La presse, 17 octobre 2005, C. Arts et spectacles
[" JOSÉ NAVAS Plus authentique que jamais ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Assis devant sa tasse de thé vert, José Navas affiche a l'air à la fois grave et serein : « Adela a été un succès, c'est vrai.Mais immédiatement après j'ai dû annuler la tournée prévue en Europe à cause des coupures de subventions.S'en est suivie une dure période de réflexion, de remise en question, où je me suis demandé s'il fallait continuer et comment.C'est allé plus loin.Je me suis trouvé face à des questions de fond : pourquoi ai-je choisi la danse, pourquoi danser ?J'étais là, avec mon succès derrière moi.» Les difficultés dont il parle concernent malheureusement la majeure partie des compagnies intermédiaires dont fait partie Flak, sa compagnie, fondée en 1995.Navas, malgré son parcours jalonné d'une vingtaine de chorégraphies applaudies sur les scènes internationales \u2014 dont One Night Only 3/3 (1998), Perfume de gardenias (2000) ou Solo with Cello (2001) \u2014 n'a pas pu éviter la vague de morosité qui a frappé le milieu de la danse contemporaine québécoise dans les dernières années.Mais il reste avant tout un créateur.Il a répondu à cette crise par la création : « La réponse à mes questions est simple.Je danse pour exprimer quelque chose.La danse est ma manière d'exprimer ma vision du monde.Ça m'a pris 20 ans pour revenir à l'essentiel.Avec la quar ant a i n e, j ' ai r e t r o u vé l'essentiel, le goût de travailler toute la journée dans un studio.Ce qui me passionne, c'est le travail sur le mouvement et l'espace.Le mouvement dans l'espace, le travail avec les danseurs, voilà.C'est l'essentiel et j'y suis revenu.» Parce qu'il n'a « rien à perdre », il décide de tenter une pièce complètement nouvelle, à laquelle il pensait depuis sept ou huit ans, sans jamais oser l'aborder vraiment.Une pièce épurée, intérieure, entièrement consacrée au mouvement et à lui seul.« Je pensais à cette pièce et je me disais que ce n'était pas possible, qu'il fallait des costumes, des décors, un environnement recherché comme le public avait l'habitude d'en voir.Et là, je me suis dit que ce n'était pas la peine.Le public vient s'asseoir dans le noir pour voir une proposition.Si vous avez quelque chose à lui dire, il va vous suivre.Ainsi est née Portable Dances, trois pièces en une ou une pièce en trois parties distinctes, où prime le mouvement entre les interprètes, trois danseuses \u2014 Mira Peck, Magali Stoll et Chanti Wadge \u2014 et lui, José Navas.Sans décor, avec des costumes minimalistes, il a tout centré sur la résonance des corps entre eux.La pièce commence par les duos qu'il forme successivement avec chacune des danseuses dans la première partie intitulée Pas de Deux for Four Dancers.Suit Solo With Light, son solo qui constitue le coeur de la pièce.Enfin Trio in White, qui clôt la pièce, avec une variation sur la fluidité orchestrée des corps des trois danseuses.Le tout forme « une méditation d'une heure et quart ».Robert Lepage, venu voir la première de Portables Dances à la Rotonde, à Québec, le 5 octobre dernier, a beaucoup apprécié : « Il m'a dit avoir été heureux de voir une pièce calme et profonde et en même temps innovatrice.Au fond c'est vrai qu'aujourd'hui, faire de la danse qui danse, c'est redevenu novateur.Là aussi, on revient à l'essentiel.» Mais Portable Dances ne serait pas ce qu'elle est sans le musicien Alexander Mc Sween et l'éclairagiste Marc Parent.On ne peut tout de même pas tout enlever et revenir à l'essentiel, en danse, c'est aussi privilégier musique et lumière.« Alexander a enregistré nos voix, paroles, chansons etc.Puis il a isolé les voyelles et les consonnes avant de les recomposer.Cela donne une trame sonore tout à fait hallucinante, unique, minimaliste et forte à la fois, qui constitue le seul environnement sonore de la pièce.Idem avec Marc Parent.Sa lumière est tellement subtile qu'on dirait qu'elle n'est pas là.Il faut être Marc Parent pour faire ça.» José Navas est donc un chorégraphe et un danseur heureux ces jours-ci.Certes, il trouve que la situation reste compliquée et a bien des reproches à faire au milieu, « les grandes compagnies montréalaises qui ne travaillent que pour elles, leurs tournées, et ne bougent pas le petit doigt pour les jeunes et la relève ».Mais lui a retrouvé « son squelette », le sens et l'essence de sa danse.Et en plus, voilà que la tournée européenne d'Adela, mi amor va finalement se faire en 2006.Patience et longueur de temps.PORTABLE DANCES, de José Navas, à l'Agora de la danse, du 19 au 22 et du 26 au 29 octobre.Après les images fortes et rythmées de Adela, mi amor (2003), le chorégraphe montréalais José Navas revient avec une nouvelle pièce, Portable Dances, qui nous emmène dans une direction totalement différente.Mais le plus fantastique c'est que cette pièce a failli ne jamais voir le jour.On en frémit et surtout on se demande pourquoi.Pourquoi un chorégraphe de sa dimension a-t-il pensé à quitter la scène en plein succès ?PHOTO MICHAEL SLOBODIAN La danse est ma manière d'exprimer ma vision du monde, explique José Navas.Guy A.Lepage a raté sa nouvelle, mais pas son émission LOUISE COUSINEAU CHRONIQUE Une émission en différé a des avantages : on peut la monter jusqu'à la substantifique moelle de la perfection.Mais voilà : à Tout le monde en parle, hier soir, on aurait voulu entendre Guy A.et ses invités parler de la décision de TQS de se priver des services du Doc Mailloux et de Philippe Fehmiu à Loft Story en janvier.Comme c'est sur le plateau de Tout le monde en parle que l'affaire a démarré, il aurait été normal de voir les deux s'expliquer face à face alors que la décision de TQS est encore chaude.Mais la décision a été prise vendredi et Tout le monde en parle était déjà enregistrée.Peut-être la semaine prochaine.Mais hier, je m'ennuyais du direct.Pourquoi se plaindre ?L'émission a été intéressante, et lorsque Marc Hamilton s'est pointé sur la scène avec son look de pirate, on ne s'attendait pas à le voir pleurer sur sa déchéance, alors que sa femme a été obligée de se prostituer pour le faire vivre.Voilà un homme qui a écrit une chanson indémodable qu'on a tous chantée, Comme j'ai toujours envie d'aimer, une chanson qui passe à travers le temps et qui nous donne envie de nous coller.Il a été roulé par son gérant, n'a jamais pu faire une carrière intéressante et s'inventait des tournées quand les passants lui demandaient de ses nouvelles.Hier, il a parlé du suicide qui était devenu la seule solution et c'était poignant.La plupart des invités de l'émission donnent un spectacle.Lui, c'était les tripes sur la table.Il a été question des événements d'octobre et, éventuellement, de Marc Lépine, le tueur de Polytechnique.Hélène Pedneault a parlé d'un crime contre le féminisme et a souligné, à juste titre, qu'on n'a jamais expliqué Marc Lépine et les raisons de son geste.