La presse, 18 mars 2006, C. Arts et spectacles
[" www.mbam.qc.ca JUSQU'AU 7 MAI 2006 UNE PRÉSENTATION DE DÉJÀ PLUS DE 50 000 VISITEURS.ÉVITEZ LES FOULES DE DERNIÈRE MINUTE, VISITEZ L'EXPOSITION DÈS MAINTENANT! Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h Les mercredis soirs à moitié prix de 17h à 21h 514.285.2000 Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.Accompagnés de leurs parents.Non applicable pour les groupes.3384174A ARCTIC MONKEYS OURAGAN ROCK PAGE 6 THE LORD OF THE RINGS SUR SCÈNE PLACE À L'IMAGINATION PAGE 12 > Voir 24enpage 3 LE REPORTAGE SUIVANT S'EST DÉROULÉ LE 22 FÉVRIER, ENTRE 13H04 ET 17H34, ENBANLIEUE DE LOS ANGELES.LES ÉVÉNEMENTS, TELS QUE DÉCRITS, ONT EU LIEU EN TEMPS RÉEL ET LA PRESSE A ÉTÉ LE SEUL QUOTIDIEN AU CANADA À EXPLORER LES COULISSES DE LA FAMEUSE CELLULE ANTITERRORISTE DE L'AGENT JACK BAUER.DÉCLENCHEZ VOS CHRONOMÈTRES.HUGO DUMAS LOS ANGELES \u2014 Nous sommes dans un anonyme parc industriel de Chatsworth, une ville de banlieue au nord-ouest de Los Angeles.Devant cette ancienne usine de crayons, le soleil californien miroite sur les étincelantes Porsche, BMW et Mercedes appartenant aux différents producteurs de 24 heures chrono.Chaque gros bonnet de la série dispose de sa propre place de stationnement, clairement identifiée avec son nom et son titre exact.En franchissant les portes de cet édifice, et en zigzaguant dans une série d'étroits couloirs, on finit par déboucher au coeur du CTU, la célèbre cellule antiterroriste de Los Angeles.C'est sur cet immense plateau de télévision que le super agent Jack Bauer (Kiefer Sutherland) appelle en catastrophe la dévouée Chloe O'Brian (Mary Lynn Rajskub) pour qu'elle lui relaie une image satellite.C'est sur ce plateau que le sort de la planète se règle, semaine après semaine, pour environ 14 millions d'Américains qui se délectent du thriller rythmé par le (stressant) bruit de l'horloge.Au Québec, 24 heures chrono captive environ 213 000 téléspectateurs à Télé-Québec.En ce début d'après-midi de février, le plateau de 24 est calme et tous les comédiens, en pause.Le représentant de La Presse en profite donc pour s'asseoir dans la chaise bleue de Chloe (très confortable, elle coûte 1000$), ouvrir les tiroirs, fouiner dans les dossiers confidentiels du CTU, tester les téléphones (ils fonctionnent tous, mêmes ceux qui transmettent desimages), éteindreleslampesde travail (disponibles chez IKEA) et pianoter sur les ordinateurs (fournis par Dell). ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR 20TH CENTURY FOX Jack Bauer a échappé à tant de périls, il devra bien mourir un jour, croit le producteur et réalisateur Jon Cassar.Préparez-vous à enterrer Jack Bauer HUGO DUMAS LOS ANGELES Avant d'entamer l'entrevue, Kiefer Sutherland dépose ses cigarettes Camel sur la table.Il admet en fumer un paquet et demi par jour.Est-ce l'explication de sa voix graveleuse qui, en ouverture de tous les épisodes de 24, nous rappelle que « the following takes place between 6 a.m.and 7 a.m.» ?Un peu, admet l'acteur canadien, calme, souriant, détendu, tout à fait à l'opposé de son personnage de Jack Bauer dans 24 heures chrono.« C'est la première année que je me dis : O.K., c'est stupide.J'ai fumé depuis trop longtemps.C'est le temps d'arrêter », indique Kiefer Sutherland.Quand il apprend que le journaliste en face de lui est québécois, il prend la peine de le saluer en français.Pas étonnant du fils de l'acteur Donald Sutherland que les partisans des Expos croisaient au Stade olympique quand il était de passage à sa résidence québécoise.Depuis cinq ans, l'acteur se glisse dans la peau de l'agent Jack Bauer, qui sauve immanquablement son pays de désastres nucléaires et d'attaques bioterroristes.Au fil des saisons, la plupart de ses proches collaborateurs ont péri, dont sa femme Teri Bauer, son ex-amante (et taupe) Nina Meyers, son patron George Mason et Sherry, la femme du président David Palmer.Jack, lui, a survécu à toutes les formes de danger imaginables, mais ses jours sont comptés.«Kiefer est le premier à dire que Jack Bauer doit mourir.Oui, le personnage mourra éventuellement.Comment avons-nous pu tuer presque tous les personnages de la série sans jamais tuer Jack Bauer ?C'est impossible », soutient le producteur et réalisateur, Jon Cassar.Kiefer Sutherland réfléchit présentement à la façon dont il tirera sa révérence de 24.« Parfois, j'aimerais simplement que Jack se fasse heurter pendant qu'il attend à un feu rouge.Ou quelque chose de très absurde, qui prendrait tous les téléspectateurs au dépourvu.Il y a aussi toutes sortes d'autres idées plus dynamiques, mais nous ne sommes pas encore rendus là, même si je sais que ça arrivera.De toute façon, la véritable star de 24, c'est l'idée que l'émission se déroule en temps réel », explique-t-il.Ne sortez pas vos mouchoirs trop rapidement.Kiefer Sutherland a signé pour une sixième saison du populaire thriller de Fox.Et il négocie aussi pour l'adaptation cinématographique de la série, qui se concocte présentement à Hollywood.Jack aura donc plusieurs occasions d'empêcher une guerre mondiale, c'est certain.Un acteur intense Kiefer Sutherland fêtera ses 40 ans en décembre.La perspective de vieillir ne l'énerve pas trop.« Quand ça fait cinq ans qu'une centaine de personnes travaillent ensemble, tu ne te rends pas compte que tout le monde vieillit jusqu'à ce que tu vois des vieux épisodes.Oh ! mon Dieu.J'avais des cheveux », rigole-t-il.Kiefer Sutherland a déjà été fiancé à Julia Roberts, avec qui il a partagé la vedette du film Flatliners.Il a aussi joué le méchant dans Stand by Me.Peu de gens savent que son grand-père maternel est Tommy Douglas, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan, qui est considéré comme le père du régime public d'assurance maladie.Kiefer a une soeur jumelle, Rachel, qui travaille dans une production télé à Toronto.Sur le plateau de 24, c'est Kiefer qui impose le rythme de production.« C'est très intense quand Kiefer est là.C'est pour ça que j'aime travailler avec lui et que ça m'effraie un peu aussi.Il se consacre entièrement à son rôle.Il parle extrêmement vite et pose beaucoup de questions », affirme Mary Lynn Rajskub, qui joue Chloe O'Brian, toujours prête à se mettre dans le pétrin pour Jack.« Je pense que Chloe est amoureuse de Jack, mais que c'est tellement enterré loin, qu'elle ne l'admettra jamais, surtout pas à elle-même.Dans le fond, elle voudrait être Jack Bauer », ajoute Mary Lynn Rajskub.Jack Bauer a aussi une fille, la jolie Kim (Elisha Cuthbert), qui a été écartée de la quatrième saison.Pourquoi ?Il semble que les fans se plaignaient que les présences de Kim ralentissaient Jack dans ses missions et qu'elles n'apportaient rien au dénouement des intrigues.C'était particulièrement vrai dans les deux premières saisons.Rappelez- vous les longues séquences où Kim, perdue dans le bois, était pourchassée par un cougar.Elle aboutissait finalement dans le bunker d'un fêlé qui redoutait l'arrivée de l'Apocalypse.Sachez que Kim revient dans la cinquième saison, «mais pour quelques épisodes seulement », avertit Jon Cassar.Et pas de cougar en vue pour la belle Kim.Ni de « Kiefer est le premier gardiennage d'enfants.à dire que Jack Bauer doit mourir.» DEMAIN THE SIMPSONS En 17 ans, les Simpson n'ont pas pris une seule ride et leur popularité se maintient saison après saison.La Presse a rencontré plusieurs artisans de cette série-culte lors d'un récent séjour non pas à Springfield, mais bien à Los Angeles.Àlire demain dans le cahier Radar.24 EN 10 TEMPS HUGO DUMAS Kim Raver, l'interprète d'Audrey Raines, s'exprime dans un français impeccable.Pourquoi ?La comédienne vit avec un Français et passe ses vacances estivales à Aix-en- Provence.Dans 24, Audrey Raines joue la nouvelle copine de Jack Bauer.Elle est aussi la fille du secrétaire de la Défense, James Heller.«Les téléspectateurs font des pressions pour que Jack et Audrey reviennent ensemble dans la cinquième saison », note Kim Raver, une ancienne de la série Third Watch.Avant de se joindre à l'équipe de 24, Kim Raver n'avait pas vu beaucoup d'épisodes de la série.«Je suis alors devenue une fan finie de l'émission.Du genre : je regardais les émissions à la suite pour me rendre compte que je n'avais pas dormi en trois jours.J'en voulais encore », note-t-elle.Un film 24 se prépare présentement et sa sortie, prévue à l'été, a encore été retardée.«Le film va se faire.Le réseau veut le faire, les producteurs veulent le faire, Kiefer veut le faire et les scénaristes aussi», détaille le producteur Jon Cassar.Les comédiens de 24 reçoivent leurs textes au compte-gouttes et jamais plus de deux épisodes à la fois.Les producteurs évitent ainsi que des fuites se retrouvent sur le Web.Kim Raver Jon Cassar ARTS ET SPECTACLES Dans le ventre du CTU 24 suite de la page 1 Le CTU a été complètement remodelé, en raison d'une gigantesque.Non, attendez.Écrire sur 24 heures chrono s'avère une aventure périlleuse.Car les francophones suivent présentement la troisième saison à Télé-Québec, les maniaques se branchent sur Fox pour la cinquième saison et il y a tous ceux qui ont acheté le coffret DVD de la quatrième saison.Personne ne se trouve donc au même point dans les intrigues.Si vous ne voulez pas gâcher votre plaisir \u2014 nous allons essayer d'en révéler le moins possible \u2014, arrêtez votre lecture ici.Vous avez été prévenus.Donc, le CTU explose à la fin de la troisième saison et les producteurs en ont profité pour le redessiner au complet.Cette tâche a été confiée à l'architecte Joseph Hodges.« Je me suis inspiré de l'univers James Bond pour tracer les plans », explique-t-il.Les plus perspicaces auront constaté que l'agencement des nouvelles couleurs du CTU, soit les bureaux rouge vif, les chaises bleues et les lumières blanches, forment une subtile reproduction du drapeau américain.« C'est là, mais nous ne voulions pas que ce soit trop apparent », souligne Joseph Hodges.N'oublions pas que c'est Fox, le plus patriotique des grands réseaux américains, qui diffuse 24, sans doute une des émissions les plus patriotiques du petit écran.Chaque détail compte Lors de notre passage à Los Angeles, l'équipe mettait en boîte les épisodes 20 et 21 de la cinquième saison.L'ambiance était très décontractée, ce qui est assez surprenant pour une émission comme 24, où le moindre détail compte.Par exemple, s'il y a un pot avec six crayons à côté de l'ordinateur de Tony Almeida, le pot doit rester exactement au même endroit dans tous les épisodes de la saison.Rappelons que le tournage des 24 épisodes de 24 s'échelonne sur neuf mois.Et comme l'action d'une série se déroule, en théorie, dans une seule journée, les comédiens portent les mêmes vêtements pendant neuf mois, ils doivent se faire couper les cheveux aux cinq jours et, surtout, se tenir loin du soleil.Question d'avoir la même couleur de peau dans tous les épisodes.« Après cinq ans de 24, nous sommes rendus pas mal plus relax.Les téléspectateurs ne remarquent pas tout », admet Joseph Hodges.« C'est pourtant un gros défi pour les comédiens, enchaîne le producteur et réalisateur, Jon Cassar.Les femmes trouvent ça plus difficile, surtout pour leurs cheveux.» Kim Raver, dont le personnage d'Audrey Raines n'apparaît que dans la quatrième saison, s'accommode très bien des conditions très strictes imposées par la production de 24.« Moi, j'adore ça.Dans une émission comme Sex and the City, où il faut que tu changes de vêtements à tous les épisodes, ça équivaut à deux heures d'essayage tous les jours.J'aime mieux prendre ce tempslà pour travailler mes scènes.Dans 24, c'est comme si je portais un uniforme et je sais toujours comment mes cheveux seront placés.Donc, quand j'arrive au travail, je peux me concentrer sur mon boulot.Il y aura toujours une foule d'occasions pour des événements de style tapis rouge », détaille la comédienne de 37 ans.Deuils à répétition Une autre particularité intéressante de 24 est qu'aucun personnage n'est à l'abri d'une mort subite.Et les producteurs clament haut et fort que des figures importantes perdront la vie dans toutes les saisons.«Oui, j'ai peur que mon personnage se fasse tuer.Mais j'ai aussi peur de me faire tuer, tous les jours.C'est de cette façon que je vis ma vie », blague la comédienne Mary Lynn Rajskub, qui prend les traits de Chloe O'Brian, aussi caustique que dévouée dans 24.« C'est d'ailleurs assez agréable d'insulter les gens et de dire les choses crûment », note-t-elle.« En général, dans toutes les émissions, tu ne sais jamais à quoi t'attendre.À moins d'être Raymond dans Everybody Loves Raymond.Quand je reçois les textes de 24, je regarde toujours : O.K., Edgar parle, ça veut donc dire qu'il n'est pas mort », ajoute Louis Lombardi, alias Edgar Stiles, l'informaticien un peu coincé.D'ailleurs, plusieurs téléspectateurs se demandent si Edgar et Chloe aboutiront dans le même lit.« On ne sait jamais.Chloe pourrait peut-être devenir la salope du bureau », lance, mi-sérieuse, Mary Lynn Rajskub.« Moi, je vois plutôt ça comme une relation frère-soeur », complète Louis Lombardi.Dans la cinquième saison de 24, Chloe emménage avec son copain (est-ce Edgar ?) dans un grand loft du centre-ville de Los Angeles.Son personnage gagne encore de l'importance.« Eh oui, j'ai dû faire beaucoup de faveurs sexuelles et beaucoup de ménage dans la maison des producteurs.J'ai même gardé leurs enfants », rigole Mary Lynn Rajskub, aussi vue dans les films Magnolia, Punch-Drunk Love et Legally Blonde.Pour ceux qui se demandent ce que tapent vraiment Edgar et Chloe à leur clavier, dites-vous que, dans la majorité des scènes, leurs doigts ne font qu'effleurer le clavier.« Les gars du son nous demandent : Pourrais-tu ne pas pitonner pendant que tu parles ?» fait remarquer Mary Lynn Rajskub.Le son des touches est rajouté au montage.De toute façon, Mary Lynn Rajskub dit être nulle avec les ordinateurs.« J'ai de la difficulté à ouvrir ma télé et je ne sais jamais quelle télécommande va avec quoi.Un ordinateur, ça ne sert qu'à envoyer des courriels, non ?» glisse-t-elle.Évidemment, nous avons tenté d'extirper le plus d'informations possible aux interprètes de Chloe et Edgar.Pourraient-ils être des espions ?Vont-ils mourir ?Mystère.« Dans toutes les scènes de 24, il faut que l'on puisse se demander : dit-il la vérité ?Est-il une taupe ?Qui essaie-t-il de vendre ?» rappelle Jon Cassar.PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Les acteurs Mary Lynn Rajskub, dans la peau de Chloe O'Brian, et Carlos Bernard, dans celle de Tony Almeida.Comme l'action d'une série se déroule dans une seule journée, les comédiens doivent se faire couper les cheveux aux cinq jours.PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Le personnage controversé de Kim Bauer, fille de Jack, revient dans quelques épisodes de la cinquième série.Roy Dupuis dans la ligne demire des producteurs HUGO DUMAS LOS ANGELES \u2014 Le producteur et réalisateur de 24, Jon Cassar, qui a grandi à Aylmer, en Outaouais, espère toujours recruter le comédien québécois Roy Dupuis pour la sixième saison de 24 heures chrono.« Joel Surnow (un des créateurs de 24) et moi sommes de grands fans de Roy Dupuis.Il est excellent.J'ai fait 14 épisodes de Nikita avec lui », indique Jon Cassar, en réponse à une question de La Presse.Roy Dupuis ne l'a jamais confirmé publiquement, mais il a déjà refusé un beau rôle dans une « très bonne» série américaine, tournée à Los Angeles.Une rumeur a longtemps voulu qu'il s'agisse de 24.Ce qui est très plausible, car Roy Dupuis, Joel Surnow et Jon Cassar ont tous travaillé sur la série La Femme Nikita à Toronto, entre 1997 et 2001.L'idée maîtresse de 24 y a d'ailleurs germé.Et si Roy Dupuis décroche un rôle dans 24, sa participation ne se limitera pas à une seule heure.« Un acteur comme Roy Dupuis, tu ne veux pas l'embaucher pour un seul épisode.Comme nous ne sommes que deux épisodes en avance, nous essayons de nous projeter dans l'avenir et de créer un personnage qui va rester.