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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles: jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-06-30, Collections de BAnQ.

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[" ALAIN BRUNET n ne peut imaginer interviewer personnage plus délicieux que Zakir Hussain, grand maître du tabla, immense réformateur de la musique in-dienne, parmi les percussionnistes les plus célèbres sur terre.Au bout du fil, il remercie son interlocuteur de lui consacrer cette attention, il manifeste une politesse et une générosité plus qu'exemplaires.Gentleman dans toute l'acception du terme.Pour l'artiste en résidence au cours de cette première tranche de festival (au Monument-National), la connexion montréalaise remonte aux premières moutures de Shakti.Début des années 70, le fameux guitariste John Mc Laughlin se faisait alors appeler Mahavishnu (un nom mystique attribué par son ex-guru Sri Chinmoy) et procédait discrètement à des fusions inédites entre jazz et musique classique indienne.Après avoir fait larencontremusicale du violoniste L.Shankar avec qui il répétait dans son appartement new-yorkais, Mc Laughlin avait invité à ces sessions intimes un jeune surdoué de la percussion indienne qu'il avait découvert par l'entremise de Ustad Ali Akbar Khan.Un ensemble fabuleux vit le jour : Shakti, renforcé par le percussionniste (ghatam) T.H.Vinayakram et qui eut tôt fait de se produire au Québec.Mémorable, pour employer un euphémisme.Trois décennies plus tard, Zakir Hussain, 54 ans, est certes le plus connu des maîtres du tabla en Occident.Originaire du Punjab, le virtuose passe aussi trois mois par an en Inde, plus précisément à Bombay où la musique et le cinéma fleurissent à travers Bollywood, très puissante industrie du divertissement qui rayonne sur l'Asie.Joint dans la région de San Francisco où il vit avec sa femme et où il a élevé sa famille (deux filles maintenant adultes), Zakir Hussain nous explique d'où il vient, par où il est passé et ce qu'il adviendra de ses quatre concerts très attendus de la prestigieuse série Invitation.Trajectoire fascinante! POUR NOUS RAVIR Le grand percussionniste indien reçoit au Monument-National ZAKIR BRAZILIANGIRLS SEXY, COQUIN.PAGE 3 ARTS SPECTACLES LE MONDE EST DE PLUS EN PLUS PETIT : LES MUSICIENS NE CESSENT DE FONDRE LEURS TRADITIONS RESPECTIVES.> Voir ZAKIR en page 2 PHOTOFOURNIE PAR LA PLACE DES ARTS JAZZ Spirit à la Galerie du Festival PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Zïlon vous le dira d'emblée : il n'est « pas du genre jojo ».Peintre invité du FIJM, il ne fait pas plus dans le « jojo jazz ».Chez lui, la musique a toujours accompagné la création, de Kraftwerk au métal le plus hurlant ; pour ce Spirit, l'ex-graphiteur s'est plongé dans l'oeuvre de Billie Holiday et de Miles Davis et cela a donné ces musiciens « stoïques, personnages des bars enfumés de New York » de la grande époque.Stoïque, celui de droite l'est certainement.mais personne ne va lui arracher sa trompette ! À voir à la Galerie du Festival.Zakir pour nous ravir ZAKIR suite de la page 1 « Je proviens de la tradition du nord de l'Inde (hindustani), mais la plupart des musiciens indiens de ma génération ont aboli ces frontières en collaborant avec des musiciens du Sud.J'ai ainsi travaillé avec L.Shankar, L.Subramaniam et tant d'autres musiciens associés à la tradition carnatique (du Sud).Il faut dire que les gammes et les rythmes de ces deux grandes traditions (exprimés dans les multiples ragas) sont foncièrement les mêmes pour le Nord et le Sud, alors que les langues d'expression et les instruments sont différents.» Bien au-delà de ces considérations nationales, Zakir Hussain est un citoyen du monde.Un vrai de vrai.« Au cours des 30 dernières années, corrobore-t-il, je n'ai cessé de voyager, j'ai visité chaque grande ville au moins trois fois.Dans le cas de Montréal, c'est beaucoup plus ; depuis les années 70, j'y suis venu très souvent.J'en conserve de merveilleux souvenirs, particulièrement lors de mes passages au Festival de jazz.Cette ville devient alors LA cité de la musique, tant de grands musiciens y convergent et collaborent.Il faut que les choses se passent ainsi parce que le monde est de plus en plus petit et les musiciens ne cessent de fondre leurs traditions respectives.La fusion est le mot-clé qui guide toute la pratique musicale de Zakir Hussain.« La fusion entre musique indienne et les autres grandes traditions musicales se produit surtout depuis les années 60, explique le musicien.Maintenant, la musique indienne se fond non seulement avec le jazz et les formes improvisées en Occident, mais aussi avec d'autres musiques modernes africaines comme le raï algérien ou le mbalax sénégalais, ou encore avec les nouvelles formes populaires telles le hip hop ou le drum'n'bass \u2014que l'on retrouve d'ailleurs dans le courant que l'on nomme asian underground.Tout converge désormais vers une seule grande idée musicale.» Et ça se poursuit : parmi ses projets à venir, on compte la musique de film avec Tina Turner, un autre disque avec le groupe plus électro Tabla Beat Science, qu'il a fondé avec le bassiste Bill Laswell, sans compter une oeuvre à grand déploiement pour le Nashville Symphony Orchestra.Bien sûr, Shakti (nouvelle mouture depuis que le mandoliniste U.Shrinivas remplace L.Shankar) continue de ratisser la planète.Ravi par l'Invitation du Festival de Montréal, Zakir Hussain a tenu à présenter l'inédit aux mélomanes.