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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles: jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-07-06, Collections de BAnQ.

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[" SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 8 JUILLET, 20 H 30 À LAPLACE DES ARTS (514) 842-2112 / www.pda.qc.ca RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245www.admission.com BILLETS : RENSEIGNEMENTS : PAUL ANKA PLEINS FEUX LE LÉGENDAIRE AUTEUR-COMPOSITEUR POUR LA PREMIÈRE FOIS AU FESTIVAL ! SON BIG BAND, SES GRANDS SUCCÈS ET CEUX DE GRANDES IDOLES DU ROCK ! PRIX CARLOS-JOBIM KHALED FAIT «DUBRUIT» PAGE 3 ARTS SPECTACLES PHOTO FIJM ALAIN BRUNET Ojos de Brujo, les yeux du sorcier, dévisagent Montréal.Ojos de Brujo se prépare à jeter un sort à cette première vague de fans qui surfent sur Bari, cet albumtrès puissant ayant fait connaître la formation méditerranéenne de par le monde.Ce soir au Spectrum, le groupe de Barcelone compte nous asséner une décharge d'énergie qui pourrait bien constituer l'événement world de l'été montréalais.Depuis la sortie de Bari il y a deux ans, Ojos de Brujo ne cesse de tourner.Au tour de Montréal de succomber.Et pour cause! Il y a de quoi s'exciter le pompon à l'écoute de cette pop incandescente, à ce flamenco et cette rumba catalane en phase parfaite avec les nouvelles vagues de la culture populaire mondiale, ouverte de surcroît aux patrimoines indien, afro-cubain ou jamaïcain.Les ornements technoïdes d'Ojos de Brujo, ses ponctions de hip hop et de reggae dub, son usage explosif des breakbeats ou de certains ragas indiens, la passion contagieuse de Marina la chanteuserapper et ses comparses, l'amalgame réussi d'instruments acoustiques, électriques ou électroniques, voilà autant d'éléments qui mènent à conclure à un grand groupe.LE SORT ENESTJETÉ «LES YEUX DUSORCIER» OJOS DE BRUJO ou > Voir OJOS DE BRUJO en page 4 .2 J A Z Z L A P R E S S E MONTRÉAL MERCREDI 6 JUILLET 2005 JAZZ Grand Événement du FIJM Champion&ses G-Strings Champion triomphe des éléments! PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉ- CIALE Dites, aviez-vous pensé à apporter votre parapluie hier soir?Vous n'êtes pas descendus au centreville en planche à voile, tout de même ?Champion, les 38 musiciens qu'il avait fait monter dans son arche et l'organisation du Festival de jazz ont sûrement eu la frousse.Moi aussi, un peu.C'est bête que sur neuf jours de beau temps, la seule soirée grise soit celle de Champion.Annuler un Grand Événement?Grands Dieux, non ! Envers et contre les menaçants nuages gris, les festivaliers sont venus nombreux se défouler, assurant ainsi la réussite de ce grand concert gratuit qui a cependant commencé avec près de 30 minutes de retard.La dernière fois que la météo avait troublé la tenue d'un Grand Événement, c'était en 1988, un concert présentant feue Célia Cruz, rappelait Alain Simard peu avant le début du spectacle.Mais jamais un concert n'a été annulé.Champion a dû se ronger les ongles, lorsque le ciel s'est mis à tonner sur la fin de l'après-midi.Sa danse allait être celle des canards.Peu avant 19 h 30, le pire semblait passé, seuls quelques nuages résiduels nous empêchaient de voir le soleil se cacher.Une accalmie qui a sûrement finit par convaincre les mélomanes que le détour par le centre-ville en valait la peine.Et puis, Champion pouvait compter sur ses amis et les nombreux fans qui l'avaient déjà vu, avec ses G-Strings et Béatrice Bonifassi, faire sauter le toit du Club Soda.Ce n'est pas la pluie qui allait les empêcher de participer au Grand Événement du Festival de jazz ! Hormis le retard et ce léger ajustement de début de performance lorsque la pluie s'est remise à tomber, alors que l'équipe technique a dû enrober Champion de papier cellophane, le concert s'est bien déroulé et le programme musical proposé était fidèle à nos attentes, bien hautes.Personne ne souhaitait d'un bide à la Carl Craig.On était bien loin de ce souvenir.Admirablement bien rodé, compte tenu des exigences techniques et scéniques, l'événement a réservé plusieurs jolies surprises de mise en scène.Le son, bien qu'imparfait (certains auraient préféré que le son des guitares nous parvienne aux oreilles avec davantage de tonus), donnait une juste impression de ce dont Champion et ses G-Strings sont capables dans les conditions parfaitement contrôlables\u2014celles du Club Soda, qu'il a si bien squatté.Ainsi, le concert s'est mis en branle avec Béatrice Bonifassi, juchée toute en haut de l'immeuble principal de l'îlot Balmoral.Dans sa belle robe noire à paillettes, elle chantait a cappella un passage de Feeling Good, une chanson inédite, pour ensuite laisser Champion et ses guitaristes prendre leurs aises.Seuls, en dialogue constant avec le public, le temps d'ériger Sergio's Trio en une langoureuse escalade de rythmes et de guitares.Les quelque 20 premières minutes ont ainsi servies de réchauffement, tant pour la foule, qui devait danser pour oublier la pluie, que pour les musiciens.Les parapluies sont réapparus, sauf \u2014c'est très amusant\u2014 juste devant la scène, où, devine-t-on, ont dû se masser les plus irréductibles fans, danseurs baveux se moquant des éléments.Tout comme Maxime Morin (Champion) d'ailleurs, qu'on voyait alors les poings en l'air, savourant le moment en sautillant comme son auditoire, qu'il saluait d'une main en maudissant la pluie de l'autre.Le concert est passé à la seconde vitesse lorsque Betty Bonifassi est réapparue pour Nn Gg, que la section de cuivres (six musiciens) appuyait sur le refrain.Et j'ai fait « Ouf ! » mes appréhensions tombaient d'un coup, en entendant les cuivres rehausser une chanson déjà bien calibrée et tomber juste dans le temps (après quelques mesures d'adaptation).Le mariage des sections ne dénaturait pas les compositions de Morin.Die in Peace était exquise : l'énergie brute des rythmes et des guitares étaient tout d'un coup domptée par la voix imposante de Bonifassi, qui s'envolait au-dessus de cet orchestre moderne.Les violons (qu'on entendait véritablement pour la première fois même s'ils étaient apparus plus tôt) assuraient la liaison entre cette chanson et Tawoumga au moment où des dizaines de gros ballons de plage ont commencé à déferler sur la foule.Une fois tombés des toits, Champion en a remis, forçant le rythme et ses guitaristes dans une danse écervelée.J'ai seulement eu le temps d'entendre une chanson avec la bateria brésilienne, et je n'aurai pas vu le résultat de la fresque que peignait Zilon dans les fenêtres des locaux vacants de l'immeuble d'en face pendant la performance.Tombée oblige, j'ai couru sous la pluie alors que Bonifassi mâchait avec appétit les syllabes des premières lignes de No Heaven (« Oh Lord.»), ballade blues électrique dopée aux machines.« Je vais jouer jusqu'à ce que mes machines meurent ! », a lâché Champion en fin de parcours.Elles ont survécu jusqu'à la fin de cet événement, réussi.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © DJ Champion a su faire lever la baraque à l'intersection des rues Sainte-Catherine et de Bleury hier et c'est le coeur triomphant que le héros de la soirée s'est laissé emporter par sa musique.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Envers et contre les menaçants nuages gris, les festivaliers sont venus nombreux se défouler, assurant ainsi la réussite de ce grand concert gratuit qui a cependant commencé avec près de 30 minutes de retard.TRIOJAZZ 1 2 3 ALLÔ?BRYAN ?Quand, avant le Live 8 (portion Barrie), USA Today a demandé à Bryan Adams s'il y avait un artiste canadien que les lecteurs du grand journal américain devraient connaître, l'ancienne pop star devenue photographe a répondu «non».«Mais il y a un Américain de qui vous devriez parler, a continué Adams.Il s'appelle Ray La Montagne et il est le meilleur auteur-compositeur-interprète à émerger chez vous depuis longtemps.Son disque est fantastique.» La Montagne a chanté rue Sainte-Catherine, lundi soir.À part la guitare qui sonnait un peu kécanne, c'était bien senti, en effet.Quant à Adams \u2014 qui vit maintenant en Angleterre \u2014, il est clair qu'il en a raté un bout dans son native Canada: Ron Sexsmith ?Les Wainwright ?Buck 65 ?Allô ?DOUBLES CROCHES Devant la performance par trop déroutante de Marc Ribot et de ses acolytes (Young Philadelphians) , samedi au Metropolis, Espace Musique a décidé de ne pas diffuser l'enregistrement dans la case originalement planifiée (le samedi 16 juillet, 20h)\u2026 Amateurs de blues, attention! Contrairement aux autres artistes de la série, Jack de Keyzer ne joue pas au Spectrum ce soir à minuit; une seule représentation pour le gagnant du Juno du meilleur album de blues de 2003: 21h sur la scène Blues du parc Fred-Barry.DANIEL LEMAY LE COLOSSE «Je vais jouer aussi longtemps que je pourrai prendre mon saxophone et faire honneur à la musique et à ceux qui ont donné leur vie pour elle.» On l'appelle le Colosse du nom de son album Saxophone Colossus, sorti en 1956 et où a explosé sa capacité d'improvisation.Sonny Rollins \u2014 en concert ce soir à Wilfrid-Pelletier \u2014 aura 75 ans en septembre et, dans son cas, l'expression «légende vivante» transcende largement le cliché.