Ça nous briserait le coeur de le faire venir pour un seul épisode.Roy Dupuis est si bon que nous voudrions le garder au moins dans cinq ou six épisodes », affirme Jon Cassar.Si Roy Dupuis signe son contrat, il ne sera toutefois pas le premier comédien québécois à fouler le plateau de 24.Lothaire Bluteau a joué dans la troisième saison.C'est lui qui a transporté le virus dans l'hôtel.Et la comédienne Elisha Cuthbert, alias Kim Bauer, la fille de Jack Bauer, a été élevée à Greenfield Park, sur la rive sud de Montréal.Dans les fenêtres du bureau du patron du CTU, les lignes blanches représentent des codes-barres, qui forment de vrais mots.Un de ces mots est «Joseph Hodges », le créateur de tous les décors de 24.Et les autres?Ils ne seront révélés qu'une fois la série terminée.Le dimanche 15 janvier, environ 17 millions d'Américains ont visionné les deux premiers épisodes de la cinquième saison de 24.L'émission a ainsi décroché son plus important auditoire depuis ses débuts, le6novembre 2001.Sur le plateau de 24, c'est Carlos Bernard(l'agent Tony Almeida) qui joue le plus de tours à ses collègues.Quandil ne travaille pas, Louis Lombardi, qui incarne Edgar Stiles, déteste qu'on le questionne sur le monde de la télé.«J'ai une vie à l'extérieur dema carrière.Si tu viens chez moi et que tu me parles de télévision, je te jette à la porte.Si tu viens chez moi et que tu me parles de Play Station, je te garde pour plusieurs jours », dit-il.À la télé, Louis Lombardi regarde: The Shield, The Sopranos, Jerry Springer, Blind Date, Flavor of Love et The Soup.«J'adore les émissions un peu stupides », concède-t-il.Dans The Sopranos, Louis Lombardi a pris les traits du policier Skip Lipari.Après avoir tué Gary dans la deuxième saison, Kim Bauer parle à son père au téléphone cellulaire.Le problème ?Elle tient l'appareil à l'envers.Carlos Bernard Louis Lombardi ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Julie Vincent a beaucoup appris de Gisèle Schmidt.Elle présente une pièce inspirée des discussions qu'elle a eues avec la comédienne disparue.THÉÂTRE / Julie Vincent Dans la peau de Gisèle Schmidt JEAN BEAUNOYER Comédienne, auteure, metteure en scène, enseignante à l'École nationale de théâtre depuis 20 ans, Julie Vincent a renoncé à toutes ses activités, il y a deux ans, pour se consacrer à son projet le plus cher : l'écriture et la mise en scène de La Robe de mariée de Gisèle Schmidt.Cette pièce constituée de six nouvellesthéâtre, six coups de foudre inspirés par la comédienne Gisèle Schmidt, sera présentée au théâtre Espace Go, du 21 mars au 15 avril.Le propos n'est pas biographique, mais Julie Vincent a tout de même réussi à aller chercher le regard, la passion amoureuse et la liberté de la comédienne aujourd'hui disparue pour faire vivre ses personnages.D'un wagon de métro à Montréal à un bateau sur la Méditerranée, d'un orage à Nîmes jusqu'à une tempête à Chicoutimi, la robe de mariée voyage, se froisse, se mouille, épouse toutes les formes de l'amour et frôle la mémoire de Gisèle Schmidt, l'amoureuse.Ce projet si cher à Julie Vincent a commencé dans les coulisses du théâtre Jean-Duceppe alors qu'elle jouait avec Gisèle Schmidt dans la pièce Ivanov de Tchekhov.Mme Schmidt s'était réfugiée dans un coin, à l'écart de la scène, et observait attentivement une scène d'amour en tenant son porte-cigarettes.À Julie, elle confiait : « J'aurais donné toute ma carrière pour vivre une grande his toire d'amour.» Julie n'a pas oublié ces propos et elle a voulu tout savoir de cette dame qui lui inspirait les plus belles histoires d'amour.« Nous sommes à la fin d'une civilisation marquée par la violence, la guerre, et il me semble important de garder la culture de l'amour, affirme Julie Vincent.Et Gisèle Schmidt avait une grande culture de l'amour.Elle a vécu plusieurs amours, mais elle n'a pas trouvé l'amour qui traverse une vie.Son grand vertige amoureux, c'était le personnage de Bérénice de Racine.C'est ce qu'elle cherchait.Elle faisait partie de ces femmes qui ont beaucoup fait pour notre société.Elles ont aidé les femmes à s'élever.Elles ont été nos modèles, ces femmes qui étaient avant-gardistes à l'époque de la grande noirceur.Le père Legault n'a jamais voulu que Gisèle Schmidt fasse partie des Compagnons de Saint-Laurent.» Pourtant, Gisèle Schmidt a étudié le théâtre à Paris durant les années 40.Elle a suivi un cours de perfectionnement en phonétique à la Sorbonne après s'être inscrite aux cours de Mme Audet (dont elle a épousé le fils) et à ceux de François Rozet.Elle a bien connu Françoise Loranger, le surréaliste André Breton, qui était venu s'installer en Gaspésie dans les années 40.Elle a été élue reine de la radio, télévision et théâtre en 1954.De femme à femme « À l'aube de mes 50 ans, j'avais besoin de retrouver mes racines, poursuit Julie Vincent.J'aurais souhaité intégrer des éléments de sa vie plus directement dans la pièce, mais elle tenait tellement au secret.J'allais la visiter souvent et notre relation n'était pas filiale, mais une relation de femme à femme.Quand La Robe de mariée de Gisèle Schmidt a été publiée, je suis allée lui porter dans son appartement de La Malbaie.Elle m'a dit qu'elle aurait bien aimé jouer dans ma pièce et qu'elle se reconnaissait dans le propos.À ce moment-là, elle était fragile et ne pouvait plus voyager.Elle était dans son fauteuil et regardait le fleuve qui l'apaisait.Dans la pièce, il y a ce fauteuil.» Gisèle Schmidt, qui avait déjà eu un accident vasculaire, s'est éteinte quelques jours plus tard, le 30 janvier 2005, dans la plus grande discrétion.Son fils Michel a donné à Julie Vincent accès aux archives de sa mère.Des affiches rares et des documents inédits sur le théâtre québécois se retrouvent parmi ces archives, et Julie Vincent songe à préparer une exposition.« J'ai renoncé à mon rôle dans Virginie et à l'enseignement pour écrire La Robe de mariée de Gisèle Schmidt, raconte Julie Vincent.Je suis plus pauvre, mais je suis plus proche de moi ; je fais ce que j'aime vraiment.Je retournerai à l'enseignement et je prépare déjà une autre pièce.L'important pour moi, c'est d'aller jusqu'au bout de mes entreprises.» En carrière, Julie Vincent a écrit trois pièces.Elle a d'abord participé à l'écriture de La Déprime au début des années 80, puis elle a imaginé un monde complètement surréaliste avec Noir de monde, qu'elle a interprété seule sur scène en 1988.Dans cette pièce, elle jouait le rôle d'une comédienne qui ne pouvait plus quitter son personnage et qui faisait vivre les accessoires et les costumes de la scène.Dixhuit ans plus tard, c'est la robe de mariée qui revient nous hanter.Encore un objet, un tissu, une peau qui permet à Julie Vincent de défier le temps et d'immortaliser une femme qui ne pensait qu'à aimer.LA ROBE DE MARIÉE DE GISÈLE SCHMIDT sera présentée à l'Espace Go du 21 mars au 15 avril.Texte et mise en scène de Julie Vincent.Avec les comédiens Éric Cabana, Jacinthe Laguë, Paul Savoie et Julie Vincent.«Gisèle Schmidt avait une grande culture de l'amour.Elle a vécu plusieurs amours, mais elle n'a pas trouvé l'amour qui traverse une vie.Son grand vertige amoureux, c'était le personnage de Bérénice de Racine.C'est ce qu'elle cherchait.» 3386510A \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE > JEAN-MARC VALLÉE Grâce aux 11 prix décernés à son film C.R.A.Z.Y., lundi, le réalisateur a eu plusieurs occasions de dire « Thank you ! » et de nous prouver qu'il était le « plusse bilingue sans accent » des lauréats au gala des Génie.Ce bouquet de trophées est de bon augure pour le gala des Jutra de demain où C.R.A.Z.Y.a obtenu 14 sélections.Est-ce à cause de leur timbre de voix « pomme d'Adam » ou le fait qu'elles soient toutes deux sans âge ?On opte plutôt pour leur beauté légendaire.Bien que l'une des deux la camoufle mieux que l'autre !Oui, messieurs, mesdames, quand Marc Labrèche se dandine sous la perruque de Brenda Montgomery, notre lectrice Dominique Burns voit à tout coup Lauren Bacall.On attend que la triplette diabolique du Coeur a ses raisons subisse une transformation extrême et prenne des cours de féminité avant de passer le message à l'actrice de 81 ans.Une rubrique qui est passée sous le bistouri COLIN FARRELL Une entreprise de pornographie sur Internet offre à Nicole Narain une avance de 3 millions pour la copie d'une cassette vidéo de 15 minutes où on la voit s'envoyer en l'air avec l'acteur irlandais.Mais à quoi pensait Farrell quand il a accepté de filmer ses ébats avec Miss Playboy janvier 2002 ?N'y avait-il aucun indice pouvant le faire douter de l'intégrité de la démarche de la pulpeuse vidéaste ?S'il perd, en cour, la terre entière saura que l'acteur a été pris le zizi dans le sac.Ben bon ! ILS, ELLES ONT DIT.« J'aime les changements subtils à mon visage.» \u2014Delissa, heureuse métamorphosée de Mademoiselle Swan, en découvrant son visage remonté et liposucé, sa peau immaculée après une chirurgie au laser, ses nouvelles dents blanches et ses lèvres gonflées au collagène.« C'est \u201cMademoiselle Swan !\u201d » \u2014Serge Denoncourt qualifiant les pubs et l'ouverture « défilé de mode » de l'émission La Fosse aux lionnes, à Radio-Canada.« On m'a accusé d'être hétérophobe ! Ça voudrait dire que j'haïs tous mes amis ! » \u2014Dany Turcotte, à Tout le monde en parle, qui s'est attiré bien des commentaires méchants à cause des remarques pas fines envoyéesà Marc Boilard.« J'espère que tu n'as pas de projets pour \u201cCornemuse\u201d.» \u2014Danielle Proulx, à Mike Ward qui aime dire de gros mots sur scène, à Tout le monde en parle.« On se voit au party ! Après quelques verres, mon anglais est meilleur.» \u2014Michel Côté, meilleur acteur qu'anglophone, au gala des Génie.« Tu sais qu'il y a les Nostalgiques anonymes ?Je suis allé à une réunion, hier.Mais ce n'est plus ce que c'était\u2026» \u2014Michel Barrette, aux Midis de Véro, à Rythme-FM.LOFT STORY\u2026PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ « Je ne l'ai pas vu\u2026mais je peux en parler ! » \u2014Robert Frosi, chroniqueur à Indicatif présent, sur la Première Chaîne de Radio- Canada.DE L'HUMOUR AU CIEL Comment rendre un départ moins pénible pour les proches ?En rédigeant soimême son avis de décès, comme l'a fait Marc Thibault, ancien patron du service de l'information de Radio-Canada et papa de la chef d'antenne Sophie Thibault : « Je tiens à confirmer mon décès à mes parents, proches et amis.Je ne suis plus de ce monde depuis le 12 mars.Y'en a-t-il un autre ?Si oui, je ferai comme il se doit et me garderai bien de vous en prévenir.Que personne, de grâce, ne s'afflige de ma mort.À Dieu, peut-être ! Et vive la vie ! » entracte@lapresse.ca SÉPARÉES À LANAISSANCE Brenda Montgomery (Marc Labrèche) Lauren Bacall Michel Barrette C.R.A.Z.Y.PHOTO PC PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES UNE COLLABORATION DE MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE SERGE DENONCOURT AVEC BENOÎT BRIÈRE + NORMAND D'AMOUR HOSANNA ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE SUZANNE CROCKER DÉCOR GUILLAUME LORD COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE ACCESSOIRES MICHÈLE MAGNAN CONCEPTION SONORE NICOLAS BASQUE CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER COIFFURES ET PERRUQUES CAROL GAGNÉ ++++ JUSQU'AU 1ER AVRIL + 514.866.8668 + WWW.TNM.QC.CA ++++ DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES LES 31 MARS + 1ER AVRIL À 20H «\u2026 UN GRAND CLASSIQUE\u2026 OSEZ HOSANNA, VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS!» \u2014 Le Téléjournal Montréal, R-C «\u2026 UNE DES PLUS GRANDES OEUVRES CONTEMPORAINES JAMAIS ÉCRITE SUR LA QUÊTE IDENTITAIRE.(\u2026) LE TANDEM MAÎTRISE CE TEXTE TEL DEUX VIRTUOSES DEVANT UNE PARTITION DE STRAVINSKI.IL FAUT ALLER VOIR CET HOSANNA.» \u2014 La Presse «COUREZ-Y\u2026 C'EST MAGNIFIQUE!» \u2014 Je l'ai vu à la radio, R-C \u201cBENOÎT BRIÈRE DELIVERS AN ASTONISHING PERFORMANCE AS HOSANNA.A TRANSCENDENT PRODUCTION ON EVERY LEVEL\u2026\u201d \u2014 The Gazette, Matt Radz «BENOÎT BRIÈRE EST GÉANT\u2026 NORMAND D'AMOUR, ABSOLUMENT FORMIDABLE!» \u2014 Le TVA 22h 3381930A JUSQU'AU 1er AVRIL C'est ma vie de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel traduction et adaptation de François Tassé François Papineau Markita Boies Louise Des Châtelets Paul Doucet Michel Dumont Annette Garant Marc Legault Frédéric Pierre Mélanie Roy Jennie-Anne Walker décor Louise Campeau costumes François Barbeau éclairages Claude Accolas conception vidéo Yves Labelle musique Christian /omas accessoires Normand Blais www.duceppe.com en collaboration avec « Faites-vous plaisir.Allez voir ça.C'est plus qu'une pièce de théâtre, c'est un manifeste pour le droit de mourir dans la dignité.» Le Grand Journal, TQS «\u2026une belle pièce\u2026François Papineau [\u2026] tellement expressif, tellement Pourquoi pas dimanche, Première Chaîne « Le spectacle [\u2026] veut provoquer le débat [\u2026] alors à ce niveau-là, c'est un Désautels, Première Chaîne « \u2026 les comédiens ont tous fait un boulot extraordinaire, François Papineau C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne vivant\u2026texte original, lucide, mordant\u2026 dix excellents comédiens\u2026 c'est une très bonne pièce\u2026 » spectacle parfaitement réussi.» le premier.C'est crédible d'un bout à l'autre, on est dans son drame, on est dans sa tête\u2026 » 3381048A MARC CASSIVI > CHRONIQUE Navets confits de Montréal Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca ontréal vient de perdre un important tournage de film américain au profit de Toronto.Jumper, dont le budget frôle les 100 millions, promettait la création de centaines d'emplois temporaires et des retombées économiques de plusieurs dizaines de millions pour la ville.Il s'agit d'une perte incontestable pour le milieu du cinéma, en particulier pour ses techniciens.Les tournages de blockbusters sont pour eux non seulement une source de revenus appréciable, mais un laboratoire de perfectionnement exceptionnel.Cela dit, il ne faudrait pas exagérer l'importance de la perte de Jumper, résultat d'un imbroglio syndical difficile à démêler.Il ne s'agit pas du premier déménagement d'untournage de 100 millions prévu chez nous vers d'autres cieux (qui sesouvient de Night at the Museum ?).Vancouver, en particulier, a profité plus souvent qu'à son tour, depuis 10 ans, des changements d'avis et d'humeurs des producteurs hollywoodiens vis-à-vis de Montréal.L'industrie des tournages de films étrangers, relativement jeune au Québec, a connu une croissance en dents de scie depuis la fin des années 90.Les années records ont suivi les années de vachesmaigres.La montée dudollar canadien, la concurrence des pays de l'Est et l'offre de crédits d'impôtsdanscertains États américains sont autant de facteurs qui ont défavorisé Montréal au cours des dernières années.Mais l'obtention d'un ou deux tournages importants peut complètement changer la donne dans cemarché pour le moins volatil.Il ne faudrait surtout pas exagérer, du reste, l'importance de la perte de Jumper d'un point de vue artistique.L'historique des tournages américains chez nous a démontré que lemariage entre Hollywood et Montréal n'était pas garant de qualité.Un film «prestigieux» comme The Aviator (pas le meilleur Scorsese) est l'exception qui confirme la règle.Onne voudrait pas préjuger de la qualité de Jumper, l'histoire d'un adolescent adepte de téléportation\u2014son réalisateur Doug Liman nous a tout de même donné Swingers\u2014, mais il reste que la plupart des productions américaines tournées cheznous aucours desdernièresannées (outre Confessions of a Dangerous Mind) avaient plus de chances de remporter un Navet confit qu'un Oscar doré.Quelques exemples: WHERETHEMONEYIS (2000) Paul Newman est un braqueur de banques septuagénaire dans ce suspense sans suspense où Montréal prend les traits de Portland.Une aventureinvraisemblable, sanshumour et sans intérêt, qui enfile les clichés à la vitesse d'un bolide de NASCAR.TAKINGLIVES (2004) Avec un grand souci d'exactitude, le cinéaste D.J.Caruso fait passer le Vieux-Québec pour le Vieux-Montréal et Olivier Martinez, Tcheky Karyo et Jean-Hugues Anglade pour des policiers montréalais.Tant qu'à tourner àMontréal.Ce thriller-somnifère tente aussi de nous faire passer Angelina Jolie pour Jennifer Aniston (pardon, ça c'est Doug Liman, le réalisateur de Jumper, dans Mr&Mrs Smith).GOTHIKA(2003) Halle Berry, fraîchement oscarisée, nous donne une idée des rôles insignifiants qui l'attendent dans ce film de genre signé Mathieu Kassovitz (La Haine).Une belle, très belle, coquille vide.THESECRETWINDOW (2004) Johnny Depp incarne un écrivain en panne d'inspiration, qui se fait accuser de plagiat par un John Torturro menaçant.Misery (également adapté de Stephen King), en nettement plus poche.