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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2005-10-22, Collections de BAnQ.

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[" 3344707A 3344709 www.cyberpresse.ca/arts MON T R É AL SAME D I 22 OC T O B R E 2 0 0 5 MARIE LABERGE LE RETOUR DE LA DRAMATURGE PAGE 8 WYNTON MARSALIS INSTITUTION, LIBERTÉ, MAGIE PAGE 10 est ainsi que l'humoriste a voulu son retoursur scène:minimaliste et intimiste.Il y a un an, il s'est laissé convaincre par Claude Larivée de se joindre à la Tribu, qui gère entre autres les carrières de Robert Charlebois et des Cowboys fringants en plus de l'ancien Théâtre des Variétés.Rapidement, et tout naturellement, il a été convenu que son nouveau spectacle serait présenté dans cette salle chargée d'histoire de 500 places.Sonnouveauspectaclededeux heures est composé de gags qu'il raffine depuis deux ans, mais surtout de numéros inédits, plus quejamaisinspirésparl'actualité.«Au fur et àmesure, le spectacle s'est bonifié et les numéros que je faisais déjà se sont fortifiés, dit-il.Le show est à mon goût.» Il y avait trois ans que Daniel Lemire n'avait pas livré de spectacle à Montréal.Six dates seulement ont été prévues à La Tulipe, la semaine prochaine et à la mi-novembre, avec possibilité de supplémentaires.«Je ne fais pas beaucoup de shows.Je n'ai pas envie de partir avec une grosse machine», explique Lemire, qui ne fera pas de tournée, sinon quelques spectacles pour lesquels il s'était déjà engagé en province.«J'ai eu envie de faire quelques dates pour tâter le pouls.Sans grands enjeux.Just for plain fun.» L'humoriste, qui a fait ses débuts aux Lundis des Ha! Ha! aux côtés de Ding et Dong il y a plus de 20 ans, n'a rien à prouver.Si certains prennent sa livraison indolente pour de l'apathie, il y a longtemps qu'il est considéré comme l'un de nos grands comiques, dans le sillon d'Yvon Deschamps, qu'il admire plus que quiconque dans le milieu de l'humour.Un milieu qu'il ne se gêne d'ailleurs pas pour critiquer, ce qui lui a valu récemment quelques reproches de ses collègues.Enavril dernier, aulendemain de la publication dans Le Journal de Montréal d'une entrevue où il critiquait certains aspects de l'humour au Québec, il a senti le besoin de rectifier le tir et de calmer le jeu, refusant entre autres qu'on lui attribue le gros titre en première page: «l'humour québécois fait dur!» Le mal était fait et certains humoristes, froissés.«On ne peut rien dire, regretteaujourd'hui Lemire.Les humoristes, ça devient comme unemafia!» Pour cette raison et bien d'autres, Daniel Lemire se qualifie volontiers d'outsider dans son milieu professionnel.Très occupé ces jours-ci par l'écriture de sa télé-série Smash, reconduite par Radio-Canada pour la troisième saison, l'humoriste envisage son métier de façon nouvelle.Et reste philosophe face à son succès, forcément fragile.La nouvelle mouture de Smash, resserrée cette année d'une heure à une demi-heure, a été reçue avec enthousiasme par la critique, mais n'a pas connu le succès populaire escompté.Les cotes d'écoute, qui atteignaient parfois 1,2 million l'an dernier, traînent autour de 600 000 cette saison.Un score respectable, mais décevant.Lemire, qui a la sagesse de ses 50 ans, ne semble pas s'en formaliser.Et se félicite, ces jours-ci, de pouvoir prendre du recul face à son personnage de Sylvain et des autres babyboomers de Smash.Le show me permet de décrocher un peu de l'écriture télé, qui est complètementunautremétier», dit-il.Le nouveau spectacle, conçu avec le complice Jean-Pierre Plante, promet des regards acérés sur l'actualité et des fous rires jaunes, grâce aux per-sonnages loufoques que seul Lemire sait imaginer.Un inspecteur québécois de l'ONU en Irak, par exemple, qui fait tomber des bombes sur les restaurants qu'il n'a pas aimés.Ou cette scène de ménage, inspirée par le Code Da Vinci (qui prétend que Jésus était marié), dans laquelle Lemire prend les traits de l'épouse du Christ, l'accueillant tard le soir: «Ben là : où est-ce que t'étais?À la montagne?Tu sens le calvaire!» Daniel Lemire, les 25, 26 et 27 octobre, ainsi que les 14, 15 et 16 novembre, à La Tulipe.AUTRES TEXTES EN PAGES 2 ET 3 MARC CASSIVI C' LEMIRE INTIME ONCLE GEORGES, ROMPU DE FATIGUE, ENTAME UNE TOURNÉE D'ADIEUX.RONNIE, «EN PLEINE POSSESSION DE SES MOYENS» COMME DIRAIT ANDRÉ BOISCLAIR, AUDITIONNE POUR STAR ACADÉMIE.DANIEL LEMIRE, AVEC UN CERTAIN DÉTACHEMENT, RENOUE AVEC SES CÉLÈBRES PERSONNAGES, À COMPTER DE JEUDI, À LA TULIPE.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© HOMME DE GAUCHE, SOUVERAINISTE AFFICHÉ, ÉCOLO RENSEIGNÉ, DANIEL LEMIRE EST UN PASSIONNÉ D'ACTUALITÉ.INÉNARRABLE VERBOMOTEUR, IL SAUTE EN ENTREVUE D'UN SUJET À L'AUTRE, DE GEORGE W.BUSH À LA MONDIALISATION, DE LA HAUSSE DU PRIX DU PÉTROLE À LA COURSE À LA DIRECTION DU PQ, EN PASSANT PAR LA MORT DU PAPE ET L'HUMOUR FACILE.S'IL N'ÉTAIT PAS HUMORISTE, ONLE VERRAIT BIENCHRONIQUEUR.EXTRAITS.LLEEMMIIRREE TEXTES MARCCASSIVI LE MILIEUDEL'HUMOUR «On ne peut rien dire.Les humoristes, ça devient comme une mafia.«Il parle contre moi?J'vais le planter dans mon show.» L'humour s'est beaucoup développé.Il y a bien des gens qui ont vu qu'il y avait moyen de faire la passe.Si on évoque des bémols, on se fait accuser de vouloir tuer la poule aux oeufs d'or.Il y a des choses qui nemarchent pas, mais pas au point de dire qu'on devrait pendre les humoristes à des lampadaires! Le milieu de l'humour, ce n'est pas un bloc monolithique.Ce sont les producteurs qui veulent donner cette impression-là.L'humour, c'est comme lamusique: ilyadublues, ducountry, duclassique.Onn'est pas touspareils.» YVONDESCHAMPS «Il n'a aucune complaisance, aucune recette.T'embarques ou t'embarques pas.Je respecte beaucoupça.» LAPOLITIQUE «J'entends souvent des jeunes humoristes dire que la politique n'intéresse pas le monde.Ça ne les intéresse pas eux.Ce n'est pas pareil.Ça n'intéresse pas tous les publics, effectivement.Mais la journée où on ne s'y intéressera plus, on va être dans le trouble.La politique, c'est quandmême ce qui régit nos vies.» LARADIOCOMMERCIALE «On trouve là tous les clichés du métier, comme appeler quelqu'un pour le niaiser.On faisait ça quand on avait 12 ans: «Êtes-vous tout nu?» Il y a là aussi beaucoup de discours réactionnaires.J'ai toujours préféré l'humour un peu à gauche.Je suis de l'école des Cyniques, Sol, Deschamps, Jean-Guy Moreau.Ils se moquaient du pouvoir, avec du contenu.» SES OPINIONS «Je dis ce que j'ai à dire.Je pèse mes mots, je fais un peu attention.Des fois, ça crée un froid, mais j'ai des opinions comme n'importe qui.Je ne suis pas la Bible.Des fois je me suis mis le pied dans la bouche.Mes paroles ont dépassémapensée.Elles n'ont pas dû aller bien loin.» LACENSURE «La censure, je me l'impose moimême.Je veux faire des shows que je n'ai aucune honte de montrer aux gens qui m'entourent.Quand je frappe sur quelqu'un, je ne suis pas gêné de le faire même si cette personne est dans la salle.Je m'arrange pour frapper juste.» ILLUSTRATIONS FRANCIS LÉVEILLÉE LA PRESSE© L'HUMOURFACILE «À rire de tout, on banalise tout.On tourne parfois les coins ronds.On parle d'un politicien et on dit que c'est un trou de cul.Sans expliquer pourquoi.Sans donner son opinion.C'est facile de taper sur les gens.C'est plus difficile d'étayer son propos.» LES OLIVIER «Ce n'est pas le gala de l'humour, ça.L'humour, c'est beaucoupplus large que ça.Les Olivier, c'est seulement pour les shows de scène.Ce n'est qu'un aspect de l'humour.C'est ce qui m'agace un peu dans le concept.» PAULINEMAROIS «Landry n'avait pas fini sa phrase pour dire qu'il démissionnait qu'elle était déjà candidate.À sa place, j'aurais attendu au moins une petite semaine.» ANDRÉBOISCLAIR «Quand l'histoire de consommation de coke est sortie, sa réaction a été un peu hallucinante.J'ai trois enfants, de jeunes adultes, à qui j'ai toujours dit de faire attention à ça.Mon autre arrive et dit : «J'étais jeune, j'étais sur le party.» Il avait 36ans!» LACOURSEÀ LA DIRECTIONDUPQ « Ça m'attriste beaucoup.Ç'aurait pris Duceppe.Il est rassembleur, il a l'air honnête, il a l'air d'un chef d'État.Il n'est pas là pour s'enrichir.Je le connais un peu.Il a l'expérience de l'appareil gouvernemental et il pourrait très bien dealer avec le reste du Canada.» GEORGEW.BUSH «Aussitôt que sa popularité baisse, il sort un spectre du placard pour faire peur au monde.Ben Laden prépare une attaque terroriste.Ben voyons! Il va prendre sa bombe où ?Dans un dépanneur?Quand ils ont trouvé Saddam, il avait l'air pasmal dangereux: il venait de sortir de l'Accueil Bonneau!» L'AUTOMOBILE «Ce n'est pas normal d'avoir des épisodes de smog à Montréal.On n'est pas à Pékin! La quantité de voitures a tellement augmenté.L'an dernier, j'ai loué un bureau sur le Plateau pour écrire.J'y allais en vélo.C'est drôle.Je remarquais que des gens me reconnaissaient.Ils avaient l'air de penser: «Oh boy, sa carrière va pas bien! Il me semble qu'on ne le voit plus.» LA RELIGION «Dans le nouveau spectacle, je reviens un peu sur le décès du pape.Qu'est-ce qui s'est passé là?Plus personne ne va à la messe.Le pape est mort.Dieu sait que c'était pas une surprise ! RDI était là-dessus 24 heures sur 24, comme si c'était une vedette rock.En général, les gens n'étaient pas trop d'accord avec ses idées.Il était à droite pas à peu près.Et que dire de son successeur.Moi, je l'appelle Benoît 16-Chicago 3!» LESDÉBATSAUTOURDELATÉLÉ «L'histoire du Doc Mailloux, ce n'est pas un débat.Les Noirs sont moins intelligents?!! Est-ce qu'on est retourné, au lendemain de la guerre de Sécession?Faire un débat autour de ça, c'est complètement absurde.Mailloux est mort de rire.Il a dû tripler ses cotes d'écoute.À CKAC, ils ont dû lui donner une belle tape dans le dos.À des émissions comme Tout le monde en parle ou Star Académie, tu baisses tes culottes et c'est sûr que tu fais la une.Si on donne le micro à des gens qui sont prêts à faire ça, on ne peut pas s'attendre à autre chose.» FFAAIITT LLEE PPOOIINNTT SSUURR \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE SÉPARÉS À LANAISSANCE Honnêtement, fans de cette rubrique, vous nous surprenez toutes les semaines.Mais où allez-vous donc dénicher toutes vos idées?Remarquez, de notre côté, on ne va pas s'en plaindre.On s'est payé une bonne tranche de rire avec la suggestion de Julie Kennedy, qui trouve Éric Limoges \u2014 la fameux bachelor qui se fait voler la vedette par un journaliste de Flash.\u2014 aussi réveillé que le prince Valium (Jim J.Bullock) dans la comédie Spaceballs.Inutile de souligner qu'on n'a même pas besoin de faire de jeux de mots.Une rubrique qui s'ennuierait beaucoupsansTQS JimJ.Bullock Éric Limoges PENSEZ-Y «C'est la femme la plus à gauche de toute la gang, mais elle ne passe pas pour être à gauche parce qu'elle est trop élégante, elle a ses petits foulards.Mais on ne pense pas à dire qu'André Boisclair porte des habits de 2000$ sur le dos.C'est deux poids, deux mesures.» \u2014La féministe HÉLÈNE PEDNEAULT, qui appuie Pauline Marois, à Tout le monde en parle.entracte@lapresse.ca ILS, ELLESONT DIT\u2026 «Je le sais que je ne suis pas grosse.C'est génétique.Tu devrais voir ma mère.» \u2014La frêle star-académicienne STÉPHANIE BÉDARD à Denise Filiatrault, qui lui demandait de manger un peu plus.«On peut rigoler sur les Québécois, car on ne les a jamais envoyés aux chambres à gaz.» \u2014THIERRY ARDISSON, d'une logique imparable quand vient le temps de s'expliquer sur ses têtes de Turc.«C'est la très plate réalité de gens très plates.» \u2014 L'opinion de RENÉ HOMIER-ROY sur la téléréalité.«Je m'y attendais.J'ai gagé une bouteille de vin avec l'animateur de CHLN, Robert Pilotte, que je serais flushé.Comme quoi on ne perd pas tout dans la vie.» \u2014Le DOC MAILLOUX, bon perdant en apprenant son congédiement.«C'est une victoire pour moi d'avoir libéré TQS des propos du Doc Mailloux.» \u2014PHILIPPE FEHMIU, lui aussi congédié.Stéphanie Bédard PHOTO JULIEN FAUGERE, COLLABORATION SPÉCIALE > TQS Après les disputes entre Denis Lévesque et Isabelle Maréchal, après le dérapage de Gilles Proulx, voilà qu'on fout à la porte le Doc Mailloux et Philippe Fehmiu.Par la suite, on interdit, puis on permet à Chantal Lacroix, animatrice de l'excellente émission Passez au suivant, d'aller sur le plateau de Guy A.Lepage.Coudon! TQS a donc ben de la misère avec son troupeau de moutons noirs! Toute la bergerie semble avoir le goût d'aller jaser à Tout le monde en parle, remarquez, ça fait de la bonne pub gratuite.Mais il va bien falloir qu'un berger ramène la bande au bercail ! > L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Après les joueurs de hockey, les musiciens de l'OSM.Les mélomanes frétillent: la 72e saison de l'OSM est sauvée! Au terme du plus long conflit de travail de leur histoire (cinq mois), les musiciens ont accepté à 96% l'entente conclue entre leur syndicat et la direction.Bien sûr, les salaires n'ont rien à voir avec ceux du hockey, mais c'est réglé.Demain, premier concert officiel avec le nouveau chef, Kent Nagano, qui dirigera Le Boléro de Ravel \u2014 pièce triomphale et de circonstance, pourrait-on conclure ! Philippe Fehmiu PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Kent Nagano PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES Chanter le ÔCanada au Centre Bell peut être un conte de fées LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Décidément, les planètes sont bien alignées ces jours-ci pour Chantal Lacroix.Et pour les gens qui la rencontrent.Jeudi soir, elle a enregistré Tout le monde en parle à Radio-Canada avec la permission de TQS qui avait d'abord refusé.Demain soir, elle regardera comment l'émission a été montée.Moi aussi.Et ce soir ?Elle sera au Centre Bell, où elle accompagnera le jeune Jérémy Gabriel, 8 ans, de Charlesbourg, qui chantera le Ô Canada avant le match du Canadien contre les Islanders de New York.Jérémy, qui est né sourd, souffre du syndrome de Treachet- Collins, une maladie génétique causant des déformations au visage.Il a été opéré souvent.Maintenant, Jeremy a un implant qui lui permet d'entendre et donc de parler.Et une mère, Sylvie, qui l'épaule depuis sa naissance.C'est un enfant plein de joie.Il a deux soeurs plus jeunes que lui.C'est sa mère qui a approché le Canadien en demandant s'il pourrait chanter le Ô Canada.Et le Canadien a dit oui.Il paraît que Jérémy a une très belle voix.Mme Gabriel avait aussi écrit une lettre à Donnez au suivant, l'émission de bonté de Chantal Lacroix.Et Chantal s'est organisée pour lui faire enregistrer un disque.On verra ça au 7e épisode de sa série.Ce soir, Chantal et son équipe seront au Centre Bell pour filmer la soirée de Jeremy.L'enfant, sa famille et ses copains ont été invités à s'installer dans la loge de riches que José Théodore destine aux enfants en difficulté et à leur famille.Le match commence à 19h à RDS.En principe, RDS ne doit diffuser qu'une trentaine de secondes de l'hymne de Charles.« Nous avons tellement vendu de publicité, me dit le producteur du hockey, Stéphane Faucher, jeudi midi, que nous diffusons de moins en moins les hymnes nationaux avant les matches.Sauf au moment des séries finales.» Une pratique de plus en plus répandue dans la Ligue nationale, me dit-on.Les temps changent : dans ma jeunesse, on se tapait les deux hymnes et il n'y avait aucune publicité sur les bandes.On aimait ça quand même.Mais voilà que le relationniste du Canadien, Donald Beauchamp, m'a annoncé jeudi soir que les téléspectateurs verraient Jérémy plus longtemps.Charles Prévost Linton \u2014un ancien des Sinners\u2014 chantera le Star Spangled Banner, l'hymne national américain et se tiendra à côté de Jeremy pour le Ô Canada.M.Beauchamp, qui est un jeune père de famille, et qui vient de découvrir le bonheur que nous donne un enfant, est tombé amoureux de l'histoire de Jérémy.Et il m'a assurée qu'il allait persuader RDS de diffuser le Ô Canada un peu plus de 30 secondes.On verra si RDS est capable de donner au suivant lui aussi.RDS sera tout de même généreux : il détient les droits du hockey au Centre Bell mais cédera tout le tournage des hymnes nationaux à Chantal Lacroix pour son émission.Il semble qu'on ne verra pas Chantal à RDS ce soir.« Puisqu'elle ne travaille pas à RDS », m'a expliqué Stéphane Faucher.Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux luttes de territoire entre les réseaux.En début de semaine, mon collègue Marc Lestage du Soleil a rencontré Jérémy et sa famille.Le petit lui a dit qu'il rêvait d'aller chanter devant le pape.« Je lui chanterai Je louerai l'éternel, en anglais, parce que je ne sais pas parler le romain.» Tu parles d'une belle histoire chaude pour une soirée fraîche ! Huit minutes de Plume ce soir Autre bonheur de la soirée pour les fans de Plume Latraverse, dont je suis.Il sera un des invités de Normand Brathwaite à Belle et Bum.Je suis encore frustrée qu'il n'ait fait qu'une chanson à la Fête nationale de Montréal cet été.On nous promet huit minutes de prestation \u2014 l'aubaine, profitez-en \u2014 et son chef-d'oeuvre : Les Pauvres.Autres invités : Paul Piché, Thomas Hellman et la chanteuse montréalaise d'origine brésilienne Monica Freire.