La presse, 4 juin 2005, C. Arts et spectacles
[" Collège Rachel 5030, rue Jeanne-Mance, Montréal, (Québec), H2V 4J8 Téléphone : (514) 287-1944 Télécopieur : (514) 287-7523 collegerachel@qc.aira.com www.collegerachel.qc.ca Établissement privé mixte offrant le cours secondaire complet POUR UN FUTUR PLUS QUE PARFAIT PLACES DISPONIBLES 2005 - 2006 Projet éducatif en « Arts et Communications » Encadrement exceptionnel par des groupes classes fixes et titulariat Tradition d'ouverture et d'accessibilité Dimension humaine avec une structure organisationnelle accueillant 300 élèves Ratio moyen de classe de 30 élèves Pour en savoir plus : 514-287-1944 UN AVANT-GOÛT DE L'AUTOMNE CULTUREL PAGES 11 À 14 CHANSONS D'ÉTÉ UN AIR DE VACANCES PAGES 2 ET 3 LA VIE HEUREUSE DE MARIE-LISE PILOTE > Voir PILOTE en page 6 JEAN BEAUNOYER Elle a quitté Alma et le Lac-Saint-Jean il y a 20 ans, mais à l'entendre parler avec l'accent que l'on connaît, il faut croire que le Lac- Saint-Jean ne l'a jamais tout à fait quittée.Elle qui a gardé la verdeur, l'énergie et la générosité des gens de la place.À 41 ans, Marie-Lise Pilote a toujours la bougeotte.En 20 ans à Montréal, elle a déménagé 19 fois, qu'elle me dit.Et elle déménagera encore à la fin du mois.Mais il y a d'abord un autre grand changement dans sa vie.Elle sera de retour sur scène, comme comédienne cette fois, dans la comédie de l'auteur français Jean- Marie Chevret, adaptée par Michel Tremblay, Les Amazones.Encompagnie de Sylvie-Catherine Beaudoin et Chantal Baril, Marie-Lise Pilote fera partie d'un trio d'enfer qu'elle me dit, complètement emballée par cette nouvelle expérience.«Ça fait huit ans que j'ai cessé de faire des spectacles d'humour et je voulais voir si j'aimais encore la scène, l'humoriste, animatrice et maintenant comédienne à part entière.On m'a offert de jouer dans des théâtres d'été pendant quatre ans; j'ai finalement accepté de jouer à Kingsey Falls parce que le nouveau propriétaire du théâtre, Jean Bernard Hébert m'a promis de me voyager jusqu'à Montréal après chacune des représentations.Je voulais revenir chez moi.» Comme si cette femme voulait être partout et tout faire à la fois.«Ces dernières années, j'ai eu le temps de présenter des chroniques à la radio, d'animer une émission à la télé, de peindre (un vernissage est prévu bientôt) et de m'occuper de mes fleurs, ma grande passion.J'habite Mont-Royal parce qu'on trouve ici de grands terrains pour cultiver des fleurs.J'ai besoin de plusieurs éléments pour être heureuse dans mon travail et ma vie privée; j'ai besoin de travailler manuellement, de jouer dans la terre, de bricoler et d'être utile à la société.» Tout ça est bien beau et j'ai devant moi une femme heureuse, épanouie, mais pourquoi cette si longue absence de la scène?Marie- Lise Pilote remplissait ses salles, provoquait le rire et la bonne humeur.Depuis, on l'a vue jouer dans Histoires de filles, animer Ma maison Rona et être porte-parole de bien des causes, dont celle de la Fondation Charles- Bruneau.Est-ce qu'on perd le sens de l'humour avec le temps et l'argent?On la croyait sage, presque rangée dans sa Maison Rona, délivrée de la scène et de l'emprise des rires.Mais voilà que Marie-Lise Pilote s'ennuie du vrai monde et remonte sur scène pour jouer au théâtre.pour la première fois de sa vie, au Théâtre des Grands Chênes pendant tout l'été.Elle sera l'une des Amazones, une comédie qui parle de joyeuses célibataires qui résistent à l'amour jusqu'au jour où débarque l'homme idéal.UNRÔLE ENORPOUR MARIE-LISE PILOTE QUI RACONTE POURQUOI ELLEADÉLAISSÉ LA SCÈNE PENDANT HUIT ANS.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© De retour sur scène après une longue absence, Marie-Lise Pilote jouera, cet été, dans la comédie Les Amazones au Théâtre des Grands Chênes. MARIE-CHRISTINE BLAIS ans 10, 20, 30 ans même, nous serons des milliers à nous remémorer l'été 2004 juste en entendant les premières notes de la chanson Hawaïenne des Trois Accords.Comme nous sommes déjà des milliers à nous souvenir de l'été 2002 quand résonne En berne des Cowboys fringants; de l'été 1998 quand joue Holà Décadence des Respectables; de l'été 1989 quand passe Laura de Jean Leloup ; de l'été 1975 quand on entend Harmonie du soir à Châteauguay de Beau Dommage; de l'été 1970 quand on écoute Les Chemins d'été (Dans ma Camaro) par Steve Fiset (le premier grand succès populaire d'un parolier nommé Luc PLamondon et d'un compositeur appelé André Gagnon!); de l'été 1963 quand quelqu'un fredonne C'est le temps des vacances de Pierre Lalonde.En fait, non, pratiquement personne ne sait à quel été correspond quelle chanson.Mais tous, en les entendant, pensent à l'été tout court, aux vacances, à la plage, aux amours qui durent un ou deux mois chauds.Qu'elle soit québécoise, française, américaine ou latino, la chanson d'été n'a pourtant pas toujours existé.Jusqu'à la fin des années 50, l'été au Québec évoquait surtout le dur travail aux champs et ce sont les chansons folkloriques qui venaient donner du coeur à l'ouvrage\u2014ou, dans les années 30, celles de Madame Bolduc : Les Vacances (en 1932) ou.Les Maringouins (en 1930!)\u2014«Je suis allée me promener/Àla campagne pour l'été/Je vous dis que j'en ai arraché/Les maringouins m'ont toute mangée.» Comme quoi certaines choses ne changent hélas! jamais.Ce qui allait changer au tournant des années 60, ce sont les premières vacances payées, la vie citadine qui prend le dessus sur la vie rurale et les jeunes qui sont désormais si nombreux qu'ils ont «leur» musique.La chanson estivale \u2014 qui accompagne si bien les éphémères amours d'été \u2014 pouvait naître.Justement, à l'été 1960, Itsi bitsi petit bikini fait un malheur partout sur la planète.Quelle sera la chanson de l'été 2005 ?Mystère pour le moment.Mais pour s'y préparer, on vous propose des «cocktails musicaux» concoctés par quelques-uns de nos journalistes amateurs de tounes d'été, ainsi que des petites listes d'airs à fredonner en sirotant une sangria ou en se badigeonnant de crème solaire.Car on se souhaite tous que, cet été, se réalise ce que chantait Oscar Thiffault en.1959 : «Y mouillera pu pantoute, pantoute».Chroniqueur Chroniqueur, Sports G R A P H IS M E C A T H E R IN E B E R N A R D , L A P R E S S E © ARTS ET SPECTACLES Telle la canicule, cinq chansons qui provoquent deux réactions extrêmes : certains les ont trouvées hot, les autres les considèrent toujours collantes et pénibles.Les cinq artistes ci-dessous ont chacun composé une chanson où figure textuellement l'expression «chanson d'été».Associez l'auteur et sa chanson.Réponses : 1- d; 2 - c; 3 - b; 4 - e; 5 - a Chroniqueuse, Affaires Journaliste, Affaires internationales Pupitreur aux Sports (et cofondateur du mouvement Kino !) Source : Jean Couillard, Répertoire des succès francophones au Québec de 1950 à aujourd'hui, Éditions Uniss, 2004.Source : Jean Couillard, Répertoire des succès anglophones au Canada de 1950 à aujourd'hui, Éditions Uniss, 2004.ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Alain Choquette fera apparaître Mado Lamotte à TQS! LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Pouvez-vous imaginer une émission réunissant des « célébrités» plus ou moins oubliées comme Stef Carse, la drag queen Mado Lamotte, Caroline Marcil, celle qui est tombée sur le derrière en entonnant l'hymne national américain, la bitch Mélanie de Loft Story, le nain Paul Cagelet et la reine du porno Tammy Morris de Vancouver, celle qui a causé la rupture de Ben Affleck et de Jennifer Lopez ?Cet étrange regroupement se retrouvera à TQS cet hiver, réunis dans une demeure cossue de Westmount et sortant en groupe.La Vie des gens pas ordinaires va marcher très fort l'hiver prochain, prédit le vice-président de la programmation de TQS Luc Doyon, même si elle aura été diffusée à Musi Max à l'automne.Alors que le réseau américain Fox, où on a inventé la téléréalité, en laisse tomber beaucoup, M.Doyon en rajoute à sa programmation d'automne à TQS.Avant le retour de Loft Story sept soirs semaine après les Fêtes (le doc Mailloux a confirmé sa présence), il y aura à l'automne Le Bachelor, où l'animateur Alain Choquette devra contrôler 25 filles qui cherchent à épouser un jeune homme indépendant de fortune.Il y a des soirs où le magicien devra brandir très fort sa baguette magique pour calmer le troupeau.Déjà 1000 filles ont posé leur candidature et une douzaine de gars.Après les Fêtes, débarqueront Solutions gay, version québécoise de Queer Eye for the Straight Guy.Doublée chez nous.Mademoiselle Swan 2 et L'Île de la tentation 2 sont à l'affiche.La première série de L'Île est en ondes depuis trois semaines le mercredi soir.À la fois doublée et sous-titrée, ce qui est très agaçant, cette série présente des couples qu'on sépare dans un endroit paradisiaque pour leur présenter des gens tous plus beaux et sexy les uns que les autres.Immoral pas à peu près.Le mouton avait pâli Luc Doyon se réjouit que les propriétaires de TQS \u2014 Cogeco et Bell \u2014 aient décidé d'investir plus d'argent dans la programmation.Il avoue que la saison qui vient de finir a été difficile.Surtout que Radio-Canada est enfin sortie de sa torpeur.Des sondages auprès de l'auditoire cible de 18 à 34 ans ont révélé que ces gens-là trouvaient que le mouton noir avait pâli.TQS veut donc reprendre le leadership dans l'innovation.« Il faut être plus abrasifs et controversés », clame Luc Doyon.On a découvert que les débats de 22 h 30 sont de plus en plus populaires.Non seulement on les reconduit en septembre, mais on les rediffuse dans l'avant-midi à 10 h, juste après Caféine qui commence dorénavant à 7 h.On rediffusera aussi le matin les engueulades sportives de 110 %.Ça va changer l'auditoire des émissions féminines de la concurrence.Côté nouvelles, on a engagé Benoît Dutrizac le midi, le bouillant Jean- Luc Mongrain reste à l'heure du souper et Le Grand Journal de Denis Lévesque à 22 h sera plus mordant.Chantal Lacroix trois fois La grande réussite de la dernière saison de TQS a été S.O.S.Beauté, produite et animée par Chantal Lacroix.Voilà une dame qui ne va pas chômer la saison prochaine.Sa téléréalité de beauté revient à l'hiver, mais elle n'y participera pas elle-même tout en continuant de l'animer.On avait pensé y inclure des hommes, mais on a décidé que ça risquait de transformer l'émission en club de rencontres.Les hommes devront trouver d'autres moyens d'être plus beaux.Dès l'automne, elle produira et animera 7 jours et 7 nuits, une émission où des vedettes partiront en voyage et où le public pourra gagner un voyage pour toute sa famille vers les endroits visités.Le vendredi soir.Et l'été prochain, elle aura sa propre émission de variétés.Inutile de préciser qu'elle renoncera à la quotidienne du matin Caféine.Si TQS a souffert l'hiver dernier de n'avoir eu qu'un seul grand succès, ce qui l'a fait tomber en troisième place dans les sondages, on remarque que depuis que la saison est finie, Radio-Canada est retombée en troisième place.Radio-Canada a eu de grandes victoires en soirée durant l'hiver, mais sa programmation de jour est impopulaire.Les succès du soir terminés, c'est la dèche.TQS, qui est plus fréquentée le jour, reprend le dessus.TVA, qui règne bien haut au-dessus des deux autres réseaux, surveille tout de même attentivement les percées de TQS.À 22 h 30, le succès des débats a poussé TVA à allonger le TVA réseau de Sophie Thibault jusqu'à 23 h.La prolongation pourrait être une sorte de magazine culturel où Alexandra Diaz jouera un rôle important.TQS revampera son magazine culturel Flash à l'automne.Patricia Paquin animera solo, entourée de ses collaborateurs dont Virginie Coossa.La productrice Marie-Hélène Roy reviendra diriger cette émission de 18 h 30 qu'elle avait lancée.Avis de recherche pour animaux N'étant pas abonnée au service Illico, je n'avais jamais entendu parler de la chaîne Avis de recherche installée à la position 46 du service numérique de Vidéotron.Ces genslà n'avaient jamais envoyé de communiqué.Voilà que depuis le 1er juin, ils diffusent quotidiennement une émission de 30 minutes pour vous aider à choisir un animal ou à retrouver votre bête perdue.L'émission, rediffusée quatre fois par jour et actualisée quotidiennement, est produite en collaboration avec la SPCA.La chaîne a aussi un service de personnes disparues.Mais pour celui-là, ils n'ont pas fait de conférence de presse.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca PHOTOANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Chantal Lacroix ne chôme pas : elle sera de retour à l'animation (elle produit aussi l'émission) de S.O.S.Beauté à l'hiver, en plus d'animer 7 jours et 7 nuits à l'automne et d'avoir sa propre émission de variétés l'été prochain.3317356A - L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE SÉPARÉS À LA NAISSANCE Amatrices de cette rubrique, bonjour ! Celle-là, elle est pour vous ! Remerciez Micheline Tellier pour sa suggestion qui respecte non seulement les règles élémentaires de notre petit jeu hebdomadaire, mais qui, en plus, nous offre deux jolis minois à contempler : Peter Krause, le beau Nate de Six Feet Under, et Stéphane Archambault, du groupe Mes Aïeux (aussi connu comme le chum de Geneviève Brouillette dans Rumeurs).Pour être tout à fait honnête avec vous, Star Wars et les acteurs de la commission Gomery, on a fait le tour ! Et Belinda Stronach avec Karine Vanasse, on l'a déjà fait en 2004.Une rubrique qui veut maintenant s'appeler «Gorge profonde» Peter Krause Stéphane Archambault > LISE DION Après trois ans et demi de tournée, 514 représentations et 400 000 billets vendus, un record pour une femme au Québec, Lise Dion prend un congé bien mérité, car son spectacle Lise Dion en tournée est maintenant terminé.Avec un tel train d'enfer, pas étonnant que la dame ait connu à quelques occasions des ennuis de santé ! Il faudra attendre 2007 ou 2008 pour son prochain spectacle.> CHRISTIAN SLATER, EX AEQUO AVECOLIVER STONE Il ne faudrait pas sous-estimer les ravages des abus d'alcool et de drogue chez les artistes.Oliver Stone s'est fait pincer pour conduite en état d'ébriété et possession de drogue cette semaine.Cause à effet ?Son dernier film Alexander a été un flop.Même chose du côté de Christian Slater, arrêté pour agression sexuelle \u2014 et pas mal sous substances lors de son arrestation, paraît-il.Ses derniers films ont aussi été des bides.Les deux gars n'en sont pas à leurs premiers démêlés avec la justice, et pour les mêmes problèmes en plus.À un moment donné, il faut savoir mettre de l'eau dans son vin.ILS, ELLESONT DIT\u2026 «Je veux avoir du «fun» ce soir-là.J'ai encore un vieux fond de «peace and love».\u2014 Michel Rivard, le prochain animateur du gala de l'ADISQ, qu'il espère un peu plus soft que le dernier.«Je lui ai dit : «Débarrasse-toi de ta personnalité bizarre.Tu as l'air d'un pédophile cinglé.Tes cheveux, ton rouge à lèvres, tes sourcils.Sois juste toi-même et dis pourquoi tu le fais (te comporter ainsi).Dis que c'est ta personnalité de showbiz.» \u2014 Le détective Gordon Novel, embauché par Michael Jackson pour enquêter sur ceux qui l'accusent d'agression sexuelle sur des mineurs.«Ses commentaires sont dangereux.Il devrait s'en tenir à sauver le monde des extraterrestres.» \u2014 Brooke Shield, répliquant aux propos de Tom Cruise qui a déploré le fait qu'elle utilisait des antidépresseurs.«Bien sûr qu'elles sont belles en photo.Mais quand vous les voyez en personne, elles ont l'air affamées et misérables.» \u2014Kelly Osbourne, sur les jeunes actrices anorexiques.ELLE A ENFIN DIT «Je condamne les gestes commis par mon père.En tant que mère de famille, je suis touchée par cette histoire et je considère cette agression comme inacceptable.» \u2014 Véronique Cloutier, en conférence de presse la semaine dernière.«Je suis le gars qu'on a appelé Deep Throat.» \u2014 Mark Felt, 91 ans, ancien numéro deux du FBI et la source secrète du Washington Post dans le scandale du Watergate.entracte@lapresse.ca LE MOTDE LA FIN «Je suis le dernier sur le pont du Titanic.» \u2014 Marc-Yvan Coulombe, le dernier journaliste à avoir quitté les bureaux de CKAC, la plus vieille station francophone d'Amérique du Nord, qui a fermé ses portes cette semaine. ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / HALF LIFE Le droit d'aimer ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Quand cesse-t-on d'aimer?À quel moment n'en a-t-on plus le droit ?Qui le détermine?Et au nom de quoi ?Patrick a 82 ans.Dépressif, alcoolique, indocile.Au « foyer d'accueil » où sa fille artiste le place, il fait la rencontre de Clara.Veuve récente, douce, irradiante.Mais pas toujours présente.Du moins, pas toujours au temps présent.Patrick et Clara se reconnaissent, pourtant.Souvenirs d'antan ?Elle le prétend.Ils se seraient connus jeunes.Mais c'est d'une autre reconnaissance qu'il s'agit.Deux couleurs égarées d'un même arc-en-ciel.Et le temps ne les attend plus.Ils veulent s'aimer.Vivre, quoi ! Encore faudrait-il convaincre Donald, fiston surprotecteur de Clara.Une sommité en intelligence artificielle mais, pour l'intelligence du coeur, zéro.Pas méchant bougre, capable de se poser des questions sur ses 45 ans et sur l'existence de Dieu, mais sur sa mère et sa capacité d'aimer, il a déjà toutes les réponses.Elle est fragile, un peu gâteuse, protégeons- là.Anna l'artiste est moins simpliste.Le dramaturge ontarien John Mighton, dont on connaît Possible Worlds, a fait des études poussées de mathématiques.Comme Donald.Le personnage aurait tout à gagner de la générosité de son auteur, qui aborde un sujet complexe avec clairvoyance, finesse et sensibilité.Half Life est par ailleurs habitée de personnages secondaires attachants : l'infirmière dévouée, la « vieille malcommode » \u2014 est-ce malcommode de revendiquer la dignité ?\u2014 et, surtout, le révérend Hill (Randy Hughson), que son Dieu n'a pas gratifié de subtilité.J'ai rarement vu un portrait d'homme d'Église aussi féroce et crédible à la fois.Même s'il oscille constamment entre les clichés éhontés et l'impair irréparable, l'humanité du prêtre demeure perceptible et le préserve de la caricature.Il n'empêche que, par sa foi et ses réflexions primaires, il fait rire bien plus souvent qu'il ne le souhaiterait.Daniel Brooks signe une direction d'acteurs ciselée.Les silences lourds de Donald (Diego Matamoros), son aplomb de scientifique et son front soucieux contrastent avec la légèreté de sa mère (Carolyn Hetherington), tout sourire et sérénité, et avec la force tranquille d'Anna (Laura de Carteret).Patrick (Les Carlson) est un vieux rebelle convaincant et Tammy (Maggie Huculak), une infirmière émouvante.Quant à Barbara Gordon, elle incarne une Agnes bougonne (b minuscule) dont le jeu rappellera à plusieurs celui de Béatrice Picard.Constituée de courtes scènes qui se dissolvent dans le noir, la pièce \u2014 par sa facture, une des plus simples de ce 11e FTA\u2014, ne souffre d'aucune baisse de tension.Et on croit sans peine à ces conversations d'une intimité et d'une profondeur immédiates, entre Anna et Donald.Les lieux s'y prêtent.