«Unsuspense aux effets faciles et à la psychologie superficielle», selon mon collègue Luc Perreault.THESCORE (2000) Thriller sans saveur, éminemment oubliable, de Frank Oz (la voixde Miss Piggy).L'une des moins brillantes performances de Marlon Brando au grand écran (dans le rôle d'un obèse donnant la réplique à Robert De Niro, Ed Norton et Martin Drainville).Le récitalemérited'êtrecampéà Montréal, plutôt qu'à Pittsburgh, Boston ou Cincinnati.PLUTONASH(2002) Jacynthe René montre un bout de bobette dans cette triste comédie futuriste mettant en vedette Eddie Murphyen propriétaire de boîte de nuit lunaire.Crétin sur la Lune.Plutôt nul, oui.TIMELINE (2003) Les Laurentides ont accueilli les fausses ruines d'un châteaumédiéval français le temps du tournage de ce film d'aventures involontairement comique, avec Paul Walker en voyageur «spatiotemporel ».Les Visiteurs à la sauce hollywoodienne.«Timeline n'est pas unbonfilm», dixit Marc-André Lussier.THEDAYAFTERTOMORROW(2004) Le film-catastrophe de 2004 avait tout pour réussir au box-office: un budget de 125 millions, des effets spéciaux à couper le souffle et un méchant qui fait peur, en l'occurrence le réchauffement de la planète.Grâce à la morale peu subtile du plus hollywoodien des réalisateurs allemands, Roland Emmerich (Independence Day), il n'a pas raté son coup.Pour les Oscars, en revanche, on repassera.THESUMOFALLFEARS (2002) Le spectre d'une attaque nucléaire sur le territoire américain a retardé la sortie de ce film «sensible» après les événements du 11 septembre 2001.Il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.Ben Afflecket son personnagepeucrédible de Jack Ryanont quitté les écrans sans qu'on s'en aperçoive.EYEOFTHEBEHOLDER(2000) L'adaptationratéeduromande Marc Behm, par Stephen Elliott, avec Ewan Mc Gregor et Ashley Judd.Pour l'adaptation réussie, voir Mortelle randonnée de Claude Miller.THEBONECOLLECTOR (1999) Angelina Jolie donne la réplique àDenzel Washington dans ce suspense qui se termine en queue de poisson.On a fait grand cas, à l'époque, de la chanson que Mitsou avait composée spécifiquement pour le film.On l'entend, quelques secondes à peine, sur une radio en toile de fond.BATTLEFIELDEARTH (2000) Cette grosse baudruche ésotéricoscientifique a fait ungros flopauboxoffice.Tiré d'un roman de L.Ron Hubbard, fondateur de la très controversée Église de scientologie\u2014 dont la vedette John Travolta est l'un des plus illustres adeptes\u2014, Battlefield Earth «ne brille pas particulièrement par sa subtilité», dixit Luc Perreault. ARTS ET SPECTACLES ARCTIC MONKEYS Ouragan rock PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Consacré meilleur groupe rock de la planète avant même d'avoir lancé son premier album, le jeune quatuor britannique Arctic Monkeys a si bien joué la carte du marketing que son disque Whatever People Say I Am, That's What I'm Not a fracassé les records de ventes à sa sortie en Grande-Bretagne.Tout n'est cependant pas gagné pour le groupe, qui doit maintenant réussir à s'imposer en Amérique du Nord \u2014son album n'a pas encore fait mieux que la 24e position du palmarès Billboard.Samedi après-midi, Arctic Monkeys répète dans une salle de Cologne en vue d'un concert le soir même.Le guitariste Jamie Cook, l'aîné du groupe \u2014 il n'a que 20 ans.\u2014cherche un coin de la salle où les bruits de la batterie ne l'empêcheront pas trop d'entendre nos questions.« On a toujours un bon accueil lorsqu'on joue en Allemagne, dit-il d'une voix monotone empêtrée dans cet accent typique du nord de l'Angleterre.C'est notre troisième fois ici ».Il n'y a même pas un an, les quatre membres du groupe rock de la ville industrielle de Sheffield \u2014 le chanteur et guitariste Alex Turner, le bassiste Andy Nicholson, le batteur Matt Helders et Jamie\u2014 n'avaient jamais mis le pied hors de la Grande-Bretagne.En fait, il y a 10 mois exactement, Jamie Cook posait encore de la tuile dans des chantiers de construction.« Je n'aimais pas tellement l'école, dit-il.Travailleur en bâtiment, je faisais ça depuis trois ans et c'est probablement ce que je serais encore aujourd'hui si je ne faisais pas de la musique.J'ai laissé mon emploi lorsqu'on a signé un contrat de disques » avec le label Domino, qui a lancé la carrière de Franz Ferdinand.Qu'est-ce que Domino a vu en Arctic Monkeys pour vous mettre sous contrat aussi rapidement ?Ma question tombe à plat.Aucune idée, répond le guitariste.Come on, Jamie ! Réponds au moins que vos chansons sont meilleures que celles des autres groupes qui débutent.« C'est vrai que nous ne serions pas rendus loin si nous n'avions pas de bonnes chansons, réplique-t-il.C'est vrai qu'il y en a tellement de merdiques à la radio.Les chansons, faut-il le souligner, sont signées Alex Turner qui, sur disque, étale sa fougue de brillante manière.Le premier single, I Bet You Look Good on the Dancefloor, est parfaite, dans le ton comme dans la forme.Un rock qui fait sauter le bouchon tout en affichant une certaine nonchalance, des thèmes prolos de petite vie qu'on fuit à grandes gorgées d'ale, un je-m'en-foutisme porté en bannière jusque sur la pochette de leur disque montrant un quidam grillant une cigarette avec ce regard de morue pas fraîche qui ne peut qu'être celui d'un gaillard sortant d'un pub avec plus que la limite réglementaire d'alcool dans le sang.Petit à petit.Les quatre nouvelles stars se fréquentent depuis l'enfance.« On a acheté nos premières guitares en 2002, rappelle Cook.C'était juste pour déconner, au début.On jouait des covers, pour tuer le temps, vraiment.Puis, on est devenus meilleurs \u2014 on jouait en même temps.Lentement, on a commencé à écrire nos propres chansons », puis, dès 2003, à donner quelques concerts ici et là où on voulait bien d'eux.À chaque concert, de nouveaux fans.Le groupe a fait ses classes dans l'ombre, le buzz a véritablement commencé à prendre au début 2005.L'été dernier, la météo pop annonçait déjà un ouragan rock baptisé Arctic Monkeys.Selon le guitariste, c'est beaucoup plus le travail de fond (de pub du coin) qui a alimenté la rumeur que l'effet Internet, qu'il juge gonflé : « Les journalistes ont joué ça trop gros, déplore-t-il.L'histoire des fichiers qui ont été mis en ligne et téléchargés, tout ça a été grossi, beaucoup trop.Je te le dis, en réalité, personne d'entre nous s'est assis un jour pour planifier tout ça.On ne s'est pas dit : on met nos chansons sur le Web, et ça va marcher ».Le succès phénoménal d'Arctic Monkeys en Grande-Bretagne a cloué le bec à de nombreux détracteurs des réseaux P2P et du partage gratuit de la musique en ligne.En dépit l'impressionnant téléchargement de leurs chansons (difficile, voire impossible, à chiffrer) via leur site Internet \u2014bien avant que les Arctic Monkeys n'aient paraphé de contrat de disque \u2014, le groupe a réussi à écouler 363 735 exemplaires de son premier album, un nouveau record.Les hommages se sont aussitôt mis à pleuvoir.Récoltant les critiques élogieuses dans les plus influentes publications anglaises, Whatever You Think.a été nommé cinquième meilleur album british de tous les temps par le magasine NME.Au gala annuel dudit magazine, le groupe s'est sauvé avec les prix du meilleur nouveau groupe, meilleure chanson (I Bet You Look Good on the Dancefloor) et, surtout, meilleur groupe anglais, au nez et à la barbe de Franz Ferdinand, Bloc Party, Kaiser Chiefs (les grands favoris de la soirée) et Oasis.Dites, vous n'avez pas un peu l'impression d'avoir gagné à la loterie?«Non, pas vraiment, répond Jamie.On n'aurait pas à travailler autant si on avait gagné la loterie, non ?» .ARCTIC MONKEYS, au Spectrum mercredi le 22 mars ; artiste invité : The Spinto Band.«Personne d'entre nous s'est assis un jour pour planifier tout ça.On ne s'est pas dit: on met nos chansons sur le Web, et ça va marcher» PHOTO FOURNIE PAR DISQUES DOMINO Le groupe Arctic Monkeys a succédé à Franz Ferdinand comme nouvelle révélation du rock britannique.LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL 30 31 MARS 1 AVRIL 2006 C H O RÉG R A P H E : J I RÍ KYL I Á N V OYEZ D ES EXTR A ITS D U S P E CTA C L E A U SPECTACLES À PARTIR DE 30 $ VENDREDIS ÉTUDIANTS À 25 $ SPECTACLE : 20 H CAUSERIE : 19 H 3389887A SPECTACLES CLASSIQUE POLLACK HALL (Université Mc Gill).Radamisto (Handel).Atelier d'opéra de Mc Gill.Mise en scène : Jehan- François Boucher.Dir.musicale : Hank Knox à 19 h 30.REDPATH HALL (Université Mc Gill) Ensemble Caprice.Dir.Matthias Maute.Marie-Nathalie Lacoursière, danseuse.Le 18 mars, à 20 h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal et Sinfonia de Montréal.Dir.Louis Lavigueur.Le Sacre du printemps (Stravinsky), Symphonie no 1 (Mahler).Le 18 mars, à 20 h.SALLE WILFRID-PELLETIER (Place des Arts) La Clemenza di Tito (Mozart).Opéra de Montréal.Frédéric Antoun, ténor, Emma Bell, soprano, Monica Groop, mezzo-soprano.Les Violons du Roy.20 h. en collaboration avec Du 4 au 15 avril 2006 présente 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (514) 376-TOHU 1 888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca Âge recommandé : 7 ans et plus TTaarriiffss :: 2255, ,5500$$ 3300$$ 1122aannsseettmmooiinnss::1155, ,5500$$ 2244$$ UNE PRODUCTION D' Un sspeccttacclle iinssolliitte, , abssurrde, , ttottallementt déssopiillantt !! TOURNAI «Avec un scénario parfait et une mise en scène impeccable, HAHAHA concilie àmerveille le rire, la poésie, l'exploit physique et l'émotion.» LE NOUVEL OBSERVATEUR, France 3386516A 16, 17 ET 18 MARS SUPPLÉMENTAIRES: 21-22 AVRIL BILLETTERIE : (514) 871-2224 (SANS FRAIS) 1-866-844-2172 ADMISSION : (514) 790-1245 COMPLET PIANO HERITAGE INC.3389873A N I G H T Une production extravagante mise en scène par RENÉ SIMARD Au Théâtre St-Denis Dès le 27 avril ACHATS TÉLÉPHONIQUES: (514) 790-1111 1 800 848-1594 ACHATS EN LIGNE: www.tel-spec.com Étourdissant ! Exubérant à souhait ! Du jamais vu, je vous le jure.Jean Beaunoyer - La Presse 3390332A 25 anniversaire 2005-2006 Délices SAISON DE Une Les Plaisirs champêtres Les Plaisirs champêtres, La Fantaisie, Les Caractères de la Danse et Les Élémens de Jean-Féry Rebel.À la découverte du ballet baroque Chef invité : Daniel Cuiller (France) 24 et 25 mars 2006 à 20h à la salle Redpath de l'Université Mc Gill 26 mars 2006 à 14h au Centre Cannadien d'Architecture Autour du pianoforte OEuvres de Joseph Haydn, Pieter van Maldere et W.A.Mozart Concert de clôture du 25e anniversaire Soliste invité : Tom Beghin, pianoforte Chef invité : Jaap ter Linden (Pays-Bas) 26, 27 et 28 mai 2006 BILLETS à partir de 15$ (514) 355-1825 Commanditaires principaux CLAIRE GUIMOND, DIRECTRICE ARTISTIQUE EDGAR FRUITIER, PORTE-PAROLE 3370913A ARTS ET SPECTACLES MAGALIE Se sentir de taille ALAIN BRUNET Le premier extrait de l'album de Magalie sera Je ne suis qu'une chanson, classique québécois de Diane Juster popularisé naguère par Ginette Reno, à peu près inconnu en Europe francophone.Sa nouvelle interprète française, cependant, a déjà fait l'événement chez les cousins.Assumant pleinement ses formes généreuses, cette chanteuse de puissance est l'élue de la plus récente promotion de la Star Academy française.Cette cinquième édition de la Star Ac fut le théâtre d'une victoire aussi éclatante qu'inattendue : celle du public ayant choisi Magalie.contre l'avis de ses professeurs ! Et celui d'une minorité des téléspectateurs de la célèbre émission de téléréalité qui n'ont pas hésité à la renommer Magaloche.« Je vais souvent sur Internet, mes fans s'y expriment et sont vraiment adorables tandis que d'autres profèrent des insultes à mon endroit.Ils estiment que je ne méritais pas la victoire parce que je n'ai pas le physique d'une gagnante.Mais il faut aussi savoir que le public n'est pas non plus parfait.Que chacun d'entre nous a sa différence.Moi, j'ai la mienne et c'est tant mieux ! » Issue d'une famille modeste de la région parisienne, Magalie Bonneau, 19 ans, n'a pas le sentiment d'être un accident de parcours à la téléréalité.« Le public sait ce qu'il fait lorsqu'il vote.On ne peut faire gagner quelqu'un sur un coup de tête.Et c'est quand même important, la Star Academy ! On y gagne un million d'euros à la clef en plus des fonds nécessaires à la production d'un premier album.Les gens ont voté pour moi parce qu'ils croyaient que j'avais un vrai talent artistique », tranche la chanteuse, interviewée lors d'un récent séjour à Montréal.Pourquoi Montréal ?Parce que Rick Allison, qui fut le compagnon, compositeur et producteur de Lara Fabian, a eu le mandat de réaliser ce premier album de Magalie, dont la sortie française sur l'étiquette Mercury (Universal) est prévue le 3 avril \u2014 et l'automne prochain au Québec.L'équipe de production est donc essentiellement québécoise (Marc Bonneau à la batterie, Rémi Malo à la basse, Marco Tessier aux claviers, etc.), mais les cordes ont toutefois été enregistrées à Londres et le mixage à Los Angeles.Ce qui explique la présence hivernale de la grande gagnante de la Star Ac française aux studios de l'Espace Dell'Arte, propriété de Rick Allison.« Venir au Québec, lance la jeune chanteuse, c'était un rêve.Je suis une inconditionnelle de Céline Dion, une de mes deux références absolues, l'autre étant Édith Piaf.Mais je ne veux être aucune des deux, je veux être Magalie.» Un message clair Présent lors de l'interview, Rick Allison fournit quelques éléments supplémentaires pour comprendre le phénomène.« C'est vrai que la Star Academy a tendance à dégager des formats vendables de chanteuses glamour, stéréotypées.Magalie, elle, n'avait pas le profil.Du côté de la production, on voyait d'un bon oeil qu'elle y soit sélectionnée car elle chante vachement bien mais.jamais n'avait-on envisagé que le public la choisirait au bout du compte.» Magalie, en fait, était de ces candidates qu'on sélectionne pour faire plus vrai, plus touchant.et qu'on destine à une élimination rapide.« Le public, pense son réalisateur, a envoyé un message clair à la Star Ac : on ne tolère plus nécessairement les favoris de la production, on ne veut plus nécessairement des stéréotypes.Voilà donc la réaction massive d'un public a qui on a donné le droit de choisir.Et puisque les gens paient quelques sous chaque fois qu'ils votent, ils ne se gênent plus pour choisir.C'est la maturité acquise d'un public interactif.» Rick Allison ne voit donc pas dans cet événement l'insolence du public français.« L'insolence, pour ma part, elle est plutôt venue de la production.À Magalie, les professeurs de la Star Ac ont rendu la tâche difficile.Il l'ont fait danser, lui ont imposé des chorégraphies où elle devait être portée ! En demi-finale, ils lui ont fait chanter Dancing Queen d'Abba, plutôt que de lui proposer une chanson pour une grande voix.Les professeurs n'ont pas non plus aidé leur cause en critiquant le vote du public.Ce dernier l'a mal pris.» Public de taille, d'ailleurs : les soirs de demi-finales, on pouvait compter plus de deux millions de téléspectateurs à cette fameuse émission dont la moyenne des cotes d'écoute en France frôle les huit millions.Après quelques semaines, Magalie a dû s'habituer à encaisser les critiques implacables de certains profs de la Star Ac.Un mouvement de sympathie s'est alors déclenché.Six fois d'affilée, elle a été soumise au vote des téléspectateurs, six fois elle en est sortie plébiscitée.À la grande finale, elle récoltait 57% des votes devant plus de 11 millions de téléspectateurs.Nul besoin d'ajouer que la presse écrite en a fait ses choux gras : « Revanche du peuple » pour l'hebdomadaire Marianne ; « Princesse des mal-aimés » pour le quotidien Le Monde ; « La plus forte » pour Libération et ainsi de suite.Magalie a accepté ce statut, sans remettre en question son talent pour autant.Et les autres candidats de sa promotion ?Jaloux ?