La presse, 21 novembre 2005, C. Arts et spectacles
[" II NATHALIE PETROWSKI Maurice Richard, plus que du hockey PAGE 3 ROY DUPUIS THÉÂTRE > ENTREVUE AVEC JACINTHE LAGUË PAGE 5 Vérités, mensonges?J'aurais dû croire que c'était vraiment l'entrevue d'adieu de Jean-Pierre Ferland et que Pauline Marois a tellement de dignité qu'elle n'a pas de rancoeur.Toute l'émission de Guy A.Lepage hier semblait donner dans la sincérité totale.Et puis à la fin, Alexandre Jardin, qui nous raconte l'histoire de sa vraie vie de famille \u2014 incroyable, des parents complètement sautés ! \u2014 et voilà qu'on nous présente son cousin qui nie tout chez Ardisson.Tout à coup la vérité basculait.Il y avait eu des indices pourtant.L'écrivain tunisien qui signe d'un nom de fille, Yasmina Khadra, aurait dû nous mettre sur la piste.Il a donné une conférence sous son vrai nom : deux personnes dans la salle.Son alias remplit les sièges.Le mensonge a du bon.Marjo n'a plus le même visage qu'il y a trois ans quand elle a fait sa musicographie.Elle jouait les jardinières dans Charlevoix à l'époque et disait que Plamondon n'avait pas de chansons intéressantes pour elle.Elle l'a redit hier.Mais c'est quand Guy A.a voulu lui faire parler de Marie-Chantal Toupin que la vérité est sortie toute nue.Pas question.Est-elle obnubilée à ce point par cette Marjo 2 qu'elle a répondu à une question de l'animateur : « Regardezmoi dans les yeux ».Les mots de l'affiche qui ont mis Marie-Chantal sur la route de la gloire ! Jardin a donc fait basculer ma crédulité en tournant tout à l'envers.Son père voulait tellement un enfant de Claude Sautet qu'il a partagé sa femme pour avoir un enfant de lui.Wow ! Le copain de la famille qui vivait maritalement avec une guenon ! Le cabanon où les amoureux se fouettaient.Le grand délire d'une famille étonnante ! Il va peut-être vendre autant de livres que Michel Vastel, qui ne dit peut-être pas toujours la vérité, allez donc savoir dans ce monde étonnant.Reste la réalisatrice d'Esclaves sexuelles qui raconte une bonne histoire.Et le nouveau patron de Radio- Canada Sylvain Lafrance qui nous redit que Les Lionnes vont bien et qu'il s'entend bien avec Mario Clément, qui avait concocté le 16h à 19h qui a été désastreux pour Radio-Canada.>Voir VÉRITÉS en page 2 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Des centaines de personnes ont envahi les allées de la Place Bonaventure à l'occasion du Salon du livre de Montréal, qui ferme ses portes aujourd'hui, à 16h.SALON DU LIVRE Jouer du coude.et du poignet SONIA SARFATI Ils ont travaillé fort, hier, les visiteurs et les auteurs qui sont passés par le Salon du livre \u2014 qui ferme ses portes aujourd'hui à 16h, à la Place Bonaventure.En après-midi, il fallait jouer du coude pour parvenir à se frayer un chemin dans les allées, surtout celles qui débouchaient devant les tables des Janette Bertrand, Bryan Perro, Serge Chapleau et autres Anne Robillard \u2014 lesquels, eux, avaient à jouer du poignet pour signer autographe après autographe.Quant à la mezzanine où trônaient hier encore Nathalie Simard et son biographe Michel Vastel, elle était aussi densément peuplée que samedi.« Elle a signé au-delà de 800 livres hier, elle en fera au moins autant en journée », a indiqué Jean Baril, directeur des communications des éditions Quebecor Média alors que la jeune femme s'apprêtait à entamer sa troisième et dernière séance de dédicaces de la journée.Pour en profiter, les gens devaient attendre en moyenne deux heures et demie.Déjà, 140 000 exemplaires de Briser le silence, le livre qu'a signé le journaliste Michel Vastel, ont été mis en marché.Mardi, 50 000 autres sortiront des presses.« Nous approchons les 100 000 exemplaires vendus.De l'ouverture du Salon jusqu'à samedi soir, seulement ici, nous en avons vendu plus de 11 000 », poursuit M.Baril.Qui, l'an dernier, croyait avoir assisté à un record non égalable avec Ma vie en trois actes de Janette Bertrand, dont il s'était écoulé plus de 11 000 copies.mais sur toute la durée de l'événement.Très fréquenté, le dimanche, par les familles, le SLM devient le lieu idéal pour remettre des prix en littérature jeunesse.Cela a été fait à deux reprises hier.Ainsi, le premier Prix de littérature jeunesse des bibliothèques de Montréal a été remis à Christiane Duchesne.Les autres finalistes à ce prix, qui récompense un auteur pour l'ensemble de son oeuvre, étaient Ginette Anfousse, Marie-Francine Hébert, Raymond Plante et Gilles Tibo.« Nous avons tous commencé en même temps, il y a une trentaine d'années, a noté Mme Duchesne.On a l'air d'un vieux club et on était tous égaux sur la ligne d'arrivée.» Peu après, le prix Cécile-Gagnon, qui récompense un nouveau venu en littérature jeunesse.peu importe son âge, a été remis à Marie Roberge pour Dans le nid du faucon.À noter que vendredi, journée scolaire malgré le boycottage des sorties par les enseignants, le prix Québec / Wallonie Bruxelles pour la jeunesse a été remis à Henriette Major et Philippe Béha pour Les Devinettes d'Henriette et à Catherine Pineur pour Plouf plouf ! Achille hésite.Et puis, à la mi-journée, la grande fête du livre a été assombrie par l'annonce de la mort d'Henri Tranquille \u2014 qui avait reçu un bel hommage au Salon, jeudi après-midi (voir autre texte en page 6).PLANIFIEZ CADEAUX ET MENUS DES FÊTES GRÂCE AU NOUVEAU RICARDO EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TÉLÉVISION 110P HENRI TRANQUILLE, MONSIEUR LIVRE, S'ÉTEINT À L'ÂGE DE 89 ANS.PAGE 6 Henri Tranquille LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES Vérités, mensonges ?Christina Aguilera épouse Jordan Bratman AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 La chanteuse américaine Christina Aguilera et le producteur de disques Jordan Bratman ont passé la bague au doigt samedi soir, lors d'une cérémonie au coucher du soleil organisée dans la vallée de Napa, au nord-est de San Francisco, ont rapporté dimanche les médias américains.Quelque 130 proches et amis avaient été invités à la cérémonie dans une propriété vinicole de Rutherford.Selon le magazine People, la star avait choisi pour son mariage une robe signée Christian Lacroix tandis que ses demoiselles d'honneur avaient été habillées par Kai Milla, l'épouse du chanteur Stevie Wonder.Selon les médias, les festivités avaient débuté dès jeudi soir et avaient donné lieu vendredi soir à un grand dîner pré-nuptial dans l'un des hôtels les plus fameux de la région, l'Auberge du Soleil.Christina Aguilera, 24 ans, et Jordan Bratman, 28 ans, s'étaient fiancés en février lors de vacances à Carmel, une ville côtière au sud de San Francisco dont l'acteur Clint Eastwood avait été autrefois le maire.VÉRITÉS suite de la page 1 J'ai choisi de croire à ses déclarations.Il faut bien se cramponner à quelque chose qui semble véridique.Autant que ce soit à M.Lafrance, qui a survécu 26 ans aux magouilles de Radio-Canada et surnagé au-dessus du panier de crabes.Cette édition de Tout le monde en parle a été parfois très drôle, ce qui n'est pas rien.Autant ne pas trop se poser de questions sur la sincérité de chacun.C'est de la télévision après tout.Méchant contraste! Ce