« Une vie réussie est faite de joie et de souffrance entremêlées, dit Anna.Mais pour en être conscient, il faut de la mémoire.» Des personnes âgées qui peuplent l'immeuble où j'habite, je remarque souvent la luminosité, la capacité à déguster chaque instant qui leur est donné.Ça passe dans leurs yeux, des éclairs de reconnaissance, de petites joies à ouvrir la boîte aux lettres ou à revoir la voisine de palier dans la rue.Cette joie-là, chez les « vieux », on ne la voit représentée nulle part, encore moins au théâtre.Elle était là, avant-hier.Clara avait cet éclat, cette gratitude spontanée pour de petits riens.Sauf quand \u2014 pour son bien \u2014 on l'a éloignée de Patrick.Alors, son regard s'est éteint.HALF LIFE, de John Mighton.Mise en scène : Daniel Brooks.Jusqu'à demain au Théâtre d'Aujourd'hui.En anglais.À L'AFFICHE Samedi 4 juin Looking for a Missing Employee Théâtre Prospero, 17 h Si ce n'est toi Espace Go, 20 h Half Life Théâtre d'Aujourd'hui, 20 h La Pornographie des âmes Cinquième Salle de la PDA, 20 h PHOTO FOURNIE PAR LE FTA Constituée de courtes scènes qui se dissolvent dans le noir, Half Life est une pièce simple \u2014 par sa facture \u2014, qui ne souffre d'aucune baisse de tension.Et on croit sans peine à ces conversations d'une intimité et d'une profondeur immédiates, entre Anna et Donald.Les lieux s'y prêtent.( Si ce n'est toi THÉÂTRE NATIONAL DE LA COLLINE - France En coprésentation avec l'Espace GO Sous la direction d'Alain Françon, l'imprécation futuriste d'Edward Bond se révèle une farce au vitriol, servie par une distribution d'exception.Les Inrockuptibles, France (2003) Ce soir et demain à 20h Espace GO Half Life NECESSARY ANGEL THEATRE COMPANY - Toronto Deux figures phares de la création théâtrale canadienne anglaise, l'auteur John Mighton et le metteur en scène Daniel Brooks, s'associent pour créer une oeuvre remarquable qui nous entraîne dans les méandres obscurs de la mémoire et de l'oubli.Ce soir à 20h, demain dimanche à 15h Théâtre d'Aujourd'hui DU MOYEN-ORIENT: Looking for a Missing Employee RABIH MROUÉ - Liban DERNIÈRE AUJOURD'HUI À 17h! Théâtre Prospero Dance On Glasses AMIR REZA KOOHESTANI - Iran Complet 6-7 juin 8 juin à 18h et 21h Théâtre Prospero NOUVELLES SCÈNES: Les Apatrides THÉÂTRE I.N.K.- Montréal Une fable enjouée et grave sur l'enfance dans laquelle Marilyn Perreault déploie une folle floraison de mots et propose un théâtre au corps et au verbe acrobatiques.Du 5 au 8 juin à 20h Monument-National Studio Hydro-Québec Rencontre avec les artistes de NOUVELLES SCÈNES animée par CLAUDE POISSANT Demain dimanche à 11 heures Café-Bar de la Cinémathèque québécoise 335, boul.De Maisonneuve Est.Entrée libre INFO-FESTIVAL (514) 871-2224 www.fta.qc.ca Festival de théâtre des Amériques du 25 mai au 8 juin 2005 : 11e édition JUSQU'À MERCREDI ! 3321905A Le Pont de Trevor Ferguson mise en scène de Guy Sprung Charlotte, ma soeur texte et mise en scène de Marie Laberge Petit déjeuner compris de Christine Reverho mise en scène de Monique Duceppe C'est ma vie de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel Frères de sang de Willy Russell mise en scène de René Richard Cyr Abonnez-vous! 2005 - 2006 www.duceppe.com (514) 842-8194 en collaboration avec 3319576A ARTS ET SPECTACLES La vie heureuse de Marie-Lise Pilote PILOTE suite de la page 1 « Absolument pas.J'ai eu des problèmes de gérance et de production.Mon agente et les producteurs ne s'entendaient pas.Et puis, j'ai vécu une séparation de vie commune qui durait depuis longtemps.Moi, j'avais donné le maximum pour mes spectacles et je remplissais toujours mes salles, mais je vivais constamment avec des problèmes de production qui ne dépendaient pas de moi.Alors, j'ai tiré la plogue.« Depuis sept ans, je n'ai plus d'agent, je négocie mes affaires moimême et ça va très bien.J'ai beaucoup appris pendant toutes ces années et j'ai découvert que j'avais un certain sens des affaires.Mais j'ai aussi mes valeurs.On m'a offert récemment un contrat de publicité qui m'aurait rapporté autant d'argent que ce je vais faire pendant tout l'été et même un peu plus, mais j'ai refusé parce que je ne crois pas que c'était une bonne pub.À l'âge que j'ai, je fais ce que j'ai vraiment envie de faire.Je reste une tripeuse et je ne crois pas au travail dans la douleur.» Pas une intruse La question était inévitable : est-ce que cette nouvelle vie est conciliable avec le monde des humoristes et des longues tournées?Et puis, les humoristes ont été malmenés depuis quelque temps.Une certaine école de pensée les accuse de prendre un peu trop de place au cinéma, au théâtre et à la télévision.Justement, Marie-Lise Pilote est d'abord une humoriste issue du Groupe sanguin qui a fait du cinéma (L'Homme idéal), de la télévision (Histoires de filles, Ma maison Rona) et qui se lance maintenant dans l'aventure du théâtre d'été.« Je dois animer le gala du Grand Rire Bleu le 14 juin à Québec où je présenterai deux numéros inédits.Je jouerai à Kingsey Falls à compter du 17 juin.Je suis donc bien placée pour comparer les mondes du théâtre et de l'humour.Je ne me sens pas comme une intruse dans le monde du théâtre.J'ai été bien accueillie dans la production Les Amazones.Ceux qui prétendent que les humoristes n'ont pas de message dans leurs spectacles ne savent pas de quoi ils parlent.Est-ce qu'ils vont voir nos spectacles?Et même si c'est juste pour faire rire, c'est une bonne chose pour tout le monde.J'ai 41 ans et si je n'ai pas encore de rides, c'est parce que je ris ! Le rire, c'est la santé.Tant pis, s'il n'y a pas de message.Et puis non, c'est pas vrai, mes personnages dans mes shows d'humour sont positifs et ils aident les gens à comprendre et à vivre.«Monique Duceppe, qui signe la mise en scène des Amazones, comprend les humoristes.Elle me donne une grande liberté et considère que mon style d'humour enrichit mon personnage.En fait, jouer dans une pièce classique ou présenter un show d'humour, pour moi, c'est la même chose.Je me suis rendu compte que j'étais aussi disciplinée, sinon plus, que bien d'autres comédiennes.Avant de commencer à répéter, je savais mes textes par coeur.Certaines comédiennes m'ont avoué qu'elles seraient incapables de faire un spectacle d'humour toute seule pendant deux heures.» Le bonheur avant l'argent Et l'argent puisqu'il faut bien en parler.« Quand on fait un show d'humour, habituellement on le coproduit et pour amortir les coûts de publicité, de production.on doit jouer 40 fois sans être payés.On prend des risques, d'énormes risques et l'argent que j'ai fait, je l'ai gagné, je vous le jure, et je ne suis pas millionnaire.Ceux qui le sont devenus ont présenté 240 spectacles par année et l'ont payé de leur santé et de leur vie personnelle.Non ! Pas de millions pour moi.Je préfère le bonheur.» Et le bonheur chez Marie-Lise Pilote passe par les fleurs.Son grand-père était fleuriste et toute petite, elle allait faire les boutures avec lui.Son grand-père aimait aussi les voyages et quand il revenait des pays du Sud à la fin de l'hiver, il lui ramenait des graines.«Mon grand-père, c'était mon amour.C'est lui qui m'a permis de conserver mon esprit d'enfant », dira Marie-Lise, qui adore aussi la pêche.En somme, rien de bien compliqué, de trop intellectuel dans son monde.À l'école, elle était lunatique et se voyait ailleurs.« J'aime apprendre, mais j'apprends dans l'action.Beaucoup d'enfants apprennent ainsi.Moi, j'ai appris sur le tas.» En somme, Marie-Lise Pilote, c'est d'abord et avant tout une nature.Une femme qui aime les voyages, les tournées et le monde.Le vrai monde.Après l'un de ses spectacles, elle a déjà frappé à la porte de gens inconnus pour parler, échanger et festoyer.Comme on le fait sûrement au Lac- Saint-Jean.« Les gens sont gentils et ça ne m'a jamais nui d'être connue.À vrai dire, je m'ennuie du monde et de la scène.Et si je prépare un nouveau show d'humour, ce sera tout un show.Je pense que c'est à la fin de l'été que je déciderai de mon avenir.D'ici là, j'aurai le trac à Kingsey Falls, mais je ne serai pas anxieuse parce que je suis trop heureuse pour l'être.J'ai comme une propension au bonheur.Certains l'ont, d'autres pas.» .LES AMAZONES, comédie de Jean- Marie Chevret présentée du 17 juin au 27 août au Théâtre des Grands Chênes à Kingsey Falls avec Sylvie-Catherine Beaudoin, Chantal Baril, Marie-Lise Pilote, Luc Chapdelaine et Guillaume Champoux.PHOTOMARIE-LISE PILOTE, LA PRESSE De retour sur scène après une longue absence, Marie-Lise Pilote jouera, cet été, dans la comédie Les Amazones au Théâtre des Grands Chênes.Une comédie drôlement intelligente! du 7 juillet au 27 août Salle Rolland-Brunelle de Joliette Une comédie drôlement intelligente! 450-759-6202, 514-BILLETS www.ccultjoliette.qc.ca Salle Rolland-Brunelle - Forfaits souper-spectacle disponibles 20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette Aussi à Joliette: STEEVE DIAMOND 13-20-26-27 juillet et 2-3 août présente 3319975A 3315669A 3317180A . 3321850A ANTOINE ET CLÉOPÂTRE SHAKESPEARE LEWIS FUREY ANTIGONE SOPHOCLE LORRAINE PINTAL LE MALADE IMAGINAIRE MOLIÈRE CARL BÉCHARD HOSANNA MICHEL TREMBLAY SERGE DENONCOURT LE PROJET ANDERSEN ROBERT LEPAGE ROBERT LEPAGE WOZZECK ALBAN BERG YANNICK NÉZET-SÉGUIN + LORRAINE PINTAL PRÉSENTÉE PAR ABONNEMENT 2005-2006 +++ 514.866.8668 +++ www.tnm.qc.ca 3318083A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES DANSE FONDERIE DARLING (745, rue Ottawa) Manual For Incidence : 21h.THÉÂTRE CORONA (2490, rue Notre-Dame O.) Radio Tap : 20h.THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Visite impromptue d'Ohad Naharin : 20h.MUSIQUE CLASSIQUE SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Carmen (Bizet).Opéra de Montréal.Rinat Shaham, mezzo-soprano, Gordon Gietz, ténor, Richard Bernstein, baryton, Frédérique Vézina, soprano.Mise en scène : Mark Lamos.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et Choeur de l'OdM.Dir.Bernard Labadie : 14h.VARIÉTÉS AUDITORIUM LE PRÉVOST (911, rue Jean-Talon E.) Anne-Marie Gélinas : 20h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Femmes : 20h30.CABARET MUSIC-HALL Soirée c'est extra : 21h.GESÛ (1200, rue de Bleury) Vertiges : 20h.LA TULIPE (4530, avenue Papineau) Soirée Pop 80 : 21h.MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E.) Mutek : 21h.SALLE OSCAR-PETERSON DE L'UNIVERSITÉ CONCORDIA (Campus Loyola, 7141, rue Sherbrooke O.) Bravo Broadway : 14h et 20h.SALLE PIERRE-MERCURE (300, boul.de Maisonneuve E.) Gala Unistar : 18h.THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594, rue Saint-Denis) Alain Morisod et Sweet People : 20h.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Mirko Zardini, qui n'entrera en fonction au CCA que le 1er novembre, dit vouloir « affermir la réputation d'excellence (du CCA), exploiter le plein potentiel de ses talents et recueillir plus de fonds auprès de sources externes ».Le 3e homme fort RICHARD CLAYDERMAN à la Place des Arts INVITÉ SPÉCIAL Corneliu interprète les grands airs d'opéra ! Grands airs de comédies musicales Grandes musiques de films Airs de tango célèbres Valses viennoises Et tous ses grands succès ! ENFIN DE RETOUR À MONTRÉAL.LE PLUS CÉLÈBRE PIANISTE DE LA PLANÈTE ! CD et DVD disponibles partout ! Présenté par Didier Morissonneau 26 JUIN - 20 H 3317057A JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE En annonçant cette semaine la nomination de Mirko Zardini à sa direction, le Centre canadien d'architecture (CCA) ne comble pas seulement un poste vacant depuis plus d'un an, il participe aussi à la formation de tout un triumvirat.L'architecte italien, à la fois praticien, théoricien et pédagogue, est, disons, du même calibre que ceux qui dirigent les deux autres grands musées de Montréal, Guy Cogeval (Musée des beaux-arts) et Marc Mayer (Musée d'art contemporain).Les trois ont plus d'un point en commun : l'âge (entre 40 et 50 ans), une réputation internationale, une vaste culture et connaissance des langues, un goût du terrain.Mirko Zardini, qui n'entrera en fonction que dans quelques mois (le 1er novembre), a déjà apposé sa griffe au CCA, du moins en ce qui concerne la programmation.Commissaire invité depuis deux ans, il a d'abord signé la plus que réussie Sortis du cadre : Price, Rice, Stirling + Matta-Clark, une exposition très audacieuse, basée sur l'anti-architecture.Puis, pour l'automne 2005, il a préparé une autre affaire qui s'annonce aussi novatrice.Sensations urbaines, qui aura la lourde mission de suivre l'expo sur les années 60, repose sur l'idée que nos villes ne sont pas faites que d'architecture et de choses à voir, mais aussi de bruits, d'odeurs, de climats.Lors de sa présentation aux médias, Zardini, qui s'est exprimé en anglais (avec à ses côtés une Phyllis Lambert au français balbutiant), est resté vague quant à ses projets.Tout au plus, il a dit vouloir « affermir la réputation d'excellence (du CCA), exploiter le plein potentiel de ses talents et recueillir plus de fonds auprès de sources externes ».Le financement, a-t-il dit, sachant que «nos ressources ne sont pas illimitées », deviendra une priorité majeure.« S'il veut continuer à exercer son leadership international, le CCA doit varier et accroître ses sources de financement, tant au secteur privé que public.» D'ici cinq ans, l'objectif est d'amasser 25 millions de dollars pour le fonds de dotation, qui oscille autour de 75 millions.Cette campagne est tout de même déjà en place, selon Phyllis Lambert, la fondatrice et première directrice du CCA (jusqu'en 1999), qui reste à la présidence du conseil des fiduciaires.Auteur d'ouvrages sélects très urbanistiques (sur les périphéries, les autoroutes, ces « paysages hybrides »), ancien professeur à Harvard et dans de prestigieuses écoles d'architecture, exrédacteur en chef de la revue Casabella (référence en la matière), Mirko Zardini compte exploiter ses bonnes relations pour le compte de l'établissement de la rue Baile.Il vise ainsi à « cultiver de nouveaux partenariats et collaborations avec des établissements du monde entier », comme ceux déjà établis avec les universités Columbia et Yale ou le London Design Museum.Enfin, bonne nouvelle pour les gens de la profession : le quatrième directeur du CCA dit s'intéresser à ce qui se fait aujourd'hui.« J'entends porter une plus grande attention à l'engagement du CCA à l'égard de l'architecture contemporaine, notamment en ouvrant le centre d'études aux architectes praticiens.» Il faudra voir comment les architectes québécois en profiteront et si Montréal deviendra un pôle dans le domaine.Pour l'instant, quant à la muséologie, la ville s'est dotée, avec le trio Cogeval-Mayer-Zardini, de la carte de visite qui lui faisait peut-être défaut.3283768A UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE DU TRIDENT AVEC NANCY BERNIER + JEAN-JACQUI BOUTET + LISE CASTONGUAY +VINCENT CHAMPOUX + MARIE GIGNAC + BENOÎT GOUIN GINETTE GUAY + PAUL HÉBERT + STEVE LAPLANTE + MICHÈLE MOTARD + ANNE-MARIE OLIVIER + RICHARD THÉRIAULT \u2026 ÇA DÉMÉNAGE! \u2014 ÈVE DUMAS, LA PRESSE BRILLIANT PRESENTATION OF TROIS SOEURS \u2014MATT RADZ, THE GAZETTE J'AI ADORÉ ÇA! \u2026 UNE DISTRIBUTION EXTRAORDINAIRE.\u2026 UNE TRÈS TRÈS TRÈS GRANDE MISE EN SCÈNE\u2026 À VOIR AU TNM.\u2014 JOHANNE DESPINS, C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, LA PREMIÈRE CHAÎNE, RADIO-CANADA LES TROIS SOEURS SHOOTÉES AUX AMPHÉTAMINES! \u2014 DOMINIQUE LACHANCE, LE JOURNAL DE MONTRÉAL J'AI PASSÉ UNE SOIRÉE MERVEILLEUSE.\u2026 DES SCÈNES MAGNIFIQUES, DES ANACHRONISMES DÉLIRANTS\u2026 \u2026 UNE ATMOSPHÈRE MODERNE, RADICALE, PERTINENTE\u2026 À VOIR! \u2014 ANDRÉ DUCHARME, DÉSAUTELS, LA PREMIÈRE CHAÎNE, RADIO-CANADA 3321869A ARTS ET SPECTACLES FLASHES Jack White, des White Stripes, se remarie Le chanteur-guitariste des White Stripes, Jack White, l'ancien ami de coeur de l'actrice Renée Zellweger, vient de se marier.Il a épousé le mannequin Karen Elson, lors d'une cérémonie sur le fleuve Amazone, au Brésil.Elle a été présidée par un prêtre chamanique sur un canot, et suivie d'une bénédiction par un prêtre catholique dans une cathédrale à Manaus.Meg White, la deuxième membre des White Stripes, duo bluesrock originaire de Detroit, était demoiselle d'honneur.Elle a été mariée à Jack White pendant quatre années avant de divorcer en 2000.Cameron Diaz poursuit National Enquirer L'actrice Cameron Diaz intente une poursuite de 10 millions de dollars pour libelle contre le magazine américain National Enquirer.Le tabloïd a écrit en gros titre que la star avait trompé son ami de coeur, le chanteur Justin Timberlake, en embrassant un autre homme.Le magazine a publié une photo où l'on voit Diaz, enlassant un producteur du réseau de télé MTV, Shane Nickerson, qui est marié.Selon Diaz, il s'agissait d'un simple « au revoir » après une séance de prise de son en studio.Elle nie avoir embrassé Nickerson, qui, lui aussi, entend poursuivre le magazine.AP 3319881A Parents-enfants, un mélange explosif! Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Michel Charette France Castel Geneviève Schmidt Michel Daigle Une comédie de Bruno Marquis, en collaboration avec Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 9 juin 2005 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 www.theatredescascades.com 3319955A 3316584A 3320426A 3315681A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! ARTS ET SPECTACLES Jean-Thomas Jobin PREMIER ONE MAN SHOW ! 5-6-7-8octobre au Gesù RÉSERVATIONS :Gesù (514) 861-4036 ou Admission 790-1245 /www.admission.com 21 septembre Trois-Rivières 12 octobre Joliette 18 octobre Québec 19 octobre Drummondville 21 octobre Sherbrooke 23 octobre Laval 28 octobre Ville de La Baie 10 novembre Gatineau EN TOURNÉE CET AUTOMNE ! Photo :Yves Renaud Concept :Hugo Bourque et Alexis Cadieux TEXTES JEAN-THOMAS JOBIN MISE EN SCÈNE PIERRE-MICHEL TREMBLAY SCRIPT-ÉDITION RICHARD GOHIER ET PIERRE-MICHEL TREMBLAY EN VENTE MAINTENANT ! 3320154A NUIT BLANCHE SUR TABLEAU NOIR Dix ans dans la rue JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE L'histoire de Nuit blanche sur tableau noir n'est pas un conte de fées, mais presque.Hier, elle était le dernier wagon d'un train de marchandises ; aujourd'hui, elle en est la locomotive.En 10 ans, cette fête de peinture au sol, qui se voulait le complément d'une foire commerciale, est devenue son principal attrait.Michel Depatie, l'artiste à l'origine de cette aventure en gouache sur l'avenue du Mont- Royal, en est d'ailleurs très fier, d'autant plus qu'il ne croyait pas que la chose durerait.