« J'y ai déjà joué avec Shakti et Tabla Beat Science, il me fallait donc proposer autre chose.C'était tout un défi d'imaginer des programmes de même niveau.J'ai alors décidé de suggérer un voyage qui ressemble un peu à celui de ma propre existence.» Le premier soir, donc, sera purement indien avec Ustad Sultan Khan, maître d'un instrument à cordes qu'on appelle le sarangi.« Lui et moi provenons de la tradition du nord de l'Inde, avec ses répertoires rythmiques et mélodiques pour le tabla.» Le deuxième programme évoque un chapitre important de son existence, c'est-à-dire l'interaction avec les percussionnistes de l'Inde.« Dans ce contexte, je veux présenter l'ancêtre du tabla, un instrument ancien du nord de l'Inde nommé pakhawaj qui sera joué par Bhavani Shankar.D'autre part, V.Selva Ganesh sera invité à jouer le ghatam, associé à la tradition du Sud.Ainsi, les deux traditions seront tour à tour présentées avant d'être réunies.À nos côtés, Sultan Khan jouera le sarangi.Puis, le batteur Eric Harland, je l'espère, se joindra à nous pour procéder à une fusion encore plus actuelle.» Le troisième soir sera d'esprit plus jazz: Charles Lloyd et Eric Harland se joindront à Zakir.« Ensemble, nous avons déjà tourné en Europe dans le cadre d'un projet récent.La musique indienne et le jazz, vous savez, se marient sans problème, car l'improvisation y est fondamentale dans les deux traditions.En plus de faire évoluer nos langages respectifs, nous créons un langage commun », fait valoir l'interviewé.Le quatrième soir pourrait résumer en un seul nom: John Mc Laughlin.« Avec lui, explique Zakir Hussain, je voulais faire un concert en duo, ce que nous n'avons jamais fait auparavant.sauf dans nos salons ! Après cette première partie, Sultan Khan, Selva Ganesh et Bhavani Shankar se joindront à nous pour former un quintette.« Chacun des quatre concerts, en somme, sera très différent.Je crois rêver ! » Nous aussi.Zakir Hussain et ses invités se produisent ce soir, demain, samedi et dimanche, 19 h 30, au Monument-National, dans le cadre de la série Invitation.La fusion est le mot-clé qui guide toute la pratique musicale de Zakir Hussain.TRIOJAZZ 1 2 3 ALLO?C'EST GWYNETH\u2026 La chanteuse Gwyneth Herbert \u2014 «la réplique britannique à Norah Jones» \u2014 offre un choix de quatre sonneries musicales, dont le classique Fever, dans le livret de son premier CD, Bittersweet and Blue (UCJ/Universal).Fans, mettez quand même vos portables sur le mode vibratoire pour le spectacle de ce soir (Club Soda, 19 h).DOUBLES CROCHES André Ménardvientd'êtreéluauconseil d'administration de la Jazz Alliance International, de New York, vouée à la promotion du genre.Stella pour tout le monde !.Alain Brunet, l'éminence jazzistique de La Presse, livrera ses impressions quotidiennes (17h20) du festival à l'émission de retour à la maisondela Première Chaînede Radio- Canada, animée par Jacques Beauchamp\u2026 Stanley Clarke fête aujourd'hui ses 54 ans; le contrebassiste se produit ce soir au Théâtre Maisonneuve avec le banjoïste Bela Fleck et le violoniste Jean-Luc Ponty.«Un merveilleux trio qui ne manquera pas d'épater les innombrables inconditionnels », lit-on dans le programme du FIJM qui ne se méfie pas assez du superlatif et de l'absolu.NÉÀ MONTRÉAL.La naissance du big band de Dave Holland (au Théâtre Maisonneuve demain 18 h) arrive au 20e rang de la liste des «25 grands moments dans l'histoire des festivals de jazz», telle qu'établie par le magazine Downbeat (mai 2005).Le bassiste d'origine britannique avait lancé ce projet ici dans le cadre de la série Invitation au FIJM de 2000, quatre soirs qui l'avait grandement motivé, souligne à Downbeat le directeur artistique du FIJM, André Ménard: «Depuis ce temps, le big band a enregistré deux disques, donné des dizaines de spectacles en tournée et Dave remercie toujours Montréal de lui avoir donné le cadre initial pour tester ce projet.» Parmi les musiciens qui ont participé à l'enregistrement d'Overtime, le plus récent disque de ce big band top niveau, on retrouve entre autres le saxo Chris Potter, le tromboniste Robin Eubanks et le vibraphoniste Steve Nelson.Le FIJM compte deux mentions dans les 25 grands moments de Downbeat; l'autre est le concert extérieur du guitariste Pat Metheny (9e rang) sur l'avenue Mc Gill College en 1989; on en reparle la semaine prochaine.Dave Holland Gwyneth Herbert DANIEL LEMAY PHOTO FIJM JAZZ Orage ou canicule?Peu importe la météo, à sa 26e année, la machine du Festival de jazz est bien huilée MARIE-ÈVE MORASSE Le Festival de jazz de Montréal commence officiellement aujourd'hui, mais il y a déjà deux semaines que des travailleurs s'affairent.La chaleur et le soleil n'ont pas ralenti l'ardeur des équipes : tout sera prêt quand les premières notes de musique envahiront le centre-ville, ce midi.Sur l'emplacement, l'heure était à la formation hier.Sur l'esplanade de la Place des Arts, de nouveaux employés du Bistro SAQ apprenaient à utiliser un terminal de carte de crédit.Plus loin, de futurs vendeurs de souvenirs écoutaient attentivement les explications de leur superviseur.Selon Laurent Saulnier, vice-président à la programmation du festival, « seuls des détails techniques restent à régler, par exemple des tests de son et d'éclairage ».Il faut dire qu'après un quart de siècle, la machine est bien huilée et certains travailleurs, très expérimentés.C'est le cas de Richard Delorey, qui travaille au montage pour la 21e année.