«Sonny n'a jamais trouvé le moyen de découvrir quel grand musicien il était et il ne s'est jamais remis de la désapprobation du milieu du jazz, après l'émergence de Coltrane», disait Branford Marsalis au critique Stanley Crouch qui a signé le portrait «The Colossus» dans le numéro du 9 mai du magazine The New Yorker.John Coltrane, lui, est mort en 1967 à 41 ans.Sonny Rollins PHOTO FIJM Bryan Adams PHOTO PC L A P R E S S E MONTRÉAL MERCREDI 6 JUILLET 2005 JA Z Z 3 JAZZ Techniques moyennes, jazz au-dessus.ALAIN BRUNET Rapidité, souplesse, fluidité, indépendance des doigts et des membres, précision, souffle.Indispensables ?Si la virtuosité est une condition gagnante du jazz, elle n'en garantit pas la qualité.Prenons Bill Frisell, qui se produisait lundi dans un Spectrum plein à craquer.Un jour, m'a-t-il déjà confié, le guitariste a fait son deuil des standards techniques les plus élevés.parce qu'il n'en était pas capable.L'Américain a lâché prise et entrepris de mettre son intelligence et sa sensibilité au service de son instrument et de ses compositions.Le choix lui fut salutaire : Bill Frisell est devenu un des guitaristes les plus appréciés du jazz actuel, en témoigne une fois de plus l'accueil que les festivaliers lui ont réservé à Montréal.Lundi soir, donc, il nous conviait à un jazz de chambre des plus singuliers.D'abord, l'instrumentation y était différente de ce que le jazz nous soumet en général : à la Telecaster bleu poudre de Frisell s'ajoutaient violon, batterie, contrebasse et guitares jouées horizontalement (slide, lap steel et pedal steel).Ce choix conférait à l'ensemble une profonde américanité, les influences country y étaient d'ailleurs évidentes, autre marque de singularité.Il faut dire aussi que le musicien crée souvent ses pièces instrumentales à la manière de chansons, on pourrait aisément y greffer des rimes.Après une ouverture très libre, atonale, texturale, des grooves se sont progressivement construits sur des tempos moyens, ni rapides ni lents, néanmoins costauds vu la compétence de la section rythmique.Au fil du concert, on a remarqué des procédés intéressants, des thèmes assez complexes souvent joués à l'unisson par la guitare et le violon pendant que le spécialiste des guitares slide s'appliquait à tisser la moquette.Il arrivait aussi à Frisell de créer une mélodie parallèle, autre trait de sa singularité.Voilà un concert intéressant, livré avec goût mais bon, j'aurais peut-être préféré plus d'accent sur l'approche et l'instrumentation plus éclatées d'Unspeakable (étiquette Nonesuch), son dernier disque réalisé par le très compétent Hal Willner.Autre jazzman ne pouvant compter sur une technique à tout casser, Érik Truffaz est devenu un des préférés du Festival international de jazz de Montréal.Le trompettiste français est loin d'être vilain, remarquez.Il lui arrive de dégainer quelques phrases rapides, on le sait aussi capable d'émettre un son puissant lorsque nécessaire.Mais on est loin des meilleurs techniciens.La contribution de Truffaz, qui sait faire oublier ses carences par la qualité de son son et de son phrasé, en est d'abord une de rassembleur.Rassembleur de musiciens et de genres, il présentait lundi l'essentiel de Saloua, son plus récent album (étiquette Blue Note), corpus autour duquel il a fait quelques retours sur sa discographie antérieure.En plus d'amalgamer à son jazz hip hop et drum'n'bass, Truffaz ajoute désormais les couleurs maghrébines et jamaïcaines à sa palette.Maghrébine de par la participation du chanteur et « violoniste » tunisien Mounir Troudi, jamaïcaine pour les séquences très dub de son travail.Appuyé par une section rythmique d'enfer constituée du contrebassiste Michel Bénita ainsi que de Philippe Garcia, qui a parfaitement saisi l'impact des avancées technologique sur la percussion, Truffaz a su faire de sa prestation un événement.L'impact collectif, la richesse des filons musicaux et la solidité de l'alliage l'emportaient largement sur les qualités techniques du leader.Cela étant, ce précurseur du nujazz devra se creuser les méninges et diriger ses antennes vers d'autres galaxies s'il veut maintenir l'attention.Fin de cycle ?Fin de cycle pour Charlie Haden, en tout cas.Comme Frisell et Truffaz, le contrebassiste n'a jamais été considéré comme un virtuose.Pourtant ! Sa musicalité, son sens du rythme, la qualité de son écoute sont les principaux ingrédients de son immense réputation.Dimanche au Théâtre Maisonneuve, cependant, j'ai eu la nette impression qu'on étirait la sauce.Land of the Sun, l'album au programme, est certes très agréable, fort jolie collection de boléros, ballades hispanophones jazzifiées par de superbes musiciens, dont le fameux pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba.qui a mis de côté 90% de sa technique pour se mettre au service de ce répertoire éthéré.Or, Land of the Sun fait suite à Nocturne, un disque de même type.Agréable, mais.peut-on passer à autre chose ?Bill Frisell nous a conviés, lundi, à un jazz de chambre des plus singuliers.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le guitariste Bill Frisell place l'intelligence et la sensibilité avant la virtuosité.Les festivaliers montréalais ne s'en plaignent pas, loin s'en faut.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Pat renoue avec son public montréalais Khaled reçoit le prix Jobim ALEXANDRE VIGNEAULT Le chanteur algérien Khaled, connu du grand public pour son succès Aïcha, a reçu hier le prix Antonio Carlos Jobim, décerné depuis l'année dernière par le Festival international de jazz de Montréal.Ce trophée, qui a l'aspect d'un globe terrestre en verre, souligne la contribution d'un artiste « qui s'est particulièrement distingué dans le domaine des musiques du monde » et dont « l'influence sur les métissages culturels est reconnue ».Au fil de sa longue carrière, Khaled n'a cessé d'amalgamer cette musique originaire de sa ville, Oran, avec de la pop occidentale, du jazz et funk.Son penchant pour les mélanges n'a peut-être jamais été aussi manifeste qu'en ce moment, puisque son groupe actuel est particulièrement bigarré : Elan (jeune chanteur reggae qui a officié au sein des célèbres Wailers), le bassiste Don Was, KC Porter aux claviers, les Cubains Walfredo Reyes Jr et Luis Conte (respectivement batteur et percussionniste) et le DJ Cheb i Sabbah.Son éternel sourire au milieu du visage (« Je ne le fabrique pas, le sourire, il vient tout seul », a-t-il assuré), Khaled a dit recevoir ce prix comme un encouragement à poursuivre ses recherches musicales.« Ça me donne des coups de pied aux fesses, a-t-il dit, tout en s'excusant de la formule.Ça me dit qu'il y a des gens qui croient en moi.» Il a de plus souligné que de recevoir un tel prix un 5 juillet lui faisait particulièrement chaud au coeur, puisque c'est le jour de la fête de l'indépendance de l'Algérie.Pressé de questions au sujet de son engagement politique ou de l'arabophobie des Américains, il a prudemment choisi de se positionner comme un porteur d'espoir et non pas un chanteur militant.«Depuis que je suis tout petit, j'en ai vu des gens parler de la paix.On dirait que personne n'écoute, a-t-il déploré, soulignant l'état actuel du monde.La musique sert à passer le message en douceur.Mon rôle, c'est de faire du bruit.» Khaled, qui se produisait au Métropolis hier, avait été contraint de reporter une série de spectacles en Amérique du Nord au lendemain des attaques contre le World Trade Center à l'automne 2001.Soucieux de respecter le deuil des familles éprouvées, il a attendu quelques semaines et a chanté en Amérique au début de l'hiver 2002.Déjà, à cette époque, il affirme ne pas avoir ressenti cette haine dirigée contre les Arabes.