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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Arts et spectacles: jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-07-03, Collections de BAnQ.

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[" LOS AMIGOS INVISIBLES SANS LES SURTITRES\u2026 PAGE 4 ARTS SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR NINJA TUNE THE HERBALISER, BONOBOET DJ FOOD INVESTISSENT LEMÉTROPOLIS > Voir NINJA en page 2 PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE resque 10 ans après la mythique performance de Coldcut et DJ Food au défunt Playground, performance qui donna l'idée aux patrons de Ninja Tune d'ouvrir leur représentation nord-américaine dans notre métropole, l'increvable label britannique souhaite à nouveau recréer la magie et la fébrilité grâce à un festin Ninja de trois services hip hopfunk mettant en vedette ce soir, au Métropolis, DJ Food, Herbaliser et Bonobo.Pour Bonobo \u2014 alias Simon Green \u2014 , il s'agira de sa toute première performance au Festival de jazz, et par surcroît à Montréal avec ses nouveaux musiciens, les mêmes qu'on entend sur le mini-album live récemment paru.Le jeune Green, qui a signé avec Ninja Tune en 2001 et lancé deux albums (Dial M for Monkey est le plus récent), dit s'inspirer « de quelques formations qui ont réussi à garder l'atmosphère des enregistrements studio sur scène.Cinematic Orchestra m'a, en quelque sorte, incité à passer des platines et du portable au direct.The Herbaliser aussi.» P COGNE NINJATUNE TOUJOURS The Herbaliser JAZZ Ninja Tune cogne toujours NINJA suite de la page 1 Le duo Herbaliser, formé du DJ Ollie Teeba et du multi-instrumentiste Jake Wherry, est une sorte de pionnier de cette approche live.« On est un des premiers groupes qui ne fait pas partie de la scène rock et qui, né dans un studio, donne constamment une performance live, conçue pour danser.Aujourd'hui, c'est commun », dit Wherry, faisant référence au courant dance-punk qui distribue les groupes live sachant mettre de la vie sur une piste de danse.« En plus, ces groupes-là ont des chanteurs, ajoute-t-il.En tant que groupe, The Herbaliser s'est fait connaître sur scène comme un groupe instrumental.Tous les concerts qu'on a donnés au Festival de jazz (The Herbaliser était de la toute première série groove nocturne, aux Foufounes Électriques) étaient sans front man.Le succès qu'on a eu nous surprend encore un peu, d'ailleurs, puisque ce n'est pas si évident que ça de se faire connaître sans chanteur principal.» Et pourtant, ce succès ne se dément pas et se renouvelle à chaque album.En 10 ans, The Herbaliser a donné près d'une quarantaine de concerts au Canada.Son nouveau disque, Take London, ne cesse d'impressionner la critique, comme l'avait fait le précédent, Something Wicked This Way Comes.Deux albums perpétuant les passions de Teeba et Wherry : le hip hop, le funk et la musique de film, principalement des films blaxploitation.« On ne se considère pas vraiment comme un groupe qui a toujours besoin de repousser les frontières d'un genre ou qui est forcé d'expérimenter à tout prix.À l'origine du groupe, Ollie et moi ne cherchions même pas à nous éloigner tant que ça des tables tournantes.Le live était encore loin dans nos projets.De toute façon, en mes qualités de DJ et de producteur, je conçois toujours ma musique en fonction des échantillonnages.C'est mon approche musicale du sampling ; je pense que pour l'époque, ça pouvait être novateur.» Et comment ! Ninja Tune, structure férocement indépendante créée par deux visionnaires \u2014Jonathan Moore et Matt Black, respectivement ancien prof d'art et ancien informaticien \u2014, a survécu aux Mo'Wax de ce monde branché en proposant sans faillir une musique déviant du hip hop et de l'électronique formatée.Fondée sur les bases du turntablism \u2014 la légendaire série Jazz Breaks de DJ Food, premiers disques du label\u2014, l'étiquette a démontré que musicalité et breakbeats pouvaient donner un mariage hautement stimulant, pour les jambes comme pour l'esprit.Le sampling élevé au rang d'art, telle était l'impulsion première de Ninja Tune.À cet effet, les fans sont cordialement invités à télécharger gratuitement le mix Raiding the 20th Century, « un catalogue audio de l'histoire du sampling au 20e siècle », agréablement assemblé en un mix d'une quarantaine de minutes.C'est amusant et intelligent, drôle et instructif : tout l'esprit de Ninja Tune ainsi résumé.On se le procure en visitant www.djfood.org.Dix ans plus tard, après avoir tracé la voie vers de nouvelles déclinaisons du hip hop et de l'électro, si le label a encore du flair pour les artistes émergents \u2014 les signatures de Sixtoo et de Diplo en sont une preuve évidente\u2014, force est d'admettre que Ninja Tune n'est plus le centre de la nouveauté qu'il a déjà été.Pour sa part, Jake Wherry affirme que «la musique qui nous a influencés, en plus du hip hop et du funk et du jazz, c'est la vieille musique, point.Ainsi, je ne sens pas le besoin d'être si novateur que ça puisque nos sources principales d'inspiration proviennent du passé.L'important, c'est que ça sonne un peu moderne, un peu différent.» Et ça, les artistes de Ninja Tune l'ont bien compris.« Ce que Ninja Tune a prouvé, croit Bonobo, c'est que sa musique est encore bonne, puisque le label marche encore très bien.C'est tout ce qui compte.Surtout, Ninja Tune a survécu à la hype », qui se déplace à la vitesse de l'air (celui que fredonnent les branchés), c'est bien connu.À Londres, ces temps-ci, c'est le grime, ce hip hop british dont Dizzee Rascal est le plus digne représentant.«Fais un battle entre un artiste grime et un MC hip hop, mets Jake Wherry au défi, et tu verras lequel des deux va gagner.Les jeunes qui font du grime ne sont pas de taille.They're whack ! (ils sont poches) ».Bonobo est sensiblement du même avis, bien qu'il reconnaisse que les Rascal, le Roll Deep Crew ou Lady Sovereign ont du talent.