La presse, 30 mai 2005, B. Actuel
[" Campiing?Laissez-vous tenter!! Plus de 130 différents modèles de tentes! LE BAL DE LA RENAISSANCE : L'ÉVÉNEMENT MONDAIN DE L'ANNÉEÀ OTTAWA PAGE 5 ENVIRONNEMENT LES MILIEUXHUMIDESNE SONTPAS DES « TROUSDE BOUETTE » PAGE 4 NATHALIE COLLARD TOKYO \u2014 En 2006, les premiers babyboomers japonais souffleront 60 bougies.Entre 2006 et 2010, ils seront 10 millions à franchir le cap des 60 ans et, en 2007, le Japon sera le premier pays au monde dont la population sera en déclin.Pas étonnant que le monde entier ait les yeux tournés vers ce pays pour trouver des idées qui pourraient être adaptées à leurs «vieux».«Les Japonais sont ceux sur la planète qui vont entreprendre les changements sociaux provoqués par le vieillissement de la population», déclare Mariko Fujiwara, spécialiste des tendances au Hakuhodo Institute of Live and Living, une boîte qui a déjà publié trois études exhaustives sur le marché des personnes âgées au Japon.Dans ce pays qui, tous les 15 septembre depuis 1966, célèbre la Journée du respect des personnes âgées (keirô no Hi), les aînés ont droit à plus de considération qu'en Occident.«Au Japon, les aînés sont considérés comme les pionniers de la modernisation des industries japonaises, poursuit Mariko Fujiwara.C'est cette génération qui a acceptéet adaptélesidéeset les technologies qui ont contribué au succès du Japon sur le marché mondial.» «Les baby-boomers sont très différents de la génération qui les a précédés», note pour sa part Yuko Iriko, publicitaire au Projet Senior de l'agence Dentsu, géant de la publicité au Japon.«Les entreprises commencent à peine à réaliser à quel point c'est une portion importante de la population, ajoute-telle.En 2015, les 50 ans et plus représenteront un marché de 127 232 milliards de yens.C'est énorme et tout le monde voudrait bien en profiter.» Les boomers japonais Malgré une culture et des traditions fort différentes des nôtres, les baby-boomers japonais ont plusieurs points en commun avec les boomers québécois.«Nés après la guerre, ils ont été influencés par l'idéologie occidentale, note Mariko Fujiwara.Jusqu'à l'âge de la retraite, ils se soumettent au système traditionnel japonais.Ils sont de bons pères et de bonnes mères, ils n'ont pas beaucoup de temps pour eux, ils sont surtout occupés à travailler et à élever les enfants.Mais à 60 ans, tout change.» Toutes les études le confirment, cette génération est plus individualiste que la précédente.Et elle a bien l'intention de profiter de la vie et de se gâter un peu.«Leur hypothèque est payée, ils disposent d'un peu plus d'argent et même s'ils continueront à aider financièrement leurs enfants (comme c'est la coutume au Japon), ils dépenseront plus d'argent pour eux», explique Yuko Iriko.Seule différence: l'expression «profiter de la vie» ne semble pas avoir le même sens pour les hommes et pour les femmes.SÉRIE BOOMERS: VIEILLIR COOL MARIO GIRARD ans ce trio, il y a Claude Bédard, 60 ans, ex-patronà Télé-Québec et Radio- Canada.En 1968, il s'est retrouvé à Paris derrière des barricades à lancer des pavés.Aujourd'hui, il préfère garder la forme avec des excursions de vélo.Il y a aussi Jean Savard, 56 ans, un pince-sans-rire au grand coeur qui, dans la vingtaine, a marché contre la guerre au Vietnam, éclairé par une chandelle et une tonne d'espoir.Et puis il y a Huguette Marcotte, qui, après une longue carrière à Radio-Canada et TVA, s'est jointe à Lise Payettedans l'aventuredes Productions Point de mire.Coquette, Huguette : elle ne veut pas dévoiler son âge.«Je suis célibataire, je veux garder cela flou.» Alors qu'ils pourraient se la couler douce à écumer les terrains de golf, sillonner la route des vins ou jouer les papis gâteaux, nos trois compères ont décidé il y a un an et demi d'embrasser un autre défi en créant leur propre boîte de communication, HJC Productions.Conversation avec le loup, le renard et la lionne.LE LOUP, LE RENARD ETLALIONNE \u203a Voir TRIO en page 3 \u203a Voir MODÈLE en page 2 PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© EN 2025, PLUS DU TIERS DE LA POPULATION JAPONAISE AURA65ANS.LES YEUXSONT TOURNÉS VERS CE PAYS QUI RISQUE D'INSPIRER LE RESTE DUMONDE.LEMODÈLE JAPONAIS Jean Savard (à gauche), Huguette Marcotte et Claude Bédard, trois boomers de la première vague, celle qui commencera officiellement la soixantaine dans six mois et qui se prépare à réinventer l'âge d'or.Les premiers baby-boomers franchiront le cap des 60 ans à compter du premier janvier 2006.Dans ce troisième et dernier volet de notre série sur le troisième âge version moderne, nous donnons la parole à trois baby-boomers très actifs qui refusent d'être mis en cage.JEAN CHRÉTIEN ET SA FEMME ALINE Dans la boule de cristal de l'économiste David Foot MALI ILSE PAQUIN Au club sélect des prophètes en tendances sociales, les Américains ont Faith Popcorn, alors que nous avons l'économiste David Foot.Ce Canadien d'origine australienne a fait des vagues pour la première fois en 1996 avec la parution du best-seller Entre le boom et l'écho (Boréal).À l'aide de son analyse démographique du Canada, il y étalait ses prédictions sur un large éventail de sujets, allant du marché immobilier à la société des loisirs.Certaines de ses prophéties s'étant déjà réalisées \u2014la crise de notre système de santé, entre autres\u2014, sa cote de conférencier et de consultant monte sans cesse.La Presse a posé cinq questions au sympathique professeur d'économie de l'Université de Toronto.QLorsque les baby-boomers auront quitté la population active, quel héritage légueront-ils dans les trois domaines suivants : > La santé ?RLe système de santé canadien, tel qu'il est géré actuellement, n'est pas prêt pour le vieillissement des baby-boomers.Les administrateurs des hôpitaux \u2014comme dans bien d'autres domaines\u2014 ont une vision à trop court terme.Si rien n'est fait pour améliorer l'infrastructure des soins publics, il y a fort à parier que bien des boomers se tourneront vers la médecine privée.Q> Le marché du travail ?RLes médias répètent sans cesse qu'une pénurie de main-d'oeuvre file droit devant nous.La situation n'est pas si dramatique.Aujourd'hui, 15% de la population est à la retraite.En 2025, la proportion atteindra 25 %.Compte tenu du désir des baby-boomers de se retirer graduellement, les employeurs auront le temps de s'ajuster.Cela dit, le gouvernement n'aura pas le choix de mettre à profit la population immigrante diplômée.Q> L'économie canadienne ?RBien entendu, elle connaîtra un ralentissement mais pas avant 2015.Par exemple, son taux de croissance pourrait passer de 2% à 1,5 % par année.Les dirigeants des compagnies devront revoir à la baisse leurs prévisions financières.Pour ce qui est du marché boursier, je crois qu'il perdra des plumes dans une dizaine d'années, au moment où les nouveaux retraités vendront leurs actions.QDes prophètes de malheur prédisent que les babyboomers mettront à sec les régimes de retraite publics.Ont-ils raison ?RC'est un mythe ! Depuis 1999, notre contribution aux rentes publiques a grimpé de 8 % à 10% de nos revenus.Tous les analystes qui ont évalué l'état de nos pensions de vieillesse sont optimistes.Je n'en dirais pas autant du privé, surtout dans le secteur manufacturier.Certains chefs d'entreprises ont pigé dans les caisses de retraite de leur main-d'oeuvre.Des employés auront une mauvaise surprise à leur départ, notamment dans le domaine de l'automobile, de la bière et de la métallurgie.QLe droit des personnes souffrant de maladies dégénératives de mourir dans la dignité soulève un débat passionné.Les baby-boomers, si amoureux de liberté, changeront-ils la donne ?RSans aucun doute.Le suicide assisté, par exemple, deviendra légal grâce aux baby-boomers.Ils