La presse, 11 septembre 2005, Cahier A
[" SÉRIE AUBAS DE L'ÉCHELLE 2.LA MISÈRE À POURBOIRE PLUS PAGES 4 ET 5 TRAVAIL SE TAILLER UNE SABATTIQUE SUR MESURE À VOSAFFAIRES PAGE 1 UN CAHIER ENRICHI > TÉLÉVISION > MÉDIAS > LECTURES > TECHNO > OUPS ARTS ET RADAR SPECTACLES > L'ANALYSE DES 32 ÉQUIPES > LE CALENDRIER DE LA SAISON 6PAGES > CAHIER SPORTS PLUS GUIDE NFL 2006 MICHAEL VICK Montréal dimanche 11 septembre 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 317 76 pages 6 cahiers Premier grand titre pour Kim Clijsters FLAMBÉE DU PÉTROLE ET DU GAZ Martin promet d'aider les plus démunis JOËL-DENIS BELLAVANCE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Devant la flambée des prix du pétrole et du gaz naturel, le premier ministre Paul Martin a confirmé hier que son gouvernement offrira une aide financière aux plus démunis, qui seront aux prises avec une facture de chauffage plus élevée cet hiver.Le ministre des Finances, Ralph Goodale, est en train de mettre la touche finale à une série de mesures qui permettront de diminuer les effets de la hausse des prix sur les ménages à faible revenu.Les tarifs d'approvisionnement en gaz naturel ont presque doublé dans certaines provinces au cours de l'année dernière, et le mazout a aussi atteint des prix sans précédent.>Voir MARTIN en page A4 AUTRES TEXTES Les jeunes libéraux veulent couper les vivres au Bloc, page A3 Pettigrew compare Duceppe à Maurice Duplessis, page A3 PHOTO TIMOTHY A.CLARY, AFP Kim Clijsters a remporté, hier soir, le premier tournoi du Grand Chelem de son histoire en éliminant de la Française Mary Pierce 6-3 et 6-1, en finale des Internationaux de tennis des États-Unis.La Belge s'est payé un bain de foule après son triomphe, acquis en 65 minutes.La finale masculine opposera cet après-midi l'Américain Andre Agassi au Suisse Roger Federer.À lire en page S3.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Qu'est-ce que je vais regarder ce soir ?» \u2014ben Laden Le Mississippi et l'Alabama toujours sous le choc SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 10 Àtire-d'aile.ACTUEL 12 Bandes dessinées ACTUEL 7 Bridge ACTUEL 11 Décès ACTUEL 11 Feuilleton ACTUEL 7 Forum A 12 à 14 Génies en herbe LECTURES 16 Grille thématique LECTURES 16 Horaire télévision ARTS 4 La presse d'ailleurs A 6 Loteries A 8 Monde A 11 Mots croisés ACTUEL 7 Mot mystère ACTUEL 10 Observateur ACTUEL 8 Petites annonces ACTUEL 8 et ACTUEL 2 Météo Ensoleillé, maximum 24, minimum 12, plus de détails en page SPORTS 18 DIM 6 21924 12352 3 MARIO GIRARD ENVOYÉ SPÉCIAL MISSISSIPPI Deux semaines, jour pour jour, après le terrible passage de l'ouragan Katrina, le Mississippi demeure encore fortement marqué.Onze mille sinistrés sont actuellement répartis dans 115 abris de la Croix-Rouge.Déjà, plus de 100 millions de dollars ont été dépensés pour offrir aide et assistance aux sinistrés.Pour certains, cette situation pourrait durer encore longtemps.« Ah ! vous êtes journaliste.C'est bien que vous vous intéressiez à nous.On a l'impression que tous les médias sont postés en Louisiane et ne parlent que de la situation làbas.L'ouragan a frappé aussi fort sur notre côte et les ravages sont aussi importants, mais les gens ne le disent pas.Vous savez, de la misère, il y en a beaucoup au Mississippi.» Celui qui plaide en faveur de son État, c'est un bénévole de la Croix-Rouge rencontré au centre d'urgence de Biloxi.À l'instar de Gulfport et Hattiesburg, cette ville a été durement touchée par Katrina.>Voir CHOC en page A4 AUTRES TEXTES Bush veut apaiser les critiques, page A6 Ophelia fait des victimes à bord, page A10 39$ Le tout pour lozeau.com 100 Photos numériques 4\"X6\" CD de vos photos archivées +2 Agrandissements 8\"X10\" +1 Faites bonne impression avec le coffret numérique Valide jusqu'au 23 septembre 2005 3325299A ÉPIDÉMIE DE METH AUX ÉTATS-UNIS PAGE A2 LES DENTS DE LA METH La photo de la bouche d'un accro à la méthamphétamine n'est souvent pas belle à voir.Généralement, elle montre un paquet de dents pourries.Le phénomène s'explique en grande partie par la mauvaise hygiène des gros consommateurs de meth.Sous l'effet de cette drogue, ils oublient de se brosser les dents ou d'aller à leurs rendez-vous chez le dentiste.Ils ressentent également une soif intense, qu'ils ont tendance à vouloir étancher avec du Mountain Dew, la plus sucrée des boissons gazeuses.D'où les caries et les gingivites.Certains qualifient cette nouvelle drogue de fléau, d'épidémie.Un diagnostic exagéré ?Le fait est que 12 millions d'Américains ont déjà consommé au moins une fois de la méthamphétamine et que sa popularité va croissant.Notamment en Illinois, où un juge a créé un tribunal ad hoc pour offrir une autre solution que la prison aux usagers et aux producteurs.Suite et fin de notre dossier sur la meth, cette rongeuse de dents devenue le principal problème dans la lutte contre la drogue aux États-Unis.CRIE-T-ON AU LOUP ?Depuis que l'hebdomadaire Newsweek a publié son reportage alarmant sur la méthamphétamine, Jack Shafer, critique des médias pour le magazine Internet Slate, accuse ses collègues américains de crier au loup à propos de cette drogue.Selon lui, la meth n'est pas plus une « épidémie » ou un « fléau » que le crack ne l'était dans les années 80.Que disent les données officielles ?Selon les calculs du gouvernement fédéral, 12 millions d'Américains ont consommé au moins une fois de la méthamphétamine et 1,5 million d'entre eux en consomment régulièrement.Àtitre comparatif, le gouvernement estime que le nombre d'héroïnomanes se situe entre 750000 et un million.L'univers de la meth RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE HARRISBURG, Illinois \u2014 Le juge Brocton Lockwood n'avait jamais vu pareil énergumène ou entendu une histoire semblable à la cour de Harrisburg, siège du comté de Saline, dans le sud de l'Illinois, au pays des hillbillies.« L'accusé avait un prénom approprié, Joe Bob », raconte le juge de 61 ans, sourire en coin.Mécanicien, marié et père de deux enfants, Joe Bob ne payait pas de mine, assis à côté de son avocat.Maigre à l'os, il avait les yeux exorbités et les dents à moitié pourries.Le procureur de l'État appela à la barre des témoins un policier, qui raconta les circonstances de l'arrestation de Joe Bob.Ce jour-là, l'homme roulait à 75 km/h au volant d'une camionnette qui tirait un chiot au bout d'une chaîne.Alerté par un citoyen, le policier retrouva peu après la camionnette, le conducteur et le chiot, tous arrêtés sur le bord de la route.Le chiot avait les pattes ensanglantées, mais il était toujours en vie.Le conducteur, lui, était toujours dans sa camionnette.Le policier s'approcha du véhicule, puis tapa sur la vitre de la portière du conducteur.Celui-ci l'ignora, étant occupé à une tâche très douloureuse.« Pouviez-vous voir ce que l'accusé faisait?demanda le procureur au policier, lors de la première comparution de Joe Bob.\u2014 Oui, répondit le policier.Il était en train de s'arracher une dent avec une paire de pinces.» Le juge Lockwood se souvient d'avoir pensé : « Voilà un hillbilly (un habitant) pas mal ivrogne ! » L'anecdote remonte à 2000.Au fil des mois qui suivirent, le juge comprit que Joe Bob ne souffrait pas d'alcoolisme, mais de dépendance à la méthamphétamine.« L'extrême maigreur, la mauvaise dentition, le comportement délirant, tout ça nous disait que Joe Bob était accro à la meth.Mais nous ne connaissions pas encore cette drogue.» Une épidémie Depuis, le juge Lockwood et le comté de Saline ont fait plus ample connaissance avec la meth, le nom le plus couramment utilisé aux États-Unis pour parler de la méthamphétamine.Du jour au lendemain, ce speed surpuissant est devenu la drogue de choix dans ce coin rural de l'Illinois, situé à la frontière du Kentucky et du Missouri.« Nous avions autrefois un problème de cocaïne », dit Jeff Thompson, psychologue de formation qui travaille dans le milieu carcéral depuis 19 ans.« Quand la meth est arrivée dans le comté, la cocaïne a disparu.La meth coûte moins cher, dure plus longtemps, et on peut la fabriquer soi-même.» Et le cercle de ses adeptes semble toujours aller en s'élargissant, à Saline comme dans plusieurs autres comtés de l'Illinois, l'État le plus populeux du Midwest.L'an dernier, les policiers de l'Illinois ont saisi un total de 332 155 grammes de méthamphétamine, une augmentation de 57% par rapport à 2003.Ils ont effectué des descentes dans 959 laboratoires de meth, comparativement à deux douzaines en 1997.« La méthamphétamine est une épidémie qui n'est pas unique à ce quartier, c'est un défi à la grandeur de l'Illinois et de notre pays », a dit le gouverneur de l'État, Rod Blagojevich, le 17 août dernier, dans un laboratoire de méthamphétamine à Evansville, dans l'ouest de l'Illinois.« C'est une drogue qui détruit ceux qui la consomment, leurs familles et parfois des communautés entières.» Ce jour-là, le gouverneur Blagojevich a sanctionné une loi criminalisant un plus grand nombre d'activités reliées à la fabrication et à la consommation de la méthamphétamine.Il n'est cependant pas allé aussi loin que son collègue de l'Oregon, Ted Kulongoski, dont l'État est devenu le premier aux États-Unis à exiger une ordonnance pour l'achat de médicaments courants contre le rhume qui contiennent de la pseudoéphédrine.La pseudoéphédrine est un ingrédient clé utilisé dans la fabrication de la méthamphétamine.Plusieurs autres États ont des restrictions moins sévères que celles de l'Oregon concernant la vente de pseudoéphédrine.D'ouest en est Qualifiée de « cocaïne des pauvres » par le gouverneur Blagojevich, la méthamphétamine n'est pas une drogue nouvelle aux États- Unis.Elle fait des ravages depuis plusieurs années sur la côte Ouest, de l'État de Washington à la Californie.Depuis quelques années, cependant, la meth se répand vers l'Est, gagnant des adeptes dans les États des grandes plaines, du Sud et du Midwest.Elle est particulièrement populaire dans les régions rurales, où les ingrédients de base pour la fabriquer se trouvent facilement, tels que l'iode, le phosphate et un engrais très utilisé dans la production du blé et d'autres récoltes.Son usage se propage également dans les zones urbaines et suburbaines.Dans une ville comme New York, certains membres de la communauté gaie la consomment lors de marathons de danse ou de baise.Aussi, sur la place publique, la méthamphétamine est-elle devenue la « drogue la plus dangereuse de l'Amérique », pour reprendre le titre d'un reportage récent de l'hebdomadaire Newsweek.La manchette de la revue faisait référence à une étude réalisée auprès de la police aux États-Unis.Pour 58% des policiers interrogés dans 45 États, la méthamphétamine est la drogue qui cause le plus de problèmes.La cocaïne arrive en deuxième position (19 %), suivie de la marijuana (17 %) et de l'héroïne (3 %).L'étude a été commandée et rendue publique en juillet par l'Association nationale des comtés, qui exhorte l'administration Bush à mettre autant d'énergie à lutter contre la méthamphétamine qu'elle en met à lutter contre la marijuana.Or, l'administration Bush continue à considérer la marijuana comme la drogue la plus dangereuse, estimant qu'elle ouvre la porte à l'usage d'autres drogues.Ainsi, au cours des dernières années, elle a mené une grande campagne médiatique contre le pot.Un tribunal ad hoc Le juge Brocton Lockwood s'est moqué de cette stratégie lors d'une entrevue au centre de détention de Harrisburg.« J'aimerais bien que la marijuana soit notre plus gros problème, dit cet homme de taille moyenne à l'allure militaire.Honnêtement, la méthamphétamine est la drogue la plus puissante que nous ayons connue.On dit que le premier high est le meilleur.On le compare à 10 orgasmes en même temps.Je n'ai jamais eu 10 orgasmes en même temps, mais je peux concevoir que ça puisse sembler un bon deal.» Dans le comté de Saline, la méthamphétamine a commencé à trouver des adeptes chez les adultes, ceux qui travaillent dans les mines de charbon, les usines d'assemblage et les compagnies de camionnage, entre autres.Plus récemment, elle a commencé à faire des ravages chez les plus jeunes.Le résultat fait peur au juge Lockwood.« Les tribunaux, les prisons, les services sociaux, tous sont débordés par le problème de la meth, ditil.Tout le monde connaît quelqu'un qui en consomme.Nous ne réglerons pas ce problème en arrêtant les gens.Aussitôt qu'ils retournent à la rue, ils recommencent à consommer.» Ce constat a mené le juge à mettre sur pied, en mai 2004, un tribunal spécial, dit drug court, qui offre une autre solution que l'emprisonnement à ceux qui sont reconnus coupables de possession ou de fabrication de meth.Le programme du juge Lockwood condamne les participants à un séjour minimal de 28 jours dans un centre de réadaptation pour toxicomanes.Ensuite, les participants retrouvent leur liberté, mais à certaines conditions.Ils doivent notamment s'engager, pour une période de 30 mois, à faire tester leur urine trois fois par semaine et à rencontrer le juge une fois par semaine.Si un participant échoue à un test ou rate un rendez-vous, il peut être renvoyé au centre de réadaptation ou écoper de 180 jours de prison.Vingt-deux personnes sont présentement inscrites à ce programme.Jeff Thompson, qui l'administre, est encouragé par les résultats des 15 derniers mois.« J'ai effectué 1200 tests de dépistage depuis mai 2004, et seulement neuf ont donné des résultats positifs, et pas tous pour la meth.Nous tenons nos clients occupés, nous les forçons à se trouver du travail, à fréquenter les AA ou d'autres groupes du genre.La rencontre hebdomadaire avec le juge devient très importante pour eux.Le juge s'intéresse à leur vie.Bref, nous prouvons que la meth n'est pas une condamnation à mort.» .Pour consulter notre dossier sur la méthamphétamine, tapez www.cyberpresse.ca PHOTOS JULIE FATINO, DES MOINES REGISTER, AP Avant et après, selon la formule consacrée : la jeune Angela Fatino, à l'âge de 12 ans, à gauche ; la même personne à 15 ans, à droite.La fillette de Des Moines, dans l'Iowa, s'est donné la mort, à 15 ans, en 1997, après une période de consommation de métamphétamine.Sa mère Julie, qui a pris ces photos, veut en faire le « visage de la meth ».OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II « Quand la meth est arrivée dans le comté, la cocaïne a disparu.La meth coûte moins cher, dure plus longtemps, et on peut la fabriquer soi-même.» LES JEUNES LIBÉRAUX EN CONGRÈS Moins d'argent pour le Bloc Le premier ministre n'appuie pas la proposition adoptée par son aile jeunesse JOËL-DENIS BELLAVANCE TROIS-RIVIÈRES Le premier ministre Paul Martin rejette l'idée de modifier la Loi sur le financement des partis politiques afin de couper les vivres au Bloc québécois, comme le réclament les jeunes libéraux fédéraux du Québec.Réunis en congrès hier, les jeunes libéraux ont adopté par une mince majorité une résolution qui aurait pour effet de réduire considérablement le financement qu'obtient le Bloc québécois de l'État.Cette résolution, qui sera d'ailleurs débattue au congrès biennal de l'aile québécoise du PLC plus tard cette année, stipule que seuls les partis ayant des candidats dans toutes les provinces devraient avoir droit au plein financement de l'État.Un tel amendement ne toucherait que le Bloc québécois, faisant passer son financement annuel de près de 3 millions de dollars à un peu plus de 700 000 $.