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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2006-01-14, Collections de BAnQ.

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[" Une prothèse auditive sans frais et sans limite d'âge selon les règles de la RAMQ Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Le modèle illustré n'est pas couvert par la RAMQ L'aide auditive adaptée avec précision à vos besoins! THÉÂTRE UN 33E MOLIÈRE AU TNM PAGE 16 THÉÂTRE CINQUANTE MÈRES ET FILLES PAGE 15 20h20 : Céline Dion dans sa loge du Colosseum de Las Vegas, quelques minutes avant d'aller sur scène.MARIE-CHRISTINE BLAIS LAS VEGAS Vingt-cinq ans.Vingt-cinq ans que Céline Dion est dans nos vies.Et vingt-cinq ans que nous sommes dans la sienne.Depuis sa toute première prestation à l'émission Michel Jasmin en juin 1981, Céline Dion, sa voix, sa vie et son succès font partie de notre quotidien, qu'on soit à Matane, New York, Lyon ou Bombay! Pour souligner cet anniversaire, notre journaliste Marie-Christine Blais a rencontré en novembre dernier Céline Dion à Las Vegas, où celle-ci vit exactement ce qu'elle chantait dans sa chanson Destin: «Je sens, j'écoute, et j'apprends, je vois.» Nous aussi.AU-DELÀ DE LA VOIX MERCREDI 30 NOVEMBRE, 18H C'est l'automne et il fait très frais au Nevada.Dans la limousine qui me mène à Lake Las Vegas, où Céline Dion, René Angélil et leur fils René-Charles vivent depuis 2003, le chauffeur est intarissable : comme tous ceux que je rencontrerai à Vegas au cours de mon séjour, il a son lot d'anecdotes sur Céline et ce sont toutes des anecdotes charmantes, souriantes, simples.«She's one of a kind», conclut-il avec un grand sourire.Après le passage de deux hautes grilles et deux vérifications de notre identité, nous arrivons à la maison où René Angélil m'accueille.et me présente illico à trois gardiens de sécurité, qui me photographient mentalement : O.K., cette femmelà peut s'approcher sans problème de Céline, «but beware, we are watching».Et, me-nue, longiligne dans ses vêtements tout noirs, frissonnante, arrive Céline, avec qui je vais passer une heure dans la voiture banalisée qui la mène, quatre soirs par semaine, au Caesars Palace, où elle se produit depuis mars 2003.Becs à René qui va rester avec René-Charles, dernières recommandations, «bye, mon amour» crié de lavoiturealorsquenousnous éloignons.18H30 «Je suis un peu stressée aujourd'hui, explique Céline Dion d'emblée.J'ai une amygdalite et une infection des sinus.» Une amygdaliteET une infection des sinus?Et elle va chanter quand même?«Le plus difficile pour moi, ce n'est pas de chanter tous les soirs, c'est d'être obligée de me demander comment je vais faire, ce soir, pour donner le minimum du maximum, sans que les gens dans la salle s'en aperçoivent et pour que je puisse finir ma semaine.Mais ça fait 25 ans que je fais ça.J'ai déjà été plus malade que ça, je l'ai déjà été moins.De toute façon, il se passe toujoursquelquechose, renduesur scène.» «Mais c'est pas vrai qu'on a toujours le goût, reprend-elle.René-Charles est très protecteur à mon égard.Un jour, je lui ai dit: «Il reste encore deux spectacles, après ça, Maman va avoir trois jours de congé, on va rester en pyjama, on va avoir du fun.» Et René-Charles m'a répondu: «Maman, pourquoi c'est toujours toi qu'il faut qu'elle aille chanter?» Pis, c'est écoeurant parce que.des fois, je me le demande aussi.» Il y a comme un silence dans la voiturede luxe, qui négocie comme elle peut dans les bouchons de circulation.«Moi, que je chante ce soir, d'après toi, ça va-tu changer le monde?demande-telle.Pas vraiment.Mais si je raconte n'importe quoi à mon fils, ça peut changer son monde.> Voir CÉLINE DION en pages2et 3 Céline Dion en spectacle en 1996 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © ALAIN ZOUVI ARTS ET SPECTACLES AU-DELÀ DE CÉLINE DION suite de la page 1 Pendant plusieurs années, je me suis imposé toutes sortes d'affaires, j'ai été muette je ne sais pas combien de jours par année, j'étais disciplinée au point que ça intimidait presque les autres, je m'étais mise dans une bulle pour être tellement professionnelle.Je ne dis pas ça avec un regret, ça m'amuse, ce que je fais, c'est ce que je voulais faire.« Mais quand j'ai donné naissance à René-Charles, que j'ai goûté à cette vie avec un enfant, à l'importance d'être là avec lui.C'est moi qui ai alors pris en charge ma vie ! Je me suis dit : chanter bien, c'est peut-être moins important que chanter vrai.Enfin, je ne veux pas dire que je ne chantais pas vrai avant, ça m'énerve toujours, faire des entrevues, j'ai peur d'être mal comprise ! Ce que je veux dire, c'est que, avant, c'était la discipline qui portait les émotions.Maintenant, il y a une émotion qui porte tout le reste de ma technique.C'est pour cela que je suis capable de faire mes shows avec une amygdalite et une infection des sinus.Il y a 20 ans, ça m'aurait mis dans tous mes états et il aurait fallu annuler le spectacle.» Annuler le spectacle, c'est manifestement une chose grave.Et déterminante à un point qu'on ne soupçonne pas : « Tout le monde me demande si René-Charles voit d'autres enfants, ça devient fou, la pression qu'on ressent de la famille, des amis, de la société sur ce genre de question.Alors, on a commencé à visiter des écoles, René et moi, quasiment en braillant.Parce que j'ai dû me poser la question : si René-Charles va à l'école, il va être malade souvent.S'il revient avec la picotte, des maux de ventre, des rhumes, maman aussi va être malade, elle va annuler des spectacles, et là, tout le monde va en souffrir.C'est malheureux à dire, mais je ne peux pas me le permettre.Un jour, je vais devoir lui expliquer que, s'il n'a pas été avec d'autres enfants au début, c'est à cause de moi.Je dois performer tous les soirs, je suis obligée d'essayer de ne pas être malade.Je prends des médicaments pour ne pas pogner toutes sortes d'affaires, des médicaments préventifs, des médicaments pendant, des médicaments après, des médicaments pour continuer la semaine, et là, je sens que je suis malade quand même, il y a toujours de quoi ! En même temps, je veux protéger René- Charles, mais pas l'étouffer.Alors, il va à l'école.à la maison, avec une professeure qui vient deux heures, deux fois par semaine.Mais c'est vrai, il vit dans un monde d'adultes.Quand on redéménagera en Floride (en principe, en 2007), il ira à l'école, comme les autres, on l'a déjà choisie, René et moi.» Depuis le début de l'entrevue, un bruit agace Céline.et les deux gardiens de sécurité dans la voiture.Tout le monde se calmera en réalisant que l'espèce de criquet qu'on entend, c'est le bruit fait par mon enregistreuse.La sécurité fait partie intégrante de la réalité de Céline Dion.Tout comme le public et ses exigences.À un point qui sidère un peu.« Prenez par exemple mes cheveux, explique Céline.C'est juste des cheveux, hein ?Eh bien, quand je les ai coupés et teints en blondblanc (en 2003), ç'a été la folie.La folie, ma fille ! Moi, j'avais vécu un bousculement intérieur et je voulais juste extérioriser un changement.J'ai tenu un bout de temps.On a beaucoup discuté, avec les gens de mon entourage.Et là, quelqu'un m'a dit : « Tsé, Céline, les autres artistes changent de look.Toi, tu fais pas dans le look, tu fais des tounes que les gens intègrent dans leur vie : ils prennent Because You Loved Me quand ils se marient ; quand ça va mal, ils écoutent The Power of Love et ils se remettent ensemble ; quand ils perdent quelqu'un, ils écoutent Vole.Toi, quand t'étais petite, avec tes longs cheveux bruns, t'as toujours été le petit livre ouvert, la petite fille qui partageait toutes ses émotions.Ils savent qu'ils ne vont pas se retourner un matin et que tu vas faire une estique de chose complètement off.T'es l'affaire stable dans leur vie, t'es constante.Là, t'as les cheveux courts délavés.Tous les autres peuvent faire ça.Pas toi, Céline.« J'aurais pu ne pas le prendre, poursuit Céline, d'une voix troublée à la fois par l'émotion et l'amygdalite.Mais je me suis plutôt dit : câline, les gens m'aiment plus que ma chanson.Ils me font confiance.Je représente quelque chose de réconfortant.Je suis donc revenue à mes cheveux « naturels » parce que, justement, c'est juste des cheveux.Et tout le monde m'a remerciée, comme si je leur avais fait un cadeau.» 19H30 \u2014 DANS LE GARAGE DU CAESARS PALACE Le spectacle est dans une heure, la répétition n'est toujours pas faite, mais Céline continue à s'interroger à voix haute.« C'est prétentieux, pour moi, de parler de ma vie, parce qu'elle est plus grosse que moi.Mais quand même, je me demande pourquoi c'est à moi que les Américains ont demandé de chanter God Bless America pour la commémoration du 11 septembre 2001 plutôt qu'à une Américaine.Ou de participer au gala d'investiture de Bill Clinton (en janvier 1993).Pourquoi est-ce que la Suisse m'a demandé de la représenter dans un concours (en 1988) ?PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Mercredi soir, 19 h 50 : Céline a mal à la voix et Michel Dion, son frère et régisseur (à gauche), lui propose certains ajustements pour lui éviter toute fatigue vocale inutile.« C'est prétentieux, pour moi, de parler de ma vie, parce qu'elle est plus grosse que moi.Mais quand même, je me demande pourquoi c'est à moi que les Américains ont demandé de chanter God Bless America pour la commémoration du 11 septembre 2001 plutôt qu'à une Américaine.CÉLINE DION 1981 (1) Le 19 juin, une jeune fille de 13 ans, née à Charlemagne en 1968, chante pour la première fois de sa vie à la télévision.Elle s'appelle Céline Dion, sa chanson, Ce n'était qu'un rêve, a été écrite par sa maman Thérèse (sa robe rose aussi est de Thérèse Dion) et son agent est René Angélil, ex-Baronet.Il lui présentera le parolier français Eddy Marnay, qui lui écrit un répertoire sur mesure.(2) Sortie de ses deux premiers albums, La Voix du Bon Dieu et Céline Dion chante Noël.1982 (3) Céline Dion remporte la médaille d'or de la meilleure chanson au Yamaha World Song Festival de Tokyo (Japon) pour Tellement j'ai d'amour pour toi, chanson-titre de son troisième album.1983 (4) Elle devient la première Canadienne à remporter un disque d'or en France pour la chanson D'amour ou d'amitié, vendue à 700 000 exemplaires.(5) Elle reçoit ses quatre premiers Félix, dont celui de la révélation de l'année.1984(6) Elle chante Une colombe devant le pape Jean-Paul II au Stade olympique et se produit à l'Olympia de Paris.1987(7)Après une année sabbatique, sa carrière prend un virage avec la sortie de son album plus «adulte» Incognito.1988 (8) Elle remporte le premier prix au concours Eurovision où elle chante Ne partez pas sans moi ; elle représente.la Suisse.1990 (9) Elle lance son premier album anglais, Unison, qui lui vaut le Félix de l'artiste anglophone de l'année.trophée qu'elle refuse.1991 (10) Elle interprète le rôle d'Elisa T.dans la télésérie Des fleurs sur la neige, sur les ondes de Radio-Canada.1992 (11) À la remise des Oscars, elle interprète le duo Beauty and the Beast avec Peabo Bryson, qui remporte l'Oscar de la meilleure chanson.(René Angélil fait une crise cardiaque en mai, dont il se remet.) 1993 (12) Le magazine américain Billboard la proclame Artiste internationale de l'année, après le lancement de son album The Colour of My Love.25 ANS - 25 ÉVÉNEMENTS 1987\u2014 vidéoclip Incognito PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE © PHOTO RADIO-CANADA PHOTO COLUMBIA PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES LA VOIX Pourquoi est-ce que les gens ont badtrippé sur mes cheveux comme ça ?Il y a d'autres chanteuses qui chantent bien, qui chantent mieux que moi, qui chantent différent.Alors, pourquoi ?C'est certainement pour quelque chose qui dépasse ma voix ! Ça peut pas être juste pour ma voix ! (silence) C'est facile de rire de Maman Dion ou de « C'est Céliiiine », mais en quelque part, ça continue pareil, hein, je suis toujours là ?Peutêtre parce que, que ce soit un coup sur le torse ou une larme ou une belle note ou une anecdote, il se passe toujours quelque chose.Peut-être.» 19H45 - RÉPÉTITION AU COLOSSEUM « Allo, tout le monde, dit Céline en entrant sur scène, je vous le dis tout de suite, j'ai une amygdalite et une infection des sinus, je compte sur vous pour m'aider.» Toute l'équipe fait signe qu'elle peut compter sur son monde.Malgré tout, au bout de trois chansons, Céline trouve la force de rigoler un peu, fait quelques farces en chantant.Mais Michel Dion, son frère et régisseur, est manifestement inquiet pour elle.20H40 - SPECTACLE AU COLOSSEUM Les fans se sont fait photographier les uns après les autres sous la grande affiche à l'entrée de la salle, ils ont visité la boutique de souvenirs Celine Dion en plein casino (de 2 $ pour un bracelet en plastique à 4000 $ pour une rose de verre conçue par la prestigieuse designer Judith Leiber).Maintenant, un verre à la main (17 $ pour une coupe de plastique remplie de vin blanc, bienvenue à Las Vegas !), ils attendent impatiemment l'arrivée de Céline Dion.Elle ne les décevra pas, et les fans francophones seront particulièrement ravis : désormais, elle chante Pour que tu m'aimes encore en français (depuis la première représentation en mars 2003, environ 75 % de son spectacle a changé).Céline chante, danse, parle.Il faut savoir qu'elle est malade pour remarquer qu'elle se ménage.un peu.JEUDI, 1ER DÉCEMBRE, 19 H 30 Cette fois, pour une séance de photos, Céline, Patrick le photographe et moi nous retrouvons derrière la scène, dans la Green Room : c'est ainsi qu'on baptise la salle mise à la disposition des danseurs et musiciens pour qu'ils s'y détendent.Comme son nom ne l'indique pas, la pièce n'est pas du tout verte (c'est une couleur malchanceuse, dit-on dans le monde du spectacle), mais orange chaud.C'est Céline qui a demandé, il y a un an et demi, que les coulisses et la Green Room soient décorées de façon chaleureuse, afin que son équipe, faite d'exilés volontaires, s'y sente mieux.Pendant que la danseuse d'origine française Sarah Mandonnet répond à ses courriels sur son portable, le bassiste Marc Langis vient faire des recherches sur Internet : il a décidé d'apprendre la viole de gambe et cherche à s'en procurer une ! Dans sa loge (tenue très humide pour protéger la voix de la chanteuse, tout comme l'est d'ailleurs la scène immense : on a placé de nombreux humidificateurs sous le plancher !), Céline, elle, est en train de parler à une jeune femme, bénévole pour la lutte contre la fibrose kystique, mais surtout atteinte de cancer en phase terminale.Presque tous les soirs, une demi- heure avant son spectacle, Céline Dion rencontre ainsi une personne malade dont le rêve est de rencontrer la chanteuse.Patrick (le photographe) et moi avons la gorge serrée quand nous croisons cette jeune femme dont le corps témoigne de sa lutte contre le cancer.Elle, elle nous sourit : elle vient de parler à Céline, qui l'a écoutée et embrassée.