La presse, 5 juin 2005, Cahier A
[" PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © LANDRY S'EN VA 76% D'APPUIS LESRÉACTIONS À LADÉMISSION PAGE A3 LES SUCCESSEURS PAGE A5 FORUM UNE SAGE DÉCISION L'ÉDITORIAL D'ANDRÉ PRATTE PAGE A10 CHAPLEAU PAGE A10 « Je suis désolé de vous faire ça.Ça me brise le coeur de vous dire cela, mais je le fais au nom de l'intérêt national.Je le fais par respect de la démocratie.» \u2014 Bernard Landry Montréal dimanche 5 juin 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 222 66 pages 6 cahiers Ciel variable, Max.26 Min.13 Pour éviter une longue agonie, Landry claque la porte TOMMY CHOUINARD ET DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Assommé par la faiblesse de l'appui qu'il a reçu de ses militants, Bernard Landry a décidé d'annoncer sa démission immédiate de la direction du PQ et de son siège de député de Verchères.Devant des députés et des militants incrédules, tout de suite après qu'on eut annoncé son score de 76,2 %, il a prévenu les 1500 délégués qu'il les rejoignait, désormais, comme simple militant.La gorge serrée, le regard brouillé par les larmes, l'homme de 68 ans s'est adressé brièvement aux délégués en commençant par remercier « l'immense majorité » qui l'avait appuyé.Puis il a lancé la bombe qui a pris tout le monde de court.« Pour assumer des fonctions comme les miennes, qui étaient celles de René Lévesque et de ses successeurs, il faut avoir un appui solide, indiscutable, massif.Je pense, en mon âme et conscience, que je ne pourrais pas servir la société comme je voudrais le faire avec ce niveau d'appui », a-t-il expliqué, la voix altérée par l'émotion.À la suite du discours de M.Landry, devant la panique généralisée, la présidente de l'assemblée a tenu à dire aux militants de rester modérés dans leurs déclarations aux médias.Des députés comme André Boulerice et Agnès Maltais étaient inconsolables.« C'est un choc alors que le congrès se déroulait très bien », a déploré Mme Maltais, présidente du caucus.Après une réunion avec sa garde rapprochée, M.Landry a discuté pendant une heure avec des députés, mais déjà sa décision était irréversible.« Il ne changera pas d'idée après ce qu'il vient de dire », a répondu Mme Maltais aux militants qui l'imploraient de le convaincre de rester.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a quant à lui demandé à Bernard Landry de revenir sur sa décision.Exceptionnellement, le conseil exécutif national a décidé de tenir une rencontre à huis clos demain matin, avec les 1500 délégués.Après un rapide caucus, Sylvain Simard, le principal lieutenant de M.Landry, est venu, la mort dans l'âme, annoncer qu'un chef par intérim serait choisi dès mardi et qu'une course à la direction aurait lieu l'automne prochain.Visiblement secoué, Bernard Landry, qui avait pourtant montré une belle assurance toute la journée, a soulevé la consternation parmi les délégués lorsqu'il a affirmé qu'il aurait désormais « un seul titre, le plus beau des titres », celui de militant.« Je suis désolé de vous faire ça.Ça me brise le coeur de vous dire cela, mais je le fais au nom de l'intérêt national.Je le fais par respect de la démocratie.Il aurait fallu que j'aie un niveau d'appui beaucoup plus élevé pour être en mesure d'accomplir parfaitement mes fonctions », a-t-il expliqué.Un vote de confiance de 76,2 % \u2014 à quelques décimales près de ce qu'avait obtenu Lucien Bouchard en 1996 \u2014 laisse selon lui « une inquiétude trop grande.Il laisse des possibilités de spéculations qui nuiraient à l'action du parti et qui nuiraient à mon action comme chef de ce parti ».>Voir PORTE en page A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Si on fait jouer les enregistrements de Grewal à l'envers, on entend : « I love you, Belinda.» Àhauteur d'homme abattu VINCENT MARISSAL CHRONIQUE QUÉBEC \u2014 On savait Bernard Landry fier et têtu, on sait maintenant qu'il est d'une droiture exemplaire.Son coup d'éclat d'hier peut sembler disproportionné et dicté, d'abord et avant tout, par les meurtrissures de son ego.Mais, dans les faits, Bernard Landry a pris la seule décision logique, reconnaissant avec un froid réalisme qu'il n'a pas ce qu'il faut pour diriger ce parti indomptable qu'est le Parti québécois.Sa décision, d'ailleurs, n'a rien d'un coup de tête.Il l'avait prise avant le début du congrès : à moins de 80 %, c'est fini, avait-il conclu.Quand il a appris le score vers 18 h 30, une heure avant qu'il ne soit dévoilé, Bernard Landry, accompagné de sa femme, Chantal Renaud, a annoncé sa décision à son entourage (les députés Diane Lemieux et Sylvain Simard, notamment).C'était sans appel.Tout le monde l'a compris sur-lechamp, et personne n'a tenté de le retenir.Déjà impopulaire parmi l'électorat, M.Landry avait d'autant plus besoin d'un appui clair de son parti.Les militants péquistes ne lui ont pas fait cette fleur et, à voir couler la rivière de larmes dans la grande salle du Centre des congrès quand leur chef leur a dit adieu, certains regrettaient certainement leur vote.>Voir MARISSAL en page A6 Météo Ciel variable, maximum 26, minimum 13, plus de détails en page SPORTS 11 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 13 Bandes dessinées ACTUEL 5 Bridge AFFAIRES 14 Décès AFFAIRES 13 Feuilleton ACTUEL 5 Forum A 10 et 11 Génies en herbe LECTURES 4 Grille thématique LECTURES 4 Horaire télévision LECTURES 12 La presse d'ailleurs PLUS 8 Loteries A 4 Monde PLUS 7 et 8 Mots croisés ACTUEL 5 Mot mystère AFFAIRES 14 Observateur AFFAIRES 10 Petites annonces AFFAIRES 12 et AFFAIRES 13 « Jenesais pas ce qui va arrivermaintenant, mais j'ai lachienne.» NNUUMMÉÉRRIIQQUUEE PPHHOOTTOO IMPRESSION PHOTO 3281817A Pour éviter une longue agonie, Landry claque la porte PORTE suite de la page A1 En conséquence, Bernard Landry expédiera au président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet, sa lettre de démission à titre de chef de l'opposition officielle et de député de Verchères, un siège qu'il occupait depuis son retour en politique en 1994.Des élections partielles devront donc avoir lieu dans cette circonscription.« Les ennemis de la souveraineté ont toujours été les souverainistes, pas les fédéralistes» a laissé tomber, en larmes, André Boulerice, député de Sainte-Marie\u2014Saint-Jacques.Une course à la direction devrait avoir lieu à l'automne.Dans les coulisses, on prédit déjà que Louise Harel, députée d'Hochelaga-Maisonneuve, assurera l'intérim.«Je vous souhaite tout simplement d'avoir un chef ou une chef capable, décidé, qui a l'énergie et la force requises pour diriger un parti comme le nôtre », a affirmé le chef démissionnaire.Devant le résultat, Pauline Marois a immédiatement annulé le point de presse qu'elle avait annoncé un peu plus tôt.La députée de Taillon était déjà prête à féliciter son éternel rival pour l'appui obtenu.En raison de la tournure des événements, elle a choisi de ne pas commenter.Dans la frénésie des réactions, Jonathan Valois, député de Joliette, a soutenu sur-lechamp que le parti ne pourrait faire l'économie d'une course à la direction et que son amie Pauline Marois pourrait compter sur lui.« Il a pris la bonne décision, cela aurait été intenable s'il était resté », a laissé tomber M.Valois.Des sources sûres au PQ expliquent que le clan Landry s'était donné comme objectif un appui d'au moins 80% mais que, toute la journée d'hier, les pointages internes prédisaient un résultat très confortable de 84 %.Lorsqu'il a pris connaissance des résultats, entouré de ses conseillers Line-Sylvie Perron, Harold Lebel et Pierre Châteauvert, le directeur du PQ, ainsi que de Sylvain Simard, M.Landry a annoncé sur-le-champ ses intentions.Ses conseillers étaient d'accord avec le fait que le score obtenu, surtout dans le contexte où la cote de popularité des libéraux est au plus bas, n'était pas suffisant pour lui éviter une longue agonie d'ici les prochaines élections, dans deux ou trois ans.Bernard Landry quitte la vie politique active, mais il n'abandonne pas le « combat national » pour autant.Son départ ne doit pas, à ses yeux, « ralentir la marche de notre peuple vers son indépendance nationale ».Lors d'un point de presse au cours duquel il n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes, Bernard Landry a expliqué qu'il a toujours respecté le « cadre fondamental de la démocratie» et qu'il agissait en conséquence.Bernard Landry a précisé que deux phases critiques, celle de la reprise du pouvoir et celle du référendum, se pointent à l'horizon et qu'il ne peut les aborder avec ce résultat, même si les « circonstances sont favorables » à la souveraineté.« Nous avons perdu de justesse un référendum en 1995.Il ne faut plus qu'une telle chose arrive.Et pour qu'une telle chose n'arrive plus, il faut que la personne qui dirige les troupes souverainistes soit fortement appuyée et sans équivoque afin de mettre fin à toute spéculation et toute entrave qui pourrait empêcher ce chef d'être au niveau d'efficacité où il doit être dans des circonstances historiques aussi fondamentales.C'est la raison pour laquelle je tire ma révérence », a-t-il expliqué.Plus tard, après avoir discuté avec ses collègues, Sylvain Simard a rappelé qu'aucun premier ministre battu, depuis Maurice Duplessis, en 1942, n'avait réussi à survivre à une défaite électorale.Robert Bourassa, battu en 1976, avait dû franchir une course à la direction de son parti avant de revenir en 1983.« On a affaire ici à un formidable démocrate qui a lu clairement l'intérêt de la cause.Il a tiré sereinement ses conclusions, dans une grande dignité », a dit M.Simard.Celui qui avait appuyé M.Landry en 2001 estime maintenant qu'une « course à la direction est certainement souhaitable.Il s'agit de découvrir et d'élire un nouveau chef qui aura la confiance de l'immense majorité des militants ».Lorsque Bernard Landry s'est présenté dans la salle avant le dévoilement du résultat du vote de confiance, des signes évidents laissaient croire que les choses n'allaient pas.Le chef péquiste avait les traits d'un homme déçu.Les personnes qui l'accompagnaient \u2014 dont sa femme, Chantal Renaud, la vice-présidente, Marie Malavoy, Agnès Maltais et Sylvain Simard \u2014 avaient une mine déconfite.Le président du vote, Sylvain Lepage, s'est présenté sur la scène vers 19h35 et a révélé les résultats à la question « Accordez-vous votre confiance au chef du Parti québécois Bernard Landry ?» Parmi les délégués, 1113 ont répondu oui ; 348 ont coché non.Les délégués semblaient satisfaits, mais pas Bernard Landry.Le vote de confiance de 76,2% est le plus bas de l'histoire du PQ.Au congrès de novembre 1996, Lucien Bouchard s'était senti humilié lorsque 76,7% des délégués lui avaient exprimé leur confiance.Depuis quelques semaines, fort du ralliement des Pauline Marois, Jean-Pierre Charbonneau et François Legault, Bernard Landry et son entourage étaient débordants d'enthousiasme.Les congrès des circonscriptions, puis des régions, laissaient croire à un couronnement quasi royal.Avec le congrès, l'entourage de Bernard Landry était persuadé qu'on tirerait un trait sur des mois de guérilla, de lutte larvée.Estomaqués, la plupart refusaient de commenter le résultat hier.PHOTO CLÉMENT ALLARD, PC© Bernard Landry, accompagné de sa femme, Chantal Renaud, quitte la scène où il a prononcé son discours de démission.Duceppe n'aura pas le choix DENIS LESSARD ANALYSE CHEF DE BUREAU DE QUÉBEC Il fera durer le suspense un moment.Mais on peut tenir pour acquis que Gilles Duceppe sera dans la course à la succession de Bernard Landry.Son très long discours de vendredi soir \u2014 bien plus long que le bref éloge du chef qu'attendaient les organisateurs de Bernard Landry \u2014 en disait déjà long sur sa volonté de se positionner comme un successeur possible de M.Landry.D'ailleurs, dans les coulisses du PQ, même avant le résultat d'hier soir, on confiait que le député de Verchères, tout déterminé qu'il soit à se rendre aux prochaines élections, était disposé à passer la main au chef du Bloc si, dans les semaines précédant des élections générales, les sondages avaient prédit une défaite péquiste.Bernard Landry savait d'ailleurs que ses appuis risquaient de se révéler fragiles au premier vent contraire.Son principal lieutenant, Sylvain Simard, lui avait dit, tout de suite après les dernières élections, qu'il devait passer la main.Du même souffle, il avait annoncé à son vieil ami qu'il se rangeait dans le camp de sa rivale, Pauline Marois.D'autres députés, sans le crier sur les toits, étaient sceptiques quant aux chances de M.Landry de durer jusqu'aux élections générales.Dans ce contexte, toujours discrètement, M.Landry souligne depuis longtemps son estime pour M.Duceppe, qui, après des années difficiles à la barre du Bloc, a surpris tout le monde avec la performance de son parti en juin 2004.