La presse, 13 août 2005, C. Arts et spectacles - Actuel
[" Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 Réduction des bruits de fond Maximisation de la parole Adaptée avec précision à vos besoins! 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C'EST LE TITRE TOUT SIMPLE D'UN ALBUM QUI A FAILLI DÉTRUIRE SON CRÉATEUR.BRIAN WILSON, ÂME DES BEACH BOYS, AVAIT ABANDONNÉ CE PROJET MUSICAL QUI LE BRÛLAIT À PETIT FEU.TRENTE-SEPT ANS PLUS TARD, LE VOILÀ QUI RÉALISE L'IMPOSSIBLE: IMMORTALISER SUR DISQUE SA SYMPHONIE INACHEVÉE.ET VENIR LA PRÉSENTER AU PUBLIC.L'ÂGE, DE DEKESSÉ ?PAGE 13 FESTIVAL DE MONTGOLFIÈRES LE SECRET D'UN SUCCÈS PAGE 2 ÉMILIE CÔTÉ L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRES EN CHIFFRES CETTE ANNÉE SUR LA SCÈNE PRINCIPALE L'INTERNATIONAL DEMONTGOLFIÈRES LE SECRET DE SON SUCCÈS QUEL EST LE POINTCOMMUN ENTRE LES BACKSTREETBOYS, 98 DEGREES, LES DEUXCOHORTES DE STAR ACADÉMIE , ÉRIC LAPOINTE ET UNE TONNE D'AUTRES STARS DE LA CHANSON?ILS SONT TOUS PASSÉS PAR LE FESTIVAL DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU.CETTE ANNÉE ENCORE, L'AFFICHE DE L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRES A DE QUOI FAIRE PÂLIR NOMBRE D'AUTRES GROS ÉVÉNEMENTS.MAIS COMMENT SES ORGANISATEURS FONT-ILS POUR ATTIRER AUTANT DE GROSSES POINTURES ?SIMPLE: ILS LES TRAITENTBIEN.CESOIR : Sylvain Cossette et ses invités (France d'Amour, Bruno Pelletier, Daniel Boucher et Les Respectables), précédé par Ima.DEMAIN : Gala d'humour animé par Stéphane Rousseau, avec Stéphane Rousseau, Réal Béland, Jean-Marc Parent, Pierre Prince, etc.Précédé par Annie Brocoli et Mathieu Provençal.LUNDI :Marie-Mai et Les Trois Accords.MARDI : Dumas et Nicola Ciccone.MERCREDI: Stefie Shock et Mes Aïeux.JEUDI : Caroline Marcoux- Gendron et Marie-Chantal Toupin (invité : Gino Quilico).VENDREDI : Jonas et Offenbach en fusion avec le Vic Vogel Big Band et Martin Deschamps (invités: Éric Lapointe, Michel Pagliaro et Andrée Watters).SAMEDI,20AOÛT: Marilou et Isabelle Boulay.DIMANCHE, 21AOÛT: Soirée d'humour animée par Josée Boudreault, avec Michel Barrette, Les Duplicatas, Peter Macleod et Mike Ward.Précédé par Annie Brocoli, Les Filles et T-Rio.PHOTO FOURNIE PAR L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRES PHOTO FOURNIE PAR L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRES Wilfred, Marie-Élaine, Marc-André, Corneliu.Les deux cohortes de Star Académie ont passé par l'International de montgolfières.nparcourant laprogrammationdel'International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, une question surgit: «C'est quoi l'affaire?» Des gros noms de l'industrie québécoise du spectacle, il en pleut: Dumas, Marie-Chantal Toupin, Éric Lapointe, Les Trois Accords, Mes Aïeux, Stéphane Rousseau, etc.Ce soir, Sylvain Cossette lance le bal avec le Show du ciel.À ses côtés?France d'Amour, Daniel Boucher, Bruno Pelletier, Les Respectables et d'autres surprises.Les cachets ne sont pas mirobolants.Les artistes ne reçoivent pasunemontgolfièrecommecadeau.Ils remettent ça parce qu'ils sont simplement bien traités par les mêmes gens depuis des années.C'est du moins ce qu'ont affirmé tous ceux que nous avons interviewés.«C'est gros, professionnel et les gens ont du métier», lance Serge Brouillette, imprésario de Mes Aïeux, qui a déjà travaillé avec Sylvain Cossette et Julie Masse.L'interprète de C'est zéro donnait un concert au festival de Saint-Jean-sur-Richelieu, en 1992, quand est entrée en poste Louise Lamoureux, qui demeure à ce jour la directrice des spectacles.On doit à Mme Lamoureux la venue des Backstreet Boys en 1996.Le boys band avait attiré 61 000 spectateurs.«Personne ne voulait les produire, se souvient Paul Thouin, vice-président marketing du festival, également en poste depuis 1992.On s'est obstiné pour les avoir et Donald K.Donald les a ensuite produits à Verdun.» «L'idée est venue de la fille de Paul, raconte Mme Lamoureux.Quand les Backstreet Boys étaient venus au HMV à Montréal, elle avait dit: Papa, j'aimerais qu'ils viennent.» D'autres groupes internationaux se sont produits à l'International de montgolfières, dont 98 Degrees et G Squad.Mais le record d'affluence pour un spectacle (72 000 têtes) revient à la première cuvée de Star Académie.«Nous sommes le seul événement extérieur à avoir eu tous les académiciens réunis sur la même scène», signale M.Thouin.Les Éric Lapointe, Bruno Pelletier, Kevin Parent et Sylvain Cossette sont des habitués du festival.Cossette y était même en 1993, comme choriste de Julie Masse.Il n'a que des bons mots pour l'International de montgolfières.«Ils ont les plus belles loges qu'on ne peut pas avoir, dit-il.J'en ai fait, des festivals.Ailleurs, quand il pleut, on doit parfois se changer dans une tente, les deux pieds dans la boue.Et on brise nos instruments.» «À Saint-Jean, ajoute-t-il, le festival est axé sur la musique.On donne la chance à la relève.Chaque soir, il y a des premières parties.» Tapis rouge Mme Lamoureux le dit d'emblée: «Je déroule le tapis rouge pour que les artistes soient heureux.Beaucoup sont en tournée à longueur d'année, donc il est important qu'ils se sentent bien dans leur loge et dans leur roulotte.» «Les artistes sont traités aux petits oignons, confirme Sébastien Langlois, agent à la diffusion à l'Agence Juste pour rire.Du premier coup de fil jusqu'aux applaudissements, tout est parfait.» «La technique est toujours excellente, à la hauteur du festival, et les gens sont dynamiques, toujours de bonne humeur», renchérit Josée Fréchette, agente des festivals à l'agence de spectacles Génération.Le Groupe Berger se charge de la technique de l'International de montgolfières depuis des années.«Les directeurs de tournée le savent et nous respectons à la lettre les devis de tournées», affirme M.Thouin.«Travail et persévérance» sont des mots que répètent M.Thouin et Mme Lamoureux quand ils parlent des liens privilégiés qu'ils ont tissés au fil des années avec les artistes, producteurs et agents de tournée.«Audébut, c'était difficile, concèdet- elle.Le festival ne se démarquait pas des autres.Mais, de fil en aiguille, c'est devenu un festival exceptionnel.Les artistes viennent avec la famille et leurs enfants peuvent s'amuser sur le site.Et le public est près d'eux, en avant de la scène.Ce n'est pas des VIP.» Consolider les installations En deux ans, le nombre de visiteurs du festival a bondi de 271 000 à 362 000 (ils étaient 65 000 en 1992!).Le but de l'organisation est d'attirer 400 000 personnes en 2007, mais d'abord de «consolider ses installations».«Nous avons amélioré le site pour répondre à la demande et nous assurer que tout soit correct.» Pour larégion de Saint-Jean-sur-Richelieu, les retombées de l'événement sont évaluées à 16 millions de dollars.Le budget des trois volets de l'International de montgolfières (animation, spectacles et montgolfières) est considérable: 6,5 millions.Celui des Franco Folies, par comparaison, est de 8 millions.L'événement prend son envol aujourd'hui, jusqu'au 21 août (www.montgolfieres.com).Pour la troisième année consécutive, Annie Brocoli est porte-parole de l'événement.«JE DÉROULE LE TAPIS ROUGEPOURQUE LES ARTISTES SOIENTHEUREUX», AFFIRME LA DIRECTRICE DES SPECTACLES DU FESTIVAL, LOUISE LAMOUREUX.RÉSULTAT: LES VEDETTES QUÉBÉCOISES Y RETOURNENT ANNÉE APRÈS ANNÉE.PHOTO FOURNIE PAR L'INTERNATIONAL DE MONTGOLFIÈRES Les Backstreet Boys ont fait pleurer les adolescentes (et leurs petites soeurs) à Saint-Jean-sur-Richelieu en 1996, lorsqu'ils étaient encore peu connus.Débuts du Festival de montgolfières du Haut-Richelieu.Nombre de visiteurs en 1992.Nombre de visiteurs en 2004.71% Proportion des gens qui viennent en famille.6,1 heures Temps moyen par personne passé sur les lieux par visite.Nombre d'employés travaillant à longueur d'année pour le festival.L'International de montgolfières fait courir les foules à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis sa création.L'an dernier, 362 000 visiteurs ont assisté à l'un ou l'autre des spectacles ou sont allés y voir une montgolfière s'envoler.ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Déjà de retour sur les scènes britanniques avec une série de concerts puisant cette fois autant dans Pet Sounds \u2014 autre chef-d'oeuvre de Wilson et des Beach Boys qui avait fait l'objet de sa tournée précédente (2002) \u2014 et Smile! que dans le reste de son riche répertoire, Wilson fait une dernière incursion de ce côté-ci de l'Atlantique pour présenter son trésor perdu.La tournée nordaméricaine prend fin le 4 septembre.La première portion du concert de jeudi sera un panorama de plus de 40ansd'écritured'une pop brillante, touchante et ensoleillée.Après l'entracte, Wilson s'attellera à l'impensable: rendre Smile !, appuyé par un orchestre fantastique de 18 musiciens, auquel ilmanquedésormais le violoncelliste Markus Sandlund, disparu sur les côtes thaïlandaises lors du tsunami.Et ce sera fantastique, comme La Presse a pu le constater à Boston en octobre dernier.«Wilson a-t-il donc réussi à faire taire ses démons pour livrer sur scène l'oeuvre de sa vie, après l'avoir enfin fait sur disque ?Oui, croyez-en nos oreilles», écrivionsnous le lendemain du concert au Orpheum Theatre, le 16 octobre dernier.Une expérience éprouvante Au téléphone il y a quelques jours, Wilson nous rappelait que «toute cette aventure a été difficile» pour lui, mais que le jeu en a valu la chandelle.«C'est toujours motivant pour moi de monter sur scène et de présenter Smile! aux fans», ajoutaitil d'une voix un peu monotone qui laissait deviner une certaine fatigue.Comme le suggère le documentaire Beautiful Dreamer (du DVD Brian Wilson Presents Smile !), la recréation de Smile ! \u2014 et principalement sa «mise en scène»\u2014fut une expérience éprouvante pour un Wilson fragilisé par le temps, la maladie, les excès et les tensions professionnelles.Jusqu'à la première du concert, Wilson pensait tout abandonner, renvoyer chez lui son librettiste Van Dyke Parks\u2014qu'il avait retrouvé en 2002 pour terminer Smile! \u2014 et décevoir ses fans, encore une fois.La symphonie inachevée Car, selon plusieurs mélomanes, la sortie de Smile! dans les années 60 aurait pu porter ombrage à Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band, le classique des Beatles (sinon déclasser).Smile! devait être le fruit d'une époque passionnante pour la pop.L'albumprécédent des Beach Boys, Pet Sounds (1966), était alors considéré comme le maître étalon de la pop et comme un formidable coup de pied au derrière des créateurs de son époque.«Sans Pet Sounds, Sgt.Pepper's n'aurait jamais vu le jour», a un jour confié George Martin, imprésario des Beatles.En révélant le génie de Brian Wilson, Pet Sounds devenait l'album à battre, pour les Britanniques comme pour les Américains.Smile!, «une symphonie adolescente à Dieu», était conçu par Wilson et par le parolier Van Dyke Parks autour de deux idéesmaîtresses : une traversée des mythes américains, de Plymouth Rock (le point le plus à l'est des États-Unis)à Hawaii, et une succession de compositions inspirées des quatre éléments \u2014 la terre, l'air, le feu et l'eau.Comportement excentrique Maisladrogueest venuecompliquer les choses.À l'instar des autres musiciens de son époque, Brian Wilson pensait qu'elle nourrirait son inspiration.«La première fois que j'ai pris du LSD, je me suis assis au piano et j'ai composé California Girls.En une demi-heure !» relatet- il dans Beautiful Dreamer.«À partir de ce moment, explique son ami Lorren Daro, Brian a composé ses meilleures chansons.Je crois que ce premier trip a été l'élément déclencheur.» Les hallucinogènes auront aussi provoqué les fameux délires de Wilson \u2014 le carré de sable aménagé dans le salon, les incendies maîtrisés en studio, etc.Incompris par ses musiciens et par sa maison de disques, Wilson s'est finalement résolu à abandonner le projet que tout le monde attendait.Les spécialistes de Smile! estiment qu'au moment où Wilson a arrêté, l'album était à 80%complété.Il ne restait somme toute que les voix à enregistrer et beaucoup de montage.Untrésor perdu Smile ! est entré dans l'histoire en devenant le plus célèbre album pop jamais paru.L'apparition d'enregistrements pirates, à la fin des années 80, a relancé l'intérêt des mélomanes pour ce disque, dont on commençait alors à mesurer l'importance et le génie.Durant la décennie suivante, Internet a rassemblé les fans et a permis le partage des nombreux bootlegs de la symphonie inachevée.jusqu'à aujourd'hui.Encouragé par sa femme et par son collaborateur Darian Sahanaja, Wilson a trouvé la force nécessaire pour présenter une version finale de Smile! «Les vieilles bandes étaient bonnes, nous confiait-il en entrevue en septembre dernier, mais elles n'étaient jamais aussi bonnes que ce que nous pouvions faire, mon nouveau groupe et moi.Quand j'ai rencontré mes musiciens, nous avons répété tous les jours durant trois semaines pour essayer d'atteindre la perfection, en nous assurant que tous les fans apprécient le résultat.» La nouvelle version de Smile! a été unanimement acclamée par la critique et par les fans.Idem pour la version en concert, que nous aurons la chance de voir jeudi.PHOTO KEVORK DJANSEZIAN, AP SMILE! EN QUELQUES DATES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE 3juillet 1966 Première séance d'enregistrement de Smile ! 