Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La presse, 2005-05-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" CANNES 2005 LA LEÇON DE LA GRANDE CATHERINE PAGE 2 CATHERINE DENEUVE ÉMILIE CÔTÉ La grève de l'Orchestre symphoniquede Montréaldéclenchée lundi dernier pourrait s'éterniser si le syndicat de 90 musiciens ne met pas d'eau dans son vin.C'est ce qu'a laissé entendre hier en conférence de presse Lucien Bouchard, président du conseil d'administration de l'OSM, accompagné de la directrice générale Madeleine Careau.L'ancien premier ministre du Québec voulait remettre les pendules à l'heure.Depuis le début du conflit qu'il qualifie de «très émotif», l'Association des musiciens a fait plusieurs sorties publiques, tandis que l'administration de l'OSM a préféré garder le silence.M.Bouchard a insisté sur le fait que les deux parties n'avaient pas négocié de clauses salariales durant les 18 mois précédant la grève.Les propositions salariales comprises dans l'offre globale déposée en février dernier «n'étaient pas une offre finale», explique-t-il.La mésentente ayant causé la grève concerne des clauses reliées aux conditions de travail normatives.Les concessions que la partie patronale désire apporter à la convention collective sont essentielles au caractère international de l'OSM, a souligné le négociateur en chef de la partie patronale lors du conflit à la Société des alcools du Québec l'hiver dernier.«Un orchestre international doit entreprendre des tournées et endisquer», a-til affirmé, soulignant que l'OSM a déjà enregistré 89 albums, dont une quarantaine ont été primés, mais rien depuis cinq ans.«Nagano sera sollicité pour enregistrer avec l'OSM et on ne pourra accepter», a souligné M.Bouchard.La direction demande aux musiciens d'inclure l'enregistrement de disques dans leurs 20 heures de travail hebdomadaires, comprenant un cachet de 135$ par séance.Elle souhaite également que l'Orchestre déroge à deux reprises à sa convention collective en tournée, sur une période de cinq ans, notamment pour se déplacer au cours des journées de congé.Du côté du syndicat, le président Marc Béliveau souligne que les clauses normatives de la convention sont déjà très souples, et que le rythme de tournée est épuisant.Qu'il soit question de salaires ou des conditions de travail, le violoniste souhaite que l'OSM rende un «bon produit».OSM Vers une longue grève?> Voir OSM en page 8 LUCIEN BOUCHARD PHOTO FRANÇOIS GUILLOT, AFP Woody Allen a présenté hier un grandissime numéro de clown triste à Cannes où il a notamment expliqué pourquoi il continue à tourner un film par année.FESTIVAL DE CANNES WOODYSUPERSTAR Woody Allen, qui a toujours fui les festivals, est venu en personne présenter son 36e film, Match Point.Un délice et un triomphe.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE CANNES Il y a certainement un peu de complaisance dans l'attitude perpétuellement accablée de Woody Allen.Mais surtout beaucoup de vrai.Hier soir, pour la montée des marches du Palais des festivals, l'éternel étudiant à lunettes de 69 ans avait véritablement l'air traqué tandis que se déchaînaient de tous côtés quelque 200 photographes et cameramen.La première grande émeute médiatique de ce 58e Festival pour le cinéaste américain certainement le plus adulé en France et en Italie.Ça n'allait pas mieux en entrant dans la grande salle Lumière pour la projection de Match Point, son 36e long métrage.Woody a eu neuf films présentés à Cannes depuis Manhattan.Aucun en compétition, bien sûr, et presque toujours in absentia, pour cause de phobies diverses : il n'aime pas les foules, pas plus que la promiscuité.Hier à 19 h 30, c'est sa jeune femme d'origine coréenne, pratiquement deux fois plus large d'épaules que lui, qui le traînait d'une main ferme jusqu'à la fameuse rangée I réservée aux héros de la soirée.Coincé dans un smoking irréprochable et totalement conventionnel, l'air blafard et lugubre, il se ratatinait encore plus dans son habit de soirée.Ni dans le documentaire sur sa tournée de jazz en Italie ni dans aucune intervention publique ou télévisée, je ne me souviens d'avoir vu Allen Konigsberg vraiment sourire.Même lorsque des centaines de journalistes ou de spectateurs sont pliés en deux autour de lui, il continue à faire une gueule d'enterrement.Il n'a pas dérogé à cette règle hier en fin de matinée, lors de la sacrosainte conférence de presse suivant la projection du matin.Grandissime numéro de clown triste où il a notamment expliqué pourquoi il continue à tourner un film par année.« Dans la vie réelle, je suis accablé par les angoisses, la dépression et divers sentiments de terreur.De tourner me distrait de tout ça.Je suis comme des malades dans les hôpitaux, et qu'on doit occuper d'une manière ou d'une autre, avec des dessins ou de la pâte à modeler.Quand je tourne, ou je scénarise, ou je monte un film, j'échappe à la réalité, je vis en compagnie de femmes ravissantes, d'hommes séduisants, à qui il arrive des choses extraordinaires, ou drôles.Dès que le film est terminé, j'atterris sur terre, et c'est l'horreur.Alors je m'arrange pour en commencer un nouveau immédiatement.» Toujours aussi triste, il ajoute : « Je suis très heureux que beaucoup de gens voient mes films.Mais même si ce n'était pas le cas, je continuerais, car ils constituent pour moi une thérapie très efficace.» Une oeuvre à part Match Point fait partie des oeuvres à part: film sérieux, disons comédie dramatique, avec un format inhabituel à 2 h 06, et une production 100%britannique.