La presse, 9 janvier 2006, D. La Presse affaires
[" LE CHIFFREDU JOUR Les actions japonaises, portées notamment par les valeurs technologiques, pourraient tester le seuil des 16 500points cette semaine à la Bourse de Tokyo.Vendredi, le Nikkei a fermé à 16428,21 points, son plus haut depuis septembre 2000.Source Agence France-Presse De l'argent avec des ordures C'est au Québec que se trouve l'un des chefs de file nord-américains en matière d'équipements de collecte de déchets et de matières recyclables.PAGE 3 Métier : chasseur de têtes Dans les années 80, à peine 10%des sociétés faisaient affaire avec des chasseurs de têtes pour embaucher la perle rare.PAGE 5 GESTION D'AUJOURD'HUI Trois «A» guident la vie d'Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.PAGE6 LA PRESSE lapresseaffaires.com M O N T R É AL LU N D I 9 J A N V I ER 2 0 0 6 LES VOITURES ÉCONOMES SOUS LES PROJECTEURS UNE QUARANTAINE DE NOUVEAUX MODÈLES FONT LEUR APPARITION AU SALON DE DETROIT PAGE 2 Pied de nez aux banques Desjardins s'apprête à vendre de l'assurance dans les caisses en Ontario MARTIN VALLIÈRES TORONTO Desjardins veut grossir en Ontario avec ce qu'il fait depuis des années au Québec : vendre de l'assurance directement dans les caisses populaires de la province la plus populeuse au Canada.Et si le gouvernement ontarien confirme très bientôt un projet législatif en ce sens, Desjardins pourrait même devancer les banques torontoises dans leur principal marché, l'Ontario, alors qu'elles attendent la permission du fédéral pour vendre de l'assurance en succursale.« C'est un élément parmi d'autres qui attisent nos ambitions en Ontario », a admis Jean-François Chalifoux, vice-président à Toronto de Desjardins Assurances générales, une importante filiale d'assurances (auto, habitation) du géant coopératif québécois.« Mais le plus important pour nous en Ontario, c'est de pouvoir offrir au million de membres de caisses populaires et de credit unions, dont 250 000 chez les affiliés à Desjardins, des produits d'assurance comparables à ceux offerts à nos cinq millions de membres au Québec », a expliqué M.Chalifoux à La Presse Affaires.« D'autant qu'avec la flambée des coûts d'assurance auto et habitation en Ontario ces dernières années, bien plus forte qu'au Québec, la possibilité pour Desjardins de vendre ses produits directement dans les caisses devrait rehausser la concurrence au bénéfice des Ontariens, comme elle l'a fait pour les Québécois.» Pour le moment, cette ambition de Desjardins Assurances générales dépend de la volonté législative du gouvernement ontarien, dirigé par le libéral Dalton Mc Guinty.Mais la perspective est bonne.>Voir PIED DE NEZ en page 4 Offensive contre les sacs de plastique Quand le patron fait votre menu «En 2006, je mangerai mieux.Je mangerai moins.Je prendrai le temps de manger.» Les organisations peuvent contribuer à transformer ces résolutions en actes.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Depuis un an, la filiale en assurances collectives de l'Industrielle Alliance permet à 20 membres de son personnel de participer, durant leurs heures de travail, à une rencontre du programme Au travail de Weight Watchers.« Nous prenons cette période à nos frais, mais la flexibilité des horaires que nous accorde l'employeur est une aide précieuse.La direction des ressources humaines nous a aussi aidés à trouver un local », dit Isabelle Darv administration Assurance crédit et personne-contact pour le programme.Cette collaboration rapporte.« Depuis un an, aucun des participants au groupe n'a connu une période d'invalidité.Nous avons amélioré notre confiance en nous et ces rencontres nous ont permis de créer un groupe d'appartenance stable », note-telle.Depuis un an, Mme Darveau a perdu 42 livres, se sent plus alerte après les repas et a cessé de prendre des médicaments contre ses maux d'estomac.Le soutien aux initiatives de perte de poids est une des formes d'aide des employeurs à la saine alimentation de leur personnel.Mais c'est loin d'être la seule.>Voir PATRON en page 4 PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Metro s'est inspiré du sac de la chaîne Carrefour, de France, et du sac bleu de recyclage de la Ville de Montréal, a déclaré le vice-président au marketing, Serge Boulanger.LAURIER CLOUTIER COMMERCE DE DÉTAIL La chaîne Metro va lancer demain une offensive majeure contre les sacs de plastique, si néfastes pour l'environnement.Les supermarchés Metro et Metro Plus de même que les grandes surfaces Super C veulent carrément bannir les 65 millions de sacs de plastique qu'ils écoulent annuellement.Serge Boulanger, vice-président au marketing de Metro, a confirmé à La Presse Affaires son initiative prometteuse, qui a nécessité des mois d'efforts.Avec les partenaires Boissons gazeuses environnement (BGE) et Recyc-Québec, Metro a mis au point un sac réutilisable et recyclable.Déjà fabriqué avec du plastique recyclé, le nouveau sac de Metro peut être lavé à la machine, séché à plat, réutilisé pendant un an et recyclé par la suite.« Si on fait l'effort pour convaincre les clients d'utiliser les nouveaux sacs de Metro, on obtiendra une excellente réponse de leur part, croit Serge Boulanger.D'ici 18 à 24 mois, on éliminera tous nos sacs de plastique qui polluent l'environnement ».Metro va vendre son nouveau sac 1 $.La chaîne « ne fera pas d'argent, ça coûte 1 $, ce qui est beaucoup moins que pour un sac de coton » testé ailleurs, a assuré Serge Boulanger.Et Metro va donner 0,03$ par sac à un organisme environnemental, qui reste à choisir, a déclaré de son côté la porte-parole, Marie-Claude Bacon.Le nouveau sac a deux à trois fois la taille d'un sac de plastique ordinaire.>Voir METRO en page 4 Metro veut rendre ses clients plus verts FRANCHISE À VENDRE ?COMPOSEZ MAINTENANT LE 3371418A penser L'argent fait-il le bonheur ?UN GRAND DOSSIER À LIRE, DÈS SAMEDI PROCHAIN.3369641A LA PRESSE AFFAIRES Les initiés haut placés ont plus de chance et de flair que les investisseurs MICHEL GIRARD TRANSACTIONS D'INITIÉS Plusieurs entreprises font actuellement l'objet de rumeurs de fusion, d'acquisition ou de prise de contrôle.Les conseillers en placements Robert Hurtubise et son fils Dominic, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, en ont désigné une vingtaine dont les chances de passer de la rumeur à la réalité seraient bonnes.Sur quoi se basent-ils pour lancer un tel pronostic ?Sur les importantes transactions d'achat d'actions qui, selon une batterie de critères, sont effectuées par certains initiés des compagnies visées, soit des hauts dirigeants ou des administrateurs.Le raisonnement derrière cette stratégie du tandem Hurtubise ?En termes d'investisseurs hautement informés et aguerris, qui peut-on trouver de mieux placé que les initiés qui achètent des blocs importants d'actions?Si des initiés investissent 500 000 $ ou plus dans l'achat d'un bloc d'actions.c'est fondamentalement parce qu'ils pensent réaliser un coup d'argent.Mais on parle ici de transactions qui peuvent avoir été réalisées longtemps avant que la fusion, l'acquisition ou la prise de contrôle ait lieu.Aucun initié n'a le goût de se faire accuser d'avoir bénéficié illégalement d'informations privilégiées.C'est plus facile de plaider l'innocence lorsqu'il y a un délai relativement important entre