« La France, a-t-elle ajouté, commence à peine à parler de la guerre d'Algérie qui l'a traumatisée.» Pierre Falardeau s'intéressait fort au personnage de Lépine.Peut-être Tout le monde en parle fera-telle naître un film sur cette page noire de notre histoire.La liste des invités d'hier comprenait notre cher iconoclaste Pierre Falardeau, qui ne retirerait aucun mot de ses articles vitrioliques sur la mort de Pierre Trudeau et de Claude Ryan.Mais les puristes auront surtout remarqué qu'il ne boucane plus à l'écran, comme il le faisait jusqu'à il y a deux ans pour s'insurger contre les ayatollahs du tabac.Il a cessé de fumer, donc de se battre, mais il aime la fumée secondaire.Les convertis sont généralement bien intolérants.René Homier-Roy a défendu en riant ses critiques passées, notamment celle où il trouvait peu de talent à Dany Turcotte dans le Groupe sanguin.Comme quoi les critiques ne tuent pas.En fait, le plus survivant du Groupe sanguin est Dany Turcotte.Alex Perron, dont l'homosexualité est phosphorescente, a dit M.Turcotte, est très intéressant.Sur les métrosexuels, il a eu ce mot délicieux : « Ça nous mélange et les femmes n'aiment pas ça de toute façon.Elles rêvent d'un Roy Dupuis qui sent bon ! » Sonia Vachon se demande pourquoi on lui parle toujours de son poids.Mais parce que pour bien du monde, c'est le pire péché de ces temps nouveaux, pourtant si tolérants à des défauts autrement plus hideux.Elle peut se consoler : le monde l'aime quand même, comme le Québec a aimé sa Ginette Reno de toutes les grandeurs.Finalement, ce pourrait être un pire pays.Hier soir, on aurait voulu entendre Guy A.et ses invités parler de la décision de TQS de se priver des services du Doc Mailloux et de Philippe Fehmiu à Loft Story en janvier.La confiance.De série avec toute Mercedes-Benz d'occasion Certifiée Étoile.certifiesetoiles.ca © Mercedes-Benz Canada Inc., 2005.Certifiés Étoiles Véhicules d'occasion de Mercedes-Benz Certification suite à une inspection en 150 points Garantie de jusqu'à 6 ans ou 120000 km Assistance routière 24 h sur 24 Pièces de rechange Mercedes-Benz d'origine uniquement Historique complet de l'entretien Recherche en ligne et service de notification électronique Toute Mercedes-Benz Certifiée Étoile inclut : 3339618A THÉÂTRE ENTREVUE AVEC MARIE CHARLEBOIS PAGE 5 NATHALIE PETROWSKI LA VIE EN BLEU PAGE 6 ARTS ET SPECTACLES STAR ACADÉMIE STÉPHANIE BÉRUBÉ C'est le jeune chanteur Bruno Labrie qui a quitté Star Académie hier soir, au terme d'une émission de variétés très.variée! De France D'Amour à Yvon Deschamps et Judi Richards, en passant par l'humoriste devenu chanteur, Marc Dupré, et Marie-Élaine Thibert, qui était là pour rendre hommage à Claude Léveillée.La présence de la finaliste de la première année de Star Académie nous a permis de mesurer tout le chemin parcouru en deux petites années.À côté des académiciens, Marie-Élaine avait l'air, l'aisance et la présence d'une pro.La différence était flagrante.Des trois «mis en danger », Kaven Haché a obtenu la faveur du public avec son interprétation de Pignon sur rue, de Kevin Parent.Restaient donc Francis Greffard et Bruno Labrie.Mais Francis s'était franchement bien débrouillé avec une interprétation dynamique de Hook, pas facile à chanter.Bruno avait tenté une composition personnelle.À part Le Vieux Loup de mer, de Wilfred, les compositions personnelles n'auront pas porté chance aux jeunes qui défendent leur place à l'Académie.La semaine dernière encore, Linda avait été expulsée après avoir chanté une pièce écrite pour son fils.Les concurrents qui restent devraient en prendre bonne note.Il reste donc huit participants à l'académie de Sainte-Adèle et ils nous ont montré hier qu'ils méritaient leur place.Avec Yvon Deschamps, particulièrement, qui a chanté Les Fesses, devant un choeur de fesses.Un tableau à rendre jaloux l'artiste Spencer Tunick.La semaine prochaine, il faudra choisir les trois finalistes du concours, une décision qui ne sera pas facile à prendre.Aux côtés d'Yvon Deschamps, les quatre filles ont été excellentes dans Aimons-nous.La compétition se corse Méchant contraste! Ce soir 19 h telequebec.tv Télé-Québec Le Québec cow-boy! Au coeur du Festival de St-Tite, du Festival country de Matane\u2026 3348193A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 K FLASH Marie Plourde rencontre son idole Sarah Jessica Parker.19H r LE SKETCH SHOW L'un arrache les dents, l'autre perd ses clés et la troisième chante mal.Sylvain Marcel, Emmanuel Bilodeau, Réal Bossé, Édith Cochrane et Catherine De Sève dans leurs délirantes saynètes.19H A MÉCHANT CONTRASTE Cow-boy un jour, cow-boy toujours ?Matthieu Dugal propose un portrait du Québec country.Au menu : visite à Saint- Tite, rencontres avec un artisan \u2014québécois ! \u2014 du mythe western aux États-Unis et un vrai cow-boy.amérindien.19H30 a RUMEURS Surprise : Hélène et Jacques trouvent enfin l'appartement de leur rêve ! 20H a L'AUBERGE DU CHIEN NOIR Tom est de retour dans son appartement et reçoit la visite des membres de la famille Trudeau.Le docteur Constantin célèbre ses 25 ans de carrière au bar de l'auberge ! 21H a SMASH Sylvain utilise ses amis comme cobayes pour son nouveau gîte touristique, mais ce n'est pas la meilleure idée.21H r LE PETIT MONDE DE LAURA CADIEUX 2 Le sevrage affecte sérieusement les humeurs de ceux qui veulent arrêter de fumer ! 21H35 TV5 LA GRANDE MOUVÉE L'histoire d'une migration, celle des phoques qui descendent du Groenland jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, et d'une chasse controversée.Meilleur film scientifique québécois au Festival Téléscience 2000, réalisé par Alain Belhumeur.Véro / Lise Dion, Hugo Lapointe, Pascale Desrochers Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Smash Les Bougon Le Téléjournal/Le Point Au-dessus de la mêlée Véro / Lise Dion Le TVA 18 heures Le Cercle Le Sketch Show Star Académie Annie et ses hommes Petit monde de Laura Cadieux 2 Les Ex Le TVA 22 heures Le Cercle Michel Jasmin Macaroni tout garni Ramdam Méchant Contraste! M'as-tu lu?/ L.Francoeur Les Grands Documentaires / Fréquenter le diable Points chauds / Israël: la fin du rêve sioniste?TABLEAU DE FAMILLE (4) avec Margherita Buy, Stefano Accorsi Le Grand Journal (16:30) Flash / Sarah Jessica Parker Le Bachelor .Monsieur Ripley UNE SANS-ABRI À HARVARD (4) avec Thora Birch, Kelly Lynch Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily Corner Gas Degrassi (20:32) Medium CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Coronation Street IL DUCE CANADESE (5) avec Tony Wardi, Marina Orsini (2/2) The National The National Best.(23:25) Frasier ABC News Friends Will & Grace Wife Swap NFL Football / Rams - Colts News CBS News E.T.King of Queens HowI Met.2 1/2 Men Out of.CSI:Miami News Late.(23:35) New(17:30) NBC News Jeopardy Wheel of.Surface Las Vegas Medium Tonight (23:35) The Newshour World News Profile Governor's Health Care.American Experience / Two Days in October Ind.Lens / Parliament.Bus.Report BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Reno Seasoned.World News Charlie Rose City Confidential Cold Case Files Teen Thrill Killers Growing up Gotti Airline Crossing Jordan Relais.Bouscotte Grands Spectacles / Fury Grands Spectacles / Diana Krall Libre Envol Paroles et Musique Street Legal Videos Dance.Sentimental Journey Raising the Bar Moulin Rouge Law& Order Mission Cascades Biographies / R.Tremblay Superscience Expéditions d'enfer Histoires de crimes Mission Cascades .la croissance d'une PME La Démocratie au XXIe siècle Philosopher .véhicules lourds Einblicke In Focus Histoire des formes urbaines Building the Ultimate Daily Planet Myth Busters / Alcatraz Escape Monster Garage / Sour Kraut Canada's worst Driver Daily Planet .nomades Pilot Guides / Villes d'Asie Vert Soif de.l'Espagne .des restos Americas / Boston .pratique Routes oubliées .Stevens Darcy's .so Raven Smart Guy Radio.Boy Meets F/X (4) avec Bryan Brown, Brian Dennehy Brotherly.My So-Called Life The Simpsons That '70s The Simpsons Seinfeld Baseball / Séries de championnat: Cardinals - Astros Related Global News National E.T.Canada E.T.Fear Factor Re Genesis Global News Sports Histoire maritime Chantiers / Les Pylônes Destins / Bennett JAG UNE SAISON BLANCHE ET SÈCHE (4) avec Donald Sutherland Things.Disaster of.JAG Full Throttle To Build a Nation Turning Points of History JAG The Mom Show Extra Matchmaker The Mom Show Taking it off So Chic Renovate.The Mom Show Max Succès .nos idoles .choix.com Histoires.Pour une histoire d'un soir Hollywood Fantaisies Des gens.La richesse.L'Académie La Vie rurale Top5 anglo Top5 franco Infoplus M.Net .clips Presque Top Bloc VJ Rockde Babu Fou raide! Jackass Mike Ward SPAM Betty La Bruta The Insider .a Half Men Sino Mtl Ni Hao Las Vegas .îles.Cosmopolis .arménien Late.