La presse, 17 juillet 2005, P. Plus - Actuel santé
[" PHOTO LEFTERIS PITARAKIS, ASSOCIATED PRESS Quelque 22 leaders musulmans, érudits et imams signent une lettre qui condamne le quadruple attentat terroriste du 7 juillet à Londres.Réunis vendredi dans la plus grande mosquée de la capitale britannique, celle de Regent's Park, ils ont affirmé que les auteurs de ces actes ont violé le Coran en tuant des civils innocents et qu'ils ne sauraient être considérés comme des martyrs.Cauchemar dans la banlieue Leurs parents avaient émigré du Pakistan dans l'espoir de leur offrir un meilleur avenir.Gamins, ils jouaient dans les ruelles de Beeston, banlieue ouvrière du nord de l'Angleterre, sous le regard bienveillant de leurs mères.Le 7 juillet, ils ont pris un aller simple pour Londres, où ils ont commis un carnage.Notre envoyée spéciale Isabelle Hachey a visité une communauté en état de choc.ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE LONDRES Farida Patel avait travaillé toute sa vie à établir des ponts entre les communautés dans son patelin de Dewsbury, au nord de l'Angleterre.Elle était de toutes les causes : celles des femmes, des enfants, des pauvres.Les policiers locaux lui rendaient régulièrement visite pour lui demander conseil.Son dévouement lui avait même valu une invitation au palais de Buckingham, où la reine Élisabeth II l'avait récompensée pour toute une vie de réalisations.Mardi, à l'aube, cette vie parfaite a basculé dans l'horreur.Cette fois, les policiers qui ont débarqué en force chez Mme Patel ne cherchaient pas de conseils.Armés jusqu'aux dents, ils ont scellé sa petite maison fleurie et évacué le secteur.>Voir CAUCHEMAR en page 2 L'équipe du Docteur Raymond Taillefer, directeur médical du centre, est l'un des groupes les plus expérimentés au Canada.Renseignements 514.933.5885 2345, rue Guy, Montréal www.villemariepetct.com Service d'évaluation par TEP/CT de première qualité en clinique privée : Évalue l'étendue d'un cancer et le stade de la maladie Distingue les tumeurs malignes des tumeurs bénignes Rendez-vous et rapport en 48 heures Maintenant offertes Colonoscopie Virtuelle et Tomographie Axiale (CT SCAN) ExamenTEP en moins de 48 heures pour la détection de cancer LA TÉLÉ QUI FAIT MALMANGER PAGE 5 PLUS PHOTO CARL DE SOUZA, AGENCE FRANCE-PRESSE La mosquée centrale de Regents Park, à l'heure de la prière.PHOTO STEVE PARKIN, AGENCE FRANCE-PRESSE Vendredi à Leeds : un policier monte la garde pendant que ses collègues passent au peigne fin un centre pour jeunes.Cauchemar dans la banlieue CAUCHEMAR suite de la page 1 Ils cherchaient des explosifs, des plans, des pistes.Paniquée, Mme Patel a téléphoné à des amis pour les supplier de lui venir en aide.C'était sûrement une erreur.Elle ne comprenait pas.Originaire de Beeston, Mohammed Sidique Khan était le beau-fils dont rêvent toutes les mères.Le grand gaillard aux yeux doux enseignait aux enfants de nouveaux immigrants, souvent pauvres et vulnérables.Les élèves adoraient cet homme d'une patience infinie.Il était pourtant en train de glisser dans l'extrémisme.Il y a quelques mois, il s'était séparé de la fille de Mme Patel, Hasina, qui accouchera bientôt d'un second bébé.M.Khan, 30 ans, ne verra jamais son enfant.Le 7 juillet, il a fait exploser une bombe dans le métro de Londres, emportant six passagers dans sa folie meurtrière.Un jour, Mme Patel devra expliquer à ses petits- enfants que leur père était l'un des premiers kamikazes du pays.Pour l'instant, elle se cache, terrifiée à la seule idée de retourner à Dewsbury, où les tensions raciales sont de plus en plus fortes.Les Londoniens se font une fierté de poursuivre leur vie comme d'habitude depuis les attentats qui ont ébranlé la capitale.Mais pour les habitants de Dewsbury et de Beeston, villes du Yorkshire d'où proviennent trois des quatre kamikazes, la vie est tout, sauf normale.Ici, tout n'est que douleur, honte et incompréhension.Une ville contaminée Beeston, banlieue ouvrière du sud de Leeds, semble avoir été frappée par la peste.Partout, des rues sont bloquées par des cordons policiers.Des hommes en combinaisons blanches, masqués et gantés, vont et viennent dans les maisons familiales des kamikazes, entièrement drapées de larges toiles de plastique blanc.Des Bobbies et des journalistes émergent au détour de chaque rue.Dans les quartiers touchés, des centaines de gens ont été évacués.Beaucoup d'autres n'osent plus sortir de chez eux.« Tout le monde a peur, dit Irshad Hussein, un passant croisé sur Tempest Road, la rue principale.Les femmes et les enfants restent à la maison.On ne sait pas ce qui est arrivé.La police ne veut rien nous dire.» Personne n'arrive à s'expliquer comment Beeston a pu être contaminé par un extrémisme meurtrier.Et nul ne sait si la communauté parviendra à panser ses plaies.« Nous avons beaucoup de questions difficiles à nous poser dans les jours, les semaines et les mois à venir, dit Sarwar Khan, secrétaire d'une mosquée modérée de Beeston que fréquentaient les trois kamikazes.Comment des gens que nous connaissions peuvent-ils avoir commis de tels actes ?Il n'y a pas de réponses faciles.» Ils avaient été des gamins si ordinaires.Hasib Hussain, 18 ans, habitait avec sa famille une modeste maison en rangée de briques rouges, dans une rue qui semble sortie d'un film de Ken Loach sur la misère des ouvriers anglais.Il avait grandi dans l'ombre de son grand frère, Imran, et n'était pas bien brillant à l'école.Le 7 juillet, Hasib a prévenu sa famille qu'il se rendait à Londres pour la journée avec des « copains ».Quand sa mère a entendu parler des attentats, elle a pris peur.Elle a tenté de contacter Hasib sur son téléphone cellulaire, en vain.Son inquiétude a grandi au fil des heures.En soirée, elle a signalé la disparition de son fils à la police.Le lendemain, Imran s'est rendu à Londres, à la recherche de son petit frère.Comme tant d'autres proches de victimes, il a écumé les hôpitaux de la capitale avec l'énergie du désespoir.C'était peine perdue.Jeudi matin, Hasib et ses « copains » avaient pris un aller simple vers la mort.Pour une raison inexpliquée, le jeune homme a fait exploser sa bombe une heure après les autres, à bord d'un autobus, tuant 12 passagers.« C'était un jeune homme normal et tendre qui ne nous causait pas d'inquiétudes, ont fait savoir ses parents par communiqué.Nous ne savions rien de ses activités et, si nous l'avions su, nous aurions fait tout en notre pouvoir pour l'arrêter.» Des parents anéantis Shehzad Tanweer, 22 ans, provenait d'une famille respectée de Beeston.« Il était fier d'être Britannique », selon son oncle Ashed Bashir.La preuve : il ne jurait que par le criquet et servait à l'occasion les clients qui venaient se régaler au comptoir de fish & chips de son père, Mohammed Mumtaz.Ce dernier avait travaillé fort pour s'intégrer à la société après avoir immigré du Pakistan, à la recherche d'une vie meilleure.Tout ce travail s'est écroulé en l'espace d'une seconde, dans une rame de métro transformée en boucherie par son propre fils.