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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-01-29, Collections de BAnQ.

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[" NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE GENEVIÈVE GUÉRARD > RADAR PAGE 18 OUPS HILARY DUFF VUE PAR SES FANS RADAR PAGES 8 ET 9 RETRAITE LES VOYAGES FORMENT LA RETRAITE LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 ET 3 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © SÉRIE > ÊTES-VOUS EN SANTÉ ?ACTUEL SANTÉ PAGES 1 À 5 MAIGRIR SANS FAIM TÉLÉVISION PORTRAIT D'UNE DANSEUSE DEVENUE VEDETTE DU PETIT ÉCRAN NE MANQUEZ PAS LA SUPERGRILLE ACTUEL PAGE 10 I IlI ll HILARY DUFF Montréal dimanche 29 janvier 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 98 70pages 6 cahiers Meurtre de Brigitte Serre: un nouveau suspect recherché SÉBASTIEN SIMON ARRÊTÉ À EDMONTON MALORIE BEAUCHEMIN Principal suspect dans le meurtre de Brigitte Serre, perpétré dans la nuit de mardi à mercredi à Saint-Léonard, Sébastien Simon a été arrêté, hier matin vers 9 h 30, par la Gendarmerie royale du Canada, tout près de l'aéroport d'Edmonton.Il tentait de se procurer un billet d'avion pour revenir à Montréal, selon toute vraisemblance afin de se rendre à la police.Mais un revirement inattendu est survenu en fin de journée, alors que les enquêteurs ont convoqué les médias pour annoncer qu'un nouveau suspect était recherché pour le meurtre de la jeune commis d'une station-service.Tommy Gagné, 19 ans, est recherché depuis hier par la police, pour meurtre au premier degré.« Sébastien Simon demeure le principal suspect, l'artisan du dossier et la personne qui a tout planifié, a indiqué l'inspecteur Jacques Robinette.>Voir ARRÊTÉ en page A4 PHOTO LA PRESSE Sébastien Simon a été coffré par la GRC, hier.Effondrement d'un toit en Pologne: 33 morts OTAGES CANADIENS EN IRAK Une «dernière chance»?D'APRÈS PC, AP ET AFP TORONTO \u2014 Après sept semaines de silence, une vidéo montrant les quatre militants chrétiens détenus en otage en Irak, dont deux Canadiens, ont fait naître une lueur d'espoir chez leurs proches.La bande vidéo de 55 secondes datée du 21 janvier, obtenue par la chaîne de télévision Al-Jazira, montre les Canadiens James Loney et Harmeet Singh Sooden, le Britannique Norman Kember et l'Américain Tom Fox.>Voir OTAGES en page A4 PHOTO JANEK SKARZYNSKI, AFP Des secouristes fouillent les décombres d'un hall d'exposition de Katowice, dans le sud de la Pologne, dont le toit s'est effondré hier sous le poids de la neige, faisant au moins 33 morts et 141 blessés.Une centaine de personnes seraient toujours coincées sous les débris.Nos informations en page A6.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Peter, I love you ! Stephen itou ! » \u2014Belinda Sur laroute avec BHL Météo Nuageux avec faible neige, maximum -2, minimum -8, plus de détails en page SPORTS 9 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour LECTURES 17 Àtire-d'aile ACTUEL 14 Bandes dessinées LECTURES 17 Bridge ACTUEL 12 Décès ACTUEL 13 Forum A 11 à 13 Génies en herbe LECTURES 16 Grille thématique LECTURES 16 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 5 Monde A 10 Mots croisés LECTURES 17 Mot mystère ACTUEL 13 Observateur LECTURES 17 Petites annonces ACTUEL 11 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK En suivant les traces de son compatriote Alexis de Tocqueville, le philosophe français Bernard- Henri Lévy a abouti dans le salon de l'actrice américaine Sharon Stone.Il faut imaginer BHL, la chemise blanche déboutonnée jusqu'au nombril, devant la vedette de Basic Instinct, dont le croisement des jambes est célèbre.Quel Tocqueville, ce BHL ! Le voilà donc en train d'interviewer Stone pour le compte du magazine The Atlantic, qui lui avait demandé de reprendre, plus de 170 ans plus tard, le voyage en Amérique de Tocqueville.Ce dernier s'était inspiré du sien pour écrire De la démocratie en Amérique, un livre tenu en très haute estime aux États- Unis.BHL a réalisé son propre périple en 2004.Il en a d'abord tiré une série d'articles, parus en 2005 dans The Atlantic, puis un livre, intitulé American Vertigo, qui fait de lui l'homme de l'heure sur la scène littéraire newyorkaise, voire américaine.Côté promotion, son éditeur, Random House, a mis le paquet.Depuis une semaine, BHL est partout, y compris en couverture du Book Review du New York Times d'aujourd'hui même.Reste à voir l'accueil que lui réserveront les critiques et les lecteurs.>Voir HÉTU en page A8 BEAUBIEN Val i d e jusq u ' a u 8 fé v r i er 2006 Phot o s peuvent d i f f é r e r FUJIFILM FINEPIX S5200 46999$ FUJIFILM FINEPIX F10 41999$ FUJIFILM S9000 Un degré de résolution inégalé! - Objectif téléphoto 28-300 mm - Technologie Réelle Photo - Super CCD HR à 9 mégapixels - ISO 80 - 1600 - Écran ACL amovible de 1.8\" - Résolution de 6,3 mégapixels - Technologie Réelle Photo - Zoom optique 3x - Résolution de 5,1 mégapixels - Zoom optique 10x - ISO 64 - 1600 82999$ 3373270A KOIVU SONNE LA CHARGE SPORTS PAGES 1 À 3 CANADIEN 4( P ) MAPLE LEAFS 3 ARRESTATION DE BENOÎT GUAY LA DOUBLE VIE D'UN Que peut-il se passer dans la tête d'un prédateur sexuel ?Comment peut-on être policier, dans le cas du présumé prédateur Benoît Guay, et être accusé d'avoir commis une série d'agressions sexuelles sur de jeunes inconnues ?Des psychiatres et un criminologue expliquent la double vie d'un prédateur sexuel.CAROLINE TOUZIN Rien ne permet de distinguer avec certitude un prédateur sexuel d'un simple citoyen dans sa vie quotidienne.Les psychiatres sont formels.Il n'est donc pas étonnant que le directeur de la police de Montréal et des collègues du policier Benoît Guay disent qu'ils n'avaient aucun soupçon sur le présumé prédateur sexuel.« On n'a aucun instrument valable pour déceler les prédateurs, à moins qu'ils en parlent à quelqu'un.On les attrape quand ils passent à l'acte », explique le psychiatre Louis Morissette de l'Institut Philippe-Pin e l .Le médeci n donne l'exemple de Guy Cloutier.L'agresseur de Nathalie Simard fonctionnait en société.Il avait une femme et des enfants.Benoît Guay a une conjointe, également policière à Montréal.« Même si le prédateur entretient une relation affective, ses pulsions agressives sont encore là.Pour préserver sa relation, il va les assouvir ailleurs », ajoute le Dr Morissette.Le policier âgé de 34 ans compte 13 années de service, dont six à la section de la filature.Il y occupe un emploi hautement spécialisé et réservé à une élite entraînée.L'homme, connu comme un enquêteur aguerri et un mari attentionné, a été suspendu sans salaire de la police de Montréal à la suite de son arrestation mercredi dernier.La police croit avoir élucidé sept des huit agressions sexuelles qui ont secoué la couronne nord de Montréal entre juin 2004 et juillet 2005.Le prédateur se servait chaque fois d'une arme blanche et d'une arme de poing pour terroriser ses victimes.Ce sont toutes des adolescentes et des jeunes femmes âgées de 15 à 20 ans.Le choix d'un type de victimes est un trait caractéristique des prédateurs.Le psychiatre Louis Morissette et son collègue Benoît Dassylva, directeur du programme de traitement des agresseurs sexuels à l'Institut, n'ont jamais rencontré le policier qui fait face à 22 chefs d'accusation d'agression sexuelle armée, de menace, d'enlèvement et de séquestration.Mais ils savent ce qui peut se passer dans la tête d'un prédateur.« Le prédateur mène une double vie.Sa vie secrète compense les insatisfactions de sa vie publique.Il va éprouver un sentiment de triomphe, de domination, de contrôle total durant les agressions », indique le Dr Dassylva.Le prédateur sexuel est plus organisé qu'un agresseur.Il va commettre une série d'agressions, souvent sur des personnes qu'il ne connaît pas.C'est une minorité d'agresseurs qui agissent de la sorte.Impossible de dire combien de prédateurs sexuels vivent en liberté au Québec.On sait que seulement 15% des victimes d'agressions déclarées ne connaissent pas leur agresseur.Mais quatre agressions sur cinq ne sont pas déclarées.Une chose est sûre cependant, « les gens heureux ne deviennent pas des délinquants sexuels », souligne le Dr Dassylva.Même si en apparence, tout va bien, ils vivent des insatisfactions.«À l'intérieur, ils se sentent petits et minables.Ils vont exprimer leur malaise, leur colère à travers le sexe », ajoute Louis Morissette.Les tests psychométriques En conférence de presse jeudi, le directeur de la police de Montréal, Yvan Delorme, a insisté sur le fait que le policier avait passé des tests psychométriques avant de devenir membre de l'unité de filature.« Avant d'accéder à ce poste, le policier a dû subir une batterie de tests psychologiques.Tout semblait normal, les tests n'ont pas indiqué qu'il pouvait y avoir des problèmes », a-t-il dit.Les psychiatres n'en sont pas surpris.« On accorde beaucoup trop d'importance aux tests psychologiques.Ils ne sont pas aussi fiables que l'on voudrait », indique le Dr Morissette.Le criminologue Jean-Paul Brodeur est du même avis.« Battre les tests et les détecteurs de mensonge, c'est très courant.Si vous êtes intelligent, vous voyez bien qu'il y a de bonnes et de mauvaises réponses.Pour entrer en filature, il faut être assez futé.» « Si nous, les spécialistes, ne pouvons pas reconnaître un délinquant, c'est encore plus vrai pour son entourage.» LE FIL DES ÉVÉNEMENTS Selon le dossier d'accusation contre Benoît Guay, le policier fait face à 22 chefs d'accusation d'agression sexuelle armée, de menace, d'enlèvement et de séquestration contre sept jeunes femmes de 15 à 20 ans.Voici un rappel des événements.HUIT AGRESSIONS DANS LA COURONNE NORD En arrêtant Benoît Guay, la police pense avoir élucidé sept des huit agressions commises contre des jeunes femmes dans la couronne nord de Montréal entre juin 2004 et juillet 2005.Le prédateur sexuel responsable de ces crimes procédait toujours de la même façon, utilisant une arme blanche et une arme de poing pour soumettre ses victimes.Voici les dates et les endroits où sont survenus les huit cas étudiés : > 11 mai 2004 : dans le quartier Chomedey, à Laval ; > 16 juin 2004 : près d'un parc de la rue Madeleine, à Saint- Jérôme ; > 24 juin 2004 : près d'un parc de patin à roulettes, à Saint- Jérôme ; > 1er juillet 2004 : aux abords d'une piste cyclable du quartier Sainte-Rose, à Laval (aucune accusation relative à ce cas dans le dossier de Benoît Guay) ; > 4 novembre 2004 : près d'un parc du quartier Vimont, à Laval ; > 24 mars 2005 : à l'arrière d'un centre commercial de Terrebonne ; > 8 avril 2005 : près de l'école Père-Vimont, à Laval ; > 1er juillet 2005 : dans le secteur Saint- Antoine, à Saint-Jérôme.ARRESTATION DE BENOÎT GUAY > 25 janvier 2006 : la Sûreté du Québec arrête Benoît Guay, membre du Service de police de la Ville de Montréal, relativement à une agression sexuelle survenue le 1er juillet dernier, après une vaste enquête commune de la SQet des services de police de Laval, Saint-Jérôme et Terrebonne.> 26 janvier 2006 : le policier comparaît pour répondre à 22 chefs d'accusation, dont trois d'agressions sexuelles.Me Philip Schneider, qui représente l'accusé, demande un procès devant juge et jury.PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE © Jeudi dernier, après la comparution de Benoît Guay au palais de justice de Laval, son avocat, Me Philip Schneider, a pris quelques minutes pour s'adresser aux représentants des médias.Des policiers au banc des accusés MALORIE BEAUCHEMIN À Montréal comme ailleurs au Québec, des policiers ont, par le passé, été accusés et reconnus coupables d'actes criminels.Certains ont fait de la prison, certains y sont toujours.MICHEL USEREAU L'ex-policier devenu homme d'affaires Michel Usereau est reconnu coupable et condamné en octobre 2005 pour le meurtre prémédité de Jean-Jacques Melkonian, commis en mars 2001.Usereau, 38 ans, a été condamné à la prison à perpétuité.RÉAL LAJOIE En octobre 2005, l'ex-policier de la Sûreté du Québec Réal Lajoie a été condamné à une peine d'emprisonnement de six ans et deux mois pour avoir commis plusieurs agressions sexuelles entre 1975 et 2004.Lajoie, 56 ans, a reconnu sa culpabilité à 12 accusations concernant huit victimes, âgées entre 3 et 17 ans.Il se servait de son statut de policier pour effrayer ses victimes.Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 20 prochaines années.HENRI MARCHESSAULT Le commandant de l'escouade des stupéfiants de la police de la CUM, Henri Marchessault, est arrêté en mars 1983.Il sera plus tard reconnu coupable de conspiration, de vol et de trafic de haschisch et de cocaïne, pour ensuite être condamné à 14 ans d'emprisonnement.L'enquête avait été menée par la GRC en collaboration avec la police de Montréal.JOCELYN HOTTE Jocelyn Hotte était tireur d'élite pour la GRC, en juin 2001, lorsqu'il a tué par balles son exconjointe, Lucie Gélinas, au terme d'une poursuite en voiture sur deux autoroutes.Les trois passagers de la jeune femme ont été blessés.Reconnu coupable d'un meurtre prémédité et de trois tentatives de meurtre, Hotte a écopé d'une peine d'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans.RICHARD PAQUETTE En juillet 2005, l'ancien policier montréalais Richard Paquette est condamné à cinq ans de pénitencier pour un délit de fuite ayant causé la mort de Serge Langelier, en avril 2000.Au moment des faits, Paquette était en état d'ébriété avancée.DENIS LONGPRÉ En 2004, l'ex-policier Denis Longpré a plaidé coupable à des accusations d'attouchements sexuels à l'endroit d'une fillette de 9 ans, d'entreposage illégal d'une arme à feu et de voies de fait.Il était à l'emploi de la Sûreté du Québec au moment des faits.Il a été condamné à purger 12 mois de prison dans la collectivité.CANDICE LARIVÉE L'ex-policière de la Sécurité publique de Trois-Rivières a évité la prison, mais doit purger une peine de 18 mois dans la collectivité, au terme d'un procès pour abus de confiance et complot.Larivée n'avait que 22 ans lorsqu'elle a plaidé coupable, en septembre 2004.MARC SAINT-GERMAIN Au terme de deux procès, le policier de la Sûreté du Québec Marc Saint-Germain a été condamné à purger une peine de deux ans de pénitencier, en 2001, pour avoir été reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort de quatre personnes, en 1994.Après un souper bien arrosé dans la région de Trois-Rivières, Saint-Germain, alors âgé de 26 ans, ramène en voiture quatre de ses collègues et rate un virage, provoquant un accident, dont il est le seul à se sortir.MICHEL CHAUSSÉ En 1999, l'ex-lieutenant de la police de Saint-Hubert Michel Chaussé plaidait coupable à des accusations d'attouchements sexuels sur une de ses filles.Il a été condamné à 30 mois de prison. ARRESTATION DE BENOÎT GUAY PRÉDATEUR SEXUEL Les tests peuvent déceler un malaise chez une personne ou une distorsion cognitive, selon le Dr Dassylva.Mais celui qui vit un malaise ne deviendra pas nécessairement un délinquant sexuel.« Si nous, les spécialistes, ne pouvons pas reconnaître un délinquant, c'est encore plus vrai pour son entourage.» Autre différence entre un agresseur et un prédateur: la majorité des agresseurs ne récidivent pas.Peu importe qu'ils aient reçu un traitement médical ou non.Les prédateurs, eux, ont un risque plus élevé de récidive, environ 40 %.Une centaine de délinquants sexuels reçoivent un traitement en clinique externe chaque année au Québec.La dernière agression pour laquelle Benoît Guay est accusé remonte au 1er juillet dernier, dans le secteur Saint-Antoine, à Saint-Jérôme.Or, à l'automne, un portrait-robot très ressemblant a été publié par la Sûreté du Québec et quatre autres corps de police, dont Laval et Saint- Jérôme.Est-ce que le présumé prédateur, sentant la soupe chaude, a alors cessé les agressions?Deux réactions sont possibles, selon le Dr Dassylva.Certains prédateurs arrêtent ou changent de territoire.D'autres les poursuivent en raison du sentiment d'invulnérabilité très fort chez eux.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : caroline.touzin@lapresse.ca DESSIN RÉALISÉ PAR ATALANTE, COLLABORATION SPÉCIALE C'est devant la juge Lise Gaboury qu'a comparu jeudi dernier, au palais de justice de Laval, le policier Benoît Guay.La proie parmi les chasseurs CAROLINE TOUZIN « Les policiers sont comme des chasseurs, ils ne chercheront pas leur proie parmi les leurs.» Le directeur du Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal, Jean-Paul Brodeur, n'a jamais vu de cas semblable.Selon lui, les policiers ne sont pas tous des anges pour autant.La « vocation policière » est un mythe, selon lui.« Beaucoup de policiers deviennent policiers comme d'autres deviennent plombiers.Ils sortent du cégep.C'est un job comme un autre pour eux », note-t-il.Selon le criminologue, seulement le tiers des policiers choisissent cet emploi par « vocation ».La différence entre un policier prédateur et un prédateur qui travaille dans un autre domaine ?Le premier va se servir de tout ce qu'il a appris dans la police pour ne pas se faire prendre.Le second aura peu de connaissances sur la façon de mener les enquêtes, croit M.Brodeur.Même si un portrait-robot du suspect était diffusé depuis l'automne, très ressemblant de surcroît, cela n'aurait pas été suffisant pour mettre la puce à l'oreille de ses collègues.« Ce n'est pas normal pour des policiers de prendre un collègue dans de telles circonstances », explique-t-il.De plus, tromper son entourage fait partie de la dynamique d'un prédateur sexuel, note le directeur du programme de traitement des agresseurs sexuels à l'Institut Philippe- Pinel, Benoît Dassylva.« Le fait de flouer le système, de tromper les enquêteurs et leur entourage, cela lui donne le sentiment de domination qu'il recherche.» « Le fait de flouer le système, de tromper les enquêteurs et leur entourage, cela lui donne le sentiment de domination qu'il recherche.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © En conférence de presse jeudi dernier, le directeur de la police de Montréal, Yvan Delorme, a dit qu'il n'avait eu aucun soupçon sur le présumé prédateur sexuel et a insisté sur le fait que Benoît Guay avait passé des tests psychométriques avant de devenir membre de l'unité de filature.Des prédateurs sexuels tristement célèbres Ils s'appellent Ted Bundy ou Gary Heidnik.Ils ont inspiré des films comme Le Silence des agneaux, des livres, des documentaires.Les prédateurs sexuels font souvent les manchettes et deviennent tristement célèbres.Le Canada n'est pas en reste.En voici quelques-uns.ROBERT PICKTON En attente de son procès, le présumé meurtrier en série Robert Pickton, un fermier de Port Coquitlam, a été accusé du plus grand nombre de meurtres prémédités dans l'histoire du pays, soit 27, en plus d'être suspecté dans 69 cas de disparition de femmes à Vancouver entre 1997 et 2002.La plupart de ses victimes étaient des prostituées du quartier Downtown Eastside de la métropole de la Colombie-Britannique.S'il est trouvé coupable, il deviendra le plus redoutable meurtrier en série du Canada.CLIFFORD OLSON À ce jour, Clifford Olson est le prédateur sexuel reconnu coupable qui a fait le plus grand nombre de victimes.Au début des années 80, cet homme dans la quarantaine enlève, torture et tue 11 jeunes de 12 à 18 ans, garçons et filles, sur une période de moins de six mois.Il viole certaines de ses victimes, on ne sait combien.Il est arrêté le 12 août 1981 alors qu'il tente d'enlever deux fillettes.En janvier 1982, il plaide coupable à 11 accusations de meurtre.Il recevra 11 peines d'emprisonnement à vie.PAUL BERNARDO Entre 1987 et 1993, la région de Scarborough, en Ontario, est secouée par une série d'enlèvements, de viols et deux meurtres, ceux de Leslie Mahaffy et Kristen French.Paul Bernardo est arrêté en 1993.Des vidéocassettes retrouvées dans la résidence de Bernardo et Karla Homolka sont utilisées comme preuve au procès, qui se déroule deux ans plus tard.Bernardo est reconnu coupable des deux meurtres et condamné à la prison à perpétuité.Le témoignage de son ex-conjointe et complice, Karla Homolka, a contribué à l'arrestation de Bernardo et a valu à celle-ci une peine réduite de 12 ans.ANGELO COLALILLO Mort par asphyxie le 10 janvier, probablement un suicide, le présumé prédateur sexuel Angelo Colalillo s'apprêtait à subir un procès pour les viols et meurtres de trois jeunes filles, commis entre 1993 et 2002.Colalillo était accusé des meurtres de Christine Speich, 12 ans, Anna Lisa Cefali, 20 ans, dont les corps ont été retrouvés calcinés, et Jessica Grimard, 14 ans, retrouvée morte dans un boisé de Rivière-des- Prairies.Une correspondance avec un autre prédateur sexuel incarcéré, Nick Paccione, constituerait une preuve tangible de la culpabilité de Colalillo.PETER WOODCOCK Alors qu'il est adolescent, au milieu des années 50, Peter Woodcock viole et assassine trois enfants de sept, neuf et quatre ans, à Toronto.Il est arrêté et interné dans un hôpital psychiatrique en 1957.En 1991, il tue un autre patient du même établissement.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Benoît Guay, le policier qui doit répondre à 22 chefs d'accusation d'agression sexuelle armée, de menace, d'enlèvement et de séquestration, habite cette maison du quartier Fabreville, à Laval. SUITES DE LA UNE Sébastien Simon arrêté à Edmonton ARRÊTÉ suite de la page A1 Le deuxième suspect qu'on recherche maintenant, M.Tommy Gagné, aura été son principal complice, les deux autres ont participé, mais à des degrés moindre.» Un mandat d'arrestation a été émis pour le nouveau suspect.L'inspecteur a spécifié que le jeune Gagné provient de la région de Montréal, tout en ajoutant ne pas savoir s'il se trouve toujours dans la métropole.Bien que l'inspecteur Robinette ne puisse pas indiquer si le nom du nouveau suspect a été révélé lors de l'interrogatoire de Joël Nantais, témoin important qui s'est rendu à la police vendredi matin, le nom de Tommy Gagné se retrouve dans l'acte d'accusation du jeune Nantais.Après sa rencontre avec les enquêteurs, qui a duré de longues heures, jusque dans la nuit de vendredi à samedi, Joël Nantais, 18 ans, a été mis en accusation et transféré dans un centre de détention dont l'adresse est gardée secrète par les policiers.Il a comparu hier après-midi par vidéoconférence au palais de justice de Montréal et devra répondre à un total de trois chefs d'accusation, vol qualifié, complot afin de commettre un acte criminel et séquestration.L'acte de dénonciation précise que Nantais aurait comploté avec Sébastien Simon et Tommy Gagné afin de commettre le vol qualifié.L'avocat de Joël Nantais, Me Charles Ashton, s'est dit soulagé que son client ne soit pas accusé d'homicide dans cette affaire.« Il a coopéré avec l'enquête.À ce stade-ci, je ne peux pas ajouter autre chose, a expliqué Me Ashton.Il est attristé par cet événement, c'est une tragédie importante pour lui.Il est attristé pour la famille de la victime.Edmonton En ce qui concerne l'arrestation d'hier matin, il semblerait que les enquêteurs des crimes majeurs de la police de Montréal détenaient des informations selon lequelles Sébastien Simon pouvait se trouver dans l'Ouest du Canada.Ils ont informé les différents services de police et les compagnies de transport.Vers 8 h 20, heure du Québec, Simon, 18 ans, aurait tenté d'acheter un billet d'avion pour Montréal.C'est ainsi que le suspect a été interpellé par des agents de la GRC détachés à l'aéroport.Sébastien Simon est actuellement détenu dans un centre de détention en banlieue de la ville albertaine, où il s'est vraisemblablement rendu en autobus.Il devrait rencontrer un juge de paix lundi à Edmonton, après que les enquêteurs montréalais auront fait viser le mandat d'arrestation en Alberta.Il sera rapatrié à Montréal en début de semaine, accompagné de policiers enquêteurs dans le dossier, et devrait comparaître au cours de la semaine prochaine.Dans cette affaire, une quatrième personne est toujours recherchée par les policiers, à titre de témoin important.Il s'agit de Sergio Moniz, âgé de 27 ans, qui aurait participé aux événements survenus dans la nuit de mardi à mercredi dernier.La jeune commis Brigitte Serre, qui en était à son premier quart de travail de nuit, a été poignardée à plusieurs reprises.Le motif du crime est toujours inconnu.Familles soulagées La mère de Sébastien Simon s'est dite soulagée de son arrestation.« Je savais qu'il allait se rendre, il m'avait laissé un message, mais jusqu'à la dernière minute, on a toujours peur.C'est un soulagement de le retrouver vivant », a souligné la mère du suspect arrêté, par téléphone sur les ondes de TVA.La famille de la victime a elle aussi poussé un soupir de soulagement à l'annonce de l'arrestation du jeune homme.