La presse, 24 septembre 2005, B. Actuel
[" douleur Les enfants perdus de la DPJ.UN GRAND DOSSIER À LIRE, DÈS VENDREDI.3345090A JE T'AIMEMOI NONPLUS ÉBLOUISSEMENTS D'ADOLESCENCE PAGE 5 LES MOQUETTES COQUETTES LAST CALL POUR LA GARDEN PARTY PAGE 4 Koudougou, Burkina Faso\u2014C'est l'histoire d'unvélomauve un peu fatigué mais toujours d'attaque.Sa propriétaire, la comédienne Marcia Pilote, avait résolu de se départir de ce vestige de son passé, pour en faire don à une bonne cause.En confiant sa bicyclette à l'organisme Cyclo Nord-Sud, elle avait la conscience tranquille.Son vélo, lui assurait-on, serait acheté à prix modique par une personne pauvre, probablement une paysanne.La Presse a suivi le périple de la dite bécane jusqu'à la ville de Koudougou, au Burkina Faso, en Afrique de l'Ouest.Sur la route du vélo de Marcia, nous avons croisé de bonnes intentions, un brin d'idéalisme, quelques désillusions, des destins tragiques, de la solidarité, des évangélistes gourmands et des croyants prêts à tout donner pour obtenir la grâce de Dieu.Bienvenue en Afrique.LA MIGRATION D'UN D 'OC C A S ION > DU QUÉBEC AU BURKINA FASO > Un reportage de Sylvie St-Jacques en page 3 PHOTO LAURA LACOSTE ACTUEL ous avons rencontré les élèves bénévoles de l'école secondaire Le Carrefourà Varennes, par un samedi maussade du mois de mai.Comme chaque printemps depuis 2000, les «Jeunes du monde» de l'activité pastorale avaient organisé dans le stationnement de leur école une collecte de vélos usagés pour le bénéfice de Cyclo Nord-Sud.À 9h, les Alexandra, Paul, Sophiane, Marie-Dominique, Gabriel et autres Han-Catherine étaient alertes et au poste, prêts à recevoir et réparer les vélos endormis dans les remises de leurs donateurs.Derrière leurs comptoirs où ils vendent aussi du chocolat et du café équitables, ces jeunes idéalistes nous donnent une leçon de conscience planétaire digne d'une prestation de Laure Waridel.«En géographie, on apprend que tous les pays riches sont dans l'hémisphère Nord et que dans l'hémisphère Sud, tous les gens sont pauvres», explique Han-Catherine, très éloquente du haut de ses 13 ans.Et pourquoi envoyer des vélos et non de l'argent?«Parce que t'es assuré que les vélos iront aux bonnes personnes.Tandis que l'argent, il y a toujours des croches qui veulent le voler», tranche Alexandra.Évidemment, impossible de ne pas évoquer la surabondance occidentale dans laquelle baignent ces ados, ne serait-ce qu'en soulignant leur privilège de fréquenter l'école privée.«C'est vrai que nous passons notre temps à demander des grosses maisons, des piscines, peut-être un trampoline.Mais eux, en Afrique, ils sont peut-être plus heureux que nous», philosophe Sophiane.Koudougou, ville vélo Cinq semaines plus tard, La Presse s'envole pour le Burkina Faso.Notre objectif: remettre le vélo à sa nouvelle propriétaire et en apprendre plus long sur sa réalité.À l'aéroport d'Ouagadougou (capitale du Burkina Faso), nous récupérons le vélo emballé dans une boîte, au milieu des nombreux cartons et bagages empilés dans le chaos le plus total.Le lendemain, nous faisons connaissance avec Esther Yameogo, présidente-fondatrice de l'Association veuves et orphelins (AVO) de Koudougou, partenaire burkinabé de Cyclo Nord-Sud.Ni veuve ni malade, Mme Yameogo vità Koudougou avec son mari Emmanuel et leurs quatre enfants.Elle travaille comme secrétaire, alors que lui vend des pièces automobiles.Leurs deux adolescentes et deux jeunes garçons réussissent bien à l'école.Deux mobylettes, quelques poules pleines d'entrain et un coq boiteux, d'exotiques toilettes «turques», une voiture d'occasion, plusieurs vélos, un lecteur DVD, un ordinateur, un frigo (rareté en Afrique), untéléphone cellulaire nous laissent croire que la famille, sans être riche, vit dans un certain confort, malgré l'absence d'eau courante qui, pour la plupart des Occidentaux, ressemblerait à de la pauvreté.Depuis cinq ans, l'AVO se consacre à la prise en charge des laissés-pour-compte du sida.Bientôt, elle recevra un nouveau conteneur de vélos expédié par Cyclo Nord-Sud, le cinquième en deux ans.Déjà, l'organisme a reçu 1677 vélos qui ont été vendus pour financer ses activités qui soutiennent 50 femmes et une centaine d'orphelins.Les vélos québécois pullulent dans les rues de Koudougou, commune poussiéreuse de 75 000 âmes à 100 km à l'ouest d'Ouagadougou.Avec les fonds récoltés par la vente des vélos, l'AVO a offert des séamces de sensibilisation sur le dépistage volontaire du VIH, acheté du matériel scolaire pour les enfants, distribué des vivres et des vêtements aux démunis, donné des ateliers de tissage et des cours d'alphabétisation aux adultes.Les vélos, précise Mme Yameogo, sont la principale source de revenus de l'AVO.Veuves au pays des hommes intègres Dans cette région du Burkina Faso, lorsque le mari meurt, la tradition veut que la veuve se remarie avec le jeune frère du défunt (la polygamie étant une norme appelée à disparaître, vu l'emprise du catholicisme).Mais depuis l'apparition du sida, tout a changé.Les femmes qui ont perdu leur mari, mort ou non du sida, sont depuis quelques années les cibles d'une cruelle chasse aux sorcières, accusées d'avoir contaminé leurmari.Ducoup, elles se retrouvent le plus souvent seules avec leurs enfants, sans toit, sans travail, ni héritage.Ces veuves, qui survivent en vendant des eaux glacées, des beignets au mil ou en cultivant des terres arides, doivent se débrouiller pour subvenir aux besoins de leur famille avec moins de 2$ par jour.La quasi-totalité d'entre elles, atteintes du VIH, n'ont pas accès aux rétro-viraux.Naomie Kabore, frêle chef de famille de 38 ans, a vécu un grand choc lorsque son mari est mort il y a cinq ans, la laissant seule avec ses trois enfants.Pendant l'entrevue dans la salle d'alphabétisation de l'AVO, elle ne cesse de fixer le sol, visiblement humiliée par ce statut de paria.Elle sait que sa sérologie la condamne à finir ses jours seule.«Lorsque je peux prendre les médicaments, ça va bien.Mais autrement, si je tombemalade, j'ai beaucoup de mal à m'occuper de mes enfants.» Or, grâce à l'AVO, Mme Kabore a intégré un clan solidaire oùelle peut échanger et causer en toute liberté de ses difficultés.D'ailleurs, les sourires qui illuminent les visages de ces femmes réunies pour rencontrer La Presse, par une torride journée de juin, en disent long sur le pouvoir de l'entraide.