La presse, 26 avril 2006, C. Arts et spectacles
[" EXPO-VENTE d'oeuvres de 100 femmes artistes en arts visuels au profit de sept maisons d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale.Chez Pratt &Whitney Canada, 1000, boul.Marie-Victorin, Longueuil Renseignements : (450) 647-3929 www.pwc.ca ENTRÉE LIBRE 20e EXPOSITION 29 et 30 avril 2006, de 10 h à 17 h CRÉATION : ZOUM ARMADA GENEVIÈVE GUÉRARD QUITTE LES GRANDS BALLETS CANADIENS PAGE 4 Geneviève Guérard JUSTE POUR RIREÀ NANTES LE DÉBUT DE L'EXPANSION ?PAGE 6 PHOTO CP, GENE J.PUSKAR LE FILM UNITED 93, PRÉSENTÉ EN SALLE À PARTIR DE VENDREDI, EST UNE OEUVRE COUP-DEPOING DU CINÉASTE BRITANNIQUE PAUL GREENGRASS SUR L'ÉCRASEMENT EN PENNSYLVANIE D'UN AVION DÉTOURNÉ PAR DES TERRORISTES LE 11 SEPTEMBRE 2001.UN DOCUFICTION REMARQUABLE, SOULIGNENT NOS CRITIQUES.MAIS LES AMÉRICAINS, EUX, JUGERONT-ILS QUE CE FILM ARRIVE TROP TÔT ?NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3 L'AMÉRIQUE EST-ELLE PRÊTE? ARTS ET SPECTACLES United 93 de Paul Greengrass, premier film traitant directement des attentats du 11 septembre à sortir des studios près de cinq ans après les événements, suscite aux États-Unis un débat autour d'une question : est-ce trop tôt?En particulier pour les familles des victimes ?« Pour les victimes de traumatisme, ce sera toujours trop tôt» affirme Louise Gendron, fondatrice de la clinique Traumatys àMontréal, que La Presse a jointe en Californie où elle a son bureau.« Quand Spielberg a fait son documentaire sur la Shoah dans les années 90, des survivants qui n'avaient jamais eu de symptôme de stress post-traumatique ont développé des troubles mentaux.Ils étaient obligés tout à coup d'en parler.Et nous étions 50 ans plus tard! Dans leur cas, il aurait mieux fallu leur éviter ça.» En fait, d'après son expérience, ce ne sont pas tant les films\u2014qu'on peut éviter \u2014 qui sont le vrai problème, mais les événements euxmêmes.«On a pu voir que le 11 septembre avait ravivé des symptômes chez des victimes de guerre et chez des vétérans du Vietnam.même des vétérans de la Première Guerre mondiale ! » La psychologue ne croit pas aux vertus de tels films pour aider les victimes à surmonter leurs problèmes.« Ils ne sont pas obligés d'aller voir ce film et je leur conseille de l'éviter.Faire revivredes émotions traumatisantes pour s'en libérer, cela ne mène à rien, c'est une idée d'une grande fausseté que celle qu'il faut réactiver tout ça.Si vous avez été violé, est-ce que vous allez voir un film sur le viol ?» Pour Pascale Brillon, psychologue à la clinique des troubles anxieux de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et cofondatrice du Laboratoire d'étude du trauma de l'Université du Québec à Montréal, cela dépend d'où est rendue la victime dans son deuil et de sa capacité de prendre ses distances avec le sujet.«C'est le cas de tous les films qui retracent des événements difficiles, comme Columbine ou Polytechnique, ditelle.Pour certains, cela vient concrétiser le deuil alors que pour d'autre, cela fait remonter des symptômes qui n'ont pas été réglés.Même si ça fait 10 ou 15 ans, chez certaines personnes, c'est cristallisé, c'est comme si c'était hier.» Il faut aussi tenir compte du traitement que le réalisateur réserve à des personnages inspirés de faits réels, et Pascale Brillon rappelle cette anecdote révélatrice.«Un descendants d'un des personnages dans le film Titanic s'est révolté contre le portrait qu'on a fait de son ancêtre, montré comme un lâche, et a voulu poursuivre le studio.Et nous étions 70 ans après les faits.Alors dans ce film sur le 11 septembre, sionmontre quelqu'un qui a peur, qui crie, estce que ça va faire honte à sa famille ?C'est très délicat.On ne joue pas seulement avec des émotions personnelles, mais nationales.» Est-ce troptôt ?FESTIVAL 9-11 Le Festival de films Tri Be Ca, fondé à New York par Robert De Niro pour aider la revitalisation de Manhattan après les attentats du 11 septembre 2001, réserve une bonne place cette année aux films qui traitent de ces attaques terroristes contre les États-Unis.En plus de United 93, présenté en première mondiale hier en présence des familles des victimes, le festival accueille le documentaire Saint of 9/11, sur un aumônier des pompiers mort dans les attentats, Heart of Steel sur les bénévoles qui ont aidé les secouristes, et Civic Duty, une fiction post- 11 septembre.LA VERSIONOLIVER STONE Si United 93 est la première production hollywoodienne à prendre l'affiche sur grand écran qui a pour sujet principal les attentats du 11 septembre, ce n'est pas la fiction la plus attendue de l'année sur ce thème.World Trade Center, d'Oliver Stone, sera en salle à compter du 9 août.Le film met en vedette Nicolas Cage et Michael Pena, qui incarneront John Mc Loughlin et Will Jimeno, les deux derniers policiers à être sortis vivants des décombres.Un extrait d'une durée de 20 minutes sera présenté le mois prochain au Festival de Cannes.LA CRITIQUE AMÉRICAINE Qu'ont pensé les journalistes américains de United 93, qui sort en salle vendredi ?Beaucoup de bien, selon quelques critiques publiées hier.Le USA Today lui accorde sa note maximale de quatre étoiles, alors que le New York Post, séduit, donne trois étoiles et demie (sur quatre).Vous pouvez voir la bandeannonce sur l'excellent site Internet www.united93movie.com UNIVERSAL STUDIOS Oliver Stone PHOTO AP CHANTAL GUY UNITED 93 Êtes-vous prêt à voir un film sur les événements du 11 septembre ?Répondez sur www.cyberpresse.ca ARTS ET SPECTACLES Turbulences Est-ce dû au fait que l'affaire est vue par les yeux d'un Britannique, Paul Greengrass ?Celui qui, dans Bloody Sunday, avait exploré le cas irlandais avec une caméra déstabilisante, en reformatant le cinéma vérité et en se cantonnant dans la neutralité ?Toujours est-il que ces mêmes qualités, la vivacité, le réalisme, l'objectivité, font de United 93 un film hors normes.Une oeuvre coup-de-poing, stressante et dure.Une épopée sans drapeaux ni héros \u2014 non, les passagers qui se sont battus ne sont pas présentés comme des surhommes.Le film porte en fait sur la peur, y compris celle des kamikazes.Et sur la chute instantanée dans l'absurde, en vol et au sol.Turbulences à prévoir.\u2014Mario Roy, éditorialiste Lisez la critique détaillée de Chantal Guy samedi dans le cahier Cinéma.Film anti-héroïque Ne vous fiez pas aux bandes-annonces : United 93 est un film anti-héroïque, une fiction hyperréaliste \u2014 aucun acteur connu \u2014 qui vient désenfler les fictions émotives et glorieuses nées après le traumatisme des attentats du 11 septembre.On y voit les autorités aériennes en pleine déroute et les passagers du vol 93 de la United en totale panique.Ces passagers n'ont pas voulu sauver la nation mais leur peau, et le réalisateur a l'audace de noyer le fameux « Let's Roll » que tous les spectateurs attendent dans une cohue qui a toutes les apparences d'un spasme désespéré de survie.Il n'y a pas de « happy end ».Ce que le public américain ne lui pardonnera peut-être pas.