voudront choisir leur mort en partie à cause du peu d'enfants qu'ils ont eus.Ils ont horreur d'être un poids pour leur progéniture.Après l'affaire Schiavo, les baby-boomers auront deux testaments : le traditionnel et le « testament biologique », limitant l'acharnement thérapeutique en cas de maladie grave.PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE L'économiste et démographe David Foot.SÉRIE BOOMERS: VIEILLIR COOL Lemodèle japonais MODÈLE suite de la page 1 « Les hommes et les femmes n'aspirent pas nécessairement au même type de retraite, confirme Mariko Fujiwara.Les hommes rêvent de se reposer dans le confort de leur salon, en écoutant de la musique ou en regardant la télévision, alors que les femmes, qui ont passé leur vie enfermées à la maison, souhaitent sortir, voyager, voir leurs amies.» Une tendance qui s'observe d'ailleurs dans les cafés et les restos des quartiers chics comme Ginza et Roppongi, où des petits groupes de femmes plus âgées prolongent l'heure du lunch longtemps après que la clientèle d'affaires a regagné les bureaux.Pendant ce temps, et souvent pour la première fois de leur vie, les hommes japonais développent des passions pour la musique et la cuisine, par exemple.« Les hommes de 55 ans et plus ont été influencés par la musique occidentale et la musique rock, observe Yuko Iriko.À la retraite, ils s'inscriront à des cours de guitare ou de piano.D'autres se mettent à la cuisine, celle des grands jours, et deviennent de véritables collectionneurs d'utsensiles de cuisine professionnels.C'est comme si les hommes découvraient le cocooning.» Rester jeune à tout prix Les boomers nippons ont un autre point commun avec les boomers nord-américains : un refus catégorique de vieillir.« Ils ne veulent pas avoir l'air vieux et refusent de se comporter en vieux, souligne Mariko Fujiwara.Ils cherchent donc des vêtements plus jeunes, surveillent leur alimentation de près et font très attention à leur santé.» Le secteur de l'alimentation courtise le marché des personnes âgées depuis quelques années déjà.Le Japon a déjà observé une explosion dans le secteur des aliments protéinés, des boissons énergétiques et des aliments bio, trois familles de produits très populaires auprès des aînés.« Aujourd'hui, c'est le marché des plats préparés qui explose, note Mme Fujiwara.Les baby-boomers, surtout les femmes, n'ont plus envie de cuisiner.Ils préfèrent acheter tout fait mais les plats doivent être de grande qualité.Allez vous promener dans les sous-sols des grands magasins (c'est là qu'on trouve les comptoirs d'alimentation et les traiteurs) entre 15 h et 16 h, vous verrez.C'est à ce moment, avant la cohue de la fin de journée, que les personnes âgées vont faire leurs emplettes pour le repas du soir.» Selon cette spécialiste des tendances, les entreprises sont en train de créer une foule de services qui aideront les consommateurs à faire des choix plus éclairés dans ce secteur et qui sont motivés par le souci des boomers pour leur santé.Un exemple: depuis quelques mois, dans plusieurs marchés d'alimentation de Tokyo, les clients qui possèdent un téléphone cellulaire muni d'un appareil photo peuvent connaître l'origine ainsi que la liste des ingrédients en photographiant un «carré magique » apposé sur le produit.Le client se rend ensuite à un ordinateur installé à cet effet dans le magasin et peut lire les informations qui s'affichent sur l'écran : d'où vient le produit ?Sur quelle terre at- il poussé ?A-t-il été transformé ?Si oui, de quelle façon ?Contient-il des traces d'arachides ?etc.Un autre exemple de services destinés aux boomers : les hôtels chics qui se lancent dans la préparation et la livraison de repas.«Les babyboomers sont prêts à payer cher pour des aliments et des repas de qualité, note Mme Fujiwara.Des grands hôtels comme le Okura, à Tokyo, offrent donc la confection et la livraison d'un repas haut de gamme pour environ 7000 yens (70 $).D'autres entreprises préparent des repas sur mesure pour diabétiques ou pour des gens qui doivent surveiller leur taux de cholestérol.C'est un marché très prometteur pour l'avenir.» L'autonomie avant tout On vit plus vieux qu'avant au Japon.En 2002, l'espérance de vie des femmes était de 86,7 ans, celle des hommes de 81,1 ans.Cette longévité a un effet positif sur l'industrie de la décoration intérieure et de la rénovation domiciliaire.Les nombreuses études de marché japonaises révèlent en effet que les personnes vieillissantes, qui tiennent jalousement à leur autonomie, sont en train d'aménager leur demeure afin de pouvoir l'habiter le plus longtemps possible.« En vieillissant, les boomers seront de plus en plus jaloux de leur indépendance et de leur autonomie, souligne Yuko Iriko, de l'agence de publicité Dentsu, qui ajoute que les boomers ne veulent absolument pas représenter une charge pour leurs enfants.« Ils sont prêts à dépenser pour transformer leur maison », confirme Mariko Fujiwara.Ils remplaceront par exemple leur escalier par un petit ascenseur très compact qui prend peu d'espace et qui peut soulever une personne debout ou en fauteuil roulant.Tout ce qui permet de vivre plus longtemps à la maison \u2014 des électroménagers faciles à utiliser, des robots ménagers \u2014 sera très populaire.» PHOTO ITSUO INOUYE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Encore au stade de la recherche, mais avec les Japonais.ça pourrait aller vite.Constituée de jambes et d'articulations de métal reliées à un ordinateur dans un sac à dos, cette orthèse, plus high tech que sexy, détecte dans les muscles les signaux électriques qui précèdent le mouvement.Elle anticipe ainsi l'intention du porteur et l'assiste mécaniquement.Une invention du professeur Yoshiyuki Sankai, de l'Université de Tsukuba, au nord de Tokyo.3317311A . PHOTO JIM TILLER, ASSOCIATED PRESS Qu'il est doux de se prélasser sur la plage de Daytona (Floride).Mais le ciel n'est pas sans nuage.Qui va payer?STÉPHANE PAQUET Dans un texte publié en février, les démographes Jacques Légaré et Samuel Vézina de l'Université de Montréal accusent les baby-boomers de ne pas avoir respecté le contrat social qui accompagnait la création de l'État providence, soit la naissance de suffisamment d'enfants pour maintenir le système à flot.« N'ayant pas rempli les conditions du contrat social dont s'est doté le Québec, les baby-boomers risquent de faire naître un conflit intergénérationnel au moment de leur arrivée à la retraite.En effet, soutiennent les démographes, le fardeau que devra assumer la population active réduite par le régime de faible fécondité des babyboomers risque fort d'être beaucoup plus lourd.» Créer une caisse de santé Parmi les solutions mises de l'avant par les auteurs pour éviter ce « conflit intergénérationnel », il y a la création d'une caisse de santé, financée par les boomers toujours sur le marché du travail.« Les générations du baby-boom ont décidé d'avoir moins d'enfants : elles doivent prendre leurs responsabilités par rapport à leur retraite et ne pas faire supporter des charges sociales trop lourdes aux cohortes moins nombreuses qu'elles ont engendrées.» Collectivement, on pourrait pousser un grand bof ! et se dire que, de toute façon, le babyboom a été aussi fort chez nos voisins canadiens.Par conséquent, les effets de l'arrivée à la retraite de cette cohorte née entre 1945 et 1965 seront les mêmes partout.Faux.La situation du Québec est particulière : d'abord, les travailleurs québécois prennent leur retraite plus tôt que leurs voisins.L'âge moyen de la retraite était de 65 ans au Québec en 1970.Aujourd'hui, il est de 60 ans, contre 61 ans et demi ailleurs au Canada et 63 ans et demi aux États-Unis, selon les données de la Régie des rentes du Québec.Ensuite, on accueille moins d'immigrants que nos voisins.