« Je suis soulagée, je pense qu'au moins on va pouvoir dormir, tout le monde, calmement », a déclaré hier la mère de Brigitte Serre, Anna Lisa Repele, à la caméra de TVA.Les funérailles de la jeune fille devraient avoir lieu demain.PHOTOS LA PRESSE © Sergio Moniz et Joël Nantais PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE L'inspecteur Jacques Robinette présentant une photo de Tommy Gagné, suspect du meurtre de Brigitte Serre.PHOTOS TIRÉES D'ÉMISSIONS TÉLÉ D'AL-JAZIRA, AP Quatre des otages enlevés en Irak.Dans l'ordre depuis la gauche, Tom Fox, de Clear Brook, en Virginie ; James Loney, de Toronto ; le Britannique Norman Kember ; et le Canadien Harmeet Singh Sooden.OTAGES CANADIENS EN IRAK OTAGES suite de la page A1 Ils avaient été enlevés à Bagdad le 26 novembre dernier par les « Brigades des épées de la Vertu », un groupe jusqu'alors inconnu.L'image plutôt grise et sombre montre d'abord les quatre hommes, qui travaillent pour l'organisation humanitaire Christian Peacemaker Teams, debout près d'un mur.Une autre séquence les montre assis en train de parler, sans qu'on entende leurs voix.« J'ai trouvé qu'il avait l'air bien, étant donné les circonstances », s'est réjoui un ami de James Loney, 41 ans, originaire de Toronto.« C'est une bonne et une mauvaise nouvelle.On voit qu'il est vivant et que les autres aussi le sont et ça nous réconforte », a reconnu Matt Loney, le frère de James.« Mais il demeure encore dans une situation délicate.» Les ravisseurs ont donné « une dernière chance » aux autorités pour qu'elles libèrent les prisonniers en Irak, sans quoi « leur destin sera la mort ».Il n'a toutefois pas été question d'échéance précise.Un porte-parole du gouvernement fédéral, Dan Mc Teague, a déclaré que la libération des otages demeurait une priorité.« Toutes les ressources du gouvernement du Canada ont été mises à profit pour communiquer, être à l'écoute et recevoir toute information qui pourrait nous aider à la libération des otages, a-t-il assuré.On continuera (.) de faire valoir aux yeux des ravisseurs que les otages qu'il détiennent ont un profond respect des Irakiens et de l'islam.» L'organisation Christian Peacemaker Teams, un groupe pacifiste basé à Chicago qui prône le respect des droits de la personne, travaille en Irak depuis octobre 2002.Elle enquête sur des allégations d'agressions de prisonniers irakiens par les forces américaines et irakiennes.« Ils n'ont pas l'air trop maltraités, ce qui nous fait croire qu'on prend soin d'eux, et ça nous rassure beaucoup », a noté une porte-parole de l'organisme, Rebecca Johnson.Les quatre otages avaient déjà été menacés de mort par leurs ravisseurs, qui réclamaient la libération de tous les détenus du pays avant le samedi 10 décembre.Otages allemands Par ailleurs, les ravisseurs de deux ingénieurs allemands enlevés mardi en Irak conditionnent leur libération à l'abandon par Berlin de toute coopération avec Bagdad et à la libération des « prisonnières» détenues en Irak, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, à paraître demain.Un responsable sunnite irakien, Adnane Doulaïmi, chef du Conseil du peuple d'Irak, a appelé hier à Bagdad la libération des deux Allemands et d'une journaliste américaine, Jill Carroll, enlevée à Bagdad le 7 janvier.L'armée américaine a libéré jeudi 419 détenus irakiens, dont cinq femmes, tout en soulignant que cette mesure n'était pas liée à la demande des ravisseurs de la journaliste du Christian Science Monitor.Procès de Saddam Hussein Par ailleirs, le procès de Saddam Hussein doit reprendre aujourd'hui à Bagdad.Le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane remplacera le juge kurde Rizkar Amine, qui a démissionné après avoir été critiqué pour son supposé manque de fermeté à l'égard de l'accusé et de ses sept coinculpés.Sur le plan politique, après les législatives du 15 décembre, un dirigeant de la liste sunnite du Front de la concorde, Khalaf al- Alayyane, a insisté sur la nécessité de mettre sur pied un gouvernement d'union nationale regroupant toutes les composantes politiques et ne tenant pas seulement compte du poids électoral.Par ailleurs, des violences ont fait 21 morts en Irak hier.Plusieurs policiers ont été assassinés, ainsi qu'un universitaire et analyste politique connu, Abdul- Razzaq al-Na'as.Des coups de feu dans la capitale ont fait au moins quatre morts.Dix personnes ont été tuées et trois autres blessées dans l'explosion d'une bombe, vers 21 h, dans une confiserie d'un marché d'Iskandariyah, une ville à majorité chiite située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bagdad.Un soldat américain a également été tué hier à Bagdad, a annoncé l'armée.Une «dernière chance»?« Toutes les ressources du gouvernement du Canada ont été mises à profit pour communiquer, être à l'écoute et recevoir toute information qui pourrait nous aider à la libération des otages.» STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Rire de Stephen Harper, voilà le nouveau défi de tous les petits comiques.Comment harponner Harper ?La tâche n'est pas impossible, mais pas évidente.Après le règne de Jean Chrétien, je me souviens du découragement de la confrérie face à Paul Martin.Chrétien, c'était tellement du gâteau, tellement facile.Le faciès, la démarche, l'élocution, le vocabulaire, la pensée, tout était déjà gros, tout était déjà drôle.Martin semblait si lisse, si normal, si parfait.On se disait qu'on n'y arriverait jamais.Mais c'était sans compter sur l'aide du temps.Le temps est un caricaturiste.Il grossit nos traits, courbe notre allure, souligne nos défauts.Et dans le cas de Paul Martin, allonge nos dents.Ce qui fait retentir cet agaçant chuintement.On s'est vite aperçu que Paul était loin d'être parfait.Qu'il parlait très mal le français.Se mêlant dans ses genres.Et ayant toujours des tournures de phrase carrées.À l'anglaise.Bref en moins de deux ans, le temps avait réussi à transformer Paul Martin de sauveur libéral en capitaine du Titanic.Ce matin, Stephen Harper semble à son tour blindé.Un look de comptable anonyme.Mulroney avait du menton, Chrétien une bouche bancale, Bourassa un dos voûté, Lévesque des mains baladeuses, mais Harper, qu'a-t-il ?Des cheveux bien peignés.Oui, mais encore.Les yeux, un peu rapprochés.Le nez, un tantinet long.C'est un peu court, dirait Cyrano.Mais qu'est-ce qui peut bien caractériser physiquement ce quidam ?Mimez-moi Stephen Harper.Pas facile.Une seule façon : la raideur.Stephen Harper est raide.On ne l'imagine pas en train de danser le hip hop.Une polka, peut-être.Le temps se chargera sûrement de nous révéler d'autres caractéristiques physiques déterminantes mais pour l'instant, seule la raideur est remarquable.Et rigolote.Sur le plan de la mode masculine, M.Harper n'est pas l'homme des grandes extravagances.Plus Sears que Jean-Paul Gaultier.Complet cravate, parfois chemise à carreaux ouverte avec un veston, un col roulé beige le samedi.On est loin des capes, des chapeaux et des fleurs à la boutonnière de Trudeau.Côté expression orale, comme tous les premiers ministres canadiens, il a deux personnalités : le Stephen Harper en anglais et le Stephen Harper en français.Dr Stephen et M.Stéphane.Dans sa langue maternelle, Stephen Harper a le débit rapide, fluide.Sans émotion.Didactique.Il parle comme un gars de Toronto.C'est un gars de Toronto.En français, son disque dur est moins rapide.Il cherche ses mots.Hésite un peu mais pas beaucoup.On est loin de Joe Clark et Ed Broadbent.Même qu'on pourrait presque dire que Stephen Harper parle mieux le français que les deux derniers premiers ministres canadiens, qui se prétendaient québécois.Bien sûr, c'est sur cet accent anglophone que s'accrocheront tous les imitateurs.Mais ils s'ennuieront tous de l'accent de Shawinigan.Sur le plan des idées, enfin il y a matière à rire.ou à pleurer.Son intolérance face au mariage gai, son penchant militariste, son américanisme nous permettront de cerner notre bonhomme.Mais encore là, l'habile Harper semble vouloir brouiller les pistes.Un de ses premiers commentaires en tant que premier ministre désigné fut de vilipender l'ambassadeur américain au Canada.Il ne veut vraiment pas que l'on rie de lui.Mais on y arrivera, c'est certain.Tout nouveau, tout beau, tant mieux pour lui.Les fous du roi sont des êtres patients.Le premier faux pas ne saurait tarder.Déjà sa santé fragile peut nous inspirer.Le joufflu Stephen a un gros gros rhume.Hon ! Pauvre ti-pite ! Notre chef d'État aurait-il un petit côté moumoune ?Parlant de faux pas, j'en ai fait tout un la semaine dernière.J'analysais, dans cette chronique, le bulletin de vote de ma circonscription d'Outremont.J'avais une réflexion sur chacun des candidats.Ou presque.Mon paragraphe sur le bloquiste Jacques Léonard a disparu.C'est ma faute.En relisant mon texte, j'ai fait quelques corrections et un maniement distrait de mon clavier a coupé quelques lignes combien importantes.J'ai reçu des dizaines et des dizaines de courriels à ce sujet.Merci, chers lecteurs de me lire avec tant d'attention.Voici donc, une semaine trop tard, le paragraphe envolé : Jacques Léonard (Bloc québécois) Bloc, c'est quand même un drôle de nom pour un parti.C'est un mot qui appartient à l'enfance.Je vais jouer avec mes blocs.C'est bien rare qu'on dise ce mot-là rendu adulte.À part quand on a mal à la tête.Mal de bloc.Et c'est un peu la vocation du parti.Le Bloc québécois est le mal de tête canadien.Il ne prendra jamais le pouvoir.Il veut juste empêcher le Canada d'avoir du fun.Comme une migraine gâche une journée.C'était ça.Une semaine plus tard, maintenant que l'on connaît les résultats, il semble que le mal de tête de Stephen Harper sera moins pénible que celui de Paul Martin.Surtout que Stephen a dans sa poche une prescription de Tylenol signée Jean Charest.Le Canada est désormais un pays conservateur.On revient aux traditions.Si ça peut aider le Canadien à retrouver son glorieux passé.Je parle du club de hockey, bien sûr.Seulement lui a intérêt à revenir en arrière.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com Le temps est un caricaturiste.Il grossit nos traits, courbe notre allure, souligne nos défauts.Et dans le cas de Paul Martin, allonge nos dents.Harponner Harper Grande affluence à la Fête des neiges RAYMOND GERVAIS C'est par une journée splendide où il faisait bon se retrouver dehors que Montréal a lancé hier sa 24e édition de la Fête des neiges au parc Jean-Drapeau.Le coup d'envoi des festivités a été donné à midi par Guillaume Lemay-Thivierge, porte-parole officiel de l'événement, et la cérémonie d'ouverture a été égayée par un spectacle du groupe Les Petites Tounes.Encore une fois cette année, les festivités se dérouleront sur trois week-ends, soit du 28 janvier au 12 février.Durant la semaine, le site est accessible aux classes neige.Cinq forfaits ont été conçus selon les suggestions des professeurs et des élèves, dont le forfait « Foule ado », destiné aux adolescents.Longue file de voitures Déjà hier après-midi, une longue file de voitures s'alignaient sur le pont Jacques-Cartier à l'approche de l'île Sainte-Hélène en provenance de Montréal.Les familles et les amoureux de l'hiver ne voulant rien manquer de cette magnifique journée, où le mercure a grimpé jusqu'à 5 degrés sous le soleil.Comme à chaque année, une multitude de sports, de jeux interactifs et de représentations artistiques sont offertes.Parmi les activités incontournables, il y a les fameuses glissades sur tubes, toujours aussi populaires, les randonnées en traîneau à chiens, les randonnées en carriole, le patinage, etc.Au chapitre des nouveautés, la Station énergétique présentée par Hydro-Québec et sa Brigade efficace attend les petits dans un dédale d'obstacles étourdissant.Une multitude d'obstacles inspirés des sentiers d'hébertisme parsèment le parcours sous forme de labyrinthe.Les participants doivent traverser les obstacles le plus rapidement possible en brûlant un minimum d'énergie.Il y a aussi le grand prix SSQ Groupe financier qui offre une F1 de pédalos sur neige.La Bourgade nordique enchantera les tout-petits avec ses igloos et ses glissoires sur la banquise.La Forteresse farfelue permet la pratique de jeux de stratégie et de ballon en équipe dans une enceinte de fort de neige.De plus, cette année, le festival en plein air offre une initiation à la raquette dans le décor pittoresque entourant la tour De Lévis.Il y a aussi les cliniques d'initiation au ski alpin.Enfin, les Forces armées canadiennes ont érigé un camp de survie semblable à ceux conçus pour le Grand Nord canadien.Les soldats font une démonstration de survie par grand froid et offrent la possibilité de goûter à une nourriture qui ressemble à celle des astronautes.Clinique de hockey Aujourd'hui, trois anciens Canadiens, Stéphane Quintal, Benoît Brunet et Sergio Momesso, tiendront une clinique de hockey afin de donner des conseils aux jeunes.Au total, il y a 26 activités différentes sur le site et plusieurs spectacles.La grande majorité des activités sont gratuites, sauf les balades en traîneau à chiens, les balades en carriole et les glissades sur tubes.L'an dernier, près de 200 000 personnes ont participé à la fête montréalaise de l'hiver.