La presse, 30 juillet 2005, B. Actuel
[" BURNING MAN PASSE PAR LES CANTONS-DE-L'EST PAGE 6 RESTAURANTS UN GOÛT DE THAÏLANDE PAGE 5 l LES GAIS ET LES LESBIENNES CÉLÈBRENT LEUR FIERTÉ CETTE SEMAINE.LA PRESSE TERMINE AUJOURD'HUI SA SÉRIE SUR LA VIE GAIE AVEC UN DOSSIER SUR LE PLACARD DU CENTRE D'ACCUEIL.JUDITH LACHAPELLE Àla résidence oùils habitent, ils sont qualifiés de «vieux garçons» ou de «vieilles filles».Mais certains de ces gens âgés sont des homosexuels, avoués ou pas, qui vivent aujourd'hui comme ils l'ont probablement fait toute leur vie: dans la clandestinité.Dans le «bon vieux temps», ces choses-là, on n'en parlait pas.Rien à voir avec la génération qui suit.Les gais baby-boomers sont sortis bruyamment du placard dans les années 60.Ils ont tenu tête à la police des moeurs, ont publiquement affirmé leur différence, ont milité toute leur vie pour être reconnus et acceptés en tant que gais.Et aujourd'hui, l'âge de la retraite a sonné.Et après, viendra le jour où ces hommes et ces femmes qui se sont battus pour leurs droits deviendront des vieillards vulnérables, à la merci de ceux qui prendront soin d'eux.Laurent Mc Cutcheon, 62 ans, président de Gai Écoute, s'inquiète un peu.«Est-ce que nos structures sociales vont nous permettre de continuer à vivre comme ça, ou vais-je devoir retourner dans le placard, comme quand j'étais jeune?» Le spectre du placard en préoccupe effectivement plus d'un.«Une personne âgée, c'est un peu comme un enfant, dit M.Mc Cutcheon.Elle est sans protection, sans défense.Quand on dépend des autres pour manger ou pour aller à la salle de bains, on est complètementvulnérable.Etsiune personne âgée a peur d'être ostracisée à cause de son orientation sexuelle, que va-t-elle faire?Elle va retourner dans la garde-robe.» «C'est une hantise pour les gens de ma génération», résume M.Mc Cutcheon.Et c'est le prochain combat pour ce militant de longue date.Pas d'enfant, l'isolement Première constat: les personnes âgées souffrent de solitude.C'est vrai pour la plupart des aînés, et ça l'est encore plus pour les gais et lesbiennes, constate M.Mc Cutcheon.«La plupart des gais n'ont pas d'enfant, soulignet- il.Il n'y a pas non plus de réseau de soutien pour les aînés dans la communauté, comme on peut en trouver chez les hétérosexuels.Il faut s'en préoccuper.» Et ce n'est pas parce qu'ils ont vécu une vie d'hétérosexuel, qu'ils ont eu des enfants, que les gais peuvent nécessairement compter sur eux.Surtout quand la sortie du placard a été mal accueillie.«Ce n'est pas parce qu'on a des enfants qu'on est moins isolé, dit Wilfrid Dubé, 71 ans, père de deux enfants.Surtout les gais, parce qu'ils deviennent indépendants.Quand ils s'isolent, ils perdent le contact avec leur famille.» C'est un peu pour ça que Renaud Paré et Ghislain Morin ont fondé, en 2001, les Aînés et retraités de la communauté (ARC), la seule association de retraités gais au Québec.Âge moyen de ses quelque 70 membres: 62 ans.Nombre de sections de l'ARC au Québec: une seule, à Montréal.«On a essayé de l'étendre en région, mais ça ne marche jamais, même dans des villes comme Québec, soupire Ghislain Morin.Les gais âgés ne veulent pas être identifiés.» But de l'organisation: briser l'isolement des aînés.«Tant qu'ils travaillent, les gens s'en sortent toujours, dit M.Morin.Mais quand ils ne travaillent plus, ils sont seuls.Nos activités sont faites dans ce but, pour qu'ils sortent de la maison et se fassent des amis.» Au menu: excursions à la campagne, randonnées en montagne, cinéma, théâtre, resto, petit-déjeuner le dimanche dans un resto du Village.La maison de retraite L'ARC s'adresse aux gens encore actifs.Qu'en est-il de ceux qui n'ont plus la forme?Où vont habiter les aînés en perte d'autonomie?Cette question, Serge Brochu se la pose encore.Sa résidence, À l'infini, accueille les aînés homosexuels.Mais, en ce moment, seulement deux résidants sur 20 sont homosexuels.«La clientèle gaie qui a les moyens préfère rester en condo et payer du personnel soignant, dit-il.Les gais ne se manifestent pas.Soit ils ne sont pas encore assez âgés, soit ils ont de l'aide.» Ils ont connu l'époque où ces choses-là ne se disaient pas.Puis ils ont brisé le tabou en vivant ouvertement leur homosexualité.Ils se sont battus toute leur vie pour être reconnus pour ce qu'ils sont, mais aujourd'hui, ils craignent de devoir retourner «dans le placard».Comment la première génération des militants gais entrevoit-elle la vieillesse ?Vieillir gai PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© > Voir VIEILLIR en page 2 Nicolas Jarré, Gérald Séguin, Ghislain Morin et Renaud Paré font partie de la seule association de retraités gais au Québec, l'ARC.RESTAURANT BANGKOK VIEILLIR suite de la page 1 LES GAIS UNE COMMUNAUTÉ DIVERSIFIÉE BILL RYAN, PROFESSEURDE SOCIOLOGIE À L'UNIVERSITÉMCGILL, MÈNE LA PREMIÈRE ÉTUDE CANADIENNE SUR LES AÎNÉS GAIS ET LESBIENNES.DES PERSONNES ÂGÉES GAIES, LEUR FAMILLE ET DES INTERVENANTS DU RÉSEAU DE LA SANTÉ DE QUATRE VILLES CANADIENNES\u2014MONTRÉAL, HALIFAX, VANCOUVER ET VICTORIA\u2014ONT ÉTÉ INTERVIEWÉS.M.RYAN PARLE DE SES OBSERVATIONS.\u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR JUDITH LACHAPELLE QUAND grand-maman SORT DU PLACARD.Est-ce difficile de joindre des personnes âgées gaies ?