« En comparaison des États-Unis, écrivent les économistes de la banque TD dans une étude intitulée The Demographic Challenge, la population du Canada vieillit plus rapidement, les travailleurs prennent leur retraite plus tôt et la fertilité des Canadiennes a chuté à un taux bien inférieur à celui des Américaines.Double retard Ce désavantage du Canada par rapport aux États-Unis existe aussi entre le Québec et le Canada.Autrement dit, si le Canada part désavantagé par rapport aux États-Unis, le Québec est en plus en retard face au Canada.Il y a deux façons de faire croître une économie : 1) en mettant plus de monde au travail ; 2) en devenant plus productif.Au Québec, plus le temps passera, plus il sera difficile d'augmenter le nombre de travailleurs.Pour ce qui est de la hausse de la productivité, elle a ses limites.L'économiste Hélène Bégin de Desjardins a calculé que la croissance économique québécoise des 20 dernières années a été en moyenne de 2,5% par année.Plus de la moitié de cette hausse (1,3 %) a résulté d'une augmentation du nombre de travailleurs.Le reste, 1,2 %, est venu d'une amélioration de la productivité dans les entreprises.Dans une étude publiée l'automne dernier, Mme Bégin estime que la croissance de l'économie québécoise devrait être réduite à environ 2%au cours des 10 prochaines années et « pourrait fléchir entre 1,5 et 2 % d'ici 20 ans ».« La réduction du potentiel de croissance, explique-t-elle dans le cahier En Perspective publié par les Études économiques de Desjardins, sera à l'image de la situation qui prévaut actuellement dans certains pays d'Europe et au Japon, qui expérimentent des tendances démographiques semblables à celles appréhendées pour le Québec.» Après avoir maugréé contre ces baby-boomers qui prenaient toute la place sur le marché du travail, les plus jeunes travailleurs risquent de s'ennuyer d'eux.La retraite progressive des boomers ralentira en effet la croissance économique, et cela, au moment où les plus vieux d'entre eux coûteront plus cher en services de santé.SÉRIE BOOMERS: VIEILLIR COOL Trio: le loup, le renard et la lionne TRIO suite de la page 1 QAvez-vous souvenir de la fois où vous avez pris conscience que vous étiez un baby-boomer ?RC.B.: C'est arrivé tard.Ça a pris du temps avant que ce concept soit nommé.Nous sommes une espèce de tsunami démographique qui a monté tranquillement.RJ.S.: Avant de nous appeler les baby-boomers, on a beaucoup parlé des sixties et de son flower power.L'étiquette de baby-boomer est venue dans mon cas dans les années 80.QQu'est-ce c'est qu'être un baby-boomer ?RC.B.: D'abord je tiens à mettre quelque chose au clair.La principale qualité des baby-boomers, c'est d'être nombreux.Les baby-boomers ne sont qu'une donnée démographique.C'est à cause de l'importance de leur nombre que les baby-boomers ont marqué la génération actuelle et celle qui suit.Les boomers ont pris beaucoup de place à cause cela.Nous représentions l'avenir de l'aprèsguerre.QD'accord, vous étiez nombreux, mais vous avez fait des gestes qui ont changé des choses, non ?RC.B.: Oui, mais c'est grâce au pouvoir du nombre qu'on a pu faire cette révolution.Quand on faisait quelque chose, il y avait des retombées à cause du nombre.Pourquoi pensez-vous que les églises se sont vidées en même temps ?Je pense que les jeunes d'aujourd'hui ont autant envie de changer les choses que nous, sauf qu'ils ont du mal à le faire parce qu'ils ne sont pas assez nombreux.RH.M.: Il ne faut pas oublier que nous arrivions avec une certaine éducation.Même si, pour certains, il y a eu des conflits de génération, d'autres ont profité de l'ouverture d'esprit de leurs parents qui avaient déjà commencé à s'ouvrir sur certaines choses.Moi, en tant que fille, j'ai pu faire ce que j'ai voulu.QAvez-vous un sentiment d'appartenance face à ce groupe qu'on appelle les babyboomers RH.M.: Jamais je ne me suis sentie appartenir aux valeurs des baby-boomers.Je suis une femme qui a son propre bagage d'expériences.Oui, je fais partie démographiquement de ce groupe, mais ça s'arrête là.RC.B.: Il faut se méfier des définitions qu'on accole aux groupes.Le Canadien moyen, il n'existe pas.Le baby-boomer non plus.Si tu remarques, ce sont ceux qui ne font pas partie des baby-boomers qui tiennent à nous rassembler sous ce vocable.QOn aime beaucoup détester les baby-boomers.C'est même un sport national.Comprenez-vous qu'on puisse vous en vouloir à ce point ?RC.B.: Oui, je peux comprendre cela, mais je voudrais aussi dire que jamais les boomers n'ont décidé d'être méchants avec les autres.La grande faute des babyboomers, c'est d'avoir transgressé une loi de la nature : ne pas laisser de place à ceux qui suivent.Mais encore là, c'est à cause du nombre.On est tellement nombreux qu'on piétine toutes les plates- bandes.Cela dit, je pense qu'on a fait preuve de créativité et qu'on a toujours été travailleurs.Mon père m'a dit un jour : « Vous autres, les jeunes, vous êtes chanceux, vous ne travaillerez pas 40 heures par semaine.» Effectivement, on en travaille 60.Le travail est devenu avec les baby-boomers quelque chose d'intéressant.QVous avez été les premiers à inclure le ludisme dans la vie.RC.B.: C'est exactement cela.RH.M.: Et avec cela est venue une activité économique.On est passé du statut de locataire à celui de propriétaire.Avec nous est arrivé un extraordinaire boom immobilier.Aujourd'hui, c'est difficile pour les jeunes de se loger.RC.B.: Et c'est pour cela qu'il y a plein de Tanguy.On a été la première génération où les femmes allaient travailler.Autrefois, si la femme devait travailler c'est qu'il s'agissait d'une famille pauvre.Les femmes ont pris le contrôle de leur corps et ont décidé de faire des enfants quand elles le voulaient.QIl y a une dichotomie làdedans.Vous recherchez le plaisir dans tout et le travail prend une importance énorme dans vos vies.RJ.S.: Ça c'est vrai, il y a deux côtés à une médaille.Il y a 15 ans environ, j'ai occupé un poste à RDS.Et au début, il m'est arrivé de demander à de jeunes employés masculins de faire des heures supplémentaires et ils me disaient : «Moi, je veux être présent auprès de ma famille.» Notre génération s'est beaucoup réalisée dans le travail.On ne te demandait jamais « Qu'est-ce que tu aimes dans la vie ?» mais « Qu'estce que tu fais dans la vie ?» QEt ça, ça fait beaucoup de parents absents.RJ.S.: Je dois admettre que c'est vrai.Disons que j'ai déjà eu quelques discussions avec ma fille à ce sujet.QAvez-vous l'impression de jouir encore en tant que collectivité d'un certain pouvoir ?Allez-vous influencer les choses autour de vous ?RJ.S.: D'abord, l'une des plus grandes conneries que j'ai entendues dans ma vie, c'est le concept de la Liberté 55.RC.B.: Ça, ça été fait pour qu'on arrête de travailler et qu'on laisse la place aux autres.Ça n'a pas marché.RJ.S.: Le concept de la société des loisirs, pouvons-nous mettre une couple de bémols là-dessus QOui, mais vous avez eu du fun et vous continuez d'avoir du fun ?RH.M.: On a fait ce qu'on a voulu faire et on continue de le faire.Moi j'ai pris une couple d'années sabbatiques mais je suis toujours revenu au travail.RC.B.: Si mon fils prend une année sabbatique, il ne retrouvera pas sa job au retour.QQuels ont été, selon vous, vos grandes réussites ?RC.B.: Les révolutions sociales de la fin des années 60, la liberté sexuelle, la pilule anticonceptionnelle, les soutiens-gorge que les filles brûlaient.RJ.S.: D'un point de vue plus politique et local, d'arrêter de dire « yes boss » et commencer à dire « non patron ».RH.M.: Une plus grande accessibilité à l'éducation.RC.B.: Et la libération religieuse.Nous sommes la première génération à ne plus pratiquer.