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Qu'on est bien à cet âge ! C'est papa qui fait de l'exercice.La scène a été croquée à l'ouverture de la Fête des neiges, au parc Jean-Drapeau.celeb_060129 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 CÉLÉBRITÉS.FÉLICITATIONS À ISABEL PINTO Pour l'obtention de ton diplôme en Techniques de l'éducation à l'enfance et pour ta rentrée à l'Université en Arts.Ceux qui t'aiment : petit-fils Nathaniel, Titi, Bruno, Carmen, André et Luis.FÉLICITATIONS À GHISLAINE HOULE qui prend sa retraite après 35 années de loyaux services à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île Ta famille Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO Tirage du NUMÉRO Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2006-01-28 2006-01-28 2006-01-28 2006-01-28 2006-01-28 2006-01-27 2006-01-27 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 13 026 736 $ 2 500 000,00 $ 149 651,80 $ 2 137,90 $ 100,50 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 5 000 000 $ 2006-01-28 09 JUILLET 72 VERSEAU Tirage du Jour - Mois - Année - Signe 25 000 $ CHAQUE JOUR, C'EST ÉCRIT DANS LE CIEL ! TENDANCES Tous les jours dans ACTUALITÉS UN TOIT CROULE À KATOWICE Le froid menace les survivants KRZYSZTOF KOPACZ ASSOCIATED PRESS KATOWICE, Pologne \u2014 Trente-troispersonnes ont été tuées et 141 autres blessées lorsque s'est effondré, apparemment sous le poids de la neige, le toit d'un centre d'exposition à Katowice, dans le sud de la Pologne.Environ 500 personnes y assistaient à une foire internationale aux pigeons de course, selon le porte-parole de la police Janusz Jonczyk.« Parmi (les morts), malheureusement, il y a probablement des enfants, je ne peux pas dire combien », a déclaré Krzysztof Mejer, porte-parole du bureau du gouverneur de la Silésie.« Nous aurons cette information dans quelques heures.» Les températures étaient déjà de -15 degrés °C vers 00h30 et le mercure devait continuer de descendre durant la nuit, s'est inquiété le porte-parole de la police Janusz Jonczyk.« Ça pourrait être un problème pour les gens qui sont encore coincés sous les décombres », a-t-il noté.Les équipes de secours utilisaient des appareils de chauffage pour acheminer de l'air chaud dans les ruines, craignant que de nombreuses personnes ensevelies ne soient pas vêtues pour la température extérieure au moment de l'effondrement.Bogdan Szydlowski, un haut responsable des services de secours, a déclaré que jusqu'à 100 victimes pouvaient être coincées sous les décombres.Prisonniers des débris D'après des témoins, des personnes prisonnières des débris appelaient de leur téléphone portable des membres de leur famille ou les services de secours.Lorsqu'il a vu le plafond s'affaisser, Franciszek Kowal s'est précipité sur une terrasse et a sauté d'une hauteur de quatre mètrespour se mettre à l'abri.« Heureusement, il ne m'est rien arrivé, mais j'ai vu une scène macabre, des gens essayaient de casser des vitres, pour sortir », a-t-il raconté à l'Associated Press.« Les gens lançaient des chaises sur les vitres mais elles sont incassables.Quand l'une des vitres s'est finalement brisée, ils ont commencé à sortir.» Il semble que la structure n'ait pas résisté au poids de la neige.Le toit s'est effondré vers 17h30 (16h30 GMT), soit deux heures avant la fermeture de la foire.Des centaines de pompiers travaillaient sur les lieux, appuyés par des équipes cynophiles et des équipes de secours miniers.« Les secouristes recherchent les gens qui sont vivants et coincés et malheureusement, ils en trouvent qui sont morts », a expliqué Jaroslaw Wojtasik, porte-parole des pompiers.M.Wojtasik a précisé que les blessés avaient été évacués vers des hôpitaux de la région, et que les opérations de secours pourraient durer encore 40 heures.«Nous gardonsespoir jusqu'au bout », a-t-il déclaré.Le premier ministre polonais s'est rendu en hélicoptère sur les lieux de la catastrophe, qu'il a visités en un quart d'heure avec les équipes de secours.Le président Lech Kaczynski et le Parlement ont promis chacun une enveloppe d'un million de zlotys (300 000 euros) pour aider les victimes.Plus de 120 exposants, originaires de Pologne mais aussi de Belgique, des Pays- Bas, d'Allemagne et d'Ukraine, participaient à la foire « Pigeon 2006 », qui attendait environ 55 000 visiteurs du 27 au 29 janvier.PHOTO IREK DOROZANSKI, AFP © Des secouristes tentent désespérément de déloger un homme blessé dans l'effondrement du toit.Le temps glacial continue de tuer en Europe AGENCE FRANCE-PRESSE VARSOVIE \u2014 Le froid et la neige ont continué hier de tuer et paralyser les activités en Europe, n'épargnant plus des pays comme la France et l'Espagne, qui avaient échappé à la vague d'air polaire déferlant sur l'est du continent depuis plus d'une semaine.En Pologne, huit personnes sont mortes vendredi, portant à 76 le bilan des victimes de l'air polaire en neuf jours.Depuis le début de l'hiver, 199 morts de froid ont été recensés, a indiqué la police.Après des descentes jusqu'à -35°C, les températures se sont légèrement radoucies en Pologne mais il faisait encore -13°C hier à Varsovie.Le froid qui a progressé de l'est vers l'ouest et le sud de l'Europe touche désormais la France, la Suisse, l'Italie et l'Espagne où il a par endroits neigé en abondance.En France, un sans-logis qui avait passé la nuit dans un foyer de Toulouse est décédé hier d'un malaise cardiaque, portant à trois le nombre des morts du froid cette semaine, selon la police.Par ailleurs, plus de 1000 passagers dont les avions étaient bloqués par la neige ont passé la nuit dans l'aéroport de Lyon.Le trafic a repris hier matin, mais 22 vols été annulés pour la journée.La neige et le froid perturbaient les transports en différents endroits de la moitié sud de la France.Dans l'est de l'Espagne, un accident de car sur une autoroute enneigée a fait cinq morts et 30 blessés, dont sept graves.Le véhicule a été pris dans une tempête de neige et dans le vent alors qu'il conduisait des personnes âgées vers une ville touristique de la côte.En Suisse, près d'un mètre de neige a été mesuré en plaine dans le canton méridional du Tessin à la suite des plus fortes chutes de neige depuis 20 ans, a annoncé hier Météo Suisse.La circulation des trains et des automobiles reste perturbée, comme dans le nord de l'Italie également touché.En Roumanie, où on gèle depuis huit jours déjà, le bilan s'est alourdi hier de cinq morts supplémentaires, portant à 55 le total des victimes.Les températures se sont légèrement réchauffées dans la région de Bucarest et le sud.La situation en revanche ne s'améliore pas pour la Géorgie.PHOTOS AFP ET AP Sous l'action du froid, une fontaine du parc du Luxembourg (à gauche) de Paris s'est transformée en sculpture de glace, tandis que des amoureux d'un type particulier s'enlaçaient sur un banc de Milan.PHOTOS AP © Les Espagnols sont rarement confrontés à de rudes conditions hivernales.Quand c'est le cas, cela complique la tâche des conducteurs qui ne sont pas habitués à rouler sur une chaussée glissante.Cette chaussure gisant dans la neige témoigne de la violence d'un accident qui a fait cinq morts.Ces soubresauts de la météo font toutefois la joie des amateurs de sports d'hiver, qui peuvent disputer la route aux automobiles. ACTUALITÉS Violent incendie avenue du Parc Cinquante citoyens au Jeune conseil de Montréal RAYMOND GERVAIS Depuis le début du week-end, l'hôtel de ville de Montréal est le théâtre du 19e Jeune conseil de Montréal.Une cinquantaine de jeunes Montréalais, hommes et femmes, y participent et débattent de différents travaux qui animent habituellement un conseil de ville.L'activité simule avec le plus d'exactitude possible la structure et les délibérations du conseil de ville de Montréal.Chaque participant agit à titre de conseiller de ville et est invité à faire part de ses opinions sur différents projets de règlements.Les conseillers, âgés de 16 à 30 ans, ont notamment été appelés à se prononcer sur une motion portant sur l'établissement de six journées gratuites dans le transport en commun à Montréal durant l'année.Le maire de Montréal Gérald Tremblay a précisé que le Jeune conseil de Montréal constitue une excellente occasion pour les participants de s'initier à la vie politique municipale, d'en connaître les enjeux et de se familiariser avec le déroulement du conseil de ville.Belle initiative « C'est une belle initiative qui permet aux participants d'améliorer leurs connaissances et leur compréhension des grandes questions touchant la vie municipale de Montréal.Le Jeune conseil de Montréal constitue un moyen efficace et concret pour intéresser les jeunes de la ville à la politique au niveau municipal.« J'espère qu'au terme de leurs débats, plusieurs jeunes auront acquis le goût de s'impliquer, voire même la volonté de se présenter aux prochaines élections municipales », a déclaré le maire Tremblay.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Une explosion suivie d'un violent incendie a soufflé une bâtisse de trois étages abritant un commerce et quatre logements hier soir au 5847, avenue du Parc, à Montréal.Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, des débris de verre jonchaient l'avenue du Parc et les trois étages du bâtiment étaient la proie des flammes.Près de 125 pompiers répondant à une cinquième alarme ont été dépêchés sur les lieux.Tous les logements avoisinants ont été évacués.Au moment de mettre sous presse, les pompiers évaluaient la solidité du bâtiment afin de déterminer s'ils pouvaient retourner à l'intérieur.L'édifice en question abritait un commerce d'appareils électroménagers au rez-de-chaussée et des logements aux étages.La cause de l'explosion n'est pas connue pour le moment.4+PNRDX BD BNTPNM C0LDMS BNLPK+S+ ODM KDSSQDR LNTK+DRW C@MR KDR AN-SDR CD SIQ@GD PQ+UTDR BDS DFFDS$ CXV 7 +QN 7 :M\\N]]N 7 .7:9 0.==5(=2> &541/1', .3 B1LJWS[_N' LJ\\\\X]]N\\SN' ]N\\`SLN] N^ `NW^N]\" , ]JS]S\\ 7 _WN V_U^S^_MN MOXZZX\\^_WS^1] MJW] UN VXWMN MN UOJ_^XVXKSUN( +&+07 TM CDR ) PQNGQ@LLDR CD FNQL@SINM C@MR KE@TSNLNAIKD$ >MD Q+@KIR@SINM CD K@ 3NQPNQ@SINM CDR 3NMBDRRINMM@IQDR CE2TSNLNAIKDR CD :NMSQ+@K 9MB$ 8DTQDR CENTUDQSTQD =_ `NWM\\NMS -) TJW`SN\\ J_ ]JVNMS -5 TJW`SN\\ ) R )) 0 - 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Célèbre en France, BHL est relativement connu au sud du 49e parallèle depuis Qui a tué Daniel Pearl ?, son enquête sur l'assassinat, au Pakistan, du reporter du Wall Street Journal.Dans American Vertigo, il narre ses tribulations à travers les États-Unis.Son rendez-vous avec Sharon Stone prêtera au ridicule, tout comme celui avec l'acteur Warren Beatty.Car BHL quitte Beatty en regrettant que celui-ci ne soit pas un autre Schwarzenegger, ou plutôt l'anti- Schwarzenegger.Aux yeux de l'intellectuel français, la vedette de Shampoo n'est pas qu'un beau parleur à tendance progressiste.Il est l'une des figures les plus impressionnantes qu'il ait rencontrées au cours de son voyage en Amérique.C'est dire l'impasse dans laquelle se trouve la gauche américaine, ce que BHL reconnaît d'emblée.American Vertigo est un drôle de livre, un journal inégal qui se transforme en essai à la fin.Au début, BHL se réclame davantage de Kerouac que de Tocqueville.Mais son mode de transport fait un brin aristocratique.Non seulement BHL ne daigne-t-il pas monter à bord d'un autobus Greyhound, mais il ne prend pas place derrière le volant de la voiture qui le mène de Newport à San Francisco.N'ayant jamais appris à piloter une voiture, il a, à son service, un chauffeur.Sur les routes de l'Amérique, BHL se fait également suivre par une équipe de tournage.Car son voyage deviendra un documentaire.Ainsi verra-t-on, peut-être, la scène suivante BHL se trouve sur le bord de l'autoroute 94, quelque part au Michigan.Il soulage sa vessie.Une voiture de patrouille s'arrête.Un policier en sort.