Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2006-03-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE CODEDECONDUITE DE VOTRE ÉCOLE OUPS PAGES 9 À 12 DU CAHIER RADAR LES NEUF TRAVAUX DE BOB GAINEY SPORTS PLUS PAGE 5 TÉLÉSÉRIES FAUT-IL S'INQUIÉTER POUR L'AVENIR DE NOTRE TÉLÉ?RADAR PAGES 1 À 4 BUDGET SOMMES-NOUS GAGNANTS?À VOS AFFAIRES PAGE 1 NE MANQUEZ PAS NOTRE SUPERGRILLE > À VOS AFFAIRES PAGE 8 Montréal dimanche 26mars 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 153 74 pages 6 cahiers LE SILENCE DU JOURNALISTE FRÉDÉRICK LAVOIE INQUIÈTE SA FAMILLE L'OPPOSITION DÉFIE LE POUVOIR ENBIOLÉRUSSIE HUGO DE GRANDPRÉ Un leader de l'opposition biélorusse, Alexandre Kozouline, a été interpellé par la police hier dans une rue de Minsk où des affrontements parfois violents se sont produits entre manifestants et forces de l'ordre.« Les policiers ont arrêté M.Kozouline et plusieurs membres de sa famille, ainsi que d'autres manifestants qui allaient vers la prison où sont détenus leurs camarades », a confirmé la porte-parole de ce dernier, Nina Chidlovskaïa.>Voir BIÉLORUSSIE en page A4 AUTRES TEXTES pages A2 et A3 Polémique récurrente sur la banquise SÉRIE: VIVRE AVEC LE CANCER La chimio dans la bonne humeur On peut subir le cancer, vivre avec ou lui mener une chaude lutte.Dans le deuxième et dernier volet de notre série, nous vous proposons des récits de batailles épiques qui, souvent, finissent bien.Àlire dans le cahier Actuel.PHILIPPE MERCURE Assise dans son fauteuil de l'hôpital St.Mary's, à Montréal, Francine Ménard a l'air aussi à l'aise que dans son salon.Elle cause avec sa voisine, blague avec l'infirmière.À côté d'elle, un petit sac est suspendu à un support métallique.Il contient un liquide transparent qui, goutte à goutte, s'écoule dans ses veines.Mais Mme Ménard n'y porte aucune attention.« Regardez, ça, c'est mon dossier médical », lance-t-elle en feuilletant avec désinvolture un impressionnant document d'une dizaine de centimètres d'épaisseur.>Voir CHIMIO en page A4 PHOTO PAUL DARROW, REUTERS Au premier jour de la chasse au phoque dans le golfe Saint-Laurent, hier, des chasseurs en colère ont lancé des entrailles de mammifères marins à la tête des opposants venus observer et dénoncer la «cruauté» de leurs manoeuvres.À lire en page A5.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Pourquoi on ne fait pas le CHUM et le Casino au mont Orford ?Quand Hillary invoque Jésus Météo Averses isolées en après-midi, maximum 6, minimum -5, plus de détails en page SPORTS 9 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour ARTS 8 Àtire-d'aile ACTUEL 14 Bandes dessinées ARTS 8 Bridge ACTUEL 13 Décès ACTUEL 13 Forum A 13 à 15 Génies en herbe LECTURES 18 Grille thématique LECTURES 18 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 11 Monde A 12 Mots croisés ARTS 8 Mot mystère ARTS n.d.Observateur ARTS 8 Personnalité A 16 P.annonces ACTUEL 11 et 13 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Si certains élus républicains avaient gain de cause, le bon Samaritain et peut-être même Jésus n'auraient pas leur place aux États-Unis, sauf en prison.C'est du moins l'opinion d'Hillary Clinton dans le dossier de l'immigration, qui retiendra l'attention cette semaine à Washington.Hillary a invoqué les Écritures mercredi lors d'une conférence de presse à New York.Entourée de 30 leaders immigrés, elle a vivement critiqué un projet de loi républicain qui, à son avis, transformerait l'aide aux immigrés clandestins en crime fédéral.« Ce projet de loi ferait du bon Samaritain et probablement de Jésus luimême des criminels », a déclaré la sénatrice de New York.Faux, ont répondu en choeur les élus républicains de la Chambre des représentants.N'empêche : en décembre dernier, ils ont adopté un projet de loi qui n'aborde l'immigration clandestine que sous l'aspect de la répression, avec pour objectif ultime de rendre les frontières infranchissables.Cette semaine, le Sénat se fera entendre à son tour dans ce dossier incandescent.Pourquoi incandescent?Parce que l'immigration clandestine ulcère une partie importante de l'électorat républicain, qui se sent trahi par le président sur cette question.>Voir HÉTU en page A8 BEAUBIEN Val i d e j u s q u' a u 2 av r i l 2006 Phot os peuvent d i f f é r e r 2 19999$ (ens.boîtier et objectif) - Capteur CMOS de 8,2 mégapixels - Écran ACL de 2,5 po et processeur DIGIC II - Mode rafale jusqu'à 5 images/seconde - Objectif EF-S 17-85mm f/4-5.6 IS USM inclus QUAND LA PHOTO NUMÉRIQUE DEVIENT UN REFLEX 3373279A LE CANADIEN REPREND LE HUITIÈME RANG DANS L'EST SPORTS PLUS PAGES 2 ET 3 RADEK BONK BIÉLORUSSIE L'OPPOSITION DÉFIE LE POUVOIR La Presse publie aujourd'hui un texte de son collaborateur Frédérick Lavoie, arrêté vendredià Minsk, en Biélorussie, alors qu'il couvrait une manifestation contre le gouvernement du président Loukachenko sur la place d'Octobre.Il a été arrêté alors qu'il se trouvait en compagnie de partisans de l'opposition.Frédérick Lavoie, 22 ans, de Saguenay, a couvert les élections en Biélorussie pour La Presse et pour Le Quotidien de Saguenay.Il a rédigé ce texte 48 heures avant son interpellation.UNE HÉROÏNE PARMI D'AUTRES FRÉDÉRICK LAVOIE COLLABORATION SPÉCIALE MINSK, Biélorussie \u2014 La justesse de la cause qu'elle défend peut toujours être contestée, selon les idées politiques et les valeurs de ceux qui la jugeront.Mais permettez-moi de donner le titre d'héroïne à une jeune fille qui, depuis bientôt une semaine, se rend chaque jour sur la place d'Octobre, à Minsk.Elle y va pour nourrir et réchauffer ceux qui, comme elle, se battent pour la démocratie, et ce, au péril de leur présent et de leur avenir.J'aurais certainement pu en choisir plusieurs autres.Mais un concours de circonstances \u2014 ou disons plutôt un sourire radieux \u2014 a fait que je suis tombé sur elle.Elle s'appelle Ioulia.« Je suis le sel de la Terre, celui qui donne du goût à la vie.» Elle paraphrase la Bible, me dit-elle.Elle se sent le devoir de venir chaque jour sur la place pour illuminer les gens et les protéger, puisque « Dieu est en elle ».Tout en terminant ses études de comptabilité, elle s'occupe des finances d'une Église baptiste de Minsk.Le mot « Église » dans ce cas-ci ne désigne que l'institution, et non le bâtiment.Le gouvernement refuse en effet d'allouer un local de réunion aux baptistes.En fait si, il leur permet de louer un local.mais pas d'y célébrer des messes ! Ils doivent donc organiser des soirées clandestines dans des appartements ou des locaux communautaires pour partager leur foi, entre jeunes notamment.Le président Alexandre Loukachenko est très lié à l'Église orthodoxe, dont la majorité des habitants du pays font partie.Et comme dans bien d'autres domaines, il ne tolère pas la marginalité.Pour les minorités religieuses, la vie spirituelle s'en trouve donc bien compliquée.Et c'est en bonne partie ce qui motive Ioulia à délaisser ses études cette semaine pour aider les manifestants.En fait, si elle était « raisonnable », elle resterait certainement chez elle à préparer les longs travaux qu'elle a à remettre la semaine prochaine.Mais elle se sentirait coupable.Alors elle les fait le soir, en revenant, sacrifiant quelques heures de sommeil.S'impliquer pour ne pas regretter Mercredi soir, devant son groupe de jeunes chrétiens, elle a appelé ses condisciples à venir aider sur la place ou, du moins, à être présents, ne serait-ce que pour la grande manifestation prévue le samedi suivant (hier).Elle leur fait bien comprendre que le risque d'être arrêté est réel, tout comme celui d'être renvoyé de l'université.« Vous avez le choix, vous pouvez rester au chaud chez vous, mais après, durant les cinq prochaines années, vous ne pourrez pas vous plaindre de la situation, du gouvernement que vous avez, car vous n'aurez rien fait pour l'empêcher de conserver le pouvoir.Sur la place d'Octobre, Ioulia et les autres bénévoles de la « révolution » offrent aux manifestants la nourriture que des babouchkas (grands-mères) et des diédouchkas (grands-pères) ont réussi à passer sous leur manteau, à l'insu des policiers postés à chaque entrée de la place.De ses mains frêles, Ioulia sert café, thé et sandwichs comme si tout cela était naturel, le sourire de la foi perpétuellement accroché au visage.En plein milieu de la place, juste dans l'angle des caméras des « hommes en civil » (agents des services secrets), les « cuisinières » prennent chaque jour le risque de se faire arrêter à leur sortie de l'« îlot de la liberté », comme Ioulia surnomme le village de tentes.Chaque jour, elles se jettent dans la gueule du loup en espérant le vaincre de l'intérieur, à petit feu, à petits coups de liberté.Dommage que Ioulia ne connaisse pas Richard Desjardins.J'aurais bien aimé l'entendre me dire : « S'cuse-moi, je m'en vais, je reviens dans une heure, il faut que j'aille changer le monde.» Cela aurait été bien à propos.«Vous avez le choix, vous pouvez rester au chaud chez vous, mais après, durant les cinq prochaines années, vous ne pourrez pas vous plaindre de la situation, du gouvernement que vous avez, car vous n'aurez rien fait pour l'empêcher de conserver le pouvoir.» PHOTO IVAN SEKRETAREV, AP Depuis l'élection d'Alexandre Loukachenko, dimanche dernier, les manifestations et les arrestations arbitraires se sont succédé.Le déclin d'un pays sans ressources BIÉLORUSSIE UKRAINE RUSSIE POLOGNE MINSK FINLANDE LITUANIE LETTONIE ESTONIE Mer Baltique RAYMOND GERVAIS La Biélorussie (capitale: Minsk) est un pays d'Europe de l'Est de quelque 10 millions d'habitants.Son territoire de 207 600 km2 est enclavé entre la Lituanie et la Lettonie au nord-ouest, la Russie à l'est, l'Ukraine au sud et la Pologne à l'ouest.Indépendante depuis 1991, elle faisait partie de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).Son nom, officiel depuis la fin de la Première Guerre mondiale, signifie « Russie blanche ».La Biélorussie dispose de peu de ressources.Son produit intérieur brut (PIB) était de 57,65 milliards de dollars canadiens en 2004 selon L'Annuaire économique géopolitique mondial de 2005.La situation financière du pays décline depuis 2000, ce qui s'explique par la dégradation de la situation financière des banques et des entreprises.Leur profit a chuté de 25% en 2001 et la balance commerciale est déficitaire.Les exportations du pays, essentiellement les machines-outils, le textile et l'agroalimentaire, sont presque exclusivement tournées vers la Russie.D'ailleurs, le soutien économique et financier de la Russie est crucial pour ce pays qui a été mis au ban de la communauté internationale.À la fin de 2002, le président Alexandre Loukachenko a été interdit de séjour en Europe et aux États-Unis en raison de son autoritarisme et des violations des droits de l'homme par son pays.Les exportations canadiennes vers la Biélorussie se chiffrent à 5,3 millions.Il s'agit principalement de produits animaux, de produits machinés, mécaniques et électriques ainsi que de matériel de transport.Le Canada importe de la Biélorussie des métaux de base, des produits du bois, des textiles, des instruments spécialisés et du matériel de transport.Les importations canadiennes totalisent 11,1 millions de dollars annuellement.Le commerce entre les deux pays se chiffre à 16,5 millions selon les statistiques de 2004.Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a été réélu dimanche dernier pour un troisième mandat dans la confusion la plus totale avec 83% des voix.Son opposant, Alexandre Milinkevitch n'a recueilli que 6,1% du suffrage.Depuis, les manifestations et les arrestations arbitraires se sont succédé.Loukachenko se targue d'avoir su préserver la stabilité de l'ancienne république soviétique.Contestée par les Européens et les Américains, l'élection de Loukachenko a été saluée par la Russie. BIÉLORUSSIE L'OPPOSITION DÉFIE LE POUVOIR PHOTO ALEXANDER ZEMLIANICHENKO, AP Àl'image de cette femme qui n'avait qu'une croix pour se protéger des forces anti-émeute, de nombreux manifestants ont dénoncé l'élection du président Alexandre Loukachenko, hiera Minsk.Journalistes et détenus maltraités HUGO DE GRANDPRÉ Arrestations et emprisonnements arbitraires, brutalité policière, censure : la Biélorussie est loin d'être le paradis des manifestants et des journalistes.Ces derniers jours, des organismes comme Amnistie internationale (AI) et Reporters sans frontières (RSF) ont haussé le ton pour dénoncer le traitement réservé aux opposants du régime d'Alexandre Loukachenko.Le gouvernement biélorusse détient les personnes arrêtées dans des conditions « épouvantables », accuse notamment AI.« Et épouvantable est un terme que l'on ne trouve pas souvent dans les rapports d'Amnistie », note la porte-parole, Anne Sainte-Marie.Selon l'organisme, les conditions d'hygiène de ces prisons sont lamentables.Les prisonniers sont souvent mal alimentés et doivent compter sur de l'aide extérieure pour manger à leur faim.Ils sont aussi battus lors de leur arrestation et pendant leur détention.Un rapport d'AI compare même ces établissements aux tristement célèbres prisons de l'ex-URSS, qualifiées de «mouroirs » par certains.Le jeune journaliste québécois Frédérick Lavoie n'aurait pas été maltraité par les autorités biélorusses d'après les renseignements transmis par le consulat britannique, qui est en contact avec lui.De plus, un représentant du consulat canadien à Varsovie serait en route pour prêter assistance au détenu originaire du Saguenay.Malgré ces démarches, Anne Sainte-Marie hésite à crier victoire.« C'est certain qu'il s'agit d'un journaliste, donc je ne m'inquiète pas outre mesure.Mais on ne peut pas dire que la diplomatie canadienne a eu beaucoup de succès pour libérer des Canadiens détenus à l'étranger au cours des dernières années.On n'a qu'à penser à William Samson, à Zahra Kazemi (en Iran, NDLR) ou à Maher Arar, en Syrie.Dans les trois cas, les interventions du Canada ont été insuffisantes.Elles sont arrivées trop tard ou, pire, ont été complaisantes avec les régimes en place.» La liberté de presse mise à mal La liberté de presse et le sort réservé aux journalistes en Biélorussie sont aussi suivis par Reporters sans frontières depuis plusieurs années.Dans son bilan annuel 2005, l'organisme dénonce la censure systématique et le bâillonnement d'organes médiatiques jugés trop dissidents de même que l'intimidation de ses membres.Depuis l'élection contestée du 19 mars dernier seulement, 22 autres représentants des médias ont été emprisonnés, dont neuf arrêtés dans la seule nuit du 23 au 24 mars.La plupart sont originaires d'Europe de l'Est.« On voit bien ici la manière de fonctionner des autorités biélorusses, explique Jean-François Julliard, directeur de l'information de RSF.Contrairement à l'Irak, où des journalistes sont tués et enlevés, le gouvernement use davantage de répression et de censure à leur endroit.La violence physique demeurerait cependant marginale.Une seule journaliste aurait été tuée dans le pays en 2005, pour des motifs possiblement non reliés à la pratique de son métier.