À 21h, Télé-Québec.Demain soir, Et Dieu créa.Laflaque\u2014 Radio-Canada, 19h30 \u2014 nous promet une soirée à saveur d'Halloween, « une émission horrible à voir » dit le communiqué.Parmi les invités, la future mairesse de Québec Andrée Boucher sera la vedette d'un Coin des tout-petits qu'on promet effroyable.Gilles Duceppe parlera baseball et Marcel, le fils de Gérard et Georgette, sera possédé du démon.Bâtard, sors de ce corps ! Les sous de Mailloux Décidément, le passage du Doc Mailloux à Tout le monde en parle fait encore des vagues.Mercredi, le psychiatre affirmait au Journal de Montréal avoir reçu un cachet de 3605 $ pour sa prestation à l'émission.Pas vrai, répliquait jeudi le blogue de l'émission.Pierre Mailloux a reçu exactement le même cachet que tous les autres invités membres de l'UDA.Il a aussi eu droit à une nuitée à l'hôtel, comme tous les invités qui habitent à l'extérieur de la région de Montréal.Le texte est signé Guillaume Lespérance, producteur délégué.Qui dit vrai ?Qui ment ?Moi, je veux voir le chèque endossé.Au fait, le Doc fait-il encore la grève de l'impôt ?PHOTO FOURNIE PAR TQS Le petit Jérémy Gabriel, 8 ans, a été invité à chanter l'hymne national au Centre Bell ce soir.Chantal Lacroix, animatrice de l'émission Donnez au suivant, l'accompagnera au cours de cette soirée de rêve.avec Michel Côté, Marcel Gauthier, Marc Messier une comédie de Claude Meunier, Jean-Pierre Plante, Francine Ruel, Louis Saia, Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier THÉÂTRE ST-DENIS 2, 1594, rue St-Denis, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 849-4211 - Achats téléphoniques (514) 790-1111 Extérieur1 800 848-1594 ou www.tel-spec.com - Groupes (514) 527-3644 La tournée d'adieu se poursuit àcompter d'octobre 2006 Billets en vente MAINTENANT DÉJÀ ÀGUICHETS FERMÉS ! Àlademande générale! 3351187A DVD ENFANTS Arthur l'aventurier Les Saisons en ballon sur scène FFF Gregg Musique Arthur relève le défi La dernière aventure de François Tremblay, alias Arthur l'aventurier, ne l'amène ni dans un traîneau à chien ni dans un canot.C'est plutôt sur les planches d'une scène de Trois-Rivières qu'il s'est arrêté pour produire son DVD, Les Saisons en ballon sur scène.L'expédition n'en est toutefois pas moins périlleuse.Capter l'attention d'enfants d'âge préscolaire pendant 50 minutes, uniquement en chantant et en gesticulant, relève de l'exploit.Mission accomplie, les petits en redemandent.Sans artifice, Arthur présente son spectacle du 1er juillet, tourné dans un parc trifluvien, pratiquement dans son intégralité.Dès le départ, on entend les enfants, surexcités, l'acclamer à grands cris : « Arthur ! Arthur ! Arthur ! » Le sympathique explorateur leur livre 10 chansons, la plupart extraites de son album Les Saisons en ballon.Ses succès comme Les Saisons aux oiseaux, Baleine Blues et Coucou les couleurs défilent à un rythme soutenu, parfait pour de jeunes téléspectateurs habitué à en avoir plein la vue.Le cinéaste-réalisateur Alan Catto présente aussi des changements de plans très fréquents qui captivent les tout-petits.L'expérience d'animateur de classe verte de François Tremblay le sert bien : il interagit avec son public, et les téléspectateurs se sentent interpellés même dans leur salon.Les enfants d'âge préscolaire qui connaissent bien Arthur se retrouvent en terrain connu.Rien de très nouveau donc, dans ce disque, sinon une bonne idée de ce dont Arthur est capable sur les planches.L'énergie d'Arthur Le son parfois déficient I sabe l l e Audet Le samedi dans OÙ EST L'EMPLOI ? ++++ ET SYLVAIN SCOTT + STÉPHANE AUBIN + JULIEN COMPAGNE + DAVID CRONKITE ++++ ROXANNE HEGYESY + DAVID LAURIN + VIOLAINE PARADIS + DONALD TARUC ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE LOU ARTEAU CHORÉGRAPHIES CLAUDE GODIN ÉDITION MUSICALE ALCIBIADE MINEL DIRECTION MUSICALE STÉPHANE AUBIN + LES CONCEPTEURS ANICK LA BISSONNIÈRE + ALAIN LORTIE MICHÈLE HAMEL + GEORGES LÉVESQUE + PATRICK DOCKRILL + ANGELO BARSETTI À L'AFFICHE +++ 514.866.8668 +++ WWW.TNM.QC.CA UNE COLLABORATION SUPPLÉMENTAIRES 8 ET 9 NOVEMBRE «FUREY A ACCOMPLI UN TRAVAIL COLOSSAL\u2026 Une oeuvre riche\u2026 Une solide distribution qui joue, chante et danse avec brio\u2026 Jean Maheux est imposant.Un spectacle exigeant qui demande de l'abandon et du temps.» \u2014 R-C, Le Téléjournal, Montréal «Sylvie Moreau relève le défi avec brio!» \u2014 Flash, TQS «L'innovation de Lewis Furey tient à la vision moderne et minimaliste qu'il propose, mais aussi à la nature musicale de l'oeuvre.» \u2014 La Presse «\u2026 dans cette proposition inspirée, l'histoire est portée par des interprètes aussi fabuleux que pleins d'humanité.Sylvie Moreau, amoureuse, séductrice et princière est épatante.Jean Maheux \u2026 est charismatique \u2014 quand il chante, c'est magique \u2014 \u2026 Renaud Paradis\u2026 est éblouissant.» \u2014 Le Journal de Montréal «Une oeuvre opératique très charnelle\u2026 Un spectacle ambitieux.» \u2014 R-C, La Première Chaîne, Samedi et rien d'autre UNE PRÉSENTATION 3351622A 3348095A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! MARC CASSIVI > CHRONIQUE Le syndrome du deuxième album Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca LA LISTE Dix artistes qui ont souffert du sophomore jinx 1.Hootie and the Blowfish 2.Indigo Girls 3.A-ha 4.Noir Silence 5.Julie Masse 6.Men Without Hats 7.Mitsou 8.Daniel Boucher 9.Glass Tiger 10.Martine St-Clair «LES EXEMPLES SONT LÉGIONCHEZNOUSD'ARTISTES QUIONTCONNU UN GRANDSUCCÈSAVANT DE COULER À PIC.TRÈS PEU SONT ARRIVÉSÀCASSER LA GLACEAVEC FRACAS POUR ENSUITE SE MAINTENIRÀ LASURFACE.ESTCE INJUSTE?C'EST SURTOUT INGRAT.» es anglos appellent ça the sophomore jinx, le syndrome du deuxième album.Les artistes quiyéchappent sont rares.Les attentes suscitées par un succès inattendu sont énormes.La pression de répéter l'exploit, très forte.La plupart des artistes finissent par décevoir, malgré eux.C'est alors que leur succès béni devient une malédiction.Je me suis fait la réflexion, cette semaine, en écoutant en boucle You Could Have It So Much Better, le deuxième albumde Franz Ferdinand.Le groupe écossais a fait mouche avec son premier disque éponyme, l'an dernier.Un mélange de guitares acérées et de mélodies hyperaccrocheusesdansunemballage newwave revisité, bien de son temps.La suite, parue la semaine dernière, était attendue avec impatience par les fans, nombreux de part et d'autre de l'Atlantique.Ils ne devraient pas être déçus.Le nouvel album ne s'écarte pas trop de la formule qui a fait la force de Franz Ferdinand, tant sur scène que sur disque, maisproposede nouvelles avenues intéressantes, notamment dans les arrangements.Les hooks sont efficaces, le ton festif, les mélodies couleur bonheur.Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire du deuxième album un succès au même titre que le premier.Ce ne sera sans doute pas le cas.You Could Have It So Much Better aurait difficilement pu être meilleur.C'est l'avis de bien des critiques.Ses chansons se bonifient d'ailleurs à l'écoute.Aucune d'entre elles, pourtant, ne connaîtra le succès de Take Me Out ni des autres hits du premier album.Pas tant parce qu'elles leur sont inférieures.Simplement parce qu'elles sont moins fraîches.La fraîcheur, cette donnée intangible si souvent négligée au moment d'évaluer un échec (en politique notamment), est précisément ce qui fait défaut au deuxième CD de Franz Ferdinand.Cette fraîcheur qui n'existe qu'à l'état brut, une seule et unique fois (malgré ce qu'en disent les marchands de détergents de vie en tous genres, qui prétendent recycler le vieux en neuf \u2014notre lessive, notrebonheur comme notre ligament croisé antérieur).L'inédit, ce qui n'a pas été édité, a une force d'attraction que l'on sousestime.Est-ce l'ère de la zapette qui nous condamne à rechercher sans cesse le «tout nouveau tout beau»?L'offreculturelle est devenueàcepoint riche et accessible qu'il est facile de passer à un autre numéro.Franz Ferdinand nous a lassés d'Interpol.Bloc Party nous a lassés de Franz Ferdinand.Au suivant.Who's next ?La musique n'a pas l'apanage du phénomène.Chaque rentrée littéraire française nous amène plus de 400 nouveaux romans.Autant de films ou presque ont été présentés en salle oudansdesfestivalsà Montréal depuis deux mois.Ce ne sont pas les nouveautés qui manquent.Or, le mélomane, le cinéphile, le lecteur\u2014 le consommateur de produits culturels, diraient ceux qui rêvent d'un Québec «lucide»\u2014est un être foncièrement curieux.Onne saurait le lui reprocher.Il est aussi, de bien des façons, une victime de la mode, toujours en quête du dernier buzz.C'est peut-être son incorrigible infidélité qui explique qu'autant d'artistes souffrent du sophomore jinx et connaissent un succès si élusif.Au début des années 90, le groupe Hootie and the Blowfish a vendu, aux États- Unis seulement, 13 millions d'exemplaires de son premier disque.Depuis, il est allé rejoindre au cimetière des artistes oubliés tous les autres one hit wonders de la musique pop.Le portrait n'est pas plus rose au Québec qu'ailleurs, comme en témoignent les émissions du type Où sont passées nos idoles?Que sont mes amis devenus?ou Que fait Joe Bocan dans un salon de coiffure de la rue Saint-Denis?Mercredi soir, on se remémorait à Musi Max les belles années de Belgazou, Jano Bergeron et Kathleen \u2014les Wilfred, Marie-Élaine et Annie Villeneuve d'hier.Lemême soir, à Star Académie, Martine St-Clair proposait une chanson de son cru, à peu près inconnue (disons que ce n'était pas Lavez! Lavez !).Les exemples sont légion chez nous d'artistes qui ont connu un grand succès avant de couler à pic.Très peu sont arrivés à casser la glace avec fracas pour ensuite semaintenir à la surface.Est-ce injuste?C'est surtout ingrat.Parfois même pathétique.Jamais autant, cependant, que Marc Hamilton, l'homme derrière la ballade Comme j'ai toujours envie d'aimer, un éclopé du showbiz comme on en a rarementvu.Rouléparsonimprésario, éborgné accidentellement au moment de la sortie de son deuxième disque, il a croulé sous les dettes de dope et n'a plus jamais refait surface.Sauf ces jours-ci, pour promouvoir son autobiographie.Céline Dion reste d'une certaine façon au Québec l'exception qui confirme la règle.Elle a su profiter des conditions gagnantes, voire les rendre plus favorables encore, pour faire durer son succès.Voilà tout le génie de René Angélil.La plupart des athlètes professionnels comprennent que leur gloire sera éphémère.Ce n'est malheureusement pas le cas des artistes.Franz Ferdinand a raison de battre le fer pendant qu'il est chaud.Personne ne peut prévoir ce qu'il en sera dans trois ou quatre ans.Ce qui assure le succès d'un disque est tout aussi mystérieux que la matière pâteuse qui entoure le caramel de la Caramilk et que l'on fait passer pour du chocolat.Le talent et l'effort ne suffisent pas à vendre des albums.Bien sûr, le succès ne se mesure pas qu'en ventes, en box-office et en cotes d'écoute.Il est aussi question de qualité et de pertinence.Le défi des artistes se situe surtout là.S'ils espèrent durer, il doivent trouver le fragile équilibre entre renouvellement et fidélité au son qui a conquis leur public.L'équation, complexe en apparence, se résume au fameux «qui m'aime me suive».J'ai décidé de suivre Franz Ferdinand. PLACE À LA MUSIQUE ! Merci d'être avec nous! BILLETS à partir de 15$ au 514.842.9951 ou au WWW.OSM.CA NAGANO DE RETOURÀ MONTRÉAL ROMÉO ET JULIETTE & LE BOLÉRO > Dimanche 23 octobre, 14 h 30 < Kent Nagano, chef d'orchestre André Laplante, pianiste Prokofiev, Roméo et Juliette, suite Prokofiev, Concerto pour piano no 2 Ravel, Boléro 13 h 30 Causerie avant concert : Françoise Davoine, animatrice à Espace Musique, reçoit André Laplante.> Mercredi 26 et jeudi 27 octobre, 20 h < Kent Nagano, chef d'orchestre Juliane Banse, soprano R.Strauss, Vier letzte Lieder Bruckner, Symphonie no 9 > Mardi 8 et jeudi 10 novembre, 20 h < Plácido Domingo, chef d'orchestre Elena Bashkirova, pianiste Verdi, La Force du destin, ouverture De Falla, Noches en los jardines de España Tchaïkovski, Symphonie no 4 Soirée du 8 présentée par Soirée du 10 présentée par L'ORCHESTRE ENCHANTÉ > Dimanche 30 octobre, 13 h 30 et 15 h 30 < Théâtre Maisonneuve Jean-Marie Zeitouni, chef d'orchestre Sophie Faucher, comédienne Chanteurs de Opéra Mc Gill Extraits d'oeuvres de Humperdinck, Moussorgski, Mozart, Ravel et Williams Série présentée par NAGANO ET LA NEUVIÈME DE BRUCKNER JEUX D'ENFANTS PLÁCIDO DOMINGO : POUR LA PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL EN TANT QUE CHEF COMPLET Achetez sur le web et économisez les frais de service.Déguisez-vous! 15$ 3355222A ARTS ET SPECTACLES PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Eva chante Dietrich sur son album, Eva à Marlene.EVA Une femme libre FABIENNE COUTURIER On pourrait croire qu'Eva, avec sa voix de velours et ses chansons mélancoliques, est une tragédienne dans l'âme, une diva ténébreuse qui porte la vie comme un nécessaire fardeau.Erreur! La femme généreuse et mûre qui se trouve devant moi a un net penchant pour le bonheur.Son sourire s'ouvre comme un livre, ses yeux bleus ont l'éclat d'un ciel d'hiver, ses courts cheveux de paille couronnent un visage serein, sans ride ni maquillage.Elle fume comme un engin et parle d'abondance avec un naturel désarmant.Pourtant, sa vie est un roman qui lui donnerait largement de quoi alimenter un personnage.Née d'une mère lituanienne et d'un père russe qu'elle n'a jamais connu (« c'était un salaud, il s'est tiré »), Eva a grandi dans les ruines du Berlin d'après-guerre.« Je jouais dans les gravats, il n'y avait pas de jardin, pas d'arbres ; je crois que c'est pour ça que j'aime tellement les arbres.» À 18 ans, elle a eu besoin d'air, soif de liberté.Elle a pris le train pour Paris avec sa petite valise en carton, 200 marks en poche et zéro notion de français.Là, après de vagues études à la Sorbonne, elle a côtoyé les plus grands \u2014Brel, Brassens, Barbara, Gréco \u2014, chanté dans des salles célébrissimes, fait carrière internationalement (on résume, hein).Il y a quelques années, l'amour l'a amenée vivre au Québec.L'amour a passé ; elle est restée.Depuis deux ans, un ami très cher insistait pour qu'elle enregistre des chansons de Marlene Dietrich.Elle a dit oui.Le disque, enregistré en trois jours au mois d'août, a été lancé mercredi dernier.Mais l'ami n'était plus là : il est mort entre-temps, emporté par un cancer du cerveau.C'est à lui que l'album est dédié.Et, bien sûr, comme son titre l'indique, « à Marlene », à qui Eva voue une grande admiration.« Elle est de ma ville, et elle a un humour très berlinois, que je partage, explique-t-elle.Mais surtout elle était une femme extraordinaire, d'un grand courage.Avant et pendant la guerre, elle a aidé beaucoup de gens, qu'elle a nourris, à qui elle a donné un toit, de l'argent, sans jamais s'en vanter.Elle était tellement antinazie ! Elle est la seule qui n'a pas profité du IIIe Reich.C'est une personnalité, un personnage plus qu'une grande comédienne ou une très grande chanteuse.J'aime ce qu'elle dégage comme intelligence, comme culture ; j'aime la rigueur et la perfection de son caractère prussien ! » Ancien et pourtant moderne L'une des icônes les plus célébrées du XXe siècle avait aussi un répertoire qui valait d'être sauvé de l'oubli.« J'ai choisi les chansons de l'époque des cabarets littéraires.Il y a là des choses étonnamment actuelles, très modernes pour 1930, écoutez.» Avec son doux accent, Eva traduit de l'allemand la première chanson du disque : « On ne nous a pas demandé si on voulait vivre ou pas.Maintenant je marche toute seule dans une ville et je ne sais pas si cette ville m'aime, et j'attends quelque chose.Si je devais faire un voeu, j'aimerais être un tout petit peu heureuse, car si j'étais trop heureuse, j'aurais la nostalgie de la tristesse.» Eva a voulu revisiter ces chansons telles que Marlene les a popularisées.C'est ainsi qu'on trouve sur le disque une adaptation en allemand de Ne me quitte pas, de Brel.