La presse, 16 octobre 2005, Cahier A
[" OUPS LES SECRETS DE WALLACE ET GROMIT CAHIER RADAR PAGE 8 PARTI QUÉBÉCOIS LE CHEF IDÉAL PLUS PAGES 4 ET 5 ENTREVUE AVEC THIERRY ARDISSON ARTS ET SPECTACLES / RADAR PAGES 1 À 3 SÉRIE > ENVIRONNEMENT LA PLANÈTEACHAUD PLUS PAGES 1À3 UNMONDE FRAGILE Montréal dimanche 16octobre 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 351 70 pages 6 cahiers LES IRAKIENS AUX URNES Malgré la violence, 61% d'entre eux ont participé au référendum sur la Constitution; les résultats du vote seront connus en milieu de semaine ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 Les Irakiens ne se sont pas laissé intimider par la violence et les menaces.Ils ont participé en masse, hier, au référendum sur la Constitution de leur pays.Un événement que Washington juge déterminant dans l'histoire du Moyen-Orient.La détermination que les Irakiens avaient manifestée aux élections de janvier dernier était au rendez-vous.Selon une évaluation préliminaire, 61 % d'entre eux auraient voté.Comme en début d'année, on a vu plusieurs dizaines d'Irakiens sortir des bureaux de scrutin en brandissant fièrement un doigt trempé dans l'encre mauve, signe que leur vote a été enregistré et symbole du chemin parcouru depuis la chute de Saddam Hussein, il y a deux ans et demi.« De lourds sacrifices ont précédé cette Constitution.C'est une nouvelle naissance », a déclaré le premier ministre irakien, Ibrahim Jaafari, après avoir voté.Le dépouillement a commencé sitôt les bureaux de scrutin fermés.On devrait pouvoir annoncer les résultats en milieu de semaine.Les mesures de sécurité visant à éviter un bain de sang ont fonctionné presque partout : il y a eu très peu d'actes violents.>Voir URNES en page A8 Hockey Le Canadien s'incline à domicile devant les Maple Leafs de Toronto PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Invaincu en quatre sorties à l'étranger cette saison, le Canadien a été incapable de briser la glace à domicile, hier, s'inclinant 3 à 2 devant leurs éternels rivaux.Et c'est nul autre qu'Éric Lindros, chahuté pendant toute la soirée, qui a compté le but gagnant à 12 : 16 de la troisième période.Par ailleurs, le Canadien a annoncé le retrait des chandails de Bernard Geoffrion, Dickie Moore et Yvan Cournoyer.Nos informations dans le cahier SPORTS PLUS.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Ne manquez pas le prochain télé-théâtre de TQS : « Visa le blanc, tua le blanc et le noir.» La question du sexisme Météo Nuageux avec faible pluie, maximum 11, minimum 7, plus de détails en page SPORTS 11 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 11 Bandes dessinées ACTUEL 8 Bridge ACTUEL 12 Décès ACTUEL 11 Forum A 9 et 10 Génies en herbe LECTURES 16 Grille thématique LECTURES 16 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 5 Monde A 8 Mots croisés ACTUEL 8 Mot mystère ACTUEL 11 Observateur ACTUEL 9 Petites annonces ACTUEL 9 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Le chef de la diplomatie américaine est une femme (Condoleezza Rice).La coqueluche du Parti démocrate aussi (Hillary Clinton).Et Commander in Chief, la plus populaire des nouvelles téléséries, met en vedette une actrice (Geena Davis) dans le rôle de présidente des États-Unis.Il n'y a pas de doute, les États- Unis ont évolué sur la question du rôle des femmes en politique.Et pourtant, le sexisme perdure, selon Laura Bush.La première dame a en effet tiré cette conclusion, la semaine dernière, en défendant la nomination à la Cour suprême de Harriet Miers, une femme sans expérience en droit constitutionnel.Tournée en ridicule par plusieurs commentateurs conservateurs et animateurs de talk shows, Harriet Miers serait-elle victime de sexisme ?« Je pense que c'est possible », a dit Laura Bush à l'émission Today de la chaîne NBC.Malgré les progrès observés, la question du sexisme est donc dans l'air du temps, et pas seulement au Québec, où Pauline Marois, candidate à la direction du Parti québécois, se dit elle-même victime de vieux préjugés.La version étatsunienne de ce débat ne manque pas de piquant.Parmi les « femmes du président », Harriet Miers, célibataire de 60 ans, est la moins connue.Elle n'a ni la popularité d'une Laura Bush, ni le panache d'une Condi Rice, ni la visibilité d'une Karen Hughes.Mais elle partage avec les trois une dévotion totale à George W.Bush.>Voir SEXISME en page A6 BEAUBIEN Val i d e j u s q u' a u 30 oc t o b re 2005 Les photos peuvent d i f f é r e r Sporstar IV 8x25 DCF Ces jumelles compactes vous accompagneront dans toutes vos escapades.- Large champ angulaire - Résistante aux éclaboussures d'eau - Distance minimale de mise au point : 2,5m (8x); 3,5m (10x) 8999$ 18999$ 36999$ ACTION EX 8x40 CF Etanches et anti-buée - Étanches (jusqu'à 1m.) et anti-buée - Parfaite vision du champ même en cas de port de lunettes - Traitement multicouche des lentilles - Gainage caoutchouté MONARCH II 10x42 DCF WP Jumelles de haute qualité et de construction étanche et anti-buée - Traitement multicouche des lentilles - Revêtement miroir de haute réflexion - Champ visuel clair même en cas de port de lunettes 3344939A 5000 k m ?0 À VOS AFFAIRES PAGES 1 ET 3 PLAIGNEZVOUS ACTUALITÉS Le métro prend l'eau RAYMOND GERVAIS Le toit de verre de la station de métro Préfontaine, à l'intersection des rues Hochelaga et Moreau, dans l'est de la ville, coule depuis des mois.Tellement que la Société de transport de Montréal (STM) y a affecté en permanence un employé pour éponger le plancher.Des panneaux de fibre de verre ont même été installés au-dessus de la guérite du changeur afin de protéger les usagers qui y passent, et des seaux ont été placés à différents endroits pour recueillir l'eau.Lors du passage de La Presse à la station hier après-midi, au moment où il pleuvait abondamment, il fallait presque garder son parapluie ouvert pour passer les tourniquets.De nombreux usagers ont eu le même commentaire : « Ça n'a pas de sens.C'est dangereux, il y a de l'eau dans l'escalier et il y a une accumulation d'eau juste devant un escalier qui donne accès au quai.Un bon jour, quelqu'un va glisser et se blesser », a déclaré Michel Phaneuf, qui habite le quartier et qui prend fréquemment le métro.Anne-Marie Geoffrion a indiqué pour sa part que le toit coule depuis très longtemps.« De temps à autre, des ouvriers travaillent sur la structure, mais ça ne change rien.Chaque fois qu'il pleut, ça coule de plus en plus.Ça coulait même l'an dernier.On croirait qu'on a affaire à un petit Stade olympique.On n'est pas chanceux au Québec avec les toits ! » Le toit de la station est fait de lanterneaux de verre qui reposent sur des poutres d'acier.L'eau s'infiltre par les joints.Odile Paradis, porte-parole de la STM, a reconnu hier que le toit cause beaucoup de problèmes depuis des années.Il a même été remplacé il y 10 ou 11 ans à cause d'une infiltration d'eau.« Il a tenu durant une dizaine d'années, mais on doit le refaire.Le toit de lanterneaux de verre fait la richesse architecturale de la station, mais il nous donne des problèmes.Des réparations à la membrane ont apporté certaines améliorations, mais on doit maintenant remplacer les lanterneaux puisque le verre est brisé à certains endroits », a déclaré Mme Paradis.En outre, la STM a dû surseoir au remplacement des lanterneaux, le temps de trouver des harnais de sécurité pour les ouvriers.Ceux qui avaient été utilisés lors du remplacement du toit il y a 11 ans ne correspondant plus aux normes de sécurité de la CSST.« Dès que la pluie cessera, les travaux de remplacement des lanterneaux débuteront.On avait le choix entre fermer la station ou poursuivre les activités.Nous avons évalué que la sécurité des usagers n'était pas compromise et nous avons décidé de garder la station ouverte », a précisé la porte-parole.La STM reconnaît toutefois que ces travaux ne seront qu'une solution temporaire.Ils permettront de gagner quelques années, mais il faudra éventuellement une solution permanente.La STM lancera d'ailleurs prochainement un appel d'offres à cette fin.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Des panneaux de fibre de verre ont été placés au-dessus des tourniquets à la station de métro Préfontaine parce que le toit coule.«Chaque fois qu'il pleut, ça coule de plus en plus.Ça coulait même l'an dernier.On croirait qu'on a affaire à un petit Stade olympique.On n'est pas chanceux au Québec avec les toits !» Un doyen du Vieux-Montréal prend sa retraite SARA CHAMPAGNE Il est racé.Son regard est caressant.Avec son épaisse crinière rousse, ce mâle ne fait pas son âge.Vingt-trois ans de loyaux services, à marcher au pas sans rouspéter, ce n'est pas donné à tout le monde.Ginger, doyen du Vieux-Montréal, a offert dignement son dernier tour de calèche hier.« C'était mon premier cheval.C'est mon bébé », confie Robert Betty en regardant tendrement sa bête de 635 kilos, avant de l'atteler pour la dernière fois.Dans les années 80, il a payé 1200$ pour son cheval, une somme colossale.« C'était dans un encan.Ginger avait cinq ans et était destiné à l'abattoir.J'ai eu un bon feeling en le voyant.Je le voulais absolument.J'ai misé plus haut que les gars de l'abattoir, et je l'ai eu », dit-il en contenant difficilement son émotion.Cet achat représentait tout un pari.Dans le milieu équestre, on estime que seulement un cheval sur 10 a le tempérament pour déambuler au son des klaxons dans des rues bondées de piétons.Ginger, un quarterhorse mélangé avec du belge, était parfait pour le Vieux-Montréal, affirme son propriétaire.« Il est doux et il a en même temps le leadership nécessaire.» Lucky Ginger Autour de son cheval, Robert Betty a monté son entreprise.Aujourd'hui, il est propriétaire d'une douzaine de chevaux et de cinq calèches.Une douzaine de cochers travaillent pour lui.Il fait partie d'un club sélect, composé d'une quarantaine de propriétaires de chevaux qui ont un permis de cocher dans l'arrondissement de Ville-Marie.Il y a un moratoire permanent sur les permis.L'homme, qui est aussi maréchal- ferrant, explique qu'il change les fers de ses chevaux tous les mois en été.« Mes chevaux sont syndiqués, précise-til, sourire en coin.Ils ont une pause après chaque tour de calèche pour se désaltérer et grignoter une moulée composée d'avoine et de vitamines.» M.Betty affirme qu'il aurait pu faire travailler son fidèle animal quelques années de plus.Il croit que, avec sa santé de fer, Ginger vivra encore 10 ans.Mais, dit-il, le trajet entre l'écurie et l'arrondissement de Ville-Marie est périlleux.Ginger traverse les ponts de la Rive-Sud cinq jours par semaine, matin et soir, sans relâche.« C'est dur pour un cheval.Je ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose dans le transport.Et puis je lui dois une fière chandelle : mon métier, ma passion, mon gagne-pain.Jamais je n'ai eu une mauvaise journée depuis qu'il est dans ma vie », confie-t-il.Retraite dorée Ginger, qui aime donner des bisous, se régaler de carottes et enlever le soutien-gorge des belles touristes \u2014 vous avez bien lu \u2014, a pris le chemin de Saint-Jovite aujourd'hui, où il va écouler ses dernières années dans une ferme.Son propriétaire l'a cédé gratuitement en ne demandant qu'une chose : pouvoir lui rendre visite quand bon lui semble.Les yeux dans l'eau, il avoue qu'il va s'ennuyer de son bon vieux cheval.