10octobre 1966 Sortie du single Good Vibrations (numéro 1 en Angleterre et aux États-Unis), après 22 séances d'enregistrement.Capitol a investi 50 000 $ US dans la création de ce chefd'oeuvre.Novembre 1966 Plusieurs proches s'inquiètent du comportement changeant de Brian Wilson, qui peine à compléter sa «symphonie pour Dieu», Smile ! 22 novembre 1966 Les Beach Boys jouent au Forum, sans Brian Wilson.Décembre 1966 La possibilité du lancement de Smile! pour Noël étant écartée, Capitol mise sur la fin janvier 1967 et lance une campagne de promotion.6décembre 1966 En pleine séance d'enregistrement pour Cabin Essence, le musicien Mike Love se dispute avec Van Dyke Parks, parolier de Smile! Ce dernier abandonne le projet.19mai 1967 À bout de patience, Capitol et Brian Wilson annulent la 86e séance d'enregistrement de Smile !Wilson, découragé, jette l'éponge.1er juin 1967 Les Beatles lancent Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band.La barre est haut placée pour leurs rivaux.3juin 1967 Première séance d'enregistrement de Smiley Smile, la version rapiécée de Smile! 18 septembre 1967 Paurtion américaine de Smiley Smile.Les critiques sont mitigées.Fin 60, début 70 Brian Wilson s'isole.Il passera près de trois ans dans son lit.Sortie de la première cassette pirate d'enregistrements originaux de Smile !, compilée par un employé de Capitol et mise en marché en 1991 par un petit label japonais.Sortie du Vigotone 2CD bootleg (reprenant certains éléments de la cassette déjà apparue).Sortie de la collection pirate Sea of Tunes (SOT), quatre CD de séances d'enregistrement de Smile !, copiés directement à partir des bandes maîtresses.20 février 2004 Brian Wilson et son orchestre jouent Smile ! pour la première fois au Royal Festival Hall de Londres.28 septembre 2004 Brian Wilson lance la version réenregistrée et complétée de Smile ! WILSON suite de la page 1 Brian Wilson a rassemblé toutes ses forces pour faire face au passé et ressusciter Smile! en concert et sur disque.BRIAN WILSON, le 18 août à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Infos : (514) 790-1245 ou www.admission.com Selon plusieurs mélomanes, la sortie de Smile! dans les années 60 aurait pu porter ombrage à Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band, le classique des Beatles (sinon le déclasser). ARTS ET SPECTACLES ARTV: Bienvenue aux dames LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION L'ancienne patronne d'ARTV Lina Allard voulait augmenter l'auditoire de sa chaîne culturelle, jusque-là dominé par les hommes.Mission accomplie: la nouvelle patronne Marie Côté a hérité d'un auditoire équilibré, 50-50, grâce à l'ajout, depuis deux ans, de téléromans et de téléséries.À compter de vendredi prochain, on en rajoute avec une soirée des dames.À compter de 21h, on affiche Moi et l'autre, Absolument fabuleuses \u2014deux Anglaises d'âge mûr mais sans maturité, vulgaires et méchantes, doublées en français alors que Télé-Québec les avait diffusées sous-titrées\u2014 et finalement, à 22 h, la grande nouveauté : Elles.Qualifiée de Sex and the City lesbien, c'est la version française de The L World, série qui a fait le bonheur du réseau américain Showtime en 2004.Une histoire de lesbiennes en 14 épisodes mettant en vedette Jennifer Beals.Surprises garanties et on y aborde d'autres sujets que l'orientation sexuelle.La place des Noirs dans la société, par exemple.En septembre, la soirée des dames commencera à 20h avec L'Ombre de l'épervier 2.Très peu de Noum mais beaucoup de Louve et de sa fille dans cette suite.Soit Isabel Richer et Michèle-Barbara Pelletier.Une des nouveautés de l'automne d'ARTV s'appelle Mange ta ville.Un concept qui n'a rien à voir avec la cuisine de Catherine Pogonat, qui en est aussi l'animatrice.Mercredi à 23 h, on nous offre un magazine très urbain qui nous fait découvrir des lieux \u2014notamment la superbe bibliothèque du Collège Dawson rue Viger\u2014et des gens.Beaucoup de gens de tout acabit.Mme Pogonat nous a amené, à la conférence de presse, un compositeur- interprète des alentours de Sudbury, Damien Robitaille, que nous avons ovationné.De la gueule, de l'originalité et des chansons qui parlent de Femme électrique et de Sexy séparatiste dont le sexe est une fleur de lys.On le verra dans Mange ta ville cet automne dans une émission sur le kitsch.Des retours attendus : 14 nouvelles entrevues de René Homier-Roy dans Viens voir les comédiens le samedi à 20 h.Premier invité samedi prochain: Serge Thériault qui nous parlera notamment de ses rapports particuliers avec les dindes.« Dans les yeux d'une dinde, il n'y a rien.Le néant.» La brochette d'invités comprend Béatrice Picard, Gilles Pelletier, Karine Vanasse, Gilles Renaud, Huguette Oligny et Céline Bonnier.Samedi soir s'intitulera Toute une soirée à compter de 21 h.Parfois des chefs-d'oeuvre du cinéma comme Jules et Jim, parfois Dominique Michel et un Bye Bye.La première émission sera émoustillante: une soirée au cabaret où on découvrira les girls du Lido à Paris et celles de Zumanity à Las Vegas.Une oeuvre où on verra notamment un des concepteurs du show, Dominic Champagne, affirmer que Guy \u2014Laliberté\u2014 trouve que le show manque de seins.Cela sera corrigé sous vos yeux.Une programmation audacieuse qui ose ramener de l'opéra cet automne et des oeuvres étonnantes comme ce Burnt Toast, où on voit le protagoniste chanter un homme et une femme tout en râclant les feuilles de son parterre.Le genre de truc qui vous amène ailleurs.Dans la case du lundi à 19h30.La série Vive les mariés ne s'arrêtera pas.Dès le dernier mariage du vendredi 19h, on recommencera la diffusion du premier épisode de la série.L'émission la plus populaire a été celle des Belles Histoires des pays d'en haut où Alexis s'est marié en catimini.Les journalistes ont eu droit à des extraits fascinants, notamment ceux d'un documentaire sur la télévision américaine, bien plus innovante que bien des films de masse.C'est dimanche et on en reparlera samedi prochain.Le cinéma d'ARTV est extraordinaire parce qu'il n'est pas interrompu par des commerciaux.Mardi, mercredi, jeudi à 19h30.Parmi les titres : All About Eve, le meilleur film de Bette Davis.Bouscotte finira aux Fêtes.On n'a pas voulu révéler quel téléroman suivra en janvier quatre jours par semaine.Véro fera sa radio de TQS.Comment Véronique Cloutier, cette boulimique du travail, règle-t-elle ses problèmes de logistique ?Il y a toujours une solution.On sait qu'elle fera une émission d'une heure à la télé de Radio-Canada quatre soirs par semaine à la rentrée, de 18h à 19 h.Mais elle doit aussi faire son émission de radio à Rythme FM tous les midis.Sans compter qu'elle dirige les destinées de l'empire Novem.Incidemment, son émission radiophonique est arrivée troisième au dernier palmarès du printemps.Véro habite la Rive-Sud et Rythme FM est à Laval.Les bureaux de Novem sont à Montréal, tout comme ceux de Radio-Canada, où elle devra passer une partie de l'aprèsmidi pour préparer son émission de l'heure du souper.La trouvaille : elle fera son émission de radio de l'immeuble de TQS rue Saint-Jacques.TQS appartient à l'empire Cogeco tout comme Rythme FM.Ça lui évitera de traverser deux ponts deux fois par jour.TQS lui fera une place : un coin pour faire de la radio n'en prend pas beaucoup, a confirmé Claude Deraîche, le porte-parole de TQS.Quant à savoir si Véro en prend trop, c'est une autre histoire.Une rumeur de bonne source affirme que Véro et son conjoint Louis Morissette feront, dans la nouvelle émission de télé, des capsules de vie conjugale à la manière de Jessica Simpson et son mari Nick Lachey dans la série Les Jeunes Mariés, qui passeà Musique Plus.Cela en remplacement du téléjournal de l'heure du souper.Grosse différence d'avec Pascale Nadeau.René Homier-Roy dans Cover Girl Autre personnage occupé: René Homier-Roy.Il anime l'émission du matin no1 au palmarès radio de Montréal et fait des entrevues de grande qualité à ARTV.Il a toutefois trouvé le temps de jouer dans la série Cover Girl, qui reprend du service à Radio-Canada à l'automne.Rassurez-vous : il ne se déguisera pas en drag queen.Il sera le rêve de Vincent Bolduc, une des « filles» de la série, qui sera interviewée par Homier-Roy comme les autres vedettes qui participent à Viens voir les comédiens.Mongrain de retour dès lundi à 16h30 TQS, qui avait l'habitude de dépasser la part de marché de Radio-Canada l'été depuis quelques années, se retrouve en troisième place dans les sondages cet été, ce qui est non seulement insultant mais inquiétant.TQS pousse donc un grand soupir de soulagement ce weekend, car la star du réseau, le gars qui attire le plus de monde à l'antenne, le grand Jean-Luc Mongrain lui-même, reprend le collier dès lundi à 16h30.Tout de suite après Les Simpson.Cela devrait faire remonter la part de marché de TQS, qui a connu une dernière saison difficile à cause notamment du gros échec de Casting, une nouvelle approche de la téléréalité qui n'a pas fait le millage de Loft Story.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR ARTV Jennifer Beals est en vedette dans la série Elles.«.un décor magnifique.une distribution sans faille.une production impeccable.» Sylvain Lauzon, Journal de Montréal Supplémentaire Samedi 20 août 16 h SUPPLÉMENTAIRE Samedi 3septembre à21h «L'une des meilleures pièces présentées ces dernières années dans les théâtres d'été.L' oeuvre est originale, aussi drôle qu'émouvante.» Jean Beaunoyer, La Presse «Grosse production cet été à Rougemont, distribution imposante, déco design, propos riches.» Dominique Lachance, Journal de Montréal «Autopsie d'un succès assuré.Cette pièce contient tous les ingrédients àsuccès.» André Corbeil, Le Journal de Chambly 3325267A «Un texte pétillant à se mettre sous la dent» - S.Lévesque, Le Devoir «Du théâtre d'été de bon goût» - M.Toupin, La Nouvelle «La folie des Amazones frappe Kingsey Falls» - A.Bérubé, Journal de Sherbrooke 5 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 13, 20, 27 août à 18h et 2, 3 septembre à 20h30 «Les comédiennes sont remarquables» - J.Beaunoyer, La Presse «Des Amazones rafraîchissantes» - Laura Martin, La Tribune HÂTEZ-VOUS ! 3325303A Le Pont de Trevor Ferguson mise en scène de Guy Sprung Charlotte, ma soeur texte et mise en scène de Marie Laberge Petit déjeuner compris de Christine Reverho mise en scène de Monique Duceppe C'est ma vie de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel Frères de sang de Willy Russell mise en scène de René Richard Cyr Abonnez-vous! 2005 - 2006 www.duceppe.com (514) 842-8194 en collaboration avec 3319918A eme suis souvenude la scène, jeudi, en lisantdansmonjournal le compte rendu du spectacle catastrophe Beauty&the Beast.Nous attendions depuis plus de deux heures, serrés lesuns contre les autres, le postérieur endurci par les bancs jaunes du Stade olympique.Quelque 55 000 spectateurs, adolescents pour la plupart, espérant la suite de ce qui devait être l'événement rockde l'année.Ce fut le fiasco de la décennie.Après laprestation honnêtede Faith No More, celle de Metallica s'était terminée dans la fumée des feux d'artifice, le chanteur James Hetfield, de mèche avec la catastrophe, ayant étédépêchéàl'hôpitalavecdesbrûlures au troisième degré.Deux heures et dix minutes plus tard, Axl Rose, Napoléon durockpoiluamoindri par le Waterloo dugrunge, sepointait enfin sur scène, lemajeur tendu vers la toile orangée recouvrant le nid de nos Z'Amours.Fuck you Montreal ! Bonjour la visite! L'homme Rose \u2014 misogyne et homophobe jusque dans les derniers replis de son bandana\u2014allait toiser la foule le temps d'un court tour de chant chancelant, assis la moitié du temps, miaulant sans conviction les paroles des chansons de Appetite for Destruction et de Use Your Illusion I et II.Bienvenuedans la jungle.Aubout de 50 minutes, Racaille le Rose \u2014 à ne pas confondre avec le personnage de Tintin\u2014quittaitlascèneaubeaumilieu de Civil War, vociférant des complaintes lancinantes tout enmarmonnant «Your moneywill be refunded.We're outtahere.» Il n'est jamais revenu.L'émeute\u2014 inévitable\u2014quiasuivi, a eudes échos