La presse, 28 mai 2006, C. Arts et spectacles
[" www.cyberpresse.ca/arts MON T R É AL DI M A N C HE 28 MA I 2 0 0 6 LECTURES BANDE À PART RENCONTRE AVEC TROIS JEUNES POÊTES PAGE 11 LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE LA RÉVOLUTION DU VENTRE PAGE 15 OUPS MON PREMIER EMPLOI D'ÉTÉ PAGE 7 NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE JANINE SUTTO PAGE 16 JANINE SUTTO DANY LAFERRIÈRE 59E FESTIVAL DE CANNES Deux critiques, deux bilans Le 59 e Festival de Cannes se termine aujourd'hui.Sur place depuis 10jours, les critiques de cinéma de La Presse, Marc-André Lussier, et du Soleil, Gilles Carignan, nous proposent leur bilan personnel.PHOTOS REUTERS Deux scènes tirées de Babel, mettant en vedette l'actrice japonaise Rinko Kikuchi et l'acteur américain Brad Pitt.C'est aujourd'hui que nous saurons quel sort réserve le jury de Cannes au film du cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu.Àl'ombre de Babel La conquête espagnole MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES Un an avant les célébrations de son 60e anniversaire, le Festival de Cannes a clairement traversé une année de transition.Moins de fête, moins d'ambiance, moins de discussions animées.Un peu comme si tout le monde retenait son souffle avant le gros feu d'artifice prévu l'an prochain.Ceux qui auront suivi assidûment la compétition cette année auront forcément constaté que le cinéma se trouve à un carrefour.Les films qu'a choisis le délégué général Thierry Frémaux illustrent sans équivoque le fossé qui est en train de se creuser entre le cinéma de création (ce qu'on appelait auparavant le cinéma « d'art et d'essai ») et le cinéma à vocation plus « populaire ».Jadis, Fellini, Truffaut, Bergman et tous les autres grands maîtres pouvaient à la fois être célébrés à Cannes et obtenir des succès publics.L'écart est maintenant tellement plus large que la rencontre entre les deux écoles de pensée semble de plus en plus improbable.Les auteurs « purs et durs » sélectionnés en compétition cette année (Bruno Dumont avec Flandres, Pedro Costa avec En avant, jeunesse et même Nuri Bilge Ceylan avec Les Climats) ont enfoncé le (même) clou.Ils ont proposé en outre des films difficiles qui ne peuvent pratiquement pas espérer autre chose qu'une tournée dans le circuit des festivals.Le plus grave, c'est que ces oeuvres semblent sciemment conçues pour s'insérer dans l'esprit de ces manifestations ponctuelles et ne tiennent aucunement compte du fait qu'elles risquent un jour de se retrouver devant des spectateurs.>Voir LUSSIER en page 2 Aux portes du Palais des festivals, une jeune Française \u2014 trop bronzée pour avoir passé les 10 derniers jours dans le noir\u2014 sonde une dernière fois le coeur des festivaliers à quelques heures du palmarès.Et alors, la Palme d'or ?« Babel », « Volver », « Babel », « Volver ».« Gérard Depardieu », lance un autre, visiblement excédé par la seule question qui semble intéresser Cannes ces jours-ci, comme si rien de plus important ne se jouait sur la planète.La valse-hésitation des pronostics \u2014 Marie Antoinette est même cité ! \u2014témoigne d'une première réalité de cette 59e cuvée cannoise : il n'y a pas eu de grand frisson collectif, de grand coup de coeur fédérateur.Seul Babel semble jouir d'une petite longueur d'avance.Et il ne serait pas surprenant que le film d'Alejandro Gonzalez Inarritu donne au Mexique sa première Palme d'or.En fait, l'une des rares probabilités qui tiennent à ce stade\u2014même si on ne sait évidemment rien de la température du jury de Wong Karwai \u2014, c'est que la Palme risque fort de parler espagnol.Le renouveau tant annoncé de Cannes 2006, il est là.Dans cette redistribution des cartes du cinéma mondial, où la culture hispanique redit haut et fort son essor irrésistible.Ces 10 dernières années, Cannes avait ouvert ses portes à l'émergence asiatique.Cette année, c'est le Mexique, l'Espagne, l'Argentine qui auront dominé la sélection.De La Mancha retrouvée par Almodovar aux cellules clandestines de la dictature argentine revisitées par Caetano, en passant par la frontière américano-mexicaine traversée par Inarritu (et même Linklater dans Fast Food Nation) : c'est sur ces terrains que se sont joués quelques- uns des grands thèmes d'une compétition où il fut beaucoup question de la difficile cohabitation des peuples et des hommes.>Voir CARIGNAN en page 2 LES CHOIX de Marc-André Lussier > Palme d'or : Babel, d'Alejandro Gonzalez Inarritu (Mexique) > Grand Prix du jury : Il Caimano (Le Caïman), de Nanni Moretti (Italie) > Prix du scénario : Volver, de Pedro Almodovar (Espagne) > Prix de la mise en scène : Iklimler (Les Climats), de Nuri Bilge Ceylan (Turquie) > Prix du jury : Red Road, d'Andrea Arnold (Grande- Bretagne) > Prix d'interprétation féminine : Penélope Cruz (Volver) > Prix d'interprétation masculine : Gérard Depardieu (Quand j'étais chanteur) LES CHOIX de Gilles Carignan > Palme d'or : Volver, de Pedro Almodovar (Espagne) > Grand Prix du jury : Babel, d'Alejandro Gonzalez Inarrritu (Mexique) > Prix du scénario : Red Road, d'Andrea Arnold (Grande- Bretagne) > Prix de la mise en scène : Les Climats, de Nuri Bilge Ceylan (Turquie) > Prix du jury : Buenos Aires, 1977 (Israel Adrian Caetano) (Argentine) > Prix d'interprétation féminine : Penélope Cruz (Volver) > Prix d'interprétation masculine : Rodrigo de la Serna (Buenos Aires, 1977) Le magazine de toutes les tendances MERCREDI dans La Presse Ne manquez pas 3405664A GILLES CARIGNAN LE SOLEIL 59e FESTIVAL DE CANNES/COMPÉTITION Fin de parcours MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES \u2014 Placée sous le sceau du cinéma d'Amérique latine, la compétition s'est achevée hier avec deux films qui, malgré leur intérêt indéniable, n'ont quand même pas fait beaucoup de vagues.El Labirinto del fauno (Le Labyrinthe de Pan), le nouveau film du Mexicain Guillermo del Toro (Cronos), se distingue d'abord par cette fusion entre deux genres : le conte de fées et le drame de guerre.Campée en Espagne en 1944, l'intrigue confronte ainsi l'aspect fantastique d'un conte au réalisme de la guerre que mènent les franquistes contre les rebelles.Dans ce jardin secret hardcore, une fillette, dont la mère est nouvellement mariée à un vil capitaine de l'armée franquiste (Sergi Lopez, étonnant dans un rôle extrêmement cruel), est ainsi entraînée vers un royaume enchanté par une créature magique.Si le film de del Toro, malgré ses scènes très violentes, impressionne sur le plan visuel, le récit se révèle quand même un brin trop prévisible.Ni oubli, ni pardon Dans Cronica de una fuga (Buenos Aires, 1977), le cinéaste argentin d'origine uruguayenne Israel Adrian Caetano revisite par ailleurs l'un des plus sombres épisodes de l'histoire récente d'Argentine.Le récit, inspiré d'une histoire véridique, relate l'horreur qu'ont vécue quelques jeunes hommes dans un centre de détention clandestin instauré peu après la prise du pouvoir par la junte militaire.Accusés de « terrorisme », ces derniers étaient sans relâche interrogés, humiliés, torturés, sans cesse forcés à donner des noms, des adresses, des indices, bref, à livrer en pâture aux autorités des compatriotes aussi innocents qu'eux.Le supplice a duré des mois.Jusqu'à ce qu'une tentative d'évasion soit organisée.Adrian Caetano convainc en restituant sans aucune complaisance l'horreur subie par ces hommes.Servi par d'excellents comédiens, dont Rodrigo de la Serna (qui donnait la réplique à Gael Garcia Bernal dans Carnets de voyage, de Walter Salles), ce film parle de survivance.Il s'inscrit aussi, comme plusieurs autres présentés en compétition, dans notre devoir universel de mémoire.Il fait ainsi oeuvre utile.Les frais d'hébergement sont payés par le Festival de Cannes.Si le film du Mexicain Guillermo del Toro, malgré ses scènes très violentes, impressionne sur le plan visuel, le récit se révèle quand même un brin trop prévisible.PHOTO KIRSTYWIGGLESWORTH, AP Le comédien espagnol Sergi Lopez et le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, tous deux au Festival de Cannes pour le film El Labirinto del fauno.La conquête espagnole CARIGNAN suite de la page 1 Et aussi de la solitude de nos temps modernes, dans un monde qu'on dit pourtant de plus en plus interconnecté.Beau paradoxe, que Babel, sorte de Crash version mondialisation, aura abordé mieux que les autres.D'où la tentation de le primer.Mais Almodovar, qui fait la paix avec sa jeunesse dans Volver, mérite à nos yeux le sacre que lui avait volé jadis le jury de David Cronenberg, qui avait préféré Rosetta à Tout sur ma mère.Ce n'est pas le meilleur Almodovar ?Vrai.Ce serait une palme trop attendue, décernée à un auteur qui n'en a plus besoin ?Encore vrai.Mais elle refléterait l'autre réalité de Cannes 2006 : ce sont encore les plus grands qui ont fait le plus grand cinéma.Parmi les recrues de la compétition, Southland Tales, de l'Américain Richard Kelly, mélange de vidéoclip apocalyptique et de pamphlet politique sous acide, n'a pas créé l'effet novateur d'un Pulp Fiction.Quant à Sofia Coppola, son Marie-Antoinette a profondément divisé.Le renouveau tant annoncé n'a pas passé par la consécration de jeunes signatures fortes.La grande déception de la compétition, pour nous, elle est là.Encore une fois, ce sont les habitués du rituel cannois, les Moretti, les Kaurismaki, les Loach, voire le Turc Nuri Bilge Ceylan, qui auront offert les propositions les plus convaincantes.Aucun de ces auteurs n'a surpris.Ils n'ont fait que prolonger avec verve et intelligence \u2014c'est déjà beaucoup \u2014des oeuvres déjà célébrées.Et parmi eux, c'est encore une fois Almodovar qui nous a le plus profondément conquis.Le renouveau tant annoncé n'a pas passé par la consécration de jeunes signatures fortes.La grande déception de la compétition, pour nous, elle est là.PHOTO PASCAL GUYOT, AFP Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar et l'actrice Penélope Cruz, photographiés lors de la présentation de Volver à Cannes.Àl'ombre de Babel LUSSIER suite de la page 1 Une poignée de critiques, toujours les mêmes (ceux de Libé, des Cahiers du cinéma.), les appuient.Et les programmateurs des festivals se sentent l'obligation de faire plaisir à ces happy few de l'intelligentsia de la critique française.Cela dit, l'accueil réservé à ces productions radicales, élaborées selon des dogmes depuis longtemps révolus, est de plus en plus violent.Même le bien-aimé Aki Kaurismaki est arrivé avec une pâle copie de L'Homme sans passé (intitulée Les Lumières du faubourg), clairement estampillée « Festival de Cannes ».Difficile à prédire Quelle ligne directrice adoptera le jury dans son palmarès ?Nul ne peut le prédire.D'autant plus que tous les membres, à commencer par le président, Wong Kar-wai, se sont faits très discrets pendant toute la durée du festival.Une seule chose est certaine : le palmarès, qui sera annoncé ce soir, ne fera pas l'unanimité.Aucun des 20 films présentés dans la compétition ne s'est en effet clairement détaché du peloton.Mais Babel (Gonzalez Inarritu), Volver (Almodovar), Marie-Antoinette (Sofia Coppola) et Les Climats (Bilge Ceylan) figureraient parmi les productions les plus en vue.Babel, le plus accompli De l'avis général, le cru cannois 2006 n'était pas à la hauteur des attentes.Curieusement, ce sont les auteurs confirmés (Almodovar, Moretti, Loach) qui auront maintenu la compétition à bon niveau.Les jeunes loups, eux, ont pour la plupart déçu.À cet égard, Richard Kelly s'est payé l'échec le plus grandiose avec Southland Tales.Heureusement, la réalisatrice britannique Andrea Arnold, auteure du seul premier long métrage sélectionné en compétition, a sauvé l'honneur de la génération montante grâce à Red Road, un film étonnant dans lequel elle impose déjà son style.La fracture sociale Plusieurs thèmes communs ont aussi été relevés dans les films présentés cette année.La plupart des cinéastes ont en effet axé leur propos sur la fracture sociale dans les milieux urbains de même que sur l'incommunicabilité entre les êtres et les peuples, la guerre en Irak amenant une réflexion en ce sens.Babel pourrait ainsi résumer à lui seul ce festival, tant sur le plan des thématiques qu'au chapitre de la forme.À travers une intrigue campée sur trois continents, dans laquelle quatre langues différentes sont entendues, Inarritu érige sa tour de Babel en tentant de chercher les valeurs communes du genre humain, malgré les différences culturelles.La maîtrise avec laquelle l'auteur cinéaste mexicain mène son récit impressionne.Surtout, Alejandro Gonzalez Inarritu prouve qu'il est encore possible, en 2006, d'offrir un cinéma aussi pertinent qu'accessible, aussi rigoureux qu'enthousiasmant.Manifestement, son film est digne d'une Palme d'or, mais il n'est pas dit que le jury l'entendra de la sorte.Une seule chose est certaine : le palmarès, qui sera annoncé ce soir, ne fera pas l'unanimité.Aucun des 20 films présentés dans la compétition ne s'est en effet clairement détaché du peloton.PHOTO PASCAL GUYOT, AFP L'acteur japonais Koji Yakusho, la comédienne australienne Cate Blanchett et le cinéaste espagnol Alejandro Gonzalez Inarritu lors de la première de Babel à Cannes, mardi dernier.Marc-André Lussier La Presse Gilles Carignan Le Soleil BUENOS AIRES 1977 (CRONICA DE UNA FUGA) Sorte de Midnight Express argentin, ce huis-clos tendu nous introduit dans une prison clandestine aux allures de boutiques des horreurs.Mais plutôt que faire de la torture un spectacle, le cinéaste pose la question : comment survivre en enfer ?Très fort.LE LABYRINTHE DE PAN (EL LABIRINTO DEL FAUNO) Un conte endiablé, peuplé de créatures bizarres, qui consomme fort habilement le mariage entre le fantastique et un procès de la dictature franquiste.Lisez les critiques complètes de Gilles Carignan sur www.cyberpresse.ca/soleil CANNES LE MATCH DES CRITIQUES Buenos Aires 1977 (Cronica de una fuga) Le Labyrinthe de pan (El Labirinto del fauno) CANNES À qui ira la Palme d'or ?Prenez connaissance du palmarès de Cannes sur www.cyberpresse.ca/cannes ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS TÉLÉVISION TVA ou TQS ?Les célibataires bronzés en quête de gloire éphémère auront l'embarras du choix.La direction du Mouton noir a en effet décidé de ramener en ondes son populaire Loft Story aussi rapidement qu'en septembre, a appris La Presse de sources bien informées.Selon ce que nous avons appris, Isabelle Maréchal ne reprendra pas le collier à l'animation de la troisième saison de la téléréalité.Une rumeur y envoie plutôt Marie Plourde, qui a déjà été pressentie pour la toute première édition de Loft Story, orchestrée à l'automne 2003 par le producteur Guy Cloutier.Pour l'été, Marie Plourde s'installe à Caféine à partir du 12 juin.TQS n'a pas commenté la nouvelle vendredi et il n'a pas été possible de joindre Isabelle Maréchal.Décidément, c'est un autre coup dur pour Isabelle Maréchal, qui a aussi été écartée du Grand Journal de fin de soirée.TQS a confié le poste de chef d'antenne à Benoît Dutrizac.De son côté, TVA prépare le retour d'Occupation double pour la troisième saison à l'automne.Les auditions des candidats se dérouleront en juin et toutes les dates et les lieux se retrouvent sur www.occupationdouble.com.Le calendrier des auditions de Loft Story 3 devrait être dévoilé sous peu.Cet hiver, l'écoute globale de TQS a considérablement augmenté grâce à la présence Loft Story 2.