua Airlines, Inc., ou Regions Air, Inc., qui sont des contracteurs indépendants.American Airlines, American Eagle, American Connection, AAdvantage, AAdvantage Dial-In et AA.com sont des marques appartenant à American Airlines, Inc.Obtenez jusqu'à 1 000 milles bonis AAdvantage et ne payez aucuns frais lorsque vous acheterez votre prochain billet en ligne sur AA.com.\" Quatre nouveaux vols sans escale pour Boston se pointent le nez.Chaque jour.Le tarif est basé sur l'achat d'un billet aller-retour et est en vigueur pour les voyages effectués entre le 1er mai 2005 et le 15 juin 2005.Le tarif annoncé est offert sur AA.com.Frais additionnels de 5 $ US pour achat par téléphone et de 10 $ US pour les billets achetés au comptoir.122$ Montréal pour Boston Départs Arrivées 6 h 50 8h 07 10 h 10 11 h 21 14 h 10 15 h 23 17 h 45 19 h 05 CAN Offre en vigueur à compter du 1er mai 2005 et jusqu'au 31 juillet 2005.Pour être admissibles, les membres AAdvantage doivent acheter un billet admissible au tarif annoncé et être enregistrés en ligne à www.aa.com/offers ou en téléphonant à notre service AAdvantage Dial-In® au 1 800 882-8880.Suivez les instructions et lorsque requis entrez le code de promotion YUL2X.Obtenez le double des milles AAdvantage® Montréal pour Boston (MA) sans escale Voici le nouveau service rapide pour Boston - Logan Avec ses quatre nouveaux vols par jour pour Boston, laissez plus que jamais American Eagle vous transporter au coeur de la Nouvelle-Angleterre.American vous offre également un service quotidien pour Chicago, Dallas/Fort Worth, New York et Miami, d'où vous avez accès à des correspondances faciles vers plus de 250 villes dans le monde.Réservez en ligne sur AA.com, téléphonez à American au 1 800 433-7300, par ATS pour les personnes sourdes au 1 800 543-1586 ou téléphonez à votre agent de voyages.Qu'est-ce qui vous transporte aujourd'hui?3309650A PROCÈS DE PASCAL GIROUX ÉVÉNEMENT Procès devant jury de Pascal Giroux, accusé du meurtre non prémédité de Manon L'Écuyer.PARTICULARITÉ La victime a été trouvée six jours après sa mort, le 12 juillet 2001, cachée dans la boîte de son lit, dans son logement de La Salle.HIER Giroux a témoigné pour sa défense.OU U LES ENDUITS NORD SUD Rens .: (514) 84 3 - 3 9 39 1 800 769-5172 www.topseal.ca UNE COUVERTURE QUI COULE Nous vous offrons, de plus, la possibilité de l'appliquer pour vous LE SYSTÈME TOP SEAL (membrane liquide appliquée à froid) Vous pouvez l'appliquer vous-même les 18 litres Couverture 9695$ plate seulement Garantie 15 ans Les matins à CKAC LE NOUVEAU GUIDE LA PRESSE, pour planifier l'été qui vient! LES COINS PITTORESQUES DU QUÉBEC.TOUT EN IMAGES, TOUT EN COULEUR REPORTAGE PUBLICITAIRE 47 Dès le 50e parallèle, à compter de la Pointeaux- Anglais, sur la Côte-Nord, la région touristique de Duplessis offre des panoramas à couper le souffle.Suivent les villes de Port-Cartier, Sept-Îles, la Minganie et ensuite toute la Basse- Côte-Nord jusqu'à Blanc-Sablon à la frontière du Labrador.Au nord, Shefferville et Fermont, et au sud, l'île Anticosti, la perle du golfe, font aussi partie de la région.Duplessis, c'est, ni plus ni moins, la démesure.Tout un chapelet d'îles s'égraine le long de la côte.Plusieurs accueillent des colonies d'oiseaux formidables à observer.D'autres comme les îles de l'Archipel de Mingan présentent la nature comme un maître sculpteur à l'imagination sans limites.Son jardin de monolithes expose des pots de fleurs, des profils humains et des esquisses diverses de taille spectaculaire.Tout un chapelet de communautés s'étiole aussi le long de la côte.Au hasard de la route, de multiples villages pittoresques se révèlent jusqu'à Natashquan, patrie de Gilles Vigneault, le poète national.Le bateau et l'avion prennent le relais et permettent de découvrir les autres communautés disséminées jusqu'à Blanc-Sablon.Comment oublier l'extraordinaire beauté de ces paysages dénudés et sauvages le long d'un littoral dentelé par des dizaines de rivières et de baies et le cachet original de ces villages éloignés du réseau routier, si poétiquement révélés au monde par le populaire film « La Grande Séduction ».La démesure s'exprime aussi à Anticosti avec sa nombreuse population de cerfs de Virginie, mais aussi ses attraits naturels sauvages qui deviennent la récompense d'expéditions pleines de plaisirs et de découvertes.La démesure atteint aussi la région de Caniapiscau où peuvent être observées de merveilleuses aurores boréales.LA ROUTE DES BALEINES Les baleines ne sont jamais loin dans la région de Duplessis, le chemin côtier devient même officiellement « la Route des baleines ».En juillet et août, toutes les espèces circulent amplement.Les baleines à bosse croisent en Minganie, au large d'Anticosti ou en face de Sept-Îles; les épaulards et les dauphins à nez blanc font une halte dans le détroit de Belle Isle.Macareux, guillemot à miroir, pygargue à tête blanche, l'aigle pêcheur représentent quelquesunes des espèces d'oiseau observables dans la région.L'une des îles de l'archipel de Sept-Îles se classe au premier rang des refuges d'oiseaux migrateurs de la Côte-Nord.De multiples croisières et excursions en mer sont offertes pour jouir ainsi de cette proximité avec la nature, sa faune et sa flore.Un tel territoire aussi vaste et peu peuplé devient aussi un paradis de la chasse et de la pêche.La route côtière ne cesse d'enjamber d'immenses rivières où le grand saumon de l'Atlantique, notamment, vient frayer.La nature, un grand sculpteur Le pays des baleines DUPLESSIS Ricardo sur la route.Un fruit à découvrir J'ai découvert la chicoutai en goûtant la liqueur alcoolisée vendue à la SAQ.Mais ce petit fruit de la Côte-Nord est aussi transformé en plusieurs produits (compotes, sauces, coulis, etc.) par Imagiterre, une entreprise de la région.Le Musée régional de la Côte-Nord présente une exposition permanente sur la chicoutai.De plus, on organise des dégustations sur place.Musée régional de la Côte-Nord 500, boulevard Laure, Sept-Îles, (418) 968-2070 DUPLESSIS www.mrcn.qc.ca 46 REPORTAGE PUBLICITAIRE Anticosti et sa magie REPORTAGE PUBLICITAIRE 77 L'OUTAOUAIS affiche une diversité touristique remarquable.Des attractions urbaines extraordinaires y côtoient une richesse d'activités de plein air à quelques minutes seulement du centre-ville de Gatineau.Le Musée canadien des civilisations, la colline parlementaire d'Ottawa, le Casino du Lac-Leamy, le splendide parc de la Gatineau, les mystères du monde souterrain, un réseau de 170 km de pistes cyclables ne constituent que quelques-uns des joyaux à découvrir dans cette région située à l'extrême sud-ouest du Québec.Il est même possible de longer la rivière Gatineau à bord d'un train à vapeur d'une autre époque, tout en dégustant un repas gastronomique qui laissera un souvenir durable.Déjà riche en musées de toutes sortes, la région compte depuis une semaine une attraction revalorisée avec le Musée canadien de la guerre qui a fait peau neuve sur un nouvel emplacement.L'Outaouais compte aussi son lot d'événements sans pareil.Le Festival canadien des tulipes, à Gatineau et Ottawa, célèbre la fin du printemps et le début de l'été dans une orgie de couleurs, des millions de tulipes de toutes les teintes attendent le regard étonné du visiteur.En levant les yeux au ciel, c'est le Festival de montgolfières de Gatineau qui capte l'attention, non seulement par ses couleurs, mais aussi par les formes bizarres des ballons qui sillonnent les cieux.Deux manifestations qui ravissent l'oeil à chaque extrémité de la belle saison.Le Casino du Lac-Leamy OUTAOUAIS Ricardo sur la route.Québécois pure laine Il n'y a pas plus Québécois que le fromage en grains! Si on veut en manger du bon, il faut se rendre à la Trappe à Fromage, et goûter celui de la famille Hébert, une des plus anciennes familles fromagères qui oeuvre dans ce domaine depuis maintenant quatre générations.Sur place, vous trouverez aussi leur cheddar vieilli ainsi que divers produits du terroir québécois.200, rue Bellehumeur, Gatineau, OUTAOUAIS (819) 243-6411 REPORTAGE PUBLICITAIRE Le samedi 14 mai dans Les saveurs du AU MES Ricardo sur la route.ÉTÉ 2005 QUÉBEC QUÉBEC VACANCES REPORTAGE PUBLICITAIRE Le guide touristique AU MES QUÉBEC VACANCES 3314514A . ACTUALITÉS Église anglicane vandalisée à Acton Vale PASCAL FAUCHER LA VOIX DE L'EST ACTON VALE \u2014 L'église anglicane St.Mark, l'un des plus vieux édifices d'Acton Vale, a été la cible de vandales qui ont fracassé des vitraux, brisé des meubles et profané de nombreuses pierres tombales.« C'est heavy », a laissé tomber Pierre- Paul Lafond, pasteur de l'Église Unie Bedford-Acton Vale, qui officie quelques jours par année dans ce lieu de culte du domaine Wurtèle, bâti en 1865.« Je ne sais pas ce qui pousse certaines gens à commettre de tels actes.Je ne comprends pas.Ce sont des gens qui ne respectent rien », a-t-il commenté.Dans la nuit de samedi à dimanche, des individus ont pénétré dans l'enceinte sacrée en brisant un premier vitrail.Ils ont ensuite renversé des bancs d'église, détruit le jubé, brisé des fenêtres, déchiré des missels, lancé un miroir du haut du balcon, arraché des portes et des décorations religieuses et tenté d'allumer un incendie sur le tapis.Ce dernier méfait n'aura laissé qu'un bout de plancher calciné.Les vandales ont terminé leur saccage à l'extérieur, brisant et renversant une demi-douzaine de pierres tombales centenaires.Selon la Sûreté du Québec, les dommages s'élèvent à quelque 10 000 $.