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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel: santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2005-06-12, Collections de BAnQ.

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[" Le voyageur impénitent et militant de retour aux Francos après une longue absence! BERNARD LAVILLIERS 2AOÛT, 20 H Théâtre Maisonneuve, PdA BILLETTERIE : (514) 842-2112 www.pda.qc.ca (514) 790-1245 www.admission.com RENSEIGNEMENTS : (514) 876-8989 ou 1888 444-9114 www.francofolies.com Les Événements FORD ESCA PE DEUIL : UN NOUVEAU GUIDE DE RESSOURCES PAGE 3 À TIRE-D'AILE SOMBRE AVENIR PAGE 8 MARTINETS RAMONEURS AAUU SSUUCCRREE !! SYLVIE ST-JACQUES Nathalie Lacoste, jeune maman de trois enfants âgés de 2 à 6 ans, éclate de rire lorsqu'on lui propose de parler de l'histoire d'amour entre le sucre et ses rejetons.Elle connaît l'effet euphorisant des étalages d'épicerie remplis d'emballages colorés.C'est pourquoi elle se simplifie la vie en laissant les petits à la maison lorsqu'il est temps de faire les courses.«Dès qu'on les amène, on doit dire non, non, non parce qu'ils sont attirés par les emballages colorés avec les personnages de films.Ils disent que ce sont les MEILLEURES céréales ou les MEILLEURES barres tendres, même s'ils n'y ont jamais goûté.Mais oui, parfois je cède.C'est que j'ai moimême la dent sucrée», avoue cette technicienne en diététique.«Le goût pour le sucré est inné», soutient Nathalie Jobin, nutritionniste au centre Extenso de l'Université de Montréal.À peine âgés de trois jours, les bébés démontreraient déjà une préférence pour les aliments sucrés.«La position des papilles qui détectent le sucre, sur le bout de la langue, en fait un goût attirant pour les jeunes enfants.Le sucré est donc associé à quelque chose de rassurant.Àtrop entretenir ce goût, l'enfant peut développer un penchant pour l'intensité», dit-elle.Sucre auquotidien Les vendeurs de sucreries ont depuis longtemps compris qu'ils pouvaient faire des affaires d'or avec la menue monnaie des petits clients des dépanneurs.Tous les personnages de dessins animés, de Shrek à Monster Inc.se sont, un jour ou l'autre, retrouvés au fond d'une boîte de céréales sucrées.Des artistes font aussi la promotion de friandises ou de boissons destinées aux jeunes, comme Britney Spears qui a dansé et chanté pour Pepsi.De nombreux produits, biscuits, sandwichs à la crème glacée et bonbons empruntent l'image des coqueluches des petits pour s'assurer une place dans le frigo ou le garde-manger.Selon une étude récente de l'Institut de la statistique du Québec, les bonbons, grignotines et boissons gazeuses font partie de l'alimentation quotidienne de 34% des enfants de 6 à 8 ans et de 44% des adolescents de 15 à 16 ans.Le Canadien moyen (toutes catégories d'âge confondues) dépense environ 68% par année en friandises sucrées soit 10,3 kilos (22 livres) de chocolat, jujubes, bonbons, sucettes.Boissons rafraîchissantes Canada nous informe qu'au pays, les ventes de boissons gazeuses atteignent un peu moins de 3,5 milliards par année (ou 111 litres par habitant).Chaque Canadien consomme annuellement, en moyenne, 100 litres de boissons énergisantes ou «sportives » (comme le Gatorade).Sournoise récompense «Sur le plan nutritif, ce n'est pas le sucre comme tel qui est dangereux, mais plutôt propension à prendre la place d'aliments sains comme les fruits et les légumes», nuance Nathalie Jobin.Le sucré est synonyme de récompense, pour tous ceux qui ont grandi avec des promesses de crème glacée conditionnelles à une portion de brocolis avalée en entier.Yves Potvin est éducateur physique et porte-parole du Comité d'action EPS, qui milite pour plus de sport à l'école.Il ne cesse de s'indigner contre une culture qui récompense les jeunes par les bonbons, la malbouffe et les boissons gazeuses.Le chocolat ou la pizza pour financer une sortie de fin d'année, très peu pour lui.«À la cafétéria ce midi, il y avait un élève qui avait pour dîner un sandwich au Nutella, un Joe Louis et deux ou trois autres desserts, avec un punch aux fruits bourré de sucre.Il n'avait aucun légume», dit-il, sur un ton légèrement exaspéré.Mais l'enseignant ne baisse pas les bras.Loin de là.«Ce matin, avec un groupe d'élèves, nous avons lu les ingrédients sur une étiquette.Les enfants ont appris que le fructose et le glucose étaient du sucre dissimulé sous un autre nom.Ils n'en revenaient pas», explique-t-il.Ledon d'ubiquité «Il y a du sucre partout, c'est hallucinant.Pour une cuillerée à soupe de ketchup, par exemple, on compte une cuillerée à thé de sucre.Toutes les boissons gazeuses, les céréales, les produits transformés, le salami, les pains à hot-dog en contiennent.De sorte que dans une année, les gens consomment une quantité de sucre supérieure à leur poids corporel.On en trouve même dans les cigarettes, parcequ'il augmente l'impact de la nicotine», s'insurge le documentariste Brian Mc Kenna, réalisateur de la série L'Empire du sucre diffusée récemment à Radio-Canada.CARAMELS MOUS, SUCETTES MULTICOLORES, MR FREEZE, JUJUBES RUTILANTS.LES ENFANTS, C'EST CONNU, JETTENT LEUR DÉVOLU SUR LES SUCRERIES À UN ÂGE OÙ ILS N'ONT PAS ENCORE APPRIS À HURLER «QU'EST-CE QU'ON MANGE POUR DESSERT ?» ET LES OCCASIONS NE MANQUENT PAS : HALLOWEEN, PÂQUES, NOËL, SAINT-VALENTIN ET FÊTES D'AMIS.SOUS SES AIRS CANDIDES, LE SUCRE EST UN SÉDUCTEUR RUSÉ, PRÊT À TOUTES LES ASTUCES POUR RÉUSSIR SA CAMPAGNE DE CHARME, AU GRAND DÉSESPOIR DES PARENTS DÉPASSÉS PAR CE REDOUTABLE ENNEMI GIVRÉ.ET PAR CEUX QUI EN FONT LE MARKETING.\u203a Voir SUCRE en page 2 ACTUEL SANTÉ Mieux vivre l'allaitement JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Malgré un manque d'expérience en la matière, on peut comprendre les défis qu'impose l'allaitement en écoutant et observant les femmes autour de soi.Les questions sur ce mode d'alimentation, vieux comme le monde, sont nombreuses.En effet, toute femme qui allaite pour la première fois se demande comment savoir si son bébé boit suffisamment, de quelle façon donner le sein confortablement, comment déterminer la fréquence des boires, éviter les engorgements, gérer les douleurs aux mamelons, etc.