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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-03-25, Collections de BAnQ.

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[" CD en vente dès maintenant ! 3379249 Points de vente: Billetterie Articulée : 514) 844-2172 - L'Oblique : 514) 499-1323 - L'Échange : 514) 523-6389 - Les Anges vagabonds : 514) 527-8174 En spectacle les 6 et 7 avril prochain au Lion d'or www.caimanfu.com TÉLÉVISION DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA CAMÉRA PAGE 3 5 QUESTIONS À.MONONC' SERGE PAGE 13 TOUT UN PHYSICIEN! CES DERNIÈRES ANNÉES, LAURENT PAQUIN A ÉTÉ ANIMATEUR DE GALAS, D'ÉMISSIONS HUMORISTIQUES, CHRONIQUEUR À LA RADIO, CHANTEUR DANS UNE COMÉDIE MUSICALE ET CASTOR DANS DES PUBS.LE PRINTEMPS ANNONCE L'ARRIVÉE DU DEUXIÈME SPECTACLE SOLODE L'HUMORISTE, DANS LEQUEL IL FAIT SIENNE LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ D'EINSTEIN.n homme resté assis près d'une jolie femme pendant une heure pense que cela n'a duré qu'une minute.Faites-le asseoir pendant une minute sur un calorifère brûlant, il pensera que cela a duré des heures.C'est ça, la relativité.» Il y a de ces lectures de salle de bains qui inspirent.En tombant un jour sur cette citation d'Albert Einstein, dans un livre de pensées fourre-tout, Laurent Paquin a eu envie de revisiter la théorie de la relativité du célèbre physicien.Sans toutefois, au préalable, consulter des livres de physique ni suivre de cours de sciences à l'université.«La théorie de la relativité, du point de vue scientifique, m'intéressait moins, dit-il.Je ne la maîtrise pas.Mais la relativité s'explique à travers des concepts assez simples.» Après avoir analysé les petites et moins petites choses de la vie de plusieurs points de vue, puis les avoir regroupées par thèmes (l'argent, les banques, les communications, les bulletins d'information.), Laurent Paquin s'est monté un spectacle intitulé Tout est relatif.«Au départ, Tout est relatif, c'était un numéro, explique-t-il.Le titre est finalement devenu un fil conducteur.» Un avant-goût du spectacle?«En Chine, je suis perçu comme grand, mais aux États-Unis, comme mince.Les images bouleversantes, montrées dans les bulletins de nouvelles, n'ont plus le même effet sur nous quand on les a vues des centaines de fois.Le café, pour certains, est une façon de bien commencer sa journée.Pour d'autres, c'est un symbole d'exploitation.D'ailleurs, le simple fait de donner mon opinion est relatif.Je n'arrive pas, sur scène, en prétendant que j'ai la science infuse.Faut pas croire la bullshit qu'on nous sert.Surtout celle que je sers!» La bullshit.C'est justement le titre d'un des numéros de Tout est relatif (coécrit avec Billy Tellier, Alexis Cadieux, Daniel Chiasson et Sylvain Larocque).«Un numéro durant lequel je mitraille mes idées et remets en question tout ce qu'on se fait dire.Je pense aux banques qui nous font croire qu'au-delà de l'argent, il y a les gens, ou à Wal-Mart qui parle de ses associés plutôt que de ses employés payés au salaire minimum.» ISABELLE MASSÉ > Voir LAURENTPAQUIN en page 6 PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE ©.«U Laurent Paquin vous regarde ou regarde le miroir ?Qui est le vrai Laurent Paquin ?Celui de droite ou celui de gauche ?Ni l'un ni l'autre.ceci n'est qu'une photo ! Sophie Lorrain ARTS ET SPECTACLES PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Émilie Simon : « J'aime travailler dans une espèce de cocon.J'ai tendance à aimer le travail introspectif, j'aime prendre seule des décisions artistiques sans dénigrer la logique de travail dans un cadre cinématographique.» ÉMILIE SIMON Flore d'exception ALAIN BRUNET PARIS \u2014 Dans le club chic branchouille d'un quartier chic branchouille, Émilie Simon s'apprête à chanter dans une émission de télé chic branchouille.Avant le glamour parisien ?Un journaliste québécois.À Montréal, on avait fait la rencontre d'Émilie Simon au printemps dernier.C'était un jour anormalement glacial de mai où il fut question de banquise, de palmipède et de bande originale.On a remis ça à Paris pour causer végétation.D'abord un retour sur l'immense succès de La Marche de l'empereur, superbe film documentaire de Luc Jacquet sur les migrations reproductives du manchot empereur et dont Émilie Simon a créé la bande originale.Le film, rappelons-le, a été applaudi par la planète entière en incluant la chauvine Hollywood, Oscar à l'appui.Pour sa part, Émilie Simon a récolté une Victoire de la musique pour sa bande originale.remplacée par les Américains pour les marchés de l'Australie, de la Grande Bretagne et des États-Unis \u2014 au Canada, cependant, nous avons le choix des deux versions.« Oui, c'est frustrant, soupire Émilie Simon.Luc Jacquet m'a demandé mon accord, j'ai respecté son avis pour l'avenir du film.Il était désolé, je l'étais aussi.et je n'avais pas le choix.Ça a été difficile, mais je préférais que le film existe en version américaine plutôt que pas du tout.Même si je reste persuadée qu'il aurait aussi bien marché làbas avec ma musique \u2014 d'autant plus que les chansons étaient interprétées en anglais ! » Émilie Simon a tourné la page, ajoutons que la musique de la bande originale a été jouée en version symphonique (60 musiciens sur scène, rien de moins) aux Eurockéennes de Belfort en juillet 2005 ainsi qu'au Grand Rex de Paris en janvier dernier.Voici donc le deuxième album d'Émilie Simon, Végétal, qui sera certes le plat de résistance à son passage aux prochaines Franco- Folies de Montréal.« J'avais commencé Végétal avant La Marche de l'empereur, raconte- t-elle.Quand le projet de musique de film m'a été proposé, j'ai mis mon album entre parenthèses.J'ai travaillé sur La Marche de l'empereur pendant un an, j'ai continué à écrire.Ça m'a fait plaisir de revenir à quelque chose qui ne concernait que moi.Car j'aime travailler dans une espèce de cocon.J'ai tendance à aimer le travail introspectif, j'aime prendre seule des décisions artistiques sans dénigrer la logique de travail dans un cadre cinématographique.Le résultat, on l'a déjà écrit, s'avère clairement supérieur à son premier opus (éponyme) paru en 2003.Elle en explique le processus de création.« J'avais commencé d'une manière complètement intuitive.Après quelques mois d'écriture, je me suis rendu compte qu'il y avait toujours un élément végétal dans ces chansons.J'ai laissé sortir ça comme on laisse pousser du lierre sur les murs.D'une certaine manière, j'ai mis des tuteurs pour que cette végétation s'organise d'elle-même.» Émilie Simon a ainsi cherché à raffermir le lien poétique entre les morceaux et l'élément végétal.« J'ai mis en scène différentes matières, naturelles ou pas.Comme l'eau, le feu, l'air, le bois, le fer et autres matières qui, pour moi, étaient englobées dans le thème générique végétal.J'ai fait un travail de sonorités à partir de ces matières-là.Dans ce cadre, j'ai travaillé avec des musiciens qui avaient une démarche plus contemporaine au plan des sonorités.» L'auteure, compositrice, interprète et réalisatrice fournit des exemples.Parle avec respect de Cyril Hernandez et de son approche très libre de la percussion.Même respect pour le violoncelliste Arnaud Crozatier, qui ne cesse d'explorer son instrument et d'en extirper des sonorités inédites.Idem pour le bassiste Simon Edwards (Talk Talk, Bashung, Beth Gibbons), qui peut réussir à se fondre dans un enregistrement pour voix et piano préparé.Et ainsi de suite.Et sur scène ?Comment relire ces allégories botaniques « Je miserai sur le côté organique, répond-elle.Les sons ne seront pas figés, les musiciens devront faire preuve d'intuition.Il faudra faire ressortir l'esprit des morceaux.Bien sûr, j'utiliserai le bras électronique mis au point par Cyrille Brissot, un brillant chercheur de l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM) qui m'accompagne toujours sur scène en plus de m'inventer des instruments.Le « bras », notamment, est né d'une volonté de contrôler des effets de textures sur ma voix en temps réel.Car je veux de l'interaction : je ne veux surtout pas être immobilisée derrière un ordinateur ou une table de mixage.» La maturité d'Émilie Simon, force est de conclure, a été rapidement acquise.« J'ai l'impression d'une plus grande ouverture émotive dans mon travail.Même si je déteste m'épancher! De ces nouvelles chansons se dégage plus de chaleur, je crois.Et c'est probablement parce que j'accepte les choses et les sentiments comme ils viennent.En ce sens, j'estime m'être épanouie.» «J'avais commencé Végétal avant La Marche de l'empereur.Quand le projet de musique de film m'a été proposé, j'ai mis mon album entre parenthèses.» \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE > PIERRE LAPOINTE Rarement a-t-on vu une rumeur aussi dithyrambique pour la sortie d'un deuxième album, qui est souvent le plus attendu avec une brique et un fanal par le milieu.Dans la liesse générale, Pierre Lapointe lançait cette semaine La Forêt des mal-aimés, qui a reçu des grappes d'étoiles de toute la critique.Si, après ça, il ne se hisse pas au sommet des ventes, on se demande ce que ça prend ! (Nous avions pensé placer C.R.A.Z.Y.dans cette rubrique pour ses 13 Jutra sur 14 nominations, mais nous nous sommes dit que trop, c'est comme pas assez, et que le film de Jean-Marc Vallée n'a certainement plus besoin de nous.) SÉPARÉS À LANAISSANCE Notre lecteur, Hubert Masson, a bien raison de nous écrire que ce n'est certainement pas la première fois qu'on nous fait cette suggestion.Les circonstances nous donnent envie aujourd'hui de la publier\u2014c'est notre humble et maladroit hommage à une femme exceptionnelle qui a fait ses adieux à la vie politique cette semaine.Est-ce que le comédien Alex Perron serait le fils caché de Pauline Marois ?Et si oui, a-t-il voté pour André Boisclair ou pour sa mère ?Un grand dossier à fouiller, c'est sûr.Une rubrique qui a trouvé la semaine follement excitante Alex Perron > RICHARD COCCIANTE En raison du nombre impressionnant de scandales cette semaine, nous avions l'embarras du choix.Nous avons finalement eu un coup de coeur pour le malheur de Richard Cocciante, condamné cette semaine à 30 mois de prison, dont 10 fermes, pour avoir fraudé l'impôt.En effet, le compositeur de Notre-Dame de Paris a déclaré 13 200$ de revenus, alors que le fisc a calculé de son côté 8,5 millions.M.Cocciante, persécuté, se dit prêt à l'exil.Ce ne devrait pas être trop difficile avec ce qu'il a épargné.LES SCANDALES DE LA SEMAINE > C'est la fin des séries lourdes à la télé québécoise ! > Le petit Jordy, 18 ans, révèle dans une bio la malhonnêteté financière de son père !! > Jean-René Dufort remplace Normand Brathwaite à CKOI !!! > Réal Béland et Roxane St-Gelais sont mis à la porte de CKOI !!!! > Élisabetta remplace Roxane St-Gelais > Les Bougon volent si bas que l'émission est cotée 13 ans et plus > Stephen Harper refuse de rencontrer Brigitte Bardot > Environ 160 personnes âgées évacuées d'un spectacle de Richard Abel PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© ILS, ELLES ONT DIT\u2026 « It's a C.R.A.Z.Y.night ! » \u2014Normand Brathwaite, animateur du Gala des Jutra.« Tu es un être formidable, même si t'es pas gai ! » \u2014Danielle Proulx à son fils Émile, qui l'accompagnait aux Jutra.« J'ai les dents ballotables.» \u2014Alexandre, qui s'est fait péter les dents de devant dans un bar après sa sortie du loft.« On ne va pas poursuivre un génocide animalier comme ça pour faire bander les Chinois ! » \u2014Brigitte Bardot, au sujet de la chasse au phoque et de l'utilisation de leur os pénien pour la fabrication d'aphrodisiaques dans certains pays asiatiques.« J'ai mené une vie plate pendant 35 ans, je vais continuer.» \u2014André Arthur, maintenant député à la Chambre des communes, aux Francs- Tireurs.« Je suis sous le choc.Je ne me sens pas respectée dans tout ça.» \u2014Roxane St-Gelais, congédiée de CKOI.« L'émission Y'é trop d'bonne heure.» \u2014Élisabetta, qui remplace Roxane St-Gelais, répondant à la question «Qu'est-ce qui te fait rire ?» dans le magazine La Semaine.entracte@lapresse.ca Pauline Marois Pierre Lapointe Élisabetta PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Photo Étienne Morin, collaboration spéciale Photo Armand Trottier, La Presse© Telle mère, telle fille.différente Ce n'est un secret pour personne : lorsqu'elle dirige, Denise Filiatrault (Le Petit Monde de Laura Cadieux, Ma vie en cinémascope) est exigeante.Elle n'y va pas par quatre chemins quand elle s'adresse à un acteur.Derrière la caméra, Sophie Lorain tient-elle de sa mère ?Sent-elle qu'on la craint ?« Aucun acteur ne m'a dit si je lui ressemblais, répond-elle.Cela dit, les chiens ne font pas des chats.Ma mère a une certaine rigueur.Le travail doit être fait à la maison avant d'arriver sur le plateau.Peut-être que je tiens ça d'elle.Mais je ne pense pas qu'on travaille de la même façon.On ne vient pas de la même école et on n'est pas de la même génération.J'ai été formée dans une école d'arts dramatiques.Elle est plus en comédie, et moi, en dramatiques.» ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION L'expérience d'Un homme mort a été enrichissante pour Sophie Lorain.« J'ai accepté pour apprendre », affirme la comédienne-réalisatrice qui avait auparavant signé deux épisodes de Fortier 5.TÉLÉVISION PASSEZ DERRIÈRE! Ils passent beaucoup de temps sur un plateau ou sur une scène.Ils jouent avec leurs tripes ou font les bouffons devant la caméra pendant des années, puis un jour, ils décident de diriger, d'aborder leur métier en s'installant de l'autre côté.ISABELLE MASSÉ Un homme, en apparence charmant, cherche ses clés dans la cuisine, puis au salon, s'impatiente, monte le ton en s'adressant à sa conjointe qu'il juge indifférente et la bouscule.Pas d'ecchymoses en vue sur le corps de la femme.C'est la caméra qui encaisse les coups.Pas de femme donc devant la caméra.Juste un comédien.Mais derrière.Cette pub du ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine a été réalisée par Chantal Fontaine, en février.« On avait envie qu'une femme connue s'implique autrement que comme porte-parole, mentionne l'interprète de Virginie.Le projet m'a intéressée pour son côté sociétal et parce que j'ai rarement l'opportunité de mettre quelque chose en images.» L'expérience fut gratifiante.« À la fin de la postproduction, il était temps que ça finisse ! Ça faisait un mois et demi que je recevais une claque sur la gueule ! Mais j'ai adoré.Je recommencerais demain.Comme Chantal Fontaine, Sophie Lorain, Yves Pelletier, Michel Courtemanche, Patrick Huard, Dan Bigras, Mariloup Wolfe, Guy A.Lepage, Pierre Brassard, Marc Labrèche, Luc Picard, Simon-Olivier Fecteau, Chantal Lamarre, Paul Houde, Maxim Roy, Denise Filiatrault, Yves Desgagnés et Robin Aubert sont tous passés derrière la caméra, ces dernières années.Sans décider, pour autant, d'abandonner leur carrière d'acteur ou d'humoriste.Leur plaisir, disent la plupart, fut total.« C'est un privilège de mettre en scène des émotions, de raconter une histoire, dit Chantal Fontaine.Du fait qu'on est acteur, on est une boule d'émotions.Ce qui nous allume, c'est le jeu, la vérité de la situation.L'équipe technique m'a dit que ça paraissait que la pub était réalisée par une actrice, à cause du lien privilégié que j'ai établi avec l'acteur sur le plateau.