Àpied aux champs Pour gagner la vie de sa famille et envoyer ses trois enfants à l'école, Naomie Kabore fait du tissage.Bénévolement, elle enseigne aussi cemétier à certaines de ses consoeurs de l'AVO.Mais les temps sont durs pour les tisseuses de pagnes, tissus servant à la confection des vêtements féminins.Un coup d'oeil chez lesmarchands de Koudougou suffit pour constater que la Chine et le Nigeria détiennent désormais le monopole de ce marché qui, autrefois, comptait parmi ses acteurs le Burkina Faso.En plus des pagnes, il y a le champ, que Naomie Kabore, en cette saison des pluies, cultive à la bêche pendant de longues heures.Le transport du bois, de l'eau et de la nourriture pendant des kilomètres figure également au programme du quotidien des veuves de l'AVO.En dépit de l'envoi de 1700 vélos de Cyclo Nord- Sud, Esther Yameogo n'a pas jugé bon d'offrir gratuitement ou de vendre à un coût réduit des bicyclettes aux veuves et orphelins dont s'occupe l'association.«Puisque ce sont surtout des vélos «EN GÉOGRAPHIE, ON APPREND QUE TOUS LES PAYS RICHES SONT DANS L'HÉMISPHÈRE NORD ET QUE DANS L'HÉMISPHÈRE SUD, TOUS LES GENS SONT PAUVRES» V É L O LA MIGRATION D'UN D 'OC C A S ION Bobo- Dioulasso Koudougou Fada N'Gourma Ouagadougou AFRIQUE MOYENORIENT LE BURKINA FASO EN CHIFFRES POPULATION 13,4 millions >Rang dans l'indicateur du développement humain : 175e sur 177 pays >Espérance de vie à la naissance : 46ans CAPITALE Ouagadougou REVENU ANNUELMOYEN 300$ US SYLVIE ST-JACQUES ACTUEL d'hommes, elles n'en veulent pas» ou bien «en Afrique, ça crée de la pagaille lorsque nous donnons gratuitement les choses aux gens», sont quelquesunes des explications qu'elle donne pour justifier cette situation.Les vélos de Cyclo Nord-Sud, rappelle-t-elle, ne sont gratuits pour personne.Ils sont vendus à des prix dits «sociaux», variant de 40 à 75$ CAN.Étonnant, puisque l'organisme dit aux donateurs que leurs vélos usagés se vendront entre 10 et 15$.Dans un pays où le salaire minimum est d'environ 50$ CAN par mois, on peut difficilement qualifier de telles sommes de «prix sociaux».Enrevanche, le microcrédit permet aux moins fortunés de se procurer un vélo.Enraison de la hausse duprix de l'essence et de la situation géographique enclavée du Burkina Faso, le transport terrestre du Togo vers Koudougou atteint l'exorbitant coût de 8000$par conteneur de vélos.Mme Yameogo affirme que l'AVO a récolté 53 890$ pour la vente des vélos des cinq conteneurs, ce qui laisserait 14 000$, après les frais de transport.Cette somme a notamment servi à l'achat de fournitures scolaires et la distribution de denrées à Noël, à l'acquisition d'un terrain et la construction d'un bâtiment.Sans compter les importants frais bancaires (presque 600$), les dépenses liées aux ateliers sur l'hygiène et le dépistage du sida et le paiement du salaire d'un employé permanent.Si chacun des 1677 vélos a été vendu à un prix minimumde 40$, comment se fait-il que les transactions n'ont rapporté que 53 890$ plutôt que les 67 000$ auxquels on devrait s'attendre?Une certaine quantité de vélos a, en fait, été remise à l'Église pentecôtiste des assemblées de Dieu de Koudougou et à l'Action sociale, un organisme gouvernemental.«Pour ne pas avoir de problème, nous avons donné 40 des 200 vélos par conteneur à l'Église.Nous voulons la grâce de Dieu et pensons qu'il est bien d'aider ces gens qui parcourent des kilomètres pour aller évangéliser», explique Esther Yameogo (fidèle de l'Église) quipromet quetoutes lesveuves obtiendront un vélo à l'arrivée du prochain conteneur.Et le vélo de Marcia?Et le fameux vélo de Marcia?Les élèves de l'école Le Carrefour seront déçus d'apprendre que ce n'est ni une veuve, ni une paysanne, ni une écolière, ni mêmeunemployéausalaireminimumquil'enfourchera.Son nouveau propriétaire est un spécialiste des finances qui travaille pour le gouvernement.C'est dans sa voiture Opel rutilante qu'Étienne Kaboré est venu récupérer son vélo payé 20 000 francs CFA, soit environ 50$ CAN.«Mon médecin m'a conseillé de faire un peu d'exercice», dit-il, admettant que ce nouveau vélo lui servira strictement à des fins récréatives.«C'est bien d'avoir une voiture.Mais évidemment, la qualité du véhicule que vous conduisez dépend de vos moyens.» Après l'entrevue, M.Kaboré a grimpé dans sa voiture et disparu dans un nuage de poussière.Après lui avoir cédé le chemin, les enfants des voisins d'Esther ont repris leur partie de soccer.Qu'en pense la donatrice du vélo mauve?«Je l'ai acheté à une époque où je n'avais pas une cenne, pour m'en servir comme moyen de transport avec mon bébé.Vingt ans plus tard, je trouvais ça intéressant qu'il serve à une femme en Afrique», répond Maria Pilote.Est-elle déçue?Aucunement.«S'il a été vendupour servir à une bonne cause, ça m'enthousiasme aussi.» LES ROUES DU DÉVELOPPEMENT SYLVIE ST-JACQUES SYLVIE ST-JACQUES yclo Nord-Sud était-il au courant que des vélos étaient donnés à l'Église pentecôtiste des assemblées de Dieu?Oui.La présidente-fondatrice de l'AVO, Esther Yameogo, avait inclus dans ses rapports à l'organisme une lettre de remerciements de l'Église, laissant croire que celle-ci avait effectivement reçu des bicyclettes.Mais les choses en sont restées là.«Il va falloir vérifier cette affaire», reconnaît aujourd'hui Jean-François Giroux, responsable de la logistique à Cyclo Nord-Sud.Il ajoute que l'organisme aimerait visiter tous ses partenaires pour s'assurer que les vélos sont distribués de façon conforme à ses politiques, mais il traverse actuellement une crise financière et n'a pas les moyens de se rendre en Afrique.M.Giroux précise que Cyclo Nord-Sud a déjà mis un terme à des affiliations avec des partenaires dont les pratiques paraissaient douteuses.L'AVO, qui a reçu 2000 vélos jusqu'à présent, a été soumise à un processus de sélection, comme les autres partenaires, pour évaluer son admissibilité, la faisabilité du projet et sa viabilité.Les responsables de Cyclo Nord-Sud savaient-ils que les veuves de l'AVO n'avaient jamais eu de vélos?«Depuis le début, les rapports démontraient que certains vélos allaient aux veuves et aux orphelins», dit-il.Mais quelles veuves et quels orphelins?Ce n'était pas précisé.Que pense Cyclo Nord-Sud du fait que l'AVO vende les vélos de 40 à 75$ CAN, des prix supérieurs aux salaires mensuels moyens des Burkinabés et sans doute plus élevés que la valeur réelle de plusieurs vélos?C'est justifiable, selon eux, puisque les partenaires africains doivent assumer des coûts de transport très élevés, soit environ 8000$ par conteneur.En revanche, Claire Morissette, présidente-fondatrice de Cyclo Nord-Sud, fait valoir que les personnes à revenus modestes peuvent toujours recourir au micro-crédit.Et enfin, pourquoi dire aux donateurs que les partenaires revendent les vélos de 10 à 35$ alors que les prix exigés sont beaucoup plus élevés?«C'est une moyenne que l'on donne à titre indicatif.Dans les pays d'Amérique latine où nous envoyons plusieurs conteneurs, le transport est moins cher.Là-bas, les vélos sont vendus meilleur marché», explique Mme Morissette.