À l'heure actuelle, chaque parti politique obtient 1,75 $ par vote obtenu au dernier scrutin.Ne voulant pas froisser l'aile jeunesse de son parti, M.Martin a indiqué hier que les jeunes libéraux ont le droit de débattre des sujets qu'ils veulent et d'adopter les résolutions de leur choix.«Je comprends pourquoi cette résolution est sur la table.Nous sommes le seul parti national.Nous allons mener une campagne électorale dans chacune des provinces.Il y a un enjeu ici.Le Bloc n'est pas présent dans le reste du pays.Les conservateurs sont quasi absents au Québec.Cela nous force à relever des défis que les autres n'ont pas », a déclaré M.Martin.Mais le premier ministre a poliment fait comprendre aux jeunes libéraux que leur proposition était difficile à mettre en application.« Les jeunes libéraux sont la conscience du parti.Je ne vais pas leur dicter ce qu'ils doivent débattre.Mais je ne serai pas toujours d'accord avec tout ce que les jeunes libéraux vont proposer », a dit le premier ministre.D'autres ministres ont aussi rejeté l'idée de couper les vivres du Bloc québécois de la sorte.« La meilleure façon de faire en sorte que le Bloc québécois voie ses contributions diminuer, c'est de convaincre la population du Québec de voter en moins grand nombre pour le Bloc québécois », a déclaré le ministre responsable du Développement régional au Québec, Jacques Saada.Le Bloc avait demandé au premier ministre Martin de rappeler à l'ordre les jeunes libéraux plus tôt cette semaine, qualifiant cette proposition d'antidémocratique.Selon le leader parlementaire, Michel Gauthier, un vote pour le Bloc québécois n'aurait pas la même valeur qu'un vote pour le Parti libéral, le NPD ou le Parti conservateur si cette proposition devait être adoptée un jour.Malgré le refus évident du premier ministre de s'engager dans cette voie, les jeunes libéraux n'ont pas l'intention de jeter l'éponge.Leur présidente, Brigitte Legault, a déclaré : « Nous sommes l'aile jeunesse et des fois on passe des résolutions qui ne sont pas toujours acceptées au début, comme le mariage entre conjoints de même sexe.» « La proposition n'est pas de couper les vivres au Bloc.La proposition vise à encourager les partis qui ont un angle pancanadien.Le seul parti qui est maintenant concentré géographiquement, c'est celui du Bloc », a-t-elle ajouté.« Les jeunes libéraux sont la conscience du parti.Je ne vais pas leur dicter ce qu'ils doivent débattre.Mais je ne serai pas toujours d'accord avec tout ce que les jeunes libéraux vont proposer.» PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Le premier ministre du Canada, Paul Martin, s'est adressé aux jeunes libéraux réunis en congrès à Trois-Rivières.Pettigrew compare Duceppe à Duplessis JOËL-DENIS BELLAVANCE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Emporté par l'imminence d'une campagne électorale, le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a décrit hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, comme l'héritier politique de Maurice Duplessis.Dans un discours enflammé devant les jeunes libéraux du Québec, le ministre a soutenu que le chef bloquiste affiche la même méfiance envers le gouvernement fédéral que l'ancien premier ministre du Québec.À l'instar de Maurice Duplessis, Gilles Duceppe a aussi un comportement « frileux » qui privilégie le repli du Québec sur lui-même, a ajouté le ministre.M.Pettigrew a également affirmé que les députés bloquistes se font essentiellement élire dans les circonscriptions autrefois détenues par les députés de l'Union nationale.Ironie du sort, le ministre s'est livré à cette sortie en règle dans la ville natale de Maurice Duplessis, qui a dirigé le Québec d'une main de fer pendant les années 40 et 50, période qu'on a appelée la Grande Noirceur.M.Pettigrew a même soutenu que le chef bloquiste s'est comporté aux dernières élections tel un évêque du Québec d'avant la Révolution tranquille en invitant les Québécois à sanctionner les libéraux à cause du scandale des commandites.Dans la première moitié du dernier siècle, le clergé n'hésitait pas à dicter ses choix politiques aux fidèles à la messe du dimanche.« Il disait : Il faut sanctionner les libéraux.Il faut les punir car ils ont sans doute péché.Le ciel est bleu (la couleur de l'Union nationale et du Bloc québécois), l'enfer est rouge (la couleur du Parti libéral », a raillé le ministre, sous les applaudissements nourris des militants.Devant les journalistes, le ministre n'a pas fait marche arrière.Il a toutefois précisé que le Bloc québécois est « moins obscurantiste » que ne l'était l'Union nationale.« M.Duceppe, c'est fondamentalement un homme de méfiance.Mais gouverner, ça prend de la confiance.M.Duplessis faisait les mêmes discours de méfiance visà- vis d'Ottawa.On était des traîtres, des vendus, etc.C'est la même chose », a déclaré le ministre Pettigrewdevant les journalistes.Le PQ attaqué aussi Dans son discours, qualifié de « rafraîchissant » par les jeunes libéraux, le ministre n'a pas épargné les membres du Parti québécois.Il a affirmé qu'une frange importante du mouvement souverainiste, les 25 % de « purs et durs », sont carrément « intolérants » à l'endroit des communautés culturelles.Il a prédit des heures difficiles à André Boisclair, candidat à la direction du Parti québécois, s'il devient chef du parti, même s'il prêche la tolérance et l'ouverture.« L'ouverture aux communautés culturelles, le droit à la différence, l'ouverture à la diversité.Pensezvous vraiment que les purs et durs vont embarquer là-dedans ?(.) Ils ont passé 20 ans à condamner le multiculturalisme », at- il déclaré aux militants libéraux.« Il y a des intégristes au Parti québécois, des purs et durs qui ont eu la tête de Bernard Landry, qui ont essayé d'avoir la tête de la gouverneure générale Michaëlle Jean, et qui sont intolérants.Je ne dis pas qu'ils le sont tous.D'ailleurs, plusieurs d'entre eux adoptent notre discours maintenant sur les communautés culturelles », at- il soutenu plus tard devant les journalistes.Le ministre a terminé son discours, dont le thème était « Être libéral au Québec », en invitant les jeunes libéraux à répliquer à tous les coups des souverainistes au cours des mois à venir.« Ne nous laissons pas intimider par ces lecteurs de catéchisme qui ont réponse à tout », a-t-il dit.« La dernière année n'a pas été facile.On a eu des moments extrêmement pénibles.Mais sachez que, comme libéraux, nous sommes des agents de changement.Nous sommes les héritiers d'une grande tradition.(.) Je vous dis donc, chers amis libéraux : la tête haute, le torse bombé, nous convaincrons et nous vaincrons », a-til dit.La réplique du Bloc Le Bloc québécois a rapidement répliqué aux attaques du ministre.Le leader parlementaire Michel Gauthier a affirmé que les Québécois en général ont raison de se méfier du Parti libéral, rappelant que c'est un gouvernement libéral à Ottawa qui a « trahi le Québec » en rapatriant unilatéralement la Constitution.Il a aussi souligné que c'est un gouvernement libéral qui a adopté la Loi sur la clarté référendaire, qui nie au Québec, selon lui, le droit à l'autodétermination, un concept reconnu par la communauté internationale.Enfin, il a soutenu que c'est aussi un gouvernement libéral qui a bafoué la loi référendaire au Québec en dépensant des millions de dollars non comptabilisés pour assurer la victoire du NON.« Le Parti libéral, c'est aussi le premier parti qui n'a pas hésité à dépenser des millions pour acheter notre âme et notre conscience avec notre argent dans le scandale des commandites.Le parti qui a le plus tenté de rapetisser le Québec, de nuire au Québec, c'est le Parti libéral.Que Pierre Pettigrew pense que nous sommes méfiants.quand on les regarde aller, on a raison d'être méfiants », a dit M.Gauthier.Commandites: le juge Gomery pourrait conclure à une interférence politique PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le juge John Gomery étudie l'hypothèse que des représentants fédéraux puissent avoir corrompu « le caractère non partisan et le professionnalisme de la fonction publique » et détourné le programme des commandites au profit « d'agences de publicité qui contribuaient au Parti libéral du Canada », indique le Globe and Mail d'hier, citant des documents déposés à la commission d'enquête sur le programme fédéral.De plus, le juge Gomery a indiqué qu'il pourrait conclure que la gestion du programme fédéral des commandites « manquait de transparence et n'a pas rentabilisé ses ressources », selon le quotidien.Ces informations proviennent de lettres dans lesquelles le juge Gomery avertit plusieurs fonctionnaires et des représentants du Parti libéral qu'ils pourraient être éclaboussés par les conclusions de son rapport final, ce pourquoi il leur demande de répondre à ses allégations.Les lettres du juge Gomery, qui ont été envoyées en vertu de l'article 13 de la Loi sur les enquêtes, demeurent normalement secrètes.Mais l'un des destinataires a répondu en citant les commentaires du juge.Sa missive a été déposée devant la commission sur le programme des commandites et obtenue par le Globe and Mail.Pour la première fois, le document donne un aperçu des réflexions de M.Gomery au sujet du scandale des commandites, indiquant qu'il pourrait conclure à une interférence politique dans le programme.Les débats de la prochaine campagne électorale pourraient en partie porter sur les conclusions du juge à propos du scandale des commandites.Une mise en garde Le juge Gomery a fait ces observations à Jean-Marc Bard, qui était directeur de cabinet de l'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, de 1999 à 2002, mais aussi à d'autres représentants.De plus, ces commentaires ne constituent qu'une mise en garde concernant un possible constat à l'endroit de M.Bard, mais le juge Gomery pourrait bien en arriver à une autre conclusion dans son rapport final.M.Bard a d'ailleurs vivement nié les allégations formulées à son endroit.Néanmoins, les commentaires du juge Gomery illustrent pour la première fois quelles pourraient être ses conclusions générales après avoir entendu pendant des mois plusieurs témoignages à propos du programme des commandites.Le premier rapport du juge Gomery, attendu le 1er novembre, devrait être au centre des débats politiques cet automne.Les partis d'opposition espèrent que le rapport fera chuter les libéraux dans les intentions de vote.Le juge Gomery devrait publier un deuxième rapport le 15 décembre où il exposera ses recommandations pour éviter la répétition d'un scandale pareil. SUITES DE LA UNE Martin promet d'aider les plus démunis MARTIN suite de la page A1 être en mesure d'annoncer les grandes lignes de ce programme après la reprise des travaux de la Chambre des communes, prévue le 26 septembre.À la veille d'une campagne électorale qui se déroulera vraisemblablement en janvier et en février, les mois les plus froids de l'hiver, les libéraux de Paul Martin veulent du même coup éviter de faire les frais de la grogne des électeurs impuissants devant cette flambée des prix.M.Martin a promis de déclencher des élections générales 30 jours après le dépôt du rapport final du juge John Gomery sur le scandale des commandites, attendu le 15 décembre.« Je crois que c'est notre responsabilité de venir en aide à ceux qui sont les plus durement affectés, notamment en ce qui concerne l'huile de chauffage », a déclaré le premier ministre, qui répondait ainsi à une question d'une militante dans le cadre du congrès des jeunes libéraux du Québec.M.Martin et ses ministres du Québec se sont toutefois montrés avares de commentaires quant aux détails du programme envisagé.Éviter le fiasco de 2001 Chose certaine, ils veulent éviter de répéter le fiasco entourant le programme d'allocation pour frais de chauffage de 2001, qui avait été annoncé quelques jours seulement avant le déclenchement des élections fédérales de novembre 2000.En tout, 1,4 milliard de dollars avaient été distribués d'un bout à l'autre du pays, mais quelque 500 millions avaient été versés à des milliers de Canadiens qui n'y avaient pas droit, dont 7500 personnes décédées, 4000 personnes vivant à l'étranger et 1600 détenus.Ottawa s'était servi de la liste des Canadiens recevant le crédit pour la taxe sur les produits et les services (TPS) pour distribuer cette allocation de 125 $ par personne admissible.La distribution des 8,6 millions de chèques avait coûté à elle seule 5,9 millions de dollars.Le gouvernement libéral avait été vivement critiqué par la vérificatrice générale Sheila Fraser, à l'époque, d'autant plus qu'Ottawa n'avait déployé par la suite aucun effort pour récupérer l'argent remis à des gens qui n'en avaient pas besoin.Malgré les ratés du premier programme, Ottawa a l'obligation de venir en aide aux plus démunis de la société, a soutenu le ministre du Développement régional, Jacques Saada.Il a aussi balayé d'un revers de main l'idée que les libéraux tentent d'obtenir ainsi l'appui des électeurs.« Au-delà de toutes ces considérations, il y a une considération que je qualifie d'humanitaire en priorité, soit les effets pour les populations démunies au Canada », a dit le ministre.« Nous avons connu des difficultés lors du premier programme.Mais en même temps, si nous voulons être efficaces, il faut tirer des leçons du passé.Nous allons évidemment éviter les problèmes du passé.Mais ce n'est pas parce que les moyens de faire parvenir l'aide n'étaient pas adéquats qu'il ne faut pas répondre aux besoins des démunis », a-t-il ajouté.Impuissance Quant au prix de l'essence, le premier ministre Paul Martin a quelque peu avoué son impuissance en affirmant que c'est le marché international qui le dicte.« Nous devons nous assurer, lorsque les prix du brut diminuent, que cela se reflète aussi dans les prix à la pompe », a toutefois déclaré M.Martin dans donner plus de précision.La semaine dernière, le Bureau de la concurrence, qui relève du ministère fédéral de l'Industrie, a fait savoir qu'il veille au grain afin de s'assurer qu'il n'existe entre les compagnies pétrolières aucune collusion visant à gonfler le prix de l'essence.Le ministre des Transports a aussi indiqué qu'Ottawa ne peut pas faire grand-chose pour soulager les automobilistes.