«On ne peut pas dire que la diplomatie canadienne a eu beaucoup de succès pour libérer des Canadiens détenus à l'étranger au cours des dernières années.Liberté de presse Vingt-deux journalistes ont été arrêtés en Biélorussie depuis l'élection du 19 mars.Au 1er janvier 2005, 107 professionnels de l'information étaient emprisonnés.Dans le monde en 2004, 53 journalistes ont été tués en exerçant leurs fonctions.L'Irak est la zone la plus dangereuse pour les journalistes : 86 y sont morts depuis le début du conflit.Source : Reporters sans frontières Toujours sans nouvelles de Frédérick Lavoie HUGO DE GRANDPRÉ Le suspense s'est poursuivi hier pour la famille et les proches de Frédérick Lavoie, ce jeune journaliste québécois et collaborateur de La Presse détenu depuis vendredi matin en Biélorussie.Au moment de mettre sous presse, sa famille était toujours sans autres nouvelles que celles transmises par le ministère des Affaires étrangères canadien et le consulat britannique, dont des agents tentent de garder contact avec le jeune prisonnier.« C'est très inquiétant et on fait tout ce qu'on peut pour alerter les autorités et les médias afin que notre fils soit libéré », a dit hier Réjean Lavoie, le père du jeune homme, joint par téléphone à Saguenay.Près de trois jours après son arrestation au centre de Minsk, Frédérick Lavoie, 22 ans, demeure toujours détenu pour avoir assisté à une manifestation en tant que reporter.Le gouvernement canadien a indiqué hier qu'il ferait pression auprès du régime Loukachenko, sans préciser quand ni comment.Il a par contre annoncé que le consul du Canada à Varsovie se rendrait en Biélorussie afin de faire pression auprès du gouvernement.« Il sera là incessamment », a précisé Rodney Moore, des Affaires étrangères.Collaborateur de La Presse et du Quotidien de Saguenay, Frédérick Lavoie a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi sur la place d'Octobre, à Minsk, en compagnie de centaines d'autres manifestants.Au terme d'un bref procès, il a été condamné à 15 jours de prison pour avoir participé à un attroupement illégal et exprimé de l'hostilité envers le président, selon son frère Jérémi.Les opposants campaient au centre de la capitale du pays depuis une semaine pour protester contre l'élection du président Alexandre Loukachenko.Le processus électoral est largement contesté, et tant l'Union européenne que les États-Unis ont annoncé des sanctions économiques contre le pays.En début de journée hier, le ministère des Affaires étrangères du Canada a publié un communiqué pour condamner les affrontements et les arrestations survenues dans ce pays d'Europe de l'Est depuis l'élection présidentielle du 19 mars dernier, indiquant que des sanctions sont envisagées.Sain et sauf Selon l'information obtenue depuis vendredi de différentes sources, le jeune prisonnier de 22 ans serait sain et sauf et n'aurait pas été brutalisé au moment de son arrestation.Adeline Marquis, étudiante française en Biélorussie et amie de Frédérick Lavoie, témoignait dans le même sens hier.« J'ai parlé à une agente du consulat britannique, qui m'a dit qu'il se portait plutôt bien.» Selon elle, le jeune homme souriait même, au moment de sa rencontre avec la diplomate vendredi.Cette dernière se serait vu refuser l'accès à la prison hier, alors qu'elle apportait de la nourriture, des vêtements et des couvertures au détenu.«Ils sont probablement débordés par le nombre de nouveaux prisonniers qu'ils ont reçus depuis quelques jours », croit Jérémi Lavoie.Toute la famille se dit très inquiète des conditions de détention dans les prisons biélorusses, dénoncées à maintes reprises par Amnistie internationale.« Dans ces endroits-là, 15 jours, c'est comme 15 ans », a soupiré Réjean Lavoie.Frédérick Lavoie s'est rendu en Biélorussie il y a quelques semaines en tant que journaliste indépendant pour couvrir la révolution qu'il appréhendait.Le quotidien La Presse, dans lequel le journaliste a signé quelques textes depuis son arrivée, a aussi exprimé hier son inquiétude.« Nous sommes extrêmement préoccupés et on espère que le gouvernement canadien fait tout en son pouvoir pour faire pression auprès du gouvernement biélorusse afin de libérer notre collaborateur », a déclaré le directeur de l'information du journal, Éric Trottier.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE © Frédérick Lavoie demeure toujours détenu pour avoir assisté à une manifestation en tant que reporter.Représentation consulaire Le gouvernement canadien ne possède pas de consulat dans chaque pays.Il est donc représenté à l'occasion par celui de pays amis, tel que l'Angleterre, comme c'est le cas en Biélorussie.Le Canada retourne la faveur en d'autres endroits du globe.DÉTENTION DE FRÉDÉRICK LAVOIE EN BIÉLORUSSIE Lisez ou relisez les textes de Frédérick publiés dans La Presse, consultez son blogue et les dernières nouvelles de Biélorussie; notre forum attend en outre vos réactions ou vos mots d'encouragement à son intention sur www.cyberpresse.ca SUITES DE LA UNE L'opposition défie le pouvoir en Biélorussie BIÉLORUSSIE suite de la page A1 L'incident s'est produit à l'issue de la grande manifestation organisée par l'opposition au centre de Minsk, la capitale biélorusse arpentée par les manifestants depuis l'élection présidentielle du 19 mars.M.Kozouline se rendait avec le groupe vers la prison où sont incarcérés des centaines de militants de l'opposition arrêtés ces derniers jours.Le groupe n'a cependant pu atteindre son but.La police antiémeute, casquée et armée de matraques et de boucliers, a bloqué la place d'Octobre, où l'opposition avait l'intention de manifester.Tandis que M.Kozouline s'avançait pour parler avec le chef de la police, des accrochages se sont produits entre les forces spéciales et les manifestants.Les policiers ont alors repoussé et dispersé les manifestants à coups de matraques et à l'aide de gaz lacrymogènes.Au moins un manifestant a été vu inconscient sur le sol.« L'homme a voulu défendre sa femme, qui était attaquée par quatre policiers.Ils l'ont battu et laissé inconscient.Tout le monde a cru qu'il était mort mais il était commotionné », a déclaré un témoin, Maxim Kapran.« Les policiers portaient des boucliers et des matraques et plusieurs personnes ont été battues et arrêtées », a raconté à La Presse Kasia Bokhan, un jeune homme présent lors des manifestations.De nombreuses personnes auraient été ainsi frappées et embarquées dans des autobus par les forces de l'ordre.Le ministre biélorusse de l'Intérieur a déclaré en soirée qu'un civil et huit membres des forces de l'ordre avaient été blessés.Il n'a pas précisé le nombre de personnes arrêtées.L'organisme Viasna, qui recense les arrestations, a donné une première évaluation de 38 arrestations.« Une provocation » Alexandre Kozouline, un des deux candidats d'opposition à la présidence biélorusse, s'est allié avec le principal chef de file de l'opposition, Alexandre Milinkevitch.Alors que plusieurs milliers de manifestants tentaient en vain de franchir les barrages de police pour se rendre sur la place d'Octobre, un message lancé par M.Milinkevitch et relayé par téléphones portables a permis à un grand nombre d'entre eux de changer de direction et de gagner rapidement le parc Ianka Koupala, non loin du lieu des affrontements.Autour de M.Milinkevitch, des milliers de militants agitaient les drapeaux nationaux biélorusses et scandaient « la Biélorussie est vivante » et « Honte à BT ».BT est la première chaîne de télévision, qui a cherché à présenter l'opposition comme un ramassis de marginaux, voire de drogués.« Nous sommes venus montrer à Loukachenko qu'il y a des gens libres dans son pays, a dit une étudiante, Nastia.Ses opposants ne sont pas tous des drogués ou des marginaux comme la télévision essaie de le faire croire, mais des gens éduqués.» Aucun policier en uniforme n'était dans le parc, a constaté une journaliste de l'AFP.M.Milinkevitch a par ailleurs déclaré qu'il était au courant de l'arrestation de M.Kozouline.« Je sais qu'il a fait de la provocation en emmenant les gens vers la prison (où sont détenus de nombreux militants d'opposition).J'ai essayé de l'en dissuader », a-t-il dit.«Quand nous faisons les choses pacifiquement, nous sommes forts », mais le recours à d'autres moyens « nous discrédite dans la société », a encore affirmé le leader.On évalue à 7000 le nombre de personnes dans le parc et à 3000 celui des manifestants ayant tenté de briser le cordon policier.Des voix se sont élevées depuis vendredi en réaction aux événements des derniers jours, dont celle de la présidente autrichienne de l'Union européenne, qui a critiqué le recours à la violence contre les manifestants.Elle a aussi exprimé sa « grave préoccupation à propos d'arrestations de membres de l'opposition démocratique, notamment le candidat à l'élection présidentielle Alexandre Kozouline ».Réunis vendredi, les membres de l'UE ont menacé de sanctions économiques le régime du président Alexandre Loukachenko.Avec la collaboration de l'AFP CHIMIO suite de la page A1 « En fait, c'est la moitié de mon dossier, corrige-t-elle.Il était trop épais, alors ils l'ont séparé en deux.» Il est 9 h du matin et nous sommes en pleine séance de chimiothérapie.Pour Francine Ménard et son conjoint, Michel Raymond, cela fait maintenant partie de la routine du lundi matin.Bien avant l'aube, question de devancer les bouchons de circulation, ils quittent leur maison de Saint-Alexandre, sur la Rive-Sud.La Presse les a rencontrés alors qu'ils franchissaient les portes de l'hôpital : l'horloge indiquait 6 h.À cette heure, la salle de prélèvements est encore plongée dans le noir.Mme Ménard prend son numéro.Le un.Mais elle prend aussi le deux.« C'est pour mon amie Mona, ma jumelle.Elle n'a pas la même maladie que moi, mais elle a le même traitement.» À 7 h, Francine Ménard subit une prise de sang pour s'assurer qu'elle est en mesure de recevoir sa chimiothérapie.Et pas question d'attendre les résultats sur une chaise d'hôpital en se plaignant du calvaire qu'elle endure depuis six ans.Le couple se dirige au restaurant du coin, où, devant une tasse de café et un bon déjeuner, il passe du temps de qualité.« Nous, on le prend comme ça.On se dit qu'on va déjeuner en ville », lance M.Raymond.Lorsqu'on s'étonne de sa bonne humeur, Mme Ménard sourit.« Je ne suis pas une superwoman parce qu'aujourd'hui je suis capable de rire et d'avoir du plaisir, explique-t-elle.C'est parce que j'ai fait un cheminement que j'ai l'air de ça.» Au jour le jour Les choses étaient bien différentes il y a six ans, lorsqu'elle s'est découvert une bosse sur un sein.Trois semaines plus tard, on la convoquait pour lui annoncer le résultat de la biopsie.« En l'espace de 10 minutes, tu apprends que tu as le cancer, que tu vas avoir une opération, de la radiothérapie et de la chimiothérapie, énumère-t-elle.Tu entres dans le bureau à 9 h.À 9 h 10, tu es sortie.» Mme Ménard a alors 39 ans.Elle est commis à la caisse populaire et mère de quatre enfants.« Je n'y croyais pas, ça allait trop vite.Je suis allée demander un deuxième avis.Je me disais : ils se trompent, ça ne se peut pas.» La tumeur tombe sous le bistouri des chirurgiens.Puis, c'est la radio et la chimiothérapie.Mais Francine Ménard n'est pas au bout de ses peines.En février 2003, elle découvre une deuxième bosse, juste au-dessus de la cicatrice.« Ils m'ont dit qu'ils allaient enlever le sein au complet.C'était déjà une étape à accepter.Mais tu te dis : si ça doit régler le problème, qu'ils l'enlèvent.» Mais tout n'est pas réglé.Voilà que le cancer se jette dans les os.« Celle-là, je ne l'ai pas trouvée drôle.Mais vraiment pas.» Francine Ménard s'imagine le pire.Elle se voit chauve, fatiguée et nauséeuse, aux prises avec des doses massives de chimiothérapie.« C'est là qu'ils m'ont dit : tu vas voir, c'est un traitement qui permet une super belle qualité de vie.Il n'y a presque pas d'effets secondaires.Tu ne perdras probablement pas tes cheveux.Le seul problème, c'est qu'il faut venir toutes les semaines.» Voilà comment Francine Ménard et son mari se sont retrouvés, tous les lundis, à venir déjeuner en ville.Dans la bonne humeur, en refusant de se tracasser avec l'avenir.« Si quelqu'un m'avait dit à 30 ans que j'aurais un cancer à 39 ans, j'aurais vécu neuf ans d'enfer.Alors aujourd'hui, j'ai arrêté de me demander ce qui va m'arriver.Je prendrai les choses quand elles viendront.» À 10 h 10, la chimio est terminée.En rentrant chez eux, Mme Ménard et son mari passeront près de l'hôpital de Saint-Jeansur- Richelieu, où elle pourrait recevoir le traitement à deux pas de la maison.Ce qui l'a conduite aussi loin ?L'incrédulité.En apprenant qu'elle avait le cancer, Mme Ménard a demandé un deuxième avis.Elle s'est retrouvée à St.Mary's.Elle pourrait bien sûr changer d'hôpital.Mais ici, il y a Nadine, l'infirmière.Et sa « jumelle », Mona, qu'elle retrouve tous les lundis pour suivre le même traitement.Et au restaurant du coin, le serveur n'a même plus besoin de prendre sa commande.La chimio dans la bonne humeur CETTE SEMAINE VOUS PROPOSE.Radio-Canada RDI LUNDI 19H30 RUMEURS JEUDI 20 H TOUR DE P I STE JEUDI 22H LES TENDANCES MUS I CALES JEUDI ET VENDREDI 20 H «RENDEZ-VOUS AVEC LA MORT» EN LIGNE À www.radio-canada.ca/jeunesse LE BLOGUE DE MEL Le 100e épisode de Rumeurs et le dernier de la saison.Des destins se scellent\u2026 des relations éclatent\u2026 des conflits surgissent\u2026 Inattendu et émouvant! Plus de 40 ans après la mort de Kennedy, le mystère persiste.Mais de nouveaux témoignages semblent lier son assassinat au régime de Fidel Castro.Si c'est bidonnant, bizarre, brillant, indiscret, surprenant\u2026 il y a des chances que les jeunes en parlent dans le blogue de Mel.Pour leur plus grand plaisir! «La réalité du doublage au Québec», un sujet bien d'actualité qu'aborde Raymond Cloutier avec, entre autres, Pierre Curzi, président de l'UDA.Claude Rajotte reçoit Calexico pour leur nouvel album, Pierre Lapointe et Boards of Canada, un duo écossais électroambiant inspiré des productions de l'ONF.POUR TOUS LES DÉTAILS CONCERNANT L'ENSEMBLE DE LA PROGRAMMATION DE RADIO-CANADA, CONSULTEZ NOTRE SITE AU WWW.RADIO-CANADA.CA VOT RE S E RV I CE P U B L I C 3384043A . Mon pupitre et les secrets STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Au Collège de Montréal, il y a une grande salle d'étude où chaque élève a son pupitre.Un pupitre assez grand qui ouvre par le haut et dans lequel on range tous nos livres et nos cahiers.Et nos secrets.Le couvercle est légèrement en angle.Quand les élèves le laissent tomber tous en même temps, ça fait un boucan heavy métal.Avant le début de chaque journée, on passe par l'étude pour ramasser nos livres pour les cours de la matinée.Puis, le midi, on revient échanger nos livres du matin pour ceux de l'après-midi.Et ça se répète le soir avant de partir pour la maison.Ce pupitre, c'est notre appart'.Notre pied-àterre.Notre pays, notre planète.En septembre, dans le ventre de mon bureau, tous mes effets sont placés avec soin.