>>> Oui.Même le vocabulaire n'est pas le même.Ils ne sont pas habitués à dire «je suis gai», «je suis lesbienne».Il y a des gens qui nous ont appelés en nous disant «J'ai 80 ans, et je suis comme ça.» Pour eux, c'est impossible de se dire gai.Est-ce que la plupart ont vécu une relation de couple avec une personne du même sexe?>>> Oui, mais ce sont des gens qui étaient présentés comme uncoloc, ouunmeilleur ami.Ils ne pouvaient pas le dire parce qu'ils pouvaient être arrêtés, emmenés dans une unité psychiatrique.Ils risquaient le mépris.Parfois même l'emprisonnement, parce que c'était illégal, jusqu'en 1969, d'avoirune relation sexuelle avec une personne du même sexe.Les femmes étaient moins persécutées, parce que l'homosexualité féminine dérangeait moins que l'homosexualité masculine.Mais devant la loi, les deux étaient interdites.Les hommes étaient plus souventpuniset oppriméslégalement que les femmes.Une femme qui vivait avec une colocataire passait mieux qu'un homme dans la même situation.N'est-il jamais trop tard pour faire un coming-out ?>>> Non, sauf queparfois, les conséquences sont différentes.On a rencontré des gens qui avaient déjà été mariés et qui s'étaient retrouvés célibataires à la suite d'un décès ou d'une séparation.Ils s'inquiétaient beaucoup pour leurs enfants, qui n'étaient pas au courant.On a rencontré une femme à Vancouver qui a fait sa sortie à l'âge de 75 ans après le décès de son mari.Elle avait annoncé à ses enfants qu'il était possible qu'elle noue une relation avec une femme avant de mourir.Ses enfants lui ont répondu: «Si tu fais ça, oublie tes petitsenfants, tu ne les verras plus jamais.» Est-ce que la plupart ont vécu une vie d'hétérosexuel, en se mariant et en ayant des enfants?>>> Souvent, oui.On leur disait: «Marietoi, ça va passer.» La pression sociale et familiale, sans parler de la pression juridique, était tellement forte, que de rester célibataire était presque impensable.Probablement plus pour un homme que pour une femme.Un homme célibataire de 30-35 ans qui n'était pas prêtre était plus rapidement l'objet de soupçons qu'une femme.Sont-ils victimes de discrimination dans les résidences ?>>> Oui, beaucoup.Elle se manifeste d'abord par le silence, qui rend leur vie, leur couple et leurs amis invisibles.Nous avons rencontré un homme qui a dû placer son conjoint âgé dans un centre d'accueil.Par crainte de discrimination, il n'a pas mentionné qu'ils formaient un couple.Quand il le visitait, il allait à la chambre, verrouillait la porte, et les deux s'enlaçaient derrière la porte fermée.Après, il rouvrait la porte et redevenait un ami en visite.Il avait peur qu'en son absence, son conjoint subisse de la discrimination.Il y a aussi des gens, employés ou bénévoles, qui arrivent dans la chambre avec des bibles et des chapelets pour leur dire qu'ils prieront pour qu'ils se convertissent avant de mourir.Le réseau des aînés est très influencé par l'héritage catholique.On a même demandé aux fédérations d'aînés de tout le Canada de participer au projet.On n'a trouvé aucun intérêt.On nous a dit: «Ça n'existe pas, on ne veut pas en parler.» Avez-vous noté des différences entre les quatre villes ?>>> C'est beaucoup plus avancé sur la côte Ouest, pour plusieurs raisons.Ça fait plusieurs années qu'ils ont un gouvernement néo-démocrate.Le réseau de la santé et des services sociaux est beaucoup moins influencé par l'Église catholique qu'ici.Il y a une reconnaissance formelle que les aînés gais et lesbiennes existent.Ils ont des groupes de bénévoles pour répondre aux besoins.Ici, d'après ce que je vois, l'influence de l'Église est encore assez importante dans les réseaux des aînés de façon informelle.Les crucifix, les statues, la chapelle, tout ça est omniprésent.Même si c'est inconscient, il y a un message véhiculé selon lequel il ne faut pas en parler.Les aînés gais et lesbiennes sont-ils en faveur de l'ouverture de résidences particulières ?>>> C'est divisé entre ceux qui croient qu'il faut avoir des résidences particulières, et d'autres qui disent: «J'ai payé mes taxes toute ma vie, j'ai droit à un service adapté et respectueux dans tous les centres d'accueil.» Toronto a un modèle assez innovateur pour les aînés gais et lesbiennes: dans certains centres, ils ont des unités pour gais et lesbiennes qui veulent vivre dans une petite communauté avec des pairs et des intervenants sensibilisés à leurs besoins.C'est unmodèle que j'aime beaucoup parce qu'il est à la fois particulier et intégré dans le réseau.Les soins de santé sont les mêmes pour tous, mais la question de respect est particulièrement importante.>>> Je dirais que le point le plus sensible est la présence du conjoint de même sexe.Que cette personne-là soit respectée.Il y a une femme qui nous disait: «J'aimerais simplement savoir que, dans la salle de télévision, je pourrai tenir la main de ma conjointe.» Les aînés gais et lesbiennes ne se sont pas mariés, pas même sous l'union civile, et la personne qui les visite n'est, légalement, qu'un ami.Les personnes hébergées veulent savoir que lorsque cette personne les visite, elle sera reçue comme un conjoint de sexe opposé serait reçu, avec le même respect et les mêmes droits.Et s'il y a des décisions à prendre sur leur santé, elles souhaitent que ce soit leur conjoint qui les prenne, plutôt que leur fils qui ne leur a pas parlé depuis 30ans.Mais ça ne veut pas dire qu'ils n'y pensent pas.L'idée d'un centre d'hébergement réservé aux gais ne fait pas l'unanimité non plus.