« Peut-être quand j'ai gagné, répond Magalie, j'ai senti que certains avaient du mal à accepter la décision.Maintenant, je crois que c'est chose faite.Heureusement, car nous allons passer ensemble trois mois et demi en tournée ! » Consciente du caractère éphémère de ce métier, Magalie Vaé (son nouveau nom d'artiste) est néanmoins convaincue de faire le poids.« Comme on nous l'a appris à la Star Academy, on ne peut durer qu'avec le travail.Rien n'est acquis.Mais je continuerai à chanter quoi qu'il arrive, c'est ma passion.S'il me faut exercer un autre métier (j'aimerais être éducatrice en garderie), je continuerai à chanter les week-ends.» Avec un tel soutien populaire, peu probable que cela se produise de sitôt.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Magalie, la grande gagnante de la plus récente promotion de la Star Ac française.N I G H T Une production extravagante mise en scène par RENÉ SIMARD Au Théâtre St-Denis Dès le 27 avril ACHATS TÉLÉPHONIQUES: (514) 790-1111 1 800 848-1594 ACHATS EN LIGNE: www.tel-spec.com Fièvre contagieuse ! On a à peine le temps de respirer.Linda Tremblay - Rock Détente 3390326A 3389808A ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Musique française: trois sommets CLAUDE GINGRAS La musique française de chambre fait un retour au répertoire depuis quelques années, particulièrement la musique de ce qu'on appelle le tournant du siècle, c'est-à-dire celle des périodes précédant et suivant l'année 1900.Trois disques récents s'inscrivent dans ce mouvement.Comme les trois sont d'égale valeur quant au programme et à sa réalisation, voyons d'abord le plus original : celui du Trio Hochelaga (piano, violon et violoncelle), qui marque le début d'une intégrale de la musique de chambre de Théodore Dubois, l'auteur des fameuses Sept Paroles du Christ, également connu comme organiste et théoricien.Ce premier disque contient les premier et deuxième Trios, respectivement de 1904 et 1911, et dont il ne semble exister aucun autre enregistrement.Chaque trio contient quatre mouvements.Dubois nous donne donc ici huit morceaux d'une écriture brillante, originale même, et tous bien caractérisés.Ainsi, le finale fugué du premier Trio et, au deuxième Trio, un deuxième mouvement plein d'humour suivi d'un Adagio extrêmement senti.Le disque est complété par trois pièces courtes et charmantes : Promenade sentimentale, Canon et Cantilène.Le Hochelaga (qui jouait le premier Trio à Lanaudière l'été dernier) apporte à cette musique une affection évidente, un enthousiasme communicatif et une exemplaire préparation technique, et la prise de son est claire et présente.Une véritable découverte à faire.Ernest Chausson figure sur les deux autres disques, avec respectivement Fauré et Ravel.Le premier disque nous vient du jeune Quatuor Schumann, de Suisse (piano, violon, alto et violoncelle), et contient l'unique quatuor de Chausson destiné à cette formation (la majeur, op.30, 1897) et le premier des deux Quatuors de Fauré (do mineur, op.15, 1883).Ici encore, une totale réussite.Ensemble techniquement de tout premier plan, le Schumann se donne entièrement à ces oeuvres, ne craignant pas l'emphase qui les caractérise, s'y abandonnant même, comme dans les interprétations d'une autre époque.Le troisième disque groupe, comme le premier, des oeuvres pour piano, violon et violoncelle, jouées non pas par un trio autonome mais par le pianiste Pascal Rogé et deux jeunes Japonaises aux cordes.Le contenu : l'unique Trio de Ravel (la mineur, 1914) et l'unique Trio de Chausson (sol mineur, op.3, 1882).Véritable meneur de jeu, Rogé entraîne ses deux partenaires orientales dans son enthousiasme et les amène à jouer cette musique française dans le style exact, avec une passion dévorante dans Chausson, voire de nouveaux raffinements dans Ravel.DUBOIS.Trio Hochelaga.ATMA, ACD2 2362 CHAUSSON, FAURÉ.Quatuor Schumann.Aeon, AECD 0540 CHAUSSON, RAVEL.Rogé, Kobayashi, Hasegawa.Onyx, 4008 ARTS ET SPECTACLES LA SÉRIE CONCERTS CENTRE-VILLE Présentée par Renseignements \u203a 514.982.6038 \u203a imusici.com Régulier 33$ Aîné 29$ Étudiant 15$ Commanditaire de la saison 2005-2006 Le Voleur de Menotti Le mercredi 22 mars 2006, 20h, Théâtre Maisonneuve, Place des Arts Pour une troisième saison, Yuli Turovsky et ses Musici vous invitent à l'opéra ! Gian Carlo Menotti: The Old Maid and the Thief.Karin Côté (Laetitia) et Marie-Josée Lord (Miss Pinkerton), sopranos Geneviève Couillard-Després (Miss Todd), mezzo-soprano Étienne Dupuis (Bob), baryton Concert présenté par Invitée spéciale : Kim Yaroshevskaya 3389831A chanson jazz théâtre variétés humour Bïa SAINT-EUSTACHE :: 31 mars et 1er avril Dany Bédar LAVAL :: 26 mars Patrick Norman SAINTE-GENEVIÈVE :: 7 avril Gino Quilico VALLEYFIELD :: 1 avril Tous les garçons toutes les filles Pépé, Daniel Grenier, Philippe B, Yves Marchand et Dany Placard SAINTE-THÉRÈSE :: 31 mars Steeve Diamond LAVAL :: 6 avril SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 7 avril Anne Roumanoff SAINT-HYACINTHE :: 2 avril Jean-Thomas Jobin SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 26 mars Susie Arioli Band featuring Jordan Officer SOREL-TRACY :: 31 mars Une Lune entre deux maisons De Suzanne Lebeau (Théâtre de 3 à 6 ans) LONGUEUIL :: 2 avril Angèle Dubeau MONT-LAURIER :: 6 avril SAINTE-THÉRÈSE :: 14 avril Marie-Andrée Ostiguy SAINTE-GENEVIÈVE :: 4 avril Lentement la beauté Théâtre Niveau Parking MONT-LAURIER :: 31 mars On nourrit d'étranges pensées www.peutch.ch SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU :: 25 mars Alain Choquette MONT-LAURIER :: 9 avril BELOEIL Centre culturel de Beloeil (450) 464-4772 www.diffusionscoulisse.ca CHÂTEAUGUAY Salle Jean-Pierre-Houde (450) 698-3100 www.ville.chateauguay.qc.ca GATINEAU Salle Jean-Despréz/ La Basoche (819) 595-7455 www.ville.gatineau.qc.ca JOLIETTE Centre culturel de Joliette (450) 759-6202 www.ccultjoliette.qc.ca L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland (450) 589-9198, poste 5 www.hector-charland.com LAVAL La Maison des arts de Laval (450) 667-2040 www.ville.laval.qc.ca Salle André-Mathieu (450) 667-2040 www.salleandremathieu.com LONGUEUIL Théâtre de la Ville (450) 670-1616 www.theatredelaville.qc.ca MANIWAKI Salle Gilles Carle (819) 449-1651 MONT-LAURIER Muni Spec Mont-Laurier (819) 623-1833 www.journallechoix.qc.ca/sortir.htm MONT-TREMBLANT Scène-Art (819) 681-6428 www.scene-art.com SAINT-EUSTACHE Centre d'art La petite église (450) 974-2787 www.lapetiteeglise.com SAINT-HYACINTHE Centre des arts Juliette-Lassonde (450) 778-3388 www.centredesarts.ca SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean 1 888 443-3949 www.spec.qc.ca SAINT-JÉRÔME En Scène (450) 432-0660 www.enscene.ca SAINTE-GENEVIÈVE Salle Pauline-Julien (514) 626-1616 www.pauline-julien.com SAINTE-THÉRÈSE Théâtre Lionel-Groulx (450) 434-4006 www.theatrelg.com SOREL-TRACY Azimut diffusion (450) 743-2785 www.azimutdiffusion.com TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne (450) 492-4777 www.theatreduvieuxterrebonne.com VALLEYFIELD Salle Albert-Dumouchel (450) 373-5794 1 800 842-5794 www.valspec.qc.ca Réseau Scènes regroupe 20 diffuseurs de spectacles professionnels et s'intéresse à toutes les disciplines des arts de la scène.jeune public musique classique Culture Communications Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes 3390322A PHOTO FOURNIE PAR ALAIN SACREZ «Les gens pensent qu'ils n'ont pas de choix dans la vie, que seuls les artistes peuvent choisir leur propre voie.C'est complètement faux», soutient Hawksley Workman.HAWKSLEY WORKMAN Hymne à la beauté du monde ALEXANDRE VIGNEAULT Magnifique, brillant, magique, Hawksley Workman ne tarit pas d'éloges envers.son plus récent disque, A Treeful of Starling.Il ne se prend pas pour une bouteille de 7 Up vide, pour reprendre l'expression employée par un collègue et qui a fait école dans la salle de rédaction de La Presse.Tête enflée, Hawksley Workman ?Peut-être bien.Mais il faut avouer qu'il possède un talent à peu près à la mesure de la haute opinion qu'il a de lui-même.Cet Ontarien francophile \u2014 il aime la France et la France l'aime\u2014 ne se fond pas aisément dans la masse.Ses deux premiers disques possédaient un côté théâtral et entier qu'on décrit souvent en parlant d'esprit « cabaret ».Son troisième, Lover/Fighter proposait un rock fort accessible, mais d'un lyrisme, d'un magnétisme et d'une intensité rares.Son petit dernier, concocté en cinq jours dans l'ancienne école de campagne qui lui sert de maison et de studio, allie ambiance intime et interprétation habitée.Il y a trois ans, lorsqu'il a lancé Lover/Fighter, Hawksley Workman était tout à fait conscient qu'il venait de faire un disque au fort potentiel commercial.Il avait bien vu, puisque ce fut son plus gros succès en carrière.Ce qui ne veut pas dire qu'il en a vendu des millions.Il est donc tentant de conclure, lorsqu'on l'entend chanter Goodbye to Radio sur son dernier disque, qu'il a volontairement tourné le dos au show-business.« J'ai volontairement fait un bon album, mais je ne pourrais pas dire si j'ai volontairement fait un disque moins commercial, précise-t-il.Pour être considéré commercial aujourd'hui, tu dois entrer dans un format très précis et ce format est à la fois étrange et compliqué à atteindre.Je voulais seulement faire un disque qui soit brillant et dont je serais fier sans égard à son potentiel commercial.» L'impact de ce genre de considérations se révèle nul, de toute façon, sur le prolifique auteur-compositeur ontarien lorsque vient le temps de composer.Hawksley Workman, ce n'est un secret pour personne, aime travailler seul, parce que ça lui permet d'aller plus vite.« J'ai fait A Treeful of Starling en cinq jours, dit-il.Si je l'avais enregistré avec un groupe, ç'aurait pris cinq semaine, juste parce que ça prend de la diplomatie pour dire à un collaborateur que tu n'aimes pas ce qu'il joue.» A Treeful of Starling serait donc le troisième disque qu'il a écrit et enregistré depuis la sortie de Lover/ Fighter.S'il l'a choisi parmi les autres, c'est qu'il ressortait du lot.et qu'il estimait que son propos constituait une prise de position nécessaire à ce moment-ci.Plus ou moins poétiquement, ces nouvelles chansons traduisent une vive inquiétude face à l'avenir du monde.On sent l'artiste à la recherche d'une chose qui puisse combler et rassurer durablement.« On vit des temps difficiles, dans une économie qui commence à mourir.Les empires se transforment et on refuse de l'admettre.Lorsqu'on va atteindre le point où on ne pourra plus le nier, tout ce qui nous restera, ce sera la famille, la simplicité, l'amour.Ce n'est pas très cool de chanter ces choses-là, ce l'est bien plus de chanter la destruction, mais je crois que c'était la chose responsable à faire, dit-il.Ce n'est pas que je croie que le monde avait besoin de moi pour le dire, mais c'est la vérité indéniable de ce que je ressens.» Et lorsqu'on met l'oreille à sa chanson You And the Candles, on a presque l'impression qu'il souhaite ce déclin de l'empire américain.« On ne changera pas sans y être obligé.L'intelligence humaine, c'est ça, ironise-t-il.Il y a deux ans, lorsqu'il y a eu la grande panne d'électricité, il y avait une espèce de joie dans l'air, même si les gens n'avaient ni air climatisé ni lumière.Il y avait une espèce de sens de la communauté.Une fois le courant rétabli, tout ça a disparu.La vie va trop vite, si vite qu'on a du mal à la vivre.» Bien que le sous texte \u2014et parfois aussi le texte\u2014de A Treeful of Starling soit sombre, Hawksley Workman met l'accent sur la beauté.« C'est ma façon de voir le monde, dit-il.Je suis idéaliste, mais l'intérieur de moi est très sombre et je le garde pour moi.En faisant de la musique, c'est un peu comme si je tentais de me convaincre de la beauté qu'il y a dans ce monde.» .HAWKSLEY WORKMAN, ce soir 20 h, au Théâtre Outremont «Je voulais seulement faire un disque qui soit brillant et dont je serais fier sans égard à son potentiel commercial.» Photo : Tristan Jeanne-Valès Agence Enguerand RÉSERVEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT 514 842.2112 1 866 842.2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790.1245 ITALIE COMPAGNIA CATERINA SAGNA DIRECTION ARTISTIQUE : CATERINA SAGNA La chorégraphe vénitienne égratigne, sans états d'âme, l'acte de création.Elle tourne en dérision le discours pompeux entourant l'art chorégraphique.Il reste alors une danse-théâtre épurée, incarnée prodigieusement par des interprètes complices d'une mascarade caustique et décalée.RELATION PUBLIQUE 22 AU 25 MARS 2006 TARIFS 28 $ (adulte) 24 $ (25 ans et moins) par spectacle, taxes et redevances incluses 3374137A P I ERRE- LAPORTE au profit du programme musique classique ÉCOLE SECONDAIRE PIERRE-LAPORTE AU PROGRAMME: 180 choristes 5 Prix d'Europe ARTISTE INVITÉ: ALAIN LEFÈVRE, pianiste CONCERT BÉNÉFICE Pour informations et réservations : Mme CHANTAL MICHEL (514) 739-6311, poste 6144 Dimanche 26 mars 2006 à 16 h Salle Claude-Champagne (220, av.Vincent-D'Indy) Adulte: 40$ Étudiant: 25$ © Pierre Manning shootstudio.ca ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Anthologie Jolivet Pour le centenaire de la naissance d'André Jolivet, Accord a regroupé en coffret de deux compacts des enregistrements d'oeuvres du compositeur réalisés entre 1955 et 1971.On y retrouve, par exemple, le Concerto pour Ondes Martenot joué par Ginette Martenot, soeur de l'inventeur du petit instrument électronique, et le Concerto pour harpe avec la légendaire Lily Laskine.Bartok à Birmingham Laurent Korcia joue le deuxième Concerto pour violon de Bartok avec le City of Birmingham Symphony Orchestra, dir.Sakari Oramo, chez Naïve.Du même compositeur, il ajoute la Sonate pour violon seul, la première Sonate pour violon et piano avec Jean-Efflam Bavouzet, et se joint à celui-ci et au clarinettiste Michel Portal pour les Contrasts.Intégrale Hubay Hagai Shaham \u2014aucune parenté avec Gil, également violoniste \u2014 complète chez Hyperion son intégrale des quatre Concertos du compositeur et violoniste hongrois Jenö Hubay, avec Martyn Brabbins et le BBC Scottish Symphony Orchestra.Le premier disque groupait les Concertos nos 3 et 4.Le nouveau contient les Concertos nos 1 et 2.Mahler I et IV Hänssler sort une nouvelle version de la première Symphonie de Mahler rétablissant le mouvement Blumine pourtant rejeté par le compositeur.Avec Sir Roger Norrington et l'Orchestre de la Radio de Stuttgart, un live de 2004.Par ailleurs, de Deutsche Grammophon, c'est une nouvelle version de la 4e Symphonie, par Claudio Abbado et l'Orchestre Philharmonique de Berlin, avec Renée Fleming dans le solo vocal du dernier mouvement.Cette fois, un live de 2005.Pour violon seul Diego Tosi joue chez Solstice un programme entier pour violon seul.Parmi les compositeurs : Berio, Boulez, Chizy, Ballif, Xenakis.Pour sa part, Gidon Kremer vient de réenregistrer les six Sonates et Partitas de Bach, cette fois chez ECM New Series.Enfin, la jeune violoniste lettone Baiba Skride, entendue à Lanaudière en 2003, joue la deuxième Partita de Bach, la première Sonate de Ysaye et celle de Bartok chez Sony.britten une présentation de en collaboration avec et THOMAS MACLEAY LE PROLOGUE j CHARLOTTE CORWIN / ALLISONANGELO LA GOUVERNANTE j CLAIRE PASCOT MILES j PASCALE BEAUDIN FLORA j BEVERLYMcARTHUR MRS.GROSE j JULIE DAOUST / MARIANNE FISET MISS JESSEL j ANTONIO FIGUEROA QUINT j ORCHESTRE DE L'OPÉRA DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARIE ZEITOUNI j MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR j PIERRE-ÉTIENNE LOCAS DÉCORS j JULIE BOURBONNAIS COSTUMES j DAVID-ALEXANDRE CHABOT ÉCLAIRAGES BILLETS À PARTIR DE 30 $ \" PRIX SPÉCIAUX POUR LES 18-30 ANS \" www.operademontreal.com BILLETS \"\"\" ODM 514.985.2258 \" MONUMENT-NATIONAL 514.871.2224 \"\"\" 1er_3_5_7_9 AVRIL 2006 À 20H PREMIÈRE MISE EN SCÈNE À L'OPÉRA DE RENÉ RICHARD CYR 3369889A N I G H T Une production extravagante mise en scène par RENÉ SIMARD Au Théâtre St-Denis Dès le 27 avril ACHATS TÉLÉPHONIQUES: (514) 790-1111 1 800 848-1594 ACHATS EN LIGNE: www.tel-spec.com Des costumes éclatés et sexy, des voix endiablées, des chorégraphies qui transpirent la sensualité.Valérie Gamache - TVA 3390323A 3389995A . ARTS ET SPECTACLES THE LORD OF THE RINGS SUR SCÈNE Des Hobbits et des hommes pour un travail de titan SONIA SARFATI TORONTO \u2014 « Quand on pense au théâtre commercial d'aujourd'hui, on pense à The Producers ou à The Full Monty.Les gens connaissent ces productions et leur approche du théâtre.Ce sont ces gens-là qui regardent notre projet avec ironie et sarcasme.Sauf que ce n'est pas l'approche que nous avons adoptée, car ce n'est pas une approche pour Tolkien.Notre travail est plus organique, plus âpre, plus viscéral.Une approche plus rugueuse du théâtre.» Il suffit d'une simple remarque dénotant un scepticisme \u2014 de bon aloi, non ?