les transactions des initiés et la transaction de fusion, d'acquisition ou de prise de contrôle de l'entreprise.Selon les Hurtubise, les transactions d'achat d'initiés significatives dans le cas des fusions, acquisitions et prises de contrôle peuvent avoir une durée de vie de 18 mois.Les résultats Leur méthode de sélection a-t-elle donné des résultats palpables jusqu'à maintenant?Au cours des cinq dernières années, ils ont repéré neuf entreprises qui ont fait l'objet d'acquisition après que des initiés aient acheté des gros blocs d'actions.Des exemples.En 2000, l'année où la bulle Internet a atteint son maximum.pour ensuite se dégonfler, il y a eu : le réseau de télévision CTV qui a été acquis par BCE ; la compagnie Fluor Corp.qui est passée entre les mains de Massey Energy ; Ranger Oil qui a été achetée par Canadian Natural Resources ; et le Groupe Vidéotron qui a abouti dans Quebecor Média, propriété contrôlée par la famille Péladeau et la Caisse de dépôt et placement du Québec.Au cours de l'année 2004, il y en a eu deux : Ad Opt Technologies qui a abouti chez Kronos et Sodisco- Howden Group qui a été vendue à Canwel Building Materials.L'année 2005 s'est avérée concluante dans trois cas de transactions d'initiés majeures: Argo Energy est passée entre les mains de Sequoia Oil & Gas&White Fire ; High Point Resources a été acquise par Enterra Energy et GEAC Computer va bientôt aboutir dans le giron de Golden Gate.Évidemment, ces neuf entreprises qui ont fait l'objet d'une acquisition ne représentent qu'une partie de toutes les acquisitions effectuées ces dernières années.Mais ce qu'il est important de retenir dans cette enrichissante coïncidence entre ces transactions d'initiés et les acquisitions desdites entreprises, c'est de constater que les initiés haut placés ont toujours ou presque plus de chance et de flair que les investisseurs, même les plus aguerris.En conséquence, cela peut-être un atout que de leur faire confiance.Les conseillers Hurtubise, eux, font confiance à la « chance » et au « flair » des initiés importants.Robert Hurtubise a mis au point une méthode d'investissement basée strictement sur des grosses transactions d'initiés réalisées sur les titres des Bourses de Toronto et de New York.Ont-ils une bonne moyenne au bâton avec leur sélection de titres basés sur les transactions d'achat des initiés qui répondent à leurs critères ?Sur les 45 titres qu'ils ont liquidé en 2005, ils ont enregistré des pertes sur seulement cinq titres, pour une appréciation globale de 35,7 %.Ce qui laisse clairement voir que les initiés sélectionnés par les Hurtubise ont du pif à revendre ! Revenons à la sélection de transactions d'initiés dont les entreprises font présentement l'objet de rumeurs d'acquisition, de fusion ou de prise de contrôle.Sur les 20 que les Hurtubise ont sélectionnées, il y en a notamment cinq qui auraient, à leurs yeux, des chances plus élevées de se matérialiser.Il s'agit de Shaw Communications, Tech Cominco, Netflix, ETrade Financial et Fairmont Hotels & Resorts.PHOTO SCOTT COHEN, AP Un étudiant de l'Université de Washington, David Fortheringham, 24 ans, pose assis à l'arrière de sa Scion XB 2004.Selon lui, cette voiture constitue un bon équilibre entre la fonction et le style.Ce modèle a remporté plusieurs honneurs sur la Côte est américaine.Une variété de nouvelles compactes et de petits véhicules seront présentés pour la première fois au salon de l'auto de Detroit, qui sera accessible au public le 14 janvier.Les voitures plus économes sous les projecteurs au salon de Detroit MATTHIEU DEMEESTERE AGENCE FRANCE-PRESSE DETROIT \u2014 Le salon de Detroit a ouvert ses portes dimanche pour un grand show de l'automobile où les constructeurs américains tenteront à coups de nouveaux modèles de faire oublier à quel point la concurrence des Asiatiques est douloureuse.Le salon, qui se tient jusqu'au 22 janvier dans le berceau de l'automobile aux États-Unis, devrait permettre aux constructeurs de toutes les nationalités de montrer une quarantaine de nouveaux modèles, dont de nombreux véhicules hybrides et crossover, combinant les attributs des 4x4 et des berlines.Avec la hausse des prix du pétrole depuis deux ans, les voitures plus économes en carburant seront une fois encore sous les projecteurs.C'est une tendance de fond, a déclaré le patron de Volkswagen, Wolfgang Bernhard.« Le consommateur américain va acheter davantage de véhicules petits et plus économes », a-t-il indiqué à l'AFP en marge du salon.Le North America International Auto Show s'ouvre alors que le marché américain s'est maintenu à un niveau élevé en 2005 avec environ 17 millions de véhicules vendus.Mais le contexte est particulièrement difficile pour les constructeurs nationaux.La part de marché cumulée de GM, Ford et Chrysler a reculé à un niveau historiquement bas de 56,9 % en 2005 contre 58,7 % en 2004, selon l'institut Autodata.Celle des marques asiatiques (dont Toyota, Honda, Nissan) a gagné deux points à 36,5 %.La part du gâteau risque encore de se restreindre face aux rivaux asiatiques mais aussi européens.« Il n'y a aucun doute que Toyota va continuer de progresser que cela soit en termes de parts de marché ou de ventes, laissant les Trois Grands sur la défensive », estime Bob Schnorbus, du cabinet d'études J.D.Power.Pour réduire leurs coûts face à cette concurrence féroce, les Américains sont engagés dans de vastes restructurations.Les détails des projets de Ford sont attendus le 23 janvier, au lendemain de la clôture du salon, histoire de ne pas gâcher la fête.Comme chez GM, qui avait dévoilé ses intentions dès juin, des usines entières devraient être sacrifiées et les suppressions d'emplois se chiffrer en dizaines de milliers.Des ouvriers du secteur ont d'ailleurs commencé à manifester hier à la mi-journée aux abords du centre de convention de Detroit.Des bus ont été affrétés de Flint (Michigan), ville symbole d'une industrie en crise, par un groupe dissident du syndicat de branche UAW baptisé les « Soldats de la solidarité ».Des ouvriers de l'équipementier en faillite Delphi devaient se joindre au mouvement pour demander d'« arrêter les réductions de salaires » et de « préserver les retraites », selon ces protestataires.Pour GM et Ford il y a pourtant urgence à réduire les coûts mais aussi à réorienter les stratégies commerciales alors que les pertes des activités nord-américaines en 2005 se compteront en milliards de dollars.Les constructeurs américains veulent à tout prix emboîter le pas aux japonais dans la voiture hybride alors que la Prius de Toyota a vu ses ventes aux États-Unis plus que doubler en 2005, contribuant au bond de 10% de l'ensemble des livraisons du premier constructeur nippon sur ce marché.Ford, qui met aussi l'accent sur les « crossover », présente deux nouveaux modèles d'hybrides.GM expose ses premiers 4x4 de loisirs dotés de cette double motorisation à l'essence et à l'électricité, dont le Saturn Vue Green Line, qui sera commercialisé courant 2006.Chrysler qui complète le trio des Trois Grands s'est distingué de ses concurrents en affichant des ventes aux États-Unis en progression de 5 % en 2005, là où celles de GM et Ford ont baissé de 4 % et 5 %.Sa maison mère Daimler Chrysler a annoncé hier avoir franchi pour la première fois la barre des quatre millions