À droite, les bouquins, à gauche les cahiers, devant les crayons et les règles.Un vrai pupitre de premier de classe.Mais ça ne dure pas longtemps.Plus l'année avance, plus le rangement se dérange.Suis-je trop pressé d'aller jouer au hockey sur table ?Trop pressé d'aller lire dehors?Je ne dépose plus mes livres dans mon bureau, je les garroche.Les bouquins d'anglais, le cahier de mathématiques, les versions latines, mon Sports Illustrated, le gros traité de physique, tout est pêle-mêle.Le matin, il faut presque que j'enfile un habit de plongée pour m'y retrouver.Et plus je cherche quelque chose, plus je crée le fouillis dans la demeure.Pour une feuille d'examen retrouvée, combien d'autres feuilles de perdues à jamais ?Ce qui est génial, c'est que, dès que tu refermes le couvercle, plus rien n'y paraît.Ton pupitre semble aussi beau que celui de Langlois ou de Cyr.Le dessus, c'est le ciel, l'enfer est en dedans.Une fois par mois, M.Fournier, le surveillant de l'étude, nous rappelle de garder bien en ordre notre pupitre.Sinon, il y aura des sanctions, des retenues.Ce jourlà, on fait un petit effort, on remplit une poubelle ou deux.Puis le lendemain, c'est reparti de plus belle ! Nous sommes au mois de mars et, dans mon pupitre, on peut retrouver des vestiges de toutes les saisons.De vieilles feuilles d'automne, des cartes de hockey, le pot de cornichons que j'ai oublié d'aller porter dans le panier de Noël, des chocolats de la Saint- Valentin que m'a donnés ma soeur, des retailles d'aiguisoir, des cennes noires et des billes.C'est à peine si je suis capable de fermer le couvercle.Il faut que j'appuie dessus de toutes mes forces.Faudrait bien que je fasse quelque chose.Il est 11 h 30.Je reviens de mon cours de biologie.Il fait beau dehors.On va pouvoir se lancer la balle.Je ne suis plus sûr de l'endroit où se trouve mon gant.Dans ma case ou dans mon pupitre ?J'ouvre le couvercle.Oups ! J'ai dû me tromper.Je regarde autour de moi.Ben non, je suis bien à la bonne place, dans la bonne rangée.Je lève de nouveau le couvercle.Ce sont bien mes livres et mes cahiers.Impeccablement disposés.Ça sent même le propre.Sur ma règle, il y a une note.C'est M.Fournier.Il veut que j'aille le voir.Ah non ! Le surveillant a fait lui-même le ménage de mon bureau.J'ai honte.Je vais me taper une retenue.Je cogne à sa porte.Entrez ! Je m'assois sur la chaise devant son grand bureau.Très propre.Il me regarde avec un drôle de sourire.« Monsieur Laporte, votre bureau était dans un désordre révoltant.\u2014Je le sais.\u2014Et j'aimerais que vous m'expliquiez quelque chose.C'est quoi, ça ?» Il brandit mon cahier orange.Misère ! Pas mon cahier orange ! M.Fournier a lu le contenu de mon cahier orange ! Mon cahier orange, c'est mon fantasme secret.Je n'en ai parlé à personne.Même pas à mes meilleurs amis.Dans ce cahier, j'ai inventé.une ligue de hockey.La LHU, la Ligue de hockey de l'Univers.Avec les Tsars de Moscou, les Captains America de New York, les Patriotes de Montréal et 27 autres équipes aux quatre coins du monde.J'ai créé 600 joueurs, des Canadiens, des Suédois, des Russes et même trois frères chinois.Ils ont tous leur fiche d'identité.Et chaque jour, j'entre leurs statistiques.Le meilleur compteur de la ligue est un certain Stéphane Laporte.M.Fournier insiste : « Pourquoi perdez vous votre temps à faire ça ?\u2014Pour le fun.\u2014 Vous devriez garder votre bureau propre, à la place.\u2014Oui, monsieur.\u2014 En passant, vous êtes en retenue, ce soir.Vous ferez le ménage de la salle d'étude.\u2014Oui, monsieur.» J'ai retenu la leçon.Plus jamais je n'ai laissé dans mon pupitre des choses que je n'écrivais que pour moi.Je les mettais dans ma case.Barrée à double tour.Et mon pupitre a continué d'être un bordel.J'avais beau y penser, ça se créait tout seul.Comme si les objets étaient rebelles.C'est pour ça que, en ce moment, quand tout le monde crie contre les autorités de la ville parce que Montréal est sale, je suis indulgent.Je n'ai jamais été capable de garder en ordre mon pupitre, qui fait quatre pieds sur trois.Imaginez si mon pupitre, c'était Montréal.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur stephane@stephanelaporte.com EN BREF Diplomate disparu Le Canada est sans nouvelles depuis près de trois semaines d'un de ses diplomates en Autriche, qui serait porté disparu en Italie, a indiqué hier le ministère des Affaires étrangères.« Nous savons qu'un de nos employés a été porté disparu en Italie.Cet employé est affecté à notre ambassade de Vienne », a déclaré un porte-parole du ministère, Rodney Moore, sans pouvoir préciser à quand remonte sa disparition.Il a également refusé de dévoiler l'identité du diplomate.Selon CTV, il s'agit de Lewis Brooks Miskell.Des cartes de crédit appartenant au diplomate auraient en outre été trouvées sur un homme arrêté en Italie.« Les autorités italiennes mènent apparemment l'enquête, avec l'aide dans la mesure du possible d'Interpol au Canada et de la Gendarmerie royale du Canada », a indiqué le porte-parole, ajoutant que la famille ne veut pas parler publiquement de cette affaire.AFP Le Conseil de l'unité canadienne se passera d'Ottawa Le Conseil de l'unité canadienne entend survivre malgré la décision du gouvernement Harper de lui couper les vivres.Les fonds accordés par Ottawa représentaient 80% du budget annuel de 16 millions de dollars de l'organisme, qui se dit apolitique.En entrevue à The Gazette, le porteparole du Conseil, Peter Cowan, explique que l'organisme tente de trouver une solution pour poursuivre ses activités.Notamment, il étudiera la possibilité de se tourner vers le privé pour son financement.Le Conseil de l'unité canadienne a été créé il y a 42 ans.Il a comme objectif de promouvoir l'unité canadienne de façon non partisane.PC PHOTO JONATHAN HAYWARD, PRESSE CANADIENNE Les opposants à la chasse au phoque affirment que le gouvernement canadien se trompe en déclarant que ces animaux sont en grand nombre.TOUS LES MATELAS PEUVENT ÊTRE ACHETÉS SÉPARÉMENT MATELAS SUR MESURE AUSSI DISPONIBLES Un seul numéro pour appeler la succursale la plus près 1-877-266-4387 Une expérience incomparable.Tempur transforme votre vie.BLAINVILLE 757 boul.Curé-Labelle BROSSARD 8050 boul.Taschereau O.CHÂTEAUGUAY 152 boul.St-Jean Baptiste FLEURY 1448 rue Fleury E.LACHENAIE 1313 Montée Masson LASALLE 1734 boul.Dollard LAVAL 1860 boul.le Corbusier MONTRÉAL 5164 avenue du Parc N.D.G.5201 rue Sherbrooke O.OUEST DE L'ÎLE 15 634 boul.Gouin O.REPENTIGNY 85 boul.Brien ST-EUSTACHE 117 boul.Arthur-Sauvé ST-JÉRÔME 30 rue Bélanger ST-LÉONARD 5836 boul.Métropolitain E.VAUDREUIL 980 av.Saint-Charles NOUVEAU \u2039\u2039 Je crois pouvoir dire en toute confiance, si j'en juge par mon expérience et celle de mes amis, que vous offrez la garantie d'une bonne nuit de sommeil.Après avoir dormi sur ce matelas, personne ne voudra plus dormir sur autre chose.\u203a\u203a MAINTENANT 15 MAGASINS 3386481A CHASSE AU PHOQUE Premier jour chaotique PRESSE CANADIENNE CHARLOTTETOWN \u2014 Les chasseurs de phoque en ont visiblement ras le bol des manifestants opposés à la chasse.Au premier jour de la chasse annuelle, hier, des chasseurs en colère ont accueilli les opposants en leur lançant des entrailles de phoques à la tête.Cette année, les chasseurs ont non seulement à composer avec des journalistes, cameramans et photographes, mais ils doivent aussi se contenter de chasser en bateau, et à la carabine, de maigres troupeaux de phoques agglutinés sur des petites banquises à la dérive.À un moment donné, un bateau de chasseurs s'est approché d'un petit canot transportant des journalistes et des manifestants, et ces derniers ont eu droit à une volée d'intestins de phoques.À une autre occasion, un navire s'est approché des manifestants, qui ont alors été invectivés copieusement par les chasseurs.En temps normal, les chasseurs préfèrent tuer les phoques avec des hakapiks, une massue munie d'un crochet à l'extrémité.Mais pour ce faire, il faut pouvoir marcher sur la banquise, qui est en bonne partie inexistante cette année dans le détroit de Cabot au large du cap Breton.« On devrait voir des dizaines de milliers de phoques normalement, mais on en a vu au mieux peut-être 200 tout au plus », a déclaré Rebecca Aldworth de la Humane Society des États-Unis, un organisme opposé à la chasse.Il n'y a pratiquement pas de phoques.» Les opposants à la chasse affirment que le gouvernement canadien se trompe en déclarant que ces animaux sont en grand nombre.Selon eux, les statistiques ne tiennent pas compte de la mortalité naturelle due au réchauffement global.Un porte-parole de Pêches et Océans Canada, Roger Simon, a réfuté cette affirmation.Selon lui, Pêches et Océans tient effectivement compte du réchauffement global et des changements climatiques dans ses calculs.Cette année, les chasseurs peuvent capturer un quota de 91 000 phoques dans le golfe Saint-Laurent.Une deuxième période de chasse, encore plus importante, aura lieu au large des côtes de Terre-Neuve et du Labrador en avril.Les chasseurs auront alors droit à 234 000 prises.La chasse de cette année a attiré plus d'attention que d'habitude en raison de la venue récente de l'ancien Beatle Paul Mc Cartney, un autre célèbre opposant à la chasse.Et plus tôt cette semaine, l'ex-actrice française, Brigitte Bardot, qui avait été à l'origine du mouvement d'opposition, à la fin des années 1970, est revenue au Canada pour dénoncer à nouveau la chasse.Bonjour, je m'appelle Sébastien et je suis un garçon curieux de 11 ans.Les éducateurs disent que je suis \"intelligent\" et ils disent que j'aime bien influencer les autres.C'est parfois par envie et parfois pour taquiner.Je vis en foyer de groupe depuis 3 ans.Je suis maintenant capable d'aller vivre en famille d'accueil.Bien que je visite ma mère à toutes les semaines, je ne pourrai pas aller vivre à plein temps avec elle.J'aimerais vivre dans une famille normale, avec des parents patients et compréhensifs.Nous prendrons le temps qu'il faut pour nous apprivoiser ; j'aimerais bien un père d'accueil qui aime faire des activités de gars avec moi et qui m'enseigne les bonnes règles de conduite qu'un fils doit apprendre.J'aime les jeux de groupe, le nintendo, la lecture, le dessin, la musique plutôt rap et j'ai une véritable passion pour les autos.J'aimerais bien visiter le salon de l'auto un jour\u2026 Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous souhaitez vous impliquer dans la vie de Sébastien ou un autre enfant vivant une situation semblable, communiquez avec madame Denyse Guay au (514) 385-2318 SÉBASTIEN, 11 ANS UUNN TTOOIITT PPOOUURR MMOOII 3375094A 3391610A . Conférence nationale sur les enjeux migratoires Le Canada perd ses immigrés LAURA-JULIE PERREAULT VANCOUVER À l'ère de la mondialisation, le marché économique n'est pas la seule arène dans laquelle le Canada doit se battre.Longtemps l'un des seuls pays à attirer la main-d'oeuvre étrangère, le Canada fait maintenant face à des rivaux coriaces et perd du terrain à une vitesse alarmante.Pour recruter les travailleurs qualifiés, plusieurs pays qui étaient traditionnellement des pays d'émigration ont mis sur pied des programmes.La Chine tente de séduire de futurs travailleurs jusque sur les bancs des universités nordaméricaines, notamment à Vancouver, où beaucoup de jeunes Chinois de la diaspora font leurs études.En 2001, le gouvernement indien a aussi mis sur pied une agence qui fait la promotion de son marché du travail à l'étranger.L'Australie mise pour sa part sur un programme qui permet aux étudiants étrangers qui décrochent un diplôme australien d'obtenir une résidence permanente quelques mois plus tard.Même la France, qui a longtemps tenté par tous les moyens de freiner l'arrivée d'étrangers sur son territoire, compte mettre en place un programme d'immigration de travailleurs qualifiés.Dans ce contexte, le Canada, qui a besoin d'un nombre accru d'immigrants pour pallier le vieillissement de sa population et la dénatalité, traîne la patte.C'est le constat d'experts canadiens rassemblés à Vancouver ce week-end pour une conférence nationale sur les enjeux migratoires intitulée L'immigration et le rôle du canada dans un monde en changement.Selon David Ley, professeur à l'Université de Colombie-Britannique et directeur du centre d'excellence en recherche Metropolis, la relative indolence de l'économie canadienne par rapport aux économies survoltées de l'Asie est l'un des facteurs qui peuvent expliquer la perte de vitesse de l'immigration au Canada.L'autre facteur, ce sont les problèmes des immigrants à faire reconnaître ici leurs diplômes et leur expérience de travail.Le Canada réussit à attirer tous les ans plus de 245 000 immigrants.Mais un nombre croissant d'entre eux, incapables de trouver un travail à la hauteur de leurs compétences, rebroussent chemin ou tentent leur chance ailleurs.Selon une étude récente de Statistique Canada, 40% des travailleurs qualifiés et des gens d'affaires qui immigrent au Canada repartent en moins de 10 ans.Un immigré qualifié sur deux reste moins d'un an.« Le Canada n'est plus le pôle d'attraction économique, sans concurrence, qu'il a longtemps été.Dans l'ère de la mondialisation, nous ne pouvons plus penser notre politique d'immigration seulement en fonction des intérêts du pays.Nous devons la revoir pour que les immigrants y trouvent aussi leur compte », souligne David Ley.Le Canada doit aider ses immigrants à intégrer le marché du travail plus rapidement, estime Yuen Pau Woo, de la Fondation Asie Pacifique.« Et s'ils repartent, dit-il, on doit les encourager à garder un lien avec le Canada.Ils pourront ainsi faciliter les échanges.» De l'avis des experts, la reconnaissance des compétences doit être la priorité.Le gouvernement fédéral reconnaît que, en sous-utilisant ses immigrés, le Canada perd des centaines de millions de dollars chaque année.Mais les autorités fédérales ont été incapables de changer la donne jusqu'à maintenant.Elles se heurtent aux normes en vigueur dans les provinces et à la souveraineté qu'exercent certains ordres professionnels (ingénieurs, médecins) sur l'accès aux licences qui permettent de travailler au Canada.« Tous les gouvernements disent que c'est une question complexe, difficile.Nous avons besoin d'une grande commission d'enquête qui trouvera quelles sont les barrières à la reconnaissance des acquis.Nous verrons alors si elles sont défendables ou si elles sont basées sur un processus discriminatoire », conclut David Ley.PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Le Canada attire chaque année plus de 245 000 immigrants, mais il a du mal à retenir les travailleurs qualifiés et les gens d'affaires.Dans une proportion de 40%, ils repartent en moins de 10 ans.Lemodèle australien LAURA-JULIE PERREAULT VANCOUVER \u2014 Des médecins qui deviennent chauffeurs de taxi.La situation est encore fréquente au Canada où la non-reconnaissance des compétences des immigrés nuit à leur intégration.Aux prises avec le même problème, l'Australie a fait des réformes importantes il y a 10 ans.Résultat : ses immigrés s'en portent beaucoup mieux.De récentes statistiques démontrent que 83% des immigrants qui choisissent l'Australie comme destination ont un emploi six mois après leur arrivée.Plus de 50% accèdent dans ce court laps de temps à des emplois de professionnels (41 %) ou de professionnels auxiliaires (10 %).Et près de 10% à des postes de direction.En comparaison, au Canada, seulement 56% des immigrants réussissent à se trouver un boulot dans les six mois qui suivent leur arrivée.Mais la grande majorité ne trouve pas exactement chaussure à son pied.Une étude longitudinale de Statistique Canada indique que même après deux ans au Canada, seulement 42% des nouveaux venus \u2014pourtant choisis pour leur formation et leur expérience de travail\u2014 réussissent à exercer la profession pour laquelle ils ont été formés.Comment les Australiens ont-ils réussi ce tour de force ?Depuis le milieu des années 90, les candidats à l'immigration y font reconnaître leurs diplômes et leurs compétences avant même de faire leur demande de résidence.Lorsqu'ils arrivent, ils ont moins de mauvaises surprises, explique Sue Richardson, chercheuse à l'Université Flinders, à Adelaïde, en Australie.