Ça ne veut pas dire que nous sommes athées pour autant.QL'Église catholique a tout fait pour vous retenir.On a même créé les messes à gogo pour vous ! RC.B.: Oui, mais le problème c'est qu'on aimait le gogo et pas la messe.QQue veux dire le mot vieillesse pour vous ?RH.M.: C'est une transition et pour moi vieillir est un privilège.Vieillir, c'est dans la tête.Je connais des jeunes qui sont très vieux.RJ.S.: Vieillir c'est devenir malade.Moi, depuis que j'ai des petits bobos, je me sens devenir vieux.RC.B.: Moi, je demande encore quand commence la vieillesse.Autrefois, tu devenais vieux à la retraite et le mot retraite voulait dire se retirer.Aujourd'hui, se retraiter veut dire traiter sa vie autrement.Les retraités désirent aujourd'hui demeurer actifs.Regarde les vieux rockers, ils refusent de quitter la scène.QVous avez eu une jeunesse funky, allez-vous vieillir funky ?RH.M.: Absolument ! Il le faut absolument ! RC.B.: On se dit souvent entre nous : « quand la peine dépasse le plaisir, il faut arrêter.» RJ.S.: C'est un état d'esprit.Il faut travailler pour l'obtenir cet état.Je serai toujours funky dans ma tête.RC.B.: Pour être funky, il faut avoir de l'énergie.Et avec cette énergie, il faut faire des choses, pas juste bronzer idiot sur une plage.La destination, on la connaît.Ce qui compte c'est le voyage.Faites-nous part de vos réactions et commentaires à actuel@lapresse.ca BOOMERS : VIEILLIR COOL 1> Modes et tendances 2> Le sexe et autres questions de santé 3> Et comment on s'organise? JEAN-PHILIPPE FORTIN Plus de phoques Il y a 400 000 phoques du Groenland de plus qu'en l'an 2000 en territoire canadien selon Pêches et Océans Canada.D'après les calculs réalisés au début du mois de mai à partir du nombre estimé des naissances en 2004, la population totale s'élèverait à 5,9 millions d'animaux, alors qu'elle était de 5,5 millions en 2000.Quelque 973 000 phoques ont été abattus depuis trois ans.Des consultations auront lieu à l'automne afin de préparer le prochain plan de gestion des phoques.Avec ENN Pesticides et Parkinson Il y a de plus en plus de raisons de croire que l'exposition aux pesticides est liée à la maladie de Parkinson.Les jardiniers amateurs seraient même 9% plus à risque s'ils ont utilisé de tels produits.De même, les fermiers seraient quant à eux 43% plus susceptibles de contracter la maladie.Il serait donc capital de se protéger adéquatement lorsqu'on manipule des pesticides, concluent les chercheurs de la Geoparkinson Study, une enquête effectuée dans cinq pays d'Europe auprès de plus de 3000 participants.New Scientist Autos étiquetées Comme pour les frigos, voici que les Français verront sur les autos, dès l'automne prochain, des étiquettes indiquant leurs émissions de gaz carbonique (CO2).Telle est l'intention du moins du ministre des Transports, Gilles de Robien.Il ne veut pas ainsi contraindre les constructeurs à produire des véhicules moins polluants, mais bien les sensibiliser, eux et les consommateurs.L'automobile est responsable de 27% des émissions de gaz à effet de serre européennes.D'ici 2008, la moyenne d'émission de CO2 des véhicules européens devra être abaissée de 160 à 140 g/km.d'après AFP Vert extrême L'écoterrorisme serait désormais la principale menace terroriste à l'intérieur des États-Unis, a affirmé le FBI devant un comité du Congrès il y a 10 jours.Les groupes radicaux quoique marginaux, tels que l'Animal Liberation Front (ALF) et le Earth Liberation Front (ELF), sont tenus responsables de plus de 1200 crimes depuis 15 ans, et feraient l'objet de 150 enquêtes du FBI.Ils visent les laboratoires, les fermes d'animaux à fourrure, les restaurants et les activités forestières.Plus récemment, ils ont attaqué par le feu des concessionnaires de véhicules utilitaires sport et des projets résidentiels, les considérant comme des manifestations de l'étalement urbain.Seattle Post Intelligencer Une mer propre Le projet de loi C-15, interdisant le rejet de produits pétroliers de fond de cale des navires dans les eaux canadiennes, a reçu le 20 mai la sanction royale.Selon les travaux d'Environnement Canada, 300 000 oiseaux marins sont tués chaque année par de tels rejets sur la seule côte atlantique.Par ailleurs, la Commission européenne a recommandé d'allouer 245,4 millions de dollars à son Agence maritime pour la lutte contre la pollution des mers, pour la période 2007-2013.Avec AFP PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Tommy Montpetit près d'un marais, à Longueuil.L'avenir des fosses à moustiques JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Les milieux humides ne sont pas des trous de « bouette » remplis de moustiques.Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Thomas Mulcair, le sait.Il a récemment manifesté l'intention de les protéger en 2006.Ce projet a été accueilli favorablement et les verts ont d'emblée réclamé un moratoire pour les protéger entre-temps.Mais qu'est-ce qu'un milieu humide et pourquoi le conserver ?On désigne par ce vocable les marais, les tourbières, les bandes riveraines des lacs et des rivières, et les plaines inondables.Ils représenteraient entre 5 % et 10% de la superficie totale du Québec.Zones intermédiaires entre les terres et l'eau, elles sont en quelque sorte des éponges comparables à nos reins et des milieux d'une très grande biodiversité.« Trente-cinq pour cent des espèces menacées dans le sud du Saint-Laurent sont directement liées aux milieux humides, ce sont des grenouilles, des reptiles, des poissons, des oiseaux.», rappelle Tommy Montpetit, responsable du Front vert et président de Sauvons nos boisés et milieux humides.Pour l'heure, l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) est censé les protéger.Mais, comme le rappelle Charles- Antoine Drolet, président de la commission Biodiversité de l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), « l'esprit de la loi a été contourné au cours des ans.» Cette «protection » est en fait un régime d'autorisation : qui veut les remblayer n'a qu'à demander la permission.Aussi la décision du ministre est-elle « historique », juge André Bouchard, professeur d'écologie à l'Université de Montréal.« Thomas Mulcair change de façon réaliste et courageuse la dynamique en faveur de leur protection », note celui qui a par ailleurs siégé à la commission Coulombe sur la forêt québécoise.Plus qu'un moratoire?Mais, disent MM.Bouchard et Drolet, il faut un moratoire, car plusieurs chercheront à placer leurs dernières billes avant l'interdiction complète.Facilement drainables et remblayables, les milieux humides sont des aubaines pour qui veut bâtir ou agrandir un champ.Au nom de la vingtaine de groupes qu'il représente, le Front vert a écrit au premier ministre.Il réclame non seulement un moratoire, mais « une commission d'enquête sur la gestion des milieux naturels en terres privées ».En termes plutôt virulents, la lettre dénonce « la gestion irresponsable de notre patrimoine (.), un scandale qui dépasse largement en conséquences et en gravité » le scandale des commandites.Ce qu'on craint, c'est que le ministre n'ajoute qu'un autre règlement qui ne changera rien dans les faits au régime existant.« Il faut encadrer correctement la modification à l'article 22 et pour le faire, il faut savoir pourquoi il y a eu tant de problèmes que ça depuis l'adoption de la LQE », explique Tommy Montpetit.En attendant, les problèmes s'accumulent.Depuis la manifestation qui fondait le Front vert il y a un mois, ce dernier s'est fait rapporter plus d'une vingtaine d'entorses à la réglementation existante.Méconnus, jugés à tort sans importance, les milieux humides ont tout d'une espèce en voie de disparition.« Il y a des drôles de choses qui se passent » en matière de dérogation, observe Charles-Antoine Drolet, qui n'endosse pas toutefois l'idée d'une commission d'enquête.