«Peut-être que les personnes les plus pauvres n'ont pas les moyens de se payer la bicyclette.Par contre, leur sort est amélioré grâce à la vente des vélos qui bénéficie à l'association, souligne M.Giroux.La fonction de l'AVO est de faire avancer des projets qui bénéficient aux plus pauvres.De toute façon, en Afrique, ils sont tous démunis.» Cyclo Nord-Sud insiste également sur le réemploi pour justifier le bien-fondé de l'organisme.«On sauve un vélo du dépotoir et on le donne à quelqu'un qui en a vraiment besoin», dit la présidente.«Et les gens qui ont les moyens, en Afrique comme ici, ne veulent pas acheter une bicyclette de seconde main», ajoute M.Giroux.DE RETOUR AU QUÉBEC, APRÈS NOTRE SÉJOUR AU BURKINA FASO, NOUS AVONS RENCONTRÉ CYCLO NORD-SUD POUR LEUR FAIRE PART DE NOS OBSERVATIONS ET LEUR POSER DES QUESTIONS SUR LE SYSTÈME DE VENTE DES VÉLOS ENVOYÉS À L'ASSOCIATION VEUVES ET ORPHELINS DE KOUDOUGOU (AVO), SON PLUS IMPORTANT PARTENAIRE.Au printemps et à l'automne, au moment des grands ménages saisonniers, c'est devenu un rituel: Cyclo Nord-Sud parcourt le Québec (et désormais l'Ontario) pour récolter les dons de vieux vélos.«Imaginez si ce matin, il avait fallu que vous transportiez l'eau, le bois pour la cuisson et la nourriture pour toute votre famille.Avec un vélo, on peut transporter quatre fois plus de poids en trois fois moins de temps», dit Claire Morissette, présidente-fondatrice de Cyclo Nord-Sud.Depuis 1999, 13 022 bécanes et plusieurs outils et pièces ont pris la route du Burkina Faso, de l'Afrique du Sud, de Cuba, de la Bolivie, du Nicaragua, du Togo, et du Guatemala.«Les conditions climatiques des pays du Sud se prêtent bien au cyclisme.Un vélo demande de l'énergie musculaire plutôt que pétrolière et peut s'accommoder de routes difficiles.De plus, la mécanique est relativement simple», explique Mme Morissette.Des vélos, pas des bombes Dans les années 70, Claire Morissette militait avec l'organisme Le Monde à bicyclette, pour rendre les rues de Montréal plus accueillantes aux vélos.C'est alors qu'elle écrivait son ouvrage Deux roues, un avenir et que cette utilisatrice du «vélo-cargo» prenait conscience de l'exténuante réalité des femmes des pays du Sud avec Cyclo Nord-Sud.Mme Morissette a créé une version québécoise de Pedal for Progress et de Bikes not Bombs, organismes américains qui depuis le début des années 90, expédient des vélos dans le Sud.Cyclo Nord-Sud embauche cinq personnes et bénéficie de l'appui de plusieurs bénévoles pour les collectes et les chargements de conteneurs.L'organisme s'autofinance à 43% avec les 10$ que lui remet chaque donateur de vélo, et la vente de produits équitables et de matériel promotionnel.Il reçoit aussi des contributions financières de fondations, communautés religieuses et syndicats.Malgré cela, Cyclo Nord-Sud traverse actuellement une crise financière attribuable au nonrenouvellement de deux importantes subventions provenant de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et du ministère des Relations internationales.Selon l'ACDI, c'est en raison de la vive concurrence parmi les candidatures soumises que Cyclo Nord-Sud n'a pas reçu de fonds cette année.Au Secrétariat à l'aide internationale, Alain Scrosati explique que Cyclo Nord- Sud est admissible à son prochain financement triennal qui sera alloué bientôt.«Après cet automne, notre avenir est incertain.Mais des choses merveilleuses sont arrivées ici, grâce à des gens qui ont voulu contribuer à notre cause», dit Mme Morissette.Ce reportage a été rendu possible grâce à la bourse Nord-Sud attribuée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et financée par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).La réaction de Cyclo Nord-Sud «Il va falloir vérifier cette affaire.» PHOTOS LAURA LACOSTE, COLLABORATION SPÉCIALE ACTUEL Le cancer du sein fait moins de victimes KATHLEEN DOHENYBR HEALTHDAY Le nombre de décès causés par le cancer du sein continue de diminuer grâce à la détection précoce et à de meilleurs traitements, annonce un nouveau rapport de la Société américaine du cancer.Le taux de mortalité dû au cancer du sein a diminué de 2,3% par année depuis 1990, selon le document et cette diminution est encore plus marquée chez les jeunes femmes.Le nombre de cancers du sein a augmenté de 0,3% par année entre 1987 et 2002, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles.Mais cette augmentation ne touche que les femmes de 50 ans et plus \u2014 pour les femmes de 40 à 49 ans, le nombre de cas a plutôt diminué.Pour les femmes de moins de 40 ans, il y a peu de variation, comme l'a constaté l'étude Breast Cancer Facts & Figures 2005-2006.Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes américaines après le cancer de la peau.La Société estime que 211 240 cas de cancers invasifs du sein surviendront en 2005 aux États-Unis et que plus de 40 000 femmes en mourront.Le nombre de décès causés par le cancer du sein a diminué de 2,3% par année de 1990 à 2002.La diminution a été de 3,3% par année chez les femmes de moins de 50 ans et de 2% par année chez les femmes de 50 ans et plus.Le taux de survie relatif sur cinq ans des femmes atteintes du cancer du sein est maintenant de 88 %, alors que sur 10 ans, il est de 80%selon le rapport.Chez les hommes, le nombre de cancers du sein a augmenté de 1,1 % par année de 1975 à 2002, pour des raisons inexpliquées, selon le rapport.La Société mentionne que près de 1700 Américains sont atteints d'un cancer invasif du sein chaque année.Pour expliquer l'augmentation du nombre de cas chez les femmes plus âgées, le Dr Ahmedin Jemal, directeur de programme à la Société américaine du cancer, rappelle que davantage de femmes passent une mammographie, ce qui permet de détecter le cancer plus tôt.Les changements historiques jouent également un rôle dans cette augmentation, selon la Société américaine du cancer, en particulier les phénomènes des maternités tardives et des familles peu nombreuses.Finalement, le rapport brosse un portrait encourageant, selon le Dr Jemal.« Je crois que ce sont de bonnes nouvelles, puisque la plupart des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade précoce.Plus de 63% des diagnostics de cancer du sein chez les femmes concernent des cancers localisés.Le taux de survie est alors de presque 98 %, dit-il.» Le Dr Robert J.Morgan Jr., médecin du City of Hope Comprehensive Cancer Center de Duarte en Californie, fait preuve d'optimisme.