La presse, 30 octobre 2005, D. À vos affaires
[" LE CHIFFRE DU JOUR 14,3 C'est la hausse en pourcentage (de septembre 2004 au même mois de cette année) du prix payé pour les matières brutes entrant dans les usines avant d'y être transformées.Source : Statistique Canada LESBONSCOMPTES Un curieux don de charité Mieux vaut y regarder à deux fois.On ne sait jamais, peut-être que le fisc n'est pas du même avis ! PAGE 2 MAFORMATION MONAVENIR Approuvée Québec?Encore là, pas si sûr.Mieux vaut bien vérifier avant de s'inscrire.PAGE 2 L'ENVERS DE LA PUB Leçon d'écologie Elle est si rare, venant d'un constructeur automobile, que cette leçon-là mérite qu'on la regarde.PAGE 6 MICHEL GIRARD L'AMF DONNE PARFOIS UN FEU VERT SURPRENANT PAGE 7 LA PRESSE AFFAIRES TECHNO CAMÉSCOPES NUMÉRIQUES HYBRIDES PAGE 4 Déménager pourleboulot:est-cequeça vaut le coût?L'augmentation desalaire peut être très attirante, mais il faut calculer les frais de déménagementetlahausse ducoût delavie.Au boutducompte, on n'estpastoujours gagnant.UNE PROMOTION, ÇA VAUT LE DÉPLACEMENT ?STÉPHANIE GRAMMOND Chose certaine:«Finie l'époque où les gens se disaient: je vais aller faire mon million en m'expatriant et en faisant la vie de pacha», lance Suzanne Bernard, chef de service en mobilité internationale pour Bombardier aéronautique.Depuislafindesannées90, lesentreprises sont plus près de leurs sous.Elles inscrivent les affectations à l'étranger à l'intérieur du cheminement de carrière de leurs employés.Souvent, il s'agit d'un passage obligé pour accéder à des promotions, observe Barbara Vincke, directrice des opérations chez Primacy Relocation Canada, une firme montréalaise de relocalisation de personnel.Lorsque le déplacement est parrainé par l'employeur, la famille, qui part à l'aventure, gagnera au change, dans la mesure où le conjoint ne laisse pas un emploi très payant derrière lui.Les grandes entreprises paient pour le déplacement et offrent une compensation financière pour que leurs employés conservent un niveau de vie similaire.En plus, elles versent une prime de mobilité, «environ 10% du salaire de référence», évalue Mme Vincke.Elles ajoutent parfois une autre prime lorsque le contexte est plus difficile: le climat est pénible, la situation politique est instable, la culture est très différente, il est impossible de trouver une école à des kilomètres à la ronde.Les entreprises canadiennes font déménager environ 110000 employés par année, selon un sondage des services de relocalisation de Royal Le Page.Les entreprises dépensent environ 1 milliard par année pour déplacer des travailleurs à l'intérieur du pays.Cela représente 20000$ en moyenne par employé.Les grandes entreprises déboursent le double, soit 40000$.Les frais d'une relocalisation sont beaucoup plus élevés si la destination est lointaine.«Faire déménager un employé coûte deux à trois fois son salaire annuel.Uninvestissementénorme», dit Mme Vincke.C'estunpensez-ybienpourlestravailleurs qui veulent aller travailler ailleurs, sans être épaulés par un employeur.«L'erreur la plus fréquente, c'est de comparer seulement les salaires bruts.Il faut tenir compte des impôts, du coût de la vie, des dépenses transitionnelles», ajoute Mme Bernard.Unedécisiontrèscomplexe, tantfinancière qu'émotive.Et pourtant, les travailleurs n'ont pas toujours le temps de réfléchir.«Je rencontre des gens qui se font offrir un emploi à l'étranger », raconte Gilles Couturier, vice-président pour la firme de planification financière à honoraire Conseillers financiers T.E.«L'employeur leur dit: penses-y 24 heures et reviensnous.NOTRE DOSSIER EN PAGE 3 Déplacement de l'automobile Déménagement et/ou entreposage des meubles Remboursement des dépenses de vie à l'extérieur (temporaire) Voyage pour la recherche de la maison Frais de la vente de l'ancienne maison Frais pour le voyage de déménagement de la famille Frais de l'achat de la nouvelle maison Voyages pour visiter famille et amis Prestations ajustées au coût de la vie Somme versée à la fin de l'affectation Avance en argent ou prêt Nouveau travail pour le conjoint Aide à la recherche d'école Aide à la recherche de garderie Gestion de propriété (location de l'ancienne maison) 89% 85% 83% 83% 83% 81% 75% 61% 58% 56% 56% 42% 17% 17% 16% 16 % Les avantages les plus courants Pourcentage d'entreprises américaines qui offrent ce type d'avantage aux employés qu'elles faire déménager à l'intérieur du pays Source : Runzheimer, 2004 RECHERCHONS PROJETS D'AFFAIRES COMPOSEZ MAINTENANT LE 3348143A STÉPHANIE GRAMMOND > LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS Vous êtes tombé dans un piège?Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses?Faites-nous part de vos problèmes de consommation.Écrivez-nous en fournissant vos coordonnées.Notre adresse : Àvos affaires, La Presse/Rédaction 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com COMPTE RENDU LE PRODUIT Le programme de dons Destiny LE HIC Le promoteur propose aux particuliers de faire une mise de fonds associée à un emprunt.L'organisme affirme que le crédit d'impôt sera calculé sur le montant total, incluant le prêt, ce qui n'est pas accepté par le fisc.AUBOUTDUCOMPTE L'Agence du revenu du Canada est claire: le crédit d'impôt est calculé uniquement sur la mise de fonds du contribuable, pas sur le montant qu'il a emprunté pour faire le don.Les particuliers qui ont obtenu un crédit trop élevé devront le rembourser.À VOS AFFAIRES CONSOMMATION/FORMATION Le programme de don Destiny offre des programmes hors du commun.En fait, le concept relève davantage de l'abri fiscal que du don de charité.C'est d'ailleurs le titre de l'une de ses invitations à une séance d'information dans un hôtel, qui circule sur Internet : le dernier grand abri fiscal pour 2005.Cependant, ce n'est pas l'avis de l'Agence du Revenu du Canada.Regardons-y de plus près.Le don repose sur un prêt de 10 000 $, « le niveau minimum accepté », selon les documents de Destiny.Le contribuable emprunte cette somme à un prêteur indépendant, Paragaon Financial Group, à un taux de 3%, sur 10 ans.Le contribuable n'a rien à rembourser, ni le capital ni les intérêts avant l'échéance, a expliqué un représentant de Destiny, Robert Gélinas, lors d'un entretien téléphonique.« L'emprunt n'est pas enregistré dans le dossier de crédit chez Equifax, parce que le prêt vient d'une compagnie offshore », a-t-il précisé.En parallèle, le contribuable doit faire une mise de fonds de 2800 $ qui est utilisée comme dépôt de sécurité.Ce montant est investi dans « une trentaine de compagnies qui font du placement.Dans l'ensemble, elles ont obtenu un rendement de 36% en 2004 », assure M.Gélinas.Avec un tel rendement, le prêt se rembourse tout seul.mais évidemment rien n'est garanti.Ce qu'on ne dit pas.Et qui gère les placements ?David Singh, président de Pinnacle Financial Strategies.Dans la publicité sur Internet, on le présente comme le fondateur de Fortune Financial, une des plus importantes firmes de planification financière au Canada.Ce qu'on ne dit pas, c'est qu'à la fin des années 90, M.Singh a dû vendre sa firme qui était aux prises avec des problèmes réglementaires majeurs.L'Ontario Securities Commission (OSC), qui réglemente les marchés financiers en Ontario, a d'ailleurs banni M.Singh pour cinq ans.Revenons au programme de dons.Dans sa documentation, Destiny fait valoir qu'un crédit d'impôts s'appliquera au don de 10 000 $.Cela génère un gain d'impôt de 4820 $.alors que la mise de fonds n'est que de 2800 $.Toutefois, le fisc n'approuve pas ce calcul : l'Agence du revenu du Canada (ARC) estime que le crédit d'impôts ne s'applique pas sur le prêt.Les règles du jeu ont été resserrées en 2003, peut-on lire dans un document d'information auquel nous a référé l'ARC.Les investisseurs ont déjà été prévenus des risques associés à certains arrangements de dons, explique le document.«L'ARC sait que certains arrangements de dons sont encore offerts.Mentionnons notamment (.) les dons en espèces empruntées.» En 2004, les abris fiscaux enregistrés ont reçus des sommes totalisant 400 millions de dollars au Canada, de la part de près de 13 000 donateurs, a précisé Béatrice Fenelon, porte-parole de L'ARC.« Dès qu'on voit ce genre d'abri, on vérifie pour être certain que ce genre d'arrangement est correct », a ajouté Mme Fenelon, sans vouloir commenter spécifiquement le cas de Destiny.Malgré tout, elle assure que le crédit d'impôts doit être calculé sur la somme que le contribuable a déboursé, excluant le montant du prêt.« Les contribuables qui ont calculé autrement seront cotisés de nouveau », dit-elle.Dans la documentation de Destiny, on prétend qu'un compte en fiducie a été établi « pour pouvoir gérer toute contestation pouvant provenir de l'Agence du revenu du Canada qui contesterait la valeur du programme de don Destiny ».On verra bien qui aura le dernier mot.Un curieux don de charité Une formation approuvée par Québec?Établissement sous permis, agréé ou commerce ?Petit guide pour s'y retrouver.DES PISTES Quel diplôme ?Un diplôme reconnu par leministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport ouvre les portes des autres établissements d'enseignement publics et privés sous permis et à certains programmes universitaires.Une attestation de formation d'Emploi- Québec peut embellir le curriculumvitae, intéresser certains employeurs, mais n'ouvre pas les portes du réseau de l'éducation.Quand il s'agit de poursuivre son développement personnel, la reconnaissance gouvernementale n'est pas le facteur déterminant.Qui dit vrai ?La mention « reconnu par le gouvernement » est imprécise.La liste des établissements sous permis et des formateurs agréés sont disponibles sur le site Internet du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport : www.mels.qc.ca Et d'Emploi-Québec : www.emploiquebec.net Pratiques commerciales Tous les autres établissements doivent respecter les dispositions de la Loi sur la protection des consommateurs qui encadrent les contrats de service à exécution successive.La loi stipule notamment qu'un tel contrat peut être résilié en tout temps.Elle précise qu'aucune pénalité plus élevée que 50$ ou 10%du coût de la formation qui reste à dispenser ne peut être exigée.On peut savoir si l'entreprise de formation a été l'objet de plaintes en consultant le Profil du commerçant sur le site de l'Office de protection du consommateur : www.opc.qc.ca PHOT ARCHIVES, LA PRESSE Parmi les collèges approuvés par le ministère québécois de l'Éducation, l'Institut Teccart de Montréal.