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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles - Radar
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-04-23, Collections de BAnQ.

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[" Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19 h 30 et mercredi 19 h à EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT! Manon Le Blanc inspirations 216P www.cyberpresse.ca/arts M O N T R É A L 2 3 A V R I L 2 0 0 6 LA LONGUE NUIT DE L'ÉCRIVAIN LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE PAGE 15 OUPS DADDY YANKEE, LE ROI DU REGGAETON PAGES 8 ET 9 LECTURES LA BIBLIOTHÈQUE ROSEA150ANS! PAGE 11 TECHNAUTE RISE OF LEGENDS GENRE CLASSIQUE, TRAITEMENT ORIGINAL PAGES 10 ANDRÉE WATTERS PASDETEMPSÀ PERDRE À 23 ans, Andrée Watters ne chôme pas.Après deux albums et sa participation à la comédie musicale Dracula, qui, dit-elle, l'a aidée à se retrouver, la voici qui monte sur la scène de La Tulipe cette semaine.Nathalie Petrowski rencontre une jeune femme qui n'a pas de temps à perdre.Àlire en page 18.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © TÉLÉSÉRIES: DUPETIT Les Américains adaptent depuis longtemps pour le cinéma leurs séries télé populaires, pour le meilleur et pour le pire.Les Québécois emboîtent désormais le pas avec prudence.Aperçu d'un phénomène.MARIO CLOUTIER Que jubilent les fans du capitaine Pètenaude et de son coéquipier Gerze ! Le film Dans une galaxie près de chez vous aura un rejeton, un fils unique, a confié à La Presse l'un des deux créateurs de notre Star Trek en ceinture fléchée, Pierre-Yves Bernard.Si le financement est au rendezvous, cette suite deviendra un échantillon témoin intéressant pour les autres producteurs qui songent à traduire des succès télévisuels en films à succès.« Je pense que ça prend du discernement, pense toutefois Pierre- Yves Bernard.Ce sont deux médiums avec des langages et des codes différents.Le cinéma nécessite une bonne histoire mais aussi un souffle.On n'adapte pas une série très placoteuse au grand écran.» À des années-lumière d'ici, Hollywood, à court d'idées, emprunte d'ailleurs souvent à sa vieille maîtresse télévisuelle ses téléséries à succès pour tenter un coup vite fait, bien fait au box-office du cinéma.Mis à part certains échecs comme Bewitched l'été dernier et le bide total de The X-Files il y a quelques années \u2014 présenté au cinéma lorsque Mulder et Scully flirtaient encore à la télévision \u2014 la recette aura tout de même profité à plusieurs producteurs depuis des décennies.On parle ici de téléséries et de films à succès comme M.A.S.H., Le Fugitif, Mission impossible, Charlie's Angels ou Star Trek, qui prennent toutefois au moins une dizaine d'années avant de passer du petit au grand écran.Ah ! la nostalgie ! PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Si la SODEC donne le feu vert, la famille Bougon poursuivra son épopée au cinéma.Les Bougon Foi de Fabienne Larouche, Les Bougon vivront au cinéma.«On va le faire, on va essayer de faire un bon film.pour autant que la SODEC nous dise oui », dit la productrice.De son côté, l'auteur François Avard explique qu'un synopsis de 12 pages existe déjà mais qu'il est devenu obsolète en raison de la nouvelle réalité politique « conservatrice ».Deux jours après la fin des Bougon à la télé, en plein deuil pourrait- on dire, l'auteur semblait moins enclin à poursuivre l'aventure au cinéma.« Notre difficulté, c'est de trouver de quelle manière on va parvenir à convaincre le public venu nous voir qu'il ne se fait pas fourrer en payant 12 $ pour voir le film.On veut que les gens sortent du cinéma flabergastés », lance le coloré scénariste.Et il fait un pied de nez à la nostalgie : « on n'attendra pas 20 ans avant de faire le film, un film avec moins de provocation par contre, parce qu'un furet dans le cul, au cinéma, ça aurait l'air cave et vide ! » Dans une galaxie près de chez vous Coauteur avec Claude Legault de cette émission culte jeunesse \u2014 quatre ans après la diffusion du dernier épisode original, la série passe toujours à Vrak- TV \u2014, Pierre-Yves Bernard confirme qu'il y aura une suite au cinéma.« En ce moment, c'est difficile d'écrire Minuit le soir, une série sombre qui n'a rien de drôle, et ça nous fera du bien de renouer avec l'univers de Dans une galaxie.», avoue-t-il.Plein d'idées Des idées, des idées, des idées.l'auteur dit en avoir tout plein.« Claude et moi avons toujours étouffé dans le format 22 minutes.On devait couper et couper pour s'arrêter là.C'était l'enfer », souligne M.Bernard.Les deux complices tiennent mordicus à clore la Galaxie par un film, mais ils avancent avec prudence avec un début de scénario.« Il faut quand même se demander si c'est légitime et pertinent de le faire.Il faut retenir les spectateurs pendant deux heures et éviter qu'ils ne sortent de la salle après deux minutes », conclut Pierre-Yves Bernard.PHOTO FOURNIE PAR TVA FILMS Pierre-Yves Bernard, coauteur avec Claude Legault de la télésérie, confirme que l'équipage du Romano Fafard reviendra au grand écran très prochainement.ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS > DANS MA TÉLÉ hdumas@lapresse.ca Citron! C'est la 1200e de Virginie J'ai une relation trouble avec Virginie.Je la trompe avec Loft Story.Puis, je reviens, je me raccroche aux intrigues.Et je repars.J'y retourne et j'essaie de démêler tous les nouveaux personnages.Quoi, Virginie ne sort plus avec Bernard?Elle est enceinte de Stéphane?Où se cache donc Claudie?Finalement, qui a tué le prof Gendron?Oups, désolé.Ça, c'est dans Un homme mort.Pour ceux qui ont passé l'hiver au loft avec le Gros, le Frisé et la Chialeuse, sachez que Radio-Canada diffuse demain soir le 1200e épisode de la quotidienne scénarisée par Fabienne Larouche.Ça fait maintenant 10 ans que les profs de Sainte- Jeanne-d'Arc entrent dans les salons d'environ 900 000 téléspectateurs, du lundi au jeudi, toujours à 19h.Dix ans de Virginie, ça représente 50 000 pages de textes (Fabienne Larouche les a toutes archivées dans son ordinateur), 20 000 scènes, 350 premiers rôles et 1200 jours de tournage.«On est contents, parce qu'on devait se faire éliminer par Éric Salvail et Loft Story cet hiver.Quand il y a des émissionsévénements contre Virginie, on se fait shaker, mais on reprend toujours le pouls», confie Fabienne Larouche.En 10 ans, nul besoin de vous rappeler qu'à peu près tous les malheurs de la Terre \u2014 sauf les sept plaies d'Égypte\u2014sesont abattus sur Virginie et sa clique: meurtre, suicide, dépression, attentat, guerre des motards, maladie incurable, prostitution, racisme, drogue, un père qui couche avec sa fille, etc.En 10 ans d'écriture, Fabienne Larouche a aussi dû composer avec des éléments indépendants de sa volonté, comme la mort subite de certains des comédiens du téléroman (Charlotte Boisjoly, Robert Gravel, Luc Durand et Martin Gendron), ainsi que des grossesses réelles (Anne Dorval, Nathalie Gascon, Diane Lavallée et Sonia Vachon).«À la fin de ma carrière, ce dont je serai le plus fière, ce sera Virginie.Parce que je l'ai fait toute seule, avec peu de moyens», indique l'auteure, qui elle-même a été prof au secondaire pendant cinq ans.À90 000$ la demi-heure, Virginie coûte beaucoup moins cher que, par exemple, Les Bougon, qui ont été dotés d'un budget de 410 000$ la demi-heure.«Nous sommes une quotidienne.Comparez-nous à General Hospital, aux Feux de l'amour et à Top Modèles, mais pas à des séries lourdes ou à des mi-lourdes.Vous allez voir que, bien humblement, ce qu'on fait, c'est de la qualité», insiste Fabienne Larouche.Pour cette 1200e, pas question de verser dans le gros drame comme dans la 1000e émission, qui a été le théâtre d'une prise d'otages à la Columbine, menée par Patrick et Sylvain.La 1200e sera émotive.Fabienne Larouche affirme même avoir pleuré en la rédigeant.C'est demain soir que vous verrez le truculent et érudit Pierre Lacaille (Ji Ci Lauzon) pour la dernière fois.«Il va se sacrifier», indique Fabienne Larouche qui, pour l'occasion, a acheté les droits d'Adieu, monsieur le professeur, une chanson de Hugues Aufray.De son côté, Virginie (Chantal Fontaine), qui se remet en question, songe à claquer la porte de Sainte- Jeanne-d'Arc.Elle aura la surprise de sa vie (en tout cas, une grosse surprise) en trouvant son ex \u2014Bernard Paré\u2014chez ses parents.Que fabrique-t-il là?N'est-il pas amoureux de Maria (Geneviève Rochette)?La rumeur veut que la saison 2006-2007 soit la dernière pour Virginie.Fabienne Larouche a déjà trouvé l'héroïne de sa prochaine quotidienne.Est-ce Kim Blanchard (Karine Vanasse), qui a été évincée de TVA? AU GRAND ÉCRAN « Il y a des sujets mythiques comme Séraphin et Le Survenant qui peuvent revenir et faire de bons films.Il y a par contre des séries qui répondent à un goût du jour qui ne sera plus celui de demain », commente le producteur Jocelyn Deschênes.Il supervise en ce moment la préproduction de Louis Cyr, avec Antoine Bertrand en homme fort, dont la particularité aura été de voir le jour comme télésérie avant de se transformer en long métrage.Même son de cloche chez Fabienne Larouche.La prolifique auteure se dit « très peu mythique » dans ses sujets.Mais elle a décidé de prendre un répit avant de pousser son projet de film avec la série Fortier.« Le temps ne joue pas contre nous nécessairement là-dedans.Je crois qu'il faut attendre », a-t-elle déclaré en direct de Floride où elle en train « d'apprendre que ne pas écrire peut être agréable ».Les séries ne forment pas toutes un terreau fertile pour un arbre cinématographique grand et fort.Dans le doute, mieux vaut s'abstenir, pense Jocelyn Deschênes.« Pour Rumeurs et Cover Girl, je pensais que ça pouvait marcher, mais ça prend d'abord un bon sujet de film », confie le producteur.La majorité des admirateurs de Jack Carter ou d'autres personnages télévisuels populaires aimeraient probablement voir leur héros sur grand écran dans une histoire inédite format géant.Mais que pourront faire ces idoles en grand format, qu'elles ne font pas déjà à l'intérieur de la télé ?Les auteurs et les producteurs québécois y réfléchissent depuis un moment déjà.Aucun des projets qui suivent n'entrera en production en 2006, mais ils existent sur papier et certains passeront le test dès l'an prochain.« Ce sont deux médiums avec des langages et des codes différents.Le cinéma nécessite une bonne histoire mais aussi un souffle.On n'adapte pas une série très placoteuse au grand écran.» PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Dans un scénario de film possible, les jeunes de Ramdam, Maxime Desbiens-Tremblay, Mariloup Wolfe et Xavier Marin-Lefort, pourraient se retrouver, avec les autres membres de la famille, dans un chalet loué dans les Laurentides.Ramdam Toujours vivant, ce projet a souffert d'un manque de producteur attitré il y a quelques mois.Mais, en ce moment, François Avard se dit très enthousiaste à transposer cette émission jeunesse au cinéma.La famille reconstituée se retrouverait probablement en vacances, dans un chalet loué dans les Laurentides.« Il y a une première version de scénario écrite qui suivait la cinquième saison de Ramdam, mais la sixième saison est désormais en branle et le scénario devra être révisé », précise François Avard.Une valeur ajoutée Il pense que le format cinématographique assurerait une valeur ajoutée à son « soap humoristique ».« Les jeunes tripperaient en voyant leurs héros dans de vrais lieux, dans la nature plutôt qu'en studio », pense M.Avard.Jack Carter Chez Cirrus, le projet de faire courir et sauter le beau Jean-Nicolas Verreault au cinéma reste bien en vue sur la table.La star est trouvée et l'écriture du scénario est en train de prendre forme.« On ne fera pas de demande cette année, explique Jeannette Garcia.On vise plutôt une production l'an prochain.» Un film d'action mettant en scène les aventures de Jack Carter coûtera un minimum de 6 millions de dollars.Mais étant donné le succès de C.R.A.Z.Y., Cirrus peut compter sur une enveloppe à la performance de Téléfilm de 3,5 millions, dont 2 millions l'an prochain.D'autres projets Le succès engendrant le succès, la maison de production caresse aussi plusieurs autres projets, certains moins onéreux, avec notamment Alain Desrochers et Patrice Sauvé (qui souhaite par ailleurs porter au grand écran Grande Ourse), ce qui pourrait nuire aux chances de Jack Carter au bout du compte.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © L'auteure et productrice Fabienne Larouche croit que le public de Fortier se déplacerait au cinéma pour y retrouver Gilbert Sicotte et Sophie Lorain.Fortier « L'idée est de Pierre Lebeau, finir Fortier au cinéma avec un film d'hiver.J'ai tout de suite pensé à Fargo, qui a connu beaucoup de succès », raconte Fabienne Larouche.L'auteure et productrice croit que les gens qui ont regardé la série à succès dans leur salon tous les jeudis se déplaceront au cinéma pour assister à une grande finale.« Je ne ferais pas Virginie au cinéma par contre.Ce n'est pas la même chose, passer d'une quotidienne au cinéma », confie-t-elle.Évidemment, elle se demande si les subventions suivront.La SODEC, dit-elle, serait-elle prête à tenir compte des succès avec les cotes d'écoute pour aider le passage du petit au grand écran ?« Il faut être ouvert.Pour Séraphin, Charles Binamé s'est fait dire non trois fois et regardez le succès du film », souligne-t-elle.PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Le projet de faire courir et sauter le beau Jean-Nicolas Verreault au cinéma est toujours sur la table.ARTS ET SPECTACLES TÉLÉSCOPE \u2014Hugo Dumas LUNDI JUSTE POUR RIRE TVA 20h 1 207 000 Gros auditoire pour un gala d'humour, qui a facilement éclipsé Ding et Dong à Radio-Canada (572000).LES BOUGON SRC 21h 1 719 000 L'émission vedette de la SRC n'a pas franchi la barre des deux millions pour son dernier tour de piste.MARDI BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES SRC 20h 733 000 Le retour des beautés a eu une petite longueur d'avance sur Caméra café (700 000) et Les Gags de TVA(690000).MERCREDI L'AUDITION TQS 19h30 202 000 La nouvelle émission humoristique du Mouton noir a touché le fond avec sa pire audience de la semaine.LE MATCH DES ÉTOILES SRC 20h 1 345 000 Àl'approche de la grande finale, les cotes d'écoute du Match continuent d'augmenter.JEUDI JEAN LAPOINTE TVA 20h 735000 Le documentaire sur le sénateur/comédien a été battu par le résumé de Perdus, à Radio-Canada (817 000).PERDUS SRC 21h 906 000 La deuxième heure de Perdus, qui était en fait le premier épisode de la deuxième saison, a été l'émission no 1 de la soirée, tous réseaux confondus.ÉMISSION TÉLÉSPECTATEURS À RETENIR MICKJAGGER, STARDE SITCOM Le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, pourrait entamer prochainement une nouvelle carrière de star dans une série télévisée comique, a rapporté jeudi la presse spécialisée d'Hollywood.Jagger, 62ans, négocie actuellement son rôle dans une comédie de situation (sitcom) proposée à la chaîne américaine ABC.Le chanteur y jouerait une célébrité cible de malfaiteurs, selon le quotidien Hollywood Reporter.Ce rôle devait initialement échoir à Jeff Goldblum(Independence Day, Jurassic Park)mais ce dernier a déclaré forfait.Jagger, l'un des fondateurs des Rolling Stones au début des années 1960, pourrait le remplacer mais n'apparaîtrait que dans quelques scènes, a indiqué le journal.