« Ce programme n'a pas été miraculeux du jour au lendemain, mais il démontre la volonté du gouvernement australien de régler cette question.Les provinces ont mis du leur aussi.Les autorités ont été très strictes avec les ordres professionnels », explique Mme Richardson.Tous les ans, l'Australie a pour objectif de séduire 95 000 travailleurs qualifiés.Le Canada a des visées trois fois plus ambitieuses.VIVRE AVEC LE CANCER ACTUALITÉS Retrouvez les textes et les photos de cette série sur www.cyberpresse.ca ACTUALITÉS Ignatieff: candidature imminente Quand Hillary invoque Jésus PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Le député libéral Michael Ignatieff fera part de sa vision de l'avenir du Canada, jeudi, dans un discours prononcé à Ottawa.Selon des organisateurs libéraux, M.Ignatieff devrait annoncer officiellement sa décision de se porter candidat à la succession de Paul Martin, vendredi ou au début de la semaine prochaine, dans sa circonscription d'Etobicoke-Lakeshore, à Toronto.Ex-professeur à l'Université Harvard et élu député libéral aux dernières élections fédérales, M.Ignatieff devrait partager ses vues jeudi sur l'unité nationale, l'économie et son appui controversé à la guerre en Irak devant des étudiants en science politique de l'Université d'Ottawa.Âgé de 58 ans, M.Ignatieff est actuellement parmi la quinzaine de candidats potentiels à la direction du parti, mais les observateurs s'attendent à ce qu'il prenne une avance rapide sur les autres dès qu'il entrera officiellement dans la course.Jusqu'à présent, seulement deux personnes sont officiellement sur les rangs, l'avocate de Toronto Martha Hall Findlay et le député de Toronto John Godfrey.Le congrès à la direction aura lieu en décembre prochain à Montréal.M.Ignatieff, qui est revenu récemment au Canada après trois décennies à l'étranger, possède déjà des appuis de taille dans le parti, dont le sénateur ontarien David Smith, un organisateur efficace qui a déjà agi à titre de stratège principal pour les anciens premiers ministres Paul Martin et Jean Chrétien.Une rumeur indique par ailleurs que M.Ignatieff aurait l'appui de l'ancien premier ministre de l'Ontario, David Peterson.Sur la question de l'unité canadienne, M.Ignatieff croit que le pays est indivisible.« Pour M.Ignatieff, le rôle du gouvernement fédéral est de promouvoir l'indivisibilité de l'identité et de la citoyenneté canadienne », affirme un de ses partisans.M.Ignatieff prône une « approche civique » quand il est question d'unité nationale, disent ceux qui le connaissent bien.« Pour lui, le rôle du gouvernement fédéral n'est plus de s'empêtrer dans des querelles de compétences avec les provinces ni de chercher à savoir qui a le plus ou le moins d'argent.La véritable question est de savoir si les Canadiens ont les mêmes libertés et partagent les mêmes valeurs d'un bout à l'autre du pays.» En économie, M.Ignatieff est considéré comme un « libéral traditionnel fiscalement responsable» dont les propos encouragent « la productivité et l'esprit de compétitivité ».En politique étrangère, il est décrit comme un réaliste du XXIe siècle, du même genre que le premier ministre conservateur Stephen Harper.« On ne vit plus dans un monde de bons petits scouts.Nos forces armées peuvent toujours promouvoir la paix, mais nous nous devons de faire notre part pour assurer la sécurité du monde, comme nous le faisons actuellement en Afghanistan.» HÉTU suite de la page A1 Le nombre d'immigrés clandestins aux États-Unis s'élève actuellement à 12 millions de personnes, selon une étude de l'institut de recherche Pew.Et parce que tous les successeurs potentiels de George W.Bush profitent de l'occasion pour sortir le grand jeu.Celui d'Hillary Clinton est évident depuis la fin de 2004.Au lendemain de la réélection du président Bush, la sénatrice de New York a annoncé son intention de mettre fin au monopole des républicains sur la religion et les supposées valeurs morales.Elle a vanté le pouvoir de la prière.Elle a qualifié l'avortement de « choix tragique ».Et la voilà qui en remet en mêlant Jésus à l'immigration.Le président Bush n'a pas semblé apprécier l'allusion biblique.Le lendemain, il a lancé un appel au calme.« Dans ce débat, nous devons conserver un ton civil.Il faut éviter de dresser un groupe contre un autre », a-t-il dit.La réforme de l'immigration devait être une réalisation majeure de la présidence de George W.Bush.En tant qu'ex-gouverneur du Texas, il connaissait bien le problème des immigrés sans papiers qui entrent aux États-Unis par le Mexique pour gagner ou améliorer leur vie.En 2004, il a fini par proposer un projet offrant une situation légale temporaire aux clandestins qui travaillent actuellement dans le pays.« Par souci de justice, nos lois devraient permettre aux étrangers qui veulent travailler d'entrer dans notre pays et d'occuper les emplois laissés libres par les Américains », avait-il déclaré à l'époque.Or, plusieurs électeurs, élus et commentateurs conservateurs ont critiqué le projet du président, qu'ils assimilent à une amnistie.Pour eux, la priorité est de renforcer la sécurité le long de la frontière mexicaine.À cet égard, le projet de loi de la Chambre des représentants prévoit la construction d'un mur long de 1100 kilomètres.« Les gens de ce pays veulent la fin de l'immigration illégale », a déclaré Thomas Tancredo, leader de la fronde républicaine à la Chambre et candidat potentiel à la présidence.« Pour tous les élus (du Congrès), la question est la suivante : qui écoutez-vous ?Êtes-vous à l'écoute des intérêts des sociétés, de la business, ou êtes-vous à l'écoute des gens de ce pays ?» Selon Tancredo, qui représente un district du Colorado, les Américains veulent sévir non seulement contre les immigrants clandestins, mais également contre ceux qui se portent à leur aide.À Los Angeles, cependant, le cardinal Roger Mahony a promis de défier toute loi punissant les organismes ou les individus qui offrent des services aux immigrés sans papiers.« L'Église n'est pas en position de négocier les oeuvres spirituelles et temporelles de la miséricorde », a dit le cardinal Mahony dans son sermon du mercredi des Cendres.Le diocèse de Los Angeles compte 4,5 millions de catholiques.Naturalisation rapide Hillary Clinton favorise une procédure de naturalisation accélérée pour les clandestins.Le sénateur républicain John Mc Cain, autre candidat potentiel à la présidence, défend une position semblable.Mais son collègue républicain Bill Frist, qui rêve lui aussi à la Maison-Blanche, pourrait bien couper l'herbe sous le pied de tous ses rivaux.À titre de chef de la majorité au Sénat, il a donné un ultimatum au président de la commission des affaires judiciaires : il a jusqu'à demain pour accoucher d'un texte de loi qui assortit la sécurisation des frontières d'un volet sur l'accueil des immigrants.Faute de quoi Frist promet de soumettre au vote une loi qui n'aura d'autre but que la sécurisation des frontières et la répression des clandestins.Cette position, qui est celle de la Chambre des représentants, est populaire chez plusieurs républicains du Sénat.Et Hillary Clinton craint le pire.« Nous devons sonner l'alarme sur ce qui se passe au Congrès », at- elle dit en conférence de presse new-yorkaise.Quant à savoir si Jésus l'aidera vraiment, c'est une autre histoire.TOUT LE GRAND AIR EST DE RETOUR ça s'passe au Plein Air! LE PLUS IMPORTANT SALON DE PLEIN AIR AU QUÉBEC ! 31 MARS au 2 AVRIL 2006 STADE OLYMPIQUE HORAIRE : Vendredi 31 mars 11 h à 21 h Samedi 1er avril 10 h à 21 h Dimanche 2 avril 10 h à 17 h PRIX D'ENTRÉE : Adulte 10 $ Aîné 9 $ Étudiant 9 $ Enfant 5 à 11 ans 4 $ Moins de 5 ans gratuit METRO PIE IX INFORMATION : (450) 442-0023 global@dee-expo.com DESTINATIONS TOURISTIQUES DE PARTOUT AU CANADA Tout le Grand AIR pour combler votre été.SOYEZ-Y! SPECTACLES D'ARTHUR L'AVENTURIER POUR TOUTE LA FAMILLE présentés par la Gaspésie samedi et dimanche VISITEZ LE CHALET BATICLICK une révolution pour la villégiature D Camping D Canot / Kayak D Véhicules récréatifs D Escalade D Pêche / Pourvoiries D Nautisme D VTT D Vélo En primeur obtenez GRATUITEMENT le guide touristique 2006 des ATR suivantes : Gaspésie Bas Saint-Laurent Manicouagan Duplessis Iles-de-la-Madeleine Outaouais, Charlevoix Laurentides Saguenay Lac St-Jean et Mauricie.3392174A AVIS LÉGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Avis de convocation Aux membres de la Caisse Desjardins du personnel de l'Administration et des Services publics Vous êtes, par la présente, convoqués à l'assemblée générale annuelle de votre caisse qui aura lieu le 25 avril 2006 à 18h30 en direct de Montréal au Centre CDP Capital et en visioconférence à Québec dans l'amphithéâtre Daniel-Johnson de l'édifice Marie-Guyart.Les membres pourront prendre connaissance du rapport annuel 2005 et du rapport du conseil de surveillance, décider de la répartition des excédents annuels et de l'intérêt payable sur les parts permanentes, statuer sur la constitution de la réserve pour ristournes éventuelles et é l i re les membres du conse i l d'administration et du conseil de surveillance.Deux périodes de questions sont également prévues, l'une à l'égard des membres du conseil d'administration et de la direction générale et l'autre à l'égard des membres du conseil de surveillance.Des modifications au Règlement de régie interne seront recommandées par le conseil d'administration concernant les instances démocratiques, les ristournes en part et le Fonds d'aide au développement du milieu.Le conseil proposera l'adoption du Règlement autorisant l'émission de parts de capital.Veuillez noter que, lors des élections, une candidature ne pourra être proposée à l'assemblée générale que si un préavis, signé par un membre et contresigné par le candidat, et respectant les autres modalités prévues au Règlement de régie interne de la Caisse, a été remis avant 16 h le 13 avril 2006.Pour plus de détails, consultez votre site Internet au www.votrecaisse.com ou téléphonez à la caisse.Bienvenue à tous les membres! Le 26 mars 2006 Roger Barrette, secrétaire TREMBLAY 3391793 Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité de 13 h à 17 h EXPOSITION du 26 mars au 15 avril 2006 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Nicole Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE 50VERSEMENTS SANS INTÉRÊTSUR TTOUTT EN MAGASIN HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau Prix en vigueur jusqu'au dimanche 26 mars 2006.Quantités limitées sur certains articles.\u2020Le client recevra une carte à gratter en succursale.Pour être valide la carte doit être grattée par la caissière lors du paiement des achats.La carte est valide pour une seule transaction.Pour être déclaré gagnant le client devra répondre correctement à la question mathématique.Pour une méthode alternative de participation gratuite, veuillez consulter les règlements du concours disponibles en magasin.Règlements et détails en magasin.\u2020\u2020Détails en magasin.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 50 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200 km Détails en magasin TÉLÉVISEURS 42po AU PLASMA PORTS D'ATTACHE DE REPENTIGNY BAHAMAS et PANAMA (450) 582-4727 Modèles et couleurs peuvent différer.GRATTEZ et GAGNEZ COUREZ LA CHANCE DE GAGNER L'UN DE CES PRIX À L'ACHAT DE TOUT PRODUIT EN MAGASIN\u2020 Cartes à gratter disponibles en magasin 40 CROISIÈRES 20 croisières pour 2 10MIATA MX-5 GAGNANTS 1000$ DE100$ GAGNANTS DE 1 $ remplissez l'endos de votre carte à gratter et courez la chance d'être l'heureux gagnant de en argent comptant DE PLUS, \u2020\u2020 Laveuse de très grande capacité avec transmission à entraînement direct 6 programmes, 3 choix de température, 2 niveaux d'eau.Livraison, ramassage et service gratuits.Laveuse à chargement frontal 5 programmes, 3 choix de température, réglage automatique du niveau d'eau, rinçage supplémentaire.Livraison, ramassage et service gratuits.Sécheuse de grande capacité 3 programmes, choix de température, signal sonore de la fin du cycle.Livraison, ramassage et service gratuits.Nous avons l'environnement à coeur ! Boîte de 2,27 kg de savon Country Save 0,49 $/mois ou 24,50 $ Cuisinière de 30po avec four autonettoyant Horloge électronique, indicateur de surface chaude, verrouillage des roulettes.Livraison, ramassage et service gratuits.1778$ /mois ou 889$ 35$ Après rabais de sur facture 40$ Après rabais de sur facture 1238$ /mois ou 619$ Lave-vaisselle encastrable Commandes électroniques, mise en marche différée, système d'insonorisation Ultra QuietMD, eau de lavage filtrée à 100 %.Livraison et service gratuits.La paire 1198$ /mois ou 599$ Sécheuse de très grande capacité 4 programmes, 3 choix de température, séchage automatique.Livraison, ramassage et service gratuits.La paire 2338$ /mois ou 1169$ 100$ Après rabais de sur facture 40$ Après rabais de sur facture 1598$ /mois ou799$ Réfrigérateur de 16,5 pi3 Tablettes coulissantes en verre, bacs à fruits et à légumes à humidité contrôlée, bac à viande, condenseur Never CleanMD.Livraison, ramassage et service gratuits.10 grands magasins braultetmartineau.com Ons'occupe de vous 3389276A . ACTUALITÉS Des Ukrainiens très divisés s'amènent aux urnes ALEXANDRE BILLETTE COLLABORATION SPÉCIALE KIEV \u2014 Il avait quitté la vie politique ukrainienne dans l'opprobre, relégué au lendemain de la victoire de la révolution orange dans ses terres de l'est de l'Ukraine.Aujourd'hui, à la veille des élections législatives et municipales, Viktor Ianoukovitch pourrait se retrouver à nouveau au coeur du jeu politique ukrainien.Quinze mois après la révolution qui avait éloigné des affaires le clan prorusse de l'ancien président Leonid Koutchma, au lendemain d'une élection présidentielle douteuse, les sondages donnent au Parti des régions de Ianoukovitch environ 30% des voix, contre 15 % à 20% pour les partis des deux anciens alliés aujourd'hui adversaires, la coalition Nacha Ukraïna du président Viktor Iouchtchenko et le Bloc Ioulia de Ioulia Timochenko, ancienne première ministre maintenant en froid avec le clan présidentiel.Il est vrai que la campagne électorale du dauphin de Leonid Koutchma a été plutôt efficace.Pragmatique, celui-ci s'est notamment concentré sur le bilan économique de l'an 1 de la présidence Iouchtchenko.Il a rappelé les modestes chiffres de la croissance en 2005 et capitalisé sur la « guerre du gaz » de ce début d'année entre Moscou et Kiev.Plus agressif que lors du premier tour des présidentielles de 2004, Viktor Ianoukovitch a su bien viser, en tentant par exemple quelques ouvertures en direction de l'Europe tout en martelant son opposition à l'entrée du pays dans l'OTAN, un projet fort impopulaire en Ukraine mais soutenu par les libéraux.