«Ce cours est reconnu par le gouvernement du Québec», dit la publicité.Gage de qualité?Pas nécessairement.Le gouvernement est d'ailleurs le premier à le reconnaître.JACINTHE TREMBLAY MA FORMATION MON AVENIR COLLABORATION SPÉCIALE Nombreux sont les organismes et travailleurs autonomes qui mentionnent dans leur publicité ou sur leur site Internet offrir une formation « reconnue par le gouvernement du Québec ».Puisqu'il s'agit de formation, on pourrait croire que cette reconnaissance vient du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).Dans la majorité des cas, c'est une erreur.En dehors des établissements publics comme les cégeps, moins d'une soixantaine de maisons d'enseignement post-secondaires possèdent des permis décernés par le MELS.Parmi eux, on retrouve, par exemple, le Collège Inter-Dec, l'Institut Teccart et le Collège Lasalle.L'École nationale de l'humour, l'École nationale de cirque et l'École nationale de théâtre du Canada possèdent également un tel permis.Seuls ses détenteurs peuvent affirmer offrir des programmes approuvés par le gouvernement du Québec et sont autorisés à émettre des diplômes sanctionnés par le MELS.C'est loin d'être un détail pour ceux qui envisagent de poursuivre des études universitaires ou tout autre programme offert dans un établissement sous permis.Agrément Dans leur publicité, l'école Formation Samo Gestion conseils, de Repentigny, et le Collège Platon, à Montréal, affirment pourtant être reconnus par le gouvernement du Québec.Ils ont raison.Il est inutile de vérifier cette information auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.Ils logent à l'enseigne d'Emploi- Québec.C'est que, depuis l'adoption de la loi québécoise qui oblige les employeurs ayant une masse salariale supérieure à 1 million de dollars à consacrer 1 % de leur masse salariale à la formation professionnelle, ce ministère a créé une nouvelle forme de reconnaissance : l'agrément.Quelle est sa portée ?L'agrément est essentiellement une attestation de l'expérience et de la formation d'organismes et d'individus qui offrent de multiples programmes et cours, principalement dans des domaines techniques et professionnels.Pour accorder cette reconnaissance, Emploi-Québec exige des candidats trois ans d'expérience dans le champ de formation enseigné ainsi qu'une formation de formateur d'une durée minimum de 135 heures.Ce ministère accepte également les candidats qui ont 250 heures d'expérience en formation ou une combinaison de 90 heures de formation et de 100 heures d'expérience.Le répertoire des formateurs agréés, disponible sur le site d'Emploi-Québec, compte près de 5000 entreprises et individus.Ces formateurs émettent des attestations d'étude.Cette preuve de participation à une activité de formation ouvre toutefois peu de portes.Elle n'a, par exemple, aucune valeur aux yeux des établissements publics et privés reconnus par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et des universités.Et la qualité ?Sur son site Internet, Emploi-Québec fait la mise en garde suivante : « l'agrément ne garantit pas la qualité des activités de formation offertes par les titulaires de l'agrément ».Illégaux, les autres établissements et enseignants?Et bien non.Ils sont, tout simplement, considérés comme des commerces et aucun organisme public n'encadre le contenu et la qualité de leur formation ni même la compétence de leurs enseignants.Faut-il s'en méfier ?« Plusieurs établissements et individus, même s'ils ne sont pas reconnus par le gouvernement, font un travail sérieux et de qualité.Pour s'en assurer, il faut vérifier leur réputation auprès d'anciens étudiants et d'employeurs », explique François Lefebvre, attaché de presse au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.Parmi ces établissements, on retrouve le Centre NAD, un haut lieu d'enseignement en formation numérique au Québec.Ses dirigeants ont choisi, il y a quelques années, de quitter complètement le giron gouvernemental pour des raisons pédagogiques.« Nous devions attendre de six à neuf mois avant d'obtenir l'autorisation de Québec de modifier nos programmes.Dans notre industrie, c'est beaucoup trop lent », explique Isabelle Marazzani, directrice des communications du Centre NAD.La sanction du diplôme maison de NAD vient maintenant de l'industrie : les entreprises de son secteur s'arrachent ses finissants.C'est l'autre forme, essentielle, de reconnaissance.Notre nouvelle thématique MA FORMATION, MON AVENIR s'intéresse à tous les sujets qui, de près ou de loin, touchent la formation.Et particulièrement la formation continue.Faites-nous part de vos commentaires et suggestions à l'adresse de courriel suivante : formation@lapresseaffaires.com Centre d'éducation permanente de l'Université Mc Gill (514) 398-6200 www.cep.mcgill.ca Initiation à l'industrie pharmaceutique La gestion des domaines de la santé et des services sociaux vous intéresse?Les programmes de diplômes et de certificats d'études en gestion des services de santé et des services sociaux de Mc Gill vous permettent d'acquérir les connaissances pour faire carrière dans ce secteur en pleine croissance.Gestion des services de santé Depuis 1908, deux professeurs et quatre diplômés de l'université Mc Gill ont été lauréats de prix Nobel.L'Institut et Hôpital neurologique de Montréal exécute davantage de chirurgies reliées à l'épilepsie que tout autre centre hospitalier au monde.Saviez-vous que\u2026 Le fonctionnement de l'industrie pharmaceutique au Canada vous intéresse?Ce séminaire de deux jours vous permettra de mieux comprendre les concepts, les thèmes et les défis de cet important secteur d'activité.Parmi les sujets abordés : structure et organisation d'une entreprise, défis éthiques et commerciaux, réglementation et promotion, brevets, R.-D.et décisions d'investissement.Dates : 22 et 23 novembre Communication professionnelle en français et en anglais La communication est à la base de la réussite sociale et professionnelle.Inscrivez-vous à l'un de nos nouveaux programmes crédités à temps partiel (anglais ou français) et faites des progrès rapides dans la langue de votre choix.Tests de classement Français : 9 novembre à 18 h 45 Anglais : 12 novembre à 18 h 45 3357096A . LE DOSSIER DE LA SEMAINE À VOS AFAIRES Vivre AILLEURS : une FACTURE salée Qui m'aime me suive ! STÉPHANIE GRAMMOND À Montréal, le coût de la vie est parmi les plus faibles en Occident.Pourtant, la sécurité et la qualité de vie y sont très élevés, selon des études comparatives de Mercer.En allant travailler dans une autre ville, on augmente presque à coup sûr ses dépenses.Prenons l'immobilier, qui est le poste de dépenses le plus important d'une famille.À Montréal, un bungalow se vend 202 000 $, selon une étude de Royal Le Page.Dans les Maritimes, les prix sont moins élevés pour une résidence comparable (Halifax : 162 667 $) de même qu'à Edmonton (190 5591 $) età Winnipeg (184 214 $).Mais dans les autres grandes villes canadiennes, il faut mettre le gros prix : 246 778 $ à Calgary, 272 381$ à Ottawa, 359 211$ à Toronto et 481 667 $ à Vancouver.« Le marché immobilier à Toronto est complètement différent », constate Marc Pinsonneault, qui vit à Toronto depuis 12 ans.« Des gens qui vivaient à Québec dans une belle maison de 250 000$ avec un terrain et une piscine creusée vont payer plus d'un million de dollars à Toronto pour une maison équivalente dans un quartier résidentiel reconnu », dit-il.Et ce n'est rien : les villes étrangères sont bien plus chères.La location d'un logement de luxe de deux chambres coûte 5380 $ à Tokyo, 4500$ à New York, 3840$ à Londres, 2950 $ à Paris, 2100 $ à Rome.Si la valeur de la propriété est plus élevée, les frais afférents seront en conséquence : plus de taxes, plus d'assurances (surtout si on se trouve dans une zone sujette aux ouragans ou aux tremblements de terre), etc.Le prix de l'école fait aussi une énorme différence.«À Toronto, il y a des écoles francophones publiques et des services, dans le quartier North York », souligne M.Pinsonneault.Mais c'est loin d'être le cas partout.« Les enfants ne peuvent pas nécessairement s'intégrer au système public, surtout s'ils ne parlent pas la langue », dit Mme Vincke.Pour les inscrire dans un lycée français, il peut en coûter 5000 à 20 000$ par année, selon le pays.Même si les enfants parlent la langue du pays, on ne peut pas toujours les envoyer à l'école publique.«À Washington, les écoles publiques sont trop violentes », note Mme Bernard.Les frais de garde pour les enfants d'âge préscolaire sont aussi nettement plus élevés ailleurs.