« Je sais que ça fait bizarre, dira la chanteuse pendant la séance photo, mais voir tous ces gens qui souffrent contre leur gré, alors que moi, bon, c'est vrai, mon corps souffre, mais parce que je l'ai choisi, cela met les choses en perspective.Et j'apprends toujours beaucoup à leur contact, cela me donne l'énergie de faire le spectacle.» Céline va à peine un peu mieux ce soir, ses allergies l'ont reprise en plus de ses autres maux, mais elle aussi sourit.Elle pose pour le photographe, rigole, compare ses souliers aux miens.20H30 \u2014 SPECTACLE AU CAESARS PALACE Est-ce parce que c'est le deuxième soir ?Parce qu'elle a pu puiser de l'énergie dans sa rencontre avec une jeune femme mourante, mais momentanément heureuse ?Céline Dion chante avec plus de conviction, plus de chaleur ce soir.La foule l'acclame.VENDREDI, 2 DÉCEMBRE, 15 H Nous devions rencontrer Michel Dion, frère et régisseur de Céline, Mégo, son directeur musical, et quelques autres, au Caesars.Mais la nouvelle vient de tomber : ce soir, le spectacle est annulé, Céline a fait une crise d'asthme.Et pourtant, demain, samedi soir, elle sera de nouveau sur pied pour donner son dernier spectacle de l'année 2005 au Colosseum.Ensuite, elle s'envolera pour Montréal où elle participera à l'enregistrement de quelques émissions, donnera un spectacle-bénéfice avec ses frères et soeurs au Casino de Montréal, annoncera que la campagne de financement de l'hôpital Sainte-Justine et celle contre le cancer du sein ont fait un bond de géant.Je repense à René-Charles et à sa question : « Pourquoi, maman, c'est toujours toi qui doit aller chanter ?» La réponse est simple, René-Charles: parce qu'elle le doit.Ça dépasse la voix.PHOTOS PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Dans la boutique Céline Dion, à côté du Colosseum et du casino du Caesars Palace, la version française de la plus récente biographie, Céline Dion, Pour toujours, est placée bien en vue, aux côtés de la version originale anglaise.Preuve que les fans francophones sont nombreux ! « Je sais que ça fait bizarre, dira la chanteuse pendant la séance photo, mais voir tous ces gens qui souffrent contre leur gré, alors que moi, bon, c'est vrai, mon corps souffre, mais parce que je l'ai choisi, cela met les choses en perspective.Et j'apprends toujours beaucoup à leur contact, cela me donne l'énergie de faire le spectacle.» Les fans de Céline Dion, souvent francophones, se font photographier les uns après les autres sous la grande affiche à l'entrée de la salle.CÉLINE DION 25 ANS - 25 ÉVÉNEMENTS 1994 (13)Elle épouse son imprésario, René Angélil, le 17 décembre.1995 (14) Elle lance l'album D'eux, écrit par Jean- Jacques Goldman, qui deviendra \u2014 et est encore \u2014 le disque le plus vendu de toute la francophonie.1998(15)Àla cérémonie des Oscars, Céline interprète My Heart Will Go On, chanson du générique de Titanic, qui remporte l'Oscar de la meilleure chanson.(16) Elle obtient l'Ordre du Québec (le 30 avril), l'Ordre du Canada (le 1er mai) et anime avec humour et aplomb le 20e gala de l'ADISQ.1999(17) Céline est nommé Artiste pour la paix de l'UNESCO.(18) Ayant officiellement vendu plus de 100 millions d'albums dans le monde, Céline célèbre, le 31 décembre, le passage au nouveau millénaire avec un grand spectacle au Centre Bell ; c'est officiellement son spectacle d'adieu avant une période sabbatique.composée de nombreux spectacles ! (On opère René Angélil en avril pour un cancer de la gorge.) 2000(19) Après la guérison de René, le couple renouvelle, à grand déploiement, ses voeux de mariage au Caesars Palace.2001 (20) Le 25 janvier, Céline donne naissance à son fils René-Charles.2002(21) Céline Dion et René Angélil deviennent marraine et parrain de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.2003(22) Le 25 mars, première du spectacle A New Day.au Colosseum, salle de spectacle de 4000 sièges conçue expressément pour l'occasion, à l'hôtel Caesars Palace de Las Vegas.(Son père Adhémar s'éteint en novembre.) 2004 (23) Céline Dion devient la porte-parole d'Air Canada.2005 (24) En septembre, à la télévision américaine, Céline fait un vibrant plaidoyer pour qu'on envoie de l'aide aux sinistrés de l'ouragan Katrina, à La Nouvelle- Orléans.(25) Elle lance la compilation francophone On ne change pas en octobre.1998 \u2014 au gala de l'ADISQ PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © PHOTO PC PHOTO PC PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC © Avec un budget de 15 000 $ pour les matériaux, l'équipe des Citadins du rebut global s'est acharnée pendant 13 semaines à redonner vie à une ruine croulante, où même les briques se désagrégeaient.Rénover une ruine pourrie pour 15000$ LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Du temps de nos arrièregrands- parents, le mot recyclage n'existait pas, mais rien n'était jeté impunément.Les vieux vêtements se retrouvaient dans des courtepointes et des tapis tressés, la carcasse de dinde dans un bouillon et les restants de table dans le plat du chien.Presque pas de déchets, et d'ailleurs, les éboueurs n'existaient pas encore.Nous avons perdu ces belles habitudes de réutilisation avec le temps.Quand j'ai vu il y a deux ans une bande de flyés construire une belle maison à Arthabaska avec des matériaux de cour à scrappe, mon gène écologique a fait des flammèches.La série s'appelait Les Artisans du rebut global.À compter de mardi, 19 janvier, Télé-Québec offre une suite remarquable à la première série.Un défi infiniment plus complexe : rénover une ruine pourrie dans le quartier Sainte-Marie, une petite maison près du pont Jacques-Cartier située rue Larivière, derrière l'église à l'allure orientale dégagée par les nouveaux aménagements à la sortie du pont.Bâtir en neuf, même avec du vieux, c'est une partie de plaisir à comparer à rénover une cabane style boîte à beurre dont les fondations se désagrègent.Quelques cadavres de rats dans les détritus.Les Citadins du rebut global, cinq personnes \u2014750 se sont présentées au concours\u2014 qui peuvent travailler autant de la tête que des mains, trois Québécois et deux Français \u2014 deux filles dans le groupe\u2014 ont enfilé leur masque pour ne pas avaler trop de poussière, ont sorti leurs pelles et leurs marteaux et se sont acharnés pendant 13 semaines et avec un budget d'achat de matériaux de 15 000$ à redonner vie à cette ruine croulante où même les briques se désagrégeaient.Comme le dit si bien l'inspecteur : « Le parement de brique nous parle et il est très malheureux ! » Et avec un seul plein d'essence de 75 $ pour leurs achats.Heureusement, ils ont trouvé un triporteur dans la ruine.Les 13 épisodes d'une heure ne vous montreront pas que les cinq courageux rénovateurs à l'oeuvre.Dans le premier épisode, vous rencontrerez un heureux homme qui parcourt les ruelles à vélo et ramasse des objets abandonnés qu'il va retaper.Une étagère, une chaise de jardin et même un tapis à franges.Ce samouraï du recyclage \u2014sa plus belle prise à vie est un sabre japonais qu'il a conservé \u2014 exerce une activité illégale, mais tolérée.Pourtant il rend service puisque les objets récupérés s'en allaient encombrer un lieu d'enfouissement et qu'ils ont trouvé une nouvelle vie.Vous verrez aussi ce qu'on fait ailleurs en matière de recyclage.À Portland, en Oregon, les constructeurs sont obligés de produire le moins possible de déchets.On fait là-bas des merveilles.À Montréal, 79 % des déchets finissent dans des lieux d'enfouissement qui coûtent cher aux contribuables.J'ai vu la maison au début et après la rénovation.Un miracle d'ingéniosité où une marche d'escalier mécanique est devenue une table à café et des rondelles de hockey, un revêtement de plancher.Même les petites lattes de bois tenant autrefois le plâtre ont été décloutées, sablées et vernies pour couvrir des murs.L'ingéniosité que vous découvrirez chaque semaine vous enchantera.Vous pourrez aller chercher idées et adresses sur le site Web suivant : www.telequebec.tv/citadins, à compter de mardi soir.La nouvelle série, produite par Marc Saint-Onge, fait des petits.Elle est coproduite par la France et la chaîne France 5 doit la diffuser sous peu.D'autres pays lui ont fait des offres, notamment le producteur britannique de Mr.Bean.Marc Saint-Onge songe déjà à une troisième série, qui serait tournée dans trois villes du monde, avec trois techniques de rénovation différentes.Et après tout ça, il veut réunir ses meilleurs rénovateurs pour aller construire dans le tiers-monde.L'idée, c'est de nous inculquer une notion de base : moins on crée de déchets, mieux la terre se porte.Les artisans ont dû récupérer le plus de matériaux possible de leur ruine et n'avaient qu'un conteneur à déchets pour leur rénovation.Et la maison ?Elle deviendra, si tout va bien, propriété de la Ville, laquelle lui donnera une vocation communautaire.Certaines images de la série sont spectaculaires, et les commentaires de Jacques Languirand, inspirants.Pas une seconde d'ennui en vue, et cette année, les épisodes durent une heure.Je me souviens de quoi au juste ?Le 6 décembre dernier, c'était le 16e anniversaire du massacre de Polytechnique.Charles Faribault a interviewé des étudiants aux Nouvelles TVA.Certains ignoraient ce qui s'était passé à l'université.La série Tragédies, qui commence lundi, 20 h, à Historia, ne réinvente pas la roue.Mais elle nous rappelle des horreurs qui ont bouleversé l'existence de pleins de gens.Toujours avec un angle québécois, puisqu'on a retrouvé des témoins de chez nous de chaque événement.Le premier épisode d'une heure nous ramène à New York le 11 septembre 2001 alors que l'inimaginable se produisait : des terroristes s'attaquaient aux deux tours du World Trade Center.Des Québécois présents vous raconteront leur choc.Et leurs souvenirs impérissables des gens qui se jetaient dans le vide pour échapper aux flammes.L'un d'eux dira que son aventure lui a appris une chose : il ne faut pas rater une occasion de s'amuser dans la vie.Chaque semaine présentera une tragédie différente.Le déluge du Saguenay le 23 janvier, la crise du verglas le 30, l'écrasement du F-27 le 29 mars 1979, qui venait de décoller de Québec, le 7 février.Dans un témoignage prenant, Johanne de Montigny raconte qu'elle a demandé à un inconnu de lui tenir la main.Elle était persuadée qu'elle allait mourir.Elle a survécu, lui pas.Le destin.La série, présentée par Jocelyne Cazin qui était chef d'antenne à TVA au moment de la Crise d'Oka, se poursuivra jusqu'au 3 avril avec l'incendie de Chapais.Elle est reprise le dimanche à 19 h.À l'agenda ce week-end Le litige opposant le syndicat et la direction de TVA étant réglé, le nouveau talk-show d'Éric Salvail commencera demain à 19 h, comme prévu.Les invités de On n'a pas toute la soirée: Ginette Reno, Guylaine Tremblay, Martin Matte, Alexandre Despaties, le bachelor de TQS Éric Limoges et Julie Snyder en animatrice de foule.Éric a déjà été l'animateur des foules de Julie.Durée une heure.Dans la semaine, les épisodes sont de 30 minutes.Chez Laflaque \u2014Radio-Canada, 19 h 30\u2014 Gérard D.anime un débat des chefs pas mal plus excitant que les vrais, promet-il.À 20 h, pas de Tout le monde en parle, mais le Gala Excellence de La Presse animé par Christian Bégin.Les Citadins du rebut global fait des petits.La série est coproduite par la France et la chaîne France 5 doit la diffuser sous peu.D'autres pays lui ont fait des offres, notamment le producteur britannique de Mr.Bean.\u2014 L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE > NORMAND BRATHWAITE Trois ans après avoir été tassé du gala des Gémeaux, Normand Brathwaite revient à la barre d'un autre gala : celui des Jutra, qui sera diffusé en mars.Reste maintenant à l'animateur loin d'être en chômage (Yé trop de bonne heure, Le Match des étoiles et Belle et Bum !) à nous faire oublier la performance de Patrick Huard de l'an dernier, et ce, avec beaucoup moins de moyens que pour la remise des prix Gémeaux.Où est Denise Robert lorsqu'on a besoin d'un gros budget ?Il porte une cravate rouge.Il est un peu optimiste.On parle ici de Wallace (sans son Gromit).qui semble partager de plus en plus de traits de personnalité et de dents blanches avec un certain Paul Martin.Il a fallu aller la chercher loin celle-là (on parle ici de la photo de Martin.Une exclusivité de La Presse, oui monsieur !) Mais faut ce qu'il faut en période électorale.Et comme on est toujours si d'actualité.Une rubrique trop timide pour faire la première partie des Stones > BRITNEY SPEARS Encore elle?Oui.La colonie artistique québécoise est épargnée, cette semaine, grâce à une liste dressée par une grosse tête à Hollywood qui a un diplôme en langue sale et en mode: M.Blackwell, qui a sacré la chanteuse «personnalité la plus mal habillée en 2005», devant Jessica Simpson et Mariah Carey.Fallait le faire! Heureusement, il y a la maternité pour oublier toutes ces futilités.jusqu'à la prochaine session de photos en déshabillé pour promouvoir un nouvel album ! ILS, ELLES ONT DIT.«C'est une émission d'archives.Je peux donc faire des \"jokes\" qui étaient drôles il y a 10 ans.» \u2014LOUIS-JOSÉ HOUDE, à Ici Louis-José Houde, après une blague qui n'a pas levé.«Je n'ai aucune notion de musique.Les gens ne me croient pas quand je dis ça.Je ne lis pas une note!» \u2014BRUNO PELLETIER, à Janette (Radio-Canada).«J'ai regardé ta performance avec ma femme.Tu étais extraordinaire.Nous te voulons pour un autre gig.» \u2014RON WOOD à Anik Jean, après le spectacle des Stones.Propos repris par la chanteuse à La Fosse aux lionnes, mercredi.«Pornographe et sentimental, je pense que c'est l'homme d'aujourd'hui.» \u2014THIERRY ARDISSON, à Tout le monde en parle français.DANS LA PEAU DE.