À cela, s'ajoute, bien sûr, de nouvelles considérations liées à la vie moderne.Comment gérer le retour au travail, faire participer le père, tirer son lait et le conserver, jumeler la vie familiale à l'allaitement, etc.Pour soutenir les femmes dans leur expérience de l'allaitement, la Ligue La Leche a lancé le 14 mai dernier la cinquième édition de son guide pratique intitulé L'art de l'allaitement maternel.Ce livre, volumineux et extrêmement bien documenté, répond aux questions importantes.Il passe en revue les différentes techniques pour l'extraction et la conservation du lait maternel, indique leurs avantages et désavantages, comment les mettre en application et quel tire-lait choisir.On mentionne un truc intéressant pour savoir si bébé boit adéquatement.Il suffit de calculer le nombre de couches mouillées quotidiennement ; ce chiffre devrait se situer entre six et huit.Pour reconnaître la texture d'une couche jetable bien mouillée, on conseille de verser de deux à quatre cuillerées à soupe d'eau dans une couche jetable sèche.Quand bébé tend à mordre le sein, plusieurs femmes décident de cesser l'allaitement.Dans L'art de l'allaitement maternel, on recommande à la mère de demeurer vigilante pour mieux détecter les signes indiquant la fin de la tétée, afin qu'elle puisse mettre son doigt dans la bouche de son bébé dès qu'il s'apprête à mordre.Elle doit immédiatement retirer son sein et dire fermement à son bébé de ne pas mordre.Si cette approche n'est pas efficace, on suggère d'autres trucs.La Leche offre gratuitement plusieurs services aux mères qui allaitent ou projettent de le faire.Elle organise des réunions d'information, offre un soutien téléphonique et prête divers ouvrages traitant de la grossesse, de l'accouchement, de l'allaitement et de l'éducation des enfant s (1-866-255-2483 ; www.allaitement.ca).Si le sujet vous intéresse, sachez que le congrès annuel de la Ligue La Leche se tiendra à Montréal, au collège Jean-de-Brébeuf, le 18 juin.Des ateliers pratiques seront offerts.Pour faire une réservation ou pour plus d'information: (514) 342-9342, poste 5236.Bébé et papa sont, bien sûr, les bienvenus ! Précisions La semaine dernière, la chronique répondait à la question d'une lectrice qui se demandait si la consommation du poulet nourri aux grains céréaliers pouvait entraîner des symptômes d'allergie au gluten.Certains lecteurs ont réagi au contenu de la réponse et voici quelques précisions.Quand on dit « allergie au gluten », le terme gluten fait référence aux protéines prolamines des céréales.La prolamine du blé se nomme gliadine.Sécaline est le nom donné à la prolamine du seigle.La prolamine de l'orge est l'hordéine et celle du millet est la panicine.Toutes ces protéines prolamines sont toxiques pour les personnes souffrant de maladie coeliaque.Leur consommation entraîne une forte réaction inflammatoire qui endommage la surface des cellules de l'intestin grêle et cause des crampes abdominales, des ballonnements et des diarrhées.Pour ce qui est de l'alimentation des volailles élevées au Québec, sachez que la moulée de céréales est généralement composée de maïs, de blé et d'orge.Aux États-Unis par contre, la moulée de céréales des volailles est surtout constituée de maïs et de soja.À cet égard, il est intéressant de savoir que les proportions de ces différentes céréales vont influencer la couleur de la peau et du gras de la volaille.Plus la moulée est riche en blé, plus la peau et le gras du poulet seront blancs.Ces parties du poulet seront plus jaunes si une plus grande proportion de maïs est utilisée.Il est important de rappeler que la consommation de viande et de volaille n'entraîne habituellement pas de réaction chez les personnes atteintes de maladie coeliaque.Dans cette chronique, on mentionnait la possibilité que le poulet ne digère pas complètement les protéines des céréales consommées et que des quantités minimes de prolamines demeure dans son organisme.On aurait dû toutefois préciser que cette hypothèse est peu probable puisque la majorité des personnes allergiques au gluten tolèrent la viande et la volaille.Des études approfondies seraient nécessaires pour élucider la question.Merci à Michelle Laflamme et Maria Acosta pour leurs commentaires.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique Nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique Nutrition, La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com PHOTO DANI CARDONA, ARCHIVES REUTERS Ces mères allaitent leurs bébés dans un parc de Palma de Majorque (Espagne), lors d'un événement tenu par l'Unicef en octobre 2004 pour sensibiliser la population aux bienfaits du lait maternel comme nourriture exclusive dans les six premiers mois de la vie.Au sucre! SUCRE suite de la page 1 Dans son reportage en deux parties qui dépeint le côté sombre d'une industrie associée tout autant à l'esclavage qu'à l'épidémie d'obésité, Mc Kenna casse du sucre sur le dos des multinationales qui recrutent leurs clients grâce à d'astronomiques budgets publicitaires.« Des compagnies comme Coca Cola ou Pepsi investissent 100 millions dans leur marketing pour ensuite refuser toute responsabilité à l'égard des comportements de consommation des individus.J'ai confronté Wayne Gretsky qui a, tour à tour, été porte-parole pour Seven Up, Coca Cola et Pepsi.Et il juge que les parents doivent assumer l'entière responsabilité de ce que boivent leurs enfants, sans reconnaître que sa notoriété exerce un pouvoir sur les fans de hockey.» Maman de deux petites filles, Nathalie Jobin, qui n'a rien d'une extrémiste \u2014« interdire entraîne généralement la réaction qu'on ne veut pas»\u2014, reconnaît que l'influence des pairs et de la pub impose un boulet supplémentaire aux parents qui se soucient de l'alimentation de leurs rejetons.