soir 19 h telequebec.tv Télé-Québec Beautés et laideursurbaines Réalisation-coordination : Erik Tremblay 3352695A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE Mireille Dumas a obtenu une entrevue exclusive avec Jean-Louis Trintignant qui sort de sa réserve pour parler des drames de sa vie et du lien qui l'unissait à sa fille Marie.L'animatrice rencontre aussi des gens qui ont connu la gloire, la fortune et qui ont tout perdu.19H30 a RUMEURS Michèle, la patronne du magazine, vit ce qu'on pourrait appeler la pire journée de sa vie ! Dernier épisode avant les Fêtes.19H30 r LE TOP BLOOPERS TVA Pour ceux qui en redemandent : fous rires incontrôlables, bafouillages et gaffes.Rien ne se perd.C'est animé par Dominic Arpin.Première partie.La suite lundi prochain.20H h THE SECRET MULRONEY TAPES Toutes les conversations entre l'ancien premier ministre Brian Mulroney et le journaliste Peter C.Newman révélées.21H a SMASH François présente son nouveau fils à ses amis qui constatent que fiston a de qui retenir ! Jacques triomphe un peu trop à son tournoi de golf.21H r MARJO RÊVE AVEC MOI Un portrait intime de Marjo qui fait ici la promotion de son nouvel album, Turquoise.22H g MEDIUM 3D Avez-vous des lunettes 3D?Si oui, portez-les ce soir pour cet épisode et vous serez les seuls à voir les images qui défilent dans la tête du médium Allison ! Véro / Pierre Brassard, Ghislain Taschereau, Luck Mervil Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Smash Les Bougon Le Téléjournal/Le Point Au-dessus de la mêlée Véro Le TVA 18 heures Le Cercle Le Sketch Show Le Top Bloopers Annie et ses hommes Marjo rêve avec moi Le TVA 22 heures Le Cercle Michel Jasmin / Meggie Lagacé Macaroni tout garni Ramdam Méchant Contraste! M'as-tu lu?/ Pierre Harel Doc Monde / L'insoutenable déséquilibre du monde Points chauds / Grippe aviaire: sommes-nous prêts?C'EST LA VIE (4) avec Jacques Dutronc, Sandrine Bonnaire Le Grand Journal (16:30) Flash Les Fiancées du petit homme (1/2) DÉCLIC (6) avec Tom Sizemore, Steven Seagal Le Grand Journal 110% La Villa des plaisirs CTV News Access H.e Talk Daily Corner Gas Degrassi (20:32) Medium CSI:Miami CTV News CTV News eTalk Daily Jeopardy Canada Now .Air Farce Coronation The Secret Mulroney Tapes The National The National .(23:25) Frasier ABC News Friends Will & Grace Wife Swap NFL Football / Vikings - Packers News CBS News E.T.King of.HowI Met.2 1/2 Men Out of.CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Surface Las Vegas Medium Tonight (23:35) The Newshour World News Profile Antiques Roadshow / Oklahoma City (1/3) American Experience / Influenza 1918 Secrets of the Dead / Killer Flu Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Global.Grand View World News Cold Case Files Inside Harry Potter and the.Growing up Gotti Airline Crossing Jordan Relais.Bouscotte Grands Spectacles: Don Giovanni Libre Envol Paroles et Musique Street Legal Videos God Bless.Ghost Town INVITATION TO THE DANCE (3) avec Igor Youskevitch Law& Order Mission Cascades Bio./ Francine Chaloult Superscience / Les Astéroïdes Expéditions d'enfer Histoires de crimes Mission Cascades .la croissance d'une PME Raisonner à point vaut mieux que coups de poing .véhicules lourds Einblicke In Focus Histoire des formes urbaines Top Ten / Tanks Daily Planet Discovery Special Monster Garage Canada's worst Driver Daily Planet .nomades Pilot Guides Vert Soif de.l'Espagne .des restos Americas / Kaui / Ushualas .pratique Routes oubliées / Yémen .Stevens Darcy's.so Raven Smart Guy Radio Boy CROCODILE DUNDEE II (5) avec Paul Hogan .(22:33) My so-called / Radio (23:50) The Simpsons .'70s Show The Simpsons Seinfeld Prison Break 7th Heaven Related Global News National ET Canada E.T.The Closer Global News Sports Histoire maritime Chantiers / Les Mines Destins / Clément Gosselin JAG LE MASSACRE D'ATTICA (5) avec Alan Alda, Morris Chestnut Things.Disasters.JAG Full Throttle Tanker Time Bomb Turning Points of History JAG The Mom Show Extra Matchmaker The Mom Show Taking it off So Chic Renovate.The Mom Show Max Succès .nos idoles .choix.com Histoires.Pour une histoire d'un soir.Hollywood Fantaisies Des gens.La richesse.L'Académie La Vie rurale Top5 anglo Top5 franco Infoplus M.Net .clips Presque Top Bloc VJ Rockde Babu Fou raide! Jackass Mike Ward SPAM Betty La Bruta The Insider .a Half Men Sino Mtl Ni Hao Las Vegas .Italie Cosmopolis .arménien Late.(23:35) World News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour CBC News:The National The Passionate Eye CBC News:The Hour Le Téléjournal Capital Actions Le Monde La Part.Empoisonné Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30.Sports 30 Hockey / Ligue canadienne: LHJMQ - Russie Sports 30 NASCAR Coupe Nextel Demain à la une Nos vies secrètes L'Empreinte du crime Témoins silencieux La vie après la vie Victimes du passé Doc Lexx Da Vinci's Inquest American.Trailer Park Dead Like me CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Star Trek: Enterprise The Collector Outer Limits Prime Time Sports CHL Hockey / CHL - Russie Sportsnetnews Prime Time .théâtre Volt Panorama Ces animaux qui nous.TILAÏ (3) avec Rasmane Ouedraogo, Ina Cissé Panorama Martha Amazing Medical Stories Trauma - Life in the ER Untold Stories of the E.R.160 Lb Tumor Trauma - Life in the ER Off the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night Countdown WWE Raw Sportscentre Totally Spies Sourire.6TEEN Quoi d'neuf Les Simpson Futurama Les Simpson Henri pis.South Park Les Griffin Futurama Henri pis.Cible (17:55) Journal FR2 Vie privée, vie publique / Gloire et fortune, les hauts et les bas Documentaires d'ici Ombre.Le Journal Cliché Les Carnets Big Bang Timewarp The Queen's Story Studio 2 DEAD MAN'S ELEVEN (21:10) The Battle of the Arctic (22:05) Studio 2 (23:05) Métamorphose Nicolas et.Décore.vie Manon.Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Oui, je le veux! Doc Lapointe Conne Xion Le Guide de l'auto Moi et Cie Louise à votre service Trajectoire 5$ pour.Le Guide de l'auto .(17:30) Degrassi.Une grenade.j'aime Touche pas Parents.70 Charmed Degrassi.Edgemont Radio Being Ian Martin.Unfabulous 15 Love Spongebob Sabrina.Yvon of.Fresh Prince My Family Bob (22:35) Inu (23:05) .(23:35) Au-delà du réel .nerdz .c'est fait Star Trek:Voyager Star Trek: Enterprise Ztélé présente: enlevés La Porte des étoiles CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 1 2 QUIZ Le magazine littéraire The Literary Review of Canada vient de publier une liste des 100 livres canadiens les plus importants.Lesquels de ces ouvrages y figurent ?QU'EST DEVENU SIMON COWELL ?Le juré sévère d'American Idol sera très occupé la saison prochaine.En plus d'évaluer les performances des prochaines idoles musicales, Simon Cowell lancera en janvier prochain une nouvelle téléréalité de son cru, American Inventor.Les participants à cette émission du réseau ABC rivaliseront pour le prix de la meilleure invention.Le produit gagnant sera commercialisé et vaudra 1 million de dollars à son créateur.Inutile de dire que Paula Abdul ne fera pas partie du jury.DANS LE LECTEURDVDDEMARC CASSIVI Le Monde d'Elmo : Joyeuses Fêtes! Mon fils ne peut plus se passer d'Elmo (il prononce «Mo»), d'Ernie («Ni») ni de Big Bird («Big Butt» ou «Big Boot», dépendant des jours).Déjà qu'il raffolait des bons vieux épisodes en anglais de Sesame Street, voilà qu'il réclame sans cesse le premier DVD traduit en français (enfin !) de la série, Le Monde d'Elmo : Joyeuses Fêtes ! Papa, en revanche, a mis du temps à s'habituer aux voix françaises des personnages, surtout celle d'Elmo, particulièrement stridente.Il reste que, dans la tradition de Sesame Street (36 ans tout de même), cet ensemble de vignettes instructives (sur Noël, Hanukkah, etc.) de près d'une heure est très bien ficelé.Politiquement correct, mais efficace.