« Nous avons saisi des objets à analyser qui pourraient nous aider à retracer les responsables », a fait savoir le porte-parole de la SQ-Montérégie, Ronald Mc Innis.Parmi ceux-ci, « des mégots de cigarette, des chandelles et des condoms usagés », qui auraient été utilisés par les squatteurs d'un soir, a indiqué la surveillante de l'église, Gisèle Bourgeois, qui demeure à proximité.Un vélo aurait aussi été saisi par les autorités.Pour le maire d'Acton Vale, Maurice Coutu, il s'agit d'actes « révoltants, inquiétants » qui dénotent un « manque total de politesse ».« Ça fait mal de voir ça », a ajouté le maire de la municipalité de 7500 habitants.Je ne sais pas quand ça va arrêter.» Maurice Coutu refuse de blâmer la SQ d'Acton dans cette affaire.« Les policiers ne peuvent pas être partout.C'est à la population de s'impliquer davantage pour protéger ses biens.» Pour l'heure, les messes sont suspendues et les « anges gardiens» de l'église St.Mark \u2014qui n'est pas assurée\u2014 s'affairent à réparer les dégâts.Ils envisagent d'équiper l'édifice de fenêtres plus solides.«Ça va prendre beaucoup d'implication pour tout réparer », note le porte-parole de l'église, David Eaves, petit-fils du premier pasteur de l'église St.Mark, Louis Wurtèle.PHOTO ALAIN DION, LA VOIX DE L'EST © Gisèle Bourgeois constate les dégâts à l'intérieur de l'église construite en 1865.À l'extérieur, les vandales ont renversé une demi-douzaine de pierre tombales centenaires.VOS CONCESSIONNAIRES KIA DU QUÉBEC UNE OCCASION TROP RARE POUR PASSER À CÔTÉ.UN PETIT TOUR QUI VAUT LE DÉTOUR FAITES UN ESSAI ROUTIER LES1 0 JOURS KIA 2 195 $ 995 $ 0 $ 129 $ 149 $ 166 $ COMPTANT VERSEMENTS MENSUELS Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada etsont applicables aux modèles présentés :Rio S 2005(RO54X5) et Rio RX-V 2005(RO5525).Durée de location-bail de 60 mois, avec taux de financement annuelsrespectifs de 0,00 %et0,42 %; etversement initialou équivalent d'échangede 2 195 $et2195 $.Versement du premier mois de 129$et 179$, plus frais de livraison et destination de 0 $et 0 $, et frais d'acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L'obligation totale de location-bail pour les modèles présentés est basée sur unprix de détail suggérédu fabricant (PDSF)de12 995 $ et 16695 $, etse chiffre respectivement à 9935$et 12 935$; l'option d'achat à la fin de la location-bail est évaluée à 3 497,50 $ et 4981,20 $, taxes en sus.Lekilométrage allouépour la location-bail est de 20 000 km/an(d'autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètreexcédentaire.PDSF : Rio S 2005 à partir de 12 995 $ et Rio RX-V 2005 à partir de 16695 $.Les plaques, immatriculation, assurances, frais de livraison et destination, ettaxessont en sus, àmoins d'indication contraire.Le PDSF des modèles présentés figure ci-dessus.Les prix peuvent êtremodifiéssans préavis.Les concessionnaires peuventvendreou louer lesvéhicules à prix inférieur.Exemple de financement à l'achat : unmontant de 10000 $, àun taux de financement à l'achat de 0,0 %, donne desversements mensuels de 208,33 $ pour une durée de 48 mois; le coût d'emprunt est de 0 $ pour unengagement de 10000 $.L'offre varie selon le modèle duvéhicule.Le versement mensuel et le coût d'empruntvarientselon le montant de l'emprunt, la durée du prêt et le versement initial/équivalent d'échange.Certainesrestrictions peuvents'appliquer.D'autres options de location et de financementsont offertes.\u2020Les modèles décrits sont légèrement différents des modèles illustrés.Les images incluent des accessoires offerts en option.KIA est une marquede commercede Kia Motors Corporation.D Limitede une cartede10 $d'essencepar personne ou par foyer.Jusqu'à épuisement desstocks.t Pour obtenir le règlement complet du concours, passez chezvotre concessionnaire Kia participant.% La Garantie sanssouci couvrela plupart des composants duvéhicule contreles défectuosités, dans des conditions normales d'utilisation et d'entretien.L'offre«Obtenez300 $d'essencegratuitement » s'applique seulement à l'achat de toute Rio 2005neuve, et exclut les achats de véhicules de démonstration ou de parcs de voitures.Offred'une durée limitée.Prix, disponibilitéet caractéristiquessous réservedemodificationssans préavis.Lesrenseignements contenus dans cette annoncepublicitaire sontsupposés êtreexacts au moment de l'impression.LE CONSTRUCTEUR AUTOMOBILE À LA CROISSANCE LA PLUS RAPIDE AU MONDE OBTENEZ GRATUITEMENT 10 $ D'ESSENCED ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN VOYAGE EN AUSTRALIE OU L'UN DES 200 APPAREILS PHOTO NUMÉRIQUESt À l'achat de toute RIO 2005 neuve, obtenez : 300 $ D'ESSENCEGRATUITEMENT Modèle LS illustré\u2020 PDSF : 12 995 $ Modèle RX-V illustré\u2020 PDSF 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passage à Montréal, le ministre des Communications, Mohammed Nabil Benabdallah, a dit que le Montréalais, soupçonné par le Canada d'être un agent dormant d'Al-Qaeda, est recherché au Maroc pour sa participation aux attentats terroristes qui ont secoué le royaume nord-africain en mai 2003.« Nous considérons que M.Charkaoui fait partie des personnes qui, de près ou de loin, sont impliquées dans les différentes initiatives de terrorisme menées dans notre pays », a expliqué le ministre hier après-midi, faisant allusion aux cinq attentats simultanés qui ont eu lieu le 16 mai 2003 à Casablanca, entraînant plus de 40 personnes dans la mort.Au dire du ministre des Communications, les services secrets du Maroc ont reçu de l'aide d'autres organisations de renseignements pour mener à terme leur enquête.« Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, à laquelle le Maroc participe depuis le début, les services de sécurité marocains collaborent avec des services de sécurité à l'échelle internationale.Les informations sont partagées entre les différents services étrangers.C'est dans ce cadre-là que le Maroc considère que M.Charkaoui est impliqué de manière directe ou indirecte dans les initiatives terroristes menées à l'encontre de notre pays », a expliqué le ministre.Mandat d'arrêt controversé Ces informations ont poussé les autorités marocaines à délivrer en septembre 2004 un mandat d'arrêt international contre M.Charkaoui, ajoutait hier le ministre.Ce mandat d'arrêt, dont le Canada disait ignorer l'existence jusqu'à la fin de février, est au coeur d'une controverse en Cour fédérale.Le tribunal a suspendu l'étude du certificat de sécurité qui pèse contre M.Charkaoui jusqu'à ce que le gouvernement canadien statue sur le danger de le renvoyer au Maroc.En conformité avec la convention internationale contre la torture, le Canada ne peut renvoyer un individu dans un pays où il risque de subir de mauvais traitements.Or, des organisations internationales des droits de l'homme dressent un portrait sombre du système judiciaire et carcéral au Maroc.Human Rights Watch s'inquiète particulièrement du traitement accordé aux membres d'organisations islamistes.Le porte-parole du gouvernement marocain croit que la version des faits présentée par les organisations internationales est grandement exagérée.« S'il est expulsé au Maroc, M.Charkaoui bénéficiera pleinement des droits qui sont les siens.Le Maroc a signé les conventions de droit international en matière des droits de l'homme et les respecte », soutient Mohammed Nabil Benabdallah, qui, dans sa jeunesse, a appartenu à une organisation étudiante qui tenait tête au roi Hassan II et qui a été victime de sa répression.Les temps ont changé Le ministre, qui a prononcé hier soir à Mc Gill un discours sur les avancées démocratiques au Maroc depuis l'arrivée de Mohammed VI à la tête de la monarchie, croit que l'image projetée du Maroc au Canada n'est plus la bonne.« Il y a un gouffre entre la situation au Maroc, les acquis démocratiques réalisés dans ce pays et ce que l'on peut constater dans le reste du monde arabe, a-t-il noté.C'est désolant de voir que nous sommes mis dans le même panier alors que nos réformes sont saluées dans les grands pays occidentaux, dont l'Espagne, la France et les États-Unis.Tout n'est pas encore pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous avançons dans la bonne direction.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Mohammed Nabil Benabdallah, ministre des Communications du Maroc, est de passage à Montréal.EN BREF 3316213A Porsche Prestige (514) 356-7777 230, Michel Jasmin Voie de service Côte-de-Liesse Dorval www.porscheprestige.com Le roadster, réinventé.Conçu pour le plaisir de conduire avec une seule destination : La route.Porsche Boxster 2005.Aucun substitut.Faux claviers Les enquêteurs de la police de Laval surveillent de près les guichets automatiques.Une femme qui s'apprêtait à retirer une somme d'argent à l'un des deux guichets du cinéma Colossus de Laval, le dimanche de Pâques, s'est rendu compte qu'elle pouvait manipuler le clavier.Il s'agissait d'un faux clavier, sans caméra, qui capte automatiquement le mot de passe et les numéros de comptes bancaires des clients lorsqu'une carte est insérée.D'autres incidents de la sorte n'ont pas été notés depuis.Personne n'a été volé.La police de Laval tient néanmoins à mettre en garde la population contre la présence possible de ces claviers sur le territoire.Sara Champagne Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2005-05-09 Tirage du 2005-05-09 Tirage du 2005-05-09 NUMÉRO 026130 NE MANQUEZ PAS ROUE DE FORTUNE LES LUNDIS, MARDIS, MERCREDIS À TQS À 18H25 Offres de location-bail d'une durée limitée, par l'entremise de Honda Canada Finance Inc.S.A.C.seulement.Tarifs mensuels de location-bail d'une durée de 39 mois établis pour l'Acura TL (modèle UA6625J) 2005 neuve.Un acompte de 7 593 $ vous donne un versement mensuel de 428 $ et un total des paiements de 24 285 $.Taux de location annuel de 3,9 %.Un premier versement est requis et un acompte pourrait être exigé.Allocation de 24 000 km par année (frais de 0,15 $ par kilomètre supplémentaire).Transport et préparation de 1 200 $, frais d'inscription au registre des droits personnels et réels mobiliers, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.