« Oui, parce que j'ai fait tout ce qu'elle a fait dans la langue originale.En allemand, ça dit ne t'en va pas \u2014 ça fait moins victime, non ?Les images sont différentes, c'est moins larmoyant qu'en français.» Une fois encore, elle traduit, et c'est vrai que c'est bien moins triste.La conversation a duré quatre heures.Un rare bonheur pour une journaliste.Quatre heures d'éclats de rire, d'anecdotes, de boutades et de bouts de chansons! De temps en temps, Eva s'interrompait, tirait sur sa cigarette, laissait passer un ange.Bleu, sans doute.DU 14 AU 30 OCTOBRE 2005 5 à 10 ans UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DE L'OEIL SCÉNARIO RICHARD LACROIX, ANDRÉ LALIBERTÉ, RICHARD MORIN MISE EN SCÈNE ANDRÉ LALIBERTÉ INTERPRÉTATION JEAN CUMMINGS, OLIVIER PERRIER, GRAHAM SOUL, JEAN-FRANÇOIS ST-ARNAULT PRÉSENTÉ PAR LA MAISON THÉÂTRE 245, rue Ontario Est, Montréal Berri-UQAM/ Sherbrooke www.maisontheatre.qc.ca BILLETS EN VENTE (514) 288-7211 POSTE 1 ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 The Star Keeper 3340623A ARTS ET SPECTACLES PRÉSENTE RIEZENCORE.COM DERNIÈRE CHANCE DE VOIR MARIO JEAN À MONTRÉAL THÉÂTRE ST-DENIS 9 AU 11 FÉVRIER (514) 790-1111 www.tel-spec.com 3354589A FLASH Un interdit pour Harry Potter Le film Harry Potter 4 (Harry Potter et la Coupe de feu), dont la sortie mondiale est prévue au mois de novembre, a été jugé trop violent pour les enfants de moins de 12 ans par le British Board of Film Classification (BBFC), le bureau britannique de la censure.Les fans du jeune sorcier devront être accompagnés par un adulte en allant au cinéma voir le film lorsqu'il sortira sur les écrans de cinéma britanniques le mois prochain.Les trois précédents épisodes télévisés ont tous été classés comme visibles par tout public en Grande- Bretagne.Pour justifier sa décision, le BBFC a indiqué que le film contenait « de la violence fantastique modérée, (des scènes) d'épouvante et d'horreur », et contenait la phrase « va te faire f.».Il a toutefois précisé qu'il n'avait pas réclamé le retrait de scènes du film.\u2014AFP En spectacle Mise en scène Sylvain Ménard les 15 et 16 février 2006 au Cabaret Music Hall 2111, boul.St-Laurent, Montréal Québec - le 22 février 2006 au Théâtre Petit Champlain Billets en vente au Cabaret Music Hall (514) 845-2014 ou sur le Réseau Admission (514) 790-1245 www.admission.com Nouvel album en magasin 3353128A BRUNO PELLETIER dans le rôle de Dracula SYLVAIN COSSETTE DANIEL BOUCHER ANDRÉE WATTERS PIERRE FLYNN GABRIELLE DESTROISMAISONS BRIGITTE MARCHAND ELYZABETH DIAGA RITA TABBAKH LOUIS GAGNÉ «Dracula made in Québec : rien à envier à Broadway! (\u2026) avec une distribution canon, Dracula promet d'être l'Événement de 2006!» CAROLINE PROULX - RYTHME FM «Les textes de Roger Tabra sont bien tournés, les mélodies de Simon Leclerc collent à chacun des interprètes.» MARIE-CHRISTINE BLAIS - LA PRESSE «Les voix sont puissantes, belles et justes.On ne peut qu'avoir hâte de voir Dracula sur scène.» DANIEL DAIGNAULT - 98,5 FM Paroles Roger Tabra Musique Simon Leclerc Livret Richard Ouzounian Mise en scène Gregory Hlady MONTRÉAL-Au Théâtre St-Denis du 31 janvier au 12 février 2006 Tel-Spec: (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Groupes: (514) 527-3644 PRÉSENTÉ PAR CD maintenant disponible www.disquesartiste.com www.zone3.ca/dracula 3355023A 4 nov.L'ASSOMPTION \\ BOÎTE À CHANSONS :: Pépé, Yves Marchand, Alexandre Belliard, Jonathan Painchaud, Antoine Gratton 12 nov.MONT-TREMBLANT \\ SALLE ANNA-ARCHAMBAULT :: Pépé, Yves Marchand, Daniel Grenier, Jonathan Painchaud, Antoine Gratton 17 nov.SHERBROOKE \\ VIEUX-CLOCHER :: René Lussier, Yves Marchand, Daniel Grenier, Thomas Hellman 23 nov.MONTRÉAL \\ CABARET MUSIC-HALL :: À surveiller 24 nov.MONT-LAURIER \\ POLYVALENTE SAINT-JOSEPH :: Vincent Vallières, Damien Robitaille, Pépé, Alexandre Belliard, Jonathan Painchaud 25 nov.SAINT-EUSTACHE \\ CENTRE D'ART LA PETITE ÉGLISE :: Jérôme Minière, Damien Robitaille, Pépé, Yves Marchand, Alexandre Belliard 30 nov.SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU \\ CABARET DU VIEUX SAINT-JEAN :: Jérôme Minière, Vincent Vallières, Pépé, Jonathan Painchaud, Thomas Hellman 6 déc.QUÉBEC \\ GTQ :: Jérôme Minière, René Lussier, Damien Robitaille, Yves Marchand, Alexandre Belliard 8 déc.DRUMMONDVILLE \\ CENTRE CULTUREL :: Jérôme Minière, Vincent Vallières, Damien Robitaille, Pépé, Alexandre Belliard 21 déc.MONTRÉAL \\ CABARET MUSIC-HALL :: À surveiller 26 oct.SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU \\ CABARET DU VIEUX SAINT-JEAN :: Ginette, Mara Tremblay, Catherine Durand, Catherine Major, Amélie Veille 27 oct.DRUMMONDVILLE \\ CENTRE CULTUREL :: Ginette, Mara Tremblay, Catherine Durand, Amélie Veille, Catherine Major 29 oct.SAINTE-THÉRÈSE \\ THÉÂTRE LIONEL-GROULX :: Ginette, Catherine Durand, Catherine Major, Gaële 5 nov.SAINT-CAMILLE \\ LE P'TIT BONHEUR :: Ginette, Mara Tremblay, Catherine Durand, Amélie Veille, Ann'C 16 nov.MONTRÉAL \\ CABARET MUSIC-HALL :: À surveiller 23 nov.JOLIETTE \\ SALLE ROLAND-BRUNELLE :: Ginette, Mara Tremblay, Catherine Durand, Catherine Major, Marie-Annick Lépine 7 déc.MONTRÉAL \\ CABARET MUSIC-HALL :: À surveiller Jérôme Minière Pépé Alexandre Belliard www.touslesgarcons.com Ginette Mara Tremblay Catherine Durand www.touteslesfilles.com en tournée 3354948A 25 anniversaire 2005-2006 Délices SAISON DE Une Commanditaire principal BILLETS à partir de 15$ ABONNEMENTS DISPONIBLES à partir de 65$ (514) 355-1825 Tra Roma e Napoli Première nord-américaine ! Soliste invité : Maria Cristina Kiehr, soprano, Il Concerto Soave Chef invité : Jean-Marc Aymes, clavecin (France) 28, 29 et 30 octobre 2005 OEuvres de A.Scarlatti et A.Stradella Le Tourment et la Consolation 40 artistes sur scène ! Solistes invités : Shannon Mercer, soprano, David Hansen, alto masculin Tony Boutté, ténor et Joshua Hopkins, baryton Le Choeur du Studio de musique ancienne de Montréal Chef invité : Bernard Labadie 25 et 27 novembre 2005 Trois cantates funèbres de J.S.Bach Soirée faste chez Mozart Hommage au 250e anniversaire de naissance de Mozart Solistes : Maria Cleary, harpe, Claire Guimond, flûte baroque Chef et soliste invitée : Monica Huggett, violon baroque (Royaume-Uni) 24, 25, 26 février 2006 Les Plaisirs champêtres À la découverte du ballet baroque Chef invité : Daniel Cuiller (France) 24, 25, 26 mars 2006 Les Plaisirs champêtres, La Fantaisie, Les Caractères de la Danse et Les Élémens de Jean-Féry Rebel.Autour du pianoforte Concert de clôture du 25e anniversaire Soliste invité : Tom Beghin, pianoforte Chef invité : Jaap ter Linden (Pays-Bas) 26, 27 et 28 mai 2006 OEuvres de Joseph Haydn, Pieter van Maldere et W.A.Mozart 3352631A ARTS ET SPECTACLES MARIE LABERGE Le retour de la dramaturge ÈVE DUMAS Marie Laberge a joué Brecht, Tchekhov et Fassbinder, a écrit 21 pièces de théâtre et signé plusieurs mises en scène.Pourtant, une bonne part de ses lecteurs ignorent tout de ce passé théâtral, dont les derniers jalons ont été posés il y a plus de 13 ans.Récemment, la romancière a repris son rôle de dramaturge pour écrire et mettre en scène la pièce Charlotte, ma soeur, créée chez Duceppe la semaine prochaine.Ses 13 années d'éloignement de la scène, elle les a entre autres consacrées à l'écriture de pas moins de sept romans, dont la Trilogie du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent).« Je suis toujours étonnée de constater qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas du tout que l'auteure qu'ils aiment tant a écrit des pièces.C'est la preuve que le théâtre et le roman sont des mondes bien étanches.En France, c'est encore pire.Le théâtre est considéré comme un sous-genre.Je ne sais plus combien de fois on m'a demandé en entrevue ce qui m'avait décidé à passer du théâtre à la littérature.C'est presque insultant.Pour moi, il n'y a pas moins d'implication dans l'écriture d'une pièce que dans l'écriture d'un roman.» En 1992, après avoir aligné trois mises en scène et un rôle dans Pierre ou la consolation, sa dernière pièce créée, Marie Laberge s'est mise à souffrir d'un épuisement théâtral.« Je n'étais même plus capable d'aller au théâtre comme spectatrice.Je m'asseyais et j'angoissais, peut-être par empathie pour les acteurs.Au bout de trois ans, je n'avais toujours pas envie de revenir, alors je suis passée à autre chose.Ça m'a pris du temps avant de retourner au théâtre avec ce petit frisson d'excitation.» Donner la parole à Charlotte Après les cinq années de solitude qu'elle a passé à écrire la trilogie, elle a ressenti l'envie de travailler en gang, au théâtre.Pour son retour, Marie Laberge s'est replongée dans un univers familier, celui d'une de ses pièces les plus tendres, Aurélie, ma soeur.Elle a voulu donner la parole au personnage de Charlotte, muette dans la première pièce, créée au Théâtre du Trident de Québec en 1988, dans une mise en scène de l'auteure.Rappelons que Charlotte est la mère de la Chatte, que sa soeur Aurélie a élevée à sa place.Sculpteur de son métier, elle est exilée en Italie depuis de nombreuses années.Charlotte, ma soeur nous fait entrer dans son atelier et son intimité, qu'un chercheur et admirateur (interprété par Christian Bégin) essaie de pénétrer à tout prix.« Lorsque je me suis mise à écrire, je savais que Charlotte était une artiste et un être blessé.Je savais aussi qu'il y aurait deux autres personnages, dont un connaîtrait la blessure de Charlotte (Aurélie) et l'autre tenterait de la découvrir (le chercheur).La tension dramatique naîtrait de cet affrontement.Puis un autre personnage s'est ajouté, celui de Leila, une femme mutilée que Charlotte prend sous son aile.« Lorsque j'ai imaginé la solitude de Charlotte, j'ai imaginé qu'elle n'était pas restée complètement fermée, qu'elle s'était tournée vers les plus démunies qu'elle.Et comme je venais, dans la vie, de prendre connaissance des crimes d'honneur, qui plongent les femmes dans les conditions les plus négatives qui soient, mes préoccupations ont fini par filtrer dans la pièce.» L'oeuvre ou l'image Le rétrécissement de la frontière entre l'oeuvre, qui est publique, et la vie privée de l'artiste fait aussi beaucoup réfléchir l'auteure par les temps qui courent.« Ce que l'on crée ne nous contient pas tout entier, mais en même temps, je crois sincèrement que toute oeuvre d'art doit se tenir toute seule.C'est dangereux de réduire le sens d'une oeuvre à la vie privée de l'artiste.Un jour, j'avais vu une entrevue de Gabrielle Roy à la télévision.Elle était très mauvaise, pas du tout semblable à la richesse de son oeuvre.Si cette femme-là avait dû défendre son oeuvre aujourd'hui, elle aurait sans doute perdu des lecteurs.« On peut passer à côté de grandes oeuvres en se laissant influencer par l'image de son auteur.Inversement, on peut consommer des oeuvres médiocres produites par des artistes qui ont un grand charisme médiatique.Et ce qui est plus inquiétant encore aujourd'hui, c'est qu'on peut être célèbre sans oeuvre, comme Paris Hilton, dont le métier est d'être célèbre.» Transposée et interprétée, l'actualité sera donc présente dans la pièce.« Le théâtre est un art qui brûle dans l'instant, croit Marie Laberge.Et je dirais que mon théâtre est particulièrement lié à l'époque.Je n'ai jamais pensé à ce que mes pièces auraient à dire dans 20 ans.Mon écriture repose principalement sur l'acteur et les personnages sont les vecteurs d'un propos.À mon avis, les gens vont au théâtre pour se faire réveiller, pour qu'on leur fasse penser à ce qu'ils ont oublié d'euxmêmes.Une fois la première de Charlotte, ma soeur passée, Marie Laberge retournera à son projet de livre pour enfants, dont la sortie était prévue cet automne.Elle a finalement reporté la parution de Comme avant pour se consacrer entièrement à la mise au monde de sa pièce, qui ne sera sans doute pas la dernière.« J'ai été infiniment gâtée par l'équipe.Je suis allée chercher mes alliées Micheline Bernard et Denise Gagnon (qui a incarné Aurélie à la création).Une aventure comme celle-là me donne envie de continuer.» .CHARLOTTE, MA SOEUR de Marie Laberge est à l'affiche du Théâtre Jean-Duceppe du 26 octobre au 3 décembre.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © La dramaturge Marie Laberge, entourée d'une partie de l'équipe de Charlotte, ma soeur : Micheline Bernard, Christian Bégin, Denise Gagnon et Émilie Bibeau.qwe yui «MARIE-JOSÉE LORD, POUR MOI, C'EST UNE GRANDE DÉCOUVERTE, UNE EXTRAORDINAIRE INTERPRÈTE QUI DÉPASSE LES LIMITES DE L'OPÉRA ET DE LA CHANSON\u2026» LUC PLAMONDON (à propos de Marie-Josée Lord dans Starmania) \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" \" «SPLENDIDE SPECTACLE\u2026 DES DÉCORS AUX COULEURS ART DÉCO ET PLEINS D'IMAGINATION\u2026 DES COSTUMES SOMPTUEUX QUI FONT CROIRE À DES MARGINAUX TOUT DROIT SORTIS DES AFFICHES DE TOULOUSE-LAUTREC.» NEW YORK MAGAZINE MARIE-JOSÉE LORD LAOULA j MICHÈLE LOSIER LAZULI FRÉDÉRIC ANTOUN ROI OUF IER j MONIQUE PAGÉ ALOÈS j PHILLIPADDIS TAPIOCA AVEC DES MUSICIENS DE L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARIE ZEITOUNI MISE EN SCÈNE DE MARK LAMOS REMONTÉE PAR ALAIN GAUTHIER j ABONNEZ-VOUS, ÇAVAUT LE COÛT! j \"\"\"\" BILLETS À PARTIR DE 42$ \" ABONNEMENTS À PARTIR DE 125$ (3 op Éras) \"\"\"\" PRIX SPÉCIAUX POUR LES 18-30 ANS \" ODM 514.985.2258 \" PDA 514.842.2112 EXTRAITS 514.282.OPÉRA \" www.operademontreal.com 5_9_12_14_17 NOVEMBRE 2005 À 20H 3340729A 3351222A BRANLE-BAS DE COMBAT ! Tous les jours dans chanson humour jazz théâtre musique du monde jeune public Jim Corcoran SAINTE-THÉRÈSE :: 13 novembre Sylvie Desgroseilliers L'ASSOMPTION :: 11 novembre LAVAL :: 12 novembre Luce Dufault SAINTE-GENEVIÈVE :: 1er décembre Steve Hill VALLEYFIELD :: 3 décembre BELOEIL :: 17 décembre Diane Tell SAINT-JÉRÔME :: 6 novembre L'ASSOMPTION :: 10 novembre SOREL-TRACY :: 11 novembre JOLIETTE :: 25 novembre CHÂTEAUGUAY :: 26 novembre TERREBONNE :: 6 décembre SAINT-HYACINTHE :: 10 décembre Martin Petit LONGUEUIL :: 3 novembre Sol SAINTE-GENEVIÈVE :: 10 novembre TERREBONNE :: 27 novembre Susie Arioli JOLIETTE :: 4 novembre Jeux de rêves / Théâtre sans fil (6 à 12 ans) LAVAL :: 29 et 30 octobre Leahy SAINTE-THÉRÈSE :: 18 novembre TERREBONNE :: 20 novembre VALLEYFIELD :: 25 novembre L'ASSOMPTION :: 26 novembre BELOEIL :: 27 novembre Appelez-moi Stéphane JOLIETTE :: 5 novembre SAINTE-THÉRÈSE :: 11 et 12 novembre SAINT-HYACINTHE :: 26 novembre TERREBONNE :: 2 et 3 décembre SAINTE-GENEVIÈVE :: 17 décembre Pour découvrir la programmation complète de chacune des salles, consultez leur site Web! BELOEIL Centre culturel de Beloeil (450) 464-4772 www.diffusionscoulisse.ca CHÂTEAUGUAY Salle Jean-Pierre-Houde (450) 698-3100 GATINEAU Salle Jean-Despréz/ La Basoche (819) 595-7455 www.ville.gatineau.qc.ca JOLIETTE Centre culturel de Joliette (450) 759-6202 www.ccultjoliette.qc.ca L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland (450) 589-9198, poste 5 www.hector-charland.com LAVAL La Maison des arts de Laval (450) 667-2040 www.ville.laval.qc.ca Salle André-Mathieu (450) 667-2040 www.salleandremathieu.com LONGUEUIL Théâtre de la Ville (450) 670-1616 www.theatredelaville.qc.ca MANIWAKI Salle Gilles-Carle (819) 449-1651 MONT-LAURIER Muni Spec Mont-Laurier (819) 623-1833 MONT-TREMBLANT Scène-Art (819) 681-6428 www.scene-art.com SAINT-EUSTACHE Centre d'art La petite église (450) 974-2787 www.lapetiteeglise.com SAINT-HYACINTHE Société de Diffusion de Spectacles de Saint-Hyacinthe (450) 778-3388 www.sds-st-hyacinthe.qc.ca SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean 1 888 443-3949 www.spec.qc.ca SAINT-JÉRÔME En Scène (450) 432-0660 www.enscene.ca SAINTE-GENEVIÈVE Salle Pauline-Julien (514) 626-1616 www.pauline-julien.com SAINTE-THÉRÈSE Théâtre Lionel-Groulx (450) 434-4006 www.theatrelg.com SOREL-TRACY Azimut diffusion (450) 743-2785 www.azimutdiffusion.com TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne (450) 492-4777 www.theatreduvieuxterrebonne.com VALLEYFIELD Salle Albert-Dumouchel (450) 373-5794 1 800 842-5794 www.valspec.qc.ca Réseau Scènes regroupe 19 diffuseurs de spectacles professionnels et s'intéresse à toutes les disciplines des arts de la scène.Culture Communications Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes Pierre Lapointe MONT-LAURIER :: 10 novembre SAINT-JÉRÔME :: 13 novembre BELOEIL :: 30 novembre L'ASSOMPTION :: 13 janvier MONT-TREMBLANT :: 14 janvier SAINTE-GENEVIÈVE :: 17 janvier TERREBONNE :: 18 avril 3354946A 3352019A %+)'(& #\"\"$ SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA WYNTON MARSALIS « Magic Hour » UN MOIS D'OCTOBRE JAZZÉ ! BILLETTERIE : RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM Ti cketpro : www.ticketpro.ca (514) 908-9090 1866 908-9090 Spectrum de Montreal : 318, Sainte Catherine Ouest et dans les salles où les spectacles ont lieu DANIELA MERCURY PREMIÈRE PARTIE :GAÏA UN ENSEMBLE MONTRÉALAIS MARIANT LE FUNK, LE SOUL, LE FOLK BRÉSILIEN ET LE POP URBAIN DE RIO 20 h CE VENDREDI AU MÉTROPOLIS ! UN BRÉSIL CHAUD SENSUEL ET EXPLOSIF ! CE SOIR ! À LAPLACE DES ARTS, 20 H BILLETS DISPONIBLE À LAPORTE MERCREDI 16 NOVEMBRE, 20 h SPECTRUM SPECTRUM MONTRÉAL À L'HONNEUR MARDI 15 NOVEMBRE, 20 h ODD - SAMINA HAPPY HOUSE ALEX BELLEGARDE DAWNTYLERWATSON KOBAYASHI 3354423A ARTS ET SPECTACLES Jazz Wynton Marsalis Institution, liberté, magie ALAIN BRUNET Sur Blue Note, The Magic Hour fut lancé à la fin de l'hiver 2004.Le jazz de Wynton Marsalis y respirait à pleins poumons.Y jouissait, s'y dandinait, y faisait des galipettes, y courait à toutes jambes.Album hautement inspiré, un des plus décontractés de la discographie du renommé trompettiste.On ne s'attendait pas à un tel sommet de monsieur institution en personne, leader idéologique du jazz sérieux, promoteur entêté d'une forme devenue classique.À l'approche de son retour attendu dans cette île (rappelez-vous cette blessure à la lèvre qui l'avait forcé à annuler in extremis son passage à l'avant-dernier festival de Montréal), il téléphone de New York.On a tôt fait de lui suggérer cette idée d'ouverture tangible dans The Magic Hour ; il laisse l'impression d'un haussement d'épaules.