La presse, 31 mars 2006, Cahier A
[" CENTRESDESKI >HORS DU CONDO, YA-T-IL UN SALUT ?LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 ET 5 LA PYRAMIDEDUPOUVOIR FRAUDE «BOUGONS» PRIS AU PIÈGE PAGE A7 SOMMET MEXIQUE\u2014É.-U.\u2014CANADA Le premier ministre canadien Stephen Harper, le président mexicain Vicente Fox et son homologue américain GeorgeW.Bush ont joué les touristes sur le site archéologique des ruines mayas de Chichen Itza, hier.Est-ce le début d'un temps nouveau dans les relations canado-américaines ?LE REPORTAGE DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL, À CANCUN, À LIRE EN PAGE A8 Montréal vendredi 31mars 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 159 60 pages 5 cahiers UN MINI-HÔPITAL PRIVÉ AU CENTRE-VILLE Le centre multidisciplinaire accueillerait ses premiers patients d'ici deux ans PASCALE BRETON Les travailleurs du centre-ville de Montréal n'auront pas à se déplacer bien loin pour passer un examen ou se faire opérer : un mini-hôpital privé y sera construit au coût de 100 millions.Le centre médical Métropolitain, un bâtiment de six étages, verra le jour à l'angle du boulevard René- Lévesque et de la rue de la Montagne.Il devrait accueillir ses premiers patients d'ici 22 à 24 mois, ont affirmé les promoteurs en entrevue exclusive à La Presse.La clinique sera la plus importante du genre au Québec et offrira une gamme complète de services médicaux et chirurgicaux ambulatoires avec des équipements à la fine pointe de la technologie \u2014 jusqu'aux dossiers des patients qui seront complètement informatisés.Les médecins y auront accès d'une simple touche sur leur écran d'ordinateur.« Ce sera une vitrine, un centre d'excellence pour aller chercher tout ce qu'il y a de meilleur en médecine et l'amener sous un seul toit », explique l'un des deux promoteurs du projet, Linda Jurick.Le patient pourra se présenter à la clinique pour un suivi médical, un bilan de santé ou un rendezvous en urgence.>Voir PRIVÉ en page A4 VENTE DU MONT ORFORD Un projet ficelé à la hâte Mulcair limogé à cause de son opposition, dit-il Washington 2 > Canadien 3 Le capitaine sauve la mise DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Thomas Mulcair venait tout juste d'opposer son veto au projet de vente de terrains dans le parc du Mont-Orford lorsqu'il a été convoqué par le premier ministre Jean Charest et éjecté du Conseil des ministres.Dès le lendemain, devant un mémoire préparé en quelques heures, les membres du gouvernement Charest ont dû approuver en vitesse un dossier qui n'était jamais passé par le processus normal des comités ministériels.Un mois après la décision controversée de céder au privé une partie du parc du Mont-Orford, l'ancien ministre Mulcair a accepté de parler avec La Presse des circonstances entourant son congédiement.Orford a été la goutte qui a fait déborder le vase, a-t-il confié, contredisant carrément le message qu'avait tenté de faire passer l'entourage de Jean Charest jusqu'ici.>Voir ORFORD en page A6 PHOTO MARTINCHAMBERLAND LA PRESSE © Le Canadien a gagné 3 à 2 en prolongation, grâce à un but de Saku Koivu, face aux Capitals, hier soir, au Centre Bell.Nos informations en page 1 du cahier Sports.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE On devrait inviter Dick Cheney à la chasse au phoque, comme ça, il ne resterait plus de chasseurs.La SAQpense vert, Laval voit rouge Les sacs «oxobiodégradables» au centre d'une querelle entre la Ville et la société d'État SOMMAIRE Bandes dessinées ARTS 10 Bridge ACTUEL 8 Décès ACTUEL 8 et 9 Forum A 18 et 19 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 14 Monde A 15 à 17 Mots croisés ARTS 10 Mots fléchés ARTS 10 Mot mystère ARTS 10 Observateur ACTUEL 6 Petites annonces AFFAIRES 4 Météo Généralement ensoleillé, vents légers en après-midi, maximum 18, minimum 3, plus de détails en page SPORTS 8 L-V 6 21924 98765 1 FRANÇOIS CARDINAL Vivement contestée à cause de ses sacs prétendument biodégradables, la Société des alcools du Québec a d'abord répliqué par une menace de poursuite judiciaire.pour finalement se ranger.Elle envisage maintenant le remplacement de ces sacs moins vertueux qu'il n'y paraît, a appris La Presse.L'histoire débute lorsque la SAQ décide de prendre un virage qu'elle qualifie de « vert » en offrant à sa clientèle de nouveaux sacs de plastique ; le matériau contient un additif qui leur permet de se décomposer en moins de cinq ans, comparativement à plus de 150 pour les sacs traditionnels, dit-on.Tout comme son fabricant, Omniplast, la société d'État présente ces sacs comme « biodégradables ».À tort, disent ses détracteurs.Avec à leur tête la Ville de Laval, ils soutiennent qu'il s'agit là d'une exagération qui peut avoir de fâcheuses conséquences sur les efforts de recyclage des municipalités.Au coeur de la controverse, on retrouve une technologie qui permet la commercialisation de sacs que l'on dit « oxobiodégradables ».Si les premiers voient là un synonyme de biodégradable, les seconds soutiennent que ce terme signifie « autodestructibles », rien de plus.Or en accolant erronément le mot « biodégradable » à ces sacs, déplore- t-on, on incite les citoyens à les déposer dans le bac à recyclage ou, pis encore, dans le bac à matière organique, là où ils n'ont vraiment pas leur place.Le problème est que les impacts de ces nouveaux produits sur la qualité du plastique recyclé et sur celle du compost sont encore méconnus.>Voir SACS en page A6 MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Internet sans fil, facturé à l'utilisation, en classe VIA1.viarail.ca/internetsansfil Restez connecté.3390895A CHSLD ENCORE DES LACUNES Une résidante qui passe la nuit avec un cadavre pour compagnon de chambre.Un résidant qui tombe, et qui est retrouvé par le concierge.Un urgentologue qui refuse demonter à l'étage et de traiter une personne âgée hébergée.Le portrait brossé de l'unité de soins de longue durée de l'hôpital Jean-Talon par une équipe d'inspection ministérielle est très sévère.NOTRE DOSSIER À LIRE EN PAGES A2 ET A3 CHSLD ENCORE DES LACUNES L'HÔPITAL JEAN-TALON Depuis 2003, à la suite du scandale survenu au CHSLD Saint-Charles-Borromée, tous les lieux d'hébergement pour personnes âgées subissent, tour à tour, des visites d'inspection imposées par le ministère de la Santé.La Presse a obtenu les 15 rapports d'inspection produits entre novembre 2005 et février 2006.Sur le lot, la moitié des centres d'hébergement visités par les équipes d'inspection affichent d'importantes lacunes.L'unité de soins prolongés de l'hôpital Jean-Talon est particulièrement visée par les critiques.KATIA GAGNON Une résidante qui passe la nuit avec un cadavre pour compagnon de chambre.Un résidant qui tombe, et qui est retrouvé par le concierge.Un urgentologue qui refuse de monter à l'étage et de traiter une personne âgée hébergée.Des repas répétitifs et servis froids.Le portrait brossé il y a à peine un mois de l'unité de soins de longue durée de l'hôpital Jean-Talon par une équipe d'inspection ministérielle est très sévère.Certaines situations doivent être corrigées, estime l'équipe d'inspection, « dans les plus brefs délais ».L'unité de soins de longue durée de l'hôpital Jean-Talon, située aux septième et huitième étages de l'établissement, visitée en février dernier par une équipe d'inspection, est sérieusement écorchée dans ces rapports.Cette unité, qui devait au départ être un simple lieu de transit vers un CHSLD, est maintenant un lieu de vie pour les résidants, qui y demeurent de plus en plus longtemps à cause de la rareté des places en centre d'hébergement.En moyenne, les bénéficiaires y sont hébergés pendant près de quatre mois.Mais cette unité sera bel et bien la dernière adresse pour plusieurs d'entre eux : on y compte 50 décès chaque année.La liste des griefs Or, des aspects essentiels de la vie des résidants semblent y être négligés.Au premier chef, l'intimité des résidants semble peu respectée.Il faut dire que les résidants sont hébergés dans des chambres doubles, ou même triples.Un simple rideau sépare les lits.Les soins d'hygiène et médicaux sont parfois donnés sans même que ce rideau séparateur ne soit fermé.Cette absence d'intimité peut parfois poser des problèmes encore plus graves : des résidants sont notamment témoins de l'agonie et du décès de leurs compagnons de chambre.Une dame hébergée à Jean-Talon a confié à l'équipe d'inspection qu'elle avait dû passer la nuit avec la dépouille de son voisin de lit, parce que le médecin n'avait pu venir constater le décès avant plusieurs heures.Il va sans dire que cette dame s'en est trouvée « affectée sur le plan émotionnel et psychologique », précise le rapport.Aussi, et c'est probablement le plus surprenant pour une unité située dans un hôpital, l'accès aux soins semble parfois poser des problèmes.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le portrait de l'unité de soins de longue durée de l'hôpital Jean-Talon dressé par une équipe d'inspection ministérielle est très sévère.Les griefs sont nombreux.Des aspects essentiels de la vie des résidants semblent y être négligés.Des pots.Des locaux inadaptés pour les fauteuils roulants au comportement reprochable de certains employés, en passant par des cloches tellement bruyantes qu'elles font sursauter les pensionnaires, les lacunes constatées dans différents CHSLD ou résidences ont de quoi faire réfléchir.Tour d'horizon de quelques-unes des résidences critiquées, mais aussi de celles qui ont reçu des éloges.KATIA GAGNON ET MALORIE BEAUCHEMIN CENTRE HOSPITALIER L'ASSOMPTION Saint-Georges de Beauce CHSLD (privé) 96 lits répartis sur 3 étages Le centre hospitalier l'Assomption est, de loin, le pire que les équipes ministérielles d'inspection ont pu visiter au cours des six derniers mois.Plusieurs membres de l'équipe qui se sont rendus dans ce CHSLD privé, situé à Saint-Georges de Beauce, ont confié avoir eu « un choc» après cette visite.En effet, les services répondent « très peu » aux besoins réels de la clientèle, note le rapport, qui avait fait l'objet d'une fuite en janvier dernier dans le Journal de Montréal.Jusqu'à ce que la direction effectue des changements, en décembre dernier, les bains n'étaient donnés une fois par semaine qu'à la moitié de la clientèle.Ces bains se donnaient dans un équipement vétuste d'hydrothérapie, et on ne changeait pas l'eau après chaque bénéficiaire, ce qui rebutait nombre de résidants.Les culottes d'incontinence étaient en coton, une façon de faire « archaïque », soulignent les inspecteurs.Certains résidants étaient vêtus en permanence d'une chemise d'hôpital.Ils mangeaient toujours dans leurs chambres.La directrice du centre, France Beaudin, assure que plusieurs changements ont été effectués depuis le passage des inspecteurs.Tous les résidants obtiennent désormais leur bain hebdomadaire, et l'eau est changée.Une nouvelle baignoire, plus conforme aux normes actuelles, a été commandée.Des culottes d'incontinence jetables sont maintenant utilisées, et des salles à manger ont été aménagées.Les contentions appliquées aux résidants ont toutes été révisées.FOYER SAINTS-ANGES Ham-Nord (Centre-du-Québec) Résidence privée conventionnée 28 places en CHSLD (public) et 10 places en privé Malgré les efforts de créativité considérables de la direction et des employés, « il n'en demeure pas moins que cet environnement n'est pas adéquat pour accueillir une clientèle lourde », indique le rapport.Escaliers dangereux, pente risquée et mal indiquée, plancher abîmé qui pourrait entraîner des chutes, manque d'intimité dans les salles de toilettes : les critiques sont nombreuses.L'espace fait défaut, constate le rapport, et les portes donnant accès aux chambres sont trop étroites pour qu'une personne en fauteuil roulant puisse manoeuvrer seule.Or, la résidence accueille une clientèle en grande perte d'autonomie.Les employés sont toutefois décrits comme de qualité, soucieux et dévoués.Le rapport recommande d'agir avec urgence pour réduire les facteurs de risque, mais conclut toutefois que le « milieu est en mouvement » et que des correctifs concrets sont mis en oeuvre.Le directeur général, Alain Lavertu, répond qu'un « projet de rénovation est en cours» pour corriger les « infrastructures déficientes ».RÉSIDENCE LA PINIÈRE Laval CHSLD (public) 100 places, réparties sur quatre étages Les pensionnaires de la résidence se plaignent de services déficients, dont la qualité dépend de l'heure, ou des préposés en service.Ainsi, on constate des lacunes dans la continuité des interventions d'une équipe à l'autre, ainsi que des lacunes dans la surveillance.Les activités sociales seraient aussi insuffisantes et non adaptées à la clientèle.Le rapport soutient aussi qu'il est difficile de voir un médecin sur demande et que les résidants « considèrent que les médec i ns sont génér eux en médicaments ».L'équipe qui a visité l'établissement pour le ministère fait aussi ce constat d'une « utilisation importante des médicaments pour le système nerveux central ».De plus, la moitié des salles de bains ne sont pas pourvues « de rideaux pour s'assurer de préserver l'intimité des résidants ».Sans équivoque, le rapport estime que le système de cloches d'appel, trop bruyant, « doit être changé ».Surtout, le rapport fait état d'une attitude négative, voire de «comportements inacceptables» de certains employés.Ces conclusions, du moins en ce qui a trait au personnel, viennent confirmer un diagnostic qui avait déjà été fait par la direction.Un plan d'amélioration continue a d'ailleurs été adopté en juin dernier pour « favoriser et réaliser les changements nécessaires ».CENTRE D'ACCUEIL DENIS- BENJAMIN-VIGER Montréal Centre d'hébergement public 125 lits, dont 64 pour une clientèle lourde Manque de ressources cliniques, manque d'encadrement, manque d'activités adaptées : ici, tous les groupes interrogés s'entendent pour dire que la qualité de vie des résidants est négligée.Parce qu'il n'y a pas assez d'effectifs, il n'existe pas de programme d'accompagnement aux toilettes. CHSLD ENCORE DES LACUNES SÉVÈREMENT BLÂMÉ « Ainsi, un résidant du septième ou du huitième étage en situation d'urgence ne serait pas toujours assuré d'obtenir, auprès du services des urgences situé au rez-dechaussée, les soins requis par sa condition, sous prétexte que, selon certains urgentologues, ce résidant devrait pouvoir être traité par le médecin en fonction sur les étages.» Nicole Collette, directrice des services infirmier de l'hôpital, assure que ce genre d'incident ne s'est produit qu'à une seule occasion.« Depuis, nous avons révisé nos procédure.Ça n'arrive plus », dit-elle.Mais le rapport déplore également que « l'accès aux services spécialisés ne soit pas toujours facile ni rapide, et ce en dépit du fait que l'installation exploite un centre hospitalier de soins généraux et spécialisés ».Et quand des soins sont prodigués, « le résidant ou son représentant ne dispose pas toujours de l'information qui lui permettrait de donner un consentement éclairé.Il se sent parfois contraint de s'en remettre à l'expertise clinique ».De plus, la surveillance des résidants n'est pas toujours adéquate.« Un résidant aurait chuté de son lit et serait demeuré étendu sur le sol sans que le personnel clinique ne s'en aperçoive.C'est un employé de l'entretien ménager qui aurait découvert le résidant allongé par terre.» De façon générale, peut-on également lire dans le rapport, le personnel « manque de chaleur envers les résidants ».Dans le quotidien, les personnes âgées hébergées ne sont pas consultées sur leurs heures de coucher et de lever.« Certains emp l oyés n ' a c c e p t e nt pa s facilement qu'un résidant réclame de l'aide pour se lever du lit, après le dîner, sans avoir complété sa sieste, la durée de celleci étant fixée par les employés.» Les résidants mangent des menus routiniers, qui reviennent aux deux semaines.« Les aliments qui se mangent chauds sont régulièrement servis froids.» L'hôpital se défend Les responsables de l'hôpital Jean-Talon se défendent en disant qu'il s'agit, précisément, d'un hôpital.« Il faut créer un milieu de vie pour les gens hébergés, mais à l'intérieur d'un hôpital.C'est un défi », dit Nicole Collette.La directrice des soins infirmiers plaide que plusieurs incidents rapportés par les membres de l'équipe d'inspection ne se sont produits qu'une fois.« Certains événements ont été montés en épingle », dit-elle.D'autres lacunes soulignées par l'équipe d'inspection devront être corrigées.« On essaie de faire en sorte qu'une personne en phase terminale ait une chambre privée.Mais pour ça, il va falloir demander à un résidant hébergé dans ces chambres simples de déménager temporairement.» Fait étonnant, les responsables de l'hôpital Jean-Talon ont affirmé qu'il n'avaient pas reçu le rapport final d'inspection alors qu'il avait été envoyé à La Presse cette semaine par le ministère de la Santé.« Un résidant aurait chuté de son lit et serait demeuré étendu sur le sol sans que le personnel clinique ne s'en aperçoive.C'est un employé de l'entretien ménager qui aurait découvert le résidant allongé par terre.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © L'inspection ministérielle souligne entre autres que dans cette unité de soins de longue durée de l'hôpital Jean-Talon, l'intimité des résidants semble peu respectée.Ces derniers sont hébergés dans des chambres doubles, ou même triples.Un simple rideau sépare les lits.et des fleurs Résultat : les bénéficiaires sont invités à porter un vêtement d'incontinence et ce, même s'ils n'en auraient pas besoin.Un dur coup à la dignité et à l'autonomie, souligne le rapport.Dans un même ordre d'idées, les pensionnaires n'auraient pas accès aux mêmes services, selon les différents quarts de travail.La discrétion sur la condition des patients laisserait à désirer\u2014diagnostics, plans de soins et consignes se retrouvant à la vue de tous.On note aussi la désuétude et le mauvais entretien des locaux, l'étroitesse des couloirs, le manque d'espace de rangement \u2014 des chariots encombrent le passage dans les couloirs.Les problèmes de bruit (cloches d'appel trop bruyantes), d'odeurs, de température (très froid ou très chaud), d'éclairage dans les couloirs, s'ajoutent au manque d'installations adéquates.Toutefois, derrière ce constat désolant, il faut expliquer que la direction du centre est nouvelle (depuis le printemps 2005 seulement).