\u2014Chantal Guy, journaliste aux Arts Insupportable et nécessaire La grande force de United 93 réside dans l'approche qu'a empruntée le cinéaste Paul Greengrass pour raconter l'insupportable calvaire qu'ont vécu les passagers de cet infâme vol du 11 septembre 2001.L'auteur cinéaste a en effet évité\u2014ce qu'on aurait pu craindre\u2014toute dramatisation hollywoodienne.Il n'a pas tenté non plus de flatter le spectateur dans le sens du poil en « inventant » des vies à ses protagonistes.Ces passagers restent anonymes, incarnés par des acteurs inconnus, et réagissent à ces événements inimaginables avec la force animale que leur dicte leur instinct.Le défilement de la tragédie en temps réel donne évidemment un caractère effroyable à ce film.Et la mise en scène, extrêmement fébrile, traduit bien la grande confusion qui a régné ce jour-là, tant sur terre que dans le ciel.C'est avec des films comme United 93 qu'on s'aperçoit à quel point le cinéma reste un outil puissant.Et nécessaire.\u2014Marc-André Lussier, critique de cinéma Resurrected (1989) Open Fire (1994, TV) Kavanagh, Q.C.(1995, TV) The One That Got Away (1996, TV) The Fix (1997, TV) The Theory of Flight (1998) The Murder of Stephen Lawrence (1999, TV) Bloody Sunday (2002) The Bourne Supremacy (2004) Le docufiction du Britannique Paul Greengrass, en salle à partir de vendredi, présente en temps réel le détournement de l'avion de United Airlines qui s'est écrasé dans unchampde la Pennsylvanie, le 11 septembre 2001.Un travail de réalisation et de scénarisation délicat, puisque le cinéaste a pris soin de consulter les proches des victimes, encore affectés par la tragédie.Voici le parcours difficile qui a mené à la sortie du film, projeté hier en première mondiale en présence des familles touchéesà New York.JERE LONGMAN THE NEW YORK TIMES En tournant le film United 93, Paul Greengrass s'est rendu compte que l'héroïsme est un sujet aussi sensible que le terrorisme.Le courage des passagers et des membres de l'équipage qui ont combattu les quatre pirates de l'air dans cet avion qui s'est écrasé en Pennsylvanie, le 11 septembre 2001, est de notoriété publique.Mais au cours des dernières années, des familles des victimes ont dénoncé le fait que toute l'attention médiatique ait été portée sur quatre anciens athlètes qui ont appelé leurs proches de leur siège dans l'avion.La plupart des autres passagers sont restés dans l'ombre.Ces familles ne dénigrent pas nécessairement la valeur de ces hommes.Elles ont par contre boudé les tentatives des politiciens d'honorer uniquement, dans un premier temps, les quatre anciens athlètes.On craignait que le courage à bord du vol 93 de la compagnie United Airlinesne devienne ungenre de discipline olympique, dans laquelle certains passagers recevraient une médaille d'or, et les autres se partageraient l'argent et le bronze.United 93, qui était présenté en première mondiale hier au Festival Tri Be Ca de New York, prendra l'affiche partout en Amérique du Nord vendredi.Plus de la moitié des familles des victimes ont déjà vu le film lors de projectionsspéciales à Newark et San Francisco, les villes de départ et d'arrivée duvol.D'autres ont demandé une copie sur DVD.Quelques-uns affirment ne pas être capables de le regarder.Paul Greengrass, qui a écrit et réalisé le film, a contacté les proches desvictimestrèstôtdansleprocessus.Il a même demandé aux acteurs de rencontrer les membres des familles.Il en est ressorti que personne ne pouvait dire avec précision ce qui s'était réellement passé au cours de la rébellion qui a empêché les terroristes d'atteindre leur cible présumée à Washington, le 11 septembre 2001.Aucun des 33 passagers et des sept membres de l'équipage n'asurvécuàl'écrasement.Ce n'est pas tout le monde à bord d'un 757 qui peut se lancer dans l'allée à l'assaut du cockpit, reconnaissent les membres des familles.Mais ils sont d'avis que tous les passagers ont fait leur possible dans les circonstances, en consolant les autres, en encourageant, en planifiant ou en priant.Selon eux, les passagers devraient tous être considérés égaux au sein d'un collectif de résistance.C'est pourquoi ils sont déçus des films précédemment faitspour latélévision à propos du vol 93, dans lesquels les gestes de la plupart des passagers et des membres de l'équipage ont été ignorés.« Il s'agit d'une situation très délicate », reconnaît Carole O'Hara, dont la mère Hilda Marcin est morte dans l'écrasement d'avion.«Personne ne veut causer de dispute entre les familles, mais je ne comprendspasleraisonnement selon lequel un passager devrait être traité avec plus d'égards qu'unautre.Qu'at- on à gagner ici ?» Paul Greengrass a saisi la sensibilité du sujet et rend bien la méfiance généralisée au sein du groupe des passagers, ont expliqué Mme O'Hara et plusieurs autres proches de victimes.«Ils démontrent bien que c'est un groupe de 40 personnes fantastiques qui ont travaillé ensemble pour changer le dénouement d'une situation dramatique », indique Gordon Felt, dont le frère Edward a péri dans la tragédie.Divergences Ce point de vue n'est pas partagé par tous les proches des victimes.En octobre dernier, Paul Greengrass s'est rendu à San Francisco pour discuter du film avec les familles.La tension était élevée.La mère du joueur de rugby Mark Bingham, Alice Hoagland, a affirmé quemême si ceux qui sont morts dans l'écrasement nous manquent et sont aimés de tous, ce ne sont pas tous des héros pour autant.«Ce n'est pas rendre service à leur mémoire et à la vérité », insiste-t-elle encore aujourd'hui.Ses remarques ont déplu à bien des gens.Deux ou trois personnes étaient si fâchées qu'elles ont quitté la salle.«On s'est dit : pourquoi diminuer les autres?Ils sont tous morts ! » explique Mme O'Hare, qui assistait à cette réunion.Mais Mme Hoagland ne lâche pas prise.Si elle reconnaît que tous ont joué un rôle dans la résistance, «il est plus probable que 30 d'entre eux soient restés assis dans leur siège pendant que six gars se ruaient dans l'allée ».Paul Greengrass s'est posé bien des questions à la suite de ces rencontres.«Est-ce que ce que les familles veulent voir s'accorde avec le fil des événements tel que je le conçois ?» se demande-t-il.Il en est venu à une conclusion : les 40 passagers et membres de l'équipage sont tous des héros et ils ont agi collectivement.En même temps, at- il dit aux familles et aux acteurs, «vous ne pouvez pas diviser cette expérience entre 40 parts égales ».«Une action peut être souhaitée par tous, mais commise par de petits groupes », explique-t-il.Àla demande des familles et pour respecter sa propre quête de la vérité, Paul Greengrass a refusé diminuer la portée de gestes dramatiques (l'agressiondes pilotes, par exemple) et la crainte ressentie par les passagers.Le détournement d'avion estmontréentemps réel.Onprésente la préparation du vol, puis les assassinats du capitaine Jason Dahl, du co-pilote Le Roy Homer Jr, de l'agente de bord Deborah Welsh (dont la gorge est tranchée) et du passager de première classe Mark Rothenberg.Bien que certains faits sont impossibles à vérifier, la plupart sont prouvables.