« Il ne faut pas chercher d'explication profonde à cette option géographique, dit-il avec encore plus d'accablement.Il est de plus en plus difficile pour moi de trouver du financement aux États-Unis : je tombe sur des gens qui me demandent à lire le script, qui veulent discuter du casting, et même venir une fois par jour sur le tournage ! Ce que je souhaite, c'est qu'on m'apporte discrètement l'argent dans un sac en papier brun, en attendant que moi-même je fournisse le film terminé.C'est à Londres qu'on a trouvé le modeste budget de ce film où tout le monde est démocratiquement mal payé.Et c'est donc à Londres que l'histoire se passe.» Un peu à la manière dont il avait « fait du Fellini » dans Stardust Memories, Woody Allen vient en quelque sorte de réaliser un vrai film à l'anglaise, avec une photographie remarquable des beaux quartiers, des manoirs somptueux de la haute société.Même si l'action se passe aujourd'hui, on pense à Brideshead Revisited d'Evelyn Waugh dans les années 30.Avec une extraordinaire justesse dans la description de ce milieu richissime et cultivé.Avec cette petite touche personnelle qui consiste à avoir intégré à l'histoire une jeune comédienne débutante venue du Colorado, incarnée par l'explosive Scarlett Johansson.L'intrigue se résume à un marivaudage tragicomique, avec une tonalité dominante plutôt sérieuse.L'histoire d'un jeune Irlandais d'origine modeste, introduit dans la haute société par le mariage, et qui est empêtré dans une liaison sulfureuse qui risque de détruire sa position sociale.Il lui faudra donc improviser l'élimination de la maîtresse encombrante, de manière totalement loufoque.Mais, par un coup du sort abracadabrant, et un happy end parfaitement amoral, le voilà qui échappe au destin et au châtiment.Le double meurtrier sera récompensé par une vie riche et heureuse.Après deux ou trois films plus mineurs, revoici Woody Allen dans un assez grand cru.Un délice de film, qui s'est terminé hier matin sur une ovation des 2500 journalistes présents.« Dans la vie réelle, je suis accablé par les angoisses, la dépression et divers sentiments de terreur.De tourner me distrait de tout ça.Je suis comme des malades dans les hôpitaux qu'on doit occuper d'une manière ou d'une autre, avec des dessins ou de la pâte à modeler.» LE BARBECUE EN KIOSQUE MAINTENANT EST ENCORE RANGÉ ?VITE, LE NOUVEAU MAGAZINE RICARDO ! Cuisinez avec Ricardo, en rediffusion du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 1DANSLE COURRIER D'ALEXANDRE VIGNEAULT J'aimerais savoir si Beck (qui ne semble jamais venira Montréal), Eels (qui ne semble jamais faire de tournée) et Joseph Arthur (pour le simple plaisir de nos oreilles) se produironta Montréal sous peu ?\u2014Nicolas Fréchette Beck est en tournée européenne jusqu'au milieu de l'été et se produira au Japon à la fin du mois de juillet.Eels sera à New York à la fin du mois de juin.Joseph Arthur n'a pas grand-chose à son horaire, mais il est déjà venu quelques fois au Cabaret Music Hall (en solo et avec son groupe), ce qui permet de croire qu'il y reviendra encore un jour où l'autre.Aucun de ces trois talentueux auteurs-compositeurs n'a annoncé de concertà Montréal, mais puisqu'ils ont tous lancé un nouvel albumau cours des derniers mois, il ne faut pas désespérer.Alexandre Vigneault est journaliste aux Arts 2SUR LA TABLEDECHEVET DE SONIA SARFATI Le 9 septembre 2003, sept personnes meurent dans un attentat à Jérusalem.Parmi les victimes, une jeune fille qui devait se marier le lendemain et son père.Au lieu d'aller à un mariage, les invités ont assisté à deux enterrements.Pour exorciser ce drame qu'elle ne parvenait ni à comprendre ni à accepter, Valérie Zenatti a écrit Une bouteille dans la mer de Gaza (l'école des loisirs).Le point de départ en est l'attentat.Tal, 17 ans, fille de Jérusalem, communique alors, par courriel et en secret, avec Naïm, 20 ans, fils de Gaza.Elle est idéaliste.Il est lucide.Le choc.Les faux espoirs, les rancoeurs, les ripostes.Et, peu à peu, l'échange.Vrai.Un livre bouleversant dit «pour ados», mais qui ratisse beaucoup plus large.Sonia Sarfati est journalistes aux Arts 3 VENDREDI 13 Puisqu'on est (une fois de plus) un vendredi 13, pourquoi pas un petit quiz.vendredi 13 ! Alors, combien y a-t-il eu de films Friday the 13th dans la série du même nom ?A) 10 B) 13 C) 18 D) 22 RÉPONSE A) Étonnamment, il n'y en a eu que 10.SÉCURITÉ ACCRUE «On a reçu des menaces», disait hier sans plus de détails un agent de sécurité pour expliquer le dispositif de sécurité accru mis en place au Palais des Festivals, où se tiennent les projections de presse, le marché du film et les activités générales du Festival de Cannes.N'entre pas au Palais qui veut.Les cartes d'accréditation sont vérifiées et revérifiées, les sacs fouillés sommairement et tous les festivaliers (journalistes et professionnels du film) passés au détecteur de métal par le personnel de sécurité, selon les normes de l'opération vigipirate, en cours en France depuis plusieurs années.Pour tout dire, on quitte plus facilement l'aéroport de Nice.LE PREMIER «RAOUL !» On l'a entendu retentir pour la première fois de la compétition lors de la présentation de Kilomètre Zéro, à la salle Bazin.Aussitôt les lumières éteintes, quelqu'un a crié «Raoul !».Une salve d'applaudissements a suivi.Il s'agit d'une vieille tradition du Festival dont les origines se confondent dans la légende et la mythologie.L'explication la plus plausible reste qu'un jour, pendant une