À son arrivée, l'équipe a constaté d'énormes lacunes, un manque d'effectifs, de sérieux problèmes d'espace et d'infrastructures, et la direction assure qu'elle s'emploie à corriger la situation qui était alors jugée «critique ».HÔTEL-DIEU DE SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe Établissement public 376 places en soins de longue durée, réparties en sept unités Bien que le bâtiment ait été rénové entre 1998 et 2002, l'étroitesse des locaux et l'encombrement des aires communes par du mobilier et du matériel inutilisés demeure préoccupant.Au moment de la visite officielle, quelques incidents ont soulevé des questionnements : l'utilisation importante de mesures de contrôle, un accompagnement déficient pour les résidants voulant se rendre aux toilettes, des résidants vêtus seulement de chemises d'hôpital, un personnel d'encadrement insuffisant, une surveillance de nuit inadéquate.En réponse au rapport, la direction de l'établissement a admis, entre autres, devoir « poursuivre (les) efforts à encourager le personnel à amener de façon régulière à la toilette la clientèle qui le peut au lieu d'utiliser un produit d'incontinence », tout en ajoutant que les dépenses de l'établissement en couches-culottes sont inférieures à la moyenne provinciale.De plus, la direction soutient que le taux de satisfaction de sa clientèle atteint 84%, selon le dernier sondage interne.FOYER DE HAVRE-SAINT- PIERRE Havre-Saint-Pierre CHSLD (public) 19 résidants Construit il y a 36 ans, jamais rénové, le bâtiment du foyer Havre- Saint-Pierre est totalement « vétuste » et inadapté à une clientèle dont l'état de santé se détériore, constate l'équipe déléguée à la visite des lieux.Au point où le rapport invite tous les intervenants à « accélérer la réflexion en cours quant à l'avenir du Foyer de Havre- Saint-Pierre » comme établissement accueillant des résidants nécessitant des soins de longue durée.Des chambres trop petites pour se déplacer en fauteuil roulant et des salles de bains inadaptées aux personnes en perte d'autonomie nuisent au bon fonctionnement.Le rapport recommande aussi que les effectifs professionnels le soir et la nuit soient suffisants pour répondre aux besoins des résidants, qui ont affirmé ne pas se sentir en sécurité pendant ces périodes.Certains ont même affirmé que les bénéficiaires avaient peur de faire des plaintes, de peur de représailles.À la direction de l'établissement, on assure que la qualité des soins n'est pas en cause, mais que les chambres et salles de bains nécessitent d'importants aménagements.« On doit maintenant choisir entre rebâtir ou rénover », souligne la directrice générale, Danièle Limoges.La volonté de régler la situation est bien présente, assure-t-elle.RÉSIDENCE SAINTE-CLAIRE Montréal Privée, autofinancée 38 places Malgré quelques ajustements qui pourraient être faits, notamment la mise sur pied d'un comité d'usagers ou l'embauche d'une technicienne en loisirs, la Résidence Sainte-Claire passe l'examen et récolte une note exemplaire.Environnement humain, organisation « tissée serré », qualité des repas, propreté et largeur intéressante des couloirs et des chambres, le rapport ne tarit pas d'éloges sur la résidence, reprenant même le vieil adage « small is beautiful ».Un bémol est toutefois à apporter, puisqu'il s'agit d'un établissement privé, qui « tire ses revenus de ses clients » et est donc limitée « par la capacité de payer de ces derniers », explique le rapport.Il a été impossible, hier, de s'informer auprès de la direction sur le coût d'une place dans cette résidence.CHÂTEAU WESTMOUNT Westmount Privée, autofinancée 112 places, dont 86 pour des soins de longue durée Une clientèle très âgée, beaucoup de problèmes cognitifs mais une qualité de vie supérieure, sûrement attribuable en partie aux 5000$ par mois qu'il en coûte pour y résider.Deux médecins, une pharmacie, une sensibilité particulière de la direction aux besoins de sa clientèle, le rapport multiplie les éloges à propos de cette résidence.La température des chambres est même laissée à la discrétion des résidants.Les employés sont dévoués et apprécient l'entreprise.Quelques problèmes de confidentialité des renseignements personnels des pensionnaires ont toutefois été constatés, des listes de diagnostics étant affichées publiquement.Selon une des personnes participant à la visite, la majorité des résidants auraient des accompagnateurs privés, ce qui contribue à l'appréciation et à la réputation d'excellence de l'établissement dans la communauté. SUITE DE LA UNE Un mini-hôpital privé au centre-ville Des ambulances torontoises louées pour desservir Montréal PRIVÉ suite de la page 1 Comme l'accent est mis sur la multidisciplinarité, médecin généraliste, nutritionniste, psychologue et pharmacien travailleront côte à côte.La clinique disposera de CT Scan, d'équipement de résonance magnétique et d'appareils linéaires.Il sera possible d'y subir différents tests diagnostiques, d'avoir un traitement de radiothérapie ou de passer sur la table d'opération pour une chirurgie.Si la clinique est financée par des intérêts privés, les soins seront dispensés par des médecins participant au régime d'assurance maladie du Québec.Le patient n'aura donc qu'à présenter sa carte d'assurance maladie pour être soigné.Par contre, certains services qui ne sont pas assurés par la RAMQ pourront être offerts au public moyennant certains frais.C'est le cas d'un test de résonance magnétique ou d'une mammographie.Selon ses promoteurs, le centre médical Métropolitain pourra aussi contribuer à réduire les listes d'attente, notamment dans le domaine de la chirurgie orthopédique.Philosophie Le projet semble en effet s'inscrire dans la volonté du gouvernement Charest.En réponse au jugement Chaoulli, Québec a récemment annoncé son intention de ne pas faire attendre les patients plus de six à neuf mois pour une chirurgie du genou, de la hanche ou des cataractes.Quitte à se tourner vers des cliniques affiliées si les hôpitaux ne sont pas en mesure de fournir à la demande.Les promoteurs du centre médical Métropolitain comptent d'ailleurs multiplier les approches auprès du Ministère et des intervenants du réseau de la santé au cours des prochains mois.Hier, ils ont dîné avec le directeur des affaires médicales et universitaires de l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal.Les promoteurs ne s'en cachent pas, ils aimeraient que leur établissement soit inscrit comme clinique- réseau (un statut qui prmet de donner l'accès à un médecin tous les jours de l'année).Pour le moment, les principaux concernés dans le réseau restent prudents, même s'il semble y avoir un certain intérêt.« Je n'ai pas de détails.Le projet ne nous a pas été présenté à nous, a commenté hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Si ça donne plus d'accessibilité, nous sommes d'accord.Nous sommes d'accord avec tout ce qui augmente l'accessibilité.» Le projet semble sérieux.Des investisseurs étrangers se sont montrés vivement intéressés.Des compagnies pharmaceutiques et médicales aussi.« Il faut compter une soixantaine de millions pour la construction de la clinique ainsi que 30 à 35 millions en équipements médicaux, sous forme d'hypothèque », souligne l'un des promoteurs, Claude-Michel Morin.Plus de 850 employés devraient travailler à la clinique à temps plein, de même que 150 médecins qui viendront à tour de rôle.Déjà, une quarantaine de médecins auraient signé une entente.« Nous pourrons dévoiler leur nom au moment de la première pelletée de terre », estime M.Morin.Le directeur médical de la clinique sera le Dr David Mulder, actuel chef de traumatologie au Centre universitaire de santé Mc Gill et médecin attitré du Canadien de Montréal.Hier, il n'a pas été possible de recueillir ses commentaires.Avec la collaboration de Tommy Chouinard CAROLINE TOUZIN Ne vous étonnez pas de voir des ambulances blanches de Toronto circuler dans les rues de Montréal.Depuis trois mois, Urgences-santé loue six ambulances torontoises au coût de 40$ chacune par jour pour pallier son manque de véhicules d'urgence.La facture s'élève aujourd'hui à plus de 21 000 $, et ce n'est pas terminé.Il y a également un imbroglio concernant le paiement de la note.Un retard dans la livraison de 129 nouvelles ambulances est à l'origine de cette addition plutôt salée.Urgences- santé a accordé en mai dernier le contrat de renouvellement de son parc, d'une valeur de 10,4 millions, à une entreprise de Boucherville, Novacentre Technologie.Le premier lot de 10 véhicules devait être livré avant la fin de 2005, mais cela n'a pas été fait.Urgences-santé ne pouvait plus attendre.« On avait quatre ou cinq ambulances qui n'étaient plus en état de rouler.On avait besoin de les remplacer pour les mois de janvier et février.Ce sont les mois où les véhicules s'endommagent le plus à cause de la météo », explique son porte-parole, André Champagne.Urgences-santé s'est tournée vers Toronto EMS ambulances après avoir lancé deux appels d'offres qui sont restés sans réponse au Québec.L'entreprise torontoise leur a refilé des ambulances qui avaient « terminé leur durée de vie ».Elles étaient destinées à être vendues dans un encan public, selon M.Champagne.À Montréal, elles servent essentiellement à faire des transports non urgents entre les hôpitaux.Le coût de la location ne sera pas assumé par les contribuables, mais par Novacentre, assure l'organisme à but non lucratif lié au ministère de la Santé.Pas si sûr, répond le directeur général de Novacentre, Denis Doré.« Nous n'avons pas discuté de remboursement avec Urgences-santé, mais quand nous lui avons offert des ambulances en attendant le prototype, elle a refusé », ajoute-t-il.Novacentre Technologie évoque un litige entre Urgences-santé et un autre fabricant d'ambulances, Demers Ambulances, pour son retard.Demers Ambulances, qui a perdu l'appel d'offres, a décidé de poursuivre Urgences-santé au sujet des droits de propriété intellectuelle des véhicules existants.Résultat: Urgences- santé a demandé à Novacentre de concevoir un nouveau module de soins (la boîte carrée à l'arrière de l'ambulance).Le prototype du nouveau véhicule a finalement été remis à Urgences- santé le 17 mars, mais il n'était toujours pas approuvé pour être reproduit en 129 exemplaires.Il y a deux jours, le Bureau de normalisation du Québec a attesté de sa conformité.Le dernier véhicule devrait être livré en novembre 2007, comme le stipule le contrat.« On peut accélérer la chaîne de production pour combler le retard », assure M.Doré.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Une nouvelle clinique verra le jour angle René-Lévesque et de la Montagne.Ci-haut, les instigateurs du projet, Linda Jurick et Claude-Michel Morin.«Si ça donne plus d'accessibilité, nous sommes d'accord.Nous sommes d'accord avec tout ce qui augmente l'accessibilité.» \u2014 Le ministre Philippe Couillard Vivez l'expérience de la navigation avec reconnaissance de la voix.acura.ca Vivez l'expérience d'une technologie de pointe, d'un niveau de performance sans égal et du véritable confort.Etmaintenant, vivez l'expérience de taux de location et de financement incroyables.Afin de trouver le concessionnaire Acura le plus près de chez vous pour vivre l'expérience de votre essai routier, visitez acura.ca dès aujourd'hui.3389989A Fini les grèves perlées C'est un retour à la normale, ce matin, dans les centres de la petite enfance de la région de Montréal.Les grèves perlées, qui perduraient en raison de délais nécessaires pour entériner l'entente sur la nouvelle convention collective et la stratégie de contestation devant les tribunaux adoptée par la CSN sur l'équité salariale, seraient donc terminées.«À Montréal, les employeurs ont signé les protocoles de retour au travail.Tout devrait donc être rentré dans l'ordre », a estimé hier Roger Deslauriers, aux communications de la CSN.Dans chacune des régions du Québec, les éducatrices se sont prononcées cette semaine «dans une large proportion » en faveur de la nouvelle stratégie.Ensuite, il ne restait qu'aux employeurs à signer le protocole de retour au travail pour que se terminent les grèves perlées qui paralysaient les CPE pendant quelques heures chaque matin.Ce qui a été fait, du moins à Montréal, confirme M.Deslauriers.Tout devrait donc rentrer dans l'ordre aujourd'hui.Malorie Beauchemin . ACTUALITÉS L'Université de Montréal achète la gare de triage d'Outremont La décontamination coûtera 18 millions MARIE ALLARD L'Université de Montréal a acheté hier la gare de triage d'Outremont pour y ériger un deuxième campus.La note est salée : 18 millions de dollars pour le terrain et.18 millions pour sa décontamination, sans compter le déplacement des voies ferrées, qui coûtera 8 millions de plus.« C'est un jour historique, a dit Pierre Simonet, vice-recteur à la planification de l'Université de Montréal.La prochaine étape consiste à conclure des ententes avec les trois ordres de gouvernement pour obtenir leur soutien financier.» Les pourparlers sont toutefois déjà avancés, a-t-il ajouté.Le ministre de l'Éducation, Jean- Marc Fournier, a salué ce projet « porteur et structurant ».Le gouvernement du Québec « envisage positivement son partenariat » avec l'institution, la Ville de Montréal et le gouvernement fédéral, a-t-il indiqué.Le début des travaux est prévu pour la fin de l'été, ce qui donne six mois de préavis aux clients du Canadien Pacifique, actuel propriétaire du terrain.« Le CP est le seul qui en profite : il vend un terrain contaminé et obtient des rails neufs », a dénoncé Louis Dumont, président du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal.L'ensemble des syndicats de l'Université s'est opposé à la vente, annoncée dès septembre dernier.Déjà, un déficit budgétaire de 10 millions a obligé la direction à suspendre les embauches de professeurs.«L'Université contracte un emprunt, qui va le rembourser ?» a demandé M.Dumont.Depuis 2000, la dette de l'institution est passée de 250 à 400 millions, sans compter l'achat d'hier.Nouvel emprunt L'Université de Montréal a effectivement contracté un nouvel emprunt de 18 millions pour acquérir le terrain de 180 000 mètres carrés.« On essaie de profiter des taux actuels, qui sont très bas », a expliqué M.Simonet.L'option d'achat \u2014 qui date de l'époque où la construction du nouveau CHUM était envisagée à la gare de triage\u2014 venait à terme en avril.La décontamination du terrain est aux frais de l'Université, même si des subventions sont attendues.La construction d'un campus complet, jumelé à des résidences étudiantes, des logements, une gare du train de banlieue et des espaces verts, est prévue sur ce terrain.Le déménagement des facultés de sciences, mal logées dans le vieux pavillon principal, « pourrait constituer une priorité », a dit M.Simonet.Il ajoute qu'« une vaste opération de réorganisation doit être menée dans les prochains mois, en consultant la communauté universitaire ».PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Le début des travaux à la gare de triage d'Outremont est prévu pour la fin de l'été, ce qui donne six mois de préavis aux clients du Canadien Pacifique, actuel propriétaire du terrain.Étude controversée sur le jeu pathologique Pierre Foglia sera de retour PIERRE FOGLIA demain L'Université Laval blanchit son professeur MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL BEETHOVEN LA SYMPHONIE No 9 de Ludwig van UNE OEUVRE MAGISTRALE INTERPRÉTÉE PAR L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL LA MAISON SIMONS EST HEUREUSE DE PRÉSENTER CE CONCERT-BÉNÉFICE EN EXCLUSIVITÉ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006 19h30 SALLE PRATT&WHITNEY CANADA THÉÂTRE DE LA VILLE LONGUEUIL RÉSERVATION DE BILLETS 450 646 3890 3391982A MATHIEU PERREAULT L'Université Laval rejette la plainte en déontologie contre Robert Ladouceur.Le professeur de psychologie avait présenté en février, dans une conférence de presse, une étude affirmant que le Casino de Hull n'avait pas fait augmenter le jeu pathologique dans la région.Cette étude avait été attaquée par les groupes opposés à Loto-Québec et au déménagement du Casino de Montréal à Pointe- Saint-Charles.Selon l'organisme qui avait déposé la plainte à l'Université, Emjeu, M.Ladouceur avait caché certains résultats de son étude, et cette dernière était minée par des problèmes méthodologiques.Emjeu affirmait que le financement que M.Ladouceur a reçu de Loto-Québec lui imposait d'être particulièrement prudent dans ses conclusions.Emjeu avançait aussi que M.Ladouceur avait coordonné sa conférence de presse avec d'autres sorties publiques en faveur du déménagement du Casino de Montréal.Le vice-recteur à la recherche de l'Université Laval, Raymond Leblanc, a décidé de juger lui-même de la plainte, qui avait été adressée au comité d'éthique de l'Université.M.Leblanc, qui est épidémiologiste, a consulté trois experts anonymes.Emjeu a affirmé hier qu'elle demanderait au recteur de réviser la décision de M.Leblanc.La réponse de M.Leblanc fait grand état de la feuille de route de M.Ladouceur et de ses nombreuses publications.Le vice-recteur affirme que les chercheurs ont le devoir d'intervenir dans les débats publics, même avec des résultats qui n'ont pas encore été publiés dans des revues savantes.Il détaille l'application des subventions de Loto-Québec, qui n'aurait eu aucun droit de regard sur le travail de M.Ladouceur.Et il défend le droit de M.Ladouceur de présenter les résultats qu'il juge les plus significatifs.La question méthodologique est plus délicate.Emjeu s'était appuyé sur une critique de Jean Leblond, un psychologue qui a longtemps travaillé avec M.Ladouceur.Sa principale critique est que l'étude avait « perdu » 75% de son échantillon de 800 personnes au cours de l'étude, qui a duré cinq ans.Or, il est possible que les personnes qui n'ont pas été suivies jusqu'au bout de l'étude étaient plus vulnérables au jeu pathologique : par exemple, qu'elles aient disparu parce que leur vie a été détruite par le jeu.Pour évaluer ce problème, M.Ladouceur a comparé l'état initial des gens qui ont été suivis durant toute l'étude et de ceux qui ont décroché.Il n'a pas trouvé de différence dans leurs réponses à des questionnaires d'évaluation du jeu pathologique.M.Leblanc est satisfait de cette vérification.Mais M.Leblond la juge insatisfaisante.« En sciences, des taux d'attrition sont parfois observés jusqu'à 80%, explique M.Leblond.Quand un phénomène étudié est fréquent, et que la taille initiale de l'échantillon est énorme, une grande attrition n'empêche pas nécessairement de conclure.Dans le cas présent, le problème n'est pas tant l'ampleur de l'attrition que le fait que cette attrition a fait pratiquement perdre toute puissance statistique.Il n'était pas possible d'observer une augmentation à moins qu'elle ait triplé, ce qui aurait déjà été énorme.» M.Leblond est aussi déçu que l'évaluation du travail de son ancien collègue n'ait pas été faite avec plus de transparence, par un comité indépendant.