À la fin du bail, vous pouvez retourner le véhicule au concessionnaire ou l'acheter pour une valeur résiduelle prédéterminée.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Du 3 mai au 31 mai, 2005.Offres de location-bail d'une durée limitée, par l'entremise de Honda Canada Finance Inc.S.A.C.seulement.Tarifs mensuels de location-bail d'une durée de 39 mois établis pour l'Acura MDX (modèle YD1865JN) 2005 neuve.Un acompte de 9 617 $ vous donne un versement mensuel de 488 $ et un total des paiements de 28 649 $.Taux de location annuel de 3,9 %.Un premier versement est requis et un acompte pourrait être exigé.Allocation de 24 000 km par année (frais de 0,15 $ par kilomètre supplémentaire).Transport et préparation de 1 200 $, frais d'inscription au registre des droits personnels et réels mobiliers, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.À la fin du bail, vous pouvez retourner le véhicule au concessionnaire ou l'acheter pour une valeur résiduelle prédéterminée.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Du 3 mai au 31 mai, 2005.MAI 2005 VOI C I UNE INVITATION À PROFITER D'UN TAUX INCROYABLE DE 3,9 % SUR 39 MOIS.L'ACURA TL Moteur VTECMC V6 de 270 chevaux garnitures intérieures en cuir toit ouvrant électrique roues de 17 pouces en alliage d'aluminium assistance de stabilité (VSA®) système de freins antiblocage (ABS) chaîne sonore DVD - Audio climatisation automatique et tellement plus\u2026.428$ PAR MOIS SUR 39 MOIS 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ L'ACURA MDX Moteur V6 SACT de 265 chevaux toit ouvrant électrique de l'espace pour 7 passagers garnitures intérieures en cuir ordinateur de routes climatisation automatique assistance de la stabilité du véhicule (VSA®) 4 roues motrices avec système de gestion variable du couple (VTM-4) et tellement plus\u2026 488$ PAR MOIS SUR 39 MOIS 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ 'MEILLEUR ACHAT DANS LA CATÉGORIE DES VOITURES DE LUXE.' - LE MONDE DE L'AUTO, répertoire 2005.ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blainville (450) 435-4455 www.acuraplus.com GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain E.Anjou (514) 354-8811 www.galeriesacura.com LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O.Montréal (514) 340-1344 www.lucianiacura.com ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O.Brossard (450) 659-1616 www.acurabrossard.com ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval (450) 682-4050 www.acuralaval.com ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux (514) 696-7777 www.acuragabriel.com 3313876A MONDE Moscou réussit sa fête de la victoire AGENCE FRANCE-PRESSE MOSCOU \u2014 Le président russe Vladimir Poutine a remporté hier son pari, réunissant dans une atmosphère consensuelle à Moscou, malgré quelques grincements de dents à l'étranger, le gratin des dirigeants mondiaux pour célébrer la victoire de 1945 sur les nazis et prôner une nouvelle alliance contre le terrorisme.La grande fête de Moscou, en présence notamment du président américain George W.Bush, a suscité des protestations, notamment en Europe de l'Est, pour laquelle la « libération » en 1945 par l'armée rouge a ouvert une période de domination soviétique.Et elle a été boycottée par les dirigeants de la Lituanie et de l'Estonie, deux États baltes annexés par l'URSS en 1945, ainsi que par le président géorgien.Mais la présence dans la capitale russe d'une brochette de dirigeants occidentaux aura apporté une caution appréciable aux cérémonies organisées par le Kremlin.M.Poutine a tenu à souligner dans ses discours le rôle majeur de l'Union soviétique, avec ses 27 millions de morts, dans la victoire sur le nazisme.Mais il a su ménager ses hôtes.« Nous sommes aujourd'hui sincèrement reconnaissants envers ceux qui ont soutenu dans les années 40 l'Union soviétique, qui a pris sur elle le choc le plus dur et le plus cruel de la guerre », a-t-il dit, évoquant les livraisons américaines de matériel et d'armes à l'armée Rouge.S'exprimant notamment devant M.Bush, le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder (le premier ministre Tony Blair étant absent pour des raisons de politique intérieure), parmi une soixantaine de dirigeants étrangers, le maître du Kremlin, dont la politique autoritaire suscite des inquiétudes en Occident, en a profité pour vanter une nouvelle alliance, contre le terrorisme.« Il ne doit pas y avoir d'illusions.Les idées du fascisme (synonyme en Russie de nazisme) et de la supériorité raciale ne sont pas éradiquées.Des idées similaires sont à l'origine de l'extrémisme et du terrorisme, avec lesquels le monde contemporain s'est déjà heurté de front, et qui ne sont pas moins cruels que le nazisme », a-t-il dit, dans un discours adressé à ses hôtes réunis au Kremlin après une grande parade de près de 10 000 vétérans et militaires en uniforme d'époque sur la place Rouge.« Il est de notre devoir de renforcer la coopération pour lutter contre ce mal qui menace réellement la civilisation », a insisté M.Poutine, qui a fait rejoindre par son pays la coalition antiterroriste internationale après les attentats de septembre 2001 aux États- Unis, mais dans la bouche duquel le mot terrorisme sous-entend souvent la rébellion tchétchène.M.Poutine a du reste évité tout sujet délicat, ne faisant aucune allusion à la polémique avec les Baltes et les États-Unis sur l'occupation soviétique qui a suivi la libération de l'est de l'Europe par l'armée rouge, un terme vivement réfuté par Moscou.Alors que M.Bush a pris soin de rencontrer en matinée des représentants d'ONG russes et des défenseurs des droits de l'homme, le président russe s'est contenté d'assurer qu'il fondait sa politique « sur les idéaux de la liberté et de la démocratie ».Le président américain a tenu à placer sa présence à Moscou entre une visite samedi en Lettonie, l'une des trois républiques baltes ex-soviétiques entrées l'année dernière dans l'OTAN, et une étape en Géorgie, autre ancien pré-carré de la Russie devenu pro-occidental fin 2003.Mais aucun signe de crispation n'a percé, et M.Bush a même fait un geste à l'égard de son homologue russe, avant son arrivée hier soir à Tbilissi, prônant une lutte accrue contre le « terrorisme » dans les gorges de Pankissi, une zone montagneuse frontalière de la Tchétchénie.Rêvez maintenant, réalisez plus tard : Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, ou passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.Nos bureaux sont également ouverts les samedis de mai, de 10 h à 16 h.www.epq.gouv.qc.ca 1 800 463-5229 Obligations à taux fixe Remboursables à l'échéance.Achat à partir de 100 $.Capital garanti à 100 %.Choix d'échéances de 1 à 10 ans.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.1% BONI DE la première année pour les nouveaux fonds REER.Termes Taux 1 an 2,05 2 ans 2,50 3 ans 2,85 4 ans 3,10 5 ans 3,40 6 ans 3,80 7 ans 4,00 8 ans 4,15 9 ans 4,30 10 ans 4,40 3315009A Le camp de Westerbork revisité PRESSE CANADIENNE WESTERBORK, Pays-Bas \u2014 Ernst Verduin n'est demeuré que quelques jours au camp de transit de Westerbork, dans le nord-est des Pays-Bas, avant que les Allemands ne l'envoient au camp d'extermination d'Auschwitz.Transféré d'un camp à l'autre jusqu'à ce qu'il soit finalement libéré, en 1945, à Buchenwald, M.Verduin, ajourd'hui âgé de 77 ans, s'est joint aux anciens combattants canadiens qui ont assisté à un service commémoratif sur les lieux.Ce service était l'un des derniers événements d'une semaine d'activités auxquelles ont pris part quelque 1500 ex-soldats canadiens pour le 60e anniversaire de la libération des Pays-Bas.M.Verduin figure au nombre des 107 000 juifs néerlandais à être passés par le camp de Westerbork entre 1942 et la libération.RX 330 Moteur V6 de 3,3 litres développant 230 chevaux Traction intégrale Régulateur de traction Contrôle de la stabilité du véhicule Essuie-glaces activés par la pluie Sièges avant chauffants Coussins gonflables avant à deux phases, coussins gonflables latéraux montés dans les sièges avant, coussin gonflable de protection des genoux côté conducteur, coussins gonflables latéraux en rideau à détecteur de roulis Plans de location de Lexus Services Financiers sur approbation du crédit.Offre valable pour les Lexus RX 330 2005 neufs loués avant le 31 mai 2005.Immatriculation, enregistrement, assurances et toutes les taxes applicables en sus.Frais de transport et de préparation (1 675 $) en sus.Basé sur une location-bail de 48 mois à un taux de location de 4,9 % (modèle HA31UP « R »).Acompte de 8 525 $ ou échange équivalent requis.Dépôt de garantie de 0 $.Première mensualité gratuite pour concessionnaire Lexus participant.Coût total de la location de 32 429 $ et prix de l'option d'achat de 23 594 $ basés sur un maximum de 96 000 km.Des frais de 0,15 $ pour chaque kilomètre supplémentaire (0,10 $ par kilomètre si convenu au moment de la signature du contrat de location) s'appliquent.PDSF de 50 200 $.Le concessionnaire peut offrir la location à un prix moindre.Taux de financement à l'achat : 3,9 % pour 48 mois, offert par Lexus Services Financiers sur