de ventes annuelles en 2005.LA HONDA CIVIC, VOITURE DE L'ANNÉE La Honda Civic a été élue voiture de l'année aux États-Unis par un jury de 49 journalistes du secteur automobile, ont annoncé hier les responsables du comité, au premier jour du salon automobile de Detroit.Dans la catégorie des « camions », qui regroupe les pick-up, fourgonnettes et autres 4x4, les jurés ont récompensé un autre modèle du constructeur japonais, le Honda Ridgeline.En 2005, la Chrysler 300, berline à la ligne agressive très reconnaissable avec sa grille à l'avant du capot, avait reçu le titre de voiture de l'année aux États-Unis face à la Corvette de Chevrolet et à la Mustang de Ford.Et Ford avait été primé dans la catégorie « camions » avec le 4x4 Escape hybride.Agence France-Presse REPÈRES DU LUNDI DOLLAR CANADIEN 85,82¢US VARIATION Semaine dernière -0,16¢ Cette année +2,62¢ Var.annuelle Canada -5,9% 0,7060¤ VARIATION Semaine dernière -0,0203¢ Cette année +0,0203¢ 1,1652$ 1,4162$ SOMME REQUISE POUR ACHETER: UN DOLLAR US : UN EURO : PRODUIT INTÉRIEUR BRUT 3E TRIMESTRE ANNUALISÉ 3,6 % ÉTATS-UNIS (3ème trimestre) 4,3 % TAUX PRÉFÉRENTIEL DES BANQUES 5,00 % TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 3,25% COMMERCE DE DÉTAIL Octobre -0,6% Variation annuelle +4,5% INDICE DES PRIX À LACONSOMMATION Annuel (novembre) 2,0 % Sans éléments volatils 1,6 % BALANCE COMMERCIALE Octobre +7,2 milliards $ TAUX DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE US 4,25% OR(NY Gold) 503,40$ US 64,22$ US PÉTROLE (WTI, contrat terme rapproché) Light Sweet crude 64,92$ US North Sea Brent 62,68$ US Note : dans tous les cas, il s'agit des données les plus récentes disponibles, à la fermeture des marchés vendredi dernier.Sources : Bloomberg, Statistique Canada, SCHL, Léger marketing CANADA 6,5% Québec 8,2% Ontario 6,2% Montréal 9,2% Toronto 6,3% Vancouver 4,7% VENTES AUTOS NEUVES Octobre +3,3% Variation annuelle -1,6% CANADA + 232 500 Québec +51 400 Ontario + 75800 Octobre Base annuelle CANADA 20 112 222 100 Québec 3987 40 500 Ontario 6945 74 600 TAUX DE CHÔMAGE MISES EN CHANTIER EMPLOIS CETTE ANNÉE RÉMUNÉRATION HEBDOMADAIRE MOYENNE Septembre 738,73 $ Variation annuelle +3,0% TAUX D'ACTIVITÉ Novembre (désais.) 67,0% baisse Novembre - désaisonnalisé PME LA PRESSE AFFAIRES PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE Jean Bourgeois, directeur général d'Équipement Labrie, devant l'un de ses camions vedettes.Cette PME de Saint-Nicolas est spécialisée dans la fabrication d'équipements de collecte de déchets et de matières recyclables.Équipement Labrie de Saint-Nicolas Une firme qui profite des ordures STÉPHANE CHAMPAGNE COLLABORATION SPÉCIALE Le Québec n'est peut-être pas l'endroit au monde où l'on recycle le plus les ordures ménagères.C'est pourtant ici que se trouve l'un des chefs de file nord-américains en matière d'équipements de collecte de déchets et de matières recyclables.Équipement Labrie, de Saint-Nicolas près de Québec, dit occuper le quatrième rang dans le secteur.L'entreprise fait concurrence à trois géants américains.Son objectif à court terme est de se hisser en troisième position.Et c'est par l'innovation qu'elle entend y arriver.La PME de 350 employés affirme se faire un devoir d'innover lorsqu'elle fabrique sa gamme de véhicules, lesquels se vendent entre 100 000 $ et 250 000 $.« C'est plus cher que les autres fabricants, mais nos clients savent qu'ils font un bon investissement.Nos produits ont la réputation d'être très fiables », dit Jean Bourgeois, directeur général depuis un an d'Équipement Labrie.L'entreprise québécoise, dont le chiffre d'affaires a atteint 90 millions de dollars en 2005, conçoit des véhicules capables d'effectuer à peu près tous les types de collecte de déchets.Des véhicules à chargement avant ou latéral.Et avec de l'équipement automatisé ou non.Équipement Labrie a récemment obtenu un brevet américain pour un camion automatisé bicompartimenté.Ce dernier permet la collecte de deux types de matières résiduelles en même temps.La PME semble donc fin prête à faire son entrée sur le podium des fabricant les plus importants sur le continent.L'entreprise, qui exporte 70% de sa production aux États- Unis, vient notamment de signer un contrat de cinq ans en Floride avec le comté de Miami-Dade.Équipement Labrie pourrait également marquer des points au Québec avec son camion bi-compartimenté.Dans la foulée du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) des municipalités régionales de comté, plusieurs villes et villages du Québec devront dorénavant procéder à la collecte des matières putrescibles.Au même titre que les bacs bleus servent à la collecte du verre, du papier et du plastique, de nouveaux bacs serviront à la collecte des restes de tables, des filtres à café, des fruits et des légumes, etc.C'est dans ses installations de Saint-Nicolas, à un jet de pierre du pont de Québec, qu'Équipement Labrie dessine et fabrique ses véhicules.Elle y reçoit tout d'abord des camions de sept constructeurs différents, notamment Freightliner, International et Volvo.Elle en modifie les châssis.La PME y ajoute des bennes et une flopée d'appareils hydrauliques mis au point par une équipe d'ingénieurs.Environ 25 personnes travaillent en R&D.L'entreprise utilise notamment un logiciel de modélisation 3D.Elle connaît ainsi toutes les facettes de son produit avant d'entrer en production.14 camions par semaine La PME de Saint-Nicolas transforme plus de 700 camions par année, soit une moyenne de 14 camions par semaine.Elle ne fabrique que sur demande et ne garde par conséquent pas de stock.Équipement Labrie a établi un nouveau record en 2005 : elle a vendu plus de 250 camions munis d'un bras automatisé.L'entreprise compte 40 distributeurs en Amérique du Nord.Elle fait affaire avec les municipalités et les entreprises nationales de collecte de rebuts.Parce qu'elle dispose de contrats de change à terme, Équipement Labrie n'a pas trop été ébranlée par la hausse du huard en 2005.Équipement Labrie a été fondée en 1971 par Claude Boivin, lequel en est encore aujourd'hui à titre de président et de seul actionnaire.Jean Bourgeois applique volontiers à M.Boivin les épithètes d'« ingénieur dans le sang » et de « dictionnaire vivant ».Le nom de Labrie vient de l'ancien propriétaire Michel Labrie.Celui-ci exploitait un centre de distribution et d'entretien mécanique.Claude Boivin y a travaillé pendant plus de 26 ans avant d'en devenir propriétaire.En 1980, M.Boivin est passé du stade de distributeur à celui de manufacturier.La firme compte 40 distributeurs en Amérique du Nord.Elle fait affaire avec les municipalités et les entreprises nationales de collecte de rebuts.© 2005 Hewlett-Packard Development Company, L.P.L'information contenue dans la présente est sujette à changement sans préavis.Microsoft, le logo Office, Outlook, Power Point, Windows et Windows Mobile sont des marques déposées de Microsoft Corporation aux États-Unis, au Canada et (ou) dans d'autres pays.Intel, le logo Intel, Intel Inside, le logo Intel Inside, Intel Centrino et Pentium sont des marques de commerce ou des marques déposées de Intel Corporation ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays.La numérotation d'Intel ne constitue pas une mesure de performance supérieure.Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leurs propriétaires respectifs.Une infrastructure standard de systèmes GSM/GPRS ou de réseau local sans fil, d'autres périphériques compatibles Bluetooth, du matériel acheté séparément et un contrat de service avec un fournisseur de temps de communication sans fil peuvent être requis pour certaines communications sans fil.L'utilisation d'Internet sans fil nécessite un contrat de service acheté séparément.Vérifiez auprès d'un fournisseur de services la disponibilité et la couverture offertes dans votre région.Tout le contenu du Web n'est pas disponible.Bluetooth est une marque de commerce détenue par son propriétaire et utilisée sous licence par Hewlett-Packard Company.1 La location de produits offerte par l'entremise des Services financiers Hewlett-Packard (SFHP) aux clients commerciaux admissibles au Canada est sujette à l'approbation de crédit et au bon respect des documents de financement standard SFHP.Ce contrat de location d'une durée maximale de 51 mois comporte des conditions et modalités standard applicables aux transactions admissibles supérieures à 999 $.Les mensualités ont été calculées en fonction d'un contrat de location de 51 mois qui prévoit le versement d'une mensualité d'avance et une option de rachat à la juste valeur marchande du produit à la fin du contrat de location.Les taxes, les droits et les frais d'expédition ne sont pas compris.Le locataire peut racheter l'équipement à sa juste valeur marchande à la fin du contrat de location.D'autres droits et restrictions peuvent s'appliquer; les Services financiers Hewlett-Packard (SFHP) se réservent le droit de modifier ou d'annuler ce programme en tout temps, sans préavis.2 Les économies Smart Buy sont fondées sur les prix affichés par HP Canada sur Internet et sur le prix courant de HP pour un produit équivalent configuré sur commande.Les revendeurs peuvent vendre à un prix moindre.La remise instantanée est offerte seulement chez les revendeurs participants.Les prix indiqués sont ceux affichés sur Internet par HP Canada.Les prix peuvent varier.Taxes et transport en sus.En vigueur au Canada seulement.Cette offre ne peut être jumelée avec aucune autre offre ou des prix spéciaux.La promotion se limite aux quantités en stock.Maximum de 25 unités par client.Appelez au1866 232-9704 Cliquez sur www.hp.ca/promo74 Rendez-vous chez votre revendeur HP UNE TECHNOLOGIE SANS SOUCI À CHAQUE ÉTAPE.CONSEILS > TECHNOLOGIE > SOUTIEN ORDINATEUR DE BUREAU COMMERCIAL HP COMPAQ dx2000 Une technologie essentielle à prix abordable.(DW978A) Location : 22 $/mois (51mois)1 Processeur Intel® Pentium®4 530 avec Technologie HT (1 Mo L2, 3 GHz, 800 MHz) Microsoft® Windows® XP Professionnel Disque dur Ultra ATA de 40 Go Unité CD-ROM 48X Carte réseau 10/100 intégrée Carte graphique Intel® Extreme 2 intégrée Obtenez GRATUITEMENT une extension de garantie à trois ans sur ce modèle en achetant avant le 31 janvier 2006 (une valeur de125$).849$ BLOC-NOTES COMMERCIAL HP COMPAQ nx6110 Caractéristiques puissantes, excellent 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séparément.VALEUR ET PRODUCTIVITÉ: EN PARFAITE HARMONIE.HP recommande Microsoft® Windows® XP Professionnel.3369158A L'ENTREPRISE Équipement Labrie Année de fondation : 1971 Activités : Équipements de collecte de déchets et de matières recyclables.Nombre d'employés : 350 Chiffre d'affaires : 90 millions $ Actionnaire : Claude Boivin Marché : Amérique du Nord Siège social : Saint-Nicolas Site Web : www.labrie.ca LA PRESSE AFFAIRES Pied de nez aux banques Dinec vacille Le fabricant de meubles se protège de ses créanciers PIED DE NEZ suite de la page 1 Queen's Park a lancé à la mi-décembre une consultation sur la réforme de sa loi régissant les caisses populaires et les caisses d'économie.Comme au Québec, ces coopératives financières sont de compétence provinciale alors que les banques sont régies par une loi fédérale qui est révisée aux cinq ans.À moins d'imprévus, la nouvelle loi ontarienne des coopératives financières devrait être adoptée avant la fin du printemps prochain.Elle contiendra surtout de nouvelles normes de gestion des caisses qui, en fait, imiteront les normes fédérales pour les banques qui dominent le paysage financier en Ontario, bien plus qu'au Québec.Mais de ces amendements législatifs, le feu vert à la vente d'assurance dans les caisses est de loin le plus attendu.« Ça serait une étape très positive pour accroître le volume d'affaires des coopératives financières en Ontario et favoriser leur essor comme la solution de rechange aux banques », selon Howard Bogach, directeur exécutif de Credit Union Central of Ontario.Évidemment, cette ambition des coopératives financières ontariennes mécontente tout le milieu des courtiers d'assurances en Ontario.Ils font pression à Queen's Park et à Ottawa pour contrer toute libéralisation pouvant faire émerger de nouveaux concurrents directs comme Desjardins.Toutefois, le contexte politique leur semble défavorable.La flambée des coûts d'assurance automobile en Ontario avait été un enjeu lors des dernières élections provinciales, il y a deux ans.Depuis, le gouvernement Mc Guinty a instauré des mesures pour contrer les hausses de primes et même les refus d'assurer, parmi les jeunes conducteurs.Chez Desjardins Assurances générales, on considère donc que le marché ontarien mûr pour une diversification de l'offre.Pour le moment, cet assureur obtient un peu plus du tiers (38 %) de ses revenus de primes de clients situés hors du Québec.Cette clientèle découle surtout de l'achat en 2000 de deux filiales d'assurance de la banque CIBC : The Personal/La Personnelle, spécialisée en assurances collectives, et Certas, un assureur de particuliers.Quant à l'accès au marché par les caisses populaires, les deux affiliées directes de Desjardins en Ontario, Desjardins Credit Union, installée à Toronto, et les Caisses populaires de l'Ontario, dans l'est de la province surtout, regroupent une cinquantaine d'établissements et 250 000 membres.C'est un bon marché de départ, certes, mais qui ne constituent que le quart environ du coopératisme financier en Ontario, qui compte 250 établissements et un million de membres.« C'est sûr qu'il y aura pour nous un bon potentiel d'offrir des produits d'assurance dans des caisses populaires et des credit unions en Ontario qui ne sont pas affiliés à Desjardins », a dit Jean- François Chalifoux, de Desjardins Assurances générales.D'autant qu'au fil de cette expansion, M.Chalifoux et ses adjoints feront face à des concurrents d'assurance bien établis en Ontario qui ont aussi des racines québécoises.Il s'agit notamment du courtier Meloche Monnex, acquis il y a quelques années par le groupe financier Toronto Dominion (TD), ainsi que l'important assureur ING Canada, dont plusieurs hauts dirigeants à Toronto proviennent de l'acquisition il y a plusieurs années du Groupe Commerce au Québec.