«M.Leblanc a consulté trois personnes, mais nous ne savons pas qui et dans quel contexte », déplore-t-il.Le vice-recteur Leblanc indique que les règlements de l'Université lui donnaient la responsabilité de l'enquête, puisqu'il s'agissait d'une question d'« intégrité scientifique » plutôt que d'éthique pure.M.Ladouceur a indiqué hier qu'il avait décidé l'été dernier d'analyser les données de l'étude, qui a été menée entre 1996 et 2001.Il affirme que le délai était dû à un surplus de travail \u2014sonéquipe mène de front une quinzaine d'études depuis quelques années.Il a soumis cet hiver deux articles tirés de l'étude aux revues Canadian Journal of Psychiatry et Addiction.L'organisme Emjeu affirmait que le financement que Robert Ladouceur a reçu de Loto-Québec lui imposait d'être particulièrement prudent dans ses conclusions. SUITES DE LA UNE Un projet ficelé à la hâte ORFORD suite de la page A1 M.Charest a procédé à son remaniement ministériel le lundi 28 février.Or, la fin de semaine précédente, le secrétaire général du gouvernement, André Dicaire, avait communiqué par téléphone avec la sous-ministre de l'Environnement, Madeleine Paulin.Il lui avait « ordonné » de fournir le document nécessaire pour préparer le projet de loi décrétant la mise en vente des terrains du parc du Mont-Orford au secteur privé.Ce faisant, M.Dicaire, en quelque sorte le « sous-ministre » de M.Charest, passait outre aux objections maintes fois répétées par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.Sans détour, M.Mulcair a ordonné à la sousministre Paulin de ne pas bouger sur le dossier Orford.Et il a insisté sur un point : « Jamais personne ne pourrait produire un document favorable à Orford qui porterait sa signature.» Peu après, le chef de cabinet Stéphane Gosselin recevait un coup de fil de l'attaché de presse de M.Charest, Hugo D'Amours.M.Mulcair était convoqué au cabinet de Jean Charest pour 14 h 10 précises.Selon des tiers, M.Charest, aussi sanguin que son ministre d'origine irlandaise, n'a pas soulevé le dossier d'Orford.Il a toutefois proposé à M.Mulcair un autre portefeuille, un seul, celui des Services gouvernementaux.M.Mulcair avait 45 minutes pour prendre sa décision, un délai pendant lequel il a contacté sa famille et quelques piliers de son organisation dans Chomedey, avaient déjà confié ses proches dans les heures suivant sa rétrogradation.Le second face-à-face avec M.Charest a été passablement émotif, confirme-t-on.Depuis l'arrivée de M.Charest à la tête du PLQ, en 1998, M.Mulcair était l'un des supporteurs les plus inconditionnels du chef.Défavorable au projet Orford, bien conscient des conséquences politiques d'une loi d'exception pour scinder un parc national, M.Mulcair avait déjà profondément irrité le cabinet de M.Charest en réclamant un avis juridique sur cette transaction.Cet avis avait conclu que seule une loi pourrait autoriser le gouvernement à faire ce qui était illégal dans l'état actuel de la législation.Au sein de l'administration, on confirmait à La Presse que la rédaction de ce projet de loi reste un véritable casse-tête juridique, compte tenu des risques de contestation.Dans la controverse sur la ligne Hertel-Des Cantons, une loi spéciale du gouvernement Bouchard avait failli être cassée.Elle a finalement été validée parce que le tribunal avait jugé que l'intérêt public du Québec de l'après-verglas devait primer.Mais il pourrait être difficile d'invoquer l'intérêt public pour la cession des terrains d'Orford.De plus, la loi spéciale nécessaire au gouvernement suppose qu'on suspende tous les pouvoirs de la municipalité dans ce dossier, un autre risque de guerre juridique quand on sait que le maire d'Orford s'est justement fait élire sur la promesse que le parc resterait intact.Ce n'est qu'en fin de journée, ce lundi-là, que le ministère de l'Environnement, passé sous la direction de Claude Béchard, a préparé le mémoire destiné à être adopté dès le lendemain au Conseil des ministres.Habituellement, ce type de projet passe quelques semaines dans le dédale des comités interministériels, passage obligé au dépôt d'un mémoire au Conseil.Ce processus a été court-circuité dans le cas d'Orford.On avait même placé ce dossier comme premier point pour approbation au Conseil des ministres, un geste jugé disgracieux par certains membres du gouvernement, a-t-on appris.Dans les heures qui ont suivi le remaniement, M.Mulcair a disparu de la scène publique.Plusieurs employés politiques du cabinet de M.Charest et du ministre Béchard ont fait une tournée téléphonique des médias pour chuchoter que M.Mulcair était favorable à l'idée de céder des terrains d'Orford.« C'est un projet qui était sur la table.que M.Mulcair avait préparé.et que j'ai annoncé dans les jours qui ont suivi », a nuancé hier le ministre Claude Béchard, bien plus catégorique il y a quelques jours.Mais au départ de M.Mulcair, aucun mémoire n'avait été préparé, at- il reconnu.« Il n'y avait pas de mémoire de fait comme tel, ou signé par lui.Les documents étaient en préparation.On l'a annoncé cinq jours après », a dit M.Béchard.Durant toute cette saga, M.Mulcair n'avait jamais répondu à la trentaine d'appels faits par La Presse, à son bureau, à son domicile ou même sur son portable.À La Presse, M.Mulcair a indiqué qu'il comptait sous peu parler publiquement du dossier d'Orford \u2014 TVA annonçait pour le week-end une entrevue reprenant les objections formulées par M.Mulcair dans La Presse.Rabaska M.Mulcair a aussi donné son opinion sur le projet Rabaska, un terminal méthanier de 800 millions que souhaite construire Gaz Métropolitain sur la Rive- Sud de Québec.Il en avait parlé avec Jean Charest, fin janvier, après un périple à Boston.M.Charest avait pourtant soutenu avoir été surpris des objections soulevées publiquement mardi par M.Mulcair dans ce dossier.« Il y avait de fortes pressions pour que je ne sorte pas sur Rabaska.On m'a fait taire là-dessus », a précisé M.Mulcair à TVA.Le député de Chomedey a même reçu des mots d'encouragement de collègues de la région de Québec, réduits au silence dans ce dossier controversé que surveille étroitement Stéphane Bertrand, chef de cabinet de M.Charest et ancien vice-président de Gaz Métropolitain.M.Bertrand, plutôt indifférent au dossier d'Orford, suit de très près le dossier de Rabaska, a-t-on appris.Avec les mauvais sondages qui s'accumulent, le moral est au plus pas chez les élus.Une formule caustique circule chez les députés libéraux pour résumer le dernier remaniement, qui semble avoir enfoncé davantage le gouvernement dans l'opinion publique: « un conservateur qui congédie un libéral afin de faire une place à un péquiste », Raymond Bachand.PHOTO PRESSE CANADIENNE Thomas Mulclair était tout souriant, le 18 février 2005, lorsqu'il a reçu les félicitations du premier ministre Jean Charest après avoir prêté serment à titre de nouveau ministre du Développement durable et de l'Environnement.«Jamais personne ne pourrait produire un document favorable à Orford qui porterait sa signature.» Vous sacrifiez vos goûts pour votre confort ?Pouliot, le spécialiste des pieds depuis plus de 30 ans, peut vous aider.Dernières tendances, importations exclusives.ses maîtres-chausseurs vous offrent la plus belle et la plus vaste sélection de chaussures pour orthèses sur le marché.Faites-vous du bien, venez chez Pouliot aujourd'hui.Québec Rimouski Gatineau Montréal : 4596, boulevard St-Laurent 514 848.0100 1 877 967.0100 La mode est aux orthèses.3392711A La SAQvoit vert, Laval voir rouge SACS suite de la page A1 Bien qu'ils se décomposent rapidement, ces sacs peuvent laisser derrière eux du cobalt, du chrome et du plomb, fait-on valoir.C'est ainsi que les autorités municipales de Laval ont adopté, en juin dernier, une résolution demandant à la SAQ d'abandonner ses sacs ou, à tout le moins, d'imprimer un avertissement précisant leurs limites écologiques.Faisant ni une ni deux, la Société d'État a répondu un mois plus tard par la bouche de ses avocats : la Ville devait se rétracter, sinon une poursuite serait intentée pour les éventuels dommages encourus.Plus récemment, la firme Omniplast a décidé de s'adonner au même stratagème.Les partisans des « oxobiodégradables » soutiennent que leurs sacs sont sans danger pour l'environnement.Ils citent notamment une étude du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) qui, en 2002, révélait que les sacs testés n'ont causé aucune contamination du compost produit.Campées sur leur position diamétralement opposées, les deux parties ont néanmoins convenu récemment de calmer le jeu et de s'asseoir ensemble.«Plusieurs rencontres ont eu lieu au cours des derniers mois », a confié André Giroux, conseiller professionnel en matière de déchets solides à Laval.Mais le dossier n'est pas terminé pour autant.Les parties ont en effet décidé d'attendre la certification sur les sacs dégradables, en cours d'élaboration au Bureau de la normalisation du Québec.On estime que cela peut prendre de six à huit mois.« On a convenu de corriger le tir éventuellement, a fait savoir Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ.Quand nous avons lancé le sac, nous avons dit que nous allions toujours nous fier à la meilleure technologie possible.Il faudra donc voir de quelle matière seront faits nos prochains sacs.» Le remplacement de ces sacs est donc fort probable.En effet, les pays qui jouissent déjà d'une certification pour réglementer l'utilisation des termes « biodégradable » et « compostable » ont exclus les sacs oxobiodégradables en raison, notamment, des réserves exprimées à leur sujet.Il s'agit de la certification américaine (Compostable Logo) et de la certification européenne (O.K.Compost).Cesoir 19h30 Il va y avoir du sport Est-ce que notre télévision est vulgaire?Avec François Avard, Nathalie Collard, Patrick Masbourian et Jocelyne Robert.Le Québec traverse-t-il une crise de morosité?Avec Gérard Beaudet, Christian Dufour, Micheline Lanctôt et Michel Venne.Invité : Josélito Michaud telequebec.tv Télé-Québec 3370486A . POLITIQUE 20000 «Bougons» pris au piège au Québec DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Des revenus annuels de 25 000$ et une Mercedes dans le garage ?Au cours des trois dernières années, Revenu Québec a épinglé près de 20 000 « Bougons» dont les revenus déclarés ne correspondaient pas au train de vie.Et c'est sans compter les 5000 sociétés « à numéros », des entreprises fictives mises en place uniquement pour profiter d'échappatoires fiscales.Selon les statistiques du ministère du Revenu, obtenues par La Presse, Québec a récupéré 100 millions de dollars d'impôts impayés par les contribuables depuis 2003-2004 grâce à la mise en place d'un test sur « l'indice de richesse », qui permet de croiser les fichiers du ministère du Revenu, de l'assurance automobile du Québec et de plusieurs autres organismes gouvernementaux.Dès que le train de vie d'un contribuable ne correspond pas aux revenus déclarés, les inspecteurs du Ministère s'activent pour vérifier le bienfondé des déclarations.Durant la dernière année financière, on a retrouvé 3500 contribuables dans cette situation, pour des cotisations atteignant 30 millions.L'année précédente, Revenu Québec avait débusqué 5600 « Bougons », pour 42 millions de cotisations.La première année de l'application de cette mesure avait été plus payante pour le ministère du Revenu, avec 9200 dossiers pour 40 millions de cotisations.En entrevue à La Presse, le ministre du Revenu, Lawrence Bergman, soulignait que son objectif de récupération fiscale totale était son seul guide pour mesurer les résultats de son ministère.Pour la dernière année financière, les vérificateurs ont récupéré 1,6 milliard d'impôts et 385 millions de TVQ, des résultats concluants, selon lui.Réagissant à la manchette de La Presse, samedi, M.Bergman a souligné qu'entre avril et décembre 2005, son ministère avait récupéré 45 millions d'impôts impayés chez les restaurateurs et 18 millions de TPS non versée au gouvernement.Le projet de loi forçant les restaurants à donner des factures aux clients et à en conserver une copie sera déposé l'automne prochain.M.Bergman est confiant qu'il sera adopté à temps pour pouvoir imposer cette mesure aux restaurants dès janvier 2007.Les statistiques du ministère du Revenu montrent aussi un retour important des « zapper », des logiciels destinés à camoufler des ventes dans les restaurants.En 2004-2005, on avait récupéré 1 million de ces contrevenants, comparativement à 7 millions en 2005-2006.Un autre phénomène nouveau dans l'écran radar des vérificateurs du fisc est la création de compagnies fictives destinées uniquement à obtenir des remboursements d'impôts.Revenu Québec a récupéré 33 millions de taxes et d'impôts non payés de 1550 sociétés à numéros \u2014 des entreprises sans activités créées uniquement pour des avantages fiscaux.L'année précédente, 26 millions avaient échappé au fisc, par l'entremise de 1908 compagnies fictives.La construction demeure le secteur où l'économie « au noir» prolifère le plus.Pas moins de 139 millions d'impôts ont été récupérés de cette industrie l'an dernier, auxquels il faut ajouter 52 millions de TPS non payés.Dès que le train de vie d'un contribuable ne correspond pas aux revenus déclarés, les inspecteurs du ministère du Revenu s'activent pour vérifier le bien-fondé des déclarations.Gérald Tremblay envisage un troisième mandat SÉBASTIEN RODRIGUE À peine réélu pour un deuxième mandat, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a déjà pris sa décision en vue du scrutin de novembre 2009.À 67 ans, il tentera de se faire élire pour la troisième fois consécutive, a appris La Presse de sources sûres.Aucun maire depuis Jean Drapeau n'a réussi à obtenir plus de deux mandats consécutifs à Montréal.Pierre Bourque a échoué en 2001, tout comme Jean Doré en 1994.Un proche collaborateur du maire de Montréal indique qu'il est en bonne santé et que la fonction le passionne.Gérald Tremblay a obtenu une victoire convaincante aux élections de novembre dernier.Le chef de l'Équipe Tremblay/ Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal l'a emporté avec une avance de 16 %sur son plus proche adversaire, Pierre Bourque.Autrefois identifié aux anciennes villes de banlieue, Gérald Tremblay a réussi aux dernières élections à percer dans pratiquement tous les arrondissements de Montréal.Seul l'arrondissement de Mercier\u2014Hochelaga- Maisonneuve reste contrôlé par l'opposition officielle.L'identité des adversaires de Gérald Tremblay dans quatre ans reste encore incertaine.Pierre Bourque réfléchit actuellement à son avenir à la tête de Vision Montréal.Le chef de l'opposition mène une tournée des arrondissements depuis quelques semaines afin de mesurer ses appuis.M.Bourque a déclaré récemment qu'il prendrait une décision au printemps, ce qui lui laisse jusqu'à la fin de juin.Selon des sources sûres, le chef de l'Équipe Bourque/Vision Montréal fera connaître sa décision lors du conseil général de son parti à la mi-mai.Il y a aussi Projet Montréal, dont le chef Richard Bergeron a obtenu près de 10% des voix aux dernières élections.Certains membres de l'entourage de Pauline Marois pressent également l'ancienne députée péquiste de faire le saut en politique municipale.Selon des sources bien informées, des péquistes proches de Mme Marois discutent de la succession de M.Tremblay.D'autres scénarios sont envisagés, notamment la création d'un nouveau parti et le remplacement de M.Bourque par Mme Marois à la tête de Vision Montréal.Mme Marois affirme pour sa part ne pas être intéres sée par la pol i t i que municipale.La confirmation des intentions de M.Tremblay change toutefois la donne.Le maire pourrait confirmer ses intentions lors du conseil général de son parti, le 22 avril prochain, a-t-on appris.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © Une garderie en milieu familial.Dans sa décision rendue publique hier, le Bureau international du travail demande au gouvernement Charest d'amender les lois 7 et 8, adoptées en 2003 pour freiner les démarches de syndicalisation des éducatrices en milieu familial.DROIT DU TRAVAIL Une instance de l'ONUrabroue Québec TRISTAN PÉLOQUIN Le Bureau international du travail (BIT), une des plus vieilles instances de l'ONU, réprimande le gouvernement Charest pour l'adoption sous le bâillon de deux lois niant aux éducatrices en milieu familial et à des intervenantes de la santé qui hébergent des patients à la maison le droit de se syndiquer.Dans sa décision rendue publique hier, l'instance onusienne demande au gouvernement Charest d'amender les lois 7 et 8, adoptées en 2003 pour freiner les démarches de syndicalisation de ces travailleuses que le Tribunal du travail venait de reconnaître comme salariées.«Il s'agit dans les faits d'une annulation par voie législative d'accréditations existantes, ce qui est contraire aux principes de la liberté syndicale », écrit le BIT.Ces deux lois, qui ont provoqué des remous dans les milieux syndicaux, font actuellement l'objet de contestations judiciaires devant la Cour supérieure du Québec.Les syndicats prétendent qu'elles contreviennent à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, ratifiée par le Canada en 1948.Pas force de loi La décision du BIT n'a pas force de loi au Québec, mais l'organisme a ajouté une recommandation qui pourrait influencer les jugements à venir : « Le comité (qui a étudié le cas) s'attend à ce que les divers jugements qui seront rendus au niveau national par les tribunaux en rapport avec les présents cas tiendront pleinement compte des principes de la liberté syndicale », peuton lire.Pour s'en assurer, le BIT demande donc au gouvernement du Québec de « le tenir informé de l'issue des divers recours judiciaires » et de « lui faire parvenir copie des jugements » qui seront rendus.Faisant front commun, les quatre grandes centrales syndicales québécoise \u2014FTQ, CSN, CSQ et CSD\u2014 ont crié victoire, hier.«C'est un grand jour pour les femmes, a lancé Claudette Carbonneau, présidente de la CSN.On vient de reconnaître les droits fondamentaux de 25 000 travailleurs, principalement des femmes.C'est aussi un grand jour pour la démocratie », a-t-elle lancé.Les leaders syndicaux ont aussi invité le gouvernement Charest à faire rapidement marche arrière en abolissant les lois 7 et 8.« J'espère que le gouvernement ne fera pas la bêtise d'attendre que ce litige se règle devant les tribunaux », a poursuivi Mme Carbonneau.Le cas échéant, les représentants syndicaux n'hésiteraient pas à faire pression dans les coulisses du BIT lors de la prochaine rencontre annuelle à Genève, à laquelle participe une délégation canadienne, a prévenu René Roy, secrétaire général de la FTQ.Québec avare de commentaires À Québec, le gouvernement Charest s'est montré avare de commentaires.«C'est la décision d'un tribunal administratif.Ce tribunal fait des recommandations.Et ces recommandations, on peut les mettre en oeuvre ou pas, s'est contentée d'indiquer la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon- Tremblay.Elles n'ont pas force de loi.Mais je ne peux pas en dire davantage, parce que les syndicats ont porté cette question à la Cour supérieure.En dépit de l'enthousiasme des centrales syndicales, la décision du BIT ne signifie cependant pas nécessairement que les tribunaux canadiens se prononceront automatiquement contre les lois 7 et 8, estime Alain Barré, spécialiste du droit du travail à l'Université Laval.« Au Canada, la liberté d'association est clairement reconnue dans la Charte, mais deux arrêts de la Cour suprême stipulent qu'il est possible de jouir de la liberté d'association sans pour autant être sous le chapeau du Code du travail, expliquet- il.Je ne suis donc pas persuadé que la décision du BIT tiendrait le coup devant un juge.D'autant plus que les tribunaux sont davantage liés aux tribunaux supérieurs qu'aux instances internationales.» Avec la collaboration de Tommy Chouinard COURRIEL Pour joindre notre journaliste : tristan.peloquin@lapresse.ca Un chef innu dénonce le copinage entre l'industrie de la forêt et le gouvernement CHARLES CÔTÉ La commission Coulombe sur l'exploitation des forêts a «manqué son coup » en omettant de souligner le « copinage» entre l'industrie et le gouvernement, estime le chef innu Raphaël Picard.« Ils auraient dû analyser le copinage, les relations incestueuses entre le ministère des Ressources naturelles et les compagnies forestières », a déclaré M.Picard.Le chef des Innus de Pessamit (Betsiamites) a donné mardi une conférence au cégep du Vieux Montréal, dans le cadre de la Semaine de la citoyenneté.Il a entre autres rappelé que l'ancien ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, est devenu président du Conseil de l'industrie forestière du Québec.Il a aussi dénoncé le manque de surveillance des activités des compagnies en forêt.