« Que faites-vous là?demande le policier.\u2014Je prends l'air, répond BHL.\u2014C'est défendu.\u2014OK, je suis en train de pisser.\u2014Ça aussi, c'est défendu.» Le ton monte entre les deux hommes, jusqu'au moment où BHL informe le policier qu'il est sur les traces de Tocqueville.« Tocqueville \u2014vraiment ?fait le policier, soudain affable.Alexis de Tocqueville ?» BHL répond par l'affirmative.Et le policier de demander aussitôt à BHL ce qui, selon lui, demeure « valide dans l'analyse de Tocqueville ».Inventée ou authentique, scénarisée ou spontanée, la scène conduit BHL à dire que la francophobie des Américains est un mythe.Ouf ! American Vertigo n'est quand même pas une blague de bout en bout.BHL a parcouru un total de 22 500 kilomètres et visité cinq prisons, dont celle de Guantanamo, qui est, à ses yeux, une «monstruosité statutaire » (et un condensé du système carcéral américain).Il a rencontré plusieurs personnalités influentes du monde de la finance et des affaires (Henry Kravis, George Soros, Barry Diller), du monde des arts et des lettres (Woody Allen, Norman Mailer, Jim Harrison).Il a frayé avec des démocrates (John Kerry, Hillary Clinton, Barack Obama) et des néo-conservateurs (Richard Perle, Bill Kristoll et Francis Fukuyama).Il a croisé nombre d'Américains ordinaires, des chrétiens évangéliques, des danseuses nues, des serveuses de bar, des fanatiques des armes à feu, des Arabes d'origine, 10 fois mieux intégrés à la vie américaine que les Arabes de France le sont, d'après lui, à la vie française.Il a traversé des villes agonisantes comme Detroit et Buffalo et des villes séduisantes comme Seattle et Savannah.Il a vu la pauvreté d'une tranche de la population américaine, à Los Angeles comme à La Nouvelle- Orléans, où il est passé plusieurs mois avant Katrina.Il a même visité un sous-marin nucléaire.American Vertigo se veut un livre anti- anti américain.Son auteur combat ainsi certains «mythes» et « clichés» entretenus par les tenants de l'antiaméricanisme.Il rejette par exemple l'idée selon laquelle les Américains sont foncièrement impérialistes, ou au bord de sombrer dans le fascisme ou le fondamentalisme.« Dans le fait même d'être Américain, écrit-il, il y a une gentillesse, une légèreté, un élément de liberté et, en un mot, une civilisation, qui font de ce pays un des rares au monde où, malgré tout, on peut encore respirer librement aujourd'hui.Quant à Sharon Stone, elle est du même avis que BHL: George W.Bush est un enfant.PHOTO ANDREWVAUGHAN, PC Jack Layton, chef du NPD.Nicolas est un beau garçon âgé de quatre ans.Malgré des retards de développement causés par un manque de stimulation et de contacts avec l'extérieur, Nicolas démontre beaucoup de curiosité pour ce qu'on lui enseigne.Il fait rapidement de nouveaux apprentissages et est fier de lui.Même si parfois il a besoin de temps avant de se sentir en sécurité avec les adultes proches, Nicolas demeure un enfant attachant, rieur et ouvert.Actuellement, il fréquente une pré-maternelle enrichie.De tempérament sociable, il est aimé par ses amis.Nicolas a besoin qu'on lui apporte affection et stimulation.Il est actuellement placé dans une famille d'accueil temporaire.La situation de son contexte familial nous amène à chercher pour lui une famille d'accueil qui pourra s'investir à long terme auprès de lui.Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous souhaitez vous impliquer dans la vie de Nicolas ou un autre enfant vivant une situation semblable, communiquez avec madame Denyse Guay au (514) 385-2318 NICOLAS, 4 ANS UU NN TT OO II TT PP OO UU RR MM OO II 3356020A DORVAL INT'L AÉROPORT - HÉRITAGE VEND AUX ENCHÈRES ENTREPÔT INT'L ENCAN PUBLIC SAISI - IMPAYÉ - CARGAISON MANQUÉE À SES ENGAGEMENTS CARGAISON AÉRIENNE CONFISQUÉE PAR ENTREPÔT DE FRET POUR NON-PAIEMENT; BIJOU IMPORTÉ.PLUS de 100 ARTICLES D'AUTRES PARTIES( PARTIS) CONTRACTUELLES ORDONNÉ(COMMANDÉ) POUR ÊTRE VENDU MORCEAU PAR MORCEAU AU SOUMISSIONNAIRE LE PLUS HAUT Dimanche, le 29 janvier 2006 Vente aux enchères à 14h00.Observation de 13h00.Aéroport de Dorval - 2070 Ave.Chartier Côte de Leisse,55 Ave.Nord, directement sur Chartier ROLEX PRÉSIDENT SUPERBE AVEC DIAMANTS et RUBIS Photo I.D.exigé sur enregistrement.Toute la finale de ventes.Termes : Visa, député, Intrac, chèque Liquide, Certifié.La prime d'Acheteurs de 15 % à être ajoutée.Quelques réserves s'appliqueront.Vente soumise à compléments, effacements, erreurs et omissions.Commissaires-priseurs d'Héritage Internationaux.www.heritageauctioneers.ca Choix énorme de bijou d'or et de diamant : Perles de Saphirs d'Émeraudes de Rubis de Diamants Tanzanite Topaze Bleue Citrin Boucles d'oreille d'Anneaux Comme Nouvelle Condition : Rolex Cartier Piaget Patek Philippe Vacheron Constantine Chopard Oméga Colliers de Bracele 3378643A EN FIN DE SEMAINE SEULEMENT.PIANOS PRESTIGE TIENDRA SON PLUS GRAND SOLDE DE PIANOS STEINWAY, BOSTON ET ESSEX PROFITEZ DE LA FORCE DE NOTRE DOLLAR ET ÉCONOMISEZ DES MILLIERS DE DOLLARS.Piano droit Boston de 46 po 6 900 $ Steinway modèle A, 6 pi 2 po, 73 000 $ (Ahouté, nouveau modèle) et exceptionnellement ouvert dimanche de 11h à 17h www.pianosprestige.ca SOLDE TOUS LES PRIX DES PIANOS CONÇUS PAR STEINWAY ONT ÉTÉ GRANDEMENT RÉDUITS.CES PIANOS NE SERONT PLUS JAMAIS OFFERTS À CES PRIX.TPS et TVQ incluses PIANOS PRESTIGE 6078, RUE SHERBROOKE OUEST (514) 482-5304 Piano à queue Essex de 5 pi 3 po à compter de 14 000 $ Le solde se termine aujourd'hui DERNIÈRE CHANCE! 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MONDE LE TOUR DU GLOBE IRAN Nucléaire : Téhéran veut « plus de temps » L'Iran a appelé hier les Occidentaux à ne pas renvoyer dans l'immédiat son dossier nucléaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU, affirmant que l'étude d'une proposition russe de compromis nécessitait « plus de temps ».« Nous sommes en train d'étudier cette proposition », a affirmé à la presse le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, précisant que « la seconde phase des négociations sur (cette) proposition (.) aura lieu à Moscou le 16 février ».« Nous l'étudions sérieusement.Cette proposition devrait être globale, pour devenir une solution pour la question nucléaire.Nous avons besoin de plus de temps : les négociations doivent continuer jusqu'à la réunion de l'AIEA en mars », a affirmé M.Mottaki, en référence à la réunion du 6 mars du conseil des gouverneurs.d'après AFP RUSSIE Bizutage : démission d'Ivanov demandée Quelque 200 personnes ont manifesté dans le centre de Moscou et plusieurs dizaines à Ekaterinbourg, dans l'Oural, pour demander la démission du ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov, après la mutilation d'un soldat amputé des deux jambes à la suite d'un bizutage.« Les pratiques qui existent aujourd'hui dans l'armée russe mènent à la destruction de l'État.Le ministre Ivanov devrait aller à l'hôpital et se mettre à genoux devant le soldat et baiser les pieds de sa mère », a lancé une manifestante.d'après AFP HAÏTI Otages bien traités Les trois otage français, dont une religieuse de 85 ans, libérés vendredi à Port-au-Prince après 48 heures, ont indiqué hier à l'AFP qu'ils avaient été plutôt bien traités par leurs ravisseurs.Ils ont en revanche été « choqués » de la brutalité réservée à leur chauffeur, un Haïtien.« Ils nous ont tout pris.Je n'ai ni passeport ni carte bleue », a raconté Blandine Brouty, dont c'était le premier séjour en Haïti tout comme pour Jean Tiney.Tous deux appartiennent à une ONG oeuvrant pour les écoliers haïtiens.Blandine Brouty avait initialement prévu de retourner en France le 5 février, mais elle a souhaité pouvoir aller au bout de sa mission.d'après AFP RUSSIE « Espions » pro-anglais L'ancien chef des services secrets russes (FSB, ex- KGB) Nikolaï Kovalev, aujourd'hui député pro- Kremlin, a annoncé hier à la télévision l'arrestation de deux espions à la solde de la Grande-Bretagne, dans le cadre du scandale de la « pierre espionne » britannique lancé par le FSB.Le député a évoqué sur la chaîne NTV « l'arrestation de deux espions qui travaillaient pour l'Angleterre », sans préciser leur nationalité.Le FSB avait annoncé lundi la découverte d'une « pierre espionne », appareil de transmission de données caché dans une pierre laissée dans un parc de Moscou et qu'auraient utilisée quatre Britanniques bénéficiant du statut diplomatique.d'après AFP CHILI La fille de Pinochet arrêtée Après avoir abandonné sa demande d'asile politique aux États-Unis, où elle dit avoir vécu « un cauchemar », la fille aînée d'Augusto Pinochet est revenue hier à Santiago au Chili, où elle a été arrêtée dès sa descente d'avion.Un juge a notifié à Lucia Pinochet, 60 ans, sa mise en examen pour évasion fiscale et usage de faux passeport.d'après AP POTO KEVIN RAYER, AP Ces militants des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont manifesté devant le siège du Fatah hier à Naplouse, exigeant, à coups de fusil en l'air, la démission de ses dirigeants, battus par le Hamas aux élections de mercredi.ÉLECTION DU FATAH La zizanie s'installe PHOTOALEXANDER NEMENOV, AFP Femmes manifestant hier à Moscu contre le bizutage dans l'armée.D'APRÈS AFP GAZA \u2014 Les partisans du Fatah poursuivaient leur fronde hier contre la direction de leur parti, défait par le Hamas aux élections, provoquant de vives tensions dans les territoires palestiniens, où des affrontements armés ont eu lieu entre vainqueurs et perdants.À Gaza, des centaines de partisans du Fatah, dont de nombreux membres des forces de sécurité, ont brièvement envahi l'enceinte du Conseil législatif palestinien (CLP), le Parlement, après avoir défoncé les grilles d'entrée.« Nous demandons la démission du Comité central du Fatah, du Conseil de la révolution (les instances dirigeantes du parti, ndlr) et la démission des dirigeants locaux » du parti, ont affirmé les manifestants.À Ramallah, en Cisjordanie, une quarantaine de membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah de Mahmoud Abbas, ont aussi pénétré dans l'enceinte du CLP et ont tiré en l'air à partir du toit du bâtiment.Au total, ce sont près de 5 000 personnes qui ont manifesté à travers la Cisjordanie \u2014à Naplouse, Jénine, et Ramallah \u2014 pour crier leur colère contre la direction de leur parti, accusée d'être responsable de la cuisante défaite face au Hamas.Les manifestants ont également rejeté toute participation du Fatah à un gouvernement qui serait dirigé par le Hamas.Le Hamas a remporté les législatives de mercredi en obtenant 76 sièges sur les 132 du Parlement contre 43 pour le Fatah, qui a régné sans partage pendant une décennie sur les institutions de l'Autorité palestinienne.Les manifestations « sont un sujet de grande inquiétude », a affirmé le vicepremier ministre, Nabil Chaath, lors d'une conférence de presse.Il a ajouté : « Nous ne plierons pas face aux tentatives de créer le chaos.» Le député et homme fort du Fatah dans la bande de Gaza, Mohammed Dahlane, a de son côté précisé que la « base » du parti et ses « cadres» restaient « fidèles » à Mahmoud Abbas.Les discussions étaient en même temps toujours en cours pour former un nouveau gouvernement.Des responsables du Hamas ont affirmé que si le Fatah refusait, comme certains de ses membres l'ont affirmé, de rejoindre le cabinet, il pourrait nommer des « technocrates ».Du côté d'Israël.En Israël, où l'écrasante victoire du Hamas a créé la surprise, le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a averti que les chefs du Hamas ne jouiraient d'aucune « immunité » s'ils persistaient dans leurs attaques « terroristes » contre Israël.Israël a aussi précisé qu'il ne permettrait pas aux députés du Hamas de circuler librement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.Israël reste ferme sur son refus de négocier avec le Hamas.Bush tracera mardi les perspectives d'une délicate année électorale LAURENT LOZANO AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 George W.Bush tracera les lignes de force de sa politique intérieure et étrangère en 2006 mardi dans le traditionnel discours sur l'état de l'Union, rédigé dans un climat d'animosité politique exacerbée par la perspective des élections à mi-mandat.Le discours, prononcé au Capitole devant les grands corps réunis dans tout l'apparat et la solennité de la République, est un des rendez-vous majeurs de l'agenda national.Comme ses prédécesseurs, M.Bush et ses collaborateurs s'y préparent depuis des semaines.M.Bush y fera-t-il connaître de grandes initiatives, comme l'ont fait certains de ses prédécesseurs ?Tâchera-til de donner un nouvel élan à sa présidence après une année 2005 pénible et de montrer qu'il est toujours maître des décisions ?M.Bush, qui vient de déclarer « se réjouir » à l'idée de s'impliquer personnellement dans la campagne à venir, voudra-t-il se présenter en chef d'une majorité républicaine qui tentera en novembre de conserver sa majorité dans les deux chambres du Congrès L'analyste Stephen Hess serait « très surpris » que M.Bush annonce des entreprises bouleversantes, une fois introduit à l'assistance par le rituel « M.le président (de la chambre des Représentants), le président des États- Unis ».Un État sans argent « Cette année, la considération prédominante, c'est qu'il n'y a pas d'argent », explique M.Hess, qui a participé à la rédaction de certains discours sur l'état de l'Union.Le déficit budgétaire des États-Unis devrait se creuser en 2006 à 337 milliards de dollars, selon le Congrès.