À 19h, une case horaire importante pour les grands réseaux, car elle lance l'écoute pour le reste de la soirée, les lofteurs ont régulièrement battu Éric Salvail à TVA et Virginie à Radio-Canada.Et mis à part les écarts de langage, TQS a respecté la promesse faite aux annonceurs en diffusant une émission exempte de scènes osées ou disgracieuses.C'est donc une guerre de célibataires qui se dessine entre TVA et TQS cet automne : Occupation double 3 contre Loft Story 3.Guerre qui se transportera, évidemment, sur les ondes radiophoniques et dans les magazines.Imaginez maintenant les premières pages des journaux artistiques, qui seront inondées de tous ces célibataires inconnus.Eh oui, ça recommence dans trois mois.Ça va bien le matin Après un hiver difficile, l'été sourit à la programmation matinale de Radio-Canada.Entre le 8 mai et le 24 mai, l'émission Des kiwis et des hommes a récolté une audience moyenne de 127 000 téléspectateurs, pour une part de marché estimée à 19%.En comparaison, Élaine Ayotte et son magazine Coup de pouce n'ont attiré que 55 000 personnes la saison dernière, pour une maigre part de marché de 7 %.À 10 h 30, la reprise de Des vertes et des pas mûres fonctionne aussi très bien avec ses 101 000 téléspectateurs et ses 17 % de parts de marché.Sébastien Benoit retient ainsi toute l'audience du magazine Droit au coeur de France Castel, qui a obtenu une moyenne de 109 000 téléspectateurs la saison dernière, pour 15% de parts de marché.Le coin du DVD Les fans de cette délirante série vont être déçus.La sortie du coffret DVD de la troisième saison de Nip/Tuck a été repoussée au 29 août, selon les magazines spécialisés.Il faudra encore patienter pour se plonger dans l'univers dérangé du Découpeur ou se brancher sur Séries +, qui diffuse, en français, les épisodes de la troisième saison depuis le début le 2 mai.La deuxième saison de Grey's Anatomy, qui a connu un dénouement spectaculaire devant 22,5 millions de téléspectateurs, il y a deux semaines, sortira en DVD le 12 septembre.ABC a par ailleurs annoncé que Grey's Anatomy déménagera du dimanche au jeudi soir à partir de septembre.Si vous ne connaissez pas cette émission, sachez que Radio-Canada l'a achetée, mais n'a pas encore déterminé de date de diffusion.Elle s'appellera Dre Grey: Leçons d'anatomie.Ceux qui ont perdu le fil de Lost l'hiver dernier, en raison des nombreuses reprises, pourront se rattraper le 3 octobre avec la commercialisation en DVD de la deuxième saison.Le coffret renfermera huit heures de matériel supplémentaire, dont des bloopers, une visite du plateau, des scènes coupées au montage et une explication des relations entre les personnages.Loft Story 3 revient en septembre Isabelle Maréchal ne sera pas de retour à l'animation PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE © Isabelle Maréchal, qu'on voit ici de dos s'adresser aux lofteuses, ne sera pas de retour à l'animation de Loft Story 3.Il s'agit d'un autre coup dur pour l'animatrice, qui a aussi été écartée du Grand Journal de fin de soirée.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Des as de la répartie, un Lion d'or plein à craquer, de la bière sur les tables et un concept au potentiel dramatique et comique éprouvé.Le Feuilleton réunit toutes les conditions gagnantes pour une soirée sympathique.Et nos attentes sont comblées.Le côté «broche-à-foin» de la production sied à merveille à ce spectacle où l'improvisation rencontre la vidéo.L'abracadabrante intrigue du Feuilleton débute par une scène des Soucis de Célimène, une émission pour enfants qui ne craint pas les sujets délicats.Célimène (interprétée par Sofia, alias Salomé Corbo) veut maigrir et songe à se faire vomir lorsqu'elle s'empiffre.Mais Polyvalent (joué par Sylvain, alias Christian Bégin) l'informe qu'il s'agit là d'un grave désordre psychologique appelé «boulimie ».Débarquent ensuite ses comparses Super Accro (Hubert, alias Guillaume Chouinard) et Jérémi (Philippe, alias Frédéric Barbusci) qui ajoutent leur grain de sel à cette tranche de vie de Célimène.Puisqu'il s'agit du dernier épisode de la saison, une fête rassemble les quatre comédiens des Soucis de Célimène.Mais voilà qu'on leur sert du ginger ale plutôt que du champagne.C'en est trop! Les quatre comédiens crachent alors tout le mal qu'ils pensent de Gisèle (Isabelle Brouillette), leur productrice radine.Pour se venger, ils décident de dérober le Gémeau qui trône sur son bureau.Affolée par la disparition de son précieux trophée, celle-ci engagera deux enquêteurs (Simon Rousseau et René Rousseau) aussi incompétents que désopilants.S'ensuivra une suite d'intrigues parallèles tantôt absurdes, tantôt inquiétantes.On découvre que Sylvain (Christian Bégin), le scénariste des Soucis de Célimène, est tyrannisé par Henri (personnage joué par un exubérant Roger La Rue).Henri, qui entretient des liens avec la mafia russe et la compagnie Star Frit, exige de Sylvain une production surhumaine de textes et d'idées.L'action se déplace parfois dans la salle, alors que Claudie (Sophie Cadieux) joue son rôle de barmaid derrière le bar du Lion d'Or (alias le Silver Tiger).Tous les dialogues du Feuilleton sont improvisés.Malgré quelques relâchements, les improvisateurs comédiens réussissent à faire évoluer l'intrigue et à donner une singularité à leurs personnages.Mais leur plus grand exploit est d'interagir de façon imaginative avec les projections vidéo qui sont complémentaires à l'action sur scène.Le réalisateur Vincent Rouleau a d'ailleurs fait preuve de créativité pour capter des images avec lesquelles pourraient jouer les comédiens.Comme dans les meilleures soirées d'impro, le public est de connivence avec les acteurs libérés de toute autocensure.Si bien que les fous rires ne tardent pas à gagner les visages dans la salle du Lion d'or.À l'image des concepteurs du projet, Le Feuilleton est empreint de fraîcheur et d'irrévérence.Vivement la suite ! LE FEUILLETON, des Productions À Suivre, en codiffusion avec Momentum, présenté au Lion d'or, 1676, Ontario Est, tous les lundis à 20h, jusqu'au 19 juin.Informations et Réservations : 514 527-7240 ou www.lefeuilleton.com THÉÂTRE/LE FEUILLETON Le plus fêlé des feuilletons TENDANCES Tous les jours dans ARTS ET SPECTACLES THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 20 H yTVA HERBY MOREAU: CHASSEUR D'ÉTOILES À CANNES Herby Moreau revient du Festival de Cannes avec des entrevues réalisées auprès de Tom Hanks, Jean Reno, Monica Bellucci et plusieurs autres.20 H30 yTQS CINÉMA: MEURTRE AVEC PRÉMÉDITATION Un avocat tente de prouver que son client, accusé du meurtre d'un codétenu à Alcatraz, a été victime de mauvaises conditions de détention.Avec Christian Slater et Kevin Bacon.21H ySRC LA CLASSE DE MADAME LISE Enseignante dans une école de Parc Extension, Lise Coupal prouve que tout est possible avec de la patience et de l'affection.Avec ses élèves de six ans, dont Rafik, Solace et Rahat, elle forme un clan tricoté serré qu'elle guide merveilleusement bien dans l'apprentissage.Parfois drôle, souvent touchant.Documentaire de Sylvie Groulx primé aux Jutra.21H yCD SANS DÉTOUR: TABAC, LA CONSPIRATION À trois jours de l'application de la loi anti-tabac, une enquête percutante sur l'industrie de la cigarette ! La réalisatrice Nadia Collot, qui a fouillé dans des documents internes, rencontré des fabricants et des spécialistes, parle de manipulations scientifiques, de subversions commerciales et de stratégies douteuses ! Mme Collot ne fume plus\u2026 21H yARTV DROGUES ET CERVEAU Première d'une série documentaire en cinq volets sur les effets de la drogue.Avec l'avis de scientifiques, de psychiatres et de sociologues.Ce soir : cocaïne et stimulants.C'est suivi du film Les Doors\u2026 et ce n'est pas un hasard! 22 H yTV5 VIVEMENT DIMANCHE PROCHAIN: SPÉCIAL 500E DE CÉLINE Michel Drucker a rencontré Céline Dion à Las Vegas pour la 500e de A New Day.La chanteuse parle notamment de ses projets cinéma.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal Découverte / L'Odyssée de la vie: le film Et Dieu créa Laflaque Pleins Feux / Dracula.en avant-première Pleins Feux / La Classe de madame Lise Le Téléjournal L'est rencontre l'ouest sur la route de la soie FENÊTRE.Le TVA 18 heures Demandes spéciales / Sylvain Cossette, Laurence Jalbert, Alain Barrière Herby Moreau - Chasseur d'étoiles à Cannes LE COUPLE CHÉRI (5) avec John Cusack, Julia Roberts Le TVA Évangélisation 2000 (23:32) NÉE POUR DANSER (5) avec Julia Stiles, Sean Patrick Thomas MEURTRE AVEC PRÉMÉDITATION (4) avec Christian Slater, Kevin Bacon (20:29) Le Grand Journal (23:07) L'EMPREINTE DES.(23:37) Malcolm Il va y avoir du sport! / Liza Frulla Toute une vie / Gauvreau ou l'obligation de la liberté En deuil de Layla LA FAUTE À VOLTAIRE (4) avec Sami Bouajila, Élodie Bouchez (22:10) CTV News Ent.Spot.Law & Order: Criminal Intent Cold Case EIGHT DAYS TO LIVE avec Kelly Rowan, Shawn Doyle CTV News CTV News CTV News AIR BUD II: GOLDEN.(17:00) Hockey / Séries éliminatoires: Sabres - Hurricanes Sunday Night Reflections CBC Sports ABC News Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Extreme Makeover:Home Edition Desperate Housewives Grey's Anatomy Alias News CBS News 60 Minutes Cold Case WE WERE SOLDIERS (4) avec Mel Gibson, Sam Elliott News NBC News Dateline NBC Law & Order: Criminal Intent Crossing Jordan News George.Vital Signs Pacific War / Gates of Hell (1/2) National Memorial Day Concert National Geographic: Arlington In Performance at the White House Vermonters.BBC News Foreign.Boomers! Real Simple In Performance at the White House Encore! World News Ind.Lens Sell this House (15:00) Sell this House Flip this House Flip this House Intervention CSI: Miami Pour l'amour du country Les Beatles (3/5) Viens voir./ Roy Dupuis Drogues et Cerveau.LES DOORS (4) avec Val Kilmer, Meg Ryan Geena Davis: Bravo! Profile Arts, Minds Artist's Life The Awakening within ROMANCING THE STONE (4) avec Kathleen Turner, Michael Douglas MAN ON THE.2e Spectacle de Mario Jean Docu-d / Le whisky et l'eau - Les Bronfman et Vivendi Universal Sans détour Mission Cascades Traque au prédateur .communicateurs (17:00) Enseigner.Bilan.Des enfants.Prévenir le harcèlement psychologique au travail Des livres.Les Récits évangéliques Myth Busters / Cell Phone/Gas Daily Planet Discovery Presents Discovery Presents Myth Busters / Jet Pack Daily Planet Mordu de la pêche Roses des Sables .Voyageur Giro d'Italie / Cyclisme Cap sur la Sicile Capitales du Pacifique .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven O'Grady (19:25) Life.(19:49) .(20:42) MARVIN' (4) avec Meryl Streep (5) avec Andrew Mc Carthy (22:39) NASCAR: Coca Cola 600 / Course automobile (17:00) Charmed Pepper Dennis House &.Global.From the Ground up.The Simpsons The War.Family Guy American.Crossing Jordan Past Lives Sports Trouvailles./ Musée Mc Cord Tragédies Pare-chocs à pare-chocs Compte à rebours Tournants de l'Histoire Avions / Instrument de guerre Servants of Evil Worst Jobs in History Protecting the President (3) avec Clint Eastwood, John Malkovich L'Académie .the Pops Musico./ Martin Deschamps Les Acoustiques En concert: Sheryl Crow Musico./ Martin Deschamps .le monde?Made in.Top5.anglo Top.franco .Top5.com Embraye avec Babu Exposé / Green Day Pop! Matche.Roule.Embraye avec Babu Noir de monde Extreme Makeover:Home Edition .arménien In Montreal The Shield Teleritmo World News .Our World The Nature of Things The Story of God CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / Journey with George .Our World Les Coulisses du pouvoir Le Monde .artistes Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point Des grizzlis et des hommes Téléjournal Sec.Regard Hockey / Finale de la coupe Memorial (16:30) Hockey / Séries éliminatoires: Sabres - Hurricanes Sports 30 Golf PGA / Classique St.Jude - dernière ronde Doc Simplement Zoé Hommes en quarantaine Femme$ de footballeurs Sans laisser de trace È .Furtif (16:40) Winnie l'ourson.(18:45) Le Bon Pasteur Vengeance en pyjama (21:35) Les Secrétaires (23:10) Slings and Arrows 2 (6) avec Patrick Muldoon, Michael Sarrazin Trailer Billable.AliG Curb your Enthusiasm (22:36) Trailer.(23:17) Battlestar Galactica Big.Stargate Atlantis (3) avec George Clooney, Natascha Mc Elhone .(23:15) Hockey / Finale de la coupe Memorial (16:00) Sportsnetnews Baseball / Athletics - Rangers Sportsnetnews Degrassi.Volt Panorama Tshinanu Le Géant de la vallée perdue Z (4) avec Lino Ventura, Mireille Darc Rythmes du monde Untold Stories of the E.R.Half Man, Full Life The Smallest People in the World The Man whose Arms Exploded NASCAR / Coca-Cola 600 (17:00) Sportscentre Golf 6TEEN Bratz Billy, Mandy La Classe.Skyland Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte.Les Simpson Polyvalente .Americas Journal FR2 Vivement dimanche / Orlando .' (2/4) Vivement.Le Journal Passep Art Panorama Vox Rough.Galileo: On the Shoulder.AIC and Spelling Bee of Canada Ontario Championships (4) (22:15) Interventions miracles Décore ta vie Métamorphose .des noces Dre Nadia.Guy Corneau./ Les ados.(6) avec Hector Elizondo, Teri Garr .(17:30) Sans filtre Livre Show Le bon air.Doc Lapointe Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Horoscope.Parents.Degrassi.Degrassi 25e anniversaire 70 Il était une.Anormal Réal-TV Loup-garou (4) avec Robin Wright, Cary Elwes Prank Patrol Ghost.Mystery.15/Love Ready or not Bob & Margaret Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Bolides Délire techno (5) avec Edward James Olmos Will & Grace Just for Laughs 101 more Things Removed from.The Man whose Arms Exploded CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Desmond Dekker, l'une des premières stars de la musique jamaïcaine à jouir d'un succès international, grâce à sa chanson Israelites, est décédé d'une crise cardiaque dans la soirée de jeudi dernier, à son domicile de Londres.L'auteur, compositeur et interprète, qui se préparait à faire une nouvelle tournée européenne, avait 64 ans.Né à Kingston en 1941, Desmond Adolphus Dacres a grandi sur une ferme, entouré d'un frère et d'une soeur aussi attirés que lui par la musique.Son frère, George, fut membre du populaire trio vocal The Pioneers.Après avoir auditionné pour Studio One et Treasure Isle (les deux studios les plus importants de l'île, qui l'ont recalé), le jeune Desmond a enregistré son premier succès en 1963, Honor Your Mother and Your Father.C'était dans les studios Beverly du producteur Leslie Kong, qui transforma son nom de famille en Dekker.Après une poignée de succès locaux, Dekker fonda un trio vocal, une formule à la mode à l'époque rocksteady de la dernière moitié des années 60.Le premier succès international de Desmond Dekker & The Aces fut 007 (Shanty Town), 12e position aux palmarès anglais en 1967.