« Une garderie peut facilement coûter 75 $ par jour en Australie », précise Mme Vincke.Le prix du transport n'est pas non plus le même à l'étranger.En Europe, l'essence et le stationnement sont plus chers.Il faut aussi prévoir le prix des voyages pour revenir visiter sa famille et ses amis dans sa ville natale.Billets d'avions pour toute la famille, chambre d'hôtel, restaurants, etc.Moins d'impôts, moins de services Par contre, les taxes et les impôts seront souvent moindres.Au Québec, un particulier qui gagne un salaire de 50 000$ par année, paie 13 416$ d'impôt, soit 26,8% de son salaire.En Ontario, le même particulier paie 10 672 $ d'impôt, soit 21,3% de son salaire.Le contribuable ontarien a donc 2741$ de plus dans son portefeuille.Pour un salarié qui gagne 100 000 $, l'écart est de 5229 $.Le Québécois paie 35 230 $ d'impôt, versus 30 001 $ pour l'Ontarien.Et aux États-Unis ?Un célibataire qui gagne 100 000 $ paie seulement 22 506 $ d'impôt.Il a donc 12 724 $ de plus dans ses poches.Mais attention ! L'étendue des services publics est en conséquence.Il faut être bien conscient des coûts de l'assurance maladie, entre autres.« Les programmes d'assurances des employeurs américains ne couvrent pas tout de A à Z, dit Mme Bernard.Il y a beaucoup d'exclusions et c'est généralement ce qui coûte le plus cher.» Ne croyez pas que vous pouvez rentrer au Canada pour vous faire soigner gratuitement : il y a un délai de 90 jours.STÉPHANIE GRAMMOND Déménager pour le travail, c'est aussi déménager sa famille.« Il y a 30 ans, les conjoints suivaient.Maintenant, ce n'est pas acquis », constate Gilles Couturier, des Conseillers financiers T.E.Si le conjoint ne peut pas travailler à l'étranger, les revenus de la famille sont automatiquement coupés en deux.Rares sont les entreprises qui compensent pour la perte de salaire du conjoint.Si les deux conjoints gagnent chacun 100 000 $, il y a peu de chance que le déménagement soit payant.Par contre, si le conjoint gagne 30 000 $, il y a fort à parier que les primes d'éloignement compenseront pour la perte de son revenu.Bonne chance au conjoint qui veut trouver du boulot dans le pays d'accueil ! Obtenir un permis de travail n'est pas aisé.Dans bien des pays, il faut postuler sur un emploi jugé stratégique pour obtenir un permis de travail, explique Barbara Vincke.« Si le conjoint est professeur ou secrétaire, il n'aura pas de permis », dit-elle.Tous ceux dont la profession est encadrée par un ordre doivent se méfier, affirme Suzanne Bernard, spécialiste en «relocalisation » chez Bombardier.Son conjoint, d'origine française, avait déjà deux ans d'expérience comme pharmacien quand il a fait le saut au Québec.L'Ordre des pharmaciens lui avait dit qu'il devrait retourner à l'université (trois ans).Mais il ne savait pas que le programme était très contingenté, même pour un pharmacien étranger déjà diplômé ! L'adaptation de la famille Les familles reconstituées posent un défi particulier.« Les enfants doivent décider s'ils vont vivre à l'étranger ou s'ils restent au pays.Les entreprises ont des politiques de plus en plus flexibles : offrir plus de vacances, des voyages pour les enfants », précise Mme Vincke.Il est crucial que la famille s'adapte à son nouveau milieu.Et les employeurs en sont très conscients, car il s'agit du plus important facteur d'échec lors d'une mutation, ajoute Mme Vincke.Autant l'expérience peut être enrichissante (la famille découvre une culture différente, rencontre de nouveaux amis, les enfants apprennent la langue.) autant l'adaptation peut être un choc.Dans les grandes villes, il faut s'habituer au manque d'espace et à la pollution.Dans des localités reculées où l'entreprise est le principal employeur, il faut apprendre à vivre dans d'une petite communauté.Souvent, l'employé muté est surchargé.Le nouveau travail lui amène un fardeau professionnel supplémentaire.et plus d'heures de travail.La famille se retrouve dans un nouveau milieu, sans réseau d'aide.Il faut trouver des écoles pour les enfants, un médecin, des sports, des activités, des amis.En fait, déménager figure parmi les événements les plus stressants dans une vie.après le décès d'un proche et un divorce, selon un sondage mené par Royal Le Page.Les femmes subissent généralement plus de stress que les hommes, apprend-on aussi.Le stress ressort sous forme d'irritabilité, d'anxiété, d'insomnie, de maux de tête ou d'un manque d'appétit.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Vous voulez vivre à Toronto ?Préparez-vous à payer le gros prix lors de l'achat de votre nouvelle maison.Déménager : 30 000$ à 55 000 $ STÉPHANIE GRAMMOND Déménager une famille est très onéreux.Il faut compter de 15 000 à 25 000$ pour un déménagement outremer, et facilement de 10 000 à 15 000$ pour un déménagement ailleurs au Canada, affirme Barbara Vincke, directrice des opérations chez Primacy Relocation Canada.La vente de la maison et l'achat d'une autre résidence peuvent entraîner une facture de 20 000$ à 30 000 $, selon la valeur de la résidence.Les frais de courtage immobilier oscillent entre 5 et 7% de la valeur de la maison.Il faut aussi prévoir les frais du notaire, du bris de l'hypothèque et les coûts de débranchement et de branchement pour tous les services : téléphone, électricité, câble, chauffage, etc.Emménager entraîne une série de dépenses.Les rideaux ne vous plaisent pas ?La couleur des murs non plus?Il faut acheter de nouveaux électroménagers ?Difficile d'évaluer ces coûts, mais sachez qu'une grande entreprise peut verser une somme forfaitaire équivalente à un mois de salaire brut, jusqu'à concurrence de 7500 $.Heureusement, avec l'explosion du marché immobilier ces dernières années, pas de risque que la valeur de votre maison se soit dépréciée.Autrement, il faudrait aussi considérer l'ampleur de la perte en capital.Plutôt que de rembourser les dépenses, certaines entreprises qui envoient des employés à l'étranger pour quelques années, les encouragent plutôt à conserver leur maison.Elles leurs offrent les services de gestion immobilière qui se chargeront de louer la résidence et de percevoir le loyer.L'employeur paiera les dépenses de la maison (hypothèque, chauffage, etc.) pendant trois mois, en attendant qu'elle se loue.« Si l'employeur ne paie pas tous les frais de déménagement, on peut les déduire de ses impôts », précise Gilles Couturier, des Conseillers financiers T.E.Toutefois les dépenses d'aménagement de la nouvelle maison ne sont pas reconnues par Revenu Canada.Buenos Aires 50 78 86 Caracas 54 48 64 Bogota 59 33 63 Ottawa 66 112 103 Sao Paulo 67 64 76 Montréal 71 112 103 Bucarest 71 90 76 Seattle 71 96 99 Calgary 73 112 102 Mexico 73 73 71 Vancouver 74 112 106 Toronto 76 112 104 Boston 77 100 101 Washington 77 96 99 Lisbonne 80 104 98 Lyon 81 103 101 Miami 83 96 95 Chicago 85 100 98 San Francisco 85 104 102 Madrid 86 99 99 Los Angeles 87 96 97 Berlin 88 109 104 Sydney 95 109 105 Beijing 96 72 69 Rome 97 96 96 Vienne 98 116 106 NEW YORK 100 100 100 Paris 102 103 102 Hong Kong 110 101 94 Genève 114 120 107 Moscou 119 42 54 Londres 120 99 100 Tokyo 135 109 101 New York est la ville de référence, avec un indice de 100.À Montréal, le coût de la vie est faible (71% du coût de New York), mais le niveau de sécurité et la qualité de vie sont parmi les meilleurs au monde.À l'opposé, Moscou est l'une des plus chères au monde, pour une qualité de vie deux fois moindre que dans les grandes villes canadiennes QUALITÉ DE VIE Le coût de la vie compare plus de 200 produits et services comme le logement, la nourriture, l'habillement, les produits ménagers, le transport et les divertissements.La sécurité des personnes repose sur les relations avec les autres pays, la stabilité interne, la criminalité, la censure, la liberté personnelle.Luxembourg est la plus sécuritaire.Bagdad, Abidjan et Bangui sont les plus risquées.La qualité de vie tient compte de 39 facteurs politiques, sociaux, économiques, environnementaux, la santé, l'éducation, les services publics, etc.Genève est au 1er rang, suivie de Zurich et Vancouver.Bagdad est dernière.LES VILLES OÙ IL FAIT BON VIVRE.ETÀ QUEL PRIX VILLE COÛT DE LA VIE SÉCURITÉ Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : DIFFICILE Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com BIENVENUE AU SÉMINAIRE SUR LES STRATÉGIES EN MATIÈRE DE CONCURRENCE.D'ABORD, UN MOT D'INTÉRÊT GÉNÉRAL : EN CAS D'URGENCE, RESTEZ ASSIS POUR QUE J'AIE LIBRE ACCÈS À LA SORTIE.ET\u2026 À CE QUE JE SACHE, IL N'Y A PAS DE TOILETTES POUR HOMMES DANS L'ÉDIFICE.ÉCRIVEZ-NOUS! Le cahier À VOS AFFAIRES du dimanche traite de vos préoccupations en matière de consommation, finances personnelles et formation.N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et commentaires.POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com DILBERT SUDOKU À VOS AFFAIRES PRATIQUE ALAIN MC KENNA COLLABORATION SPÉCIALE Pour les Fêtes, plusieurs voudront sûrement se procurer le matériel nécessaire pour conserver les souvenirs de fiston déballant ses nombreux cadeaux, ou de l'oncle Rogatien débitant ses blagues d'un goût douteux.Mais la question est : on photographie ou on filme?Pourquoi pas faire les deux! C'est la dernière mode: les caméscopes numériques hybrides permettent de prendre des clichés d'une qualité surprenante et, en même temps, de filmer la scène.Pour être certain dene rien, mais vraiment rienmanquerà Noël ! Sanyo Xacti On reconnaît un appareil numérique conçu avant tout pour la vidéo à sa capacité d'utiliser le zoom optique en plein enregistrement.C'est le cas du Sanyo Xacti, un appareil méconnu dans un marché lui aussi sousestimé.Ce caméscope hybride est similaire à son homologue de Sony, du moins au chapitre des caractéristiques techniques: capteur photo de cinq mégapixels capable de réaliser des clichés de format 8x10 et des extraits vidéo de haute qualité.Comme le Cyber Shot, le Xacti de Sanyo exige qu'on l'équipe d'une carte-mémoire de bonne capacité.C'est un coût additionnel, mais dans ce cas-ci, on peut magasiner un peu le prix de la mémoire puisque le type de cartes utilisées, nommées «Secure Digital (SD)» , n'est pas exclusif à Sanyo (le Memory Stick est propriété de Sony).Pour les vacances à l'étranger, ce caméscope est idéal: il est compact, léger et polyvalent.Par contre, les réglages manuels sont