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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-05-20, Collections de BAnQ.

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[" FLEUVE BATEAU-MOUCHE CROISIÈRES AML CROISIÈRES ÉVASION PLUS JET BOATING MONTRÉAL NAVETTES FLUVIALES AMPHI-BUS LE PETIT NAVIRE LOCATION D'ÉQUIPEMENT / RESTO / STATIONNEMENT RENDEZ-VOUS SUR LES QUAIS Rencontres Fleuve Culture METTEZ LES VOILES SUR L'ÉVASION www.quaisduvieuxport.com 3404873A CHANSON BLEU COHEN, BLEU ANJANI PAGE 17 MADONNA LANCE SA TOURNÉE DEMAIN À LOS ANGELES PAGE 5 Leonard Cohen et Anjani Thomas LE TEMPSAUN IMPACT SUR NOS HUMEURS, NOS APTITUDES SOCIALES ET NOS GOÛTS MUSICAUX.NULBESOIND'UNDOCTORATENPSYCHOGÉNÉTIQUEMÉTÉOROLOGIQUE POUR COMPRENDRE ÇA.VOILÀ POURQUOI, À L'APPROCHE DE LA BELLE SAISON, LES RADIOS ET LES COMPAGNIES DE DISQUES SE METTENT À L'AIR D'ÉTÉ.L'ÉQUIPE DU CAHIER ARTS ET SPECTACLES JOUE LE JEU ET PROPOSE SES PROPRES LISTES DE CHANSONS ADAPTÉES AUX ACTIVITÉS ESTIVALES.Il y a des tounes de chars, de la musique de souper et des chansons d'été.N'importe quel amateur de musique sait ça d'instinct.De la même façon qu'on ressort la sangria et le vin rosé dès les premiers chauds week-ends de mai, l'avancée du printemps i n c i t e tout un chacun à réécouter son disque de Bob Marley \u2014 qui ne possède pas Le gend?\u2014 ou sa cassette d'Elvis Crespo, souvenir semi-kitsch d'un séjour au Mexique.L'été est si fugitif dans ce recoin de l'Amérique qu'on l'associe, par réflexe, à des musiques étrangères, latines en particulier.N'importe quoi de Manu Chao semble une trame sonore bien plus adaptée à une belle journée de juillet que Vespertine de Björk, n'est-ce pas?Disons que c'est un réflexe viscéral, dont les industries de la musique tentent de tirer profit.Ce n'est pas un hasard si, mardi, l'étiquette Putumayo publie une compilation intitulée Latin Dance Party.Gonzalo Nunez, animateur de La Rumba du samedi et propriétaire d'une disco mobile, a bien sûr remarqué l'intérêt saisonnier suscité par les musiques latines.«Je ne vois pas la saison comme un facteur déterminant lorsque je fais une sélection musicale dans une soirée, mais le client, lui, oui, dit-il.S'il fait chaud, il s'attend à ce que je fasse tourner de la musique latine, c'est implicite.» La belle saison influence aussi les demandes faites à Jeremy Abrams, fondateur d'Audiostiles, une entreprise spécialisée dans le design d'environnements musicaux.«Les restaurants et les hôtels qui possèdent un espace extérieur veulent de la musique de fond qui a un caractère tropical, affirme-t-il.On a fait beaucoup de listes bossanova dernièrement, parce que ça fait été, c'est doux et ça fait tropical.» Les clients d'Audiostiles recherchent souvent de la musique moderne, avec une couleur exotique.Bebel Gilberto, qui mêle ses racines brésiliennes à la musique électronique, remplit parfaitement la commande.Les ondes radio, elles, ne s'embarrassent pas forcément de tant de subtilité.L'an dernier, le trio pop brésilien T-RIO a cartonné avec sa chanson Choopeta.Qbanito fait de même cette année avec Maria.L'une et l'autre correspondent en tous points au cliché de la toune d'été: une mélodie qui colle à l'oreille, un refrain facile à retenir et des épices latines.D'où provient l'équation «été = musique latine»?«Souvent, les gens découvrent cette musique à l'occasion d'un voyage dans le Sud, suggère Gonzalo Nunez.Elle est associée à la mer ou à la piscine.Le lien se fait tout seul.» L'animateur de La Rumba du samedi trouve ce cliché désolant.«La musique latino, ce n'est pas que de la musique de fiesta, c'est bien plus riche que ça», plaide-t-il.Et la musique d'été ne se limite pas aux musiques latines.Une toune d'été, c'est souvent une chanson associée à un souvenir.À un blockbuster hollywoodien vu au ciné-parc, par exemple.«Les gens aiment bien réentendre des chansons qui leur rappellent des saisons, en particulier l'été, puisque c'est le temps des vacances», estime Jean-Richard Lefebvre, directeur de la programmation francophone chez Galaxie.Il s'efforce d'ailleurs de plaire à ses auditeurs en modulant ses listes de diffusion selon les saisons.Les changements correspondent souvent aux thématiques des chansons.«Voilà l'été des Négresses vertes, on ne fait pas jouer ça l'hiver.On la ramène l'été, comme Un é t é à Montréal de Dubmatique ou L'Été de Bernard Lavilliers», explique-t-il.L'inverse est aussi vrai : pas question de faire tourner Demain l'hiver à la fin du mois de juin.Dotée d'un instinct sûr \u2014 il va sans dire \u2014 l'équipe des Arts et Spectacles a donc concocté quelques listes estivales.Des listes pleines de soleil (ou du sun et du sunshine), de souvenirs de plage vacances!) et parfois aussi de clichés\u2026 latins.À lire en pages 2 et 3.ALEXANDRE VIGNEAULT Deux raisons expliquent pourquoi une vraie compilation de piscine doit compter au moins une trentaine de titres : les fêtes de patio durent longtemps et il n'est pas conseillé de manipuler des appareils électriques quand on a les deux pieds dans l'eau.Prenez ça comme un point de départ.NDLR : Traduction littérale de «pool party mix ».Expression en attente d'homologation par l'Office québécois de la langue française.ARTS ET SPECTACLES Gros succès pas subtils pour une grande journée d'émotions fortes.Welcome to the Jungle, Guns'NRoses Pour Some Sugar On Me, Def Leppard Livin' On A Prayer, Bon Jovi Summer of 69, Bryan Adams Cum On Feel the Noise, Quiet Riot Still Of the Night, Whitesnake Rock You Like A Hurricane, Scorpions Heaven's On Fire, Kiss We're Not Gonna Take It, Twisted Sister Sunglasses At Night, Corey Hart Nuit de juillet à Montréal.Il y a pénurie de ventilateurs chez Réno-Machin, évidemment.Je sue donc je suis.2001 Spliff Odyssey, Thievery Corporation Higher than the Sun, Primal Scream Angel, Massive Attack Last Tango In Paris (Theme), Gato Barbieri Do Me Baby, Prince I Feel Love, Curve Sabrosa, Beastie Boys Moaner, Underworld Utopia, Goldfrapp Arizona, Dumas Salusoleil, Vincent Vallières Good Day Sunshine, The Beatles Aquarius/Let the Sunshine In, The Fifth Dimension Sunshine Of Your Love, Cream Holiday In the Sun, Sex Pistols Walking On Sunshine, Katrina&The Waves Hot Hot Hot, The Cure Sunshine Yellow, Bertrand Burgalat Setting Sun, de Chemical Brothers Feel Good Hit Of the Summer, Queens Of the Stone Age Pour un instant, Harmonium Le Pic-bois, Beau Dommage Heureux d'un printemps, Paul Piché Welcome Soleil, Jim et Bertrand Awikatchikaën, Les Cowboys Fringants Salut les amoureux, Joe Dassin ILost My Baby, Jean Leloup Saskatchewan, Les Trois Accords Sèche tes pleurs, Daniel Bélanger J'ai couché dans mon char, Desjardins L'air embaume le Muskol et le feu crépite paisiblement.Votre scout intérieur jubile.Ne manquent plus qu'une guitare et quelques classiques àtrois accords. ARTS ET SPECTACLES Plattsburg Drive-In Blues, Chantal Renaud Drive-In, Chet Atkins Drive-In Saturday, David Bowie Drive My Car, The Beatles Drive On, Johnny Cash Driving Song, Jethro Tull Driving Wheel, B.B.King I Drove All Night, Roy Orbison Route 61, Les Mégatones Chanson pour Elvis, Diane Dufresne TOUNES D'ÉTÉ Quelle est votre chanson d'été préférée ?Répondez-nous sur www.cyberpresse.ca/arts Axel F., Harold Faltermeyer - Beverly Hills Cop Danger Zone, Kenny Loggins - Top Gun (I've Had) The Time Of My Life, Bill Medley \u2014 Dirty Dancing A View to A Kill, Duran Duran - A View to A Kill Everything I Do, I Do It For You, Bryan Adams\u2014Robin Hood, Prince Of Thieves Don't Want to Miss A Thing, Aerosmith \u2014 Armageddon Girl, You'll Be A Woman Soon, Urge Overkill \u2014 Pulp Fiction Elevation, U2 \u2014 Tomb Raider Men In Black, Will Smith \u2014 Men In Black Take A Look Around, Limp Bizkit \u2014 Mission Impossible II La trame sonore de l'été, selon Hollywood.Palmeira (Tous les palmiers), Bïa Tafia, Kodiak La vi ti neg', Muzion Punch Créole, Charlebois Tropicalia, Beck La Réalité, Amadou et Mariam Esperanza, Daraa J La Dansa del Imbecil, Dusminguet La Rumba de Barcelona, Manu Chao Te Quiero Comer la Boca, La Mosca Tsé-Tsé L'été est si fugitif en ce pays qu'on l'associe souvent à des airs et des rythmes venus d'ailleurs.Inévitable liste de chansons exotiques pour égayer un 5 à 7 arrosé.The Beach Boys : l'oeuvre complète / Bob Marley : l'oeuvre complète Pop génétiquement latinisée du genre Mamae, Mamae, Mamae Eu Quere (Choopeta) de T-RIO, Aserejé (The Ketchup Song) de Las Ketchup, Macaréna de Los Del Rio ou Mambo No.5 de Lou Bega.Le thème musical du film Lambada.Parce que, comme Les Garçons Bouchers, La lambada, on n'aime pas ça ! Colle-toi à moi de Caroline Néron.Déjà, oui.Oui, ce sont des tounes d'été.Non, on n'est plus capable de les entendre.Il y a drive-in et drive-in.Enfin, il y avait drive-in et drive-in.De nos jours, il ne reste plus que des drive-in.Les autres, où une fille servait des hamburgers directement à l'auto, appartiennent désormais à l'histoire ancienne de A&W.Beach Sequence, Passengers Blue Jeans sur la plage, Les Hou-Lops Sea, Sex and Sun, Gainsbourg Californication, Red Hot Chili Peppers On the Beach, The Flirts Douliou Douliou Saint-Tropez, Jenny Rock En marchant sur la plage, Les Classels The Girl From Ipanema, Astrud Gilberto Hélène, Roch Voisine La Madrague, Brigitte Bardot Bonus Track : Blue Jeans sur la plage, Aut'Chose Disons-le dans les mots de Niagara :«C'est l'amour àlaplage /Etmes yeux dans tes yeux /Baisers et coquillages /Entre toi et l'eau bleue.» GRAPHISME YANICK NOLET ARTS ET SPECTACLES PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Depuis deux mois, soit depuis que Normand Brathwaite a quitté CKOI, on attend impatiemment LA nouvelle.Où va-t-il se retrouver en septembre ?RADIO Je le jure ISABELLE MASSÉ Le téléphone sonne.Normand Brathwaite est au bout du fil.Il a une nouvelle à nous apprendre.\u2014 Une grosse nouvelle?Qui vaut la peine qu'on réserve un espace dans nos pages ?\u2014Oui.Nos oreilles ont-elles vraiment entendu oui ?On le savait ! Ou du moins on jubile à l'idée d'entendre l'animateur dire : « J'ai été embauché à Rythme-FM.» Ou au 98,5 FM, à Rock Détente, à CISM, Radio Centre-Ville.Qu'importe ! Pour autant qu'il nous dise qu'il s'en retourne faire de la radio.Depuis deux mois, soit depuis que Brathwaite a quitté CKOI, on attend impatiemment LA nouvelle.Où va-t-il se retrouver en septembre ?Les départs, renvois, contrats arrivant à terme, invitations à des conférences de presse pour présenter un nouvel animateur qui se multiplient, dans les stations d'Astral Media et de Corus notamment, ne font qu'alimenter les rumeurs.L'animateur lui-même allume des feux (sans le vouloir ?).Depuis qu'il n'anime plus Y'é trop d'bonne heure, il a fait son petit tour dans les studios de Rock Détente, Énergie 94,3 et Rythme-FM.À l'heure des émissions du matin, par-dessus le marché.« Ça crée un malaise chaque fois », avoue le principal intéressé.On ne blâmera pas ceux qui le voient arriver dans leur studio de paniquer.Est-il utile de le répéter : la radio, comme la télé, est un médium d'instantanéité.Les contrats signés nous protègent.pour autant que le patron veuille encore de nous et que les cotes d'écoute grimpent ou, au pire, se maintiennent.Mieux vaut vivre au présent et conserver sur soi l'adresse du bureau de chômage le plus proche.Depuis deux mois, donc, les questions des journalistes fusent vers les patrons et le directeur des communications des stations de radio.« Brathwaite s'en vient chez vous ?» La réponse (« Non ») n'est jamais satisfaisante.Après tout, pendant deux ans, ne nous a-t-on pas fait croire, à CKOI, que tout allait bien entre Brathwaite et Jean- René Dufort, alors que l'équipe du matin était assise sur un baril de poudre ?Alors imaginez la joie quand le principal intéressé appelle pour nous annoncer une grande nouvelle.\u2014 En fait, c'est plutôt une antinouvelle.\u2014Ah, bon.« Je veux que les rumeurs cessent » dit celui qui s'est récemment fait dire par un journaliste : Deux sources sûres m'ont dit que tu t'en allais à Rythme et, par une animatrice de Rythme : Félicitations, il paraît que c'est signé ! « Mais c'est faux, je ne vais pas faire de radio en septembre.Je rencontre des gens.Rythme est un des endroits qui m'intéresseraient.André St-Amand et Claude Doyon (autrefois à CKOI, aujourd'hui à Rythme) ont été mes meilleurs patrons.Je sais quel genre de show je veux faire.J'aimerais travailler avec France Beaudoin, Roxane St-Gelais, Marie-Hélène Proulx, Geneviève Guérard et Réal Béland.Mais je n'ai signé aucun contrat.» Juré, craché ?« Je le jure.» C'est réglé, donc.Pour l'instant.À défaut de publier des antinouvelles dans le journal du genre : Normand Brathwaite ne fera pas de radio, on se rabat sur sa parole d'honneur et on dort en paix.Même si l'animateur est dans une drôle de position face à son ancien employeur.S'il est embauché par une autre station, il n'a en effet pas le droit de faire part de la nouvelle aux médias avant le 31 août 2006.« Mais j'ai le droit de dire que je n'ai été embauché nulle part.» Vous suivez toujours ?De toute façon, réglé ou non, celle qui écrit ces lignes a aujourd'hui la tête ailleurs.En France où elle part en vacances, un mois, et dans celles des dirigeants de la Première Chaîne de Radio-Canada qui doivent se faire aller les méninges pour trouver le ou la remplaçante de Marie-France Bazzo qui a étonnamment annoncé, mercredi, qu'elle n'animerait plus Indicatif présent.C'est donc reparti ! De grâce, monsieur Brathwaite, n'acceptez aucune offre de la Première Chaîne pendant que je me la coule douce, les quatre prochaines semaines ! 3399553A Le quart de siècle pour CIBL Le 25 mai, la station communautaire de Montréal célèbre ses 25 ans.Une émission de quatre heures, débutant à 19 h, sera diffusée pour l'occasion sur les ondes du 101,5 FM, en direct du Centre des sciences de Montréal, où les anciens de la station sont invités à célébrer.On pourra y entendre les premiers sketches de Rock et belles oreilles, les balbutiements chantés des Colocs, Gildor Roy et Daniel Boucher.On diffusera également des entrevues de Robert Bourassa, René Lévesque et Richard Desjardins.Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique aussi heureuse que l'Opus Dei SÉPARÉES À LANAISSANCE Fini les sondages ! On a aujourd'hui la preuve que les changements climatiques sont une préoccupation majeure pour les lecteurs de cette rubrique.Bon, vous n'êtes que deux (Sophie Charest et Jean-François Couture) à nous avoir souligné la ressemblance entre Rona Ambrose et Demi Moore, cette semaine mais, comme on dit souvent, pour deux personnes qui osent, il y en a 100 qui ne prennent pas la peine de nous envoyer un courriel ou qui ont peur de sortir de l'ombre\u2026 Cette semaine donc, on a affaire à des combattantes.La première a réussi à ne pas se faire éjecter de la conférence sur les changements climatiques à Bonn même si elle avait dit que le Canada ne pourrait respecter le protocole de Kyoto.La deuxième fait tout pour que son étoile à Hollywood ne pâlisse davantage.Tiens, on a un bon rôle à confier à Mme Moore\u2026 si elle est prête à aller travailler sur un plateau à Ottawa! ILS, ELLES ONTDIT «J'espère qu'il va y avoir autant de monde à mon prochain lancement de disque!» \u2014Richard Petit, s'adressant aux médias et aux personnalités présentes lors du lancement d'un encan de stars visant à amasser de l'argent pour la Fondation canadienne du lymphome.