approbation du crédit.Exemple de financement : 20 000 $ à 3,9 % par an équivaut à 450,69 $ par mois pendant 48 mois.Frais d'emprunt de 1 632,96 $ pour un total de 21 632,96 $.Voyez votre concessionnaire Lexus participant pour plus de détails.lexus.ca TECHNIQUEMENT AVANCÉ, INVARIABLEMENT LEXUS.Une commande individuelle de contrôle de la température.Des coussins gonflables latéraux surdimensionnés.Impressionnant n'est-ce pas ! Sans oublier cette caractéristique exclusive qui confirme au premier coup d'oeil qu'il s'agit de l'un des VUS de luxe les plus avancés sur le marché : un petit « L » chromé, offert en équipement de série.Le Lexus RX 330.Composez le 1 800 26-LEXUS pour rejoindre dès aujourd'hui le concessionnaire Lexus le plus près de chez vous.BIEN ÉQUIPÉ À PARTIR DE 50 200 $ 498 $ / MOIS LOCATION 48 MOIS DÉPÔT DE GARANTIE DE 0 $ ACOMPTE DE 8525 $ PREMIÈRE MENSUALITÉ GRATUITE 3,9 % FINANCEMENT 48 MOIS 3315380A FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Les leçons de la Gaspésia mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Oublions, l'espace d'un instant, les blâmes, la récupération politique et les demandes d'excuses de part et d'autre pour tenter d'aborder de façon non partisane le dépôt du rapport de la Commission d'enquête sur la Société Papiers Gaspésia.Exercice difficile argumenteront certains, puisque la nature même de certaines recommandations du juge Lesage, qui présidait cette commission, relève de la politique.Difficile certes, mais loin d'être inutile.Il serait en effet extrêmement dommage que le travail effectué par les membres de cette commission, notamment toute leur réflexion sur le développement des régions, le lancement des grands projets et l'intervention de l'État, soit complètement noyé dans le tumulte politique qui a suivi la publication du rapport Lesage.Car peu importe l'allégeance politique, un fait est indéniable : le projet de relance de l'usine Gaspésia s'est soldé par un échec retentissant, un fiasco où des millions de dollars en fonds publics ont été investis en pure perte.Une telle erreur ne doit pas être répétée et à ce titre, le rapport Lesage apporte des pistes de solutions qui valent la peine d'être débattues.D'abord sur le rôle de l'État.Arrêtons de brandir le spectre du néo-libéralisme, nulle part le juge Lesage ne préconise de cesser toute forme d'intervention gouvernementale.Il est cependant essentiel de se demander, comme l'a fait la Commission, comment les deniers publics peuvent être investis pour avoir le meilleur impact.À notre avis, l'une des recommandations les plus importantes de ce rapport est celle stipulant que les organismes de financement de l'État s'abstiennent d'investir dans un grand projet privé, lorsque la propriété de l'entreprise n'est pas majoritairement contrôlée par un ou des promoteurs opérateurs.« Dans les domaines qui ne relèvent pas du rôle de l'État, les risques doivent être assumés par le secteur privé », souligne avec justesse le juge Lesage.Ça semble aller de soi, mais comme on le sait aujourd'hui, dans le cas de Papiers Gaspésia, c'était loin d'être le cas.D'autre part, pour ce qui est des grands projets, où trop souvent les promoteurs ont tendance à en sous-estimer les coûts tout en surestimant les bénéfices, la Commission d'enquête recommande qu'un comité d'experts indépendants, spécialisés dans le genre d'ouvrage projeté, soit constitué avant toute décision d'injecter des fonds publics importants pour la réalisation d'un grand projet et que l'opinion des membres de ce comité soit rendue publique avant la décision d'engager les fonds.Un tel comité aurait certainement agité un drapeau rouge, dans le cas de la relance de la Gaspésia, pour signifier l'ampleur démesurée des risques assumés par le gouvernement et l'absence d'une véritable imputabilité.Comme le signale le rapport à juste titre : « Papiers Gaspésia (la société en commandite) n'était pas un propriétaire responsable, aucun des partenaires ne prenait d'initiative comme un véritable entrepreneur ».Cette déresponsabilisation a conduit aux dépassements de coûts que l'on connaît et, en définitive, à l'abandon du projet.Un tel vacuum ne devrait jamais plus se reproduire.Enfin, le rapport Lesage apporte une contribution importante à la nécessaire réflexion qu'on devra faire comme société sur le développement économique des régions.Un chapitre complet y est consacré où la Commission se demande si plutôt qu'investir directement dans des projets de production, comme la construction d'une usine, l'État ne devrait pas davantage injecter des fonds publics pour rendre les régions plus attrayantes sur le plan économique, en améliorant les réseaux de transport, en misant sur la formation de la main-d'oeuvre ou en facilitant l'essor des entreprises de deuxième et de troisième transformation.Il est clair que ce n'est pas une panacée, qu'il n'existe pas de solution toute faite pour les régions, mais les pistes soulevées dans ce rapport valent la peine qu'on en discute.Il est à souhaiter qu'en dépit des débordements politiques inappropriés du juge Lesage, son rapport servira à autre chose qu'à se crier des noms de part et d'autre de l'Assemblée nationale.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS « Dans les domaines qui ne relèvent pas durôlede l'État, les risques doivent êtreassumés par le secteur privé .» OPINION Une impuissance étonnante Québec pressé d'agir dans le lock-out au collège Notre-Dame-de-Lourdes, à Longueuil CHRIS T IANE ROY ET DANI EL RIOUX Les auteurs sont parents d'une élèvede 4e secondaire au Collège Notre-Dame-de-Lourdes.M.Jean-Marc Fournier, ministre de l'Éducation, Voilà deux semaines complètes que tous les élèves du collège Notre- Dame-de-Lourdes, à Longueuil, sont privés d'enseignement à la suite de la fermeture soudaine de l'école par la directrice, Madame Lucie D'Amour.Nous entamons donc aujourd'hui une troisième semaine de lock-out, alors que nos enfants sont pris en otages par la direction durant la négociation de la convention collective avec son personnel.Nous apprenions ce week-end par la direction que les négociations reprendront uniquement à compter du 13 mai pour une durée de trois jours, les 13-14 et 15 mai, en présence du conciliateur.Cette même direction continue de nous assurer que l'année scolaire de nos enfants n'est pas en péril, et ce, sans même savoir quel sera le temps requis pour arriver à une entente entre les deux parties.Nous apprenions aussi que, depuis le 22 avril, date de fermeture de l'école, uniquement trois jours de négociation ont eu lieu.À ce rythme, il devient évident que ce laxisme compromet dangereusement l'année scolaire de nos enfants.Le comité de parents du collège a fait de nombreuses représentations auprès de différentes instances, et il semble que le ministère de l'Éducation ne puisse intervenir dans ce dossier.De ce fait, le ministère semble avaliser les moyens utilisés par ces gestionnaires.Il nous apparaît ici essentiel et urgent que le ministère change son point de vue, et exerce son pouvoir en s'assurant que chaque élève reçoive un enseignement tel que le stipule la Loi de l'instruction publique.L'impuissance apparente de votre ministère est à la fois étonnante et questionnable.Enfin, il serait opportun que ce conflit soit géré par le gouvernement du Québec comme affectant un établissement d'enseignement et non pas une quelconque usine de production.Quelles sont les alternatives que vous proposez ?Votre rôle est primordial dans la réouverture du collège Notre-Dame-de-Lourdes et nous nous attendons à ce que vous mettiez fin à cette situation qui laisse nos enfants devant la perte possible de leur année scolaire.LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Gaspésia: à qui la faute?Le rapport du juge Robert Lesage sur le fiasco de la Gaspésia confirme les appréhensions que la plupart des observateurs indépendants entretenaient, depuis le début, au sujet de la décision du gouvernement Landry de relancer la Gaspésia.Malgré ses prétentions et sa tentative de discréditer la commission Lesage, Bernard Landry aurait intérêt à identifier correctement l'origine et les causes de ce scandale.Il en est le grand responsable parce qu'il a utilisé l'argent des citoyens dans une aventure vouée dès le départ à l'échec.De plus, à la demande du gouvernement, Tembec a davantage agi comme caution que comme investisseur dans ce projet.Si c'est ce type de gestion que Bernard Landry associe au modèle québécois, il y a lieu de le revoir à la lumière des résultats néfastes obtenus dans le dossier de la Gaspésia.Guy Beaudin Québec .Incapable d'admettre ses erreurs C'est incroyable de voir M.Landry incapable d'admettre ses erreurs.Pour une personne qui se dit être un super économiste, il devrait aller se rhabiller.Un gaspillage de fonds publics dans ce projet et dans bien d'autres fait en sorte que nous sommes les contribuables les plus taxés au Canada.L'argent qui s'est volatilisé n'est plus disponible pour être investi ailleurs.Le contenu du rapport de la commission Lesage indique clairement où mène la théorie de l'interventionnisme d'État à outrance.Or, M.Landry est incapable d'admettre qu'il s'est trompé.Il n'est pas digne de diriger à nouveau la province de Québec et encore moins un pays.Jules Maranda .Un exemple à éviter Ne trouvez-vous pas bizarre qu'Henri Massé et Bernard Landry qualifient tous les deux de « bâclé » le rapport du juge sur le fiasco du projet Gaspésia ?Déchirer encore sa chemise sur la place publique et jouer à Ponce Pilate ne prennent plus de nos jours ; vos jupons