« C'est gratifiant d'être réalisateur, ajoute Luc Picard.Tu as 40 personnes qui se désâment pour que ta vision se matérialise.C'est un métier de luxe.» Un métier qui confère un certain pouvoir, mais qui plonge les réalisateurs dans l'incertitude autant que les acteurs et humoristes.Parlez-en à Sophie Lorain qui a appris, cette semaine, qu'Un homme mort ne reviendrait pas, sur les ondes de TVA, malgré son million et quelque de téléspectateurs ! « J'ai refusé des contrats parce que je pensais réaliser la suite, dit-elle.Mais c'est la vie ! » Cette mauvaise nouvelle ne fait pas ombrage au plaisir qu'elle a eu sur le plateau, en compagnie de Karine Vanasse et Michel Barrette.L'expérience, proposée par Fabienne Larouche, fut enrichissante.« J'ai accepté pour apprendre, affirme Lorain qui avait réalisé auparavant deux épisodes de Fortier 5.Mais avant d'accepter, il faut voir si on a des affinités avec l'univers proposé.J'ai voulu lire les deux premiers épisodes d'Un homme mort avant d'embarquer.Pour ne pas trahir la vision de l'auteure et voir si j'étais capable de mettre ma créativité au service du texte.» L'insatisfaction C'est l'insatisfaction qui a mené Guy A.Lepage à la réalisation.« L'humour est quelque chose d'extrêmement précis, constate-til.Ça nécessite un rythme de montage particulier.Ça demande beaucoup d'humour pour réaliser des comédies.À l'époque de RBO, on passait beaucoup trop de temps à expliquer les choses.Si le groupe revenait à la télé, on réaliserait nous-mêmes.« Quand le projet d'Un gars, une fille est arrivé, j'étais à une étape de ma vie où j'étais tanné de me compliquer la vie, poursuit Lepage.Les épisodes étaient souvent composés de plans fixes.Le côté BD me plaisait bien et c'était facile à faire.J'ai fait passer Sylvain Roy de la direction photo à la coréalisation.On s'est mutuellement appris des choses.» Réaliser, pour un acteur ou un humoriste, est à la fois un métier nouveau et complémentaire.Le novice s'appuie, bien souvent, sur ses expériences passées.« La réalisation est une autre forme d'interprétation », dit Sophie Lorain, qui estime que son travail de metteure en scène au théâtre l'a beaucoup aidée sur le plateau d'Un homme mort.« J'y ai appris à cerner l'espace, à établir comment les acteurs doivent bouger, à répéter.Le défrichage, ce qu'on appelle le travail de table, au théâtre, est tout aussi important en télé et en cinéma.C'est à cette étape que l'acteur peut poser des questions, afin qu'il puisse ensuite travailler seul chez lui, décortiquer son texte et revenir avec une proposition de jeu définie.» « C'est un langage qu'on ne maîtrise jamais, pense Guy A.Lepage.On fonctionne par essais et erreurs.Je sais que je ne serai jamais un réalisateur redoutable, comme d'autres qui réussissent à faire parler les images.Mais je peux raconter des histoires simples et drôles.» Les artistes interviewés disent d'ailleurs arriver sur le plateau avec les oreilles grandes ouvertes.« Ce serait facile de devenir un despote, croit Simon-Olivier Fecteau, des Chick'n Swell, qui a réalisé plusieurs sketchs de son groupe d'humour, un court métrage et des pubs.Il faut laisser la place à tout le monde.Surtout si ça sert l'histoire.Une vraie communication doit s'établir entre le réalisateur et les comédiens.Je travaille d'abord pour l'histoire.Lors du casting pour les pubs de Plaisirs gastronomiques, le comédien (finalement choisi) est arrivé avec une moustache et un col roulé.On a bâti le concept autour de lui.» « Je suis quelqu'un d'assez directif, poursuit Yves Pelletier, réalisateur du long métrage Les Aimants et de pubs.Je savais exactement ce que je voulais comme ton, pour Les Aimants.Je tenais à ce que les comédiens le comprennent.Ensuite, ils ont pu en rajouter.C'est devenu une oeuvre collective.» Diriger leurs pairs les intimide-til ?«J'étais à ma place, répond Chantal Fontaine.J'ai fait mes devoirs avant le tournage.Et ça fait 10 ans que je travaille quotidiennement sur un plateau.J'ai vécu tous les types de problèmes.Comme sur celui de Virginie on travaille vite, il faut trouver des solutions rapidement.» « Les acteurs ne m'intimident pas, dit Sophie Lorain.Probablement parce que je suis actrice et que je connais les mécanismes de jeu.Sur Un homme mort, les acteurs étaient très généreux.Ils m'ont fait confiance et je leur ai fait confiance.» « Je n'ai aucun problème à m'adresser aux comédiens, ajoute Guy A.Lepage.Mes explications sont limpides.J'explique mon point de vue et j'écoute toujours les suggestions des autres.D'autant plus que j'ai le privilège de pouvoir trancher.» Les acteurs devenus réalisateurs dirigeraient comme ils aiment ou aimeraient se faire diriger.« Je le fais avec mon instinct, dit Sophie Lorain.J'essaie de donner tous les éléments possibles à l'acteur pour qu'il puisse livrer la marchandise.Les acteurs forment un choeur.Ils doivent tous s'en aller dans la même direction.Mais à chaque personnalité, ses difficultés.Ils n'ont pas la même expérience de vie et de plateau.Je dois m'ajuster.» « Le métier de réalisateur est un peu mythifié, conclut Luc Picard.La plupart du temps, on prend ce qu'on propose.La direction d'acteur, c'est de la collaboration.Ça devient le projet de tout le monde.Il faut faire en sorte que l'acteur se sente bien et libre.Les réalisateurs qui exigent et qui dirigent au quart de tour, ça existe peu.» .Autres commentaires de Luc Picard, Yves Pelletier et Yves Desgagnés en page 3 du cahier Cinéma QUI A RÉALISÉ QUOI ?Simon-Olivier Fecteau > Pubs des mets Plaisirs gastronomiques > Court métrage Les Derniers Jours > Sketchs des Chick'n Swell Yves Pelletier > Pubs de PFK avec les Denis Drolet >Mon oeil ! (documentaire Je veux devenir un esquimau), à CanalD > Les Aimants Guy A.Lepage > Un gars, une fille > Camping sauvage > Pubs de Ford Chantal Fontaine > Pub pour le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine.Sophie Lorain Un homme mort > Fortier 5 (deux épisodes) Michel Courtemanche > Caméra Café (saisons 1, 2 et 3) Denise Filiatrault > Ma vie en cinémascope > Le Petit Monde de Laura Cadieux > Laura Cadieux.la suite >C't'à ton tour, Laura Cadieux Patrick Huard > Les clips Un beau grand slow et La Bartendresse d'Éric Lapointe > Le clip Loup blanc de Florent Vollant et Éric Lapointe >Mon oeil ! (documentaire sur le service à la clientèle), à CanalD > S'apprête à tourner le long métrage Trois petits cochons « C'est gratifiant d'être réalisateur, dit Luc Picard.Tu as 40 personnes qui se désâment pour que ta vision se matérialise.C'est un métier de luxe.» ARTS ET SPECTACLES POP-ROCK ALAIN BRUNET PARIS \u2014 Dans une salle de conférence de l'immeuble rutilant des multinationales fusionnées Sony et BMG, est assis Nicola Sirkis.Sa mi-quarantaine est certes observable de près, son attachement à l'adolescence n'en demeure pas moins indéfectible.Cela l'emporte largement sur ces considérations morphologiques.bassement terrestres.L'interview coïncide avec le succès commercial d'Alice & June (double disque d'or en France depuis sa sortie à la mi-décembre) qui s'annonce majeur.On ne peut toutefois prédire un impact aussi considérable que celui de Paradize, album précédent du groupe vétéran \u2014vendu à 1,5 million d'exemplaires, rien de moins.Cela nous donne une idée de la longévité de ce groupe français vaguement depechemodien, né au tournant des années 80.Dès lors, Indochine avait connu le succès avec la chanson L'Aventurier, sorte de BD mise en rimes, inspirée des aventures de Bob Morane.Un quart de siècle plus tard, le groupe de Nicola Sirkis s'avère un phénomène de longévité dans une culture de l'éphémère.Force est de constater que la formation parisienne incarne encore une certaine urgence adolescente, résultats à l'appui.Qu'elle incite des icones à collaborer\u2014 Brian Molko de Placebo ou Didier Wampas, comme ce fut le cas de notre Melissa Auf der Maur sur l'album précédent.Une formation reconstituée « Dans les années 80, on a été un groupe important pour une certaine jeunesse.Après nous sommes restés un groupe de rock par rapport à la France », pense le chanteur et parolier d'Indochine, visiblement fier de ce qu'il a accompli.Nicola Sirkis est d'ailleurs le seul membre originel d'une formation entièrement reconstituée.Rappelons que le frère jumeau de Nicola, Stéphane Sirkis, est décédé en 1999 d'une hépatite foudroyante.Après les départs de Dominique Nicolas et Dimitri, les frères Sirkis avaient poursuivi l'aventure en recrutant d'autres musiciens.Le chanteur a finalement refait un nouveau groupe avec l'impact qu'on sait.Entre autres, il s'est adjoint les services d'Oli de Sat, qui a réalisé cette vingtaine de titre réunies autour d'un concept : « L'idée m'est venue de bâtir une histoire avec deux personnes.J'ai commencé par une chanson, j'ai rapidement voulu écrire la suite.Cela dit, chaque chanson a son entité propre, le labyrinthe de l'histoire se dessine à travers l'ensemble », explique Sirkis.Plus précisément, Alice (au pays des cauchemars/la promesse, le premier CD) et June (au pays des merveilles/le pacte, le second) est l'histoire de deux jeunes adolescentes amies depuis peu et qui poussent cette amitié à l'extrême des extrêmes, c'est-à-dire le pacte de suicide.« Deux personnes, résume son auteur, dressent un constat sur le monde dans lequel elles vivent, elles n'ont pas trop envie d'y rester.J'ai toujours été fasciné par les histoires d'amour violentes au sens romantique du terme.Un couple qui vit ensemble depuis 50 ans, remarquez, je trouve ça extraordinaire et romantique.Et un autre qui décide de se suicider au bout d'une relation de trois semaines je trouve ça aussi fascinant.» Ayant choisi la deuxième option (sans faire l'apologie du suicide, insiste-t-il), Nicola Sirkis voit dans Alice & June un conte de fées déglingué.« Ces deux dernières années, raconte-t-il, je suis passé de l'imaginaire d'Alice au pays des merveilles à celui de peintres tels Marc Ridden ou Ana Bagayan.Cette nouvelle peinture américaine correspond parfaitement à mon univers, celui d'images enfantines dans un univers tordu d'adultes.Dans cette optique, Nicola Sirkis se plaît à justifier sa démarche artistique par la précarité du monde qui l'entoure.« Le monde actuel, postule le chanteur, c'est un peu Disney World avec la peine de mort.La peine de mort dans bien des États du monde, la peine de mort climatique parce que le réchauffement de l'atmosphère est en train de détruire la planète, la peine de mort de la maladie.Il ne faut pas se voiler la face, il faut savoir que ça existe.« Aujourd'hui, renchérit-il, il faut se construire pour survivre dans ce monde de sauvages.S'armer de certains outils, et ne surtout pas étaler son bonheur.C'est tellement impudique dans un monde où la violence est de plus en plus apparente.J'ai honte de vivre dans ce monde d'aujourd'hui où la principale motivation est le mensonge.Chaque jour on apprend qu'un politicien a menti pour nous faire admettre des choses \u2014 l'exemple de l'Irak est le plus patent \u2014 la moitié du monde essaie de baiser l'autre.C'est terrible ! Je préfère parler de choses comme ça que de dire tout va bien, madame la marquise.S'il se défend bien d'être un donneur de leçons, Nicolas Sirkis se sent une responsabilité.« Ma fille a 4 ans, je devrai lui expliquer que la vie n'est pas un conte de fées sans qu'elle souffre de la désillusion.Il ne faut pas perdre ses rêves.J'ai la responsabilité de ma fille, c'est un peu terrifiant.» En guise de conclusion, le leader d'Indochine voit dans Alice & June à la fois une avancée et une synthèse.« J'ai l'impression que cet album résume 25 ans de carrière.Un best of sans en être un.Je garde l'impression d'une totale synthèse des thèmes abordés, qui sont l'adolescence, la religion, la morale.Je crois maintenant qu'on s'est vachement améliorés.Et plus j'écoute Alice & June, plus je sens qu'on est restés Indochine.Ça sonne peut-être le glas de quelque chose.Le pacte d'Alice et June raconté par Indochine PHOTO FOURNIE PAR SONY BMG CANADA Le leader d'Indochine, Nicola Sirkis, voit dans Alice & June à la fois une avancée et une synthèse.en collaboration avec Du 4 au 15 avril 2006 présente 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (514) 376-TOHU 1 888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca Âge recommandé : 7 ans et plus TTaarriiffss :: 2255, ,5500$$ 3300$$ 1122aannsseettmmooiinnss::1155, ,5500$$ 2244$$ UNE PRODUCTION D' Un sspeccttacclle iinssolliitte, , abssurrde, , ttottallementt déssopiillantt !! TOURNAI «Avec un scénario parfait et une mise en scène impeccable, HAHAHA concilie àmerveille le rire, la poésie, l'exploit physique et l'émotion.» LE NOUVEL OBSERVATEUR, France 3386516A SPECTACLES DANSE AGORA DE LA DANSE Fuse/Lola Dance : 20h.PLACE DES ARTS Relation publique.Compagnia Caterina Sagna : 20h.TANGENTE (840, Cherrier) T'es où., de Christiane Bourget.Série Émergence : 20h30.USINE C (1345, av.Lalonde) Demain, de Paula de Vasconcelos : 20h.STUDIO 303 (372, Sainte-Catherine O.) Gender Works, avec Tara Cheyenne, Sarah Williams et Evie Farmer : 19h.Labo-studio : Flash solos, avec Isabel Mohn, Nadine Sures et les participants du stage : 19h.CLASSIQUE CHAPELLE NOTRE-DAMEDE- BON-SECOURS La Nef : 20h.ÉGLISE SAINT-PIERRE-APÔTRE Sophie De Cruz, soprano, Julie Dufresne, mezzo-soprano, Dominic Boul ;ianne, organiste.Pergolesi et opéra : 20h.JARDIN BOTANIQUE Les Chambristes du Conservatoire.Dvorak, Brahms, Schumann, Ravel, Bartok : 13h et 15h.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Musica Camerata.Rachmaninov, Suk, Chausson : 20h.REDPATH HALL (Université Mc Gill) Ensemble Arion.Rebel : 20h.SALLE PIERRE-MERCURE Ensemble instrumental de l'UQAM.Stravinsky : 17h.VARIÉTÉS STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Geneviève Bilodeau : 20h.SPECTRUM Hugo Lapointe : 20h30.THÉÂTRE OUTREMONT Timbuktu : 19h.CABARET DU CASINO Roch Voisine : 20h30.THÉÂTRE SAINT-DENIS François Morency : 17h.LA CITADELLE (2085, Drummond) Groupe Gospel Generation : 19h.DU 29 MARS AU 9 AVRIL 2006 8 à 14 ans UNE CRÉATION DU PETIT THÉÂTRE DE SHERBROOKE TEXTE ET NARRATION MICHEL GARNEAU MISE EN SCÈNE ISABELLE CAUCHY, MARCELLE HUDON MANIPULATION ANNA BEAUPRÉ MOULOUNDA, ARIANE BISSON-MCLERNON, ÉRIKA TREMBLAY PRÉSENTÉ PAR LA MAISON THÉÂTRE 245, rue Ontario Est, Montréal Berri-UQAM/ Sherbrooke www.maisontheatre.qc.ca BILLETS EN VENTE (514) 288-7211 POSTE 1 ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 3391361A 3386513A Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 DE MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE SERGE DENONCOURT AVEC BENOÎT BRIÈRE + NORMAND D'AMOUR HOSANNA ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE SUZANNE CROCKER DÉCOR GUILLAUME LORD COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE ACCESSOIRES MICHÈLE MAGNAN CONCEPTION SONORE NICOLAS BASQUE CONCEPTION DES MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER COIFFURES ET PERRUQUES CAROL GAGNÉ ++++ JUSQU'AU 1ER AVRIL + 514.866.8668 + WWW.TNM.QC.CA ++++ DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES LES 31 MARS + 1ER AVRIL À 20H «\u2026 UNE DES PLUS GRANDES OEUVRES CONTEMPORAINES JAMAIS ÉCRITE SUR LA QUÊTE IDENTITAIRE.