« Je le connais par coeur.Il n'a qu'à bouger une oreille pour que je comprenne qu'il a soif ou qu'il est craintif.Il serait mort dans mes bras si je l'avais gardé.» « Et il me connaît par coeur.Il avait l'habitude de ne pas me quitter du regard quand je descendais pour aller me chercher un sandwich dans un dépanneur.Un vrai bébé.» Que dit Ginger dans tout ça ?Vat- il s'ennuyer des touristes canadiens, américains, européens, japonais ou de tous ces habitués du coin qui l'ont un jour ou l'autre croisé ?L'homme passe la main dans sa barbe, regarde son cheval, avance d'un pas, regarde le sol avant de pousser un long soupir : « Non.Il sera bien, là-bas.» 3348801 OYSTER PERPETUAL DAY-DATE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Après 23 ans à arpenter les rues du Vieux-Montréal, Ginger prend une retraite bien méritée.Son propriétaire, Robert Betty, avoue qu'il va s'ennuyer de lui. PHOTO SEGYE TIMES, REUTERS Des responsables de la santé à Sosan, environ 130 kilomètres au sud-ouest de Séoul, en Corée du Sud, inspectent un champ de riz à la recherche d'oiseaux migrateurs porteurs du virus de la grippe aviaire.GRIPPE AVIAIRE La peur s'installe en Europe AGENCE FRANCE-PRESSE L'arrivée en Roumanie du redoutable virus H5N1, confirmée officiellement hier, a suscité des appels à la prudence mais aussi au calme en Europe, où s'installe la peur d'une vaste épidémie de grippe aviaire.Après l'arrivée du virus en Turquie, aux portes de l'Europe, l'UE avait déjà renforcé vendredi les mesures contre la propagation de la grippe aviaire.Désormais, le virus est entré dans le territoire européen.Le virus H5N1 est responsable de la mort de millions de volatiles en Asie depuis 2003.Une soixantaine de personnes en sont mortes, la plupart au Vietnam.C'est bien ce virus qui vient d'entrer en Roumanie, a conclu hier le laboratoire central vétérinaire britannique.Le virus se transmet actuellement de l'animal à l'homme dans certaines conditions.Les scientifiques redoutent qu'une mutation le rende contagieux d'humain à humain.Le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a annoncé hier que Bruxelles « n'hésitera pas à proposer aux États membres des mesures plus radicales ».« Nous sommes en train de faire tout notre possible pour informer avec la plus grande transparence l'opinion publique européenne et internationale », a déclaré M.Barroso en marge du XVe Sommet ibéroaméricain à Salamanque, en Espagne.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est déclarée inquiète hier de la présence du virus H5N1 en Roumanie, après la Turquie.« Cela prouve qu'il se trouve dans l'environnement des oiseaux, et cela accroît la possibilité d'une transmission à l'homme », a déclaré une porte-parole.Il y a eu à ce jour 117 cas humains de grippe aviaire.« En conséquence, la transmission à l'homme reste très rare », a-t-elle néanmoins tempéré.On a découvert un « possible » nouveau foyer de grippe aviaire en Roumanie dans le delta du Danube, parmi des cygnes trouvés morts à proximité d'un lac, a annoncé le ministre de l'Agriculture Gheorghe Flutur.Selon lui, des tests sont en cours pour vérifier s'il s'agit du même virus que celui identifié dans deux autres foyers, qui s'est révélé être le H5N1.Huit canards sauvages découverts morts vendredi et hier dans un village proche de Gorna Oriahovitza, dans le centre de la Bulgarie, ont été envoyés pour des analyses dans un laboratoire spécialisé à Sofia.Aucun cas de grippe aviaire n'avait été détecté jusqu'à présent en Bulgarie.La menace d'une épidémie de grippe aviaire persiste en Turquie, a estimé l'union des vétérinaires du pays, qui a souligné que le risque deviendrait plus important au printemps, avec la reprise des migrations d'oiseaux.Un haut responsable turc avait pourtant affirmé un peu plus tôt qu'il n'y avait pas de risque d'épidémie, « ni pour les animaux ni pour les humains ».La Grèce a décidé de « renforcer » ses mesures de précaution.« Rien ne passe aux frontières », notamment terrestres avec la Bulgarie et la Turquie voisines, a assuré le secrétaire d'État à l'Agriculture, Alexandros Kontos.En Pologne, le ministère de l'Agriculture a imposé l'enfermement des volailles.Il a interdit les expositions ou les concours d'oiseaux, la vente de volailles dans les marchés en plein air ainsi que la chasse aux oiseaux.Les gouvernements tentent aussi de rassurer leur population.En Grèce, les autorités ont appelé les habitants à ne pas se faire massivement vacciner contre la grippe ordinaire.« Je veux dire à nos compatriotes qu'il n'ont pas besoin de prendre d'assaut les pharmacies », a déclaré le ministre italien de la Santé, Francesco Storace, après la publication dans la presse d'informations annonçant une pénurie de Tamiflu, principal médicament antiviral stocké dans le monde en prévision d'une éventuelle pandémie.Pour faire face à la demande croissante, le laboratoire Roche prévoit doubler sa production du vaccin en 2005 par rapport à 2004.Dans le monde arabe, plusieurs pays ont commencé à prendre des mesures.Le sultanat d'Oman a interdit l'importation de tous les volatiles et de leurs produits dérivés en provenance de Roumanie, de Turquie et d'Iran.Les autorités ont aussi bloqué, jusqu'à nouvel ordre, l'importation d'oiseaux domestiques et sauvages de tous les pays asiatiques.Le Koweït a interdit l'importation des produits frais ou surgelés de volailles en provenance de Russie, de Mongolie et du Kazakhstan.Le gouvernement a aussi alloué 17 millions de dollars à l'achat de médicaments et de vaccins contre la grippe aviaire.Les Émirats arabes unis ont annoncé qu'ils y consacreront 7,6 millions.Au Maroc, un plan d'action prévoyant notamment l'augmentation des vaccinations contre la grippe ordinaire, l'achat de vaccins et le stockage d'antibiotiques a été présenté hier au gouvernement à Rabat.ACTUALITÉS VACCINATION Répétition à Québec en cas de pandémie PATRICIA CLOUTIER LE SOLEIL La grippe aviaire n'est pas encore à nos portes qu'on simule déjà son arrivée.Hier, environ 3000 personnes ont été vaccinées contre l'influenza à Québec afin de tester un plan d'urgence en cas de grave pandémie.Une opération de masse réussie, qui se poursuit aujourd'hui.« Nous sommes vraiment contents du résultat.Bien qu'il y ait eu des files d'attente et que les bénévoles et les employés n'aient souvent pas eu le temps de prendre leur pause, tout s'est déroulé dans l'ordre », dit Raymonde Pépin, responsable de la vaccination au CSSS de la Vieille-Capitale.Le nombre exact de personnes accueillies dans les trois centres prévus à cet effet n'est pas encore connu, mais on l'estime à près de 3000, l'objectif de départ.«Plusieurs fiches ont dû être remplies à la main, ce qui retarde la compilation », explique Mme Pépin.En ce qui concerne l'objectif de 160 personnes à l'heure, il n'aura pas été tout à fait atteint.Le centre le plus fréquenté, celui de Sainte- Foy, aurait réussi à donner 150 vaccins à l'heure.« On ne connaît pas encore tous les résultats, mais déjà on a constaté qu'il y avait de petites modifications à faire pour demain (aujourd'hui) », explique Mme Pépin.Des exemples ?Plus de paravents pour préserver l'intimité, et des séances d'information en plus petits groupes, car les personnes âgées avaient du mal à entendre.La file Dès 9 h, plusieurs personnes âgées de même que quelques parents avec de jeunes enfants faisaient la file dans la résidence Sacré-Coeur.« Il y avait même quelques chaises dans le corridor pour accommoder tout le monde », relate Douglas Kitson, un patient.Puis, c'était l'enregistrement, les explications sur le vaccin, la piqûre et une attente de 15 minutes, afin de retourner chez soi en sécurité.Un processus qui pouvait prendre environ une heure et quart.« C'est plus long que lorsqu'on va se faire vacciner au CLSC, mais je voulais participer à l'exercice », a dit Jean-Claude Plante, 72 ans.Lui et sa conjointe, Thérèse Béchard, se font vacciner contre la grippe depuis 20 ans.« Je pense qu'aujourd'hui, il ne faut pas trop être exigeant.La prochaine fois, ils sauront ce qui a manqué », a fait remarquer Louisette Veilleux.« Je suis surprise de voir comment tout a été bien planifié.C'est sûr qu'il y a beaucoup de monde et qu'on n'aurait pas pu être moins de personnel, mais ça va rondement ! » a estimé la bénévole Yolande Caron.Craintes Et la grippe aviaire, ça fait peur ?« C'est sûr que c'est apeurant, mais aujourd'hui, avec tout ce qu'ils ont comme vaccins et comme science, je suis sûre qu'ils vont réussir à nous protéger.J'ai énormément confiance », dit Mme Béchard.« On a des souvenirs de nos parents qui nous parlaient de la grippe espagnole, et jamais ça ne pourrait être aussi grave.Dans le temps, il y avait des cadavres partout ! Je ne pense pas que ça puisse arriver de nouveau », croit M.Plante.Même son de cloche chez d'autres patients, qui disent être très vigilants devant cette nouvelle grippe mais qui croient qu'on s'en sortira finalement assez bien.« On n'aimerait pas que ça nous touche personnellement, mais on ne s'en fait quand même pas trop », lance Marie-Christine Lesage- Gagnon, mère de William Renaud, 3 ans.Le bambin n'a qu'un seul rein ; il est donc plus vulnérable que les autres à la grippe.Douglas Kitson se montre quant à lui plus craintif : « La grippe aviaire, c'est vraiment possible qu'on l'ait un jour ici.Je ne crois pas que le vaccin soit prêt à temps, parce qu'ils ne savent même pas de quoi est faite cette grippe.» La vaccination de masse contre l'influenza se poursuit aujourd'hui, de 9 h à 16 h.Seules les personnes à risque sont admises, soit celles âgées de 60 ans et plus, les bébés de 6 à 23 mois de même que les personnes atteintes d'une maladie chronique et leurs proches.Pour ceux qui ne font pas partie de ce groupe, la campagne annuelle d'immunisation commence le 15 novembre et les vaccins seront offerts au coût de 20 $.PHOTO Le petit William Renaud, 3 ans, a profité de la journée d'hier pour se faire vacciner contre la grippe.Il y est plus vulnérable que les autres enfants, étant donné qu'il ne possède qu'un rein.Ses parents, Bruno Renaud et Marie-Christine Lesage-Gagnon, l'accompagnent. ACTUALITÉS Élections municipales sur la Rive-Sud Le train léger sur rails refait surface MAURICE JANNARD Plus de 70 000 automobilistes empruntent matin et soir les cinq ponts de la Rive-Sud.Il n'est pas étonnant dans ce contexte que le transport soit un enjeu important des campagnes électorales municipales de la Montérégie.Les candidats y vont de plusieurs promesses et propositions séduisantes pour alléger cette corvée quotidienne, qui prend l'allure parfois de cauchemar des temps modernes.Une des idées qui reviennent à la surface est celle d'établir un système léger sur rails (SLR) sur l'estacade du pont Champlain.Le président de l'arrondissement du Vieux-Longueuil et ex-maire de Longueuil, Claude Gladu, a relancé le débat dès le début de la course.D'après lui, un tel lien réduirait la congestion automobile entre les deux rives.« La voie actuellement empruntée par les autobus sur le pont Champlain est une bombe à retardement, car les véhicules circulent en sens inverse de la circulation.Il faut trouver autre chose », a déjà expliquéM.Gladu.Le président du conseil d'administration du Réseau de Longueuil veut consulter les membres du conseil d'agglomération après le scrutin du 6 novembre, de même que les députés de la région.Un des candidats à la mairie de la ville reconstituée de Brossard, Raymond Guyot, appuie également le projet.«Nous avons absolument besoin de concrétiser le SRL de l'estacade », a-t-il déclaré en milieu de semaine.M.Guyot estime que les 14 000 personnes qui utilisent quotidiennement le transport en commun sur le pont n'avancent pas plus vite à cause des embouteillages.Pour défendre le projet auprès du gouvernement, le chef d'Action Brossard veut constituer une large coalition réunissant notamment Saint-Bruno, Chambly, Candiac, Carignan, La Prairie, Saint-Jean-sur-Richelieu et Granby.Coût élevé Le projet de SRL sur l'estacade du pont Champlain était évalué à 700 millions il y a quelques années, somme qui serait largement dépassée aujourd'hui.L'Agence métropolitaine de transport (AMT) affirme dans un bulletin d'information diffusé en août que des études d'avant-projet sont prévues d'ici la fin de 2005.De son côté, le ministère des Transports du Québec souligne que le SRL ne fait pas partie de ses plans.L'adversaire de Claude Gladu dans la course à la mairie de Longueuil, Claude Lamoureux, rejette l'idée de SRL dans l'immédiat et n'en fait pas une priorité.« Nous croyons que les efforts devraient plutôt être consacrés au parachèvement de l'autoroute 30, ce qui réduira la circulation des camions lourds sur le pont Champlain », a-t-il répété, hier encore, au cours d'un point de presse.Le chef du Ralliement Longueuil appuie également la construction d'une gare intermodale à la gare de Saint-Hubert-Longueuil, de même que l'addition d'une station de métro à Longueuil.M.Lamoureux veut plutôt favoriser le transport en commun dans les arrondissements mêmes de la Rive- Sud, de façon à y réduire le temps des déplacements.