«La dernière fois que je suis monté sur scène, c'était vraiment juste pour en tomber.» \u2014Gregory Charles à la veille de son retour au Centre Bell, cinq mois après son accident.«Je suis d'accord avec son cheminement.Je trouvais que le livre était de trop, mais c'est son choix.» \u2014René Simard au sujet de sa soeur Nathalie et de son combat contre Guy Cloutier, à Bons baisers de France.«J'ai découvert Harmoniumau cégep parce que je me suis mis à tripper sur une fille qui travaillait au café étudiant\u2026 et qui trippait sur Harmonium.» \u2014Stéphane Archambault, du groupe Mes Aïeux, qui participe au CD hommage à Serge Fiori, à C'est bien meilleur le matin.«On se lève et on s'en va après avoir vu Da Vinci Code comme après avoir vu Scooby-Doo 2.» \u2014Patrick Marsolais, reporter à Flash.«Je suis content d'être avec Marina au quotidien, car il y a 10 ans, c'est Serge (Postigo) qu'elle a choisi.» \u2014André Robitaille, qui coanimera Tout l'monde debout, à Rock Détente, avec Marina Orsini, à compter du mois d'août.DANS LA PEAU DE.Un annonceur publicitaire de la boisson sport full champion Drénaline (Philippe Laguë de l'émission Macadam Tribus, de la Première Chaîne de Radio-Canada) : « Les muscles en redemandent et, pendant l'effort, si votre coeur cesse de battre, vous ne vous en rendrez même pas compte.» EN HAUSSE\u2026EN BAISSE > GREGORYCHARLES L'artiste a présenté, pour la dernière fois, le week-end dernier, son spectacle Noir et Blanc.En 84 représentations, depuis 2002, Gregory Charles a répondu à plus de 2150 demandes musicales\u2026 de Fantastique des Denis Drolet à La Bohème d'Aznavour en passant par Sorry de Madonna.Paris et Las Vegas attendent maintenant Monsieur Mémoire.> RICHARDHATCH Le gagnant de la première année de l'émission Survivor , gentiment baptisé à l'époque Fat Naked Guy, purgera 51 mois en prison pour avoir «oublié» de déclarer ses revenus et menti plusieurs fois pendant son procès (« Je pensais que c'était les producteurs de Survivor qui payeraient mes impôts !»).La nouvelle a dû faire plaisir à ses collègues-participants de la première saison, qui le détestaient.Combien de temps faudra-t-il à ce pro de la manigance pour se faire évincer de sa cellule ?Rona Ambrose Demi Moore André Robitaille ARTS ET SPECTACLES Madonna dévoile son nouveau spectacle, demain, à Los Angeles.La Presse y sera.Mais avant tout, faisons le point sur ce Confessions Tour, qui passera par Montréal les 21 et 22 juin.ALEXANDRE VIGNEAULT On ne sait jamais sur quel pied danser avec Madonna.Un jour, elle joue à la diva riche et célèbre soudainement frappée par la vacuité de sa vie d'icône pop et plonge dans la spiritualité.Ou dans l'écriture de livres moral isateurs pour enfants.Le lendemain, elle retrouve sa blonde ambition et promet de transporter le monde entier dans une immense boule disco.Et elle le fait.Confessions on a Dance Floor, lancé au mois de novembre, a atteint la première position du palmarès dans 35 pays.Sa locomotive, le mégasuccès Hung Up, propulsé par une mélodie empruntée à ABBA, a par ailleurs permis à celle qui règne sur la pop depuis 25 ans d'égaler un record établi par le King lui-même : chacun a classé 36 chansons dans le top 10.Et la Madone, elle, aura l'occasion d'en rajouter.Ce n'est sans doute pas le seul record qu'elle brisera cette année.Madonna donne le coup d'envoi de son Confessions Tour demain, au Great Western Forum de Los Angeles.Ici comme ailleurs, les places se sont envolées à une vitesse fol le \u2014 en écoulant 30 000 billets en 40 minutes à Montréal, Madonna a même battu le record de U2.Arthur Fogel, le producteur de la tournée, salive déjà.Avec des recettes potentielles de 200 millions, cette virée pourrait devenir la plus lucrative jamais entreprise par une femme.L'opération est déjà bien enclenchée.Des répétitions se tiennent à Los Angeles depuis le début du mois d'avril.Un site Internet consacré à la tournée www.confessionstour.com promet d'ailleurs aux fans de la star un accès aux coulisses du spectacle.Un seul clip a été mis en ligne pour le moment.Il laisse croire que les danseurs multiplieront les acrobaties sur des éléments de décor ressemblant à des barres parallèles et que la Madone a l'intention de transformer sa scène en une sorte de boule disco géante.Soutenu par la mélodie de Hung Up, le clip fait penser à la bande-annonce d'une superproduction hollywoodienne.Renouer avec la provocation ?Madonna n'est montée sur scène qu'une seule fois depuis la sortie de son Confessions on a Dance Floor.C'était le 30 avril, au festival Coachella, dans le sud de la Californie.Sa présence inusitée à cet important rendez-vous de la scène alternative a d'ailleurs suscité une certaine controverse.Des fans du festival auraient été vus avec des t-shirts arborant le slogan « Madonna killed Coachella ».La Madone n'a pas conquis la foule, selon l 'envoyé du magazine Rolling Stone .De sa performance d'une vingtaine de minutes, il retenait surtout une version plus rock de Ray of Light , qu'on s'attend tout naturellement à entendre dans Confessions.La seule autre chose que l'on croit savoir à propos de ce spectacle relève de la rumeur pure, voire du délire : un quotidien anglais a affirmé que l'icône pop allait entrer en scène attachée à un crucifix géant, fait de diamants et de cristaux.Un accessoire qui vaudrait la bagatelle de 10 millions\u2026 Madonna en aurait-elle assez de jouer les dames anglaises ?Échaudée par l'accueil tiède fait à American Life (jugé malhabile, notamment en raison des prises de position politiques de la chanteuse) et à son spectacle Re-Invention (où elle appliquait une forme de révisionnisme à son propre univers), auraitelle envie de renouer avec la provocation ?C'est ce qu'on saura demain et que l'on racontera mardi, dans les pages du cahier Arts et Spectacles.MADONNA Avant les confessions.PHOTO MATT SAYLES, ASSOCIATED PRESS La Madone n'est montée sur scène qu'une seule fois depuis la sortie de son Confessions on a Dance Floor.C'était au festival Coachella (photo), en Californie.Une première en demi-teinte puisqu'elle n'aurait pas conquis la foule.Un quotidien anglais a affirmé que l'icône pop allait entrer en scène attachée à un crucifix géant, fait de diamants et de cristaux.FLASH Sheryl Crow remonte sur scène Opérée d'un cancer du sein en février dernier et actuellement sous traitement par radiothérapie, Sheryl Crow a effectué un petit retour sur scène mardi dernier.La chanteuse de 44 ans a chanté trois chansons à l'occasion de la soirée de lancement de My Network TV, une chaîne de télévision qui verra le jour en septembre.Un peu « rouillée » mais tout sourire, Sheryl Crow a joué de la guitare et c'est un peu empêtrée dans les paroles de Soap Up The Sun, qu'elle a dû reprendre à zéro.« Les paroles me reviennent, a-t-elle plaisanté.Je les connaissais encore hier soir, mais les radiations ont dû me monter au cerveau.»\u2014 Associated Press ADAPTATION ORCHESTRALE JOHN REA DIRECTION MUSICALE YANNICK NÉZET-SÉGUIN MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTAL UNE COPRODUCTION : CENTRE D'ARTS ORFORD + ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL + THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN ALLEMAND AVEC SURTITRES FRANÇAIS +++ DU 30 MAI AU 15 JUIN +++ 514.866.8668 +WWW.TNM.QC.CA # OPÉRA $ WOZZECK UNE PRÉSENTATION LIVRET / PAROLES + MUSIQUE ALBAN BERG D'APRÈS LA PIÈCE WOYZECK DE GEORG BÜCHNER 10 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES À MONTRÉAL + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + «WOZZECK : TRÈS FORT LE WOZZECK DU CENTRE D'ARTS ORFORD EST, SUR TOUS LES PLANS, UNE IMMENSE ET ÉTONNANTE RÉUSSITE.» \u2014Claude Gingras (La Presse, 9 août 2004) + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + «LE GRAND WOZZECK D'ORFORD.LORRAINE PINTAL A RÉUSSI UN PETIT MIRACLE.» \u2014Christophe Huss (Le Devoir, 10 août 2004) + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 3404740A ARTS ET SPECTACLES Rolling Stone fête son millième numéro Le pilier de la culture pop arrive à la quarantaine ALFONS LUNA AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Né en 1967 à San Francisco, berceau de la contreculture américaine, le magazine Rolling Stone fête ce mois-ci son millième numéro et, à près de 40 ans, entend demeurer le pilier de la pop culture.Pour fêter cet événement, le mensuel s'est offert une couverture s'inspirant de la pochette de l'album mythique des Beatles Sgt Pepper avec les photos de plus de 150 personnalités qui ont marqué l'histoire du magazine.John Lennon côtoie Johnny Cash, Kurt Cobain voisine avec Madonna mais on distingue aussi E.T.toujours à la recherche de sa maison, l'affreux gamin Bart Simpson, Britney Spears, Tom Cruise, le rappeur 50 Cent ou encore Kenny de la série animée South Park.Le premier numéro du magazine date du 9 novembre 1967.Il fut créé à San Francisco par Jaan Wenner \u2014 toujours rédacteur en chef du journal \u2014 et le critique musical Ralph Gleason grâce à 7500$ dollars de prêts accordés par leurs proches.La photo du premier numéro montrait alors John Lennon, revêtu de l'uniforme d'un soldat britannique lors de la Première Guerre mondiale.Il s'agissait d'une photo empruntée au film antiguerre How I Won the War, dans lequel jouait le musicien.« Au début, nous n'avons pas réalisé ce que nous faisions en publiant notre premier numéro avec cette couverture.Cette photo, nous le réalisons maintenant, a en fait défini clairement la ligne rédactionnelle culturelle et politique qui allait être poursuivie par Rolling Stone », a expliqué Wenner dans un article publié à l'occasion de la parution du muméro 1000.« Dans les premières années nous pensions davantage à faire de ce magazine une sorte de manifeste », a-t-il ajouté.C'était une époque avec de nombreuses revendications mais aussi de nombreuses nouvelles formes de musique.« Au début, nous étions avant tout préoccupés par l'idée d'arriver à sortir le mensuel dans les temps et nous ne pensions pas aux ventes.Après plusieurs années nous avons compris que les couvertures les plus liées à l'actualité, les plus chaudes et les plus sexy étaient la clé pour les ventes du magazine dans les kiosques », a-t-il reconnu.L'objectif d'Annie Leibovitz En 1970, avec l'arrivée de la photographe Annie Leibovitz, l'image des Rolling Stone s'est raffinée.« Sans aucun doute, la meilleure couverture fut celle du portrait de John et Yoko prise par Annie, la veille de la mort de Lennon en 1981 », a estimé Wenner.Sur cette photo Yoko était étendue, habillée en noir sur un lit au côté de Lennon, nu, quasiment en position foetale et en train de l'embrasser.Cette photo \u2014 sélectionnée récemment comme le meilleur portrait des 40 dernières années \u2014, a été le fait du hasard, a expliqué par la suite Annie Leibovitz qui a réalisé de nombreuses autres couvertures pour le magazine comme le portrait de Bob Dylan portant des lunettes noires ou encore Keith Richards et Mick Jagger, torse nu.Le magazine a quitté la côte Ouest pour s'établir à New York et l'ancien porte-parole de la culture hippie, s'est offert au cours des années 80 les signatures d'écrivains de renom comme Tom Wolfe ou Hunter S.Thompson, récemment disparu.Malgré les années et un certain « embourgeoisement », Rolling Stone se veut toujours rebelle et n'a rien perdu de son mordant.Ainsi, dans un récent numéro consacré à George W.Bush, le magazine se demandait si l'actuel occupant de la Maison-Blanche est le « pire président » qui ait jamais dirigé le pays et affirmait que sa présidence s'apparente à une « énorme honte historique ».PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Andrea Lindsay vient de sortir son premier album solo, La Belle Étoile.Un disque confidentiel et prometteur.CHANSON Les ballades d'Andrea Lindsay ANABELLE NICOUD COLLABORATION SPÉCIALE Prenez une voix de porcelaine et un physique de fée à la Vanessa Paradis, un univers musical légèrement Petula Clark, un accent à la Birkin et.voilà Andrea Lindsay.Ontarienne de naissance, Montréalaise d'adoption, anglophone et francophile, la jeune femme vient de sortir son premier album solo sur le label indépendant Audiopact, La Belle Étoile.Un disque confidentiel et prometteur.Le disque compte huit pièces composées par ses soins dans la langue de Lapointe et de Bénabar, tendrement pop, tenant à la fois des Beatles ou de Feist que de Vanessa Paradis.Andrea Lindsay signe de belles ballades poétiques, intellectuelles, mais humbles, à l'image de ceux qui l'ont influencée : Yann Perreau, Pierre Lapointe, ici, Jeanne Cherhal et Delerm, de l'autre côté de l'Atlantique.La plume de Miz Lindsay est simple et belle, tant en anglais qu'en français, ensemble et séparément.«'Cause what does it matter if you don't love me ?/ Qu'est-ce que cela peut me faire ?/ If you just don't car, je préfère m'en aller », chante-t-elle dans Le Dernier des Cosmonautes.Musique et francophilie Née à Guelph, en Ontario, Andrea Lindsay est d'abord tombée dans la musique, avant de tomber dans la francophonie.Adolescente, elle écoute Nirvana, Janis Joplin, les Beatles, des compositeurs classiques anglais, et du folk, fait ses premiers arrangements avec la guitare que lui offrent ses parents.La francophilie est venue à 18 ans, lors d'un premier voyage en France.Premier coup de foudre pour la langue et la culture, Andrea devient jeune fille au pair et de retour au Canada, entame des études de traduction, suit des cours sur le théâtre et le roman québécois et pose ses valises à Montréal, où elle vit depuis six ans.« Il y a une vie bohème du temps de jadis ici », dit-elle.Avec Jeanne Bacchet, elle fonde Tuesday 5 et sort un premier disque complètement anglophone en 2003.«Ce n'était pas mon style, mais j'ai beaucoup appris de l'expérience que cela m'a donné », explique Andrea Lindsay.Le duo se sépare et chacune part réaliser son rêve de son côté : un bébé pour l'une, un disque solo pour l'autre.« La folie contagieuse » À l'univers francophile de la jeune femme, se sont ajoutés des titres inspirés de la « folie contagieuse » de son complice, Éric Graveline : Porque te vas de Perales, Insensatez de Jobim, mais surtout la belle adaptation de Demain, dès l'aube, de Victor Hugo.» Il leur aura fallu un an et demi pour composer l'album, né dans l'intimité d'un appartement montréalais, et passer aussi les pannes d'inspiration et les moments de doute.