(\u2026) LE TANDEM MAÎTRISE CE TEXTE TEL DEUX VIRTUOSES DEVANT UNE PARTITION DE STRAVINSKI.IL FAUT ALLER VOIR CET HOSANNA.» \u2014 La Presse UNE COLLABORATION LES SORTIES DU TNM TROIS-RIVIÈRES 6 AVRIL (SALLE J.ANTONIO-THOMPSON 819.380.9797) CHICOUTIMI 8 AVRIL (AUDITORIUM DUFOUR 418.549.3910) DRUMMONDVILLE 19 AVRIL (CENTRE CULTUREL 819.477.5412 OU 1.800.265.5412) GATINEAU 21 AVRIL + 22 AVRIL (CENTRE CULTUREL 819.243.2525) SHERBROOKE 25 AVRIL (SALLE MAURICE O'BREADY 819.820.1000) SAINTE-FOY 30 AVRIL (SALLE ALBERT-ROUSSEAU 418.659.6710) RIMOUSKI 2 MAI (SALLE DESJARDINS-TELUS 418.724.0800) LAVAL 9 MAI (SALLE ANDRÉ-MATHIEU 450.667.2040) 3391859A LES CONCEPTEURS PEDER BJURMAN + MARIE GIGNAC + JEAN LE BOURDAIS + NICOLAS MAROIS + JEAN-SÉBASTIEN CÔTÉ CATHERINE HIGGINS + MARIE-FRANCE LARIVIÈRE + ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE FÉLIX DAGENAIS Une production de EX MACHINA en coproduction avec Le Théâtre du Nouveau Monde, Le Grand Théâtre de Québec, Le Théâtre du Trident, Le Théâtre français du Centre national des Arts d'Ottawa, Bite:06, Barbican, London, La Comète (scène nationale de Châlons-en-Champagne), Le Festival d'automne à Paris, Maison des Arts, Créteil, La Fondation Hans Christian Andersen 2005, The Sydney Festival, Le Théâtre des Célestins, Lyon LE PROJET ANDERSEN CONCEPTION, MISE EN SCÈNE ET INTERPRÉTATION DE ROBERT LEPAGE UNE PRÉSENTATION DE COMPLET JUSQU'AU 6 MAI SUPPLÉMENTAIRES 9 + 10 + 11 MAI 20 H 3 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 12 MAI 20 H + 13 MAI 15 H + 21 H WWW.TNM.QC.CA + 514.866-8668 3391860A MARC CASSIVI > CHRONIQUE La ruée vers l'âge d'or Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca eur arrivée chez nous prend des allures de ruée vers l'or.De ruée vers l'âge d'or.Georges Moustaki hier, Petula Clark ce soir, Adamo en avril, Alain Barrière en mai, tous à Montréal pour ressasser en chanson une nostalgie bien enfouie.Moyenne d'âge: 70 ans.Rien pour lesempêcher d'embrasser la scène comme dans le bon vieux temps.C'est mon métier et je l'aime, jusqu'à ce que la mort nous sépare.Onme reprochera de le remarquer, tellement cette invasion canonique (s'cusez la) coïncide avec un nouvel épiphénomène de notre société choyée par la médecinemoderne : la disparition du «vieux».Pas du vieux luimême, mais de l'expression qui le désigne.Au XXIe siècle, il n'existe plus de personnes âgées, d'aînés, ni bien sûr de vieillards.Il n'y a que des jeunes et desmoins jeunes.Onnedit plusqu'unefleur est fanée, mais qu'elle fatigue unpeuen fin de saison.Aussi, on dira d'Alain Barrière qu'il n'est plus «jeune-jeune» ; jamais qu'il est un artiste défraîchi, un chanteur dépassé, un galant suranné ou un ti-vieux bon pour le cimetière des CD.Il serait de bon ton de mettre l'abandon de ces mots sur le dos de larectitudepolitique.L'excuseest facile.Mais les causes du phénomène sont à mon avis plus profondes.Le vieillissement de la population luimême est responsable de ce déni collectifdutempsquipasse.Lachanson n'a pas d'âge.Les idoles ne devraient pas en avoir non plus.Encore aujourd'hui, un Mick Jagger sautillant sur scène comme un déchaîné peut être confondu, d'une certaine distance, avec un jeune mod britannique de 28 ans.L'image de l'icône est restée figée dans la fontaine de Jouvence de ses belles années.Les baby-boomers, responsables désignés de tous les maux de la société, ne cessent de redéfinir\u2014en les repoussant \u2014 les limites de la vieillesse.Aujourd'hui, on est mort avant d'être vieux.Ainsi, ondira d'un homme de 56 ans qu'il est au mitan de sa vie et qu'une femme de 63 ans est dans la fleur de l'âge.Il n'y a plus d'âge d'or, il n'y a que le bel âge.Il n'y a plus d'anciens, le concept est désuet, obsolète, voire tabou.Tout est relatif.Il n'y a rien comme plus vieux quesoipour sesentir plus jeune.Aussi, la pub destinée au public vieillissant nous présente ces joursci Alain Barrière comme un jeune premier, avec un visage d'éphèbe qui rappelle le Delon des années Visconti.Elle nous racole avec la silhouetted'une Petula Clarkde 29 ans.Elle ment à ces artistes comme elle ment à ceux qui leur sont restés fidèles et qui, peutêtre, sementent à eux-mêmes sur leur propre âge avec des teintures, du Botox et des chirurgies plastiques.La nostalgie a cette qualité de permettre d'oublier ce que l'on veut bien oublier et de ne retenir que ce qui nous arrange.Bien naïvement, je me demande, quel mal y a-t-il à vieillir?Pourquoi ne célébrerions-nous pas la longévité pour ce qu'elle est: la longue durée de la vie, d'une carrière, d'un lien entre un artiste (même très quétaine) et son public, au-delà des courants, des époques et des effets de mode?La chose n'est pas banale.Ce ne sont pas tous les artistes qui durent.Certains vieillissent bien, d'autres tentent en vain de rattraper leur jeunesse.On leur souhaite d'accepter sereinement leur sort.Mais ce n'est pas pour eux qu'on va cesser d'appeler un chat un chat, et un vieux un vieux.Et la morue?Enparlant de vieux artistes, Brigitte Bardot, 71 ans, est venue faire untour sur notre banquise cette semaine.Dans le conflit qui oppose les pêcheurs canadiens aux amis des animaux, Dear Brigitte a choisi son camp depuis longtemps.Onpeut la comprendre.Un blanchon, c'est mignon.Un phoque ensanglanté destiné à la fabrication de potions asiatiques, ce l'est beaucoup moins.Ce que l'on ne comprend pas, c'est que Mme Bardot, qui semble avoir plus de compassion pour les mammifères marins que pour les êtres humains (arabes en particulier), discrédite sans exception les études scientifiques qui lient la surpopulation de phoques à la disparition de la morue dans l'Atlantique.Entant que Gaspésien d'origine, nostalgique du poisson séché sur le barachois de mon enfance, je me demande, même si cela n'a rien à voir avec cette chronique, quelle vedette prendra la défense des morues?Ringo Starr?AU XXIE SIÈCLE, IL N'EXISTE PLUS DE PERSONNES ÂGÉES, D'AÎNÉS, NI BIEN SÛR DE VIEILLARDS.IL N'Y A QUE DES JEUNES ET DES MOINS JEUNES.LA LISTE Dix chansons d'Alain Barrière 1.Mon coeur 2.Je t'attendais 3.Si je rêve de toi 4.Emporte-moi 5.Toi 6.Toi tu me lâches 7.Tu t'en vas 8.Tout s'en va déjà 9.Et tu retrouveras ta vie 10.Viva Ouagadougou PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Alain Barrière ARTS ET SPECTACLES Laurent Paquin se prononce sur.Tout un physicien! LE TROISIÈME ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE EN IRAK Beaucoup de bullshit! Tout le monde sait que c'est une guerre faite sous de faux motifs.On prétend qu'il fallait déloger un dictateur, alors qu'il y en a des dizaines d'autres.En Afrique et en Amérique du Sud, par exemple.Mais des bananes, c'est moins payant que du pétrole.LE CRÉATIONNISME C'est un retour en arrière.C'est l'étroitesse d'esprit qui s'impose sur la science.C'est : « La terre est plate et l'univers tourne autour » ! C'est épeurant, car on veut contrôler la pensée en remettant en question quelque chose qui a été prouvé.LE DROIT À LA BLAGUE NIAISEUSE On ne m'associe pas aux gags niaiseux, mais j'en fais et ce sont souvent les gags les plus drôles.On peut rire d'une blague de pelure de banane, à moins qu'elle soit vraiment mal structurée.On peut faire un gag niaiseux sur la situation au Moyen-Orient et un gag intelligent sur le papier de toilette.LE DROIT À LA BLAGUE SUR LES RELATIONS HOMME-FEMME Je les ai écartées volontairement de mon deuxième spectacle, même si les femmes font partie de ma vie.Je ne pourrais en parler mieux que d'autres humoristes, comme le sujet a souvent été abordé.Le numéro Ferme ta gueule ! de Patrick Huard est un classique.Tant qu'à ne pas faire mieux.L'ÉVICTION D'ELISABETTA DU LOFT C'est qui Elisabetta ?Le peu que j'ai vu de Loft Story me fait croire que ça ne vaut rien.Ce n'est pas de la bonne télé.Ça n'a aucune valeur sociologique.En plus, verriez- vous Sophie Thibault (chef d'antenne à TVA) ou Pascale Nadeau (lectrice de nouvelles à Radio- Canada) animer quelque chose d'aussi mauvais?Non mais, Isabelle Maréchal participe à un bulletin de nouvelles de fin de soirée (à TQS) ! Remarque qu'elle aurait le droit de dire qu'Une émission couleur de Radio-Canada, c'était poche ! LA MULTIPLICATION DES GALAS TÉLÉVISÉS Ce n'est pas qu'il y en a trop.Mais plutôt qu'il y a trop de monde plate dans les galas.Lorsqu'un gagnant monte sur scène et dit : « Je n'ai rien préparé », paf ! la musique devrait partir tout de suite ! LE DÉPART DE PAULINE MAROIS DU PQ C'est dommage ! S'il faut que toute la vieille garde du Parti parte.Que les plus vieux quittent, ce n'est pas bon signe.On veut du sang neuf, mais ce n'est pas fou d'avoir des gens avec de l'expérience.LAURENT PAQUIN suite de la page 1 Tout ça, c'est pour rire, évidemment.D'ailleurs, l'humoriste de 34 ans n'a pu s'empêcher de réinviter Shtive, sur scène, le chanteur qui dit les choses vraies aux enfants.On est un drôle de physicien ou on ne l'est pas ! On sent toutefois, dans la démarche de Paquin, un désir de poursuivre ce qu'il a amorcé, l'an dernier, au festival Juste pour rire, alors qu'il animait un gala au Théâtre Saint-Denis.« J'ai voulu un gala plus critique, social et engagé.J'aime provoquer des réactions qui vont plus loin que le rire.C'est le fun de choquer un peu et d'entendre les spectateurs faire : Honnnn.Dans mon one-man show, il y a un savant dosage d'humour social, absurde et bon enfant.» Pas question toutefois de nous servir du réchauffé.« J'ai récupéré quelques gags ici et là du gala de l'été dernier, mais je ne voulais pas inclure un numéro complet déjà présenté, dans Tout est relatif.Comme je n'étais pas connu, à l'époque de mon premier spectacle, j'ai présenté plusieurs numéros à la télé.Et les meilleurs.À la longue, sur scène, j'ai senti qu'ils marchaient moins fort.» Il aura néanmoins présenté son premier one-man show (Première impression), près de 200 fois, de 2001 à 2004.« Les derniers temps, je ne donnais pas beaucoup de spectacles, mentionne l'humoriste.Il y a eu une pause à cause de Chicago (comédie musicale jouée à Montréal et Paris).Ma tournée s'est étirée un peu.J'avais déjà commencé à écrire mon deuxième spectacle.Vers la fin, j'avais hâte d'y arriver.J'avais même commencé à tester de nouveaux gags ! » Un tournant Peut-être n'aurait-il pas ralenti la cadence s'il n'avait pas décroché un rôle dans Histoires de filles, à TVA, et s'il n'avait pas animé Une émission couleur de Radio-Canada, à l'été 2004.Des contrats qui lui ont permis de se faire connaître davantage.« J'ai besoin de travailler, de faire de la télé et de la radio, pour être allumé et inspiré.Si je prenais une sabbatique, j'aurais de la misère à écrire.» Que retient-il de son expérience à la barre d'Une émission couleur.et des critiques négatives auxquelles il a goûtées ?« J'en sors grandi.Bullshit ! Les gens ont beau dire que les critiques, ça fait partie du jeu quand tu fais ce métier, mais ça ne veut pas dire que c'est agréable.C'est une tape sur la gueule, à chaque fois.On peut me trouver poche, mais l'acharnement fait mal.À cause de la grosse campagne de promotion dont elle a bénéficié, Une émission couleur.était sous la loupe de bien des gens, mais je remets en question la critique d'émissions.Ça donne quoi d'écrire un commentaire sur quelque chose de passé ?Ça m'a un peu découragé et fait voir les choses plus noires qu'elles étaient.Cela dit, j'ai adoré faire de la télé.Ne serait-ce que pour les rencontres extraordinaires.J'ai eu l'occasion de croiser le chanteur M et de jaser avec Michel Boujenah.Je peux maintenant dire qu'Elie Semoun (humoriste français) est agréable dans la vie, mais désagréable en entrevue ! » Et si la vie était plus belle dans la peau d'un castor que dans celle d'un animateur télé ?Depuis que Laurent Paquin prête sa voix au rongeur Bertrand dans des pubs de Bell, c'est la folie ! « On m'en parle tout le temps.Dans la rue, je me fais crier : Aye, Bertrand ! Récemment, j'ai signé mon premier autographe en tant que castor de Bell ! » .TOUT EST RELATIF de Laurent Paquin, du 28mars au 1er avril, au Théâtre Saint-Denis 2 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Laurent Paquin LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL 30 31 MARS 1 AVRIL 2006 C H O RÉG R A P H E : J I RÍ KYL I Á N V OYEZ D ES EXTR A ITS D U S P E CTA C L E A U SPECTACLES À PARTIR DE 30 $ VENDREDIS ÉTUDIANTS À 25 $ SPECTACLE : 20 H CAUSERIE : 19 H 3389887A Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE. « Eva chante Marlène Dietrich avec une hallucinante vérité.Une voix si unique que personne n'a pu l'imiter.Plus qu'un spectacle, un périple ! » - Régis Tremblay, Le Soleil « C'est tellement beau.Une pure merveille » - Monique Giroux, Radio-Canada LES DISQUES ARTIC ET BENOIT AUMAIS PRÉSENTENT AVEC PIERRE GRIMARD AU PIANO Un spectacle unique le VENDREDI 5 MAI à la cinquième salle de la PLACE DES ARTS ALBUM DISPONIBLE EN MAGASIN evamusique.com Ce film est avant tout l'histoire d'une passion pour la Chine.Du nord au sud, d'est en ouest, un film surprenant, ponctué de coups de coeur et d'émotion.Des mégalopoles futuristes aux villages moyenâgeux, des moines taoïstes aux paysans du Yunan, de la somptueuse rivière Li à la majestueuse Grande Muraille, des glaces de Harbin au désert de la Porte de Jade.C'est l'âme du dragon qui, doucement, se dévoilera à vous! présenté par Chine 31 MARS au2AVRIL Montréal Salle Pierre-Mercure 3 et 11 AVRIL La Prairie École de la Magdeleine 10 AVRIL L'Assomption Théâtre Hector-Charland 18 au 27 AVRIL Laval Salle André-Mathieu 1er et2MAI La Salle Salle Jean-Grimaldi (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 Réservez vos sièges dès maintenant ! 3373454A 3, 4, 5, 9, 10, 11, 12, 13, 17, 18, 19 mai Au Théâtre Corona YVON DESCHAMPS ANNÉES 70-80 RÉCIPIENDAIRE OLIVIER CATÉGORIE DVD D'HUMOUR www.gsimusique.com LES BILLETS SONT EN VENTE DÈS MAINTENANT SUR ADMISSION 514 790-1245 ET www.theatrecorona.com À LA BILLETTERIE DU THÉÂTRE CORONA 514 931-2088.www.admission.com CENT DÉTOURS Réunis pour la première fois sur scène ! 3391401A . ARTS ET SPECTACLES VÄRTTINÄ JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Le spectacle Lord of The Rings, qui ouvrait jeudi soir à Toronto, n'est pas une mince affaire.Plus de 50 comédiens se partagent la scène avec un orchestre de 17 musiciens.C'est le groupe finlandais Värttinä qui signe la trame sonore de cette immense production, en collaboration avec le compositeur hindou A.R.Rahman.Drôle de mélange, dites-vous ?Vrai que l'Inde et la Finlande n'ont musicalement rien en commun.Mais dans le monde de Tolkien, bien sûr, tout est possible.« La musique que nous avons composée pour le spectacle est un peu différente de ce que nous faisons d'habitude, admet Janne Lappalainen, fondateur et multi-instrumentiste de Värttinä.Nous n'avons pas tenté de reproduire ce que nous faisons sur disque.Nous avons exploré un nouveau monde musical.Nous avons créé de la musique pour la Terre du Milieu, si je puis dire ! » Formation de six musiciens et trois chanteuses, Värttinä modernise la tradition du runo, une forme de chanson propre à la Carélie, région sud-est de la Finlande.Il y a mille ans, on trouvait les runos à la grandeur de la Finlande.Aujourd'hui, il ne reste que quelques villages près de la frontière russe où cet art vocal particulièrement bien ficelé \u2014proche des fameuses voix bulgares\u2014se pratique encore.Quel rapport, maintenant, avec le Seigneur des Anneaux ?C'est simple.Premièrement, les étranges harmonies vocales de Värttinä peuvent évoquer les chants elfiques.Deuxièmement, la Finlande est un monde en soi.Les Finlandais parlent une langue dont les origines sont aussi mystérieuses que celles du basque ou du hongrois.Pour le reste la Scandinavie, ils sont un peu des extraterrestres.Cinq millions d'extraterrestres coincés entre la Suède et la Russie.Troisièmement, on dit que J.R.R.Tolkien s'est beaucoup inspiré du Kalevala pour alimenter sa littérature fantastique.D'où les multiples références nordiques dans les aventures de Frodon et consorts.Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Kalevala est LA grande épopée finlandaise.Le choix de Värttinä était, somme toute, une évidence pour Christopher Nightingale, responsable de la musique dans la mégaproduction scénique de Lord of the Rings.Fan de Tolkien, le groupe finlandais n'a pas hésité à embarquer dans l'aventure, d'autant qu'on lui a fait miroiter la possibilité que le musical s'installe ensuite à Londres, puis à Broadway.Pendant quatre mois, les membres de Värttinä ont fait la navette entre Reykjavik et Toronto, afin de superviser les répétitions.« De longues heures de pratique, surtout pour les parties vocales, lance Janne Lappalainen.L'art du runo ne se transmet pas en une nuit.Mais nous avions 55 chanteurs à notre disposition.Ça aurait été bête de ne pas les utiliser ! » C'est la première fois que la formation « néotrad » finlandaise voit sa musique interprétée par d'autres.Une trame sonore, adaptée au format CD, devrait être enregistrée l'été prochain.Sortir de Finlande D'ici là, Värttinä va reprendre ses activités habituelles.Son 11e disque, Miero, était lancé en janvier sur étiquette Real World.Profitant de la première de Lord of the Rings en terre canadienne, le groupe fera escale à Montréal demain soir pour présenter son nouveau matériel.La dernière escale du groupe au Québec date de 1999, au Festival d'été de Québec \u2014 où il avait d'ailleurs suscité la perplexité.À l'image de la photo qui orne la pochette, Miero est un disque sombre.Certains textes \u2014 écrits par les chanteuses du groupe \u2014 donnent carrément froid dans le dos.Une évolution naturelle, croit Janne Lappainen.« Des disques happyhappy, on en avait déjà fait.Il fallait autre chose pour préserver l'intérêt.Pour Värttinä, formation de plus de 20 ans, la quête de nouvelles couleurs musicales reste un prérequis.Les nombreux changements de membres, croit Janne, ont contribué à l'évolution du groupe, qui est passé de l'interprétation folklorique fidèle à la création de musiques totalement inédites, inspirées par le traditionnel.Fondé en 1983 dans le village carélien de Rääkkyla, Värttinä a atteint la reconnaissance internationale en 1991 avec l'album Oi Dai.Huit albums plus tard, le groupe reste encore marginal dans son propre pays, où la radio commerciale domine, comme partout ailleurs.Mais il est devenu une attraction majeure et un des bons vendeurs dans le circuit des musiques du monde.Sauf, peut-être pour les groupe punk 22 Pistepirkko et le band de « love metal » Him, peu de formations finlandaises ont autant fait parler d'elles en dehors de leurs frontières.Avec une musique aussi peu commune que celle de Värttinä, cet exploit est encore plus étonnant.VÄRTTINÄ, au Kola Note, demain, 20 h Les seigneurs des runos Profitant de la première mondiale du spectacle Lord of the Rings à Toronto, le groupe «néo-trad» finlandais fera une rare escaleà Montréal.PHOTO FOURNIE PAR EMI MUSIC Formation de six musiciens et trois chanteuses, Värttinä modernise la tradition du runo, une forme de chanson propre à la Carélie, région sud-est de la Finlande. ARTS ET SPECTACLES RÉÉDITIONS PHOTO FOURNIE PAR DAVEDAVIES.COM © Après 40 ans de carrière, l'ex-leader des Kinks, Ray Davies (à gauche avec son frère Dave, Pete Quaife et Mick Avory, en 1965) se lance dans une carrière solo.Nina en trois formats RAY DAVIES La vie après les Kinks JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Nina Simone est morte le 21 avril 2003.À l'époque, sa disparition n'a pas suscité de grande émotion dans les médias, qui ont pratiquement traité la chose comme un fait divers.Sans doute fallaitil un minimum de recul.Nina Simone s'est éteinte en laissant derrière elle le pénible souvenir d'une diva hystérique et impitoyable.Sa disparition fut un soulagement pour ceux et celles qui la subissaient.Quant au public, il s'était plus ou moins désintéressé de cette grande dame du jazz \u2014 et de la musique tout court \u2014 dont le parcours cahotique fut ponctué de moments de grâce.Mais trois ans plus tard, on commence à mesurer l'ampleur de sa disparition.Depuis le début de l'année, pas moins de deux compilations et une biographie ont été lancées sur le marché.De quoi se réconcilier avec cette femme de tempérament, qui usait de la chanson comme d'une arme.Côté musique, c'est à la fois nouveau et pas du tout.Il faut savoir que les compilations de Nina Simone se comptent par dizaines.The Soul of Nina Simone, lancée dans la collection Dual Disc, n'est qu'une introduction de plus à l'oeuvre de la chanteuse.Les chansons datent de sa période RCA (1965-1974), et on y trouve des classiques à tendance « blues et soul », comme Feeling Good ou Want a Little Sugar in my Bowl.La révélation se situe plutôt sur la face DVD (d'où le nom: Dual disc) qui inclut des extraits de spectacles et de passages télé.Nina chez Ed Sullivan en 1962, Nina sur scène au Harlem Festival, au milieu des années 60, au plus fort de sa phase «libérienne » (retour à l'Afrique), avec un look préfigurant Erykah Badu.Rarissimes, ces extraits visuels nous montrent une chanteuse aux sourcils froncés.Et nous rappellent que la Simone a toujours chanté par défiance et non par plaisir.Plus original, mais moins « facile », le CD Forever Young, Gifted and Black exploite la veine plus politique.Black panther de la chanson, issue d'un milieu très défavorisé, Nina Simone fut une ardente militante des droits des Noirs et, va sans dire, des femmes noires.Ces deux combats ont teinté son oeuvre et habité ses spectacles tout au long des années 60.Pas étonnant que la moitié des pièces soient ici des captations live.On y retrouve notamment la version complète (12 :55) de Why ?(The King of Love is Dead) écrite et jouée sur scène trois jours après l'assassinat de Martin Luther King.Femme dure et incapable d'insouciance, Nina Simone était une femme de colère.Toute sa vie, elle a dénoncéle racisme omniprésent aux États-Unis\u2014un pays dont elle s'exila d'ailleurs au milieu des années 70.Contrairement aux Ella, Sarah, Eartha ou Aretha, son oeuvre a transcendé le simple cadre de la chanson.Pour mieux comprendre ce cheminement unique, on suggérera enfin cette biographie de David Brun-Lambert, une des rares qui existent sur la chanteuse, et la seule \u2014sauf erreur\u2014 qui soit en français.Si les combats civiques de Nina Simone y sont longuement détaillés, on appréciera surtout la dernière partie, qui rapporte les dernières années \u2014 moins connues \u2014 de la Simone, passées en Suisse et dans le sud de la France, où elle finira par s'éteindre, oubliée et fort mal entourée.Triste fin pour une aussi grande dame, qui avait choisi le plus difficile des chemins : celui du conflit et de la revendication.The Soul of Nina Simone (RCA-LEGACY) Forever Young Gifted and Black (RCA-LEGACY) Nina Simone, par David Brun-Lambert, Flammarion, 371 pages JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Au panthéon du rock anglais, tout en haut, juste en dessous des Beatles et des Stones, le nom des Kinks clignote en lettres lumineuses.Le groupe des frères Davies n'est peut-être pas devenu une légende comme les Fab Four, mais en trois décennies, il a gravé sa part de hits et de classiques.Si on vous en parle, c'est que Ray Davies, l'ancien leader de ce combo londonien, sera de passage à Montréal mercredi prochain.Pour les amateurs de rock antique, autant dire que Dieu est en ville.Ray Davies est une légende du fameux British Boom, qui secoua la planète rock au milieu des années 60.Pionniers du « riff qui tue », lui et son frère Dave ont littéralement inventé le hard rock en 1964, avec l'imparable You Really Got Me.Orfèvre de la pop, on lui doit quelques bijoux finement ciselés, comme les sublimes Sunny Afternoon et Waterloo Sunset.Ce qui lui vaut, au même titre que Paul Mc Cartney, d'être considéré comme un des plus grands mélodistes du rock anglais.Des albums-concepts Commentateur social, nostalgique d'une Angleterre en voie de disparition, ses albums-concepts (Arthur, Village Green Preservation Society) sont largement méconnus, mais restent des modèles du genre.Enfin, les Kinks, c'est aussi Lola, un méga-tube de l'année 1970.On arguera que M.Davies a depuis longtemps cessé d'étonner.Et de « pogner ».Le dernier succès des Kinks remonte à 1983, avec la chanson Come Dancing.Depuis, pas grand-chose.Comme les Stones ou les Who, le quatuor s'est contenté de surfer sur sa réputation de groupe- culte, écumant le circuit des arénas et multipliant les albums sans intérêt.Contrairement aux Stones cependant, les Kinks n'ont jamais joui d'une aura de glamour.Leur personnalité trouble et ambivalente (que Marianne Faithful a déjà qualifiée de « sinistre »), les a toujours tenus loin du spotlight.En 1995, après plus de 30 ans de tiraillements destructeurs, de coups de poing sur la gueule, d'éclairs de génie et d'offrandes au dieu du rock, les frères Davies finiront par saborder (discrètement) leur navire.On ne pensait pas en réentendre parler.Mais ce printemps, Ray Davies refait surface avec Other People's Life, son premier album solo officiel.Les chansons ont été écrites et enregistrées sur une période de sept ans.Cette longue gestation s'explique.en partie.Entre démêlés avec son ancien label et recherche active de musiciens, les chansons ont mis cinq ans à voir le jour.Puis en janvier 2004, à La Nouvelle- Orléans (où il vit six mois par an), courant après un voleur qui avait chipé le sac de sa femme, Ray a reçu une balle dans la jambe.Il lui faudra plus d'un an avant de se remettre sur les rails.La Presse a tenté, en vain, d'obtenir une entrevue avec l'homme de Waterloo Sunset.Nos appels sont restés sans réponse.Ray Davies est en tournée nord-américaine pour faire la promotion de son disque.Sauf erreur, c'est la première fois depuis les années 60 \u2014sinon la première fois tout court\u2014 qu'il met les pieds à Montréal.Mais sa renommée le dispense visiblement de l'astreignante ronde médiatique.C'est l'avantage d'être une légende.Mais qu'est-ce qu'on fait, quand on est aussi un has-been ?.RAY DAVIES, en spectacle le 29mars à l'Olympia.CINQ CHANSONS DES KINKS À (RE)DÉCOUVRIR 1.All Day of and all of the Night.Accords meurtriers à la Really Got Me.Une référence pour tout le rock garage subséquent.2.Shangri-La : une perle de pop dissimulée au milieu du disque Arthur.Où il est question de classe ouvrière et de ses rêves de meilleurs jours.3.Nothin' In the World can Stop Me Worryin' from that Girl.Guitare sèche et mélodies murmurées.Cette chanson sera reprise au Québec en 1966 par Bruce et les Sultans (Il n'y a rien au monde que je ne ferais pas pour cette fille) qui \u2014 hélas \u2014 se l'approprient sans scrupule.4.Til' the End of the Day.Déclinaison sophistiquée du riff qui tue, avec brutalité hard rock et mélodies teigneuses.Juteux.5.No Return.Bossa-nova acide et flegmatique, tirée du disque Something Else (1967).Chanson mélancolique pour après-midi paresseuses.britten une présentation de en collaboration avec et THOMAS MACLEAY LE PROLOGUE j CHARLOTTE CORWIN / ALLISONANGELO LA GOUVERNANTE j CLAIRE PASCOT MILES j PASCALE BEAUDIN FLORA j michèle losier MRS.GROSE j JULIE DAOUST / MARIANNE FISET MISS JESSEL j ANTONIO FIGUEROA QUINT j ORCHESTRE DE L'OPÉRA DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARIE ZEITOUNI j MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR j PIERRE-ÉTIENNE LOCAS DÉCORS j JULIE BOURBONNAIS COSTUMES j DAVID-ALEXANDRE CHABOT ÉCLAIRAGES BILLETS À PARTIR DE 30 $ \" PRIX SPÉCIAUX POUR LES 18-30 ANS \" www.operademontreal.com BILLETS \"\"\" ODM 514.985.2258 \" MONUMENT-NATIONAL 514.871.2224 \"\"\" 1er_3_5_7_9 AVRIL 2006 À 20H PREMIÈRE MISE EN SCÈNE À L'OPÉRA DE RENÉ RICHARD CYR 3369891A 3391447A JUSQU'AU 1er AVRIL C'est ma vie de Brian Clark mise en scène de Daniel Roussel traduction et adaptation de François Tassé François Papineau Markita Boies Louise Des Châtelets Paul Doucet Michel Dumont Annette Garant Marc Legault Frédéric Pierre Mélanie Roy Jennie-Anne Walker décor Louise Campeau costumes François Barbeau éclairages Claude Accolas conception vidéo Yves Labelle musique Christian /omas accessoires Normand Blais www.duceppe.com en collaboration avec « Faites-vous plaisir.Allez voir ça.C'est plus qu'une pièce de théâtre, c'est un manifeste pour le droit de mourir dans la dignité.» Le Grand Journal, TQS «\u2026une belle pièce\u2026François Papineau [\u2026] tellement expressif, tellement vivant\u2026texte original, lucide, mordant\u2026 dix excellents comédiens\u2026 c'est une très bonne pièce\u2026 » Pourquoi pas dimanche, Première Chaîne « Le spectacle [\u2026] veut provoquer le débat [\u2026] alors à ce niveau-là, c'est un spectacle parfaitement réussi.» Désautels, Première Chaîne « \u2026 les comédiens ont tous fait un boulot extraordinaire, François Papineau le premier.C'est crédible d'un bout à l'autre, on est dans son drame, on est dans sa tête\u2026 » C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne 3381048A 25 anniversaire 2005-2006 Délices SAISON DE Une Les Plaisirs champêtres Les Plaisirs champêtres, La Fantaisie, Les Caractères de la Danse et Les Élémens de Jean-Féry Rebel.À la découverte du ballet baroque Chef invité : Daniel Cuiller (France) 24 et 25 mars 2006 à 20h à la salle Redpath de l'Université Mc Gill 26 mars 2006 à 14h au Centre Cannadien d'Architecture Autour du pianoforte OEuvres de Joseph Haydn, Pieter van Maldere et W.A.Mozart Concert de clôture du 25e anniversaire Soliste invité : Tom Beghin, pianoforte Chef invité : Jaap ter Linden (Pays-Bas) 26, 27 et 28 mai 2006 BILLETS à partir de 15$ (514) 355-1825 Commanditaires principaux CLAIRE GUIMOND, DIRECTRICE ARTISTIQUE EDGAR FRUITIER, PORTE-PAROLE 3370913A 16, 17 ET 18 MARS SUPPLÉMENTAIRES: 21-22 AVRIL 2 IÈME SUPPLÉMENTAIRE: 20 AVRIL BILLETTERIE : (514) 871-2224 (SANS FRAIS) 1-866-844-2172 ADMISSION : (514) 790-1245 COMPLET PIANO HERITAGE INC.3389875A Produitpar Princeton Entertainment Dimanche 30 avril à la Place des Arts à 19 h EN VENTE MAINTENANT 3391852A . ARTS ET SPECTACLES DISQUES Nouveaux horizons Tiens, il y a longtemps que Fever to Tell n'a pas joué dans mon lecteur CD, me suis-je dit cette semaine.Dès la première plage, j'ai compris pourquoi.J'avais seulement envie d'entendre Y Control, Black Tongue, mais surtout, l'envoûtante Maps.Il y a deux ans, j'avais pourtant craqué pour la désinvolture du premier disque des Yeah Yeah Yeahs, ses influences croisées de rock garage et de punk, et ses riffs lourds et sexy.Fever to Tell était accrocheur dès la première écoute, mais le disque, dans son ensemble, a plus ou moins passé l'épreuve du temps.