jusqu'à l'étranger.La blonde de mon frère, qui habitait alors Paris, s'est naturellement inquiétée de notre sort en voyant aux informations télévisées ces émeutiers en colère, ces vitrines saccagées, meubles démolis, voitures enflammées et Youppi! étêtés.L'émeute du Stade date d'il y a 13 ans, presque jour pour jour.Je m'en souviens comme si c'était hier.Tous mes amis y étaient.Plus pour l'événement que pour le spectacle (la triste réputation acoustique du Stade n'étant plus à faire), plus pour Fade to Black quepour November Rain, plus pour la guitare de Slash que pour la voix d'Axl, mégalo imbuvable qui nous a confirmé une fois pour toutes à quel point il était ridicule.Plutôt que d'invoquer quelque prétexte pour excuser sa déconvenue (il se remettait d'une laryngite), M.Rose a envoyé paître sans plus d'explications son jeune public, pour qui les 40$ de l'époque n'étaient pas une bagatelle.Heureusement, trois heures plus tôt, les gars de Metallica avaient promis de se racheter avec un autre spectacleà Montréal, s'adressant directement à la foule.Le mal était fait.L'émeute de Montréal restera gravée dans la petite histoire du rock comme l'un des événements qui ont sonné le glas de Guns N' Roses, déjà dépassé par la montée en puissance de Nirvana.For Whom The Bell Tolls, chante toujours Metallica.Aujourd'hui, alors que ses anciens compères deGN'Ront retrouvé une certaine notoriété grâce à Velvet Revolver, Double Axl traîne péniblement sa carcasse bouffie de quadragénaire sans voix de concert annulé en concert annulé, tentant désespérément de récupérer une gloire éphémère à jamais disparue.Pendant ce temps, 55 000Québécois se disent : «Ben bon pour lui!» J'aidoncrepenséà Axl, jeudi, enlisant en une de La Presse un texte de ma collègue Chantal Guy.La pauvre a assisté, mardi à la Place des Arts, à la première désastreuse de la comédie musicale Beauty&the Beast.Brisdedécors, doublures démasquées, micros qui s'éteignent, sonorisateur excentrique : une véritable catastrophe.Les producteurs ont promis de remettre aux spectateurs insatisfaits\u2014ils étaient 200 sur 1300 mercredi à s'être plaints de la piètre qualité du spectacle \u2014 des billets pour une autre représentation (non merci) ouunautre spectacle (s'il vous plaît).Jeme suis souvenu, en lisant ce récit rocambolesque, quemalgré lapromesse d'Axl Pink, aussitôt confirmée par l'annonceur du Stade olympique, les 55 000 spectateurs floués du8août 1992 n'ont jamais été remboursés.Le producteur Donald K.Donald a jugé que près de trois heures de concert (interrompuespar cinq heuresd'attente) constituaient une somme de décibels suffisantepour justifier le coût dubillet.L'incident Beauty & the Beast m'a surtout inspiré cette question sousjacente : un artiste qui propose un spectacle est-il contraint, de quelque façon, par une obligation de résultats ?Jusqu'à quel point un artiste peut-il être redevable de la prestation qu'il offre?La garantie de satisfaction étant une notionmarchande qui échappe à l'art, on serait tentéde répondrequ'un artisten'a aucune obligation.C'est sans doutepourquoi il n'existepas d'Office de protection duconsommateur culturel déçu.L'artiste a le droit à l'erreur.Le risque est son moteur.C'est lorsqu'il sort du cadreétabli, corollaireàla création, qu'il accouche d'oeuvres mémorables.ou échoue lamentablement.«Chaque artisteale droitàson bide», me confiait récemment, avec raison, un cinéaste quimultiplie (pour l'instant) les succès.Heureusement, puisque le passage à vide est inévitable.Mais est-ce une raison valable pour qu'un artiste se moque de son public?S'il n'estpastenuaurésultat, nimême àlabonnefoi, l'artiste(l'artistepopulaire, dumoins) reste contraint à une certaine obligation de moyens.Il est tenuà un minimumd'effort.C'est ceque lui dicte le respect du public.C'est pourquoi lesgensquiont payécettesemaine pour voir une bête chanter la pomme à une belle, mais n'ont vuqu'une belle et une bête humiliées par des effets de scène déficients, ont ledroit d'êtreremboursés.Et que 13 ans plus tard, presque jour pour jour, j'osedireà Axl Larose: «Hey le gros! Tu me dois 40 piasses (plus intérêts)! » MARC CASSIVI > CHRONIQUE Axl, tu me dois 40 piasses! «ALORS QUE SES ANCIENS COMPÈRES ONT RETROUVÉ UNE CERTAINE NOTORIÉTÉ GRÂCEÀ VELVET REVOLVER, DOUBLE AXL TRAÎNE SA CARCASSE BOUFFIE DE CONCERT ANNULÉ EN CONCERT ANNULÉ.PENDANT CE TEMPS, 55 000 QUÉBÉCOIS SE DISENT : BEN BON POUR LUI ! » COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca LA LISTE Quinze chansons inspirées par l'actualité 1.Gaz Bar Blues (Guy Bélanger) 2.Gasoline Blues (John Mayall) 3.Ça gaze?(Jacques Bolognesi) 4.Incense is the Essence (Dim Stars) 5.I Found That Essence Rare (Gang of Four) 6.Out of Gas (Modest Mouse) 7.No Gasoline (The Trash Can Sinatras) 8.Got Gas ?(Rickey Smiley) 9.I Got Gasoline (Cheap Wine) 10.Premium Gasoline (Drew Womack) 11.Holy Gasoline (Zodiac Mindwarp and The Love Reaction) 12.Gasoline Dream (Overkill) 13.High on Gasoline (Dresden 45) 14.Water or Gasoline ?(Blackie and the Rodeo Kings) 15.Eau et gaz à tous les étages (Serge Gainsbourg) NOTE : Vous ne pourrez malheureusement pas être remboursés pour cette chronique. ARTS ET SPECTACLES FLASHES Janette Bertrand à Rythme FM Janette Bertrand tiendra une chronique à l'émission de Paul Houde, Les Matins de Montréal, sur les ondes de Rythme FM, à l'automne.Tous les vendredis matin, entre 8h et 8 h 15, elle partagera aux auditeurs son bonheur de la semaine.«Un bonheur humain, social, culturel ou d'actualité», annonce-t-on.L'animatrice profitera de l'occasion pour dévoiler les grandes lignes de son émission présentée en soirée, sur les ondes de Radio-Canada, où elle rencontrera des personnalités connues qui lui parleront de.bonheur.Au cours de la prochaine saison, Mme Bertrand participera également à l'émission Les Midis de Véro, à l'occasion.La Presse L'Ordre du Canada pour Peter Jennings L'Ordre du Canada a été décerné à l'animateur de la chaîne de télévision américaine ABC Peter Jennings quelques jours avant sa mort.Jennings, journaliste d'origine canadienne qui livré l'information dans tous les foyers américains pendant près de 50 ans, est mort dimanche dernier des suites d'un cancer du poumon à l'âge de 67 ans.Selon Randy Mylyk, porte- parole de la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, les enfants de Peter Jennings accepteront l'honneur rendu à leur père au cours d'une cérémonie à Rideau Hall.Toutefois, la date n'a pas encore été fixée.La nomination de Peter Jennings a été soumise plusieurs mois avant qu'il n'annonce, sur les ondes d'ABC, en avril dernier, qu'il souffrait d'un cancer du poumon.L'Ordre du Canada ne peut être décerné à titre posthume.Comme le veut la coutume, la décoration de Peter Jennings lui a été attribuée le jour même où le comité a ratifié sa nomination, soit le 29 juin.Presse Canadienne PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Patrick Drolet, Stéphanie Capistran-Lalonde et Olivier Kemeid, les créateurs du CLIM, marient expression artistique et parole citoyenne.THÉÂTRE Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Supplémentaires 24-25 août 20 h 30 3 septembre 21 h 30 Dans ce qui est probablement le plus beau et le plus accueillant théâtre d'été du Québec, parents à vie offre un beau moment de plaisir.Sylvain Lauzon - Journal de MTL Cette désopilante comédie vous fera amplement rigoler ! Robert Germain - Allô Vedettes Comédiens Michel Charette France Castel Geneviève Schmidt Michel Daigle Une comédie de Bruno Marquis, en collaboration avec Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Le « HIT » de l'été! Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 www.theatredescascades.com 3328200A Les moralistes immoraux ÈVE DUMAS Il se passerait des choses assez étonnantes, saugrenues, voire choquantes au CLIM (Cabaret libre international de Montréal).Lors du premier cabaret, une bande d'actrices aurait pris le public en otage pour prolonger la soirée.On avait dû évacuer la salle.Une autre fois, on aurait brûlé l'argent de la quête sur scène.Allez donc savoir ce qui pourrait se produire à Espace Libre au cours des deux prochains week-ends, tandis que le CLIM aborde les thèmes de la violence et de l'irrationnel.Tout commence d'ailleurs avec le thème, puisque l'objectif des Trois Tristes Tigres (Patrick Drolet, Olivier Kemeid et Stéphanie Capistran- Lalonde), qui ont créé le CLIM à l'École nationale de théâtre, est de marier expression artistique et parole citoyenne.« Le Cabaret a une petite tendance éthique, morale et philosophique.Nous discutons à trois pour choisir des thèmes qui nous habitent et qui nous préoccupent », explique Olivier Kemeid.Les trois derniers cabarets ont porté sur l'hérésie, l'utopie et la propriété.« On veut que les gens viennent au Cabaret pour le thème et non pas pour les artistes.On doit tous s'incliner devant le thème », déclare Patrick Drolet, dans un élan poétique.L'identité des 10 participants est ainsi gardée secrète jusqu'à la toute dernière minute.Même les participants ne savent pas avec qui ils partageront la scène.Et pour les déstabiliser un peu plus, on déplace l'ordre des numéros chaque soir (trois soirs par thème).Sachez tout de même que les artistes suivants se sont déjà produits au CLIM : Alexis Martin, Daniel Brière, Evelyne de la Chenelière, Estelle Clareton, Marie- Thérèse Fortin, François Létourneau, Alice Ronfard et Jacques L'Heureux.Les participants peuvent se produire en solo ou être jumelés selon le bon vouloir des trois organisateurs.Ces derniers peuvent se vanter de leurs qualités d'entremetteurs puisque plusieurs de leurs jumelages ont porté leurs fruits.Stéphane Crête et Didier Lucien auraient planté le germe de l'excellente Nicole au CLIM.Francis Monty et Antoine Laprise y ont eu un coup de foudre l'un pour l'autre.Ils créeront un spectacle ensemble à Espace Libre en avril 2006, L'Autre Monde.Patrick Drolet et Olivier Kemeid y ont même jeté les bases de Rabelais, produit par le Nouveau Théâtre expérimental la saison dernière.De l'ENT à Espace Libre On en a fait du chemin depuis l'époque où le CLIM servait de tribune et de défouloir aux jeunes acteurs en herbe de l'École nationale \u2014 il pouvait dégénérer au point de ressembler à « un concert de Nirvana, en 1988, à Seattle », se rappelle Patrick Drolet.Adoptés par Jean-Pierre Ronfard, défunt père fondateur du Nouveau Théâtre Expérimental, les Trois Tristes Tigres diplômés ont déménagé leur concept à Espace Libre, dans une salle de répétition.Cette fois-ci, ils se retrouvent dans la salle principale du même lieu, où on pourra toujours boire, fumer et gueuler à sa guise.Bien qu'il demeure tout à fait libre pour les artistes, le Cabaret a néanmoins trouvé un semblant de forme au fil du temps.« On ouvre toujours la soirée avec un historique, un florilège de citations extraites de la littérature et se rapportant au thème.Ça va d'Aristote à Lise Bissonnette », explique Olivier Kemeid.Cette entrée en matière est réalisée par le CLIT (cabaretiste libre international de théâtre), ce «moraliste dégénéré », ce « Virgile sur l'acide ».Il assure aussi les liens entre les numéros et peut se permettre de dire n'importe quelle obscénité.Le costume du CLIT est revêtu à tour de rôle par Patrick Drolet et par Olivier Kemeid.Chaque Cabaret comporte ses rubriques régulières.Le MINA (moment improbable du non-acteur) permet à un néophyte de la scène de prendre la parole pendant une durée qui peut excéder la limite réglementaire de cinq minutes par numéro.La Carte blanche des régions \u2014 dénomination ironique \u2014 appartient aux acteurs de Québec à qui on réserve toujours une place au sein du CLIM.Finalement, on aime toujours présenter au moins un court métrage et quelques chansons pendant la soirée.« Les gens apprécient beaucoup le changement de ton.Dans l'ordre de présentation des numéros, on essaie de faire attention à ça, explique Stéphanie Capistran- Lalonde, qui a fait ses études théâtrales en production et a travaillé comme assistante de plusieurs metteurs en scène québécois.Elle gère l'aspect plus technique du CLIM.« C'est assez complexe, puisqu'on a des artistes de tout acabit, acteurs, danseurs, musiciens.Comme on a seulement accès à la salle le jour même et qu'on ne fait pas de répétition, on offre aux artistes un minimum de soutien technique.Ils doivent se débrouiller seuls.Ce n'est pas la place pour être perfectionniste.» .Le CLIM sur la violence est présenté du 18 au 20août, celui sur l'irrationnel du 25 au 27 août, à Espace Libre, à 22 h.Réservations : 514-521-4191.Tout le monde risque d'être déstabilisé par les cabarets du CLIM.à commencer par les acteurs eux-mêmes! 