«Encolle ! Encolle !» Oui bébé, papa va peser sur play\u2026 PHOTO AP RÉPONSE : Toutes ces réponses.Eh oui ! Le rapport de 1839 où Lord Durham recommandait l'assimilation des Canadiens français apparaît aux côtés d'un manuel de hockey et de plusieurs oeuvres littéraires marquantes dans la liste du Literary Review of Canada.Six rapports de commissions royales canadiennes sont en outre cités.Remarquez qu'on parle d'écrits importants et non de grande littérature.A) Anne, la maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery B) The Wars, de Timothy Findley C) Les Belles-Soeurs, de Michel Tremblay D) Le rapport Durham E) Hockey Basics, de Howie Meeker Marc Cassivi a grandi en écoutant Sesame Street et Passe-Partout.Elmo NATHALIE PETROWSKI Plus que du hockey Je suis rentrée dans le cinéma avec le compteur à moins 10.Entendez par là que mes attentes face au film qui allait se déployer n'étaient pas très hautes.J'avais le sentiment d'être conviée à une histoire que je connaissais par coeur et qui ne m'apporterait aucune révélation ni enseignement : l'histoire de Maurice Richard.J'envisageais les scènes de patinoire et de hockey pur comme un pensum.Déjà qu'on se farcit du hockey à longueur d'année, faut-il en plus qu'on se le farcisse au cinéma ?J'entendais déjà les gros violons qui ne manqueraient pas de répandre leur miel mélo sur les images aussi lisses que la glace après la Zamboni.Heureusement que le cinéma ne dispose que de deux heures pour raconter une histoire, me suis-je dit dans mon for intérieur.C'était un visionnement de presse comme il y en a plusieurs par semaine mais, ce jour-là, il y avait foule.J'ai reconnu plusieurs commentateurs sportifs à qui il a fallu expliquer le mot embargo.Vous ne pouvez pas faire la critique du film avant le 21 sinon les gens vont croire que le film est déjà à l'affiche, a expliqué l'attachée de presse.\u2014 Et puis après ?ont murmuré les commentateurs sportifs.On aura qu'à leur rappeler la date de sortie.\u2014 C'est du cinéma, pas du hockey et dans le cinéma c'est comme ça que ça marche ! a tranché l'attachée de presse sans ajouter : déjà qu'on vous invite, mais en le pensant un peu.Je ne me souviens pas précisément de la première scène ni de la première image.La caméra bougeait beaucoup.Le montage aussi vif et tranchant qu'un coup de patin ne nous aidait pas à nous situer dans le temps et dans l'espace.Les gros plans revolaient comme des rondelles dont je n'arrivais pas à reconnaître les porteurs.Le générique terminé, un brin de stabilité est revenu et nous sommes rentrés dans le vif du récit chronologique avec Maurice à 17 ans, joué par un jeune clone de Roy Dupuis, le visage barbouillé du cambouis d'une fonderie pourrie.Maurice déjà aphasique qui n'arrive à s'exprimer que sur la glace d'une patinoire de quartier entourée de fausse neige soufflée par un compacteur de purée blanche.Le compteur à moins 10 ne bougeait pas.Et puis Roy Dupuis s'est amené avec ses yeux bruns ronds comme des billes ou des rondelles.Son regard paradoxal \u2014 à la fois vide et brûlant \u2014 a rempli l'écran.Par l'effet d'une osmose délicatement chorégraphiée, j'ai vu l'acteur prendre son manteau et quitter le plateau pendant que Maurice Richard s'installait à demeure dans sa peau.Subitement, je ne regardais plus Maurice.J'étais AVEC lui dans la loge glauque du Canadien avec ses écriteaux unilingues \u2014 No smoking.Players only \u2014, ses éclairages blafards et le pain quotidien de l'humiliation servie par des « boss » confits dans le saindoux de leur supériorité.J'étais avec Maurice et je subissais les insultes et la provocation de l'entraîneur Dick Irvin.Et comme Maurice, j'aurais tellement voulu haïr ce diable d'homme si dur, au visage en couteau tailladé de rides menaçantes, mais je n'y arrivais pas.Au fin fond de moi, je sentais comme Maurice le sentait lui aussi que cet ennemi était aussi un frère ; un frère rusé qui se servait de l'humiliation comme un carburant pour stimuler sa rage.Rage de gagner.Rage de pulvériser l'adversaire.Rage d'exister.Au bout d'une heure et des poussières, mon compteur intime avant abandonné la soustraction.Émue, subjuguée et éblouie par la mise en scène de Charles Binamé, par le jeu brillant de Roy Dupuis et de son acolyte anglophone Stephen Mc Hattie et par le scénario à la fois pudique et ingénieux de Ken Scott, je ne voyais plus passer le temps.Mais surtout pour la première fois de ma vie, malgré les dizaines d'articles lus, malgré les documentaires et docufictions que j'ai patiemment visionnés, j'avais enfin l'impression de comprendre Maurice et de saisir l'essentiel de son être et de ce qui lui est arrivé, bien malgré lui, ne l'oublions pas.Je suis sortie du cinéma avec le compteur à 110 %, la fibre nationaliste ravivée mais aussi \u2014 et c'est ça le miracle et le paradoxe \u2014 réconciliée avec les Anglos : du moins ceux de Montréal.Quant au hockey, Maurice Richard avait tort de dire que ce n'était qu'un jeu.En 1955, au plus fort du drame qui a dérapé et dégénéré en émeute, le hockey était plus qu'un sport, qu'un jeu et qu'un divertissement.C'était un carburant social et le seul lieu d'expression d'une nécessité de changement.Maurice Richard ne l'avait jamais vraiment compris ou du moins n'a pas voulu le comprendre parce que c'était sans doute un poids trop énorme à porter sur ses épaules.Aujourd'hui, Maurice Richard serait peut-être heureux d'apprendre que ses volontés ont fini par se réaliser et que le hockey n'est que du hockey.Tant mieux pour ceux qui aiment cela.Pour ma part, je préfère le cinéma.Aubout d'une heure et des poussières, mon compteur intime avait abandonné lasoustraction.