« On se connaît bien, en effet.Mais c'est de bonne guerre pour des gens d'affaires et des entreprises d'origine québécoise de se concurrencer jusqu'en Ontario », a dit le vice-président de Desjardins Assurances générales GUY VEILLETTE LE NOUVELLISTE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Aux prises avec un lourd endettement à la suite des investissements réalisés à Trois-Rivières et un contexte économique nord-américain défavorable dans son industrie, le fabricant de meubles Dinec vacille.Le président et fondateur de l'entreprise, Patrice Gervais, a demandé à la Cour supérieure de le placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.Une restructuration majeure devient nécessaire pour maintenir le navire à flot.La décision a été annoncée aux quelque 150 employés vendredi matin.Même si toutes les rumeurs imaginables couraient au sujet de Dinec depuis au moins un an, la nouvelle a ébranlé tout le monde.« C'est vraiment difficile », commente M.Gervais.« J'ai à coeur mon entreprise et j'apprécie tous les efforts que les employés font pour s'en sortir.C'est très émotif.Depuis que Dinec a annoncé publiquement son expansion à Trois- Rivières en mai 2002, le ciel n'a cessé de s'assombrir au-dessus de cette entreprise.Le dollar canadien, à 0,64 cents US à ce moment, est passé autour de 0,86 cents US aujourd'hui.Une donnée qui heurte durement une entreprise qui brasse 75% de son chiffre d'affaires en billets verts.Cette appréciation de 34% de la devise en moins de quatre ans est survenue au même moment où Dinec se lançait dans la construction d'une nouvelle usine au parc industriel des Hautes-Forges, un investissement de 15 millions qui apparaît aujourd'hui comme un boulet à traîner.Ajoutez à cette combinaison des consommateurs américains plutôt tièdes depuis quelques mois et la compétition asiatique toujours envahissante et vous possédez un cocktail explosif pour un entrepreneur qui se qualifie lui-même d'audacieux.Comme si ce n'était pas suffisant, Dinec a aussi été confrontée à un laborieux transfert de système informatique qui a finalement ralenti plutôt qu'accélérer son évolution.M.Gervais n'exclut d'ailleurs pas que des recours juridiques soient entrepris à l'endroit du fournisseur, Oracle.Metro veut rendre ses clients plus verts METRO suite de la page 1 Appelés à la rescousse, des journalistes de la salle de rédaction ont salué l'initiative de Metro, que certains attendaient cependant plus tôt.D'autres ne se voient pas transporter leur épicerie dans l'autobus avec ce grand sac ou affirment avoir besoin des sacs de plastique pour leur poubelle de cuisine.Selon le magazine Protégez-vous et Recyc-Québec, qui a publié une étude de 20 pages sur les sacs de plastique, ces derniers mettent près de 400 ans à se décomposer dans les centres d'enfouissement.Toute cette pollution pour un sac qui a souvent une durée de vie limitée à 20 minutes.Chaque Québécois utilise 350 sacs par année, pour un total de 1,4 milliard à 2,7 milliards d'unités consommées annuellement au Québec.De nombreux sacs volent au vent dans la ville et se retrouvent prisonniers dans les branches d'arbres, plutôt que d'être recyclés (60 %) ou de se retrouver au dépotoir.Les sacs de plastique, c'est « un sujet chaud », a reconnu Anne-Hélène Lavoie, porte-parole de Sobeys Québec, le grossiste des marchands IGA.«Je pourrais m'ouvrir un magasin de sacs, tellement il y en a maintenant à proposer.Des détaillants se sont cependant un peu brûlé les doigts, avec leurs nouveaux sacs.La SAQ a ainsi lancé en juin dernier un sac dégradable, mais Laval l'a refusé parce qu'il pouvait nuire à ses efforts de recyclage et de compostage.Recyc- Québec a estimé de son côté que le sac de la SAQ n'était sans doute pas la meilleure solution.Le Maxi (Provigo) de Sherbrooke a par ailleurs retiré les sacs de papier, ce qui a fait pester la Ville, en novembre dernier.Malgré tout, près de 30 des 92 Maxi du Québec n'offraient que des sacs en plastique, le mois dernier.À l'inverse, La Cordée a donné des sacs de tissu à l'ouverture de son magasin de la Rive-Sud, et Mountain Equipment Coop n'emballe ses produits dans des sacs de plastique qu'à la demande des clients.Quatre IGA de Saint-Lambert et de Montréal vont miser sur des sacs dégradables, mais il s'agit d'une initiative personnelle de la propriétaire, Louise Ménard, comme une autre au Saguenay, a déclaré la porte-parole de Sobeys.Le grossiste est bien conscient de la problématique environnementale, mais il ne faut pas non plus se tromper de solution, comme d'autres détaillants, a ajouté Anne- Hélène Lavoie.Les 250 IGA pourront offrir bientôt une solution de rechange aux sacs de plastique, mais Mme Lavoie n'a pas encore de date.Entre-temps, des IGA proposent des sacs de coton, à 3,99 $.Plusieurs ont pris conscience, ces derniers mois, de l'impact très négatif des sacs de plastique et « Metro a cherché à faire quelque chose, pour aboutir à l'idée d'un sac permanent », a expliqué Serge Boulanger.Metro devient ainsi la première chaîne d'alimentation au Québec à lancer une initiative d'envergure, a reconnu le vice-président, mais la filiale ontarienne A&P a déjà fait des tests.Surtout, Metro s'est inspirée du sac choisi par la chaîne française Carrefour, selon Serge Boulanger.La France veut bannir les sacs de plastique.Le grand sac bleu de Metro ressemble aussi à celui du recyclage de la Ville de Montréal.Avec les sacs dégradables, « là où le bât blesse, c'est l'absence de normes gouvernementales.Mais un groupe de travail a été formé récemment et, dès que les normes seront trouvées, Metro va se faire un plaisir de s'y conformer.Il ne faut pas tolérer que les sacs de plastique mettent des centaines d'années à se décomposer et il faut en utiliser le moins possible », a déclaré Serge Boulanger.Le vice-président vise toutes les clientèles et, en particulier les nouvelles générations, très sensibilisées à l'environnement.L'Australie a réussi à réduire la consommation de sacs de plastique de 25 % et l'Irlande, de 95 %, selon Recyc-Québec.Le Bangladesh et Taiwan les ont bannis et plus de 3000 villes d'Europe et d'Asie utilisent plutôt des sacs biodégradables.Recyc-Québec préfère les sacs de plastique à ceux de papier, mais encore davantage les sacs réutilisables.Il n'y a pas de solution miracle, mais il faut faire quelque chose, peut-on en déduire.Le problème touche tout le monde et Metro accepte sa part de responsabilités, a reconnu Marie- Claude Bacon.Il faut informer les gens pour qu'ils délaissent les sacs de plastique.Metro est une entreprise responsable et espère ainsi améliorer son image de marque, a conclu Marie- Claude Bacon.Quand le patron fait votre menu PATRON suite de la page 1 « La participation à de tels groupes peut être bénéfique, mais elle ne doit pas faire oublier les conditions de base pour bien se nourrir en milieu de travail, soit l'accès à des aliments sains et à des lieux et des équipements adéquats pour manger ainsi que la possibilité de prendre le temps nécessaire pour manger », dit Marielle Ledoux, professeur au département de nutrition de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.La loi québécoise des normes du travail oblige les employeurs à accorder une pause de 30 minutes (sans salaire) après cinq heures consécutives de travail.La loi précise toutefois que « si l'employé ne peut quitter son poste, l'employé doit être payé ».« Il faut 20 minutes au cerveau pour réaliser qu'il y a quelque chose dans l'estomac.Il faut donc prendre au moins 30 minutes d'arrêt pour manger », insiste Mme Ledoux.Selon Marielle Ledoux, la responsabilité des employeurs en matière de santé et de sécurité comprend un devoir d'offrir également à leur personnel des conditions acceptables pour s'alimenter.