« On vit dans une réalité mondiale et ça fait partie de la vie.Ceux qui utilisent l'essence pour gagner leur vie, les camionneurs et tout cela, au moins ils peuvent les déduire de leurs impôts.Pour les autres, on paie le gros prix », a déclaré M.Lapierre.EN BREF Le Mississippi et l'Alabama toujours sous le choc Legendre pressé de préparer le référendum Un des candidats à la direction du Parti québécois, Richard Legendre, a l'intention de créer un comité du OUI le plus rapidement possible s'il est élu chef du parti.Selon lui, le PQ ne doit pas attendre de gagner des élections pour préparer un troisième référendum sur la question nationale.«Je vais créer l'équipe du OUI parce qu'il faut se préparer deux ans avant les élections, a-t-il dit sur les ondes de NTR.Il ne faut pas attendre six mois avant le référendum et des conditions gagnantes.Quand je jouais au tennis, c'est moi qui provoquais les conditions gagnantes.» François Legault, M.Legendre affirme qu'un Québec souverain économiserait 5 milliards par année.PC CHOC suite de la page A1 Dans ce centre multiservices installé dans le stationnement d'une église baptiste, plus de 100 personnes travaillent jour et nuit.On y distribue chaque jour 80 000 boîtes de nourriture contenant chacune 12 repas emballés sous vide, préparés par l'armée américaine.« Mais ce n'est pas tout, dit William Sandford, du Southern Baptist Convention, l'un des organismes mis à contribution dans cette vaste opération.Nous servons 10 000 repas chauds chaque jour aux sans-abri.» En effet, à l'extérieur, vers 11 h, une trentaine de personnes s'affairaient hier à préparer les repas.Une quantité impressionnante de légumes, de pain et de viande passait entre les mains et les couteaux des cuisiniers.« Tout se passe bien dans l'ensemble, mais cette opération est très exigeante », explique David Piontkowski, l'un des coordonnateurs de la Croix-Rouge à Biloxi.On le suit à la course alors qu'il donne des indications à un jeune bénévole chargé de diriger les voitures.« Je te préviens, dit-il au garçon, certaines personnes peuvent être agressives.Il ne faut pas t'en faire avec cela.Les gens attendent des heures dans leur voiture pour obtenir de l'eau ou de la glace.» Les sinistrés nécessitant des soins particuliers reçoivent une attention appropriée de la part des autorités.« Nous avons 143 sinistrés qui ont de sérieux problèmes de santé, explique Lyne Carrier, porte-parole de la Federal Emergency Management Agency (FEMA) au Mississippi.On ne peut pas les envoyer à l'hôpital car ils avaient déjà ces problèmes.Ils sont dans des abris spéciaux.» En Alabama, certaines villes, comme Mobile, se remettent lentement du choc et tentent de s'organiser.Une soixantaine d'abris accueillent présentement près de 3000 personnes n'ayant plus de toit.« Notre plus grand défi est de poursuivre l'opération d'évacuation des sinistrés, mais aussi d'accueillir ceux qui viennent d'ailleurs, dit Gil Butler, porteparole de la FEMA en Alabama.Les gens nous arrivent de la Louisiane et du Mississippi.On ne peut pas les refuser.» Selon les autorités de la FEMA au Mississippi et en Alabama, la plupart des foyers qui étaient privés d'électricité depuis deux semaines dans ces deux États devaient retrouver le courant d'ici la fin du week-end.Même si la vie de plusieurs personnes est actuellement chamboulée, certains pensent déjà à retrouver quelque chose qui ressemble à une vie quotidienne.« Nous travaillons déjà à préparer la rentrée scolaire pour des milliers d'enfants et d'adolescents.Le problème, c'est que ces jeunes viennent de partout, explique Gil Butler.Ça va être difficile.» Voilà la preuve que la vie dans les abris est maintenant envisagée à long terme.« Je ne me fais pas d'illusion, dit David Piontkowski.Je crois honnêtement que ces gens devront vivre ainsi pendant des mois.Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la SONATA GL 2006 à partir de 235 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 14 875 $.Comptant de 3 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 1,9 % jusqu'à 36 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ACCENT GS 2006 à partir de 139 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 9 935 $.Comptant de 1 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 48 mois.Prix de location de l'ACCENT GS 2006 à 5 rapports calculé après déduction, du PDSF, du crédit de 150 $ pour la location de gros (le crédit pour la location de gros n'est offert que sur le modèle ACCENT GS 2006 à 5 rapports).Les clients optant pour une autre offre ne sont pas admissibles à ce rabais.Si le rabais de 150 $ était appliqué à une offre de financement pour l'ACCENT GS 2006 à 5 rapports, le taux d'intérêt annuel effectif serait de 0,57 % sur 48 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ELANTRA GL 2006 à partir de 149 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 11 235 $.Comptant de 2 295 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2006.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 30 septembre 2005.SONATA 2006 PDSF : 21 900 $ 6 coussins gonflables freins à disque aux 4 roues radio AM/FM/CD/MP3 avec 6 haut-parleurs 235$ EN LOCATION à partir de OU hyundaicanada.com Hyper équipées pour la rentrée FAITES CLASSE AVEC NOS 2006 1,9% Financement à l'achat disponible jusqu'à 36 mois ACCENT GS 2006 PDSF : 12 995 $ 2 coussins gonflables moteur 1,6 litre à DACT radio AM/FM/CD direction assistée 139 $ EN LOCATION à partir de OU 0 % Financement à l'achat disponible jusqu'à 48 mois par mois/48 mois 3 595 $ comptant 0 $ dépôt de sécurité par mois/60 mois 1 595 $ comptant 0 $ dépôt de sécurité ELANTRA GL 2006 PDSF : 14 995 $ 2 coussins gonflables radio AM/FM/CD/MP3 moteur 2,0 litres de 16 soupapes à DACT et CVCS suspension indépendante aux 4 roues 149 $ EN LOCATION à partir de OU 0 % Financement à l'achat disponible jusqu'à 36 mois par mois/60 mois 2 295 $ comptant 0 $ dépôt de sécurité 3342444A La loi du cadenas STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Première journée au Collège de Montréal.J'entre en première secondaire, les cheveux peignés et le coeur stressé.Je ne suis plus un enfant qui va à l'école primaire au coin de sa rue.Je suis un grand qui va dans un grand collège rue Sherbrooke.Je porte un veston bleu, une cravate rouge et un pantalon gris.C'est sérieux.Il est huit heures et quart.Mon père vient de me laisser devant l'entrée principale.Je vois son vieil Impala s'éloigner.Je suis seul au monde.Abandonné.Tous mes amis ont choisi Notre-Dame ou Brébeuf.Mais moi, je voulais faire comme mon idole.Comme mon frère.Et mon frère est allé au Collège de Montréal.Alors j'y suis.J'arrive dans la salle des casiers.Il y a des centaines d'enfants comme moi, que je ne connais pas.Ils me regardent bizarrement, parce que je marche drôlement.Mais moi, je m'en fous.J'ai la tête ailleurs.Je pense à mon casier.Depuis la visite du Collège, au printemps dernier, que j'y pense.Pour moi, vieillir, ce n'est pas avoir du poil au menton, la voix qui change ou des boutons.Non.Vieillir, c'est avoir une case qui ferme avec un cadenas.Depuis que je suis né, toutes mes choses ont toujours traîné partout dans la maison.Mes jouets, mes livres, mes disques.Même à l'école du quartier, je pouvais laisser mon hockey devant la porte de la classe, il était toujours là à 4 h.C'est fini, ce temps-là.Maintenant, mes objets, je dois les mettre dans une case fermée à double tour.Il faut que je me méfie de mon prochain.Je suis dans la société.Je suis dans le monde.Il faut que je me protège.It's a jungle out there ! Je n'arrive pas à comprendre pourquoi quelqu'un d'autre voudrait mon lunch, mes livres, mon frisbee.Ce n'est pas à lui.C'est à moi.S'il en a besoin, il n'a qu'à me les emprunter.Je suis en train d'apprendre que tout le monde n'est pas fin comme mon père, ma mère, mon frère et ma soeur.Je suis devant la case 108.C'est la mienne.Je l'ouvre.Je mets mon lunch sur la tablette du haut.Et en bas, je mets mon gant de baseball et mes souliers de course.Je la referme.Je prends mon cadenas, je le fixe à la porte, clic.Voilà, mes biens sont en sécurité.Maintenant, ma mère m'a bien dit de ne pas oublier la combinaison : 24-10-35.24-10-35.24-10-35.24-10-35.Je pense que je me suis répété ça tout l'avant-midi.Pendant le cours de français, 24-10-35.Pendant le cours de maths, 24-10-35.Pendant le cours d'anglais, twenty four-ten-thirty five.Midi sonne.Les centaines d'étudiants dévalent à toute vitesse les escaliers pour aller à leur case.Entraîné par ce tsunami humain, j'essaie de ne pas tomber et de suivre le flot.En deux minutes, je suis devant la case 108.Je mets mon cadenas à zéro.Je tourne à gauche jusqu'à 24, puis deux tours à droite jusqu'à 10, puis un tour à gauche jusqu'à 35.Je tire vers le bas.Ça ne s'ouvre pas.Le cadenas demeure «cadené ».J'essaie encore, 24.10.35.Ça ne fonctionne pas.J'ai chaud.J'entends toutes les portes des cases claquer.Mes collègues ont réussi.Ils ont leur lunch en main et courent à la cafétéria.Je suis seul dans la salle à essayer d'ouvrir ma maudite case.24.10.35.Rien.Je donne un coup de pied sur ma case.Je suis le nerd des nerds.Que faire ?Demander de l'aide.Ma mère m'a dit de ne dire ma combinaison à personne.C'est le principe d'un cadenas : être le seul à savoir l'ouvrir.Aller voir un prof pour m'aider ?Ça commence bien ! Laporte est même pas capable d'ouvrir son casier.Tout un avenir devant lui.Je ne mangerai pas, c'est tout.Et puis je n'ai même plus faim.Quinze heures, c'est l'heure du cours de gym.Pas le droit d'entrer dans la palestre sans souliers de course.Cette fois, il faut que ça marche ! 24.10.35.Non.À moins que je me trompe depuis le début.Et si c'était un tour à droite pour commencer ?Puis trois tours à gauche ensuite.Et si ce n'était pas 10?Si c'était 6?J'essaie plein de possibilités.Et je suis aussi chanceux qu'un joueur de vidéopoker.Je perds tout le temps.M.Shaink me demande pourquoi je n'ai pas mes souliers de course.Je les ai oubliés à la maison.Retenue à 16 h.Ça commence très bien.Mon père m'attend devant le Collège.Pourquoi je suis en retard ?Euh.Je jouais avec des nouveaux amis au baseball.C'est faux.Mon gant de baseball est enfermé.Et je n'ai pas de nouveaux amis.J'ai juste une case qui ne s'ouvre pas.Arrivé à la maison, je fouille dans la poubelle pour retrouver le papier avec la combinaison.Pourtant c'est bien ça : à gauche jusqu'à 24, deux tours à droite jusqu'à 10.Un tour à gauche jusqu'à 35.Ce n'est donc pas moi qui suis défectueux.Ça doit être le cadenas.Je n'en dors pas de la nuit.Mardi matin, je me dirige vers ma case comme un zombie, le désespoir dans l'âme.24.10.35.Niet ! Je garde mon lunch dans mon sac d'école.Et je me colle une autre retenue au cours de gym.Une semaine comme ça, à être un sans-abri de la case.Une semaine à être barré.Fermé.Puis le vendredi, pour que ma case s'ouvre, je m'ouvre en premier.Je demande à mon voisin de casier de m'aider.Il est petit comme moi, mais blond.Il s'appelle François.Je lui dis ma combinaison secrète.Il s'exécute.Clic ! Ça fonctionne.À la fin, fallait pousser par en haut avant de tirer par en bas ! Je récupère mon lunch pourri et mes souliers de course.Merci, François ! Je viens de me faire mon meilleur ami de ma première année au collège.Les combinaisons, c'est comme les secrets, ils n'ont de valeur que si on peut les révéler à des gens qui les garderont pour eux.Ne me demandez pas pourquoi, même en sachant le truc, je réussissais à ouvrir mon cadenas une fois sur deux.Je suis vraiment un sous-doué du vol de banque.Et si François était pas là, c'est Stéphane qui m'aidait, ou Denis, ou Guy, ou Yvan.À la fin de l'année, tout le collège connaissait mon code.Et je ne me suis jamais rien fait voler.Faut croire qu'on était encore des enfants.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com Manifestation au marché Jean-Talon Des résidants de Villeray et de la Petite-Italie en ont marre de se faire talonner par des voitures qui circulent en plein milieu du marché Jean-Talon quand ils font leurs courses.Forts d'une pétition signée par 3000 personnes en un mois, ils ont organisé hier une « marche lente » pour faire valoir leur point de vue.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Ceux qui ont fait leurs courses hier matin au marché Jean-Talon, ont croisé sur leur chemine un centaine de manifestants, dont la député péquiste Elsie Lefebvre, qui faisaient leurs courses en groupes, tranquillement, dans les rues, pour se réapproprier le marché.Excédés par la circulation automobile, le bruit et la pollution qui ne cessent d'empirer dans le quadrilatère, ces citoyens demandent depuis plusieurs mois que les rues transversales du marché (Place du marché Nord et Sud) soient réservées aux piétons durant le week-end, entre 10 h et 17 h.Le projet exclut les rues Henri- Julien et Casgrain, seules voies d'accès aux stationnements payants.« Malgré le parking souterrain, le problème de circulation s'est amplifié, affirme Richard Bourdeau, porte-parole du Regroupement citoyen pour la piétonisation du marché.On nous avait promis de réduire le nombre d'autos, mais cette promesse n'a pas été tenue.On nous avait promis la formation d'un comité de résidants du quartier pour faire le suivi sur la question, et cela n'a jamais été fait.Tout ce que nous demandons, c'est qu'il y ait des périodes pour les automobiles.On ne demande pas la lune.On veut simplement rendre ce lieu public plus sûr et plus convivial le samedi et le dimanche.» Hier matin, la tension était palpable entre certains commerçants et manifestants, les premiers qualifiant les seconds de « malades ».Le plan de piétonisation a failli être adopté par l'arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie cet été.Mais la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM) a obtenu deux injonctions contre l'arrondissement, entraînant l'annulation du projet.La question est actuellement entre les mains du tribunal, qui doit rendre sa décision le 17 novembre prochain.Selon Richard Bourdeau, un citoyen aurait par ailleurs été victime d'intimidation par des gros bras veillant à leurs intérêts.Ne pas nuire aux affaires Le président de la CGMPM, Stéphane Ricci, tient pour sa part le même discours depuis l'été.Il n'est pas contre un marché plus sûr et se dit prêt à discuter de « modalités pour le faire » avec l'arrondissement et les citoyens.pour autant que ça ne nuise pas aux affaires.« Il faut tenir compte de la réalité commerciale du marché Jean-Talon, dit-il.Il y a beaucoup de transactions à gros volume qui se font quotidiennement et qui nécessitent des véhicules près des stands.Le commerce est à la base de ce marché.C'est son essence même.Il ne faudrait pas que ça devienne un lieu de tourisme », fait-il valoir.Les affaires souffriraient-elles d'un projet piétonnier?Richard Bourdeau est loin d'en être sûr.Les « petits acheteurs » du weekend représentent, selon lui, une force d'achat non négligeable.L'idée n'est pas de paralyser le marché, dit-il, mais plutôt de l'améliorer.