« Je ne peux vous dire si ce que j'ai enregistré ces dernières années est vraiment meilleur que ce que j'avais accompli précédemment.Mais je ne cesse de jouer.Depuis le début de ma carrière, il arrive régulièrement que des concerts nous soulèvent de terre, musiciens et spectateurs, mais il n'y a pas toujours un enregistrement pour en témoigner.Mon plus récent disque (Live at The House of Tribes) en est un bon exemple.« Mais cela s'est déjà produit auparavant.Depuis les années 80, j'ai vécu de telles expériences, avec mes musiciens je me suis si souvent éclaté, j'ai déambulé dans les allées des salles de concert, j'ai improvisé tard dans la nuit.Rappelez- vous Live at The Blues Alley au milieu des années 80, rappelez- vous les enregistrements au Village Vanguard.Il y avait aussi des gens qui tapaient des mains et qui criaient leur joie.Bien sûr, le vécu est nécessaire pour désapprendre, mieux se laisser aller, ou même comprendre ce qu'on a créé sans le réaliser au moment où cela s'est produit.» Association féconde Depuis nombre d'années, les réalisations de Wynton Marsalis ont été produites de concert avec le Lincoln Center, grande institution culturelle new-yorkaise dont il dirige le volet jazzistique.« Nous, du Lincoln Center, sommes très fiers du programme que nous avons mis en place.Nous avons soutenu la démarche de tant de musiciens, nous avons honoré tant de grandes musiques : Duke Ellington, Count Basie, Charles Mingus, Ornette Coleman, John Coltrane, etc.Nous avons multiplié les interventions dans les écoles américaines.Nous avons créé le premier grand amphithéâtre de New York exclusivement consacré au jazz.On ne compte plus les effets positifs qui rejaillissent sur le genre musical et la profession », explique Wynton.Quoi qu'en pensent ses nombreux détracteurs qui voient dans l'institution un frein inévitable à la créativité, jamais le fameux trompettiste ne s'y est senti prisonnier de quelque façon.« Qu'il s'agisse de ma musique ou de celle des autres, qu'il s'agisse d'une collaboration avec un orchestre symphonique ou de l'enseignement à l'école primaire, la musique l'emporte.L'institution existe pour que tu te l'appropries.Les institutions sont investies par les êtres humains, on peut y rencontrer de grands professeurs, de véritables déclencheurs de créativité.Un grand club de football permet à de grands athlètes de s'y exprimer.Tout dépend donc de ce que nous proposons à la structure institutionnelle, essentielle aux civilisations avancées.Personnellement, je m'y sens à l'aise parce que j'y fais ce que je veux », soutient le musicien.Au programme Ce soir, Wynton devrait se sentir tout aussi à l'aise à la salle Wilfrid- Pelletier qu'il fréquente depuis des lustres.L'ensemble originel de The Magic Hour y sera à peine modifié : le pianiste Eric Lewis sera remplacé par Dan Nimmer, la section rythmique demeurera la même avec le contrebassiste Carlos Henriquez et le batteur Ali Jackson, auxquels se joindra le saxophoniste (ténor) et clarinettiste Walter Blanding.Pour reprendre les chants de ce disque excellent (Dianne Reeves et Bobby Mc Ferrin), la jeune chanteuse Jennifer Sanon se joindra au quintette.« Nous comptons jouer le répertoire de The Magic Hour et quelques chansons supplémentaires, annonce Wynton.Et il y aura l'improvisation ! N'est-ce pas ce qui fait toute la différence entre le jazz et les autres formes musicales?Vous savez, nous répétons sans cesse de nouvelles structures, mais il nous importe d'abord de jouer », estime le musicien.« Du point de vue de la composition, ajoute-t-il, j'essaie d'explorer différentes formes et ainsi éviter d'être prévisible.Mes propositions vont du blues à l'arrangement symphonique en passant par le jazz contemporain, plus abstrait.J'essaie donc d'investir de nouvelles formes comme il m'arrive de rester très proche de la tradition.C'est une façon d'explorer sans perdre mon identité, car je n'ai pas le sentiment qu'il me faut exploiter un seul filon.Je crois au passé, au présent et à l'avenir.» Encore considéré comme l'acteur principal de la « classicisation » du jazz, Wynton Marsalis sait qu'il n'a pas vécu l'âge d'or du genre qu'il chérit et promeut.« Ce que j'ai plutôt observé dans le monde de la musique, ce sont des gens qui voulaient devenir très populaires et très riches.En ce sens, mes valeurs musicales n'ont pas été dominantes de mon vivant.Mais je reste optimiste : il faut rester intègre, il ne faut cesser de jouer.Le jazz est une forme qui évolue sur le long terme, cette forme doit forcément traverser des périodes plus sombres comme des plus lumineuses.» Notre bâtisseur ne se laisse pas non plus décourager par la catastrophe naturelle qui a récemment ravagé sa ville natale, La Nouvelle- Orléans.« Ma famille et mes amis de là-bas avons tous été bouleversés et angoissés par ce qui s'est passé.Tous mes proches qui y résident ne sont pas encore rentrés, mais ils prévoient le faire bientôt.Car nous sommes tous résolus à reconstruire La Nouvelle- Orléans.Au même endroit ?Mais bien sûr ! Envisager le déplacement de cette ville est une pure perte d'énergie.Envisagez-vous faire battre votre coeur hors de votre corps ?» Force est de constater que le coeur de Wynton a du.souffle ! .LE QUINTETTE DE WYNTON MARSALIS se produit ce soir, 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.PHOTO MONICA DAVEY, REUTERS Wynton Marsalis est de retourà Montréal après l'annulation forcée de son passage à l'avant-dernier Festival de jazz.Le trompettiste refuse de considérer son association avec le prestigieux Lincoln Center de New York comme un frein à sa créativité.« L'institution existe pour que tu te l'appropries », pense-t-il.3354080A ARTS ET SPECTACLES 3352552A POP Marc Dupré a trouvé sa voix JEAN BEAUNOYER Il fut un temps où les étudiants, les syndicalistes et les rêveurs voulaient refaire le monde.Aujourd'hui, Marc Dupré veut, à son tour, refaire le monde mais à sa manière.Il veut refaire le monde pour sa femme, Anne- Marie Angélil, ses enfants, ses amis comme s'il voulait leur décrocher la lune.C'est aussi le titre de son premier album qu'il a enregistré avec sa voix, ses mots, sa musique et ses tripes.Bas les masques, Marc Dupré avait envie d'être lui-même depuis plusieurs années et se faire reconnaître comme chanteur et ne plus se cacher derrière ses personnages.« J'aimais faire des imitations, mais avec le temps, je ne pouvais plus me renouveler, confiait-il.J'avais fait le tour et je n'avais pratiquement plus de défis.Et moi, ça me prend des défis pour me garder en vie.Je garde toujours mes imitations dans mes bagages, mais j'ai envie de chanter.Au fond, j'étais un imitateur parce que j'étais un fan des chanteurs et je voulais chanter comme eux.« Par contre, les imitations ça magane la voix.Moi, je n'ai pas la voix de Bryan Adams.Je devais toujours forcer et avec le temps, j'ai éprouvé des problèmes avec mes cordes vocales.» Devant moi, Marc Dupré ajoute du miel dans sa tasse de thé.C'est un rituel pour guérir sa voix.Il est tôt le matin, il a déjà fait le tour des stations de radio, a été ponctuel, gentil avec tout le monde et son attitude contraste étrangement avec l'image du rebelle en chandail, jeans, barbe longue qui ne payait pas ses dettes à une autre époque.« Ça c'est une longue histoire que j'ai déjà racontée.Moi, j'aime le monde, je fais facilement confiance aux autres et ça m'a joué des tours.Mais je ne peux pas m'empêcher, même aujourd'hui, de faire confiance et je dois dire que maintenant, je m'occupe de mes affaires.J'ai rencontré une femme qui a changé ma vie et qui m'a donné les sens des responsabilité.Cette femme, c'est évidemment Anne-Marie Angélil, la fille de René qui lui a déjà donné trois enfants.« Elle connaît mon métier puisqu'elle a grandi dans le show business et elle comprend les humeurs, l'insécurité et les ambitions d'un artiste.Elle-même aurait pu faire carrière, mais elle a découvert son métier : être maman.Un virage majeur À 32 ans, Marc Dupré semble avoir trouvé son équilibre, sa raison d'être.Tous les mardis, il joue au hockey avec ses chums, c'est presque un rituel.Il n'a plus d'ambitions démesurées.Pas question de s'installer aux États- Unis, à Las Vegas près de ses beaux-parents.« J'ai eu des demandes pour aller en France, mais je ne pourrais pas partir un mois à cause des enfants.Et puis, il n'y a aucun endroit au monde où je me sens aussi bien que chez nous, au Québec.Peut-être que je pourrais aller présenter mon album en France et aller y passer quelques jours, mais je ne ferai jamais de disque en anglais.Pour faire de la chanson en anglais, il faut habiter les États-Unis, et il n'en est pas question.Cet album représente un virage majeur dans sa carrière et il y pensait depuis six ans.Entouré du réalisateur Tino Izzo, Richard Rainey qui a mixé l'album, Nelson Minville et Roger Tabra qui ont collaboré à l'écriture et à la musique, Marc Dupré a tout mis en oeuvre pour aller au bout de lui-même dans cet enregistrement.Il a même inséré une chanson écrite par sa belle-maman.Céline Dion, Tout près du bonheur.C'est la chanson que Céline avait chantée le jour du mariage de Marc et d'Anne-Marie, il y a quelques années.« J'ai évidemment demandé la permission à Céline, note Marc Dupré, et j'ai modifié certains passages parce que la chanson s'adressait à ma femme.Céline était tellement enthousiaste qu'elle m'a donné plein d'indications.Tellement que je lui ai demandé de me rappeler et de tout me dire sur le répondeur.J'ai pris des notes et le résultat est formidable.Elle connaît son métier, je vous jure.» Un premier extrait de cet album Voyager vers toi a déjà connu du succès au palmarès et Qu'est-ce que t'as fait de moi devrait en connaître tout autant.Mais est-ce que le succès d'un chanteur est comparable à celui d'un humoriste au Québec ?« En 12 ans de carrière, je n'ai jamais manqué de monde dans mes salles.Quand je faisais mes tournées avec mon spectacle d'humour, je pouvais faire trois ou quatre soirs dans une ville alors qu'un chanteur connu ne présentait qu'un seul spectacle.Je sais bien que l'humour se vend mieux que la chanson, mais dans la vie, il faut prendre des risques.Je commence un nouveau métier et je me sens bien.Je ferai encore des imitations, mais je les intégrerai à mes chansons, dans mon prochain spectacle.J'aime cette nouvelle vie, j'aime être moi-même.Au fond, je fais tout ça pour une seule raison : être aimé.» Et j'ajouterai.pour lui-même.PRÉSENTE RIEZENCORE.COM 9 AU 11 NOVEMBRE THÉÂTRE ST-DENIS II (514) 790-1111 WWW.TEL-SPEC.COM 16 AU 19 NOVEMBRE THÉÂTRE ST-DENIS II (514) 790-1111 WWW.TEL-SPEC.COM 9 AU 12 NOVEMBRE THÉÂTRE ST-DENIS I (514) 790-1111 WWW.TEL-SPEC.COM 3354586A PRÉSENTE Suivez la tournée francoismorency.com 17 H 21 H 3DÉCEMBRE 2005 22 AU 25 MARS 2006 SUPPLÉMENTAIRES «LE SPECTACLE D'HUMOUR DE L'ANNEE» « C'est un entertainer.Ça fait du bien de le revoir sur scène.» « Je me suis tordue les boyaux allègrement.Un discours un brin dénonciateur, jamais moralisateur.» Isabelle Lacasse, CITÉ rockdétente Alexandra Diaz, TVA 22 heures THÉÂTRE ST-DENIS -(514) 790-1111 -www.telspec.com Jasmin Roy, Salut Bonjour, TVA « Intelligent.Engagé.Drôle.Décapant.Je vous le recommande fortement.» 3354587A ARTS ET SPECTACLES 3347496A Daniel Lemire à La Tulipe 25-26-27 octobre et 14-15-16 novembre Billets en vente à La Tulipe, 4530 Papineau (529-5000) au Cabaret (845-2014) et chez Admission (790-1245) ÉVÉNEMENT DANS L'INTIMITÉ DE LA TULIPE 6 SOIRS SEULEMENT ! 500 PLACES PAR SOIR en collaboration avec Jean-Pierre Plante 3354892A PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Marc Déry a échantillonné beaucoup de musique classique sur son troisième disque, À la figure.MARC DÉRY Impressionniste ÉMILIE CÔTÉ « Ma phobie est de refaire le même album », dit Marc Déry.Sur son premier disque solo, il flirtait avec les bidouillages électroniques à la sauce trip-hop.Sur À l'avenir, l'ex-Zébulon surfait sur des eaux jazz.Pour À la figure, son dernier disque, Déry a écouté et échantillonné beaucoup de musique classique.Haydn, Ravel, Prokofiev et Chostakovitch.Il y a beaucoup de cordes sur À la figure.Moins de cuivres.Du violon, du violoncelle, mais aussi du piano, des timbales et de la guitare lap steel.« Il y a un an, j'ai commencé à écouter beaucoup de musique impressionniste, symphonique et de quatuors à cordes, raconte Déry.J'aimais les tensions.J'ai incorporé ça dans mes riffs un peu folk en faisant des tests : prendre des extraits de Haydn et de Prokofiev.Les coller ensemble, les superposer.C'était cacophonique, mais il y avait des endroits magiques où l'harmonie éclatait.» Au fil de son bricolage, des tableaux musicaux se dessinaient.« Ils m'inspiraient des chansons, puis des textes.J'ai toujours travaillé comme ça : fabriquer des collages qui créent des émotions et qui me permettent d'écrire.» À la figure est un disque enveloppant.Les rythmes coulent davantage qu'ils ne se brisent.« Côté rythmique, il est plus homogène, dit Déry.Comme une exposition de tableaux, il y a un fil conducteur.Je voulais que ça soit un peu comme les vieux albums de Simon & Garfunkel.Tout le long du disque, tu es envoûté.Il n'y a pas de chanson qui vient te sortir de ton buzz.Tu restes dans le même mood d'un bout à l'autre.» Pour À la figure, le musicien désirait laisser de côté «les bidouillages électroniques ».Faire des chansons pop sans artifice qui sonnent « actuelles », et à travers lesquelles le public reconnaît son univers.En réécoutant ses deux premiers albums, Déry a remarqué qu'il avait déjà incorporé des envolées et des échantillonnages de violons.Sur Bon Voyage dans À l'avenir et sur La Cabane à Félix dans son album éponyme.L'album le moins douloureux Le musicien a fait son disque sans se presser et sans échéancier.Il s'est isolé pour l'écrire, auprès de sa blonde Élyse Marquis et de leur petite fille, maintenant âgée de 19 mois.« C'est peut-être l'album qui a fait le moins mal.Je ne me suis pas senti écorché.Les textes sont sortis de façon naturelle.Pourtant, ils sont plus personnels.Je pensais que le processus serait plus douloureux.» Déry aborde plusieurs thèmes.Avec un peu de chance fait référence au jeu compulsif : « Savais-tu que ça rentre une maison/Une famille, un camion/Dans une fente de métal.» « Mon père, mort il y a deux ans, était un joueur compulsif.D'après moi, cela l'a tué.Pas le cancer.C'était un gars hyper brillant.Il savait qu'il avait juste à s'abstenir de jouer, mais c'était trop fort dans sa tête.» Pour une autre chanson, Déry fredonnait une mélodie au moment où il sortait d'un resto vietnamien.Un sans-abri lui lance : « T'aurais pas ça sur toi, 20 piastres.» C'est devenu 20 $, dont le texte traite de la répartition inégale des richesses.« Les riches gardent leur cash, car ils ont la chienne.Selon moi, il n'y a personne de méchant.Il y a juste du monde peureux.C'est ce que je voulais exprimer.» Les propos de la pièce titre À la figure sont très personnels.Ils s'adressent à sa blonde.Déry avait décidé de partir, mais il a changé d'avis.« Ça m'a sauté à la figure/Je t'aimerai toujours c'est sûr.(.) Et puis ça nous a emmené/À parler du passé/Si bien que de fil en aiguille/On s'est tricoté une petite fille.» Collaborations spéciales Encore une fois, un texte est signé Daniel Bélanger.Glissée sous la porte du studio de Déry, la chanson Hiver 87 clôt le disque.Déry cosigne la musique de la très blues Fin des temps avec son frère Yves.Et sur Bounce to This, Meriah Cummings renvoie la balle au chanteur.Une femme rencontrée par hasard au studio, au moment où elle enregistrait un démo de voix.Perfectionniste, Déry a « toujours de la misère à lâcher un album ».Son directeur artistique Michel Bélanger aussi.« En studio, on s'ambitionne.» Mais à la veille de la parution d'À la figure (mardi prochain), Déry a hâte de remonter sur scène, ce qui pourrait avoir lieu au début de 2006.« La tournée est pour moi une dope très forte.J'en ai besoin.Je pense que c'est bon pour mon estime.J'imagine qu'au début, je faisais des spectacles pour me faire dire que je suis beau, que je suis bon et que je suis fin.Moins je joue, plus je doute.Je me referme et je perds confiance en mes moyens.» Depuis son dernier album, Déry a franchi le cap de la quarantaine.« Je me sens comme si j'avais 25 ans et que j'avais appuyé sur pause, les inquiétudes, les angoisses et le stress en moins.La musique est un élixir qui garde jeune.» MARC DÉRY AU PASSÉ > Au cégep, son groupe joue des covers dans les bars, en insérant quelques compositions originales.> Accompagné du guitariste Lionel Hamel et du batteur Jimmy Bourgoing (le premier batteur des Colocs), Déry part en Angleterre.Le nom de son groupe : The Next.Le jour, les gars lavent de vitres.Bourgoing tombe d'un troisième étage.La bande revient à Montréal.> Avec Dédé Fortin, Marc fonde les Colocs, tout en évoluant au sein du groupe Zébulon, fondé avec son frère Yves et son ami d'enfance Alain Quirion (le claviériste Yves Marchand s'est joint plus tard au groupe).> Pour se consacrer à Zébulon, Déry quitte les Colocs.> Zébulon sort un album éponyme en 1994 et L'Oeil du Zig en 1996.