« Il n'y a pas juste de la délinquance chez les motards », dit-il.M.Picard a fait ces déclarations alors que le sort de centaines de travailleurs et deux douzaines de compagnies forestières de la Côte-Nord est entre les mains des négociateurs des Innus de Pessamit (Betsiamites) et du gouvernement du Québec.Les Innus de Pessamit ont lancé une offensive juridique depuis septembre 2004 pour faire valoir leurs droits ancestraux sur 45 000 km carrés de forêt, y compris l'île René-Levasseur, au centre du réservoir Manicouagan.Ils demandent d'être consultés avant l'autorisation des plans de coupes forestières.Ces plans sont normalement autorisés le 1er avril chaque année.L'échéance est donc demain.La semaine dernière, le chef Picard a refusé le calendrier de négociation accéléré proposé par le juge dans ce dossier.Cependant, les discussions se poursuivent entre les parties.« Les échos qu'on a, c'est que ça se déroule assez bien, dit Matthieu St- Amand, porte-parole du ministre des Ressources naturelles Pierre Corbeil.On a confiance de voir les permis délivrés comme prévu le 1er avril.» Du côté des Innus, on indique les échanges porteraient jusqu'ici sur des points techniques.Sur le fond, toute consultation digne de ce nom prendra beaucoup plus de temps, a affirmé le chef Picard.« On a 33 chefs de territoire à consulter pour connaître l'impact de 27 plans de coupe sur le terrain, dit-il.Il y a des habitats fauniques, des plans d'eau qui nous préoccupent.Si le gouvernement va de l'avant le 1er avril, notre recours sera maintenu.» Selon M.Picard, les Innus veulent plus des changements mineurs aux opérations forestières.« On veut diminuer l'impact de l'exploitation sur l'environnement, dit-il.Mais ce n'est ni l'industrie, ni le gouvernement qui vont faire cette réflexion.Il y a un trop grand copinage entre les deux.» . PREMIER TÊTE-À-TÊTE HARPER-BUSH Le début d'un temps nouveau JOËL-DENIS BELLAVANCE CANCUN, Mexique \u2014 Après des années d'acrimonie, le premier ministre Stephen Harper et le président George W.Bush ont lancé hier une nouvelle ère de bonne entente entre le Canada et les États-Unis.Profitant du sommet trilatéral de deux jours réunissant les dirigeants du Canada, des États-Unis et du Mexique, qui prend fin aujourd'hui à Cancun, MM.Harper et Bush ont eu au total deux heures d'entretiens afin de faire le point sur les dossiers bilatéraux en suspens.Il s'agissait du premier tête-à-tête entre les deux leaders depuis l'élection de M.Harper, le 23 janvier.La bonne entente est telle que M.Harper a accepté l'invitation du président Bush de se rendre à Washington en mai afin de poursuivre le dialogue dans l'espoir de régler certains dossiers, dont l'épineux différend du bois d'oeuvre.Cette question empoisonne les relations commerciales entre les deux pays depuis quatre ans.À cet égard, MM.Harper et Bush ont mandaté les fonctionnaires de leur gouvernement respectif afin qu'ils déterminent les « options » qui permettraient de régler ce conflit une fois pour toutes.Sous le couvert de l'anonymat, des hauts fonctionnaires canadiens ont affirmé que cette décision ne signifie pas une reprise formelle des négociations entre les deux pays, mais le début d'une démarche visant à déterminer les compromis acceptables de part et d'autre.Le président Bush avait pourtant utilisé ce terme devant les journalistes une heure plus tôt.Avertissement poli Le Canada a rompu les négociations l'an dernier après le refus des États-Unis de rembourser quelque 5 milliards de dollars en droits compensateurs imposés aux entreprises forestières canadiennes depuis 2002, en dépit de nombreuses décisions favorables au Canada devant les tribunaux commerciaux.Malgré le rapprochement évident entre les deux administrations, M.Harper n'a pas hésité hier à lancer un avertissement poli au président américain au cas où les États-Unis refuseraient de mettre suffisamment d'eau dans leur vin.Devant les journalistes et en présence de M.Bush, M.Harper a déclaré que son gouvernement a la ferme intention de continuer à contester devant les tribunaux les pratiques commerciales dans le dossier du bois d'oeuvre et à soutenir l'industrie forestière canadienne si les États-Unis font preuve d'inflexibilité.« J'apprécie votre détermination de fer pour régler certaines choses (.) Somme toute, monsieur le premier ministre, j'ai trouvé cette journée fructueuse.Je vous remercie de votre candeur », a affirmé le président Bush durant une courte déclaration à l'occasion d'une séance de photos pour les caméras.Plus tôt en journée, le président s'est dit « optimiste » de trouver une solution au différend du bois d'oeuvre.L'hélicoptère de Bush Les deux leaders ont d'abord eu l'occasion de s'entretenir pendant près de 30 minutes à bord de l'hélicoptère du président américain, qui les conduisait aux ruines d'une ancienne pyramide maya, à Chichen Itza.MM.Harper et Bush ont ensuite été accueillis au site archéologique par l'hôte du sommet, le président Vicente Fox.Ils ont fait le vol de retour d'une demi-heure à bord du même hélicoptère et ont poursuivi leurs discussions.En après-midi, les deux hommes ont eu une rencontre plus formelle d'une heure en compagnie de leurs conseillers et adjoints respectifs.Le nouvel ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, a participé à la rencontre, tout comme l'ambassadeur américain au Canada, David Wilkins.« Malgré nos divergences et nos intérêts différents, le Canada et les États-Unis partagent des valeurs communes importantes, des valeurs comme la liberté, la démocratie, les droits humains, la primauté du droit.Nous croyons aussi que ces valeurs sont importantes non seulement pour le Canada et les États-Unis, mais aussi pour les autres peuples du monde », a affirmé M.Harper.Le premier ministre a profité de la rencontre pour remercier les États-Unis du rôle qu'ils ont joué dans la récente libération de deux otages canadiens en Irak, James Loney et Harmeet Singh Sooden.D'autres remerciements De son côté, le président Bush a remercié le Canada d'avoir contribué aux efforts de sauvetage dans la foulée de l'ouragan Katrina, qui a frappé la Louisiane l'an dernier.Il a aussi salué la récente visite de M.Harper en Afghanistan.« Je veux remercier votre peuple et votre gouvernement d'appuyer la naissance d'une démocratie en Afghanistan.Vous appuyez un peuple qui était sous l'emprise d'un régime brutal, si brutal que de jeunes filles ne pouvaient même pas fréquenter l'école », a-t-il dit.Les deux hommes ont aussi discuté de la situation en Haïti et au Darfour, et ont convenu d'intensifier les pourparlers pour assurer la sécurité énergétique du continent, tout en réduisant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.Enfin, MM.Harper et Bush ont dit souhaiter un renouvellement de l'accord de NORAD dans sa forme actuelle.Ils n'ont pas abordé le projet controversé de bouclier antimissile.Ils ont toutefois discuté des intentions du gouvernement américain d'exiger le passeport de quiconque désire entrer aux États-Unis, une mesure qui nuirait à l'industrie touristique canadienne.PHOTO TOMHANSON, PC Stephen Harper et George W.Bush sont sortis souriants de leur rencontre d'hier à Cancun.Le premier ministre a profité de la rencontre pour remercier les États-Unis du rôle qu'ils ont joué dans la récente libération de deux otages canadiens en Irak, James Loney et Harmeet Singh Sooden.Contrer la Chine, l'Inde et Al-Qaeda JOËL-DENIS BELLAVANCE CANCUN, Mexique \u2014 Le premier ministre canadien Stephen Harper, le président américain George W.Bush et leur homologue mexicain Vicente Fox veulent faire du continent nord-américain une véritable forteresse économique imprenable par des terroristes.Réunis pour un sommet trilatéral de deux jours à Cancun, les trois amigos entendent renforcer les liens économiques entre les pays membres de l'Accord de libre- échange nord-américain, tout en resserrant les mesures de sécurité sur le continent.L'objectif est de se préparer à affronter les puissances économiques que sont en train de devenir la Chine et l'Inde, et d'empêcher des organisations terroristes comme le réseau Al-Qaeda de commettre d'autres attentats comme ceux du 11 septembre 2001 aux États-Unis.Ces attentats ont eu des effets dévastateurs sur l'économie nord-américaine.Au terme d'une rencontre avec le président Fox, hier, le premier ministre Stephen Harper a soutenu qu'il faut resserrer la sécurité aux frontières sur l'ensemble du continent nord-américain afin de protéger la croissance économique.Le ministre de la Défense du Canada, Gordon O'Connor, et son homologue du Mexique, Gerardo Clemente Vega, se rencontreront sous peu à Ottawa afin de déterminer les moyens d'intensifier la collaboration entre les deux pays dans ce domaine.Le Canada et les États-Unis ont déjà un accord de collaboration en matière de défense et sécurité (NORAD), qui sera renouvelé en mai.Aujourd'hui, les trois leaders inviteront à leur sommet 15 chefs d'entreprise influents (cinq de chaque pays) afin de discuter de mesures pour renforcer les liens économiques.Paul Desmarais, jr, de Power Corp., fait partie de la délégation canadienne de gens d'affaires.ACTUALITÉS POLITIQUE Qu'attendez-vous de la rencontre entre Stephen Harper et George W.Bush, au Mexique?Répondez sur www.cyberpresse.ca Abonnez-vous au site de nouvelles financières et économiques le plus consulté au Québec.C'EST GRATUIT ACTUALITÉS EX-OTAGE EN IRAK James Loney savoure une douce normalité PRESSE CANADIENNE SAULT SAINTE-MARIE, Ontario \u2014 Se faire couper les cheveux chez le barbier et regarder le chat de la famille manger dans son bol ; pour James Loney, qui a dû vivre en otage isolé pendant quatre mois en Irak, ce sont des moments simples et heureux.Maintenant libre et ravi de retrouver le calme de la vie de tous les jours, le missionnaire, membres des Christian Peacemakers Teams, a déclaré hier en conférence de presse qu'il était confondu par tout ce qu'il voyait.« Tout est nouveau, incroyable, formidable, le son d'une cuillère dans une tasse de thé, mon père qui donne à manger au chat le matin, ma mère qui me parle des mésanges qui construisent un nid dans la cour.» Il a raconté en détail les promenades qu'il a faites tôt le matin dans la ville où il a grandi.Les arbres décorés de rubans rouges pour marquer son retour, les bons souhaits et messages d'appui affichés dans les fenêtres des voisins ou de purs étrangers.« Je ne pouvais que hocher la tête et me demander si tout cela était vraiment réel », a-t-il dit.Mais chaque jour, lorsqu'il repense à ce qu'il a vécu, son coeur se met à battre plus fort et ses jambes commencent à trembler.Visiblement, il n'est pas encore prêt à raconter le quotidien de ses quatre terribles mois de détention.Il faudra du temps, dit-il, pour qu'il puisse se remettre des effets psychologiques de sa vie d'otage.« Lorsque nous avons été libérés, j'étais certain de reprendre ma vie où je l'avais laissée.C'est ce que je désirais le plus, mais je crains que ce ne soit pas possible.J'ai réalisé qu'il fallait reprendre les choses lentement, un petit peu à la fois, comme les gouttes pour les yeux.» M.Loney a toutefois révélé qu'à l'origine, il s'était rendu en Irak après la mort d'un soldat canadien, ami proche d'un camarade de classe.« J'ai la conviction profonde qu'on ne peut jamais parvenir à la paix par les armes, que la violence ne fait qu'engendrer la violence, a-t-il dit.Et si cette conviction est sincère, je me dois de prendre certains des mêmes risques que les soldats, mais avec des moyens pacifiques, afin qu'un jour, on n'ait plus à envoyer ces merveilleux jeunes gens au combat.» James Loney et ses camarades Harmeet Singh Sooden, 33 ans, anciennement de Montréal, Norman Kember, un Britannique de 75 ans, et l'Américain Tom Fox, âgé de 54 ans, avaient été capturés le 26 novembre dernier à Bagdad par un groupe rebelle jusque-là inconnu.M.Fox a été assassiné par ses ravisseurs, et son corps a été retrouvé le 11 mars dernier dans une rue de la capitale irakienne.« J'ai réalisé qu'il fallait reprendre les choses lentement, un petit peu à la fois.» PHOTO NATHANDENETTE, PC « Tout est nouveau, incroyable, formidable, le son d'une cuillère dans une tasse de thé, mon père qui donne à manger au chat le matin, ma mère qui me parle des mésanges qui construisent un nid dans la cour.» raconte James Loney, que l'on voit ici à gauche de la photo avec ses parents, Claudette et Patrick.LES MAGASINS ET PARTENAIRES DÉTAILLANTS LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour du Nord, St-Jérôme Carrefour Laval Centre Laval Galeries Rive-Nord, Repentigny Place Rosemère ACTION-PAGE INC.1704, boul.Des Laurentides, Laval CELTEL MOBILITÉ 1637, boul.Daniel-Johnson, Laval ZONE MOBILE 367, boul.Arthur-Sauvé, St-Eustache RIVE SUD Mail Champlain Promenades Saint-Bruno ACTION-PAGE INC.1836, chemin Chambly, Longueuil COMMUNICATIONS AIRFLEX INC.8050, boul.Taschereau, Brossard COMPTOIR PLACE LONGUEUIL 825, rue St-Laurent, Longueuil ZONE MOBILE 3310, boul.Taschereau, Greenfield Park Métro Longueuil Galeries Saint-Hyacinthe GRAND MONTRÉAL 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Centre Eaton Fairview Pointe-Claire Les Galeries d'Anjou Place Versailles Place Vertu ACTION-PAGE INC.4960, boul.Décarie, Montréal 1221, boul.St-Zotique Est, Montréal 3451, rue Ontario Est, Montréal 4328, boul.Henri-Bourassa Est, Montréal 3758, boul.St-Laurent, Montréal B-MOBILE Place de la Cathédrale, Montréal 595, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal CELLUMAX INC.Complexe Desjardins, Montréal 307, rue Emery, Montréal CELTEL MOBILITÉ 35, rue Beaubien, Montréal 121, avenue Mont-Royal Ouest, Montréal 6571, avenue Somerled, Montréal 6295, rue Victoria, Montréal 6245, boul.Métropolitain, St-Léonard 245, boul.Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent COMMUNICATIONS AIRFLEX INC.4046, boul.Jean-Talon Est, Montréal 5613, avenue du Parc CONNECTION MOBILE 1476, avenue du Collège, Ville Saint-Laurent DIVINE LINKS LTD.1464, boul.Schevchenko, La Salle 6087, rue St-Jacques Ouest, Montréal DURA TECH 5040, boul.Métropolitain Est, Montréal FIDEL COMMUNICATIONS (DEL TECHNOLOGIE) 4351, avenue Papineau, Montréal 3813, rue St-Denis, Montréal FIRST CONE FINANCIAL SERVICES 5175B, rue Sherbrooke Ouest, Montréal FOXCOM Galeries Normandie, Montréal 4282, boul.Métropolitain Est, St-Léonard MONDE DIGITAL 1249, rue Antonio-Barbeau, Montréal MULTI-CELL COMMUNICATIONS 2900, rue Masson, Montréal Centre de la Pointe, Pointe-aux-Trembles PÈRE DU CELLULAIRE (LE) 4889, rue Jarry Est, St-Léonard POSITIVE ELECTRONIQUE PEP INC.200, boul.d'Anjou, bureau 128, Châteauguay 895, rue de la Gauchetière O., Montréal 4112, rue Jean-Talon Est, Montréal SERVICES DE COMMUNICATION CELLULAIRE INC.4605, rue Ste-Catherine Est, Montréal STATION CELLULAIRE 2340, rue Guy, Montréal 109, rue Viger, Montréal UP CLOSE Centre Eaton ZONE MOBILE 3237, boul.des Sources, Dollard-des-Ormeaux Place Alexis Nihon, Montréal Centre Domaine, 3235, avenue de Granby, Montréal 436, rue Jean-Talon Ouest, Montréal 680, rue Jarry Est, Montréal Centre d'achat Langelier Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : Composez le 1 888 945-FIDO (3436) Leprix des appareils illustrés est de 150 $ (MOTORAZR V3) et de 50 $ (Sony Ericsson Z520a) avec toutenouvelle 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pendant 12 mois \u203a Facturation à la seconde \u203a Aucuns frais d'activation Cette offre se termine le 31 mars.EN PRIME : 3 mois illimités d'appels locaux, messages textes et images par mois MOTORAZR V3 Sony Ericsson Z520a À partir de 50 $ Sautez sur l'occasion! 3391565A Un collectif réclame une commission sur la réforme de l'éducation MARIE ALLARD Le nouveau Collectif pour une éducation de qualité réclame une commission parlementaire sur la réforme de l'éducation.Fondé en janvier par l'historien Éric Bédard, la linguiste Marie-Éva De Villers et le philosophe Jacques Dufresne, ce regroupement estime que la réforme ne permet pas de transmettre culture et connaissances aux élèves.Ses membres ont consulté le sondage envoyé à 10 000 enseignants par le ministère de l'Éducation pour dresser le bilan de la réforme.Comme le révélait hier La Presse, cette enquête ne permet pas de noter les reculs ou stagnations des élèves.Seules leurs améliorations sont prises en compte.« On est très choqués, les dés sont pipés, a dit M.Bédard.Le ministre doit s'abstenir de tenir compte des résultats de ce sondage ou recommencer à neuf.» Le Collectif souhaite que les futures études et données utilisées par la Table de pilotage de la réforme soient rendues publiques.Il demande aussi qu'une commission parlementaire soit tenue.« Ceux qui sont pro-réforme pourraient y faire valoir leurs arguments, a indiqué M.Bédard.Ça permettrait d'avoir un vrai débat public.» Le ministre de l'Éducation, Jean- Marc Fournier, n'a pas l'intention de revoir le contenu de l'enquête.« Un enseignant peut répondre qu'il ne voit pas du tout ou que très peu d'amélioration, a plaidé Marie-Claude Lavigne, son attachée de presse.À partir du moment où cette réponse-là dominerait, ça interpellerait autant le ministre (qu'un recul).» D'autres sondages ont été envoyés aux directeurs d'école primaire et aux conseillers pédagogiques, a-telle ajouté. POLITIQUE Direction du Parti libéral du Canada Ignatieff est dans la course GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 L'ancien professeur de Harvard et depuis peu député libéral d'Etobicoke-Lakeshore en Ontario, Michael Ignatieff, est bel et bien engagé dans la course à la direction du Parti libéral du Canada, même s'il a refusé de le dire publiquement hier midi lors d'une conférence devant les étudiants de l'Université d'Ottawa.« On dirait, on dirait (que je le suis) », at- il lancé en riant à La Presse lors d'une entrevue hier après-midi.« Je crois qu'une décision finale est très proche.Je suis prêt pour la bataille.Et cette bataille, il faut insister, n'est pas une bataille contre mes frères libéraux.C'est une bataille depuis le début contre la vision du pays de M.Harper.» Et cette vision de Stephen Harper, estime M.Ignatieff, n'est pas celle des Québécois.« Je suis un fédéraliste rouge et je crois profondément que le centre de gravité des Québécois est progressiste ; il est progressiste, il est rouge.C'est ma conviction la plus intime à propos du Québec.» Mais le candidat en devenir sait qu'il faudra reconstruire le parti au Québec et que la tâche ne sera pas facile.« Comme tout le monde peut le constater, dit-il, le Bloc descend et il y a une poussée fédéraliste au Québec.Malheureusement, cette poussée ne se fait pas au profit du Parti libéral.Elle se fait au profit des bleus.» Évidemment, celui qui se définit comme l'intellectuel du Parti libéral, l'auteur de 16 livres sur la politique étrangère et les droits de la personne et qui fut aussi un temps journaliste, a dû défendre hier sa position concernant l'appui controversé qu'il a donné à l'époque à l'invasion américaine de l'Irak, une politique contraire à celle de son parti et qui risque de nuire à ses ambitions.Michael Ignatieff a donc affirmé qu'il avait appuyé la guerre en Irak pour l'unique et simple raison que « Saddam Hussein était un monstre en ce qui concerne les droits de la personne ».