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Faire ses courses sans se faire empoisonner par les gaz d'échappement ou assourdir par les klaxons, voilà ce que réclament les fidèles du marché Jean-Talon.Forum Public Gratuit Date: le dimanche 11 septembre 2005 Heure: 17 h à 18 h - Réception 18 h à 21 h - Présentations Lieu: Salle 519, Palais des Congrès 201, avenue Viger Ouest, Montréal Venez vous joindre à nous pendant ce forum spécial, qui donnera aux survivants, aux patients et au grand public l'occasion d'échanger au sujet du cancer colorectal et de poser leurs questions à un groupe de spécialistes.Conférenciers Dr Bernard Levin MD Anderson Cancer Centre, Houston, Texas Dr Barry L.Stein CUSM, Hôpital général de Montréal, Montréal (Québec) Dr Félix Couture CHUQ, Pavillon Hôtel-Dieu, Québec (Québec) Hôpital Hôtel-Dieu de Lévis, Québec (Québec) Dr Ramses Wassef CHUM, Hôpital St-Luc, Montréal (Québec) Dr Jeremy Jass Université Mc Gill, Montréal (Québec) Le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable.Ensemble, nous pouvons changer les choses! Inscrivez-vous tôt en vous adressant à l'Association canadienne du cancer colorectal par téléphone (1.877.50COLON) ou par courriel (admin@ccac-accc.ca) www.ccac-accc.ca Michel Desrochers meurt L'animateur radiophonique bien connu Michel Desrochers est mort hier à l'âge de 60 ans.Selon toute vraisemblance, il aurait mis fin à ses jours en se jetant dans le fleuve Saint-Laurent.Il avait fait ses débuts à la radio à l'âge de 16 ans sur les ondes de CHEF, à Granby.Au début des années 60, il passe à CJMS, à Montréal, où il devient le morning man de l'heure.C'est lui qui présente le spectacle des Beatles au Forum en 1964, de même que ceux des Dave Clark Five et des Rolling Stones.Il devient par la suite un des animateurs-vedettes de la station Europe 1, à la même époque que Jean Yanne.De retour à Montréal, il travaille à CKAC, puis à la radio de Radio- Canada, où il anime l'émission du matin pendant plusieurs années.Selon Yvon Vadnais, qui le connaissait bien, la radio était sa grande passion.Il avait décroché un dernier contrat à Radio Nostalgie 1570 l'automne dernier.Depuis quelques années, on pouvait entendre sa voix, toujours agréable, dans différents messages publicitaires.La Presse . N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 Mobilier de salon de style moderne recouvert d'un tissu ultra suède Aussi offert : Fauteuil 13,86 $/mois ou 499$ Livraison gratuite Achetez ce sofa et obtenez\u2020 cette causeuse à Causeuse 299$ Rég.:599$ RABAIS DE 300$ PRIX Chaise 99$/ch.Rég.:199$/ch.RABAIS DE 100$ PRIX Commode 159$ Rég.:319$ RABAIS DE 160$ PRIX Sofa 699$ 1942$ /mois ou Achetez ce mobilier de chambre et obtenez \u2020 cette commode Mobilier de chambre en mélamine noire avec appliqués de couleur argent Plate-forme en sus Livraison gratuite 5 morceaux 499$ 1386$ /mois ou Mobilier de salle à manger en placage de chêne au fini couleur chocolat Dessus de table avec insertion en verre trempé, chaise en cuir.Table 107 x 183 cm (42 x 72 po) Livraison gratuite Buffet .15,25 $/mois ou 549 $ Table 549$ 1525$ /mois ou Achetez la table et 4 chaises et obtenez\u2020 2 chaises additionnelles à Prix en vigueur jusqu'au dimanche 11 septembre 2005.Quantités limitées sur certains articles.\u2020Conditions en magasin.Achat minimum requis de 299 $ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499 $ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, boul.de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) AUCUN INTÉRÊT À PAYER JUSQU'EN septembre 2008 avec 36 versements égaux sans frais ni intérêtSUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES Là où la qualité n'est pas un obstacle aux bas prix ! 10 grands magasins www.braultetmartineau.com Conditions en magasin Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200km 3340661A . ACTUALITÉS Lacolle: douanes quasiment fermées RAYMOND GERVAIS Un avis de recherche provenant de la U.S.Border Patrol a donné la frousse hier matin aux douaniers canadiens de Lacolle et forcé la quasi-fermeture, durant près de deux heures, de ce poste frontalier et de six autres en Montérégie.L'avis de recherche visait un homme armé qui avait échangé vendredi après-midi des coups de feu avec un agent de la police de l'État de New York.Selon l'avis des douaniers américains, le fuyard aurait pu tenter de se diriger vers le Canada.Il n'en fallait pas plus pour qu'une quarantaine de douaniers affectés aux six postes quittent momentanément leur travail.Ils ont invoqué une clause du Code du travail qui leur permet d'exercer un « refus de travail pour conditions dangereuses ».Des cadres ont pris la relève aux guérites, mais le mal était déjà fait : les automobilistes ont dû attendre près de deux heures avant de pouvoir entrer au Canada.Le fuyard est Vladimir Koulakov, 48 ans, un ressortissant russe résidant à New York et expert en armes à feu formé par l'armée russe.Il a été arrêté en début d'après-midi hier près du lac George, PHOTO SYLVAIN RYAN, LA PRESSE dans l'État de New York.L'incendie a fait quatre blessés et un mort.EN BREF Incendie mortel dans Côte-des-Neiges Rues fermées Le pont Jacques-Cartier ainsi que de nombreuses rues à Montréal sont fermées ce matin en raison du Marathon international de Montréal et du Festival de la santé.Le pont sera fermé de 6 h à 11 h.Puis, à compter de 7 h 30 jusqu'à 15 h 15, certaines artères de la ville seront progressivement fermées afin de permettre le passage des marathoniens.Pour savoir quelles r u es so nt f e r m é e s : 514-879-1027 ou : www.festivaldelasante.com.Prix de l'essence à la baisse L'essence ordinaire devrait se vendre aux alentours de 1,19 $ le litre dans la grande région de Montréal en début de semaine, selon la Régie de l'énergie du Québec.Vers le milieu de la semaine dernière, le litre de l'essence ordinaire se vendait en moyenne 1,365 $.Hier, certaines stations l'affichaient à 1,279 $ le litre à Longueuil, tandis qu'à Montréal, le prix moyen était de 1,314 $.La coalition 11septembre2005.ca invite les automobilistes à manifester contre les profits excessifs des pétrolières.Elle leur propose également d'encombrer les stations- service des grandes pétrolières en mettant pour un cent d'essence dans leur réservoir et en payant par carte de crédit.Renseignements : www.11septembre2005.ca.Tentative de meurtre Une femme de 45 ans est recherchée en rapport avec une tentative de meurtre survenue hier matin vers 9 h 45 au 3689, rue Sainte-Catherine Est, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal.Une bagarre entre deux femmes serait à l'origine de l'attentat.La victime, âgée de 25 ans, a été atteinte au thorax par un projectile d'arme à feu et se trouvait hier dans un état critique à l'hôpital.Elle était à l'intérieur du logis en compagnie de trois autres personnes quand, selon des voisins, une dispute a éclaté.Les deux femmes sont connues de la police.Raymond Gervais PHILIPPE MERCURE Un incendie dans deux immeubles à logements de Côte-des-Neiges a fait un mort et quatre blessés tôt hier matin.Il a fallu cinq alertes et 150 pompiers pour maîtriser les flammes, qui ont forcé l'évacuation de plus d'une centaine de personnes.Le feu s'est déclaré en pleine nuit au quatrième étage du 5475, chemin Queen Mary.Les flammes se sont propagées à l'édifice voisin, dont le toit s'est effondré.Un homme de 29 ans se trouvait hier dans un état critique après s'être vraisemblablement jeté du quatrième étage pour échapper aux flammes.Deux pompiers ont souffert de brûlures tandis qu'un autre s'est fracturé une jambe.Selon James Ross, chef intérimaire des pompiers de Montréal, il se produit chaque année une quinzaine d'incendies de cette intensité dans la métropole.En matinée hier, quelques sinistrés regardaient du trottoir leur édifice dévasté, entourés de sacs de poubelle contenant les biens qu'ils avaient pu sauver des flammes.« Je suis très inquiète pour toutes mes choses qui se trouvent à l'intérieur », a confié Liwei Wei, qui attendait encore la permission de retourner dans son appartement pour constater les dégâts.Pamela Czerwinski, elle, avait pu retourner dans celui de sa soeur.Elle-même y a vécu il y a moins d'un an, et elle y avait laissé plusieurs objets.«Les pompiers ont vraiment bien réagi.Ils ont placé des couvertures mouillées sur nos biens les plus précieux.Tous les meubles sont détruits, mais les bijoux de ma mère et les photos sont sauvées », a raconté la jeune femme en feuilletant les photos miraculeusement intactes.En plus des locataires des deux immeubles ravagés, les habitants d'un immeuble voisin de 121 logements ont aussi dû être évacués à cause de l'épaisse fumée qui se dégageait du brasier.Ines Wilner était du groupe.« Quelle nuit ! » s'est-elle exclamée hier en rentrant finalement chez elle.Mme Wilner et les autres locataires ont passé la nuit dans un centre sportif du quartier.Leur immeuble n'a subi aucun dommage, et ils affirment avoir été bien pris en charge.« On nous a donné du café et des beignes », a raconté Mme Wilner.Entre les véhicules des pompiers et le camion de la morgue, on pouvait apercevoir hier une fourgonnette de la police portant l'inscription « Section des incendies criminels ».« Ce n'est pas nécessairement parce c'est criminel, a expliqué l'agent et porteparole de la police de Montréal, Alston Miguël.Chaque fois qu'il y a mort d'homme dans un incendie, la police fait enquête.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO Tirage du NUMÉRO Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2005-09-10 2005-09-10 2005-09-10 2005-09-10 2005-09-10 2005-09-09 2005-09-09 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 12 092 700 $ 2 500 000,00 $ 224 891,50 $ 2 342,60 $ 153,10 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 5 000 000 $ ESSAYEZ UN NOUVEAU «POOL» DE FOOTBALL 3342971A Avez-vous récemment pris votre retraite ?L'Université Concordia recherche des personnes qui ont pris leur retraite au cours des deux dernières années pour participer à une étude sur l'expérience de la retraite.Les participant(e)s recevront 50 $.Pour davantage d'information, veuillez contacter Sarah : 848-2424 ext.2258 retraite@alcor.concordia.ca 3343760A Devenir son propre ( 5 1 4 ) 2 7 1 - 4 1 3 4 Me Pierre Marquis, dir.W i n d o w s M a c O S X L i n u x M s P r o je c t R é s e a u t iq u e LA SOLUTION à vos besoins de formation ponctuelle et immédiate ! 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Canneberges 1840, rang St-Albert, Saint-Thomas Ferme Guy Rivest Maraîchère Grandes cultures 1305, chemin Laliberté, Rawdon Cabane à sucre Constantin Grégoire Acéricole Grandes cultures 184, rang des Continuations Saint-Esprit La Seigneurie des Patriotes Grands gibiers (daims) 573, montée Ste-Marie, L'Assomption Ferme Joseph Goulet & fils inc.Laitière Bovins 580, rang l'Achigan, L'Assomption Pépinière Villeneuve Arbres, arbustes, plants Serres Acéricole 951, rang de la Presqu'Île L'Assomption Ferme André Vannérum Grands gibiers (bisons) 2152, rue Allard, Mascouche Ferme Joliet inc.Laitière Grandes cultures 2671, rang 1ère Chaloupe Sainte-Élisabeth La Courgerie Maraîchère 2321, Grand rang St-Pierre Sainte-Élisabeth Ferme Philippe Desjardins Porcs 290, rang de l'Église Saint-Liguori Ferme École Desjardins de Lanaudière Porcs Grandes cultures Bovins 1707, route 158, Saint-Thomas OUTAOUAIS-LAURENTIDES Fermes ouvertes en visites individuelles Les Serres Beaulieu Horticulture 6675, avenue des Perron, Laval Les Vergers Lacroix inc.Pommes 649, chemin Principal Saint-Joseph-du-Lac Ferme Raymond Alary et fils (1981) inc.Laitière biologique Bovins biologique Agneaux-moutons biologique (fromage) 313, route 158, Sainte-Sophie Ferme Louiselle et Gaétan Brassard inc.Laitière Maraîchère 2408, rang des Glaïeuls, La Conception Ferme Marguerite Laitière Petits animaux de ferme 2766, chemin Lac-de-la-Dame Mont-Laurier Ferme D.& M.Sauriol Horticulture Maraîchère 3150, boulevard des Milles-Iles, Laval Intermiel inc.Apicole Acéricole 10291, rang Lafresnière, Mirabel (St-Benoît) Ferme Stépido Laitière Grandes cultures 161, chemin Alary, Pontiac (Luskville) Rolling Acres Farms Bovins 260, Heath road, Shawville ST-HYACINTHE Fermes ouvertes en visites individuelles Ferme de la Carrière inc.Laitière 425, rang du Cap, Upton Ferme Gilbert Gaudette Laitière 352, rang Bas Saint-Amable Saint-Barnabé-Sud Ferme Larocque et Frères inc.Agneaux 12, rang Perry, Stanbridge Est Les Entreprises Bertrand et Louise Brodeur Laitière Grandes cultures Légumes de transformation 66, rang St-Ours Saint-Paul d'Abbotsford Ferme Collette et fils Laitière 1396, chemin du Rivage Saint-Antoine-sur-Richelieu Ferme Granbyenne Laitière Haie brise-vent 1322, rue Cowie, Granby Ferme Léopold Bonneau Laitière 670, chemin de la Grande Ligne Saint-Alexandre Ferme Benchris SENC Chèvres 228, rang de l'Église Sainte-Angèle-de-Monnoir Ferme Cy John et Rochat Poirier Laitière 843, rang du Bas Corbin, Saint-Damase Jardins de Tessa Maraîchère biologique 14, chemin Ballerina, Frelighsburg Les Bergeries Marovine enr.Agneaux 179, rang Le Côteau Saint-Charles-sur-Richelieu Au Coq du village Canards de Barbarie Nourris aux grains 724, rang Double, Saint-Pie Fraisière Rou-G.I.& fils inc.Maraîchère (20 variétés de légumes) 970, route 235, Saint-Ignace-de-Stanbridge Ferme des Pins verts Veaux de grains (pouponnière) 429, montée Ste-Victoire (route 239) Sainte-Victoire Ferme du rang St-Pierre Grandes cultures 63, rang St-Pierre, Sainte-Victoire Ferme Diane Brière et Claude Graveline Laitière 1965, rang des 48, Saint-Jude Ferme C.H.L.inc.Laitière 105, 12e rang Sud, Saint-Nazaire d'Acton Verger Trois Pommes Pommes 470, rue Principale, Rougemont Les Serres Granby inc.et la Ferme biologique Les Chemins du Roy Légumes biologiques Fleurs coupées 183, chemin Roy, Canton-de-Granby AILLEURS AU QUÉBEC Pour obtenir la liste complète des fermes participantes à travers tout le Québec ou pour connaître les fermes participantes de votre région, consultez le www.upa.qc.ca ou composez le1 888 MA FERME.11 Dimanche septembre De 10 h à 16 h Notre porte-parole, Jean L'Italien Comédien et producteur agricole TIRAGES DE PANIERS DE PRODUITS RÉGIONAUX Une gracieuseté de La Financière agricole du Québec \" Dégustations \" Jeux \" Animation Activité GRATUITE POUR TOUTE LA FAMILLE Également! PORTES OUVERTES À LA MAISON DE L'UPA 10 h à 16 h 555, boulevard Roland-Therrien, Longueuil \" Ferme Longueuil \" Dégustations de produits, épluchette de blé d'Inde \" Animaux de la ferme sur place \" Navettes gratuites pour visite des fermes \" Marché public et boutique de produits régionaux \" Jeux et animation pour toute la famille BEAU TEMPS, MAUVAIS TEMPS www.upa.qc.ca 1 888 MA FERME ACTIVITÉ GRATUITE 3338205A ACTUALITÉS KATRINA Ophelia a fait plusieurs victimes à bord Notre journaliste et notre photographe sont à bord de de la frégate Ville de Québec qui est en direction de la Nouvelle-Orléans, où la marine canadienne se dirige en mission humanitaire.HUGO MEUNIER Tout l'équipage du Ville de Québec s'est sorti indemne de sa rencontre avec l'ouragan Ophelia.enfin, presque.Fléau des océans, le mal de mer s'en prend à tout le monde sur son passage, même aux marins.Vomissements, nausées, frissons, transpiration: les symptômes du mal de mer font vivre l'enfer aux marins lorsque la mer s'agite et commence à faire valser le navire.Vendredi, l'ouragan Ophelia a d'ailleurs fait plusieurs victimes à bord de la frégate.Les vagues de trois à quatre mètres provoquées par l'ouragan ont fait tanguer le navire dans toutes les directions durant une bonne partie de la soirée et de la nuit.