inexistants : en mode photo, la vitesse de l'obturateur est fixée automatiquement tandis qu'en mode vidéo, on ne peut compenser à sa guise pour un niveau d'éclairage ambiant insuffisant.Grâce à son boîtier fait en long, on peut opérer ce caméscope d'une seule main.Les contrôles se trouvent au haut de la tranche arrière et peuvent être actionnés avec le pouce.Ils sont toutefois un peu petits pour être adéquats, surtout lorsqu'il est question de faire varier le zoom de la lentille: la stabilité de l'image va en souffrir à coup sûr.Même chose pour la navigation dans les menus de l'appareil: c'est pénible.Bref, un trépied de voyage, d'un format compatible avec un si petit caméscope, est fortement conseillé.De concert avec la petite télécommande qui accompagne le Xacti, il permettra de réaliser des vidéos un peu moins sautillantes.SANYOXACTIC5GX 760$ www.sanyo.ca Caméra numérique hybride Résolution photo: 5,1mégapixels Résolution vidéo: télé (640x480, Mpeg4), 30 images par seconde Zoom optique: 5x Mémoire: variable, cartes SD (1 go = 40min ou600 clichés) Autonomie : une heure Plus: l'appareil est léger et facile àmanipuler d'une seulemain Moins: Les boutons sont petits, si bien qu'on peut en accrocher plusieurs d'un seul coup Cote:3sur5 Caméscopes numériques hybrides Photographier ou filmer?Pourquoi pas les deux! SonyDSC-M2 Sony en est déjà à la deuxième génération de son caméscope hybride photo-vidéo.Le Cyber Shot DSC-M2 reprend les caractéristiques techniques de son prédécesseur (DSC-M1) et y ajoute un mode diaporama avec musique de fond (on peut y télécharger quatre pièces différentes), en plus d'être livré dans une robe au style métal brossé qui n'a malheureusement pas le même charme que le titane sombre de l'ancien modèle.Qu'à cela ne tienne, les prouesses de ce petit appareil sont à couper le souffle.La qualité des photographies numériques est suffisante pour les imprimer en format 8 x 10 et leur netteté, malgré les réglages plutôt limités permis par l'appareil, est tout aussi surprenante.C'est la même chose pour les enregistrements vidéo: écouter les clips sur son téléviseur de salon, grâce au socle qui accompagne l'appareil, devient un jeu d'enfant.À 30 images par seconde, les extraits vidéo sont aussi fluides et colorés qu'on l'aimerait.On est aussi loin des vidéos de Noël des années 90, puisque la résolution du Cyber Shot, appelée VGA (640 x 480 pixels), est plus riche que le format VHS des vieux caméscopes, de moindre qualité.S'il y a un défaut à cet appareil, c'est sans doute l'impossibilité de s'en servir avec l'écran couleur rabattu derrière le boîtier.On doit l'utiliser avec le viseur à angle droit, ce qui rend le caméscope plus vulnérable aux accrochages et autres maladresses.Dans ce contexte, il est aussi recommandé de le manipuler à deux mains, pour que l'image demeure aussi stable que possible.Autre détail agaçant, il faut songer à s'équiper d'une carte-mémoire Memory Stick d'assez grande capacité pour véritablement apprécier cet appareil.Par exemple, un gigaoctet (GO) permet d'enregistrer tout près de 45 minutes de vidéo, ou environ 600 clichés photographiques.SONYCYBERSHOTDSC-M2 700$ www.sonystyle.ca Caméra numérique hybride Résolution photo: 5,1mégapixels Résolution vidéo: Télé (640x480, Mpeg4), 30 images par seconde Zoom optique: 3x Mémoire: variable, cartes Memory Stick (1 go = 40min ou600 clichés) Autonomie: une heure Plus: la qualité du résultat est souvent surprenante, tant en vidéo qu'en photo Moins : ouvert, l'appareil est plutôt fragile.Aussi, l'achat d'une carte Memory Stick fait monter son prix Cote:4sur5 Samsung Duo Cam Si le jumelage d'un caméscope à un appareil photo dans un seul appareil numérique vous laisse sceptique, peutêtre que le Duo Cam, de Samsung, vous rassurera un peu.Il s'agit d'un véritable deux en un: une lentille photo de 5,1 mégapixels est surplombée d'une lentille de caméscope de type MiniDV.On s'attendrait au meilleur des deux mondes, mais ce n'est pas le cas.C'est presque le contraire! Samsung en est à sa troisième génération du Duo Cam et a finalement réussi à créer un appareil compact et léger, ce qui en fait un accessoire de voyage amusant, même s'il n'est pas aussi facile à transporter que l'un ou l'autre des deux autres appareils décrits ci-contre.C'est toujours mieux que de se déplacer avec un caméscope et un appareil photo en même temps! Les professionnels de la télé vous le diront, le format MiniDVest d'une plus grande qualitéque le format numérique de Sony ou Sanyo.Le Duo Camutilise d'ailleurs une cassette de 60 minutes pour mémoriser le tout.Si on le désire, on peut ensuite en transférer le contenu sur un ordinateur personnel grâce à une connexion Fire Wire (IEEE1394), très rapide, et réutiliser la même cassette pour la suite.Suffit de graver le tout sur DVD pour conserver ses souvenirs indéfiniment.Une cassette MiniDV coûte beaucoup moins cher qu'une carte-mémoire informatique (environ 10$).Pour 800$, on peut pourtant se procurer un appareil photo ainsi qu'un caméscope qui, combinés, font unmeilleur travail que le Duo Cam.L'appareil photo est lent et son flash est tout simplement trop faible pour être utile lorsque la lumière faible l'exige.L'enregistrement vidéo est pour sa part de qualité douteuse: l'image contient beaucoup de grain (ces points rouges et bleus qui apparaissent dans les couleurs sombres) et le son n'est pas très bien capté.Dans tous les cas, le Duo Camsent le compromis à plein nez.Dommage.SAMSUNGDUOCAMSC-D6550 800$.www.samsung.ca Caméscope MiniDV hybride Résolution photo: 5,2mégapixels Résolution vidéo:DV(1024x640), 30 images par seconde Zoom optique: vidéo 10x, photo 3x Mémoire: 60 min, cassettes MiniDV Autonomie:2heures Plus: la qualité du format MiniDV est présentement inégalée par le numérique Moins: le Duo Camest plus encombrant et doit se transporter avec soin Cote: 2,5sur5 Le voyage d'affaires.c'est notre expertise! Au service des entreprises depuis 1965, experts en voyages corporatifs et forfaits vacances.http://www.sol-ex.com courriel : info@sol-ex.com Pour renseignements et cotations, communiquez avec Sol'ex sans engagement ni frais.6796, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C7 Tél.: 277-5252 Téléc.: 272-4006 5596, rue Jean-Talon Est Saint-Léonard (Québec) H1S 1L9 Tél.: 253-1342 Téléc.: 253-2604 Depuis 40 ans 1965-2005 40 ans MARC TISON > L'ARGENT AU QUOTIDIEN mtison1@lapresse.ca PLANIFICATION À VOS AFFAIRES Un condo où quelqu'un s'est suicidé.Demain soir, plusieurs maisons afficheront les artifices d'une horreur de carnaval.Mais il arrive que le drame soit authentique.Un joli condo, « situé dans un quartier recherché de Montréal », comme le veut l'expression immobilière consacrée, est en vente depuis plusieurs semaines, mais ne trouve pas preneur.Question de prix?Peut-être.Mais le fait que la propriétaire s'y soit suicidée ne favorise certainement pas la transaction.En effet, l'agent immobilier est forcé de révéler à l'acheteur intéressé qu'un drame s'est produit dans la propriété.Le décès violent doit être mentionné dans le contrat de courtage.« Quand les gens font une première visite, on n'en parle pas, à moins qu'ils posent la question », explique l'agent immobilier qui a obtenu le mandat de courtage de ce condo.« S'ils demandent à faire une seconde visite, on le mentionne.» Si l'acheteur est amené par un agent immobilier extérieur, l'événement malheureux sera inscrit dans la contre-proposition.« Il faut indiquer si le suicide s'est produit dans les lieux et à quel endroit », poursuit-il.Lors d'une visite libre, le weekend dernier, un visiteur s'est enquis des raisons de la vente.L'agent lui a révélé les faits et, à la demande du visiteur, a montré la salle de bains, où le drame s'était produit.« Et ça n'a rien changé pour cette personne, relate- t-il.Tous ne réagissent pas de la même manière.Certains ne veulent rien savoir, d'autres demandent s'ils peuvent obtenir un meilleur prix.» Les réactions varient notamment en fonction du contexte culturel.« Les gens d'origine chinoise n'achèteront jamais une propriété où un suicide s'est produit, précise l'agent immobilier.Si un Chinois appelle ou fait une visite, je le mentionne tout de suite.Les obligations du courtier.Les obligations de l'agent immobilier, régies par l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec (ACAIQ), sont très strictes à l'égard des morts violentes survenues dans une propriété \u2014meurtre ou suicide.«À partir du moment où il connaît les faits, l'agent doit les révéler à l'acheteur éventuel dès que celui-ci manifeste de l'intérêt pour la propriété, avant même de signer une promesse d'achat », insiste Robert Nadeau, président et chef de la direction de l'ACAIQ.Durant la dernière année, trois agents ont été condamnés à 2000 $ d'amende plus frais par le comité de discipline de l'ACAIQ pour n'avoir pas informé l'acheteur qu'une mort violente s'étais produite dans la propriété.« L'événement doit être divulgué indépendamment de l'époque et de l'endroit où les faits ont eu lieu », stipule un document de l'Association.On souligne aussi qu'il serait « de bonne pratique » de divulguer tout décès survenu sur les lieux, peu importe sa cause.« On est sur le point de penser la même chose s'il y avait des phénomènes surnaturels, ajoute Robert Nadeau.La question s'est beaucoup posée aux États-Unis.Il y a des maisons où se produisent des phénomènes étranges \u2014sans vouloir parler de fantômes \u2014, et nous pensons que si ça vient à la connaissance du courtier ou de l'agent, il doit le révéler.Mais nous n'avons pas de jurisprudence ou de dossier d'enquête à ce sujet.» Les phénomènes en question devraient toutefois être mesurables : des bruits étranges dans la nuit, donne-t-il en exemple.Et celles du vendeur Les devoirs de l'agent immobilier sont clairs.Qu'en est-il de ceux du vendeur ?Il est tenu de divulguer les faits à son agent et, par l'entremise de celui-ci, à l'acheteur.