« Lorsque les enfants reviennent d'une visite chez des amis, je me rends compte que l'influence des pairs est assez forte.Quand ma fille réclame les mêmes craquelins emballés accompagnés de fromage que mange son amie, j'essaie de lui faire comprendre qu'elle aussi, elle est chanceuse.Que peut-être que son amie aimerait avoir des muffins maison dans sa boîte à lunch.» La drogue des petits?« Après des fêtes comme Noël ou la Saint-Valentin, mes enfants vivent une sorte de période de sevrage où ils ont vraiment la « dent sucrée ».On dirait que plus ils mangent de sucre, plus ils en veulent.Et puis s'ils entretiennent trop le goût du sucré et en mangent à tous les repas, la réaction est instantanée : ils ont la bougeotte et la chamaillerie n'est pas loin.Sur mon fils de 4 ans, le sucre a un effet flagrant : il devient survolté et a des yeux gros comme des billes », constate Nathalie Lacoste.Le sucre cause-t-il la dépendance ?Janette Bertrand, après tout, n'a-telle pas confessé ses épisodes de détresse ou elle prenait des « brosses de sucre » avec de la cassonade ?Selon Brian Mc Kenna, le sucre n'est rien de moins que le nouveau tabac.L'obésité a rejoint le VIH et le tabagisme au rang des menaces pour la santé les plus inquiétantes à l'échelle mondiale, selon l'OMS.« L'industrie sucrière, dans son refus de reconnaître l'association entre le sucre et le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires, se montre aussi malicieuse que les compagnies de tabac.Je pense que nous allons voir de plus en plus de poursuites judiciaires intentées contre les fabricants de sucreries », affirme le documentariste.Mc Kenna considère qu'en saupoudrant abondamment de sucre les collations et les aliments transformés destinés aux enfants, l'industrie sucrière encourage une dépendance hâtive à la substance.« Certains laits maternisés contiennent du sucre », s'indigne-t-il, en notant qu'il existe sur le marché des biberons portant le logo de Coke ou de Pepsi.« Les compagnies de cola refusent de le reconnaître, mais certains parents déduisent alors que c'est correct de donner du cola à leur bébé.» Pas cher et pas bon Le sucre cause des caries, tout le monde sait ça.Le jus d'orange et les boissons énergisantes sont autant à blâmer que les biscuits, chocolats et boissons gazeuses, dit Josée Bellefleur, dentiste pédiatrique.« Les enfants ont tendance à siroter les boissons.Cette façon lente de consommer le liquide cause la carie.Elle dit pourtant qu'en général, la santé dentaire des petits Québécois tend à s'améliorer.Mais le hic, c'est que 20% des enfants ont 80% de caries.Et la plupart d'entre eux proviennent de milieux défavorisés.« Un enfant qui a 10-12 caries dans le nerf a forcément mal et éprouve des problèmes à se concentrer et à dormir.Il y a un grand travail d'éducation à faire.Quand un enfant de 3 ans arrive chez le dentiste la bouche pleine de caries, il faut évaluer ce qu'il mange et la qualité de l'hygiène dentaire que lui ont enseigné ses parents.» Le problème, c'est que les denrées sucrées coûtent souvent peu cher et procurent une impression de satiété instantanée.Dans plusieurs machines distributrices, par exemple, les bouteilles d'eau sont vendues 1,50 $ alors que les boissons gazeuses sont à 1 $.Dans le monde, l'OMS estime à 22 millions le nombre d'enfants de moins de 5 ans qui sont obèses ou souffrent d'un excès de poids.De ce nombre, 17 millions vivent dans les pays en développement.Tous sont à risque de souffrir un jour du diabète de type 2.Dans un colloque intitulé Energy is Delight, qui avait lieu à l'Université Mc Gill en avril dernier, Adam Drewnowski, directeur du Centre pour la santé publique et la nutrition de l'Université de Washington, a présenté une conférence sur le thème du plaisir dans un contexte social et économique défavorable.Il a fait valoir que les préférences alimentaires étaient souvent motivées par la densité énergétique.Un régime dense en énergie (composé d'aliments à haute teneur en sucre et gras raffinés) est une stratégie répandue chez les plus pauvres de la société.« Nous nous leurrons en croyant que tous les aliments coûtent la même chose », a-t-il dit.Dans cette foulée, la doyenne de la faculté d'agriculture et de science alimentaire de Mc Gill, Deborah Buszard, a fait valoir que les subventions accordées aux producteurs de maïs américains ont engendré des surplus de maïs bon marché qui servent à produire du sirop de maïs et du fructose.Dans l'Empire du sucre, Brian Mc Kenna a d'ailleurs démontré que les aliments sucrés avec ces substances ne procuraient pas un sentiment de satiété satisfaisant et, du coup, incitaient à manger davantage.Nathalie Lacoste connaît, bien sûr, la pauvre valeur nutritive des bonbons qu'adorent ses enfants.Elle sait lire les étiquettes et s'efforce de faire comprendre à ses enfants le lien entre ce qu'ils consomment et leur santé.Mais elle sent parfois que sa bonne volonté de mère a bien peu d'impact en comparaison avec le déluge de pubs qui ensorcelle sa tribu.« On a beau leur parler des caries, leur dire qu'ils vont avoir des gros bedons et être en mauvaise santé, ça ne les dérange pas du tout à cet âge.Du sucre, ils en mangeraient tout le temps ! » PHOTO ETHAN MILLER, ARCHIVES REUTERS En Amérique du Nord, le sucre \u2014 avec lequel on fabrique la barbe-à-papa que semble bien aimer cette petite fille\u2014 fait partie de tous les événements.Difficile de tenir les enfants loin de lui.Veuillez contacter : Marie-Claire Meilleur, inf., Centre de recherche Clinique de Laval 3030, boulevard Le Carrefour, suite 305 A Laval, Québec, H7T 2P5 Tél.: (450) 688-4340 L'étude se fera en accord avec votre médecin traitant.Agées entre 18 et 70 ans Présentant des picotements, douleurs et / ou des engourdissements dans les jambes et / ou aux pieds (neuropathie diabétique) Intéressées à participer à un projet de recherche sur un médicament en investigation PERSONNES DIABÉTIQUES ACTUEL SANTÉ L'orgasme serait génétique chez la femme MATHIEU PERREAULT Des prédispositions génétiques à l'orgasme existent chez la femme, selon une nouvelle étude britannique parue cette semaine.L'analyse d'une banque de données de 4000 jumelles montre qu'entre le tiers et la moitié des difficultés à atteindre l'orgasme s'expliquent par des gènes.L'étude a été publiée dans la revue Biology Letters.L'auteur, le rhumatologue londonien Tim Spector, a expliqué que les variations dans la capacité à atteindre l'orgasme, chez les femmes de son échantillon, ne pouvaient pas s'expliquer par l'éducation, la religion ou la race.L'étude sur les 4000 jumelles (dont 3% étaient lesbiennes ou bisexuelles), dont la moitié étaient identiques, établissait une distinction entre la masturbation et la relation sexuelle.Chose intéressante, la proportion de femmes n'arrivant jamais à l'orgasme ne changeait presque pas: 16% n'y arrivaient jamais durant le coït, et 14% durant la masturbation.La proportion de femmes y parvenant toujours doublait, cependant, passant de 14% (durant le coït) à 34% (durant la masturbation).