projection de presse, un journaliste égaré aurait tenté de retrouver un collègue prénommé Raoul en criant son nom dans la salle obscure.Personne ne peut dire depuis quand cette étrange pratique existe, mais elle se perpétue, au plus grand plaisir des festivaliers.KURDES Kilomètre Zéro, de Hiner Saleem, n'est pas le premier film kurde a être présenté en compétition à Cannes.En 1982, le cinéaste kurde Yilmaz Güney a reçu la Palme d'or pour Yol, un film qu'il a écrit de sa cellule d'une prison turque et qu'il a réalisé, à distance, par lettres interposées, grâce à la collaboration de son compatriote Serif Giren.Güney, prisonnier politique, s'est ensuite évadé de prison, puis exilé en France, où il a achevé Yol.Il a reçu sa Palme d'or en mains propres.La première, ironiquement, remise à un cinéaste «turc».CANNOISERIES PRATIQUE BARBARE L'actrice britannique Charlotte Rampling vieillit avec grâce et reste toujours aussi distinguée.Ces dernières années, certains des plus beaux rôles de sa carrière lui ont été offerts par de jeunes cinéastes français, dont François Ozon ( Sous le sable, La Piscine) et Dominik Moll (Lemming).Lors de la conférence de presse du film d'ouverture (Lemming), mercredi, la grande dame s'est insurgée contre la manie hollywoodienne de mettre au rancart les actrices vieillissantes.«On n'est pas aussi barbare en Europe en ce qui concerne le rapport à l'âge qu'à Hollywood, a-t-elle déclaré.Là-bas, aussitôt qu'on découvre le moindre cerne sur une actrice, sa carrière est terminée.» PHOTO AP MARC CASSIVI CANNES Charlotte Rampling PHOTO AP Hiner Saleem et Belcim Bigin ARTS ET SPECTACLES PHOTO PASCAL GUYOT, AFP Catherine Deneuve saluant la foule à son arrivée hier au Festival de Cannes.Elle devait plus tard reconnaître n'avoir jamais eu d'idole, à part peut-être Marilyn Monroe.FESTIVAL DE CANNES La leçon de la grande Catherine MARC CASSIVI ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES Elle est arrivée à la salle Buñuel dans une robe noire élégante, un peu figée, une bague émeraude au doigt, sous les flashes des photographes.Catherine Deneuve, grande dame du cinéma français, était invitée hier par le Festival de Cannes, qui lui a remis une Palme d'interprétation honorifique, à donner une « Leçon d'actrice ».L'exercice a plutôt pris la forme d'une entrevue-fleuve fascinante dirigée par Frédéric Mitterand.Une demi-heure avant, c'était déjà la cohue.Deux heures en compagnie de l'interprète de Belle de jour, des Parapluies de Cherbourg, de Répulsion et de Ma saison préférée, ça ne se présente pas tous les jours.L'actrice a voulu préciser d'emblée que les « leçons de cinéma» ne conviennent pas aux interprètes.« Il n'y a pas de frustration de création chez moi », dit-elle.Cette cinéphile avertie reste aussi peu encline à prodiguer des conseils à de jeunes actrices.« Les compliments font plaisir, mais les critiques permettent d'avancer », croit-elle.Elle-même a débuté dans le métier sans formation, auprès de cinéastes réputés tels Jacques Demy et Roger Vadim.« Si je n'avais pas rencontré Jacques Demy (qui l'a dirigée toute jeune dans Les Parapluies de Cherbourg), je ne suis pas sûre que je serais restée actrice, avoue-t-elle, en s'allumant une cigarette.Ce fut une rencontre déterminante.» Mais parmi les actrices, elle n'a jamais eu de véritable modèle.« Je n'ai pas eu d'idole, à part peut-être Marilyn Monroe.Elle a toujours été belle et émouvante.Je crois que c'est la plus grande comédienne de comédie que j'ai vue au cinéma.» Catherine Deneuve a accepté plusieurs rôles qui ont fait scandale dans sa carrière, notamment dans des films de Buñuel, de Oliveira ou Ruiz.Pourtant, elle se dit volontiers pudique et déclare ne pas aimer la nudité au cinéma.« Quand je vois des corps nus, je vois les êtres humains, je ne vois plus les personnages.Les risques, croit-elle, « sont pour les acteurs leur plus grande chance ».« En Europe, on a la possibilité de travailler dans un système qui ne nous dicte pas les films à faire et ne pas faire, comme c'est le cas à Hollywood », se réjouit-elle.Aussi, cette star du cinéma mondial ne regrette pas de ne pas avoir fait davantage carrière aux États-Unis.« Pourquoi irais-je tourner des films ailleurs, dans une autre langue, alors qu'on me propose des rôles intéressants chez moi ?» Catherine Deneuve se décrit comme étant gaie et mélancolique.« Être actrice est un métier terriblement solitaire.Mais le cinéma n'est pas la vie.» Une rencontre fascinante.L'Irak en compétition La guerre en Irak était au coeur des préoccupations en cette deuxième journée de la compétition, où deux cinéastes ont fait leurs débuts avec des films aux antipodes.Hiner Saleem, 39 ans, un Kurde irakien qui vit à Paris depuis 10 ans, a présenté Kilomètre zéro, un road-movie lumineux et poétique sur le désespoir et l'humiliation des Kurdes par le régime de Saddam Hussein, peu avant le gazage de Halabja qui a décimé la population kurde du nord de l'Irak en 1988.Un film très maîtrisé au niveau du style et de l'image (cadrages saisissants), burlesque par moments, qui souffre cependant de son manichéisme.On verrait bien le président du jury, Emir Kusturica, se laisser séduire par ce film baroque et politique qui rappelle à certains égards son propre cinéma.Le Japonais Masahiro Kobayashi a de son côté proposé, avec moins de succès, Bashing, inspiré de l'histoire vraie de trois otages japonais en Irak qui ont été libérés en avril 2004 avant de devoir s'excuser publiquement d'avoir indisposé les autorités.Yuko, l'héroïne