« Globalement, autour des grandes villes, il y a eu des pertes d'environ 70 %.» Espèce menacée En Montérégie, c'est plus grave.« On a vu une perte de 25 à 30 % en milieux riverains seulement depuis trois ou quatre ans.Ça a disparu plus vite que la forêt amazonienne », i l lustre Tommy Montpetit.« Les milieux qui survivent sont ceux qui ne sont pas facilement drainables, ajoute André Bouchard.Si on les touche, ça va être très grave.Selon Environnement Canada, 80% des milieux humides du Saint-Laurent qui existaient à l'arrivée de Jacques Cartier ont disparu.Globalement, l'industrialisation, mais surtout l'urbanisation et l'agriculture ont modifié un mètre sur deux des rives du fleuve.Les milieux humides sont des havres naturels pour la faune et la flore qui s'y reproduisent ou y croissent.Ils sont garants de la diversité des espèces et des indicateurs de la santé de nos milieux.Mais on ne protège pas seulement un milieu humide pour les espèces qu'il renferme.Les sauver, « ce n'est pas le débat de la salamandre, de la rainette faux-grillon ou de la plante rare, souligne André Bouchard.C'est celui de la biodiversité.» Car au Québec, milieu de tradition forestière s'il en est, les marais ont un problème d'image : ce sont des HLM à bibites.Dans sa croisade pour sauver le boisé du Tremblay, Tommy Montpetit reconnaît qu'il n'a pas eu d'autre choix que de jouer la carte des rainettes faux-grillon et des fourmilières géantes.« C'est le seul moyen que nous avons trouvé pour que ça sorte dans les médias.Mais ce n'est pas pour ça que je me bats, il fallait des porte-étendards.» Rôles essentiels En les conservant, « on maintient dans la trame agricole des milieux qui continuent à jouer leurs rôles naturels », dit le professeur Bouchard.« Ce sont des écosystèmes qui jouent un rôle important de régulation des eaux », rappelle-t-il.Leur présence remédie aux effets des sécheresses comme à ceux, désastreux, des inondations.Mais l'eau qui s'y accumule y est aussi filtrée.Selon l'UQCN, « un milieu humide de quelques dizaines d'hectares a une capacité (.) équivalente à une usine de traitement des eaux de plusieurs millions de dollars ».En fait, il capte les sédiments dans l'eau et pallie l'eutrophisation des lacs.Les milieux humides ont enfin une valeur socio-économique.Lieux d'interprétation et d'observation, comme à Cap-Tourmente, par exemple, ils sont aussi l'occasion d'une balade en canot, de parties de chasse et de pêche, des activités récréatives pour lesquelles on est disposé à dépenser.Au total, « notre existence future se fonde sur un minimum d'intégrité, de conservation.Les milieux humides font partie de cette biodiversité qu'il faut protéger », dit Charles-Antoine Drolet.Aussi, selon André Bouchard, il faut soutenir le ministre dans sa décision de les protéger correctement.« Je trouve personnellement que, dans 20 ans, on se félicitera d'avoir passé une telle loi.» « Ce n'est pas le débat de la salamandre, de la rainette faux-grillon ou de la plante rare.C'est celui de la biodiversité.» ÉCHOS TERRE-À-TERRE L'allée des Tanneries, une promenade communautaire JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Jodie Negley est travailleuse sociale de formation.Le 14 juin, malgré la pluie, son comité, le Village des Tanneries, en collaboration avec l'arrondissement du Sud-Ouest, a vu un projet qu'il caressait depuis longtemps devenir réalité.Sous le parrainage de Frédérick Back, plus d'une centaine de citoyens de Saint-Henri ont planté 2280 petits arbres le long d'une voie ferrée du CN.L'allée des Tanneries était née.La transformation de ce terrain vague et de son sentier boueux en promenade plantée est une des premières expériences du genre à Montréal.L'objectif?Permettre aux citoyens de s'approprier leur quartier et de renforcer leur sentiment d'appartenance.« Il y a un facteur de cohésion qui se développe », explique Patricia Bouchard de l'arrondissement Sud-Ouest.« On se parle, on surveille les enfants, il y a des échanges.» « Quand les personnes sont isolées, elles se sentent impuissantes à faire des changements dans leur environnement.Mais quand il y a ce genre de projet, les gens commencent à se parler », dit Jodie Negley.Elle habite Saint-Henri depuis cinq ans, dans l'enclave circonscrite par les rues de Courcelles, Saint- Rémi et Saint-Jacques, ainsi que par la voie ferrée.L'idée a germé de créer un espace vert de façon communautaire au sein de son groupe.Transformer ce terrain vague, c'était aussi une façon de fournir l'espace vert qui manquait au quartier.L'endroit est poussiéreux à cause de l'autoroute, plutôt négligé, avec des détritus et des débris un peu partout, déplore-t-elle.« Je sais que l'environnement est très important, notamment pour le développement des enfants.Autant que leur parent ou l'école.» Les petits saules et les peupliers qu'on a plantés le long de cette bande de 300m sur 15 à 25 m poussent rapidement.Ils masqueront d'ici quelques années la voie ferrée et les ateliers du CN qu'on trouve de l'autre côté.Les arbres atténueront peu le bruit des trains qui passent à tous les quarts d'heure, mais limiteront au moins la poussière.Le projet ne s'arrête pas là.Grâce à la participation de la Fédération canadienne des municipalités, de l'Institut de recherche biovégétale du Jardin botanique et du Centre d'excellence de Montréal en réhabilitation des sites, on entend mettre en place cet été un projet de phytoremédiation, ce qui signifie réhabilitation du sol par les plantes.Car le sous-sol de l'allée des Tanneries, vu le lourd passé industriel de Saint-Henri, est contaminé.Ce projet de décont amina t i o n, éva lué à 314 000 $, sera mené en collaboration avec les citoyens.Ultimement, d'autres aménagements y seront faits.Un jardin communautaire ?Une aire de jeu ?Une patinoire en hiver ?Qui sait ?« On essaie de travailler avec la Ville pour combler tous nos besoins, ceux des enfants et des résidants, dit Mme Negley.C'est à nous de rêver, de voir ce dont on a besoin dans le quartier.Questions ?Commentaires ?Écriveznous : actuel@lapresse.ca . ACTUEL LE BAL DE LA RENAISSANCE Un million pour le Musée des beaux-arts du Canada ÉMILIE CÔTÉ OTTAWA \u2014 C'était l'événement mondain de l'année, disait-on, à Ottawa.Pour souligner le 125e anniversaire du Musée des beauxarts du Canada, la Fondation de l'institution tenait samedi soir le Bal de la Renaissance, où les 500 convives ont pu voir en primeur l'exposition estivale Léonard de Vinci, Michel-Ange et la Renaissance à Florence.L'événement a été rassembleur, c'est le moins qu'on puisse dire.Les organisateurs ont réuni de nombreux politiciens de camps politiques différents.L'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien, l'expremier ministre conservateur Joe Clark, le député conservateur et exchef de l'Alliance canadienne Stockwell Day et le premier ministre Paul Martin ont tour à tour surgi dans le magnifique hall vitré du musée.Ils se mêlaient aux mécènes et hommes d'affaires, qui s'étaient déplacés des quatre coins du pays.Le bal était une occasion de dire merci à tout ce beau monde, qui a permis à la Fondation du musée d'amasser plus d'un million de dollars, somme qui sera consacrée à l'acquisition du dessin David, de Salviati, qui fera partie de la collection permanente du musée.« L'oeuvre sera présentée ce soir en primeur », a expliqué Thomas d'Aquino, président du conseil d'administration de la Fondation et aussi président du Conseil canadien des chefs d'entreprise (CCCE).M.d'Aquino veut accroître la notoriété du Musée des beaux-arts du Canada au pays.