\u2014 pour que Kevin Wallace, producteur britannique du mégaspectacle The Lord of the Rings, dont la première mondiale se fera jeudi au Princess of Wales Theatre de Toronto après sept semaines d'avantpremières, monte au front, et pare même les coups.Ce projet sur lequel il travaille depuis cinq ans, il y croit.« Shakespeare a raconté l'histoire de l'Angleterre sur les planches.Bien avant lui, Sophocle, Eschyle et Euripide ont mis sur scène ces tragédies grecques plus grandes que nature.Aujourd'hui, à cause des caméras et de la télévision, on doute du pouvoir du théâtre.Laissez place à votre imagination ! » s'exclame-t-il en faisant valoir que, pour cette production, son équipe est retournée à « la tradition dont le théâtre est issu ».Un discours senti, grâce auquel il est parvenu à amener à ses côtés les plus improbables créateurs.Ceux que l'on n'aurait jamais imaginés là.Parmi ceux-ci, le metteur en scène britannique Matthew Warchus, connu dans le milieu du théâtre contemporain plus que dans celui de la comédie musicale à la Andrew Lloyd Webber \u2014ce que n'est pas The Lord of the Rings, ne serait-ce que parce que les dialogues constituent la moitié du spectacle, l'autre moitié étant composée de chansons et de scènes accompagnées de musique.Puis, au-delà de cela, il y a l'approche.Encore et toujours.« Quand Kevin m'a approché, j'ai refusé.À plusieurs reprises.Je savais que si j'embarquais dans ce projet, je faisais une croix sur tout le reste pour plusieurs années.Puis, j'ai réalisé que ce tout le reste pouvait se trouver dans The Lord of the Rings : je pouvais y intégrer tout ce que j'aime, de grands acteurs, de formidables pièces musicales, des marionnettes, des projections, des effets visuels, des illusions, de la danse, des numéros acrobatiques.» Peut-on ajouter « etc.» à telle liste ?Probablement.Dans un premier temps, donc, il s'est attelé à l'adaptation des romans \u2014 ils sont le matériel de base de la production, et non les films de Peter Jackson \u2014 en compagnie de Shaun Mc Kenna, qui travaillait là-dessus depuis deux ans et demi.« Je suis celui qui est sur le projet depuis le plus longtemps », notait ce dernier en entrevue en décembre.Il n'a pas utilisé d'extraits des livres mais leur esprit, oui.Et quelques phrases, ici et là.« La langue de Tolkien est poétique.Il fallait la simplifier pour la rendre parlable », souligne- t-il.Et puis faire des choix.Résumer.Synthétiser.En restant clair.Et fidèle.Pour ce qui est de la musique, Kevin Wallace et Matthew Warchus ne voulaient pas un son hollywoodien.« Nous voulions le son de la Terre du Milieu, rien de moins », note le metteur en scène.Pour cela, ils ont approché l'orchestrateur Chris Nightingale.« Ma première réaction ?Mauvaise idée », pouffe le superviseur musical de la production.Il a ensuite relu les romans, vu leur richesse en musique, en cultures.« Le défi était trop énorme pour que je le refuse.» Le compositeur indien A.R.Rahman et le groupe finlandais Värttinä ont ainsi été recrutés.« Les musiques indienne et scandinave sont très éloignées l'une de l'autre et il fallait ce mélange pour créer quelque chose d'unique et de nouveau », affirme Janne Lappalainen, le compositeur de Värttinä.Et pendant que tous ces gens créaient sons et images, Matthew Warchus se concentrait\u2014aussi \u2014 sur un des problèmes de taille de la production.qui en est un, justement, de taille.Pas de tournage sur écran vert pour la scène.Pas de manipulations par ordinateur.Or, des Hobbits aux Orques en passant par les hommes, The Lord of the Rings se décline du tout petit au très grand.« Pour les Hobbits, j'ai engagé des acteurs qui mesuraient 1,68 m ou moins et pour les humains et les Elfes, 1,83 m ou plus.Et, selon l'espèce qu'ils représentent, les comédiens sont chaussés de plateformes de 10 à 23 cm d'épaisseur », explique le metteur en scène.D'accord, on ne passe pas du simple au double en terme de hauteur, mais « l'impact visuel fait en sorte que ce soit crédible ».« La scène, conclut-il, fait appel à l'imagination.C'est grâce à elle que les spectateurs complètent la proposition suggérée.» Et en cela, il veut faire confiance au public.Lui a maintenant rempli son rôle \u2014 et mené sa quête à terme.Les frais de voyage de ce reportage ont été payés par Mirvish Productions PHOTO MANUEL HARLAN, FOURNIE PAR ERO ONLINE Les Hobbits Merry et Pippin (Dylan Roberts et Owen Sharpe) encerclés par les Ents dans la forêt de Fangorn.Dans la peau de Gollum SONIA SARFATI TORONTO \u2014 « Fais la voix ! Fais la voix de Gollum ! » Combien de fois a-t-il entendu cette demande Michael Therriault depuis qu'il a décroché le rôle du Hobbit déchu qui guide \u2014 et trahit\u2014 Frodon en route pour Mordor ! « J'ai essayé de la leur donner, cette voix.jusqu'à ce que je me rende compte que, pour la trouver, la vraie, la mienne, je devais trouver le personnage et non imiter Andy Serkis \u2014 puisque c'est lui que les gens s'attendaient à entendre », explique l'acteur canadien que l'on vient de voir dans la mini-série The Tommy Douglas Story, diffusée à la CBC.C'est que, obsédé par cette voix et par la gestuelle du personnage, Michael Therriault restait en superficie de Gollum.Sa manière de parler.Sa manière de bouger.Mais sa nature profonde ?Ses tourments ?Son essence ?« Il fallait que ce soit moi, et non une imitation.Il fallait que ça vienne de là », dit-il en se frappant le coeur.Au départ, « comme tous les hommes de petite taille », il avait auditionné pour le rôle de Frodon.Mais Matthew Warchus a vu un Gollum en lui.Dans un premier temps, ça lui a fait un peu peur.« C'est un personnage compliqué.Heureusement, nous avons eu du temps.» Car il y avait là le défi \u2014 aussi excitant qu'angoissant \u2014 de la totale création : « La plupart des gros spectacles qui viennent au Canada ont été créés ailleurs.Les choses ont été bloquées, placées par d'autres et on ne peut généralement pas les changer.Là, nous avons été encouragés à explorer, quitte à nous tromper et à chercher encore.» Et il a trouvé.Il suffit de le voir esquisser quelques gestes durant l'entrevue pour voir qu'il y a du Gollum dans ce jeune homme.Et, oui, c'est un compliment.Obsédé par cette voix et par la gestuelle du personnage, Michael Therriault restait en superficie de Gollum.Sa manière de parler.Sa manière de bouger.3385519A Où : Princess of Wales Theatre de Toronto.Coût de la production : 27 millions $, ce qui en fait la plus coûteuse des productions du genre jamais montées en Amérique du Nord.Durée du spectacle : 3 h 30 - comprenant deux entractes -pour «résumer» quelque1200pages de texte.Représentations : Elles ont commencé le 4 février, après trois mois de répétitions, et se poursuivront au moins pendant neuf mois.La première mondiale aura lieu le 23 mars.Les répétitions de la production londonienne s'amorceront en novembre et les représentations, en mars 2007.Vente des billets : Depuis le 15 mai, il s'est vendu pour 15 millions $ de billets valant entre 90$ et 160 $.Sur scène : 55 comédiens, chanteurs, danseurs jouant sur trois plateformes et 16 ascenseurs ; et dans la fosse d'orchestre, 18 musiciens.Texte : Shaun Mc Kenna (qui a commencé à travailler à l'adaptation en 1999) et Matthew Warchus (qui est arrivé dans le projet en 2002) ont écrit une quarantaine de versions.Musique : Composée par le groupe finlandais Värttinä et le compositeur indien A.R.Rahman.Chansons : Il n'y en a que 14, «imposées» par le récit.Entre elles, des dialogues et des scènes accompagnées de musique, mais pas de numéros musicaux à la manière des comédies musicales traditionnelles.THE LORD OF THE RINGS EN CHIFFRES ARTS ET SPECTACLES 5 QUESTIONS À.CLASSIQUE Fidèles insomnies Alain Lefèvre FFFF Analekta Touchantes mélodies La force d'Alain Lefèvre, le compositeur, réside dans ses mélodies et thèmes qui nous restent en tête, et cette couleur mélancolique et romantique évocatrice qui relègue la joie de vivre derrière la tristesse et les blessures qu'on devine.Là, sa musique est vraie, touchante, sans prétention, comme l'est l'homme derrière le piano.Fidèles insomnies présente 11 pièces, dont neuf inédites, car Un ange passe et Lylatov, sont reprises dans un arrangement pour piano et quatuor à cordes et se marieraient très bien à quelque trame sonore de film.Même douceur d'atmosphère, en plus sombre, dans Orphelin qui rappelle Satie.Dans Comme en famille !, qui aurait pu être le thème d'un téléroman «radio-canadien » tant il évoque un indicible souvenir., on pense, sans vouloir comparer, à André Gagnon mais en plus étoffé.Les trois préludes (Vingt ans, Petite Mère, La Callas) sont, avec Anemos (le vent) parmi ses oeuvres les plus achevées, descriptives, élaborées, plus complexes aussi, dans les rythmes et les modulations.Et la pièce éponyme, avec sa ritournelle insistante, rappelle que c'est grâce aux nuits blanches de l'auteur que ces musiques ont vu le jour.Mais je ne parviens toutefois pas à aimer le graphisme de la pochette.Les mélodies Le graphisme Guy Marceau collaboration spéciale Alain Lefèvre GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Alain Lefèvre a beau se produire dans toutes les grandes capitales du monde, il reste fidèle au Québec qu'il adore comme sa première flamme.Dans cette année surchargée où il prépare pas moins de huit concertos différents, on l'aura entendu ici à l'OSM, à l'OSQ, au Festival Mozart Plus, et ailleurs, en Malaisie, au Japon, en Allemagne, aux États-Unis.Avec une telle vie réglée comme du papier à musique, il y a de quoi faire de l'insomnie ! D'ailleurs, cette semaine, il lançait à Montréal un autre album de compositions originales, Fidèles insomnies.QAprès Lylatov et Carnet de notes, Fidèles insomnies est votre troisième disque de compositions.S'agit-il d'une trilogie ?RConcernant la pièce Anemos (le vent), elle complète ma trilogie grecque commencée avec Ilios (la terre) sur Lylatov, et Thalassa (l'eau) sur Carnet de notes.Pour le reste, non.Je dois souligner que les deux pièces Un ange passe et Lylatov sont reprises et arrangées pour piano et quatuor à cordes.D'ailleurs, elles seront aussi arrangées pour grand orchestre d'ici peu.Et j'ai intégré trois préludes inspirés et dédiés à des femmes, des pièces que le Megaron d'Athènes m'a commandées et que j'ai créées en première mondiale là-bas en novembre 2005 : Vingt ans, à ma Jojo, Petite mère, à ma mère décédée récemment, et La Callas, à cette reine pour les Grecs.C'était un grand honneur d'avoir eu cette commande et ça a beaucoup conforté le compositeur en moi.QVous avez donc cessé de vous excuser de composer ?ROui ! Car je ne compose pas dans la lignée des Bouliane, Gougeon ou Rea, et je ne pourrais pas le faire, ce n'est pas ma personnalité ni mon caractère.Je me situe plutôt dans la tradition romantique des musiciens compositeurs, comme Fritz Kreisler pouvait l'être par exemple.Du moins, c'est ce qu'on m'a dit.QEt pourquoi Fidèles insomnies ?RJe suis un réel insomniaque et l'inspiration me vient souvent la nuit, comme si les idées attendaient le calme pour ressurgir.Ce disque en est le fruit.D'ailleurs, la pièce éponyme fait entendre cette ritournelle insistante, ce thème qui nous hante un peu et qui reste en tête.Le grand principe de la composition pour moi tient dans l'émotion qu'elle suscite chez l'auditeur.Si elle nous hante, c'est tant mieux, car elle nous a touchés.QComme si ce n'était pas assez, vous préparez déjà un autre disque ?ROui.Après les trois concertos (Mathieu, Addinsell et Gershwin), je vais enregistrer, au début avril, en concert avec l'OSM, trois rhapsodies : la Rhapsody in Blue de Gershwin, la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov et, en première mondiale, la Rhapsodie romantique d'André Mathieu, dans la lignée de Rachmaninov, rien de moins.Les gens seront estomaqués d'entendre cette oeuvre inédite écrite à la fin de sa vie, et très achevée.Faute de temps, je n'ai pas retravaillé la partie de piano comme je l'avais fait pour le Concerto de Québec, mais toute l'orchestration a été revue par Gilles Bellemare.QOn prépare un film aussi sur la vie d'André Mathieu.RC'est Denise Robert et Luc Dionne qui sont derrière le projet dont le scénario est déjà écrit.Je leur ai donné toutes mes archives, partitions, lettres et documents historiques afin qu'ils puissent étoffer leur recherche.Mathieu va revivre un peu.Et si tout va bien, le film sera prêt en 2008, juste à temps pour les célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec.Du 28 mars au 1er avril Musique ERIK SATIE et DANIEL MILLE Violoncelle GRÉGOIRE KORNILUK Accordéon DANIEL MILLE Mise en scène MARIE-HÉLÈNE SARRAZIN Lumières ALAIN POISSON Une production de Théâtre de la Madeleine Une présentation du 11e FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE FIL LABELLE & FILLE © AGENCE ENGUERAND Jean-Louis Trintignant Dit Apollinaire POÈMES À LOU - ALCOOLS 3388059A PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © N I G H T Une production extravagante mise en scène par RENÉ SIMARD Au Théâtre St-Denis Dès le 27 avril ACHATS TÉLÉPHONIQUES: (514) 790-1111 1 800 848-1594 ACHATS EN LIGNE: www.tel-spec.com .la plus belle OEuvre d'art du Capitole de Québec.Jean Beaunoyer - La Presse 3390329A 3387507A .3354694A ARTS ET SPECTACLES DISQUES L'homme qui plantait des arbres Il avait commencé par l'exercice de style : Barbara, Brel et autres claires évocations de la chanson française « classique », accent normatif à l'appui.Assez brillant, toutefois, pour ravir les amateurs « matures » de chanson française, mais surtout une génération entière de jeunes fans assoiffés de substance et n'ayant pas tout à fait intégré les références chansonnières de leurs parents.Tel fut l'impact de ses deux premiers albums \u2014 l'artisanal peu diffusé et le premier éponyme paru chez Audiogram.Sur scène, sa parodie de mégaprétentieux désamorçait un tant soit peu le classicisme, voire le conservatisme de son approche.Conservatisme apparent, force est d'admet t re aujourd'hui .Très rapidement, la mutation de Pierre Lapointe s'est produite.Les chansons déjà créées ont été rhabillées, actualisées, catapultées dans ce millénaire.Puis des nouvelles créations toutes aussi inspirées les unes que les autres, ont montré la voie sur scène \u2014quatre absolument inédites sont d'ailleurs répertoriées dans ce nouvel opus.Moins de deux années d'intense création (un euphémisme) ont conduit cet hyperactif à faire pousser cette Forêt des mal-aimés, forêt accessible à souhait malgré son incroyable densité et la noblesse de ses essences.Peut-être est-il trop tôt pour déterminer si cet album deviendra un classique de la chanson québécoise d'expression française, osons néanmoins affirmer qu'il s'agit-là d'un grand disque, capable de nourrir l'entière francophonie.La qualité de la langue, le raffinement des musiques et la singularité de la réalisation de cette Forêt des mal-aimés n'ont strictement rien à envier aux protagonistes de la nouvelle chanson française.Ce grand disque de chansons, en fait, impressionne dès la première écoute et ne cesse de croître en vous.Il est serti de mélodies élégantes et soyeuses, d'harmonies solidement construites, d'un univers sonore témoignant d'un équilibre idéal entre les références connues du patrimoine chansonnier et d'espaces sonores inédits \u2014dont quelques réformes techno-disco.L'équipe de Lapointe, il faut dire, y est pour beaucoup : Jean Massicotte à la réalisation, Philippe Brault aux arrangements, cordes sous la direction d'Alain Aubut, etc.Une forêt d'instruments acoustiques, électriques ou électroniques étoffe ainsi l'écriture d'un jeune auteur de chansons déjà en pleine maîtrise de son médium.Bien sûr, on peut noter ça et là des excès de dentelle, quelques élans métaphoriques un peu tarabiscotés (notamment dans le Lion imberbe) qu'on attribue à l'âge encore jeune de cet artiste, disons- le, prodigieux.