La presse, 25 janvier 2006, C. Arts et spectacles
[" Chanteurs québécois à vendre Des heures LeMIDEMest devenu un passage obligé pour les producteurs d'ici de plaisir ALAIN BRUNET AU MIDEM CANNES \u2014 Près de l'entrée du hall des exposants au Palais des Festivals, le stand Musique du Québec était très fréquenté hier.Pour la 27e année consécutive, la musique québécoise affiche présent au Marché international de la musique (MIDEM).Le stand québécois regroupe 43 entreprises regroupant 85 professionnels, une opération de 380 000 $.« C'est un passage obligé pour les producteurs québécois », dixit Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ, qui gère les activités du stand Musique du Québec.On y fait la promotion des labels et artistes québécois de tous genres et tous rayonnements, de Dumas à l'Acadienne Marie-Jo Thério en passant par Angèle Dubeau.Directrice générale du Groupe Archambault, Natalie Larivière a créé l'an dernier l'étiquette de disques Exclaim, destinée à conquérir le marché européen.Le label est distribué en France par la multinationale Warner Music.« En France, explique Natalie Larivière, nous voulons développer nous-mêmes nos productions, d'où Exclaim.Nos priorités sont Marie- Mai, Dumas et les Cowboys fringants.Nous voulons aussi mettre sous contrat des artistes français, comme le rapper Doc Gynéco.« Par ailleurs, nous sommes à la recherche de signatures anglophones en production ou en distribution.Nous explorons aussi de nouveaux répertoires afin d'alimenter nos jeunes chanteurs, notamment Marc-André Fortin, lauréat de Star Académie », explique la DG de Groupe Archambault.« L'expertise des producteurs québécois est plus grande qu'elle ne l'était, observe le producteur Yves-François Blanchet, également président de l'ADISQ.Dans plusieurs cas, la recherche d'artistes ou de répertoires est déjà faite avant que le voyage ne s'effectue.Une fois sur place, les ententes se négocient plus rapidement.«Mon entreprise y fait connaître le groupe punk Meesh.Et il y a clairement de l'intérêt chez les Anglais, les Allemands et les Suédois.Il y en a aussi pour Florent Vollant du côté des de l'Angleterre et du Japon », indique le dirigeant de Diffusion YFB.« Le MIDEM sert à consolider notre réseau d'affaires et aussi comparer nos modèles d'affaires », explique Carmelle Pilon, directrice administrative chez GSI Musique.Présente au marché depuis 20 ans, l'entreprise montréalaise a mis en oeuvre des relations d'affaires importantes avec des partenaires français.« Naïve, un des plus gros labels indépendants de France, compte notre artiste Marie-Jo Thério parmi ses projets prioritaires.Naïve a produit le récent album Les Matins habitables, GSI Musique l'a en licence au Québec (ndlr : avoir un disque en licence signifie qu'on n'en est pas le producteur), car il nous faut admettre que le disque d'un artiste de chez nous vendu en France doit être enregistré et réalisé en France.Mais notre entente avec Naïve en est une de réciprocité : le prochain disque de Marie-Jo, prévu pour 2007, sera fait au Québec », indique Carmelle Pilon.GSI Musique, apprendra-t-on d'autre part, a négocié une entente de sous-édition pour le répertoire de Jean-Pierre Ferland ; la transaction a été réalisé avec l'entreprise Tinuta, qui gère notamment le répertoire deM(Mathieu Chedid).Puisque les marchés de niche ne cessent de croître en importance au MIDEM, les labels plus pointus tel Analekta, spécialisé en musique classique, font leur niche.« Je suis à Cannes pour rencontrer les différents distributeurs avec lesquels je fais affaire.Mes disques sont distribués sur tous les continents, l'export constitue 40% des ventes d'Analekta », raconte Mario Labbé, propriétaire de l'entreprise.D'autres artisans moins imposants de notre industrie de la musique affichent aussi présent au Midem.C'est le cas de Vincent Martineau, éditeur de Jacques Michel et manager de Marco Calliari, chanteur du groupe métal Anonymus dont la carrière solo prend un envol insoupçonné.Une tournée de l'artiste dans le sud de l'Italie prévue en juillet prochain, par exemple, a été mise en oeuvre par Martineau.Et quoi d'autre au MIDEM ?« Je suis venu consolider des liens avec des partenaires avec qui je n'avais que des rapports virtuels.» Désormais, les relations du jeune éditeur-manager avec ses collègues étrangers seront à la fois concrètes et virtuelles.À l'image de la musique en 2006, il va sans dire.