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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Actuel santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-07-10, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO AP Des policiers montaient la garde devant le 10 Downing Street, résidence du premier ministre britannique Tony Blair, vendredi, au lendemain de l'attaque terroriste qui a fait une cinquantaine de morts, à Londres.Mais, selon les experts, aucun État démocratique ne peut s'enfermer dans une bulle de sécurité parfaitement étanche.Et aucun moyen envisageable à court terme ne peut empêcher à coup sûr un nouvel attentat.UNE LUTTE INFINIE Après ceux de New York et de Madrid, les attentats terroristes qui ont ébranlé Londres par un petit jeudi matin avaient un air de déjà-vu.Mais ils pourraient aussi préfigurer de ce qui nous attend dans les années qui viennent.Le combat contre le terrorisme constitue-t-il une mission impossible ?Àlong terme, peut-être pas, disent les experts.Mais à court terme, il n'y a aucune solution magique.Bienvenue dans l'ère du terrorisme mondial.AGNÈS GRUDA Des carcasses d'autobus éventrées par des bombes en pleine heure de pointe.De la poussière, de la fumée et du sang.Des passagers hagards émergeant d'un tunnel de métro.Les gyrophares de la police.Les sirènes des ambulances qui emportent les blessés.Préparez-vous, ces scènes vont se répéter.Après New York, Madrid et maintenant Londres, une autre métropole occidentale sera tôt ou tard frappée de plein fouet par un nouvel attentat.On ignore laquelle.Et on ne sait pas quand.Mais les experts sont formels: les islamistes radicaux qui actionnent des bombes au nom d'une guerre sainte contre les mécréants occidentaux planifient déjà leurs prochaines attaques.La police déjouera sans doute plusieurs tentatives, comme elle l'a fait dans le passé.Mais aucun État démocratique ne peut s'enfermer dans une bulle de sécurité parfaitement étanche.Et aucun moyen envisageable à court terme ne peut empêcher à coup sûr un nouvel attentat.« Vous pouvez affaiblir le mouvement, mais pas l'éradiquer », dit Maha Azzan, spécialiste d'Al-Qaeda pour l'institut de recherche britannique Chatham House.« Nous n'avons pas réussi notre lutte contre le terrorisme.Et même si, dans l'ensemble, on gagnait cette guerre-là, la menace resterait toujours présente », poursuit-elle.Jointe à Londres le jour même où quatre bombes ont déchiqueté autobus et wagons de métro en plein coeur de la capitale britannique, la spécialiste était d'humeur sombre.>Voir LUTTE en page 2 Une prothèse auditive sans frais et sans limite d'âge selon les règles de la RAMQ Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Le modèle illustré n'est pas couvert par la RAMQ L'aide auditive adaptée avec précision à vos besoins! RISQUER SA PEAU PAGE 5 À TIRE-D'AILE PAGE 8 PLUS PHOTOS REUTERS ET AP Un autobus décapité, place Tavistock ; une passagère blessée à la station King's Cross.D'autres attentats comme ceux survenus à Londres cette semaine sont à prévoir à court ou à moyen terme, selon les experts en terrorisme international.Vivre avec la menace Impossible de déjouer tous les attentats, selon les experts LUTTE suite de la page 1 Mais pour elle, la conclusion s'impose : la lutte contre le terrorisme est une « guerre perdue », soupire-t-elle.« On peut arrêter des gens, démanteler des cellules, mais empêcher tous les attentats, c'est impossible », convient Claude Moniquet, président du Centre européen du renseignement et de la sécurité, établi à Bruxelles.À court terme, le monde n'a d'autre choix que de s'habituer à vivre avec cette menace, croit-il.Même s'ils divergent d'opinion sur les causes du terrorisme et sur les meilleurs moyens de lui faire front, tous les analystes joints ces derniers jours par La Presse partagent ce pessimisme.Non, il n'y a pas de remède magique qui, du jour au lendemain, dissiperait tout l'attrait de l'islamisme radical, qui pousse jeunes et moins jeunes à embrasser le djihad.Le terrorisme nouveau La force des réseaux terroristes tient entre autres choses à leur nature même : organisation fluide, formée de petites cellules sans liens hiérarchiques, souvent sans liens tout court, la nébuleuse Al- Qaeda est insaisissable.« Ces dernières années, nous avons cru que le mouvement avait été sérieusement affaibli.Mais Al-Qaeda n'a plus de commandement central.Le réseau est de plus en plus décentralisé.Et les nouveaux groupes poussent comme des champignons », constate Maha Azzan.Et puis, paradoxalement, la menace terroriste est nourrie par ceux-là mêmes qui cherchent à la neutraliser.Chaque coup porté au coeur du réseau crée de nouvelles métastases, parfois plus effrayantes que la « tumeur » originale, et pousse de nouvelles recrues dans les rangs des fanatiques.En attaquant l'Afghanistan, les États-Unis ont détruit la base opérationnelle de la première mouture d'Al-Qaeda.Mais celle-ci s'est depuis reformée en Irak, qui fournit un nouveau terrain d'entraînement aux croisés de l'islam.On y trouve des combattants saoudiens ou yéménites, mais aussi de jeunes musulmans européens, issus de l'immigration, qui cherchent une réponse à leurs problèmes d'identité et de chômage.Mais il y a plus.Quand les djihadistes frappent en plein coeur de l'Occident, tout musulman y devient du coup suspect.« Plus les société occidentales regardent leurs musulmans avec suspicion, plus cela crée de tensions, et plus les jeunes issus de communautés qui souffrent déjà d'aliénation se sentent aliénés », écrit le chroniqueur du New York Times Thomas Friedmann.En d'autres mots, plus on se bat, plus on se fait d'ennemis : ce cercle vicieux où la bête terroriste se nourrit de ses antidotes mêmes, c'est précisément le but recherché par Oussama ben Laden et ses émules, croit M.Friedmann.Comment faire pour le dénouer ?Grave erreur Les pays menacés par le terrorisme se sont contentés d'y répondre par des moyens essentiellement policiers et militaires, et c'est là leur principale erreur, disent les analystes.« C'est une lutte infinie, on croit arrêter un leader, mais on ne touche pas le reste du mouvement », dit Stéphane Leman-Langlois, de l'équipe de recherche sur le terrorisme et l'antiterrorisme à l'Université de Montréal.Il rappelle que, à l'époque où l'on tentait de combattre les cartels de drogue en Amérique latine, l'arrestation du chef Pablo Escobar n'a eu aucun effet sur la vente de stupéfiants ni sur le cartel lui-même.Terrorisme planétaire Alors que faire ?Puisque la réponse militaire a échoué et qu'il est impossible de sécuriser les sociétés démocratiques au point d'empêcher un groupuscule de placer une charge explosive dans un autobus, il faut se battre sur d'autres terrains, disent les experts.Mais ils avertissent qu'il ne faut pas se faire d'illusions : cela prendra du temps.Et d'ici là, nous vivrons à l'ère du terrorisme planétaire.L'islamisme radical mène un combat idéologique, et c'est sur ce terrain qu'il faut tenter de le combattre, suggère Stephen Ulph, coordonnateur londonien du groupe de recherche Jamestown Foundation.Selon lui, c'est dans les mosquées où l'on embrigade les futurs djihadistes que l'on peut agir sur la matière première du terrorisme : les jeunes fanatiques prêts à mourir au nom de Dieu.« Déjà quelques cheikhs modérés tentent de déprogrammer des djihadistes », raconte-t-il.Mais ce mouvement reste embryonnaire.D'autres experts, comme Jean- Charles Brisard, misent sur la voie diplomatique.Il est anormal, selon eux, que des pays comme l'Arabie Saoudite ou le Pakistan n'aient pas fait davantage pour éradiquer les cellules islamistes sur leur propre territoire.Même si elle a arrêté de nombreux leaders d'Al-Qaeda, l'Arabie Saoudite « a été incapable d'endiguer le flux financier » qui alimente le mouvement.En d'autres termes: malgré les nombreuses arrestations, c'est encore à Riyad que le terrorisme international trouve ses principales sources de financement.Deux fronts Pendant ce temps, les plus recherchés parmi les djihadistes trouvent encore refuge dans les zones tribales entre le Pakistan et l'Afghanistan.L'Occident pourrait obtenir plus s'il faisait davantage pression sur ces deux pays, croit M.Brisard.Mais d'autres experts rétorquent que le président pakistanais, le général Musharaff, en a déjà fait beaucoup.