À l'extérieur de la Jamaïque, Dekker devint l'ambassadeur de la musique jamaïcaine, avant l'arrivée des Jimmy Cliff et Bob Marley.Mais dans son pays, Dekker était l'icône du rude boy (un dur de la rue).Il a d'ailleurs lancé plusieurs chansons exploitant cette image à la mode (Rude Boy Train, Rudie Got Soul, etc.).Dès le succès de 007 (Shanty Town), Dekker a offert ses premiers concerts en Grande-Bretagne, où il s'installera plus tard.Soit dit en passant, Paul Mc Cartney, qui était un fan avoué, a nommé un personnage en hommage à Dekker dans la chanson Ob La Di, Ob La Da, laquelle était d'ailleurs un clin d'oeil à la pop jamaïcaine.Les fans de Dekker se souviendront de son imparable talent de mélodiste et de sa voix, qui pouvait être à la fois douce, claire et sonore, ou encore rugueuse, selon ce que commandait l'émotion de ses chansons.Le « roi du ska » n'est plus 3398911A Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca \" SON G DIGITAL VISA GÉNÉRAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE DÉSOLÉ, LAISSEZ-PASSER REFUSÉS version française de OVER THE HEDGE DÉBUTEZ L'ÉTÉ AVEC LA COMÉDIE NO 1 AU CANADA «UNE COMÉDIE IRRÉSISTIBLE!» People - Leah Rozen «DEUX FOIS BRAVO.» EBERT & ROEPER «UN GRAND SAUT DE PLAISIR FAMILIAL.» USA Today - Claudia Puig 3406946A 16 Exposé universitaire - Aspirée - Cachot - Plante grimpante.17 Interjection - Distinct - Se découvre parfois par hasard - Grimaces - États habituels.18 Confié à quelqu'un - Romains - Sortent par les pores - Propre à l'homme - Hors de combat.19 C'était un esclave - Arbre voisin du bouleau - A lui - Magistrats municipaux - Technique de gravure.20 Agent secret de Louis XV - Appel en morse - Chat proche du siamois - On y mesure son adresse - Retentir.21 Sélénium - Qui est né - Quintessence - Désobligeante - Thymus du veau - Vérifié.22 Taché - Retirées - Rouer de coups - Bordée d'un ruban étroit.23 Spacieux - Séjour des morts dans la Bible - Il est dans le vent - D'une locution signifiant sans qu'on le sache - Marque le but - Raconte n'importe quoi.24 Monnaie - Mère de Zeus - Venus au monde - Poète - Cri du chien courant devant l'animal arrêté - Camards.25 Phocée s'y trouvait - Bien des gens en mourront - Navire - Symbole d'une union - Ver marin.26 Disposée en réseau - Alouettes - Adversaire - Court - Peut être avancé.27 Prénom de l'acteur Pacino - Placée de telle façon - Sommet de Thessalie - À poil - Grand monastère orthodoxe - Plante cultivée pour ses fleurs ornementales.28 Ennuyeux - Sous un véhicule - Répète - Hawaii en fait partie - Chapiteaux.29 Préposition - Décédées avant d'avoir respiré - Interrogée longuement - Maîtresse de Périclès.30 Large cuvette - Garde le silence (Se) - Bien fixé - Ados anglais - Très petits poissons.31 Travaillent dur - Individu - Se jette dans la Seine - Couper - Distingué.32 Fournit un duvet apprécié - Signifie contre - Vrille des plantes grimpantes - Objet - En forme.33 Obtint - Héros de Virgile - Devenu aigre - Poussé - Infinitif - Voler en éclats.34 On peut le fumer - Virage en montagne - Brûlés - Pour certains besoins.35 Poisson d'eau douce - Élève - Luth africain - Policier - Imbiber un tonneau de vin avant de le remplir.36 Affirmation - Papillon - Veut dire - Ligne osseuse saillante du nez - Tables.37 Ce n'est pas trop tôt! - Lawrencium - D'être - Explicites - Fait défaut au mollasson - Nomme au pouvoir.38 Femelle du sanglier - Déglutir - Cérémonie - Le notaire y travaille - Pâturage d'été, en montagne.39 Désert - Morphologie - Rassasiés - Qui détourne habilement - Fils du premier vigneron.40 Mouche - Disculpée - Assure qu'une chose est vraie - Précision.VERTICALEMENT 1 Prépare et transporte les bâtons - Club de golf de La Malbaie - Peut transporter deux golfeurs - Résultat d'un coup de golf sous la normale.2 Se comporte - D'aller - Prénom féminin - Cercle lumineux - Versant rocheux - Arrêt de la sécrétion urinaire - Ont cours au Soudan.3 Période d'accouplement - Cruauté - Ancienne armée - Atomes - Qui est remarquable - Truc - Pétrifié.4 Anciennes monnaies - Absorbée - Se dit d'une arme blanche - Levant - Le monde musulman - Combustible solide - Dans le pain.5 Terminaison - Peinture - Il est coloré - Elles se battent - Où l'air circule - Écrire - Passe en Alsace - Est rouge ou noir.6 Petite boîte - Baigne Grenoble - Patronne - Se disait d'une langue - Portion du littoral entre les plus hautes et les plus basses mers - Émanait du roi - Il brait.Nom: Âge: Adresse: App.: Ville: Code postal: Tél.(rés.): Tél.(travail): Concours «Supergrille 28 05 2006» La Presse, Ltée C.P.11620, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W7 POUR PARTICIPER Remplissez la Supergrille et le coupon de participation.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Retournez le tout avant 17h, le mercredi 14 juin 2006 à l'adresse indiquée.Un tirage au sort, parmi tout le courrier reçu, déterminera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.EN MAI, cinquante gagnants mériteront le livre ÉTONNANTES ÉTYMOLOGIES et un t-shirt La Presse.La valeur totale approximative des prix offerts est de 1097,50$.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.La solution de la Supergrille sera publiée le mardi 20 juin 2006 dans la section Sports de La Presse et la liste des gagnants le vendredi 23 juin 2006 dans l'édition régulière de La Presse.SG_MAI_REG HORIZONTALEMENT 1 Les golfeurs y inscrivent le nombre de coups joués - Club de golf situé à Longueuil.2 Habituer aux choses pénibles - Porter aux nues - Oiseau de proie - Comment?- Terme de golf.3 Exprimés - Sainte des Laurentides - Agencement de plis souples (sur un tissu) - On y fait du lèche-vitrines - Instrument d'appel - Habitation.4 Conjonction - Oeillet d'Inde - Capitale de l'Ukraine - Ancienne région des Alpes centrales - Repas bien simple.5 Creuser un trou - Pour des cendres - Il serre fort - Font partie de la famille des renonculacées - Coule en Russie.6 Sixième mois de l'année républicaine - En plein été - Personnes ignorantes - Se dit d'une voile - Il savait viser.7 Dieu de la Guerre, à Rome - Bien charpenté - Existent - Accablé de dettes - Comme du foin - Brame.8 Volcan du Japon - Pin suisse - Dénoncé - Rigide - Signification.9 Souvent plein de touristes - Regrettable - Frère d'Electre - Amochés - S'ausculte.10 Plantation d'oliviers - Formules - Matière colorante rouge - Inflammation - Possessif.11 La moindre chose - Situé - Inflorescence - Gouet - Caractère de ce qui est double en soi - Membre d'une confrérie religieuse de l'Inde.12 Petite voie - Ils sont allé aux urnes - Jargons - Épousseter.13 Ricané - Partie du monde - Bien des cyclistes en prennent - Exposées - Détient des objets volés par un autre.14 Herbes aquatiques - Religieuse - Lentilles - Style de nage.15 Sert à désigner - Renseignement - Inutile sur une jambe de bois - Déforme en pliant - Être grand ouvert.7 Canards - Obtempéré - On en fait des corbeilles - Fondations - Homme puissant - Forêt vierge équatoriale.8 Préparé - Dieu grec - S'il vous plaît - Bienheureux - Détestent - Cacherait un monstre - Mauvais ragoût.9 Monnaie - Patrie de Brassens - On peut les faire sur le plat - Incroyable - Terme de musique - Moins hauts - Passe au-dessus.10 Corfou - De très près - Diffuse - Son travail lui fait voir du pays - Appareil de détection - Enchâssé - Questions d'un test.11 Drame japonais - Fouet russe - Compact - Aboiement - Séparé - Délassement - Fumée et brouillard - Brésilienne.12 Ancien juron familier - On en fait des sièges - Partie de l'oeil - Célibataire - Très surprise - Vrai - Avant les autres - Soutiré.13 Ouvre la porte - Anciens souverains - Pareil - Espèces d'arbres - Trouvaille - Métal blanc grisâtre.14 Tragique - Appel - Vipère - Dehors! - Pour fermer une porte - De la même mère - Pas piteuse.15 Ajouter de l'écorce de chêne moulue - Mammifère ongulé sauvage d'Iran - Encerclé - Rigolard - Contient de l'argent.16 Faisant de l'air - Exprime la totalité - D'avoir - Branche mère de l'Oubangui - Accordés - Grande plume - Obstacle équestre.17 Plutonium - Conspué - Mammifère vivant près des cours d'eau des Pyrénées - Poisson marin aux couleurs vives - Parle très fort - État de ce qui n'est pas recouvert - Page d'un journal - Fait depuis peu.18 On y fait des feux - Ancienne pièce - Tour bien connue - Tuyau recourbé en forme d'U renversé - Est près de ses sous - Assemblé - Genre littéraire.19 Itinéraire - Agiter la menace de - Dose de radiations - Multitude - Maillot en coton à manches courtes - Ferrure.20 Récolte - Ivre - Ornements - Ingénieux - Adverbe - Plante herbacée.21 Ne rouille pas - Relâché - Tribu israélite - Il est pédant - Source d'énergie - Planches - Poisson - Petit avion léger.22 On va bientôt le voir arriver - Céréale - Jeune Juive déportée à Babylone - Bronze - Pas neuves - Cédée.23 Lettre grecque - Préfixe signifiant deux - Petits chanteurs - Habitent dans le désert - Élargir obliquement l'embrasure d'une baie - Couchées.24 Percevons - Accessible via Internet - Apéritif qui n'est pas sucré - Palefrenier - Il a des racines crampons - Praséodyme - Détruire - Au courant.25 Assimilées par la pensée - Poisson-globe - Pluie torrentielle - Pièce d'une armure - Plante potagère.26 Article - Personnel - Cette première chose - Possessif - Ensembles de brins - Carabines - Araignée - Partie d'une partie.27 Coquille - Algue gélatineuse - Sous un navire - Juristes musulmans - Qui ne porte qu'une fleur - Fête vietnamienne.28 Observe secrètement - Dialecte - Mammifère prédateur ou charognard - Blessures - Ne voleront jamais - Conçu.29 Style musical - Encouragement - Courant - Agitation populaire - Vitalité - Tranchant - Ligne de jonction du pont et de la coque d'un navire.30 Qui peut être aisément réduit en poussière - Supprimer les irrégularités de surface d'un ouvrage de maçonnerie - Esturgeons - Après - Mode d'organisation.LA SUPER GRILLE par Michel Hannequart www.hannequart.com ARTS ET SPECTACLES ALAIN McKENNA COLLABORATION SPÉCIALE alain.mckenna@lapresse.ca Il n'est pas toujours facile de suivre la tendance dans le monde des ordinateurs pour la maison.Fiston demande une machine faite sur mesure pour ses jeux d'action en ligne, votre douce moitié aimerait pouvoir y faire la comptabilité familiale tandis que vous songez à retoucher vos photos numériques.Est-ce qu'un PC de la taille d'une boîte de céréales peut satisfaire tous ces besoins ?Ça se pourrait bien.L'Apple Mac Mini Core Duo se fait très discret par sa taille.Il devient vite incontournable pour ses applications multimédias.Les jeux sont rares pour les Mac, d'autant plus que la qualité vidéo du Mac Mini est limitée.Multimédia concentré MINI-ORDINATEURS POURLAMAISON Gardez le contact avec la technologie sur www.technaute.com TECHNAUTE Un jeu vidéo, une BD, zéro produit dérivé Apple Mac Mini Core Duo Chez Apple, les nouveaux processeurs Intel ont aussi fait leur apparition sous le minuscule boîtier métallisé du Mac Mini.Offert en version à processeur simple («Core Solo» à 1,5 GHz) ou double (« Core Duo» à 1,66 GHz), le Mac Mini demeure l'un des ordinateurs multimédias les plus intéressants sur le marché.À condition de posséder déjà un clavier, une souris ainsi qu'un écran auxquels le brancher, bien entendu.La versionhaut de gamme à deux processeurs est certainement la plus attrayante, malgré son prix approchant les 1000 $.En l'utilisant avec la petite télécommande et le logiciel Front Row qui sont livrés avec l'appareil, on obtient un centre de divertissement polyvalent qu'on peut facilement installer dans le salon.Grâce à sa connectivité sans fil, le Mac Mini peut aller chercher les fichiers musicaux, les séquences vidéo ou les photos numériques sur un PC situé dans une autre pièce, même si celui-ci tourne sous Windows, de Microsoft.Naturellement, un tel appareil de divertissement devrait pouvoir exécuter des jeux vidéo parmi les plus récents sans difficulté.Mais c'est un problème de ce Mac, tant au niveau du système d'exploitation (Mac OS X) qu'a celui de la qualité d'image.Ce détail mis à part, le Mac Mini est une option très crédible aux affreux PC « Media Centre » de ce monde, surtout si on lui adjoint un adaptateur USB pour y brancher la télévision.Apple Mac Mini Core Duo »Ordinateur à processeur Intel Core Duo (1,66 GHz) » 512 mo de mémoire vive, disque dur de 80 go » Connexions sans fil 802.11g et Bluetooth 2.0 » 4 ports USB 2.0, port IEEE1394 et sortie DVI/VGA » 950 $ » www.apple.ca HP Pavilion s7320n Slimline La gammed'ordinateurs Slimline, de Hewlett-Packard, pourrait faire un malheur dans le marché des ordinateurs pour la maison : de petite taille, ils sont en théorie très polyvalents.Certaines caractéristiques uniques, comme la possibilité de pouvoir graver une image personnalisée sur le dessus des CD et des DVD inscriptibles, sont aussi intéressantes.Malheureusement, l'impossibilité de les mettre à niveau, ce qui permettrait d'installer une carte-réseau Wi-Fi, par exemple, empêche d'apprécier pleinement cette polyvalence.Le modèle s7320n, le plus récent sur le marché canadien, en fait la preuve.Sa mémoire interne de très grande taille et le système d'exploitation Windows Media Centre 2005 qui l'anime compensent plus ou moins, caràmoins de passer un fil de réseau informatique dans le salon, on doit y copier tous les fichiers qu'on désire utiliser avec l'appareil : musique, photos, vidéos, etc.Cela dit, le prix de détail peu élevé de ce PC joue en sa faveur.Les locataires d'un petit logement cherchant un appareil tout en un, alliant divertissement et productivité, trouveront peut-être dans le s7320n un compromis efficace.En prime, HP propose sur son site Web des appliqués autocollants afin de maquiller le Pavilion Slimline.On peut le transformer en bloc de marbre en un clin d'oeil ! Le Pavilion s7320 est un ordinateur compact et abordable.L'impossibilité de mettre ce PC à niveau en fait un appareil limité.HP Pavilion s7320n Slimline »Ordinateur à processeur Intel CeleronM(1,66 GHz) » 1 go demémoire vive, disque dur de 200 go » Connexion Ethernet 10/100 » 5 ports USB 2.0, port IEEE1394 et port pour cartes-mémoire 9-en-1 » 670 $ » www.hp.ca ShuttleXPCG51100h L'ordinateur compact le plus semblable au Mac Mini, mais tournant sous Windows Media Centre, est probablement le G5 1100h, de marque Shuttle.Son prix de détail est un peu plus élevé, mais l'ensemble vendu sur le site de l'entreprise comprend tout de même un écran à ACL de 17 pouces, ainsi qu'un clavier et une souris optique.Shuttle est peut-être méconnu au Canada, mais plusieurs le classent parmi les meilleurs fabricants des PC sur mesure de petite taille.On peut donc assembler son propre ordinateur à partir du site de l'entreprise ou passer chez Best Buy pour voir un menu allégé de ses produits.Le G5 1100h est donc la version d'entrée de gamme des mini-ordinateurs Shuttle.Pour un peu plus de 1000 $, on a droit un appareil à processeur performant, à défaut d'être parmi les plus récents, compact et fonctionnel.Il s'agit résolument d'un tout-en-un à considérer pour emmagasiner et pour gérer ses documents multimédias ainsi que pour effectuer les tâches de bureau généralement dévolues aux PC de plus grande taille.Seul hic : en équipant cet ordinateur des mêmes périphériques qu'un Mac Mini, on doit débourser beaucoup plus que le prix de détail annoncé.L'ensembleG51100hde Shuttle est livré avec un écranàACL de 17 po., un clavier et une souris.Cet appareil s'achète en ligne sur le site américain de Shuttle, ou, avec un peu de chance, chez Best Buy, éventuellement.Shuttle XPCG5 1100h »Ordinateur à processeur Intel CeleronM(1,5 GHz) » 512 mo de mémoire vive, disque dur de 80 go » Connexion Ethernet 10/1001000 » 2 ports USB 2.0, port IEEE1394 et sortie DVI/VGA » 1050 $ » www.shuttle.com FÉLIX LOCAS COLLABORATION SPÉCIALE Dans la vitrine d'une librairie, vous apercevez une nouvelle bande dessinée intitulée Paradise.Sur sa page couverture, un étrange félin noir.Quelques coins de rue plus loin, dans une boutique informatique, le boîtier d'un jeu vidéo attire votre attention.Même titre, Paradise, et encore ce fauve en guise d'illustration principale.Tiens donc, murmurez-vous, s'agirait-il d'un jeu vidéo adapté d'une BD ?Ou serait-ce l'inverse ?Ni l'un ni l'autre, répond Benoît Sokal, auteur et directeur artistique des deux oeuvres disponibles depuis peu au Québec.Paradise, c'est d'abord une histoire, un scénario.« Pour moi, explique-t-il, un scénario, c'est une espèce de pâte à modeler qu'on cultive de différentes façons et qui se décline en de multiples médias.Une oeuvre n'est pas l'adaptation de l'autre.» Benoît Sokal est un artiste bien connu des amateurs de bandes dessinées.Il a notamment créé le personnage d'Inspecteur Canardo dans les années 80.Dans le domaine des jeux vidéo, beaucoup se souviendront qu'il a imaginé et conçu le jeu d'aventure Syberia, qui a connu un vif succès au Québec, il y a quelques années.Sokal a ensuite fondé la compagnie White Birds avec quelques associés, dont Olivier Fontenay.