À titre de comparaison, seulement 2% des hommes sont incapables d'atteindre l'orgasme.Le Dr Spector a comparé les variations chez les jumelles identiques et non identiques, et en est arrivé à la conclusion que la génétique explique entre 45% des variations dans la capacité à l'orgasme dans le cas de la masturbation, et 34% dans le cas des relations sexuelles.En d'autres mots, les conditions du coït (notamment la coopération du partenaire) sont trois fois moins importantes que la génétique.Le Dr Spector, qui travaille à l'hôpital St- Thomas, dirige la banque de données britannique sur les jumeaux, qui compte 10 000 personnes.Point G L'article note que l'influence de la génétique est similaire pour d'autres facteurs.Celle-ci explique entre 35 et 60% des variations entre les femmes concernant leur susceptibilité à la migraine, à la haute pression sanguine, à l'anxiété, à la dépression, ainsi qu'à l'âge des premières menstruations et de la ménopause.Parmi les facteurs biologiques qui peuvent favoriser l'orgasme, le Dr Spector énumère « la présence controversée du point G dans la paroi vaginale », certains mécanismes biochimiques et hormonaux, le nombre de «récepteurs du plaisir» dans le cerveau, et la propension à l'anxiété et à la dépression.Les spécialistes montréalais de la sexualité interrogés par La Presse sont sceptiques.Une sociologue de Mc Gill, qui a travaillé sur l'orgasme pendant son doctorat, Alissa Levine, estimait quant à elle que les questions étaient mal posées.« Tout d'abord, c'est très sexiste de décrire la difficulté à atteindre l'orgasme comme une dysfonction sexuelle.Ensuite, la question sur la masturbation englobait à la fois l'automasturbation et la masturbation par le partenaire : ça fausse les données.Enfin, je pense que les auteurs écartent trop facilement les influences sociales pour expliquer les variations par la génétique.« On peut dire beaucoup de choses à propos des gènes », commente de son côté le psychologue Irving Binik, directeur de la Clinique de thérapie sexuelle et conjugale de l'Université Mc Gill.« Ce ne sont pas toujours des liens causals.Je n'ai pas lu l'étude, alors je ne peux pas dire qu'elle est mauvaise.Mais le simple fait que les thérapies facilitent beaucoup l'accès à l'orgasme montre que les facteurs génétiques ne sont pas très forts.» Les thérapies sexuelles pour les femmes ayant de la difficulté à atteindre l'orgasme visent souvent à les rendre plus confortables, moins mal à l'aise, avec leurs organes génitaux, et comportent la plupart du temps des exercices de masturbation, selon M.Binik.« Il y a aussi beaucoup de livres d'autothérapie, qui fonctionnent très bien.Je pense que c'est pour cela que nous voyons beaucoup moins de patientes à la clinique.Voilà 20 ans, il était facile de faire des thérapies de groupe pour des femmes ayant des difficultés à atteindre l'orgasme ; il y avait une dizaine de patientes par groupe.Maintenant, c'est pratiquement impossible.» Définition floue Le psychologue de Mc Gill estime par contre que l'étude britannique sur la génétique de l'orgasme est intéressante du point de vue de la théorie de l'évolution.« Ça relance le débat.Il est effectivement très difficile de trouver le rôle de l'orgasme féminin.La théorie la plus courante veut que cela facilite la fertilisation, peut-être en facilitant les mouvements des spermatozoïdes.Nous avons voulu vérifier cette théorie il y a quelques années, dans des cliniques de fertilité : certaines patientes se seraient masturbées avant l'insémination.Mais la clinique a finalement refusé de participer.» La théorie voulant que l'orgasme favorise la rétention du sperme date de la fin des années 60.En 1995, une équipe américaine a notamment vérifié que les femmes ayant un orgasme retiennent une plus grande quantité de sperme, et en 1998, une autre étude a permis de découvrir que les femmes désirant tomber enceintes sont plus susceptibles d'éprouver un orgasme juste après celui de leur partenaire ; cela serait le moment le plus « utile » pour l'orgasme, d'un simple point de vue reproducteur.Il existe aussi un problème de définition.« Il n'y a pas de bonne définition de l'orgasme féminin, dit M.Binik.Des fois, on mesure les contractions musculaires, mais certaines études font état de femmes paralysées sous la taille, et qui pourtant étaient capables d'avoir des orgasmes.On ne sait pas trop si l'orgasme se trouve dans les organes génitaux, ou dans la tête.Il est probable que c'est une expérience différente d'une femme à l'autre.» PHOTO NIGEL PARRY, ARCHIVES REUTERS Le personnage de Samantha, dans la série Sex and The City, adorait les parties de jambes en l'air, c'est bien connu.À tel point que son réalisme a souvent été remis en question.Mais ses créateurs pourront dire maintenant qu'elle avait peut-être une prédisposition génétique.Des ressources pour les endeuillés MARIO GIRARD Ce n'est un secret pour personne.La société moderne vit de plus en plus rapidement la difficile période du deuil.