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Ce fut la plus longue des campagnes et la plus courte des soirées électorales.On avait à peine terminé la pizza que les jeux étaient faits et les libéraux, défaits.Nous étions six au salon plantés devant les trois écrans de télévision que l'homme de la maison avait installés au prix de mille prouesses.Pour la forme, nous avons dressé la liste de nos prédictions.Les hommes ont longuement étudié la chose en compilant des statistiques et en multipliant de savants calculs.Les femmes y sont allées d'instinct en pariant sur le pire, sauf ma copine Nicole qui a écrit n'importe quoi.Comme de raison, c'est Nicole qui a remporté la mise.Il paraît que TVA a battu Bernard Derome en annonçant sept secondes avant lui, aux alentours de 22 h, un gouvernement minoritaire, mais sans préciser de quelle minorité il s'agissait.Dans les faits, c'est CTV qui a gagné la palme de la tendance qui se maintient en décrétant dès 19 h 30 que les carottes étaient cuites pour Paul et l'affaire dans le sac pour Stephen.Ce fut une campagne pleine de rebondissements et une soirée électorale, tout compte fait, assez terne.On nous avait promis des heures de plaisir.Pourtant, en moins de deux, on avait fait le tour de la question et compris que Liza Frulla venait de perdre la plus belle job du monde, que l'ancien astronaute et maintenant chômeur Marc Garneau voyait des étoiles comme un boxeur au carreau, que le mot « loser » était aussi élastique qu'un boomerang égaré dans la circonscription de Pierre Pettigrew et que Jean Lapierre et Belinda Stronach pouvaient réserver les mêmes places que l'année dernière au Grand Prix puisqu'ils venaient d'être réélus.Aucune surprise donc, lundi soir, exception faite de l'éclatante victoire du candidat indépendant et chauffeur d'autobus à ses heures, André Arthur.Je savais que les gens de Portneuf étaient un peu étranges, mais lundi soir, ils nous ont donné la pleine mesure de leur étrangeté.Bon dernier à entrer dans la course, quelque part entre la dinde et le Peptobismol, le roi Arthur a gagné haut la main, sans bureau de circonscription, sans programme électoral, sans pancartes et sans même faire campagne.En cherchant les raisons qui ont mené à sa victoire, je suis tombée sur une de ses déclarations.« Quand un député indépendant parle, a-t-il affirmé, les gens peuvent être sûrs que ce n'est pas une ligne dictée par le parti.» >Voir PETROWSKI en page 3 PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Les producteurs québécois se présentent au Marché international de la musique (MIDEM) pour faire la promotion de leurs poulains.Les priorités du groupe Archambault cette année sont Marie-Mai, Dumas et les Cowboys fringants (notre photo).3373524A LOUISE COUSINEAU TVA BAT LE RESTEDU PELOTON PAGE 2 DANSE LA NOUVELLE AVENTURE DE JOHANNEMADORE PAGE 5 ARTS ET SPECTACLES Soirée électorale: TVA bat le reste du peloton LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Les téléspectateurs francophones ont très majoritairement choisi le réseau TVA lundi soir pour connaître les résultats des élections.Le long reportage qui a commencé à 21 h et s'est terminé à 1 h 45 du matin a attiré une moyenne de 667 000 personnes à TVA, 348 000 à Radio-Canada et 140 000 à TQS.Evidemment, c'est à compter de 21 h 30 \u2014 au moment où les résultats commençaient à débouler au Québec, que les plus gros auditoires se sont manifestés.TVA a eu son plus gros score de la soirée durant cette demi- heure, attirant 1 193 000 spectateurs.À Radio-Canada, la plus grosse demi-heure a commencé à 22 h, avec 686 000 curieux.C'est durant cette demiheure que Bernard Derome a annoncé en primeur, à 22 h 07 et 15 secondes, que le gouvernement serait conservateur minoritaire.Quelques minutes plus tard, TVA annonçait aussi la nouvelle.Les réseaux recevaient les mêmes chiffres, mais chacun avait un bureau d'experts chargé d'évaluer la tendance de l'élection.Celui de Radio-Canada a été plus rapide.À mesure que la soirée avançait, les spectateurs allaient se coucher, ce qui a fait baisser les moyennes de tout le monde.Il restait peu de monde en début de nuit quand Paul Martin a annoncé sa démission comme chef.Contrairement à la coutume, Gilles Duceppe a commencé son discours alors que celui de Paul Martin n'était pas terminé.Radio- Canada a poliment laissé finir le premier minister et TVA est allé sur Duceppe avant de se rabattre sur Martin qui annonçait sa démission.