« Maintenant, dit-il, c'est l'événement culturel qui amène au commercial.Avant, on nous demandait de faire de l'animation pendant la vente de trottoir.» Avec le même petit budget (150 000 $, presque exclusivement de source privée), Nuit blanche sur tableau noir a fait son bout de chemin, aidée de formules imagées (Odace événements est l'organisme qui la chapeaute).D'ailleurs, le plus difficile, avoue son directeur artistique, demeure son identité.Art ou divertissement, pour beaucoup, le doute persiste.« Ce n'est pas un événement pour faire du simple divertissement, assure Michel Depatie.On travaille pour amener l'art là où sont les gens.» Pendant deux nuits, et non une malgré l'appellation, des artistes pondent sur l'asphalte une longue série de tableaux.Au début, afin de donner sa chance à tous, Nuit blanche sur tableau noir réunissait une cinquantaine de peintres\u2014un noyau alternatif, « le monde des Foufounes électriques », selon Depatie.Aujourd'hui, question de privilégier la qualité, un tri plus sévère sur dossier est effectué.Jeudi, ils ne seront que 25 peintres à attaquer le bitume.Pour marquer sa longévité, la 10e Nuit blanche sur tableau noir fait les choses en grand avec un hommage à Jean-Paul Riopelle.Les oeuvres s'inspireront de ses techniques, de son imagerie ou de sa vie.Une fresque, clin d'oeil à Hommage à Rosa Luxemburg, est même prévue.En 10 ans, Nuit Blanche a fait des petits.La marche aux flambeaux du temps de Noël porte aussi la signature Odace, puis Le Grand Parcours, fête d'automne axée sur les produits raffinés.Enfin, le dernier-né à être inauguré fin juin, Paysages éphémères, rassemblera des interventions artistiques réévaluant l'espace urbain.Tout ça sur l'avenue du Mont-Royal.NUIT BLANCHE SUR TABLEAU NOIR, du 9 au 12 juin, avenue du Mont-Royal.www.riezencore.com DE RETOUR APRÈS UNE TOURNÉE EN FRANCE PRÉSENTE GARY KURTZ CET ÉTÉ À SAINTE-THÉRÈSE! DU 8 JUILLET AU 20 AOÛT RÉSERVATIONS: (450) 434.4006 WWW.THEATRELG.COM 3319982A SÉRIE CLASSIQUE 6 juin Hommage à Alexander Brott 7 juin Beethoven: Trio à l'Archiduc 9 juin Stravinsky: Histoire du Soldat Achetez vos billets (514) 489-3444 / 489-7444 festivalmontreal@videotron.ca / www.festivalmontreal.org CONCERTS sur la MONTAGNE Semaine du 6 au 10 juin Chalet du mont Royal à 20 h DENIS BROTT, FONDATEUR ET DIRECTEUR SÉRIE JAZZ 10 juin Ben Charest Compositeur du film «Triplettes de Belleville » 3316996A Scènes automnales ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE Sauf erreur, il y a longtemps qu'on a eu une rentrée théâtrale aussi fertile en événements.L'automne prochain, tous les théâtres nous suprennent.Coproductions internationales, tournées, retours inespérés de certains auteurs.on a déployé tout l'arsenal.Ce qui ne devrait pas nous empêcher de regarder du côté des productions moins flamboyantes : même modestes, certaines sont aussi riches de promesses.Dégageons tout de même les gros canons.Isabelle Huppert à l'Usine C, dans une pièce de Sarah Kane ; le retour de Marie Laberge, dramaturge, chez Duceppe ; l'adaptation d'Antoine et Cléopâtre, de Shakespeare, par Lewis Furey au TNM \u2014avec tournée en France et en Belgique ; Fairy Queen, une coproduction GO\u2014Compagnie Ludovic Lagarde à Espace GO.Mais aussi : les metteurs en scène Wajdi Mouawad et Denis Marleau (pour la reprise des Reines, de Chaurette) à l'affiche successivement au Théâtre d'Aujourd'hui ; l'Antigone que Lorraine Pintal avait montée à Dublin ; la Revue de l'année du Rideau Vert ; et le Festival mondial des arts pour la jeunesse, qui présente, ici et là, de riches créations pour le jeune public.Bref, un automne beaucoup moins sage que le précédent.Sans compter que nous ne savons rien, pour l'heure, des programmations de La Licorne et du Quat'Sous ! Théâtre du Nouveau Monde Exceptionnellement, la rentrée automnale tardive du TNM\u2014le 11 octobre\u2014 fait que nous n'aurons droit qu'à deux spectacles avant les Fêtes.On amorce la saison par Antoine et Cléopâtre, de Shakespeare, dont le livret, la musique et la mise en scène sont signés Lewis Furey.Des chorégraphies près de la danse contemporaine, du théâtre musical aux accents d'opéra moderne, nous promet-on.Dans les rôles-titres, Jean Maheux et Sylvie Moreau La pièce partira en tournée au Québec et sera présentée au Théâtre de la Ville à Paris, pour se promener ensuite en France et en Belgique.Du 11 octobre au 5 novembre.Elle avait monté Antigone de Sophocle au Abbey Theatre de Dublin, en mars 2004 \u2014et avait triomphé, écrivait Dany Laferrière, qui était sur place, dans une de ses chroniques de La Presse.Lorraine Pintal la met de nouveau en scène dans son théâtre.Elle en a confié le texte français à Marie- Claire Blais.Beau choix de départ : c'est Jacinthe Laguë qui incarne Antigone.Idée heureuse également : Vincent Bilodeau sera Créon.Ils sont entourés notamment de Pierre Collin, Jean Marchand, Éric Paulhus et Julie Le Breton.Du 22 novembre au 17 décembre.Le retour du Rideau Vert Le Rideau Vert est de retour ! Au programme, dans le théâtre codirigé par Denise Filiatrault: du rire, de l'émotion et des spectacles festifs.Le coup d'envoi est donné le 27 septembre, avec La Visite de la vieille dame, une tragicomédie de l'auteur dramatique suisse Friedrich Dürrenmatt.La pièce, créée en 1956, a été reprise dans le monde, entre autres par Peter Brook et Giorgio Strehler.Andrée Lachapelle (dans un premier rôle depuis trop longtemps) incarne ladite vieille dame, laquelle aurait conçu des plans pour sauver une ville de la faillite.Jacques Godin, Jean-Louis Roux et 13 autres comédiens complètent la distribution.Jusqu'au 22 octobre.Avant les Fêtes, Joël Legendre et son équipe de comédiens, dont Mahée Paiment, se «lâchent lousse » dans une création collective intitulée 2005, revue et corrigée (oui, on pense aux Bye Bye) qui, comme son titre l'indique, passera à la moulinette les faits saillants de l'année en cours.La matière ne manque pas ! Du 29 novembre au 17 décembre.Théâtre d'Aujourd'hui Un automne de surprises, puisque le TDA présentera une création \u2014 fidèle à sa vocation \u2014 et une reprise ! Étonnant, non ?Mais d'abord, la création : Ma mère chien, de Louise Bombardier.Une mère agonise à l'hôpital, sa fille la veille.Mais s'agitil de fiction ou de réalité ?Wajdi Mouawad signe la mise en scène.Avec Markita Boies, Patricia Nolin, Robert Lalonde, Anne Caron et Julie Vincent.Du 13 septembre au 8 octobre.La reprise, maintenant.Rien de moins que Les Reines, de Normand Chaurette, créée en 1991 dans ce même théâtre (reprise au théâtre du Vieux-Colombier de la Comédie française, en 1997) et montée par Denis Marleau.Avec Annick Bergeron, Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin, Christiane Pasquier et Béatrice Picard.Du 1er au 26 novembre.Dans le cadre du Festival mondial des arts pour la jeunesse, la salle Jean-Claude Germain présente Léon le nul, de Francis Monty, mise en scène par Gil Champagne.L'histoire de Léon, qui rêve de devenir un train.Également prévue, Bashir Lazhar, une lecture publique d'un texte d'Évelyne de la Chenelière.Entre le 20 et le 30 septembre.Homo Érectus, une création de Kim Taschereau, parle d'amour, de transmission du savoir, du passé et du présent.Avec Jean-Benoît Archambault, Marie-Christine Pilotte, Kim Taschereau et Martin Grenier.Du 8 au 26 novembre.À ne pas manquer, en décembre, le doublé présenté en reprise du Théâtre de la Pire Espèce, Persée en reprise et Ubu sur la table, qui « fête sa 400e interplanétaire ».Du théâtre d'objets et tellement plus encore : un délice.Du 29 novembre au 3 décembre.Une tradition du temps des Fêtes : Les Petits Orteils, le classique jeune public de Louis-Dominique Lavigne.Du 12 au 30 décembre.« Chez Duceppe » Très belle surprise à la compagnie Jean Duceppe : le retour au théâtre de Marie Laberge après 13 ans (oui, 13 ans !) d'absence.Ce n'est pas tout! L'auteure (qui, ne l'oublions pas, a aussi été comédienne), signera la mise en scène du spectacle.Charlotte, ma soeur a été écrite tout de suite après la trilogie Le Goût du bonheur.Elle a ensuite laissé dormir le texte jusqu'à ce que Louise Duceppe l'entende en parler en entrevue et la relance pour son théâtre.La Charlotte en question, une artiste sculpteure qui vit en Italie, reçoit la visite de sa soeur, Aurélie (que l'on connaît déjà, depuis Aurélie, ma soeur), 35 ans après leur dernière rencontre.Elles sont respectivement interprétées par Micheline Bernard et Denise Gagnon.Christian Bégin, ainsi qu'une autre comédienne, feront partie de la distribution.Du 26 octobre au 3 décembre.Mais avant cet événement, Duceppe fait sa rentrée avec un spectacle fort intéressant: la version française de Long, Long, Short, Long, une pièce de l'auteur de l'Ouest canadien Trevor Ferguson que le metteur en scène Guy Sprung avait montée, en anglais, en 2002.(Du reste, le metteur en scène fait ses débuts dans un théâtre institutionnel francophone.) Intitulée Le Pont et traduite par Marc Grégoire et Michel Dumont, elle sera interprétée par Stéphane Bellavance, Sébastien Delorme, Normand D'Amour, Igor Ovadis et Dino Tavarone \u2014si je ne m'abuse, le seul de la distribution d'origine.Une histoire rugueuse et râpeuse d'ouvriers, un Italo-Canadien, un Portugais, un Italien, un Néerlandais et un Canadien, qui doivent vivre dans un wagon de chemin de fer et rêvent de se sortir de leur avenir bouché.Personnages attachants, réflexions percutantes.Du 7 septembre au 15 octobre.Un peu avant les Fêtes, Monique Duceppe met en scène Petit déjeuner compris, de l'auteure française Christine Reverho, adaptée par Benoît Girard.L'histoire.d'une chambre d'hôtel, témoin de mille et une histoires, comédies et intrigues.Quinze tableaux, 22 personnages incarnés notamment par Mireille Deyglun, Patrice Godin, Véronique Le Flaguais, Normand Lévesque, Pierrette Robitaille, Michel Poirier, Marie-Chantal Perron.Du 14 décembre au 4 février.Espace GO Encore peu de nouvelles du côté du théâtre de la rue Saint-Laurent.Nous pouvons néanmoins annoncer l'arrivée de Fairy Queen, du 5 au 29 octobre.Fairy Queen est au départ un roman d'Olivier Cadiot, adapté et porté à la scène par le metteur en scène français Ludovic Lagarde.La pièce, créée au Festival d'Avignon en 2004, vient tout juste de quitter l'affiche du Théâtre National de la Colline.Le point de départ: une « fée-poète d'aujourd'hui » est reçue à déjeuner chez Gertrude Stein et sa partenaire Alice B.Toklas \u2014lieu de rendezvous de toute l'avant-garde littéraire de l'époque.Laurent Poitrenaux et Philippe Duquesne, deux complices du tandem Lagarde-Cadiot, incarnent Gertrude et Alice.Théâtre Denise-Pelletier Un thème \u2014l'histoire, la petite et la grande\u2014 englobe la programmation du théâtre Denise-Pelletier.D'abord, on reprend ce très beau spectacle qu'est Unity, mil neuf cent dix-huit, que Claude Poissant avait présenté à Espace GO en mars 2003.La pièce de l'auteur canadien Kevin Kerr (traduite par Paul Lefebvre) raconte l'épidémie de grippe espagnole survenue en 1918-1919, telle que vécue dans un petit village du Canada.Brillamment interprété, entre autres par Mireille Brullemans, Sophie Cadieux, Jennie-Anne Walker, Évelyne Rompré, Gary Boudreault et Steve Laplante.Du 21 septembre au 15 octobre.Suit Les Fridolinades, de Gratien Gélinas, le père de la dramaturgie québécoise.Cette pièce, composée de sketches, chansons, monologues et parodies, décrit avec humour ce qu'était la « Grande Noirceur ».Fridolin gagne le coeur du Québec, devient le personnage central de plusieurs revues \u2014 les Fridolinades\u2014, entre 1938 et 1946.Mais Fridolin, témoin de son temps, est aussi l'oeuvre d'un pionnier de la satire sociale et politique.Nico Gagnon-Fridolin est entouré notamment de Geneviève Bélisle, Marie-Ève Pelletier, Myriam Poirier et Éric Bernier.Du 2 au 25 novembre.La salle Fred-Barry, qui accueille des spectacles de création comme de répertoire, par de jeunes compagnies, ouvre sa saison avec une coproduction France-Québec.Big Shoot, de l'auteur africain Koffi Kwahulé, porte sur un face-à-face entre un bourreau et sa victime.Mais si tout cela n'était qu'apparence ?Une scénographie du célèbre bédéiste et cinéaste Enki Bilal.Du 6 septembre au 1er octobre.On reprend ensuite Les Apatrides, déjà reprise cet été dans le cadre du FTA.L'histoire de Elle, sept ans, qui part en vélo volant à la recherche de compagnie et de Il, son frère adoptif.Du 4 au 15 octobre.R.Buckminster Fuller, architecte, philosophe, poète, inventeur, fait l'objet d'une pièce de théâtre, écrite par l'auteur américain D.W.Jacobs.R.Buckminster Fuller, Mémoires (et mystères) de l'univers.Dans le cadre d'une conférence fictive et festive, « Bucky » tente de faire partager sa vision du monde.Du 18 octobre au 5 novembre.Daniel Paquette, à qui l'on doit de très beaux spectacles dans cette salle \u2014 L'Éveil du printemps, Méphisto, La Cerisaie \u2014s'intéresse cette fois à Molière et à son Malade imaginaire.Intrigant.Du 15 novembre au 10 décembre.L'Usine C Un événement théâtral majeur à l'automne : Isabelle Huppert jouera dans 4.48 Psychose, de Sarah Kane, mise en scène par le célèbre metteur en scène français Claude Régy.Du 3 au 12 novembre, à L'Espace Libre Plusieurs projets tous azimuts, plusieurs concepts encore en gestation et peu de dates précises, dans cet Espace qui abrite deux compagnies résidentes \u2014 le Nouveau Théâtre Expérimental et Omnibus.Deux projets s'annoncent à l'automne pour le NTE : d'abord un spectacle à partir de « deux fois rien », mijoté par Daniel Brière et Alexis Martin.Aussi, Un certain Stanislavski, le fruit de la fascination de Gabriel et Marcel Sabourin pour ce maître du théâtre russe.Avec des dates en prime : du 29 novembre au 17 décembre.Dans les dernières semaines du mois d'août, Omnibus présente deux éditions du CLIM (Cabaret Libre International de Montréal), produites par les Trois Tristes Tigres.Suivra, du 7 au 17 septembre, Zap ! le réel, qui fera vivre les personnages de bédé Nat Mosphère (Nathalie Derome) et Super Gland (Gaétan Nadeau).Du 25 octobre au 12 novembre, Omnibus reprend L'Intimité, superbe texte d'Emma Haché.Jean Asselin demeure, mais Louison Danis et Pierre Collin succèdent à Markita Boies et à Marc Béland.Une mise en scène de Francine Alepin.Espace Libre accueille aussi plusieurs compagnies sans domicile fixe, dont le Théâtre de la Catapulte d'Ottawa, qui reprend à Montréal Le Testament du couturier, du 4 au 22 octobre.Il est aussi question de Trois !, présenté par le Théâtre du Désordre, et qui mettrait au défi Claude Poissant, François Archambault, Marie-Josée Bastien, Stéphane Bellavance, Marie Charlebois, Fernand Rainville et sept autres comédiens (dates à venir).À signaler également, deux productions annoncées dans le cadre du Festival mondial des arts pour la jeunesse, du 20 au 30 septembre, dont Desert Dream, de Jean- Frédéric Messier, mise en scène de Benoît Vermeulen.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Lancement de saison au TNM avec (À partir de la gauche) Yannick Nézet-Séguin, Lorraine Pintal, Sylvie Moreau, Alain Zouvi, et (en bas) Jacinthe Laguë et Benoit Brière.L'automne prochain s'annonce beaucoup moins sage que le précédent THÉÂTRE MUSIQUE DANSE SPECTACLES MUSÉES AVANT-GOÛT AUTOMNECULTUREL AVANT-GOÛT Monstres sacrés, chouchous et découvertes STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE La saison 2005-2006 en danse s'annonce alléchante.Plusieurs monstres sacrés, dont Jean-Claude Gallotta, Anne Teresa De Keersmaeker, Jiri Kylian ou Marie Chouinard, sont de retour, mais aussi nombre de jeunes chorégraphes montants pour lesquels on a eu le béguin au cours des dernières saisons\u2014 Crystal Pite, Akram Khan et Estelle Clareton en tête de liste.Et puis il y a aussi ces petits nouveaux, comme le chorégraphe d'origine asiatique Shen Wei ou l'Italienne Caterine Sagna, pour qui tous les espoirs sont permis.Une nouvelle création inspirée des courants sombres de La Belle et la Bête, un sexy et piquant Dracula signé par le Royal Winnipeg Ballet et ce summum du romantisme Giselle.Amour, sensualité et érotisme pimentent assurément la nouvelle saison des Grands Ballets canadiens de Montréal.