dépassent messieurs.Mettre en doute l'intégrité du juge qui vous condamne fait dans le mauvais goût.Bernard Landry, à titre de premier ministre et investisseur majoritaire, avait l'imputabilité du projet.D'ailleurs si ça s'était avéré un succès, il serait le premier à se péter les bretelles ?Ce fiasco doit être un exemple à éviter dans le futur modèle québécois.Quant à la FTQ, elle revient dans ses bonnes vieilles ornières avec les méthodes préférées de Dédé Desjardins.Monsieur Massé : vous pouvez bien tenter de blâmer Wal-Mart et créer des écrans de fumée, mais elle se dissipera bien un jour.Robert Vallée Brossard .Fédéraliste avoué Ça sent la politique à plein nez.Un juge à la retraite de la Cour supérieure, fédéraliste avoué et libéral de surcroît, selon les critères du juge Robert.Voilà tous les ingrédients pour discréditer le Parti québécois.Depuis qu'ils sont au pouvoir, ces libéraux, rien n'a été fait pour nous aider.Ils ont laissé couler le bateau de la Gaspésia.C'est ça leur politique du laissezfaire.Alain Larouche .Où étiez-vous ?Je suis originaire de la Gaspésie et je considère que la réaction du ministre Béchard à la suite de la publication du rapport Lesage est tout à fait insensée.Où était-il en 2001 quand le ciel nous est tombé sur la tête ?Le taux de chômage était à près de 25 % et les problèmes sociaux étaient plus graves à chaque semaine.On ne peut pas blâmer les autorités de l'époque d'avoir tenté de nous aider.Le ministre Béchard s'indigne des choix politiques de Bernard Landry : je m'indigne pour ma part de la partisanerie libérale de Claude Béchard qui tente de se faire du capital politique sur le malheur des Gaspésiennes et des Gaspésiens.Voilà le vrai scandale.Jacynthe Lemieux .Pire que les commandites ?Les Québécois sont scandalisés par le programme de commandites.Avec raison.Les Gaspésiens devraient l'être tout autant avec le scandale de la Gaspésia.Un projet mal attaché, lancé à toute vitesse, les élections étant à la veille d'être déclenchées.Il y a plusieurs années, les politiciens achetaient les votes avec de l'asphalte, des routes de campagne et des ponts.Maintenant, on est devenu plus raffiné : on achète les votes avec d'énormes cheminées qui ne cracheront jamais la fumée promise, lors d'annonces hautement médiatisées.Une fois de plus, des centaines de millions lancés en l'air, sans savoir si le rêve était réalisable.L'irresponsabilité des dirigeants politiques de l'époque \u2014 Landry en tête \u2014 devrait nous faire réfléchir sur le gaspillage des fonds publics.Depuis une dizaine d'années, sans exagération, on peut dire que les Québécois ont investi plus d'un milliard de dollars dans des canards boiteux.Sans parler de ceux qui leur sont inconnus, ceux dont ils n'entendront jamais parler.Si c'est ainsi que fonctionnera le futur Québec indépendant, il vaut mieux ne pas prendre le risque de donner à ces amateurs la gestion du futur pays.Nestor Turcotte Matane .Massé à la place de Landry Bernard Landry devrait tout simplement prendre sa retraite et laisser sa place à Henri Massé qui brûle d'impatience pour le remplacer à la tête du PQ.François Legault ne passe tout simplement pas dans le public.Denis Lussier PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE© Bernard Landry MATTHIEU ARSENEAU, P IERRE FORTI N , LUC GODBOUT ET MARCELIN JOANIS Les auteurs sont des chercheurs universitaires spécialisés en finances publiques.M.Arseneauest de l'Universitéde Sherbrooke, M.Fortin de l'UQAM, M.Godbout de l'Universitéde Sherbrooke etM.Joanis de l'Universitéde Toronto.Le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces a deux sources bien connues.D'une part, la demande des citoyens augmente beaucoup plus rapidement pour les services publics qui sont de compétence provinciale (comme la santé, l'éducation et les services municipaux) que pour ceux qui relèvent d'Ottawa (comme la défense, les affaires étrangères et l'assurance emploi).D'autre part, les transferts traditionnels d'Ottawa aux provinces ont fortement diminué en importance depuis 1995.À l'approche d'une nouvelle joute électorale entre fédéralistes et souverainistes au Québec, l'étude sur les finances publiques d'un Québec souverain réalisée par François Legault vient illustrer tout le paradoxe de l'approche fédérale.Tous conviennent qu'au milieu des années 90, il était nécessaire que le gouvernement fédéral revoie ses dépenses, y compris ses transferts aux provinces, pour redresser sa situation financière catastrophique.Cependant, une fois que le budget fédéral a retrouvé son équilibre et qu'Ottawa s'est mis à nager dans les surplus budgétaires, les provinces ont été obligées de vivre avec l'insuffisance des transferts financiers du fédéral.Il est aussi devenu de plus en plus difficile pour elles d'adopter des plans budgétaires cohérents, parce que les transferts fédéraux sont devenus impossibles à prévoir d'une année à l'autre.En raison de leur fragilité financière, les provinces se sont peu à peu transformées en itinérants qui vont quémander de l'argent à Ottawa chacun leur tour.Conséquence : l'arbitraire politique tend à remplacer les règles, comme l'illustrent les ententes à la pièce de février dernier avec Terre-Neuve (2 milliards) et la Nouvelle Écosse (830 millions), et celle de ce mois-ci avec l'Ontario (5,8 milliards).Pouvoir de dépenser On assiste en même temps au retour en force du pouvoir fédéral de dépenser.Les nouvelles initiatives fédérales s'immiscent sans restriction dans des champs de compétence provinciale exclusive.Des exemples : les infrastructures urbaines, la vaccination et la santé publique, l'équipement médical, les soins à domicile, les services de garde, les médicaments onéreux, les temps d'attente à l'hôpital.Même quand elles ont rapporté de l'argent aux provinces, ces initiatives fédérales ont déstabilisé leurs finances.Car en introduisant de nouveaux programmes conditionnels dans des domaines provinciaux, le fédéral a contraint les provinces à investir une plus grande partie de leurs revenus autonomes selon des priorités déterminées à Ottawa.Les provinces ont vu ainsi leur liberté de manoeuvre financière se rétrécir grandement.Elles sont en même temps devenues vulnérables à la possibilité que le fédéral se retire ultérieurement de ces programmes conjoints sans avertir.Bien que les libéraux fédéraux persistent à nier le déséquilibre fiscal, l'opinion publique canadienne ne les suit pas.L'idée qu'il existe un déséquilibre fiscal dans la fédération canadienne est maintenant admise partout au pays.La solution au problème est également claire : des transferts fédéraux adéquats ou un transfert d'espace fiscal aux provinces, et le respect de leurs champs de compétence.Faut-il rappeler que l'absence de règlement du déséquilibre fiscal fait ombrage aux autres enjeux cruciaux pour le Québec, tels le vieillissement de la population et le niveau élevé de la dette publique ?La question du déséquilibre fiscal ne sera pas le seul thème de la joute électorale qui approche au niveau fédéral, mais elle en constituera néanmoins un élément crucial.À cet égard, le conflit sur la vision de ce que doit être le Canada est très net entre les deux partis fédéraux centralisateurs (libéraux et néo-démocrates) et les deux partis décentralisateurs (conservateurs et bloquistes).Une dimension nouvelle Dans ce contexte agité, l'étude sur les finances publiques d'un Québec souverain que vient de rendre publique le Parti québécois apporte une dimension nouvelle au débat canadien et québécois.En deux mots, elle démontre que le déséquilibre fiscal canadien accroît la rentabilité financière de la souveraineté du Québec.Que fait cette étude ?Essentiellement, elle actualise l'analyse du budget d'un Québec souverain réalisée en 1991 par les financiers Bélanger et Campeau, qui dirigeaient la commission parlementaire instituée par M.Bourassa et portant leurs noms.Elle ne réglait pas tout, mais elle fournissait un cadre d'analyse utile.Pourquoi est-il intéressant pour le Parti québécois de la reprendre 14 ans plus tard ?C'est qu'à l'époque de la commission Bélanger- Campeau, il fallait transférer au budget du Québec souverain la quotepart québécoise d'un imposant déficit fédéral de 34 milliards.De plus, le poids des transferts fédéraux dont le Québec souverain allait se priver représentait 21 % des revenus totaux du Québec.Or, l'assainissement des finances fédérales et l'émergence du déséquilibre fiscal qui se sont produits depuis 1995 ont modifié considérablement le résultat du calcul effectué en 1991.D'une part, un Québec souverain en 2005 n'aurait plus à assumer sa part d'un solde budgétaire fédéral déficitaire, mais récupérerait plutôt une partie des surplus fédéraux actuels.D'autre part, les transferts fédéraux nets qui seraient perdus ne représentent plus aujourd'hui que 15 % des revenus budgétaires du Québec.Il serait donc moins coûteux pour le Québec de passer à la souveraineté en 2005 qu'en 1991.Les résultats de l'étude du Parti québécois illustrent la viabilité des finances publiques d'un Québec gérant la totalité des dépenses engagées sur son territoire avec les impôts qui y sont actuellement prélevés.Considérant les difficultés budgétaires que connaît présentement le Québec, l'ampleur de la marge de manoeuvre qu'elle dit pouvoir être dégagée, soit 13 milliards en cinq ans, peut certes paraître faramineuse.Mais même si on élimine tous les transferts fédéraux, qu'on ne soustrait aucun des coûts de chevauchement actuels entre Ottawa et Québec et qu'on exclut tout gain d'efficacité, les résultats