« Nous sommes anéantis, a dit M.Bashir.Nous sommes une famille très unie.Nous vivions ici depuis des lustres.Nous avons tout perdu, à commencer par le respect que nous avions dans cette communauté.» Craignant les représailles, les parents des kamikazes se sont mis sous la protection de la police ou se sont réfugiés chez des amis.Ils avaient voulu que leurs enfants aient un avenir.Comme des milliers d'autres, ils avaient émigré dans les villes industrielles du nord de l'Angleterre, dans les années 1960 et 1970, pour fournir de la main-d'oeuvre à bon marché dans les usines de textile.Ils s'étaient taillé une place à la sueur de leur front.Mais l'industrie a périclité.Dans les villes ouvrières en déclin, le chômage, la pauvreté, la drogue et le crime ont fait surface.Les enfants des immigrés n'ont pas été épargnés.À leur sentiment d'aliénation s'ajoute un ressentiment bien réel envers la politique britannique à l'égard de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Palestine.Dans ces banlieues grises, les tensions raciales sont énormes.« Tout le monde est sur les nerfs, dit Tony Miller, un jeune mulâtre de Beeston.Il y a beaucoup de gangs: des gangs de Noirs, de Blancs, d'Asiatiques (pakistanais et bangladais).» Il suffit parfois d'une étincelle pour tout faire exploser.En avril, un gang d'Asiatiques armés de battes de criquet ont battu à mort un mulâtre de 16 ans.Un gang de Blancs a répliqué en vandalisant un commerce pakistanais.Comme des vautours, les partisans du British National Party (BNP) rôdent autour de Dewsbury et Beeston et tentent de tirer profit du carnage de Londres.C'est à Dewsbury que ce parti d'extrême droite a obtenu son meilleur score aux élections législatives de mai, avec 5000 voix (17 %).Pas étonnant que Farida Patel craigne de retourner à la maison.Des vies parallèles Dans une élection partielle à Londres, cette semaine, le BNP distribuait des dépliants montrant la carcasse de l'autobus soufflé par une bombe, sous l'inscription : « Maintenant, vous allez peut-être commencer à nous écouter.» Londres n'a pas écouté le BNP.Les noms des 49 victimes des attentats montrent à quel point la capitale est cosmopolite.Ceux qui sont morts ce matin-là étaient originaires du Maroc, d'Israël, du Ghana, de Pologne.Mais leurs meurtriers provenaient du nord de l'Angleterre, et cela risque de mettre à rude épreuve la cohésion d'une communauté fragilisée par le chômage et l'exclusion.Là-bas, le BNP pourrait trouver une oreille plus attentive.Pour ces racistes d'extrême droite, l'occasion est trop belle.Déjà, ils avaient exploité les tensions lors des émeutes raciales de 2001 à Bradford et Oldham, deux villes ouvrières de la région.Certains croient même que ce sont eux qui avaient déclenché les émeutes en provoquant délibérément de jeunes musulmans.Un rapport gouvernemental avait par la suite déploré la ségrégation presque totale qui règne entre les communautés blanches et musulmanes de ces villes meurtries.À Beeston, la situation est à peine moins préoccupante.Ici, les différentes communautés habitent les mêmes quartiers, les mêmes rues, et les signes d'hostilité sont en général très rares.Mais elles n'ont rien en commun.Elles mènent des vies séparées, presque parallèles.«Les Asiatiques sont très réservés, dit Elsie Haley, une dame blanche de 77 ans qui a vécu toute sa vie à Beeston.Ils sont amicaux, mais on ne peut pas devenir leurs amis.Ils passent, on se salue, on se sourit.C'est tout.» Irshad Hussein, Britannique d'origine pakistanaise, admet que la méfiance règne, surtout envers les forces de l'ordre, largement composées d'officiers blancs.« Il y a un énorme fossé entre la police et les jeunes asiatiques.Ils ne se parlent pas.Il n'y a ni compréhension, ni communication, et c'est là qu'est le vrai problème.» Examen de conscience Rien de tout cela ne peut expliquer évidemment comment trois jeunes hommes ordinaires ont pu se transformer en monstres.À Beeston, tout le monde croit qu'ils ont subi un lavage de cerveau, qu'ils ont été guidés par une main extérieure.C'est sûrement vrai : le chef de police métropolitaine, Ian Blair, a prévenu que les kamikazes n'étaient que des « fantassins » et que la tête dirigeante était toujours recherchée.Reste que la société britannique est mûre pour un sérieux examen de conscience.La communauté musulmane, d'abord, est appelée à passer un bon coup de balai dans sa maison.« Proche du déni» quant à la présence d'éléments extrémistes en son sein, selon Ian Blair, elle doit maintenant aborder le problème de front pour éradiquer l'idéologie malsaine exploitée par Al-Qaeda afin de recruter des terroristes maison.Et puis, le gouvernement devra sans doute revoir ses mesures d'intégration \u2014un mot qui ne veut pas dire grand-chose dans les villes ouvrières du nord de l'Angleterre.À défaut de quoi l'onde de choc des bombes de Londres risque de se faire sentir durement.Et le temps presse.Tout doit être mis en oeuvre pour calmer les tensions.À Beeston, la rue d'Elsie Haley est ceinturée de cordons policiers.Des enquêteurs en combinaisons blanches fouillent un centre jeunesse désaffecté qui pourrait avoir servi de lieu de rencontre aux kamikazes.Mais il en faut plus pour faire peur à une dame qui a connu les bombardements nazis.« Je suis inquiète pour la jeune génération.Pas pour moi.Moi, je suis sur le chemin de la sortie.Mais les jeunes vont souffrir des représailles.Au fond, je suis contente de m'en aller et non d'arriver dans ce monde.» PHOTO ANDREW STUART, ASSOCIATED PRESS Le commissaire de la Police métropolitaine, Sir Ian Blair, et Mohammed Maroof, de l'Association musulmane des officiers de police, en chemin vers la mosquée Minhaj-ul-Quran, vendredi dans Forest Gate, un quartier de l'est de Londres.Sir Blair a instamment demandé aux musulmans de s'engager activement dans la lutte contre le terrorisme. N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 es micros cassés, des cravates arrachées, des contusions et de gros maux de tête: voilà comment un journal ukrainien a résumé la dure semaine que vient de vivre le parlement de Kiev, où un débat sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation mondiale du commerce a dégénéré en grotesque foire d'empoigne.Entre l'attentat de Londres, la violence au Proche-Orient et le massacre d'une trentaine d'enfants à Bagdad, l'actualité internationale était fort occupée ces derniers jours.Les images de députés échevelés en train de se taper dessus ne faisaient pas le poids et sont passées quasi inaperçues.Ces images, pourtant, en disent long sur le chemin parcouru par le pays de Viktor Iouchtchenko depuis ces jours de novembre où une jeunesse exaltée armée de drapeaux orange a pris d'assaut les rues enneigées de Kiev.En17jours, sans verser une microgouttedesang, les Ukrainiensavaient réussiàsedébarrasser d'une dictature d'oligarques et d'ex-apparatchiks soviétiques, pour mettre le cap sur la démocratie, l'État de droit et l'Europe.Enfin, c'était cequ'on disait.Huit mois plus tard, on attend toujours les lendemains radieux.La plus grande déception de la révolution orange, c'est le nouveau président de l'Ukraine, Viktor Iouchtchenko.Cet homme dont le visage ravagé par les séquelles d'une tentative d'empoisonnement a symbolisé tous les espoirs des Ukrainiens est devenu, au mieux, un politicien médiocre, peu rassembleur, incapabledefairepasser ses réformes.Ces derniers jours, Iouchtchenko tentait de faire adopter une série de lois nécessaires pour entrer à l'OMC \u2014 un passage obligé vers d'autres organisations internationales, telles que l'OTAN et, peut-être, l'Union européenne.Mais plus de la moitié de ces projets de lois sont restés sur le carreau, ce que la presse ukrainienne a interprété unanimement comme une «défaite de l'équipe orange».