À court terme, Raymond Guyot suggère de son côté d'interdire les camions lourds sur le pont Champlain aux heures de pointe.PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES, LA PRESSE © Les cyclistes qui utilisent l'estacade du pont Champlain devront peut-être la partager avec les utilisateurs du transport en commun.C'est du moins ce que souhaitent certains candidats de la Rive-Sud Des élus tentent de sauver Bellerive-Ka'N'Enda NICOLAS ST-PIERRE Les élus des Hautes-Laurentides se mobilisent face à la menace de faillite qui plane sur l'entreprise Produits forestiers Bellerive-Ka'N'Enda, de Mont-Laurier.Leur objectif : convaincre la Société générale de financement (SGF) d'accepter l'un des plans de relance actuellement sur la table.« L'heure H a presque sonné », a indiqué hier à La Presse Roger Lapointe, préfet adjoint de la MRC d'Antoine-Labelle.M.Lapointe siège, avec deux autres élus de la région, à un comité d'urgence mis sur pied vendredi afin de lancer un SOS au gouvernement du Québec.L'équipe cherche à persuader certains membres du Conseil des ministres d'intercéder en faveur de Bellerive-Ka'N'Enda.L'entreprise, qui produit notamment des pièces de bois entrant dans la fabrication de meubles, s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité le 15 août dernier.Depuis, ses actionnaires s'activent afin de sauver l'entreprise.Quelque 950 emplois directs et indirects en dépendent.Avec le Fonds de solidarité de la FTQ, la SGF est l'un des principaux créanciers de Bellerive-Ka'N'Enda.La société d'État lui a prêté 5,9 millions de dollars depuis 2002.Mardi, les créanciers de l'entreprise se réuniront à Mont-Laurier pour décider s'ils acceptent ou non l'une des trois propositions de relance concoctées par le syndic de faillite.Le 6 octobre dernier, la SGF avait causé toute une surprise en obtenant l'ajournement de l'assemblée des créanciers prévue ce jour-là.À la dernière minute, la SGF avait décidé de rejeter l'offre alors sur la table.Selon ce scénario, Bellerive- Ka'N'Enda reportait à 2016 le remboursement des 5,9 millions prêtés par la SGF.« C'est sûr que si on relance l'entreprise, la SGF va subir des pertes, a indiqué M.Lapointe à La Presse hier.Mais on évalue que ces pertes représentent de 1500 à 2000 $ par emploi.On ne trouve pas ça énorme pour une région comme la nôtre, où 80% du PIB (régional) vient de l'activité forestière.À la Cité du commerce électronique de Montréal, les emplois coûtaient 150 000 $ ! » La disparition des Produits forestiers Bellerive-Ka'N'Enda aurait des conséquences catastrophiques pour les Hautes- Laurentides, croit Denise Julien, directrice du Centre de services aux réseaux d'entreprises du secteur forestier.« Si une entreprise comme Bellerive-Ka'N'Enda n'intervient plus en forêt, cela signifie à très court terme que d'autres entreprises devront se retirer de l'exploitation forestière », prévient-elle.Selon Mme Julien, des usines de traitement de résineux et de fabrication de panneaux de bois auront de sérieux problèmes d'approvisionnement si Bellerive-Ka'N'Enda ne reprend pas ses activités d'ici peu.Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la SONATA GL 2006 à partir de 235 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 14 875 $.Comptant de 3 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 1,9 % jusqu'à 36 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ACCENT GS 2006 à partir de 139 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 9 935 $.Comptant de 1 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 48 mois.Prix de location de l'ACCENT GS 2006 à 5 rapports calculé après déduction, du PDSF, du crédit de 150 $ pour la location de gros (le crédit pour la location de gros n'est offert que sur le modèle ACCENT GS 2006 à 5 rapports).Les clients optant pour une autre offre ne sont pas admissibles à ce rabais.Si le rabais de 150 $ était appliqué à une offre de financement pour l'ACCENT GS 2006 à 5 rapports, le taux d'intérêt annuel effectif serait de 0,57 % sur 48 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ELANTRA GL 2006 à partir de 149 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 11 235 $.Comptant de 2 295 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2006.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir 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mois 2 295 $ comptant 0 $ dépôt de sécurité 3352098A Hélicoptèreman STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE New York a Batman, Superman et Spiderman pour le protéger.Montréal n'avait rien avant l'arrivée de l'hélicoptère de TVA.Nous avons maintenant nous aussi un héros qui veille sur nous : Hélicoptèreman.Quand il se passe quelque chose dans les rues de Montréal, quand la population est menacée, Hélicoptèreman est là.Quand les policiers courent après les méchants bandits, ou plutôt quand les méchants policiers courent après les bandits, Hélicoptèreman arrive à leur rescousse.Ou presque.Car Hélicoptèreman est un héros un peu moumoune : il reste dans les airs.Batman, Superman et Spiderman arrivent du ciel eux aussi, mais ils descendent pour venir sauver les victimes.Ils se battent.Donnent des coups et en prennent.Pas Hélicoptèreman.Hélicoptèreman reste dans les airs.Avec son gros oeil bionique, il regarde la scène et la projette dans les foyers montréalais.Il ne descend pas sur terre extirper la pauvre femme des mains des méchants policiers.Non, il reste dans les airs et il la regarde.Il la filme pour que tout le monde la voie.Hélicoptèreman est le premier héros stouleux.Il nous montre le méchant, mais il ne l'attrape pas.C'est à nous de le pogner.Il nous surveille, c'est tout.Bref, l'hélicoptère de TVA, c'est Big Brother.C'est le cas de le dire, surtout quand c'est sa petite soeur qui se fait brasser.Bon, c'est sûr que ce n'est pas Batman et ses amis, mais c'est mieux que rien.Grâce à l'hélicoptère de TVA, plus rien ne sera pareil dans les rues de Montréal.Toute personne s'apprêtant à commettre un geste illicite va non seulement regarder autour d'elle avant de le faire, mais surtout audessus d'elle.Un voyou essaie de voler votre auto.Il gosse avec un cintre pour ouvrir la portière.Fuk-fuk-fukfuk- fuk ! (Ça, c'est le son d'un hélicoptère tel que décrit par le grand Yvon Deschamps dans Cable TV.) Donc : Fuk-fuk-fuk-fuk-fuk ! L'hélicoptère TVA le survole, il risque de passer aux nouvelles.Le voyou abandonne son projet et prend la poudre d'escampette.Merci, Hélicoptèreman ! Un badaud marche sur le trottoir, il vient de finir de manger une pomme.Plutôt que d'en jeter le coeur dans une poubelle, il le jette par terre.Fuk-fuk-fuk-fukfuk ! L'hélicoptère TVA le survole, il risque de passer aux nouvelles.Il ramasse son coeur de pomme et s'empresse de le jeter dans la poubelle.Merci, Hélicoptèreman ! Vous êtes partie magasiner, votre mari va rejoindre votre voisine dans sa piscine pour une baignade torride.Fuk-fuk-fuk-fuk-fuk ! L'hélicoptère TVA le survole, il risque de passer aux nouvelles.Il retourne sagement dans le foyer conjugal, avec son p'tit bonheur dans les mains.Merci, Hélicoptèreman Non, les Montréalais ne seront plus jamais les mêmes.Ils vont marcher droit.Maintenant, la voix de leur conscience fera fuk-fukfuk- fuk-fuk ! Du haut du ciel, Hélicoptèreman veille sur nous.Comme le Bon Dieu.Et, comme le Bon Dieu, il n'intervient pas.Il fait juste nous faire filer cheap.Maintenant, les pushers, les scalpers et les prostituées ne pourront plus faire leur commerce à la belle étoile.Il va leur falloir un abri Tempo pour pouvoir faire leurs transactions.Sinon, Hélicoptèreman va les dénoncer.Fini les cols bleus qui se pognent le derrière dans un chantier de construction.Fini les fonctionnaires qui prennent des pauses de 30 minutes pour fumer dehors.Fini les maîtres qui ne ramassent pas les crottes de leur chien.Hélicoptèreman va mater tous ces délinquants.Mais qui dit super-héros, dit aussi super-méchant.Qui sera à Hélicoptèreman ce que le Joker est à Batman ?Voyons, c'est facile à deviner.Il est déjà parmi nous.Il est la pire menace de notre ville.La plus grande calamité.La plaie la plus profonde.Nidepouleman ! Nidepouleman est en train de creuser la tombe de notre ville.Hélicoptèreman pourra-t-il aider notre maire à go-go à se débarrasser de ce fléau ?Du haut du ciel, il peut tous les voir, ces nids-depoule qui démolissent nos suspensions.Mais il ne suffit pas de les montrer, il faut les remplir.Si Spiderman peut tisser des toiles entre les gratte-ciel, Hélicoptèreman devrait pouvoir propulser du goudron dans les trous, juste avant qu'une voiture ne soit prise au piège.Ça, ce serait chic ! Ça, ce serait héroïque.Pour que Hélicoptèreman devienne vraiment un super- héros et que la population lui voue un culte, il doit faire plus que filmer des embouteillages, des incendies et des policiers en rut ; il doit nous débarrasser de Nidepouleman.Alors là, il deviendra une légende ! À toi de jouer, Hélicoptèreman ! Grâce à toi, maintenant, nous savons que, lorsque nous entendons fuk-fuk-fuk-fuk-fuk au-dessus de nous, rien ne peut nous arriver.Nous sommes en sécurité.S'il te plaît, Hélicoptèreman, viens me survoler ! Viens me sauver ! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com Les motoneigistes bannis des terres agricoles La marijuana stimulerait la mémoire AGENCE FRANCE-PRESSE OTTAWA \u2014 Des chercheurs canadiens ont découvert que fumer de la marijuana pourrait stimuler la mémoire et réduire la dépression, a indiqué le responsable de l'étude, M.Xia Zhang.Son équipe, de l'Université de Saskatchewan, a constaté que des injections chez des rats de HU210, une substance de synthèse similaire aux ingrédients contenus dans le cannabis, stimulaient la production de neurones dans une région de leur cerveau, l'hippocampe.Cette zone est associée à l'apprentissage et à la mémoire mais aussi à l'angoisse et à la dépression.Les chercheurs pensent que ces émotions seraient provoquées par une croissance insuffisante des cellules dans l'hippocampe.D'autres études ont montré que la croissance des cellules dans cette région du cerveau diminuait l'anxiété et la dépression.« La conclusion est que fumer de la marijuana peut être une bonne chose », a déclaré Xia Zhang.Cette découverte pourrait déboucher sur la mise au point d'un nouvel antidépresseur qui « dépasserait le Prozac », a ajouté le chercheur.Il a toutefois précisé que le phénomène n'a pour le moment été observé que chez des rats et que le HU210 est une substance purifiée, 100 fois plus puissante que le tetrahydrocannabinol (THC), l'ingrédient actif de la marijuana.NICOLAS ST-PIERRE Les motoneigistes qui ont l'habitude de circuler sur des terres agricoles risquent de se buter à des barrières cet hiver.Exaspérés par la lenteur du gouvernement Charest à alléger leur fardeau fiscal, des agriculteurs ont décidé d'interdire l'accès de leurs terres aux véhicules récréatifs.Orchestré par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ), qui regroupe près de 11 000 agriculteurs, le mouvement de protestation a pris naissance le mois dernier dans le Centre-du-Québec.Il vise d'abord les véhicules tout-terrain mais s'étendra bientôt aux motoneiges.Les cultivateurs de l'Abitibi, de la Mauricie et de la Montérégie ont emboîté le pas depuis.Les régions de Lanaudière et de Québec pourraient se joindre au mouvement d'ici peu.Depuis 2002, avec l'appui de l'Union des producteurs agricoles du Québec, les agriculteurs québécois réclament une réforme de la fiscalité municipale, qu'ils jugent inéquitable.Les motoneigistes compréhensifs Vice-président et chef de la direction de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Raymond Lefebvre refuse de jeter la pierre aux agriculteurs, même si 40% des 33 700 km de sentiers de motoneige que compte le Québec passent par des terres agricoles.« La Fédération, ses clubs et ses bénévoles ont toujours entretenu de bonnes relations avec les agriculteurs, dit-il.On les respecte et on a besoin d'eux.On ne peut qu'espérer que leur problème de fiscalité soit résolu.» La Fédération multiplie d'ailleurs les pressions auprès du gouvernement dans l'espoir de faire bouger les choses.