« S'il y a une cafétéria sur place, ils peuvent fixer des exigences nutritionnelles à ceux qui en sont responsables.S'il n'y a pas de cafétéria, les organisations devraient offrir au minimum un local pour manger équipé d'appareils pour bien conserver et réchauffer aliments », ditelle.Signes encourageants, Mme Ledoux note qu'un nombre grandissant d'employeurs proposent des menus santé dans leur cafétéria.Certaines entreprises offrent même gratuitement des séances d'information avec des nutritionnistes.« Les employeurs prennent de plus en plus conscience de l'importance d'avoir des employés en forme et capables de se concentrer.C'est essentiel pour la performance.Ceux qui ne mangent pas ou mangent mal le midi risquent de gâcher leur après-midi », rappelle-t-elle.Perte de poids collective Depuis 1985, Weight Watchers offre des séances d'animation en milieu de travail.« Ils prennent de plus en plus d'essor d'année en année, particulièrement avec la participation massive des femmes sur le marché du travail », note Johanne Dupuis, directrice générale de cette entreprise pour le Québec.Les femmes constituent en effet 80 % des participantes en milieu de travail, même si les statistiques confirment que deux fois plus d'hommes ont des excès de poids.Ainsi, selon Statistiques Canada, 44,5 % des Québécois et 22,7 % des Québécoises âgées de 35 à 44 ans font de l'embonpoint.Ginette Brunelle, directrice des soins infirmiers au Centre de santé et des services sociaux du Haut-Richelieu-Rouville, a mis sur pied un groupe pour cesser les déplacements vers la balance après le travail.« Nous sommes entre collègues, nous nous connaissons et nous rigolons », ditelle.Françoise Dubé, qui anime plusieurs groupes du programme Au Travail, a constaté que la gêne des premières rencontres cède vite la place à la complicité.Elle s'assure de préserver la plus grande confidentialité sur le verdict de la balance.Elle observe également un lien étroit entre le stress et la fatigue et la tentation de négliger une bonne alimentation.« Les jeudis et vendredis, les gens ont tendance à se servir de la nourriture comme d'un oreiller.Le weekend, ils mangent plus parce qu'ils sont contents », dit-elle.Le soutien des employeurs va des prêts de locaux au remboursement des frais d'inscription, en tout ou en partie.L'Union des producteurs agricoles collabore en retenant les frais d'inscription à la source sur les chèques de paie.Selon Mme Dubé, deux éléments favorisent le succès des programmes : la présence dans l'organisation d'un bon service de cafétéria et le respect, par les gestionnaires, d'un réel temps de pause pour manger.Le groupe de l'Industrielle-Alliance est, à ce chapitre très choyé.Les participantes peuvent trouver à la cafétéria des menus Weight Watchers préparés par le traiteur Rico.Affaires 715 FINANCEMENT PRÊTEUR PRIVÉ, 1ière, 2e hypothèque, cas spéciaux, promoteurs etc.50 000$ à 2 millions.514 609-2985 Réponse 24h.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENTS DE NOM H AVIS I AVIS est, par les présentes, donné que la compagnie SERVICES CONSEILS SSI INC., constituée en vertu de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social à Repentigny, demandera au Registraire des entreprises la permission d'obtenir sa dissolution approuvée en date du 30 novembre 2005.Montréal, Québec, le 6 janvier 2006.HART, SAINT-PIERRE, Partie Intégrante de Heenan Blaikie Procureurs de la compagnie JR 850 K Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary VOTRE C.V.ME SEMBLE PARFAIT.JE CROIS QUE VOUS ALLEZ FAIRE UNE EXCELLENTE EMPLOYÉE À NOTRE CENTRE D'APPEL.MOUAB BLA GLOB WOBMA TOB MOU WA WA.DEPUIS QUE JE SAIS QUE JE DÉTESTE NOS CLIENTS, JE TROUVE MON TRAVAIL BEAUCOUP MOINS STRESSANT.À SURVEILLER CETTE SEMAINE La Bourse de Toronto tentera cette semaine de consolider ses gains qui a amené l'institution à des records historiques.POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com DILBERT SUDOKU LA PRESSE AFFAIRES Métier: chasseur de têtes ANNE-LOUISE CHAMPAGNE LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Pendant des années, Marc Gauthier a détesté l'expression « chasseur de têtes ».Avec le temps, et surtout avec la pénurie croissante de main-d'oeuvre spécialisée, il s'y est habitué.L'industrie de l'emploi, elle aussi, a dû s'y habituer.M.Gauthier fait partie de ce monde depuis 1979.Il est à la tête de Marc Gauthier & associés, un bureau de huit personnes.C'était au départ, une agence de placement privée, qui a évolué au fil du temps.« Nous ne sommes que deux, aujourd'hui, à faire à la fois du placement traditionnel, et de la chasse », dit-il.Les six autres sont strictement des chasseurs de têtes, chacun spécialisé dans son secteur.C'est au tournant des années 2000 que la région de Québec a pris le virage.Pour trouver la bonne personne pour le bon poste, les traditionnelles banques de curriculumvitae ne suffisaient plus.Dans les années 80, à peine 10% des sociétés faisaient affaire avec des chasseurs de tête pour embaucher la perle rare.Actuellement, 45% d'entre elles le font, évalue M.Gauthier.Mais il y a toujours un fond de réticence.Pourquoi ?Parce que la ville est petite, que les employeurs n'y sont pas si nombreux et que les firmes hésitent à aller chercher les meilleurs éléments de leurs concurrents.Elles ne veulent pas démarrer un cercle vicieux où les entreprises iraient débaucher l'une après l'autre les meilleurs ressources.Certaines ont même conclu des ententes en ce sens entre elles.En cela, Québec, et même Montréal, se démarquent de Toronto, où on observe la culture «de la chaise musicale », indique M.Gauthier.C'est-à-dire que les professionnels finissent par faire la tournée des entreprises au fil de leur carrière.Lui aussi se dit mal à l'aise devant le côté agressif de la « chasse ».Comme lorsque la boutique X va solliciter le vendeur performant de son concurrent Y, directement derrière son comptoir.Et malgré tout, M.Gauthier estime que la vision qu'ont les employeurs du chasseur de tête doit changer.« Les gens qu'on va chercher sont intéressés au changement, ils n'avaient plus la passion et avaient besoin d'un nouveau défi, plaidet- il.Et en même temps, on peut offrir de combler le poste avec une personne plus motivée.» La valse des contacts Lorsque aucun des titulaires des 30 000 CV accumulés chez M.Gauthier ne correspond au profil recherché, la chasse commence.Le chasseur de têtes s'asseoit avec son client et établit une liste des entreprises où il pourrait chercher la perle rare.Commence alors la valse des contacts.Le chasseur de têtes met en marche son réseau en appelant directement les gens ou en procédant par référence.« Les seuls qu'on n'appelle pas, ce sont les gens qu'on a nous-mêmes placés », souligne M.Gauthier.Tout doit aller vite.Très vite.« En une semaine, généralement, je peux soumettre des candidatures », dit M.Gauthier.Il arrive que les choses piétinent lorsque la perle rare ne se trouve pas parmi la première liste de candidats.Il faut reprendre la chasse, et alors ça peut durer quelques mois.Par ailleurs, M.Gauthier note que les façons de procéder diffèrent entre le Québec et l'Ontario.