3332132A Salle Rolland-Brunelle Forfaits souper-spectacle disponibles 20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette www.golfjoliette.ca présente SONIA VACHON SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY Auteurs SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY Mise en scène JOSÉE FORTIER 450 759-6202 514 790-1245 www.ccultjoliette.qc.ca À LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE DE JOLIETTE TOUT L'ÉTÉ JUSQU'AU 27 AOÛT Une comédie interactive drôlement intelligente ! «LA RÉUSSITE DE L'ÉTÉ» - Jean Beaunoyer, La Presse «.LA PROPOSITION EST AMUSANTE, TORDANTE, JAMAIS TERNE.» - Sylvain Lauzon, Journal de Montréal «MOI, ÇA M'A VRAIMENT PLU ! J'AI PASSÉ UN TRÈS BON MOMENT.» - Martin Bilodeau, Été Express, Radio-Canada 3336651A THÉÂTRE EN ÉTÉ/ Tour de reins La mort vous va si bien JEAN BEAUNOYER CRITIQUE On a souvent de belles surprises au Théâtre de Mont-Tremblant.Cette année, c'est encore une création qu'on nous propose dans ce petit théâtre fort sympathique d'un peu moins de 100 places : Tour de reins de Pascal Lafond.Celui-ci a osé aborder un sujet qu'on évite habituellement dans les théâtres pendant la saison estivale : la mort.Et d'en faire une comédie relève du défi, que Lafond a fort bien relevé en y injectant une bonne dose de sagesse et d'optimisme.L'histoire raconte le malheur de Jacques, qui apprend que la greffe du rein qu'il a subie a échoué et qu'il ne lui reste plus que deux semaines à vivre.Après une période de dépression, il reprend courage et décide de vivre pleinement les derniers jours de sa vie.Jacques sait exactement quand il va mourir et sa vie prend un nouveau sens.Ce n'est plus le même homme : il répand la joie autour de lui, aide ses parents et amis et.achète à crédit en payant beaucoup plus tard.Son frère Mike tente désespérément de lui sauver la vie en achetant sur Internet \u2014au prix de 50 000$\u2014 un rein humain provenant d'un commerce illégal dans un lointain pays.La situation devient loufoque lorsqu'il échappe dans le broyeur le rein qu'il a reçu par livraison spéciale.Jacques trouvera finalement un autre rein d'une façon inattendue.Pensez-vous qu'il sera heureux d'apprendre qu'il vivra.et qu'il deviendra probablement père, par-dessus le marché ?Je vous laisse la surprise de ce dénouement étonnant.Évidemment qu'on caricature dans cette pièce, mais admettons que le sujet est original et les rebondissements, intéressants.Et puis, les médecins et le système hospitalier en prennent encore une fois pour leur rhume.Éric Hoziel se débouille fort bien dans le rôle de Jacques.Nadine Meloche et Marie-France Duquette ajoutent une touche comique à cette pièce qui faire rire de façon intelligente sans tomber dans les clichés ni dans la vulgarité.Un spectacle divertissant dans un théâtre qui évoque une chaleureuse maison de campagne.Le décor est crédible, les acteurs sont investis dans ce théâtre presque familial et les spectateurs semblent heureux de découvrir à Mont-Tremblant un tout petit théâtre pas comme les autres.TOUR DE REINS, comédie de Pascal Lafond, mise en scène de Jacques Laroche, avec Marie-France Duquette, Éric Hoziel, Francis Martineau et Nadine Meloche.Spectacle présenté au Théâtre d'été de la ville de Mont- Tremblant jusqu'au 27 août, du mercredi au samedi à 20h.Infos : 819-425-2734.Évidemment qu'on caricature dans cette pièce, mais admettons que le sujet est original et les rebondissements, intéressants. ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE EN ÉTÉ/ 7e Ciel JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Le Théâtre de l'Ancien Presbytère à Granby est sûrement le théâtre d'été le plus jeune au Québec par son style et ses ambitions.Même s'il en est à sa cinquième saison, ce théâtre d'une centaine de places, qui rappelle les boîtes à chansons d'une autre époque, est administré par des jeunes comédiens qui présentent des créations chaque année.J'ai remarqué depuis quelques années l'originalité des créations de ce théâtre dirigé par Martin Gougeon.La troupe se révèle homogène et le jeu des comédiens, relevé.Depuis cinq ans, on y traite de bouffe, d'argent ou de consommation avec humour, candeur et une charmante naïveté.Cette année, on a conçu collectivement un texte sur le thème du bonheur.Pendant toute la durée du spectacle, la question revient, lancinante : où se trouve le bonheur aujourd'hui ?Pas évident de trouver la réponse, qui dépend de tant de choses et de tant de gens.Pour certains, le bonheur se trouve dans l'argent ; pour d'autres, il est dans la bouffe, ou alors dans le travail ou dans le sexe.Pour illustrer cette quête du bonheur, la troupe présente une série de sketches animés par quatre comédiens qui multiplient les personnages.Certains personnages sont des enfants qui viennent réciter leur composition à un concours d'art oratoire; d'autres personnages forment un couple où l'homme découvre le bonheur en lisant les pensées d'un philosophe oriental.Il est si heureux qu'il se fait voler avec le sourire.au grand désespoir de sa femme, qui le laisse tomber.D'autres personnages sont coincés dans une automobile pendant une tempête de neige et découvrent le bonheur en écoutant la radio.Mais il y a aussi le bonheur que vous promettent les vendeurs d'aspirateurs américains pendant les émissions payantes à la télévision.Il y a également le bonheur qui se goûte, comme un cornet de crème glacée ou un biscuit au chocolat.En somme, on présente au spectateur toutes les déclinaisons du bonheur, avec quelques chansons et de délicieux monologues interprétés par des comédiens talentueux.La mise en scène et la scénographie de ce spectacle sont particulièrement réussies.Dans l'univers du 7e ciel, tous les biens de consommation sont collés au mur et peints en blanc.Presque un univers céleste.Fait remarquable, les jeunes acteurs de la troupe articulent, projettent leur voix et connaissent manifestement les rudiments du mime.On pourrait cependant leur conseiller de travailler davantage l'aspect comique de leurs textes, d'éviter l'éparpillement propre aux oeuvres collectives et de confier l'écriture de leurs prochains spectacles à un auteur qui se limiterait à cette tâche.7e CIEL, texte collectif de Martin Boisclair, Mélissa Dion Des Landes, Émilie Gauvin, Martin Gougeon et Louis- François Grenier, mise en scène de Louis-François Grenier, scénographie de Martin Gougeon avec Martin Boisclair, Mélissa Dion Des Landes, Émilie Gauvin et Martin Gougeon.Spectacle présenté au Théâtre de l'Ancien Presbytère, 170, rue Saint-Charles Sud, à Granby, du jeudi au samedi jusqu'au 27 août.Réservations au 450-375-7767.Bonheur, où es-tu?PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DE L'ANCIEN PRESBYTÈRE Martin Gougeon, Martin Boisclair, Mélissa Dion Des Landes et Émilie Gauvin cherchent le bonheur.« On applaudit à tout rompre devant une telle maîtrise technique et un tel déploiement de talent et d'imagination.« Voir « Une aventure qu'on peut qualifier de grandiose! « Radio-Canada Estrie « Rendez-vous avec l'émerveillement « La Tribune de Sherbrooke « Un grand conte onirique rempli d'allégories « Radio-Canada Montréal « Un théâtre d'été de rêve.Des marionnettes géantes, des projections, de l'action sur 360 degrés « Journal de Montréal COMPLET 7, 10, 11, 13 ET 18 AOÛT 3336880A Visites historiques guidées au Cimetière Mont-Royal Le samedi 20 août, à 13 heures Les rues de Montréal nommées en mémoire de personnes inhumées au Cimetière Mont-Royal Le samedi 27 août à 13 heures Les édifices de Montréal nommés en mémoire de personnes inhumées au Cimetière Mont-Royal LES VISITES SONT GRATUITES Veuillez téléphoner pour réserver au (514) 279-7358 1297, chemin de la Forêt, Outremont (accessible par le boulevard Mont-Royal) ARTS ET SPECTACLES ROCK Les Kennedys ne sont pas morts PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Les icônes du punk hardcore débarquent à Montréal.Les Dead Kennedys seront en spectacle au Club Soda ce soir pour leur premier concert en sol canadien depuis plus de 20 ans.La mythique formation revient de loin.Après la gloire des années 80, un hiatus de 15 ans, de multiples démêlés avec la justice et une histoire de fraude, Dead Kennedys poursuit sa tournée de retrouvailles amorcée en 2001.sans son leader d'origine, Jello Biafra.«À notre première réunion sur scène, nous étions très nerveux.Mais la réponse du public a été excellente », raconte le bassiste Klaus Flouride.Le groupe a depuis donné plus de 170 concerts un peu partout sur la planète.Le parcours rocambolesque de la formation commence en 1978.Jello Biafra, Klaus Flouride, East Bay Ray et Ted s'unissent alors sous le nom des Dead Kennedys.Provocatrice, l'appellation évoque la mort de l'idéalisme des années 60, qu'incarnaient les célèbres frères politiciens.La bande rejoint la jeune mais effervescente scène punk.Son style agressif mais peaufiné détonne dans cet univers à trois accords.« On ne voulait pas sonner comme les autres groupes génériques du punk, explique Klaus Flouride.D'autres musiques nous ont influencés.D'ailleurs, seulement 10% de mes disques sont du punk.» Le conservatisme de l'ère Thatcher- Reagan constitue un terreau fertile pour l'art engagé des Dead Kennedys.Le groupe fait preuve d'un goût marqué pour la satire et l'humour noir, comme l'illustrent les titres de certaines de ses chansons : Holiday in Cambodia, Kill the Poor, Let's Lynch the Landlord.« Parfois, il faut brasser les gens un peu pour les conscientiser », justifie Klaus.Éveiller sans prêcher À cause de cette combinaison de révolte et d'agressivité, le groupe est talonné par la police à chacun de ses concerts.Ces affrontements musclés renforcent son image de héros de l'insurrection punk.S'il espère ouvrir l'esprit de ses fans, Klaus Flouride rejette toutefois l'étiquette de prêcheur punk.« S'accrocher à chacune de nos paroles est insensé.Un groupe de rock n'est pas la meilleure source en matière de politique.On lance seulement des idées en l'air pour éveiller le public à certaines choses », préciset- il.Après six albums en huit ans, le groupe est dissous en pleine controverse en 1986.À cause du caractère sexuel d'une affiche accompagnant leur dernier disque, le gouvernement américain poursuit les Dead Kennedys pour « distribution de matériel indécent à des mineurs ».Les accusations seront abandonnées par la suite.Le contestataire contesté Douze ans plus tard, un autre scandale éclabousse le groupe.Défendeur de toutes les causes justes, le chanteur Jello Biafra est accusé d'avoir escroqué ses vieux potes.Sa maison de disques, qui gère le catalogue des Dead Kennedys, aurait volontairement omis de verser 76 000$ en redevances aux trois autres musiciens.L'affaire se règle à l'américaine : les deux parties se retrouvent devant les tribunaux.Jello Biafra perd.Il doit verser plus de 200 000 $ en redevances et en dommages punitifs à ses anciens collègues.« Je n'ai pas parlé à Jello depuis environ 2001 », déplore Klaus.La dispute réglée, East Bay Ray, D.H.Peligro (qui a remplacé Ted à la batterie en 1981) et Klaus Flouride lancent une version retravaillée du catalogue sous une nouvelle étiquette, puis ils dénichent un nouveau chanteur (Brandon Cruz, remplacé ensuite par Jeff Penalty) et entament une tournée en 2001.C'est cette même tournée qui les amène ce soir dans la métropole.Les fans montréalais devront s'attendre à entendre surtout des vieux classiques, puisque la bande n'a pas enregistré de nouveau matériel pour son retour.La popularité des Dead Kennedys semble avoir résisté à l'épreuve du temps.Leur chanson Viva Las Vegas a été reprise dans l'émission American Idol l'année dernière.Un geste que Klaus n'a pas apprécié.