du film, de retour au Japon six mois après avoir été libérée par ses ravisseurs, est mise au ban de la société, agressée, insultée, harcelée et virée de son travail, comme son père, qui finit pas se suicider.Tout ça parce que la jeune femme a osé.faire du bénévolat en Irak ! Misère.Il faudra qu'on nous explique.Audelà du profond fossé cultuel dont il témoigne, Bashing, minimal et ennuyeux, reste sans grand intérêt.Les critiques des Cahiers du cinéma vont adorer.Les gros canons de la compétition restent à venir, à commencer par l'excellent Last Days de Gus Van Sant, inspiré des derniers jours de Kurt Cobain, et Where the Truth Lies, d'Atom Egoyan.On vous en reparle demain dans le cahier Cinéma.Kilomètre zéro de Hiner Saleem FFF Bashing de Masahiro Kobayashi FF Les frais d'hébergement ont été payés par le Festival de Cannes « Les compliments font plaisir, mais les critiques permettent d'avancer » ARTS ET SPECTACLES Johane Despins et Annie Dufresne sur la liste de la SRC HUGO DUMAS TÉLÉVISION D'autres informations sur le projet d'émission matinale que développe présentement Radio-Canada ont filtré hier.Voici donc les noms des deux coanimatrices pressenties qui manquaient à notre liste et qui ont aussi effectué des bouts d'essai samedi : Johane Despins, qui couvre l'actualité culturelle à l'émission radiophonique C'est bien meilleur le matin, et Annie Dufresne, comédienne et chanteuse.En plus de Johane Despins et Annie Dufresne, Radio-Canada a rencontré Anne-Marie Withenshaw, Renée-Claude Brazeau, Isabelle Racicot et Guylaine Guay.Dominique Michel n'y a pas participé, selon nos informations.Toutes ces candidates pourraient se retrouver dans une émission de type The View, où elles seraient appelées à discuter de divers sujets autour d'une grande table.Les six coanimatrices ont été réunies samedi dans un studio de la SRC, question de vérifier si le courant passait entre elles.Comme La Presse l'a révélé hier, Anne-Marie Withenshaw est la première à avoir signé un contrat avec Radio-Canada.Une information que la SRC a refusé de confirmer hier.N'empêche.Une source à TQS confie que le contrat paraphé par Anne-Marie Withenshaw fera grimper son salaire de façon substantielle.Quelques membres de l'équipe de Flash étaient au courant du départ d'Anne- Marie Withenshaw.Les autres l'ont appris en lisant La Presse.D'autres changements sont à prévoir au sein de Flash.D'abord, la productrice actuelle, Marie Toussaint, a quitté son poste.Elle a été remplacée par Marie-Hélène Roy et Marc Soucy.Marie-Hélène Roy connaît bien ce travail : elle a produit Flash de 1997 à 2004.Esther Bégin de retour à LCN Esther Bégin était de retour hier dans son fauteuil de lectrice de nouvelles à LCN.Conjointe de John Parisella, le président de l'agence de publicité BCP, la chef d'antenne avait convenu avec ses patrons de se retirer temporairement pour dissiper toute confusion tant que BCP sera sur la sellette, selon TVA.Sa situation a été réévaluée, soulignait hier la porte-parole de TVA, Nicole Tardif.Esther Bégin avait quitté les ondes le 2 mai pour reprendre un poste dans la salle des nouvelles.« Les témoins à la barre de la commission Gomery cette semaine n'ont pas nécessairement de liens avec BCP », poursuit Nicole Tardif.Quand John Parisella témoignera, Esther Bégin cédera sa place.Jusqu'à nouvel ordre, elle reste en poste.« LCN, c'est une petite équipe.On n'a pas 200 journalistes et on ne peut pas se permettre de perdre Esther pendant plusieurs semaines », enchaîne Nicole Tardif, en précisant que « ce n'était pas du tout dans l'intérêt d'Esther de rester en ondes à tout prix ».COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Esther Bégin et son conjoint John Parisella PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE Six coanimatrices ont été réunies dans un studio de la SRC question de vérifier si le courant passait entre elles pour une émission de type The View, où elles seraient appelées à discuter de divers sujets autour d'une grande table.Anne- Marie Withenshaw, qu'on voit ici, serait la première à avoir signé un contrat avec Radio-Canada.Une information que la SRC a refusé de confirmer hier.VISITEZ WWW.WARNERBROSCANADA.COM À L'AFFICHE! $+ %)$, « VOUS FERA FRÉMIR D'EFFROI.À NE PAS MANQUER! » Clay Smith, ACCESS HOLLYWOOD (Version française de House of Wax) LES CRITIQUES À TRAVERS LA GALAXIE RAFFOLENT DU GUIDE ! (version française de The Hitchhiker's Guide to the Galaxy) 3317639A Les musées comme atouts touristiques JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Les musées passent à l'attaque.Et c'est avec la caution des gouvernements qu'ils comptent se placer au premier plan des secteurs touristiques.En marge des lancements de l'événement printanier Musées en fête et du calendrier estival, la Société des musées québécois a dévoilé hier un plan triennal pour stimuler ses membres comme des moteurs de développement économique et touristique.Doté d'un budget de près de 900 000 $, le projet, intitulé Développement et commercialisation de l'offre touristique des musées québécois, vise à améliorer la visibilité des 275 membres de la SMQ et, au bout du compte, à hausser leur taux de fréquentation.Deux principaux groupes sont ciblés, les touristes de l'Ontario et ceux de la Nouvelle-Angleterre.Le gouvernement du Québec contribue au projet avec une somme de 390 000 $, attribuée en parts égales par le ministère de la Culture et des Communication et par Tourisme Québec.La part d'Ottawa, elle, provient de Développement économique Canada et se chiffre à 300 000 $.La SMQ assume le reste, alors que Télé-Québec, un partenaire du regroupement muséal depuis 2001, produira une vidéo promotionnelle et incitera les gens à visiter les musées à travers ses ondes et son site Web.Cette mise en valeur, que les intervenants n'ont pas hésité à identifier comme une offensive, passera par une série de campagnes de promotion.On n'en connaît pas encore la couleur, mais elles reposeront, d'après Michel Perron, directeur de la SMQ, sur deux axes, une stratégie globale (brochures, pubs) et un «laboratoire ».