« J'ai commencé quand le festival se tenait sur la rue Saint- Denis, se rappelle-t-il.Chaque année, c'est la même chose : soit il pleut et il y a des orages, soit c'est la canicule ! ».Peu importe le temps qu'il fera cette année, les festivaliers auront droit à tout un programme, si l'on en croit Laurent Saulnier, qui parle avec enthousiasme de son festival.Il promet d'abord un «méchant party » pour le Grand Événement du 5 juillet, assuré cette année par Champion et ses G-Strings.L'an dernier, le Cirque du Soleil avait rempli le site à pleine capacité.Laurent Saulnier croit que Maxime Morin, alias Champion, rééditera l'exploit d'attirer 205 000 personnes devant la Place des Arts.Le D.J.sera accompagné d'une chanteuse, de quatre guitaristes, d'une bassiste, d'une section de cuivres, d'une chorale et.de surprises.« C'est une création électro-jazz qu'on monte avec lui.C'est le deuxième artiste québécois à faire un Grand Événement.Les premiers, c'étaient UZEB, en 1992.» À chaque scène son jazz Hip-hop, world, blues, électronique : le Festival de jazz appelle au métissage des genres.Chaque scène présente des séries qui lui sont propres.Ainsi, les festivaliers qui cherchent des sonorités d'Afrique, des Caraïbes et d'Asie iront du côté du parc des Festivals, où l'on présente la série Tropiques.Ceux qui veulent danser auront de bonnes chances de trouver des rythmes propices au déhanchement sur la scène Loto-Québec.« Ce seront, règle générale, des bands de party », promet Laurent Saulnier.Le complexe Desjardins, quant à lui, ne comptera pas que sur son air climatisé pour attirer les festivaliers.Les enfants pourront notamment y fréquenter la Petite École du jazz.« Ce que le spectacle démontre aux enfants, c'est que n'importe quoi peut-être du jazz.On prend des chansons que tout le monde connaît, comme Au clair de la lune, et des arrangements jazz sont faits là-dessus.Les enfants adorent ça.» C'est aussi à l'air climatisé que se déroulera le tout premier Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal.On trouve notamment au menu des ateliers, des exposants, des conférences et un cours plutôt inusité : apprendre à jouer de la guitare en une heure.Un an après avoir soufflé ses 25 bougies, le Festival de jazz de Montréal mise sur les artistes pour évoluer.«On a quelques idées pour les années à venir, mais le renouvellement se fait beaucoup par les artistes.Cette année, par exemple, il y a beaucoup de groupes qui viennent pour la première fois à Montréal », dit Laurent Saulnier.Il aura 11 jours pour les rencontrer.Et commencer à penser à la 27e présentation, pour laquelle il a déjà « trois, quatre projets» à l'esprit.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Ce n'est pas le choix qui manque pour Noémie Crépeau, en train de consulter l'horaire du 26 e Festival de jazz de Montréal, qui commence officiellement ce midi.La chaleur et le soleil n'ont pas ralenti l'ardeur des équipes : tout sera prêt quand les premières notes de musique envahiront le centre-ville, ce midi.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Voilà déjà deux semaines que des travailleurs comme Valérie Desrosiers s'affairent à préparer les différents emplacements qui accueilleront le Festival de jazz.BRAZILIAN GIRLS ALEXANDRE VIGNEAULT Une fille sexy, c'est bien.Une fille sexy avec le sens de l'humour, c'est encore mieux.Brazilian Girls, c'est un peu l'équivalent musical de cette aguichante combinaison: des chansons sensuelles, pleines de courbes émoustillantes, épicées de sourires coquins et de clins d'oeils malicieux.Sabina Sciubba, unique fille de ce quatuor new-yorkais, se plaît d'ailleurs à titiller l'auditeur en parlant de « danser à poil dans les rêves des garçons » et en chantant « je veux me réveiller, me réveiller, avec toi» d'une voix postcoïtale.« Tu penses qu'elle est nymphomane ?» rétorque Didi Gutman, lorsqu'on relève que plusieurs chansons du premier disque de son groupe parlent des ébats amoureux.Peut-être la remarque l'a-t-il piqué puisque le claviériste est aussi le petit ami de la voluptueuse chanteuse.Sabina Sciubba, en vérité, est une interprète suffisamment subtile pour qu'on ne puisse trancher aussi facilement.Disons que sa voix distille autant de désir que de romantisme.« Peut-être que tu as raison.Un peu de ceci, un peu de cela, c'est une belle combinaison, non ?Mais il y a plein d'autres choses sur ce disque, fait remarquer le claviériste.Die Gedanken Sind Frei est une chanson politique qui parle de liberté.Corner Store parle de ce qu'est New York, de tout ce mélange.Oui, il y a des chansons d'amour sur cet album, mais ce n'est pas un disque de musique latine qui ne parle que de ça.» Brazilian Girls n'a effectivement rien à voir avec la musique latine.Homme, pièce qui ouvre le disque, emprunte quelques mesures à un tango chanté par l'émouvant Roberto Goyeneche, mais c'est à peu près tout.Des influences brésiliennes, alors?Si peu.Didi Gutman (originaire d'Argentine), Sabina Sciubba (née en Italie) et leurs collègues américains (Jesse Murphy à la basse et Aaron Johnston à la batterie) concoctent leur pop jazzée et langoureuse à partir d'emprunts à la house, au break beat, à l'electronica et à l'esprit de la bossa nova.Un p'tit joint avec ça?L'approche plurilingue \u2014anglais, français, allemand et espagnol\u2014se fait d'ailleurs l'écho de ce patchwork d'influences.Didi Gutman affirme que rien n'était prémédité.