« C'est une émission insipide.En plus, elle est diffusée par Fox, une chaîne conservatrice.La chanson est passée sans notre autorisation.Avec nos avocats, on a donc obtenu le double du cachet habituellement réservé à l'emprunt des chansons.Cet argent a été versé à des oeuvres de charité.Prendre aux riches pour redonner aux pauvres : la victoire est mineure mais satisfaisante pour ces assoiffés de justice.DEAD KENNEDYS, ce soir, 21h, au Club Soda.Infos : www.ticketpro.ca ou 514-908-9090.PHOTO FOURNIE PAR IT'S ALIVEMEDIA Un quart de siècle après leurs débuts, les Dead Kennedys sont toujours aussi engagés.3336070A 3332756A 3332517A . REGARDEZ-MOI CES GRANDS AIRS \"\"\" NORMA BELLINI j L'ÉTOILE CHABRIER j oeDIPUS REX&SYMPHONIE DE PSAUMES STRAVINSKY j LA CLÉMENCE DETITUS MOZART j AïDA VERDI j THETURN OFTHE SCREWBRITTEN ABONNEMENT À 3, 4 OU 5 OPÉRAS PRIX SPÉCIAUX POUR LES 18-30 ANS 514.985.2258 3300084A Réservez dès maintenant au bureau «Étoiles» (514) 937-5727 Meilleures places, spectacle : 125$ Dîner/ball : 175 $ Autres billets au guichet de la Place des Arts (514) 842-2112 60 $ - 50 $ - 40 $ - 35$ - 25$ (taxes en sus) JEUDI le 8 septembre, 2005 à 18h30 Anik Bissonnette LES GRANDS BALLETS CANADIENS Evelyn Hart WINNIPEG BALLET Andrian Fadeyev BALLET KIROV Victoria Terioshkina BALLET KIROV Iñaki Urlezaga ROYAL BALLET Caroline Queiroz Gaier TEATRO ARGENTINO DE LA PLATA Mario Radacovsky ARTISTE INDÉPENDANT Ana López COMPAÑIA NACIONAL DE DANZA Alejandro Alverez COMPAÑIA NACIONAL DE DANZA Rex Harrington NATIONAL BALLET OF CANADA Graphisme :Loreen O'Connell :loreen@studiozane.us Salle Wilfrid Pelletier, Place des Arts Rasta Thomas DANCE THEATRE OF HARLEM Alicia Amatriain BALLET STUTTGART Jason Riley BALLET STUTTGART Daniela Sevarian WIESBADEN BALLET Dmitri Simkin WIESBADEN BALLET Patricia Barker PACIFIC NORTHWEST BALLET Daniil Simkin WIESBADEN BALLET Noel Strazza TANGO ARGENTIN Pablo Veron TANGO ARGENTIN Carol Horowitz TANGO ARGENTIN VICTOR M.MELNIKOFF C.M., D.C.L.Président&Directeur-général Literacy Council Conseil pour l'enseignement de la lecture aux analphabètes de Montréal CELAM Bénéfices du dîner iront au DIX NOUVELLES ÉTOILES ET DIX NOUVELLES CHORÉGRAPHIES PRESENTÉES POUR LA PREMIÈRE FOISÀ MONTRÉAL 3336574A \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles SÉPARÉS À LANAISSANCE Dites, amateurs de cette rubrique, ça vous dirait, une rubrique spéciale «journalistes contre vedettes»?Depuis quelque temps, certains d'entre vous voient des similitudes entre nos journalistes (tels que vus sur leur bloc-photo) et la bouille d'artistes.D'ici ce grand événement à venir dans un avenir lointain, nous constatons que vous savez toujours rattraper la balle au bond.Il y a deux semaines, nous avons fait la comparaison entre le comédien Nicolas Canuel et le personnage de Gepetto dans Pinocchio 3000.Plusieurs d'entre vous (madame Lalonde et Sylvain Raynault, entre autres) ont alors été saisis par une autre ressemblance, tout aussi troublante, entre ce même Gepetto et notre brave maire Tremblay.En regardant les photos envoyées par une lectrice, Annie, nous ne pouvons que de nous incliner.Une rubrique qui adore le nouveau show d'humour Beauty&the Beast Gérald Tremblay > BEAUTY&THE BEAST La première du spectacle Beauty & the Beast mardi soir à la Place des Arts s'est très mal passée.Tous ceux qui y étaient s'entendent pour dire qu'il s'agissait d'une catastrophe au plan technique.Même le producteur, Baci, a offert de compenser les spectateurs avec d'autres billets.Toutes les tuiles sont tombées sur la tête des pauvres artistes, qui se sont exécutés jusqu'à la fin devant une salle de moins en moins pleine, à mesure que le désastre se confirmait.The show must go on, dit-on, mais, dans ce cas-ci, on se demande si ce n'est pas un peu sadique de poursuivre dans de telles conditions.ILS, ELLES ONT DIT\u2026 «Tout le monde est avec nous «all the way»!» \u2014La vice-présidente du Festival des films du monde, DANIÈLE CAUCHARD, super enthousiaste lors du dévoilement de la programmation.«Nous envoyons un message clair aux revendeurs : on va être sur votre cas.» \u2014YVES-FRANÇOIS BLANCHET, président de l'ADISQ, qui a décidé de combattre vigoureusement le piratage de disques sur le terrain.en commençant par le marché aux puces de Saint-Eustache.«C'est un bon film du dimanche soir à la télévision.» \u2014FRÉDÉRIC AUBURTIN, déprimé à Flash à propos de son film San Antonio, un cuisant échec en France qui a pris l'affiche hier chez nous.«Merci d'avoir amené le sujet sur le tapis.Vous venez de gâcher ma soirée.» \u2014EWAN MCGREGOR, à une journaliste qui critiquait son nouvel accent «américanisé.» entracte@lapresse.ca PHOTO : REUTERS > LA MARCHE DE L'EMPEREUR Les gentils manchots du documentariste français Luc Jacquet font craquer les Américains.Le film animalier La Marche de l'empereur est devenu le documentaire le plus vu en salle aux États-Unis après le célèbre Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, et ses recettes ne cessent d'augmenter \u2014 elles étaient de 25 millions de dollars aux dernières nouvelles.Vraiment exceptionnel pour un documentaire, d'autant plus qu'il s'agit pour nos voisins d'un documentaire «étranger» ! EN HAUSSE.EN BAISSE BITCH UN JOUR.«Sa carrière est terminée.Réussir son «comeback» après son accouchement ?Je n'y crois pas.Elle s'est trop laissée aller pour prétendre de nouveau au statut de sex-symbol.» \u2014 Christina Aguilera, toujours aimable, à propos de Britney Spears.Gepetto LA MONTÉE DE LAIT DE LA SEMAINE «C'est vrai qu'il m'arrive d'avoir le goût d'aller à l'extérieur parce que le Québec me fait chier par moments.Je me bats pour sauver la culture québécoise, mais ça continue de varloper par le bas.On tue notre richesse.On a honte de nos origines.(.) J'en ai plein le cul qu'on pense ici que la musique traditionnelle est juste pour le temps des Fêtes.Si, un jour, je perdais l'espoir que tout s'améliore, je crisserais mon camp tout de suite !» \u2014 Yves Lambert, chanteur et ex-leader de La Bottine souriante PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES SUMMER SIZZLE Crunke ben raide! PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE Bien sur, il fallait que tout arrive en meme temps : les declinaisons les plus fraiches du hip hop arrivent en force a Montreal ce weekend, d'abord grace au 10e festival Under Pressure, puis avec le week-end Summer Sizzle, qui se deroule aujourd'hui au Beach Club de Pointe-Calumet, puis demain au Circus.A l'affiche : le meilleur du hip hop du sud des Etats-Unis, avec les rappeurs Lil'Jon, Ying Yang Twins, le Latino Pitbull et la nouvelle diva r&b Ciara.Pendant que 50 Cent s'occupe de son long metrage/jeu video/ligne de vetements, d'autres s'occupent de musique.Personne n'a encore battu Fitty en popularite, mais, avec un nouveau disque de Outkast a l'horizon, la region d'Atlanta semble en bonne voie de deloger les rappeurs new-yorkais de leur trone dore.Leur histoire est celle du crunk, genre de hip hop empruntant au Miami bass (pensez 2 Live Crew) et tres different du son de la cote Est et de la cote Ouest.Les rythmes sont poisseux, les sons de batterie predominants, ecorchant une basse elastique et des synthes aeriens.En voici les principaux ambassadeurs.Ciara .aujourd'hui au Beach Club Originaire d'Austin, au Texas, mais etablie a Atlanta, Ciara a ete sacree reine du crunk par son king, Lil'Jon, qui a decouvert la chanteuse et a produit son premier single, Goodies.Le premier album de Ciara, egalement baptise Goodies, a ete produit par Jazze Pha, qui s'etait fait les dents sur des productions de Ludacris, Nelly et Outkast.Le succes a frappe a la porte de la chanteuse, d'abord grace a la chanson 1-2 Step (a laquelle participe Missy Elliott), puis grace a l'immense Oh (avec une participation brillante de Ludacris), assurement la ballade r&b de l'ete.Loin d'etre une bloweuse a la Beyonce, Ciara chante avec retenue et delicatesse, produisant un frissonnant contraste avec l'exuberance de la rythmique du crunk.Grace a son premier album, Ciara est en tete des nominations aux 10e Soul Train Lady of Soul Awards.Lil'Jon .demain au Circus Avec le crunk .cette musique de party du Sud.vient l'attitude tete brulee du Dirty South .Lil'Jon en capte parfaitement l'essence.Avec ses verres fumes, ses dreads et sa propension a se balader avec un calice orne de pierres dans les mains (c'est pour y verser du crunk juice, un drink a base de Grand Marinier et de boisson energisante), Lil'Jon est l'image meme du crunk.Sa voix rauque et criarde se fait entendre sur disque depuis 1996.Cet ancien DJ et animateur radio est toutefois sorti de l'underground il y a trois ans seulement.Ying Yang Twins .demain au Circus Ce sont les p'tits nouveaux sous les projecteurs, bien que leurs debuts sur disque remontent a 2000.Debut 2005, tout bascule : leur chanson Wait (The Whisper Song) fait boule de neige sur Internet.Les frangins y rappent en chuchotant des vulgarites sur un beat minimal et instantanement identifiable, signe Mr.Collipark, qui produit leur nouvel album, United State of Atlanta.Un disque tout en contrastes, oscillant entre le vulgaire et le populaire (Adam Levine de Maroon 5 y fait une apparition !).Pitbull .demain au Circus Originaire de Miami, ne de parents d'origine cubaine, le rappeur Pitbull s'est vite reconnu dans le son party-crunk d'Atlanta.Encore une fois, c'est au king Lil'Jon qu'il doit sa percee : ce dernier l'a invite a participer a son album Kings of Crunk (2002), puis lui a obtenu un contrat de disque.Son premier album, M.I.A.M.I.vient de paraitre, propulse par la chanson Culo (produite par Lil'Jon) et par le tabac qu'a fait sa chanson Toma.SUMMER SIZZLE, aujourd'hui, 11 h, au Beach Club de Pointe-Calumet et demain, 18 h, au Circus Afterhours.Infos : www.summersizzle.ca PHOTO FOURNIE PAR SONY BMG Originaire d'Austin, au Texas, mais etablie a Atlanta, Ciara a ete sacree reine du crunk .DUMAS HENRI BAND VINCENT CAZA PEPE ET SA GUITARE VINCENT VALLIERES FRINGANTS LES COWBOYS STEPHEN FAULKNER MONONC' SERGE JORANE 20 AOUT A JOLIETTE a L'Amphitheatre de Lanaudiere 1575 Base-de-roc, Joliette - Portes 12h00 - Show 13h00 Billets en vente au Centre Culturel de Joliette (450) 759-6202 ou sur Admission au (514) 790-1245 Les 500 premiers billets : 24 $ txs incl.+ serv.de 501 a 1000 : 25.15 $ txs incl.+ serv.de 1001 a 1500 : 26.30 $ txs incl.+ serv.de 1501 a 2000 : 27.45 $ txs incl.+ serv.de 2001 a 2500 billets : 28.60 $ txs incl.+ serv.2501 et plus : 29.75 $ txs incl.+ serv.3333778A REGGAETON Artistes varies Chosen Few : El Documental (CD+DVD) Virgin/EMI Chronique d'une revolution Quelle parfaite compilation, pour les neophytes comme pour tous ceux qui desirent s'initier au son de l'ete 2005, le reggaeton, ce croisement unique entre le dancehall jamaicain et le hip hop americain, devenu le son de l'affirmation identitaire de nombreux jeunes latinos.Le documentaire (DVD) qui accompagne l'album vaut a lui seul l'achat.Racontant la naissance puis l'emergence du reggaeton, du Panama jusqu'a New York, le realisateur Boy Wonder (Manuel Alejandro Ruiz) jette une lumiere revelatrice sur l'histoire du genre sans chercher a masquer ses defauts.De l'origine du genre aux sujets chauds que sont le sexe et la violence urbaine, en passant par l'importance du hip hop latino de la cote ouest californienne, le documentaire cherche a comprendre l'origine du reggaeton et la raison de son interet aujourd'hui, pres de 15 ans apres ses balbutiements.La compilation de chansons sert de trame sonore .tres gouteuse, merci .au documentaire.Les acteurs les plus importants de cette scene y participent: Don Omar, Zion y Lennox, Tego Calderone, Nicky Jam.Il ne manque qu'une chanson de Daddy Yankee, interprete du hit Gasolina, pour que la trame sonore soit complete.Instructif et divertissant.Un document essentiel pour comprendre le reggaeton Daddy Yankee est absent de la trame sonore Philippe Renaud collaboration speciale 3335035A HORAIRES DANSE THEATRE DE VERDURE PARC LA FONTAINE Variations du jeune Ballet du Quebec : 20h30.MUSIQUE CLASSIQUE CENTRE D'ARTS ORFORD SALLE GILLES-LEFEBVRE Bach to Tango : ensemble Quartango et quatuor vocal, mise en scene : Francois Racine : 20h.ABBAYE DE SAINT-BENOIT-DULAC Louise Pellerin, hautboiste, et Dom Andre Laberge, organiste.Bach, Broschi, Porpora : 14h30.EGLISE DE NOTRE-DAME-DESPRAIRIES (Joliette) Michelle Sutton, mezzo-soprano, Yannick Nezet-Seguin, pianiste, et ensemble instrumental.Brahms.Benefice, Guilde du Pain d'Epices : 19 h 30. N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 Le Rythme de Montreal Des le 22 aout, vos animateurs preferes seront de retour.et plusieurs nouveaux visages ! a Montreal TOUJOURS la radio NUMERO 1 105.7 Rythme FM a nos fideles auditeurs ! Merci ENCORE PLUS DOMINANT! 3337077A ARTS ET SPECTACLES Quatre grands chefs en concert CLAUDE GINGRAS Si les enregistrements live d'operas nous donnent habituellement l'ouvrage au complet, par contre, en ce qui concerne les concerts, c'est le plus souvent une oeuvre en particulier qu'on isole pour constituer un disque avec des portions d'autres auditions.Il est rare qu'un concert soit reproduit in extenso sur disque.