À la cafétéria, ils étaient plusieurs, le teint verdoyant, à vivre leur calvaire dans le silence, la tête entre les mains.« C'est fini, c'est mon dernier voyage », a lancé l'un d'eux.Sous le couvert de l'anonymat, il raconte avoir essayé tous les remèdes imaginables.Il porte même une espèce de bracelet conçu par la NASA, dit-il, qui envoie des électrochocs lorsqu'il perd l'équilibre.Malgré tout, le solide gaillard demeure incapable de se débarrasser du mal de mer.Toute la soirée, il a donc multiplié les allers-retours aux toilettes.Après quelques années dans la marine, il projette, déçu, d'abandonner le métier qu'il aime.Il n'y avait d'ailleurs pas beaucoup d'agitation dans les coursives du Ville de Québec ce soir-là.Pour éviter d'être malades à leur tour, la plupart ont choisi de se clouer à leur couchette.Certains restaient dans la cafétéria, près des craquelins, très populaires les soirs de tempête, afin de se garder un petit quelque chose dans l'estomac.Il est aussi recommandé de boire beaucoup d'eau pour rester hydraté.En cette soirée houleuse, l'infirmerie du navire a reçu beaucoup de visiteurs.«La plupart des gens affectés vendredi en étaient à leur premier voyage en mer », a précisé hier l'adjudant Jean Bergeron, responsable de la clinique.S'il n'existe aucun remède miracle contre le mal de mer, la Bonamine et le Gravol peuvent aider.« Les cas plus lourds nécessitent des piqûres de Gravol ou même des intraveineuses pour réhydrater l'organisme au besoin », ajoute M.Bergeron.Selon lui, certains marins, victimes chroniques du mal de mer, ne s'adapteront jamais, peu importe le nombre de séjours en mer.« C'est souvent dû à une perte d'équilibre découlant d'un problème dans l'oreille interne.» Quelques chanceux fonctionnent tout à fait normalement.C'était le cas de Tammy Gagnon.jusqu'à vendredi, alors qu'elle a connu son premier mal de mer après 12 mois passés en mer en un an et demi.« Je ne me suis jamais sentie aussi mal, le bateau allait vite, j'étais étourdie et j'ai vomi sans arrêt », raconte la jeune matelot de 1re classe, croisée hier dans une coursive.L'estomac encore fragile, elle n'avait toujours rien mangé.« J'ai peur que ça devienne une habitude », craint la blondinette, qui refuse tout médicament.Par chance, l'ouragan Ophelia est maintenant chose du passé et le calme était revenu sur l'océan hier.Au moment de mettre sous presse, la flotte canadienne se préparait à contourner la pointe floridienne, à environ 30 milles nautique au large de Miami.Les Canadiens devraient atteindre Gulfport, en Louisiane, ce soir ou demain matin.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?CÉLÉBRITÉS.HEUREUX 53e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE À HÉLÈNE ET DENIS BERNARD On vous aime ! Vos enfants et petits-enfants PIERRETTE RICHER ET JACQUES COUTURIER FÉLICITATIONS pour votre 50e anniversaire de mariage De vos enfants, leur conjoint et vos six petits-enfants qui vous aiment beaucoup ! IL Y A DÉJÀ 50 ANS PAULINE RENAUD ET JEAN-MAURICE SAINDON ont dit oui pour la vie.Une magnifique histoire qui se poursuit toujours.Vos 5 enfants, leur conjoint et vos 8 petits-enfants, qui vous aiment et admirent, vous disent MERCI ! BONNE FÊTE À FLORE ROCHELEAU-BROWN Joyeux 94e ! Nous t'aimons Tesenfants, leur épouseet époux, tespetits-enfantset tes arrière-petits-enfants.FÉLICITATIONS ALEXANDRA ALARIE Pour ta maîtrise en Administration (marketing).Papa, maman, Jonathan et Pat.FÉLICITATIONS À ANTOINE LAFLAMME qui a complété 3 marathons en 2005 Paris, Ottawa, Québec Bonne chance à Boston en 2006 ! Anne, Dominique, Marie et Etienne 50 ANS ! JOYEUX ANNIVERSAIRE ! Des trois femmes de ta vie, Hélène, Marylin et Laurence.Bonne fête Ben ! xxx FÉLICITATIONS JADETTE RACINE ET MICHEL DAOUST pour votre 35e anniversaire de mariage De tous vos parents et amis PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Surnommé le Grand Requin blanc, le capitaine de la frégate Ville de Québec, Richard Jean, a grimpé un à un les échelons.Les dents de la mer HUGO MEUNIER Surnommé le Grand Requin blanc, le capitaine de la frégate Ville de Québec a fait du chemin depuis que son père l'a amené dans un centre de recrutement de l'armée à l'âge de 17 ans.Richard Jean était alors un adolescent de Valleyfield comme tant d'autres.«Je manquais d'encadrement et de défi à l'école.Mon père m'a alors fortement suggéré d'essayer l'armée », confie l'homme de 40 ans, qui avait alors spontanément choisi la marine, un peu par esprit de contradiction.Un an plus tard, le p'tit gars de Valleyfield longeait les côtes du Japon à bord d'un navire.Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et, de grade en grade, Richard Jean a grimpé les échelons pour réaliser un grand rêve : se retrouver aux commandes d'un navire.Mais avant d'atterrir dans le fauteuil du capitaine, Richard Jean a eu à faire ses preuves.Homme de défi et de compétition, il n'a mis qu'un an à devenir officier.Dès 1985, il fait ses classes à bord du Skeena, l'ancienne unité francophone de la marine canadienne.Il y apprend les rudiments du commandement maritime, en plus de se spécialiser dans la lutte anti-sous-marine.Au fil des ans, il devient lieutenant de vaisseau, officier d'armement, capitaine de corvette, commandant en second.En décembre 2004, il est promu au rang de commandant du Ville de Québec.Pour Richard Jean, il s'agissait en fait de retrouvaille, puisqu'il faisait partie du premier équipage du navire lorsqu'il fut commissionné en 1993.C'est peut-être un cliché, mais les liens sont véritablement étroits entre le capitaine et son navire.« C'est presque une symbiose.D'ailleurs, les amiraux ne me présentent pas comme Richard Jean, mais bien comme Ville de Québec », raconte le solide gaillard, confortablement calé dans le fauteuil de cuir de sa cabine.Un capteur de rêves pend juste derrière lui, sur le volet en bois d'un hublot qui donne sur l'océan.À ses côtés, un petit meuble en bois contient toutes sortes de décorations militaires.Philippines, Japon, Alaska, Australie, Europe, Scandinavie, Pakistan, Émirats arabes unis, Égypte, Espagne, Crète : autant de missions qui ont permis au capitaine de se faire valoir dans la marine, avec laquelle il entretient une relation viscérale.«On dit souvent qu'on est marié à la marine et que notre femme est notre maîtresse », cite M.Jean, père de deux adolescents.S'il est conscient des inconvénients que peut avoir la vie de marin pour la famille, le capitaine n'exprime aucune culpabilité.« Ça fait partie de notre vie et ça prend une conjointe indépendante.» Son surnom de Requin blanc tient son origine d'un drapeau qu'il a créé pour représenter le Ville de Québec.Sur celui-ci, un squale brise en deux un sous-marin entre ses mâchoires.« Sur le Skeena, la mascotte était la grenouille, je voulais la remplacer parce que je trouvais ça péjoratif », explique le capitaine, sourire en coin.Pour entretenir le mythe, Richard Jean s'est même fait tatouer un requin sur la jambe.En cours d'entrevue, un marin mis à sa disposition vient porter le café.Tous les visiteurs qui entrent dans sa cabine doivent faire sonner une cloche pour annoncer leur présence.Personne n'entre avant que le capitaine n'en donne l'ordre.« Il y a une ligne à respecter, un peu comme entre patrons et employés », indique- t-il.Il existe d'ailleurs une ségrégation à bord entre les officiers et les marins, qui ne mangent pas et ne dorment pas aux mêmes endroits.Malgré ces principes hiérarchiques militaires, le capitaine connaît son monde.« Pour moi, le Ville de Québec, c'est tout nous autres, c'est aussi ça », explique- t-il, en cognant sur un mur de sa chambre.Il se targue de connaître individuellement presque tout son équipage, pour qui il exprime un attachement paternel.C'ESTÀ VOTRE TOUR! Votre vision des choses nous intéresse.VOUS AVEZ SAISI UNE IMAGE que vous souhaitez partager avec les lecteurs de La Presse ?Faites parvenir votre photo à : forum@lapresse.ca 3340993A MONDE La victoire de Moubarak choque l'opposition ALAIN NAVARRO AGENCE FRANCE-PRESSE LE CAIRE \u2014 Divisée pendant la campagne électorale, l'opposition égyptienne s'est retrouvée unie pour s'insurger contre la victoire de Hosni Moubarak à la première présidentielle multipartite du 7 septembre.C'est dans les mots les plus durs, parlant de violations, de bourrages d'urnes, et de despotisme que les chefs de partis, dont ses rivaux malheureux, Ayman Nour et Noamane Gomaa, ont dénoncé la réélection du président égyptien.Avec 88,6% des suffrages, mais une participation de seulement un électeur inscrit sur cinq, le président Moubarak a été proclamé vainqueur, loin devant M.Nour, chef d'Al-Ghad, crédité de 7,6% des voix, et M.Gomaa, patron du néo-Wafd (2,9 %).Si M.Moubarak n'a fait aucun commentaire, la presse gouvernementale affichait hier son enthousiasme.Titrant « Victoire écrasante de Moubarak », Akhbar al-Yom félicite le « peuple égyptien pour avoir choisi la voie de l'avenir ».M.Nour, devenu la bête noire du régime à cause de ses attaques virulentes contre M.Moubarak, a déclaré à l'AFP « ne même pas tenir compte du verdict officiel » et juge les résultats « falsifiés ».Il a estimé son score réel à « 30 à 38 % » des suffrages.M.Gomaa a aussi accusé le pouvoir d'avoir truqué les résultats.« Jamais un candidat n'aurait obtenu un tel pourcentage dans un pays démocratique », a-t-il dit.Il a estimé le taux réel de participation à 15 %, ce qui montre que « le peuple égyptien n'a aucune confiance dans le régime ».« Rien n'a changé en Égypte, cette élection est identique à celles organisées par les régimes militaires égyptiens », a encore dit M.Gomaa.S'ils ont reproché au président Moubarak d'avoir « monopolisé » la presse écrite et d'avoir disposé des « moyens de l'État » pour faire campagne, MM.Nour et Gomaa ont aussi étalé publiquement leurs différends.Ils se sont accusés d'avoir été favorisés en sousmain par les partisans du Parti national démocrate (PND) au pouvoir.Le numéro 2 des Frères musulmans, puissant mouvement islamiste d'opposition, Mohammed Habib, a également estimé que le taux de participation était « proche des 15 % ».« Cela érode évidemment la légitimité du vote et prouve que le peuple est encore passif et ne veut pas participer à une élection sans visibilité », a-t-il déclaré.Ce mouvement n'avait pas donné de consigne de vote, mais avait appelé à y participer.« Pas de surprise : finalement cela n'a pas été une élection mais un référendum », a affirmé à l'AFP Hussein Abdel Raziq, secrétaire général du parti marxiste Tagammou qui s'était prononcé pour le boycottage du scrutin.Hier soir, quelque 2000 Égyptiens ont manifesté au Caire contre cette réélection.Les manifestants ont défilé dans le centre-ville, scandant des slogans anti-Moubarak et arborant des banderoles.« Moubarak gouverne l'Égypte avec l'accord de 19 % de l'électorat », pouvait-on lire sur l'une d'elles.Le sociologue américano-égyptien Saad Eddin Ibrahim, dont l'organisation a pris part à la supervision de l'élection, a condamné « la fraude et la falsification » lors du processus électoral.Les manifestants ont lâché des bal lons sur lesquels étaient écrits des slogans comme : « Non au pouvoir héréditaire », en référence au fils cadet de Hosni Moubarak, Gamal, souvent présenté comme le dauphin du chef de l'État pour la prochaine présidentielle en 2011.En attendant, tous les partis d'opposition ont déjà les yeux rivés sur les législatives de novembre, cruciales car leur résultat déterminera qui pourra être candidat en 2011.Seuls les partis ayant obtenu au moins 25 sièges à ce scrutin pourront présenter un candidat présidentiel, selon un récent amendement très controversé.Le PND, qui détient 75 % des 454 sièges de l'actuelle assemblée, est le seul parti à remplir ce critère.« Rien n'a changé en Égypte, cette élection est identique a celles organisées par les régimes militaires égyptiens », estime l'oppositionniste Noamane Gomaa.LE TOUR DU GLOBE Émeutes des protestants à Belfast GRANDE-BRETAGNE Blair menacé en 2002 Le premier ministre Tony Blair a été menacé en juin 2002 d'une attaque d'un groupe terroriste lié au réseau al-Qaeda, mais l'attentat n'a pas eu lieu, peut-être grâce au redoublement des mesures de sécurité, selon l'ancien chef de Scotland Yard, John Stevens.Dans ses mémoires publiés en feuilleton par l'hebdomadaire News of the World, John Stevens indique que des informations des services secrets avaient fait état de menaces très précises et crédibles contre M.Blair et son épouse Cherie, à l'occasion des cérémonies du 50e anniversaire de l'accession au trône de la reine Elisabeth II.Selon ces informations, le couple devait être abattu lors du défilé du Jubilé organisé à Londres.AFP ONU Démocratisation Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, plaide pour un élargissement du Conseil de sécurité qu'il ne juge pas assez démocratique.Le Conseil de sécurité de l'ONU compte actuellement 15 membres dont cinq permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne).Certains pays estiment qu'il serait dangereux de l'élargir.« Je crois qu'il y a aussi un danger si on garde le statu quo », a déclaré Kofi Annan dans un entretien en français diffusé hier sur Radio France Internationale.« Vraiment, le conseil tel qu'il existe aujourd'hui n'est pas démocratique, n'est pas représentatif.Donc il faut corriger ce manque ou bien déficit de démocratie ».Le secrétaire général de l'ONU a estimé que la réforme du Conseil de sécurité ne pouvait se borner à un élargissement.« Il faut aussi revoir les méthodes de travail », a-til considéré.« Parce qu'un conseil disons à 25 ou bien à 24 ne peut pas continuer à agir comme un conseil de 15 ».AP GAZA Reporter libéré Le journaliste italien du Corriere della Sera enlevé hier dans la bande de Gaza, Lorenzo Cremonesi, a été libéré par ses ravisseurs, indique le site Internet du quotidien italien qui cite le vice-premier ministre palestinien, Nabil Chaath.