« Je n'ai pas vu cette haine.Je ne dis pas qu'elle n'existait pas.C'est comme le racisme en France : je n'ai jamais été mis face à ce problème, mais il existe.» Khaled a de nouveau chanté aux États-Unis, samedi dernier, en plein Central Park.ALAIN BRUNET CRITIQUE Au Spectrum, Pat Metheny renouait hier avec ses fans, sa dernière présence au Festival international de jazz de Montréal datant de 1997.En formule trio, il a mis le paquet pour que la relation avec son public d'ici reprenne de plus belle, les retrouvailles s'échelonneront jusqu'à dimanche.La voix un tantinet enrouée par la fatigue et les longues distances parcourues au cours des derniers mois, il aura exprimé sa joie et son excitation d'offrir la seconde tranche de la série Invitation à ses fans.Vêtu d'un pull rayé d'un nouveau type (pas le breton !), il s'est présenté sur scène avec le sourire inoxydable qu'on lui connaît.D'abord soliloque, il a usé d'une guitare construite pour faire sonner très fort les accords.Et vu que Pat en a beaucoup plus que trois dans les doigts, l'entrée en matière fut généreuse.Puis le musicien se fit un peu ésotérique en usant d'une guitare spécialement conçue pour créer des effets harmoniques continus, une guitare plutôt cosmique pourvue de quatre séries de cordes.De marque.Languirand ?Au terme de cette introduction pour le moins spatiale, Metheny s'est muni de sa semi-acoustique, il a émis ces sons inaltérés qui lui sont typiques.La mélodie évoquait un tantinet Agua de Beber, l'esprit était résolument jazz.Aux côtés du guitariste, deux excellents musiciens : le batteur Antonio Sanchez, un régulier du Pat Metheny Group, ainsi que le contrebassiste Scott Colley, que l'on a entendu dans différents contextes.Tout au long de ce premier programme, l'ami Pat a puisé essentiellement dans le répertoire de ses projets endisqués en trio, soit Bright Size Life, Rejoicing, Question And Answer créés à trois époques différentes de sa carrière.Résultat?Lorsque l'esthétique d'un tel trio commande légèreté et délicatesse, la musique de Metheny n'atteint pas les cimes qu'elle fréquente dans un registre plus pesant.Antonio Sanchez est un superbe batteur qu'il faut laisser s'exprimer en toute virilité, la prise de son lui donnait peut-être un peu trop de tonus dans les ambiances intimistes.Par contre, le percussionniste mexicain nous a carrément éblouis de ses solos dans des contextes plus musclés.Scott Colley, lui, s'est fort bien acquitté de sa tâche, effectuant aussi des solos de haute tenue Quant à leur employeur, il a bien joué, il a joué généreusement.et ne nous a appris peu de choses sur son oeuvre.Certes, les connaissances harmoniques de Pat Metheny demeurent vastes, sa connaissance de la guitare jazz est profonde, les angles mélodiques choisis sont plutôt proches de la pop culture angloaméricaine, ce qui explique en bonne partie son succès de masse.et la fidélité des fans montréalais, toujours au rendezvous.La suite est prévue ce soir au même Spectrum, cette fois avec le noyau dur de la formation de Meshell Ndegeocello, sans compter le saxophoniste portoricain David Sanchez et le trompettiste italien Enrico Rava.Lorsque l'esthétique d'un tel trio commande légèreté et délicatesse, la musique de Metheny n'atteint pas les cimes qu'elle fréquente dans un registre plus pesant.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Khaled a reçu hier le deuxième prix Antonio Carlos Jobim quelques heures avant sa prestation au Métropolis. JAZZ Le sort en est jeté OJOS DE BRUJO suite de la page 1 Le voilà enfin.Et voici Max, au bout du fil, en direct de sa ville, si propice au métissage.« Barcelone est devenue une capitale cosmopolite, des gens de partout viennent s'y installer.La ville n'est plus la capitale régionale qu'elle fut jusqu'au début des années 80.L'Amérique latine, l'Afrique et l'Europe y convergent, et pour cause : la montagne, la mer, le climat méditerranéen.Barcelone est une ville parfaite pour nous.» Parfaite pour une tribu résolument urbaine.« Nous formons un collectif.Avant que la formation ne se stabilise, nous tenions des séances d'improvisation depuis 1996, ce qui nous a mené à Vengue, notre premier disque lancé en 2000.Puis il y a eu du mouvement dans le personnel lorsque nous avons créé le deuxième disque, Bari, qui signifie discours selon l'expression gitane.Depuis, la formation s'est vraiment solidifiée, mais elle demeure à géométrie variable.» Les membres du groupe, indique le percussionniste et rappeur, résident à Barcelone, bien que plusieurs aient parfois vécu à Cuba, en Californie ou en Amérique latine.Les origines sont catalanes, gitanes, andalouses.Tout ce bouillon produit une culture inédite.Et des événements inédits, bien au-delà de la simple performance sur scène, assure Max.« Marina et moi avons fait du théâtre ; nous avons conservé ce sens de la théâtralité lorsque nous nous produisons sur scène.À la base, nous sommes un groupe de scène et nous avons en ce sens changé la structure des chansons afin que le spectacle puisse décoller davantage.Nous avons travaillé fort pour maximiser l'interaction avec le public.» Formée d'artistes indomptables, Ojos de Brujo se veut une formation autonome, farouchement indépendante.Le groupe s'autoproduit, enregistre sur son propre label, refuse toute ingérence de l'industrie de la musique.« Nous sommes à 50% musiciens et artistes, et à 50% entrepreneurs.Ce n'est pas facile d'assumer les deux dimensions, nous avons du mal à gérer notre croissance, mais nous sommes ambitieux et nous voulons progresser sur une base indépendante.Tout assumer est évidemment très stressant, mais nous assumons notre tendance progressiste.« Nous partons du principe que, si tu ne t'organises pas, tu te fais organiser.Nous ne sommes pas des leaders activistes pour autant, mais nous sommes de ceux qui désirent un changement.Changement altermondialiste pour une meilleure répartition des richesses, respect des créateurs, indépendance face aux multinationales qui s'immiscent dans les plus infimes recoins de nos vies.» À ce désir d'autonomie s'ajoute celui de l'enracinement.Le coeur d'Ojos de Brujo est ibérique, flamenco dans le ventricule droit, rumba dans le ventricule gauche.« Nous ne prétendons pas faire du vrai flamenco ou de la vraie rumba catalane, précise Max.Du flamenco et de la rumba nous avons tiré le sens rythmique et les cycles harmoniques, mais nous ne tentons pas d'en reproduire les formes traditionnelles.Nous croyons que le flamenco et la rumba nous unissent, nous provenons néanmoins de la club culture.Notre DJ est fan de hip hop, de drum'n'bass et de techno.Ramon Jimenez, notre guitariste gitan, a toujours aimé le hip hop, même s'il a été marqué par la culture de ses ancêtres.En revenant de l'école, il changeait de vêtements et rejoignait une troupe de breakdancers! Notre percussionniste Charlie s'intéresse à la fusion entre musique classique indienne et flamenco.Chacun d'entre nous, en fait, a sa propre école, ses propres mélanges.» Qui plus est, Ojos de Brujo est un groupe multigénérationnel, ce qui permet de tisser des liens encore plus serrés entre musiques actuelles et tradition.« L'aîné du groupe est âgé de 44 ans, le cadet en a 24.Les plus âgés ont une plus grande expérience de la musique méditerranéenne.Alors que les plus jeunes ont acquis leur expertise sur la piste de danse.» Peut-on d'ores et déjà affirmer qu'Ojos de Brujo a fait école dans la nouvelle pop hispano-catalane ?« Nous n'irions pas jusqu'à dire que nous sommes des pionniers, mais nous sommes parmi ceux qui ont brisé les tabous du flamenco en exprimant notre liberté.Évidemment, nous vouons une grande admiration aux réformateurs du nuevo flamenco qui nous précèdent, comme le grand guitariste Paco de Lucia.La club culture des années 90 a maintenant été digérée, intériorisée, on l'associe maintenant aux cultures et traditions du monde.Ojos de Brujo fait partie de cette mouvance.» .OJOS DE BRUJO se produit ce soir, 18 h, au Spectrum.PHOTO FOURNIE PAR FUSION III Les membres du collectif Ojos de Brujo ont des origines catalanes, gitanes, andalouses.Ils ont élu domicile à Barcelone, la ville de tous les métissages.LE GUIDE DUFESTIVALIER CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ- Centre de créativité SPECTRUM Club jazz CANADA TRUST Scène Blues STELLA ARTOIS Scène Carrefour LOTO-QUÉBEC GENERALMOTORS Scène BELL\u2014SAMSUNG LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Terrasse AMARULA HÔTEL HYATT Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry Scène extérieure Salle de concert Métro La parade Loto-Québec Le village du Festival NOTRE VIRÉE MERCREDI 6JUILLET SALLEWILFRID-PELLETIER Scène GENERALMOTORS boulevard de Maisonneuve avenue du Président-Kennedy MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL FRIVOLOUS Les amateurs de musique électronique made in MTL connaissent déjà ce personnage qu'est Frivolous, DJ résident au Laïka et producteur de petites perles house ludiques et, hum, frivoles, comme son nom de scène le laisse deviner.Ce soir, le bidouilleur s'entoure de musiciens et nous dévoile une autre facette de sa personnalité artistique.> Scène Stella Artois, 22 h AUGUSTEQUINTETTE L'Auguste Quintette, c'est en quelque sorte un petit groupe d'étoiles de la scène jazz contemporaine locale.Dirigé par le fondateur du label Effendi, le contrebassiste Alain Bédard, le quintette regroupe Michel Côté et Frank Lozano(saxophones), Pierre Tanguay(batterie) et Alexandre Grogg.Au menu : des pièces de son prochain album.