« S'il s'aventure dans les zones tribales qu'il ne contrôle pas, il risque de perdre celles qu'ils contrôle », avertit Simon Leman- Langlos.Il ne faut pas oublier que le dirigeants pakistanais constitue lui aussi une cible de choix pour les terroristes.La communauté internationale en général, et les pays occidentaux en particulier, auraient intérêt à mieux coordonner leurs politiques antiterroristes, à commencer par partager leurs renseignements et coordonner leurs actions policières, souligne de son côté Jean- Charles Brisard.Trop souvent, chacun tire de son côté, si bien que des suspects recherchés par un pays peuvent se promener allègrement dans le pays voisin.Selon Claude Moniquet, la lutte contre le terrorisme doit se porter sur deux fronts.Il faut soutenir l'émergence de la démocratie dans les pays arabes.Et travailler à mieux intégrer les jeunes issus de l'immigration musulmane en Occident.Ces jeunes en mal d'identité, sans grande culture politique, qui cherchent leur place dans le monde et croient leurs horizons bouchés, constituent le principal terrain de recrutement pour « L'Internationale terroriste ».Mais une partie de la réponse au terrorisme réside aussi dans les pays musulmans, dont les dirigeants sont eux aussi menacés par le fanatisme qui tue.Plus les gouvernements arabes seront corrompus, plus ils réprimeront leurs populations, plus ils aliéneront leurs jeunes et plus ils feront le jeu des fanatiques, notent les analystes.Après tout, le terrorisme islamiste mourra le jour où les jeunes musulmans au Maroc, en Égypte ou aux Pays-Bas, auront mieux à faire que risquer leur vie en faisant sauter des bombes dans un couloir de métro ou une rue défoncée de Bagdad.PHOTOS AP ET AFP Les Londoniens ne sont pas prêts d'oublier le jeudi 7 juillet 2005.Michael Henning, courtier à la Bourse de Londres, quitte l'hôpital Royal London après avoir été traité pour des blessures subies à la station de métro Aldgate ; une femme, plus chanceuse, se protège de la pluie en attendant l'autobus pour rentrer chez elle.Quitter Bagdad ?Les communiqués qui revendiquent les attentats de Londres comme ceux de Madrid affirment prendre pour cible les pays engagés en Irak aux côtés des États- Unis.Mais le retrait de toutes les troupes occidentales de l'Irak ne dissiperait pas pour autant la menace terroriste, croient les spécialistes.Les jeunes qui s'engagent dans la guerre sainte et vont combattre en Irak ne sont pas là pour défendre le peuple irakien, affirme le spécialiste français du Moyen-Orient Olivier Roy, dans une entrevue publiée par Le Monde.« Ce qu'ils veulent, c'est de casser de l'Américain », dit-il.De façon plus générale, note Claude Moniquet, les islamistes radicaux poursuivent un but politique : créer un vaste État islamique.Ils greffent à cet ambitieux objectif quelques préoccupations particulières.Par exemple, les troupes du chef militaire Abou Al-Zarkaoui, en Irak, cherchent à chasser les chiites du gouvernement de Bagdad et à redonner le pouvoir à la minorité sunnite.Quand bien même le dernier soldat occidental plierait bagage et rentrerait chez lui, ce groupe terroriste trouverait d'autres raisons de combattre l'Occident, souligne M.Moniquet.La présence occidentale en Afghanistan, par exemple.Ou le conflit israélo-palestinien.Après tout, les attentats du 11 septembre 2001 sont survenus bien avant l'occupation de l'Irak et l'offensive contre le régime taliban en Afghanistan.Et puis, si de nombreux analystes estiment que les États-Unis ont erré en se lançant dans une offensive contre l'Irak \u2014 celle-ci a drainé trop de ressources et les a détournés de la lutte antiterroriste \u2014, quitter ce pays aujourd'hui leur ferait commettre une erreur encore plus périlleuse, avertit Stéphane Leman-Langlois, chercheur à l'université de Montréal.« Si les États-Unis quittaient l'Irak, la situation deviendrait vite pire qu'aujourd'hui.Le gouvernement irakien ne tiendrait pas une semaine.Et une poignée de terroristes se retrouveraient du jour au lendemain à la tête du pays », prévoit-il.Ce qui n'est évidemment pas le but recherché. N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 PLUS a première fois que j'ai croisé Emir Suljagic, il tapait nerveusement du pied au Tribunal pénal internationalde La Haye.C'était en février 2002, et des centaines de journalistes s'apprêtaient à assister au procès de l'ex-président dela Yougoslavie, Slobodan Milosevic.Mince, fébrile, du genre à allumer une nouvelle cigaretteavec son dernier mégot, Emir Suljagic travaillait pour un quotidien de Sarajevo.Mais ce n'est pas tant la perspective de couvrir le procès qui le rendait aussi agité que celle de se retrouver en face de celui qu'il tenait responsable de la guerre qui avait emporté son père, son grand-père, son meilleur ami \u2014 ainsi que des milliers de ses compatriotes.C'estàtous ses proches qu'il pensait au moment où Slobodan Milosevic, accusé de crimes contre l'humanité et de génocide pour le rôle qu'il a joué dans les guerres qui ont déchiré les Balkans dans les années 90, allait comparaître devant ses juges.Et il y pensera encore demain, en allant enterrer son père.mort à Srebrenica, en Bosnie, il y a déjà 10 ans.Le printemps dernier, le monde a commémoré le 60e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Demain, il soulignera le 10e anniversaire d'un autre massacre: celui des quelque 8000 musulmans bosniaques exterminés par des milices serbes durant quelques journées de juillet 1995.Un carnage sans commune mesure, bien sûr, avec l'Holocauste juif.Mais qui n'en a pas moins soulevé des questions importantes, restées jusqu'ici sans réponse.Ce 11 juillet 1995, l'enclave musulmane de Srebrenica, protégée jusqu'alors par des Casques bleus néerlandais, a été prise d'assaut par les milices serbes.Celles-ci ont vidé la ville, séparant les hommes des femmes et semant des charniers sur leur passage.Les Casques bleus ont assisté, impuissants, à une mise à mort qui, en quelques jours, aura coûté la vie à 7942 personnes.Emir Suljagic avait 17 ans à l'époque, et s'il a eu la vie sauve, c'est qu'il travaillait comme interprète pour l'ONU.La plupart de ses copains d'école ont été emmenés \u2014 et ne sont jamais revenus.Si l'anniversaire de la tuerie de Srebrenica doit être souligné, c'est notamment parce que, pour de nombreux survivants, les plaies ne sont toujours pas refermées.Ne seraitce que parce qu'à peine le tiers des victimes ont pu être dûment identifiées.Des milliers de Bosniaques cherchent encore des traces de leurs proches et des équipes de pathologistes travaillent toujours dans la région pour les aider à combler les trous de leur histoire.Mais il y a plus.Car l'histoire de Srebrenica, c'est l'histoired'une grosse bourde de l'ONU, survenue un an à peine après le génocide rwandais.À quoi donc servent les soldats de l'ONU s'ils n'ont pas le droit de défendre des innocents?Jusqu'où peut aller leur neutralité?La vaste réforme entreprise par les Nations unies vise, entre autres, à résoudre ces questions.Enfin, le 10e anniversaire de Srebrenica évoque la fin d'une guerre sans vainqueur, où les coupables commencent à peine à reconnaître leur responsabilité.Et encore.Pour mettre fin à la folie meurtrière des Balkans, la communauté internationale avait accepté de signer un traité de paix avec les bourreaux.Du coup, la Bosnie a été coupée en deux: d'un côté, un État bosniaque.Et de l'autre, une micro-république serbe.Srebrenica se trouve au coeur de cettedernière.Les réfugiés bosniaques commencent à peine à y revenir.Les deux grands responsables de la tuerie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, sont toujours en fuite.Et la population serbe continue à nier qu'un génocide ait eu lieu.La semaine dernière, des explosifs ont été trouvés près du monument commémoratif de Srebrenica.Et des Serbes ont entrepris d'ériger une croix pour commémorer leurs propres victimes \u2014 et jeter une fausse note dans les cérémonies de demain.«Si cette croix doit vraiment évoquer les victimes innocentes serbes, c'est ma croix à moi aussi.Mais si elle commémore plutôt les milices tombées aucombat, c'est une initiative morbide», commente Emir Suljagic, joint à Zagreb, en Croatie, où il poursuit unemaîtrise endroit humanitaire.Tourner la page Emir Suljagic a des sentiments ambigus face à la cérémonie de demain.Il se demande, par exemple, pourquoi Karadzic et Mladic sont toujours en fuite et soupçonne la Serbie de les aider à échapper à la justice.