À cela s'ajoutent une soirée consacrée à Jiri Kylian et une autre à Mats Ek, deux chorégraphes pour qui la sensualité n'a plus de secrets.Tout comme pour le jeune Chinois Shen Wei, d'ailleurs.C'est au cours de la nouvelle saison des GBCM qu'on découvrira la riche texture des oeuvres qu'il invente pour sa compagnie new-yorkaise.Jean-Claude Gallotta, véritable monument de la nouvelle danse française, inaugurera la saison de Danse Danse avec Trois Générations, une oeuvre où se font écho enfance, âge adulte et maturité.La suave chorégraphe canadienne Crystal Pite et BJM-danse, alias les Ballets Jazz de Montréal, reprendront du service avec le très cocasse The Stolen Show, un des clous de 2004.Pite sera également à la Cinquième Salle de la Place des Arts, au printemps, accompagnée cette fois de Richard Siegal dont le déroutant work-in-progress sur le contre-espionnage avait ravi lors du dernier FIND.Danse Danse a également eu la brillante idée d'orchestrer le retour de deux révélations des saisons passées : la pimpante compagnie brésilienne Grupo Corpo et le très envoûtant Akram Khan.Danse-Cité permettra à Guylaine Savoie de dévoiler sa nouvelle création, Un étranger.Pour cet inquiétant huis clos, l'ancienne cofondatrice de Brouhaha Danse fera de nouveau appel à la vidéo pour concocter les ambiances fantastiques qui avaient tant séduit dans le mystérieux Le Portrait.Et Danse-Cité accueillera enfin la nouvelle création de David Pressault, prévue pour l'an dernier.Ici, la danse élégante et suave du chorégraphe montréalais s'acoquine, mélange prometteur, avec les sonorités du saxophoniste belge Erwin Vann.Anne Teresa De Keersmaeker, grande prêtresse de la nouvelle danse belge, partira le bal à l'Usine C.Celle dont la danse physique et intense séduit les Québécois depuis les années 80 se produira seule.Dans ONCE, Anne Teresa la recluse notoire se dévoile et se laisse bercer par les chansons engagées la grande Joan Baez, qui a marqué son enfance.The Holy Body Tattoo reprendra du service rue Lalonde, eux qui, si probants d'habitude, ont malheureusement déçu lors de leur récent passage.L'Usine C présentera enfin le fruit de la collaboration entre l'Américaine Meg Stuart et le Québécois Benoît Lachambre, deux originaux qui font la pluie et le beau temps de l'avant-garde européenne depuis maintenant 10 ans.L'Agora de la danse mise sur des valeurs sûres et des chorégraphes fétiches de chez nous, tels que José Navas, Estelle Clareton, Dominique Porte, Lucie Grégoire, Danièle Desnoyers ou Isabelle van Grimde.Ces nouvelles créations sont autant d'alliages entre la danse et la musique, la littérature ou les arts visuels.Si vous avez encore peur des monstres imaginaires, Light, théâtre d'ombres mouvantes de la chorégraphe belge Nicole Mossoux, qui inaugurera la nouvelle saison de la Cinquième Salle, pourrait provoquer la catharsis.Sinon, Angels, la toute nouvelle création de Ginette Laurin, pourrait vous réconcilier avec l'inexpliqué.Cela dit, vaincre la peur par le rire, ça marche aussi.Alors, il faut assister à la délirante arnaque Relation publique de la chorégraphe vénitienne Caterina Sagna.Et si vraiment rien ne va, alors faites ami-ami avec l'étrange, grâce à la rétrospective concoctée par Marie Chouinard pour fêter les 10 ans de la danseuse Carol Prieur au sein de sa compagnie.Ses plus grands succèssur scène! APRÈS 17 CONCERTS PRÉSENTÉS À GUICHETS FERMÉS AU CASINO DE MONTRÉAL LES 4, 5, 6 ET 7 OCTOBRE 2005 EN SUPPLÉMENTAIREÀ MONTRÉAL 3313489A 3317346A CONCERTS LMMC 114e saison 2005-2006 SALLE POLLACK 555, rue Sherbrooke O.Le dimanche à 15 h 30 25 sept.JAMES EHNES, violon 16 oct.ORIONSTRINGQUARTET cordes 30 oct.WIENER KLAVIERTRIO trio piano et cordes 20 nov.TOKYO STRING QUARTET, cordes 4 déc.PIOTR ANDERSZEWSKI piano 5 fév.AURYN QUARTETT cordes 26 fév.TRIO PENNETIERPASQUIER- PIDOUX trio piano et cordes 19 mars PIETER WISPELWEY violoncelle 9 avril MARIE-NICOLE LEMIEUX contralto 30 avril YUNDI LI, piano Abonnement: 190$ Étudiants (22 ans): 75 $ Billet: 35 $ Billet: 15 $ Non-remboursable - Taxes incluses LADIES'MORNINGMUSICAL CLUB Tél.: (514) 932-6796 Courriel : lmmc@qc.aibn.com 3301680A REGARDEZ-MOI CES GRANDS AIRS \"\"\" NORMA BELLINI j L'ÉTOILE CHABRIER j oeDIPUS REX&SYMPHONIE DE PSAUMES STRAVINSKY j LA CLÉMENCE DETITUS MOZART j AïDA VERDI j THETURN OFTHE SCREWBRITTEN ABONNEMENT 514.985.2258 3300082A 3309174A AVANT-GOÛT U2 et les autres CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE On pense à ces dizaines de milliers de fans qui trépignent déjà à l'idée de se taper le concert (ou peut-être les deux) de U2 au Centre Bell.Toutefois, il faut savoir qu'il y a bien d'autres choses au-delà de ce qui sera sans contredit l'événement musical de l'automne.Les billets pour les deux représentations que donnera U2 les 26 et 28 novembre au Centre Bell se sont envolés en moins de temps qu'il n'en faut pour crier « Vertigo », titre de cette tournée mondiale vendue à guichets fermés à 99,999 %.On ne sait pas si le quatuor irlandais viendra nous dévoiler la recette secrète pour démanteler une bombe atomique, mais chose certaine, on peut s'attendre à tout un largage d'effets spéciaux et à des riffs du tonnerre.Qu'on ne s'énerve pas trop toutefois, on ne verra U2 que dans six mois ! Bien d'autres concerts se préparent d'ici là.Avril en septembre La saison automnale débute en lion avec deux mégaspectacles durant le week-end de la fête du Travail.Le 3 septembre, Avril Lavigne fera sien le Centre Bell en déballant le matériel de son Bonez Tour.Ça devrait être paqueté d'ados pour entendre les pièces du récent album Under my Skin, déjà écoulé à plus de cinq millions d'exemplaires.Le concert du lendemain devrait aussi attirer une mer de fans.On a bien hâte en effet de constater l'évolution du spectacle que Green Day a monté pour appuyer la sortie de l'album American Idiot.On se rappelle encore de l'atmosphère qui régnait en novembre dernier lors du passage du trio au Centre Bell.Pour cette visite, ça tombe bien, on pourra apprécier l'herbe du parc Jean-Drapeau.Pearl Jam n'a peut-être plus un auditoire aussi imposant que dans les années 90, mais il peut encore remplir des endroits comme le Centre Bell, le 15 septembre.C'est ce qu'on leur souhaite, du moins.On les pensait à moitié morts, ces Dead Can Dance qui ont fait les beaux jours de la pop new age du milieu des années 80.En fait, ils semblent désormais plus ragaillardis que jamais, puisqu'ils donneront non pas un mais deux concerts au théâtre Saint-Denis, les 2 et 4 octobre.Côté musique québécoise, notons que les Respectables ramèneront leurs pénates au Métropolis le 20 octobre, alors que Mélanie Renaud sera au même endroit une semaine plus tard pour nous faire apprécier sa voix pleine et gorgée de soul.Dans le volet variétés, ça promet.Le moment fort de l'automne sera sans contredit les quelques derniers spectacles de Jean-Pierre Ferland, les 6 et 7 octobre à la Place des Arts.Le chanteur de charme Michel Sardou en profitera aussi pour s'installer à la PDA le 6 octobre.Par ailleurs, on ne sait pas si elle est aussi pétulante que jadis, la Petula Clark, mais elle poursuit son petit bonhomme de chemin vaillamment.On ira vérifier lors de son passage au théâtre Saint- Denis le 3 novembre.Enfin, mentionnons le concert d'Helmut Lotti le 25 septembre.On demeure également impressionné par la « petite » salle réquisitionnée par Richard « piano et chandelles » Abel pour son récital du 16 octobre.au Centre Bell ! On peut toujours rêver ! Parallèlement à toutes ces dates coulées dans le béton, on se permet quelques spéculations et enflures de l'imagination.On entend déjà les imprésarios de coulisses s'enflammer sur les possibles passages à Montréal de Beck Hansen, Eels, les White Stripes et même Lara Fabian, tous de fiers parents d'un nouvel album.En terminant, rappelons que d'autres fabulations ont cessé depuis que les Rolling Stones ont dévoilé leur programme de concerts au pays.Rien à Montréal, mais Ottawa et Moncton remportent le gros lot.Tant pis, on se rabattra sur U2 ! Et puis il y a toujours le rafraîchissant minifestival Pop Montréal, qui se tiendra du 28 septembre au 2 octobre.Yuppi ! PHOTODAVE HOGAN / GETTY IMAGES U2 donnera des concerts au Centre Bell les 26 et 28 novembre.ARCHIVES LA PRESSE Les Respectables ramèneront leurs pénates au Métropolis le 20 octobre.Abonnez-vous et courez la chance de gagner un circuit de 11 jours pour 2 personnes au Pérou ! 514 521-1002 \" 1 800 558-1002 \" MONTRÉAL \" MONTRÉAL-NORD \" L'ASSOMPTION \" LA PRAIRIE \" LASALLE \" LAVAL \" LONGUEUIL \" PIERREFONDS \" ST-HYACINTHE \" ST-JEAN \" ST-JÉRÔME \" SAINTE-THÉRÈSE ÉCOSSE \" PÉROU \" ÎLES GRECQUES \" MEXIQUE CHINE \" CORSE \" MARRAKECH et Sud Maroc présenté par .3318221A abonnements 150$ et 120$ Quatuor Kodály - 24 octobre 2005 Beethoven, Dohnanyi, Ravel Quatuor Emperor - 14 novembre 2005 Haydn, Britten, Schubert Quatuor Leipzig - 12 décembre 2005 Mozart, Debussy, Mendelssohn Jimmy Brière, piano - 14 février 2006 Schubert, Liszt, Brahms Quatuor Szymanowski - 27 février 2006 Mozart, Szymanowski, Beethoven Tafelmusik - 7 mars 2006 André-Michel Schub, piano & Cho-Lian Lin, violon - 20 mars 2006 Quatre sonates de Mozart Marc-André Hamelin, piano - 24 avril 2006 Beethoven, Debussy Cocktail & concert 150$ ALFRED BRENDEL, piano - 31 janvier 2006 Haydn, Schubert, Mozart abonnements 60$ et 35$ Trio Aline Kutan, Louise-Andrée Baril, André Moisan - 5 février 2006 Extraits du CD Der Hirt auf dem Felsen Trio Muczynski - 9 avril 2006 Beethoven, Vincent d'Indy, Bruch Daniel Moran, piano - 7 mai 2006 Haydn, Vine, Chopin, Mussorgski Abonnements : 514-845-0532 concerts@promusica.qc.ca Saison 2005-2006 - Hommage à Mozart 3318005A s a i s o n (514) 842-2112 CCNG | Jean-Claude Gallotta .Le Carré des Lombes | Danièle Desnoyers .[bjm_danse] | Crystal Pite Coleman Lemieux & Compagnie | James Kudelka .Grupo Corpo | Rodrigo Pederneiras Lola Dance | Lola Mac Laughlin Canada .Akram Khan Company | Akram Khan Grande-Bretagne Québec Brésil France Québec Québec Plus de de réduction pour un achateffectué avant le 30 juin 2005 ABONNEZ-VOUS ! www.dansedanse.net 3317183A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! AVANT-GOÛT Sous le soleil et la photographie JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Deux expositions marqueront l'automne.Ou plutôt une expo et une pléiade d'autres pendant un mois.Au centre d'elles, la peinture et la Provence, d'une part, la photo et l'imaginaire, de l'autre.Ce sera la saison de Sous le soleil exactement et du Mois de la photo.Sous le soleil exactement.Ces mots nous font irrémédiablement penser aux mots de Gainsbourg, qui défilent sans relâche et nous renvoient immédiatement quelque part « sous les tropiques ».Dans le Sud, celui des Caraïbes ou du Pacifique probablement, un endroit dépaysant et chaud, pour sûr.Ce n'est pas une île lointaine que le Musée des beaux-arts de Montréal voulait faire apparaître, mais la douce Provence, cette chère région qui a attiré tant d'artistes \u2014 et pas les moindres.Sous le soleil exactement : le paysage en Provence, du classicisme à la modernité (1750-1920), titre exact de l'exposition, réunit de grands noms de l'histoire de l'art : Van Gogh, Cézanne, Monet, Braque, pour nommer les plus chéris et reproduits du lot, mais aussi d'autres, disons, moins populaires, comme ce Hubert Robert, maître dans la représentation des ruines.La Provence n'est peut-être pas si exotique, elle n'en demeure pas moins une destination soleil.Van Gogh et ses champs d'iris continuent de nous le rappeler aujourd'hui.L'exposition, montée par Guy Cogeval, directeur du MBA, en collaboration avec les Musées de Marseille, se divise en trois parties : le classicisme, l'impressionnisme et le post-impressionnisme.Succès attendu.À peine deux ans et demi après l'accueil d'une collection prestigieuse sur un thème similaire (L'Invitation au voyage : l'avant-garde française de Gauguin à Matisse, chefs-d'oeuvre du musée de l'Ermitage hiver 2003), le MBA revient donc à la charge avec le même attrait du sud, à quelques nuances près.Sous le soleil exactement sera à Montréal dès le 22 septembre, pour une seconde et dernière présentation, après celle de cet étéà Marseille.Comme à toutes les années impaires, la photographie sera à l'honneur.Le Mois de la photo, qui en est à sa neuvième manifestation, se voudra aussi rassembleur, sinon plus, que par le passé.Galeries, centres d'artistes, maisons de la culture, musées, tous ou presque auront leur expo reliée au thème mis de l'avant, sous le titre de Image & Imagination.Pas d'expo centrale, par contre.C'est l'auteure et professeure universitaire Martha Langford qui agit à titre de commissaire, et qui a proposé de montrer la photographie actuelle autant sous ses genres traditionnels (du portrait au paysage) que sur l'étendue plastique qu'elle a prise : la vidéo, l'estampe, la sculpture, la peinture serviront de support.La galerie de l'UQAM accueillera Michael Snow, le MAI un groupe venant d'Haïti et le Musée des beaux-arts, l'Australienne Tracey Moffatt.Au moment de mettre sous presse, pas moins de 29 expos, solos ou collectives, sont étaient ici et là, de la TOHU à la Cinémathèque québécoise.Le Mois de la photo débute le 8 septembre.SAISON Commanditaire de la saison 2004-2005 Renseignements \u203a 514.982.6038 \u203a imusici.com Abonnement à la série de 6 concerts Régulier 132$ Aîné 114$ Étudiant 63$ Abonnez-vous au plaisir ! 5e symphonie de Beethoven Variations Rococo de Tchaïkovski 2e concerto pour violon de Paganini Élégie pour violon de Keith Jarrett The Old Maid and the Thief de Menotti 3313465A Sous le soleil exactement sera à Montréal dès le 22 septembre, pour une seconde et dernière présentation, après celle de cet été à Marseille.Le théâtre jeune public au coeur de Montréal Abonnez-vous ! Maison québécoise du théâtre pour l'enfance et la jeunesse 245, rue Ontario Est, Berri UQAM Commandez gratuitement la brochure de saison au (514) 288-7211 ou visitez le www.maisontheatre.qc.ca 3317811A MUSIQUE La saison d'hiver 2005- présenté à la salle Pratt &Whitney Canada du Théâtre de la Ville à 20 Série Brahms et Martin Beaver [27 octobre 2005] UNE SOIRÉE Noël avec Gino Quilico [8 décembre 2005] UNE SOIRÉE Chorale Les Mélodistes présente à la salle Eulalie-Durocher du collège Durocher Saint-Lambert à 20 h.La série Orchestre de chambre Billetterie : Théâtre de la Ville \" (450) 670-1616 Programmation détaillée www.osdl.ca Info.OSDL \" (450) 646-3890 SAISON Beethoven et Anton Kuerti [23 février 2006] UNE SOIRÉE L'Ode à la joie [6 avril 2006] UNE SOIRÉE Symphonie no 9 # L.v.Beethoven Marie-Josée Lord, soprano # Sonia Racine, mezzo-soprano # Marcel van Neer, ténor Ensemble vocal Polymnie # Société chorale de Saint-Lambert # Choeur Pratt &Whitney Canada Rêveries Marc Denis, contrebasse [11 novembre 2005] UNE SOIRÉE Sérénades pour Vents [12 mai 2006] UNE SOIRÉE présentés à la salle Pratt &Whitney Canada du Théâtre de la Ville à 20 h.Les Grands concerts à Longueuil 3318135A CLAUDE GINGRAS L'Orchestre Symphonique de Montréal, qui devrait être de retour au travail cet automne, présentera 11 concerts avec son nouveau chef Kent Nagano, dont ce sera la deuxième saison préparatoire à l'entrée officielle en 2006-07.Quelques- uns de ses choix : cinquième Symphonie de Beethoven, Passion selon saint Jean, de Bach, huitième Symphonie de Chostakovitch, neuvième Symphonie de Bruckner.Mais le plus gros nom de la saison est sans doute Placido Domingo, le célèbre ténor, que l'OSM recevra comme chef invité.Partageront également le podium : Jacques Lacombe, Stanislaw Skrowaczewski (qui dirigera une de ses oeuvres), Eliahu Inbal, Sir Neville Marriner, entre autres.Valeurs sûres et nouveautés L'Opéra de Montréal alternera entre les valeurs sûres comme Aida et Norma et des nouveautés comme La Clemenza di Tito, de Mozart, L'Étoile, de Chabrier, et, en location de Toronto, le spectacle Stravinsky de François Girard.Pour le centre-ville et la périphérie, l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal montera sept programmes dont cinq dirigés par son titulaire Yannick Nézet-Séguin.Deux titres à signaler : reprise du Wozzeck de Berg de l'été dernier, cette fois avec le TNM, et neuvième Symphonie de Mahler.Comme l'OSM, les Musici ont programmé la 5e Symphonie de Beethoven (à 35 musiciens cependant) et, comme l'Opéra de Montréal, ils feront du spectacle : The Old Maid and the Thief, de Menotti.L'Orchestre de chambre Mc Gill créera un Concerto pour deux violons de son fondateur Alexander Brott, décédé récemment, et partagera un concert avec l'ensemble Thirteen Strings, d'Ottawa, dirigé par Jean-François Rivest.De Québec, les Violons du Roy réduiront leur visite à Montréal à quatre concerts, tous vocaux.Parmi leurs solistes : le haute-contre David Daniels.Pianistes et quatuors Le Ladies' Morning Musical Club présentera les pianistes Piotr Anderszewski et Yundi Li et la mezzo Marie-Nicole Lemieux, Pro Musica ramènera Marc-André Hamelin et plusieurs quatuors à cordes, et la Société musicale André- Turp proposera une intégrale Duparc et la Petite Messe solennelle de Rossini.Le Studio de musique ancienne célébrera le 500e anniversaire de Thomas Tallis et l'Ensemble Arion invitera la violoniste et chef Monica Huggett pour un programme Mozart.Détails non encore complétés à la SMCQ, au NEM et chez plusieurs autres organismes.3317384A La saison 2005-2006 est présentée en partenariat avec Louise Bombardier MA MÈRE CHIEN Normand Chaurette LES REINES Wajdi Mouawad VISAGE RETROUVÉ Michel Tremblay ENCORE UNE FOIS SI VOUS PERMETTEZ Olivier Choinière VENISE-EN-QUÉBEC SAISON 2005-2006 Wajdi Mouawad, Markita Boies, Anne Caron, Robert Lalonde, Patricia Nolin, Julie Vincent, Denis Marleau, Annick Bergeron, Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin, Christiane Pasquier, Béatrice Picard, Marie-Louise Leblanc, Marcel Pomerlo, Marc Béland, Louise Laprade, Louison Danis, Daniel Simard, Jean-Frédéric Messier, Christian Bégin, Vincent Bilodeau, Violette Chauveau, Simone Chevalot, Mathieu Gosselin, Johanne Haberlin, Michel Lavoie, Daniel Rousse.ABONNEZ-VOUS ! Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca 3319814A 3320785A 17e ÉDITION BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! www.francofolies.com Pro2tez d'un rabais de 2 $ par billet Accès à des billets réservés Possibilité d'utiliser vos BONIDOLLARS via la Billetterie à la carte VISA Desjardins 1 877 BILLETS.Quantité limitée.Certaines restrictions s'appliquent.RÉGLEZ VOS ACHATS DE BILLETS DES FRANCOFOLIES AVEC LA CARTE VISA DESJARDINS À la billetterie centrale, au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine O.Ticketpro www.ticketpro.ca (514) 908-9090 1 866 908-9090 À la Place des Arts (514) 842-2112 1 866 842-2112 www.pda.qc.ca Admission (514) 790-1245 1 800 361-3595 www.admission.com Billetterie PROMOTION Achetez un billet de 25 $ouplus (avant taxe setfrais de service) au guichet du Spectrum et recevezunbillet gratuit pour le spectacle Franco Fou de votrechoix.Quantités limitées.Spectaclesàprix Franco Fous(de9,50$à24,50$)+taxesetfraisdeservice F (514) 876-8989 1888 444-9114 /www.francofolies.com avec L' ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL dirigé par YA NNICK NÉZET-SÉGUIN AVEC PLUSIEURS INVITÉS SURPRISES DONT : JAMIL ENRICO MACIAS MARIO PELCHAT CARTE BLANCHE À MARIE ELAINE THIBERT GILLES VIGNEAULT YANN PERREAU ÉRIC LANDRY FLORENT VOLLANT MARTIN LÉON ROBERT CHARLEBOIS YVON DESCHAMPS JEAN-PIERRE FERLAND JESSICA VIGNEAULT LOUISE FORESTIER CLAIRE PELLETIER ET AUTRES SURPRISES SPECTACLE DE CLÔTURE SPECTACLE D'OUVERTURE DIANE DUFRESNE CHANTE KURT WEILL NOUVEAU SPECTACLE ACCLAMÉ ! SOIRÉE ARABO-ANDALOUSE ET SES GRANDS SUCCÈS DANIEL BOUCHER LOCO LOCASS YANN PERREAU MARA TREMBLAY PIERRE LAPOINTE STEFIE SHOCK SYLVIE PAQUETTE LILI FATALE LE 29 JUILLET AVEC : CHRISTOPHE ROBERT CHARLEBOIS ET AUTRES SURPRISES LE 30 JUILLET AVEC : DANIEL DARC DIANE DUFRESNE ET AUTRES SURPRISES PREMIÈRE PARTIE : DAARA J CARTE BLANCHE À ALAIN BASHUNG SPECTACLE D'ADIEU ! OFFENBACH EN FUSION AV EC LE VIC VOGEL BIG BAND ET MARTIN DESCHAMPS 20 h, à la Salle Wilfrid-Pelletier Les Événements FUSION ou Théâtre Maisonneuve, PdA LESNUITS ZX5 DE 21h, au Métropolis RÉCIPIENDAIRE DES FÉLIX ALBUM DE L' ANNÉE ET INTERPRÈTE FÉMININE DE L' ANNÉE ET DU JUNO MEILLEUR ALBUM FRANCOPHONE ! Salle Wilfrid-Pelletier, 29 juillet Théâtre Maisonneuve 30 et 31 juillet Théâtre Maisonneuve, 2 août Théâtre Maisonneuve 4 août Salle Wilfrid-Pelletier, 3 août 29 et 30 juillet 31 juillet TOUS AV EC VIGNEAULT AU BOUT DU MONDE DANS SON DÉCOR NATUREL 3 août STEFIE SHOCK AVEC MARTIN DESCHAMPS HUGO LAPOINTE MARIEMAI ET AUTRES SURPRISES ! 