« La situation est très préoccupante dans les régions touchées », ajoute néanmoins M.Lefebvre.« Tous les commerçants, tous les hôteliers et tous ceux qui vivent des retombées économiques de la motoneige sont inquiets.On évalue à 1,4 milliard les retombées engendrées chaque hiver au Québec par l'industrie de la motoneige.PHOTOANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Au Québec, 40% des 33 700 kilomètres de sentiers de motoneige passent sur des terres agricoles.(514)525-1091 2417, Mont-Royal Est, 2e étage COSTUMES SUR MESURE COLLECTIONS: DORMEUIL, CERRUTI, VITALE, BARBERIS TISSUS IMPORTÉS: D'ITALIE ET D'ANGLETERRE 600$ à partir de 3 PANTALONS SUR MESURE 190$ 200$ avec plis JEANS SUR MESURE 85$ à partir de PANTALONS DE VELOURS CÔTELÉ 85$ à partir de TAILLEUR LUIGI PETRELLA Propriétaire VÊTEMENTS SUR MESURE HOMMES ET FEMMES Heures d'ouverture : lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Samedi de 9 h à 13 h En dehors des heures d'ouverture sur rendez-vous seulement Un nouveau bulletin sans frais pour les victimes de douleurs chroniques est maintenant disponible.Ce bulletin vous révélera le secret que toutes les victimes doivent savoir.Ne prenez aucune décision avant de recevoir votre bulletin par la poste vous révélant le secret le mieux gardé en ville ! Appelez sans frais le : 1 888 848-3264 ou www.fibromyalgie/fatigue.ca LE NOUVEAU SECRET POUR LES VICTIMES DE FATIGUE ET DE DOULEURS CHRONIQUES ! 3347361A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO Tirage du NUMÉRO Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2005-10-15 2005-10-15 2005-10-15 2005-10-15 2005-10-15 2005-10-14 2005-10-14 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 12 634 834 $ 5 000 000,00 $ 231 750,40 $ 2 472,90 $ 152,20 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 10 000 000 $ Prétirage PROVINCIAL, ce soir L'Opéra: un DÉFI au cancer Une soirée soulevante pour la recherche sur le cancer Nos commanditaires, jusqu'à présent, sont : American Iron & Metal Company Inc.Date : jeudi 3 novembre 2005 Lieu : Université Mc Gill (Salle Pollack) 555, rue Sherbrooke Ouest Cocktail : 18 h 30 Concert : 20 h Maître de cérémonie: Mme Danielle Charbonneau, « Music for a While », CBC Radio Two Artistes: Vincent Renallo (baryton); Ernest Herz (basse); Talya Smilowitz (soprano) & I Musici de Montréal Oeuvres: Mozart, Tchaikovsky, Glinka, Pucini, Rossini Tous les revenus provenant de cette soirée-bénéfice seront partagés par le Centre de recherche sur le cancer Mc Gill et l'Institut du cancer de Montréal et seront dédiés au financement de leurs programmes respectifs d'Appui à la recherche novatrice.Achat de billets: Mélanie Lane 398-6268 Courriel : melanie.lane@mcgill.ca Billets: Cocktail et concert 75 $ (un reçu d'impôt de 45 $ sera émis) Concert seulement 50 $ (un reçu d'impôt de 25 $ sera émis) Ne manquez pas notre cahier spécial le monde la PME le jeudi 18 octobre dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 3351220 . ACTUALITÉS Michaëlle Jean affirme avoir été victime d'une «stratégie mesquine» PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014Michaëlle Jean affirme qu'elle a été victime d'une « stratégie mesquine » des souverainistes après l'annonce de sa nomination comme gouverneure générale du Canada.Dans une entrevue publiée hier dans le Winnipeg Free Press, Mme Jean a déclaré qu'elle avait été profondément blessée par toute la controverse qui a mis en doute sa loyauté envers le Canada.À la veille de sa première visite officielle au Manitoba, la semaine prochaine, Michaëlle Jean a rompu le silence et abordé les questions qui ont marqué sa nomination.Des interrogations se sont multipliées en août, quand des souverainistes québécois ont utilisé les documentaires et les écrits de son mari, Jean-Daniel Lafond, pour alléguer que la nouvelle représentante de la reine au Canada avait des sympathies souverainistes.« Je pense qu'ils jouaient à un jeu avec ça, a-t-elle dit de sa résidence officielle de Rideau Hall.Je pense que l'idée était de créer une image de moi qui effrayerait le reste du Canada.Malheureusement, comme nous ne nous connaissons pas très bien, je crois que certaines personnes sont tombées dans cette sorte de piège.C'était une stratégie très mesquine.» Elle ne s'est pas excusée pour avoir trinqué à l'indépendance dans un extrait de film maintenant devenu célèbre, affirmant que le documentaire et ce toast avaient été complètement sortis de leur contexte.Elle a expliqué que le documentaire portait sur les notions plus larges de liberté et d'esclavage telles que vues à travers la poésie d'Aimé Césaire.« Nous étions là pour parler de l'expérience haïtienne et comment l'aspiration à la liberté avait été manipulée pendant des années par les dictateurs », a affirmé l'ancienne journaliste de Radio-Canada, qui est arrivée au Canada à l'âge de 12 ans.Si elle s'est montrée disposée à s'expliquer elle-même sur son rôle dans le documentaire de son mari, Mme Jean n'a pas voulu dire pour quoi elle avait voté au dernier référendum québécois, dont le 10e anniversaire sera célébré à la fin du mois.« Il s'agit de quelque chose qui est très personnel à chacun », at- elle dit, soutenant qu'elle n'enfreindrait pas « le principe fondamental du secret du vote ».Michaëlle Jean a déclaré enfin que sa fille de six ans, Marie- Eden, lui a donné beaucoup de courage pendant la période difficile qui a précédé son assermentation comme gouverneure générale.Elle lui a souvent répété qu'elle était fière de sa mère.PHOTO JONATHANHAYWARD, PRESSE CANADIENNE © Michaëlle Jean a été blessée par la controverse provoquée par sa nomination.La question du sexisme SEXISME suite de la page A1 Avocate originaire du Texas, Harriet Miers a déjà dit que le président est l'« homme le plus brillant» qu'elle ait jamais rencontré, selon David Frum, qui a travaillé à ses côtés à la Maison- Blanche.Frum est aujourd'hui l'un des commentateurs conservateurs qui se moquent de Miers.Il l'a lui-même qualifiée de « bureaucrate sans importance ».Voyons cela de plus près.Au Texas, Harriet Miers a dirigé une firme juridique de 400 avocats qui représentait des groupes comme Disney et Microsoft.Elle a été la première femme à la tête du barreau de son État natal.Elle a siégé durant deux ans au Conseil municipal de Dallas.Et elle a été l'avocate personnelle de George W.Bush, à l'époque où il était gouverneur.Elle a suivi W.à Washington et est devenue l'avocate de la Maison- Blanche lorsque Alberto Gonzales a été nommé ministre de la Justice.Elle n'a jamais exercé dans la magistrature et n'a jamais défendu de philosophie particulière dans des discours ou des textes.Élevée dans la foi catholique, Harriet Miers est devenue chrétienne évangélique (born again christian) dans les années 90.De l'aveu même du président, qui tentait de rassurer la droite, le facteur religieux a joué dans sa nomination à la Cour suprême.Mais, une fois élue, votera-t-elle pour abolir le droit à l'avortement ?Sur cette question et sur plusieurs autres, conservateurs et progressistes aimeraient être éclairés, mais Harriet Miers demeure un mystère, sauf sur la question de George W.Bush.La semaine dernière, le New York Times et le site Internet Smoking Gun ont mis en lumière une partie de la correspondance entre Harriet Miers et W.à l'époque où celui-ci était gouverneur.Ainsi, en 1997, Mme Miers a écrit à W.: « Vous êtes le meilleur gouverneur de l'histoire.» Dans une autre missive, elle l'a encouragé à continuer son « excellent travail ».« Le Texas est béni », a-telle précisé.Quant aux jumelles Barbara et Jenna, elles sont chanceuses d'avoir des parents cool comme George et Laura Bush, a-telle noté dans une autre carte.Ces lettres n'ont pas contribué à rehausser l'image de Mme Miers auprès de certains militants et commentateurs conservateurs.Rejetant l'accusation de sexisme, ils répètent sur tous les tons que le choix du président n'est tout simplement pas le meilleur.Au cours des 20 dernières années, rappellent- ils, les conservateurs ont mis en place un riche vivier de juges potentiels pour la Cour suprême, histoire d'avoir un jour un tribunal majoritairement acquis à leur cause.Et voilà que le président compromet ce rêve en nommant une femme sans philosophie claire.Dans ce débat, les démocrates se font plutôt discrets.Il assistent à un spectacle rare, celui du Parti républicain qui s'entredéchire.Ils promettent néanmoins de poser des questions pointues à Harriet Miers lorsqu'elle comparaîtra devant le Sénat, où sa nomination doit être entérinée par une majorité.Il faut aussi noter que Laura Bush n'a pas été la seule à soulever la question du sexisme.Des féministes bien en vue se sont également portées à la défense de Harriet Miers, dont Eleanor Smeal, qui dirige l'organisme Feminist Majority Foundation.Selon elle, Harriet Miers fait face à un « double standard ».Si elle était un homme, les commentateurs et militants conservateurs ne mettraient pas en doute ses capacités intellectuelles comme ils le font présentement.Il faut préciser enfin que les critiques du choix présidentiel ne sont pas tous des hommes.Voici ce que Maureen Dowd, du New York Times, a écrit après la nomination de Mme Miers à la Cour suprême : « W.adore être entouré de femmes solides qui consacrent leur vie entière à le dorloter, comme les vestales virginales veillant sur le feu sacré, gardiennes de ses valeurs et cerbères de sa réputation.COUPON DE PARTICIPATION À gagner : Une semaine royale au Maroc pour 2 personnes, en collaboration avec Royal Air Maroc, l'Hôtel Mamounia de Marrakech et l'hôtel Dorint Atlantic Palace de Agadir.Le dimanche 30 octobre, tous les finalistes seront au Salon international tourisme voyages.Le tirage final se fera sur place, devant public, à 17 h.Nom : Âge : Adresse : Ville : Province : Code postal : Téléphone : Courriel : Question d'habileté : nommez l'animateur de l'émission LA FIÈVRE DU VENDREDI SOIR diffusée sur les ondes du 105.7 Rythme FM : Pour être valide, ce coupon doit être dûment complété.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles chez média mondial dmg, à La Presse, 105.7 Rythme FM et à TQS.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Pour participer, il suffit de compléter le coupon de participation dans La Presse et de le poster à l'adresse suivante : La Presse ltée Concours « Semaine royale au Maroc » C.P.11052, Succ.Centre-ville Montréal, Québec, H3C 4Y8 Grâce à La Presse, 105.7 Rythme FM, TQS et Sympatico-MSN, vous vous envolerez avec la personne de votre choix sur les ailes de Royal Air Maroc en classe affaires pour passer 4 jours de rêve à l'hôtel 5 étoiles luxe Mamounia de Marrakech, en demi-pension.ET CE N'EST PAS TOUT ! Votre semaine royale se poursuivra à Agadir au magnifique hôtel Dorint Atlantic Palace, de même catégorie, également en demi-pension.Le tout d'une valeur de plus de15 000 $.Les 21, 22 et 23 octobre, écoutez sur les ondes du 105.7 Rythme FM LA FIÈVRE DU VENDREDI SOIR avec Mario Lirette, le vendredi de 16 h à 20 h et LES WEEK-ENDS À MARIO, le samedi de midi à 16 h et le dimanche de midi à 17 h pour connaître les noms des finalistes.Le 30 octobre, les 20 finalistes seront au Salon international tourisme voyages à la Place Bonaventure et l'un d'entre eux deviendra le grand gagnant ! Un événement 3350150A Moins d'infections au C.difficile LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Après un an, les autorités québécoises de la santé affirment que le nombre de cas d'infections dues à la bactérie C.difficile est en train de diminuer.Les autorités ont fait le point hier dans le cadre d'un colloque scientifique sur le Clostridium difficile, qui réunissait des experts des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni.Bien que les données pour le Québec sur un an soient encore préliminaires, elles font état de 8673 nouveaux cas d'infection à la bactérie C.difficile diagnostiqués à l'hôpital en 2004-2005, dont 6362 (soit 73 %) d'origine nosocomiale (acquises à l'hôpital).Le taux de décès directs ou