(En magasin mardi) L'alliage des sons et des mots La photo de la pochette Alain Brunet CHANSON Pierre Lapointe La Forêt des mal-aimés FFFF1/2 Audiogram POP Émilie Simon Végétal FFFF Barclay / Universal Organique et abouti Des poseurs d'étiquettes l'ont déjà qualifiée de Björk française, il ne se calmeront certes pas le pompon avec cette sortie.Végétal, deuxième album de chansons de l'artiste française récemment primée aux Victoires de la musique pour la bande originale du film documentaire La Marche de l'empereur, confirme ici son talent d'exception.Écrit, composé, programmé et réalisé par Émilie Simon, ce disque bilingue (surtout francophone) explore les fragrances qu'exhale le règne végétal, investit du coup un monde parallèle des plus fascinants.Un lac, des roseaux, une fleur de lotus, un arbre-piano, l'iris d'un oeil comme un narcisse.Voilà le prétexte métaphorique d'une plongée dans la vie intérieure, dans les sentiments qui s'y lovent et y incubent en toute poésie.Les machines d'Émilie n'ont rien de glacial, elles y sont organiques et délicates, elles rendent compte des éléments filtrés numériquement comme l'eau, le feu, le bois, l'air et leur confèrent une étonnante musicalité.Le seul irritant demeure la voix encore trop nasillarde de la chanteuse lorsqu'elle doit y mettre la puissance.Lorsque, toutefois, elle fait dans la douceur extrême et le chuchotement, ces brillantes explorations frisent la perfection.L'intelligence et l'inspiration La petite voix dans le nez Alain Brunet POP The Veronicas The Secret Life Of.FF Sire / Warner Des ballades en ta.Cette fois, elles ne sont pas Américaines, mais bien Australiennes.C'est exact: les deux jumelles des Veronicas nous arrivent du pays d'AC/DC.Bien sûr, les comparaisons avec les papis du hard-rock s'arrêtent là.Ici, c'est les grosses ballades, les refrains faits sur mesure pour les grosses FM, les histoires d'ados, et tout ce qui vient avec.Est-ce que c'est bien fabriqué?Oui, plutôt.Est-ce que c'est original?Euh.pas vraiment.Ce qu'il faut savoir, c'est que monsieur Max Martin a pensé à tout ça.Lui, c'est le cerveau derrière Britney Spears.Puisque la Britney est présentement hors d'état de nuire (au fait, est-elle vraiment enceinte de son deuxième?Vraiment, le suspense nous tue), Martin a décidé de s'occuper des Veronicas.sans perdre ses bonnes vieilles habitudes derrière la console.Ça donne un album qui démarre drôlement bien (avec la contagieuse 4ever, entre autres), mais un album qui s'essouffle sérieusement par la suite; on a compté six ballades en deuxième moitié de parcours! Pardonnez notre anglais, mais nous, on trouve que ça fait des ballades en ta.La première moitié La seconde Richard Labbé ROCK Mononc' Serge Serge Blanc d'Amérique FFF1/2 Mononc' Serge/DEP Espèce en voie de disparition Mononc' Serge, avec ses chansons cyniques, scatologiques, corrosives et/ou de mauvais goût, fait partie de ce que j'appelle les « irritants indispensables » : ça prend du monde qui crache sur tout pour contrecarrer le consensus mou.Ce n'est pas toujours subtil, mais ça brasse un peu la cage du confort et de l'indifférence.Alors, Mononc' Serge, alias Serge Robert, en 12 chansons, s'en prend : aux prénoms du genre Soleil ou Lune ; à la campagne contre le téléchargement de MP3 (parce que, téléchargement ou pas, ce ne sont pas les artistes qui font de l'argent avec leurs oeuvres, mais le reste de l'industrie culturelle) ; à Noël et sa démesure commerciale (« Pense que Noël est un jour comme les autres pour le p'tit nèg' qui a le sida ») ; à la publicité, aux beds & breakfasts (hilarante), au fédéralisme et même à Josélito Michaud, dans une chanson cachée ! Là où cet album se démarque des précédents, c'est que, entouré de très bons musiciens et encore inspiré par sa collaboration avec le groupe heavy Anonymus de 2003 à 2005, Mononc' Serge propose des musiques beaucoup plus travaillées, qui vont du hard rock à la chanson française ! Ça fesse encore mieux.(En magasin mardi) L'évolution musicale Pourquoi cacher la chanson sur Josélito ?Marie-Christine Blais ROCK Artistes variés Monsieur Gainsbourg Revisited FFF1/2 Universal Requiem pour un son Ce Monsieur Gainsbourg Revisited, c'est, quoi, le 10e album-hommage à Serge G.depuis sa mort il y a 15 ans ?Il y a eu des hommages sur le mode électronica, pop, dub, jazz, etc.Cette fois, c'est une pléiade d'artistes « indie rock/ punk/électronica très arty » qui le reprend, sous la houlette du magazine français Les Inrockuptibles.Ça va de Franz Ferdinand à Feist, The Kills ou Placebo, plus quelques « patriarches» de l'alliage « musique et art »: Portishead, Tricky, Michael Stipe de R.E.M.et même ce cher Marc Almond, ex-Soft Cell.À cela s'ajoutent certaines des muses/interprètes de Gainsbarre : Jane Birkin, Françoise Hardy et Marianne Faithfull.Le résultat donne du Gainsbourg tout à fait 2006.mais en anglais.Car tous \u2014même Carla Bruni \u2014 chantent des versions in english, bien faites et signées Boris Bergman et Paul Ives.Chacun des artistes invités peut donc faire vraiment sienne la chanson qu'il a choisi d'interpréter, ce qui est la marque d'un album-hommage réussi.Et Gainsbourg, on le réalise encore une fois, était un compositeur doué.Mais il manque à l'ensemble un petit quelque chose.Oh, un petit rien qu'on appelle le génie de la langue française.Versions musicalement réussies Very anglais, indeed Marie-Christine Blais ROCK Panic ! At the Disco A Fever You Can't Sweat Out FF Atlantic / Warner En faire trop Quelque 20 ans après le premier (et seul) album des adulés Rites Of Spring, le genre emo est toujours là, immobile, prêt à recruter de nouveaux fidèles qui veulent bouffer autre chose que du simple punk-rock.Les nouveaux rois du genre, à ce qu'il paraît, se nomment Panic! At the Disco, un jeune groupe américain qui a le vent en poupe.Tant mieux pour eux, mais nous, honnêtement, on ne comprend pas.Malgré toutes les prétentions de cette bande (et Dieu sait qu'il y en a), ce compact est un navrant ramassis de clichés, de riffs trop faciles et de textes qui ne font aucun sens.En gros, on a ici quatre gars qui découvrent les joies du studio, et qui décident de jouer avec tout ce qui leur tombe sous la main.Ça explique le vocoder, la trompette, les effets sonores à n'en plus finir.Ça explique ce chanteur qui s'aime bien, qui essaie d'étaler son intelligence en enchaînant un maximum de mots compliqués le plus rapidement possible, au point de gâcher chaque refrain.Quelqu'un aurait dû lui dire de couper dans le gras, au fait.Mis à part deux ou trois bonnes chansons, ça ne tient pas la route.Vraiment pas.Mémo aux gars : la prochaine fois, il faudra faire plus simple.Sinon, il va falloir retourner travailler au Burger King plus vite que prévu.Deux-trois bonnes chansons Chanteur affecté au possible Richard Labbé CHANSON Cali Menteur FFF1/2 Labels / EMI Écorché vif, poète vif L'amour parfait, disque par lequel on a découvert \u2014et tout de suite aimé\u2014 Cali, jouait sur plusieurs plans à la fois.Passant de l'ironie à la sincérité absolue, d'un humour léger aux déclarations assassines, il faisait passer un mauvais quart d'heure à l'amour romantique et tranchait avec ce ton de chien battu qu'adoptent trop de chanteurs populaires lorsqu'ils s'ouvrent le coeur (en menaçant quasiment de s'ouvrir les veines).Cali ne s'est pas transformé en chanteur full sentimental, mais il a perdu un peu de son humour.Menteur est d'emblée plus lourd que son prédécesseur.C'est la faute à ces musiques plus carrées, plus tentées par le rock et, surtout, aux textes.Cali n'a pas perdu son sens de la formule qui tue (« Je connais l'amour terroriste poseur de bombes et de lapins », écritil dans Je sais), mais il insiste sur l'aspect tragique de ses tragi-comédies amoureuses.On croit saisir l'ampleur de son drame en entendant Le vrai père, où il évoque une séparation et de sérieux problèmes de garde d'enfant.Un album plus dur, mais aussi plus sincère que son titre ne le laisse croire.(En magasin mardi) Rimeur pénétrant Manque d'humour Alexandre Vigneault CHANSONJAZZ Michel Legrand Legrand Nougaro FFFF EMI / Blue Note Collaboration historique Deux ans après la mort de Claude Nougaro, un des grands architectes de ce pont reliant jazz et chanson française, un autre architecte évoque ses années de création aux côtés de son défunt collègue.Refusant de s'accompagner lui-même comme il peut le faire brillamment, Michel Legrand se concentre ici sur la voix à peine ensablée de ses 74 ans et s'entoure de pointures: Kenny Werner et/ou Thierry Eliez aux claviers (piano ou Hammond B3), Ron Carter ou Philippe Chayeb à la contrebasse, André Ceccarelli ou Martin Drew à la batterie, Jean-Marc Benais à la guitare, Phil Woods au sax alto.N'ayez crainte, il ne s'agit pas simplement d'un personnel de prestige.Contrairement à certaines interprétations affectées de Legrand qui nous ont refroidi à plus d'une reprise malgré son talent, revivent ces 15 reprises essentielles à tout jazzophile francophile.En équilibre entre jazz et chanson, ce disque est auréolé par la lumière de Nougaro et l'expérience d'un Legrand qui revit, habité du souvenir d'une collaboration historique.Et qui transforme son nom de famille en épithète, compliment sincère à l'ami disparu.La symbiose voix/ accompagnement Surcharges poétiques Alain Brunet JAZZ Térez Montcalm Voodoo FFF Marquis / EMI Mademoiselle chante le jazz L'onde de choc provoquée par Parle pas si fort, le premier disque de Térez Montcalm, a été absorbée depuis longtemps.Sa voix rauque ne suscite plus d'emblée l'étonnement.Elle l'a compris et n'a cessé de proposer des disques plus nuancés depuis.Sur Voodoo, réalisé soigneusement et proprement par Michel Cusson, la chanteuse et guitariste affirme son penchant pour le jazz.Une subtile touche de swing ici, des clins d'oeil plus R&B là, des désirs plus bluesy là-bas, Térez Montcalm aborde le jazz sous différents angles.Elle profite aussi de l'occasion pour y tremper des classiques de Hendrix, Elton John et Eurythmics.Toutes ces interprétations ne sont pas aussi prenantes.Le solo de guitare mis à part, on s'interroge notamment sur la pertinence d'une énième reprise de Sweet Dreams.Celle de Sorry Seems To Be the Hardest Word est, à l'inverse, fort touchante.Voodoo se révèle assez conventionnel pour une artiste à la personnalité aussi forte, mais il est d'une grande finesse mélodique et \u2014c'est là que réside une bonne partie de son charme\u2014 empreint d'une sensualité parfois rêche et toujours invitante.Mélodies goûteuses Album très sage Alexandre Vigneault R&B Ne-Yo In My Own Words FFF Def Jam/ Universal Eau de rose N'est pas R.Kelly qui veut.Shaeffer Smith, alias Ne-Yo, a bien décroché la première position du Billboard 200 (position que Juvenile vient de lui ravir) lors de la parution de In My Own Words, son premier album, le jeune chanteur de 22 ans a encore des croûtes à manger avant d'atteindre la qualité et, surtout, la profondeur d'un John Legend, Kelly ou même Usher.La braillarde, mais très accrocheuse, ballade So Sick tourne à fond dans les radios, portée par sa voix nasale agile et assurée du jeune gaillard originaire de l'Arkansas.Mais à part cette So Sick, le morceau d'ouverture Stay et le titre It Just Ain't Right, on a malheureusement l'impression d'entendre la même rengaine d'amour cahoteuse se répéter ad nauseam.Mettez ça sur le compte des thèmes aspergés d'eau de rose par Ne-Yo, ou sur la production étonnamment uniforme (de Brian Reid et Stargate, entre autres) de In My Own Words, mais on se lasse rapidement de ce premier effort du nouveau protégé de Jay-Z qui, rappelons-le, est désormais le directeur artistique du label Def Jam.Belle facture sonore Douze fois la même chanson Philippe Renaud collaboration spéciale COUNTRY Edouard Castonguay FFF Anita Au yâble, la mort ! Edouard Castonguay est mort le 8 mars dernier.Il avait 76 ans.Ironique, il venait tout juste de lancer son 41e album, une dernière offrande aux dieux du country, après 50 ans d'une carrière bien remplie.Ce « chant du cygne », réalisé par son fils Martin, laissera de Monsieur Castonguay un souvenir ému.Les 18 chansons \u2014toutes des originales\u2014 ont été enregistrées par un homme malade, qui se savait au bout de la route.Et pourtant, on est loin du pathos.Entre country et folklore, Edouard chante la vie, les oiseaux et le printemps, sourire aux lèvres.Au yâble, la mort ! Une coche au-dessus de l'album country « basique », la production est ambitieuse : une douzaine de musiciens participent à l'aventure, incluant le guitariste Jeff Smallwood.Bon point pour la pochette itou, qui nous montre le Castonguay des années 50, époque de son premier 78 tours.Soit dit en passant : une réédition des vieilles tounes du chanteur est attendue plus tard au printemps sur étiquette Mérite.Le CD 1956 est disponible par Internet : edouard.castonguay@sympatico.ca.Bon ciel, Edouard.La vie La mort Jean-Christophe Laurence . DISQUES ARTS ET SPECTACLES RÉÉDITIONS Je suis venu te dire que je reviens.MARIE-CHRISTINE BLAIS Chassez \u2014 ou enterrez\u2014 un auteur-compositeur, ses chansons reviennent au galop.si elles sont signées Serge Gainsbourg ! Depuis sa mort il y a 15 ans, le répertoire de Gainsbarre se porte toujours très bien, merci, et les compilations, rééditions, « remasterisations » et hommages se multiplient.Pour marquer l'anniversaire de sa mort survenu le 2 mars 1991, deux nouveaux coffrets de disques attirent particulièrement l'attention, ces jours-ci.Deux coffrets incroyablement bien faits, conçus avec un véritable amour pour l'homme à la tête de choux, une volonté de mieux faire comprendre à quel point, et depuis près de 50 ans, ce misanthrope nous a fait chanter.Le premier est intitulé Les 100 Plus Belles Chansons de Serge Gainsbourg.Certains trouveront que ce n'est pas assez, 100 chansons, alors que 650 textes de Serge-fumeur-de-havanes ont été répertoriés à ce jour.Mais sincèrement, les 100 choisies, toutes interprétées par « Cherge » comme l'appelait Jane Birkin, sont bien choisies et surtout bien présentées.Dans un coffret élégant et pratique, cinq CD aux belles pochettes noir et blanc regroupent les chansons par ordre quasi chronologique d'enregistrement.Cela permet vraiment de mesurer l'évolution et les différentes « périodes », tant textuell es que mu s i c a l e s, d e Gainsbourg.Le premier CD (1958-1962), présente les chansons des débuts, très Rive gauche.Le second CD (1963-1964) explore l'éclatement de la chanson de forme classique, par intégration de mots et thèmes plus anglosaxons, par exemple.Dans le troisième (1966-1969) se trouvent principalement les morceaux inspirés des amours de Gainsbourg avec Brigitte Bardot et Jane Birkin.Le quatrième (1971-1978) ?L'intégrale du magnifique disque-concept Histoire de Melody Nelson et le passage vers le reggae.Enfin, le dernier (1979-1987) comprend les ultimes chansons, celles faites pour provoquer, avec jeux de mots non stop.et se termine sur la version troublante de Gainsbourg chantant Mon légionnaire.Le livret, simple et beau, retrace la vie de Gainsbourg et comprend un «abécédaire » des chansons figurant sur les cinq CD.À moins qu'on ait déjà certaines des compils proposées par Universal au cours des dernières années ou, au contraire, l'intégrale des albums de Gainsbourg, ce coffret vaut vraiment le coup et le coût.Néanmoins colossal Le deuxième coffret, Mister Melody \u2014 Les interprètes de Serge Gainsbourg, est.une splendeur ?Un objet de collection ?Une oeuvre d'art ?Dans un format papier à lettres, sous un manchon de carton illustré d'un montage photo de la foule d'artistes (45 chanteurs ! ! !) qui ont chanté du Gainsbourg pendant la vie de ce dernier, se trouve un livre abondamment illustré, brillamment écrit par Christophe Conte et accompagné de quatre CD regroupant la majorité de ces reprises, en version originale.