« S'il a un dauphin, ce sera Duceppe » tranche un stratège influent.Bien des apparatchiks au PQ sont convaincus d'ailleurs que le chef bloquiste est le seul qui puisse gagner les prochaines élections.Des relations de longue date permettent à M.Duceppe de compter sur l'appui tacite de quelques députés : d'abord Daniel Turp, son ancien collègue, mais surtout Louise Harel, dont l'expérience et l'ascendant dans le parti seront des atouts précieux pour l'aspirant venu d'Ottawa.Toutefois, la décision de M.Landry de partir immédiatement chambarde les projets du bloquiste.Il entrevoyait un atterrissage à Québec, mais uniquement après un nouvel essor assuré par une autre victoire de son parti aux élections fédérales.Mais avec les résultats du vote de confiance, Bernard Landry n'avait pas le choix.Normalement, alors que les libéraux, mois après mois, rééditent des records d'impopularité, le PQ et son chef devraient être au zénith dans l'opinion publique.Et c'est le constat qu'a fait M.Landry, ce qui l'a décidé à jeter l'éponge.Désarroi chez les militants Le départ surprise de M.Landry laisse pantois et désorganisés des candidats qui avaient fait une croix sur leurs ambitions.Pauline Marois, au premier chef, qui était venue à Québec la mort dans l'âme et avait préparé avec ses inconditionnelles un bref message de félicitations à un rival perpétuel dont elle prévoyait le couronnement hier.Au moment où le PQ traverse une phase délicate entre toutes, on retrouve à la barre une néophyte sans racines dans le parti.Monique Richard n'avait pas entrevu la galère dans laquelle elle s'embarquait en devenant la première présidente du PQ.Que prévoir au cours des prochains mois ?Drainant toute l'attention, le gouvernement Charest était en chute libre dans les sondages.Les libéraux accueilleront avec soulagement un répit bien momentané.Car, avec un leadership renouvelé de l'autre côté de l'Assemblée nationale, les libéraux pourraient bien être tentés de sonner, eux aussi, l'heure de la relève de la garde.«S'il a un dauphin, ce sera Duceppe».ÉTAPES IMPORTANTES LUNDI Bernard Landry transmettra au président de l'Assemblée nationale une lettre lui annonçant formellement sa démission comme chef du Parti québécois et comme député de Verchères.MARDI Le caucus des députés du PQ se réunit pour nommer un chef par intérim du parti.L'AUTOMNEPROCHAIN Le PQ organisera un congrès au leadership pour désigner le successeur de Bernard Landry.DÉMISSION DE BERNARD LANDRY Vous pensez bien qu'après des décennies d'actions en faveur de l'indépendance nationale, mes convictions ne seront pas changées d'un iota.J'aurai même plus de temps pour les approfondir et pour en parler.Mais je ne serai plus en mesure de diriger ce parti que j'ai tant aimé et que j'aime encore.\u2014 Bernard Landry BERNARDLANDRY DÉMISSIONSURPRISE Duceppe exhorte Landry à reconsidérer sa démission HUGO MEUNIER Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est dit « extrêmement surpris » de la démission de Bernard Landry.Il soutient que le député de Verchères est « l'homme de la situation pour mener le Québec à souveraineté » et l'invite à revenir sur sa décision.Gilles Duceppe s'est refusé à accorder toute entrevue hier soir et a fait connaître sa réaction par son attachée politique.Il était d'autant plus abasourdi qu'il se trouvait dans la Vieille Capitale la vieille, en compagnie du chef péquiste.M.Duceppe avait alors déclaré aux troupes péquistes que Bernard Landry était la personne tout indiquée pour mener la province à l'indépendance.« Il est toujours du même avis, Bernard Landry est l'homme de la situation », a rapporté Karine Sauvé, attachée du chef bloquiste.Comme Gilles Duceppe, la démission de Bernard Landry a pris tout le monde de court.La Presse a recueilli les réactions de plusieurs personnalités qui n'avaient pas fini d'absorber le choc.Comme plusieurs, la présidente du caucus péquiste, Agnès Maltais, a été estomaquée par le départ précipité de Bernard Landry.« Oui, c'est un choc alors que le congrès allait très bien.Je n'ai pas analysé qui est responsable.Permettez-moi d'abord d'absorber le choc et, deuxièmement, de préparer l'avenir », a déclaré Mme Maltais.Dans les coulisses du congrès péquiste, à Québec, les avis étaient partagés sur la décision de Bernard Landry.Plusieurs reconnaissent cependant que la pression aurait été difficile à supporter pour le chef péquiste.« J'aimerais qu'il reste.Mais je suis obligé de dire que, face à la façon dont il a reçu le vote de confiance, il a fait le bon choix », a ajouté Agnès Maltais.Le vote Pour sa part, la nouvelle présidente du PQ, Monique Richard, avait évalué le vote de confiance à environ 82 %.« Je sais que M.Landry y tenait énormément.Vous connaissez la nature des débats de la dernière année.Je pense qu'il misait beaucoup sur l'engagement des militants », a-t-elle indiqué.Sans vouloir déclencher une chasse aux sorcières, Monique Richard est d'avis que les responsables de ce départ sont nombreux.« Je pense qu'on l'est tous un peu.Peut-être qu'on ne s'est pas suffisamment engagés », a-telle confié.Pression insoutenable Pour le jeune député de Joliette, Jonathan Valois, Bernard Landry a pris la meilleure décision dans le contexte.« Ça aurait été intenable s'il était resté.La pression aurait été insoutenable », a-t-il admis.D'après Jean-Pierre Charbonneau, autre péquiste de la première heure, Bernard Landry a décidé qu'il ne pourrait vivre avec ce résultat.« Il y avait un défi pour les prochaines années et il a considéré que ce soutien n'était pas suffisant pour le relever », a commenté le député de Borduas.Celui-ci a maintes fois contesté le leadership de Bernard Landry dans le passé, mais il s'était rallié au chef péquiste au cours des dernières semaines.Les deux hommes étaient redevenus amis.L'intérim Il croit que c'est la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, qui assurera l'intérim jusqu'à nouvel ordre.Pour Yves Michaud, militant de longue date qui a eu maintes prises de bec avec Bernard Landry et, avant lui, avec Lucien Bouchard, il ne fait aucun doute que le chef sortant a prévu sa succession.« Je le connais depuis longtemps et je suis convaincu qu'il a accordé sa confiance à quelqu'un.Il ne veut pas laisser à l'abandon la cause souverainiste, qu'il sert depuis 40 ans », a déclaré M.Michaud.À son avis, Bernard Landry avait mis la barre trop haut.« S'il avait choisi la voie d'une course à la direction (NDLR : ce que préconisait Yves Michaud), on n'aurait pas ce problème aujourd'hui », a tranché le bouillant militant.Hommage de Martin Malgré ses divergences d'opinion avec M.Landry, Paul Martin a déclaré : « On ne saurait remettre en question son dévouement pour sa province » dans les fonctions qu'il a occupées.Pour sa part, le ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre, a déclaré que personne n'aurait pu prévoir une chose comme celle-là mais que cela « rend hommage au grand sens de la démocratie de Bernard Landry ».Le député d'Outremont ajoute que bien d'autres auraient pensé à eux avant de penser à la cause qu'ils servent.Jean Lapierre estime que le départ de Bernard Landry risque de changer la donne à la Chambres des communes : « J'imagine que, pour Gilles Duceppe, il sera difficile de résister au chant des sirènes.C'est La Presse qui a appris la démission de Bernard Landry au président de la Société Saint- Jean-Baptiste, Jean Dorion.À ses yeux, la démission du chef péquiste prouve quelque chose d'important : « Il faut réaliser que M.Landry n'est pas quelqu'un qui s'accroche au pouvoir comme on le lui a souvent reproché.» Selon lui, la décision de Bernard Landry inspire avant tout le respect.« C'est une grande perte pour la politique québécoise.» De son côté, le président du Conseil de la souveraineté du Québec, Gérald Larose, affirme que la surprise réside avant tout dans le résultat du vote.« Ce n'est pas nécessairement la décision de Landry de partir qui me surprend, mais je m'attendais à ce qu'il reçoive un pourcentage d'appuis beaucoup plus élevé.» Avec Tommy Chouinard, Denis Lessard, Raymond Gervais, et la Presse Canadienne PHTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © La députée de Marie-Victorin, Cécile Vermette, quitte la salle, en pleurs, à la suite de la démission de son chef, hier, au congrès du parti à Québec.Paul Martin: On ne saurait remettre en question son dévouement pour sa province.LES VOTES DE CONFIANCE AU PARTI QUÉBÉCOIS Jacques Parizeau: 92%d'appuis Lucien Bouchard: 76,7% d'appuis Lucien Bouchard: 90,9% d'appuis Bernard Landry: 76,2%d'appuis Charest se dit «surpris et touché» MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE PORT-AU-PRINCE \u2014À la fois « surpris et touché » par la démission soudaine de Bernard Landry, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a tenu à souhaiter bonne chance « à l'un des meilleurs « debatters » qu'il a eu l'occasion de connaître.« Personne ne s'attendait à ce départ », a dit M.Charest lors d'un point de presse impromptu à Portau- Prince, en Haïti, où il effectue une visite officielle de trois jours.« Comme tous le monde, nous sommes à la fois surpris et touchés.M.Landry est un homme de conviction, de passion et de cause.Il a servi le Québec pendant une bonne quarantaine d'années.Je lui souhaite bonne chance », a mentionné le premier ministre, qui a appris la démission du chef péquiste au cours d'une réception à l'ambassade canadienne à Port-au- Prince.Tout juste après avoir appris la nouvelle, M.Charest a eu un cours entretien téléphonique avec son adversaire politique.« On s'est promis de se revoir dans d'autres circonstances mais ce ne sera probablement pas dans le contexte politique », a dit M.Charest.Mis à mal dans les sondages, mal aimé de l'opinion publique, le premier ministre libéral a indiqué qu'il fallait retenir une leçon de la décision de M.Landry : ne jamais rien tenir pour acquis, puisque le vent, en politique, peut changer de direction subitement.« S'il y a une chose que l'on apprend ce soir, c'est qu'il faut faire très attention aux sondages.Personne ne s'attendait à ce qui se passerait aujourd'hui (.) Cela nous rappelle que la politique est un métier dur.» .Pour assumer des fonctions comme les miennes, qui étaient celles de René Lévesque et ses successeurs, il faut avoir un appui solide, indiscutable, massif.Je suis un homme de cause.Je ne suis pas un individualiste.Je suis un démocrate.Je suis un homme de société.Et je pense en mon âme et conscience, que je ne pourrai pas servir la société comme je voudrais le faire avec ce niveau d'appui.\u2014 Bernard Landry BERNARD LANDRY DÉMISSION SURPRISE BERNARD LANDRY BIOGRAPHIE POLITIQUE > Bernard Landry fait rapidement son entrée dans les cercles politiques.Dès 1964, il collabore à plusieurs ministères sous le gouvernement de Jean Lesage.> Sous la bannière du nouveau Parti québécois, il est candidat défait à ses deux premières élections en 1968 et 1973, dans la circonscription de Joliette.Il devient membre du comité exécutif du PQ en 1974.> Sur les conseils de René Lévesque, Bernard Landry va étudier l'économie et les finances à Paris.> Il tente à nouveau sa chance en politique en 1976, année où il remporte son premier siège à l'Assemblée nationale dans la circonscription de Fabre.Il est nommé ministre d'État au développement économique.> Il se fait vraiment remarquer à partir de 1984, quand il est nommé ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur.> Il tente en vain de succéder à René Lévesque à la tête du PQ en 1985.Il devient ministre des Finances sous le gouvernement de Pierre-Marc Johnson.> En 1994, il est élu dans la circonscription de Verchères et dirige plusieurs ministères sous le gouvernement de Jacques Parizeau.> Il est nommé vice-premier ministre par Lucien Bouchard en 1996.>Àtitre de ministre des Finances, il parviendra à équilibrer le budget du gouvernement.> Il est réélu dans la circonscription de Verchères en 1998.> Suite à la démission de Lucien Bouchard, Bernard Landry prend la tête du PQ le8mars 2001 et devient ainsi premier ministre du Québec, poste qu'il occupera jusqu'à la défaite du 14 avril 2003.> Il devient chef de l'opposition le 14 avril 2003, après la victoire du Parti libéral.PHOTO MICHEL GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE En 1980, en train de discuter avec des employés de la défunte usine GM de Boisbriand.Le Québec comme vocation PRESSE CANADIENNE Militant de la cause souverainiste dès les années 60, Bernard Landry a été de tous les combats du Parti québécois.Bernard Landry est né le 9 mars 1937 à Saint-Jacques-de-Montcalm, dans la région de Joliette.Diplômé en droit de l'Université de Montréal, il poursuivra ses études en économie et en finance à l'Institut d'études politiques à Paris.Il pratiquera le droit et travaillera au gouvernement du Québec avant de faire le saut en politique.En 1970, il est candidat du Parti québécois \u2014 fondé en 1968 par René Lévesque \u2014 dans Joliette et est battu.Il se représentera en 1973 dans Joliette-Montcalm et sera défait de nouveau.Ce n'est qu'en 1976 qu'il sera élu dans Fabre, lorsque le PQ est porté au pouvoir pour la première fois.En 1977, il commence sa carrière ministérielle à titre de ministre d'État au Développement économique.Réélu en 1981 dans Laval-des-Rapides, il reprend son ancien portefeuille, puis devient en 1982 titulaire du Commerce extérieur, et enfin des Relations internationales en 1984-1985.Avant que son gouvernement ne soit battu aux élections du 12 septembre 1985, le successeur de René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, lui confiera les Finances, poste qu'il retrouvera en 1996, sous Lucien Bouchard.Après sa défaite en 1985 et le renvoi du PQ dans l'opposition, M.Landry enseigne à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et est invité en France, au Mexique et en Afrique.Il animera en 1986-1987 une émission d'affaires publiques, Le Monde magazine.En 1987, il publie un ouvrage, Commerce sans frontières.Avec le retour de Jacques Parizeau au PQ, Bernard Landry réintègre la formation et devient vice-président du parti en 1989, jusqu'en 1994, lorsque le PQ est reporté au pouvoir, lorsqu'il est élu dans Verchères.Il est nommé vice-premier ministre par Jacques Parizeau, ainsi que ministre des Affaires internationales, de l'Immigration et des Communautés culturelles, ministre de la Francophonie, ministre responsable du Secrétariat à la jeunesse et responsable du Secrétariat à l'action humanitaire internationale.Après la défaite référendaire de 1995, Jacques Parizeau démissionne, Lucien Bouchard prend la relève et garde Bernard Landry comme vice- premier ministre, en plus de lui faire cumuler les Finances, le Revenu, ainsi que l'Industrie, le Commerce, la Science et la Technologie, en plus de lui attribuer le titre de ministre d'État à l'Économie et aux Finances.C'est l'époque du « superministre » Landry, sacré « grand vizir » par le magazine L'Actualité.