Évacuée, glissée sous le tapis, anesthésiée, cette étape importante qui suit la mort d'un être cher connaît actuellement une redéfinition majeure.C'est dans cette optique que la Maison Monbourquette, nommée ainsi en l'honneur de Jean Monbourquette, auteur et grand spécialiste du deuil, a lancé le Répertoire des ressources en suivi de deuil au Québec, l'ouvrage le plus complet sur le sujet.Fruit d'un long processus et d'un travail minutieux, le répertoire regroupe tous les organismes des grandes régions du Québec qui travaillent de près ou de loin avec ceux qui vivent la peine du deuil.Conçu d'abord pour les intervenants professionnels, il peut également être un outil précieux pour le grand public.La lecture des textes portant sur la nature, le déroulement et la résolution du deuil peut en outre constituer une démarche bienfaitrice pour l'endeuillé que nous sommes ou que nous serons inévitablement un jour.« Nous remarquons qu'il y a actuellement des besoins criants à tous les égards, dit Daniel Latulippe, directeur général de la Maison Monbourquette.Je trouve par exemple qu'on se préoccupe peu des adolescents en deuil et des hommes qui vivent la perte de leur épouse ou d'un enfant.» Les spécialistes du deuil reconnaissent que nous faisons subir une importante transformation au concept de la mort et du deuil.Il y a selon eux des manières qui sont à trouver ou à réinventer afin de bien vivre chacune des étapes de ce processus qu'on réduit de plus en plus en une simple cérémonie devant les cendres du défunt.« L'expression « faire son deuil» veut dire « faire son temps de douleur », explique Jean Monbourquette.Nous sommes en train de médicaliser le deuil.Or, il faut vivre cette douleur.C'est incontournable.Funérailles significatives Daniel Latulipe est aussi d'avis qu'il faut rendre les funérailles significatives.«Voir un mort, c'est encore important.Je me rends compte que de moins en moins de gens acceptent de voir et de toucher le défunt.» Bien sûr, il y a la peine et le désarroi, mais la personne endeuillée peut évidemment compter sur le soutien et le réconfort des autres.Pour certains spécialistes, celui-ci est parfois plus grand quand il vient d'ailleurs.« Le deuil appartient à la communauté plus qu'à la famille, pense Jean Monbourquette.On est souvent mieux écouté par un étranger que par un membre de sa famille.Créée il y a moins d'un an, la Maison Monbourquette bénéficie de l'appui d'une fondation du même nom.Dirigée par un groupe de gens d'affaires, la Fondation Monbourquette entend mener divers programmes et projets afin de faire évoluer notre manière d'entrevoir ce passage « obligé et temporaire ».Un projet de ligne d'écoute est en préparation et devrait voir le jour l'automne prochain.La Maison est actuellement à la recherche de bénévoles pouvant offrir de l'écoute active aux personnes vivant le deuil.RÉPERTOIRE DES RESSOURCES EN SUIVI DE DEUIL AU QUÉBEC, Éditions Maison Monbourquette (15 $) Info : 514-523-3396 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Jean Monbourquette, psychologue, auteur et grand spécialiste du deuil, en compagnie de Gilles Deslauriers, psychoéducateur et président du conseil d'administration de la Maison Monbourquette et de Daniel Latulippe, directeur général de la Maison Monbourquette. ACTUEL SANTÉ OXYGÈNE Préparer le gros braquet RICHARD CHARTIER À quelques semaines du départ, je n'avais pas le choix.Ou plutôt si : je roulais un 100 km et vérifiais ce que j'avais dans les jambes, ou bien j'oubliais tout ça et retournais mes billets à Swiss.Il y a longtemps que les copains cyclo ne m'appellent plus.Eux aussi vieillissent, mais ils s'entretiennent, joggent, moulinent, grimpent et tout, tandis qu'un jeune père de famille, ça pousse ou ça tire la poussette, ça n'enroule pas les gros braquets, et les gars qui «roulent» le savent.Pourquoi s'embêter d'un poids inutile.Par amitié ?Vous voulez rire ou quoi ?Ça fait donc quatre ans que je me farcis les courtes distances et les parcours urbains, que je sillonne les avenues des cimetières en traînant fiston qui prend des kilos et qui, mine de rien, me met la barre de plus en plus haute quand j'attaque les côtes, entre les cyprès et les pierres tombales, contribuant ainsi à une sorte de persistance en filigrane.Quand nous passons sous l'arche de Notre-Dame-des-Neiges pour reprendre Decelles et le chemin de la maison, je suis mort de fatigue, ce qui est de circonstances, mais mon essai est fait, je peux continuer de jouer au père.Cependant, pour les besoins de la virée que je fais en Suisse, je devais pouvoir rouler au moins 110 km à une vitesse potable sans difficulté, idéalement essayer de réaliser un 170 km avec un restant de dignité.Le temps pressait et le printemps, vous aussi l'avez remarqué, prenait son temps.Pour vous le donner en mille, cet événement cyclosportif européen auquel je suis convié a lieu précisément aujourd'hui : le Tour du Léman.Que d'aucuns le décrivent comme l'un des plus beaux parcours cyclistes du monde, qu'un autre le décrie comme l'un des plus chromés, voilà qui m'indifférait royalement.Je ne demandais qu'à pouvoir le faire, n'ayant nullement envie de me refuser un épisode entre le col du Grand Saint-Bernard et les Diablerets, entre Montreux et Zermatt.Surtout, n'ayant pas le goût de rater ce rendez-vous avec moimême puisque la famille mûrit et que j'ai maintenant de nouvelles possibilités ; à moi de les saisir ou d'aller crever à l'hospice.Bref, j'ai pensé à Thérèse, encore une fois.Se mettre à table L'hiver a pris fin en douceur et j'ai pu pédaler avant l'arrivée de ce printemps, qui a mis fin à la tendance, frisquet et mouillasseux qu'il a été.Tout au long de l'hiver, j'avais visité le gymnase de Thérèse quand je le pouvais, c'est-à-dire pas souvent.Mais lorsque le voyage s'est confirmé, il m'est revenu à l'esprit qu'il y a 20 ans, en préparation à la première expédition hivernale au K2, j'avais consulté Thérèse.Grâce à sa science subtile et au travail postural qu'elle m'avait alors proposé, j'avais été capable d'atteindre le camp de base de la deuxième plus haute montagne du monde.Le K2 trône à la frontière du Pakistan et de la Chine, à 8611 mètres d'altitude, dans un des paysages les plus hostiles à la vie humaine qu'on peut imaginer.Au cours des années qui ont suivi, la gymnastique posturale m'a toujours donné la meilleure préparation pour amorcer une saison de ski de fond ou de vélo.Cette année, je me suis donc préparé à faire du vélo en Suisse.