« White Bird, c'est une société de production de contenu, précise ce dernier.L'idée, c'est qu'à la base de tout ce que l'on crée, il y a une pierre fondatrice, un scénario, une histoire.Une des choses qu'on construit avec une histoire, c'est un jeu vidéo.Une autre chose qu'on construit, en parallèle, c'est une bande dessinée.» L'histoire de Paradise se déroule en Moranie, en Afrique.« Un pays imaginaire, explique Olivier Fontenay, mais qui reprend un peu tous les symboles de l'Afrique.» L'héroïne du scénario, la fille d'un vieux dictateur en fin de règne, perd la mémoire à la suite d'un écrasement d'avion.Elle est alors appelée à trouver sa voie au coeur d'un pays en pleine guerre civile.Une quête qui lui fera redécouvrir, peu à peu, les terres de son père et ses habitants.C'est de ce récit, écrit par Benoît Sokal, que sont nés la bande dessinée et le jeu vidéo Paradise.Les deux oeuvres ont été créées en parallèle, selon un esprit artistique propre à chacune d'elle.Elles sont conçues pour des publics très différents qui, au final, se recoupent assez peu, estime Olivier Fontenay.Le lecteur de bande dessinée n'attend pas la même chose d'une image que le « lecteur » de jeu vidéo, et « notre but était de servir à chaque public un truc très bien.» Quatre BD, un jeu d'aventure Les deux premiers tomes de la bande dessinée Paradise sont déjà disponibles en librairie.Le troisième devrait sortir en fin d'année, alors que le quatrième tome est prévu pour l'an prochain.Le jeu vidéo, quant à lui, est un jeu d'aventure pour PC de type « pointez-cliquez », dans la veine de Syberia, Myst ou Keepsake.« C'est le genre qui s'est le plus imposé, raconte Benoît Sokal, relatant sa carrière dans l'industrie du jeu vidéo.Mon métier, c'est de raconter des histoires en images.Ce qui m'intéressait, ce n'était pas de faire des prouesses technologiques, mais de raconter mes histoires avec une nouvelle approche et de nouveaux outils en adéquation avec l'époque où l'on vit aujourd'hui.» Olivier Fontenay insiste d'ailleurs sur les qualités du scénario de Paradise.« Le jeu est fait de façon à ce qu'un joueur qui n'est pas habitué aux jeux vidéo y joue avec plaisir et intérêt.Toutes les énigmes sont logiques et les solutions sont fidèles à la trame narrative.» Il y a quatre mondes à parcourir dans le jeu Paradise, chacun correspondant à un tome de la bande dessinée.Une attention particulière a bien sûr été portée à l'histoire du graphismes et aux ambiances des décors, qui se veulent immersifs et agréables à explorer.On annonce entre 15 et 25 heures de jeu, plusieurs belles cinématiques animées et même quelques scènes en 3D temps réel vécues à travers le regard d'un mystérieux animal nocturne.PARADISE (bandes dessinées) Tome 1 : La Saison des Orages Tome 2 : Le Désert des Molgraves Aux éditions Casterman, 48 pages PARADISE (Jeu PC) Éditeur : White Birds Productions Prix : 49,95 $ (pour PC) Cote : 12 ans et + Configuration requise : Windows 98/ME/2000/XP, 256Mo de RAM, 2 Go d'espace, Carte graphique 64 Mo, Lecteur CD-ROM 3407548A . Q.Est-il trop tardpour trouver un emploi d'été ?R.Pas pour les jeunes du secondaire.Nous sommes encore dans les délais.Mais faites vite.Q.Si un ado veut trouver un emploi d'été, quelle est la toute première chose à faire ?R.En parler au plus grand nombre de gens possible: amis, connaissances, professeurs, enfin tout le monde! Q.Pourquoi ?R.Pour créer un réseau de contacts.Car 80% des emplois qui ne sont pas affichés.Une grosse majorité donc, qu'il faut chercher par soi-même.Les 20% qui sont affichés, on les trouve sur Internet dans des moteurs de recherche d'emplois, sur les babillards des bureaux d'orientation comme le nôtre et dans les Centres locaux d'emploi.Mais ces emplois sont les plus compétitifs, bien évidemment.Q.Oui, mais comment trouver ces 80%d'emplois non affichés ?R.Par le réseau de contacts et en allant cogner soi-même chez les employeurs.Se rendre dans une épicerie, par exemple, puis se présenter: «Bonjour, je m'appelle X, je suis à la recherche d'un emploi.Est-ce que c'est possible de rencontrer la personne responsable pour lui donner mon curriculum vitae ?» Q.Il ne faut donc pas avoir peur de prendre les devants.R.Non au contraire, c'est ce qu'il faut faire.On doit se rendre sur place pour parler à quelqu'un et lui laisser son CV.Q.Et si je n'ai aucune idée où aller cogner ?R.Il faut bien se connaître avant tout.Connaître ses qualités et surtout, ses intérêts.Par exemple, si on aime les voitures, alors on va frapper chez un garagiste ou un concessionnaire.Je dis toujours que le meilleur outil pour faire de la recherche d'emploi, c'est le bottin téléphonique.Tu aimes les voitures, tu vas trouver tous les concessionnaires de voitures de l'île de Montréal.Même chose pour les agents de sécurité, etc.On trouve toujours des idées à partir des domaines qui nous intéressent et dans lesquels nous serions bien.Q.Est-ce que l'habillement est important quand on se présente pour un emploi ?R.Bien sûr.Il faut être «classique ».Le jeune doit mettre le moins possible de piercings.C'est malheureux, mais il y a des employeurs qui ne voudront pas engager un ado qui a des piercings.Surtout si c'est un emploi avec le public, comme les restaurants ou les commerces.Les vêtements?Un chandail ou une chemise propre, un pantalon propre.Pas nécessaire de mettre un habit ou une robe chic! Mais simplement être bien habillé.Q.Que fait-on après avoir remis son CV ?R.La règle d'or : il ne faut JAMAIS laisser dormir un CV plus d'une semaine après l'avoir remis à quelqu'un.Il faut faire un suivi téléphonique, appeler pour savoir s'il y a des possibilités d'embauche en indiquant qui vous êtes.Ça prouve que vous êtes réellement intéresséetmotivé.C'estimportant parce que ça force l'employeur à ressortir votre CV de la pile.Il faut savoir que les employeurs en reçoivent généralement beaucoup.Frédéric Fortin, conseilleràl'emploi dans un Carrefour jeunesse-emploi (CJE), répondànos questions.L'été s'en vient ! Et les vacances, c'est souvent l'occasion de faire quelques sous.Question d'acheter ce lecteurMP3dont vous rêvez ou de préparer votre départ en appartement, de renouveler votre garde-robe ou tout simplement de payer le ciné.Bref, c'est le temps des jobines.Vous ne savez plus où donner de la tête dans la jungle des emplois d'été ?Par où commencer ?Pas de panique.Voici un petit guide pour vous aider à partir du bon pied.TEXTES ET RECHERCHES JADE BÉRUBÉ COLLABORTAION SPÉCIALES PREMIER EMPLOI Faites-nous part de vos trucs pour dénicher un premier emploi d'été sur www.cyberpresse.ca Un emploi d'été qui suscite toujours l'intérêt, c'est la plantation d'arbres.Une véritable aventure dans l'Ouest canadien, où les employés habitent la plupart du temps dans des campements aux abords des plaines à reboiser.La tâche ?Vous l'avez compris.Il s'agit de planter des arbres toute la journée.Un jobécolomais.éreintant.Nous en avons d'ailleurs parléà Caroline, une pro de la plantation.Déjà dans l'Ouest canadien, Caroline a communiqué avec nous par Internet.Voici le résultat de notre conversation cybernétique.Un CV pour un élève du secondaire doit faire environ une page, une page et demie.La présentation doit être le plus classique possible.Ce n'est pas le temps demettre une feuille jaune fluo ou des petits dessins.Feuille blanche, caractères noirs.Pas trop d'écriture, pas de longs paragraphes.Il faut synthétiser pour que ce soit facile à lire au premier coup d'oeil.On estime que l'employeur regarde chaque CV en moyenne 30 secondes.Alors, il ne prend pas la peine de lire de grands textes.Qu'est-ce qu'on écrit dans son CV ?Souvent, un jeune du secondaire n'a aucune expérience de travail.Mais ça ne veut pas dire qu'il n'a pas d'expérience du tout ! Il peut avoir fait différentes choses, comme du bénévolat.C'est toujours bien vu.Même si vous êtes encore au secondaire, vous avez des connaissances ! Connaissances des langues, connaissances informatiques ! Ce sont des forces et il faut les inscrire dans votre CV.Indiquer les projets ou activités, même s'ils n'ont aucun lien avec l'emploi, auxquels vous avez participé.Si vous avez fait partie d'un groupe de musique par exemple, si vous avez donné des spectacles.Il faut montrer votre débrouillardise et que vous n'abandonnez pas les choses une fois commencées.Doit-on remettre une lettre de présentation avec le CV ?Une lettre de présentation, d'une page maximum, est TOUJOURS demise, selon Frédéric Fortin.Elle sert à présenter qui vous êtes (vos qualités) et quelles sont vos études.Elle doit se terminer par une formule de politesse demandant une entrevue.Et c'est vraiment bien vu d'en avoir une.Voir des exemples de lettres de présentation sur la toile du Québec : www.toile.com/guides/emploi/ techniques_de_recherche.J.Caroline, planter des arbres, ce n'est pas banal ! C.C'est certainement une expérience que tout le monde devrait vivre une fois.Pas de néons ni d'air climatisé, on vit avec les intempéries.C'est la vie de groupe, les paysages hallucinants, les aigles, les hiboux, les petits mulots, les vers de terre, les chevreuils, les ours et les autres bêtes, les ciels, leseffluvesde laforêt.Êtretout dégoûtant à la fin d'une journée, sentir le vent.Et simplement le fait de «planter des arbres », c'est génial.J.Qu'est-ce que ça demande comme qualités ?C.Un corps en un morceau, de la volonté et de la tolérance envers soi-même.On entend souvent que le planting est très exigeant, physiquement et mentalement et c'est vrai! Mais tout le monde est capable de planter des arbres.C'est certain qu'il faut être prêt à suer, à avoir de la terre, un peu partout et les pieds pleins de corne à la fin d'une saison.Faut pas avoir peur d'être disgracieux et d'avaler quelques mouches ou brins de jene- sais-quoi.L'humour est un atout.J.Comment fait-on pour devenir planteur d'arbres ?C.Je sais que de nombreuses compagnies cherchent des planteurs en ce moment, alors il y a du boulot pour tous les amis ! J.Comment s'est passée ta première expérience là-bas ?C.J'ai passé le premier mois à apprendre le boulot, les stratégies pour remplir un terrain rapidement, repérer les bons endroits où planter un arbre, et à soigner une tendinite.Elles sont fréquentes en début de saison.Je n'ai pas fait beaucoup d'argent, mais j'ai eu assez de bonnes journées pour vouloir y retourner.On travaillait à partir d'un camp accessible uniquement par hélicoptère, alors pendant deux mois j'étais citoyenne de nulle part, c'était chouette.J.Depuis combien detemps plantes-tu des arbres ?C.C'estma cinquième saison de reboisement et comme, depuis deux saisons, je plante aussi au mois de mars sous la neige, dans le vent avec la pluie glaciale, je me considère presque un vétéran.J.Présentement, que fais-tu ?C.Je plante toujours mes petits sapins.Je suis arrivée tôt cetteannée.J'essaie de prendre soin de mon corps, de m'étirer quotidiennement, de rester hydratée, de me protéger du soleil.Évidemment, je suis plus confiante qu'à ma première année, donc au lieu d'angoisser sur la qualité de mes arbres, je peux me concentrer sur l'amélioration des petits détails qui me rendront plus efficace.J.Que recommandes-tu à l'ado qui veut devenir planteur ?C.Il y a un site Internet qui est pas mal: www.canadiantreeplanting.com.On y propose une liste de compagnies qui travaillent partout au Canada et plein d'info sur le reboisement en général.Par contre, il y a des compagnies que je ne recommande pas.Bruins, Silvaram, Silvarado, Bugbuster par exemple.Il faut aussi faire bien attention à toutes les compagnies qui n'ont que des nouveaux dans leur équipe.Aussi, si le plus rapide de l'équipe fait à peine 200$ par jour, il y a un problème.J.Merci, Caroline ! Bonne plantation ! C.Une dernière chose: certaines compagnies disent qu'elles ne veulent pas engager de jeunes inexpérimentés (des rookies).Foncez quandmême! En savoir plus sur la plantation d'arbres au Canada : www.jeunesse.gc.ca. Être son propre patron As-tu pensé à offrir tes services ou tes propres produits ?Tu peux créer ton propre emploi, à ton goût.À toi d'établir tes horaires et tes prix ! Des idées ?La tondeuse qui se déplace pour vous Tu aimes le jardinage?Tu as la main verte ?Pourquoi ne pas proposer un service d'aménagement paysager à domicile ?Monsieur Bricole Es-tu un expert de la pose de tablettes ?Des réparations de vélos ?Pourquoi ne pas proposer tes services de réparateur ?SOSOrdinateur On le dit toujours, les jeunes en savent plus long sur l'informatique que les adultes.N'est-ce pas le temps de mettre cette qualité à profit?Service d'entretien et de réparation d'ordinateurs à domicile ?SOSGardiennage Proposer un service d'aide à une famille pendant la journée.Mettre sur pied un minicamp de jour avec sorties au parc.Emmener les enfants à la piscine tous les après-midi.Créer avec des amis un petit spectacle pour les fêtes d'enfants.L'artiste Créer et vendre des objets d'art?De nouvelles cartes de souhaits ?Les livres Milan jeunesse proposent d'ailleurs une collection de livres d'art (Génération tendance).Consulter :Mes vêtements et accessoires et Mes bijoux.Allez-y.Faites aller votre créativité.Tout pour toutou Promeneur de chiens officiel de votre quartier, se déplacer de maison en maison pour nourrir le serin ou le chat pendant les vacances du propriétaire.Professeur privé Pourquoi ne pas tenir classe durant l'été ?Tu es bon nageur, artiste ou musicien?Organise des ateliers pour enfants.Àtoi de voir quels sont tes talents et aptitudes.Qui sait, peut-être deviendras-tu chef d'entreprise ?La Ronde Passer l'été à La Ronde ?Pourquoi pas ?La Ronde engage présentement pour combler ses emplois saisonniers.Opération de manège, entretien, accueil, préposé aux boutiques.Courez remplir le formulaire en ligne www.laronde.com.Ah ! passer l'été au grand air, faire des châteaux de sable à la plage, du canot et de l'escalade, tout en couvant du regardune ribambelle d'enfants qui rêvent que tu sois leur grand frère ou leur grande soeur ! Les camps de vacances, c'est souvent l'emploi cliché des étudiants.Mais c'est aussi souvent l'emploi idéal.Savais-tu que certains camps de jour offrent la possibilité de tester tes aptitudes demoniteur dès 14ans ?Eh oui.Lorsque tu atteins l'âge fatidique de 14ans, tu es souvent trop vieux pour t'inscrire comme ado et trop jeune pour être moniteur !Or, tu pourrais être jeune moniteur bénévole.Un pas dans la bonne direction pour devenir moniteur beaucoupplus facilement par la suite.Laurence Davidson est un bon exemple.Après avoir fréquenté le camp Lambert-Closse durant son enfance, elle est devenuemonitrice bénévole à 14 ans, monitrice à 16et elle sera cet été coordonnatrice de tout le camp de jour à 19 ans.Histoire d'une adoqui a fait du chemin.Q.Laurence, te souviens-tu de ton premier été d'assistante-monitrice ?R.Oui.C'était stressant bien sûr.Je voulais tout bien faire.Il faut dire que je connaissais déjà les moniteurs puisque j'avais fréquenté le camp plusieurs années.Soudainement, c'était bizarre parce que je travaillais avec mes anciens moniteurs.J'étais sur le même pied qu'eux! Q.Qu'est-ce qui était le plus stressant ?R.C'est une grosse responsabilité d'être en charge d'enfants.Au début, je n'avais pas du tout envie de faire ça.C'est ma mère qui m'a poussée (rires).Mais je suis entrée dans ce job et je ne suis plus jamais repartie.Ce fut un coup de coeur.C'est mon sixième été.Et c'est le plus bel emploi du monde ! Q.Jean-Lou, tu es le frère de Laurence.Quel âge as-tu ?R.J'ai 15 ans.Q.Tu veux être jeune moniteur bénévole cet été.Pourquoi ?R.Parce que j'ai vu ma soeur.Et je veux commencer à travailler moi aussi.Q.Laurence, as-tu imité ta mère ?R.Non (rires).Je ne l'ai pas poussé.Je sais juste que lorsque tu es commis ou emballeur, ou vendeur de hot-dogs, c'est autre chose.Moniteur bénévole, ça te responsabilise.