\u2014 La soeur riche de maman Bougon, dans Les Bougon : «Samedi, c'est notre soirée Botox.» \u2014MAMAN BOUGON : «Ah! connais pas ça.» \u2014 Amie de la soeur de maman Bougon : «C'est assez l'fun.On s'injecte du poison dans la face pour être plus belles.» \u2014MAO : «Ah! c'est-tu à la veille de faire effet?» \u2014 FRED BOUGON, devenu vendeur de téléviseurs à écran au «placenta», dans Les Bougon : «Vous remarquerez que la télé est plate.» \u2014 CLIENTE : «J'suis au courant, j'la regarde tous les soirs.» entracte@lapresse.ca Anik Jean PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© PHOTO PC PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© SÉPARÉS À LANAISSANCE Paul Martin Wallace Claude Laroche SPECTACLES FLASH David Bowie, Cream et Jessye Norman honorés Le chanteur David Bowie, le groupe de rock Cream et la cantatrice Jessye Norman vont recevoir des Grammys honorant l'ensemble de leur carrière, ont annoncé les organisateurs des principales récompenses de la musique américaine.Parmi les autres lauréats de ces Grammys d'honneur, remis lors de la cérémonie annuelle le 8 février à Los Angeles, figurent le groupe folk new-yorkais The Weavers et le chanteur country Merle Haggard.Deux artistes noirs seront en outre distingués à titre posthume : le comédien Richard Pryor, mort en décembre, et le chanteur et guitariste de blues légendaire Robert Johnson, disparu en 1938.Johnson est considéré comme l'un des fondateurs du blues moderne et de très nombreux musiciens de rock se réclament de son héritage.C'est le cas d'Eric Clapton, guitariste de Cream, groupe en activité de 1966 à 1968 et qui s'est reformé en octobre 2005 pour une petite série de concerts à New York.AFP CLASSIQUE MAISON DES JMC Jonathan Barriault, guitariste.Albéniz, Bach, Berkeley, Britten, Ponce: 16h.REDPATH HALL (Université Mc Gill) Ensemble Caprice.Dir.Matthias Maute.Daniel Taylor, haute-contre.C.P.E.et W.F.Bach, F.I.Beck, Marcello, Locatelli, Handel : 20h.DANSE TANGENTE (840, Cherrier) Solo con Piano, de Gianfranco Celestino, The Agony and Tragedy of Enjoying Life And Having Fun Show, Mr et Mrs Clarke, Glass house - fantaisie baroque, de Nicolas Cantin; 20h30.VARIÉTÉS CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX SAINT-JEAN (190, rue Laurier) Les Cowboys Frigants : 20h.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, rue Saint-Charles-Borromée S., Joliette) Mario Jean : 20h.O PATRO VYS (356, Mont-Royal E.) Musique impro: 21h.SALLE ANDRÉ-PRÉVOST (535, rue Filion, Saint-Jérôme) Marie-Élaine Thibert : 20h.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Lise Boyer : 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (866, rue Saint-Pierre) Louis-José Houde : 20h30.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Steeve Diamond : 20h.LE MALADE IMAGINAIRE DE MOLIÈRE MISE EN SCÈNE DE CARL BÉCHARD AVEC ALAIN ZOUVI + PASCALE MONTPETIT MARIE-ÈVE BEAULIEU + MÉLANIE BÉLAIR + CAROL BERGERON + GARY BOUDREAULT + MATHIEU CAMPEAU +++ ALEXANDRE CASTONGUAY + PIERRE CHAGNON + GUILLAUME CHAMPOUX + PATRICE COQUEREAU +++ BENOÎT DAGENAIS + BÉNÉDICTE DÉCARY + GÉRARD POIRIER + MONIQUE SPAZIANI + MÉLANIE VAUGEOIS ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE CLAIRE L'HEUREUX DÉCOR GENEVIÈVE LIZOTTE COSTUMES MARC SENÉCAL ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE MUSIQUE CAROL BERGERON CHORÉGRAPHIES LOUISE LUSSIER ACCESSOIRES NORMAND BLAIS CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER COIFFURES ET PERRUQUES LOUIS BOND DÈS LE 17 JANVIER + 514.866.8668 + WWW.TNM.QC.CA TARIFS 25 ANS & MOINS ET FORFAITS FAMILLE DISPONIBLES UNE PRÉSENTATION 3368526A de Christine Reverho mise en scène de Monique Duceppe adaptation de Benoit Girard Mireille Deyglun Patrice Godin Véronique Le Flaguais Danielle Lépine Normand Lévesque Marie-Chantal Perron Michel Poirier Claude Prégent Pierrette Robitaille décor Marcel Dauphinais costumes Daniel Fortin éclairages Luc Prairie musique Stéfane Richard accessoires Normand Blais Petit déjeuner compris www.duceppe.com SUPPLÉM ENTA IRE LE 5 FÉVRIER 14 h30 3368523A Êtes-vous plus Tintin ou Astérix?ouloir tout diviser en deux camps est l'un des maux de l'époque.Je vous ai déjà entretenus de cette tendance fâcheuse à la veille du duel de l'automne entre Star Académie et Tout le monde en parle.Je n'ai pas changé d'avis.Tout ne peut être rangé du côté des bons ou des méchants, des Blancs ou des Noirs, des yin ou des yang.Ce serait oublier le yen et même le youp qui, selon le Petit Robert, s'emploie pour exprimer l'allégresse (comme dans «youp, youp, tra la la» et «youp la boum!»).J'y ai repensé cette semaine, en observant le Tout-Montréal s'éreinter les neurones à tenter de déterminer s'il est plus Keith ou Mick.Au terme demaréflexion(le temps d'une pause publicitaire pendant Les Bougon), j'en suisvenuàlaconclusion quesouvent, du moins parfois, enfin, de temps à autre, le monde se divise tout bonnement en deux.Cela me peine un peu de l'admettre, mais il y a du vrai dans la philosophie bushienne \u2014 ou parizeautiste?\u2014 du «nous» et du «eux».Le temps d'une deuxième pause publicitaire, j'ai élaboré une théorie dite des antipodes à propos de la consommation culturelle du Québécois moyen.Comment expliquer qu'entre un spectateur et son prochain, l'appréciation d'une oeuvre soit si différente?Comment expliquer qu'un film, un livre, une pièce ou une chanson puisse inspirer au premier une centaine de chroniques alors qu'elle laisse le second parfaitement indifférent?Cela, à mon avis, tient à plusieurs facteurs déterminants qui peuvent se résumer à un seul: êtes-vous plus Tintinou Astérix?Riez, riez.Moquezvous.Qu'importe.Je ne vous en tiendraipasrigueur.Jesuisconvaincu qu'il y a des questions fondamentales qui permettent de déterminer le rapport du spectateur à l'oeuvre et à l'artiste.Êtes-vous fan ou pas?Êtes-vous sourd ou pas?Avez-vous déjà vu ça, un film?Aussi, à partir de la théorie des antipodes, j'ai mis au point un test permettant d'établir deux profils de spectateurs.Ma théorie repose sur des connaissances psychologiques approfondies, reconnues par le ministère de l'Éducation du Québec (j'ai fait, je vous le rappelle, psycho-sexe au cégep).Aujourd'hui, je me résous à vous l'exposer, afin de vous aider à déterminer quel type de consommateur culturel vous êtes.Attention : cetestaunemarge d'erreur de 97 points de pourcentage, neuf fois sur 10.Il n'est pas impossible que les résultats déterminent qu'une personne est à la fois d'un type et de l'autre.Bref, êtes-vous plus.Tintin ou Astérix?C'est le facteur déterminant de la théorie des antipodes.Il départage les consommateurs culturels selon leur côté givré ou nutritif.Le lecteur de type Tintin est généralement moins ludique que celui de type Astérix.Il est plus réservé, à l'image du trait de crayon d'Hergé.En revanche, il est plus aventureux que le lecteur de type Astérix, un féru d'histoire qui apprécie les jeux de mots douteux.Le lecteur de type Tintin lit aujourd'hui des polars et des romans policiers.Il sait que la poudrière balkanique est un microcosme de tous les conflits armés mondiaux.Le lecteur de type Astérix sait que le lion est le roi des animaux.Il lit beaucoup moins depuis que Goscinny est mort.Beatles ou Stones ?Le mélomane de type Stones apprécie la musique avec ses tripes plutôt qu'avec sa tête.Son trip est souvent plus musical que littéraire.Il se contente d'écouter une chanson sans savoir ce que signifient les paroles.Il aime les solos de guitare à tendance blues.Le mélomane de type Beatles a moins consommé de drogues que celui de type Stones, surtout s'il préfère Paul à John (question autrement plus pertinente que Mick ou Keith?).Il prétend être intéressépar les paroles des chansons, mais en réalité, ce sont les mélodies qui l'attirent.Sartre ou Camus ?Le lecteur de type Sartre n'a pas bien lu Camus.Le lecteur de type Camus a trop bien lu Sartre.Candy ou Albator ?Les téléspectateurs de type Candy sont des filles de 30 ans désillusionnées qui ont cru trop longtemps auprince charmant.Les téléspectateur de type Albator sont des gars de 30 ans désillusionnés qui fantasment encore sur les Sylvides.Los Angeles ou New York ?Le spectateur de type New York aime la musique de Joseph Arthur, même les mauvais films de Woody Allen et les brunes typées.Le spectateur de type Los Angeles aime la musique de Justin Timberlake, mêmes les mauvais films de Steven Spielberg et les blondes siliconées.TVA ou Radio-Canada ?Le téléspectateur de type TVA aime avoir une vision d'ensemble des événements, préférablement du point de vue d'un hélicoptère.Le téléspectateur de type Radio-Canada aime avoir une vision d'ensemble des événements, préférablement du point de vued'uncorrespondantàl'étranger.Les différences entre ces deux types de téléspectateurs tendentà disparaître en raison d'un contenu de plus en plus uniforme.Depeche Mode ou Metallica ?Les mélomanes de type Metallica et Depeche Mode revivent sans cesse leur adolescence en refusant d'admettre que cela a quelque chose de pathétique.Généralement, le mélomane de type Metallica (qui a récemment vu Mötley Crüe et Bon Jovi en spectacle) a davantage de poils quecelui de type Depeche Mode (qui le méprise ouvertement) et parle moins bien l'anglais.Claude Lelouch ou pas ?Lecinéphiledetype Claude Lelouch croit aimer le cinéma français.Le cinéphile qui ne l'est pas aime généralement le cinéma français.Le Seigneur des Anneaux ou Brokeback Mountain?Le cinéphile de type Seigneur des Anneaux, scientifique de formation ou crack d'informatique, apprécie les films d'actionavec des personnages difficiles à comprendre où il ne se passe rien pendant des heures.Le cinéphile de type Brokeback Mountain, qui a oublié ses tables de multiplication, apprécie les films d'auteur avecdespersonnagesdifficiles à comprendre où il ne se passe rien pendant des heures.Jean-Michel Anctilou Daniel Lemire ?Lespectateur de type Daniel Lemire, également fan de Louis-José Houde, prétend ne pas aimer les humoristes.Le spectateur de type Jean-Michel Anctil, également fan de Louis-José Houde, prétend ne pas aimer les intellos.Tous deux adorent Marc Labrèche.Si vous avez répondu Aàtoutes ces questions (c'est-à-dire Tintin, Beatles, Sartre, etc.), vous pouvez vous considérer detype Apositif.Si vous avez répondu Bàtoutes ces questions (c'est-à-dire Astérix, Stones, Camus, etc.), vous êtes sans doute de type Bnégatif.Si vous avez répondu tour à tour A et B à ces questions, il serait préférable que vous consultiez unmédecin.Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca RÉPONSES ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION/Jean-François Asselin ISABELLE MASSÉ Imaginez vivre à huit dans un trois et demi.Avec des indésirables par-dessus le marché.Pas parce qu'on manque de sous, mais de confiance en soi.On vous souhaite tout sauf une vie semblable à celle de François (Martin Laroche), un des multiples personnages principaux de la télésérie François en série, en ondes à compter de ce soir à Séries + (à 21 h) ! Le cauchemar de ce gars plutôt perturbé débute par un coup de foudre pour une fille (Julie Le Breton) rencontrée dans un resto.L'idée de la revoir lui causant tout un choc, il aura un jour la visite de l'homme (Paul Cagelet), la femme (Anick Lemay), l'enfant (Raphaël Dury), le comique (Patrice Bélanger), le peureux (Vincent Bolduc), le gai (Jacques Drolet), l'artiste (Maxime Tremblay) et l'animal (un chien !) en lui.Des gens que seuls lui et celle qu'il convoite voient.Le résumé ci-dessus vous rappelle un court métrage diffusé plus d'une fois à Radio-Canada ?Bingo ! La prémisse de François en série est la même que celle de Déformation personnelle, une oeuvre de 20 minutes, scénarisée et réalisée par Jean-François Asselin (La Vie rêvée de Mario Jean, Ciao Bella).Réalisée en 2002, elle a remporté une vingtaine de prix dans des festivals à Montréal, Paris, Bruxelles, New York et Clermont-Ferrand, notamment.« L'idée vient d'une conversation avec ma mère, il y a quelques années, au cours de laquelle elle m'a dit : c'est à l'ami en toi que je parle ! » raconte Asselin qui a eu plusieurs sentiments de déjà-vu, l'automne dernier, lors du tournage de la télésérie.Pour François en série, il a réembauché presque tous les mêmes acteurs, a tourné dans les mêmes restos de Montréal et dans un appartement avec les mêmes divisions.«Les répliques sonnent toutefois différemment, car Martin Laroche et Julie Le Breton ont vieilli.Ils ont plus d'expérience et de confiance.» La nouvelle histoire s'étirant désormais sur 12 épisodes de 30 minutes, il a évidemment fallu ajouter des personnages, élargir la famille, le cercle d'amis et créer des intrigues secondaires.«Au départ, j'ai fait (avec les coscénaristes Jacques Drolet et Solange Collin) l'erreur que tout le monde fait : simplement étirer le court métrage.J'ai misé sur les conflits de François avec ses personnalités.Mais une fois que l'homme en lui est présenté, on a compris et on peut passer à autre chose.» « Complexe à réaliser » François en série suit donc deux êtres d'une gêne maladive qui se rapprochent lentement mais sûrement.C'est parce qu'il se pose beaucoup de questions en amour et dans la vie que les différents « moi» de François se pointent sans crier gare.Au fil des semaines, il se demandera ce qu'est être moi, fou, authentique, intime, amoureux, accro, courageux, heureux, à sa place, dominant et engagé.Vous suivez ?Il faut voir pour vraiment comprendre, apprécier et mesurer à sa juste valeur l'originalité du concept.« C'est une série complexe à réaliser.Si je ne l'avais pas coécrite, j'aurais traité les auteurs de fous ! » dit Asselin.Avant que Déformation personnelle ne prenne forme, le réalisateur de 31 ans a dû faire preuve de patience.Plusieurs producteurs disaient ne pas vraiment comprendre l'histoire sur papier.C'est avec peu d'appuis que le court métrage s'est fait.Et pour François en série ?Le réalisateur a dû faire la preuve, deux fois plutôt qu'une, à certaines personnes, que Martin Laroche et Julie Le Breton devaient reformer un couple au petit écran.« Je comprends Séries + de vouloir attirer le plus de téléspectateurs possibles.Je le vois en conférence de presse : ce sont les vedettes qui attirent.Mais la chimie entre les deux personnages principaux devait être forte.Car l'histoire commence en conte de fées, mais se poursuit dans la vie au quotidien.C'est fantaisiste comme série, mais le couple doit être crédible.» « Jean-François s'est battu pour que j'obtienne le rôle, raconte Julie Le Breton.Je lui en suis reconnaissante.Ce fut ainsi facile de plonger dans son univers, car je me sentais en confiance.« Il est, par ailleurs, le réalisateur le plus perfectionniste avec qui j'ai travaillé.Le seul que je connaisse qui reprend des scènes pour que les acteurs soient meilleurs.À neuf personnages par scène, ça fait parfois de longues journées de tournage.À un certain moment, on n'est plus capable ! Mais le résultat est génial.» Ne cherchez pas d'effets spéciaux à répétition dans cette production à 309 000 $ la demi-heure.« Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain) est du genre à effacer des voitures dans une image en postproduction, mentionne Asselin.Je suis un peu comme ça.Cela dit, la réalisation de François en série n'est pas flamboyante.Je voulais que les comédiens soient au premier plan.» À ce titre, François en série prend parfois des airs de pièce de théâtre.L'action des premiers épisodes se déroule souvent dans l'appart de François et les dialogues ainsi que les blagues priment.