(23:35) World News CBC News CBC News CBC News Made in Hong Kong The National The Passionate Eye Made in Hong Kong Le Téléjournal Capital Actions Le Monde La Part.Saddam, histoire d'un.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 Dans la LNH Baseball / Séries de championnat: Cardinals - Astros Sports 30 Demain à la une Nos vies secrètes L'Empreinte du crime Témoins silencieux La vie après la vie Victimes du passé Doc Lexx Da Vinci's Inquest American.Trailer Park Dead Like me CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Star Trek: Enterprise The Collector Andromeda Prime Time Sports Team Mates LCS Pre-Game Baseball / Séries de championnat: Cardinals - Astros Sakados Volt Panorama La Nature humaine / Douleur LES RISQUES DU MÉTIER (4) avec Jacques Brel, Emmanuèle Riva Panorama Martha Untold Stories of the E.R.Maximum Disclosure Untold Stories of the E.R.Conception Deception Maximum Disclosure Off the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night Countdown WWE Raw Sportscentre Totally Spies Sourire.6teen Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Henri, gang South Park Les Griffin Futurama Henri, gang Cible (17:55) Journal FR2 La France en héritage Documentaires d'ici (21:35) Le Journal Cliché Les Carnets Big Bang Workforce Ancient Clues Studio 2 STRANGLER'SWOOD (2/2) The Colour of War Studio 2 Métamorphose Nicolas et.Décore ta vie Manon.Interventions miracles Jeux de société / Âgisme.Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Oui, je le veux! Doc Lapointe Conne Xion Le Guide de l'auto Moi et Cie Louise à votre service Trajectoire 5$, manger Le Guide de l'auto .(17:30) Degrassi.Une grenade.Ce que j'aime Touche pas.Parents.70 Charmed Degrassi.Edgemont Radio Free.Danny.Martin.Unfabulous 15 Love Spongebob Sabrina.Yvon of.Fresh Prince.My Family Bob.(22:35) Inu.(23:05) .(23:35) Les Chemins de l'étrange .nerdz .c'est fait Star Trek:Voyager Star Trek: Enterprise Supervolcan: la menace.La Porte des étoiles CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca Green Day prépare un long vidéoclip de sa chanson Jesus of Suburbia.«Ce sera le nouveau Thriller», a annoncé le chanteur Billie Joe Armstrong, en faisant référence à un autre très long clip, de Michael Jackson celui-là.Combien de temps durera le clip de Green Day ?A) 10 MINUTES B) 14 MINUTES C) 22 MINUTES D) 36 MINUTES Bill Clinton PHOTO AP RÉPONSE; B) 14 minutes.3 QU'EST DEVENU RICK MORANIS?Si vous avez plus de 25 ans ou que vous regardez les films du dimanche après-midi à TVA, vous le connaissez bien.C'est lui, le gars avec des lunettes qui fait le pitre dans Ghostbusters, Spaceballs et les quarante-douze suites de Honey I Shrunk the Kids.Maintenant qu'il n'a plus de rôle au cinéma, il tente sa chance dans la chanson country.Il a lancé son premier disque la semaine dernière.On peut en entendre un extrait sur : www.artistshare.com 1DANS LE LECTEUR CD DE BILL CLINTON On présume que l'ex-président des États-Unis, bien fier de sa personne, doit être en train d'écouter son propre disque, The Bill Clinton Collection : Selections From the Clinton Music Room.Bien qu'il soit un saxophoniste accompli, M.Clinton a préféré mettre en vedette ses musiciens préférés.On y trouve notamment des morceaux de Miles Davis, Art Tatum, John Coltrane, David Sanborn et Nina Simone.Le disque est en vente aux États-Unis.Rick Moranis ARTS ET SPECTACLES Doba Caracol: du Japon au Club Soda ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK L'envie de bouger est inscrite dans les gènes de Doba Caracol.Avant que leur propre groupe ait le vent dans les voiles, Doriane Fabreg et Carole Facal avaient exploré plusieurs coins de la planète à titre de choristes pour des artistes tels Monique Séka, Fodé Kouyaté et Junior Marvin.Grand bonheur pour les deux filles, c'est maintenant grâce à leurs chansons qu'elles sillonnent la planète.« Le voyage est au coeur de notre projet, il l'a toujours été », confirme Carole.Doriane et elle n'avait peut-être pas de plan quinquennal pour conquérir le monde, mais si elles en avaient eu un, elle serait déjà en train de le devancer.L'onde positive provoquée par leur album Soley, lancé en novembre dernier, s'est propagée à une vitesse folle.Un peu beaucoup grâce à Étrange, succès surprise de la dernière saison estivale.Ces derniers mois, Doba Caracol a joué au Québec, bien sûr, mais aussi au Cameroun, au Mexique, en Australie, au Japon et à.Barrie, en Ontario, dans le cadre du Live 8.Elles donneront par ailleurs une série de spectacles en France, en Belgique et en Suisse d'ici la fin de l'année, en première partie de Tryo ou de l'ex-Téléphone Louis Bertignac.Du point de vue australien, Doba Caracol fait partie de la grande famille des musiques du monde.Soley, paru en septembre là-bas, est mis en marché comme un artiste africain au pays de Midnight Oil.Les deux filles s'inquiétaient de voir comment leurs chansons en français seraient reçues par ce public anglo-saxon.L'accueil chaleureux les gonfle de fierté.« On écoute beaucoup de musiques du monde dans des langues qu'on ne comprend pas Doriane et moi.Pour que j'allume sur un disque africain, il faut que la musique et l'émotion soient très fortes.On a réussi à faire ça (nous aussi) », se réjouit Carole, se référant à l'expérience australienne.Doriane affirme pour sa part que la tournée et les dizaines de spectacles donnés ces derniers mois ont véritablement soudé le groupe, dans lequel on trouve le claviériste Martin Lizotte, le bassiste Maxime Lepage, le batteur Momo Coulibaly et le guitariste David Bussières.Doba Caracol songe à présenter une ou deux nouvelles chansons lors de ses spectacles de vendredi et samedi au Club Soda.Doriane assure que le spectacle ne cesse d'évoluer et que le groupe se plaît à intégrer régulièrement des éléments nouveaux, adaptés de segments improvisés jugés réussis.« C'est un super show, s'exclame-telle.J'irais le voir, moi aussi, si je n'étais pas dans le groupe ! » Qui a dit que les artistes évoluant dans le champ gauche n'ont pas tellement envie de se vendre ?Concours de paroliers Comme chaque automne, le concours de paroliers Chanson pour tes yeux invite les auteurs de chansons n'ayant pas encore atteint la notoriété à soumettre leurs textes.Luc De Larochellière agit de nouveau à titre de président du jury.Renseignements sur www.paroliers.qc.ca.Sachez toutefois que la date butoir est fixée au 1er mars et que certains des gagnants des années passées ont vu leur textes enregistrés par des artistes comme Luce Dufault ou Catherine Major.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© Doriane Fabreg et Carole Facal sillonnent la planète depuis quelques mois : le Cameroun, le Mexique, l'Australie et le Japon ont déjà accueilli le duo québécois.CETTE SEMAINE Sur les tablettes > Depeche Mode : Playing the Angel > Claude Lamothe : Vivace > Katerine : Robots après tout > Cirque du Soleil : Kà > Marc Dupré : Refaire le monde > Rod Stewart : Great American Songbook - Vol IV > Susheela Raman : Music for Crocodiles > Florent Vollant : Nipaiamianan > La Bande Magnétik : A Kappella > André : Les derniers modèles de la mode masculine > Mathieu Lavoie : Avaler le vent > Eva :À Marlene > Artistes variés : Je t'aime Claude Léveillée > Mest : Photographs > Herbie Hancock : Possibilities > Black Rob : The Black Rob Report Sur les planches > Jorane, ce soir au Cabaret Music Hall > Robert Charlebois, de mardi à vendredi à La Tulipe > Matthew Good, mardi au Club Soda > Éric Lapointe, mercredi au Métropolis > The Frames, mercredi au Club Soda > Daniel Boucher, de mercredi à samedi au Cabaret Music Hall > Jamil, jeudi et vendredi au Lion d'or > Trip the Off, jeudi au Café Campus > Hugo Lapointe, vendredi au Spectrum > Doba Caracol, vendredi et samedi au Club Soda > Dilemme, vendredi au Petit Campus > Carl Bastien & Stone County Player, vendredi au Va-et-Vient > Broken Social Scene, vendredi au Métropolis > Tiga, Rinôçérose, etc., samedi au Métropolis > Liz Phair, samedi au Café Campus > David Usher, samedi au Spectrum > Vienna Teng & Lily Frost, dimanche au Petit Campus Cesoir 21h Points chauds Israël : la fin du rêve sioniste?18h30 Ramdam Quel moyen prendra-t-il pour décourager Chloé?Animation : François Bugingo Réalisation-coordination : Simon Girard telequebec.tv Télé-Québec 3349728A EN BREF LE MERCREDI 2 NOVEMBRE À 19H AU CINÉMA STAR CITÉ MONTRÉAL (4825 ave.Pierre de Coubertin) concours petit poulet Groupe Popcorn, 2388, rue Beaubien Est, Montréal (Qc), H2G 3H2 NOM ADRESSE APP.VILLE CODE POSTAL ÂGE TÉL.