(AFP) L'ADISQ demande au CRTCdes quotas pour les nouveautés francophones PRESSE CANADIENNE Afin de hausser la diversité musicale à la radio, l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) demande un quota réglementaire de nouveautés francophones de 40% aux heures de grande écoute et de 50% pour l'ensemble de la radiodiffusion hebdomadaire des stations d'expression française.Cette demande est le fer de lance de la kyrielle de recommandations contenues dans le mémoire de 132 pages que l'ADISQ a fait parvenir au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes dans le cadre de sa révision de la Politique sur la radio commerciale, dont les audiences auront lieu le 15 mai, à Ottawa.Si les radios commerciales qui privilégient le son « adulte contemporain » ou « grands succès » respectent les quotas de 65% de contenu francophone en semaine et de 55% aux heures de grande écoute (6 h-18 h), ce sont toujours les mêmes blocs de chansons qui sont diffusés en boucle.Les 25 chansons francophones les plus diffusées sur les ondes représentent 25 % de la diffusion totale des radios « adulte contemporain » et 50% de la diffusion totale des radios à grands succès.Réfutant le discours des radiodiffuseurs qui estiment que le choix des nouveautés francophones est restreint, le mémoire démontre, chiffres à l'appui, que du 1er mars au 31 décembre 2005, sur une offre de 897 nouvelles pièces aptes à la diffusion, seulement 137 ont été inscrites aux différents playlists des radiodiffuseurs, soit 13,9% de l'offre.L'utilisation des ondes, « ce n'est pas un droit, c'est un privilège », selon le président de l'ADISQ, Yves-François Blanchet.L'ADISQ estime que les radios canadiennes sont en bonne santé.De 1998 à 2004, la marge bénéficiaire de l'industrie de la radio est passée de 17% à 21,1 %.Selon l'ADISQ, la radio canadienne se porte bien et les nouvelles plateformes \u2014radio Internet, radio par satellite \u2014 n'ont pas encore d'impact réel.L'ADISQ considère que les contributions versées par les radiodiffuseurs devraient demeurer de l'ordre des sommes des deux dernières années, soit 17 millions de dollars par année.Pour sa part, l'Association canadienne des radiodiffuseurs aimerait revoir ce chiffre à la baisse.L'utilisation des ondes, « ce n'est pas un droit, c'est un privilège ».VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 12H30 a LA SEMAINE VERTE Après la vache folle et la grippe aviaire, voilà que nos cochons sont victimes d'un tueur en série du nom de circovirus porcin.19H r ON N'A PAS TOUTE LA SOIRÉE Pour sa dernière semaine de la saison, Éric Salvail célèbre le 10e anniversaire de la fin du téléroman Chambres en ville en compagnie d'une douzaine de comédiens en studio et fête les 60 ans de Ginette Reno.19H CD DOCU-D : LE GRAND FRISSON Est-il possible que notre planète connaisse une chute de température qui transformerait le visage de l'humanité, un refroidissement semblable à la petite période glaciaire ?20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Invités : le metteur en scène Robert Lepage pour sa pièce Le Projet Andersen présentée au TNM, Wilfred pour son nouvel album, David Suzuki présente son autobiographie intitulée Ma vie, Jacques Languirand parle du Jour de la Terre, Anick Lemay du film Duo de Richard Ciupka, Sylvie Fréchette de son intronisation au Temple de la renommée olympique et le comédien Antoine Bertrand, alias Junior Bougon.21H r CINÉMA MAISON : MEURTRE PARFAIT Un financier conclut une entente avec l'amant de sa femme pour qu'il assassine celle-ci.Un drame policier avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow.23H A CINÉMA : HEDWIG Un drame musical flamboyant à l'humour mordant qui raconte l'histoire d'une chanteuse transexuelle en quête d'amour et de gloire.Entre Moulin rouge et le Rocky Horror Picture Show.Une curiosité.Le Téléjournal Découverte / Vaccin synthétique Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Antoine Bertrand, Robert Lepage, Wilfred Le Bouthillier, David Suzuki, Sylvie Fréchette, Jacques Languirand Le Téléjournal Pleins Feux / Musicographie: André \"Dédé\" Fortin LA MAISON DU DOCTEUR.Le TVA 18 heures On n'a pas toute la soirée Demandes spéciales / Les Meilleurs Moments MEURTRE PARFAIT (5) avec Michael Douglas, Gwyneth Paltrow TVA (23:15) POMME ET CANNELLE (6) avec Marley Shelton, James Marsden LE FLIC DE BEVERLY HILLS III (5) avec Eddie Murphy, Judge Reinhold (19:45) Le Grand Journal LES TAUDIS DE BEVERLY HILLS (4) avec Natasha Lyonne, Alan Arkin Pure Laine Il va y avoir du sport! / Andrée Boucher, mairesse de Québec Contact / José Saramago IRAN - SOUS LE VOILE DES APPARENCES (4) Documentaire HEDWIG (3) avec John Cameron Mitchell CTV News Assignment Law& Order: Criminal Intent Cold Case Desperate Housewives Grey's Anatomy CTV News CTV News CTV News Hockey / Séries éliminatoires: Lightning - Sénateurs Sunday Night Hockey / Séries éliminatoires:Mighty Ducks - Flames Sunday Night ABC News Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Extreme Makeover Desperate Housewives Grey's Anatomy Alias News CBS News 60 Minutes Cold Case IN FROM THE NIGHT avec Marcia Gay Harden, Taylor Handley News .Raymond NBC News Dateline NBC The West Wing Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan George.Ballykissangel .Wine Keeping up Nature / Cloud:Wild Stallion Masterpiece Theatre / Under the Greenwood Tree PICTURE OF DORIAN GRAY (3) avec G.Sanders BBC News Foreign.Arts Auction Preview Concerto World News Ind.Lens Sell this House Flip this House The First 48 Intervention God or the Girl CSI:Miami L'Actors Studio Entre l'amour et le devoir Portraits: Léo Ferré Thema: Inde Thema: Inde Thema: Inde Keanu Reeves: Journey to.Arts, Minds C.W.Festiv'Art, la ruée vers l'art RED DRAGON (4) avec Edward Norton, Anthony Hopkins MEET.Mario Jean Docu-d / Le Grand Frisson: l'histoire de la petite période glaciaire Sans détour Bushido / Savate Traque au prédateur .communicateurs (17:00) Enseigner.Bilan.Des enfants Prévenir le harcèlement psychologique au travail Des livres.Retraite et.Myth Busters The Big Uneasy Discovery Presents / Stunt Junkies: Go Big or go Home Myth Busters The Big Uneasy Au ciel, Ô ciel! Roses des sables Ports de la Méditerranée Danse, passion du monde Cap sur la Sicile Capitales du Pacifique .Sadie (18:06) .so Raven .(19:25) Life.(19:49) .(20:15) 8 SECONDS (5) avec Luke Perry, Stephen Baldwin COPS AND ROBBERSONS (22:45) Survival of the Richest Malcolm.King of the Hill The Simpsons The War at Home Family Guy American Dad Charmed Pepper Dennis House.National From the Ground up.Crossing Jordan Past Lives Sports Trouvailles./ Longueuil3 Tragédies / La Crise d'Oka Pare-chocs à pare-chocs Compte à rebours Tournants de l'Histoire Avions / .volent au secours Servants of Evil Worst Jobs in History Hitler of the Andes THE BOYS FROM BRAZIL (5) avec Gregory Peck, Laurence Olivier Things.L'Académie .the Pops Musico./ Raymond Lévesque Les Acoustiques: Diane Tell En concert: Dalida Musico./ Raymond Lévesque .le monde?Made in.Top5.anglo Top.franco .la peau de Babu à planche Exposé Exposé Nu Musik M.Boilard Mike Ward Fou raide Jackass Noir de monde Dateline Extreme Makeover .arménien 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Untold Stories of the E.R./ Diffusion de quatre émissions.(16:00) 160 lb.Tumor 101 More Things Removed.David Blaine - Street Magic 160 lb.Tumor Sportscentre NBA Basketball / Séries éliminatoires: Grizzlies - Mavericks 6TEEN Bratz Billy, Mandy .Titans .Tweety Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente .Americas Journal FR2 Vivement dimanche / Fabrice Lucchini DES JOURS ET DES NUITS avec Stéphnae Freiss (2/2) .(22:05) Le Journal Passep Art Panorama Vox Serious.Einstein: Light to the Power.MISTAKEN IDENTITY avec David Jason Film 101 The Undefended Border Diplomatic Film 101 Interventions miracles Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.Guy Corneau.La paternité.LES ENFANTS DE LA NUIT (5) avec Brandon Douglas .(17:30) Sans filtre Livre Show Le bon air.Doc Lapointe Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Parents.Degrassi.Degrassi 25e anniversaire 70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou NEXT KARATE KID (6) avec Noriyuki \"Pat\" Morita, Hilary Swank 15/Live Prank Patrol Ghost.Mystery.Ready or not Bob & Margaret Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Bolides Délire techno BUFFY, CHASSEUSE DE VAMPIRES (5) avec Kristy Swanson L'École des fans / S.Cossette Darcy's (18:33) NBA Basketball / Séries éliminatoires: Bucks - Pistons Chris Myers Sportsnetnews CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES La révolution numérique, avons-nous encore constaté aux récentes Rencontres québécoisesdel'industriedelamusique, pousselesconsommateurs auxextrêmes.D'abord, des phénomènes consensuels comme Star Académie joignent des publics demasse enclins à tout consommer ce qu'offrent ces mégaproductions : sites interactifs consacrés aux vedettes dans Internet, couverture accrue dans les journaux spécialisés et les quotidiens, rediffusions radiophoniques en direct, émissions de télévision à grand déploiement, tournées de spectacles, on en passe.Ces productions «multiplateformes» nécessitent de vastes opérations de marketingqui favorisent la convergence de médias traditionnels et de nouveaux médias numériques.C'est surtout de ce volet de la révolution numérique qu'est venu nous entretenir Pierre Karl Péladeau, conférencier vedette aux Rencontres.Qu'on l'approuve ou qu'on la réprouve, cette convergence est une réponse locale à des productions internationales bénéficiant de moyens beaucoupplus considérables que Star Académie.Avec raison, d'ailleurs, M.Péladeauaffirmait que Quebecor Média reste «unnain» à côté des plus grands conglomérats anglo-américains de même type.«Le cinéma d'Hollywood occupe 85% des parts de marché mondial et produit environ 200 films dont le budget moyen est de 100 millions US.Il faut aussi dire que plus de 60% des revenus de ces mégaproductions (35% au milieu des années 80) proviennent de l'extérieur du marché américain, d'où l'acharnement d'Hollywood à protéger ses acquis.Or, il ne faut pas oublier que 300 autres films à petits budgets sont créés annuellement aux États-Unis.Et que nous n'en aurons que de faibles échos», a souligné à son tour l'incontournable lobbyiste Robert Pilon, de la Coalition (canadienne) pour la diversité culturelle, venucauser de cet enjeu dans un environnement culturel numérisé.La diversité de l'offre culturelle, en fait, est l'autre pendant de la révolution numérique.Les 300 films américains indépendants dont Robert Pilon a fait mention évoluent sur le même territoire que celui des productions étrangères, pour la plupart beaucoup plusmodestes que les 200 productions hollywoodiennes consommées par 85% dumarché mondial.Unterritoire de niches.En musique, c'est idem.Natalie Larivière, qui dirige le Groupe Archambault, décrivait aux Rencontres une réalité musicale comparable à celle du cinéma.«Le marché de la musique se cristallise autour de deux pôles : d'abord les concepts très grand public, c'est-à-dire des artistes très populaires ou des concepts comme la compilation Salut Joe, et puis une multitude demarchés de niches, plus tribaux, plus rebelles.» Ainsi, Natalie Larivière a résumé dans une seule phrase le spectre de la nouvelle réalité culturelle à l'ère numérique.On sait les budgets colossaux dont disposent les plus puissantes industries culturelles pour faire connaître et aimer leurs produits.qui seront de mieux en mieux adaptés aux goûts immédiats du grand public.Mais il ne faut jamais oublier ceci : lorsque des centaines de milliers, voire des millions de Québécois trouvent leur compte dans une chanson, un CD, unfilm ouune émission de télévision, d'autres millions de Québécois s'identifient à un nombre sans cesse grandissant depropositions culturelles.Ils'agitmaintenantdesavoircomment alimenter ces innombrables marchés de niches.«Nous sommes à l'étape de lacréation d'enginsdereconnaissance et de recommandations qui permettent de lier le fan de musique à l'artiste inconnu qui peut correspondre à ses goûts», a soulevé aux Rencontres Benjamin Masse, fondateur de l'entreprise montréalaise Double V3 qui s'applique à créer des ponts numériques entre créateurs et consommateurs dans Internet.Ces engins de reconnaissance aident entreautresàcréer desradiosinteractives faites sur mesure.Les plus importants sites payants de musique en ligne offrent de tels services, Double V3 s'inscrit dans cette dynamique.Au cours des mois et des années qui viennent, ces systèmes interactifs deviendront de plus en plus efficaces pour les amateurs plus pointus, dont la somme s'annonce plus considérable que celle des produits demasse.Ainsi va la polarisation extrême entre des produits de niche de plus en plus nombreux et des produits de masse de plus en plus.massifs.ALAIN BRUNET » CYBERCULTURE alain.brunet@lapresse.ca Produits de masse, masse de produits C.R.A.Z.Y.bien accueilli par les critiques londoniens YVES SCHAËFFNER PRESSE CANADIENNE LONDRES \u2014 Auréolé de ses 11 prix Génie et de ses 15 Jutra, le film C.R.A.Z.Y.de Jean-Marc Vallée a pris l'affiche vendredi dans les grandes villes d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande.Flanqué d'une nouvelle affiche plus à même de séduire le public britannique \u2014on y voit l'acteur Marc-André Grondin maquillé à la façon du personnage Ziggy Stardust de David Bowie \u2014, le film sera présenté sur 35 écrans au total.« Ziggy Stardust est une icône ici.Nous espérons que cela va attirer toute la génération qui se souvient d'avoir grandi avec un poster de David Bowie dans sa chambre dans les années 70 », explique Kate Gerova de la compagnie de distribution Soda Pictures.Confiant, le distributeur a investi plus de 225 000 $ en publicité.Rencontrés lors de la première du film à Londres mercredi, Marc-André Grondin, Michel Côté et le réalisateur Jean-Marc Vallée étaient pour le moins ravis d'avoir vu des affiches du film dans le plus vieux métro du monde.« C'est trippant de voir ça, je suis vraiment impressionné », s'est enthousiasmé Marc-André Grondin, dont le visage occupe également toute la devanture d'un cinéma en plein coeur du quartier culturel.Sans être dithyrambiques, les critiques anglaises ont toutes été positives.Le film a récolté trois étoiles sur cinq dans la plupart des quotidiens, voire quatre dans Time Out (la bible culturelle des Londoniens).Tandis que The Independent vante surtout la performance de Michel Côté, le magazine Time Out défend un film « coloré », pourvu d'une narration « qui serpente plaisamment ».Le quotidien The Times dit en apprécier le style fantaisiste.Même le quotidien The Guardian \u2014réputé pour ses critiques vitrioliques\u2014 a trouvé des qualités au film.« Il aurait facilement pu sonner faux et sombrer dans le sentimentalisme, au lieu de quoi, il présente une histoire charmante et agréable, avec des acteurs subtils et une trame qui se déploie patiemment.Seul point négatif ?La plupart des critiques ont trouvé que le film aurait gagné à être plus court.Jean-Marc Vallée peut s'estimer heureux, particulièrement en comparaison de l'accueil qui a été réservé la semaine passée à La Grande Séduction (Seducing Doctor Lewis, en Angleterre).« Quelque chose dans cette épouvantable et stupide comédie québécoise m'a fait regretter que le cinéma soit au rez-de-chaussée.J'aurais aimé être beaucoup plus haut pour pouvoir me jeter dans le vide en criant », avait été le verdict d'un critique du Guardian.Attristé par l'accueil reçu par La Grande Séduction, Michel Côté rappelle que « la comédie s'exporte mal » et e s p è re s u r t o u t que C.R.A.Z.Y.parviendra à obtenir plus de succès.« Ce serait bien que cela marche et que l'on puisse venir plus souvent présenter des films québécois ici », a confié l'acteur.Après son passage en Angleterre, le trio se dirigeait vers la France, où le film sera présenté à compter du 3 mai.Vivant une sorte de conte de fées, Jean-Marc Vallée n'était pas peu fier de rappeler à son auditoire anglais que « le film a été vendu dans plus de 50 pays ».La tournée de promotion est donc loin d'être terminée.PHOTO FOURNIE PAR TVA FILMS Dans cette scène de C.R.A.Z.Y., l'acteur Marc-André Grondin (à gauche) est maquillé à la façon du personnage Ziggy Stardust de David Bowie.C'est ce qui a inspiré une nouvelle affiche pour la sortie britannique du film de Jean-Marc Vallée.