À Kiev, cependant, le Parti des régions est discret.La ville reste un bastion orange, et même le rassemblement final n'attire pas les foules.Quelques milliers de personnes à peine se sont déplacées vendredi soir sur la place Kontraktova, dans le quartier branché de Podil, pour entendre le discours de leur candidat.« Ils ont commis des fraudes pour prendre le pouvoir et, maintenant qu'ils l'ont, regardez le résultat ! » Mais il n'y a pas d'ambiance de victoire aux bureaux du Parti des régions.Pour une militante, « même à 40 %, Viktor Iouchtchenko ne voudra jamais de lui comme premier ministre.Ils vont devoir négocier durant des semaines avant d'arriver à un compromis ».Compromis : le mot-clé des prochains jours.Le scrutin d'aujourd'hui sera suivi de tractations intenses pour la formation d'un gouvernement de coalition.Même si les résultats devaient confirmer le paysage politique entrevu par les sondages, Viktor Ianoukovitch est loin d'avoir le siège de premier ministre à portée de main.L'éclatement des votes et la division des anciens alliés de la révolution rendent possibles toutes les hypothèses.Parmi les configurations postélectorales commentées sur la place de Kiev, trois scénarios se dessinent : la réconciliation stratégique des deux courants orange, toujours envisageable, surtout si les résultats définitifs sont davantage favorables à leurs formations.A contrario, une grande coalition entre MM.Ianoukovitch et Iouchtchenko n'est pas impossible, surtout si le Bloc de Ioulia Timochenko cause une surprise.Le président pourrait vouloir barrer la route à une Ioulia offensive qui lorgnerait alors la présidentielle de 2009.Mais, dans ce cas, le poste de premier ministre échapperait peut-être à Viktor Ianoukovitch, qui pourrait devoir accepter un candidat plus neutre à la tête du gouvernement en contrepartie d'une participation de son parti aux affaires de l'État.Enfin, si le Parti des régions se surpasse et parvient à gagner la confiance de quelques députés des tiers partis, pourrions-nous assister à une cohabitation contre nature au sommet de l'État entre les deux anciens rivaux de la révolution orange ?Ce scénario n'est pas le plus probable, mais le système électoral ukrainien peut réserver de telles surprises.VIEILLIR ÉGAUX Personne ne veut léguer aux générations futures le lourd héritage de la dette.C'est pourquoi le gouvernement a créé le Fonds des générations qui sera financé à l'aide de notre ressource collective renouvelable la plus importante : l'eau.Le gouvernement pose ainsi un geste historique, responsable et concret pour l'avenir de nos enfants.Cette démarche sans précédent reflète notre volonté de préserver le niveau et la qualité des services publics auxquels sont attachés les Québécoises et les Québécois.www.fondsdesgenerations.com 3391120A ACTUALITÉS Desjardins réforme son programme de ristourne MARTIN OUELLET PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le Mouvement Desjardins s'engage dans une réforme en profondeur de son programme de ristourne, a annoncé hier le président et chef de la direction du géant coopératif, Alban D'Amours.Attendue depuis le dernier congrès des dirigeants en 2003, la réforme profitera d'abord aux détenteurs de fonds, qui dès cette année, seront admissibles au versement d'une ristourne au même titre que les épargnants et les débiteurs.« Nous évoluons, a commenté M.D'Amours en conférence de presse à Québec, au terme de l'assemblée générale annuelle du Mouvement Desjardins.Maintenant la caisse offre un panier de services et nous souhaitons que le membre qui utilise la caisse pour l'achat de divers produits financiers puissent avoir accès à la ristourne.De façon générale, les ristournes sont versées sur les prêts hypothécaires, les prêts personnels, les dépôts à terme ou encore les régimes d'épargne à imposition différée.En ajoutant la détention de fonds à la liste, Desjardins se met au diapason des réalités nouvelles, a dit Bertrand Laferrière, président et chef d'exploitation de la Fédération des caisses Desjardins du Québec.« Nos membres vont vers la diversification de leur portefeuille.Leur comportement a changé et cela nous amène à réfléchir aux bases sur lesquelles sont calculées les ristournes.Nous devons suivre le mouvement », a-t-il expliqué.Desjardins franchira un pas de plus l'an prochain en offrant aux membres la possibilité d'opter pour une ristourne en parts, c'està- dire de recevoir des titres de capitalisation de leur caisse.Cette ristourne pourra aussi être versée dans un REER.« On va demander au membre s'il veut sa ristourne en cash ou en fonds, ce sera son choix », a précisé M.Laferrière.Dans les prochaines années le Mouvement Desjardins entend étendre le calcul des ristournes aux parts permanentes et aux produits d'assurance.Toutefois, faute de rentabilité, les actions ne figurent pas, du moins pour l'instant, dans les plans du Mouvement.« Pour l'instant, nous ne pouvons pas imaginer d'en donner (des ristournes) au niveau des actions », a dit M.D'Amours.Pour être en mesure de verser des ristournes, les caisses doivent remplir trois conditions, soit avoir réalisé un excédent au cours du dernier exercice, avoir une capitalisation suffisante et obtenir l'aval des membres en assemblée générale.En 2006, 93% des caisses ont rempli les conditions requises et seront en mesure de retourner à leurs membres un montant total de 408 millions.Le Mouvement Desjardins poursuivra son expansion sur le marché canadien et s'implantera davantage dans le Grand Montréal, où son taux de pénétration est nettement inférieur qu'ailleurs au Québec.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 Lexus RX 400h hybride chaque jour du 1er au 30 mars 2006 (non décomposable) 1 Lexus hybride 2006 (ou 75 000 $) Tirage du 2006-03-25 597A226 2006-03-01 556A058 2006-03-09 566B166 2006-03-02 390B709 2006-03-10 237A695 2006-03-17 204B504 2006-03-03 309B523 2006-03-11 212B611 2006-03-18 572A410 2006-03-04 593B786 2006-03-12 416A456 2006-03-19 381A136 2006-03-05 157B679 2006-03-13 483B148 2006-03-06 607B806 2006-03-14 102A894 2006-03-20 334B169 2006-03-07 357A645 2006-03-15 487A283 2006-03-21 118A780 2006-03-08 550B528 2006-03-16 546B733 2006-03-22 427A459 2006-03-23 171B557 2006-03-24 348A200 CÉLÉBRITÉS.LOUISE GUILMAIN Bonne fête! Merci d'embellir notre vie par ton dévouement, tes petites douceurs, ton leadership, tes beaux projets et ton amour.On t'aime! Dominicke, Alice et Rosalie XXX HEUREUSE RETRAITE YVETTE! Après 47 années au service des ventes de Radio-Canada, une page vient de se tourner.Tes collègues.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du NUMÉRO Tirage du NUMÉRO Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2006-03-25 2006-03-25 2006-03-25 2006-03-25 2006-03-25 2006-03-24 2006-03-24 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 18 962 872 $ 12 000 000,00 $ 73 499,00 $ 1 574,90 $ 103,70 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 15 000 000 $ 2006-03-25 08 MAI 38 CANCER Tirage du Jour - Mois - Année - Signe Recevez vos résultats par courriel ! clubselect.loto-quebec.com Carburant diesel requis.\u2020Comparativement aux modèles équipés du moteur TDI de 90 ch.Distance approximative sur l'autoroute de 1 057 km pour la Jetta TDI 2006 de 1,9 litre avec boîte manuelle.Données basées sur un réservoir de 55 litres et sur les données de consommation de Transports Canada de 5,2 L/100 km.Distance approximative en ville de 833 km pour la Jetta TDI 2006 de 1,9 litre avec boîte manuelle.Données basées sur un réservoir de 55 litres et sur les données de consommation de Transports Canada de 6,6 L/100 km.Données fournies à des fins de comparaison seulement.Votre consommation peut varier selon les accessoires et l'utilisation.\u2020\u2020PDSF de la Jetta TDI 2006, 26 750 $.Taxes, immatriculation, droits, frais de titre et de documentation, inspection de prélivraison, frais administratifs (y inclus les frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au Registre des droits personnels et réels mobiliers), frais de transport de 615 $, assurances et autres options en sus.\u2020\u2020\u2020L'offre s'applique à une Jetta TDI 2006, de base, 5 vitesses, neuve, en stock.Photo à titre indicatif seulement.Acompte de 2 813 $.Frais de transport inclus.Frais de préparation de 275 $.Taxes, immatriculation, assurances, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (jusqu'à 46 $), frais administratifs du concessionnaire (le cas échéant) et frais de 12 ¢ du km après 80 000 km en sus.Offre sujette à l'approbation du crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offre en vigueur à partir du 1er mars 2006.Cette offre est d'une durée limitée et peut être retirée en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen participants du Québec seulement.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre et un échange entre concessionnaires peut donc être requis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Ne s'applique qu'aux locations faites à des particuliers.Tous les détails sur vw.ca et chez votre concessionnaire.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Jetta » et « TDI » sont des marques déposées de Volkswagen AG.© Volkswagen Canada Inc.2006.Visitezvw.ca/consommation ou appelez au1888 ROULEVWpourplus dedétails.Jetta TDI Diesel Àpartir de 289$par mois\u2020\u2020\u2020 Location 48 mois Le bouchonde réservoir est à droite.La Jetta TDIMD 2006.On sentait le besoin de vous le rappeler, parce qu'avec le TDI, c'est plus de 1 000 km\u2020 de grande performance avec un seul plein qui vous attendent.Bien équipée, à partirde 26 750 $\u2020\u2020.3387124A MONDE LE TOUR DU GLOBE ISRAËL État d'alerte électoral Les forces de sécurité israéliennes doivent être placées en état d'alerte élevée ce matin, afin de prévenir tout attentat à l'approche des élections de mardi, selon la police et l'armée.D'après le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, 22 000 agents devraient se déployer aux entrées des villes, dans des centres commerciaux et d'autres lieux publics susceptibles d'être pris pour cibles.L'alerte est semblable à celle imposée durant les fêtes religieuses donnant lieu à des rassemblements.d'après AP VATICAN Le pape interpelle Karzaï Le pape Benoît XVI a demandé par lettre au président Hamid Karzaï la grâce d'un Afghan passible de la peine de mort pour s'être converti au christianisme, a annoncé hier l'agence Ansa citant des sources informées.L'information a été confirmé par le directeur de la salle de presse du Vatican, Joaquin Navarro- Valls.Dans un communiqué, il a indiqué que « le cardinal secrétaire d'État, Angelo Sodano, a écrit au nom du Saint- Père Benoît XVI une lettre au président de l'Afghanistan, Hamid Karzaï, concernant le sort du converti au christianisme Abdul Rahman ».Selon Ansa, la lettre invoque les droits de la personne humaine inscrits dans le préambule de la Constitution afghane.d'après AFP LIBERIA Taylor de retour La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, a tenu hier à apaiser les inquiétudes que suscite le retour annoncé de l'ex-président Charles Taylor au Liberia, estimant que le pays était « plus important que n'importe quel individu », a rapporté la radio nationale.« Nous devons reconnaître que le Liberia est plus important que n'importe quel individu, tribu ou groupe de personnes », a déclaré Mme Sirleaf lors d'une cérémonie organisée au palais présidentiel à son retour d'un voyage d'une dizaine de jours aux États-Unis.Après avoir longtemps résisté aux pressions internationales, le président nigérian, Olusegun Obasanjo, a accepté hier de remettre au gouvernement de Monrovia l'ancien chef de guerre libérien, qui vit en exil dans le sud nigérian depuis qu'il a quitté le pouvoir en août 2003.d'après AFP TURQUIE Rebelles kurdes tués Quatorze rebelles kurdes du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) ont été tués lors d'une opération de l'armée dans l'est de la Turquie, a-t-on indi qué hier de sources de sécurité locales à Diyarbakir, chef-lieu du sud-est anatolien, majoritairement kurde.Il s'agit des plus violents combats de ces derniers mois, a-t-on précisé.Un précédent bilan faisait état de 12 tués.Les affrontements se sont produits près de la localité montagneuse de Senyayla, dans la province reculée de Mus.Le conflit dans le sud-est anatolien a fait au moins 37 000 morts depuis que le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les États-Unis, a pris les armes pour obtenir l'indépendance en 1984.d'après AFP THAÏLANDE Super manif anti-Thaksin Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés hier soir à Bangkok dans un dernier effort pour obtenir le départ du premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, avant des élections anticipées la semaine prochaine, qui sont boycottées par l'opposition.Un responsable de la police sur place a estimé à 100 000 personnes la foule rassemblée pacifiquement dans une grande avenue du centre de la capitale, non loin du siège du gouvernement.Il s'agit du sixième rassemblement de ce type depuis le début de février.d'après AFP PROJET DE LOI SUR L'IMMIGRATION Plus de 500 000manifestants dans les rues de Los Angeles AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 Entre 500 000 personnes, selon la police, et un million selon les organisateurs ont manifesté hier à Los Angeles pour réclamer une amnistie pour tous les immigrés clandestins et protester contre un projet de loi de réforme de l'immigration qu'ils qualifient de « raciste ».« Au point culminant de la marche, notre estimation est d'au moins 500 000 personnes », a déclaré la porte-parole de la police de Los Angeles, Sara Faden.Les organisateurs vont encore plus loin : « Plus d'un million de personnes sont venues au centre-ville pour dire ensemble : nous voulons qu'on nous respecte.Nous ne voulons pas d'une réforme qui nous criminalise », a fait valoir Nativo Lopez, président de l'Association politique mexicano- américaine (MAPA).« Je n'ai pas vu de manifestation de cette ampleur depuis des années ici à Los Angeles », a déclaré pour sa part un officier de la police de ville, le sergent J.Baker.En début d'après-midi, la plupart des manifestants \u2014en majorité des immigrés hispaniques\u2014 s'étaient dispersés, mais il restait encore des groupes de centaines de personnes continuant à protester, selon la porte-parole de la police.Javier Rodriguez, un porte-parole de la Coalition du 25 mars, organisatrice de la manifestation, a expliqué qu'il s'agissait d'empêcher l'adoption de l'actuel projet de loi et de réclamer « une réforme humaine et juste sans caractère raciste ».Ce qui est nouveau dans cette manifestation, c'est qu'aux hispaniques sont venus s'ajouter d'autres groupes, des agriculteurs, des membres d'organisations religieuses, des ouvriers, des étudiants, a expliqué Andres Jimenez, professeur à l'Université de Californie.Au son des trompettes et dans un climat festif et tranquille, une marée humaine a inondé les grandes avenues du centre de Los Angeles, ville qui compte plus de 9,5 millions d'habitants dont près de la moitié (44,6 %) sont d'origine hispanique.Les manifestants, habillés de chemises blanches et portant des drapeaux des États-Unis et de leurs pays d'origine, se sont approchés de la mairie de la ville, qui est dirigée par un hispanique d'origine, Antonio Villaraigosa, en scandant « amnistie pour tous ».