(JOUR) (SOIR) prière d'écrire lisiblement Pour participer:remplir le coupon ci-joint et le poster à l'adresse indiquée l'annonce sera publiée du 16 au 18 octobre le tirage aura lieu le 25 octobre les 50 gagnants recevront un laissez-passer pour quatre personnes par la poste la valeur totale des prix est de 1600 $ aucun achat requis les fac-similés ne sont pas acceptés règlements du concours disponibles chez Groupe Popcorn.FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION À L'AFFICHE DÈS LEVENDREDI 4 NOVEMBRE invitent 200 personnes à assister à l'avant-première de et 3350245A Publication d'un catalogue des estampes de Riopelle Un tome hors série très attendu portant sur les estampes de Jean Paul Riopelle, imprimées entre 1964 et 2001, sera publié aujourd'hui à Montréal \u2014 et plus tard dans la semaine à Québec.Le volume grand format de 368 pages comprend près de 400 gravures, lithographies, sérigraphies et eaux-fortes, ainsi que 36 oeuvres originales réalisées à partir d'estampes.Il sera lancé au Musée des beaux-arts de Montréal et au Musée national des beaux-arts du Québec.Le catalogue contient également des textes d'experts de Riopelle, de même que des photos de l'artiste, et est accompagné d'un cédérom qui apporte des informations complémentaires.Rencontrée par la Presse Canadienne en fin de semaine, la fille de Riopelle, Yseult Riopelle, qui est l'instigatrice et coordonnatrice de ce catalogue raisonné, s'est dite très heureuse du résultat.Le catalogue raisonné complet de Riopelle comprendra au total neuf volumes.Le prochain traitera des huiles sur toile, des oeuvres sur papier et des sculptures réalisées entre 1960 et 1965.Il devrait être publié vers la fin de 2006 ou le début de 2007, a indiqué Yseult Riopelle.Presse Canadienne Un auteur québécois se fait remarquer en France Décrit comme un «jeune prodige» par l'influent magazine PLes Inrockuptibles, le dramaturge québécois Sébastien Harrisson vient d'être révélé en France par sa pièce Titanica.Produit par le Théâtre national de Strasbourg, ce «drame social », plus précisément intitulé Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968, vient d'ouvrir la saison du Théâtre de la commune, à Aubervilliers, dans une mise en scène de Claude Duparfait, avec une distribution française.Âgé de 30 ans (il est né à Matane en 1975), Sébastien Harrisson est quasiment inconnu en France.Il ne devrait pas le rester très longtemps si on se fie au journal Le Monde, qui a vu en lui « un auteur doté d'une voix originale, qui embrasse le monde contemporain avec un lyrisme à la lisière du fantastique ».« Quelque chose de gothique, a dit le quotidien, sourd de cette étonnante pièce, achevée par son auteur quelques jours avant les attentats du 11 septembre 2001, et qui interroge le délitement des grands combats politiques et sociaux des années 1960-1970.Une poésie noire, une dramaturgie singulière, travaillée par la manière dont le refoulé d'une société qui se veut lisse et propre à tout prix remonte à la surface.» Presse Canadienne .Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS Palmarès des ventes au Québec 2 Nickelback All the Right Reasons 3 Franz Ferdinand You Could Have It\u2026 4 Bon Jovi Have a Nice Day 5 Sean Paul Trinity 6 James Blunt Back to Bedlams 8 Black Eyed Peas Monkey Business 9 Simple Plan MTV Hard Rock Live 10 Crazy Frog Crazy Hits 11 Jack Johnson In Between Dreams 12 Green Day American Idiot SD CS 1 Céline Dion On ne change pas 2 Chloé Sainte-Marie Parle-moi 3 Dan Bigras Fou 4 Richard Abel Elegancia 5 Michel Sardou Ms 6 Annie Villeneuve Quand je ferme les yeux 7 Thomas Fersen Le Pavillon des fous 8 Kain Nulle part ailleurs 9 Louise Attaque À plus tard crocodile 10 Cowboys fringants La Grand-Messe Céline Dion PHOTO AP Chad Kroeger, de Nickelback PHOTO GETTY SD : semaine dernière CS : cette semaine ARTS ET SPECTACLES Richard Abel au Centre Bell: d'un kitsch.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE CRITIQUE Les concerts se suivent et ne se ressemblent pas au Centre Bell.Cinq jours après le métal bardé de cuir de Judas Priest, le Temple du hockey recevait hier Richard Abel, le « Liberace québécois ».C'était la première fois que le pianiste jouait dans l'antre des Glorieux.Et croyez-nous, il avait pris les moyens pour que cette soirée soit mémorable.Recréant sur scène la pochette rococo de son dernier CD (Elegancia, paru fin août), Richard Abel avait fait installer de grosses tentures, deux fausses colonnes et un immense lustre à pendeloques au dessus de son piano.Comme si ce n'était pas assez, sa quarantaine de musiciens étaient déguisés de façon idoine.Noeud pap' pour les hommes, coiffures pompadour et robe style Marie- Antoinette pour les femmes.À fond dans son trip rétro, Abel luimême avait revêtu redingote et souliers vernis, apportant la dernière touche à ce tableau d'un kitsch outrancier.Seul sacrifice à la modernité : deux écrans géants avaient été placés de chaque côté de la scène, permettant d'admirer de plus près la technique et le visage appliqué du pianiste.Le thème de la soirée, on vous le donne en mille, tournait autour des valses viennoises.L'impératrice Sissi et le beau Danube bleu n'étaient jamais très loin dans ce concert-concept ambitieux, où le pianiste mélangeait des compositions de son cru à une flopée de « grands succès » classiques, allant du Bolero de Ravel aux airs marquants du film La Mélodie du Bonheur, passant par Funiculi Funicula.On ne peut pas dire que le choix des titres était très surprenant.Mais il était taillé sur mesure pour les 6500 personnes qui avaient payé leur billet, un public constitué à 95% de gens âgés.Abel, de toute façon, n'a jamais prétendu faire de la musique contemporaine.Équivalent local du violoniste André Rieu ou du chanteur Helmut Lotti, il assume totalement son répertoire « classique léger» \u2014 fait de pièces connues ou faciles à siffler.Le Centre Bell était-il le meilleur endroit pour un concert de ce genre ?Pas certain.Malgré la formule « théâtre », l'immensité et la modernité des lieux détonnaient un peu avec le concept de la soirée.D'ailleurs, le musicien ne semblait pas très à son aise pendant la première moitié du spectacle.Abel, qui n'hésite pas à quitter son siège pour s'adresser au public, avait visiblement appris ses textes par coeur.Son sourire figé et sa raideur au clavier trahissaient un trac certain.Le pianiste a également multiplié les lapsus, se méprenant sur le nom d'une de ses chanteuses (Lorraine Lécuyer ou Lecavalier ?) et confondant les mots « honneur » et « horreur ».roniquement, ces bourdes ont réchauffé l'atmosphère, suscitant beaucoup de rires dans la salle.