« Mais tu sais, dit-il, dans deux ans, ils vont repackager ça sous un autre nom et ce sera ça la musique hot.La presse anglaise est comme ça : si c'est nouveau, c'est forcément bon.Je ne suis pas d'accord avec ça.» Et dans deux ans, Ninja Tune sera encore là, avec ses artistes et ses parutions toujours nourrissantes.Amateurs de grooves assaisonnés, bon appétit ce soir, au Métropolis ! PHOTO FOURNIE PAR NINJA TUNE Les amateurs de grooves assaisonnés seront bien servis ce soir, au Métropolis, avec les artistes du label Ninja Tune, dont Bonobo.Le magicien et ses invités Au milieu de la foule PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE © L'unique Bobby Mc Ferrin chantait à guichets fermés au Théâtre Maisonneuve hier soir.Pour l'occasion, le magicien de la voix avait recruté quelques invités surprises.Certains moins connus, comme Motion Trio, trois accordéonistes polonais qu'avaient pu découvrir les festivaliers sur une scène extérieure la veille.D'autres que nous connaissons bien, comme les frères Diouf ou encore la danseuse Sandy Silva, une habituée des spectacles de La Bottine souriante.On ne s'ennuie jamais avec M.Mc Ferrin ! PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Au milieu d'une foule immense attirée sur l'esplanade de la Place des Arts par les spectacles gratuits du Festival de jazz, le jeune William Parisien, 23 mois, se laisse distraire par un amuseur public.TRIOJAZZ 1 2 3 DOUBLES CROCHES Rock-Détente 107,3 FM évalue les connaissances des festivaliers avec son test «Expert Jazz», que l'on peut passer au stand du 107,3 FM sur l'esplanade de Place des Arts.Rien de sorcier, pour les lecteurs assidus de La Presse, en tout cas.Une bonne occasion de gager (gagner ?) un petit verre de rosé avec ses cofestivaliers, surtout que le Bistro SAQ est juste à côté\u2026 Brad Mehldau sera la vedette du 20e Festi Jazz de Rimouski (du 1er au4septembre)\u2026Espace Musique (100,7 FM à Montréal) diffuse ce soir à 20 h le concert de Medeski, Martin & Wood, enregistré hier au Metropolis; le samedi 16juillet, Claude Côté présentera la première partie du «party» d'hier, Young Philadelphians, avec Marc Ribot, Grant Calvin Weston et Jamaaladeen Tacuma.Funk, mes frères ! «Personnellement, je crois que, comme tout le monde peut voir que je suis Noir, je n'ai à informer personne de la chose.» -Ray Charles 1930-2004 DANIEL LEMAY PHOTO SPECTRA Madeleine Peyroux Samina PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© JUSQU'À LAFIN DE L'AMOUR\u2026 Madeleine Peyroux et Samina, deux des chanteuses vedettes du FIJM, interprètent toutes deux une des grandes chansons de Leonard Cohen : Dance Me to the End of Love.L'Américaine Peyroux, qui n'avait pourtant convaincu personne lors de son passage à La Tulipe en novembre dernier, chante à guichets fermés ce soir et demain au Club Soda (avec un trio piano-basse-batterie).La Montréalaise Samina\u2014elle chante en anglais \u2014 est la première protégée de Couleur Jazz 91,9 FM (unpartenariat entre le FIJM et Radio-Nord) ; elle a fait la première partie des deux spectacles de Michael Bublé (mercredi et jeudi) et a commencé hier une «résidence» de sept soirs au Savoy du Metropolis (18 h).Pour obtenir des billets (gratuits), il faut syntoniser\u2026 Couleur Jazz.Danse-moi sur ta beauté avec un violon brûlant\u2026 PHOTO REUTERS L A P R E S S E MONTRÉAL DIMANCHE 3 JUILLET 2005 J A Z Z 3 JAZZ Question de goût Charles Lloyd et son ensemble font la démonstration d'un raffinement exceptionnel ALAIN BRUNET C'est une question de goût.Vraiment ?Trop souvent, on sert cette formule pour exprimer poliment son désaccord ou son indifférence, pour masquer sa réprobation.On peut même passer à l'offensive pour justifier son incompréhension: cérébral, inaccessible, opaque, prétentieux.Bien sûr, il arrive que la création ne soit pas à la hauteur de ses prétentions.Bien entendu, on peut préférer légitimement le vert au bleu.Mais.Le goût n'en demeure pas moins une valeur cardinale dans toute forme d'expression artistique, et le jazz n'y fait pas exception.Comment en arrive-t-on à statuer, par exemple, que le saxophoniste ténor et flutiste Charles Lloyd et son ensemble ont livré vendredi un très grand concert de jazz au Spectrum ?Un des plus mémorables livrés à Montréal au cours des 26 festivals Parce que la cohésion entre les musiciens y était parfaite.L'écoute simultanée entre les membres de ce quartette fabuleux conduisait à créer un continuum fascinant.Comme la plupart des jazzophiles croisés au sortir de ce concert, j'avais la ferme impression d'avoir investi un grand tout.Vaste, nourricier.Parce que chacune des contributions individuelles y fut aussi mémorable : Charles Lloyd est un jazzman crucial de l'histoire, tant pour sa quête aventureuse que de la richesse des émotions évoquées.La puissance qu'il manifeste notamment dans cette version composite de Ne me quitte pas et A Love Supreme contrastait bellement avec d'autres plongées en finesse dans des eaux plus calmes, plus introspectives.La pianiste Geri Allen était à la hauteur de son employeur ; on l'a vue tour à tour câline, délicate, gospelisante, funky, bluesy, très moderne, rapide, percussive, hyper créative.Le contrebassiste Larry Grenadier a ouvert la machine et fait preuve une fois de plus de son talent exceptionnel.Enfin, on retiendra le jeu profondément imaginatif du batteur Eric Harland : exploitation subtile de l'instrument, utilisation brillante du cadre de la caisse claire, incroyable aptitude à varier rythmes et atmosphères.Rien, absolument rien chez Charles Lloyd et ses collaborateurs n'est pompeusement exhibé malgré toute cette science acquise.Voilà la démonstration d'un raffinement exceptionnel, d'un jazz acoustique à son zénith.Du goût, à n'en point douter.Pour ajouter au plaisir, Lloyd et son batteur se produisaient hier au Monument-National aux côtés du grand percussionniste indien Zakir Hussain.Au Club Soda en ce même vendredi, on ne pouvait tirer les mêmes conclusions avec la performance de la Suédoise Viktoria Tolstoy, chanteuse de variétés jazzy dont les musiciens (particulièrement le pianiste Jacob Karlzon) se sont avérés nettement au-dessus de ses potentialités.Vêtue d'une robe pour le