«Personnellement, je suis contre les ghettos, dit Ghislain Morin, âgé de 66 ans.Je n'irais pas vivre dans une résidence où il n'y aurait que des gais.Pas par honte, ou pour me cacher, mais je me dis que ce n'est pas une vie.» Il préfère de loin rester à la maison le plus longtemps possible, quitte à se payer de l'aide.L'autre vice-président de l'ARC, Renaud Paré, estime au contraire que les gais ont besoin de se retrouver entre eux.«Toute notre vie, on a vécu un peu caché, surtout les plus vieux», dit-il.«Il faut prévoir la perte d'autonomie progressive, dit Laurent Mc Cutcheon.On commence à traîner la patte, puis on a une canne, une marchette, puis un fauteuil roulant et, enfin, un lit.C'est sûr que je pense qu'on peut aller dans tous les établissements, comme les hétérosexuels: il n'y a pas un établissement public qui va refuser des gens sur la base de l'orientation sexuelle.Mais une fois à l'intérieur, est-ce que le service sera accueillant et adapté?La discrimination, c'est une question d'attitude.Il n'y a plus personne qui nous traite de maudite tapette: on le fait dans notre dos, mais pas en face.Mais la discrimination, c'est beaucoup plus subtil.Ça ne se touche pas, ça ne se voit pas.Si une personne a besoin de soins, qu'elle est dans sa couche, peut-être va-t-elle attendre une heure ou deux au lieu d'une demi-heure.C'est assez brutal comme argument, mais je penseque ça fait partie de la réalité.» Sans parler des couples qui ne voudront pas être séparés.«C'est une autre grande question pour les vieux couples comme le mien, dit Laurent Mc Cutcheon.Qu'estce qui va nous arriver?Je ne voudrais surtout pas être séparé de mon conjoint en vieillissant.» Des lesbiennes mieux préparées Et du côté des femmes?La réflexion semble être plus avancée.Diane Heffernan, du Réseau des lesbiennes du Québec, s'intéresse de près à la question de la vieillesse chez les lesbiennes.Celles-ci semblent plus ouvertes à l'idée d'aller vivre dans une résidence pour lesbiennes, ou pour femmes hétérosexuelles et lesbiennes.Un projet de CHSLD est dans l'air, tout comme des projets de petites résidences.Le silence des lesbiennes âgées, Diane Heffernan le connaît bien.«Je fais une vidéo sur les lesbiennes âgées et je n'arrive pas à franchir le cap des 68 ans!» dit la militante.Encore plus difficile de trouver des lesbiennes âgées de différentes origines ethniques.Même à un âge avancé, où il semble qu'elles n'ont plus rien à perdre, elles préfèrent se taire.«Elles retournent dans le placard, observe Mme Heffernan.Il existe des lesbiennes âgées, on les repère, mais elles ne veulent pas parler.C'est la loi du silence.On peut comprendre un peu pourquoi.On n'arrêtepas de voir aux informations des personnes âgées malmenées, alors imagine quand tu dis que tu es lesbienne ou gai, c'est risqué.» À 62 ans, Diane Heffernan envisage de vivre un jour dans une résidence où il n'y aurait que des lesbiennes.«J'ai connu les communes des années60et je trouve qu'une résidence pour lesbiennes, ça serait parfait!» En attendant, Gai Écoute entreprendra à l'automne une réflexion sur la vieillesse dans la communauté homosexuelle.«Il y a un intérêt manifeste dans la communauté gaie, dit Laurent Mc Cutcheon.Mais personne n'a encore exercé de leadership et dit voici ce qu'on devrait faire.» Lespremiers militants gaisserontils des pionniers toute leur vie?«Je pense que oui !» dit Laurent Mc Cutcheon en riant.«Mais qui va le faire si nous, les gens de ma génération, on ne le fait pas?» «J'accepte mon âge, c'est le dernier de mes soucis.Le culte de la jeunesse chez les gais, je ne sais pas si on n'exagère pas.» \u2014 RENAUD PARÉ, 64 ANS De gauche à droite: Nicholas Jarré, Ghislain Morin, Gérald Séguin et Renaud Paré.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE© Laurent Mc Cutcheon PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© LES GAIS UNE COMMUNAUTÉ DIVERSIFIÉE Les gais de la génération baby-boomer ont dû manifester à plusieurs occasions pour faire valoir leurs droits.Le 16 juillet 1990, des membres de la communauté homosexuelle tiennent un kiss-in à Montréal pour dénoncer une intervention policière survenue la veille dans une fête privée.La démonstration de force se termine par l'arrestation de 48 personnes.PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE >>> AUJOURD'HUI /À DIVERS/CITÉ JOURNÉE COMMUNAUTAIRE Grand rendez-vous en plein air des organismes et des regroupements gais.Intersection des rues Berri et Sainte-Catherine.De 11h à 17h, aujourd'hui et demain.Gratuit.PMDELUX/SUNSET PARTY Des musiciens de la scène électronique et des DJ jouent en plein air.Avec Dubtribe Sound System, Champion &ses G-Strings, Steve Travolta et autres.Parc Émilie-Gamelin.De 11h à 23h.Contribution volontaire mais nécessaire.SPPLASH (événement associé) Croisière gaie à bord du Cavalier Maxim.Départ 10h.Billet: 75$.En vente chez Priape, (514) 521-8451.SEX GARAGE 1 Prestations demusiciens électro-rock.Avec The Organ, Echo Kitty, Dandi Wind et autres.Intersection du boulevard