« Je me disais : Who do I think I am?, mais ça vaut la peine de persister », explique-t-elle.La veille de notre entrevue, Andrea Lindsay était au Petit Medley.Ce n'est pas encore le Métropolis, mais la jeune femme rayonne en évoquant la soirée, la complicité avec ses musiciens et surtout l'enthousiasme chaleureux du public.Et l'avenir?«J'ai envie de sortir de ma tanière », dit l'auteure, qui espère d'autres concerts.Et qui sait ?Vivre peutêtre de la musique.Des rêves simples et humbles en somme, fidèles à l'esprit de ses compositions.Mise en scène : Martin Faucher Avec Serge Postigo et Éric Bernier 10 DATES EXCEPTIONNELLES 24 mai - 3 juin Monument-National (514)871-2224 Admission (514)790-1245 www.admission.com Billetterie Juste pour rire (514)845-2322 DERNIÈRE CHANCE 3405932A 3394639A Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Sylvie-Catherine Beaudoin Michel Daigle David Savard Brigitte Lafleur Une comédie de Bruno Marquis et Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 8 juin 2006 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 3400883A www.theatredescascades.com 3400887 EN SPECTACLE LES 25 ET 26 MAI 2006 SALLE WILFRID PELLETIER PLACE DES ARTS Billets : (514) 842-2112 / www.pda.qc.ca (514) 790-1245 / www.admission.com En magasin dès maintenant SES PLUS GRANDS SUCCÈS De retour à Montréal, après plus de 20 ans d'absence ! ALAIN BARRIÈRE 3400502A THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR COMÉDIE de FRED CARMICHAEL ADAPTATION : MICHEL FORGET ET VINCENT BILODEAU MISE EN SCÈNE : VINCENT BILODEAU NICO GAGNON ALAIN ZOUVI FRANCE PARENT BRIGITTE PAQUETTE ANDRÉ LACOSTE DIANE GARNEAU RÉSERVATIONS : (450) 227-8466 (514) 990-4343 www.thea t r e s t s auve u r.com sortie 60, 15 nord THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE RÉSERVATIONS : (450) 227-1389 (514) 990-7272 www.theatresteadele.ca sortie 67, 15 nord ANNETTE GARANT BENOIT LANGLAIS AGATHE LANCTÔT JEAN-PIERRE CHARTRAND CLAUDE LAROCHE COMÉDIE de SAM BOBRICK ADAPTATION : MICHEL FORGET MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU MARIE MICHAUD dès le 9 juin 3402435A Abonnez-vous! www.duceppe.com (514) 842-8194 Très chère Mathilde Oncle Vania Le dernier don Juan Là La Leçon d'histoire Israel Horovitz Anton Tchekhov Neil Simon Serge Boucher Alan Bennett Daniel Roussel Yves Desgagnés Monique Duceppe René Richard Cyr Serge Denoncourt SAISON 3395911A 3398905A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUES DU MONDE La renaissance de Marcos Valle ALAIN BRUNET Hors du Brésil, il est peut-être un peu moins célèbre que ses amis Tom Jobim, Joao Gilberto, Sarah Vaughan, Eumir Deodato, Elis Regina.Marcos Valle, pourtant, en a composé d'aussi populaires que cette Samba de verao, mieux connue sous le titre de So Nice (Summer samba).Toutes les FM « adulte » ont joué ce mégatube depuis sa création à la fin des années 60, l'air a traversé tous les cabinets de dentistes de la planète, inondé tous les halls des aéroports, toutes les stations de métro, toutes les grandes surfaces.Ce qui ne fait pas de notre Carioca un musicien easy listening pour autant.Vous pourrez vous en rendre compte vous-mêmes en vous rendant lundi à l'Espace Dell'Arte.Croyez-vous que des jazzmen montréalais aussi accomplis que Jean-Pierre Zanella, Jim Hillman, François D'Amours, Norman Lachapelle, Maxime Saint-Pierre, Dan Gigon ou Daniel Bellegarde l'accompagnent pour ses beaux yeux ?Pour le cash ?Nenni.Parce qu'ils aiment son art, parfaitement conscients que Marcos Valle est une authentique pointure de la musique instrumentale brésilienne.Gentleman de surcroît.Pour avoir assisté à une répétition avec une des deux équipes qui l'accompagnent (lundi, il sera aux côtés de Zanella, Lachapelle et Hillman), je puis vous dire que cette musique instrumentale n'a rien de vide ni de facile.Les rythmes varient allègrement entre le binaire et le ternaire, les concepts harmoniques du musicien ne sont aucunement destinés aux centres commerciaux.Ni jazz, ni bossa, ni samba, ni funk.Enfin, tout ça ! Marcos Valle défie toutes catégories, le mélange qu'il préconise depuis les débuts de sa carrière n'a jamais favorisé un style en particulier.Pianiste, guitariste et chanteur (régulièrement accompagné par l'excellente chanteuse Patricia Alvi, comme ce sera le cas à Montréal), il se démarque avant tout comme compositeur et arrangeur.Très jeune, Marcos Valle fut influencé par le chant baiao et les rythmes du Nordeste brésilien (samba, etc.) qui inondaient sa ville natale \u2014Rio de Janeiro, où il s'est établi définitivement après quelques migrations aux États-Unis.Mais il fut aussi marqué par la musique classique européenne, par le jazz ou la musique afroaméricaine.« La bossa nova est arrivée vers 1958.Je proviens de la deuxième génération de bossa, mon premier album en était entièrement constitué.Après quoi mes autres influences se sont manifestées dans ma musique.On a eu tôt fait d'aimer mon style assez cool, qui n'exclut pas la complexité rythmique.J'adore les rythmes émanant de la guitare de Gilberto ou celle des trios de jazz brésiliens qui faisaient dans la samba et la bossa nova à l'époque.Toutefois, je me suis appliqué à intégrer d'autres grooves à ma musique.» Marcos Valle a connu ses heures de gloire dans les années 60, le jeu s'est ensuite calmé vers le milieu des années 70.Le musicien fut animé par un nouveau souffle depuis la fin des années 80, lorsque les DJ hip hop, électro ou acid jazz ont entrepris d'échantillonner sa musique.« Surtout les Européens, particulièrement les Anglais, de préciser notre interviewé.J'ai mis du temps à me rendre compte de ce phénomène (puisque j'étais au Brésil), ça m'a donné une nouvelle énergie lorsqu'on m'en a avisé ! Ce phénomène du sampling a incité une maison de disques à relancer des compilations de ma musique (The Essential Marcos Valle, étiquette Mr Bongo).Puis on m'a offert d'enregistrer chez Far Out Recordings.J'ai d'abord créé une pièce pour ce label, après quoi j'ai décidé de faire un premier disque intitulé Nova Bossa Nova qui fut lancé en 1997.Alors je suis allé jouer à Londres pour y découvrir une nouvelle génération qui dansait littéralement sur ma musique.C'était super ! » Marcos Valle a depuis enregistré Escape(2001), Contrasts (2003) et, plus récemment, Jet Samba (ce dernier disque est endossé par la major Universal), un autre sera mis en chantier dès juin.« Jet Samba, explique-t-il, est un mélange de plusieurs succès en évitant mes pièces les plus évidentes.Ce disque comprend aussi de nouvelles pièces.« En vieillissant, conclut-il, j'ai acquis de la maturité : je joue mieux, je suis un meilleur musicien, j'ai plus confiance en moi.Je n'ai plus peur de me lancer dans des arrangements ambitieux, j'adore aussi jouer en public alors que j'étais autrefois beaucoup plus timide.J'étais terrifié ! Maintenant, je suis prêt à jouer chaque soir ! » .Marcos Valle joue le lundi 22 mai, 20h, à l'Espace Dell'Arte (40, rue Jean-Talon Est).PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le Brésilien Marcos Valle en répétition. ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Un moment d'histoire: le Don Carlos français CLAUDE GINGRAS Le document, bien qu'imparfait, s'inscrit dans les grandes annales de l'opéra et celles de l'art lyrique canadien : le premier enregistrement complet de Don Carlos, version originale française du Don Carlo de Verdi habituellement donné en italien, réalisé en concert à la BBC de Londres en 1972 avec cinq chanteurs canadiens dans la distribution.Il faut se rappeler en effet que le familier Don Carlo généralement chanté en italien et réduit à quatre actes était, à l'origine, un immense drame historique en cinq actes créé en français en 1867 à l'Opéra de Paris, qui l'avait commandé.L'action se déroule vers 1560 sous l'Inquisition espagnole et met en scène six personnages principaux : le roi Philippe II ; Élisabeth de Valois, de France, que le roi épouse pour des fins politiques ; Carlos, fils du roi, qui a une liaison secrète avec Élisabeth ; Rodrigue, marquis de Posa, qui, avec son ami Carlos, s'oppose à la tyrannie du roi ; la princesse Eboli, ancienne maîtresse du roi et amoureuse de Carlos ; et le Grand Inquisiteur, nonagénaire aveugle qui réclame du roi la tête des « traîtres » Carlos et Rodrigue.D'une durée de près de quatre heures, l'enregistrement de la BBC réunissait les Québécois Joseph Rouleau en Philippe II, Édith Tremblay en Élisabeth, André Turp en Carlos et Robert Savoie en Rodrigue, la Française Michèle Vilma en Eboli et l'Anglais Richard Van Allan en Inquisiteur, ainsi qu'Émile Belcourt, de l'Ouest canadien, dans un petit rôle.Ce document, d'abord paru en un album Voce de quatre 33-tours, était devenu introuvable.En 2002, la marque tchèque Ponto en tira un coffret de quatre compacts d'une présentation extrêmement sommaire (erreurs dans les noms des chanteurs et la date de réalisation).Aujourd'hui, la marque britannique Opera Rara le réédite dans un rhabillage absolument somptueux : portraits des personnages historiques reproduits sur les quatre disques, livret de 300 pages contenant, en quatre langues, le texte complet de l'opéra et un article sur sa genèse signé Andrew Porter, le spécialiste de ce Don Carlos / Don Carlo, le tout dans un rigide boîtier s'ouvrant sur une scène de l'Inquisition.Seul regret : aucune biographie des chanteurs.Alors qu'il existe une vingtaine d'enregistrements de Don Carlo, on n'en trouve que trois de l'original français et celui-ci est le seul recommandable.La diction incompréhensible des chanteurs fait rejeter la version Deutsche Grammophon d'Abbado et le même défaut affecte une partie de la version EMI de Pappano.Si on note aussi des imperfections dans la présente version BBC/Opera Rara, on y admire surtout des qualités.Rouleau domine la distribution : cette grande et parfois instable voix de basse est celle d'un homme, Philippe II, qui souffre autant qu'il fait souffrir son peuple.Turp force à l'aigu mais trouve ailleurs le timbre jeune et velouté de Carlos.Problèmes d'aigu également chez Savoie, et style un peu cavalier, mais grave étonnamment riche.Tremblay n'a pas tout à fait l'ampleur vocale d'Élisabeth mais elle chante toujours avec sincérité et Vilma possède un mezzo assez impressionnant.Par-dessus tout, ces francophones nous donnent enfin du français sans accent étranger.Van Allan fait de réels efforts dans ce sens et compose un Inquisiteur terrifiant.Cette réalisation vibre du début à la fin, grâce notamment au chef John Matheson, qui fait participer orchestre et choeurs à chaque instant du drame.La prise de son est d'une absolue clarté.FFFF VERDI : Don Carlos.Version originale française, enregistrement de 1972 Opera Rara, coff.4 d., ORCV305 3405148A . ARTS ET SPECTACLES 3399289A OPÉRA Jamais deux Aida sans trois CLAUDE GINGRAS L'Opéra de Montréal termine sa 26e saison avec l'un des ouvrages les plus célèbres du répertoire : Aida, de Verdi.Première ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, pour six représentations dont la dernière, le 3 juin, sera une matinée à 14 h.Visuellement, le spectacle est familier puisque l'OdM reprend tout simplement les décors et costumes vus deux fois déjà, en 1994 et 2001, et signés Claude Girard, avec la collaboration de l'ex-grand patron Bernard Uzan pour les colonnes et sculptures « à l'égyptienne ».De même, le scénario est très connu.Aida, fille du roi d'Éthiopie, Amonasro, est faite prisonnière par les Égyptiens et devient l'esclave d'Amneris, fille du roi (ou pharaon) d'Égypte.Radamès, chef des armées égyptiennes, tombe amoureux d'Aida, qui répond à son amour, ce qui provoque la colère d'Amneris, amoureuse elle aussi du beau guerrier, qui la repousse.Amneris humiliée se venge en dénonçant Radamès comme traître.Celui-ci est condamné à mourir emmuré et Aida se glisse dans le cachot pour expirer auprès de lui.Sur ce thème connu et dans cette scénographie déjà vue, les grands airs, duos et ensembles que tous connaissent par coeur trouveront de nouveaux interprètes : l'Américaine Susan Patterson dans le rôle-titre, le Canadien Richard Margison en Radamès, l'Américaine Nancy Maultsby en Amneris, l'Américain Grant Youngblood en Amonasro, l'Américain Valerian Ruminski en roi d'Égypte et l'Australien Daniel Sumegi en grand-prêtre Ramfis.Tous ont déjà chanté à l'OdM, soit dans des productions, soit à l'annuel Gala de décembre.Le Canadien Brian Deedrick signe la mise en scène et l'Américain Richard Buckley dirigera l'Orchestre Métropolitain et le Choeur de l'OdM.Durée du spectacle : trois heures, y compris deux entractes.Abonnement à la série de six concerts Renseignements : 514.982.6038 imusici.com 144$ RÉGULIER 126$ 72$ AÎNÉ ÉTUDIANT Commanditaire principal de la saison 2006-2007 Saison 2006-2007 : Amour, délices et cordes André Laplante, Michel Legrand, Benjamin Butterfield et Louise Bessette.Abonnez-vous avant le 21 juin et courez la chance de vous envoler vers Cartagène ! À vous de jouer ! 3397323A PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © L'Américaine Susan Patterson dans le rôle-titre d'Aida, de Verdi.Première ce soir à l'Opéra de Montréal.BILLETS \"\"\" ODM 514.985.2258 \" PDA 514.842.2112 \"\"\" une présentation de 20_24_27_29 MAI ET 1ER JUIN 2006 À 20H ET 3 JUIN 2006 À 14H SUSAN PATTERSON AÏDA j RICHARD MARGISON RADAMÈS \"\"\" GRANT YOUNGBLOOD AMONASRO j NANCY MAULTSBY AMNÉRIS \"\"\" \"\"\"\" DANIELSUMEGI RAMFIS j VALERIAN RUMINSKI LE ROI D'ÉGYPTE \"\"\"\" ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE RICHARD BUCKLEY MISE EN SCÈNE DE BRIAN DEEDRICK \" BILLETS À PARTIR DE43$ \" EXTRAITS 514.282.OPÉRA \" www.operademontreal.com UN FINALE DE SAISON TRIOMPHAL! DEUX STARS LYRIQUES : SUSAN PATTERSON ET RICHARD MARGISON qwe yui 3369902A À GAGNER UN VOYAGE POUR 2 PERSONNES À LA BAIE JAMES pour visiter les installations hydroélectriques L'UN DES DIX ABONNEMENTS POUR 2 PERSONNES à la saison 2006-2007 de l'OSM DEUX BILLETS VIP pour la Soirée d'ouverture de l'OSM « La Neuvième de Beethoven » dirigée par Kent Nagano, incluant un souper au restaurant POUR PARTICIPER Remplissez le bon de participation publié dans La Presse du samedi entre le 29 avril et le 27 mai et retournez-le par le courrier avant le 5 juin 2006 ou encore déposez-le dans les boîtes identifiées à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts lors des concerts de l'OSM.CONCOURS ENTREZ DANS L'UNIVERS DE L'OSM Tirage le 8 juin, 16h.