Émue, subjuguée et éblouie par lamiseen scène de Charles Binamé, par le jeubrillant de Roy Dupuis et de son acolyteanglophone Stephen Mc Hattie et par le scénarioàlafois pudique et ingénieux de Ken Scott, jenevoyais plus passer le temps.Nézet-Séguin, meilleur que son orchestre 21 h Points chauds Grippe aviaire : sommes-nous prêts?19h30 M'as-tu lu?Avec Pierre Harel telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 18h30 Ramdam Sauvons Télé-Gamines! Animation : François Bugingo Réalisation-coordination : Simon Girard 3352756A CLAUDE GINGRAS L'Orchestre Métropolitain et son jeune chef Yannick Nézet-Séguin complétaient hier après-midi leur cycle Beethoven monté pour le 25e anniversaire de l'orchestre.Neuf symphonies, quatre concerts, trois jours.et deux salles, rappelons-le.Au moment où paraîtront ces lignes, Nézet-Séguin sera déjà rendu sous d'autres cieux, et sans doute pour d'autres conquêtes.Dans cinq ans sera terminé son contrat au Métropolitain et je prédis qu'il le quittera, s'étant fait offrir \u2014 il aura alors 35 ans \u2014 un orchestre et une salle vraiment dignes de son génial talent.Le « week-end Beethoven » (pour citer la publicité) revenait hier à son boiteux point de départ de vendredi, Maisonneuve, après un glorieux samedi passé à Wilfrid-Pelletier.Ce quatrième et dernier programme groupait les 8e et 4e Symphonies (dans cet ordre) et, après l'entracte, la célèbre 5e.La formation de 56 musiciens sonnait mieux cette fois \u2014 dans son ensemble, en tout cas.La nervosité du premier soir avait disparu et la fatigue accumulée ne laissa pas trop de traces, si l'on excepte quelques cas isolés comme celui- ci : habituellement la perfection incarnée, Michel Bettez reçoit 9 sur 10 pour son trait de basson au finale de la 4e Symphonie.En fait, un seul problème persiste : les cuivres.Les deux cors écrasent leur vibrant appel de trois notes au début du 3e mouvement de la 5e Symphonie et les trompettes sont continuellement stridentes.Dirigeant tout de mémoire et faisant toutes les reprises sans exception, après avoir ouvert chaque concert par une présentation claire et succincte de chaque symphonie, Nézet-Séguin, seul à maintenir la plus grande forme du commencement à la fin, ne laissa jamais l'intérêt faiblir.Malgré les accidents de parcours, il fit toujours jouer son orchestre avec expression et celle-ci était généralement la bonne, c'est-à-dire souriante dans les 4e et 8e Symphonies et magistralement tendue dans la 5e couronnée par un finale d'une agitation extrême.Quelques nuances nouvelles de tempo et d'articulation sont sans doute reliées à l'utilisation de la nouvelle édition de Jonathan Del Mar publiée chez Bärenreiter, quoique, dans la 5e, le très écourté point d'orgue qui suit les trois fameuses notes du début ne s'explique pas puisque le même dessin se retrouve dans Bärenreiter et dans la vieille édition Eulenburg.Par contre, le tempo inhabituellement rapide adopté pour le Scherzo (3e mouvement) de la 4e est celui de Bärenreiter : « Allegro molto e vivace ».Eulenburg indique simplement « Allegro vivace ».Nézet ayant clairement indiqué qu'il choisissait Bärenreiter, il ne fallait donc pas reproduire l'ancien tempo dans le programme-souvenir, magnifique au demeurant.En fin de concert, la foule fit un véritable triomphe au chef et à l'orchestre pendant qu'on apportait des fleurs pour chacun des musiciens.Radio-Canada diffusait le concert en direct, dans le cadre d'une longue émission spéciale de François Dompierre.Dans la salle, de nombreux visages connus, et des milieux les plus divers : le père Fernand Lindsay, Diane Dufresne, Jacques Corriveau.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Yannick Nézet-Séguin.Quatrième et dernier concert de l'intégrale des neuf Symphonies de Beethoven.Hier après-midi, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Programme : Symphonie no 8, en fa majeur, op.93 (1812) Symphonie no 4, en si bémol majeur, op.60 (1806) Symphonie no 5, en do mineur, op.67 (1805-07) Offert en librairie et sur www.cyberpresse.ca/librairie Plus de 300 photos de Montréal et de ce qui l'anime Vingt témoignages de Français établis dans la métropole Français de Montréal 3354754A 3361960 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Yannick Nézet-Séguin en pleine action « beethovénienne » hier après-midi. ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE ANDRÉ Devinez lequel des quatre s'appelle André.Un groupe nommé André 66e édition du Concours OSM Deux sur trois ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK Cherchez l'intrus dans l'énumération suivante: Meggie, Wilfred, André, Marie-Élaine, et Corneliu.André est le seul artiste de la liste à ne pas être issu de Star Académie, école d'où les artistes sortent sans patronyme.André n'est pas un interprète pratiquant l'athlétisme vocal.Il n'est pas interprète tout court.André, c'est un groupe.Les auditeurs de CISM, la radio de l'Université de Montréal, connaissent bien André.Yolande Wong, comme Hawaïenne des Trois Accords, a abondamment tourné sur ces ondes parallèles.Ce n'est pas le seul trait commun entre les deux groupes.Dans le sous-sol de Carlos, deuxième minialbum d'André, est paru en même temps que la version initiale de Gros Mammouth Album.Tous deux ont un penchant pour l'absurde et la dérision.« On partage certaines influences, comme Paul et Paul, mais on a aussi décidé dès le début d'être plus introspectifs », précise Louis Therrien-Galasso, l'un des chanteurs du groupe, joint la semaine dernière en Gaspésie, où le groupe donnait des spectacles et chassait les fruits de mer.André, complété par Maxime Philibert, Frédérick St-Onge et.André Papanicolaou, a un air de famille avec Les Trois Accords.La ressemblance tient essentiellement aux textes loufoques.La différence, c'est qu'André ne nie pas que son goût pour la dérision se veut un pied de nez à l'état de la musique et une foule d'autres petites choses.« On utilise l'absurde et la dérision pour parler de choses qui nous touchent, confirme Louis Therrien-Galasso.Si quelque chose nous fâche, on aime mieux en rire.Dans ce qu'on fait, il y a une certaine désillusion par rapport à la société, à la musique qui se fait ou aux relations amoureuses.» Électro-Lise serait donc, dans une certaine mesure, une critique de la radio commerciale.Mettons qu'il faut le savoir pour en saisir l'aspect éditorial.« Des fois on veut être plus direct, mais pas dans ce cas-là », assure le bassiste.André est à l'aise dans ce mode de communication décalée.Si on ne comprend pas toujours où ces joyeux lurons veulent en venir, ils possèdent un sixième sens pour dénicher des mélodies qui collent au fond de l'oreille.Impossible de se débarrasser des airs de Yolande Wong, Louise ou Station balnéaire, même après une seule écoute.Soyez averti si vous songez à assister au spectacle présenté vendredi au Théâtre Plaza.Leloup, là c'est vrai Me fiant aveuglément à la date annoncée par Audiogram, j'annonçais il y a deux semaines la sortie de la compilation de Leloup.Les plans ont changé, comme ça arrive si souvent dans ce milieu.Là, c'est vrai de vrai.Je joue de la guitare sera en magasin demain.GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE La série Les Dimanches en musique de l'OSM s'augmentait hier après-midi de la prestation des lauréats du Concours OSM Standard Life dévoilés vendredi soir, et consacré à trois groupes d'instruments, soit les bois, les cuivres et les percussions.En plus d'y entendre des pages symphoniques relevées de Richard Strauss, on y a entendu deux musiciennes très prometteuses dans des concertos qu'elles avaient joués à l'épreuve finale.Deux lauréats, donc, plutôt que trois dans autant de catégories, puisque le premier prix chez les cuivres n'a pas été décerné.La chose n'est pas rare, mais elle est éloquente.Personne, même talentueux, ne méritait de figurer en tête dans la catégorie des cuivres, même si le trompettiste de Québec, Robin Doyon, en deuxième place, a raflé plus