(Je parle, bien sur, des enregistrement live dits historiques et non des soi-disant live que publient maintenant les grandes marques et qui n'en sont pas vraiment.) Les parutions recentes nous permettent d' assister par l'oreille, applaudissements et legeres imperfections de jeu compris, a des concerts de quatre des grands chefs de notre epoque.Nous procederons par ordre chronologique.D'Arturo Toscanini, maitre de l'opera italien mais plus controverse dans le repertoire symphonique allemand, on possede deja plusieurs versions de la 9e Symphonie de Beethoven.En voici une autre, inedite, de 1941, avec le Choeur et l'Orchestre du Teatro Colon de Buenos Aires.Une lecture survoltee, aux timbales ahurissantes, et des bruits de bande font reserver ce document aux inconditionnels du Maestrissimo.On retiendra quand meme le recitatif clame par le legendaire Alexander Kipnis et la voix du grand tenor belge Rene Maison.Installe a New York, ou l'Orchestre de la NBC fut cree pour lui, Toscanini programma beaucoup de musique americaine et Guild a reuni en un album de deux compacts l'integralite de deux concerts de 1942 et 1944 qu'il consacra a ce repertoire.Bien que jouees superbement, les pieces de Loeffler, Creston, Gould et Mignone (un Bresilien) offrent un interet limite.Mais les 46 minutes de Gershwin valent tout le prix du disque : Rhapsody in Blue avec Benny Goodman a la clarinette et Earl Wild au piano, Concerto in F avec le pianiste (et acteur) Oscar Levant.Et il faut entendre Toscanini se donner entierement a cette musique qui n'est pourtant pas la sienne.Bruno Walter beneficia lui aussi d'un orchestre constitue pour lui, le Columbia Symphony (dont une partie des effectifs venaient du Philharmonique de Los Angeles).Avec le Columbia, et pour la marque du meme nom, Walter enregistra la 9e Symphonie de Bruckner en 1959.Ce rare Bruckner du specialiste de Mahler se double maintenant d'un inedit : un live de 1946 avec le Philharmonique de New York.La pensee passe deja, a travers une execution et une prise de son imparfaites.Curieusement, le concert se termine par une ouverture, une magistrale Leonore no 2 de Beethoven.Enfin, chez Testament, ce sont, repris de Deutschland Radio, deux concerts du Philharmonique de Berlin des annees 60 diriges par des chefs engages dans des carrieres ailleurs : Otto Klemperer a Londres et George Szell a Cleveland.Le concert de Klemperer, de 1964, comprend la 3e Suite d'orchestre de Bach, la 29e Symphonie de Mozart et la Pastorale de Beethoven, le tout precede de 44 minutes de repetition du Beethoven (et dont l'essentiel est traduit en anglais dans le livret).Le Bach un peu lourd de Klemperer n'a rien de musicologique , son Mozart est plus fin mais de style romantique, son Beethoven est frais, aimable et retenu jusque dans l' Orage.Le Philharmonique de Berlin sonne bien sous Klemperer mais encore mieux en 1969 sous George Szell, qui semble l'avoir aiguillonne, selon sa redoutable reputation : une Ouverture tragique de Brahms aux riches contrastes, un Don Juan de Strauss sensuel et tumultueux, une 2e Symphonie de Schumann extremement energique mais qui sait etre etonnamment tendre.ARTURO TOSCANINI : Beethoven Music & Arts, CD-1119 ARTURO TOSCANINI : Gershwin et autres Guild, double CD, GHCD 2256/7 BRUNO WALTER : Bruckner et Beethoven Music & Arts, CD-1110 OTTO KLEMPERER : Bach, Mozart et Beethoven Testament, double CD, SBT2 1217 GEORGE SZELL : Brahms, Strauss et Schumann Testament, SBT 1378 NOUVELLES DU DISQUE 3325946A Oskar Fried en reedition Music & Arts a recupere des gravures d'Oskar Fried, chef allemand qui signa en 1924 le tout premier enregistrement d'une symphonie de Mahler .en l'occurrence, la deuxieme.Le contenu du disque M&A date de la meme epoque et fut realise avec le Philharmonique de Berlin et l'Orchestre de l'Opera de Berlin.Quelques titres : Eine Alpensinfonie, de Strauss, Eine Faust-Ouverture, de Wagner, et la Fantaisie de Fried sur Hansel und Gretel, de Humperdinck.Un 11e Winterreise de Fischer-Dieskau A l'occasion du 80e anniversaire de Dietrich Fischer-Dieskau, INA Memoire Vive sort un inedit du celebre baryton allemand : un live du cycle Winterreise, de Schubert, avec Gerald Moore au piano, capte au Festival de Prades le 4 juillet 1955, mais dont on ignorait l'existence.Cette parution porte a 11 le nombre de versions F.-D.du Voyage d'hiver que les fans du chanteur peuvent comparer.La plus ancienne date de 1948 et la plus recente, de 1990.Beethoven et Serkin Rudolf Serkin enregistra plus d'une fois les cinq Concertos pour piano de Beethoven.Orfeo sort une autre integrale, realisee en 1977 avec Rafael Kubelik et l'Orchestre de la Radio Bavaroise.PLUS DE 50 LIEUX A TRAVERS LE QUEBEC 1 877 BONJOUR www.archeoquebec.com 3326498A tremblant.ca | 1 866 787-8926 To talement été ! Nuitées minimum requises selon la période.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Certaines conditions s'appliquent.LORSQU'ILS SONT ACCOMPAGNÉS D'ADULTES, LES ENFANTS ÂGÉS DE 17 ANS ET MOINS SONT HÉBERGÉS Gratuitement EN TOUT TEMPS ! 50% OU DE RABAIS SUR LA 3e NUIT D'UN SÉJOUR LA 5e NUIT EST GRATUITE 3304348A SYLVIE ST-JACQUES ous avons longtemps entretenu la notion de consommation de masse, qui supposait que tout le monde achetait plus ou moins la même chose.Mais à partir du moment où les styles de vie ont éclaté, la technologie a entraîné la personnalisation des styles de vie.Les modèles d'affaires sont alors mis au défi», explique Alain Giguère, président de CROP Marketing.Les chaînes de télévision se multiplient et se spécialisent.Grâce à Internet, les auditeurs ne sont plus limités aux chaînes de radio commerciale puisqu'ils peuvent choisir LA chaîne de musique qui correspond le mieux à leur style, parmi des milliers de possibilités.Qu'il s'agisse de bouffe, d'émissions de télé, de style de vie ou de coiffure, les possibilités n'ont jamais été aussi nombreuses et accessibles.Certaines soccers moms écoutent Arcade Fire, sinon Eminem dans leur i Pod.Des altermondialistes ne peuvent se passer de leur portable et de leur cellulaire, des universitaires regardent Rumeurs avec leurs parents et des familles reconstituées du 450 se sustentent aux sushis et aux grillades portugaises les soirs de semaine.«Les gens sortent de plus en plus des moules.La consommation de masse n'existe plus.Elle a été remplacée par une diversité formidable d'arts de vivre, de valeurs et de priorités », observe Alain Giguère.Dans ce contexte, Jacques Nantel, professeur de marketing aux HEC, parle de la nécessité de singulariser l'offre après quelques décennies de règne de la consommation de masse.«En 1994, j'ai écrit unarticle où je prédisais que le marketing du XXIe siècle ressemblerait à celui du XIXe.À cette époque, chaque marchand du village connaissait ses clients personnellement.» Parlez-moi de moi Lorsque les personnalités se taillent sur mesure, la pub s'ajuste en raffinant son message.> Voir ÂGE en page 14 ILLUSTRATION F.LÉVEILLÉE, LA PRESSE © «N FINI LA SOCIO-DÉMOGRAPHIE, BONJOUR LA PSYCHO-GRAPHIE L'ÂGE, DEKESSÉ ?Les jeunes, les boomers, les banlieusards, les célibataires branchouilles, les matantes, les écolos, les intellos, les yuppies du Plateau.Les responsables des études de marché ont toujours raffolé des catégories bien définies, souvent basées sur l'âge et le revenu, pour prédire avec exactitude qui achètera tel détergent, tel abat-jour ou telle voiture sport.Mais à l'ère du Ti Vo, du travail atypique et de la consommation responsable, circonscrire des groupes de consommateurs qui font tous leurs emplettes dans le même supermarché le samedi matin, est une stratégie aussi désuète qu'une vente de blanc chez Eaton.ACTUEL ACTUEL LA MOCHETÉ Pétrole contre bio CULINAIRE ARIANE KROL À BOIRE ETÀ MANGER Quand la multinationale américaine Smurfit-Stone a annoncé la fermeture de son usine de New Richmond la semaine dernière, j'ai tout de suite pensé aux tomates.Pas celles que les 295 nouveaux chômeurs gaspésiens pourraient tirer à leur employeur, bien que ce ne doit pas être l'envie qui leur manque.J'ai plutôt pensé aux tomates bios qui poussent dans les serres de Jardins-Nature, juste à côté de la cartonnerie.Allaientelles prendre froid ?Ce n'est pas par hasard ni pour la beauté du paysage que Jardins- Nature s'est établie directement dans la cour de Smurfit, mais pour profiter de ses BTU.L'eau chaude utilisée pour fabriquer le carton traversait les serres dans un réseau de tuyaux en circuit fermé avant de retourner à l'usine et tout le monde y trouvait son compte : la cartonnerie dépensait moins d'énergie pour refroidir son eau et, surtout, Jardins-Nature réduisait sa facture de chauffage de moitié.« C'est sûr que ça augmente nos coûts de production, mais ça ne compromet pas nos opérations.On veut poursuivre notre développement, mais on va devoir s'assurer d'une autre source d'énergie », m'a expliqué cette semaine le directeur général des serres, François Bélanger.Heureusement.Jardins-Nature, qui réussit à produire 300 tonnes de tomates par an à l'autre bout de la Gaspésie, n'est pas seulement un bel exemple de « mutualisme » industriel.C'est aussi l'un des principaux rouages de Symbiosis, un des systèmes de distribution les plus efficaces dans le bio au Québec.Parce que la distribution, hélas! c'est encore le maillon faible du secteur.Le bio, pourtant, est en plein essor.Depuis cinq ans, les ventes de cette catégorie augmentent de 20 % par année, un pactole par rapport au reste de l'alimentation qui doit se contenter d'un maigre 1 %.Mais pour chaque dollar d'épicerie que les Canadiens consacrent au bio, de 80 à 85 cents vont à des produits importés, révélait une étude du ministère québécois de l'Agriculture en janvier.Absurde L'absurdité de la situation est particulièrement criante à ce temps-ci de l'année, dans les rayons des fruits et légumes des grandes épiceries.Le consommateur soucieux de l'environnement a le choix entre des laitues et des pieds de céleri bios venus pour la plupart des États-Unis, avec les émissions de gaz à effets de serre qu'on imagine, ou des équivalents locaux mais issus de l'agriculture conventionnelle.Pour acheter bio et québécois, il faut souvent aller voir ailleurs.« Le marché de la distribution au Québec est contrôlé par les trois gros que vous connaissez, Provigo-Loblaw, Metro et IGA.Ils font souvent affaire avec de grosses entreprises parce qu'ils achètent, par exemple, pour tout l'est du Québec.Les producteurs bios, eux, sont souvent des petites entreprises isolées dans les régions périphériques », explique le président de la Fédération d'agriculture biologique du Québec, Gérard Bouchard.Symbiosis, qui regroupe neuf producteurs bio d'un peu partout dans la province, dont Jardins- Nature, est une réponse astucieuse à ce casse-têt e.L'organisation a vendu pour près de 3 millions de tomates de serre et de légumes de champ au Québec, en Ontario et dans les Maritimes l'an dernier.Toutes les grandes chaînes et plusieurs grossistes achètent chez elle.Le secret?Des produits de qualité constante, des tomates d'avril à décembre, des carottes, des pommes de terre et des rutabagas d'août à mars et des légumes de saison le reste du temps.« La mise en marché organisée ou ordonnée, c'est ce qui fait que des productions se développent et d'autres en arrachent », résume le coordonnateur de la mise en marché, Germain Babin.Bien sûr, on trouve du bio ailleurs qu'au supermarché.Le modèle d'agriculture soutenue par la communauté, qui permet de recevoir des paniers de produits frais directement du fermier chaque semaine, est une formule avantageuse et on peut toujours faire ses emplettes dans les magasins d'aliments naturels.Mais nous sommes au Québec, c'est-à-dire en Amérique du Nord ; la majorité des consommateurs font leur épicerie dans une grande surface et ce n'est pas près de changer.« Le mieux que le consommateur puisse faire, c'est de demander les produits locaux, parce que nous, on n'a pas le contrôle », dit Gérard Bouchard.Encore faut-il savoir ce qui existe.L'Union paysanne tiendra bientôt la deuxième édition de sa très sympathique Fête Bio Paysanne sous les grands chapiteaux blancs de la TOHU, les 20 et 21 août prochains (www.tohu.ca).Une belle occasion de rencontrer des maraîchers, des éleveurs, des apiculteurs, des transformateurs, de goûter leur pain, leur vin, leur fromage.et de prendre des adresses pour retrouver leurs produits quand ils seront repartis.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : ariane.krol@lapresse.ca Les repas scolaires PHOTOROBERT SKINNER, LA PRESSE © Pour chaque dollar dépensé pour des produits bios, environ 85 cents vont à des produits bios importés des États-Unis, comme ces légumes.ARIANE KROL Ce n'est pas encore la rentrée mais ça ne saurait tarder.Et comme si ce n'était pas déjà assez angoissant comme ça, voilà que Vasy, l'indescriptible mascotte azurée du gouvernement québécois, y va de ses conseils pour la boîte à lunch.« Amusez-vous à faire de petits animaux en fruits et légumes.C'est vite fait », suggère un communiqué envoyé récemment par le ministère de l'Éducation aux médias écrits de la province.Que le ministère de l'Agriculture utilise le personnage de Vasy pour proposer des menus de boîtes à lunch équilibrés comme il le fera à Expo Québec la semaine prochaine, passe encore.Mais que le ministère de l'Éducation, qui tolère le règne du junk-food dans les cafétérias de la majorité des écoles secondaires, se mêle de faire la morale aux parents, c'est vraiment un comble.Allez Vasy, rends-toi utile : mets ton tablier et vient éplucher des légumes à la cantine.