« Ç'aurait pu être une pièce de théâtre, mais ce n'est pas mon univers.Je vais peut-être travailler sur l'idée du gars avec ces différentes personnalités toute ma vie ! lance le réalisateur en riant.J'imagine François en série le dessin animé, le livre, la série en anglais.» Le je, me, moi de François PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Martin Laroche et Julie Le Breton partagent la vedette de François en série, une série scénarisée et réalisée par Jean-François Asselin, présentée à Séries +.3373701A www.dansedanse.net (514) 987-6919 .Admission (514) 790-1245 19, 20, 21 jan.2006 - 20 h supplémentaire 18 jan.300, boul.de Maisonneuve Est oleman Lemieux & Compagnie Fifteen Heterosexual Duets Soudain, l'hiver dernier \u201cit is as it was\u201d 11 d a n s e urs triéssur le v olet , le h a ute-c ontre Daniel Ta y lor e t le T hea treof Ear l y M usi c r é u nis a uto ur d'u npr ogr a mme triple s igné James K u delka .Dan s e urs :Anik B issonnette.Mar c Boiv in .A ndr e a Bo a r dma n.B ill C olema n.A ndr e w G ida y .Sas h a Iv a noc hko .S y lv a in Lafortune .Laurenc e L emieux .A nne P l a mondon .V ic t o r Q u ijida .Mar io Rad aco vsk y .M usic iens :Sy lv a in B e r ger on .A d r ia n B utte r field .C h r istopher Jack s on .N i c hola s L e ssa r d.M yron L utzke .H élène P lou ffe présente 3368516A UN ÉVÉNEMENT MUSICAL LIVE DU CIRQUE DU SOLEIL CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE DE MICHEL LEMIEUX ET VICTOR PILON LA MUSIQUE EN MOUVEMENT Au Centre Bell 26-27-28-29 janvier Première partie \u203a Nitza BILLETS EN VENTE MAINTENANT cirquedusoleil.com (514) 790-1245 PREMIÈRE MONDIALE 4 S OIRS S EULEM E N T! Commanditaires officiels 3373226A présente BILLETS à partir de 15$ au 514.842.9951 ou au WWW.OSM.CA Dimanche 15 janvier, 14 h 30 Jacques Lacombe, chef d'orchestre Angela Cheng, pianiste Laurie Radford, Voice Tears Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano no 4 Sergueï Proko5ev, Symphonie no 6 BEETHOVEN ET PROKOFIEV : DEUX GÉANTS Mercredi 18 et vendredi 20 janvier, 20 h Jacques Lacombe, chef d'orchestre Sarah Chang, violoniste Monique Pagé, soprano Taras Kulish, baryton François Morel, Passsage à l'Aube (création, commande de l'OSM) Jean Sibelius, Concerto pour violon Carl Nielsen, Symphonie no 3, «Sinfonia espanvina » LE CONCERTO DE SIBELIUS PAR SARAH CHANG Mardi 24 et mercredi 25 janvier, 20 h Sir Neville Marriner, chef d'orchestre Viktoria Mullova, violoniste Joseph Haydn, Symphonie no 104, «Londres » Georges Bizet, Symphonie en do Ludwig van Beethoven, Concerto pour violon SIR NEVILLE MARRINER, DE NOUVEAU À MONTRÉAL PLACE À LA MUSIQUE! DEMAIN Soirée du 18 présentée par 3374228A CD maintenant disponible www.disquesartiste.com www.zone3.ca/dracula MONTRÉAL-Au Théâtre St-Denis du 31 janvier au 26 février 2006 Tel-Spec: (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com «Dracula made in Québec : rien à envier à Broadway! (\u2026) avec une distribution canon, Dracula promet d'être l'Événement de 2006!» CAROLINE PROULX - RYTHME FM «Les textes de Roger Tabra sont bien tournés, les mélodies de Simon Leclerc collent à chacun des interprètes.» MARIE-CHRISTINE BLAIS - LA PRESSE Paroles Roger Tabra Musique Simon Leclerc Livret Richard Ouzounian Mise en scène Gregory Hlady et Erick Villeneuve BRUNO PELLETIER dans le rôle de Dracula SYLVAIN COSSETTE DANIEL BOUCHER ANDRÉE WATTERS PIERRE FLYNN GABRIELLE DESTROISMAISONS BRIGITTE MARCHAND ELYZABETH DIAGA RITA TABBAKH LOUIS GAGNÉ PRÉSENTÉ PAR EN COLLABORATION AVEC 3373864A 3373224A Balthazar 5 ans sur le voilier présenté par La famille Lavoie-Roberge a fait le tour du globe à bord d'un voilier de 10,5 mètres qu'ils ont mis sept ans à construire.Le jour du départ, ils ne savaient pas ce que les cinq prochaines années leur réservaient, mais ils étaient convaincus qu'ils en reviendraient la tête et le coeur remplis d'images inoubliables\u2026 et comme ils avaient raison.(514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 5MARS - 19h30 Montréal Salle Pierre-Mercure Supplémentaire 12 MARS - 19 h Longueuil Salle Pratt & Withney Canada Supplémentaire 15 JANVIER - 19 h 30 L'Assomption Théâtre Hector-Charland 25 FÉVRIER - 19h30 Québec Salle Dina-Bélanger (418) 687-1016 Supplémentaire 5 FÉVRIER - 16 h Sherbrooke Salle Maurice-O'Bready (819) 820-1000 COMPLET ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR COMMUNICATION PAPINEAU-COUTURE © Dans l'adaptation de La Promesse de l'aube, signée André Melançon, Maxim Gaudette campe Romain Gary, jeune adulte, et André Lachapelle incarne Nina, la mère de l'écrivain, sa passion et l'épicentre de son oeuvre.Le 24 mars 2006, 20 h à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Didier Morissonneau et L'Équipe Spectra présentent georges CD COMPILATION DISPONIBLE PARTOUT ! EN VENTE CHEZ TICKETPRO : 514.908.9090 1 866 908.9090 WWW.TICKETPRO.CA ET À LA PLACE DES ARTS : 514.842.2112 WWW.PDA.QC.CA 3374072A THÉÂTRE L'amour absolu ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE La Promesse de l'aube, de Romain Gary, est l'exemple même du roman dont on redoute l'adaptation.Comment rendre ce climat ?Ce puits sans fond de tendresse lucide ?Cet alliage, si particulier, d'ironie et de compassion ?Qui peut raconter cette histoire d'amour absolu, sans la réduire ou la dénaturer ?Rétrospectivement, on comprend qu'André Melançon y soit parvenu, que ce ton et cette sensibilité l'aient rejoint.Mais, avec un tel roman, rien n'était gagné ! L'adaptation qu'il propose met en scène Romain Gary, narrateur de sa propre histoire, et deux autres incarnations de l'auteur, enfant et jeune adulte.Sous nos yeux, se déroulent les souvenirs du narrateur, « illustrés » par des tableaux souvent courts et où les deux Romain sont entourés d'une kyrielle de personnages secondaires, interprétés par Paul Savoie et Sharon Ibgui.Au coeur du récit, il y a Nina, mère de l'écrivain, sa passion et l'épicentre de son oeuvre.Dominatrice, mythomane, extravagante, envahissante, roublarde, elle aurait pu devenir la source essentielle de ses blessures d'enfant et de ses échecs d'adulte.Celle qui voyait en son « Romouchka » un futur Victor Hugo, ou qui comptait sur lui, soldat, pour assassiner Hitler le temps venu, lui a insufflé le talent de rêver.Audelà de ses débordements plus grands que nature, son amour, inconditionnel, le portait.Le rendait, disait-il, incapable de désespoir.Andrée Lachapelle est cette mère.L'âme de cette pièce, comme Nina est l'âme de Romain.Énergique ou épuisée, courageuse, emportée, rieuse, cabotine ou peinée comme une enfant, elle creuse dans le sillon du roman et en approfondit les nuances.Dans cette adaptation, aucun risque de coupe à blanc.On élague, le moins possible.Quelques déplacements de paragraphes, peu.La musicalité du texte est préservée et s'épanouit, sur cette vaste plage de Big Sur, où le narrateur se souvient.Il est le seul à ne pas y circuler pieds nus.Au fil des souvenirs, locataire, soldats, commerçants divers, maîtresse ou amour d'enfant surgissent.Avec sûreté et beaucoup de fantaisie, Paul Savoie compose une galerie de personnages, russes ou français, exubérants ou introvertis, qui s'imposent dès les premières secondes.De façon charmante, Sharon Ibgui incarne surtout les amours contrariés de Romain.Les trois Romain se suivent et ne se ressemblent pas.Aliocha Schneider, qui joue l'écrivain enfant en alternance avec Gabriel Favreau, a la poésie (et la blondeur) du Petit Prince.Maxim Gaudette \u2014Romain adulte\u2014 intense, fougueux (et brun), décoche son texte plus vite que son ombre.Patrick Goyette, enfin, évoque physiquement Romain Gary de façon troublante.Il freine son débit, parle lentement, étire certaines phrases (est-ce parce que le français n'était pas la langue maternelle de l'auteur ?).Sans doute afin de mettre en valeur les personnages qu'il dépeint, il se place délibérément en retrait, comme étranger à son récit, parfois au détriment du texte, dont on perd alors toute la puissance.Ces fluctuations (peut-être dues à la première) ralentissent le courant, mais ne l'interrompent pas.Et puis, il y a la fin.Celle qui donne tout son sens à cette histoire.Une fin inventée, peutêtre, en hommage à Nina, qui rêvait sa vie.Ou totalement véridique.Quelle importance.Ce qui compte, c'est qu'elle existe.LA PROMESSE DE L'AUBE, de Romain Gary.Adaptation et mise en scène : André Melançon.Interprétation : Andrée Lachapelle, Patrick Goyette, Maxim Gaudette, Sharon Ibgui, Paul Savoie, Gabriel Favreau, Aliocha Schneider.Scénographie : Guillaume Lord.Lumières : Éric Champoux.Costumes : Ginette Noiseux.Musique : Catherine Gadouas.Au Théâtre Espace GO jusqu'au 4 février.Dans cette adaptation, aucun risque de coupe à blanc.On élague, le moins possible.Quelques déplacements de paragraphes, peu.La musicalité du texte est préservée et s'épanouit.3368551A THÉÂTRE/Trois secondes où la Seine n'a pas coulé Ravissant poème-fleuve ÈVE DUMAS CRITIQUE Le dramaturge Larry Tremblay avait peut-être sous-estimé Paris et tous ses trésors.Il pensait être capable de rentrer d'un séjour dans la Ville lumière avec quelques vers griffonnés sur un bout de papier.Finalement, la Seine lui aura inspiré un ravissant poème- fleuve, que Microclimat Théâtre porte à la scène.Traversé par un surréalisme souriant, Trois secondes où la Seine n'a pas coulé nous raconte tout ce qui s'est passé pendant ces trois secondes où le fameux fleuve a suspendu son cours.On devine qu'il faut un peu plus que quelques instants pour relater cette fable hors du temps, où la Seine fait un rêve, génère quelques idées folles et invite la Vérité à raconter une histoire d'amour interdit entre deux adolescents, avant de reprendre son récit.Le voyage dure un peu moins d'une heure.Déjà très joli sur papier (le texte a été publié aux Éditions du Noroît, en 2003), le poème bénéficie maintenant du charisme de Geneviève Martin, comédienne dont on avait pu constater la présence à la fois ludique et charnelle dans Cornemuse.Cette pièce de Larry Tremblay était présentée au Théâtre d'Aujourd'hui en 2003, dans une mise en scène très physique d'Éric Jean.Il en va de même du travail de Marie France Goulet, qui accorde une grande importance au corps et au mouvement dans sa direction.La chorégraphie n'occulte jamais les mots, qui résonnent avec une clarté et une sensualité rares dans la petite salle Jean-Claude Germain, presque nue.Seule une chaise-sculpture créée par Leon Perreault occupe l'espace.Ses ondulations métalliques rappellent le mouvement de l'eau.La même simplicité s'étend à chaque élément de cette production toute délicate.Pour incarner la Seine, la comédienne porte un ciré bleu qui, une fois déboutonné, révèle la robe « rouge franc » de La Vérité.Les interventions sonores, évocatrices d'un Paris mythique et d'un théâtre ancien, se manifestent uniquement entre les diverses parties du récit, pour en marquer les titres.Autrement, toute la place est donnée à la parole singulière de Larry Tremblay et à l'incroyable maîtrise vocale et physique de Geneviève Martin.Les amateurs de poésie et de théâtre poétique voudront à coup sûr plonger dans ce grand fleuve, qui en a long à dire.TROIS SECONDES OÙ LA SEINE N'A PAS COULÉ, de Larry Tremblay.Mise en scène: Marie-France Goulet.Interprétation : Geneviève Martin.Musique : Lou Simard et Ingo Ahmels.Espace et lumière : Claire Lamarre.Costume : Daniel Fortin.Une production de Microclimat Théâtre présentée dans la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, jusqu'au 28 janvier. 67 E:BKGFF>MN>$ H=: F`Wf 9 24 G & 6) G & 84 G ;WYYSba 9 g42# 72, &, , ( eee'^RO'_Q'QO g42# 68)&,24 ( eee'ORZWaaW]['Q]Z /+V ?NJB>J$ /& A LA'LJ> E:BKGFF>MN>$ HW: eee'^RO'_Q'QO ( g42# 68)&,24 ( eee'ORZWaaW]['Q]Z +7 ?NJB>J +8 A >L /+ A 1& FLJ> HB>JJ>VHD:=>:M F`Wf 9 .8%4) G & 48%4) G ;WYYSba 9 g42# 68)&,24 ( eee'ORZWaaW]['Q]Z +5V+6V+7 ?NJB>J$ /& A LA'LJ> GMLJ>EGFL F`Wf 9 ,2%4) G & .2%4) G & ) G RS `OPOWa ^]c` YSa 1bcRWO[ba ;WYYSba 9 g42# 8)7&8)8) ( eee'bWQXSb^`]'QO HO FPMMDEPRDTKPO DVHF /3V/4 ?NJB>J$ /& A KH> EGFLJ:D F`Wf 9 .6%4) G ;WYYSba 9 g42# 8)7&8)8) ( eee'bWQXSb^`]'QO HO FPMMDEPRDTKPO DVHF HT HO FPMMDEPRDTKPO DVHF QR, SHOT, QDR /4 ?NJB>J$ /& A LA'LJ> GMLJ>EGFL F`Wf 9 8%4) G & ,5%4) G ;WYYSba 9 g42# 8)7&8)8) ( eee'bWQXSb^`]'QO DPF=:LA:DB> /G NGKIG PU FG SCDLG MF> O HGMJ D> ?>KLBN:D I1aS`d ObW][a 9g42# 8)7&8)8) ]c 755 8)7&8)8)' ISQ][[ca ^]c` YSc` a Od Sc` Sb YSc` _cOYWb1% YSa T`]ZOUSa R\\WQW ]QQc^S[b c[S ^YOQSRS QV]Wf 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le titulaire Philippe Bélanger et l'Orchestre Métropolitain dirigé par Yannick Nézet-Séguin.Le disque sera complété par des pièces de virtuosité de Guilmant, Widor et Vierne.De plus, ATMA enregistrait cette semaine, avec M.Bélanger, un disque d'improvisations qui sortira à l'été.Par ailleurs, ATMA profite du passage ici de David Fray pour sortir son disque groupant la Wanderer-Phantasie de Schubert et la grande Sonate de Liszt.En complément de disque : deux lieder de Schubert transcrits par Liszt.Deuxième prix au Concours international de Montréal en 2004, David Fray jouera les Noches en los Jardines de España de Falla et le Concerto en sol de Ravel à l'OM le 6 février.En musique de chambre, deux parutions en préparation chez ATMA : les deux Trios pour piano, violon et violoncelle de Théodore Dubois par le Trio Hochelaga, et un programme avec harpe par quelques musiciens de l'OSM entourant la harpiste de l'orchestre, Jennifer Swartz.Les compositeurs : Debussy, Roussel, Koechlin et Ropartz.Claude Gingras NOUVELLES DU DISQUE COURS D'INITIATION À LA DÉCORATION INTÉRIEURE I, II, III, IV et V ÉTALAGISTE CUISINISTE TECHN.DE RENDU ATELIER DIVERS Renseignements : (514) 866-1836 88, RUE SAINT-PAUL EST, Vieux-Montréal H2Y 1G6 Début des cours : 13 Février 2006 Le palmarès de Gramophone Pour marquer la sortie de son 1000e numéro, le magazine britannique Gramophone, fondé en 1923, a établi sa liste des « 100 plus grands enregistrements » de l'histoire.On y trouve notamment le Pelléas et Mélisande de Désormière, de 1941, l'intégrale Casals des Suites pour violoncelle seul de Bach, la version Bruno Walter-Ferrier-Patzak de Das Lied von der Erde, de Mahler, la première Tosca de Callas (celle de 1953), la version Beecham-Björlingde los Angeles de La Bohème, la Salome de Nilsson et Solti, et les premières Variations Goldberg de Glenn Gould (de 1955).Autant de choix qui s'imposaient, bien sûr.On note aussi l'absence de Moussorgsky et de son Boris Godounov, celle du Requiem de Verdi, de toute symphonie de Chostakovitch et de tout enregistrement de Vladimir Horowitz.Da Costa et Vivaldi Dernière version en date des Quatre Saisons de Vivaldi: le violoniste Alexandre Da Costa et le Concert- Verein de Vienne, dir.Christian Schulz, chez Disques XXI.Cav-Pag de 1927 La marque britannique Divine Art réédite les Cavalleria rusticana et Pagliacci gravés en anglais en 1927 par Heddle Nash, Miriam Licette, Dennis Noble, May Blyth et autres glories lyriques de l'époque.