À l'opposé, il faut plusieurs bouchées pour goûter pleinement à Show Your Bones qui sortira mardi.La viande autour de l'os est plus fine, et la coupe est moins « carrée ».Les Yeah Yeah Yeahs préfèrent toujours en mettre moins que plus, mais l'économie de moyens sert une plus grande variété d'ambiances et de factures sonores.Il ne faut pas se fier au premier extrait, Gold Lion.Il fait le pont entre les deux albums.Un choix d'Interscope sans doute.Simple introduction à la batterie, riffs mécaniques, et Karen O qui répète Gold lion's gonna tell me where the light is.Toujours avec style, d'un ton baveux et aguichant.Poseur et efficace, sans plus.La deuxième plage, Way Out, est plus chargée.Les arrangements prennent des détours inattendus, des claviers à la guitare acoustique.Bons changements de rythme et puissante force mélodique.Suit Fancy, avec ses riffs tribaux, et l'ensorcelante Phenomena.Chapeau au solo, un brin expérimental.Puis les Yeah Yeah Yeahs nous prennent de court avec Honeybear, avec une intro à la guitare d'inspiration disco.Excellent potentiel pour les pistes de danse.Et une ballade, Cheated Hearts.Elle est à Show Your Bones ce que Maps était à Fever to Tell.La mélodie est poignante, les guitares sont sensibles, et Karen O chante avec vulnérabilité.Les dernières pièces du disque réservent d'autres surprises.Des inspirations blues, surf-rock et du Sud.Mysteries fait penser aux White Stripes.The Sweets pourrait se retrouver sur la bande originale d'un film de Quentin Tarantino.La voix de Karen O est superbe sur Warrior.Et l'album prend fin avec la puissance mélodique de Turn Into.Show Your Bones est plus émotif, moins cool que Fever to Tell.Plus raffiné, moins branché.Les Yeah Yeah Yeahs ont élargi leurs horizons musicaux, sans perdre l'essence de leur démarche.Un son plus viscéral que complexe.Des bridges qui rentrent dedans.Une réalisation un peu sale.Une puissance vocale et un aplomb musical.C'est un cliché de le dire, mais la musique des Yeah Yeah Yeahs a évolué.L'inspiration est plus sentie, les chansons, plus travaillées, avec des hooks toujours accrocheurs.La diversité musicale Gold Lion Émilie Côté ROCK Yeah Yeah Yeahs Show Your Bones FFFF Interscope / Universal POP Prince FFF1/2 NPG / Universal Pas de neuf.et pas de rides En 2004, Musicology misait sur le son l'ayant propulsé au rang des surdoués, un quart de siècle plus tôt : malaxage funk, rock, pop, jazz, synthé- pop, allusion sexuelles, esthétique néo-kitch, décadence organisée.3121, disque conquérant s'il en est, lui est à peine supérieur.Les quelques éléments bizarroïdes qui en ressortent confèrent à ce 3121 à peine plus de singularité \u2014 notamment la chanson-titre de l'album.Des tapis de cordes s'y déroulent élégamment (gracieuseté de l'arrangeure Clare Fisher), des cuivres y éructent (Get On the Boat, clairement James Brown, tonton Maceo à l'appui), de belles filles y tapent fort sur des peaux (Sheila E de retour, Cora Coleman Dunham, prodige de la batterie), on y incite la gent féminine à se faire aller le postérieur (Lolita, tout de même moins explicite que Sexy MF), on y susurre les choses du coeur (Te Amo Corazon).Black Sweat n'est pas sans rappeler le funk minimaliste de Sign'O'the Times, ça peut sentir fort la soul avec Incense and Candles (plutôt hip hop) ou Satisfied (plutôt Ray Charles), on se souvient des années 80 très claviers avec Love ou Fury, on se soumet aux propositions plus jazzy-pop de The Word ou The Dance), on remarque Tamar, nouvelle protégée de Prince dans Beautiful, Loved & Blessed.Pas de neuf.pas de rides.Du bon Prince Très peu de surprises Alain Brunet CHANSONPOP Holden Chevrotine FFFF Village Vert / La Tribu Airs de doute Faisant usage d'une pop-spleen de haute tenue, dubitative comme on peut l'être à la fin de l'hiver, le tandem français Holden sait naviguer dans le brouillard sans se perdre.Cette onzaine de chansons évanescentes, tamisées, bellement dépressives, finit par révéler le raffinement des ses créateurs \u2014 la chanteuse Armelle Pioline et le guitariste Mock.Les mots y sont ficelés avec goût et circonspection, on y repère les métaphores des meilleurs disques de pop française, on y constate un équilibre remarquable entre sensualité et intellect.Réalisé par Uwe Schmidt, alias Atom Heart ou Senor Coconut, ce disque enregistré au Chili révèle de discrets, mais ô combien généreux sédiments électroniques s'ajoutant aux couches analogiques (guitares bien senties, batterie, orgue, etc.).Cela étant, rien de cet habillage n'étouffe les propositions chansonnières de Holden, dont la profondeur de la culture musicale (pop, jazz, électro, highlife et bien plus encore) saute aux oreilles.On ne s'étonnera pas de la collaboration d'un Jean- Louis Murat (L'orage) à ce troisième disque de Holden.Voilà, en fait, un disque qui n'a l'air de rien et qui finit par laisser s'échapper de superbes airs.de doute.L'équilibre entre pop et innovation Un peu trop discret Alain Brunet ROCK The Meligrove Band Planets Conspire FFFF V2 / Sony BMG Lumineux Le groupe n'est pas une figure connue de la scène torontoise.Son troisième disque, le premier au pays à paraître sous l'étiquette V2, a le potentiel d'en faire l'un des bands canadiens de l'heure.Avec Planets Conspire, The Meligrove Band \u2014 originaire de Mississauga \u2014 nous sert du indie-rock à la fois pop et orchestral, avec un son juste assez soigné, juste assez spontané.Les orchestrations sont riches (cordes, violon, claviers, cuivres), mais la note est rock.À l'image de Wolf Parade, le ton est mélancolique et à fleur de peau, et une urgence anime la voix du chanteur, Jason Nunes.Mais le groove des arrangements et la luminosité des harmonies vocales viennent amortir et colorer les chansons.Le pouvoir d'évocation est puissant : la finesse et la musicalité de You're Alive et Planets Conspire sont presque narratives, alors que Free on the Air et Isle of Yew sont épurées et sensibles.L'emprise de Planets Conspire tient dans les angles inattendus que prennent les motifs musicaux : l'intensité augmente, le rythme change et les arrangements s'éclatent, sans nuire à la force mélodique.Brillant.La musicalité Voix parfois trop plaintive Émilie Côté ROCK Ben Harper Both Sides Of The Gun FFFF Virgin / EMI Les deux côtés de Ben Harper Bon, c'est vrai que l'idée n'est pas très originale.Un album double avec un côté qui brasse et un côté doux, franchement, on a déjà vu ça.Ce n'est rien de neuf, et les cyniques diront que ce n'est pas surprenant, parce que ça doit bien faire 10 ans que Ben Harper n'a rien fait de neuf.Sauf que cette fois, Ben Harper est en forme.La pause de trois ans lui a fait du bien.On le retrouve ici inspiré, fougueux.On le retrouve en mode rock, capable de pousser le volume au maximum, capable d'allier rock et funk de belle façon.Mais c'est quand il baisse le son et baisse le ton que monsieur Harper est vraiment efficace.Les neuf chansons du premier CD, toutes en mode ballade, sont à la fois touchantes et pertinentes.Évidemment, le type n'a pas perdu l'habitude des bons emprunts, et l'oreille avertie aura du plaisir à reconnaître un peu de Marc Bolan par-ci (Waiting For You), un peu de Bon Scott par-là (Engraved Invitation).Et puis, on est un peu étonné de voir l'ami Ben en mode party sur le deuxième CD, avec une chanson comme Get It Like You Like It, qui invite à la fête tout en soulignant le récent triomphe des Red Sox de Boston.Les bonnes mélodies Le parfum du passé Richard Labbé ROCK Jean-François Dubé Jean-François Dubé FF1/2 Disques Présence / Sélect Du rock au goût d'hier Volontairement plus rock que Le Lion dompté (2002), ce deuxième album solo du premier chanteur de Noir Silence correspond en tous points à ce rock québécois typiquement années 1990 : un fond de folk poussé par des guitares électriques et des arrangements qui font l'oeil aux radios FM.L'originalité n'est pas le principal atout de Jean-François Dubé, mais il reste qu'il y a quelques chansons bien ficelées sur son disque, comme Quand je suis près de toi ou Trois messages, à la fois prévisibles et accrocheuses.Il a une façon simple et juste d'aborder les déchirements amoureux.Nul doute que certaines de ses chansons pourraient plaire à un public au goût conservateur.Mais à l'époque des Malajube, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe, Jean-François Dubé propose surtout un rock pop qui a l'air dépassé.Noir Silence a au moins le mérite d'avoir cherché à se renouveler sur son dernier disque.Sachez par ailleurs que Jean-François Dubé et son ancien groupe ont renoué et qu'ils préparent une tournée pour 2006-2007.Le grain de voix Très prévisible Alexandre Vigneault ROCK Placebo Meds FF EMI / Virgin Les mêmes défauts.Avec Placebo, c'est toujours la même chose : il faut se taper trois ou quatre chansons nulles pour chaque chanson brillante.Rien à faire, c'est comme ça.Cette fois, le CD se nomme Meds, mais le résultat est le même.Une seule écoute suffit à dénicher les deux ou trois joyaux qui s'y trouvent.Le reste, c'est bon pour la poubelle, très honnêtement.À commencer par les textes, depuis longtemps le point faible du groupe.On se demande encore comment ce trio londonien peut faire pour ressortir les mêmes histoires de dope et de virées nocturnes, avec des rimes dignes d'un mauvais travail de secondaire 1.On se demande aussi pourquoi ces messieurs insistent pour placer autant de ballades sur un même CD.Parce que les ballades, ce n'est pas leur fort.En fait, Placebo est vraiment bon quand ça bouge un peu, sur l'excellente pièce titre et sur Infra-Red, par exemple, ou quand il y a des grandes montées dramatiques, comme sur la jolie Broken Promise, chantée en duo avec Michael Stipe de R.E.M.Voilà, on vient essentiellement de vous nommer tout ce qu'il y a de bon sur Meds.Vous pouvez maintenant mettre ça sur le i Pod et oublier le reste.Quelques moments brillants Plusieurs moments moins brillants Richard Labbé CHANSON Georges Moustaki Vagabond FFF EMI / Virgin Du Métèque au Vagabond Ce Vagabond est, si je ne m'abuse, le 20e album de nouvelles chansons de Moustaki depuis ses débuts en 1960.Pour l'apprécier, il faut toutefois, hélas, sauter les deux premières chansons.et accepter aussi que le temps a passé sur la voix de Georges Moustaki, qui aura 72 ans le 3 mai.Le problème des deux premières chansons ?Des arrangements vieillots, des clichés sur l'amour ou la musique brésilienne.Dommage, car ces morceaux pourraient suffire à nous détourner d'un album qui comprend pourtant quelques véritables réussites : l'humour fin et nostalgique des Mères juives, l'hommage rendu à la Femme ronde, la tristesse et la compassion du Soldat .C'est lorsqu'il fait des chansons d'amour que Monsieur Georges est vraiment moins intéressant.Même les deux reprises comprises sur le disque (Les Eaux de Mars créée par Moustaki en 1973 d'après une chanson de Jobim et Bahia, créée en 1977) en témoignent encore : c'est quand il parle du monde qui gravite autour du couple, que Moustaki est d'une justesse et d'une pertinence peu communes.Les Mères juives Arrangements parfois poussifs Marie-Christine Blais ÉLECTRO Nightmares on Wax In a Space Outta Sound FFF1/2 Warp / Outside Relax Quatre ans après Mind Elevation, George Evelyn, alias DJ EASE, alias Nightmares on Wax, refait surface avec un cinquième album de beats qui dégagent une forte odeur de pot.Qui, parmi les amateurs de ce qu'on appelait le trip-hop, ne se souvient pas de l'immortel album Smokers Delight?Onze ans après la parution de ce classique du genre, Evelyn n'a rien perdu de sa touche funky engourdie par des trucages de studio particulièrement réussis, assaisonnée d'échantillons de vieux soul.Comme à l'habitude, sa musique est d'une captivante simplicité, ses compositions articulées autour d'une idée maîtresse que le musicien déballe lentement, comme pour faire durer le moment de l'attente.S'ouvrant avec la longue Passion, dominée par une mélodie de Wurlitzer, DJ EASE enchaîne avec de savoureux beats (The Sweetest et son planant Hammond), l'hypnotisante et vaguement reggae Flip Ya Lid, les effluves afro de Deepdown et African Pirates.À noter, plusieurs morceaux mettent une voix en évidence, qu'elle soit samplée ou carrément chantée.Un bel album de fin de soirée.On s'y love sans résistance Smokers Delight et Carboot Soul étaient meilleurs Ph ilippe Renaud , co ll .spéciale JAZZ Steve Coleman and Five Elements Waving Symbolics FFFF Label Bleu / Fusion III Dense et visionnaire Si le jazz a (aussi) ses effets de mode, Steve Coleman fait exception à la règle.D'une incroyable densité, ce double CD (étoffé de deux séquences audiovisuelles) nous apprend encore des choses inédites d'un compositeur et improvisateur d'une classe à part.Depuis les années 80, le saxophoniste (alto) demeure un des plus constants et des plus prolifiques.Concepts polyphoniques, propositions rythmiques et stratégies d'improvisation s'y avèrent une fois de plus au-dessus de la moyenne.La qualité et la diversité des musiciens recrutés pour Weaving Symbolics témoigne ici des plus hauts standards.En fin de quarantaine, Steve Coleman se rapproche davantage de l'abstraction.Des notions de philosophie et de science y sont évoquées dans ses structures compositionnelles absolument visionnaires \u2014 le perpétuel mouvement concentrique des cellules, par exemple ! Encore capable de procéder à des mutations de ses instrumentations (cuivres et voix, par exemple, créent une toile harmonique propice à l'impro), le musicien refait la démonstration de sa maîtrise et de son avant-gardisme.La diversité des propositions La relative austérité due à la densité Alain Brunet REGGAETON Qbanito Partir FFF Les Disques Tox La « poutina » reggaeton Il suffisait d'y penser : et s'y on mêlait français et espagnol, comme la musique reggaeton mêle le reggae et les rythmes latinos ?C'est maintenant fait grâce au premier disque de Qbanito (alias Neiver Alvarez), jeune Cubain arrivé au Québec en 1998 et qui, paraît-il, s'apprêtait en 2005 à émigrer à Miami quand quelqu'un d'ici jeta enfin une oreille attentive à ses chansons.Résultat ?Un disque réalisé avec soin, extrêmement efficace, dansant au max, fait de reggaeton classique, de ragga (mélange de toutes sortes d'affaires, genre poutine musicale reggae) épicé de sonorités indiennes et africaines, de salsa cubaine.L'originalité, elle, réside principalement dans les textes écrits en « franspagnol ».Ça donne des trucs comme Bouge ton petit culito, irrésistible \u2014 on a le culito, petit ou gros, qui bouge tout seul ! Ou Maria, qui marche fort ces temps-ci à la radio, où « dis-le moi» rime avec « richessa ».Tous les clichés du reggaeton répondent présents, y compris les belles filles sur la pochette (las poupounas ?) car, répétons-le, ça ne réinvente pas le reggaeton.Les chicos et chicas vont adorer.(En magasin mardi).Tu m'as montré en duo avec Chancelle Bolay Reggaeton prévisible Mar i e-Ch r is tine Blai s ARTS ET SPECTACLES PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Mononc' Serge a lancé cette semaine son septième CD intitulé Serge blanc d'Amérique.5 QUESTIONS À.Mononc' Serge MARIE-CHRISTINE BLAIS Mononc' Serge frappe encore ! Intitulé Serge blanc d'Amérique, le septième CD de l'iconoclaste Mononc' a été lancé lundi dernier, avec 12 nouvelles chansons qui s'en prennent aux prénoms d'enfants ridicules, aux beds and breakfasts, au fédéralisme, à Josélito Michaud, à Noël.plus, en prime, la première chanson « sérieuse » de Mononc', baptisée Rien.On a profité de l'événement pour poser cinq questions à ce pervers tonton de la chanson.QLe titre de l'albumau départ ne devait pas être Serge blanc d'Amérique, mais bien Requiem pour la marde (première chanson du disque, en passant).Pourquoi avoir abandonné Requiem pour la marde ?RÀ cause du mot « requiem ».Je me suis dit qu'avec un titre avec un mot en latin, il y a juste Bernard Landry qui allait acheter l'album; ça allait pas me faire de grosses ventes.« Serge », « blanc » et « Amérique » sont, eux, trois mots que le commun des mortels comprend.QDu temps où tu étais le bassiste du groupe Les Colocs, tu chantais Je chante comme une casserole.Sur ton nouvel album, tu chantes Je chante pour les morons.Est-ce que c'est, euh, une évolution ?RL'un n'empêche pas l'autre : je chante comme une casserole pour les morons ! Car ce que je raconte dans la chanson m'est vraiment arrivé.J'étais allé participer à une ligne ouverte à COOL FM (défunte radio commerciale plus alternative) et la première question posée par un auditeur a vraiment été : « Comment tu fais pour être fucké ?» Et ça avait continué comme ça, genre « Hey, man, toé, tu dois boère en ostie ».J'étais sorti un peu, euh, estomaqué de la station.