> Club Jazz, 19h et 22h.B.U.En dehors du cercle des observateurs de hip hop montréalais, le nom de B.U.(dit The Knowledgist) est virtuellement inconnu.Cependant, les téléphages reconnaîtront assurément une de ses chansons, qui a servi pour appuyer une populaire publicité.Une belle vitrine que vient rehausser sa performance surunescène extérieuredufestival, accompagné de musiciens et danseurs.> Scène Loto-Québec, 20h et 22h.Philippe Renaud, collaboration spéciale 11h La Petite École du jazz Grande place du complexe Desjardins gratuit 12h Aces of Dixieland Terrasse Amarula gratuit 13h Sweet Dixie Terrasse Amarula gratuit 13h30 La Petite École du jazz Grande place du complexe Desjardins gratuit 15h Next Generation Jazz Orchestra Scène General Motors gratuit 16h Sweet Dixie Scène Bell-Samsung gratuit 16h Ciné-jazz ~ Jazz session : Bill Evans / Jazz à Châteauvallon 1973 Oscar Peterson / Begone Dull Care Cinémathèque québécoise billets 17h Streetnix Scène CBC Television gratuit 17h30 La Parade Loto-Québec Départ Scène Bel-Samsung gratuit 18h Soledad Scène General Motors gratuit 18h Samina Savoy - Métropolis) gratuit avec laissez-passer 18h Ciné-jazz ~ Louis Sclavis : Ellington On The Air / Snip Cinémathèque québécoise billets 18h Toots Thielemans avec Kenny Werner et invités spéciaux Théâtre Maisonneuve - PDA billets 18h Ojos de Brujo Spectrum de Montréal billets 18h Charles Papasoff Gesù - Centre de créativité billets 18h30 Ian Melrose Carrefour General Motors gratuit 19h Swing Tonique Band Terrasse Amarula gratuit 19h Kevin Mark Scène blues Stella Artois gratuit 19h Auguste Quintette Club jazz Banque TD Canada Trust gratuit 19h Le Montreal Jazz Club Bateau Cavalier Maxim billets 19h Sophie Milman Club Soda complet 19h30 Kali & Dub Scène Stella Artois gratuit 20h Mike Gauthier / Lorrie Goodman ~ Organ-ization Scène CBC Television gratuit 20h Annie Sellick Scène Bell-Samsung gratuit 20h B.U.Scène Loto-Québec gratuit 20h Susie Arioli Band featuring Jordan Officer Cabaret billets 20h30 Sonny Rollins Salle Wilfrid-Pelletier - PDA billets 20h30 Tango Flamenco Théâtre Jean-Duceppe - PDA billets 21h Fredrik Lundin Scène General Motors gratuit 21h Jack de Keyser Scène blues Stella Artois gratuit 21h Papa Mambo Carrefour General Motors gratuit 21h Collectif Slang Salle Beverly Webster Rolph - MAC billets 21h Soirée Afro-beat : Femi Kuti ~ première partie : Afrodizz Métropolis billets 21h30 Pat Metheny and Friends avec Scott Colley, Antonio Sanchez, Meshell Ndgeocello, Enrico Rava, Chris Dave, David Sanchez Spectrum de Montréal billets 22h Annie Sellick Scène Bell-Samsung gratuit 22h B.U.Scène Loto-Québec gratuit 22h Frivolous Scène Stella Artois gratuit 22h Mike Gauthier / Lorrie Goodman ~ Organ-ization Scène CBC Television gratuit 22h Auguste Quintette Club jazz Banque TD Canada Trust gratuit 22h30 Duo Paolo Fresu & Uri Caine Gesù - Centre de créativité billets 23h Fredrik Lundin Overdrive Scène General Motors gratuit 23h Kevin Mark Scène Blues Stella Artois gratuit 23h Thuryn Von Pranke Trio avec Morgan Moore et Martin Auguste Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance billets 00h Happy House Savoy - Métropolis gratuit 00h Do Make Say Think / DJ Mini Club Soda billets MERCREDI 6 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU Scène Scène CBC TELEVISION STELLA ARTOIS N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 PLUS DE 350 CONCERTS EXTÉRIEURS GRATUITS ET 150 SPECTACLES EN SALLE DONT : LE FESTIVAL SE POURSUIT DE MIDI À MINUIT JUSQU'AU 10 JUILLET ! EN PREMIÈRE PARTIE : PAPO ROSS ET ORQUESTA PAMBICHE SPANISH HARLEM ORCHESTRA 7 JUILLET DEMAIN ! SONNY ROLLINS 6 JUILLET POUR TOUT CONNAÎTRE SUR LA PROGRAMMATION DE NOS CONCERTS, VISITEZ WWW.MONTREALJAZZFEST.COM RENSEIGNEMENTS : 20 h 30 TANGO FLAMENCO PAR LE TALENT DANZA BALLET ESPAÑOL DE MADRID COMPLET CE SOIR ET DEMAIN ! ULTIME SUPPLÉMENTAIRE CE VENDREDI 8JUILLET À17H THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE - PdA 175, rue Sainte-Catherine Ouest BILLETTERIE : SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine Ouest et dans les salles où les concerts ont lieu ACHATS PAR TÉLÉPHONE OU INTERNET : TICKETPRO : www.ticketpro.ca / (514) 908-9090 1 866 908-9090 PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 1 866 842-2112www.pda.qc.ca ADMISSION : (514) 790-1245 1 800 361-4595 / www.admission.com 18 h THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA 175, rue Sainte-Catherine Ouest Enregistrés par LES GRANDS CONCERTS 18 h SPECTRUM DE MONTRÉAL, 318, rue Sainte-Catherine Ouest LES COULEURS 19 h CLUB SODA 1225, Saint-Laurent VOIX DU MONDE 20 h 30 PLEINS FEUX SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA 175, rue Sainte-Catherine Ouest 21 h RYTHMES MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est 22 h 30 JAZZ DANS LA NUIT présente GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ 1200, rue de Bleury présenté par CBC Radio JAZZ BEAT 21 h 30 SPECTRUM DE MONTRÉAL, 318, rue Sainte-Catherine Ouest 18 h GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ 1200, rue de Bleury JAZZ D'ICI Minuit LES NUITS CLUB SODA 1225, boul.Saint-Laurent 6 JUILLET TOOTSTHIELEMANS KENNYWERNER ET INVITÉS SPÉCIAUX 6 JUILLET OJOS DE BRUJO 6 JUILLET ALTSYS NONET 8 JUILLET CHARLES PAPASOFF 6 JUILLET JOLIE HOLLAND 7 JUILLET JUANAMOLINA et KEREN ANN PROGRAMME DOUBLE CLAUDIA ACUÑA 8 JUILLET 9 JUILLET 7 JUILLET TERENCE BLANCHARD QUINTET DEWEY REDMAN QUARTET 9 JUILLET PAOLO FRESU URI CAINE en duo 6 JUILLET DO MAKE SAYTHINK D.J.MINI 6 JUILLET AUTOMATO RJD2 7 JUILLET FOUR TET AKUFEN 8 JUILLET NICOLAS REPAC ELOI BRUNELLE 9 JUILLET EN PREMIÈRE PARTIE : AFRODIZZ 1, 2, 3.JAZZ GREGORY CHARLES 9 JUILLET CONCERT DE CLÔTURE 9 JUILLET RANEE LEE ET SES MUSICIENS AVEC INVITÉ SPÉCIAL OLIVER JONES HARRY MANX ET XAVIER RUDD 8 JUILLET MANU KATCHÉ TENDANCES 7 JUILLET BOURASSA TANGUAY DEROME 7 JUILLET 8 JUILLET DAVIDSANCHEZ GROUPet ALEXANDER STRINGQUARTET TIN PAN ALIENS HANS ULRICK STEVE SWALLOW JONAS JOHANSEN 7 JUILLET K-OS 9 JUILLET PAUL ANKA 8 JUILLET CE VENDREDI ! CE VENDREDI ! PROGRAMME DOUBLE CE VENDREDI ! FEMI KUTI AUTRES REPRÉSENTATIONS JUSQU'AU 10 JUILLET DEMAIN ! DEMAIN ! DEMAIN ! 6 JUILLET PATMETHENY AND FRIENDS DEMAIN ! DEMAIN ! 21 h JAZZ COMTEMPORAIN COLLECTIF SLANG 6 JUILLET LES PROJECTIONNISTES 7 JUILLET DEMAIN ! 8 JUILLET SLAMMIN' THE INFINITE STEVE SWELL TA NGO FLAMENCO LA PROMOTION DE LA PRATIQUE MUSICALE POUR LES AMATEURS ET LES PROFESSIONNELS AT ELIERS :ENTRÉE LIBRE (places limitées) SÉRIE «RENCONTRE »:billets disponibles chez les exposants du SIMMM et les magasins Steve'set Archambault (rue Berri), ou, restez sur les ondes de nos partenaires média ou visitez www.simmm.ca www.simmm.ca Inscrivez-vous pour recevoir notre programmation Concours du SIMMM À gagner : plus de 6500 $ en instruments et accessoires ! Détails au www.simmm.ca JUSQU'AU 10 JUILLET L'encan du SIMMM Des instruments de musique pour deux bonnes causes tels que : une guitare Ibanez PM120 BK signée par Pat Metheny, une guitare GODIN XTSA signée par John Mc Laughlin ou bien un ampli Marshall autographié par Jim Marshall lui-même ! http://members.ebay.ca/aboutme/simmm-mmmis DÈS LE 7JUILLET PARTICIPEZ EN GRAND NOMBRE ! JAM DE GUITARES ACOUSTIQUES animé par PA UL DESLAURIERS Du 7au10juillet, heures variées Amphithéâtre du complexe Desjardins Un rendez-vous pour le public :apportez votre guitare acoustique et venez vous éclater! Un jam instrumental pour tous, ouvert àtous les styles ! DE JEUDI À DIMANCHE LE MAGASIN DE MUSIQUE STEVE'S présente LE DRUM CIRCLE Du 7au10juillet, 16 h, Grande Scène du complexe Desjardins.Joignez le GM Jazz Band et les animateurs de Steve'sàlagrande scène du SIMMM.VENEZ PARTICIPER À CEJAM DE PERCUSSIONS.INSTRUMENTS SUR PLACE.GUITARES GODIN présente APPRENEZ LA GUITARE EN 1HEURE avec RENÉ GILBERT 7au10juillet, 18 h, Grande Scène du complexe Desjardins.René Gilbert promet de faire de vous un guitariste « instantané »même si vous n'avez jamais joué de votre vie ! OUVERTÀ TOUS, APPORTEZ VOTRE GUITARE ! RENCONTRE AV EC GARYBURDEN animé par CLAUDE CÔTÉ 8juillet, 21 h Amphithéâtre du complexe Desjardins Venez rencontrer le célèbre concepteur de pochettes de disque qui afait revivre l'époque du «peace and love » et du rock \u2018n' roll avec 14 des plus célèbres pochettes de disque dont celles des disques «Desperado », «On The Border »et«One of These Nights »des Eagles ;de« Morrison Hotel »de The Doors et plusieurs autres.DOMTAR présente EXPOSITION DES POCHETTES DE GARYBURDEN 8et9juillet, 12 hà23h, Jardin Domtar Venez voir 14 des plus célèbres pochettes de disques du concepteur Gary Burden au Jardin Domtar VENDREDI ET SAMEDI LE MAGASIN DE MUSIQUE STEVE'S en collaboration avec SABIAN présentent AT ELIER avec KEITH HARRIS, lebatteur de BLACK EYED PEAS 9juillet -14h30 Amphithéâtre du complexe Desjardins Une chance exceptionnelle de