présentés par le Parti québécois demeurent positifs pour un Québec souverain.Plus que les chiffres précis qui sont avancés dans l'étude, il faut retenir que ces résultats positifs découlent en bonne partie du déséquilibre fiscal qui mine présentement la fédération canadienne.Le déséquilibre fiscal ajoute donc une corde à l'arc du camp souverainiste, même s'il n'est pas du tout obligatoire que la correction de ce problème passe par la solution que ce camp privilégie.La souveraineté n'a pas que des visées financières, mais elle constitue néanmoins une solution \u2014 l'ultime solution \u2014 au déséquilibre fiscal.Le Parti québécois a bien saisi la brèche.Il n'est pas surprenant qu'il s'en serve pour mousser sa cause.Son exposé sur les finances publiques d'un Québec souverain constitue à n'en pas douter une addition importante au débat sur la place du Québec \u2014 voire des autres provinces \u2014 dans la fédération canadienne.Il est certainement possible de résoudre le déséquilibre fiscal causé par des transferts fédéraux inadéquats et le non-respect des compétences provinciales à l'intérieur du cadre fédératif canadien actuel.Mais, pour y arriver, il faudra que le camp fédéraliste mette à son tour de l'avant sa solution pour régler le déséquilibre fiscal.La situation des finances du Québec est maintenant tellement précaire que le gouvernement Charest ne peut ignorer le problème.M.Charest sait qu'en condamnant le déséquilibre fiscal comme il l'a fait récemment, il sera accusé par certains de donner des munitions à ses adversaires péquistes.Mais il sait également qu'en ignorant le problème, il leur en donnerait encore plus.Il n'a d'autre choix, pour le bien du Québec, que de jouer le tout pour le tout et de rechercher un règlement satisfaisant en se concertant avec ses collègues des autres provinces, dont certains sont tout aussi frustrés que lui.Un tel règlement constituerait certes une victoire de taille pour son gouvernement et pour le fédéralisme bien compris.PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC François Legault lors de la présentation, la semaine dernière, du budget de l'an 1 d'un éventuel gouvernement péquiste.FORUM Une brèche favorable au PQ L'absence de règlement de la question du déséquilibre fiscal fournit des arguments additionnels à la souveraineté C'estmaintenant au tour du campfédéralistedeproposer une solutionauproblèmedu déséquilibre fiscal.L'heure de vérité a sonné pour les libéraux Si les députés votentmajoritairement sur une motion réclamant la démission du gouvernement, il est clair dans notre esprit qu'il s'agira d'un vote de confiance MICHEL GAUTHIER L'auteur est leader parlementairedu Bloc québécoisàla Chambredes communes et organisateur électoral enchef duparti.L'heure de vérité a sonné pour Paul Martin.Son gouvernement devra se soumettre à un vote de confiance le 18 mai.La décision du président de la Chambre des communes de reconnaître la recevabilité d'un amendement des conservateurs à un rapport du comité des finances, qui demande de retirer la confiance du gouvernement, nous redonne espoir qu'une élection sera déclenchée sous peu pour un scrutin qui aurait lieu autour du 27 juin.Déjà le leader du gouvernement a déclaré que cette motion ne constituait pas un vote de confiance.Il ne faut pas s'étonner de cette déclaration lorsqu'on sait que les libéraux tentent par tous les moyens depuis des semaines d'empêcher la tenue d'un vote sur une motion de blâme envers leur gouvernement.La façon dont les libéraux s'accrochent au pouvoir est scandaleuse.Ils jouent avec les règles de procédure de la Chambre et interprètent le règlement à leur guise.En 18 ans de carrière politique, je n'ai jamais vu un gouvernement agir de la sorte.C'est tout à fait honteux pour un pays qui se dit démocratique.Le leader du gouvernement peut bien prendre ses rêves pour des réalités, mais sa théorie ne tient pas la route.Si la Chambre des communes vote majoritairement sur une motion réclamant la démission du gouvernement, il est clair dans notre esprit qu'il s'agira d'un vote de confiance.Il ne peut en être autrement.Les témoignages à la commission Gomery nous livrent chaque jour de nouvelles révélations accablantes sur le système de copinage que les libéraux ont mis en place pour tenter d'acheter la confiance des Québécois en violant toutes les règles en matière de financement des partis politiques.Tout indique que les libéraux ont profité de retours d'ascenseur d'agences de publicité pour financer leurs campagnes électorales au Québec en 1997 et en 2000.Qui sait s'ils n'ont pas utilisé ce même stratagème l'an dernier et qu'ils n'emploieront pas les mêmes tactiques dans l'avenir ?Il est grand temps de mettre fin à ces histoires d'horreur et d'aller aux urnes.C'est dans l'isoloir que les Québécois et les Québécoises pourront juger du bilan de ce gouvernement.Pas autrement ! PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Michel Gauthier . NUCLÉAIRE L'Iran fait monter les enchères AGENCE FRANCE-PRESSE TÉHÉRAN \u2014 L'Iran reprendra « dans les prochains jours» certaines activités sensibles malgré les pressions internationales pour qu'il renonce à toutes les opérations relatives à l'enrichissement d'uranium, a déclaré hier un des membres de l'équipe de négociation avec les Européens.« Nous allons relancer dans les prochains jours les installations de conversion d'uranium à Ispahan (centre) », a affirmé Mohammad Saïdi.Interrogé sur l'étendue de la reprise de ces activités, il a répondu : « Cela concerne les activités que nous avons suspendues » fin 2004.L'usine d'Ispahan procède à la conversion d'uranium, préalable à l'enrichissement.M.Saïdi a laissé entendre que la République islamique pourrait reprendre d'autres activités dans le domaine nucléaire si les négociations avec les Européens ne la satisfaisaient pas.« Si les Européens ne prennent pas en compte nos propositions, nous recommencerons nos activités », a-t-il dit sans préciser lesquelles, «mais pour l'instant la reprise concerne seulement l'usine de conversion ».« L'Iran maîtrise la technologie nucléaire et, en deux ans, peut arriver à la production » de combustible, a-t-il ajouté.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi avait déjà indiqué dimanche que l'Iran avait décidé de « commencer une partie de nos activités » à l'usine d'Ispahan, sans toutefois préciser de date.L'Iran a accepté en novembre 2004, auprès des Européens, de suspendre toutes ses activités relatives à l'enrichissement, y compris la conversion, contre l'ouverture de négociations en vue d'un accord de coopération technologique, commerciale et politique avec l'Union européenne.Mécontents après une nouvelle séance de négociations avec les Européens le 29 avril à Londres, les Iraniens ont annoncé une reprise des activités d'Ispahan, en assurant qu'elles ne relevaient pas de l'enrichissement.Menace de saisine Les Européens l'entendent différemment.Ils ont signifié aux Iraniens qu'une telle reprise serait synonyme d'une rupture des tractations et qu'ils devraient alors soutenir une saisine du Conseil de sécurité de l'ONU, préconisée depuis des mois par les Américains.« Les Européens doivent se dépêcher de nous donner une réponse », avait dit M.Assefi.Les États-Unis ont mis Téhéran en garde hier sur les « conséquences » d'une reprise d'activités sensibles dans le domaine nucléaire.«À l'évidence, une violation de l'accord conclu avec les trois Européens (France, Allemagne, Grande- Bretagne), une violation des engagements, aurait des conséquences », a déclaré un porte-parole du département d'État, Tom Casey.M.Casey a ajouté que Washington « continue de soutenir les efforts des trois Européens pour négocier avec l'Iran » en vue d'un arrêt définitif des activités soupçonnées par les États- Unis de servir de couverture à la fabrication de l'arme atomique.PHOTO D'ARCHIVES REUTERS Andrés Manuel Lopez Obrador, le maire de Mexico et favori du Parti de la Révolution démocratique (PRD) à la présidence du Mexique en 2006, échangeant des poignées de main avec des partisans, le 20 avril dernier, place de la Révolution à Villahermosa, dans l'État de Tabasco.Obrador se lance à l'assaut de la présidence du Mexique JOONEED KHAN Le maire de gauche de Mexico, Andrés Manuel Lopez Obrador, qui a fait reculer le président Vicente Fox le 24 avril en réunissant un million de partisans dans la rue, a annoncé hier qu'il quittera ses fonctions le 31 juillet pour briguer l'investiture du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) en vue de la présidentielle de 2006 au Mexique.Fort d'une avance de plus de 10 points dans les sondages sur les candidats probables, Obrador a rencontré Fox vendredi et, selon les observateurs, il en est ressorti « tout à fait présidentiel », déclarant qu'il avait invité le chef de l'État à se joindre à lui pour que la campagne de 2006 soit « propre, libre et calme ».La Constitution interdit à Fox, du Parti d'action nationale (PAN, droite), de briguer un second mandat.Le tête-à-tête avec Fox, « productif, bref et bon » selon Obrador, a eu lieu après que Fox eut congédié le procureur général Rafael Maceo de la Concha, qui avait porté contre le maire de Mexico une accusation d'outrage au tribunal susceptible d'écarter le favori de la course à la présidentielle de 2006.L'accusation avait trait à une injonction judiciaire frappant la construction d'un chemin d'accès à un hôpital de Mexico à travers un terrain exproprié par la Ville.Le propriétaire du terrain avait porté plainte.Obrador, surnommé AMLO par ses initiales, avait accusé le gouvernement de vouloir lui barrer la route à la présidence du pays.