« Je crois que nous verrons une diminution encore plus forte lors de la prochaine publication du rapport, dit-il.» Que peuvent faire les femmes pour diminuer le risque d'être atteintes du cancer du sein ?Elles devraient faire de l'exercice physique et maintenir un poids normal, selon le Dr Jemal.Elles devraient aussi passer régulièrement une mammographie.3343935A .La garden-party : last call LES MOQUETTES COQUETTES OVAIRES ET CONTRE TOUS COLLABORATION SPÉCIALE ELLES SONT CINQ, ELLES NOUS FONT CROULER DE RIRE AVEC LEURS ÉMISSIONS À CHOC-FM ET LEURS SPECTACLES NÉO-HUMORISTICO-MUSICO-FÉMINISTES.ELLES ÉCRIVENT MAINTENANT LE SAMEDI, UNE SEMAINE SUR DEUX, DANS ACTUEL.Entre deux spectacles, les Moquettes Coquettes s'adonnent à leur passion première : cultiver une vie sociale réussie.Toutes les deux semaines, elles vous livrent leurs secrets.Pour s'assurer que votre célébration de jardin ne se transforme pas en vulgaire barbecue, voici nos conseils pour être la reine de la garden-party.Sabotez le gâteau de Madame Peacock en remplaçant les noix par du gravier afin de remporter la palme du meilleur cake du voisinage.Transformez vos banales juliennes en un cirque de crudités : rats-radis, castors-choux-fleurs, pumascéleris.Prenez votre couteau le plus affûté et prétendez que c'est facile.Du pain rance passé à broil fait de croustillants croûtons et une somptueuse allitération.Gagnez la faveur des enfants en faisant parler vos fesses et en exécutant des bruits de bouche saugrenus.Malgré votre cellulite, vous êtes restée jeune de coeur.Not All Olives Have Pits \u20144Walls La voisine estverte -Stephande Ridder Fleurs et Jardins \u2014Motocross Moustique \u2014Stéréo Total GARDEN-PARTY n.f.1882; mot anglais de garden «jardin» et party «partie de plaisir» u Une fête, idéalement située dans un jardin.u Quelque chose de beaucoup trop bristish pour avoir du fun.u Un prétexte pour se pavaner une dernière fois dans sa chic robe-soleil.Une volière Unvieux clownsur le déclin Uncochon quitourne sur une broche Pour lesvégétariens, uncochon quitourne sur une broche en végépâté Ungazebooùsetrouvel'orchestresymphoniquede Mississaugaquijouerajusqu'àépuisementtoutes leschansonscomprenantle mot«summer» Unpointd'eaupour allerpisser, vomiretdéclarer son amour en toutediscrétion.La combinaison de ces troiséléments n'est pasrecommandée.Untroude marmotte LE PUNCH SOURNOIS Pourune personne : 1/2 ozdevodka 1ozdeliqueurdemelon 1ozdeliqueurd'amaretto Dujusdecanneberge Du Sprite Pourenivrer 150personnes : 7pataugeoires devodka 3wagonnettes deliqueurdemelon 1dix-roues deliqueurd'amaretto Uncharpis une barge dejusde canneberge Du Sprite Santeet sécuritédutravail Peut mener au comaéthylique! Garden, mystique éden, moustiques édentés Party, et les chevilles se lèvent comme les verres en émoi Osciller, régurgiter, rire S'étouffer à en mourir Poliment parce qu'on reçoit Parce qu'on s'est invité. ACTUEL L orelay a 14 ans.C'est sa mère qui l'a prénommée ainsi à cause du poème de Guillaume Apollinaire qui dit «À Bacharach il y avait une sorcière blonde / Qui laissait mourir d'amour tous les hommesàlaronde»\u2014cequi, vraiment, est un peu trop ironique sur les bords, pour ne pas dire full chien.Parce que un, Lorelay n'est pas blonde, ce qui ne serait pas si pire si elle ne rêvait pas de l'être depuis qu'elle est «jeune».Et puis deux: Lorelay aimerait tellement que tous les hommes à la ronde se laissent mourir d'amour pour elle.En fait pas tous les hommes, juste Olivier Ramirez qui est, comme, trop hot et qui a, genre, QUINZE ANS ET DEMI! Lorelay est folle de lui.Elle l'aime, elle écrit son nom sur ses cahiers, sur le petit tableau noir de sa chambre, elle rêve à lui.Et elle cherche dans ses gestes, dans ses mots et ses regards un signe qu'il l'aime lui aussi.Elle analyse tout: un message texte sur son portable, un frôlement d'épaule dans le couloir, le fait qu'il se soit assis à côté d'elle au party de fête d'Élisabeth \u2014 il faut savoir décoder, et quoi qu'en dise sa mère, il s'agit là de «signaux».Parce que c'est un des problèmes récurrents dans la vie de Lorelay: sa mère, Viviane, ne la prend pas au sérieux.Oui, d'accord, elle l'écoute quandelle est triste, tâchedelaconseiller et de lui remonter le moral, mais pour ce qui est de l'amour, vraiment, Viviane n'assure pas.Non seulement elle répète sans cesse à Lorelay qu'Olivier n'est pas l'homme de sa vie mais pire, elle semble trouver amusant que sa fille prétende le contraire.Quand Lorelay rentre à la maison en pleurant parce qu'Olivier ne l'a pas regardée de la journée, quand elle passe des fin de semaine à se tordre d'angoisse parce qu'il lui a envoyé des signaux «vraiment contradictoires», Viviane la console unpeu, maissoussesmotsgentils il y a un autre discours: «Allez, cesontdesamours d'adolescence.» Permettez-moi ici d'intervenir: comme vous l'aurez sans doute compris, Viviane ne se moque pas des états d'âme de sa fille.Mais elle en a vu d'autres, et quand Lorelay lui crie qu'elle ne comprend rien, qu'elle ne peut pas comprendre et que de toute façon, les amours des adultes sont tellement plus simples, Viviane ne peut s'empêcher de sourire.Pourquoi?Parce que Viviane, il y a 30 ans, tenait exactement le même discours à sa mère.Moi aussi, j'ai tenu ce discours.J'ai pleuré, j'ai juré que plus jamais je n'aimerais, j'ai déchiré mes bas nylon\u2014mes parents en rient encore \u2014 dans un élan pathétique mais tellement sincère.Je me souviens parfaitement bien de ce moment, de cette impression que j'avais de vivre plus que les autres.Alors que jedonnais le coup de grâce à la jambe gauche de mes pauvres bas, je me disais que mes parents ne comprendraient jamais et que, oui, c'était à 15 ans qu'on aimait vraiment le mieux.J'avais derrièremoi, aprèstout, Werther, Roméo et Juliette et toute une lignée d'amants à peine pubères mais tellement enflammés.Je voyais dans nos relations une vitalité et une vérité qui, j'en étais persuadée, ne survivaient pas à l'âge adulte.Et, comme Lorelay, j'étais totalement sincère: je croyais quemon amour aurait pu recouvrir le monde entier, et plus encore.Lorelay vous le dirait mieux quemoi, elle qui a encore 14 ans: elle est «éperdue» d'amour, elle aime «à la folie», elle «ne sourira plus jamais s'il faut qu'elle le perde», enfin tous ces mots dont on use par la suite avec parcimonie, parce qu'on a peur du ridicule ou, pire encore, parce qu'on y croit un peu moins.Et puis, l'autre jour, j'ai parlé à Lorelay des amours «d'adultes ».J'ai essayé d'avoir l'air sérieux et crédible en lui disant que ça pouvait être bien plus intense et surtout que c'était autrement compliqué.Est-ce que j'enviais secrètement son absence totale de recul face à l'amour?Peut-être.Est-ce que j'ai pensé, toute percluse de nostalgie humide, que ça ne serait pas une jolie chose que de pouvoir rendre hommage à nos éblouissements d'adolescence?Sans doute.Mais je peux vous dire une chose: alors que je parlais de la profondeur des sentiments adultes, j'ai vu, dans le regard de Lorelay, une petite lueur moqueuse et attendrie.«Allez, pensait-elle.Ce ne sont que des amours d'adultes.» Questions ?Commentaires ?