recevoir les conseils de ce musicien d'expérience ayant plus de 400 spectacles sous les baguettes, qu'il manie avec une dextérité et à un rythme époustou\"ant.Le groupe de hip-hop, jazz, reggae, soul, funk originaire de Los Angeles connaît actuellement un succès fou partout en Europe ! NOUVELLE ACTIVITÉ CE SAMEDI ! DE JEUDI À DIMANCHE DE JEUDI À DIMANCHE UN ÉVÉNEMENT GRATUIT POUR LE GRAND PUBLIC ! DÈS DEMAIN JUSQU'À DIMANCHE de 16 hà22h dans le cadre du présenté en collaboration avec 1 re édition surla Grande-P lace du complexe Desjardins Le magasin de musique STEVE'S en collaboration avec le GM J azz Band présenteLEDRUM CIRCLE (sur la Grande Scène du complexe Desjardins) AT ELIER avec le trompettiste TERENCE BLANCHARD Animation :Jean-Pierre Zanella (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) GUITARE GODIN présente :APPRENEZLA GUITARE EN UNE HEURE avec RENÉ GILBERT (Sur la Grande Scène du complexe Desjardins) AT ELIER avec l etrompettiste PAOLO FRESU Animation :Je an-Pierre Zanella (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) AT ELIER avec ROBERTGODIN des Guitares Godin (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) Rencontre avec JIM MARSHALL Animation :Claude Côté (Cinquième salle de la Place des Arts) AT ELIER DE FA BRICATION DE GUITARES avec MICHEL PELLERIN de Guitares Pellerin (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) Rencontre avec le guitariste PAT METHENY Animation :Katie Malloch (Cinquième salle de la Place des Arts) AT ELIER avec le saxophoniste DAVID SANCHEZ Animation :Jean-Pierre Zanella (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) JAM DE GUITARES ACOUSTIQUES Animé par PAUL DESLAURIERS (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) DOMTAR présenteL'EXPOSITION des pochettes de disques de l'artiste GARYBURDEN (au Jardin Domtar,395, boul.de Maisonneuve Ouest) Le magasin de musique STEVE'S en collaboration avec le GM J azz Band présente LE DRUM CIRCLE (sur la Grande Scène du c omplexe D esjardins) AT ELIER avec ROBERTGODIN des Guitares Godin (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) CRÉER VOTRE MUSIQUE SUR MAC avec APPLE (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) GUITARES GODIN présente :APPRENEZ LA GUITARE EN UNE HEURE avec RENÉ GILBERT (Sur la Grande Scène du complexe Desjardins) AT ELIER avec le contrebassiste MICHEL DONATO Animation :Jean-Pierre Zanella (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) AT ELIER avec la chanteuse DAWN TYLER WATSON Animation :Jean-Pierre Z anella (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) JAM DE GUITARES ACOUSTIQUES Animé par PAUL DESLAURIERS (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) De midi à23h 16 h 17 h 18 h 18 h30 20 h 21 h 22 h 16 h 16 h30 18 h 19 h 19 h30 20 h 21 h 22 h RENCONTRE AV EC GARYBURDEN Animé par CLAUDE CÔTÉ (À l'Amphithéâtre du complexe Desjardins) VENDREDI 8JUILLET JEUDI 7JUILLET HORAIRE QUOTIDIEN ACTIVITÉS SPÉCIALES ET GRATUITES PLUS DE 40 KIOSQUES À VISITER Ve nez essayer les instruments et les équipements des exposants ! NOUVELLE ACTIVITÉ CE VENDREDI ! CE SAMEDI ! CE SAMEDI ! CE VENDREDI ! CE SAMEDI ! CE VENDREDI ! CE VENDREDI ! CE SAMEDI ! CE SAMEDI ! DEMAIN ! CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SAMEDI ! CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE BEVERLYWEBSTER ROLPH 185, Sainte-Catherine O.CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE CE VENDREDI ! 3329929A ARTS ET SPECTACLES FRANÇOIS GIRARD La longue route de Soie Le réalisateur du Violon rouge vient de recevoir le financement nécessaire pour adapter au grand écran le roman Soie, d'Alessandro Baricco.La fin d'une longue attente pour celui qui est devenu amoureux du livre il y a plus de sept ans.Parcours d'une démarche non orthodoxe.MARC-ANDRÉ LUSSIER Enfin ! Plus de sept ans après Le Violon rouge, François Girard entamera le tournage de Silk au Japon en février prochain.Menée par Rhombus Media, la société de production torontoise qui a mis en chantier la plupart des longs métrages du réalisateur de 32 films brefs sur Glenn Gould, cette adaptation du très estimé roman de l'auteur italien Alessandro Baricco devrait prendre l'affiche sur nos écrans à la fin de l'année 2006 ou au printemps 2007.Même s'il a dû s'armer de patience avant de voir enfin l'un de ses projets de cinéma se concrétiser, François Girard estime être d'autant plus privilégié que la structure de production de son nouveau film, auquel sont aussi associées des maisons de production italiennes, britanniques et nippones, lui laisse le champ totalement libre sur le plan artistique.« Je n'ai jamais voulu être à la solde d'un studio », fait valoir le cinéaste au cours d'une entrevue accordée à La Presse au lendemain de l'annonce des 12 projets retenus par Téléfilm Canada pour l'exercice 2005-2006.« Je préfère de loin travailler à la manière du Violon rouge, c'est-à-dire élaborer une structure de financement qui nous permet de rester indépendants.Un studio, c'est un mouroir pour les films sur le plan de la création artistique.» Le parcours sinueux de Silk (Soie en version française) dans les coulisses du cinéma tend d'ailleurs à lui donner raison.Peu après avoir lu le livre (c'était à l'époque du Violon rouge) et manifesté son intérêt, Girard a en effet appris que les droits étaient alors acquis par le studio Miramax.« En principe, ce genre d'entente dure cinq ans », observe le cinéaste.Durant toutes ces années, le studio tente de mettre le projet sur pied, fait appel à quelques réalisateurs, dont John Madden (Shakespeare in Love) et Mike Figgis (Leaving Las Vegas), mais n'arrive pas à vraiment lancer l'affaire.Pendant ce temps, Girard monte au théâtre Novecento, une autre oeuvre de Baricco.La production du Théâtre de Quat'Sous, qui a aussi ouvert le prestigieux Festival d'Édimbourg, lui donne non seulement l'occasion de rencontrer l'auteur, mais aussi celle de découvrir le talent d'écriture de Michael Golding, qui signe l'adaptation anglaise de la pièce.Parallèlement à ses mises en scène pour le théâtre et l'opéra, le cinéaste québécois vient aussi bien près de commencer le tournage de deux importantes productions cinématographiques.Des circonstances particulières l'obligent toutefois à suspendre indéfiniment ces projets.The Magician's Wife, dont le tournage devait s'effectuer au Maroc, fut laissé sur la touche dans la foulée des attentats terroristes (dont ceux de Casablanca) ; et le tournage de The Far Road, qui devait avoir lieu en Chine, a dû être annulé à cause de l'apparition du SRAS en Asie.Se comparant à un marathonien, le cinéaste a ainsi patiemment attendu que Miramax libère les droits de Soie.« Je ne désespère pas de pouvoir un jour tourner les films que j'ai dû abandonner en cours de route, mais je reste très serein face à tout ça.J'aime faire mûrir les choses.Le fruit qui tombe de l'arbre aujourd'hui, c'est Soie ! » À la fois intime et épique Le studio Miramax n'ayant finalement rien fait de concret avec le projet, Girard et son équipe ont ainsi pu récupérer les droits du roman de Baricco, dont le caractère cinématographique se révèle évident aux yeux du cinéaste.« Il s'agit d'un roman assez court, dont les scènes, mises bout à bout, ont déjà la densité et la durée d'un film, explique Girard.Il a fallu trouver une astuce ou deux pour préserver la structure narrative du roman dans le scénario, que j'ai coécrit avec Michael Golding, mais les admirateurs du livre vont facilement se retrouver.» Campé en 1860, le récit raconte l'histoire de Hervé Joncour, un jeune Français déjà marié qui, dépêché en Extrême-Orient pour rapporter des oeufs de vers à soie, rencontre une femme mystérieuse dont il tombe éperdument amoureux.« Il s'agit d'une très belle histoire d'amour entre deux personnes, mais aussi entre deux peuples, deux cultures, qui se déroule à une époque où le Japon est encore très fermé », fait remarquer le cinéaste.Ce dernier affirme en outre avoir aussi été très attiré par le fait que cette histoire lui permet de mêler à la fois le caractère intime d'un récit très centré sur les individus, et le souffle épique, mu par le voyage entre les continents.Girard aura par ailleurs les moyens de ses ambitions.On estime en effet le budget du film, qui sera tourné en anglais, à environ 18 millions $ US.« Mais ce film demeure modeste, prévient-il.Il restera aussi délicat que de la soie.Je le veux très épuré, contemplatif.Très zen, à vrai dire.» Girard tient à ce que l'interprète puisse faire écho à un esprit européen.L'acteur pressenti présentement, à qui l'on espère faire signer une entente au cours des prochains jours, est britannique.Le tournage s'amorcera ainsi au Japon en février 2006 pour se poursuivre, trois mois plus tard, en France.Pendant la période d'interruption (le récit se déroule en hiver au Japon et en été dans l'Hexagone), Girard rejoindra la petite équipe de tournage dont le mandat est de capter des images des endroits qui jalonnent le périple qu'effectue le protagoniste.Si aucun plan n'a encore été établi avec le distributeur Alliance Atlantis Vivafilm pour la date de sortie du film, Girard n'est pas réfractaire à l'idée que Silk fasse l'objet d'une présentation dans un festival.