de prix que tout autre concurrent, soit trois sur les vingt octroyés.Les deux lauréates de Québec qui se sont produites avec l'OSM étaient, chez les bois, la flûtiste Chloé L'Abbé, 23 ans, et chez les percussions, Anne-Julie Caron, 25 ans, qui fut par ailleurs Prix d'Europe en 2004.Le jury était présidé par le clarinettiste James Campbell.Récipiendaires des premiers prix dans leurs catégories, Chloé L'Abbé et Anne-Julie Caron reçoivent toutes deux une Bourse Standard Life de 5000 $, en plus de recevoir le prix du Centre des Arts de Banff, soit un stage de perfectionnement.De son côté, Chloé L'Abbé remporte le prix pour la meilleure interprétation d'une oeuvre canadienne avec la Sonate pour flûte et piano de Lorraine Desmarais.Idem pour Anne-Julie Caron dans sa catégorie avec Lyrics for solo marimba de David Jaeger, en plus de mériter le prix de la meilleure interprétation d'une oeuvre, tous styles confondus, avec Time for Marimba de Minoru Miki.Le concert qui suit la remise des bourses est marqué par les deux extrêmes : une première partie en formation de chambre avec des oeuvres contemporaines plutôt dépouillées (Jacques Hétu et Krysztof Penderecki), et après l'entracte, deux grandes fresques orchestrales de Richard Strauss où l'OSM est augmenté à plus de 90 musiciens.Les 20 minutes du Concerto pour marimba, vibraphone et cordes de Jacques Hétu montre la soliste très précise et attentive, avec ses deux baguettes dans chaque main, très juste et en parfait synchronisme avec l'orchestre.L'oeuvre est plutôt stellaire et évanescente, et les formules et séquences ne sont pas sans redondances.Mais si ce concerto offre peu d'occasions pour Anne-Julie Caron de briller, il y a là tout pour convaincre l'auditeur de sa maîtrise de l'instrument, des longs crescendos au deuxième mouvement, jusqu'aux infimes effets étouffés, et aux jeux d'octaves en hoquet.Chloé L'Abbé a choisi plus hermétique et plus virtuose avec le Concerto pour flûte et orchestre de chambre de Penderecki, où l'OSM s'augmente de percussions, vents et cuivres.Ce sont 21 minutes d'alternance entre rythmes syncopés, dissonances et accalmies, au fil des six mouvements enchaînés, où la flûtiste soliloque avec chacune des sections du petit orchestre.Sauts d'octaves, intervalles périlleux, souffle nuancé, le tout sonne comme si un oiseau blessé et terrorisé sombrait dans une forêt dense aux rares éclaircies.avec au final, un rayon de lumière.Habile soliste et musique fascinante.Le chef israélien Asher Fisch a fait littéralement briller l'orchestre avec le poème symphonique Don Juan, op.20, suivi de la suite de valses pour orchestre Le Chevalier à la rose, op.59 (Première suite de 1944) de Richard Strauss.On trouve plusieurs parentés dans les deux oeuvres composées à plus de 30 ans d'intervalle.Chevauchées orchestrales pour Don Juan, valses déjantées pour Le Chevalier, mais même écriture touffue et rythmique dont nous a comblés l'OSM avec cette écrasante sonorité (bravo aux cuivres !) et cette subtilité dans les nuances.Voilà un chef qui dirige, avec un plaisir agissant, un orchestre qui répond au meilleur de ses capacités.L'élan, la cohésion des différentes sections, les liens parfois ténus entre les différentes parties aux métriques changeantes trouvaient partout un geste et une direction aux mains d'Asher Fisch, déjà entendu à l'OSM dans Dukas, Debussy, Wagner et Beethoven.D'ailleurs, l'ouverture de Fidelio, d'abord prévue, a été retirée du programme.Les oh ! déçus du public sont vite devenus ovation et bravos.À réinviter assurément.CETTE SEMAINE Sur les tablettes > System OfADown : Hypnotize > Isabelle Boulay : Du temps pour toi \u2014 Live à l'Opéra de Paris > Corneille : Les Marchands de rêves > Pierre Harel : Rock ma vie > Artistes variés : Café Méliès 4 > Jean Leloup : Je joue de la guitare > Pagliaro : Pagliaro live à Québec > Interpol : Remix > Cocteau Twins : Lullabies to Violaine > Maharajah : Décroise les yeux > Jérôme Minière : Chez Herri Kopter Live au Grand héâtre de Québec > Michael Bublé : Caught In the Act > Enya : Amarantine > Fort Minor : The Rising Red > Scott Strapp : The Great Divide > Artistes varies : Big Boi Presents.Got Purp ?Vol.2 Sur les planches > Barenaked Ladies, lundi au Théâtre Saint-Denis > Jonathan Painchaud, lundi au Cabaret Music Hall > Sarah Harmer, lundi et mardi au Lion d'or > Tous les garçons, mercredi au Cabaret Music Hall > Hearts Of Palm, jeudi au Medley > Les Bruns + 1 + 1, jeudi au Va-et-Vient > Jérôme Minière Chez Herri Kopter, jeudi à La Tulipe > Styrofoam, vendredi à la Sala Rossa > The Musical Box, vendredi au Centre Bell > André, vendredi au Théâtre Plaza > Paul Cargnello&The Frontline, vendredi au Va-et-Vient > Jeunes musiciens du monde, vendredi au Métropolis > Catherine Major, vendredi au Cabaret Music Hall >Mia Verko, vendredi aux Foufs > John Legend, samedi au Métropolis > U2, samedi au Centre Bell > Les Chiens, samedi au Va-et-Vient FLASH Marie-Nicole Lemieux emballe Paris Comme à chacune de ses rares visites à Paris, la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux a emballé la critique parisienne avec son « timbre splendide» et son « intonation capiteuse ».La chanteuse de 29 ans n'est pas encore très connue du grand public français, mais les connaisseurs de musique ont déjà repéré son talent.Ils savent, comme l'a noté Le Monde, que cette « grande et riche voix habille le noyau du texte d'une gangue de chair vocale et sait varier les couleurs psychologiques ».La semaine dernière, Marie- Nicole Lemieux était sur la scène du Théâtre de l'Athénée, pour interpréter des mélodies françaises de Debussy, Reynaldo Hahn, Ernest Chausson et Georges Enesco regroupées dans L'Heure exquise, enregistrée avec le pianiste Daniel Blumenthal.Il s'agit là d'un disque « très réussi », a souligné Le Monde, et qui montre, que la chanteuse « n'est pas uniquement une spécialiste du baroque », a ajouté Le Figaro.Selon le quotidien, Marie-Nicole Lemieux est « l'une des plus belles voix de contralto de la scène ».SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine Palmarès des ventes au Québec 2 Il Divo Ancora 3 James Blunt Back To Bedlam 5 Diana Krall Christmas Songs 6 Various Get Rich Or Die Tryin' 8 Crazy Frog Crazy Hits 10 Black Eyed Peas Monkey Business 12 Kate Bush Aerial 13 Various Danseplus 2006 15 Rod Stewart Great American\u2026Vol.4 16 Nickelback All The Right Reasons SD CS 1 Variés Star Académie 2005 2 Céline Dion On ne change pas 3 Variés Claude Léveillée 4 Pierre Lapointe Pierre Lapointe 5 Famille Dion Party des fêtes 6 Variés Les Fans Chantent Noël 7 Marc Déry La Figure 8 Les Cowboys Fringants La Grand-Messe 9 Marie-Chantal Toupin Non négociable 10 Dobacaracol Soley La famille Dion PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Kate Bush PHOTO FOURNIE PAR EMI MUSIC CANADA THÉÂTRE EN BREF ÈVE DUMAS Reprise du Professionnel Le Groupe de la Veillée reprend son succès de la saison dernière, Le Professionnel, de Dusan Kovacevic.Un cadre de l'édition reçoit la visite inopinée de son «ombre», un agent qui consigne chaque minute de sa vie depuis 20 ans.