de Maisonneuve et de la rue Saint- Denis.De 17h à 23h.Contribution volontaire mais nécessaire.MASCARA, LA NUIT DES DRAGS Spectacle de drag queens animé par Mado Lamotte.Intersection des rues Berri et Ontario.De 20h à 23h.Contribution volontaire mais nécessaire.LESBOMONDE Party pour la communauté lesbienne.Musée Juste pour rire, 2109, boulevard Saint-Laurent.21h30.Entrée : 27$.Billets en vente chez Admission, (514) 790-1245 et chez Priape (514) 521-8451.CIRCUS PARTY (événement associé) Nuit blanche avec des DJ d'ici et d'ailleurs.Circus Afterhours, 915, rue Sainte-Catherine Est.23h.Entrée : 35$.DÉLIRI-HOM (événement associé) Party pour les amateurs de cuir.Club Sky, 1474, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage.22h.Entrée : 15$ en prévente chez Priape, (514) 521-8451; 20$ à la porte.JUDITH LACHAPELLE entrait pas qui voulait au Babyface, boulevard Dorchester (aujourd'hui René-Lévesque).Des femmes à peine débarquées de l'autobus au terminus Voyageur, coin de la Montagne, y montaient, avec leurs valises, pour prendre un verre.Mais tous les hommes se faisaient littéralement expulser du bar.Et plus vite que ça ! Diane Heffernan en rit encore.La proprio du bar, ancienne lutteuse, ne laissait pas un mâle franchir la porte du bar du troisième étage.«Ils déboulaient les marches! Elle était drôle, tout le monde en avait peur.» Dans un coin, une lampe rouge clignotait pour avertir les clientes de l'arrivée imminente des policiers.Elles se sauvaient par la porte arrière pour échapper à la descente.«J'ai vécu une descente pas drôle en 1967, l'année de l'Expo», se souvient Mme Heffernan.Le maire Jean Drapeau avait décidé de faire le ménage dans sa ville et de fermer les bars «douteux».«Les policiers sont entrés avec des mitraillettes.Ils nous ont alignées le long du mur.Tout ça parce qu'on était lesbienne! C'était très impressionnant.» Le Village gai n'existait pas encore.Gais et lesbiennes fréquentaient des bars situés pour la plupart à l'ouest du boulevard Saint-Laurent.Les gais se rencontraient au Peejees, au Caveau, au Rocambole, situés rues Peel, Stanley, Drummond.Les descentes policières faisaient partie du risque de fréquenter ce genre d'endroit.Mais au moins, les gais et lesbiennes sortaient de l'isolement.C'est le cas de Diane Heffernan, qui croyait à 20 ans être la seule au monde dans son cas.Les bars les plus voyants, avec les travestis à frou-frou, avaient cependant le don d'effrayer de jeunes gais.Renaud Paré est arrivé à Montréal dans les années 80, l'époque Cage aux folles.«Je me suis dit : ah non! Est-ce que les gais ne sont que des fofolles comme ça?» Outre le Babyface, les lesbiennes de Montréal se rencontraient chez Madame Arthur, rue Mackay, près de l'Université Concordia.Les universitaires féministes se rencontraient dans ce bar où Marie- Claire Blais a écrit Les Nuits de l'Underground.«On pouvait arrêter le juke-box et avoir de grandes discussions», se souvient Diane Heffernan.Il n'y avait pas que des lesbiennes chez Madame Arthur.Il y avait aussi des hommes voyeurs, des travestis, des couples straight qui cherchaient une lesbienne pour faire un trio.Un jour, se souvient Diane Heffernan, un homme a eu une relation avec une lesbienne, suscitant la fureur de sa conjointe qui a commencé à se battre.«Le propriétaire a barré la lesbienne et a laissé l'homme revenir au bar, dit Mme Heffernan.Alors, les lesbiennes ont boycotté et le bar a fermé.Ça a été ma première manif en 1972!» dit-elle en riant.DANS L'BONVIEUX TEMPS, ÇA S'PASSAIT D'MÊME.N' Infos : www.diverscite.org Les descentes étaient autrefois fréquentes dans les bars pour gais, lesbiennes et travestis, comme le montre cette photo datant de 1969.PHOTO ROBERT NADON, LA PRESSE© ACTUEL Non au marché Disney ARIANE KROL À BOIRE ET À MANGER Tous les week-ends d'été, le marché Jean-Talon se remplit de clients qui goûtent, tâtent et négocient, les bras chargés de sacs, serrés comme des asperges dans une botte et pourtant immensément tolérants envers leurs semblables.Mais gare aux automobilistes qui se hasardent à fendre cette foule compacte ! « Ça fait 14 ans que j'habite dans le quartier et ça fait 14 ans que ça m'écoeure.Les conducteurs laissent leur moteur tourner pendant 15 minutes et ils ont le culot de klaxonner pour qu'on se tasse », peste Denis Chapdelaine.L'arrondissement a voulu interdire la circulation automobile au marché pendant une partie du week-end, le samedi de 11h à 17h et le dimanche de 10h à 17h, du 16 juillet au 4 septembre, mais la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal a obtenu une injonction contre ce projet-pilote.Devant ce coup de force, des résidants des environs, dont Denis Chapdelaine, ont lancé une pétition indépendante en faveur de la piétonisation.Dimanche dernier, en moins de quatre heures, ils ont recueilli 1600 signatures.Le responsable du projet, Richard Bourdeau, accepterait de laisser passer les camions de livraison, mais il souhaite que les véhicules des acheteurs soient exclus toute la semaine.