« Les pauvres d'abord » Les manifestations de masse, les plus importantes de l'histoire du Mexique dit-on, firent reculer Fox, « afin de sauver notre jeune démocratie », selon Rubén Aguilar, porte-parole du président.Le nouveau procureur général s'empressa de retirer les accusations.La remise en selle d'AMLO, dont le PRD est identifié à la « gauche modérée » et qui a luimême pour devise « les pauvres et les exclus d'abord », signifie que la vague populiste mais démocratique qui déferle sur l'Amérique latine menace de franchir le canal de Panama pour atteindre le Rio Grande.Le Mexique est un partenaire des États- Unis au sein de l'ALENA, et un important fournisseur de pétrole, avec le Venezuela et le Brésil.La candidature d'Obrador bénéficie en outre des aveux de l'ancien président Miguel de la Madrid, qui a écrit dans ses mémoires publiés l'an dernier que l'élection présidentielle de 1988 fut truquée en faveur du candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Carlos Salinas de Gortari, aux dépens de celui du PRD, Cuauhtemoc Cardenas.Divisions au sein du PRI Le rebondissement d'Obrador met d'ailleurs le PRI dans l'embarras, puisque ce parti, qui gouverna le Mexique pendant 71 ans et adopta de grandes mesures sociales avant de sombrer dans la corruption, s'entendit avec le PAN de Vicente Fox pour priver le maire de Mexico de son immunité en votant de façon massive pour la procédure dite du desafuero.Avec sa prépondérance au Congrès et au sein des 31 gouvernorats, le PRI sera difficile à battre en 2006, et il avait toutes les chances de reconquérir la présidence, estiment des analystes.Mais « l'affaire Obrador » a exacerbé les divisions au sein du PRI, plusieurs rivaux accusant le chef du parti, Roberto Madrazo, de s'être fait rouler par Vicente Fox.Chassé de la présidence en 2000, le PRI était en faillite, éclaté, démoralisé, et Madrazo, marathonien de 52 ans, l'a renfloué et réunifié en 2002.Il regardait l'avenir avec optimisme, mais « l'affaire Obrador » a inspiré des caciques du parti, appelés TUCOM ou Tous unis contre Madrazo, et dont certains aspirent eux-mêmes à la présidence, à faire barrage au leader actuel.Madrazo s'est déjà mesuré à Obrador.C'était en 1994, pour le poste de gouverneur de l'État de Tabasco.Madrazo avait battu Obrador, qui avait accusé le vainqueur d'avoir dépensé 70 millions de dollars américains audelà des limites prescrites.L'allégation ne fut jamais prouvée, et Madrazo affirme qu'il « battra à nouveau » Obrador.Selon les analystes, le prochain président sera élu avec 35% des voix à cause d'une lutte à trois.La remise en selle d'Obrador signifie que la vague populiste mais démocratique qui déferle sur l'Amérique latine menace de franchir le canal de Panama pour atteindre le Rio Grande.Black-out sur les attentats en Birmanie AGENCE FRANCE-PRESSE RANGOUN \u2014 Le gouvernement militaire birman a imposé un blackout sur le bilan des trois attentats du week-end à Rangoun, s'en tenant à un chiffre de 11 morts qui semblait largement sous-évalué hier.Alors qu'une psychose au nouvel attentat s'est emparée de la capitale, il a aussi ordonné la fermeture toute la semaine des centres commerciaux de Rangoun.Des propriétaires de restaurant et de café ont indiqué avoir reçu l'ordre de fermer à 18h heure locale hier, tandis que la capitale était passée au peigne fin.Le bilan des morts n'a pas évolué en 48 heures, alors que pas moins de 162 blessés ont été hospitalisés \u2014 de source officielle \u2014 et certains dans un état grave.De hauts responsables thaïlandais ont déclaré que 21 personnes avaient été tuées samedi à Rangoun \u2014toutes des ressortissants birmans.« Le bilan est passé de 11 à 21 morts, avec 40 blessés graves », a indiqué un membre du Conseil de sécurité nationale après une réunion du Conseil consacrée aux attentats de Rangoun.Des médecins du General Hospital, le plus grand de la capitale birmane, ont admis avoir reçu l'ordre de ne pas parler aux journalistes.« Un black-out sur les informations a été imposé », a dit l'un d'entre eux sous le couvert de l'anonymat.Après les pires attentats à Rangoun en 40 ans de pouvoir militaire, des témoins sur les trois sites avaient indiqué avoir vu des dizaines de cadavres, dont certains décapités ou démembrés, et de très nombreux blessés.« J'ai vu des camions entiers de blessés être emportés », du centre commercial de Junction 8 », a déclaré le propriétaire d'une boutique proche.Le gouvernement birman fait traditionnellement de la rétention d'informations en matière de bilans lors de troubles liés à la situation politique, et même de catastrophes naturelles ou d'accidents de train lorsqu'il estime que les chiffres peuvent nuire à la réputation du pays.La junte militaire dirigée par le général Than Swee a imputé ces attentats à une collusion d'insurrections ethniques et de dissidents pro-démocratiques basés à la frontière thaïlandaise, qui ont tous démenti.Un groupe birman dissident réfugié aux États-Unis avance pour sa part que les attentats ont pu être perpétrés par des partisans de l'ex-premier ministre Khin Nyunt et reflètent une division grandissante au sein de la junte militaire.Khin Nyunt, ancien chef des renseignements militaires (MI), tombé brutalement en disgrâce en octobre 2004, a été arrêté par la junte militaire, le MI dissous et ses associés pourchassés ou emprisonnés par milliers lors d'une répression très dure qui a suivi sa disgrâce.« Les explosions, qui ont eu lieu à cinq minutes l'une de l'autre, sont le travail de professionnels ayant une expérience militaire et liés aux services de renseignements militaires proches du général Khin Nyunt », a déclaré à Washington Aung Din, directeur de US Campaign for Burma, une association basée aux États-Unis qui milite en faveur de la démocratie en Birmanie.Aung Din, défenseur des droits de l'homme, a été emprisonné plus de quatre ans en Birmanie comme prisonnier politique.« Il y a beaucoup de membres du renseignement en liberté et d'autres venant des forces armées qui sont encore loyaux à Kim Nyunt et ne sont pas contents de la reprise en main des affaires par Than Shwe », a-t-il dit.Un groupe birman dissident réfugié aux États-Unis avance que les attentats ont pu être perpétrés par des partisans de l'ex-premier ministre Khin Nyunt et reflètent la division au sein de la junte militaire.MONDE MONDE LE TOUR DU GLOBE SOUDAN Pressions pour une intervention plus musclée au Darfour INDONÉSIE Suharto malade L'ex-dictateur indonésien Suharto, hospitalisé depuis jeudi soir à Jakarta, souffre d'hémorragie intestinale, mais sa condition générale est « assez bonne », ont annoncé hier ses médecins.C'est la troisième fois en deux ans que Suharto, âgé de 83 ans, est victime d'une telle hémorragie.L'exautocrate, qui vit retiré dans un quartier chic de Jakarta depuis sa démission forcée en 1998 sur fond d'émeutes populaires, a été également hospitalisé dans le passé pour des crises cardiaques.Inculpé pour le détournement de quelque 570 millions de dollars de fonds publics, Suharto a échappé jusqu'à présent à la justice.Son procès a été suspendu en 2000, car des médecins ont estimé que son état de santé ne lui permettait pas de comparaître.AFP IRAK Offensive frontalière L'armée américaine a affirmé hier avoir tué 75 rebelles ces dernières 24 heures dans une opération dans l'ouest de l'Irak à la frontière avec la Syrie.Le groupe du Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, chef du réseau terroriste Al-Qaeda en Irak, a démenti avoir perdu 75 « combattants musulmans » dans un communiqué qui lui est attribué par un site Internet islamiste.Au sud de Bagdad, les corps de huit civils irakiens, donnés pour chiites, exécutés par balle ont été trouvés quatre jours après la découverte des corps de 14 sunnites près du quartier chiite de Sadr City à Bagdad.Le plus prestigieux des chefs religieux chiites en Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a souhaité une enquête sur le meurtre de ces sunnites selon le nouveau ministre de l'Intérieur Bayane Sadr Soulagh qui lui a rendu visite.AFP MARC THIBODEAU Human Rights Watch presse l'Union africaine (UA) d'accélérer le déploiement de ses troupes au Darfour, région sinistrée du Soudan où les milices arabes liées au gouvernement de Khartoum continuent de terroriser la population.Dans une lettre transmise au cours du week-end à l'UA, le directeur de la section africaine de l'organisme new-yorkais, Peter Takirambudde, prévient que les 2400 soldats envoyés jusqu'à maintenant demeurent trop peu nombreux pour freiner la violence et « le nettoyage ethnique » dans cette région grande comme la France.M.Takirambudde souligne par ailleurs que le déploiement total prévu de 12 300 militaires, policiers et civils doit être finalisé «immédiatement » plutôt qu'au printemps 2006 comme le prévoit le calendrier actuel.