À la direction d'orchestre: Eugene Goossens et Aylmer Buesst, qui était l'époux de la soprano Blyth.Intégrales Scriabine et Fauré Brilliant a repris de EMI et groupé en coffret les trois Symphonies de Scriabine enregistrées par Riccardo Muti et l'Orchestre de Philadelphie et l'intégrale des mélodies de Fauré de Gérard Souzay et Elly Ameling avec Dalton Baldwin au piano.Ticketpro : www.ticketpro.ca (514) 908-9090 1 866 908-9090 Spectrum de Montreal : 318, Sainte Catherine Ouest BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM COLIN JAMES JEUDI 9 VENDREDI 10 ET SAMEDI 11 FÉVRIER 20 h 30 COMPLET SUPPLÉMENTAIRE JEUDI 9FÉVRIER ENVENTE MAINTENANT! PREMIÈRE PARTIE : COLINLINDEN SPECTRUM DE MONTRÉAL SOPHIE MILMAN LA CHARMANTE CHANTEUSE NOUS REVIENT APRÈS SON SUCCÈS AU FESTIVAL L' ÉTÉDERNIER SAMEDI 18 FÉVRIER 20 h SPECTRUM DE MONTRÉAL ENFIN DE RETOUR À MONTRÉAL ! CUBANISMO ! SAMEDI4MARS 20 H SPECTRUM DE MONTRÉAL dans le cadre du 3374119A présenté par Îles grecques 17 au 19 JANVIER Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 20 JANVIER et 13 FÉVRIER Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 23 et 24 JANVIER La Salle Salle Jean-Grimaldi 25 JANVIER Saint-Jérôme Polyvalente 28 JANVIER Saint-Jean Auditorium du Fort Saint-Jean 3 au 5 FÉVRIER Montréal Salle Pierre-Mercure 6 au 11 FÉVRIER Longueuil Salle Pratt & Whitney Canada 14 au 23 FÉVRIER Laval Salle André-Mathieu 27 et 28 FÉVRIER La Prairie École de la Magdeleine 6MARS L'Assomption Théâtre Hector-Charland (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! Ce globe-trotter partagera avec vous sa fascination pour ces îles et les hommes qui y vivent.Il y a Corfou la romantique, Naxos la vénitienne, Santorin la beauté du diable, Mykonos la reine de la nuit, Délos l'île sacrée, Tinos la miraculeuse, Paros la blanche, Amorgos le grand bleu, Karpathos la sauvage, Rhodes la splendeur médiévale et la Crète berceau d'une civilisation brillante.3368264A ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR LE SITE WEB ART-CRAFTS PRODUCTION © CINQ QUESTIONS À.Jason Collett ALAIN BRUNET Jason Collett est membre de Broken Social Scene, vaisseau amiral de la nouvelle scène alternative de Toronto.Mais il a aussi 37 ans, trois enfants et deux albums solos, dont Idols of Exile paru en 2005 sur l'excellent label Arts & Crafts.C'est d'ailleurs sous sa propre bannière qu'il chantera ce soir au Main Hall.À Montréal, le groupe Paso Mino accompagnera Jason Collett, à la suite de quoi toute la bande poursuivra sa route avec notre bien-aimée Feist dans le cadre d'une tournée nord-américaine.QLorsque Broken Social Scene a donné un concert mémorable à Montréal (le 22 octobre dernier), racontez-nous pourquoi vous étiez retenu à Toronto.RPendant ce concert dont on m'a dit beaucoup de bien, ma femme accouchait de mon troisième enfant.Kevin (Drew) m'a téléphoné directement de la scène du Métropolis ; il a alors demandé au public de l'auditoire de crier push ! pour aider la maman à terminer le travail.C'était quelque chose ! QComment voyez-vous votre rôle au sein de Broken Social Scene, cette formation à géométrie variable qui regroupe des artistes aussi doués que Leslie Feist et Emily Haines ?RBSS est un collectif plutôt qu'un véritable groupe, et ce fut pour moi une merveilleuse découverte de travailler de cette manière.Nous sommes plusieurs artistes autonomes.L'engagement de chacun n'y est pas forcé, tes pairs y deviennent à la fois tes meilleurs critiques et tes meilleurs supporters.Depuis que nous travaillons ensemble, j'ai toujours été impressionné par l'harmonie qui règne au sein d'un groupe de cette taille.Qu'est-ce que j'y fabrique ?Je m'y vois parmi les musiciens de soutien puisque je n'ai rien d'un grand guitariste.J'y compose aussi, lorsque nous sommes en tournée.mais les principaux créateurs de BSS demeurent Brendan (Canning) et Kevin (Drew).QEn solo, vos références musicales ne sont-elles pas plus sobres ?REffectivement.Parmi mes influences, j'ai déjà cité Nick Lowe, Kris Kristofferson, Bob Dylan, Patti Smith, des artistes de grande qualité qui ont le souci du texte et qui ont ouvert la voie aux générations suivantes.Ainsi, j'essaie de m'inscrire dans une tradition de chanson à texte.qui a du mal à évoluer en cette époque qui boude la culture littéraire.Cela étant, le fait de travailler avec BSS m'a mené à faire preuve de plus de créativité musicale, car on y propose des musiques innovatrices et souvent complexes.À vrai dire, je ne suis pas très attiré par l'ensemble de la production des artistes de mon genre, que je trouve généralement terne et uniforme.En ce sens, je veux offrir autre chose sans négliger le texte pour autant.Il me faut des musiques créatives et intenses qui suscitent des réactions viscérales.conséquence directe de ma participation à Broken Social Scene.QComment avez-vous réussi à exercer votre métier avec autant de responsabilités familiales ?RJe suis également menuisier et charpentier, ce qui m'a épargné tous les compromis (malheureusement) essentiels à la réussite dans l'industrie de la musique.Je partage encore un atelier avec d'autres artisans, mais mon métier de chanteur m'accapare de plus en plus.Le fait d'avoir travaillé dans la menuiserie, il faut dire, a eu un impact direct sur la façon dont je crée des chansons.Cet autre facette de ma vie m'a d'ailleurs mené à m'intéresser à l'architecture, au design et à l'aménagement urbain.J'aime les lieux qui ont du vécu et des racines, j'estime que les habitants de la banlieue ne peuvent avoir ces références et cela entraîne des effets très négatifs dans la façon dont ils voient le monde.Cet intérêt pour l'aménagement urbain se reflète d'ailleurs dans ma façon d'écrire, d'y départager l'espace public et l'espace privé.QQue pensez-vous de la scène musicale émergente à Toronto ?ROn assiste à une véritable renaissance de créativité dans cette ville.Elle n'a jamais été aussi riche au plan culturel.Je crois que Toronto est enfin devenu un milieu urbain intéressant ; sa densité et son cosmopolitisme y sont assez considérables pour soutenir un développement culturel organique.C'est très excitant.Pour profiter des rabais CYBERPRESSE.CA/PRIVILEGES POUR LES ABONNÉS SEULEMENT NOUVEAU Jusqu'à 30 % de rabais sur les livres des Éditions La Presse et 10 % sur les abonnements aux magazines des Éditions Gesca.FILL35P .COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ SOURCES : PITCHFORKMEDIA.COM, ROLLINGSTONE.COM, SPIN.COM, MTV.COM STEREOLAB ET BELLE&SEBASTIAN À MONTRÉAL Stereolab s'arrêtera à La Tulipe le 15 mars.Huit jours plus tôt, la formation franco-britannique sortira trois nouveaux extraits, qui pourront être téléchargés sur le site de leur compagnie de disques, www.toopure.com.Trois titres qui se retrouveront sur la compilation Fab Four Suture, que Stereolab lancera le 6 mars.En plus de sortir un septième disque le 7 février (The Life Pursuit), Belle & Sebastian sera de passage à Montréal, le 26 février, au Métropolis.The New Pornographers assurera la première partie.La formation de Vancouver a sorti son troisième disque, en août dernier, Twin Cinema.Deux bonnes soirées en perspective.UNALBUM DE REPRISES DE DEF LEPPARD Après une compilation de leurs plus grands succès, une tournée et une prestation au Live 8, Def Leppard a annoncé la sortie d'un album de reprises, Yeah !, prévue au printemps.Le disque réunira des chansons glam de la décennie 1970.Le guitariste Vivian Campbell a cité en exemple 10538 Overture d'Elecric Light Orchestra, Street Life de Roxy Music et Don't Believe a Word de Thin Lizzy.Il a aussi nommé Waterloo Sunset des Kinks.«Mais nous ferons sonner le tout comme Def Leppard», insiste Campbell.La sortie de Yeah ! précédera une tournée estivale.Def Leppard compte retourner ensuite en studio pour enregistrer un album qui pourrait paraître en 2007.On ne sait pas trop si ce sont de bonnes nouvelles.LU «Je n'écrirai pas l'albumavant de finir le film.Je n'ai jamais été autant excitée par un film.Je veux m'y consacrer à 100%, car je sais que je suis née pour ce rôle.» \u2014 Beyoncé Knowles, qui tourne présentement le film Dreamgirls, avec le réalisateur Bill Condon (Gods and Monsters, Kinsey).Un journaliste de Billboard s'informait sur la suite de Dangerously in Love.Une rubrique qui a déjà trippé sur Pour Some Sugar on Me PHOTO AP PHOTO REUTERS Joe Elliott PHOTO REUTERS SORTIEDUPROCHAIN DISQUE DES YEAH YEAH YEAHS La suite de Fever to Tell sortira le 28 mars, a annoncé la semaine dernière la compagnie de disques des Yeah Yeah Yeahs.La deuxième galette du trio new-yorkais a pour titre Show Your Bones.On pourra entendre le premier extrait, Gold Lion, une semaine avant la sortie de l'album.Squeak E.Clean (le frère du cinéaste Spike Jonze) a réalisé le disque; Alan Moulder (My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Depeche Mode) s'est chargé du mixage.Ne vous fiez pas aux nouvelles du www.yeahyeahyeahs.com, le site étant en reconstruction depuis un bon moment.Yeah Yeah Yeahs, Brian Chase, Nick Zinner et Karen O. ARTS ET SPECTACLES KT TUNSTALL Parcours singulier ÉMILIE CÔTÉ Elle est née en Écosse, a appris à jouer de la guitare sans l'aide de personne, et a fait des virées nocturnes à Montréal quand elle avait 17 ans.Les albums Blue, de Joni Mitchell, et Bone Machine, de Tom Waits, ont changé sa vie.Elle a joué dans des petits cafés avec ses copains musiciens.À 30 ans, la voilà trois fois mise en nomination au gala des Brit Awards.Dans la dernière année, son premier album folk-pop, Eye to the Telescope, s'est vendu en Europe à plus d'un million d'exemplaires.Le jour de notre entretien téléphonique, KT Tunstall était sur le qui-vive.Les sélections pour le gala de la musique britannique devaient être annoncées en fin d'après-midi.Au bout du fil, l'auteure-compositrice- interprète est amicale.« J'ai déjà joué à Montréal dans de petits cafés », raconte-t-elle.Quand KT (pour Katie) étudiait au Connecticut, sa copine du Vermont et elle venaient souvent à Montréal.« Nous étions mineures et nous allions dans un bar.C'est très drôle, car ce bar appartient au relationniste de Virgin à Toronto ! » La chanteuse dit écrire beaucoup.Elle prend aussi un plaisir manifeste à raconter.Raconter qu'elle est née dans la ville universitaire de St.Andrew's, en Écosse.Raconter que son père était physicien, et qu'il a rencontré sa mère en raison de leur passion commune pour l'escalade.« Mes parents n'écoutaient pas de musique.Quand nous étions petits, mes frères et moi passions surtout du temps dehors, à la campagne.Mais mes parents nous soutenaient dans tout ce que nous voulions essayer.» Formation classique Dès son jeune âge, KT Tunstall est fascinée par les instruments de musique.« Ma mère a trouvé des dessins que j'ai faits quand j'avais 4 ans.Je dessinais des guitares et des notes de musique.» À six ans, elle apprend le piano, avec une formation classique, puis la flûte.KT faisait aussi du théâtre à l'école.Et elle était passionnée par l'écriture.Adolescente, « j'aimais écrire de petites histoires et des poèmes, mais je n'écrivais pas de chansons.Et pour être honnête, ma voix manquait de puissance.» La jeune artiste n'écoute pas de musique pop.« Mais à 17 ou 18 ans, deux albums ont eu un grand impact dans ma vie : Blue, de Joni Mitchell, et Bone Machine, de Tom Waits.Je sens que j'essaie encore de faire de ces deux artistes une personne.Mêler le féminin et le masculin.» La jeune femme aime voyager.À 17 ans, elle obtient une bourse d'études à Kent School, au Connecticut.« Cela a été très formateur.Je voulais voyager, voir d'autres parties du monde, raconte- t-elle.J'ai rencontré des gens fantastiques.J'avais un band, The Happy Campers.Nous jouions live.\u2014Quel style de musique ?\u2014 Du weird prog-pop-psychédélique, répond-elle en riant.C'était étrange.Nous écoutions Fish et The Grateful Dead.Mode de vie « dylanesque » KT retourne en Europe, à Londres, où elle étudie en musique et en théâtre.Elle obtient un diplôme en arts.« Je savais que je voulais devenir chanteuse.Le diplôme était pour acquérir de l'expérience, et parfaire mon éducation.» Ensuite, elle revient en Écosse.« J'ai rencontré d'excellents musiciens folk.Nous n'avions pas d'argent, mais nous faisions de la musique.C'était un mode de vie dylanesque.Nous n'étions pas préoccupés par le succès et par l'argent.C'était même mal vu.Une partie importante de ma vie, qui me rappelle aujourd'hui pourquoi je fais ce que je fais.» KT écrit des tonnes de chansons.Elle retourne à Londres, et fait la connaissance de plusieurs auteurs et compositeurs.« Au début, je ne voulais pas de contrat.Mais à un moment donné, tu veux gagner ta vie.» La jeune femme obtient un contrat avec Relentless, une filiale de Virgin/EMI.Elle enregistre les chansons de Eye to the Telescope avec le grand réalisateur Steve Osborne (U2, New Order, Happy Mondays).L'auteur-compositeur Martin Terefe (Ron Sexsmith) lui donne également un coup de main.Résultat : Eye to the Telescope.Un album folk-pop.De douces chansons, agréables à l'oreille.Des pièces acoustiques, un brin jazzées, et d'autres plus pop.Un mélange de Dido, Tracy Bonham, Nelly Furtado et Joss Stone.Un album qui a fait un tabac en Angleterre.Il vient d'être lancé de ce côté-ci de l'Atlantique.