À la longue, l'enthousiasme légendaire de Richard Abel a pris le dessus et le pianiste a laissé de côté ses notes pour s'adresser à son monde de façon plus naturelle.L'apparition de Monsieur Pointu, sur une Valse Christine de sa composition, aura été le plus beau moment de la première partie.Pointu n'a plus l'air tout jeune.Le public lui a rendu un bel hommage en se levant pour l'applaudir.Le violoneux au chapeau blanc avait les larmes aux yeux.Notre éminent collègue Claude Gingras aurait sans doute hurlé devant un concert aussi surréaliste.Mais Liberace, pour sûr, n'aurait pas craché sur cette performance hautement baroque.Abel a bien appris la leçon du flamboyant et du glamour de pacotille.Fort de ses surprenantes ventes de disques, ses moyens financiers lui permettent d'oser la démesure.On ne peut pas crier au bon goût ni à la finesse.Tout cela est foncièrement pompier et criard.Et on cherche en vain de la personnalité dans ces interprétations lisses et propres comme des sous-vêtements de princesse autrichienne.Mais Richard Abel est allé au bout de son fantasme.Et 6500 personnes l'ont suivi hier de leur plein gré.Qui peut leur donner tort ?Ses moyens financiers lui permettent d'oser la démesure.On ne peut pas crier au bon goût ni à la finesse.Tout cela est foncièrement pompier et criard.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le Liberace québécois s'offrait pour la première fois le Centre Bell hier.DU LUNDI AU VENDREDI 11H WWW.RADIO-CANADA.CA/RICARDO L U N D I Filets de saumon teriyaki et salade de fenouil Invité: Denis Bernard M A R D I Le millefeuille classique M E R C R E D I Pintade au pineau des Charentes Invitée: Chrystine Brouillet J E U D I Escalopes de veau et pâtes au citron prêtes en 20 minutes La cuisine d'assemblage ou le « speed scratch » V E N D R E D I Rôti de porc au cidre Gratin de pommes de terre deux couleurs Tout sur la patate douce 3347400A L'OSM toujours au sommet! CLAUDE GINGRAS CRITIQUE C'était peut-être le dernier concert de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Précisons: le dernier concert des 95 musiciens et musiciennes de l'OSM en tant que grévistes de la « cuvée » 2005.En effet, au début de ce quatrième concert de « temps de grève », le président de l'Association des musiciens de l'OSM, le violoniste Marc Béliveau, a annoncé au micro qu'une entente de principe était intervenue ce week-end entre la direction et le syndicat.Ce concert avait lieu, comme les trois autres, à l'église Saint-Jean- Baptiste.Cette fois, les musiciens avaient revêtu le costume de soirée et jouaient au profit d'« Eau Secours ! la coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau », mais une partie des recettes allait être versée au fonds de dotation de l'OSM.L'événement avait attiré quelque 1300 personnes.Une centaine de billets se vendaient 100 $, le reste 30 $.On peut donc parler d'une recette d'environ 40 000 $.Détails plus précis à venir à ce sujet.Pour l'instant, il est plus important de savoir si l'OSM a maintenu sa qualité, c'est-à-dire si cet orchestre, qui joue parfois jusqu'à trois fois en autant de jours, sonne aussi bien après n'avoir joué que trois fois en plus de cinq mois.La réponse : 10 sur 10.Dès le premier instant, j'ai été émerveillé de retrouver la même extraordinaire puissance collective, la même richesse et la même justesse chez les cordes, le même aplomb chez les cuivres et les percussions, la même fraîcheur chez les bois.Et, surtout, je n'ai décelé aucun signe de fléchissement ou, simplement, de dépression.Il faut dire que les musiciens étaient aiguillonnés par un chef de toute première envergure, Alexis Hauser, de Mc Gill, qui a tout dirigé de mémoire et a même apporté une réelle interprétation aux pages familières de Handel, Smetana, Tchaïkovsky et autres.Les lectures de poèmes sur l'eau et la nature \u2014 Raôul Duguay, François Parenteau, Hélène Pednault, etc.\u2014 furent moins convaincantes en raison de l'acoustique, où l'on perdait la moitié des mots.MUSICIENS DE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Alexis Hauser.Hier soir, église Saint-Jean Orion: pour une seule oeuvre CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Un seul bon point à retenir du concert donné par le Quatuor à cordes Orion hier après-midi : voici, enfin, un ensemble américain qui n'a pas honte de programmer de la musique de son pays, au lieu d'éliminer celle-ci systématiquement, comme le font la plupart de ses collègues.Sans être un must, le deuxième Quatuor d'Ellen Taaffe Zwilich, daté de 1998, est une oeuvre qui s'écoute bien, à travers ses quatre mouvements totalisant 23 minutes.Presque constamment sollicités en même temps, les quatre voix se déploient en dissonances très puissantes et très marquées; ici et là, un écho de Chostakovitch ou une petite phrase récurrente de quatre notes fournissent un point de repère à l'auditeur.L'ovation de la salle presque remplie indiquait sans équivoque que le public du LMMC est prêt pour la nouveauté.L'altiste du groupe a dit quelques mots sur l'oeuvre, sans expliquer cependant que les mesures métronomiques tenaient simplement lieu des habituels «Allegro», «Andante», etc.On peut oublier le reste du programme.Le premier-violon, Daniel Phillips, avait commis l'erreur de céder son pupitre à son frère Todd pour le K.428 de Mozart qui, au départ, n'est pas le meilleur du compositeur.Le frère ne fit qu'ajouter ses écarts de justesse à une sonorité collective dépourvue de tout raffinement.Dans les circonstances, on ne regrettait nullement l'omission de la plupart des reprises.Encore plus décevant, le Beethoven, surtout que cet opus 132 est une création autrement plus importante.Le Orion, qui le fait en 47 minutes, y atteint quelques beaux moments hélas! gâtés par d'atroces problèmes de coordination et d'intonation et des phrasés d'une incroyable banalité.Il est clair que la grandeur de cette musique échappe complètementàMM.Orion.Programme d'ailleurs beaucoup trop long : à 17 h 45, les gens se sont précipités vers les portes et les musiciens ont salué une fois sans donner de rappel.QUATUORÀ CORDES ORION - Daniel Phillips et Todd Phillips (violons), Steven Tenenbom (alto) et Timothy Eddy (violoncelle).Hier aprèsmidi, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Présentation : Ladies' Morning Musical Club.Programme: Quatuor no 16, en mi bémol majeur, K.428 (1784) - Mozart Quatuor no 2 (1998) - Zwilich Quatuor no 15, en la mineur, op.132 (1823-25) - Beethoven DOCMAILLOUXJANINEROSS 13:00~16:00 CKAC.COM LUNDI AUVENDREDI 3339260A THÉÂTRE EN BREF La première Veillée de Marie Charlebois ÈVE DUMAS Théâtre des Balkans Parallèlement à la présentation de la pièce Amerika, suite, de Biljana Srbljanovic, le Groupe de La Veillée convie le public à une rencontre-débat sur le théâtre des Balkans.Le metteur en scène Dominique Dolmieu donnera d'abord un aperçu des écritures dramatiques de ce coin du monde.Ensuite, le metteur en scène et critique théâtral Milos Lazin parlera de la place de l'auteure Biljana Srbljanovic dans le «mouvement mondial de la nouvelle écriture théâtrale ».Pour terminer, le metteur en scène d'Amerika, suite, Dragan Milinkovic, également professeur à l'Université de Monténégro, démythifiera ce qui se passe dans l'espace théâtral de l'ex-Yougoslavie.Les exposés seront suivis d'une période de questions, de discussions et d'un cocktail.La rencontre aura lieu au Théâtre Prospero, de 13 h à 17!h.Entrée libre.Dix ans plus tard Il y a 10 ans, à la veille du référendum, l'auteur François Archambault (15 secondes, La Société des loisirs) et les comédiennes Guillermina Kerwin et Isabelle Brouillette montaient un événement théâtral à la vitesse de l'éclair.Ils souhaitaient poser un regard critique sur l'actualité politique au moment où elle se déroulait.En trois semaines, ils ont écrit Si la tendance se maintient (chronique référendaire).En aussi peu de temps, ils ont complété l'équipe d'acteurs et de concepteurs et répété la pièce, qu'ils ont ensuite jouée 10 soirs.La dernière représentation eut lieu le soir décisif.Dix ans plus tard, en pleine course à la direction du Parti québécois, l'équipe originale de Si la tendance se maintient se réunit pour une lecture publique de ce brûlot qui parle notamment de l'engagement politique des artistes.Un soir seulement (le dimanche 23 octobre, 19h), à la Petite Licorne.Billetterie : 514-523-2246.Supplémentaires Le Théâtre du Rideau Vert annonce deux représentations supplémentaires de La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, le vendredi 28 octobre à 20h et le samedi 29 octobre à 16h.Mise en scène par Denise Filiatrault, la pièce met en vedette Andrée Lachapelle et Jacques Godin.Le Théâtre Centaur prolonge pour sa part d'une semaine les représentations de Condoville.La pièce de l'auteur canadien-anglais David Fennario, mise en scène par le directeur du Centaur, Gordon Mc Call, sera donc à l'affiche jusqu'au 6 novembre.ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE En octobre dernier, dans le cadre du cycle Territoires balkaniques, le Groupe de la Veillée mettait à l'affiche Histoires de famille, de la dramaturge serbe Biljana Srbljanovic et montée par Theodor Cristian Popescu.La pièce, créée en 1998 à Belgrade, mettait en scène des enfants qui jouent aux adultes (incarnés par des acteurs adultes).Un an plus tard, toujours au théâtre Prospero, on présente pour la première fois en sol nord-américain, Amerika, suite de la même auteure, dont, soit dit en passant, 97 productions ont été jouées dans le monde en cinq ans.Deux pièces à prime abord aux antipodes l'une de l'autre.La première brossait le tableau surréaliste d'une Serbie postcommuniste.Amerika, suite décrit un New York post-11 septembre.Ici, la structure est plus classique que dans Histoires de famille.Ce qui n'émousse pas sa force de frappe.Dans ce New York d'ici et maintenant, rien ne va plus.Karl Rossman (un clin d'oeil au protagoniste de L'Amérique, de Kafka) est en chute libre.Il a tout perdu.Son standing, son argent, son identité.Ce qu'il veut taire à ses amis, Daniel et Mafi.Qui n'en mènent pas large eux non plus.Daniel s'éprend d'Irène tandis que sa femme Mafi, riche héritière, semble tenir tous les fils de l'histoire.Elle est incarnée par Marie Charlebois (entourée de François Trudel, Julie Duchastel, Patrick Baby, Frédéric Lavallée, Sonia Auger-Guimont, Pier Paquette et Marco Ledezma) \u2014 dont c'est le premier passage à Prospero.Entre Ségolène Massinovitch, de Mille-feuilles, et Mafi, dans Amerika, suite, il y a tout un changement de registre ! « C'est vrai, nuance la cofondatrice des Éternels Pigistes, mais j'approche mes rôles de la même façon, quel que soit le genre de la pièce.Pour Ségolène, j'ai dû creuser tout son drame avant de pouvoir en rendre le comique ! » Amerika a été un coup de foudre à la première lecture.« J'ai aimé l'écriture crue de la pièce, son côté satire sociale noire, où les personnages font preuve d'une grande cruauté les uns envers les autres, mais sans jamais s'en rendre compte.Aussi, tous sont placés en situation de danger, ils ont peur de tout perdre, ce qui accentue leur déshumanisation.Je me suis demandé pourquoi une auteure des Balkans sentait le besoin de parler du 11 septembre.Je crois qu'au-delà de l'immense impact qu'a eu l'événement sur le monde entier, elle voulait décrire la solitude, la peur que nous inspire la communication véritable.Comme elle l'écrit, on condamne, maintenant, sans se poser de questions.Chacun est dans son monde et s'appuie tant bien que mal sur des valeurs superficielles et éphémères.La mise en scène de cette pièce est signée Dragan Milinkovic Fimon.Producteur, auteur de nombreuses pièces, metteur en scène, fondateur du premier théâtre de langue serbo-croate à Londres, il est aussi connu dans son pays pour ses reportages télévisés, réalisés en Asie et en Afrique.De Biljana Srbljanovic il loue la « vision » et « le style d'écriture ».En parlant de la pièce, il a déjà évoqué «des traces du réalisme magique présent chez Kafka, mais seulement des traces ; elle est apparemment influencée par l'avant-garde française des années 50 et aussi par Ionesco et Beckett ».La comédienne ne tarit pas d'éloges sur les qualités artistiques du metteur en scène.« Il fait partie des rencontres déterminantes de ma vie.D'abord, j'ai rarement été aussi bien dirigée.Dragan est extrêmement attentif, sa passion pour notre métier nous ramène à l'essentiel, nous impose une quête de vérité dans notre travail.C'est impressionnant et stimulant.J'ai apprécié aussi sa capacité de s'interroger sur le théâtre.À 20 ans, quand on sort de l'École, tout ce qu'on veut, c'est jouer, surtout pas se poser de questions ! Maintenant, avec l'expérience, je sens le besoin de me perfectionner, de réfléchir sur le métier.» C'est dans cette optique que, depuis le mois de mai, elle suit des cours de pose de voix et de diction et qu'elle rêve de voir ce qui se fait à l'étranger.En attendant, elle sera Mafi à Prospero et fera partie cet hiver de la distribution de Beaver, de Claudia Dey, à La Licorne.« Une pièce poétique, cruelle aussi, mais pleine d'espoir.Je connais une très belle année de théâtre.J'ai beaucoup de chance.» .AMERIKA, SUITE, de Biljana Srbljanovic, sera à l'affiche du Théâtre Prospero du 18 octobre au 12 novembre.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Marie Charlebois joue le rôle de Mafi, une riche héritière qui semble tenir tous les fils de l'histoire.Entrée en scène > Avaler la mer et les poissons, Théâtre La Licorne, du 18 octobre au 26 novembre > Amerika, suite, Théâtre Prospero, du 18 octobre au 12 novembre > R.Buckminster Fuller, Salle Fred-Barry, du 18 octobre au 5 novembre Antoine et Cléopâtre Des rois sans couronne ÈVE DUMAS CRITIQUE Pour décrire la production d'Antoine et Cléopâtre que nous présente le TNM, on pourrait reprendre la formule de Stuart Seide, qui proposait une mise en scène de la pièce en France, en 2004 : « Amateurs de péplums et d'imagerie pharaonique s'abstenir ! » Oubliez les toges, les couronnes et les pyramides.Lewis Furey, qui signe le livret, la musique et la mise en scène de cette « tragédie musicale », parvient à un étonnant dépouillement.La pièce Antoine et Cléopâtre a connu peu de mises en scène au cours des quatre siècles qui nous séparent de son écriture.Avec sa quarantaine de personnages et ses tableaux au moins aussi nombreux, elle posait d'importants défis techniques.Maintenant que la plupart des metteurs en scène ne s'embarrassent plus de vérisme, la pièce suscite beaucoup d'intérêt.L'innovation de Lewis Furey ne tient pas seulement à la vision très moderne et minimaliste qu'il propose, mais aussi à la nature musicale de l'oeuvre, une première pour cette pièce romaine de Shakespeare.Bien entendu, en plus de sabrer dans le texte assez généreusement, Lewis Furey a retranché ou fusionné un grand nombre de personnages secondaires pour n'en conserver qu'une douzaine.Les principaux sont toujours Cléopâtre, Antoine et Octave César.Ces deux derniers, ainsi que Lépide (Furey le représente par une machine), forment le triumvirat qui dirige la république de Rome.Lorsque la pièce commence, Antoine est pris dans les rets de la reine d'Égypte, avec qui il entretient une passion amoureuse dévorante.Le devoir l'appelant, il rentre à Rome et consolide sa relation avec Octave César en épousant sa soeur Octavie, qu'il répudiera peu de temps après pour retrouver son grand amour.Octave déclare la guerre à Antoine et Cléopâtre.Vaincu et anéanti par la fausse nouvelle de la mort de sa maîtresse, Antoine se suicide.Esseulée, Cléopâtre se suicide à son tour.Dans la mise en scène elliptique de Lewis Furey, l'action passe de Rome à Alexandrie sans qu'aucun changement de décor soit nécessaire.L'histoire se joue dans un grand espace ouvert qui ressemble davantage à un plateau de concert qu'à une scène de théâtre.L'élément « scénographique » le plus important est sans doute le piano, qui ne bouge pas pendant toute la pièce, pas plus que celui qui en joue, le musicien-marathonien Stéphane Aubin.Autrement, il n'y a sur scène que quelques autres instruments, des chaises, ainsi qu'une plate-forme permettant de surélever les personnages et d'isoler certaines actions.Le reste est éclairage.Les costumes sont pour la plupart d'une grande simplicité.Même Cléopâtre n'en porte qu'un seul pendant