«Cette violence vous frappe, et vous réalisez que cette journée surréaliste était bien réelle », raconte Jack Grandcolas, dont la femme Lauren a perdu la vie à bord du vol 93.« Le film vous inciteàpenseràcommentvous auriez réagi », ajoute-t-il.Paul Greengrass ne répond toutefois pas à toutes les questions.Et c'est délibéré.Cette absence de certitudes a certainement libéré le réalisateur dupoids de proposer dans le détail tous les actes d'héroïsme.Aucun acteur connu n'a été embauché pour jouer dans le film.Un seul nom de passager est mentionné, celui de Jeremy Glick, unancien champion collégial de judo avec un corps de colosse qui mène la révolte et botte un pirate de l'air.Plus tard, on le voit briser le cou d'un terroriste.On le voit aussi préparer la contre-attaque en compagnie de deux anciens athlètes, une scène qui a dérangé certains proches des familles, qui trouvaient la scène irréaliste.Le frère d'une victime a même envoyé un courriel au réalisateur pour lui demander comment, selon lui, trois passagers seseraient séparés durestedugroupe pour mener l'assaut.Paul Greengrassa décidé de garder la scène, qu'il juge capitale.Finalement, Kenny Nacke, celui qui a envoyé le courriel, s'est montré très satisfait du résultat final, soulignant qu'il honore tous ceux que les familles et les amis des victimes aimaient.Finalement, les passagers entrent dans le cockpit et on aperçoit plusieurs mains qui luttent pour le contrôle de l'avion quepilote lepirate Ziad Jarrah.Dans les faits, on ignore si lespassagers sont réellement entrés dans le cockpit, mais la scène est porteuse d'une intention collective, indique Paula Nacke Jacobs, soeur d'une victime.«C'est un groupe de mains, et non pas un visage ou un nom.C'est un groupe qui agit collectivement.» JERELONGMAN a couvert l'écrasement du vol 93 pour le New York Times et écrit un livre sur le sujet, Among the Heroes.Paul Greengrass PHOTO AP Diplômé de l'Université Cambridge, il a consacré les dix premières années de sa carrière à la réalisation de documentaires-chocs pour l'émission d'affaires publiques britannique World in Action.Il acquiert une expertise particulière à propos du conflit en Irlande du Nord.Ses premières fictions seront teintées de ses recherches.Resurrection traite de la guerre aux îles Malouines, Open Fire d'un scandale autour d'un policier accusé de meurtres et The One That Got Away d'une opération militaire pendant la première guerre du Golfe.En 2002, son film Bloody Sunday remporte un prix au Festival de Berlin.Il connaît un succès retentissant en 2004 avec The Bourne Supremacy, mettant en vedette Matt Damon.FILMOGRAPHIE Paul Greengrass, réalisateur NATHALIE PETROWSKI Soisàpoil et tais-toi Les belles filles dérangent.Surtout lorsqu'elles s'affichent à moitié nues sur d'immenses panneaux au coin des rues ou à la sortie des ponts.C'est le cas cette semaine de Caroline « Canon» Néron.Pour mousser la sortie de son nouveau CD, la belle blonde apparaît sur d'immenses panneaux plantés un peu partout en ville dans un veston Gucci dont le décolleté, plus que plongeant, laisse beaucoup de place au procédé Photoshop, mais peu à l'imagination.Bref, Caroline a beau nous regarder droit dans les yeux, ce que l'on voit, ce n'est pas précisément ce qu'elle a entre les deux oreilles.En entrevue à la télé hier matin, elle se défendait bien de faire de la provocation, qualifiant sa shot Gucci d'image classe et sexy, point.Elle ajoutait ne pas comprendre pourquoi on faisait un tel plat pour une image.Juste une image.Elle avait un peu raison, dans la mesure où cette affiche racoleuse, mais qui demeure dans les limites du bon goût, n'a rien d'exceptionnel.Les magazines américains et français sont truffés d'images mille fois plus aguichantes que celle de Néron.Prenez n'importe quel Vogue ou Vanity Fair du mois ou de l'année pour vous en convaincre.Des pubs pour pédophiles de Calvin Klein aux partouzes fétichistes de Dior ou de Gucci, en passant par l'attitude « porno chic » valorisée par les mannequins plantureux de Guess Marciano, il n'y a plus moyen de tourner une page de magazine sans être agressé (sexuellement) par des images hyper sexualisées sinon carrément pornos.Si au moins cela se limitait à la pub, mais non ! Aujourd'hui, pour qu'une actrice ou une chanteuse américaine soit invitée à faire la couverture d'un magazine branché comme Vanity Fair, il faut nécessairement qu'elle se foute à poil.Avant, les stars les plus grandes et les plus connues pouvaient se servir de leur notoriété pour demeurer pudiquement habillées.Plus maintenant, comme en témoignent les récentes couvertures avec Jennifer Aniston, Scarlett Johansson, Lindsay Lohan et Keira Knightley.Mais ce n'est pas dans les magazines qu'on touche le fond.C'est dans les vidéoclips de pop, de hip-hop et de R&B, qui nous offrent une orgie de filles à poil ou habillées comme des putes, de déhanchements vulgaires et de mouvements frénétiques évoquant la copulation.Il fut un temps où ces danses étaient réservées aux employées de Chez Parée.Mais aujourd'hui, les vraies danseuses nues, ce sont les chanteuses populaires comme Britney Spears et ses amies.Malheureusement, dès qu'une femme s'inscrit en faux contre cette « pornocratisation » de la culture populaire, elle se fait taxer de bonne soeur ou de frustrée.Aucune objection n'est tolérée et toutes sont traitées avec l'argument massue : quel mal y a-t-il à célébrer la beauté de la femme, surtout si la femme est consentante et qu'elle assume fièrement son corps ?Face à un tel argument, je ne sais trop quoi répondre sinon qu'avant, on disait aux femmes « soyez belles et taisez-vous ».Maintenant, la beauté ne suffit plus.Encore faut-il que la belle accepte de se foutre à poil.Quant à se taire, cela va de soi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca Les danseuses nues d'aujourd'hui, cesont les chanteuses populaires comme Britney Spears.Geneviève Guérard quitte les Grands Ballets ISABELLE MASSÉ Après 20 ans de danse, Geneviève Guérard accroche ses chaussons.La première danseuse des Grands Ballets canadiens a d'autres projets en tête.« Je veux poursuivre d'autres rêves, dit-elle.J'y pense depuis un an.J'ai eu une fille, il y a un an et demi, et je trouve difficile depuis de partir en tournée pendant quatre semaines.Quand je suis partie en Espagne récemment, ma fille est venue me rejoindre, car je m'ennuyais trop.« Mon corps est usé, ajoute-t-elle.J'écoutais Sylvie Fréchette à Tout le monde en parle, dimanche dernier, et on aurait dit que c'était moi qui parlais ! Jusqu'à maintenant, j'ai bien maintenu mon corps, mais je ne veux pas hypothéquer mes vieux jours.Déjà, je ne peux pas marcher spontanément quand je me lève le matin.J'ai des blessures à une cheville et un genou qui pourraient devenir chroniques.» Connue du grand public depuis septembre dernier, grâce à son poste de juge permanente à l'émission Le Match des étoiles, Geneviève Guérard ne veut pas préciser ce qu'elle compte faire.