« Notre philosophie, c'est qu'un marché public doit être piétonnier », m'a-t-il expliqué dimanche.Un marché où l'on pourrait musarder entre les étals ou grignoter une brioche à la terrasse de la boulangerie sans être incommodé par le monoxyde de carbone ?L'idée est séduisante, j'en conviens.Si un maire de banlieue voulait implanter un nouveau marché sur un terrain vacant, je l'encouragerais à aller dans cette direction.Mais imposer ce modèle dans Villeray n'a aucun sens.Le marché Jean-Talon n'est pas une foire agricole où l'on expose des denrées dans de gigantesques paniers.Si on aime ce genre décoratif, il faut aller dans une de ces épiceries rénovées à grands frais pour se donner des airs de place publique.On y trouve de beaux étals de fruits et légumes habilement disposés dans des corbeilles à double fond dont la seule fonction est de créer de l'ambiance.Au marché Jean-Talon, les mannes qui débordent, selon les saisons, de gourganes, de concombres ou de tomates italiennes sont là pour être vendues en gros.« Un boisseau de tomates italiennes, ça pèse 60 livres.La madame qui m'en achète une vingtaine pour faire de la sauce, est-ce que je vais lui dire de les descendre un par un sur un petit chariot jusqu'au parking souterrain ?» lance Liette Lauzon, qui vend ses légumes au marché depuis 23 ans.Même les restaurateurs qui font leurs courses le matin ont parfois besoin de poches d'oignons et de boîtes de poivrons à la dernière minute.Faut-il leur conseiller d'aller ailleurs ?Comme tous ceux qui vont au marché à pied, je suis parfois exaspérée par la présence des automobilistes.Et aussi par les poussettes de format Hummer.Et par ces frustrés pressés qui écrasent les orteils sans s'excuser.Vais-je exiger qu'on les barre de MON marché pour en faire une sorte de club privé où je pourrai enfin magasiner en paix en compagnie de gens comme MOI qui partagent MES valeurs et MON style de vie ?Je sais trop bien que, sans la diversité de sa clientèle, le plus gros marché public de Montréal risque de devenir une sorte de Walt Disney de l'alimentation : sécuritaire pour les piétons, comme la rue Prince-Arthur ou la rue du Trésor.et tout aussi excitant.Les signataires de la pétition ont cependant lancé un message que ni les élus de l'arrondissement ni les commerçants du marché ne peuvent se permettre d'ignorer : il y a trop de trafic dans ce quadrilatère hyper encombré.Les bonhommes qui laissent tourner leur moteur ou traversent le marché au ralenti pendant que bobonne court acheter une douzaine d'oranges, les crétins qui klaxonnent pour avancer plus vite et les égarés qui s'engagent dans ces artères sans savoir où elles mènent n'ont rien à faire là.Postez des gardiens ou mettez des barrières à l'entrée des rues pour les dissuader d'entrer, tirez-leur des tomates s'ils ne comprennent pas, mais débarrasseznous d'eux.Réduite au strict minimum, la circulation motorisée sera alors beaucoup plus tolérable.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : ariane.krol@lapresse.ca PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le projet visant à interdire la circulation automobile au marché Jean-Talon pendant une partie du week-end soulève les passions.MOCHETÉ CULINAIRE RAFAEL NADAL «LA MERVEILLE» ANDY RODDICK «LE CANON» Les 50 meilleurs joueurs du monde.9 jours d'action.Et un enjeu de 3 millions de dollars.LE « RÉALITÉ CHAUD » DE L'ÉTÉ Taxes et frais en sus.6 AU 14 AOÛT STADE UNIPRIX, MONTRÉAL ANDRE AGASSI «LA LÉGENDE» 3326398A Placement de produits pernicieux ARIANE KROL Relish, un magazine culinaire américain dont le lancement est prévu en février prochain, renouvelle le genre en offrant du placement de produits aux annonceurs.En clair, explique la publication spécialisée Advertising Age, cela signifie que les fabricants pourront payer pour que leurs marques figurent dans la liste d'ingrédients des recettes ou dans les pages d'accessoires pour la cuisine et la maison.Mais contrairement aux pages de publicité conventionnelles ou aux recettes publiées par les producteurs de veaux, vaches, cochons ou poulets, le lecteur ne saura pas si un produit est mentionné parce que les membres de l'équipe rédactionnelle le trouvent bon ou parce qu'il aide à payer leurs salaires.C'est autrement plus pernicieux qu'une canette de boisson gazeuse placée bien à la vue dans le frigo d'un personnage de série télé.Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE. ACTUEL Thaï fine ROBERT BEAUCHEMIN RESTAURANTS COLLABORATION SPÉCIALE La cuisine thaïlandaise véritable dépend surtout de l'interaction entre les saveurs salées, sucrées, aigres et pimentées.En un sens, c'est une cuisine d'équilibriste : un bon cuisinier thaï sait qu'il doit maintenir la stabilité entre ces parfums.