À découvrir au Cabaret Music-Hall, lundi soir.KT TUNSTALL se produira lundi soir au Cabaret Music-Hall, avec Willy Mason.PHOTO FOURNIE PAR EMI © KT Tunstall, dont l'abum Eye to the Telescope a fait un tabac en Angleterre, s'amène à Montréal avec ses pièces acoustiques, un brin jazzées, et d'autres chansons plus pop.DISQUES De Cancún à Mexico, empruntez le chemin parcouru par Hernán Cortés, l'aventurier qui a conquis le Mexique, depuis les plages jusqu'à l'ancienne capitale des Aztèques.De la végétation tropicale du Tabasco au port de Veracruz, vous filerez jusqu'aux pyramides d'El Tajín, au musée olmèque, en passant par la Sierra Madre avant d'atteindre México el gigante.Venez vivre une aventure dans ce pays avec un récit débordant d'affection pour ce peuple fascinant.présenté par Mexique 14 JANVIER Longueuil Salle Pratt & Whitney Canada 16 JANVIER et 3 FÉVRIER Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 17 au 26 JANVIER Laval Salle André-Mathieu 30 et 31 JANVIER La Prairie École de la Magdeleine 6 FÉVRIER L'Assomption Théâtre Hector-Charland 7 au 9 FÉVRIER Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 3 au5MARS Montréal Salle Pierre-Mercure 6 et7MARS La Salle Salle Jean-Grimaldi (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 3373446A POP Beck Guerolito FFF Interscope / Universal Revu, pas corrigé On raconte que Beck aurait commandé les remix des chansons de l'album Guero avant même de l'avoir terminé.La démarche, peu banale, aurait ainsi influencé la direction prise par les chansons de son plus récent album, en un savant jeu de ping-pong entre Beck, son réalisateur et les remixeurs invités.Ainsi, Guerolito, collection de remix des chansons de Guero, est rarement une relecture radicale de ses propres chansons.Parlons d'une variation sur des thèmes semblables, assez agréable au demeurant.Des 14 chansons, on retiendra d'abord la magnifique version de Broken Drum, par Boards of Canada, une ballade chloroformée par les laineuses ambiances du duo écossais.Le duo français Air propose aussi un joli dépouillement de Missing (rebaptisée Heaven Hammer), mû par un rythme électro à lent déploiement.Plus hip hop, peut-être moins fracassantes, les relectures de El-P (Scarecrow), d'Adrock des Beastie Boys (Black Tambourine, renommée Shake Shake Tambourine), de Diplo, de Subtle (chaotique Farewell Ride) et des Montréalais de Th'Corn Gangg (aussi d'Islands, qui assurent le remix de Qué Onda Guero).Pour les fans.Broken Drum de Boards of Canada Pas de véritable surprise Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale ROCK We Are Scientists With Love and Squalor FF1/2 Virgin / EMI On est tanné With Love and Squalor est le premier disque officiel de We Are Scientists.Les trois membres du groupe se sont connus à New York.À voir le style intello branché des musiciens sur la pochette de l'album, cela a du sens.À entendre leur musique aussi : guitares « strokiennes », un peu de distorsion, lourde basse mélodique d'inspiration newwave, hooks accrocheurs et une interprétation vocale puisant dans l'énergie punk.Appelons-ça du corporate indie rock.Les textes ?Des anecdotes de gosses de riches : beuveries et autres histoires de filles.My Body is your body/I won't tell anybody/If you want to use my body/Go for it, dit le premier extrait, Nobody Move, Nobody Get Hurt.Un titre dansant, comme on en retrouve à la tonne sur le disque.Oui, il y a des bons changements de rythme, des riffs de guitares efficaces et une batterie qui a le feu au cul.Mais c'est du déjà entendu.Un autre disque à la sauce de The Killers, The Bravery et autres Bloc Party.On n'en peut plus.With Love and Squalor : un album qu'on écoutera trois ou quatre fois et qu'on mettra vite aux oubliettes.Bien pour danser Déjà entendu Ém i l ie Côt é FLASH 3373034A XM Radio Satellite soutient Shock et Les Trois Accords L'entreprise XM Radio Satellite a versé, jeudi, 50 000 $ à Stefie Shock et la même somme au groupe Les Trois Accords.Cet argent aidera ces artistes dans leur carrière en Europe.La remise a eu lieu dans les bureaux et les studios de XM, dans l'arrondissement de Verdun à Montréal.Le tout fait suite à l'engagement pris par XM Radio Satellite devant le CRTC de consacrer 5 % de ses revenus au soutien des artistes.Pour être admissibles au programme d'aide, les candidats doivent avoir obtenu un disque d'or et signé une entente avec une maison de disques française.PC . 3373110A ARTS ET SPECTACLES DISQUES POP Songs of Green Pheasant Songs of Green Pheasant FFF1/2 Fat Cat / Fusion III Folk lo-fi Voilà un bien étrange album qui s'écoute sous la neige, tant l'ambiance grisâtre de cette production devrait être périmée dès les premiers rayons du printemps.Songs of Green Pheasant est l'appellation d'un jeune artiste anglais nommé Duncan Sumpner, qui a bricolé cet album dans sa cuisine, sur un simple 4-pistes.Le résultat a trouvé son chemin jusqu'aux bureaux de Fat Cat, qui le met sur le marché, avec les belles chansons et les nombreux défauts de fabrication de cet ensemble de 10 pièces folk-pop badaudes.Pour résumer, on pense à une version gothique de Simon & Garfunkel : une voix embrumée par l'enregistrement délibérément lo-fi qui, empilée sur quelques pistes de guitare 12 cordes, guitares acoustiques, boîte à rythmes et autres bébelles traînant dans la cuisine de Sumpner.Pour une raison qui m'échappe, ce disque est resté collé dans mon lecteur CD quelque temps.Fans d'Iron & Wine, jetez-y une oreille.L'atmosphère La voix, parfois difficile à saisir Philippe Renaud, coll .spéciale R&B Jamie Foxx Unpredictable FFF1/2 J Records / Sony BMG Des Oscars aux Grammys ?Ceux que la « carrière » musicale de l'acteur américain Jamie Foxx intéresse seront d'abord soulagés d'apprendre que sur son premier album, il ne nous refait pas le coup de l'imitation de Ray Charles, comme il l'avait fait sur le refrain de l'excellente Golddigger de Kanye West \u2014pastiche de I've Got a Woman de feu Charles.Judicieuse décision lui permettant de capitaliser sur l'intérêt soudain que le public lui porte.Il a gagné en crédibilité musicale après avoir personnifié le maître r&b, tout en mettant de l'avant une personnalité vocale qui lui est propre.L'album, cependant, pèche par manque d'originalité : ayant pris note du succès des productions de R.Kelly, Jamie Foxx propose un r&b moderne hyperléché, où les thèmes du sexe et de l'amour sont scrutés à la loupe pop.Il fallait aussi savoir s'entourer, ce que l'apprenti popstar a bien compris: Ludacris, The Game, Snoop, Common, Kanye West et Mary J.Blige viennent tous prêter voix forte à Foxx.Côté production, l'inénarrable Mr.Collipark (Ying Yang Twins), Timbaland, Face, et Jamie Foxx lui-même concoctent des beats frais, scintillants, qui cherchent à s'inscrire dans le son moderne du r&b métissé de notre époque.Rien de franchement épatant, mais du travail bien fait ; je me demande cependant si je ne préférais pas Foxx lorsqu'il pastichait Charles d'une voix pleine de caractère, ou si je salue cette voix trop pure pour ne pas avoir été longuement travaillée en studio.La direction musicale Le manque de personnalité vocale Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale ÉLECTRO Kraftwerk Minimum-Maximum FFFF EMI Une machine bien huilée Écouter Minimum-Maximum, le premier album live officiel de Kraftwerk, c'est se replonger dans ce mémorable concert que le groupe avait donné au Métropolis en 2004 \u2014l'une des rares performances nord-américaines du groupe culte, à la faveur de la tournée de l'album Tour de France.Enregistré dans 12 salles différentes, remonté dans le pacing original, la performance du groupe fondateur du techno est d'autant plus essentielle qu'elle propose de nombreux classiques avec des arrangements nouveaux.Et, pour la plupart, beaucoup plus intéressants que ceux proposés sur l'album The Mix, paru en 1991.Dès l'ouverture, sous les applaudissements de la foule (qui ne gêne absolument pas l'écoute des deux albums), The Man-Machine resplendit, la voix robotisée s'impose, les structures rythmiques sont subtilement dépoussiérées.On replonge aussi dans la trame narrative de la performance; une première partie comme un (trop court) voyage \u2014la suite Tour de France\u2014, suivie d'une géniale version (raccourcie) d'Autobahn, légère et entraînante.Le deuxième disque est à la fois plus grave et plus hédoniste.Le propos engagé de Radioactivity est réactualisé, alors que Trans Europe Express n'a pas pris une ride.L'omniprésence de la machine dans nos vie est ensuite soulignée par les Computer World, Home Computer, Pocket Calculator, Numbers, The Robots.Impeccable ! Les nouveaux arrangements Rien à déclarer Philippe Renaud, coll .spéciale MUSIQUES DU MONDE Alex Cattaneo / Ganesh Anandan Asa Nisi Masa FFF1/2 www.cdbaby.com/cd/alexganesh Nouveau monde Parmi les meilleurs guitaristes montréalais de la génération montante, Alex Cattaneo a réalisé un disque fort intéressant.Le projet a été imaginé de concert avec le percussionniste Ganesh Anandan, d'origine indienne et québécois d'adoption.Asa Nisi Masa se veut une migration inspirée à travers moult territoires : jazz, rock, blues, folk et musique karnatique \u2014associée aux régions méridionales de l'Inde, d'où Ganesh est issu.Asa Nisi Masa se veut également une référence au scénario du fameux 8 1/2 de Fellini, faisant référence au monde imaginaire dans lequel se réfugie un réalisateur de cinéma afin d'échapper au stress du métier et ses pressions mercantiles.Cet univers aménagé par Cattaneo et Anandan ne manque pas de relief, tant sur le plan de l'instrumentation (guitares, percussions indiennes et autres, infrabasses vocales à la tibétaine, ragas récités selon la tradition karnatique, sousaphone) que de l'espace qui y est occupé.Voilà autant de musiques instrumentales qui font le lien entre Orient, Occident et mère Afrique.Et ce, sans se perdre en conjectures.L'intégration des styles L'envergure de certains solos Alai n Brunet HIP HOP Cadence Weapon Breaking Kayfabe FFF Upper Class Recordings Edmonton, la Mecque du hip hop ! Ceux qui suivent la scène hip hop savent que l'année 2006 promet d'être au moins aussi passionnante que celle qui vient de se terminer.Les frontières stylistiques ont été abattues, et le hip hop de la marge, le hip hop qui explore, influence grandement la pop qu'on s'apprête à découvrir.Ainsi, des artistes comme Cadence Weapon \u2014alias Rollie Pemberton\u2014 ne sont plus à voir comme d'inaccessibles bibittes musicales lorsqu'ils débarquent avec leurs grosses rimes brutes et leurs rythmes bruyants, décalés, hors normes.Pote de Ghislain Poirier, Cadence Weapon, originaire d'Edmonton \u2014la Mecque du hip hop underground, comme on le sait!\u2014 lance un nourrissant, bien qu'imparfait, premier album, Breaking Kayfabe.Les instrumentaux sont lourds, chargés d'échantillons triturés, de beats électro hargneux, de sonorités rouillées et bruyantes.Les thèmes abordés ne sont pas aussi dadaïstes que ceux de TTC, qui évolue dans un genre similaire et dont les fans devraient être intéressés par le travail de Pemberton.Cependant, côté prosodie, en faisant abstraction de la langue, Pemberton le rappeur a encore des croûtes à manger avant d'être aussi agile et captivant que ses collègues parisiens.L'audace de la production Le flow, qui ne varie pas Philippe Renaud, coll spéciale MUSIQUES DU MONDE Apollo Nove Res Inexplicata FFFF Zirguiboom / Crammed Objectif lune Il a produit le premier disque de Cibelle, le voilà à la barre d'un enregistrement magnifique.Francisco Carvalho, alias Apollo Nove (un surnom qu'on lui a collé pour son côté lunatique) se révèle ici un artiste complet et hautement inspiré.Il se sort (et nous sort du coup) de ce brazilectro initié par feu Suba à la fin des années 90, tendance devenue plutôt redondante.Ce brillant garçon de São Paulo sait lire le présent et l'avenir en cela qu'il a parfaitement saisi que les lutheries acoustiques, électriques ou électroniques doivent désormais s'amalgamer.Misant sur une expression bilingue afin de déborder le marché lusophone (langues portugaise et anglaise, chantées par le principal intéressé en plus de Cibelle, Tita Lima, Seu Jorge, Holly et Fred), Apollo Nove sait aussi puiser au-delà de la samba et la bossa numérisées, ajoutant à sa palette des tons psychédéliques, folk, pop, rock, blues ou jazz.Nous avons entre les oreilles un Apollo Nove en orbite autour de l'universel.On ne lui a pas demandé pas la lune, on risque néanmoins de s'y rendre à bord de sa capsule.(Enmagasin : mardi) L'approche profondément organique Franchement, bien peu de choses Alai n Brunet Un hiverchaud en nouveautés! Les citadins du rebut global Dès le 17 janvier 19 h Pure laine Dès le 25 janvier 19 h Contact Dès le 1er février 22 h Libreéchange Dès le 26 janvier 19 h telequebec.tv Télé-Québec 3370265A ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Monotone Mozart CLAUDE GINGRAS La soprano Suzie Le Blanc et Yannick Nézet- Séguin au pianoforte présentaient un programme de lieder de Mozart au Festival de Lanaudière et au Domaine Forget à l'été 2004.Quelques pièces pour pianoforte y figuraient aussi.ATMA sort un disque qui, sans reproduire exactement ces deux soirées, s'en inspire largement.Les pièces pour clavier seul ont été éliminées ; du programme vocal, on a retenu la plupart des pièces et on en a ajouté de nouvelles.L'enregistrement a été réalisé non pas après les récitals mais en septembre dernier (précision de la directrice d'ATMA, le livret donnant deux dates différentes).D'une durée totale de 64 minutes, le programme contient 22 pièces.Les plus connues y sont : Abendempfindung, Das Veilchen (un grand succès de Schwarzkopf), Als Luise.(le titre complet est l'un des plus longs qui soient !), Der Zauberer, An Chloe, Ridente la calma, les deux ariettes françaises Dans un bois solitaire et Oiseaux, si tous les ans et la Petite Cantate allemande, K.619, qui figure dans l'édition courante des lieder de Mozart.Sans être une intégrale, la présente sélection est bien représentative de l'ensemble.Et bien suffisante.Car ces pages, gentilles pour la plupart, ne constituent certainement pas ce qui a fait la gloire de celui dont on célébrera le 27 janvier \u2014 et toute l'année ! \u2014 le 250e anniversaire de la naissance.