«La semaine dernière, l'Ukraine devait passer le test de maturité européenne.Le pouvoir l'a raté», remarque l'hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia.Bien sûr, le bloc orange faisait face à de nombreux députés élus à une autre époque.Mais le Parlement ukrainien est tissé d'une kyrielle de partis dont plusieurs changent d'allégeance au gré de leurs intérêts.Iouchtchenko n'a pas su les rallier à sa cause pour ce vote important.Plus inquiétant encore, il a échoué à former une alliance solide pour les élections législatives du printemps prochain.Ses relations avec Ioulia Timochenko, lapasionaria de la révolution orange devenue première ministre, ne vont pas très bien non plus.Populiste, celle-ci a fait adopter des mesures économiques qui ont été désavouées par le président \u2014 bref, il y a de grosgrainsde sabledansl'engrenage.Le bilan du nouveau pouvoir est maigre.Oui, la presse ukrainienne est désormais libre.Mais mis à part une série de poursuites contre des oligarques alliés à l'ancien régime \u2014ce qui risque d'être perçu comme une revanche politique \u2014, les dirigeants de Kiev ont peu de réalisations à afficher sur leur bulletin.Les réformes économiques traînent la patte.La croissance économique s'essouffle.Les relations avec l'Est russophone du pays sont glaciales.Viktor Iouchtchenko a eu beau assurer les habitants de l'Est qu'ils seraient des citoyens à part entière dans la nouvelle Ukraine affranchie de Moscou, le gouvernement actuel ne compte pas un seul ministre de cette région.Bonjour le ressentiment.Bien sûr, tout n'est pas joué.Mais actuellement, le pays manque cruellement de leadership.Les alliances se font et se défont, tandis que l'équipe au pouvoir s'affaiblit.Et ce n'est plus seulement la faute des autres.Des élections législatives doivent avoir lieu en Ukraine en mars 2006.Si la tendance actuelle se maintient, les «orangistes» pourraient avoir de mauvaises surprises.Aujourd'hui, la révolution orange sert de modèle à d'autres p e u p l es q u i souhaitent prendre pacifiquement le virage démocratique.On l'a évoquée au Kirghizstan.Elle fait rêverlesopposantsde Biélorussie, du Kazakhstan ou d'Azerbaïdjan.Mais si l'Ukraine, ce pays de 50 millions d'habitants, collé sur l'Union européenne et tourné vers l'Occident rate sa révolution, qui d'autre pourra la réussir ?De plus en plus, l'expérience ukrainienne démontre qu'entre un changement de régime et un changement de culture politique, il y a tout un monde.Et que les révolutions, c'est un peu comme l'amour : le coup de foudre, c'est bien joli.Mais le plus difficile vient après.Où est passée la révolution orange?La chronique ironique qui voit et entend tout.à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT ICI ET AILLEURS 2600 le nombre de recrues que l'armée américaine devrait enrôler chaque mois pour atteindre ses objectifs de 2005.degrés Celsius: la température enregistrée cette semaine à Kuujjuarapik, sur les rives de la baie d'Hudson.Pas encore le désert irakien, mais pas loin.le nombre d'heures que les travailleurs américains passent à surfer sur le Web, à parler de choses et d'autres ou à avoir l'esprit vagabond, alors qu'ils se trouvent au bureau.Essayez de faire pareil à Bagdad.DES OH! ET DES BAH! ILS, ELLES ONT DIT.Avec la collaboration d'Ariane Krol, Agnès Gruda, Marc Thibodeau, AFP et BBC Francophobe «Le français est disqualifié comme langue internationale parce que les francophones ne savent pas compter.» \u2014Le gouverneur de Tokyo, SHINTARO ISHIHARA.Poli «J'apprécie votre question.» \u2014SCOTT McLELLAN, porte-parole de la Maison-Blanche, s'est fait cuisiner par les journalistes qui tentaient de découvrir si la source qui a révélé le nom d'un agent de la CIA aux médias serait effectivement congédiée, même s'il devait s'agir de l'éminence grise des républicains, Karl Rove.La question est demeurée sans réponse.ARABIE SAOUDITE Ciel, une femme ! Les femmes devraient-elles être autorisées à conduire une auto ?Cette suggestion révolutionnaire a généré une telle tempête à Riyad qu'il a fallu la diluer un peu.La proposition finale présentée devant le conseil consultatif saoudien limite le permis de conduire aux femmes de plus de 35 ans occupant un emploi, et uniquement pendant leurs heures de bureau.Pendant que le débat fait rage, Hanadi Hindi, une saoudienne de 27 ans, vient d'être embauchée par le prince Al-Walid bin Talal, comme.pilote d'avion pour sa flotte personnelle.La morale sera sauve : elle sera accompagnée par son père sur la terre comme au ciel.On n'arrête pas le progrès.MONTRÉAL Une pub humanitaire Parlant de moralité publique, la chroniqueuse du Journal de Montréal, Marie Plourde, a eu tout un flash cette semaine: elle offre sa poitrine en «location» aux annonceurs intéressés à promouvoir leur produit tout en finançant la recherche sur le cancer du sein.Mme Plourde assure que la décence sera préservée puisque les logos promotionnels seront imprimés sur un t-shirt.La chronique des Oh et des Bah! reste sans voix devant cette initiative humanitaire.Nous envisageons déjà de l'imiter en louant les meilleures parties de nos corps pour lutter contre tous les cancers qui nous guettent.À commencer par celui du cerveau.Ne craignez rien: nous porterons une casquette.VARSOVIE Après le plombier, l'infirmière La Pologne a-t-elle eu peur d'une invasion féminine ?Après avoir exploité l'image du «plombier polonais », symbole de la main-d'oeuvre bon marché que craignent tant les Français, faire la promotion des charmes du pays, voici qu'elle se tourne vers un autre corps demétier, susceptible d'attirer le tourisme masculin.«Venez nombreux, j'habite en Pologne », disait le super plombier aux bras musclés dont l'image a fait le tour de la planète.