«Un certain sourire illumine ce spectacle.Une ironie fine, pétillante, due à la fois aux transitions narratives qui tamisent la gravité du propos et aux réactions de l'écrivain devant l'absurdité (le mot est lâché) de sa situation.L'intériorité fébrile, la fragilité de Gabriel Arcand offrent un riche contraste avec la bonhomie et l'énergie d'Onil Melançon et, à eux deux, ils extraient de leurs personnages l'humanité que la teneur politique de cette pièce pourrait masquer», écrivait Anne- Marie Cloutier, en janvier dernier.Au Théâtre Prospero du 22 novembre au 10 décembre.Les Mystères de Quat'Sous, suite Le Théâtre de Quat'Sous présente la deuxième tranche de son feuilleton théâtral en cinq épisodes.Inspirés du passé de la maison de la rue des Pins, Les Mystères de Quat'Sous raconte la vie d'une jeune femme sauvée des eaux par un monstre.Le deuxième épisode, toujours signé Pascal Brullemans et créé par une équipe de seize personnes, nous sert l'arrivée au Québec de l'héroïne, Shiraz.Les 25 et 26 novembre à 23h, le 27 novembre à 19h.Réservations: 514 845-7277.L'AQT stabilise ses finances L'Académie québécoise du théâtre a réussi à reporter un déficit de 150 000 $ grâce à un plan de financement tripartite.Investissement Québec et le Réseau d'investissement social du Québec (RISQ) ont fait un prêt de 50 000$ chacun, à condition que l'AQT amasse de son côté un montant équivalent.À ce jour, le milieu du théâtre (Union des artistes, compagnies et individus) a contribué 45 000 $.Il ne manque donc à l'AQT que 5000 $ pour respecter les conditions posées par les deux organismes.(Avis aux intéressés!) Une fois sa situation financière stabilisée, l'Académie pourra reprendre les activités qu'elle avait dû mettre sur la touche, dont le portail www.theatrequebec.com et son plan de développement de la clientèle de théâtre partout au Québec.La 12e Soirée des Masques se tiendra le 18 décembre (plutôt qu'en février, comme c'était le cas les années passées), sous la direction de René Richard Cyr.Rencontre autour d'Antigone Lorraine Pintal et Marie-Claire Blais seront à l'UQAM mercredi, dès 12H45, pour causer traduction théâtrale.La directrice du TNM met en scène la pièce Antigone de Sophocle, adaptée par la romancière, à partir de la version du poète irlandais Seamus Heaney.La rencontre aura lieu au Pavillon Judith-Jasmin, dans le foyer du Studio-théâtre Alfred- Laliberté (405, rue Sainte-Catherine Est).Entrée libre.Renseignements: 514 987-4116.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© La comédienne Jacinthe Laguë, dans le décor d'Antigone, au Théâtre du Nouveau Monde.JACINTHE LAGUË Ange noir ÈVE DUMAS En fin d'entrevue, Jacinthe Laguë me raconte une anecdote.Pendant plusieurs mois, elle a trimballé dans sa voiture un sac de couchage, bien décidée à en faire don.Aux premières morsures du froid, elle a sorti le sac de sa valise et l'a remis à un sans-abri qui grelottait sur un coin de rue.Celui-ci a levé les yeux et lui a dit : « Vous êtes un ange noir ».Mais de qui parlait- il au juste ?De Jacinthe Laguë ou d'Antigone, le personnage qui habite la comédienne depuis plusieurs mois et qu'elle s'apprête à incarner sur la scène du TNM ?Si l'on se fiait uniquement aux apparences, on dirait que Jacinthe Laguë est l'incarnation même de la pureté.Elle pose sur vous un regard pénétrant, à la fois candide et fasciné.Ce regard lumineux s'obscurcira un temps pour révéler l'obstination et l'ardente détermination d'Antigone, symbole de l'innocence sacrifiée s'il en est un.Un parcours stable et continu a mené la comédienne à ce premier rôle-titre sur la scène du TNM.L'institution l'a embauchée dès sa sortie de l'École nationale de théâtre, en 1999, dans L'Odyssée.Sur la même scène, on a pu la voir dans L'Avare, Tristan et Yseult et Kean.Elle a joué pour la compagnie de théâtre documentaire Porte Parole (2000 questions) et au Théâtre d'Aujourd'hui (Floes).Cet hiver, la comédienne foulera deux fois la scène d'Espace Go, d'abord dans La Robe de mariée de Gisèle Schmidt, une production du Théâtre PàP, et ensuite dans Désordre public.Ses expériences cinématographiques se limitent à un film d'art de Phyllis Katrapani (Home) et au long métrage Elles étaient cinq, dans lequel elle tenait le rôle de Manon Cloutier, qui lui a valu des nominations aux prix Jutra et aux Génie.Ces honneurs ne semblent pas, pour l'instant, avoir suffi à faire déferler sur elle les propositions de rôles au grand écran.Mais la comédienne ne s'en plaint pas.Elle affiche une sérénité hors du commun face à son avenir.«Je suis bien entourée », laisse-t-elle tomber, en parlant de sa famille.La famille dans laquelle elle est venue au monde n'est sans doute pas la plus traditionnelle des maisons québécoises.Bien que francophones, sa mère musicienne et son père scientifique ont décidé d'élever leurs trois enfants (deux garçons, une fille) dans la langue de Shakespeare.Ils auraient tant souffert de leur immersion soudaine en milieu anglophone qu'ils ont décidé d'éviter cet inconfort à leur progéniture.Les deux frères de Jacinthe Laguë sont nés aux États-Unis, tandis que papa terminait son doctorat.Lorsque la famille est rentrée au Québec, elle s'est établie dans le West Island, où il n'était pas question de vivre paisiblement dans la langue de Molière.Après un long parcours musical, au violon comme au piano, la jeune artiste a bifurqué vers le théâtre parce qu'elle souhaitait véhiculer idées et émotions par le verbe, faire résonner les mots plutôt que les notes.Elle a suivi le programme d'art dramatique du cégep John Abbott pendant trois ans.Au terme de ces études, elle a décidé de pratiquer le métier d'actrice en français, ce qui l'obligea à suivre des cours de langue intensifs.C'est au premier tour qu'elle fut admise à l'École nationale de théâtre.Elle n'avait pas encore son diplôme en main lorsque Dominic Champagne l'a remarquée pendant un «show de chant ».Il lui a offert le rôle de Calypso, dans L'Odyssée.C'était parti ! Aujourd'hui, Jacinthe Laguë sent que ses précédentes expériences sur la scène du TNM l'ont bien préparée à ce grand affrontement qui l'opposera à l'intraitable roi Créon (Vincent Bilodeau), dont Antigone méprise les ordres afin d'offrir une sépulture à son frère Polynice, mort devant Thèbes.« Cela me permet d'être plus présente et disponible aux facteurs inconnus de la production.» Par chance, cette Antigone n'est pas un exercice de tâtonnements, mais une recréation.Lorraine Pintal a étrenné sa mise en scène au Abbey Theatre de Dublin, en 2003.C'est là qu'elle est tombée amoureuse de l'adaptation de Seamus Heaney.Pour le TNM, elle a confié les mots du poète irlandais et Prix Nobel de la littérature à Marie-Claire Blais.« La langue est très moderne, déclare Jacinthe Laguë.On dirait qu'elle intensifie la tragédie.J'ai d'abord été en contact avec l'adaptation de Seamus Heaney, qui est écrite dans une langue très sèche, crue, directe.C'est de la grêle.La version de Marie-Claire Blais est un orage ravageur et abondant.Elle a toute la rondeur de la langue française mais demeure aussi forte que l'anglaise.» Si L'Antigone de Heaney-Blais, d'après celle de Sophocle, nuance la manière dont l'histoire est livrée, elle n'altère pas le personnage qui, au demeurant, est inaltérable.