À l'époque, j'étais plus habitué au public de la radio communautaire.Disons que ça faisait changement.QTu as collaboré avec le groupe de métal Anonymus pour le précédent album (15 000 exemplaires vendus) et la tournée qui a suivi, de 2003 à 2005.Sur tes autres disques solo, tu avais parfois une chanson ou deux plus heavy, mais jamais autant que sur cet album, non ?RIl y a certaines tounes, sur le nouveau disque, qui ont été écrites au départ pour être chantées avec Anonymus, dont Hitler Robert et Je chante pour les morons\u2014 cette dernière se trouve même sur le DVD de Mononc' avec Anonymus (intitulé La Pâques satanique.).Et les 15 secondes de guitare métal au début de l'album, c'est comme une cloche (NDLR : Hell Bell ?) qui sonne pour dire que ça commence.Enfin, la chanson contre les beds and breakfasts m'a été inspirée par la tournée avec Anonymus, on tombait sur des endroits tellement déprimants, parfois.QTu as une belle chanson intitulée Rien, une espèce de chanson « Georges Brassens meets Ry Cooder ».C'est la première fois que tu enregistres une chanson plus « sérieuse ».Est-ce la paternité (Mononc' est père d'un petit garçon) qui t'a ramolli ?RBen, c'est une chanson plutôt déprimante, sur le néant, plutôt dure que molle ! Et pour ce qui est de Brassens, je ne vois pas trop de parallèle, franchement, sauf que ça témoigne surtout de mes limitations à la guitare, je ne suis pas capable de faire plus que quatre accords, c'est ça qui rappelle Brassens (rires).J'avais juste envie d'aller dans des zones où je n'étais jamais allé avant.C'est la dernière chanson que j'ai faite pour l'album et c'était quelque chose de nouveau pour moi.QEst-ce qu'il y a des sujets qui, pour toi, sont tabous ?RJ'ai l'impression qu'il y a toujours moyen de traiter de n'importe quel sujet ; tout est dans la manière.J'entretiens volontairement une forme de mauvais goût dans mon oeuvre en général et, quelque part, si j'arrive à traiter d'un sujet de façon vraiment déplacée, ça me donne encore plus envie de faire la chanson (rires).Il y avait des affaires encore plus trash, plus outrancières, que j'avais écrites, mais que je n'ai pas gardées pour l'album, des tounes écervelées vraiment trop scandaleuses.Mais je ne serai sans doute pas capable de résister longtemps et vous les entendrez peut-être sur le prochain album ! 3385519A DISQUES Pour lire les critiques de disques parues ces dernières semaines, allez sur www.cyberpresse.ca/musique COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ SOURCES: PITCHFORKMEDIA.COM, NME.COM, ROLLINGSTONE.COM Une rubrique où le coeur y est toujours UN ALBUM SOLO POUR AMY MILLAN DES STARS Amy Millan, chanteuse et guitariste du groupe montréalais Stars et membre du collectif Broken Social Scene, sortira un album solo avec Arts & Crafts, le 30 mai.Intitulé Honey From the Tombs, le disque a été réalisé par Ian Blurton (C'Mon, Blurtonia), à temps perdu, sur une période de trois ans.L'une des 12 chansons de l'album, Skinny Boy, est disponible gratuitement au www.artscrafts.ca.Plusieurs amis d'Amy Millan ont collaboré à Honey From the Tombs: Chris Seligman et Evan Cranley, de Stars, Kevin Drew et Brendan Canning, de Broken Social Scene, Charles Spearin, de Do Make Say Think, et Jimmy Shaw, de Metric.Au mois d'avril, Amy Millan se produira avec Stars dans plusieurs pays d'Europe (Suède, Allemagne, Autriche, Suisse).Et le 30 mai, elle assurera la première partie du concert de Jason Collett, à Londres.DIDO SUR LE PARTY Dido prépare son troisième album, la suite de Life For Rent, sorti en 2003.Depuis un an, la chanteuse britannique fait beaucoup la fête, a-t-elle dit en entrevue.Elle vit à Los Angeles, et non à Londres, sa ville natale.«Je dois dire que j'ai passé la dernière année à avoir du bon temps.J'ai voyagé et j'ai fait le party.D'une certaine façon, je voulais avoir quelque chose à dire.» Pour Dido, la tournée n'est pas une source d'inspiration.«Je suis dans une bulle, et je ne veux pas écrire des chansons dans cet état.Je veux une vie.» Dido annonce de nouvelles compositions plus expérimentales.L'un de ses collaborateurs est le réalisateur et compositeur Jon Brion (Fiona Apple, bande originale du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind).LU «Quand le président parle à Dieu, estce que Dieu lui demande de violer les droits des femmes et d'envoyer les enfants de fermiers pauvres à la guerre?» \u2014 Conor Oberst, alias Bright Eyes, lors du spectacle Bring 'Em Home Now!, qui a eu lieu à New York, lundi dernier, trois ans jour pour jour après l'invasion en Irak.Rufus Wainwright, Michael Stipe, Peaches et Moby y participaient également.MORRISSEY SUR LES ARCTIC MONKEYS Un feuilleton musical, comme seul NME peut en rapporter ou en créer.L'histoire débute le 16 mars, au festival South by South West, à Austin, au Texas.Morrissey affirme que le succès fulgurant d'Arctic Monkeys «n'est pas naturel».L'ex-Smiths insinue que le groupe anglais est trop hypé, que les membres n'ont pas travaillé assez fort.Il n'en fallait pas plus pour que Noel Gallagher prenne la défense d'Arctic Monkeys.«Ça arrive quand ça arrive, a dit le chanteur d'Oasis, au Toronto Sun.Tu es idiot si tu refuses un contrat de disque en disant quetu n'es pasprêt.» Ensuite, Morrissey a tenu à s'excuser.«Je n'ai pas eu raison de dire que le succès d'Arctic Monkeys était trop soudain et que les membres n'avaient pas travaillé assez.C'est exactement ce qui est arrivé aux Smiths.J'aurais dû me la fermer.» Fin de l'histoire.Morrissey PHOTO AP Dido PHOTO REUTERS ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE CLASSIQUE Le vérisme italien.en anglais Strauss et Mozart Le fameux concert du 1er janvier au Musikverein de Vienne, dont la version 2006 vient de sortir chez Deutsche Grammophon, comprenait, en hommage au 250e anniversaire de Mozart, une valse de Joseph Lanner intitulée Die Mozartisten, écrite sur des thèmes d'opéra du célèbre compositeur.Sous la direction de Mariss Jansons, l'Orchestre Philharmonique de Vienne joue aussi des valses et polkas de membres de la famille Strauss.Un autre Messiaen Une autre version du Quatuor pour la fin du Temps, de Messiaen, paraît chez Cobra : Philippe Graffin au violon, Charles Neidich à la clarinette, Colin Carr au violoncelle et Pascal Devoyon au piano.Disque complété par le Quatuor de Hindemith destiné à la même formation.CLAUDE GINGRAS Archétypes du vérisme italien, Cavalleria rusticana, de Mascagni, et Pagliacci, de Leoncavallo, furent créés à deux ans d'intervalle et 600 kilomètres de distance : le premier en 1890 à Rome, le second en 1892 à Milan.Se déroulant tous deux chez le petit peuple du sud de l'Italie, ayant en commun le même thème amour-jalousie- meurtre et ne faisant qu'une heure chacun, soit un demi-spectacle, ils ont été réunis en « programme double » dès avant 1900 pour former le fameux Cav-Pag qui fait toujours salle comble.(Ce qui n'empêche pas de fréquentes présentations où chaque ouvrage est donné avec un autre de même durée.) La marque britannique Divine Art nous offre aujourd'hui un Cav- Pag très spécial : un coffret de deux compacts groupant les deux opéras gravés en anglais en 1927, aux premiers jours de l'enregistrement électrique, par des artistes de la British National Opera Company.Le document ne s'adresse évidemment pas à ceux qui recherchent la « version idéale » de chaque opéra : il va de soi que cette version sera dans l'italien original.Mais il faut se rappeler que 1927, c'était l'époque où les opéras étaient chantés dans la langue du pays.Et, bien sûr, la qualité sonore est celle des enregistrements dits « historiques » : si les voix solistes sont reproduites avec une appréciable clarté, l'orchestre est vieillot et utilise le portamento alors courant (certains solos instrumentaux ont cependant une certaine couleur), les choeurs sont un peu confus et l'orgue de Cavalleria sonne comme un harmonium.Les bruits des 78-tours originaux ont été éliminés, le passage d'une face à une autre est imperceptible et les quelques coupures sont minimes.Certains compromis étant acceptés, l'audition se révèle étonnamment convaincante.Tout d'abord, le texte anglais (reproduit dans le livret d'accompagnement) a nécessité très peu d'adaptation de la ligne vocale.Il s'agit simplement de s'habituer à entendre «Mother, you know the story» à la place de « Voi lo sapete, o mamma » ou encore « On with the motley ! » plutôt que « Vesti la giubba ! ».Ensuite, et surtout, ces chanteurs britanniques, sans posséder de vraies voix italiennes, s'abandonnent au drame avec une belle vérité.De toute évidence, ils croient à ce qu'ils chantent.Il y a des faiblesses chez les petits emplois mais les premiers rôles sont tous bien défendus.Les deux distributions n'affichent que deux noms connus : le ténor Heddle Nash, en Turiddu de Cavalleria, et la soprano Miriam Licette, en Nedda de Pagliacci\u2014tous deux à la hauteur.Dans Cavalleria, l'Alfio de Harold Williams est, comme il se doit, menaçant, la Mamma Lucia de Justine Griffiths projette un grave expressif et May Blyth est davantage que la femme du chef d'orchestre, Aylmer Buesst : elle compose une Santuzza crédible.Dans Pagliacci, Frank Mullings investit Canio de toute la rage souhaitée et Harold Williams surpasse son Alfio avec un repoussant Tonio digne de Gobbi.Le chef de Cavalleria déjà nommé est inconnu.En revanche, celui de Pagliacci est le renommé Sir Eugene Goossens.FFFF MASCAGNI : Cavalleria rusticana; LEONCAVALLO : Pagliacci.Enregistrements de 1927.Divine Art, coff.2 d., 27805 (514) 725-2653 1 877 725-7725 www.sla-quebec.ca info@sla-quebec.ca LA MALADIE DE LOU GEHRIG SLA SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC UNE BATAILLE POUR LA VIE BTSLA8 ÉCOLE www.italcultur-qc.org Choix de Lun.et merc.de 17 h 45 à 19 h 45 l'horaire: Mar.et jeu.de 17 h 45 à 19 h 45 ou Lun.et merc.de 10 h à 12 h Mar.et jeu.de 10 h à 12 h COURS D'ITALIEN Session printemps 2006 (10 avril au 16 juin 2006) Niveaux: débutant, élémentaire, intermédiaire I, II et avancé (40 h, 260 $) COURS DE CUISINE ITALIENNE Mardi 18 h 30, 5 leçons / 225$, 10 leçons / 400$ 20h 160$ Conversation avancée Théâtre Italien Ateliers de littérature Histoire et culture italienne contemporaine et histoire de l'art italien Institut culturel italien 1200, av.Docteur Penfield ici@italcultur-qc.org (514) 849-3473 Aucun détail d'apparat ne fut négligé pour le couronnement impérial de Catherine de Russie.De la robe brodée de pierres précieuses au manteau d'hermine, en passant par six cent mille roubles lancés au peuple de Russie, jusqu'au fameux carrosse lamé d'or des Romanov: tout a été exposé aux grands comme aux petits de ce monde pour laisser dans leurs esprits une trace indélébile, celle d'une impératrice qui avait décidé de marquer l'Histoire.Elle y est parvenue.L'exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée des beaux-arts de l'Ontario et le musée de l'Ermitage, en collaboration avec la Fondation canadienne du musée de l'Ermitage.Manufacture royale des Gobelins, Carrosse du couronnement des Romanov, premier quart du XVIIIe s., restauré en 1856, chêne, hêtre, frêne, pin, fer, acier, cuivre, bronze, argent, verre, cuir, soie, tissu.Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.Déjà plus de 50 000 visiteurs.Évitez les foules de dernière minute, visitez l'exposition dès maintenant ! Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h Les mercredis soirs à moitié prix de 17h à 21h 514.285.2000 www.mbam.qc.ca Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.Accompagnés de leurs parents.Non applicable pour les groupes.CATHERINE DE RUSSIE T R É S O RS D E T S A R J U S Q U ' A U 7 MA I 2 0 0 6 UNE PRÉSENTATION DE 3388328A Pour en savoir plus : www.banq.qc.ca (514) 873-1100 >1 800 363-9028 Cinq Entrée libre 475, boul.De Maisonneuve Est, Montréal (Métro Berri-UQAM) Mardi au vendredi, de 10 h à 22 h Samedi et dimanche, de 10 h à 17 h GRANDE BIBLIOTHÈQUE Bibliothèque et Archives nationales du Québec L'Espace-couleur de Robert Wolfe Du 28 mars au 17 septembre Rétrospective de l'oeuvre de l'artiste, décédé en 2003, dont Bibliothèque et Archives nationales du Québec possède le fonds d'estampes Les Portes du Possible Du7 au23 avril Un journal imaginaire en hommage à Jules Verne Redécouvrir Ferron Jusqu'au14mai Manuscrits, livres et textes inédits de l'écrivain Jacques Ferron Graff : 40 ans et pas de poussière Jusqu'au31août Sept livres d'artistes.Dans lecadre du 40e anniversaire de Graff L'Abécédaire des insectes Jusqu'au31décembre De concert avec l'Insectarium de Montréal expositions à l'affiche cettesaison à la Grande Bibliothèque 3390809A 514 872-4530 www.planetarium.montreal.qc.ca Un week-end de célébrations pour souligner le 40e anniversaire du Planétarium Animation, ateliers et spectacles pour toute la famille ! Aussi à ne pas manquer : Conférence de Pierre Chastenay, astronome au Planétarium Vendredi 31 mars à 19 h 30 Conférence et séance de signature de Julie Payette, astronaute de l'Agence spatiale canadienne Samedi 1er avril à 13 h Re Découvrez le Planétarium Programmation spéciale les 1er et 2 avril Prix d'entrée de 1966 : 0,75 $ adultes 0,25 $ enfants ! 3391684A . ARTS ET SPECTACLES AMÉLIE VEILLE Faire son chemin ALEXANDRE VIGNEAULT Se pourrait-il que l'industrie québécoise du disque ait un faible pour les filles ?se demandait-on l'an dernier, constatant le nombre important de jeunes chanteuses ayant lancé un premier disque ces dernières années.L'opération Star Académie a bien sûr contribué à cet embouteillage.Il y avait aussi dans cette cohorte des artistes engagées dans des chemins moins fréquentés, déterminées à se faire un nom non seulement comme chanteuses, mais aussi comme auteures.Amélie Veille fait évidemment partie de celles-là.Issue du circuit des concours, elle tente de faire son nid parmi ces artisans qui sculptent leur folk dans le bois d'une guitare acoustique sans nécessairement lever le nez sur des arrangements lorgnant vers la pop FM.Sans faire trop de bruit, son album éponyme paru chez Passeport a fait son bonhomme de chemin et se serait écoulé à 10 000 exemplaires.«Plutôt 8000 », corrige-t-elle, dans un élan d'honnêteté.Trois ans plus tard, la voilà prête pour la suite des choses.Elle a quitté sa maison de disques \u2014un terrain apparemment miné sur lequel elle refuse de s'avancer\u2014 et a fondé sa propre étiquette.Du bout des lèvres, elle admet avoir fait ce choix pour jouir d'une totale liberté.« Je fais mes propres chansons, alors j'ai toujours eu cette fibre d'entrepreneur », dit la jeune femme originaire de Saint-Georges de Beauce.\u2014C'est ton côté entrepreneur beauceron ?lui dis-je à la blague.\u2014 Ah ! que c'est quétaine ! réplique- t-elle s'esclaffant.Tu ne vas pas écrire ça ?C'est déjà fait.Son éclat de rire spontané est révélateur.Amélie Veille est une fille vive.Elle est si rayonnante qu'on se demande pourquoi, sur disque, elle affiche surtout sa mélancolie, ses doutes et déchirements existentiels.« J'écris dans un certain isolement, dit-elle.Je suis quelqu'un d'enthousiaste et de positif, mais dans l'écriture, c'est autre chose qui sort.Ce doit être ce qui fait l'équilibre.» Un moment ma folie, son album à paraître mardi, n'est tout de même pas une collection de chansons qui incitent à broyer du noir.Il possède un côté journal intime avec tout ce que ça implique de romantisme adolescent, mais il possède aussi un côté lumineux, qui tient en grande partie aux mélodies et aux arrangements plus pop qu'auparavant.