2 août LE PARTYÀ LAPOINTE Salle Wilfrid-Pelletier 6 août LES LAURÉATS RÉUNIS SUR SCÈNE CÉLÈBRENT LE 10e ANNIVERSAIRE DU PRIX FÉLIX-LECLERC Renseignements : BERNARD LAVILLIERS ENRICO MACIAS GROOVY AARDVARK LOCO LOCASS VINCENT VA LLIÈRES ET FRED FORTIN 4 août 5 août 6 août FRANCE FRANCE FRANCE EN RAPPEL ! INTERPRÉTERONT DES EXTRAITS DE LEUR RÉPERTOIRES : PREMIÈRE PARTIE : LYNDA THALIE LES HÉRITIERS DE FÉLIX LECLERC 3322105A ARTS ET SPECTACLES NOUZÔTE Sans prétention CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Ils ne sont que quatre, mais ils ont toutes les misères du monde à s'entendre sur leurs origines exactes.Pas surprenant, puisque depuis leurs débuts, les Nouzôte ont tripoté de la musique grecque, poussé quelques grooves africains, entonné du trad québécois et même exécuté du jazz.Nouzôte, c'est un peu ça : un esprit joliment bordélique et motivé par le goût de faire la fête.Pas étonnant qu'en créant leur premier album, Couleurs, ils aient voulu donner un aperçu général de leurs influences.La formation des Laurentides ne se veut pas unidimensionnelle, c'est évident ! À l'écoute de Couleurs, on sent une volonté d'être efficace et simple en misant sur des pièces radieuses qui se fredonnent aisément.Pas de cassetête ni de complexité, la prétention n'est pas au menu du jour, qu'on se le tienne pour dit.Certains décèleront chez Nouzôte des influences venant des Colocs, des Frères à Ch'val et peut-être aussi de La Chicane et d'Harmonium.Pas grand-chose pour révolutionner le genre certes, mais qu'importe : ce qui compte pour ces quatre gars des Laurentides, c'est de faire de la musique festive, que ce soit devant cinq ivrognes finis ou 600 paires d'oreilles attentives.Et de la façon dont vont les choses, Nouzôte devrait visiter plus souvent des salles accueillantes et combles que des bars miteux et vides.Le premier extrait Tenté !, tourne fréquemment à la radio et la récente tournée en première partie de Dany Bédar a permis de se gagner un nouveau public.L'argent ramollit les convictions La belle histoire de Nouzôte a débuté l'an dernier après que la formation des Laurentides est sortie gagnante du concours Challenge Live, sorte de version mise à jour de l'Empire des futures stars.« J'ai entendu une annonce à la radio qui parlait de ce concourslà, se rappelle Mark Di Claudio, batteur.Nous, on n'a jamais aimé ça, les concours de bands de ce genre-là.Mais quand j'ai entendu qu'il y avait plus de 150 000 $ en prix, je me suis dit qu'on devrait peut-être essayer.» Un démo et quelques informations superflues ont donc été postées.Trois pièces figuraient sur ce démo : Tenté ! qui tourne pas mal à la radio, Avec toé et Regarde plus loin qui se sont ensuite frayé un chemin sur l'album Couleurs.Les semaines ont passé et puis hop ! on leur a demandé de venir participer au Challenge avec 15 autres concurrents.« On arrivait pas tant là avec l'intention de se faire voir que de gagner », souligne Stéphan Grenier, guitariste et blagueur du groupe.Le reste de l'aventure du Challenge démontre qu'ils avaient bien fait de tenter leur chance.En remportant la finale, ils ont été ensevelis sous des prix inimaginables : des heures d'enregistrement, de l'argent, des bons d'achat chez le musiquaire du coin et compagnie.De quoi devenir gâtés pourris peut-être ?Pas pour les membres de Nouzôte, qui brandissent bien haut leur fierté d'écumeurs de bars et de baroudeurs de festivals de la gibelotte.Après tout, ça fait bien cinq ans que le quatuor joue régulièrement partout dans la province, les quatre musiciens ti rant l eur unique moyen de subsistance de cette occupation.Le triangle des Laurentides Nouzôte tel qu'on le connaît aujourd'hui est apparu en 2000, quelque part entre Val-David, Sainte-Adèle et Sainte-Agathedes- Monts.En une heure d'entretien avec le quatuor, c'est ce qu'on aura de plus précis comme détail géographique sur les origines du groupe.Chose certaine, leur fan-club le plus hardcore vient de Sainte- Agathe.L'an dernier, lors de la finale du premier Challenge Live qu'ils ont remporté, deux autobus avaient été remplis de gens du coin pour venir encourager le groupe au Métropolis.Et l'appui n'a certes pas faibli depuis.C'est aussi là que Nouzôte s'est forgé un son en accumulant les dizaines de spectacles.« Une semaine après qu'on ait gagné le concours, relate Donald Fleurent le bassiste du groupe, ils ont placé une belle grosse pancarte juste à l'entrée du village de Sainte- Agathe où c'était écrit félicitations, avec nos photos en plus.» Nouzôte a beau être originaire des Laurentides, il aime bien mouiller sa coque dans d'autres ports accueillants.Le bar Chez Gaspard aux Îles-de-la-Madeleine, par exemple, l'a hébergé pendant quatre ans d'affilée.L'antre légendaire des Deux Pierrots à Montréal a aussi contribué à faire connaître le nom du clan.Nouzôte doit y retourner encore en juillet.« Il faut gagner notre vie, admet Donald sans aucune honte, donc on continue à jouer des shows de covers, puis on retourne de temps en temps dans les bars de chansonniers.Félix Leroux, qui chante et compose la majorité des pièces de Nouzôte, souligne que son séjour solo dans l'établissement du Vieux-Montréal lui sert tous les jours.« Au début, je pensais que ce serait facile étant donné que les gens sont déjà sur le party.Mais il faut toujours aller les chercher, leur parler, parce qu'ils ne sont pas souvent réceptifs.J'ai appris pas mal là-bas.» PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Nouzôte, c'est un esprit joliment bordélique et motivé par le goût de faire la fête.À l'écoute de Couleurs, on sent une volonté d'être efficace et simple en misant sur des pièces radieuses qui se fredonnent aisément.Pas de casse-tête ni de complexité, la prétention n'est pas au menu du jour, qu'on se le tienne pour dit.3321202A . 3322111A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Àéviter Mission accomplie Parachutes, le premier album, a fait craquer la planète musique avec ses ballades acoustiques et ses mélodies mélancoliques.À l'automne 2002, Coldplay lançait A Rush of Blood to the Head.Un album écoulé à plus de 11 millions d'exemplaires, suivi d'une tournée dans les grands auditoriums de ce monde à guichets fermés.Pour le troisième opus du groupe anglais, la rumeur veut que EMI ait mis beaucoup de pression pour que le quatuor ponde un autre album triomphal, rapidement.Après huit mois en studio, les membres de Coldplay n'étaient toutefois pas satisfaits des enregistrements, repartant à zéro l'été dernier, à leur façon.La sortie de X&Y a donc été retardée.Résultat : EMI a annoncé à ses actionnaires une baisse de profits en février dernier, ce qui a mis en rogne Chris Martin.« Je me fous de EMI » et les actionnaires « sont les pires diables du monde moderne », a-t-il affirmé récemment en entrevue.Mais le perfectionniste Chris Martin et l'avare EMI peuvent dormir sur leurs deux oreilles : X&Y aura sans doute un succès critique et commercial.Les chansons s'inscrivent dans la lignée de A Rush of Blood to the Head.Dès la première écoute du disque, on devine et apprécie les tubes qui, outre le très moyen premier extrait Speed of Sound, feront un tabac (Square One, White Shadows, Talk) et les ballades qui toucheront le public là où ça fait mal (What If, A Message, Swallowed in the Sea).Avec X&Y, Coldplay ne réinvente pas sa musique, mais se permet plus d'expérimentations musicales, presque beatlesques à certains moments (X&Y, Twisted Logic, Til Kingdom Come \u2014 le titre caché).On explore également des ambiances sonores électro-rock.Dans la pièce Talk, Coldplay utilise le riff de la chanson de Kraftwerk, Computer Love.On devine également des influences de David Bowie et de l'illustre Brian Eno, qui a visité les membres en studio, donnant même un coup de main au clavier.Coldplay n'a pas fait un album flabbergastant, mais X&Y a beaucoup d'âme.Dès la première plage, Square One, le groupe fait ce qu'il fait de mieux: nous transporter ailleurs, dans un univers musical qui est le sien.Après des sonorités électroniques flottantes, Martin lance You're in control / Is there anything you want to know ?, puis de puissants riffs rock font leur entrée, la cadence augmente et les instruments ne font qu'un.Le groupe a la grande qualité de faire une musique à la fois simple et complexe, riche et minimaliste, qui transpire un vague à l'âme, mais dont les mélodies donnent des ailes.Les fans de Coldplay diront que c'est émotif, alors que ses détracteurs affirmeront que c'est névrotique.C'est selon.Mais il reste que les musiciens du groupe sont des compositeurs de talent.Leurs textes sont simples, rassembleurs et très évocateurs.Et leur musique est inspirante.L'évolution entre A Rush of Blood to the Head et X&Y n'est pas aussi manifeste qu'entre les deux premiers disques.Mais laissons notre intellect de côté et laissons parler nos trippes : X&Y est un très bon disque.Comble nos attentes Ne les surpasse pas Ém i l ie Côt é POP-ROCK Coldplay X&Y FFF1/2 EMI POP Oasis Don't Believe the Truth FFFF Sony / BMG Oasis miraculeuse À l'écoute de Turn up the Sun, le premier titre du septième albumstudio d'Oasis, on s'interroge : coudon, c'est-tu bien notre groupe agressif préféré qui chante une toune dont le refrain est Love One Another?Oui, c'est lui, et c'est le bassiste de la formation, Andy Bell, qui a composé la chanson.Dès le deuxième titre, de toute façon, on laisse faire les questions, on est juste tellement content : miracle, enfin un excellent disque d'Oasis ! Un disque avec des chansons écrites par tous les membres du quatuor, donc à la fois plus diversifié et néanmoins plus soudé parce que tous y ont mis la main.Oui, c'est toujours bourré de références aux Beatles (écoutez l'excellente Guess God Thinks I'm Abel), mais aux Beatles qui chantaient Here Comes the Sun ou All You Need is Love.Oui, par moments, ça rappelle aussi \u2014 et heureusement \u2014 les Smiths, mais des Smiths qui décideraient de ne pas se séparer.Comment dire ?Les gars d'Oasis vont sans doute continuer à s'arracher la tête, mais ils aiment encore plus faire de la musique ensemble \u2014 et ça fait vraiment de la bonne musique.Oasis qui parle d'espoir Et si tout cela était un canular ?Mar i e-Ch r is tine Blai s POP Rob Thomas Something To Be Melisma/Atlantic À cause de Santana Il faut tout d'abord rappeler que Rob Thomas était le chanteur de Matchbox 20.Juste pour ça, il ne devrait plus avoir le droit d'entrer dans un studio d'enregistrement.Ensuite, il faut rappeler que le gars surfe encore sur ce foutu tube chanté aux côtés de Santana il y a quelques années, tube qui a dû tourner au moins quatre milliards de fois à la radio.C'est pour ça que Rob Thomas peut faire des albums en solo aujourd'hui : à cause de Carlos Santana.Ce qui ne veut pas dire que le gars a du talent.Ou de bonnes idées.Ce truc, c'est environ 60 minutes de clichés gros comme ça, de ballades poches et d'arrangements prévisibles.Des albums du genre, il doit bien s'en faire un million chaque mois.On a beau chercher, on peine à trouver quelque chose de positif à écrire là-dessus.En fait, on a surtout le goût de trouver Carlos Santana et de lui foutre quelques baffes, parce que c'est lui qui est le grand responsable de la carrière solo de Rob Thomas.Avec tout ça, on commence presque à s'ennuyer de Matchbox 20.Presque.(Cet espace est vide) (Celui-ci n'est pas assez grand) Richard Labbé CHANSON Laloux Bleu de mémoire FFF Trilogie / Sélect Albumdélicieux Difficile d'éviter les analogies culinaires lorsqu'il est question de Philippe Laloux : l'ex-propriétaire du resto Laloux concocte en effet de délicieuses chansons, et son deuxième album propose un menu délicat, épicé souvent de bossa-nova, apprêté avec soin par un parolier érudit qui maîtrise son art.Bon, fin de l'analogie : c'est vrai que c'est un joli disque, ce Bleu de mémoire, très doux, très intime, et la voix de Laloux a ce feutré qui sied à la chanson faite pour être fredonnée seul ou à l'oreille de l'être aimé.Réalisé avec soin par le (fabuleux) multiinstrumentiste Francis Covan, nourri par l'apport de musiciens de talent et métissé d'accents brésiliens, relevé parfois de musette ou de tango, Bleu de mémoire parle d'amour avec gourmandise et poésie, mais aussi d'enfants abandonnés, de terre mal-aimée \u2014 tout comme les belles photos du livret, signées elles aussi Laloux.Bref, un disque qui plaira aux amateurs de chanson française classique, traditionnelle et bien faite, ce qu'on appelle « la grande chanson française ».comme on parle de grande cuisine ! La qualité de l'ensemble Rien à signaler Mar i e-Ch r is tine Blai s CHANSON Francis Cabrel Algo Mas de Amor FF1/2 Zone 3 / Sélect Karaoké « en espanol » Si vous êtes fan à tout crin de Francis Cabrel, vous vous procurerez cet album comprenant des versions espagnoles de grands succès de l'homme d'Astaffort.à moins que vous ne l'ayez déjà : lancé en 1998 en Amérique du Sud et en Espagne, l'album était en « importation » jusqu'à ce jour.C'est donc un simple repressage pour le Québec de l'album Algo Mas de Amor, avec les mêmes 10 versions dans la langue de Cervantès (La quiero a morir, Todo aquello que escribi.), plus la même chanson La Corrida (la version originale en français avec finale en espagnol) et le même (magnifique) duo avec la grande chanteuse argentine Mercedes Sosa (Vengo a ofrecer mi corazon, enregistrée par Cabrel et Sosa lors des Francofolies de Buenos Aires).Je le répète, c'est vraiment pour les fans : comme ce sont, en plus, les arrangements des originales en français (donc de 1979, 1980, etc.) sur lesquels on a « collé » la voix de Cabrel chantant en espagnol, le tout a un petit côté karaoké un peu cheapo, auquel ce grand perfectionniste ne nous a pas habitués.Le duo Sosa-Cabrel Les chansons karaoké cheapo Mar i e-Ch r is tine Blai s URBAN/SOUL/ R&B Divine Brown Éponyme FFF Blacksmith Entertainment / Universal Frapper au champ centre Elle porte le nom de famille du Soul Brother no 1.Elle a le prénom altier.Elle porte le nom complet.de la prostituée qui a taillé une pipe à l'acteur britannique Hugh Grant en 1995.espérons que les Amerloques n'en feront pas de cas lorsqu'on s'appliquera à exporter la Torontoise.Cette Divine Brown du Canada est une déesse d'ébène, avec la voix et le physique de l'emploi.De surcroît, Divine Brown est une priorité absolue pour la division canadienne de la plus puissante multinationale de la musique sur cette planète, Universal Music.Grand espoir crossover, cette chanteuse de qualité ne réinvente (évidemment) pas la roue : elle propose un R&B sans bavures ni vulgarité, sincère, vibrant, à peine saupoudré de hip hop.Les éléments de production nous confinent ainsi à l'extrême centre du genre urban.Plus modérée que Jill Scott, nettement plus qu'Erykah Badu si on la situe dans le spectre urban, Divine Brown frappe donc dans le mil.ieu.La maîtrise des références Le peu d'imagination Alai n Brunet MUSIQUES DU MONDE Gaïa Éponyme FFF Jajou Productions En orbite autour de Gaïa Quatre Montréalais aux origines diverses, soit le chanteur et guitariste Élie Haroun, le bassiste André Faleiros, le batteur Sacha Daoud et le percussionniste Kullak Viger Rojas sont parmi les rares professionnels des musiques du monde à pouvoir bénéficier d'une telle production.Réalisé par Ramachandra Borcar, Gaïa puise dans les rythmes brésiliens et péruviens, particulièrement la samba funk initiée dans les années 70 par Jorge Ben, notamment.On y ressent aussi un certain psychédélisme auquel on ajoute un brin d'électro.Les claviers de Martin Lizotte ajoutent une saveur un tantinet jazz rock à cette production, qui comprend même la participation de la mythique Elza Soares.Pour qui ne connaît pas ce type de musique latine électrique, ce disque est une fort belle entrée en matière et s'impose comme le meilleur disque du genre à avoir été créé dans cette île.Les fans finis de pop tropicale, eux, seront peut-être moins impressionnés.Il eut fallu un peu plus d'audace dans la réalisation pour transcender le tout.Mais bon, voilà déjà un exploit montréalais.Compétence et sincérité Un peu trop de prudence Alai n Brunet MUSIQUES DU MONDE Manouche St-Urbain Café FFF1/2 Local Distribution Jeunes tsiganes Deuxième album pour les cinq membres de Manouche, et selon toute indication, la valeur de ces âmes nées avec la bénédiction de Django n'a pas attendu le nombre des années.Tous issus d'écoles de musique, ces musiciens semblent s'amuser ferme, et avec virtuosité, en brouillant quelque peu les pistes menant au swing tsigane.C'est qu'au détour de leurs compositions \u2014 surtout instrumentales \u2014, les influences valsent d'un jazz plus pur aux inflexions cubaines, brésiliennes même, tout ça dans l'ombre d'une clarinette omniprésente qui rattache la mouture musicale de Manouche à ses racines gitanes.La liberté que prend cet ensemble, avec le style institué par Reinhardt, est des plus rafraîchissantes.St-Urbain Café respire, laisse beaucoup d'espace pour que l'esprit de l'auditeur se perde dans ses structures musicales très dynamiques, parfois novatrices sans jamais renier une certaine tradition.Un album intelligent et divertissant.La richesse des influences Certains titres plus faibles Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale HIP HOP Common Be FFFF Universal Cette fois sera la bonne Tous les critiques et les amateurs de hip hop s'accordaient pour dire que Common est l'un des plus brillants rappeurs de sa génération.Mais nous attendions tous l'album qui nous vissera sur notre siège.Ce ne fut pas le précédent album, Electric Circus, paru en 2002 (réalisé par Guestlove de The Roots), exigeant effort de rap psychédélique dont le principal mérite était son audace.Pas de ça sur Be, le nouvel album de Common réalisé par l'excellent Kayne West.Be est tout ce que la paire Common-West promet: une bombe.Des rythmes qui bondissent, marqués par le soul (tombez sous le charme de Go ! avec le Montréalais A-Track qui scratche) et les références old-school (puissante The Corner, avec la participation des légendaires Last Poets), portant la signature Kayne West (ces échantillons de voix accélérés).Le talent immense de Common trouve enfin un écrin à sa mesure, séduisant et accrocheur, le meilleur véhicule pour ces textes engagés et spirituels qui font passer The Game et 50 Cent pour des attardés mentaux.Incontestablement, le disque hip hop de 2005.Aucune chanson faible Rien à signaler Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale GROOVE The Herbaliser Take London FFF1/2 Ninja Tune Dans le détail Depuis plus ou moins une décennie, The Herbaliser imagine un des plus solides alliages de culture électro / hip hop et de groove instrumental aux fondements jazzy funk.Depuis la fondation du groupe anglais en 1995, les disques toutefois se succèdent et se ressemblent plus ou moins, bien que ce band initié par le guitariste Jake Wherry et le DJ Ollie Teeba a toujours maintenu très élevés ses standards de qualité.Plutôt que de faire évoluer la forme en en bousculant les fondements, on peaufine les détails, on réaménage les recoins, on crée de nouveaux bridges et on procède à une remarquable sélection d'invités.Figurent également au programme les invités Micky Moody, Roots Manuva, Cappo, Jean Grae (la fille du pianiste Abdullah Ibrahim), Ollie Parfitt et même le Français Katerine (ici recruté pour nous causer de Gainsbourg qu'il aurait aperçu quelques jours avant sa mort.enfin c'est ce que raconte la chanson), ce qui étoffe forcément la facture et laisse espérer le meilleur à l'occasion du prochain Festival international de jazz de Montréal.La qualité des invités La redondance de l'alliage Alai n Brunet ÉLECTRO Four Tet Everything Ecstatic FFFF Domino / Outside Du jazz dans le blender Voilà qui augure bien pour le Festival de jazz : l'événement accueillera Kieran Hebden\u2014Four Tet \u2014 le vendredi 8 juillet dans sa série Les Nuits au Club Soda, et vous pouvez compter sur notre présence.Le Britannique, remixeur prisé par Radiohead, Madvillan, Bonobo, Juana Molina (entre autres) est un être musical difficile à saisir, et son Everything Ecstatic, quatrième album solo, signifie un départ remarqué de ses précédentes expérimentations pop-glitch.Ici, Hebden évacue le confort souvent douillet de son travail au profit d'une rageuse incursion dans le jazz fusion, évoquant les comparaisons (pardonnez les clichés) avec Miles Davis, Ornette Coleman et Cie.Quelle belle décharge rythmique que ce Everything Ecstatic! De la collision d'ouverture que constitue Joy à la soufflante Sun Drums and Soil (à vous faire dresser les poils sur les bras), à la douce brise ambiante de Clouding, Four Tet nous tient en haleine.Son grand talent d'harmoniste couplé à son pif pour les structures rythmiques complexes confère à ce nouvel album un charme indéniable.Sun Drums and Soil Juste un peu éparpillé Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale 3319103A DISQUES ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR CAPITOL/VIRGIN Les quatre membres de Gorillaz forment une sorte de famille Addams dessinée au sein de laquelle s'accumulent les références de films d'horreur.GORILLAZ Pas pour les bouts de chou.