indirects, sur 5113 cas étudiés de près dans le cadre du programme de surveillance, est de 8,1%, à savoir 3,5% de décès directement causés par le C.difficile et 4,6% de décès auxquels le C.difficile a contribué.Mais, de façon générale, les autorités constatent une amélioration de la situation, notamment parce que le déclin prévu à la fin de l'hiver s'est manifesté plus tôt.Depuis l'an dernier, « la situation s'est stabilisée et le nombre de cas est en train de diminuer.On est dans une situation très encourageante, qui montre que le problème n'est pas réglé ; il est loin d'être réglé ; il faudra plusieurs années pour retrouver quelque chose de normal, mais on est dans une tendance excellente », a commenté le Dr Bruno Hubert, de l'Institut national de santé publique du Québec.Aujourd'hui, « on est plus bas que là où on a commencé il y a un an », a résumé de son côté le Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique.Les Drs Hubert et Poirier attribuent cette amélioration aux précautions, consignes et mesures diverses appliquées pour affronter l'éclosion.Le Ministère a notamment accordé 20 millions de dollars supplémentaires aux hôpitaux, a rappelé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Des infirmières vouées à la prévention des infections avaient été embauchées, et des directives avaient été émises et rappelées concernant l'entretien ménager, la désinfection, le port de gants et de masques, notamment.Les autorités ont aussi conseillé aux établissements d'isoler le plus possible les patients atteints ou de les regrouper.Le bon usage des antibiotiques est également en cause.Précision Claude Blanchard Dans une chronique publiée le 12 octobre sous la plume de Nathalie Petrowski, nous avons écrit que Claude Blanchard est un ami du fondateur de GSI Technologies, Michel de Montigny.M.Blanchard a tenu à faire savoir par la voix de ses avocats qu'il ne connaît pas M.de Montigny, ne l'a jamais rencontré de sa vie et ne lui a jamais adressé la parole.Nos excuses. 36 VERSEMENTS SANS INTÉRÊT JUSQU'EN OCTOBRE 2008 SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES Laveuse de 3,2 pi3 12 programmes, 4 choix de température, cuve en porcelaine.Sécheuse de 6,5 pi3 3 choix de température, séchage automatique et silencieux.Livraison, ramassage et service gratuits.Laveuse de 3,3 pi3 4 choix de température, agitateur multifonctions, filtre autonettoyant, rinçage supplémentaire.Sécheuse de 7,1 pi3 4 choix de température, séchage automatique, éclairage dans le tambour, signal sonore de fin de cycle, insonorisation.Livraison, ramassage et service gratuits.879$ 2442$ /mois ou La paire Prix en vigueur jusqu'au dimanche 16 octobre 2005.Quantités limitées sur certains articles.Achat minimum requis de 299 $ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499 $ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) un Un achat, Là où la qualité n'est pas un obstacle aux bas prix ! 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MONDE LE TOUR DU GLOBE UE-MERCOSUR : « progrès rapides » Des « progrès rapides » pourraient être réalisés vers la conclusion d'un accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur (Marché commun du sud de l'Amérique latine), a-t-on appris hier à Salamanque à l'occasion du XVe sommet ibéro-américain.Le Venezuela va par ailleurs devenir en décembre le cinquième membre de plein droit du Mercosur \u2014avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay \u2014, alors qu'il n'en était que membre associé jusqu'à présent, ont indiqué les responsables de l'organisation sud-américaine.« Les ultimes données dont je dispose montrent une évolution positive et des positions équilibrées qui vont permettre des progrès rapides » vers un accord de libre commerce UE-Mercosur, en négociation depuis 1999, a estimé à Salamanque le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, à l'issue d'entretiens avec le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva et son homologue uruguayen Tabaré Vasquez.d'après AFP VENEZUELA : crise du pétrole en vue Les producteurs de pétrole sont presque à la limite de leur production, les réserves s'épuisent et la demande ne cesse d'augmenter, ce qui veut dire que les prix du pétrole « continueront à monter », a affirmé hier à Salamanque le président vénézuélien Hugo Chavez.« Le monde devra s'habituer à un prix du baril au-dessus de 50 $ (.).Il sera difficile d'augmenter la production », a-t-il dit en marge du XVe sommet ibéroaméricain de Salamanque.Selon le dirigeant dont le pays est le seul d'Amérique latine à faire partie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le monde est proche « d'une grande crise énergétique mondiale ».Chavez a rappelé que le Venezuela, qui produit 3,1 millions de barils par jour, dont il vend environ 1,5 millions aux États-Unis, frôle sa limite.d'après AFP MEXIQUE : pauvreté des enfants « Au Mexique, deux enfants sur trois sont pauvres, plus de deux millions ne vont pas à l'école et trois millions travaillent, une situation qui est préoccupante pour la législation mexicaine », selon Jorge Enrique Venegas, consultant pour l'UNICEF, dans un communiqué distribué à la Chambre des députés à Mexico.Malgré d'importants progrès réalisés depuis les années 70 en matière de mortalité infantile, M.Venegas a souligné qu'il restait toujours de grands défis puisqu'« on enregistre chaque année 46 000 décès en raison de causes évitables ».d'après AFP CHINE : le FMI et le yuan Le directeur général du Fonds monétaire international, Rodrigo Rato, a répliqué hier aux Américains, qui accusent l'institution de faiblesse sur la question du yuan.« Nous pensons depuis bien longtemps, bien avant que tout le monde ne commence à parler de cette question, que la Chine doit évoluer vers un système de change plus flexible », a dit le patron du FMI, à l'occasion de la réunion finances du G20 près de Pékin.« C'est ce que nous conseillons aux autorités chinoises de faire depuis au moins 1999, donc bien avant que d'autres commencent à s'intéresser au problème », a ajouté M.Rato en conférence de presse.d'après AFP PHOTO BALESTEROS, AFP Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents à la cérémonie de clôture hier du Sommet ibéro-américain, à Salamanque : le président du Costa Rica, Abel Pacheco ; le président de l'Uruguay, Tabaré Vasquez ; le roi d'Espagne, Juan Carlos ; le premier ministre d'Espagne, José Zapatero ; et le secrétaire général de l'Union ibéro-américaine, Enrique Iglesias.Le Sommet ibéro-américain exhorte Washington à cesser le «blocus» contre Cuba GABRIELA CALOTTI AGENCE FRANCE-PRESSE SALAMANQUE, Espagne \u2014 Le XVe Sommet ibéroaméricain de Salamanque a pris fin hier en adoptant deux résolutions favorables à Cuba et désapprouvées par les États- Unis, un succès apparent pour le président cubain Fidel Castro, pourtant le grand absent de cette réunion.La première résolution demande en termes assez tranchants au gouvernement américain de « mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'il maintient sur Cuba » depuis 1962.L'autre soutient les « démarches pour obtenir ou amener devant la justice » le militant anticastriste d'origine cubaine Luis Posada Carriles, détenu aux États-Unis et réclamé par le Venezuela pour un attentat en 1976 contre un avion de la Cubana de Aviacion ayant fait 76 morts.Carriles n'est toutefois pas nommé explicitement dans le texte.Selon les médias espagnols, l'ambassade des États-Unis à Madrid avait exprimé dès vendredi soir son « inquiétude », estimant qu'il « serait malheureux qu'un tel texte soit interprété comme un appui à la dictature cubaine ».Fidel Castro n'était pas à Salamanque \u2014 il s'était décommandé au dernier moment.Mais il semble avoir remporté un succès symbolique sur les États-Unis en obtenant le soutien de ses pairs ibéroaméricains sur ces deux points, estimaient hier soir des diplomates à Salamanque.C'est surtout le terme « blocus» \u2014à la place d'« embargo » \u2014 qui aurait suscité le malaise des Américains, selon un porte-parole de l'ambassade américaine cité par la presse.L'Espagne, mais aussi les présidents chilien Ricardo Lagos et vénézuélien Hugo Chavez, ont immédiatement réagi pour soutenir ces textes.Des sources diplomatiques espagnoles ont affirmé à l'AFP qu'elles étaient « surprises » de la «mauvaise interprétation des États- Unis » parce que le terme « blocus » est celui qu'utilisent les Nations unies pour désigner l'embargo économique et commercial appliqué contre Cuba depuis 40 ans.« Que les chiens aboient, comme disait Don Quichotte, nous continuerons à cheval », a déclaré M.Chavez, dont l'opposition aux États-Unis et la proximité avec La Havane sont connues.Le président Lagos, socialiste modéré, a rappelé que d'autres sommets ibéroaméricains avaient déjà rejeté les mesures américaines contre Cuba.Il a en outre défendu la résolution sur l'extradition de Carriles.« Nous condamnons quand on attaque les tours jumelles à New York, les métros de Madrid ou de Londres, quand on attaque (.) pour freiner le développement touristique à Bali, mais aussi quand on met des bombes dans des avions », a-t-il dit.« Soyons clairs, le terrorisme est pluriel », a ajouté M.Lagos.À mi-chemin, le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a affirmé qu'il espérait que « cela ne soit pas interprété comme un signe de tolérance à la violation des droits de l'homme à Cuba ».« Ce que je critique, ce sont les violations des droits de l'homme », a dit le représentant de l'UE, qui a décidé des sanctions diplomatiques contre Cuba en 2003.Le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque, a rejeté vendredi des rumeurs selon lesquelles Fidel Castro avait annulé son voyage au dernier moment parce qu'il était effrayé par le précédent du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en 1998 à Londres à la demande du juge espagnol Baltasar Garzon.La résolution heurte la diplomatie états-unienne qui s'en tient à « embargo ».« Blocus » est le terme reconnu par l'ONU, réplique la diplomatie espagnole.PHOTO ALFREDO ESTRELLA, AFP Fillette du Chiapas cherchant ses livres d'école après l'ouragan Stan Les Irakiens aux urnes URNES suite de la page A1 George W.Bush n'a bien sûr pas attendu l'issue du scrutin pour se réjouir du référendum.Une victoire de plus, selon lui, contre le terrorisme.« En votant, les Irakiens portent un coup sévère aux terroristes et envoient un message clair au monde », a déclaré le président américain au cours de son allocution radiophonique hebdomadaire.« Les Irakiens décideront de l'avenir de leur pays par des élections pacifiques, et non par une insurrection violente », a-t-il ajouté.Bush a cité une lettre interceptée récemment par les autorités américaines, dont l'auteur pourrait être Ayman Al-Zawahiri, le bras droit d'Oussama ben Laden.On y explique que l'emprise d'Al-Qaeda sur l'Irak « est le premier pas vers son but plus étendu d'imposer l'islam radical » dans la région.« L'élection de ce week-end est un pas en avant décisif pour la marche de l'Irak vers la démocratie, a déclaré Bush.Et avec chaque pas du peuple irakien, les visées d'Al-Qaeda sur la région reculent.» Plus de 15 millions d'Irakiens étaient inscrits sur les listes électorales, et l'on s'attend à ce qu'une majorité, avant tout des chiites et des Kurdes, dise oui à la Constitution.Celle-ci peut tout de même être rejetée par une minorité substantielle, soit deux tiers des électeurs dans au moins trois des 18 provinces du pays.Vers un échec ?Un échec est donc possible, particulièrement en raison du taux de participation très élevé dans les régions sunnites.Plus, en fait, que lors des élections de janvier.Ce sont les sunnites qui se méfient le plus de la Constitution et ils ont vraisemblablement voté non en masse.Le texte donne à l'islam le statut de religion d'État, ce qui en inquiète certains.D'autres jugent que la grande autonomie accordée aux régions provoquera le démembrement du pays.Un accord obtenu à l'arraché la semaine dernière permettra toutefois de modifier la Constitution après le référendum.Depuis cette entente, deux partis sunnites ont exhorté leurs fidèles à voter oui.Les autorités américaines ont lié le retrait de leurs quelque 150 000 soldats en Irak au succès de ce référendum, qui sera suivi, si la Constitution est adoptée, d'élections législatives en décembre.Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zibari, a prédit le « chaos total » si la Constitution est rejetée.Hier, en revanche, l'Irak a connu l'une des journées les moins violentes depuis longtemps.On a signalé la mort de six Irakiens, dont trois soldats.Quelques personnes ont aussi été blessées par des tirs sur cinq des 1200 bureaux de vote de Bagdad.Chaque électeur était fouillé à deux reprises avant de pouvoir voter et on avait interdit à la plupart des véhicules de circuler.La capitale irakienne et la ville de Bassora, dans le sud du pays, ont par ailleurs connu des pannes d'électricité à la suite d'actes de sabotage.Des milliers de morts depuis janvier On a aussi signalé l'enlèvement de 10 employés de la Commission électorale indépendante irakienne dans la province sunnite d'Al-Anbar, où près du tiers des bureaux de vote étaient fermés en raison d'une sécurité déficiente.L'agence Associated Press a profité de l'événement pour diffuser son décompte du nombre de décès liés à la guerre depuis les élections de janvier : au moins 3663 Irakiens et 395 militaires américains.Depuis le début de la guerre, le Pentagone a perdu 1970 soldats en Irak.Une majorité d'Américains souhaitent dorénavant un retrait rapide des troupes.Avec AFP et AP PHOTO ALFRED CHENG JIN, REUTERS Rodrigo de Rato, directeur du FMI, s'adressant au G20 hier à Xianghe, en Chine.« Les Irakiens décideront de l'avenir de leur pays par des élections pacifiques, et non par une insurrection violente », estime le président Bush. FORUM PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© DES IDÉES POUR MONTRÉAL Que faire du silo no 5?Une nouvelle importante est passée presque inaperçue cet été.En mai dernier, le Port de Montréal a publié un appel d'offres dans les plus grands journaux du pays pour trouver, enfin, un projet de conversion pour le silo no 5 digne de ce nom.Montréal n'est peut-être plus un pôle de commerce mondial, il peut néanmoins se souvenir qu'il l'a été dans le passé.C'est pourquoi la décision prise en 1996 de ne pas raser ce mastodonte d'un demi kilomètre de long au bout de la rue Mc Gill, dans le Vieux-Port, fut la bonne.Après tout, le principal argument des démolisseurs \u2014 ouvrir une fenêtre sur le fleuve \u2014 est absurde : le Saint-Laurent coule à environ un kilomètre du silo derrière un enchevêtrement industriel opaque ! Après des années de questionnement existentiel et de pressions du milieu patrimonial, le silo no 5 aura donc droit à une seconde vie.Mais que faire avec un tel édifice ?Voici quelques exemples tirés d'une étude réalisée pour le compte de la Société du Havre.François Cardinal Ohio, États-Unis Toronto, Canada Abandonné en 1970, le silo à céréales d'Akron (Ohio), était jadis propriété de la compagnie Quaker.Contrairement au silo de Montréal, l'imposant édifice a eu l'heur de plaire à un groupe de promoteurs qui, en l'espace de dix ans, a réussi à le transformer en un hôtel couru.Le Crowne Plaza Quaker Square serait, depuis près de 25 ans, le seul hôtel à avoir été réalisé dans un silo à céréales.Cela est plutôt étonnant vu le pouvoir d'attraction de l'institution, autant auprès des touristes que des commerçants.En effet, s'y sont greffés au cours des années un centre commercial, un monorail, des restaurants, etc.Un centre des congrès de quelque 26 000 pieds carrés s'est même ajouté récemment au complexe.Aujourd'hui, cet hôtel, qui fait partie du National Trust Historic Hotels of America, compte 144 chambres, 30 magasins et emploie plus de 500 personnes.Non loin de Montréal, une autre ville au passé portuaire tente de convertir un silo dans le but de sauvegarder la mémoire urbaine.Depuis 1987, année où la Canada Malting a abandonné ses activités dans le silo à céréales de la rue Bathurst, la Ville tente en effet de transformer l'imposant bâtiment en un complexe entièrement dédié à l'industrie de la musique du Canada.Appelé Metronome Canada, le projet est un complexe comprenant une salle de concert de 800 places, des espaces à bureaux pour l'industrie de la musique, un centre éducatif, des commerces, un musée patrimonial, des restaurants, des aires de jeux pour enfants ainsi qu'un musée flottant, consacré, évidemment, à la musique.Ce projet, lancé en 2000, devait être la pièce de résistance de la revitalisation du bord de l'eau de la Ville Reine.jusqu'à ce que des problèmes de financement surviennent et hypothèquent sa naissance même.Seul le projet de musée de la musique est actuellement vivant.Marseille, France Le silo d'Arenc, à Marseille en France, est certainement celui qui ressemble le plus au silo no 5 de Montréal.Non par sa taille, plutôt par son histoire.Au début des années 90, après avoir été abandonné, il passe à un cheveu d'être rasé.Puis en 1999, les autorités portuaires ont la bonne idée de lancer un appel de propositions, comme cela s'est fait cette année à Montréal.Résultat : le silo à blé du port de Marseille sera transformé, d'ici 2007, en une immense salle de spectacles.On a ainsi rejeté deux propositions : un stationnement étagé et un espace océanographique couplé à un hôtel.Pour financer cette salle de spectacles, les promoteurs ajouteront au projet des espaces à bureaux dédiés aux entreprises du monde maritime, un café musique ainsi qu'un restaurant panoramique.Les frais d'immobilisations sont partagés presque à moitié entre le secteur public et le secteur privé.APPEL À TOUS Une vocation pour le silo no 5 Et vous, qu'en pensez-vous ?Quelle vocation envisagez-vous pour le silo no 5 ?Écriveznous nombreux.Les meilleurs textes, idéalement de moins de 300 mots, seront publiés au cours des prochains jours.Notre adresse : forum@lapresse.ca Les idées de conversion pour le silo sont innombrables.Certains y intègrent des lofts (Argentine), des bureaux (Barcelone), d'autres en profitent pour créer des lieux d'interprétation (Buffalo).Il est même possible d'en faire un instrument de musique, comme on l'a vu à Montréal en 2000 avec le « silophone ».Les architectes québécois ne sont d'ailleurs pas à court d'idées pour la transformation du silo no 5.À la demande de Loto-Québec, Menkes, Shooner, Dagenais a par exemple dessiné il y a quelques années un projet d'hôtel haut de gamme.La firme Canderel a, de son côté, travaillé sur un centre de foires. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Un projet de paradis apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Cinq mois après le congrès de juin qui l'a voté, le nouveau programme du Parti québécois a finalement été publié.Ce «Projet de pays » est en réalité un projet de paradis, d'un Québec miraculeusement prospère, vert, solidaire, décentralisé, démocratique, instruit et en santé.En somme, un projet totalement irréaliste.La déclaration de principes qui ouvre le document révèle un paradoxe.On peut y lire que le Québec « est et sera démocratique », « est et sera francophone », « est et sera prospère », « est et sera solidaire ».D'où l'on ne peut s'empêcher de poser la question : si le Québec est déjà démocratique, pourquoi faudrait-il la souveraineté pour qu'il le demeure ?Si le Québec est déjà francophone, pourquoi la souveraineté seraitelle nécessaire pour qu'il continue de l'être ?Idem pour la solidarité, la prospérité et le développement durable.Voilà le talon d'Achille de l'argumentaire souverainiste aujourd'hui.Dans les années 60, on pouvait prétendre que la souveraineté était essentielle pour faire du français la langue commune, pour permettre aux francophones de prendre le contrôle de leur économie, pour faire du gouvernement québécois un État moderne.Toutefois, tous ces objectifs ont été atteints depuis, sous l'impulsion notamment des souverainistes, au sein du Canada.Cela étant, à quoi servira la souveraineté ?On trouve la réponse du Parti québécois dans la vaste série d'engagements que contient la nouvelle mouture du programme : soutenir concrètement la production des artisans de la culture et des arts, réduire les atteintes à l'environnement, favoriser la rétention des immigrants, instaurer un mode de scrutin fondé sur la formule proportionnelle compensatoire, réaliser une décentralisation d'envergure.Une longue liste qui susci te un autre questionnement : la très grande majorité de ces mesures pouvant être mises en place dans l'état actuel des choses, pourquoi le PQ attend-il la souveraineté, lui qui a gouverné le Québec pendant 18 des 30 dernières années ?C'est là qu'arrive la baguette magique du déséquilibre fiscal : la souveraineté permettrait de tout faire parce que pleuvraient sur le Québec les milliards rapatriés d'Ottawa.En matière de politique familiale, « le rapatriement de toutes nos taxes et de tous nos impôts nous permettra de faire les choix les plus responsables quant à l'avenir ».En éducation, le Québec serait en mesure d'« investir massivement dans les écoles publiques ».La décentralisation administrative exige « les ressources financières propres à un État souverain ».Le problème c'est que, comme l'a démontré récemment notre collègue Alain Dubuc (La Presse, 30 septembre et 1er octobre), l'accession à la souveraineté ne ferait pas du tout pleuvoir les dollars sur le Québec.En effet, les surplus dont jouit le gouvernement fédéral ne proviennent pas du Québec, mais des deux seules provinces qui versent plus en impôts à Ottawa qu'elles n'en reçoivent en transferts et en services, l'Ontario et l'Alberta.Après la séparation, il n'y aurait évidemment aucune chance que ces surplus aboutissent au Québec.De passage jeudi à La Presse, Pauline Marois convenait que le nouveau programme du PQ était passablement jovialiste (c'est notre expression, pas la sienne), mettant cela sur le compte de «l'enthousiasme » des militants.L'enthousiasme des militants, peut-être, mais les leaders souverainistes sont les premiers responsables de la projection de cette image idyllique de la transition et du Québec post-indépendance.Le sociologue souverainiste Stéphane Kelly le déplorait récemment dans nos pages : « Quand un peuple aspire à un idéal élevé, il en assume le coût.Or, les Québécois ne sont pas prêts à souffrir le centième de ce que les Irlandais ont enduré pour s'affranchir.Au lieu de les préparer aux combats réels que suppose l'indépendance, les élites souverainistes taisent les sacrifices qui seraient au rendez-vous.» (La Presse, 8 octobre).La raison de ce silence saute aux yeux : un peuple n'est prêt à faire de grands sacrifices que s'il se trouve dans une situation intolérable.Ce n'est évidemment pas le cas des Québécois, qui vivent dans un des pays les plus prospères du monde.La seule manière pour les souverainistes de les convaincre de faire le saut, c'est de leur promettre un avenir encore plus radieux que le présent.C'està- dire paradisiaque.C'est-à-dire impossible.