« Des gens présents ici ce soir ne l'ont jamais visité, dit-il.Ils auront l'occasion de voir l'exposition après le souper, pour ensuite vanter le musée dans leur ville respective.» Difficile, à l'heure actuelle, de convaincre les entreprises de donner dans le domaine de l'art ?« Les grandes sociétés donnent beaucoup aux universités, dit-il.Il faut leur expliquer que les arts visuels sont importants pour l'esprit et l'identité culturelle d'un pays.» Pour le dîner, M.d'Aquino était assis à la même table que Paul Martin, accompagné de sa femme Sheila.Chaque table était baptisée au nom d'un peintre.La leur ?La table Léonard de Vinci, rien de moins.Quant à Liza Frulla, ministre du Patrimoine canadien, elle était conviée à la table Michelangelo Buonarroti, mieux connu sous le nom de Michel-Ange.À ses côtés se trouvait Pierre Théberge, le directeur du Musée des beaux-arts du Canada.M.Théberge, qui a déjà dirigé le Musée des beaux-arts de Montréal, se réjouit de la nouvelle exposition à l'affiche à Ottawa, présentant des oeuvres de Michel-Ange, Léonard de Vinci, Andrea del Sarto et Piero di Cosimo.« Jamais une exposition de cette envergure, portant sur la Haute Renaissance, n'a été présentée à l'extérieur de Florence, dit-il.Ce sont des oeuvres fragiles.» La Renaissance était également le thème de la soirée.Dans un décor inspiré par les couleurs de la Renaissance, les invités étaient accueillis dans le Grand Hall et se dirigeaient ensui te dans la magnifique salle vitrée de la Colonnade, où l'on pouvait admirer le coucher de soleil.Les hommes portaient leurs plus beaux habits et les femmes brillaient par leur élégance.Dont Catherine Clark, fille de Joe Clark, qui se distinguait dans sa chic robe bustier noir et blanc.Son cou était mis en valeur par sa chevelure joliment coiffée en chignon, parsemée de perles.« C'est une robe de Jessica Mc Clintock.Comme je l'ai achetée chez Holt Renfrew, j'espérais être la seule à la porter », nous a-t-elle signalé en riant.Dans une tenue dans les teintes de jaune, signée par le designer montréalais Michel Desjardins, Aline Chrétien était également resplendissante.« Michel Desjardins me connaît bien, dit-elle.Et le jaune, ça fait soleil, ça fait printemps.» Sa fille, France Chrétien-Desmarais, portait également\u2014avec son élégance habituelle\u2014 une robe «ensoleillée », de couleur orangée, signée Valentino.À 20 h, on a invité les convives à gagner leur siège pour le dîner.Les médias ne pouvaient assister à ce segment de la soirée.Impossible de savoir si Paul Martin a fraternisé avec Jean Chrétien.PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Judith Manley (au centre) s'est présentée au cocktail en compagnie d'André Desmarais, président et co-chef de la direction de Power Corporation, et de France Chrétien-Desmarais.Son mari, l'ancien ministre libéral John Manley, est arrivée tout juste pour l'heure du souper.PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Catherine Clark était sans conteste une des femmes les plus élégantes de la soirée, avec sa robe signée Jessica Mc Clintock.Elle a fait son entrée dans le hall du Musée des beaux-arts en compagnie de son père, l'ancien premierministre conservateur Joe Clark.PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Voici l'officieuse photo d'honneur, avec Thomas d'Aquino, président du conseil d'administration de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Pierre Théberge, directeur du Musée, Marie-Claire Morin, présidente et chef de la direction de la Fondation, ainsi que Sheila et Paul Martin, premier ministre du Canada.Information 514 521-8687 1800 567-8356 ou www.velo.qc.ca l'Opération vélo-boulot, du 30 mai au 3 juin présente en collaboration avec Durant la semaine de la Féria du vélo de Montréal, tentez le vélo-boulot : laissez la voiture au rancart et prenez votre bicyclette pour aller travailler ! Vous verrez, vos poumons, votre corps et l'atmosphère de votre ville vous en seront infiniment reconnaissants ! Journée spéciale d'activités au parc La Fontaine, le mercredi 1er juin de 7h à 18h : - Contenants de lait Natrel offerts par la Fédération des producteurs de lait du Québec - Échantillons remis au kiosque Dial - Récupération de vieux vélos par SOS VÉLO, une entreprise d'insertion sociale pour les jeunes - Fromages d'ici distribués lors du retour à la maison Environnement Canada Environment Canada 3318489A BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC30MIM WILFRID DEROME exper t en homici d e s Grand prix LA PRESSE de la biographie - 86 - Derome est interrompu par les rires dans l'assistance.Il réprime à peine le sien.- .il se déclarait prêt à témoigner dans un sens ou dans l'autre, suivant le prix que les avocats voulaient bien y mettre.Eh bien! messieurs, il y a encore, il y aura toujours des experts semblables tant que notre système actuel ne sera pas modifié.La chose est regrettable pour ma profession, mais il me semble qu'elle l'est davantage pour la justice, qui se trouve ainsi privée non seulement des lumières dont elle a besoin et auxquelles elle a droit, mais qui est bien souvent faussée délibérément.Derome donne l'exemple d'un accidenté du travail qui, devant la cour civile, entend faire reconnaître une incapacité.- Pour fixer l'indemnité, chacune des parties en présence choisit le ou les médecins qu'elle désire, et dont la valeur dépend souvent du prix qu'elle veut y mettre.Mais, dans tous les cas, elle paie pour avoir une opinion, non pas tant dans le sens de la vérité que dans le sens contraire à l'opinion des experts de la partie adverse.Afin d'éliminer les débats contradictoires sans fin qui n'éclairent pas la justice, Derome privilégie le système médico-légal français et ses trois catégories de médecins légistes rattachés aux tribunaux et recrutés parmi les meilleurs de la profession.D'abord les experts au civil, spécialisés dans l'appréciation des accidents.Ensuite des experts aliénistes, choisis parmi les directeurs d'asile.Enfin, des experts chargés de faire la lumière sur les causes de la mort et d'apporter les preuves médico-légales qui déterminent l'innocence ou la culpabilité d'un accusé.Derome sollicite à nouveau l'appui de son auditoire.mort et de faire rapport devant les tribunaux, mais je considère que nous ne sommes chargés que d'une partie de la besogne qui incombe aux médecins légistes.Derome évoque un autre fléau qu'il entend combattre avec de nouveaux moyens mis à sa disposition.- Les multiples cas de viols, d'attentats à la pudeur, de plaies et de blessures sont laissés ici à l'appréciation de médecins pratiquants, le plus souvent au médecin de famille qui, à son grand regret, est forcé de se transformer du jour au lendemain en expert et de se prononcer ex cathedra sur des questions qu'il n'a pas étudiées spécialement.Il fait une pause.- Il n'est pas aussi facile qu'on le croit généralement de réunir en un faisceau solide les divers éléments scientifiques pour établir la preuve de ce crime infamant qu'on appelle le viol.Derome marque un arrêt.Il parle depuis déjà quarante minutes.L'attention de l'auditoire n'a pas faibli.Encore deux pages et le message sera livré.- Je considère donc que toutes les expertises dans les cas de viols, d'attentats à la pudeur, de plaies et de blessures tombant sous la loi criminelle devraient être faites par mon collègue et moi.- Messieurs du Jeune Barreau, vous devriez aider les médecins à modifier une situation aussi dangereuse et, dans l'espèce, à obtenir que toutes les affaires civiles soient confiées à une commission de médecins probes et instruits, choisis chaque fois par le tribunal sur une liste dressée à cet effet au début de chaque année.Sa vision du sort à réserver aux délinquants représente une véritable bombe, une fronde qu'il risque de payer cher, mais il n'y a pas de guerre menée sans péril.