« Sabina a longtemps chanté en anglais seulement, raconte-t-il.Elle ne s'est jamais dit que si elle chantait en différentes langues l'industrie du disque allait s'intéresser à elle.C'est juste arrivé au fil des nos concerts au Nublu (une boîte de New York).Il n'y a rien de conceptuel à propos de notre groupe, tout s'est construit de manière très organique.Organique.et cannabique, croiton deviner.Brazilian Girls a beau être tenté par la piste de danse, une bonne partie de ses chansons possèdent une rythmique alanguie par des effluves de marijuana, substance à laquelle le disque fait référence à quelques reprises \u2014dans Don't Stop où Sabina Sciubba invite à « boire du thé et à fumer de l'herbe ».Didi Gutman se fait toutefois rassurant, les concerts de Brazilian Girls n'ont rien d'une séance de musique lounge.« Ce n'est pas si tranquille, sur scène », affirme-t-il.En plus, il y aura des attractions visuelles et pas juste des images abstraites projetées sur un écran.Le claviériste promet d'emporter.un éléphant ! « On est prêts à tout », se moque-t-il.Et on dirait qu'ils en fument du bon.Brazilian Girls, ce soir à minuit au Club Soda, suivi de DJ Maüs.Danser sur l'herbe PHOTO FOURNIE PAR FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DEMONTRÉAL Brazilian Girls, une formation qui concocte une pop jazzée et langoureuse à partir d'emprunts à la house, au break beat, à l'electronica et à l'esprit de la bossa nova. JAZZ LE GUIDE DUFESTIVALIER CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE METROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ- Centre de créativité SPECTRUM SALLEWILFRID-PELLETIER Club jazz CANADA TRUST Scène Blues STELLA ARTOIS Scène Carrefour LOTO-QUÉBEC GENERALMOTORS Scène GENERALMOTORS Scène BELL\u2014SAMSUNG LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Scène STELLA ARTOIS Terrasse AMARULA HÔTEL HYATT Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry boulevard de Maisonneuve avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade Loto-Québec Le village du Festival NOTRE VIRÉE LA PETITE ÉCOLEDUJAZZ L'incontournable Petite École du jazz donne sa première leçon ce matin à 11h.Si vous avez déjà vu le joyeux spectacle livré par Jacques L'Heureux, James Gelfand, La Bande Magnétik et leurs amis, vous savez qu'avec eux en avant de la classe, aucun enfant n'a envie de faire l'école buissonnière.Un vrai bonheur.> Complexe Desjardins à 11h et 13h30 ERIC BIBB Il y a d'abord la fêlure dans cette voix chaude.Puis le ton posé, confiant sinon carrément serein.Eric Bibb fait presque trop pop, parfois, sur son dernier album, A Ship Called Love.Mais il y a quelque chose de très attirant dans ses chansons folk délicates, versant ici dans le gospel, là dans le blues et là-bas dans le country.> Scène Bell-Samsung à 20h et 22h JAIPURKAWABRASSBAND Les «brass bands» feraient partie de l'héritage britannique des Indiens et se produisent dans les fêtes familiales comme les mariages.Originaire de la capitale du Rajasthan, le Jaipur Kawa Brass Band sonne comme une fanfare gitane oubliée dans un désert indien.On dit de leurs concerts qu'ils sont énergiques et colorés.Dépaysement assuré.> Scène GM à 21h et 23h \u2014Alexandre Vigneault JEUDI 30 JUIN NOTRE VIRÉE VENDREDI 1er JUILLET MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Scène CBC TELEVISION GADJI-GADJO Chouette formation d'ici ayant récemment lancé un premier album, son répertoire alliant la musique tzigane au klezmer ne manquera pas de faire bouger les festivaliers.Six jeunes musiciens mettent la main à la pâte.> Terrasse Amarula à 19h MONTREAL JAZZBIG BAND Une première au festival pour le Montreal Jazz Big Band: un répertoire essentiellement afrocubain, avec l'assurance que la météo s'accordera à son son ! Seize musiciens occuperont la scène.N'oubliez pas de mettre des souliers confortables et de pratiquer vos pas de danse\u2026 > Scène GM à 21 h et 23 h AMP FIDDLER Pour les amateurs de grooves léchés à la Jazzanova (mais en plus funk) cherchez Amp Fiddler, originaire de Detroit et rompu à la soul, au funk, au hip hop, au jazz et poussant des rythmes coulants.> Scène Stella Artois à 22h \u2014Philippe Renaud, collaboration spéciale Gadji-Gadjo Terrasse Amarula à 19h 11h La Petite École du jazz Grande-place du complexe Desjardins gratuit 12h Hot Pepper Dixie Terrasse Amarula gratuit 13h Bourbon Street Terrasse Amarula gratuit 13h30 La Petite École du jazz Grande-place du complexe Desjardins gratuit 15h Cégep Saint-Laurent Scène General Motors gratuit 16h Bourbon Street Scène Bell/Samsung gratuit 16h Ciné-jazz ~ Châteauvallon 71 : Stan Getz Quartet / Châteauvallon 71 : Johnny Griffin quartet avec Dizzy Gillespie / I Want to Sing Cinémathèque québécoise billets 17h Accoules Sax Scène CBC Television gratuit 17h30 La parade loto-Québec Départ Scène Bell-Samsung gratuit 18h Ciné-jazz ~ Jazz session : Bill Evans / Jazz à Châteauvallon 1973 : Oscar Peterson / Begone Dull Care Cinémathèque québécoise billets 18h Flight of Whimsy Scène General Motors gratuit 18h Dave Holland Big Band Théâtre Maisonneuve - PDA billets 18h Bryan Lee Spectrum de Montréal billets 18h Rémi Bolduc Gesù - Centre de créativité billets 18h30 Duo Simard-Sidorov Carrefour General Motors gratuit 19h Gadji-Gadjo Terrasse Amarula gratuit 19h Carlos Veiga & Roots 66 avec invité spécial Scène Blues Stella Artois gratuit 19h Jon Ballantyne Quartet Club Jazz Banque TD Canada Trust gratuit 19h Viktoria Tolstoy Club Soda billets 19h Le Montréal Jazz Club Bateau Cavalier Maxim billets 19h30 Gangbé Brass Band Scène Stella Artois gratuit 19h30 Musique indienne contemporaine : Zakir Hussain avec les maîtres percussionnistes de l'Inde Monument-National billets 20h Richard White Trio Scène CBC Television gratuit 20h Michael Jerome Browne & the Twin Rivers String Band Scène Bell-Samsung gratuit 20h Jazzinho Scène Loto-Québec gratuit 20h30 