Écrivez à Rafaële Germain à actuel@lapresse.ca ou au 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 Lorsque j'envoie un courriel, il m'arrive parfois de mettre certaines personnes en bcc, à l'insu du destinataire principal.Sur le plan éthique, cette pratique pose-t-elle problème?- A.P., Montréal Cela dépend avant tout des raisons pour lesquelles vous y avez recours.Car si les moeurs du courrier électronique sont encore en pleine évolution, on peut malgré tout avancer qu'il en va de ce dernier comme du reste de la vie en société: l'intention compte pour beaucoup, quand vient le temps de juger de la moralité d'une action.C'est donc dire qu'il y a de bonnes et de moins bonnes raisons d'utiliser l'option bcc (pour blind copy carbon, ou copie carbone invisible, en français).Rappelons que celle-ci permet de rendre «invisible» un ou des destinataires.Cela la rend particulièrement appropriée pour les envois de groupe, puisqu'elle permet d'éviter que l'identité de tous les destinataires soit révélée au grand jour, d'une part, et d'autre part que l'adresse courriel de ces derniers puisse être récupérée à d'autres fins (l'envoi de pourriels, par exemple).Dans ce type de situation, l'option bcc/cci est donc non seulement acceptable, elle est même fortement recommandée.C'est une question de respect de nos correspondants.Ou d'étiquette, si vous préférez.Pour les autres types d'utilisation, cela dépend du contexte.Un bon indice d'un emploi pas très correct est bien sûr la présence d'un élément de tromperie dans l'affaire.Par exemple, si la personne à qui vous écrivez a de bonnes raisons de croire que les propos échangés resteront entrevous, vous brisez cetteconfiance en incluant un observateur invisible dans l'échange.Mais si, au contraire, les propos sont de nature publique (ou en tout cas non personnelle), aucun tort n'est causé, et aucun lien de confiance n'est brisé.Dans un contexte de travail, par exemple, la personne qui reçoit un courriel portant sur un projet en cours peut s'attendre à ce que d'autres individus le reçoivent aussi.En cas de doute, il est cependant possible de préciser dans le courriel qu'une copie de celui-ci a également été envoyée à d'autres destinataires (comme on le faisait d'ailleurs autrefois, avec cette chose oubliée que les gens du temps appelaient «lettre»).Ou, encoreplus simple: afficher l'identité de tous les destinataires au grand jour, tout bonnement.Car cela dit, même quand le fait de cacher certains destinataires ne cause aucun tort au destinataire principal, une part de dissimulation reste par définition toujours présente, avec ce que cela implique de choses peut-être discutables, d'un point de vue éthique.Conclusion: l'option «copie carbone invisible» devrait êtreutilisée avec laplus grande modération.Et même, idéalement, réservée aux envois de groupe.Vous avez des interrogations éthiques, des dilemmes moraux déchirants et autres questionnements existentiels?Écriveznousà Questions existentielles, à ethique@lapresse.ca ou au 7, rue Saint- Jacques, Montréal H2Y1K9.NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE Éthique, l'utilisation du bcc?L'éthique dans la vie de tous les jours.QUESTIONS EXISTENTIELLES Informations, observations et poésie chaque samedi LETTRE OUVERTE.LE HAÏKU aux Prévisions jardinage de Météo Média Chères Prévisions jardinage, Un aveu, d'abord.Quand, en mai dernier, je suis tombé sur vous au hasard de quelque procrastination sur Internet, ma première réaction en a été une de dérision acerbe.«Quel usage, me suis-je à peu près demandé, pouvons-nous bien faire d'une telle chose?Ils ne savent plus quoi inventer, en matière d'information météorologique.Quelle sottise, que cet indice jardinage à trois couleurs! Quelle bêtise, que ce nébuleux DJCR (degré-jour de croissance).» C'était désobligeant et malavisé, j'en conviens maintenant, mais si vous le voulez bien, nous mettrons cela sur le compte de l'inconscience de la jeunesse et du manque de jugement qui s'empare immanquablement de moi, chaque printemps, malgré les pourtant douloureuses expériences passées.Car j'avais tort, bien sûr.Et malheureusement, glorieuses PJM, ce n'est que cette semaine, alors que l'été 2005 s'est éteint devant nos yeux, tout doucement, à la manière de nos bronzages déjà à peine perceptibles, que j'ai compris votre extrême importance: c'est de notre inexorable mortalité dont vous souhaitez nous rendre conscients, n'est-ce pas?Votre ultime raison d'être est de nous rappeler que l'été ne durera pas toujours, que les pousses vert tendre du printemps deviendront des masses informes et putréfiées et que nous aussi, un jour, nous en serons à l'automne de notre vie, et que nos batifolages estivaux ne seront plus que de doux amers souvenirs.«Carpe diem ! »: c'est ce que vous nous criez, Prévisions jardinage de Météo Média, humblement cachées derrière vos avis de gel au sol et vos données sur l'ensoleillement restant.Carpe diem ! ACTUELITÉS RECOMMANDE.Course à la direction André Boisclair trébuche Pauline a un «high» L'actualité hebdomadaire sous la forme du poème classique japonais.ACTUELITÉS 1» Rester concentré, pendant les bulletins de météo La précédente référence à Météo Média nous a fait penser à combien il est difficile de rester concentré, pendant les bulletins de météo.Vous savez comment ça se passe: 1) Vous attendez avec impatience le prochain bulletin, interrompez le brossage de vos dents, marmonnez tendrement à votre amour de se la fermer, quelques secondes: 2) Arrive finalement le fameux bulletin, mais dès les premières secondes, votre esprit s'envole, vous vous mettez à réfléchir à votre journée, à cette tache sur votre pantalon, au lyrisme de cette scène qui s'offre à vous (le soleil matinal à travers la fenêtre, votre amour qui beurre ses toasts en vous jetant des regards noirs), et puis oups, avant que vous n'ayez eu le temps de revenir à la réalité, le bulletin est terminé, et vous n'en avez pas saisi une seule phrase.Ce qui mène généralement à l'étape 3): Vous sortez sur le balcon, question de tester la température et d'envisager le ciel d'un air énigmatique.Vous n'êtes pas vraiment plus avancé.2» Le slapstick On avait presque oublié combien ça fait du bien, parfois.La scène de la fille inconsciente, cette semaine dans Les Invincibles, était un morceau d'anthologie.Ce n'est bien sûr pas la première fois cette année que Radio- Canada nous fait rire, mais c'était peut-être la première fois où c'était voulu.RAFAËLE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS COLLABORATION SPÉCIALE Questions, réponses, commentaires, suggestions : actuel@lapresse.ca.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© Bruno Pelletier NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE JE VOYAIS DANS NOS RELATIONS UNE VITALITÉ ET UNE VÉRITÉ QUI, J'EN ÉTAIS PERSUADÉE, NE SURVIVAIENT PAS À L'ÂGE ADULTE.ET, COMME LORELAY, J'ÉTAIS TOTALEMENT SINCÈRE: JE CROYAIS QUE MON AMOUR AURAIT PU RECOUVRIR LE MONDE ENTIER, ET PLUS ENCORE.