toute la durée de la pièce, complété d'une longue chevelure auburn.Suivant cette logique d'actualisation, le jeu des comédiens-danseurs- chanteurs est tout sauf hiératique.Sylvie Moreau campe une Cléopâtre beaucoup plus assoiffée d'amour que de pouvoir, bien qu'on sente tout de même l'autorité du personnage, notamment sa relation avec son esclave Charmian (féline Violaine Paradis).Elle hérite des plus belles mélodies.Jean Maheux campe un Antoine velléitaire, écartelé entre raison et passion.Renaud Paradis fait d'Octave un jeune loup dansant.C'est l'homme d'affaires sans scrupules, qui voit toujours plus grand.Le travail d'adaptation de Jean- Michel Déprats est considérable, si l'on se fie à la version beaucoup plus sage d'Yves Bonnefoy.Pour rendre la pièce chantable, le spécialiste de Shakespeare a dû procéder à une traduction «syllabique et rythmique » qui se marie bien avec la musique plutôt inclassable de Furey (on dira tout simplement qu'elle se rapproche davantage de Kurt Weill que de Plamondon).Une création d'une telle ambition \u2014 car il s'agit bien d'une création, le texte ayant été pratiquement réécrit et la musique composée pour l'occasion \u2014 peut difficilement être parfaite dès sa mise au monde.Il n'y a qu'à penser aux premières moutures des pièces de Robert Lepage, dont le récent Busker's Opera.La deuxième partie d'Antoine et Cléopâtre, par exemple, est nettement plus faible, comme si on avait épuisé toute l'action dans la première et qu'il ne restait aux personnages qu'à mourir.pendant une heure.Il faudra aussi veiller à ce que la musique n'enterre pas les voix dans certaines pièces plus costaudes.Heureusement, les créateurs ont du temps devant eu pour peaufiner l'objet, puisque la pièce sera présentée en tournée au Québec cet automne et en France cet hiver.ANTOINE ET CLÉOPÂTRE, livret, musique et mise en scène de Lewis Furey, d'après le texte de Shakespeare.Adaptation française : Jean-Michel Déprats.Avec : Sylvie Moreau, Jean Maheux, Renaud Paradis, Roxanne Hegyesy, Sylvain Scott et Violaine Paradis, entre autres.Direction musicale : Stéphane Aubin.Architecture lumineuse : Anick La Bissonnière et Alain Lortie.Costumes: Michèle Hamel et Georges Lévesque.Au Théâtre du Nouveau Monde jusqu'au 5 novembre.L'innovation de Lewis Furey tient à la vision très moderne et minimaliste qu'il propose, mais aussi à la nature musicale de l'oeuvre. NATHALIE PETROWSKI La vie en bleu C'est aujourd'hui, à la Grande Bibliothèque, que sera lancé le numéro hors série du défunt magazine La Vie en rose.Demain, 15 000 exemplaires seront en kiosque.Impossible de rater la page couverture, plutôt réussie.On y voit une femme en burka bleue que l'air d'une bouche de métro soulève, révélant une belle paire de jambes et de talons hauts à la Marilyn.L'interprétation de cette femme de Kaboul qui joue à Marilyn est laissée à votre imagination.Vous pouvez y voir la cohabitation de deux icônes ou de deux oppressions.Au choix.Pour ma part, cette femme à moitié voilée m'a rappelé Lise Dion et son désopilant numéro afghan.Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, Lise Dion entrait sur scène empêtrée dans une burka blanche qui lui donnait l'air d'une tente-roulotte en route pour un mariage.Passés les premiers rires gênés du public, elle lançait avec aplomb et une grosse voix débordante de santé: Je me suis fait un nouveau chum! Une phrase, sept mots, un accent tonique sur le dernier mot pour accentuer la fierté insouciante de cette femme et le tour est joué.On a tout compris.Compris que cette femme est libre comme l'air sous une burka dont elle ne saisit pas la portée.Compris qu'en magasinant un chum sur Internet, elle a tiré le mauvais numéro.Compris enfin que ça ne sera pas long que la burka va prendre le bord et que la dame va lancer à son barbu : « Qu'est-ce que t'attends pour te raser la barbe, t'acheter des bermudas et aller tondre le gazon ?» Féministe, le numéro ?Plutôt postféministe, car Lise Dion n'a rien de la victime et a tout de la conquérante.La burka n'est qu'un vêtement qu'elle pourrait aisément remplacer par un babydoll ou un habit d'homme-grenouille, qui tôt ou tard finira roulé en boule au fond de son placard.Je ne m'attendais pas à autant d'humour de la part des filles de La Vie en rose.Pour tout dire, j'appréhendais un nouveau concert de lamentations sur l'écrasante inégalité entre les hommes et les femmes malgré les mythes idylliques \u2014 plus de femmes dans les universités, plus de femmes cadres \u2014 mis en marché par le néolibéralisme.Et si j'ai retrouvé certaines de ces lamentations intactes, j'ai retrouvé aussi des regards rafraîchissants et plus autocritiques que revanchards.J'ai particulièrement apprécié le commentaire de la féministe américaine Susan Faludi à ma collègue Nathalie Collard: « Nous nous sommes rebellées mais nous sommes incapables de passer de l'adolescence à l'âge adulte.C'est la partie la plus difficile de l'évolution du féminisme.Comment crée-t-on une société où le féminisme n'est plus de l'ordre de la révolte enfantine mais plutôt un comportement adulte et responsable ?» Comment, en effet ?À lire les 152 pages sans pub du numéro hors série, il est clair que le passage à l'âge adulte n'est pas terminé.Même si les filles de La Vie en rose ont aujourd'hui 50 ans et des poussières et qu'elles sont pour la plupart bien installées dans la société, dès qu'elles versent dans certains sujets comme le massacre de Polytechnique, la prostitution ou l'avortement, elle retombent dans leurs vieilles ornières.Défendre le droit à l'avortement et à la dénatalité au Québec comme le fait Louise Desmarais, qui écrit qu'il n'y a rien là puisque ce ne serait pas la première fois dans l'histoire qu'un peuple disparaîtrait, m'apparaît aussi réducteur qu'irresponsable.À ce chapitre, je préfère de loin le poème de Denise Boucher, Le Désir et le Sablier, où une femme qui n'a pas eu d'enfant comprend un jour que la nostalgie de l'homme passe, mais pas celle de l'enfant, « une peine de corps qui ne finira jamais ».Ce qui m'a le plus touchée dans ces retrouvailles sur papier glacé, c'est le ton très personnel et intime de certains textes.Des féministes comme Françoise Guénette, Ariane Émond, Nicole Campeau et même Francine Pelletier (quand elle parle de cul plutôt que de Marc Lépine) osent lever le voile sur leurs peurs, leurs doutes, leurs deuils, leurs contradictions et leurs échecs.Subitement, ce sont des femmes de chair et de sang qui nous parlent, et non pas des pancartes menées par la rigidité d'une idéologie.Retrouver la voix sans fard de ces femmes qui n'ont pas toujours réussi leurs histoires d'amour, qui ont succombé à la tentation du bistouri, qui se sont muées à leur insu en Martha Stewart, qui paniquent à l'idée que le sexe ne soit pas éternel et qui capitulent parfois au nom de l'amour, les retrouver, c'est un peu se retrouver soi-même.Pas en tant que féministe.Tout simplement en tant que femme.Dernier mot d'un magazine féministe qui n'a jamais digéré de mourir en 1987 mais qui n'a pas pour autant envie de renaître en 2005, ce numéro hors série permettra à bien des femmes, mais aussi à leurs filles et à leurs chums, de mesurer le chemin parcouru.Pour ma part, je garderai ce numéro précieusement avec la conscience aiguë que la vie en rose, c'était bien, mais la vie en bleu, c'est parfois mieux.