«Je t'attends», affirme l'infirmière au sourire engageant qui apparaît sur les nouvelles affiches promotionnelles de la Pologne.Quand on tient un bon filon.PHOTO LA PRESSE © PHOTO REUTERS EN HAUSSE.EN BAISSE > LES FLEURS EN PLASTIQUE (EN HAUSSE) Dans une expérience pilote, la Ville de Montréal compte orner la rue Ontario de fleurs qui, contrairement à celles de la chanson de Jacques Brel, seront impérissables.Nous, on préfère les bonbons.AGNÈS GRUDA DES NOUVELLES DU MONDE agruda@lapresse.ca À LIRE : Dans un registre sérieux : Trois livres récemment parus reviennent sur la révolution orange de novembre.Aucun n'est distribué au Québec, mais on peut se les procurer sur Internet.L'Ukraine en révolutions, par Bruno Cadène, aux éditions Jacob-Duvernet.Même la neige était orange, par Alain Guillemoles, éditions Les Petits Matins.Ce que révèle la Révolution orange, par Étienne Thévenin, CLD Éditions.Dans un registre plus léger : Trois romans de l'écrivain ukrainien Andréï Kourkov : Le Pingouin, Le Caméléon et L'Ami du défunt.Des histoires un brin surréalistes dans un pays plus près de Kafka que de l'Europe.LES BONBONS DE LA MORT LA PHOTO DE LA SEMAINE PHOTO HADI MIZBAN, AP Mercredi, un automobiliste kamikaze a foncé sur un groupe de GI américains qui distribuaient des bonbons à des enfants irakiens, à Bagdad.Bilan: plus de 30 morts.Des images effroyables, même pour un pays habitué aux attentats.Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca > LE MAIRE DE BOISBRIAND, ROBERT POIRIER.(EN BAISSE) Il a démissionné en révélant que l'homme d'affaires Jean-Guy Mathers l'accusait de tentative d'extorsion.«La semaine dernière, l'Ukraine devait passer le test dematurité européenne.Le pouvoir l'a raté.» N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 ACTUEL SANTÉ Des nutriments à surveiller JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE De récentes enquêtes sur la nutrition menées auprès de la population canadienne (2001), de l'Ontario (2003) et de la Colombie-Britannique (2004) révèlent que l'apport alimentaire de certaines substances minérales et de vitamines est inadéquat pour plusieurs Canadiens.La cause du problème est bien simple : on ne consomme pas suffisamment d'aliments riches en calcium, en fer, en zinc, en magnésium, en acide folique ainsi qu'en vitamines B6, B12, C et D.Comme dans le reste de l'Amérique du Nord, on préfère manger des aliments riches en sucre et en gras (tablettes de chocolat, bonbons, pâtisseries, muffins, biscuits, croustilles, boissons gazeuses, etc.).Ce type d'aliments fournit entre le quart et le tiers des calories consommées par les Canadiens.Cela se fait aux dépens de la consommation des produits céréaliers entiers, poisson, légumes, fruits, légumineuses, noix, graines, produits laitiers, viandes, etc.Pour éviter les carences et prévenir les problèmes de santé, une attention toute particulière doit donc être apportée à la consommation de ces aliments.La déficience en fer peut entraîner l'anémie et un manque de magnésium peut causer des problèmes neuromusculaires, des convulsions et la tétanie (contraction musculaire involontaire).Dans le cas du zinc, une carence peut réduire l'action de l'insuline et entraîner le diabète, ralentir le processus de cicatrisation et nuire à la perception des saveurs.Une carence en calcium est associée à l'ostéoporose (décalcification des os), tandis qu'un manque chronique de vitamine D prédispose à l'ostéoporose, à l'ostéomalacie (déformation des os) et à certains types de cancer (colon, prostate, sein).Des apports insuffisants en vitamines B6, B12 et C, ainsi qu'en acide folique peuvent entraîner l'anémie.Toutefois, d'autres symptômes sont associés à une consommation inadéquate d'aliments riches en ces vitamines.En effet, une carence en vitamine B6 peut provoquer des troubles neurologiques, ainsi que des lésions dans la bouche, le nez et les yeux.Une déficience en acide folique peut être associée à des malformations du tube neural chez le foetus (spina-bifida, anencéphalie).Un manque de vitamine C peut causer des problèmes de coagulation et le scorbut.Les aliments qui font défaut Selon l'enquête de 2001 sur les habitudes alimentaires des Canadiens âgés entre 18 et 65 ans, environ 50% ne consomment pas le nombre minimal de portions quotidiennes recommandées de fruits et légumes (cinq) et de produits laitiers (deux à quatre).De plus, environ 30 % des Canadiens consomment moins de cinq produits céréaliers et moins de deux portions de viande et substituts.Ce qui augmenterait les risques de carences en vitamine D, en fer, en zinc, en magnésium, en calcium, en vitamine C et en vitamines du complexe B.Les meilleures sources alimentaires de vitamine D sont les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anguille), le lait de vache, les boissons de soja et la margarine enrichis, ainsi que les fromages fermes Minigo et les yogourts Source enrichis.La consommation régulière de foie, de rognons, de porc, d'agneau, de volaille, de boeuf, de palourdes, de moules, d'huîtres, de légumineuses et de céréales à déjeuner (Alpen, müesli, Weetabix, All Bran) permet d'avoir un apport alimentaire adéquat en fer.Les légumineuses (lentilles, pois et haricots secs), certaines céréales (riz brun, avoine et orge), les graines et les noix (graines de courge et de sésame, arachides, amandes), les fruits séchés (pruneaux, raisins, abricots et autres fruits séchés) et les légumes verts feuillus, bien qu'ils contiennent moins de fer, sont également des sources intéressantes.Le zinc et le magnésium se trouvent surtout dans la viande, les fruits de mer, la volaille, les oeufs, les graines et les noix, les légumineuses, les produits céréaliers entiers et les légumes verts.Les produits laitiers (lait, yogourt, fromage), les boissons de soja enrichies, le tofu fait à partir de sulfate de calcium, les sardines en conserve consommées avec les arêtes et les huîtres sont d'excellentes sources de calcium.On trouve la vitamine C dans les agrumes, le kiwi, la cerise, la goyave, la papaye, la fraise et le melon.Mais plusieurs légumes en contiennent aussi, tels que la tomate, le persil, le poivron, le cresson, le fenouil, l'épinard, le brocoli, le chou-fleur, le chou et les algues.Les aliments riches en acide folique sont les noix, les légumineuses, les oeufs, les légumes verts feuillus, les oranges, les bananes, les champignons, les abats et les produits céréaliers enrichis d'acide folique.La volaille, la viande, le poisson, la pomme de terre, la banane, la prune, le melon d'eau, les épinards, les céréales fortifiées, les algues, la levure alimentaire ou de bière, les noix et les graines sont riches en vitamine B6 et en thiamine.Trouver l'équilibre Le truc pour réussir à incorporer tous ces aliments au menu est de consommer, à tous les repas, au moins une portion d'aliments provenant de trois des quatre groupes alimentaires.Et aux collations, on peut prendre un fruit ou des crudités et un aliment du groupe alimentaire qui manquait au repas précédent.L'atteinte de cet objectif nécessite aussi qu'on limite le plus possible la consommation d'aliments riches en calories vides : tablettes de chocolat, bonbons, pâtisseries, muffins, biscuits, croustilles, boissons gazeuses, etc.On les nomme ainsi parce que de la manière dont ils sont préparés, ces aliments perdent une grande partie de leurs nutriments secondaires (fibres alimentaires, vitamines, minéraux, antioxydants).Ainsi, reste-t-il surtout des nutriments (glucides, protéines, matières grasses), qui sont riches en calories.