Éblouissements d'adolescence LE SITE INTERNET DE LA SEMAINE Craig Silverman est un journaliste montréalais que l'on peut, entre autres, lire dans l'hebdomadaire Hour.Il s'occupe également de Regret the Error, un site qui répertorie les meilleurs erratas publiés dans la presse anglosaxonne.Cette semaine, le National Post y fait bonne figure, si l'on peut dire, puisqu'il a laissé passer deux erreurs pour le moins embarrassantes.D'abord, samedi dernier, le Post a publié une lettre d'un certain Ben Mamzer, soi-disant professeur de droit à Jérusalem.Le problème, cependant: Ben Mamzer signifie «fils de bâtard», et le journal s'est de toute évidence fait avoir.Puis, lundi, le Post faisait un autre rectificatif pour dire que, contrairement à ce que le journal rapportait, ce n'est pas 1,9 milliard US que Northwest Airlines doit à Nav Canada, mais bien.rien du tout.Oups.Splendide travail, les amis.Http://www.regrettheerror.com/ 3»Wolf Parade Le premier album du groupe montréalais, Apologies to the Queen Mary, sera enfin en vente mardi.On dédie Shine a Light au pauvre André Boisclair, tiens : «Waiting for something that will never arrive».PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© ACTUEL La force du Languedoc JACQUES BENOIT DU VIN Le monde du vin se partage entre deux types de consommateurs, estime François Lurton, de la société Jacques & François Lurton, de France.« Les vieux consommateurs, dont les Québécois, cherchent l'origine.Les nouveaux consommateurs, en croissance exponentielle, s'intéressent aux marques et aux cépages.Les deux populations ne se parlent pas et vivent côte à côte », disait-il donc ce jour-là.C'était à table, dans le Languedoc- Roussillon, où les frères Lurton produisent quantités de vins de pays d'Oc, lesquels sont commercialisés sous les marques Les Bateaux et Domaine Les Salices.Autrement dit, la clientèle qui s'y connaît tant soit peu, ou très bien, veut connaître l'appellation du vin qu'elle boit, le millésime, etc.Bref, son pedigree complet, si l'on peut dire.L'autre clientèle tient avant tout à savoir si elle achète un vin de Merlot ou de Cabernet Sauvignon.Et elle est rassurée s'il s'agit d'un vin d'une marque connue.Or, et c'est là sa force, le Languedoc- Roussillon est en mesure de satisfaire les deux clientèles.Vignoble immense, il compte en effet tout près de 265 000 hectares de vignes, et produit à la fois d'énormes quantités de vins d'appellations contrôlées (Coteaux du Languedoc, Corbières, Fitou, Minervois, Saint-Chinian, etc.) et environ 80% de tous les vins de pays français.Ces vins de Pays, de tous les prix, de tous les niveaux qualitatifs, vont du vin très ordinaire au grand vin (mais bien sûr extrêmement rare) en passant par les vins jus de fruits, comme on dit, faciles, agréables et peu coûteux.Élaborés sur des zones délimitées, les vins de Pays sont cependant astreints à des règles beaucoup plus souples que les vins d'appellations contrôlées.Ainsi, rappelons-le, on peut cultiver pour ces vins des cépages non traditionnels (Merlot, Cabernet Sauvignon, Chardonnay, etc.), interdits dans les vins d'appellations contrôlées.Et puis, le rendement autorisé par hectare est élevé et peut atteindre jusqu'à 90 hectolitres, comparativement à un rendement moyen de 60 hectolitres pour la France entière, toutes catégories de vins confondues.Les Vins de pays d'Oc Il existe dans le Languedoc plusieurs dizaines de vins de Pays différents, aux noms souvent très jolis : vins de Pays du Val de Cesse, de la Vallée du Paradis, des Collines de la Mourre, etc.Or, les viticulteurs peuvent assembler des vins de toutes ces zones locales (ce sont les vins de pays locaux) pour en faire un vin de Pays régional.À savoir un vin de Pays d'Oc, car l'ensemble du Languedoc-Roussillon a le droit de produire des vins sous ce nom, à la condition, naturellement, que les vins de l'assemblage proviennent de zones de production délimitées de vins de Pays.Les viticulteurs du Languedoc se trouvent ainsi, grosso modo, dans la même situation avantageuse que ceux d'Australie.Lesquels peuvent assembler des vins de plusieurs États (Australie du Sud, Victoria et Nouvelle-Galles du Sud) qui seront commercialisés sous l'appellation South Eastern Australia.À eux seuls, enfin, d'où le poids considérable de leurs producteurs, les vins de Pays d'Oc représentent environ les trois quarts (75 %) de la production française de vins de Pays.Rien d'étonnant, donc, à ce qu'ils aient leur propre syndicat \u2014 le Syndicat des producteurs de vin de Pays d'Oc.Bref, sans avoir leurs coudées tout à fait franches, ceux-ci disposent d'une bonne marge de manoeuvre.Mais plusieurs règles subsistent, même pour les vins de Pays.Ainsi, les viticulteurs ne peuvent pas cultiver tous les cépages qu'ils souhaiteraient (impossible par exemple d'y planter du Sangiovese ou du Nebbiolo, d'Italie), et il leur est interdit d'irriguer leurs vignes au besoin, comme on le fait partout dans le Nouveau Monde \u2014 en Australie, en Californie, au Chili, etc.C'est toutes ces règles que beaucoup de viticulteurs voudraient voir disparaître, du moins dans le cas des vins de Pays, afin de pouvoir lutter à armes égales avec le Nouveau Monde.Car, à l'échelle mondiale, la France ne cesse de reculer.« La France perd 4% de parts de marché par an depuis 45 ans », souligne Jean-Claude Mas, propriétaire des Domaines Paul Mas.Et les choses ne s'arrangent pas avec le temps, au contraire.Déjà jusqu'ici cette année, selon Thibaut de la Haye, directeur export de la grande maison Jeanjean, du Languedoc, la France a vu fléchir de « 15 %» ses exportations de vin.Thibaut de la Haye, ainsi que François Lurton et Jean-Michel Cazes, propriétaire du célèbre Pauillac Château Lynch-Bages, et également producteur dans le Languedoc, plaident également pour la création d'un vin de Pays national.Cela permettrait, par exemple, d'assembler des vins de Sauvignon de la Loire, plus acides et donc plus vifs que ceux du Languedoc, avec des vins du même cépage de ce grand vignoble, souligne François Lurton.Une règle, entre autres, subsisterait, fondamentale.