« Que deviendrait l'Amérique sans nous ?» pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.Un Mexicain sans papiers qui travaille aux États-Unis depuis cinq ans a déclaré : « Nous sommes des êtres humains, nous voulons une réforme humaine sans caractère raciste pour que nous puissions travailler.» Ces derniers jours, des milliers de personnes dont de nombreux membres de la communauté hispanique ont manifesté dans plusieurs villes américaines contre le projet de loi sur l'immigration.Plus de 15 000 manifestants ont défilé vendredi à Phoenix (Arizona).Le nombre de participants a surpris les observateurs qui s'attendaient à quelque 2500 protestataires.Une manifestation a également été organisée à Atlanta (Géorgie) où les immigrés hispaniques avaient fermé leurs boutiques et appelé à boycotter les magasins encore ouverts.Le Sénat doit se saisir la semaine prochaine d'un projet de loi sur l'immigration, qui divise profondément la majorité républicaine, entre les tenants d'une politique uniquement répressive et les partisans d'une légalisation des quelque 11 millions d'immigrés clandestins, qui proposent d'encadrer les flux migratoires.Ce texte prévoit notamment de « sévir contre les employeurs qui embauchent des travailleurs clandestins », ainsi que contre les passeurs et les gangs.Il prévoit aussi d'ériger une clôture sur de longs secteurs de la frontière avec le Mexique.Le président George W.Bush a défendu hier son projet de régulariser une partie des clandestins travaillant aux États-Unis.« L'Amérique est une nation d'immigrés, mais nous sommes aussi une nation de lois.Et nos lois sur l'immigration ont besoin d'être réformées », a-t-il déclaré dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire.Plus de 35 millions d'hispaniques, dont de nombreux Mexicains, vivent aux États-Unis; 24 % d'entre eux sont employés dans l'agriculture, 17% dans les services de nettoyage, 14 % sont des ouvriers, selon l'institut de sondage Pew.PHOTO D'ARCHIVES ISSOUF SANOGO, AFP L'ex-président libérian Charles Taylor dans son village, en juin 2003.PHOTO MATTWARNOCK, AP Los Angeles n'avait pas vu autant de monde dans ses rues depuis longtemps : entre 500 000 (selon la police) et un million de personnes (selon les organisateurs) pour dénoncer un projet de loi sur l'immigration que certains jugent « raciste ».Les questions irakienne et palestinienne au centre du sommet de la Ligue arabe AGENCE FRANCE-PRESSE KHARTOUM \u2014 Les chefs de diplomatie arabes réunis hier à Khartoum, en prévision du sommet de mardi, ont clairement affiché leur volonté d'aider davantage les Irakiens, dont le pays est en proie quotidiennement à la violence.Les représentants de 22 pays membres de la Ligue arabe se sont également penchés au chevet du processus de paix israélo-palestinien, agonisant, et ont examiné les moyens de venir au secours des finances, au plus bas, de l'Autorité palestinienne, pénalisées par des mesures punitives imposées par Israël après la victoire du mouvement islamiste Hamas aux élections de janvier.Appelé à former le nouveau gouvernement palestinien, le Hamas a exprimé « son regret d'avoir été écarté du sommet », a déclaré un responsable du mouvement, Izzat al-Rashek, selon le site internet du Hamas.L'appui à l'Irak a été le point fort des travaux des ministres des Affaires étrangères, réunis à huis clos en matinée, avant de siéger en séance plénière.Ils ont décidé de proposer aux chefs d'État arabes, qui doivent se retrouver les 28 et 29 mars dans la capitale soudanaise, d'intervenir davantage en faveur de la paix et de la stabilité en Irak.Un projet de résolution, que l'AFP a obtenu, énonce « la nécessité d'accélérer la formation d'un gouvernement d'union nationale qui contribuera à l'instauration de la sécurité et de la stabilité, qui préserve l'unité de l'Irak et qui hâte le retrait des forces étrangères ».Ce projet demandera aux dirigeants arabes d'appuyer la tenue, en juin à Bagdad, « du congrès de l'entente nationale irakienne ».Le projet souligne « le rôle arabe dans l'élaboration du futur de l'Irak ».Le sommet devrait en outre entériner « l'ouverture immédiate de la représentation de la Ligue arabe à Bagdad ».Un responsable de la Ligue avait annoncé début mars qu'elle ouvrirait un bureau à Bagdad dans les « prochains jours ».Le projet a aussi salué « l'initiative jordanienne de réunir à Amman, en coordination avec le gouvernement irakien, des dignitaires religieux irakiens afin d'imposer l'entente, le moyen le plus approprié pour garantir l'unité de l'Irak et sa stabilité ».Le projet de résolution condamne l'atteinte aux lieux de culte, ainsi que « les attaques terroristes (.) qui visent le peuple irakien ».Auparavant, le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, avait affirmé à l'AFP que son pays avait présenté trois résolutions : une condamnant le terrorisme, une autre pour soutenir les efforts de formation d'un gouvernement et la dernière pour supprimer les dettes irakiennes envers les pays arabes.Il a également souhaité « un engagement arabe plus important, sérieux et clair, particulièrement dans cette période critique en Irak ».Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a pour sa part mis en garde « contre toute marginalisation du rôle arabe » dans l'avenir de l'Irak.« Je ne crois pas qu'un dialogue qui se fait dans le dos des Irakiens et des Arabes puisse aboutir à un résultat positif », a-til dit, interrogé sur un éventuel dialogue entre les États-Unis et l'Iran sur l'Irak.Dix-sept des 22 chefs d'État arabes seront présents au sommet, a dit à l'AFP un responsable soudanais.Le président égyptien, Hosni Moubarak, n'y assistera pas.PHOTO PORNCHAI KITTIWONGSAKUL, AFP Manif record hier à Bangkok contre le premier ministre Thaksin Shinawatra.Dix-sept des 22 chefs d'État arabes iront au sommet, mais pas Hosni Moubarak, d'Égypte. FORUM Le Bébé et l'eau du bain Nous vous présentons dans cette page deux extraits du livre Le Bébé et l'eau du bain\u2014Comment la garderie change la vie de vos enfants, cosigné par notre consoeur éditorialiste Nathalie Collard et par le docteur Jean-François Chicoine.Le livre, publié chez Québec Amérique, sera disponible en librairie le 29mars.La culpabilité des mères On dirait qu'à la naissance de l'enfant se développe, chez beaucoup d'entre nous, le sentiment que nous ne serons jamais à la hauteur NATHALIE COLLARD Qu'y a-t-il avec les femmes, la maternité et la culpabilité ?On dirait qu'à la naissance de l'enfant se développe chez beaucoup d'entre nous le sentiment que nous ne serons jamais à la hauteur, que nous ne deviendrons jamais de bonnes mères.Est-ce parce que nous idéalisons nos propres mères?Ou parce qu'il existe un complot pour nous faire constamment nous sentir inadéquates ?L'essayiste étasunienne Susan J.Douglas estime que le mythe de la maman parfaite est trop fort dans notre société, qu'il impose des normes inatteignables.J'ai interviewé le professeur Douglas, en mars 2004, à la sortie de son livre The Mommy Myth : The Idealization of Motherhood and How It Has Undermined Women.«C'est toujours la même chose, affirmait l'auteure à l'époque.Le portrait de la maternité parfaite, joyeuse, sans aucun stress.On ne vous dira jamais que Cindy Crawford a eu des problèmes d'allaitement ou que le petit de Madonna a des coliques qui la tiennent éveillée toute la nuit.De toute façon, ces gens-là ont des nannies, des entraîneurs personnels, des cuisiniers.Leur vie est tellement facile, elle n'a rien à voir avec la vie des femmes ordinaires.» (.) Douglas et Michaels estiment d'ailleurs que la propagande ne cesse pas au moment où la femme devient mère : elle se poursuit en même temps que la croissance des enfants.Qu'il s'agisse d'éducation, d'alimentation ou de psychologie de l'enfance, les mamans sont bombardées d'écrits ayant pour objectifs de les conseiller ou de les accompagner.(.) « En surface, disent-elles, cette nouvelle religion donne l'impression de célébrer la maternité, mais dans les faits, elle ramène la femme à l'âge de pierre en fixant des objectifs impossibles.Le discours a l'air branché et progressiste parce qu'on dit aux femmes qu'elles sont autonomes et qu'elles maîtrisent la situation, alors que dans les faits, on exige encore plus d'elles que dans les années 50.On puise dans le féminisme, mais en même temps, on le répudie.» Comment en sommes-nous arrivées là ?Comment se fait-il que les femmes ont réalisé autant d'avancées dans la sphère publique et qu'en même temps, elles soient toujours aussi irréalistes dans les attentes qu'elles entretiennent face à leurs compétences parentales ?Est-ce parce que, comme l'affirme Susan Douglas, nous avons appliqué notre éthique de travail à l'éducation de nos enfants et que nous ressentons le besoin de réussir dans tout : éducation, psychologie, divertissement, nutrition, etc.?Des mères parfaites J'irais même plus loin \u2014 et c'est l'opinion d'un très grand nombre de femmes dans mon entourage \u2014 actuellement, on attend des filles et des femmes qu'elles réussissent dans tous les domaines sans exception, que ce soit à l'école, dans leur vie professionnelle ou leur vie personnelle.on exige d'elles qu'elles exercent un contrôle sur leur corps, leurs émotions, leurs pulsions.il ne faut donc pas se surprendre si aujourd'hui, ces mêmes filles aspirent à être des mères parfaites.D'une certaine façon, et même si cette affirmation peut sembler complètement exagérée, il ne peut en être autrement.En Amérique, la maternité est devenue quelque chose d'oppressant, affirme pour sa part la journaliste américaine Judith Warner, auteure du livre Perfect Madness : Motherhood in the Age of Anxiety.Susan Douglas et Meredith Michaels utilisent quant à elles le terme « the new momism» pour décrire cette nouvelle religion qui exige des mères un dévouement total, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Allons-nous nous-mêmes, avec ce livre, nous faire accuser de culpabiliser les mères en mettant de l'avant les théories de l'attachement développées par John Bowlby et Mary Ainsworth ?Nombreuses sont les féministes qui rejettent les théories de l'attachement sous prétexte qu'elles viseraient à convaincre les femmes de quitter le marché du travail pour retourner à leurs fourneaux.Ces théories et ce qu'elles soustendent \u2014 c'est-à-dire un certain sacrifice, un don de soi de la mère et éventuellement du père durant les premières années de la vie d'un enfant \u2014 sont-elles compatibles avec les aspirations des femmes à vouloir se réaliser sur les plans personnel et professionnel ?En d'autres mots, la maternité et la paternité telles que nous les décrivons dans ce livre sont-elles contraires ou pas au féminisme et aux aspirations des individus en général ?Voilà les questions qui me préoccupent depuis la naissance de ma première fille, il y a une dizaine d'années.Comme bien des femmes de ma génération, je me suis toujours sentie tiraillée entre mes convictions féministes et ce que je ressentais au plus profond de moi, c'est-à-dire ce que j'imagine être ce qu'il y a de mieux pour mes enfants.Je dois avouer bien humblement que je n'ai toujours pas trouvé réponse à mes interrogations.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Accompagnés de leurs éducatrices, des bouts de chou font une balade en direction du Vieux-Port, à Montréal.Cette photographie montrant les enfants de la garderie Viroulu a été prise en août 2003.Comment se fait-il que les femmes ont réalisé autant d'avancées dans lasphèrepubliqueet qu'enmême temps, elles soient toujours aussi irréalistes dans les attentes qu'elles entretiennent faceàleurs compétences parentales?De la nature à la culture Il est clair que la garderie comporte un certain nombre de risques pour le développement des jeunes enfants JEAN-FRANÇOIS CHICOINE Les parents doivent savoir qu'il est impossible pour les scientifiques et les gens chargés d'appliquer les politiques familiales de déterminer l'impact exact de la garde non parentale et des services de garde sur un enfant donné, dans une famille donnée, au sein d'un pays donné et à une époque donnée.Les programmes de garderie en place servent à subvenir, à conforter, à protéger et à éduquer une population d'enfants en général ou en particulier, quand on pense à l'enfance à risque pour qui des services d'assistance parentale sont impératifs.Tout à notre honneur, un honneur néanmoins relatif, ces programmes, bien qu'insatisfaisants, font déjà mieux au Québec que dans la plupart des États américains et les autres provinces canadiennes.Seulement, ils ne diminuent en rien la trajectoire d'un enfant précis, avec toutes les considérations naturelles ou obligées que ses parents et sa famille au sens large doivent avoir envers lui comme personne, non comme archétype.Les services de garde non parentale doivent s'arrimer à nos connaissances de plus en plus élaborées sur le développement et les apprentissages de l'enfant.Ils doivent s'ajuster à ce que l'on sait maintenant des structures cérébrales en émergence et qui gèrent autant nos émotions, notre mémoire, notre attention et nos possibilités de socialisation.Les services à la petite enfance se doivent également de ne jamais être en-deçà des attentes éducatives d'une famille, ce qui, vous en conviendrez, est difficile à faire sans la formation d'éducatrices, sans salaire décent à leur donner, et avec trop d'enfants à leur charge.Dans les toutes premières vagues de recherche autour des garderies, les chercheurs tentaient de connaître les effets délétères de la garde non maternelle.Ils ont ensuite exploré les comportements de l'enfant et ses ajustements à l'école puis à la vie adulte en fonction de la qualité du milieu de garde auquel il avait eu droit et du temps qu'il y avait passé.Les meilleurs parmi ces chercheurs sont maintenant conscients que des variables expliquées par le contexte familial, les compétences parentales et leurs propres enfances ainsi que leurs propres sécurités affectives, sont également déterminantes pour les enfants.Défendre l'universalité d'accès aux services de garde est primordial.Mais exclure, au profit de valeurs exclusivement adultes, que la garde non parentale, surtout la garde précoce, prolongée et continue, puisse d'une quelconque façon participer, et à des degrés divers, à la détresse d'un bébé et de ses parents, c'est carrément désavouer l'application des droits fondamentaux de l'assistance aux enfants et aux familles.C'est se draper d'arguments sociaux poussifs sur le développement des enfants sans rien connaître au développement d'un enfant.Données scientifiques Sur la base de données scientifiques et d'expériences faites sur des bébés qui grandissent comme ils peuvent, il est clair que la garderie comporte un certain nombre de risques pour le développement des jeunes enfants, probablement pour leur devenir adulte et peut-être bien même pour l'ensemble du corps social.Si des parents participent en partie ou en totalité à l'insécurité, aux retards ou à des problèmes de perception éventuels, que nos communautés les aident dans la mesure du possible à soigner leur parentalité avant de leur confisquer leurs rejetons.