« Quand je me suis mise à penser à ce projet-là, j'avais l'intuition de quelque chose de fluide, de cristallin, de lumineux », convient-elle.Elle avait aussi envie de faire plus pop.« Je me sentais quasiment mal au début, parce que j'ai grandi avec une gang d'amis qui écoutaient de la chanson française classique et lisaient de la poésie.La musique pop, pour nous, c'était presque péché ! » Parlant de péché, la ressemblance maintes fois évoquée avec Lynda Lemay continue de s'imposer.Amélie Veille ne s'en réjouit pas \u2014 elle aspire à imposer sa propre personnalité\u2014, mais ne s'en offusque pas non plus.«Il y a une partie des gens qui viennent me voir qui aiment les textes et qui apprécient aussi Lynda Lemay », observe-t-elle.La parenté n'est jamais aussi évidente que sur Mon chum, toune « cachée » à la fin du disque, même si Amélie Veille ne va généralement pas aussi loin dans la caricature et fait preuve de plus de nuance dans ses interprétations que l'auteure chouchou d'Aznavour.Deux pas dans la bonne direction, assurément.« Ça prend du temps à un auteur-composteur-interprète pour confirmer sa démarche et affirmer sa personnalité, pour trouver le sens qu'il veut donner à sa création », juge Amélie Veille.Elle ne doute plus de sa vocation et se dit même sereine de faire ce métier, en modelant son parcours sur ceux d'artisans de valeur comme Richard Séguin et Claire Pelletier.« Je fais mon petit bonhomme de chemin », conclut-elle.PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE © Vive et rayonnante en personne, Amélie Veille couche sa mélancolie sur disque.« Mais il y a toujours une note d'espoir », dit-elle.«J'ai grandi avec une gang d'amis qui lisaient de la poésie.La musique pop, c'était presque péché!» Les lieux nous attirent pour des raisons qui dépassent la perception de nos cinq sens.Une forme de reconnaissance plus profonde est à l'oeuvre, captée par une insatiable sensibilité animale.Alison et Peter Smithson sensations urbaines Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec 514 939 7026 www.cca.qc.ca Ouvert du mercredi au dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi, 10 h à 21 h.Entrée libre le jeudi soir de 17 h 30 à 21 h.une exposition présentée jusqu'au 10 septembre 2006 3391402A Indice de la semaine - L'Accent Indice de la semaine - Droit au coeur Nom/Prénom : âge : ____ Adresse : Ville et province : Code postal : Téléphone :( ) À retourner : \"À DEUX MOTS DE VANCOUVER\", Société Radio-Canada 11e étage, 1400, boul.René Lévesque Est, Montréal, (QC) H2L 2M2 détails et règlements disponible au www.radio-canada.ca/concours Ce bulletin doit être reçu avant le 21 avril 2006 à 9h (H.A.E.) Concours \u201cÀ DEUX MOTS DE VANCOUVER\u201d Bulletin de participation Grand prix pour 2 adultes 2 billets d'avion aller/retour pour Vancouver 6 nuits d'hôtel 4 étoiles + petits déjeuners 1000$ en argent de poche une excursion ou tour de ville 3391443A TENDANCES Tous les jours dans Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Le temps d'une chasse JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE C'est une fabuleuse chasse que le Musée des beaux-arts (MBA) a ouverte cette semaine.Chasse aux trésors, on s'entend.Aux oeuvres d'art.Celles signées Nicolas Baier, puis, par ricochet, celles du MBA.Dix-sept photos de Baier ont été disséminées un peu partout dans les pavillons nord et sud du musée.Art ancien et corridors compris.Insérées à même la collection rue Sherbrooke, elles occupent, pour ainsi dire, aucune salle et toutes à la fois.Gardez l'oeil ouvert.L'expo Tableaux de chasse, dixième de la série Zone libre dédiée à l'art contemporain, s'avère une réussite.Autant par la force et la pertinence des images de Baier que par l'accrochage inusité et provocateur.Elle signifie aussi une première collaboration et, espérons-le, pas la dernière, entre le MBA et son cousin, le Musée d'art contemporain.Le soir du vernissage, c'était presque beau de voir les deux directeurs, Guy Cogeval et Marc Maier, déambuler ensemble dans les salles.Leur bonne entente s'est aussi concrétisée en un « vrai » catalogue, premier de cette envergure consacré ici à un artiste local, même pas quarantenaire.Nicolas Baier, photographe révélé il y a près de 10 ans parmi une clique établie au centre Clark, est devenu le chef de file de sa génération.Son entrée à la galerie René Blouin n'a fait que le confirmer.Sa signature, plus formelle que documentaire, ne repose pas sur la représentation d'un moment précis, mais sur celle de l'écoulement du temps.Collages d'images souvent scannées, ses compostions, toujours retouchées à l'ordinateur, parlent de la vie, sa vie, et de la création.Les oeuvres réunies démontrent son adresse à marier les genres.À noter qu'aucune n'a été créée selon l'espace qui l'accueille.Baier peut exploiter une surface abstraite (Monolithe, nichée parmi la poterie persane), comme l'objet le plus commun, tel le clavier d'ordinateur de Chiboukis.Cité, par exemple, reprend des questions d'échelle propre à l'art contemporain à l'instar des Bâches de Betty Goodwin, dont l'une lui fait face.Quant à Un après-midi sur de Gaspé, elle actualise le Montréal d'hiver que tant d'artistes, dans les années 30 et 40, ont peint.On pourrait croire que Nicolas Baier prétend déjà faire partie de l'histoire, en héritier d'un grand maître flamand et d'un designer italien.Imaginez, il ose même s'insérer parmi les sacro-saints Québécois que sont Riopelle et Borduas \u2014à vous de découvrir aux côtés duquel des deux.Mais non, au contraire.Ces inévitables anachronismes, hommages quelque part, forcent à voir le travail des autres (des peintres surtout, jamais des photographes).Pour une fois que les Montréalais visiteraient « leurs » chefs-d'oeuvre.Baier dialogue avec l'histoire de l'art.Avec la peinture, comme le dit le « tableaux» du titre, terme jamais utilisé en photo.Déjà que ses oeuvres questionnent l'idée de collectionner, elles ciblent ici l'institution musée.L'expo est réussie sur plusieurs plans.D'abord, six des 17 oeuvres auraient très bien pu former l'habituelle petite expo de Zone libre.Et les jumelages sont si naturels qu'on ne remarque pas l'erreur.Tout est soigné, de l'encadrement, variant selon la période visitée, à la signalisation.Un seul et discret « Nouveau » identifie le « faux » tableau.On s'étonne seulement que le MBA soit si réfractaire à promouvoir l'expo.On sait bien que Catherine la Grande accapare bien des efforts, et des fonds.Mais un panneau Nicolas Baier dans le hall serait la moindre des choses.Tableaux de chasse repose-t-elle à ce point sur le camouflage ?.TABLEAUX DE CHASSE de Nicolas Baier, Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 28mai.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Exposée dans la salle Art européen du XIXe siècle, Atelier est l'une des 17 photos de Nicolas Baier disséminées un peu partout dans les pavillons du Musée des beaux-arts de Montréal.Ce soir 20h Libreéchange Avec Sylvie Moreau, Rafaële Germain, René-Daniel Dubois, Françoise Faucher, Michel Forget\u2026 Animation : Suzanne Lévesque telequebec.tv Télé-Québec 3371471A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 a LA FUREUR Invités: le groupe Kaïn, Lulu Hugues et Guy A.Lepage dans un numéro spécial.18h30 r CINÉ-EXTRA : LES DANGEREUX On a dit beaucoup de mal de cette comédie policière avec Stéphane Rousseau et Véronique Cloutier.Vous pourrez vous faire votre propre idée.En primeur.19h30 a LES GRANDS FILMS : LA GRANDE SÉDUCTION On ne se fera pas prier pour revoir ce film de Jean-François Pouliot avec David Boutin, Raymond Bouchard, Lucie Laurier, Clémence, Pierre Collin.D'anciens pêcheurs devenus chômeurs entreprennent une opération séduction auprès d'un docteur pour qu'il s'installe chez eux.Un film qui laisse un goût de bonheur.20h00 ARTV VIENS VOIR LES COMÉDIENS S'il n'avait pas été acteur, Gilles Pelletier serait capitaine! Dans cet entretien avec René Homier-Roy, l'acteur de 81 ans rappelle ses débuts au cinéma avec Preminger et Hitchcock et rend hommage à des auteurs québécois.20h00 CTV HUNT FOR JUSTICE : THE LOUISE ARBOUR STORY Charles Binamé a réalisé ce téléfilm sur la juge Louise Arbour qui s'est battue comme procureur en chef du Tribunal pénal international afin que Milosevic réponde de ses crimes contre l'humanité en ex- Yougoslavie.Avec Wendy Crewson et William Hurt.21h00 ARTV CINÉMA : LA LOI DU SILENCE C'est dans ce film d'Hitchcock tournéà Québec que Gilles Pelletier a fait ses débuts.Un prêtre accusé d'un crime dont il connaît l'auteur est lié par le secret de la confession.Le Téléjournal La Fureur / Lulu Hughes, Kaïn, Guy A.Lepage LA GRANDE SÉDUCTION (3) avec Raymond Bouchard, David Boutin Le Téléjournal Les Trésors vivants LES FILS DE MARIE (5) avec Carole Laure Le TVA 18 heures LES DANGEREUX (6) avec Stéphane Rousseau, Véronique Cloutier DOMMAGES COLLATÉRAUX (5) avec Arnold Schwarzenegger, Francesca Neri ÇA VA CLENCHER! (5) Loft Story LARA CROFT - TOMB RAIDER: LE FILM (5) avec Angelina Jolie, Iain Glen LE SOURIRE DE MONA LISA (5) avec Julia Roberts, Kirsten Dunst Le Grand Journal Loft Story Les Citadins du rebut global / 10e semaine Les Francs-tireurs / Dan Bigras Libre Échange / René-Daniel Dubois Belle et Bum/ Martin Deschamps, Élizabeth Blouin-Brathwaite YI YI (2) avec Wu Nianzhen, Kelly Lee CTV News Sportsnight W-Five HUNT FOR JUSTICE: THE LOUISE ARBOUR STORY avec Wendy Crewson, Stipe Herceg CSI:Miami CTV News CTV News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Oilers - Canucks ABC News Pub Will & Grace SIGNS (3) avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix The Evidence Sex and the City NCAA Basketball Championship / Finales régionales: LSU - Texas ET UCLA - Memphis (16:30) HowI Met your Mother 48 Hours Mystery News E.T.News NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Law& Order: SVU Conviction Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Neighbors .Served?Chef! Jeeves and Wooster Monty Python's Personal Best Terry Gilliam's Personal Best BBC News Great.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glenn My Family Fresh Fields Pie in the Sky BBC News SERPICO (3) American Justice City Confidential Cold Case Files American Justice Vive les mariés! Pour l'amour du country .soirée avec Gilles Pelletier LA LOI DU SILENCE (3) avec Montgomery Clift, Karl Malden .(22:50) Gilles Pelletier Arts, Minds StarTV Sutherland / Pavarotti / Bonynge - Gala Concert Godiva's Significant.Hidden.Mon oeil! Fou! Fou! Fou! Comicographie / Daniel Lemire Comicographies / Mario Jean Excès de stars Excès de stars / Shania Twain Le Monde à la carte La Religion Capharnaüm Cette énergie que nous.chrétiens et musulmans?.télé_vision Durs à cuire Fondation Paul-Gérin-Lajoie Howit's Made The Greatest Ever /Weapons Myth Busters Canada's worst Handyman American Chopper Breaking Vegas .l'Espagne Ciel.Soif de.Adoptez.Soleil tout inclus .Voyageur Capitales du Pacifique Documentaire européen Rose .Sadie (18:06) Darcy.(18:33) .so Raven .Grady (19:25) Radio.(19:49) Movies (20:42) THE 6th MAN (6) avec Marlon Wayans MR.HOLLAND'S OPUS (4) avec Richard Dreyfuss Pub That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted 24 Mad TV House & Home Second Chance Inside Hollywood Falcon Beach Blue Murder Code Name: Eternity Driving TV Sat.Night .qui ont changé le monde Passion Maisons / Québec Avions / Plus loin, plus vite NCIS L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (3) avec James Stewart Frontiers of Construction Things.Masterminds Disasters of the Century TAXI DRIVER (1) avec Robert De Niro, Cybill Shepherd Masterminds Bande.Benezra.le monde?Made in.Musicographie / Félix Leclerc Les 100 scandales.Génération 80: 1985 La vie.Les stars.BO2 Roule.Exposé Hogan.Tommy Lee.Pimp mon char Mes vieux.Concert Plus / 2PAC La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Arigato Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV World News Fashion File 20th Century Roadshow Commonwealth Games Sat.Report Lafontaine.The Lens:Under the Skin.CBC News: the fifth estate La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux Le Téléjournal Vivre ici Zone libre / Prostitution.Le Téléjournal Vu du large Sports 30 Avant-match Hockey / Maple Leafs - Canadiens C'est pas fini (21:45) Sports 30 Championnat de hockey.Destins croisés Doc La Loi & l'Ordre François.Voisins.Témoins silencieux Nos vies secrètes Lackawanna Blues (17:40) Garde rapprochée (19:15) Sahara (21:05) La Grande Débandade (23:10) Silent Witness FALLING THROUGH (5) avec Gordon Currie, Ekaterina Rednikova Blue Murder A CLOCKWORK ORANGE (1) avec Malcolm Mc Dowell MutantX Supernatural Battlestar Galactica SLEEPY HOLLOW (3) avec Johnny Depp, Christina Ricci .(23:15) NCAA Basketball Championship / Finales régionales: LSU - Texas ET UCLA - Memphis (16:30) NBA Action Saturday Night Poker Sportsnetnews Coups de.Presse.com Panorama Maestro L'Empire des marques LA CONQUÊTE DE LA PEUR (5) avec Vittorio Mezzogirno Aratta, à l'aube des.While you were out Little People, Big World / Diffusion de quatre émissions.Trading Spaces Flip that House Little People, Big World CIS Hockey / Demi-finales: équipes à confirmer Boxing / Hasim Rahman - James Toney Sportscentre Boxing SPIDER RIDERS (17:00) Billy, Mandy .Titans Batman Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Écrans.Journal FR2 Passep Art Variétés / 30 ans sur un air franco-ontarien Acoustic Vénus et.Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic PATHS OF GLORY (2) avec Kirk Douglas, Adolphe Menjou THE DAWN PATROL (4) avec Errol Flynn, David Niven Superwoman.ras-le-bol! Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Super Nanny Au-delà des apparences Erreurs médicales .dada Parole et Vie .arts Esprit libre Baromètre Top plus City Life Que-ritmo Le Guide de l'auto Méchant.Une grenade.galaxie .j'aime Touche pas.Parents.70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou Prank Patrol Zixx: Level2 Ghost.Dark Oracle Smallville WAYNE'SWORLD 2 (5) avec Mike Myers, Dana Carvey Bob & Margaret Bolides Délire techno Tru Calling Alias CORTEX CONTRÔLE (7) avec Adam Baldwin, Elizabeth Berkley Le TVA CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 21h Belle et Bum 18 h Les citadins du rebut global La finition intérieure.19 h Les francstireurs Avec André Arthur et Dan Bigras.Martin Deschamps, Élizabeth Blouin-Brathwaite, Sylvie Desgroseillers, Kulcha Connection et Guy-Philippe Wells.3371538A PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Avec des rôles dans Rumeurs, Le coeur a ses raisons, Les Bougon et Vice caché, Patrice Coquereau est un visage familier du petit écran.THÉÂTRE / Patrice Coquereau Par le trou de la serrure SYLVIE ST-JACQUES Presque 20 ans après l'obtention de son diplôme de l'École nationale de théâtre, Patrice Coquereau se sent toujours comme un nouveau venu dans le métier.Avant de devenir un visage connu des téléspectateurs, le cofondateur des Éternels Pigistes avait pourtant démontré ses dons pour la métamorphose dans une quarantaine de productions théâtrales.Avec Lucidité passagère, de l'auteur Martin Thibodeau, Coquereau signe une première mise en scène.Un nouveau métier dont s'est épris l'attachant Frank de Rumeurs.Avec son sourire espiègle et son regard brillant, Patrice Coquereau exhale une sensibilité empreinte d'une aura de mystère.Cabotin dans Rumeurs et Le coeur a ses raisons, le comédien de 45 ans se révèle plutôt discret en entrevue.Lors de notre rencontre, dans un café du Plateau Mont- Royal, il a avoué être un peu nerveux à l'approche de la première de Lucidité passagère.Par contre, comme dans tout ce qu'il entreprend, la notion de plaisir domine la pression de plaire.Lucidité passagère, résume-t-il, est une oeuvre naturaliste et urbaine.