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique Nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com PHOTO BERNARD BAULT, ARCHIVES LA PRESSE La fraise, une bonne source de vitamine C.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll COMPRIMÉS Quand la télé dicte lemenu Le Parkinson et le jeu Une étude américaine pour le moins surprenante nous apprend que 11 personnes atteintes de Parkinson et recevant un traitement permettant de contrôler les tremblements seraient devenues des adeptes du jeu.L'équipe de chercheurs de la clinique Mayo, à Rochester, a établi un lien entre la prise de certains médicaments agissant sur la dopamine, une substance chimique sécrétée dans le cerveau et agissant sur le contrôle et la régularisation des mouvements, et la tendance à devenir dépendant du jeu.D'autres patients étudiés par l'équipe ont de leur côté présenté des problèmes d'une autre nature : boulimie, consommation d'alcool et obsession sexuelle.Les Canadiennes attendent pour fonder une famille Les plus récentes données sur les naissances au Canada indiquent que près de la moitié des femmes qui ont eu un enfant en 2003 étaient âgées de 30 ans et plus.En fait, selon Statistique Canada, les mères ayant 30 ans ou plus sont déjà majoritaires en Ontario et en Colombie-Britannique.Il y a 20 ans, les trois quarts des mères canadiennes avaient moins de 30 ans.L'âge moyen des Québécoises qui ont accouché en 2003 était de 29,2 ans ; il était de 28,3 ans au Nouveau- Brunswick, et de 29,6 ans pour l'ensemble des Canadiennes.La moyenne d'âge des femmes au moment de la naissance d'un premier enfant était de 27,7 ans au Québec, et de 26,6 ans au Nouveau-Brunswick.Cette moyenne d'âge était de 28 ans pour l'ensemble des Canadiennes.L'agence fédérale estime que ces données semblent confirmer une tendance à long terme selon laquelle les femmes attendent davantage avant de fonder leur famille.Le cellulaire bien mal connu Un haut responsable de la santé publique affirme que les Canadiens devraient faire un usage modéré de leur téléphone cellulaire, le temps que l'on fasse une meilleure évaluation des risques sanitaires à long terme de ces appareils.Le Dr David Butler-Jones, qui dirige l'Agence de santé publique du Canada, a fait cette mise en garde à l'occasion d'une conférence de l'Organisation mondiale de la santé.Selon lui, l'utilisation de tels appareils par les jeunes peut notamment entraîner l'obésité et avoir un impact sur les interactions avec la famille et les amis.Par ailleurs, une étude australienne publiée aux États-Unis nous apprend que l'utilisation du téléphone cellulaire en conduisant, même avec le système mains libres, quadruple les risques d'accidents avec blessures graves.Cholestérol et Alzheimer: aucun lien Une étude, qui tentait de démontrer une corrélation entre certains traitements pour le cholestérol (notamment le Statin) et le développement de la maladie d'Alzheimer, vient d'être démolie par un autre chercheur.Selon lui, aucun lien ne peut être établi entre des symptômes de démence ou de perte de mémoire et ce traitement.Des OGM pour une meilleure transplantation Des scientifiques sud-coréens ont annoncé avoir cloné des cochons dont les organes ont été génétiquement modifiés pour les rendre plus compatibles à des transplantations sur l'homme.Un spécialiste, Park Kwang- Wook, a expliqué que les animaux avaient été modifiés pour inclure le gène HLA-G, qui réduit le risque de rejet.Les rejets immunitaires sont un obstacle majeur aux transplantations d'organes, mais l'apport du gène permet de réduire jusqu'à 70 % la toxicité des cellules tueuses de l'organisme, a-t-il dit.L'industrie de la bio-ingéniérie s'est développée en Corée du Sud, où la loi autorise des recherches dans un domaine controversé.Une peine de plus Les détenus des pénitenciers fédéraux n'auront plus le droit de fumer à l'intérieur, à compter du 31 janvier.Ils devront se rendre dans des endroits extérieurs bien délimités pour fumer.Le Service correctionnel du Canada a annoncé son intention d'éliminer les risques pour la santé causés par la fumée secondaire.Une décision qui survient après des consultations avec les employés, les syndicats, les groupes de pression et les détenus eux-mêmes, a expliqué la commissaire, Lucie Mc Clung.Plusieurs pénitenciers provinciaux interdisent déjà l'usage du tabac.La santé en Alberta: une seconde vitesse?Les patients albertains, prêts à payer davantage pour se faire implanter la « Cadillac » des prothèses à la hanche ou être admis dans une chambre d'hôpital tout confort, ont obtenu le feu vert de leur gouvernement.Le premier ministre, Ralph Klein, et la ministre de la Santé, Iris Evans, ont annoncé que les services régionaux de santé peuvent commencer immédiatement à offrir et à facturer aux patients certains articles et soins médicaux améliorés.M.Klein a reconnu que ces changements susciteront la controverse, mais il soutient qu'ils ne pénaliseront pas ceux dont le portefeuille est moins bien garni.« Je ne crois pas que ce soit à deux vitesses, a ajouté la ministre Evans.Ce qui sera médicalement nécessaire sera fourni.» M.Klein a expliqué que pour des soins préciscomme le remplacement d'une hanche, la province paiera le modèle dit « de base ».Si un patient désire une prothèse plus perfectionnée, il devra assumer la différence.Par ailleurs, les patients albertains peuvent désormais se servir d'une assurance privée pour obtenir des soins plus poussés en podiatrie et en chiropraxie.Les objectifs visés par ces changements sont la réduction des coûts du régime d'assurance maladie et la diminution des listes d'attente.Mon oeil Les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à souffrir de blessures aux yeux.Ceux dans la vingtaine sont les plus vulnérables.Ces données proviennent de statistiques compilées en 2001 pour l'ensemble des hôpitaux et des cliniques des États-Unis.Lésions, présence de corps étrangers et blessures légères sont parmi les cas traités par les médecins et les ophtalmologistes dans leur cabinet ou aux urgences.TÉLÉ suite de la page 5 La nutritionniste Fannie Dagenais se rappelle d'une publicité faisant la promotion d'une sorte d'huile à faible teneur en gras saturés qui portait particulièrement à confusion.« Toute la famille était bien assise à table en train de déguster une portion de frites et au centre trônait un gros bol rempli à ras bord invitant à se resservir.Le message était : « Mangez-en autant que vous le voulez ! » Or, ce n'est pas parce que les frites sont cuites dans une huile améliorée qu'il faut en manger à volonté.» « Je pense que ce serait une priorité d'amener les jeunes à développer leur esprit critique, suggère-telle.Il faut qu'ils comprennent que même s'ils mangent des aliments à faible teneur en gras, ça ne va pas régler leur problème d'obésité.Personne n'a un corps parfait, personne ne ressemble aux superhéros qu'on leur présente à la télé.» S'il n'y a pas de physionomie ni de corps parfaits, alors que pense-t-elle du controversé bonhomme bleu Vas-y, le dernier-né du gouvernement en matière de promotion d'un mode de vie sain, qui s'évertue à faire bouger les Québécois et les exhorte à manger des légumes dans des annonces publicitaires?