Tango Flamenco Théâtre Jean-Duceppe - PDA complet 21h Montreal Jazz Big Band Scène General Motors gratuit 21h Mississippi Heat Scène Blues Stella Artois gratuit 21h Motion Trio Carrefour General Motors gratuit 21h Kartet avec Benoît Delbecq Salle Beverly Webster Rolph - Mac billets 21h Programme double : Blind Boys of Alabama et Mavis Staples Métropolis billets 21h30 Charles Lloyd Quartet avec Geri Allen, Larry Grenadier et Eric Harland Spectrum de Montréal billets 22h Michael Jerome Brown & The Twin Rivers String Band Scène Bell-Samsung gratuit 22h Jazzinho Scène Loto-Québec gratuit 22h Amp Fiddler Scène Stella Artois gratuit 22h Jon Ballantyne Quartet Club Jazz Banque Td Canada Trust gratuit 22h Richard White Trio Scène CBC Television gratuit 22h30 Programme double : Fred Hersch et Bobo Stenson Gesù \u2014 Centre de créativité billets 23h Montreal Jazz Big Band Scène General Motors gratuit 23h Thuryn Von Pranke Trio avec Morgan Moore et Martin Auguste Hyatt Regency, Salon Jeanne-Mance billets 23h Carlos Veiga & Roots 66 avec invité spécial Scène Blues Stella Artois gratuit 00h Happy House Savoy - Métropolis gratuit 00h Bugge Wesseltoft / Vincent Lemieux Club Soda billets 00h30 Mississippi Heat Spectrum de Montréal gratuit VENDREDI 1er JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU 11h La Petite École du jazz Grande-place du complexe Desjardins gratuit 12h Sweet Dixie Terrasse Amarula gratuit 13h Le Dixieband Terrasse Amarula gratuit 13h30 La Petite École du jazz Grande-place du complexe Desjardins gratuit 15h Stage Band de l'École de musique de l'Université de Sherbrooke Scène General Motors gratuit 16h Ciné-jazz ~ Jazz portrait : Duke Ellington / les 70 ans du Duke / A date with Duke Cinémathèque québécoise billets 16h Le Dixieband Scène Bell-Samsung gratuit 17h L'Esprit de la Nouvelle-Orléans Scène CBC Television gratuit 17h30 La Parade Loto Québec Départ scène Bell-Samsung gratuit 18h Ciné-jazz ~ Jazz session : Earl Hines / Jazz portrait : Thelonious Monk / Âme noire Cinémathèque québécoise billets 18h Aloka Jazz Sextette Scène General Motors gratuit 18h Trio ! Stanley Clarke / Béla Fleck / Jean-Luc Ponty Théâtre Maisonneuve - PDA billets 18h Feist Spectrum de Montréal billets 18h Provost-Lachapelle-Brochu Gesù - Centre de créativité billets 18h Michael Bublé ~ Première partie : Samina Salle Wilfrid-Pelletier - PDA complet 18h30 Duane Andrews Carrefour General Motors gratuit 19h Hot Pepper Dixie Terrasse Amarula gratuit 19h Jo Hell & The Red Roosters Scène Blues Stella Artois gratuit 19h Sage Reynolds Quartet Club Jazz Banque TD Canada Trust gratuit 19h Gwyneth Herbert Club Soda billets 19h30 H'sao Scène Stella Artois gratuit 19h30 Musique classique indienne Zakir Hussain et Sultan Khan Monument-National billets 20h Guy Nadon Scène CBC Television gratuit 20h Eric Bibb Scène Bell-Samsung gratuit 20h Dibondoko Scène Loto-Québec gratuit 20h30 Tango Flamenco Théâtre Jean-Duceppe - PDA complet 21h Jaipur Kawa Brass Band Scène General Motors gratuit 21h Alberta Adams and RJ's Rhythm Rockers Scène Blues Stella Artois gratuit 21h Mohenjo Daro Carrefour General Motors gratuit 21h Octurn Salle Beverly Webster Rolph - Mac billets 21h Pink Martini ~ Première partie : BC avec Bet.e et Carlos Placeres Métropolis billets 21h30 RH Factor \u2014 Roy Hargrove Spectrum de Montréal billets 22h Eric Bibb Scène Bell-Samsung gratuit 22h Dibondoko Scène Loto-Québec gratuit 22h Brink Man Ship featuring Nya Scène Stella Artois gratuit 22h Sage Reynolds Quartet Club Jazz Banque TD Canada Trust gratuit 22h Guy Nadon Scène CBC Television gratuit 22h30 Hiromi Gesù - Centre de Créativité billets 23h Thuryn Von Pranke trio avec Morgan Moore et Martin Auguste Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance billets 23h Jaipur Kawa Brass Band Scène General Motors gratuit 23h Jo Hell & The Red Roosters Scène Blues Stella Artois gratuit 00h Happy House Savoy - Métropolis gratuit 00h Brazilian girls /D.J.Maüs Club Soda billets 00h30 Alberta Adams and RJ's Rhythm Rockers Spectrum de Montréal gratuit JEUDI 30 JUIN HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU JAZZ Michael Bublé: crooner, blagueur et racoleur ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE L'aptitude principale qu'un chanteur de charme doit posséder n'est pas une grande voix, mais un talent extraordinaire pour le mensonge.Pour séduire, avouons-le, il faut mentir.Michael Bublé n'a plus rien à apprendre en ce domaine.Pour l'avoir vu au Cabaret Music Hall il y a deux ans, on savait déjà qu'il était un bon chanteur et un communicateur efficace.Après sa prestation d'hier soir à la salle Wilfrid- Pelletier, on ne peut que conclure qu'il est aussi devenu un habile manipulateur de foule.Flanqué d'un orchestre de 11 musiciens, dont huit cuivres, le jeune chanteur s'est payé une entrée en scène assez théâtrale.Une entrée de vrai crooner : il est apparu en ombres chinoises puis a descendu un petit escalier jusqu'à l'avant-scène, l'air classe et hyper-décontracté.Son micro dans une main, l'autre dans la poche de son pantalon, il swinguait comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.Trop cool, le mec, je vous dis.Deux ans après ses spectacles au Cabaret Music Hall, le jeune homme a pris de l'assurance.Son orchestre a pris beaucoup de tonus.Michael Bublé prétendait avoir monté un « show rock », en entrevue à La Presse lundi après-midi, et c'est vrai que son spectacle cogne plus qu'avant.Poussé par une batterie résolue, son orchestre ne joue pas les précieux.Surtout pas dans des morceaux comme Fever et