La presse, 3 octobre 2005, D. La Presse Affaires
[" LE CHIFFREDU JOUR 4% Les grands noms de la mode, dont le groupe français Louis Vuitton, consacrent de 1 à4%de leur chiffre d'affaires pour lutter contre la contrefaçon de leurs produits, selon une étude d'un organisme parisien représentant l'industrie.Source : AFP LA PRESSE lapresseaffaires.com M O N T R É AL LU N D I 3 O C T O B R E 2 0 0 5 PME : DESBACTÉRIES POUR FAIRE LEMÉNAGE PAGE 5 Commerce de détail : Brunet voit grand Les pharmacies Brunet mijotent une expansion soutenue, à l'instar des plus grandes chaînes pharmaceutiques, qui lui font une vive concurrence.PAGE 3 Gestion d'aujourd'hui : la politique en entreprise Parfois condamnées par le public, les habiletés politiques sont pourtant nécessaires aux gestionnaires qui aspirent à consolider leur leadership.PAGE 8 Transactions d'initiés Malgré les mauvaises nouvelles qui continuent de s'accumuler, les actions de Tembec trouvent toujours preneurs.PAGE 4 Forum La Presse Affaires La remise en question de la Paix des Braves inquiète Hydro-Québec.Un éditorial d'André Pratte.PAGE7 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Rosaire Pion s'est trouvé un très gros client, Home Depot Canada.Mais il est en train de réduire ses ventes à la société-mère américaine en raison des coûts élevés du transport.L'horticulture écorchée Le huard et le pétrole provoquent une hausse de prix LAURIER CLOUTIER Frappée de plein fouet par la flambée du prix du pétrole et un dollar canadien plus vigoureux, l'horticulture québécoise fait face à un période difficile, qui pourrait se traduire par des prix plus élevés pour les consommateurs.Et le milieu devra prendre une bonne dose d'engrais « Vitagro » (voir encadré p.8) pour se remettre en selle.Inquiets, plusieurs dirigeants de l'industrie et producteurs horticoles du Québec et d'ailleurs dans le monde, sont en train d'évaluer des pistes de solutions, car ils ne pourront absorber les dernières hausses de coûts du pétrole.Une chose est déjà certaine : il y aura des hausses de prix pour les jardiniers du dimanche.« Les prix vont devoir augmenter d'un minimum de 10%», soutient André Mousseau, président du Syndicat des producteurs en serres du Québec, par ailleurs propriétaire de Cactus fleuri, de Sainte-Madeleine, près de Saint-Hyacinthe.Dans le seul cas des sacs de terre vitaminée, Gaston Charbonneau Floral, de Laval, tente de faire accepter par les détaillants une hausse de prix de 3 à 6 ou 7%, selon la qualité recherchée, a dit à La Presse Affaires le responsable.Le prix des sacs pour emballer la terre Floral a bondi de 30% à 35% depuis trois mois, en quatre majorations successives, précise Alain Charbonneau.Quant au coût de transport, il passera de 500$ à 600$ au début de l'an prochain, soit 20% de plus.« Il faut ajuster nos prix pour maintenir nos marges de profits », ajoute le gestionnaire de l'entreprise de 35 employés en période de pointe.L'Association internationale des producteurs de l'horticulture a tenu son 57e congrès à Montréal, cette semaine, avec 80 délégués de 30 pays, et le prix du pétrole était sans conteste le sujet de l'heure, tant pour les producteurs d'Europe et d'Asie que pour ceux d'Amérique du Sud, de dire André Mousseau.« En Hollande, le coût de chauffage des serres au gaz naturel vient d'augmenter de 40% à 60%», a déclaré ce dernier.Rosaire Pion, des Serres Rosaire Pion & Fils, de Saint-Hyacinthe, discute actuellement avec les acheteurs de Home Depot, son principal client, qui achète plus de 40% de ses produits.Il n'a pas déterminé encore ses hausses de prix.