« Ziggy Stardust est une icône ici.Nous espérons que cela va attirer toute la génération qui se souvient d'avoir grandi avec un poster de David Bowie dans sa chambre dans les années 70.» vous offrent la chance de gagner un des 65 laissez-passer doubles pour assister à la première du film le jeudi 4 mai 2006 à 19 h au Cinéma Ex-Centris LES FILMS SÉVILLE en collaboration avec Courez la chance de gagner des billets pour la première en participant au concours La Planète Blanche sur www.cyberpresse.ca Le concours débute le 18 avril pour se terminer le 23 avril 2006 à minuit et le tirage aura lieu le 24 avril à midi.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix est d'environ 1040$ 3397632A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ > RADIO imasse@lapresse.ca C'est bien meilleur le matin avec Madonna lors que vous ragez encore sur la vente éclair des billets des deux concerts montréalais de Madonna, en juin, vous allumez la radio en espérant entendre l'animateur de votre station préférée lancer : «O.K., on prend le 123e appel pour le forfait Madonna\u2014voyage à L.A.\u2014 aprèsmidi demagasinageà Beverly Hills!» Les billets des concerts au Centre Bell se sont vendus en 40 minutes.On imagine le nombre de fans qui attendent le signal d'un animateur, cellulaire enmain.Sachez que les occasions ne manqueront pas.CKOI offre d'envoyer deux auditeurs à Los Angeles, le 21 mai, pour voir Madonna.Il suffit d'écouter l'émission Du jus et Dufort, le matin.Énergie et Rock Détente planifient aussi des concours pour gâter des auditeurs.Idem pour Rythme-FM.Normal, dites-vous, ces quatre stations ayant l'habitude de donner des billets dès qu'un gros nom se pointe au Centre Bell.Le promoteur Groupe Spectacles Gillett peut offrir gratuitement aux stations deux, quatre, six billets.Avec le consentement de l'artiste.Appelez ça de la promotion.«Madonna, c'est vraiment fou, lance Sandra Rinaldi, au marketing et à la promotion de Gillett.Elle n'est pasvenue ici depuis 13 ans.Montréal est sa seule escale au Canada.Tout le monde m'a appelée.Toutes les radios voulaient faire quelque chose.» Même la Première Chaîne de Radio-Canada! Vous ne rêvez pas lorsque vous entendez René Homier- Roy, le matin, parler d'un concours permettant aux auditeurs d'assister au Confessions Tour.En fait, les deux billets font partie d'un bouquet de billets offert dans le cadre du concours C'est bien meilleurà Montréal.Un chanceux pourra en effet, cet été, non seulement sedéhancher sur Hung Up, mais assister au Grand Prix du Canada, à la Coupe Rogers (tennis) ainsi qu'à des spectacles aux Franco Folies, au Festival de Jazz et au Festival Juste pour rire.«Le réalisateur de C'est bien meilleur lematin adorelamusique», mentionne Diane Thérien, à la promotion de la Première Chaîne de Radio-Canada.Combien de billets Madonna et Gillett ont-ils donné aux stations de radio?Aucun.Elles les ont toutes achetés, comme pour les spectacles de U2 et des Rolling Stones.Une exigence de ces artistes, en particulier, qui n'ont aucun problème à remplir des arénas.Avant de lancer un concours, les stations ont, aussi, souvent besoin de l'approbation de l'artiste.«La décision finale ne nous revient jamais, explique Sandra Rinaldi.Nous sommes le messager.On doit faire parvenir les propositions de concours des stations aux artistes.» Commeon entrebientôt en période de sondage, certaines stations se gardent bien, pour l'instant, de révéler les détails de leur concours «Madonna».Àquoi peut-on s'attendre, toutefois?Demandera-t-on aux auditeurs de chanter 10 succès de la Madone en 94,3 secondes?«À Énergie, on peut s'éclater, répond Sylvain Légaré, directeur des promotions du marché de Montréal, pour Énergie et Rock Détente.Moins à Rock Détente, car on s'adresse davantageàdes employés de bureau, souvent limités dans leurs activités entre 9h à 17h.» «On ne fera pas de stunt du genre: on cache des billets en ville qu'il faut trouver, ajoute Claude Doyon, directeur des communications et des promotions de Rythme-FM.On a un public adulte.Il faut que ce soit simple, mais le fun.» On ne cachera pas que Madonna, comme U2 et James Blunt, contribue à fidéliser, du moins momentanément, les auditoires des stations.«La promotion n'est qu'un accessoire, pense toutefois Sylvain Légaré.On écoute une émission d'abord si elle est intéressante, pas parce qu'il y a un concours.On ne fidélise pas les fans d'un artiste si le contenu d'une émission n'est pas bon.» EN BREF DOCUMENTAIRE BORÉAL À compter de demain, et jusqu'au 27 avril, dans le cadre de l'émission Fréquence libre (à 14h), la Première Chaîne de Radio-Canada diffuse un documentaire sur Richard Desjardins.En quatre épisodes, on parlera de la jeunesse du chanteur en Abitibi, de son premier disque solo à 40 ans, de sa collaboration musicale au cinéma et de son influence sur la jeune génération de chanteurs.LARADIOVUEPARL'ADISQ L'ADISQ ne voit pas les choses comme l'Association canadienne des radiodiffuseurs.À quelques semaines des audiences du CRTC sur la politique de la radio commerciale, qui commenceront le 15 mai, l'ADISQ affirme, à la suite d'un sondage réalisé en février, que les nouvelles plateformes musicales, tels le i Pod et les radios satellites, ne nuisent pas à la popularité de la radio traditionnelle.«Le marché auquel ça fait le plus mal est celui des baladeurs (walkman et discman)» dit Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ.NOUVELLE ANIMATRICE À ROCKDÉTENTE Élyse Marquis devient la nouvelle animatrice de Ma radio au boulot, à Rock Détente, de 9h à 16h, du lundi au vendredi.Elle jure que si vous entendez la même chanson deux fois pendant son quart de travail, elle remettra 1000 $ au premier auditeur qui s'en rendra compte.Abonnez-vous au site de nouvelles financières et économiques le plus consulté au Québec.C'EST GRATUIT ARTS ET SPECTACLES DANSE / L'Éducation physique Brad Pitt s'intéresse à la reconstruction de Ô existence futile.La Nouvelle-Orléans ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 Les rumeurs sur un mariage avec l'actrice Angelina Jolie et sur la possibilité d'un accouchement en Namibie ont beau se déchaîner, l'acteur américain Brad Pitt n'a qu'un sujet de conversation : la reconstruction « verte » de La Nouvelle-Orléans.Interrogé sur l'imminence de la paternité, Brad Pitt s'avère peu loquace.« Tout va bien », assuret- il en entrevue.Il ajoute qu'il apprécie l'accueil chaleureux qu'il a reçu en Namibie, où les autorités font des pieds et des mains pour garder les paparazzis loin de lui, de sa compagne Angelina Jolie et de ses deux enfants adoptés, Maddox et Zahara, depuis leur arrivée plus tôt ce mois-ci.« Nous adorons la Namibie », a-t-il dit jeudi lors d'un entretien téléphonique depuis ce pays du sud de l'Afrique.« C'est un beau pays avec des gens très accueillants et un endroit où nous souhaitons rester pour l'instant.» Bref, sujet suivant.L'acteur se révèle beaucoup plus bavard lorsqu'il est temps d'aborder l'une de ses passions, l'architecture.Brad Pitt s'est récemment joint à l'organisation d'un concours d'architecture afin d'encourager une reconstruction respectueuse de l'environnement à La Nouvelle-Orléans.« Notre but est de relancer l'effort de reconstruction, ce qui aurait dû être fait depuis longtemps déjà.« Nous pouvons certainement bâtir quelque chose de meilleur en tenant compte des traditions historiques de la ville et de l'opinion des gens », ajoute Brad Pitt.Des images bouleversantes L'acteur admet ne pas avoir visité La Nouvelle- Orléans depuis que l'ouragan Katrina a dévasté la région le 29 août 2005.Les images rapportées l'ont toutefois bouleversé.Il n'a donc pas hésité à accepter l'invitation du groupe environnemental Global Green USA, qui entend construire 10 000 bâtiments respectueux de l'environnement dans la métropole louisianaise.Un jury, présidé par Brad Pitt, doit choisir les meilleurs projets avant le premier anniversaire du passage de Katrina.L'acteur américain se décrit comme un « junkie » de l'architecture.« Je pense que nous sommes très influencés par notre environnement », estime Brad Pitt.« Ce qui nous entoure peut améliorer notre mode de vie.Quand je me promène dans un bâtiment conçu intelligemment, je me sens très inspiré.» STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Si vous ne pouvez plus entendre le mot excellence ou l'expression « donner son 110 % » sans avoir envie de vous flinguer, L'Éducation physique de la chorégraphe Manon Oligny, présentée jusqu'au 29 avril à la SAT, dans le cadre de la série Traces-chorégraphes de Danse-Cité, pourrait soulager temporairement votre « écoeurantite » aiguë.L'Éducation physique reprend là où nous avait laissé 46'00'05, exercice d'épuisement extrême, réalisé en temps réel dans la cage d'un terrain de squash du YMCA centre-ville.L'Éducation physique, c'est la même course effrenée et solitaire, vers un but inutile.C'est le même besoin de se dépasser, de se réaliser à tout prix.46'00'05 s'attaquait au culte de la performance physique.Dans L'Éducation physique, elle s'en prend aussi au fait que ce culte de la performance s'applique maintenant à notre quête du bonheur ou de la spiritualité.Power yoga et mode zen à l'appui ! Nous nous évertuons à vouloir être le plus illuminé, le plus en contrôle.Si dans 46'00'05, ils étaient deux en concurrence l'un contre l'autre (mais quelle solitude !), ici, ils sont trois.Anne Le Beau, Mathilde Monnard et David Pressault campent chacun à leur façon des individus qui tentent vainement d'arriver au « top ».En gros, Monnard, c'est la super athlète de 46'00'05, celle qui doit se dépasser jusqu'à se rompre ; Le Beau fait dans la beauté oisive et fumeuse, gâtée par la nature, mais coupable de ne pas en faire plus ; Pressault, lui, semble chercher le bonheur zen.Pour couronner le tout, Oligny s'enjoint les services du comédien Fabrice Boutique.Tour à tour, motivateur, coach de vie, gourou ou pasteur zélé, Boutique vous assène, avec beaucoup de justesse et d'humour, la réplique toute faite, les mantras vides de sens, du genre: « Soyez votre propre star ! », « Je me ritualise ! » ou encore « Si je vais bien, est-ce que je vais vraiment bien ?Et, surtout, comment pourrais-je aller mieux ?» Nos trois comparses s'épivardent, chacun dans son coin.Et plus ils s'acharnent, plus ils s'affolent, et moins ils avancent.Les corps gonflés à bloc, tendus à se rompre, ne vont en fait nulle part, au sens propre comme au sens figuré.Ce ne sont que faux départs, en boucle et à l'infini.L'orgasme est raté et la catharsis, impossible.Et quel que soit le chemin emprunté, sport ou zen, le résultat est le même.Monnard, affublée de protecteurs de hockey, ressemble de plus en plus à Don Quichote qui se bat contre ses moulins.Le Beau est de plus en plus mal dans sa peau, malgré l'effort et les exercices de respiration (soulignons l'incroyable moment où elle n'est que pantin entre les main d'un Pressault aux airs de pusher d'inspirations et d'expirations).Quant à Pressault, sa quête spirituelle ne reste littéralement qu'à fleur de peau, prisonnière du beau et du paraître.Bien que le propos s'essouffle et tourne en rond, surtout à mi-parcours, L'Éducation physique est remplie de petits clins d'oeil, drôles ou graves, mais surtout extrêmement lucides.Et les spectateurs, assis tout près de la petite scène, et au final, aussi tendus que les trois personnages, se reconnaissent parfaitement dans tous leurs excès.L'ÉDUCATION PHYSIQUE, de la compagnie Manon fait de la danse, est présentée à la Société des arts technologiques (SAT) du 26 ou 29 avril.PHOTO NICOLAS RUEL, GRACIEUSETÉ DE LA COMPAGNIE Dans cette production de la compagnie Manon fait de la danse, la chorégraphie de Manon Oligny met en scène Anne Le Beau, Mathilde Monnard et David Pressault, qui campent, chacun à sa façon, des individus qui tentent vainement d'arriver au « top ».Les corps gonflés à bloc, tendus à se rompre, ne vont en fait nulle part, au sens propre comme au sens figuré.Ce ne sont que faux départs, en boucle et à l'infini.FLASHES GB23AL Alida Valli meurt à 84 ans L'actrice italienne Alida Valli est décédée hier matin à Rome à l'âge de 84 ans.Originaire de Pula, en Yougoslavie, Alida Maria Altenburger, dite Alida Valli, avait fait ses débuts au cinéma à l'âge de 15 ans.Elle avait épousé le peintre surréaliste Oscar de Mejo en 1994, mais le couple avait divorcé quelques années plus tard.Elle avait interprété, en plus de nombreux films cultes, des oeuvre théâtrales de Camus, James, Ibsen, d'Annunzio.L'actrice célèbre, qui avait travaillé avec des gens de renom tels Hitchcock, Franck Sinatra, Jean Marais, Luchino Visconti, Carol Reed et Orson Wells, avait recu un Lion d'or au festival de Venise en 1997 et deux David de Donatello, en 1982 et 1991, en hommage à ses talents et à sa contribution au cinéma italien.Les obsèques de la comédienne seront célébrées demain au Capitole par décision du maire.Agence France-Presse Philippe Castelli n'est plus Pilier de l'émission radio Les Grosses Têtes, l'acteur français Philippe Castelli est décédé dimanche dernier à l'âge de 80 ans à Paris à la suite d'une complication cardio- respiratoire, a annoncé à la fin de la semaine son agent Claude Masson.Né le 26 juin 1925, Philippe Castelli avait tourné dans plus de 80 films dont Les Tontons flingueurs et figuré dans de nombreuses publicités.Mais c'est sa participation, à partir de 1977, à l'émission phare de RTL Les Grosses Têtes qui l'avait surtout fait connaître du grand public.Après ses débuts au petit Conservatoire de Mireille, Philippe Castelli avait effectué ses premiers pas au cinéma en 1960 avec Claude Chabrol dans Les Bonnes Femmes.Alternant théâtre et cinéma, il avait tourné aux côtés des plus grands, tels Louis de Funès (Fantomas se déchaîne) ou Jean-Paul Belmondo (Cartouche, Flic ou Voyou, Le Guignolo).Agence France-Presse CBC élimine 79 postes Soixante-dix-neuf employés du service anglais de la télévision de Radio-Canada perdront leur emploi.Vingt autres postes seront éliminés, mais ces employés avaient accepté de partir volontairement.Il s'agit essentiellement d'artisans qui construisent les décors, de coiffeurs et de spécialistes du maquillage.Selon Lise Lareau, présidente de la Guilde canadienne des médias, ces mises à pied signifient que la CBC ne pourra plus produire ses propres émissions, le nombre de ses employés passant de 538 à 432.Les mises à pied seront en vigueur à la mi-août.Presse Canadienne Sheen tenu à distance Charlie Sheen, rendu célèbre par ses rôles dans la série de parodies Top Gun et dans le film Platoon, a reçu l'ordre d'un tribunal de Los Angeles, vendredi, de se tenir à une distance minimale de 300 pieds de sa femme, l'actrice Denise Richards, dont il est séparé et avec laquelle il a eu deux enfants, Sam (2 ans) et Lola (10 mois).Le juge a toutefois accordé à Sheen un droit de visite valable un jour par semaine pour voir les enfants.C'est à la suite d'une plainte de Richards accusant Sheen de l'avoir poussée et menacée que le juge a décrété ces conditions, cependant provisoires.Sheen, de son côté, nie ces allégations et affirme que Richards s'est désistée d'un programme de thérapie de couple auquel les époux se seraient soumis.Associated Press . SPECTACLES CLASSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR David Jalbert, pianiste : 15h30.ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Marc-André Doran, organiste.Bach: 15h.JARDIN BOTANIQUE Ensemble instrumental du Conservatoire : 14h.MAISON DE RADIO-CANADA (Studio 12) Trio In Extremis.Feldman.Société de Musique contemporaine du Québec: 22h.