« Antigone, c'est un trait.C'est la marche d'une jeune fille d'un pas décidé vers la mort.À l'intérieur de ce sillon, on peut apporter toutes les nuances qu'on veut au personnage, mais il ne faut pas déborder ni passer à côté.C'est une amoureuse et une orgueilleuse, mais elle n'a pas douze couleurs d'amour et d'orgueil.She's a toughy ! », conclut-elle, dans sa langue maternelle.ANTIGONE, au TNM, du 22 novembre au 17 décembre SEEDS Le germe de la discorde ÈVE DUMAS CRITIQUE Entre 1998 et 2004, un fermier de la Saskatchewan, Percy Schmeiser, s'est battu contre la multinationale biotechnologique Monsanto, qui l'accusait d'usurpation de brevet pour l'utilisation illégale d'un semis de canola génétiquement modifié.La cause a été reprise par tous les médias nationaux et internationaux.Voici qu'elle fait l'objet d'une pièce de théâtre documentaire de la compagnie Porte Parole.Annabel Soutar, directrice artistique et auteure attitrée de la compagnie, aurait pu faire carrière comme journaliste, essayiste, documentariste (ce qu'elle est un peu, finalement), mais elle a choisi le théâtre.Depuis 1999, Porte Parole s'est penchée sur la politique (Novembre), sur le monde des finances (2000 questions), sur le milieu de la santé (Santé !), sur l'expérience d'immigrés algériens installés au Québec (Montréal la blanche).Ses spectacles étaient autrefois bilingues, mais Seeds se donne en anglais seulement.On voudra bien maîtriser la langue de Shakespeare pour assister à ce spectacle très étoffé, extrêmement bien documenté, mais parfois aride comme les grandes plaines canadiennes et complexe comme un ouvrage de génétique moderne.Contrairement à Michael Moore ou à Paul Arcand, Annabel Soutar ne prend jamais vraiment parti dans cette histoire, préférant faire briller tous les côtés de la médaille.Il eût été facile de diaboliser la grosse multinationale américaine \u2014 celle-ci, au demeurant, est loin d'être exonérée par la pièce \u2014 et de faire du fermier septuagénaire une pauvre victime du système, comme l'ont fait plusieurs médias et groupes d'activistes qui se sont emparés de la cause.L'auteure, elle, amène toutes les nuances possibles à l'épineux dossier et laisse le spectateur juger par lui-même.Sur deux heures, elle fait intervenir une quarantaine de « personnages » (avocats, scientifiques, journalistes, voisins, etc.), interprétés par six acteurs seulement.Il arrive qu'une certaine confusion s'installe, mais les conventions établies par le metteur en scène Greg Kramer nous permettent finalement de bien repérer les personnages selon leur accent, l'espace qu'ils occupent sur la scène ou un accessoire qui leur est propre.À l'exception de Percy Schmeiser (Chip Chuipka), les acteurs portent tous une toge, qu'ils appartiennent ou non au corps juridique.On y verra peut-être une manière de rappeler au public qu'il est beaucoup trop aisé de porter un jugement mal éclairé.La surabondance d'information que nous subissons quotidiennement favorise ces jugements à l'emporte-pièce et complique l'exercice de notre devoir citoyen.La vérité est devenue plus difficile à trouver qu'une aiguille dans une botte de foin.Des initiatives comme celles de la compagnie Porte Parole (je nommerais aussi Looking For a Missing Employee, pièce libanaise présentée au dernier FTA), permettent d'y voir un peu plus clair et nous rappelle encore une fois qu'il ne faut vraiment jamais se fier aux apparences.SEEDS, d'Annabel Soutar.Mise en scène : Greg Kramer.Avec : Chip Chuipka, Joel Miller, Alex Ivanovici, Jennifer Morehouse, Julie Tamako Manning et Andreas Apergis.Scénographie : Jonas Veroff Bouchard.Éclairages : Ana Cappelluto.Costumes : Dominique Guindon.Musique : Alexander Mac Sween.Au Studio du Monument-National jusqu'au 3 décembre.Entrée en scène > Un certain Stanislavski, Espace Libre, 22 novembre au 17 décembre > Antigone, Théâtre du Nouveau Monde, 22 novembre au 17 décembre > Le Professionnel, Théâtre Prospero, 22 novembre au 10 décembre > Les Bonobos, Théâtre La Chapelle, 24 novembre au 4 décembre > Wigwam, Maison Théâtre, 24 novembre au 5 janvier > Les Mystères de Quat'Sous, Théâtre de Quat'Sous, 25 au 27 novembre > L'Armoire, Théâtre Outremont, 27 novembre ARTS ET SPECTACLES Le libraire Henri Tranquille s'éteint à 89 ans JOCELYNE LEPAGE Henri Tranquille, Monsieur Livre, n'est plus.Le libraire est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 89 ans à l'hôpital Saint-Charles-Boromée.Mais encore cette semaine il se retrouvait au Salon du livre de Montréal, son salon, pour participer à une rencontre, jeudi après-midi, avec Gilles Archambault, Yves Beauchemin et Jean-Claude Germain.« Ce fut l'une de ses rares sorties depuis un an, disait hier son biographe, Yves Gauthier, joint par La Presse.C'était une rencontre autour de sa biographie (Monsieur Livre, Henri Tranquille, Septentrion) .Il était rayonnant.Même jubilant.Il a fait des dédicaces, les gens le reconnaissaient.Il aimait son public et son public l'aimait.Ce fut un fantastique après-midi pour lui.Il a connu une belle année aussi.Après avoir passé sa vie dans les livres, il s'est retrouvé vraiment dedans.Le lancement de la biographie s'est fait dans la nouvelle Bibliothèque nationale, il en était très fier.» Comme beaucoup de jeunes des années soixante, Yves Gauthier a connu Henri Tranquille alors qu'il était collégien.C'est Henri Tranquille qui lui a fait découvrir la littérature.Même chose pour Yves Beauchemin, et plus encore.« Dans les années soixante, la Librairie Tranquille était une institution, dit le romancier.Le libraire était haut en couleur, il nous en imposait.Il était imbibé de littérature.Il avait lu tout ce qui se trouvait dans sa librairie et se vantait d'être passé au travers 2000 textes de pièces de théâtre.Il connaisssait tous les titres avec les numéros correspondants dans la collection Livre de poche.La littérature était toute sa vie.La frontière entre la littérature et la vie était mince dans son cas.« C'est grâce à lui si je suis devenu écrivain, poursuit Beauchemin.Il a lu mes premières nouvelles.Puis mon premier roman, qui avait été refusé par bien des éditeurs.C'est lui qui a convaincu Alain Stanké, aux éditions La Presse, de me publier.Il aurait aimé être romancier je crois, mais il lisait trop.Il tenait le compte de ce qu'il lisait.Je crois que ça montait à 10 000 romans.On le voit, Henri Tranquille n'était pas qu'un libraire.Il était un guide.Pour les gens de la génération du cours classique (avant l'invention des cégeps), ceux qui n'avaient pas le droit de lire les livres à l'Index, une censure imposée par l'Église catholique, il fut le tuteur les guidant dans cette littérature française frondeuse, anticléricale, libre-penseure ou simplement osée, mais souvent magnifique, qui était interdite.Et sa Librairie Tranquille, située là où se trouve aujourd'hui la Place des arts ou tout près, était plus qu'une librairie, les gens de Refus global s'en souviennent sûrement.C'est dans sa librairie que le manifeste fut lancé et lu publiquement, en 1948, c'est là que furent exposés les tableaux de plusieurs artistes d'avantgarde.Françoise Sullivan, l'une des signataires de Refus global s'en souvient.La mort du librairie l'attriste dit-elle, jointe au téléphone hier.