« On a choisi 10 musées de moyenne et petite taille, dit-il, qui serviront de modèles de développement et qui ont besoin de savoir-faire en matière de marketing et de mise en commercialisation.Cette offensive commerciale risque peut-être, admet Michel Perron, d'amener à évaluer les musées en terme de rentabilité.Mais la qualité ne sera pas mise en cause, assure-t-il.Le projet a été lancé hier au Musée d'art contemporain avec l'aide de l'État, avec qui pourtant, il n'y a pas si longtemps, la SMQ semblait en guerre.Visiblement ce n'est plus le cas, la présence de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, et les incessants remerciements entendus à son égard faisant acte de traité de paix.Il faut dire que le budget provincial annoncé fin avril répondait déjà aux demandes de la SMQ avec l'octroi de cinq millions de plus dans l'enveloppe destinée aux musées.« Je tenais vraiment à être parmi vous », a lancé la ministre Beauchamp, comme pour montrer l'importance que relève à ses yeux la « bonne santé » des musées.Le plan de la SMQ, pour elle, est « porteur de vision », « porteur de sens ».« Le gouvernement est votre partenaire », a-t-elle insisté en promettant d'autres mesures pour mieux soutenir la culture.« Nous voulons tenter de stimuler le mécénat avec Placement culture, permettre l'achat d'oeuvres d'art et instaurer un incitatif fiscal pour que les gens s'abonnent aux musées.» Très volubile dans son discours, la membre du cabinet Charest n'a pas par contre pris la peine de répondre aux journalistes.Arrivée tout juste Gatineau, elle était, s'est-elle excusée, attendue à Québec en après-midi.Les premiers outils du plan ne seront pas connus avant un an, mais déjà le site Internet de la SMQ fait son oeuvre, avec entre autres une nouvelle mise en vitrine de ce qui il y aura à voir cet été.Et en attendant, bien sûr, l'événement Musées en fête qui, du 18 au 29 mai, propose une série d'activités gratuites et rassembleuses dans toute la province et dont la Journée des musées montréalais conclut en grand chaque année.CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL LES CINÉMAS GUZZO PARADIS MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO CINÉMA GALAXY VICTORIAVILLE CINÉMA PINE STE-ADÈLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 VERSION FRANÇAISE VIOLENCE ANS + CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL CINÉMA PINE STE-ADÈLE CINÉMA ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND CINÉMAS AMC LE FORUM 22 VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS OU www.enprimeur.ca POUR LES HORAIRES PEETTEER TTRAVVEERS, , «DU DIVERTISSEMENT ENTRAÎNANT!» «SPECTACULAIRE.» KENNETH TURAN, «UNE EXPLOSION D' AVENTURE!» MICHAEL WILMINGTON, «DEUX FOIS BRAVO.» «VERSION FRANÇAISE DE \u2039KINGDOM OF HEAVEN\u203a » LE ROYAUME DES CIEUX 3317428A 3314214A 3314217 Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 ARTS ET SPECTACLES FLASHES L'opéra-folk de Lynda Lemay à Montréal Un éternel hiver, opéra-folk écrit par Lynda Lemay et créé au début de l'année en France, sera présenté au Québec à l'automne.Après deux représentations à Montréal, les 12 et 13 octobre au Monument- National, le spectacle se promènera dans toutes les régions du Québec avant Noël.Lynda Lemay y tient bien sûr un rôle, la distribution étant complétée par Fabiola Toupin, Yvan Pedneault, Daniel Jean et Manon Brunet.Les billets seront en vente demain.La Presse Whitesnake au Métropolis En devenant DÉJÀ, la compagnie DKDD a aussi élargi son mandat.En plus de produire des disques, la boîte dirigée par Janie Duquette produira aussi des spectacles.Son premier coup ?Whitesnake au Métropolis, le 25 juillet.Les billets seront en vente demain à midi.La Presse Sharon Stone adopte un petit garçon Sharon Stone a adopté un petit garçon qu'elle a nommé Laird Vonne Stone.Le bébé est né au Texas de parents inconnus.Sharon Stone, 47 ans, a déjà un fils de 4 ans, Roan.L'actrice et son mari Phil Bronstein ont divorcé en 2004 après cinq années de mariage.Attendue au Festival de Cannes, qui s'est ouvert mercredi, Sharon Stone tourne actuellement la suite du film qui l'a rendue célèbre en 1992, Basic Instinct.AP PHOTO FOURNIE PAR LAMAISON THÉÂTRE Deuxième création du nouveau volet Jeune adolescence du Théâtre Le Clou, L'Héritage de Darwin, d'Évelyne de la Chenelière, est un beau texte, touffu, qui couvre un vaste éventail de préoccupations et de situations.THÉÂTRE ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Si les girafes se sont adaptées à leur milieu en s'étirant le cou pour atteindre les branches supérieures des arbres et se nourrir, que conclure de Darwin, le père de la théorie de la sélection naturelle ?Avaitil un long cou ?Et les maillons faibles de la chaîne humaine ont-ils forcément un petit cou ?Tous les jeunes garçons ne se posent pas ce type de questions.Mais Julien n'est pas comme les autres.Il cherche.Et il doute.Deuxième création du nouveau volet Jeune adolescence du Théâtre Le Clou, L'Héritage de Darwin, d'Évelyne de la Chenelière, est un beau texte, touffu, qui couvre un vaste éventail de préoccupations et de situations.Julien, de milieu aisé, passe l'été avec son copain Jacques, moins favorisé.Il a dû mentir à son père et à sa mère \u2014 qui, bien sûr, vivent séparément \u2014 pour pouvoir rester à Montréal.Jacques est à l'opposé de son ami.Terre à terre, solide, prônant l'action plutôt que la réflexion.Ils auront bien besoin de son équilibre quand Julien les aura embarqués jusqu'au cou (long ou court ?) dans une affaire de vente pyramidale, avec méchant shylock en prime.