«Cette obligation émane de la jurisprudence », énonce la notaire Denise Archambault.« On est obligé de déclarer à l'acheteur tout élément qui, s'il était porté à sa connaissance, pourrait faire en sorte qu'il n'achète pas la maison.» Cette obligation s'applique bien sûr au propriétaire qui vend sans l'intermédiaire d'un courtier.Même un décès naturel survenu dans la propriété devrait être mentionné, suggère la notaire.Si vous avez acheté une propriété où une mort violente s'est produite, vous avez même l'obligation de révéler l'événement quand vous vendrez vous-même la maison.« C'est un fait que je connais, explique Me Archambault.Exactement comme une infiltration d'eau qui se serait produite l'année avant que j'achète, et dont je suis au fait.Je dois le dire.» Pendant combien de temps cette obligation dure-t-elle ?La maison est-elle stigmatisée à perpétuité ?« Il n'y a pas de délai précis », répond la notaire.Mais il est certain que l'impact psychologique d'un meurtre qui s'est produit il y a un siècle s'est fortement dilué, ajoute- t-elle.Que se passe-t-il si le vendeur tait le drame ?Inévitablement, tôt ou tard \u2014et plutôt tôt que tard \u2014, l'acheteur apprendra l'histoire.« Ah ! La maison du pendu ! » \u2014c'est Robert Nadeau qui donne ce vif exemple de remarque lancée innocemment par un voisin.Délicatement informé, le nouveau propriétaire contemplera sa maison d'un tout autre oeil.Il pourra dès lors entreprendre des recours en justice \u2014 une action en réduction de prix, par exemple.« Mais si c'est à ce point important pour l'acheteur qu'il n'aurait pas acheté la propriété, ça peut aller jusqu'à annulation de la vente, avec dommages pour les frais de déménagement encourus, assure la notaire Denise Archambault.Il peut même y avoir dommages moraux, s'il y avait eu mauvaise foi de la part du vendeur.» L'impact psychologique du drame passé pourrait être démontré devant un juge.« C'est tellement courant, les gens qui ont peur de la mort ou des cimetières.» Joyeux Halloween.Comment négocier son départ La valeur des avantages sociaux ne devrait pas peser lourd dans la balance MARC TISON SOUS LA LOUPE François erre dans l'inconnu, dans l'intangible.Et il erre seul.Il doit négocier sous peu les conditions de son départ d'une entreprise de fabrication en haute technologie.Employé syndiqué, il compte 19 ans d'ancienneté et gagne 55 000 $ par année.L'homme de 48 ans devra abandonner tous ces avantages\u2014un départ forcé par des circonstances fort délicates.«J'ai subi des préjudices physiques, moraux et psychologiques dans mon milieu de travail, révèle- t-il.J'ai déposé plusieurs griefs pour harcèlement répété.» Le président de son syndicat est au courant de ses démarches, mais François négocie seul, directement avec la direction.Indépendamment de la justesse de ses doléances.François soulève une question pertinente.« J'ai des avantages sociaux équivalents à ce qui est offert dans ce milieu et qui consistent en une couverture pour ma femme et mes enfants, une assurance vie, une assurance médicale complète, assurance salaire, frais de séjour en chambre semi privée, programme de subvention aux études, programme d'aide (problèmes médicaux, psychologiques, services juridiques).Si la compagnie me demande de négocier ma démission, en considérant tous les facteurs énumérés, quelle somme forfaitaire non imposable devrais-je exiger en échange de l'abandon de tous ces avantages ?» Ou, pour poser le problème autrement, combien valent les avantages sociaux consentis par une entreprise ?Premier constat : « Ce n'est pas comme ça et ce n'est pas ça qu'on négocie », lance aussitôt André Perrault, président de la firme Perrault Conseil, spécialisée en rémunération.À son avis, et contrairement aux impressions de François, les assurances collectives ne sont pas de lourds enjeux lors d'un départ.« Le fait que tu aies droit à une chambre d'hôpital semi privée n'a une valeur que lorsque tu t'en sers, et ça ne vaut pas tant que ça, affirme-t-il.Une chambre semi privée coûte 50 $ par jour.» Il évalue que dans une enveloppe de rémunération, l'ensemble des assurances collectives équivaut à environ 5 à 6% du salaire.« Ce n'est pas Loto-Québec ! » Robert Desbiens, responsable des avantages sociaux à la Fédération des Caisses populaires Desjardins, souligne pour sa part la difficulté de quantifier la valeur d'un régime d'assurances collectives.Dans sa pratique, lui non plus n'a jamais vu de négociations sur la valeur d'un régime d'avantages sociaux.« C'est beaucoup plus simple, indique- t-il.On parle plutôt de négociations de gré à gré qui se concluent sur un nombre de semaines ou de mois de rémunération.Dans cette allocation, l'employeur se préoccupe peu des conditions de son employé en termes d'assurances collectives.» Cette indemnité globale sera établie en fonction des responsabilités et de l'expérience de l'employé.Ainsi, selon André Perrault, un cadre supérieur pourra obtenir un mois de salaire par année de service.Pour un employé moins bien placé dans l'échelle hiérarchique, cette indemnité variera plutôt entre deux et trois semaines par année de service.« Si l'entreprise veut qu'il démissionne, un syndiqué peut s'attendre à une à deux semaines par année de service », calcule-t-il.Quel serait le point de vue d'un employeur?Robert Desbiens estime que l'indemnisation de François, avec sa vingtaine d'années d'expérience, pourrait s'établir entre 12 et 15 mois de rémunération.« Pour une entreprise comme la nôtre, c'est probablement ce qu'on accorderait, indique-t-il.Mais on ne négociera pas la valeur d'un régime d'assurance collective.Car cette valeur sera proportionnelle à l'utilisation que l'individu en faisait.» Pour François, tout n'est pas perdu pour autant.Il pourrait négocier la continuation de ses assurances collectives durant sa période d'indemnisation.« Si on vous offre un an de salaire, explique André Perrault, vous pourriez conserver les mêmes bénéfices durant cette période, ou jusqu'à ce que vous trouviez un emploi.» En outre, l'assurance vie collective de François pourrait être transformée en assurance vie individuelle.« Il va devoir payer une prime, mais il obtiendrait une assurance vie de bonne qualité sans avoir à fournir de preuve d'assurabilité », fait valoir Robert Desbiens.L'indemnité de François n'échappera pas au fisc.Dans le cas des indemnités de départ, le fisc impose une déduction à la source maximale de 15% au fédéral, et de 20%du côté provincial, pour un total de 35%.Bien entendu, au moment de la préparation de la déclaration de revenus, l'indemnité sera ajoutée aux autres revenus et imposée au taux correspondant.Une bonne ponction.Toutefois, François peut appliquer à son indemnité de départ des droits de cotisation REER spécifiques \u2014en sus des droits de cotisation qu'il aurait déjà accumulés.Il a ainsi la possibilité de verser dans son REER l'équivalent de 2000$ pour chaque année où il était à l'emploi de l'entreprise avant 1996.S'il ne bénéficiait pas d'un régime de retraite d'employeur, il pourrait y ajouter 1500$ pour chaque année de travail antérieure à 1989.« Dès que quelqu'un a travaillé au moins une journée durant une année donnée, cette année compte dans le calcul », précise Sylvain Chartier, fiscaliste chez Planification Banque Nationale.En profitant de ces possibilités, François pourra ainsi réduire la portion imposable de son indemnité.Abonnez-vous au site de nouvelles financières et économiques le plus consulté au Québec.C'EST GRATUIT PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Écrivez-nous ! Vous aimeriez qu'un planificateur financier examine votre situation?Investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! Les dossiers retenus seront analysés par un spécialiste, dans le cadre de la chronique «Sous la loupe ».Voici notre adresse : À vos affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com ANDRÉ PERRAULT (notre photo) Président de la firme Perrault Conseil, spécialisée en rémunération.ROBERT DESBIENS, responsable des avantages sociaux à la Fédération des caisses populaires Desjardins, et SYLVAIN CHARTIER, fiscaliste chez Planification Banque Nationale, ont également apporté leur collaboration.LA SITUATION Salaire : 55 000 $ REER : 16 000 $ Maison : 140 000 $ Solde de l'hypothèque : 40 000 $ LE VERDICT Les avantages sociaux ne sont habituellement pas considérés au cours des négociations de départ.L'entreprise accorde plutôt une indemnisation globale établie sur la base de l'expérience et des responsabilités.François, travailleur syndiqué, pourrait penser obtenir une indemnisation équivalant à entre 12 et 15 mois de salaire.