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Unpeuple n'est prêtà fairedegrands sacrifices ques'il se trouvedans une situation intolérable.Ce n'est évidemment pas le cas des Québécois.Tous en profitent Sur le plan des revenus publics, c'est tout le pays qui profite de lamanne albertaine SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc., groupeconseil albertain en politique publique.Comment le Canada et tous les Canadiens s'y prendront-ils pour faire le meilleur usage possible de la richesse engendrée par les sables bitumineux de l'Alberta ?C'est une question pratique qui doit retenir l'attention des décideurs à l'échelle nationale et provinciale parce qu'il est maintenant évident que le gouvernement fédéral touchera davantage de revenus de cette ressource nationale stratégique que tout autre ordre de gouvernement.Il n'y a aucun fondement fiscal au mythe populaire, qui a cours tout particulièrement lors des tribunes téléphoniques, voulant que seule l'Alberta puisse disposer de cette richesse selon son bon vouloir.En fait, sur le plan des revenus publics, c'est tout le pays qui profite de cette manne.Selon une étude de l'Institut canadien de recherche énergétique (ICRE) intitulée « L'effet économique des sables bitumineux de l'Alberta, de 2000 à 2020 », le principal bénéficiaire de l'exploitation des sables bitumineux est le gouvernement du Canada et non pas le gouvernement de l'Alberta.Il en est ainsi parce que l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur les revenus des particuliers que touche Ottawa grâce aux sables bitumineux dépassent les redevances et les impôts que l'Alberta recueille de cette ressource.De fait, l'étude fait l'hypothèse que les gouvernements recueilleront 123 milliards de dollars en revenus durant cette période de 20 ans, dont plus de 40 % iront au gouvernement fédéral.Et si cette somme paraît incroyable, sachez qu'elle se fonde sur un prix moyen de 32 $US le baril de pétrole.Un prix pétrolier moyen plus élevé engendrera des revenus beaucoup considérables.Il s'agit donc d'un dividende stable, prévisible et annuel rendu possible par un régime fiscal tourné vers l'avenir qui a encouragé des investissements importants et rapides dans les sables bitumineux.Il apparaît donc clairement que la richesse tirée des sables bitumineux profite à tous les Canadiens et non pas à une seule province.Et comme le souligne la projection de l'ICRE, il s'agit d'une richesse qui durera des années et des années, et non pas d'un boni non récurrent.Raison de plus, par conséquent, pour qu'Ottawa envisage comment, à moyen et à long termes, il pourrait utiliser au mieux, au bénéfice de tous les Canadiens, sa part de cette ressource.Mais combien de temps durera.le long terme ?Selon l'Association canadienne des producteurs de pétrole, grâce à la technologie actuelle de récupération, les réserves sont en mesure de soutenir la production de 2,5 millions de barils de pétrole par jour pendant plus de 200 ans.En outre, les sables bitumineux ne sont pas uniquement une source de pétrole.Le coke bitumineux, un sous-produit du traitement des sables bitumineux, constitue une source abondante et bon marché d'hydrogène.En fait, la région des sables bitumineux produit déjà une quantité importante d'hydrogène et met en place les assises de l'approvisionnement de la future économie basée sur l'hydrogène.Les responsables de la préparation des budgets en Alberta et à Ottawa ont longtemps soutenu que la volatilité des prix de l'énergie complique la tâche lorsque vient le temps de prédire les surplus.Résultat ?Ils sous-estiment constamment les revenus tirés des ressources non renouvelables.Maintenant, ils connaissent avec une bien plus grande exactitude quelle sorte de revenus ils devraient tirer des sables bitumineux selon différents scénarios de prix.Idéalement, cela devrait fournir aux décideurs une grande marge de manoeuvre pour planifier les façons d'utiliser cette manne.Les sables bitumineux, qui forment le plus important gisement d'hydrocarbures sur la planète, fournissent les sommes nécessaires pour planifier les investissements requis pour assurer un niveau de vie durable et de grande qualité à tous les Canadiens.Que faire ?Par exemple, si l'on consacrait la portion fédérale des revenus des sables bitumineux aux programmes des villes et des collectivités, qui sont présentement payés par une partie de la taxe fédérale sur l'essence, on augmenterait considérablement la capacité des gouvernements locaux de planifier et de concevoir l'avenir optimal de leur collectivité.En outre, redistribuer ces revenus aux collectivités contribue à rendre service aux Canadiens là où ils choisissent de vivre et donne du pouvoir à l'ordre de gouvernement qui est le plus près des citoyens.Le gouvernement fédéral pourrait aussi choisir d'utiliser les surplus engendrés par les sables bitumineux pour accélérer la mise en valeur d'autres sources d'énergie et planifier une transition plus en douceur de l'économie fondée sur le pétrole vers une économie fondée sur l'hydrogène et d'autres carburants en émergence.Ou il pourrait tout simplement utiliser ces ressources pour réduire la dette, assurant ainsi plus de souplesse et de marge de manoeuvre à sa planification fiscale.Il y a peut-être des utilisations beaucoup plus imaginatives de cette manne, et il incombe certainement à tous les gouvernements de mener de grandes consultations auprès de leurs électeurs pour trouver les meilleures façons d'utiliser ces revenus pour alimenter notre avenir.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES Dieu voit tout du haut des airs Le « problème » concernant la nouvelle affaire Anne-Marie Péladeau, c'est l'hélicoptère, c'est la caméra qui a tout filmé.Sans ces fidèles témoins privilégiés, l'événement que l'on sait eût été relaté bien différemment.Il y avait d'ailleurs là beaucoup plus de policiers (témoins) que de femme violentée par la police.N'est-ce pas ?« Morale » de cette histoire : l'humain a besoin d'être protégé contre lui-même.Car on a beau déplorer une solidarité négative malsaine des policiers en pareil cas (ceux faisant mine de n'avoir rien vu), il en eût été de même de l'immense majorité des passants (citoyens ordinaires) qui, en l'absence d'hélicoptère oeil de Dieu, auraient tout bonnement et carrément omis ou refusé, eux aussi, de s'impliquer en témoignant de ce qu'ils ont vu (pour s'éviter du « trouble ».).Ce sont donc en bonne partie ces moyens techniques qui, comme chiens de garde, vont contribuer à policer davantage notre société.Des caméras sur Ste-Catherine, c'est bien (pour surveiller le monde ordinaire) ; des hélicoptères filmant du haut des airs, ça l'est aussi (pour témoigner avec parfaite équité d'agissements de n'importe qui, sans discrimination aucune).Denis Beaulé Des actes criminels J'ai assisté en direct à la télévision à l'arrestation d'Anne-Marie Péladeau, filmée par la caméra de TVA.J'ai surtout vu trois policiers tabasser une prévenue, alors que deux autres policiers, dont une femme, ont complaisamment tourné la tête.Il s'agit bel et bien d'actes criminels qui ont été posés devant la caméra.On apprend que deux des policiers impliqués directement sont simplement mutés pour la durée de l'enquête.Leurs trois complices resteront en poste.Tout autre citoyen qui aurait posé les mêmes gestes aurait été arrêté, menotté, emprisonné et probablement tabassé, pour ensuite être formellement inculpé de voies de fait et d'agression armée, dans les 24 heures.S'ils avaient été plusieurs à collaborer à ces crimes, ils auraient de plus été accusés d'appartenir à une organisation criminelle.Leur identité aurait illico été transmise aux médias et diffusée.Ces cinq policiers jouissent donc d'un traitement de faveur dû à leur appartenance à une importante organisation qui protège ses membres et qui respecte aussi, comme d'autres organisations connues, la loi de l'Omerta.Quand vous verrez l'inscription « Protéger et servir » sur une auto-patrouille, ne rêvez pas : ce n'est pas à vous que cela s'adresse ! Michel Asselin Il incombeàtous les gouvernements au Canada de mener de grandes consultations pour trouver lesmeilleures façons d'utiliser les revenus provenant de l'Alberta. À VOTRE TOUR La vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille.Québec, terre d'accueil?«Je veux rester au Québec!» ARNAUD FI L LION Je suis un jeune Français de 22 ans rempli d'espoir et d'ambition.Je suis venu au Québec le 18 octobre 2004 avec un permis vacance/travail, un permis d'un an qui est non renouvelable.Au cours de la dernière année, je me suis trouvé un emploi d'assistant- gérant dans une très grande compagnie dont je préfère taire le nom, puis je suis passé gérantadjoint, et je devrais bientôt obtenir mon propre poste de gérant.Mon permis de séjour se terminera très bientôt.Selon les lois canadiennes, si je trouve un employeur prêt à me faire une offre d'emploi, je peux faire une demande pour obtenir un permis temporaire qui me permettrait éventuellement de faire une demande de résidant permanent.J'ai effectué cette demande pour avoir le permis temporaire, mon employeur actuel a fait les démarches auprès de Ressources humaines Canada.Toutefois, les fonctionnaires de ce ministère ont refusé la demande car, et je cite : « Toutefois, aux fins de la confirmation d'une offre d'emploi, il vous appartient de nous démontrer que le poste a été offert aux Canadiens et aux Résidents permanents du Canada, et qu'aucun de ceux-ci ne s'est montré qualifié et/ou disponible pour occuper l'emploi faisant l'objet de votre demande.» Pourtant, l'entreprise pour laquelle je travaille depuis maintenant près d'un an, a 200 postes à combler et trop peu de candidats se présentent pour combler ces postes.De plus, ce ne sont pas des emplois « cachés », ils sont dans les journaux, à la télévision et même sur place, sinon comment en aurais-je entendu parler J'ai passé cette dernière année à Montréal, je paie des taxes comme tout le monde et je travaille 40 heures par semaine.Je me suis établi ici, j'ai acheté une voiture, un cellulaire, j'ai des assurances, etc.En fait, ma vie est ici et ma copine aussi d'ailleurs.Je suis un bon contribuable et un bon citoyen qui aimerait avoir sa chance ! J'aurais pu comprendre ce refus si je profitais du système ou si j'étais assisté social, mais ce n'est pas le cas.Pour conclure, j'aimerais demander si cette sélection est bien fondée.Si tous ceux qui tentent de venir travailler aux Québec sont ainsi repoussés, imaginez tout ce que la province perd en taxes, des taxes qui seraient d'ailleurs bien utiles au système de santé.Le gouvernement donne- t-il une chance aux bonnes personnes?Le Québec n'a-t-il pas de place pour un Français de plus ?Je désire préserver tout ce pourquoi je me suis battu au cours de la dernière année.PHOTO REMI LEMÉE, LA PRESSE© Lise Vena témoigne du courage dont ont fait preuve Jérémy et ses parents, Pascale et Éric, au cours des derniers mois.Jesuis unbon contribuable et unbon citoyen qui aimerait avoir sachance ! Au revoir Jérémy.LETTREDE LA SEMAINE L ISE VENA L'auteure habiteà Dollarddes- Ormeaux.Elle est lamarraine de Pascale, lamèrede Jérémy.Il n'y a pas eu plus belle grossesse que celle de Pascale, mère de Jérémy.Bercé par le son de la guitare de son père Éric tout au long de la grossesse et dès sa naissance, Jérémy fut un bébé calme et heureux, ce qui incita les parents à avoir un petit frère ou une petite soeur pour lui.Et voilà que le petit frère était déjà en chemin lorsque Jérémy eut 1 an en janvier 2005.En mars 2005, Jérémy commença à être malade.Otites, gastros, etc.Ça n'allait pas du tout.Plusieurs visites chez le pédiatre, quelques courts séjours à l'hôpital, où tout semblait quand même peu grave.Avril et mai passèrent ainsi.Mais le 2 juin dernier, le couperet tomba : Jérémy avait une tumeur au cerveau.Tout s'expliquait enfin.Vomissements à répétition, manque d'équilibre, fatigue et, évidemment, maux de tête qu'il ne pouvait pas exprimer vu son jeune âge.Jérémy avait alors 17 mois.Alors, ce fut le branlebas de combat.Il subit, le 6 juin, une opération de 9 heures au cours de laquelle le médecin ne put lui enlever toute la tumeur, malheureusement.L'été de Jérémy fut un été de chimiothérapie, de souffrances inimaginables, d'effets secondaires aussi imprévus que douloureux.Notre petit Jérémy se battait contre cette maladie.L'été des parents fut un été de désespoir d'abord ; ensuite, de courage, de crainte, d'espérance, de confiance.Pascale et Éric ont mis toute leur énergie pour soutenir Jérémy dans sa bataille.Son père est demeuré avec lui 24 heures sur 24, dès le premier jour de l'hospitalisation de leur fils.Les jours souffrants de Jérémy étaient souvent accompagnés de la douce musique de son père.Pascale, bravement, a mené sa deuxième grossesse à terme.Médecins, spécialistes, infirmières, enfin tout le personnel du département d'oncologie de Sainte-Justine a soutenu Pascale et Éric dans cette dure épreuve.Et que dire des parents des autres enfants malades.