« Même si les filles de La Vie en rose ont aujourd'hui 50 ans et des poussières, dès qu'elles versent dans certains sujets comme le massacre de Polytechnique, la prostitution ou l'avortement, elle retombent dans leurs vieilles ornières.» QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES Pérou : à la découverte des cités perdues, avec Alain de la Porte, aujourd'hui le 17 octobre à 20h et samedi le 22 octobre à 16h, salle Pratt&Whitney, 150, rue de Gentilly Est, Longueuil.Ciné-conférence organisée par Les Grands Explorateurs.Coût : 14,50 $, 13 $.Rens.: 514 521-1002.Perspectives nord-américaines sur la peine de mort : quel rôle pour le Canada ?Avec notamment Gaëlle Breton-Legoff et Frank Jarolimek- Proner, le mardi 18 octobre à 18h, Bibliothèque nationale du Québec, 475, boul.de Maisonneuve Est, salle M-455 / métro Berri- UQAM.Organisée par Ensemble contre la peine de mort.Entrée libre.Rens.: 514 839-8464.Côte-des-Neiges, le village des tanneurs, de l'époque rurale à l'urbanisation, avec Johanne Burgess et Jean Bélisle, le mardi 18 octobre à 19h30, maison de la culture Côtedes- Neiges, 5290, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 342-6754.Changements climatiques : menace et perspectives pour le 21e siècle, avec Claude Villeneuve, le mercredi 19 octobre à 19h, auditorium de la Bibliothèque nationale du Québec, 475, boul.de Maisonneuve Est / métro Berri-UQAM.Entrée libre.Rens.: 514 873-1100.L'histoire de la musique latino-américaine, avec Jean-Pierre Sévigny, le mercredi 19 octobre à 19h30, bibliothèque de l'arr.Brossard, 7855, av.San-Francisco.Entrée libre.Rens.: 450 463-7130 Musique populaire de Cuba, avec Lise Marcil, le dimanche 23 octobre à 14h, centre culturel Calixa- Lavallée, 3819, rue Calixa-Lavallée (parc La Fontaine), Montréal.Coût : 10 $.Rens.: 514 385-6522.SEMAINE DES BIBLIOTHÈQUES Anjou.L'Arbre à palabres, récits africains avec Hassane Kassi Kouyaté, le samedi 22 octobre à 14h, au 7500, av.Goncourt.Entrée libre.Rens.: 514 493-8280.Dollard-des-Ormeaux.Rencontre avec Louise Tremblay-D'Essiambre, auteure, aujourd'hui le 17 octobre à 19h30, au 12 001, boul.de Salaberry.Gratuit.Inscription et rens.: 514 684-1496.Laure-Conan.Atelier sur le champagne, avec Louise Gagnon, sommelière, le mardi 18 octobre à 19h, au 4660, boul.des Laurentides, Vimont, Laval.Avec dégustation.Gratuit.Inscription nécessaire : 450 662-4975.Plateau-Mont-Royal.Atelier de fabrication de papier pour les enfants de 6 à 10 ans, avec Claude- Aimée Villeneuve, le samedi 22 octobre à 13h, au 465, av.du Plateau- Mont-Royal / métro Mont Royal.Gratuit.Inscription et rens.: 514 872-2270.Saint-Lambert.Rencontre avec Anne Robillard, auteure, le jeudi 20 octobre à 19h, au 490, av.Mercille, à Saint-Lambert.Entrée libre.Rens.: 450 463-7170.Saint-Léonard.Protéger l'environnement par une consommation responsable, conférence de Dominique Boisvert, le mardi 18 octobre à 19h30, au 8420, rue Lacordaire.En collaboration avec l'ACEF de l'Est de Montréal.Gratuit.Réservation nécessaire : 514 257-6622.Saul Bellow.Atelier sur le compostage domestique, animé par Mélanie Morel, le samedi 22 octobre à 13h, au 3100, rue Saint-Antoine, arr.Lachine.Gratuit.Inscription et rens.: 514 634-3471, poste 340.Informations supplémentaires sur les activités dans les bibliothèques publiques dans tout le Québec cette semaine : www.bpq.org/semaine .FEMMES Ano-Sep (Anonyme séparée) offre soutien et entraide aux femmes vivant ou ayant vécu une rupture de couple ou un divorce.Rencontres tous les mardis de 13h à 15h30 pour échanger et partager sur différents thèmes, au 911, rue Jean-Talon Est, bureau 132, Montréal.Coût : 10 $ (carte de membre).Rens.: 514 277-9870.Concertation-Femme et la Société canadienne de l'hémophilie offrent un atelier sur la maladie de von Willebrand, animé par Patricia Stewart, le vendredi 21 octobre à 13h, au 2005, rue Victor-Doré, bureau 220, Montréal.Gratuit.Inscription obligatoire : 514 336-3733.SORIF, service d'orientation et de recherche d'emploi pour l'intégration des femmes au travail (5150, rue Saint-Hubert, Montréal) organise des ateliers qui débuteront le lundi 24 octobre prochain.Inscription et rens.: 514 271-3866.SANTÉ L'Amicale des diabétiques des hôpitaux Notre-Dame et Maisonneuve- Rosemont présente une conférence, L'Acceptation de la maladie : le diabète, avec Pierre Bélanger, le mardi 18 octobre à 19h, auditorium du pavillon Rosemont (5689, boul.Rosemont, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 890-8000, poste 25 358.L'Association du Diabète - Laval présente une conférence sur les premiers soins à donner aux personnes diabétiques, avec Isabelle Fortin, le mardi 18 octobre à 19h30, au pavillon du bois Papineau (3235, boul.Saint-Martin Est, salle 106, Laval).Entrée libre.Rens.: 450 686-0330.SUR LES CAMPUS Cinéma Politica UQAM présente Pousse égal, vidéo de Dominique Lacroix, Albert Albala et Lydie Servanin, aujourd'hui le 17 octobre à 18h, bar Le Grimoire, pavillon Hubert-Aquin, local A-M640 (450, rue Sainte-Catherine Est).Entrée libre.Rens.: www.cinemapolitica.org .Concert de jazz.Le Big Band et l'ensemble vocal jazz de l'Université de Montréal présentent un concert, le jeudi 20 octobre à 20h, salle Claude-Champagne (220, av.Vincent-d'Indy / métro Édouard- Montpetit).Entrée : 10 $, 8 $, gratuit (étudiants).Rens.: 514 343-6427.Journaliste judiciaire : un métier risqué ?Causerie avec notamment Rodolphe Morissette, Marc Verreault et Louise Vadnais, le vendredi 21 octobre à 18h, café-bar La Brunante, pavillon 3200 de l'UdeM, rue Jean-Brillant / métro Université-de-Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 343-6111, poste 2950.Le Centre de design de l'UQAM présente l'exposition Objets trouvés.Saucier + Perrotte Architectes, du 20 octobre au 13 novembre, du mercredi au dimanche de 12h à 18h (au 1440, rue Sanguinet / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-3395.GROUPES D'ENTRAIDE Rassemblement et marche.À l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, ATD Quart Monde organise une marche, aujourd'hui le 17 octobre.Accueil et témoignages à 17h au parc du Souvenir / métro Verdun.Départ à 18h.Fête à 19h, école de cirque de Verdun, 5190, boul.La Salle.Activité gratuite.Rens.: 514 279-0468.La Nuit des sans-abri à Montréal se tient le vendredi 21 octobre devant le 5947, boul.Monk / métro Monk, bus 36.Spectacle à 17h.Mot de bienvenue et animation musicale à 18h.Allumage des braseros à 20h.Soupe populaire à 23h.Vigile, musique et film de minuit à 6h.Rens.: www.nuitdessansabri.ca .L'Association des jeunes bègues du Québec présente deux conférences gratuites : Démystifier le bégaiement et Le bégaiement chez l'enfant d'âge scolaire.Le samedi 22 octobre à 13h, au 10 780, rue Laverdure / métro Henri-Bourassa.Inscription nécessaire : 514 388-8455, 1 800 661-2348.ART, ARTISANAT L'Association des amis et amies de la Maison Jean-Lapointe, présente Automn Art, les jeudi 20 et vendredi 21 octobre de 9h30 à 21h et samedi 22 octobre de 9h30 à 17h, au Complexe Desjardins (150, rue Sainte-Catherine Ouest / métro Place-des-Arts).100 artistes.Rens.: www.automnart.com Arts décoratif de Montréal, les vendredi 21 octobre de 10h à 21h, samedi 22 octobre de 10h à 17h et dimanche 23 octobre de10 h à 16h, Centre culturel de Pierrefonds, 13 850, boulevard Gouin Ouest.Entrée libre.Rens.: 514 624-1101.Fermières de Vimont, les samedi 22 octobre de 9h à 17h et dimanche 23 octobre de 9h à 16h, centre communautaire de Vimont, 1900, rue Bédard, Laval.Entrée libre.50 exposants.Rens.: 450 662-5134.Club de curling Baie-d'Urfé, les samedi 22 et dimanche 23 octobre de 10h à 17h, Grange Rouge et arr.de la Coop, 20 599, rue Lakeshore, Baie d'Urfé.40 artisans.Rens.: 514 457-5900.BAZARS Cercle des fermières d'Ahuntsic, les vendredi 21 octobre de 10h à 20h et samedi 22 octobre de 10h à 16h, au 2574, rue Fleury Est, Montréal.Rens.: 514 387-1264.Église copte orthodoxe Saint-Marc, les samedi 22 octobre de 11h à 17h et dimanche 23 octobre de 12h à 17h, au 1510, rue Everett / métro Fabre.Rens.: 514 274-1589.Le Choeur polyphonique de Montréal et Les Petits Chanteurs de la Cathédrale, les samedi 22 octobre de 15h à 19h30 et dimanche 23 octobre de 10h à 15h, salles paroissiales de la Cathédrale (1110, rue Mansfield / métro Bonaventure).Rens.: 514 866-1661, poste 467.Recherche et textes : André Cloutier 3351580A "]
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