\u2014Avec la collaboration de Marie Allard SUR LES MARCHÉS.Les producteurs bios seront bientôt de retour sur les marchés publics de Montréal le week-end.Du 20août au 9 octobre, ils dresseront leurs étals au marché Maisonneuve le samedi et dans Outremont le dimanche (rue Dollard entre Van Horne et Lajoie).Et des listes de producteurs qui participent au système de paniers bios (www.equiterre.org) ou qui vendent directement aux consommateurs (www.quebecbio.com) sont disponibles en tout temps sur Internet.L'âge, dekessé?Fini la socio-démographie, bonjour la psycho-graphie ÂGE suite de la page 13 C'est alors qu'émergent de nouvelles méthodes d'analyse de marché comme les études « psychographiques » ainsi que des moyens novateurs de communication publicitaire.Aux États-Unis, plusieurs grandes compagnies, qui constatent la stagnation des approches publicitaires traditionnelles, se tournent vers la bonne vieille méthode du bouche à oreille pour faire la promotion de leurs produits.Le Word of Mouth Marketing Association regroupe plusieurs agences de pub qui ont ajouté le bouche à oreille à leur offre de service.Le principe consiste tout simplement à se servir des clients comme « évangélistes » pouvant répandre la bonne nouvelle à leurs familles et amis, à propos d'un produit.Résistance et personnalisation C'est que submergés de pub, les citoyens ont développé une résistance au bombardement publicitaire traditionnel qui marque leur quotidien.En misant sur l'influence des pairs plutôt que sur des concepts flyés, ce virage publicitaire démontre que pour vendre un produit, rien ne vaut l'approbation d'une troisième voisine.« En marketing, il existe trois types de consommateurs.Il y a les innovateurs qui sont à l'avant-garde ; à l'autre extrémité, il y a la « masse » et entre les deux, les connecteurs.Pendant longtemps, nous nous sommes intéressés aux innovateurs qui sont de parfaits trendsetters.Mais depuis quelques années, nous nous sommes aperçus que les connecteurs étaient plus intéressants, en raison de leur réseau de contacts impressionnant », explique M.Nantel.Pour soulever une vague de bouche à oreille, un restaurant organisera par exemple un lancement en grande pompe en invitant aux frais de la princesse une brochette de «connecteurs » potentiellement influents.Par contre, dit M.Nantel, une telle offensive peut s'avérer une arme à double tranchant.« Le problème c'est qu'on n'a pas le contrôle sur ce qui sera véhiculé dans le bouche à oreille.Si le consommateurs part avec une mauvaise idée du produit ou du service, on ne peut pas faire grand-chose pour changer son opinion.» Contagion sociale Au Québec, certaines entreprises comme P2P Proximité Marketing proposent par exemple de rejoindre les clients par des campagnes de « contagion sociale ».Pierre Parent, président de P2P, explique un peu de quoi il retourne.« On essaie de rejoindre les individus personnellement et, surtout, de trouver des moyens de les intéresser, de les influencer et leur faire découvrir des produits.Pour cela, il faut les accompagner dans leur quotidien, à des moments où ils sont plus susceptibles de capter le message.» Selon le publicitaire, « la publicité à répétition finit par tanner les gens.Ceux-ci sont aujourd'hui mieux informés et développent des façons de ne plus voir la pub ».La contagion sociale consiste à faire entrer subtilement le message publicitaire dans la vie des consommateurs.Par la voie du courriel ou du téléphone cellulaire par exemple, ou encore en se postant à des endroits extérieurs stratégiques pour parler directement avec la clientèle convoitée, aussi disparate soitelle.« Lorsque nous avons travaillé avec Johnson qui lançait une ligne de produits pour la peau, nous avons installé un kiosque à proximité d'une école secondaire.Il y avait de la musique actuelle, des échantillons de produits.Nous partions du principe que les jeunes filles étaient les meilleures ambassadrices pour parler des produits.En s'assurant que 10 personnes en parlent à 20 autres qui répandront aussi le message, nous établissons la communication.» Quand tout le monde est unique La nouvelle norme sociale est de se démarquer du lot, de vouloir à tout prix être unique.L'auteur torontois Hal Niedzviecki a même consacré plus de 250 pages à la quête de la différence devenue nouveau conformisme, dans son essai Hello, I'm Special, paru à l'automne 2004.« Ces jours-ci, non seulement êtes-vous libre de dresser votre propre voie vers la liberté et l'atteinte du bonheur, mais vous y êtes obligé.Même à l'intérieur des frontières des domaines conventionnels \u2014 la famille, l'église, la bureaucratie \u2014, on s'attend à ce que chacun exprime son individualité », écrit-il.Il est aujourd'hui de mise de s'inventer une vie unique (en suivant son étoile et en « pensant à l'extérieur de la boîte », il va sans dire), de créer de toutes pièces le prénom de son premier- né et de s'alimenter en fonction de son type sanguin ou de ses convictions environnementales.Et l'apparence d'authenticité s'achète chez Gap qui vend des jeans « pré-usés » ou chez Urban Outfitter qui séduit les jeunes clients en leur offrant des articles neufs qui ont pourtant l'air de provenir d'une vente-débarras.Signe des temps : il y a 15 ans, la Black Label est spontanément devenue cool lorsque Molson a investi dans une campagne de pub contemporaine pour réhabiliter cette bière longtemps réservée aux piliers de taverne.En 2005, les hipsters boivent de la 50 ou de la Pabst Blue Ribbons, précisément parce que ces bières ont une aura rétro, désuète et surtout contraire à l'image préfabriquée des jeunes que projettent les pubs.Le cocon québécois Bien embêtés sont les nostalgiques d'un modèle aux balises bien établies qui dicterait le chemin à suivre pour vivre longtemps et heureusement.Et encore plus mystifiés sont les spécialistes du marketing habitués de supposer qu'il existe des masses de consommateurs qui cohabitent dans des quartiers qui leur ressemblent et achètent plus ou moins les mêmes modèles de tondeuses à gazon.Selon Alain Giguère, le Québec est relativement épargné par l'éclatement des repères identitaires qu'entraînent les mutations technologiques et culturelles.Notre solide tradition télévisuelle, selon lui, contribue à unifier les citoyens autour de repères communs.« Il existe ici des émissions qui sont regardées en même temps par la moitié de la population.Au Canada anglais, par exemple, de tels phénomènes n'existent pas », dit M.Giguère.L'univers culturel vibrant à l'image des Québécois, qui est entretenu par la télévision généraliste, contribue selon le président de CROP à nous protéger contre la tendance planétaire qui fait gagner rapidement du terrain aux chaînes spécialisées.Mais si la tendance se maintient, le Québec subira aussi un éclatement de ses « publics cibles ».« Les Québécois sont certainement plus individualistes qu'autrefois », estime le publicitaire Jacques Bouchard qui, il y a 25 ans, publiait Les 36 Cordes sensibles des Québécois.Bien sûr, des émissions comme Les Bougon qui, chaque semaine, attire plus de deux millions de téléspectateurs, contribuent à maintenir une certaine unité culturelle.Mais les jeunes générations qui se désintéressent de l'écran de télé pour concentrer leur regard sur Internet pourraient très bientôt changer la donne.« D'ici huit ou neuf ans, il y aura un renversement total de la consommation », prédit M.Bouchard.PHOTO JUSTIN SULLIVAN, GETTY IMAGES La popularité du i Pod fait partie de ces tendances qui traversent les âges, car si les jeunes l'adorent, ce sont souvent les X, la première génération Walkman qui a maintenant franchi la barre des 40ans, qui ont les moyens de s'en acheter un. ACTUEL Nice-sur-Montréal MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANTS La première fois que je suis allée chez Nizza, c'était à l'heure du lunch et je vous le dis honnêtement, j'en étais ressortie plutôt fâchée.Le repas avait été correct.C'est la note qui n'avait pas d'allure : presque 100 $ pour deux (service et taxes inclus) pour un lunch sans panache ni le moindre excès.J'avais pris en entrée une salade verte simplissime et mon invité un bol de gazpacho.Avaient suivi une assiette de viande et de poisson, bonnes mais hyper basiques.Et le dessert était presque ridicule tellement le biscuit aux pacanes était petit et les fruits ennuyant.J'y suis donc retournée sans enthousiasme, par une belle soirée d'été, avec le mandat cette fois d'écrire un papier.J'étais prête à dire les choses qui m'avaient frappée la première fois, sans hésiter.Et puis, mon opinion a changé.Quelque part entre une entrée de pétoncles en ceviche et un homard au gingembre joufflu et tout décortiqué, les « plus » ont fini par faire basculer les « moins » et le vernis un brin affecté du serveur a laissé place uniquement à sa gentillesse très professionnelle.Bref, mon opinion du lieu a bifurqué.J'y ai en fait passé une très belle soirée.Nizza n'est pas un véritable nouveau venu sur la scène resto montréalaise.C'est l'ancien Da Pizzettaro, le petit frère et voisin du Latini, qui a été complètement rénové mais dont la qualité principale, en été, demeure la présence d'une très belle terrasse.Gardée de loin par des arbres gigantesques et blottie dans la verdure sans être trop loin de la chaleur urbaine presque poétique du bitume du boulevard René-Lévesque, elle nous permet de goûter à l'été en rêvant de New York.S'il fait doux, l'expérience est, disons-le, d'entrée de jeu très agréable.Le menu de la nouvelle enseigne s'affiche maintenant comme niçois plutôt qu'italien, ce qui est quand même drôle quand on sait à quel point tout cela est proche : au plus fort de la saison du mimosa, on dirait qu'on hume celui de Nice jusqu'à San Remo.Le menu de l'établissement va droit au but.Environ une demidouzaine de plats en entrée et en principal.Une troisième page propose les spécialités d'Armand \u2014 Armand Forcherio est le chef, son frère Ange, le grand patron en salle\u2014 qui sont en fait des créations en petites doses qu'on pourrait associer facilement à la formule tapas.Ceviche et homard Pour commencer, nous avons choisi deux entrées aux saveurs maritimes.Une assiette d'encornets proposaient ces mollusques \u2014 mieux connus sous le nom de calmars \u2014 cuits de deux façons.Un était braisé presque tout nu, l'autre avec de la tomate.Ils fondaient tous les deux dans la bouche, laissant dans leurs traces de solides saveurs de mer bien salée.Le ceviche de pétoncles, en contraste, était tout en finesse et en textures onctueuses, car on le proposait avec de l'avocat et une note de basilic.Un tout petit peu plus de citron pour ponctuer le gras du fruit et du mollusque aurait pu donner plus de structure à cette assiette néanmoins fort agréable.Pour rester sur cette impression de bord de mer, j'ai ensuite opté pour le homard du jour, qui était complètement sorti de sa carapace et servi dans une sauce à la crème et au gingembre frais.Sans être trop lourde, la sauce donnait un fini à la fois exotique et élégant à la bête cuite de façon traditionnelle, donc dans l'eau bouillante.Un très bon rapport qualité-prix pour ce plat à 32 $.L'assiette d'agneau était aussi fort généreuse, mais nettement moins estivale.Une côtelette et un bon morceau d'épaule braisée, extrêmement tendre, étaient présentées avec une sauce brune riche mais bien faite, et une salade chaude de lentilles et de pois chiches.Seul hic : un léger goût de poisson transperçait la sauce, comme si une petite quantité de fumet de fruit de mer ou de poisson s'était glissée dans la mauvaise casserole, par erreur, au mauvais moment.Pour le dessert, nous avons partagé une mini tourte au chocolat, accompagnée d'une glace à la muscade et de quelques tranches très fines d'ananas.Le fruit était quelconque mais le gâteau irréprochable, tout comme la petite crème glacée qui donnait au chocolat noir une de ces notes épicées qui sont très à la mode en ce moment mais néanmoins tout à fait exquises.NIZZA 1121, rue Anderson Montréal (514) 861-7076 www.nizza.com Prix : Note totale incluant dessert, homard, taxes, service et une excellente bouteille de Hautes côtes de Beaunes : 192 $.Faune : Bon chic bon genre.Collègues de bureau qui travaillent ensemble au centre-ville.Babyboomers bien coiffés.Service : Ultra-professionnel, un peu à l'ancienne.Aucun biceps tatoué, aucune chemise deux fois trop petite.On sait de quoi on parle, autant côté bouffe que côté vin.Carte de vins : Longue, recherchée.Le moins : Le tableau de clown, à l'intérieur du restaurant nouvellement rénové.Une anomalie.Le plus : Le reste de la décoration, avec du bois, de la couleur et des plafonniers de verre aux tons joyaux qui donnent au lieu un air de fête.PHOTO ROBERTMAILLOUX, LA PRESSE © La terrasse du restaurant Nizza est blottie dans la verdure sans être trop loin de la chaleur urbaine, permettant ainsi de goûter à l'été.Les Espagnols forcés par la loi à faire le ménage PASCAL FAUCHER « A-t-il apporté son tablier ?» Quand Elena Beaucage, née Soldevila, a emmené son mari québécois pour la première fois dans son pays natal, l'Espagne, c'est ainsi qu'un cousin a réagi en voyant le couple desservir la table.