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Aucun achat requis.Non échangeable.Règlements complets du concours disponibles à l'OSM au (514) 842-9951.Valeur approximative des prix : 4 270 $ 3403361A Le CD compilation et le DVD Joe Dassin à toi\u2026 Live à l'Olympia sont disponibles partout ! Avec STÉPHANIE BÉDARD, CASSIOPÉE, GENEVIÈVE CHAREST, MICHAËL GIRARD, MARTIN GIROUX, STEVE HANLEY, JOËL LEMAY, JULIE MASSICOTTE, JEAN-FRANÇOIS POULIN et MARTIN ROUETTE.30 ARTISTES SUR SCÈNE ! Produit par Didier Morissonneau Écrit par Pierre Boileau et Didier Morissonneau Direction musicale : Luc Boivin Chorégraphies : Geneviève Dorion-Coupal Éclairages : Nicolas Labbé Projections : Erick Villeneuve Arrangements vocaux : Edith Myers Décors : Mario Bouchard Costumes : Mireille Vachon Mise-en-scène : Pierre Boileau L'Équipe Spectra présente, en accord avec Jonathan et Julien Dassin Du 8 au 26 novembre au Théâtre St-Denis (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Montréal L'Amérique ! L'Amérique ! Je veux l'avoir Et je l'aurai .En première mondiale au Québec avant la grande tournée européenne ! 3406160A . ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE DE FILM Silence on chante ! Les Petits Chanteurs du Mont-Royal FFF Analekta C'est cute ! Tous ceux qui ont adoré le film Les Choristes tomberont peut-être sous le charme de ce disque marquant les 50 ans des Petits Chanteurs du Mont-Royal.La célèbre institution montréalaise qui a formé des milliers de jeunes à l'école du chant choral présente 19 chansons qui ont marqué l'histoire du cinéma, des Choristes (deux extraits) à The Lion King en passant par Les Triplettes de Belleville, Yellow Submarine et The Sound of Music.Les 105 enfants de 9 à 17 ans incluant quelques solistes, dirigés par Gilbert Patenaude (qui signe aussi les arrangements) forment une masse vocale substantielle et bien sonore.Mais au-delà du charme de ces voix d'enfants, demeurent les imperfections dues au nombre.Le résultat est parfois très efficace (1492 : The Conquest of Paradise), parfois juste cute (Les Choristes, Le Matou) ; par moments, les harmonies sonnent un peu faux (Emmenezmoi d'Aznavour sur C.R.A.Z.Y.), ou le rythme est boiteux (le piano dans Les Invasions barbares, Evita), mais c'est le plus souvent sympathique.Accompagnés selon les pièces par un piano, un saxophone, une contrebasse et une batterie/percussion, les PCMR chantent avec conviction.Mais, tout anecdotique que soit ce disque, vais-je un jour le réécouter ?Le charme des voix Les imperfections du nombre Guy Marceau, coll .spéciale PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Les 50 ans des Petits Chanteurs du Mont-Royal sont soulignés par la sortie de l'album Silence, on chante.Parmi les invités de cette fête, le compositeur-interprète Antoine Gratton, qui a partagé huit ans de sa vie avec le choeur.présente Mise en scène de Daniele Finzi Pasca BILLETS EN VENTE MAINTENANT 30 et 31 MAI à 19h30 SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU 300, BOUL.DE MAISONNEUVE EST, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2X 3X6 Billetterie: 514 987.6919 Réseau Admission: 514 790.1245 «Une formidable énergie .» - Le Monde «Une grande réussite.» - Le Figaro «Un spectacle raffiné.» - Corriere Della Sera Italie «Une puissance envoûtante.» - San Francisco Chronicle DERNIÈRE CHANCE DE VOIR NOMADE À MONTRÉAL! 3404920A LES PETITS CHANTEURS DU MONT-ROYAL Des chanteurs en or JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE Les Petits Chanteurs du Mont- Royal (PCMR) ont 50 ans cette année.Pour fêter l'anniversaire de ce choeur d'enfants maintenant réputé dans le monde entier, le directeur Gilbert Patenaude et l'équipe des PCMR lancent l'album Silence, on chante, un hommage aux oeuvres cinématographiques qui ont touché l'imaginaire du grand public.Fondée en 1956 par le père Léandre Brault, la maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal a vu défiler plus de 1100 garçons au cours des années.Le nouvel album du choeur attitré de l'Oratoire Saint-Joseph propose cette fois plusieurs oeuvres connues et adaptées spécialement pour le chant choral afin de toucher un plus vaste public.Du Matou à Yellow Submarine en passant par Evita, Le Seigneur des Anneaux et An American in Paris, le nouveau répertoire enchantera les amateurs du septième art tout autant que les mélomanes.Une jolie façon de démocratiser la musique sans en perdre l'essence.Parmi les invités de la fête, le compositeur- interprète Antoine Gratton couvait du regard les Petits Chanteurs.C'est que le jeune musicien de 26 ans aura partagé huit ans de sa vie avec le choeur des Petits Chanteurs du Mont-Royal.C'est donc un ancien Petit Chanteur fort ému qui a accepté de partager ses souvenirs.«Je suis étrangement très nerveux d'être ici, avoue-t-il candidement.C'est comme si je ressentais de nouveau la fébrilité d'être un Petit Chanteur.» Antoine Gratton parle d'ailleurs avec beaucoup d'enthousiasme de ces années marquantes de sa vie.«Mes souvenirs les plus vifs sont ceux des nombreux voyages.C'est d'ailleurs ce qui m'attirait principalement chez les Petits Chanteurs, mis à part bien sûr mon amour de la musique.J'ai fait le tour de l'Europe avec ce groupe, de 9 à 16 ans.Ce ne sont pas tous les jeunes qui ont cette chance.» Le musicien se souvient avec un certain amusement l'émoi annuel relié à la messe de minuit.« C'était un événement très important dont on parlait toute l'année.Ta première messe de minuit en tant que Petit Chanteur, c'était pas rien.C'est un genre de rite de passage.Alors il y avait toujours un chanteur de la première rangée qui s'évanouissait.Et je vois encore M.Patenaude traîner délicatement chaque année le jeune évanoui hors de la scène tout en dirigeant la chorale.Je vais m'en souvenir longtemps.On rit, mais être un Petit Chanteur, c'est faire partie d'un groupe très uni qui partage son amour de la musique avec un auditoire.Et c'est une émotion très forte que l'on vit.» Fortement marqué par l'expérience, le jeune musicien revient d'ailleurs chaque année à la messe de minuit, question de se ressourcer.« C'est un réel besoin que j'éprouve, explique le jeune musicien, heureux de s'associer aux festivités liées au jubilé d'or des Petits Chanteurs du Mont-Royal.«M.Patenaude est un grand professeur de musique.Je lui dois beaucoup de choses encore aujourd'hui.Je reviens entendre chaque année ses leçons de vie.Vous savez, il ne parlait pas que de musique.Il nous parlait de ce que c'est qu'être jeune, de grandir, de passer à travers l'adolescence.C'est encore un guide pour moi.» Devenir un homme Si Antoine Gratton ne chante plus d'oratorios, l'influence de la formation des Petits Chanteurs aura néanmoins contribué à faire du jeune homme le musicien qu'il est devenu.«L'apprentissage des Petits Chanteurs me sert tous les jours, affirme- t-il, catégorique.Musicalement, mon expérience avec les Petits Chanteurs a eu une énorme influence.Je travaille beaucoup avec les arrangements vocaux dans mes compositions et c'est évidemment de là que ça vient.Aussi, avec les Petits Chanteurs, on apprend la lecture et l'écriture de la musique, le piano, le solfège.C'est une excellente formation musicale pour quelqu'un qui veut poursuivre dans la musique.» Antoine Gratton s'étonne d'ailleurs que son passage aux Petits Chanteurs en déconcerte quelques- uns.« Le fait que je fasse de la musique populaire semble détonner par rapport à mon expérience de chant choral religieux.Mais c'est justement ce que tente de démontrer le nouvel album des Petits Chanteurs : il n'y a pas de discrimination musicale.La musique, c'est de la musique.Ce sont les mêmes principes pour tous les styles.Il n'y a rien d'étonnant dans le fait qu'un musicien fasse.de la musique ! » Le concert du 50e des Petits Chanteurs du Mont-Royal aura lieu le 28 mai à 15h à l'église Saint-Jean Baptiste.25 anniversaire 2005-2006 e Délices SAISON DE Une Autour du pianoforte OEuvres de Joseph Haydn, Pieter van Maldere et W.A.Mozart Solistes invités : Tom Beghin et Erin Helyard, pianofortes Chef invité: Jaap ter Linden, violoncelle baroque 26 et 27 mai 2006 à 20h, et 28 mai 2006 à 14h à la salle Redpath de l'Université Mc Gill BILLETS à partir de 15$! CLAIRE GUIMOND, DIRECTRICE ARTISTIQUE EDGAR FRUITIER, PORTE-PAROLE Commanditaire principal La programmation 2006-2007 est maintenant disponible ! Contactez-nous au (514) 355-1825 afin de recevoir un superbe feuillet de saison.La meilleure façon de s'assurer des meilleurs sièges est de s'abonner tôt ! 3397381A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE MUSIQUE ACTUELLE DE VICTORIAVILLE Du côté sombre de la force ALAIN BRUNET Le métal a son aile gauche.Il existe même une gauche au black metal, au power metal et autres death metal, sous-tendances d'un genre plus revivifié que jamais.Nous voilà en fait au domaine du doom metal, célébré ce soir au Festival international de musique actuelle de Victoriaville.Dans le cas qui nous occupe, Ozzy Osbourne et ses collègues de Black Sabbath font figure d'arrière- grands-parents.Doom signifie ruine.ce qui ne signifie en rien que le Colisée des Bois-Francs s'écroulera ce soir.Sunn 0))) \u2014 prononcez tout simplement sun, le 0))) n'est qu'un symbole \u2014 compte certes y émettre de redoutables rayons, question d'éveiller notre curiosité plutôt que de nous griller les circuits.Dégoulinant.Rampant.Ténébreux.Hypnotique.Sunn 0))) explore toute la palette des fréquences, particulièrement les infragraves.À la différence des expériences que nous réservent les sorciers de l'électro, Sunn 0))) fonde ses explorations sur l'esthétique inhérente au métal.Des démons en surgissent pour y cracher leur venin, des bruits d'industrie lourde s'y entrechoquent, d'épais sédiments radioactifs s'y révèlent dans un magma de bourdonnements surpuissants.Nous voilà au coeur d'un étrange réacteur.La recette est simple La recette est relativement simple : vous sélectionnez un groupe métal, vous en excluez la section rythmique et vous sommez les guitaristes de calmer le jeu.Au besoin, vous collez des fréquences de synthèse propices à la corrosion.Vous laissez mijoter lentement.et vous allez vous perdre du côté sombre de la force.Telle est l'expérience suggérée par Black One, plus récent album de ce tandem américain dont les premiers enregistrements remontent en 1998.« Nous avions l'intention de faire état de notre allégeance notre black metal, un style sombre et dépressif, sans renier notre style atmosphérique pour autant », explique Stephen O'Malley, guitariste et compositeur.« Même si notre manière est plus abstraite, plus trouble, nous provenons vraiment du métal, renchérit-il fièrement.Et nous admirons Voivod ! Nous regrettons d'ailleurs la disparition de Piggy, qui était une référence dans le domaine.» Depuis la fin des années 90, Greg Anderson et Stephen O'Malley érigent ces palissades de son, souvent avec d'autres bruitistes émérites au gré des contextes qui se présentent.Parmi les collaborateurs, on note Or e n Amb a r c h i, Wr e s t (Leviathan/Lurker of Chalice/ Twilight) Malefic (Xasthur, Twilight) et John Weise (Bastard Noise).« Nous nous intéressons d'abord aux personnes impliquées plutôt qu'à leur instrument de prédilection.Nous nous intéressons davantage à leur esthétique, leur style, leur personnalité, leur charisme.Leurs aptitudes techniques ne sont pas des prérequis essentiels, d'autant plus que nous-mêmes, on ne se considère pas comme des techniciens accomplis.Ce qui compte pour nous, c'est l'excitation et la fraîcheur que procure une relation artistique.C'est la perspective d'explorer ensemble un autre territoire.» Riffs et grunge D'entrée de jeu, le duo s'était inspiré des riffs associés au grunge tel The Melvins et, plus particulièrement Earth, dont l'approche répétitive a intrigué les férus d'avant-rock.qui ont étoffé leur culture musicale depuis lors.On ne s'étonnera pas d'entendre Stephen O'Malley citer La Monte Young ou Terry Riley, associés au minimalisme américain.Sur scène, Sunn 0))) préconise ainsi un rituel emboucané où la robe du bure est de mise.Aux limites de la caricature ?O'Malley estime qu'il y a un peu d'humour dans tout ça, bien qu'il considère très important l'impact visuel voire théâtral d'une intervention sur scène.Pour leur prestation au FIMAV, les membres de Sunn 0))) seront accompagnés par le Mark Deutrom (The Melvins) et Oren Ambarchi.Plus de musiciens associés à l'avant-garde travaillent actuellement aux tendances les plus extrêmes du rock, force est de constater.Et leurs fans ne sont pas forcément des amants du black métal ! Férus de sons iconoclastes, ils fréquentent aussi les performances dans les musées et se pointent aux concerts de musiques exploratoires.Comment expliquer cette implantation du rock extrême dans les sphères de l'avant-garde ?« Je sais, répond Stephen O'Malley, que nous ne sommes plus à l'âge d'or des musiciens ne s'exprimant qu'avec un ordinateur portable.Il y a plus de gens impliqués de souche rock impliqués dans les musiques plus abstraites.Peut-être que le rock s'est ouvert à d'autres types d'expression, il se permet parfois de franchir la ligne qui le sépare d'expressions plus expérimentales, plus troubles.» Voilà qui justifie la découverte d'un style que certains poseurs d'étiquettes ont qualifié de doom sludge drone ambiant.Au fait, n'est-il pas étrange pour un groupe actif du côté sombre d'arborer un tel nom ?« Sunn 0))), de préciser Stephen O'Malley c'est d'abord une référence au soleil, c'est aussi une évocation admirative du groupe Earth.et c'est également la marque des amplificateurs du groupe.» Aucun lien avec les Sun Studios qui ont naguère accueilli Elvis, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison et Johnny Cash, est-on tenté d'ajouter.On ne peut quand même pas remonter jusqu'au précambrien du rock.Précédé de Keiji Haino, Sunn 0))) se produit ce soir, 22 h, au Colisée des Bois-Francs.Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville se poursuit aujourd'hui et jusqu'à lundi soir.Pour informations : 818-752-7912 ou HYPERLINK « http : www.fimav.qc.ca » www.fimav.qc.ca PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE VICTORIAVILLE Sur scène, Sunn 0))) préconise un rituel emboucané où la robe de bure est de mise.O'Malley estime qu'il y a un peu d'humour dans tout ça, bien qu'il estime très important l'impact visuel voire théâtral d'une intervention scénique.DIEUDONNÉ DÉPÔT DE BILAN Dès le 26 juin Théâtre du Nouveau Monde (514) 866-8668 Billetterie Juste pour rire (514) 845-2322 www.hahaha.com 3405931A . 