Ça commence par Le Poinçonneur des lilas interprétée par le groupe Les Frères Jacques, qui en firent un succès en 1958.Et ça se termine par une reprise inédite de Comme un boomerang, en 2001, par Étienne Daho et Dani.Entre les deux, il y a plus de 90 chansons de Gainsbourg chantées par Juliette Gréco, Brigitte Bardot, France Gall, Philippe Clay, Anna Karina, Françoise Hardy, Jane Birkin.Le plus intéressant, c'est évidemment les versions moins connues, comme Strip Tease, interprétée par Nico (oui, oui, la Nico de Velvet Underground) ou Les yeux pour pleurer par.Nana Mouskouri ! Ou cette chanson, assez lamentable, intitulée Base- Ball, interprétée par Eddy Mitchell qui insiste lourdement sur le « baise.balles ».Est-ce exhaustif ?Non, il manque par exemple plusieurs chansons de Gainsbourg écrites pour Alain Bashung et la reprise des Dessous chics par Diane Dufresne, entre autres.Et toujours écoutable ?Disons que certaines chanteuses ne le sont pas, chanteuses (Adjani, Deneuve, Mireille Darc) \u2014 ouh, un peu pénible, parfois.Le bilan demeure néanmoins colossal pour celui qui affirmait à propos de ses chansons : « Personnellement, je ne suis capable d'aucun compromis.Mais pour les autres, ça m'est égal, je fais ce qui leur convient.» Et en effet, Mister Melody est rempli de ces chansons faites sur mesure pour tel ou tel artiste.Maintenant, si on n'est pas déjà profondément intéressé par l'oeuvre de Gainsbourg, ce Mister Melody n'est pas indispensable.Même chose si on est allergique à la misogynie, dont Gainsbourg abusait comme de l'alcool et du tabac.Mais écoutez le coffret Les 100 Plus Belles Chansons.Il pourrait bien vous donner envie \u2014 et même besoin \u2014 d'entendre Mister Melody, un jour.FFFF Serge Gainsbourg Les 100 plus belles chansons Mercury / Universal FFFF Artistes variés Mister Melody \u2014 Les interprètes de Serge Gainsbourg Mercury / Universal PHOTO MERCURY / UNIVERSAL Serge Gainsbourg.Les 100 plus belles chansons.Un coffret de cinq CD, regroupant les chansons par ordre quasi chronologique, qui vaut vraiment le coup et le coût.À moins qu'on ait déjà certaines des compils proposées par Universal au cours des dernières années ou, au contraire, l'intégrale des albums de Gainsbourg, ce coffret vaut vraiment le coup et le coût.PHOTO MERCURY / UNIVERSAL Mister Melody \u2014 Les interprètes de Serge Gainsbourg.Un objet de collection, une oeuvre d'art, dans lequel 45 chanteurs chantent Gainsbourg.EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada TÉLÉVISION CÉLÉBREZ LE PRINTEMPS AVEC LE MAGAZINE RICARDO 111P COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ SOURCES : BILLBOARD.COM, ROLLINGSTONE.COM LU «Ces allégations sont cruelles, fausses, sans valeur et sans fondement.» \u2014 Communiqué de presse de YANNI, de son vrai nom John Yanni Christopher, accusé de violence conjugale, à la suite d'une plainte de sa conjointe de 31 ans.Une rubrique qui ne prendpas la défense de Yanni SHIRLEY MANSON : UNPREMIER ALBUMSOLO Garbage est en relâche pour une durée indéterminée, mais Shirley Manson prépare un premier album solo.La chanteuse a dit à Billboard qu'elle prenait son temps.«Je n'ai pas d'échéancier.Pour être honnête, j'en ai marre.Je veux vivre ma vie plus librement et ne suivre aucun horaire.Juste faire de la musique et avoir du plaisir.» Reste qu'une nouvelle chanson est prête, coécrite avec David Arnold.Shirley Manson avait travaillé avec lui, en 1999, pour la chanson du film de la franchise James Bond The World Is Not Enough.L'automne dernier, Garbage a annoncé une pause.Des fans ont pensé que le groupe se séparait, à la suite de la tiède réception faite à leur quatrième album, Bleed Like Me.Shirley Manson les rassure : «Nous voulons encore travailler ensemble.Nous voulons seulement prendre une pause, après une folle décennie.» VOÏVODSORTIRA SON 14e ALBUM EN JUIN Les dernières nouvelles concernant Voïvod étaient tristes.Au mois d'août dernier, un cancer du côlon emportait Denis «Piggy» D'Amour, membre fondateur du fameux groupe trash-métal québécois.Les fans de Voïvod pourront apprécier le talent du guitariste une dernière fois, avec la sortie de Katorz, en juin.Le batteur Michel Langevin a dit à Billboard que l'albuma vu le jour dans de tristes circonstances, mais que le résultat est «hallucinant».Les membres de Voïvod ont exaucé une des dernières volontés de Denis D'Amour en utilisant des pistes de guitares qu'il avait enregistrées.Piggy désirait que ses collègues lui rendent hommage en finissant l'album.C'est maintenant chose faite.Katorz paraîtra sous l'étiquette The End Records.Shirley Manson PHOTO AP James Blunt PHOTO AFP DANS LEiPODDE JAMES BLUNT Quelle musique écoute le beau James Blunt, qui s'amène au Métropolis, dimanche et lundi soir ?L'auteur-compositeur d'origine anglaise a révélé sa playlist à Rolling Stone.Au premier rang, Mr.Brightside, de The Killers.«La chanson a une bonne prise, une vraie signification.Un soulagement face à toute la pop préfabriquée qu'on entend.» Au deuxième rang, Feel Good Inc., de Gorillaz, suivi de Cash Machine, du groupe anglais Hard-Fi, dont l'album, Stars of CCTV, est sorti ici mardi dernier.À la quatrième place, Let's Go Crazy, de Prince, la chanson que Blunt et ses musiciens écoutent avant de monter sur scène.Enfin, le chanteur apprécie Maybe Not, de Cat Power, titre paru sur l'album You Are Free.«Cat Power m'a toujours beaucoup inspiré.» ARTS ET SPECTACLES BLONDIE ALEXANDRE VIGNEAULT Blondie a 30 ans.Son visage, sa figure de proue, Debbie Harry, en a le double.Le temps passe et, dans nos partys de salon, on se repasse encore les trois mêmes chansons : Heart Of Glass, Call Me et The Tide Is High.Des tubes durables, certes, mais sur lesquels on danse aujourd'hui avec autant de nostalgie que d'ironie.Blondie, pionnier de la new wave version New York, l'un des noms associés au légendaire CBGB de Bowery Street, a été intronisé au Temple de la renommée du rock en début de semaine.Et si la réunion du groupe, il y a 10 ans, ne suscite pas tellement d'intérêt en-dehors du cercle des fans nostalgiques, son inscription dans le grand livre de l'histoire du rock, elle, n'est pas passée inaperçue.Après que Debbie Harry, Clem Burke (batterie), Chris Stein (guitare) et Jimmy Destri (claviers) eurent accepté l'honneur qui leur était fait, deux anciens membres du groupe, Frank Infante et Nigel Harrison, les ont rejoints sur scène et demandé d'être réintégrés, le temps d'une soirée.Debbie Harry les a envoyés paître.« Ces gars-là ne sont plus dans le portrait depuis très longtemps.Ils savaient qu'on n'allait pas leur dire que tout était O.K.et les inviter à jouer », explique Chris Stein, lors d'une conférence téléphonique tenue le lendemain de l'incident.« Ils savaient qu'ils n'allaient pas jouer avec nous.Qu'ils l'aient demandé, c'était plutôt étrange », ajoute Clem Burke.« Mesquin », tranche Debbie Harry.Blondie ne se rend pas disponible pour une conférence téléphonique seulement pour dire le bonheur qu'il y a à être intronisé au Temple de la renommée du rock.Leur sacre suivait de près la sortie d'une nouvelle compilation et coïncidai t \u2014 comme c'est étrange\u2014 avec l'annonce d'une nouvelle tournée nord-américaine menée conjointement avec The New Cars, une version alambiquée et réduite de The Cars avec Todd Rundgren dans le rôle de Rick Ocasek.Debbie Harry estime qu'il s'agit d'une bonne combinaison.Avec Blondie et les Talking Heads, The Cars est en effet le plus digne représentant de la new wave américaine.Reste qu'on peut se demander ce qui fait la légitimité d'un groupe dépouillé de ses éléments les plus marquants ou d'autres qui, comme les New York Dolls et The Who, poursuivent leur route alors que la moitié des membres fondateurs rockent désormais dans l'au-delà.« La légitimité de ces groupes repose vraiment sur la musique, leur legs, ce sont toutes leurs bonnes chansons, juge Clem Burke.Alors s'il y a un groupe qui compte encore certains de ses membres originaux, des gens qui ont contribué à créer cette musique, et qu'ils sont prêts à aller sur la route, il y aura un public pour eux, je crois.» Une telle justification légitime, par la bande, le retour sur scène de Blondie, plus d'un quart de siècle après Autoamerican, l'album sur lequel on retrouve The Tide Is High et Rapture, chanson qui se targue d'avoir introduit le rap dans la pop.Clem Burke fonde toutefois la légitimité de Blondie sur autre chose.« Quand on a décidé de revenir ensemble, on tenait écrire de nouvelles chansons avant de nous présenter en public, ce qu'on a fait.Ça nous a donné une base pour sortir de notre tanière, pour tourner encore et pour de nouveau former un groupe.De là à dire que la prochaine tournée de Blondie (de passage au Centre Bell le 23 juin) misera essentiellement sur du matériel récent, il y a un fossé qu'on serait mal avisé de franchir.Debbie Harry parle d'abord de nouveaux arrangements et de reprises.« On fait toujours des reprises », dit-elle.L'important, selon elle, pour faire de la musique, c'est de suivre son instinct.« Il faut d'abord se faire plaisir, précise-t-elle.Au fil du temps, on appris qu'il faut s'impliquer à fond dans ce qu'on fait.Tu dois le sentir.Alors, à la base, c'est une question d'instinct.» Suivre son instinct PHOTO MIKE SEGAR, REUTERS © Les quatre membres de Blondie (Chris Stein, Deborah Harry, Jimmy Destri et Clem Burke) ont salué avec joie leur intronisation au Temple de la renommée du rock and roll, lundi dernier.Ce soir 18 h Les citadins du rebut global Une baignoire récupérée au styleunique.telequebec.tv Télé-Québec 3386749A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 a LA FUREUR Invités : Natasha St-Pier, Roch Voisine, Véronic Di Caire.19h00 A DICTÉE DES AMÉRIQUES Les champions d'orthographe d'une vingtaine de pays font la dictée de Luck Mervil.Et vous ?20h00 ARTV TOUTE UNE SOIRÉE AVEC DENISE FILIATRAULT Elle sera honorée dimanche aux Jutra.En attendant, payons-nous la traite avec cette entrevue menée par René Homier-Roy, suivie d'un spectacle enregistré en 1974, de sa performance d'actrice dans Le Sea Horse en 1976 (22 h 15) et ses talents de comique dans Moi et l'autre.Demain, on l'applaudira plus fort.20h00 g WWE PRESENTS SATURDAY NIGHT'S MAIN EVENT Pour la première fois en 13 ans à ce réseau : une soirée de lutte.Randy Orton, John Cena et Triple H cassent la baraque ! 20h45 K CINÉMA : LA CHAMBRE FORTE Si vous souffrez de claustrophobie, ce huis clos angoissant vous donnera des sueurs froides.Une mère et sa fille se réfugient dans une chambre fortifiée quand des voleurs s'introduisent dans la maison.Avec Jodie Foster.21h00 S+ FRANÇOIS EN SÉRIE François emménage chez Marie- Hélène et doit se tailler une place en territoire occupé malgré l'indiscipline qui règne chez ses sous-personnalités.Avec la participation de Jean Pagé et Michel Beaudry ! 21h00 A BELLE ET BUM Émission spéciale tournée à Québec pour la Semaine de la francophonie, avec Luck Mervil, Pierre Lapointe, Renée Claude, Gilles Valiquette, Andrée Watters, Vincent Vallières, Clémence.Le Téléjournal La Fureur / Roch Voisine, Véronic Di Caire JOHNNY ENGLISH (5) avec Rowan Atkinson, Natalie Imbruglia Mr.Bean Le Téléjournal Les Trésors vivants UN AGENT D'INFLUENCE (4) avec Christopher Plummer Le TVA 18 heures DÉFI BLEU (4) avec Kate Bosworth, Michelle Rodriguez L'INCONNU DE LAS VEGAS (3) avec George Clooney, Brad Pitt (20:45) LE SILENCE.(23:45) Loft Story LE COW-BOY DE SHANGHAÏ (4) avec Jackie Chan, Owen Wilson LA CHAMBRE FORTE (4) avec Jodie Foster, Forest Whitaker (20:45) Grand Journal (23:06) Loft Story (23:36) Les Citadins du rebut global / 9e semaine Dictée des Amériques Belle et Bum/ Luck Mervil, Pierre Lapointe, Gilles Valiquette SOIRÉE D'ANNIVERSAIRE (4) avec Alan Cumming, Gwyneth Paltrow CTV News Sportsnight W-Five Medium 8th and the Ocean CTV News CTV News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Penguins - Canadiens Hockey / Red Wings - Oilers ABC News Pub Will & Grace THE SIXTH SENSE (3) avec Bruce Willis, Haley Joel Osment Sex and the City NCAA Basketball Championship / Programme quadruple, 2e ronde (13:00) 48 Hours Mystery News E.T.News NBC News Stargate SG-1 WWEWrestling Special / Lutte Conviction Saturday Night Yoga for the Rest of us Funny Ladies of British Comedy My Generation - The 60s Experience Rich Dad's.Daniel O'Donnell (17:00) Mountain Lake Journal Moments to Remember my Music Queen & Paul Rodgers A&E Special: Confrontation City Confidential Cold Case Files American Justice Vive les bébés! Pour l'amour du country Viens voir./ Denise Filiatrault Toute une soirée avec Denise Filiatrault / Un showqui m'tente./ Le Sea Horse / Moi et l'autre Arts, Minds StarTV An Audience with Dame Edna BEETHOVEN'S HAIR.Documentaire Godiva's Significant.Hidden.Mon oeil! / Ma reine.Fou! Fou! Fou! Premier spectacle de Claudine Mercier Excès de stars Excès de stars / J.Aniston Le Monde à la carte La Religion.Capharnaüm L'ère du développement.Le Choc Amérique Europe.Télé_vision Durs à cuire .entreprises touristiques Howit's Made The Greatest Ever / Bombers Myth Busters / Breaking Glass Canada's worst Handyman American Chopper Breaking Vegas .l'Espagne Ciel.Soif de.Adoptez.Soleil tout inclus .Voyageur Capitales du Pacifique Documentaire européen Rose .Sadie (18:06) .Wild (18:33) .so Raven .Grady (19:25) Radio.(19:49) Movies (20:42) RENAISSANCE MAN (5) avec Danny De Vito, Lillo Brancato Jr.MR.WRONG (5) (23:08) Pub That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted 24 Mad TV House & Home Second Chance Inside Hollywood Falcon Beach Blue Murder Code Name: Eternity Driving TV Sat.Night .qui ont changé le monde Passion Maisons Avions / Instrument de guerre NCIS LES TISSERANDS DU POUVOIR (5) avec Aurélien Recoing (2/2) Frontiers of Construction Things.Masterminds Disasters of the Century THE JACKAL (5) avec Bruce Willis, Richard Gere Masterminds SID.(16:00) .le monde?Made in.Musicographie / .vidéoclip Les 100 scandales.Génération 80: 1984 La vie.Les stars.BO2 Roule.Exposé / Lindsay Lohan Hogan.Tommy Lee Pimp mon char Mes vieux.Concert Plus / Eminem Live Concert Plus / Jay Z vs Linkin.La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV World News Fashion File Marketplace/Venture Commonwealth Games Sat.Report Mansbridge The Lens: Braindamajd'd.CBC News: the fifth estate La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / Guy Cloutier: guérir.Le Téléjournal Vivre ici Zone libre / La grippe qui tue Le Téléjournal Vu du large Sports 30 Avant-match Hockey / Penguins - Canadiens C'est pas fini (21:45) Sports 30 Tennis Masters Series Destins croisés Doc La Loi & l'Ordre François.Voisins.Témoins silencieux Nos vies secrètes Spider-Man 2 (17:00) Zig Zag: l'étalon zébré (19:15) Ma belle-mère est un monstre (21:05) Sylvain Larocque (22:50) Silent Witness BLIND FEAR (6) avec Shelley Hack, Kim Coates Blue Murder SIRENS (4) avec Tara Fitzgerald, Hugh Grant MutantX The Dead Zone Battlestar Galactica BLACK KNIGHT (6) avec Martin Lawrence, Tom Wilkinson MARS ATTACKS! (3) NCAA Basketball / Road to the Final Four: équipes à confirmer NCAA Basketball / Road to the Final Four: équipes à confirmer World Baseball Classic / Équipes à confirmer Coups de.Presse.com Panorama Maestro Cheveux FRAISE ET CHOCOLAT (3) avec Vladimir Cruz, Jorge Perugorria Les Étrusques: un voyage.While you were out Little People, Big World / Diffusion de quatre émissions.Trading Spaces Trading Spaces: Kindness.Little People, Big World 2006World Women's Curling Championship (16:30) 2005 Heads up Poker.2006World Women's Curling Championship LE LABORATOIRE.(17:00) Billy, Mandy .Titans Batman Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Écrans.Journal FR2 Passep Art Le plus grand cabaret du monde / Albert Dupontel, Chantal Lauby Vénus et.Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic SAVE THE TIGER (4) avec Jack Lemmon, Jack Gilford GLENGARRY GLEN ROSS (3) avec Al Pacino (22:10) Superwoman.ras-le-bol! Décore.vie Métamophose Oui, je le veux! .la cigogne Super Nanny Au-delà des apparences Erreurs médicales .dada Parole et Vie .arts Esprit libre Baromètre Top plus City Life Que-ritmo Le Guide de l'auto Méchant.Une grenade.galaxie .j'aime Touche pas.Parents.70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou Prank Patrol Zixx: Level2 Ghost.Dark Oracle Smallville THE CASTLE BEYOND THE LOOKING GLASS (5) Dessins animés Bob & Margaret Bolides Délire techno Tru Calling Alias LES FANTÔMES SONT CINGLÉS (4) avec Peter O'Toole Le TVA (23:15) Benezra The Gauntlet Real World Key West CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES Cesoir, suivezle rythme! 