(.) Faire garder l'enfant n'est pas un impératif.Le faire garder est une solution de continuité pour toutes les parties, à condition de ne pas faire l'économie des questions humaines fondatrices: quand, à quel âge, comment, à quel prix, où, pourquoi, avec qui, contre qui, pour combien de temps, sous quelles conditions, dans quelle mesure ?Dans quelles conditions courrons-nous au pire ou dans quel contexte sommes-nous appelés vers le meilleur?Faut-il rendre l'enfant conforme à ce que son milieu, la famille, l'école ou la société attend de lui, ou bien le rendre capable d'accéder avec le moins de limitations possible à son autonomie et à son bonheur ?Je vous invite à rouvrir le discours, non pas comme une blessure béante, mais comme un cadeau qu'on voudrait offrir à l'enfance.Le cadeau est un cerveau en Lego, avec un étage pour survivre, le cerveau dit reptilien, un étage au milieu pour s'émouvoir, s'attendrir et retenir, le cerveau dit paléomammalien où siège le système limbique que l'homme partage avec les mammifères, et finalement au-dessus, un étage noble pour penser, pour parler, pour devenir, le cerveau néomammalien qui fait qu'on communique ensemble aujourd'hui comme des adultes, je l'espère, propres et vaccinés.(.) Mamans, à travers tout ce discours, il n'y a pas lieu de vous culpabiliser, à la suite de quoi « ils » vous déposséderaient de tout.Mamans, papas, éducatrices, professionnels de la santé, politiques, etc., il y a lieu de nous responsabiliser, à la suite de quoi, « ils» ne pourront plus rien contre nous.« Je suis là pour ça », dis-je souvent aux parents en détresse que je rencontre dans ma pratique.Aujourd'hui, j'ai eu envie de le leur écrire. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Un consensus nécessaire apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le gouvernement Charest a franchi plusieurs étapes vers une réforme du mode de scrutin.Cependant, le plus dur reste à venir : l'obtention d'un nécessaire consensus.L'existence d'une volonté populaire en faveur d'une telle réforme avait été établie par les états généraux sur la réforme des institutions démocratiques organisés par le gouvernement de Bernard Landry.Les libéraux ont pris le relais en proposant un projet concret et détaillé.Il n'est pas nécessaire d'entrer ici dans les détails du projet gouvernemental.Rappelons simplement qu'il amenderait le système actuel de façon à y intégrer une composante proportionnelle.La réforme entrerait en vigueur APRÈS les prochaines élections.Lors des consultations de la commission parlementaire formée pour l'occasion, de nombreuses critiques ont été faites à l'égard des modalités proposées.Le ministre Pelletier s'est montré ouvert à des changements ; nul doute qu'il cherchera à satisfaire le plus grand nombre de groupes possibles.Le problème le plus épineux pourrait venir des souverainistes, notamment du Parti québécois, qui accusent le gouvernement de mettre de l'avant une réforme électorale qui le favoriserait indûment.La difficulté ici, c'est que toute réforme introduisant un aspect proportionnel à l'élection des membres de l'Assemblée nationale aura pour effet de diminuer un biais dont a grandement profité le Parti québécois.En effet, une part importante du vote libéral étant concentrée dans des circonscriptions de l'Ouest de l'île de Montréal, le PQ a pu (en 1981, 1994 et 1998) remporter une forte majorité de sièges même s'il avait obtenu à peine plus, et parfois moins de votes que le PLQ.On connaît bien ce phénomène, exprimé par la « règle» selon laquelle pour prendre le pouvoir, les libéraux doivent recueillir une part de vote supérieure d'au moins cinq points à celle des péquistes.Une « règle » qu'on accepte sans mot dire au Québec, même si dans les faits elle signifie que le vote des électeurs anglophones et allophones a moins de poids que celui des francophones.Des intellectuels souverainistes estiment que ce biais doit être conservé de peur d'« affaiblir le Québec vis-à-vis le Canada » (Denis Monière) et de « diminuer le pouvoir de la majorité francophone » (Christian Dufour).Voilà une bien triste conception de la démocratie selon laquelle il est justifié de fausser les principes démocratiques pour le bien \u2014 défini par les seuls souverainistes bien sûr ! \u2014 de la nation.Du côté libéral, la tentation est évidemment grande de passer outre.« Refuser le changement sous prétexte qu'il n'y aurait pas unanimité ou qu'il ne répondrait pas en tout point au modèle idéal, ce serait condamner à tout jamais le Québec à l'immobilisme », soutient le ministre Pelletier.Le gouvernement Charest doit résister à cette tentation.Une réforme aussi importante que celle du mode de scrutin doit obtenir l'assentiment unanime de l'Assemblée nationale.Sinon, les résultats de chaque scrutin seront accueillis avec méfiance, ce qui serait malsain pour la démocratie québécoise.Plusieurs proposent de briser l'impasse, si impasse il y a, par un référendum.Nous n'y sommes pas favorables.Un tel référendum mettrait nécessairement face à face les fédéralistes et les souverainistes ; le Québec a déjà trop souffert d'affrontements de ce genre.Si le gouvernement libéral présente un projet modéré et clairement non partisan, la population l'appuiera dans sa démarche.Dans de telles circonstances, le parti qui lui barrerait la route en paierait un lourd prix politique et historique.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS Une réforme aussi importante quecelle du mode de scrutin doit obtenir l'assentiment unanime de l'Assemblée nationale.D'UN CANADA À L'AUTRE Un signe dematurité La participation provinciale dans certains aspects des relations internationales du Canada est pertinente, nécessaire et même bienvenue SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc., groupeconseil en politique publique établi en Alberta.C'est bon de voir le premier ministre Stephen Harper et le premier ministre Jean Charest discuter d'une présence accrue du Québec à l'UNESCO.Il s'agit sans conteste d'une nouvelle ouverture dans les relations fédérales-provinciales si une compréhension sincère et authentique se fait jour et par laquelle on reconnaît que les provinces peuvent jouer un rôle important et utile dans les relations internationales du Canada.La valeur de ce rôle dépend de la manière dont la question est présentée.Si la participation du Québec est perçue comme une déclaration tacite d'indépendance (comme c'était le cas sous le règle du premier ministre Jean Chrétien), cela se traduira inévitablement par des conflits et des confrontations.En revanche, si cette initiative est perçue comme une expression parfaitement appropriée d'un intérêt provincial (dans le cas de l'UNESCO, c'est une affaire de singularité culturelle du Québec), elle pourra s'avérer d'une valeur véritable pour la promotion des intérêts du Canada sur la scène mondiale.Le fait « d'être à la table » quand il est question de relations internationales ne veut pas dire usurpation des pouvoirs du gouvernement fédéral, qui doit continuer à parler pour le Canada sur la planète.Ce que les provinces demandent, c'est de faire partie du dialogue, d'être comprises au sein de l'équipe canadienne, en particulier dans les questions de compétences provinciales.L'un des bons exemples est le rôle de Murray Smith, un ancien ministre de l'Énergie de l'Alberta, qui est maintenant le représentant de la province à Washington.Le rôle de M.Smith, mis au point sous le gouvernement Martin, démontre quel parti le pays peut tirer lorsque Ottawa est suffisamment ouvert pour accepter la participation provinciale.Bien qu'il soit un représentant provincial, M.Smith jouit d'un statut équivalent à celui de ministre- conseiller au sein de l'ambassade du Canada, soit un rang tout juste inférieur à celui d'ambassadeur.À ce titre, il a plein accès aux ressources et au personnel de l'ambassade et il travaille en étroite collaboration avec l'ambassadeur et les autres cadres supérieurs.On sollicite l'avis et les conseils de M.Smith lorsqu'il est question de politique énergétique et lors de négociations et de discussions portant sur l'énergie et le commerce.Intérêts albertains De cette manière, les intérêts de l'Alberta sont bien représentés sur une base quotidienne et M.Smith fait partie de l'équipe des hauts responsables canadiens lors des interactions avec les dirigeants à Washington.En outre, étant donné que M.Smith était un politicien avant de devenir un envoyé, il jouit d'une plus grande latitude que l'ambassadeur pour nouer des relations individuelles avec les législateurs américains.M.Smith a peaufiné son style personnel dans le climat politique et économique d'un « Alberta volontariste » qui est bien adapté au contexte américain.Cet exemple démontre que la définition des « intérêts canadiens » peut être véritablement soutenue et enrichie par une participation provinciale opportune.Même lorsque le Canada participe à des négociations, comme dans le cas du bois d'oeuvre, par exemple, il peut être souhaitable qu'il y ait une présence provinciale efficace dans la rangée de sièges « juste derrière la table » plutôt qu'à la table elle-même.Ainsi, les négociateurs canadiens peuvent avoir accès à l'expertise provinciale à propos d'une question d'un intérêt particulier pour les provinces.L'Alberta a toujours choisi de partager des bureaux, autant que faire se pouvait, au sein des missions diplomatiques canadiennes alors que le Québec et l'Ontario ont souvent opté pour des bureaux distincts fonctionnant sous une bannière provinciale distincte.Si cette approche peut comporter des avantages dans certaines situations, comme la promotion des échanges commerciaux directs, l'Alberta a pour sa part choisi de fonctionner sous le parapluie canadien à Washington.L'approche adoptée par le Québec et l'Ontario évoquée ci-dessus ne doit pas empêcher la coopération et la participation dans quelque engagement fédéralprovincial que ce soit dans le domaine des relations internationales où des intérêts provinciaux sont en jeu et où le Canada peut profiter de l'expertise provinciale.Bien sûr, le Québec souhaite une participation accrue au sein de l'UNESCO.Le Québec devrait pouvoir se joindre à l'Alberta et aux autres provinces intéressées par les discussions internationales relatives à des questions telles que les changements climatiques, l'environnement, la politique d'immigration, les traités commerciaux, y compris les mécanismes prévus en cas de différend et leur application.La liste des intérêts potentiels est longue.Pour que cela se produise, le premier ministre doit souligner clairement que la participation provinciale dans certains aspects des relations internationales est pertinente, nécessaire et même bienvenue.C'est un signe de maturité, d'évolution et d'ouverture dans notre système fédéral de gouvernance que de savoir gré aux intérêts spéciaux et de profiter des forces particulières des provinces dans une grande partie des engagements internationaux du Canada.QU'EN PENSEZ-VOUS ?satya@cambridgestrategies.com LA BOÎTE AUX LETTRES Propos déconcertants Suite à la prise de position de Françoise David et Amir Khadir, je voudrais réagir.Bien que je sois d'accord avec eux quant à la nécessité de tenir un débat démocratique sur la mission canadienne en Afghanistan, je suis abasourdi par leur analyse des événements qui se déroulent au Moyen- Orient.Je ne comprends pas comment ils peuvent ignorer le danger que représente une reprise du pouvoir par les talibans.Les auteurs parlent de la nécessité d'avoir des écoles en Afghanistan, mais ils oublient que, sous les talibans, les filles n'avaient pas le droit à l'éducation et que les garçons étaient endoctrinés à l'idéologie intégriste dans les madrassas.Une véritable reconstruction de l'Afghanistan pourra se faire une fois le menace taliban écartée.Dans leur texte, Mme David et M.Khadir qualifient le président iranien de personne qui est « loin d'inspirer confiance ».Un tel euphémisme découle d'une naïveté extrême ou de mauvaise foi.En réalité, le président Ahmadinejad est un homme dangereux qui s'inspire d'une idéologie fondamentaliste et raciste, qui veut doter l'Iran de l'arme nucléaire et qui prône ouvertement la destruction d'un pays (Israël) dans ses discours.Que Mme David et M.Khadir ne voient pas la menace représentée par ce dirigeant dépasse l'entendement.Norman King .Marre du Moyen-Âge Le Canada doit intervenir dans le cas de cet Afghan menacé de la peine de mort pour s'être converti au christianisme.Qu'on rigole parce qu'un type change de secte, d'accord.Mais que mes impôts soient « investis » dans un pays de gignols, d'ayatollahs et de brutes arriérées et sanguinaires, no way .Y-en a marre du Moyen Âge.Martin Richard .Un maudit écologiste.Un « enverdeur », « gogauchiste », « amoureux des épinettes », « empêcheur », « né pour un petit pain », « environnementaliste dépassé », « éteignoir », « chialeux », « écolo à barbichette », etc.La Presse a publié le 17 mars sous le titre « Les éteignoirs » , avec une certaine complaisance m'a-t-il semblé, un beau bouquet garni de ces termes réducteurs visant les gens qui se soucient de l'environnement naturel et social et qui osent contester, sans insultes vous le remarquerez, certains projets.Et puis quoi ?Faudra-t-il maintenant, au nom du développement économique et du manque de « jobs », remettre en question le statut d'un parc ?Encourager le jeu et la dépendance qu'il peut entraîner, au nom du bien public ?Harnacher plus de rivières pour servir notre gourmandise énergétique ?Nous voulons tous un emploi et une certaine prospérité économique mais pas à n'importe quel prix.La nécessité environnementale a été ignorée trop longtemps et qu'on ne s'y trompe pas, elle concerne l'économique, le social et le politique.Elle a une importance universelle qui s'exprime dans une urgence qui peut être malheureusement perçue comme de l'intolérance, car encore trop d'entre nous veulent l'occulter.Marc Boucher Le Québec devrait pouvoir se joindreà l'Albertaet aux autres provinces intéressées par les discussions internationales relatives àdes questions telles que les changements climatiques, l'environnement, la politiqued'immigration et les traités commerciaux. À VOTRE TOUR Le sage immobile LETTREDE LA SEMAINE LOUI SE-VÉRONIQUE S ICOTTE L'auteure est montréalaise.Il est toujours là, il fait partie du décor, il rythme nos saisons.Sans lui, la ville n'a pas d'oxygène et la campagne, pas de raisons d'être.Pourtant nous vivons près de lui sans le voir.Je l'appelle le sage immobile, le témoin de nos vies.