« Mais je n'ai pas dit qu'il fallait envoyer des troupes, ça doit être clair, a-t-il expliqué à La Presse.J'exclus l'envoi de troupes canadiennes en Irak.Nous n'avons pas besoin de cela.J'espère par ailleurs que les Américains auront quitté avant 2008.Ce que je souhaite par contre, c'est qu'il y aura des Canadiens et des Québécois qui pourront aider les Irakiens dans le travail humanitaire, dans le travail de reconstruction.Fils d'un immigrant russe débarqué au port de Montréal en 1928 et d'une mère qui a travaillé dans la résistance française à Londres lors de la Deuxième Guerre mondiale, Michael Ignatieff a vécu une trentaine d'années à l'étranger, en Angleterre et, surtout, aux États- Unis, où il a dirigé le Carr Center for Human Rights Policy de l'Université Harvard.Certains lui reprochent ce trop long séjour à l'étranger.Il répond à cela : « Pour voir son pays de façon claire, il faut parfois s'en éloigner.Hier, sa présentation aux étudiants de l'Université d'Ottawa avait des allures de vaste programme électoral.Non seulement a-t-il exposé sa vision du « Canada dans le monde », mais il a aussi fait une profession de foi envers un système universel de santé, le protocole de Kyoto, l'accroissement de l'aide internationale du Canada à 0,07% du PIB et la diversification de notre commerce vers les géants que sont l'Inde et la Chine.Il a prôné la nécessité d'une véritable stratégie nationale de productivité et celle d'une reformulation de nos politiques d'immigration.M.Ignatieff a également insisté sur un fédéralisme « de la reconnaissance et du respect », de façon à ce que le Québec ratifie un jour la Constitution canadienne.Il faudra pour cela, a-t-il insisté, que le Canada reconnaisse le « caractère distinct de sa langue, de sa culture, de son droit civil et de son histoire ».«Je suis prêt pour la bataille.Et cette bataille, il faut insister, n'est pas une bataille contre mes frères libéraux.C'est une bataille depuis le début contre la vision du pays de M.Harper.» PHOTO REUTERS L'ancien professeur de Harvard Michel Ignatieff a parlé hier de la place du Canada dans le monde devant un auditoire étudiant de l'Université d'Ottawa.www.camps.qc .ca mon camp\u2026 viens-tu maman ?Moi, je vais choisir Du 31 mars au 2 avril la CARAVANE des CAMPS certifiés au COMPLEXE DESJARDINS! P lus d e 30 camps p r é s ents.3379613A Ne manquez pas notre cahier spécial Brochures touristiques le samedi 1er avril dans 3387564 . ACTUALITÉS Giuseppe Morselli s'éteint Il avait été désigne comme «vrai boss» du PLC-Québec devant le juge Gomery La peine de Coffin: «démesurément clémente» SÉBASTIEN RODRIGUE L'un des acteurs centraux du scandale des commandites est mort subitement mercredi.Giuseppe Morselli, désigné comme le « vrai boss» du Parti libéral du Canada section Québec en 2001, a été terrassé par un arrêt cardiaque en Floride.L'ancien financier du PLC-Québec se trouvait dans la région d'Orlando, où il avait l'habitude de séjourner.Il était dans son salon en soirée lorsqu'il a été foudroyé par une crise cardiaque.Son ami intime Tony Mignaca, lui aussi temoin de la commission Gomery, a confirmé la nouvelle hier.Giuseppe Morselli est devenu célèbre à la suite du témoignage de Jean Brault aux audiences de la commission Gomery.Le publicitaire avait affirmé qu'il avait remis à M.Morselli sept contributions totalisant 100 000 $.Cet argent était destiné aux coffres du PLC-Québec.L'ex-directeur de l'aile québécoise du Parti libéral, Daniel Dezainde, avait raconté pour sa part que M.Morselli lui avait été présenté comme le « vrai boss du parti ».M.Dezainde avait aussi déclaré à la commission que ce dernier refusait de répondre aux instances du parti.Giuseppe Morselli a reçu la mission de s'occuper du financement du PLC-Québec à l'automne 2000.La demande venait de son ami, l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano.M.Morselli avait auparavant travaillé au financement politique du Parti libéral du Québec de 1985 à 1998.Deux épisodes rocambolesques concernant Giuseppe Morselli ont retenu l'attention lors des audiences de la commission.Au Ristorante Frank, dans la Petite Italie en août 2001, Jean Brault a raconté avoir laissé à Giuseppe Morselli une enveloppe de 5000$ sur la table avant de se rendre aux toilettes.À son retour, l'enveloppe avait disparu et Morselli discutait avec un autre responsable libéral, Beryl Wajsman.En mai 2002, Jean Brault a rencontré de nouveau Morselli.Il le soupçonnait alors de cacher un « système d'enregistrement » pour le piéger.Le président de Groupaction est donc arrivé à l'avance au Club Saint-Denis.Il a surchauffé la pièce pour pousser M.Morselli à enlever son veston, mais celui-ci ne dissimulait rien.Cet épisode s'est déroulé alors que Groupaction était en pleine tourmente en raison du rapport de la vérificatrice générale du Canada.Lors de son passage à la commission Gomery, Giuseppe Morselli a contesté plusieurs parties du témoignage de Jean Brault et de Daniel Dezainde.Il a affirmé n'avoir été qu'un simple vendeur de billets pour des cocktails-bénéfice.Il a cependant reconnu avoir exigé et gardé pour lui 5000 $ versés par Jean Brault.Il a affirmé que les rencontres au restaurant Frank ont eu lieu, mais qu'il n'y avait jamais eu d'échange d'argent.Il a ajouté que Jean Brault lui avait demandé d'intervenir pour obtenir des contrats gouvernementaux de commandites, ce qu'il avait refusé.Il a aussi dit à la commission qu'il n'avait jamais demandé à M.Brault des contributions pour le parti.Le juge John Gomery n'a visiblement pas cru la version de Giuseppe Morselli.Dans son rapport, le commissaire l'a blâmé, comme plusieurs autres financiers du parti, pour avoir participé au système de ristournes au profit du Parti libéral du Canada.Giuseppe Morselli a ensuite été banni à vie du PLC.Avant l'affaire des commandites, M.Morselli avait fait parler de lui lorsque sa voiture avait explosé en pleine nuit en 1989.L'attentat n'a jamais été élucidé.Il était alors président de la Commission scolaire Jérôme-Le Royer.M.Morselli a aussi été à la tête d'une entreprise de service de restauration, le Groupe Trio.Il était âgé de 67 ans.ANDRÉ CÉDILOT Le ministère public considère « démesurément clémente » la peine avec sursis imposée à l'homme d'affaire Paul Coffin pour une série de fraudes totalisant 1,6 million réalisée dans le cadre du controversé programme fédéral de commandites.Dans l'esprit de Me François Drolet, cette sentence signifie simplement qu'« un homme de 62 ans a l'obligation de coucher chez lui la semaine », a lancé le procureur de la poursuite, hier, au moment de clore sa plaidoirie en Cour d'appel du Québec.Plus incroyable encore, a noté Me Drolet, cette peine que le juge Jean-Guy Boilard a infligée à Coffin en septembre dernier est moins sévère que ce que les avocats de l'accusé avaient suggéré.« Ils proposaient que l'accusé soit assigné à résidence de 18 à 23 mois, et qu'il ait une probation de trois ans », at- il dit.Me Drolet, qui réclamait un emprisonnement de 34 mois, estime que la décision du juge Boilard présente de nombreuses lacunes.Et notamment, selon lui, qu'elle ne répond pas aux deux critères que le juge avait lui-même fixés, c'est-à-dire rendre une sentence qui soit clairement dissuasive et exemplaire au plan de la réprobation sociale.À l'en croire, le juge Boilard a éludé beaucoup de faits importants, tels que l'ampleur et la durée des arnaques commises par l'accusé.En cinq ans, d'avril 1997 à mai 2002, il a fait pas moins de 373 fausses factures pour un total de 1,6 million.À la suite d'un règlement à l'amiable, Coffin a remis une bonne partie de l'argent.Il n'en reste pas moins, a souligné Me Drolet, que le gouvernement fédéral accuse une perte sèche de 484 350 $ dans cette affaire.Spécialisé dans les poursuites en matière de fraude, Me Drolet reproche au juge Boilard d'avoir davantage pris en compte la débandade sociale de l'accusé, son âge avancé, les remords qu'il a manifestés, les remboursements qu'il a faits au gouvernement, ainsi que ses beaux projets de conférences dans les universités et les organismes d'affaires.À son avis, le juge de première instance a manqué l'occasion de passer un message clair d'un bout à l'autre du pays qu'on ne pouvait pas voler l'argent du public sans encourir les foudres de la justice.« Il a fait passer au second rang les deux critères en jeu : dissuasion et exemplarité », a-t-il conclu.De leur côté, les avocats de Coffin ont cherché à dissuader la Cour d'appel de réviser la sentence en rappelant l'humiliation, la honte et la déchéance sociale et financière qui affligent leur client depuis que son nom est associé au scandale des commandites.« La prison, c'est la sentence de dernier recours », ont rappelé Mes Pierre Dupras et Raphaël Schachter.PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE© Giuseppe Morselli est devenu célèbre à la suite du témoignage de Jean Brault aux audiences de la commission Gomery.Le publicitaire avait affirmé qu'il avait remis à M.Morselli sept contributions totalisant 100 000 $.Jean Brault a raconté avoir laissé à Giuseppe Morselli une enveloppe de 5000 $ sur la table avant de se rendre aux toilettes.Transmettez votre déclaration de revenus par Internet C'est rapide, sécuritaire et avantageux ! www.revenu.gouv.qc.ca La transmission des déclarations de revenus par Internet respecte les protocoles de sécurité garantissant des communications entièrement sécurisées.Vous recevez plus rapidement votre chèque de remboursement ou votre avis de cotisation.Vous réduisez les frais de papier, d'impression, de reprographie et de mise à la poste.3393344A Ce soir, gros lot c'est de l'argent ! www.loto-quebec.com 15 millions$ 3393187A EN BREF Benoît XVI n'ira peut-être pas à Québec en 2008 L'archevêque de Québec n'a pu confirmer hier la participation du pape Benoît XVI au 40e congrès eucharistique international, du 15 au 22 juin 2008 dans la Vieille Capitale.«Le Saint-Père fera tout en son pouvoir pour être des nôtres en 2008, si Dieu le veut», a dit Mgr Marc Ouellet, au cours d'une conférence de presse.Le congrès eucharistique se tient tous les quatre ans et, depuis 1964, le pape a présidé les célébrations de clôture de l'événement, sauf en deux occasions.Par ailleurs, l'archevêque a profité de l'occasion pour annoncer que Jérémy Gabriel, un petit garçon de 9 ans sourd et lourdement handicapé par la maladie de Treacher Collins, réalisera son rêve de chanter pour le pape à Rome.L'enfant accompagnera la trentaine d'évêques du Québec qui se rendront au Vatican en mai à l'occasion de la visite ad limina.Le Soleil PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE© La popularité du vélo a forcé la Ville à devancer l'ouverture des pistes cyclables.Dorénavant, elles seront accessibles du 1er avril au 15 novembre.Un mois de plus pour les pistes cyclables Une caravane de la propreté Souhaitant faire un geste récurrent, organisé et efficace en faveur de la propreté, l'arrondissement de Rosemont- Petite-Patrie a décidé d'investir 500 000$ pour créer une caravane de la propreté qui a entrepris ses activités hier matin.« On interdit le stationnement ponctuellement comme on le fait l'hiver pour la neige, explique le maire André Lavallée à La Presse.Le matin, des camions passent pour enlever les gros détritus, puis une autre équipe d'une dizaine de cols bleus munis de balais mécaniques lavent complètement la rue.On procède de la même façon que lors d'un chargement de neige.» Les cols bleus en profitent pour nettoyer en même temps les carrés d'arbres et repeindre les bornes d'incendie.Éric Clément NICOLAS BÉRUBÉ Les pistes cyclables ouvriront demain à Montréal, soit deux semaines avant la date habituelle.Une mesure rendue nécessaire par la popularité grandissante de l'utilisation du vélo comme moyen de transport, selon la Ville.Depuis des années à Montréal, les pistes cyclables sont accessibles du 15 avril au 1er novembre.Cette année, la date de fermeture a été repoussée au 15 novembre.C'est donc dire que les pistes seront ouvertes sept mois et demi au lieu de six mois et demi, comme c'était traditionnellement le cas.Avant d'être ouvertes, les pistes cyclables sont nettoyées par les employés municipaux, qui installent la signalisation nécessaire et repeignent les bandes sur la chaussée.La Ville a bon espoir que ces travaux seront terminés avant demain dans la plupart des arrondissements.L'an dernier, les dates d'ouverture du réseau cyclable avaient également été allongées.Cette mesure a été jugée concluante et devient permanente à partir de cette année.Route (ou)verte en 2007 Vélo Québec a annoncé hier une série d'activités et d'événements spéciaux pour l'été 2007, qui marquera l'inauguration du réseau cyclable la Route verte.Parmi les activités, qui se dérouleront partout au Québec, on compte une traversée de la province par des jeunes sur la Route verte, ainsi qu'un grand rassemblement de clubs cyclistes québécois et étrangers.Une vaste campagne de promotion sera également lancée pour souligner l'événement.Selon le président de Vélo Québec, Jean-François Pronovost, ce sera l'occasion de faire connaître cette réalisation québécoise à l'étranger, et d'attirer ici les voyagistes internationaux spécialisés en séjours de cyclotourisme.« On veut lancer un signal, on veut mettre le Québec sur la carte pour les agences des États-Unis et d'Europe.Avec le réseau, ça devient très intéressant d'organiser des voyages ici.» Une fois achevée, la Route verte comptera plus de 4300 km, ce qui en fera le plus grand itinéraire cycliste en Amérique.À ce jour, 83% du réseau a été fait, soit 3600 km environ.Haute tension et écoles ne vont pas de pair FRANÇOIS CARDINAL En raison du risque accru de leucémie chez les enfants, la direction de l'école Marie-Victorin aurait dû éviter de construire son futur bâtiment à proximité d'une ligne à haute tension, estime un expert de la question.Paul Héroux, professeur au département de médecine de l'Université Mc Gill et ancien chercheur d'Hydro-Québec, n'en revenait tout simplement pas, mercredi, lorsqu'il a lu dans La Presse qu'une école secondaire est en construction à Anjou, à 27 mètres d'une ligne de 315 000 volts.« Certes, lorsqu'une école est construite à proximité d'une ligne à haute tension, il faut évaluer le pour et le contre avant de décider de la déménager puisque les risques ne sont pas, sommes toutes, très grands.Par contre, il faut éviter de bâtir de nouvelles écoles à des endroits mauvais pour la santé des enfants.» Comme professeur, M.Héroux recommande aux hygiénistes de ne pas soumettre les enfants à des champs magnétiques supérieurs à 0,1 microtesla.Or, selon les relevés d'Hydro-Québec, le champ atteindra une force de 1,8 microtesla lorsqu'il touchera le mur le plus exposé de l'école secondaire privée, celui du gymnase.« Le Centre international de recherche sur le cancer n'a pas classé les champs magnétiques dans la catégorie « 2B » (peut-être cancérogène) pour des raisons triviales.Nous avons beaucoup de raisons de croire que ces champs produisent la leucémie, chez les jeunes enfants en particulier.Certaines études très sérieuses ont trouvé des augmentations statistiquement significatives au-dessus de 0,2 microtesla.» M.Héroux fait valoir qu'en Californie, il est strictement interdit de construire une école à proximité d'une ligne à haute tension en raison, précisément, des risques potentiels.Chez Hydro-Québec, on fait valoir qu'au cours des 25 dernières années, aucune des 150 études réalisées sur la question ne conclut qu'il existe un lien de cause à effet entre les niveaux d'exposition aux radiations électromagnétiques et la prévalence de cancers.Ancien employé d'Hydro pendant 10 ans, M.Héroux estime pour sa part que la société d'État tend, en toutes circonstances, à amenuiser l'impact de son produit comme le ferait n'importe quelle entreprise.J.Schreter célèbre le 1er anniversaire de son magasin à Pointe-Claire MONTRÉAL 4358 boul.St-Laurent (angle Marie-Anne) Tél.: (514) 845-4231 COMPLEXE POINTE-CLAIRE 6361, route Trans-Canada (angle boul.St-Jean) Tél.: (514) 630-1096 info@schreter.com :: www.schreter.com Hommes Tout à25%de rabais Habits, tenues décontractées, chemises, chaussures, sous-vêtements, vêtements sport, etc.Garçons Tout à25%de rabais Chaussures, vêtements sport, sous-vêtements, maillots de bain, tenues propres et décontractées, accessoires, etc.Femmes Tout à25%de rabais Accessoires mode, vêtements sport, maillots de bain, 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Un pont glisse dans la boue près de Sorel Les enfants profitent à plein de leur congé scolaire inattendu.HUGO MEUNIER Comme la plupart des 77 résidants d'un tronçon du rang Raimbault, à Sainte-Victoire-de-Sorel, Myriam Brouillard et sa fille dormaient à poings fermés lorsqu'un pompier a frappé à leur porte hier aux aurores.Inquiète, la femme s'est d'abord demandé où était le feu.Le pompier lui a plutôt dit qu'un immense cratère séparait sa maison du reste du monde.« Je ne le croyais pas, je me suis changée et je suis allée voir.C'était effrayant ! » a raconté hier après-midi la mère de famille.Attablée à la table de cuisine, sa fille Alexia, radieuse, profitait d'un congé scolaire pour cause «d'effondrement de pont ».L'autobus qui devait la mener à l'école a fait demi-tour en arrivant au gigantesque trou.« J'aimerais que ça dure un mois », a avoué la fillette.L'affaissement d'un pont d'à peine 10 mètres a chambardé les habitudes de vie de plusieurs des 3000 résidants de Sainte-Victoire, une bourgade du Bas-Richelieu.Ces événements inusités se sont produits dans la nuit de mercredi à hier.Des embâcles dans un petit ruisseau auraient cédé, libérant de puissantes vagues.Le courant a pulvérisé un premier ponceau avant de détruire le pont au-dessus du rang Raimbault, quelques mètres plus loin.Le passage de l'eau a entraîné l'éboulement du terrain.Le tout s'est déroulé vers 1 h du matin.Plongeon Coïncidence, un homme de 51 ans s'engageait presque au même moment sur le pont au volant de sa voiture, pour se rendre chez son frère.« Il croyait qu'il traversait une flaque, mais le trou était rempli d'eau à ras bord.Il a donc piqué du nez », a expliqué hier l'agente Chantal Mackels, de la Sûreté du Québec.Et quelle chute ! Le cratère fait cinq mètres de profondeur sur huit mètres de largeur.« Les policiers ont dû utiliser des harnais pour extirper l'automobile du fossé boueux.Le conducteur a eu la clavicule brisée », a ajouté l'agente Mackels.Mais, pour les résidants des 40 maisons isolées de l'autre côté du cratère, l'affaire est plutôt cocasse.« Quelle histoire ! On va pouvoir raconter ça à nos enfants ! » a lancé Jocelyne Daunais.Résidante du rang depuis 36 ans, elle n'a jamais rien vu de tel.Hier, on a aménagé un ponceau temporaire à l'aide de deux pelles mécaniques, afin de relier, à nouveau, les résidants et le reste du monde.Un vrai pont devrait être érigé dès aujourd'hui.Le téléphone et l'eau potable avaient été rétablis en après-midi.De l'eau en bouteille avait été distribuée aux sinistrés plus tôt.Plusieurs utilisaient leur tout-terrain pour se déplacer.Les enfants en congé semblaient bien contents de rouler en plein milieu de la rue, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.Le tumulte causé par l'éboulement a forcé les résidants coincés de l'autre côté du pont à faire preuve d'entraide.Par exemple, grâce à l'eau que Jean Bellemare et sa conjointe, Charleen Desroches, ont puisée dans leur piscine, les voisins ont pu faire fonctionner leurs toilettes.Le troc de téléphones cellulaires était aussi très populaire.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Se rendre au travail n'est vraiment plus ce que c'était pour les résidants du rang Raimbault de Sainte-Victoire-de-Sorel.Mode à prix ordinaire pour toute la famille Plus, tenues de nuit, lingerie et accessoires pour femme.TOMMY HILFIGER, LIZ CLAIBORNE, JONES NEW YORK, NINE & COMPANY, STYLE&CO.MC, TOGOMC, NYGÅRD COLLECTION, CHAPS, EXPRESSION®, IZOD, JENNIFER MOORE et autres Choix de modèles en grandes tailles.Exceptions : shorts, pantalons et jupes TOGO, articles « Achat-choc » et ceux des boutiques Le Président et Bleu jean.Précisions en magasin.