Ça demande de l'initiative, de la maturité.On apprend à régler des conflits.Ce sont des apprentissages importants qui te servent aussi dans la vie.Q.Jean-Lou, es-tu inquiet de commencer à travailler ?R.Oui.Ne plus avoir mes journées de congé d'été à moi, ça m'inquiète.Mais je voulais commencer à travailler pour ramasser des sous pour un voyage en Italie que je voudrais faire à 18 ans.Alors c'est la bonne voie pour devenir un jour moniteur salarié.Ma soeur est un bon exemple.Q.Qu'est-ce que ça fait de voir sa soeur occuper un poste aussi important ?R.Ça fait bizarre (rires).C'est ma soeur ! Et elle est responsable de tout un camp de jour ! Laurence : si tu venais chez moi, tu verrais quema chambre est en désordre.Mais quand j'arrive au travail, c'est autre chose.Probablement parce que j'adore ce boulot.C'est une des choses dont je suis le plus fière.Q.Comment vois-tu l'arrivéede Jean-Louaucamp de vacances ?R.Il devra m'impressionner plus que les autres, tout simplement parce que c'est mon frère (rires).Pour devenir jeune moniteur bénévole, tu peux t'informer au872-4887pour recevoir le formulaire d'inscription.Si ça t'intéresse, tu devras suivre un stage théorique et une formation pratique d'une fin desemaineet t'engager pour sixsemaines durant l'été.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Laurence Davidson Unemploid'étéseprésenteparfois sansqu'on s'y attende.C'est souvent le cas lorsqu'on a un réseau de contacts à notre insu ! Mario, élève de cinquième secondaire, s'est vu offrir un poste de technicien à La Salle pour l'été.Un emploi qu'il n'aurait jamais pensé avoir si tôt mais dont il rêvait.Q.Mario, il semble que la technique soit ta passion ?R.Tout ce qui est en lien avec la technique, l'éclairage et le son m'intéresse.J'ai donc proposé mes services au service audiovisuel de mon école dès ma première secondaire.Ça fait cinq ans que je fais ça à l'école et je n'ai jamais lâché.J'aime ça.Alors, je connaissais une bonne partie de l'équipement simplement en la maniant dans le local de l'audiovisuel.Mais de là à avoir un poste de technicien si vite.Je suis fou de joie.(Grand sourire.) Q.Es-tu surpris de cette proposition d'emploi ?R.J'avais déjà fait quelques contrats avec la Ville pour des événements spéciaux.J'étais allé à l'hôtel de ville avec mon CV, dans lequel j'avais indiqué mon expérience de bénévole avec l'audiovisuel de l'école.Mais cet été, ils m'ont appelé pour quelque chose de vraiment plus important.Alors je suis l'exemple qui prouve que le bénévolat peut mener à un très bon job ! (rires).Les trucs d'entrevue selon notre conseiller Il faut toujours arriver 15 minutes avant l'entrevue.Pourquoi si longtemps ?Pour avoir le temps de s'imprégner des lieux.Si on a eu le temps de s'adapter au milieu, on va se sentir plus à l'aise en entrevue.Ces 15 minutes permettent aussi d'observer ce qui se passe dans l'entreprise.Par exemple, un ado se présente à une entrevue dans un garage pour laver des voitures.L'employeur peut lui demander quelles sont les voitures qu'il connaît.En s'imprégnant du lieu, il aura le temps de voir celles qui défilent dans le garage.Il faut toujours vouvoyer l'employeur.C'est lui qui va demander le tutoiement s'il préfère cela.Surtout, il faut rester soi-même.Ce n'est pas le temps d'utiliser des mots extravagants (rires).Ça va transparaître dans l'entrevue et ça va créer un froid.Pour avoir untravail, on demande souvent de l'expérience.Mais pas d'expérience sans unpremier travail ! Comment fait-on alors ?« C'est sûr que le premier emploi d'été, c'est le plus dur à trouver, prévient Frédéric Fortin.Ce sera souvent dans les services, comme sauveteur, commis d'épicerie ou animateur de camp de vacances.Il ne faut pas s'attendre à être comptable agréé dès le premier été.Mais peu à peu, il y a moyen d'obtenir des emplois intéressants.» Vous pouvez rencontrer un conseiller comme Frédéric Fortin au Carrefour jeunesse-emploi de votre quartier.Pour la liste des CJE de Montréal : www.cjereseau.org Surfer sur le Net Voici quelques sites Web d'organismes qui vous aideront dans votre recherche d'emploi.www.emploietudiant.qc.ca Ce site propose plusieurs offres d'emplois au Québec, demême que des outils.Il faut prendre le temps de surfer, car ça en vaut la peine.www.emploiquebec.net : offres d'emplois et outils.www.ville.montreal.qc.ca Ce site de la Ville de Montréal propose des emplois aux étudiants.Chercher dans « Emploi la branche Placement Carrière Été ».Voir aussi : www.ville.laval.qc.ca pour les résidants de Laval.www.jeunesse.qc.ca.Ce site fédéral propose des emplois d'été partout au Canada.Encore des sites Café Jeunesse : www.jeune-youth.cafe.gc.ca Qualité étudiants : www.qualiteetudiants.com Et si on voyageait ?Chaque année, plus de 300 jeunes (surtout des filles) vivent l'expérience de l'immersion en offrant leurs services de gardiennage dans une famille d'une autre province ou même d'un autre pays ! Voilà une chouette façon d'apprendre les langues étrangères (sans livres de grammaire.) Pour s'inscrire il est peutêtre un peu tard, mais ça vaut tout demême la peine de prendre les renseignements.Peut-être pour l'année prochaine ?Il faut contacter l'organisme Le Monde au pair : http://generation.net/aupair Statistiques Cinquante pour cent des emplois d'été sont des emplois récréotouristiques: entreprises touristiques, camps de vacances, hôtels, boutiques.Pourquoi ?Parce que la main-d'oeuvre change souvent et ces emplois sont saisonniers.Encore une fois, ceux-ci sont rarement affichés.Il faut aller cogner aux portes.En 2004, plus de 315 000 jeunes se sont retrouvés sur lemarché du travail entre mai et août au Québec.Pour dénicher un emploi, il faut parfois être obstiné et surtout motivé.La motivation, parlez-en à Tristan, 16 ans.Pour mettre des sous de côté, ce grand gaillard s'est présenté chez Rona.Q.Comment as-tu eu l'idée d'aller frapper à la porte de Rona ?R.Je me suis présenté avec un CV.J'avais de l'expérience, car j'ai déjà aidé à construire deux maisons! Je me suis dit qu'ils seraient peut-être intéressés.Je n'ai pas attendu de savoir s'ils cherchaient du monde, je suis allé directement les voir.Et ça a marché puisque ce sera mon deuxième été.Q.Est-ce que ce fut difficile de trouver un emploi d'été?R.C'est évident qu'il faut faire des efforts.Ça ne tombe pas du ciel.Il faut montrer qu'on est quelqu'un de fiable, motivé et intéressé.Regarder dans les yeux.Sourire.Sinon, ils ne regardent même pas le CV.Q.Que recommandes-tu à un ado qui cherche un emploi d'été ?R.De prendre une journée complète et d'aller frapper à la porte de plein d'entreprises avec son CV.Sur 15 entreprises, il y en a au moins trois qui vont te rappeler ! PREMIER EMPLOI Faites-nous part de vos trucs pour dénicher un premier emploi d'été sur www.cyberpresse.ca EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT PHIL POUR UN TROISIÈME ?GRATUIT ANNUAIRE DES CLUBS DE GOLF DU QUÉBEC 2006 Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges Aussi, les chroniques et conseils de : RÉMI BOUCHARD ANNE CHOUINARD MICHEL LACROIX JEAN-LOUIS LAMARRE DEBBIE SAVOY-MOREL PIERRE TRUDEL 151P LECTURES Exceptionnel /Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter Du 30 mai au 4 juin 2006 se tiendra le septième Marché francophone de la poésie, un rendez-vous orchestré par la Maison de la poésie de Montréal.Nous avons profité de l'occasion pour demander à trois jeunes poètes de nous parler de leur passion.MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE On le sait, la poésie ne fait pas vivre son homme, ni sa femme.On n'a pas vu souvent de recueils de poésie en tête de liste des best-sellers.Pourtant, le genre continue de faire des adeptes.Des écrivains, parfois très jeunes, montent sur les planches, prêts à prendre la relève envers et contre tous.Pourquoi choisir la poésie, entre toutes formes d'écriture, à une époque où l'on confond réussite et célébrité ?Pour Renée Gagnon, qui vient de remporter le prix Émile-Nelligan 2005 avec son recueil Des fois que je tombe (Le Quartanier), on écrit de la poésie «parce que c'est la forme qui nous convient le mieux, et c'est tout.La célébrité n'est même pas un enjeu », tranche la jeune femme née en 1978.L'enjeu, c'est de «mettre en scène la parole, de réinventer le langage, de se servir des mots comme ouvroir de l'imaginaire », comme le dit joliment Dany Boudreault, poète et comédien de 22 ans, auteur d'un premier recueil remarqué, Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau, publié aux Herbes Rouges.La poésie, affirme quant à lui Tony Tremblay, cofondateur de la revue de poésie Exit, auteur de quatre recueils dont Rue Pétrole- Océan, prix Émile Nelligan 1998, c'est de la musique avant toute chose.« Il ne faut pas chercher à comprendre ce que l'on nous dit, mais plutôt laisser entrer le sens.Se laisser porter par la musique ! » À eux trois, Renée Gagnon, Tony Tremblay et Dany Boudreault contribuent à dépoussiérer le mythe, tenace, du poète désespéré et de la poésie hermétique.« Les poètes sont, en général, des gens de bonne humeur, rieurs, blagueurs !, assure Tony Tremblay.C'est sûr qu'il y a des moments sombres, dans certains poèmes, tout comme il y en a dans les romans, même ceux de Marie Laberge ! Dans les recueils de Patrice Desbiens, la misère humaine côtoie l'humour le plus fin, le plus intelligent, le plus ironique.C'est comme dans la vie.Mais je peux vous dire qu'en général, les poètes préfèrent la fête au malheur.» De plus en plus d'évéments Chez ces trois écrivains, la poésie est avant tout un art de la scène, du spectacle, de la parole incarnée.De plus en plus d'événements célébrant la poésie voient le jour.Du Métropolis bleu au Festival Voix d'Amérique, du Festival international de la poésie de Trois-Rivières à ce septième Marché francophone de la poésie (voir encadré en page 12), les occasions de lire leurs oeuvres sont de moins en moins rares.«Il y a plus de gens qui m'ont vu et entendu, que de gens qui m'ont lu, croit même Tony Tremblay.Pour moi, aimer la scène, c'est essentiel pour un poète.Il faut être un peu communicateur, animateur, peutêtre même un peu acteur.Quand on voit l'auteur lui-même lire son texte, même s'il n'est pas très bon lecteur, on a un contact plus intime avec le poème.» «Moi, j 'aime beaucoup les lectures publiques, ajoute Renée Gagnon.Je crois que c'est un bon moyen de rejoindre les gens, en particulier ceux qui prétendent ne pas s'intéresser à la poésie.Quand ils nous entendent, quand ils nous voient, très souvent les préjugés s'envolent.» Chacun s'entend pour le dire, il y a des poèmes pour tous les goûts, des poètes pour tous les lecteurs.Entre la ligne claire des Paroles de Jacques Prévert et l'univers trash de Denis Vanier, il y a une infinité de choix, de couleurs, de textures.«Il suffit de trouver le poète qui va vous ouvrir la porte », conclut Renée Gagnon.AUTRE TEXTE EN PAGE 12 RENCONTRE AVEC TROIS JEUNES POÈTES Bande à part PHOTO ROBERT MAILLOUX LA PRESSE Tony Tremblay, Renée Gagnon et Dany Boudreault, trois jeunes poètes qui seront présents au Marché francophone de la poésie, du 30 mai au 4 juin prochains.LEUR RECUEIL FÉTICHE Tony Tremblay : > L'homme approximatif (Gallimard), de Tristan Tzara Dany Boudreault : > L'effet de la pluie poussée par le vent sur les bâtiments (Lanctôt), de Patrice Desbiens.Renée Gagnon: > Futur, ancien, fugitif (P.O.L.), d'Olivier Cadiot.À eux trois, Renée Gagnon, Tony Tremblay et Dany Boudreault contribuent à dépoussiérer le mythe, tenace, du poète désespéré et de la poésie hermétique. LECTURES FFFF BLANCHE ET L'OEIL DU GRAND KHAN Hervé Jubert Wiz, Albin Michel, 345 pages (dès 13 ans) Hervé Jubert fait partie de la «bonne» vague d'auteurs qui ont émergé dans le sillage de J.K.Rowling (même si son oeuvre à lui, que l'on songe à la très forte trilogie « L'Opéra du diable », s'adresse à un lectorat plus âgé) : pour la complexité et le côté sombre des intrigues, on commence à le lire à l'adolescence.Après Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer, vient de paraître Blanche et l'OEil du grand khan, volet médian d'une nouvelle et excellente série qui se déroule dans le Paris des années 1870 lors du siège de la ville par les Prussiens, puis pendant la Commune.On y suit Blanche, 17 ans, nièce de commissaire et enquêtrice dans l'âme.Les forces du mal qu'elle affrontera sont si machiavéliques qu'on se demande si elles ne sont qu'humaines.Le plus glaçant, c'est qu'elles pourraient en effet n'être que cela.Reconstitution historique exemplaire, personnages attachants, intrigue complexe et conclusion satisfaisante : que demander de plus sinon.un autre.Sonia Sarfati JEUNESSE FFFF L'HISTOIRE, LA GUERRE, LA RÉSISTANCE Marc Bloch Éditions Gallimard, collection Quarto, 2006, 1097 pages Cofondateur de la prestigieuse École des Annales d'Histoire, Marc Bloch fut l'un des plus importants et influents historiens du XXe siècle.Son imposante oeuvre d'analyse et de réflexion sur les guerres a été saluée dans le monde entier par des historiens et des intellectuels de tous les horizons idéologiques.Résistant pendant la Deuxième Guerre mondiale, arrêté et assassiné par les nazis en 1944, cet éminent intellectuel est l'auteur de plusieurs livres majeurs et de centaines d'articles relatant les horreurs de la guerre et leurs incidences psychosociales délétères.Des réflexions perspicaces, toujours d'une brûlante actualité, que les Éditions Gallimard \u2014 Collection Quarto \u2014 viennent de rassembler dans une excellente anthologie.«Le passé a beau ne pas commander le présent tout entier.Sans lui, le présent devient inintelligible », écrivait-il.Édifiant ! Elias Levy collaboration spéciale HISTOIRE FFFF CLARA S.Les secrets d'une passion Claude Samuel Flammarion, 415 pages Elle fut la plus grande virtuose de son siècle.De l'avis de tous, parmi lesquels Paganini, Goethe, Mendelssohn (avec lequel elle joua), et Liszt, et Wagner, et nommez-les tous\u2026 Elle aima Schumann, qu'elle eut beaucoup de mal à épouser et à qui elle donna huit enfants.Schumann disparu, elle le pleura durant 40 ans.Clara la passionnée, Clara la pianiste prodige, Clara la compositrice\u2026 Clara qui rencontra un autre génie, un petit blondinet nommé Johannes Brahms \u2026 Que croyez-vous qu'il arriva ?Lisez ce livre, allons, il contient beaucoup plus que l'anecdote facile, et occultée par les années et la gloire de Clara.Il contient tout l'amour de la musique et toute l'histoire d'un siècle de romantisme effréné.À vous dégoûter de vivre au Vingt et unième.Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale BIOGRAPHIE FFF½ J'ÉTAIS DERRIÈRE TOI Nicolas Fargues POL, 2006, 210 pages C'est en pleine trentaine que le couple du narrateur explose.Dans ce roman, Nicolas Fargues nous fait assister aux derniers sursauts d'un couple à l'agonie et à la naissance d'un nouvel amour.Le narrateur se bat pour un mariage en fin de course, quand il rencontre une merveilleuse Alice.« Ero dietro di te \u2014 J'étais derrière toi », dit-elle sobrement.Une phrase toute simple qui va provoquer une véritable révolution chez un trentenaire pour qui la vie avait toujours été facile mais qui n'avait jamais vraiment recherché le bonheur.