- Il est nécessaire, n'est-ce pas, de traiter ces malheureux avec un peu plus d'humanité que nous le faisons ici, où les soins les plus élémentaires leur sont parfois refusés, où même des aliénés évidents sont envoyés à la prison commune sans bénéfice d'examen médical.Derome insiste sur les limites actuelles de son travail.- Comme vous le savez, je suis chargé, avec mon collègue Mc Taggart, de rechercher les causes de À S U I V R E © 2003 Les Éditions du Boréal ROMAN30MI TÊTES D'AFFICHE Re/Max vise le million pour Opération enfant soleil Depuis le début de l'année, les bureaux de Re-Max à travers la province se dévouent pour la cause des enfants malades, organisant des activités de financement dans l'espoir de remettre un montant d'un million de dollars à Opération enfant soleil, lors du téléthon des 4 et 5 juin, promet Marc Cousineau (Re/Max Québec).L'an dernier, un bureau de Laval, Re/Max 2001, avait amassé 102 001 $, celui de Re/Max de Francheville à Trois-Rivières 86 100 $, le bureau Re/Max Accès à Québec un montant de 80 000$ et le bureau Re/Max Bois-Francs, à Victoriaville, 70 000 $.Don d'une école au Sri Lanka La Financière Banque Nationale a amassé plus de 700 000 $, principalement lors de sa journée de remise des commissions de ses conseillers en placement en faveur d'une oeuvre humanitaire, pour financer un projet de construction d'une école pour une communauté du Sri Lanka lourdement affectée par le tsunami de décembre 2004.Cette campagne de financement s'est avérée un vif succès, car on a doublé l'objectif fixé de 350 000 $.Le projet sera réalisé par l'organisme Free the Children.Renseignements : www.freethechildren.org Barbecuebénéfice: 1 500 000 $ Les franchisés, le personnel et les centaines de bénévoles des 57 magasins Les aliments M&M du Québec se sont unis à tous les autres magasins M&M à travers le Canada pour contribuer à amasser 1,55 million de dollars au profit de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin (FCMII).Il s'agit d'un nouveau record pour le Barbecue de bienfaisance annuel organisé par Les aliments M&M.Fondation Autisme Montréal: 80 000 $ Franc succès de la deuxième soirée- bénéfice de la Fondation Autisme Montréal tenue sous la présidence d'honneur de Philippe Turp et mettant en vedette Natalie Choquette.On a en effet amassé 80 000 $ pour financer les services offerts aux enfants autistes, a rappelé Sylvain Clermont (Sanofi-Aventis), président du comité de financement.La fondation a profité de l'occasion pour rendre hommage à Carmen Lahaie, qui se dévoue pour la cause de l'autisme depuis 25 ans, en créant le Prix Carmen Lahaie.Camp pour autistes Tournoi de golf au profit de la colonie de vacances les Bosquest Albert- Hudon, d'Otterburn Park, le 7 juin, au club de golf La Seigneurie, à Mont Saint-Hilaire, sous la présidence d'honneur de Claude Robert (Robert Transport) et Michel Simard (Industries Lassonde).Pour l'occasion, Yvon Deschamps, accueillera les participants pour le souper au manoir Rouville-Campbell.Coût : 1200$ par quatuor.Renseignements : 514-937-6171.Aujourd'hui propriété de la Société pour les enfants handicapés du Québec, les Bosquets Albert-Hudon est destinée à une clientèle autistique.Maladies du coeur: 106380 $ L'encan tenu lors de la soirée de dégustation du Festival des vins de la Californie a rapporté 31 301 $, somme qui s'ajoutant aux recettes de la soirée gastronomique tenue sous la présidence de Pierre Blouin (Bell) a permis à la Fondation des maladies du coeur du Québec d'amasser 106380 $.Aide aux victimes de sinistres Plus de 23 550 $ ont été amassés à l'occasion d'une soirée-bénéfice et d'information, Prévention et Sécurité, tenue au profit de Soutien- O-Sinistrés (S.O.S.), un organisme à but non lucratif qui, de concert avec l'industrie de l'assurance de dommages, vient en aide aux sinistrés démunis non assurés en leur offrant des biens essentiels, meubles et vêtements.Leucan: Défi têtes rasées La tenue, pour une deuxième année au niveau provincial mais pour la première année dans certaines régions, du Défi têtes rasées, le 12 juin, devrait surpasser celui de l'an dernier, qui avait permis d'amasser un demi million de dollars pour Leucan (Association pour les enfants atteints de cancer), grâce aux quelque 1000 personnes qui se sont faites rasées la tête en signe d'appui aux jeunes atteints de cancer.Renseignements: www.tetesrasees.com ou 1-800-361-9643, pour les braves qui accepteront l'épreuve de la « tonte ».Don aux Grands frères et Grandes soeurs Pour souligner l'ouverture du son premier magasin au Québec, le détaillant d'électronique Best Buy a fait un don de 40 000 $ aux Grands frères Grandes soeurs du Grand Montréal.Ce don servira à financer des programmes de mentorat pour les jeunes.Vaincre le cancer du sein Tous les moyens sont bons pour mener la lutte au cancer du sein, ainsi que le démontre Julie Faucher qui s'est démenée pour recueillir plus que les 2000$ requis pour participer à la marche (60km) pour vaincre le cancer du sein, des 27 et 28 août, en faveur du Centre du cancer Segal de l'Hôpital général juif.Thérapeute en réadaptation physique à cet hôpital, c'est parce qu'on a diagnostiqué chez elle un cancer du sein il y a dix ans, qu'elle s'est embarquée dans l'aventure afin de célébrer ses dix ans de rémission et en guise de soutien aux victimes de ce type de cancer, ainsi que dans le but d'offrir des conseils de prévention.Renseignements : 514-393-WALK, www.vaincrelecancer.ca .Une autre brave supporteure de la lutte au cancer du sein, aussi en quête de fonds pour sa participation à cette activité, organise pour se financer (mise de fonds de 2000$ par participant à la marche) un spectacle de danse (du baladi au hip hop, en passant par la claquette et la salsa), le samedi 4 juin, à l'auditorium Félix- Goyer (555, boulevard Gouin Ouest).Coût : 15 $.Renseignements : 514-912-8694.La conseillère municipale Christine Poulin (district Laurier), est aussi en quête de fonds pour cette cause et nous convie à un petitdéjeuner bénéfice, vendredi prochain, de 7h à 10h, au restaurant Style (2000, avenue du Mont-Royal Est).Coût : 40 $.70000$ pour 270bébés PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION OLO Le deuxième dîner-bénéfice de la Fondation OLO, présenté par Minute Maid et placé sous la présidence d'honneur d'Ève-Lyne Biron (Laboratoire médical Biron), a permis d'amasser 70000$ qui permettront d'offrir une saine alimentation à plus de 270 futurs mamans dans le besoin.Nous retrouvons, dans l'ordre habituel : Robert Lecavalier, président de la fondation ; Marc Robillard (Minute Maid), Yves Forcier (directeur général d'OLO), Geneviève Biron (Laboratoire médical Biron) et Meggie Lagacé.Photo fournie par la Fondation OLO.1-514-904-5537 1-877-997-4653 golfgesca@editionsgesca.ca S A N S F R A I S 4995$ Pour un temps limité + Taxes Valeur de 98,86 $ Voilà l'ensemble cadeau idéal pour super papa ! Gâtez votre héros Le DVD Maîtrisez votre jeu court avec Rémi Bouchard Un abonnement d'un an à la revue Golf AGP-International (6 numéros) Une casquette Callaway Brodée à votre nom Offre valide jusqu'au 9 juin 2005 POUR COMMANDER 3316142A Fibrose kystique: 510000 $ PHOTO FOURNIE PAR L'AQFK Le bal annuel de l'Association québécoise de la fibrose kystique a permis d'amasser l'impressionnante somme de 510000 $ pour la recherche médicale et le soutien des cliniques spécialisés.Parmi les membres du comité d'honneur responsable de ce succès, on retrouvait, de gauche à droite : Henri Drouin ; François Camirand, président d'honneur du bal (Banque Scotia) ; François Castonguay, (Uniprix) Claude Bourque , directeur général de l'AQFK ; René Coutu, président de l'AQFK et François Odermatt.1,2 million à Sainte-Justine PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Réal Raymond (à gauche), président et chef de la direction de la BN, a eu l'agréable tâche de présenter le don de 1250000 $ de la Banque Nationale, à la présidente de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, ainsi qu'à Claude Brien Coutu et Jacques Ménard (BOM Nesbitt Burns), coprésidents de la campagne majeure de financement de l'hôpital Sainte-Justine.Ce don est destiné au Carrefour de recherche clinique Banque Nationale, oeuvrant à l'élaboration de nouveaux protocoles de soins. QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES, COLLOQUES Prévenir le harcèlement psychologique au travail, avec notamment Élisabeth Bukspan et Laurent Vogel, le mercredi 1er juin de 9 h à 17 h 30, local DS-1950 du pavillon J.