3405514A ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Bartok en anglais Chandos ajoute Le Château de Barbe-Bleue, de Bartok, à sa série d'opéras chantés en traduction anglaise.Les interprètes : Sir John Tomlinson et Sally Burgess, avec comme chef d'orchestre Richard Farnes.L'opéra de Bartok est habituellement chanté et enregistré dans le hongrois original, mais il existe déjà des enregistrements en anglais, en allemand, en russe et même en français.Programme Brahms La mezzo canadienne Susan Platts, récemment soliste à l'OSM, partage chez ATMA un disque Brahms avec l'altiste Steven Dann et le pianiste Lambert Orkis.Elle chante les Zwei Gesänge avec alto et piano, ils jouent les deux Sonates op.120 pour ces deux instruments.3405286A Réservez dès maintenant au bureau «Étoiles» (514) 937-5727 Meilleures places, spectacle : 125$ Autres billets au guichet de la Place des Arts (514) 842-2112 70 $ - 50 $ - 40 $ - 35$ - 25$ (taxes en sus) JEUDI le 7 septembre, 2006 à 18h30 Salle Wilfrid Pelletier, Place des Arts Anik Bissonnette Les Grands Ballets Canadiens Leonid Sarafanov Ballet Kirov Lola Greco Nuevo Ballet Español Mario Radacovsky International Artist Carlos Rodriguez Nuevo Ballet Español Alicia Amatriain Stuttgart Ballet Jason Reilly Stuttgart Ballet Patricia Barker Pacific Northwest Ballet Heather Ogden National Ballet of Canada Dmitri Simkin Wiesbaden Ballet Alina Somova Ballet Kirov Guillaume Coté Ballet National du Canada Angel Miguel Rojas Nuevo Ballet Español Daniela Severian Wiesbaden Ballet Zdenek Konvalina Houston Ballet Desmond Richardson Complexions Contemporary Ballet (New York) Bridgett Zehr Houston Ballet Daniil Simkin Wiesbaden Ballet Ilhan Karabacak Istanbul, Turquie VICTOR M.MELNIKOFF C.M., D.C.L.Président&Directeur-général SIX NOUVELLES CHORÉGRAPHIES PRESENTÉES POUR LA PREMIÈRE FOISÀ MONTRÉAL Une partie des profits ira à : L E XXII I e G A L A D E S 3406068A Permis 749569 DCL06-05 Depuis 100 ans, nous donnons de l'élan au talent ! En 1906, la première école d'art dramatique et d'art oratoire s'ouvrait au coeur du Montréal culturel.Depuis sa fondation, le Conservatoire Lassalle a formé un grand nombre de comédiens, metteurs en scène, animateurs, réalisateurs et journalistes parmi les plus marquants du Québec.Aujourd'hui encore, il travaille à préparer une relève de qualité.Le Conservatoire Lassalle inaugure les festivités de son centenaire en lançant un appel à tous ses anciens élèves, professeurs et artisans.ARTS COMMUNICATION MÉDIAS Le Conservatoire Lassalle recherche ses Anciens Pour obtenir toute l'information pertinente au sujet des célébrations : Internet : www.colass.qc.ca Messagerie : centenaire@colass.qc.ca Téléphone : (514) 288-4140 Conservatoire Lassalle, 1001, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1L3 3406208A . ARTS ET SPECTACLES DISQUES POP Andréanne Alain Sur nous le ciel FFF Trilogie / Sélect Entrer dans la lumière Chanteuse aérienne vue auprès de Freeworm et de Luc De Larochellière au cours des dernières années, Andréanne Alain vient tout juste de faire paraître son premier album à elle.Sur nous le ciel dégage une belle luminosité, grâce à ses lignes mélodiques épurées, et ses textes souvent habités d'un grisant sentiment de plénitude.Loin d'étaler ses sabotages amoureux, la chanteuse, qui signe la majorité des textes et des musiques, met surtout de l'avant une vision réconfortante de la vie à deux: «Tu me donnes un endroit / Où tout reprend son sens / Quand tu m'ouvres les bras / Tout redevient si intense» (Je pense tout le temps).En étroite collaboration avec le réalisateur Marc Pérusse, Andréanne Alain s'est fabriqué un univers musical pop assez conventionnel (Exilée, Le Vertige), qui se démarque essentiellement par cette jolie façon qu'elle a de moduler sa voix, exercice qui trouve son aboutissement dans Comme une pluie de soleil, la chanson la plus exploratoire du disque.Voilà un premier disque joli, mais prudent, à situer quelque part entre les univers de Doba Caracol et d'Ariane Moffatt.L'approche vocale Trop prudent Al exandre Vi gneaul t POP Geneviève Charest Tant rêver FF½ Artic / Sélect Un rêve bien lisse Ah, le périlleux passage de l'art lyrique à l'art pop\u2026 Pour son troisième album solo et après avoir participé à des comédies musicales (dont Dom Juan, Du rock à l'opéra et, bientôt, Joe Dassin), Geneviève Charest, soprano de formation, a définitivement pris le tournant pop.Tournant qu'elle a négocié sans mièvrerie ni mélo, c'est vrai.Mais également sans\u2026 f lamboyance ?Démesure ?Délire ?Comment expliquer ?Geneviève Charest a une magnifique voix qui donne toute sa mesure quand la chanson qu'elle interprète est cassegueule, morceau d'anthologie, défi vocal - par exemple Criminal Mind de Gowan, Lumières de vie de Serge Fiori ou Vole, une inédite.Mais quand il s'agit de chanter de la petite chanson pop un peu creuse qui pourrait être interprétée par n'importe quelle bonne chanteuse, on reste sur notre faim auditive.Est-ce la faute à la réalisation très lisse et propre de l'album, vachement pop à la française ?À des arrangements parfois très discutables ?À certaines chansons inédites très « formatées radio » et assez banales, merci ?Au fait que la chanteuse est faite pour les feux d'artifice vocaux, pas les feux de camp ?En spectacle, Geneviève Charest est frondeuse et douée.Où est cette Geneviève sur disque ?Criminal Mind de Gowan Les programmateurs radio vont haïr la pochette Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s ÉLECTRO Stephen Beaupré Foe Destroyer FFF½ MUTEK_REC/ Fusion III Du tigre dans le moteur ! Stephen Beaupré cause l'agréable surprise électronique de la saison avec son premier album solo, Foe Destroyer, à la pochette rugissante.Quiconque était familier avec le matériel de Crackhaus - le duo qu'il forme avec Deadbeat/Scott Monteith - reconnaîtra le côté pétillant des oeuvres réunies sur ce premier album.L'extrait Shy Moon, un titre house funky évoquant Motorbass et paru sur une précédente compilation de MUTEK, soulevait le voile sur la nature musicale de Beaupré.Le funk n'est jamais loin au détour de ses constructions rythmiques élaborées et claudicantes.Mais pour l'apparent sérieux d'un titre comme celui-ci, ou d'une composition plus délicate et rêvasseuse comme Dark Water qui ouvre magnifiquement l'album, un titre comme Les Filles vient ajouter le nécessaire grain de folie à Foe Destroyer.Balançant entre ces deux tons, plus discret, minimal et embrouillé (très belle Alcahuaz, l'emprunt à Moby intitulé Even the Nameless), et les compositions visant les planchers de danse, Beaupré accouche ainsi du disque le plus accessible du catalogue de MUTEK_REC.L'éclectisme des sons et des rythmes Certains titres moins originaux Ph i l ippe Renaud , co l l .spécial e POP Andrea Lindsay La Belle Étoile FFF Audiopact / Sélect Belle tête de pop De culture anglaise, Andrea Lindsay mise sur la langue française, ce disque en témoigne é loquemment \u2014 bien qu'émai l lé de rimes anglo - phones.minoritaires dans la facture d'ensemble.Originaire de Guelph, Ontario, l'auteurecompositrice- interprète a vécu en France, réside actuellement à Montréal, où La Belle Étoile a essentiellement été créé.L'ingénuité apparente de sa voix haut perchée (non sans rappeler Émilie Simon et autres Tori Amos) et l'intériorité toute féminine qui rejaillit dans ses rimes (somme toute plutôt bien écrites) ne se démarquent pas particulièrement de la mouvance actuelle mais.La qualité de ses mélodies, la délicatesse de son expression, l'étendue des références pop dont elle fait état (des années 60 à maintenant, pour ainsi dire), ses versions acceptables de Insensatez (Tom Jobim et Vinicius de Moraes) et Porque te Vas (associée au film Cria Cuervos de Carlos Saura) et le soin qu'elle porte à ses productions (concoctées de concert avec le multi-instrumentiste Éric Graveline) laissent espérer que son expression ne cessera de croît re.Andrea Lindsay dépasse à peine l'exercice de style mais on sent chez elle une réelle singularité qu'elle devra exploiter davantage.Pop de qualité Dépasse à peine l'exercice de style Alai n Brunet CHANSON Anjani Blue Alert FFFF Columbia/Sony/ BMG Comme un long ruban de velours bleu sombre Il existe une jolie expression anglaise pour désigner une oeuvre qui s'apprivoise tranquillement pour mieux devenir indispensable : «It grows on you.» Équivalent français plus terre à terre : «le plaisir croît avec l'usage», ou plutôt l'écoute.L'écoute régulière de Blue Alert devient en effet vitale, après quelques passages dans le lecteur CD.C'est qu'il contient de nouveaux et magnifiques textes de Leonard Cohen, mis en musique et chantés par Anjani, qui fut sa choriste et pianiste avant de devenir sa bien-aimée.Or, la voix d'Anjani \u2014 quelque chose comme un long ruban de velours bleu sombre qui serait capable de chanter ! \u2014 sa diction impeccable, ainsi que la couleur jazzy, épurée des musiques (d'Anjani) et des orchestrations, magnifient encore un peu plus les mots de Cohen (qui réalise l'album).Et ses mots conviennent toujours à merveille aux femmes (qu'on pense à Famous Blue Raincoat, bel album de reprises de Cohen par Jennifer Warnes).Sur Blue Alert, toutefois, aucune reprise.Hormis Nightingale, chanson d'Anjani et Cohen qui figurait sur le dernier album de celui-ci, toutes les chansons sont neuves, racées, faites sur mesure pour Anjani, comme autant de robes de bal vocales couleur de lune, couleur de soleil, couleur de temps\u2026 La voix d'Anjani, les textes de Leonard Pas pour les partys Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s JAZZ Anthony Braxton Sextet Victoriaville FFFF Victo Le jazz contemporain En mai 2005, le passage au Festival de Victoriaville du compositeur, improvisateur et saxophoniste Anthony Braxton a laissé aux amateurs un souvenir impérissable, gravé sur ce disque.Bien sûr, une majorité absolue de mélomanes ne pourront encore admettre cette esthétique à l'écoute de cet enregistrement, ils n'y retiendront qu'une suite abstraite de rots, pets et borborygmes.Avec tout le respect qu'on doit à ces publics rébarbatifs, on s'inscrit en faux contre cette notion d'échec de la musique free, atonale et sans rythme récurrent.Pour qui prise l'improvisation libre, le sextuor de Braxton a mis en oeuvre des systèmes interactifs d'une extrême finesse.L'écoute mutuelle, l'imagination, la virtuosité et l'assimilation de jeux de langages hautement sophistiqués sont autant d'exigences auxquelles doivent répondre les musiciens de Braxton.Bien que certains passages corrosifs auraient pu être repensés (notamment vers la cinquantième minute de cette pièce unique, où le tubiste électronifié se montre pour le moins insistant), l'ensemble de cette oeuvre n'en demeure pas moins exemplaire pour qui veut s'initier au jazz contemporain pur et dur.Notons que les disques Victo ont aussi enregistré les concerts de Braxton avec le groupe bruitiste Wolf Eyes ainsi qu'un duo avec le guitariste Fred Frith.Finesse extrême, qualité de l'interaction Très exigeant pour le mélomane Alai n Brunet POP Grandaddy Just Like The Fambly Cat FFFF V2 Leur dernier.Voilà, c'est confirmé : Grandaddy est mort.Fini, terminé, merci bonsoir.C'est Jason Lytle, leader et chanteur du groupe, qui en a décidé ainsi, préférant sans doute aller relever les incontournables «nouveaux défis », comme d'autres l'ont fait avant lui.C'est tant mieux pour Lytle, un genre de petit génie californien incompris qui a le luxe de faire ce qu'il veut.Mais c'est tant pis pour nous, amateurs de pop intelligente et tordue.Just Like The Fambly Cat, le cinquième et dernier album de Grandaddy, nous rappelle combien ce groupe américain est un peu seul en son genre.Bien sûr, cettemanière d'attaquer le sujet pop n'est pas sans rappeler le chemin parcouru par quelques frères de sang, Flaming Lips et Mercury Rev en tête.Mais Grandaddy, c'est avant tout un son.Un état d'esprit.Un univers à peu près unique.Cette façon de glisser des claviers qui planent, cette façon de murmurer les mots, cette façon de raconter des histoires mélancoliques sur fond de pop électronique\u2026 Tout ça, c'est Jason Lytle, un type dont le grand talent ne sera peut-être reconnu que lorsqu'il aura quitté ce monde.Certains vont lever le nez et dire que le gars fait la même chose depuis six ans.Mais ici, on préfère voir le verre à moitié plein.Et préciser que Jason Lytle vient de fabriquer un CD de très grande qualité.Oui, Grandaddy va nous manquer\u2026 La réalisation et les arrangements Deux ou trois chansons de trop Richard Labbé REGGAE Matisyahu Youth FFF JDub/Epic/Sony- BMG Shalom! Repéré à Pop Montréal il y a quelques années, le New-Yorkais Matisyahu (Matthieu, en hébreu) ne semblait être qu'une curiosité.Comment aborder autrement le travail d'un jeune juif hassidim \u2014 avec le discours et le look, n'est-ce pas \u2014 passionné de reggae et de dancehall ?La curiosité a aujourd'hui pris une toute autre proportion : son troisième album, Youth, a atteint la quatrième position du Top 200 de Billboard! C'est du sérieux.Réalisé par Bill Laswell, Youth voit Matisyahu entouré à nouveau de son groupe Roots Tonic.Les angles rugueux des productions précédentes (Shake Off the Dust\u2026 ARISE, paru en 2004, puis l'album Live at Stubb's lancé l'année suivante) ont été adoucis par la touche Laswell, beaucoup plus léchée, plus pop aussi dans la facture.Le dancehall est encore omniprésent, le roots reggae édulcoré, et la production impeccable masque mal la dilution de ce qui rendait l'artiste si unique.Néanmoins, l'album contient plusieurs chansons fort accrocheuses : Time of Your Song, Indestructible et le premier single, King Without a Crown.Amusant.Bon travail de Laswell Dilué, tiraillé par la pop Ph i l ippe Renaud , co l l .spécial e ROCK Band de garage Corpo-Trash- Vidange FFF½ C4/DEP Inspiré par Marie-Chantal Toupin! Décidément, c'est le mois des duos.Après l'arrivée d'Avec pas d'casque chez les disquaires, voici le premier album de Band de garage, poétiquement baptisé Corpo-Trash-Vidange.Qu'il soit paru chez C4 ne devrait pas étonner les mélomanes : réalisé par le groupe avec le concours de Pierre Girard, Band de garage est le produit de sa tribu, dans la ligne tracée par Galaxie 500 (Olivier Langevin vient d'ailleurs donner un coup de main aux guitares), Fred Fortin/ Gros Mené ou les désormais fameux Dales Hawerchuk.François Lafontaine (voix, guitare) et Marc-André Brazeau (batterie, voix) proposent un rock déglingué aux influences stylistiques multiples \u2014 du blues au stoner, avec quelques accents prog \u2014, mais côté textes, c'est une toute autre affaire.Imaginez une terrible histoire de brosse racontée par les Denis Drolet, et vous aurez une impression sommaire des thèmes abordés sur Corpo-Trash-Vidange.C'est fait avec coeur et ça défoule.Pour un premier album, C-T-V passe le test.L'énergie « T'as vécu de bien jolis moments / T'as vomi dans la toilette du restaurant » Ph i l ippe Renaud , co l l .spécial e MUSIQUES DU MONDE Think of One Traffic FFF Crammed Discs Belges voyageurs Ces Belges de Think of One ne cessent de bourlinguer sur cette petite planète, du Maghreb à l'Amérique latine en passant par le Grand Nord québécois \u2014 jeudi soir, d'ailleurs, ils étaient à Victoriaville pour y accompagner de fort jolies gorges du Nunavik.Encore récemment, ils étaient dans l'hémisphère Sud pour y enregistrer Trafico, un disque chaud, très chaud.La samba et la musica popular brasileira s'y intègrent bellement à cette formation où abondent les cuivres et les cordes électriques.Rencontrés sur place, des artistes brésiliens confèrent aux explorations de Think of One une authenticité certaine, ce qui mène à croire que ces Belges sont plus aventuriers que touristes.