«Un bon premier pas qui ne fait pas le poids », constate la spécialiste de l'obésité devant l'ampleur de la tâche à accomplir.VIVRE BIEN ÉLAN PHOTO JOEL SAGET, AGENCE FRANCE-PRESSE Les athlètes ne peuvent passer à côté de la nécessité de bien s'hydrater.Ici, le cycliste Lance Armstrong au 92 e Tour de France, mardi dernier.Exercice et canicule: prudence! RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE Nous le savons tous : quand les muscles travaillent, le corps a chaud.Alors, nous nous mettons à suer, certains comme des fontaines ambulantes.Nous suons pour nous refroidir.La goutte de sueur arrive sur la peau à la même température que celle du corps, soit 37°C et plus.Au contact de l'air ambiant, moins chaud que le corps (disons qu'il fait 28°C), la sueur s'évapore, ce qui refroidit la peau.Cet ingénieux système assure plus de 80% de notre refroidissement lorsqu'on pratique une activité physique.Le hic, c'est que plus il fonctionne, plus on perd de l'eau.On peut perdre ainsi plus de deux litres de sueur à l'heure pendant une activité d'endurance telle qu'un marathon ou encore une randonnée cycliste à bonne vitesse.Dans ces conditions, on se déshydrate en peu de temps puisque le corps est constitué de 60%d'eau ! Or, ce liquide précieux joue un rôle de premier plan en hydratant les cellules, en maintenant la température corporelle, en facilitant l'élimination des déchets du métabolisme et même le travail du coeur.Il faut savoir que, pour chaque litre de sueur perdue et non remplacée, le pouls augmente d'environ huit battements à la minute.En fait, une perte correspondant à 2% du poids corporel, l'équivalent de 1,5 litre d'eau pour une personne de 75 kg, affecte déjà votre rendement musculaire et engendre une fatigue précoce.Ce sont, d'ailleurs, avec une urine jaune foncé et une forte sensation de chaleur, les premiers signes de déshydratation.Si l'on continue à perdre de l'eau sans la remplacer, le corps se protège en ralentissant la production de sueur.Résultat : on a de plus en plus chaud et la température du corps ne cesse de monter.Dans les cas extrêmes (rares heureusement), lorsque plusieurs litres d'eau ont été perdus et non remplacés, c'est le volume sanguin qui se met à diminuer puisqu'il contient 70% d'eau! Il y a donc moins de sang en circulation.La quantité de sang pompé par le coeur (débit cardiaque) diminue, provoquant une hausse marquée de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle afin de compenser le faible débit cardiaque.À ce stade de déshydratation et si l'exercice se poursuit, le mécanisme même de la sudation risque de se dérégler, entraînant à la hausse la température corporelle.Autour de 41°C, la situation devient critique : la personne, d'abord confuse, finit par délirer et tomber dans le coma.C'est le coup de chaleur.Si on n'intervient pas rapidement pour refroidir la personne en état de surchauffe, la mort s'ensuit.Par temps chaud et humide: attention! Boire est important lorsqu'on fait beaucoup d'exercice.Mais par temps chaud et humide cela ne suffit pas ! C'est que plus l'air est humide, donc chargé en vapeur d'eau, moins le mécanisme d'évaporation de la sueur est efficace.À la limite, lorsque le taux d'humidité frise les 100 %, le fait de suer ne sert plus à rien puisqu'il n'y a plus d'évaporation.La sueur ne fait que ruisseler sur le corps en pure perte.Dans le désert, où il fait pourtant plus chaud (40°C et plus), on se sent mieux parce que la sueur s'évapore rapidement étant donné que l'air désertique est sec (moins de 10%d'humidité).Est-ce à dire que par temps chaud, il faut éviter l'activité physique ?Non.Mais il y a des précautions à prendre pour empêcher la déshydratation et éliminer tout risque de coup de chaleur.Les voici.Avant l'activité physique Si vous prévoyez faire une séance d'activité physique d'intensité modérée à élevée pendant au moins 30 minutes, soyez astucieux ; faites- le plein d'eau avant de lancer vos moteurs musculaires.C'est ce que les experts appellent la « préhydratation », un rituel rigoureusement appliqué par tous les grands sportifs.En conséquence, deux ou trois heures avant votre séance d'exercice, buvez environ un demilitre d'eau ou d'une boisson désaltérante (boisson de récupération de type Gatorade ou Powerade, jus, lait, etc.).Évitez le café, le thé et les colas parce que ces boissons accélèrent la formation d'urine et donc la perte d'eau.Puis, de 10 à 15 minutes avant de commencer votre activité physique, buvez un autre verre (250 ml) d'eau.Portez ce jour-là des vêtements légers, poreux comme par exemple le polypropylène (il n'emprisonne pas la chaleur et l'humidité) et de couleur claire (blanc, beige, jaune.).Un chapeau ou une casquette de couleur claire est également à prévoir si le soleil est au rendezvous.Pratiquez, si possible, votre activité tôt le matin ou en fin de journée.Pendant l'activité physique Si votre activité dure plus de 30 minutes, buvez de petites quantités d'eau (l'équivalent d'un petit verre) toutes les 20 minutes.Il est préférable de boire de petites quantités à intervalles courts plutôt que l'inverse.L'eau reste ainsi moins longtemps dans l'estomac, ce qui hydrate plus rapidement votre organisme.Après 60 minutes d'exercices, les muscles commencent à manquer de sucre, leur principale source d'énergie.Fatigue en vue ! Dans ce cas, buvez un liquide légèrement sucré; vos muscles retrouveront leur tonus.La mention « légèrement sucrée » est importante.Il a été démontré qu'une boisson contenant de 4% à 6% de sucre (4 à 6g par 100 ml) favorise une absorption idéale par l'estomac à la fois du liquide et du sucre.