«Si Mladicet Karadzics'étaient convertis à l'islam, il y a longtemps qu'ils seraient à Guantanamo», dit-il avec une pointe de cynisme.Et puis, Emir se demande ce que les50000personnesattenduesdemain à Srebrenica vont commémorer au juste.«Le 10e anniversaire du pire massacre européen depuis la Deuxième Guerre mondiale?Les 10 ans de fuite des criminels de guerre?Ou l'échec des États à prévenir un carnage?» s'interroge-t-il.Emir, lui, sait très bien ce qu'il fera demain.Ce n'est que l'an dernier qu'il a réussi à retrouver les restes de son père.Il l'inhumerademain, tentant ainsi detourner lapage sur unchapitre douloureux de sa vie L'autre anniversaire La chronique ironique qui voit et entend tout.à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT ICI ET AILLEURS 18 Valeur, en millions de dollars américains, des voyages payés par des organisations privées à des élus du Congrès américain depuis cinq ans.Et vive l'éthique! Nombre de personnes blessées lorsqu'un camionneur cambodgien transportant des travailleurs a perdu la maîtrise de son véhicule en tentant de déloger un melon qui bloquait la pédale de freins.Pourcentage de Canadiens d'âge adulte qui souffrent d'obésité, selon un nouveau rapport de Statistique Canada.Une situation lourde de conséquences.DES OH! ET DES BAH! ILS, ELLES ONT DIT.Avec la collaboration d'Ariane Krol, Agnès Gruda, Marc Thibodeau, AFP et BBC Snob «La seule chose qu'ils ont faite pour l'agriculture européenne, c'est la vache folle.» \u2014Le président français Jacques Chirac, parlant de la cuisine anglaise avec des homologues européens avant la tenue du G8.Optimiste «Nous allons gagner et pas eux.» \u2014Le premier ministre britannique Tony Blair, réagissant aux attentats perpétrés à Londres par de présumés sympathisants d'Al-Qaeda.Généreux «C'est par pitié pour la souffrance d'Irina que nous avons décidé de l'accueillir dans notre monastère et de l'aider selon les seuls canons de l'Église.» \u2014Un prêtre roumain expliquant pourquoi il a crucifié, avec l'aide de quatre soeurs, une jeune soeur souffrant de maladie mentale.Inspiré «L'Amérique est bonne.» \u2014L'élu républicain Duncan Hunter, président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, en conclusion d'une audition parlementaire sur la prison militaire controversée de Guantanamo.GRANDE-BRETAGNE Vive l'alcool! La cheffe de l'unité britannique chargée de la lutte contre les comportements antisociaux a un petit côté excentrique qui fait résolument british.Elle s'est retrouvée brièvement dans l'eau chaude cette semaine lorsque le Daily Telegraph a révélé qu'elle avait défendu le fait de «travailler bourré» lors d'un discours devant des policiers.«Travailler à jeun n'est pas une façon de travailler», a affirmé Mme Casey, âgé de 38 ans.«J'essaye régulièrement de l'expliquer aux ministres, mais ils ne veulent rien entendre.Arrivez bourrés le matin, et peut-être que ça irait mieux, mes amours», a ajouté la femme de 38 ans dans des propos corroborés par l'enregistrement fourni au quotidien.Espérons que le gouvernement ne lui confiera pas la lutte antiterroriste\u2026 IRAK Guerre de colas Les Irakiens, qui en connaissent un bout en matière de conflits, pourront bientôt assister à une nouvelle guerre\u2026 de colas.Coke a en effet annoncé son retour à Bagdad, 37 ans après avoir quitté le pays.L'objectif premier est de gruger les parts de marché de son éternel rival Pepsi, déjà solidement implanté.La tâche s'annonce cependant difficile à en juger par la réaction d'un commerçant de la capitale irakienne, qui cite une théorie de complot répandue relativement au produit.«Si tu tiens un Coke, devant un miroir, on voit apparaître un message qui dit \u201cPas d'Allah\u201d.Ou peut être \u201cPas de Mohammed\u201d, je ne me souviens plus c'est lequel.» Savoureux.PHOTO AFP PHOTO MONTAGE LAPRESSE © EN HAUSSE.EN BAISSE > LE DIABLE (EN HAUSSE) On pensait qu'il n'était qu'une vue de l'esprit mais voilà que des journalistes nous assurent obstinément qu'il existe et s'est incarné dans le corps de Karla Homolka.Vous voyez bien que vous ne saviez pas tout\u2026 AGNÈS GRUDA DES NOUVELLES DU MONDE agruda@lapresse.ca À SURVEILLER Emir Suljagic vient de publier un livre sur Srebrenica dont la version anglaise, Letters From The Graves, sera bientôt en librairieà Montréal.À REVOIR Underground, la fable surréaliste sur les guerres des Balkans du cinéaste Emir Kusturica.À APPLAUDIR Le 28 juin dernier, le groupe rock serbe Bijelo Dugme (Bouton Blanc) donné un grand concert de solidarité à Belgrade.Le concert a attiré 200 000 ex- Yougoslaves de toutes les «couleurs»: Croates, Bosniaques musulmans, Serbes et Slovènes.Il mettait en vedette Goran Bregovic\u2014celui-là même qui a composé la musique d'Underground.LA PHOTO DE LA SEMAINE PHOTO EDMOND TERAKOPIAN, AP Regard sombre, bandage au front et bouteille d'eau à lamain, un blessé quitte la station demétro Edgware Road, jeudi matin.Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca > JUDITH MILLER (EN HAUSSE) Après avoir multiplié les papiers douteux sur l'arsenal de Saddam Hussein avant l'invasion de l'Irak en s'inspirant de sources anonymes douteuses, voilà que la journaliste du New York Times se retrouve transformée en héroïne parce qu'elle fait de la prison pour protéger une source dans une autre histoire qui menace la Maison-Blanche.Les sources anonymes, c'est bon ou mauvais? ACTUEL SANTÉ PHOTO SPENCER PLATT, GETTY IMAGES Prendre le soleil, c'est si bon.Mais pour ne pas y laisser sa peau, tenons compte du moment et de la durée de l'exposition, ainsi que des moyens de protection.Risquer sa peau Tout sur les crèmes LISA-MARIE GERVAIS COLLABORATION SPÉCIALE Chercher à éviter le soleil de midi, s'enduire de lotion solaire après chaque baignade et privilégier l'ombre ou le chapeau si on a un teint pâlot ou une sensibilité particulière au soleil, que faut-il savoir de plus ?Que le soleil est parfois traître, que même si on ne ressent pas la chaleur de ses rayons lorsqu'il est caché derrière un nuage, il est presque aussi puissant.Et que de l'éviter serait sans doute la meilleure garantie contre le cancer de la peau, suggère le Dr Elliott Drobetsky, chercheur au département de microbiologie et d'infectiologie de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.«Bien sûr, on ne peut pas demander aux gens de ne jamais se pointer le nez dehors », reconnaît-il.Ainsi, pour ceux qui ne peuvent se passer de leur séance de bronzage, sachez qu'il existe des façons de se protéger adéquatement de cet allié qui pourrait bien devenir l'ennemi no 1, notamment parce que les UV sont réfléchis par l'eau (5% des UV réfléchis), le sable (20 %) et surtout la neige (85 %).Les dermatologues recommandent de choisir une crème ou une émulsion portant un chiffre indicateur de protection, connu sous l'acronyme anglophone SPF (sunburn protection factor).Une personne qui met cinq minutes à rougir à la suite d'une exposition à des rayons UV pourra demeurer 15 fois plus longtemps sous le soleil, c'est-àdire durant 75 minutes, si elle se protège avec une crème ayant un SPF de 15.Plus l'indice est élevé, plus le temps passé sous le soleil pourra être prolongé.>Voir CRÈMES en page 6 Les dermatologues spécialistes des cancers cutanés l'ont dit et redit.Il faut se méfier du soleil, aussi rassurants soient ses chaleureux rayons qui réchauffent l'épiderme et le coeur.Pourtant, il semble que la recommandation n'inquiète guère les vacanciers, qui sont prêts à tout pour avoir un magnifique teint basané.Au risque d'y laisser leur peau ?LISA-MARIE GERVAIS COLLABORATION SPÉCIALE Àchaque été, c'est le même refrain.Les avis sur l'amincissement de la couche d'ozone, les mises en garde contre les expositions prolongées au soleil.Juin se pointe et vous êtes là, tiraillés entre le désir irrépressible de vous prélasser à l'infini sous le soleil \u2014 profitons-en l'été ne dure pas longtemps\u2014 et l'envie d'écouter cette petite voix qui vous dit qu'un sévère coup de soleil ou qu'un trop long moment allongé sous ses rayons peut sérieusement nuire à votre santé.Pourtant, un récent sondage Léger Marketing révèle que, somme toute, bien peu de gens se préoccupent de la menace du cancer de la peau : 75 % des Canadiens ne sauraient pas reconnaître les signes avant-coureurs de la maladie et 40% ne signaleraient pas à leur médecin des changements observés sur leur peau.Les hommes seraient plus réticents que les femmes à signaler ces anomalies, confirment les dermatologues.