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Gorillaz n'est pas jojo : ses quatre membres forment une sorte de famille Addams dessinée au sein de laquelle s'accumulent les références de films d'horreur \u2014 Night of the Living Dead en tête.Ou une version bidimensionnelle de Smashing Pumpkins, tiens, avec leurs tronches pas sympathiques.Derrière les dessins de J.C.Hewlett, illustrateur de Tank Girl, la musique composée par Damon Albarn, unique leader de Blur depuis le départ (regretté) du guitariste Graham Coxon, s'inquiète de notre sort.Albarn, qui agit aussi comme porte-parole d'OXFAM, nous cause de Demon Days, le deuxième album qui nous pousse à prendre acte du monde « dans lequel on vit, un monde qui nous oblige à prendre conscience de nos démons ».Ce, en comparaison à l'avant-nine eleven.« Avant ces événements, nous ignorions toutes ces choses, ose croire Albarn.Je pense que l'album tente de faire face à ces démons.Si on ne les confronte pas, au moins on apprend à vivre avec dans une certaine harmonie.» Voilà pour la morale de cet album sombre que, malgré tout, les actionnaires d'EMI attendaient avec impatience.Récemment, les dirigeants du major britannique avaient fait porter à Coldplay et Gorillaz le manque à gagner de la dernière année financière, prétextant que le retard de leurs albums.Albarn réfute ces dires : « Mon album n'a jamais été retardé ! Je ne sais pas ce d'où ça vient, cette histoire.Je soupçonne un coup de pub de la compagnie de disques et des actionnaires.N'empêche, à mi-chemin de l'enregistrement de Demon Days, Albarn a pris une pause.pour travailler sur son prochain projet, sorte de suite à l'album Mali Music paru il y a cinq ans.« Je mets du coeur dans tous mes projets, ditil.Parfois, c'est plus difficile : pendant que je travaillais sur l'album de Gorillaz, j'ai pris une pause pour aller au Nigeria enregistrer avec (l'ancien batteur de Fela Kuti) Tony Allen.» Un disque « aux rythmes très afro-beat, mais de facture assez pop et atmosphérique », promet le musicien.Parution début 2006.« Si je suis un workaholic ?Hmm.Yeah ! » Partagé entre la survie de Blur, ses projets solo (Democrazy, sorti en catimini en 2003), Gorillaz et la campagne promo qui le précipite à Toronto à temps pour notre coup de fil, son intérêt pour la musique africaine, Albarn sait toutefois où donner de la tête.Au bout du fil, il pèse ses mots, pince-sans-rire convivial qui s'explique sur un ton calme et réfléchi.L'ancien héros britpop qui autrefois combattait Pulp, Suede et Oasis sur la cime des palmarès, a pris un coup de vieux.Oh, pas physiquement \u2014 même si, à la belle époque de Blur, il prenait un malin plaisir à se blesser sur scène.Il n'a que 35 ans, après tout.Non, c'est un coup de vieux d'homme qui mûrit.Depuis quelques années, Albarn a cessé de se regarder le nombril, de chroniquer la vie des autres dans le reflet de la sienne, de jouer de cynisme dans ses textes faussement col bleu qui caractérisaient l'oeuvre de son groupe.« Je suis un workaholic, mais je travaille à l'intérieur de limites que je m'impose, dit-il.Jamais au travail avant 10 h, et surtout après avoir été conduire mes enfants à l'école.Puis je m'arrête pour l'heure du thé.Je ne travaille pas les week-ends, ni durant les congés scolaires, jamais.» Peut-être alors que la pression lui fait prendre cet air sérieux ?« Je vais te dire un truc : je crois qu'il y avait encore plus de pression sur le label que sur moi pour pondre un bon disque.Vraiment, j'ai arrêté de faire des disques pour qu'ils se vendent.» De ces albums qui marchent, Gorillaz est assurément celui dont il attendait le moins le succès.Le premier disque (éponyme) de son groupe virtuel, réalisé par Dan the Automator, avait causé la surprise, surtout aux États-Unis.Albarn a pris son temps avant d'offrir le nouveau volet des aventures incroyables de 2D (le visage sur la voix d'Albarn), Murdoc Nicalls, Noodle et Russel Hobbs.« Hewlett n'est pas impliqué dans la musique, explique Albarn.Cependant, il y a une sorte de collaboration entre la musique et l'image, dans la mesure où nous en discutons beaucoup.Au fond, nous sommes chanceux de partager des goûts similaires, autant musicaux qu'artistiques.» La conception d'un album comme celui-ci prend son point de départ des entretiens entre les deux créateurs.Albarn prend quelques mois à composer les chansons, puis commence à magasiner ses collaborateurs.« Je tenais à travailler avec de nouveaux artistes pour cet album, indique- t-il.On consulte notre radar, on regarde ce qui se passe dans la pop.Et au moment où on a commencé l'enregistrement, c'est Danger Mouse qui faisait le plus de bruit \u2014 He was the loudest bleep on the radar ».C'était au moment de la parution pirate de son Gray Album, qui fusionnait la voix de Jay-Z (du Black Album) à la musique des Beatles (White Album).Un projet de long métrage est toujours dans les cartons de Gorillaz et ses Kong Studios, confirme Albarn, contredisant les nombreuses rumeurs qui couraient autour de ce projet : « La prochaine fois pour Gorillaz, ce ne sera pas un disque, mais bien un film.» Et la tournée ?Un autre « concert » en circuit fermé dans les cinéplex ?« On travaille làdessus.Peut-être que ça prendra une forme plus vivante qu'un concert dans un cinéma.Si j'y participerai ?Peut-être que je serai sur scène, peut-être pas.» Demon Days, le deuxième album de Gozillaz, nous pousse à prendre acte du monde « dans lequel on vit, un monde qui nous oblige à prendre conscience de nos démons ».Cuisinez avec Ricardo, en redffusion du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada EN KIOSQUE LE BARBECUE MAINTENANT EST ENCORE RANGÉ ?VITE, LE NOUVEAU MAGAZINE RICARDO ! COLONNE DE SONS FRÉDÉRIC MURPHY La rubrique des additions, des soustractions et des éternelles divisions PHOTO MUSIQUE BMG CANADA PHOTO FRANK MICELOTTA, Getty Images LES STONE ROSES RESSUSCITÉS : FAUX ! Les Stone Roses, eux, ne sont pas près de se reformer, malgré les déclarations contraires de leur ex-guitariste John Squire.Il y a quelques semaines, le musicien avait donné libre cours aux spéculations les plus folles en annonçant son intention de ressusciter son vieux groupe.Et pffft! La «voix» des Stone Roses, Ian Brown, a tenu à dégonfler sa «balloune» (et la nôtre aussi), en déclarant à la presse musicale anglaise : «Tout ce que j'ai à dire là-dessus, c'est : pourquoi est-ce que je ferais ça?J'ai tout investi dans les Stone Roses, et ça ne nous a pas menés là où nous pensions.Mais, depuis neuf ans, quelle vie j'ai ! Je peux faire ma propre musique sans prise de bec.» Fidèle à ses idées, celui qui fait maintenant carrière en solo a snobé deux de ses anciens collègues, venus le voir jouer à Manchester, fin mai.À la stupéfaction de Mani (basse) et de Reni (batterie), le chanteur a entonné, ce soir-là, plusieurs classiques du défunt groupe.sans les inviter à monter sur scène pour l'accompagner.Comme quoi les frères Gallagher, d'Oasis, n'ont rien inventé en matière de «chicanes»! THE CURE PERD DEUX MEMBRES S'il fallait sonner l'alarme chaque fois que le groupe de Robert Smith change de personnel, Colonne de sons serait un site d'information continue, pas une rubrique.Mais, bon, puisque les derniers «réaménagements» en date ont pour effet de ramener le quintette à un trio, on se permettra de les mentionner.Soyez avisé, donc, que l'orchestre de vos nuits de cafard vient de «donner leur 4%» à deux de ses musiciens, dont le membre de longue date RogerO'Donnell.Ce dernier (un ancien Psychedelic Furs) avait intégré le groupe en 1987; il en était reparti temporairement après la tournée de Disintegration.«Ce fut triste d'être traité de cette façon après presque 20 ans (de loyaux services), mais je n'aurais pas dû espérer plus de considération», a écrit le claviériste sur son site Web.L'autre exclu est le guitariste Perry Bamonte, en selle depuis une quinzaine d'années.Qui, du bassiste Simon Gallup ou du batteur Jason Cooper, sera «mis en danger» la semaine prochaine?LA CITATION «Nous devons beaucoup au Canada.La première étiquette qui nous a fait signer un contrat (Nettwerk) est canadienne.Notre imprésario est canadien.Notre nouveau groupe préféré (Arcade Fire) est canadien.Le gars que nous avons essayé de copier sur «Yellow» (Neil Young) est canadien.Ce pays a vraiment fait beaucoup pour nous.» \u2014Chris Martin, qui chantera peut-être leÔCanada au concert de son groupe Coldplay au Centre Bell, le 3 août.LES FUGEES ENSEMBLE Tous ceux qui vont de l'avant dans la vie ont cessé depuis longtemps d'attendre une suite à The Score, deuxième compact (et immense succès) des Fugees.Les principaux intéressés eux-mêmes avaient fait mine d'enterrer le projet musical, alors à quoi bon se bercer d'illusions?Eh bien, surprise : après un hiatus de neuf ans, Wyclef Jean, Lauryn Hill et Pras ont recommencé à travailler ensemble en prévision d'un nouvel album.Les rappeurs aux goûts éclectiques auraient-ils enfin mis de côté leurs vieilles rancunes?Wyclef Jean affirme que oui, même s'il se garde d'être trop présomptueux : «Avant, on s'ignorait totalement et, maintenant, on se parle, a-t-il déclaré récemment au magazine Rolling Stone.Des ondes positives circulent en cemoment.Et je veux vraiment que ce truc se concrétise!» Signe de rapprochement, le natif d'Haïti collabore à une chanson de la nouvelle galette solo de Pras (Win, Lose or Draw), qui paraît ces jours-ci.Wyclef a également joué avec Lauryn Hill lors d'un concert-bénéfice pour les survivants du tsunami, en mars dernier.Croisons les doigts pour que toutes ces «bonnes ondes» nous viennent un jour aux oreilles.SOURCES : ROLLING STONE, MTV.TV, GIGWISE.COM, BILLBOARD.COM, JAM!MUSIC/CANOË PHOTO SONY MUSIC ARTS ET SPECTACLES CHANSON Cabrel en copiar-pegar MARIE-CHRISTINE BLAIS « C'est en fait le principe du copier-coller », reconnaît Francis Cabrel quand il est question de son album en espagnol Algo Mas de Amor, lancé mardi au Québec.mais conçu et lancé déjà en 1998 à l'intention des marchés sudaméricain et espagnol.Et le copier-coller dont il est question, c'est la façon dont ont été faites les versions espagnoles de grands succès de Cabrel (C'est écrit, Si tu la croises un jour, La fille qui m'accompagne.) : on a pris les arrangements des versions originales françaises, dont certaines remontent à plus de 25 ans (et ça s'entend.), et on y a copié-collé la voix de Cabrel chantant en espagnol.C'est parfois très joli (Todo aquello que escribi, c'est-à-dire L'Encre de tes yeux) ; c'est parfois pas mal moins convaincant (Animal ou La quiero a morir c'est-à-dire Je l'aime à mourir).« Quand je suis allé en tournée en Amérique du Sud la première fois, j'ai entendu une version de Je l'aime à mourir (La quiero a morire) qui marchait beaucoup.et je n'étais même pas au courant de son existence, explique Cabrel depuis la ville de Nancy, où sa tournée s'arrêtait jeudi dernier.On le sait, il n'y a pas vraiment de législation en matière de droits d'auteur là-bas, je voulais donc au moins faire ma propre version, que les gens m'entendent la chanter à ma manière.Et puis, cela me permet d'aller en voyage en Amérique du Sud de temps à autre (rires).Lors de ma dernière tournée, j'ai pu ainsi intégrer cinq versions en espagnol de mes chansons.Et je crois que les gens sont sensibles à mon effort, ne serait-ce que l'effort de mémoire ! » Mais quand même, pourquoi ne pas avoir fait des arrangements propres à ces versions ?« Parce que c'est déjà fait, et souvent très bien, par des artistes sud-américains ou caribéens, je n'avais pas besoin de le faire à mon tour.» Cette solution de copier-coller posait tout de même un défi de taille : il fallait absolument que le texte en espagnol « rentre » dans les arrangements et le tempo déjà conçus.« C'est pour cela que mon débit est un peu bousculé, parfois, c'est vrai, dit Cabrel.C'était d'ailleurs mon principal souci : si l'anglais est plus elliptique que le français, le français l'est plus que l'espagnol \u2014 cela prend encore plus de mots pour dire la même chose.Très souvent, les versions qu'on me proposait étaient beaucoup trop longues.Or, il fallait que tout rentre ! » Est-ce pour cette raison que la (très belle) chanson La Corrida figure dans sa version originale sur l'album, c'est-à-dire en français avec la finale en espagnol chantée par le Gipsy Kings Nicolas Reyes ?« On n'a même pas essayé de la traduire, celle-là, répond Cabrel, c'est à peu près impossible parce qu'elle contient plein de jeux de mots, à peu près intraduisibles \u2014 en tout cas si on veut les faire tenir dans ma chanson.» Cette relation avec l'espagnol n'est pas nouvelle pour Cabrel.Après tout, l'homme du sud-ouest de la France vit depuis toujours tout à côté de l'Espagne.D'ailleurs, Algo Mas de Amor est son second disque en espagnol.Un premier avait été lancé vers 1989, à l'époque de Sarbacane \u2014 il est à peu près introuvable, en passant : « Il contenait, je crois, Ma place dans le trafic et d'autres chansons en espagnol, mais il ne plaisait pas beaucoup », se borne à dire Cabrel.Pour Algo Mas de Amor, il a repris quelques- unes des versions existantes, en a demandé d'autres.et signé lui-même la version en espagnol de Il faudra leur dire, devenue la chanson-titre de l'album et sur laquelle on a substitué à la chorale d'enfants francophone la chorale du collège Federico Garcia Lorca.Lui-même adaptateur de talents, Cabrel demeure néanmoins modeste : « C'est tout de même une chanson très simple, la plus simple même, la seule que je pouvais faire ! » C'est parfois très joli (Todo aquello que escribi ; c'est parfois pas mal moins convaincant (La quiero a morir).PHOTO FOURIE PAR ZONE 3 Francis Cabrel Rythme FM présente Notre-Dame de Paris en concert privé le 16 juin ! Écoutez le 105.7 à tout moment pour gagner vos laisser-passez exclusifs ! Un autre grand événement de la radio numéro 1 à Montréal 3321433A CLASSIQUE Fleisher retrouvé CLAUDE GINGRAS Le pianiste américain Leon Fleisher, qui aura 77 ans en juillet, a recouvré l'usage normal de ses deux mains après en avoir été privé pendant une trentaine d'années, victime d'une dystonie de la main droite qui a aussi affecté plusieurs autres pianistes.Pendant toutes ces années d'activité réduite, pour ne pas dire de frustration, Fleisher a concentré ses concerts et enregistrements sur le répertoire pour la main gauche (dans lequel on l'entendit ici même à quelques reprises) ; il s'est aussi tourné vers l'enseignement et la direction d'orchestre.Un disque Vanguard enregistré l'an dernier, et justement intitulé Two Hands, célèbre le retour de Fleisher à la pratique normale de son instrument.L'oeuvre principale au programme : l'ultime Sonate en si bémol de Schubert (D.960).Mon premier geste est de sortir l'ancien enregistrement de la même oeuvre que Fleisher fit dans les années 50, pour Columbia.Il avait environ 25 ans à l'époque et était, déjà, un grand pianiste et un grand interprète.Le hiatus de 30 années n'a pas laissé de marques.Tout d'abord, on ne dirait jamais un pianiste ayant été privé de l'usage de sa main droite pendant si longtemps.La technique est toujours là, avec l'agilité, la puissance.Ensuite, et surtout, la pensée musicale est restée bien alerte et le rubato plus libre ne nuit jamais au discours.Fleisher fait maintenant la longue reprise au premier mouvement (il l'omettait dans son ancienne version).Au mouvement lent, la profondeur de l'expression évoque le maître Schnabel.On note un rien de dureté à deux ou trois moments du finale.Pour l'ensemble, l'une des plus belles versions actuelles de la grande Sonate de Schubert.L'oeuvre est placée à la fin du disque.Ce qui précède est un peu moins intéressant.Fleisher aligne six pièces du genre « rappels de récital » : arrangements fameux, de Myra Hess et d'Egon Petri, d'extraits familiers de cantates de Bach, célèbre Sonate L.23 (ou Kk.380) de Scarlatti, surnommée Le Cortège, Mazurka op.50 no 3 et Nocturne op.27 no 2 de Chopin, et Clair de lune de Debussy.Tout est pianistiquement et musicalement bien en place, sauf le Nocturne, inutilement maniéré.On regrette surtout le genre cross-over favorisé ici par le pianiste.Mais pour les 43 minutes de la Sonate de Schubert, le disque est à posséder.FFFF LEON FLEISHER, pianiste.Two Hands Vanguard, ATM CD 1551 Catalogue illustré disponible sur l'internet à : www.pinneys.ca IMPORTANTE VENTE AUX ENCHÈRES PAR CATALOGUE VENTE: LE MARDI 14 JUIN, À 19 H 30 PRÉCISES Art canadien et européen, plus de 240 oeuvres Fortin, Marc-Aurèle, A.R.C.A., 1888-1970, \u2039\u2039 Paysage, Grande Vallée \u203a\u203a Huile et caseine sur panneau, signée.36 po x 48 po VENTE : Estimation: 150000$ - 250 000$ CAN LE MERCREDI 15 JUIN, À 19 H 30 PRÉCISES Mobilier ancien anglais et français, cristal, argenterie ancienne et moderne, porcelaine, lampes, lustres et appliques, divers objets décoratifs d'Extrême-Orient, bronzes, tapis anciens et objets de collection et de décoration.EXPOSITION PRÉLIMINAIRE: Le vendredi 10 juin, de 10h à 21h Le samedi 11 juin, de 10h à 18h Le dimanche 12 juin, de 10h à 18h ARTS ET SPECTACLES CAMILLE Un petit vent de fraîcheur PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Camille, 27 ans, la voix la plus soul de la chanson française ?L'auteure, compositrice et interprète ne sait trop comment prendre le compliment : « Oh ! tu sais, il y en a d'autres qui chantent avec des voix comme ça, c'est juste qu'on ne les connaît pas encore.» Depuis la parution dU Fil en France, au début de l'année, et ici il y a quelques semaines, les critiques parlent tous d'une véritable découverte, un petit vent de fraîcheur qui n'hésite pas à bousculer les idées reçues à propos de la chanson.Et vos propres idées reçues : touchante Camille, troublante découverte, vibrante voix.