« Je me souviens qu'il y avait dans sa librairie des livres qu'on ne trouvait pas ailleurs.Je me souviens surtout des expositions, celle de Marcelle Ferron, entre autres.Je lui avais acheté une scupture faite de bas de soie et de goudron qui était superbe mais qui s'est détruite avec le temps.Je me souviens de réunions enflammées.Henri Tranquille, un intello, attirait les intellos de Montréal.Je voudrais bien lui rendre hommage.» Il n'y aura pas de funérailles pour Henri Tranquille.Mais peut-être une rencontre intime, sa fille Gisèle n'a encore rien décidé.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© L'auteur salvadorien Horacio Castellanos Moya était invité au Salon du livre.Trois de ses romans ont été traduits et publiés à Montréal.Horacio Castellanos Moya L'homme armé d'un crayon JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE El Salvador, enclave d'Amérique centrale, a existé le temps d'une guerre civile dans les années 80.Depuis le plan de paix de 1991, le pays de cinq millions d'habitants n'intéresse plus les journaux du monde.«Sauf quand il y a un tremblement de terre», ironise l'écrivain Horacio Castellanos Moya, invité au Salon du livre.Sujet central de son oeuvre, en particulier des trois petits romans traduits et publiés à Montréal, El Salvador fait donc parler à nouveau de lui.En bien et en mal.Le temps de ces trois romans, inspirés et dévastateurs, Horacio Castellanos Moya est devenu, dans la francophonie du moins, incontournable.Ses forces: une plume agile, un ton macabre et haineux et, surtout, un rythme effréné lié au choix du monologue.«Désormais, il existe un excellent romancier salvadorien », lisait-on dans le Libération, supplément Livres, du 16 juin 2005.Ces trois livres (Le Dégoût, La Mort d'Olga Maria et L'Homme en arme) ont plus d'un point commun.Dont celui de se dérouler dans le même espace-temps: El Salvador, années 90.Un Salvador décrit avec une mauvaise mine, marqué par le crime organisé et le manque de culture.«Je n'ai jamais pu accepter, dit le très volubile narrateur du Dégoût, alors qu'il existe des centaines de pays, que ce soit dans le pire de tous, dans le plus stupide, le plus criminel des pays, qu'il me soit revenu à moi de naître.» Le succès de ce portrait pas très gai d'une nation a quelque chose de montréalais.Dans leur traduction française, les trois fictions portent les numéros 14, 24 et 31 de la maison québécoise Les Allusifs.Et la voix du Dégoût est celle d'un Salvadorien exilé à Montréal.Un hasard, selon l'écrivain, qui assure que sa présence au Salon du livre est son véritable premier séjour chez nous.«J'écris de petits livres et ça s'adonne que c'est la spécialité des Allusifs.Ça s'adonne aussi que Brigitte (Bouchard, directrice de la maison d'édition) aime mon oeuvre », dit l'écrivain qui a vécu à un moment de sa vie à Toronto.Et pourquoi ce personnage montréalais?» Il y a eu une première vague de Salvadoriens qui ont émigré dans les années 60 et 70.Et plusieurs se sont installés à Montréal.» Écrivain salvadorien?Horacio Castellanos Moya préfère l'épitaphe «auteur de langue castillane» à une étiquette liée à une «frontière arbitraire».Puis l'homme n'a pas le pied stable.Né à Tegucigalpa (Honduras), formé à San Salvador, il a exercé le journalisme à Mexico et au Guatemala.Et habite aujourd'hui Francfort, grâce à une bourse de création.À lire son oeuvre, cet apatride semble plein de rancoeur pour un pays qui l'a menacé de mort.Robocop, le personnage au coeur du polar L'Homme en arme, est un ancien membre d'un escadron sanguinaire.Il ne sait que tuer.À un moment, il prend le reste de la cervelle de sa victime et l'étend sur le visage.«San Salvador est horrible et les gens qui y habitent sont pires encore, c'est une race pourrie» (Le Dégoût) Castellanos Moya dit ne pas agir par esprit de vengeance.Et confie que la réalité est plus violente que celle qu'il peint.Il n'écrit pas dans le but de dénoncer un système, ni dans l'espoir de le faire changer.Son oeuvre, son arrivée même à la littérature, repose sur un besoin personnel de libérer des voix, «des blessures», qui hantent sa mémoire.C'est pourquoi, dit-il, il est un écrivain intuitif.En journaliste, politique, il vit dans la réalité, écrit à partir d'enquêtes minutieuses.En romancier, il est à l'écoute de son for intérieur.Comme son Robocop.Bien sûr, avec une autre arme, sa plume.Mieux, avec un crayon bien aiguisé.«J'écris à la main.Et si je peux à la mine, encore mieux.J'aime aiguiser mon crayon.Ça me donne un rythme, dit celui qui mène deux carrières parallèles.Un article de journal, je ne l'écrirais jamais à la main.Et, pour moi, ça ne peut s'écrire que le soir.Comme écrivain, je travaille le matin.» Son style essoufflant, il le puise là, dans la spontanéité des voix secrètes.Ses monologues sont comme une pensée secrète qui s'exprime.Et qui s'arrête au bout d'une course à 100 miles à l'heure.D'où cette fascination pour le roman court.«Je suis un sprinter», dit-il.Et prolifique.En mai, Les Allusifs publieront, en quatre ans, un quatrième Castellanos Moya.Heures d'ouverture : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h Lundi 9 h à 16 h Adultes 6 $ Aînés 4 $ Étudiants 4 $ La lecture en cadeau Offrez un livre neuf à un enfant Garderie et Halte poussette sur place Programme complet sur salondulivredemontreal.com 10 grands prix littéraires ! 150 activités culturelles ! PLACE BONAVENTURE Tous les visages du livre se dévoilent au Salon 3358575A PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE© Le libraire Henri Tranquille s'est éteint dans la nuit de samedi à dimanche, à l'âge de 89 ans.EN BREF Un Monet vendu 560 000 $ Une huile sur toile de la série des falaises du peintre français Claude Monet, Falaise près de Dieppe, a été vendue aux enchères 560 000 $ US dimanche après-midi, à Rouen.Sa mise à prix était de 490 000$ US.Ce tableau, qui appartenait depuis un demi-siècle à un collectionneur de la région de Dieppe, a été vendu par téléphone à un acheteur de La Nouvelle-Orléans.Avant les enchères, le commissaire-priseur Bernard d'Anjou avait affirmé que deux Américains, un Russe et deux Anglais fortunés étaient intéressés par ce tableau.Peint en 1895, Falaise près de Dieppe, de 65 cm de haut sur 100 cm de large, était mis aux enchères à l'Hôtel des ventes des Carmes de Rouen.Agence France-Presse Harry Potter ranime le box office Harry Potter et la coupe de feu, le quatrième épisode des aventures du personnage créé par la romancière britannique J.K.Rowling, a rempli ce week-end le contrat magique qu'espérait Hollywood, en réalisant 101,4 millions de recettes en trois jours.Ce résultat le classe à la quatrième place des records du box-office de toute l'histoire du cinéma, d'après Exhibitor Relations.Harry Potter et la coupe de feu a réalisé ce remarquable résultat malgré un lourd handicap.Il était interdit au moins de 13 ans non accompagnés, en raison de quelques scènes jugées violentes.Agence France-Presse "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.