«UNE COMÉDIE QUI CRÉE UNE JOYEUSE DÉPENDANCE.» «La MEILLEURE COMÉDIE AMÉRICAINE depuis 40 ans et encore puceau.» MICHAEL PHILLIPS, «EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE» GENE SHALIT, Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca 13 PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ANS + CINEPLEX DIVERTISSEMENT CAVENDISH (Mail) CINÉMAS AMC LE FORUM 22 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 Renee Shapiro, ABC-TV, LITTLE ROCK Larry King Jess Cagle, WCBS-TV/PEOPLE MAGAZINE Janice Bangs, ABC-TV, PORTLAND Renee Kohn, KUSI-TV, SAN DIEGO «captivant.tout à fait divertissant.» «un thrillerqui vous tiendra en haleine.» «extraordinaire.» «le premierbon film d'actionde l'année.» «des prestations étonnants.» et un film VIOLENCE ANS + Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca CINEPLEX DIVERTISSEMENT BOUCHERVILLE CINEPLEX DIVERTISSEMENT CHÂTEAUGUAY ENCORE CINEPLEX DIVERTISSEMENT PLAZA DELSON CINEPLEX DIVERTISSEMENT CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINEPLEX DIVERTISSEMENT LASALLE (Place) CINEPLEX DIVERTISSEMENT STARCITÉ MONTRÉAL LES CINÉMAS GUZZO PARADIS MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINEPLEX DIVERTISSEMENT QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINEPLEX DIVERTISSEMENT ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 MÉGA-PLEXTMGUZZO DEUX-MONTAGNES 14 MÉGA-PLEXTM GUZZO MARCHÉ CENTRAL 18 «Version française de \u2039ICE AGE: THE MELTDOWN\u203a» VERSION FRANÇAISE CINEPLEX DIVERTISSEMENT BOUCHERVILLE CINEPLEX DIVERTISSEMENT CHÂTEAUGUAY ENCORE CINEPLEX DIVERTISSEMENT PLAZA DELSON CINEPLEX DIVERTISSEMENT CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉ-ENTREPRISE ÉLYSÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINEPLEX DIVERTISSEMENT LASALLE (Place) CINEPLEX DIVERTISSEMENT COLOSSUS LAVAL CINEPLEX DIVERTISSEMENT STARCITÉ MONTRÉAL LES CINÉMAS GUZZO PARADIS MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINEPLEX DIVERTISSEMENT QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINEPLEX DIVERTISSEMENT ST-BRUNO CINEPLEX DIVERTISSEMENT VICTORIAVILLE CINÉMA PINE STE-ADÈLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 MÉGA-PLEXTMGUZZO DEUX-MONTAGNES 14 MÉGA-PLEXTM GUZZO MARCHÉ CENTRAL 18 CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION G ORIGINALE ANGLAISE VISA GÉNÉRAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE «Version française de \u2039THE SENTINEL\u203a» TU CRAQUES?3398403A PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Dans ce spectacle intimiste, Joël Legendre puise dans ses souvenirs pour raconter sans pudeur sa famille, son enfance et tout l'amour dont il entoure l'enfant qu'il est allé chercher en Chine.Mes bouffées d'air pur Toute la nostalgie de l'enfance JEAN BEAUNOYER CRITIQUE En regardant le spectacle Mes bouffées d'air pur, conçu et interprété par Joël Legendre, j'ai eu l'impression de relire l'entrevue qu'il m'accordait, il y a un peu plus d'une semaine.Au Studio-théâtre de la Place des Arts, ce comédien, chanteur et danseur ne jouait plus, il osait être Joël Legendre et racontait sans pudeur sa famille, son enfance et tout l'amour dont il entoure l'enfant qu'il est allé chercher en Chine.Sur scène, un gros coffre rempli de souvenirs de son enfance, un pianiste et une violoncelliste qui font revivre, par la magie des notes, les saisons de la vie.Dans la petite salle du Studio-théâtre, j'ai vu des hommes et des femmes essuyer discrètement des larmes à la fin du spectacle.Legendre, qui ne pensait qu'à son fils Lambert en créant Mes bouffées d'air pur, est allé chercher le coeur des gens avec la nostalgie de l'enfance.Surtout lorsqu'il s'agit d'une enfance à la campagne, sur une ferme en compagnie des animaux.Legendre raconte le drame de ces animaux qui criaient toute la nuit comme s'ils savaient qu'ils partaient pour l'abattoir le lendemain.Il est devenu végétarien ce jour-là et l'est encore.Alternant magnifiquement les chansons et les confidences, il raconte les années heureuses et le drame qu'a provoqué la faillite de son père, qui a du même coup perdu la ferme familiale.Il nous lit même une lettre que son père lui a fait parvenir des États-Unis.Et les chansons s'enchaînent avec Bambino, Les Émigrants, La Falaise, de Diane Tell, Don Quichotte de Jacques Brel, J'ai quitté mon île de Daniel Lavoie, La Légende du cheval blanc de Claude Léveillée, Répondez-moi de Francis Cabrel et bien d'autres chansons de l'époque de son enfance, laquelle s'achève à son entrée à l'école de théâtre de Saint- Hyacinthe.Drapé d'un manteau rouge, Legenre reprend Les Lamentations de la duchesse de Michel Tremblay et François Dompierre.Et le reste du spectacle est consacré au petit Lambert, représenté par une poupée noire de son enfance.Et c'est en chantant S'il suffisait d'aimer, Berceuse du petit Lambert, Dans le même instant et Quelques mots d'amour qu'il referme le coffre de ses souvenirs.Un spectacle touchant, avec une ambiance musicale étonnante, et tout le talent de chanteur et de comédien qu'on reconnaît à Legendre.J'espère que celuici conservera l'atmosphère intimiste et la vérité de ce spectacle dans des petites salles s'il entreprend une tournée comme il l'espère.Mes bouffées d'air pur n'est pas un grand spectacle pour la galerie.C'est un morceau de vie raconté et chanté par un homme qui n'est jamais revenu de son enfance et qui se livre avec toute la confiance d'un grand enfant de 40 ans.MES BOUFFÉES D'AIR PUR, spectacle écrit et interprété par Joël Legendre, mise en scène de Jean Belzil-Gascon, Jean-Philippe Bouffard au piano, Véronique Poulin au violoncelle.Le spectacle a été présenté du 20au 22 avril au Studio-théâtre de la Place des Arts et devrait amorcer une tournée sous peu.SPECTACLES À L'AFFICHE! Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE Une nouvelle comédie du réalisateur de « COMME UN GARÇON », « EN BONNE COMPAGNiE » et « FOLiES DE GRADUATiON » (Version française) 3398518A CINÉMAS INDÉPENDANTS JOURNÉES DU CINÉMA AFRICAIN ET CRÉOLE Cinéma ONF.Infos: (514) 990-3201.MAÎTRE NAGEUR (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.TERRASSE (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.DANSE TANGENTE (840, Cherrier E.) Alcôve, de Erin Flynn, Louis Plourde et Andrew Watson: 16h ; 20h30.STUDIO 303 (372, Sainte-Catherine O.) Spirit of the Mountain, de Manijeh Ali: 17h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Michèle Richard: 13h15; André-Philippe Gagnon: 20h30.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (Sainte-Thérèse) Jean-Marc-Parent: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE Natalie Choquette et les Voix des Moulins: 19h30.Distribué par BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©DISNEY ENTERPRISES, INC.disney.com/thewild « TOUT Á FAIT INCROYABLE! » Jeffrey Lyons, NBC'S REELTALK VOYEZ-LE MAINTENANT! (Version Française de THE WILD) 3398515A MUSIQUE ARTS ET SPECTACLES Consultez notre section Musique sur www.cyberpresse.ca/musique 3396069A KEN SMITH SEATTLE POST INTELLIGENCER Il n'est jamais facile de trouver des jeux vidéo qui intéressent tous les membres de la famille également.Nintendo, souvent le concepteur de jeux qui y réussit le mieux, vient encore de viser juste avec l'étonnant Brain Age, un jeu qui permet d'aiguiser ses facultés intellectuelles tout en s'amusant avec des exercices de mémorisation, de comptage et de récitation.Basé sur les travaux duneurologue Ryuta Kawashima, qui devient le guide du jeu, Brain Age propose, entre autres, de solutionner rapidement des problèmes mathématiques simples, de compter les gens qui entrent et qui sortent d'unemaison en même temps, de dessiner des images sur l'écran tactile, de lire de la littérature classiqueàvoixhaute, et plus.Les amateurs de sudokus retrouveront également pas moins de 100 grilles de ce populaire jeu japonais.Les travaux des spécialistes comme le professeur Kawashima ont montré qu'on pouvait stimuler le cerveau en solutionnant des problèmes de calcul et de logique, ou en lisant à voix haute.Le jeu est conçu comme un véritable programme d'entraînement.Lors de lapremière journée d'exercices, une série de tests permet de déterminer l'âge DS du cerveau du joueur.Par la suite, les exercices sont conçus de façon à améliorer cet âge.Une série de graphiques permettent d'évaluer sa progression à mesure qu'on avance dans le programme.Pour la circonstance, les concepteurs de Nintendo ont décidé d'exploiter les deux écrans de la console DS de façon originale en plaçant l'appareil sur le côté.De plus, le joueur peut non seulement utiliser l'écran tactile de la console, mais aussi le micro de cette dernière lors de certains exercices interactifs, comme lorsqu'il faut nommer la couleur de différents mots, ou réciter des phrases affichées sur l'écran régulier.Destinéenapparenceauxbaby-boomers ou même aux personnes plus âgées, le jeu rejoint également les enfants et les adolescents qui aiment être mis au défi et qui trouvent là une occasion de rivaliser avec leurs parents et les autres membres de la famille.La simplicité de la console DS est ici un atout important puisque tout le monde peut stimuler son cerveau rapidement et, aussi étonnant que cela puisse paraître, efficacement.Je ne vous dirai pas mon âge DS, mais je peux vous dire que le jeu m'a confronté assez sévèrement à ma stupidité ! J'ai d'ailleurs entrepris un programme intensif et je commence à me souvenir de mes tables demultiplication.C'est bien, non?Genre: productivité Concepteur, éditeur: Nintendo Console: Nintendo DS Joueurs: jusqu'à 16 Prix: 24,99$ Cote: E, pour tous Évaluation: Brain Age: Train Your Brain in Minutesa Day Brain Age Un jeu étonnant pour toute la famille PHOTO ING.COM PHOTOS BIG HUGE GAMES TECHNAUTE ARTS ET SPECTACLES www.technaute.com Brain Age permet d'aiguiser ses facultés intellectuelles tout en s'amusant avecdes exercices demémorisation, decomptage et derécitation.Genre classique, traitement original FÉLIX LOCAS COLLABORATION SPÉCIALE Quand vient le temps de choisir un jeu de stratégie en temps réel pour PC, ce ne sont pas les thématiques qui manquent.Age of Empires comblera votre soif de conquêtes historiques.Les amateurs de science-fiction vouent un culte à Starcraft et Homeworld.Sans oublier des titres comme Command & Conquer et Warcraft.Aurait-on épuisé le genre ?Absolument pas, répond Brian Reynolds, président of Big Huge Games.Sommitédans le monde dujeude stratégie, Brian Reynolds a travaillé sur des classiques tels que Civilization II et a été désigné comme l'un des «dieux du jeu» par le magasine PC Gamers.Il était à Montréal cette semaine, et c'est avec un enthousiasme évident qu'il a présenté à La Presse sa dernière création: Rise of Legends.La stratégie en temps réel est un genre riche, mais on n'avait rien vu de particulièrement original depuis Age of Mythology, en 2002.Avec Rise of Legends, il semble évident que les développeurs de Big Huge Games ont voulu faire différent, notamment en ce qui a trait aux trois armées disponibles dans le jeu.«On trouvait que les orques, les elfes et les gobelins étaient très bien couverts par les autres jeux, lance Brian Reynolds à la blague.Nous avons voulu faire différent.» L'une desnationsdisponiblesdans Rise of Legends s'inspire desmachines imaginées par Léonard de Vinci.Étranges engins volants, robots mécaniques, édifices néoindustriels : il s'agit là d'unmélange tout à fait original d'engrenages, de machineries à vapeur faites d'acier.Un style qui n'est pas sans rappeler l'araignée mécanique du film Wild Wild West, avec Will Smith.Ladeuxièmenation s'inspire des contes des Mille et Une Nuits, avec ses génies, sa sorcellerie du désert, ses esprits du feu et ses insectes géants.Les unités de cette armée se serviront de lamagie pour combattre et pourront compter sur l'aide de créatures mythologiques époustouflantes.Finalement, la troisième nation disponible s'inspire de ce qu'aurait eu l'air le peuple maya d'Amérique centrale s'il avait eu droit à un coup de pouce extra-terrestre.Pyramides de pierre, unités géantes à tête de tigre ou de serpent, machines volantes en forme d'aigle : on n'est pas très loin de l'étrange technologie décrite dans le dessin animé Les Cités d'or.Au niveau graphique, le petit dernier de Big Huge Games ne passera certainement pas inaperçu.«Rise of Legends est un jeu de fantaisie où la magie est en guerre avec la technologie, explique Brian Reynolds.Nous voulions innover, créer un jeuqui contiendrait les éléments que les joueurs aiment déjà (.), mais à partir d'un nouveau moteur graphiquequidonnerait lesmeilleurs résultats possibles.» Et le pari semble gagné.Rise of Legends est rempli de ces bonbons visuels tant appréciés.Certaines unités géantes balaient tout sur leur passage et pendant les scènes de combat, le joueur sera émerveillé par les superbes effets de lumière, la qualité des rendus 3Det la diversité des animations.Les contrôles de Rise of Legends semblent très intuitifs, et carrément faciles pour les joueurs qui ont déjà passé du temps sur un jeude stratégie en temps réel en vue aérienne.«Pour que l'interface du jeu soit intuitive, explique Brian Reynolds, on a mis des joueurs derrière des miroirs et on les regardait jouer, une caméra braquée sur leur souris.On a passé six mois à faire des tests pour que Rise of Legends soit facile à prendre en main rapidement.» Un fois lancé dans l'aventure, le joueur retrouvera toutes les fonctionnalités typiques à ce genre de jeu, rendues de façon brillante et efficace.Ainsi, Rise of Legends propose de contrôler des héros qui pourront monter de niveau, de choisir des spécialités générales pour ses villes et bien sûr de participer à une grande campagne solo.Le mode multijoueurs en ligne de Rise of Legends semble lui aussi avoir été pensé dans ses moindres détails.Il conserve les statistiques de tous les participants et permet de former des clans, de retrouver rapidement des amis en ligne et de créer des parties aux caractéristiques bien précises.Rise of Legends devrait sortir le 23 mai en Amérique du Nord.RISEOFLEGENDS Rise of Legends propose de contrôler des héros qui pourront monter de niveau, de choisir des spécialités générales pour ses villes et bien sûr de participeràune grandecampagne solo. FILL35P LECTURES Exceptionnel / Très bon FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter LA BIBLIOTHÈQUE MARIO GIRARD > Voir ROSE en page 12 a Bibliothèque rose est née en 1856, au hasard d'une rencontre dans une gare, entre Louis Hachette et le comte de Ségur.Ce dernier confia à l'éditeur que sa femme, Sophie, alors âgée de 57 ans, écrivait de ravissantes histoires pour ses petits-enfants.Les chemins de fer étant en plein essor, le brillant éditeur venait de lancer le concept de la Bibliothèque des chemins de fer, des collections bon marché vendues dans des kiosques de gare.Classés par couleur (vert pour les récits de voyage, beige pour la littérature, bleu pour les traités d'agriculture) ces livres venaient de s'enrichir d'une collection pour enfants.On décida que le rose serait sa couleur.«Les livres de la comtesse de Ségur ont été de grandes années pour Hachette, raconte Armelle Leroy, auteure de l'ouvrage La Saga de la Bibliothèque rose.Mais il y aussi eu la création de la Bibliothèque verte en 1924 pour les garçons.Dans les années 50, c'est là que ces livres deviennent vraiment populaires.Ils vont permettre à tous les enfants de pouvoir lire des livres qui sont vraiment adaptés à leurs goûts.» À Sophie, Oui-Oui et Fantômette, s'ajoutent Alice, de Caroline Quine, et surtout Le Club des cinq, de la mythique Enid Blyton.Les jeunes lecteurs attendent avec impatience le prochain épisode des aventures de leur héros.Car l'une des clés du succès de ces collections est d'exploiter le principe des «séries».«Hachette a emprunté cela aux Anglais, c'est-à-dire de créer un héros et de le faire revenir dans plusieurs épisodes», explique Armelle Leroy.Si pour les Québécois les livres de la Bibliothèque rose étaient tout ce qu'il y avait de plus français, il faut savoir que la plupart étaient des traductions.