À travers cette intrigue, relations familales, écarts de classes, avortement, mort d'un enfant, liens d'amitié, tout est abordé.Encore davantage que dans ses pièces pour adultes, l'humour de l'auteure est omniprésent.Un humour subtil, mais dont les glissements, farfelus et souvent très poétiques, sont aptes à rejoindre ce public.Sans cette soupape, la profondeur de certaines réflexions et, à l'occasion, certaines répliques plus bavardes, ne les auraient-elles pas perdus en route Sylvain Scott a opté pour une mise en scène simple et poétique aussi.Derrière un grand écran, par exemple, les comédiens manipulent en « ombre chinoise » des girafes, certaines au long cou, d'autre pas.Très joli moment.Les monologues intérieurs de Julien sont illustrés par Jacques qui, en direct, fait des manipulations vidéo projetées sur le même écran.La mère de Julien devient une grenouille en peluche.(Beaucoup plus tard, le méchant shylock prendra la peau d'un gros ours féroce.) Pour insuffler à ce spectacle le rythme et l'action auxquels les jeunes s'attendent, l'interprétation du personnage de Jacques était centrale.Jacques Laroche a la ferveur et le dynamisme de son homonyme.Et il est touchant lorsqu'il se fâche contre son ami et lui décrit les difficultés inhérentes au manque d'argent.Frédéric Paquet est également convaincant.À l'issue de ce spectacle, on ne peut s'empêcher de se demander si le texte de cette pièce, qui s'achève carrément sur une note philosophique, n'est pas un peu étoffé, un peu dense pour un public cible de 11 à 14 ans.Le soir où j'y étais, plusieurs adultes accompagnaient leur préados, tamisant peut-être leurs réactions ; il reste que dans la salle, on aurait entendu voler une girafe.L'HÉRITAGE DE DARWIN, d'Évelyne de la Chenelière.Mise en scène : Sylvain Scott.Distribution : Jacques Laroche, Frédéric Paquet.Scénographie et costumes: Olivier Landreville.Éclairages : Étienne Boucher.Environnement sonore : Larsen Lupin.Àl'affiche de la Maison Théâtre jusqu'au 15 mai.Darwin au long cou VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H00 A UNE PILULE, UNE PETITE GRANULE Les études le prouvent : une courte sieste au boulot est bénéfique ! Des entreprisesaméricaines et suédoises permettent sa pratique.Et chez vous ?19H00 r J.E.Pour le dernier épisode : des gens de Sainte-Julienne en ont assez de vivre dans la boue et un reportage sur les hypothèques conjointes qui n'exigent pas toujours deux signatures pour changer les modalités de paiement.19H30 RDI L'ENFANT LE PLUS FORT DU MONDE L'histoire d'un culturiste de 11 ans qui soulève trois fois son poids et rêve de cinéma.20H00 b ELVIS BY THE PRESLEYS Un document attendu dans lequel Priscilla Presley et sa fille Lisa Marie évoquent leur vie avec le légendaire Elvis.Pour la première fois, les parents de Priscilla, Ann et Paul Beaulieu, témoignent ainsi qu'une cousine d'Elvis.En prime : des films personnels et des archives jamais montrés.22H00 ARTV PROJECTION LIBRE : CRASH Personne ne sort tout à fait indemne de ce film-choc de David Cronenberg.Un couple dont la vie sexuelle s'essouffle trouve une idée tortueuse pour ranimer la flamme.21H00 a EN TOURNÉE AVEC CHLOÉ SAINTE-MARIE La chanteuse dévoile les émotions qu'elle vit sur scène, son trac, sa passion pour la culture amérindienne et son amour pour Gilles Carle.Ses propos sont ponctués d'extraits de spectacles et de moments en coulisses.Le Téléjournal (17:30) L'union fait la force TOUCHE PAS À MON PÉRISCOPE (5) avec Kelsey Grammer, Lauren Holly En tournée avec Chloé Sainte- Marie Le Téléjournal/Le Point Des kiwis et des hommes / Sylvie Moreau Le TVA 18 heures Vingt et un / Dernière J.E./ Cours de secourisme bidon - Dernière À TOUT HASARD (5) avec Ben Affleck, Gwyneth Paltrow Le TVA COLUMBO: UNE ÉTRANGE ASSOCIATION (4) avec Peter Falk, George Wendt (22:35) Macaroni tout garni Banzaï! Une pilule, une petite granule Macadam Sud Il va y avoir du sport! / Jean-Paul L'Allier À la di Stasio / Soupes et Tartines Belle et Bum/ Marc Déry, Antoine Bertrand, Fred Fortin CÉLÉBRITÉ (4) Le Grand Journal (16:30) Flash / Marie Mai La Porte des étoiles ÉMERGENCE DES PROFONDEURS (6) avec Treat Williams, Famke Janssen Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access H.e Talk Daily Dr.Phil Special: Behind the Headlines Law& Order: SVU / Law& Order:Trial by Jury CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Coronation Street PRIVATE BENJAMIN (5) avec Goldie Hawn, Eileen Brennan The National The National MR.JEALOUSY Simpsons ABC News The Insider Who Wants.America's Funniest Home Videos / Season Finale 20/20 King of the Hill Nightline News News E.T.Elvis by the Presleys Numb3rs Season Finale News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Law& Order:Trial by Jury Tonight (23:35) The Newshour BBC News Vermont.Washington Wall Street Now Foreign.Reel Independents.Nightly Bus.Charlie