For Once In My Life.C'est un peu pétaradant par moments, mais bon, c'est efficace.Il en va de même avec le chanteur.Le jeune crooner de Vancouver ne se perd pas en subtilité.Sa voix décolle, rivalise sans mal avec les cuivres, mais n'est pas toujours très habitée.Hier, dans les moments les plus intimes, on avait du mal à croire à ces trémolos un peu éteints dans Try A Little Tenderness ou You Don't Know Me.L'illusion n'était pas parfaite, mais Michael Bublé est un séducteur suffisamment habile pour que ces petits défauts ne passent pour rien d'autre que des petits défauts, justement.Un crooner n'est de toute façon pas qu'un chanteur.Il se doit d'être un bon conteur, voire un bon stand up comic.Michael Bublé n'a aucune leçon à prendre de qui que ce soit à ce chapitre.Excellent communicateur, il blague sur tous les tons, échange avec son public et, contrairement à ce qu'il affirmait encore il y a deux jours, n'hésite pas à échapper quelques gros mots pour dérider la salle \u2014c'est aussi un peu pour ça qu'on dit qu'il est menteur.Pas con, il va même jusqu'à courtiser son public masculin, remerciant tous les messieurs qui ne voulaient pas aller à la Place des Arts hier soir d'avoir bien voulu accompagner leurs copines.En plus il leur fait miroiter une nuit chaude.« Si on fait bien notre boulot, a-t-il dit, vous allez en profiter.On met un peu d'air dans les pneus, vous rentrez à la maison et vous enfourchez la bicyclette.» Et c'est le plus naturellement du monde que, un instant plus tard, il descend vers le parterre, se met à embrasser les filles.et se laisse caresser les fesses.Voyez le genre ?Michael Bublé ne réinvente pas grand-chose.Ni les chansons qu'il reprend (sauf pour les apprêter à la sauce big band des années 40), ni l'art de les livrer.Ou si peu.Disons qu'il adapte l'art du crooning pour un public habitué au talk-show américains de fin de soirée.Bon chanteur, certes, il est surtout un bon showman.Pas subtil, mais efficace.Un entertainer qui mélange les genres dans le seul but de plaire.Quand on a quitté la salle, il faisait le pitre en chantant This Love, mégatube du groupe Maroon 5.Et ça rigolait ferme dans la salle Wilfrid-Pelletier.Et oui, c'était le concert de « préouverture » du Festival international de jazz de Montréal.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Un crooner se doit d'être un bon conteur, voire un bon stand-up comic.Michael Bublé n'a aucune leçon à prendre de qui que ce soit à ce chapitre.BT\"VWJVU UWT O.UJV.W ?.UVJX\"O ( O.U STR?JVU .O\" X.QV.O\" #\"TV.U \"PJU .V .URQ # XRQV .Y#OWUJX.P.QV UWT O.UJV.W ?.UVJX\"O= U.WO.P.QV 8G $ ;SOWU V\"Y.U< BT\"Q STJY _ \" % # $ O[ ]75:14[D176 3[LL &a1D176 A:&]1[4% 3328483A Charles Lloyd Jumping the Creek .1/2 ECM Tout est là Jumping The Creek, créé par le groupe du saxophoniste Charles Lloyd, a toutes les caractéristiques d'un grand disque de jazz : virtuosité, expérience, raffinement, audace, vigueur, spiritualité, intellect, lyrisme.Le maître sexagénaire y joue magnifiquement, on en dira autant de son ensemble formé de la pianiste Geri Allen, du contrebassiste Robert Hurst et du batteur Eric Harland, à mon sens son meilleur groupe depuis celui du milieu des années 60 qu'il formait avec Cecil Mc Bee, Jack De- Johnette et Keith Jarrett.Chacun y manifeste une écoute exemplaire doublée d'une souplesse peu commune.Nous avons ici droit à un superbe travail collectif où chaque membre se révèle individuellement en plus de créer un continuum quasi parfait.Chaque épisode nous mène naturellement au suivant, séquences interactives ou soliloques, profondeurs et altitudes s'enchaînent sans ostentation, en toute sagesse.Rien, effectivement, ne flashe ou se perd en conjectures dans ce disque pourtant exigeant, gorgé de substance.Et qui s'amorce par une relecture poignante de la chanson Ne me quitte pas, transformée jadis en standard par Nina Simone.Le raffinement Franchement, rien Alai n Brunet TENDANCES Tous les jours dans JAZZ TANGO FLAMENCO Rigueur et intensité STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Ils sont jeunes, splendides et ils dansent avec une rigueur et une intensité de tous les instants.En direct de Madrid, Talent Danza Ballet Espanol est de retour à Montréal avec Tango Flamenco, magnifique spectacle, décliné en une douzaine de tableaux, où le flamenco et la danse classique espagnole en arrivent à flirter de façon assez convaincante avec le tango.Le tout est accompagné par une musique en directe aux nuances si riches qu'elles sont dignes d'une trame sonore de film.Le jeune chorégraphe Antonio Najarro, qui a fondé Talent Danza Ballet Espanol en 2002 avec son collègue Pascal Gaona, insuffle Tango Flamenco de lignes nettes et élégantes.Solos et duos lents et intenses font habilement contrepoint à des jeux d'ensemble plus dynamiques, tantôt très géométriques tantôt tout en rondeurs.Ceux qui ont apprécié les quelques passages de La Compana Mara Pagès à Montréal aimeront assurément Talent Danza Ballet Espanol.Cela dit, la mise en scène d'Antonio Najarro est beaucoup plus sobre, moins théâtrale que celle de Pagès.Le jeune chorégraphe fait attention à ce que rien n'entrave la gestuelle de ses danseurs, une gestuelle étudiée, léchée, jusqu'au bout des doigts et aux sorties de scène.Ainsi, le spectateur a tout le loisir d'apprécier l'intrigante sinuosité d'un bras, le tressaillement d'une épaule ou la cambrure d'un dos.Dans la première partie du spectacle, intitulée Alma Flamenco, les danseurs sont accompagnés de l'excellent ensemble flamenco Jarcamora.Un solo lent et dramatique