« Ce ne sera pas en danse », répond celle qu'on verra assurément aux côtés de l'animateur Normand Brathwaite la saison prochaine.« J'imagine qu'il va me présenter simplement comme.Geneviève ! » La danseuse aux analyses et commentaires colorés vient d'avoir 33 ans.« Tant qu'on est en forme, on peut continuer de danser.Je pourrais le faire encore sept ans.Mais après une représentation de Casse-Noisette, à Québec, cet hiver, je me suis dit que je n'avais jamais si bien dansé.Quel beau moment donc pour quitter ! » Geneviève Guérard montera sur scène pour la dernière fois le 3 juin, dans un spectacle chorégraphié par le Suédois Mats Ek.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © La danseuse Geneviève Guérard veut poursuivre d'autres rêves.Un téléthon de chiens à TQS LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION TQS n'aime pas qu'on parle de téléthon \u2014«parce que ça fait ancien », dit la viceprésidente Thérèse David\u2014 mais toujours est-il que le weekend du 5 au 7 mai sera consacré aux chiens.Pour culminer le dimanche soir par une collecte de fonds de cinq heures dans le but de venir en aide à la Fondation Mira.Titre de l'émission : Mirastar.L'animateur sera Jean-Luc Mongrain, qu'on croyait aux chevaux mais pas aux chiens \u2014 « je suis aux deux », répond-il\u2014accompagné de Marie-Soleil Michon.Pas un téléthon, dit M.Mongrain, car il n'y aura pas de chiffriers et de chèques géants brandis par des grands de ce monde.Mais une grosse soirée pour faire connaître les chiens Mira qui viennent en aide non seulement aux aveugles, mais aussi aux handicapés et bientôt aux enfants autistes.«Mira ne reçoit aucune subvention gouvernementale », dit M.Mongrain qui fréquente le fondateur Éric St-Pierre depuis près de 25 ans.Des artistes qui ne sont pas chiens ont accepté de participer à l'événement.Notamment Marc Labrèche à la guitare qui formera un trio musical avec Jean L'Italien à l'harmonica et Mario St-Amant au chant.D'autres chanteurs y seront : Wilfred Le Bouthillier, Les Respectables, Patrick Norman, Marie-Chantal Toupin, Mario Pelchat et Annie Villeneuve.Gaston L'Heureux et l'humoriste Julien Tremblay de Musi Max aussi.Des reportages montreront comment sont élevés les labernois dans des familles d'accueil, et comment ensuite ils sont entraînés au travail.Et bien sûr comment les humains apprennent à fonctionner avec leur chien.Avant cette apothéose du dimanche soir, TQS se spécialisera dans les films de chiens : Bon chien le vendredi soir, l'increvable Benji le samedi midi, deux films de Tobby le samedi après-midi et deux derniers films le dimanche après-midi, soit Un chien des Flandres, suivi à 14 h d'Un miracle à 19 pattes, l'histoire d'une chienne à trois pattes mère de quatre chiots qui souffre d'un cancer.Le hockey a scoré fort lundi soir La fièvre du hockey a frappé fort lundi soir chez nous et RDS a enregistré un record d'écoute avec une moyenne de 1 096 000 spectateurs.Gros succès quand on sait que le match a commencé à 19 h pour finir à presque 23 h, soit près de quatre heures en ondes.C'est entre 22 h et 22 h 30, alors que le match 5-5 était en prolongation, que l'affluence a été la plus grande, soit 1 388 000 partisans sur les nerfs.La première de Ma maison Rona a tout de même attiré 1 140 000 spectateurs à TVA à 20 h.La seule autre émission millionnaire a été la dernière du Coeur a ses raisons avec 1 083 000 fidèles.La dernière de Virginie a été le no 1 de Radio-Canada avec 788 000 personnes.La nouvelle émission L'Audition à TQS a atteint son plus bas auditoire depuis le début avec 158 000 spectateurs.Nouveau magazine vert Pascale Tremblay, qui a animé l'excellent magazine Cultivé et bien élevé durant six saisons sur la nouvelle réalité agricole chez nous, reviendra à l'antenne de Télé-Québec l'automne prochain à l'animation d'un nouveau magazine vert.Une production de Blue Storm Télé qui a signé les deux séries du Rebut global.Diplômée en agronomie de Mc Gill, Mme Tremblay a commencé sa carrière à La Semaine verte, avant d'animer Jardins d'aujourd'hui durant trois ans à Radio-Canada.Elle a aussi présenté une série documentaire sur les plus beaux jardins du Québec à TV5 et au Canal Évasion.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR TQS Les « stars » à quatre pattes de l'émission Mirastar prennent la pose aux côtés des animateurs Jean-Luc Mongrain et Marie-Soleil Michon.3399317A . ARTS ET SPECTACLES Juste pour rire à Nantes Le début de l'expansion?Pour six jours, Juste pour rire s'exporte à Nantes.Àguichets fermés ou presque.Et ce n'est sans doute que le début de l'expansion en France et en Europe.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE NANTES Avec au programme quelques têtes d'affiche de l'humour français, le premier festival Juste pour rire organisé en dehors du Québec était assuré d'un succès public au moins honorable.Et, pour l'organisation Rozon de Montréal ou de Paris, six jours et demi de festival et « seulement » une centaine d'artistes à gérer, c'est plutôt de la routine.Mais, comme il se doit, c'est dans la fébrilité que, hier après-midi, des dizaines de techniciens et artisans s'affairaient à l'intérieur de la Cité des Congrès de Nantes, à quelques heures du spectacle d'ouverture.Huit imitateurs de qualité \u2014dont Steeve Diamond, ovationné pour sa version d'Andrea Bocelli\u2014 réunis autour de Laurent Ruquier, homme- orchestre de l'humour français actuel (deux grandes émissions quotidiennes, télé et radio, des pièces de théâtre à succès, entre autres).À 16 h, on en est encore à modifier les numéros, à faire des balances de son, tandis que Ruquier, dans un coin de la salle, tape frénétiquement sur son ordinateur le texte définitif de ce spectacle inédit.Les 2000 billets de la salle Le Célest étaient vendus depuis un moment déjà, mais encore fallait-il que la soirée soit réussie et sans accroc.Il s'agit tout de même d'une grosse machine au budget de quelque 2,5 millions $ CAN.Or, comme on pouvait le prévoir, ce gala d'ouverture, aux effets visuels très réussis, s'est terminé dans les ovations.Y compris de la part du maire de Nantes, Jean- Marc Ayrault, assis à côté de l'ambassadeur du Canada qui s'était déplacé pour la circonstance.Ainsi va ce premier Juste pour rire à Nantes : on sait déjà que le festival fera salle comble ; d'ailleurs, sur les 45 000 billets disponibles, on en avait déjà vendu 70% avant même l'ouverture.Bien entendu, les 6000 places des trois spectacles de Frank Dubosc, l'humoriste français le plus couru du moment, se sont arrachées il y a longtemps déjà.La vraie question est plutôt la suivante : l'alchimie se fera-t-elle à Nantes comme elle se fait chaque été à Montréal, et Juste pour rire deviendra-t-il un véritable événement urbain, avec ses prolongements dans les quartiers et ses animations dans le centre-ville ?« Juste pour rire, explique son fondateur Gilbert Rozon, c'est autre chose que de recruter une vingtaine d'humoristes, de les produire dans des salles et de vendre des billets.