À leurs sympathiques migrations, de surcroît, ils injectent de fortes doses de funk, dub, électro, hip hop, jazz, rock.Ouvert sur le monde, ce groupe l'est aussi sur la culture de son temps.Les ambiances ne sont pas sans rappeler Manu Chao, on y juxtapose une portion supplémentaire d'instruments à vent, et on brasse le tout dans la marmite.Vigoureusement.Le bouillon de culture La productionmanque d'ampleur Alai n Brunet MUSIQUE DU MONDE Paul Kunigis Exodus FFF½ Audiogram / Sélect Paul Kunigis a changé de nom.Après s'être produit pendant des années sous le nom Jeszcze Raz, groupe dont il était la tête, le corps et le coeur, il a repris possession de son nom de baptême.Sa rupture avec le passé n'est toutefois pas totale, heureusement.L'indispensable Jean-Denis Levasseur (clarinettes) demeure tout près de lui et, de son jeu émouvant, continue d'accompagner la voix mélancolique de notre chanteur polonais préféré.Exodus, à paraître mardi, ne va pas désarçonner ceux qui avaient craqué pour Czarna Kawa, Alte Zachen, Swetlana et les nombreuses autres belles chansons gravées il y a cinq ans déjà sur Balagane.Paul Kunigis continue d'y amalgamer avec bonheur tout ce qu'il aime de la musique klezmer, du blues, de la chanson française, du jazz ou des mélodies moyen-orientales.De sa voix pleureuse, gorgée de nostalgie, il se fait de nouveau habile chroniqueur d'échecs amoureux.Mais comme le laissait entendre 2 Univers, album hybride comptant du vieux et du neuf publié en 2004, Paul Kunigis explore aussi de nouvelles voies.Délaissant quelque peu les sonorités acoustiques, i l s'avance prudemment en ter ritoire élect r ique.Guidé avec goût et beaucoup de discernement par le réalisateur Carl Bastien (collaborateur de Dumas, de Daniel Bélanger et d'Ariane Moffatt), il laisse les guitares électriques, le piano Rhodes et l'orgue occuper une place de choix dans son univers sonore.Maître es ambiances, Carl Bastien, qui partage la direction artistique du projet avec Mathieu Houde, a usé de couleurs pâles, mais jamais pâlottes, pour peindre l'arrière-plan des chansons.Coloriste habile, il sait quand se faire discret et quand ajouter des pigments, du piquant, comme en témoigne l'élégant jeu de contraste dans Beraleh.Cette approche sonore ajoute aussi un soupçon d'angoisse à la chanson Parnosseh Und Gesund.Au fil des écoutes, Exodus se révèle bien différent de Balagane.Plus moelleux, plus aventureux et troublant à certains égards puisque le traitement sonore confère une profondeur supplémentaire aux chansons.En contrepartie, on ne retrouve pas sur ce nouveau disque le soupçon d'énergie ludique qui contribuait au charme de son prédécesseur.Peut-être retrouvera- t-on cette dimension du travail de Paul Kunigis, présente sur Yankaleh & Swetlana, il est vrai, lorsqu'il transportera ses nouvelles chansons sur scène.Superbe travail d'atmosphère La mise au rancart de l'humour Alexandre Vigneault Chansons d'atmosphères ARTS ET SPECTACLES PHOTO AARON HARRIS, ARCHIVES PC Anjani, choriste et pianiste de Leonard Cohen, devenue au fil des ans sa « romantic partner ».CHANSON MARIE-CHRISTINE BLAIS Elle ouvre la porte, dit timidement « bonjour » en français et se dirige vers la cuisine, où elle offre du thé, mais pas d'oranges : voici Anjani, choriste et pianiste de Cohen, devenue au fil des ans sa « romantic partner », pour reprendre l'expression chérie des journaux anglophones.Et devenue surtout l'interprète et compositeure de nouveaux textes de Cohen, regroupés sur un magnifique album baptisé Blue Alert et réalisé par son amoureux en personne.« Blue » comme dans jazz, la couleur musicale de l'album.Et bleu comme la mélancolie élégante qui sourd de tous les textes, dont le thème n'est pas la séparation, mais bien le fait de devoir se quitter \u2014 la nuance est subtile : « Mais c'est vrai que ce sont des chansons sur le « parting » et sur le « ending » (le départ et non la fin) », précise Anjani.Il y a de la peine peut-être, dans ces mots, mais pas de la souffrance.C'est comme si la porte entre deux êtres était fermée, mais pas nécessairement verrouillée.Elle peut se rouvrir peut-être.» Elle ne l'évoquera pas pendant l'entrevue, mais aimer un homme de 71 ans, c'est devoir se préparer à l'inévitable « parting ».Anjani a eu une chance fabuleuse : elle a pu fouiller en toute impunité dans tous les carnets et notes de Leonard et y repérer les phrases, les strophes, parfois même seulement quelques mots qui l'inspiraient \u2014 y compris une référence à Saint-Jovite (dans Never Got To Love You) qu'elle n'a pourtant jamais visité ! « Mais le son Saint-Jovite est si beau et Leonard m'a en tellement parlé, explique Anjani qui, régulièrement, se tourne vers une chaise vide, autour de la table de la cuisine, comme si son bien-aimé y était assis.À partir du matériel ainsi ramassé, Cohen a écrit neuf textes qu'Anjani a mis en musique : « C'est sans doute la chanson No One After You qui m'a donné le plus de difficultés.Je trouvais que cela faisait peut-être trop de chansons jazz et je ne voulais tellement pas froisser les fans de Leonard, que cela aurait pu rebuter.Je pensais donc au départ faire appel à mes amis musiciens, mais Leonard m'a dit, non, joue simplement du piano, avec ici et là un peu de cordes ou de sax, tu vas voir, ça va marcher.» Et ça marche.Notamment à cause de la diction parfaite, sans fioritures, d'Anjani, qui est originaire d'Hawaii et qui a participé à plusieurs des albums de Cohen (dont I'm Your Man et The Future) : « Vous l'avez remarqué ?demande-t-elle timidement.J'ai une formation de chanteuse classique, mon professeur voulait que je devienne une mezzosoprano, mais cela ne m'intéressait pas.Je crois que, à force de chanter, ma diction est devenue plus claire et précise.Quand je réécoute mes deux premiers disques solo, je suis horrifiée, je ne comprends pas un mot de ce que je chante (rires).Je voulais tellement que l'on comprenne les mots de Leonard.Ce sont des bijoux qui n'ont pas besoin d'effets spéciaux pour briller.» Les fans de Cohen qui ont l'album Dear Heather (2004) reconnaîtront la chanson Nightingale, qui figure aussi sur Blue Alert : « Comme nous l'avions composée ensemble, explique Anjani, j'avais envie de la refaire à ma manière.» Heureuse décision : sa version dépouillée est plus envoûtante que la version country- folk sur Dear Heather.Le « nightingale », c'est bien sûr le rossignol, comme celui dessiné par Cohen pour illustrer la couverture de son nouveau recueil de poèmes.Car, samedi dernier, pour marquer la sortie du Blue Alert d'Anjani, mais aussi du livre de Cohen Book of Longing (bien nommé : cela faisait 22 ans que le poète n'avait pas publié !), le couple a donné un spectacle à Toronto.Ni l'un ni l'autre ne s'était produit sur scène depuis 13 ans : « Au départ, ça devait être un petit spectacle dans une librairie, explique la chanteuse en riant.Et là, on nous annonce un spectacle en plein air, alors que les chansons de l'album sont très tranquilles ! Ne vous en faites pas, m'a-t-on dit, on va fermer la rue ; est-ce que cela était supposé nous rassurer (rires) ?Il y avait à peu près 6000 personnes ! Mais les gens sont tellement respectueux envers Leonard qu'ils ont écouté attentivement tout le spectacle.Et ils ont été si nombreux à acheter Book of Longing qu'il occupe le premier rang des palmarès de vente des livres au Canada, une première historique pour un recueil de poésie.C'est le même Cohen qui, en 2004, apprenait que son imprésario Kelley Lynch l'avait délesté de 5 millions de dollars US et qui a dû intenter un procès, qu'il a gagné, sans grand espoir toutefois de revoir jamais la couleur de son argent.Anjani n'en parlera pas.Ça ne l'intéresse pas.Ce qui l'intéresse, c'est Leonard.Travailler avec lui, venir en sa compagnie à Montréal quand il y fait froid, collaborer au prochain album du poète-chanteur, le chanter et, tout simplement, l'aimer.L'aimer autant que possible avant le départ qui n'est pas une fin.Bleu jazz, bleu Cohen, bleu Anjani Anjani a eu une chance fabuleuse : elle a pu fouiller en toute impunité dans tous les carnets et notes de Leonard Cohen et y repérer les phrases, les strophes, parfois même seulement quelques mots qui l'inspiraient.DISQUES Retrouvez toutes nos critiques de CD sur www.cyberpresse.ca /arts COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ Une rubrique pas aussi cochonne que Christina STILL DIRRTY\u2026 Oui, nous parlons de la plantureuse Christina Aguilera, qui sortira le 15 août un nouvel album« inventif et rétro », a annoncé sa compagnie de disques, RCA Records.Dans Back to Basics, la chanteuse rend hommage à la musique des années 20, 30 et 40, dont le jazz, le blues et le soul.Sur son site Internet, Aguilera cite en exemple Billie Holiday, Otis Redding, Etta James et Ella Fitzgerald.En studio, elle a eu recours aux services d'un orchestre, d'une chorale, d'un quatuor a cordes et de trompettistes jazz.Nas et Big Boi d'Outkast lui ont également donné un coup de main.«Vous pensiez qu'elle pouvait chanter, vous n'avez rien entendu », a dit la réalisatrice de Back to Basics, Linda Perry (P!nk, Gwen Stefani, Kelly Osbourne).On pourra entendre le premier extrait, Ain't No Other Man, se fera entendre à la mi-juin.D'autres titres ?Candy Man, Save Me From Myself, Nasty Naughty Boy, sans oublier Still Dirrty.Grr\u2026 LE RETOUR D'ALIENANT FARM Alien Ant Farm, ça vous dit quelque chose?Peut-être pas.Et la reprise post-grunge de Smooth Criminal de Michael Jackson?Sans doute.Oui, c'était Alien Ant Farm.Ce groupe one-hit-wonder est de retour avec un troisième album, Up in the Attic, qui sortira le 25 juillet.Le même jour, Alien Ant Farm sortira un DVD à la formule classique : entrevues, la vie en tournée, clips et extraits de spectacles.Le titre du DVD?BUSted.Pourquoi?En 2003, le chauffeur des musiciens est mort dans un accident d'autobus, alors que le chanteur Dryden Mitchell a évité la paralysie de peu.Le groupe a donc vécu des temps durs depuis la sortie de son deuxième disque, truANT.«Nous avons vécu beaucoup de choses, autant le triomphe que la défaite», a dit Mitchell en entrevue.Une tournée suivra la sortie de Up in the Attic.DÉPART DU GUITARISTE DE SUM 41 Dans un communiqué de presse, Dave Baksh a annoncé la semaine dernière qu'il quittait son groupe, Sum 41.En entrevue avec Rolling Stone, le guitariste a expliqué qu'il s'était éloigné de Deryck Whibley (Bizzy), Steve Jocz (Stevo 32) et Jason Mc Caslin (Cone).Il a tenu à annoncer son départ à chacun de ses collègues au téléphone.Depuis deux ans, Baksh avait le moral à plat.Il quitte également Sum 41 car il n'aimait pas la direction musicale que prenait le groupe.Il s'était pas investi dans la production du cinquième albumde la formation canadienne, la suite de Chuck, paru en 2004.Baksh est déjà en train de former un autre groupe.Il annonce un son heavy metal.On surveille ça\u2026 Sur le site Internet de Sum 41, ses anciens collègues lui souhaitent bonne chance dans sa nouvelle vie musicale.«Nous comprenons et acceptons sa décision», disent-ils.LU « Chacun des trois guitaristes a pris le devant de la scène pour un solo.Mais l'icône rock demeurait Axl.Ses mouvements étaient plus grands que nature, quand il étirait ses bras en même temps que les flammes qui émanaient de la scène lors du refrain de \u2018\u2018Live and Let Die ''.» \u2014Extrait de la critique du spectacle que Guns N' Roses donnait à New York, la semaine dernière.Le journaliste de Spin, Charley Rogulewski, semble avoir passé une très bonne soirée.Sources : spin.com, billboard.com, rollingstone.com PHOTOAP, LUCA BRUNO Christina Aguilera SYLVIE ST-JACQUES Daniel Brière et Alexis Martin ne sont pas que de drôles de pistolets.Ils sont aussi dotés d'un impayable sens du cérémonial.Pour discuter de Grid, leur nouvelle création qui prend cette semaine l'affiche de l'Espace Libre, pas question d'une banale entrevue sur le coin d'une table ou dans un café du Plateau Mont- Royal.La rencontre avec La Presse s'est plutôt déroulée dans un mini-salon d'inspiration « sous-sol de Malibu en 1972 », que le duo a fabriqué dans le coin d'un studio du Nouveau Théâtre Expérimental.Bien calés dans des fauteuils blancs en cuirette, les pieds dans le tapis « shag », ils ont parlé de leur « quête du Grid » et de leur goût pour la « niaiserie» créative.« Au théâtre, on appelle grid la grille sur laquelle on accroche le projecteur.C'est sur cet élément qu'on va jouer », révèle Alexis Martin.Voilà qui démythifie le titre énigmatique de cette pièce, qui fait un usage original de l'arsenal scénique pour explorer le rôle des réseaux dans la trajectoire humaine.Suite de petits sketchs parallèles dans lesquels culmine une petite intrigue, Grid raconte les liens d'interdépendance de personnages ancrés dans divers types de réseaux.«Grid est né à l'issue d'une recherche sur le terrain, ajoute son comparse Daniel Brière.On s'est intéressé aux réseaux d'entraide comme « Jeunesse j'écoute », à la DPJ, aux réseaux de communications et aux contrôleurs aériens.» Réseaux routiers, conglomérats médiques, réseaux professionnels et réseaux Internet.Le tandem Martin-Brière a posé sa loupe sur une foule de réseaux, avant de choisir les plus intéressants, artistiquement.Certains ouvrages sur l'impact des nouvelles technologies sur l'organisation humaine, comme La Société en réseaux de Manuel Castells, ont aussi alimenté leur réflexion.« Sur le plan dramatique, on trouvait par exemple intéressant d'imaginer une histoire de terroriste, indique Alexis Martin.Les réseaux de créateurs, ces gens qui font des appels à des collègues outremer pour trouver des idées, nous ont aussi interpellés.La pièce raconte ainsi l'histoire de deux cinéastes d'animation japonais qui font appel à un réseau d'entraide dispersé dans le monde.» Expérimental, comme dans NTE Mais c'est surtout le côté universel de la mise en réseaux, qui a captivé les auteurs de Grid.« C'est presque impossible d'échapper à cette dimension de la vie, pense Alexis Martin.Rares sont les gens qui ne sont reliés par aucun lien d'amitié, de parents ou d'affaires.Pour nous, la grande question est : quand commence et quand finit le réseau ?» Les loquaces auteurs ont écrit copieusement, avant de sabrer leurs dialogues et supprimer ceux qu'ils jugeaient trop traditionnels.