«Mais vous savez, même en France on croyait cela, dit Armelle Leroy.Une fois devenus adultes, il y a des fans du Club des Cinq qui sont allés en Bretagne à la recherche des lieux de leurs héros.En fait, ces lieux existent vraiment, mais ils sont situés de l'autre côté de la Manche, en Cornouailles.A 150 ANS ROSE LA RÉDEMPTION DE SOPHIE, FANTÔMETTE, OUI-OUI ET DAGOBERT ON A PUISÉ ENTRE LEURS TRANCHES CERTAINS DES PLUS BEAUX FANTASMES DE NOTRE ENFANCE.PENSEZ DONC, DE JEUNES HÉROS QUI TOMBAIENT TOUJOURS SUR DES BANDITS GENTILS ALORS QU'ILS ÉTAIENT EN VACANCES.ET EN PLUS, LEURS PARENTS ÉTAIENT TOUJOURS ABSENTS.LES LIVRES DE LA BIBLIOTHÈQUE ROSE SONT, POUR BEAUCOUP D'ADULTES, UNE MADELEINE AUX PAGES ÉCORNÉES.LA PLUS ANCIENNE COLLECTION JEUNESSE FRANÇAISE A AUJOURD'HUI 150 ANS.SON HISTOIRE EST COMME CELLE DE SES HÉROS : CAPTIVANTE. LECTURES LA BIBLIOTHÈQUE ROSE Enid Blyton: le mystère et l'héritage JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Oui-Oui, Le Clan des Sept, le Club des Cinq.Qui dit Bibliothèque rose dit forcément Enid Blyton.Avec plus de 150 titres publiés chez Hachette, la romancière britannique (1897-1968) s'est imposée comme une des plus importantes pourvoyeuses de la célèbre collection jeunesse, augmentant substantiellement son catalogue à partir de 1955.Et pourtant, cette écrivaine restera longtemps un mystère pour les petits lecteurs francophones.Quand son premier livre est traduit en français à la Bibliothèque rose (Le Club des Cinq, en 1955) Enid Blyton est déjà une immense vedette en Angleterre.À 58 ans, elle a publié plus de 50 romans.Elle possède son propre magazine, son émission de radio, son fan club et.elle conduit des Rolls Royce ! Ses deux vaches à lait, Noddy (Oui-Oui) et The Famous Five (Le Club des Cinq) sont nées respectivement en1942 et 1949.En France, le succès de la dame est immédiat.Les jeunes babyboomers se reconnaissent dans cette auteure moderne qui leur fait oublier (enfin !) le vieux rose de la comtesse de Ségur, avec sa série d'aventures policières destinées aux enfants.Étrangement, l'écrivaine britannique ne viendra jamais « vendre » ses livres dans l'Hexagone, la maison Hachette ne jugeant pas nécessaire de faire la promo de ses livres- jeunesse.Résultat, Enid Blyton demeurera une véritable énigme pour son public français, la plupart de ses fans ne sachant même pas s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme ! Pour l'anecdote, précisons que la dame s'est mariée deux fois, et qu'elle a eu deux filles.Dans leurs biographies, ces dernières la présenteront d'ailleurs comme une femme dévouée.à l'écriture, plus intéressée par les aventures de Oui-Oui que par celles de ses propres enfants.Malgré (à cause de ?) son oeuvre prolifique (jusqu'à 37 romans par année !), Enid Blyton souffrira longtemps d'un manque de crédibilité littéraire.Critiques et psychologues lui reprochent d'avoir créé des héros fantoches, vides de substance, et d'avoir utilisé un langage trop limité.Cela ne l'empêchera pas de vendre plus de 50 millions de livres en France, dont 300 000 en moyenne par année pour Oui- Oui, le Club des Cinq et le Clan des Sept.En 2006, l'héritage Blyton est toujours bien en vie.Si la Bibliothèque rose peine à se moderniser, le personnage de Oui- Oui semble en pleine forme.En 2003, le petit pantin créé par Blyton en 1949 a été transformé en héros de cartoon 3D.Chorion, l'entreprise qui gère les droits d'Enid Blyton, serait actuellement convoitée par plusieurs investisseurs.On peut comprendre.Selon certains observateurs, le monde d'Enid Blyton \u2014 simple, passionnant, sans sexe ni violence \u2014 serait parfaitement adapté au marché américain.PHOTO PRESS ASSOCIATION Enid Blyton (1897-1968), photographiée ici à Londres en 1957, comptait publier six tomes de sa série du Club des Cinq (Famous Five).Elle en écrira 21 entre 1942 et 1963.La célèbre auteure britannique aura publié quelque 700 livres pour enfants qui se sont vendus à plus de 200 millions d'exemplaires dans le monde.Elle était très riche.Petite chrono d'une grande biblio Mille pompons! Fantômette est de retour! SONIA SARFATI 1852 : Louis Hachette crée la Bibliothèque des Chemins de fer, qu'il vend aux voyageurs dans les kiosques des gares.Les livres rouges sont des guides de voyage; les verts, des récits de voyage ; les crème, des romans français ; les jaunes, des romans étrangers ; les bleus, des traités d'agriculture; et les roses, des romans pour enfants.1856 : naissance officielle de la Bibliothèque rose avec, en guise d'auteur phare, Sophie de Ségur, née Rostopchine, âgée de 57 ans quand elle entame sa carrière d'écrivain.Elle écrira 20 livres, un pour chacun de ses petits-enfants.1924 : naissance de la Bibliothèque verte, lancée grâce au fonds Jules Verne et destinée aux garçons de 12 ans et plus.On y trouvera plus tard des classiques de Balzac, Dickens, Dumas, London.1954: Hachette signe un contrat avec Enid Blyton, dont les aventures du « Club des Cinq» sont déjà très populaires en Angleterre.Années 70 : la Rose et la Verte publient près de 40 séries \u2014 dont les « Alice » de Caroline Quine, « Fantômette » de Georges Chaulet, «Michel» de Georges Bayard, « Langelot» de Lieutenant X, « Les Six Compagnons» de Paul-Jacques Bonzon et, bien sûr, « Oui-Oui » et « Le Clan des Sept» de l'inépuisable Enid Blyton.Années 80 : les temps sont durs pour ces collections pionnières, qui souffrent de la concurrence d'autres éditeurs, dont Gallimard et Flammarion.2000 : Titeuf, héros de bédé et de dessin animé, se transforme en bouée de sauvetage pour la Rose.« Novellisées », ses aventures reçoivent un accueil inespéré de la part des garçons : en six ans, il s'en vend plus de cinq millions d'exemplaires.Dans la même vague, « Cédric », « Kid Paddle» et autres « Totally Spies ! » viennent alimenter cette Rose moderne.mais moins littéraire.SONIA SARFATI La Bibliothèque rose célèbre ses 150 ans, mais elle n'a pas le monopole des anniversaires : avec Le Retour de Fantômette, l'héroïne masquée créée en 1960 par Georges Chaulet vit sa 50e aventure et son papa reprend officiellement le collier après 18 années de silence.pas tout à fait volontaire.« La maison d'édition a été occupée avec la réédition du fond et les adaptations de dessins anim é s.M a i s quand on m'a demandé une nouvelle aventure, je n'ai pas hésité une seconde! Fantômette est toujours présente dans ma tête.J'ai de quoi écrire une centaine d'autres romans! s'exclame au bout du fil le jeune homme de 75 ans (« J'ai toujours l'âge mental de 10 ans », p o uf f e - t - i l ) , joint chez lui, près de Paris.Bref, il n'a pas changé.Comme son héroïne, qui n'a pas vieilli : « Les héros ne vieillissent pas.Et qui a donc toujours.quel âge, au fait ?» Celui des lectrices.Reste qu'en arrivant dans les années 2000, la jeune fille portant un justaucorps jaune vif, un bonnet se terminant par un pompon et un loup noir sur le visage, a dû s'adapter aux temps modernes : ainsi, elle possède un téléphone cellulaire et utilise Internet.Quant à son auteur, il a lui aussi eu à modifier un peu la donne \u2014 en fonction des tabous modernes, qui ne sont pas ceux d'hier mais n'en sont pas moins présents : « À l'époque, on m'avait dit pas de violence, pas de sexe, pas de politique et pas de grossièreté.Fantômette ne pouvait pas dire « Zut ! » et « Flûte !» était limite.C'est pourquoi j'ai inventé l'expression « Mille pompons ! » Par contre, personne ne m'a jamais rien dit à propos de Boulotte, se souvient Georges Chaulet.Pourtant, aujourd'hui, tel prén o m e s t totalement impensabl e .Et quel auteur jeunesse oserait, de nos jours, décrire (crûment) un personnage comme étant une « grosse » fille ?Là-dessus, le papa de Fantômette multiplie maintenant les euphémismes et parle, par exemple, de la « ronde » amie de son héroïne.Sur un autre air, mentionnons que les méchants qu'affronte Fantômette ne fument plus et que si le journaliste Oeil-de- Lynx a conservé sa pipe, elle est désormais éteinte.Autres temps, autres interdits, quoi ! Mais pour l'essentiel, le rythme et l'humour, le style et les personnages des « Fantômette » sont restés les mêmes.De même que la nature de l'héroïne, que le romancier n'a pas créée par hasard.Il avait trois motifs pour ce faire.« Je voulais une héroïne masquée qui mène une double vie, parce que j'étais fasciné par Zorro.et je suis loin d'être le seul ! se souvient-il.Je voulais aussi une série comique parce qu'il n'y avait rien de rigolo publié pour les filles.Enfin, je voulais une héroïne sans pouvoirs surnaturels \u2014 elle n'en a pas besoin car elle est intelligente et dégourdie \u2014 et qui soit au moins supérieure aux garçons.Elle plonge sous la mer, elle pilote un hélicoptère, elle capture un bandit avec une prise de judo.mais elle ne peut pas faire un bond de 50 mètres.Les lectrices peuvent plus facilement s'identifier à elle.Ou, à tout le moins, l'envier ! PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS HACHETTE Georges Chaulet : « Fantômette est toujours présente dans ma tête.J'ai de quoi écrire une centaine d'autres romans ! » La Bibliothèque rose a 150ans ROSE suite de la page 11 Armelle Leroy insiste sur la manière dont Hachette a su s'adapter aux jeunes.«À partir des années 70, avec la concurrence de la télé, les enfants ont commencé à moins lire.On a alors décidé de raccourcir les textes.Certains textes ont été coupés d'un tiers.» Les années 80 marquent un déclin pour la collection.« Tout cela a commencé avec Mai 68, dit Armelle Leroy.Il y a eu d'authentiques cabales organisées par les enseignants et les bibliothécaires qui affirmaient que les livres de la Bibliothèque rose étaient d'une qualité médiocre.Au bout du compte, ils ont eu gain de cause et les parents ont cessé d'acheter ces livres à leurs enfants.» C'est à ce moment-là que Hachette commet, selon Armelle Leroy, une grave erreur.« On a décidé de faire comme les autres, de faire disparaître les illustrations, de s'adapter aux formats de poche avec couverture souple.La collection a alors perdu son identité.» La collection renaît de ses cendres en 2000 grâce à un nouvel intérêt des éditeurs.Les nouveaux héros de la collection s'appellent maintenant Titeuf (11 titres vendus à plus de cinq millions d'exemplaires), Cédric (16 titres et 1,5 million d'exemplaires) ou encore les Witch.« Je retiens de cette collection la place qu'elle a donnée aux filles, dit Armelle Leroy.Grâce à Enid Blyton et à son personnage de Claude ou à Georges Chaulet et à sa Fantômette, les filles se sont dit : on est comme les garçons et, même, on peut être meilleures qu'eux.» LA SAGA DE LA BILIOTHÈQUE ROSE Armelle Leroy, Hachette Jeunesse . Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Àéviter LECTURES LA LOGEUSE Un bonheur de lecture MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Par un beau samedi d'hiver, sur la pointe sablonneuse d'une presqu'île perdue dans la région gaspésienne, une femme et sa fillette de 8 ans découvrent sur la grève « un grand bloc de glace empêtré dans des algues collantes ».À l'intérieur, bien congelée, une petite vieille toute ratatinée, agrippée à une bouée de sauvetage de l'Empress of Ireland, « le luxueux paquebot qui avait sombré au large de Rimouski au printemps de 1914 ».Miracle, l'aïeule ressuscite.Elle parle, s'exprime en dictons \u2014 « Noël au balcon, Pâques aux tisons » seront ses premiers mots.Rosa Ost et sa mère vont l'adopter, la baptiser Zénoïde, l'emmener vivre avec elles à Notre-Dame-du- Cachalot, ce village qui vit au pied d'un phare éteint, coupé du monde, théâtre d'une expérience socialiste d'inspiration marxiste menée par le ministère de l'Épanouissement des régions désolées et isolées du Québec (le MERDIQ).Prenez une grande inspiration, c'est parti.Sur cette note fantastico-poétique qui donne le ton, démarre La Logeuse, deuxième roman du Gaspésien Éric Dupont.Prenez une autre respiration, tout va ensuite aller très vite.Un jour, la petite Rosa devient grande, quitte son village natal.Direction: Montréal.En chemin, elle fait la rencontre de Jeanne Joyal, Montréalaise qui tient pension dans Villeray.Elle emménagera dans cette auberge espagnole où vivent, entre autres, une étudiante de Windsor, une Haïtienne qui écrit des contes philosophiques, et une petite Gourouchistanaise qui étudie les mathématiques.Rosa dénichera un boulot de réceptionniste-comptable dans un hôtel de passe tenu par un Indien.Se liera d'amitié avec une troupe d'effeuilleuses, les arrière-petites-filles de Lénine.Et apprendra à mieux connaître sa logeuse au grand coeur et aux idées politiques bien arrêtées.Pendant ce temps, à Notre-Dame-du-Cachalot, où Zénoïde est restée, on vit un véritable drame : le vent gaspésien, ce vent du large, si fort qu'il sert de béquille au marcheur, est tombé.On peut trouver que l'auteur a fait dans la surenchère, multipliant les histoires dans l'histoire, les digressions, les caricatures.Mais ce serait bouder son plaisir.Il y a, dans La Logeuse, des personnages inoubliables, une fraîcheur bienfaisante, des éclairs d'humour et d'intelligence, et quelques scènes vraiment merveilleuses qu'on ne peut révéler sans gâcher votre plaisir.Ce roman- là se lit d'un trait, comme on fait cul sec d'un alcool rare et particulièrement enivrant.Un bonheur de lecture.FFFF LA LOGEUSE Éric Dupont Marchand de feuilles, 2006, 297 pages PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Éric Dupont se lève le matin en écoutant ses chants d'oiseaux.« Mes voisins pensent que je suis fou ! ») dit-il.Oiseau rare Après Voleur de sucre, un récit autobiographique drôlement prometteur, Éric Dupont revient avec un roman à l'imagination endiablée.Un conte pour tous où il est question d'exil, de grands vents, d'oiseaux égarés et de politique.MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Soigneusement coiffé, la cravate bien droite, le gilet sans faux pli, Éric Dupont a l'air sage comme une image.Mais méfiez-vous des apparences.De cette tête d'enfant de choeur jaillissent des histoires folles, extravagantes, résolument originales.Des histoires où les grand-mères naissent des eaux glauques du Saint-Laurent, où fleurissent les cactus, où un petit village gaspésien peut devenir le théâtre d'expériences marxistes.Il y a dans La Logeuse, deuxième roman d'un drôle d'oiseau, ornithologue averti (« je me lève le matin en écoutant mes chants d'oiseaux, mes voisins pensent que je suis fou ! »), violoniste du dimanche, amateur de thés russes, un fourmillement de l'imagination à vous tenir éveillé jusqu'aux petites heures.Un univers qui n'est pas sans rappeler Vian, ou, plus près de nous, le François Avard du Dernier Continent.Un roman comme une métaphore sur le Québec et son penchant pour un certain nombrilisme, une variation drôle et grinçante sur le thème de la différence et de la tolérance.Éric Dupont est né à Amqui en 1970.À l'âge de 4 ans, il partait vivre à Notre-Dame-du-Portage, puis à Matane, avec son père et sa soeur.Un jour, dans le bureau de l'orienteur scolaire, sous une couche de poussière, il déniche un formulaire vantant les mérites d'un programme interculturel qui offrait la possibilité d'aller étudier un an à l'étranger.« Quand on vient des régions, on grandit en planifiant notre déménagement.On sait très jeune qu'on va devoir partir si on veut faire des études, par exemple.Ça va presque de soi.J'étais prêt à partir.J'ai travaillé comme un fou pour payer ce que ça coûtait, mon père m'a aidé un peu, et les Filles d'Isabelle aussi (rires) ! » C'est ainsi qu'à l'âge de 16 ans, Éric Dupont s'est retrouvé en Autriche.Premier d'une série d'exils qui allaient changer son regard sur la Gaspésie et le Québec.Après l'Autriche, ce fut Ottawa (où il a travaillé, pour payer ses études, comme réceptionniste- comptable dans un hôtel de passe, expérience mémorable évoquée dans La Logeuse), puis l'Allemagne, puis Toronto, où il a fait un doctorat en littérature comparée, enseigné le français, et écrit Voleur de sucre, « durant un été caniculaire ».Depuis trois ans, Éric Dupont vit à Montréal de contrats de suppléance et de traduction.