moins ambitieuse (non sans rappeler les popsicles trois couleurs de mon enfance), elle a bien chanté, on ne pouvait douter de son professionnalisme et de la qualité de son organe (vocal).Pourtant, on restait perplexe devant cette connexion douteuse entre un jazz de très bon niveau et le peu de substance de l'expression vocale (type hôtel chic).Beaucoup moins de goût, en somme.La veille, il faut dire, Gwyneth Herbert avait fait pire en confondant la scène avec son local de répétition, en présentant des versions et chansons originales en deçà de la facture de son album (Bitter Sweet and Blue, étiquette UCJ /Universal) qui émoustille tant la presse britannique.Quant au big band de Dave Holland présenté vendredi au Théâtre Maisonneuve, on ne peut conclure à autant de goût qu'à l'écoute de son toujours superbe quintette.Le contrebassiste demeure sans contredit un très grand jazzman, merveilleux leader pour petite formation mais.la minceur de son écriture pour grand orchestre se limite trop souvent à un contrepoint limité, à des lignes trop simples.Dave Holland doit ainsi se rabattre sur le talent de ses artilleurs.On se souviendra davantage des meilleurs solos de cette soirée, en particulier celui d'Antonio Hart, un des plus costauds souffleurs (vivants) de saxophone alto.Hélas, cela ne suffit pas à générer un grand concert de jazz.Le jazz contemporain, lui, n'est pas systématiquement associé au bon goût pour des raisons fort différentes, notamment lorsqu'on lui trouve des carences en sensualité et en balises permettant à l'auditeur de faire le voyage.Ce n'était pas le cas du Kartet de Benoît Delbecq, pianiste français accompagné vendredi (au Musée d'art contemporain) du contrebassiste Hubert Dupont, du saxophoniste alto Guillaume Orti, du batteur Chander Sardjoe.Sous la gouverne d'un véritable inconoclaste entre autres parce qu'il fait très délicatement usage du piano préparé, s'échafaude un jazz qui se laisse découvrir.La veille, le même batteur et le même saxophoniste se retrouvaient au sein d'Octurn, aussi d'Europe francophone, plus musclé.Les références rappelaient les grands disques exploratoires de Miles à la fin des années 60 (In A Silent Way, Bitches Brew, etc.) mais aussi György Ligeti, Charles Ives et autres piliers de la musique contemporaine.Ces approches plus savantes, on en convient, peuvent déstabiliser quiconque n'est pas familier avec ce langage et laisser à l'auditeur une impression d'étrangeté.Et si la froideur et l'intellect l'emportaient vraiment sur l'émotion, on conclurait à un manque flagrant de goût camouflé par une prétendue envergure intellectuelle.Ce n'était pas le cas d'Octurn et du Kartet de Benoît Delbecq.Question de goût.PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE © Le saxophoniste ténor et flutiste Charles Lloyd a donné vendredi un très grand concert de jazz au Spectrum, sans doute un des plus mémorables livrés à Montréal au cours des 26 festivals.Knopfler : économe et dense DANIEL LEMAY Pendant que plusieurs de ses contemporains, avec qui il avait joué au Live Aid il y a 20 ans, remettaient ça hier à Londres ou à Philadelphie, Mark Knopfler remplissait la salle Wilfrid-Pelletier.De monde, de guitare, de bonheur.On avait attendu l'ancien leader des Dire Straits au Festival de jazz de 2003, mais un accident de moto \u2014 faut-il le cliché « malencontreux » ?\u2014 l'avait tenu à l'écart des scènes pendant plusieurs mois avec de multiples fractures.Hier soir, on n'a décelé aucune séquelle, ni aux côtes ni à la clavicule.Quant aux doigts, leur action combinée produit encore le son le plus distinct de la musique populaire moderne.L'homme ne parle pas beaucoup, bouge peu et chante à peine plus.Le bonheur, il le tire de sa guitare pour en lancer en l'air des fragments auxquels ses auditeurs s'accrochent pour s'envoler.Hier, ils étaient déjà partis avant que leur guitar hero ait joué une seule note.Ils l'ont accueilli, debout et impatients ; il a semblé un peu surpris mais n'en a rien dit.Il était venu pour jouer.La voix perdue dans la masse sonore au début, il a joué quelques pièces de l'époque Dire Straits (1978-1996) avant d'enchaîner avec la magnifique Sailing to Philadelphia, qu'il chante avec James Taylor sur son disque solo du même nom (sorti en 2000, 3,5 millions d'exemplaires vendus).À mille lieues du charbon de la Tyne.Le son Knopfler, c'est aussi celui du guitariste Richard Bennett, qui joue également du ukulele et de la lap steel.Mariage mélodique parfait d'un vieux couple : l'un sait exactement où l'autre s'en va et lui prépare la voie.Combien de fois ces deux-là ont-ils joué Sultans of Swing, le plus grand hit des Straits ?Avec ce solo qui a fait connaître Knopfler sur les cinq continents ?Hier, on a eu droit à une version un peu différente alors qu'il aurait été si facile de la jouer « pareil-pareil comme sur le disque ».L'Écossais est tout à l'économie, mais on ne peut pas parler de minimalisme tant la chose est dense.Peu de guitaristes arrivent à ce degré d'intégration mélodique entre la voix et l'instrument.Écoutez Boom, Like That sur son dernier CD, Shangri- la, enregistré au studio californien du même nom.Tout Mark Knopfler est là : la mélodie, le crescendo, la puissance sans lourdeur, l'histoire, celle de Ray Kroc, qui a fait de Mc Donald's la puissance économique mondiale qui rend bien du monde malade : It's dog eat dog, rat eat rat, kroc-style.Du même disque (2004), Knopfler a chanté ce Song for Sonny Liston dont nous parlions hier en nos pages, une platitude qu'on dirait presque indigne de son auteur, très attaché à ses héros d'adolescence: Knopfler avait 15 ans quand Cassius Clay/Muhammad Ali a étendu Liston, en 1962.Parlant de one-two punch, il y avait deux orgues Hammond B3 sur la scène de Wilfrid-Pelletier, hier soir : un du côté de Jim Cox et l'autre du côté de Guy Fletcher.Avec le piano et les synthés, ça faisait pas mal de claviers.Plus les deux guitares, la contrebasse de Glenn Worf et le drum de Chad Cromwell, il y avait, à la fin, du gros trafic sur Telegraph Road.On ne signale toutefois aucun accident.