À sa réélection au scrutin général en 1998, il est confirmé dans ses fonctions.Au départ de Lucien Bouchard en 2001, M.Landry est élu président du parti avec le désistement des candidats potentiels et devient premier ministre.Le 14 avril 2003, à son premier test électoral à titre de chef du PQ, son gouvernement est battu par le Parti libéral dirigé par Jean Charest.Après une période de réflexion, M.Landry décide de rester à la tête du parti et lance un processus de refonte du programme du parti appelé « La saison des idées ».L'année 2004 a été éprouvante pour M.Landry.Deux candidats à sa succession se sont affichés publiquement, François Legault et Pauline Marois, et d'autres députés ont contesté sa direction.Il a finalement réussi à rallier ses troupes autour du test de légitimité qu'allait être le vote de confiance d'hier.M.Landry est père de trois enfants, Julie Philippe et Pascale.Il partage sa vie avec Chantal Renaud.BIOGRAPHIE PERSONNELLE > Aujourd'hui âgé de 68 ans, Bernard Landry est né le9mars 1937 à Saint- Jacques-de-Montcalm, dans la région de Joliette.> Fils unique, il s'enrôle comme cadet dans l'armée et devient officier de réserve dans l'infanterie pour payer ses études.> Il épouse Lorraine Laporte le 6 juillet 1962, avec qui il a eu trois enfants (Julie, Philippe et Pascale).Il est aujourd'hui grand-père de trois petites-filles.> Inscrit en droit à l'Université de Montréal, il est admis au Barreau du Québec en 1965.Il pratique le droit jusqu'en 1976.> De 1986 à 1994, Bernard Landry enseigne au département des sciences administratives de l'UQAM.> Décès de l'épouse de Bernard Landry, la juge Lorraine Laporte, en 1999.> Depuis 2001, il est le conjoint de l'exchanteuse Chantal Renaud.Ils se sont mariés au mois de juin 2004.L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec remercie les entreprises, associations, fondations et organismes qui ont attribué des bourses d'études à ses élèves les plus méritants en 2004-2005.ASSOCIATIONS ET ORGANISMES Association générale des étudiantes et étudiants de l'ITHQ \" Association des hôteliers du Québec \" Association des vignerons du Québec \" Confrérie Amici dell'Enotria \" Confrérie des vignerons de St-Vincent de Mâcon, France \" Société des alcools du Québec ENTREPRISES Berthelet \" Casino de Montréal \" Ecolab \" Groupe Compass \" Laliberté et Associés inc.\" Lassonde inc.\" Natrel inc.\" Nestlé Waters \" Restaurant Gualdieri \" Resto Casino inc.\" Sagetra inc.(Couteaux Sanelli) \" Services d'entretien d'édifices Allied (Québec) inc.\" Services financiers Custom House, Global Foreign Exchange \" Services techniques de béton Scaram ltée \" Tremblant \" Vinitor, vins et spiritueux FONDATIONS Bourse Françoise-Kayler \" Canadian Hospitality Foundation \" Fondation Alcide-Théberge \" Fondation de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec \" Fondation des amis de l'art culinaire \" Fondation Gérard-Delage \" Fondation Magnani-Montaruli \" Fondation Marc-Bourgie 3321916A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tiragge ddu Tiragge ddu Complémentaire : Complémentaire : Tiragge ddu Tiragge ddu NUMÉRO Tiragge ddu NUMÉRO Tiragge ddu Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Participation gratuite Tiragge ddu Complémentaire : 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS (44) (41) 2005-06-04 2005-06-04 2005-06-04 2005-06-04 2005-06-04 20 087 678 $ 2 500 000 $ 2005-06-03 (20) 10 000 000,00 $ 121 754,40 $ 2 174,20 $ 141,90 $ 10,00 $ 10,00 $ 2005-06-03 POUR VOIR LA VIE EN GRAND.EN TRÈS GRAND ! 40 % à 70% Solde de 5672, rue Jarry Est, local 205 Saint-Léonard (entre Lacordaire et Langelier) Téléphone : (514) 326-1746 DERNIÈRE CHANCE! Nous serons fermés du 19 juin au 17 août Sur toutes nos collections printemps-été Ouvert aujourd'hui de 10 h à 16 h De plus nous payons les taxes ! Je souhaite que ces événements que nous vivons, et c'est mon souhait le plus cher, ne ralentissent en rien la marche de notre peuple vers son indépendance nationale.Je compte sur vous et j'ai confiance en vous pour intensifier l'action.Je compte sur vous pour faire les sacrifices requis, dans l'enthousiasme et dans la joie.\u2014 Bernard Landry BERNARDLANDRY DÉMISSIONSURPRISE La course à la succession de Landry DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Avec le départ surprise de Bernard Landry, la course à la direction du PQ va se mettre en branle pour déboucher, l'automne prochain, sur le choix d'un adversaire à Jean Charest.Les aspirants au poste ont été nombreux, mais peu jusqu'ici avaient sauté officiellement dans l'arène.Gilles Duceppe, qui dirige le Bloc québécois depuis le départ de Lucien Bouchard en 1996, sera le premier choix des stratèges du PQ.Et il ne fait pas de doute qu'il sera sur les rangs.Son avance systématique dans les sondages, où l'on compare sa popularité à celle de M.Landry, de François Legault et de Pauline Marois, ferait de lui le choix le plus sûr en vue des prochaines élections.En revanche, son long discours vendredi soir n'a enthousiasmé personne dans la salle.Il bénéficie par ailleurs d'appuis importants et souterrains chez les apparatchiks du PQ, surtout dans la région de Montréal.Dans le caucus, quelques députés montréalais, dont Louise Harel et Daniel Turp, prédit-on, constitueront la base de son organisation.Jusqu'ici, M.Duceppe était perçu avec passablement de méfiance par les députés péquistes.Son plan était de se montrer disponible pour la direction du PQ, mais après des élections fédérales où le Bloc aurait balayé le Québec.Ce scénario s'est évanoui avec le vote aux Communes qui a permis aux libéraux de se maintenir au gouvernement.Pauline Marois avait jeté l'éponge il y a deux semaines.Son équipe était venue à Québec pour la consoler.Avec la course qui s'annonce, la députée de Taillon voit sa dernière chance se présenter enfin.Elle peut compter sur quelques appuis dans le caucus ; Jocelyne Caron, Lucie Papineau et Nicole Léger sont déjà acquises à sa candidatures.Elle aura aussi certains appuis chez les jeunes, grâce en particulier au député de Joliette, Jonathan Valois.En revanche, sa course avortée à la direction du PQ avait dévoilé au grand jour la faiblesse de son organisation au parti.Mme Marois avait clairement dépassé François Legault dans les derniers sondages d'opinion, mais elle restait loin derrière Gilles Duceppe dans la faveur populaire.Elle a occupé le poste de ministre des Finances, mais son profil est clairement social.François Legault, décidé à attendre son heure, a déçu un groupe important de jeunes partisans en reportant à plus tard ses ambitions à la direction du PQ.Il s'était plié aux directives de M.Landry pour la publication de son « budget de l'an 1 » et ne pourra être accusé d'avoir manqué de loyauté au chef sortant.Mais après ses sorties percutantes des conseils nationaux de l'an dernier, ses prises de position n'avaient guère suscité d'enthousiasme dans la base militante.M.Legault est le seul candidat provenant du milieu des affaires, une rareté au Parti québécois.En revanche, son manque d'expérience et de sens de décision pourrait constituer un handicap important.André Boisclair, quant à lui, a toujours la cote auprès des militants péquistes.L'accueil que lui ont réservé les délégués lors de son bref passage au congrès en fin de semaine est venu rassurer celui qui se voyait comme chef péquiste.dans quelques années.Après un an d'études à Boston, ils s'apprêtait en août à travailler à Toronto dans un grand bureau de relations publiques.Bon orateur, rude debater, il n'a guère su au fil des ans tisser le réseau de loyauté nécessaire à la conquête de la direction d'un parti.Mais les militants pourraient être tentés de jouer la carte de la jeunesse.Diane Lemieux pourrait aussi être tentée.Elle avait jonglé avec l'idée lors du départ de Lucien Bouchard en 2001.Quatre ans plus tard, la « lionne de Bourget » est toujours aussi intense mais a gagné en expérience.Elle a marqué des points comme leader parlementaire à l'Assemblée nationale, un poste où bien des observateurs lui avaient prédit un cuisant échec.Elle est une dure guerrière au Parlement, mais ses discours tombent souvent à plat.Son caractère autocrate a aussi rendu réticents bien des députés.Joseph Facal, qui avait quitté la politique plutôt que d'essuyer une raclée dans Fabre aux dernières élections, est vu comme un bon candidat par certains péquistes.Originaire d'Uruguay, formé à la Sorbonne, le jeune professeur aux HEC a un curriculum idéal.Sa façon hachurée de s'exprimer reste un handicap.Daniel Turp pourrait également être tenté de se lancer dans une course même s'il n'a aucune chance de l'emporter.Il aurait le loisir de rejoindre son ancien chef, Gilles Duceppe, et d'accroître sa notoriété.Représentant de Mercier, il n'est jamais bien loin des principaux acteurs au PQ.On lui avait confié la préparation du programme destiné à être adopté au congrès de la fin de semaine.Enfin, Paul Bégin, ou un autre candidat surprise, pourrait se présenter uniquement pour s'assurer que le discours des souverainistes orthodoxes sera entendu.Il pourrait même rallier certains députés, Jean-Claude Saint-André notamment, élu dans l'Assomption.PHOTOROBERT NADON, LA PRESSE Gilles Duceppe.PHOTO PC, ARCHIVES LA PRESSE Pauline Marois.Plus de 400 véhicules de prestige sur place.Inspectés.Garantis.Kilométrage certifiée.Satisfaction garantis ou pour 30 jours échange permis conditions en succursale 1-866-GREGOIRE ENCANDIRECT.COM Illustrations àtitre de référence Sortie 14 de l'autoroute 640 Ouest 625 Dubois, St-Eustache (450) 472-7272 Nouvelle salle maintenant ouverte Convertible Convertible Volvo C70 \u201804 259900 Ferrari 360 Spyder \u201803 Mercedes E55 AMG \u201803 Mercedes CLK430 \u201801 BMW ZM3 Roadster \u201898 BMW Z4 \u201803 BMW M3 \u201802 Chevrolet Corvette \u201802 Audi A4 \u201804 Porsche Boxster \u201802 MercedesSLK320AMG\u201801 59900 Porsche Carrera 4 \u201801 SAAB 9,3 \u201801 Convertible Convertible Convertible Convertible Convertible Convertible Convertible Convertible 3318924A PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE François Legault.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE André Boisclair.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Diane Lemieux.PHOTO PC, ARCHIVES LA PRESSE Joseph Facal.PHOTO PRISE PAR STEEVE DUGUAY Daniel Turp.PHOTO PC, ARCHIVES LA PRESSE Paul Bégin.3 numéros du magazine Ricardo OU 4 numéros du magazine GOLF AGP.Pour seulement 48,88$ (plus taxes).Communiquez avec nous cyberpresse.ca/abonnement (514) 285-6911 Interurbain sans frais :1 800 361-7453 UN 2 POUR 1 POUR LA FÊTE DES PÈRES Offrez un abonnement week-end à La Presse pour les 6 prochains mois Une économie de près de 30% sur le prix en magasin.3321735A Je vous souhaite tout simplement d'avoir un chef ou une chef capable, décidé, qui a l'énergie et la force requises pour diriger un parti comme le nôtre.Alors nous nous reverrons sur le terrain de la militance.Et j'espère que je serai avec vous le soir de l'indépendance nationale.\u2014 Bernard Landry BERNARDLANDRY DÉMISSIONSURPRISE BERNARD LANDRY DÉMISSION SURPRISE SOUVERAINETÉ L'aile orthodoxe mord la poussière TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Quelques heures seulement avant d'annoncer son départ de la direction du Parti québécois, Bernard Landry avait remporté une importante victoire contre l'aile orthodoxe de son parti, qui a échoué dans sa tentative de radicaliser le programme du Parti québécois.Le directeur de l'Action nationale, Robert Laplante, et ses disciples ont subi un cuisant revers alors que leur proposition demandant à un prochain gouvernement péquiste de faire des « gestes de rupture » contraires à la constitution canadienne dès le lendemain de son élection a été rejeté hier par les délégués péquistes réunis en congrès.La position qu'a toujours défendue Bernard Landry, celle de tenir un référendum sur la souveraineté « le plus tôt possible dans le mandat », a été consacrée.Elle devait être adoptée en définitive par les délégués lors d'une assemblée plénière aujourd'hui, mais le programme été chamboulé à la suite de la décision-choc de Bernard Landry.En début de matinée hier, les militants ont tenu un débat pour déterminer laquelle des deux approches allait être débattue en priorité.Cent huit délégués ont opté pour la proposition Laplante, mais 130 ont préféré une proposition de la région de la Montérégie, qui reprend à quelques nuances près la thèse de Bernard Landry.