À tel point que l'on permet aux convives de corriger les failles, en mettant des condiments à leur disposition.Dans le grand voyage vers l'Amérique, cette habitude s'est perdue.Peut-être parce que nous n'avons pas la même réceptivité à l'aigre et au pimenté.Ou le contraire : nous sommes trop réceptifs.C'est ce qui encourage les Thaïs d'ici à utiliser les condiments avec modération.Résultat : la plupart des restos thaïs du Québec ne sont que des versions édulcorées de ce que l'on mange là-bas.Au mieux, leur cuisine est domestiquée ; au pire, elle est fade et sans intérêt.Ce n'est pas le cas du restaurant Bangkok, qui propose une cuisine authentique, depuis deux ans déjà.Dans ce petit troquet blanc cassé, à peine décoré mais propret, seuls quelques bouddhas de plâtre placés discrètement çà et là trahissent ses origines.Mais la cuisine y est impétueuse et séduisante.Cela étant dit, les cuisiniers sont trop pudiques quant à l'usage des piments, pourtant indispensables.Il faut absolument exiger le chili ; sinon, la cuisine manquera de ponctuation, ce sera du thaï pasteurisé.Mais vous voulez les sensations fortes, je vous connais.Au Bangkok (celui du Village), vous partez un peu à l'aventure, vous voyagez léger: cuisine sans artifice, très faible en gras, service amaigri, carte des vins utopique, quelques bières mais seulement si vous avez de la chance.Mais vous comprendrez que le resto nous a beaucoup plu quand même.Le menu comporte presque une centaine de plats, dont plusieurs inusités.Comme la cuisine thaï est souvent faite rapidement, et comme ses composantes sont presque toujours liées par des sauces aux parfums violents, elle est une compagne idéale pour les soirées de canicule : le piment, les sauces herculéennes, l'aigre du citron et du tamarin aident à la fois la digestion et le système d'aération interne.Le Yum Moo Sen, par exemple, est une splendide salade composée de mangue mûre, de porc haché et d'oignon rouge.Le jus de lime ajoute des notes aigrelettes et sucrées, la sauce Nam Pla de poisson, une âpreté salée, et le chili apporte un peu de combustion qui augmente en bouche.Nous avons pu rajouter du chili, que la cuisinière avait préalablement fait roussir pour déployer son parfum.Le Lap Ped s'est métamorphosé en Lap Kha, le canard ayant disparu du frigo.Qu'importe, puisque c'est ainsi que l'on cuisine thaï, en composant une structure aromatique sur laquelle on ajoute des éléments principaux qui sont aussi importants que les condiments.Vous dire combien c'était embaumé.Ici un peu de feuillage, de menthe, de coriandre fraîche.Là, la texture du riz cru rôti qui sert d'épice, le jus de lime, le piment, de l'ail cru.Ce plat est saisissant.La promesse des entrées se poursuit dans les plats.Un filet de poisson blanc passé en grande friture, tout nu, à l'extérieur croustillant et à l'intérieur moite, relève de la science pure.Il est ensuite nacré d'une sauce au goût de tamarin, de soja, d'ail et de sucre.C'est une merveille d'apesanteur et de finesse.J'ajouterais que seuls les Thaïs savent maîtriser le sucre et le sel de cette façon, avec un tel abandon et pourtant une parfaite élégance.Et, pour le contraste, nous avons choisi un sauté de légumes d'inspiration chinoise, mêlé de citronnelle et de gingembre, avec des noix de cajou et du tofu frit.On sert ces plats avec du Khiao Niao, le riz collant cuit à la vapeur si typique du nord-est du pays.Nous revenons le lendemain pour essayer un Pad Thaï, plat de rue et de plage, qui a souvent l'air d'un ennuyeux assemblage de nouilles de riz avec tout ce que contient le garde-manger.Ici, il ressemble à ce que vous pourriez manger en revenant de la plage, dans une île bordée de cocotiers : les nouilles sont fortement condimentées à la sauce tomate plutôt aigre et bien rouge, sucrée et acidulée par le jus de lime ; elles sont entremêlées de crevettes, d'oeufs brouillés, d'ail, d'échalotes et de toutes ces choses qui font que ce plat reste le plus populaire auprès des falangs (c'est-à-dire nous).Il est parfait.J'en ai rarement mangé de meilleurs, même à Koh Samui.Je devrais garder cette adresse pour moi, mais bon, puisque je vous encourage à faire la connaissance de la vraie cuisine thaïe, et qu'elle le mérite bien (et vous aussi du reste), j'estime que c'est l'une des meilleures en ville.Rien de moins.BANGKOK 1201, boulevard de Maisonneuve Est (514) 527-9777 Prix : la plupart des plats coûtent entre 9 et 11 $.Comptez environ 55 $ à deux, avec une couple de bières.Faune : surtout jeune, parlant toutes les langues mais qui semble s'y connaître.Genre : troquet de famille, modeste et sincère.Service : impeccable, d'une étourdissante gentillesse.Ah ! Le pays du sourire ! Vin : nada ! Plus : bon, très bon, et pas cher.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Le restaurant Bangkok propose une cuisine authentique, impétueuse et séduisante.Imprégnez-vous des effluves et des couleurs de l'été à la Baie\u2026 Découvrez les secrets les mieux gardés de la saison en cosmétiques, produits parfumés et bijoux.Courez la chance de gagner un million de points bonis Primes Hbc ou un panier de produits parfumés d'une valeur de 500 $ Animation, rafraîchissements et bouchées Stationnement gratuit et goûter en sac ou cocktail Billet : 10 $ (Les taxes s'appliquent à 8 $ seulement.) Mercredi 3 août 2005 de 11 h à 21 h la Baie, rue Sainte-Catherine O.Nous remettrons 2 $ par billet vendu à la fondation Belle et bien dans sa peau.Le montant résiduel de 8 $ s'applique à votre premier achat de 25 $ (avant les taxes) de cosmétiques, de produits parfumés et de bijoux le jour de l'événement.Procurez-vous un billet auprès d'une conseillère beauté ou d'un associé du rayon des bijoux.Aucun achat n'est requis.Un prix par magasin.Précisions en magasin.R.S.V.P.et précisions : (514) 281-4985 encore plus sur vos achats de la journée dans les magasins de la famille Hbc, à l'ouverture d'un compte Hbc.Sur approbation de crédit seulement.Des exceptions s'appliquent.Précisions auprès d'un associé.10 % de rabais 3332716A