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Il y a 20 ans, il était à Londres pour le spectacle Live Aid.Mais hier, c'est à la salle Wilfrid-Pelletier que Mark Knopfler se produisait pour le plus grand plaisir du public montréalais.En 2003, on s'en souviendra, Knopfler avait dû annuler son concert prévu le 4 juillet au Festival de jazz \u2014 et ses tournées européenne et nord-américaine\u2014 à la suite d'un accident de moto.Hier, le Sultan du swing, remis de ses multiples fractures, faisait chanter sa guitare comme à l'époque de Dire Straits. JAZZ LOS AMIGOS INVISIBLES Electropical ALEXANDRE VIGNEAULT Devant un public bigot possédant une bonne connaissance de l'argot vénézuélien, le groupe Los Amigos Invisibles se retrouverait peut-être dans de beaux draps.Son chanteur, Julio Briceno, est un petit malin.Son ton sensuel frôlant parfois le romantisme n'est qu'un masque derrière lequel il se cache pour dire des saletés.Une version surtitrée de son spectacle aurait d'ailleurs bien des chances d'être étiquetée 18 ans et plus et même d'offenser certaines personnes dépourvues de sens de l'humour.Les six gars réunis sous la bannière Los Amigos Invisibles aiment danser, faire danser les filles et faire des blagues à connotation sexuelle.Une de leurs chansons s'intitule Ponerte en Cuatro, qui signifie plus ou moins « te prendre à quatre pattes » (inutile de faire un dessin).Une autre s'appelle El Disco Anal (inutile de traduire).La seule phrase en français sur The Venezuelan Zinga Son est le classique «voulez-vous coucher avec moi ».« Disons que si on joue devant une salle pleine de chrétiens fanatiques, il est préférable qu'ils ne comprennent rien aux paroles, s'amuse José Rafael Torres, bassiste du groupe originaire de Caracas.Les textes sont très sexuels et très explicites, mais aussi très drôles.On use d'un humour typiquement vénézuélien, très porté sur l'ironie.On ne fait que s'amuser et les gens qui comprennent bien la langue le savent.» L'esprit moqueur des textes, on le sent déjà dans les musiques.La base du son des Amigos Invisibles, c'est l'acid jazz.Mais il y a belle lurette qu'il a été reconfiguré à force d'emprunts à différentes musiques latines et électroniques qui, au bout du compte, donnent un son carrément électropical qui met de très bonne humeur.« On a toujours adoré les sonorités électroniques et plusieurs artistes les utilisent, raconte le bassiste.Dans notre cas, cet intérêt s'est transmuté en une forme de musique de danse électronique.» Cela dit, sur scène, les Vénézuéliens s'appuient moins sur leurs machines que sur leurs doigts, leurs bras, leurs voix et leurs coups de hanche.Pas question pour eux d'être prisonniers d'une structure.« On veut avoir la liberté de faire ce qu'on veut, d'improviser, de raccourcir ou de rallonger une chanson.Et la version longue peut être très longue ! » lance en riant José Rafael Torres.« La couleur électronique vient de la pulsation continue de la batterie, des effets combinés à la guitare et des claviers, précise-t-il.Au milieu du spectacle, on délaisse un peu ce sonlà pour jouer de la musique latine traditionnelle, ce qui donne l'occasion aux couples de danser un peu.» Après la réussite de Brazilian Girls, jeudi soir, la barre est haute pour Los Amigos Invisibles.Mais nous ne sommes pas seuls à avoir des attentes : José Rafael Torres assure que le dernier concert du groupe à Montréal, au mois de février, a été l'un de leurs meilleurs à vie, grâce à la réponse enthousiaste du public.Préparez-vous, la nuit prochaine va être chaude ! .LOS AMIGOS INVISIBLES se produit ce soir, minuit, au Club Soda.En première partie: D.J.Afro.« On use d'un humour typiquement vénézuélien, très porté sur l'ironie.On ne fait que s'amuser et les gens qui comprennent bien la langue le savent.» PHOTO AFP Los Amigos Invisibles s'appuie sur un humour éroticomique et sur un acid jazz notamment traversé d'influences latines qui donne le goût de danser.Avec un grand sourire au milieu du visage.LE GUIDE DU FESTIVALIER CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ - Centre de créativité SPECTRUM Club jazz CANADA TRUST Scène Blues STELLA ARTOIS Scène Carrefour LOTO-QUÉBEC GENERAL MOTORS Scène BELL\u2014SAMSUNG LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Terrasse AMARULA HÔTEL HYATT Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry Scène extérieure Salle de concert Métro La parade Loto-Québec Le village du Festival NOTRE VIRÉE DIMANCHE 3JUILLET Scène B CBC TELEVISION 11h La Petite École du jazz Grande place du complexe Desjardins gratuit 12h Bourbon Street Terrasse Amarula gratuit 13h L'esprit de la Nouvelle-Orléans Terrasse Amarula gratuit 13h30 La Petite École du jazz Grande place du complexe Desjardins gratuit 15h Stage band du cégep de Drummondville Scène General Motors gratuit 16h Askew and Avis Scène Bell-Samsung gratuit 16h Ciné-jazz ~ Jazz session : Earl Hines / Jazz portrait : Thelonious Monk / Âme noire Cinémathèque québécoise billets 17h Gadji-Gadjo Scène CBC Television gratuit 17h30 La Parade Loto-Québec Départ scène Bell-Samsung gratuit 18h Ciné-jazz ~ Miles à Paris / Musical poster #1 Cinémathèque québécoise billets 18h Samina Savoy - 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PDA billets 21h Les Moonlight Girls Scène General Motors gratuit 21h David Gogo Scène blues Stella Artois gratuit 21h Autorickshaw Carrefour General Motors gratuit 21h Tim Postgate Horn Band Salle Beverly Webster Rolph - Mac billets 21h Programme triple : Bonobo / Herbaliser / DJ Food Métropolis billets 21h30 Enrico Rava Quintet avec invité spécial Francesco Cafiso Spectrum de Montréal billets 22h Barbara Secours Scène Bell-Samsung gratuit 22h The Dub & The Restless Scène Loto-Québec gratuit 22h Tortured Soul Scène Stella Artois gratuit 22h Min Rager Quintet Club jazz Banque TD Canada Trust gratuit 22h Bernard Daigle Scène CBC Television gratuit 22h30 Bill Charlap trio Gesù - Centre de créativité billets 23h Les Moonlight Girls Scène General Motors gratuit 23h Carl Tremblay Scène blues Stella Artois gratuit 23h Thuryn Von Pranke Trio avec Morgan Moore et Martin Auguste Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance billets 00h Happy House Savoy - Métropolis gratuit 00h Los Amigos Invisibles/ DJ Afro Club Soda billets 00h30 David Gogo Spectrum de Montréal gratuit DIMANCHE 3 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU SALLE WILFRID-PELLETIER Scène GENERAL MOTORS boulevard de Maisonneuve avenue du Président-Kennedy MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL ACCOULES SAX Fanfare engagée, Accoules Sax emprunte autant au be-bop qu'au funk ou au hip-hop pour créer un son urbain.Dynamique, chaleureux et éminemment entraînant, ce commando de huit musiciens\u2014dont au moins cinq saxos \u2014 invite ni plus ni moins à reprendre possession de la rue en dansant.Idéal pour chasser les blues du dimanche soir tout en prenant l'apéro.