À l'automne, le beau grand brun se colore de pourpre, d'ocre, d'or et d'orangé.Ah ! Tout ce qu'il doit faire pour qu'enfin on remarque sa beauté naturelle.L'arbre depuis longtemps me fascine et m'inspire.Il fait partie de notre paysage urbain, toujours au garde-à-vous, à la fois imposant et discret, le long des rues et des boulevards.Chaque matin, je regarde l'érable devant ma fenêtre.Le monde a beau s'affoler, la vie se compliquer, les saisons se dérégler mais lui, il est là, imperturbable, présence rassurante comme un vieil ami fidèle.Avez-vous déjà pensé à quoi ressemble le quotidien d'un arbre en ville ?Alors, imaginezvous un instant dans sa peau (oups !), dans son écorce.Vous êtes planté là à l'étroit entre la rue et le trottoir, pas moyen de vous déplacer pour étirer un peu vos racines.Et Miss Météo vous en fait voir de toutes les couleurs : tempête, verglas, canicule.Les humains ne vous ménagent pas non plus.On vous enserre le tronc de ruban adhésif : « Chat perdu tigré sans collier, récompense assurée.On vous transperce de clous ou d'agrafes : « Vente de garage samedi et dimanche, aubaines à ne pas manquer ! » Des chiens sans gène se soulagent à vos pieds.Par bonheur souvent, des oiseaux font de votre cime leur petit nid d'amour.Par malheur parfois, des jeunes inconscients vous arrachent une branche en riant.Et vous, vous êtes là sans bouger de votre enfance jusqu'à votre mort.Beau temps mauvais temps.Vous existez.Des scientifiques ont découvert que certains arbres d'une même essence n'osaient pas se toucher entre eux.Ils laissseraient alors quelques mètres d'espace entre leurs branches et celles de leur voisin.On appelle ça la timidité des arbres.Mais est-ce bien de la timidité ?Et si c'était plutôt une marque de respect de l'un envers l'autre.Nous, les humains, nous n'avons bien souvent aucun scrupule à empiéter, à envahir le territoire des autres, celui de la forêt en particulier.Quand je pense aux coupes à blanc injustifiées et aux possibles projets de construction dans les aires protégées, tout ça au nom de la rentabilité ! Alors la colère en moi comme le vent se soulève.Non, le roi de la forêt, ce n'est plus le sapin.Hélas ! N'avons-nous pas des leçons à apprendre des arbres sur la vie, la vieillesse et la mort ?Les vieux pommiers donnent quand même de belles grosses pommes et les arbres fruitiers n'attendent ni gloire, ni reconnaissance de leurs actes.Ils sont généreux de nature.Quand le besoin vital de la nature m'appelle, quand j'ai un trop plein de tumulte en moi, je m'en vais chez eux dans la forêt, à leur rencontre silencieuse.Et là je marche parmi les majestueux érables, les peupliers élancés, les frêles bouleaux et instinctivement, je me dirige vers le plus haut, le plus droit.Je m'approche de lui.J'imagine ses racines sous la terre, je regarde sa cime si haute qu'elle semble toucher le ciel.Et dans le murmure du vent, je l'entoure de mes bras.Je reçois sa force tranquille, mes angoisses existentielles disparaissent, je suis en paix.Et je me dis alors que l'essentiel est là, à cet instant, dans cet arbre, dans son essence, dans son histoire millénaire.Lui, le poumon de la terre qui respire par toutes les feuilles de ses branches, il me ramène à mon propre souffle vital.Si on dit que le chien est le meilleur ami de l'homme, souhaitons qu'un jour l'homme devienne le meilleur ami de l'arbre parce qu'après tout, notre destin est lié au sien.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Sicotte recevra une copie laminée de cette page PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Louise-Véronique Sicotte : « L'arbre depuis longtemps me fascine et m'inspire.» Tour de Babel La plus sublime institution P IERRE GIRARD L'auteur est unrésidant de Longueuil Randall Wallace, le directeur de production du film We Were Soldiers, a dit en parlant de son film : « Il n'y a plus de héros de guerre de nos jours, les vrais héros maintenant, sont les parents qui restent avec leurs enfants pour les aimer et les protéger.» Il n'y a presque plus d'enfants maintenant parce que les modes et les courants sociaux actuels invitent à des moeurs toujours plus libéralisés et anarchiques, et aussi parce que le don de soi se perd de plus en plus dans ce monde toujours plus compliqué et où il est de plus en plus difficile de s'y retrouver.Nous avons perdu de vue que le foyer est le meilleur endroit pour se retrouver personnellement.L'amour que nous portons à nos enfants a de plus le pouvoir de modérer nos élans égoïstes et de les transformer en des victoires sur la maîtrise de nos caractères, ce qui en soi est un accomplissement bien plus grand que ce que peut procurer une carrière ambitieuse n'ayant de but que le prestige et une affirmation de soi illusoire et éphémère.La famille qui s'épanouit est et restera le plus grand accomplissement humain et la plus sublime institution, mais beaucoup ont peur de s'engager, et avec toutes ces séparations, cela se comprend.C'est un cercle vicieux.L'Église a aussi trop longtemps cherché à tort à s'approprier l'institution sociologique du mariage pour nous l'imposer comme un rituel religieux et sacré.Cela a provoqué une indigestion de la religion dogmatisée, des valeurs familiales, du couple, et même que cela a obscurci la réalité d'un Dieu intelligent, qui n'a pourtant pas besoin d'intermédiaires, de simagrées, ni de cérémonies pour que nous entretenions un contact personnel avec Lui en toute confiance et simplicité.Il faudrait redorer le blason des bienfaits sécurisants de la famille et encourager la femme à renouer avec sa nature et ses dons maternels, tout en responsabilisant les hommes afin qu'ils participent activement à l'éducation des enfants.La dénatalité québécoise est le signe que notre civilisation est sur son déclin.Pour changer cela, il faudrait avant tout comprendre qu'un foyer avec des enfants n'a rien de dévalorisant en soi, ni pour l'homme ni pour la femme, bien au contraire.Ils sont l'étalon qui mesure la vraie richesse de notre culture et de notre implication sociale responsable.FRÉDÉRIC PAQUETTE Mon neveu a un accident de ski et se fracture le tibia.Nous nous trouvons heureusement à Saint-Donat, dans les Laurentides, où il y a un CLSC très habitué à ce genre de blessures.Le médecin sur place diagnostique immédiatement une triple fracture, fait un attelage pour la jambe de mon neveu, lui prescrit des antidouleurs et nous donne un papier de consultation pour l'orthopédiste afin qu'il puisse se faire faire un plâtre.Jusqu'ici ça va.De retour à Montréal, nous contactons l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.On nous indique alors qu'on doit malgré tout passer par les urgences.Nous tentons de faire comprendre au personnel que la jambe est déjà immobilisée, que nous avons la documentation pour passer directement à l'orthopédiste.Rien à faire, on nous dit que, pour passer chez l'orthopédiste, ça prend une demande de consultation des urgences de l'hopital.Nous prenons alors notre courage à deux mains et partons à l'assaut des urgences de Maisonneuve-Rosemont.Huit heures d'attente plus tard, le médecin d'urgence fait reprendre des radios (elles avaient déjà été prises à Saint-Donat).Il diagnostique la même fracture tout en constatant que le travail avait bien été fait par le médecin du CLSC, il tente d'avoir un orthopédiste et se fait dire que l'orthopédiste nous contactera le lundi pour faire le plâtre.Lundi, un appel à la clinique externe de l'hôpital nous apprend que la liste de gens en attente de soins est longue et que nous aurions probablement plus de chances à Sainte-Justine.Appel à Sainte- Justine où on nous dit qu'on doit se présenter aux urgences car ils n'acceptent que les demandes de consultation soumises par les urgences de l'hôpital ! Bordel ! Je suis certain que des invraisemblances de ce type existent par milliers dans la tour de Babel qui nous sert de système de santé.Comment allonsnous désengorger les urgences si on renvoie les gens constamment vers cette porte, même quand ce n'est pas urgent et que nous avons déjà les documents nécessaires pour passer directement au service suivant ?Si on prenait chacun de ces problèmes de fonctionnement et qu'on les réglait, peutêtre qu'on se rendrait compte qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter les budgets ?La FÂÂMME, cettemerveille! GENEVIÈVE LACASSE L'auteuredemeure àGatineau.Il y a beaucoup de documentshommage aux femmes qui circulent sur Internet et qu'on s'envoie gaiement.Partout, on y vante « la FÂÂMME, cette merveille !» Ce qui, sans doute avec les années, a beaucoup contribué à remonter les ego des « fââmmes », du moins en Amérique du Nord.Cela, sans parler des téléromans et des annonces publicitaires dans lesquelles on voit toujours les filles qui sont supérieures, sentent bon, elles, même quand elles vont aux toilettes, sont plus intelligentes avec des corps de déesses maigres et prédatrices, au string qui dépasse, et tutti quanti ! Pendant ce temps, les petits garçons, les ados et les hommes sont représentés par des pas trop futés, des mangeux de junk food, des nonos, des demeurés boutonneux, des irresponsables, des courailleux- sans-coeur ou des dominés par leurs blondes et, par-dessus tout, on s'en sert pour faire la publicité de « sent-bon » pour la toilette car eux, ils puent ! Il faut dire que la publicité est, la plupart du temps, dirigée vers les Fââmmes car elles sont les grandes acheteuses ! Et elles, dans tout ça, passent pour des chipies frustrées mais supérieures ; enfin, c'est l'image que tout ça véhicule.Pas étonnant que tant de jeunes garçons aient une piètre estime d'eux-mêmes ! Et que les filles soient condescendantes envers les gars tout en s'attriquant en guidounes car tous ces jeunes s'identifient beaucoup à ce qu'ils voient à la télé.Et tout ce beau monde recherche l'âme-soeur en se méfiant de l'autre, en se méprisant mutuellement car il faut être de son temps, à la mode, et correspondre à tous ces clichés.Tous ces clichés qui servent à vendre, à faire faire de l'argent.Beaucoup de jeunes ne sont pas à l'aise avec toutes ces représentations et ne s'identifient à aucune d'entre elles et n'osent le dire (car les parents sont trop occupés pour prendre le temps de créer des liens de confiance), ce qui les amène à être tristes, à ne pas s'aimer, à s'isoler, à se cacher derrière leur clavier et leur écran d'ordi en rêvant à la vie, à l'amour.Je le fais remarquer à mon gars de 16 ans afin qu'il ne soit pas touché par ces campagnes de destruction massive envers les garçons et les hommes.Rabaisser les autres pour se mettre en valeur, c'est vieux comme le monde et si pathétique.Quand ce n'est pas pas la faute de l'un, c'est la faute de l'autre.Et vogue la galère, pauvre humanité ! J'ai bien hâte que toutes et tous réagissent et remettent les choses dans leur juste contexte.Et j'ai bien hâte de voir un diaporama en hommage aux hommes.Qui, des deux sexes, agira le plus intelligemment ?C'est à suivre.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 3365539A LA PERSONNALITÉ ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Elle s'est appelée tour à tour Chantal, Céline, Albertine, Antonietta; il y a eu aussi Myriam, Britany et Janet.Et bien d'autres femmes dont elle a incarné la vie en téléromans, en films ou en pièces de théâtre.Mais c'est pour Jeanne, héroïne du film La Neuvaine, finalement, que le Jutra de la meilleure actrice lui a été décerné.Élise Guilbault a été couronnée par ses pairs et par un public qui ne cesse de s'étonner des nombreuses couleurs de sa palette d'actrice.Élise Guilbault «Je le pense et je le dis souvent, je suis privilégiée d'être collée à des personnes qui m'ont toujours fait travailler.» DDEE LLAA SSEEMMAAIINNEE ANNE RICHER lise Guilbault, comme toutes les stars véritables, ne pavoise pas outre mesure.Devant la vague déferlante de reconnaissance et d'affection, d'hommages et de compliments, surtout de la part de gens qu'elle aime et admire, l'actrice fait le plein de joie tranquille.Pour cet hommage des prix Jutra et l'ensemble d'une carrière déjà impressionnante, La Presse et Radio-Canada lui décernent le titrede Personnalitéde lasemaine.La joie d'être couronnée est un bonheur à la fois intense et fugace.L'incidence est sur le coeur, déclare-t-elle, souriante, la voix posée.«Tout prend son sens, même si les vagues d'affection sont quelquefois difficiles à gérer», dit-elle, en ajoutant cependant: «Ils sont précieux, ces jours-là, il faut en profiter à plein.» Elle fait le compte.Du théâtre, quelques films, et surtout beaucoup de télévision.Elle a grandement travaillé et n'a pas abusé de quoi que ce soit.Le rôle de Jeanne, par exemple.Il lui a fallu entrer dans la peau de cet être très éloigné de ce qu'elle est.«Dans La Neuvaine, le réalisateur Bernard Émond m'a détournée en quelque sorte de mes facilités.» Elle compare certains rôles à des chaussures usées, confortables, sans danger.Pour Jeanne, elle portait des chaussures neuves.Une démarche à apprivoiser.«Jeanne m'a beaucoup appris», reconnaît-elle.Elle se sent comme d'autres acteurs le coeur battant, toujours remplie de doutes, au moment d'aborder le rivage d'une inconnue.Rien n'est acquis.La confiance en soi est toujours son lieu le plus fragile.Mais s'oublier, laisser la place à «l'autre», se «détricoter» est la grande part de sa vie.«Je le pense et je le dis souvent, je suis privilégiée d'être collée à des personnes qui m'ont toujours fait travailler.» Toute à son art Petite fille plutôt docile et timide, secrète même, Élise Guilbault, cadette d'une famille de quatre enfants, n'a jamais imaginé qu'un jour elle pourrait avoir l'oeil noir d'une caméra posé sur elle.«Ma grande inspiratrice fut Diane Dufresne.Je l'écoutais, la réécoutais.Je me suis inventée avec elle.Elle m'a donné du courage.Jamais on ne doit oublier ces influences-là.» Comme il ne faut pas non plus oublier les premiers élans, comme ceux que Janette Bertrand lui a donnés, au début de sa carrière.«Dans ma famille, les arts étaient encouragés.» Ce n'est pas peu dire puisque la comédienne a chanté, joué du piano et du violon, dessiné.Ce sont le cégep en lettres, le théâtre amateur, l'École nationale de théâtre qui ont assuré son choix de devenir comédienne.Ses explorations artistiques lui ont appris la discipline.Et son talent a fait le reste.Un brin pédagogue Elle aime transmettre, rencontrer et écouter les jeunes, ils lui permettent de se tenir à niveau, de toujours réapprendre.Sa compagnie doit leur plaire, car elle est rieuse et ne néglige aucun plaisir.«La vie est difficile, éprouvante.On est dedans.Il faut rechercher les joies simples et douces, dont la première, celle d'être envie.»Amie fidèle et chaleureuse, elle laisse tout pour ouvrir la porte de sa maison, ouvrir ses bras: «J'aime une maison vivante, les visites surprises, le plaisir de parler à un ami.» D'ailleurs, son rêve serait de voir le moins de souffrance possible.«C'est une illusion, n'est-ce pas?» Au travail ou dans la vie de tous les jours, elle se définit comme une sorte de «mère».Notamment au coeur de la famille formée de camarades soudés à l'occasion d'un tournage, d'une tournée.«La séparation est toujours un petit deuil.» Mais il y a la joie des retrouvailles: «Je ne dois pas être une mauvaise compagne de plateau puisque je travaille toujours, dit-elle en riant.De toute façon, je déteste le chaos, les tensions.» La charité l'émeut, la vraie.«Ceux qui font don de leur vie ou abandonnent tout.» Pour trouver le bonheur, elle conseille la meilleure recette: s'assurer un sentiment d'accomplissement.«L'impression qu'on a fait un geste, si petit soit-il, qui soit en accord avec soi, ses valeurs.» Elle ne demande qu'une chose: continuer de s'investir, de se donner, pour susciter des émotions, créer de la beauté.Et poursuivre sur sa lancée, une vocation qui lui tient à coeur et remplit sa vie.«Une partie de moi est bien comblée, confie cette femme heureuse.Sur le plan professionnel, je suis rassasiée sans être rendue au bout.» Et puis elle n'échappe pas au désir de tout artiste, celui de laisser une trace dans l'âme des autres.PHOTO FRANÇOIS ROY LA PRESSE© "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.