À éviter donc, les boissons trop sucrées tels les colas et autres boissons gazeuses : le système digestif met du temps à les assimiler.Pour connaître le contenu en sucre d'une boisson, divisez le nombre de grammes de sucre (ou glucides) indiqué sur l'étiquette par le nombre de millilitres du contenant et multipliez pas 100.Par exemple, si un contenant de 250 ml de la boisson X contient 15 g de glucides, cela donne 6% de glucides (15 divisé par 250, puis multiplié par 100).Une suggestion : pourquoi ne pas concocter vous-même votre propre boisson de récupération?Voici une recette éprouvée qui ne vous coûtera presque rien : dans un peu d'eau tiède, mélangez 60 g (environ 4 cuillerées à soupe) de sucre ou de miel, une pincée de sel (des études récentes indiquent que le sel favorise l'absorption de l'eau) et, pour le goût, quelques gouttes de citron ou de lime.Remuez bien puis ajoutez un litre d'eau glacée.Si vous voulez mettre un peu de couleur à votre boisson, ajoutez quelques gouttes de colorant à gâteau.Vous pouvez faire aussi un moitié-moitié, c'est-à-dire mélanger 500 ml l'eau avec 500 ml de jus d'orange non sucré.Ajoutez à ce mélange une ou deux cuillerées à soupe de sucre.Vous obtenez ainsi environ cinq portions de 200 ml.Si vous êtes une personne qui sue abondamment pendant un exercice, vous perdez alors aussi un peu de sel, car la sueur est légèrement salée.Par temps chaud et humide, vous en perdez encore plus.Par exemple, dans ces conditions, une personne physiquement active peut perdre de 13 à 17 g de sel, soit quelque 8 g de plus de ce que fournit l'alimentation.Solution : ajoutez une pincée ou deux de sel dans votre boisson de récupération.Par temps humide toujours, réduisez l'intensité et la durée de vos efforts physiques étant donné la difficulté pour l'organisme de dissiper la chaleur produite dans ces conditions.Un truc : aspergez-vous régulièrement d'eau, surtout sur la tête, puisqu'elle est responsable de 30% à 40% des pertes de chaleur du corps.L'eau de ces minidouches vient remplacer la sueur dans le processus de refroidissement par évaporation, ce qui ralentit la perte d'eau par transpiration.C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on arrose copieusement les marathoniens.Et s'il fait très chaud et, surtout, très humide, n'hésitez pas ; choisissez la piscine ou le lac, c'est le choix le plus rafraîchissant.Après l'activité physique Après un exercice prolongé, il faut encore boire de l'eau.Pour savoir combien vous devriez en boire, estimez votre perte en eau en vous pesant avant et après la séance d'exercice.Une perte de poids de 500 g signifie que vous avez perdu approximativement 500 ml d'eau.Vous pouvez aussi vous fier à la couleur de votre urine ; quand elle redevient claire, c'est que vous êtes bien hydraté.Enfin, si vous aimez prendre de la bière pour vous désaltérer après une séance d'exercice, commencez d'abord par boire deux ou trois verres d'eau pour vous réhydrater.La bière, comme tout alcool, est diurétique (elle accélère la formation d'urine) ; vous pensez faire le plein de liquide avec la bière alors qu'en fait vous en perdez.Est-ce à dire que par temps chaud, il faut éviter l'activité physique ?Non.Mais, il y a des précautions à prendre.Les enfants ont plus chaud que nous Manger hydrate aussi Par temps chaud et humide, les enfants prépubères qui font de l'exercice ne s'adaptent pas aussi bien que les adultes à cet environnement.D'abord, ils ont chaud plus rapidement parce que, notamment, leur métabolisme est plus élevé.Ensuite, les enfants suent moins que les adultes ; ils ont donc plus de mal à dissiper la chaleur par évaporation.Par surcroît, ils sont portés à boire moins souvent que nous pendant leur période d'activité physique.En tenant compte de ces informations, l 'Amer ican Academy of Pediatrics1 recommande aux parents lorsque le temps est chaud et humide (facteur humidex supérieur à 32°C) : de réduire l'intensité des activités physiques qui durent plus de 15 minutes ; de s'assurer que l'enfant soit bien hydraté avant et pendant l'activité.En fait, on prend les mêmes précautions que pour les adultes, mais avec des quantités moindres de liquide.Enfin, s'il fait très chaud et très humide (facteur humidex de 40°C et plus), l'exercice vigoureux prolongé n'est pas recommandé pour quiconque ! 1.Climatic Heat Stress and the Exercising Child and Adolescent ; Policy Statement, American Academy of Pediatrics, juillet 2000.À première vue, cela étonne, mais manger contribue à faire le plein de l'eau dont vous avez besoin chaque jour.Ainsi, les fruits renferment de 80% à 90% d'eau et les légumes jusqu'à 96 % ! Concrètement, quand vous mangez une pomme ou une orange de grosseur moyenne, vous buvez l'équivalent d'un demi-verre d'eau.Certains produits laitiers sont aussi très riches en eau.Par exemple, un verre de lait de 250 ml contient presque 90% d'eau, un fromage à pâte molle, 50 %.Le contenu en eau de la plupart des viandes et des poissons varie de 30 à 70 %.Même une tranche de pain contient au moins 30 % d'eau.En fait, l'alimentation fournit 20% de nos besoins quotidiens en eau et les boissons de toute nature, 80 %.(Sources : Producteurs laitiers du Canada et Clinique Mayo.) .VIVRE BIEN À TIRE D'AILE Prises de bec PIERRE GINGRAS Chaque fois que Pendouille se présente pour ramasser des arachides hachées sur la terrasse, Jean-François Desgagné se pose toujours la même question: « Combien de temps encore pourra-t-il survivre ?» Pendouille est un geai bleu qui a perdu une grande partie de son bec à la suite d'un accident ou de l'attaque d'un prédateur.Il doit pencher la tête de côté pour réussir à saisir un morceau de cacahuète et l'avaler.Après une vingtaine de jours d'observation, l'oiseau était toujours grassouillet et avait l'air en forme.Son bec semblait même repousser.À cette étape, il y a lieu de croire que le geai bleu est hors de danger.Mais ce cas est plutôt exceptionnel.Le fait que l'oiseau ait accès à une nourriture facilement saisissable malgré son handicap est bien sûr une chance inouïe.La nature ne fait pas de quartier et, dans des circonstances normales, un accident semblable s'avère fatal même si, éventuellement, le bec repoussera.Le hic, c'est que cette croissance n'est pas très rapide.L'handicapé meurt rapidement de faim ou, affaibli et vulnérable, il finit entre les pattes d'un prédateur.D'ailleurs, le nouveau bec risque d'être difforme.Les oiseaux ayant survécu malgré une difformité du bec éprouvent la plupart du temps des problèmes à lisser leurs plumes, ce qui se traduit souvent par un plumage moins entretenu et une infestation de parasites, explique le Dictionnay of Birds (Buteo Books).Le bec est un instrument unique dans la nature : il sert à la fois de main et de bouche.Il permet de construire, de récolter du matériel, de déchirer, de couper, d'écraser, de tailler le bois (comme chez le pic), de creuser la terre (comme chez le martin-pêcheur ou le macareux moine), de grimper ou encore de caresser comme chez les perroquets.Évidemment, il s'agit d'une arme aussi bien offensive que défensive.Chez certains oiseaux, comme les macareux, il se colore de couleurs vives qui ont probablement un rôle de séduction au cours de la période de reproduction.Ces coloris très vifs disparaissent d'ailleurs après la nidification.C'est aussi le cas de cette aspérité osseuse qui apparaît au temps des amours chez certains pélicans.Deux mandibules composent le bec.La mandibule supérieure est soudée à la boîte crânienne et ne peut bouger.Chez le perroquet, une jonction particulière entre le squelette et cette partie supérieure du bec permet un mouvement vertical limité, un phénomène facile à observer chez les oiseaux de compagnie quand ils bâillent.Le bec est aussi constitué d'une substance cornée, la kératine, qu'on trouve également dans les plumes et les griffes.Il s'use à l'usage, particulièrement chez les espèces qui trouvent leur nourriture au sol, comme les gallinacés (poule, dindons, faisans, etc.), mais sa croissance est continue.