> Terrasse Amaruala, à 19h AUTORICKSHAW Four Higher a valu au groupe Autorickshaw une nomination pour le meilleur album world au dernier gala des Juno.Son dada, c'est de donner une couleur moderne à la musique du sud de l'Inde en y ajoutant une dose de funk etdejouerdes standardsjazzàlasauce Bollywood.Ça risque d'être divertissant.> Carrefour General Motors à 21h TORTURED SOUL L'an dernier, Tortured Soul avait offert une prestation remarquée rue Sainte-Catherine.Son imitation disons organique de la house avait séduit pas mal de monde.Il se produit cette année sur la scène Groove; on va y retourner ne serait-ce que pour voir si l'engouement n'était que passager.> Scène Stella Artois, 22h Alexandre Vigneault Scène STELLA ARTOIS L A P R E S S E DIMANCHE 3 JUILLET J A Z Z 5 JAZZ CINQ QUESTIONS À: Bill Charlap ALAIN BRUNET Question trio jazz, Bill Charlap est un styliste de haute tenue.Né et élevé à Manhattan, fils de Moose Charlap, compositeur associé de près à la scène de Broadway, le pianiste de 38 ans n'a jamais cessé d'évoluer dans la voie du velouté.En témoignent ses disques sur Blue Note et Criss Cross, élégants pour la plupart.QÀ l'instar de plusieurs observateurs, vous considérez-vous d'abord comme un styliste ?RJ'ai effectivement lu cela.Je ne veux pas faire prétentieux mais franchement, je ne me pose pas ce genre de question.Je fais ce que j'aime, l'évolution de mon style est naturelle.Quant au choix de ma forme d'expression, le trio, j'aime ce qu'en a déjà dit Sammy Cahn : « Qu'est-ce qui vient d'abord ?Le texte ou la musique ?Non : c'est le coup de téléphone.» QL'attention qu'on vous porte seraitelle reliée à celle qu'on accorde aux trios acoustiques par les temps qui courent ?REn toute honnêteté, je n'y ai jamais songé.Je m'applique à faire mon travail de mon mieux, c'est tout.Cela dit, il y a de très bons trios actuellement, celui de Brad Mehldau est merveilleux, par exemple.J'adore le trio car on peut y exprimer l'esthétique des petites et grandes formations.Mais j'aime aussi jouer en solo, en duo, avec des chanteurs ou avec une section de vents.Chaque forme est un complément de l'autre.Il serait plus difficile pour moi d'exprimer une préférence, mais mon trio est ma priorité.Cependant, sur mon nouveau disque consacré à George Gershwin, j'ai signé des arrangements pour quatre vents \u2014Phil Woods au saxophone alto, Frank Wess au ténor, Nicholas Payton à la trompette, Slide Hampton au trombone.QComment avez-vous choisi votre superbe section rythmique ?REn 1997, j'étais sous contrat avec l'étiquette Criss Cross, et je voulais enregistrer en trio.Depuis longtemps, j'admirais la section rythmique formée du batteur Kenny Washington et du contrebassiste Peter Washington.J'ai pensé qu'il serait bien d'embaucher des musiciens de cette trempe.Puis je me suis dit : plutôt que de trouver des équivalents, pourquoi ne pas leur demander directement ! Alors je les ai appelés, ils ont accepté, nous avons joué, la complicité entre nous fut immédiate.À Montréal, cependant, Ben Wolf remplacera Peter Washington qui tourne actuellement en Europe.QQu'est-ce qui motive le choix de Leonard Bernstein et George Gershwin pour vos deux plus récents enregistrements, Somewhere et The American Soul ?RTous deux sont des figures emblématiques de New York, tous deux avaient un pied dans le monde classique et l'autre dans le monde du théâtre musical ou autres formes populaires.Ils sont tous deux urbains et ont manifesté une incroyable vitalité créatrice.Mais ils sont aussi très différents.George Gershwin est le coeur de la musique populaire américaine.Il avait composé les musiques de centaines de chansons avant de penser à créer Rhapsody in Blue et Porgy & Bess.Bernstein a fait le chemin inverse ; il a écrit pour des ensembles classiques de toutes dimensions avant de composer la musique d'une première chanson.Ils nous proposent des défis différents : la musique de Gershwin est faite sur mesure pour les jazzmen alors qu'avec Bernstein, il faut penser davantage à notre manière de la jouer dans un contexte de jazz.QY a-t-il un pianiste qui ressort davantage dans votre personnalité ?RJ'espère que c'est moi ! Mais j'aime tous les grands pianistes de jazz ; Erroll Garner, Nat Cole, Tommy Flanagan, Hank Jones, Sonny Clark, Teddy Wilson, Bill Evans, Oscar Peterson, Jimmy Rowles, Lenny Tristano, Monk, Ellington, j'en passe.Ils font tous partie de moi mais, encore là, on ne réfléchit pas à ses influences lorsqu'on crée.On apprend à maîtriser son art, on espère en faire sortir quelque chose qui provient aussi de soi.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le pianiste Bill Charlap est en concert au Gesù, ce soir.Pour l'occasion, il sera accompagné du batteur Kenny Washington et du contrebassiste Ben Wolf.La sirène au-dessus de la mêlée PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE © Quand la place est pleine, la sirène à longues jambes émerge de la mer de monde.Pour inviter les festivaliers à chanter ou à danser.Ou pour les haranguer sur l'art ou la politique.Ou sur la musique, ce jazz que même les « pas-grands » sont à même d'apprécier.Eh ! oui.