À RDS, le match de hockey \u2014 désastreux pour le Canadien\u2014 a attiré une moyenne de 509 000 spectateurs et s'est terminé à peu près au moment où les résultats ont commencé à débouler aux élections, soit vers 21 h 30.À TVA, Pierre Bruneau n'a pas oublié les amateurs de sports et a annoncé, entre deux résultats, que José Théodore avait été sorti de la partie.Télé-Québec déménage ses Citadins le lundi La série documentaire de Télé- Québec Les Citadins du rebut global a beau être excellente, sa première diffusion mardi de la semaine dernière de 19 h à 20 h, n'a attiré que 40 000 spectateurs.La directrice des programmes Louise Gendron a donc décidé en catastrophe de déménager ses Citadins rénovateurs à 20 h lundi prochain.« Nous offrons une série phare pour susciter des changements dans les habitudes de consommation et de nouvelles méthodes de construction », a dit Mme Gendron hier.Elle a constaté deux ennemis de taille à ses Citadins : la nouvelle émission d'Eric Salvail On n'a pas toute la soirée à TVA et aussi le hockey de RDS qui attire beaucoup d'hommes.Or, Les Citadins vise aussi un public largement masculin.Le lundi à 20 h, Les Citadins contreront deux téléromans populaires : Annie et ses hommes à TVA et L'Auberge du chien noir à Radio-Canada.Les deux oeuvres sont fréquentées majoritairement par des femmes, ce qui devrait donner une chance à la série de Télé-Québec, pense Mme Gendron.Les Citadins du rebut global compte 13 émissions d'une heure où on peut voir cinq braves rénover une ruine du quartier Centre-Sud à Montréal.La série, réalisée ici, a été vendue à la chaîne France 5 qui la lancera en juin.Le maire Gendron a cartonné aux Francs-Tireurs Le maire Stéphane Gendron, qui a été la vedette de l'émission Les Francs-Tireurs mercredi dernier, a plus que doublé l'auditoire habituel de la série.Son heure qui était construite comme un road movie et nous a amenés à Huntingdon a attiré 235 000 spectateurs.La moyenne des Francs-Tireurs à Télé-Québec a été de 91 000 l'automne dernier.Même la reprise de samedi a été deux fois plus fréquentée.Comme quoi les personnages colorés ont leur place, même à Télé- Québec.PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Afin de donner plus de visibilité à son équipe de rénovateurs urbains écolos, Télé-Québec déménage Les Citadins du rebut global le lundi soir.FLASH 3368571A Le Jutra-Hommage à Denise Filiatrault Les artisans du cinéma québécois rendront hommage à Denise Filiatrault lors de la soirée des Jutra, le 19 mars.« J'ai débuté ma carrière de réalisatrice à 65 ans ! » a-t-elle lancé à la blague, hier, lors d'un point de presse.En plus de ses multiples rôles au cinéma, Mme Filiatrault a réalisé et scénarisé Ma vie en cinémascope, L'Odyssée d'Alice Tremblay et les deux films de C't'a ton tour Laura Cadieux.« Son passé est glorieux, mais elle est encore hyperactive », a souligné Michel Côté, président du conseil d'administration de la Soirée des Jutra.Une bourse de 5000$ accompagne le Jutra-Hommage.Émilie Côté telequebec.tv Télé-Québec Suzanne Lévesque anime, en compagnie d'Yves Desgagnés et de Rafaële Germain, un magazine culturel où artistes et créateurs partagent idées et opinions.Avec Marie-Christine Blais, Yves Boisvert, Paul Buissonneau, Brigitte Haentjens, Jamil et Robert Lalonde.Libreéchange nouveauté Demain 19 h 3376333A .TRIO Pour nous envoyer une question : arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca MOIMES SOULIERS ONT BEAUCOUP VOYAGÉ Une paire de chaussures d'une valeur de 160 000$ a été volée dimanche au Musée de la chaussure Bata, de Toronto, rapporte le Globe and Mail.Les deux chaussures décorées d'or, de diamants et de rubis, qui datent du XIXe siècle, ont été subtilisées entre midi et 17h dimanche.Elles ont été autrefois portées par un prince d'Hyderabad avant que la région ne soit annexée à l'Inde.Le directeur du Musée affirme que son institution est sous le choc.Il croyait qu'un musée spécialisé en histoire de la chaussure était à l'abri de tels crimes.COMBIEN GAGNENT LES ACTEURSDE LOST PAR ÉPISODE ?A) 10 000$ B) 80 000$ C) 220 000$ D) 625 000$ 1 2 3 DANS LE LECTEURCD DE MARC CASSIVI Jeune quintette de New York, nouvelle coqueluche indie rock de la presse musicale internationale (avec les Anglais Arctic Monkeys), Clap Your Hands Say Yeah démontre que le buzz qui l'entoure depuis la parution de ce premier album éponyme est mérité.Phénomène de bouche-à-oreille, CYHSY a été mis en orbite par le site de Pitchfork, à l'instar