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 2 avril.NOS PLUS BAS PRIX DE LA SAISON NOTRE PLUS GROS SOLDE DE LA SAISON 33% de rabais 3 JOURS SEULEMENT! 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totales : 438 116,00 $ Tirage du Tirage du Tirage du 2006-03-30 2006-03-29 2006-03-30 749 NUMÉRO 499786 NUMÉRO Tirage du 2006-03-30 Lettre gagnante O 01 8 000 000 $ 3 641 963,00 $ 65 035,00 $ 2 066,30 $ 69,60 $ 10,00 $ 5,00 $ 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ Prochain gros lot (appr.) : GROS LOT CE SOIR 15 000 000 $ 2006-03-30 Tirage du 01 02 06 07 11 17 20 26 30 31 2006-03-30 08 DÉCEMBRE 45 SAGITTAIRE Tirage du Jour - Mois - Année - Signe ACTUALITÉS RANGRAIMBAULT Toutes les photos de l'éboulement de terrain à Sainte-Victoire-de-Sorel sur www.cyberpresse.ca MONDE Le Kosovo en attente d'un statut FRANÇOIS-XAVIER DELISSE COLLABORATION SPÉCIALE SVINJARE \u2014 L'hiver a été difficile.La neige a isolé des villages pendant plusieurs semaines et le froid a provoqué une forte hausse de la demande en électricité.La seule centrale électrique du Kosovo, obsolète, n'a pu suivre.Des villages sont restés sans électricité jusqu'à deux semaines consécutives.Sans aucune perspective économique, Serbes et Albanais ont attendu.Au village de Svinjare, à majorité serbe, non loin de la vallée de la Drenica, si l'on a subi la neige, on se rappelle surtout les « événements ».Le 17 mars 2004, des extrémistes albanais ont brûlé le village.Face à l'ampleur des exactions, le gouvernement kosovar a débloqué des fonds et fait reconstruire les maisons serbes détruites.Depuis, Svinjare, bourgade rurale à flanc de coteau, est un village neuf.Mais désert.Comme presque tout le monde, Milica Pantic ne dort pas chez elle.Elle arrive par le train du matin et rentre par celui du soir à Mitrovica, où vit sa fille.Comme elle, personne ne se sent en confiance à Svinjare.Pourtant, à 75 ans, elle ne quittera pas le Kosovo si celuici devient indépendant : « Je resterai mourir ici, c'est ma terre et je ne partirai pas », dit-elle, amère.Rares sont ceux qui pensent comme elle dans les enclaves serbes.En cas d'indépendance, beaucoup quitteront le Kosovo.Et ce ne sont pas les négociations sur le statut final de la province, qui ont débuté en février à Vienne, qui pourront les rassurer, car les signaux envoyés par la communauté internationale depuis quelques semaines sont de plus en plus clairs.Des Serbes aux abois Les Américains veulent conclure le statut cette année.Jack Straw, le secrétaire au Foreign Office, vient d'affirmer, au grand dam des Serbes, qu'« une voie vers l'indépendance devient presque inévitable ».Russes et Américains dissertent sur le caractère universel ou pas qu'aurait l'indépendance du Kosovo.Russes et Chinois ont décidé, selon une indiscrétion relevée par le Financial Times de Londres, qu'ils ne s'opposeraient pas à l'indépendance.Mais à Svinjare, on attend.Zivojim Simic ne se fait plus guère d'illusions, même s'il continue à entretenir son verger : « Nos maisons sont neuves, mais vous verrez, ils les pilleront et, surtout, ils nous forceront à les vendre.» Récemment, trois d'entre elles étaient cambriolées.Son voisin, Vojislav Vojic, renchérit : « Il n'y a plus que des vieux ici.Il n'y a pas d'avenir.» Pour les enclaves, ce qui ce passe à Vienne est essentiel, même si peu en parlent.Côté albanais, la confiance est de mise.Lors de leur deuxième rencontre, les délégations serbes et albanaises \u2014 qui doivent se retrouver lundi \u2014 ont discuté de la décentralisation.Et si, officiellement, le futur statut de la province n'est pas encore à l'ordre du jour, il est présent dans tous les esprits.Cette rencontre a cependant permis à tous d'afficher une certaine satisfaction, car la partie albanaise admettait le principe d'un financement des communes serbes par Belgrade.Et si l'on avait craint, à la mort d'Ibrahim Rugova, le leader historique albanais, un durcissement de la position albanaise, celle-ci est devenue pragmatique sous la pression du groupe de contact et de Martti Ahtisaari, le négociateur de l'ONU.Un pragmatisme palpable également à Belgrade, où certains admettent en coulisse que l'indépendance de la province, même si sa forme reste à déterminer, est inéluctable.Reste que les négociations risquent de durer encore de longs mois, et qu'elles seront difficiles lorsque le point crucial de la souveraineté sera abordé.À Mitrovica, toutefois, il n'est pas question d'indépendance.Le nord du Kosovo, presque entièrement serbe, campe sur ses positions.Vendredi le 17 mars, une manifestation a eu lieu au centre-ville pour commémorer le deuxième anniversaire des nuits sanglantes de mars 2004.Les 5000 manifestants n'avaient qu'un mot d'ordre : « Aucune forme d'indépendance n'est acceptable.» Coupée par la rivière Ibar, dont le pont est désormais rouvert à la circulation, la ville est dans l'expectative.Au sud, les Albanais sont tournés vers Pristina et utilisent l'euro.Au nord, tout vient de Belgrade, et la seule monnaie est le dinar serbe.Depuis 1999, tous se regardent de loin.Lorsque le futur statut du Kosovo sera décidé, il n'est pas sûr que cela changera.Bien au contraire.PHOTO D'ARCHIVES AP Un jeune Albanais se recueille sur les tombes de ses deux soeurs dans le village d'Izbica, tuées par les troupes de Milosevic pendant la guerre du Kosovo en mars 1999.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction », Salviati, Home Studio, Liz Claiborne Home, Vera Wang, Gluckstein Home, ceux des rayons concédés, de la Fonfation Hbc et de la collection olympique et mode maison Mantles.Les mentions « ACHAT-CHOC » et « Offre spéciale de la direction » indiquent que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Notez que pour les articles « Achat-choc », « Offre spéciale de la direction » et ceux de L'Entrepôt du style en magasin, les quantités sont limitées, le choix varie selon le magasin et aucuns bons d'achat différé ni articles de substitution ne sont offerts.La mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.Les 200 premières personnes recevront une carte-rabais la Baie de 10 $ 70 % de rabais Bagages California et Santa Barbara de RICARDO OF BEVERLY HILLS.Ord.60 $ à 280 $.Solde 17,99 $ à 83,99 $.40% de rabais Verres à pied en stock suivi 20% de rabais Chaises hautes, sautoirs, articles amusants et parcs pour bébé ARRIVEZ TÔT le samedi 1er avril CE WEEK-END SEULEMENT! 20 % de rabais Petits électros de soins personnels 30 % à 55 % de rabais Oreillers, couettes et couvre-matelas MARKET SQUARE, CALVIN KLEIN et SLEEPSAFE 50 % de rabais Serviettes LIZ CLAIBORNE 1999 ch.Sélection de poêles T-FAL et LAGOSTINA Ord.39,99 $ à 59,99 $.jusqu'à 55 % de rabais Soutiens-gorge et culottes WONDERBRA et WARNER'S sous boîte Ord.15 $ à 39,50 $.Solde 7,98 $ à 19,88 $.Un 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entièrement validé la loi.Chirac doit faire une déclaration ce midi.Étudiants et syndicats ont prévu une journée de mobilisation mardi.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Sur la question du contrat première embauche (CPE), qui provoque depuis des semaines grèves étudiantes et manifestations monstres, on n'est pas loin de l'heure de vérité.Contrairement à ce qu'espéraient certains, le Conseil constitutionnel a entièrement validé le texte, hier soir peu avant 19h30.Désormais, seul le président de la République pourrait décider de ne pas promulguer le texte et, en accord avec le premier ministre, imposer une nouvelle délibération au Parlement.Jacques Chirac a d'ailleurs fait savoir qu'il ferait une déclaration solennelle, ce soir à 20h, en ouverture des deux grands journaux télévisés.Les observateurs tiennent pour acquis que Chirac ne signalera pas le retrait de la loi, mais plutôt sa promulgation à court terme, tout en annonçant dans la foulée une vaste « négociation sociale ».Mais les organisations syndicales et étudiantes exigent le retrait pur et simple du CPE comme préalable à toute négociation.On irait alors vers l'épreuve de force finale.Sur le front des étudiants et lycéens, la journée d'hier a été le théâtre de mouvements diffus et parfois contradictoires.D'un côté, de petits groupes de 200 ou 300 jeunes, bien déterminés, ont organisé des opérations assez spectaculaires : blocage pendant deux heures des trains au départ de la gare Saint-Charles de Marseille, puis de la gare de Lyon à Paris, paralysie de la voie d'entrée principale de Nantes, etc.Pendant ce temps, certains lycées et universités jusque-là bloqués rouvraient leurs portes.En cas de confirmation par le président Chirac de la promulgation de la loi \u2014 assimilée à un « passage en force » \u2014 le principal point d'interrogation concerne la nouvelle « journée de grève et d'action » prévue pour mardi prochain.La précédente, mardi dernier, avait mis environ deux millions de manifestants dans la rue.COURT - AVIS ENCAN PUBLIC DOUANE(COUTUMES) DU CANADA SAISIE/TENUE REMETTEZ TAPIS PERSANS ÉPINEUX IMORTER PRINCIPAL OBLIGATOIRE LIQUIDER DES ACTIFS POUR SATISFAIRE LA DETTE.TAPIS PERSANS ET ASIATIQUES IMPORTÉS ET LES CARPETTES DE TAILLES VARIANTES ET MAIN DE COULEURS TISSÉE AVEC SOIE PURE, SOIE et LAINE, COTON DE POIL DE CHAMEAU, SOIE UNIQUE ET RARE QUMISFAHAN TABRIZ, CHOBI, HERATI, AFSHAR, MASHAD, etc.DIMANCHE, LE 2 AVRIL 2006 Vente aux enchères à 14h00.Observation et Enregistrement de 13h00.DORVAL INT'L AÉROPORT : DÉPÔT DE ENCAN 2070 Chartier Ave.(Côte de liesse, 55 nord, directement à chartier) Photo I.D.exigé sur entrée.Toute la finale de ventes.Termes : Visa, député, chèque Liquide, Certifié.La prime d'acheteurs de 15 % à être ajoutée.Quelques réserves peuvent s'appliquer.Vente soumise à compléments, effacements, erreurs et omissions.Commissairespriseurs d'Héritage Internationaux.3394066A MONDE LE TOUR DU GLOBE CANADA Pas d'appel La famille du journaliste québécois Frédérick Lavoie, incarcéré à Minsk depuis vendredi dernier, a indiqué hier qu'il avait rejeté l'idée d'en appeler aux tribunaux biélorusses pour faire renverser sa condamnation à 15 jours de prison.Son frère Jérémi a indiqué que le journaliste n'était pas certain de pouvoir assumer les coûts d'une telle démarche.Et il craindrait que le processus ne puisse être complété avant l'expiration de sa peine.Une représentante du gouvernement biélorusse avait indiqué mardi à La Presse qu'une demande d'appel pourrait être traitée « très, très rapidement ».Un diplomate du Canada a soumis une liste d'avocats biélorusses au journaliste, appréhendé alors qu'il couvrait une manifestation d'opposants sur la place d'Octobre.La Presse LIBERIA Taylor à La Haye ?Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, invoquant des risques pour la stabilité de la région, souhaite juger à La Haye l'ancien chef de guerre libérien Charles Taylor, détenu depuis mercredi, et les Pays- Bas ont donné hier un accord sous conditions.Le procès pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre de Taylor, 58 ans, pourrait se dérouler dans des locaux de la Cour pénale internationale (CPI), mais devant le Tribunal spécial, juridiction mixte créée en 2002 avec le soutien de l'ONU pour juger les crimes commis pendant la guerre en Sierra Leone de 1991 à 2001, faisant quelque 120 000 morts.D'après AFP ÉTATS-UNIS Abou Ali : 30 ans Un étudiant originaire d'Arabie Saoudite, Ahmed Abou Ali, a été condamné hier par un tribunal étatsunien à 30 années de prison pour avoir projeté d'assassiner le président George W.Bush et soutenu Al- Qaeda.Un jury fédéral d'Alexandria avait reconnu Ahmed Abou Ali, 25 ans, en novembre, coupable de neuf chefs d'inculpation pour commettre des actes terroristes.Mercredi, l'accusation a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre lui.Le juge n'a pas suivi ces réquisitions, faisant valoir que l'étudiant n'avait « jamais pris la moindre initiative aux États-Unis » en vue de mener ses projets à bien.D'après AFP DARFOUR Sanctions prorogées Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé pour six mois le mandat du Groupe d'experts chargé de suivre l'application des sanctions ciblées imposées aux individus accusés d'avoir commis des atrocités au Darfour.Ces sanctions consistent en un gel des actifs et une interdiction de déplacements pour les personnes visées.Le groupe d'experts, incluant des représentants des 15 États membres du conseil, était chargé de désigner les personnes à sanctionner.Jusqu'à présent, aucune liste de noms n'a été publiée.D'après AFP TURQUIE Enquêtes antikurdes Le parquet de Diyarbakir a lancé hier une enquête contre des membres du principal parti pro- kurde du pays, dont le maire de la ville, pour apologie de la rébellion kurde.Osman Baydemir, maire de Diyarbakir et membre du DTP (Parti pour une société démocratique), s'était adressé mardi à des jeunes émeutiers, saluant leur « courage» mais demandant qu'ils cessent de braver les lois.Ahmet Cengiz et Murat Avci, chefs provinciaux du DTP à Diyarbakir et Siirt, font l'objet d'une enquête similaire.D'après AFP La journaliste américaine Jill Carroll libérée en Irak ASSOCIATED PRESS BAGDAD \u2014 La journaliste américaine Jill Carroll, retenue en otage depuis près de trois mois en Irak, a été libérée hier.La jeune femme est apparemment en bonne santé.La journaliste indépendante, qui travaillait pour le Christian Science Monitor, avait été enlevée le 7 janvier dans le quartier d'Al-Adel, dans l'ouest de la capitale irakienne, l'un des plus dangereux, alors qu'elle allait interviewer le responsable sunnite Adnan al-Doulaimi.Elle avait été prise en otage lors d'une sanglante embuscade qui avait coûté la vie à son traducteur.Son enlèvement avait été revendiqué par un groupe se faisant appeler « les Brigades de la vengeance ».Ses ravisseurs exigeaient la libération de toutes les femmes détenues en Irak avant le 26 février.Ils avaient menacé de l'exécuter si leurs revendications n'étaient pas satisfaites.« J'ai été bien traitée, mais je ne sais pas pourquoi j'ai été enlevée », a déclaré la journaliste âgée de 28 ans dans un bref entretien à la télévision de Bagdad.La jeune femme portait un foulard vert, une robe grise, et semblait bien se porter.« Il est bien évident que je veux être avec ma famille », a-t-elle confié.« Tout ce que je peux dire maintenant, c'est que je suis heureuse d'être libre.Je suis heureuse d'être libre ! » Selon la traduction en arabe de ses propos, Jill Carroll a expliqué qu'elle avait été autorisée une fois à regarder la télévision et à lire un journal.La journaliste pouvait simplement se déplacer de sa chambre à la salle de bains.« J'étais bien nourrie.Je pouvais prendre des douches, aller aux toilettes quand je le voulais (.) je n'ai jamais été frappée, ni même menacée.Le lieutenant de police Falah al-Mohammedaoui a précisé que l'otage américaine avait été libérée près d'un bureau du Parti islamique d'Irak à Amiriya, dans l'ouest de Bagdad, par un groupe inconnu.Elle a ensuite été confiée aux autorités américaines.Aucune rançon n'a été versée, a affirmé à la presse l'ambassadeur des États-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad.Personne « n'a passé d'arrangements avec qui que ce soit », a-t-il assuré en soulignant qu'il faisait référence à la mission diplomatique américaine.La direction du Christian Science Monitor a également démenti tout paiement d'une rançon.En déplacement à Berlin, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a fait part de sa satisfaction, se déclarant « heureuse » d'apprendre sa libération.La journaliste avait été vue pour la dernière fois sur une vidéo diffusée le 9 février.Mercredi soir, sa soeur jumelle, Katie, avait appelé à sa libération dans un communiqué lu sur la chaîne Al-Arabiya.« Je vis un cauchemar, ne sachant si elle est blessée ou malade », disait-elle.Dans un communiqué, Reporters sans frontières (RSF) a fait part de son « immense soulagement ».L'organisation rappelle qu'à ce jour, 39 journalistes ont été enlevés et 86 autres tués en Irak depuis le début du conflit.PHOTO AFP La journaliste indépendante Jill Carroll est apparue souriante à la télé de Bagdad.ENCORE DES MORTS Vingt et un Irakiens ont été tués hier en Irak, dont huit employés de la centrale thermique de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, abattus par des hommes armés à leur sortie de la centrale, selon des sources de sécurité.« Des hommes à bord de deux voitures ont ouvert le feu sur le bus qui transportait des employés qui quittaient la centrale », a déclaré une source de sécurité à Tikrit.Mercredi, 17 personnes avaient été tuées dans différentes attaques à travers l'Irak.La plus sanglante avait visé des employés d'une société d'importation de produits électroménagers à Bagdad, tuant huit d'entre eux dont trois femmes.«Le Canada punit le peuple palestinien, non le Hamas» Le gel de l'aide canadienne a choqué le ministre des Municipalités Issa Jabbari ISABELLE HACHEY ET AGNÈS GRUDA Ahmed Abdirahman, de l'ONG montréalaise Alternatives, devait rencontrer aujourd'hui le ministre palestinien des Affaires sociales pour discuter de deux centres communautaires de la bande de Gaza.Quand il a appris que le Canada coupait tout contact avec l'Autorité palestinienne, toutefois, il a immédiatement annulé la rencontre : il craignait d'être accusé d'entretenir des liens avec le terrorisme.Les inquiétudes de M.Abdirahman illustrent bien la confusion des travailleurs humanitaires canadiens oeuvrant dans les territoires occupés depuis que le Canada est devenu, mardi, le premier pays du monde à couper les vivres au nouveau gouvernement palestinien dirigé par le Hamas, qui figure sur sa liste d'organisations terroristes.La décision du gouvernement de Stephen Harper constitue une punition injuste infligée à l'ensemble des Palestiniens, et qui risque d'avoir des effets pervers si d'autres pays emboîtent le pas au Canada, estiment les critiques.Les deux centres de Gaza, destinés à la formation des femmes, administrés par Alternatives et financés par l'Agence canadienne de développement international (ACDI), devaient bientôt être pris en charge par le ministère palestinien des Affaires sociales.Mais l'ACDI doit maintenant « restructurer» le projet de 3,8 millions pour éviter que l'Autorité palestinienne ne touche un seul sou du Canada.« Je me trouve dans une situation schizophrénique, dit M.Abdirahman.Pour transférer le projet aux Palestiniens, je dois faire des liens avec des représentants de l'Autorité palestinienne.Légalement, c'est très compliqué.Je ne veux pas me faire accuser de maintenir des relations avec une organisation terroriste.» Le Canada a annoncé le gel de 7,3 millions versés à l'Autorité palestinienne pour différents projets de développement, dont un programme d'accès au logement et la remise en état du parc industriel de Ramallah.D'autres projets seront restructurés pour empêcher le gouvernement d'en profiter indirectement.Le Canada continuera néanmoins de verser une aide humanitaire directe à la population.L'annonce a choqué le ministre des municipalités, Issa Jabbari.« Nous sommes très déçus de la décision canadienne, a-til dit à La Presse.Elle punit le peuple palestinien, non le Hamas.