« L'impact du pétrole est multiple.Ça nous touche directement pour les pots et les étiquettes en plastique, le chauffage, le transport ».De Windsor aux Maritimes, Rosaire Pion approvisionne 80 grandes surfaces de Home Depot de même qu'une cinquantaine d'autres aux États-Unis.Mais il est en train de réduire ces ventes parce que ça devient non rentable à cause de la vigueur du dollar canadien par rapport à la devise américaine.Selon Statistique Canada, les exportations horticoles augmentent de 16% par année depuis cinq ans.Cette hausse est perceptible au Québec, souligne Luce Daigneault, directrice générale de la FIHOQ.>Voir HORTICULTURE en page 8 Agents doubles au travail Plusieurs entreprises font appel à des agents doubles pour débusquer les voleurs, les fraudeurs et les vendeurs de drogue.Certaines utilisent même l'infiltration pour établir des diagnostics organisationnels.Troublant.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Me Christian Bélanger a travaillé pendant près de 30 ans en relations du travail avant de fonder BCS Investigation avec Mario Simard, ancien policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Cette firme, comme des dizaines d'autres agences privées d'investigation au Québec, propose aux entreprises des services d'infiltration en milieu de travail.« Nos agents doubles détectent des fraudes, des vols, des réseaux de trafic de drogue.Ils peuvent aussi être utilisés lors de conflits de travail ou pour établir des diagnostics de climat de travail », explique Me Bélanger.BSC Investigation est loin d'être la seule firme d'investigation à jouer sur la même patinoire que les spécialistes en ressources humaines, en relations de travail et en psychologie industrielle.« Dans certains cas, ce sont les directions des ressources humaines qui nous embauchent », précise Me Bélanger.Pierre-Paul Lupien, ancien policier de la Sureté du Québec qui a fondé Les Consultants Lupien Rouleau il y a 10 ans, confirme : « Certaines entreprises veulent savoir si leurs employés sont heureux.La plupart du temps, ce sont les RH qui nous appellent », ditil.Claude Sarrazin, président de la firme Sircor, dit avoir régulièrement des mandats liés à la gestion.« Dans les cas de réorganisation, le recours à l'agent-source permet d'évaluer, par exemple, l'efficacité des communications internes », dit-il.Climat, vraiment?Selon Benoît Dupont, professeur à l'école de criminologie de l'Université de Montréal, cette référence aux enquêtes de « climat de travail » est un euphémisme pour éviter de nommer l'enjeu réel : les relations du travail.« Il existe d'autres méthodes éprouvées en ressources humaines pour avoir le pouls du personnel.Comme le recours aux agents doubles est très coûteux, les entreprises les utilisent lorsqu'elles ont un problème très particulier de criminalité, par exemple, ou lorsqu'elles ont en face de gros nuages que sont pour elles les syndicats », dit-il.>Voir AGENTS en page 6 PARTENAIRE D'AFFAIRES RECHERCHÉ ?COMPOSEZ MAINTENANT LE 3346838A % 276&'3 0-5# &' -= &- 23601.40 &- -= ' 23601.40 &' -= &- 23601.40 :XPCOS?QGLKP CQ OCKPCGEKCJCKQP 5RIGC 6?ROCKBC?R /V9-:LI BC 7LKQOX?I W 9RCOQL 9I?Q?SCA -GO .?K?B?Y 3X@COECJCKQ KRGQP CK AF?J@OC LAARM?QGLK BLR@IC ?R -IICEOL 9I?U?2O?KBC @U 8AAGBCKQ?I Y ) M?OQGCP BC ELID ?SCA SLGQROCQQC PRO IC J?EKGDGNRC M?OALROP BC 9I?U?2O?KBC Y :XPCOS?QGLK BCP QCJMP BC BXM?OQ Y .IGKGNRC M?O MOLDCPPGLKKCI NRX@XALGP QLRP ICP J?QGKP & ) HLROP 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