« Une banale histoire de séparation et de rencontres », dit le narrateur, des séparations comme on en vit et des rencontres comme on en voit au cinéma, campées entre l'Afrique, l'Italie et Paris.Pour son cinquième roman, l'écrivain français Nicolas Fargues prête sa plume à un narrateur en crise, qui scrute sa vie avec une bonne dose d'autodérision et d'humour.Romantisme, érotisme, déchirements passionnels : le tout écrit dans une langue vive, urbaine, moderne.Anabelle Nicoud Collaboration spéciale ROMAN FF½ KILL! KILL! KILL! Jimmy Massey et Natasha Saulnier Éditions du Panama, 395 pages Pour savoir ce que les marines pensent de Jimmy Massey, tapez son nom dans Google, dit un supérieur à cet ex-soldat de l'armée américaine à la toute dernière ligne de son livre dénonçant les abus de son pays en Irak.Évidemment, c'est ce que nous avons fait.Résultat : l'homme et son témoignage font controverse.Mais au-delà de cette résonance médiatique, l'ouvrage, écrit en collaboration avec une journaliste de L'Humanité, nous apprend bien peu de nouveau quant aux écarts des soldats de Bush au pays de Saddam.Ici, on tue, on saigne, on écoute de la musique à pleins décibels et on retue.Dégoûté, horrifié, Massey en a un jour assez, criant au génocide à la face d'un de ses supérieurs.Bravo ! Mais ça, on le savait déjà.Pour avoir un peu de nouveau, il faut aller aux passages précédant son déploiement, notamment lorsqu'il est recruteur, un job où la pression est énorme et où il faut faire maintes entourloupettes pour réussir à atteindre ses quotas mensuels.André Duchesne RÉCIT MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Du 30 mai au 4 juin se tiendra le septième Marché francophone de la poésie, un événement d'envergure internationale, orchestré par la Maison de la poésie de Montréal.Sous le chapiteau érigé sur la place Gérald-Godin du métro Mont-Royal, près de 70 éditeurs, représentants de revues et associations de poésie venus du Québec, de France, de Belgique, d'Afrique ou du Mexique se côtoieront, offrant au public l'occasion de dénicher des perles rares, de rencontrer des poètes, faire dédicacer leurs recueils, participer à diverses tables rondes et assister à plusieurs spectacles.Parmi ceux-ci, Si Senghor m'était conté, en hommage à Léopold Sédar Senghor (vendredi 2 juin, scène du chapiteau), un spectacle auxquels participeront, entre autres, les deux invités d'honneur du Marché cette année, Jean-Marc Desgent (Québec) et Alain Mabanckou (Congo/France).Les deux poètes prendront également part à une table ronde sur la place de la poésie dans l'espace Francophone, qui se tiendra le samedi 3 juin, à 14 h 30, sur la scène du chapiteau de la place Gérald-Godin.À ne pas manquer, la table ronde portant sur l'héritage du poète Gaston Miron, animée par Carole David (mardi 30 mai à 19h 30 à la Maison des écrivains], qui ouvrira le bal.Et le samedi 3 juin, sur la scène du chapiteau de la place Gérald-Godin, une Lecture par les finalistes et lauréats du prix Émile-Nelligan, animée par Florence Leport, avec Daphnée Azoulay (finaliste 2006), Renée Gagnon (lauréate 2005), Benoit Jutras (lauréat 2002) et Tony Tremblay (lauréat 1998).Le dimanche, on remettra le Prix du poète 2006, lors d'un spectacle animé par Isabelle Courteau.Pour consulter l'horaire détaillé: www.maisondelapoesie.qc.ca Renseignements :(514) 526-6251 Poèmes à vendre PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Alain Mabanckou est l'un des invités du Marché francophone de la poésie.AU PIED DE LA LETTRE SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca Les petites nouvelles du monde littéraire BENOÎT GOUIN A CRAQUÉ POUR.Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure ?de Robert Lalonde.«La façon d'écrire de Robert Lalonde me parle énormément.J'aime son aime son écriture organique et sensorielle.J'aime sa manière très sensible d'observer.Sa façon de célébrer la violence et l'extase que la vie peut procurer en même temps.Dans ce roman, même s'il parle d'une blessure très précise, il parvient à toucher à l'espace intérieur de la solitude et de la blessure profonde et, ainsi, à rejoindre tout le monde », dit celui qui, ces jours-ci sur la scène du Rideau Vert, incarne le linguiste Henry Higgins dans la comédie musicale My Fair Lady, mise en scène par Denise Filialtrault.Comprendre que, ces temps-ci, il lit moins qu'il le voudrait ! ENTENDU «Le mur entre moi et la folie est très très mince, il n'est pas insonorisé et j'entends tout de l'autre bord.Mais je me suis dit que je ne serais pas le seul à entendre ça.Fallait donc que je l'écrive.» \u2014 Éric Dupont à propos du point de départ de La Logeuse, qu'il vient de publier au Marchand de feuilles, à Vous m'en lirez tant (Première Chaîne de Radio-Canada).LU Le dossier «Les Femmes et le roman » dans le magazine Lire du mois de mai (ou sur le site lire.fr).Les deux tiers des acheteurs de romans sont des femmes.Stats à l'appui, on (se) demande pourquoi, en posant entre autres la question à Françoise Chandernagor, qui siège à l'académie Goncourt depuis 1995.On évoque ces femmes qui ont changé la littérature, de Colette à Annie Ernaux, et leur «mère » à toutes, Jane Austen ; la littérature féminine tous genres confondus ; et on passe au crible la tendance forte : la chick lit \u2014 topo général, les meilleurs nouveaux titres et les pires, et entrevues avec deux « reines » de ce genre, Candace Bushnell et Lauren Weisberger.HONORÉE Une fête a été donnée en l'honneur de Diane Lacombe, mardi, pour souligner le fait que sa trilogie historique «Mallaig » (La Châtelaine de Mallaig, Sorcha de Mallaig et L'Hermine de Mallaig), publiée chez VLB éditeur, a franchi le cap des 400 000 exemplaires vendus au Québec et en Europe.Le 12 juin, la romancière s'envolera d'ailleurs pour les Highlands et marchera, en compagnie d'une trentaine de ses lecteurs, sur les traces de ses personnages.TROMPÉ Une erreur s'est produite dans la chronique publiée la semaine dernière : une photo d'Éric Goulet est apparue à la place de celle d'Éric Bernier dans la rubrique « Il a craqué pour.» Or, c'est vraiment Éric Bernier, qui s'éclate ces jours-ci dans la peau des personnages qu'il incarne dans Le Mystère d'Irma Vep, qui nous racontait sa passion pour les livres \u2014 entre autres, Histoire de l'oeil de Georges Bataille.APPRIS.que, dès la semaine prochaine, cette chronique fera relâche pour la période estivale.De retour à l'automne, donc, après avoir fait le plein de lecture en attendant les fruits de la moisson automnale.Bon été et bonnes lectures à tous.Éric Bernier PHOTO LA PRESSE© Benoît Gouin PHOTO LA PRESSE© LECTURES MATHIEU PERREAULT Leur nom de famille à la naissance était Ferriot.Leur père s'appelait Dessertennes, puis a changé de nom pour Kahn.Ils ont vécu séparés pendant leurs premières années, l'un à la campagne, dans le département d'Indre-et-Loire, l'autre à Paris.L'enfance de Jean-François et Axel Kahn est un symbole des vicissitudes de la France du milieu du XXe siècle.On la lit comme un roman de guerre, un résumé de la vie ordinaire sous l'Occupation allemande.Par exemple, leur grand-mère maternelle était antisémite et n'a pas voulu assister au mariage de sa fille avec un juif.À la Libération, en 1944, la grand-mère a fui avec son amant, colonel allemand, qui l'a assassinée pour la voler.Pendant la guerre, tous les hommes de la famille Kahn ont dû changer de nom pour cacher le fait qu'ils étaient juifs.Aujourd'hui, les deux frères sont tous les deux célèbres.Jean- François, journaliste qui a fondé les hebdomadaires L'Événement du jeudi puis Marianne, qu'il dirige toujours.Axel est un bioéthicien de renom, qui s'est servi de son poste de président du Comité national consultatif d'éthique pour nuancer le débat sur les OGM, le clonage et les tests génétiques prénataux, entre autres.Les deux frères viennent de publier conjointement Comme deux frères (éd.stock), un livre d'entretiens qui mélange biographie, philosophie et analyse politique.La Presse les a rencontrés à l'hôtel Reine-Elizabeth, dans un café du 19e étage surplombant le boulevard René-Lévesque.L'entrevue est fascinante.À chaque question, les deux frères se jaugent imperceptiblement pendant une fraction de seconde, et l'un laisse l'autre répondre en premier.Le premier à s'exprimer est souvent Axel, le cadet - il a 61 ans, Jean-François en a 67.Ils ont une manière très touchante de s'interrompre poliment.Quand l'un prend la parole après l'autre, il exprime presque toujours son désaccord pour l'opinion de son frère.Pourquoi ont-ils décidé d'écrire ce livre ?«Pour rattraper le temps perdu », disent-ils.On peut penser que la mort de leur frère Olivier, en 1999, d'une crise cardiaque, y est aussi pour quelque chose.Chimiste de renom, fondateur du magnétisme moléculaire, une théorie aux frontières de la mathématique, il était le frère du milieu.Le livre reproduit un passage de son journal personnel, où il décrit les circonstances du retour politique du général De Gaulle en 1958.Les deux frères sont admiratifs devant l'esprit analytique que montrait leur frère à seulement 16 ans.Leur père, Jean, est aussi présent, grâce à un poème-testament qu'il a écrit pour ses trois fils en 1968, deux ans avant de mourir.La mort d'Olivier, suivie en 2005 par celle de leur mère, a rapproché Axel et Jean-François.À les entendre, on a l'impression qu'auparavant ils se parlaient peu.Et pourtant, ils semblent presque surpris quand on leur demande quel a été leur point de divergence le plus important.«Probablement le sens de la vie, dit Axel.Jean-François refuse de se poser la question.Moi, même si je suis matérialiste et agnostique, je suis poussé à me poser la question du sens de ma propre vie.» Une application pratique de cette divergence est leur position par rapport à la théorie de l'évolution.Ce chapitre du livre est particulièrement touffu, les deux frères se bombardant de noms de chercheurs à l'appui de leur thèse.En gros, Jean-François pense que le hasard joue un moins grand rôle dans l'évolution, contrairement à Axel.Mais avant de mentionner cette question métaphysique, Axel avait blagué : «Il aime la musique légère, par exemple l'opérette, alors que je trouve que c'est trop facile.» Derrière cette boutade se cache l'une des différences fondamentales de leurs relations avec leur père.«Le père que j'ai connu était un éducateur, dit Jean-François.Il me faisait lire Le Tour d'écrou, de Henry James; à côté de ça, Ulysse est un roman gai.Il était très exigeant, intellectuellement.Ça m'a poussé vers la rébellion.Donc vers la musique facile, en réaction avec la musique cérébrale qu'aimait mon père, par exemple Schoenberg (l'inventeur du dodécaphonisme).Et vers les romans policiers.» Le livre des deux frères pose des questions intéressantes sur la place du christianisme en Europe.Les auteurs ne proposent évidemment pas un retour au cléricalisme.Mais ils se demandent si l'héritage chrétien ne devrait pas être défendu, notamment aux plans éthique et culturel.Leur réaction face aux manifestations contre les contrats première embauche, les fameux CPE, est plus convenue.Les deux sont contre, mais pour des raisons différentes : Jean-François ne pense pas qu'ils auront un impact sur le chômage des jeunes, alors qu'Axel propose un nouveau contrat social, basé non plus sur le capitalisme et la concurrence mais sur le partage des richesses.« Je suis un patron, alors je ne dis jamais non à une plus grande flexibilité, dit Jean- François.Mais je ne pense pas que les entreprises embaucheront davantage tout simplement parce qu'elles peuvent licencier plus facilement.Il faut qu'il y ait un besoin.Une entreprise qui a besoin de plus d'employés va embaucher, même avec les règles actuellement en vigueur.La preuve : voilà 20 ans, quand il y a eu un assouplissement des règles de licenciement, les 400 000 embauches qu'on prédisait ne se sont pas concrétisées.» L'étrange histoire des frères Kahn PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Axel et Jean-François Kahn, respectivement biologiste et journaliste de renom, publient un livre autobiographique.Comme deux frères est un livre d'entretiens qui mélange biographie, philosophie et analyse politique.DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE David Winkler fait des rêves.Ou plutôt des cauchemars.Des présages catastrophiques dans lesquels il voit d'avance la mort.Tout cela a commencé lorsqu'il était jeune, à Anchorage, en Alaska.Il a eu le pressentiment de la mort de George Del Prete, un courtier en saumon.Peu de temps après, le pauvre homme a été écrasé par un camion en pleine rue.Voilà le point de départ du premier roman d'Anthony Doerr, À propos de Grace.Doerr est un jeune auteur américain qu'on a déjà remarqué pour un recueil de nouvelles.La maison d'édition française Albin Michel s'est donné comme mission de publier les plus typiques des romans américains, et elle a tapé dans le mille.À propos de Grace (du nom de la fille de Winkler) met en scène tout ce qui fait un roman Made in USA : un héros masculin coupé de ses émotions, errant dans le vaste espace américain à la recherche de quelque miracle qui pourrait assurer sa rédemption.Lorsque Winkler commence à rêver que sa fille se noie, sa vie bascule.Sentiment de culpabilité, peut-être ?Il a ravi sa femme Sandy à son premier mari, et les deux ont fui l'Alaska pour s'établir dans l'Ohio.Peu après, Grace est née.Winkler travaille en météorologie, et il est sensible à chaque changement du temps.Et Dieu sait que le temps change souvent dans le Midwest.Winkler perd le nord.Poussé par le fantasme dans lequel Grace meurt noyée, arrachée de ses bras par le torrent, il quitte sa famille pour se réfugier dans les Caraïbes, comme si sa présence allait provoquer la malédiction qui devait frapper sa fille.Et qui sait, peut-être avait-il raison.Il quitte sa femme et sa fille, mais les deux survivent à l'inondation qui avale leur maison.S'ensuivent de longs chapitres qui racontent la vie de Winkler aux Grenadines, où il travaille comme jardinier et mène une vie d'abnégation.Mais ses rêves ne lui laissent aucun répit.Son passé non plus.Il veut racheter la faute d'avoir abandonné sa famille mais ne sait pas trop comment s'y prendre.En quelque sorte, David Winkler, à 59 ans, est resté un grand enfant.Heureusement, la plume d'Anthony Doerr est assez habile pour nous guider dans les longues errances de Winkler avant qu'il n'arrive à reprendre contact avec sa famille perdue.Dans une scène qui nous rappelle le film Fleurs brisées, de Jim Jarmusch, Winkler traverse les États-Unis à sa recherche.Je ne vous dirai pas s'il trouve sa fille ou pas ni s'il retrouve sa femme.Disons ceci : ce n'est que dans certains romans américains qu'on peut racheter ses fautes, même les pires, uniquement par l'effort.FFFF À PROPOS DE GRACE Anthony Doerr, traduit par Judith Roze Albin Michel, 471 pages LITTÉRATURE DU VOISIN Des rêves d'enfer Retrouvez Manon Le Blanc dans lundi 19 h 30 EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT! Pour en profiter et mercredi 19 h à cyberpresse.ca/privileges Manon Le Blanc inspiration 218P LECTURES DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE À l'époque, il n'y en avait pas beaucoup comme lui.Un Noir du Sud, né en Louisiane rurale en 1933, qui est parti étudier en Californie.Cet exploit tenait du miracle, mais Ernest J.Gaines a tracé la voie.À la fin des années 50, Gaines se retrouve à Stanford University.Il participe à un atelier d'écriture animé par Wallace Stegner.Stegner lui demande un jour, «Pour qui écris-tu ?» Gaines balbutie une vague réponse.Stegner le pousse : «Imagine à présent que tu aies un pistolet sur la tempe et qu'on te pose la même question.» Cette fois, Gaines y répond.