À Toronto, les chasseurs de têtes peuvent négocier entièrement le salaire et les conditions de travail du candidat.Ici, cette négociation se déroule entre candidat et employeur.En forte demande Dans sa pratique, M.Gauthier a noté les postes particulièrement difficiles à combler : pharmaciens, secrétaires juridiques, ingénieurs civils, estimateurs en construction, infirmières, directeurs de production.Pour recruter des gens qualifiés dans ces secteurs, les employeurs ont besoin d'un coup de pouce.La chambre de commerce de Québec fait le même constat.« Pour les emplois spécialisés, les employeurs ont besoin d'élargir leur bassin traditionnel de recherche », observe Alain Kirouac, directeur général de la Chambre de commerce de Québec.Du côté de la Chambre de commerce des entrepreneurs, on indique que ce sont surtout les postes de direction, notamment en finances, qui sont confiés à des chasseurs de têtes.Les PME se servent généralement des bons vieux CV, des annonces dans les journaux, ou encore de leur propre réseau de contact.N'empêche que l'industrie du placement privé est en plein élan.Selon Marc Gauthier, il y a actuellement 275 de ces entreprises au Canada, de toutes tailles et de toutes spécialités.Les services d'un chasseur de têtes se monnayent, évidemment.C'est l'employeur qui paie tous les coûts : le candidat ne devrait pas avoir d'argent à débourser, affirme M.Gauthier.Le salaire d'un chasseur de têtes varie entre 15 % et 30% du salaire annuel du candidat.À Québec, détaille-t-il, c'est entre 15 % et 18 %, à Montréal, de 20% à 25 %, alors qu'à Toronto, on parle plutôt de 30 %, voire 35 % du salaire annuel.À Emploi Québec, on voit ce travail comme un complément à celui des autres sources de candidats.« Selon le type d'emploi en cause, il y a des moyens qui sont plus pertinents que d'autres », nuance Claude Germain, directeur du Centre local d'emploi de Limoilou, et responsable de la Foire de l'emploi.Ce qui lui fait dire aussi que les annonces dans les journaux, Internet et.Emploi Québec ont toujours leur place.PHOTO LE SOLEIL © Marc Gauthier a détesté longtemps l'expression « chasseur de têtes », mais il s'y est habitué.Trousse de détection du cancer de la prostate Diagno Cure nourrit de grands espoirs ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Des millions d'hommes au Canada et au États-Unis vivent avec la peur constante de souffrir du cancer de la prostate, mais ils ne veulent pas s'en assurer en subissant une biopsie douloureuse.Une petite entreprise de Québec a mis au point un test, deux à trois fois plus efficace que les examens courants, pour diagnostiquer le cancer de la prostate de façon moins douloureuse.Le test PCA3 est issu d'un brevet de Diagno Cure.Ses dirigeants croient qu'ils récolteront le fruit de leurs recherches lorsque les premières trousses d'analyse seront sur le marché.Approbation de la FDA La Federal Drug Administration (FDA) devant donner son approbation complète d'ici deux ans, le PCA3 a déjà été autorisé pour des essais clinique.Le partenaire de Diagno Cure aux États-Unis, le géant Gen- Probe, a commencé les premières livraisons du PCA3 depuis décembre aux médecins américains ainsi qu'aux laboratoires.Les sociétés de recherche sur le cancer recommandent à tous les hommes âgés de 50 ans et plus de subir un examen rectal chaque année.Les médecins réclament généralement une prise de sang pour dépister l'antigène prostatique spécifique lorsque les testicules de leur patient sont enflés, ce qui survient à tous les âges.Toutefois, le test de l'antigène prostatique spécifique n'est pas sans failles, les médecins risquent donc de demander une biopsie.Près des deux tiers des biopsies ne démontrent aucune trace de cancer.Cependant, les urologues savent que la biopsie ne détecte pas le cancer dans tous les cas.Une deuxième biopsie est parfois nécessaire, particulièrement pour les hommes de moins de 50 ans.« Une biopsie, c'est douloureux et humiliant.Tu perds une demi- journée ; ce n'est pas plaisant, personne ne veut y passer », a souligné Pierre Desy, le président de Diagno Cure, en entrevue.Aux États-Unis, il y a environ 20 millions d'hommes qui ont eu des résultats positifs au test d'antigène prostatique spécifique et négatifs à la biopsie.Ils disent à leur médecin « plus jamais ».Environ 45 millions de tests d'antigène prostatique spécifique sont réalisés chaque année, ce qui fait saliver M.Desy.Les trousses d'analyse PCA3 seront vendus au coût de 100 $ l'unité.« Vous voyez le dessin, on parle de plus de 4 milliards de dollars américains.» PHOTO JEAN GOUPIL, ARCHIVES LA PRESSE © Environ 45 millions de tests d'antigène prostatique spécifique sont réalisés à tous les ans, ce qui fait saliver M.Pierre Desy, président de Diagno Cure. LA PRESSE AFFAIRES GESTION D'AUJOURD'HUI Isabelle Hudon présidente et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain Au service de la cause En quatre ans, Isabelle Hudon a gravi les échelons de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain à la vitesse grand V.Elle est aujourd'hui présidente et chef de la direction après y être entrée en 2002 comme directrice des communications.Elle est passée par les postes de vice-présidente, Stratégies et communications, et vice-présidente à la direction.Trois «A» guident la vie de cette jeune leader : Authenticité, Audace et Ambition.JACQUELINE CARDINAL ET LAURENT LAPIERRE COLLABORATION SPÉCIALE Deux raisons ont motivé Isabelle Hudon à accepter le poste de présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, en décembre 2004.La première est l'assurance de pouvoir compter sur une équipe forte avec qui elle avait travaillé avant.« J'ai eu la chance d'entrer à la Chambre, il y a quatre ans, à une époque charnière, de façonner les enjeux et de refaire les processus.Ça m'a permis de connaître tous les employés.» Elle compare son équipe à un laboratoire « dont le ratio est de trois filles pour un gars ».D'une moyenne d'âge de 35 ans, ils ont la mobilité de leur génération.« Avec leurs talents, ils pourraient travailler n'importe où.» D'après Isabelle Hudon, s'ils ont opté pour la Chambre de commerce de Montréal, c'est qu'ils y trouvent une qualité de vie qui leur convient et un espace où exprimer leur créativité.« C'est un style de gestion qui suscite l'engagement et l'attachement, parce qu'il permet à chacun d'être fier de ce qu'il fait pour l'organisation.» Isabelle Hudon gère ses ressources humaines en appuyant moins sur sa position hiérarchique que sur l'ouverture d'esprit.Lors de réunions ou de cessions de remue-méninges, elle les invite à mettre leurs idées sur la table, sans restriction : seules les meilleures sont retenues.« J'ai comme prémisse d'inciter tous les employés à laisser aller leur créativité, et ils apprécient cela.» Celle qui affirme « aimer le risque et carburer à la pression » reconnaît que ce n'est pas le lot de tout le monde.« Je livre sous haute performance lorsqu'il y a urgence d'agir et de décider.» Elle avoue être complètement heureuse quand il y a de l'effervescence dans le milieu de travail.Ses critères de sélection, lorsqu'il s'agit de juger de la valeur d'un candidat, sont la complémentarité par rapport à son équipe et la force des individus.Par force, elle entend des expériences professionnelles reconnues, des personnalités affirmées et des compétences pointues, mais solides.