(.) Ça montre que le Canada est sous l'influence des États-Unis.» Selon le directeur d'Alternatives, Robert David, le gouvernement Harper fait « une mauvaise lecture » des résultats des élections palestiniennes du 25 janvier.Les sondages ont montré que la majorité des électeurs avaient choisi le Hamas non pas en raison de sa ligne dure envers Israël, mais parce que le parti leur semblait plus efficace et, surtout, moins corrompu que son rival, le Fatah.Avertissement du Quartette Le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Europe, Russie et ONU) a prévenu hier que l'entrée en fonction d'un gouvernement palestinien dominé par le Hamas aura « inévitablement » un impact sur l'aide versée.Le président George Bush a déclaré qu'une poursuite de l'aide n'avait « pas de sens », car le Hamas avait « exprimé son désir de détruire son voisin » israélien.L'Autorité palestinienne dépend entièrement de l'aide étrangère.Depuis sa création, en 1994, elle a reçu environ un milliard de dollars US par an de l'Union européenne et des États-Unis, ses deux principaux donateurs.Au sein du Quartette, les tenants de la ligne dure estiment qu'il faut suivre l'exemple du Canada et couper les vivres à l'Autorité palestinienne.D'autres pensent qu'il faut plutôt trouver une façon de contourner le Hamas, par exemple en payant directement les factures du gouvernement palestinien, ou encore en passant par la Banque mondiale pour financer certains projets d'infrastructures.Si le Quartette opte pour la voie canadienne, le Hamas risque de se tourner vers des sources de financement que l'Occident ne pourra pas contrôler.Les leaders du groupe ont déjà entamé une tournée des pays arabes.Ils pourraient aussi s'appuyer sur des réseaux informels de gens d'affaires et d'organismes caritatifs islamistes.ATTENTAT SUICIDE Un attentat suicide a tué hier trois colons israéliens et son auteur palestinien, à l'entrée de la colonie de Kedoumim, au nord de la Cisjordanie.Les brigades des Martyrs d'al- Aqsa, liées au Fatah, ont revendiqué cet attentat et annoncé qu'Ahmad Macharka, 24 ans, de Hébron, avait mené l'opération.Selon des témoignages de colons, l'activiste, qui s'était déguisé en juif religieux, a fait sauter une charge dans une voiture qui l'avait pris en stop.D'après AFP PHOTO AP Une Soudanaise manifeste contre le déploiement des Casques bleus au Darfour.et c'est G R A TU IT L'événement par excellence pour planifier vos vacances estivales ! 7 8 9 avril Place Bonaventure Yves Lambert, porte-parole de La Fête de l'été Retour symbolique de Chagossiens déportés dans leur archipel JOONEED KHAN Quarante ans après avoir été expulsés comme du bétail de l'archipel des Chagos par les Britanniques pour faire place à une super-base aéronavale des États- Unis au coeur de l'océan Indien, un petit groupe de déportés a pris la mer hier pour une « visite » de leurs îles natales.Ils étaient 102, vieux, jeunes, hommes, femmes et enfants, de trois générations, à monter à bord du cargo mixte Mauritius Trochetia pour la traversée, en sept jours, des 2000 Km d'océan entre la République de Maurice et l'archipel, au nord-est.« Dès mon arrivée, je vais me prosterner et embrasser ma terre, et j'irai fleurir les tombes de mes ancêtres », a dit à la télévision mauricienne une aïeule tout de blanc vêtu.« J'ai longtemps rêvé de retourner à mon paradis.Ce rêve se réalise enfin, même si c'est pour une courte visite », a confié un homme d'âge moyen.« C'est un jour mémorable, un moment historique pour nous, et l'émotion est grande », a déclaré Olivier Bancoult, du Groupe Réfugiés Chagos.Terrorisés, enlevés et déportés Ils étaient plus de 2000 « Ilois » vivant sur les atolls coralliens des Chagos, faisant alors partie de Maurice, quand la puissance coloniale britannique négocia en 1965 un bail de 50 ans avec les États-Unis pour établir une base militaire dans l'archipel.Washington avait une condition : il fallait dépeupler les îles.Maurice s'acheminait vers son indépendance.Londres détacha donc les Chagos, créa le Territoire britannique de l'océan Indien (BIOT), et en expulsa les habitants, jetés sans ménagement à Port-Louis, capitale de Maurice.Certains échouèrent aux Seychelles.Les « Ilois », qui vivaient de la pêche et avaient une économie basée sur la noix de coco, furent carrément enlevés et jetés dans des navires pour être déportés.Leurs animaux domestiques, chiens et chats inclus, furent abattus pour les terroriser.Ils ne purent rien emporter avec eux.Londres versa à Maurice des « dédommagements » dont profitèrent fort peu les victimes, qui allèrent grossir les populations des cités pauvres.Après de longues années de lutte, ils eurent gain de cause en novembre 2000 devant la Haute Cour de Londres.Cette instance statua en effet qu'au moment de leur déportation, les Chagossiens étaient citoyens britanniques et les Chagos territoire britannique.Invoquant la Magna Carta, elle déclara que leur déportation par le gouvernement britannique était donc illégale.La base de Diego Garcia Les États-Unis, qui ont établi dans l'île de Diego Garcia la base du Commandement central de l'aéronavale (Centcom), s'opposent au retour des Chagossiens.De là, ils contrôlent tous les détroits de l'océan Indien.De là, ils ont orchestré la guerre en Afghanistan dans les années 1980 et bombardé l'Irak en 1991 et 2003.Ils y maintiendraient aussi une prison secrète du type Guantanamo.Le gouvernement Blair décréta en 2004 l'interdiction aux Chagossiens, près de 10 000 maintenant, de retourner dans les îles.Il leur accorda en même temps la citoyenneté britannique.Plusieurs sont partis en Grande-Bretagne où ils se battent maintenant pour l'accès aux logements et aux services publics.Le retour symbolique amorcé hier fait suite à une négociation entre le premier ministre mauricien Navin Ramgoolam, élu en juillet 2005, et Tony Blair.Mais le dossier reste ouvert : les Chagossiens veulent retourner vivre chez eux, et Maurice, soutenu par l'ONU, l'Afrique et l'Inde, maintient ses revendications sur les Chagos.L'embarquement pour les Chagos a été précédé d'une messe, de festivités et d'un défilé dans les rues de Port-Louis, où des milliers de gens s'étaient massés, portant des t-shirts « Retour au Paradis ».« Ce voyage est pour moi un pèlerinage.Je dois revoir ma patrie avant de mourir », a dit Rita Issou, 80 ans, la plus âgée des passagers.Le «geste humanitaire » consenti par Blair limite la « visite » à trois îles : Salomon, Diego Garcia, et Peros Banhos.Avec MBC, Le Matinal et Reuters MONDE PHOTO ALI SOOBYE, AFP Olivier Bancoult, responsable du Groupe réfugiés Chagos, embrasse sa fille avant d'embarquer sur le cargo pour la traversée entre la République de Maurice et l'archipel des Chagos.Concours de caricatures sur l'Holocauste Le journal iranien en quête d'un «jury international» LAURA-JULIE PERREAULT La poussière retombe tranquillement sur la controverse entourant la publication des caricatures de Mahomet dans un journal danois de droite.Mais le journal iranien qui, en guise de représailles, a lancé un concours de caricature de l'Holocauste, ne compte pas profiter de l'accalmie pour enterrer sa compétition.Joint par La Presse, le responsable du concours du quotidien ultraconservateur de Téhéran Hamshahri avoue même être en plein processus de sélection d'un «jury international de prestige ».« La première sélection sera faite par des Iraniens, qui feront un premier tri.Mais nous voulons confier la décision finale à un jury international composé de gens de renom », a dit le coordonnateur du concours, Farid Mortazavi, sans pour autant nommer de candidats potentiels.Sur le thème, « Où est la ligne rouge de la liberté d'expression en Occident ?», la direction du journal a demandé le 6 février dernier, à des dessinateurs du monde entier, de soumettre des caricatures sur l'Holocauste.« La liberté d'expression est un prétexte pour les Occidentaux d'insulter les croyances des musulmans », a écrit le journal au sujet des caricatures de Mahomet, publiées dans le Jyllands-Posten en septembre 2005 puis reprises des mois plus tard dans une centaine d'autres médias dans le monde.« L'agression (contre le prophète) a lieu alors que la discussion et la critique de nombreux sujets comme les crimes commis par les États- Unis et Israël ou encore des événements historiques comme l'Holocauste sont considérés comme des délits impardonnables en Occident », peut-on lire dans les règlements du concours de caricatures.En date du 12 mars, jour du dernier décompte, le journal avait reçu 700 caricatures réalisées par 200 auteurs de 37 pays différents.Si la majorité des dessins ont été faits par des Iraniens, certains proviennent des États-Unis, du Portugal, de la Pologne et de la Chine.Jusqu'à maintenant, aucun caricaturiste canadien n'a participé à ce concours controversé.Le site Web du concours, irancartoon.com, spécifie que la compétition sera ouverte jusqu'au 15 mai.Les gagnants remporteront des bourses de 5000 $ à 12 000 $.La ligne rouge dépassée De l'aveu même de celui qui coordonne le concours, plusieurs dessins reçus dépassent les bornes.« Certaines des caricatures conviennent parfaitement au cadre que nous avons établi pour le concours.Mais certaines vont plus loin et « abusent» de la religion juive.Nous n'approuvons pas ces caricatures.Nous ne mettrons pas de l'avant des dessins qui attaquent la religion.Mais où Hamshahri trace-t-il la ligne entre l'antisémitisme et la caricature d'opinion?«Beaucoup de sujets peuvent être abordés sans attaquer la religion.Par exemple : si l'Holocauste a vraiment eu lieu comme il est raconté, pourquoi les Palestiniens doivent-ils en payer le prix?Et pourquoi les Européens n'ont-ils pas donné un morceau de l'Europe aux Juifs après l'Holocauste ?Ces thèmes sont acceptables », croitM.Mortazavi.Il n'a pas pris position sur la caricature de l'Iranienne Firouzeh Mazafari.Cette dernière a illustré un groupe de six hommes juifs qui entrent dans un four à gaz.Lorsqu'ils en ressortent, le compteur indique 5 999 999, de manière à suggérer que le nombre de victimes de l'Holocauste a été exagéré.Ce dessin reflète les opinions du président ultraconservateur de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad.À maintes reprises, ce dernier a remis en cause les faits historiques entourant la Shoah.Revirement idéologique En Iran, l'initiative du journal de lancer ce concours n'a pas surpris.Depuis l'accession d'Ahmadinejad à la mairie de Téhéran en 2003, le plus grand quotidien de Téhéran, créé par l'administration municipale en 1992, a subi un revirement idéologique complet.Avant cette date, Hamshahri, qui a un tirage de 350 000 exemplaires, était le journal de référence du mouvement réformiste iranien.Ahmadinejad a quitté la mairie pour la présidence, mais ses collaborateurs tiennent toujours les rênes d'Hamshahri.Avec AP À l'occasion de la Francofête 2006, qui s'est tenue du 3 au 24 mars 2006 dans toutes les régions du Québec, l'Office québécois de la langue française (OQLF) a remis, le 21 mars 2006, les prix Francopub.Créés par l'OQLF, ces prix sont décernés aux publicitaires et aux annonceurs pour souligner la qualité de la langue en création publicitaire.Un jury composé de représentants du milieu publicitaire et de spécialistes de la langue ont primé quatre publicités parmi toutes celles soumises par le grand public à l'occasion d'un concours.Ces publicités ont été diffusées au Québec entre le 1er janvier et le 31 décembre 2005.Les prochains prix Francopub seront remis en mars 2007, à l'occasion de la Francofête, aux publicités qui retiendront l'attention pour leur qualité en français.L'Office québécois de la langue française souhaite ainsi permettre aux consommateurs de récompenser les concepteurs, les rédacteurs et les annonceurs soucieux d'utiliser un français de qualité dans leurs créations publicitaires.LES MENTIONS 1re - Publicité télé et radio Décrocher La Fondation des Auberges du coeur Agence lg2 Concepteur-rédacteur : M.Philippe Comeau De gauche à droite : M.Jean Doré et Mme Dorys Longpré (Fondation des Auberges du coeur), Mmes Louise Fortier (lg2) et Maria Vaccaro (Hydro-Québec), M.Philippe Comeau (absent) Le français dans la publicité : remise des prix Francopub 2006 LE GRAND PRIX FRANCOPUB Campagne imprimée Carte blanche - publicité Le cadeau qui va finir dans la cave Société des alcools du Québec Agence Marketel Concepteurs-rédacteurs : MM.Pierre-Bernard Dow-Blanchet et Alain Bourgeois Un trophée et des cadeaux ont été remis aux deux concepteurs-rédacteurs de la publicité primée, notamment un voyage pour deux personnes en France, offert par l'OQLF.De gauche à droite: Mme France Boucher, présidentedirectrice générale de l'OQLF, M.Pierre-Bernard Dow-Blanchet, M.Alain Bourgeois (absent).Yann Perreau, porte-parole de la Francofête 2006 LE JURY DES PRIX FRANCOPUB Derrière de gauche à droite : MM.Gérald Paquette (OQLF) et Hugo Galland (agence Les pigeons voyageurs) Devant de gauche à droite : M.Guy Bertrand (Radio-Canada), Mme Noëlle Guilloton (OQLF) et M.Louis Cardin (Houlala! communications) 2e - Publicités imprimées Agriculture - Transport en commun - DPJ - Nouvelle médecine - Réchauffement de la planète La Presse Cossette Communication-Marketing Concepteur-rédacteur : M.André Mantha De gauche à droite : M.André d'Orsonnens (Druide Informatique), Mme Christiane Dubé (La Presse), M.André Mantha 3e - Publicité télévisée Chaise roulante Société de l'assurance automobile du Québec Agence Amalgame Concepteur-rédacteur : M.Robin Brisson De gauche à droite : MM.Daniel Careau (Amalgame), Robin Brisson et Yves Saint-Amand (Association des agences de publicité du Québec) LES PRIX DE PARTICIPATION DU PUBLIC Mme Marie-Josée Dorais de Montréal a remporté le voyage pour deux personnes en France, offert par l'OQLF.Son bulletin de participation a été tiré au sort parmi tous ceux reçus avant le 31 janvier 2006.Yann Perreau, porte-parole de la Francofête, lui remet le prix.Trois logiciels Antidote Prisme remis par l'entreprise Druide informatique ont été tirés au sort parmi les autres participants du public.Voici le nom des personnes gagnantes : Mme Carole Corbeil de Montréal; Mme Sylvie Vachon de Québec; Mme Helga Ohnmacht de Montréal.3390848A . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL La faute aux médias?nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Au lendemain de sa réélection, le président du syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, Michel Parent, a déclaré qu'il avait « l'intention de travailler à changer l'image du col bleu ».Il a également exprimé le souhait que les médias « fassent leur part pour changer les perceptions» de la population à l'endroit des travailleurs de la Ville.Son culot laisse pantois.La mauvaise image des cols bleus n'est pas basée sur des perceptions, elle s'appuie sur des faits.Des faits qui ont marqué l'imaginaire des Montréalais et qu'il serait peut-être bon de rappeler à la mémoire de M.Parent.Souvenons-nous de ce groupe de cols bleus qui a brutalement attaqué une équipe de tournage de l'émission Infoman qui tournait une parodie de manifestation à Bagdad, autour de la statue du leader syndical Jean Lapierre.Un réalisateur et un technicien avaient été blessés et le matériel, endommagé.Souvenons-nous de ce groupe de cols bleus qui a déversé un tas de purin de porc au 11e étage de l'immeuble qu'habitait le responsable du développement économique de la Ville, Georges Bossé.Ou de la manifestation-monstre des cols bleus qui s'étaient emparés des véhicules municipaux pour encercler l'hôtel de ville de Montréal, paralysant ainsi tout le centre-ville durant tout un avantmidi à l'automne 2003.À moins que nous nous rappelions des nombreux actes de vandalisme effectués sur les véhicules des contremaîtres de la Ville ?Ou de leur recours systématique à l'intimidation lorsqu'ils sont insatisfaits de leur condition ?Et c'est sans compter le ton haineux de certains cols bleus qui ne cessent de troubler l'ordre durant les assemblées municipales en criant et en lançant des insultes ?Enfin, faut-il vraiment blâmer les médias pour les conclusions accablantes du rapport de la Ville sur l'efficacité des cols bleus, qui démontrait que certains employés municipaux passent une bonne partie de leur journée à siroter un café plutôt qu'à travailler ?Et que des équipes de cols bleus mettaient en moyenne 10 heures pour boucher un vulgaire nid-de-poule Les médias n'ont rien inventé, ils ont rapporté les faits.Et les Montréalais s'en souviennent.Si les cols bleus ont une image déplorable dans les médias, si leur réputation de gros bras malotrus subsiste dans l'esprit des Montréalais, c'est parce que certains d'entre eux se conduisent de façon déplorable.C'est à eux que devrait s'intéresser le nouveau président.Michel Parent a été réélu avec une très faible majorité.Depuis l'élection, les deux factions qui se sont affrontées durant la campagne électorale s'entre-déchirent (est-ce la faute aux médias ?) et s'accusent mutuellement de fraude et de votes illégaux.Le président réélu du syndicat des cols bleus regroupés devra redoubler d'effort pour asseoir son autorité morale et se faire respecter par l'ensemble de ses membres.S'il est un bon président, il disciplinera ses troupes et s'assurera que leur comportement est irréprochable.Ensuite, on parlera d'image.Si les cols bleus ont une image déplorable dans lesmédias, c'est parce que certains d'entre eux seconduisent de façon déplorable.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS CYBERPRESSE Dépit et colère Faire du théâtre au Québec, vivre et survivre de cet art exigeant, relève encore et toujours plus souvent qu'autrement de l'exploit et de l'abnégation.Or, le milieu du théâtre ne peut accepter que, pour la troisième année, le gouvernement n'ait pas alloué un seul dollar de plus aux programmes d'aide du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).Tel est le point de vue que défend aujourd'hui sur Cyberpresse.ca/opinions Martin Faucher, metteur en scène et président du Conseil québécois du théâtre.Interpellant la ministre de la Culture, Line Beauchamp, l'auteur lance : « Madame la ministre, vous qui vous prétendez grande défenderesse de la condition économique des créateurs et créatrices québécois, je vous lance le défi suivant : prouvez-moi noir sur blanc que je joue les Cassandre, que je perçois très mal la réalité économique du milieu des arts de la scène québécoise, que le sort de la grande majorité de ses créateurs et travailleurs culturels est tout à fait acceptable dans l'état actuel des choses et il me fera sincèrement plaisir de me taire à tout jamais.» Àlire et à commenter sur : Cyberpresse.ca/opinions LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Clientèle détournée Il est étonnant de constater que la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes se réjouisse des amendements apportés à la loi sur le tabac par le ministre de la Santé.En effet, ces amendements favoriseront les bars avec terrasses ainsi que ceux dont les propriétaires auront les moyens physiques et financiers d'apporter les modifications nécessaires à leurs établissements.Il y a fort à parier que la clientèle de fumeurs des établissements qui n'ont ni terrasse, ni la possibilité d'aménager un fumoir, sera détournée au profit de ceux qui pourront se conformer à la nouvelle réglementation.C'est bien davantage ces mesures discriminatoires qui risquent de mettre en danger un pan complet de l'industrie, plutôt que l'abolition complète du tabac des lieux publics qui avait au moins l'avantage de ne favoriser aucun établissement au profit d'un autre.Bertrand Hubert Montréal .Chapeau Uniprix ! Vous venez de gagner un client à vie.Et n'ayez crainte, bien des gens vont être incités à faire de même.Uniprix a permis à 50 travailleurs, chômeurs ou prestataires de la sécurité du revenu, de « gagner » leur subsistance pendant six mois.La SAQ peut-elle réaliser qu'en donnant les contrats de fabrication de ses sacs en Chine, elle a privé des Québécois de retrouver leur dignité en travaillant ?M.Toutant peut-il imaginer le nombre de personnes qui auraient pu bénéficier de sa décision ?