« Je pensais qu'on en parlait suffisamment dans les médias et qu'on faisait assez de publicité mais visiblement, notre travail de sensibilisation a des lacunes, estime le Dr Steven Bernstein, de la clinique de dermatologie de l'Hôtel- Dieu de Montréal.Je crois surtout qu'encore beaucoup de gens prennent du soleil sans une protection adéquate.» Pour sa part, le Dr Elliott Drobetsky ne se dit absolument pas étonné de cette insouciance.« Je ne suis pas surpris de constater que les gens ignorent les dangers du soleil parce qu'ils ne croient qu'en ses bienfaits, dit le chercheur au département de microbiologie et d'infectiologie de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.Non seulement les gens n'en savent rien mais ils préfèrent ne pas savoir parce que ça interfère avec leur plaisir.» Le cancer le plus courant Pourtant, les données sur le cancer de la peau démontrent qu'il y a lieu de se préoccuper.Depuis les 15 dernières années le nombre de cas \u2014tous types confondus \u2014 a augmenté de 67 %, ce qui le place en tête de liste des cancers les plus courants en Amérique du Nord, avant celui du poumon et du sein.Un fait que 75 % des Canadiens ignorent.Toutefois, le type le plus souvent dépisté, soit le non-mélanome, n'est pas mortel.Qu'il soit classé basocellulaire ou spinocellulaire, il apparaît généralement chez les personnes assez âgées, le plus souvent sur le nez sous forme de petites excroissances et d'irritations cutanées.« S'il est découvert assez tôt, une simple crème peut guérir dans plus de 90% des cas le cancer de type basocellulaire.Sinon, un procédé de grattage, voire une chirurgie, sera nécessaire », explique le Dr Bernstein.Beaucoup plus alarmant, le mélanome est un type de cancer mortel et en forte hausse.Il occupe la huitième place parmi tous les cancers diagnostiqués au Canada.Il se manifeste chez les 40-50 ans, dans le dos pour l'homme et derrière les jambes chez la femme, et prend l'apparence d'un grain de beauté difforme et d'une couleur peu homogène qui peut légèrement piquer.Dans ce cas, une intervention chirurgicale est le plus souvent nécessaire.« Si le stade du cancer n'est pas trop avancé, le taux de guérison peut être supérieur à 90 %, mais sinon ça tombe à 30 % de chance survie », précise le dermatologue.Fait inquiétant : les jeunes seraient de plus en plus touchés par ce cancer.Une tendance qui inquiète Régen Drouin, chercheur au département de biochimie du Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke, qui attribue ce phénomène à l'augmentation des coups de soleil dû à l'amenuisement de la couche d'ozone.« Si l'on compare les données canadiennes de 1950-1960 avec celles d'aujourd'hui, les cas de cancer de la peau ont quadruplé et il n'est maintenant pas rare de voir des jeunes de moins de 25 ans en être atteints, ce qui n'était pas le cas avant.» Salons de bronzage coupables?Bien que différents, une seule et unique cause semble unir ces deux cancers, qu'ils soient du type non-mélanome ou mélanome : le soleil.Tandis que le premier est dû à une exposition chronique, le second est plutôt imputable aux coups de soleil à répétition.« Les hommes sont particulièrement à risque, notamment les travailleurs de la construction, parce qu'ils passent en moyenne plus de temps à l'extérieur et qu'ils hésitent à consulter », note le Dr Drouin.Les femmes ou les hommes qui fréquentent les salons de bronzage, été comme hiver, soucieux d'arborer un teint hâlé, sont également susceptibles de subir les effets néfastes des rayons UV.« En plus de susciter le cancer, le soleil fait vieillir prématurément la peau, indique-t-il.Une femme qui fume et passe un temps exagéré à se faire bronzer peut paraître 20 ans de plus », poursuit-il.Selon lui, les salons de bronzage seraient à bannir.«Surtout sachant que les personnes qui fréquentent les salons risquent des brûlures, les lampes ayant un contenu trop élevé en UVB », ditil.Des chercheurs du New Hampshire ont démontré que les gens qui fréquentent les salons de bronzage courent de deux à trois fois plus de risques de développer un cancer de la peau de type nonmélanome.Sylvain Chagnon, propriétaire du salon Soleil D'Azur, souhaiterait que les dermatologues cessent de sortir leur « épouvantail à moineaux » pour faire peur à la population.« C'est évident qu'il y a des salons au personnel incompétent qui conseillent mal leurs clients sur le temps d'exposition aux rayons.C'est une question d'éducation, soutient-il.Au lieu de dénigrer les salons, ils devraient plutôt nous aider à implanter un code d'éthique comme en France, où les responsables de salons doivent suivre une formation de plusieurs heures pour obtenir une accréditation.» FILL121 Le fructose: différent des autres sucres?JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Marie-Josée Girard aimerait savoir s'il est vrai que le fructose est un type de glucide plus faible en calories.Sinon, elle se demande s'il est préférable d'utiliser du Splenda pour cuisiner.Comparé au sucre de table (sucrose), le fructose est 140 fois plus sucré.Il contient la même énergie que tous les autres glucides, soit quatre calories par gramme.Ce pouvoir sucrant accru permet d'en utiliser moins pour obtenir le même goût sucré, d'où la petite réduction des calories totales.Splenda, c'est la marque de commerce du sucralose, un édulcorant produit à partir de sucre ordinaire et de chlore.Son pouvoir sucrant est de 500 à 600 fois plus élevé que celui du sucre de table.Le corps ne le reconnaît pas comme un glucide et son ingestion n'entraîne pas sa digestion, son absorption.En passant ainsi incognito dans le tractus gastro- intestinal, le sucralose ne contribue donc pas à la prise de calories.Contrairement à certains édulcorants qui perdent leur pouvoir sucrant lors d'une cuisson prolongée, le sucralose supporte bien les traitements de chaleur.Il peut donc être utilisé dans les préparations de boissons chaudes, les gélatines, les biscuits, les gâteaux ou les muffins.Entre ces deux produits au pouvoir sucrant, peut-être serez vous tenté de choisir le Splenda à la lumière de ces informations.Si c'est le cas, sachez que l'usage d'un tel produit ne devrait pas se faire sans apporter des changements à vos habitudes alimentaires et à votre activité physique.Diverticules et alimentation Louise Dumais a l'impression que de plus en plus de gens souffrent de diverticulite.Elle se demande si l'alimentation joue un rôle dans l'apparition de cette maladie et comment la prévenir.Selon différentes sources, de 20 % à 50% de la population occidentale âgée de 50 ans et plus souffrirait de ce problème de santé.Le grand coupable serait surtout le manque de fibres alimentaires qui caractérise l'alimentation de ces gens.Cela favoriserait la constipation qui, à la longue, irriterait les parois du côlon et entraînerait la formation de diverticules (hernie) et leur inflammation (diverticulite).Pour prévenir la maladie diverticulaire colique, il est recommandé d'augmenter progressivement sa consommation quotidienne de fibres alimentaires, surtout celle de fibres insolubles.Ce type de fibres augmente davantage le volume des selles et les contractions du côlon.On trouve ces fibres dans les produits céréalier entiers, ainsi que dans la pelure et les graines des fruits (poire, pomme, abricot, figue) et des légumes.On les trouve également dans les noix, les graines (lin, tournesol, sésame) et les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots).En augmentant la consommation de fibres alimentaires, il est important aussi de boire plus de liquide.Si vous ne le faite pas déjà, sachez qu'il est recommandé de boire au moins deux litres de liquide par jour et d'éviter les abus de boissons qui contiennent de la caféine (cola, café, thé).Surveiller son cholestérol sanguin Carole Secours a un taux de cholestérol total sanguin élevé qui varie de 6,4 à 7,3 mmol/L (la valeur maximale recommandée est de 5,2 mmol/L) et mange régulièrement du beurre d'arachide.Elle aimerait savoir si celui-ci ne contient vraiment aucun cholestérol, comme l'indique l'étiquette nutritionnelle.Il faut savoir que