«J'écris pour les jeunes Noirs du Sud, pour qu'ils sachent que leur vie vaut la peine d'inspirer des romans », a-t-il dit à son mentor.Et, le coeur généreux, Gaines ajoute, «J'écris également pour les jeunes Blancs du Sud, pour qu'ils sachent qu'à moins de connaître celui qui est leur voisin depuis plus de 300 ans, ils ne connaîtront que la moitié de leur propre histoire.» Avec cette mission en tête, ce n'est pas surprenant que Gaines soit devenu une des voix importantes de la littérature noire américaine.Les nouvelles de ce recueil sont en quelque sorte la réponse à la question de Stegner.Pour lire le meilleur de Gaines, il faudrait toutefois se tourner vers les romans, Dites-leur que je suis un homme, par exemple, ou bien, Autobiographie de Miss Jane Pittman.Mais ce petit recueil nous donne envie de connaître Gaines en profondeur - voilà un bon début.Et il contient des pages d'une rare tendresse, car Gaines sait aimer ses personnages.Il travaille la subtilité dans la nouvelle intitulée «Les Tortues ».Quand on va à la pêche, il y a toujours une prise qu'on ne veut pas du tout.Pour son plus grand malheur, le jeune Benny n'attrape que des tortues.Mais il ne sera qu'au début de ses peines.Le monde adulte insiste pour qu'il passe à l'acte qui fait d'un garçon un homme, et il ne veut pas du tout.Cette nouvelle offre un point de vue entièrement original sur le rite du passage.Le recueil en va ainsi.Il y a un jeune homme qui souffre de l'athéisme de son père, persécuté par un prédicateur de la région.Il y a Mary Louise, moins jeune, elle, trop butée pour accepter l'amour qu'on lui offre.Ce sont tous des destins que Gaines fait vivre, et avec eux, il répond à la question de son mentor Stegner.En même temps, il nous montre qu'un écrivain noir peut jouer du Mozart autant que du blues.FFFF MOZART EST UN JOUEUR DE BLUES Ernest J.Gaines, traduit par Michelle Herpe-Voslinsky Liana Levi, 137 pages LITTÉRATURE DU VOISIN « J'écris pour les jeunes Noirs du Sud» MATHIEU PERREAULT En juillet 1942, la police italienne a arrêté un prélat estonien qui travaillait à la Congrégation pour les églises orientales, le bureau du Vatican chargé de l'Europe de l'Est.Cet ex-séminariste était en fait un agent double, ou même triple, qui espionnait à la fois pour le compte de Staline, d'Hitler et du pape Pie XII.Cette anecdote est racontée par l'historien américain David Alvarez dans son livre Les Espions du Vatican, qui vient d'être traduit.M.Alvarez fait partie de cette nouvelle vague d'historiens anglosaxons qui révisent l'histoire de l'Europe continentale, comme le célèbre Robert O.Paxton avec ses livres sur Vichy.Le Vatican qu'il décrit est beaucoup moins impressionnant que celui du Da Vinci Code.La méthode de cryptographie du Vatican était connue de tous les services d'espionnage occidentaux.Le réseau étendu de prêtres catholiques ne fournissait que des informations imprécises et peu utiles.Par exemple, un prêtre portugais qui transportait avec beaucoup de nervosité, en pleine Deuxième Guerre mondiale, plusieurs valises diplomatiques, a été surpris de constater qu'elles ne contenaient que des prières adressées au pape par de simples fidèles.Seule consolation : jamais les gardes suisses n'ont t ra hi le pape.N'empêche, M.Alva rez a eu beaucoup de peine à écri re son l ivre.Les documents d'un collègue historien jésuite avec qui il a travaillé, Robert Graham, ont été gardés secrets par le Vatican après la mort du jésuite.Vu cette manie du secret, il ne faut pas s'étonner que plusieurs prêtent à l'Église catholique des pouvoirs démesurés.FFF LES ESPIONS DU VATICAN David Alvarez Nouveau Monde, 463 pages Des espions chez le pape FLASH Vers le Sud dans la course au prix Renaudot Vers le Sud, le roman de Dany Laferrière, vient d'être retenu par le jury du prix Renaudot dans sa première sélection qui compte une quinzaine de titres.La deuxième sélection sera annoncée le 12 septembre.Vers le Sud a été publié en février 2006 par les éditions Grasset, en GÉNI E S EN HERBE #1199 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- MOTS COMMENÇANT PAR LA LETTRE «H» 1- C'est le nom du complexe d'habitation composé d'un assemblage de cubes, dessiné par Moshe Safdie en vue de l'Expo 67 ?2- Signifiant un homme très avare, il s'agit en réalité du nom du personnage principal de L'Avare de Molière.3- C'est un mammifère carnivore dont le pelage devient blanc en hiver et dont la fourrure est très appréciée.4- C'est l'ancien nom du mercure, qui signifie argent liquide.5- C'est le peuple majoritaire du Rwanda.B- ACTUALITÉ 1- De quelle allégeance est le parti d'Angela Merkel, qui avait obtenu une faible avance de trois sièges sur les sociaux-démocrates de Schröder aux législatives de septembre dernier en Allemagne ?2- Du même nom qu'un téléroman de Radio-Canada, comme s'intitule la suite du film L'Auberge espagnole réalisée par Cédric Klapisch, en salle au Québec depuis septembre 2005 ?3- Quel nouveau véhicule urbain, un scooter à piles sur deux roues lancé en 2001, a été l'objet d'un projet pilote d'utilisation à Laval à l'automne 2005 ?4- Quel pays communiste d'Asie a renoncé, après plusieurs années de tractations diplomatiques, à son programme militaire nucléaire en septembre 2005 en échange d'une possibilité d'utilisation à des fins civiles ?5- Quelle drogue est au centre de la controverse sur les frasques de jeunesse d'André Boisclair, ancien ministre péquiste et candidat à la direction du Parti québécois ?Complexe d'habitation E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1- Elle est née à Montlouis-sur- Loire en 1571.Son père était grand maître de l'artillerie et gouverneur de l'Île-de-France.2- Henri IV la remarqua en 1590 lors d'un séjour au château de Coeuvres, à la maison d'Estrées.Mariée contre son gré au seigneur de Liancourt, elle devint la maîtresse et la favorite d'Henri IV en 1591.3- Le roi lui octroya successivement les titres de marquise de Monceaux, duchesse de Beaufort, duchesse de Verneuil et duchesse d'Étampes.3- Elle donna au roi trois enfants, mais décéda, enceinte d'un quatrième et âgée de seulement 26 ans, alors que le roi tentait d'annuler son mariage avec Marguerite de Valois dans le but de l'épouser.4- Après sa mort, le roi Henri IV légitima ses enfants, donnant à leur fils aîné César de Vendôme le duché d'Étampes.F- CHARADE 1- Mon premier est un préfixe signifiant feu.2- Mon second est une règle composée de deux branches perpendiculaires.3- Mon troisième est une partie comestible du veau.4- Mon quatrième est une interjection signalant la présence.5- Mon tout est une espèce herbivore désormais éteinte, qui tenait à la fois de l'éléphant et de l'hippopotame.G- MULTINATIONALES 1- Quelle compagnie commercialise les marques alimentaires Maxwell House, Nabob, Post, Oreo, Ritz, Lifesavers, Planters et Jell-O, pour n'en nommer que quelques-unes ?2- Quelle multinationale est le plus employeur privé au monde avec environ 1,2 millions de salariés 3- Quel documentaire réalisé par Mark Achbar et Jennifer Abbott paru en 2004 dénonce l'immense pouvoir des multinationales et l'absence de contraintes réglementaires ?4- Quel type de concentration est illustré par l'exemple suivant : le groupe Hollinger contrôlait au courant des années 90 près de 42 % du tirage global canadien 5- Selon certaines sources journalistiques, de quelle compagnie pétrolière américaine l'actuel président afghan Hamid Karzaï aurait-il été un haut conseiller, affirmation cependant niée par la compagnie et le principal intéressé ?C- TURQUIE OTTOMANE 1- À quel empire européen l'Empire ottoman a-t-il disputé le plus de territoires, prenant les villes de Belgrade en 1521, de Buda en 1526, de Pest en 1541 et de Szeged en 1566 ?2- Quel troisième fils de Soliman le Magnifique et de son épouse Roxelane, réputé cruel, a inspiré Racine pour l'une de ses tragédies ?3- Quels soldats ottomans, faisant partie des corps d'élite, étaient formés dès l'enfance après qu'on les ait enlevés en bas âge à des peuples soumis ?4- C'était le titre porté par le plus important ministre des sultans ottomans; Ibrahim, ancien esclave, l'est devenu sous Soliman le Magnifique.5- Sur les ruines de quel empire s'est élevé l'Empire ottoman, suite à la prise de Constantinople en 1453 ?H- PATRONYMES 1- Quel suffixe accolé aux patronymes arméniens signifie «celui qui appartient à la famille de» ?2- Dans quelle langue le suffixe tchivili signifie-t-il «fils de», tel que dans le véritable nom de Staline, Iossif Djougachvili ?3- Nommez respectivement les suffixes grec et ukrainien apposés aux patronymes pour signifier «fils de» ?4- Quel abbé est considéré comme le père de la généalogie canadienne avec la publication de son Dictionnaire généalogique des familles canadiennes en deux volumes à la fin du 19e siècle ?5- Nommez 3 des 5 patronymes les plus répandus au Québec.D- ASSOCIATIONS Associez la propriété médicinale à son effet.1- Astringente a) Calme la toux et l'irritation des voies respiratoires 2- Balsamique b) Diminue la sécrétion des glandes 3- Béchique c) Stimule les voies digestives 4- Diurétique d) Favorise l'émission d'urine 5- Émolliente e) Calme l'inflammation des tissus SOLUTION DANS LA PAGE DES BANDES DESSINÉES GEN28MI Maîtresse d'Henri IV LECTURES I.La route des épices Je trouve place tout au fond de ce petit café, un de ces cafés qui ont poussé comme des champignons depuis une dizaine d'années dans de petites rues désertes et ombragées.Plutôt fréquenté par des gens du quartier ou des étudiants fauchés qui ne commandent que du thé vert ou une salade tout aussi verte.La vie verte d'aujourd'hui.On se demande comment fait le propriétaire pour boucler le mois.Et pourtant, c'est encore là, et quand ça fera faillite, on verra tout de suite débouler un nouveau restaurant portugais, mexicain, turc ou brésilien.Comme le restaurant suppose un désir de manger hors de chez soi, on doit conclure que Montréal veut goûter à tout ce que la planète produit.Manger dans un restaurant est à mon avis un acte d'une folle imprudence ou de confiance totale dans l'autre, surtout quand cet autre ne partage pas les mêmes habitudes alimentaires que soi.Et cela n'arrange rien de ne pas pouvoir observer le cuisinier à l'oeuvre.Sauf parfois chez les Japonais qui entendent la cuisine comme Ikea voit les meubles - un jeu de logo.Il n'a pas été facile pour un Québec, dont la nourriture était nettement définie par le travail à fournir durant un rude hiver, de se lancer dans cette cuisine tropicale, méditerranéenne ou asiatique.Une cuisine si légère qu'elle marque la fin de la culture de la forêt dominée par le lard et les haricots blancs.Et la femme québécoise de me faire penser à cette «bergère qui vient de manger ses moutons » dont Cocteau parle à propos de Simone de Beauvoir.Ou alors à une adolescente qui a fait le mur du couvent, un samedi soir - sauf que celle-ci ne rentrera plus.Comme toujours dans les grands moments au Québec, c'est la femme qui prit la décision cruciale.On sait l'importance du ventre pour elle.Au moment où Duplessis, suivi de Lesage, tonnait «maîtres chez nous », la femme québécoise entendait reprendre du clergé le pouvoir sur son ventre.Un pouvoir qui signifiait que rien ne sortira de ce ventre sans son assentiment, annonçant ainsi la fin du babyboom.On devait s'attendre à ce qui allait suivre : rien ne rentrera non plus sans qu'elle ne le décide.L'enfant sort ; la nourriture entre.Voilà un acte subversif qui aura des conséquences incalculables sur la suite des choses.En ne faisant à manger que pour les autres (son mari et ses enfants), elle avait perdu toute identité alimentaire.Intoxiquée par l'odeur, elle n'arrivait plus à manger en même temps que sa famille.Toujours en décalage, elle se retrouvait complètement seule à cette table qu'elle fera voler plus tard.Le restaurant remplace la cuisine familiale.Et les jeunes couples ne se chamaillent plus autour de la vaisselle à faire.Et la voilà qui commence à penser la cuisine en fonction d'elle-même.Pour certains, le pays c'est la terre ; pour elle ce sera son ventre.Un ventre qu'il faudra quand même urbaniser.Beaucoup de gens se souviennent d'Expo 67 comme d'une explosion de goûts, d'odeurs et de couleurs.Brusquement, la cuisine pouvait être autre chose que la tourtière.Et la cuisine internationale ne se résume pas à la pizza ou à une virée dans le quartier chinois.C'est le temps des premiers livres de recettes dominé par l'implacable Jehanne Benoît qui nous conduira, malgré une certaine agitation, jusqu'aux rives du micro-ondes.Quel chemin! Les magazines féminins y ont joué un rôle décisif.C'est par eux que le dessert est arrivé.Et c'est, étonnamment, le plus sucré d'entre tous qui fit mouche : le baklava.Il fallait visiter les quartiers si on voulait manger exotique.Aujourd'hui, les frontières semblent s'effacer doucement.On retrouve de plus en plus de restaurants chinois hors du quartier chinois.Se dessine une certaine concentration asiatique : vietnamien, chinois et thaïlandais sous un même toit.L'Orient se rassemble pour cette guerre du goût.Un nouveau découpage du territoire.Et si on veut comprendre les changements à venir, il faut suivre la route des épices.II.Les années noires On a pris la mauvaise habitude de nommer «Grande Noirceur » tout ce qui vient avant l'arrivée au pouvoir de Jean Lesage.Nous, si je comprends bien, on baigne dans la lumière.Notre époque est celle de la Grande Clarté.Je me suis toujours demandé si les gens des années 40 ou 50 s'imaginaient qu'on les verrait ainsi plus tard.Comme vivant dans une sorte de grotte sombre et humide que l'esprit aurait déserté.Bien sûr que le bilan est assez négatif.La dictature de l'Église.Le ventre de la femme vendu à la reproduction.La censure culturelle qui fit mettre à l'index les plus grands esprits du patrimoine universel.Le premier coup porté fut ce cri primal du Refus global qui me fit penser au célèbre tableau d'Edvard Munch.Aujourd'hui cela va bien, paraît-il.Nous vivons dans la lumière.Mais quand on regarde attentivement, il ne fait pas si clair que cela dehors.Nous sommes bien reliés au reste du monde.Et ce monde vit des années noires.Bush est au pouvoir ; Ratzinger est pape ; Harper dirige le Canada.L'ozone.Le Moyen-orient est en feu à cause d'une bande d'illuminés.La grippe aviaire.La vache folle.La menace nucléaire.L'Afrique agonise (famine, sida, guerres).Les dictatures continuent à fleurir un peu partout.On vient de frôler une guerre à cause des caricatures de Mahomet.L'Orient et l'Occident s'apprêtent à se sauter dessus pour diverses raisons.Dans 50 ans, on dira peut-être que nous vivions dans une certaine noirceur.Parce qu'il y aura toujours une différence entre la manière dont nous nous percevons et comment les autres nous voient.On se croit toujours plus intelligents que nos prédécesseurs.Quand on regarde la télé d'il y a 50 ans, on se demande comment les gens ont pu accepter une telle indigence, alors qu'eux s'étaient plutôt demandé comment faisaient ceux d'avant l'invention de la boîte magique.Comment nous verra-t-on dans 50 ans ?Un grand nombre de ceux qui sont en train de lire ces lignes ne le sauront jamais.III.Un pur poète Encore Davertige, direz-vous.