À 372 mètres d'altitude, je n'aurai pas de mal à respirer, mais après la balade, je devrai peutêtre prendre le téléphérique pour retourner à l'hôtel, qui est juché à 1116 mètres.Je sens que les lacets pourraient me nouer les jambes.Rien de tel, donc, qu'un objectif pour se conditionner, se remettre en forme ou, à tout le moins, chercher à atteindre un certain niveau.Je termine la journée d'aujourd'hui et vous fais un rapport, dès mon retour.C'est mon honneur qui est en jeu.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : richard.chartie@lapresse.ca LE P'TIT MAG OXYGÈNE Le tour du Lac On voyage par les livres et si, d'aventure, on entre dans le paysage, c'est le bonheur.La Véloroute des Bleuets se prête merveilleusement à ce genre de complicité.Le paysage, ses personnages, l'histoire, en fait 21 jours à la découverte du Lac-Saint-Jean à bicyclette, voilà ce que proposent Danielle Dubé et Yvon Paré.À lire, au choix, avant d'entreprendre la promenade, et ainsi voir et comprendre où on s'en va, ou après, pour cultiver le souvenir.Ou encore d'auberge en gîte, de manière à ponctuer le voyage.En 21 jours, on ne fait pas que pédaler ! Le Tour du Lac en 21 jours, Danielle Dubé et Yvon Paré, XYZ, 248 pages, 20 $.Conte de montagne Depuis Krakauer, les contes de montagne ont la cote, sans doute parce que les hauteurs font voyager l'esprit autrement que sur le régulier plancher des vaches.Plusieurs petits plats mijotés avec passion, voilà qui crée le banquet! Treize auteurs québécois et français livrent leurs récits et nous font partager les hauteurs qui les habitent.Du nombre, Gabriel Filippi, un alpiniste patenté, et Jean Désy, voyageur impénitent et « écrivailleur de métier ».Se lit bien en avion, à 10 000 mètres d'altitude.La Montagne à portée de voix, sous la direction de Hélène Guy et Anne Brigitte Renaud, XYZ, 184 pages, 20 $.Apprendre les noeuds Grande séance de déniaisage en vue ! Quand j'ai vu ce titre sur la tablette, je me suis précipité dessus.Enfin, on va me montrer comment faire : attacher une pile de livres ensemble, faire tenir une tente contre le vent, nouer deux brins l'un à l'autre, passer la corde dans le mousqueton, il y a là quelques incontournables pour devenir premier de cordée.Noeud de cabestan, noeud de perche, tête d'alouette, demi- noeud de capucin, scoubidou à quatre brins, ils sont là, attachants comme tout ! Le livre des noeuds, Maria Costantino, Modus Vivendi, 128 pages, 9,99 $ (à La Cordée).Massages pour sportifs Ça fait mal, c'est tendu, c'est raide, fatigué, courbaturé ?Trop de travail, trop de vélo?Pas assez de souplesse ou de.tendresse ?Il n'y a rien comme un massage pour remettre le corps de bonne humeur.On se l'offre pour mieux donner ce plaisir à l'autre.Ou on le présente à quelqu'un qui nous aime bien \u2014et qui a de bonnes mains\u2014, c'est au choix.Massages pour le sport et le bienêtre, Jean-Louis Plounevez, Amphora, 160 pages.PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE© Sous la surveillance de Thérèse Cadrin Petit, l'actrice Isabel Richer exécute un chérubin, exercice de gymnastique posturale sur table.Une médecine durable RICHARD CHARTIER La gymnastique sur table de Thérèse Cadrin Petit se pratique en groupe, sous la direction de Thérèse elle-même ou d'une des spécialistes qu'elle a formées.Tout se passe toujours en douceur et dans la bonne humeur, mais le travail est intense et exigeant.Et les résultats sont immédiats : on a l'impression d'avoir grandi de cinq centimètres quand on sort de là.Si vous ne me croyez pas, un essai vous convaincra.Vous ne perdrez pas au change puisque le premier cours est gratuit et sans condition.Après ?C'est de l'argent qu'on ne dépensera pas chez le chiro ou en médicaments.Loin de moi l'idée de parler contre ceux qui font profession de nous aider à retrouver la santé \u2014il existe des cas d'empêchement à la gymnastique sur table \u2014, mais Thérèse me permet de me redresser moi-même et, par conséquent, de m'administrer une médecine durable en agissant sur ma posture, ma musculature profonde, ma souplesse (bien que je me rapproche davantage du 2 X 4 que de la petite danseuse) et même sur ma force, mon endurance, voire mon mental (à prononcer comme dans le film Les Boys.mennnt'al).Ce sont surtout des femmes qui fréquentent le gymnase de Thérèse.J'y vois moins un signe des temps que l'expression d'une sensibilité innée, d'une capacité de saisir une essence qui échappe au premier regard.Nous, les gars, faut que ça pompe, faut que ça sue, faut que le métal hurle en même temps que la voix de Whitney Houston beugle dans le gym, faut qu'on sente le crunch dans la fibre craquante.Pourtant, chez TCP, au son de la seule voix de TCP ou de Denise ou de Christiane, on fait des choses incroyables mais qui, vues de l'extérieur, n'ont l'air de rien et, surtout, n'ont pas l'air très « forçantes », si vous me passez l'expression.Chaque exercice comporte plusieurs dimensions et, pour accomplir un travail potable, l'élève doit cont rôler divers paramètres simultanément : épaules basses, ventre rentré, dos droit, le menton comme ceci, les fesses comme cela, la respiration selon un rythme précis et pas toujours selon la logique la plus répandue.En outre, on ne peut pas s'installer dans une routine, car les exercices ne sont pas nécessairement les mêmes d'un cours à l'autre, même s'ils reviennent sur les mêmes groupes musculaires.Il n'y a donc pas d'habitudes musculaires possibles chez TCP, on ne vous y remet pas une fiche d'exercices à faire pendant trois mois.La gestuelle est souvent complexe, exige une grande concentration de même que la surveillance de l'enseignant-entraîneur et, des fois, je me dis qu'un cours de gymnastique sur table, c'est un test d'intelligence.Celle du corps, peut-être.Si j'insiste sur Thérèse, c'est à cause de la dimension posturale de sa gymnastique, dimension que je ne trouve pas ailleurs.Oui, on peut favoriser d'autres méthodes, mais moi, je n'ose pas.Si je prenais des