des Montréalais Arcade Fire un an plus tôt.On ne peut éviter les comparaisons avec la bande de Win Butler : même tendance aux orchestrations touffues, même références eighties à la Talking Heads, même indolence poétique.La voix d'Alec Ounsworth, principal auteurcompositeur du groupe, semble être un étrange croisement entre celles de David Byrne et de Gordon Gano, de Violent Femmes.C'est frais, c'est vivifiant et c'est diablement efficace.MARCCASSIVI a des amis qui l'aident à avoir l'air dans le coup.Jack, dans Lost PHOTO AP Réponse : B) Devant les succès de l'émission, les producteurs ont consenti des hausses de salaire substantielles aux acteurs principaux de la série.Ces derniers, qui gagnaient ent r e 20 000$ et 40 000$ par épisode auparavant, recevront désormais 80 000$ par épisodeàl'automne2006.à condition de survivre aux périls de l'île, évidemment. ARTS ET SPECTACLES Juste pour rire s'installe à Nantes Stéphane Rousseau réussit sa rentrée parisienne LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Malencontreusement retenu à Londres, Gilbert Rozon, empereur bien connu de l'humour sur deux continents, était absent de la conférence de presse qu'il avait convoquée à la résidence de l'ambassadeur du Canada à Paris.Un ponte du Parti socialiste, un ambassadeur du Canada, une bonne partie de l'étatmajor de Juste pour rire en France, Véronique Colucci (jadis Mme Coluche) venue apporter sa caution morale.Pas de doute : il s'agissait d'un événement important.Et de fait, on saluait un événement d'importance : le déménagement temporaire dans la ville de Nantes, du 25 avril au 1er mai, du festival Juste pour rire.Plus exactement, la réplique en modèle réduit du grand festival d'humour de l'été à Montréal.Une sorte de version franchisée, dont la programmation a été concoctée par l'équipe française de la société de Rozon.Une centaine d'artistes, en majorité français, mais aussi québécois en grand nombre, francophones et même africains.Une programmation structurée autour de quelques très grands noms actuels de l'humour français : l'incontournable Laurent Ruquier, qui parraine l'événement, la supervedette de l'heure Frank Dubosc, assuré de remplir pendant trois soirs le Palais des congrès.Un cran au-dessous, des humoristes très connus en France : Stéphane Guillon, Les Vamps, Omar et Fred etc.On annexera sans complexe les Ligues d'improvisation française, belge, suisse et québécoise.Côté Québec, il y aura notamment Guy Nantel, Julie Caron et Laurent Paquin.Sept jours Une programmation étalée sur sept jours et sur une demi-douzaine d'emplacements, dans la ville presque portuaire de Nantes et dans des communes avoisinantes de la région de la Loire.Budget de production : 1,3 million d'euros, c'est-à-dire un peu moins de 2 millions de dollars canadiens, des recettes de billetterie prévues aux environs de 500 000 euros, le reste étant assuré par des subventions de la ville, de la région et de gros commanditaires, quelque 40 000 spectateurs espérés.Le mini-festival Juste pour Nantes a beau être 10 ou 20 fois moins important que la version originale, cela reste une grosse machine.Est-ce le début d'un processus qui mènerait le Festival de Montréal à se reproduire en France ?Pour l'instant, c'est non.Le responsable français de Juste pour rire, Gilles Petit, explique précisément que son organisation n'avait jamais envisagé de créer en France des répliques du modèle original : « Cela reste une organisation très lourde et, pour l'instant, nous n'en avons pas les moyens.» Dans ce cas précis, c'est plutôt la ville de Nantes, très active en matière de festivals originaux, qui a beaucoup insisté pour les entraîner dans cette aventure.D'ailleurs, le député-maire Jean-Marc Ayrault s'était déplacé en personne à Montréal, l'été dernier, pour voir le produit original.