« Pour un Espagnol, faire le ménage, laver la vaisselle, s'occuper des enfants, c'est honteux ! s'exclame la retraitée originaire de Valence, établie à Montréal depuis une quarantaine d'années.C'est renoncer à leurs privilèges.Ils ne font rien et ne veulent pas changer.Mon mari lui a répondu : Tu sais, tes couilles ne vont pas tomber ! » Les vieilles habitudes ne tombent pas facilement mais la loi, elle, change.Le gouvernement de José Luis Zapatero, qui fait des droits des femmes l'une de ses priorités depuis son élection, en 2004, entend modifier la loi sur le mariage afin d'inciter les Espagnols à mettre davantage la main à la pâte, ainsi qu'à la vaisselle, au ménage, à la lessive.Dès la mi-août, les contrats de mariage civil stipuleront que l'homme qui ne contribue pas aux tâches ménagères s'expose à des pénalités en cas de divorce.Dans un pays où la moitié des mâles admettent ne jamais toucher à un balai ou à une machine à laver, les législateurs ont affaire à forte partie.« Ça n'a pas de sens, dit Esteve Teixido, célibataire espagnol de 38 ans et propriétaire d'une boîte de production vidéo, près de Barcelone.Qui peut vérifier si c'est vraiment observé ?On veut s'immiscer dans la vie privée des gens mais, chez eux, les gens font bien ce qu'ils veulent.N'empêche que l'idée est louable, dit Edgar Pallicer, architecte de 29 ans qui habite la municipalité de Terrasa.« C'est vrai que les hommes ne font pas grand-chose dans la maison.Les choses évoluent un peu, mais c'est très difficile de changer les mentalités.Mes oncles et mon père ne font rien.Moi, je fais plus de la moitié des travaux ménagers.Je suis une exception ! » Se battre contre les stéréotypes La dictature franquiste a longuement retardé l'émancipation féminine en Espagne.Aujourd'hui, la côte est dure à remonter.L'éducation des enfants \u2014 celle des jeunes filles, surtout \u2014 est montrée du doigt par Elena Beaucage.« On n'enseigne pas aux garçons à participer aux tâches ménagères.On dit aux filles qu'elles doivent obéir aux hommes.Les stéréotypes se répètent.Une tante m'a déjà dit : Je ne me marierai jamais avec un Espagnol, car je ne veux pas être obligée de le servir toute ma vie.Finalement, elle a épousé un Anglais ! » « Ça me renverse toujours, soupire la retraitée.Il faut se battre contre ces stéréotypes.Peut-être que les hommes, au bout du compte, vont se réveiller.Les femmes aussi veulent avoir une carrière, pas toujours être débordées à la maison ! » PHOTO DE PRODUCTION Si l'on se contentait uniquement de voir les films de Pedro Almodovar \u2014 Comme Parle avec elle, qui met notamment en vedette une femme torero \u2014, on n'imaginerait pas que l'Espagne est une société très macho, au point que le gouvernement a décidé de légiférer pour encourager les hommes à faire le ménage ! LA MOCHETÉ DE LA SEMAINE La nouvelle terrasse du TNM MARIE-CLAUDE LORTIE La terrasse du Théâtre du Nouveau Monde a fait peau neuve.Au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain se dresse désormais une construction en bois vert kaki, dont les formes arrondies rappellent vaguement celles d'un livre ouvert.Dit comme ça, on pourrait croire la chose agréable, attrayante même.Mais il n'en est rien.On dirait un petit abri antibombes ou, comme l'a suggéré une amie la semaine dernière, une cabane à sucre post-stalinienne.Pourtant, l'ancienne terrasse était visuellement parfaite et se mariait à merveille avec le bâtiment du théâtre.Comme quoi, même en matière de terrasse, le mieux est parfois l'ennemi du bien.Fondée en 1960 3132, rue Sherbrooke Est, Montréal Réservation : 527-8313 521-0194 Terrasse Service de valet Gastronomie italienne Musique du jeudi au dimanche EN SPECTA CLE François Bernard www.francoisbernard.ca PHOTONORMAND BLOUIN, LA PRESSE © La nouvelle terrasse du Théâtre du Nouveau Monde.Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE ACTUEL TECHNO Pirater sans peine un réseau wi-fi.et se prémunir contre les intrusions NICOLAS RITOUX COLLABORATION SPÉCIALE Rien de plus facile que de pirater une connexion Internet sans fil à haute vitesse.Les réseaux wi-fi que nous utilisons au bureau ou à domicile ne sont absolument pas sûrs.C'est ce que veut faire savoir Cédric Blancher, expert européen qui est venu à Montréal montrer comment « craquer » n'importe lequel de ces réseaux en quelques minutes.Formules mathématiques à l'appui, M.Blancher a expliqué à un public d'informaticiens, réuni en congrès en juin dernier, comment ils pouvaient pirater en un temps record n'importe quelle connexion wi-fi.Même protégées par une clef WEP (que l'on trouve dans la plupart des produits sans fil), la plupart des connexions peuvent être « empruntées » en quelques minutes, selon cet ingénieur chargé des recherches en sécurité informatique chez EADS, conglomérat européen d'aéronautique et de défense, qui chapeaute entre autres Airbus.Deux situations, deux méthodes La plupart du temps, les réseaux wi-fi n'ont même pas de protection WEP.M.Blancher explique comment pénétrer dans un réseau protégé simplement par un identifiant et un mot de passe, comme c'est le cas de nombreuses connexions payantes offertes dans les cafés, hôtels et aéroports.« Une fois que (le pirate) voit le réseau sur son ordinateur, il n'a qu'à écouter ce qui se passe dessus, et emprunter l'identité de quelqu'un qui a déjà tapé son mot de passe.Le hacker peut ensuite reconfigurer son ordinateur pour apparaître avec les mêmes paramètres que cet utilisateur.Le tout prend deux minutes, et encore, en faisant des fautes de frappe dans les commandes ! » Si une clef WEP protège le réseau, le piratage nécessitera plus de connaissances et de patience.Mais cela reste à la portée d'un grand nombre d'internautes, croit M.Blancher.« Une personne peut reconstituer la clef simplement en analysant les paquets de données qui proviennent du réseau.Elle retrouve alors peu à peu des morceaux de la formule.Il faut entre 500 000 et un million de paquets en moyenne pour amasser un nombre suffisant d'informations sur la clef, et ça peut prendre des semaines avant de toutes les recevoir.« Pour accélérer le processus, on utilise l'injection de données : on stimule le trafic en injectant indéfiniment le même petit paquet, puis on lit les réponses qui nous reviennent pour recueillir nos informations.Je connais quelqu'un qui a craqué une clef de 128 bits en sept minutes avec cette méthode.» À la portée des débutants Ces « attaques par injection de données », qui sont une trouvaille assez récente, devraient gagner rapidement en popularité, selon M.Blancher.En fait, elles sont déjà à la portée de n'importe quel hacker.Il suffit de mettre à jour le pilote interne de sa carte wi-fi afin de permettre l'injection de trafic.Ensuite, on peut télécharger gratuitement sur Internet un logiciel comme Air Crack, conçu par le Français Christophe Devine (pour Linux et Windows : www.cr0 .net :8040 /code/ network).M.Blancher rappelle que l'intrusion dans un réseau wi-fi est illégale dans la plupart des pays, même si on ne fait que s'en servir pour accéder à Internet sans payer : « C'est comme un cambrioleur qui dirait : Je suis entré parce que la porte était ouverte ! » Bien sûr, ça ne dérange pas toujours les utilisateurs.Certains laissent délibérément leur connexion ouverte, dans une sorte de solidarité communautaire.Mais il faut aussi penser à la sécurité des données, surtout dans le cas des entreprises.Celles-ci n'y pensent pas toujours.Le jour de la conférence de M.Blancher, on pouvait capter des dizaines de connexions ouvertes aux alentours de l'hôtel Crowne Plaza, où se tenait le congrès.« Pourtant, une fois qu'une personne pénètre dans votre réseau, elle a une capacité de nuisance assez importante.Votre pare-feu ne peut rien contre elle, et elle sera en position privilégiée pour prendre le contrôle de votre ordinateur.Il ne faut pas croire non plus que votre connexion est inaccessible au-delà de votre jardin ; en fait, on peut y accéder au-delà de 100 mètres avec une antenne à forte réception.» De telles antennes peuvent être achetées à un prix de 50 $, mais on peut aussi les construire à partir d'une boîte de Pringles, d'une grille de ventilateur, d'un wok ou d'une passoire ! Comment ne pas se faire pirater Les propriétaires de réseaux sans fil sont-ils à blâmer pour leur inconscience ?« Les gens doivent faire plus attention, répond Cédric Blancher.Mais les fabricants et les distributeurs de produits sans fil doivent aussi se responsabiliser en informant leur clientèle.Je suis le premier à regretter d'avoir à donner des conférences pour expliquer ça ! » Alors, que faire pour mieux se protéger?«Il faut d'abord que les gens aillent sur le site du fabricant de leur routeur pour chercher une mise à jour du pilote interne qui offre la protection WPA (Wi-Fi Protected Access).Puis on configure les ordinateurs pour qu'ils se connectent avec une phrase cryptée.» « Personne n'a encore publié une méthode vraiment réalisable pour casser une clef WPA.Quelqu'un arrivera toujours à trouver la phrase secrète, mais ça prend du temps et personne n'est assez motivé pour ça, à moins de vous en vouloir vraiment.Ça lui coûtera moins d'aller directement défoncer votre porte.» PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Expert européen en sécurité informatique, Cédric Blancher rappelle que l'intrusion dans un réseau wi-fi est illégale dans la plupart des pays.4140 Saint-Denis 847-1515 ALTITUDE-SPORTS.COM vêtements, chaussures, sacs à dos, sandales, bottes, tentes\u2026 VENTE sur toute la marchandise d'été jusqu'à75% fin de saison 4932, Sherbrooke Ouest (Metro Vendome) 489-1517 La boutique THE NORTH FACE par Altitude 3336662A 3335381A \u2020Golf : 35%, Jetta familiale : 33 %, Passat : 20%.Calcul effectué à partir de données de Transports Canada pour les modèles 2005.Ex.: Pour la Golf, le pourcentage est basé sur une consommation moyenne ville et route de la Golf TDI (ville 6,2 L/100 km et route 4,6 L/100 km) qui correspond à 35% moins de consommation de carburant que la Golf à essence équipée du moteur de 2,0 L (ville 9,8 L/100 km et route 7,0 L/100 km) avec boîte manuelle.La consommation réelle dépend des conditions et habitudes de conduite et des équipements additionnels du véhicule.Première mensualité gratuite jusqu'à concurrence de 350 $ (taxes incluses) pour la Golf TDI 2005, jusqu'à 500$ pour la Jetta familiale TDI 2005 et jusqu'à 650$ pour la Passat TDI 2005.L'offre s'applique aux modèles 2005 mentionnés, neufs, en stock.Exemple de financement: un montant de 20 000$ au taux d'intérêt annuel de 2,9% correspond à un versement mensuel de 358,49$ pendant 60 mois.Coût d'emprunt de 1 509,14 $, pour une obligation totale de 21 509,14 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Offres sujettes à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offres en vigueur à partir du 1er août 2005.Ces offres sont d'une durée limitée et peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen participants du Québec seulement.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre.Ne s'appliquent qu'aux ventes faites à des particuliers.Tous les détails sur vw.ca et chez votre concessionnaire.Réglez vos problèmes de consommation.Avec le prix du pétrole qui fait de la haute voltige, la sobriété des moteurs turbo diesel TDI de Volkswagen fait envie.Leur consommation exemplaire vous fait même économiser jusqu'à 35% en carburant comparativement à nos moteurs à essence correspondants.Alors lorsque vous penserez acheter une Golf TDI, Jetta familiale TDI ou Passat TDI, faites votre deuil des nombreuses virées dans les stations-service.vw.ca/tdi Économisez jusqu'à 35% en carburant, selon le modèle.\u2020 MOTEUR TDI 2,9% de financement à l'achat sur 60 mois 0$ Première mensualité 3336912A Angle Saint-Martin et autoroute 15, Laval (derrière le cinéma Colossus) (450) 978-3030 La plus grande sélection de meubles de cuir, d'armoires et d'articles de décoration au Québec L' ART DE VIVRE Quantité limitée Solde d'entrepôt Jusqu'à 70% de rabais sur plusieurs modèles de démonstration Nous payons la TPS et la TVQ."]
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