À une échelle beaucoup plus modeste qu'au Québec, on a monté une programmation originale : un petit cabaret propose de nouveaux humoristes du Québec; ailleurs, on organise chaque jour des matchs d'improvisation entre plusieurs pays européens ; ailleurs encore, on montre un échantillon d'humoristes africains totalement inconnus en France.Il y a des animations de rue, des animations de magie.» Un événement permanent Jacques Tallut, directeur général de la Cité des Congrès de Nantes, affiche en tout cas un optimisme serein : « Le démarrage est parfait, et il est certain que Juste pour rire sera un événement permanent.On part de quelque 45 000 spectateurs, et on arrivera rapidement à quelque chose comme 80 000 ou 100 000.» Nantes, dirigée depuis de longues années par Jean-Marc Ayrault, par ailleurs leader parlementaire socialiste à Paris, est devenue une grande ville de festivals \u2014notamment avec les Folles journées, consacrées à la musique classique, qui attirent 120 000 personnes au mois de juin.« C'est en partie en raison de cette tradition que le maire de Nantes est venu nous proposer de monter Juste pour rire dans sa ville, dit Gilbert Rozon.Jusque-là, j'étais contre l'exportation du festival.Je voulais qu'il demeure un événement unique dans l'année et montréalais.Mais les choses évoluent : on crée de nouveaux festivals d'humour chaque année, certains copient notre formule, d'autres notre programmation, alors j'ai changé d'idée.Et on a eu cette proposition.« Je sais très bien que le seul endroit en France où l'on peut créer du premier coup un événement national, c'est Paris.Mais peut-on vraiment réussir à Paris un festival qui se remarque, alors qu'il y a une offre quotidienne de 400 spectacles ?Il y a un mois, j'ai coproduit au Bataclan une soirée d'humoristes pour soutenir Ingrid Betancourt, otage en Colombie depuis quatre ans.À 23 h, tous les artistes étaient rentrés chez eux ; on n'a même pas pris un verre ! Après tout, pourquoi une agglomération de 300 000 habitants (un million dans un rayon de 50 kilomètres) ne deviendrait-elle pas un lieu de rendez-vous annuel, comme Avignon pour le théâtre ?» Une autre idée est naturellement dans l'air: que cette première à Nantes constitue un galop d'essai pour l'organisation de plusieurs festivals Juste pour rire.À la manière dont le Cirque du soleil s'est reproduit et multiplié, ici et là en Europe.« Rien n'est décidé, et tout est possible, affirme Gilbert Rozon.Nous sommes venus à Nantes parce qu'on nous a invités.Dans de bonnes conditions matérielles et avec des garanties financières solides.On est donc en train d'examiner divers scénarios.Le festival, dans sa programmation nantaise, pourrait par exemple faire une tournée en France, avec des arrêts de six à huit jours dans d'autres grandes villes.Et, pour ne rien vous cacher, je suis également en contact, de manière très informelle, avec d'autres villes en Europe, car l'humour est éminemment international.Qu'est-ce qui en sortira?Peut-être des perspectives de développement international dont on connaîtrait les premières grandes lignes dans six ou neuf mois.Car tout ça, bien entendu, se prépare de longue date.S'il y avait de nouvelles versions de Juste pour rire, ce ne serait pas avant deux bonnes années.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © L'humoriste québécois Steeve Diamond a été ovationné au spectacle d'ouverture du festival Juste pour rire nantais hier.Son imitation d'Andrea Bocelli a fait mouche.CE SOIR 20H WWW.RADIO-CANADA.CA/MATCHDESETOILES JUGES INVITÉS: BENOIT BRIÈRE ET ALEXANDRE DESPATIES \" Sylvie Boucher Broadway Jazz \" Chantal Lamarre Swing \" Guillaume Lemay-Thivierge Hip Hop/arts martiaux/ danse moderne TROIS STARS POUR UNE SEULE PLACE EN GRANDE FINALE et un numéro spécial de Quick step avec le Studio 2720 3375107A DVD: le français progresse MARIO CLOUTIER La langue française continue de faire des progrès au grand écran, mais également au petit écran dans le cas du marché des DVD au Québec.Selon les données recueillies par la firme Médiafilm, responsable de l'attribution des cotes 1 à 7 dans les journaux, télé-horaires et médias électroniques, 89% des DVD commercialisés au Québec entre 2002 et 2005 comportaient du français, en version originale, traduite ou soustitrée.Sur un total de 1071 films commercialisés en DVD, seulement 121, ou 11%, ne comportaient rien en français.Du côté des téléséries américaines vendues en DVD, la situation est plus préoccupante.De 2000 à 2005, dans le cas de 37 séries télévisées pour la plupart américaines, une piste en langue française n'existait que dans la moitié des cas.Si l'on considère les sous-titres en français, ce chiffre atteint 65% des DVD commercialisés.En dévoilant ces données hier en commission parlementaire, la ministre de la Culture, Line Beauchamp, a indiqué qu'elle s'entretiendrait avec les intervenants du milieu pour demander qu'encore plus de DVD en français soient disponibles sur le marché québécois.La ministre a écrit à l'Association canadienne des distributeurs de films afin de souligner que «des mesures devraient être prises pour offrir aux consommateurs québécois davantage de produits en français ».Au grand écran Au cinéma, la situation reste plus reluisante.Sur 1350 films sortis entre 2002 et 2005, 74% des titres comportaient du français.Ces données confirment d'ailleurs l'analyse de l'Observatoire de la culture et des communications.Entre 2000 et 2004, le nombre de copies de films en français a augmenté en moyenne de 9,4% par année.En 2004 seulement, cela représentait près de 8000 copies de films de toutes origines présentés au Québec.Les succès récents des films québécois n'y sont pas étrangers, note l'Observatoire.Par contre, le bonnet d'âne revient aux autres films canadiens, dont le nombre de copies en langue française n'augmente pas au même rythme que les copies de films provenant de l'étranger.FLASHES Solstice autochtone Le solstice d'été sera encore celui des Premières Nations cette année, les 22 et 23 juin à Montréal et à Québec.Les porte-parole du Solstice des Nations sont la chanteuse Chloé Sainte-Marie et Joséphine Bacon, une artiste innue.À la fois protocolaire, symbolique et festif, l'événement est associé à la Fête nationale du Québec.Les cendres du Feu de la Journée nationale des peuples autochtones seront d'ailleurs transmises aux organisateurs de la Fête nationale à Montréal et à Québec.Le Solstice des nations veut encourager les liens entre tous les habitants du Québec dans l'esprit de la Grande Paix de 1701 entre les Français et les chefs des cinq nations iroquoises.Mario Cloutier Arctic Monkeys de retour Trois mois après son passage éclair au Spectrum (le spectacle n'a duré que 50 minutes), Arctic Monkeys, la sensation rock de 2006, repassera par Montréal.Alex Turner (chant et guitare), Jamie Cook (guitare), Andy Nicholson (basse) et Matt Helders (batterie) joueront au Medley le 16 juin.Excusez le cliché, mais à voir leur calendrier de tournée, ces gars-là figurent sans doute parmi les rockeurs qui bossent le plus par les temps qui courent.Le mois dernier, ils affichaient toutefois une forme étonnante.Espérons qu'il en sera de même après deux autres mois à arpenter l'Europe et l'Amérique.Sans gonfler à la démesure de la hype entourant le groupe, le prix des billets a tout de même subi une hausse spectaculaire: les places pour le spectacle du mois de juin se vendent 28 $, alors qu'il n'en coûtait que 12 $ enmars.Alexandre Vigneault . VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Histoires de coeur chez Duceppe SYLVIE ST-JACQUES Sortez les mouchoirs et rangez la métaphysique : la saison 2006-2007 de la compagnie Jean Duceppe entend réveiller les coeurs assoupis.