Rose BBC News Nightly Bus.The Newshour Roadside.Adirondack Mountain.Now Visionaries Lingering Memories BBC News City Confidential / .Miami American Justice Biography / Peter Boyle Biography / Ray Romano Biography / Patricia Heaton Intervention La Comtesse au tableau (4/4) Ally Mc Beal Coups de théâtre Ces enfants d'ailleurs CRASH (3) avec James Spader, Holly Hunter Videos Hey Joel Street Legal Budge POODLE SPRINGS (4) avec James Caan, Dina Meyer Law& Order Où est passé la noce.Biographies / Bugsy Siegel Génies du crime Les Nouveaux Détectives 48 heures Stars sur le vif Centre de formation.Le Monde à la carte Planète Terre Les Finances du Québec Les Conférences.Spry .la croissance d'une PME Super Ships Daily Planet Mysteries of the Dead Unsolved History Disaster Detectives Daily Planet .plongée Pilot Guides Les pieds.des restos Julie.Balade.Route.pratique Gilles Proulx 24 heures de la vie d'une ville Zoey 101 Phil of.Ned's.BOSS GIRL avec Kaley Cuoco, Dominic Chianese MOONSTRUCK (4) avec Cher, Nicolas Cage MARRIED TO THE MOB (4) avec M.Pfeiffer (22:31) Malcolm in.That '70s Show Friends Seinfeld X-MEN (4) avec Hugh Jackman, Patrick Stewart What I Like Reba Living.Global News National Train 48 E.T.Last Chance Whose.Largo Winch 20/20 Global News Sports Histoires de trains Sucre alors! Avions Pensacola ITINÉRAIRE COLLISION (4) avec Anthony Sheer, David De Keyser Disaster of.Masterminds JAG Marine Machines / Diggers Lost Inventions Turning Points of History JAG .Gourmet House.Extra Matchmaker Say yes.Weddings Exchanging Vows Felicity Journey Say yes.Weddings La Route.choix.com d.Bande.Musicographie / Queen Nostalgia Top DVD Buzzé.Musicographie / Queen Top5M+.Top5M+.Les Pourris.Box Office Décompte hebdomadaire Pauvres.Jackass L'Gros Show Fou raide! Banzai La Bella Vita Ciao Mtl The Insider Will & Grace Soul Call 7 Giorni Teleritmo Numb3rs Cosmopolis Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News AYear at Kew Canadian Antiques Roadshow The National Rough Cuts Canadian Antiques Roadshow Le Journal Capital Actions Le Monde RDI 10 ans / L'enfant le plus fort du monde Le Téléjournal/Le Point Michaëlle / Josée Péthel Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 30 images Brunch des champions 2005 Lutte impact TNA Sports 30 30 images Sport Amy Doc Coeurs rebelles La Loi & l'Ordre Simplement Zoé Les Ex Sexe à N.Y.Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Bliss Kink Family.Sin Cities (22:39) Red (23:41) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Beyond the Truth CLIVE BARKER PRESENTS SAINT SINNER (6) avec Greg Serano Sportsnetnews The Business NBA Basketball / Séries éliminatoires: Pistons - Pacers NBA Basketball / Séries éliminatoires: Suns - Mavericks Tékitoi Volt Chameaux.singes Un air de.Profils LE TRÔNE DE SANG: LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE (2) Chameaux.singes Clean Sweep In a Fix Clean Sweep What not to Wear Sheer Dallas Clean Sweep Off the Record Sportscentre Baseball / Blue Jays - Indians Sportscentre Off the Record Atomic Betty Les Tofou Sourire.6teen Les Simpson Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Delta State Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 d.Thalassa / Couleurs de mer - La Mer Noire (3/4) Pol Pot et les Khmers rouges Journal (22:35) Acoustic B.R.I.G.A.D.Lilly CG Kids Michael Palin's.Studio 2 Heartbeat Midsomer Murders Diplomatic.Studio 2 .le masque 2e Peau Décore ta vie Métamorphose C'est pourtant vrai Greg le millionnaire Le monde est sexe Interventions miracles .(17:30) Journées.Livre Show .École Jeunes.Doc Lapointe Révélations Boxe Rock Le Monde de l'auto .vidanges A+ Le Temple de la renommée Yu-Gi-Oh Beyblade Sd Gundam .Energon Dragonball.DragonballZ Justice.Gundam.Inu Yasha Hack/Sign Reboot Beasties Poltergeist Métal hurlant La Porte des étoiles Alias Dead Zone Les Chemins de l'étrange CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES DANSE/ CYP17 et BREATH STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le danseur Kenneth Flak nous en met plein la vue en ce moment à l'Agora de la danse.Dans CYP17, solo complètement maniaque signé André Gingras, le jeune homme livre une performance incroyablement physique, à la fois cocasse et inquiétante.On rigole ferme et on rit jaune devant cette oeuvre dont la facture et le ton rappellent à la fois un certain cinéma d'animation et la science-fiction.Gingras, un chorégraphe et danseur canadien qui vit en ce moment aux Pays-Bas, y explore l'idée du corps malmené dans une société où tout va toujours plus vite.Jusqu'où notre enveloppe charnelle et l'amas de graisse qu'est notre cerveau pourront- ils suivre la cadence avant de claquer, et ce malgré les stéroïdes et les avancées en génétique ?Kenneth Flak incarne justement cet homme en crise, à la fois rat de laboratoire et fou paranoïaque dans sa cellule capitonnée.Et il joue cette détresse, celle d'un être tendu à se rompre, avec une précision chirurgicale.Ce n'est pas ici une folie débridée et incohérente, mais plutôt celle des flashs extralucides, du corps et de l'esprit, qui livrent encore une lutte sans merci pour conserver un semblant de contrôle, malgré que notre homme soit sur le bord d'imploser.Le sens du timing comique de Flak est d'ailleurs assez impeccable pour nous faire rire par petites doses bien placées.C'est une jambe rebelle qui refuse de rester pliée (manipule- t-il son corps ou est-ce le contraire ?), de drôles de petits couinements qui s'échappent de sa bouche lorsque son corps poussé à fond