« Plutôt que de faire un spectacle très verbeux, on a préféré la performance sous toutes ses formes.Sur scène, on peint, on danse, on bouge.Et les tableaux ne sont pas nécessairement des scènes parlées », mentionne Alexis Martin.De fait, son collègue et lui ont insufflé à Grid l'esprit libertaire du Nouveau Théâtre Expérimental.« On avait le goût de faire quelque chose d'inédit.Sur scène, on devient des performers qui créent des images », ajoute l'auteur de Matroni et moi.Daniel Brière signale que c'est la première fois que le grid est utilisé comme un élément du décor.«Fallait imaginer une façon d'installer une scène là-dessus, de façon sécuritaire.On a un peu inventé des choses.» La complicité entre Daniel Brière et Alexis Brière ne date pas d'hier.Ces deux piliers du NTE étaient de la même cohorte, au Conservatoire d'arts dramatiques.En 2004, Brière a réalisé la mise en scène au Quat'Sous de Taverne, écrite par Martin.Leur désopilante Nouvelle Télé communautaire de Montréal, à l'Espace Libre en janvier 2006, parodiait tous les clichés de la télé « multiethnique ».L'écriture à quatre mains leur réussit tellement, qu'ils ont déjà amorcé la recherche pour un spectacle sur le jeu d'enfant, prévu au printemps 2007.« On a un peu le même humour et plusieurs références communes, reconnaît Alexis Martin.On niaise beaucoup en travaillant, mais ce plaisir de jouer est riche en trouvailles.» Daniel Brière acquiesce, en ajoutant que leur sens du ludisme enlève les peurs et inhibitions.« On se dit que si on se trompe, ce n'est pas si grave.» .Grid, d'Alexis Martin et Daniel Brière, une production du Nouveau Théâtre Expérimental, est présenté du 23 mai au 17 juin à l'Espace Libre.La quête du Grid PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Alexis Martin, qu'on voit ici avec son comparse Daniel Brière, note que sur le plan dramatique, il était, par exemple, intéressant d'imaginer une histoire de terroriste.« Les réseaux de créateurs, ces gens qui font des appels à des collègues outremer pour trouver des idées, nous ont aussi interpellés, précise-t-il.Grid raconte ainsi l'histoire de deux cinéastes d'animation japonais qui font appel à un réseau d'entraide dispersé à travers le monde.» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 SRC LES GRANDS FILMS : ROCKETEER Un drame de science-fiction où le voleur d'un engin mystérieux pour le compte de la mafia est poursuivi par des agents du FBI.Avec Bill Campbell, Jennifer Connelly et Timothy Dalton.19H00 ARTV MÉLOMANIAQUES Ils ont entre 10et 12 ans et se passionnent pour le chant sacré ! Gregory Charles tire le meilleur de ces voix d'anges qui appartiennent aux Petits Chanteurs de Trois- Rivières, du Mont-Royal et de Cap-de-la-Madeleine.20H00 MMAX MUSICOGRAPHIE DE CHLOÉ SAINTE-MARIE Sur scène, elle redonne vie aux poèmes de Gaston Miron, Patrice Desbiens et plusieurs autres.Dans sa vie, elle redonne espoir à l'homme qu'elle aime, Gilles Carle.Parcours d'une artiste authentique et courageuse qui a soif de vivre.Avec les témoignages de Paul Buissonneau, Sheila Copps, François Guy, Chantal Jolis, Madeleine Carle, Joséphine Bacon et plusieurs autres.20H00 NBC NBC MOVIE : 10.5 Tremblement de terre sur la côte ouest des États-Unis.Une large bande de terre se retrouve plongée dans l'océan, les volcans font irruption, c'est le chaos.Les deux parties de cette minisérie sont présentées ce soir en rafale.20H45 TVA CINÉMAX : TERREUR SOUS LA MER Faites provision de maïs soufflé pour voir ce drame d'horreur où les employés d'un labo en haute mer sont menacés par des requins monstrueux ! 22H00 CD EXCÈS DE STARS : LES BOND GIRLS Elles sont nombreuses les femmes fatales qui ont craqué pour l'agent 007 : Halle Berry, Jane Seymour, Ursula Andress, Carey Lowell, Maud Adams et quelques autres que vous n'avez sans doute pas oubliées.Le Téléjournal ROCKETEER (4) avec Bill Campbell, Jennifer Connelly Les Missions de Patrice / Pierre Marcotte Le Téléjournal Perdus WASABI (5) Le TVA 18 heures RETOUR VERS LE FUTUR II (4) avec Michael J.Fox, Christopher Lloyd TERREUR SOUS LA MER (5) avec Saffron Burrows, Thomas Jane (20:45) Le TVA LES RÈGLES.(23:18) Rire et Délire LE PARADIS SUR TERRE (5) avec Chris Klein, Leelee Sobieski L'IMITATEUR (4) avec Sigourney Weaver, Holly Hunter Le Grand Journal SEXE ET FANTASME.Doc Nature / La Destinée du loup Promenades d'architectes D'ici et d'ailleurs National Geographic / Énigmes d'outre-tombe.Belle et Bum/ Nanette Workman, Marc Déry, Anik Jean ACCORDS ET DÉSACCORDS (4) avec Sean Penn, Samantha Morton CTV News Sportsnight W-Five CSI:Miami THE LIFE avec Bruce Greenwood, Brian Markinson CTV News CTV News Reg.Contact Sat.Report On the Road.Shakin' all over Alberta Bound: A Centennial Celebration ABC News The Insider Will & Grace REMEMBER THE TITANS (4) avec Denzel Washington, Will Patton Sex & the City News CBS News Entertainment this Week CSI:Miami Without a Trace 48 Hours Mystery News King of.NBC (17:00) News Stargate SG-1 10.5 avec Kim Delaney, John Schneider (1/2) Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Neighbors .Served?Chef! Monty Python's Personal Best Austin City Limits / John Prine Texas Ranch House (2/8) BBC News Great.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen My Family Fresh Fields Pie in the Sky BBC News Monty.American Justice City Confidential Cold Case Files American Justice Vive les mariés! Mélomaniaques L'Actors Studio / Tom Cruise Grands Spectacles / Les 7 doigts de la main Grands Spectacles / Cirque Hunan Arts, Minds StarTV .Mozart The Ninth Lunatic Van Beethoven Beethoven's Hair Sex and the City Humour PQ / Les Groupes Fou! Fou! Mupu.Québec en humour / Anthony Kavanagh, Sylvain Larocque Excès de stars Excès de stars / Cameron Diaz .face au défi chinois Sakados Capharnaüm Le Choc Amérique Europe.La FAD.Bilan.télé_vision Durs à cuire Prévention des toxicomanies Dirty Jobs / Diffusion de douze émissions.la France Julie.Au fil de l'eau Destination Monde Giro d'Italie / Cyclisme .plongée 24 heures de la vie d'une ville .haciendas .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven O'Grady (19:25) Life.(19:49) .(20:42) THIS TIME AROUND (5) avec Carly Pope SO I MARRIED AN AXE MURDERER (5) Pub That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted 24 Mad TV House.2 Chance Bullet Proof From the Ground up.Blue Murder As we Appear.Driving TV Sat.Night .qui ont changé le monde Passion Maisons / Neuville Avions JAG MONSIGNORE (5) avec Christopher Reeve, Fernando Rey Turning Points of History Masterminds Things.History Bites JOSEPH CONRAD'S THE SECRET AGENT (5) avec Bob Hoskins Betrayal Bande.Benezra .le monde?Made in.Musico./ Chloé Sainte-Marie 101 maladresses de la mode Génération 80: 1980 La vie.Les stars.Pop! Pauvres.Exposé / Green Day Matche.Barker Hogan.Pimp mon char Concert Plus:MTV Video Music Awards 2005 La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Arigato Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV World News Fashion File Code Green B.C.Antiques Roadshow Sat.Report The End The Lens: Cricket and.Code Green B.C.La Semaine verte Le Monde L'Épicerie Enjeux Le Téléjournal Vivre ici Zone libre / Prostitution.Le Téléjournal Vu du large Hockey / Canada - Suède (17:00) Hockey / Coupe Memorial:Moncton - Vancouver Sports 30 Golf PGA / Tournoi Colonial - 3e ronde Pour la cause Amy Témoins silencieux Six pieds sous terre Nip/Tuck ÉPIDÉMIE avec Carol Alt Coach Carter (17:00) Le Fils du masque (19:20) Batman: le commencement (21:05) Klepto Silent Witness NATURAL ENEMY (6) avec William Mc Namara Blue Murder ENEMY AT THE GATES (4) avec Jude Law, Joseph Fiennes MutantX Space's Top 10 Countdown Battlestar Galactica TREKKIES II.Documentaire TREKKIES (4) Documentaire Hockeycentral Sportsnetnews Hockey / Coupe Memorial:Moncton - Vancouver Saturday Night Poker Sportsnetnews Je vis ta vie Visez.mille Panorama Villages.Rythmes du monde M COMME MATHIEU (4) avec Sami Frey, Brigitte Fossey Un corsaire sous la mer The Smallest People in the World Little People, Big World Property Ladder Trading Spaces Tuckerville Property Ladder .(16:00) Sportscentre NASCAR / Nextel All-Star Challenge Boxing SCOOBY-DOO.(17:00) Billy, Mandy La Classe.Skyland Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente Écrans.Journal FR2 Passep Art Symphonic Show / Les stars chantent les années 90 Vénus et.Le Journal d.On ne peut.Animal.Undersea.National Geographic THE DAY THE EARTH STOOD STILL (4) avec Michael Rennie BLADE RUNNER (1) avec Harrison Ford, Rutger Hauer (22:10) En quête de beauté Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne On a échangé nos mères Au-delà des apparences Que feriez-vous?.dada Parole et Vie .arts Esprit libre Baromètre City Life Que-ritmo Le Guide de l'auto Horoscope.Méchant.Une grenade.galaxie .j'aime Touche pas.Parents.70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou Prank Patrol Zixx: Level2 Ghost.Dark Oracle Smallville AFFECTIONS TOUCHING ACROSS TIME.Dessins animés Bob and Margaret Bolides Délire techno Tru Calling Alias STAR TREK - L'ULTIME FRONTIÈRE (5) avec William Shatner Red Green Show Just for Laughs Cops Special CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC .(21:45) ARTS ET SPECTACLES 5 QUESTIONS À.Le 3 juin prochain, lorsque s'abaissera le rideau de la salle Maisonneuve de la Place des Arts sur la Soirée Mats Ek, Geneviève Guérard, première danseuse aux Grands Ballets canadiens de Montréal, dira adieu à cette compagnie, à la scène.et bonjour à une nouvelle carrière au petit écran, un rêve de longue date.En effet, la plus gentille juge du Québec reprend du service sur le panel du Match des étoiles, à partir de septembre, à la télévision de Radio-Canada.Elle y coanimera également un nouveau magazine culturel, tout en préparant une série documentaire sur la danse qui verra le jour à ARTV.Et dire qu'il y a 20 ans, Guérard s'est pointée aux auditions du programme de danse de la polyvalente Pierre-Laporte, uniquement pour encourager sa copine, sans avoir suivi un seul cours de danse.et sans chaussons ! Peut-être que ceux que lui a alors prêtés la grande Ludmilla Chiriaeff lui ont porté bonheur.Au son de la douce voix de Carla Bruni qu'elle affectionne tant, Geneviève Guérard passe sa carrière en revue.Geneviève Guérard STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE QÇa fait longtemps que vous songiez à vous retirer de la danse ?RNon, tout a déboulé cette année.Après la naissance de ma fille, je me promettais de danser encore six ans environ.Mais le déclic s'est produit sous la douche, après une représentation de Casse-Noisette à Québec, cet hiver.Je venais de danser le rôle de la Fée Dragée et en me remémorant les détails du spectacle, j'ai constaté qu'artistiquement et techniquement, je n'avais jamais été aussi bonne.Pas parfaite parce que je suis très sévère avec moimême, mais j'avais atteint mon top à moi.Et je me suis dit tout à coup : « Quel bon moment pour arrêter.» À partir de là, tout s'est précipité.On m'a fait des propositions pour la télé et tout s'est enclenché avec un timing impeccable.Il faut aussi dire que je suis récemment partie en tournée pendant une semaine et je me suis horriblement ennuyée de mon enfant ! Je me suis rendu compte que j'essayais d'être une parfaite maman à la maison, une parfaite danseuse et je n'avais plus l'impression, ni dans un cas, ni dans l'autre, de livrer ce qu'on attendait de moi.Ça a été une année assez bouleversante.QVous dites que les danseurs et la camaraderie qui règne dans cette équipe tricotée serrée vont vous manquer.Mais de quoi n'allez-vous surtout pas vous ennuyer ?RDe devoir me fouetter pour danser, même quand j'ai mal, même quand je suis fatiguée ou blessée.Je me souviens d'être rentrée d'une tournée de trois semaines en Espagne et le surlendemain, j'étais déjà en audition pour Bella Figura (NDLR : un des fleurons du répertoire du grand chorégraphe Jiri Kylian).Je n'en pouvais plus de n'avoir qu'une journée de congé pour rattraper six heures de décalage horaire, faire sept lavages et renouer avec ma fille ! QY a-t-il des désirs qui restent inassouvis dans votre carrière de danseuse ?ROui.Je réalise maitenant que je n'ai pas vraiment été tendre avec moi-même.Ça me rend triste de penser qu'encore aujourd'hui, je sors de scène et que je suis décue.J'ai rarement été fière de moi.Déformation professionnelle dans un métier où on se corrige tout le temps jusqu'à en oublier d'en profiter ! (Elle réfléchit longuement à sa carrière bien remplie lorsqu'on lui demande s'il y a autre chose qu'elle aurait aimé accomplir) Tiens, peut-être danser le rôle de Juliette, ne serait- ce que la scène du balcon ! QQuelles sont les deux choses dont vous êtes la plus fière ?RD'avoir trouvé toute seule les moyens de surmonter mon trac immense (NDLR : Plus jeune, elle refusait des rôles tellement elle avait peur de monter sur scène).La compagnie te confie un gros rôle et hop ! sans aide psychologique aucune, tu es supposée être capable de danser devant 4000 personnes, comme si tu étais dans ton salon.Je suis fière aussi de quitter comme je le fais : à mon âge et parce que je l'ai décidé.En même temps, je suis un peu triste parce que je suis en pleine possession de mes moyens, à un moment vraiment hot de ma carrière de danseuse, mais ainsi va la vie.QEn terminant, pouvez-vous léguer un petit secret de beauté de danseuse aux femmes du Québec ?RSe faire masser ! C'est un moment privilégié pour faire le point.J'ai réussi à régler bien des problèmes comme ça.En même temps qu'on défait des noeuds physiques, on défait des noeuds phychologiques.PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE © DANSE STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Les Grands Ballets canadiens de Montréal terminent leur saison 2005-2006 avec une soirée dédiée en grande partie au travail du Suédois Mats Ek, admirable chorégraphe du trouble et du non-dit.C'est avec joie que l'on pourra revoir deux chorégraphies présentées pour la première fois à Montréal en 2003, soit Solo for Two et The Appartement.Également au programme, une première montréalaise signée Didy Veldman, à qui les GBCM doivent, entre autres, une version actualisée de Carmen et Toot.Trois pièces sur le mal de vivre, où l'idée d'espace intérieur prend tout son sens, au propre comme au figuré.C'est dans The Appartement, entre un duo pour femme et bidet et une gigue écossaise musclée pour danseuses et aspirateurs, que Geneviève Guérard exécutera ses derniers pas de danse ; peut-on tout de même espérer qu'elle remettra ses chaussons à l'occasion ?L'appartement en question est habité par une bande de jeunes paumés qui passent du tourbillon de la fête à l'angoisse de la solitude.