« Toucher ! », son nouveau slogan, illustre en toutes lettres les visées rassembleuses de la compagnie.« Un théâtre destiné au plus grand nombre, basé sur l'émotion plutôt que sur l'expérience intellectuelle.Un théâtre qui part du coeur et qui va au coeur, dont l'aspect moral réside plus dans l'action de la pièce que dans sa rhétorique.» Michel Dumont a emprunté ces réflexions d'Arthur Miller pour cristalliser l'esprit de la saison 2006-2007 de la Compagnie Jean Duceppe, dévoilée hier en après-midi.C'est avec Très chère Mathilde d'Israel Horovitz (traduction de My Old Lady) que la compagnie amorce sa saison, le 6 septembre.Produite en collaboration avec The Leanor and Alvin Segal Theatre, ce spectacle mis en scène par Daniel Roussel réunit entre autres Béatrice Picard et Marthe Turgeon.Dans cette histoire d'intrusion d'un écrivain dans l'univers d'une vieille dame et de sa fille, des vies sont bouleversées par des secrets de famille qui éclatent au grand jour.On savait qu'Yves Desgagnés préparait une « année Tchekhov », mais c'est chez Duceppe que l'aventure débute, plus précisément le 25 octobre avec Oncle Vania.« C'est une pièce sur le bonheur », juge Michel Dumont.Comme les 12 comédiens de la « troupe Tchekov », le comédien joue Oncle Vania à l'automne chez Duceppe et La Mouette au TNM, au printemps 2007.« Tchekhov est un auteur important, parce qu'il nous parle de nous.» « Le seul moyen de se libérer d'une tentation, c'est d'y céder.» Ce mot d'esprit d'Oscar Wilde, le plus subversif des moralistes, décrit bien la proposition du Dernier Don Juan de Neil Simon, qui entre en scène le 13 décembre.Dans une mise en scène de Monique Duceppe, cette pièce raconte les errances sexuelles d'un homme rongé par le démon du midi.Après 24 poses et Les Bonbons qui sauvent la vie, Serge Boucher remet ça avec une pièce intitulée Là, qui prend l'affiche le 28 février.Le metteur en scène René Richard Cyr travaillera avec une belle brochette de comédiens, notamment Benoît Brière, Guylaine Tremblay, François Papineau et Antoine Durand.Michel Dumont nous a appris peu de choses sur cette création, sinon qu'elle braque « un regard sur la mouvance du temps qui nous emporte ».La Leçon d'histoire, du dramaturge britannique Alan Bennett, va clore la saison prochaine avec une réflexion sur le monde de l'éducation qui rappelle drôlement Dead Poets Society.Dans une mise en scène de Serge Denoncourt, ce spectacle, qui prendra la scène le 25 avril 2007, recrée une école de garçons en Angleterre, dans les années 1980.Huit élèves passionnés de sexe, de sport, mais surtout désireux d'obtenir de bonnes notes pour entrer à l'université, vont être confrontés à deux professeurs opposés quant à leur vision des études.L'un, excentrique, croit qu'il faut apprendre à penser par soi-même alors que le second est nettement plus traditionnel.Projeté ainsi dans l'avenir, on en venait presque à oublier que la saison actuelle de Duceppe n'est pas terminée.Frères de sang de Willy Russell y tient l'affiche jusqu'au 27 mai.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Béatrice Picard (Très chère Mathilde), Benoît Brière (Là), Gabriel Sabourin (La Leçon d'histoire) et Diane Lavallée (Le Dernier Don Juan) entourent le directeur artistique Michel Dumont, qui sera quant à lui de la distribution d'Oncle Vania.Un Québécois dans mon équipe?Contact 22 h Julia Kristeva, psychanalyste, linguiste et écrivaine.Pure laine Cesoir 19h30 Animation : Stéphan Bureau telequebec.tv Télé-Québec 3386960A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H00 r ON N'A PAS TOUTE LA SOIRÉE Éric Salvail fête les 60 ans de Ginette Reno ! 19H00 HI FOCUS L'histoire de monsieur IKEA, cet excentrique Suédois qui a inventé le concept des meubles en kit et dont la fortune est comparable à celle de Bill Gates ! 19H00 CD BIOGRAPHIES Tête d'affiche de Miss Congeniality, Speed et The Net, Sandra Bullock ne se contente pas d'être une star.Elle gère sa propre société à Austin au Texas.19H30 A PURE LAINE Avec ses joueurs de toutes les ethnies, l'équipe de soccer de Ming est un modèle d'intégration.Quand un Québécois de souche veut en faire partie, l'instructeur refuse de peur d'affaiblir sa formation ! 20H00 a LE MATCH DES ÉTOILES Avez-vous hâte de revoir Guillaume Lemay-Thivierge ?Dans cette deuxième finale, il se lance dans les arts martiaux, le hip-hop et la danse moderne.Aussi : Sylvie Boucher avec un numéro Broadway Jazz et Chantal Lamarre dans un swing ! 20H00 NBC DEAL OR NO DEAL Un quiz qui a de plus en plus d'adeptes.L'argent ou la poule, version moderne.Les joueurs choisissent entre la valise et la banque devant un public ultra excité et un banquier tordu.21H00 a CASINO Il y a de l'action ce soir dans cet avantdernier épisode ! Désespéré, le père de Kim Dee fait appel à Stéphane ! Le croupier Roberge se rapproche dangereusement de Sandra, mais pourquoi ?Les motards s'apprêtent à vivre un moment de gloire.Des intrigues se dénouent, on ne s'ennuie pas une seconde ! Le Téléjournal No Vacancy L'Épicerie Le Match des étoiles / Deuxième finale Casino Le Téléjournal/Le Point Au-dessus de la mêlée Véro Le TVA 18 heures Le Cercle On n'a pas toute la soirée La poule aux oeufs d'or MARTIN & LEWIS (5) avec Sean Hayes, Jeremy Northam Le TVA 22 heures Le Cercle STAR WARS VI: LE RETOUR.Grand Journal (16:30) Flash / Pierre Lapointe 3 X rien L'Audition LA VOIX DE L'INNOCENCE (5) avec Mariska Hargitay, Alison Pill Le Grand Journal 110% Confidences érotiques Macaroni tout garni Ramdam Malcolm Pure Laine Les Francs-tireurs / Daniel Pinard, Dany Turcotte Doc Sciences / Le Sixième Sens Contact / Julia Kristeva Une pilule, une petite granule La Période de questions CTV News Lost The Amazing Race American Idol / Results Jeff Ltd.CSI:New York CTV News CTV News CBC News Canada Now Hockey / Séries éliminatoires:Hurricanes - Canadiens The National The National Red Green.Friends ABC News Friends Will & Grace Alias Lost - Reckoning Invasion Sex and the City Nightline News CBS News E.T.The Amazing Race Criminal Minds CSI:New York News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Deal or No Deal Dateline: To Catch a Predator Law& Order Tonight (23:35) The Newshour World News Garden.Standard of Perfection South Pacific in Concert from Carnegie Hall Business Charlie Rose World News Business The Newshour Art Express American.World News American Justice The BTK Killer Speaks Dog the Bounty Hunter ROCK SCHOOL (4) Documentaire Crossing Jordan Style et.Le Parc des Braves SHALL WE DANCE?