le cholestérol se trouve seulement dans les aliments d'origine animale (viande, oeufs, volaille, poisson, fruits de mer et produits laitiers).Les autres aliments n'en contiennent pas, à moins qu'on ait ajouté des gras d'origine animale, comme du beurre ou du lard, dans leur préparation.Donc il est correct de dire que le beurre d'arachide est « sans cholestérol ».Cela dit, sachez que le cholestérol alimentaire ne contribue pas significativement au problème de cholestérol total sanguin élevé.C'est surtout la consommation de gras saturés et de gras trans, ainsi que le manque de fibres alimentaires (légumes, fruits, produits céréaliers entiers) qui l'affectent.De plus, le tabagisme, le surplus de poids (embonpoint et obésité) et le manque d'exercice physique favorisent l'élévation du cholestérol total sanguin.Pourquoi manger des algues?L'autre jour, en dégustant une salade d'algues assaisonnée aux graines de sésame rôties dans un restaurant japonais, je me suis mise à vanter les mérites nutritionnels de cet ingrédient trop peu utilisé dans la cuisine.Vertes, brunes ou rouges, saviez vous que les algues sont une bonne source de calcium, de fer et de potassium.Elles contiennent également de la vitamine A, C et plusieurs vitamines du complexe B.Elles sont aussi une excellente source d'iode et d'autres substances minérales dont le corps a besoin, mais en très petite quantité (cuivre, zinc, cobalt).Les couleurs vives des algues indiquent aussi qu'elles contiennent plusieurs types de caroténoïdes (bêta-carotène, cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine, etc.).Les algues en général sont aussi une source de chlorophylle et la micro-algue belu- vert renferme de la phycocyanine.Tous ces composés sont de puissants antioxydants.Bien que l'efficacité des algues soit incertaine, certaines personnes en consomment des algues pour aider à stimuler leur système de défense immunitaire et pour augmenter leur apport alimentaire d'antioxydants.Pour en savoir plus sur les algues et découvrir des manières de les apprêter, on peut consulter Le guide de l'alimentation saine et naturelle, tome 2 (Éditions Maxam, 1987), de Renée Frappier, et Les algues, un monde à découvrir, de Géraldine Teubner (Éditions Quebecor, 2004).L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique Nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com ACTUEL SANTÉ COMPRIMÉS Les Canadiens de plus en plus obèses Au Canada, 8% des enfants âgés de 2 à 17 ans sont obèses et 23 % des adultes, selon une enquête officielle réalisée en 2004 auprès de 35 000 Canadiens.Il y a 25 ans, 3% des enfants étaient obèses et 14% des adultes, affirme Statistique Canada.En 2004, sur une population totale de 32 millions d'habitants, il y avait au Canada 500 000 enfants obèses et 5,5 millions d'adultes.Parmi les jeunes, l'accroissement le plus important du taux d'obésité au cours des 25 dernières années est celui des adolescents de 12 à 17 ans, qui a triplé pour passer de 3% à 9%, selon l'enquête.3 millions pour les clowns L'organisme Dr Clown a reçu un don de 3 millions de dollars de la part du Groupe Astral Média.Cette contribution aidera l'organisme à but non lucratif dans ses interventions impliquant des clowns thérapeutiques.Ceux-ci interviennent auprès des enfants et des personnes âgées hospitalisés.Ce programme réunit des artistes professionnels et des patients dans une atmosphère de plaisir et de détente.Les nourissons doivent dormir seuls Les bébés devraient dormir seuls et dans des lits d'enfant recommande un rapport spécial sur les décès d'enfants associés au sommeil, qui conclut que plusieurs de ces décès auraient pu être évités.Le rapport traite de 47 morts d'enfants survenues entre janvier 2003 et juin 2004 en Colombie-Britannique.Dans 83% de ces décès, il y avait eu une pratique de sommeil non sécuritaire.Le rapport contient neuf recommandations, dont celle d'éviter de faire dormir un bébé avec des adultes, d'autres enfants ou des animaux de compagnie.Un bébé devrait dormir dans un lit d'enfant pendant toute sa première année.On y conseille également de toujours coucher le bébé sur le dos, de le vêtir d'un pyjama «à pattes» pour réduire l'utilisation de couvertures lourdes, d'éviter de placer des jouets rembourrés dans le lit et d'éviter de fumer à proximité.Depo-Provera: alerte aux os Toutes les femmes qui utilisent le Depo-Provera comme contraceptif ou pour traiter l'endométriose doivent voir leur médecin : deux études cliniques démontrent que la charpente osseuse des patientes peut perdre de la densité, un recul parfois irrémédiable, proportionnel à la durée d'emploi du médicament, nous apprend le fabricant Pfizer.Les consommatrices pourraient être nombreuses.En 2004, 625 000 prescriptions du médicament ont été remplies au Canada.Les adolescentes sont particulièrement à risque, indiquent Santé Canada et Pfizer, car leurs os sont en construction.Et, selon les nouvelles données, non seulement ils ne croissent plus chez les utilisatrices, mais ils décroissent.Décoiffage britannique Les parlementaires britanniques n'auront plus dorénavant le droit d'utiliser les brosses à cheveux et les peignes qui étaient mis à leur disposition, depuis des siècles, dans les toilettes du parlement.Cette nouvelle disposition, destinée notamment à éviter l'éventuelle propagation du sida ou de poux, a provoqué la fureur parmi certains membres de l'honorable assemblée.« C'est de la démence », s'est insurgé Anthony Steen, un membre du parti conservateur, le principal parti de l'opposition au sujet de ces nouvelles mesures.Pour sa part, le président de la Chambre, Michael Martin, plus réservé, craint que les jours où on pouvait encore voir des parlementaires bien coiffés soient terminés.Les jeunes mennonites sont en forme Une étude datant de 2002 révèle que les jeunes mennonites ont tendance à être en meilleure forme physique, plus forts et plus minces que les autres petits Canadiens, malgré le fait qu'ils ne suivent pas de cours d'éducation physique et ne participent à aucun sport organisé.L'étude provient de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).« Vous n'avez pas besoin de faire des triathlons pour rester actifs et en santé », commente l'auteur, Mark Tremblay, professeur de kinésiologie à l'Université de Saskatchewan.Les petits mennonites étudiés viennent d'une communauté stricte où l'utilisation d'appareils modernes comme les téléviseurs et les téléphones est rigoureusement limitée.Don d'organes: forte hausse Le taux d'identification des donneurs potentiels d'organes est passé de 53 à 92% en un an, à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, grâce à une panoplie de mesures.L'hôpital du Sacré-Coeur a notamment mis sur pied une équipe multidisciplinaire formée d'infirmières, de médecins, d'inhalothérapeutes, d'un aumônier et d'un représentant de Québec- Transplant.De plus, des infirmières spécialisées ont été embauchées et se sont vouées à la cause.PHOTO LEFTERIS PITARAKIS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le Dr Hunter, dit « Patch Adams », figure de proue dans le monde des clowns thérapeutiques, joue avec un enfant, lors d'une visite dans un hôpital israélien de la ville de Rishon Lezion.3330991A Tout sur les crèmes CRÈMES suite de la page 5 « Mais cela ne veut pas dire qu'une personne peut passer tout le temps qu'elle veut au soleil sans se remettre de la crème », insiste le Dr Steven Bernstein, dermatologue à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Il rappelle que le terme « écran total » est interdit car aucune crème sur le marché ne peut prétendre bloquer 100% des rayons UV.Toutefois, il est à noter que l'indice de protection ne concerne que les rayons UVB.Ces derniers, bien que peu nombreux, sont de loin les plus puissants.