« Vous ne pouvez pas escompter un discours programmatique exceptionnel quand il n'y a pas d'argent pour les programmes », dit M.Hess.En 2005, M.Bush, fort de la fraîche victoire lui accordant un second mandat, avait fixé des objectifs ambitieux comme la réforme profonde du système de sécurité sociale et des impôts.Ces réformes ont pour une grande part avorté au Congrès.Selon certains analystes, les républicains seraient tout sauf disposés à prendre le risque de nouveaux échecs au cours de l'année électorale.Ils sont déjà bien assez inquiets de la persistance de l'instabilité en Irak, de l'inculpation d'un lobbyiste très proche de leur parti et de la révélation que M.Bush a autorisé des écoutes sans mandat de la justice pour intercepter des communications terroristes.Certains républicains verraient dans le soutien de M.Bush un handicap pesant.Selon un récent sondage Gallup, 64 % des Américains estiment que leur président n'a pas de plan clair pour résoudre les problèmes du pays.Dans ces conditions, M.Bush devrait essayer mardi « d'exploiter la moindre dynamique » qui se présente, par exemple ce qu'il considère comme le succès des élections irakiennes du 15 décembre, dit l'analyste David Corbin.Il devrait défendre l'engagement en Irak et les moyens contestés employés contre les terroristes.Pour les projets concrets, il pourrait se contenter de réductions réalistes des impôts et de retouches à la couverture santé.Il est a priori tenu de parler du prix de l'essence.Mais il « aura de bonnes nouvelles » pour les Américains, prévoit M.Corbin.Bilan économique Au cours d'une conférence de presse jeudi, M.Bush a voulu partager avec les journalistes « certaines pensées sur ce que je pense ».Ainsi, mardi, il continuera « à parler d'un calendrier optimiste », a-t-il dit.Il a signifié qu'il entendait se prévaloir des bons chiffres de la croissance et du chômage.Mais il a laissé entendre qu'il voudrait donner une dimension « historique » à son allocution en soulignant que le monde connaît une période de transition et que les États-Unis ont la « responsabilité de prendre la conduite de la promotion de la liberté » et de rester la première puissance économique mondiale.Les démocrates revigorés attendent M.Bush au tournant.Leur chef au Sénat, Harry Reid, l'a appelé à « cesser de bétonner » la Maison-Blanche contre les accusations de corruption.« L'état de l'Union aujourd'hui, c'est que nos anciens font la manche dans la rue pour les médicaments dont ils ont besoin », a-t-il dit.Trois boulets traînent aux pieds des républicains : l'instabilité en Irak, l'inculpation d'un lobbyiste très proche du parti et l'autorisation par le président d'écoutes sans mandat judiciaire.PHOT ROBERTO CANDIA, AP La fille aînée d'Augusto Pinochet, Lucia (au centre), accueillie par des policiers hier à sa descente d'avion à Santiago. FORUM Est-ce la fin?L'ère de la domination mafieuse des Rizzuto sur Montréal semble bien révolue P IERRE DE CHAMPLAIN L'auteur est spécialiste des questions de la mafiaetaécrit plusieurs livres sur le sujet.Il y a maintenant deux ans que Vito Rizzuto a été arrêté par l'escouade antigang du Service de police de la Ville de Montréal.Rizzuto, décrit comme le « chef de la Mafia » au Canada, est sous le coup d'un ordre d'extradition émis par les autorités américaines relativement à sa participation alléguée aux meurtres de trois lieutenants (capos) de la famille Bonanno de la Cosa Nostra, survenus à New York en mai 1981.Ces meurtres avaient été commandés par un autre lieutenant de la famille, Joseph Massino.Massino tentait alors de juguler une rébellion menée par une faction dissidente de la famille, qui cherchait à évincer de la direction de la famille, le boss d'alors, Philip Rastelli.L'arrestation de Vito Rizzuto pour meurtre marque un point tournant dans l'histoire de la famille Rizzuto.Cette famille originaire de Cattolica Eraclea, un petit village d'agriculteurs situé dans la province d'Agrigento, en Sicile, a émigré à Montréal en 1954.Le patriarche de la famille, Nicolas Rizzuto, s'était joint au clan des Calabrais alors dirigé par Vincenzo Cotroni.Pendant plusieurs années, Rizzuto dut se contenter d'une participation mineure dans les activités criminelles de la famille.Insatisfaits de leur sort, Rizzuto et ses compatriotes se rebellèrent au milieu des années 70 en faisant éliminer tour à tour Paolo Violi et ses frères, qui bloquaient l'ascension des Siciliens.À partir des années 80, Nicolas Rizzuto et son fils Vito mettent sur pied une formidable organisation criminelle axée principalement sur le trafic international de drogue.Ils étendent leur influence en nouant des alliances avec d'autres familles mafieuses prestigieuses telles les Caruana et les Cuntrera, déjà établies au Canada depuis 50 ans, et qui avaient d'ores et déjà acquis au sein de Cosa Nostra une notoriété comme spécialistes du trafic de drogue et du blanchiment d'argent à l'échelle internationale.L'organisation sicilienne de Montréal est calquée en tous points sur le modèle de la « cosca », c'est-à-dire une famille ou clan formant la cellule de base de la Mafia sicilienne.Une « cosca » est formée d'individus qui sont tous apparentés les uns aux autres par des liens consanguins et par mariage.Ces individus prêtent serment qu'ils jureront fidélité à Cosa Nostra, qu'ils ne révéleront jamais leur appartenance à celle-ci, ni qu'ils ne dénonceront jamais l'un des leurs à la police.Ce sont là les préceptes du fameux code d'honneur.Si l'on examine de plus près la « cosca » de Montréal, on s'aperçoit que ses membres formant la « haute direction » sont effectivement tous apparentés par liens consanguins et par mariage.Cela inclut, outre le clan Rizzuto, les clans Renda, Manno, Cammalleri et Ragusa, également tous originaires de Cattolica Eraclea.Les patriarches de ces familles ont réussi à s'établir à Montréal malgré leurs antécédents criminels.Ce sont des mafieux notoires identifiés comme tels par les autorités policières italiennes.Contrairement aux membres du clan Cotroni de la deuxième génération nés en terre canadienne et qui se marièrent à des non-Italiens, le clan sicilien a maintenu sa tradition du resserrement des liens entre membres en encourageant le mariage d'enfants à ceux des autres clans mafieux.Ces liens créent des alliances solides entre les familles et renforcent la position du chef de clan.Ce cercle fermé rend donc très difficile sinon impossible la délation d'un membre contre un autre.En effet, comment un fils, un frère, un neveu ou un beau-frère oserait-il dénoncer un crime commis par un parent à la police sans encourir les foudres du clan ?Il est à noter que le clan sicilien de Montréal est l'un des rares clans mafieux, sinon le seul en Amérique du Nord, à avoir été épargné par la vague de délations et de défections qui ont frappé plusieurs familles de la Cosa Nostra américaine depuis la dernière décennie.(.) Le clansicilien de Montréal est l'undes rares clansmafieux à avoir étéépargné par lavague de délations et de défections qui ont frappéplusieurs familles de la Cosa Nostraaméricaine.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© L'arrestation de Vito Rizzuto (notre photo) pour meurtre marque un point tournant dans l'histoire de la famille Rizzuto.Cette famille originaire de Cattolica Eraclea, un petit village d'agriculteurs situé dans la province d'Agrigento, en Sicile, a immigré à Montréal en 1954.Qui sera le prochain «parrain»?En principe, la transmission des pouvoirs se fait entre membres étroitement apparentés (.) Il importe de rappeler que les activités criminelles, de même que l'organisation de la famille de Montréal, relèvent de la compétence de la famille Bonanno de New York, et ce, depuis les années 50.C'est ce qui explique pourquoi Vito Rizzuto se retrouve aujourd'hui sur le même banc des accusés que les mafiosi newyorkais.Il n'a pu lui aussi échapper à l'effet domino provoqué par les délations de plusieurs membres de haut rang de la famille Bonanno.Tout a commencé en janvier 2003 quand le FBI a procédé à l'arrestation des dirigeants de la famille Bonanno, Joseph Massino et de son beau-frère, Salvatore Vitale, pour meurtre.Quelques mois plus tard, Vitale décidait de retourner sa veste et collaborait avec les autorités dans l'espoir d'obtenir un adoucissement de peine.Vitale confessera non seulement son rôle dans les meurtres des trois capos, mais il compromettra, outre Massino, Vito Rizzuto.Puis à l'été 2004, coup de théâtre : Massino, reconnu coupable de sept meurtres au terme d'un procès, décida à son tour de coopérer avec la justice.C'était le coup de grâce porté à Rizzuto.Montréal-New York En effet, Massino, qui avait été à la tête de la famille Bonanno de 1991 jusqu'à son arrestation, sera donc en mesure de témoigner et d'apporter un éclairage nouveau sur les activités criminelles et les liens étroits qui unissent depuis toujours les clans de Montréal et de New York.Qui plus est, Massino sera éventuellement appelé comme témoin à charge contre Rizzuto et sera en mesure d'identifier ce dernier comme l'un des acteurs de la tuerie de mai 1981.Depuis son arrestation en janvier 2004, Rizzuto est demeuré incarcéré au Centre régional de réception de Sainte-Anne-des-Plaines, n'ayant pu bénéficier d'une remise en liberté provisoire en attendant le déroulement des procédures.Il a utilisé en vain tous les moyens légaux mis à sa disposition pour combattre l'ordre d'extradition.Le 29 novembre 2005, la Cour d'appel du Québec, dans un jugement unanime, confirmait la décision du ministre fédéral de la Justice et celle rendue antérieurement par la Cour supérieure à l'effet que la demande d'extradition des Américains était fondée en droit.Il reste donc à Rizzuto un ultime recours devant la Cour suprême du Canada, mais il n'est pas acquis que le plus haut tribunal du pays voudra bien se pencher sur son cas.Par ailleurs, le « parrain » montréalais n'a pas fini d'en découdre avec la justice internationale.En février 2005, les autorités italiennes réclamaient son extradition pour avoir tenté de blanchir de l'argent provenant d'activités criminelles dans le but de décrocher des contrats pour la construction d'un pont reliant la Sicile à la Calabre.Changement de garde Force est de constater que l'absence de Rizzuto des rues de Montréal n'a pas été sans causer certains remous au sein de son organisation.En effet, plusieurs incidents violents ont fait la une de l'actualité durant l'année 2005.Deux trafiquants de drogue liés à l'organisation Rizzuto étaient assassinés, tandis que trois individus étaient kidnappés en plein jour, semble-t-il pour des dettes de drogue demeurées impayées.Est-ce le signe d'un relâchement de discipline, caractéristique si particulière à la mafia ?Ces incidents sont-ils le prélude à d'autres encore plus graves qui pourraient menacer la stabilité de l'organisation, advenant le départ définitif de Rizzuto vers les États- Unis ?Si ce dernier devait être jugé et condamné à une longue peine de prison, l'organisation montréalaise saura-t-elle maintenir sa position dominante sur l'échiquier canadien du crime organisé La réponse à ces questions repose en partie dans le choix du successeur de Rizzuto.En principe, la transmission des pouvoirs se fait entre membres étroitement apparentés.Mais cela n'est pas une règle absolue au sein de la Cosa Nostra.Le prochain « parrain » désigné de Montréal pourrait être un membre de l'organisation qui se démarquera davantage des autres par ses qualités de leader et qui sera capable de faire l'unanimité autour de lui. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Zéros de conduite akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Un automobiliste fonce à 50 km/h dans une zone scolaire.Un autre freine in extremis pour éviter un piéton qui traverse la rue entre deux intersections.Ce dernier a depuis longtemps renoncé à emprunter les passages réservés : il y a tellement de véhicules qui ne respectent pas les feux de priorité.Les rues de Montréal sont une source de frustration pour tous ceux qui s'y déplacent, aussi bien à pied que sur deux, quatre ou 18 roues.Une source de danger aussi.Il y a eu 761 collisions avec décès ou blessés graves à Montréal en 2004, 27 % de plus qu'en 2001.Durant ces trois ans, les décès et blessures graves ont augmenté de 40% chez les piétons et de 43% chez les cyclistes.Fort de ces chiffres, le Service de police de la Ville de Montréal lance mardi une vaste opération pour faire respecter le Code de la route.Quelque 130 agents de plus, dont 40 à moto, quadrilleront désormais le territoire pour intercepter les contrevenants.Le SPVM promet de commencer en douceur, en distribuant d'abord des « avis de courtoisie » sans amende pour les transgressions les plus bénignes.Durant les deux premières années, piétons et cyclistes feront davantage l'objet d'efforts d'éducation de répression.Ils peuvent s'attendre à plus de sévérité à compter de 2008, tout comme les camionneurs.Le but ultime est de diminuer le nombre d'accidents mortels et avec blessés graves d'ici 2010.Le SPVM espère aussi que sa présence incitera les usagers du réseau routier à respecter les consignes, et même à se respecter davantage entre eux.Loin de nous l'idée de faire l'apologie de la répression policière.Mais il est temps de reconnaître que notre propension à faire systématiquement fi des règles dans les rues de Montréal est bien plus un signe de manque de civisme, voire d'égoïsme, que de cette sympathique latinité dont nous aimons tant nous réclamer.La Ville a donné l'an dernier plus de 13 000 contraventions pour stationnement illégal à moins de cinq mètres d'une intersection.Une augmentation de 41% en deux ans ! Rappelons qu'un véhicule garé trop près d'un carrefour réduit non seulement la visibilité des piétons qui veulent le traverser, mais aussi la marge de manoeuvre des véhicules qui veulent tourner.Rien de très sympathique là-dedans.Cela dit, il faudra beaucoup plus qu'une opération policière, même courtoise, même sur cinq ans, pour civiliser les rues de la métropole.Pour changer les comportements, il faut convaincre la population du bien-fondé de ces changements.Les grandes campagnes de sensibilisation coûtent cher, mais elles donnent des résultats.On peut difficilement en faire l'économie.La sécurité des piétons et des cyclistes doit aussi figurer en bonne place dans les budgets consacrés à la réfection des rues.Montréal vient de mettre 20 millions dans les feux de circulation de l'ancienne ville.Il faudra beaucoup d'autres investissements de ce type.Élargir les trottoirs près des intersections, par exemple, est un moyen très efficace d'empêcher les véhicules de s'y garer.Un facteur risque cependant de contrecarrer ces efforts : l'augmentation constante du trafic dans l'île.Pour réduire le nombre d'accidents graves, il faudra peut-être s'attaquer à la circulation automobile.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS Lenombrede collisions avec décès oublessés gravesaaugmentéde 27%en trois ans.D'UN CANADA À L'AUTRE Nouvelles perspectives Les Albertains accueilleront volontiers un partenariat avec le Québec pour repenser et renouveler la nature de la fédération SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc.ungroupeconseil albertain en politique publique.Lundi dernier, les Canadiens ont rendu un verdict avec une « précision toute chirurgicale» et ce faisant, ils ont invité la classe politique à transcender les limites des lignes de parti traditionnelles et le comportement d'affrontement à la Chambre des communes.La rivalité naturelle qui existe entre les partis politiques ainsi que leurs idées et visions contradictoires sont au coeur du discours politique.Et pourtant, à un certain moment, une masse critique de gens commencent à accepter certains principes, idées et visions partagés, créant par le fait même un large consensus au centre.C'est ce qui s'est produit au Canada.Ce consensus transparaît clairement dans les résultats des élections.Par essence, les partis politiques traditionnels sont des tribus.Ils sont une forme d'appartenance collective souvent fondée sur l'ethnie ou la langue, qui a émergé aux premiers jours de la démocratie.On pensait que les gens avaient besoin de quelque chose qui les lierait et produirait des leaders que les citoyens investiraient d'une grande autorité.Les deux partis traditionnels au Canada, les progressistes-conservateurs et les libéraux, ont commencé de cette manière.Les « partis fondateurs» qui incarnaient la philosophie des « deux nations fondatrices» ont commencé à perdre de la loyauté tribale qu'ils inspiraient autrefois au moment où une société cosmopolite alimentée par l'immigration a émergé au Canada.L'engagement politique n'était désormais plus nécessaire pour assurer une vie ordonnée, stable et désirable à nombre de citoyens.Comme nous avons pu l'observer avec la disparition des progressistes- conservateurs qui sont devenus le Parti conservateur du Canada, vainqueur lors des élections de lundi, les partis qui ne s'adaptent pas se voient contraints de changer.Et c'est aussi le sort réservé aux libéraux qui doivent maintenant procéder à une réinvention de leur raison d'être, en particulier après leur effondrement au Québec.Âpre partisanerie L'âpre partisanerie qui a cours à la Chambre des communes est en conflit avec le désir des citoyens d'obtenir un consensus et un bon gouvernement comme en fait foi ce deuxième Parlement minoritaire de suite.Dans cette législature, aucun projet de loi ne pourra être adopté sans la coopération d'au moins deux partis.Plutôt que l'affrontement d'idées contradictoires entre des partis facilement identifiables, notre population de plus en plus diverse s'attend à ce que la politique moderne au Canada se traduise par des subtiles évolutions du statu quo, par de petites fluctuations qui donnent lieu à des changements sociaux, économiques et politiques plus grands au sein d'un monde interdépendant.En fait, la Chambre des communes qui émergera une fois les députés assermentés refléte la frustration face à la politique du tout au vainqueur.Plutôt qu'une bruyante compétition dans laquelle les partis rivaux soutiennent des opinions différentes à tous points de vue, les Canadiens sont en quête d'un échange mûrement réfléchi d'approches nouvelles face aux défis et aux occasions communes.La description bien connue de feu Pierre Elliott Trudeau, qui qualifiait les Canadiens de « modérés radicaux », rend l'essence de cette notion.Dans la société urbaine d'aujourd'hui au Canada, le rôle des partis politiques « eux contre nous » se sublime en une recherche plus vaste d'un consensus s'appuyant sur l'électorat et qui touche les questions, les structures et l'étendue de la gouvernance.C'est essentiellement l'histoire des élections de lundi dernier, une invitation au pragmatisme plutôt qu'à la partisanerie.Plutôt que les pratiques du passé par lesquelles les citoyens confiaient d'énormes pouvoirs à leurs chefs et s'attendaient à ce qu'ils gouvernent en s'inspirant d'un ensemble clair de principes partisans, le Canada d'aujourd'hui, hautement urbain et multiculturel, attend de ses leaders qu'ils gouvernent en accord avec un consensus social et économique plus large.Les partis capables d'adaptation doivent refléter la diversité qui mène à un consensus durable.Le caucus albertain du premier ministre Stephen Harper comprend notamment Myron Thompson, issu des ranches, de la campagne, aussi bien que le citadin Rahim Jaffer, un réfugié de l'Ouganda d'Idi Amin et qui a fait ses études à l'Université Laval.Conseil de la Fédération Avec cette Chambre des communes, le Conseil de la fédération prendra une importance accrue.Le Conseil pourrait devenir plus pertinent et viser des buts plus clairs.Il pourrait créer un consensus au sein des provinces et des territoires et inviter le gouvernement fédéral à réagir à titre de partenaire.Au sein du Conseil, il y aura de nombreuses occasions offertes aux leaders de l'Alberta et du Québec, qui ont de nouveau une voix dans le même gouvernement national (une donne disparue en 1993 avec l'ère Mulroney) pour définir et articuler nos aspirations communes.C'est précisément parce que nos deux provinces présentent de si grandes différences dans leur culture et leur tradition qu'il faut explorer et définir nos aspirations communes.Nous pouvons nourrir un fédéralisme émergent qui accordera plus de latitude aux provinces, un rôle accru sur la scène internationale, qui respectera scrupuleusement les compétences provinciales et qui verra à la distribution équitable des ressources fiscales contrôlées par Ottawa.L'Alberta, dont la contribution au Canada atteint 12 milliards cette année (soit l'équivalent de tous les revenus que la province tire de l'énergie), est prête et désireuse de jouer son rôle pour bâtir le pays.Et comme nous l'avons fait dans le passé, nous, Albertains, accueillerons volontiers un partenariat avec le Québec pour repenser et renouveler la nature de la fédération.Votre opinion ?Faites vos commentaires à satya@cambridgestrategies.com Autocensure.com nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD En acceptant de se soumettre aux exigences du gouvernement chinois et de censurer certains mots sur son moteur de recherche, la compagnie Google a déçu bien des fans qui croyaient dur comme fer que ses dirigeants étaient des hommes d'affaires « différents ».Les internautes chinois qui consulteront Google n'auront donc pas accès aux liens générés par des mots comme falun gong, démocratie ou indépendance de Taïwan.Google les avisera toutefois que les sites qu'ils recherchent ont été censurés par les autorités de leur pays.Ce à quoi s'accrochent les dirigeants de l'entreprise américaine qui estiment que cet avis fait toute la différence puisqu'on conscientisera les internautes chinois du fait qu'ils sont victimes de censure.Il ne faut pas se surprendre si Google laisse ses principes de côté en échange d'un marché de 111 millions d'internautes, appelé de surcroît à se développer au cours des prochaines années.L'entreprise n'en est pas une de charité et, comme n'importe quelle compagnie, elle souhaite faire des profits.e n'est d'ailleurs pas la première incursion de Google en Chine puisque la compagnie américaine détient une petite participation dans baidu.com, un moteur de recherche lancé par deux hommes d'affaires chinois.Google n'est pas non plus la première entreprise américaine à accepter de courber l'échine devant le gouvernement chinois.Microsoft et Yahoo l'ont fait bien avant, Yahoo allant même jusqu'à remettre au Parti communiste les courriels du journaliste dissident Shi Tao, emprisonné depuis pour une peine de 10 ans.On parle ici de collaboration avec un gouvernement qui viole les droits élémentaires de ses concitoyens.C'est grave.Et c'est en ce sens que la décision de Google est inquiétante.Depuis l'ouverture du marché chinois aux étrangers, on nous assure que le commerce provoquera nécessairement un assouplissement idéologique.Or pour l'instant, c'est tout le contraire qui se produit.Le gouvernement chinois durcit sa position et les investisseurs se mettent à genoux.Peutêtre serait-il temps d'adopter une autre stratégie ?Avec cette Chambredes communes, le Conseil de lafédérationprendra une importance accrueet il peut connaître une pertinenceplusmarquée et viserunbut bien précis.Un nouvel espace Le Cirque du Soleil offre au Centre Bell, ce week-end, les quatre premières représentations de sa nouvelle création, Delirium, ensuite appelée à tourner dans toute l'Amérique.Il s'agit d'un spectacle d'« aréna », un lieu nouveau pour le Cirque.Et qui est davantage axé sur l'environnement musical et multimédia que sur les arts du cirque en tant que tels, ce qui est également inédit.La création de Michel Lemieux et Victor Pilon confirme ce que, de Mystère à Kâ, l'implantation vegassienne du Cirque du Soleil nous a appris.