se refuse à faire un mouvement de plus.Il est complètement fou notre homme, mais ô combien sympathique tout de même.Et puis, si la fascination des chorégraphes pour la gestuelle des paraplégiques et des schizophrènes frôle souvent l'abus, dans CYP17, l'emprunt est parfaitement justifié puisqu'il s'agit du principal propos de la pièce ! Cela dit, Gingras fait tout même très attention de ne pas exagérer, et surtout, de garder le ton juste.Breath, la seconde pièce au programme est un peu moins heureuse.Dylan Newcomb, un Américain installé, lui aussi, aux Pays-Bas, nous livre une sorte de délire automatiste sur la vie et la mort, passant des grandes envolées existentielles aux petits moments du quotidien.Newcomb allie le geste à la parole.Dommage qu'il nous arrive dans le sillage de Sarah Chase, grande prêtresse du genre, de passage à Montréal il y a à peine quelques semaines ; parce qu'il est beaucoup moins doué, moins naturel qu'elle.Se peut-il que ce malaise provienne du fait qu'il récite son texte en français ?Son accent est certes très charmant, mais l'intime s'exprime peut-être mieux dans notre langue maternelle.Cela dit, on sent que sa démarche vient du coeur, mais il en fait trop.Entre la gestuelle très affirmée \u2014 il bouge par contre à merveille \u2014 et le texte bavard, on perd complètement le fil de ce qu'il essaie de nous dire, soit que l'homme devrait se contenter de bien vivre le moment présent au lieu de courir après l'impossible.Quand il en arrive justement à se remémorer ces petits instants de bonheur volés, il est trop tard.On a déjà décroché.CYP17 d'André Gingras et BREATH de Dylan Newcomb, à l'Agora de la danse jusqu'au 14 mai Stress en détresse \u201cDEUX FOIS BRAVO.EBERT & ROEPER VERSION FRANÇAISE AUCUN COUPON RABAIS DE CINÉ-PARC ACCEPTÉ À L'AFFICHE! VERSION ORIGINALE ANGLAISE (Version française de Kicking & Screaming) 3317637A MUSIQUE Veda Hille et les cadeaux de l'inconscient ALAIN BRUNET Sauf exception, Veda Hille n'est connue à Montréal que par les amateurs avertis de la scène folk anglophone.Depuis plus d'une décennie, l'auteure, compositrice et interprète investit des circuits relativement confidentiels.Sans compromis aucun.Que le succès vienne ou pas, affirmons qu'elle est de ces artistes très douées, pour qui la réussite commerciale n'est qu'une prime à la démarche de création.Ce qui justifie cette discographie impressionnante : 12 albums à son actif, dont le très substantiel Return Of The Killdeer (étiquette Ape House), matière principale du récital présenté ce soir à la Sala Rossa.Très au fait des expressions contemporaines en musique, l'artiste de Vancouver s'était distinguée dès le début de sa carrière, c'està- dire au début des années 90.« Ma formation en arts m'avait ouverte à ces expressions qui n'ont rien à voir avec la culture populaire.L'an dernier, d'ailleurs, j'ai lancé Escape Songs avec le Montréalais Christof Migone, un disque beaucoup plus proche de l'univers électroactoustique, réalisé entièrement avec des outils technologiques.En réaction à mon ordinateur, j'ai ensuite imaginé Return Of The Kildeer avec des instruments conventionnels.J'ai plutôt tenté de faire quelque chose de très romantique au plan musical.J'ai essayé en ce sens d'évoquer un romantisme typique des années 30 et 40.Dans ce contexte, j'ai aussi repris du matériel de l'American Songbag réuni par Carl Senburg, j'ai essayé de faire évoluer ce matériel à ma façon.Selon les dires de la principale intéressée, cette quête de raffinement musical, cette attitude exploratoire n'est pas tout à fait en phase avec celle de sa plume.« Avec l'âge, pense Veda Hille, mon écriture devient de plus en plus directe.Ce désir de clarté m'obsède et je suis d'ailleurs agacée lorsque je lis les entourloupettes poétiques de mes premiers textes de chansons.J'ai volontairement régressé pour gagner plus de précision.Au cours des deux ou trois dernières années, je me suis beaucoup intéressée au travail de Berthold Brecht en ce sens ; il me renverse en disant les choses avec une simplicité déconcertante.Toujours plus directe « C'est pourquoi, poursuit-elle, j'essaie désormais d'être plus directe tout en campant d'autres personnages que le mien.Lorsqu'on est au début de la vingtaine, cela peut avoir du sens.Mais on découvre plus tard qu'il est bien de se mettre dans la peau de l'autre, et ainsi se prendre un peu moins au sérieux.Le lien entre art et thérapie ne m'intéressa pas.On ne fait pas de l'art pour régler ses problèmes en public ! » Question d'améliorer sa propre limpidité, Veda Hille a récemment écrit des chansons rock destinées aux enfants.« C'est très stimulant, car tu dois sans cesse t'appliquer à capter leur attention en restant direct.Plutôt punk rock, en fait.Les Ramones, par exemple, sont très efficaces auprès des enfants.» La simplicité poétique, tient-elle à ajouter, n'a rien à voir avec la facilité.« L'amalgame des mots relève toujours d'un travail exigeant.et de cadeaux surgis du monde de l'inconscient.» .Ce soir à la Sala Rossa, 21 h, Veda Hille se produit avec son groupe.Le choeur Maha figure également au programme de la soirée.© 2004 UNIVERSAL STUDIOS LE THRILLER LE PLUS ATTENDU DE L'ANNÉE (Version française de The Interpreter) Du célèbre réalisateur de \u201cLes 3 jours du Condor\u201d et \u201cLa firme\u201d nous arrive VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! )2157/6+: /+ 4\"3+462.4+ +5 ).1\"0'5 27 3317638A &0536 .' (, '/( 39>B=8 0
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.