« Certaines crèmes comme Ombrelle contiennent aussi un filtre protecteur pour les UVA.Mais jusqu'à maintenant, il n'a pas encore été quantifié de la même façon que le filtre pour les UVB », explique Régen Drouin, chercheur au département de biochimie du Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke.Les crèmes solaires contiennent des filtres à ultraviolets chimiques ou physiques, ou encore les deux.Ces filtres visent à protéger la peau des rayons UV que la couche d'ozone n'a pu retenir.Les filtres dits chimiques, comme l'oxybenzone, agissent de la même façon que la mélamine et sont absorbés par l'épiderme.Plus opaques et difficiles à étaler, les crèmes contenant des filtres « physiques », comme l'oxyde de zinc ou le dioxyde de titane, sont hypoallergènes et tout indiquées pour les peaux d'enfants.L'Association canadienne de dermatologie (ACD) recommande certaines crèmes qui ont été au préalable soigneusement testées.Elles doivent posséder un SFP UVB d'au moins 15, contenir un anti-UVA à large spectre, être non irritantes, non allergéniques et peu parfumées.Pour consulter la liste complète des crèmes recommandées p a r l ' A C D : www.dermatology.ca/french/ sun/products\u2014f.html . OXYGÈNE Trois jours inoubliables RICHARD CHARTIER Une caresse sur la petite tête blonde, un bec sur la tempe, quelques mots comme « on s'en va faire du camping », « on va déjeuner chez Mc Do » ou « on va faire du vélo avec des tas d'amis ».Le petit a entrouvert les yeux et il a souri en même temps qu'il étirait les bras.Il n'était pas encore 5 h et c'était parti, malgré une petite guidigne qui laissait planer un doute : « Allons, maman, laisse-le partir ! Trois jours dehors, à respirer l'air de la campagne, les vapeurs de fumier et la fraîcheur de la rosée, ça peut juste lui faire du bien ! » Une expérience de vélo-camping seul avec fiston, donc en mode monoparental, cela peut faire peur.Mais dans le cadre de La Petite Aventure, la virée familiale de trois jours qu'organise Vélo Québec depuis 10 ans, les craintes se dissipent rapidement.L'encadrement est soutenu et raffiné car il se fonde sur plusieurs années d'expérience dans le cyclotourisme sous toutes ses coutures et cela se ressent dès les premiers coups de pédale.Une petite halte pour régler le ghetto blaster du jeunot, deux kilomètres après le départ, et déjà un responsable s'enquiert de notre bien-être.« Tout va bien ici ?Besoin d'aide ?» Chaque été, La Petite Aventure tourne autour d'une fête canadian qui se prend bien puisqu'elle commandite le week-end en le prolongeant et permet à de nombreuses familles de venir célébrer la saison chaude sur deux roues et sous la tente.Au départ de Rigaud, on n'agitait pas l'unifolié, who cares ?Pas même dans le petit bout des circonscriptions ontariennes de Prescott et Russell, où nous avons fait incursion.Des haltes pour faire « meuuuh » avec les vaches et rappeler aux petits comme aux grands qu'il faut boire à petites gorgées mais souvent quand il fait chaud.Tout allait rondement jusqu'à ce qu'une crevaison du pneu arrière vienne s'en mêler à quelques kilomètres de la halte-dîner du premier jour alors que mon passager, bien au chaud dans sa remorque, commençait à manifester sa faim.Au gros soleil, je me disais que ce pépin ne pouvait survenir à un plus mauvais moment.Mais avant que j'aie eu le temps de sortir le petit de la remorque \u2014je devais impérativement défaire le bras adaptateur pour libérer la roue arrière \u2014 deux responsables arrivaient à mon secours.Louise et Adel m'ont permis de m'occuper de mon gars tandis qu'ils réparaient la crevaison en moins de deux.Ombre et orgue Jamais de ma vie je n'aurais mis les pieds à Sainte-Anne-de-Prescott, en Ontario, si La Petite Aventure ne m'y avait emmené.Pas question cependant d'arriver ici n'importe comment.Le respect de ceux qui nous reçoivent suppose un minimum de saine curiosité.Le carnet de randonnée de même que le journal Le Déchaîné nous parlent des localités que nous visitons et formulent des suggestions.C'est ainsi qu'on apprend que l'église de Sainte-Anne possède un des plus vieux orgues Casavant encore en usage.Chaque village visité a droit à une petite présentation.Pendant la halte-dîner, je me suis refait sous dans coin ombragé.En regardant mon gars s'amuser avec le reste de la marmaille dans les glissoires et autres balançoires, je me disais qu'une fois encore, Vélo Québec nous fait découvrir des petites routes de l'arrière- pays parfaitement tranquilles et cyclables.Le carnet de randonnée qu'on nous a remis avant le départ n'ira surtout pas à la poubelle, au retour à la maison.Il va servir de nouveau un jour, c'est écrit drette ici.Les grands équipements utilisés pour La Petite Aventure \u2014 tentes, robinets multiples, chapiteaux, kiosques, etc.\u2014 servent aussi pour la Grande Aventure.Ceux qui ont goûté les joies de la vie au Village savent les apprécier.La première journée ne prendra pas fin sans que j'aie rencontré une bonne douzaine d'amis et connaissances : la grande patronne de Vélo Québec, discrètement mêlée au peloton avec son chum et son fils ; Sylvain Beaudry, prof d'éduc, avec sa femme et leurs trois enfants ; un collègue en compagnie de sa fille de même que plusieurs employés de l'organisation cycliste.Voir des gens de Vélo Québec prendre des vacances avec Vélo Québec, ça inspire confiance ; c'est comme voir des Chinois manger dans un resto chinois.Tranquillité d'esprit Autour de 50 kilomètres par jour avec des boucles facultatives pour ceux qui souhaitent allonger le plaisir, La Petite Aventure offre à ses participants une totale tranquillité d'esprit.Même avec la remorque- enfant, les distances sont praticables et si on s'en tient au parcours de base, comme je l'ai fait, on roule à son rythme sans se demander à quelle heure on va arriver.On s'en fout carrément, on se préoccupe seulement de son bien-être et de celui de ses complices ou protégés.Et en cas de besoin, une voiture-balai arpente le parcours, prête à faire monter ceux qui décident d'abandonner (de même que leur monture) ou de simplement abréger l'étape.Cela permet aux plus audacieux, ou aux familles nombreuses, d'y aller gaiement: siège d'enfant derrière la selle, « girafe » (petite monture accrochée à la bicyclette parentale) et remorque attachée à la « girafe ».J'ai vu une maman tirant tout cet attirail avec plein d'enfants dedans, comme si de rien n'était, dans les longues montées qui précédaient l'arrivée, au centre de ski du mont Rigaud.Petite Aventure, grands cyclistes.Au nombre des quelque 1700 participants, on en voit plusieurs sans enfant, ayant choisi ce voyage pour son format de trois jours, ses distances raisonnables et ses parcours sans difficultés majeures.Les bagages sont transportés, il va sans dire, et quand on parvient à destination, au bout du parcours quotidien, on se retrouve au Village pour entrer dans l'autre dimension de La Petite Aventure.Ayant trouvé un emplacement pour monter la tente, j'ai aussi trouvé tout à côté une gentille maman et sa non moins gentille fille, Coralie, avec qui mon garçon est resté, le temps que j'aille quérir mes deux sacs de matériel.Camion Festi-Douches Une fois la tente dressée, on n'a qu'à profiter de la vie qui, au Village, est drôlement bien organisée sans être le moins du monde contraignante.Pour ne rien rater, il faut lire Le Petit Déchaîné, le canard officiel de La Petite Aventure, car les possibilités sont aussi nombreuses qu'étonnantes.Le Bistro présente un groupe ou un artiste différent chaque jour et il n'y a pas de piquette au rendez-vous, ni sur scène ni dans les verres ! Si la douche du cégep ou de la polyvalente ne vous convient pas, il faut essayer le camion de Festi- Douches, l'eau est encore chaude et la pression est bonne, même quand on est le 350e à se présenter ! Pas faim tout de suite ?le goût de voir un film avant de souper ?Il y a des jeux pour ceux qui auraient encore de l'énergie à dépenser et pour ceux qui ont passé une bonne partie de la journée à regarder pédaler papa ou maman ! Le cinéma du Village est bien pourvu (L'autre belle-famille, Les Choristes, Depuis qu'Otar est parti, Winnie l'ourson et l'éfélant, et d'autres titres).Quant aux repas, ils sont délicieux, généreux et très soutenants ; les gros appétits sont comblés.Sans doute parce qu'on se retrouve entre gens un peu semblables \u2014 le goût du vélo et de la bonne vie\u2014 on est étonné par la civilité et la gentillesse de tout un chacun.Trois jours sans se faire une seule fois marcher sur les pieds, c'est presque trop beau ! La Petite Aventure a cependant un défaut, et il est de taille : elle a une fin.Après trois jours, c'est fini.On voudrait juste que ça continue.tout l'été ! .LA PETITE AVENTURE Organisée par Vélo Québec Voyages (à La Maison des cyclistes), 1251, Rachel Est (angle Brébeuf), Montréal.Tél.: 1-800-567-8356 ou 514-521-8356, poste 361 www.velo.qc.ca.Au menu : une