Ça me fait toujours plaisir de revenir à un pur poète.Je marche au milieu d'un cortège d'ombres en passant de Borges à Tanizaki, de Whitman à Miron, de Bukowski à Boulgakov, Le Maître et Marguerite, ou de Baldwin à Gombrowicz.Et Davertige ?En 1962, au début de la dictature de Duvalier, un jeune homme de 22 ans publie un recueil de poèmes énigmatiques (Idem) qui tranchait complètement avec la manière locale.L'accueil fut assez froid, comme toujours pour ce qui est véritablement nouveau, sauf un public restreint qui l'accueillit avec des vivats.Des années plus tard, Davertige ajoute quelques inédits (Ibidem).Le mince recueil parvint à Paris à Alain Bosquet, toujours à l'affût, qui le reçut comme « un séisme».Le 17 août 1963, Bosquet s'enthousiasme dans Le Monde : « Il arrive, une fois tous les 10 ans et peut-être moins, qu'en lisant un poète inconnu on reçoive un choc qui, soudain, vous fait éprouver la différence entre la littérature appliquée, intelligente, digne de tous les éloges, et le génie à l'état sauvage.» Aujourd'hui encore, je partage l'opinion de Bosquet sauf sur cette imprudente expression de «génie à l'état sauvage».Ces rousseauistes voyaient des sauvages partout.J'aurais écrit plutôt génie à l'état pur, bien que je trouve le mot génie un peu exagéré.Je reste, à chaque lecture, complètement hébété devant la puissance d'expression de cet adolescent - la plupart des poèmes ont été écrits entre 17 et 20 ans.Écoutez cette voix qui nous vient du fond des années 60 : «Hommes de l'inquiétude Je ne vous ai jamais connus Tant que la pente sera mouvante Je prendrai toujours mon bateau Si c'est une fenêtre lyrique Que l'on me donne des fleurs J'ai des bras comme les autres pour travailler Des lèvres pour baiser Je me connais Davertige De tous les vertiges des siècles » Après Paris, Davertige vint à Montréal en 1976 où il vécut jusqu'à sa mort en 2004, dans l'anonymat presque total.C'est l'éditeur Rodney Saint-Éloi qui le dénicha dans cette petite chambre où il écrivait dans une solitude absolue.Saint-Éloi finit par le convaincre, en 2003, d'accepter de publier une édition complète de son oeuvre (Anthologie secrète, Mémoire d'encrier).Ce n'est que l'année de sa mort qu'il rencontra pour la première fois quelques poètes montréalais.Les journalistes commencèrent à le visiter.Son côté dandy, sa langue si précise, ses manières un peu précieuses, ses longs doigts raffinés, émurent les jeunes chroniqueuses.Je revois encore ses yeux brillants par cette soudaine gloire.Il avait l'impression d'être vu, ici, pour la première fois.Mais c'était déjà la dernière.Il avait connu tout de suite la célébrité, en 1963, puis un interminable tunnel, et à la toute fin cette forme de réanimation.L'impression que Davertige ne nous quittera plus, cette fois.«Mon corps reprend son harmonie sur la tour de la mort », prophétisait-il.La révolution du ventre JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPÉCIALE Si l'on y tient - et pourquoi pas ?- voici l'argument principal de ce roman.Il s'agit d'une femme qui se nomme Ann Hidden (au passage, elle va supprimer de son nom quelques syllabes qui lui semblent superflues).Elle découvre que son amant, Thomas, la trompe.Elle se venge en se jetant littéralement dans les bras d'un inconnu, un certain Georges, qui prétend l'avoir rencontrée jadis.Et puis, les jours suivants, Ann décide de quitter Thomas.En fait, de tout quitter.De tirer un trait sur son ancienne vie.À 37 ans, il semble qu'il soit temps.Elle vend tout.Elle s'en va (voilà qui n'est pas facile à faire, semble-t-il, le vieux rêve de partir qui tracasse tant de gens).Anna aura plusieurs points de chute: l'Yonne, la Bretagne, plus tard.Pour le moment, Ischia, cette île volcanique au large de Naples.Se succéderont ainsi les départs - serait-ce le départ, la « vis dramatica» de ce roman ?Vont se succéder, aussi, les personnages singuliers qu'Anna va rencontrer, et souvent aimer.Dont ceux de son ancienne vie.Puis Anna va vieillir, cherchant son passé, mais surtout cette beauté qu'elle n'a cessé de poursuivre.On raccourcit : «La souffrance, la nage, l'amour, la musique, la faim avaient fait d'elle une femme intense.» Fin des aventures d'Anna.Mais ce résumé est dérisoire, bien entendu.Ce que l'on n'a pas dit, c'est qu'Anna est une artiste.Musicienne.Comme tous les artistes, elle n'a voulu que toucher de la main la beauté.Comme Quignard, son créateur.Pascal Quignard poursuit la Beauté depuis qu'il écrit, et probablement avant.Violoncelliste, il a fondé un festival d'opéra et de théâtre baroque.Que l'on se souvienne d'un film, qui fut un livre, et le rendit célèbre : Tous les matins du monde - un musicien allait à la recherche de la Beauté, consolatrice.Que l'on se souvienne des romans inspirés par des personnages latins (Albucius, Avitia) que Quignard semble avoir connus, et qu'il nous a fait connaître\u2026 Encore ?Voici des romans, Les Escaliers de Chambor, Le Salon du Wurtemberg\u2026 Que l'on se rappelle Le Sexe et l'effroi, superbe livre de pure sensualité - et donc de beauté.Bref, Quignard écrit une oeuvre (ce qui est plus que des livres).C'est un philosophe (lire ses Petits traités pour s'en convaincre).C'est un lettré, un homme de la rigueur, de la poésie profonde, de la musique du style, que le prix Goncourt distingua, enfin, en 2002, il était temps ! pour Les Ombres errantes qui est le premier tome d'une oeuvre consacrée au langage et au temps, Le Dernier Royaume\u2026 Et voilà pour lui, cet admirable écrivain.Or, il n'y a rien de plus simple, de plus facile à lire, que ce roman intitulé Villa Amalia.La mer, les îles italiennes, le soleil, les nourritures « terrestres », l'amour des femmes et des hommes, la musique, la nature, un jardin que l'on va travailler gentiment en vieillissant, les nuages, et par là-dessus (ou dedans) les années passées qui reviennent et les années futures qui se déposent sur Anna.C'est un roman qui sort de l'ordinaire.On dira donc: il est extraordinaire.FFFF VILLA AMALIA Pascal Quignard Gallimard, 299 pages.ROMAN FRANÇAIS Quignard à la recherche de l'art DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE 3407116A Roman, 480 pages · 29,95 $ Des personnages inoubliables, formidablement bien campés, immortalisés par un portraitiste hors pair.Marie-Claude Fortin La Presse Un roman fascinant et qui nous fait voyager.Catherine Lachaussée Radio-Canada Neil Bissoondath mêle les cartes et brouille tous les signaux, dans un roman qu'il place habilement sous l'influence d'Au coeur des ténèbres de Conrad.Christian Desmeules Le Devoir Neil Bissoondath La Clameur des ténèbres 3407108A 3370154A ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © À 85 ans, Janine Sutto ne se souvient pas vraiment de la dernière fois où elle s'est arrêtée pour compter les heures ou contempler le passage du temps.Aujourd'hui comme hier, elle est plongée dans le présent et entièrement absorbée par une vie active à la fois comme comédienne mais aussi comme mère.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Dans le café qui jouxte la scène de La Licorne, les voix et les rires s'élèvent parmi la fumée et les effluves de bière.Ce soir, le café est plus animé que d'habitude et peuplé d'un nombre anormalement élevé de comédiens qui sont venus voir leurs amis jouer dans une pièce qui fait salle comble tous les soirs depuis deux mois et dont les supplémentaires courent jusqu'en juin.Au milieu de leurs retrouvailles bruyantes, une forme fragile, coiffée d'un nuage de cheveux blancs et aussi minuscule que Minnie Mouse fait son chemin jusqu'à une banquette.Janine Sutto salue tout le monde avant d'aller faire un brin de causette avec sa copine, la comédienne Patricia Nolin.Une heure plus tard, alors que le café est en train de se vider, Janine Sutto est encore là.En grande conversation avec sa copine, elle n'a pas vu le temps passer.On pourrait presque en dire autant de sa vie.À 85 ans, Janine Sutto ne se souvient pas vraiment de la dernière fois où elle s'est arrêtée pour compter les heures ou contempler le passage du temps.Et cela n'a rien à voir avec une mémoire usée ou défaillante.C'est simplement que cette femme n'est pas du même modèle ni du même matériau que la plupart des femmes de son âge.Aujourd'hui comme hier, elle est plongée dans le présent et entièrement absorbée par une vie active à la fois comme comédienne mais aussi comme mère.Pour ce qui est de la comédienne, on la voit régulièrement à la télé (bientôt dans Rumeurs) ou au théâtre.Pour ce qui est de la mère, le constat est plus surprenant puisque Janine continue de vivre avec Catherine, sa fille trisomique qui aura bientôt 48 ans.Évidemment, elle a de l'aide et une batterie de préposés qui se relaient pour accueillir Catherine lorsqu'elle revient de son centre de jour ou pour la garder les soirs où sa mère joue au théâtre.Il n'en demeure pas moins qu'à l'âge où la retraite est censée être largement entamée, Janine Sutto a toujours autant de responsabilités et d'obligations sur les épaules.«Mais t'inquiète pas, chère, me dit-elle avec un brin d'humour, je ne considère pas Catherine comme un poids ni une épreuve.Elle est comme elle est et je peux t'assurer que tous les jours entre 6 h et 8 h du matin, elle me fait rire de bon coeur tant elle est tordante.» Janine Sutto sourit du fond de la banquette de La Petite Ardoise, où elle m'a donné rendez-vous.Elle a choisi l'endroit pour sa proximité avec l'appartement au Rockhill qu'elle occupe depuis plus de 30 ans et parce qu'elle peut traverser la rue et aller faire le plein de plats cuisinés à la Gascogne.«La seule chose à laquelle j'ai renoncé, c'est la cuisine.Ça, je ne suis vraiment plus capable.Recevoir des gens et tout, je n'en ai vraiment plus la force», annoncet- elle avec une pointe de culpabilité, comme si elle n'avait pas le droit au répit et au repos malgré son statut d'octogénaire.Une femme fondamentalement moderne Pour le reste, Janine Sutto continue à vivre sa vie comme elle l'a toujours vécue.«C'est une femme fondamentalement moderne, confie Patricia Nolin.Moderne dans le vrai sens du mot, qui est le contraire d'être à la mode.Cette modernité lui vient de son ouverture d'esprit et du fait qu'elle ne juge personne et qu'elle ne vit pas dans le passé.Et puis c'est sûr qu'il y a quelque chose de phénoménal chez elle en termes de vitalité et d'énergie.Elle est incroyable.» Nolin évoque une fête qui a eu lieu au Lion d'or pour le 80e anniversaire de Janine, à laquelle participaient une foule de comédiennes.«À un moment, se souvient Patricia Nolin, Andrée Lachapelle s'est levée pour dire à Janine: Tu marches devant nous et on te suit.Tu nous montres le chemin sans nous le montrer, sa voix faisant écho à celle de plusieurs générations de comédiennes pour qui Janine Sutto est un modèle.» Pourtant, sur la banquette de la Petite Ardoise où elle disparaît à moitié, Janine Sutto ne semble pas avoir conscience qu'elle est un modèle ni qu'elle occupe une place spéciale dans le milieu du théâtre québécois.La prétention, très peu pour elle.Elle préfère de loin la présence, celle du corps comme de l'esprit.Et côté esprit, tout semble marcher à merveille.Sa mémoire des événements, des lieux, des pièces et des noms de ses camarades de jeu semble intacte.Et même si elle affirme que son disque dur est un peu usé, on ne le devinerait jamais à l'entendre et à discuter avec elle.Mais ce qui est le plus marquant chez cette femme née en France et arrivée ici dans les années 40, c'est qu'elle est à mille lieues du personnage de mémé fofolle dans lequel la télé l'a cantonnée.En tête-à-tête, celle qui s'impose, c'est la femme de théâtre ; celle qui mange du théâtre à longueur du journée, qui est de toutes les premières de théâtre, qui suit avec intérêt le jeune théâtre de création, qui assiste aux auditions du Quat'Sous où défilent les finissants des écoles de théâtre et dont l'esprit critique est toujours plus dur pour elle-même que pour les autres.Cette femme-là, qui a interprété des centaines de rôles, joue peutêtre sur scène mais pas ailleurs.Dans la vie, elle est franche, directe et parfois d'une touchante honnêteté.Aussi ne cache-t-elle pas que son 85e anniversaire ne fut pas le moment le plus glorieux de sa vie.«Comment je trouve ça avoir 85 ans ?Ordinaire et chiant.D'abord je ne peux faire plusieurs choses à la fois, tu me diras il était temps, mais bon.Je ne veux surtout pas me plaindre parce que je considère que j'ai bien de la chance de pouvoir continuer à pratiquer un métier que j'aime.Mais ayant considéré tout cela, c'est cruel de vieillir.Tu vis dans la peur que tes forces te lâchent et tu te demandes constamment: qu'estce qui va lâcher le premier, les jambes ou le mental ?» La comédienne qui, à 80 ans, a joué 100 représentations du Mal de mère, un duo où elle était seule en scène avec Roger La Rue pendant deux heures, avoue que c'est à partir de 82 ans qu'elle s'est senti diminuer physiquement.Pourtant rien n'y paraît lorsqu'elle s'avance sur la scène de La Licorne dans le rôle de Paulette, l'aïeule malcommode et fumeuse.Le rôle n'est pas énorme mais Sutto, qui a insisté pour porter une perruque de cheveux plats et drus, le joue avec une belle dose d'humour et de dérision.De sorte que soir après soir, le public craque pour Paulette qui, par sa simple présence, détend subtilement le drame poignant qui se joue entre plusieurs générations d'une même famille.Lucide mais entêtée Janine Sutto est particulièrement fière de faire partie de la distribution d'Août.D'abord parce qu'elle adore et admire ses compagnons de jeu qui vont de Marie Tifo jusqu'à Jacques L'Heureux en passant par Pierre Curzi, Henri Chassé et Louise Laprade pour ne nommer que ceux-là.Mais surtout parce que Sutto, la moderne, est une habituée de La Licorne comme spectatrice.Au fil des ans, elle a vu pratiquement toutes les pièces qui y ont été créées.En revanche, elle n'y avait jamais joué.Il va sans dire que l'invitation de La Licorne lui a fait chaud au coeur.«Quand Jean-Denis, le directeur de La Licorne, m'a appelé il y a plus d'un an en me proposant le rôle, j'ai été ravie.Je venais de lire la pièce, je la trouvais magnifique mais je croyais qu'on allait la jouer dans les mois qui suivaient.Quand Jean-Denis m'a dit que c'était pour avril 2006, je lui ai dit : tu prends des risques en maudit, mon vieux.Je n'ai pas ajouté que peut-être je ne serais plus là parce que ce n'est pas mon genre, mais bon, je suis lucide.» Lucide mais entêtée.Lorsqu'il a été question d'une tournée en 2007 avec Août, Janine Sutto a accepté d'emblée.La fatigue et l'inconfort de la tournée ne semblent pas faire peur à cette intrépide.Les voyages non plus.La preuve : à Noël cette année, elle n'a pas hésité à s'envoler avec Catherine en Californie pour une grande réunion familiale de 10 jours.L'expédition n'était pas des plus simples ni des plus reposantes mais Janine ne regrette pas une minute de l'avoir vécue.Ainsi en est-il de sa vie depuis 85 ans.Une vie dure, dit-elle, où l'argent était rare, où elle a parfois trop bu, trop fait la fête, où les rôles de jeune première se sont transformés en rôles de femme mûre, puis en rôles de grand-mère et maintenant d'aïeule, mais une vie qu'elle n'aurait échangée avec personne et qu'elle continue aujourd'hui comme hier de conjuguer à un seul temps : le présent.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca JANINE SUTTO Indicatif présent Le 20 avril dernier, Janine Sutto a reçu un bouquet de 85 roses pour ses 85 ans.Ce jour-là, elle est devenue non seulement l'aïeule du théâtre québécois mais la seule comédienne de son âge qui y joue encore à plein temps.Les roses déposées, Janine s'est précipitée dans la loge commune de La Licorne pour enfiler sa perruque et son vieux froc froissé et se glisser dans la peau de Paulette, la malcommode de Août, une fabuleuse pièce de Jean-Marc Dalpé.Portrait d'une grande joueuse devant l'éternel.« Je ne veux surtout pas me plaindre parce que je considère que j'ai bien de la chance de pouvoir continuer à pratiquer un métier que j'aime.Mais ayant considéré tout cela, c'est cruel de vieillir.Tu vis dans la peur que tes forces te lâchent et tu te demandes constamment : qu'est-ce qui va lâcher le premier, les jambes ou le mental ?» "]
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