À partir de maintenant, je me promène avec mes sacs Uniprix et je me fais un devoir de les apporter à la SAQ en le disant à chaque occasion au gérant ; de même au magasin d'alimentation (je remise mes sacs IGA fabriqués au Pakistan).Quand une grande chaîne d'alimentation me prouvera qu'elle fait travailler des Québécois, je serai son client.Julien Coutu Broisbriand Une bonne chose Avoir Pauline Marois comme mairesse de Montréal ne pourrait être qu'une bonne chose puisque ni Pierre Bourque ni Gérald Tremblay n'ont fait grand-chose pour la ville de Montréal.Regardez l'état des rues avec les fameux nids-de-poule, des rues qui sont pires que celles des villes du tiers monde, sans compter les déchets partout où on se promène.Non seulement les responsables de la Ville nous mentent-ils en disant que Montréal est une belle ville parmi les plus belles villes au monde, mais en plus ils n'ont pas honte de mentir.C'est vrai que c'est une belle ville, mais seulement à l'intérieur des centre commerciaux et des salles de spectacles.Aber Sabil .Go Pauline ! Oui, madame Marois à la mairie de Montréal ; go Pauline go ! Tremblay, Lapierre, Parent, Abdallah, les jurassiques « dewors » ! Place au changement et à l'expérience.Patrick Martineau .Les mots de Pauline Marois Madame Marois présente cette tendance, parfois réjouissante, parfois périlleuse, de vouloir appeler un chat un chat.Ainsi, lorsqu'elle est devenue ministre de la Santé et des Services sociaux en 1998, un changement de terminologie bureaucratique s'est produit du jour au lendemain.Des « établissements de soins de santé » sont redevenus des « hôpitaux ».Des personnes alitées dans des corridors aux urgences n'étaient plus des « clients » ni des « usagers », encore moins des « bénéficiaires », mais des « malades » ou des « patients ».Toutefois, madame Marois a appris à ses dépens que l'utilisation du vocabulaire franc peut s'avérer politiquement incorrecte.Ainsi, elle a dû transformer l'expression des « turbulences » post-référendaires en « effervescence » sous la pression des membres de son parti.Je crois que les femmes utilisent plus volontiers que les hommes cette façon directe de nommer des réalités.Alors, des politiciennes en herbe, gare aux mots qui peuvent vous causer bien des maux ! Jana Havrankova Faire mieux qu'un texte partisan Plutôt que de préparer un document dit pédagogique à l'intention des étudiants, le Conseil de la souveraineté aurait fait oeuvre bien plus utile en en rédigeant un qui démontre les avantages concrets de l'indépendance.Un texte fouillé qui énonce et explicite ceux-ci dans les domaines des finances, de la langue et de la culture notamment.Qui prouve raisonnablement comment chaque Québécois verrait sa qualité de vie s'améliorer au quotidien.Ce dont ont besoin de savoir l'ensemble des citoyens, ce sont les améliorations palpables que nous procurerait cette souveraineté et pas simplement un changement de drapeau, ou encore une espèce de chaise musicale au niveau du passeport ; les gens aimeraient apprendre, chiffres à l'appui, si ladite souveraineté les fera payer plus ou moins de taxes et d'impôts.À ma connaissance, un tel exercice détaillé n'a pas encore été réalisé dans son ensemble.Au lieu de cibler des jeunes avec un texte biaisé, le Conseil aurait mieux fait de répondre aux interrogations concrètes que se pose un grand nombre des nôtres.Avant de « divorcer », il faut voir dans quoi on s'engage.ou s'embarque ! Pierre Bissonnette Laval Pas besoin de manuel Je suis un enseignant de langues secondes (anglais/espagnol) et je n'ai jamais eu besoin d'un livre pour discuter de souveraineté avec mes étudiants ! J'ai souvent illustré la situation du Québec à mes élèves comme étant celle d'un jeune de 25 ans qui n'a pas le droit de quitter le domicile familial pour faire sa vie, qui se voit imposer plusieurs restrictions malgré le fait qu'il soit un adulte responsable et qui pourtant doute toujours de posséder toutes les qualités requises pour prendre sa destiné en main.Alors donc, je comprends mal le tollé que soulève la publication de cet ouvrage car les élèves discutent fréquemment de politique et non pas seulement d'indépendance, que ce soit en classe, dans la cours d'école ou à la maison.Tous les enseignants désirent que leurs élèves mènent une vie heureuse et prospère.Si cela peut se réaliser plus facilement grâce à un Québec souverain, alors le discours n'attendra sûrement pas la sortie d'un livre ! Alain Chenard Rien de nouveau L'endoctrinement séparatiste dans les écoles n'a pourtant rien de nouveau.Quand j'ai eu le douteux honneur de fréquenter l'école secondaire, pendant le premier mandat du PQ, les professeurs n'avaient guère besoin de se faire tirer l'oreille pour enseigner la Bonne Nouvelle de la séparation du Québec, selon saint René.Et gare à l'étudiant qui osait proposer une interprétation de l'histoire du Québec et du Canada différente de celle de son professeur, ou qui osait mentionner des faits défavorables à la cause ! Le camarade Larose sentirait-il un ramollissement du zèle des compagnons de route du Parti ?À quand une commission d'enquête sur l'utilisation des ressources scolaires pour l'endoctrinement séparatiste et leur comptabilisation dans les dépenses du camp du Oui pour les deux référendums ?Bruno Legendre PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Gérald Larose La bataille du zoo ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Depuis quelques semaines, les habitants de Québec se sont mobilisés pour sauver leur zoo et contrer la décision du gouvernement Charest de mettre la clé dans la porte le 31 mars, c'est-àdire aujourd'hui.La menace de fermeture a provoqué un profond sentiment de colère chez les citoyens de la capitale, qui y voient un signe de plus de l'indifférence que manifestent à leur égard les gouvernements de Québec et d'Ottawa.La bataille du zoo est ainsi devenue un symbole de ralliement pour une ville qui se sent négligée et abandonnée.Mais, quand on y regarde de plus près, les gens de Québec ont choisi là une bien mauvaise bataille.Depuis le tout début, le projet d'une rénovation majeure de l'aquarium et du jardin zoologique, une affaire de 60 millions, est parti tout croche.Au début de 2001, Bernard Landry, avec sa fameuse gaffe des « chiffons rouges », a privé ces installations d'une subvention fédérale de 28 millions, ce qui a pesé sur la suite des choses.Quand les deux parcs ont enfin réouvert leurs portes, en 2003, ce fut un succès instantané pour l'aquarium à vocation nordique, mais un flop monumental pour le zoo : un prix d'admission excessif, une ouverture trop précoce, mais surtout, l'échec du nouveau concept ornithologique.Les enfants veulent aller au zoo pour voir des animaux, pas des oiseaux.Le nombre de visiteurs, de plus de 200 000 dans les années 90, a donc sombré à 16 000 en 2004 pour péniblement remonter à 60 000 l'an dernier.Et c'est ainsi que, dès le départ, il a fallu songer à relancer un zoo qui venait tout juste d'être relancé.Et c'est le gouvernement libéral qui a hérité de cette patate chaude, et qui, depuis le début, se refuse à injecter encore plus d'argent dans ce qui est un canard boiteux.Donc, depuis la réouverture du zoo, on parle de sa survie, on jongle avec des scénarios, on cherche des appuis.Tout cela n'a rien donné.Et c'est ce qui a poussé le ministre responsable de la capitale, Michel Després, à annoncer la fermeture pour le 31 mars.Cette menace a fait bouger les choses et a amené la nouvelle mairesse, Mme Andrée Boucher, à en venir à une entente avec le ministre Després, où la province cédait le zoo à la Ville, mais où celle-ci absorbait les déficits, avec les autres municipalités de la communauté urbaine.Ce projet n'en était pas vraiment un car il y manquait un ingrédient essentiel, l'accord des villes que la mairesse voulait solliciter.Et c'est alors que le château de cartes s'est écroulé.Les autres villes, dont Lévis, ont refusé de casquer.Le ministre Després, sans cette implication du milieu, est revenue à son scénario de fermeture.Et les conservateurs, qui avaient fait des promesses en campagne électorale, n'ont pas voulu s'impliquer financièrement dans un projet dans lequel le gouvernement provincial refusait d'embarquer.Cela a déclenché une mobilisation intense où l'on retrouve hélas des traits de caractère collectifs qui font tant pour nuire à Québec, pour limiter son essor et l'empêcher de réaliser son plein potentiel.D'abord, cette grande facilité pour se mobiliser contre les autres, contre le gouvernement Charest, contre les conservateurs, contre Montréal, que l'on estime trop bien traitée, et donc aussi d'attribuer la cause des échecs aux autres.Ensuite, la grande difficulté de cette ville de briser la culture de la dépendance et de compter sur ses propres moyens.Sans en être la cause unique, il est clair que la fermeture du zoo s'explique en bonne partie par l'incapacité du milieu de se mobiliser sur un mode positif pour soutenir son zoo : c'est vrai des citoyens eux-mêmes qui ont boudé leur zoo, des démarches des organismes privés et publics qui n'ont pas abouti, des villes qui n'ont pas réussi à s'entendre sur une forme de financement.À cela s'ajoute le talent assez étonnant de Québec pour choisir de mauvaises batailles, et de réclamer de l'aide pour des choses qui vont mal, comme la Davie, ou le zoo qui sera toujours un boulet financier.Pourquoi pas se mobiliser sur le développement de l'aéroport, essentiel au développement de la capitale Derrière tout cela, il y a un fond de morosité chronique, qui amène les Québécois à ronger leur frein sur leurs échecs, comme le départ des Nordiques, ou la perte des jeux d'hiver, au lieu de célébrer les succès, comme la venue du pape, confirmée pour 2008.On pleure sur le zoo au lieu de se mobiliser sur le 400e anniversaire de la ville, qui sera fêté dans moins de deux ans.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Un fédéralisme de respect Ottawa doit respecter les champs de compétence légitimes des provinces, des villes et des ordres de gouvernement autochtones MICHAEL IGNAT IEFF Nous publions ici un extrait d'une allocution prononcée, hier, àl'Universitéd'Ottawapar le député libéral fédéral d'Etobicoke-Lakeshore, candidat pressentiàladirection du Parti libéral du Canada.Nous avons survécu à deux référendums sur la séparation.Nous en gagnerons également un troisième si on nous l'impose.Les souverainistes veulent forcer les Québécois à choisir entre le Canada et le Québec, qui font tous deux partie de leur âme.Les Québécois ont toujours refusé ce choix.Les Québécois resteront canadiens parce que notre pays respecte leur droit à rester l'un et l'autre, dans l'ordre qu'ils préfèrent.Le Canada n'a jamais imposé un credo patriotique unique à ses citoyens.Le Canada est fondé sur le respect dont nous jouissons (dans le cadre de la loi) pour décider par nous-mêmes ce que c'est que d'être Canadien.Le Canada prévaudra, peu importe ce que les séparatistes nous préparent.Mais cela ne signifie pas que tout va bien chez nous.Le Québec n'a pas ratifié notre constitution et jusqu'à ce qu'il le fasse, les fondations mêmes de notre union sont instables.Nous devons créer les conditions de bonne volonté qui nous permettront de bâtir une fondation constitutionnelle avec le consentement sans réserves de tous les partenaires qui composent notre fédération.Afin de créer ces conditions de bonne volonté demain, nous devons pratiquer, dès aujourd'hui, le fédéralisme de la reconnaissance et du respect.Le rôle du fédéral Le gouvernement fédéral doit respecter les champs de compétence légitimes des provinces, des villes et des ordres de gouvernement autochtones.Le gouvernement fédéral doit posséder la confiance nécessaire pour aller au-delà des démonstrations frénétiques de sa pertinence que sont ses intrusions incessantes dans les champs de compétence des autres partenaires.Il doit concentrer ses efforts en vue de devenir un gestionnaire compétent de ses propres champs de compétence.Qui pourrait affirmer, par exemple, que le gouvernement fédéral gère avec compétence ses responsabilités envers les peuples autochtones ?La reconnaissance signifie comprendre que les provinces ne sont pas toutes pareilles, mais qu'elles sont toutes égales.Le Québec a droit à une reconnaissance, en pratique, du caractère distinct de sa langue, de sa culture, de son droit civil et de son histoire.Il a le droit d'être maître chez lui, à l'intérieur de la fédération canadienne.Le Québec a également le droit de jouer un rôle dans les négociations internationales qui concernent ses champs de compétence provinciaux, particulièrement lorsque l'on touche à la défense de la langue et de la culture françaises.Dans les deux sens Cependant, le respect va dans les deux sens.Les provinces doivent également respecter les champs de compétence légitimes du gouvernement fédéral.Celui-ci est chargé de la défense du pays, de la protection de ses frontières, de la mise en place d'une infrastructure nationale et d'un marché économique national, ainsi que de la protection des droits de citoyenneté que possèdent tous les Canadiens.Sans respect pour ces champs de compétence fédéraux, nous n'avons pas de pays.Le gouvernement fédéral ne possède pas un monopole sur les affaires étrangères, mais il est pertinent qu'il coordonne la présence extérieure du Canada, en collaborant avec les provinces afin d'assurer que le Canada parle à l'unisson, même si le porte-parole provient d'une province.Respect et reconnaissance sous-entendent clarté.La stratégie d'ambiguïté calculée de M.Harper vis-à-vis des aspirations internationales du Québec est fort dangereuse.Déjà, M.Duceppe accueille la manoeuvre de M.Harper relativement à l'UNESCO comme un premier petit pas dans la direction d'une politique étrangère pour le Québec.Ce petit jeu doit cesser.Lors de dialogues conjoints, le Canada et le Québec doivent déterminer qui fait quoi en matière de relations internationales, afin que les aspirations québécoises visant à obtenir une voix internationale puissent coïncider avec le droit fédéral d'assurer la présence mondiale de notre nation.Si nous affichons nos conflits de compétence à la face du monde, nous nuisons non seulement à la position du Canada, mais également à celle du Québec.PHOTO GEOFF ROBINS, REUTER© Michael Ignatieff lors d'une allocution, hier, à l'Université d'Ottawa.« Le Québecadroitàune reconnaissance, en pratique, ducaractèredistinct de salangue, de saculture, de son droit civil et de son histoire.Ilale droit d'êtremaître chez lui, àl'intérieur de lafédération canadienne.» FORUM Un trèsmauvais calcul Ce n'est pas le rôle de l'enseignant, quel que soit son niveau, de faire la promotion d'une option plutôt qu'une autre J IMMY GRENIER Militant souverainiste, l'auteur est enseignant en histoire au secondaireà l'école secondaire Guillaume-Couture, àLévis.Un grand malaise, voilà ce que m'inspire la parution d'un guide pédagogique dédié aux enseignants et aux éducateurs de la petite enfance pour faire la promotion de la souveraineté.En tant qu'enseignant en histoire au secondaire, je trouve que le Conseil de la souveraineté ne fait que gaspiller une crédibilité si difficile à gagner en utilisant un tel moyen pour parvenir à faire du Québec un pays.Soyons clairs, je suis moi-même un militant souverainiste actif en dehors de mon travail.Cependant, ce n'est pas le rôle de l'enseignant, quel que soit son niveau, de faire la promotion d'une option plutôt qu'une autre.L'école est un lieu où on doit développer le sens critique et des habiletés qui feront de l'enfant, ou de l'adolescent, un citoyen responsable et capable de se forger une opinion par luimême.Une maison d'enseignement, ce n'est pas un endroit qui sert à vendre une cause plutôt qu'une autre, aussi noble soitelle.Trop souvent, j'ai entendu des gens accuser à tort les enseignants d'histoire d'utiliser notre matière à des fins politiques pour vendre la souveraineté, ce que je défends avec véhémence à chaque fois : il importe à tout enseignant de démontrer les deux côtés de la médaille et de s'en tenir le plus possible aux faits.Un enseignant digne de ce nom, selon moi, a le jugement professionnel pour être neutre et choisir des moyens pédagogiques, comme les débats, pour amener l'élève à réfléchir de son propre chef.Je trouve que cette publication est un autre coup dur pour la crédibilité de notre profession, si difficile à faire reconnaître dans notre société, encore plus si on est militant souverainiste et enseignant en histoire, de surcroît.Des enfants Le problème majeur dans tout ça, c'est le public à qui cela s'adresse.Je pense que certains aspects de cet enjeu sont si complexes qu'un enfant en bas âge ne peut les saisir avec les outils dont il dispose ; il faut un certain seuil de maturité pour aborder certains dossiers et la question nationale en est un.Cependant, les fédéralistes, pour ce qui est de la propagande, n'ont pas de leçon à nous donner à ce sujet.Ils ont tenté de nous faire aimer le Canada de force avec un programme des commandites, des drapeaux placardés partout et une avalanche de publicités autant inutiles que risibles, tout cela financé à même les fonds publics.Ce programme, nonobstant le scandale financier qui l'a entouré, a contribué à discréditer l'option fédéraliste en insultant l'intelligence du citoyen.Ne tombons pas dans le même piège, c'est par un dialogue d'ouverture entre citoyens éclairés que nous réussirons un jour à faire du Québec ce qu'il devrait être selon moi, un pays, et non pas en détournant l'école d'un de ses objectifs fondamentaux, former des citoyens avertis.Voilà pourquoi je dénonce ce qui est selon moi un très mauvais calcul politique de la part du Conseil de la souveraineté et qui risque d'avoir l'effet inverse.Déjà, des fédéralistes qui n'ont vraiment pas de leçons à nous donner et qui ont le fardeau de la preuve dans le contexte politique actuel, se font du capital politique sur cette histoire.Voilà malheureusement une autre façon de placer notre louable projet sur la défensive et de discréditer par la même occasion les enseignants du Québec et c'est pourquoi je me dissocie de ce guide pédagogique et j'espère que l'ensemble de mes collèges enseignants et souverainistes en feront autant.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LUMIX® DE PANASONIC - LA SEULE GAMME COMPLÈTE D'APPAREILS PHOTO NUMÉRIQUES QUI COMPENSENT LE FLOU.Chaque appare i l photo numérique Lumix est doté de la MÉGA stabi l i s ation optique de l'image (S.O.I .) .I l s'agi t d'une technologie originale développée par Panasonic pour aider à rédui re les effets du bougé vous donnant ainsi des photos claires à tout coup.Pour t rouver un déta i l l ant Lumix près de chez vous, v i s itez www.panasonic.ca Les prix indiqués sont les prix de vente conseillés par le manufacturier.Les prix des détaillants peuvent varier.Les appareils de marque Lumix sont les seuls 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