région différente chaque année et trois jours, trois étapes d'environ 50km chacune.Il vaut mieux prévoir sa participation longtemps d'avance car, cette année, l'événement affichait complet (1700 participants) en mars ! On pourra s'inscrire au début de janvier pour la prochaine aventure.Les femmes sont majoritaires (56%) à La Petite Aventure (les pourcentages 56-44 étant inversés dans le cas du Grand Tour).Le groupe le plus important est constitué par les jeunes de 17 ans et moins (35%).Les 35-44 suivent avec 27%, puis les 45-54 avec 21%.COURRIEL Pour joindre notre journaliste richard.chartier@lapresse.ca Les participants aux voyages de Vélo Québec ne partent jamais à l'aveuglette.La documentation qu'ils reçoivent avant le départ les aide à passer en revue chaque aspect de leur préparation : le vélo, la forme physique, les vêtements, l'équipement de camping, même la pluie.Le prochain gros morceau, c'est Le Grand Tour, que Vélo Québec décrit comme « l'événement phare du cyclotourisme québécois ».Il a lieu du 6 au 13 août.Quelque 2000 participants sillonneront les routes de quatre régions: Lanaudière (le départ se fait à Berthierville), Mauricie, Québec et Centre-du-Québec.Chemin du Roy et Île d'Orléans sont notamment au menu de cette grande fête pédalière pour gros appétits (tous les détails sont sur le site Web de Vélo Québec).Le forfait Sous les étoiles (camping) coûte 775 $ (taxes incluses), alors que la formule Sous la couette et Sous la couette plus coûtent respectivement 1125 $ et 1245 $.Pour ceux qui manquent de temps ou qui voudraient simplement faire une saucette dans Le Grand Tour, celui-ci offre cette année un forfait Escapade de trois jours, du 6 au 8 août, en formule camping seulement, pour 425 $.On nous dit qu'il reste des places pour les forfaits Sous les étoiles et l'Escapade.Enfin, si vous envisagez de participer au Grand Tour (650 km), vous devez être capable de rouler 100 km par jour, c'est la mesure étalon.Créée en 1996, l'agence Vélo Québec Voyages offre cette année 72 destinations de voyages (vélo, randonnée pédestre, ski de fond et autres) dans le monde.ACTUEL SANTÉ PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE Vélo en famille, à hauteur de Saint-Polycarpe, dans le cadre de La Petite Aventure, une excursion de trois jours organisée par Vélo Québec.Bientôt Le Grand Tour Àl'ombre des arbres.LE P'TIT MAG OXYGÈNE Précisions sur la table Notre reportage du 12 juin (Une médecine durable) a suscité beaucoup d'appels aux différentes succursales de la Gymnastique sur table, mais un caprice de mise en page des références téléphoniques a causé un peu de confusion.Voici donc, de nouveau, ces informations : GYMNASTIQUE SUR TABLE TCP, 5130, boulevard Saint-Laurent, bureau 200, Montréal; tél.514-274-3110, fax 514-274-5877, courriel gymnastiquesurtable@ qc.aira.com et si te Web www.gymnastiquesurtable.com .Cours d'essai gratuit, évaluation posturale, choix de programmes : Doux-dos (post maux de dos) ; Tonus (entraînement général); Abdo-tronc (postural); Stretching (étirements en souplesse) ; Tab-Cardio (à visée minceur).Succursales à Saint-Hubert 450-656-4581; Laval 450-665-2177; Victoriaville 819-758-0985; Québec 418-650-5442; Saint-Jean-sur-Richelieu 450-359-4602; Drummondville 819-474-5125; Jonquière 418-690-9760; Gatineau 819-743-9401; Saint-Jérôme 450-438-1110; Sherbrooke 819-565-2659 et Calgary 403-245-9009.Sous le ciel de l'Île-de-la-Visitation La Société d'astronomie de Montréal organise des soirées gratuites pour le grand public au parc-nature de l'Île-de-la-Visitation.Prochain rendez-vous le samedi 16 juillet de 19 à 23 h au chalet d'accueil.La soirée débute par une présentation à l'intérieur du chalet pour se poursuivre à l'extérieur vers 20 h 30.Les planètes Vénus et Jupiter seront au rendez-vous et vous pourrez également observer la lune, un amas globulaire et des étoiles doubles.En plus de s'initier aux rudiments de l'astronomie, tous pourront utiliser les puissants télescopes de la Société permettant de découvrir les beautés de notre univers non perceptibles à l'oeil nu.Comme le ciel doit être clair afin de faciliter l'observation, il est conseillé d'appeler au chalet d'accueil la journée même de l'activité pour s'assurer que celle-ci n'est pas annulée.Renseignements : 514-280-6733.Le lieu de rendez-vous est fixé en face du chalet d'accueil du parc-nature de l'Île-dela- Visitation, au 2425, boulevard Gouin Est, juste à l'est du pont Papineau.L'accès se fait par le boulevard Henri-Bourassa, via la rue de Lille.Pour d'autres renseignements sur les parcs-nature de la Ville de Mont réal : ville.montreal .qc.ca/ parcs-nature ou 514-280-PARC.Si vous en avez marre de l'air conditionné, voici une offre à ne pas manquer.Le Jardin botanique de Montréal vous invite à profiter des beautés de l'été à l'ombre de ses arbres.La fraîcheur du Jardin du sous-bois, la brise au bord de l'étang à l'ombre des saules pleureurs et le doux parfum des fleurs que réveille la chaleur.Jardin des Premières-Nations Animation tous les jours jusqu'au 5 septembre de 11 à 18 h.Activités culturelles en juillet : > Aujourd'hui.Dikayawenda : l'île aux fruits, théâtre avec acteurs wendat, innu et naskapis : 11 h 30, 13 h 30 et 14 h 30.> 16 et 17 juillet.Forestare : paysage sonore, musiciens algonquins, attikamekws et québécois : 11 h 30, 13 h 30 et 14 h 30.> 30 et 31 juillet.Diane Blacksmith, artisane innue : broderie de plantes indigènes : 10 à 16 h.(Les activités ont lieu beau temps, mauvais temps).Jardin d'ombre, jardin de lumière Au Jardin du sous-bois, jusqu'au 25 septembre.Empruntez un parcours jalonné d'une centaine de plaques photographiques, des images « énergétiques» des végétaux à l'ombre du sous-bois.Maison de l'arbre et arboretum Animation tous les jours jusqu'au 5 septembre, dès 11 h.Participez aux activités suivantes offertes en alternance.> Découvrez votre arbre celte : le tarot et l'horoscope celtiques dévoilent les richesses de l'arboretum.> Les bonsaïs nord-américains : des capsules d'information pour tout savoir sur la collection d'arbres miniaturisés.> Zoom sur l'étang : partez à la rencontre des animaux et des plantes de l'étang.Matériel d'observation fourni.Horaire : le Jardin botanique et l'Insectarium sont ouverts tous les jours jusqu'au 31 octobre, de 9 à 18 h (jusqu'à 21 h, du 9 septembre au 31 octobre).Droits d'entrée (incluant l'accès aux serres d'exposition, aux jardins extérieurs ainsi qu'à l'Insectarium) : 11,75 $ pour les adultes, 9$ pour les étudiants et les 65 ans et plus, 6$ pour les 5 à 17 ans.Gratuit pour les 4 ans et moins.Rabais accordé aux détenteurs de la carte Accès Montréal.Le Jardin botanique de Montréal est situé au 4101, rue Sherbrooke Est.(514) 872-1400.Site Internet : www.ville.montreal.qc.ca/jardin À TIRE D'AILE PHOTO PIERREMCCANN, LA PRESSE Le quiscale bronzé est un astucieux.À l'instar de l'étourneau sansonnet, il utilisera des boules de naphtaline comme insectifuge personnel si l'occasion se présente.Bain à la naphtaline PIERRE GINGRAS L'hygiène des oiseaux donne lieu à des comportements pour le moins étonnants.Le bain est un rituel fréquent pour nombre d'entre eux.Mais comme dans les spas où le bain de boue ou d'algues est à l'honneur, plusieurs espèces apprécient aussi ce genre de délicatesse.Par exemple, le moineau domestique et les gallinacés de nos basses-cours vont aimer se vautrer dans la poussière.Ils ne sont pas les seuls d'ailleurs.Certains rapaces comme les hiboux, les alouettes, quelques troglodytes et bien sûr, les grassouillettes autruches aiment les douceurs de cette activité poussiéreuse.Une fois le bain terminé commence alors une longue séance de lissage afin de nettoyer les plumes à fond.Il semble que la poussière permet de réduire les pellicules sur la peau et de diminuer le taux d'humidité du plumage, rendant ainsi le milieu moins propice aux parasites en plus d'améliorer la capacité d'isolation des plumes.Mais en matière de bain, le nec plus ultra est le bain de fourmis.Je vous donne la formule.D'abord localiser une fourmilière pour ensuite vous rouler à la surface.Vous pouvez toujours piétiner le nid afin d'inciter les insectes à grimper sur votre personne pour manifester leur mauvaise humeur.Les petites bêtes émettront alors de l'acide formique, dont les propriétés insectifuges sont connues.Donc, théoriquement, si vous avez pris un bon bain de fourmis, vous n'aurez pas besoin de prendre de douche le soir venu.200 espèces Plus de 200 espèces d'oiseaux s'adonnent à cette activité hygiénique appelée formicage.Elle permet de réduire le nombre de parasites corporels et de soulager l'irritation de la peau lors de la mue.Certains volatiles poussent même le raffinement jusqu'à écraser les insectes pour en faire une pommade aux huiles essentielles de fourmis, une lotion onctueuse qui sert aussi à lisser les plumes.