« Un peu à la David Mamet, il y a un côté ping-pong et très rythmé », explique Patrice Coquereau.Les personnages principaux (interprétés par Érik Duhamel, Maxime Morin, Martin Thibodeau et Marie Turgeon) sont des êtres contemporains qui vivent un moment charnière de leur existence.Tour à tour, ils sont forcés de prendre une décision cruciale ou de changer leur attitude.De quel genre de problème s'agit-il ?Top secret.Les révéler vendrait le punch, nous informe Coquereau.Ce dernier révélera seulement que la réalité de ces personnages est à l'image de la condition humaine et urbaine, en 2006.« Le spectateur aura peut-être l'impression d'observer la vie de ces gens à travers le trou d'une serrure.Chaque scène commence alors que les protagonistes sont dans le feu de l'action, en train de se débattre avec leurs problèmes.» Le choix de la Balustrade du Monument- National n'est pas étranger à la volonté d'accentuer, chez le spectateur, un sentiment de voyeurisme.« C'est un jeu naturaliste qui se rapproche du cinéma.Il y aura une grande proximité entre le public et les comédiens.Un tel dévoilement exige une excellente présence.Comme s'il s'agissait d'une partition musicale, je demande aux acteurs de connaître leurs textes sur le bout des ongles.» De la caméra à l'arrière-scène Compagnie autogérée pilotée par l'auteur et comédien Martin Thibodeau, le Théâtre de la zone grise avait gagné la sympathie du public, à l'été 2004, avec sa production Je ris.moi non plus.Lorsqu'on l'a pressenti pour réaliser la mise en scène de Lucidité passagère, Patrice Coquereau a été le premier étonné qu'on ait pensé à lui.« Je me suis dit : «Mon Dieu, en quel honneur ?» lance-t-il.Finalement, j'adore l'expérience.J'aime voir travailler les comédiens, les encadrer, leur donner des paramètres.Je trouve très touchant de les voir se lancer dans l'aventure.» Avec des rôles dans Rumeurs, Le coeur a ses raisons, Les Bougon et Vice caché, Patrice Coquereau est un visage familier du petit écran.« J'ai la chance de jouer dans des séries bien écrites où les rencontres artistiques sont intéressantes.La télé est une nouvelle passion pour moi.Je n'en fais pas que pour des raisons alimentaires », dit celui qui reprendra en avril son rôle dans la production du TNM du Malade imaginaire.Quoi qu'il en soit, Patrice Coquereau n'éprouve aucun choc culturel à butiner entre l'univers de la télé et celui du théâtre.« J'aime cette possibilité qu'on m'offre de me transformer.Ce sont de merveilleux terrains de jeu.Quand j'étais petit, je regardais La Boîte à surprises et je rêvais de jouer avec les personnages », évoque-t-il.Sous le chapeau de metteur en scène, Coquereau a appris à rassurer, encadrer et guider les comédiens.À quelques jours de la première, il espère que le public sera captivé par le sort des personnages issus d'un travail de création amorcé en automne 2005, par le Théâtre de la zone grise.« J'aimerais qu'ils soient touchés en assistant à des tranches de vie qui sont communes à tous les êtres humains.» .LUCIDITÉ PASSAGÈRE, de Martin Thibodeau, mise en scène de Patrice Coquereau, du 7 au 23 avril à la Balustrade du Monument- National.Salma Hayek à Cannes PHOTO REUTERS MYSTÈRES CANNOIS Être sélectionné pour le Festival de Cannes, ça ne suffit pas pour faire la carrière d'un film, mais ça aide.Àtrouver un distributeur en France et dans d'autres pays européens, par exemple.Sylvain Garel, spécialiste du cinéma canadien et québécois et ancien directeur du Festival de Blois, revient de Montréal où il était chargé de faire une première sélection de premiers ou deuxièmes longs métrages à l'intention de la Semaine de la critique, la «troisième sélection» de Cannes.En une semaine, il a visionné une quarantaine de films, fiction ou documentaire.«Entre le Québec et le Canada anglais, dit-il, il y a une étrange dialectique.Quand le cinéma québécois était dans ses basses eaux, on trouvait des oeuvres majeures au Canada.Cette année, c'était l'inverse: en présélection, je ramène à Paris quatre films, dont l'un est en anglais, mais tous sont québécois.» À la Semaine de la critique, il n'y a que sept places de finalistes, et les concurrents viennent de tous les pays du monde.Donc rien n'est joué.«Sur les quatre, poursuit Garel, il y en a un qui, à mon avis, est assuré de figurer dans l'une des sélections, la Semaine, la Quinzaine ou Uncertain regard.»Quelle est cette première oudeuxième oeuvre si remarquable?Tant que les listes ne sont pas définitivement arrêtées, secret d'État.PARIS NEW YORK LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE C.R.A.Z.Y.: INCERTITUDE Toujours Sylvain Garel.À propos, cette fois, de C.R.A.Z.Y., qui sort le 3 mai dans les salles françaises.Bien que la distribution annonce une centaine de copies, une vingtaine de plus que Capote, qui connaît un grand succès ces jours-ci dans 78 salles seulement, il y a une petite incertitude dans l'air : «Le moins qu'on puisse dire, explique Garel, c'est que cette date du 3 mai est mauvais signe.Les deux ou trois semaines précédant Cannes constituent par définition une période sinistrée, entrecoupée de ponts et de congés, où les distributeurs sortent plutôt leurs fonds de tiroirs que leurs atouts maîtres.Il y a toujours des exceptions et des miracles, évidemment.» Garel, qui avait porté aux nues Les Invasions barbares et considère que Mémoires affectives est unchef-d'oeuvre, trouve C.R.A.Z.Y., «honorable et intéressant».Plutôt deux étoiles que trois, en somme.L'INDISPENSABLEDOUANIER Avis à ceux qui passeraient à Paris d'ici au 19 mai.Autre fabuleuse exposition, celle du Douanier Rousseau au Grand Palais, où l'on retrouve non seulement les plus belles jungles de ce célèbre naïf, mais également des vues beaucoup moins connues de la banlieue parisienne.Obscur fonctionnaire à l'octroi de Paris, Henri Rousseau était un peu mythomane sur les bords: simple engagé dans l'armée française, il prétendait avoir fait la guerre au Mexique.Quant à ses voyages en Amazonie qu'il décrivait à Apollinaire en 1906, il s'agissait en réalité de visites régulières au Jardin des Plantes à Paris et de la lecture passionnée de journaux illustrés sur les colonies.C'était donc un véritable créateur, finalement encensé après sa mort par les surréalistes.LA VIRÉE CHEZ CHARLIE WOOD C'est un petit bijou de 130 pages, une agréable curiosité littéraire, qui vient juste de paraître chez Gallimard.Titre: Tangage et Roulis.Son auteur, David Mc Neil est lui-même une curiosité ambulante.Rejeton du peintre Chagall, plutôt américain par sa mère et son éducation, Mc Neil vit à Paris, où il fait des chansons et écrit de petits romans singuliers, tel Tous les bars de Zanzibar.Cette fois, Mc Neil raconte l'histoire ébouriffante de sa cure de désintoxication dans une clinique montréalaise baptisée Espoir et Renouveau, où l'on prémunit les patients contre l'accoutumance en leur faisant changer de drogue tous les jours.À son arrivée (imbibée) à Dorval, Mc Neil est reçu par son vieil ami Charlie Wood, qui lui facilite le «raccord» vers sa désintoxication en lui refilant quelques bouteilles de Blanche.Le héros de ce petit récit réussit à prendre la fuite, non sans avoir compris que dans la vie, il ne faut pas choisir entre Blanche et Liebfraumilch, entre champagne et jus d'organe en première classe.Ni même entre «tangage et roulis», seule traduction autorisée de rock and roll. DANSE/ Soirée Jiri Kylián JIRI KYLIÁN > Né à Prague en 1947.> Se joint au Stuttgart Ballet en 1968.Devient soliste et y fait ses premiers essais chorégraphiques dès 1970.> En 1973, il crée sa première chorégraphie pour le Nederlands Dans Theater et en devient le codirecteur artistique en 1975.Trois ans plus tard, il devient directeur artistique et chorégraphe de la companie.> En 1999, Kylián quitte sa charge de directeur artistique au NDT, mais demeure conseiller artistique et un des chorégraphes de la compagnie.> Il a créé plus de 80pièces, dont 70 pour le NDT I, le NDT II (danseurs de 17 à 22 ans) et le NDT III (danseurs de 40ans et plus), parmi lesquelles Symphonie de Psaumes, Sinfonietta, Stepping Stones, Stamping Ground, Whereabouts Unknown et, en mars 2006, Tar and Feathers.> Jiri Kylián a plus de 30 prix internationaux à son actif.Il est, entre autres, Chevalier de la Légion d'honneur (Paris 2004).Chouchous et découvertes STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Midi, rue Rivard.Les danseurs des Grands Ballets canadiens de Montréal sortent de leur classe de danse matinale.L'atmosphère est détendue, mais fébrile.Bises et offrandes de cadeaux (dans cette grande famille, c'est toujours l'anniversaire de quelqu'un !).Visite-surprise d'une collègue blessée.Il plane aussi comme un petit relent de lendemain de veille, car le soir précédent avait lieu le gala de lancement de la 50e saison de la compagnie.Mais, lendemain de veille ou non, la pause finie, c'est boulot, boulot.Les répétitions de la Soirée Jiri Kylián, présentée très bientôt en hommage au grand chorégraphe tchèque, vont bon train.Au programme, deux oeuvres déjà vues à Montréal : Bella Figura, insolites jeux de pouvoir.et de rideaux, et Six Dances, infusée de l'exquise folie de Mozart.De plus, en première montréalaise, Forgotten Land, une magnifique fresque humaniste, créée par Kylian en 1981, durant sa période plus lyrique.Portée par la poignante et âpre Sinfonia da Requiem de Benjamin Britten, cette pièce, également inspirée par certaines toiles d'Edvar Munch, met en scène trois couples \u2014 noir, rouge et blanc \u2014, et leurs doubles.Sur fond de rivage, balayé par les vents, ils luttent contre les éléments et leur propre destin.Voilà plusieurs semaines que la maîtresse de ballet des GBCM, Margret Kaufmann, dirige les répétitions de Forgotten Land.C'est maintenant au tour de Roslyn Anderson, à qui Kylian confie la tâche de remonter cette pièce, ainsi que Six Dances, de par le monde, d'y ajouter la touche finale.Anderson était de la première mouture de Forgotten Land, quand Kylián recréa la pièce sur le Nederlands Dans Theater en 1981 (tout de suite après sa création pour le Stuttgart Ballet).Elle l'a dansé, puis remontée pour d'autres compagnies, maintes fois depuis.« Cette pièce, je l'ai plus que dans la peau, elle est inscrite à même la moelle de mes os », avoue cette Australienne aussi élégante que charmante.Elle peut la recréer à main levée, sans se référer à son vieux calepin noirci de notes prises au fil des ans.«Au début, je ne connaissais que le pas de deux que je dansais, le début et le pas de six de la fin.Mais pour le reste, il a fallu que je demande à chacun des danseurs comment il comptait ses sections, faisait ses entrées, etc.» explique Anderson.La répétition va bon train « Nous allons prendre ça cool aujourd'hui.C'est vendredi après tout! Lundi, on recommencera à donner du 1000 %», lance gentiment Anderson aux danseurs.Pendant près d'une heure, ils se concentreront sur la fin du ballet.La première distribution, incluant Rachel Rufer, Mariko Kida et Anik Bissonnette, s'élance et enchaîne la section au complet, sous le regard attentif d'Anderson et de Kaufmann.Les danseurs de la seconde distribution esquissent, en marge, tous les mouvements en douce, car ce sera bientôt à leur tour.« Chaque répétiteur travaille à sa façon, explique Bissonnette.Par exemple, Hans Knill, qui nous fait répéter Bella Figura dont je fais aussi partie, va nous faire travailler une section de 20 secondes pendant une heure, jusqu'à la perfection.Roslyn préfère nous laisser aller et tranquillement, de répétition en répétition, elle ajuste les détails.» Attaque d'un mouvement, amplitude d'un geste, Anderson fignole tout, avec tact, tout en leur dévoilant, peu à peu, les motivations de Kylian derrière chaque geste.Kida a tendance à foncer dans ses voisines lors d'un pas de trois en canon, minuté au quart de tour.« Vous devez toujours sentir la présence de la personne qui danse près de vous », ajoute la répétitrice, en se tapant sur l'épaule.Puis elle repositionne gentiment l'espace entre les danseuses.Là, elle ajuste la hauteur de la jambe de Bissonnette, trop élevée au départ d'une arabesque en trois temps.« Tony, tes paumes plus vers le ciel, s'il vous plaît.Voilà ! » lance-t-elle quand les hommes entre finalement en scène, dans un unisson explosif.Le plus difficile pour Bissonnette qui, comme plusieurs autres, s'attaque à Forgotten Land pour la première fois ?« En ce moment, j'ai juste peur de ne pas me rendre jusqu'à la fin, avoue en riant la première danseuse, parce que ça demande une endurance incroyable.Cela dit cette pièce est pour elle un baume pour l'âme et le corps.Contrairement à Bella Figura par exemple, qui exige une rapidité, une concentration et une minutie de tous les instants, Forgotten Land lui permet de se laisser aller.« Ça me fait redécouvrir la raison pour laquelle je danse.Pour le plaisir de m'abandonner à la musique, sans avoir mal au corps.On se sent bien dans le travail de Jiri.Ses mouvements me sont naturels et organiques.SOIRÉE JIRI KYLIÁN avec les Grands Ballets canadiens de Montréal, les 30 et 31 mars, et le 1er avril, 20 h, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Anik Bissonnette, qu'on voit ici en répétition avec Hervé Courtin, reconnaît que Forgotten Land lui permet de se laisser aller.« Ça me fait redécouvrir, dit-elle, la raison pour laquelle je danse.» Activez notre « Alerte emploi » et trouvez un Plusieurs propositions d'emploi.On vous nomme Parent du siècle.CV pas mis à jour.Perdez 2 tours.On vous donne plein de surnoms sympa.Nommé « joueur le plus utile » au bureau.Votre mariage se porte mieux que jamais.Le succès ne vous enfle pas la tête.Élu collègue le plus sympa.Votre alma mater vous remet un diplôme honorifique.Vous arrivez à tout garder en perspective.Jouez de nouveau.Vos enfants vous trouvent cool.Vous oubliez d'utiliser « Conseils sur le réseautage » sur workopolis.com.Reculez de 5 cases.La compagnie paie votre stationnement.Prenez des vacances de rêves en Arizona.Vous oubliez d'utiliser les outils de recherche d'emploi sur workopolis.com.Perdez 2 tours.Utilisez notre section « Rapid Emploi » sur workopolis.com pour vite trouver l'emploi idéal.On s'arrache déjà vos Mémoires.L'un des 47 « employeurs de choix » sur 50 au pays vous embauche.Baignez en plein bonheur domestique.On lance une figurine d'action à votre effigie.Les ventes montent en flèche.Avalanche de Montrez à votre promotions.enfant à patiner dans votre cour.Prenez un an de congé pour un projet en Amérique centrale.Votre enfant fait votre portrait à la peinture digitale.Vous faites partie des « étoiles montantes ».L'équipe de hockey que vous dirigez gagne le championnat.Utilisez nos « Conseils sur la rédaction de CV et la survie à l'entrevue ».Abonnez-vous à notre « Bulletin Info-Emploi ».super emploi.Se m i - r e t r a it e Gérez votre carrière avec workopolis.com.Vous gagnerez à tout coup.47 des 50 « employeurs de choix » au Canada affichent sur notre site.Plus d'emplois sont affichés sur notre site plutôt que sur tout autre site au pays.Plus d'entreprises recrutent avec nous plutôt que sur tout autre site d'emplois au pays.VOTRE VIE VOUS ATTEND.Vous bâtir une belle carrière, c'est le début de la belle vie.Commencez dès maintenant à bâtir la vôtre.3377211A ARTS ET SPECTACLES DANSE Entrevues, critiques, nouvelles.Retrouvez les plus récents textes sur la danse sur www.cyberpresse.ca/surscene "]
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