> Après la dissolution de Zébulon, Déry amorce une carrière solo.En 1999, il sort un album éponyme, suivi de À l'avenir, en 2002.3352002A Marc Déry compare son nouvel album à une exposition de tableaux.« Tu restes dans le même mood d'un bout à l'autre », décrit-il. LES MATAPINS Fables grivoises d'un jovialiste PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Le duo comique Crampe en masse est mort.Mais l'humour chantant de Mathieu Gratton survit grâce aux Matapins, son premier projet musical sérieux.Ou presque.« Ghyslain et moi avons fini en très bons termes.On tourne la page, un peu comme un vieux couple », indique Mathieu Gratton.Sa nouvelle relation ?« C'est un trip de gang, dit-il.Les Matapins sont maintenant ma priorité.» Le titre saugrenu décrit bien le projet.Inventé par son grand-père, le néologisme désigne un mammifère- insecte qui marche et vole dans les pentes abruptes.Bref, une créature bizarre qui mélange les styles.Tantôt sérieux, tantôt dérisoires, les Matapins aussi ne craignent pas la confusion des genres.Tranches de vie, parodies d'antihéros sympathiques et fables absurdes prennent vie au son des accordéons, banjos, violons, guitares et autres instruments des 12 musiciens qui ont collaboré au disque.« Je voulais des instruments qui me ressemblent.Par exemple, le banjo apporte plein de couleur.C'est l'instrument absurde par excellence.On imagine toujours les farmers en arrière-plan », blague-t-il.Pour habiller ainsi ses compositions originales, Mathieu Gratton a reçu l'aide de Christian Malette, guitariste du bluesman Bob Walsh.« Je lui ai fait écouter mes tounes avec seulement la guitare et la voix, explique-t-il.Il en a transformé plusieurs.Elles sont devenues plus hétéroclites, en prenant des tangentes rythmées, latines et même jazz.» L'accordéoniste chevronné Marin Nasturica figure parmi les collaborateurs.« C'est un malade mental de l'accordéon », assure Gratton.Sans prétention Malgré l'appui de cette vaste coalition, les Matapins aspirent à tout sauf à l'expérimentation musicale pompeuse.À l'image des textes, les mélodies restent simples et joviales.« Il n'y a aucune prétention, dit le leader du groupe.Je ne lance pas ma carrière de chanteur en criant : regardez-moi ! » Ses textes braquent plutôt les projecteurs sur des situations loufoques.«Les losers sympathiques m'inspirent.J'en parle notamment dans Une belle soirée, l'histoire du gars qui ignore que la fille avec lui n'est pas intéressée.» Ces petits tableaux frôlent parfois le commentaire social.Dans L'Anglais, il raconte la difficulté d'être servi en français au resto du coin.Vieillir et avoir un enfant \u2014avec Patricia Paquin, son ex-conjointe\u2014 l'aurait-il changé?«Peut-être, constate-t-il.Mon style d'humour évolue un peu avec le temps.Je m'intéresse plus au côté social.» Peu importe le style, Mathieu Gratton revendique toujours le simple plaisir d'écrire et de jouer.Car il ne s'illusionne pas sur un éventuel succès commercial.« Je n'ai aucune attente pour les ventes.Ça ne me dérange pas vraiment, car ce n'était pas le but visé.» En fait, la simple parution du disque constitue une victoire pour lui.Son compte en banque en a tellement souffert qu'il le remercie dans le livret.« J'ai payé le disque de ma propre poche.Ça m'a coûté cher.J'ai dû changer mon véhicule pour un modèle moins coûteux.Et j'ai aussi donné beaucoup de shows d'humour dans des bars, même si ça me tentait moins.» Malgré cette aventure musicale, Mathieu Gratton n'abandonne pas son titre d'humoriste.Des spectacles solo sont déjà prévus pour les prochains festivals d'humour de l'été prochain.Et il planche sur un projet de série télé avec Novem, l'entreprise de Véronique Cloutier.« Je travaille toujours sur plusieurs projets différents en même temps », conclut-il.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Mathieu Gratton, la moitié de feu Crampe en masse, reprend du service avec son projet musical Matapins, une créature bizarre qui mélange les styles.ARTS ET SPECTACLES CINQ QUESTIONS À.Après KÀ, le spectacle le plus ambitieux du Cirque du Soleil, voici l'album KÀ, le projet musical le plus ambitieux de la nouvelle maison de disques du géant, Cirque du Soleil Musique.Toutes les pièces de l'album, comme du spectacle, sont signées René Dupéré, à qui le Cirque doit également les grands airs d'Alegria, de Saltimbanco et de Mystère, entre autres.Au dire du compositeur, qui répond à nos questions, KÀ fait toujours salle comble à Las Vegas.Ceux qui n'ont pas les moyens de se rendre dans la ville du vice peuvent maintenant se rabattre sur le disque.QEn quoi l'album KÀ est-il si ambitieux ?RPas moins de 125 personnes ont travaillé à la production de sa musique, dont 42 chanteurs et 65 musiciens.C'est donc un disque qui met en évidence des effectifs assez énormes.Sur le plan artistique, c'était un projet qui me tenait à coeur.Ça faisait 10 ans que je n'avais pas travaillé pour le Cirque du Soleil et je m'étais dit que je ne reviendrais que pour un projet vraiment ambitieux.QQuels ont été les défis reliés à la création de ce mégaspectacle et ceux que posait la méthode de travail de Robert Lepage, que l'on dit bien particulière ?RRobert a écrit une histoire.KÀ est un spectacle qui se définit moins en termes de numéros que de continuité.La musique devenait donc presque une bande sonore de film.Le danger était de souligner à trop grands traits ce qui se passait sur scène.Dès le début, je savais qu'il y avait beaucoup d'arts martiaux dans le spectacle.J'ai décidé que je voulais faire n'importe quoi sauf de la musique chinoise.Il fallait aller ailleurs.Quant au travail avec Robert Lepage, ce fut une aventure intéressante.Robert a cette capacité de changer et de faire évoluer l'oeuvre.Ça peut être angoissant pour un créateur angoissé, mais c'est très stimulant pour d'autres.Robert sait très bien expliquer ce qu'il veut et pourquoi il le veut.C'est une grande qualité.On a fait beaucoup d'ajustements entre les avantpremières, qui ont commencé en novembre 2004, et la première médiatique en février 2005.On a par exemple ajouté des pistes de chorale.QEstimez-vous que vous avez autant de liberté aujourd'hui qu'au tout début de vos collaborations avec le Cirque du Soleil ?RSur KÀ, il n'y avait pas trop de limites à ce qu'on pouvait faire.Le Cirque a une capacité d'adaptation incroyable.Et lorsqu'on travaille à Las Vegas, c'est la liberté totale.On est à 5000 kilomètres de Montréal.On est autonomes.Toutes les décisions que j'ai prises ont été entendues.J'ai également eu une très grande liberté dans la production de ce disque, qui correspond à 98% au projet de départ.QQuelles différences y a-t-il entre la musique du spectacle et celle du disque ?ROn a ajouté deux bonus tracks à la fin du disque, qui sont en fait des versions réarrangées de pistes qui se trouvaient dans le spectacle.On a aussi fait un format disque de plusieurs pièces qui, dans le spectacle, pouvaient durer jusqu'à 12 minutes.Il fallait ramener ça à trois ou quatre minutes.QAvez-vous d'autres projets avec le Cirque du Soleil ?RPour l'instant, non.J'ai un projet de film en Espagne, produit par une compagnie brésilienne.C'est le premier long métrage d'un jeune réalisateur espagnol.L'esthétique pourrait faire penser aux films de Kusturica (Underground) ou de Jean- Pierre Jeunet (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain).J'ai aussi un projet de disque avec Élise Velle.Cela dit, je serais naturellement prêt à travailler encore avec le Cirque, s'il avait quelque d'intéressant à me proposer.Propos recue il l i s par Ève Dumas René Dupéré PHOTO ROBERT NADON, LA PRESSE © René Dupéré Comme une odeur de muscles.3 au 6 nov.Bic 16 novembre St-Jean-sur-Richelieu 19 novembre Sherbrooke 20 novembre St-Étienne-des-Grès 21 novembre Québec 23 au 26 nov.Montréal 1er décembre L'Assomption 2 décembre Orleans 3 décembre Richmond 4 décembre Cowansville 9 décembre Chateauguay 10 et 11 déc.Terrebonne 14 et 15 déc.Gatineau 16 décembre Maniwaki 21 et 22 déc.Longueuil 5 au 9 janvier France, Pralognan 18 janvier Cowansville 20 janvier Chicoutimi 27 janvier Valleyfield 28 janvier Shawinigan 29 janvier St-Jean-sur-Richelieu 4 février Magog 7 février Rouyn-Noranda 8 février Val D'Or 9 février Lasarre 10 février Lebel-sur-Quévillon 17 février Weedon 18 et 19 fév.Waterloo 24 février Ste-Geneviève 25 février Sherbrooke 26 février Shawinigan 3 mars Ste-Thérèse 5 mars Laval 10 mars Joliette 11 mars Richmond 12 mars St-Jean-sur-Richelieu 21 et 22 mars Terrebonne 23 et 24 mars Montréal 1er au 6 avril France, Paris 21 avril Ste-Croix-de-Lotbinière 24 avril Sept-Iles 25 avril Port-Cartier 26 avril Baie Comeau 27 avril Ste-Anne-des-Monts 28 avril New-Richmond 29 avril Chandler 30 avril Gaspé 4 mai Trois-Rivières 11 mai Ste-Martine 12 mai L'Assomption 13 mai Sherbrooke 25 mai Joliette 31 mai et 1er juin Québec Et plusieurs autres dates.23 et 24 mars 2006 EN TOURNÉE EN NOMINATION à l'ADISQ pour Le FELIX SCRIPTEUR DE SPECTACLE DE L'ANNÉE COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET www.michelinesarrazin.com 3355252A 3346475A 3346479 ARTS ET SPECTACLES DISQUES Pas tres Wonder.ful! R&B Stevie Wonder AT2L (A Time to Love) FFF Motown/Universal L'evenement?Le grand Stevie Wonder sort de son mutisme pour offrir une nouvelle collection de chansons, reunies sous le theme, 15 fois decline, de l'amour.universel, filial, passionnel.Son premier album en 10 ans, le premier depuis le flop de Conversation Peace.D'aucuns diront que le multi-instrumentiste doue est un etre perfectionniste et qu'un nouveau disque ne se fait pas sans un processus creatif obsedant, forcement long .la date de parution d'AT2L a d'ailleurs ete maintes fois deplacee pour ces raisons.Mais on pourra difficilement contredire ceux qui avancent que Wonder est en panne seche d'inspiration.Les 25 dernieres annees ont ete desastreuses pour Little Stevie.Depuis Hotter Than July (1980), le genie brut qui marquait son travail des annees 70 a cede la place a des bluettes commerciales quelquefois aureolees de succes (I Just Called to Say I Love You en 1984, Part-Time Lover l'annee suivante), mais generalement d'un interet tres quelconque.Comment un tel monstre de la musique soul et R&B .aussi pertinent, engage et allume que les Marvin Gaye et Curtis Mayfield.a-t-il perdu la flamme ?Cela reste un mystere.A cote des Innervisions (1973), Songs in the Key of Life (1976) et Journey Through the Secret Life of Plants (1979), AT2L est tout simplement decevant.Il sort gagnant, cependant, de la comparaison avec Conversation Peace.D'abord, Stevie Wonder a le coeur gros comme ca : votre petite galette de plastique luisant est remplie jusqu'a la frange de musique encodee .pres de 77 minutes ! Ensuite, Wonder a convie un areopage de stars dans son studio: Bonnie Raitt, Sir Paul Mc Cartney, Prince, En Vogue et India.Arie, qui a maintes fois manifeste son admiration pour Wonder.Musicalement, on reconnait le Wonder des annees 80 : moult ballades quelquefois tres ennuyeuses (Moon Blue), R&B middle of the road teinte de gospel (sur la premiere chanson, If Your Love Cannot Be Moved) et de soul.Mais heureusement, une petite poignee de chansons sauvent AT2L de l'ennui.La piece d'ouverture, qui repose sur le beatboxing du vieux rappeur Doug E.Fresh, nous fait presque croire que Wonder est dans le vent.Positivity, chantee en duo avec sa fille Aisha Morris, la pompeuse mais agreable Passionate Raindrop, Please Don't Hurt Me Baby et la piece titre A Time To Love (plus de neuf minutes de soul avec tabla, la guitare de Mc Cartney et la voix soyeuse d'India.Arie) permettent a Wonder d'eviter un autre naufrage.Trois ou quatre chansons La flamme s'est eteinte Ph i lippe Renaud Co l laborat ion speciale POP Marc Dery Ala figure FFF Audiogram/ Select La musique avant toute chose Chacun des trois disques de Marc Dery est un univers musical avec sa personnalite propre.Son album eponyme datant de 1999 proposait une maniere de triphop chansonnier.A l'avenir etait un tapis volant d'electro-jazz chansonnier.A la figure, a paraitre mardi, conserve des traces du disque precedent et y ajoute des cordes.Du violoncelle, des violons et des notes flottantes de guitare hawaienne qui rendent cet album moelleux a souhait.Sa plume demeure toutefois en deca de ses talents de compositeur et d'arrangeur.Il a perdu l'habitude de faire entrer de longs vers dans des phrases musicales trop courtes, ce qui est un bon point.Il n'arrive cependant pas souvent a transcender le quotidien qui l'inspire, ce qui fait que plusieurs de ses textes frolent la banalite.Alors que Je m'endors pas et A la figure figurent parmi les cas ou l'equilibre entre petite vie et poesie est porteur, Si jamais est un exemple du contraire.Le jour ou Marc Dery ecrira ou se trouvera des textes a la mesure de ses musiques, les voyages qu'il propose ne seront plus seulement agreables, mais veritablement marquants.Les arrangements genereux Le cote p'tite vie Al exandre Vigneaul t POP Natasha Bedingfield Unwritten FFF1.2 Sony / BMG En plus, elle sait chanter.Une jolie blonde qui fait de la bonne pop et qui sait chanter en plus ?Quoi, ca existe ?Mais si.Rien qu'a regarder du cote de l'Angleterre pour trouver.Elle s'appelle Natasha Bedingfield, et ses chansons ont deja vire la Grande-Bretagne a l'envers.Alors, elle s'attaque au gros marche, celui de l'Amerique, avec une nouvelle version d'un album deja paru depuis une meche chez elle.Ce qui est certain, c'est que la jeune femme a tout pour reussir sur notre continent : influences hip-hop, des chansons qui accrochent tres vite, et puis ce look d'enfer, qui ne va quand meme pas lui nuire par ici.Au moins, on sent chez la miss un talent evident, qui lui permettra surement de se demarquer dans le marche deja sature des chanteuses pop jetables apres usage.C'est sa carte cachee : elle sait chanter, elle coecrit ses chansons, et elle a une tete bien vissee sur les epaules.Tiens, on gage meme qu'elle sait epeler son propre nom.Les chansons touchent rapidement la cible, et c'est livre sans pretention, avec une realisation de qualite.On la reverra, c'est certain.Des tubes a la pelle Elle n'invente rien Richard Labbe POP-ROCK Sebastien Lacombe Comme au cinema FFF Atlantis / Select Un premier film Apres avoir remporte le concours Ma premiere Place des Arts en 2003, Sebastien Lacombe a ecrit son premier albumsans se presser.A33 ans, il sort Comme au cinema, un disque de 12 chansons diapositives aux references multiples, sans etre flagrantes.La voix de l'auteur-compositeur- interprete ressemble a celle de Dumas, mais avec un ton plus franchouillard.La musique aussi, notamment sur les planantes J'me parle tout seul, Chanson utopique et Aquarium, le premier extrait.D'autres chansons sont plutot folkrock et acoustiques (Urbanite) ou dans la veine pop-chanson francaise- world (Routine dans mes bottines).Lacombe est un melodiste de talent.Sa musique est enveloppante, les arrangements sont reussis, mais il manque de surprises.En bon francais, ca pourrait lever davantage.Beaucoup se retrouveront dans les etats d'ame que Lacombe depeint dans ses textes introspectifs et revasseurs (la routine, les aleas de l'amour, la croisee des chemins, la societe), mais la surabondance des rimes agace a la fin.Pour reprendre le titre de son album, Lacombe maitrise tres bien le cinema.Il n'a qu'a personnaliser ses mouvements de camera et tonifier ses images.Prometteur.Enveloppant Un peu impersonnel Em i l ie Cot e CHANSON Collectif Le Temps d'une chanson.FFFF Aube / Select Je t'aime, Claude A la fin de la pochette du disque Le Temps d'une chanson.Le temps de dire Je t'aime Claude Leveille, ce dernier, bien que tres affaibli par la maladie, ecrit ces mots pour remercier les 16 artistes qui interpretent 15 de ses chansons : Dans mes reves les plus fous/Oui je l'avoue/Je croyais utopique/ Entendre mes freres, mes soeurs de musique/Prenant dans leurs voix/Prenant dans leurs doigts/Mes enfants-chansons/ Frederic, le fiston/Mon pays, sentant la vie/Sans gout d'oubli/Rien de singulier/ Faut dire la verite/Nous etions pluriel/De je a nous, a travers elles/Dans mes reves les plus fous/Reves vent debout/On m'avait dit.Je t'aime.Un homme capable d'ecrire de tels mots dans les circonstances meritait un disquehommage realise avec autant d'amour, de deference et de musique que l'est ce Temps., enregistre par Richard Desjardins et Mario Pelchat, Isabelle Boulay et Marie Elaine Thibert, Charlebois et Marie- Pier Perreault .ils sont 16 a ainsi interpreter une chanson de Leveillee qui leur tient vraiment a coeur, cela s'entend.L'idee, c'est que les profits de la vente de cet album permettent a Claude Leveillee d'etre soigne chez lui.Le magnifique, c'est que ce beau disque permettra aussi d'aimer plus Claude Leveillee, le temps d'une infinie chanson.La coherence du disque Seulement 15 chansons.Mar i e-Ch r is tine Blai s JAZZ / POP Herbie Hancock Possibilities FFF Hancock Music / Warner Music Herbie et ses amis Tres grand pianiste de jazz, precurseur du jazz funk, pionnier des claviers synthetiques, Herbie Hancock n'est plus le visionnaire qu'il fut.De prime abord, la recette du sexagenaire consiste a jazzifier de gros noms de la pop de qualite et a charmer ainsi ses fans de l'extreme centre.La premiere ecoute a confirme mes apprehensions ; la seconde m'a fait constater l'indeniable qualite de cet enregistrement.et le peu de creativite.Ainsi, John Mayer et Trey Anastasio (Phish) y creent chacun un titre plutot joli avec leur hote.Carlos Santana et Angelique Kidjo y reprennent Safiatou (Harold Alexander).Christina Aguilera y devoile de surprenants atouts (vocaux, cette fois !) avec la reprise de A Song For You (Leon Russell).Bien sur, il etait facile de prevoir l'invitation de Sting, de Paul Simon, d'Annie Lennox, de Stevie Wonder ou de Raul Midon, nouveau chouchou de la pop BCBG qui reprend l'imbuvable I Just Called to Say I Love You (sauvee cette fois par l'harmonica de Stevie).Idem pour Jonny Lang et Joss Stone, petits Blancs qui se prennent pour de grands Noirs d'une autre epoque en entonnant du.U2 (When Love Comes to Town).Damien Rice et Lisa Hannigan, pour leur part, reprennent bellement Don't Explain de Billie Holiday.Christina Aguilera, Paul Simon Facture BCBG Alai n Brunet JAZZ Herskowitz Rozenblatt Project Forget Me Not FFF1.2 Disques Tout Crin / Fusion 3 Virtuose montrealais Montrealais depuis 1999, Matt Herskowitz doit desormais etre considere parmi les incontournables de la metropole.Dans cette ile, tres peu de pianistes de jazz ont atteint la maitrise de ce diplome du Curtis Institute of Music et de Juilliard : dexterite, celerite, attaque, sens percussif, spectre de styles, connaissances harmoniques, incontestable calibre international.Ce bagage impressionnant n'en fait pas necessairement un intouchable, car les considerations de styles, les choix esthetiques et l'inspiration des compositions doivent aussi etre pris en compte.De prime abord, ce disque epate tout melomane soucieux de decouvrir les fleurons du jazz local ; on est effectivement flabergaste par tant de virtuosite.Puis, on se rend compte de legeres carences au plan de l'unite esthetique.On peut etre un peu trop etourdi par cette personnalite intense, ce puissant cocktail de styles.On peut noter de petites fautes de gout dans cette direction artistique tous azimuts.Herkowitz forme neanmoins un superbe power trio acoustique avec son collegue David Rozenblatt, excellent batteur, et le bassiste Mat Fieldes auxquels se joignent sporadiquement le trompettiste Lew Soloff et le DJ Remy Sealey.