À propos du récital de Lanaudière, j'avais titré « Petite voix et grand art ».Même avec le secours du micro, la voix de Suzie Le- Blanc reste ici très limitée en volume, en projection et en couleur, comme emprisonnée dans le carcan du baroque dont elle est issue.Quant au « grand art », il faut préciser.Dans l'atmosphère du concert où 300 personnes l'écoutaient, Suzie Le Blanc offrait une attachante présence qu'on ne sent plus ici.Elle phrase encore avec musicalité mais n'atteint l'expression qu'à de rares moments.Par exemple, dans le lied Sei du mein Trost, sur la solitude en tant que consolation.Le reste est correct mais plutôt monotone.En fait, Nézet-Séguin se montre plus expressif que la chanteuse, malgré les limites du sec petit pianoforte.D'ailleurs, le recours au pianoforte semble moins un choix d'ordre musicologique qu'un geste de prudente courtoisie.Car on imagine mal la voix grêle de Suzie Le Blanc face à un grand Steinway de concert.FF1/2 MOZART : 22 lieder.Suzie Le Blanc, soprano.Au pianoforte : Yannick Nézet-Séguin ATMA, ACD2 2327 Bach à la Stokowski CLAUDE GINGRAS Matthias Bamert et le BBC Philharmonic signent chez Chandos un deuxième disque d'orchestrations d'oeuvres de Bach réalisées par Leopold Stokowski, légendaire chef d'orchestre anglo-américain qui fut aussi une vedette de cinéma.Cette fois, on annonce des transcriptions non publiées (« unpublished »), c'est-à-dire laissées par Stokowski à l'état de manuscrits.On pourrait en conclure qu'il s'agit de premiers enregistrements, mais ce n'est pas le cas.Ainsi, l'orchestration de la très longue Chaconne pour violon seul (dernière pièce de la deuxième Partita, BWV 1004) a été enregistrée par Stokowski lui-même « and his Symphony Orchestra » en 1950 chez RCA.Ce deuxième disque de Bamert contient aussi les orchestrations de la magistrale Fantaisie et Fugue en sol mineur pour orgue, BWV 542, et de pièces plus courtes comme le choral final, Jésus, que ma joie demeure, de la Cantate BWV 147, le choral pour orgue dit « du Veilleur », BWV 645, le Largo du Concerto pour clavecin BWV 1056 (appelé ici Arioso) et la Sarabande de la Partita pour violon seul BWV 1002.Imposantes ou plus intimes, toutes ces pages de Bach sont transformées de la même manière, par Stokowski, en spectaculaires morceaux pour grand orchestre et Bamert joue le jeu à fond, secondé par un BBC Philharmonic prodigieux de souffle, de puissance et de couleur.On croirait entendre Stokowski lui-même.L'Arioso est noyé de sentimentalité, la Sarabande devient duo pour harpe et flûte, la Chaconne secouée de coups de timbales oscille entre Paganini et Respighi, etc.Un tel disque ne s'adresse évidemment pas aux fidèles de Bach, qui ne s'y retrouveraient pas et protesteraienrt avec raison.Pourtant, l'exercice n'est pas sans intérêt.Stokowski s'approprie Bach, certes, allant jusqu'à coiffer les deux volets du diptyque BWV 542 des indications « Largo» et « Allegro deciso » qui n'existent absolument pas dans l'original.Mais on ne saurait dire que Stokowski trahit Bach.Il voit dans cette musique d'infinies possibilités et les propose, parfois avec un goût douteux, le plus souvent avec une imagination et une virtuosité irrésistibles.FFFF BACH, arr.Stokowski.BBC Philharmonic.Dir.Matthias Bamert.Chandos, CHAN 10282 ÉCOLE COURS D'ART Débutant intermédaire advancé I N S C R I V E Z-VOUS DÈS MAI N T ENANT peinture dessin aquarelle joaillerie vitrail céramique poterie sculpture et plus encore Aussi, programmes pour jeunes et ados après l'école et le fin de semaine Cours débutant en janv.et fév.ÉCOLE DE BEAUX-ARTS Centredesartsvisuels www.centredesartsvisuels.ca brochure gratuite 350, av.Victoria 514-488-9558 Métro Vendôme 3367025A ARTS ET SPECTACLES DANSE/Coleman Lemieux&Compagnie Le grand retour de James Kudelka ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Danse Danse lance sa rentrée 2006 avec le nouveau projet de la compagnie de Bill Coleman et Laurence Lemieux: une soirée captivante qui signera le retour du chorégraphe James Kudelka à Montréal, et permettra aussi de voir sur scène la star des hautecontre, Daniel Taylor, avec les sept musiciens de son ensemble de musique ancienne, Theatre of Early Music.Considéré comme l'un des plus importants créateurs de danse en Amérique du Nord, James Kudelka dansa d'abord comme soliste au sein du Ballet national du Canada puis aux Grands Ballets canadiens de Montréal jusqu'en 1983, puis devint chorégraphe en résidence des GBCM de 1984 à 1990, tout en travaillant avec d'autres troupes au Canada et à l'étranger.En juin 1996, il prit la direction du Ballet national du Canada, assumant le poste jusqu'en juin 2005.Tout cela explique peut-être qu'il n'ait pas travaillé à Montréal depuis plus de 10 ans.Cela a motivé la compagnie Coleman Lemieux à lui concocter un retour sur mesure : « Nous étions déjà allés le voir en 1996 pour lui demander de créer un duo pour nous, mais il était occupé.Puis, j'ai été enceinte, nous avons créé notre compagnie (en 2000).Finalement, cela aura mis 10 ans à se concrétiser.De son côté, James a reçu un legs financier de Linda Stearns, ancienne danseuse des GBCM morte en 2003, pour créer une pièce.Il l'a finalement utilisé pour créer une pièce avec nous et réaliser un de ses souhaits qui était de travailler avec Daniel Taylor.Impressionnante distribution Pour cette soirée Kudelka, le critère de choix des interprètes était « d'être dans la maturité de leur art, d'être des danseurs classiques ou qui ont eu une formation technique très solide ».Et, dirait-on, de forte notoriété.Jugez plutôt : Anik Bissonnette, Andrea Bordman, Andrew Giday, Sylvain Lafortune, Mario Radacovsky, Sasha Ivanochko, Anne Plamondon, Marc Boivin et Victor Quijada, sans oublier Bill Coleman et Laurence Lemieux eux-mêmes.Voilà qui constitue une distribution impressionnante, dont l'un des intérêts majeurs est de réunir des danseurs de renom qui n'ont jamais ou peu dansé ensemble.La soirée permettra donc de découvrir ou redécouvrir le travail chorégraphique de Kudelka avec deux reprises et une création.Elle commencera avec Fifteen Heterosexual Duets, créé par le Toronto Dance Theatre en 1991 et dansé sur la Kreutzer Sonata de Beethoven.Cela permettra au public montréalais de voir enfin cette pièce magique qui mobilise l'ensemble des interprètes en une série continue de duos.La danse fera ensuite place à la musique avec l'interprétation du Lamento Sopra La Morte Fernandini III de Johann Heinrich Schmelzer, interprété par le Theater of Early Music, et le Dove Sei, extrait de l'opéra Rodelinda de Handel, chanté par Daniel Taylor.Après l'entracte, on pourra revoir Soudain l'hiver dernier, sur la musique de Gavin Bryars, créé en 1987 pour Montréal Danse.La version 2006 sera interprétée par Sylvain Lafortune et Victor Quijada.« J'ai été bouleversée par cette pièce de 15 minutes, dit Laurence Lemieux, et nombreux sont ceux qui veulent la revoir.» En point d'orgue, la soirée se terminera par it is as it was, la nouvelle création de Kudelka.Ce sera la première québécoise de la pièce qui sera présentée en première mondiale demain, 15 janvier, à Peterborough.Cette pièce très attendue réunit sur scène huit des interprètes, Daniel Taylor et son ensemble sur une musique de Vivaldi mais, surprise, Daniel Taylor ne se contentera pas de chanter.« Nous avons travaillé huit jours l'été dernier! dit Laurence Lemieux parlant du processus de création de it is as it was.James Kudelka sait exactement ce qu'il attend de chacun, et quand il entre en studio, il a déjà travaillé tout seul en amont pendant des mois.Il est génial.Je suis heureuse d'avoir pu offrir une expérience aussi riche à vivre aux interprètes d'ici.» Nul doute que ce soit une expérience exceptionnelle, pour le public aussi ! .SOIRÉE JAMES KUDELKA, Coleman Lemieux&Compagnie et le Theater of Early Music.Salle Pierre- Mercure, du 19 au 21 janvier, 20 h.PHOTO FOURNIE PAR COMMUNICATION PAPINEAUCOUTURE © L'un des intérêts majeurs de la Soirée James Kudelka est de réunir des danseurs de renom qui n'ont jamais \u2014 ou peu\u2014 dansé ensemble.E=mc2, une biographie de l'équation Ce soir 20 h telequebec.tv Télé-Québec Docufiction.Albert Einstein s'apprête à faire une découverte révolutionnaire.1er de 2 3370631A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 EV CIEL, MA BANLIEUE ! Première d'une série de 13 émissions animées par des humoristes déterminés à nous faire voir la banlieue autrement.Ce soir, André Ducharme nous fait découvrir Longueuil.Très sympathique.18h30 a LA FUREUR Invités : Les Respectables et Sylvain Cossette.19h30 a LES GRANDS FILMS : LES HEURES Vingt-quatre heures dans l'existence de trois femmes qui vivent, à trois époques différentes, un drame qui bouleversera leur vie.Un film sublime porté par Nicole Kidman (Oscar de la meilleure actrice), Julianne Moore et Meryl Streep.Àvoir.20h30 r CINÉMAX : LE VOL Un excellent thriller avec Gene Hackman et Danny De Vito.Une équipe de cambrioleurs met au point un vol audacieux de lingots d'or dans un aéroport.20h30 K CINÉMA : LES LARMES DU SOLEIL En pleine jungle, des soldats d'élite doivent protéger une femme médecin et des villageois menacés.De l'action avec Bruce Willis et Monica Bellucci.21h S+ FRANÇOIS EN SÉRIE Le François du titre a la jeune trentaine sympathique, mais vit le choc amoureux le plus déstabilisant de sa vie.C'est la débandade quand les multiples facettes de sa personnalité prennent soudainement des formes humaines ! Deux épisodes lancent cette nouvelle comédie romantique.21h A BELLE ET BUM Émission spéciale en hommage à Dédé Fortin avec Stéréotaxie, Ariane Moffatt, Marc Déry, les frères Diouf et Michel Rivard.Le Téléjournal La Fureur / Les Respectables, Sylvain Cossette LES HEURES (3) avec Nicole Kidman, Julianne Moore Le Téléjournal Temps dur Le Garage Le TVA 18 heures LE MOUSQUETAIRE (5) avec Justin Chambers, Tim Roth LE VOL (4) avec Gene Hackman, Danny De Vito COMMANDEMENTS (5) avec Aidan Quinn (23:19) Rire et Délire LOONEY TUNES: LES REVOILÀ! (4) avec Brendan Fraser, Jenna Elfman LES LARMES DU SOLEIL (5) avec Bruce Willis, Monica Bellucci Le Grand Journal AMANTS INTERDITS (7) Maudite machine! Les Francs-tireurs / Richard Desjardins E=mc2, une biographie de l'équation (1/2) Belle et Bum/ Stéréotaxie, Ariane Moffatt, Marc Déry FILLES UNIQUES (4) avec Sandrine Kiberlain, Sylvie Testud CTV News Sportsnight Figure Skating: Canadian Nationals Robson Arms Comedy Now Comedy Inc.CTV News CTV News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Coyotes - Maple Leafs Hockey / Sénateurs - Oilers ABC News The Insider Will & Grace US Figure Skating Championships Sex and the City News CBS News King of.NFL Today NFL Football / Match de divisions de la Conférence américaine: Jaguars - Patriots News E.T.NBC News National Health Test Crossing Jordan Medium Law& Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.May to Dec.The Vicar.Thin Blue Line (20:40) À communiquer Austin City Limits A STAR IS BORN (5) Glenn Miller.(17:30) Mountain.Mc Laughlin Doo Wop Cavalcade:The Anthology Up Rooted BBC News COMING TO.American Justice City Confidential Cold Case Files American Justice Duplessis (6/7) Pour l'amour du country Viens voir les comédiens .avec Robert Redford BUTCH CASSIDY ET LE KID (3) avec Paul Newman Arts, Minds StarTV Boheme Bathroom Divas.Godiva's Significant.Hidden.Humour PQ / Les Personnages Grand Rire Bleue 2004 Lévesque &Turcotte.Excès de stars Les Blondes d'Hollywood Le Monde à la carte La Religion Prog.ALI Cette énergie que nous.Israël - Palestine .apprendre Durs à cuire Fondation Paul-Gérin-Lajoie Howit's Made Mean Machines Myth Busters Deadliest Catch American Chopper Dirty Jobs / Sewer Inspector .l'Espagne Ciel.Soif de.Adoptez.Soleil tout inclus .Voyageur Inspiration Vidéo Guide / Brésil Rose .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven .(19:25) Radio.(19:49) .(20:42) MY FATHER THE HERO (4) avec G.Depardieu THROW MOMMA FROM THE TRAIN (4) (22:34) NFL Football / Redskins - Seahawks (16:30) NFL Post-Game Cops America's most Wanted 24 Mad TV NFL Football / Séries éliminatoires: Redskins - Seahawks (16:30) NFL Football / Séries éliminatoires: Patriots - Broncos Sat.Night .qui ont changé le monde Passion Maisons Avions NCIS LOS ANGELES INTERDITE (3) avec Kevin Spacey, Russell Crowe Frontiers of Construction Things.Masterminds Psychedelic Pioneers PALE RIDER (4) avec Clint Eastwood, Sydney Penny Things.GIA (16:00) Benezra.le monde?Made in.Musicographie / Raôul Duguay Les 100 scandales.Génération 70: sport, sexe.La vie.Les stars.BO2 Roule.Exposé: Green Day Hogan.Tommy Lee Pimp mon char Britney &.Concert Plus: Green Day - Bullet in Bible La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Russki Chas Teleritmo Mad TV World News Fashion File Marketplace/Venture Antiques Roadshow Sat.Report .the Ballot The Passionate Eye: Guerilla:The Taking of Patty Hearst La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / La Naganomania Téléjournal Vivre ici Zone libre documentaires Le Téléjournal Vu du large Sports 30 .match Hockey / Sharks - Canadiens C'est pas fini (21:45) Sports 30 Dans les coulisses du hockey Destins croisés Doc La Loi & l'Ordre François en série Témoins silencieux Nos vies secrètes Hitch (16:40) Miracle (18:40) Otages de la peur (21:05) Soupirs et Plaisirs Silent Witness G2 - MORTAL CONQUEST (6) avec Daniel Bernhardt Blue Murder LOVE, HONOR AND OBEY (5) avec Jonny Lee Miller Andromeda Stargate.Battlestar.Battlestar Galactica XXX (5) avec Vin Diesel, Asia Argento .(23:15) Hockeycentral Sportsnetnews NBA Basketball /Wizards - Hawks Sports.Saturday Night Poker Sportsnetnews Coups de.Presse.com Panorama Maestro Enquête sur les gens heureux PARIS S'ÉVEILLE (4) avec Judith Godrèche, Jean-Pierre Léaud Hammamet au temps.While you were out Property Ladder Moving up Trading Spaces Wild Weddings Moving up Sportscentre PGA Golf / Sony Open - 3e ronde Sportscentre À COMMUNIQUER (17:00) SOS Fant.Beetle Juice 6TEEN Les Simpson StationX South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Écrans.Journal FR2 Passep Art Variétés / La Télé de Sébastien Vénus.Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic BULLITT (3) avec Steve Mc Queen, Robert Vaughn Interviews THE FRENCH CONNECTION (2) (22:20) Les Mariées d'Hollywood Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Super Nanny .parents gèrent ma dette Que feriez-vous?100% écolo Lé Zarts .dada Baromètre Esprit libre Top plus City Life Livre Show Le Guide de l'auto Méchant.grenade .galaxie .j'aime Touche pas.Parents.70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou Jane &.Prank Patrol Ghost.Dark Oracle Smallville BENNY & JOON (4) avec Johnny Depp, Mary Stuart Masterson Bob & Margaret Les Stupéfiants Délire Techno Tru Calling Alias LE VILLAGE DES DAMNÉS (5) avec Christopher Reeve CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC Le TVA (22:45) Paroles.(21:45) ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / Tout comme elle 19h Les francstireurs Richard Desjardins s'attaque aux compagnies minières.telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 21h Belle et Bum Sur Dédé Fortin.Avec Michel Rivard, Stéréotaxie, Ariane Moffatt, Marc Déry et Diouf.3370642A Cinquante mères et filles ÈVE DUMAS Chaque projet entrepris par Brigitte Haentjens suscite l'intérêt des amateurs de théâtre, l'audace et la rigueur ne faisant jamais défaut à cette plongeuse en eaux profondes.Cette fois-ci, avec Tout comme elle, la metteure en scène se surpasse.En plus de travailler avec une poète québécoise que l'on n'attendait pas au théâtre, Louise Dupré, elle dirige 50 femmes sur la scène de l'Usine C.Cette distribution démesurée, elle y rêvait depuis longtemps, sans savoir quel projet lui permettrait de le réaliser.Elle ne soupçonnait pas non plus qu'elle travaillerait un jour avec Louise Dupré, auteure de nombreux recueils de poésie (Noir déjà, Tout près), de romans (La Memoria et La Voie lactée) et d'essais.Chacune de son côté, Brigitte Haentjens et Louise Dupré ont édifié leur oeuvre sur les abysses de la féminité.Elles se connaissaient, s'admiraient mutuellement et se côtoyaient à l'occasion, sans plus.Il y a environ trois ans, une force irrésistible les a attirées l'une vers l'autre, d'abord autour d'un repas, puis autour d'un projet théâtral et finalement autour d'un thème qui s'est imposé comme une évidence : la relation mèrefille.La metteure en scène a alors su qu'elle était exaucée et qu'elle pouvait commencer à faire ses appels.