À découvrir d'urgence.« Les idées reçues, ce n'est pas très intéressant de toute façon, laisse tomber Camille Dalmais.Artiste ou pas, je pense que c'est bien de ne pas aller dans le sens des idées reçues et d'inventer dans son métier.Je crois cependant que la chanson française se réinvente bien.En fait, j'ai le sentiment que la chanson se réinvente, mais dans la tradition.Et que finalement, au Québec \u2014 avec des gens comme Ariane Moffatt, des gens comme ça \u2014 il y a plus d'habileté à combiner la chanson avec d'autres formes musicales, plus de recherche au niveau de la production.» Cependant, prévient-elle, « je ne porte aucun étendard.Je suis consciente de la tradition de la chanson française \u2014 je rebondis dessus, en quelque sorte, mais je ne cherche pas à en faire une cause.Je trouve ça très chauvin de dire : voilà, grâce à moi, ta ta ta.Je m'exprime et après, libre aux autres de l'associer à tel ou tel mouvement.Le Fil, deuxième album de la chanteuse \u2014 son premier, Le Sac des filles, plus conventionnel à l'égard de la chanson, est discrètement paru en 2002 \u2014, est autant une recherche de la forme (la production) que du contenu : « Je cherchais à explorer la voix.Ma voix.» Par opposition à l'album Medullà de Björk, disque essentiellement construit autour de la voix humaine, à l'image de celui de Camille.Mais qu'est-ce que ce fil ?D'abord une note, le si pour être plus précis.De la première à la dernière seconde de ce disque fabuleux, la chanteuse tient cette note, « comme un aom tibétain, ajoute-t-elle.Bon, ça représente un peu ce que vous voulez.Ce qui continue, malgré tout, ce qui nous relie à nous même, tout le temps.» Enregistré avec le concours de Magic Malik, Le Fil s'articule essentiellement autour de la voix de Camille, qui chante d'imparables refrains auxquels sont greffés des sons, des onomatopées, quelques subtils sons percussifs, et une basse, parfois une simple guitare.« Malik est un réalisateur brillant, il m'a beaucoup aidée.C'est un technicien et il connaît beaucoup l'harmonie.Je lui donnais les accords, il me dirigeait dans les harmonies.Il m'a beaucoup aidé à structurer le disque.Ça s'est fait sans tension.» Tous les textes, sensibles, ludiques, gamins, portent la signature de Camille Dalmais.Le Fil est le fruit des expériences que la chanteuse a menées ces dernières années, depuis la parution de son premier album: collaborations sur les albums de Jean-Louis Murat, Frank Monnet, l'élusif Gérard Manset, Sébastien Martel (le bassiste sur Le Fil) et Nouvelle Vague, dont elle était la voix principale.« Ce disque est né de mes tournées de mes collaborations, de séries de rencontres et d'expériences de vies.» Musicalement, Camille confie s'être beaucoup nourrie de vieux soul américain (Stevie Wonder, Marvin Gaye, Ray Charles) et de musique médiévale : « Bien sûr que ça s'entend sur le disque : le bourdon, cette note soutenue, est très présent dans la musique médiévale.« Magic Malik m'a fait découvrir une chanteuse haïtienne, Toto Bissante.Elle a fait un disque de chants religieux avec seulement des percussions, des voix et une contrebasse.Je crois que ça a dû me marquer parce que j'ai aussi fait un album axé sur la basse et la voix ! » Et la suite ?D'abord, celle qui aime bousculer les idées reçues viendra dégourdir le public montréalais aux Francos cet été.sûrement avec le même entrain qu'elle a affiché lors du concert que Nouvelle Vague a offert au Club Soda l'an dernier, dans le cadre du MEG.Anecdote : au Soda, le public était un peu amorphe en entendant le répertoire douillet du groupe, qui s'est fait une formule de reprendre des succès new wave à la sauce bossa- nova.Pour fouetter les troupes, Camille s'est changée en Mad a m e H y d e, bo u g e a n t soudainement sur scène et se vidant un verre de bière sur la tête ! « Parfois \u2014 même lorsque je suis spectatrice, d'ailleurs \u2014 j'ai envie que ça s'active un peu.» Nouvelle Vague a d'ailleurs ouvert une brèche dans le marché américain, brèche dans laquelle Camille s'apprête à s'immiscer : EMI serait en négociation pour lancer l'album aux États-Unis, après que la chanteuse ait suscité l'intérêt de critiques, à New York et en Californie.Surprise de l'attention qu'on porte à un album assurément audacieux dans sa forme ?« C'était quitte ou double : soit c'était compris, soit c'était incompris.Et ça a été compris.Parfois, c'est difficile de faire passer un message \u2014 il est beau et noble, mais il est imprécis dans la forme.Là, ça été totalement compris, et j'en suis fière.» Depuis la parution du Fil, les critiques parlent tous d'une véritable découverte, un petit vent de fraîcheur qui n'hésite pas à bousculer les idées reçues à propos de la chanson.PHOTO FOURNIE PAR CAPITOL/VIRGIN Le Fil, le deuxième album de Camille, est autant une recherche de la forme que du contenu : « Je cherchais à explorer la voix.Ma voix.» Ce soir 20h Aux rythmes de Chico et les Gypsies, Mano Solo, Manitas de Plata et la troupe de Don Juan.MUSIC HALL ETCOMPAGNIE SOIRÉE GITANE 3319715A No RACJ: 407715 Les règlements sont disponibles dans tous les points de vente de la Carte des amis situés sur le site du Festival, sur le site web www.montrealjazzfest.com ou à l'adresse suivante : 822, rue Sherbrooke Est, Montréal, H2L 1K4.PRIVILÈGES EXCLUSIFS Offerts par GRATUITS SUR LE SITE DU FESTIVAL ! LES PROFITS DE LA VENTE DE LA CARTE DES AMIS ET DE SON CD VONT EXCLUSIVEMENT AU FINANCEMENT DES ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE DU FESTIVAL.SEULEMENT 12 $ (PLUS TAXES) Votre choix parmi 4 options : A- Uplander LT 2005 de Chevrolet B- Coupé Cobalt SS Suralimenté 2005 de Chevrolet C- Solstice 2006 de Pontiac D- Coupé G6 2006 de Pontiac UN CINÉMA MAISON d'une valeur de 10 000 $ UN COMPTE D'ÉPARGNE de 5000 $ DEUX MONTRES DE LUXE d'une valeur de 5000 $ UN CELLIER contenant 105 bouteilles de vin, d'une valeur de 3500 $ ENSEMBLE HAUTE TECHNOLOGIE d'une valeur de 2500 $ FORFAIT CASINO DE CHARLEVOIX d'une valeur de 1500 $ PA RTICIPEZ ET VOUS POURRIEZ GAGNER : GRAND PRIX : A B C D La Carte des amis offre un accès exclusif gratuit aux Jam Sessions (18 ans et plus) Hôtel Hyatt Regency Montréal La compilation jazz édition spéciale du Festival est offerte par 3321724A ARTS ET SPECTACLES LOUIS-MARTIN CHAREST Entre danse et cinéma ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Son nom circule dans divers milieux artistiques depuis de nombreuses années.Il est donc à parier que le grand public ne tardera pas à le connaître également.Ancien soliste des Grands Ballets canadiens de Montréal devenu interprète et chorégraphe contemporain, il lance Liberamae, son premier projet personnel, en grand et avec des partenaires d'exception.S'il a fait partie des 13 danseurs qui ont quitté les GBCM en 1998, il ne s'y réfère pas moins comme à une source première : « Ça a été une très grande école, reconnaîtil.Surtout grâce à la grande diversité des chorégraphes.J'ai fait partie des premières pièces de Jiri Kylian et d'Ohad Naharin que les GBCM ont interprétées (notamment Perpétuum que l'on a récemment revue).À ma base class i que, que j' ai a cqui s e notamment au Toronto Ballet, les GBCM m'ont permis d'ajouter le mouvement contemporain.Ce fut un acquis incomparable.» Malgré tout, il décide de partir et, sept ans plus tard, on ne peut que saluer cette audace salvatrice qui lui a permis de progresser considérablement : « Je n'ai jamais cessé de danser ni de chorégraphier, dit-il.J'avais toujours pensé me consacrer à la chorégraphie, depuis le tout début de mes études et j'ai d'ailleurs fait ma première chorégraphie à 19 ans, au Toronto Ballet.» Son expérience compte à présent une trentaine de pièces chorégraphiées pour d'autres compagnies, et quelles compagnies ! Danseur pour O Vertigo, Flak et Montréal Danse, il a notamment fait des chorégraphies pour les Ballets Jazz, Arts Umbrella et le Jeune Ballet du Québec.Au fil des années, il a ainsi forgé une vision personnelle d'une danse qui serait véritablement la sienne : « Le danseur classique contemporain possède une polyvalence immense et il faut qu'un spectacle de danse lui permette de ressortir toutes ces gammes, bien sûr au service de l'histoire.» Le mot est lâché.Ce que lui recherche, ce n'est ni du mouvement pour du mouvement, ni de la technique pour de la technique, mais un subtil aboutissement des deux, au service de l'expressivité : « Mon milieu, c'est la danse, mais ma passion dans la vie, c'est le cinéma.Notamment le cinéma muet et Buster Keaton, parce qu'on le voit jouer ses émotions.Et moi, je travaille à traduire l'émotion.Les grands danseurs des années 40 avaient moins de technique, mais ils étaient souvent plus expressifs.Il faut aujourd'hui parvenir à un mélange de tout cela.Je me sens traditionaliste dans cette recherche d'expressivité dans l'interprétation, que je veux concrète et sentie, et contemporain dans la physicalité, le mouvement original et exigeant, avec une part de théâtralité proche du cinéma.» D'ailleurs, son ambition est que sa pièce devienne par la suite un véritable film.Cette vision exigeante et originale a présidé au choix de ses interprètes et collaborateurs.Dans Liberamae, sur scène avec lui, on pourra apprécier deux autres grands interprètes, déjà connus et salués pour leur grande expressivité.Anne Plamondon, sans doute l'une des meilleures danseuses de la scène contemporaine actuelle, et Steve Coutereel, premier soliste aux GBCM, qui « se donne beaucoup sur scène ».Et puis, en guise de challenge, une ancienne danseuse devenue comédienne, Nicole-Sylvie Lagarde, également cofondatrice du Théâtre Nord Amérique.« J'ai besoin de me confronter comme danseur à d'autres artistes pour faire évoluer ma propre interprétation.» Et puis, un vrai cadeau avec la collaboration spéciale de son ami, comme lui amoureux de cinéma : Gabriel Thibaudeau, célèbre compositeur et pianiste attitré de la Cinémathèque Québécoise.Il faut dire que, depuis plusieurs années, Louis-Martin Charest a su s'entourer d'une quarantaine de collaborateurs qui ont rendu son projet possible : « Nous sommes soutenus par le Conseil des arts du Canada, mais nous n'avons pas de diffuseur, racontet- il bien honnêtement.J'ai compris que le milieu de la danse contemporaine est finalement fermé, alors, avec mon équipe de bénévoles et amis, nous nous sommes organisés pour pallier le manque de soutien.» Porte-àporte, collecte de fonds, gala-bénéfice, téléphones.ils ont finalement fini par faire programmer Liberamae au Monument-National.Belle victoire ! La pièce, en trois actes, raconte une quête initiatique en trois temps.« Le personnage que j'interprète, Élia, prend conscience qu'il est malheureux et il se décide à cheminer pour tenter d'aller à la rencontre du bonheur.Il chemine de la solitude à des rencontres symboliques et transformatrices puis, finalement, vers l'intérieur de lui-même.Là où se trouve, peut-être, le bonheur.» Beau projet, belle initiative et grand défi pour lui comme pour tous ses compagnons d'aventure.Liberamae : ça ressemble à un cri du coeur qui devrait porter loin.LIBERAMAE, de Louis-Martin Charest, au Studio Hydro-Québec du Monument- National, du 15 au 18 juin, à 20 h 30, et le 19 juin à 15 h.Ce que Louis-Martin Charest recherche, ce n'est ni du mouvement pour du mouvement ni de la technique pour de la technique, mais un subtil aboutissement des deux, au service de l'expressivité.PHOTO MARTINCHAMBERLAND, LA PRESSE « Mon milieu, c'est la danse, explique Louis-Martin Charest, mais ma passion dans la vie, c'est le cinéma.Notamment le cinéma muet et Buster Keaton, parce qu'on le voit jouer ses émotions.Et moi, je travaille à traduire l'émotion.» VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 a LES GRANDS FILMS: HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN En route vers la campagne avec sa femme et ses trois filles, Michel tombe sur son vieil ami Harry.Sous des dehors d'homme bienveillant, Harry est guidé par une obsession secrète.Une comédie dramatique pleine de références à l'oeuvre d'Hitchcock.18h30 K CINÉMA: QUELLE AFFAIRE! Pour les nostalgiques du cinéma des années 80, le film (Risky Business) qui a mis Tom Cruise sur la carte hollywoodienne.20h JO FUNNY BLOKES OF BRITISH COMEDY Si l'humour britannique vous fait craquer, ne ratez pas ce recueil des moments les plus drôles des comédies anglaises.Avec des commentaires croustillants de John Cleese, Rowan Atkinson, Dawn French et d'autres sur ce qui se passe parfois dans les coulisses.21h r LE TÉLÉTHON OPÉRATION ENFANT SOLEIL 2005 La 18e téléthon est animé par Charles Lafortune et Annie Brocoli, en direct de Québec.Parmi les artistes participants : Céline Dion, Corneille, Wilfred, Lara Fabian, Dany Bédar, Boom Desjardins, Claude Dubois, Marie-Chantal Toupin et Marie Élaine Thibert.Jusqu'à demain soir, 22 h.21h A VACANCES EN VUE: LE MARI DE LA COIFFEUSE Un très joli film de Patrice Leconte sur la passion et le désir.Fasciné par les coiffeuses, un homme en épouse une et l'observe.Pour Jean Rochefort, délicieux.zH CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq v 4 4 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC Le Téléjournal HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN (3) avec Laurent Lucas, Sergi Lopez Qui l'eût cru! / Yves Desgagnés, Pascale Bussières Perdus Pour l'amour du country Le TVA 18 heures MADAME DOUBTFIRE (4) avec Robin Williams, Sally Field Téléthon Opération Enfant Soleil / Se poursuit jusqu'à dimanche, 22h00.Le TVA / Loteries Téléthon.(23:13) Les Grands Documentaires / Conflits climatiques Seconde Chance Les Grands Documentaires / Vie sauvage des animaux.LE MARI DE LA COIFFEUSE (3) avec Jean Rochefort, Anna Galiéna Belle et Bum/ Émeline Michel, Lynda Thalie, Carlos Placeres (22:28) .Monsieur Ripley QUELLE AFFAIRE! (5) avec Tom Cruise, Rebecca De Mornay STRIP-TEASE (5) avec Demi Moore, Ving Rhames LES PILULES DE L'AMOUR avec Kenia de Sienne (23:23) News Sportsnight W-Five Sue Thomas: F.B.Eye Law& Order Cold Squad / Season Finale CTV News News Reg.Contact CJOH Telethon for the Children Hospital of Eastern Ontario / Se poursuit jusqu'à dimanche, 19h00.Sat.Report ICC Cricket.CAPTAIN RON (6) avec Martin Short, Kurt Russell THE ROCK (4) avec Sean Connery, Nicolas Cage BEST YEARS.ABC News New.The Insider Ebert &.BAMBI (3) Dessins animés America's Funniest Home.Raceline Pub Children's Miracle Telethon (12:00) Channel3 King of.Cold Case Without a Trace 48 Hours Mystery News Entertainment.News NBC News Stargate SG-1 THE GENERAL'S DAUGHTER (5) avec John Travolta Crossing Jordan Sat.Night Glenn Miller.(17:30) As Time.May to Dec.Funny Blokes of British Comedy Great Performances / Eric Clapton's Guitar Festival Grand Ole Opry's.(17:30) Mountain Lake Mc Laughlin My Music - The 60s Experience Fathers &.BBC News CLASH OF.The Big House City Confidential Cold Case Files American Justice Silence, on court! Moi et l'autre .country Viens voir./ Anne-M.Cadieux LA FEMME D'À CÔTÉ (2) avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant PEAU D'ANGE (5) (22:50) Arts, Minds StarTV Come into.Gio Aria MSO Plugged:Maurice Ravel Nobel Peace Prize Concert Sex & the City Samedi de rire encore plus Drôle de Stéphane Rousseau Mon oeil! / J'haïs le golf Célèbres et.coupables?Stars sur le vif UQAR.Mondialisation Coup d'oeil Capharnaüm Le Cinéma.In Focus Entre l'arbre et l'école Quartier.Les durs à.Information internationale Howit's Made The Ultimate Ten Myth Busters American Chopper Biker Build-off American Hotrod Prenez le volant Balade en.Soif de.Vins du monde / .Rhône Americas Itinéraires de rêve Documentaires européens Disney (18:06) Darcy's (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) AMAZING GRACE AND CHUCK (4) ave Joshua Zuehlke, Gregory Peck CORRINA, CORRINA (5) (22:54) Pub That '70s Friends Seinfeld Cops America's most Wanted Ultimate Poker Challenge Mad TV Inside Ent.National D-Day: Canada's 24 Hours of Destiny Victory from Above Driving TV Sat.Night Trouvailles./ Montréal Soldats / Romains Focus / Poste de contrôle Le Polock (5/6) LES ÉVADÉS DE LA NUIT (3) avec Leo Genn, Giovanna Ralli Manhunt Disaster of.Marine Machines / Stealth Scarred by History.YOUNG GUNS (4) avec Emilio Estevez, Kiefer Sutherland The Worst Jobs in History Extra Making it Big Exchanging Vows Say yes.Weddings The Call Punch.Girl Singles Matchmaker Benezra Salut.En concert: Alanis Morissette Musicographie / Showbizz inc.GIA (4) avec Angelina Jolie, Elizabeth Mitchell Musicographie / Showbizz inc.Box Office Pimp mon char Exposé / Christina Aguilera Pauvres.Les Jeunes.Fou raide! L'Gros Show Concert Plus / Billboard Awards 2004 La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Mabuhay.Parsvision Montreali.Teleritmo Mad TV BBC News Fashion File Au courant See how they.Culture Shock Experience Sat.Report Mansbridge The Passionate Eye La Semaine verte Le Journal Justice Soupçons / Le Verdict Le Téléjournal Enjeux / Saga d'une famille expulsée .d'aventure Téléjournal .artistes Monde, golf Sports 30 Tennis / Roland-Garros - finale féminine Lutte impact TNA Sports 30 Soccer / Toronto - Montréal Largo Winch Miss Match En quête de preuves Escale à L.A.Sans laisser de trace La Loi & l'Ordre Footballers Wives SNAKE EATER 1 (6) avec Lorenzo Lamas, Josie Bell Showme.Naked Josh SIRENS (4) avec Tara Fitzgerald, Hugh Grant Sea Quest The Dead Zone Charlie Jade SPACE JAM (5) avec Michael Jordan, Wayne Knight FINAL FANTASY: THE SPIRITS.Sportsnetnews Business Beyond the Glory Wk Baseball Baseball / Blue Jays - Athletics Nos cousins.Degrassi.Panorama Dans la nature avec Stéphane Africa Trek L'AIGLE À DEUX TÊTES (4) avec Edwige Feuillère, Jean Marais Jardins Faites le 2.While you were out What not to Wear Moving up Trading Spaces.Property Ladder Moving up Sportscentre 2003 U.S.Poker Championship NBA Basketball / Séries éliminatoires:Heat - Pistons Sportscentre .