(En concert le 29 octobre, 20h, au Centre culturel et communautaire Therese de Blainville, Sainte-Therese.) La virtuosite, l'intensite Esthetique un peu touffue Alai n Brunet ELECTRO Richie Hawtin DE9.Transitions FFFF M.nus / Fusion III Prix Nobel du DJing ! Le producteur canadien Richie Hawtin ajoute un troisieme chapitre a la serie Decks, Effects & 909 en ce genereux album DE9 .Transitions.Grace a cette serie d'enregistrements exploratoires, Hawtin pretend repousser les limites de l'art du DJ a l'aide des technologies de pointe.Il fut d'ailleurs l'un des premiers, clame- t-il, a faire l'experience de la microedition a l'aide de logiciels.Bref, Transitions assemble plus d'une centaine d'elements sonores empruntes a ses collegues producteurs dont, au final, on ne reconnait pas grand-chose.Hawtin s'approprie ainsi totalement les sons des autres pour eriger un joli chateau de cartes sonore.Car le mix de Transitions est fragile et totalement immersif .surtout si vous disposer d'un systeme de son surround, puisque cet album vient avec un mix Dolby 5.1 ou, pour la premiere fois sur disque, Hawtin explore l'axe des Z ! Ses grooves minimaux sont particulierement gouteux et ornes d'agregats de melodies faisant de Transitions le meilleur des trois volumes de la serie DE9.Enfin, une plage mp3 de 90 minutes, representant l'integrale de son concept, est incluse pour ceux qui se baladent avec un i Pod.(En concert a la Station C.ce soir, a l'invitation de MUTEK et de Underground Legacy.) On s'y love sans resister Que du bon ! Ph i lippe Renaud Co l laborat ion speciale HIP HOP One Self Children of Possibility FFF1.2 Ninja Tune Hip hop plus savant Regulier chez Ninja Tune, DJ Vadim s'est associe aux Blu Rum 13 (Etats-Unis) et Yarah Bravo (Suede).D'abord dans le cadre d'un Russian Percussion Tour (faisant reference aux origines de Vadim), puis dans ce cadre hip hop.On note d'abord le raffinement et la volonte de recherche dans le flow des rappeurs, dans le groove minimaliste, ideal pour une ecoute en toute intimite.On y remarque ensuite l'amalgame des tables tournantes, de certains echantillons orientaux, de certains passages jazzy ou des instruments choisis pour l'enregistrement .saxophone, sitar, flute traversiere, percussions, claviers, basse, guitares, cordes classiques, etc.Ce projet ratisse clairement dans le champ gauche de la scene hip hop, on y applaudit notamment l'instrumentale SD2, les chansons Paranoid et Hollow Human Beings, ou se trouvent les decouvertes.Le reste, grosso modo, s'inscrit dans la mouvance des jeunes gens intelligents et curieux qui tentent d'aller un peu plus loin.sans toujours reussir.Pour transcender le hip hop alternatif, en fait, il ne suffit plus de viser le syncretisme culturel ou de proceder a de ponctions de musiques savantes.Voici neanmoins un projet hip hop stimulant, bien qu'on ne puisse conclure a la grande revelation.L'ouverture d'esprit Redondance d'elements savants Alai n Brunet MUSIQUES DU MONDE Artistes varies Senor Coconut presents Coconut FM FFFF Essay / Fusion III Un mundo de descubrimientos Le reggaeton n'est que la pointe de l'iceberg de la musique urbaine latino- americaine.Croyez-en Senor Coconut (Uwe Schmidt, alias Atom TM et une vingtaine d'autres pseudonymes), qui nous presente cette fascinante compilation de genres musicaux originaux, modernes et groovy, intitulee Coconut FM : Legendary Latin Club Tunes.En plus du reggaeton (ici represente par une puissante chanson du grand Tego Calderon) et du baile funk (dont Os Carrascos serait le representant le plus connu), decouvrez les dernieres declinaisons de la cumbia, genre musical associe a la Colombie mais que les Argentins et les Chiliens transforment en cumbia tropical, cumbia villera, cumbia lunatica et cumbiaton.C'est l'expression populaire des rythmes latinos impregnes de technologie et de vivacite.A titre d'exemple, la cumbia s'apparente, une fois ralentie, au reggae, d'ou les nombreuses experimentations hip hop-dancehall-dub qui teintent les chansons de cet album.Cet album est une introduction essentielle a ces scenes emergentes, a laquelle Schmidt met son grain de sel : la chanson Mueve la Cintura, sous le nom Don Atom, etiquetee du genre aciton.qui semble etre un melange d'acid house et de reggaeton.Un monde de decouvertes Pour auditeurs ouverts d'esprit Ph i lippe Renaud Co l laborat ion speciale CONTEMPORAI N Quatuor Bozzini Steve Reich : Different Trains FFFF DAME / qb Version inedite Pour le deuxieme disque de sa collection qb , le Quatuor Bozzini foule les territoires minimalistes de Steve Reich avec une de ses oeuvres majeures : Different Trains.Cette fresque sonore en trois mouvements pour quatuor a cordes, et trois quatuors a cordes enregistres, ponctuee de fragments sonores (bruits de trains, sirenes, et voix de survivants de l'Holocauste), se deploie aux rythmes de sequences repetitives dans une partition rigoureuse.Reich s'inspire de son enfance, de ses allers et retours en train, New York/Los Angeles, et des allers simples qu'ont vecus les juifs vers les camps de la mort.Des versions existantes sur disque, celle du Kronos Quartet, dedicataire de l'oeuvre en 1988, est la plus incisive.Le Bozzini s'en demarque par son jeu plus chaleureux et retenu, privilegiant ici et la le dramatisme des artefacts sonores historiques.Delaissant celles du Kronos, le Bozzini a reenregistre ses propres bandes aux cordes, sous les conseils du compositeur.D'une realisation soignee, cette version inedite cree les effets obsedants escomptes, mais n'evacuent pas la nostalgie poetique du sombre propos.Un bemol : le minutage (27 minutes) qui autorisait largement un complement de programme.L'unite sonore Minutage chiche Guy Marceau Co l laborat ion speciale ARTS ET SPECTACLES PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Les musiciens du groupe Maneige en 1975, année de la parution de Live à L'Évêché.RÉÉDITIONS De Maneige à Molignak Jérôme Langlois remonte sur scène après 25 ans de travail en studio JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE C'était le 22 novembre 1975.Il y a 30 ans ou presque.Pendant qu'Harmonium et Beau Dommage explosaient commercialement, le groupe Maneige poursuivait ses explorations musicales à L'Évêché de l'hôtel Nelson, la salle la plus hot de Montréal.Le spectacle, diffusé ce soir-là sur les ondes de la défunte station CKVL, est longtemps resté dans les valises de Jérôme Langlois, pianiste, clarinettiste et cofondateur de la formation.Mais il vient de ressortir au complet sur CD, gracieuseté du label Prog Québec, spécialisé dans la réédition de rock progressif québécois.Cette sortie coïncide avec un retour sur scène de Jérôme Langlois, qui n'a, pour ainsi dire, donné aucun spectacle depuis la fin des années 70, se concentrant sur le travail de studio.Son nouveau groupe, Molignak, se produira au Gesù lundi soir, avec d'anciens membres de Maneige (Gilles Schetagne), d'Octobre (Mario Légaré) et de l'Orchestre sympathique (François Richard).« Quand j'ai quitté Maneige, c'était en partie pour m'éloigner du monde du spectacle.Mais je ne pensais pas être parti si longtemps », lance le compositeur au bout du fil.Il y a 30 ans, Maneige était un des groupes les plus prometteurs du Québec.C'était l'époque où les multinationales du disque s'intéressaient à la musique made in Québec.La compagnie EMI avait littéralement flashé sur la musique inclassable de Maneige, mélange assez réussi de jazz, de rock et de musique classique.Fait intéressant : les deux premiers disques du groupe (Maneige et Les Porches) étaient sortis sur le label Harvest, branche underground de EMI et maison-mère du mythique Pink Floyd.Pour un groupe de musique instrumentale, Maneige a vite fait son chemin.Sa pièce Le Rafiot a joué à profusion sur les ondes de CHOM-FM.On l'a vu en première partie de Soft Machine, Genesis, Ekseption et Gentle Giant.L'album Les Porches sera même distribué en Europe, mais, faute d'appui de la maison de disques, les ventes de disques resteront confidentielles.Après ses deux premiers albums, la formation prend un virage plus accessible, qui entraînera le départ de Jérôme Langlois en 1976.« Les compositions du groupe devenaient plus rock, plus courtes, alors que je voulais continuer à faire des pièces plus longues, à développement.J'ai préféré m'en aller plutôt que d'imposer ma vision », résume le musicien, en évitant d'entrer dans les détails.Du point de vue commercial, Maneige connaîtra ses années les plus fastes après le départ du pianiste.Après cinq autres albums et quelques spectacles en Europe, le groupe finira néanmoins par s'éteindre en 1984, non sans avoir fait sa marque dans le Québec musical des années 70.De la malchance Langlois, de son côté, va connaître une carrière solo discrète et.malchanceuse.En 1980, il doit annuler son nouveau spectacle après avoir été heurté par un camion ! En 1993, sa compagnie de disques fait faillite alors qu'il vient de lancer un album.Quant à sa trame sonore du feuilleton Miséricorde (avec Marina Orsini), elle sortira en magasin alors que l'émission était depuis longtemps terminée ! « J'avais écrit une variation assez personnelle de l'Ave Maria.Le lendemain de la diffusion de la série, tous les Ave Maria des magasins de disques étaient partis.Sauf la mienne, qui n'y était toujours pas.» Ça ne l'empêchera pas d'être productif, composant énormément pour le petit écran, de Rivière-des- Jérémie à Caserne 24, en passant par toute la gamme des dossiers policiers à Canal D.On lui doit aussi la trame sonore de plusieurs documentaires de Jean-Louis Frund, avec qui il travaille depuis 1983.Avec Molignak, le compositeur renoue cependant avec l'esprit « progressif» qui l'animait au temps de Maneige.« C'est comme boucler la boucle, lance-t-il.Depuis 1977, j'ai toujours voulu revenir à ce genre de démarche créative, mais c'est la première fois que ça semble aboutir.» Musicalement, le résultat est une fusion classique, romantique, impressionniste, teintée de tango, de jazz et de blues.« L'influence des sons de la nature est aussi très importante comme point de départ ou inspiration première, précise le musicien.Mais ce qui compte plus pour moi est ce qu'on y exprime ensuite.Et ça, pour moi, c'est l'amour.L'amour de la vie, de la beauté de tout ce qui nous entoure et qui m'extasie, ainsi que toutes les émotions qui en découlent.» Avis aux intéressés, deux autres disques de Maneige seront réédités début 2006, soit Ni Vent Nouvelle et Libre Service, ainsi qu'un CD inédit de Lasting Weep, le groupe qui a donné naissance à Maneige.Les gens de Prog Québec sont par ailleurs en discussion avec la multinationale EMI pour une éventuelle réédition des deux premiers albums du groupe.Histoires à suivre.ROCK PROGRESSIF Maneige Live à l'Évêché 1975 Prog Québec/Dep QUE SONT-ILS DEVENUS ?> Alain Bergeron est prof de musique au Collège Jean-Eudes.> Yves Léonard est fonctionnaire à Montréal, après avoir passé quelques années dans l'Ouest canadien comme réalisateur.> Denis Lapierre est informaticien (Montréal).> Paul Picard est le percussionniste de Céline Dion.> Gilles Schetagne est prof de musique dans une école primaire et joue les percussions régulièrement avec d'autres artistes et musiciens, notamment Stephen Faulkner.Maneige a connu ses années les plus fastes après le départ de Jérôme Langlois, qui a eu pour sa part une carrière solo malchanceuse.présentent Vous êtes responsable d'une équipe sportive, tous sports confondus, de filles ou garçons âgés entre 10 et 17 ans ?Un de ces jeunes a des qualités exceptionnelles?Un jury déterminera 5 jeunes étoiles qui seront honorées lors de la première du film MAURICE RICHARD à la Place des Arts le mercredi 23 novembre à 15 h en compagnie des acteurs et artisans du film et de joueurs du Canadien.LES JEUNES ÉTOILES Inscrivez-le au PROGRAMME LES JEUNES ÉTOILES MAURICE RICHARD présentent Tous les détails sur et www.desjardins.com/ados COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ Une rubrique qui pardonne au New York Times IRON&WINE EN TOURNÉE AVEC CALEXICO Après avoir lancé conjointement le EP In the Reins en septembre dernier, Iron & Wine et Calexico partent en tournée.Ils joueront un set à tour de rôle, et se retrouveront sur scène à la fin du spectacle.Bonne nouvelle : la tournée s'arrêtera àMontréal, le 8 décembre, au Spectrum.In the Reins comprend sept chansons.Le EP est moins minimaliste qu'un disque de Samuel Beam, l'homme derrière Iron&Wine.Il met en valeur sa voix suave et son talent de mélodiste, mais Joey Burns et John Convertino \u2014 les têtes dirigeantes de Calexico\u2014donnent beaucoup de couleur à ses chansons.Souvent avec de la guitare pedal steel, mais aussi avec des cuivres, de l'harmonica et de vieux claviers.Un très beau disque.«J'apporte mon ourson en peluche.Je ne sais pas s'il me permet d'être équilibrée, mais je l'ai acheté dans un Goodwill (N.D.L.R.: sorte d'Armée du Salut) dans le nord du Canada.Son nom est Bacterial Bear.Il est probablement infecté de maladies non désirées.» \u2014Emily Haines, du groupe Metric et du collectif Broken Social Scene, interrogée par Spin.La question : est-ce que quelque chose en particulier te permet d'être équilibrée en tournée ?LU Broken Social Scene PHOTO FOURNIE PAR MEG Emily Haines PHOTO JUSTIN DYLAN RENNEY SOURCES : PITCHFORKMEDIA.COM, TORONTO STAR, NEW YORK TIMES, SPIN NINE INCH NAILSAUNNOUVEAU BATTEUR Nine Inch Nails a annoncé le nom du remplaçant du batteur Jerome Dillon, qui a dû quitter la tournée américaine du groupe en raison d'un problème cardiaque.Il s'agit de l'Australien Alex Carapetis, qui déjà joué avec Nikka Costa et Lenny Kravitz.Le batteur a fait ses débuts à Chicago, le 14 octobre.Sur le site officiel de Nine Inch Nails (www.nin.com), Trent Reznor dit que trouver un remplaçant a été difficile.Rappelons que le groupe sera en spectacle au Centre Bell, le 10novembre, en compagnie de Queens of the Stone Age et Death From Above 1979.N'oubliez pas vos bouchons à oreilles.ISAAC BROCK LANCE UNE ÉTIQUETTE Isaac Brock, le leader de Modest Mouse, a maintenant sa propre maison de disques, Glacial Pace.Il s'agit d'une nouvelle filiale de Epic Records qui, elle, appartient à la multinationale Sony.Le premier artiste qui a signé un contrat avec Glacial Pace est l'auteur-compositeur Mason Jennings, dont les quatre premiers albums avaient été lancés avec l'étiquette indépendante Bar/None.Isaac Brock ne collaborera plus avec Sub Pop (il a réalisé l'albumde Wolf Parade, Apologies to the Queen Mary).La boîte de Seattle a confirmé cette information à pitchforkmedia.com.LE TORONTO STAR FACE AU NEW YORK TIMES Un collaborateur du Toronto Star, Douglas Bell, n'a pas apprécié que le New York Times affirme par erreur que Broken Social Scene était originaire de Montréal.Dans les faits, les racines du collectif sont torontoises.Dans son article, Douglas Bell dit d'abord avoir lu un erratum.Il a ensuite lu la critique du journaliste du Times, Jon Pareles.Il affirme que la quinzaine de membres de Broken Social Scene évoluent dans d'autres groupes de Montréal.Dans son texte, le journaliste parle même du «son montréalais du 21e siècle», affirmant que Broken Social Scene refuse de suivre le «momentummontréalais».La critique de Pareles est de la bullshit, dit Douglas Bell.Elle repose sur le fait que la bande menée par Kevin Drew et Brendan Canning vient de Montréal.Le journaliste du Times a basé sa critique sur une erreur.En somme, Douglas Bell est en beau.Cette rubrique comprend pourquoi.Journalistes du monde entier, n'allez pas dire que les Stars, Arcade Fire et Wolf Parade sont des groupes de Toronto ! Compris ? VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES KATERINE Le jour des machines PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Musicien et cinéaste, Philippe Katerine se fait des scénarios malsains et porte un regard froid sur le monde qui l'entoure sur l'étonnant Robots après tout, son huitième album, lancé la semaine dernière chez nous comme en France.Dans l'Hexagone, cette sortie est vue comme un des événements musicaux de la rentrée, certains commentateurs osant même tracer des parallèles entre Robots après tout et le dernier Houellebecq ! On cherche à comprendre avec l'aide du dandy défroqué.Au fait, t'es sûr que ça va, Philippe ?