« La complémentarité de mon équipe est sa plus grande richesse », résume-t-elle.Montréal, une mission La deuxième raison pour laquelle Isabelle Hudon a accepté le défi de diriger la Chambre de commerce, est ce qu'elle appelle « la cause », c'est-à-dire Montréal.Cette motivation est partagée par ses employés qui, autant que leur présidente, « croient en Montréal et veulent contribuer à son développement ».Isabelle Hudon affirme que Montréal est actuellement dans un élan de croissance et elle se réjouit que de plus en plus d'acteurs, non seulement politiques, mais de tous les horizons, s'investissent dans la métropole et dans son avenir.L'organisme, qui compte 80 employés, a été fondé en 1822.Il a toujours voulu être représentatif de ses membres, qui sont actuellement au nombre de 7000, particuliers et entreprises confondus.La Chambre attire à ses activités plus de 15 000 personnes par année et plus de 4 500 entreprises, parmi lesquelles environ 1200 PME, qui se prévalent de ses services sous forme de formations ciblées, de séminaires spécialisés ou de missions commerciales à thèmes variés.Il y a trois ans, la Chambre de commerce a redéfini sa mission en « mettant Montréal de l'avant ».En plus de créer le poste permanent de président et chef de la direction, l'organisme ne visera plus uniquement à fournir des services à ses membres, mais à exercer des pressions sur les décideurs, à les alerter sur les enjeux jugés importants et à favoriser la création de projets.« Lorsque Montréal va bien, les entreprises en bénéficient », lance Isabelle Hudon, en précisant que la Chambre veut s'associer au développement économique, social et culturel de la ville.« Nous avons maintenant un spectre d'intérêts beaucoup plus vaste et il faut notamment considérer la culture comme un pouvoir et un vecteur de développement.» On pourrait croire, devant le déroulement de sa carrière, qu'Isabelle Hudon suit religieusement un plan longuement réfléchi.Il n'en est rien, dit-elle.« J'ai un parcours éclaté.Si j'ai un seul objectif, c'est de ne pas planifier les prochaines expériences qui seront devant moi.» Misant sur la chance qui lui a souri jusqu'à maintenant, elle avoue s'en tenir au quotidien.« Je prends les défis les uns après les autres, et j'enclenche.» Pour soutenir un tel rythme, elle compte sur une excellente santé, de bonnes doses d'énergie et un « brin de sagesse ».Lorsqu'elle éprouve le besoin de s'arrêter, elle recourt à son trésor secret : son fils de 10 ans.Quand il a été question d'accepter son nouveau poste, c'est à lui qu'elle en a d'abord parlé.« Je savais très bien que d'accepter ce défi professionnel venait changer notre style de vie.C'est un poste qui exige d'être là presque tous les matins très tôt, et presque tous les soirs.J'ai voulu, avant d'accepter, que mon fils comprenne.J'ai partagé ce rêve-là avec lui.Maintenant, il ne me reproche pas d'être moins présente à la maison.Il comprend très bien et il me suit différemment.» En plus de son fils, Isabelle Hudon se protège de la pression au travail, « qui est comme une drogue », en appliquant son principe des trois « A », c'est-à-dire Authenticité, Audace et Ambition, qu'elle explique ainsi : « Je ne déroge jamais de qui je suis, j'ose toujours mieux et correctement, et je gère ma vie personnelle et professionnelle avec la ferme conviction qu'il faut d'abord être heureuse.Jacqueline Cardinal est biographe et professionnelle de recherche à la chaire de leadership Pierre-Péladeau de HEC Montréal et Laurent Lapierre en est le titulaire.En collaboration avec HEC Montréal, nous présentons des profils de leaders québécois jusqu'au 16 janvier inclusivement.Voici l'avant-dernier profil de cette série.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE © Isabelle Hudon gère ses ressources humaines en appuyant moins sur sa position hiérarchique que sur l'ouverture d'esprit.«J'ai comme prémisse d'inciter tous les employés à laisser aller leur créativité, et ils apprécient cela.» EN BREF 3369871A Deux H&M Après le Centre Rockland, la chaîne de magasins de vêtements H&M, de Suède, a décidé de s'établir aux Galeries d'Anjou et au Centre Fairview Pointe-Claire.Le directeur de la location de ces centres commerciaux, Pierre Lefebvre, l'a confirmé à La Presse Affaires.H&Mest en train de recruter du personnel et les travaux commenceront bientôt aux Galeries d'Anjou, dans des locaux de 18 000 pieds carrés, pour une ouverture en avril, tout comme au Centre Fairview, avec un magasin de 16 000 pieds.MEC: année record Mountain Equipment Coop (MEC), la coopérative de magasins de plein air de Vancouver, vient de connaître une année record, a déclaré à La Presse Affaires le chef de la direction, Peter Robinson.Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont augmenté de 9%à Montréal et de 13%à Québec, pour un total de 31,5 millions de dollars de chiffre d'affaires réalisé au Québec, si on inclut les achats par Internet.Les ventes totales au Canada ont atteint 195 millions et vont largement dépasser les 200 millions cette année.Le nombre de membres a triplé au Québec, depuis l'ouverture du magasin du Marché central métropolitain, en 2003.Le membership dépasse les 230 000 personnes au Québec.Reitmans Reitmans projette toujours une nouvelle bannière de magasins de vêtements pour les baby-boomers et continue de faire croître ses enseignes existantes.Le courtier Versant Partners, de Montréal, estime que les ventes au pied carré de la chaîne Reitmans ont augmenté de 239 $ à 244 $ au cours de la dernière année et grimperont à 263 $ et à 277 $ au cours des deux prochaines.Versant Partners prévoit une marge brute de profits de 20%chez Reitmans.La Senza La Senza est un autre détaillant de Montréal qui se démarque, cette fois dans la lingerie.Le courtier Versant Partners s'attend à une croissance de 14 % des ventes de La Senza pour l'année complétée le 31 janvier prochain.Le chiffre d'affaires dépasserait ainsi de cinq millions le seuil des 400 millions, avant d'augmenter encore de 10 % et de 9 % au cours des deux prochaines années.La marge brute de profits, de 12,6% pour l'année qui se termine bientôt, atteindrait au moins 13% au cours des deux prochaines années.Laur ier Cl outi er PRÉSENTÉ PAR NE LAISSEZ PAS VOS CONCURRENTS PRENDRE LES DEVANTS Achetez vos billets dès maintenant! L'an dernier, ils se sont envolés rapidement EN COLLABORATION AVEC TÉL.: 1 800 503-9236 COURRIEL : OUTLOOK2006@REACHCANADA.COM WWW.NATIONALPOST.COM/OUTLOOK2006 Le National Post et Roynat Capital, membre du Groupe Scotiabank, vous invitent à participer, en compagnie de la communauté d'affaires montréalaise, à un déjeuner où la conversation et la controverse sont également au menu.Un panel de sommités du monde des affaires et de la finance se penchera sur l'année 2005, fera ses prévisions pour la nouvelle année et s'engagera dans une période d'échanges animés.Jonathan KAY Directeur de l'éditorial National Post Warren JESTIN Vice-président principal et économiste en chef, Scotiabank Jay BRYAN Chroniqueur Affaires The Gazette Alain DUBUC Chroniqueur La Presse Diane FRANCIS Rédactrice en chef - Financial Post National Post Peter MORTON Chef de bureau de Washington - Financial Post, National Post MODÉRATEUR INVITÉS LE LUNDI 16 JANVIER 2006 12H | FAIRMONT LE QUEEN ÉLIZABETH BILLETS : 40 $ | TABLES DE 8 3372378A ."]
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