« Les organisations des différents festivals aiment généralement découvrir un cinéaste pour ensuite être en mesure de suivre son évolution, affirme-t-il.Pour moi, cela ne s'est jamais passé à Cannes, mais plutôt à Toronto et au Festival du nouveau cinéma de Montréal.Mais l'important, c'est que le film soit vu.» PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, LA PRESSE © Quand il parle de sa manière de travailler, François Girard se compare à un marathonien.« Je n'ai jamais voulu être à la solde d'un studio », fait valoir François Girard.3329977A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Tout Shakespeare pour les nuls Shakespeare-délire ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Tout Shakespeare pour les nuls est exactement le spectacle que l'on pouvait prévoir.Drôle, iconoclaste.Joyeusement peu subtil.Un rythme trépidant.et un trio d'acteurs virtuoses et électriques.Il comporte tout de même un élément de surprise : on jurerait qu'il a été écrit au Québec.Les allusions pleuvent, les clins d'oeil ne se comptent plus.Le travail d'adaptation de Jean-Guy Legault est d'autant plus impressionnant que, comme il l'expliquait, nos références à Shakespeare ne sont pas les mêmes que pour le public anglophone auquel la pièce d'origine \u2014condensé humoristique des 37 pièces du Barde\u2014 se destinait (les trois auteurs sont américains).Ici, William ne va pas de soi.Là-bas, il fait partie de la famille.Sur la scène, une roulotte comme on en voit dans les terrains de camping (métaphore de l'acteur saltimbanque) et d'où sortent les personnages.Legault \u2014 qui signe aussi la mise en scène\u2014 a décrit Tout Shakespeare.comme une « conférence qui dérape ».Tout un dérapage ! Mais on peut en effet voir Éloi Cousineau comme celui qui mène la conférence et qui donne les enchaînements nécessaires entre les différentes parties du spectacle : les oeuvres dramatiques, les comédies, l'oeuvre apocryphe.Et Hamlet, la pièce de résistance (sans jeu de mots).À partir de là, le party commence.Tout devient possible.Michael Jackson retontit dans Roméo et Juliette.Juliette s'empoisonne à l'eau de Javel.Titus Andronicus est expliqué « à la di Stasio ».Les duels se font avec des épées flexibles.On donne d'Othello une version hip hop.Polonius dans Hamlet devient Yoda.Richard III est livré comme un match de football, avec statistiques et commentaires vidéo à l'appui.Et mon moment préféré, le Macbeth « écossais », où tous les mots importants sont précédés du préfixe « mac ».On a eu aussi droit à plusieurs allusions politiques (parfois racoleuses et dont je n'ai pas vu la pertinence.) et à une parodie d'un texte de Loco Locass nettement moins forte, disons-le, que la cible de départ.Même notre milieu théâtral n'a pas été oublié : on a noté une allusion à la polémique autour des comédiens « virtuels » de la dernière Tempête du TNM et un collègue me signalait une allusion à une déclaration de Christian Bégin.Mais avant tout, il y a le plaisir des acteurs.Jean-Michel Anctil qui hérite de presque tous les rôles féminins (du temps de William, seuls les hommes mont a i e nt su r s c è n e ) , particulièrement frappant en grande blonde potelée \u2014 lady Macbeth ou Ophélie, dont on n'oubliera pas la petite démarche éthérée et le rire démentiel ; Simon Boudreault, le héros, dramatique ou romantique, entre le lyrique et l'hystérique; Éloi Cousineau, l'élément d'absurde, le narrateur qui se vexe, le grain de sable dans l'engrenage.De plus, pour être bien sûr de nous tenir éveillés, le trio sollicite régulièrement la participation de la salle.Une Ophélie du public est même invitée à crier sur scène.Le pire, c'est qu'en y mettant du sien, on peut toujours sortir du Théâtre National un peu moins « nul de Shakespeare » que quand on y est entré.Si on tient absolument à se donner bonne conscience, bien sûr.TOUT SHAKESPEARE POUR LES NULS, de Adam Long, Daniel Singer et Jess Winfield.Adaptation et mise en scène : Jean-Guy Legault.Distribution : Jean-Michel Anctil, Simon Boudreault, Éloi Cousineau.Décor : Richard Lacroix.Costumes : Ginette Grenier.Éclairages : Étienne Boucher.Conception musicale et sonore : Joël Melançon.Vidéos : Yves Labelle.À l'affiche du Théâtre National jusqu'au 9 juillet.PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Éloi Cousineau, Simon Boudreault et Jean-Michel Anctil dans Tout Shakespeare pour les nuls, un spectacle drôle, iconoclaste et joyeusement peu subtil.1905 DE DIEUDONNÉ La migraine de Marianne CHANTAL GUY CRITIQUE Dieudonné est un formidable humoriste.lorsqu'il fait de l'humour.Quand il règle ses comptes, c'est autre chose.Nous en avons eu une bonne idée hier lors de la première de 1905, son nouveau spectacle qui tourne autour du centenaire de la loi sur la laïcité en France.Pour le Québec catholique de l'époque, cette loi a donné environ 2000 nouveaux curés français fuyant les règles strictes de la sécularisation à la républicaine (on dit ça juste pour participer).En France, il s'agit d'un encadrement particulièrement bousculé par les temps qui courent, et Marianne a sûrement la migraine.Un sujet en or pour un humoriste, en effet.Dieudonné nous donne en finale de son spectacle un petit bijou d'actualité, son numéro sur le port du voile à l'école étant une pièce d'anthologie.Des parents de diverses origines doivent voter sur la réintégration d'une fillette musulmane qui insiste pour porter le voile \u2014selon son père.Et tout le monde d'y aller de son opinion, selon ses préjugés et ses intérêts.Pendant ce numéro, Dieudonné dévoile ses multiples talents, en jouant sur les accents, les tics, et, bien sûr, le sujet, tant débattu dans la presse.Sauf qu'avant d'en arriver à ce sketch, le plus long du spectacle et le plus réussi, il nous aura fallu repasser pas la polémique dont Dieudonné est l'objet depuis plus d'un an.Ce que l'on croyait réglé avec son spectacle Mes Excuses, présenté l'été dernier à Juste pour rire.C'est évident, Dieudonné a décoléré, mais il est encore fâché et ne peut s'empêcher de revenir sur son cas, en demandant à son public de prendre partie.Pour lui, bien sûr.Quelques vannes bien senties (et qui ne sentent pas la rose) à ses détracteurs sont disséminées ça et là dans son show.« J'ai vu la terre promise.j'ai vomi », n'est pas ce qu'on pourrait appeler une ligne comique.Suivi de « J'aime faire chier les cons.Je suis tombé sur un bon filon, les sionistes ».On a envie de dire : « Bon, quand est-ce qu'on arrive à la laïcité ?» Nous croiserons un militaire qui sort les pires horreurs sur les « métèques» envoyés au front (chaotique), un curé qui pousse un mourant à crever au plus vite (très drôle, mais déjà vu), Galilée à son abjuration (une bonne idée qui aurait pu être poussée plus loin) et, enfin, cette chicane tordante de parents sur le port du voile.Juste pour ce numéro, le billet en vaut la peine.Le père musulman explique que le voile, c'est excitant, l'équivalent du string chez nous, et que ce n'est pas plus religieux qu'une paire de Nike, tandis que le père juif s'inquiète surtout de la montée de l'antisémitisme et propose de distribuer à tous les élèves un DVD sur la Shoah, ce que le père noir, qui dormait pendant la chicane, est très intéressé d'avoir.Pendant ce temps, la mère blanche et chrétienne se désole de voir ses enfants parler wolof et délaisser les cours de religion pour la danse africaine.La maman vietnamienne est totalement ignorée.et le prof n'en peut plus.La mise en scène de 1905 propose une mise en abyme.Sont représentés sur scène, une autre scène, une autre coulisse, un autre public ; un décor dans lequel Dieudonné se promène, en incarnant Dieudonné hors scène, Dieudonné sur scène et son propre public, constitué de fans, d'ennemis.et d'un Chinois.C'est d'ailleurs le running-gag du spectacle, le Chinois.C'est vrai, quoi ! Qu'est-ce qu'on fait des Chinois ?Pourquoi personne ne leur en veut, pourquoi personne n'en a peur?La Chine, en voilà un thème pour la laïcité.