À partir de cet instant, la proposition Laplante n'a cessé de perdre du terrain.Tour à tour, des députés \u2014 dont Pauline Marois, Daniel Turp et Jean-Pierre Charbonneau \u2014 se sont présentés au micro pour déposer une série d'amendements inspirés des travaux effectués dans différents congrès régionaux afin de bonifier la proposition de la Montérégie et de rallier une majorité de délégués.Quelques militants en faveur de la proposition Laplante ont accusé « l'establishment du parti » d'avoir préparé une manoeuvre pour étouffer leur mouvement.Le député de Mercier, Daniel Turp, a nié cette thèse et s'est réjoui de la décision des délégués.« C'est une démarche ouverte et transparente, sans rupture, qui prévoit une préparation adéquate pour que les Québécois puissent voter oui de façon éclairée », a-t-il expliqué.La proposition retenue par une forte majorité des délégués précise notamment que le Parti québécois proposera un projet de pays à la prochaine campagne électorale, comme le souhaite le député de Rousseau, François Legault.Une fois élu, un gouvernement péquiste préparera une constitution provisoire initiale.Il tiendra « le plus tôt possible» un référendum sur la souveraineté en posant une question courte et simple.Un deuxième référendum aura lieu afin de faire approuver par la population une constitution permanente.« Lundi, on commence à préparer la souveraineté du Québec », a lancé Daniel Turp, qui a eu droit à une ovation vibrante.Le député de Mercier a poussé un soupir de soulagement, car il craignait que la proposition Laplante ne gagne des appuis.« La principale faille de cette proposition était qu'elle faisait porter un référendum sur une constitution plutôt que sur l'accession du Québec à la souveraineté.Et des gestes de rupture auraient mobilisé l'opinion publique contre l'idée de souveraineté », a-t-il expliqué.Visiblement contrarié, le directeur de l'Action nationale a esquivé les journalistes.« Je n'ai rien à dire », a lancé un Robert Laplante amer.Devant les militants, M.Laplante a jugé « frileuse » l'approche retenue.« C'est de l'attentisme pernicieux », a-t-il lancé.Le député de l'Assomption, Jean- Claude St-André, ardent défenseur de la proposition Laplante, regrette le choix des délégués mais il entend « poursuivre le débat, car ça ne prend pas fin avec ce congrès ».Selon le député, le Québec ne pourra accéder à l'indépendance grâce à la proposition retenue, qui « consacre l'étapisme ».« On va faire de la parlotte jusqu'au référendum.Et entre les élections et le référendum, le gouvernement va devoir s'astreindre à faire de la gouverne provinciale.Ça conduit tout droit à un échec », a-t-il expliqué.Lors des débats en commission, les partisans de la proposition Laplante ont fait valoir que le PQ « doit regagner la confiance de souverainistes » et « montrer qu'il est sérieux cette fois ».Mis à part M.St-André, seul un autre membre de l'aile parlementaire, Nicole Léger, a saisi le micro pour donner son appui à cette option.Or, des délégués ont manifesté leurs inquiétudes.Les gestes de rupture sèmeraient le « chaos » et le gouvernement canadien risquerait d'« envoyer l'armée », ont-ils dit.Pour plusieurs, tenir un référendum sur une constitution provoquerait la division au sein même des troupes souverainistes.Le PQ doit selon eux tirer une leçon du rejet récent de la Constitution européenne par la France et les Pays- Bas.L'ancien ministre et député Paul Bégin a tenté, en vain, de forcer un gouvernement péquiste à tenir un référendum au cours de la première moitié du mandat.« Il ne faut pas s'enferrer dans un échéancier rigide », a dit le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, rejoignant ainsi l'avis de la majorité.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE La démission surprise de Bernard Landry a ébranlé plus d'un délégué du Parti québécois, au congrès du week-end.Àhauteur d'homme abattu MARISSAL suite de la page A1 Dans l'ascenseur de l'hôtel Hilton, à quelques mètres du Centre des congrès, un jeune péquiste, les yeux encore rougis quelques heures après l'annonce, disait en secouant la tête : « Je ne sais pas ce qui va arriver maintenant, mais j'ai la chienne.» La vie de ces chefs politiques est parfois d'une cruauté inimaginable pour qui ne l'a pas vécue ou vue de proche.Quelques minutes avant de monter sur scène pour son dernier discours comme chef du PQ, Bernard Landry, assis à l'avant de cette salle qui venait de le congédier, imperturbable mais visiblement sonné, entendait les militants taper des mains en scandant son nom.Si on avait pu enregistrer la voix intérieure de M.Landry, on aurait probablement entendu : « Ma gang de ta., si vous m'aimez tant que ça, pourquoi m'humiliez-vous avec ce vote de 76 % ?» On avait vu dans le documentaire À hauteur d'homme, de Jean- Claude Labrecque, un homme orgueilleux, préoccupé par sa place dans l'histoire du Québec.Debout, le verbe haut, il pourfendait ses détracteurs et refusait de s'excuser.Hier, on l'a vu au tapis, reconnaissant humblement le verdict des militants de son parti.La plus grande erreur de Bernard Landry aura peut-être été, finalement, de s'être trop avancé plus de trois mois avant ce vote de confiance crucial, affirmant d'un ton serein et convaincu qu'il n'y avait plus de contestation dans les rangs, que ses principaux adversaires s'étaient rangés et que les militants suivraient.Il avait luimême mis la barre trop haut, se condamnant à démissionner s'il échouait.La turbulente histoire du PQ, qu'il connaît pourtant comme le fond de sa poche, aurait dû l'inciter à plus de prudence.« C'est réglé, je vais gagner mon vote de confiance.À 80 % et même plus », avait-il prédit en février, lors d'un dîner privé dans un petit resto français où il a ses habitudes.Cela rappelle ce que des partisans de Pauline Marois et de François Legault disaient l'automne dernier : Bernard Landry peut tenter de s'accrocher et croire qu'il est en pleine maîtrise, mais tout se jouera au congrès, quand les militants voteront.« Dans un vote de confiance, le mot de la fin appartient aux militants », disait même un partisan de François Legault.S'il éprouvait hier soir de la rancoeur, le chef péquiste n'en a rien montré.En ce sens, sa sortie est exemplaire.Certains diront qu'il n'avait pas le choix, mais il aurait pu trouver toutes sortes de bonnes raisons pour rester.Les sondages sont plus que favorables au PQ, le gouvernement Charest ne s'en va nulle part, la souveraineté est au plus haut dans les intentions de vote, il reste au moins deux ans avant les prochaines élections, etc.Un chef peut toujours trouver des prétextes pour s'accrocher, mais peu d'entre eux trouvent le courage de partir quand le moment est venu.En décidant de partir immédiatement, Bernard Landry évite à son parti comme à lui-même des mois de flottements malsains et contre-productifs.Pour les péquistes, il y a au moins une bonne nouvelle dans ce tremblement de terre : il arrive au bon moment.Maintenant que la chaise est vide, on peut espérer une vraie course à la direction, ce qui n'est pas mauvais pour la visibilité d'un parti à deux ans environ des prochaines élections.La conjoncture politique est bonne et le PQ a du temps devant lui pour se retourner.Ce qui amène, inévitablement (the show must go on), la question de la succession.Évidemment, les noms des députés Pauline Marois et François Legault resurgissent.La première voit enfin la porte s'entrouvrir sur ses ambitions ; le second sautera sur le téléphone dans les prochaines heures pour vérifier ce qu'il reste de ses appuis.Il y a aussi André Boisclair, le jeune et ambitieux ancien député de Gouin, qui a quitté la politique l'an dernier mais que la politique, elle, ne quittera jamais.Il était hier soir dans le hall du même Hilton, serrant des mains et jasant avec tout le monde.On dit chez les péquistes qu'il est très intéressé à se présenter aux prochaines élections dans Laurier\u2014Sainte- Marie (que quittera André Boulerice).Et, bien sûr, il y a Gilles Duceppe, qui devra décider plus tôt qu'il ne l'aurait souhaité s'il fait le grand saut.Les Québécois l'aiment bien, selon les sondages.Les péquistes lui reconnaissent de vaillants états de service, mais ils doutent qu'il ait les qualités de chef requises pour diriger le PQ.On verra, en tout cas, dans les prochaines semaines s'il a assez de guts pour faire le grand saut.Quant à Bernard Landry, ne vous surprenez pas si vous le voyez en septembre retourner à son autre passion : l'enseignement.Il pourra, en effet, réactiver facilement les offres que lui avaient faites l'UQAM et des université étrangères après sa défaite aux élections de novembre 2003.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 La vie de ces chefs politiques est parfois d'une cruauté inimaginable pour qui ne l'a pas vécue ou vue de proche.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.SPORTSPLUS JACQUES VILLENEUVE HÉROSOUZÉRO?UNE AFFICHE À CONSERVER PAGES 1 À 7 ET 12 À VOS AFFAIRES FAITES FLEURIR VOTRE RETRAITE PAGE 1 LA CHRONIQUE DE STÉPHANE LAPORTE PAGE A8 PLUS ATTENTION: GOMERY À L'OEUVRE PAGES 1 À 3 AUJOURD'HUI LES SEIGNEURS DEDOGTOWN LECTURES PAGES 7 À 10 ACTUALITÉS INCENDIES DE FORÊT Chibougamau ressemble à un paquet d'allumettes SARA CHAMPAGNE CHIBOUGAMAU ENVOYÉE SPÉCIALE Les traits tirés par une nuit de sommeil de deux heures, Guillaume Tremblay a pris sa première pause vers 15h.Le jeune pompier s'est assis à l'arrière d'un camion, a enlevé son casque protecteur, a fait craquer une allumette et a enfin pu griller une cigarette.« Ce n'est pas un feu comme les autres, explique ce chef d'équipe, qui éteint des incendies de forêt depuis 12 ans.Il est maîtrisé, mais on se promène sur un paquet d'allumettes.Le feu peu couver sous la mousse, dans le sol, sous des branches, et les flammes peuvent nous sauter à la figure à tout moment.» Le jeune pompier dans la vingtaine, originaire de Roberval, raconte que ses hommes étaient nerveux en matinée.Les pompiers devaient s'attaquer à la tête du feu, arriver à le maîtriser et enfin à le circonscrire.En fin de journée, un périmètre de 3 km en forêt était longé de boyaux d'arrosage.En survolant le territoire en hélicoptère, Guillaume Tremblay rend compte de la situation.Il montre à La Presse des dizaines de colonnes de fumée.Une odeur de feu de camp sature l'air.Des hectares complets d'épinettes sont calcinés.« C'est vivant et imprévisible, un feu, poursuit-il.Je ne sais pas ce qui serait arrivé si on l'avait échappé.Je pense que la ville de Chibougamau aurait été rasée.On a dépensé toutes nos énergies pour le combattre.» Au sud de Chibougamau, 125 pompiers se sont déployés hier matin afin de combattre les flammes.Parmi eux, 22 collègues du Nouveau-Brunswick.Ils vont passer une quinzaine de jours dans le nord du Québec.Michel Bordage, marié et père de trois enfants, dit que sa famille est nerveuse chaque fois qu'il « part au feu ».Il est pompier forestier depuis près de 20 ans.Il a combattu les flammes en 2001, à Manic 5.Il dit que c'est au Québec qu'il a vu les plus gros incendies de forêt.«C'est un autre monde, ici, à cause épinettes noires.Dans notre coin, il y a des feuillus et le feu saute par-dessus.Ici la topographie est vraiment différente.» « Ce n'est pas rare d'avoir toute une frousse avec ce genre de feu, explique- t-il.C'est vraiment sec.Les flammes peuvent nous attaquer par derrière ou nous prendre par le flanc à cause des brindilles.Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête.» Mon job part en fumée Le maire de Chibougamau, Donald Bubar, était à Québec quand une centaine de résidants de trois secteurs de villégiature de la région ont reçu un ordre d'évacuation vendredi soir.Les flammes ont envahi le ciel en cinq minutes, à quelques kilomètres seulement des secteurs résidentiels et de l'hôpital.Vers 17h hier, il a levé l'ordre d'évacuation en poussant un soupir de soulagement.«J'ai eu vraiment peur.On a passé à un cheveu de perdre la ville au complet.Le feu a surpris tout le monde », dit-il.Il explique que la Ville a investi plus de 100 000$ dans l'aménagement du millier d'hectares rasés par les flammes.«Des sentiers de motoneige, d'autres de ski de fond, tout est saccagé.C'est décourageant.Je ne sais pas si on va pouvoir se permettre de refaire tout ça.» En fin d'après-midi, un groupe de travailleurs forestiers de Chantiers Chibougamau est venu offrir de l'aide aux pompiers.Ils ont dû arrêter leurs opérations vendredi soir.Ghislain Guindon, opérateur de machinerie lourde, se souvient d'un plus gros incendie, en 1971, où toute la ville avait été encerclée par les flammes.« Nous sommes habitués, expliquet- il.N'empêche, chaque fois que je regarde ça, je me dis que c'est mon job qui s'envole en fumée.Il faut se consoler en pensant que la forêt se régénère.C'est naturel, dans un sens.PHOTO MARTIN BEAULIEU, LA PRESSE© Les épinettes noires rendent le feu imprévisible et donnent souvent la frousse aux pompiers puisque les flammes peuvent jaillir subitement.UN TOUR LA NUIT Un peloton dense mais heureux CAROLINE TOUZIN Nuzheta Kadric, son conjoint, Daniel Guernon, et sa fille de 7 ans, Ana, n'ont pu résister à la tentation de se transformer en oiseaux de nuit à deux roues.Motivée par le temps magnifique et l'ambiance de fête créée par les milliers de cyclistes déjà massés à la ligne de départ sur l'avenue du Parc-La-Fontaine, la famille Guernon-Kadric s'est inscrite au Tour la nuit tout juste une heure avant le départ, vendredi soir.