À savoir qu'un vin de Pays, pour porter un nom de cépage, devrait renfermer au moins 85% de ce cépage, les 15% restants pouvant être d'une autre variété ou d'un millésime autre que celui qui apparaît sur l'étiquette \u2014comme c'est déjà la règle en ce moment.Autre phénomène qui montre la détermination des viticulteurs du Languedoc : ils n'hésitent pas à créer des marques qu'ils baptisent de noms anglais (Fat Bastard, Arrogant Frog, Wild Pig, etc.) pour leurs exportations sur les marchés anglo-saxons.Certains, non des moindres, tel Skalli, songent aussi désormais à du sur mesure selon les marchés.Par exemple, les vins blancs destinés aux marchés de langue anglaise pourraient être légèrement sucrés, etc.Des vins du Languedoc Producteur avant tout de vins rouges, le Languedoc produit également une certaine quantité de blancs, tel le Vin de Pays d'Oc 2004 Chardonnay Terret Les Bâteaux, au bouquet franc, non boisé, au plus moyennement corsé, un peu.passe-partout, mais bien fait dans son genre.C, 529495, 12,45 $, FF $($), à boire.Vin original, le Minervois 2004 Château La Grave, qu'on dirait très légèrement boisé (mais il ne l'est pas), au bouquet de fruits confits, et comme de coings (un mélange de pommes et de poires), exubérant, et qui est élaboré avec surtout du Maccabeu (80 %), a plus de corps, plus de saveurs, plus de caractère.Fort bon.S, 864561, 16,65 $, FF(F) $$, à boire, 1 an.De la même appellation, mais c'est un rouge, le Minervois 2003 Château Sainte-Eulalie, richement coloré, rappelle par son bouquet de fruits noirs, de bon volume et aux nuances.comme laineuses (chien mouillé, disent les Anglais !), et ses tannins plutôt rustiques, les Minervois et les Corbières d'autrefois.N'empêche, il accompagnera très bien les viandes rouges.S, 488171, 16,80 $, FF(F) $$, à boire, 1-2 ans.Ou alors, goûter le Fitou 2003 Vieilles Vignes Mont Tauch, d'une appellation du Languedoc moins connue que Minervois, moins coloré que le précédent, au bouquet fort différent puisqu'il affiche celui-là des notes de fruits cuits et séchés (genre figues).De corps moyen, c'est un vin aux tannins sans rugosité aucune, et dans lequel on retrouve sur le plan gustatif les mêmes arômes.Fort bon également.S, 10304067, 15,95 $, FF(F) $($), à boire, 1-2 ans.Ou encore, on s'offrira une bouteille des deux vins suivants, plus chers, mais, comme on dit, plus sérieux, dont il a toutefois déjà été question dans cette page : Coteaux du Languedoc La Clape 2003 Château Mire L'Étang (859132, 18,20 $, FFF $$, à boire, 2-3 ans) et Coteaux du Languedoc 2001 Château Rouquette sur Mer (713263, 18,25 $, FFF $$, à boire, 2-3 ans également).3323958A Partenaire principal de VOUS ÊTES UNE FEMME ENTREPRENEURE DEPUIS PEU, SUR LE POINT DE L'ÊTRE, OU VOUS VOULEZ AMÉLIORER VOTRE ENTREPRISE EN PARTAGEANT AVEC D'AUTRES ENTREPRENEURES.VOICI UN PROGRAMME DE FORMATION POUR VOUS ! Le programme : « Femmes vers le sommet », début le mardi 4 octobre 2005 (nouveaux prix et poss.d'un prêt / bourse).Ce programme de formation est donné par le Centre d'entrepreneuriat féminin du Québec et donne droit à une atttestation du M.E.Q.Le CEFQ est le premier et seul Centre au Québec offrant un guichet unique de sept volets de services aux femmes francophones et anglophones.INFORMATION ET INSCRIPTION (514) 521-5733 ou 1 866 521-5733 LA NOUVELLE I S EST EN ROUTE PASSEZ UN MOMENT AVEC LA LEXUS LA PLUS RAPIDE QUI SOI T SUR I Smoment s .ca 3347947A 3333528A 3344944A ACTUEL Une affaire, dans un centre commercial LILIANNE LACROIX SUR LE POUCE MANGER POUR MOINS DE 15 $ À première vue, le Montaza ressemble à tous les restos de tous les centres commerciaux.Lumières tamisées, banquettes, avec ce banal style passe-partout.Étonnamment, malgré la relative petitesse du Carrefour de la Pointe où il se cache, il est bondé matin, midi et soir.En y mangeant, on comprend pourquoi.« Une personne qui n'a pas les moyens peut manger ici comme quelqu'un qui a les moyens.» Digne fille de son père qui a ouvert resto après resto, de Montréal jusqu'à Lévis, Terry Ananiadis n'a qu'une seule devise : « menu varié à prix incomparable ».Ce jour-là, un des multiples repas six services offrait soupe, entrée (coquille St- Jacques, fondue parmesan ou escargots à l'ail), salade, cannelloni ou manicotti, dessert (gâteau forêt noire) et thé ou café pour.9,99 $.Un spécial quatre services proposait notamment un suprême de poulet à l'origan et des crevettes grillées (fort bonnes), pour le même prix.« On marche au volume.pour que tout le monde ait la chance de manger des langoustines », dit Mme Ananiadis.Pour les clients désargentés, le repas le moins cher, à 5,95 $, était composé d'une soupe, d'un sandwich bacon-tomates avec frites et salade de chou, d'un dessert, en plus du thé et café.Il faut quasiment aller à la Maison du Père pour trouver moins cher.À l'époque où seuls les catholiques avaient accès à l'école française, son père, maintenant décédé, avait combattu pour que Terry et sa soeur, orthodoxes, y soient admises, question de mieux s'intégrer au Québec des années 50.Avec leur mère, propriétaire du resto de Pointe-aux-Trembles, Mme Ananiadis et sa soeur, une as du déjeuner, poursuivent un seul but : « On veut se dire que, s'il nous voyait, mon père serait fier de nous.» .Restaurant Montaza, 12675, Sherbrooke Est, 514-642-1780.Ouvert de 7h30 à 21h tous les jours, sauf les jeudi et vendredi jusqu'à 22h.Les copieux déjeuners, l'embarras du choix pour les autres repas et le rapport qualitéprix.L'atmosphère banale.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © La carte de la Spaghettata reste d'inspiration italienne \u2014 une variété de tables d'hôte présentée sur un tableau, à la craie \u2014, mais elle laisse beaucoup plus de place à la création qu'avant.Revenir à la Spaghettata MARIE-CLAUDE LORTIE RESTOS L'avenue Laurier n'a pas toujours été chic.Elle a jadis été une avenue commerçante comme bien d'autres, avec son épicerie familiale, sa quincaillerie, son nettoyeur.Puis, au moment où les hippies ont commencé à faire place aux yuppies des années 80, l'avenue Laurier a commencé à se transformer, pour devenir un des rares endroits à Montréal où on avait l'impression de vivre sur la même planète que New York ou Milan.Rien n'évoque plus cette transformation que l'arrivée du restaurant Spaghettata, angle Hutchison, en 1979.Un classique qui veut se renouveler.Avec ses murs de briques, son décor épuré à des années-lumière de ceux des restos de type crêperie bretonne des années 70, avec son menu de pâtes branché sur l'Italie non pas de Da Giovanni mais celle des Milanais Alessi et Giorgio Armani, la Spaghettata est devenue, dès son ouverture, presque l'emblème d'une époque.Puis les années ont passé, les propriétaires ont changé et le restaurant a tranquillement perdu son côté tendance pour se transformer en institution familiale, le genre qui fait toujours l'unanimité sans jamais épater personne.Cette année, l'équipe a de nouveau été remplacée \u2014 nouvelle proprio, nouvelle chef, nouvelle gérante \u2014 et la Spaghettata a commencé une nouvelle étape de sa vie.Le décor a été simplifié même si le style général est resté semblable (on aurait d'ailleurs pu aller un peu plus loin pour marquer le changement \u2014 il manque quelque chose comme une odeur de peinture fraîche, une impression de neuf).Mais c'est surtout le menu qui a changé.La carte reste d'inspiration italienne \u2014 