À défaut de pouvoir obtenir ses troupes de pays membres, l'UA devrait rapidement se tourner vers d'autres pays pour obtenir les soldats ainsi que le soutien logistique requis, précise-t-il.Le rapport d'HRW, qui fustige l'inaction du gouvernement soudanais face aux milices arabes, survient alors que l'UA a engagé des discussions avec l'OTAN pour soutenir ses efforts dans le pays.Le gouvernement canadien a annoncé de son côté son intention de soutenir la formation des militaires devant être déployés au Darfour.Le centre d'analyse de conflits International Crisis Group (ICG) plaide aussi, dans un rapport paru à la fin du mois d'avril, pour un renforcement de la mission de l'Union africaine au Darfour.Ses auteurs réclament à ce titre une contribution « beaucoup plus importante » des trois « organisations capables de faire une différence », soit les Nations unies, l'OTAN et l'Union européenne.La violence se poursuit Selon ICG, la région demeure « violente, instable et meurtrière » malgré la signature au Tchad d'un cessez-lefeu entre Khartoum et les deux principaux mouvements rebelles qui le combattent, le Mouvement de libération du Soudan et le Mouvement pour la justice et l'égalité.Ces deux formations ont demandé hier à Tripoli au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi d'agir comme leur porte-parole au sommet africain sur le Darfour qui doit avoir lieu sous peu en Égypte.Ils se sont engagés à cette occasion à reprendre les pourparlers de paix avec le gouvernement soudanais, actuellement au point mort, en plus de respecter le cessezle- feu, régulièrement violé par les deux parties.Les plus récents bilans relativement au conflit font état d'un nombre de victimes variant entre 180 000 et 300 000 et de plus de deux millions de personnes déplacées.La plupart vivent dans des camps qui continuent d'être ciblés par les milices.Oxfama prévenu la semaine dernière que la crise humanitaire risque de durer au moins jusqu'à la fin de 2006 si les combats ne sont pas rapidement stoppés.À l'instar des ONG, le personnel des Nations unies multiplie les mises en garde sur les risques de détérioration de la situation alimentaire des victimes du conflit.Le Programme alimentaire mondial a indiqué qu'il s'attendait à ce que le nombre de personnes ayant besoin d'assistance augmente à 3,5 millions.« L'avenir du Soudan et de sa population est en jeu et sera largement déterminé par les actions que la communauté internationale prendra, ou ne prendra pas, dans les quelques mois qui viennent », prévient ICG.PHOTO REUTERS Des Soudanais forcés de délaisser leur village circulent dans un camp du Darfour à bord d'un camion chargé de leurs effets personnels.«Peut affronter la concurrence avec aplomb » CHEVROLET EQUINOX LS Sécurité 5 étoiles \" Moteur V6 3,4L à ISC de 185HP Boîte automatique à 5 vitesses Télédéverrouillage, glaces, portes et rétroviseurs à commandes électriques Lecteur CD et 6 haut-parleurs Climatiseur Banquette arrière coulissante Multi-Flex à dossier divisé 60/40 rabattable 375$/ mois 0$ comptant OU 0% DE FINANCEMENT 0$ dépôt de sécurité.Terme de 48 mois à la location.À L'ACHAT\u2020 Transport de 995 $ et préparation inclus.L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggèreaux consommateurs de lirecequi suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf 2005 Equinox(1LF26/R7D).Le modèle illustré peut comprendre certaines caractéristiques offertes en option àuncoût additionnel.Conditionnel àl'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés àl'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables àlalivraison.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Transportetpréparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢dukmaprès 80 000km.Première mensualité exigible àlalivraison.\u2020 Taux de financement àl'achat de 0%pour un terme de 36 mois sur approbation de crédit de GMACseulement.\" Sécurité 5étoiles pour le conducteur et le passager avant (tests d'impacts frontaux) et les passagers avant et arrière (tests d'impacts latéraux).Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur les modèles Equinox2005.ÉtudeSM sur la performance, laconstruction et l'aménagement d'automobiles en 2004 aux É.-U.(APEAL) de J.D.Powerand Associates.Étude basée sur 102 951 réponses de consommateurs aux É.-U.www.jdpower.com.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, àl'exception des programmes de La Carte GM, du mérite étudiant et de GM Mobilité.Leconcessionnaire peut louer àunprixmoindre.Unéchange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au 1800 463-7483 ou visitez www.gmcanada.com.Chevrolet Equinox 2005 Le VUS d'entrée de gamme le plus séduisant des É.-U.Amyot Bachand, L'Annuel de l'automobile 2005 Renseignez-vous sur notre promotion de toit ouvrant.3308745A MONDE Israël pourrait encore reporter son retrait de la bande de Gaza D'APRÈS AFP JÉRUSALEM \u2014 Le quartette pour la feuille de route au Proche-Orient (États-Unis, Russie, UE et ONU), réuni hier à Moscou en marge des cérémonies de la victoire de mai 1945, a appelé les Israéliens à se retirer totalement de la bande de Gaza et à développer la coopération israélo- palestinienne.Mais le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a estimé que son pays devrait reconsidérer le retrait prévu de la bande de Gaza si le Hamas remporte les prochaines élections législatives dans les territoires palestiniens.« Il me paraît illogique d'avancer dans l'application du plan de désengagement comme si de rien n'était », a dit Shalom, interrogé lors d'un colloque sur la réaction d'Israël à une éventuelle victoire du mouvement islamiste radical aux élections de juillet.« Peut-on avancer dans la mise en oeuvre du plan de désengagement si le Hamas est au pouvoir ?» s'est-il interrogé, estimant qu'une telle éventualité «ramènera la région à la violence ».Plus tôt hier, le premier ministre israélien Ariel Sharon avait annoncé que le retrait de la bande de Gaza, initialement prévu pour fin juillet, commencerait à la mi-août, soit un mois environ après les législatives palestiniennes.Ce retrait débutera entre le 15 et le 17 août, a rapporté la télévision israélienne citant le premier ministre Sharon.Interrogé auparavant par la télévision publique sur une éventuelle victoire du Hamas, Ariel Sharon s'était montré plus prudent.« Le retrait a été décidé par Israël et l'objectif était d'améliorer la situation d'Israël.Il est évident qu'il serait plus facile si ce retrait pouvait se faire en coopération avec les Palestiniens », at- il dit.Israël exige le démantèlement des groupes palestiniens armés comme préalable à tout progrès dans le processus de paix.Israël a par ailleurs repoussé sine die la libération promise de 400 détenus palestiniens au risque de fragiliser encore plus la trêve, accusant l'Autorité palestinienne de ne pas faire assez pour stopper les violences.Le retrait de la bande de Gaza n'est pas encore acquis et peut même être compromis si les maisons des colons juifs doivent être démolies, a estimé pour sa part Shimon Peres, chef du parti travailliste et No 2 du cabinet Sharon.Le cabinet israélien doit encore décider s'il entend détruire les maisons des quelque 8000 colons qui doivent être évacués cet été des 21 implantations juives de Gaza.Selon Peres, le processus de désengagement pourrait être retardé de plusieurs mois si le gouvernement israélien devait décider de raser ces maisons, car la loi internationale obligerait alors l'État d'Israël à évacuer les décombres ainsi créés.« Nous parlons de 12 millions de tonnes de gravats.Il faudrait trois mois pour les dégager et cela nous coûterait 57 millions de dollars.Et il faudrait trouver un endroit en Israël qui puisse servir de décharge, ce qui pourrait ruiner le plan de désengagement », a-t-il ajouté.« Nous insistons sur un retrait total de Gaza » et sur sa poursuite jusqu'à la Cisjordanie, « conformément à la feuille de route », a dit hier le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.L'offre se termine bientôt ! Composez le 1800 440-3781 Visitez www.bell.ca/offreprintemps ou passez à un magasin Espace Bell ou Bell Mobilité près de chez vous.NOUVEAU forfait Affaires en tout temps avec 250 minutes locales en tout temps plus données illimitées Black Berry 85$ /mois (courant: 90$) Forfait voix Tout-en-un soirs et week-ends avec 350 minutes locales en tout temps plus données illimitées Black Berry 100$ /mois (courant: 105$) Informez-vous dès aujourd'hui sur ces forfaits voix et données et sur les autres offres.Les services et caractéristiques sont offerts sur certains appareils sélectionnés, à l'intérieur de la zone de couverture 1X de Bell Mobilité, là où la technologie le permet.L'activation du service peut être soumise à une approbation de crédit.Le prix/l'offre peut changer sans préavis et ne peut être combiné à aucune autre offre.Taxes en sus.Jusqu'à épuisement des stocks.L'appareil peut différer de celui illustré.D'autres conditions s'appliquent.L'offre se termine le 30 juin 2005; s'applique aux nouvelles activations d'un Black Berry 7250 sur certains forfaits voix et données avec engagement de 3 ans.Des frais d'annulation précoce s'appliquent.Le Black Berry et les familles de marques, d'images et de symboles RIM qui s'y rattachent sont la propriété exclusive et des marques de commerce ou des marques de commerce déposées de Research in Motion Limited, utilisées avec permission.Bluetooth est une marque de commerce de Bluetooth SIG Inc., USA.SI ABORDABLE QUE N'IMPORTE QUI PEUT METTRE LA MAIN DESSUS.Vous pouvez maintenant obtenir un NOUVEAU Black Berry 7250MD GRATUITEMENT, en vous abonnant à un forfait combo voix et données de Bell Mobilité.Il n'y a pas de frais cachés sur les forfaits voix et les données sont illimitées.Alors, appelez, courriellez et accédez au Web sur un seul appareil portatif.Obtenez le vôtre dès aujourd'hui et profitez de caractéristiques performantes comme la visualisation de pièces jointes améliorée et l'appel mains libres avec la technologie de pointe BluetoothMD.Faites un choix simple, obtenez votre nouveau Black Berry 7250 pour 0$ en vous abonnant à l'un des forfaits voix et données suivants.3313558A "]
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