« Promis, je vais être capable de me lever pour mon cours de gymnastique demain matin », a dit Ana, très motivée, à sa mère sceptique.Maman s'est finalement laissée convaincre par un « c'est sûr que ça va être cool » prononcé avec un air suppliant.La randonnée de 20 km a battu un record de participation: quelque 11 000 personnes s'étaient inscrites, dont 1000 seulement 24 heures avant le Tour.C'est 3000 de plus que l'an dernier et 6000 de plus qu'en 2003.« Avec une telle participation, c'est sûr qu'on va devoir modifier le parcours l'an prochain et trouver des rues plus larges », a expliqué à La Presse la présidente-directrice générale de Vélo Québec (organisateur de l'événement), Suzanne Lareau.La représentante de La Presse, ellemême en vélo, a eu amplement le temps d'admirer le Jardin botanique, point fort du Tour, au milieu d'un peloton digne (pour sa densité, mais certainement pas pour sa vitesse) de la Coupe du monde de cyclisme féminin sur le mont Royal la semaine précédente.Même que, à trois kilomètres de la fin du trajet, les cyclistes ont presque tous dû descendre de vélo au coin des rues Fullum et Masson pour pouvoir prendre la piste cyclable qui longe la voie ferrée du CP.Tout un bouchon « On savait que ça allait créer un bouchon, mais la police de Montréal nous a obligés à passer par là quand on a négocié le trajet », déplore Mme Lareau.Par chance, les bénévoles postés tout le long du parcours ont tout fait pour éviter que les cyclistes perdent leur sourire.Il y en a même un qui avait installé sur le toit de sa voiture des haut-parleurs crachant à tue-tête la chanson Hawaïenne, des Trois Accords.Rue Adam, dans Hochelaga-Maisonneuve, les spectateurs, bien calés dans leurs chaises de parterre installées sur le trottoir, ne donnaient pas leur place non plus.Plusieurs ont trinqué à la santé des cyclistes en leur lançant des encouragements bien sentis.«Le Tour passe par ici parce que c'est un coin chaleureux », croit Sylvie Legros, résidante du quartier, qui a admiré le cortège avec sa voisine.Certains cyclistes ont décidé d'en mettre plein les yeux à ces badauds en décorant leur vélo et leur casque de tubes fluorescents, de quilles et même de dauphins clignotants à piles, comme ceux de Pierre et Céline Descent, de Repentigny.Le couple, qui a fait le Tour la nuit presque chaque année depuis le début il y a sept ans, aurait aimé refaire le parcours de l'année dernière.Les cyclistes avaient alors monté le chemin Olmstead, sur le mont Royal, pour ensuite redescendre par le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.« C'est sûr qu'on aurait aimé offrir ce magnifique trajet de nouveau cette année, mais les automobilistes d'Outremont ne l'ont pas encore digéré », a expliqué Mme Lareau.Remplacer le Tour des enfants Avec la disparition du Tour des enfants l'an dernier, le Tour la nuit a attiré son lot de familles.Environ un participant sur cinq avait moins de 17 ans.Clovis Belley, 6 mois, était sans doute le plus jeune « apprenti cycliste », endormi à côté de sa soeur, Flavie, 2 ans, dans une remorque tirée par papa.« L'an dernier, je regardais les cyclistes passer avec ma bedaine.Je me disais: l'année prochaine, je vais le faire », a dit Josée Ouellet, la maman, accompagnée également de ses parents.Sans autre porte-parole officiel cette année que les commanditaires (c'était la comédienne Karine Vanasse l'an dernier), le Tour la nuit a tout de même pu compter sur le responsable des Transports à la Ville de Montréal, Claude Dauphin, pour vanter l'événement.À son arrivée en vélo au parc Laurier, il s'est dit impressionné par la beauté du trajet.Campagne électorale oblige, il a ajouté : « Autant les gens m'ont trouvé fatigant \u2014 mais pas dans le sens péjoratif \u2014 pendant quatre ans dans le dossier du transport en commun, autant ils me trouveront fatigant dans les prochaines années pour le développement des pistes cyclables.» Les derniers cyclistes ont franchi la ligne d'arrivée au parc Laurier trois heures après le départ, soit à minuit et cinq.Le groupe Manouche les a accueilli au son de la musique tsigane et la troupe de cirque les Nomades urbains leur en a mis plein la vue, notamment avec ses cracheurs de feu.Le Tour la nuit s'est déroulé sans incident majeur.Des cyclistes ont chuté, dont deux qui ont été transportés à l'hôpital pour des blessures mineures.Ils ont depuis reçu leur congé.La randonnée de 20 km a battu un record de participation : quelque 11 000 personnes s'étaient inscrites, dont 1000 seulement 24 heures avant le Tour.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Certains cyclistes ont décidé d'en mettre pleine les yeux aux badauds en décorant leur vélo et leur casque de tubes fluorescents, de quilles, de chapeaux multiformes. Mon frère docteur STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le dimanche 5 juin 1966.Il fait beau.Il fait chaud.Normalement, je devrais être dehors en train de jouer au baseball dans la ruelle avec mon frère Bertrand.Mais mon frère Bertrand est occupé.C'est sa fête.Et il a reçu en cadeau un crâne.Pas un vrai crâne.Un crâne à monter.Un crâne à coller.Vous connaissez les modèles réduits d'avions à coller ?C'est le même principe, sauf que c'est un crâne.Et le crâne n'est pas réduit.Il est gros comme le mien.Il faut tout assembler ; le cortex, le cerveau, les yeux, les oreilles, la langue, les dents.Tout.Mon frère trippe.Et moi je l'aide.Il est le chirurgien.Je suis l'assistant.Sauf que d'habitude un chirurgien enlève des morceaux ; Bertrand, lui, en pose.Ça fait déjà deux heures qu'on est sur le cas.Je m'essaie : « Bertrand, pourquoi on va pas jouer au baseball?On pourrait continuer après.» Bertrand ne m'écoute pas : « Donne-moi le cervelet.» Cervelet ?Cervelet ?Facile à dire ! Je n'ai jamais vu de cervelet.Je prends une chance.« Non, ça c'est les amygdales ! » « Je m'excuse ! » Mais je dois pas être le seul à faire cette erreur.Il y a des gens qui croient s'être fait enlever les amygdales, mais ils n'ont plus de cervelet ! Trève de sarcasme.Mon frère est concentré.Il n'a même pas remarqué que son assistant porte à la main droite son gant de baseball.Ce qui est strictement défendu dans un bloc opératoire.Je suis mieux de l'enlever.Je pense bien que notre partie de baseball sera remise.Pas à cause de la pluie.À cause du crâne.Je n'ai jamais vu mon frère dans cet état.Aussi sérieux.Aussi heureux.Si, une fois ! L'année dernière, quand il a reçu un squelette pour son anniversaire.Un squelette à coller.Il fallait poser tous les os, tous les organes.Mon frère s'est enfermé dans sa chambre avec son squelette durant une semaine.C'est à peine s'il s'arrêtait pour manger.Quand il est sorti de sa chambre, il était aussi gros que son squelette.Je ne sais pas si le crâne va lui prendre autant de temps.C'est fou tout ce qu'il y a dans une tête.Une chose est sûre, mon frère ne fera rien d'autre tant que sa tête ne sera pas toute montée.Parce que mon frère a une passion dans la vie.Un rêve.Devenir médecin.Et il vit tellement intensément son rêve que, pour moi, il est déjà docteur.Quand je me blesse les genoux en tombant, c'est lui qui me fait mon pansement.Quand ma soeur se tourne une cheville en dansant le ballet, c'est lui qui pose son diagnostic.Bert est notre doc.Je suis fier de lui.C'est mon idole.Encore plus que Jean Béliveau.Il va être le prochain Dr Welby.Pour l'instant, il s'exerce, en mettant les yeux dans les trous.Ça lui a pris seulement trois jours.Son crâne est sur son bureau.À côté du squelette.Il y sera longtemps.Des années et des années.Il sera encore là sept ans plus tard quand, assis à son bureau, mon frère ouvre l'enveloppe de la faculté de médecine pour savoir s'il est accepté.Il déplie la feuille.Lit.Il est refusé.Refusé.Bertrand n'entrera pas en médecine.Il est effondré.Moi, je ne le crois pas.Mon frère, c'est le meilleur, on ne peut pas refuser le meilleur.Je le vois pleurer.Et je me retiens.J'ai 12 ans et j'essaie d'être un homme.J'aurais le goût de le prendre dans mes bras.De lui dire qu'il sera toujours mon médecin.Mais il a juste le goût d'être tout seul.Ma mère lui dit que ce n'est pas grave.Qu'il réessayera l'année prochaine.Mon père ne lui dit rien.Il lui donne une tape dans le dos.Il est encore plus anéanti que lui.Et ma soeur pleure de voir son grand frère pleurer.Mon frère a suivi les conseils de ma mère.Après sa première année de biologie, il a essayé à nouveau.Après sa deuxième, aussi.Et finalement après sa troisième, il a été accepté.Il a fait ses six ans de médecine.Et il est devenu ce qu'il a toujours été : un docteur.Le meilleur des docteurs.Je ne le vois plus souvent.Il pratique au Nouveau-Brunswick.On ne se parle pas beaucoup non plus.Deux gars au téléphone, c'est pas fort.Je parle plus avec ses filles.Mais je suis toujours aussi fier de lui.Parce que c'est un bon médecin.Et surtout parce que c'est un merveilleux père.Joyeux anniversaire, le frère ! J'attends toujours pour aller jouer au baseball.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com PHOTO FOURNIE PAR STÉPHANE LAPORTE Mon frère Bertrand, moi et ma soeur Dominique.Bertrand a huit ans et il lit Les Merveilles du corps humain.La quatrième finale québécoise du Défi génie inventif Les moutons noirs HUGO MEUNIER Plus de 500 religieux et religieuses venus de partout au pays tiennent un forum en fin de semaine au collège Jean-de-Brébeuf.Ils sont venus méditer sur leur avenir et réfléchir aux moyens de freiner l'hémorragie qui secoue les fondations de l'Église.C'est une sorte d'examen de conscience que s'offrent ces hommes et ces femmes au service de Dieu, à une époque où les églises se vident.Entre 1975 et 2004, le nombre de jeunes en formation dans les congrégations religieuses est passé de 402 à trois chez les hommes et de 426 à 68 chez les femmes.Le nombre total de religieux \u2014hommes et femmes\u2014 a diminué de plus de la moitié, passant de 55 180 à 22 471, et la moyenne d'âge est d'environ 72 ans.Selon des statistiques obtenues de la Conférence religieuse canadienne, il n'y a que deux femmes de moins de 24 ans parmi les membres des 230 congrégations du Canada.Dans les couloirs du collège Jeande- Brébeuf, la situation parle d'ellemême : on y voit une population aux cheveux grisonnants, dernière ambassadrice d'une religion qui semble à l'agonie.Mais au lieu de s'apitoyer sur leur sort, certaines religieuses n'hésitent pas à se retrousser les manches et à chercher des pistes de solution.Parfois contre vents et marées puisqu'on n'ébranle pas les dogmes d'une religion vieille de 2000 ans comme on récite un chapelet.« C'est clair qu'on ne retournera pas dans le passé.Alors qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?On veut voir ce qu'on a dans le ventre », souligne soeur Yvonne Bergeron, de Sherbrooke.Avec sa complice Diane Foley, d'Amqui, elle n'hésite pas à aborder des thèmes comme l'écologie, la mondialisation, le sacerdoce des femmes, le féminisme, l'ouverture aux communautés culturelles et l'« engagement perpétuel », autant de sujets de discussion qui détonnent avec le conservatisme de la religion catholique.« Il va falloir que nos communautés vivent un réveil, qu'on prenne des risques, un beau risque ! » souligne Diane Foley.Ce beau risque, c'est celui de débattre librement de tous ces enjeux qui façonnent la société d'aujourd'hui.Un exercice facile pour la population en général, mais audacieux pour une communauté soumise à l'autorité du pape.Aujourd'hui encore, les religieuses qui entretiennent une pensée différente de celle dictée par Rome font figure de moutons noirs.«On se fait dire : tu contestes le pape », raconte l'énergique Mme Foley.Plus engagées socialement, les religieuses ont récemment pris position contre le projet gouvernemental du Suroît et contre la multinationale Wal-Mart.Et elles n'ont pas dit leur dernier mot : « Prenons la parole ! » tranche Yvonne Bergeron.