(17:00) .le meilleur Les Tofou Zéroman Les Simpson Futurama Malice et.Polyvalente La Clique Décalés.Les Simpson Futurama Portrait Journal FR2 Passepart Acoustic Music Hall et Cie / Manita de Plata Le Journal Passepart .(23:25) .the Wild .the Wild National Geographic BONNIE AND CLYDE (2) avec Warren Beatty, Faye Dunaway GUN CRAZY (4) avec Peggy Cummins, John Dall (22:10) Vice caché Décore.vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne L'espace.À bout de.DISSONANCES (4) avec Jacques Gamblin, Didier Flamand 100% écolo Mosaïque Clips hip hop Ma première PDA Citron Lime Le Guide.Cantons.Révélation Boxe Rock Citron Lime Musique.Les Frères Scott Charmed Smallville Caitlin Montana Martin.Spy.Yvon of.Funpak BATMAN (3) avec Michael Keaton, Jack Nicholson Gamerz Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist Le Téléjournal Le Grand Journal (22:53) .(22:15) :CS: :ARTV: cj or yA EM ARTS ET SPECTACLES MUTEK / MONOLAKE Nouvelles directions PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Désormais seul maître à bord du vaisseau Monolake, Robert Henke, compositeur, ingénieur de son et concepteur de logiciels destinés à la création musicale est, à l'image de son oeuvre, en perpétuelle remise en question.C'est aussi un sacré bon bougre, allumé et rigoleur, ce que sa musique laisse peu deviner.Après sa performance solo Studies for Thunder présentée jeudi dernier, Monolake destine son nouveau concert aux danseurs plutôt qu'aux contemplatifs.Rencontré dans un café de la Main, Henke se tenait la tête à deux mains, réfléchissant aux arguments d'un critique formulés à l'endroit de son nouvel album, Polygon\u2014Cities, « clin d'oeil évident au génie qu'est Aphex Twin» qui avait pondu Polygon Windows.«Ce que j'essaie de faire ces temps-ci va à l'encontre des attentes de ceux qui espèrent quelque chose de précis de Monolake.» Il faut dire que les attentes ont toujours été grandes envers Henke et Monolake.Après 10 ans dans l'électro minimale, il est normal que Henke sente le besoin de se ressourcer.« Il y a certes une signature \u2014 les rythmes changeants, les harmonies\u2014 à ma musique.Mais si tu la regardes dans l'ensemble, on voit bien que j'emprunte toutes sortes de directions.Lesquelles ne semblent pas plaire à tous : son dernier album solo, Signal to Noise (ambiant) avait dérouté pas mal de critiques, en dépit de ses nombreuses qualités.Persévérant, Henke a proposé Studies for Thunder à l'édition mexicaine de MUTEK, assommante et envoûtante performance qu'il a adaptée à l'environnement montréalais du festival.Car depuis qu'il a réalisé que le studio n'était plus confiné aux quatre murs d'une pièce sombre, depuis que son inséparable portable lui permet de travailler et d'improviser dans toutes sortes de situations, Henke a réalisé l'importance de l'environnement immédiat sur l'impact de ses prestations.«En arrivant dans un lieu ou une salle, je vois tout de suite la configuration, je m'imagine où se tiendra le public, comment la musique finira par sonner.Et j'adapte ma musique aux conditions physiques de l'environnement.» Quelle sera sa perception du Métropolis ?« On y dansera, c'est sûr, confirme Henke.Je retravaillerai les pièces de Polygon\u2014Cities, les rythmes et les textures, pour les adapter à l'ambiance, avec l'assurance certaine que les gens y seront pour s'amuser.» Mathiew Jonson, l'attendu Sense Club (Luciano et Ricardo Villalobos) et les Suisses de Galoppierende Zuversicht ajouteront des bûches dans le foyer pendant toute la durée de cette nuit qui promet d'être aussi chaude qu'excitante.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Zhang Jian et Christiaan Virant, de la formation FM3, posent ici avec leur Buddha Machine, un appareil qui permet d'entendre en boucle un extrait de leur musique.Les spectateurs de Mutek pourront se procurer ce dispositif à l'occasion de la performance de la formation chinoise au Musée d'art contemporain.MUTEK / FM3 Les bouddhas de l'électro MARIO GIRARD PÉKIN \u2014 C'est dans un Starbuck's, symbole suprême de la modernité qui assaille présentement Pékin, que la rencontre a eu lieu.Avec quelques minutes de retard, il est arrivé, l'air flegmatique et fatigué.C'est que Zhang Jian, membre de la formation FM3, invitée à Montréal dans le cadre de Mutek, est un oiseau de nuit.D'abord une explication sur l'absence de l'autre moitié du groupe, Christiaan Virant.« Il est en Suisse pour un contrat d'une durée de trois mois, dit Jian.Pour l'instant, on travaille par courriel.» Cet Américain, débarqué en Chine il y a 18 ans, a choisi ce pays si différent de celui qui l'a vu naître pour y vivre et composer sa musique.« Il est tellement bien intégré que son mandarin est meilleur que le mien », raconte Jian en riant.Jouissant d'un rayonnement international (la formation s'est produite en Allemagne, en Italie, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse et en Angleterre), FM3 en est à sa première visite à Montréal.« Présenter notre musique en Chine, c'est avoir du plaisir.Mais jouer à l'étranger, c'est partager une expérience », pense Jian.Puis, par le truchement de l'interprète, arrive l'incontournable question sur la facture musicale du groupe.« Notre musique est très douce, dit Jian.Contrairement à d'autres, on n'a pas recours aux percussions et à la basse.On s'inspire de la musique traditionnelle chinoise.Mais surtout, on aime travailler avec un volume très bas pour capter l'attention du public.Christiaan et moi vivons dans une ville extrêmement bruyante, c'est notre façon d'offrir un moment de paix aux gens.» Dans ce pays où la musique sirupeuse abonde, où les chanteuses sont presque toutes des clones de Chantal Pary, le musicien a-t-il l'impression de faire bande à part?«C'est clair qu'on ne fait pas de la musique mainstream.On ne tourne jamais à la radio et on ne bénéficie pas d'une grande attention.Mais contrairement à Christiaan pour qui FM3 monopolise toute l'attention, moi je fais plein de choses en dehors.FM3 est mon passe-temps, mon bébé, mon oasis.Le succès populaire m'importe peu.» Élevé par des parents passionnés de musique, Zhang Jian a grandi au son des airs de Mozart et de Rossini.Ses études en piano l'ont amené plus tard à tâter du clavier pour une foule de formations rock.Sa rencontre avec Christiaan sera toutefois déterminante.« Avec lui, j'ai appris à me servir d'un ordinateur », explique-t-il.Voilà pourquoi les performances de FM3 se déroulent dans le cadre d'un faceà- face où les deux musiciens, assis en bouddha, travaillent avec leur laptop sur les genoux.Depuis une vingtaine d'années, la Chine connaît une transformation sans précédent.Pékin est un gigantesque jardin de grues qui font pousser les gratte-ciel comme des champignons.Du haut de ses 33 ans, avec son look de garçon branché et l'étiquette de musicien à contre-courant qu'il a sur le front, Jian a-t-il le sentiment de représenter cette nouvelle Chine?«Oui, c'est sûr que ma musique personnifie la transformation que nous vivons actuellement, mais en même temps, je veux que l'on sache que je ne suis pas un musicien chinois.Je suis unmusicien qui vient de Chine.» Récemment, les deux membres de FM3 ont ajouté une dimension visuelle à leurs performances.Tout cela est né d'une rencontre avec le tandem montréalais Skoltz\u2014Kolgen.Invités par l'ambassade du Canada en Chine et l'école de musique Midi à venir se produire à Pékin en mars dernier, ce duo d'artistes s'est lié d'amitié avec les membres de FM3.« Nous allons les retrouver à Montréal et ensemble on va mettre quelque chose au point.On ne sait pas trop encore à quoi ça va ressembler.» .FM3, au Musée d'art contemporain, cet après-midi à 14 h.« Présenter notre musique en Chine, c'est avoir du plaisir.Mais jouer à l'étranger, c'est partager une expérience », pense Zhang Jian.LEPAGE LA COMÈTE Impossible de suivre Robert Lepage à la trace: il se déplace à la vitesse des comètes sans jamais annoncer ses plans de vol.J'apprends qu'il était à Londres, le 15 mai, sans guère avoir alerté les médias, pourriendemoinsquelacréation mondiale de 1984, opéra d'après Orwell sur unemusique (sévèrement critiquée) de Lorin Maatzel.Et à Covent Garden, s'il vous plaît.Mais, à peine la première terminée, Lepage avait disparu à Copenhague pour y interpréter son one man show Le Projet Andersen.Distraitement, le même Lepage a dû jeter un oeil sur La Face cachée de la lune, qui commence le 17 juin pour trois semaines au prestigieux théâtre de Chaillot.Une inspection des lieux qui lui sera fort utile pour la mise en place de La Trilogie des dragons, qui jouera au même endroit du 30 septembre au 23 octobre, dans le cadre non moins prestigieux du Festival d'automne.Pour ceux qui redemanderaient du Lepage, rendez-vous au théâtre de Créteil en novembre prochain pour Andersen.Robert Lepage PHOTO AFP LES BRONZÉS, 23 ANS APRÈS Ce ne furent pas nécessairement les plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma, mais la bande de copains du Splendid était sympathique: autour de Patrice Leconte, Gérard Jugnot, Marie-Anne Chazel, Josiane Balasko, etc.C'était l'époque du Père Noël est une ordure, mais aussi des Bronzés, 1 et 2.Vingt-trois ans plus tard, et malgré quelques (rares) défections ou brouilles, ils sont de retour pour la plupart, Marie- Anne Chazel avec de faux seins à la Russ Meyer, Michel Blanc avec une perruque blonde et Jugnot qui a dû se remettre une grosse moustache.Thierry Lhermitte et Clavier ont pondu un synopsis de 15 pages qui a mis tout le monde d'accord.Ils tournent en Corse.Et, paraît-il, s'amusent énormément.Sortie en février en France.Michel Houellebecq PARIS NEW YORK LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE HOUELLEBECQ, À L'AMÉRICAINE Michel Houellebecq n'est pas seulement, depuis Les Particules élémentaires en 1998, le romancier français le plus célèbre et vendu en France et dans de nombreux pays étrangers.Il est aussi sans doute le plus français, parfois jusqu'à la caricature: personnage insaisissable entre timidité et provocation, complication à l'infini de la pensée, entre catholicisme et communisme (!), attirance et répulsion pour la liberté sexuelle, le tout pimenté d'une forte dose de nationalisme politique.Cela ne l'empêche pas de préparer «à l'américaine» le lancement de son prochain roman, La Possibilité d'une île, chez Fayard le 1er septembre.Du jamais vu.Déjà, le «transfert» du romancier depuis Flammarion jusque chez Fayard, est évalué par les connaisseurs à quelque deux millions de dollars canadiens.Mais surtout: le même roman sortira en traduction, le 1er septembre, à la fois en Allemagne, en Angleterre, en Italie, aux États-Unis et en Espagne.Houellebecq a également obtenu par contrat de scénariser et réaliser lui-même la version cinématographique du roman.PHOTO TRINACRA FILMS Luis Régo.Marie-Anne Chazel, Michel Creton et Dominique Lavanant (1978) PARIS SPASMODIQUE Quoi d'autre?Que la vie culturelle parisienne est spasmodique.Il y a les embouteillages monstres de septembre et octobre: livres, théâtre, cinéma.Un nouveau pic de pollution extrême en février-mars.Et puis, les innombrables congés du mois de mai, le festival de Cannes et Roland-Garros annoncent déjà les vacances.On arrête de créer des spectacles, les éditeurs ne sortent plus que «les livres de l'été», les cinémas affichent les films dont on n'a pas voulu auparavant.Prochain pic en perspective: les grands festivals d'été, Avignon ou Aix-en-Provence.À Paris, c'est déjà le vide de l'été.PHOTO AP PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES NICOLAS LANDRÉ Virage chanson ALAIN BRUNET Fils de Claude Landré, cet humoriste qui a connu ses belles années à une autre époque (et s'est, depuis belle lurette, retiré dans ses terres de Haute-Mauricie), Nicolas a eu une autre vie.Avocat de formation, il a tâté de la politique dans le Parti des Montréalais dirigé par Jérôme Choquette en 1994.pour ensuite effectuer un virage à 180 degrés.Vers la chanson.« Erreur de jeunesse », estime-t-il lorsqu'il résume son passage éclair en politique municipale.En ce qui a trait à son escale moins brève dans le monde du droit, l'homme de 37 ans résume son choix de vie en estimant que cette profession « n'est pas bonne pour l'âme même si elle peut l'être pour le portefeuille ».Est-il besoin d'ajouter qu'il se défend d'avoir des idées réactionnaires ?Sa pensée croise très loin du défunt Parti des Montréalais, assure- t-il.Nicolas Landré, en fait, dit porter plutôt à gauche.et se tenir loin de la gauche caviar.Ton posé et courtois, voix évoluant dans le registre grave, une certaine pudeur, humour pincesans- rire.Le chanteur n'exhibe pas ses émotions comme ça sans non plus les retenir exagérément.Sensible et relativement discret, force est d'observer.À la sécurité, donc, Nicolas Landré a préféré l'acte de création, la vie sur scène et ce, malgré deux bambins encore aux couches et une vaillante épouse qui doit aussi multiplier les efforts pour joindre les deux bouts.« Elle se demande parfois si ça va décoller, mon affaire.La création, la chanson, c'est très fort comme message, c'est pourquoi j'ai fait le move », résume l'interviewé.C'était la fin des années 90.Avec ses économies, il était d'abord parti tenter sa chance dans la région de Toulouse.« Je voulais y percer dans le domaine de l'humour, en faisant des parodies un peu comme mon père.Autre incident de parcours.C'est très tough de se tailler une place làbas.J'ai alors commencé à faire des chansons, à temps perdu.Et je me suis trouvé un certain talent.« Des musiciens français que je fréquentais alors m'ont encouragé à enregistrer un disque avec mon matériel.J'ai même fait une petite tournée en France avec certains d'entre eux.À bout de cash, je suis finalement rentré à Montréal et les choses ont déboulé.J'ai été chanceux car j'ai rapidement travaillé avec de très bon musiciens, surtout des jazzmen : le contrebassiste Normand Guilbeault, les guitaristes Sylvain Provost et Jocelyn Tellier, etc.» Pendant les trois dernières années, il a eu deux enfants avec Emmanuelle, sa femme française, a donné plusieurs concerts dans l'underground et a finalement autoproduit Windigo, un album de qualité paru cette semaine \u2014 distribué chez Bros.Mercredi dernier, d'ailleurs, plusieurs accompagnaient Nicolas Landré lors de son lancement au Lion d'or, pour la plupart associé aux mondes du jazz et du blues \u2014 Guilbeault, Provost, Guy Bélanger à l'harmonica, etc.Il y avait de l'espace entre les refrains et les couplets, ça coulait sous les ponts, l'improvisation et le groove étaient les bienvenus.« C'est très inspirant, pense le principal intéressé.Normand Guilbeault, par exemple, a mis de belles couleurs dans ma musique.Je suis très reconnaissant du soutien de mes musiciens, car ils m'ont mené à faire un bon album.Le but du jeu, c'était de faire un record qui me plaît, des chansons qui me plaisent et qui vont durer.» Le contenu Windigo, on le constate à l'écoute, est profondément enraciné en terre québécoise.« Dans un langage soigné, un québécois exportable je dirais, ça raconte la quête des racines françaises en Amérique, on y trouve une chanson sur Louis Riel inspirée du travail de Normand Guilbeault sur le même sujet.Une autre s'intitule Manchester Blues qui m'est venue de conversations avec un ami faisant sa maîtrise sur les Franco-Américains dans le New Hampshire.assimilés en deux générations au tournant du siècle précédent.Il ne faut pas tenir pour acquis que le Québec va demeurer tel qu'il est.Nous sommes isolés, et pas si prospères que certains le croient.« Il y a Windigo, la chanson-titre qui est aussi le coin de pays d'où je viens, avec ses métissages avec la nation Attikamek.J'y honore aussi mon grand-père dans Le Kit ; il est de cette race de constructeurs qui travaillaient seuls ; il a bâti une centaine de maisons ! Tout l'album, en somme, est axé sur la survivance, j'y honore mes propres racines.Très roots », conclut Nicolas Landré, fier de son travail et peu enclin à effectuer un autre virage à 180 degrés.Il a d'abord fait de l'humour, puis tâté de la politique dans le Parti des Montréalais en 1994.pour ensuite effectuer un virage à 180 degrés.Vers la chanson.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Après avoir beaucoup bourlingué, Nicolas Landré propose cette semaine Windigo, un premier album qu'il a lui-même produit.GILLES CARLE LE CINÉASTE, LE PEINTRE ET L'HOMME .18 MAI AU 26 JUIN 2005 ENTRÉE GRATUITE 500 RUE SHERBROOKE OUEST, MONTRÉAL, QUÉBEC H3A 3G6 T (514) 282-8000 WWW.LOTO-QUEBEC.COM MERCREDI AU VENDREDI DE 11 H À 18 H, SAMEDI ET DIMANCHE DE 12 H À 17 H 3318041A Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939 7026 www.cca.qc.ca Ouvert du mercredi au dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi,10 h à 21h Entrée libre le jeudi soir de 17 h 30 à 21h les années métamorphose d'une ville en métropole de l'avenir L'Expo 67, la Place Ville-Marie, la Place Bonaventure, le métro, le pont Champlain, le ponttunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, les grandes autoroutes et plus encore ! Redécouvrez Montréal à travers des maquettes originales, des films, des vidéos et des témoignages photographiques, journalistiques ou d'acteurs importants de l'époque.une exposition présentée jusqu'au 11 septembre 26 mai - 2 octobre 2005 Présentée par edwinholgate Cette grande rétrospective Edwin Holgate vous convie à la rencontre d'un peintre reconnu pour ses portraits et ses études de nus.Ses voyages à travers le Québec l'ont aussi inspiré pour peindre des paysages, particulièrement ceux des Laurentides.Réunissant peintures, dessins, aquarelles et estampes, l'exposition présente plusieurs oeuvres inédites.Celui que l'on surnomme le huitième membre du Groupe des Sept a laissé en héritage une production qui s'inspire de la vie canadienne et des grands espaces de son pays.(514) 285-2000 www.mbam.qc.ca Edwin Holgate, Les baigneuses (reproduction partielle), 1937, huile sur toile, Musée des beaux-arts de Montréal, achat, fonds Robert Lindsay.Photo Brian Merrett, MBAM 3322174A .Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 "]
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