« Lorenzo Cremonesi, l'envoyé du Corriere della Sera, a été libéré », peut-on lire en titre sur la page principale du site Internet du journal qui précise que l'information vient de M.Chaath.Entretemps, l'armée israélienne s'apprête à retirer ses troupes de la bande de Gaza à partir de ce soir, l'opération baptisée « Dernière garde » étant censée s'achever demain.Une cérémonie de passation des pouvoirs avec l'Autorité palestinienne est prévue au poste frontalier d'Erez, dans le nord de la bande de Gaza, demain aprèsmidi.AFP PHOTO PETER MUHLY, AFP Des extrémistes protestants ont déclenché des émeutes hier soir à Belfast après le refus des autorités d'autoriser le passage d'une marche orangiste dans un quartier catholique de la capitale provinciale d'Irlande du Nord.Au moins sept policiers et deux civils ont été blessés.Les manifestants protestants, sympathisants de l'Ordre d'Orange, ont lancé des cocktails Molotov et autres bombes artisanales et se sont opposés aux policiers et soldats britanniques, ainsi qu'à une foule catholique hostile en divers quartiers de Belfast.Le Japon aux urnes Appel du président à la paix en Ukraine AGENCE FRANCE-PRESSE TOKYO \u2014 Le Japon, deuxième économie du monde, élit aujourd'hui ses députés, un scrutin transformé par le premier ministre libéral, Junichiro Koizumi, en référendum sur sa politique de réformes.Quelque 103 millions d'électeurs sont invités à se rendre aux urnes dans les 53 023 bureaux de vote entre 7 h et 20 h.Les résultats sont attendus tard ce soir.Ce scrutin anticipé, très suivi par l'opinion et les médias, est considéré comme le plus important au Japon depuis au moins 10 ans, sinon 50.Il pourrait entraîner une recomposition du paysage politique.M.Koizumi, 63 ans, a fait de ces élections un référendum sur la privatisation des services postaux tentaculaires, pièce maîtresse de son programme de « réformes structurelles », qui a été rejeté le 8 août par le Sénat.S'estimant désavoué par les parlementaires, le premier ministre a décidé d'en appeler directement aux Japonais.Tous les sondages créditent le Parti libéral-démocrate (PLD) de M.Koizumi d'une confortable avance sur son rival centriste, le Parti démocrate du Japon (PDJ), principale force d'opposition.Certains prédisent même une majorité absolue au PLD.Les politologues s'attendent à un taux de participation supérieur à celui des dernières législatives de novembre 2003 (59,86 %), ce qui laisse quelque incertitude sur l'issue de la bataille.Un total de 1131 candidats se disputent les 480 sièges de députés.Avant la dissolution de la chambre, le PLD comptait 249 députés, mais 37 ont fait défection par hostilité à la réforme des services postaux.La scission a donné naissance à deux petits partis susceptibles de gêner le PLD, parti conservateur qui règne sans partage sur le Japon depuis un demi-siècle.Le PLD avait comme allié gouvernemental le parti bouddhiste Komeito (34 élus).En face, le Parti démocrate du Japon, conglomérat d'ex-socialistes et de dissidents du PLD, disposait de 177 sièges.Les partis traditionnels de gauche, communiste et socialiste (15 élus à eux deux), sont en déclin depuis des années et se battent pour leur survie.Le premier ministre, comme le chef de l'opposition, ont promis de démissionner de la présidence de leur parti en cas de défaite.S'il l'emporte, M.Koizumi présentera le plus vite possible de nouveau sa réforme postale devant la Diète, avec le soutien alors d'une majorité de Japonais.ASSOCIATED PRESS KIEV \u2014 Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko n'a aucune intention d'entrer en guerre contre sa première ministre, Ioulia Timochenko, qu'il vient de limoger et qui a vivement dénoncé cette décision, a annoncé son chef de cabinet Oleg Rybatchouk.Pas question d'« échanger des frappes nucléaires » avec la bouillante Mme Timochenko, a-t-il déclaré, cité par l'agence Interfax.« Nos ennemis n'attendent que cela, et cela discréditera complètement notre équipe », a-t-il ajouté, parlant encore d'unité face à la véritable opposition, celle incarnée par l'ancien régime de Leonid Koutchma.Mais vendredi soir, la pasionaria de la « Révolution orange » avait de son côté annoncé qu'elle entrait dans la course électorale contre ses alliés d'hier, au cours d'une intervention télévisée très sentimentale.À la question de savoir si Iouchtchenko l'avait trahie, elle a répondu de manière indirecte : « Je lui pardonne.» Et d'ajouter : « C'est une grande souffrance pour moi.C'est le plus grand traumatisme moral de ma vie ».« Aujourd'hui, nous sommes deux équipes différentes », a ajouté la blonde, charismatique et populiste « dame de fer ».« Viktor Iouchtchenko et moi-même participerons aux élections (de mars prochain, NDLR) sur des chemins parallèles.Je ne participerai pas à un scrutin avec des gens qui ont tant discrédité l'Ukraine.Cette affaire est un sérieux revers pour Iouchtchenko, et Ioulia Timochenko est une rivale redoutable, à six mois d'un scrutin de mars considéré comme crucial pour consolider les gains de la Révolution orange.Le chef de l'État a limogé jeudi la totalité de son gouvernement, vieux de sept mois seulement mais déjà empêtré dans des affaires de corruption et de rivalités, entre le clan de la première ministre et celui des fidèles de Petro Porochenko, patron du Conseil de sécurité et de défense.Mais pour de nombreux Ukrainiens, c'est « Ioulia » qui, avec ses discours fougueux et sa personnalité télégénique, symbolise le mieux les idéaux de la « Révolution orange ».Elle dirige un groupe de 41 élus au Parlement, soit moins que la coalition de 96 députés de Iouchtchenko, mais devrait bénéficier de plusieurs défections de haut rang et est tout aussi populaire que le président.Le président ukrainien a également tenu à rassurer par téléphone, son homologue américain George W.Bush, lui jurant que ces « changements » avaient « pour but de renforcer la démocratie ».L'enjeu : les réformes de Koizumi FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX La terreur «cellularisée» Quatre ans après le 11 septembre 2001, nous publions aujourd'hui le premier de deux éditoriaux sur le terrorisme.mroy@lapresse.ca MARIO ROY Depuis le massacre de New York et Washington, le nombre d'attentats terroristes a augmenté de façon importante dans le monde.Il y en a eu 651 en 2004, lesquels ont fait 1908 morts, alors qu'on recensait « seulement» 205 attentats et 725 victimes en 2002.Ces chiffres seront vraisemblablement encore plus dramatiques pour l'année 2005.De Bali et Beslan à Londres et Madrid, en passant par les Pays- Bas, le Bengladesh, le Pakistan, l'Égypte, Israël ainsi que l'Irak, la géographie du terrorisme s'est étendue et ses tactiques se sont diversifiées.Il est évidemment difficile de trouver dans cette situation quoi que ce soit de positif.Pourtant, oui, il y a bel et bien un acquis à émerger de ce chaos : ce terrorisme est aujourd'hui beaucoup mieux compris qu'il ne l'était il y a quatre ans.Ce sont les attentats de Londres, en juillet, qui ont agi comme révélateur de ce qu'est réellement l'action terroriste mondialisée et franchisée d'Al-Qaeda.Devant l'évidence, on a fini par abandonner les explications passe-partout que fournit la rectitude politique, pour enfin voir les choses comme elles sont.Ainsi, le terrorisme islamiste est banal, d'une part, en ce qu'il s'inscrit dans une longue continuité historique, celle de la terreur n'ayant d'autre but qu'elle-même \u2014une créature non pas de sociétés pauvres et reculées, mais bien riches et avancées.Mais il possède d'autre part la singularité d'être animé par l'un des plus puissants moteurs de la déraison humaine : la foi religieuse.Premier point : débarrassée de ses enluminures destinées aux relations publiques, la doctrine benladienne est essentiellement une version revue et corrigée des grands systèmes millénaristes dont la genèse remonte au XIXe siècle européen.(Incidemment, on aura appris que l'Europe.exporte des terroristes islamistes au Moyen-Orient.) «À travers l'Histoire, tous ces mouvements ont en commun l'idée qu'un monde nouveau va se substituer à l'ancien et qu'il faut accélérer ce processus par un recours systématique à la violence.Il est la dernière expression en date d'un terrorisme traditionnel très enraciné dans les doctrines religieuses occidentales et les idéologies révolutionnaires modernes », décrit John Gray, auteur de Al Qaeda and What It Means To Be Modern.« Les idéologies radicales et la violence ont toujours séduit les jeunes hommes insatisfaits et à la recherche d'une grande cause.Il y a 40 ans, ils se seraient convertis au dogme révolutionnaire léniniste, Che Guevara étant le ben Laden de l'époque », écrit Fareed Zakaria dans Newsweek .De fait, Al-Qaeda n'est pas essentiellement différent des Brigades rouges italiennes, des Weathermen américains, de l'Action directe française, de la Fraction armée rouge allemande ou de la secte Aum japonaise.Le phénomène n'est donc pas moyenâgeux, comme on l'a dit et répété, mais au contraire très moderne.Cette constatation s'impose d'autant plus que le terrorisme islamiste est à ce point puissant parce que, précisément, il sait utiliser la technologie de pointe, du Boeing à la téléphonie cellulaire \u2014 et éventuellement, à n'en pas douter, l'arme chimique, bactériologique ou nucléaire « sale ».Cependant, modernité oblige, c'est son utilisation des médias qui est surtout fascinante.Ainsi, on peut dire qu'Al-Qaeda a mis au monde la chaîne arabe Al-Jazira, qui concurrence aujourd'hui CNN et la BBC/World.« C'est le premier terrorisme postmoderne.Ben Laden met en scène l'action en temps réel, la violence (.) préemballée pour le Journal de 20 heures », remarque Gilles Kepel, auteur de Al-Qaïda dans le texte Au surplus, on dénombrerait sur Internet plus ou moins 4000 sites islamistes, très mouvants, qui offrent une propagande instantanée, interactive, livrée à domicile.Ce qui amène le second point, lequel constitue le particularisme d'Al-Qaeda : son fondement religieux.DEMAIN : Le secours de la foi Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Leterrorismeislamiste n'est pasmoyenâgeux, commeon l'atrop répété, mais aucontrairetrès moderne.L'industrie des griefs Paul Martin a créé un fonds de 25millions pour permettre aux groupes qui estiment avoir été lésés de se faire entendre JEFFREY SIMPSON L'auteur est chroniqueur aux affaires nationales aujournal The Globe and Mail.Le sentiment d'être une victime n'est pas un i que au Québec au sein du Canada.Presque partout ailleurs, des Canadiens se considèrent comme des victimes.Une victime de l'Ontario, des Anglais, d'Ottawa, d'une autre province, des États-Unis, de la météo, du traitement préférentiel accordé au Québec.Aucune province n'estime être traitée équitablement par le Canada.Les gouvernements canadiens ont toujours eu à composer avec ce contexte de sentiment malveillant de grief.Mais ils n'avaient jamais fait une politique nationale de reconnaître officiellement et formellement à peu près n'importe quel groupe organisé faisant valoir des plaintes à propos d'un traitement passé.Jusqu'à maintenant.Bel exemple de multiculturalisme et de rectitude politique devenus absolument aberrants, le gouvernement Martin, dans son dernier budget, a créé un fonds de 25 millions dans lequel des groupes peuvent demander de puiser s'ils estiment être lésés par ce qui est arrivé à leurs ancêtres.Pierre Trudeau doit se retourner dans sa tombe.Lorsqu'il était premier ministre, les Canadiens d'origine japonaise avaient demandé réparation pour l'internement de certains de leurs ancêtres au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Refus de Trudeau Trudeau a refusé.Les gens devraient lire l'histoire et en tirer les leçons.Des événements malheureux se sont produits dans le passé et ils ne devraient pas se répéter.Mais, dit Trudeau, « nous pouvons seulement être justes à notre époque ».Si le gouvernement fédéral se mettait à distribuer de l'argent ou à présenter des excuses formelles et officielles pour le mauvais traitement subi par un groupe particulier, le processus d'excuses, de réparations et de commémorations ne finirait jamais.Brian Mulroney a tenté de faire une exception à la règle énoncée par Trudeau.Lorsqu'il était premier ministre, son gouvernement a offert 300 millions, en 1988, aux Canadiens d'origine japonaise.L'emprisonnement de Canadiens d'origine japonaise était un « événement unique et sans précédent », a fait valoir le gouvernement.Il n'y avait « jamais eu d'épisode semblable au cours de l'histoire post-Confédération ».Le gouvernement allait dédommager les Canadiens d'origine japonaise, mais aucun autre groupe.Ce fut la politique d'Ottawa tout au long des années Chrétien, bien que différents groupes eussent continué à réclamer de l'argent, des excuses ou une certaine reconnaissance des malheurs de leurs ancêtres.Le gouvernement Martin vient toutefois d'ouvrir la porte à l'industrie des griefs.Et, tout comme Trudeau l'avait prédit, la file pour obtenir l'argent du gouvernement fédéral et une reconnaissance officielle comme victimes est longue et ne cesse de s'étirer.Il y a quelques semaines, M.Martin a donné 2,5 millions à des organisations ukrainiennes-canadiennes pour commémorer une époque où certains de leurs ancêtres ont été emprisonnés au cours de la Première Guerre mondiale.Une seule femme était encore survivante de cette époque.Pas de problème.L'argent servira à différents projets pour garder vivante la mémoire de l'internement de 8579 Européens de l'Est.Treize autres groupes Pas moins de 13 autres groupes religieux ou ethniques ont déjà fait la queue pour obtenir de l'argent.Et d'autres groupes songent à le faire.Par exemple, le gouvernement canadien a imposé une taxe de 500 $ aux immigrants chinois, de 1885 à 1946.Pour leur part, les Noirs soutiennent que les immigrants des Antilles ont subi de mauvais traitements de 1900 à 1932.Certains Canadiens d'origine italienne ou allemande ont été internés pendant la Deuxième Guerre mondiale, et leurs descendants réclament des excuses et une reconnaissance de leur statut de victimes.Des patients souffrant de la lèpre, principalement des Chinois, ont été emprisonnés dans deux îles de la Colombie- Britannique entre 1891 et 1956.Et la liste continue.Des « Canadiens- Africains » (dont la plupart ne viennent pas d'Afrique, n'y ont jamais mis les pieds.Ils ont tout simplement emprunté cette description inexacte d'eux-mêmes à l'appellation adoptée par certains aux États-Unis), se mobilisent pour une demande collective de réparations.Les autochtones ont déjà fait des pressions sur le gouvernement Martin pour qu'il consente à verser des dizaines de milliers de dollars par personne à chaque autochtone qui a déjà fréquenté un pensionnat, que cette expérience ait été bonne ou mauvaise.Les contribuables devront vraisemblablement débourser près de 2 milliards.Où cela finira-t-il ?Y a-t-il un seul groupe, à part peutêtre les descendants directs du général James Wolfe, qu'on ne puisse pas décrire comme victime, d'une manière ou d'une autre ?Que dire des loyalistes, qui ont appuyé les Anglais lors de la révolution américaine, et qui ont fui au Canada avec pour seuls biens leurs vêtements sur le dos?Pouvez-vous imaginer ce que diraient les Américains si leurs ancêtres se présentaient à Washington pour réclamer réparation ?Bien sûr, les gens devraient étudier l'histoire et en discuter.Mais qu'un gouvernement crée un fonds pour les descendants de victimes afin qu'ils puissent commémorer leurs malheurs et qu'il en fasse une politique officielle a précisément amené les conséquences que Pierre Trudeau avait prédites.