« Quand je suis arrivé à Montréal, raconte-t-il, j'avais en tête une image complètement idéalisée.Pour moi c'était un endroit où j'allais être accueilli à bras ouverts.Disons que certains mythes sont morts assez rapidement.Je me suis senti ici, comme partout ailleurs, comme un outsider.Mais je l'étais déjà en Gaspésie.J'ai toujours été un peu à l'écart, un peu bizarre, je m'en rends compte maintenant.Mais pas malheureux de l'être.Je me suis toujours senti comme un oiseau égaré, je ne sais pas, un pélican ! » C'est avec cette distance, ou grâce à elle, que le romancier, petit cousin de Nicolas Dickner (« c'est le neveu de ma grand-mère ! »), grand admirateur de la romancière anglaise Jeanette Winterson, mais aussi d'Amélie Nothomb, de Marcel Aymé, de Michel Tremblay et de Gabrielle Roy, observe la vie.Il y a beaucoup de lui, confie-t-il, dans le personnage de Rosa, cette jeune héroïne naïve et idéaliste qui quitte son village natal pour Montréal.« Mais il y a aussi beaucoup de mes amies gaspésiennes, qui sont sorties de leur petit brouillard douillet pour se retrouver paumées, complètement perdues dans cette ville parfois étourdissante.En fait, ce livre-là, résume Dupont, est une décoction de mes rencontres, des gens que j'ai croisés en Europe, en Allemagne de l'Est, en Autriche, qui m'ont accueilli, et qui m'ont appris à accueillir l'autre.» En attendant de voir comment ce deuxième roman sera reçu, Éric Dupont poursuit son travail d'écriture.« J'ai commencé un roman autobiographique qui est la suite de Voleur de sucre, fait-il.Un bestiaire: chaque chapitre gravite autour d'un animal.Un oiseau, un chat, un rorqual, un escargot de mer, une morue.C'est difficile à écrire, confie-t-il.Il y a des choses là-dedans qui ne sont pas toujours agréables à ressortir, mais je vais y arriver.Avec humour.Cet humour teinté d'autodérision qui est, dit-il, « une passerelle vers l'autre ».LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Une grande colère mal léchée RÉGINALD MARTEL « En un tel cauchemort, le monde politicien des bloeufs de l'ouest, des fefis pequistes et des adécuistres peut-il être promesse de rédemption ?» Ce n'est pas une question, c'est un pamphlet.Rien ne viendra sauver la narratrice, ni a Bsalon-m On-g Arçon son mari et leur fils habaQUqmon- sEeuL-tenfant, irrémédiablement handicapé et demeuré.Sinon peut-être un langage inventé pour eux seuls, fait de dévastation sémantique, de solécismes juteux et de flamboyantes onomatopées, qui éclabousse tout sur le ton de l'imprécation, du Miserere ou de la joyeuse canaillerie.Dans « le plus meilleur fin boutte de rang au monde », quelque part au Témiscouata, le trio des affreux, ainsi embouché, prend vie presque avec panache, tant sa folie autodestructrice est grande, imperméable à toute communion sociale, seulement orientée vers l'au-delà de sa démesure.Chez un écrivain plus conventionnel, la mère colorature et boulangère, le père éleveur de boeufs d'exposition et le fils épileptique et muet seraient des personnages seulement déjantés, servant au mieux à rassurer les lecteurs sur leur propre état mental.Victor-Lévy Beaulieu en fait plutôt des êtres fabuleux, dépositaires sans le savoir d'un mal de vivre collectif qui n'aurait d'issue que dans l'abandon aux forces de dieux vengeurs, jusqu'à la dissolution ultime.Le propos est tragique, et dérisoires sont les aspirations de celui qui aime ses boeufs d'amour et qui dans ses loisirs bricole des inventions qui existent déjà, de celle qui boulange croissants, painsfesses et gâteaux des anges quand elle ne subit pas la violence extrême de son mari ou quand elle ne dispense pas sa tendresse à son fils adoré, pitoyable tube digestif qui sait à peine dire mouman.La fabrication d'une langue singulière est risquée.Il faut cependant bien peu de temps pour s'y retrouver, si seulement on a un préjugé favorable envers le grand écrivain des Trois-Pistoles, sans avoir à renier pour autant le français et ses variantes québécoises, qui ont encore quelque utilité.On peut supposer que M.Beaulieu a voulu opposer à la langue des pouvoirs celle des tout-nus, pour célébrer la vanité des uns et la déréliction des autres.En ce sens, le roman serait éminemment politique.Ce n'est pas par hasard que les frères du personnage principal, qui ont fui le boutte du rang pour Montréal il y a longtemps, y reviennent quand ils flairent un héritage dont ils veulent spolier a Bsalon- mOn-g Arçon.Les régions vivent ce sentiment de dépossession face aux Montréalais qui dans le tout petit pays même pas né semblent faire chambre à part.Il n'est pas étonnant que la narratrice, plutôt que d'utiliser les mots courants, les déforme et les multiplie pour afficher un désespoir qui n'appartient qu'à elle.Elle trouve sans doute dans cette création forcenée un ersatz de salut, en inscrivant entre la dureté des jours et la gratuité de leur représentation une fructueuse distanciation.Il reste à voir si de telles prouesses peuvent trouver grâce auprès des lectrices et lecteurs qui aiment les textes bien léchés.FFFF ABSALON-MON-GARÇON Victor-Lévy Beaulieu Éditions Trois-Pistoles, 296pages Offerts en librairie et sur www.cyberpresse.ca/librairie MEILLEUR LIVRE AU MONDE en français sur l'Harmonie Vins & Mets À table avec François Chartier Gourmand World Cookbook Awards 2005 LAURÉAT OR La Sélection Chartier Lauréat Or «Meilleur livre sur les vins au Canada » Concours Cuisine Canada 2005 FILL289P . LECTURES ROMAN FFFF LES ROMAINS.TOME 1 SPARTACUS \u2014 LA RÉVOLTE DES ESCLAVES Max Gallo Éditions Fayard, 2006, 475 pages Spartacus, premier tome de la trilogie que Max Gallo vient de consacrer à l'histoire des Romains, est un roman historique passionnant.L'auteur retrace la destinée insolite de ce Thrace qui refusa la domination romaine.Spartacus fut l'initiateur d'une révolte d'esclaves sans précédent qui ébranla la république romaine.Il fit souffler un vent de liberté irrépressible qui embrasa, du Vésuve au Pô, toute la péninsule italienne.Max Gallo retrace les principaux épisodes de cette histoire épique et sanglante et fait surtout revivre les acteurs de cette sempiternelle croisade pour la liberté.Ce roman haletant recèle aussi des réflexions politiques d'une brûlante actualité : la liberté et l'égalité opposées aux idéologies totalitaires qui sévissent encore en ce début du XXIe siècle dans de nombreuses contrées de la planète.« Ceux dont on se souvient ne meurent pas, disait Spartacus.Nous avons été vaincus, mais nous avons vécu en hommes libres.» L'Histoire est souvent une précieuse source de méditation.El ias Levy Co l laborat ion spéciale POÉSIE FFFF MONTRÉAL VU PAR SES POÈTES Sous la direction de Franz Benjamin et Rodney Saint-Eloi Mémoires d'encrier, 110pages La belle idée ! Voilà un hymne à Montréal original, composé de poèmes ou d'extraits de textes d'auteurs qui ont parlé de notre ville.Ce qu'il a d'original ?Le choix des poètes ! Ils viennent de partout ! La petite maison d'édition menée par le Québécois d'origine haïtienne Rodney Saint-Éloi est allé chercher des auteurs comme Ehab Lotayev ou Fotis Kimborozos ou encore Anna Gloria Blanch et Lenous Suprice aux côtés de poètes connus comme Leonard Cohen, Gaston Miron, Jean-Guy Pilon et Claude Beausoleil.Cela donne une image inattendue de Montréal, image éclatée comme l'est la ville.Photos à l'appui.Et on trouve, à la fin, des renseignements sur les poètes choisis qui, parfois, ont écrit leur poème dans la langue de leur pays d'origine \u2014 anglais, italien, espagnol, créole.Jocelyne Lepage DOCUMENT FFFF LE PHOTOGRAPHE, TOME 3 Guibert/Lefèvre/Lemercier Dupuis Nouveau volet de la mission photographique de Didier Lefèvre dans un Afghanistan envahi par les Soviétiques, le troisième tome du Photographe se consacre à son périlleux périple de retour à travers les impitoyables montagnes afghanes et pakistanaises.À l'aide d'un habile mélange de photos et de dessins austères, les auteurs ont créé une oeuvre à l'image des paysages majestueux et arides de ce pays farouche qui a toujours tenu tête aux envahisseurs.Mais plus que ces scènes puissantes, qui rappellent les plus beaux passages de L'Homme qui voulait être roi de Kipling, ce sont les rencontres avec ce peuple montagnard, forgé par cette nature rude et implacable, qui s'incrustent dans notre mémoire.Longtemps après avoir lu la dernière page du Photographe, il nous reste des images saisissantes et un sentiment de vide, comme si nous venions, nous aussi, de quitter à jamais ces personnages si attachants, si vivants.Robert Laplante Co l laborat ion spéciale HISTOIRE FFFF LA CHEVAUCHÉE DU FLAMAND Jean Diwo Fayard, 440pages Quel personnage que ce Rubens ! Non seulement était-il le peintre de grand talent que tout le monde sait, mais ce que l'on connaît un peu moins, c'est sa passion pour l'espionnage.Qu'il a exercé avec un peu moins de brio, faut-il dire.Toutefois, cela ne l'a pas empêché de participer à plusieurs intrigues en usant de son charme naturel, qu'il n'hésitait pas à mettre au service des grands et surtout des grandes de son époque.Ce qui ressort du livre de Jean Diwo, La Chevauchée du Flamand, c'est ce besoin intrinsèque qu'avait Rubens de plaire, partout où il se trouvait.D'abord grâce à son art, puis par son physique et son verbe.Ni Marie de Médicis, ni l'Infante Isabelle, pas plus que Galilée, le duc de Buckingham ou les artistes qui travaillaient avec lui n'ont su résister à son grand pouvoir de séduction.Un livre passionnant du début à la fin.Mar io Duf resne Co l laborat ion spéciale ROMAN FFFF AFRICAN PSYCHO Alain Mabanckou Points Seuil, 220 pages « J'ai décidé de tuer Germaine le 29 décembre », annonce le narrateur, Grégoire Nakobomayo.Le lecteur est embarqué dans un long monologue intérieur, en explication et en préparation d'un premier meurtre, qu'il espère à la hauteur de ceux commis par son « idole et grand maître », Angoualima.Le narrateur à la tête rectangulaire raconte sa vie d'orphelin et ses premiers faits d'armes avec minutie et fierté.Rien ne semble entamer la détermination ni la volonté du tueur en herbe.Mais on naît tueur en série, on ne le devient pas.Alain Mabanckou s'amuse dans ce pastiche en hommage à American Psycho, où les envies de meurtre ne naissent pas dans des bars huppés de Manhattan mais dans un rade appelé Buvez, ceci est mon sang.Pas de rock en bande sonore, mais la musique des Frères C'est-toujours-les-mêmes-quibouffent- dans-ce-pays-de-merde.Et toujours la plume de Mabanckou, agile et dérisoire.Anabe l l e Nicoud Co l laborat ion spéciale 11e JOURNÉE DU LIVRE 3398745A Offert en librairie et sur www.cyberpresse.ca/librairie Les Québécois sont-ils nés pour un petit pain?3395669A Que la fête commence! JOCELYNE LEPAGE Aujourd'hui, 23 avril, où que vous soyez au Québec, vous saurez comment fêter les livres et la lecture en consultant le site www.jmdlda.qc.ca.Quelque 200 activités y sont proposées.En parcourant le site on se rend compte que beaucoup d'auteurs participent à la fête et qu'ils vous invitent à les rencontrer dans des librairies, des cafés, des bibliothèques, des musées et autres endroits parfois insolites.Ainsi, la gothique Natasha Beaulieu, auteure de romans d'horreur, sera au Musée des beaux-arts de Montréal, de 13 h 30 à 15 h 30 ; Nathalie Maman Last Call Petrowski, à la bibliothèque de Verdun, à 19 h 30 ; Guillaume Vigneault (Chercher le vent et Carnets de voyage), à la bibliothèque Armand-Frappier de Valleyfield à 14 h ; Loisel, l'un des deux dessinateurs de Magasin général, BD sur le monde rural au Québec dans les années 20, de 14h à 16 h à la Librairie d'Outremont et ainsi de suite, de A à Z sur Internet.Ce 23 avril 2006 qui, à la demande de l'UNESCO, devient la journée des livres dans le monde, est bien particulier pour Montréal.C'est la journée qui marque la fin de l'année où notre ville fut Capitale mondiale du livre.Une fin en fête qui réunira, au Théâtre National, à compter de 20 h, une vingtaine d'artistes\u2014comédiens, chanteurs et musiciens qui tourneront autour d'autant de poètes et écrivains qui ont traduit Montréal en mots.Des poètes comme Gaston Miron (chanté par Chloé Sainte-Marie), Mordecaï Richler (par Josh Freed) ; Anne Hébert (Pascale Montpetit), Gabrielle Roy (Hélène Loiselle) Dany Laferrière (par lui-même). LECTURES La longue nuit de l'écrivain DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE J'ai l'étrange impression (je dis « étrange» parce qu'on est quand même dans une société capitaliste) qu'on a honte de parler d'argent à un écrivain.S'il produit constamment des signes, c'est que l'amour des mots doit lui suffire.Faut dire aussi que c'est une vieille tradition judéo-chrétienne que de tenir le pauvre hors du champ corrompu de l'argent.Son âme étant déjà damnée, le riche peut manipuler le vil métal sans risque de contamination.Vous demandez si je n'exagère pas avec un tel arsenal religieux (la damnation, l'âme), c'est qu'il ne suffit pas de ne plus fréquenter l'église pour effacer de sa mémoire l'idéologie contenue dans « les béatitudes ».De tous ceux qui font rêver avec les mots, c'est le poète qu'on voudrait tenir le plus loin de l'argent.On exige qu'il fasse voeu de pauvreté.Un poète qui paie lui-même sa bière, c'est déjà suspect.Il doit vivre de la générosité du public.Le poète auraitil remplacé le prêtre dans notre société ?Faut dire que celui-ci participe un peu aussi dans la construction de cette mythologie de la misère.C'est le genre de travailleur qui tient à effacer tout effort autour de son ouvrage.D'où l'idée frivole de l'inspiration divine.En fait, il s'agit d'un véritable travail.Le travail Voilà un mot qui pèse assez lourd dans notre vie, et pourtant on pense rarement à en chercher l'origine dans le dictionnaire.Travail vient du bas latin « trepalium », qui signifie littéralement instrument de torture ou appareil servant à maintenir les grands animaux pendant qu'on les ferre.La prochaine fois qu'on cherchera à savoir comment vous allez, avant de répondre fièrement que vous travaillez fort, rappelez-vous ce vieux mot latin de « trepalium ».Maintenant parlons de travail.On aime bien distinguer, dans notre société, les travailleurs des paresseux.Et les écrivains se retrouvent souvent dans la seconde catégorie.C'est qu'on associe le travail à une dépense physique.L'effort fourni doit être alors visible.On doit vous voir travailler (la morale sociale).Et on commente chaque pierre soulevée.Si l'écrivain est ravagé par le doute, le plombier doit être sûr de lui.Car un plombier angoissé n'entrera pas dans votre salle de bains.Le travail de l'écrivain se nourrit justement de ses angoisses.C'est avec ce feu qui brûle au creux de son être qu'il forge ses phrases.Ce n'est pas un travail de jour ni de surface, il doit continuellement plonger au fond de sa nuit pour affronter ses démons.Sans ignorer cette part cachée de l'ouvrage, peut-être qu'il est temps que l'écrivain commence à raconter, avec les mots de l'ouvrier, la peine que cela nécessite pour écrire un roman ou un poème.L'homme assis Je croise souvent des gens qui pensent qu'il suffit d'avoir eu une vie difficile pour écrire un livre.Une montagne de douleur ne peut accoucher que de larmes.Alors qu'on écrit avec l'oeil sec.Je le dis souvent : la première qualité d'un romancier, c'est d'avoir de bonnes fesses.Il doit rester assis pour inventer ce monde constamment en mouvement.Pour faire voyager le lecteur, l'écrivain ne doit pas quitter sa chaise.Et pour ne pas passer pour un bureaucrate, il se voit en aventurier.Refusant de parler en public de l'homme assis, il tente de chausser les bottes de son personnage, de faire en sorte qu'on le voie comme un être de rêve (l'autofiction).Quand on lit Guerre et paix, on pense rarement aux longues années d'immobilité qu'un aussi monumental ouvrage a dû exiger à Tolstoï.Il faut imaginer simplement qu'il a dû écrire plusieurs fois chacun des mots que vous lisez.Ajoutons qu'il ne suffit pas d'aligner des mots, même par millions, il faut en faire aussi de la littérature.On ne voit Hemingway