cours de gym à partir d'une cassette, qui viendrait me corriger quand je fais un exercice tout croche en pensant « qu'il est donc facile » ?Sur une table, on travaille aussi avec des ballons, des balles, une corde, un bâton ou des poids.Les exercices de musculation de TCP se font pour la plupart « en statique », presque sans mouvement, mais toujours en résistance et en appliquant les fameux « paramètres ».Il n'y a pas d'à-coups, pas de brusquerie, pas d'empressement.Après un mois et demi de table, à raison de deux, parfois trois séances par semaine, je me suis tapé une randonnée cycliste en solitaire de 100 km.Je n'ai pas pété les scores de ma jeunesse et je vous épargne ma vitesse moyenne et autres détails, mais j'ai roulé sans mal, presque sans effort et sans relâche, exactement ce que je souhaitais.Musculature profonde activée, plus de souplesse, plus grande aptitude à régler en cours de route les paramètres qui assurent un bon pédalage : je constate encore une fois que la table me permet de mieux exploiter ma force.C'est comme le monde quantique.Au coeur de sa définition, il y a comme une grande et infinie simplicité.GYMNASTIQUE SUR TABLE TCP, 5130, boulevard Saint-Laurent, bureau 200, Montréal ; tél., 514-274-3110; fax, 514-274-5877 ; Site Web : www.gymnastiquesurtable.com Cours d'essai gratuit et évaluation posturale sur rendez-vous.Choix de programmes : doux-dos (post maux de dos), tonus (entraînement général), abdo-tronc (postural), stretching (étirements en souplesse), Tab-Cardio (à visée minceur).Succursales à Saint-Hubert 450-656-4581, Laval 450-665-2177, Victoriaville 819-758-0985, Québec 418-650-5442, Saint-Jean-sur-Richelieu 450-359-4602, Drummondville 819-474-5125, Jonquière 418-690-9760, Gatineau 818-743-9401, Saint-Jérôme 450-438-1110, Sherbrooke 819-565-2659 et Calgary 403-245-9009.GRID STABIL LE GRID STABIL MC LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS COMIC12JNM PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND ACTUEL SANTÉ À TIRE D'AILE Ramoneur cherche cheminée PIERRE GINGRAS Son cri distinctif attire d'abord l'attention.Puis, inévitablement, les yeux se portent vers le ciel où il se déplace sans arrêt, habituellement avec deux ou trois autres, parfois un peu plus, souvent très haut, tellement haut qu'on dirait un minuscule trait.Son vol est saccadé, un peu à la manière d'une chauvesouris, nous disent les guides d'identification.Voilà le martinet ramoneur.Si vous habitez dans l'île de Montréal, ouvrez l'oeil.Il est encore présent.Dans mon patelin sur la Rive- Sud, à une dizaine de kilomètres à peine du centre-ville, on ne l'entend pour ainsi dire plus.Peut-être une ou deux fois par été, juste assez pour m'exciter.Assez pour croire qu'il viendra inspecter la fausse cheminée que j'ai fait construire à son intention.Une autre folie, direzvous.Étrange destin Méconnu, même des ornithologues amateurs, très rarement observé de près, presque jamais photographié, le martinet ramoneur commence heureusement à attirer l'attention des chercheurs.Et pour cause: au Canada, au cours des trois ou quatre dernières décennies, sa population a chuté de 95%, indiquent les biologistes du Service canadien de la faune dans un document publié en mars dernier sur la situation de l'oiseau.Et le déclin s'est aggravé au cours des dernières années.Dans l'ensemble du territoire canadien, le nombre de couples nicheurs ne dépasserait guère les 7000, dont 2450 au Québec.Mais selon le pire scénario, la population nicheuse serait deux fois moins grande.Et l'avenir s'annonce plutôt sombre un peu partout dans son aire de distribution, qui occupe tout l'est du continent, jusqu'au centre du Québec, pour la partie nordique.Souvent confondu avec une hirondelle, le martinet ramoneur, qui nous semble souvent noir, est plutôt brun foncé.Fusiforme, on dirait même qu'il n'a pas de queue.Il ne dépasse guère 14 centimètres.Ses ailes sont longues mais très étroites.Espèce insectivore, il est considéré comme un oiseau strictement aérien : il regagne la terre ferme seulement pour dormir dans des dortoirs ou encore construire son nid et élever sa progéniture.Avant la colonisation de l'Amérique du Nord par les Européens, le martinet nichait dans le tronc des arbres creux, parfois dans les crevasses ou les grottes.Puis avec le défrichement, il s'est mis progressivement à dormir et à nicher dans les cheminées, un phénomène qui a été signalé dès les années 1700.Si bien qu'aujourd'hui, la presque totalité de la population niche dans nos cheminées \u2014 dans celles qui restent, devrais-je dire.Un bel exemple d'adaptation.Le martinet hiverne surtout dans le bassin amazonien, au Pérou, où il utilise encore des arbres creux pour dormir.Il nous arrive au printemps, vers la fin mai, à une période où les cheminées sont généralement au repos.L'oiseau est si bien adapté à son environnement artificiel qu'il fabrique son nid en forme de demicoupe en collant des brindilles sur la paroi de la cheminée avec sa salive gluante.Les petits, au nombre de trois par année à l'envol, peuvent aussi passer des jours agrippés au ciment ou à la brique de leur abri.Une cheminée loge habituellement un seul couple nicheur mais certaines, les plus imposantes, habituellement situées sur des édifices institutionnels, servent parfois de dortoir à des centaines d'oiseaux à la fois.Deux fois victime Victime une première fois de l'exploitation de la forêt, le martinet ramoneur est maintenant victime de la disparition progressive des nombreuses cheminées qui dominaient nos villes et nos villages.L'électricité a remplacé le chauffage au bois dans la majorité des maisons.Les silos et granges, qui jadis abritaient certains d'entre eux, sont aussi disparus du paysage depuis longtemps.Les cheminées ont été démolies, bouchées ou couvertes de grillage pour répondre aux normes municipales.Si bien que faute de lieux de nidification adéquats, les scientifiques estiment qu'actuellement 40% des oiseaux ne peuvent plus se reproduire, du moins en territoire canadien.D'autres phénomènes ont aussi accentué la régression de notre