« Chacune des 50 femmes qui fait partie du spectacle a été choisie et désirée.Il y a des actrices dans le groupe que je vois travailler depuis des années, comme Nicole Leblanc, Denise Boulanger et Michelle Rossignol, et que je n'aurai probablement jamais la chance de distribuer dans une autre pièce.J'avais envie de les connaître.C'était donc un peu un rêve égoïste.« J'avais envie de constituer une sorte de famille, avec des actrices qui viennent du théâtre, mais aussi des actrices qui sont associées davantage à la télévision.J'ai également fait appel à une danseuse, une chorégraphe, une chanteuse et une non-actrice.Au début, j'aurais aimé travailler avec une distribution composée de plusieurs non-actrices, mais c'était beaucoup trop difficile à gérer.L'exercice a été très exigeant, mais très excitant aussi.» Le spectacle s'est développé sur une année, avec un noyau de comédiennes.Puis il a trouvé sa forme complète en cinq week-ends bien remplis, en présence des 50 femmes.L'écriture, elle, s'était également échelonnée sur une bonne année, retardée par quelques faux départs.« J'ai eu plusieurs idées qui fonctionnaient à merveille au départ et qui se mettaient à piquer du nez au bout de cinq pages.Je n'ai jamais autant recommencé.Heureusement, je ne sentais aucune pression de Brigitte.J'étais très libre.Finalement, je me suis levée un matin et ça y était.J'avais trouvé la voix.» 50 actrices, une voix Louise Dupré n'a pas écrit une partition pour 50 voix, mais une voix pour 50 actrices.« J'ai laissé aller la voix.Je n'ai pas pensé, vu, imaginé quoi que ce soit.De toute manière, le théâtre n'est pas mon champ de compétence et je savais très bien que Brigitte saurait quoi faire avec le texte.Je lui faisais entièrement confiance.J'ai quand même voulu laisser beaucoup d'ouverture.On peut donc lire le texte comme s'il s'agissait d'une seule relation mèrefille, ou comme si ça se passait dans une généalogie.» « La maternité, c'est un thème très impliquant.Même si le texte n'est pas du tout autobiographique, il pourrait facilement être lu comme tel.J'ai une fille de 35 ans.Elle connaît la différence entre réalité et fiction, mais c'est quand même exposant comme écriture.Pour moi, la maternité est beaucoup liée aux deuils, à plusieurs petits deuils, face à sa propre mère, et, plus tard, face à ses enfants, de qui il faut constamment s'arracher.Malgré la gravité et la complexité du thème, Brigitte Haentjens assure que le spectacle est traversé par un certain ludisme.« Elle est allée chercher les dessous du texte, les silences.Ce qui est très beau, c'est qu'elle a réussi à trouver le sourire dans ce que j'ai écrit », confie Louise Dupré, ravie.Le texte de Tout comme elle, suivi d'une conversation fort intéressante entre l'auteure et la metteure en scène, constitue un objet presque distinct de la production théâtrale.Publié chez Québec Amérique, il se trouve en librairie depuis mercredi.« Le spectacle a une complétude différente de celle du texte », explique Brigitte Haentjens, qui s'est approprié les mots de la poète pour en faire un objet de théâtre à part entière.« Il est donc ressorti deux objets distincts de ce projet, poursuit-elle.C'est comme si on avait accouché de jumeaux », ajoute Louise Dupré.Non identiques, peut-on conclure.TOUT COMME ELLE, une création de Sibyllines, est à l'affiche de l'Usine C du 17 au 28 janvier.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © La metteure en scène Brigitte Haentjens et la poète Louise Dupré ont uni leurs talents et accouché d'une pièce dont le thème central est la relation mère-fille.Les 50 COMÉDIENNES Catherine Allard, Paule Baillargeon, Josée Beaulieu, Catherine Bégin, Annie Berthiaume, Céline Bonnier, Denise Boulanger, Marthe Boulianne, Léa-Marie Cantin, France Castel, Lise Castonguay, Anne Casabonne, Géraldine Charbonneau, Amélie Chérubin-Soulières, Nathalie Claude, Louise de Beaumont, Évelyne de la Chenelière, Catherine de Sève, Maude Desrosiers, Sylvie Ferlatte, Nathalie Gadouas, Nathalie Gascon, Monique Gosselin, Françoise Graton, Myriam Houle, Renée Houle, Émilie Laforest, Martine Laliberté, Marie-France Lambert, Geneviève Langlois, Marie-Claude Langlois, Louise Laparé, Louise Latraverse, Anne Le Beau, Myriam Le Blanc, Nicole Leblanc, Dominique Leduc, Nancy Leduc, Valérie Le Maire, Suzanne Lemoine, Marie- Josée Normand, Léni Parker, Linda Rabin, Michelle Rossignol, Catherine Sénart, Janine Sutto, Isabelle Roy, Audrey Talbot, Gisèle Trépanier et Anne-Marie White.ACADÉMICIEN ET GALOPIN L'Académie française avait fait une belle prise en élisant à la fin de 2004, et sans se faire prier, le pape du Nouveau Roman, Alain Robbe-Grillet.Pour y arriver, on avait dispensé Robbe-Grillet de toute «campagne électorale» et même de déclaration de candidature en bonne et due forme.Résultat : élu dans un fauteuil presque à son insu, le nouvel Immortel est aussitôt redevenu le galopin qu'il a toujours été.D'abord il ne portera jamais l'habit vert et l'épée : «Avez-vous déjà vu un Immortel, avec une épée entre les jambes, face à un urinoir ?» Pas d'habit, donc pas de réception publique : qu'à cela ne tienne, on se contenterait d'un discours de réception en petit comité.Las ! ARG refuse désormais d'écrire un discours et annonce.qu'il improvisera.D'ailleurs, pas question de faire l'éloge de son prédécesseur au 32e fauteuil, Maurice Rheims.En revanche, il se verrait bien faire l'éloge de l'académicien maudit Philippe Pétain.Ou bien tenir sa réception officielle autour de la piscine de la Butte-aux- Cailles.Avec des Immortels enmaillot de bain, vert bien entendu.Début de consternation, courtoise mais réelle, de «la vieille dame du Quai Conti ».Qui désormais y pensera à deux fois avant de solliciter la candidature de Michel Houellebecq.OÙVAS-TUJOHNNY ?Autre mystère, sinon du 4e, du moins du 3e âge.À62 ans, l'increvable idole des jeunes, Johnny Hallyday, fait de nouveau parler de lui.Né Jean-Philippe Smet, d'une mère française et d'un père belge qu'il n'a connu que passé la vingtaine, Johnny, en fait, a depuis toujours, la seule et unique nationalité française, acquise à sa naissance sur le sol français.On a appris cette semaine que le chanteur avait fait une demande officielle auprès de l'ambassade de Belgique à Paris pour changer purement et simplement de nationalité.Arrière-pensées fiscales?Même pas: ce n'est pas la nationalité, mais le lieu de résidence qui compte pour les impôts.Il y a quelques années, de manière étrange, Hallyday avait engagé une lourde procédure, qui a abouti il y a quelques mois, pour se séparer de sa maison de disques, Universal, après 43 ans de bons et loyaux services mutuels et quelques dizaines de millions d'albums vendus.Aujourd'hui, il décide, non pas de redevenir, mais de devenir belge.Alors que tout le monde croyait.qu'il l'était déjà par la naissance.UN RESCAPÉ DU TSUNAMINO2?Dans l'édition française, désormais, il n'y a pas un, mais deux tsunamis annuels.Après le raz-de-marée du mois de septembre \u2014 environ 660 romans français et étrangers \u2014, voici la rentrée du mois de janvier, presque aussi dévastatrice: environ 550 romans qui déboulent en même temps dans les librairies.et les rédactions, alors qu'il y a dans les canots de sauvetage de la place pour 50, au plus 80 romans.Ajoutons à cela que cette rentrée compte quelques poids lourds \u2014 La Vie divine, roman de Philippe Sollers, Ravel de Jean Echenoz, etc.\u2014 qui prennent toute la place.Y aura-t-il au moins cette année un rescapé de la catastrophe, c'est-à-dire un auteur inconnu qui réussit à surnager?À en juger par la rumeur publique et médiatique, le miraculé de janvier 2006 est un jeune romancier de 55 ans, Nan Aurousseau, auteur d'un premier roman intitulé Bleu de chauffe (Éditions Stock).Un petit roman très musclé, mélange de série noire et de tableau social, dans le milieu peu humaniste du bâtiment.Un roman français, et pourtant qui parle de la réalité, avec style et drôlerie.FRANCOFFONIES ! Réédition en mineur du Printemps du Québec de 1999 en France?Mercredi prochain, une brochette de ministres français\u2014Affaires étrangères, Éducation, Culture\u2014donnera le coup d'envoi des Francoffonies, festival francophone qui durera du 16 mars au 9 octobre, et accueillera des artistes de 63 pays différents.Prévisible : le Québec aura la participation la plus importante, avec 77 artistes divers.Parmi eux, la plupart de ceux qui se sont déjà fait un nom en France, et n'ont pas nécessairement besoin de ce genre de manifestation officielle: Wajdi Mouawad, le cirque Éloize, Lewis Furey, la chorégraphe Marie Chouinard.et même Plamondon et Lepage ! Avec, également, il est vrai, des artistes inconnus en France, et pour qui cela peut constituer une vraie chance de se faire connaître.Lewis Furey PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Alain Robbe-Grillet PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © PARIS NEW YORK LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE/Le Malade imaginaire Une pilule, une petite granule.ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE À l'occasion de sa mise en scène de Georges Dandin, en 1962, Jean Gascon, cofondateur du Théâtre du Nouveau Monde, écrivait : « Rien n'est plus exigeant qu'un texte de Molière.Il nous vole littéralement des livres de chair (.) C'est la contrepartie de l'immense allégresse qu'il nous procure.(.) Nous l'avons joué, nous le jouons et nous le jouerons », prédisait-il.Quelque 40 ans plus tard, le TNM met Molière à l'affiche pour la 33e fois et Le Malade imaginaire pour la troisième.Guy Hoffmann fut le premier Argan, en 1956 ; Edgar Fruitier lui succède en 1973 et Raymond Bouchard, en 1988.Cette saison, sous l'égide de Carl Béchard à la mise en scène, Alain Zouvi prend le relais.Pour le comédien, l'entreprise est chargée de sens.« Molière m'a mené au théâtre, dit-il.D'abord, j'ai souvent vu mon père (Jacques Zouvi) le jouer.Et quand j'étais plus jeune, j'avais une vision très romantique du métier d'acteur et je me « promettais » de mourir sur scène en jouant Le Malade imaginaire.J'avais oublié ce souvenir jusqu'à ce que Carl m'appelle pour me proposer le rôle.» Il s'y attaque par étapes.D'abord, en apprenant son texte seul, pendant des mois.Puis, aidé du metteur en scène, il travaille son rôle par couches successives.« On découvrait presque à chaque scène une facette nouvelle du personnage.Et quelle langue magnifique ! » Pour pallier son trac, il pense le moins possible aux attentes que peut créer la dernière pièce de Molière (il mourra quelques heures après la quatrième représentation, en 1673) et se concentre sur Argan.« Je le vois comme un amalgame des personnages principaux de Molière.Il y a de L'Avare en lui, du Misanthrope.Un peu, aussi, du Bourgeois gentilhomme.Parfois, au-delà du Malade., c'est Molière qui rattrape l'acteur.« En répétition, récemment, les comédiens (une quinzaine, dont Pascale Montpetit, Gérard Poirier, Patrice Coquereau, Pierre Chagnon et Monique Spaziani) et les musiciens étaient tous sur scène.J'ai pensé à Molière, malade, jouant Argan, entouré de comédiens amis.L'émotion m'a complètement envahi.» Un propos toujours actuel Mais revenons en 2006.Au Québec et ailleurs, le propos de la pièce a de troublantes résonances.Le malade, c'est nous.« Argan est veuf, malade de la mort de sa première femme.Par son hypocondrie, il nous dit : aimezmoi, occupez-vous de moi.Il teste l'amour de ses proches \u2014sa femme actuelle, sa fille, Toinette \u2014 et s'expose à de grandes déceptions.Cette solitude-là, cette quête d'amour, nous sont familières, à notre époque.» Et, du clystère au scanner, la critique de la médecine conserve sa pertinence.« Plus que jamais, dit Carl Béchard, nous baignons dans une société microbophobe et « remèdophile ».On occulte la mort, vieillir nous terrifie.Les compagnies pharmaceutiques fabriquent de nouveaux médicaments pour créer de nouveaux besoins.Les oméga-3, les antioxydants.Du jour au lendemain, il nous les faut.Molière critique les médecins, la loi et, aussi, le pouvoir que donne aux médecins leur jargon \u2014 et derrière lequel ils s'abritent.» Cofondateur du Théâtre Ubu, le metteur en scène s'est d'emblée senti chez lui ; en Argan, monomaniaque tyrannique, il a vu un aïeul lointain d'Ubu.En Toinette, il a retrouvé un peu de la mère Ubu.Et entre cette comédie de Molière et l'humour absurde de Jarry, la filiation est claire à ses yeux.Des intermèdes chantés Sur un autre plan, le côté « composite » du Malade., la « délinquance » de sa construction le séduisent.« D'abord le prologue, puis un monologue, des scènes courtes, des lazzi.Sans oublier les intermèdes.C'est formidable, ce choc des contraires ! » Ces intermèdes, chantés et dansés, rares sont les productions contemporaines qui nous les proposent.Carl Béchard y tenait.Les enlever aurait atténué l'effet collage de la pièce.Et nous aurait privés de beaux moments.«Celui dans lequel chante Polichinelle, vieillissant, est un très bel hommage à la commedia dell' arte.» À force d'y réfléchir, on en oublierait presque que Le Malade.est une comédie ! « Je ne veux pas lui enlever son âpreté, mais je n'ai pas choisi, non plus, de l'accentuer, comme on a parfois tendance à le faire, pour Molière, en ce moment.» Ici, on viserait plutôt le vent de folie.« Argan, conclut Alain Zouvi, est un personnage dramatique de l'intérieur.Il peut aussi être très touchant.Mais plus il est joué avec sincérité, plus il devient ridicule et plus il fait rire.» .LE MALADE IMAGINAIRE de Molière, à l'affiche du Théâtre du Nouveau Monde du 17 janvier au 11 février, ainsi que du 20au 29 avril au Théâtre français du Centre national des arts, à Ottawa.PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le malade imaginaire, incarné par Alain Zouzi (au premier plan), en compagnie du metteur en scène Carl Béchard et de la comédienne Pascale Montpetit.3373981A LES SAMEDIS SOUS ZÉRO À POINTE-À-CALLIÈRE Plus il fait froid, moins c'est cher! Tous les samedis de janvier et février, obtenez une réduction sur les droits d'entrée équivalente en pourcentage à la température extérieure enregistrée le matin, à 10 h.S'il fait -25 OC, le rabais est de 25 %.La réduction correspond au degré et n'inclut pas le facteur éolien.Cette promotion ne peut être jumelée à aucune autre.3372102A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! "]
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