qu'en train de chasser en Afrique ou de pêcher à Cuba.Bukowski est toujours en train de boire, et Miller de draguer, et s'ils nous montrent leur machine à écrire, ils le font comme d'autres exhibent leur voiture \u2014 toute trace du travail en est effacée.Hemingway écrit debout.Le seul écrivain couché de toute la littérature c'est Proust.Et, étrangement, c'est ce rentier au visage blafard qui a passé une grande partie de sa vie à écrire dans son lit qui donne une idée exacte de l'écrivain au fond de la mine.Le tunnel Tout cela débute dans une grande exaltation.On est en train de créer un monde qui n'existait pas auparavant.On commence par concevoir une structure nouvelle et originale.Puis, on comprend qu'il faut des matériaux ordinaires pour faire tenir l'édifice.Des phrases simples.Des clichés parfois, car personne ne voudrait pénétrer dans un monde où tout est nouveau\u2014 et aussi parce que le cliché permet de sauver du temps.Et vous voilà les pieds pris dans la glaise.On est si occupé qu'on ne s'inquiète pas encore de la pertinence du projet.Le travail continue.Et brusquement, sans crier gare, le doute s'infiltre.Toute cette solide structure ne vaut plus rien.Et c'est à ce moment-là qu'on se met à rêver d'être maçon ou électricien.Le travail manuel.Ou même un travail intellectuel moins éprouvant.Comme un essayiste qui cherche à convaincre.On voudrait s'appuyer sur du concret.Mais on se retrouve avec des phrases.Il faut un temps d'arrêt.Et vous voilà dans le pavillon noir de la mélancolie.On retrouve un second souffle parce qu'un ami à qui on a passé le manuscrit l'aime.On passe une longue soirée à parler du projet, et les phrases se réveillent.La mer ne fait plus penser à un mot de trois lettres, mais à la mer.Le ciel au ciel.Les personnages ne sont plus des jouets de papier, mais des êtres humains qui ont une vie propre.C'est le moment de retourner au boulot.La chambre de torture On envoie son manuscrit à un éditeur (plutôt des éditeurs).Longue attente.Finalement, c'est une réponse positive, mais qui vous demande de retourner au charbon.Et si, pour faire plaisir à un éditeur, on était en train de tout défaire ?De nouveaux doutes vous taraudent.Vaut mieux faire quelques concessions si l'on veut voir son livre en librairie.L'ami qui avait aimé trouve que la nouvelle version a perdu de sa fraîcheur.Et on a perdu un ami.La moindre critique vous blesse.Le livre paraît.On attend de pied ferme la critique, mais elle ne vient pas.Elle s'occupe de tous ces livres de cuisine ou de vedettes.C'est à vomir.Jusqu'à cet articulet qui vous renvoie à votre table de travail.Cela se résume à un accusé de réception.En fait, on vous a fait comprendre que ce n'est qu'un premier roman.Cela aura des conséquences sur la vente du livre.Cent cinquante exemplaires vendus.On vous fuit.Votre famille vous parle de trouver un vrai travail.Curieusement, votre éditeur est la seule personne qui vous prend encore pour un écrivain.Mieux, il vous pousse à écrire un nouveau livre.Vous retournez à la chambre de torture.Vous regardez parfois les grands écrivains, alignés dans votre bibliothèque, en vous demandant comment ils ont fait pour créer des univers si cohérents.Ont-ils connu la même terreur que nous face à la page blanche ?Pire que la page blanche, c'est celle qu'on doit déchirer.Vous ne pensez plus à la gloire.Vous ne voulez plus inventer un monde nouveau.Juste écrire un roman.Et c'est le bon.Vous devenez la coqueluche des médias, des organisateurs de conférence et des magazines féminins.Tout le monde vous croit riche, mais ça c'est un autre sujet.La carte du trésor De tous les récits qui ont illuminé mon enfance, ce sont ceux qui racontent les aventures de pirates qui m'ont laissé le plus souvent fiévreux.Je passais des journées entières assis au pied d'un manguier à suivre ces hommes sans foi ni loi dans la plus périlleuse des expéditions : la recherche d'un trésor caché sur une île déserte.Il y a toujours deux bandes rivales, et chaque bande avait son chef qui me faisait vraiment peur.L'un avait une jambe de bois, et l'autre était borgne.Mais le plus dangereux de tous était l'aveugle dont la canne pouvait être meurtrière.C'était toujours une histoire d'une simplicité désarmante.Les deux bandes détenaient, chacune, une moitié de la carte qui devait indiquer l'endroit exact où était enfoui le trésor.Les deux morceaux réunis permettaient de découvrir ce trésor.Je ne sais plus à quel moment, j'y ai vu une magnifique métaphore de la littérature.L'un est écrivain ; l'autre, le lecteur.La carte complète, c'est le livre.On doit se dire, chaque fois que l'on tient un livre dans ses mains, qu'il s'agit là du résultat d'une des mystérieuses batailles dans les régions sauvages et pures de l'enfance.Là où le rêve tient lieu de réalité.Et cette fête du livre à laquelle je vous convie, aujourd'hui, n'est que le triomphe de l'émotion.Cette émotion qui fut si souvent notre alliée pour affronter l'ennui, ce monstre blême qui a poussé Cervantès à créer l'immortel chevalier à la triste figure.On aime bien distinguer, dans notre société, les travailleurs des paresseux.Et les écrivains se retrouvent souvent dans la seconde catégorie.De tous ceux qui font rêver avec les mots, c'est le poète qu'on voudrait tenir le plus loin de l'argent.On exige qu'il fasse voeu de pauvreté.Un poète qui paie lui-même sa bière, c'est déjà suspect.Il doit vivre de la générosité du public.64 pages - 19,95 $ Des énigmes à résoudre, des défis à relever! Les Débrouillards se surpassent! 3370147A 3398374A LECTURES Entrepreneuriat ou entrepreneurship?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS QUn publireportage diffusé dans La Presse utilise dans son titre l'entrepreneuriat, tout en présentant la photo du président de la Fondation de l'entrepreneurship.Comme aucun des deux mots ne figure dans le dictionnaire (Larousse), j'entrevois une autre bataille entre le Québec, qui adore devancer les Français et leurs Immortels académiciens quant aux néologismes, et la France, qui retiendra la version anglophone, comme elle l'a fait à de trop nombreuses occasions.Qui, selon vous, doit avoir raison ?Richard Genest, Laval RBien qu'entrepreunariat soit recommandé par l'Office pour désigner l'esprit d'entreprise ou l'activité de chef d'entreprise, ce n'est pas une création québécoise.Le terme n'est pas non plus inconnu en France.Les grands dictionnaires français l'attestent, y compris le Larousse.Et une recherche sur Yahoo! montre plus de 100 000 emplois, pour la seule France, de cette forme francisée d'entrepreneurship.En revanche, entrepreneurship est souvent utilisé au Québec.Il existe une chaire d'entrepreneurship à l'École des hautes études commerciales et, comme vous le soulignez, une Fondation de l'entrepreneurship.Vous me demandez ce que j'en pense.Je préfère la forme francisée.Entrepreneurship est long, laid et difficile à prononcer.Soulignons au passage que l'usage ne semble pas vouloir retenir les graphies entreprenariat et entrepreunariat.Ajoutons que le français a aussi créé l'adjectif entrepreneurial pour décrire « ce qui est relatif à l'entreprise ou au chef d'entreprise ».Les partenariats public-privé La locution partenariat public-privé est un calque de public-private partnership.On dirait plus justement partenariat entre le secteur public et le secteur privé ou partenariat entre le public et le privé.Mais comme c'est plus long, je ne me fais pas d'illusions.La locution partenariat public- privé s'est rapidement imposée, tout comme son abréviation PPP.> Les hôpitaux universitaires de Montréal seront construits en partenariats public-privé.Notons au passage que le composé public-privé doit rester au singulier même quand il est question de plusieurs partenariats.Pourquoi ?Parce que les termes public et privé ne se rapportent pas à partenariats.Comme le fait remarquer le Grand Dictionnaire terminologique, il y a ellipse du mot secteur, et cette ellipse est sentie.Mégahôpitaux On abuse volontiers du préfixe méga dans les médias québécois.Rien d'étonnant donc à ce qu'on en soit venu à qualifier de mégahôpitaux les futurs hôpitaux universitaires de Montréal.La locution grand hôpital suffirait pourtant amplement.Car enfin, il n'y aura de méga dans le CHUM et le CUSM que les coûts.Pour ce qui est du nombre de lits, il diminue d'année en année, avant même que ces grands centres hospitaliers ne soient construits.Inuit, inuits et inuite Un lecteur nous reproche de mettre un s à Inuit.Mais aujourd'hui, presque tous les dictionnaires considèrent le substantif Inuit et l'adjectif inuit comme variables.La raison en est qu'Inuit n'est pas un mot inuktitut mais un mot français quand il est utilisé dans notre langue.L'Office a recommandé de le franciser dès 1993 et la plupart des ouvrages de référence ont suivi.> Les Inuits.> La sculpture inuite.En français, la tendance est d'ailleurs à la francisation des mots empruntés à des langues étrangères.Par exemple, le pluriel italien des spaghetti n'est plus en usage.On écrit aujourd'hui des spaghettis.Comme on écrit des imprésarios (et non des impresarii), des concertos (et non des concerti), etc.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) Il a installé un gazebo sur son patio.2) Elle cherchait un échappatoire.\u2014 Le mot anglais gazebo désigne un pavillon de jardin.On peut aussi le traduire par gloriette quand il décrit un « pavillon de verdure » et par pergola quand il qualifie une « petite construction de jardin servant de support à des plantes grimpantes ».\u2014Le mot patio désigne une « cour intérieure dans une maison ».Il constitue une impropriété au sens de cour extérieure ou de terrasse.\u2014Contrairement à un usage assez répandu chez nous, le mot échappatoire est féminin.Il aurait donc mieux fallu écrire : 1) Il a installé un pavillon de jardin sur sa terrasse.2) Elle cherchait une échappatoire.Les phrases suivantes comprennent au moins une erreur.Quelles sont-elles ?1) Cette fois, il était à cours d'idée.2) Le rouage d'entraînement est défectueux.Les réponses dimanche prochain.Paul Roux est l'auteur du Lexique des difficultés du français dans les médias.Vous pouvez aussi le lire sur le blogue des Amoureux du français : www.cyberpresse/amoureux.ca.Courriel : paul.roux@lapresse.ca GÉNI E S EN HERBE #1194 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- PONTS 1- Ce célèbre pont piétonnier orné de multiples statues qui enjambe la Vltava à Prague est le plus long pont médiéval, avec ses 516 mètres ?2- Alors que le fer, l'acier et différents alliages augmentaient en popularité pour la construction des ponts au 19e siècle, quel mode de transport a entraîné le retour du bois comme matériau permettant une construction rapide et fiable ?3- Ce pont cantilever complété en 1917, construit dans le but de permettre le passage du chemin de fer vers la rive nord du St-Laurent, s'était écroulé lors de sa construction en 1907 en raison d'une conception défectueuse ?4- Ce viaduc autoroutier reliant Clermont-Ferrand à Béziers, ouvert en 2004 et d'une rare élégance, est le pont suspendu à haubans le plus haut au monde.5- Quel détroit séparant l'Îledu- Prince-Édouard et le Nouveau- Brunswick peut être franchi en traversant le pont de la Confédération ?B- ACTUALITÉ 1- Quelle pêche commerciale a été annulée par Pêches et Océans en septembre dernier afin de protéger les faibles stocks de cette espèce de poissons ?2- Contre quelle loi, adoptée majoritairement par le Congrès de l'État californien le 6 septembre, le gouverneur Schwarzenegger a-t-il déposé son veto ?3- Selon le rapport 2005 du PNUD, quel pays obtient pour une cinquième année de suite le meilleur indice du développement humain ?4- Qui était maire de la Nouvelle- Orléans lors des inondations dues à l'ouragan Katrina ?5- Quelle chaîne américaine a été acquise par Alimentation Couche-Tard en 2003 et a depuis permis à la chaîne de doubler son volume de ventes Maire de la Nouvelle-Orléans.C- SUCRE 1- Avant 1777, en France, quel corps de métier avait le monopole de la vente du sucre, reflétant les usages premiers de cette substance ?2- Quelle partie de la langue contient les papilles détectant la saveur sucrée ?3- Quelles deux molécules, que l'on retrouve souvent comme ingrédients séparés, constituent la molécule de saccharose C12H22O11 ?4- Quelle maladie est due à une déficience du métabolisme des glucides dans lequel l'insuline joue un rôle prépondérant 5- Sous quelle forme le sucre était-il autrefois vendu, forme ayant inspiré des monuments et ayant légué son nom à des silhouettes similaires, telle l'île à l'entrée de la baie de Guanabara, à Rio de Janeiro ?D- ASSOCIATIONS Associez la ville de France à sa région ou à son département.1- Strasbourg a) Moselle 2- Metz b) Dordogne 3- Albertville c) Île-de-France 4- Bergerac d) Alsace 5- Sèvres e) Savoie E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1- Il naît le 6 février 1895 à Baltimore et passe près de douze années dans un orphelinat, où ses parents le placent dès son jeune âge.2- Il commence à jouer au baseball dans l'équipe de la St.Mary's Industrial School for Boys, en alternant aux positions de receveur et de lanceur.Le frère Matthias et le baseball exercent une influence positive sur cet élève qu'on qualifie d'indiscipliné.3- À l'âge de 19 ans, il est recruté par Jack Dunn dans l'équipe des Orioles de Baltimore, alors une équipe de ligue mineure des Red Sox de Boston.4- Après seulement 5 mois au sein des Orioles, il obtient un contrat des Red Sox, équipe pour laquelle il lance et évolue comme voltigeur.C'est toutefois son coup de bâton qui le rend célèbre, alors qu'il fracasse les records en matière de coups de circuit.5- En 1920, il est échangé aux Yankees de New York, jetant ainsi un sort aux Red Sox, qui ne gagneront plus de Série mondiale avant 2004 ! On l'a surnommé le Bambino.F- CHARADE 1- Mon premier est représenté par le « m » dans la célèbre formule d'Einstein.2- Mon second est une drogue produisant des effets hallucinogènes.3- Mon troisième est une voyelle.4- Mes quatrièmes sont au nombre de cinq lors des tournois masculins du Grand Chelem.5- Mon tout est un État américain de la côte est tirant son nom d'une tribu algonquine.G- CAMBODGE 1- Quel complexe architectural cambodgien, dont le nom signifie littéralement « la cité qui est un temple » a été redécouvert par l'explorateur français Henry Mouhot en 1859 ?2- Quel maréchal cambodgien soutenu par les États-Unis renverse le prince Sihanouk en 1970 et préside une dictature militaire jusqu'au renversement de son régime par les Khmers rouges de Pol Pot ?3- Quelle religion est pratiquée par 95 % des Cambodgiens ?4- De quel empire Angkor étaitelle la capitale du 12e au 15e siècle, avant d'être désertée suite à une invasion siamoise ?5- Quel roman d'André Malraux publié en 1930 a pour toile de fond les ruines khmères d'Angkor ?H- ANIMAUX 1- Quel est le véritable nom du serpent à sonnette, dont le bruit provient du frottement des anneaux de peau durcie après la mue ?2- Quelles dents permettent au castor de ronger le bois ?3- Comment nomme-t-on ce carnivore des savanes, situé entre le chien et l'hyène, mais faisant partie de la famille des canidés, dont le pelage est fauve et noir ?4- À quelle famille animale rattachez- vous les antilopes et les gazelles, telles que le gemsbok et le springbok ?5- Dans quel pays asiatique retrouve- t-on les singes les plus septentrionaux, faisant partie de la sous-famille des maca- Le Bambino ques ?SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN23AL Toutes nos félicitations à notre auteur GEORGES LAFONTAINE Des cendres sur la glace: l'histoire d'un vieil homme déterminé à honorer celle qu'il aime.Un vieil homme qu'on veut arrêter à tout prix.G uy Sa i n t - J e a n É D I T E U R 3397751A E- IDENTIFICATION PAR INDICES Babe Ruth (George Herman Ruth Jr.) GÉNIES EN HERBE #1194 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- PONTS 1 Pont Charles 2 Chemin de fer 3 Pont de Québec 4 Viaduc de Millau 5 De Northumberland GEN23ALR B- ACTUALITÉ 1 Saumon rouge 2 Loi autorisant le mariage des couples homosexuels 3 Norvège 4 Ray Nagin 5 Circle K C- SUCRE 1 Apothicaires 2 Le bout de la langue 3 Glucose et fructose 4 Diabète 5 Pain de sucre (conique) D- ASSOCIATIONS 1 d 2 a 3 e 4 b 5 c H- ANIMAUX 1 Crotale 2 Incisives 3 Lycaon 4 Oryx 5 Japon F- CHARADE Massachusetts G- CAMBODGE 1 Angkor (Vat) 2 Lon Nol 3 Bouddhisme 4 Empire khmer 5 La voie royale ÊTES-VOUS OBSERVATEUR?Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.ERR23AL BEN GARFIELD COMIC23ALM BÉLIER DU 21 MARS AU 20 AVRIL ASTROLOGIE DU JOUR LION DU 23 JUILLET AU 23 AOÛT SAGITTAIRE DU 23 NOV.AU 21 DÉCEMBRE Tandis que Mercure en Bélier accentue votre popularité, vous aurez probablement à choisir entre plusieurs alternatives, ou entre deux personnes.Quoiqu'il advienne, ne permettez pas au chantage et à l'insistance d'individus possessifs et capricieux d'influencer une décision.Les personnes qui respectent votre indépendance sont celles qui savent le mieux comment vous aimer.Le plus grand secret du bonheur, c'est d'être bien avec soi.Ne vous faites pas de soucis inutiles à propos de ce que les autres peuvent faire ou penser.Avec un peu d'introspection, vous serez en mesure de comprendre l'origine de vos sentiments et de vos aspirations relativement à une situation donnée.L'essentiel c'est de savoir ce que l'on veut et le vouloir passionnément.Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire l'obscurité.La solution que vous espérez se trouve à votre portée; la seule chose qui puisse vous empêcher de la remarquer et de la saisir serait une complaisance dans l'apitoiement.Même si la Lune en Poissons vous donne l'impression que ce n'est pas possible, vous pouvez régler un problème pour de bon.La Lune en Poissons favorise l'entraide et les collaborations.Une personne altruiste peut vous rendre un service précieux absolument gratuitement, sans rien attendre en retour.Par ailleurs, si vous souhaitez que les autres vous incluent dans leurs activités, il faut vous arranger pour que l'on ne vous oublie pas.Démontrez de l'intérêt envers ce que vous convoitez.TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI VIERGE DU 24 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE CAPRICORNE DU 22 DÉC.AU 20 JANVIER GÉMEAUX DU 21 MAI AU 21 JUIN BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE VERSEAU DU 21 JANVIER AU 19 FÉVRIER CANCER DU 22 JUIN AU 22 JUILLET SCORPION DU 24 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE POISSONS DU 20 FÉVRIER AU 20 MARS astrologue@astro-communications.com HOR23AL Les aspects planétaires actuels exercent une influence favorable sur vos unions et associations, soulignant la réciprocité de vos attractions.Du moment que vous le faites diplomatiquement, vous pouvez définir vos attentes et mettre les points sur les \u2018i\u2018 dès maintenant.Ce sera moins facile à faire plus tard, notamment si vous n'aviez jamais rien dit auparavant.La visite de la Lune dans votre Signe complémentaire, les Poissons, peut exercer une influence stimulante sur votre dimanche.Voici donc une journée où vous aurez l'occasion de prendre votre place et de recevoir la reconnaissance qui vous est due.Les activités récréatives et les circonstances sociales seront sûrement bien indiquées.Le seul regret possible serait celui de ne pas avoir osé.On dit qu'une demi-vérité est un mensonge complet.Même si cela entre en conflit avec votre nature diplomatique et votre besoin d'harmonie, il vaudrait mieux dire les choses telles qu'elles sont.ou ne rien dire du tout! Il ne sert à rien de tourner autour du pot; et il y a aussi des gens qui préfèrent quand vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère.Il n'ait pas de joie qui égale celle de se créer de nouvelles amitiés, et les aspects planétaires actuels favorisent l'approfondissement de liens tissés récemment.Certes, ce dimanche marque le temps fort de votre fin de semaine.Ne vous repliez donc pas sur vous-même et allez au devant des autres; vous ne regretterez pas d'avoir fait les premiers pas.En continuant à faire la même chose, vous allez continuer de recevoir les mêmes choses.Si vous avez envie d'obtenir des résultats différents, vous devriez probablement modifier votre approche.Cette Lune aujourd'hui en Poissons peut vous.impatienter, mais vous avez toujours une part de libre-arbitre afin d'accélérer un processus dont la lenteur vous importune.On peut être intelligent toute sa vie et stupide un simple et seul instant.Vous ne devriez pas juger trop sévèrement une personne ayant commis une erreur, surtout si cela n'est pas dans ses habitudes.Votre tolérance à l'endroit d'autrui pourrait avoir d'heureuses conséquences à long terme.Qui sait?Peut-être bénéficierez-vous un jour de l'indulgence des autres à votre tour.Il n'est pas forcément nécessaire de gagner ou d'avoir raison.La modestie et l'humilité peuvent vous procurer davantage d'admiration et de reconnaissance.Vous pouvez découvrir un nouveau sentiment de bien-être en vous libérant de certains comportements motivés par une fierté excessive, et les gens qui vous côtoient vous apprécieront d'autant plus.Avec l'appui de l'arrivée du cycle de la Lune en Poissons, voici un dimanche qui devrait placer vos interactions sociales sous de bons auspices.Votre discours fluide et enjoué vous aidera à connaître une popularité quasi-instantanée dans un nouveau cercle de gens.Vous gagnerez encore plus de points si vous offrez de rendre un service avant qu'on ne vous le demande. PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Contrairement au cliché de la jeune chanteuse capricieuse, dépendante et désorganisée, Andrée Watters est un modèle, sinon un monument, d'organisation.Elle planifie tout, même ses rares journées de congé.ANDRÉEWATTERS TANTQU'ILYALETEMPS Révélée à l'âge tendre de 20 ans par un premier disque qui s'est écoulé à 75 000 exemplaires, Andrée Watters n'a pas chômé depuis.Elle a écrit pour France D'Amour, Véronique Dicaire et Marie-Chantal Toupin, tout en préparant un deuxième CD lancé cet hiver et en interprétant avec vigueur Mina dans Dracula.La voilà de retour à Montréal sur la scène de La Tulipe mardi.Portrait d'une jeune femme qui n'a pas de temps à perdre.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Les jeunes femmes de 23 ans se présentent en plusieurs formes et formats.Il y a les rêveuses romantiques, les affairées et pragmatiques, celles qui prolongent leurs études, celles qui se dépêchent de faire des enfants, celles qui partent avec leur sac à dos faire le tour du monde et sauver l'humanité.Et il y a Andrée Watters.Pas nécessairement une fille exceptionnelle, comme elle le concède elle-même, mais quelqu'un qui se cherche, se pose beaucoup de questions sur elle-même et qui parfois ne se comprend pas autant qu'elle le voudrait.Et quand l'incompréhension devient trop envahissante, Andrée Watters fait deux choses.Ou bien elle s'enferme chez elle et déverse son trop-plein de confusion dans une chanson, ou bien elle saute dans sa voiture et prend généralement la direction de Québec, où habitent ses parents, tous les deux enseignants, et son frère cadet.« Savoir que j'ai deux heures de route à me taper, toute seule dans ma voiture avec la musique et les portes fermées sur le reste du monde, est un pur plaisir », confie-t-elle, attablée au Café Méliès, boulevard Saint-Laurent, devant une salade verte qu'elle touche à peine tant elle est occupée à parler et à parler, reprenant à peine son souffle entre les phrases.Intense est un bon mot pour décrire celle qui aujourd'hui porte des jeans et un long pull olive qui fait ressortir le vert de ses yeux, la pâleur quasi gothique de son teint et ses longs cheveux teints noirs charbon.Au passage de l'âge adulte, certaines filles marquent le coup avec un tatouage, un piercing ou en se faisant refaire les seins.Andrée Watters, elle, a tout simplement changé sa couleur de cheveux.Blonde durant toute son adolescence, elle a viré au brun foncé le jour où elle a pris la décision de quitter le nid familial de Charlesbourg pour aller étudier les sciences humaines au cégep de Saint-Laurent, puis au Vieux-Montréal, tout en préparant la maquette de son premier CD.Se perdre, se retrouver Elle n'avait pas encore 20 ans et son expérience de vie était plutôt limitée.Enfance normale, adolescence encadrée, ni rebelle ni délinquante, du type sportif très engagée dans la vie étudiante, Andrée Watters ne dérangeait personne.« Je ne faisais le trouble nulle part, sauf peut-être dans ma tête, raconte-t-elle.Dans ce temps-là, je m'enfermais dans ma chambre, un univers complètement bordélique, mais où je me sentais bien et où j'écrivais tout ce qui me passait par la tête.Encore aujourd'hui, quand je suis en tournée, la première chose que je fais en m'installant dans ma chambre d'hôtel, c'est me répandre partout et foutre le bordel.C'est une façon de me retrouver.» Vouloir se retrouver, c'est avouer qu'on s'est perdu.Andrée Watters ne le formule pas exactement en ces termes, mais si on écoute Ce que je perds, la chanson du deuxième CD que font actuellement tourner les radios, on devine que c'est sa grande crainte.Se perdre dans le regard de l'autre au point de ne plus se reconnaître.Vouloir plaire à tout prix et être conforme aux attentes des autres en négligeant ses propres désirs et aspirations.Perdre de vue ce que l'on est et ce que l'on veut être, voilà de toute évidence des thèmes qui la hantent.Elle raconte à ce sujet que l'aventure de Dracula, où elle interprète le rôle de Mina, une jeune femme idéaliste et engagée, l'a aidée à se retrouver et à se recentrer sur ellemême et sur les raisons pour lesquelles elle fait ce métier.« Quand c'est ton projet, ton nom et ton visage que tu portes, t'as un million de choses auxquelles tu dois penser.Et comme en plus je suis très engagée dans ma carrière, que je veux savoir tout ce qui se passe, je finis par oublier la chanteuse.Ou du moins, elle passe en dernier.Avec Dracula, je ne m'occupais de rien.Je me laissais porter par les autres.Et j'ai aimé ça parce que Dracula m'a fait comprendre que mon but en fin de compte, dans la vie, c'est pas d'être une compagnie ni la chanteuse la plus connue sur terre.C'est d'être une artiste.» Un modèle d'organisation En attendant, l'artiste doit gérer elle- même sa carrière puisqu'elle vient de se séparer de son imprésario, Mike Belleau, qui a décidé de réorienter sa carrière.Elle comprend son choix et ne se sent pas abandonnée.De toute façon, elle ne manque pas de soutien du côté de BMG, sa compagnie, et de la société qui organise ses tournées, les Productions Luc Phaneuf.N'empêche qu'elle attend, professionnellement du moins, un prince charmant en forme d'imprésario, qui lui fera revivre le même genre de coup de foudre professionnel qui l'aidera à continuer et à progresser.Contrairement au cliché de la jeune chanteuse capricieuse, dépendante et désorganisée, Watters est un modèle, sinon un monument, d'organisation.Elle planifie tout, même ses rares journées de congé.Ces jours-là, au lieu de s'écraser devant la télé et de laisser le bon temps rouler, elle se soumet avec un zèle suspect à un horaire strict.« Je sais même quelle vidéo je vais aller louer et à quelle heure », avoue-telle, ajoutant que ne rien faire n'est pas son fort.« Quand on me présente un horaire de tournée dont toutes les cases sont remplies, je suis heureuse et j'en veux encore.Si je m'écoutais, je serais tout le temps sur la route.Dès que ça fait deux ou trois jours que je suis en congé, je commence à fatiguer et à devenir agitée, tandis que lorsque je suis sur scène, je suis vivante et complètement à ma place.» Vivante et enfin libérée de la discipline de fer qu'elle semble s'imposer et dont le moteur est une angoisse face au temps.Est-ce que j'ai perdu du temps?Est-ce que j'ai pris trop de temps?Comment gagner du temps sans pour autant rien manquer?Voilà autant de questions lancinantes qu'elle ne cesse de remuer dans sa tête avec cette fiévreuse intensité qui est toujours présente, même en entrevue au restaurant.Qu'une jeune femme de 23 ans soit obsédée par le temps alors qu'elle a toute la vie devant elle est étonnant.D'autant plus que tout semble indiquer que, depuis la fin de son adolescence, Andrée Watters n'a pas perdu une seule minute.Depuis son premier engagement à 15 ans dans Noël à Québec, un spectacle de Noël produit par la Ville, son sort semblait scellé dans sa tête.Elle serait chanteuse ou rien du tout.Trois ans plus tard, elle avait réuni le matériel, le compositeur et l'équipe pour faire son premier disque.Elle avait même déménagé à Montréal pour mettre toutes les chances de son côté.Le projet aurait pu tomber à l'eau puisqu'elle était une pure inconnue et que le showbiz québécois avait besoin de tout sauf d'une autre jeune et jolie chanteuse.Mais tout s'est enchaîné naturellement, y compris le succès immédiat grâce à la chanson Si exceptionnel, une ode à la jalousie amoureuse et son premier gros tube.Les petites filles se sont immédiatement reconnues en elle, entraînant leurs parents dans ses spectacles survoltés.Avec des chiffres de vente de 75 000 disques, elle s'est immédiatement imposée sur la scène musicale comme une valeur commerciale sûre mais aussi comme un auteur potentiel.La plupart des critiques parues à son sujet font état de son authenticité et de l'énergie contagieuse de ses prestations sur scène.Et même si son public est un brin trop jeune et familial au goût des critiques et que ses textes manquent d'originalité, personne ne l'a jamais descendue en flammes ni traitée de produit facile et jetable.Bref, Watters aurait toutes les raisons du monde de se réjouir de ce qu'elle a accompli en relativement peu de temps.Pourtant, elle semble consciente qu'elle n'est pas encore arrivée à maturité et qu'il lui reste encore des croûtes à manger avant de se libérer du cliché de la jeune chanteuse jolie mais sans substance.Dans un escalier Elle raconte que son plus beau moment jusqu'à maintenant a eu lieu sur les plaines d'Abraham, la veille de la Saint-Jean.« C'était à l'été 2004.Je me suis retrouvée à chanter dans MA ville, dans un show auquel j'avais assisté tous les ans depuis que j'étais toute petite en me disant qu'un jour, moi aussi, je chanterais sur les plaines d'Abraham.Et là, ça se passait et en plus, on me remettait un disque d'or ! » raconte-t-elle avec émotion.Si le moment avait pu durer 100 ans, Andrée Watters l'aurait prolongé sans hésitation.Mais après cela, il a fallu redescendre sur terre et accepter l'idée que ce n'est pas parce qu'on touche au sommet que tout n'est pas à recommencer le lendemain.Aujourd'hui, Watters avoue qu'elle a le sentiment d'être dans un escalier.Tout ce qui l'intéresse, c'est de continuer à le grimper.Pour arriver où ?Pour atteindre quel but ?« Peut-être que le but sera atteint quand j'aurai 75 ans et que je saurai que j'ai fait ça toute ma vie.Peut-être qu'à un moment, je vais changer de route.Parfois, je me demande où je serai dans 10 ans, quand j'aurai 33 ans.Il y a tellement de choses que j'ai envie de faire.Voyager, écrire pour les autres, écrire un roman, produire des émissions.En fait, ce que je me demande, c'est : qu'estce que je fais avec le temps que j'ai ?» Pour l'instant, Watters n'a pas de réponse.Seulement des questions.Et un horaire de tournée si chargé qu'elle est assurée pour les six prochains mois de ne pas perdre une seule seconde de son temps.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca « Dracula m'a fait comprendre que mon but en fin de compte, dans la vie, c'est pas d'être une compagnie ni la chanteuse la plus connue sur terre.C'est d'être une artiste.» ARTS ET SPECTACLES FORUM Pensez-vous que les séries télé devraient donner naissance à des films?Réagissez sur www.cyberpresse.ca "]
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