Évidemment, le grand bonheur du bain de fourmis, c'est qu'on peut aussi les manger après usage.L'opportunisme des oiseaux n'a cependant pas de limite.Aussi ont-ils trouvé plusieurs succédanés à la crème de fourmis, comme viennent d'ailleurs de le constater Louise et Michel Boulanger, de Victoriaville.Lors d'une récente visite dans l'Outaouais, ils ont pu voir plusieurs étourneaux sansonnets saisir dans leur bec des boules de naphtaline déposées dans un jardin afin d'éloigner les insectes et les rongeurs.Voici leur récit : « Les oiseaux se frottaient le dessous des plumes et le corps avec les boules de naphtaline pour ensuite s'en débarrasser et recommencer peu après avec une autre.Le manège s'est produit à maintes reprises, et plusieurs jours de suite.» Cette observation est d'autant plus intéressante qu'il est assez rare que le phénomène soit observé chez l'étourneau.Par contre, les quiscales bronzés ont découvert les vertus de la naphtaline depuis longtemps et il est arrivé à de nombreux observateurs, dont plusieurs lecteurs de La Presse, d'assister à leurs ablutions au produit antimite.Mais si les quiscales et les étourneaux sont particulièrement raffinés en cette matière, il n'en reste pas moins que plusieurs autres espèces ont aussi fait des trouvailles intéressantes pour remplacer les fourmis.Si l'occasion se présente, ils vont se frotter les plumes avec de l'écorce de lime, du jus d'orange ou de fruits au goût amer, du café, du vinaigre, de la moutarde, du savon, du chocolat chaud, ou encore de la lotion capillaire et même des cigarettes, une information dont voudra sans doute profiter l'industrie du tabac.Revenons aux fourmis.Le cas le plus étonnant rapporté dans la littérature scientifique est celui de cette pie bavarde domestiquée qui, après avoir capturé une fourmi, s'installait sur l'épaule de son maître, afin de plonger l'insecte dans la cendre fumante de sa pipe.Ensuite, elle écrasait la bête pour s'enduire de cette pâte chaude et apaisante.Le plomb de pêche en vedette LE CARNET D'OBSERVATION Au feu ! Environnement Canada a annoncé la tenue d'un symposium scientifique sur les articles de pêche au plomb à l'occasion de l'Atelier annuel sur la toxicologie en milieu aquatique, un événement qui aura lieu au début d'octobre à Waterloo, en Ontario.La réunion regroupera plusieurs spécialistes pour discuter de l'impact de ce métal sur la faune.Chaque année, des centaines de tonnes de plomb se retrouvent dans nos cours d'eau parce que les pêcheurs sportifs perdent du matériel, notamment des leurres et des plombs de pêche.Ce produit a entraîné la mort de plusieurs plongeons huards jusqu'à maintenant même si le nombre de cas étudiés est très restreint.C'est que le huard capture le poisson qui a réussi à s'échapper du pêcheur en brisant sa ligne.L'oiseau avale donc cette proie facile à capturer, mais souvent avec tout ce qu'il y a avec la ligne.Signalons toutefois que le plomb utilisé comme leste à la pêche est presque inerte dans l'environnement.Ottawa estime toutefois qu'une grande partie de ce plomb peut être remplacée par d'autres matériaux qui ne sont pas nocifs pour la faune et sont déjà en vente.Le gouvernement a d'ailleurs déposé au printemps une proposition de règlement visant à interdire l'importation, la fabrication et l'utilisation de plombs de pêche.Deux ou trois plombs.On sait que c'est dans le but des protéger la sauvagine que les États-Unis et le Canada ont interdit, il y a plusieurs années, la chasse au gibier d'eau avec des cartouches remplies de grenaille de plomb.Canards, oies, cygnes avalent le plomb de chasse qui se retrouve sur le sol ou dans les étangs en guise d'abrasif permettant au gésier de mieux déchiqueter la nourriture.Mais il suffit de deux ou trois petits plombs seulement pour causer des problèmes neurologiques provoquant la mort de l'oiseau.Avant l'application de la loi, des centaines de milliers de palmipèdes mouraient ainsi intoxiqués chaque année.La réglementation a eu un effet très positif, selon un expert du Service canadien de la faune, Tony Sheuhammer.On a comparé les teneurs en plomb de 8000 carcasses de canards avant 1999, l'année où l'interdit sur la grenaille de plomb s'étendait à tout le pays, avec des relevés menés deux et trois ans après.« Nous avons constaté que la teneur en plomb dans les os des oiseaux avait baissé de 50 à 70% .Or, le seul paramètre qui avait changé dans l'environnement entretemps était la réduction de la grenaille de plomb.» Par contre, chez la bécasse, un oiseau forestier, aucune diminution n'a été notée.Rappelons que la loi sur l'utilisation de la grenaille de plomb s'applique uniquement à la chasse à la sauvagine.Il est toujours permis de chasser tétras, gélinottes, bécasses ou encore le lièvre avec des cartouches au plomb.Ce secteur de chasse est surtout de compétence provinciale et le Québec n'a jamais cru bon agir dans ce domaine.Rappelons par ailleurs que les plombs de chasse persistent durant des années dans l'environnement.Dans le sud de la Colombie-Britannique et dans l'État de Washington, quelques centaines de cygnes trompettes meurent encore chaque année après avoir ingurgité ces petits plombs qui traînent toujours dans le fond des étangs.Il y a quelques semaines, l'attention de Luc Beaudry, de Montréal- Nord, est attirée par des cris de moineaux derrière chez lui.C'est le branle-bas autour du nichoir installé sur le poteau de la corde à linge.Et pour cause.Une fumée abondante s'échappe du toit de la maisonnette et rend les oiseaux fébriles.Quelques instants plus tard, il aperçoit un moineau qui s'élance à l'intérieur du logement.Et comme par miracle, la fumée disparaît et le « pompier » sort indemne de son aventure.Comme expliquer ce drame?Tout indique que les oiseaux auraient ramassé un bout de cigarette encore incandescent pour parfaire leur logement.On ignore comment le feu a été éteint et si les locataires étaient assurés.La marmaille s'en va La tourterelle qui nichait sur la lampe du balcon, à 60 cm de la porte, a finalement eu ses petits.Elle s'était habituée à notre présence, comme les deux oisillons d'ailleurs.La marmaille a quitté le nid, mercredi dernier, au petit matin.Les petits ont passé la journée bien tranquilles sur une chaise qu'ils ont garnie d'une multitude de petites crottes.Finalement, après des encouragements de maman (ou de papa), ils ont finalement pris leur envol vers 18 h.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE « Mes» deux bébés tourterelles quelques heures après leur sortie du nid et avant leur grand départ.PHOTO PC Même si la grenaille de plomb est interdite dans les cartouches depuis plusieurs années au Canada, et aux États-Unis, plusieurs cygnes trompettes meurent chaque année dans les marais de la Colombie-Britannique après avoir ingurgité quelques plombs, reliquats des chasses du passé.e Service d'information sur la nature en milieu urbain, un groupe affilié à l'Université Mc Gill, vous offre, cette année encore, de régler vos problèmes de mouffettes dérangeantes ou de guêpes importunes ou de fourmis envahissantes, ou encore de vous aider à sauver des oiseaux blessés.Les préposés vous conseilleront, en outre, sur le contrôle biologique de certaines plantes ou encore sur l'art d'attirer les oiseaux dans le jardin.On peut les joindre au téléphone (514-398-7882), par courriel (nature@nrs.mcgill.ca) ou par l e s i te Internet (www.agrenv.mcgill.ca/urbannature/).Le service de consultation est gratuit.Erratum Une erreur s'est glissée, la semaine dernière, dans l'adresse du site Internet donnant accès aux photos de Georges Lachaîne et Élaine Presseau, deux ornithologues amateurs qui suivent notamment les tribulations des faucons pèlerins dans leur patelin.Mes excuses.La voici: http://www.aei.ca/~geolac/.Problèmes de bibittes?"]
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