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Tombera ?Tombera pas ?Voilà la question que se posaient hier les 64 jeunes du secondaire qui participaient à la quatrième finale québécoise du Défi génie inventif, organisé par le Conseil de développement du loisir scientifique.Le défi consistait à faire franchir une distance de deux mètres à un « transport'oeufs » fixé à une corde.Cynthia Doe, de l'école Joseph-Hermas-Leclerc, vient de lancer son oeuf dans le « transport'oeufs» que son équipe a fabriqué.Malheureusement, le coco ne s'est pas rendu à destination.REPORTAGE PUBLICITAIRE Tout habillé de bois précieux, le nouvel agrandissement donne à la joaillerie l'espace nécessaire pour offrir le plus beau choix de bijoux au Canada.Les 25 ans de Château d'Ivoire QUELQUE 600 PERSONNES ont participé cette semaine à la soirée 25e anniversaire donnée par la joaillerie de prestige Château d'Ivoire, au 2020, rue de la Montagne à Montréal.Elles répondaient ainsi avec enthousiasme à l'invitation des frères Mounzer et Suhail Kaidbey, désireux de remercier leur clientèle pour sa fidélité.ETTE FÊTE SOULIGNAIT aussi l'agrandissement de la joaillerie dont la surface de plancher a été plus que multiplié par deux pour offrir le plus beau choix de bijoux haut de gamme au Canada dans une ambiance calme et dans un décor raffiné.Des dirigeants des plus grandes entreprises horlogères du monde ont participé à la fête qui se déroulait à l'extérieur, rue de la Montagne, fermée pour l'occasion.La soirée a été rehaussée par un spectacle de la troupe de cirque \" Les 7 doigts de la main \".Les frères Kaidbey ont tenu à remercier la communauté de son appui en tenant un encan silencieux de certains de leurs superbes montres et bijoux.Les profits ont été remis à trois oeuvres caritatives de Montréal.Château d'Ivoire offre 27 marques de montres de luxe, certaines exclusives pour le Canada (A.Lange & Söhne, Van Cleef & Arpels), et une dizaine d'autres exclusives pour le Québec, dont Piaget.Les connaisseurs de haute joaillerie sont quant à eux comblés, Château d'Ivoire présentant les marques les plus prestigieuses.Une équipe d'artisans joailliers de haut calibre a permis à Château d'Ivoire de développer sa propre gamme de bijoux exclusifs.Elle peut répondre à toute demande pour un bijou personnalisé et unique.www.chateaudivoire.com Des dirigeants des plus grandes entreprises horlogères du monde ont tenu à souligner l'événement de leur présence.De gauche à droite, Edward Wright, président pour l'Amérique du Nord de Baume & Mercier, Mounzer et Suhail Kaidbey, propriétaires de Château d'Ivoire, Philippe Léopold-Metzger, président-directeur général de Piaget, et David H.Bolton, directeur des ventes pour Cartier au Canada.3322510 . ACTUALITÉS EN BREF Un plongeur montréalais fait face à une suspension Il a eu une relation avec une coéquipière de 15 ans Karla déménage Le Service correctionnel canadien a décidé hier de transférer Karla Homolka de la prison de Joliette au pénitencier de Sainte-Anne-des- Plaines.Homolka aurait de nouveau reçu des menaces de mort que les autorités estiment crédibles.Le Service correctionnel fait ainsi d'une pierre deux coups, le transfert écartant par le fait même les photographes et caméramans qui tentent de croquer la célèbre cirminelle.Raymond Gervais La GRC dépassée La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'a pas été en mesure de faire enquête sur plus du tiers des tuyaux qui lui ont été refilés par l'organisme fédéral de surveillance des transactions financières, en grande partie parce qu'elle ne dispose pas des ressources humaines nécessaires, selon un rapport venant d'être rendu public.La police fédérale n'a pu entreprendre d'enquête sur 45 dossiers lui ayant été confiés par le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), selon ce document.Presse Canadienne Pas de règlement en vue aux CPE À moins d'un revirement inattendu, la grève commencée vendredi dans 310 centres de la petite enfance (CPE) du Québec se poursuivra comme prévu demain et mardi.Aucune rencontre n'a eu lieu entre le gouvernement et les représentants syndicaux depuis le déclenchement de la grève.Vendredi, la ministre Carole Théberge avait exhorté les 7000 éducatrices affiliées à la CSN à revenir à la table de négociation, mais le syndicat n'a pas répondu.Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux à la CSN, a expliqué hier que la partie patronale n'avait pas sollicité de rencontre.Les deux parties semblent rester sur leurs positions.Presse Canadienne Les municipalités s'impatientent Le monde municipal commençait à s'impatienter hier, après que le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Stephen Harper, eut prononcé une allocution devant l'assemblée annuelle de la Fédération canadienne des municipalités.M.Harper s'est adressé brièvement à plus de 1000 délégués municipaux, mais il n'a pas pris d'engagement ferme auprès d'eux, pas plus qu'il n'a réagi à l'appel des maires des grandes villes canadiennes afin qu'il soutienne le budget fédéral.« Nous en avons assez des bêtises qui se passent », a par la suite lancé le maire de Vancouver, Larry Campbell, au sujet des jeux politiques ayant cours à la Chambre des communes.« Ce n'est pas seulement embarrassant, cela empêche inutilement le pays de bouger, et plus nous attendons, plus nous prenons du retard, a-t-il ajouté.Il y a des gens qui vivent dans la rue dans ma ville.Je veux de l'argent et je le veux maintenant.» Presse Canadienne Haïti salue la visite de Charest Au bord de l'effondrement, Haïti a salué hier la présence sur son sol du premier ministre Jean Charest, une visite que le premier ministre par intérim Gérard Latortue a qualifié du « signe le plus fort de solidarité reçu d'un pays ami ».« Sur le plan politique, c'est extrêmement important qu'il soit venu, surtout à ce moment précis », a dit M.Latortue, en point de presse à son cabinet de Port-au-Prince, au terme d'une rencontre d'une quarantaine de minutes avec son vis-àvis québécois.« Il y a de l'insécurité et les gens ont peur de venir en Haïti », a convenu le premier ministre par intérim, qui tente d'organiser des élections générales à l'automne en dépit du contexte de violence, d'intimidation et de quasi- anarchie qui règne dans la capitale.Presse Canadienne Saumons contaminés Une organisation environnementale souhaite que le ministère fédéral de la Santé oblige un centre de pisciculture de la Colombie-Britannique à éliminer des milliers de saumons qu'elle estime êt re contaminés, au large de l'île de Vancouver.Le groupe Stolt Sea Farm estime que 310 000 poissons ont été contaminés au vert malachite, colorant pouvant causer le cancer ayant déjà servi à détruire les champignons dans les oeufs de poisson et dont l'utilisation fut interdite au Canada en 1992.Presse Canadienne SIMON DROUIN LONDON \u2014 Arturo Miranda, plongeur canadien d'origine cubaine sélectionné pour les Championnats du monde de sports aquatiques, fait face à une suspension de six mois qui pourrait l'empêcher de participer à la compétition qui aura lieu le mois prochain dans l'île Sainte-Hélène.Déjà sélectionné au trois mètres synchronisé, Miranda, 34 ans, tentera aujourd'hui de se qualifier pour l'épreuve individuelle dans le cadre des Championnats canadiens de plongeon, qui ont lieu à London.En mars, un comité de discipline de Plongeon Canada lui a imposé une suspension de six mois après avoir reçu une plainte d'une jeune plongeuse de 15 ans selon laquelle Miranda a eu une relation sexuelle avec elle, d'après un article publié hier dans le Toronto Star.Âgé de 33 ans à l'époque, Miranda était le coéquipier de la jeune fille, une athlète prometteuse de la région montréalaise, en plus d'avoir été son entraîneur à temps partiel.L'incident s'est déroulé dans la chambre d'hôtel de la plongeuse à l'occasion des Championnats canadiens d'hiver, à Calgary, en mars 2004.La sanction devait être effective le 1er avril, mais Miranda a interjeté appel auprès de Plongeon Canada et il n'a pas manqué une compétition depuis.Ayant porté plainte il y a 14 mois, la famille de la plongeuse ressent de plus en plus de frustration devant la longueur du processus.Une plainte a également été déposée à la police de Calgary, mais aucune accusation n'a été portée.Directeur par intérim de Plongeon Canada, Benoit Séguin a reconnu hier qu'un processus disciplinaire était en cours, mais il a refusé de confirmer l'identité des personnes impliquées.« Pour l'instant, le processus suit son cours.Le comité d'appel mis sur pied par Plongeon Canada fait ses recherches et son travail, mais je ne peux pas donner plus de détails.Je commenterai une fois la décision prise.Le processus se déroule à l'intérieur de nos moyens, et ce, de façon professionnelle, dans le respect des parties impliquées.Est-ce trop long ou trop court?On travaille à l'intérieur des politiques en place », a indiqué M.Séguin lors d'un entretien téléphonique.M.Séguin a refusé de dévoiler l'identité des membres du comité d'appel, précisant néanmoins qu'ils « n'étaient pas nécessairement liés au monde du plongeon ».De son côté, Miranda, qui a longtemps plongé dans la région de Montréal, n'a pas voulu commenter l'histoire lorsque La Presse l'a invité à le faire au terme de la compétition, hier soir.« C'est très malheureux qu'une telle chose vienne porter ombrage aux Championnats nationaux de plongeon.J'adorerais vous donner ma version complète de ce qui est arrivé, mais depuis le début du processus, les deux parties ont convenu d'un accord de confidentialité.De toute évidence, l'autre partie n'a pas suivi cette règle.Je veux continuer à respecter ma partie de l'accord, et après tout ça, je m'attends à être exonéré de tout blâme », a déclaré Miranda.Ce dernier s'est entraîné à Miami pendant la majeure partie de la dernière année.En 2000, il a été choisi par l'équipe canadienne, mais la fédération cubaine a refusé de le libérer.Dans une entrevue au Toronto Star, la plongeuse, qui participe malgré tout à la compétition de London, a relaté sa version de cette relation à laquelle elle dit ne pas avoir consenti.En mars 2004, alors qu'elle était seule dans sa chambre, Miranda aurait cogné à la porte, disant vouloir discuter de son épreuve du lendemain.Elle l'a laissé entrer, il s'est assis sur le lit et il a commencé à parler.« Je suis allée à la toilette, il m'a suivi, m'a prise par les hanches, m'a retournée et m'a embrassée.Je l'ai repoussé et j'ai dit : Qu'est-ce que tu fais ?Non ! Ce n'est pas correct ! » a raconté la jeune fille.Se disant confuse et en étant de choc, elle a cherché à effacer cet événement de ses pensées.Par la suite, les deux ont continué à discuter et ont regardé la télévision.Toujours selon la version de la plongeuse, Miranda aurait ensuite récidivé, réussissant cette fois à aller jusqu'au bout.Aujourd'hui, la jeune fille s'en veut de ne pas avoir opposé plus de résistance à Miranda, même si elle se sentait démunie et complètement isolée.Elle croyait que son premier refus avait été assez clair.« J'y repense souvent, a-t-elle dit au Toronto Star.Je me souviens de ce qui est arrivé, mais vous savez, quand vous faites un rêve et c'est comme si vous vous regardiez ?C'était comme ça.C'était comme si j'étais là, mais je n'étais pas là.Quand ça se déroulait, c'était comme si je regardais ça arriver et j'étais immobile.J'étais comme un cadavre.» Elle a tout déballé à ses parents à son retour à la maison.Ces derniers ont alors porté plainte.Selon la décision unanime du comité de discipline de Plongeon Canada, le comportement de Miranda est une sérieuse contravention au Code de conduite de la fédération.La plage du parc d'Oka prise d'assaut PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Il faisait beau et chaud hier, et la plage du parc d'Oka a été littéralement prise d'assaut par des milliers de personnes heureuses de pouvoir enfin enfiler leur maillot et se tremper les orteils dans l'eau.On se serait cru en pleine canicule tellement il fallait chercher pour trouver une place où étendre sa serviette.Les débats médiatiques mettent de la pression sur les juges MARIE-CLAUDE MALBOEUF GATINEAU \u2014 Les médias, surtout les tribunes téléphoniques, créent des attentes irréalistes quant à la sévérité des peines à imposer aux criminels célèbres.Et les juges, qui doivent tenir compte d'une foule de principes techniques, en sortent souvent meurtris, certains d'être attaqués de toutes parts alors qu'ils ont suivi le droit à la lettre.Par leurs propos parfois « outranciers », même « la Couronne et la police ont tendance à alimenter cette surenchère », a ajouté vendredi le juge de la Cour du Québec Jean-Pierre Bonin, invité à prendre la parole au congrès annuel du Barreau du Québec, à Gatineau.Résultat : « le juge a l'impression de se retrouver seul, gardien du droit et de la justice, face à des adversaires qui plaident les extrêmes et ne se priveront pas de critiquer sa sentence une fois rendue », déplore le magistrat.Pour le président de l'Association des familles des victimes, Pierre-Hugues Boisvenu, qui a poursuivi sur le même thème lors d'un autre atelier hier, les victimes et leurs proches écopent eux aussi.« On ne les informe pas assez des possibilités quant à la peine.Quand les familles sortent du procès, elles sont donc en colère et éclatent dans les médias », constate ce résidant de l'Estrie, qui a jadis choisi de ne pas assister au procès du meurtrier de sa fille.Aujourd'hui, il accompagne toutefois au palais d'autres familles de victimes.« J'y vais pour éviter les excès de colère (contre les peines) qui n'aident personne.Seuls les gens en colère sont médiatisés.On exploite leurs explosions.Quelques exemples de surenchère ?Des citoyens qui se déchaînent contre Guy Cloutier à la radio.D'autres à qui l'on demande déjà si Paul Coffin (l'un des acteurs du scandale des commandites) doit aller en prison, alors que les avocats n'en débattront pas avant deux mois.Des journalistes déployés jusque sur les toitures pour assister à la remise en liberté de Karla Homolka.Les juges sont-ils influencés par tout ça?