« S'il est chanceux, il pourra peut-être aller chercher une continuation de couverture d'assurance collective durant la période d'indemnisation.Mais certainement pas monnayable.» \u2014 André Perrault L'OBJECTIF « Il me faut un aperçu de l'indemnisation.La direction m'a demandé de présenter au moins une proposition.» \u2014 François LE PROBLÈME François, 49 ans, doit négocier son départ de l'entreprise pour laquelle il travaille depuis 19 ans.Comment peut-il monnayer les avantages sociaux dont il bénéficiait ? À VOS AFFAIRES PUBLICITÉ/LECTURE La leçon d'écologie de Volkswagen EMMANUELLE GARNAUD L'ENVERS DE LA PUB COLLABORATION SPÉCIALE On sait bien depuis les grands chocs pétroliers des années 70 que le prix du baril de pétrole peut engendrer des crises économiques graves.Et généralement, quand l'économie va mal, la publicité souffre rapidement, les entreprises coupant dans leurs dépenses.Il arrive pourtant que l'augmentation du prix du pétrole fasse des heureux dans les agences de publicité, voire même que cette conjoncture pénible pour le consommateur offre soudain une visibilité incroyable aux créatifs québécois ! C'est ce qui se passe pour une publicité télé, créée à Montréal pour Volkswagen et reprise partout aux États-Unis depuis quelques semaines.Conçue par l'agence Palm Arnold, vous l'avez sans doute aperçue puisque, ici, elle tourne depuis le mois de juin.Le message Arrosoir a été rebaptisé Sprinklers fait pour le marché américain.Outre le caractère toujours gratifiant d'une création québécoise qui rayonne hors de nos frontières, cette annonce se révèle habile et symptomatique de l'époque.On y voit des systèmes d'arrosage automatiques fonctionner à grande eau et abreuver les pelouses d'un quartier de banlieue typique.Tous les genres y passent : spirale, jet alterné ou gicleur devenu fou qui asperge le chien ou les fenêtres.Seule une maison du quartier n'est pas équipée : une jeune femme en sort avec un arrosoir minuscule et laisse tomber quelques gouttes sur la bordure de son gazon.Son voisin, en train de laver son entrée tuyau en main, la regarde, abasourdi.La voix hors champ nous explique alors que le moteur TDI de la nouvelle Jetta permet de parcourir 1000 kilomètres avec un plein.Ce n'est pas la première fois que Volkswagen utilise les hausses du prix de l'essence pour pousser ses modèles diesel.On se souvient de la publicité imprimée montrant les prix du carburant et remerciant les grandes pétrolières de cette promotion gratuite.Mais ce message, bâti comme une métaphore, fait d'une pierre deux coups et on se demande si les Américains, peu économes de leur eau, vont bien comprendre le message très écolo qu'on leur adresse ainsi.Car enfin, on sait bien que même à 1 $ le litre, nos habitudes de vie et de déplacement n'ont pas changé significativement.Certes, les ventes de VUS ont du plomb dans l'aile et dans les médias, on débat autour de la fin des énergies fossiles.Mais concrètement, les Nord-Américains n'ont pas tous vendus leur auto pour s'acheter une bicyclette ou un véhicule hybride ! Alors, plutôt que de jouer à fond sur l'économie financière (pas si évidente d'ailleurs, comme l'ont démontré plusieurs articles), cette publicité nous renv culpabilisante et très efficace de notre outrageuse consommation d'eau.Parlez-en aux Européens en vacances chez nous, toujours effarés de voir un quidam qui arrose son entrée de garage.Dès qu'on aperçoit l'auto de la jeune femme, on comprend le parallèle et l'ambition du message, preuve que Volkswagen se positionne depuis longtemps sur le terrain de la faible consommation et y jouit d'une bonne crédibilité.Aux États-Unis, où Volkswagen est une marque moins populaire qu'au Québec, ce message plaira vraisemblablement à une clientèle éduquée et soucieuse de l'environnement.Il y a encore quelques mois, j'aurais eu du mal à penser qu'il pourrait rejoindre la majorité de nos voisins du Sud, qui préfèrent acheter les sources d'eau canadiennes plutôt qu'économiser leurs ressources.Mais dans le contexte post-Katrina, alors qu'on a vu des populations faire la file pour quelques litres d'essence ou manquer d'eau potable, on ne peut que s'interroger sur l'impact de cette publicité opportuniste.Changement d'attitude prometteur?Prise de conscience des grandes compagnies?Pour l'heure, réjouissons-nous d'avoir donné le bon exemple.Et souhaitons que Volkswagen, au Québec, se souvienne qu'elle a déjà eu des arguments moins anecdotiques que la boîte à gants climatisé ou le porte- parapluie dans la portière, qu'elle nous présente.Outre le caractère toujours gratifiant d'une création québécoise qui rayonne hors de nos frontières, cette annonce se révèle habile et symptomatique de l'époque.Participer à unmonde meilleur NOUVEAUTÉS Tout comprendre Enfin un dictionnaire pour saisir le jargon altermondialiste ! De la bioéconomie à l'entreprise solidaire, en passant par le commerce équitable, l'ouvrage présente la genèse et la théorie de chacun des concepts.DICTIONNAIRE DE L'AUTRE ÉCONOMIE Collectif dirigé par Jean-Louis Laville et Antonio David Cattani, Éditions Desclée de Brouwer, 2005, 564pages.Prix suggéré : 64,95 $ BENOIT BORDELEAU DANS LES LIVRES COLLABORATION SPÉCIALE Chaque sommet économique trouve ses opposants.Du simple citoyen jusqu'au scientifique, les altermondialistes s'unissent pour dénoncer les effets désastreux de la domination des multinationales sur la planète.Certains, plus connus, se sont concertés pour offrir au public Alternatives à la globalisation économique.Par le partage de leur savoir, les 21 militants de l'International Forum on Globalization (IFG) comptent sur le pouvoir de chacun pour bâtir un monde plus viable.Du global au local Vendue au monde entier comme une panacée, la mondialisation n'a fait qu'un seul gagnant : les multinationales.Motivées par le profit, elles ont créé une disparité de revenus sans précédent entre les pays pauvres et les pays riches.Les pays en voie de développement, sous la pression d'organisations telles que le FMI et l'OMC, doivent privatiser de plus en plus leurs services et réduire leurs normes environnementales.Accédant plus librement à ces marchés, les multinationales disposent de ressources naturelles et d'une main-d'oeuvre bon marché.Il en résulte des services de moindre qualité.Tant les populations du Sud que celles du Nord en subissent les contrecoups.On assiste notamment à la réduction de l'accès aux services de santé et à l'éducation, à la précarité des emplois et à la pollution des terres.D'ailleurs, depuis les dernières décennies, les multinationales seraient responsables de l'importante dégradation de l'environnement.Devant tant d'iniquités, l'IFG revendique un nouveau partage des pouvoirs.Même si elles ne peuvent déloger les multinationales du pouvoir, les populations locales auraient avantage à prendre plus de décisions concernant leur communauté.Elles sont les mieux placées pour gérer leurs biens communs (nourriture, logement, eau, énergie, éducation et santé) et trouver des solutions pour un développement durable.Participant plus activement à leur vie politique, elles seront les bénéficiaires du développement économique et social de leur communauté.Des actions à la portée de tous Que ce soit à titre de consommateur, d'investisseur, ou de travailleur, chacun peut poser des gestes qui ont déjà fait leurs preuves partout sur la planète.Le consommateur, qui veut participer au développement économique, privilégiera le marché local.Pour les marchandises qui ne sont pas produites régionalement, telle que le café, il peut soit encourager le commerce équitable ou acheter d'entreprises respectueuses de l'environnement et des droits des travailleurs.L'ouvrage répertorie les meilleures ressources pour le guider dans ses achats.Quant à l'investisseur ou l'épargnant, il peut faire affaire avec une caisse ou une banque qui investit dans des programmes et des fonds d'aide au développement communautaire (logement social, sauvegarde de l'environnement, éducation, etc.).Le travailleur, de son côté, peut inciter le gestionnaire de sa caisse de retraite à privilégier la création et le soutien aux entreprises responsables.Toutes ces microdécisions amèneront non seulement une meilleure cohésion sociale et économique, mais o f f r i ront aux communautés une voix politique plus forte.Le pouvoir de chacun devenu pouvoir collectif, il n'est pas utopique d'envisager la création de règles mondiales qui assureront le respect et la protection de l'humain dans son environnement.L'auteur est chroniqueur pour la librairie Coop HEC Montréal.Gagner du temps.Pour cesser de courir après son temps, Kerry Gleeson propose des méthodes pour organiser votre travail.S'il tient ses promesses, ces quelques heures de lecture pourraient même vous faire « gagner un mois de travail par an ».MIEUX S'ORGANISER POUR GAGNER DU TEMPS Kerry Gleeson (3e édition, revue et augmentée), Éditions Maxima, 2005, 355 pages.Prix suggéré : 27,95 $ FFFF ALTERNATIVES À LA GLOBALISATION ÉCONOMIQUE : Un monde meilleur est possible Collectif sous la direction de John Cavanagh et Jerry Mander, Écosociété, Tout connaître Une première dans la gestion pratique d'un syndicat de copropriété.L'approche juridique de l'ouvrage permet notamment aux copropriétaires et au syndicat de connaître leurs droits et obligations et de maîtriser diverses procédures.MANUEL DE GESTION D'UN SYNDICAT DE COPROPRIÉTÉ DIVISE AU QUÉBEC Marie Trudel, AndréM.Benoît, Wilson&Lafleur, 2005, 268 pages.Prix suggéré : 39,95 $ Tout savoir Certaines matières premières empruntent parfois un étrange parcours pour se rendre sur les tablettes des détaillants.L'auteur fait l'analyse du cas du cacao, du café, du coton, du riz et du poivre.COMMERCE INÉQUITABLE Jean-Pierre Boris, Hachette littératures, 2005, 190pages.Prix suggéré : 29,95 $ IMAGES AGENCE PALM ARNOLD VOLKSWAGEN FFF FFFF FFF Originalité/ créativité NOTRE ÉVALUATION Pertinence et efficacité Qualité d'exécution APPRÉCIATION Excellent Très bon Bon Passable Mauvais FINANCES PERSONNELLES À VOS AFFAIRES Un étonnant feu vert de l'AMF MICHEL GIRARD LE COURRIER QPrimerica (une filiale de Citigroup ?) demande de l'argent à des gens dans le besoin.Ils (les gens de Primerica) ne font aucune publicité.Ils vous promettent de devenir riche, très riche.La soirée d'information ressemblait à une assemblée de recrutement où on nous fait des promesses de ne plus jamais avoir de problèmes financiers.Ils (les gens de Primerica) offrent la chance de devenir millionnaire à des gens qui ont de la misère à joindre les deux bouts.Les participants risquent d'être entraînés dans un système de vente à paliers multiples (un système pyramidal).Le conférencier se vantait de faire des millions depuis une dizaine d'années.Il faisait des mises en situation comme dans un spectacle.Il ne parle jamais de risques