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Boisclairàl'école apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le favori dans la course à la direction du Parti québécois, André Boisclair, a dévoilé la semaine dernière les objectifs qu'il voudrait voir un Québec souverain se fixer en matière d'éducation : taux d'obtention d'un diplôme secondaire de 90%, à comparer au 84% actuel; taux d'obtention d'un baccalauréat de 35% (26% aujourd'hui) ; hausse des dépenses gouvernementales à ce chapitre.Fort bien.Mais on peine à comprendre comment la souveraineté nous permettra d'atteindre ces objectifs.M.Boisclair a tout à fait raison lorsqu'il affirme que « dans un contexte de déclin démographique, l'éducation est la clé du succès du Québec ».Il a raison aussi de souhaiter que les Québécois visent en ce domaine des cibles ambitieuses.Simplement, ils n'ont pas besoin d'attendre l'indépendance pour le faire.D'ailleurs, ils ne l'ont pas attendue.Rappelons que l'éducation est de juridiction provinciale exclusive.Contrairement à ce qui fut et est le cas dans le domaine de la santé, le gouvernement fédéral intervient fort peu dans ce domaine.Autrement dit, en matière d'éducation, le Québec fait ce qu'il veut.Et les résultats sont, somme toute, impressionnants.De 1975 à aujourd'hui, le taux d'obtention d'un diplôme secondaire est passé au Québec de 57% à 85 %.Un bond phénoménal, qui a été réalisé au sein de la fédération canadienne ; alors pourquoi l'appartenance au Canada empêcherait- elle le progrès supplémentaire que désire M.Boisclair ?La réponse est évidemment toute prête : le déséquilibre fiscal.L'aspirant à la succession de Bernard Landry propose que le gouvernement d'un Québec indépendant consacre un tiers de ses dépenses à l'éducation.Cela signifierait des déboursés supplémentaires de 1,5 milliard par an.Aux journalistes qui lui demandaient de quels domaines d'activité gouvernementale serait pompée cette somme, M.Boisclair a déclaré : « La marge de manoeuvre sera disponible dans un Québec souverain.» Le tout étant basé sur les projections euphoriques réalisées sous la direction de François Legault.Il est fort souhaitable, répétonsle, de fixer au Québec des objectifs ambitieux.Sauf que n'importe qui peut énoncer des objectifs.On attend bien davantage d'un aspirant premier ministre ; il doit nous expliquer comment concrètement \u2014 pensée magique interdite ! \u2014 le Québec s'y prendrait pour atteindre ces buts.Ya-t-il unseul groupe, à part peut-être les descendants directs du général James Wolfe, qu'on ne puissepas décrire comme victime, d'unemanièreoud'une autre ? SOPHI E HUOT L'auteure est Montréalaise.Je suis très surprise de voir la campagne de publicité de Recyc-Québec à la une de mon quotidien à chaque matin.Je suis tout à fait d'accord avec le propos, mais une chose me laisse perplexe.N'en sommes-nous que là ?À apprendre aux citoyens qu'il est important de rapporter les canettes et bouteilles vides consignées.Il me semble que c'est un geste que j'ai intégré alors que je devais être âgée de sept ans, c'était pour moi une façon de gagner quelques sous pour me procurer des bonbons au dépanneur du coin.Pendant que certaines municipalités ontariennes font la collecte hebdomadaire sur l'ensemble de leur territoire des déchets organiques de la cuisine et du jardin, comme la municipalité régionale de Niagara depuis 2004, ici on dit aux citoyens de rapporter leurs canettes.Je tente de me rassurer en consultant le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui prévoit l'implantation de ce type de mesures au plus tard en janvier 2007.J'ai bien peur qu'il y ait beaucoup de chemin à parcourir avant d'y arriver.En effet, suite à mes observations des dernières semaines, je suis un peu inquiète.Sujets d'inquiétude ! Voici quelques exemples de ce qui a été vu, cet été, à Montréal.> En période de smog, des camions publicitaires (vous savez les camions qui tirent une remorque sur laquelle est installée un énorme panneau publicitaire) circulaient sur la rue Sainte-Catherine.Vérification auprès de la Ville de Montréal puisqu'il me semble avoir déjà entendu que ce type de support publicitaire était illégal mais toléré (je veux bien les tolérer, mais le bon sens me dit qu'en période de smog ce n'est pas nécessaire).La réponse : informez-vous à l'arrondissement Ville-Marie, c'est un domaine de compétence des arrondissements.> Des autos-patrouilles du service de police de la Ville de Montréal, moteur en marche, alors que seul le policier côté passager est dans la voiture.Encore une fois, je m'informe auprès du SPVM afin de savoir s'il existe une politique à cet effet ou s'il est obligatoire pour les policiers de laisser tourner la voiture au cas où une urgence survienne.Non, aucune obligation en ce sens, mais une campagne de sensibilisation existe pour les inviter à couper le moteur.Me voilà rassurée, il ne manque plus que les gens comprennent.Ceci dit, il n'y a pas seulement les policiers qui aiment laisser tourner leur moteur, il y a également quelques chauffeurs d'autobus et beaucoup de citoyens qui se disent que leur visite au dépanneur ou au guichet ne sera pas très longue.> Je crois toutefois que ce sont les journaux laissés sur le sol dans le métro qui me choquent le plus.En effet, je suis toujours frappée de voir les gens laisser tomber leurs journaux en pensant que personne ne les voit.Je me fais toujours un devoir de ramasser tous ceux qui me tombent sous la main et de les déposer dans la boîte prévue à cet effet, bien en évidence, sur le quai de la station où je descends.Il n'est pas question ici de demander à tout le monde de se procurer un bac à compost et de s'y mettre demain, de privilégier constamment les produits emballés dans des matières recyclables ou d'abandonner la voiture à tout jamais.De petits gestes quotidiens peuvent faire une différence.Il suffit d'y penser.Que faire ?Donc, limiter la consommation des sacs de plastique en en ayant toujours un dans sa sacoche, son sac d'école ou sa valise de travail, se questionner sur la pertinence d'en prendre un pour rapporter un ou deux objets ou en apportant les siens lorsque vient le temps de faire l'épicerie.Utiliser la voiture de façon intelligente en coupant le moteur lorsqu'on va au guichet, en privilégiant les déplacements à pied ou en faisant les arrêts au retour du travail, en route.Se servir avec modération de l'air climatisé dans la voiture ; bien souvent, le simple ventilateur est suffisant et à mon souvenir, il est encore possible de descendre les fenêtres.Il faut dire que j'ai la chance de demeurer dans un quartier où tout est accessible à pied : le métro, l'autobus, la banque, la caisse, l'épicerie, le nettoyeur, la fruiterie, la quincaillerie et nombre de dépanneurs.Si tous les quartiers étaient aménagés de cette façon.Difficile à admettre, mais il est probablement vrai que la campagne du défi une tonne du gouvernement fédéral est inaccessible pour plusieurs et que, malheureusement, les campagnes jugées infantilisantes du gouvernement provincial sont nécessaires.Bref, retournons à la base et informons sur le bienfait du recyclage des canettes consignées.Une question demeure toutefois, le médium choisi est-il vraiment le bon ?CHR I STIAN GAGNON L'auteur est enseignantà Trois- Rivières.Je veux vous parler d'Éloïse, pas celle de Lautrec, non, la fille de mon ami, celui avec qui j'enseigne! Qu'est-ce qu'elle a fait Éloïse Boies?Elle a fait un pied de nez à Faust, elle a refusé de vendre son âme au diable pour des cacahuètes de millionnaire et une renommée tape-à-l'oeil.Éloïse se préparait à faire du surf sur la troisième vague de Star Académie, et puis, sans crier gare, elle tire sa révérence, pourquoi?Sans doute parce qu'elle voulait que sa vie demeure sienne.Éloïse a refusé de se présenter dans l'arène d'un cirque aussi décadent que celui des Romains, prostrée devant, tout en haut, trois ou quatre bonzes juges qui se prennent pour des Jésuites, et tout en bas, devant son voisin de peuple qui n'a aucune gêne à lancer la première pierre.Ce n'est pas un pouce en haut ou un pouce en bas qui va décider pour Éloïse.Éloïse a refusé qu'on lui montre à crier plutôt qu'à chanter, à se déhancher plutôt qu'à marcher, à dire des inepties et des insipidités plutôt que du senti et la vérité.Elle a refusé de se faire coiffer, manucurer, habiller par ce qui ressemble pour moi à des thanatologues qui s'ignorent.Elle ne sera pas une excroissance des jeunes talents Catelli.On ne verra pas sa photo à la une des tabloïds aux côtés du psychopathe de la semaine.Elle ne sera pas le pâle reflet du regard de son voisin, ne s'ouvrira ni le coeur ni les veines sur la place publique.Eloïse refuse le tremplin ! Elle le sait, c'est un leurre.On ne prend pas le tremplin sans s'entraîner, sans se casser un peu la gueule, sans laisser le bout de son nez au bout de la planche.Elle ne chantera Brel ou Ferré qu'après avoir goûté elle même un peu beaucoup à ce qu'ils ont goûté.Elle a choisi la vraie vie, la sienne, la fictive, celle qu'elle s'invente, celle qui transcende le quotidien, qui la rend éternelle, son roman.La vraie vie, c'est la littérature.Pendant que les autres concurrents vont être sacrifiés en septembre, Eloïse va se lever tous les matins avec sa vie à elle, au propre et au figuré.Elle ne se sentira pas comme l'étranger de Camus, étrangère à elle même.Le miroir lui rendra son reflet à elle avec, aux oreilles, ses boucles grosses comme des soleils, et aux commissures des lèvres, le sourire de l'Eurasie.Et puis elle chantera bien ce qu'elle voudra, pour qui elle voudra, elle verra d'elle-même si ça marche ou ça ne marche pas.J'exagère, certes, mais c'est pour rendre plus grand le geste de retranchement de toutes les Éloïse (garçon ou fille) de la téléréalité.Et puis elle aurait bien pu accepter après tout.Elle aurait tout simplement joué, très bien joué.On lui aurait donné les clés de sa ville, au prix de son âme, vendue au cénacle de Star Académie.Àtitre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Gagnon recevra une copie laminée de cette page.Un effort, citoyens! PHOTO LE NOUVELLISTE Éloïse Boies a décidé de se tenir en retrait du cirque de Star Académie.À VOTRE TOUR Non au cirque! LETTREDE LA SEMAINE Un grand commerce VÉRONIQUE LAMARRE L'auteure habiteà Montréal.M.Philippe Couillard, Avec un regard critique contemporain, il me semble que la santé est devenue un grand commerce.Parce que tout semble gratuit, on consomme les hôpitaux, la technologie et les médicaments sans égard au rapport qualité-prix.L'État (comprendre les contribuables) a de moins en moins d'argent à ajouter dans cette consommation collective incontrôlée et dans un système qui ne répond pas.Il m'arrive de penser que j'aimerais récupérer les taxes que je paie pour les services de santé afin d'exercer vraiment mon pouvoir d'achat.L'accès aux soins en première ligne est toujours pourri et les « commerçants » se fichent pas mal des clients.Récemment, j'ai fait une chute avec mon bébé dans les bras et j'aurais été prête à payer pour recevoir le bon service dans des délais raisonnables et éviter des heures perdues en attente inacceptable.Mon bébé avait une bonne coupure à la tête mais où peut-on aller pour un choc crânien et possiblement des points de suture à faire ?J'ai choisi l'hôpital de mon quartier.Mauvais choix : après une attente de cinq heures sans évaluation par les « commerçants », je me suis dirigée à Sainte-Justine.Là, après deux heures d'attente, nous avons eu droit à des soins spécialisés qui doivent être très coûteux.Mon besoin en tant que client était tout simplement d'obtenir des soins (non urgents pour une urgence) et pas dans le type de service que mon médecin offre.Pourtant, en tant que cliente, j'aurais préféré voir le médecin du bébé sur le champ.Mais le médecin de CLSC, tout comme le pédiatre en cabinet privé, ne sont pas disponibles ni équipés pour ce genre d'urgence.Ils font des examens de routine : pèsent, mesurent le bébé, prodiguent des conseils et réfèrent à Sainte- Justine pour la moindre chose.C'est ici, M.Couillard, que ça coûte trop cher.Des médecins qui exercent des tâches d'infirmière.Si on confiait les examens de routine des bébés aux infirmières peut-être qu'un médecin (ou même une infirmière praticienne) pourrait être accessible pour des urgences ou des soins non urgents qui requièrent une attention immédiate ?Monsieur Couillard, le discours sur la pénurie de médecins et d'infirmières sonne faux.Qu'attendez-vous pour responsabiliser davantage les infirmières et les médecins (de CLSC et de cabinet) afin d'améliorer les services de première ligne (les urgences non urgentes) et de donner une dernière chance au système de santé ?PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Les urgences sont encore trop souvent la principale porte d'entrée dans le réseau de la santé.Un coup de vieux JEAN CHENAY L'auteur est unrésidant de Sherbrooke.Comme beaucoup de mes contemporains nés entre 1945 et 1950 je suis ce qu'il est convenu d'appeler un babyboomer.En 1968, j'avais 18 ans et je croyais fermement un des porte-parole de l'époque Abby Hoffman lorsqu'il affirmait qu'il ne faut jamais se fier ou croire qui que ce soit qui ait dépassé l'âge vénérable de 30 ans.Lorsque j'ai atteint mes 40 ans, j'étais persuadé que Hoffman s'était magistralement trompé et que 50 ans devait être le tournant entre être cool et con.À 50 ans j'étais persuadé que c'était les hommes et les femmes de 35 ans en pleine montée sociale qui, pliant sous le poids de leurs obligations, devenaient tranchants et viraient tous à droite.Moi, issu de la génération peace and love, j'étais demeuré jeune et avais toujours l'esprit ouvert.Bien sûr, les années avaient passé, les divorces et les relations s'étaient succédés, les gardes partagées, les pertes d'emplois accumulées, mais j'avais le temps.Depuis cinq ans, le décès de mes deux parents, l'autonomie de mon fils qui aura 25 ans bientôt et la naissance des deux magnifiques enfants de mon neveu auraient dû me faire comprendre que, malgré mes prétentions de jeune coq et le Viagra, mes 100 kilos qui deviennent de plus en plus difficiles à soulever chaque matin faisaient de moi un vrai quinquagénaire dans le vrai sens du mot.Malgré tout, je croyais toujours que j'étais un jeune premier.Mais voilà qu'hier un denturologue m'a posé un partiel.Ce matin, en regardant flotter quatre simili dents au fond d'un bol de soupe, j'ai vraiment eu un coup de vieux.