À moins qu'on ne se mette à entonner tous ensemble « Et moi, et moi, et moi », comme dans la chanson de Dutronc ?.1905 de Dieudonné, les 7, 8 et 10 juillet à 19 h au Théâtre du Nouveau Monde.Quatre nouvelles supplémentaires les 15 et 16 juillet au Théâtre Maisonneuve à 19 h et 21 h 30.3325182A PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE © L'humoriste Dieudonné sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde hier.3329420A TENDANCES Tous les jours dans ARTS ET SPECTACLES CINÉMA Notre-Dame de Paris Nouvelle première Nouvel acteur dans la distribution en salle ÉMILIE CÔTÉ Pour la sortie québécoise du film à succès français L'Enquête corse, Dep Distribution, nouveau venu dans la distribution québécoise de films en salle, a conclu une entente avec Guzzo pour que le film soit présenté en exclusivité au nouveau Méga-Plex du Marché central, inauguré mercredi dernier.Une façon de faire qui ne semble pas déplaire aux concurrents, mais qui n'a pas l'effet escompté.Le week-end dernier, le film n'a obtenu que des recettes de 2906 $.Or, L'Enquête corse, tiré de la bande dessinée de Pétillon, met en vedette Christian Clavier (Les Visiteurs, Astérix et Obélix) et Jean Reno (Les Rivières pourpres, Le Grand Bleu).Il a récolté 2,6 millions d'entrées dans l'Hexagone.Présentée en exclusivité dans une seule et unique salle de Montréal, la comédie avait donc un certain potentiel d'attraction, même si elle faisait face à la sortie de War of the Worlds.À l'exception de rares publicités, dont une parue dans Voir, le film a eu peu de visibilité dans les médias.La projection de presse n'a attiré qu'un journaliste, la plupart des médias, dont La Presse, n'ayant reçu aucune convocation.Le but de l'entente exclusive entre les deux entreprises était de favoriser la demande pour le film et l'intérêt envers le nouveau Méga- Plex de Guzzo, explique Georges Tremblay, vice-président Acquisitions de Dep Distribution.« C'est un premier essai, signale-t-il.On apprend.» C'est en effet la première fois que Dep distribue un film en salle.La boîte se charge depuis plusieurs années de la distribution de DVD et de disques, notamment de Marie-Chantal Toupin, Éric Lapointe, Mes Aïeux et les Respectables.« C'est le marché qui nous a forcés à aller là (distribution de films en salle).C'est une question de survie », explique M.Tremblay.Les distributeurs (Alliance Vivafilm, TVA Films, Christal Films) négocient souvent l'obtention de tous les droits de distribution (cinéma, DVD, télé, télé payante).Pour Dep, il devient donc difficile de distribuer uniquement des DVD.L'Enquête corse est un film de la société Gaumont, qui collaborait déjà avec Dep pour la distribution québécoise de DVD.Gaumont était d'accord avec la mise en marché du film, donnant « carte blanche » à Dep.Le plan ?Durant quatre semaines, le film sera présenté uniquement au Méga-Plex du Marché central.Il sera ensuite distribué dans d'autres cinémas Guzzo de la région de Montréal, ainsi que dans des salles indépendantes en province.Pourquoi Guzzo ?« Notre esprit allait bien avec leur esprit d'indépendance », dit M.Tremblay, ajoutant que les deux parties se sont bien entendues pour la répartition des recettes et les conditions entourant la sortie du film.« C'est un bon échange de services.» Il s'agissait d'une première entente d'exclusivité pour Guzzo.« Dep nous a approchés car nos conditions étaient plus souples », confirme le vice-président Vincent Guzzo.Cette pratique ne contrarie pas Cineplex Galaxy, dont l'acquisition de la chaîne de cinémas Famous Players a été annoncée le 13 juin dernier.« La présentation exclusive d'un film n'est pas habituelle quand un nouveau cinéma est lancé », soutient Catherine Noël, du Groupe Popcorn, responsable des communications de l'entreprise.Quant aux distributeurs interrogés, ils affirment que c'est une tactique « originale », qui n'est toutefois pas favorable en termes de rentabilité, ne serait-ce que pour les coûts de publicité.Habituellement, un distributeur est satisfait quand un film français récolte 250 000 $ de recettes au box-office québécois, indique Sylvain Gagné, viceprésident distribution et marketing chez Christal Films.Une fois présenté dans plusieurs salles, L'Enquête corse saura- t-il remonter la pente ?À suivre dans un cinéma Guzzo près de chez vous.PHOTOS PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © C'était la première montréalaise (encore une !) de Notre-Dame de Paris, hier au Théâtre Broadway du Centre Bell.Une première parce que le spectacle musical de Luc Plamondon et Richard Cocciante, inspiré du roman de Victor Hugo et mis en scène par Gilles Maheu, est offert dans son format original, celui du Palais des congrès de Paris.C'est-à-dire qu'il occupe une scène beaucoup plus large et plus profonde que celle du Théâtre Saint-Denis.La distribution s'appuie entre autres sur Mélanie Renaud (Esmeralda, notre photo), Gino Quilico (Quasimodo), Robert Marien (Frollo) et Jean-François Breau (Gringoire).Avant l'événement, le Tout-Montréal était convié à un cocktail.On a pu y voir tant Marie Laberge et David La Haye que Bernard Landry et Jacques Parizeau.Le docteur Réjean Thomas et l'aspirant chef du parti Québécois André Boisclair (notre photo) étaient aussi de la partie.Ne manquez pas notre critique du spectacle, demain.3329973A 3329976A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Universelle famille JEAN BEAUNOYER CRITIQUE C'est un peu et peut-être beaucoup sa vie personnelle et sa vie de famille que Tony Calabretta raconte dans Un mariage.pas comme les autres et le résultat est merveilleux.Sûrement l'une des meilleures pièces présentées ces dernières années dans les théâtres d'été, après avoir fait salle comble dans les théâtres anglophones montréalais.L'oeuvre est originale, aussi drôle qu'émouvante, et ne ressemble en rien à Mambo Italiano.La famille est italienne bien sûr, mais pourrait tout aussi bien être québécoise, anglaise ou américaine.Le propos est universel et nous fait vivre les humeurs d'une mamma italienne qui tente désespérément de marier ses deux fils et sa fille.Heureusement, sa fille est déjà fiancée et prépare son mariage, mais l'avenir de ses deux fils l'inquiète.L'aîné s'accroche à la maison familiale tandis que le plus jeune est trop volage.La mère (Sophie Clément) est veuve depuis plusieurs années et contrôle sa famille d'une main de fer.Il y a bien sûr quelques disputes, mais c'est la comédie de la vie qui l'emporte.Parce qu'on rit beaucoup, surtout en raison de la performance des acteurs, tout particulièrement Patrice Dubois, dans le rôle de David, et Jean- François Boudreau, dans celui d'Anthony Robertini.En fait, c'est le personnage de l'auteur, Tony Calabretta, que Boudreau interprète.Et Boudreau ressemble physiquement à Calabretta avec ses cheveux rares et un ventre gonflé par les pâtes italiennes.Boudreau, qui n'a jamais eu de rôle marquant jusqu'à ce jour, avait la chance de sa vie avec ce rôle et il ne l'a pas ratée.Il est remarquable de vérité, d'humour et de simplicité.Son personnage d'Anthony considère qu'il n'a aucune chance avec les femmes parce qu'il est chauve, bedonnant, mal habillé et qu'il n'a aucune confiance en ses moyens.Des amis l'obligent à sortir de la maison, sa mère organise des rencontre avec de jeunes femmes du quartier, mais rien ne fonctionne jusqu'à ce qu'il découvre l'amour de sa vie, Angela (Audrey Lacasse), qui a déjà été l'amoureuse de son frère Frank (Gabriel Sabourin), le macho de la famille.Les maladresses d'Anthony avec Angela sont aussi drôles que touchantes et nous font vivre finalement une belle histoire d'amour.Sophie Clément campe le rôle de la mère avec autorité et Gabriel Sabourin est à ce point juste et vrai dans son personnage d'Italien typique que plusieurs spectateurs ne l'ont pas reconnu.Patrice Dubois, pour sa part, est la révélation du spectacle alors qu'il interprète David, l'ami quelque peu lent d'esprit, avec une efficacité et une présence qui brûle les planches.Et évidemment, notre mammie énergie, Janine Sutto, qui joue la grand-mère d'Anthony, une brave femme qui ose dire à sa fille ses quatre vérités.La grande dame de 84 ans entreprenait sa 65e année de comédienne.On l'a inondée de fleurs pour souligner l'événement avec de très longs applaudissements.Finalement, c'est une histoire simple qu'on raconte au Théâtre Rougemont.Rien d'autre que l'histoire d'une mère qui veut marier ses trois enfants, mais quelle vérité dans le jeu, dans les sentiments et dans des tranches de vie qui ressemblent aux nôtres.UN MARIAGE.PAS COMME LES AUTRES, comédie de Tony Calabretta, traduction de Michel Tremblay.Mise en scène: Manon Lussier.Décor: Mario Bouchard.Costumes : Judy Jonker.Distribution : Janine Sutto, Sophie Clément, Gabriel Sabourin, Patrice Dubois, Isabelle Drainville, Audrey Lacasse, Jennie-Anne Walker et Jean-François Boudreau.Au Théâtre Rougemont jusqu'au 27 août.Réservations au (450) 469-1006 et sans frais au 1-888-666-3006.