« Ah oui ! c'est un grand jour que celui du lancement de disque, laisse tomber Katerine sur un ton ingénu.Je suis plutôt gai, je fais des claquettes dans la rue.Non, je ne suis pas soulagé, mais heureux.Après tout, j'adore faire des disques.» D'emblée, on s'imagine bien qu'après le chiche traitement qu'ont réservé la presse et les diffuseurs à son premier long métrage, Peau de cochon, sorti le printemps dernier, il devait être content de passer à autre chose \u2014 nommément, à la musique.Nul doute que cet album sera bien accueilli par la presse, en dépit du malaise qu'il laisse à l'auditeur.Car Robots après tout dérange, d'abord parce qu'il fait figure d'ovni dans la discographie du chanteur dandy-dadaïste.Moins par la plume que par la note, si on peut dire : l'ironie, le double sens, le regard cynique sont constants dans l'oeuvre du musicien.Ce qui ne l'est pas, c'est la décision de jouer de la machine, de bricoler ses mélodies à l'aide d'un appareil.Puis de faire appel à Gonzales et à Renaud Letang pour réaliser cet album, influencé autant par TTC (« J'aime beaucoup leurs disques ») que par le Human After All de Daft Punk : « Je sais que tout le monde a détesté ce disque.C'est vrai, il est rigide, peut-être un peu vide.Mais j'y trouve de nombreuses qualités », affirme-t-il.Claustrophobie « Je me suis retrouvé tout seul, explique Katerine, j'avais envie de changer de méthode de travail.» Enfermé dans sa chambre avec un Groovebox (machine à tout faire de Roland), il a composé des musiques claustrophobes, étouffantes.«Cette atmosphère m'a poussé à écrire des chansons plus directes, dit-il.J'étais confiné à cet environnement angoissant.Dans Robots après tout, on sent que tout est fermé.Il n'y avait pas de fenêtres dans cette chambre.» « D'ailleurs, poursuit-il, c'est aussi ce que je ressens dans la rue, par moments.Ou lorsque je regarde la télévision.» En filigrane, le thème de Robots après tout est celui de l'individu face à la collectivité.Le rapport humain-machine est ici dénoncé par l'ironie.En ce sens, le premier single, Au Louxor, est une géniale illustration de l'homme-robot téléguidé.Sur Au Louxor, Katerine, qu'on sait amateur de clubbing, se met dans la peau du DJ qui se paie la gueule des danseurs en coupant le son.« Je me sens robot, souvent, dit-il.M'arrêter au feu rouge, repartir au feu vert.Au Louxor, c'est un peu ça : feu vert, feu rouge.Et le disque, c'est l'espoir d'échapper à ça.» D'échapper au train-train d'un quotidien de plus en plus calculé, comme il tente de l'exposer sur Borderline, déprimante lecture de l'horaire d'une journée chargée, balisée par les rendez-vous et les heures de fermeture.Cette vie réglée au quart de tour est la véritable obsession de ce huitième album, de la pochette \u2014où les survêtements roses et blancs semblent être des uniformes\u2014 jusqu'aux titres des chansons.« Tout ça a pris trop d'ampleur dans la vie de tous les jours.Forcément, on finit par se croire robots ! » PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL Katerine risque d'en déconcerter plus d'un avec son nouvel album, Robot après tout, où le dandy crée des ambiances musicales étouffantes, à l'appui de son propos.Belleet Bum Ce soir21h telequebec.tv Télé-Québec Plume Latraverse, Paul Piché, Monica Freireet Thomas Helman.3337935A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 K CINÉMA : HOMMES EN NOIR II Jay et Kay font face à une méchante extraterrestre.Avec Will Smith, Tommy Lee Jones et des apparitions-surprises de Michael Jackson et Martha Stewart.19H30 a LES GRANDS FILMS : CHICAGO Un film réjouissant, lauréat de six Oscars et de trois Golden Globe.Roxie rêve de music-hall, mais le meurtre de son amant lui fait risquer la peine capitale.Avec Catherine Zeta-Jones, Renée Zellweger et Richard Gere.20H30 r CINÉMAX : LE DERNIER CHÂTEAU Dans une prison militaire, un général mène une rébellion pour destituer le tyrannique directeur.Avec Robert Redford.21H00 A BELLE ET BUM De la visite rare : l'unique Plume Latraverse ! Au Théâtre Plaza, il nous montre ses côtés rock'n'roll et tendre.Aussi : Paul Piché, Monica Freire et Thomas Hellman.21H00 S+ NIP / TUCK Quelle série ! Sean et Christian se rendent à New York pour séparer des siamoises unies par la tête.Ànoter : les siamoises sont jouées par les soeurs Schappel qui, dans la vie, n'ont jamais voulu être séparées.22H30 A CINÉMA : LES GANGS DE NEW YORK Un fils d'immigrant irlandais veut venger la mémoire de son père tué par un chef de gang tout-puissant.Film de Scorsese mis en nomination pour 10Oscars.Avec Leonardo Di Caprio et Daniel Day-Lewis.L'union fait la force La Fureur / Anick Jean, Boom Desjardins CHICAGO (3) avec Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones Le Téléjournal Au nom de la loi Pour l'amour du country Le TVA 18 heures LE ROI SCORPION (5) avec The Rock, Kelly Hu LE DERNIER CHÂTEAU (5) avec Robert Redford, James Gandolfini MISERY (5) (23:45) Banzaï! ADN-X Les Francs-tireurs National Geographic / Supercroco Belle et Bum/ Paul Piché, Thomas Hellman, Plume Latraverse LES GANGS DE NEWYORK (2) avec Leonardo Di Caprio, Daniel Day-Lewis Rire et Délire HOMMES EN NOIR II (4) avec Will Smith, Tommy Lee Jones ESPION ET DEMI (5) avec Eddie Murphy, Owen Wilson (20:15) Grand Journal (22:19) Hot Parade (22:49) INDISCRÉTIONS DE FEMMES (5) (23:19) CTV News Sportsnight W-Five: 40th Season Premiere / Risky Move CSI: Crime Scene Investigation Nip/Tuck The Sopranos CTV News (23:11) News (23:41) Reg.Contact Sat.Report Saturday Night Hockey / Flyers - Maple Leafs Hockey / Avalanche - Canucks College Football (15:30) Will & Grace AIR FORCE ONE (5) avec Harrison Ford, Gary Oldman Desperate Housewives Sex and the City Pub College Football (15:30) News King of.Crimetime Saturday:NCIS Without a Trace 48 Hours Mystery News E.T.News NBC News Stargate SG-1 CHICAGO (3) avec Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.May to Dec.The Vicar.Thin Blue.Rosemary and Thyme Austin City Limits / Etta James American Experience BBC News Journal.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen Barbara Executive.Pie in the Sky BBC News Soundstage Investigative Reports City Confidential Cold Case Files American Justice Vive les mariés! Pour l'amour du country Viens voir les comédiens L'ÉTRANGLEUR DE BOSTON (3) avec Tony Curtis, Henry Fonda LE GRAND CHANTAGE (2) Arts, Minds StarTV .Circus! Eric Lagacé.It's all about the Music.Pavarotti:The Last Tenor Dean Martin: Memories are.Sex and the City .les gags Fou! Fou! Premier spectacle de Mario Jean Excès de stars Stars sur le vif Sexe Réalité Paroles de.sociale .une agriculture équitable Au pays des hommes intègres Des enfants.Regards UQUAR.Durs à cuire Prévention des toxicomanies Howit's Made Building the Ultimate Myth Busters / Alcatraz Escape Canada's worst Driver American Chopper American Hotrod .l'Espagne Julie.Soif de.Bazaar Soleil tout inclus Profession.Asslama Bleu Planet Food / Caraïbes Au fil de l'eau .Sadie (18:06) .Wild (18:33) .so Raven Kicked.(19:25) Radio.(19:49) .(20:42) FATHER HOOD (6) avec Patrick Swayze THE NAKED GUN 2 1/2: THE SMELL.(5) (22:34) Pub Seinfeld Baseball / Série mondiale: Astros -White Sox Mad TV Inside Ent.Global National .Corporation Legends.Zoe Busiek:Wild Card Blue Murder Code Name: Eternity Driving TV Saturday Night Monde documentaire (17:00) L'Âge de la terreur Série noire / La crise de 1929 JAG AVALON (4) avec Armin Mueller-Stahl, Aidan Quinn The Sea Hunters To Build a Nation Disasters of the Century A PERFECT WORLD (4) avec Clint Eastwood, Kevin Costner Crash Test Mommy Extra Exchanging Vows .Marry me .Weddings Bridezillas Matchmaker Bande.Histoire.le monde?Les idoles.Musicographie / Garou Les Acoustiques: Jim Corcoran Légendes du rock: Abba INSIDE THE OSMONDS (5) BO2 Roule.Exposé.Paris Hilton Pauvres.Britney &.La Clinique.Mike Ward Concert Plus Concert Plus .Eminem Live à Barcelone La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Russki Chas Teleritmo Mad TV World News Fashion File Talking Canadian British Antiques Roadshow Sat.Report Mansbridge The Passionate Eye / Enemy Image Hot Type Le Téléjournal 5sur 5 Le Monde La Facture Enjeux / Césariennes sur.Le Téléjournal Vivre ici Zone libre enquêtes Le Téléjournal La Facture Sports 30 Avant-match Hockey / Islanders - Canadiens Baseball Sports 30 La Série Champ Car / Australie Simplement Zoé Doc La Loi & l'Ordre Nip/Tuck Témoins silencieux Brigade spéciale Silent Witness SOCIETY'S CHILD (4) avec Jessica Steen, Kyley Statham Blue Murder SEVEN (3) avec Morgan Freeman, Brad Pitt Andromeda The Dead Zone Battlestar Galactica CONTACT (4) avec Jodie Foster, Matthew Mc Conaughey Hockeycentral Sportsnetnews Pre-Game Baseball / Série mondiale: Astros -White Sox Sportsnetnews Coups de.Degrassi.Panorama .l'anxiété Les Clubs jazz de New York LE MÂLE DU SIÈCLE (5) avec Claude Berri, Juliet Berto Musique de chambre While you were out Adam Carolla Project Moving up Trading Spaces Tuckerville Moving up Sportscentre TSN's World Series of Poker 2005 Canadian Chopper.2004 Trick.Football / Blue Bombers - Lions SCOOBY-DOO ET LE.(17:00) Carl Billy, Mandy Les Simpson Futurama Les Simpson StationX Futurama Côte Ouest Les Simpson Polyvalente Job Trotter Journal FR2 Passep Art Le plus grand cabaret du monde / Michel Boujenah, Marc Jolivet Saltimbamques Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic REQUIEM FOR A HEAVYWEIGHT (4) avec Anthony Quinn FAT CITY (3) avec Stacy Keach, Jeff Bridges (22:15) Que feriez-vous?Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne On a échangé nos mères Plasticiens riches et célèbres Que feriez-vous?100% écolo Lé Zarts .dada Baromètre Esprit libre Top plus City Life Livre Show Le Guide de l'auto Méchant.grenade .Annie .j'aime Touche pas.Parents.70 .galaxie Anormal Réal-TV Loup-garou Charlie.Garfield.The Flintstones Meet.Smallville Mystery Hunters SCREAM2 (4) avec Neve Campbell, Courteney Cox Les Stupéfiants Monstres mécaniques Dead Zone Médium Le Messager des ténèbres Aux frontières de l'inexpliqué Le TVA (23:15) CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC ARTS ET SPECTACLES Cesoir 19 h Les francstireurs Rencontre avec trois lesbiennes.Et enquête sur le crystal meth.22h30 Les gangs de New York Drame de Martin Scorsese avec Leonardo Di Caprio et Cameron Diaz.telequebec.tv Télé-Québec 3338007A PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Michel Faubert : « Mes contes deviennent de plus en plus émotionnels.» MICHEL FAUBERT Explorateur du fantastique PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Michel Faubert explore les traditions orales oubliées.Avec son nouveau spectacle Bellechasse de contes, l'as conteur espère maintenant les mener vers de nouveaux sentiers.Présenté du 24 au 28 octobre au Cabaret Music-Hall dans le cadre du Festival interculturel du conte du Québec, le spectacle s'inspire toujours des récits de son mentor de Saint-Raphaël- de-Bellechasse, Ernest Fredette.Mais cette fois, il les a combinés à sa propre vie.« Des plaques tectoniques se rencontrent en moi.La tradition s'imbrique maintenant dans mes souvenirs.Je suis déstabilisé mais content, car ça m'amène ailleurs.Mes contes deviennent de plus en plus émotionnels.Mais tout ça baigne encore dans une ambiance fantastique et mystérieuse », explique-t-il.Ses rêves et ses souvenirs d'enfance s'entremêlent ainsi à ceux des Fredette.Le mélange est parfois tordu et éclaté, comme l'illustre l'insertion de son anecdote sur la première marche en espace.« J'ai intégré mon souvenir de l'astronaute Alexeï Leonov.C'était en 1965.J'avais alors 6 ans.Quand je l'ai vu à la télévision sortir de sa capsule spatiale, j'ai pensé qu'il était un fantôme », ajoute-t-il.Même chose pour sa création La Vendeuse de rêve.« Le conte parle de ma première visite dans un bar de danseuses.Puis lentement, j'ai réalisé que ça devenait La Chasse-galerie, un vieux classique traditionnel.» Dans Bellechasse de contes, la musique conserve une place centrale.À chaque représentation, Michel Faubert sera accompagné par le musicien Daniel Roy, son fidèle complice.« Je suis venu au conte par la musique, rappelle-t-il.Au début, je recueillais des vieilles complaintes chantées.J'ai ensuite rencontré des conteurs.Mais j'ai aussi toujours fréquenté les musiques alternatives.J'ai déjà joué autant avec Michel Langevin, le batteur de Voivod, qu'avec des musiciens traditionnels.» Michel Faubert consacrera ce retour aux sources avec un concert entièrement musical.Chansons du monde à l'envers sera présenté le 10 novembre au festival Coup de coeur francophone.Cette fois, ses chansons seront combinées à celles de son ami breton Yann-Fanch Kemener.Plusieurs musiciens les joindront alors sur scène, dont le groupe Vent du Nord.Crainte du virage humour Par ses contes et son expérience avec les Charbonniers de l'enfer, Michel Faubert est sans doute un des principaux responsables de l'engouement pour le traditionnel québécois.Mais il admet se sentir aujourd'hui un peu marginal dans ce milieu.Et surtout craindre pour la santé de l'art qu'il chérit.« En commençant un conte d'auteur inconnu par il était une fois, je suis maintenant un dinosaure décrépit, déplore- t-il.L'animation folklorique avec le gros tapage de mains, c'est le cancer de la chanson traditionnelle.L'humour devient un peu le virus dangereux du conte.Il serait dommage qu'on écoute un conte seulement pour rire.» Il montre du doigt notre tempérament plus jovial qu'heureux.« Les Québécois forment un peuple de bonne humeur, renchérit-il.Pas un peuple heureux.Les zones sombres de nos coeurs restent trop cachées.Moi, je conte pour toucher l'imaginaire des gens, pas pour les faire rire.Le jour où le conte deviendra de l'humour alternatif, je serai très triste.» Mais Michel Faubert n'est pas amer.Son constat se fonde plutôt sur son profond respect des traditions.Dès qu'il parle de conte, son visage entier s'illumine spontanément.« Le conte une tradition millénaire et un art sacré, lance-t-il.Il nous met en contact avec ceux qui nous ont précédés.» .MICHEL FAUBERT, en spectacle au Cabaret Music-Hall du 24 au 28 octobre, 20h, et à la maison de la culture Frontenac le 10novembre, 20h.L'ART DU MINISTÈREDE LA SANTÉ «Le tabagismepeut vous rendre impuissant», dit l'avertissement de Santé Canada, accompagné de l'image d'une cigarette recourbée comme un pénis en panne.Ce message destiné aux fumeurs et figurant sur les paquets de cigarettes au Canada est désormais un objet d'art.Depuis le 16 octobre, il figure en effet parmi les 300 produits de l'exposition Sécurité: le design prend des risques, présentée au Musée d'art moderne de New York.Les objets proviennent des quatre coins du monde et ont été conçus pour aider les humains à affronter les périls de la vie contemporaine.Cela va du couteau suisse au stimulateur cardiaque en passant par le vêtement pareballes chic et confortable.