ni de pertes possibles.Il parle de profits prodigieux.Nous voulons, disait-il, des employés à temps plein.Mais il ajoute qu'on doit commencer à temps partiel, afin de se perfectionner.On doit suivre un cours d'une durée de trois mois, pour environ 200 $.Pendant ce temps, il faut trouver des gens qui veulent participer aux réunions d'information pour devenir investisseur ou vendeur.Au sujet des 200 $, on nous a dit que cette somme servait à une enquête de police et comme caution.afin de ne pas suivre les cours (lesquels seraient gratuits) et ensuite partir travailler ailleurs.L'argent nous est remis quand on termine le cours (de représentant) et qu'on reçoit les permis de la compagnie.Mais nous devons trouver nous-mêmes les clients en attendant.Cela me semble louche.Je suis reparti de la soirée sans recevoir aucune documentation.Est-ce normal ?Monsieur G.D.RAprès avoir assisté à des réunions organisées par des représentants du Groupe Primerica, il y a toujours des participants qui en sortent avec la conviction d'avoir été invités à participer dans un système pyramidal (à paliers multiples).Même si le système de recrutement et de rémunération des représentants de Services financiers Primerica fonctionne effectivement par paliers multiples (que Primerica qualifie de niveaux multiples), sachez que l'Autorité des marchés financiers lui a accordé un permis l'autorisant à distribuer de la sorte ses services et produits financiers au Québec.Dans un article publié en novembre 2004 sur Primerica, j'avais expliqué que ce système « à niveaux multiples» ressemblait dans les faits à un fonctionnement pyramidal.Mais ô surprise ! Primerica avait bel et bien reçu de l'Autorité des marchés financiers la bénédiction et les permis requis pour exploiter un tel système de distribution de ses services et produits financiers au Québec, voire de l'assurance temporaire, des fonds communs de placement, etc.Les promoteurs de Primerica se servent régulièrement de mon article pour cautionner leur système à paliers multiples.Ce que je déplore vigoureusement, étant personnellement contre ce type d'approche en matière de vente de services et produits financiers.Mais comment voulez-vous dénoncer davantage pareil système de rémunération à « niveaux multiples » lorsque l'organisme gouvernemental chargé de protéger les consommateurs en matière de services et de produits financiers donne le feu vert ?Par ailleurs, ce n'est sûrement pas parce que Primerica est une filiale du groupe financier Citigroup, tout comme la Citibank des États-Unis, que les nouveaux représentants connaîtront assurément le succès financier.Pas facile de grimper une pyramide! Les nouveaux représentants de Primerica vont s'apercevoir qu'il ne leur restera pas grand-chose dans les poches une fois qu'ils auront partagé avec les multiples niveaux supérieurs les commissions et les « surcommissions ».Le don d'un chalet QRetraité, je songe à donner à mes fils le chalet que je possède comme résidence secondaire, qui a pris de la valeur depuis son acquisition.1) Est-ce que je dois payer des impôts sur le gain en capital lors du don ?2) S'ils héritent comme prévu du chalet à mon décès, auront-ils à payer des impôts ?3) S'ils le vendent, quels impôts auront-ils à payer ?P.B.RSi vous donnez le chalet de votre vivant, vous devrez déclarer un gain en capital en vous basant sur la différence entre le prix d'achat (plus le coût, s'il y a lieu, des améliorations) et la juste valeur marchande qu'avait votre chalet le jour du transfert de propriété à vos fils.Comme vous savez, seulement la moitié du gain en capital sera assujettie au fisc.Dans l'hypothèse où vous conservez votre chalet jusqu'à votre décès, vos fils n'auront pas d'impôt à payer sur le legs.La raison en est bien simple : les héritiers reçoivent les biens une fois que les impôts ont été payés par la « succession ».En ce qui concerne plus précisément le chalet, celui-ci sera « réputé » avoir été vendu le jour de votre décès.S'il y a bel et bien plus-value par rapport au prix d'acquisition, la succession devra payer des impôts sur le gain en capital.Lorsque vos fils prendront possession du chalet, ils se trouveront à l'acquérir au prix de vente déterminé dans votre succession.Quand ils se départiront du chalet, le futur gain en capital sera basé sur la différence entre le prix de vente obtenu et la valeur d'acquisition déterminée dans le cadre de la succession.DES TITRES DANS LA MIRE L'envol du fabricant de trains d'atterrissage Héroux-Devtek, le renommé fabricant de trains d'atterrissage, reprend enfin son envol.Grâce à un alléchant contrat de 125 millions, Héroux-Devtek redevient soudainement intéressant aux yeux des analystes.Cela faisait trois ans que cette entreprise de Longueuil, spécialisée dans la conception, la mise au point, la fabrication et la réparation de systèmes et composants dans le secteur de l'aérospatiale, traînait la patte.En obtenant de Goodrich le lucratif contrat (125 millions) de fourniture de composants de trains d'atterrissage pour le Boeing 777, Héroux-Devtek estime que cela procurera aux usines de la compagnie du travail pour une dizaine d'années.De quels composants parle-ton ?On fait notamment référence à la fabrication d'un piston pour les trains d'atterrissage du Boeing 777, un nouvel avion dont le carnet de commandes est passablement bien garni.Même si c'est avant tout l'usine de Kitchener (en Ontario) qui va profiter des retombées de ce contrat, l'usine de Longueuil devrait quand même en bénéficier, ne serait- ce qu'en termes de consolidation d'emplois.Autre bonne nouvelle pour Héroux- Devtek : le nouvel avion 787 de Boeing s'annonce lui aussi comme étant un succès.Vu que le contrat des trains d'atterrissage de cet avion a été accordé à un autre client de Héroux-Devtek, soit Messier-Dowty, il appert que les chances de voir Héroux collaborer à la réalisation de ce contrat sont excellentes.Le titre de la compagnie Héroux- Devtek (HRX) a réussi à repasser cette semaine au-dessus de la barre des 4 $.Il se situe présentement quasi à mi-chemin entre son niveau le plus bas des 52 dernières semaines (3,50 $) et son niveau le plus haut (4,85 $).En août 2002, Héroux-Devtek avait frôlé la barre de 12 $ l'action.Par la suite, le titre est entré dans une longue période de grande déprime boursière, pour se ramasser finalement au plancher des 3 $.Au début du mois d'octobre, la direction de Héroux-Devtek annonçait que la compagnie allait investir la somme de 24 millions dans le développement d'un train d'atterrissage et d'un mécanisme de verrouillage des portes et ce, pour le compte d'un avion télépiloté.Cet avion destiné à l'armée américaine a été mis au point par Boeing.Ce projet doit permettre la création d'une centaine d'emplois dans les diverses installations de la compagnie, soit à Longueuil, à Laval et à Kitchener en Ontario.Par ailleurs, Héroux-Devtek est l'un des principaux fournisseurs de Bell Helicopter Textron Canada, dont l'usine est situéeà Mirabel.Bien entendu, si jamais Bombardier va de l'avant avec sa nouvelle famille d'appareils de 110 à 135 places de la CSeries, Héroux-Devtek devrait être bien positionnée pour devenir le sous-traitant des trains d'atterrissage.Au 30 juin dernier, Héroux-Devtek avait déclaré des ventes brutes de 231 millions pour les 12 derniers mois.Cela représentait une hausse de 19,3% sur le volume d'affaires de la période correspondante de 2004.Autre important changement dans le profil financier de Héroux-Devtek : la compagnie retrouvait par le fait même la rentabilité en affichant pour ces 12 mois un bénéfice net de 5,6 millions.La précédente période de 12 mois s'était soldée par un déficit de 2,8 millions.Au cours actuel de 4 $, l'action du fabricant de trains d'atterrissage se négocie à 19 fois les bénéfices.Plusieurs analystes voient Héroux- Devtek atteindre d'ici les 12 prochains mois un prix cible d'au moins 5$.Michel Girard .AVERTISSEMENT : Cette chronique hebdomadaire présente une sélection de titres à surveiller.Il ne s'agit toutefois pas de recommandations de La Presse.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE En obtenant de Goodrich le lucratif contrat (125 millions) de fourniture de composants de trains d'atterrissage pour le Boeing 777, Héroux-Devtek estime que cela procurera aux usines de la compagnie du travail pour une dizaine d'années.HÉROUX-DEVTEK EN BOURSE (HRX Toronto) Source : Bloomberg 3,60 3,80 4,20 4,00 4,40 4,60 4,80 Octobre Octobre Fermeture hier 3,75$ LES 75 PLUS IMPORTANTS FONDS COMMUNS AU CANADA Nous présentons le rendement hebdomadaire des fonds les plus détenus par les Canadiens.Semaine terminée le Consultez les données sur vos fonds communs de placement sur notre site Internet lapresseaffaires.com (section Vos finances).VARIATION SEM.1AN 3 ANS 5 ANS VALEUR1 NET % % % % VARIATION SEM.1AN 3 ANS 5 ANS VALEUR1 NET % % % % VARIATION SEM.1AN 3 ANS 5 ANS VALEUR1 NET % % % % GESTION AGF AGF Canadian Large Cap Dividend Fund 36,01 0,13 0,36 27,48 19,94 7,03 AGF Fonds de titres canadiens 39,88 0,05 0,13 23,61 18,41 4,07 AGF Fonds valeur internationale 36,49 0,25 0,69 3,22 6,98 -1,01 FONDS AIC AIC Fonds Canada diversifié 38,51 0,05 0,13 13,23 9,86 1,21 PLACEMENTS AIM/TRIMARK Fonds canadien de croissance Sélect Trimark 12,12 -0,04 -0,29 15,64 14,56 8,21 Fonds de croissance du revenu Trimark\u2014FS 10,71 -0,06 -0,53 10,68 10,94 10,47 Fonds de croissance Sélect Trimark 16,65 -0,04 -0,25 3,28 4,18 3,44 Fonds Destinée canadienne Trimark 11,27 -0,06 -0,49 13,03 17,02 10,49 Fonds équilibré Sélect Trimark 9,48 -0,08 -0,87 11,93 11,48 5,90 Fonds Trimark\u2014FS 28,65 -0,04 -0,15 5,35 5,05 4,21 BARCLAYS GLOBAL INVESTORS iUnits S&P/TSX 60 Fonds de Indice 58,33 0,09 0,16 30,69 23,70 1,82 BANQUE DE MONTREAL BMO Fonds d'actions 28,58 0,00 0,00 27,37 19,47 6,03 