Éric et Pascale ont vu qu'ils n'étaient pas seuls dans cette douleur de voir un de ses enfants malades.Et que dire des grand-parents ?Début septembre, on a su que Jérémy perdrait la bataille.On ne pouvait plus rien pour lui.Le l7 septembre, Pascale a mis au monde son deuxième fils à Sainte- Justine aussi.Mathis est arrivé.Un beau gros bébé de 4 kilos.Aux soins palliatifs de l'hôpital, les parents, Jérémy et Mathis commencent alors à cohabiter.Un nouveau-né et un enfant agonisant.Quel paradoxe ! Les parents allaient ainsi mener Jérémy jusqu'au bout de sa douleur, jusqu'au bout de sa vie.Dimanche dernier, en faisant une promenade matinale, j'ai vu les oies sauvages, haut, dans le beau ciel bleu, s'envoler vers la chaleur.Et je me suis dit que se serait une belle journée pour que Jérémy prenne enfin son envol vers un monde meilleur, où les souffrances n'existent pas et où il pourra de là-haut admirer ses parents, voir son petit frère grandir et continuer à écouter la belle musique de son père.C'est ce qu'il a fait, doucement.Au revoir, Jérémy.Du Soleil levant à quelques arpents de neige Début septembre, onasu que Jérémy perdrait la bataille.Onnepouvait plus rienpour lui.R ISA HATAYAMA L'auteure est artiste enarts visuels.Originaire d'un des plus grands pays industrialisés \u2014 le Japon \u2014 , je viens de décider de faire mien le Québec.Son dynamisme culturel, politique et économique ainsi que ses qualités humaines m'ont totalement séduite.Venue au Canada pour étudier en Alberta, il y a plus de huit ans, les nécessités de ma formation professionnelle m'ont amenée à poursuivre mes études à l'Université Concordia, à Montréal.Rien de comparable avec la ville de Calgary où j'obtins mon diplôme d'études en vidéo et en production de films.C'est ainsi qu'au cours des dernières années, alors que j'entreprenais des études en techniques de la photo, j'eus le privilège de découvrir l'effervescence culturelle et technologique ainsi que le sens aigu de la solidarité qui caractérisent si bien la Belle Province.Mon actuel travail au sein d'un organisme oeuvrant pour la promotion des arts visuels (vidéo, photo, etc.), depuis la fin de mes études, m'a révélé l'importance du nombre de créateurs québécois ainsi que la qualité de leurs oeuvres.Autre constatation : la générosité exceptionnelle \u2014 comparée au reste du Canada \u2014 que le Québec manifeste à l'égard de ses créateurs.En témoigne la multiplicité d'organismes de soutien aux artistes, dans tous les domaines.Je suis persuadée que mon pays d'origine \u2014 le Japon \u2014 a beaucoup à apprendre du Québec qui, lui aussi, a eu à s'inspirer, dans son mouvement d'émancipation, des pays maghrébins moins prospères que lui.L'ouverture au monde, le profond esprit de solidarité nationale et internationale, l'attachement aux valeurs démocratiques et le respect d'autrui sont autant de qualités que j'apprécie dans ce pays francophone.Il y a aussi cet heureux équilibre entre l'avoir et l'être, incitant les gens, même très occupés, à prendre le temps de vivre.L'apparente nonchalance québécoise, nonchalance qui fait le charme de tous les peuples d'ascendance méditerranéenne, ne cesse d'être l'objet de mon admiration.Ici, le côté humain est partout présent dans les relations interpersonnelles.Et puis l'aspect multi-ethnique qui apparaît surtout à Montréal \u2014 la ville la plus européenne d'Amérique du Nord \u2014 n'est pas sans me mettre à l'aise et favoriser mon intégration à la société d'accueil.De même les centres multimédia, les festivals (Juste pour rire, Festival des films du monde, etc.), la Grande Bibliothèque du Québec et les autres lieux culturels et technologiques qui pullulent dans cette métropole constituent de précieux atouts propices à ma créativité et donc à ma réalisation personnelle.Bien sûr, il y a ce long et dur hiver, que l'on apprécie pourtant très vite dès que l'on découvre ses charmes.Les plaisirs de l'hiver existent bel et bien ! Quant à ceux qui n'y ont pas encore accès, les autres merveilleuses saisons ne les compensent- ils pas amplement ?Enfin, il m'arrive de regretter d'être si loin de mes parents, mais la sympathie que j'éprouve pour mon nouveau pays d'adoption atténue l'acuité de ce manque.C'est pourquoi, tout compte fait, j'ai décidé de faire ma vie au Québec afin de m'épanouir tout en contribuant à la prospérité et au bonheur de son peuple si accueillant.Lit, fauteuil \u2014 fauteuil, lit «Le personnel, lui, sourit, fier du miraculé.Mon père aussi sourit, mais il ne sais plus pourquoi.» MARGUERI TE HARDY L'auteure réside àSainte-Catherine.Mon père n'est pas ce que l'on pourrait communément appeler un héros de guerre, n'ayant participé à aucune.Lorsque le deuxième grand conflit éclata, il était déjà père de famille, donc voué à un autre destin.Chaque héros mène son combat.Aujourd'hui, le combat de mon père est celui qu'il engage au quotidien, en CHSLD, pour survivre un jour de plus.Pour sa perte ou son salut.Bon vivant, Maurice, n'a pas passé un seul jour sans rêve ou projet, nourrissant son corps et son intellect et sa soif de savoir nous aura toujours inspirés.La maladie n'a jamais freiné l'homme, pas la moindre hospitalisation avant l'âge vénérable de 92 ans.Papa vient de fêter ses 93 ans.Longs mois de chutes, de rémissions, d'attente, de pertes physiques et cognitives.Longs mois où l'ombre de mon père (n'est-ce pas ce qu'il est devenu ?) s'amenuise un peu plus.Frêle carcasse tremblotante passant ses journées, toutes semblables, du lit au fauteuil et du fauteuil au lit.Lit, fauteuil.Fauteuil, lit.Aidé pour s'habiller, aidé pour se laver, aidé pour manger, aidé pour uriner, aidé pour déféquer, aidé pour respirer.Pauvre héraut des Temps modernes manipulé par les dieux sacrés de la médecine et de la science.Hippocrate à souhait ! CHSLD.Soins de longue durée.Longue durée.Longue durée.L'éternité pour ces vieillards qui ont perdu toute notion de temps et d'espoir \u2014 euh ! d'espace ! \u2014 Des limbes où pourrissent ces êtres autrefois, et encore aujourd'hui, si chers à nos coeurs.Lit, fauteuil.Fauteuil, lit.Purée du matin.Sieste de l'après-midi.Le bain du mercredi.Quelques visites de la famille.La zoothérapie.Les statistiques.La contention.Le bulletin de santé.Ils sont contents les médecins.«Forte constitution le petit monsieur, quatre ou cinq fois qu'il s'en sort cette année », qu'ils disent.Et gentil le monsieur, coopératif, le monsieur.Et le temps qui passe, les saisons qui s'étirent.L'éternité, moi, je vous dis.Le personnel, lui, sourit, fier du miraculé.Mon père aussi sourit mais il ne sais plus pourquoi.L'apparente nonchalance québécoise ne cessed'être l'objet de monadmiration.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Marguerite Hardy et son père Maurice, âgé de 93 ans.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 3330024A LA PERSONNALITÉ ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Il se défend bien d'être un génie, mais il est certainement surdoué.Un regard noir vibrant, une intensité involontaire dans la voix, le pas mesuré d'un footballeur sur le terrain, le jeune homme de 17 ans s'affirme déjà comme l'un des scientifiques les plus prometteurs de sa génération.Sami Obaïd DDEE LLAA SSEEMMAAIINNEE «Un acte peut paraître ridicule, une parole toute simple, mais ça peut changer des choses.C'est pareil dans le domaine scientifique.On ne doit rien négliger, il faut rester ouvert.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND/LA PRESSE ANNE RICHER l a sensiblement les mêmes attitudes qu'un adolescent de son âge: il parsèmeses propos de «genre», «comme», avec un léger accent qui lui vient de l'arabe, sa langue maternelle.Mais lorsqu'il se met au travail, qu'il entreprend un projet de recherche, son attention est mobilisée tout entière sur le succès de son entreprise.Sami Obaïd est un jeune gagnant.On l'aimerait cloné, multiplié par 100, pour que son rêve\u2014trouver untraitement auxmaladies neuro-dégénératives, telle la maladie de Parkinson\u2014se réalise enfin.Il a déjà quelques longueurs d'avance sur ceux de sa génération puisqu'il est répondant provincial de l'Association SMARTS (Student Mentorship Association Regarding Technology and Science), un organisme pour la promotion des sciences et technologies auprès des jeunes Canadiens.On le rencontre parmi les grands (plus âgés que lui) dans les laboratoires de l'Université Mc Gill et de l'Institut de neurologie de Montréal.Son curriculum vitae est remarquable, rempli de récompenses et de bourses, dont l'une, de la Société canadienne de l'institut Weizmann des sciences, lui a permis de faire un stage en Israël cette année.Pour toutes ces raisons, La Presse le nomme Personnalité de la semaine.Reconnaissant «La Dre Nalbantoglu m'a pris au sérieux.Elle m'a accepté comme l'un des siens.Le Dr Nicolay Ferrari, lui, m'a tout appris.Il a été patient, gentil, il a tout fait pour moi.C'est comme ma mère, mais au plan scientifique, et l'ambiance est super», dit-il en riant.Il remercie avec chaleur, car ce qu'il vit est le commencement.Sami veut être médecin, bien sûr, et chercheur, mais il veut travailler avec les humains.Il ne sera pas le savant farfelu et solitaire enfermé avec ses éprouvettes.Pour lui, tout a commencé avec les tornades, alors qu'il faisait l'étude du phénomène et l'expérienced'une simulation à l'Exposciences ducollège Regina Assumpta.L'annéesuivante, il a présenté un moyen de tenir sans risque les chats éloignés des plantes.La biologie, l'anatomie, la physiologie lui ont livré bien de leurs secrets.Mais «la neurologie est encore méconnue, comme un vaste programme informatique qui connaîtrait des bogues.Que l'on pense au rôle du cerveau dans la maladie de Parkinson de Mohammed Ali, dans la paralysie de Christopher Reeve (qui personnifiait Superman).Le corps veut faire quelque chose mais ne peut pas, parce que le cerveau ne veut plus répondre.Des gens brillants se voient diminués, s'en rendent compte, c'est pire qu'un handicap, qu'une blessure, car c'est notre pensée qui contrôle notre âme.» Cette souffrance-là, celle qui tient le malade prisonnier de son corps, est pour lui comme unmoteur.Sami Obaïd est inscrit au collège Grasset.Il joue au soccer, il voit ses amis le vendredi soir.Mais il y a toujours cette petite flamme qui anime ses rapports avec autrui.D'abord, il dit nonà la cigarette, encore plus à la drogue.Quant à l'alcool.«Ma religion me l'interdit», dit-il en souriant.Il ne veut pas être pris pour un autre.«Mes amis sont comme ils sont.Je n'essaie pas de les changer, mais je les encourage, je pense à leur avenir, surtout quand j'entends: \"L'école, ce n'est pas pour moi.\" Je n'aime pas ça.Tout le monde a un don, la capacité d'étudier quelque chose».Lemaximum «Il faut du talent peut-être, mais surtout beaucoup de travail.De la discipline.Je fais beaucoup de choses.Et plus j'en ai à faire, plus celamestimule pour donner lemaximum et concentrer mon énergie.» Il avoue avoir été turbulent durant tout son primaire.Il s'est calmé, dit-il, tout en bénissant sa très grande concentration, qui lui permet d'«être entier» là où il est.Ses années de secondaire à peine terminées, c'est maintenant surtout qu'il juge de leur valeur.«On nous a appris à réfléchir par nous-mêmes, à aller plus loin.Moi, à l'école, je m'amuse, je trouve toujours quelque chose de positif.» Au basket, au soccer, dans son laboratoire, dans son bulletin, oui, il veut «gagner», c'està- dire aller au bout.«Je suis compétitif, mais pas pour montrer que je suis le meilleur, même si des fois on aime bien que le monde voie qu'on est bon», ajoute-t-il avec un éclair taquin dans l'oeil.Ses amis sont de toutes les races.Un ami est sacré, comme le sera sans doute un jour sa propre famille.En attendant, pour sa mère, l'important, c'est «les études, les sports, le repos, la bonne alimentation», car il est encore un adolescent.Pour lui, en réfléchissant bien: «C'est réussir ma vie.être heureux.Faire quelque chose de grand pour l'humanité, quelque chose qui va aider.» Et il a pris conscience des forces qui l'animent.«Un acte peut paraître ridicule, une parole toute simple, mais ça peut changer des choses.C'est pareil dans le domaine scientifique.On ne doit rien négliger, il faut rester ouvert.» Sami Obaïd a une mentalité scientifique systématique.Il y a peu de risque qu'il passe à côté «d'une petite chose».Cette petite chose pourrait le mener aux plus grandes découvertes."]
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