«Ils sont très certainement imprégnés de ce que la population pense d'une affaire, mais leur métier leur apprend à résister », répond le juge Bonin.Les magistrats ont beau se retrouver sur la sellette, ils ne doivent pas oublier que l'accusé qui purgera la peine n'a pas à faire les frais de toute cette agitation, dit-il.Aux yeux de certains, les criminels connus bénéficient au contraire d'une plus grande clémence parce qu'on considère que les médias ont déjà commencé à les punir.Mais c'est une erreur, car ce n'est pas ce qui se passe dans les faits et ce ne serait pas souhaitable, a affirmé la juge Rolande Matte, en prenant le relais du juge Bonin.« La justice doit être la même pour tous, grands ou petits, riches ou pauvres », a expliqué la magistrate en citant une décision de la Cour suprême.Les médias jouent un rôle fondamental en amenant la justice dans les foyers, estime aussi Mme Matte, mais ils ont en outre une mission commerciale qui devrait amener les avocats à s'en méfier.Il ne faut jamais leur parler jamais de façon impromptue, ditelle.« Surtout s'il s'agit de reportages audiovisuels.J'oserais dire que la télévision est un instrument particulièrement intransigeant dont il faut se méfier.» Selon le juge Bonin, les avocats devraient au moins se montrer cohérents : « Il ne faut pas plaider une chose et dire autre chose devant les caméras parce que ça paraît mieux ou que c'est plus vendeur.» En attendant, plus le processus est transparent, mieux cela vaut, même lorsqu'un accusé plaide coupable, conseille le magistrat.Mieux vaut aussi rendre une décision écrite sur la peine et préparer le terrain dès l'audience, en faisant ressortir les éléments importants.Des éléments qui n'ont souvent rien à voir avec le caractère plus ou moins odieux du crime puisque les juges doivent tenir compte des peines maximales fixées par le Code criminel, des décisions rendues par les tribunaux supérieurs et du législateur, qui veut désengorger les prisons. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Une sage décision apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Bernard Landry ne s'y est pas trompé : le score de 76 % que lui ont accordé hier les militants de son parti aurait fragilisé son leadership jusqu'aux prochaines élections.D'ailleurs, dès l'annonce du résultat du vote de confiance, les journalistes s'étaient mis à chuchoter et à spéculer au sujet de cette piètre performance.En politicien d'expérience et en homme lucide, M.Landry a préféré démissionner.Ce qui étonne, c'est moins cette décision, compréhensible dans les circonstances, que le vote du quart des délégués au congrès du parti qui ont manifesté leur insatisfaction à l'égard de leur chef.Tout allait pourtant pour le mieux.Si des élections avaient lieu ces jours-ci, le Parti québécois balaierait le Québec.Les appuis à la souveraineté sont plus élevés aujourd'hui qu'à n'importe quel moment depuis le référendum de 1995.Les adversaires potentiels de M.Landry s'étaient montrés incapables de gagner suffisamment d'appuis pour forcer le départ du chef et s'étaient donc ralliés.Le débat sur la démarche d'accession à la souveraineté, qu'on prévoyait orageux, s'est finalement déroulé sans anicroche hier.Alors, que s'est-il passé ?Quel message ces militants ont-ils voulu envoyer à M.Landry ?Les plus pressés trouvaient que Bernard Landry s'accrochait encore à une démarche étapiste.Il nous a toujours semblé cruel qu'on puisse soupçonner M.Landry de vouloir autre chose que d'adopter la meilleure stratégie pour atteindre l'objectif pour lequel il s'est battu toute sa vie : la souveraineté du Québec.Mais les militants du Parti québécois ont toujours eu le don de rendre la vie impossible à leurs chefs, aussi exceptionnels soient ceux-ci.On songe bien sûr à René Lévesque, à Lucien Bouchard.Et maintenant à M.Landry.Bernard Landry ne s'est donc pas trompé sur le sort qui l'attendait avec un appui relativement modeste.En outre, M.Landry est un homme fier, et le résultat ne pouvait que le blesser profondément.A-t-il raison de dire que son départ aidera la cause souverainiste ?C'est sans doute ce que croient les militants qui ont voté contre lui.Il se peut que tous \u2014 lui, et surtout eux \u2014 se soient trompés sur cet aspect des choses.Rien ne dit que le successeur de M.Landry saura mieux convaincre les Québécois de lui faire confiance, et surtout les convaincre d'adhérer au projet péquiste.En politique comme dans la vie, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.Certains voient en Gilles Duceppe un sauveur ; mais les sauveurs, on le sait, répondent rarement à toutes les attentes qu'on place en eux.Tout indique qu'il y aura une course à la direction du Parti québécois.Il y a longtemps que cela ne s'était pas vu au Québec et, en soi, l'exercice sera certainement salutaire.Reste à savoir qui seront les candidats et comment, à la faveur de cette course, sera redéfini le programme du parti.Il nous reste à rendre hommage à Bernard Landry.Sur le fond, nous étions en profond désaccord avec lui.Mais nous avons toujours admiré ses grandes qualités : sa culture, le niveau élevé où il situait le débat, sa conviction inébranlable, sa grande détermination.Nul doute qu'il continuera à contribuer à la cause qui lui est chère.Et, comme il le disait lui-même en citant Miron, à voyager vers son pays.Enpoliticiend'expérience et en homme lucide, M.Landryapréféré démissionner.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Des clivages profonds Les relations canadoaméricaines ne se sont pas améliorées au cours des dernières années LAWRENCE MARTIN L'auteur est journaliste.Il apublié l'an dernier le deuxième tome d'une biographie de Jean Chrétien.Il est toujours bon d'avoir un penseur dans son milieu.Les chefs politiques ne pensent pas.Ils n'ont pas le temps de penser.Ils réagissent aux dernières manchettes.Ils tentent d'éteindre les derniers incendies.La bassesse du dialogue de nos dirigeants à Ottawa, les jeux de pouvoir, le proxénétisme, la transparence de leurs motifs ont été particulièrement en évidence récemment.Tout tourne autour de l'opportunisme.Alors, lorsque John Ralston Saul publie un livre, que vous soyez ou non d'accord avec lui, voilà quelque chose de tonifiant.Le livre, The Collapse of Globalism and The Reinvention of the World, fait peu mention du Canada, mais son message principal est d'une grande pertinence pour l'avenir de notre pays.La tendance s'essouffle M.Saul entrevoit un nouvel ordre du monde ou, plus exactement, une nouvelle complexité mondiale en évolution.La tendance à la mondialisation, par laquelle la puissance des marchés mondiaux ouverts était présentée comme le formidable remède aux maux de la planète, s'essouffle.De nouvelles formes de nationalisme émergent, certaines bonnes, et d'autres moins bonnes.« La forme positive du nationalisme, écrit M.Saul, est liée à la confiance en soi, à l'ouverture et à un concept de bien public.Le nationalisme négatif s'appuie sur la peur, la colère et une conviction désespérée selon laquelle les droits d'une nation existent par comparaison avec ceux d'une autre nation, comme si l'on avait affaire à une compétition produisant des gagnants et des perdants.» Au cours de la période mondialiste, « le concept de nationalisme a été complètement écarté.Le mentionner au Canada apparaissait simpliste, protectionniste et déphasé par rapport à l'inévitable évolution.» En fait, dire de bonnes choses à propos du Canada au cours de cette période constituait une invite à la critique.Se dire nationaliste canadien, se porter à la défense de son pays équivalait à être anti- Américain.Heureusement, nous sommes peut-être en train de sortir de cette phase.M.Saul n'est pas du tout un admirateur des tendances qu'il voit se dessiner aux États-Unis.Ce qu'il perçoit est une lutte manichéenne entre le bien et le mal, entre la liberté et la terreur.« Pourquoi, demande-t-il, une société si riche et si complexe sombre- t-elle dans le simplisme de la vue manichéenne ?» Nationalisme conservateur Il se peut que le phénomène ait quelque chose à voir avec la simplicité de George W.Bush qui, comme le souligne l'auteur, a fait pas moins de 22 références religieuses dans son discours sur l'état de l'Union en 2003.Son nationalisme en est un profondément conservateur et qui s'attire peu d'amis au Canada.Beaucoup de choses ont changé sur ce continent depuis les années Mulroney au cours desquelles l'intégration, dans l'esprit de la période de mondialisation, formait l'ordre du jour.Aujourd'hui, nous avons affaire à une présidence plus idéologique que n'importe quelle autre de mémoire moderne.Les Américains semblent pencher vers la droite, ce qui crée par conséquent une distance plus grande par rapport à l'approche canadienne.Des désaccords importants entre les deux pays à propos de la guerre et du bouclier antimissile ont contribué au malaise.Il semble qu'il y ait moins d'appétit pour de nouvelles formes d'intégration, ainsi que l'ont illustré les événements de la semaine dernière en Europe.On doit garder cela en perspective.L'histoire bilatérale entre le Canada et les États-Unis a connu des hauts et des bas.Les relations avec les États-Unis étaient plutôt distantes de 1867 à 1930.Puis, Mackenzie King a introduit trois décennies d'harmonie.Les affrontements entre Diefenbaker et Kennedy ont mis fin à cette période et l'indépendance affichée par Pierre Trudeau ont gardé les deux pays à bonne distance l'un de l'autre jusqu'à ce que Brian Mulroney vienne rétablir les ponts.Aujourd'hui, nous voilà revenus à un climat plus froid.Combien de temps cela va-t-il durer ?Si M.Saul a raison et qu'une nouvelle période de nationalisme refait surface, le phénomène pourrait durer longtemps.Les différences ayant cours sur ce continent aujourd'hui ne sont pas provoquées, comme ce fut le cas auparavant, par des différences de personnalité entre les présidents et les premiers ministres ou par un seul problème auquel il est possible d'apporter une solution.Les clivages d'aujourd'hui sont plus profonds.Ils font vibrer les cordes nationalistes.Tout cela pourrait changer avec l'élection d'un nouveau président.Mais si les républicains style Bush demeurent au pouvoir, un nationalisme négatif pourrait s'implanter au sud de la frontière.Dans un tel cas, le Canada deviendrait plus indépendant qu'il ne l'a jamais été, et il aurait à relever l'un des plus difficiles défis de son histoire.LA BOÎTE AUX LETTRES La victoire du noyau dur Je ne suis pas surpris de la démission de Bernard Landry.Homme érudit, il a compris, comme René Lévesque et Lucien Bouchard, que le noyau dur et intransigeant des militants péquistes de Montréal-Centre ne pourra jamais être satisfait.Ces frustrés politiques n'acceptent aucun compromis et c'est ce qui me fait peur.Comment voulez- vous qu'un chef politique puisse amener sa nation dans une opération délicate et difficile de transition vers l'indépendance avec un groupe aussi déconnecté Je n'aurais jamais pensé écrire cela, mais Jean Charest m'apparaît comme un moindre mal, ce soir.Stéphane Gélinas Shawinigan-Sud .Au suivant ! L'histoire se répète au Parti québécois.Encore une fois.Après René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, voilà que Bernard Landry part en catastrophe.On se croirait dans une république de bananes où les putschs se succèdent et où les têtes roulent.Au suivant ! Armand J.Doré Anjou .Le coup de Mme Marois Bernard Landry quitte la politique, grâce à l'aile radicale et intégriste du Parti québécois, aile qui ne représente en rien la majorité silencieuse des militants.Pauline Marois aura donc réussi par en arrière ce qu'elle ne pouvait pas faire en pleine face.Ça nous en dit long sur un parti qui veut nous amener, les yeux bandés, vers l'indépendance.On n'aime pas Landry, on déteste Charest, on regarde Dumont un peu de haut : décidément, nous, les Québécois, ne savons plus ce que nous voulons.Nous attendons la perfection des politiciens.Mais le sommes-nous personnellement ?Le Québec, malheureusement, n'est pas très mature.Il est plutôt formé d'une bande d'égoïstes et est devenu probablement ingouvernable.Pendant ce temps, un jeune loup péquiste, André Boisclair, a pris du recul par rapport à notre terroir en « étudiant » à Boston.Sera-t-il notre prochaine sauveur ?Denis Provencher Montréal .La voie libre à Duceppe Enfin.Malgré l'appui du bout des lèvres des Marois et des Legault, malgré les pleurs d'un Daniel Turp, le verdict tant attendu est tombé : Bernard Landry s'est fait virer du Parti québécois.Sa piètre performance au débat des chefs a été finalement sanctionnée.Du fait que Marois et Legault n'ont pas été entendus, cela les élimine et laisse la voie libre à Gilles Duceppe.Marc Levéjac Laval .La règle du 76,2% M.Bernard Landry estime que 76,2 % d'appuis de la part de ses membres n'est pas suffisant pour diriger le parti.Qu'en est-il alors de l'appui de la population à 50 % + 1 pour conduire le Québec vers la souveraineté ?On serait loin, très loin, d'un appui solide, indiscutable et massif pour un projet d'une importance plus grande que la direction d'un parti d'opposition.J'espère que les partisans souverainistes du PQ en prendront bonne note.Alain Dupuis Beaucoupdechoses ont changésur le continent nord-américain depuis les années Mulroney. LETTREDE LA SEMAINE MARCO ALMEIDA L'auteur est Montréalais.Les après-midi, après son retour de la garderie et sa collation, notre fille de 4 ans entre dans son monde imaginaire, accompagnée de ses toutous et ses poupées.Chaque jour, elle nous surprend avec des histoires extraordinaires.Parfois, sa mère et moi nous reconnaissons lorsqu'elle répète quelques phrases que nous utilisons quand nous la chicanons.Dans son rôle de maman, elle répète ces phrases à ses poupées.Imiter, créer, imaginer, jouer, chanter, parler, rire et inventer font partie de ses activités quotidiennes.Elle s'amuse beaucoup en se racontant des histoires, dans la salle de bain ou ailleurs, jusqu'au moment où elle se rend compte que nous l'écoutons ou la regardons.