-A.-De- Sève, UQAM, 320, rue Sainte-Catherine Est.Colloque organisé par l'Institut Santé et société de l'UQAM.Entrée gratuite.Inscription nécessaire : 514 987-3000, poste 2253.Camille Claudel et Rodin : la rencontre de deux destins, avec Hedwidge Asselin, le mercredi 1er juin à 20 h, auditorium Saint-Albert-le- Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Avec diapositives.Coût : 7 $.Rens.: 514 332-4126.Les Dinosaures, avec Michel Brassard, le mercredi 1er juin à 20 h, pavillon Kennedy de l'UQAM, local PK-6265, au 201, av.du Président- Kennedy / métro Place-des-Arts.Organisée par la Société de paléontologie du Québec.Entrée libre.514 969-0482.Réconciliation : changer les relations entre les Premières Nations et le Canada, avec David- Roger Gagnon, le vendredi 3 juin à 13 h 30, Organisée par le Cercle canadien de guérison.Pour s'inscrire: : http : univcafe.concordia.ca/fhtml/ Modernité et religion catholique à Montréal, 1897-1914, avec Francis Primeau, le samedi 4 juin à 14 h, Musée Pointe-à-Callière, 350, place Royale, Montréal.Organisée par la Société historique de Montréal.Entrée gratuite.Réservation et rens.: 514 878-9008.COURS, ATELIERS Le Comité logement Rosemont tient une séance d'information pour les locataires sur les droits et obligations découlant du bail, aujourd'hui le 30 mai à 18 h 30, au 5095, e7/8 Avenue, arr.Rosemont - La Petite Patrie (local 203).Activité gratuite.Réservation nécessaire : 514 597-2581.Atelier d'écriture La maison des Grands-parents tient une rencontre d'information sur des ateliers d'écriture destinés aux aînés, le mercredi 1er juin à 10 h, au 8078, rue Drolet, Montréal.Activité gratuite.Rens.: 514 383-9108.Les Amis de la Montagne tiennent une rencontre d'information sur le plan directeur d'aménagement de l'université Mc Gill, animée par Brian Karasick, le mercredi 1er juin à 17 h 30, à la maison Smith, 1260, chemin Remembrance, parc du Mont-Royal.Entrée libre.Inscription et rens.: 514 843-8240.Vins de Bordeaux.Le centre d'animation de la SAQ des Cours Mont-Royal offre un atelier sur les vins de Bordeaux, animé par Jean Côté et André Gobeil, le jeudi 2 juin à 12 h, au 1550, rue Metcalfe / métro Peel.Entrée libre.Avec dégustation.Rens.: 514 282-1962.EN PLEIN AIR Observation des oiseaux.la Société de biologie de Montréal organise une excursion ornithologique aux rapides de Lachine, le mercredi 1er juin.Rendez-vous à 18 h à la station de métro Jolicoeur.Coût : 3 $.Rens.: 514 868-3278.La Course Pierrefonds Open, course à pied, se tient le samedi 4 juin.Départs au collège Charlemagne, 20 000, boul.Gouin Ouest, arr.Pierrefonds.Courses de l kmà 9 h 50, de 2 km à 8 h 45, etc.Coût : 3 $, 5 $, etc.Rens.: 514 624-1310.Le parc des Îles-de-Boucherville offre des randonnées commentées en rabaska dans le marais du chenal, les samedi 4 et dimanche 5 juin à 9 h 30.Pour s'y rendre : autoroute 25, sortie 1 / île Charron).Coût : 11,75 $, 6,50 $.Réservation : (450) 928-5088.Le parc du Mont-Saint-Bruno offre une randonnée commentée sur le thème Les Oiseaux du mont Saint-Bruno, les samedi 4 et dimanche 5 juin à 13 h 30.Pour s'y rendre : autoroute 20, sorties 98 ou 102.Coût : 3,50, 1,50 $.Rens.: 450 653-7544.Sportvac / Randonnées Plein Air organisent des marches de mise en forme sur le mont Royal, tous les dimanches à 9 h 30.Départ au coin des av.du Parc et du Mont-Royal Ouest (côté nord-ouest).Coût : 3 $.Rens.: 514 861-7587, poste 234.SANTÉ La Fondation des maladies du coeur du Québec offre des ateliers portant sur la prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC), le vendredi 3 juin de 8 h 30 à 15 h 30, au Centre Cummings (5700, av.Westbury, Montréal).Activité gratuite.Rens.: 514 398-5363.La FADOQ - Région de Montréal organise des activités sportives pour les 50 ans et plus, le mercredi 1er juin à 11 h, au parc Maisonneuve (marche et patins à roulettes alignées) et au centre sportif du parc olympique (natation).Activité gratuite.Rens.: 514 271-1411, poste 222.BÉNÉVOLAT Le Chaînon, maison d'hébergement pour femmes en difficulté à Montréal, recherche des bénévoles pour donner un coup de main à la boutique, ainsi qu'au moment des repas.Rens.: 514 845-0151.Auprès des personnes âgées.L'Entraide Ahuntsic-Nord recherche des chauffeurs bénévoles avec voiture pour livrer les repas du midi aux personnes âgées ou à autonomie réduite de l'arr.Ahuntsic - Cartierville.Rens.: 514 382-9171.Le Centre d'écoute Le Foyer, organisme oeuvrant en écoute active, recherche des bénévoles disponibles de jour ou de soir, pour faire de l'écoute téléphonique.Formation gratuite offerte.Rens.: 514 493-1335.Le Centre de la montagne recherche des patrouilleurs bénévoles pour informer et sensibiliser les usagers du parc Mont-Royal à la problématique environnementale liée au site.Rens.: 514 843-8240, poste 234.Vieux-Longueuil - Environnement.Les organisateurs de la journée Ma Planète en santé, mon quartier animé ! (le 11 juin) recherche des bénévoles pour assurer la surveillance des activités ou participer au montage et démontage des équipements.Rens.: 450 677-6421.Illustrateur.Un organisme de défense des droits des personnes atteintes du VIH recherche un illustrateur pour leur bulletin trimestriel.Selon disponibilité du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Rens.: 514 523-6599.Service bénévole de l'Est de Montréal.BAZARS Les Ateliers d'éducation populaire, les mercredi 1er, jeudi 2 et vendredi 3 juin de 10 h à 17 h, au 4273, rue Drolet, Montréal.Rens.: 514 350-8881.Église Saint-Charles, les vendredi 3 juin de 12 h à 21 h et samedi 4 juin de 9 h à 16 h, 2115, rue Centre / métro Charlevoix.Rens.: 514 932-5335.Centre d'écologie urbaine, les samedi 4 et dimanche 5 juin de 9 h à 16 h, 3516, av.du Parc, Montréal.Rens.: 514 282-8378.Place Vermeil, centre communautaire pour personnes âgées, les samedi 4 et dimanche 5 juin de 9 h à 16 h, 1581, rue Alexandre-de- Sève, Montréal.Rens.: 514 527-7822.La Maison des Amis du Plateau Mont-Royal, les vendredi 3 juin de 13 h à 20 h et samedi 4 juin de 11 h à 17 h, 4395, av.Papineau, Montréal.Rens.: 514 527-1344.Paroisse Saint-Pierre Claver, les mercredi 1er et jeudi 2 juin de 13 h à 17 h, 4885, rue de Bordeaux, Montréal.Rens.: 514 527-7563.Arrondissement de Saint-Léonard, le samedi 4 juin de 9 h à 16 h, stationnement de la mairie de l'arr., 8400, boul.Lacordaire.Rens.: 514 328-8504.La Joie des enfants, le samedi le 4 juin de 9 h à 15 h 30, 8520, rue Saint-Urbain, Montréal.Rens.: 514 270-0338.Maison des Jeunes de Pierrefonds, le samedi 4 juin de 9 h à 15 h 30, centre communautaire, 14 068, boul.Gouin Ouest.Rens.: 514 683-4164.HUE accessoires chaussants couvre-orteils, cache-pieds, chaussons et autres Prix de comparaison 12 $ GREG NORMAN polo de golf Prix de comparaison 70 $ DOCKERS short de golf pour lui Prix de comparaison 70 $ 60 % de rabais bijoux en or à 10 ct bureau d'angle pour ordinateur 25 % de rabais additionnel mode griffée à prix de liquidation pour elle et lui Exceptions : tenues I.N.C et Alfani pour elle; 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