BMO Fonds d'obligations 13,39 -0,09 -0,70 7,22 5,34 5,70 BMO Fonds de dividendes 40,17 -0,04 -0,10 25,01 19,60 12,68 BMO Fonds de revenu mensuel 9,68 -0,01 -0,06 14,56 11,06 8,24 BRANDES Brandes Fonds d'actions globales 11,80 -0,08 -0,64 8,56 12,33 n.d.PLACEMENTS CI CI Fonds d'obligations canadiennes 5,62 -0,05 -0,81 7,00 4,98 5,64 Fonds de placements canadiens CI 22,18 0,08 0,36 29,07 19,41 13,22 Fonds de croissance et de revenu Harbour CI 15,83 0,13 0,83 20,83 12,11 8,72 Fonds Harbour CI 17,30 0,16 0,93 27,89 16,24 10,56 Fonds Canadien Sélect Signature 18,08 0,12 0,67 29,73 19,71 11,60 Fonds de dividendes Signature 13,60 0,01 0,07 15,69 11,85 8,44 Fonds revenu élevé Signature 14,67 0,23 1,59 23,31 18,82 16,53 PLACEMENT CIBC CIBC Fonds à revenu mensuel 14,11 0,09 0,65 23,03 14,82 12,08 FONDS DYNAMIQUE Dyn Focus+ Fonds diversifié de fiducies de revenu 16,39 0,57 3,58 30,32 24,15 n.d.FONDS ELLIOTT & PAGE Elliott & Page Fonds à revenu mensuel élevé 14,88 0,12 0,81 21,12 16,86 17,60 PLACEMENTS FIDELITY Fidelity Fonds Etoile du Nord Series A 14,07 0,01 0,05 16,41 n.d.n.d.Fidelity Fonds Frontière Nord serié A 23,07 0,00 0,02 29,46 19,38 6,27 Fidelity Fonds Répartition d'actifs can seriés A 24,10 0,06 0,23 18,34 12,40 5,05 PLACEMENTS FRANKLIN TEMPLETON Bissett Fonds d'actions canadiennes Class A 70,98 0,72 1,02 24,18 16,46 n.d.Bissett Fonds d'obligations série A 13,34 -0,10 -0,74 7,32 5,91 n.d.Fonds de croissance ltée Templeton 10,06 -0,02 -0,20 11,16 9,87 0,73 Fonds international d'actions Templeton 14,80 -0,07 -0,47 15,80 11,21 -2,38 Franklin Templeton Balanced Growth Portfolio 6,20 0,01 0,16 15,41 11,00 n.d.GROUPE INVESTORS Fonds d'actions canadiennes Investors 17,21 0,17 1,02 29,45 19,01 7,46 Fonds d'obligations gouvernementales Investors 5,24 -0,04 -0,82 7,56 5,51 6,09 Fonds de biens immobiliers Investors 4,93 n.d.n.d.7,19 5,79 6,13 Fonds de dividendes Investors 21,31 0,02 0,11 18,94 13,53 8,38 Fonds grande cap valeur canadienne Investors 19,83 0,11 0,55 27,92 18,54 10,40 Fonds hypothécaire Investors 4,94 -0,01 -0,16 3,32 3,00 3,97 Fonds mutuel du Canada ltée Investors 16,28 -0,04 -0,25 15,97 11,57 3,46 Fonds Summa Investors 12,25 0,05 0,39 15,43 15,66 -1,70 Fonds valeur grande capitalisation É.U.Investors 54,85 0,16 0,28 1,84 1,69 -0,89 Portefeuille de revenu plus Investors 7,50 -0,02 -0,29 10,61 8,01 5,84 LONDON LIFE Fonds d'actions canadiennes (GPLL) London Life 488,88 2,65 0,55 27,54 19,05 3,48 Fonds d'obligations London Life (GPLL) 262,78 -1,23 -0,47 7,00 5,40 5,94 Fonds diversifié (GPLL) London Life 214,31 -0,09 -0,04 12,18 9,45 2,11 MACKENZIE PLACEMENTS Fonds d'actions étrangères Mackenzie Ivy 24,59 0,09 0,37 0,62 0,73 1,80 Mac Ivy Fonds canadien 28,48 0,29 1,04 13,75 8,29 4,84 Mac Ivy Fonds de croissance et de revenu 22,48 0,18 0,79 11,90 7,81 5,69 MCLEAN BUDDEN Fd communs d'actions canadiennes de croissance MB 78,03 0,29 0,38 n.d.n.d.n.d.Fonds communs d'actions canadiennes MB 11,80 -0,06 -0,51 n.d.n.d.n.d.Fonds communs équilibré de croissance MB 13,06 0,03 0,20 n.d.n.d.n.d.GESTION MD Fonds d'actions MD 22,28 0,10 0,45 25,66 20,79 8,20 Placements d'avenir MD Limitée 10,45 -0,02 -0,19 11,87 10,11 -0,41 PHILLIPS, HAGER & NORTH Fd à revenu de dividendes Phillips, Hager & North 75,51 0,10 0,13 19,10 19,48 11,78 RBC FONDS Fonds d'actions canadien RBC 21,74 0,13 0,59 25,87 19,91 5,96 Fonds d'actions canadiennes O'Shaughnessy RBC 18,21 0,15 0,82 25,12 21,96 12,97 Fonds d'hypothèque RBC 10,81 -0,02 -0,22 2,89 2,90 4,10 Fonds d'obligations RBC 6,09 -0,04 -0,71 7,81 7,37 5,75 Fonds de dividendes RBC 38,99 0,05 0,13 24,71 19,43 12,30 Fonds de revenu mensuel RBC 13,07 0,04 0,29 18,25 14,91 11,89 Fonds équilibré RBC 12,16 0,03 0,27 17,22 13,05 3,77 Portefeuille équilibré Sélect RBC 20,64 0,05 0,25 13,49 11,52 3,33 FONDS SCOTIA Fonds Scotia de dividendes canadiens 32,47 0,10 0,31 25,81 18,94 11,57 Fonds Scotia de revenu canadien 13,31 -0,10 -0,73 7,68 6,17 6,86 SEI INVESTMENTS CANADA COMPANY SEI Fonds d'actions canadiennes \u2014O Class 22,11 0,09 0,42 31,93 24,89 8,11 TALVEST FUNDS Fonds à revenu élevé millénium Talvest 12,85 0,32 2,55 30,83 19,06 18,54 GESTION DE PLACEMENTS TD INC.Fds de revenu de dividendes TD Série Investisseurs 24,61 0,08 0,33 21,99 17,66 12,18 Fonds d'actions canadiennes TD Série Investisseurs 32,38 -0,05 -0,15 34,87 24,87 7,00 Fonds d'obligations à rendement réel TD SérieI 15,69 -0,03 -0,19 12,83 11,11 9,64 Fonds d'obligations canadiennes TD\u2014SérieI 13,19 -0,09 -0,68 9,13 7,93 7,72 Fonds de revenu mensuel TD\u2014Série Investisseurs 14,71 0,08 0,55 19,98 17,33 13,84 Fonds RER géré TD\u2014croissance audacieuse\u2014I 9,98 0,01 0,10 14,78 12,37 0,42 PLACEMENTS CI Fonds de valeurs d'actions cdn United 38,77 0,08 0,21 n.d.n.d.n.d.1 \u203a VANPA : valeur de l'actif net par part vendredi 28 octobre 2005. 3338714A .LA PERSONNALITÉ ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Il ne fait pas qu'exercer une spécialité en médecine.Il a consacré à la cardiologie la majeure partie de son énergie jusqu'à maintenant.Il cherche encore, chaque jour, à faire grandir son savoir, à améliorer ses traitements, à débusquer ce que le coeur recèle de mystères.Jean-Lucien Rouleau « Je suis encore ému devant la maladie, devant la mort.Le jour où je n'aurai plus cette capacité d'émotion, je prendrai ma retraite.» DDEE LLAA SSEEMMAAIINNEE eDr JeanL.Rouleau, cardiologueattaché à l'Institut de cardiologie de Montréal, doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, clinicien, chercheur et professeur, vient de recevoir le Prix annuel d'excellence, le plus prestigieux prix de la Société canadienne de cardiologie.La cérémonie a eu lieu le 24 octobre dernier dans le cadre du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire, au Palais des congrès, en présence du ministre de la santé, Philippe Couillard.Ce congrès a réuni plus de 3000 médecins, chercheurs et spécialistes.Le parcours du Dr Rouleau est impressionnant sur tous les plans et suscite l'admiration.La Presse ajoute sa voix à celle de ses pairs pour le nommer Personnalité de la semaine.Àcoeur ouvert Excellent communicateur, il n'essaie pas d'impressionner le commun des mortels avec un langage codé que seuls les initiés peuvent comprendre.Si on lui demande, par exemple, pourquoi il a choisi la cardiologie, il répond simplement: «J'étais en troisième année de médecine quand mon père a fait un gros infarctus.» Son père, lui-même médecin, a commencé à souffrir d'insuffisance cardiaque et est mort peu de temps après son infarctus.Il n'avait que 52 ans.Autre raison qui a affermi le choix du Dr Rouleau: alors qu'il commençait sa résidence en cardiologie, il a dû soigner une jeune femme de 29 ans, enceinte, qui avait fait un infarctus.La patiente, extrêmement faible, a tout de même survécu trois mois après la naissance de son bébé, «pour en profiter un peu», dit-il, heureux d'avoir permis cette extension de la vie à un moment aussi désespéré.Le fait d'avoir vécuavec son père l'expérience de l'hospitalisation lui a fait prendre la mesure de l'importance des soins infirmiers et de la valeur de chacun des membres de l'équipe médicale.Soins intensifs, urgences, «tout cela ce n'est pas du travail, pour moi.Je suis encore ému devant la maladie, devant la mort.Le jour où je n'aurai plus cette capacité d'émotion, je prendrai ma retraite.Jem'endors en pensant à ce qui n'a pas bien fonctionné dans un traitement.Je voudrais toujours être unmeilleur médecin pour ce malade-là.» Leadership Il ne se considère pas comme unrassembleur ni unmotivateur:«J'agispar l'exemple, préciset- il après un instant de réflexion.Jeme donne à fond.Je sais choisir mes collaborateurs et je les laisse s'épanouir.» Honnêteté, passion \u2014 «avoir du coeur au ventre», dit-il: voilà d'abord ce qu'il attend d'eux.Dans sa jeunesse pas si lointaine, il a été capitaine de ski et d'athlétisme, champion à l'aviron, entraîneur au hockey, au baseball, au soccer, gérant de la discothèque du vendredi soir à l'école de médecine, président du club d'échecs et au deuxième rang des meilleurs joueurs! Tout cela en réussissant ses études.Il puise son énergie directement dans le sport, admet-il.Né à Ottawa le 20 septembre 1950, il a hérité de son père la rigueur, l'idéalisme, le sens du devoir.De sa mère, l'énergie, la forte personnalité et les valeurs chrétiennes.Il croit que chaque personne peut apporter une contribution, si minime soit-elle, à la société.Mais si son travail a pris beaucoup de place dans sa vie, il admet: «Par moments, j'ai trop investi au détriment de mon rôle de mari et de père.» Ici, il rend hommage à sa femme, «exceptionnelle», et à sestroisenfants, qui l'ontsuividansdemultiples déménagements au profit de la carrière.«Je voudrais qu'ils se souviennent de moi comme de la personne qui attachait leurs patins quand ils étaient petits.» Sa famille est une priorité.Il a traversé il y a trois ans un seuil critique: il a eu l'âge auquel son père est mort.«On y pense.Mais je suis en forme.Je prends une aspirine par jour et j'applique la règle du 2%: donner 2% de son temps à son corps, bien s'alimenter et éviter l'embonpoint abdominal.» Il voit encore des patients en clinique.Des malades qui bénéficient chaque jour des progrès de la cardiologie, «qui gagnent plusieurs annéesde survie».Ses recherchesen biomédical y ont contribué: défaillance cardiaque postinfarctus, remodelage ventriculaire, neurohormones, interventions thérapeutiques, fonction ventriculaire.Ilabeauêtredoyen d'une facultédemédecine, le Dr Jean-Lucien Rouleau continuera à faire de la recherche, à travailler aux urgences, à enseigner, à entraîner de jeunes sportifs.«Cet homme est admirable», disent ses pairs.ANNE RICHER PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © "]
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