dansé par Antonio Najarro lui-même ouvre le bal.Najarro glisse, tournoie et pose, fier et frondeur.Le rythme hachuré de cet étrange solo lui confère quelque chose de très contemporain.Suivront, entre autres, une danse des éventails à la touche surréaliste, une frémissante danse du châle, interprétée par l'intense Belen Cabanes et pour finir, une incroyable complainte, chantée avec une retenue toute frémissante par Sonia Cortes, accompagnée par Daniel Yagüe à la guitare.Frissons garantis ! En deuxième partie, place au tango ! Ce qu'il y a d'amusant ici, c'est que les danseurs de Talent Danza Ballet Espanol n'abandonnent en rien leur gestuelle espagnole.Il n'y a que la musique qui change tout à coup, tandis que l'Ensamble Nuevo Tango se joint aux musiciens de l'ensemble flamenco Jarcamora.La fusion qui s'en suit est tout à fait remarquable.On dirait que l'intensité sur scène vient de monter d'un cran.Les attaques se font plus rapides, les hanches se dévergondent et les jambes osent par moment de splendides développés.Le solo d'une danseuse jouant de manière très imaginative avec l'immense traîne de sa robe laisse pantois tandis que de courts duos entre hommes, pimentés de sensuels jeux de jambes entrecroisées, nous font regretter un peu la froideur de l'homme québécois.Ah oui, et le numéro final de castagnettes, jouées à l'unisson par les 12 danseurs de la compagnie, est à se rouler par terre.Tango Flamenco de la compagnie Talent Danza Ballet Espanol.Jusqu'au 9 juillet, au Théâtre Jean-Duceppe.Infos : (514) (514) 871-1881 ou 1 888 515-0515.PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE © Tango Flamenco, magnifique spectacle, décliné en une douzaine de tableaux, où le flamenco et la danse classique espagnole en arrivent à flirter de façon assez convaincante avec le tango.«L'Off» dit poursuivre sa croissance en réglant avec votre carte de crédit Hbc le jeudi 30 juin et le samedi 2 juillet sur les prix de solde et de liquidation et 10 % de rabais sur les prix ordinaires SOLDE EN VIGUEUR du jeudi 30 juin au dimanche 3 juillet TOUS NOS MAGASINS SONT FERMÉS LE 1er JUILLET, FÊTE DU CANADA NOUS OUVRONS À 8 H TOUS LES SAMEDIS! 30 % de rabais additionnel mode à prix de liquidation dont celle griffée pour femme Exceptions : I.N.C et Alfani.collections jeans griffées à prix de liquidation pour femme et homme chaussettes, sous-vêtements et vêtements de nuit à prix de liquidation pour homme et enfant accessoires, collants et chaussettes à prix de liquidation pour femme vêtements à prix de liquidation pour enfant Sur nos derniers prix étiquetés.50% de rabais additionnel TOGOMC et VERSAILLES® : soutiens-gorge et slips mode sans suite pour femme bijoux et montres à prix de liquidation literie à prix de liquidation Sur nos derniers prix étiquetés.40 % de rabais additionnel tenues de nuit, peignoirs, slips, soutiens-gorge mode et lingerie de jour à prix de liquidation pour femme chaussures à prix de liquidation pour tous vêtements d'extérieur à prix de liquidation pour enfant Sur nos derniers prix étiquetés.2e article GRATUITavec achat Tenues jeans Dungarees de LEE à prix ordinaire pour lui et One True Fit de LEE à prix ordinaire pour elle Tenues jeans Rugged Wear et Original Jeans Co.de WRANGLER à prix ordinaire pour lui Serviettes de plage à prix ordinaire Maillots de bain à prix ordinaire pour homme, femme et enfant Mode à prix ordinaire pour enfant 30%derabais LIZCLAIBORNE, JONES NEW YORK COLLECTION et TOMMYHILFIGER : mode pour femme Solde de chaussures griffées! 40 % de rabais à l'achat de 2 paires de chaussures ou plus pour femme 30 % de rabais à l'achat d'une paire Exception : nouveautés.25 % à40 % de rabais sélection mode griffée pour femme 30% de rabais sélection mode dont celle griffée pour homme 50 % de rabais chaussures et sandales printemps-été pour femme 40 % de rabais LILY OF FRANCE :soutiens-gorge mode et slips pour femme LEVI'S : jeans pour homme.Ord.49,99 $.Solde 29,99 $ LIBBEY : ens.de 12 verres à vin ou à bière Ord.9,99 $.Limite de 3 ens.par personne.60 % de rabais LAGOSTINA : batterie de cuisine Verbania en inox, 17 pièces Ord.599,99 $.Solde 239,99 $ 55 % de rabais à l'achat de 2 bagages 50 % de rabais à l'achat d'un bagage 50 % de rabais LONGCHAMPS : verres à pied et articlescadeaux WAMSUTTA : serviettes Modèles Zero-Twist et en coton égyptien dans le lot.Serviette de bain.Ord.20 $.Solde 9,99 $ 45 % de rabais WONDERBRA et WARNER'S : soutiens-gorge et culottes sous boîte pour femme 40%à50% de rabais MAC&JAC, OUTLINE, TOGOMC et NYGÅRD COLLECTION : sélection mode printemps-été pour femme.Tailles courantes, petites et grandes.robes pour femme De notre rayon des robes.40 % de rabais bagues diamantées en or à 10 ct.Ord.99 $ à 299 $.bijoux en or à 10 ct et 14 ct à perles cultivées rondes ou d'eau douce 30%à60% de rabais TOMMY HILFIGER DENIM, CK JEANS, POINT ZERO, ALEXANDER JULIAN et GLOBAL MIND® : tee-shirts, corsaires et shorts pour femme et homme 30%à50 % de rabais maillots de bain et cache-maillot pour elle Exception : pièces de maillot à agencer et articles dont le prix se termine par 99 ¢.30 % de rabais JOE BOXER et PRODIGE : sous-vêtements et choix de chaussettes pour homme CALVIN KLEIN : lingerie pour femme vêtements pour enfant 10 % de rabais SONY : appareils électroniques à prix ordinaire.Exemple: 400 $ de rabais Télé à projection Grand Wega, 107 cm (42 po) Ord.2 999,99 $.Solde 2 599,99 $ petits électros de soins OFFRES DE SAMEDI SEULEMENT! 