(4) avec Koji Yakusho, Tamiyo Kusakari Mange ta ville .de scène Quelle famille! Street Legal Bravo! Videos In the Mind.Banff.THE RED VIOLIN (4) avec Samuel L.Jackson, Jean-Luc Bideau Law& Order Légendes urbaines Biographies / Sandra Bullock Medium Détectives Traque au prédateur Vidéo Surveillance Vidéo Surveillance .cégep Limoilou L'Université en spectacle Des enfants.La \"Boss\".La FAD.Israël - Palestine Sakados La santé.Beyond Tomorrow Daily Planet Discovery Presents / Stunt Junkies: Go Big or go Home Myth Busters Daily Planet Parcours d'artistes Roses des sables .à table Ports de la Méditerranée Danse, passion du monde Americas .pratique So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple Rules Boy Meets.Brotherly.Radio Free.Popular 8 Simple Rules Radio Free.The Simpsons That '70s Show The Simpsons Seinfeld Bones American Idol Unanimous! One Tree Hill The Bedford Diaries News Diva on.ET Canada E.T.The Ground up Vanity Insanity News Final Global Sports Au coeur des Rocheuses Focus / Monsieur IKEA .qui ont changé le monde JAG RASPOUTINE (4) avec Alan Rickman, Greta Scacchi Disasters.Masterminds JAG Antiques Roadshow Digging for the Truth Zero Hour JAG .(17:00) Les idoles.choix.com Julien.La vie.Les stars.Mon hit à moi Génération 80 Les 101 faux pas les plus.Top5.anglo Top.franco Infoplus M.Net .clips Le Flow VJ Stéphane Top Rockde Babu Pimp mon char Roule.Marc Boilard Mike Ward Betty La Bruta The Insider Will & Grace Luso Montreal From Egypt.La Caravane Hellas Spectrum Factor.Late.(23:35) World News CBC News CBC News CBC News CBC News:The Hour CBC News:The National NW Presents: Paydirt CBC News:The Hour Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Le Fléau du crystal meth Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires:Hurricanes - Canadiens Hockey / Séries éliminatoires: Stars - Avalanche (en cours) Les Experts New York 911 Sans laisser de trace Sue Thomas, l'oeil du FBI Trafic sexuel La Loi & l'Ordre Monica la Mitraille (16:45) Le Dernier Essai Match parfait Littoral (22:45) Doc Lexx Cold Squad Trailer Park.Billable.It's always.(22:31) CSI (23:02) Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Star Trek: Enterprise Hex Relic Hunter .(17:30) Hockeycentral Baseball / Orioles - Blue Jays NBA Basketball / Lakers - Suns Tékitoi Volt Panorama Super Plantes DANS L'OMBRE DU POUVOIR (4) avec Michael Mendl (2/2) Panorama Martha The 80 Year Old Children I ammy own Twin .from the Human Body The Man whose Arms Exploded I ammy own Twin Off the Record Sportscentre Hockey / Séries éliminatoires: Sabres - Flyers Hockey / Séries éliminatoires: Stars - Avalanche Totally Spies Delilah &.6TEEN Scooby.Batman Futurama Les Simpson Henri pis.South Park Les Griffin Futurama Henri pis.Cible (17:55) Journal FR2 Une ville.Champions aux corps brisés Boxe thaïe, un voyage d'enfer Avocats et Associés Le Journal Double Mixte Tout le monde.Art Attack Skooled Meerkat Manor Studio 2 SINS OF THE FATHER (2/2) LINDA AND ALI:TWOWORLDS WITHIN FOUR WALLS (4) Métamorphose Nicolas et.Manon.L'espace.Que feriez-vous?En quête de beauté Décore ta vie Grand Ménage .adoption Oui, je le veux! Rivière.À l'heure de Montréal Le 514 Doc Lapointe Louise à votre service À l'heure de Montréal Le 514 Livre Show .(17:30) Une grenade.Degrassi.j'aime Touche pas Parents.70 Charmed Degrassi.Montana Anormal Being Ian Martin.Justice League Unlimited Spongebob Sabrina.15/Love Bob and.My Family Bob (22:35) .(23:05) .(23:35) Poltergeist .nerdz Ça s'branche Buffy contre les vampires Le Messager des ténèbres Bolides Poltergeist Sports 30 Sportsnetnews CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ANDRÉE WATTERS À LA TULIPE OSM / Hamelin Donner plus que recevoir fait oublier l'autre CLAUDE GINGRAS CRITIQUE C'est, à une exception près \u2014 et de taille! \u2014, le programme que l'Orchestre Symphonique de Montréal et son chef « désigné » Kent Nagano iront présenter mardi prochain à Paris.Programme modifié une première fois, on le sait, avec le remplacement de Tod und Verklärung, de Strauss, par les Danses de Galanta, de Kodaly.Un deuxième changement survint ensuite: Yefim Bronfman, soliste annoncé du deuxième Concerto de Brahms à Montréal et à Paris, était remplacé à Paris par Nikolaï Lugansky mais continuait de figurer à l'horaire montréalais.Lundi midi, nouveau coup de cloche : Bronfman ne jouait pas à Montréal non plus et était remplacé par Marc-André Hamelin, déjà affiché pour un récital le soir même dans une autre salle.Tant pis pour M.Bronfman : on a trouvé quelqu'un pour le remplacer, on en a même trouvé deux.Et Hamelin, à quelques heures d'avis, l'a non seulement bien remplacé : il l'a fait complètement oublier.Reste à savoir si Lugansky là-bas sera à la hauteur.Paraissant en simple chemise noire, comme la veille à Pro Musica, Hamelin entra dans le Brahms avec l'assurance d'un pianiste aguerri possédant depuis longtemps ce concerto parmi les plus difficiles et les plus longs du répertoire, alors que ce n'est pas là sa musique quotidienne et qu'au surplus il n'avait eu que quelques heures pour s'y préparer.Dans ce cas, je me joins à la salle presque comble qui l'écoutait, subjuguée, et lui lance moi aussi un très grand BRAVO ! Hamelin possède exactement cette sonorité massive que requièrent les concertos de Brahms.Deux ou trois fausses notes au passage sont sans importance : ce Brahms était tour à tour dramatique et rêveur, et toujours musical.Les petits écarts entre le piano et l'orchestre sont la responsabilité du chef: M.Nagano n'avait qu'à suivre son soliste.Il serait d'ailleurs intéressant de savoir qui des deux avait choisi ce tempo presque rapide, « con moto », pour l'Andante avec solo de violoncelle.Monopolisée par Nagano et un OSM considérablement augmenté, la première moitié du concert se ramène à une grosse demi-heure de musique hongroise produisant le plus souvent un tapage épouvantable.Surtout la suite de concert du Mandarin merveilleux.On a visiblement voulu monter un menu susceptible d'impressionner les Parisiens.C'est aussi un beau tapage, avec, aux cuivres, des dissonances et des glissandos absolument terrifiants, des solos très raffinés, par exemple à la clarinette, et une masse de cordes dont les archets unifiés évoquent le mouvement des vagues.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Kent Nagano.Soliste : Marc-André Hamelin, pianiste.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts ; reprise ce soir, 20 h.Dans le cadre des « Grands Concerts ».(Radiodiffusion en direct du concert de ce soir à Radio-Canada.) Programme : « Galàntai Tàncok » (1933) - Kodàly Suite de concert du ballet «A csodàlatos mandarin », op.19, Sz.73 (1918-28) - Bartok Concerto pour piano et orchestre no 2, en si bémol majeur, op.83 (1878-81) - Brahms ÉMILIE CÔTÉ CRITIQUE Le spectacle avait lieu un mardi, un soir de semaine.