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS BEGONE DULL CARE/CAPRICE EN COULEURS SUIVI DE JAZZ SESSION : BILL EVANS SUIVI JAZZ À CHÂTEAUVALLON 1973 : OSCAR PETERSON Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra : 16h.SNIP SUIVI DE LOUIS SCLAVIS : ELLINGTON ON THE AIR Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra : 18h.DANSE SERRES MUNICIPALES DE VERDUN (7000, boul.Lasalle) Le Tango dans les parcs : 19h.MUSIQUE CLASSIQUE ACADÉMIE ESTIVALE D'ORGUE DE McGILL Oratoire Saint-Joseph, Marie-Claire Alain, organiste.Bach : 20h.CENTRE PIERRE-CHARBONNEAU Société de musique viennoise du Québec.Dir.Jean Deschênes.Valses, polkas et galops de Johann Strauss, père et fils : 19h30.Service aux tables dès 18h30.MAISON TRESTLER (Dorion) Trio de guitares de Montréal : 20h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Femmes, revue musicale : 20h30.Légendes du Rock'n Roll : 13h15.CABARET MUSIC-HALL (2111, rue Saint-Laurent) Susie Arioli Band: 20h.CENTRE BELL (Scène Théâtre Broadway, 1260, rue de la Gauchetière) Notre-Dame de Paris : 20h.MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E.) Femi Kuti, jazz : 21h.PARC DE L'ÎLE-DE-LA-VISITATION Mamadou Fofana : 19h.PARC STEWART (176, Bord-du-Lac, Pointe-Claire) Karen Young Trio : 20h.SPECTRUM (318, rue Sainte-Catherine O.) Ojos de Brujo: 18h; Pat Metheny: 21h30.SQUARE DORCHESTER (angle des rues Metcalfe et René-Lévesque) Joaquin Diaz à l'accordéon : 12h10.THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594, rue Saint-Denis) Patrick Huard : 19h30. ARTS ET SPECTACLES La Guerre des mondes fait des ravages au box-office 3329996A ASSOCIATED PRESS LOS ANGELES \u2014 La Guerre des mondes de Steven Spielberg a conquis le box-office nord-américain en ce week-end prolongé du 4 juillet, rapportant 77,6 millions $ US entre vendredi et lundi.Depuis sa sortie, mercredi, l'histoire de science-fiction, avec Tom Cruise en haut de l'affiche, a engrangé 113,3 millions $ US, selon les estimations des studios, un résultat qui ne suffit pas à mettre fin à la morosité d'Hollywood.Le succès du nouveau film de Steven Spielberg paraît modeste en comparaison des 180,1 millions$ US amassés en 2004 par Spider-Man 2, durant ses six premiers jours d'exploitation, sur cette même période de fête nationale américaine.Les 12 premiers films du boxoffice ont ainsi rapporté 25 % de moins que ce week-end record de l'année dernière, ce qui prolonge pour une 19e semaine consécutive la baisse des entrées par rapport à 2004.Au milieu de ces résultats mitigés, La Guerre des mondes qui remet au goût du jour l'histoire d'invasion extraterrestre d'H.G.Wells, a réalisé le deuxième meilleur week-end prolongé du 4 juillet derrière Spider-Man 2 et Paramount espère que le long métrage aura une durée de vie prolongée.Face au raz-de-marée extraterrestre, Batman : Le Commencement a été relégué en deuxième position après deux week-ends au sommet.Depuis sa sortie, le film de Christopher Nolan a engrangé 154,1 millions $ US.L'autre grosse sortie de la semaine, la comédie Rebond avec Martin Lawrence, a connu un résultat plus décevant avec seulement 6 millions $ US.Claudel et Rodin ont déjà attiré 54000 visiteursà Québec PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le Musée national des beaux-arts du Québec, situé à Québec, a accueilli pas moins de 54 000 visiteurs, depuis le 26 mai dernier, attirés par l'exposition Camille Claudel et Rodin : la rencontre de deux destins.Alors que la grande saison touristique vient à peine de prendre son envol, il s'agit déjà d'un véritable succès pour l'institution.Le Musée connaît en effet sa plus forte affluence depuis sept ans.Qui plus est, le nombre de visiteurs pour Camille Claudel et Rodin : la rencontre de deux destins ne cesse de croître d'une semaine à l'autre.Cette affluence dépasse notamment celle de deux expositions très populaires, De Millet à Matisse et Picasso et la céramique, présentées en 2004.Camille Claudel et Rodin : la rencontre de deux destins, qui réunit 155 oeuvres\u2014y compris 22 photographies originales\u2014 ainsi que 81 documents d'archives, est présentée jusqu'au 11 septembre.3329910A ARTS ET SPECTACLES Personne ne veut du film sur Homolka et Bernardo HUGO DUMAS Tout est terminé.Le tournage, le montage, la postproduction, tout.Sauf que personne au Canada ne veut du film américain Deadly, qui raconte l'histoire de Paul Bernardo et Karla Homolka.La bobine dort sur la tablette du producteur Michael Sellers, à Los Angeles.En Ontario, où le couple a perpétré ses crimes au début des années 90, la sortie de ce film a provoqué une levée de boucliers.Au printemps dernier, le premier ministre de l'Ontario, Dalton Mc Guinty, a même lancé un appel au boycottage si jamais le film traversait la frontière.Le problème, c'est que les distributeurs canadiens ne se bousculent pas pour acheter Deadly.Même situation au Québec, où Deadly n'a toujours pas trouvé de distributeur.Chez Alliance Atlantis Vivafilm, le plus important distributeur de films au Québec, aucune décision n'a encore été prise à propos de Deadly.L'important, c'est de s'assurer que l'on n'exploite pas une histoire triste et pathétique, souligne Patrick Roy, vice-président chez Vivafilm.Je comprends que les familles des victimes ne veulent pas voir le film.Mais il y a peut-être d'autres gens qui, eux, veulent le voir.» Alliance Atlantis Vivafilm s'est engagé dans un autre délicat projet de film, soit celui sur la tragédie de l'École polytechnique.Dans Deadly, Karla Homolka est jouée par Laura Prepon, connue à la télévision pour son rôle de Donna dans la comédie de situation That 70's Show.C'est Misha Collins qui campe Paul Bernardo.Collins a décroché le rôle d'Alexis Drazen dans 24 heures chrono.Le film, dont le scénario a été écrit à partir de documents de cour et de livres sur le couple, raconte la « danse psychologique de Paul Bernardo et Karla Homolka avec la mort et la dépravation », selon le site Web officiel du film (www.deadlythemovie.com).Les noms de deux des victimes du couple \u2014 Kristen French et Leslie Mahaffy \u2014 ont été changés pour le film et les scènes de meurtre et de viol ne sont pas montrées explicitement.Doté d'un budget d'environ cinq millions \u2014 ce qui est très modeste pour une production américaine \u2014, Deadly dure 90 minutes.En comparaison, Aurore a coûté 6,5 millions.Installé à Hollywood, le producteur de Deadly, Michael Sellers, de la compagnie Quantum Entertainment, n'a pas rappelé hier.Son film a entièrement été tourné aux États-Unis, avec des acteurs américains et une équipe technique américaine.Personne au Canada ne voulait y être associé.En entrevue, Michael Sellers a souvent révélé qu'une partie des profits allait être versée à des organismes de charité.L'avocat des familles French et Mahaffy, Tim Danson, a demandé une projection privée avant la sortie du film.Quantum Entertainment n'est pas un acteur majeur à Hollywood.Au fil des ans, la société a produit plusieurs films de série B mettant en vedette des acteurs comme James Brolin, David Hasselhoff, Corbin Bernsen, Ron Pearlman, Neil Patrick Harris et Jessica Capshaw.Deux fois plus de monde au Téléjournal L'entrevue exclusive de Karla Homolka a été payante pour les cotes d'écoute de Radio-Canada.À 22 h lundi, Le Téléjournal de la SRC (590 000) a battu Le TVA réseau (503 000) et Le Grand Journal de TQS (207 000).À 22 h 30, Radio-Canada (499 000) a écrasé TVA (230 000) et TQS (175 000).Le Téléjournal a pratiquement fait le double de ses cotes d'écoute habituelles.La première diffusion de l'interview de Karla Homolka à RDI a attiré 155 000 téléspectateurs.Évidemment, la SRC était satisfaite de ces chiffres d'audience, compte tenu du peu de temps à sa disposition pour faire la promotion de cette exclusivité.« Pour Le Point, 500 000 télé\u2014 spectateurs, c'est assez exceptionnel », dit la porte-parole de Radio-Canada, Guylaine O'Farrell.3317222A 3329679A Réservez dès maintenant! EN COLLABORATION AVEC propulsé par NE MANQUEZ PAS Nanette Workman et Bryan Lee 12 juillet Volkswagen vous rappelle qu'entre boire et conduire, il faut choisir.CONCERTS EXTÉRIEURS GRATUITS NE MANQUEZ PAS : L'AIRE DU BLUES, un lieu dédié à la culture blues.Pour sa 12e édition, le Festival international du blues de Tremblant vous propose des rencontres inédites et festives, à travers une programmation riche et variée.Vous y retrouverez des musiciens incontournables et ferez la découverte de nouveaux talents.Des racines du blues aux rythmes plus contemporains, en passant par les grands classiques, c'est tout le blues du monde qui s'offre à vous! POURVIVREL'EXPÉRIENCETREMBLANT, IL FAUT YSÉJOURN ER ! 98$ Prix par personne, par nuit, en occupation double, dans un condo 1 chambre.Valide du 7 au 17 juillet 2005.Prix sujet à changement sans préavis.Redevance et taxes en sus.Un minimum de nuitée peut être requis.Certaines conditions s'appliquent.To ut le B lues du monde! 8AU17JUILLET 2005 10 JOURS DE BLUES Réservez votre séjour dans un des hôtels participants : CENTRALE DE RÉSERVATIONS | tremblant.com 1888 289-8888 PAR PERS.PAR NUIT 3326120A ."]
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