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 FORUM New York, New York L'attaque des tours de Babel était inattenduemais pas imprévisible, car elle représentait la haine qu'éprouvent les partisans fanatiques d'Allah pour les symboles de la modernité NORMAN MANEA M.Maneaest un écrivain d'origine roumaine qui vità New York.Il vient de publier ses mémoires sous le titre « The Hooligan's Return »(Le Retour du Hooligan).Nous publions ce texteàl'occasion duquatrième anniversairedes attentats contre le World Trade Center.Les clichés étaient monnaie courante dans toutes les dictatures communistes, mais ils avaient l'effet inverse de ce que voulait le régime, car ils projetaient une aura de fruit défendu sur la métropole diffamée du Nouveau Monde, la faisant apparaître sous les traits d'une Olympe brillante de modernité, d'un Everest urbain de l'aventure.Les quelques voyages que j'avais le droit d'entreprendre en tant que citoyen de la Roumanie socialiste réservaient évidemment des instants délicieux au novice que j'étais.Pourtant New York restait un rêve, si étranger et si distant que je n'imaginais pas avoir un jour l'occasion de comparer l'illusion et la réalité.Ma fuite ultérieure à New York n'eut rien à voir avec le tourisme.Ma terreur soudaine devant ce monstre omniprésent et dévorant tout céda rapidement le pas à la fascination.Le critique Irving Howe, New-Yorkais de longue date, tenta de tempérer mon enthousiasme.« Pour profiter de cette ville, il faut un bon appartement et un certain salaire.» Je vivais dans un hôtel misérable d'un quartier minable, dévoré par le sentiment d'insécurité névrotique du nouveau venu.Et pourtant je trouvais tout irrésistible : les rythmes et les couleurs de la ville, ses contrastes et ses surprises.Que Walt Whitman et Mark Twain, Herman Melville, Henry James et John Dos Passos aient vécu ici, qu'Enescu, Brancusi, ou Eugène Ionesco n'y aient pas rencontré le succès me laissait tout espérer.La vie dans et avec cette ville avait le caractère hypnotisant d'une drogue.Au cours des 17 dernières années, cette dépendance s'est établie à travers des négociations quotidiennes avec la routine de la vie.Le métabolisme de New York m'a communiqué son énergie et ses toxines.Bien que je sentisse que moi, exilé au pays des exilés, j'appartenais toujours plus à un monde auquel personne ne peut vraiment prétendre appartenir, le 11 septembre 2001, je pus finalement proclamer : « Je suis un New-yorkais » tout comme le président Kennedy s'était autoproclamé Berlinois à l'époque où l'ancienne capitale national- socialiste était menacée de devenir une capitale communiste.Atteinte du ciel L'Ancien Testament raconte comment les travaux de la tour de Shinar, dans l'ancienne Babylone, furent troublés car l'homme aspirait à atteindre le Ciel et la divinité.D'un seul coup, les bâtisseurs devinrent incapables de se comprendre.Des langues différentes les divisaient.Dans la Babylone d'aujourd'hui, à Chinatown, à Little Italy, dans la russe Brighton Beach et dans les allées et les ruelles de New York, on parle toutes les langues du monde.Les bâtisseurs des Tours jumelles, quelles qu'aient été leurs langues natales, voulaient être américains, citoyens du nouveau monde, et les tours qu'ils construisaient symbolisaient l'envergure de la liberté.L'attaque des tours de Babel était inattendue mais pas imprévisible, car elle représentait la haine qu'éprouvent les partisans fanatiques d'Allah pour les symboles de la modernité.Dans le World Trade Center, la créativité et la collaboration humaines étaient universellement codifiées.Bien sûr, l'édifice manquait de poésie.Pourtant, les tours auraient pu être un symbole de la poésie mondiale, et pas du commerce.Comme le disait le poète surréaliste André Breton, ce sont pardessus tout nos différences qui nous unissent.Il est surprenant que cette ville, cette grappe d'humanité si vaste et cyniquement efficace, ait fait montre de tant de civilité et de solidarité pendant et après les attaques.Elle retrouva immédiatement sa force, son sens de l'humour et son industrie.Après le 11 septembre 2001, les gratte-ciel, les clubs et les restaurants de toutes sortes surgirent comme des champignons, avec presque plus de vitalité qu'auparavant.En outre, la ville refusa de donner ses voix à un président qui exploita son désastre à des fins politiques.La Roumanie est souvent appelée le pays du dadaïsme, non pas parce que l'un de ses fils, Tristan Tzara, fut un des fondateurs du surréalisme, mais à cause de l'absurdité et des paradoxes de sa vie quotidienne, particulièrement en politique.En exil, je me suis immédiatement identifié à une autre capitale dadaïste, la « république cosmique, qui parle toutes les langues dans un dialecte universel », comme le dit Johannes Baader.Ici, le vieux et le neuf sont complices pour célébrer la vie « dans toute son incompréhensibilité, » \u2014 tout à fait le genre de subversion qu'aimaient les dadaïstes.Une carte célèbre, peinte par mon compatriote et ami Saul Steinberg, dépeint le village mondial vu de Manhattan : la distance entre le fleuve Hudson et l'océan Pacifique est la même que celle qui s'étend entre la neuvième et la dixième avenues dans l'Upper West Side, et au-delà du calme océan flottent la Russie, la Chine et le Japon.Les autres cartes de Saul évoquent son passé : Milan, ville de sa jeunesse, Zurich, où le Dadaïsme connut des débuts explosifs, et la ville roumaine de Buzau, où il est né.Une carte de ma destinée engloberait ma terre natale de Bukovina, le camp de concentration Transdnistrien de mon enfance, le camp de travail communiste Periprava où fut transformée l'identité de mon père, le Bucarest de mes années estudiantines et de mon âge adulte, Berlin, point de départ de mon exil, et finalement New York, où mon exil a trouvé résidence.Cette existence est son propre Babel, un mélange confus de souvenirs et de lieux.Ici dans l'Upper West Side, au milieu d'un triangle formé par Central Park, le Lincoln Center et le fleuve Hudson, j'avais autrefois l'habitude de commencer chaque journée par un acte exotique de dévotion, un rituel d'humilité.J'avais alors un bon appartement et un certain salaire ; les conditions de vie dans la ville d'Irving Howe étaient donc remplies.De ma fenêtre, je regardais le Gangster des poubelles : crâne rasé, cou de taureau et nez gonflé, d'où pendaient des poils incrustés de morve, ses bras courts éclatant de puissance criminelle.Chaque jour, à la même heure, il apparaissait avec sa malle de métal remplie de tout ce qu'il avait ramassé dans les poubelles des coins de rues.On aurait dit qu'il voulait me prendre au piège avec sa sorcellerie de rue afin que je voie les contrastes insondables de la ville.(.) Les bâtisseurs des tours jumelles, quelles qu'aient été leurs langues natales, voulaient êtreaméricains, citoyens du nouveaumonde, et les tours qu'ils construisaient symbolisaient l'envergurede la liberté.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Le drame du 11 septembre 2001 marquera encore longtemps la mémoire collective.À New York, on ne possède rien d'autre que l'instant.(.) L'écrivain, prisonnier de son abri de solitude, n'a pas beaucoup le temps de se promener.Son quartier est son monde, la géographie de son calendrier.Heureusement, les rues de New York offrent des spectacles extraordinaires où que l'on se trouve.Dans le Bronx ou à Soho, à Washington Square ou à Times Square, devant la New York Public Library ou près d'un étal de hot dogs, à travers toutes les ethnies de la planète, le banal rivalise avec l'exceptionnel pour attirer votre attention.Tous les visages, les âges et les événements, tôt ou tard, peuvent se trouver ici.Un livre d'art La routine accroît la banalité et le manque d'égard, et le personnel disparaît.On vaque à ses affaires comme seuls les New- Yorkais savent le faire, mais de temps en temps on s'arrête pour se demander : « Mais comment en suis-je arrivé là ?» Ou plutôt : « Comment l'humanité a-t-elle pu aller aussi loin ?» Je regarde souvent l'architecture de New York comme si je contemplais un livre d'art.En rentrant chez moi depuis Bard College, où je suis enseignant, je suis salué par le George Washington Bridge suspendu majestueusement sur le fleuve Hudson.C'est un salut glorieux, même dans le brouillard.C'est la même chose pour la ligne d'horizon.Approchez-vous de la ville et vous verrez le centre urbain du monde, un lieu dur et tourmenté, marqué par des contrastes sociaux qui donnent autant le vertige que ses gratte-ciel et avec un sens de l'éphémère aussi élevé que ses immeubles.Sa masse laborieuse travaille sans jamais s'arrêter et son inventivité, son énergie et sa diversité s'opposent avec dédain au provincialisme.Comme l'Amérique elle-même, bien que si foncièrement différent, New York ne peut être appréhendé que « synthétiquement ».Cette capitale du dadaïsme joyeusement incohérente est une spectaculaire fusion de liberté et de pragmatisme.Misère et magnificence, séduction et névrose créent et recréent le spectre dynamique et immanquable de la vie newyorkaise.Faut se limiter ! Dans cette ville, on apprend à se limiter.Impossible de capturer d'un seul coup les innombrables concerts symphoniques ou de jazz, ou les défilés célébrant les minorités ethniques ou sexuelles.On ne peut assister à toutes les conférences, aux débats publics ni aux enchères où se troquent des drames et des rêves de tous les jours.Impossible de prendre place dans tous ces taxis, conduits par des ambassadeurs loquaces d'Inde, de Russie et d'Haïti, du Pakistan, du Ghana et du Guatemala.Au mieux on ne peut qu'attraper une simple miette de ce kaléidoscope mondial et frénétique.Pour finir, à New York on ne possède rien d'autre que l'instant, le maintenant, le tout de suite.À nouveau je regarde Central Park.« Le dadaïsme couvre les choses d'une tendresse artificielle », a écrit Tzara.« Il neige des papillons échappés de la tête d'un prophète.» .Copyright : Project Syndicate, 2005.PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE© « Dans le Bronx ou à Soho, à Washington Square ou à Times Square, devant la New York Public Library ou près d'un étal de hot dogs, à travers toutes les ethnies de la planète, le banal rivalise avec l'exceptionnel pour attirer votre attention.» N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 ylvie Rochette, directrice du Regroupement des Magasins-Partage de l'île de Montréal, s'en souvient très bien, elle.Et pour la quatrième année consécutive, une semaine avant la rentrée scolaire, près de 1500 familles ont bénéficié d'une aide concrète qui leur a permis d'envisager la rentrée avec dignité : sacs d'école, fournitures scolaires et boîtes à lunch, avec des denrées pour une semaine.Car cette période de l'année est aussi difficile sinon plus, que celle de Noël sur le plan budgétaire.C'est avec cette sensibilité que Sylvie Rochette travaille depuis toujours.Elle est touchée par bien des misères mais a choisi les Magasins-Partage où mener son action.Afin de tenter d'apporter un peu de réconfort et d'espoir aux familles qui ne cessent de s'appauvrir, et dont les enfants sont les premières victimes.On estime à 28 000 le nombre d'enfants qui côtoient la misère dans nos écoles.«Notre action est encore loin du compte» dit-elle, sincèrement désolée.Y croire de toutes ses forces, mais aussi convaincre, tenir la barre et maintenir le cap.Que chacun puisse manger à sa faim.Que cette quête de nourriture se fasse dans la dignité.Voilà ce qui anime cette directrice peu ordinaire, depuis près de 10 ans maintenant.Un travail engagé que La Presse souligne en la nommant Personnalité de la semaine.Donner respectueusement Dignitén'est pas unvain mot.Les personnes appauvries pour de multiples raisons peuvent choisir leurs denrées et ne paient que 10% de lavaleur de leur panier.Mais cettedémarche en entraîne d'autres, selon le rythme de chacun.D'autres organisations interviennent auprès des personnes dont on detecte le problème ou la détresse.Et c'est là que la solidarité prend tout son sens.Le réseau agit.Une fois secouru, le participant reprend confiance en lui, entreprend des démarches pour sortir de son marasme.Il décide aussi quelquefois de contribuer en donnant du temps.«On ouvre des portes», dit-elle.Il en faut, de ces bras, de ces coeurs qui s'ouvrent aussi aux autres: près de 2000 au temps des Fêtes pour répondre à la demande des 7000 ménages que desservent les Magasins-Partage.Ce concept, Mme Rochette s'y attache de tout son coeur.Elle en parle avec beaucoup d'enthousiasme aux décideurs, aux présidents d'entreprise.«Tous ensemble, on peut changer des choses», leur dit-elle, convaincue.Elle ajoute qu'il faut briser les barrières et faire tomber les tabous entre le milieu des affaires et celui des communautés.«Tout le monde gagne à mieux se connaître, comme je l'ai appris moi-même», avoue-t-elle.L'organisme qu'elle dirige se veut un pont pour traverser un torrent de misères dont personne n'est à l'abri: fermeture d'usine, grève, maladie, etc.Donner à manger est le premier pas à franchir avant d'entreprendre un cheminement à plus long terme.Ce n'est pas une panacée.L'exemple Sa mère a été et demeure son plus bel exemple de dévouement et de bonté.Son père, décédé trop tôt, a laissé cette jeune veuve avec sept enfants.Malgré ce malheur entraînant un certain dénuement, la cadette Sylvie suivait sa mère dans les multiples lieux de Loretteville où elle oeuvrait, scouts, popote roulante, etc., apprenant ainsi sur le terrain ce qu'aider veut dire.«Elle m'a transmis ceque jeconsidèrecommele plusbeauprincipe de vie, l'entraide.» Dans son enfance, il n'y avait pas beaucoup de temps pour les héros.«Je donnais mon affection aux rejetés.Par exemple à Robin plutôt qu'à Batman», ditelle en riant.À 40 ans, «le bel âge», cette mère d'une adolescente de 13 ans profite de chaque instant de la vie puisqu'elle a cru un jour l'avoir perdue auxmains du ravageur cancer.«L'action me sauve.Je suis une battante.» Sa maison est un peu le prolongement de ce qu'elle est: gourmande.«Alors la table devient elle aussi un partage.» Et lorsqu'il le faut, elle reprend contact avec la nature, la proximité de l'eau, le jardinage, tous les lieux où elle peut enfin se retrouver.L'empathie dont elle fait preuve est une force et en même temps une arme à double tranchant dont elle est consciente.Pour aider les autres, il ne faut pas se perdre de vue.Mais comment ne pas pleurer devant la souffrance?«Comment ne pas être en colère devant certaines personnes qui ne se satisfont de rien?» C'est sans doute le seul moment où son regard bleu limpide se teinte de noir.Car pour le reste, ses collaborateurs en témoignent, elle est patiente et rassembleuse.«Il faut d'abord écouter ce qu'ont à dire les gens si on veut être efficace dans nos actions.» Et cette écoute trouve son exutoire dans l'action.Car Sylvie Rochette est tout sauf indifférente.LA PERSONNALITÉ ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Vous souvenez-vous de l'odeur des crayons, des cahiers et des livres neufs de chaque début d'année scolaire de votre enfance ?Il y avait quelque chose de consolant d'abandonner l'été et les vacances au fond d'un sac d'école tout neuf ! Sylvie Rochette : «Ma mère m'a transmis le plus beau principe de vie : l'entraide.» DDEE LLAA SSEEMMAAIINNEE PHOTO ARMAND TROTTIER LA PRESSE© Faim et soif d'aider 3330024A "]
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