« Je suis bien contente de refaire cette pièce tout à fait urbaine, avoue Guérard.C'est très humain, proche de la vie de tous les jours, mais en même temps hyper difficile à danser.En plus, vers la fin du ballet, je danse dans un pas de deux où on me voit sortir quelque chose d'un four, un geste assez symbolique de tous les projets qui se trament en ce moment dans ma vie.» Dans Solo for Two, un homme et une femme se remémorent, tour à tour, de leur vie à deux, aujourd'hui évanouie.Un escalier, une porte et un autre curieux objet suffisent à Ek pour évoquer un lieu, peut-être leur maison, rempli de souvenirs aussi âpres que tendres qui semblent flotter autour des personnages.Veldman a insufflé à Tender Hooks, créée en 2003 pour le Ballet Gulbenkian de Lisbonne, la frénésie de ses 11 ans de vie à Londres, mais surtout son côté anonyme et agressant.«Je me suis inspirée de mon environnement : tous ces gens vivant dans un espace restreint où c'est chacun pour soi, la pauvreté, la solitude.Ce sont des choses qui m'interpellent vivement », explique la chorégraphe d'origine hollandaise qui vient tout juste de rentrer au bercail et de s'installer avec sa petite famille à quelques kilomètres d'Amsterdam.« Je ne voulais pas élever mes deux enfants dans une grande ville.Et puis, nous avons eu toute une frousse lorsque mon mari s'est retrouvé coincé dans les derniers attentats du métro de Londres (il n'a pas été blessé, mais il s'en est fallu de peu parce qu'il était en route vers la station en question) », se souvient la chorégraphe.Tender Hooks, où se croisent des foules anonymes, comprend tout de même des instants de bonheur.« Outre la tension que peuvent provoquer les rapports humains dans notre société, je tenais aussi à célébrer les instants où on arrive effectivement à entrer en contact avec l'autre.Tender Hooks évoque pour moi ces instants de bonheur que l'on voudrait pouvoir accrocher au mur pour les chérir à jamais.» .Soirée Mats Ek avec les Grands Ballets canadiens de Montréal, du 25 au 27 mai et du 1er au 3 juin, 20 h, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts Espaces intérieurs C.R.A.Z.Y.: CARRIÈRE ATYPIQUE Même pendant le festival de Cannes.le cinéma continue.Et, en l'occurrence, la carrière plutôt atypique de C.R.A.Z.Y.Le verdict de la toute première séance, le 3 mai, paraissait inexorable: le film allait faire 150 000 entrées en France.Phénomène rare, il s'est redressé au cours des jours suivants pour s'installer sur une pente à 300 000 spectateurs.Mardi soir, à l'issue d'une deuxième semaine d'exploitation, la distributrice Laurence Moulin ne cachait pas sa satisfaction: « Désormais, le chiffre de 300 000 est assuré.Mais le film a réalisé un véritable exploit en maintenant le même nombre d'entrées en deuxième semaine.Et en augmentant ses parts de marché.Je n'exclus pas un nouveau petit miracle: que le film poursuive sur sa lancée et, contrairement aux prévisions, finisse beaucoup plus haut.«À 300 000, le film de Jean-Marc Vallée ferait déjà mieux que sauver l'honneur.Avec un «taux de haute satisfaction» de 42% enregistré auprès des spectateurs à la sortie des projections, le film C.R.A.Z.Y.obtient le quatrième résultat du mois, devant des films à grand succès comme OSS 117 ou Camping.La poursuite du (petit) miracle n'est pas à exclure.PARIS NEW YORK LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE L'EXCOMMUNICATION DE PETERHANDKE La polémique autour du grand auteur de théâtre Peter Handke continue de faire rage.L'administrateur de la Comédie Française, Marcel Bozonnet, a-t-il eu raison, le 4 mai dernier, de déprogrammer sa pièce Voyage au pays sonore, prévue pour janvier 2007 à la salle du Vieux- Colombier?Raison invoquée: l'écrivain d'origine austro-slovène s'est rendu à Belgrade pour assister, le 18 mars, aux obsèques de l'ancien dictateur serbe Slobodan Milosevic, tenu responsable de massacres de masse et de crimes contre l'humanité en ex-Yougoslavie.Décision vivement contestée par de nombreux artistes et auteurs \u2014 Modiano, Wim Wenders, la Nobel Elfriede Jelinek, Bulle Ogier\u2014qui, dans une pétition, protestent contre cette «censure».À quoi répond une autre pétition, signée par des gens de théâtre, dont Ariane Mnouchkine, qui accusent Handke de pratiquer le «négationnisme» face à une sorte de «génocide».De fait, Peter Handke (tout comme le cinéaste Kusturica entre autres) a été pro-serbe depuis le début des guerres en ex-Yougoslavie, où les responsabilités étaient parfois moins claires qu'on ne l'a dit.Il n'a jamais «nié» les massacres de Srebrenica.Et sa pièce n'a rien à voir avec le sujet.À ce compte, faut-il retirer l'ex-nazi Heidegger des bibliothèques?Et interdire les oeuvres de Céline?POLNAREFF, 34 ANS APRÈS Est-ce que quelqu'un se souvient encore de Michel Polnareff, l'homme de la Poupée qui fait non?Même en France, on pouvait se poser la question.Le chanteur ne s'était plus produit sur une scène française depuis 34 ans.Même si ses anciens tubes continuaient de tourner.Lui-même, après avoir montré ses fesses nues sur les affiches de son spectacle parisien en 1973, s'était installé en Californie, où il pratiquait un culturisme qui a fait de lui un impressionnant paquet de muscles.En France, les étoiles ne meurent jamais: malgré une si longue absence, Polnareff a réservé Paris-Bercy (plus de 15 000 places) pour 10 soirées en mars 2007.MAIS OÙ VA KAVANAGH ?Le talentueux Anthony Kavanagh, qui n'avait connu ces dernières années en France que des triomphes à la suite, s'est indéniablement pris les pieds dans le tapis avec Les Démons de l'Arkange, le spectacle musical qu'il avait donné au Grand Rex, à Paris, en début d'année.La vente de billets avait été à peu près satisfaisante, mais tout le reste s'était très mal passé.Un album de chansons originales qu'on avait négligé de lancer plusieurs mois avant le spectacle.Et surtout, une ambitieuse tournée en province, si bizarrement organisée qu'il avait mieux valu tout reporter.à une date ultérieure.Et aujourd'hui, reprise en format réduit du même spectacle, au (petit) théâtre des Variétés, du 6 juin à la fin juillet.«À quoi joue Anthony?se demande un producteur qui le connaît bien.Il a monté un spectacle d'abord pour se faire plaisir, a invité le public à venir entendre des chansons inconnues.Vente de billets moyenne, échec du CD chez les disquaires.Il aurait dû passer tout ça par profits et pertes.Et revenir à son vrai métier, celui de stand-up comique, pour lequel il a du génie.En remettant ça cet été au théâtre des Variétés, il fait comme s'il voulait rappeler à tout le monde un bide qu'on avait déjà oublié.» PHOTO FOURNIE PARMARYLENE BROSSEAU ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CLASSIQUE OLD BRICK CHURCH (BROME-OUEST) Quatuor à cordes Alcan.Mozart: 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER (PLACE DES ARTS) Aida (Verdi).Opéra de Montréal.Susan Patterson, soprano, Richard Margison, ténor, Nancy Maultsby, mezzo-soprano.Mise en scène : Brian Deedrick.Orchestre Métropolitain et Choeur de l'OdM.Dir.Richard Buckley: 20h.THÉÂTRE DE LA VILLE (LONGUEUIL) La Veuve joyeuse (Lehar).Théâtre lyrique de la Montérégie: 20h.DANSE AGORA DE LA DANSE Living Room XXL - Re.Enactment: 20h.MONUMENT NATIONAL Les ateliers danse moderne: 20h30.TANGENTE Moment'Homme: 20h30.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Musique de Ray Charles: 20h30.Pier Béland: 13h15.GESU - CENTRE DE CRÉATIVITÉ Chantal Fleury: 20h.LA TULIPE Pop 80: 21h.MÉTROPOLIS Hot & Dry Party 2006: 22h.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY Concert de musique japonaise: 14h.SPECTRUM La tournée Grind: 19h30.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Anic Proulx: 20h.THÉÂTRE LE NATIONAL Island + Cadence Weapon + Busdriver: 21h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Dominic Paquet: 20h.CHANTAL GUY Il y a près de deux ans, nous avions rencontré une gamine nommée Camille-Hélène qui s'apprêtait à vivre la plus grande aventure de sa courte vie : partir en tournée en Australie et en Asie avec toute la troupe du spectacle Quidam du Cirque du Soleil.Retour sur une expérience fascinante\u2026 et familiale ! « Oui, on est toujours ensemble ! » Ce n'est pas Camille- Hélène qui parle ainsi mais son père, Bernard Poliquin, qui tenait à nous rassurer sur la survie de son couple.Car la fillette n'était pas seule à se lancer dans cette étonnante entreprise : les parents aussi ont voulu profiter de cette chance unique.Celle de voyager tout en gardant unie une famille élevée aux antipodes.Il faut avoir le goût du risque pour que maman Sylvie accompagne Camille-Hélène à l'autre bout du monde \u2014 et ce, pendant plus d'un an \u2014 pendant que papa Bernard reste à la maison avec son frère et sa soeur.« À la dernière minute, Camille-Hélène nous a dit qu'elle ne voulait plus partir, parce que des enfants à l'école lui disaient que ses parents allaient se séparer.Elle ne voulait pas être responsable de cela et je la comprends.Nous avons mis les choses au clair et je crois que cela a renforcé notre désir de rester soudés malgré la distance.» Tous les jours, le clan se réunissait autour de la webcam et il arrivait souvent que maman gère la maison de Sidney tandis que papa influençait la vie australienne de Montréal.Des voyages réguliers ont fait que la famille Poliquin n'a jamais été séparée plus de quatre mois.Au départ, Camille-Hélène était une enfant de 12 ans assez timide.Nous retrouvons aujourd'hui une adolescente visiblement transformée par l'expérience.« Je pense que ça a vraiment marqué ma vie », dit celle qui parle couramment français et anglais, en plus d'apprendre le russe et l'espagnol.En dehors de son travail au cirque, elle a eu la chance de plonger dans la Grande Barrière de corail, visité les îles indonésiennes, fait du surf à Ban Thaï, gravi le Ayer's Rock en Australie\u2026 C'est bien vrai que les voyages forment la jeunesse.Car la jeune fille a vécu un grand trac à sa première représentation.« J'avoue qu'avant de monter sur scène, j'ai pleuré, se souvient-elle.J'étais tellement nerveuse, ça n'avait pas de bon sens ! Je me disais : « Bon, ce n'est pas pour moi, je retourne à l'école ! » Je suis vraiment contente d'être restée et aujourd'hui, je suis capable de vivre avec mes erreurs.» Le papa a d'ailleurs été très impressionné par les changements qu'il a pu observer chez sa fille.Lors de sa visite à Hong-Kong, ils se sont perdus dans les rues et c'est Camille- Hélène qui savait quoi faire pour se débrouiller, à la grande surprise de Bernard.En fait, Camille-Hélène avoue sans gêne ne pas s'être « ennuyée tant que ça » de ses parents\u2026 « C'est correct ! s'esclaffe le papa devant tant de franchise.Notre job de parent, c'est de s'assurer que vous soyez indépendants ! » Toute bonne chose a une fin Camille-Hélène aura finalement joué la Zoé de Quidam au Canada, dans cinq villes en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Singapour, à Hong Kong, sur la côte Ouest américaine et il lui reste maintenant une vingtaine de représentations à faire à Ottawa.Elle aurait volontiers continué, mais ses parents ont décidé que c'était assez, qu'il fallait ramener tout le monde au bercail\u2026 Une décision difficile à prendre pour la jeune fille.« Elle était censée terminer la tournée à Hong Kong en décembre et on lui a offert de continuer pour encore un an, mais nous avons refusé, explique Bernard.Ce fut une conversation à distance très sérieuse.Nous en sommes arrivés à un compromis de six mois supplémentaires, car en regardant les villes de la tournée, nous nous sommes rendus compte qu'il y avait Ottawa et que personne, amis ou parents, n'avait encore eu la chance de voir Camille-Hélène en spectacle.» Comment l a pr i n c i pa l e intéressée voit-elle l'avenir, quand elle aura quitté le Cirque, qu'elle considère comme sa deuxième famille ?« Je te dirais qu'il y a un mois, c'était la fin du monde.La pire chose qui pouvait m'arriver était de retourner à l'école à Montréal, je voulais rester au Cirque pour toujours.Mais j'ai commencé à me faire à l'idée que ça ne pouvait durer toujours\u2026 À part un moment difficile à Melbourne, quand ma mère n'était plus là, je dirais que tout le reste est pour moi un beau souvenir.» Il lui reste maintenant à terminer son secondaire et à se bâtir de nouveaux rêves.De toute évidence, Camille-Hélène a vraiment envie de retourner au Cirque, d'une façon ou d'une autre.Mais il y a aussi ce vague projet de faire, peut-être, un album\u2026.« Je pense que l'aventure du cirque fait maintenant partie de notre aventure familiale, croit Bernard.Nous avons visité des endroits où nous ne pensions jamais aller nous nous sommes fait des amis qu'on n'aurait pas connu.Autrement, c'est certain que tout cela influencera notre avenir.Et, au travers de tout ça, les enfants sont devenus adolescents.C'est l'une des raisons pour lesquelles nous voulions que la famille revienne à la maison.Il nous reste peutêtre seulement trois ans à vivre ensemble avant qu'ils ne partent voler de leurs propres ailes\u2026 Ce n'est donc pas en réaction qu'on arrête, car si c'était à refaire, on le referait.Ce fut extraordinaire et ça a renforcé le noyau familial.» Bref, la famille Poliquin pourrait vous dire que oui, ça vaut la peine d'aller faire tourner des ballons sur son nez, tant qu'on ne quitte pas ceux qu'on aime\u2026 CIRQUE DU SOLEIL Le retour de Camille-Hélène.ou comment toute une famille a vécu l'aventure en suivant le rêve d'une petite fille PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Deux ans de tournée avec le Cirque du Soleil plus tard, Camille-Hélène Poliquin est de retour, transformée par cette expérience.Ça vaut la peine d'aller faire tourner des ballons sur son nez, tant qu'on ne quitte pas ceux qu'on aime.Quand l'archéologie rejoint l'art Une collection d'objets millénaires jamais réunis en Occident Japan World Exposition Commemorative Fund Consulat Général du Japon à Montréal 3385647A ATTENZIONE, DESIGN IL MODO ITALIANO DESIGN ET AVANT-GARDE EN ITALIE AU XXE SIÈCLE DU 4 MAI AU 27 AOÛT 2006 NE RATEZ PAS LA GRANDE EXPOSITION DE L'ÉTÉ! UNE VÉRITABLE FÊTE POUR TOUS CEUX QUI AIMENT L'ITALIE ET LE DESIGN.PAVILLON JEAN-NOËL DESMARAIS 1380, RUE SHERBROOKE OUEST MÉTRO GUY-CONCORDIA/PEEL MAINTENANT OUVERT DU MERCREDI AU VENDREDI JUSQU'À 21 H LES MERCREDIS SOIRS SONT À MOITIÉ PRIX À PARTIR DE 17 H MARDI DE 11H À 17H MERCREDI, JEUDI, VENDREDI DE 11H À 21H SAMEDI ET DIMANCHE DE 10H À 17H 514.285.2000 OU 1 800 899-MUSE Il modo italiano : design et avant-garde en Italie au XXe siècle est une production du Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec le Musée royal de l'Ontario et le Museo d'Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto.Franco Albini, (1905-1977), Fauteuil à bascule pour la «Salle de séjour d'une villa », VIIe Triennale de Milan, 1940 (reconstruction récente par Cosmit), métal émaillé, garniture.Collection Cosmit.Photo Luciano Soave 3405873A "]
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