Ça chauffe là-haut ! . JAZZ PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE Ce n'est pas tout a fait l'endroit ni le moment pour observer les festivaliers croises (bouscules) hier soir a la lumiere des theories de Gustave Le Bon dans La Psychologie des foules (1895).Mais ce n'est pas l'envie qui nous manque, non madame ! Avoir eu le temps, entre les concerts de King Sunshine, JulieC, Ron Sexsmith et Vanessa Rodrigues, vous pouvez etre certaine que nous serions alles au fond de cette brulante question.Que penser en effet de cette abondance de melomanes paisiblement agglutines les uns contre les autres, sinon qu'elle temoigne d 'un e e p a t ant e abnegation de tout ce qui, dans un different contexte .un wagon de metro a l'heure de pointe, mettons ., nous tombe sur les rognons ?Quelle nouvelle ame , pour reprendre l'expression de Le Bon, est alors suggeree a la foule lorsqu'elle se tremousse au son du Gangbe Brass Band, troisieme de la serie presentee sur la scene principale?Quels actes cette foule animee pourrait-elle bien entreprendre s'il fallait qu'elle craque pour les bluesmen de Fathead ?Quelqu'un reclamera-t-il bientot ce bambin qui vient de me filer entre les jambes pour la troisieme fois alors que j'essaie d'ecouter JulieC, sur la scene devant l'entree du complexe Desjardins JulieC, un nom etrange qui inspire de pathetiques calembours, etait bien entouree par deux violonistes, un bassiste, un clavieriste, un batteur et un guitariste.Son soul etait senti, a defaut d'etre original, et les arrangements de son orchestre se moulaient bellement a sa voix ambree, plus a l'aise dans les graves.Le probleme, comme c'est souvent le cas avec ces formations soul-funk-R&B (ici assez portee sur les tempi lents), c'est le manque de repertoire original solide, compense par une presence touchante et une polyvalence agreable.La chanteuse passe du micro au piano electrique, entrecoupe ses chansons de gentilles interventions.Bercer une foule, ca, Julie sait.Ha.Voyez comme je suis pathetique.Quitte a me faire marcher sur les pieds, autant aller voir King Sunshine, de l'autre cote (nord) de la Place des Arts, ou l'energie risque d'etre plus grande.Encore faut-il s'y rendre, et je m'etais promis d'utiliser la voie terrestre.Fiou ! On respire par le nez.C'est samedi, apres tout, et il ne fait ni chaud ni humide.Et il faut compter sur les fetards de la Carifiesta qui, non contents d'avoir danse toute la journee derriere des camions crachant du soca, ont decide de transporter leur bonne humeur jusqu'a l'enclos a jazzeux.Une bonne biere, beaucoup de patience, tout va bien se passer.Une valeur sure Mine de rien, la petite scene coincee au coin des rues Saint- Urbain et du President-Kennedy est en train de devenir une valeur sure pour les amateurs de grooves modernes qui ne se soucient guere des differences entre le funk, le R&B et le house.Et le reggae et la salsa, a ce compte, puisque Dibondoko en a bien use lors de sa performance jeudi dernier.C'etait parfait, tout comme King Sunshine, orchestre torontois qui reprend le funk et le disco a son compte pour faire danser les gens.Tres agreable.Plus tot dans la soiree, je suis reste scotche dans le parc jouxtant le Theatre du Nouveau- Monde, ou se produisait l'organiste Vanessa Rodrigues et son Soul Project .deux excellents musiciens, un batteur et une guitariste .auxquels s'est jointe la platiniste / scratcheuse Killajewel.Jazz-funk coulant a souhait, bien que nous aurions espere plus de basses, plus de rondeur dans le son.Les compositions originales etaient savoureuses et de facture moderne, surtout que le batteur s'abandonnait dans le groove.Le Vanessa Rodrigues Soul Project est en lice pour le Grand Prix Jazz.Attachant Sexsmith J'ai garde le meilleur pour la fin de ce tour de jazz, alors que ce fut le premier concert de ma soiree : Ron Sexsmith, avec son groupe et des amis musiciens (le duo Alex Cuba) au Spectrum.Tout cool, comme la foule en ce debut de soiree, comme la petite brise, comme ces chansons parfaitement pop, irresistiblement jolies.Sexsmith le sous-estime, sauf par les nombreux fans qui ont empli le Spectrum.Il n'a peut-etre pas une voix aussi belle, aussi particuliere que celle de Rufus Wainwright, mais son talent d'auteur-compositeur se mesure tres bien a celui du Montrealais.De plus, Sexsmith possede un naturel attachant et genereux.Avec son groupe, simple formule basse-batterie-guitare, le musicien ontarien expose les nombreuses perles de son repertoire, dont on reconnait la qualite jusqu'en Angleterre.Un tres doux moment, nourri de folk, de rock, de blues et de pop classique.Allez, maintenant, direction le Metropolis, ou Medeski, Martin & Wood promettent de faire sauter la marmite, encore ! Respirons par le nez! PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE c Dans le parc jouxtant le Theatre du Nouveau-Monde, le Soul Project de l'organiste Vanessa Rodrigues a permis aux amateurs de decouvrir des compositions originales particulierement savoureuses et de facture moderne.Avec son groupe, simple formule basse-batterieguitare, Ron Sexsmith expose les nombreuses perles de son repertoire, dont on reconnait la qualite jusqu'en Angleterre.Un tres doux moment, nourri de folk, de rock, de blues et de pop classique.Enrico Rava Enrico Rava plays Miles Davis 1.2 Label Bleu Miracles italiens.a Montreal J'y etais.Tous ces miracles italiens, pour reprendre l'expression qu'emploie affectueusement le trompettiste-bugliste Enrico Rava a l'endroit de ses cadets virtuoses, avaient livre la marchandise .On etait alors en pleine lune de miel avec ces excellents musiciens que sont le pianiste Stefano Bollani, le contrebassiste Enzo Pietropaoli, le batteur Roberto Gatto et le trompettiste-bugliste Paolo Fresu.Impossible d'eviter la comparaison entre ce dernier, magnifique de subtilite et de precision, et son aine, un peu moins equipe techniquement mais si genereux de l'avoir invite a ses cotes.Le 5 juillet 2001 au Spectrum, on s'etait aussi pames devant le style du pianiste Stefano Bollani, aussi fantaisiste que brillant.Enrico Rava n'a plus rien a prouver depuis des lustres, il se fait tout simplement plaisir avec ce projet consacre a Miles Davis (Bye Bye