À savoir que sa grande force est de créer des espaces nouveaux, de plus en plus gigantesques et atypiques, puis de les meubler avec son invention : un art de la scène abstrait, spectaculaire, à l'identité forte, usinant à chaque fois une nouvelle modernité, toujours plus dévoreur de génie et de ressources.Par comparaison, les spectacles sous chapiteau sont peut-être appelés à devenir presque banals (Corteo, créé en avril 2005, laissait cette impression), un problème que l'empire de l'imaginaire de Guy Laliberté devra affronter.Mario Roy . La déresponsabilisation LETTREDE LA SEMAINE SUS IE SICOTTE L'auteure habiteà Lorraine.Je travaille à l'extérieur, je fais du sport et j'ai tout de même élevé trois garçons (deux vont à l'université et le troisième est au secondaire) qui sont respectueux et ont de bonnes valeurs.Plusieurs parents aujourd'hui ne s'occupent pas de leurs enfants sous prétexte qu'ils sont trop occupés, débordés ou trop fatigués.Plusieurs aussi croient que c'est la responsabilité des professeurs ou de la société de s'en occuper.Les enfants et ados errent dans les rues et font du grabuge, se forment des gangs et sèment la terreur parce que les parents sont absents de leur vie physiquement, moralement et spirituellement.Un trop grand nombre d'ados « décrochent » de leurs études secondaires parce que les parents ne prennent pas le temps de s'intéresser et d'accompagner leurs jeunes dans leurs études.Ils se disent « j'ai fait ma job.c'est à l'école de les garder ».Si les parents pensent comme ça, comment veut-on que l'enfant se responsabilise et prenne ses études et ses professeurs au sérieux.L'éducation doit se faire à la maison, l'instruction se fait à l'école.Beaucoup de professeurs sont trop occupés à faire de la discipline à l'école parce que les parents n'en font pas et ils n'ont plus le temps d'enseigner aux enfants ce qu'ils doivent apprendre pour leur assurer un bon avenir.Il est désolant de voir combien de jeunes manquent de respect, de manières et de savoir-vivre.Ils se font montrer par leurs parents que tout est la faute des autres et envoient carrément « ch.» tout le monde.La loi du moindre effort, l'égoïsme et le négativisme sont des maladies sociales de plus en plus répandues et les valeurs traditionnelles semblent mises de côté et oubliées.Pas d'excuses.On valorise les avoirs plutôt que le savoir et les qualités des gens.Les gens de plus en plus égoïstes ne mettent pas d'effort dans leur relation de couple et divorcent trop facilement sans penser aux conséquences et aux répercussions sur l'avenir de leurs enfants.Rien qui vaille la peine dans la vie est facile.La pauvreté ou le manque de temps ne sont pas des excuses pour oublier d'enseigner à nos enfants les bonnes manières et le respect.Ces choses-là ne coûtent rien et ne prennent pas de temps.Juste un peu de discipline et du coeur.Les gens qui se respectent et qui respectent les autres ne menacent pas et ne détruisent pas.Ils sont tolérants et aident au lieu de nuire.Ce respect, on l'apprend de nos parents.S'ils prenaient leurs responsabilités comme ils se doivent, les parents assureraient à leurs enfants et par le fait même à toute la société un meilleur avenir.Ce n'est pas la faute, ni la responsabilité du voisin ou de l'État.Cessez de dire « Ce n'est pas de ma faute » et regardez autour de vous quelle influence vous pouvez avoir sur les jeunes de votre entourage.Ne tendez pas la main pour recevoir mais plutôt pour aider.Servez d'exemple car chaque individu peut et doit faire une différence.Chers parents, vous êtes responsables de former la génération de futurs parents et assurer un meilleur avenir à toute une société.Comme ma mère disait toujours : « C'est toi qui fais ton lit.c'est toi qui devra coucher dedans.» .Àtitre d'auteur de la lettre primée de la semaine, Mme Sicotte recevra une copie laminée de cette page.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Susie Sicotte et son époux Michel entourés de leurs enfants Marc (à droite) et Jean (à gauche).À VOTRE TOUR «Tu vaincras, grande soeur.» RÉJEAN THIFAULT L'auteur demeureà Beloeil.La mort dans l'âme, son fils m'apprend par téléphone une nouvelle terrible : sa mère (ma soeur aînée) est atteinte d'un cancer du pancréas et du foie.Irréversible ! Aucun traitement ! Aucun espoir ! Et ce sera rapide ! Une bombe ! Cette nouvelle a l'effet d'une bombe pour moi et pour nous tous.Elle détruit d'un seul coup l'illusion de l'éternité de notre famille.Elle était pourtant là, chez moi, pour le réveillon de Noël, toute en beauté, heureuse, entourée de ses enfants, de ses cinq petits-enfants et de nous tous, sa famille proche.Cela fait 59 ans que nous fêtons Noël ensemble, dans le même lieu, elle et moi, son seul frère avec le reste de la famille.Elle ne savait pas mais déjà, le cancer avait investi son corps tout entier, ne lui laissant aucune chance d'engager la bataille.Il s'est faufilé, sournoisement, et s'est installé à demeure, depuis combien de temps déjà puisqu'il n'est même plus un ennemi à abattre ! Il est vainqueur sans avoir lutté ! Sa victime ne savait pas.Il l'a prise et l'a condamnée sans lui donner la moindre chance.Je l'attendais au chalet, ce lundi 2 janvier, mais elle s'est plutôt rendue à l'hôpital : un mal de ventre intolérable et persistant et puis voila ! « Me reste-t-il un an au moins, docteur ?» Cette réponse de la tête qui dit non sans le prononcer.« Est-ce que je vais me rendre à l'été ?» \u2014Je suis désolé » Il est désolé ! Ces trois petits mots ne lui laissent aucun espoir ! Et elle est seule devant l'extrême pour encaisser le coup ; cette négation à la vie qui la dépossède brusquement et fatalement d'un bien essentiel, la santé.À sa place, je me serais effondré certainement sans pouvoir me relever.Elle ?Elle a demandé par téléphone à son mari de lui apporter une rose et un paquet de cigarettes après sept ans d'abstinence.La rose pour l'amour et le paquet de cigarettes devait le préparer à entendre le pire.C'est auprès de lui et de ses enfants, le même soir, qu'elle a pleuré son désespoir.Je n'y étais pas.Son pauvre coeur devait être déchiré autant par la fatalité qui la frappe si impitoyablement que par le peine dont elle devenait porteuse, bien malgré elle.Je connais bien ma grande soeur ; devant la souffrance de ceux qu'elle aime, elle n'est plus qu'amour et compassion.Puis, une sérénité, pour moi, inexplicable s'est emparée d'elle.En bon psychologue, je dirais que cette attitude me paraissait une stratégie de défense visant à se désinvestir de la situation.Elle n'a encore jamais pleuré devant moi, son seul frère, et dans mes bras pourtant, elle pourrait s'abandonner.Non ! Étonnant ! Elle est force et courage et non détresse et désarroi.Bien vivante malgré le mal qui l'habite, elle est souriante et capable d'humour alors que nous épions la moindre défaillance.Elle semble s'être investie d'un pouvoir qui lui permet de transformer l'inévitable en quelque chose d'acceptable pour ellemême certes mais, tout autant pour ceux qui l'entourent.C'est dans ce partage et cette communion d'amour que sa magie opère.Je suis tout prêt à croire qu'à sa façon, elle vaincra son cancer.Non pas sur le plan temporel bien sûr (bien qu'un miracle soit toujours possible), mais bien au delà du temps qui lui reste.Car il y a l'amour profond qu'elle ressent pour nous tous qui s'impose maintenant comme un rempart contre tous les aspects douloureux de la réalité qui l'assaille.Elle demande seulement de ne pas la laisser souffrir physiquement.Moralement et psychologiquement, elle est en voie de gagner la partie.S'il m'est permis d'espérer que cette magie opère jusqu'à la fin, je dirai qu'elle a vraiment vaincu son cancer.à sa façon, dans ce qu'il a de plus morbide et j'ajouterai ensuite que dans le cas de cette femme dont je découvre avec admiration la force étonnante et le courage, l'amour aura triomphé.Je t'aime grande soeur.« Étonnant ! Elleest forceet courage et non détresse et désarroi.Bienvivantemalgré lemal qui l'habite.» Cédric, 13ans seulement, et déjà tellementmature! Allergique à trois protéines dans le lait, il doit constamment être aux aguets CÉL INE DUPONT L'auteuredemeureà Brossard.Salut mon grand, Tu dois te demander pourquoi je t'écris.Nous venons d'avoir une bonne discussion sur un sujet très sérieux et pourtant il reste plein de questions et d'inquiétudes dans ma tête.Nous avons vu au bulletin d'information, ton père, toi et moi, un événement bouleversant qui a provoqué la discussion que nous venons d'avoir : une jeune fille allergique aux arachides est décédée après avoir embrassé son copain qui avait mangé une toast au beurre de pinottes.Tu as 13 ans et depuis l'âge de 5 mois tu es diagnostiqué avec une allergie sévère à trois protéines présentes dans les produits laitiers.Aucun dérivé des produits laitiers dans ton alimentation, avertissement à la garderie, lecture attentive des étiquettes à l'épicerie, prudence au restaurant, chez grand-maman, dans les fêtes d'amis, avec la parenté, les événements sportifs, à l'école et en vacances à l'extérieur.Les tests cutanés chez l'allergologue sont toujours positifs.Notre devise depuis près de 13 ans : « Y'a toujours moyen de moyenner.» Pas toujours facile, n'est-ce pas, d'aller à une fête et de ne pas manger de gâteau ?De recevoir pendant un échange de cadeau du chocolat au lait.de regarder son frère et sa soeur savourer un brownies au chocolat couronné d'une boule de crème glacée géante ?Tu es depuis très longtemps d'une maturité étonnante et qui me surprend tous les jours.On trouve une solution de rechange, on apporte un lunch, on savoure une superbe salade de fruits ou on attend le dessert maison sécuritaire que maman cuisinera.La petite copine.Mais là, avec cette manchette, on réalise beaucoup de choses ! Un ado, ça sort (de moins en moins avec ses parents !) et il va y avoir probablement bientôt une copine qu'il sera tentant d'embrasser éventuellement (est-ce que c'est déjà fait ?) Nous réalisons qu'il faudra que tu saches ce qu'elle a mangé récemment avant de te laisser tenter.Et même avant, il faudra que tu lui expliques ton allergie et qu'elle soit compréhensive.Je m'inquiète ?Oui et non.Non, parce que tu as une belle assurance et que tu sembles bien assumer cette restriction omniprésente dans ta vie.Je te vois partir tous les matins avec ta ceinture et ton auto-injecteur autour de la taille, je te vois refuser certains aliments dont tu ne connais pas la provenance et je vois tes amis qui sont au courant, qui te taquinent mais gentiment.Non, aussi parce que tu as rencontré jusqu'à maintenant beaucoup de gens compréhensifs: au service de garde de l'école où l'épluchette de blé d'Inde a été agrémentée de margarine (sans produits laitiers) et où le beurre a été banni pour que tu puisses y participer, chez les parents de tes amis qui m'ont appelé pour connaître ma recette de gâteau afin que tu puisses déguster le gâteau d'anniversaire de Guillaume, toi aussi.Beaucoup d'ignorance Oui, parce qu'il y a encore beaucoup d'ignorance.Je m'inquiète pour les ados qui pourraient être tentés d'utiliser ton allergie pour t'intimider, pour la fois où tu tairas ton allergie par peur de l'effet que cela pourrait avoir sur des amis, des filles.pour la fois où tu laisseras ton auto-injecteur d'adrénaline à la maison de peur que les autres la remarquent ou parce qu'il t'embarrassera et pour la fois où tu auras une réaction allergique et que tu t'isoleras au lieu de demander de l'aide.Vas-tu vraiment réagir comme ça quand tu sortiras avec des amis sans tes parents ?Honnêtement, je pense que non.Je viens de te dire que j'aime le jeune homme que tu deviens.Tu es ouvert, on discute beaucoup, tu es un ado heureux.Nous t'avons donné, ton père et moi, des outils pour faire face à la vie en général mais aussi pour faire face à ton allergie.Est-ce que le coffre est complet?Avons-nous paré à toutes éventualités?Probablement pas.J'essaie de t'imaginer demander à « ta blonde » d'aller se brosser les dents avant de l'embrasser.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Cédric en compagnie de sa mère Céline Dupont.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 3377817A ."]
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