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Quelle femme pianiste de notre époque, au fait, peut prétendre avoir atteint les mêmes cimes sur la planète jazz ?Poser la question, c'est (évidemment) y répondre.En attendant qu'un trouble-fête n'en tente une autre, téléphonons au New Jersey où la musicienne vit avec ses trois enfants et Wallace Roney, son mari à qui Miles Davis avait légué une trompette après avoir réalisé les affinités de son style avec le sien.Voilà un rapport homme-femme équilibré ! Et comment vit-on cet équilibre ?Conciliation travail-famille, mettons «Well, répond-elle sans se faire prier, nous essayons de partager les temps de tournée et faire en sorte qu'un des deux parents soit toujours à la maison pour les enfants.Mon mari a l'habitude de partir plus souvent aux festivals d'été.Il me manque beaucoup lorsqu'il s'en va pour de longues semaines.Personnellement, j'essaie de jouer à d'autres moments de l'année, sauf exception.» Bien avant de fonder une famille, Geri Allen a fait parler d'elle.Alors qu'elle était associée au fameux mouvement M-base dont le leader était Steve Coleman, elle avait été remarquée.Dès la fin des années 80, elle était déjà parmi les jazzwomen les plus convoitées.Ce n'était pas une question de chance ou de look, soyez-en assurés.Ses multiples passages à Montréal nous ont menés à conclure qu'elle est une grande musicienne, tous sexes confondus.Et puisqu'elle y joue deux soirs d'affilée, soit dans l'ensemble du saxophoniste Charles Lloyd ainsi qu'à la tête de son propre trio, une conversation s'imposait.À l'endroit de son employeur, qui vient de signer un album tout simplement magistral dont on aura droit demain à l'interprétation sur scène, ses propos sont teintés d'un profond respect.« Cela fait 10 ans que je travaille avec lui, j'y ai beaucoup appris.Charles Lloyd a marqué l'histoire du jazz, qu'il s'agisse de son travail auprès de Cannonball Adderley ou de Chico Hamilton, qu'il s'agisse de son ensemble des années 60 avec Keith Jarrett, Jack De Johnette et Cecil Mc Bee.Je crois vraiment qu'il est un des plus grands saxophonistes de notre époque, un improvisateur et un virtuose merveilleux.Sa musicalité est exceptionnelle, son langage est complet, témoigne d'une approche très équilibrée.Il nous pose de grands défis mélodiques et harmoniques.Chaque soir à ses côtés est une nouvelle aventure.Geri Allen, par ailleurs, se montre très enthousiaste à l'idée de se produire avec son propre trio formé du batteur Mark Johnson et du contrebassiste Kenny Davis.« Ce sont de très bons musiciens avec qui je compte jouer la matière de mon dernier disque paru l'an dernier \u2014 The Life of a Song, étiquette Telarc, enregistré notamment avec Dave Holland et Jack De Johnette.Or, nous commençons actuellement à en présenter le contenu en tournée, nous en sommes encore aux débuts de la vie sur scène de cette musique.» Pour Geri Allen, le trio est la forme classique de l'expression jazzistique.Pour une pianiste, à tout le moins.« Les grands maîtres du jazz en ont fait usage à toutes les époques.Personnellement, je commence à en avoir une bonne compréhension.C'est évidement très intéressant pour le jeu de piano et l'improvisation, mais le trio est aussi un levier pour mon travail de compositrice.J'essaie donc d'y exprimer mon propre point de vue.» Comment traduire ce point de vue avec des mots?Geri Allen prend une petite pause et tente ceci : « J'aime les concepts fondés sur le rythme, j'aime évoquer le mouvement des corps.Plus jeune, j'aurais aussi pu me diriger vers une carrière de danseuse, cette perspective ne m'a jamais quittée.Je veux qu'on sente la danse à travers ma musique.Mais l'esprit est aussi très impliqué dans le processus.Au plan des références, la tradition du jazz demeure le fondement de mon travail, mais mes études en ethnomusicologie m'ont aussi beaucoup inspirée en tant que compositrice.Les musiques africaines, antillaises et asiatiques ont laissé des empreintes dans mon imaginaire.» Et de quelle manière cette musique s'imagine-t-elle dans votre maison du New Jersey ?«Mon approche vient toujours de l'improvisation et de la spontanéité.Je m'assois au piano et je rejoue les germes de compositions qui m'interpellent vraiment, à partir desquels je pourrai créer des oeuvres plus élaborées aux plans rythmique et harmonique, avec plus de symétrie et de réflexion.» Essentiellement acoustique depuis nombre d'années, Geri Allen a déjà été associée au jazz électrique, particulièrement au début de sa carrière alors qu'elle menait les destinées du groupe Maroons et lorsqu'elle faisait partie des Five Elements de Steve Coleman.Elle songe d'ailleurs à reprendre du service avec ses machines.«J'ai récemment tourné avec quelques claviers électroniques pour compléter mon travail en trio.L'électronique occupera une partie importante de mes prochains projets.Que les programmateurs du Festival de Montréal en prennent note.pour 2006.La pianiste Geri Allen se produit demain soir au Spectrum, 21h30, dans le groupe du saxophoniste Charles Lloyd.Son trio se produit samedi au Gesù, 22h30.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DEMONTRÉAL Brillante, accomplie, virtuose, Gei Allen, 47 ans, fait tourner bien des têtes.LE GROOVE Dans le cadredu Festival International de Jazz de Montréal, le s Rendez-vous Loto-Québec vous invitent àune série de spectacles aux rythmes colorés, présentés sur la scène Loto-Québec, rue De Maisonneuve.Les Rendez-vous Loto-Québec contribuent tout le long de l'année àune fouledefestivités populaires dans l'ensembledu Québec.www.loto-quebec.com AU RENDEZ-VOUS 3326407A "]
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