À La Tulipe, un repaire plus rock que pop.Un choix courageux quand on s'appelle Andrée Watters et qu'une bonne partie de son public est adolescent.En plus, il y avait 500 personnes dans une salle qui peut en réunir 750.Cela se voyait et se sentait surtout au parterre.Les gens préféraient être assis ou au balcon, ou se tenir devant le bar.Bref, on avait l'impression qu'une bonne partie des spectateurs étaient invités au show car ils travaillent dans l'industrie.Il manquait d'adolescents et de fans.Dommage, car Andrée Watters avait beaucoup d'énergie à faire avaler au public.Mais elle avait beau sautiller dans les airs, chanter du fond de ses tripes, danser avec aplomb, crier « faites du bruit », le public demeurait discret.Les applaudissements étaient chaleureux, mais durant les chansons, la réponse était timide.Pourquoi un mardi?Pourquoi La Tulipe ?Oui, Andrée Watters est une rockeuse.Oui, elle veut demeurer intègre dans ses choix.Ne rien faire pour plaire, comme ne rien faire pour déplaire.Mais la marche est haute entre un premier disque fougueux et juvénile \u2014 méritant le Félix du meilleur album rock \u2014, et un deuxième plus adulte.Hier soir, les cinq premières chansons qu'Andrée Watters a interprétées étaient tirées d'À travers, lancé au printemps dernier.La chanteuse a lancé le bal avec Laisse la pluie.À C'est à toi et À travers moi, sa nervosité s'était déjà estompée.Des titres où sa voix est joliment en avant-plan, mais qui ne démarrent pas une soirée en lion.Alors qu'on pensait prendre un virage plus rock et incisif à la huitième chanson, Tu pars, Andrée Watters a enchaîné avec une ballade, Rien à perdre, accompagnée d'une harpiste.Très beau, mais on avait envie de bouger.Puis la Mina de Dracula a mis du mordant à son spectacle en revisitant avec un aplomb rock Can't Get You Out Of My Head de Kylie Minogue.AW s'est donnée à fond, finissant le tube sur ses genoux, devant ses musiciens.Plus tard en concert, deux beaux gosses d'Aquaplane \u2014 le groupe assurant la première partie \u2014 sont venus la rejoindre pour une autre reprise, 1990 de Jean Leloup.Sur scène, ça s'amusait comme des fous.Pourtant, au balcon, c'était le calme plat.Il y avait un peu plus d'entrain au parterre, mais encore là, on avait envie de payer une tournée de Vodka-Red Bull à tout le monde ! Andrée Watters a gardé ses succès Ce que je perds et Si exceptionnel pour le rappel.Autre choix de pacing discutable.Les interpréter en début ou à mi-chemin de parcours aurait pu fouetter la foule qui, contrairement à ce qu'a dit AW, n'était pas « si exceptionnelle ».Andrée Watters a beaucoup plus donné qu'elle n'a reçu, hier soir, à sa rentrée montréalaise.Difficile de comprendre pourquoi le parterre était à moitié vide.C'était un show à voir debout.Les jeunes fans ados étaient presque gênés d'aller en avant et de danser avec autant d'espace.Cela n'enlève rien aux qualités d'AW sur scène.La jeune femme de 23 ans est belle à voir.Elle s'amuse avec ses musiciens.Elle bouge bien.Il n'y a pas de faux-semblants.Elle transpire la sincérité.«Merci de m'avoir permis de rester moi-même à travers mon deuxième album».«Il ne faut pas s'oublier pour qui que ce soit.» Elle parle de ces moments où on voudrait reculer le temps, de tout le bien que lui apporte son refuge, l'écriture.Andrée Watters est intègre et talentueuse.C'est avec des chansons comme Décembre et Tu pars qu'elle assure le mieux la transition entre ses deux albums, avec un son à la fois coup de poing et nuancé, à la fois rock et pop.Encore faut-il faire les bons choix.La prochaine fois, pourquoi ne pas faire le spectacle un samedi, au Spectrum ou au Club Soda ?PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© Andrée Watters a beaucoup plus donné qu'elle n'a reçu, hier soir, à sa rentrée montréalaise, à La Tulipe.3394952A PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Denis Brott, directeur artistique du Festival de musique de chambre, y jouera avec deux collègues le Requiem pour trois violoncelles de Popper.Mozart et jazz CLAUDE GINGRAS Comme on le sait déjà, le Festival de musique de chambre de Montréal quitte le Chalet de la Montagne pour s'installer à la St.James United Church.Il s'agit de la vieille église méthodiste, rue Sainte-Catherine, près Bleury, récemment dégagée des magasins qui en cachaient l'imposante architecture.Le Festival s'y déroulera du 9 au 30 juin et comprendra notamment des programmes consacrés à certains compositeurs.Ainsi, un marathon Mozart de midi à minuit groupant 20 oeuvres pour diverses formations instrumentales et vocales où se succéderont le Quatuor Claudel-Canimex, le duo d'organistes Poirier-Crozier, la chorale de St.James et des chambristes d'ici et de l'extérieur, une soirée Beethoven avec les pianistes André Laplante, Wonny Song et Orion Weiss et un quatuor à cordes local dans deux versions de la Grande Fugue, et un programme centré sur la musique et les lettres de Robert et Clara Schumann avec, entre autres participants, la violoniste américaine Rachel Barton Pine et la comédienne montréalaise Dorothée Berryman.La programmation soulignera par ailleurs le 300e anniversaire de fabrication du précieux violoncelle Tecchler prêté par le Conseil des Arts du Canada à Denis Brott, le directeur artistique du Festival, qui y jouera avec deux collègues le Requiem pour trois violoncelles de Popper.Signalons encore une soirée sur Le Violon rouge, avec la violoniste Elizabeth Pitcairn et des musiciens locaux, et une exécution des 24 Caprices pour violon seul de Paganini avec Mme Barton Pine et le comédien Jean Marchand.Pour compléter l'affiche : un théâtre musical inspiré par la vie du peintre Vincent Van Gogh, présenté en collaboration avec des ensembles américains, une création de Luna Pearl Woolf par l'Ensemble Contemporain de Montréal, dir.Véronique Lacroix, et des concerts de jazz chaque vendredi soir mettant en vedette Ranee Lee et autres.Exceptionnellement, un concert sera présenté à la salle Claude-Champagne dans le cadre du 34e Congrès international de l'alto.CLASSIQUE Allez sur www.cyberpresse.ca/musique pour lire ou relire les derniers textes de Claude Gingras ARTS ET SPECTACLES BEN GARFIELD COMIC26ALM PEANUTS MOTS FLÉCHÉS Solution à la fin des petites annonces CONCOURS DE CIRCONSTANCES PORTHOS OU ARAMIS NE PAS RECULER DERNIERS COURANT ÉLECTRIQUE ADJECTIF EXCLAMATIF SUPERPOSER TERMINÉ EN POINTE BIZARRE ALTRUISME MEMBRANE DE L'OEIL OCCLUSION INTESTINALE S'INTRODUIT PERSONNES PARFAITES ENTASSE GROS RONGEUR SUZUKA S'Y TROUVE CURIE ATTIRE L'ALPINISTE DÉGROSSIR ESCAMOTE BRANCHÉ DES RATSY VIVENT JEUNE RAMEAU DE VIGNE RUMINANT DES PYRÉNÉES DÉTACHÉS SAUCISSON SEC NÉE DEPUIS LONGTEMPS SOUPE AU LAIT CONTIENT DU GRAIN ACHEVER ÉCLAIRAGE JAUNISSE DÉTERMINER LE MOMENT INTERPRÉTÉ ARTICLE ÉLECTRODE ÉCHOUÉS MÉLANGE GAZEUX INFINITIF NICOLAS II CONDUIT SOUTERRAIN OURLET ASTRAGALE DIEU GREC DE LA MER MIJOTÉ POISSON PLAT BÉBÉ UNE DES ANTILLES FRANÇAISES SUPPRIME RÉPONSE NÉGATIVE DUPE INFUSION SERT À TISSER OFFICIER DE LOUIS XV NARINE DE CACHALOT fleche@hannequart.com No 76 "]
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