21h Belleet Bum Avec Luck Mervil, Pierre Lapointe, Gilles Valiquette, Andrée Watters, Vincent Vallières, Doba Caracol, Clémence Des Rochers.19 h Dictée des Amériques C'est la grande finale internationale avec Anne-Marie Dussault et Luck Mervil.Faites la dictée en ligne et mesurez-vous aux finalistes! www.dicteedesameriques.com Réalisation-coordination : Jean Lefebvre En rediffusion sur TV5 dimanche 13 h Partenairemajeur : telequebec.tv Télé-Québec 3386761A SALON DU LIVRE DE PARIS La France irrite les auteurs PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Le Salon du livre de Paris s'est ouvert jeudi soir, révélant l'ampleur du malentendu qui entoure en France le statut des « écrivains francophones ».La francophonie dans son ensemble, et non pas un pays comme d'habitude, est l'invitée d'honneur de ce grand rendez-vous.Jeudi matin, le quotidien Libération avait bien résumé le problème posé par cette initiative : la francophonie, a-t-il souligné, est un « mot piégé » auquel se mêle une « histoire de centre et de périphérie », le centre étant, bien entendu, la France, voire sa capitale.Cette perception « terriblement parisianiste », « vaguement condescendante » et teintée de « colonialisme » finit par agacer un bon nombre d'auteurs, à commencer par la romancière Monique Proulx.Dans le même journal, l'auteure du Coeur est un muscle involontaire s'est emportée contre la façon des Français de traiter la francophonie comme s'ils n'en faisaient pas partie, comme s'il y avait « d'un côté les Français, authentiques, les seuls à l'avoir, l'affaire \u2014 et de l'autre : la francophonie, tous métèques et sous-produits plus ou moins rachitiques des premiers.» « J'ai exprimé un léger ras-le-bol, a expliqué Monique Proulx au Salon.Ça ne changera rien, mais il faut continuer à dire que c'est insupportable.Les Français ont un retard mental, tout simplement.Ils sont lents à digérer le fait qu'il existe une francophonie en dehors de la France.C'est eux qui ont un problème.Ça ne nous empêche pas d'exister.» Guillaume Vigneault et Gaétan Soucy sont (avec Wajdi Mouawad, inscrit comme représentant du Liban) les seuls Québécois figurant sur la liste des 40 invités officiels du Salon.Les deux écrivains manifestent eux aussi une certaine « irritation » devant le clivage suggéré par le « discours ambiant ».L'« auteur francophone » est-il la version mondialisée de « l'écrivain de province » ?Vigneault, désormais publié au Seuil, serait porté à le croire.« Je sens parfois, en sourdine, une sorte de sousentendu qualitatif, reconnaît-il.C'est un truc atavique, poli, pas réfléchi.La meilleure façon de corriger ça, c'est d'être là et de se faire entendre.» « Il y a une résistance à vaincre chez le lectorat français, confirme Soucy, en signalant qu'il n'a pas à se plaindre de son sort.On est facilement marginalisé du seul fait qu'on soit un écrivain francophone vivant en dehors de la France.Ça commence à changer, mais la définition de Francophonie demande à être travaillée, approfondie.L'inauguration du Salon du livre marquait aussi l'ouverture officielle des Francofffonies !, le Festival francophone en France qui se poursuivra dans tout le pays jusqu'en octobre.Plus de 2000 artistes, plasticiens, écrivains, intellectuels, scientifiques venus des 63 pays et États membres de l'Organisation de la francophonie prendront part aux 500 manifestations « labellisées » par le festival ou organisées pour l'occasion.Le Québec occupe a lui seul le quart de cette programmation, avec une cinquantaine d'activités et 87 artistes.Le Salon du livre, lui, rassemblera jusqu'au milieu de la semaine prochaine 3000 auteurs et 1200 éditeurs.Environ 25 pays sont représentés.Une trentaine d'auteurs québécois ont fait le voyage.PHOTO REUTERS Mike Wallace PARIS NEWYORK RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE LES INSULTES DE DAVID LEE ROTH L'autre jour, David Lee Roth a terminé son émission radiophonique sur ces mots : «J'espère que je serai de retour demain.» L'ex-chanteur du groupe Van Halen venait de passer quatre heures à déblatérer en ondes sur les patrons de la station WFNY, où il remplace depuis le début de l'année Howard Stern, parti se faire entendre sur la radio par satellite.Il semble que Roth n'ait pas apprécié les suggestions que lui ont faites le gérant de la station et le vice-président à la programmation pour améliorer ses cotes d'écoute, qui sont décevantes.Il les a traités d'«attardés sociaux», de «mauviettes» et de «pantins».«Ils veulent que je copie Howard», s'est plaint Roth à ses auditeurs.«Je leur ai dit que j'allais démissionner s'ils ne me laissaient pas faire ce pourquoi j'ai étéembauché, c'est-à-direcréer quelquechosed'unique.» Le lendemain matin, il était toujours à son poste.LA RETRAITE D'UN «VIEIL HOMME » Personne ne pourra accuser Mike Wallace de s'être endormi sur ses lauriers.Membre de l'équipe originale du magazine d'information 60 Minutes, le journaliste a annoncé mardi sa décision de se retirer de l'émission-phare de la chaîne CBS.Il aura 88 ans en mai.Depuis 1968, il a interviewé un nombre impressionnant de personnalités d'envergure, dont Malcolm X, Deng Xiaoping, Menahem Begin et Anouar Sadate.Combatif, il n'aura pas seulement fait suer ses interlocuteurs, mais également ses concurrents.En 1998, ceux-ci s'étaient notamment plaints du«traitement spécial» accordé à Wallace, qui avait été le seul journaliste à accompagner Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU parti négocier la paixà Bagdad, dans son avion personnel et à l'escorter jusque dans les couloirs de Saddam Hussein.Wallace avait justifié ainsi son scoop : «Disons que ce voyage n'est que le cadeau du secrétaire général à un vieil homme.» Jean-Marc Vallée PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© JACK KEROUAC, DRAMATURGE Il attendait avec impatience la parution de son deuxième roman, Sur la route, qui avait fini par trouver preneur après avoir été rejeté par nombre d'éditeurs.Pour passer le temps avant le jour J, il avait écrit en quelques jours une pièce de théâtre intitulée Beat Generation, dont le manuscrit a été retrouvé récemment par celui qui fut jadis son agent, Sterling Lord.Donc, place à Jack Kerouac, le dramaturge ! Sa pièce, qui vient d'être publiée chez Thunder's Mouth Press, sera en effet montée à New York le printemps prochain et présentée au Box, un nouveau théâtre situé dans le Lower East Side.Le metteur en scène, Richard Kimmel, a été choisi, mais pas les acteurs.Dans une lettre à Lord, Kerouac écrivait, en 1957: «Il s'agit d'une comédie avec des nuances de tristesse et des discours aussi bons que ceux de (Clifford) Odets.» Dig it ?ACCUEIL CHALEUREUX POUR C.R.A.Z.Y.Après son triomphe au gala des prix Génie, le film québécois C.R.A.Z.Y.a reçu un accueil chaleureux mercredi soir lors de sa première new-yorkaise.Le long métrage de Jean-Marc Vallée était présenté dans le cadre de Canadian Front, un survol annuel de la production cinématographique du Canada organisé conjointement par le Musée d'art moderne (MoMA) et Téléfilm Canada.La plus grande salle de cinéma du musée, qui compte 460 sièges, était bordée à capacité.Des applaudissements nourris y ont éclaté pendant le générique de la fin.En l'absence du réalisateur, retenuà Montréal pour cause de surmenage, il est revenu à l'actrice Danielle Proulx de représenter à New York les artisans de la comédie dramatique.Une deuxième projection de C.R.A.Z.Y.aura lieu cet après-midi.Sept autres films canadiens sont présentés dans le cadre de Canadian Front, dont Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault et Les États nordiques de Denis Côté. ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL EDGY WOMEN Femmes effrontées SYLVIE ST-JACQUES Pour sa première année, le festival Edgy Women donne la belle part à des dames qui n'ont pas froid aux yeux.Jusqu'au 30 mars, l'événement réunit des chorégraphes, artistes visuels, photographes, « performeuses » et cinéastes qui partagent audace et goût pour la scène.Inter ou multidisciplinaires, anglos, francos et flamandes, politiques ou provocantes, les Edgy Women ont du culot à revendre.« C'est une célébration d'artistes qui repoussent les limites disciplinaires », affirme Miriam Ginestier, codirectrice artistique du Studio 303.En 1994, cet organisme logé dans l'édifice Belgo créait une mini-version de Edgy Women.Pendant 12 ans, l'événement se résumait à deux soirées programmées dans le cadre d'une série interdisciplinaire.En 2006, le Studio 303 a choisi de consacrer huit journées aux « femmes audacieuses.» Le Cabaret Edgy qui avait lieu jeudi soir à la Sala Rossa était l'une des pièces de résistances du festival.La vidéaste Jenn Goodwin proposait un oeuvre hommage à la danseuse contemporaine Elizabeth Langley qui, à 70 ans passés, se produit encore sur les scènes montréalaises.L'artiste de performance Céline B.Laterreur a déployé son travail humoristique inspiré de l'esthétique kitsch alors que Victoria Libertore démontrait sa maîtrise du « hullahoop » et de l'effeuillage.« C'est l'occasion de diffuser des oeuvres qu'on ne voit pas souvent ailleurs, poursuit Miriam Ginestier.Ces femmes ont leur propre voix et un esthétisme à elles.Même s'il n'est pas requis d'être féministe pour participer, elles incarnent un esprit féministe coloré, complexe et plein de contradictions.» La Sala Rossa, la Centrale, le Studio 303 et le café Esperanza sont les principaux quartiers généraux d'Edgy Women.Ce soir, le cabaret Hysteria et son programme de performances, vidéo et art visuel occuperont la scène de la Sala Rossa.Demain soir, l'artiste de performance Nathalie Claude dévoilera en primeur son nouveau solo Cerveau fêlé 101, précédant la pièce Endless Medication des Belges Marijs Boulogne et Sara De Bosschere.Demain après-midi, La Centrale tiendra une foire de fanzines.Avec son intervention d'art urbain Re-Stored, la Torontoise Jess Dobkin mystifiera quant à elle les clients des magasins du centre-ville.Par l'entremise du Studio 303, elle a invité les gens à se départir de vêtements associés à des mauvais souvenirs.Seule restriction : ils doivent porter la griffe d'un grand magasin comme Gap, Old Navy, Esprit, Simmons.Hier après-midi, un petit groupe d'artistes s'est réuni à la Centrale pour confectionner des étiquettes qui raconteront l'histoire de chaque article et inviteront les clients à partir avec ce vêtement gratuit.« Par exemple, un tshirt reçu en cadeau par un ex-amant fera très bien l'affaire », indique Jess Dobkin.Cet après-midi, ils retourneront les vêtements sur les étalages des grands magasins et espionneront les réactions des clients et employés.Qui aura l'audace de partir avec un vêtement d'une edgy woman ?C'est ce qu'on va voir.Pour plus d'informations, visitez le site www.edgywomen.ca PHOTO PAUL-ANTOINE TAILLEFER, FOURNIE PAR PIGEONS INTERNATIONAL La troupe Pigeons International présente sa plus récente création dès la semaine prochaine à l'Usine C.DANSE / Demain Des lendemains qui chantent 3387784A STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE La porte entrebâillée du studio de répétition de Pigeons International laisse échapper une explosion d'énergie.Il y a de l'électricité dans l'air de cette ancienne manufacture de l'avenue du Parc, où Paula de Vasconcelos et sept danseurs mettent la touche finale aux répétitions de Demain, présenté la semaine prochaine à l'Usine C.Après avoir plongé dans le passé avec Babylone et pris le présent en photo à 5 heures du matin, voilà que de Vasconcelos nous projette dans le futur de sept jeunes de moins de 25 ans.Demain se veut le reflet de leur vision de l'avenir, une dansevérité en quelque sorte.Et, surprise, on est loin du fameux « No Future » ! Assis par terre, dans le chaleureux local, quatre des jeunes interprètes se dévoilent avec candeur.Allumés et fébriles, on sent l'immense plaisir qu'ils ont à danser dans Demain.Ils gigotent, s'étirent et se lancent des regards complices.Il y a Natalie-Zoey Gauld qui a quitté Victoria, en Colombie-Britannique, pour s'inscrire aux Ateliers de danse moderne de Montréal.« J'ai terminé en 2004.Demain est mon premier spectacle professionnel », jubile-t-elle.Jeannie Vandekerkhove, originaire de l'Alberta, a étudié à Vancouver.« Puis, je suis venue travailler à Montréal », confie la jeune blonde, qui fut de la distribution de Babylone.Meaghan Wegg a quitté sa ferme près de London, Ontario, à l'âge de 16 ans pour l'École nationale du cirque.« J'ai terminé en juin dernier », raconte celle dont c'est le premier spectacle comme danseuse.Difficile alors de s'intégrer à une chorégraphie ?« Le plus difficile pour moi, c'est.d'aller lentement ! Ici, on me surnomme Speedy Gonzales ! » Ses camarades éclatent de rire.« Voyezvous, mon appareil, c'est le cerceau ; alors, ma spécialité, c'est de tournoyer super rapidement », avoue Wegg \u2014 que de Vasconcelos utilise à contre-emploi en lui confiant un solo tout en lenteur qui évoque.la tragédie de Walkerton.« J'allais à l'école à Walkerton, où il y a eu ces problèmes d'eau contaminée, confie Wegg.Treize personnes sont mortes et moi, j'ai été gravement malade.J'ai encore certains symptômes, mais le pire est passé.Ça a été comme une claque en pleine face qui m'a rendu plus consciente des petites choses de la vie.C'est notre futur et tout peut arriver.J'ai juré de prendre soin de mon corps et de vivre jusqu'à 100 ans, malgré les bactéries E.coli qui vivent encore dans mon système ! » Doses d'optimisme Demain, c'est aussi l'avenir de Forty Nguyen.« Ou WD40, mon nom de bboy ! » lance le p'tit rigolo du groupe, adepte du break depuis trois ans.De Vasconcelos a flashé sur Forty lors d'une compétition de breakdance à la Sala Rossa.« Pourtant, j'avais perdu la première ronde, rigole-t-il.Mais elle a aimé ma personnalité et mon caractère puisqu'à qu'a la fin du concours, elle m'a demandé mon nom et mon e-mail.Je n'avais aucune idée de qui c'était ! » « Tu croyais probablement que c'était une fan qui voulait te draguer ! » lui lance Meaghan.S'ajoutent au groupe François Gravel, actuellement en troisième année à l'École nationale du cirque, et Suzanne Laforest, une jeune sourde- muette, qui fait du théâtre amateur.« C'est quelqu'un de très spéc i al », déc l a re Wegg t r è s spontanément.Et Vandekerkhove d'ajouter : « Elle a toute une aura.On pourrait la regarder pendant des heures tellement elle est belle.» Le plus âgé et le plus expérimenté du groupe, c'est Manuel Roque qui a dansé, entre autres, pour Dominique Porte.« On l'appelle grand-papa ! » dit Nguyen, taquin.Et le benjamin ?Nul autre qu'Émile de Vasconcelos-Taillefer, 8 ans, le fils de la chorégraphe qui file, de temps en temps, à vive allure dans le studio sur ses super chaussures de sport à roulettes intégrées.« Au fait, lance Gauld, devinez ce qu'a répondu Émile quand Paula lui a demandé de décrire le futur en un mot Il a dit : paradis ! C'était touchant de la part d'un jeune enfant, non ?» Elle-même a répondu « demain» et « portes ouvertes ».Wegg a dit « ouverture » et « canevas vierge » et Nguyen, « espoir ».Et Roque ?« Violence et chaos organisé, rétorque Gauld.Manu nous trouve trop optimistes et souriants.Il nous donne une certaine dose de réalité.» Cela dit, leur optimisme plaît à de Vasconcelos, la quarantaine.« Il y a un réel décalage entre leur niveau d'inquiétude par rapport au futur de la planète et le mien.Ils sont confiants que tout ira bien.(.) Dans nos discussions, le portrait n'était pas sombre du tout.Alors les montrer imbus d'angoisses, c'aurait été les trahir.Et puis, c'est merveilleux, ce côté fonceur, un peu casse-gueule, surtout chez ceux qui viennent du cirque ! » .DEMAIN de Pigeons International, du 23 mars au 8 avril, 20 h, à l'Usine C.«J'allais à l'école à Walkerton, où il y a eu ces problèmes d'eau contaminée, confie Wegg.Treize personnes sont mortes et moi, j'ai été gravement malade.J'ai encore certains symptômes, mais le pire est passé.» "]
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