ramoneur volant, le seul martinet dans l'est de l'Amérique du Nord.Par exemple, les cheminées en métal, utilisées lors de l'installation de milliers de foyers au cours des 20 ou 30 dernières années, sont autant de pièges mortels si elles ne sont pas recouvertes de grillage, ce qui est plus fréquent qu'on ne le croit, indiquent les chercheurs.Le problème est que le diamètre de l'orifice est trop petit pour que l'oiseau puisse quitter les lieux après une visite.L'utilisation d'insecticides en milieu urbain, la coupe forestière et la culture sur brûlis dans les habitats d'hivernage figurent aussi parmi les facteurs aux répercussions négatives.Par ailleurs, de longues périodes de froid au printemps, comme cela s'est produit cette année, peuvent aussi causer des hécatombes chez ces insectivores qui ne trouvent alors plus rien à se mettre dans le bec.Bref, l'avenir du martinet au Canada s'annonce très sombre.D'autant plus que les connaissances sur cette espèce sont limitées, que les aires de nidification ou de repos ne sont pas protégées et que l'espèce est méconnue des amateurs d'oiseaux et du public en général.Un espoir : les cheminées artificielles et l'inventaire des dortoirs.Je vous en reparle la semaine prochaine.PHOTO PHOTO FOURNIE PAR JACQUES BRISSON Manon Curadeau nourrit deux jeunes martinets ramoneurs agrippés au mur de briques de la véranda des Brisson.Les martinets de la famille Brisson Chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale de l'Université de Montréal, Jacques Brisson est aussi un passionné d'oiseaux.Aussi ne fut-il pas trop surpris lorsque son fils, de retour d'un camp de vacances, ramena à la maison deux oisillons les yeux encore fermés, des oiseaux tombés au fond d'un foyer qu'on s'apprêtait à allumer.« Ils étaient couverts de duvet et avaient le bec crochu, ranconte- t-il.J'ai cru un instant qu'il pouvait s'agir de petits rapaces.Mais les circonstances de la découverte m'ont plutôt fait opter pour des martinets, des oiseaux que je n'avais jamais vus de près.» Toute la famille s'est donc mise à la tâche pour les nourrir.Les petits avalaient goulûment des vers de farine vivants achetés à l'animalerie.Durant ces semaines de soins attentifs, les petits ont rapidement évolué.Quand ils ont été en mesure de se déplacer, ils se sont élancés sur le mur de briques de la véranda.« Ils y sont restés agrippés durant des jours sans vraiment se déplacer, ce qui nous a permis de prendre plusieurs photos.Et c'est toujours accrochés à la brique qu'ils se nourrissaient.C'était fascinant de voir à quel point ils s'étaient adaptés à cet environnement pour le moins inusité.» Puis, après quelques séances d'initiation au monde extérieur, les deux martinets de la famille Brisson ont fini par prendre leur envol et disparaître dans le firmament.Le grand dortoir de Mont-Laurier Membre du Club des ornithologues de l'Outaouais, Robert Lebrun, de Mont-Laurier, s'intéresse particulièrement au martinet ramoneur.Il participe notamment à l'inventaire des dortoirs et des lieux de nidification dans sa municipalité, l'endroit où se trouvait le plus important dortoir au Québec.Le lieu de ralliement est la grande cheminée de la polyvalente Saint-Joseph, l'ancien pet it séminaire, un édifice construit il y a plus de 50 ans et situé sur un promontoire.En août 2003, raconte M.Lebrun, avant leur départ pour le Sud, 1600 martinets s'engouffraient dans la cheminée à la brunante pour y passer la nuit, un phénomène spectaculaire qui dure cinq à 10 minutes.L'an dernier, à la même période, il en comptait à peine 300.Et il y a une dizaine de jours, son carnet d'observation indiquait.38.S'il est normal que les martinets soient moins nombreux dans les dortoirs en période de nidification, cette diminution radicale est troublante, faitil valoir.Il n'est pas impossible qu'une famine printanière soit en cause.Les martinets de Mont-Laurier semblent toutefois nicher en forêt et non dans les cheminées de la ville, fait remarquer l'ornithologue amateur.Le plus important dortoir au Québec est la cheminée de l'usine Beautex, à Saint-Georges-de- Beauce.On y compte actuellement 200 pensionnaires, mais leur nombre s'élevait à 800 en août dernier.Une bien belle poule LE CARNET D'OBSERVATION Des quiscales enragés Branle-bas de combat dans le petit bois près de la maison.En criant comme des déchaînés, une quinzaine de quiscales poursuivaient dans le haut des arbres un écureuil gris.À tout moment, plusieurs d'entre eux s'élançaient sur l'animal qu'ils semblaient parfois toucher avant qu'il ne disparaisse sans demander son reste.Par ailleurs, un couple d'hirondelles noires s'est installé devant mon condo déserté cette semaine, mais il a quitté rapidement l'endroit devenu manifestement trop tranquille.Avis aux intéressés Le Club d'ornithologie de Longueuil vous invite à parfaire vos connaissances sur les oiseaux au cours d'une soirée-conférence, mercredi à 19 h 30, au pavillon d'accueil du parc régional de Longueuil, à l'angle des rues Adoncour et Curé- Poirier.Le spécialiste au Québec! 6229, rue St-Hubert Montréal, QC Beaubien 514.274.6577 Incluant : étui, courroie et capuchons Valide jusqu'au 26 juin 2005 119999$ Monarch II 10x42 DCF WP - Idéales pour les sports et le plein air - Grossissement de 10x - Étanches et gainées de caoutchouc Incluant : étui, courroie et capuchons 39999$ Field Scope ED82 - Lunette d'approche terrestre - Diamètre 82 mm - Robuste et étanche - Idéal pour l'ornithologie 3286734A Très familière, Coucou vit des jours paisibles à la ferme du parc Angrignon.Réginald Godin, de Verdun, a reçu le troisième prix dans la catégorie « animaux d'élevage et de compagnie » du concours le Biodôme-La Presse, grâce à cette photo.Coucou est une poule Plymouth Rock barrée, une race créée au Canada et homologuée en 1869.Elle fut jadis très populaire notamment pour sa docilité, sa production de chair et d'oeufs et son désir de couver, nous apprend le site Internet du Musée de l'agriculture du Canada.Il s'agit aussi d'un bien joli volatile."]
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