« Bien sûr, explique Gilles Petit, nous avons d'importantes activités dérivées en France.Laurent Ruquier et Frank Dubosc sont chez nous.Nous produisons des émissions de télévision, dont de grandes spéciales de Juste pour rire, qui passent aux heures de très grande écoute.Mais pour l'instant, il n'est absolument pas question pour nous de produire sur une grande échelle en France l'équivalent de Montréal.C'est vraiment trop lourd.Mais, dans deux ans, dans quatre ans, qui sait ?Il y a 18 mois, nous n'aurions jamais envisagé de nous produire à Nantes.» Paradoxe de l'histoire : la question n'est pas aujourd'hui de savoir si la France serait prête à accueillir un énorme festival conçu à Montréal il y a un quart de siècle.mais si le festival Juste pour rire de Montréal a l'envie et l'ambition de s'offrir une progéniture en France.Pour l'humoriste québécois, cette fois-ci sera la bonne MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Pour Stéphane Rousseau, la deuxième fois sera vraisemblablement la bonne.Après une première tentative restée sans suite en 2001, l'humoriste québécois s'est réinstallé depuis une semaine au Bataclan, où il a triomphalement passé hier le test de la « première parisienne », malgré une panne de micro dès l'ouverture du spectacle.Il ne s'agissait pas d'une de ces premières mondaines où se bousculent les stars et les « top modèles ».Cela ne se fait plus, même si on distinguait dans le public quelques vedettes de la télévision, comme Roger Hanin.Les invités, dont de nombreux journalistes, se comptaient par centaines, mais il y avait aussi dans la salle, a-t-on constaté, pas mal de « vrais spectateurs ».Jugement d'un vieux routier de la scène franco-québécoise, au flair infaillible : « C'est un humour assez gentil, tout-terrain, efficace.Ça marchera ! » « On va finir à guichets fermés », prédit de son côté le producteur Gilbert Rozon, qui parle de plus 600 billets vendus par représentation, pour une salle de 1000 places.«Cela dépasse nos prévisions », ajoute-t-il.Il faut dire que le « performeur caméléon », comme l'a surnommé le journal Le Parisien, a joui d'une visibilité médiatique exceptionnelle, accordant sans relâche depuis quelques jours des dizaines et des dizaines d'entrevues.Soutenu par la puissante équipe de Juste pour rire, il était encore hier sur la chaîne d'information continue LCI.On l'a vu également chez Michel Drucker et Thierry Ardisson (Tout le monde en parle ainsi que sur le plateau du Plus Grand Cabaret du monde, une des émissions phares de France 2.Hier soir au Bataclan, l'accueil qu'on lui a réservé a été à la mesure des efforts qu'il a déployés.L'histoire de sa vie (premier amour sur les pentes de ski des Laurentides, haine des fruits, premier bébé) telle qu'il la raconte à sa psychanalyste a chaudement fait rire les spectateurs, particulièrement séduit par Rico, son célèbre séducteur latino.PHOTODAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE © Stéphane Rousseau a fait une grande tournée de promotion avant de grimper sur la scène parisienne du Bataclan.Des heures de plaisir PETROWSKI suite de la page 1 Autant dire que cette phrase n'est pas tombée dans l'oreille de sourds en dépit des mises en garde du rival bloquiste Guy Côté, qui n'a cessé de répéter qu'Arthur était un clown.Aujourd'hui, malheureusement, c'est lui qui doit postuler au Cirque du Soleil.Quant au nouveau député indépendant de Portneuf, il a déjà fait une promesse de trop.Pas celle de parler en son nom en Chambre.Celle de parler tout court.Car il est de notoriété publique qu'en Chambre, les députés indépendants peuvent faire à peu près tout \u2014se décrotter le nez, lire des bandes dessinées, lancer des boulettes de papier, tricoter des écharpes et faire des mots croisés.Tout sauf prendre la parole.Sans caucus, sans porte-parole, les députés indépendants doivent se la boucler pendant la période des questions et ne peuvent intervenir qu'une ou deux fois par année avec la permission de tous les partis.Bref, si je m'appelais André Arthur, j'apprendrais le langage des signes.Sans compter qu'il est peu probable qu'il obtienne le micro dont il rêve pour nous communiquer ses impressions parlementaires.Quand on sait ce qu'il coûte en assurances et en frais d'avocat, il faudrait être un diffuseur suicidaire pour l'exaucer.En revanche, je l'imagine bien se précipitant sur tous les micros qui traînent dans les couloirs du parlement.Les journalistes n'auront même pas besoin de courir après lui.Il les attendra de pied ferme avec son dictionnaire de synonymes pour leur décliner toutes les variations du mot charogne.Et comme il sera le seul à donner un show, même les journalistes les plus vertueux pourront difficilement résister à son attraction verbale.De sorte qu'un soir sur deux, on va se retrouver avec André Arthur au bulletin d'information.Des heures de plaisir en perspective.3368592A 3376384A ARTS ET SPECTACLES OSM/ Marriner d'abord, -207%/3860: -8147 Mullova ensuite 5&0 < 73$.6$)82= 9 #):$+0 < 12% ;2-,2$ $0 \"($4'.#8='$24 - P._[SN[ $ >57;
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