Déception pour ceux qui croient au sasquatch AGENCE FRANCE-PRESSE Ceux qui croient à l'existence du sasquatch, une créature humanoïde mythique, ont été déçus jeudi avec l'annonce qu'un échantillon de poils censé venir de la bête légendaire appartenait en fait à un bison.Un spécialiste en génétique des animaux sauvages de l'Université d'Alberta, le Dr David Coltman, avait accepté d'analyser une touffe de poils découverts par des habitants de Teslin, dans le Yukon, et laissés selon eux par un sasquatch.Mais après avoir procédé à une analyse ADN, le Dr Coltman a annoncé jeudi qu'il s'agissait de poils de bison.Des habitants de Teslin avaient affirmé qu'une grande créature poilue s'était promenée près de leurs maisons début juillet, laissant une touffe de poils dans un buisson.Selon ceux qui disaient l'avoir aperçue, la créature mesurait trois mètres de haut et avait des bras très longs.Elle avait également, disaient- ils, laissé des traces de pas bien plus grandes que celles d'un humain.Le Dr Coltman a déclaré que l'échantillon de poils n'était pas récent.« Il est possible qu'il n'ait pas été laissé par un bison qui aurait traversé ces buissons », a-t-il ajouté, laissant entendre qu'il pourrait s'agir de l'oeuvre d'un plaisantin.VOS COMPÉTENCES D'ENSEIGNEMENTS EN VAILLENT PLUS QUE VOUS PENSEZ.VSO recherche des enseignants bilingues pour combler des placements qui débuteraient en janvier 2006 au Cameroun et au Rwanda.Enseigner l'anglais au Cameroun: les enseignants doit avoir des compétences pertinentes (TESOL, CELTA, TEFL, ou détenir un Baccalauréat en langues modernes) et avoir au moins un an d'expérience.Le candidat ou la candidate doit parler français de façon fonctionnelle.Enseigner les mathématiques, les sciences ou l'anglais au Rwanda: Les enseignants doivent détenir un Baccalauréat en éducation (ou avoir des compétences pertinentes en TEFL) et avoir de l'expérience en enseignement.Le candidat ou la candidate doit parler couramment le français pour enseigner les mathématiques ou les sciences.Pour tous les placements de VSO, parler l'anglais de base est requis lors de l'évaluation, de la formation et de l'orientation.VSO offre aux volontaires un programme complet de formation et d'assistance qui comprend le voyage, l'hébergement, la formation pré-départ et sur place, une assurance maladie, les vaccins nécessaires et une modeste allocation de subsistance.Si vous êtes âgé(e)s entre 19 et 68 ans, VSO Canada peut vous faire vivre une des plus enrichissantes expériences de votre vie.Visitez notre site Internet, téléphoneznous ou venez assister à une séance d'information près de chez vous.inquiry@vsocan.org www.vsocan.org 1-888-876-2911 3334287A ACTUEL Burning Man passe par les Cantons-de-l'Est NICOLAS RITOUX COLLABORATION SPÉCIALE La forêt de Mansonville (dans les Cantons-de-l'Est) accueillera, les 6 et 7 août prochains, l'événement Ignition 2005, qui devrait donner aux Québécois un petit goût du festival américain Burning Man.Pour ceux qui l'ignorent, Burning Man est un fourre-tout d'extravagances qui réunit des dizaines de milliers d'iconoclastes dans le désert du Nevada, à la fin de chaque été depuis 15 ans.L'événement Ignition 2005 a été mis sur pied par la section montréalaise officielle de l'organisation Burning Man (établie à San Francisco) afin d'offrir aux Québécois une mini-réplique du festival, sans avoir à parcourir les 4500 kilomètres qui les séparent de l'original.« Des événements similaires ont lieu partout dans le continent tout au long de l'année, mais il n'y en a jamais eu au Québec », explique Evan Prodromou, Montréalais originaire de San Francisco, qui organise chaque mardi avec sa femme des réunions de « burners» montréalais au bar L'Intrus, rue Rachel.C'est là que nous les avons rencontrés, au moment où ils planifiaient ce nouvel événement estival avec une dizaine de collaborateurs.« Le Québec offre une formidable créativité artistique, scientifique et technologique, et c'est étrange que l'idée de mêler toutes ces qualités dans un événement du genre de Burning Man n'ait pas encore germé ici.On veut vraiment apporter l'esprit de Burning Man durant cet événement.L'esprit de Burning Man est son mélange unique de solidarité communautaire et de libre expression radicale, en rupture totale avec la routine et les soucis de la vie moderne.Les seules règles de base à Burning Man, qui s'appliqueront à Ignition 2005, sont l'obligation de ramasser ses déchets après l'événement, l'interdiction de toute activité commerciale sur les lieux, et surtout, le goût de la participation.« Dans tout événement en lien avec Burning Man, il n'y a pas de spectateurs, mais seulement des participants.Chacun fait partie du spectacle, que ce soit avec son costume, sa créativité artistique, sa musique ou n'importe quoi qui fait de lui ou d'elle une personne unique.C'est le seul moyen de s'approprier l'événement », explique Evan, qui s'empresse de préciser que l'événement n'a rien à voir avec une communauté hippie.Puisqu'il n'y aura rien à vendre ou à acheter à Ignition 2005, venir les mains vides serait une grosse erreur.