À la suite d'un accident grave, il pourra se régénérer complètement, mais parfois avec des difformités.Vétérinaire à l'Hôpital pour oiseaux et animaux exotiques Rive- Sud, à Saint-Hubert, Manon Tremblay explique qu'il lui est arrivé assez régulièrement de constater que les mandibules s'étaient complètement régénérées.« Quand plusieurs oiseaux sont élevés sous un même toit, dit-elle, il arrive qu'une perruche, un inséparable ou encore une calopsitte aille se promener sur la cage d'un gros perroquet qui n'apprécie pas toujours cette intrusion territoriale.La prise de bec est inévitable et le petit oiseau peut se retrouver gravement amputé.Avec des soins attentifs et une nourriture appropriée, la victime pourra récupérer et voir apparaître un nouveau bec, ce qui est rarement le cas dans la nature.»À l'exception des perroquets et des rapaces, les deux mandibules s'emboîtent l'une dans l'autre.En milieu naturel, la difformité la plus fréquente est un allongement disproportionné de la mandibule supérieure qui va même parfois jusqu'à former un cercle.Toutefois, des relevés effectués auprès de dizaines de milliers d'oiseaux bagués ont permis de déterminer que les infirmités du bec dans la nature ne dépassaient pas 4 %, indique John K.Terres dans son ouvrage The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds.Chez la plupart des oiseaux, les mandibules sont rigides.Chez ceux de rivage, elles ont un peu la texture du cuir, mais sont molles et flexibles.Les bécasses ont un bec très flexible doté d'une foule de terminaisons nerveuses lui permettant de détecter les vers dans le sol humide, sa principale nourriture.Ce serait d'ailleurs le seul oiseau capable de soulever l'extrémité de sa mandibule supérieure, un atout pour attraper ses proies.Les rapaces et les perroquets ont la base du bec recouverte d'une peau délicate qui est nue chez les premiers et recouverte de petites plumes chez les seconds.Les narines sont situées sur la partie supérieure du bec, habituellement près du crâne.Les narines du kiwi de Nouvelle-Zélande se retrouvent à l'extrémité de la mandibule, une évolution qui s'explique par le fait que cet oiseau, strictement nocturne, localise ses petites proies dans le sol grâce à son odorat développé.Elles sont ovales, linéaires ou circulaires, mais chez certaines espèces marines, comme les pétrels, elles prennent la forme de deux tubes.Les cormorans ont des narines rudimentaires qui se referment définitivement quand les petits quittent le nid.Les fous de Bassan et leurs petits cousins (fous à pieds bleus, fous à pieds rouges, etc.), qui plongent du haut des airs pour capturer le poisson, n'ont pas de narines.Comme les cormorans adultes, ils respirent par le bec.La chronique Àtire d'aile fera relâche dimanche prochain.PHOTO FOURNIE PAR JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉ Le geai bleu Pendouille.PHOTO REUTERS Le bec spectaculaire du toucan toco est très léger.C'est aussi un instrument de chasse redoutable pour capturer de jeunes oiseaux.PHOTO REUTERS Instrument aux multiples usages, le bec de cette cigogne sert à transporter les matériaux de construction du nid.LE CARNET D'OBSERVATION La grippe aviaire chez les migrateurs Un cardinal intarissable Grande effervescence dans ma grange, au début de la semaine, quand les quatre petits d'un couple d'hirondelles rustiques ont finalement pris leur envol.Ils ont d'abord fait leurs classes dans le grand bâtiment, puis se sont hasardés à suivre leur parents dehors.Curieusement, dans les heures qui ont précédé leur départ du nid, les parents ont fait des dizaines de vols aller et retour entre les fils électriques qui passent devant la grange et le nid.Non pas pour nourrir les petits, mais pour les inciter, semble-t-il, à quitter définitivement le logement devenu beaucoup trop exigu.Trois des six petits étaient tombés sur le sol auparavant.Finalement, en les remettant à leur place, j'ai pu en sauver un.Toute la marmaille couche dans la grange le soir venu.Un autre nid est encore occupé et ses quatre locataires sont manifestement impatients de rejoindre leurs amis.Les bébés tourterelles que je vous ai présentés la semaine dernière restent autour de la maison et semblent assez peu craintifs.Ils se sont même permis une longue sieste côte à côte, sur le toit de l'auto.Par ailleurs, un couple de cardinaux niche dans ma haie de thuyas, mais je n'ai pas encore localisé le nid.Par contre, le mâle, qui chante sans cesse, est facile à apercevoir.Habituellement, il commence à chanter au petit matin, bien avant que le soleil ne se lève, et poursuit son concert une partie de la journée, jusqu'à la tombée de la nuit.Intarissable.Mon perroquet Gri-Gri lui répond de temps à autre, mais les contacts restent distants.Pourtant, ils ont certaines affinités de couleur puisque la queue de Gri-Gri est rouge vif.La récente découverte du virus de la grippe aviaire dans une population d'oies barrées dans une réserve de la Chine suscite des craintes au sujet de la dissémination de la maladie.Celle-ci a déjà causé le décès d'une cinquantaine de personnes en Asie et la destruction de millions de volailles.Située à plus de 3000 mètres d'altitude, la réserve du lac Qinghai est constituée par le plus grand lac d'eau salée à l'intérieur de la Chine et est située dans la province du même nom, dans le nord-est du pays.L'endroit est un important site de nidification pour les oiseaux migrateurs du sud-est asiatique, de la Sibérie, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.À la mi-mai, rapporte une dépêche de la Presse Canadienne, 1500 oiseaux avaient été victimes du virus, la plupart des oies barrées.Si le virus a déjà été détecté parmi les oiseaux sauvages, aucun cas de transmission à l'homme n'a encore été observé.Comme les oiseaux du lac Qinghai voyagent sur des milliers de kilomètres, on craint qu'ils ne propagent la maladie là où elle est toujours absente, notamment en Inde, un pays régulièrement survolé en période migratoire.Les virus détectés chez les migrateurs sont toutefois de souche différente de ceux qui ont affecté le Vietnam et la Thaïlande.Le virus de la grippe aviaire, le H5N1, est apparu en 2003 dans les fermes avicoles d'une dizaine de pays asiatiques, notamment la Chine, le Vietnam et la Thaïlande.La maladie se propage par contact avec la volaille.Les autorités médicales internationales craignent que le virus ne soit l'objet d'une mutation qui pourrait l'amener à se transmettre d'humain à humain, ce qui pourrait être le prélude à une catastrophe mondiale.PHOTO PIERREMCCANN LA PRESSE © Mon perroquet Gri-Gri.La mandibule supérieure chez les perroquets peut effectuer un léger mouvement vertical, ce qui est unique dans le monde ailé.Par ailleurs, la base du bec de ces oiseaux, près des narines, est recouverte d'une peau délicate sur laquelle on voit ici de petites plumes."]
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