À une époque d'ouragans, de tremblements de terre et d'attaques terroristes, l'exposition Safe arrive à point nommé.Cela dit, le MoMA n'a pas voulu effrayer ses visiteurs outre mesure.Le musée leur aura ainsi épargné l'image d'un poumon noirci, cancéreux, qui accompagne un autre message de Santé Canada: «La cigarette cause le cancer du poumon.» UN DEUX SUR DOCTOROW C'est la saison des prix littéraires, à New York comme dans les autres grandes villes du monde.Ainsi, les finalistes des National Book Awards ont été annoncés il y a deux semaines à Manhattan.Contrairement à l'an dernier, il y a au moins un homme \u2014 et un grand nom \u2014 dans la catégorie «fiction».Il s'agit d'E.L.Doctorow, dont le nouveau roman, The March, décrit la marche dévastatrice des troupes du général WilliamT.Sherman pendant la guerre de Sécession.Septuagénaire irréductible, Doctorowest déjà l'auteur de plusieurs romans célèbres dont Le Livre de Daniel, Ragtime et Billy Bathgate.Dans la catégorie «essai», c'est une femme \u2014 et un autre grand nom \u2014 qui retient l'attention.Il s'agit de l'essayiste Joan Didion, dont le livre The Year of Magical Thinking relate l'année qui a suivi la mort soudaine de son mari, l'écrivain John Gregory Dunne.Les prix seront remis le 16 novembre.LA SAISOND'ISABELLE HUPPERT Les admirateurs new-yorkais de l'actrice française Isabelle Huppert ont de quoi se régaler cet automne.Depuis mercredi (et jusqu'au 30 octobre), ils peuvent voir et entendre la diva rousse au Brooklyn Academy of Music (BAM), où elle monte pour la première fois sur une scène new-yorkaise.Elle y donne son interprétation, en français, de 4.48 Psychose, la pièce de Sarah Kane sur le suicide, mise en scène par Claude Régy.Parallèlement, une rétrospective de 25 films avec la vedette de Gabrielle et La Pianiste a lieu au Musée d'art moderne de New York.Commencé le 17 octobre, l'événement prend fin le 23 novembre.Enfin, l'actrice de 52 ans fera l'objet d'une exposition de photographies au P.S.1 Contemporary Art Center (Queens) du 23 octobre au 5 décembre.Un nouveau livre, Isabelle Huppert : Woman of Many Faces (Isabelle Huppert: La Femme aux portraits), accompagne l'exposition, qui met en valeur des photos prises par Robert Frank, Henri Cartier-Bresson et Peter Lindbergh, entre autres.PHOTO PC TOUCHE PASÀ MON BUSH! L'humour n'était pas montréalais, mais le prétexte l'était.Dans le cadre d'une tournée de promotion aux États-Unis, le pendant anglophone du Festival Juste pour rire a réuni sept humoristes à l'Irving Plaza, un club de New York, mercredi soir.Sur la scène: quatre Américains, dont un Noir, un Anglais et unduo canadien.Ce fut l'hilarité générale parmi la foule new-yorkaise.De quoi a-t-on ri?Surtout de sexe, de flatulence, de merde, de marijuana, de terrorisme et de racisme.Fait étonnant, il n'y a eu qu'un seul gag sur George W.Bush.Ce qui ne veut pas dire que le mot bush n'a pas été prononcé souvent.Sur un air nostalgique, le duo canadien des Doo Wops a interprété une ode au poil pubien des femmes.Ça s'intitulait: Crazy Bush.Qui sait?C'était peut-être un gag sur le président des États-Unis.PARIS NEWYORK RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE GeorgeW.Bush Isabelle Huppert PHOTO AP ARTS ET SPECTACLES MEG-Montréal Rinôçérôse Le rinô a faim PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE À la faveur de l'annulation du concert de Bertrand Burgalat, la formation Rinôçérôse s'apprête à reconquérir Montréal ce soir (au Métropolis, pour le MEG) avec l'appétit de celle qui semble avoir encore tout à prouver.Pourtant, lors de la parution d'Installation sonore en 1999, le groupe articulé autour de Jean-Philippe Freu et de Patou Carrié avait marqué les esprits grâce à son alliage de fougue et de fraîcheur.La formule était encore inédite en cet âge d'or du techno : faire d'un groupe rock une tornade de piste de danse.Six ans plus tard, les règles du jeu ont bien changé.« Je me souviens qu'à notre première visite à New York, nous étions sortis dans un petit bar, raconte Freu au bout du fil.Et c'est le chanteur de The Rapture qui était au comptoir ! » Curieuse décision que celle de Rinôçérôse de s'effacer au moment où son travail devenait de plus en plus au goût du jour.Mauvais timing ?Durant les trois années séparant la sortie de leur deuxième album, Music Kills Me, de ce nouvel opus baptisé Schizophonia (on se souviendra que Freu et Carrié sont tous deux psychologues), la musique électronique s'est retranchée dans l'underground au moment où les représentants du dance-punk en sortaient.The Rapture, LCD Soundsystem et !!!, pour ne nommer que ceuxlà, avaient exactement la même recette que Rinôçérôse : des guitares, une basse, une batterie, des synthés.Ah oui, des chanteurs, aussi, passés de l'autre côté du bar.Et on ne parle même pas de Champion, dont le succès n'est plus à faire ici, ni du Français Vitalic, qui a injecté une bonne dose de guitares à ses chaotiques rythmes house.De leur côté, les Français ont fait le point, après avoir beaucoup tourné, en Europe comme aux États-Unis.« On a senti le besoin de renouveler notre son et d'arriver avec de nouvelles idées, confie Freu, avec ce ton sympathique et réservé qu'il a toujours eu en entrevue.Ainsi, Schizophonia est un titre à l'image de cet album, totalement éclaté.Nous voulions étendre notre registre.» Brasser la cage, trouver de nouvelles saveurs, invariablement taillées pour la piste de danse.« On avait pensé inviter un chanteur différent à l'enregistrement de chaque chanson.» Au final, cinq invités ont été retenus.La facture est résolument plus moderne et lorgne davantage du côté de l'électro, de l'aveu même de Freu.Voilà qui devrait plaire au public montréalais, qu'on sait friand du style.À redécouvrir.Grosse soirée en vue À l'image de la soirée d'hier, celle d'aujourd'hui est très chargée pour le MEG.Elle débute (gratuitement) à la SAT avec le showcase du label montréalais Bully Records, qui souligne le lancement du premier album solo du turntablist P-Love, intitulé All Up in Your Mind.Le complice de Kid Koala, qu'on a déjà vu partager la scène avec Medeski, Martin & Wood, sera cette fois accompagné des Sixtoo, Simahlak, DJ Signify et plusieurs autres.Le reste de la soirée demeure sous l'égide du hip hop avec l'événement du label Stones Throw.Le patron Peanut Butter Wolf, Scratch Bastid et les étranges Puppetmastaz seront de la partie.Pendant qu'au Savoy, les Français des soirées Panik (dont Pedro Winter, proche de Daft Punk) déballeront leurs trucs éprouvés, le MEG et MUTEK vont main dans la main danser à la Station C, en compagnie des Richie Hawtin, Marc Houle et Ernesto.Que de choix déchirants ! Pour vous aider, consultez l'horaire détaillé ici : megmontreal.com « Schizophonia est un titre à l'image de cet album, totalement éclaté.» PHOTO FOURNIE PAR MEG-MONTRÉAL Rinôçérôse : « On a senti le besoin de renouveler notre son.» DEPECHEMODE VOTRE KIT POUR RIRE POURRAIT CONTENIR : Samedi et dimanche de 8 h à 18 h GAGNEZ1DES40 KITSPOURRIRE Les Bougons Le Groulx Luxe Les Bleu Poudre 3 x Rien DVD Louis-José Houde Réal Béland François Morency Mario Jean Claudine Mercier Cathy Gauthier et Dominic Paquet BILLETS 3355227A . DU MERCREDI AU VENDREDI DE 11 H À 18 H, SAMEDI ET DIMANCHE DE 12 H À 17 H | SORTIE METRO MC GILL 500, RUE SHERBROOKE OUEST, MONTRÉAL | TÉLÉPHONE (514) 499-7111 P.2829 | WWW.LOTO-QUEBEC.COM Un chemin de fer, une grenouille, un lapin, une cheminée, un papillon, des pics pics, un oiseau, de la neige noire (Amélie Grefford, 10 ans, Laurence Grefford, 7ans), 1988, Acrylique sur toile, 183 x122 cm Photo :Daniel Roussel -©Pierre Gauvreau/SODRAC 2005 3344280A ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Nouveau Tristan La nouvelle version de Tristan und Isolde, de Wagner, annoncée par EMI, vient de paraître.Avec, dans les rôles-titres, Placido Domingo et Nina Stemme, entourés de Mihoko Fujimura, René Pape, Olaf Bär et, en Matelot, le déjà réputé Rolando Villazon.Le chef : Antonio Pappano.Mélodies de Vierne À peine paru le coffret Signum des six Symphonies pour orgue de Vierne par Jeremy Filsell qu'une autre marque, Deux-Elles, publie des mélodies de l'organiste et compositeur, avec Rachel Santesso et Roger Vignoles au piano.Quelques titres : Les Angélus, Spleens et Détresses, Extase !, Quatre Poèmes grecs.Quelques mélodies sont sur des textes de Baudelaire.Gorecki de retour Oubliée ces dernières années après avoir connu un immense succès de disque, la troisième Symphonie de Henryk Gorecki (dite « des Lamentations » ou « des Complaintes ») revient au catalogue avec une version Naïve de 2004 de la soprano Ingrid Perruche et la Sinfonia Varsovia, dir.Alain Altinoglu.Trios de Jongen Du Belge Joseph Jongen, l'Ensemble Érard joue deux trios : l'un pour l'habituelle combinaison piano- violon-violoncelle, l'autre pour un ensemble où l'alto remplace le violoncelle.Chez Phaedra.Chostakovitch à Lausanne De l'opéra bouffe Nos (Le Nez), oeuvre de jeunesse de Chostakovitch inspirée de Gogol, Cascavelle sort une rare version réalisée en public à Lausanne sous la direction d'Armin Jordan.Une distribution de 18 chanteurs s'y partage 70 rôles.CLASSIQUE I Musici: passage sans problème CLAUDE GINGRAS Victimes à leur tour des bouleversements actuels dans l'industrie du disque classique, Yuli Turovsky et ses Musici quittent Chandos et s'installent chez Analekta.C'est-à-dire qu'ils n'enregistrent plus pour une marque britannique dont le catalogue réunit des solistes et ensembles d'un peu partout dans le monde, mais pour une marque montréalaise utilisant exclusivement des noms d'ici.Leur premier disque chez Analekta est centré sur la musique espagnole et, en même temps, sur le violoncelle de Yuli Turovsky.D'où ce titre donné au disque, Violonchelo español.Ce n'est pas le premier disque « espagnol» des Musici : ils en signèrent au moins trois durant leur mandat chez Chandos.Mais c'est le premier où toutes les oeuvres comportent un solo de violoncelle.On compte 10 oeuvres au total \u2014 en fait, 18 plages car certaines oeuvres comportent plusieurs mouvements.Toutes sont présentées ici en arrangements pour violoncelle et orchestre à cordes, arrangements d'ailleurs fins et colorés réalisés par des membres des Musici.À l'origine, il s'agit d'oeuvres pour grand orchestre (Intermezzo de l'opéra Goyescas, de Granados, Danse rituelle du feu du ballet El Amor brujo, de Falla), pour voix et piano (Siete Canciones populares españolas, du même Falla), pour quatuor à cordes (Sérénade espagnole de Borodine), pour violoncelle et piano (Requiebros et Sonate dans le style espagnol ancien, de Cassado, Chant du ménestrel et Sérénade espagnole, de Glazounov) ou pour piano seul (Malagueña, d'Albéniz, et À la manière d'Albéniz, de Chtchédrine).Turovsky avait enregistré le Chant du ménestrel avec le pianiste Peter Pettinger chez Chandos en 1986, mais, sauf erreur, le reste du programme est une première au disque pour lui et pour les Musici.Concernant l'exécution et la prise de son, ce disque nous fait retrouver les Musici et leur chef-violoncelliste tels que dans leurs meilleures réalisations Chandos : vigueur, élan et sensibilité dans le jeu collectif, présence et justesse du violoncelle- solo, sonorité chaude et détaillée, avec une bonne résonance de basses.En fait, rien n'a changé.Comme pour les disques Chandos des dernières années, l'enregistrement a été réalisé à La Nativité de La Prairie, avec les mêmes techniciens (américains et non britanniques), et, de nouveau, la pochette est décorée d'une jolie illustration signée de Natasha Turovsky, fille du maître et violoniste dans son orchestre.Une erreur qui s'était glissée dans les premiers exemplaires (Chant du ménestrel indiqué au mauvais endroit sur le livret) a été corrigée depuis, assure-t-on.Mais on parle encore, pour Requiebros, d'une durée de sept minutes alors que la pièce en fait 4'44.Et on traduit « traditional sonata form » par « forme traditionnelle de la sonate ».FFFF I MUSICI DE MONTRÉAL.Dir.Yuli Turovsky, violoncelliste Analekta, AN 2 9897 JEAN PAUL RIOPELLE ESTAMPES ET MUTATIONS Gravures et peintures 1967-2001 Jusqu'au 12 novembre 2005 Galerie Simon Blais 5420, boul.Saint-Laurent (au nord de Fairmount) Montréal (514) 849-1165 Du mardi au vendredi, de 10 h à 18 h; samedi, de 10 h à 17 h Du 20 octobre 2005 au 8 janvier 2006 AU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC Parc des Champs-de-Bataille, Québec www.mnba.qc.ca (418) 643-2150 / 1 866 220-2150 Le Musée national des beaux-arts du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Catalogue de l'exposition en vente à la boutique du Musée et dans toutes les librairies (distribué par Les Publications du Québec) Jean-Paul Riopelle, L'Épervier, 1981.Lithographie, H.C., 65,7 x 83,4 cm.Coll.: MNBAQ.Don de l'artiste © Succession Jean-Paul Riopelle / SODRAC (Montréal) 2005 Plus de 160 estampes réalisées par Jean-Paul Riopelle entre 1967 et 1996.3351288A L'exposition a lieu au Parisian Laundry 3550, rue Saint-Antoine Ouest, Montréal Métro Lionel-Groulx Lun.au ven.11h à 22h, sam.et dim.12h à 19h 7 AU 29 OCTOBRE 2005 Parisian Laundry, Montréal Un événement Groupe Contact Image ©Arko Datta, India (Reuters) 3349299A ARTS ET SPECTACLES Danse Portable Dances José Navas au sommet de sa forme STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Si vous aimez un tant soit peu la danse, il faut vous précipiter à l'Agora de la danse, qui présente Portable Dances de José Navas.Ce Vénézuélien d'origine est sûrement l'un des danseurs les plus fascinants de Montréal, en plus d'être un brillant chorégraphe à l'esthétique épurée et fluide.Dire qu'il a cru tout arrêter.Portable Dances, ce sont en fait trois petites danses nettes et limpides.Pas de deux for four dancers, Solo with Light, dansé par Navas, et Trio in White.Elles évoquent les mémorables solos et duos créés par Navas dans les années 90.Solo with Light rejoint Sterile Fields (1996) par son côté net et épuré, mais sans la mélancolie.La complicité des interprètes dans Pas de deux for four dancers rappelle Luna Llena, duo intense entre Navas et Dominique Porte.Cependant, si la danse nette et incisive de Navas s'est souvent enrobée de mystère et d'un brin d'érotisme, ces éléments sont quasi absents de Portable Dances.Toute théâtralité s'est évanouie pour faire place à une danse qui séduit par ses lignes pures et sa rythmique précise et obsédante.Ici, c'est le retour à l'essentiel.La danse s'érige comme la charpente en acier d'un édifice \u2014une poutre, ou plutôt un geste, à la fois.Dans Pas de deux for four dancers, Navas s'entoure de trois splendides danseuses: Chanti Wadge, Mira Peck et Magali Stoll.Toutes trois, en particulier Wadge, ont l'intensité nécessaire pour rivaliser avec Navas.Ils évoluent tous les quatre avec une aisance folle.Ici, solos et duos s'entrecroisent avec souplesse et agilité, sans jamais se rencontrer (sauf pour de brefs unissons saisis au vol).Dans la plus pure tradition Navas, la gestuelle est géométrique et précise.D'abord lent et d'une simplicité déconcertante \u2014les danseurs exécutent les positions de base de la danse : soubresauts, arabesques, développés, battements\u2014, le mouvement se transforme peu à peu jusqu'à en arriver à un subtil mélange de contrôle et d'abandon.Comme avec Pas de deux for four dancers, Solo with Light s'amorce dans la lenteur et se corse peu à peu.Gracieux à l'extrême sans jamais sonner faux, virtuose sans jamais en faire trop, Navas, fidèle à lui-même, se révèle intense et fascinant.La note finale est touchante : Navas expire et lâche enfin prise.Mon Dieu qu'on s'en était ennuyé ! Également construit en crescendo, Trio in White marque, de façon amusante, les secondes qui s'écoulent.Complètement soumises au tic-tac incessant de l'envahissant environnement sonore imaginé par Alexander Mc Sween (ça sonne comme un immense métronome), Wadge, Peck et Stoll forment les rouages d'une mécanique bien huilée et rythmée au quart de tour.On reconnaît bien là l'humour surréaliste de Navas.PORTABLE DANCES de José Navas, à l'Agora de la danse, ce soir, 20h, puis du 26 au 29 octobre.La Provence VAN GOGH, CÉZANNE, RENOIR, MONET\u2026 Du 22 septembre 2005 au 8 janvier 2006 Ouvert 7 jours sur 7 Lundi au dimanche de 10h à 18h Les mercredis soirs à moitié prix de 17h à 21h 514.285.2000 Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.ACCOMPAGNÉS DE LEURS PARENTS.NON APPLICABLE POUR LES GROUPES.à Montréal L'exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec les musées de Marseille.Paul Cézanne, Le Pigeonnier de Bellevue (détail), vers 1894-1896, huile sur toile.The Cleveland Museum of Art, The James W.Corrigan Memorial.Photo©The Cleveland Museum of Art.EN COLLABORATION AVEC www.mbam.qc.ca Dégustation gratuite de vins de Provence Les samedis et dimanches, de midi à 16 h «LE PLUS BEAU MUSÉE AU MONDE EN CE MOMENT À MONTRÉAL» C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, RADIO-CANADA, C.PERRIN 3344172A 3346510A Halloween Le Grand Bal des citrouilles Grande serre d'exposition 4 au 31 octobre 4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/jardin Ouvert tous les jours de 9 h à 21 h La Magie des lanternes Au royaume des oiseaux Jardin de Chine 9 septembre au 31 octobre Partenaire officiel Exposition de citrouilles décorées animée par Esméralda, notre sympathique sorcière Pièce de théâtre pour les 4 à 8 ans Labyrinthe géant .3342386A Retrouvez la programmation complète à www.radio-canada.ca/adisq www.adisq.com Des mordus de musique vous présentent, à leur façon, les artistes en nomination au Du 24 au 30 octobre Gala de l'ADISQ 2005.3355165A "]
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