À part leur joie de vivre, il est conseillé aux participants d'amener toutes les substances liquides et solides dont ils auront besoin, ainsi que les accessoires de camping habituellement nécessaires à une fin de semaine en forêt.On pourra aussi amener toutes sortes de petits cadeaux à offrir aux autres, en référence au système de troc en vigueur à Burning Man.Mais attention : il faut éviter d'arriver chargés comme des baudets, parce qu'après les deux heures de route nécessaires à se rendre sur les lieux, on devra quitter l'auto et marcher une bonne dizaine de minutes dans un petit chemin de forêt.Sans doute le but est-il de traduire en version québécoise les « obstacles naturels » du désert du Nevada.Les bénévoles qui organisent Ignition 2005 demandent un prix d'entrée pour l'événement : de 30 à 40 $ en prévente, et 50 $ à l'entrée.Selon le même principe qu'à Burning Man, plus on achète ses billets à l'avance, moins ils sont chers.IGNITION 2005, les 6 et 7 août, 560, route de Mansonville (route 243), en face du gîte du passant La Chouette de Mansonville.Renseignements et achat des billets : www.bruleurs.net (en anglais).Festival Burning Man, du 29 août au 5 septembre 2005 dans le désert du Nevada :www.burningman.com (en anglais) PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © Les participants d'Ignition 2005 feront, à l'instar des festivaliers de Burning Man au Nevada (photo), partie du spectacle.À SURVEILLER DIMANCHE EN JUILLET, cinquante gagnants mériteront le livre TOUTE LA CONJUGAISON et un t-shirt La Presse.3330644A Informations pour les ressortissants allemands concernant les élections fédérales en Allemagne le 18 septembre 2005.Generalkonsulat der Bundesrepublik Deutschland Consulat Général de la République fédérale d'Allemagne Consulate General of the Federal Republic of Germany Montreal Bekanntmachung für Deutsche zur Wahl zum Deutschen Bundestag Am 18.September 2005 findet die Wahl zum Deutschen Bundestag statt.Deutsche, die außerhalb der Bundesrepublik Deutschland leben und hier keine Wohnung mehr innehaben, können bei Vorliegen der sonstigen wahlrechtlichen Voraussetzungen an der Wahl teilnehmen.Für ihre Wahlteilnahme ist u.a.Voraussetzung, dass sie 1.nach dem 23.Mai 1949 und vor ihrem Fortzug aus der Bundesrepublik Deutschland 1) mindestens drei Monate ununterbrochen in der Bundesrepublik Deutschland 1) gewohnt oder sich dort sonst gewöhnlich aufgehalten haben; 2.a) in Gebieten der übrigen Mitgliedstaaten des Europarates leben oder b) in anderen Gebieten leben und am Wahltage seit ihrem Fortzug aus der Bundesrepublik Deutschland 1) nicht mehr als 25 Jahre verstrichen sind; 3.in ein Wählerverzeichnis in der Bundesrepublik Deutschland eingetragen sind.Diese Eintragung erfolgt nur auf Antrag.Der Antrag ist auf einem Formblatt zu stellen; er soll bald nach dieser Bekanntmachung abgesandt werden.Einem Antrag, der erst am 29.August 2005 oder später bei der zuständigen Gemeindebehörde eingeht, kann nicht mehr entsprochen werden (§ 18 Abs.1 der Bundeswahlordnung).Antragsvordrucke (Formblätter) sowie informierende Merkblätter können bei - dem Generalkonsulat der Bundesrepublik Deutschland in Montreal, - dem Bundeswahlleiter, Statistisches Bundesamt, Zweigstelle Bonn, Postfach 17 03 77, 53029 BONN, GERMANY, e-Mail: bundeswahlleiter-bonn@destatis.de, Internet: www.bundeswahlleiter.de und bei - den Kreiswahlleitern in der Bundesrepublik Deutschland angefordert oder von der jeweiligen Website heruntergeladen werden.Weitere Auskünfte erteilen die Botschaften und berufskonsularischen Vertretungen der Bundesrepublik Deutschland.1.) Zu berücksichtigen ist auch eine frühere Wohnung oder ein früherer Aufenthalt in dem in Artikel 3 des Einigungsvertrages genannten Gebiet (Brandenburg, Mecklenburg-Vorpommern, Sachsen, Sachsen-Anhalt und Thüringen zuzüglich des Gebiets des früheren Berlin (Ost)).Montreal, 30.07.2005 Generalkonsulat der Bundesrepublik Deutschland, 1250 boul.Réné- Lévesque Ouest, # 4315, Montréal, QC, H3B 4W8, Website : www.montreal.diplo.de, Öffnungszeiten: Montag- Freitag 09.00-12.00 Uhr Embryons de dinosaure identifiés Deux embryons de dinosaure vieux de 190 millions d'années découverts il y a moins de 30 ans en Afrique du Sud ont été identifiés comme les plus anciens jamais retrouvés au monde.« Nous avons découvert les plus vieux embryons de dinosaure du monde, qui datent d'environ 190 millions d'années », a annoncé hier Mike Raath, conservateur de l'Université de Witwatersrand, au cours d'une conférence de presse à Johannesburg.C'est aussi le plus vieil embryon d'animal terrestre jamais découvert », a-t-il ajouté, précisant que le plus ancien connu à ce jour datait de 90 millions d'années.Les deux embryons avaient été trouvés dans les années 70 dans la province du Free State par le professeur sud-africain James Kitching, mort en 2003.Faisant partie d'un groupe de sept oeufs découverts dans le parc national du Golden Gate Highlands, sur le chantier d'une route en construction, les oeufs étaient demeurés sur des étagères de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, en attendant de pouvoir être examinés par un expert.En janvier 2000, le professeur canadien Robert Reisz, de l'Université de Toronto, emprunte les oeufs pour les analyser et son assistante Diana Scott met alors en évidence les caractéristiques des embryons découverts.AFP 3332767A "]
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