une variété de tables d'hôte présentée sur un tableau, à la craie, mais elle laisse beaucoup plus de place à la création qu'avant.Lorsque nous y sommes allés, par exemple, on proposait une assiette bar-crevettes, avec salsa aux agrumes.En entrée, nous avons choisi une assiette de pétoncle sur une salade de poireaux et de céleri crus en très fines juliennes.C'était léger, un peu petit comme portion \u2014 un seul pétoncle \u2014, mais l'assemblage était délicat et le croquant des légumes poivrés accompagnait élégamment le fin mollusque dont la cuisson était sans reproche.Mais c'est avec les classiques, un risotto aux champignons et un plat de pâtes, que cette adresse garde toute sa pertinence.Le risotto, par exemple, préparé avec des champignons de Paris mais aussi des shitake, portobello et porcini notamment, était cuit à la perfection, avec juste dose de fromage, texture moelleuse plutôt que collante, riz légèrement al dente.Plus que du comfort food.Même chose avec les pâtes : des rigatonis servis notamment avec de la tomate, des poivrons rouges et du prosciutto, un mariage classique de saveurs typiquement italiennes parfaitement équilibré \u2014 l'acide, le doux presque sucré mais croquant, la viande salée \u2014, mais toujours rassurant et souriant.Pour le dessert, nous passerons rapidement sur les glaces, des classiques bien faits, pour nous attarder sur un tiramisu riche et moelleux, où le fromage blanc italien (mascarpone) gardait bien sa personnalité crémeuse sans être anéanti par la sauce au café.Une belle pâtisserie marquée par une touche infime d'austérité tout à son honneur.Bref, avec la nouvelle Spaghettata, on a l'impression de revenir vers quelque chose de classique délicatement renouvelée, une institution qui n'a pas l'intention de nous éblouir, mais plutôt d'être à la fois fiable et dans le coup comme elle l'était à son arrivée, comme un cardigan Prada ou une bouilloire en inox signée Aldo Rossi.Spaghettata (514) 273-9509 399, avenue Laurier Ouest Montréal Prix : table d'hôte entre 20 $ et 35 $.Avec le vin, la note est d'environ 150$ (taxes, service, dessert et café compris) pour deux personnes.Accueil : parfaitement courtois et gentil.Faune : BCBG.Les mêmes gens qui fréquentent les salons de coiffure, la SAQ ou les épiceries fines de l'avenue Laurier.On risque plus d'y rencontrer un politicien en campagne ou un prof d'université qu'un conducteur de voiture de marque allemande capable de prouver l'efficacité du Botox.Les grandes portes-fenêtres ouvertes même en septembre.Le renouveau aurait pu se faire avec une toute petite injection supplémentaire de modernisme, histoire de renouer un peu avec le caractère avant-gardiste des racines de cette institution.3333996A À SURVEILLER DIMANCHE EN SEPTEMBRE, cinquante gagnants mériteront le livre MA GRAMMAIRE et un t-shirt La Presse.3341501A ACTUEL Playboy dans les écoles britanniques MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Un profil de lapin stylisé sur des cahiers à anneaux et des crayons roses de fillettes, quoi de plus innocent ?Lorsque ce logo est la signature d'un empire qui carbure aux images de minettes nues présentées comme des objets sexuels, il y a de quoi grincer des dents.Il y a un moment que Playboy ne fait plus que publier des magazines.Mis à part ses films érotiques, le géant commercialise de tout : des vêtements, des meubles, des chocolats, des gadgets électroniques et.une ligne de fournitures pour l'école.Un à-côté qui lui rapporte, mine de rien, un demi-milliard de dollars US par année.Une enseignante du couvent Coloma, une école pour filles en banlieue de Londres, s'est alarmée devant la popularité grandissante du petit lapin rose chez ses élèves âgées de 10 à 15 ans.Un matin, Eleanor Kirwan a informé sa classe de la réelle signification du symbole.« Nous avons eu une discussion pour évaluer si Playboy était un modèle approprié pour les jeunes filles.Plusieurs étaient très troub l é es p ar ce qu ' e l l e s découvraient.» Ce débat spontané a fait boule de neige.En juin, huit de ses élèves ont manifesté devant WH Smith pour qu'elle retire de ses librairies les articles identifiés à l'icône de l'industrie pornographique.Cette compagnie n'est pas la seule à offrir la marque, mais elle a été conspuée pour avoir présenté le lapin rose entre des articles de Disney et Winnie the Pooh, ciblant clairement les filles de moins de 16 ans.La chaîne BBC et le quotidien The Guardian en ont pris note.Une pétition a suivi et le mouvement s'est étendu à 10 autres écoles catholiques.La minirévolution a gagné l'Irlande où une association nationale de parents a blâmé publiquement les commerçants qui vendent la marque aux enfants.« Je crois que WH Smith met ses profits devant sa responsabilité morale envers la communauté, explique Mme Kirwan.Les dirigeants de la chaîne manquent une excellente occasion de relations publiques pour redorer son image de bon citoyen.Un « coup publicitaire » ?Du côté de WH Smith, rien n'a bougé.La raison ?Les étuis à crayons, agendas, gommes à effacer et cartables roses affichant un hologramme du célèbre logo se vendent comme des petits pains depuis leur mise en marché, en janvier 2005.« Playboy est maintenant perçu comme une marque raffinée, soutient la porte-parole Sarah Hodson, jointe par La Presse.Cette ligne est extrêmement en demande chez les adolescents et nous devons refléter les tendances du marché.« On a reçu des plaintes, mais aussi des compliments de consommateurs soulagés du fait que nous ne faisons pas de censure.Nous offrons huit marques de fournitures d'écoles de sorte qu'il y en a pour tous les goûts.» Mme Hodson admet toutefois que la ligne a été déplacée vers les étalages ciblant les 16-20 ans.Le professeur de marketing Vincent-Wayne Mitchell, de la City University de Londres, avance deux hypothèses pour expliquer la démarche de Playboy visant à rajeunir considérablement sa clientèle.« Ou bien c'est un coup publicitaire pour augmenter les ventes, ou bien son but est de se donner une personnalité rebelle.La marque a perdu du lustre ces dernières années.Elle a besoin de retrouver une image branchée, provocante et osée comme dans les années 50.C'est probablement pourquoi elle tente de repousser les frontières sociales de l'acceptable en associant la pornographie à des enfants.» PHOTODOUG KANTER, AGENCE FRANCE-PRESSE Cela fait longtemps que Playboy ne se contente plus de ne publier que des magazines.Mode, ameublement, électronique, etc, le petit lapin rose est visible un peu partout.Il a même aujourd'hui investi les cours d'écoles britanniques.GAGNEZ UNE HYBRIDE PRIUS DE TOYOTA ckoi.com ÉCOUTEZ Y'é trop d'bonne heure à 7 H 05 Midi Mac Leod à 12 h 05 Les Justiciers Masqués à 16 h 05 3348170A ."]
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