À ce moment, elle se fâche.Parfois, je me demande si à travers ces réactions, elle cherche à protéger son intimité, son monde, ses jeux et ses craintes.Peut-être se sent-elle incomprise, ou tout simplement nous voit-elle comme des adultes qui ne méritent pas de partager ces moments privilégiés avec elle.Combien d'enfants comme elle vivent en protégeant leurs espaces de développement et de liberté ?De quelle manière, dans nos maisons, nos écoles, notre travail et nos espaces publics, nous préparons-nous à les recevoir et à partager avec eux ?De quelle manière regardonsnous plus loin que la raison, l'ordre et la discipline ?De quelle manière sommes-nous capables de vivre la réalité sans laisser de côté nos sentiments et sans renoncer à nos rêves ?Conte de fées Plusieurs diront que la vie n'est pas un conte de fées et que nous devons apprendre à nos enfants à être réalistes.Pour certains, le jeu est une perte de temps et les enfants doivent apprendre à lire et écrire dès la garderie.En vérité, la vie n'est effectivement pas toujours un beau conte magique, mais les contes existent et il faut les raconter.À un moment, une personne les a écrits, en rêvant à notre place.Elle est sortie de la salle de bain pour nous raconter ses histoires imaginaires en jouant avec les mots et pour nous apprendre à les écrire.Par exemple, plusieurs adultes se souviennent de Martine, qui nous accompagnait jusqu'à l'école.Nous vivions et grandissions avec elle.Nos parents nous transmettaient leur langue maternelle en nous contant des histoires avant de dormir.Notre première école passait par ces beaux moments de complicité et de créativité.Même pour les enfants qui n'avaient pas l'occasion d'aller à l'école, les sentiments partagés en famille permettaient l'apprentissage de valeurs importantes.Choisir une école Maintenant, nos enfants passent plus de temps à l'école que chez eux.Il est donc important de faire attention à ces espaces où nos enfants acquièrent un morceau important de leur vie.C'est ce sentiment qui me pousse à chercher une école pour ma fille où elle pourra se développer comme personne sans perdre ses jeux, son enthousiasme et sa joie de vivre, ainsi que son espace privé et ses histoires de salle de bain.Il existe des écoles alternatives, où les arts et les sciences se côtoient.Quelques-unes de ces écoles sont privées et trop chères pour le budget familial.De plus, comme contribuable, nous devons aussi avoir confiance à nos écoles publiques.Il est de notre responsabilité d'exiger une éducation de qualité, créative et compétitive.Une personne a dit que chaque société a l'éducation qu'elle mérite et je crois que nos enfants et nos professeurs méritent le meilleur.Faisons de nos écoles des écoles pour la vie.Pour le moment, nous devons comme parents croire aux changements et aux rêves.Peut-être n'avons-nous pas de baguette magique pour transformer la charrette en carrosse, mais nous devons avoir comme collectivité l'esprit et la confiance afin que nos enfants puissent apprendre tout en conservant leurs belles histoires.La prochaine fois que ma fille commencera à raconter des histoires dans la salle de bain, je serai avec elle et ensemble, nous inventerons une « nouvelle école pour Salomé ».MONIQUE LEBLOND L'auteure habiteà Bromont.Certains mots de la langue française ont perdu leur sens ! Sont-ils morts comme d'autres sont apparus ?Faut-il sacrifier un mot pour pouvoir en intégrer un nouveau ?Prenons-en deux, comme ça, au hasard.Parlons de probité et d'intégrité Est-il important de se demander d'où viennent ces mots ?Probablement.Est-il important de se demander où ils s'en vont ?Assurément.Dans la vraie vie, ou plutôt dans le Petit Robert, la définition de probité nous indique : « vertu qui consiste à observer scrupuleusement les règles de la morale sociale, les devoirs imposés par l'honnêteté et la justice ».Quant à l'intégrité, la même référence associe les mots « honnêteté et incorruptibilité » à sa définition.Si on se demande d'où viennent ces mots, disons, pour faire vrai, que ce sont des « valeurs ».Dans le sens philosophique du terme.Quant à la « valeur » de cette valeur, disons simplement qu'elle n'est plus cotée en Bourse.Les mots fraude et parjure sont à la mode, mais le mot « probité », ne constitue plus, pour beaucoup d'individus, qu'une série de lettres attachées ensemble.La fin justifie les moyens Plus que jamais, dans notre société, la fin justifie les moyens.Nous n'avons qu'à écouter les politiciens et les différents « témoins» à la commission Gomery pour en être convaincus.Il faut aussi avoir affaire à la Justice pour constater que des avocats sont prêts à se parjurer.Où allons-nous comme société ?En 2005, on pourrait penser que la société a évolué, et bien non.C'est tout à fait le contraire.Le scandale des commandites nous en apprend peu et beaucoup en même temps.Peu, parce que dans le fond, ce qu'on entend, on le savait déjà.Beaucoup, parce qu'enfin, il y a les mots qui se prononcent sur des actions qui se posaient mais que personne n'osait dénoncer.Le « string » est plus à la mode que l'intégrité.Plus personne ne parle de probité de nos jours.La morale se mesure en « combien ça rapporte ».Certains évoquent la « malhonnêteté intellectuelle » comme s'il s'agissait d'une série télé ou d'un sirop pour la toux.Je questionne la société, je questionne surtout les personnes qui la composent.Sommes-nous prêts à envoyer ces valeurs aux rebuts ?Devons-nous remplacer l'intégrité, la morale, la justice, la probité pour le mensonge, la fraude, le parjure ou la corruption ?Moi, je m'y oppose.Fortement.Je suis naïve, diront certains?Bien sûr, et c'est probablement une de mes plus grandes qualités.Pourquoi ?Parce que cette naïveté me permet de croire encore.De croire en la justice.De croire en la démocratie.Il est impensable, pour moi, d'envisager comme normal que le mal l'emporte sur le bien.C'est contraire à tout ce que la vie a de beau et de bon.Je veux offrir à ma fille, l'espoir.Je veux lui offrir, le vrai, le beau, le pur.Je veux lui enseigner que la société dans laquelle je l'ai fait naître reconnaît les « belles » personnes et les encourage à être encore meilleures.Je veux donner à ma fille une chance de composer sa vie avec le verbe « être ».Est-ce que j'en demande trop ?.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Leblond recevra une copie laminée de cette page.À VOTRE TOUR Où est passée la probité?Une école pour Salomé PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Pour Monique Leblond la naïveté serait l'une de ses plus belles qualités.Pourquoi les sans-abri?ALEXANDRE POPOVIC L'auteur est unrésidant de Montréal.La police de Montréal a annoncé qu'elle allait avoir un plan d'action contre les sans-abri.Mais pourquoi les sans-abri ?Qu'est-ce qu'ils nous ont fait ?Sont-ils devenus une nouvelle menace à la sécurité publique, voire à la sécurité nationale ?Les sans-abri quêtent de l'argent, c'est sûr.Ils veulent notre « change », tandis que les grands restaurants veulent notre chemise.Alors que de nombreux marchands du centre-ville nous vendent des produits et des services à des prix parfois exorbitants, le sans-abri, lui, se contente de très peu.Mais mis à part cela, les sans-abri font essentiellement les mêmes choses que font chaque jour les gens sous abri, c'est-à-dire vous et moi.Le sans-abri moyen ne cherche qu'à survivre au jour le jour.Qu'y a-t-il de si dangereux là-dedans pour que la police s'en mêle et en fasse une priorité estivale ?Le péché capital des sans-abri, c'est de donner « une mauvaise image » à une ville, à un quartier.En d'autres mots, d'exister.La police dit que les citoyens ne veulent plus les voir.Alors, la police s'est donné le glorieux mandat de chasser les sans-abri de la vue des citadins soucieux d'esthétisme urbain.Faut-il applaudir.ou aller vomir S'en prendre aux sans-abri ! Y avez-vous pensé seulement une minute ?Ne sont-ils pas les plus démunis d'entre tous les démunis ?N'importe qui ayant un toit au-dessus de sa tête n'est-il plus privilégié que n'importe lequel des sansabri Les sans-abri ont si peu.Et pourtant, on veut leur enlever le peu qu'ils ont.Comment se fait-il qu'une société remplie de bien-pensants soit tombée si bas ?Une société qui encourage ou qui tolère la persécution policière contre les sans-abri n'est pas une société civilisée guidée par des valeurs humanistes.Non.C'est une société de lâches, fondée sur le chacun pour soi égocentrique et l'accumulation du profit.Est-ce vraiment là notre choix de société ?Le bel héritage d'un homme libre JEAN CHENAY L'auteur est un Sherbrookois.Il y a deux ans aujourd'hui, mon père Paul est décédé.Six mois auparavant, c'est ma mère qui nous avait quittés.Le départ de cette dernière m'avait déchiré le coeur, le fils en moi avait eu mal.Lorsque Paul à son tour a succombé à un cancer, malgré une grande peine, ma réaction a été plus cérébrale.L'homme en moi a été fortement ébranlé.Mon père n'a jamais été un être conventionnel.Contrairement à beaucoup d'hommes de sa génération, il savait parler des choses importantes de la vie.Il n'a jamais eu aucune pudeur à me dire qu'il m'aimait ou à m'embrasser.Fils unique élevé sans la présence quotidienne d'un père, il a vécu seul 44 des 77 ans de sa vie.Il avait très bien apprivoisé la solitude.Sa vie n'a pas toujours été facile.Il était un homme libre qui marchait à son propre rythme.Comme plusieurs personnes qui choisissent ce style de vie, il en a payé le prix en insécurité financière et en statut social.Il ne s'en plaignait jamais car il assumait ses choix.Ses idoles étaient Jacques Brel, Yves Montant, Jimmy Carter et certains théologiens américains.Il avait développé au fil des ans une solide vie spirituelle.Cela ne l'a pas empêché d'aimer la bonne chair, le bon vin et surtout les dames qui lui rendaient bien ses attentions.Il avait aussi une série assez impressionnante de défauts.À la suite d'un sérieux désaccord, j'avais rompu tout contact avec lui pendant neuf ans.Il y a sept ans, réalisant enfin la stupidité de mon silence, j'ai cogné à sa porte ; il m'a accueilli sans reproche et avec une grande joie.Par la suite nous avons beaucoup partagé sur la vie en général et la paternité en particulier.J'ai énormément appris.Il y a deux ans, le fils est devenu le père, j'ai nourri cet homme autrefois fort comme un chêne à la cuillère, comme il l'avait fait pour moi il y a 53 ans.Ses dernières paroles, quatre jours avant son décès, alors qu'il était en présence de sa fille et de son fils ont été : « C'est formidable, je vais faire un beau voyage.» Il a choisi de partir lors d'un rare moment où ma soeur était absente de sa chambre.Nous étions seuls, il a cessé tout doucement de respirer.Son visage émacié était très beau.J'ai à ce moment précis compris à quel point il allait me manquer et comment, malgré ce que j'ai toujours cru, je désirais lui ressembler.Il n y a pas de fils ou de père parfait, chacun fait de son mieux.J'ai été privilégié de t'avoir comme père, Paul.Merci de la dignité avec laquelle tu as fait face à la mort.Merci surtout d'avoir été un homme libre.C'est un bel héritage. HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, boul.de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades Saint-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) Livraison gratuite dans un rayon de 200 km Conditions en magasin.DESJARDINS PARTENAIRE OFFICIEL DE BRAULT & MARTINEAU 2331$ / mois ou839$ OBTENEZ 50$$ en chèques-cadeaux PLUS OBTENEZ 50$$ en chèques-cadeaux PLUS ! 2497$ / mois ou899$ La paire OBTENEZ 150$$ en chèques-cadeaux PLUS ! 1803$ / mois ou649$ OBTENEZ 50$$ en chèques-cadeaux PLUS ! 1664$ / mois ou599$ Laveuse compacte et mobile 4 programmes, 3 choix de température, cuve en acier inoxydable, distributeurs d'assouplissant et de javellisant.Livraison, ramassage et service gratuits.Lave-vaisselle encastrable Livraison et service gratuits.399$ 5525$ / mois ou1989$ L'ensemble de 4 mcx Réfrigérateur de 16,5 pi3, cuisinière de 30 po, laveuse de 2,7 pi3 et sécheuse 5,7 pi3 Livraison, ramassage et service gratuits.Un par client Réfrigérateur, cuisinière, laveuse, sécheuse et lave-vaisselle.Marques et modèles selectionnés.Conditions en magasin.À l'achat de d'une même marque appareils électroménagers Obtenez 600 $ en chèques-cadeaux À l'achat de d'une même marque appareils électroménagers Obtenez 500 $ en chèques-cadeaux À l'achat de d'une même marque appareils électroménagers Obtenez 250 $ en chèques-cadeaux À l'achat de d'une même marque appareils électroménagers Obtenez 150 $ en chèques-cadeaux À l'achat de 1appareil électroménager Obtenez 50$ en chèques-cadeaux À l'achat de 5 appareils électroménagers d'une même marque AUCUN INTÉRÊT À PAYER JUSQU'EN JUIN 2008 36 AVEC VERSEMENTS ÉGAUX SANS FRAIS NI INTÉRÊT\u2020 SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES OBTENEZ 50$$ en chèques-cadeaux PLUS ! 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