Blackbird, There is No You, Milestones, Blue In Green, When Lights Are Low, immortalisees ou crees par le legendaire trompettiste).Si ce disque n'est pas vraiment exceptionnel dans sa structure, les performances individuelles le sont.Impros de Paolo Fresu et Stefano Bollani Le concept (Miles Davis) sans valeur ajoutee Alai n Brunet TENDANCES Tous les jours dans N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 TÊTES D'AFFICHE Contre le cancer : 2,5 millions Du 28 mai au 17 juin, 10 000 Québécois ont participé à des marches à relais de 12 heures, en guise d'appui aux victimes de cancer et à leurs proches, tout en contribuant à amasser 2,5 millions de dollars pour financer la recherche médicale et offrir des services aux personnes atteintes de cancer.Cette activité, Relais pour la vie, qui s'est déroulée dans l'ensemble du pays, a permis d'amasser plus de 27 000 000 $ au Canada, grâce à la participation de 14 000 équipes de 10 personnes devant se relayer.Renseignement s : www.c a n c e r .c a, t é l .1-888-939-3333.Norampac et Nautilus Plus étaient les principaux commanditaires au Québec.Fondation de l'hôpital RDP Sylvie Lauzon (Canal Vie et Radio Rock détente) agira à titre animatrice lors du tournoi de golf de la Fondation de l'hôpital Rivière- des-Prairies (recherche en santé mentale des enfants), qui aura lieu le 4 juillet, au club de golf Summerlea de Vaudreuil-Dor 514-328-3522.Portage : 1 372 184 $ Sous la férule de Pierre Genest (Fonds de solidarité FTQ), la campagne annuelle de financement de Portage (thérapie pour toxicomanes), a permis d'amasser 1 372 184 $ pour garantir la qualité des services offerts depuis plus de 30 ans dans les centres de traitement de Portage.Parmi les grands donateurs de la campagne de souscription de Portage, soulignons que la compagnie pharmaceutique TEVA Novopharm, par l'entremise de son directeur général, Maurice Coreau, a remis un don de 25 000 $, alors que Janine Bombardier, présidente de la Fondation J.Armand Bombardier a présenté un chèque de 20 000 $ et que Pierre Desrochers, au nom de la Fondation pétrolière Impériale (Esso), a remis un don de 10 000 $ au président de la campagne de financement, Pierre Genest.Auberges du coeur : quête impressionnante À l'origine simple collecte de menue monnaie, l'Opération tirelires, cennes noires et cie des Auberges du coeur, s'est soldée cette année par une collecte de plus de 45 500 $, une augmentation de 65 % sur la collecte de l'an dernier.Qui plus est, grâce à l'initiative personnelle de François Charron, animateur à l'émission Salut bonjour ! (TVA), qui a tenu une vente débarras au profit des Auberges du coeur, le réseau des services d'hébergement et d'aide aux jeunes sans abri a bénéficié des profits de cette activité-bénéfice, soit 19 375 $.Renseignements : 1-866-99COEUR, www.aubergesducoeur.com .Revivre : 50 000 $ La soirée-bénéfice « gourmande », de l'organisme Revivre (Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires), animée par son porte-parole l'humoriste François Massicotte et alimentée par le chef Christian Lévêque (hôtel Intercontinental), a généré des profits de plus de 50 000 $, grâce à la participation de 250 personnalités du monde des affaires et la générosité de nombreux commanditaires, sans oublier les patrons d'honneur et le président-fondateur de l'organisme, Guy Latraverse (Sogestalt télévision).Signalons par ailleurs que Revivre vient d'emménager dans de nouveaux bureaux, au 5140, rue Saint-Hubert.Triathlon hôpital Pierre-Boucher L'haltérophile olympique Maryse Turcotte a accepté d'agir à titre de porte-parole du tout premier triathlon organisé par la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher en faveur du service de cardiologie de l'hôpital longueuillois.Il en coûte 2000 $ par équipe pour s'inscrire, une équipe comprenant un entraîneur, un nageur, un coureur et un cycliste.L'activité se déroulera le 12 août à la piscine de la Voie maritime, à Saint-Lambert.Renseignements : 450-468-8136, poste 2.HP : don d'équipements à des écoles Profitant du cirque médiatique du Grand Prix, Hewlett-Packard a retenu les services du pilote Mark Webber, de l'équipe BMW Williams, pour annoncer la remise d'un don de plus de 40 000 $ de technologies à l'école Mackay Center School, de Montréal, dans le cadre d'un programme à l'intention d'écoles de milieux défavorisés.Dans l'ensemble du pays, HP a ainsi fourni pour 336 000 $ de matériel sans fil à huit écoles.Hôpital Pierre- Boucher, don d'Hydro-Québec Agathe Simard, directrice régionale chez Hydro-Québec, vient de remettre une contribution de 40000 $ de la société d'État à la Fondation de l'hôpital Pierre-Boucher, dans le cadre d'un engagement quinquennal de 200 000 $.Club des petits déjeuners : 211 000 $ en jouant au golf PHOTO FOURNIE PAR LE CLUB DES PETITS DÉJEUNERS Le tournoi de golf mis sur pied par Claude Lacas et présenté par Ford Canada, a permis d'amasser 211 000 $ pour le Club des petits déjeuners qui offre un nourrissant petit déjeuner aux enfants d'écoles en milieu défavorisé.Parmi les golfeurs, on retrouvait des vedettes comme : Sylvain Cossette et Jean-François Breau (accroupis), les jeunes Jonathan, Alex-Ann, Magalie, Méganne et Patrick Huard (rangée du milieu) ; ainsi que Rock Voisine, Jean- Nicholas Verreault, Michel Courtemanche et Marie-Ève Janvier (derrière).VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 K FLASH Émission consacrée aux concerts Live 8 du week-end.19H RDS WIMBLEDON La finale masculine est décrite par Yvan Ponton et Hélène Pelletier.19H30 EV JET SET, LES MÉTIERS DU VOYAGE Dali Sanschagrin nous suggère la façon de préparer nos voyages et rencontre des travailleurs de toutes les sphères de cette industrie.Nouveauté.20H a PLEINS FEUX: AURORE.LA VRAIE HISTOIRE Émission spéciale sur les dessous du premier long métrage de Luc Dionne, Aurore, qui raconte la véritable histoire d'Aurore Gagnon.Entrevues avec Rémy Girard, Stéphanie Lapointe, Serge Postigo, Yves Jacques, Marianne Fortier, Hélène Bourgeois-Leclerc et le réalisateur.En attendant de voir le film, le 8 juillet.20H h MOVIE: ABOUT SCHMIDT Désemparé après la mort de sa femme, Warren Schmidt prend la route du Nebraska pour visiter sa fille unique sur le point de se marier.Il sait qu'on peut mourir avant d'avoir rendu l'âme.Mais son parcours est plein d'imprévus et de souvenirs.Pour Jack Nicholson et Kathy Bates.20H30 TV5 LES CHANTS DE LA LIBERTÉ Pour voir ou revoir Johnny Clegg et Ladysmith Black Mambazo célébrer les 10ans de la fin de l'Apartheid au FIJM l'an dernier.22H TV5 ÉCRANS DU MONDE Rencontres avec Steven Spielberg, Tom Cruise et Tim Robbins pour la sortie du film War Of The Worlds.DIMANCHE 3 JUILLET Le Téléjournal Découverte / L'Amérique du sud sauvage; les mondes perdus Et Dieu créa.Laflaque Pleins Feux / Aurore.la vraie histoire Pleins Feux / Musicographie: Guy Latraverse Le Téléjournal Caméra témoin / Des morues et des hommes Les Jeux de l'Acadie Le TVA 18 heures Juste pour rire en direct Dans ma caméra Juste pour rire Gala L'AFFAIRE DU COLLIER (5) avec Hilary Swank, Jonathan Pryce Juste pour rire en direct Le TVA Aventure.Canada Une pilule, une petite granule Simonne et Chartrand (5/6) Belle et Bum/ Nanette Workman, France Castel, Linda Sorgini DANS LA CHALEUR DE LA NUIT (3) avec Sidney Poitier, Rod Steiger LÉOLO (4) (23:27) Rire et Délire L'HOMME SANS OMBRE (5) avec Kevin Bacon, Elisabeth Shue UN SOIR AU BAR McCOOL'S (4) avec Matt Dillon, Liv Tyler (20:45) Le Grand Journal (22:45) S.O.S.Beauté (23:15) News E.T.Law& Order: Criminal Intent The West Wing Law& Order: Criminal Intent Desperate Housewives CTV News News News Queen Victoria's Empire Doctor Who ABOUT SCHMIDT (3) avec Jack Nicholson, Hope Davis Sunday Night Jimmy.Reflections ABC News .Athlete America's Funniest Home Videos Extreme Makeover:Home Edition Desperate Housewives Will & Grace News CBS News 60 Minutes Cold Case SHANGHAI NOON (4) avec Jackie Chan, Owen Wilson News .Raymond NBC News Dateline NBC - Sunday Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan G.Michaels Ballykissangel .Wine Waiting.Forces of the Wild Mystery! Inspector Lynley Mysteries Character.In the Life BBC News Foreign.Evening at Pops Concerto BBC News .Lens Sell this House (17:00) Crossing Jordan The First 48 Family Plots Intervention CSI:Miami Relais.Visite libre L'Ombre de l'épervier L'Actors Studio / Renée Zellweger Thema: Macao AMOUR ET DOIGTS DE PIED (4) avec Joaquim de Almeida (22:10) Elvis: 50 Years in Show.Arts, Minds Passion.Jourdain BORN ON THE FOURTH OF JULY (3) avec Tom Cruise, Caroline Kava Anti-hommage à Martin Petit Docu-d / Roger Toupin, épicier variété Sans détour / Jeunes et Fous Les Interdits Célébrités / Diana .(17:30) La FAD.Lachimie.Paroles de.véhicules lourds UQAR.La Face.L'Ascension de la radio.Économie.Québec Myth Busters Marathon / Diffusion de 12 émissions.Roue de.Hôtels tendance Jet-set.Le Tour de France / Challans - Les Essarts .des stars Destination Monde Disney (18:06) Darcy's (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) THE NAKED GUN: FROM THE FILES OF POLICE.RUDY (5) avec Sean Astin, Ned Beatty (22:32) One Tree Hill THE LOST WORLD: JURASSIC PARK 2 (4) avec Jeff Goldblum, Julianne Moore Beauty and the Geek Golf (15:00) National Malcolm.King, Hill The Simpsons Family Guy American.Crossing Jordan .Sunday Sports Trouvailles et Trésors 30 journées qui ont fait le Qc Tournants de l'Histoire / Hiss Les Tisserands du pouvoir L'EMPIRE DU SOLEIL (3) avec Christian Bale, John Malkovich The Sea Hunters Antiques Roadshow Battle Group TOP GUN (5) avec Tom Cruise, Kelly Mc Gillis Disaster of.Style Star .Hollywood Taking it off So Chic Skin Deep Crash Test Mommy Making it Big Taking it off Les Idoles.La Route.Nostalgia Musicographie / The Band Week-end de stars / American Bandstand .Brian Auger Top5M+.Top5M+.Ashlee.La Voûte L'Gros Show Pimp mon char Le Mike.Viva la bam Les Jeunes.La Voûte Noir de monde Gilmore Girls Extreme Makeover .arménien .Vietnam Le Pont Arte Mondo Teleritmo BBC News Hemisphere The Nature of Things The Tribe CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / The World According to Bush Zone libre / L'Asbestonie Le Monde RDI 10 ans / À chacun son régime Le Téléjournal Le Point Michaëlle / Daniel Pinard Le Téléjournal Sec.Regard Golf Mag Sports 30 Tennis /Wimbledon 2005 - finale masculine Sports 30 Le Tour de.Golf PGA Rex Les Ex Pour la cause L'Oeil du crime Escale à L.A.Secrets d'État Silent Witness UNIVERSAL SOLDIER II (6) avec Matt Battaglia, Chandra West Trailer Park Boys The Playmakers (22:01) Trailer Park Boys (23:01) Smallville CHILDREN OF DUNE - PART 1 (4) avec Alec Newman BRAINSTORM (4) avec Christopher Walken, Natalie Wood .(23:15) Sportsnetnews Wk Baseball Sportsnetnews Baseball / Braves - Phillies Sportsnetnews Nos cousins.Presserebelle Panorama.Dimension C'est ma Floride LA NOUVELLE BABYLONE (3) Elena Kuzmina, Pyotr Sobolevsky La Légende de Cataline Single Minded Sunday (14:00) Trading Spaces: Family UFOs Uncovered / Out of this World - Dark Secrets Trading Spaces: Family Sportscentre Golf: Skins Game Special Boxing / Arturo Gatti - Floyd Mayweather Sportscentre Motoring.6teen .le meilleur Les Tofou Zéroman Les Simpson Futurama Malice et.Décalés.Delta State Décalés.Les Simpson Futurama .Bruno Journal FR2 TANIA BORÉALIS OU L'ÉTOILE D'UN ÉTÉ (4) Les Chants de la liberté Écrans.Le Journal Passagers d'Orsay It's a Living Serious.Planet.Renegadepress FOR LOVE NOR MONEY avec Warren Clarke, Colin Buchanan Hardwood Mantelpiece Person 2.Film 101 Interventions miracles Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.Everwood C'est pourtant vrai Le sexe dans tous ses ébats Vos droits Livre Show Révélation Parole et Vie Maisons & Jardins Le Monde de l'auto Boxe Rock Il était une.Radio Free.Degrassi.Edgemont La vie à cinq Degrassi.Parents à.Drake &.15 Love .Hunters Dark Oracle YTV's Hit List Zixx Level1 Fries with that 15 Love Radio Active Ready or not Monstres mécaniques Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Bolides Au-delà du réel Tru Calling BTK: Killer Next Door CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC "]
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